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Droit Bancaire
Objet des banques : réglementer l’activité des banques.
La situation de la France s’est dégradée depuis l’an dernier :
- dette continue de progressé elle n’est pas contrôlé : 90 milliards pour 2011
- la banque qui finançait des régions à fait faillit : va manquer plus de 10 milliard
d’euros pour financé les régions : DEXIA a fait faillite et la structure qui devait la
remplacé n’est toujours pas là.
L’autorité de contrôle n’a pas fait sont travail et les dirigeant ont fait n’importe
quoi ce qui a entrainé la faillite de DEXIA
- distribution de crédit immobilier à baisé de près de 50% en deux mois
La dégradation s’est faites sentir surtout à compté du mois de juillet.
le cœur de la crise est d’origine bancaire.
















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Titre 2 : les Opérateurs
Introduction
Le métier de la banque est un métier dangereux car les banques prêtent l’argent des
autres : l’effet de levier. Ca vient de l’Angleterre c’est eux qui vont inventer cette
technique.
Le multiplicateur (= l’effet de levier) est de 12,5 car c’est un ratio qui est de 8%
(=12,5*8=100).
Exemple : si la banque a 1 milliards de fond propre : 12,5 milliards d’argent peuvent être
prêté.
Ce ration est le ratio « cooke » du nom de son concepteur qui était le chef
économiste de la banque des règlements internationaux dont le siège est à Bâle.
C’est la ville dans laquelle sont les banques des règlements internationaux.
On passe à Bâle 3 aujourd’hui.
- Bâle 1 : 1888
- Bâle 2 : 2007 : correspond à l’explosion de la crise financière.
- Bâle 3 : entre en vigueur au printemps en France alors que le reste du
monde s’et laissé jusqu’à 2019 pour l’appliquer.

 Bâle 2 ne donnait pas assez de sécurité. Les banques prêtaient trop d’argent.
On a voulu diminuer le risque. En prêtant moins d’argent s’était la récession
assurée.
Les banques européenne ont besoin de levé en urgence 100 000 milliards d’euros
d’ici juin 2012 cela est due à Bâle 3.

 Pourquoi Bâle 1 ?
Avant Bâle 1 il n’y avait pas de règle. Chacun faisait ce qu’il voulait. Chaque pays avait
ses propres cultures.
La France se caractérisait par une certaine prudence.
L’entrée en vigueur de Bale 1 a été très encadrée.
En réalité les banques respecter le ratio de Bâle 1 avant même son entré en vigueur.
En revanche d’autre pays avait une très grande prise de risque : le Japon.
Leurs banques retenaient un ratio de 3%. La raison est dans leur droit.
Ce % est dû au fait que statistiquement ce taux de défaut des débiteurs ne dépasse
jamais 3%. Si on ne dépasse pas ce % on peut toujours prêter avec ce % mais si la crise
s’installe le taux de défaut augmente à 8%. Ce qui est le cas aujourd’hui en Espagne, ils
sont presque à 8%.
S’il y a 8% de défaut les banques n’ont plus de fond propre car les deux chiffres
coïncident (= 8% de ration et 8% de défaut).
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Lorsque la banque atteint le seuil critique de 8% : ils n’ont plus le droit de prêter de
l’argent et les autorités de contrôle doivent contrôler cela : 2 solutions
- soit les prêts doivent être remboursés pour récupérer de l’argent
- soit les banques augmentent leurs fonds propres afin de rétablir leurs seuils
de rentabilité.
La crise au japon ne s’en est jamais remise. Il n’a pas réussi à encaisser le choc du
passage de 3% à 8%.
Les règles de Bales sont transposées à tous les états du monde.
En Europe, c’est l’UE qui a transposé Bâle 2 et les états avait l’O° de la transposé.
 pourquoi Bâle 2 ?
A l’époque de Bale 1, les produits dérivés n’existaient pratiquement pas. Cela permet
aux banques de reconstituer leur rationalité car en réalité les risques qu’elles ont, elles
les transfèrent. Le produit dérivé annule le risque ce qui fausse les calculs mais ce
n’est que de l’habillage. C’est pour cela qu’on a modifié le calcul pour limiter ce tour de
passe/passe ce qui a été un échec total car la crise s’est aggravée. Bale 2 n’a fait
qu’aggraver la crise.
 Pourquoi Bâle 3 ?
L’idée était de réduire les risques, les banques prêtent alors moins d’argent.
On demande aux banques d’augmenter considérablement leur fond propre et cela
presque du jour au lendemain. Un noyau dur plus élevés que 8%.
Bâle 3 pénalise toute une série d’activité notamment :
- le training c’est-à-dire les banques qui spéculent en bourse
- crédit à long terme : durée des crédits va être réduit. ce qui va toucher le crédit
immobilier.
- prêter de l’argent à l’état, commune, hôpitaux, régions…
Le poids de l’histoire est important en droit bancaire…
L’enjeu est à chaque fois de stimuler l’activité mais lorsqu’on le stimule trop cela
peut être dangereux.
Le crack de 1929 : Une forte hausse de la bourse des valeurs boursières l’année
précédente. Néanmoins, la bourse américaine baisse violement mais les autorités
n’interviennent pas. Cela entraine une perte colossale et l’effondrement du
système bancaire.


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2 leçons sont tirées de cette crise :
- il faut que les autorités interviennent : alors que la banque euro ne veut pas
verser de l’argent. Le 1
er
détenteur de la dette américaine est la banque
centrale euro
- Roosevelt impose le cloisonnement des activités des banques : finit les
banques universelles. Elles ne mettent pas en danger les dépôts, elles ne
spéculent pas avec l’argent des déposants. Ce qui donne naissance à l’adage « un
métier, une règle, une autorité ».
Ce schéma qui vient des USA est suivit dans tout le monde capitaliste.
Au début des années 2000, les autorités Américaine estiment qu’il n’y a plus de sens à
cet adage. USA, Angleterre, France supprime cette règle.
L’ancien patron de la banque central américaine est responsable de cela.
Les autorités ont été fusionnées en France. Le fait d’avoir plus de cloison a amplifié la
crise.
La crise a amplifié le caractère contingent de ce droit.
ACP « autorité de contrôle prudentiel » : créer par une ordonnance du 21 janvier 2010.
Elle couvre tous les aspects bancaires et assurance.
Le fonctionnement de l’autorité de contrôle précédente a été déclaré contraire aux
droits de l’homme par la CEDH en 2009.
Opérations de banque :
 définition vient d‘une loi importante qu’on appelle la loi bancaire du 24
janvier 1984 qui modernise le droit bancaire français en dehors du code de
commerce : l’article 1
er
de cette loi donnait la définition des opérations de
banques : la loi a été abrogé.
 la définition a été reprise dans le code monétaire et financier : l’article 1
er

devient l’article L 311-1. la définition reste la même de 2000 à 2009.
 Elle est modifiait par une loi du 15 juillet 2009 qui transpose une directive
communautaire de 2007.
Les opérations bancaires sont :
- il s’agit de la réception des fonds de publics (=ouverture d’un compte…).
- les opérations de crédit c’est plus large que le prêt au sens civil.
- service bancaire de paiement : c’est à la fois les fournitures des moyens de
paiement (=délivrance des cartes bleu, chèques) et la gestion des moyen de
paiement.
Le terme juridique ce n’est pas banque mais établissement de crédit.
Ce terme vient du droit communautaire.
La loi de 1984 donnait la définition mais maintenant c’est l’article L 511-1 : « Il s’agit
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de toute personne morale qui effectue à titre de profession habituer des
opérations de banque ».
La définition met l’accent sur la notion de profession et sur la répétition des opérations
de banque.
La directive de 2007 transposé par l’ordonnance 2009 : le droit communautaire
ajoute un autre professionnel au établissement de crédit c’est ce qu’on appelle le
prestataire de service de paiement.
Ce sont des banques aux rabais qu’ils ne fournissent qu’une partie des services de
banque à leur client.
L’idée était de relancé la concurrence entre les banque en permettant l’apparition
de petite banque avec des couts de fonctionnement moindre : ce sont des banques
Low Cost qui vont facturer leurs services moins chers. Cette réforme est un échec total.
Ce sont les activités de casino et pari en ligne qui ont profité de cet réforme.
















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Chapitre 1 : l’agrément bancaire
§1- la règle de spécialité de l’agrément
Le métier de la banque n’est pas libre d’accès car c’est un métier dangereux. Son exo est
donc soumis à autorisation.
Cette autorisation est appelé l’agrément. C’est une autorité qui délivre l’autorisation.
C’est donc l’état car c’est-elle qui délivre les règles.
En plus, cet agrément est gouverné par le pp de spécialité : c’est l’application de
l’adage.
Il y a plusieurs aspects, métier donc plusieurs agréments possibles. Autant d’agrément
qu’il y a de métier. Le métier ne peut légalement être exercé par une banque qui si elle a
le bonne agrément pour l’activité qu’elle souhaite.
D’où l’idée de spécialité c’est le reste du cloisonnement.
 En pratique comment font les banques ?
Elle sollicite auprès des autorités tous les agréments possibles.
Les grandes banques françaises ont tous les agréments : tout les agréments pour les
métiers de la banque, des assurances et de la bourse (=société général, crédit
agricole) afin de pouvoir exercer des métiers à travers des filiales.
La règle en soi est facile a contourner. Les grandes compagnies d’assurance ont leur
propre banque : (exemple AXA) pour proposer tout les métiers.
Au bout du compte il n’y a plus de spécialité.
Cette question de la spécialité de l’agrément fait l’objet de l’article L 511-9 du code
monétaire et financier il y 5 catégories : 5 agrément possible :
- banque stricto sensu
- banque mutualise coopérative
- caisse de crédit municipale
- société financière
- les institutions financière spécialisées.
Il y a un agrément spécialiste pour les PSP : 522-6 du code monétaire financier
La France se caractérise par un nombre faible de nom différent de banque : par
capitalisation bancaire :
- BNP Paribas
- société général
- crédit agricole
- caisse d’épargne
Elles ont tous les agréments possibles pour tous les métiers possibles.
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Avant il y avait plusieurs banques mais un certain nombre de ses banques ont
disparu : manger ou fait faillite ce qui a entrainé le recul de la concurrence et une
concentration importante.
Banque NARTXI devenu BPCE : elle a faillit faire faillite. Pour sauver la banque, l’Elysée
a procédé à une fusion de banque populaire et caisse d’épargne.
Banque Fortis a été mangé par BNP Paribas
§2- Les paramètres de délivrance
Plusieurs éléments sont pris en compte pour que l’agrément soit délivré.
Le candidat « banque » doit constituer un dossier auprès de l’autorité de délivrance
de l’agrément pour convaincre l’autorité de la délivré.
 1
ère
C° : qualité de l’actionnariat des dirigeants : des moyens suffisant et des
dirigeants compétents.
 2
ème
C° : conformité de l’activité envisagé avec l’objet de l’agrément demandé.
Autrement dit c’est la CSQ de la règle de spécialité. La banque doit proposer un
programme d’activité qui doit respecter l’objet de l’agrément.
 3
ème
C° : adéquation de la forme juridique de la personne morale avec
l’activité de l’établissement de crédit : ce sont des SA qui sont des sociétés coté
en bourse avec des moyens considérable en terme de fond propre.
Tout l’I d’une banque est d’entré en bourse car ça permet de lever des K de bourse, faire
des augmentations de K à bon compte car les actionnaires ne sont pas rémunéré. En
plus la bourse doit valoriser plus que ce qu’elle ne vaut car il y a des bénéfices qui sont
réalisées : 6 à 7 MILLIARDS d’euros pour la BNP.
Néanmoins, aujourd’hui la bourse est devenue une machine à détruire de la richesse :
exemple : crédit agricole : elle vaut en vrai un actif net réel par action 20 euros net de
dette alors qu’en bourse elle vaut 4 euros.
Ce qui la même chose pour les autres banquela décote est considérable ce qui a des CSQ
éco et juridique désastreuse.
 4
ème
C° : l’administration centrale de la banque de crédit doit être sur le même
territoire national que le siège statutaire.
Cela veut dire que les 2 sièges : siège social statutaire (=là où elle est enregistré
RCS) et siège social réel (=administration central) doivent être dans le même
état car il ne peut pas y avoir délocalisation de l’un des sièges pour des
raisons de surveillance.
 5
ème
C° : Forme juridique : pas d’E personnel, pas de SARL.
 6
ème
C° : pour les moyens technique est financier : banque doit justifier qu’il y a
un personnel suffisant et compétent.
Le programment doit justifier qu’il y ait des structures de contrôle suffisant : ce qu’on
appelle le contrôle interne.
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Dans la réglementation c’est très détaillé. Il y un règlement qui fixe ses
questions qu’on appelle CRDF 97-02.
Jusqu’à une loi dite de sécurité judicaire du 1 aout 2003 il y avait un comité de la
réglementation bancaire et financier (CRDF) : ce comité a été supprimé par cette loi
bien que ce comité a été supprimé mais les règlements qu’il a prit sont toujours
applicable.
Le CRDF était une autorité administrative chargé d’élaborer la réglementation
propre aux banques.
Ce comité prenait des règlements homologués par arrêté ministériel.
N’existant plus aujourd’hui, c’est le ministre de l’économie qui prend les textes
directement.
Ces arrêtés viennent modifier les règlements CRDF qui existent toujours.
Cette question des moyens technique et financier est importante et en cour d’existante il
y a des contrôles.
L’ACP a pris une décision de sanction étonnante en 2011 : au cœur de cette décision
ce qui était le cœur c’était une banque de moyen technique et financier.
Les faits sont tellement graves qu’on ne sait pas de quelle banque on parle. Une
personne pour contrôler plus de 100 traders.
Il y a donc un contrôle initiale mais également en cour d’existence.
Les banques doivent avoir un K initial minimum règlement 92-14 (=les 1erchiffre ce
sont les années et l’autre c’est l’énième règlement dans l’année) : pour les banque le K
est de 5 MILLIONS d’euros.
Pour les dirigeants c’est ce qu’on appelle la règle des 4 yeux : c’est-à-dire qu’il doit y
avoir 2 dirigeants au minimum qui se surveillent mutuellement : exemple : BNP
Paribas.
Pas de C° de nationalité en théorie : Il y a des C° d’honorabilité, d’expérience et de
compétence.
Il y a donc des CSQ d’interdiction d’exo : certaine condamnation :
- peine de crime
- condamnation à des peines de blanchiment
- certain délit financier
 L 500-1
Ce qui est en cause c’est la solvabilité, solidité financière car la banque est un métier
dangereux.
On applique aujourd’hui des 3tests de liquider » : stress test aujourd’hui : arrêté du 5
mai 2009 DALLOZ 2009 qui pose des critères pour ces tests.
L’idée est qu’on fait subir aux banques des tests de résistance pour voir si les
banques vont faire faillite.
On a refait des tests avec des paramètres plus durs : maintenant elles ont besoins de se
recapitaliser.
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L’autorité bancaire européenne qui a piloter ses tests banque a décider qu’il fallait 100
milliards d’euros.
Affaire BPCE : caisse d’épargne se fait condamné par la commission bancaire : elle inflige
une sanction de 20 millions d’euros. le PB est qu’au moment où la commission bancaire
inflige la sanction, la France s’est déjà fait condamné par la CEDH pour le fonctionnement
de sa commission bancaire. Dans la procédure qui concerne la caisse d’épargne les avocats
de cette banque ont dit que le fonctionnement de la commission était contraire aux droits
de l’homme et la commission refuse d’en tenir compte c’était en 2009.
Celle qui condamne la commission date de 2009 et la condamnation de la caisse
d’épargne c’est le 15 juillet 2009.
La caisse d’épargne a saisit le CE et a demandé à ce que la décision de la CEDH soit
appliqué. Le CE a été obligé le 8 novembre 2010 d’annulé la décision de la sanction
appliqué a la caisse d’épargne (=du 15 juillet 2009).
En 2011 le conseil constitutionnel a déclaré que la commission bancaire avait un
fonctionnement illégal c’était une QPC.
Loi du 18 juillet 2009 : relative à l’organe centre de BCPE (=sa création).
La présidence de cette banque c’est l’ancien secrétaire générale adjoint de l’Elysée. La
commission de déontologie n’a pas été saisie car on savait qu’elle ne voudrait pas que le
dernier soit directeur de la BCPE. Il y a une procédure pénale qui a été ouverte et qui est
toujours en cours.
§ 3- délivrance de l’agrément
Une fois tout cela fait : la CP a un délai pour examiner le dossier et ce prononcer L 511-
14. Le délai est de 12 mois.
Il est question de raccourcir le délai à seulement quelque mois mais le projet d’origine
communautaire et la crise a freiner le raccourcissement de ce délai.
La CP va vérifier que les différentes C° sont respectées.
Il existe un fichier spécifique du directeur d’établissement de crédit qui sera
consulté par la CP pour vérifier qu’on n’est pas dans un cas de condamnation.
Il y 3 solutions :
 oui : agrément délivré
 non : recours possible devant le CE qui est juge en 1
er
et dernier ressort cela
résulte de l’article 511-10
 oui mais, la CP peut délivrer un agrément conditionnel (=refus partiel). Cela
est dû au fait que certain élément du dossier sont jugé insuffisant ou la CP va
poser des C°.
Cet agrément conditionnel peut faire l’objet d’un recours devant le CE pour
apprécier la légalité de la délivrance de l’agrément et la légalité des notions.
Exemple : procédure d’un engagement de conservation durable d’une participation
dans les k de la banque : pour des raisons de stabilité dans le k social dans la
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banque ou une répartition paritaire du K social ou la mise en place d’un bloc
majoritaire qui est un en majorité de contrôle pour la stabilité, la solidité de la
banque.
Affaire fusion crédit agricole/ crédit lyonnais :
 il faut partir du crédit lyonnais lui-même (=investissement hasardeux à
Hollywood…).banque était expurgé de ses dettes : nouvelle structure,
nouveau dirigeant, nouveau K et elle s’introduit en bourse.
 Crédit agricole n’était pas coté en bourse. Elle avait une structure compliquée
à savoir une maison mère et des caisses régionales.
 La maison mère s’introduit en bourse pour pouvoir manger crédit lyonnais
tout se passe bien si on veut absorber une société coté
 deux solutions :
o OPA : OPA prédateur apporte l’argent.
o OPE juste un échange d’argent. donc pour pouvoir faire une OPE,
crédit s’introduit en bourse.
 tout ce passe comme prévue et crédit lyonnais se trouve avec 30 euros en bourse.
Mais ne vaut que 4 euros aujourd’hui.
Toutes les prise de participation doivent entrainer l’autorisation de l‘autorité de
contrôle.
Le CECI dit « oui mais » car la fusion porte atteinte au droit de la concurrence.
Elle constate que si cette fusion est faite le groupe contrôlera plus de 50% des
parts de marché.
Elle accepte à C° que crédit agricole vende un certain nombre d’agence où
l’atteinte à la concurrence est trop grande.
Il y a un recours devant le CE exerçait par les syndicats de crédit lyonnais : les
syndicats étaient contre la fusion donc demande l’annulation de l’autorisation car
ça ne protège pas assez la concurrence.
Le CE a annulé uniquement les C° et considéré que l’agrément était valable
mais sans C°.
Les syndicats ont perdu. l’agrément était autorisé sans aucune C° donc
atteinte totale à la concurrence en France.
On en est arrivait là car la loi ne prévoyait pas d’autorité compétente pour
apprécier les questions de concurrence.
§4- portée de l’agrément
DSP (directive sur les services de paiement) : 13 novembre 2007 transposé par
l’ordonnance de 2009 : distinction ente les :
- service bancaire : propose toutes les opérations de banque (opération de
crédit, ouverture de banque et tous ce qui touche à l’ensemble des services de
paiement) tout ceci est couvert par l’agrément qui constitue l’autorisation qui
permet aux banques de faire ses services.
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- les services de paiement : 3 aspects classiques sont affectées.
 Pour les comptes ça ne peut être que des comptes en ligne.
 Pour les prêts, les prestataires de service de paiement ne peuvent pas
octroyer des prêts comme le font des banques.
 Ce sont des prêts de court duré et uniquement à hauteur des fonds propres.
il n’y aucun métier d’effet de levier.
 Pour les moyens de paiement c’est uniquement les paiements dématérialisés.
En d’autre terme on ne peut pas déposer des billets, des chèques, ce ne seront
que des virements.
La porté de l’agrément doit être apprécié au regard du pp de spécialité.
Les agréments concernent les services principaux mais aussi ce qu’on appelle les
services connexe qui s’y rattache CAD que les services connexe sont inclus dans le
périmètre de l’agrément.
Autrement dit, la banque titulaire d’un agrément à le droit de proposer des
services connexe qui se rapproche de l’agrément qu’elle a obtenu.
Exemple : Si le service principal c’est le financement de crédit le service connexe est le
service de l’information qui se rattache à se financement.
La liste des services connexes est donnée à l’article 311-2.
Si les services principaux sont des services d’investissement on sort du domaine de
la banque pour entrer dans le domaine de la bourse et là l’agrément est
spécifique : L 311-2 et L 531-1.
L’agrément est dit « unique » : directive communautaire de 1989.
A la fin des années 80, la commission de Bruxelles souhaite la mise en place d’un grand
marché bancaire européen unique pour favoriser l’apparition de grande banque qui
pourra financier beaucoup d’activité.
Pour parvenir à cela c’est la mise en place d’un marché bancaire européen unique qui
repose sur l’agrément bancaire unique.
L’idée est que l’agrément à une portée internationale au sein de tout les pays de l’UE :
agrément vaut dans tout les pays de l’UE.
Les autres états ont l’O° de reconnaitre l’agrément délivré, ils ne peuvent pas s’y
opposé c’est-à-dire que la banque qui a été créer dans un pays peut proposer ses
services dans d’autre pays sans que l’autre état s’y oppose. Cela a permis la
circulation des services bancaire.
L’agrément unique qui permet la circulation unique repose sur le système de la
reconnaissance mutuel.


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Chapitre 2 : le monopole bancaire
§1- l’objet du monopole :
C’est un métier qui fait l’objet d’un monopole qui est protégé.
Le monopole résulte de l’article L 311-5 qui concerne spécifiquement les
établissements de crédit mais aussi les prestataires des services de paiement (=
pour les services de paiement).
A l’évidence les banques classiques ont l’agrément pour exercer tous les services de
paiement. Elles peuvent alors fournir tout les services des PSP alors que les
prestataires des SP ne peuvent pas proposer l’ensemble des services des banques
classique.
Monopole pour :
- Toutes opérations de banque : opération de crédit, fourniture de moyen…
- fourniture des moyens de paiement
- monopole renforcé pour les dépôts a vu et à moins de 2 ans à terme CAD que
client peuvent se retirer du jour au lendemain
Il faut donc prendre en compte :
 l’opération de banque
 le pp de spécialité de l’agrément :
 Si la banque a tous les agréments possibles C « ok »
 Si elle a seulement quelque agrément : si elle se lie à des opérations qui
excèdent les agréments dont elle dispose cette banque violerait le
monopole bancaire.
 la cour de cassation admet une conception très stricte de la C° de répétition :
pour elle il suffit de deux actes. Alors que le texte dit profession habituelle.
 le caractère onéreux ou la gratuité : le monopole couvre les activités à titre
onéreuses : pas de violation du monopole si l’opération est gratuite même s’il y a
répétition (=concerne l’octroie de prêt par un particulier) :
 si le prêt est gratuit autant de fois qu’il veut (sans Taux d’I) donc pas
atteinte au monopole
 si le prêt titre onéreux il faut que cela se produise une seul fois sinon il y a
atteinte au monopole.
 l 511-5 exclu expressément toute opération même occasionnelle
pour les dépôts à vu et pour les dépôts à moins de 2 ans de terme : le
monopole est renforcé.
 dépôt à vu : la banque doit rendre à tout moment les fonds : c’est
pour cela que les exigences sont plus strictes.


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§2- Existence d’exceptions au monopole :
De nombreuses exceptions qui repose sur des exigences différente : L511-6 et 7
- exception général en faveur des compagnies d’assurance, des sociétés de
réassurance et des organismes agrée relavant des compagnies de mutualité
- exceptions particulière :
 organismes sans but lucratif qui accordent sur leur ressource propre
des prêts : pas de recherche de profit, aucun effet de levier. Ils peuvent
accorder des prêts sans violer le monopole bancaire.
Le législateur veut faciliter le prêt pour les personnes qui sont dans le
besoin.
 Les associations sans but lucratif qui accordent des prêts à des
chômeurs ou RSA : volonté de favoriser une sorte d’aide.
 se rapproche également de cette hypothèse les fondations reconnue
d’utilité publique : décret du 12 juin 2009 : étend l’habilitation des
associations et surtout des fondations reconnu d’utilité publique
d’octroyer des prêts.
 avance sur salaire consenti par l’employeur : juridiquement c’est un
prêt. s’il n’y avait pas dérogation il y aurait violation au monopole.
 crédit inter E : E accepte de s’octroyer des facilités de paiement pour se
passer des banques.
 opération de trésorerie qui sont effectué au sein d’un groupe de
société : dans les groupes de société : les membres de groupe peuvent se
prêter de l‘argent dans certaine C° :
 ne mettent pas en danger le prêteur
Et
 qu’il y ait un groupe de société : c’est une construction JSPR
 émission de bon d’achat et de carte privatif par le commerçant :
juridiquement c’est une dérogation légale au monopole bancaire
 une société commerçant peut émettre des moyens de paiement au profit
de sa clientèle même des moyens de paiement électronique
Pour résumer différentes raison qui justifie cette dérogation/ ces exceptions :
- faciliter la vie des E
- faciliter des affaires de certain commerçant.
- aide social


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§3- sanction pénal et civile
1- sanction pénal
Article L 571-3 codes monétaires et financiers sanctionne l’atteinte au monopole
par 3 ans de prison et 375000 d’amende.
L511-8 code monétaire et financier (=pratiquement jamais appliqué) : même
sanction que le précédent mais l’élément détecteur est différent : permet de
poursuivre ce qui prennent l’apparence d’une banque et font croire à la
détention d’un agrément qui n’est pas détenu.
2- sanction civile :
Silence du législateur sur cette question : c’est l’hypothèse où un contrat est
conclu en violation du monopole bancaire donc c’est l’une des 3 opérations de
banque qui est en cause : souvent c’est l’opération de prêt qui est en cause.
Les sanctions possibles :
 responsabilité civile de celui qui a méconnu le monopole si il y a
un préjudice
 nullité pure et simple
Il faut distinguer les deux les réponses du droit ont été
évolutive :

a- nullité :

o Pendant longtemps la CC a refusé toutes sanctions civiles.
Par conséquent, même en cas de nullité en cas de violation du monopole ; le
contrat restait donc valable.
Le fondement de cette JP c’est que le législateur n’a rien dit.
Pourquoi ce gêné donc s’il n’y a pas de nullité ? Un notaire prête de l’argent à des
débiteurs auquel les banques ne veulent plus prêter. Ils prêtent à des taux délirant
le débiteur ne pouvant faire autrement accepte. Le prêt est-il est valable ? la JP a
indiqué que ce prêt restait valable. Le monopole pouvait avoir le
remboursement+ I.
Et souvent le notaire prêter à des gens qui avaient des biens immobiliers et donc il
pouvait leur demander une garantie certaine comme l’hypothèque. Le bien était
souvent saisi.

o Chambre commercial 19 novembre 1991 abandonne cette JP : la solution de
la cour de cassation « Par la violation du monopole bancaire, il y a donc
nullité de l’acte juridique du contrat qui entraine la violation du contrat, en
conclusion la nullité du contrat de prêt qui est absolu ».
Elle est absolu car il y a atteinte à l’I générale.
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o La CC a ensuite élargie le champ de la nullité : l’hypothèse du démarchage :
l’acte juridique qui entraine la violation du monopole bancaire a été précédé d’un
démarchage. Il y a une règlementation stricte du démarchage en France : droit
commun et réglementation spécifique notamment en banque et en finance en
raison des risques : elle n’est pas libre.
« Si l’opération ppal qui pose pb a été conclu à la suite d’un démarchage
illicite, irrégulier parce que conclu en violation du monopole mais donc il y
avait sanction pénal, l’illégalité et illicéité du démarchage rejaillit sur
l’opération ppal » tout tombe. 1
er
chambre civil 20 juillet 1994

Dans les années 80 il y a avait un placement à la mode : investir dans les
sociétés civil immobilière notamment dans l’hôtellerie.
Suite à la crise immobilière de 1990, il y a un éclat et le marché immobilier
s’effondre.
Beaucoup ont fait faillite. Les projets n’étaient pas rentables. Pour les sociétés
civiles immobilières qui avaient fait faillite les associée était tenu infiniment. Ils
se retrouvaient poursuivit pour la totalité du passif.
L’astuce pour sortir de ce placement était que s’il y avait un démarchage
illicite, cela suffisait à faire tomber l’opération ppal. Ce qui permet aux gens
de sortir de dette colossale. Cette astuce a des vertus prophylactiques
CCL : En droit privé français, les nullités sont virtuels et non textuels CAD qu’il n’y a
pas besoin de disposition express pour affirmer la nullité de l’opération. Ce n’est
qu’en procédure civil que les nullités sont textuelles mais pas en droit du contrat.
 comment un contrat qui viole l’OP pourrait –il être valable ?
Tout contrat qui a pour finalité une violation de l’OP ou réalise une sanction
pénale est nulle en vertu de l’article 6 : si on veut vraiment un fondement juridique.
Arrêt 27 janvier 1998 : l’opération qui réalise la violation du monopole est nulle
selon le droit commun des O°.
Limite : si l’opération frauduleuse qui réalise l’infraction pénale n’affecte pas
l’opération bancaire elle-même alors l’opération bancaire elle-même reste valable :
chambre commercial 15 octobre 1996
b- responsabilité :
Violation du monopole bancaire par définition. L’opération bancaire est annulée.
 Peut-il y avoir responsabilité dès lors que l’opération illégal à causé un
préjudice ?
La CC refuse qu’il puisse y avoir responsabilité même s’il y a un préjudice subit
du fait de la faute pénal ou civil : c’est une faute sans responsabilité alors
même qu’il a préjudice.
16 | P a g e

o Arrêt affaire « CHAUMET » 3 novembre 1996 chambre
criminel : pas de responsabilité même s’il y a un préjudice
car la CC fait application d’une vieille théorie qu’on
appelle la théorie de l’I général CAD que lorsque
l’infraction porte atteinte à l’I G et non pas seulement sur
des I particulier, les particuliers ne sont pas recevable à se
plaindre car ce ne sont pas leur I qui sont pris en compte
mais l’I général.
Seule le parquet peut agir pour défendre l’I général
(appliquer en matière de blanchiment d’argent, chèque…)

o Affaire du GAUCHO 19 décembre 2006 chambre
criminel : application de cette théorie : Un produit à des
CSQS néfaste pour l’environnement. Une association qui été
agrée pour la défense de l’environnement l’avait poursuivi
pour demander réparation.
La CC fait application de la théorie de l’IG, la demande
de l’association est irrecevable.
Il y a atteinte au monopole : le monopole c’est la profession habituel (=faire de
façon habituelle des opérations de banques) : si on retient cette conception il faut
prouver le caractère habituelle caractérisant le monopole : la JP s’affranchit totalement
de ce texte pour la JP il y a violation du monopole dès le 2
ème
acte juridique au
moins 2 prêts avec I pour qu’il y ait atteinte au monopole
Auteur principal : 27 février 2001 chambre cial :
 S’il y a 3 I on n’a pas besoin de poursuite au pénal pour
faire constater la nullité du prêt dès lors qu’il y a au moins
deux prêt
 ce n’est pas l’emprunteur qui agissait mais la caution qui
agissait en la nullité du prêt : la caution est recevable à faire
constater la nullité de prêt en cas de violation du monopole
 le prêteur disait qu’il prêtait seulement sa propre fortune
et non l’argent des autres : cela est totalement indifférent
pour la CC. il y quand même violation du monopole
Complice : 19 mars 2008 : dans cette affaire il y avait un auteur
ppal mais aussi un complice d’exercice illégal de la profession de banquier : le complice
n’avait fait qu’un seul acte de complicité : donc pas d’habitude.
La CC répond pour les infractions d’habitude et pour le complice un seul acte
suffit.
17 | P a g e

Exemple : 26 janvier 2012 décret : pris en application d’une loi du 22 octobre
2010 : la loi de régulation bancaire et financière : le décret précise le régime des
courtiers en opération de banque et service de paiement.
CCl : pour les sanctions civiles seule la nullité est appliquée au final
Hypothèse importante

 Que va être le sort du prêt alors qu’il est incontestable qu’il y a violation de
l’agrément donc atteinte au monopole bancaire mais lorsque l’auteur de l’infraction
c’est une banque dument agréer et non un particulier ?
LA CC dans un 1
er
temps a fait application de sa JP logique c’est-à-dire la nullité absolue
du prêt litigieux.
Le point de départ est en 1986 jusqu’en 2006 : le schéma était le suivant2 banques
belges qui avait accordé des prêt qui ne respectait pas le périmètre de l’agrément et l’une
de ces deux banques avait été racheté par AXA banque : litige entre les parties pour le
remboursement l’avocat de l’emprunteur dit que le prêt et nul en raison de la violation.
La justice dit qu’il y violation du prêt. Néanmoins il y a eu une surprise : ce n’était pas
une affaire franco française mais le droit communautaire était en cause.
Une QPC qui a été posé à la CJCE qui a considéré que le prêt devait être valable
nonobstant la violation du pp de spécialité de l’agrément et à désavoué la CC en
1997.
2 Intérêts contradictoire:
- IG lié à la sanction pénal/ lié à la protection de l’emprunteur
- interprétation de la directive communautaire de 1989
L’enjeu c’est la libre circulation des services bancaire en Europe. Sous cet angle on va
faire prévaloir la volonté de faire circuler le service bancaire sur tout autre
considération peut importe que l’agrément n’est pas été respecté.
La ccl est que le contrat reste valable même en cas de violation du monopole.
AS plénière 4 mars 2005 : cette affaire est revenue : la CC s’incline devant la CJCE
elle retient que la violation de l’agrément n’entraine plus la nullité du contrat
conclu. La banque belge pouvait valablement agir de la sorte au nom des libertés
communautaire, au nom des prestations de service.
o Dans certaine procédure la cour d’appel avait fait application de la JP initiale de
la CC (=classique : prêt est nul).
o Dans d’autre affaire la CA avait refusé d’annuler le prêt et avait dit que le prêt
était valable : dans cette hypothèse il n’y avait donc pas de problème.
En revanche dans les affaires o% la CA avait fait application de la JP (prêt est nul) de la
CC l’issu judiciaire n’est pas celle attendu car au bout du compte la cc avait refusé de cassé
les décisions de la CA qui avait dit que le contrat de prêt était nul : donc le contrat de
18 | P a g e

prêt était nul : ASS plénière 21 décembre 2006.
Epilogue définitif : cet arrêt mettait en cause deux affaires :
- droit bancaire
- et baux commercial :
 la cour de cassation refuse de casser les arrêts de la CA. La raison juridique est
dans le droit processuel : le CPC interdit à la CC de casser un arrêt d’appel qui
a appliqué dans un 1
er
temps la JP initial de la CC.
Est-ce que cette règle est conforme à la CJCE ? On ne le sait toujours pas.



















19 | P a g e

Chapitre Troisième : l’incidence du droit commentaire
Il n’y a pas de disposition spécifique du droit bancaire dans le traité de Rome c’est donc
le droit commun qui pouvait être sollicité sous l’angle du droit de la concurrence :
ancien article 81 et 82 du traité de Rome qui sont devenu les articles 101 et 102
du TFUE.
A défaut de disposition spécifique, la réglementation a été prise dans le cadre de
directive et de règlement.
Des textes spéciaux qui sont pris et qui déroge à la procédure du droit communautaire
pour réaliser cette grande « Europe bancaire » : directive du 15 décembre 1989 : Au
départ, l’idée était d’avoir un passeport unique européen pour faciliter la
circulation des services bancaire.
BNP Paribas est devenue la banque la plus rentable de l’UE : l’idée est de facilité
l’implantation filiale et succursale dans les autres payes de l’UE.
Parmi les 4 grandes libertés, 2 sont sollicité : liberté d’établissement et la liberté de
prestation de service
§1- liberté d’établissement
Pour la liberté d’établissement + liberté de PS deux textes sont important : L 511-27 et
28 du CMF :
- L 511-27 vise la procédure pour l’ouverture de succursale dans l’UE : si la
mère veut ouvrir une filiale dans un autres pays de l’UE :
Pour la filiale, le pays d’accueil à son mot à dire
Pour les succursale, le pays d’accueil n’a pas son mot à dire cela est du à la
présence ou l’absence de la Personne Moral.
La succursale n’a pas la PM et la procédure est allégée.
Pour les filiales, l’autorité des pays d’accueil délivrera un agrément dans le
pays d’accueil car la filiale à a PM.
- L 511-28 qui vise la création de succursale pour offrir des services bancaire
en libre établissement.
Pour LE ou LPS : tout se passe dans le pays d’origine :
 la mère va informer l’autorité du pays d’origine.
 elle va l’informer qu’elle veut ouvrir une succursale dans un autre pays de
l’UE.
 ce sont les seules démarches que la mère a à faire (=informer sa propre
autorité).
 puis c’est l’autorité du pays d’origine qui va informer l’autorité du pays
d’accueil de l’ouverture de la succursale.
 la CP dispose de 3 mois pour prévenir l’autorité du pays d’accueil du
projet.
20 | P a g e

 Ensuite l’autorité du pays d’accueil à seulement 2 mois pour mettre en
place une surveillance en quelque sorte. Au-delà elle ne peut plus rien
faire.
La succursale est contrôle à distance par l’Autorité du pays d’origine. Des
mécanismes de coopération sont mis en place pour aider la circulation des infos ;
Notamment en cas de faute commise, les sanctions disciplinaires relèvent de la
compétence du pays d’origine.

« Syndrome du cheval de 3 » : ne peut fonctionner que sil y a reconnaissance
mutuel et confiance mutuelle. Il faut en créer les C°. Le postulat préalable est
l’harmonisation des règles de fonctionnement des banques.
§2- liberté de prestation de services
Liberté de PS : L 511-27 : même schéma : la mère informe le pays d’origine qu’elle va
faire une PS dans un autre pays de l’UE. Les autres états ne peuvent pas s’y opposer.
Deux illustrations :
a- rémunération des comptes de dépôt à vu :
le droit français pendant longtemps pour des raisons légitimes à interdit la
rémunération des comptes de dépôts à vue. Cette interdiction était posée dans un
règlement CRDF : 86-13 qui avait été homologué par arrêté du ministre de l’économie.
Le compte bancaire est un compte bancaire dit « à vue ».Est ce que les liquidité qu’on a
sur le compte peut produire des I à l’année? Le règlement de 1986 interdisait une telle
hypothèse pour plusieurs raison qui touche à la politique éco et monétaire :
 enjeux adjacent c’est la question de l’infraction (rémunération de la
trésorerie)
 défiance envers la monnaie
Le raisonnement du gouvernement était qu’en permettant la rémunération de ces
comptes, on exprimerait la méfiance envers la solidité du franc et ça permet aussi
d’alimenter l’inflation.
On a l’avantage d’une création de la monnaie sans évolution corrélative de la richesse :
créer inflation
En Espagne, les banques sont pour la rémunération des comptes de dépôt à vue.
Certaines banques ont eu l’idée de venir s’installer en France « CAISA BANCA » : pour
attirer la clientèle les succursales proposaient la rémunération des comptes à vue alors
que cela était interdit.
La commission a engagé une procédure qui s’est traduit par des sanctions infligé par la
commission bancaire.
Il y a eu un recours devant le CE : ce dernier à refuser d’annuler la sanction disciplinaire
21 | P a g e

qui avait été placé : amende et interdiction pour l’avenir de rémunéré ces comptes.
La CAISA BANCA a saisi la CJCE en violation du droit communautaire : 5 octobre
2004 condamne la France : Dans cette affaire la CJCE a fait prévaloir les finalité du
droit bancaire communautaire CAD la circulation des services bancaire
( rémunération …) sur tout autre considération légitime de politique éco et
monétaire.
Le texte qui servait de support c’était l’article L 312 –3. A la suite de la condamnation,
la France avait pris un nouvel arrêté pour modifié le réglementé CRDF mais n’avait pas
modifié les textes dans le CMF mais en 2006 la commission de Bruxelles a menacé la
France de poursuite pour non respect de l’arrêt de 2004.
Finalement la France a supprimé l’article L 312-3.
Les banques CAISA ne sont plus en France et aujourd’hui les banques espagnoles sont en
difficulté.
Pour des raisons idéologiques on a remis en cause une règle qui avait des raisons d’être.
B- livret A
il y avait monopole de distribution du livret A confié à la caisse d’épargne.
Les banques française ont contesté la collecte des sommes qui vont dans les livrets A : ils
ont attaqué le monopole de distribution du livret A considérant comme illégale au regard
du droit communautaire.
La commission européenne leur a donné raison.
Le 10 mai 2007 la commission européenne a condamné ce monopole.
La France a été obligé d’ouvrir la distribution du livret A.
Cette ouverture a été réalisée par une loi du 4 aout 2008 entrée en vigueur le 1
er

janvier 2009. Ce qui a été un succès considérable pour le crédit agricole. Cela permet au
banque de grêler des sommes qui vont augmenter leur fonds propre (=espèce de
collecte de fond auprès du public).
La libéralisation de la distribution du livret A à remis en cause un pp mode de
financement du logement social en France.
1 intérêt légitime : monopole justifié au départ par sa finalité légitime qui était le
logement social.
§3- surveillance des conglomérats financiers
Le droit communautaire euro a été une réussite : on voulait un grand marché bancaire.
Cette réussite a entrainé des effets pervers. En effet, l’apparition des banques trop
grosses qui prennent trop de risque ont fait apparaitre un risque systématique à
l’échelle de toute l’Europe.
Risque systématique : chute de tous les dominos CAD chute de tt les états par la chute de
leur banque
22 | P a g e

La commission de Bruxelles en a pris conscience dès les années
2000 l’émergence de risque systématique en raison de la taille des banques 2
solutions :
 agit en amont : combattre la taille des banques : revenir la
séparation des métiers
 agit en aval : mettre en place une surveillance en aval
La réponse retenue est la réponse en aval
Directive prise en 2002 : transposé en France par une ordonnance du 16
novembre 2004 compété par des décrets en 2005 et disposition légèrement
modifié en 2007. C’est une réglementation obsolète car il s’est passé pas mal de chose.
L 517-3.
La définition va déclencher l’application d’un système spécial de surveillance/ elle est
double : 2 conglomérat financière :
L517-3 du CMF :
 1
ère
définition : conglomérat financer « pure » : la mère du
groupe est une banque (=juridiquement un établissement de
crédit), un assureur ou un PS d’investissement.
Le PSI vient également du droit communautaire.
Elle remplace les sociétés de bouses qu’on appelait les agents de
bourses.
Le trait commun est que la mère appartient à l’un des 3 métiers de
finance.
 2
ème
définition : compagnie financier holding mixte : lié au
statut de la mère : la mère n’a pas l’un des 3 statuts précédant ni
une banque, ni une assurance ni une PSI.
Il y a des groupes dont la mère à des activités financières assez
répandu. (ex : Renault/ Peugeot sont des mères de banque qui
financent les crédits sur l‘achat des voitures ou Carrefour ou le BTP
(=au lieu de s’adresser au banque il crée leur propre structure)).
Il y a des critères qui sont posé : critère lié à la taille qui déclenche les réglementation
qui sont posées : règlement CRDF 2000-0 3 modifié en 2005 pour tenir compte de la
transposition du droit communautaire qui a été pris sur cette question (ex : le secteur
financier doit représenter un total de bilan annuelle de 6 milliards d’euros : en dessous la
réglementation ne s’applique pas).
Par cette méthode les mères bénéficient de l’effet de levier.
Effet : danger lié à la taille du groupe donc surveillance renforcée.
L’article 633-2 désignation d’une autorité unique chargé de coordonner la surveillance
et le contrôle c’est-à-dire qu’au gigantisme du groupe va correspondre le gigantisme de
23 | P a g e

contrôle. Quand la France a du changé l’autorité centrale de contrôle, ça a d’abord été la
commission bancaire, puis l’autorité de contrôle prudentielle.
Opération des autorités de contrôle : la coopération va plus prendre une dimension
européenne. Par définition la mère aura plusieurs filiales dans plusieurs pays de l’UE
donc échange d’info entre les autorités de contrôle de l’UE. Ce qui est un tempérament
au pp d’info à distance.
Les règles prudentielles : sont un peu plus stricte et leur contrôle est renforcé. Il y a
des règles prudentielles spécifiques qui portent sur la solvabilité des fonds propre et
de gestion des risques
Si l’autorité de contrôle consacre le manquement, elle a un pouvoir de sanction élargit
y compris contre la mère qui n’est pas une banque.
Le coordinateur peut sanctionner des entités installées dans d’autre pays alors qu’il y a
un manquement à a règlementation.
La banque DEXIA a énoncé de pertes annuelle de près de 12 milliards d’euros pour des
activités à risque qui ont été entreprise pendant des années par cette banque sans que
les autorités de contrôle réagissent. Cette perte représente près de 20 fois la valeur de la
banque en bourse. Ce qui en a fait un scandale d’état, ce qui a irrité le pays.
CCL : Agir en amont c’est imposé la scission et agir en aval ça ne suffit pas.













24 | P a g e

Titre 3 : les opérations bancaires
Chapitre 1 : les services de compte
§1- l’ouverture de compte et le devoir d’information
A- le droit au compte

 il y a-t-il un droit au compte en France ?
Jusqu’à la fin des années 90, on ne considérait pas qu’il y ait un droit au compte en
France.
 Il y a-t-il un droit de crédit qui se rattache au fonctionnement du compte ?
On considérait que la banque était discrétionnaire dans sa politique : pas droit de
compte donc pas droit de crédit. C’était une conception à la « grand papa ».
L’évolution a eu lieu en 1988, Aubry a institué le droit au compte et aujourd’hui dans
l’article L 312-1.
Le droit au compte signifie qu’en tout état de cause, chaque personne en France a le
droit d’avoir un compte bancaire.
On peut donc en déduire que la banque ne peut pas s’opposer à l’ouverture d’un
compte.
En dépit de ce droit, la banque peut refuser dans un 1
er
temps l’ouverture d’un compte.
Si la 1
ère
banque refuse la personne s’adresse à une autre banque qui refuse également.
C’est à partir de là que le droit au compte joue. Effectivement, à ce moment-là cette
personne s’adresse à a banque de France qui d’autorité va imposer à une banque
l’O° d’ouvrir un compte à la personne. Ce droit au compte est donc indirect.
Si jamais la personne qui a un compte se retrouve avec des dettes sur le compte. Si elle
ne paye pas ses dettes elle devient interdit bancaire et donc perd sont droit au compte.
Mais si elle régularise sa situation en payant ses dettes elle retrouve son droit au
compte.
Le droit au compte est compléter par un certains nombre de point : un service de
banque de base qui est gratuit :
 l’ouverture
 le fonctionnement
 le relevé mensuel
 la remise des chéquiers
 la carte bancaire.
La gratuité permet l’efficacité du droit au compte.
la mise en œuvre de ce pp montrait qu’un certains nombres de personnes
25 | P a g e

étaient privé de ces services de banques : le pouvoir public a introduit
une charte d’accessibilité bancaire pour améliorer l’accès au service
bancaire (ex : personne qui présente des difficultés sociale, santé, âgé,
chômeur)..
Une convention AERAS a été mi en place en 2007 qui a été rénové en 2011.
Les banques peuvent refuser d’en faire partie. Ces conventions améliorer l’accessibilité
aux services bancaires. Si la banque a accepté d’en faire partie, elle doit en faire part à
ses clients en mettant une affiche à l’entrée.
A l’échelle européenne, on a voulu améliorer la mobilité bancaire entrée en vigueur le
1
er
novembre 2009 nouvelles règles sectorielles pour améliorer la mobilité
bancaire. C’est la nouvelle banque qui doit piloter le changement.
La mise en œuvre du droit au compte restaient imparfaite malgré sa mise en place en
1997 : ce droit a été amélioré par une loi du 17 mai 2011 : article 52 de cette loi qui
a modifiait l’article L 312-1 l’expérience a montré que les banques française refuser
en pratique le droit aux compte aux expatrié, non résident et en réalité parce que le CMF
ne disait rien pour la situation particulière de ces personnes. Désormais toutes
personnes physiques de nationalité française qui réside hors de France et qui n’a
pas de compte de dépôt à le droit à l’ouverture du compte dans la banque de son
choix (=banque situé en France)
B- les contrôles à effectuer lors de l’ouverture du compte
Le compte est une opération non anodine car le compte permet d’engager des
paiements, des dépenses. Plusieurs enjeux se télescopent ici.
L’objectif de la loi est de trouver un équilibre entre les I en présence qui peut être
contradictoire.
Ces I sont :
- I particulier lui-même : protéger les I des déposant et les protéger contre eux
même CAD lutter contre l’usurpation bancaire/les personnes en situation de
faiblesse… peut être le moyen de réaliser un certain nombre d’infraction pénal : il
faut protéger le titulaire du compte contre les manœuvre frauduleuse.
- de l’IG qui s’exprime à travers la lutte contre les activités criminel qui
implique les banques comme support (=blanchiment d’argent).
L’IG impose une surveillance des comptes.
 Affaires pénales : Les deux arrêts sont des arrêts de rejet :

 Arrêt CC criminel 1juin 2011 : arrêt de pp : une personne s’est fait ouvrir un
compte bancaire qui est un droit discrétionnaire dans la phase initiale. Cette
personne a été condamné pour escroquerie : elle résidé dans l’ouverture du
compte en banque : l’ouverture d’un compte en banque peut suffire à
26 | P a g e

caractériser le délit d’escroquerie. Le compte a été ouvert dans le seul but de se
faire délirer un chéquier destiné à créer une apparence de solvabilité pour
obtenir la remise de marchandises sans les payer. Cet arrêt introduit la
prison pour un délit civil.

 Arrêt chambre criminel 20 juillet 2011 : le fonctionnement du compte
bancaire va entrainer un AC : le directeur de la banque a été condamné. Une
personne veut changer de banque et sn compte était créditeur. Le directeur
d‘agence clos le compte mais ne restitue pas tt de suite le crédit qui était sur le
compte. il faut transférer l’argent par un compte d’attente qui était au nom de
la banque. le fait qu’il n’y ait pas eu restitution tt de suite des fond suffit à
qualité l’AC.
Juridiquement comment peut on commettre un AC alors qu’on est proprio de
l’argent ? car effectivement la banque est proprio de l’argent : la CC dit qu’il y
a AC peut importe que la banque ait eu libre disposition des fonds pendant le
fonctionnement du compte car à la clôture du compte la banque n’est pus
proprio.
La règle dit que la banque doit accomplir des diligences lors de l’ouverture du
compte : ces vérifications réalisent les différents I particulier, généraux : L 563-1
qui date de 2007 et qui a été changé par une ordonnance de 2009 qui est
aujourd’hui l’article L561-5 : O° lors de l’ouverture du compte de vérifier :
 l’identité du client
 son adresse
 la pertinence des infos, leur sérieux pour tout les titulaires s’il y en a
plusieurs pour les personnes physique.
Pour les personnes morale, la banque doit vérifiait l’existence, pouvoir de
représentation, procuration, mandat de la représentation.
Cette O° s’apparente à une mission Police
Dans le nouvel article, ces O° sont davantage rattaché à la lute contre le blanchiment
d’argent sal.
Ces O° montre que la banque doit s’immiscer dans les affaires et la vie de ses clients. La
mise en œuvre de ce texte pose de nombreuses difficultés : qu’est ce qui se passe si la
banque en fait trop ? Ou trop peu ?
 trop peu : A défaut de vérification : 2 sanctions :
 disciplinaire
 civile : Il arrive parfois que l’absence de vérification pose un
préjudice à un tiers (affaire de l’escroquerie) : est ce que la
banque peut être déclaré responsable ? OUI si elle a mal fait
son travail. Il y a donc responsabilité civile de la
banque à l’égard des tiers : arrêt 2 novembre 2005 :
27 | P a g e

concerne la BNP : le visa est l’article 1382 : Dans cette
affaire le manque de diligence de la banque avait entrainé
un préjudice pour les tiers : la CC considère que la banque
est responsable du préjudice causé et elle dit qu’ « il
incombe à la banque de faire preuve d’une diligence
particulière lors du fonctionnement du compte ».
La banque sera condamnée à payer des DI de tout ou partie
des préjudices. La banque avait fait des contrôles. elle n‘était
pas totalement défaillante : la carte d’identité était périmé
cela peut suffire à entrainé la responsabilité de la
banque. Ici l’adresse n’était plus la même on retrouve la
mission de police de la banque. Alors que pour les achats
cela n’a pas de telle CSQ..

 En fait trop : en allant au-delà de ce que prévoit la
réglementation en s ‘octroyant une mission de police qui ne
serait pas prévue par les textes : est ce que la banque a le droit de
se faire juge de la régularité du séjour de son client ? est ce que le
contrôle peut aller au-delà du contrôle de l’identité, contrôle du
séjour ?
Si la personne n’est pas en mesure de présenter une carte
d’identité valable elle n’a plus accès au compte, plus de droit au
compte : cela ne fonctionne plus aujourd’hui. Les pouvoirs publics
ont changé les C° de délivrance des cartes d’identité : 2
aspects :
o Pour des raisons d’éco l’état à décider de transférer la
charge de ces fonctions publics aux communaux : ce n’est
plus l’état qui prend en charge cette mission il y a eu un
recours devant le Conseil constitutionnel 22 septembre
2010 : « cette décharge est parfaitement légal même si ce
n’est pas compensé par l’état ».

o Les C° de délivrance de la carte a été durci : les pouvoirs
publics ont décidé que les personnes de nationalité
française dont les 2 parents sont nés à l’étranger doivent
prouver qu’il est bien français. Il y a donc un renversement
de la charge de la preuve. Ce qui nuit au droit au compte
donc nuit à la vie sociale.
Chambre commercial 18 décembre 2007: il s’agissait d’une
personne qui avait le statut de réfugié politique et n’avait pas pu
faire renouveler sa carte en temps voulu. La banque veut vérifier la
régularité de ce titre de séjour et constate qu’il n’a pas été renouvelle
et met un terme au compte.
28 | P a g e

La CC considère que les banques n’ont pas à se faire juge de la
régularité du séjour de son client.
Certaines personnes ont saisi la HALDE qui a condamné ces
pratiques concerne le délit d’aide à l’entré au séjour irrégulier : les
pouvoirs publics ont prétendu que le délit de solidarité
n’existe pas c’est-à-dire lorsqu’une personne qui aide une proche à
venir en France mais on s’est aperçu à travers des arrêts qu’en réalité
il y a un délit de solidarité. Exemple : Un gendre qui émerge sa belle
mère malade : a été condamné pour ce délit.
La CEDH le 10 novembre 2011 à considéré que ce dispositif
était compatible et conforme au droit de l’homme.
Opinion dissidente qui a été omise « la qualité de la loi en cause est
polémique ».

personnes qui ont besoin d’une protection : 2 catégories :
o mineur : est-ce que ces derniers ont droit au compte en
banque ? oui Ce qui découle de l’article 389-3 civ car « en
dépit de leur état de minorité, ils ont droit de faire des actes
de la vie courante pour rendre la vie courante juridiquement
possible ».
Le compte bancaire stricto sensu fait partie de la vie
courante et les mineurs peuvent avoir un compte en banque.
Néanmoins, ne fait pas partie de la vie courante l’accès
au crédit et les placements. Pour ces deux opérations, les
mineurs n’ont pas la capacité d’exercice il faut
l’autorisation des représentants légaux :
 1
er
chambre civil 12 novembre 1998 : en l’espèce il s’agit
d’un mineur qui se fait ouvrir un compte en banque mais il
ment sur sa date de naissance et se fait passer pour un
majeur. La banque ne découvre pas le stratagème. Le compte
se retrouve en débit et la banque demande le remboursement.
le mineur étant insolvable, la banque attaque. Il y a une
procédure. la CA a condamné le mineur de rembourser le
débit ainsi que les agios. Le mineur devient majeur au cour de
la procédure.
la CC casse l’arrêt : elle reproche à la CA de ne pas avoir
caractérisé de manœuvre dolosive c’est-à-dire que dans :
Cette affaire le fait d’avoir menti n’était pas une manœuvre
dolosive.
Elle n’a pas non plus recherché si l’ouverture du compte
avec promise d’une carte bancaire sans autorisation des
parents était un acte de la vie courante. Ce qui revient à dire
que ce n’était plus une opération de vie courante.
29 | P a g e

Elle ajoute qu’en toute état de cause la CA n’avait pas
d’avantage caractériser que ce qui avait était payé avait
tourné au profit du mineur.
Donc 3 motifs de cassation : l’article 1312 cciv qui
détermine l’étendu de l’O° de remboursement qui pèse sur
le mineur en cas de dette : « il ne peut être condamné à
rembourser que ce qui a tourné à son profit » CAD que si le
mineur à tout dilapider, il n’a rien à rembourser. Il ne
remboursera que si cela a été placer.
Cette règle est faite pour dissuader les majeurs de
contracter avec des mineurs. Donc la perte a été pour la
banque.

 CA de PEAU 12 décembre 2005 : il s’agit d’une maire qui a
ouvert au profit de son enfant mineur un compte d’épargne
(=16 ans révolu) : le mineur dépense tout sans l’autorisation
de sa mère et elle fini pas découvrir. Elle demande le
remboursement de la somme qui a été dépensé. La CA a
donné raison à la mère et la CA a été condamné à
recréditer la banque car n’étant pas un acte de la vie
courante elle nécessitait l’accord de la mère. Alors la
banque n’ayant pas exercé un contrôle, elle a été
condamnée à recréditer le compte.
Une partie de la doctrine s’était outré du comportement
« des banque HUET Dalloz 2007 »dans lequel il énoncé le
détournement des mineurs par les banques.

o majeur : réforme importante pour le droit des majeur
protéger par une loi du 5 mars 2005 entré en vigueur
bien après : Elle a améliorer la situation de ces personne
vis à vis du droit bancaire en condamnant les pratiques
antérieure et en augmentant leur autonomie. Elle a
changé la numérotation des parties du code civil :
 la nouvelle réglementation condamné les comptes
pivot : article 425 : Avant le curateur, tuteur désigné avait
pour habitude d’ouvrir les comptes pivot dans une banque
qui servait a effectué des opérations bancaires dont le
tuteur ou le curateur avait la représentation. Il n’y avait pas
d’individualisation du compte : il y avait un compte
pour tout le monde. ce qui crée des confusions.
Il doit y avoir désormais une individualisation de la gestion
bancaire : autant de compte que le représentant n’a de
30 | P a g e

représenté. Il a fallut attendre 2007 pour que ce pp soit
mise en œuvre.
Il y a donc une amélioration de l’autonomie de la
personne protégé.

 responsabilité du banquier en cas de préjudice cause car
il y avait une mauvaise surveillance : article 499 qui laisse
subsister l’ancienne règle d’irresponsabilité des tiers : on
considère que parmi les tiers subsiste les banquiers
responsabilité dans la gestion des K. La réforme souhaite
associés les tiers à la surveillance des actes accomplis
par les tuteurs et la doctrine s’est posé alors la question
d’une éventuelle responsabilité de la banque en cas
d’un manque de vigilance de la banque
Arrêt 9 novembre 2011 : des crédits à la conso avaient été
accordé pour la société PHINAREF et ensuite cette cliente a
été placée sous curatelle. Les prêts n’avaient pas été
remboursés et en réalité il y avait des avis de renouvellement
de crédit nonobstant la mise en place de la mesure de
protection. Les crédits n’avaient pas été remboursés et la
banque avait saisi la justice pour le remboursement du crédit
et des I.
Le texte qui était au centre du litige était L311-9 du code
de la conso : O° annuelle d’info à la charge de la banque
pour informer le client de la banque des frais en cours.
La CA donne raison à la banque.
La CA énonce « on ne peut exiger de la banque dont les clients
sont nombreux de vérifier pour chacun d’eux ce qu’il en est
CAD si chacun d’eux a fait l’objet d’une mesure
d’interdiction ».
La CC casse l’arrêt « la cour d’appel aurait du vérifier ce
qu’il en était de la mesure de curatelle qui fait l’objet de
publicité qui l’a rend opposable à la banque. Par
conséquent la banque ne pouvait plus renouveler les
crédit en raison des mesures de protection ».
La banque n’a pu être remboursée et les I ont été
déchus.
La CC est protectrice des différent I en présence : des
personnes en situation de détresse…elle condamne les
banques qui en font trop ou trop peu.


31 | P a g e

C – l’établissement de la convention de compte
La banque et un pro et tous les pros sont astreints à communiqué leur tarif, leur service.
Qui découle :
du droit de la concurrence (=transparence des prix qui permet de vérifier les prix)
 et droit de la conso (=permet de protéger le consommateur partie faible).
Et tout ceci s’applique en droit bancaire.
L’idée est que la banque va établir une convention de compte. Le compte en banque
est un contrat.

La banque a-t-elle l’O° d’établir cette convention ? Si oui sur quel support ? Quel est le coût
des services bancaire : quand est –il des services ? Des tarifs ?
- service : découle des opérations de banques
- tarifs : est ce que c’est libre ou encadré ? en France depuis 1986 on est dans un
système de liberté des prix.
Le PB des frais bancaire est une question importante en France : les frais bancaires ont
explosé en France c’est pour cela que plus de 10% des français n’ont plus de droit au
compte.
 Comment en sommes-nous arrivée là ? l’année 2000 est le point de départ de
l’effondrement du pays car la bourse française atteint son point historique et
depuis elle ne s’est jamais remise. 12 ans plus tard, le cœur éco du pays
s’effondre. plus de 1000 milliards d’euros de destruction de richesse pour la
France. En 2000 la bourse française valait 120% du PIB de la France.
La dette se rapproche de 2000 milliards d’euros. En mars 20O9, la bourse valait
6000 milliards d’euros.
Enjeux des frais bancaires minimum de 6 milliards d’euros : 66 millions *100 : 66
milliardson a supposé qu’ils soient de 100 euros par français par an :
Arrêt 30 juin 2004 mettant en cause BNP ¨Paribas : tarifs bancaires soudainement
exorbitant et pourquoi pas ? Une femme ouvre deux coffres forts en suisse en 1997 :
loyer annuelle en 1996 était de 54 000 mille France. En 19997 passe à 145 milles
France. Est-ce que c’est légal ? La CA donne raison à cette dame : elle considère que c’est
abusif. La banque se pourvoir en cassation et elle gagne sur le fondement 1134 du
code civil : la banque peut faire ce qu’elle veut. Elle considère que l’évolution
brutale et subite du prix ne caractérise aucun abus. En silence de la loi, on
applique les pp généraux.


32 | P a g e

1- Mise en place de la réglementation bancaire relative à la convention de
banque :
Le point de départ est une loi du 11 décembre 2001 qui a été une catastrophe pour la
France : mesure urgente à caractère éco et financer. Cette loi a créé des PB dans tous les
domaines qu’elle abordait.
Pour le volet bancaire : cette loi prévoyait la mise en place de la convention de
banque pour améliorer la situation des usagers des banques mais les banques ont
réussi à paralyser l’application de cette loi. Il faudra alors attendre la loi de finance
de 2005 plus le décret d’application de 2005 pour que le dispositif finisse par rentrer
en vigueur.
Le nouveau système : l’article L312-1-1 CMFce dispositif a lui-même était modifié
par la directive sur le fonctionnement de paiement du 13 novembre 2007
transposé par l’ordonnance de 2009, qui elle-même a été complété par un arrêté
du 29 juillet 2010. La date limite des conventions de compte de la mise à jour était le
31 mai 2010.
La convention de compte doit être :
- faite par écrit
- régler tout ce qui est touche au fonctionnement du compte virement,
prélèvement, relevé de compte, découvert, taux d’I…
La banque peut-elle mettre à jour la convention de compte, peut –elle imposé de manière
unilatérale la modification de la convention ? NON c’est un accord synallagmatique.
Sur ce point le droit communautaire a entrainé une régression du droit des usagers des
banques à plusieurs égards. La banque peut mettre à jour la convention de compte de
manière unilatérale, et même n’importe quelle disposition de la convention : ça porte
sur toutes les dispositions qu’elles soient tarifaire ou non depuis la réforme.
Sur la procédure : silence vaut acceptation. Lorsqu’on reçoit les docs de la banques et
qu’on ne contexte pas cela suppose qu’on accepte.
La banque notifie la mise à jour : 2 mois minimum avant l’entrée en vigueur des
nouvelles dispositions c’est pendant ce délai que le client doit s’opposer.
Son silence vaut acceptation. Si le client refuse : elle a le droit de clore le compte
2- la question des frais
A cause de l’effondrement de la bourse, les banques ont décidé d’augmenter fortement
leurs tarifs : il en a résulter des abus énoncé par les associations de conso.
Le PP est la liberté des banques

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2 dérogations qui valent protection et donc cas dans lesquels la banque n’est pas
libre :
- frais de dossier (=pour les chèques…) :
- Avant la réglementation les banques faisait ce quelle voulait.
Depuis loi du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable : L131-
73 al6 CMF : la réglementation distingue deux hypothèses :
 chèque sans provision :
 S’il est inférieur ou égal à 50 euros, les frais de dossier par
chèque sont plafonnés à 30 euros.
Pour ceux supérieur à 50 euros : 50 euros
Le Taux d’I légal pour 2012 était de 0,71% par an: en plus de sa
dette il doit payer des I. En 2011, ce taux était de 0,36%.
 autorisation de prélèvement sans qu’il y ait de provision : le
dispositif n’est pas satisfaisant.
Si le prélèvement n’est pas honoré le montant max des frais
est de 20 euro.
Il y a un silence dans la loi.
Quand il y une autorisation de prélèvement sur le compte : en cas
de rejet la banque va prendre 20 euros à chaque rejet.
==>la loi vient poser un encadrement d’OP des banques : il pose
des plafonds.
D- le devoir d’information de la banque
L’établissement de la convention de compte fait parti de l’accomplissement du devoir
d’info.
La question ici est de l’étendu de l’intensité des O° qui pèse sur la banque : a quoi est
tenu la banque ? 3 conceptions s’affrontent :
- restrictive : favorise les banque : la banque doit transmettre uniquement les O°
prévue par la loi, sans conseiller : position du lobby bancaire
- intermédiaire : qui alourdi les O° des banques sans tous les inclure : la banque
doit transmettre les O° et éclairer le client mais sa mission d’éclairage est
limiter : éclairer uniquement sur le danger c’est ce qu’on appelle le devoir de
mise en garde CAD que si l’opération est dangereuse pour la personne la banque
doit lui déconseiller. En ce qui concerne l’O° d’info, elle pèse sur la banque : arrêt
du 28 novembre 2010
- extensive : alourdit les O° des banques et améliore la protection des parties
faible : info+ mise en garde+ donner la meilleur formule par rapport à l’attente du
client.
Pourquoi il y t-il un PB ? L 111-1 du code de la conso : « tout pro vendeur de bien ou PS
doit avant la conclusion du contrat mettre le consommateur (=usagers des banques) en
34 | P a g e

mesure de connaitre les caractéristique du bien ou du service. En d’autre terme il y a un
rôle actif du pro, il doit mettre le consommateur en mesure de comprendre »
Position du prof : la plus extensive possible : la banque est un pro mais ce n’est pas
n’importe quel pro : il dispose d’un monopole. Il est tenu d’une O° d’info renforcée et il
se fait payer pur cela.
Le droit bancaire a consacré depuis 2005 la solution intermédiaire : CC 12 juillet
2005.
Pour ce droit boursier, la CC et le droit positif se sont des infos renforcées par rapport à
ce qu’il y a en droit bancaire
Dans le code monétaire financier, le support textuelle ancien article L563-3, il a
disparu : les pp ont été éclaté. Nouveau texte : L561-10-2 et L561-32 et pour la partie
décrétale D 561-32-1 complété par R561-38
Le dispositif d’aujourd’hui met à la charge de la banque une O° d’ingérence, une O° de
conseiller les clients qui va à l’encontre du modèle de la banque suisse.
Arrêt 29 novembre 2011 : chambre commercial : 3 points du cours :
- les O° à mené lors de l’ouverture du cours (=diligence de la banque)
- lutte contre le blanchiment
- responsabilité des banques
En l’espèce des particuliers avait démarché pour placer de l’argent. Les banques ne sont
pas posés les bonnes questions. Deux sociétés étaient impliquées : l’une des deux transféré
les fond à l’autre. La société hollandaise a fait faillite et les clients ont tout perdu.
La cour de cassation a décidé que la banque doit faire preuve d’une O° de vigilance
particulière allant au-delà des O° prévues par la loi en fonction des circonstances de
l’espèce. La banque a été indemnité le préjudice subit par la clientèle.
§2- le compte de dépôt
Le pp est que le compte de dépôt est le compte de droit commun. On en à tous, il est
improprement appelé le compte courant. La qualification de compte courant échappe à
la volonté des parties.
définition général : permet à la banque de collecter des fonds auprès du publics :la
banque est dépositaire des fonds. Le cœur c’et le contrat de dépôt du droit civil qui est
adopté pour le service bancaire. Le client est déposant et la banque est dépositaire. la
banque est tenu par une O° de restitution.
Juridiquement cela entraine des CSQ importante : le client est en pp proprio des fonds
qu’ils déposent. Le client perd la proprio des sommes pour que la banque en devienne
proprio. La banque peut donc en faire ce qu’elle veut. Si les affaires tourne mal cela à
35 | P a g e

des CS importante que se passe t-il si la banque fait faillite ? si la banque pose bilan, les
clients sont créancier chirographaire on parle de banque Run (prix de la course).
en 1933, Roosevelt glass steagall act : loi de 1933 un mécanisme d’indemnisation des
clients donc si la banque fait faillite, les clients vont récupérer une somme qui est
plafonner et à l’époque cette somme était de 5000 mille dollars (=50 000 milles euros
minimum).Cela est profilatique, les prémonitions auto réalisatrice.
Si les clients ne retirent pas leur argent la banque ne fait pas faillite car ils sont sûrs de
ne pas retirer l’argent.
La France c’est inspiré de ce mécanisme en 1980 : mis en place par les association
pro : association française des banques : plafond de l’ordre de 100 000 mille Francs
(=au-delà la perte était total).
Suite au crash immobilier en 1990 plusieurs personnes ont fait faillite car ils avaient
une trésorerie supérieure au plafond.
Quand la banque en 2008 Lemond Brother a fait faillite : Dumping juridique mené par
certain pays. Il y a eu une fuite des K. L’Irlande c’est engagé à garantir à 100% et a grené
des fond jusqu’à déstabiliser les banques allemandes.
La commission de Bruxelles est intervenu pour mettre fin à ce dumping.
Texte communautaire, directive du 11 mars 2009 cette directive a été transposée
en France (29 septembre 2010 arrêté) est venu stopper le dumping bancaire. Le
plafond actuel est de 100 000 mille euros) et le délai d’indemnisation a été
raccourci.
Avant ce texte, il fallait attendre 8 mois avant d’être indemniser mais désormais
c’est 20 jours ouvrables. Ce mécanisme d’harmonisation ne vaut que par banque. Quand
plusieurs banque dans la même banque : le plafond c’est pour l’ensemble des comptes
de la même banque.
dumping fiscal en Irlande : laisse agir : un IS de 12% on laisse faire ( 33% en France)
Dumping bancaire : réagit
Quand l’Irlande a fait quasiment faillite, on a apporté de l’argent sans lui demander de
changer son % d’IS.
I- caractéristique générales

 Les créances qui peuvent être inscrite sur ce compte :
- créance certaine
- créance liquide
- créance exigible
CSQS :
Une créance à laquelle il manquerait une de ses caractéristiques ne peut être
inscrite dans un compte de dépôt
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Contrairement au compte courant, il n’y a pas de réciprocité des remises entre banquier
et son client.
 Autre caractéristique : ce compte n’a pas droit d’être en
débit : soit :
- si compte en débit : la banque a accepté que le compte soit en débit mais c’est
une convention distincte, qui est différente de ce compte autorisation de
découvert, prêt : au final : comptes+ autorisation
- si compte en débit sans autorisation : la banque a le droit de clôt le compte
Alors le compte de dépôt est le compte de droit commun car c’est le compte dont le
fonctionnement est le plus simple. Il se singularise sur ces 3 points.
 Le compte de dépôt présente un mécanisme de
règlement de créance : Juridiquement l’inscription au
compte de paiement entraine plusieurs conséquences quant
au virement.
La créance inscrite vu qu’elle est payée, elle perd son
individualité.
Seul importe le solde du compte. si une créance insaisissable
entre dans le compte : la créance perd son individualité
mais la partie insaisissable est rapporter à due
concurrence sur le solde compte.
Si le solde initiale est de 900 euros : la créance alimentaire
perd son individualité (=100 euros) car insaisissable.

 Ce mécanisme doit être précisé et nuancé : il joue
totalement pour les
- virement
- prélèvement
 au jour où ces derniers arrivent au compte il y a successivement :
inscription, paiement et enfin extinction
En revanche pour les chèque, l’effet de paiement est conditionnel sous réserve
d’encaissement du chèque.
Si le chèque est sans provision, il y aura une écriture inversé.
Il a fallut un certain temps pour que tout ces mécanismes relève du droit positif. :
Inscription au compte vaut paiement. Ce qui a renforcer la monnaie
scripturale (=monnaie dématérialiser).
Il arrive en pratique que certaines personnes aient plusieurs comptes dans une même
banque ou qu’un compte ait plusieurs titulaires

37 | P a g e

II- comptes multiples à même titulaires
Pourquoi plusieurs comptes ? L’activité pro. Si on est salarié, On n’a pas d’O° d’avoir
plusieurs comptes. En revanche ceux qui sont à leurs comptes soit on :
- O° d’avoir plusieurs comptes : au moins 2
- fortement inciter à avoir plusieurs comptes bancaires
- tout dépend du statut de la personne.

1 ère hypothèses Les commerçants ont cette O° dont la violation va entrainer des
sanctions, des risques, des PB.
2
ème
hypothèses Les professions libérales : avocat compte spécifique. Pour le reste de
ces professions, pas nécessairement d’O° de droit mais en pratique il faudrait avoir
nécessairement 2 comptes.
 Pourquoi 2 compte ?
Lié au droit comptable. Si on est indépendant, on doit tenir une comptabilité
(=opération sur le compte bancaire) donc pour faire simple, il faudrait que le
compte ne reflète que les opérations de l’activité.
3
ème
hypothèses : O° d’avoir au moins deux comptes : ordonnance du 9 novembre
2010 concerne EIRL : L526-13 du code de commerce : EIRL est une invention du
législateur pour permettre au entrepreneur individuel de protéger leur patrimoine
privé.
Cet EIRL a consacré le patrimoine d’affectation : 2 patrimoine alors qu’il y a 1 personnes
(=patrimoine privé et un patrimoine pro).
En pratique c’est un échec car depuis sa création seulement 1300 EIRL ont été déclaré
en France.
Sa création a entrainé des CSQ pour le droit bancaire : apport de cette ordonnance
(oubli par la loi corrigé par l’ordonnance) : autant de compte en banque que d’activité ?
La solution la plus favorable à l’entrepreneur qui doit avoir un compte privée
pour son patrimoine privé et autant de compte pro qu’il a d’activité pro.
Apport important de la loi : si l’entrepreneur se trouve interdit bancaire : Compte
affecté par cette interdiction ? La solution la plus favorable car l’interdiction est
limité au compte qui en fait l’objet (=en débit) : pas d’effet de contagion. La loi
initiale n’a pas prévue les règles mais l’ordonnance l’a corrigé en adoptant à cette
hypothèse la solution la plus favorable.
D’un point de vu juridique, les comptes sont autonomes même s’ils sont dans la même
banque. Cela signifie que le solde de chaque compte en pp est appréhendé
indépendamment et on ne fait pas de solde global.
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Hypothèses : Si l’un des comptes est en débit, le compte à le droit de faire des
ennuie même si le compte combiné des deux comptes est créditeur.
Pour éviter cette situation, il faut insérer des clauses dans la convention de compte
pour lié les comptes entre eux.
L’objet de ses clauses est de neutraliser la règle indiquer pour faire en sorte qu’il n’y
ait qu’un seule solde pris en compte par la banque : solde global et non compte par
compte. Deux types de clauses :
- compensation conventionnel des différents soldes : accord de
compensation : il a une portée limitée ne concerne que les parties entre elles
ce qui évite au client d’être en tort vis-à-vis de la banque. Ne lie donc pas les
tiers.
La CSQ : Cela ne peut être invoqué pour faire obstacle à une saisie.
Ce type d’accord ne peut pas être conclu en cas de période suspecte.
Les I des tiers sont protégés

- accord fusion de compte ou la lettre d’unité de compte : met à la charge de la
banque des O° elle va faire comme s’il n’y avait qu’un seul compte chaque
jours (=chargé du suivit de tout les comptes).
Doit mettre en œuvre tous les jours l’accord.
Que se passe t-il si la banque ne met pas en œuvre tous les jours cet accord ? cet
accord est utile pour W dans l’exportation (=faut faire le solde des différents
comptes mais aussi convertir les monnaie au jours le jours).
CSQ de cette pratique: perte de change : Qui supporte cette perte ? procès sur ces
question : 8 mars 2005 chambre commercial : deux comptes un en FRCS l’autre
en dollarsaccord de fusion mais la banque a mal mis en œuvre cet accord ce qui a
eu pour CSQ une perte: EN Appel c’est la banque qui a gagné.
La cour de cassation condamne la banque sur le fondement de l’article 1134
du code civil : la banque doit mettre en œuvre de bonne foi la clause, elle ne
doit pas la faire jouer en fonction de ses propres I  le banquier n’a pas le
droit de se contredire dans la MEO de la clause dans la convention d’unité de
clause.
On consacre l’interdiction de se contredire au détriment d’autrui
« estoppel ».
Ce pp a été consacré de manière générale dans le droit d’arbitrage et dans la PC
en France.
En réalité le droit bancaire consacré déjà ce pp : arrêt 1
er
chambre civil 4 mai
1999.
Le comportement de la banque est condamné à réparer le préjudice subit à
100% et en cas de PC : irrecevabilité de la demande en droit processuel.



39 | P a g e

III- comptes indivis et comptes joints
Un seul compte pour plusieurs titulaires : responsabilité des titulaires du comptes ? De
quoi sont –il tenu ? tenu des dettes des autres ?
Juridiquement il y a 2 situations possibles :
- comptes indivis : situation d’indivision : il faut l’accord de tous pour le
fonctionnement du compte. En d’autre terme pas de solidarité passive entre
les titulaire : responsable seulement de ce qu’il a accepté.
Les risques patrimoniaux sont donc minimes et le comte peut faire l’objet de
procuration ce qui implique la confiance.
En d’autre terme, juridiquement, l’appellation indivis est fausse leur
engagement est conjoint la dette se divise entre les titulaires. Si le compte se
retrouve avec un débit : la banque demande le remboursement mais en divisant
ses recours.
En ccl, le compte indivis n’avantage pas la banque et fait peser sur la
banque un risque d’insolvabilité d’un des titulaires.

- comptes joints : création des banques dans ce compte des clauses sont insérés
pour neutraliser ce qu’on vient de dire. Il y a une double solidarité : passif et
active (contrairement à l’autre compte). L’idée générale c’est de simplifier la vie
au quotidien.
Chacun peut faire tourner le compte sans l’accord de l’autre. Chacun peut
demander à la banque le paiement du solde (=solidarité actif) : créancier
solidaire et réciproquement chacun est débiteur solidaire de la banque
(solidarité passif).
la banque n’a donc pas à diviser ses recours, elle peut demander la totalité
de la dette à l’un des titulaires. le support juridique : article 1197 et suivant
du code civil. Ceci suppose des clauses dans la convention (=la solidarité passif
ne se présume pas).
La mise en œuvre de ce compte joint pose différentes difficultés :
o arrêt chambre commercial 18février 2005 : en l’espèce,
un couple ouvre un compte joint auprès de la BNP ensuite des
crédits sont accordés et des fonds sont mis sur le compte joint
et le mari dépense tout pour lui et le compte se retrouve en
débit. La banque attaque sont épouse en remboursement du
débit. Pour la CA, la banque ne peut pas poursuivre l’épouse
car elle n’a pas signé les prêt ni dépenser l’argent mais
l’arrêt d’appel est cassé par la cour de cassation
chaque titulaire est responsable et débiteur de la dette
même s’il n’en a pas profité. la dette ne se divise pas. le
risque est donc pour les clients et non la banque
40 | P a g e

o le compte joint est d’autant plus dangereux qu’idiot car fait
perdre un mécanisme de protection : arrêt 1ere
chambre civile 17 janvier 2006. en l’espèce, on a un
compte en débit alors la banque veut saisir le compte en
paiement de la dette. Le compte est ordinaire mari était
débiteur. Le solde créditeur ne peut être saisi.
Si c’est un compte ordinaire : compte ne peut pas être
saisi alors même qu’il est au nom du débiteur mais si c’es
un compte joint cette protection disparait.
o arrêt 2
ème
chambre civil : 7 juillet 2011compte joint
saisi : pendant la saisi, la saisi du compte n’avait pas été
annoncé à l’un des Co titulaire : CSQ sur la saisi ? si compte
indivis cela entrainerai la caducité de la saisi mais si c’est
un compte joint aucune conséquence
Dans les deux cas, on est présence d’un compte uniquement mais titulaires
multiples.
Cause des clauses de la convention des clauses comptent les situations sont différentes.
§3- le compte courant
C’est un compte, régime dérogatoire, dangereux pour le client mais avantageux pour les
deux parties.
Le compte courant c’est le compte des pros mais surtout commerçant, E, société (=pas
compte de dépôt) il est fait pour faciliter leur quotidien surtout avec la question de la
trésorerie.
C’est une qualification spécifique.
Certain auteur se demande si la distinction compte de dépôt, compte courant est toujours
d’actualités ? le point de départ de cet auteur : 2 arrêts qui ont fait se poser des
question sur l’utilité de cette distinction. Le prof ne partage pas ce point de vue car la
question qu’on se pose n’était pas posée dans ces arrêts).
D’autre part les autres éléments du débat n’ont pas été remis en cause.
Le droit positif permet de dire qu’il y a bien deux régimes : compte courant qui repose
sur une définition : caractérisé par la réciprocité des remises qui s’incorpore dans
un solde, solde qu’il peut dans la commune intention des parties varier dans un
sens ou dans l’autre. Solde alternativement à profit de la banque ou au profit du
client.
Cette définition résulte de JP : arrêt 9 octobre 2001 chambre commercial
Le compte courant a des caractéristiques spécifiques qui a des CSQ sur son
fonctionnement.
41 | P a g e

I- caractéristiques générales
La qualification de compte courant est contrôlée par le juge et échappe à la volonté des
parties. Un compte appelé compte courant n’en ai pas un forcément.
2 C° cumulatives :
- élément intentionnelle : « dans la commune intention des parties »  il faut que
les parties aient voulues que leur compte fonctionne comme un compte courant
CA que le solde puisse varier alternativement.
- C° matériel, objectif.
 Si les deux C° ne sont pas réunies, le compte n’est pas courant même si les
parties l’ont qualifié de la sorte
La remises des créances va entrainer certaine CSQ qui sont lié au fonctionnement du
compte à savoir le disponible du compte et le différé du compte (élément matériel,
objective du compte) : arrêt 15 MARS 2005 1
ère
chambre civil : en l’espèce, dans la
convention des parties, on avait la qualification de compte courant mais le compte n’avait
pas fonctionné comme un compte courant. Un litige né entre les parties quant à la mise en
œuvre de leur convention. La CA à contrôlé la qualification : l’élément matériel faisant
défaut elle a rejeté la qualification de compte courant.
La CC dit que la CA a exactement statué : question de droit contrôler par la CC.
Du point de vue matériel, un ensemble de caractéristique qui font la complexité du
compte et qui touche au caractéristique même des créances présentent dans le
compte :
- créances certain, liquide et exigible peuvent être inscrite au disponible du
compte. ce qui laisse entendre qu’une partie du compte n’est pas disponible
mais différé.
- pas forcément créance liquide exigible et liquide (=une peut faire défaut)
alors elle rentre dans le différé du compte. Cela permet de faire rentrer dans
leurs compte en banque les créances futur, éventuelle non échus. L’entré de ces
créances sur ce différé ne vaut pas paiement.
le paiement ne vaut que pour le disponible du compte.
La cour de cassation à une position plus stricte sur l’appréciation du différé :
L’enjeu ce sont les PC la difficulté c’est l’articulation de ce mécanisme avec les
PC. Compensation éventuel entre disponible et différé + opposabilité de cette
compensation au tiers.
Cette compensation dans le cas des PC à une opposabilité limité : en sont exclu
les créances futur donc compensation entre différé et disponible ne joue
pas.
Autre caractéristique : pp général d’affectation de toutes les créances CAD le client
s’engage à inscrire, déposer sur le compte tout les paiements qu’il reçoit de tout
ses clients.
42 | P a g e

C’est une garantie indirect qui renforce sa solvabilité mais pas d’OP. Néanmoins,
souvent cela est non négociable. Cela permet à la banque de mettre main base sur tout
les comptes de son client.
Si son pp d’affectation est admis mais pas respecté : engage la responsabilité du client et
peut entrainée des pénalités ou déclenchement des garanties.
Chaque partie doit être proprio de la créance remise. Puis ses remises doivent être
caractérisées par la réciprocité de ces remises liées à la C° d’enchevêtrement des
remises. Chaque partie va inscrire des somme sur le compte et ces remises sont en plus
alternés (=enchevêtrement). La cour de cassation distingue donc les C° de
réciprocité et d’enchevêtrement.
C’est une C° de qualification si elle n’existe pas se traduit en compte de dépôt ou
disparait cela équivaut à la clôture du compte. La cour de cassation à une conception
large de la C° de réciprocité et d’enchevêtrement car elle considère que le délit d’I
ou commission bancaire vaut réciprocité des remises.
Contrairement au compte de dépôt, le compte courant peut être en solde débiteur.
Le solde peut être créditeur ou débiteur. Le fait d’être en débit n’est pas une faute et
c’est cela qui permet la réciprocité et l’enchevêtrement.
Ce qui explique pourquoi le compte courant est adapté au droit des affaires : cela facilite
son entrait au quotidien car il peut avoir de la trésorerie.
II- fonctionnement du compte courant
2 grandes caractéristiques
- report de l’exigibilité du solde : cela signifie que le solde du compte n’est
exigible qu’à sa clôture. Si le compte se retrouve en débit, la banque n’a pas le
droit d’en demander le paiement tant que le compte fonctionne. Ce qui
avantage le titulaire du compte mais cela avantage aussi la banque elle-même car
si le débit n’est pas exigible, la dette n’est donc pas exigible et tant que la
dette n’est pas exigible aucune délai de prescription ne peut courir.
Ce mécanisme s’explique par l’indivisibilité du compte lié par la réciprocité
et l’enchevêtrement : tant que le compte n’est pas clôt rien n’est du.
Cela découle d’accord de clause : le mécanisme décrit lit les partie et inopposable
au tiers  CSQS : les tiers eux ont le droit de se prévaloir du solde alors même
que le compte n’est pas clos : donc tiers ont le droit de saisir.
2 arrêts 2009 et 2011 :
 Arrêt 2009 22 janvier : 1ere chambre civile : porte sur ce mécanisme
de report d’exigibilitéEn l’espèce, présence d’un compte courant et la
qualification n’était pas contesté. Le compte courant étant un compte pro
hors curieusement il y aune anomalie : un crédit à la conso avait été viré
sur le compte donc n’entre pas dans l’activité pro. Et le crédit à la conso
n’avait pas été payé par le titulaire du compte. Dans le crédit conso, il y a un
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délai d’extinction spécifique qui déroge au droit commun : 2 ans
(=nature forclusion). Sachant que le point de départ du délai c’est le 1
er

incident de paiement non régularisé.
Dans les faits, la banque avait agit plus de 2 ans plus tard donc la dette était
éteinte. la banque dit que c’est un compte courant, litige entre partie le
délai n’a pas pu commencer à courir car le compte n’était pas clos donc
pas forclos si arrive à faire prévaloir le délai du compte courant pas
forclos mais si délai de conso forclos ? la CC a fait prévaloir le délai du
crédit à la conso donc la dette est éteinte. Le délai de 2 ans a commencé
à courir alors que le compte n’était pas clos. la règle donner par la CC
est d’OP explication de la CC. le mécanisme de report d’exigibilité
neutralise les délais.
si la cour de cassation avait suivit le motif de la banque : la banque
pouvait totalement neutraliser une règle d’OP et en matière de crédit à la
conso la dette serait devenu imprescriptible.
Cet arrêt est en faveur de la distinction compte courant/compte à dépôt

 6 janvier 2011 Arrêt CILV 1 : deux questions : présence d’un compte
courant à vocation pro et ce compte c’est retrouvé à découvert avec un solde
débiteur.
La cour de cassation commence par une évidence : la destination pro
d’un crédit doit résulter d’une stipulation express (=crédit consenti sans
précisé sa finalité, cela est irréfragablement réputé être un crédit à la
conso donc le silence est en faveur du pro) CAD que si un crédit ne
présente pas sa finalité cela signifie qu’on est face à un crédit de conso
donc délai de 2 ans. Mais elle dit ensuite que les dispositions du code de
la conso ne sont pas applicable au compte courant donc c’est le report
de l’exigibilité qui va jouer au final. Elle ajoute que le compte courant à
vocation pro peut fonctionner à découvert.
En l’état du droit positif l’arrêt de 2011 ne remet en cause l’arrêt de
2009 simplement si le compte courant à vocation pro fonctionne à
découvert la règle de 2 ans ne joue pas et le débit n’est exigible qu’à la
clôture du compte (=délai ne commence à cour qu’à la clôture du compte).
En résume 2 hypothèses :
 Arrêt 2009 : crédit conso spécifique
Arrêt 2011 le compte à le droit de fonctionner à découvert : compte en
débit> disposition spécifique au crédit conso ne joue pas donc délai de 2
ans ne joue pas et donc c bien le report de l’exigibilité qui joue.

- Perte de l’individualité des créances : 3 explications pour justifier en droit la
théorie :
 conception classique : le mécanisme de compte courant repose sur
un mécanisme d’indivisibilité et de novation. Cette explication ne
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permet pas de rendre compte de toutes les caractéristiques du compte
courant : Elle n’explique pas pourquoi le solde du compte est saisissable
par les tiers avant la clôture= elle est donc incomplète. Elle permet de
voir ce qui se passe entre les parties
 mécanisme de compensation entre les créances inscrite : la
compensation est un mode d’extinction. Certains économistes lui reproche
le caractère trop civiliste et qui a pour CSQ l’effacement
 originalité du compte courant pour souligner sa spécificité et qui
explique qu’il va au-delà de l’esprit civiliste : théorie effet du
règlement : inscription au compte vaut paiement. de plus, la réciprocité
des remises équivaut à une garantie pour la banque
Conclusion : il y a un mécanisme d’indivisibilité entre les parties qui est inopposable
aux tiers, un mécanisme de compensation réciproque des dettes et des créances entre
les parties et enfin un mécanisme de paiement des créances qui rentre en raison de
l’effet de paiement.
§4 le régime des comptes bancaires
A- le fonctionnement du compte

I- le relevé de compte
C’est un élément important dans la vie du compte. il a une dimension :
- matériel : informer les clients de toutes les infos qui ont affectés le compte
depuis le précédant relevé. A travers cette fonction d’info, les banquiers rendent
comptent des missions (tous ce qu’ils ont fait sur le compte). Le relevé de compte
est normalement sur support papier : L 312-1-1 : indique un relevé mensuel qui
est gratuit. La convention peut permettre des relevé avec une périodicité plus
courte mais cette fois c c’est payant.

- juridique : a travers le relevé de compte le banquier rend compte de sa mission.
la question centrale est la suivante : que se passe t-il si le client ne dit rien cela peut
il permettre de mettre la banque à l’abri d’une action en responsabilité ? OUI : la
plupart des banques fait figurer au verso du relevé la disposition suivant «
le silence du client vaut approbation définitif des opérations ».
Quel est la portée juridique de cette clause ? Depuis lgtps il est admis que ce type
de clause constitue entre la banque et ses clients quand ce ne sont pas des
pros des clauses abusifs car il y a un déséquilibre significatif qui est accordé
par le pro à son propre avantage.
CSQ de cette qualification : clause réputé non écrite.
Cette qualification a été expressément retenu dans un jugement TGI paris 9
novembre 2005 même si la clause n’est pas déclaré abusif, le silence a une
45 | P a g e

incidence sur la charge de la preuve mais pas sur les délai d’action CAD
qu’en tout état de cause c’est le droit qui s’appliquera et non la clause.
Il revient au client de prouver l’erreur de la banque : arrêt chambre
commercial 26 mars 1996.
Du point de vue des délais jusqu’en 2008, le délai pour contester était de 10 ans : CA
de Paris 10 juin 2005 : en l’espèce, une contestation a lieu plus de 10 ans après : l’action
est recevable car le client a porté des éléments qui lui donnait raison et la banque n’avait
pas les docs nécessaire pour contester la demande du client.
Loi de 2008 : délai réduit à 5 ans
Depuis transposition de la DSParticle L 133-24 du COMOFI dans le champ
d’application de la DSP le délai de contestation a été ramené à 13 mois et c’est un
délai de forclusion. Si on est hors du champ d’application de la DSP ont est dans le
délai de 5 ans
TGI de Paris 9 juillet 2005 : le TGI a retenu 8 clauses abusives dans la convention de
compte. La cour de cassation dans un arrêt important 3 février 2011 B+B+R+I : elle
déclare recevable les actions d’association de conso qui attaque les modèle type
de contrat. Les 7 grosses clauses abusives :
- 1
ère
clause : Une relative au O° de délivrance du chéquier. La convention
précisait que la délivrance du chéquier est soumise à l’agrément de la banque. Le
refus n’a pas à être motivé considéré comme clause abusive : Si elle refuse elle
doit motiver sa décision
- 2
ème
clause : restitution du chéquier : la convention de compte laisse entendre
la même chose : discrétion de la banque sans motif : juger de clause abusive
- 3
ème
clause opposition faite sur des chèques en circulation : la convention de
compte laissait entendre que pour que l’opposition soit prise en compte on
notifie à la banque l’opposition
Est ce que la banque est en droit d’exiger l’identification précise du chèque ? sur
chaque chèque figure un numéro précis du chèque. A défaut de numéro, la
convention disait que sans ce numéro l’opposition est irrecevable. Cela a été
considéré d’abusive. la convention vise tous les chèques en opposition.
- 4
ème
clause : carte bancaire et les C° de délivrance de la carte bancaire : la
convention de compte laisser croire que les C° de délivrance étaient à la
discrétion de la banque aussi bien pour la délivrance de la carte que pour le
retrait. Cela a été considéré comme une clause abusive.
Si elle a un PB cela doit être motivé.
- La 5
ème
clause concernait l’opposition sur carte bancaire : ici la convention de
compte exigeait que l’opposition soit confirmée par écrit et ce sans délai : clause
abusive car en réalité une opposition verbale est verbale est valable.
- La 6
ème
clause était relative à la portée du silence : dans la convention c’était 3
mois.
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- La 7
ème
clause concernait les opérations après la clôture du compte : la
convention laissait croire que la banque pouvait compenser n’importe quelle
créance qu’elle aurait sur le client avec le solde créditeur : le simple fait d’induire
en erreur est abusif.
- La 8
ème
clause était relative aux conditions de modification de la convention
de compte : 2 points concernant cette clause. Le 1
er
point ce n’est plus du droit
positif : la banque peut modifier les éléments de la convention de compte ce n’est
plus abusif. Le 2
nd
point concernait le délai accordé au client pour réagir à la
modification de la convention. Il ‘était d’1 mois donc inférieur au délai
règlementé.
En conclusion sur cette liste, on constate que les banques n’hésitent pas à insérer des
clauses abusives.
La question des erreurs présentes dans le relevé de compte : il peut y avoir plusieurs
types d’erreur : informatique, matérielle…
Pour le paiement qui arrive par erreur sur le compte : 2 hypothèses :
 Débit : ça ne pose pas de problème en particulier car responsabilité automatique
de la banque.
 Crédit :
o Hypothèse de la répétition de l’indu :
 L’indu subjectif : celui a reçu le paiement par erreur est
appelé l’accipiens et celui qui a payé par erreur est appelé le
solvens (la banque ici). Là c’est l’hypothèse où l’accipiens a
reçu un paiement qui était réellement du par un tiers. La
banque peut–elle demander le remboursement ? Oui mais
elle est tributaire de conditions : il faut que la banque
prouve son erreur. Si elle le prouve, elle a alors droit
d’effectuer la répétition et d’inverser l’écriture sur le compte
du client.
Le client peut obtenir réparation si l’erreur procède d’une
faute de la banque. Il y aura donc réparation totale du
préjudice causé. Le client peut obtenir réparation du
préjudicie subit si l’erreur procède d’une faute de la banque.
Dans la JP, on doit distinguer l’erreur de la faute : arrêt 17
février 2006 distinction faute erreur.

 indu objectif : le paiement n’est pas du tout dû : l’accipiens
n’était pas créancier : est ce que la banque peut obtenir
répétition ? OUI et comme le paiement n’était pas du, la
réparation est sans C° : la banque n’a pas à prouvé son
erreur en vertu de l’article 1376.
47 | P a g e


Il se peut que la répétition pèse un préjudice au client : peut-
il obtenir réparation ? OUI à partir du moment où il
prouve l’erreur de la banque.
Le bordereau DAILLY : contre qui la banque solvens va-t-elle agir ?contre le client ? ou
contre la banque qui tient le compte ?
o La CC a considéré que la banque solvens pouvait agir contre la
banque mandataire.

o Après décès de l’auteur qui était lié à cette solution, cette solution a
été abandonnée par la CC dans un arrêt du 10 janvier 1995 : en
l’espèce : la banque solvens adresse par erreur deux fois le même paiement
par virement au client : Le client fait faillite, ainsi, est ce que la banque
solvens peut poursuivre la banque mandataire qui elle n’est pas en faillite ?
Ou bien la banque solvens peut-elle agir contre le client lui-même ? L’action
doit être dirigée contre le client et donc l’action ne sert à rien.
CSQ : la banque mandataire est elle-même créditeur du client en
faillite ce qui est un avantage pour elle car elle peut se payer elle
même. Ce qui porte atteinte aux bordereaux Dailly.

II- frais et Commission de fonctionnement :
La loi RDF du 22 octobre 2010 pour combattre le fait de la flamber des tarifs
bancaires, elle a trouvé utile de créer un observateur des tarifs bancaires : 1
er
rapport
en 2011 : hausse des tarifs bancaire : +12,7% de frais de retrait des cartes bancaire au
guichet lorsque ce n’est pas le réseau de a banque.
Pour les Frais bancaire de base : chèque, relevé, opérations de caisse : le principe est la
gratuité ; sauf les chèques sans provision et les prélèvements lorsqu’il n’y a pas de
provision. Les textes de loi se sont baladés, ils n’étaient pas à jour : L 310-1 et suivant
du CMF :
La banque a-t-elle le droit de facturer des frais de retrait lorsque le client retire
des espèces ?
- si c’est des retraits d’espèce dans le réseau de la banque, la banque n’a pas le
droit de facturer des frais en théorie mais certaines banques le font. Cela est
interdit car porte atteinte au droit du dépositaire.

- Si le retrait à lieu en dehors du réseau : la banque à le droit de facturer des
frais car l’utilisation d’un réseau concurrent entraine des frais pour la
banque elle-même.
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Quand la banque modifie sa politique tarifaire, elle peut le faire en tout état de cause, elle
peut tout faire mais elle doit respecter un délai de deux mois : arrêté du 19 juillet
2009
III- intérêt des découverts
Quelles sont les C° qui entourent le droit pour la banque de percevoir des I ? C’est ce qu’on
appelle les agios.
Si les C° ne sont pas respecté, la banque n’est pas en droit de facturer des agios mais si
elle le fait le client peut assigner la banque et la banque devra le rembourser.
1- La stipulation d’I
Elle repose sur l’article 1905 du code civil : elle illustre la pertinence de la distinction
entre compte courant et compte de dépôt.
La stipulation d’I est nécessaire pour le compte de dépôt mai elle est superflu pour le
compte courant. Autrement dit, s’il n’y a pas de stipulation d’I dans le compte
courant cela ne pose pas de PB la banque a quand même le droit à des agios mais
si cela n’est pas fait dans le compte de dépôt, la banque n’aura pas le droit aux
agios.
Stipulation d’I : cette clause va poser le pp même de l’I sans donner son montant due
mais sans définir son montant.
Il y a de la JP sur cette question :
- compte de dépôt : c’est dans la convention d’ouverture de compte que la clause
sera prévue
- compte courant : cela n’est pas nécessaire

 aujourd’hui c’est une clause hostile

2- la stipulation du taux d’I
Ce qui va être déterminé c’est le montant de l’I.
Les enjeux éco sont important : plus le taux d‘I est important plus les enjeux éco sont
important si la banque n’a pas respecté les C°/ car il y a répétition des I indu :
- la banque a respecté l’ensemble de la réglementation : dans ce cas elle aura
droit au taux voulu
- si elle n’a pas respecté la réglementation : ce n’est lus l’I voulu mais l’I légal

a- fixation des taux

 fixation du taux initial : deux règles :
49 | P a g e

 Article 1907 du code civil : il dit que ce taux doit être fixé par écrit.
Deux questions apparu : quelle est la porté de cet écrit ? preuve ou validité ? pas
d’usage bancaire car ne concerne pas les non commerçant : l’écrit est une C° de
validité et pas seulement une question de preuve.
Pour les comptes courants : il y avait des usages bancaires : pas besoin d’écrit
pour le taux. En 1988, la CC dit qu’il s’agisse de compte de dépôt ou courant :
elle fait de l’écrit une C° de validité même pour les comptes courant : 1
ère

chambre civil 9 février 1988/ chambre commercial 12avril 1988. Cela vaut pour
toute forme de prêt ou de découvert : la règle a donc une portée générale.
Une limite cependant : la sanction est une nullité relative et non absolu. Ce qui
veut dire que c’est le client qui doit soulever ce PB, le juge ne peut pas le
relever d’office. A partir de la date de la perception de l’I indue, on a 5 ans
pour agir.

 il y a des dispositions dans le code de la conso : comment appliquer le code
civil et le code de la conso ? L 313-2 consommation : prévoit que le TEG doit être
fixé par écrit et il y a une sanction dans le code de conso : C° de validité + amende
à l’encontre de la banque de 4500 euros.
Le contentieux à rebondi après 1998 et les banques ont prétendu que les
applications du code de la conso était inapplicable aux banque lorsque le litige
concernait les banques et commerçant pour en déduire que pour les comptes
courant on n’avait pas besoin d’écrit. La CC n’a pas suivit elle exige le respect du
code de la conso même dans un rapport pro/ commerçant.
Que ce passe t-il si la banque n’a pas le droit au I prévue ? Tout dépend du respect de la
réglementation. Les difficultés portent sur la restitution.
Modalité de restitution Le délai pour agir est la portée du silence du client lorsque les I
ont été portés sur son compte. Les banques ont prétendu pour faire obstacle à la
répétition : que le silence du client valait confirmation de l’acte nul. La CC a refusé cette
analyse en se fondant sur l’article 1906 du code civil qui porte sur l’imputation des
I : l’imputation des I indu ne vaut pas paiement au sens de l’article 1906 ; donc le
client à le droit à restitution même s’il a garder silence. Le silence n’a donc aucune
portée.
b- variation des taux
 variation des taux initial !!!! : est ce que la banque peut faire
varier le taux ? on serait en présence d’une modification du prix en
cours d’exécution du contrat de manière unilatéral alors qu’on est
dans un contrat synallagmatique ce qui serait en faveur de la
partie forte au détriment de la parti faible.
En droit anglo-américain, les banques ont le droit de faire varier
le taux pendant tout l’exécution du contrat.
50 | P a g e

En droit français : le prix est un élément essentiel (=doit être
déterminable ou déterminé et cela doit se faire au moment de la
CCL du contrat d’un commun accord). Par CSQ le prix ne peut pas
être bougé sauf en cas d’un commun accord.
A défaut d’accord cela entrainerai une nullité. pour différente
raisons ; sécurité juridique, prévisibilité juridique. Il est important
de savoir de quoi on est responsable, quelle sont nos dette ??... On
Et cela est exigé pour protéger la partie faible…
Cela a été sacrifié par la CC dans 4 arrêts en date du 1
er
décembre 1995 ASP : la CC
n’en fait plus une C° de validité dans un certain nombre de contrat en commençant
par les contrats cadres et les Ct de provision. Par conséquent le prix peut varier en
cour d’exécution de manière unilatéral alors qu’on est en présence d’un contrat
synallagmatique et cela n’entrainerais pas la nullité.
la limite fixée par la cour de cassation est l’abus dans la fixation du prix.
CC a transposé aux opérations de crédit : Cal 9 juillet 1996 : la banque peut faire
varier le taux d’I au cours du crédit.
A partir de cet arrêt, la cour de cassation admet la variation possible du taux d’I en cour
d’exécution du cours du contrat. Le taux va se mettre à flotter, ce qui va entrainer
l’insolvabilité de certaines personnes.
Il y a une volonté du pouvoir public de maintenir la légalité du taux
d’I.
Modalité : la CC admet le pp mêmec’est valableà quel C° la
variation des T est possible ? Est que la banque qui va faire varier le
taux doit informer le client ? Cette question a été posé à la CC 20
décembre 2007 : P+B+R+I En cas de variation du taux d’I, la
réglementation est l’article L 313-2 la règlementation n’en
fait pas une O° pour la banque d’informer le client que le taux
va varier/ aucune info n’est du.
Une loi du 3 janvier 2008, article L 312-8 et L 312-14-2 :
- la banque doit remettre une notice qui va expliquer au client les C° théorique de
l’évolution du taux avec une simulation théorique de l’évolution du taux en
fonction des paramètres. Ensuite en cour d’exécution du contrat, si le taux bouge,
la banque n’a pas à informé le client. Elle l’informe qu’au moment de la
conclusion du contrat
- pour le crédit immobilier, lorsque le taux est variable, une fois par an
seulement la banque doit porter à la connaissance du client le K qui reste à
rembourser
CCL : les banque peuvent faire varier les taux ce qui entraine beaucoup d’abus et rend
certaine personne insolvable. Et aucun effort du législateur pour améliorer el choses.
51 | P a g e

c- taux applicable après la clôture du compte

 si la clôture du compte fait apparaitre un débit ? quel taux on va appliquer ?
Ce sont nécessairement les taux légaux qui vont être appliqué et non le taux d’I
contractuelle.
IV- l’anatocisme
Il s’agit de la question de la capitalisation des I
On suppose un K qui produit des I : en combien d’année un K doit-il doubler s’i l y a des I ?
(=70/ taux d’I).
 Si le taux d‘I est de 7% le K double en 10 ans (70/7)
 si le taux d’I est de 14% le K double en 5 ans (70/14)
 Si le taux d’I est de 20%, la dette double en 3 ans et demi
On constate que le résultat n’est pas proportionnel mais exponentiel.
Le taux d’I est de 20% : la dette double en 3 ans 1/2. On comprend pourquoi les dettes
des états ne sont plus viables quand le taux augmente car la dette va augmenter
rapidement. Cela est du à la capitalisation des I les I sont capitaliser c’est-à-dire que l’I
va produire des I ce qui va produire la faillite du créancier.
Le droit apporte des réponses à ces questions : est ce qu’on admet le pp ? et pour quelle
périodicité ?le droit civil reste inchangé depuis 1804 qui donne des réponses pour le
droit civil : pour les deux questions :
- pour la première question sur le PP, le droit civil admet la capitalisation des I a
fortiori pour le droit commercial.

- Deuxième question pour les MODALITES/PERIODICITE : modalité
(=périodicité) diffère pour le droit commercial : quel intervalle de temps va être
exigé entre chaque capitalisation de l’I ? : l’I échu et non payé va être transformé
en K et c là qu’il va produire des I. la
périodicité prévue par le code civil : 1 an.
C’est la solution d’équilibre trouvé par le code civil.
En droit commercial ces règles ne jouent pas, on parle d’usage de droit contrat
legem qui déroge à une règle d’OP cela veut dire que dans les relations entre
les banque et les commerçant dans le cadre de compte courant la
capitalisation peut intervenir pour des périodes plus courte : 1
ère
chambre
civil 4 décembre 1990.
1ere chambre civil 9 février 2012 : La cour de cassation vient de rendre 1 arrêt qui
change l’état du droit qui concerne le crédit à la conso : emprunteur défaillant et la
banque demande la capitalisation du taux d’I échu non payé en plus du
52 | P a g e

remboursement.
La CC refuse l’application de l’article 1154 du code civil en matière de crédit à la
conso. Elle fait prévaloir le droit spécial sur le droit commun (=code de conso sur
le droit civil).
Dorénavant la capitalisation des I prévu par l’article 1145 ne joue plus en droit
français pour les crédits à la conso. Ecarte l’anatocisme en matière de crédit à la
conso.
V- les dates de valeur
Les banques avaient l’habitude d’anti daté et de post daté les paiements qui arrivent sur
le compte.
Ce qui arrive au :
 crédit du compte est post daté
 et ce qui arrive au débit du compte est anti daté.
Hypothèse : Le même jour le client pose un chèque de 1000 euros et le même jour il se
retrouve en débit le compte va être pendant plusieurs jours en débit. Ce qui va entrainer
des agios. Et tout cela en raison des dates de valeurs.
Dans le passé, ces dates de valeurs, pouvait aller jusqu’à 10 jours : est ce que ces
pratiques sont légales ? la banque peut-elle changé la date ?
Pendant longtemps cela été déclaré come légal. Ces parties avaient pour
contrepartie au final la gratuité des chèques.
Question venu devant la CC : chambre commercial 6 avril 1993 : elle donne une
réponse nuancée : légal et illégal :
- elle admet le mécanisme des dates de valeurs pour les chèques.
- pour les autres types de paiements : virement, paiement par carte, dépôt
d’espèce : date de valeurs illégales
 la raison juridique est la suivant : droit commun et ici c’est la
cause en vertu de l’article 1131 du code civil sur lequel on se fonde
: pour les chèques la cour de cassation considère que s’est
causé : délai technique dans le système bancaire de télé
compensation des chèques.
Le chèque fait l’objet d’un traitement qui justifie cette pratique.
 dans les autres hypothèses illégal car pas de cause : pas de délai
c’est instantané : date de l’encaissement correspond à la date de
traitement.
Prescription de délai pour agir : délai pour agir est de 5 ans à compter de l’opération
critiqué : 16 mars 2010 chambre commercial CC.
53 | P a g e

Le droit communautaire s’en est mêlé : on a considéré comme critiquable cette pratique.
Article L 133-14-1 du CMF : distingue comme la CC l’hypothèse légale pour les chèques
seulement. La règle est d’OP.
Si la convention de compte prévoyait des dates de valeurs, la clause est réputée non
écrite.
Pour les chèques, avant la DSP les banques fixé elle-même le délai ( 2 à 5 jours) mais la
DSP a posé un délai qui est désormais d’1 jour ( J+/-1 jours) en vertu de l’article L
131-1-1.
Cette règle ne concerne que les chèques libellés en euros. Pour les chèques libellés dans
une autre monnaie, la banque pourra pratiquer des délais de valeur plus long.
VI- la contrepassation des écritures
Article L 133-10 II CMF
La banque va inverser l’écriture. Juridiquement on parle de contrepassation de
l’écriture
Concerne en particulier :
- paiement fait par erreur
- chèque falsifié
- chèque sans provision

VII- la saisie du solde du compte bancaire
Cela va mettre en cause plusieurs personnes :
 le débiteur qui va être saisi = débiteur saisi
 le créancier qui va agir, la banque qui tient le compte = débiteur tiers saisi
Les enjeux sont important : plusieurs I en présence s’affronte
- I du créanciers d’être payé : lutter contre la fraude, insolvabilité organisé.
- I du débiteur lui même que ces droits soient :
o défendu
o contrôle soit bien effectué
o la saisi se fasse dans la dignité (=CEDH)
o et que les biens saisis ne soient pas pour des prix dérisoire.
- I du droit bancaire lui même (=fonctionnement des banques) : spécificité
bancaire lié au secret bancaire : la banque n’a pas à opérer. Elle se retranche
derrière le secret bancaire mais si on veut que la saisie du compte bancaire soit
efficace, il faut remettre en cause les I des banquiers tiers saisi et posé des
atteintes et dérogation au secret bancaire.
A l’échelle euro : le parlement euro souhaite améliorer la saisi des avoirs bancaire :
lutte contre la fraude/ l’évasion fiscal…
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Le parlement met en place une saisie euro des avoir bancaire : procédure unifié à
l’échelle de l’Europe : un modèle unique des saisies d’avoir bancaire
Décret 31 juillet 1992 : modifier à plusieurs reprises : abrogé par ordonnance du 19
décembre 2011 qui crée le code des procédures civiles d’exécution.
Ce code n’est pas en vigueur (=entre en vigueur en juin 2012).
Ce code est ambitieux, l’ensemble de la matière est modifié (=saisi mobilière, saisi
immobilier, saisi compte bancaire).
La démarche va être la suivante : : il faudra tout d’abord examiner l’obligation à la dette
pour qu’il y ait saisie du compte bancaire. Ressortent des spécificités : il ne faut pas avoir
de compte joint. Ensuite, il faut voir la créance objet de la saisie, et enfin, la créance,
cause de la saisie, c’est-à-dire droit du créancier saisissant.
a- O° à la dette (=quand est ce qu’on peut être débiteur ?) :
Il existe des spécificités en droit bancaire : pas de difficulté s’il y a un seul débiteur.
Le droit contemporain à pour préoccupation de protéger le patrimoine familial. Le droit
français c enrichie de plusieurs outils juridiques qui permet de protéger le patrimoine
familiale : le législateur considère que les dettes découlant de l’activité pro
doivent être payé et récupérer par le créancier. En revanche, le législateur se
préoccupe du patrimoine privé pour éviter que les débits du patrimoine pro
entraine des difficultés du patrimoine privé.
EIRL : créer en 2010
Déclaration d’insaisissabilité : créer en 2003 L 526-1 du code de
commerce : rendre insaisissable le logement familiale. Est –elle efficace à
l’encontre d’une PC ? Pas de réponse de la loi.
La doctrine disait qu’elle n’avait aucune efficacité et c’est pour cela qu’on a créé
EIRL. La CC a décidé le 28 juin 2011 que la déclaration d’insaisissabilité était
opposable dans une PC.

Qu’en est t-il pour les régimes mat ? Le droit français favorise l’indépendance
des époux pour les actes normaux ce qui passe par l’indépendance bancaire.
Pour les actes graves, il faut l’accord des 2.
Pour ces actes l’octroi d’un crédit est un acte important et le droit de poursuite de
la banque va être tributaire des modalités de passation du crédit : hypothèses à
distinguer :
 si un seul époux emprunte avec ses bien propres et revenu :
peut agir seul mais l’autre époux n’est pas lié à a la dette. La banque
n’a pas le droit de saisir l’autre époux. En matière de saisi de
compte, il faut distinguer 2 situations :
o si l’autre époux se porte caution : si le conjoint cautionne
seul il n’engage que les biens propres et ses revenu, à
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l’exclusion des biens communs et des biens propres de
l’autre conjoint
o En cas de Co-emprunt : si l’autre conjoint donne son
accord à l’engagement, le débiteur engage ses biens propres
ses revenus et les biens communs
La banque exige que les deux époux se porte co
emprunteur : ils sont tout les deux obligés à la dette : c’est la
totalité des biens du couple qui sont engagé
Présomption de communauté : Arrêt 17 janvier 2006 : l’un des époux se porte caution
d’une dette : La dette n’est pas réglée. L’époux caution est poursuivît en paiement de la
dette. Le créancier entend saisir le compte bancaire. Le compte était ouvert au non
uniquement du débiteur. il était le seul débiteur.
Réponse de la Cour : le compte a été déclaré insaisissable à cause de la présomption
de communauté. Dans le régime légal, il y a une présomption de communauté des
fonds, celle-ci joue pour l’argent sur les comptes bancaires, même si le compte est
ouvert au nom d’un seul des époux. Or ici, le compte était ouvert au nom d’un des
époux: le compte bancaire est alors insaisissable
Présomption de communauté des fonds qui joue pour l’argent qui figure sur le
compte
 le créancier saisissant doit renverser la charge de la preuve et
prouver que l’argent sur le compte n’est pas commun mais
propre.
Tant que les époux sont mariés le créancier ne pourra pas
rapporter la preuve que le compte est propre. Il y a donc un I à ne
pas avoir de compte joint.

CA AIX EN PROVENCE 4 SEPTEMBER 2008 : montre la différence entre la porté entre
caution et codébiteur solidaire.
Cette affaire montre que la protection du débiteur solidaire recule par rapport à la
caution. Si la personne est codébiteur solidaire cela entraine l’immiscions de l’article
1326, 2292 et L 341-2 du code de la conso.
Arrêt 1
ère
chambre civil : 20 mai 2009:
la solution est la même que dans l’arrêt 2006 : insaisissabilité du compte alors que la
dette n’est pas contesté. Et cela toujours, pour des raisons de charge de la preuve. La
charge de la preuve de la propriété des fonds pèse sur le créancier saisissant
Différence avec l’arrêt de 2006 : la situation est différente : le compte était ouvert
au nom des deux époux : compte indivis et non joint. En plus, ils étaient marié sous le
régime de la SB et encore plus remarquable la CC soulève d’officie le moyen pour casser
l’arrêt d’appel.
56 | P a g e

En résumé sur ce point, il y a une situation favorable aux époux que ça soit ouvert au
nom du débiteur ou des deux époux, quelque soit le régime.
La situation est temporaire et la protection tombe à la dissolution de la communauté.
Cette protection est liée au mariage.
C’est la charge de la preuve qui s’inverse : divorce ou décès.
L’arrêt intéressant 1
ère
chambre civil : 19 septembre 2007 : la dette avait été conclue
par un seul des époux et le créancier a attendu la dissolution du mariage pour agir. La CSQ
est donc l’inversion de la charge de la preuve.
Arrêt 8 juillet 2009 P+B+I : Prélèvement fait par un époux sur le compte de l’autre à
l’insu du titulaire du compte. La banque a été condamné à re-créditer le compte.
Cependant la banque a une action subrogatoire contre l’époux qui a fait le
prélèvement.
b- le rôle de la banque tiers saisi
Le point de départ c’est un PB d’interprétation des textes.
La banque tierce saisie est la banque qui tient le compte du débiteur.
Le débiteur est poursuivit et par hypothèse il y a de l’argent sur le compte.
La difficulté est ce que la banque tiers saisi est obligé de participer ou peut –elle se
retrancher contre le secret bancaire pour mettre à l’abri l’argent sur le compte ? En
présence des deux I CAD d’un coté le droit du banquier/créancier saisissant et le secret
bancaire : JP a tranché en faveur du droit du créancier saisissant. Il y a une remise en
cause du secret bancaire au profit du créancier saisissant et la loi fait O° à cette
banque de participer à la procédure.
Le fondement textuel est l’article 60 de la loi de 1991 qui comporte deux alinéas+
article 238 du décret de 1992
 « la banque tiers saisi doit informer le créancier saisissant, l’objet de cet
information est la nature des comptes du débiteur, l’info la plus importante
est le montant du solde (=nombre de compte/montant) au jour de la saisi et
également une indication de toute les opérations qui sont affectés et les ou
le comptes depuis le jours de la saisi inclusivement » :
==> la loi pose une O° d’info mais que ce passe t-i si le banquier refuse ? Ou
répond mais mal (exprès ou incompétence) ? On a une même sanction
pour les deux hypothèseil devient responsable des causes de la
saisie c’est-à-dire qu’il est lui-même débiteur et c’est lui qui sera
saisie : il devra payer alors même qu’il n’y a rien à saisir sur le compte
Par exemple 19 mars 2009 : saisine inefficace/le banquier n’avait pas
répondu. La CC répond que le banquier tiers saisi doit payer même si la
saisie du compte est inefficace. Cette sanction a pour objet d’inciter le
banquier à participer car sinon ça sera lui qui devra payer. Donc le
risque pèse sur le banquier.
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Cependant si le banquier paye et qu’il n’y a rien sur le compte, il aura un recours contre
le vrai débiteur.
Cet arrêt ne répond aux hypothèses :
 si la banque répond correctement : elle ne peut pas être poursuivit
 si la banquer répond mais mal : est ce qu’on applique la sanction prévu
qui est une sanction automatique ? la CC a neutralisé le texte: la sanction
n’est plus automatique et elle va être tributaire de C°. En d’autre terme en
se fondant sur l’existence des deux alinéas. Ce qui avantage la banque tiers
saisi.
La situation est la suivante : si la banque répond mal que ça soit par
incompétence ou mauvaise foi : « réponse incomplète,, inexacte ou
mensongère », pas de sanction automatique, c’est uniquement le
droit commun de la responsabilité qui jouera .
Exemple : 26 mai 2011 2
ème
chambre civil : c’est un arrêt de cassation.
Dans les faits, la banques n’avaient pas précisé le montant des sommes
détenues et puisqu’il n’y avait aucune précision la CA avait considéré qu’on
devait sanctionner par une sanction automatique.
la CC casse CA : répond même s’il n’y a pas d’élément, cela reste une
réponse quand même car la banque ne s’est pas abstenu de répondre.
C’est le droit commun qui va être appliqué donc faudra prouver : la
faute, le préjudice et le lien de causalité. Si l’un de ses éléments
manque aucune réparation ne sera possible. La charge de la preuve
pèse sur le créancier saisissant. En pratique le créancier saisissant va
butter sur la preuve du lien de causalité : il ne va pas réussir à prouver
que la faute de la banque lui a causé un préjudicie distinct.
Par conséquent, souvent la CC casse les arrêts de la CA qui ont statué sur
le droit commun de la responsabilité et cela en raison de ce manque de
lien de causalité.
S’il n’y arien à saisir sur le comte, la banque ne doit rien.
La CC est parvenue à un point d’équilibre qui restaure l’I de la banque tiers saisi et C une
JP qui n’incite pas les banques à faire correctement leur travail.
S’il y saisi : la CSQ de la saisi on suppose que le compte est créditeur : ce solde
créditeur est bloqué au profit du créancier saisissant et le solde devient disponible pour
le titulaire du compte. C’est une mesure particulièrement efficace. Cet effet de blocage
ne vaut que pour la saisie attribution et non pour la saisie conservatoire.
 Pour la saisi attribution il y a transfert immédiat de la propriété des
fonds au jour de la saisi et non pas à a fin de la procédure. Ce
transfert ne joue pas s’il y a saisi conservatoire.
58 | P a g e

 Effectivement pour cette saisie conservatoire il y a un I important
car c’est l’attribution du privilège du créancier gagiste.
Effet de blocage lui-même : l’indisponibilité du compte est proportionnel au montant de
la créance cause de la saisi : exemple : s’il y 2000 euros sur le solde du compte saisi :
effet de blocage c’est 1000 : c’est proportionnel.
La loi de 1991 avait prévu ce mécanisme d’indisponibilité partiel avec le critère de
proportionnalité alors que le décret avait prévu une indisponibilité total ce qui était
légale.
Ce mécanisme est perturber si sur le solde figure des créances insaisissable : que ce
passe t-il ? Evolution du droit qui est lié à la crise : une évolution JP et législatif : Loi 13
décembre 2010 :
 du point de vu de la JP :
 12 juillet 2007 2
ème
chambre civil : dans cette affaire le titulaire
du compte était au RMI. Le RMI est insaisissable. Il avait réussi à
épargner une partie de ce RMI. Vu qu’il a épargné, le RMI épargné est
insaisissable pour le créancier. la CC dit que le RMI même
épargner est insaisissable. c’est un arrêt de cassation
 jugé en 2008 : les indemnités de départ à la retraite sont
saisissables.

 du point de vue législatif
 le mécanisme d’insaisissabilité du au RMI fonctionnait mal car le
dispositif n’avait rien d’automatique. C’était au débiteur saisi d’aller
dire à sa banque que ce RMI ou RSA n’était pas saisissable. La
banque n’en n’avait rien a faire. En pratique ce type de créance
insaisissable était saisi par l’incompétence des banques.
C’est la loi du 12 mai 2009 complété par un décret de 2009 qui
est devenu un article 47-1 de la loi de 1991 à créer le RSA
bancaire CAD que dorénavant c’est automatique l’insaisissabilité est
automatique, c’est à la banque de faire ses formalités.
Cela est entré en vigueur en aout 2009.
 loi du 13 décembre2011 est venu améliorer la situation du
débiteur saisi en RSA : le dispositif est compliqué : L3252-3 du
code du travail : le dispositif d’insaisissabilité a été étendu dans
le cadre du couple
 Combinaison EIRL et RSA : quel est la porté de l’insaisissabilité si le
bénéficiaire de l’EIRL reçoit aussi LE RSA ? le mécanisme
d’insaisissabilité ne joue que sur le compte perso et non sur le
compte pro. L’insaisissabilité ne joue pas pour le compte pro.
59 | P a g e

On a une amélioration des situations du débiteur saisi.
c- la contestation de la saisie
Que ce passe t-il si le débiteur saisi conteste la procédure ? 3 difficultés distinctes :
 le débiteur peut contester l’existence de la créance : PB de compétence
juridictionnel : le juge compétent pour apprécier la valeur du titre ? juge du
fond ou de l’exécution ?
 si juge du fond il faudra faire un procès sur le titre de la créance
 alors que si c’est le juge de l’exécution c’est une procédure plus simple ce
qui est plus facilite pour le créancier. la question s’est posé dans une
créance d’un acte notarié :
18 juin 2009 2
ème
chambre civil : cet arrêt à changé l’état du droit : la CC a retenu la
compétence du juge de l’exécution et cela même en présence d’un acte notarié ce
qui renforce l’efficacité de la procédure et le rôle important du juge de l’exécution.
On peut voir que le droit des procédures civiles de l’exécution acquiert une certaine
autonomie au final car on n’a pas besoin d’aller devant le juge du fond.
 si le débiteur conteste la procédure, quel est la CSQ sur le transfert? la cour
de cassation immédiate ? répond 2
ème
chambre civil 1
er
octobre 2009 :
Elle considère que la contestation de la saisi entraine la paralysie du
transfert immédiat de la propriété des créances, des fonds et le
paiement sera différé pendant toute la procédure.

 TGI Bordeaux 28 décembre 2010 : fait apparaitre un grave PB de
procédure qui n’est pas tranché dans la loi.
Dans les faits la loi de 1991 en particulier le décret de 1992 prévoit des
délais pour la procédure : délai de 15 jours qui est prescrit à peine
d’irrecevabilité.
Les faits sont les suivant : contestation initiale de la saisie par l’avocat
dans le délai de 15 jour de la signification mais l’acte effectué par l’avocat
était affecté par une irrégularité de forme. Cette irrégularité de forme a
entrainé la nullité de l’acte par le juge de l’exécution. Le créancier a alors
demandé une disposition de l‘article 2241 code civil pour délivré une
nouvelle assignation immédiatement et cette fois ci elle était régulièrement
en forme. Du coup la nouvelle assignation était au-delà du délai de 15 jours.
Est ce que la 1
er
assignation fait dans les délais mais en réalité irrégulière a
pu interrompre le délai? Que ce passe t-il lorsque l’acte initiale n’est pas
bon, est ce que cela interrompt la prescription ou non ? la CC en 2006 a
décidé que l’erreur commise par l’avocat n’était pas grave car elle
interrompait les délais et y compris pour la prescription et
forclusion. Cette solution a été consacré dans l’article 2241 code civil :
que ce soit pour la prescription ou la forclusion : il y interruption est
60 | P a g e

donc ça permet de réassigné même si l’avocat s’est trompé
initialement. le TGI de bordeaux considère que les délais de procédure
dans la loi de 1991 ce n’est ni un délai de prescription ni de forclusion,
C’est un délai spécifique de procédure avec comme CSQ que cet article
ne s’applique pas et donc l’avocat ne peut pas rattraper le coup.
En ccl, le débiteur a tout I à se défendre car en cas de contestation c’est bloqué, il n’y a
pas de transfert immédiat.
d- la situation du compte pendant la saisie
Le compte va continuer à vivre : comment combiner la saisie du compte et les opérations
venant après ?
- opération postérieure à la date de saisi du compte son inopposable au
créancier saisissant. Un paiement qui vient réduire le compte est inopposable.
- l’opération antérieure à la date, elles sont opposables au créancier saisissant
ce qui entraine comme CSQ que le banquier tiers saisis peut se prévaloir de
contre passation postérieur à la date saisi si elle se rapporte à une
opération antérieur (ex : chèque sans provision).
La loi de 1991 prévoit un délai de 15 jours ouvrable à compté de la date de saisie
et même un mois pour les effets de commerces, remis à l’escompte et non payé
- que ce passe t-il si le solde fluctue à cause de ces opérations ? comment traiter
la fluctuation du solde ? si ces différente opération vienne augmenter le solde
du montant disponible, ces sommes saisi ne peuvent pas être augmenté : le
créancier saisissant n’a aucun droit sur l’argent frais qui rentre dans le compte.
Après le jour de la saisie et dans les 15 jours qui suivent ou le mois pour les effets
de commerces, le solde saisi peut être revu à la baisse mais pas à la hausse.
- forme de la banque qui tient le compte : tenu par une agence bancaire, il peut
s’agir de la mère elle-même, soit d’une filiale soit d’une succursale.
Si le compte est saisi en France, cela ne pose pas de difficulté.
La difficulté apparait si le compte est à l’étranger : 2
ème
s chambres civile 14
février 2008 : la particularité était la suivante : le compte sur lequel il y avait de
l’argent était tenu par la BNP mais ce compte était dans une agence à Monaco :
est ce que la banque tiers saisi est obligé de participer ? est ce que la banque
est tenu à Monaco ??? puisque le compte était à Monaco, la banque pouvait
refuser de participer. La saisie était un échec devant la CA.
La CC : la banque a été condamnée. La loi française s’applique car l’agence
qui tient le compte à Monaco était une succursale (=pas la PM) et non un
filiale (=élément d’extranéité pris en compte).
La saisie attribution se moque des frontières lorsque l’agence qui tient le
compte est une succursale.
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B- la clôture du compte
Des difficultés peuvent apparaitre :
- Si le compte à un débit : le client pourra rembourser la banque : prescription est
de 5 ans
- Si le solde est créditeur : la banque doit remettre les fonds elle est dépositaire
elle doit donc restituer
- Si c un transfert de compte : transfert du sole créditeur sur l’autre compte :
nouvelle mobilité : la nouvelle banque doit faire toute les démarches
La banque n’a pas le droit de prendre des frais pour la clôture :

a- RESPONSABILITE EVENTUELLE DE LA BANQUE:
La banque est tenue en tant que dépositaire. Un chèque falsifier était arrivé sur le compte
de débit et la fraude n’était pas détectable pour la banque : est ce que la banque est
responsable, peut –être condamné à re-créditer le compte ?
La CA l’avait condamné au titre de ses O° de dépositaire : restitution des fonds. On en
parle ici car cette O° prend tout son sens au niveau de la clôture du compte.
La CC casse 16 mars 2010 : sur le fondement de l’article 1147/1937 qu’il n’y a pas
de responsabilité car la fraude n’est pas détectable (cela prime les O° du
dépositaire)
Pour les chèques falsifier :
 s’il s’agit d’un chèque initialement falsifié, la banque est responsable en pp
 et si c’est un chèque valablement émis mais qui ensuite a été falsifié, la
responsabilité de la banque n’est pas automatique.

b- PB DE PRESCRIPTION :
Bug dans la loi. Le législateur en a fait son travail. L’erreur de 2008 n’a pas été corrigée.
Initialement avant 2008, il y avait deux texte qui s’appliquait : le droit commun : L
110-4 mais ensuite il ; y a un texte spécifique loi du 3 janvier 1977 qui n’est
toujours pas codifié.
A l’origine ces deux textes prévoyaient un délai d’une durée identique : prescription
décennale. Par la suite, la loi du 17 juin 2008 est venu modifier le droit de la
prescription mais le législateur a oublié de modifié la loi de 1977 qui a maintenu un
délai de 10 ans. On s’est donc retrouvé avec deux délais 5 et 10 ans.
La situation est la suivant alors : la banque pour les contestations avec le client voit sa
responsabilité tributaire de ce délai de 5 ans mais et là c la foire de la loi de 1977 :
 si le compte n’a fait l’objet d’aucune réclamation ou aucune opération
pendant 10 ans, la banque a le droit de clore le compte. dans l’hypothèse de la
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loi de 1977, le solde créditeur est versé a la caisse des dépôts et consignation c ce
qu’on appelle les compte en déshérence
 Si à nouveau il y aucune réclamation c’est l’état qui devient proprio des
sommes en déshérence exemple 8 mars 2005 chambre commercial : le
délai a respecter pour que l’état devienne proprio des fonds ?
o Avant 2008 : délai de 30 ans
o Aujourd’hui ça sera plutôt 5 ans :

- la banque doit de toute façon payer tout les chèques émis avant la clôture du
compte.
- d’autre part, le solde définitif est immédiatement exigible car c un compte à dépôt
à vu à première demande.
- le compte bancaire arrêté devient intangible sauf en cas d’erreur, omission et de
présentation inexacte : article 1259 CPC.
- enfin, une fois que l’arrêté de compte est fait, l’approbation par le client en
connaissance de cause vaut juridiquement arrêter provisoire mais pas définitif au
sens juridique du terme
§5 virement bancaire
La nature juridique :
C’est la monnaie scripturale. Les enjeux sont multiples. Le virement est neutre. Le
virement sert à faire plein de chose :
- payer une dette
- faire un don
- réaliser de l’évasion fiscale, de la fraude : grâce au système bancaire et info il
est facile de déplacer de l’argent d’un point à un autre très facilement. En Europe
il n’y a plus de contrôle de change dc cela facilite l’évasion fiscale.
Plus de contrôle de change en France depuis 1988.

Ce dispositif entraine des difficultés sur le plan fiscal :

- affaire SCHIFT (=jeux de mot : « vite ») : société internationale en charge de
s’occuper des transferts de fond à l’échelle mondiale.
Le transfert à lieu tout de suite. Cette société à donner lieu à une crise
diplomatique entre USA et UE dans la lutte contre le terrorisme et ici le PB en
réalité est le secret bancaire : conflit entre secret bancaire et lutte contre le
terrorisme et son financement. Cette crise diplomatique a débouché sur une
nouvelle règle SWIFT II : septembre /octobre 2010 : L’enjeu est l’accès au donné
bancaire : UE autorise au USA d’accéder aux données bancaires à l’échelle
européenne et au transfert de fond sous certaine C° pour lutter contre le
terrorisme
63 | P a g e

- lute contre l’évasion fiscale : s’il y a virement c qu’il y a compte : on suppose un
compte en France et un compte à l’étrangerrégime de déclaration de compte à
l’étranger : le régime est le transfert de fonds de France à l’étranger : le
législateur dans sa lutte contre l’évasion fiscale impose des déclarations des
comptes utiliser à l’étranger et des transferts de fond : 1649 A du CGI.
Cet article a été modifié par la loi du 14 mars 2012 : concerne l’O° de
déclaration : « les contrats d’assurance de vie hors de France : O° de déclaration qui
sont eux même sur un compte » durci le régime d’assurance vie.
Le dispositif est le suivant : tout les comptes doivent être déclaré et ensuite
sont fixé les montants des virements par seuils: relevé en 2007 était à
10000 :
 en dessous on n’avait pas besoin de déclarer le virement.
 Au dessus il faut le déclaré au FISC.

les sanctions sont sévères : pénalité et amende retenu :

 15000 euros pour les comptes non déclaré : quelque soit la situation
(=amende de droit commun)
 10 000 euro si le compte en banque est détenu dans une banque qui
n’a pas de convention avec la France.
 1
ère
pénalité de 40% majoration en cas de manquement
délibéré et I de retard de 0,40% pars mois
 et en plus s’il y a fraude : Abus de droit ou manœuvre frauduleuse
passe à 80% : ancien article 1759 CGI désormais 1729 CGI.
Le législateur vient durcir et aggraver les termes, les sanctions mais tout va dépendre
des élections présidentielles
Pour la mise en œuvre du dispositif : Le CE a une JP sévère qui augmente
l’efficacité du dispositif :
 CE 26 juillet 2011 : le PB est le fait générateur de l’impôt : le fait
générateur ce n’est pas la perception des sommes mais le fait même
du transfert (=même si les sommes n’ont pas encore était saisi).
 CE 17 décembre 2010 Le CE a considéré que le régime de droit
français est compatible avec le droit communautaire.
 le CCEIL lui-même recours QPC 10 février 2012 : il a considéré que la
majoration est conforme à la C° et cela n’est pas disproportionné
donc respect de la règle de l’individualité des peines alors même que
cela est automatique.
La prescription passera à 10 ans au lieu de 3 actuellement pour ses question de fond
non déclaré.
Et il y a lieu aussi de créer une sanction pouvant allait jusqu’à 500 000 euros.
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Toutes les opérations faites par carte bancaire étrangère sont suiviton appelle ça le
fichier Eva fisc : vient d’être mise en place une police judiciaire fiscal
Question de la suisse :
C’est censé ne pas être un paradis fiscal mais un pays coopératif. El a proposé à des états
membres de l’UE : proposé un dispositif RUMIK : la suisse garde son secret bancaire et
en contrepartie il y aurait un impôt forfaitaire prélevé à la source qui préserve
l’anonymat. La GB a conclu cet accord.
Dans le cadre de cet accord l’imposition forfaitaire est entre 19 et 34% du K placé dans
les banques suisses. L’Allemagne a envisagé de signé cet accord.
Le taux envisagé pour l’Allemagne était de 26%. Ce qui est imposé s’est le rendement
des K placé en suisse.
Quant à la France initialement elle avait prévue de participer à cet accord mais elle a
renoncé en septembre 2011 : la commission de Bruxelles a fait savoir qu’elle était
hostile aux dispositions de cet accord. Effectivement, elle considère que les états
membre de l’UE ne peuvent pas légalement passé des accords bilatéraux sur ces
questions avec des états non membre de l’UE. Donc si la GB persiste elle risque de se
faire condamné par la CJUE. Il n’est pas possible de passer des accords bilatéraux. Ils ne
valent rien.
affaire des fichiers volés :
Un employé de la banque a volé des fichiers à Genève qui valait très chère puis les a
transmis à des administrations : l’administration fiscale en a récupérer en France et à
la suite il y a eu des répercussions Des procédures fiscales ont été lancé : le 31
janvier 2012la CC a appliqué les règle de droit logique « toute la procédure
est nulle à cause de l’origine illégal de l’info ». L’administration fiscale ne peut
pas utiliser de telles infos car l’origine est frauduleuse même si on connait les
fraudeurs.
Aspect juridique et bancaire du virement :
2 Conceptions s’affrontent :
- Conception Française le virement est une opération unitaire qui ne s’achève que
par l’inscription au compte des sommes qui sont virés. Le virement va entrainer
le déplacement d’une somme, un compte va être débité et un autre crédité du
même montant.
- Conception Anglo-américaine : c’est l’échelle internationale qui l’emporte. En
droit anglo-américain ce n’est pas une opération unitaire, chaque maillons du
virement constitue une opération autonome ce qui limite les responsabilités des
banque.
65 | P a g e

Le virement est une opération efficace grâce à son irrévocabilité : le virement est
révocable jusqu’à l’inscription des fonds sur le compte du bénéficiaire. Une fois les
comptes inscrits, l’opération devient irrévocable. : L 330-1 CMF.
C’est l’inscription au compte qui vaut virement.
Certaine difficulté peuvent apparaitre sous cet angle : lorsque le bénéficiaire dépose
son bilan : que ce passe t-il à propos du virement reçu le jour De l’ouverture d’une PC ?
Arrêt chambre commercial 18 septembre 2007 : P+B+R+I : le virement avait été
reçu le jour de l’ouverture : la CC répond que le droit sur le virement (donc le
caractère irrévocable pour le bénéficiaire), n’existe qu’à compter de la réception
effective des fonds par le banquier.
Ici pas mis sur le compte du client : la CC fait une distinction entre l’effectivité des fonds
sur le compte et le banquier.
Le compte doit disposer d’un compte suffisant : O° de résultat.
Selon l’article L 133-CMF : le prestataire qui tient le compte à le droit de refuser
d’exécuter l’ordre de paiement s’il existe des raisons objectif à ce refus (=notamment en
cas d’absence de la provision). Si le compte à le solde suffisante le solde sera exécuté et
l’exécution du virement ne préjuge pas sa nature du moins sa finalité.
Le virement en lui-même ne permet pas de savoir. En d’autre terme l’exécution d’un
virement ne suffit pas à établir l’existence d’une dette : 1
ère
chambre civil 8 avril 2010 :
cette remise de fond va être remis par virement =>la remise pas constater celui qui avait
reçu les fonds prétendait que c’était une donation donc qu’il n’avait rien à rembourser la
CC répond que la charge de la preuve de la nature de l’opération : don ou prêt : ne
pèse pas sur le destinateur mais sur celui qui remet les fond : donneur d’ordre.
On suppose que la provision sur le compte est insuffisante : le banquier à t-il l’O°
d’exécuter l’ordre de virement ? Tout dépend :
- « le banquier est en droit de refuser d’exécuter le virement si le solde est
insuffisant ». Cela n’entraine pas sa responsabilité.
- il se peut aussi que la banque accepte d’exécuter le virement alors qu’il n’y a pas
assez de fond: 28 février 2006 : P +R+B+I : pour, la CC dans cette hypothèse la
banque a consenti une faciliter de caisse en acceptant d’exécuter le virement
qui entrainera le paiement d’I. la faciliter de caisse est laissé à l’appréciation
de la banque
Qu’elle est la responsabilité de la banque ? Elle est tenue par des O° assez lourde.
Elle est tenue d’une O° de résultat.
Le seul constat de défaut d’exécution suffit à engager la responsabilité de la banque.
Selon l’article L133-13 issu de la DSP la banque dispose d’un délai max d’un jour
pour faire le virement c’est une règle qui est à dimension européenne ».
Il arrive parfois que l’ordre de virement soit faux :
66 | P a g e

 soit dès l’origine (ex : escroquerie). Et dans ce cas là, la responsabilité de la
banque est pleinement engagée. La banque doit rembourser le client : chambre
commercial 3 novembre 2004.
 Si par contre, il y a un ordre valable initial mais ensuite falsifié comme en
matière de chèque : la responsabilité n’est pas automatique.
La victime doit prouver la faute delà banque.
o Si la fraude est indétectable, la responsabilité de la banque ne sera pas
engagée: Arrêt 7 décembre 1993.
o si la falsification est grossière, la banque sera condamnée
o Si la fraude est bien faite, il n’y a pas responsabilité de la banque.
Dans le cadre de la DSP, article L 133-22-1 prévoit une responsabilité sans faute du
prestataire en cas d’ordre mal exécuté : règle à dimension européenne. Cela est justifier
par le fait que le banquier est dépositaire et en cas de mauvaise exécution il engage sa
responsabilité car il porte atteinte à l’O° de restitution de la banque.
Ce qui peut déclencher la responsabilité de la banque :
l’hypothèse d’un virement transfrontalier ou lorsqu’il y a plusieurs destinataire et que
ce virement est mal été exécuté.
Arrêt 10 mai 2006 : En l’espèce, le client de la banque avait transmis une instruction de
virement avec plusieurs intermédiaires. C’est le donneur d’ordre à choisi la banque
intermédiaire.
Cette banque a commis une faute en exécutant mal le virement : Qui est responsable?
Pour la CC :
 si l’intermédiaire est choisi par le client et imposé à la banque alors la
banque n’a aucune responsabilité même si le virement a été mal exécuté.
En d’autre terme, ici il n’y a pas de responsabilité pour autrui.
La notion qui intervient ici est le mandat et sous mandat.
 Si le client n’a pas choisi la banque intermédiaire alors la banque a une
responsabilité pour autrui. Elle devra indemniser son client. D’autre part,
c’est elle qui devra régler son affaire avec la banque intermédiaire.
On peut donc voir que la responsabilité pour autrui sera engagée ou pas en fonction de
la situation.
La banque en ligne a simplifié ses questions : le client peut lui même réaliser le
virement et cela même si le compte n’est pas dans la même banque.
Aménagement de la responsabilité de la banque : clause qui les aménage :

 si c’est une clause qui porte sur la responsabilité même de la banque : la clause
est inefficace en cas de faute lourd
67 | P a g e

 MAIS si elle porte sur des délais de prescription, alors elle est efficace même en
cas de faute lourde de la banque.
Ceci résulte d’un arrêt du 12 janvier 2004 et cette solution a été codifiée par
le législateur lors de la réforme du 17 juin 2008 : 1 ans minimum et 10 ans max
pour le délai.
§- 6 le secret bancaire
En cas de violation d’un secret pro au sens fort du terme, c’est un délit pénal.
On considère que c’est un secret légitime en ce qui protège la vie privé.
Le secret bancaire peut permettre une fraude (évasion fiscale…).
Le titulaire de ce secret est le titulaire du compte. Le débiteur est la banque qui tient
le compte.
Le secret bancaire a fait l’objet d’une réforme importante avec la loi LME du 4 aout
2008 : Elle a été prise juste avant la faillite de la banque Léman Brother cela n’est pas
sans coïncidence. Effectivement, les banques ne se faisaient plus des toutes confiances
avec tout ce qui se passait. Le législateur a décider alors de permettre une remise en
cause du secret bancaire au profit des banque.
L’idée générale est la suivante : pour certain type d’infos, les banques peuvent faire
circuler entre elle certaines infos sensibles qui portent atteinte à la réputation ou
vie privé et cela concerne en réalité la solvabilité du client, la viabilité écoL
511-33.
Le législateur a pris ce dispositif pour essayer de rassurer les banques en facilitant la
circulation sans que les personnes ne le sachent.
§7- la lutte contre le blanchiment
En 1990, la France a été une des pionnières dans la lutte contre le blanchiment.
De nombreuses directives européenne on été prise : c’est devenu un droit compliqué.
Il y a en réalité un tronc commun contre le blanchiment mais il y a aussi des
dispositifs spécifique/ dérogatoire qui consiste à lutter contre le terrorisme, lutter
contre le trafic de drogue.
L’UE a pris plusieurs directives qui on été transposé.
Les personnes assujetties ont été élargies et ne sont plus les pros de la banque, mais
aussi les professionnelles du chiffre, du droit.



68 | P a g e

Chapitre 2 : les opérations de financement
Il existe un régime de droit commun et un régime dérogatoire pour le crédit à la conso et
pour le crédit immobilier.
Les enjeux sont considérables. C’est une matière évolutive.
§1- la réglementation des taux d’I !!!!
I- plancher
L’hypothèse de départ c’est un prêt d’argent qui comporte l’O° de rembourser.
A défaut, on parle de défaillance du débiteur.
Dans l’esprit du code civil, le prêt est gratuit donc la seule O° pour le débiteur est de
rembourser le K.
Le droit commercial n’a pas cette approche ce qui l’intéresse c’est le profit. Le prix de
l’argent est l’I qui sera payé par le débiteur.
2raison à l’existence de l’I :
 protéger le créancier CAD le prêteur contre le risque d’inflation : C’est la
prise en compte de l’écoulement du temps. Depuis que la monnaie existe ce
procédé existe. Dans l’antiquité on dévaluait la monnaie en limant les pièces.
Le temps ronge la valeur, ce qu’on appelle le pouvoir d’achat de la monnaie.
Cela et inévitable car la monnaie entraine une inflation résiduelle.
D’une certaine manière, l’inflation est une bonne chose car sa prouve la
croissance.
Le japon est en déflation depuis 1989.
Qui va supporter le risque lié au temps dans le silence du contrat ? C’est le créancier
qui supporte le risque de l’érosion monétaire à cause du nominalisme monétaire
selon lequel un euro =1 euros. On fait abstraction de l’écoulement du temps.
Cette règle permet aussi de protéger la monnaie.
Si quelqu’un prête de l’argent sur une longue durée, il faut un I car sinon il prête à perte.
Le niveau d’équilibre est à 3 (=si taux d’inflation est à 3 l’I sera à 3).
L’Inflation sera à 1,8 en 2012.
La banque a prêté à un taux inférieur aux taux d’inflation donc prête à perte.
Lorsqu’un pays se trouve endetté : comment s’en sortir ? L’inflation est le seule Moyen
d’effacer la dette « l’inflation mange la dette » 2 fois sur 3 la rigueur ne fonctionne pas.
Le PB est que les plans de rigueur tue la France.
S’il n’y a pas d’inflation, le risque est pour le débiteur.
Le plancher est fixé par les banques centrales pour chaque zone éco.
C’est à partir de ce taux d’I que les banques se refinancent.
Quand le taux plancher est bas il est possible de se financer à des taux d’I bas donc cela
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peut être intéressant.
Dans les années 2000, cette politique a été chaotique. Ces banques centrales sont
indépendantes du pouvoir politique. La BCE est indépendante par ses statuts (=par
l’Allemagne).
 recherche du profit au-delà de la simple protection contre l’inflation :
par rapport au t d’I c’est la rentabilité de l’activité financière.
Si on s’endette à 3 et que la croissance de l’activité est proche de 0 : on va
dans le mur. la croissance en France est très faible.
Lorsque la situation devient critique, les banques centrales mettent les T d’I à O : japon
puis USA (=alors qu’il y a de l’infraction) et UE presque de O et en France au alentour de
O/1: Observation :
donc prête à perte : on peut donc mesurer la crise de confiance. Le fait de prêter à
perte a n’a plus de rationalité juridique.
 D’autre part, une fois qu’on a mis le taux à 0 on n’a plus de marge de manœuvre : on
ne peut pas mettre le taux d’I à moins 1 ou moins 2 sa s’appelle des taux à I négatif
car ce taux sera inférieur à l’inflation.
On baisse les taux d’I pour que les personnes puisse empruntent dans de bonne C° mais
cela est également un échec car la baisse du taux plancher n’est pas répercuté auprès
des emprunteurs. Ca ne sert donc à rien de baisser le taux d’I, il restera élevé à cause de
la spéculation (=les intermédiaire spéculent avec l’argent prêté par les banques).
Ce sont les instruments de couvertures qui font montrer le prix.
L’enjeu est de financer l’avenir : pour finance l’activité, il faut deux moyens.
 dette : repose sur des taux d’I. Sa ne sert à rien de mettre les taux à
zéro.
Le prêteur a le droit à ses rémunérations même s’il n’y a pas de
bénéfice et s’il ne paye pas les biens sont saisis.
Le taux doit être payé même si l’activité est à pertece n’est donc
pas une bonne technique à cause des intermédiaires.
 capital (=Bourse) détenteur de K qui accepte d’investir de l’argent
dans la société. Ce sont des actionnaires qui prennent des parts. il
ne touchera une rémunération que s’il y a des bénéfices.
Il n’y a pas de taux d’I. c’est donc une meilleure technique de
financement car c’est gratuit.
La responsabilité du législateur est de fixer des règles juridiques
qui créent une confiance dans le système de l’investissement.
Il faut encourager l’investissement en K ? Cependant depuis 2000, i l
y aune accumulation de réforme qui ont découragé
l’investissement. Aujourd’hui la fiscalité est pénalisante ( 34% dès
le 1
er
euro)

70 | P a g e

Conclusion: On a un PB de financement de l’activité de la dette et on s’endette à un taux
supérieur à l’inflation.
En 2003 la banque française et allemande était au mm niveau CAD 2400 point.
L’Allemagne a pris de nombreuses réformes structurelles en ce qui concerne la bourse
et l’impôt sur les sociétés.
La bourse allemande est à 7000 mille point il y a donc une création de richesse et en
France on est passé à 3400 point. Dans l’intervalle, les sociétés françaises on réalisés des
profits considérables
II- le plafond
Est ce que l’I est légitime ? Depuis l’antiquité les grandes religions des livres considèrent
que les I sont illégaux car le temps appartient à dieu.
Depuis la révolution française, les I sont considérés comme normaux, légitimes.
L’I peut se comprendre par rapport à l’inflation. L’I n’existe que s’il est supérieur à
l’inflation.
Peut –il y avoir un contrôle/plafond/limite (=au-delà duquel il est interdit de mettre un
taux d’I) au prix de l’argent ? la France a gardé un reste de sa culture, car elle pose le pp
selon lequel au-delà d’un plafond, le taux d’I est interdit c’est ce qu’on appelle
l’usure.
L’idée est que le gouvernement détermine un seuil au-delà duquel les banques peuvent
prêter. Par la suite, ce seuil détermine un plafond au-delà duquel l’I devient illégal.
La sanction est le délit pénal.
Le point de départ de la crise pour la France est 2000 : on passe de 7000 à 2400 point.
Même en 1929 cela ne s’était pas passé. Ce qui a été une catastrophe pour les banques.
Elles ont augmentés les frais bancaires et baissé le taux planchers. Par conséquent, le
taux plafond aussi baisse. Ce qui a pour conséquence de baisser la rémunération des
banques.
En 2003, les banques Anglo-américaine ne connaissent pas la législation sur l’usure.
Alors que les banques françaises devaient respecter la législation de l’usure. Par
conséquent les banques françaises ne pouvaient pas faire autant de profit.
En 2003 les banques françaises entament un lobbying pour arrêter l’usure.
Le ministre de la justice répond par une réponse ministérielle : « on peut abroger la loi
pénal par une simple circulaire ».( = totalement ridicule)
Deux loi ont été mis en place pour abroger la réglementation de l’usure en France :
 loi 2003 Dutreil : elle vient en aide des PME en supprimant l’ interdiction de l’usure
envers toute les E qui empruntent
 2 aout 2005 : étendu l’abrogation du délit d’usure : généralise l’interdiction du délit
71 | P a g e

de l’usure : il n’y a plus de protection de l’usure y compris pour les personnes physiques
dans le cadre de leur activité pro. Cela vise mm les associations.
Désormais l’article L 313-3 et suivant du code de la con et L 313-5-1 CMF : la
protection contre l’usure ne subsiste aujourd’hui que dans certaines hypothèses :
- découvert en compte
- prêt au particulier à des finalités non pro
Hormis ces deux hypothèses, le délit est sanctionné par de 2 ans de prison et 4500 euros
d’amande.
Loi du 1 er juillet 2010 entrée en vigueur en 2011 et qui a réformer le crédit à la
conso en France. Le gouvernement a refusé de réduire ses taux usuraires excessifs en
pleine connaissance de cause : On a préféré protéger l’I des banques au détriment de
ceux des particuliers (=consommateurs).
Le dispositif est le suivant L 313-3 du code de la conso/ 313-6 pour les
hypothèses où l’usure est libre.
L 313-5 codes de la conso : prévoit les hypothèses où l’usure est
interditesanction : 2 ans et 4500 euros
Que ce passe t-il dans l’hypothèse de l’usure ?comment déterminer le seuil de l’usure ? Le
gouvernement publie à intervalle régulier les taux de référence et de prêt .Le seuil est
défini par le gouvernement. Et, les banques peuvent appliquer une marche de
manœuvre par rapport au seuil déterminé par le gouvernement. Cette marche de
manœuvre est de 33% (ex : si le taux de référence fixé par le gouvernant est de 10%
alors le seuil de l’usure est de 13,33% CAD qu’à 13,34% il y a usure et donc délit).
Jusqu’en 1980, le seuil était de 25% et non de 33% afin d’augmenter la rémunération
des banque.
Tout ceci est une conséquence directe de la crise financière. Plus le taux d’I était planché
plus le taux plafond s’abaissait et plus cela causait des PB aux banques.
L’application dans le temps de la réforme a posé PB : Arrêt chambre criminel 3
novembre 2005 : le point de départ des faits est 1986. Un prêteur qui prête à taux
usuraire. L’emprunteur à du mal à payer. Le prêteur demande le paiement de l’I d’usure.
Des poursuites pénales sont engagées pour délit d’usure.
Dans l’intervalle, les réformes passe et donc le délit d’usure devient interdit.
La loi pénale étant rétroactive, il a eu le droit à son paiement usuraire. la sanction
est à la fois pénale et civile. Etant entendu que l sanction civile, n’est pas
satisfaisante.
Quel est le sort de l’I excessif ? Article L 313-4 du code de la conso : L’I excessif est
réduit à hauteur du plafond (Ex : prêteur prête à 30% mais taux à 20% : ce sera réduit à
20).
72 | P a g e


Sur quoi se fait l’imputation du remboursement ?
- l’I du débiteur est que l’imputation a lieu sur le K car ça éteint plus vite la dette
- l’I du créancier est que l’imputation soit faite sur l’I.
 La loi répond que l’imputation se fait sur l’I.

III- le TEAG = Taux effectif annuel global
Le banquier doit indiquer au candidat emprunteur ce que va lui couter le crédit. Il ne
suffit pas de communiquer des taux d’I brut car plusieurs frais vont s’y ajouter ce qui va
augmenter le cout du crédit. Et, seule l’indication de ce taux effectif annuel permet
de reconnaitre le cout réel du crédit.
Ce TEAG poursuivit une fonction d’info et on considère que cela est aussi une protection
de l’emprunteur « un homme avertie en vaut deux »
Cela se cumule avec l’usure.
La mise en œuvre de ces idées simples est compliquée et en plus la directive
communautaire a entrainé une régression de la protection de l’emprunteur.
Effectivement, le TEAG informe moins qu’avant : l’info est moins complète et donc
moins fiable. Et cela permet en apparence aux banques de minorer le cout du
crédit.
Ce TEAG doit normalement comprendre tt les frais qui s’attachent à l’octroi du
crédit :
- taux d’I de la banque
- tout les frais qui s’attachent la mise en œuvre du crédit
Et le TAEG correspond à l’addition des deux
Cela est prévu l’article L 313-1 du code de conso de la loi du 1 juillet 2010.
Il y a plusieurs procès sur le TEAG qui porte :
o sur la délimitation des frais qui doit être pris en compte
o Sur le mode de calcul lui-même de l’I
o sur la prescription
o et sur les techniques d’imputation donc des remboursements des I excessif.
Avant la directive communautaire, le TEG était exhaustive.
En effet, tous les frais attachés à l’opération étaient pris en compte : donc la fonction de
la protection était efficace.
Désormais :
o les frais de crédit ne sont plus pris en compte ce qui montre la régression.
73 | P a g e

o D’autre part ce qui montre également la régression c’est que les frais
d’assurance ne sont plus indiqué clairement.
La régression de la protection de l’info est délibérée.
Du temps de l’ancienne réglementation, la CC exigeait une info exempté et ex poste :
o exempté CAD au début de la relation
o Et ex post CAD au fur et a mesure des paiements
Alors que désormais il n’y a plus d’exigence d’info ex post.
Ex des frais pris en compte :
- les banques prévoient des frais de forçage en cas de découvert du compte : ces
frais peuvent-il être pris en compte dans le TEG ? OUI 5 février 2008 arrêt de
cassation.
- Si le TAEG n’est pas correctement calculé : les frais ne seront pas pris en compte
alors que normalement ils auraient dues être pris en compte. Ce qui entrainerais
une déchéance des I. On peut donc voir que la déchéance des I c’est une sanction
donc plus sévère que l’usure.
- les banques mutualiste (ex : banque populaire) ne peuvent accorder des prêts
à leurs clients que si les clients sont membres de la banque (=devenu
sociétaire) : Est ce que ces frai d’adhésion de parts social de la banque peuvent ils
être pris en compte ? ces frais doivent être pris en compte : Arrêt 9 décembre
2010.
En revanche tout les frais qui ne sont en relation avec l’octroie du crédit, n’ont pas
a être pris en compte avec le calcul du TEG (Ex : frais d’étude…)
Sanction précise si TEG mal calculé :
- déchéance des I
- et CSQ sur la façon de calculer le remboursement : Arrêt 18 février 2009
l’imputation des paiements à lieu sur le K et non sur les I : solution plus
protectrice pour l’emprunteur.
Incohérence en droit français : dans l’hypothèse la plus grave la sanction est la moins
protectrice :
 en cas d’usure l’imputation a lieu sur les I
 quand c’est TEAG imputation sur le K.

Comment calculer le TAEG ?
Il existait un usage bancaire qui consister à retenir de l’année une définition qui ne
correspond pas à l’année civile. Effectivement, les banques par cet usage bancaire ne
retiennent pas 365 jours mais 360 jours. L’année bancaire dure 360 jours.
74 | P a g e

Est ce que les banques peuvent calculés le TAEG par référence à l’année bancaire et non
par rapport à l’année civile ? L’enjeu est double :
- du coté de la banque, retenir l’année bancaire permet d’affiché un taux d’I+
bas et ainsi de mettre l’emprunteur en confiance en lui faisant croire que
faire croire le taux est le plus bas on trompe l’emprunteur sur le cout du
crédit. Si le TAEG est faux cela entrainerai la déchéance des I
- Si on retient l’année bancaire : sa permet aux banque de gagner davantage :
+1,3% du taux d’I.
1
er
janvier 2006 CC condamne le recours à l’usage bancaire. Elle n’on pas le droit de
calculer le TAEG par rapport à l’usage bancaire. Cela entraine la déchéance des I.
Par conséquent, la banque doit rembourser les I en cas de mauvais calcul du TAEG.
Les banques ne peuvent pas opposer à des non commerçant un usage
commercial.
la protection aura été de courte dure car la JP opère un revirement de JP 2009 : cal 24
mars 2009 P+B : la cour de cassation admet la possibilité pour les banque de
recourir à l’année bancaire « si le TAEG doit être calculé sur la base de l’année civil,
rien n’interdit au partie de convenir d’un taux d’I conventionnel calculé sur une
autre base ».
Autrement dit, cela n’est pas possible directement par l’usage bancaire mais cela devient
possible pas des clauses.
Prescription :
Quel est la durée de prescription ? et quel est le point de départ ? la CC a rendu de
nombreux arrêt sur cette question 2007 à 2012 :
o 1
ère
chambre civil 20 février 2007 P+B+R
o 10 juin 2008
o 1ere chambre civil 11 juin 2011 P+B+R+I :
La difficulté ne porte pas sur la durée car elle est de 5 ans pour agir mais sur le point de
départ de la prescription. A quoi est du cette difficulté ? Cette difficulté est due au fait
que les contrats de crédit s’exécute sur des longues durées.
Par conséquent la question est de se demander comment pouvons-nous faire dans
l’hypothèse où la durée de prescription ne correspond pas à la durée du crédit ? Est
ce que l’emprunteur peut agir au-delà de 5 ans à compter de la date de ccl du
contrat ? La CC a posé des questions nuancées en fonction de la nature du crédit. La
CC va faire intervenir plusieurs techniques à savoir :
o le point de départ fixe
o puis le point de départ flottant
o combiné avec ces techniques d’info exempté et info ex post.
75 | P a g e

Ce qui va suivre est la combinaison des différents arrêts donnés.
 si prêt classique : point de départ de la prescription : date du
contrat CAD 5 ans à partir de la signature du contrat.
Dans l’arrêt du 17 mai 2011 : la CC dit que « le délai est de 5 ans
car c’est une nullité relative à compter du jour où l’emprunteur
à connu ou aurait du connaitre le vice affectant le taux,
s’agissant d’un prêt le point de départ de la prescription est la
date de la ccl et non pas la date au jour de la connaissance du
vice».
La législation sur la prescription en 2008 l’a consacré.
 ouverture des crédits/ crédit en compte courant/ concours
financer et crédit conso : la CC (=combinaison d’arrêt) va
pratiquer la technique du point de départ flottant : protection
de l’emprunteur : elle combine les technique ex post et exempté
Le point de départ de la prescription : est la date à laquelle où l’emprunteur a
découvert ou aurait dues découvrir la cause de nullité : c’est un point de départ
flottant et non fixe car elle prend compte la réception de chaque relevé de compte ce
qui fait courir un nouveau délai de mois en mois : 3 situation :
 Crédit préalable et sur chaque relevé il y aune indication de TEG
mais par hypothèse il est faux : prescription est de 5 ans à partir de
chaque relevé
 S’il n’y a pas de crédit préalable : tacitement la banque a accordé un
crédit et sur chaque relevé on a certes une indication de TEG mais il est
faux. Le TEG ne vaut que pour l’avenir donc le TEG ne vaut pas pour le
passé.
 un écrit préalable mais le relevé ne mentionne pas le TEG : pour la CC
pas du tt de TEAG
CCL : Sur cette JP, on a des C° de validité qui sont cumulatifs :
o écrit préalable
o + TEG
o + mention sur chaque relevé.
Autrement l’emprunteur à le droit à un remboursement dès lors qu’on est
dans le délai de prescription.
Le T d’I égal est de :
o 0,71 en 2012
o de 0,38 en 2011
o 3,99 en 2008.

76 | P a g e

§2- ouverture du crédit
Pourquoi est ce qu’on a besoin de crédit ? La France est une société éco qui repose sur le
crédit comme la plupart des sociétés capitalistes.
D’autre part, la spécificité de la France est que sa croissance dépend de la consommation
des ménages. La plupart du temps ils n’ont pas d’argent et donc emprunte.
La croissance d’aujourd’hui est financée par celle de demain. Mais cela devient intenable
à un moment donné. Donc à un moment donné plu de croissance car les personnes
n’emprunte plus.
Deux considérations :
 En France quand les économistes font une étude : il regarde le taux
d’endettement des ménages par rapport au revenu brut et non net.
Si on fait le calcul sur le revenu le net, les ménages seraient endetté à 100%.
 Une autre considération et cette fois ci sociologique. : D’après un auteur dans les
années 60. Il y a un système planificateur. il aborde les relations entre la pub,
conso et l’endettement.
La pub et l’art de la vente sont d’une importance vitale (=permet de gouverner la
demande des consommateurs).
Il ajoute que les besoins créés par ces moyens garantissent les services du
travailleur.
L’idéal est de maintenir les besoins du travailleur légèrement au dessus de
ses moyens. On le soumet à des tentations (=le travailleur) qui le contraigne
à s’endetter. La pression des dettes fait de lui un travailleur encore plus sûr.
Il y a une forme de servitude moderne.

Qu’est ce qu’une ouverture de crédit ?
L’ouverture de crédit est une promesse de crédit. La banque accepte de prêter du crédit
dès que le cocontractant en a besoin Il peut être en débit car il a une autorisation.
Est ce qu’une promesse de crédit vaut crédit ?

 Jusqu’en 1998 la CC considérait qu’en toute hypothèse le contrat de crédit
était un contrat réel (=ne se forme que par la remise de chose) et la CSQ
était que la promesse de crédit ne valait pas crédit donc si la banque
accordait une promesse de crédit elle pouvait refuser de l’appliquer. Au pire
des cas, elle était juste condamner à des DI mais sans remise des fond.

 Néanmoins en 199 : revirement de JP c’est un contrat consensuel lorsque le
prêteur est un pro donc si le prêteur est un particulier la promesse de
crédit ne vaut pas crédit.
77 | P a g e

Dans un arrêt de 21 janvier 2004, la CC décide que l’ouverture de crédit constitue
une promesse de crédit comme c’est un contrat consensuel.
Par l’ouverture de crédit la banque s’engage irrémédiablement jusqu’au montant
max indiqué. Le client dispose alors d’une réserve de crédit qu’il peut utiliser ou
non.
Exemple : dans un arrêt du 18 novembre 2004 2
ème
chambre civil : en l’espèce un
créancier saisissant prétendait qu’une réserve de crédit constituer une réserve
saisissable. Mais la CC décide que la réserve de crédit n’est pas une créance
saisissable : c’est un passif et non actif
La mise en place d’une ouverture de crédit pose pal mal de difficulté
I- le montant des agios
I des découvert : REGARDER AU DESSUS
II- le montant du découvert autorisé
L’hypothèse de base : le compte se retrouve à découvert : qualification juridique : on
suppose que le solde initial est de 1000 EUROS et le chèque est de 2000 EUROS : si
aucun écrit et si c un compte de dépôt la banque à le droit de refuser le chèque. Que
se passe t-il si la banque ne le refuse pas ? : Si la banque accepte de payer le chèque
alors qu’il n’y a pas d’écrit et pas de provision : 2 qualifications :
Facilité de caisse
Autorisation de découvert tacite

 Comment distinguer les deux ? leurs enjeux ?
Enjeux :
 faciliter de caisse cela veut dire que c’est à la discrétion de la banque et il y a
aucune garantie pour le client. Ce sont les C° de la révocation qui relèvent les
enjeux. il y a une insécurité totale.
 Autorisation de découvert peu importe qu’elle soit tacite : une ouverture de
crédit qui vaut promesse de crédit vaut crédit. il y a une sécurité juridique même
si c’est tacite
Qualification : va être posé à partir de l’interprétation des faits. On est à la merci
de l’appréciation souveraine : c’est casuistique. 2 affaires
 Arrêt 15 avril 2008 : Relation entre un pro et sa banque. cette
société était souvent et débit. un virement doit être exécuté pour un
montant de 50 000 euros. la banque refuse d’exécuter le virement et
aucune d’autorisation de découvert. préjudice : pose de bilan/ perte
de marché. par le passé la banque avait accepté des découverts pour
78 | P a g e

un montant sup pendant plus de 2 semaines.
La CC : qualification des faits et pour elle il n’y a pas de
promesse de crédit ce n’est qu’une facilité de caisse s’analysant
en un geste commercial.
 30 mars 2010 chambre commerciale : le titulaire du compte fait
un chèque. l’émission initiale est régulière mais ensuite le chèque est
falsifier. Ce chèque arrive sur le compte : et la banque paie le chèque.
le chèque devient sans provision en raison de la falsification.
Le client attaque le banque en falsification : lui reproche de ne pas
avoir refusé le chèque et d’avoir accepté le paiement d’un chèque
falsifié.
La CC donne raison à la banque : Analyse juridique est double :
Si le chèque est falsifier dès l’origine, la banque est
responsable mais après la responsabilisé n’est pas automatique.
C’est au client de prouver la faute de la banque.
Le client dit qu’il n’y avait pas la provision : la banque à
accepter une facilité de caisse et donc elle n’est pas responsable.
Si les juges du fonds considère que c’est une autorisation de découvert et non une
faciliter de caisse : pour déterminer le montant moyen, la CC prend le débit moyen
sur les 3 mois qui précède le litige (+découvert de 3000 euros sur les 3 derniers
mois) si la banque refuse un paiement qui est dans cette limite, elle sera
responsable (ex 3000 euros).
Pour 3 mois ? La réglementation du crédit à la conso prévoit une O° très stricte pour les
banques. La banque a le droit d’autoriser des crédits pour une période inférieur ou
égal à 3 mois. Au bout d’un jour qui dépasse les 3 mois ça serait un crédit de conso.
La banque doit adresser une note de crédit, elle doit régulariser la situation. A défaut, il y
a déchéance des I, le crédit devient gratuit
III- la révocation du découvert autorisé
Si rien n’est prévu ou si on est dans le cas d’une facilité de caisse, la banque fait ce qu’elle
veut.
Elle peut mettre fin du jour au lendemain à la faciliter de caisse de manière
discrétionnaire sans préavis, sans mm informé le client : 26 janvier 2010 : la banque
avait rompu unilatéralement ses relations avec le client sans motif.
Le client fait un procès.
La CC : la banque n’a pas à motivé sa révocation : en DROIT COMMUN.
Cela est préjudiciable l’est encore plus pour les E qui risque de se retrouver avec des PBS
de trésorerie.
La loi bancaire de 1984 prévoyait : si on est bien en présence d’une ouverture de crédit
à durée indéterminé, la banque à le droit d’y mettre un terme sans motif.
79 | P a g e

Elle a simplement à respecter un délai de crédit lorsqu’il y a une ouverture de crédit.
Dans cette loi pour le préavis, la loi envoyé au usage bancaire.
Cette loi est devenue l’article L 313-12 du CMF.
L’exception : la banque a le droit de supprimer tout préavis si le comportement du
bénéficiaire est gravement répréhensible.
Il faudra attendre loi du 19 octobre 2009 pour que le législateur arrive à trouver une
solution satisfaisante. Modifie l’article L 313-2 : le PB était que le décret avait prévu un
délai minimal de 60 JOURS mais n’étant qu’un décret la banque s’en dispensait. Pour
remettre la pratique bancaire, on a du mettre en place une loi. Dorénavant c’est un
bien un préavis de 60 jours et c’est OP.
Uniquement pour les E et non pour les particuliers : la banques doit motiver la rupture
de crédit si l’E en fait la demande mais la loi ne prévoit pas les CSQ en cas de refus ou de
manque de motivation. On peut penser à solliciter le droit commun de la responsabilité
(=faute et préjudice).
Actualité :
- Le montant de l’amende pénale en cas de fraude passe à 500 000 euros.
- Et, Passe à 750 000 amendes, la fraude est combinée à des ventes sans factures.
- sur la déclaration d’insaisissabilité : La cour de cassation l’a encore amélioré
dans un arrêt du 13 mars 2012 : Le liquidateur d’une PC n’a pas qualité pour agir
pour contester l’efficacité de cette déclaration.
- Prêt pour les couples : 14 mars 2012 1
ère
chambre civil P+B+I : un des époux avait
souscrit 25 prêt à la consommation sans prévenir son conjoint en plus il imite sa
signature. Et lui cache le surendettement. Puis divorce. Qui va supporter le
remboursement ? la CC approuve la CA de faire supporter le remboursement à la
seule personne qui s’était engagé
- CJUE 15 mars 2012 : ce n’est pas la France qui est concerné mais concerne un
point très important de la législation française année bancaire 360 jours. La
banque qui avait consenti les prêts avait stipulé un TAEG trompeur : la CJUE dit
que c’est une clause abusive lorsque le TAEG et tromper et présente un taux
inférieur à la réalité. Cela peut entrainer la nullité du contrat et pas
seulement la clause non écrite. Portée de cet arrêt : si le contrat de prêt est
nul : on doit le K restant due mais puisque le contrat est nul, il n’y a plus d’I du
et la banque devra restituer les I perçu.
§3- crédit à la consommation
Si une des règles n’est pas respecter, le crédit devient gratuit et la banque devra
rembourser les I.
Depuis quelque temps, les banques françaises ont baisé la distribution des prêts :
immobilier, consommation.
80 | P a g e

Ici on va se concentrer sur le crédit à la consommation.
Jusqu’en 1978, la France n’avait pas de réglementation au crédit à la conso donc c’est le
droit commun qui s’appliquait qui découle du droit civil.
Le prêt bancaire n’est pas adapté au crédit à la consommation : quelles sont ces besoins ? :
- du point de vue de l’état/ des banques : inciter les gens à s’endettes car c’est le
modèle de la croissance en France. Permet d’afficher de la croissance.
o Si le prêt est inférieur à 3000 euros et 1524 supérieures : le seule de
mesure est de 19 ,15%.
o Supérieur à 6000 : 14,81%.
o Si le taux est fixe pour le crédit immobilier l’usure est de 6,24%.

- du coté de l’emprunter : mettre en place une réglementation d’une protection
du crédit pour le consommateur. la meilleur protection est d’imposer des taux
bas mais ce n’st pas ce qui est fait
En 1978 la France fait office de pionnier et va prendre des dispositions :
- c’est la loi du crédit à la consommation
- et 1979 pour le crédit immobilier
- elle sera ensuite limiter par le droit communautaire
Cela a été un succès et à inciter els gens à emprunter.
A la fin des années 2000 et avec la crise, les excédents de cette loi ont était poignant.
et il a été décidé de faire adapter le droit à la situation : directive 23 avril 2008
transposé dans une loi en 2010 qui est entré en vigueur en 2011. Directive prise pour
augmenter l’harmonisation au sein de l’UE mais elle constitue un recul de la protection
des consommateurs. Il y a tout une série de cadeau fait aux banques.
La réforme a entrainé une réécriture de tous les articles de la consommation pas
seulement dans le contenu mais également dans la numérotation : article L 311-1
jusqu’a L 311-22 cette loi de 2011 a été complété par des décrets aux nombres de
6 échelonné de 2010 jusqu’à 2011 (article numéroté D et R).
Les bons cotés de la réforme :
- essayer d’augmenter l’info des candidats emprunteurs avec une harmonisation
de l’info à l’échelle de l’UE qui n’existait pas auparavant et ceci avec l’aide d’un
formulaire standardisé impérative précontractuelle qui comporte 14 mentions
- Attirer l’attention de l’emprunteur sur le danger de s’endetter. mais en réalité les
banques figurent cette mention en petit caractère
- les banques ont dorénavant l’O° d’évaluer la solvabilité des candidats
emprunteur (=responsabilisation des responsabilités du crédit) en lui demandant
de dire quels sont l’ensemble des revenus du foyer. cela évite la distribution
81 | P a g e

abusive du crédit. Mais cela augmente l’immiscions des banques dans la vie des
clients.
SCORING (=solvabilité, note …) : les banques attribue des notes à tout le monde tout
les emprunteurs sont noter mais cela ces dernies ne le savent pas. La CNID a mis en
place une réglementation sur ce sujet : elle a mise en place une procédure allégé qui a
pour I ce mécanisme suivant : si la banque se conforme à ce qu’a prévu la CNID la
banque peut être en place le traitement sans solliciter l’autorisation express de la CNID.
Si elle fait un programment sur mesure, elle devra demander l’autorisation de la banque.
Cette idée de SCORING a été reprise par l’UE concernant l’O° de mesurer la solvabilité
de l’emprunteur.
Le montant, la durée, l’I du crédit est donné en fonction de la note.
I- domaine de la réglementation
Le crédit à la consommation st un crédit consensuel, ce n’est plus un contrat solennel :
1
ère
chambre 27 mai 1998
Domaine d’application : L 311-2
L’enjeux : si l’opération entre dans le champ d’application les règes qui s’applique ce sot
les règle dérogatoire aux crédits de la consommation et non les règles de droit commun.
Ce droit dérogatoire vise tout opérations de crédit ainsi que son cautionnement
éventuelle consenti à titre habituel par les personnes physiques ou morale à titre
onéreux ou gratuit CAD que cette réglementation vise non seulement les banque mais
aussi les vendeurs pro qui accordes des faciliter de paiement.
L’article L 311-3 vise la liste les opérations exclues :
- opération de crédit notarié : le législateur considère que le notaire fournira la
protection car il est lié par un devoir de conseil
- exclusion tributaire de la durée de l’opération :
Avant la loi de 2010, en toute hypothèses il y avait exclusion lorsque le crédit
avait une durée inférieur ou égal à 3 mois ( au-delà bascule dans le crédit de la
conso).
Depuis 2010, la loi distingue des seuils : Au fur et à mesure qu’on s’mois les O°
de la banque s’alourdissent en occurrence du point de vue de l’info de
l’emprunteur.
- tributaire du montant de l’opération :
Avant 2010 : le seuil était inférieur à 21500 euros  au dessus crédit à la
conso.
Observation sur ce seuil : montant important T 311-1 du code de la conso
Depuis 2010 : seuil porté à 75 000
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Observation : seuil important/ dans le crédit conso, les T d’I sont beaucoup plus
élevé que pour le crédit immobilier. Cette évolution est nettement avantageuse
pour les banques
Sera relevé à la hausse l’année prochaine
En ce qui concerne l’ouverture de crédit à durée indéterminé pour déterminer le
seuil : la CC analyse le seuil utilisé sur les 3 dernier mois
- opération qui finance une activité pro : ce n’est pas du crédit à la consommation.
Observation : c’est le droit commun qui s’applique. Comment on détermine la
finalité du crédit ? pour la CC il y a une présomption ( un crédit ne peut avoir
une finalité pro que s’il y a une clause express donc le silence est
interpréter comme une finalité non pro) : arrêt dès 2003
- prêt consenti à une PM de droit public
- prêt qui porte sur des immeubles : deux régimes peuvent s’appliquer et son
exclusive l’un de l’autre
o régime dérogatoire du crédit immobilier qui s’appliquera : si les C°
spécifique ne sont pas respecter on rebascule dans le droit commun. Pour
les crédits immobiliers : droit commun ou droit dérogatoire
o régime de droit commun

II- l’O° d’adresser une offre préalable de crédit
Lorsque l’opération bascule dans un crédit de consommation, la banque à l’O° d’OP
d’adresser une offre préalable de crédit et le non respect de cette O° est sévèrement
sanctionné : déchéance des I donc le crédit devient gratuit et la banque devra
rembourser les I perçu (=les I sont plus important que le K prêter parfois)
Pourquoi cette offre préalable ? Elle sert à assurer une protection pour le candidat
emprunteur.
Toute une série d’info : montant, durée, modalités de remboursement, reconstitution du
K garantie… tout les modalités et la façon dont le crédit va s’exécuter. Ce sont des infos
précontractuelles, il peut les lire et réfléchir avant de s’engager. Cela lui permet aussi
d’ouvrir la concurrence afin de comparer les différentes modalités.
Permet à la fois :
- info
- protection
- concurrence
Sanction : pas d’offre préalable ou offre préalable irrégulière : déchéance des I : L 311-
48 nouvelle article + amende L 311-49 et suivant.
Article L 311-6 et suivant nouveau pose l’O° d’info préalable précontractuel. la
vérification de la solvabilité est L 311-9.
L 311-11 : O° de dresser cette offre.
83 | P a g e

Jusqu’à la réforme de 2011, la France avait ces modèles type d’offre élaboré par le CRDF
qui a été supprimé et remplacé par le MP.
9 modèles types qui avait été élaboré à partir de 1978 qui ont durée jusqu’en 2007 :
 soit la banque annoté l’un des modèles type
 soit elle élaborer sont propre modèle type.
Du point de vu juridique et technique : la PB était la clause abusive ? En cas de clause
abusive ans l’offre préalable elle devient irrégulière et donc l’offre devient gratuite.
Si a banque avait fait sa propre offre et qu’il y avait une clause abusive : Le conso pouvait
directement lever le PB devant le juste : c’est le juge d’instance qui est compétent. La
banque prenait donc u risque en élaborant ses propres offres.
Si on contraire la banque avait annoté un modèle réglementaire : mettait à ‘bri
partiellement de cause abusif car il pouvait y avoir des clauses abusif : il fallait d’abord
attaquer devant les JP administrative pour faire tomber le modèle type. ce qui rendait
plus compliqué la question des clauses abusif (=avantage pour la banque).
En 2007, le gouvernement décide de modifier les modèle types : 6 nouveau modèle
type à compter du 24 juin 2007 les 6 nouveaux modèle ont été était comme illégaux
qui caractérisait des offre préalable de crédit irrégulière et donc entrainait une
déchéance.
Un arrêt a été pris 14 mais 2007 abroge l’arrêté précédent et met en place des
nouveau.
Cependant avec le nouveaux communautaire et loi de 2010 : on a une harmonisation
Dans les 6 décrets :
 30 aout 2010 : mise en place de la réglementation pour la pub en matière
de crédit révolving et la question des regroupements de crédit D 311-31
et R 313-11 code de la conso
 30 novembre 2010 : pose la réglementation pour l’appréciation de la
solvabilité des clients+ question controversé sur l’indemnité de
rembourser anticipé dont le montant est de 1% du crédit. Article D 311-
3+ D 311-6
 1
ère
février 2011 : ce décret porte sur les infos précontractuel (=c’est ce
qui prend la forme des anciens modèle type)+ règlementation sur les
découverts en compte R 311-3 suivant
Ce décret est controversé car il consacre un recul de l’info donc il y a un recul de la
protection dans les décrets et plus grave encore il y a une généralisation des taux d’I
variable (ex : les banques n’ont plus l’O° de faire apparaitre le cout de l’assurance du
crédit).
84 | P a g e

A partir de l’entrée en vigueur de la réforme la banque peut occulter le cout de
l‘assurance obligatoire (ex : dans les pubs qu’elles font à la télé). L’info est donc de
moins bonne qualité.
Ces décrets de 2011 généralisent les taux d’I variable. Il faut savoir qu’auparavant
les anciens modèles types interdisant dans les crédits conso classique les T variable
s’étaient nécessairement des T fixe et non variable afin de protéger les emprunteurs.
Dorénavant les banques peuvent imposer des taux variable même pour les crédits
classiques depuis 2011.
 Le décret du 22 mars 2011 qui fixe les tranche pour le seuil de l’usure :
D 311-4-1
 26 avril 2011 réglementation spécifique pour les crédits révolving : le
décret vient compléter la loi et met en place une certaine protection dans
ces crédits qui n’existait pas antérieure.
Ce crédit est la forme de conso la plus dangereuse :
 T I les plus importants
 crédit qui se reconstitue au fur et à mesure du remboursement
Avant la nouvelle réglementation il n’y avait pas de limite sur la durée de
remboursement. Dans le cadre de ces nouvelles réglementations, le délai de
remboursement ne peut pas excéder 36 mois.
Ces crédit sont dangereux car les banques s’arrangent pour que ce qui est rembourser
au final c’est peu de K pour beaucoup d’I. Avec cette limite de 36 mois, les banques
doivent proposer des mensualités plus élevé et il y a un K plus important.
Dorénavant dance ces crédit révolving les banques ont O° de proposer par pp le
remboursement de la totalité du crédit en cour à la fin du moins.
Dans le silence du client signifie qu’il accepte de rembourser de la totalité de ce qu’i
reste et s’il n’est pas d’accord il doit faire la démarche afin que la banque lui propose des
choix.
Les CSQ de cette règlementation : les banques font moins de profit et les
remboursements sont beaucoup plus rapides.
La ½ des salariés de COFIODA vont être licencié
 29 avril 2011 : relative à la réglementation sur le prêt sur gage
L’Offre préalable mentionne :
- durée
- montant du crédit
- TAEG
- nature
- objet
- modalité du contrat
- assurance
85 | P a g e

Il y a des offres préalables de crédit qui sont adaptées en fonction des différentes sortes
de crédit à la conso.
Si l’offre de crédit préalable n’est pas régulière :
 il y a déchéance du droit aux I : L 311-48
+
 il y a une amende de prévu L 311-49
L’O° d’adresser cette offre s’applique :
 lors de l’entrée en relation : la banque doit remettre l’offre préalable de crédit au
candidat emprunteur.
 L’autorisation de découvert qui dure plus de 3 mois : le 1
er
jour qui suit le 3
ème

mois : doit adresser l’offre préalable de crédit sinon il sera gratuit

o Dans l’ancienne réglementation : quand on était dans un contrat de crédit à la
consommation : on devait adresser une nouvelle offre préalable de crédit en cour
d’exécution du contrat : dans certain cas :
 modification du montant du crédit
 modification du taux d’I
A défaut déchéance
o Dans la nouvelle réglementation : que s’il y a :
 modification du montant du crédit : sans offre préalable :
déchéance+ clause abusif : L 311-21
 MAIS pour la modification du taux d’I : une simple info préalable
suffit : la banque informe le client de la modification du taux de
change (caractère unilatéral).
Si la banque n’adresse pas la bonne offre de crédit en fonction du type de crédit : il y a
une déchéance :
TI Nogent sur marne : 15 février 2011 : importante pour deux raison : En
l’espèce, OPC crédit revolving mais en réalité c’était un ou plusieurs crédit de type
personnel : le juge dit qu’il y a OPC irrégulière donc déchéance des I. L’I pour la banque
était d’éluder les dispositions d’OP.
Cette solution permet de souligner qu’il n’y a pas un seul type de crédit à la conso et à
chaque crédit correspond une OPC.
En ce qui concerne la procédure, le crédit n’a pas été remboursé. Le juge a soulevé
d’office l’irrégularité.
Autre arrêt 31 mars 2011 P+B+I : arrêt de cassation : découvert de plus de
3 mois sans OPC la banque ne peut réclamer que le K restant due en dehors de
tout les frais : ni I ni quelconque frais. La portée est que la banque ne peut
demander le paiement d’aucun frais (=faire le lien avec l’arrêt sur l’anatocisme).

86 | P a g e

Quand on fait du crédit de conso, il faut regarder :
- si OPC
- bonne OPC
- régulière ou pas
III - Durée de l’offre de crédit
Le crédit de la consommation déroge nettement au droit commun e prévoyant une mise
en place étalé du contrat un
L 311-11 : l’offre dot être maintenu pendant 15 jours à compter de l’émission de l’offre
pour être précis soit à compter de la remise ou de l’envi.
Pour les crédits renouvelables, article 311-16.
Une fois que l’offre est émise et accepter : le client dispose d’un droit de rétractation : L
311-12 :
- dans l’ancienne réglementation, ce délai de rétraction était de 7 jours à compter
l’acceptation de l’offre (=c’est discrétionnaire). cela ne peut pas engager sa
responsabilité. Pour faciliter l’exo du droit de rétractation, l’offre doit en plus
contenu un formulaire détachable.
Pour la CC sur ce formulaire F/D (=pas arrêt de pp mais important pour le
prof) septembre 2011 : pour la CC si le bordereau de rétractation n’est pas en la
forme régulier : il y a déchéance des I.
La CC le juge du fond est tenu de vérifier non seulement qu’il y a u bordereau de
rétractation t en plus qu’il est régulier. A défaut cassation.
Jusqu’à la réforme de 2011, il y avait un man’s land judicaire : pendant ces 7
jours le client peut se rétracter mais pendant ce délai les fonds ne peuvent pas
être déclaré : aucune des parties ne doit agir.
- Ce système a été aggravé par la réforme : maintenant il y a deux délais qui
représentent deux situations :
 14 jours à compter de l’acceptation du crédit
 mais le man’s juridique dure toujours 7 jours
Donc si le client se rétracte la deuxième semaine : des fonds peuvent avoir été
débloqués, des fonds versés… donc la rétractation pourrait générer des frais

Analyse du mécanisme : A l’époque lorsque ce mécanisme est mis en place, la doctrine
civiliste c’est indigné de cette formation étalé du contrat. La doctrine y a vu une atteinte
au pp essentiel du droit du contrat. Pour le prof, ce mécanisme est d’une redoutable
efficacité. Mais en réalité quels meilleurs moyen peut-il y avoir pour inciter quelqu’un à
s’endetter que de lui faire miroiter la possibilité de se rétracter (manipulation mentale).
ce mécanisme pousse les gens à s’endetter. le fait d’augmente le délai à 14 jours
augmente l’efficacité de ce mécanisme.
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Possibilité de le contourner : est-il possible d’antidaté les contrats pour vider le droit de
rétractation ? OUI en état actuel du droit positif d moins il y a un arrêt qui dit: DOUAI 24
mai 2005 : le client est démarché.
IV- le sort du crédit tributaire du sort de l’opération ppal
Dans le droit commun, les deux contrats juridiquement sont indépendant : contrat ppal
et le contrat de crédit (=théorie civiliste) même si économiquement il faut 1. Cela veut
dire que le contrat ppal et le contrat prêt suivent leur propre chemin, le sort de l’un ne
peut pas affecter le sort de l’autre. Cela joue sur le terrain de la cause et de l’objet :
- contrat ppal : vente/ service : si le contrat ppal tombe, le crédit est valable et I
devront être payé.
- si le contrat e financement tombe, le contrat pal doit être exécuté
Cette approche civiliste n’est pas du tout adapté aux besoins de nos sociétés.
Régime dérogatoire
- si e CT ppal tombe le contrat de crédit tombe il n’aura pas à être exécuté et les I
n’auront pas à être payé.
- si le crédit de crédit n’est pas obtenu, le contrat ppal tome et le client ne pourra
pas être poursuivi.
Règle :
- L 311-13 : le contrat ppal ne peut pas prendre effet tant que le délai e 7 jour n’est
pas expiré.
- S’il y a exo du droit de rétractation, l’exo de ce droit entraine la résolution de
plein droit du contrat ppal : L 311-36
- S’i y a rétraction du contrat pp il y a résiliation automatique du contrat de
crédit. L 311-38
- les O° de l’emprunteur ne prennent effet qu’à compter de la livraison du bien ou
fourniture de la PS. En cas de rétractation, l’emprunteur est libéré il n’a pas a
payé les I
- L311-20 : la France a été condamné par la CJCE en raison du contenu de ce texte.
lors de la réforme sur le crédit de conso, le contenu de cet article n’a pas été
modifié.
L’ancien article L 311-14 est devenu nouvelle l’article L 311-20 et l’ancien
article 311-20 est devenu l’article L 311-31 (=le contenu n’a pas changé sauf la
numérotation).
Les O° de l’emprunteur ne prennent effet qu’à compter de la livraison du bien ou
la fourniture de la prestation de service. Si il y a résiliation au contrat de crédit,
l’emprunteur n’a pas a payé les I il restitue le K et n’a pas à exécuter le contrat.
L 311-31 : les O° de l’employeur cessent en cas d’interruption de la livraison de la
vente ou de la fourniture.
88 | P a g e

Arrêt 4 octobre 2007 : un démarchage et le démarcheur arrive à convaincre le
changement des fenêtres : plus de 60000 euros. Les fenêtres sont livrées financé
à crédit. Ces fenêtres ne peuvent pas être placées. Le contrat de démarchage est
valable ainsi que le contrat de crédit. Refuse de payer. La banque prétend pour
obliger le paiement : doivent exécuter le crédit car « le contrat de vente ne
mentionnait pas qu’il devait y avoir un lien avec un contrat de crédit : la mention
du bien financer ne figurait pas sur l’offre de crédit contrairement à ce qu’exige
l’article article 311-20. Du point de vu du droit français, la banque avait raison. la
remise en cause du contrat de vente ne pouvais pas remettre cause le contrat de
crédit car l’article 311-20 n’a pas été satisfait. La CC pose une QPC car c’est un
problème d’interprétation du droit communautaire : La CJCE est saisi et dit que la
protection joue, les deux contrats sont lié même s’il n’est pas dit dans le contrat
de vente que le bien est financer par un crédit.
Ainsi la vente a été annulée. la nullité de la vente a entrainé la nullité du contrat
de crédit. L’article L 311-20 était illicite et illégal. L’article 311-20 est devenu
l’article 311-31 est toujours d’actualité. Par conséquent la France n’a pas tiré de
leçon de sa condamnation par la CJCE.
la CJCE a jouté que le juge peut soulever d’office ces question dans le droit de la
conso.
Les deux contrats sont lié même si cela n’est pas dit dans le contrat de crédit ne
mentionne pas le bien financier
L 311-14 devenu l’actuel article L 311-20 : illustration du lien éco entre les
deux contrats. Le montant du crédit doit correspondre au montant du contrat
ppal. Jusqu’en 2008, cette règle évidente n’a jamais donné lieu à difficulté. Est ce
que le crédit peut être accordé pour un montant pus élevé ? si le bien ppal vaut
10 000 euros est ce que le financement peut être accordé pour 14 000 ? Oui c’est
arrivé. 1
ère
chambre civil 13 mars 2008 (+1
ère
affaire sur cette question depuis
1978). Arrêt de cassation. Les juges du fond n’avait pas respecté cet ancien article
L 311-14 et avait considéré que le crédit avait été valablement accordé. L’arrêt
est cassé et pour la CC le contrat de crédit ne peut pas dépasser le montant du
contrat ppal. A défaut, nullité du crédit. Par conséquent, l’emprunteur doit
restituer le K mais la banque doit restituer la totalité des I. en cas de difficulté par
l’emprunteur, il peut demander un délai au juge.
Si le bien financé n’a pas été livré par la faute du vendeur qui a pour autant était réglé
par la banque, le banquier ne doit rien tant qu’il n’est pas livré
- L 311-39 : L’engagement préalable de payer comptant en cas de refus de prêt est
nul de plein droit c’est-à-dire que les pros en espèce ne peuvent pas éluder les
règles protectrices.

 Que se passe t-il en cas d’annulation ou de résolution ou rétractation du contrat
ppal ? Entraine les mm conséquences sur le contrat de crédit : article nouveau
L 311-22. Pour obtenir la nullité du contra ppal ou sa résolution, il faut saisir
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la justice et donc I continue à courir. Donc en plus de la demande en nullité,
le juge dans l’attente de l’issue du procès peut ordonner la suspension de
l’exécution contrat de crédit. Le procès d contrat ppal gêne l’exécution du
contrat de crédit. Cela dit ce mécanisme n’est pas automatique. il y a un piège
de procédure, il faut que l’emprunteur en fasse la demande et d’autre part il
faut que le prêteur soit mis en cause pour que le contrat de crédit soit
suspendu. A défaut, le contrat ne pourra pas être suspendu.

 que se passe t-il si le banquier est fautif ? il ne peut alors demander au client
le remboursement du crédit. la faute consiste a avoir versé des fonds alors
que le contrat ppal n’a pas été exécuté : 2 arrêts
o 16 janvier 1996 1
ère
chambre civil : c’est au client de prouver la faute la
banque. dans les faits, si le contrat n’avait pas été exécuté, c’est parce que
le prestataire pro avait déposé le bilan XXXX
o 14 mars 2012 3
ème
chambre civil : la cour de cassation admet la faute de
la banque. la banque avait débloqué les fonds sans avoir reçu copie de la
garantie de livraison à prix et délai convenu

- L 311-51 : prévoit une responsabilité automatique de la banque en cas de faute
des intermédiaires de crédit.

 si le banquier n’est pas fautif ou si le client a échouer dans
l’administration de la preuve : le banquier à le droit de demander au client
le remboursement du crédit nonobstant la nullité ou la résolution du contrat
principal car la remise en cause des contrats laisse substituer l’O° de restituer.
Le banquier n’a plus le droit de demander la résolution des I==> il peut juste
demander la restitution du K.

 Si c’est le vendeur qui est fautif : L 311-33 nouveau le banquier à le droit de
mettre en cause le vendeur est de demander au juge que le vendeur soit
condamné à garantir la restitution des fonds

V- Protection de l’emprunteur en cours d’exécution du contrat de prêt.
On peut distinguer deux hypothèses :
- l’emprunteur n’a pas de difficulté financière et souhaite accélérer le
remboursement
- l’emprunteur a des difficultés financière et alors comment ça va se passer ?

a- 1
ère
hypothèses :
Pourquoi voudrait-il accéléré ses dettes ? « Couper ses dettes permet de s’enrichir » car s’il
anticipe le remboursement le K est éteint et donc du coup il n’y a plus d’I a payer.
90 | P a g e

Est ce que c’est possible en droit ?la question se pose car si dans cette affaire il y a un
gagnant il y a forcément un perdant qui est le banquier au final car il perd les I (le
banquier perd sa rémunération).
 Dans le droit commun le banquier peut empêcher le remboursement
anticipé.
 Le crédit à la conso étant un droit dérogatoire il l’est aussi sur ce point. la
directive Européenne de 2008 transposé par la loi du 1
er
juillet 2010 :
consacre un recul de la protection du consommateur par rapport au droit
antérieur français. L’avantage des banques est davantage pris en compte :
 dans l’état du droit antérieur : l’arrêt anticipé du remboursement
était un droit discrétionnaire pour l’emprunteur et surtout
c’était une prérogative dont l’exo était gratuit donc dénué de
toute pénalité.
La CJCE dans de nombreux arrêt a porté atteinte à ses prérogatives
lorsqu’elle existe et pas seulement dans le crédit conso.
Lorsque le conso peut se rétracter ou peut anticiper l’exécution du
contrat, la CJCE en réalité a admis que les états membres
puissent prévoir des indemnités compensatrices qui viennent
compenser le manque à gagner : CJCE 3 septembre 2009 : le
pays en cause était l’Allemagne. Il s’agissait de vente à distance :
l’acheteur conso peut se rétracter dans la vente à distance : peut-il
être obligé de payer une indemnité compensatrice ? OUI. Admettre
une indemnité a pour conséquence de remettre en cause le
droit de se rétracter.
Directive du 25 octobre 2011 qui adapte le régime de la vente
à distance et le démarchage : elle reprend la JP de la CJCE sur
l’exo payant de la rétractation.
La directive de 2008 : permet que le banquier puisse percevoir une
indemnité en cas de remboursement anticipé du crédit.
 dans le nouvel dispositif : L 311-22 du code de la conso permet
aux banquiers de percevoir une indemnité pour remboursement
anticipé : à hauteur 1%

b- 2
ème
hypothèse
Si le débiteur ne fait rien, il est passif, il risque de se retrouver confronter à de
nombreuse difficulté car la défaillance constitue un motif de déchéance du terme.
autrement dit le K restant du devient immédiatement exigible.
La meilleur solution consiste à saisir de manière préventive le juge pour lui demander
des délais de grâce : 1244-1 et suivant du code civil : permet à l’emprunteur de
solliciter des délais, délai dont la durée max est de 2 ans. Ce délai permet d’aménager au
91 | P a g e

juge temporairement les modalités de remboursement de la dette. Ce qui permet
d’éviter la déchéance du terme.
Cela suppose que le débiteur fasse les démarches en s’adressant au juge. En la matière
dorénavant s’est le juge du TI qui à une compétence général non seulement pour
l’application du code de la conso donc crédit de conso mais aussi en matière de
surendettement depuis une loi de 2010. Les juridictions de proximité ont été
supprimées et cela rentrera en vigueur en 2013 et ce sont les TI qui prennent le relai.
Si la solution est vraiment compromise, il vaut mieux solliciter une procédure de
s’endettement car là ça ne sera plus un aménagement de la dette mais un effacement
total ou partiel de la dette.
La loi du 1
er
juillet 2010 relative au crédit conso a prévu que les banques devaient
prendre des dispos pour rassurer la continuité des services bancaires des personnes
surendettés.
Pour la mise en œuvre de ce pp, comment ça s’est passé ? D’abord, les frais bancaire sont
toujours libre (=les frais bancaires ne sont pas encadré). Celui qui a été chargé
d’élaborer les O° des banquiers est l’association pro qui représente les banquiers (=ce
qui explique que les frais ne soient pas encadré). Et le ministre de l’économie s’est juste
contenter d’homologué les disposes : arrêté du 24 mars 2011.
Si le consommateur ne fait rien, défaillant sur une échéance, la banque est en droit
de faire constater la défaillance c’est-à-dire d’obtenir la déchéance du terme.
Il y a un mieux dans la nouvelle réglementation, L 311-22-2 prévoit à la charge de la
banque une sorte de devoir d’alerter lorsque la banque constate que l’emprunteur à
des difficultés de rembourser. L’I de ce texte ? que ce passe t-il si la banque n’a pas
alerter ? On pourra mettre en cause la responsabilité de la banque ce qui débouchera sur
une condamnation de la banque qui pourra se compenser avec la dette de l‘emprunteur.
La possibilité pour la banque d’obtenir le remboursement immédiat : L 311-24 et texte
d’OP : sur la question des frais la banque a le droit de réclamer le remboursement du K
restant+ I due + I de retard.
L’article L 311-23 donne une liste des frais que la banque à le droit de réclamer en cas
de défaillance et qui plus est en absence ce de remboursement effectif, les sommes
restant du continu à produire I sur le montant du T d’I du prêt. Le banquier à le droit de
surcroit de demander une indemnité qui vient compléter tout ce qui précède.
Cette indemnité est plafonner et encadré par décret (=huissier…)
2 remarques :
- la dette est éteinte par l’écoulement du temps :
- la question des causes abusives dans les contrats de crédit à la conso : les
banquiers ont tendance à insérer dans ses contrats des clauses abusives.
Les enjeux sont multiples :
92 | P a g e

 s’il y a clause abusif il y a une déchéance des I seule restera l’O° de payer le K.
la banque devra rembourser les I .
 Spécificité des sanctions pour les clauses abusives dans les crédits à la conso :
 5 février 2009 : concerne la BNP PARIBAS ( =arrêt important partiel) :
arrêt de cassation. il y a avait 6 moyen de pourvoir. les 6 sont accueilli par la
CC. Donc 6 erreurs juridiques de TGI de Paris. En l’espèce, le contrat de
crédit mis en place par la BNP comporte des causes abusives. la CC consacre
cette qualification de clause abusive donc déchéance des I et la banque
a été condamnée à rembourser les I perçu pendant toute les années
le PB était que le contrat de crédit prévoyait un crédit de préavis pour
rembourser par anticipation, possible ? la CC a considéré que de poser un
délai de préavis était abusif car porte atteinte à la faculté de
remboursement par anticipation. La solution joue même si le débiteur
est défaillant et donc la banque a du rembourser tout les I dues.
 avis de la CC 10 juillet 2006 dans cet avis en matière de crédit révolving
si le contrat prévoit l’augmentation du montant du crédit sans qu’il ne soit
nécessaire de dresser une nouvelle offre préalable, il s’agit d’une clause
abusive.
S’il y clause abusif cela conduit à une déchéance des I. Ces I deviennent
très rapidement plus élevé que le K prêté
 TI MONTBELIARD 28 octobre 2008 : la banque voulait bien prêter de
l’argent mais à l’emprunteur qui épargne. elle s’aménage en garantie car
en car de défaillance du débiteur la banque pourra saisir l’épargne. le
JUGE a considéré que cette clause d’épargne obligatoire était abusif et
donc déchéance des I pour la banque.
 Dalloz 2006 p 370 par POISONNIER un spécialiste de crédit conso : il
fait l’inventaire de toutes les clauses abusive en matière de clause
résolutoire de crédit qu’il a pu rencontrer dans els procès. la banque a é le
droit de prévoit des clauses résolutoire mais à certaine résolution : en
l’hypothèse de clause résolutoire et qu’elle est valable : la survenance de
l’événement entraine la déchéance des termes. mais généralement était
trop large, trop vaste, elle constitue des clauses abusifs. dans ce cas, il y
aura déchéance des I.
Sont considéré comme abusif les clauses suivantes :
 modification de la situation financière du débiteur
 survenance d’un R ou LJ de l’emprunteur : 21 février 2012
chambre commerciale== clause considéré comme non écrite
 survenance d’un cas de surendettement.
 est abusif le fait d’être inscrit sur un fichier.
 émission d’un chèque sans provision
 clôture du compte courant
 défaillance dans l’exécution d’un autre contrat de crédit
93 | P a g e

 le décès du co-emprunteur ou de la caution.
 la déchéance du terme en cas de départ du territoire français
métropolitain
 résiliation en fonction de l’âge
 résolution automatique en fonction de l’état de santé
 mise en place de mesure civil de protection (=mise en curateur ou
tutelle)
 fourniture de renseignement faux
 le changement dans la situation financière du crédit
 résolution du contrat de crédit en cas de résolution du contrat de
l’assurance
 survenance d’un événement indéfini

VI- prescription et forclusion
Normalement en droit commun, la prescription est de 5 ans.
Le droit spécial du crédit à la conso trouve cette règle inadapté, il existe donc des
règles publiques dérogatoire qui fixent un délai plus court, qui est en réalité un
délai de forclusion et non de prescription de 2 ans : article L 311-52.
Le nouveau texte L 311-52 reprend la JP que la cour de cassation a développé sur
l’ancien texte (=L 311-37). L’article reprend l’élément clef de l’ancien article :
l’élément déclencheur de la forclusion est le 1
er
incident non régularisé ou le
1
er
dépassement non régularisé.
Le texte ainsi exposé semble simple mais ce n’et qu’une illusion, beaucoup de procès.
D’abord, une question de procédure jusqu’en 2006 il y avait déjà un contentieux
important simplement sur la compétence du juge. Un certain nombre d’avocats et de
banques attaquaient devant le TGI, or il y a une compétence exclusive du TI.
Il a été décidé que le fait de saisir un tribunal incompétent n’avait aucun effet sur
l’écoulement du délai : solution qui protégeait l’emprunteur.
Mais la chambre mixte, le 24 novembre 2006 a décidé que la saisine d’un juge
incompétent interrompait le temps (=la procédure) même pour des délais de
forclusion. Cette procédure se trouve consacré à l’article 2241 du code civil
La difficulté ici est de déterminer le point de départ du délai. En théorie il y a 3 dates
possibles : soit :
- la date de conclusion du contrat de crédit : est toujours exclu par la cour de
cassation s’agissant des contrats de crédit à la conso.
- soit une date intermédiaire qui est le 1
er
incident de paiement non
régularisé ou le 1
er
dépassement non régularisé
94 | P a g e

- clôture du compte sur lequel le crédit a été donné : est également exclu par la
cour de cassation si le crédit à la consommation été versé sur un compte
courant
Quelles en sont les difficultés ? 3 :
 la CC à déterminer qu’est ce qui aller déclencher le point de départ du
délai. dans l’ancien texte rien n’était dit. il faut distinguer deux
hypothèses :
 découvert express : la 1
ère
échéance impayé non régularisé
c’est ce qui fait courir le délai.
Autrement dit si la banque n’assigne pas dans les 2 ans qui suit
ce délai tout est éteint. La banque perd tout : I et K le point de
départ de cette JP est 1999. La régularisation met fin aux cours du
délai.
1
ère
chambre civil 7 décembre 2004 : P+B+R+I crédit
révolving : avec une autorisation de découvert express.
Dans les faits, il y avait dépassement du découvert convenu sans qu’il
y eu régularisation.
C’est le dépassement du découvert convenu qui fait courir le
délai de 2 ans.
En d’autre terme. La clôture du compte n’est pas retenue comme
solution pour le point de départ du délai.
S’il y a régularisation, le délai ne court plus et on met les
compteurs à 0.
 découvert tacite : on va déterminer le montant du découvert
tacite en analysant les 3 mois précédant l’incident et c’est ça
qui va déterminer le montant autorisé : en cas de dépassement
de ce montant autorisé, le délai de 2 ans va commencer à
courir.
1
ère
chambre civil 3 mai 2007 : pas de régularisation alors que le
montant était dépasser. 2 ans s’écoule la banque agit tardivement,
elle assigne en paiement. La banque prétend que son inaction valait
en réalité autorisation de découvert tacite et dans ce cas il n’y avait
plus incident de paiement car découvert tacite.
La CA admet mais CC dit qu’il y a incompatibilité de découvert
tacite et express. En aucun cas l’inaction de la banque doit être
interpréter comme découvert tacite car il y avait un découvert
express.
Dans le contentieux les difficultés ont portées sur l’aménagement de la dette et sur la
terminologie donnée par les banques :
95 | P a g e

 aménagement : lorsqu’une difficulté apparait dans le remboursement il
arrive dans un certain nombre de cas que le débiteur défaillant et la
banque passe un accord pour réaménager la dette/ restructurer la dette :
la question est de savoir quel est le point de départ du délai de 2 ans dans
cette hypothèses ?
 11 février 2010 : P+B+I : en l’espèce, on a un crédit à la conso et
une défaillance du débiteur. On était au-delà du délai de 2 ans, la
spécificité est qu’il y avait plusieurs emprunteurs.
La question était de savoir : quel est la porté du réaménagement
pour celui qui n’y a pas souscrit (=l’emprunteur ici était tenu
solidairement) ? la CC dit que l’accord de réaménagement ne peut
pas emporter le report du point de départ à la date du nouvel
acte : ainsi l’emprunteur qui n’a pas souscrit a été libéré de la
dette pour forclusion
 31 mars 2011 P+B+I : la CC a retenu la même solution lorsqu’il y
a un prêt de restructuration pour réaménager le
remboursement de la dette dans le cas de crédit de conso : cela
ne peut pas remporter le report du délai. il s’agissait d’un découvert
tacite qui prend naissance en 1999 et qui atteint 80 000 euros en
2003. le prêt de restructuration a été amené à 60 000 avec un taux de
6%. La banque a tout perdu elle aurait du assigné avant 2001
car la date du nouvel acte ne report pas le délai car c’est le 1
er

incident de paiement qui compte
 15 décembre 2011 : 2 arrêt P+B+I : il résulte de ses deux arrêt,
les éléments suivants :
D’abord la seule souscription d’un avenant ne suffit pas à
emporter le report du point de départ et la renonciation à la
forclusion biennale.
Dans le réaménagement de la dette, le simple rappel de
plafond légal ne suffit pas à reporter le point de départ du
délai. On retient donc encore une foi le 1
er
incident de
paiement comme point de départ
Dans l’une des affaires le crédit initial en 1998 était de 3000 et il
s’est retrouver avec 21000 euros en 2007.
 22 mars 2012 : P+B+I : arrêt de cassation qui fait un résumé de
ce qui précède : il s’agissait crédit révolving (=reconstitue au fur er
mesure des crédits). Le découvert est express et on a un incident de
paiement non régularisé. L’offre initiale prévoyait une offre de 5000
francs qui était porté ensuite en 2003 à 2200 euros avec un montant
max de 10 000 euros. En 2003, l’emprunteur a demandé 6000 euros
de financement. il s’est retrouvé défaillant et s’est retrouver
poursuivit au delà du délai de 2 ans pour un montant de 8000.
Question : quel est le point de départ du délai de forclusion dans
96 | P a g e

cette hypothèses ? dépassement du montant du crédit initial ou le
dépassement du plafond prévu par le contrat ? la CC dit que s’est le
montant initial accordé par le contrat de crédit et non le
plafond. dans cette affaire la banque a été déclaré forclose et la
dette est éteinte en totalité
 Pour le crédit révolving les banques ont tendance à utiliser des termes qui
s’éloigne des modèle types avec les mentions suivantes qui ne sont pas
légales (=pas prévue par la loi)
- découvert utile
- crédit initial
- montant déblocable
- fraction disponible
- K disponible
- plafond accordé
la CSQ est que cela n’a aucune conséquence : la seule chose qui compte c’est le 1
er

incident de paiement du dépassement du crédit initialement accordé peu importe
ce qui est mentionné dans le contrat
Pour conclure on a un contentieux abondant et une réponse favorable de la CC aux
emprunteurs : interprétation stricte de la loi ;
L’office du juge :
Est ce que le juge saisi du litige peut soulever d’office un moyen que la partie n’a pas vu
notamment lorsque la partie ne vient pas au procès ?
 On doit partir du droit commun, la cour de cassation interdit au
juge de soulever d’office le moyen tiré de la prescription. la
prescription extinctif est une fin de non recevoir qui entraine
irrecevabilité de la demande car la CC considère que ça ne
concerne que des I privé et les juges n’ont pas à soulever
d’office cette question.
La CC a fait application de cette conception au crédit à la conso, et
le crédit de conso a considéré que le juge n’a pas à soulever
d’office le moyen tiré de la forclusion.
En procédant de la sorte, la CC nié la spécificité de ce droit
dérogatoire (=du crédit à conso)
 la CJCE le point de de départ de cette JP : 27 juin 2000 OCEAN
CGRUPO a fait O° au état membre de permettre au juge de soulever
d’office les moyens tirés de la violation du droit de la conso.
C’est une JP générale : vaut pour les clauses abusives.
Pour la France faudra attendre 3 janvier 2008 pour qu’elle se
mette en conformité avec le droit communautaire donc son article
L 141-4 du code de la conso : « le juge peut soulever toutes les
97 | P a g e

disposition du présent code ( porté générale) dans les litiges nés de
son application »
La CC a été obligé de prendre acte de l’évolution de :
 arrêt du 22 décembre 2009 1
ère
chambre civil
décide que la forclusion peut être soulevé d’office par
le juge. Cette affaire est intéressement du point de vu
de la procédure ; le point de départ est 1999 :
défaillant et procès le TI condamne l’emprunteur a
rembourser en 2001 mais la banque perd sa demande
sur les I. en 2004, la CC censure les juges du fonds car
le juge avait soulevé d’office la déchéance des I. Repart
d’un autre TI saisi en 2005, donne tort à la banque sur
les I. Nouveau pourvoi soulevé par la banque.
Entre temps, la loi de 2008application immédiate
donc admet que le juge peut soulever d’office.
 TI Nogent sur Marne : 7 décembre 2010 : un crédit
de consommation pour un montant initial très faible
1500 euros. le débiteur se trouve poursuivit pour un
montant de 8000 euros. elle a expliqué qu’elle était aux
chômages 335 et 340 de loyers. elle habite Vincennes
et jugé à Nogent sur marne.
Première décision en 2009 à Vincennes pour une
injonction de payer mais juger au fond sur Nogent sur
marne. pourquoi ? dans le cadre de la carte judiciaire,
le tribunal de Vincennes a été supprimé.
Ici le juge soulève d'office le moyen : le 1
er
incident
de paiement est de 1996 donc en réalité tout est
éteint depuis 1998. Donc la dette a été supprimée
par la forclusion
 14 mai 2009 1
ère
chambre civil : dernier arrêt en
date : Le pp est que le juge du fond est tenu (=la CC
dit que c’est une O° est non un devoir) mais la CC
pose des C° pour soulever d’office :
Si l’emprunteur ne se prévôt pas de la forclusion
et s’il n’invoque aucun fait propre à la
caractériser le juge n’a pas à vérifier ses question.

Conclusion : la réforme récente est une régression de la protection de l’emprunteur.
Néanmoins, la réforme a produit des effets important en posant le pp du
remboursement immédiat pour les crédits révolving et le contentieux est abondant ce
qui montre la crise.
98 | P a g e

§4 prêt bancaire
Le prêt bancaire n’est régit ni par le régime du crédit à la conso ni par le régime
spécifique du crédit immobilier.
On a une indépendance des 2 contrats :
 contrat de crédit
 et contrat ppal :
 Arrêt 12 janvier 2010 chambre commerciale : acheter un immeuble par une
SCI : 8 millions de francs mais cela passait par un contrat d’assurance vie financier
lui mm par un crédit. Finalement les investisseurs ont renoncé à l’opération.
Il n’y a aucune CSQ au contrat de crédit. Ils ont donc été obligés de
rembourser les crédits et les I
Ce prêt bancaire classique va ouvrir des règles qui découlent des règles du code civil et
code de conso (TAEG)
On est dans le cas du monopole bancaire, du moment où il y un I et que s’est répété.
Dans le périmètre des métiers, ceux qui ne sont pas banquiers ne peuvent pas entrer
dans le périmètre des prêts bancaires.
A contraire, l’assurance pro ne jouera pas : 23 janvier 2007 chambre commercial
Dans le cas d’un prêt, en cas de refus de remboursement du prêt : ne constitue pas un
abus de confiance. Le refus de rembourser un prêt n’est pas un délit pénal : chambre
criminelle 5 septembre 2007
question du micro crédit :
La France traverse une crise d’accord. Une des solutions envisagées par les pouvoir
public est le micro crédit allié au micro E. C’est une fausse charité qui dit micro crédit
dit maxi T d’I.
Observation de la crise du crédit : En 2008, les pouvoirs publics ont mis en œuvre un
médiateur de crédit et même une convention pour pérenniser la médiation des
crédits au E signé en 2009.
Ce médiateur du crédit ne vaut que pour les E et pas pour les particuliers donc
aucune aide si le particulier se trouve confronter à un refus de crédit.
Indépendance des 2 Ct
- Ct ppal
- Ct de crédit
Chambre cal 12 janvier 2010 : il s’agissait d’acheter un immeuble par une SCI : 8 millions
de francs. Mais le financement a été compliquer car sa passait par un Ct d’assurance vie
qui était lui m financer par un crédit. Les investisseurs ont renoncé à l’opération. Il n’y a
aucune conséquence sur le Ct de crédit  La renonciation au Ct ppal (Ct d’assurance
99 | P a g e

vie) est sans intérêt pour le Ct de crédit. La société a été obligé d’utilisé le crédit pour un
million de francs.

I- la nature
C’est un contrat consensuel lorsque le prêteur est un pro. A défaut, c’est un contrat réel :
1292 et suivant du code civil.
Le prêt bancaire va avoir 2 natures :
- réel
- consensuel
 cette dualité de nature va avoir des CSQ importante sur le terrain
de la cause.
Quand on est dans le régime dérogatoire : crédit conso et immobilier ce régime offre
une série de protection pour l’emprunter pour sortir du contrat de crédit.
Néanmoins, il n’existe pas dans le droit commun ce mécanisme : peut-on trouver une
solution pour relier les deux contrats ? Le débat se DVPT sur la cause : la cause du
contrat de prêt est le contrat ppal si on arrive à établir ce lien et que le contrat
ppal tombe alors le contrat de crédit n’aura pas de cause et donc sera sans effet
II- clause de destination
Le plus simple est de stipulé dans le contrat de crédit une clause de destination du
crédit :
Si le prêt à une finalité pro il faut une destination express.
La clause d’affectation pro doit dire à qu’elle contrat elle est affecté.
Lorsque la clause de destination existe, cela entraine des CSP importante :
 emprunteur doit respecter cette clause s’il ne respecte pas cette
clause de destination il est fautif et la banque pourra obtenir la
déchéance du terme.
 O° de surveiller le bon usage des fonds sinon la banque se trouvera
responsable : arrêt 18 mai 1993
La définition de la clause va varier selon la définition du prêt.
L’enjeu est la charge de la preuve :
- contrat réel : la cause du prêt est la remise des fonds et rien d’autre. Remise des
fond vaut cause et formation du contrat.
- crédit consensuel : la définition de la cause change : comme ce n’est pas un
contrat réelle c’est dans l’O° souscrite par le prêteur que l’O° de l’emprunteur
trouve sa cause dont l’existence, comme l’exactitude doit être apprécié au
moment de la CCL du contrat : 19 juin 2008 chambre civil : « quand il y a un
100 | P a g e

contrat consensuel il peut y avoir détermination de l’affectation des fonds mais cela
ne peut jouer qu’au moment de la CCL du contrat et pas après ».
CSQ sur la charge de la preuve : la définition de la cause va entrainer des CSQ
importante sur la charge de la preuve : qui doit prouver l’existence du prêt ? Emprunteur
ou prêteur ? la réponse dépend de la nature du prêt :
 prêt réel : pèse sur l’emprunteur : en cas de litige il devra
prouver qu’il a remboursé
 consensuel : pèse sur le prêteur : prouver qu’il y a bien prêt et a
défaut il n’y aura pas de prêt donc rien à rembourser : arrêt 7
avril 2009 pas réussi a prouver l’existence du prêt donc a tout
perdu.
Pour la cause la CC applique l’article 1132 du code civil relative à a présomption
de l’existence de la cause même si la cause n’est pas indiquée on présume qu’il y a
une cause licite : ce texte joue et prime sur l’article 1326 : 12 janvier 2012 P+B+I.
Dans le prêt réel : c’est la remise des fonds qui vaut à la fois cause et formation du
contrat :
 ce qui a pour CSQS que la présomption de l’existence de la cause ne peut pas
jouer si la reconnaissance de la dette a une date postérieure à celle de la remise
des fonds : 9 février 2012 P+B+I.
 D’autre part, sur le PB de la fausseté de la cause, sa preuve doit respecter l’article
1341 du code civil dans les rapports entre les parties (découler d’un écrit) : 23
février 2012 P+B+I.
CONCLUSION : En d’autre terme, la présomption de l’existence de la cause joue mm en
cas de non respect de 1326 et pour combattre la cause on doit respecter 1341 entre
les parties.
Reconnaissance de dette antidaté (=par rapport la remise des fond) n’a pas d’efficacité
lorsque le prêteur n’est pas un pro à cause de la nature réelle du prêt. Au final seule la
remise de dette compte.
III- remboursement du prêt :
Si l’emprunteur est in bonis il va donc suivre les modalités de remboursement.
La banque peut empêcher le remboursement anticipé (=solution d’un arrêt qu’on verra
plus tard). Elle peut lui imposer le respect du calendrier.
 Si une durée a été prévue, les parties doivent la respecter.
Si le prêt est a durée indéterminé, la banque peut la dénoncer en respectant un
préavis de 60 jours.
101 | P a g e

Si l’emprunteur est en difficulté, et que c’est un pro, la banque aura plus de liberté dans
la rédaction de la clause résolutoire.
La seule façon pour l’emprunter de s’en sortir serait de déposer le bilan car dans cette
situation cela bloque la clause résolutoire.
Début 2012, la CC donne pleine efficacité à ce qui a été dit précédemment la banque ne
peut plus mettre ne cause la clause résolutoire quelque soit la façon dont elle est rédigé
à partir du moment où il y a cessation de paiement.
la CEDH a rendu un arrêt le 31 mars 2011, suite à un PB de remboursement de prêt
bancaire. L’emprunteur avait été défaillant. Il avait été poursuivit par la banque et il avait
été condamné a remboursé le prêt dès l’instance et la banque avait obtenu l’exécution
provisoire. Le requérant contester cette décision en faisant appel et disant que ces moyen
financier ne lui permettait d’exécuter de ce jugement.
Devant la CC, prononce la radiation du rôle pour défaut d’exécution provisoire.
Cette personne a attaqué devant à CEDH pour violation de l’article 6 : « la radiation
du rôle consécutive à l’impossibilité d’exécuter le jugement » :
la CEDH lui a donné raison et a condamné la France.
En l’espèce, le rapport entre les ressources financière du foyer et le montant de la
condamnation était de 1 à 240.
PB de preuve :
Que se passe t-il lorsqu’il y a une contestation sur la qualification du prêt : 31 mars 2011 :
dans cette affaire le créancier supporter la charge de la preuve du contrat de prêt.
le prêteur avait échoué dans l’administration de la preuve et il dit qu’il y a enrichissement
sans preuve.
La CC dit que l’action est subsidiaire. Si le créancier échoue dans l’administration de
la preuve, il ne peut pas prétendre qu’il y a enrichissement sans cause et il n’y as
donc pas de solution de rattrapage.
1
ère
chambre civil 16 septembre 2010 : PB de remboursement de prêt : le litige portait
sur le remboursement. Le prêteur prétend qu’il y avait pas remboursé et l’emprunteur qu’il
y avait remboursement.
La CA a donné raison au prêteur et la position de la CC est la suivante : « par
application de l’article 1381 du code civil : la preuve du remboursement du prêt est
un fait et non un acte juridique. La preuve peut donc être établit par tout moyen.
L’emprunteur n’a pas besoin de quittance pour prouver qu’il était libérer de sa
dette »
IV- garantie et assurance
Verra plus tard

102 | P a g e

§5- le crédit immobilier :
Fait l’objet d’une réglementation particulière.
2 sortes de crédit immobilier :
- le financement pro : droit commun qui s’applique
- le financement du crédit immobilier pour les particuliers : régime spécial
pour la protection des plus faibles comme pour le crédit à la conso.
Si on n’est pas dans le cadre de cette réglementation dérogatoire c’est le droit commun
qui s’applique.
En 1979, le législateur a mis en place une réglementation particulière pour favoriser
le crédit immobilier. La réglementation montre ces limites, c’est pour cela qu’il y a une
proposition de directive du 31 mars 2011pour modifié la réglementation du crédit
immobilier.
Enjeux éco car :
La croissance du prix de l’immobilier est prise en compte dans le calcul de la croissance.
Que convent-il d’y penser ? Si l’immobilier est un facteur de croissance, il faut donc
l’encourager.
En 2001, les banques avaient distribué 70 milliards de crédit au particulier avec une
durée de 10 15 ans. Les gens étaient solvables. Les banques se sont mise à distribuer à
tout va en allongent la durée.
En 2007, les banques ont distribué 170 milliard d’euro de crédit qui hypothèque 30
ans de croissance.
En 2011, 160 milliards et 2012 baisses de 50% par rapport à 2011.
En 1990 la France a connu un crack immobilier : Une baisse des prix à 30% qui a
durée 6 ans. Ce qui ont acheté au plus haut en 1990 en 2008 avaient a peine récupéré
leur perte.
La baisse de l’immobilier en 1990 a causé dégâts dans les banques. Certain contrat
d’assurance vie propose de placer leur épargne en assurance vie (=placement multi
support possible de passer en immobilier) : pour l’immobilier la perte est de 37% de
perte en 5 ans et la baisse des actions est de28%.
Le f que le levier soit pris en compte dans le calcul de la croissance est étonnant car
l’évolution de la bourse n’est pas pris en compte. Les chiffres ne st pas sérieux et fiable
La taxe sur les transactions immobilières est de 1 millions d’euros seulement pour paris
Comparaison : marché immobilier allemand et français :
- Allemagne : prix on baissé régulièrement depuis 15 ans.
l’ancienne RFA 160 MILLIES EUROS et l’ancienne RDA 110 milles euros.
103 | P a g e

Cela est du au nombre réduit de propriétaire en Allemagne (=modère les prix).
D’autre part, il y a une offre locative abondante et pas de pénurie de construction
de logement contrairement à la France. La construction annuelle est supérieure à
la demande alors qu’en France c’est l’inverse.
Raison juridique de la baisse des prix en Allemagne : stricte contrôle des prix
locative qui est fait par l’état. Cet encadrement tire le prix de vente vers le bas. Le
bail à durée illimité et transmissible aux enfants.
Il y a un indice étatique fait par l’état ; quartier par quartier qui encadre la hausse
des loyers.
D’autre part, il n’y a aucune liberté des loyers lors des relocation ; Au Risque de
sanction pénale.
- France : autour de 250 milles euros : il n’y a pas de fiabilité des statistique éco en
matière immobilier car elles sont fait par les agences elle-même : pas de
statistique étatique.
Affaire cœurs défense du 8 mars 2011 : la tour de la défense : le coût de fabrication
600 millions d’euros. Elle a été acheté plus de 2 milliards d’euros par Léman Brother
mais cette banque a fait faillite. Elle vaut aujourd’hui à peu près 1 milliard d’euros. Les
loyers des tours annuelles brutes étaient de 50 millions d’euros par an. Cela veut dire
que pour amortir le cout d’acquisition il faudrait 42 ans de loyer (=brut et pas nette).
Il existe des dérivé des warrants (=garanties) : les instruments de couvertures ne
servent à rien. Le cout de la couverture dans cette affaire atteignait 70 millions euros
(=plus que le revenu annuel du bien).
Le poids de l’amortissement de la dette : combien reste t-il a remboursé en K
après X l’année de remboursement ? c’est ce qu’on appelle l’amortissement de la
dette.
Lorsque l’emprunteur rembourse : une partie K et l’autre I.
Un emprunt sur 30 ans et interruption du remboursement au bout de 11 ans :
combien reste –il en K à remboursement ? 80% du K a été remboursé
seulement. Cela est dut au fait que les banques on fait de gens solvable qui ne
l’était pas.
Lorsque l’emprunteur devient défaillant, dans le droit français celui qui acquiert un bien
mais qui n’arrive pas à rembourser reste proprio de sa dette. Ce n’est pas parce que le
bien est saisi que la dette est effacée.
Au EU le débiteur est totalement libéré de sa dette lorsqu’on abandonne le bien. La perte
est donc pour la banque. Cela empêche de comparer la situation de la France avec celle
des EU.
Procédure de surendettement : que ce passe t-il juridiquement ? Le journal juridique
des petites affiche est un journal légal qui publie les saisies immobiliers : en mars 2011
avenue Montaigne un 200 m2 : 50 milles euros.
104 | P a g e

2
ème
chambre civil 14 mai 2009, arrêt de revirement de cassation qui introduit un
peu de clémence en droit français sur ce qu’on appelle qui baisse le Fargo du
débiteur : en droit de française de surendetté poser des C° pur que la dette soit alléger.
Ce qui est en cause c’est le logement de famille en l’espèce. Un couple marié divorcé et
poursuivit par la banque en paiement du logement saisi. C’est le mari qui l’occupe. Avant
cet arrêt elle n’aurait pas pu obtenir un quelconque allégement de la dette car elle ne
l’occupait pas. Désormais même celui qui n’occupe pas le logement peut bénéficier d’un
allégement de la dette. Après saisi du logement il faut demander au juge un
allégement de la dette : le débiteur ne dispose que deux mois pour demander la
réduction de la dette à compter de la sommation de payer ce qu’il reste. L’allègement
doit être dument motivé. Il ne peut pas y avoir de formule type : juge devra prouver que
l’allégement est justifier par rapport au ressource du débiteur.
En CCL le droit français est u droit sévère sur cette question.
I- le champ d’application de la réglementation
L «312-2 du code de la consommation :
La réglementation du crédit immobilier n’a pas été modifiée par la loi de 2010 dans
l’ensemble.
Dérogation au droit commun qui doit protéger l’emprunteur : achat immobilier :
 à usage d’habitation ou mixe
 qu’il s’agisse d’une acquisition en propriété ou en jouissance
 qu’il s’agisse d’une acquisition directe ou d’acquisition en part ou
en société qui donne vocation à leur attribution en propriété ou en
jouissance.
Cela inclue les sociétés d’attributions d’immeuble en jouissance à
temps partagé pour la cour de cassation.
Cette réglementation précise s’applique aussi au financement des dépenses qui ont
porté sur l’immeuble précisément la construction, la réparation, l’amélioration,
l’entretiens de l’immeuble (=travaux d’isolement, mise aux normes..).
Il y a une C° de seuil (=modifié par la loi de 2010) : doit être supérieur à 75000 euros
si inférieur c’est le droit commun qui s’applique.
Arrêt 1
ère
chambre civil 3 juillet 2008 : P+B+R : « si l’acquéreur a été démarché par
domicile pour la proposition d’achat immobilier, la protection joue »
Opération exclu (=droit commun qui s’applique) :
- financement des immeubles à usage pro entièrement
- financement des opérations immobilières consenties au PM de droit public
- l’état qui finance une activité pro
105 | P a g e

- résulte de la JP : souscripteur de part de SCPI (=société civil de participation
immobilier)

II- Délai de réflexion de 10j

La réglementation va mis en place progressive du crédit : donnée le temps de réflexion à
l’emprunteur pour qu’il puisse réfléchir et comparé les offres
L 312-10 : délai de réflexion et non un délai de rétractation. L’idée est la m mais la
technique juridique et différente
Délai de réflexion de 10j : texte d’OP.
En cas de violation l’engagement de l’emprunteur est nul.
La nullité est relative.
La prescription est de 5ans.
Le banquier doit maintenir l’offre pendant au moins 30j. Le point de départ est la
réception de l’offre par l’emprunteur.
Si l’emprunteur décide d’accepter l’acceptation doit être donnée par lettre  a défaut il
y a déchéance des intérêts.
Pendant la période de 10j il y a un « no man’s land juridique » : aucun paiement,
versement n’est possible.
En cas de violation : nullité + amende pour la banque.
En cas de déchéance des intérêts : la prescription qui était avant de 10ans est
aujourd’hui de 5ans à cause de la réforme du 17juin 2008.
La déchéance des intérêts est une sanction redoutable pour la banque car le crédit
devient gratuit.
L 312-33 : fait le bilan de l’application Jpel de ce texte : on est étonné d’apprendre que
lorsque la déchéance est appliquée la quasi totalité des juge prononce la déchéance
totale des intérêts. Certain juge appliquent le taux d’intérêt légal à la place du taux
d’intérêt prévu par la banque
Manque d’unité de la JP sur ce point : CA de Nîmes dit qu’il n’y a pas de déchéance des
intérêts m quand il y a violation de l’art.
III- l’offre préalable de crédit !! (OPC)
Quels en sont les enjeux ? La banque pourra remettre une OPC qui a une durée de 30
jours : L «313-7 et 8.
106 | P a g e

Les finalités de cette offre : informer l’emprunteur (=candidat emprunteur) sur les
différentes caractéristique du crédit : taux d’I, assurance, charges, frais, durée du crédit,
amortissement du crédit…
Une telle exigence car la protection passe par l’info qui lui est donné : « information
vaut protection » et permet de faire jouer la concurrence.
Il y a une info clé : amortissement de la dette (=la France a créer la dette
d’amortissement de la dette : combien faut-il d’année pour remboursement le K ? plus le
crédit est long, plus cette question est importante. l’emprunteur doit absolument en
avoir conscience.
Dans la réglementation initiale de 1979, il n’y avait rien de prévue sur cette question :
n’imposer pas aux banques l’O° de fournir le tableau d’amortissement. Ce tableau
présente des chiffres avec chaque échéance pour toute la durée du crédit : la ventilation,
la part du K et part d’I et combien de K il reste a payer.
En 1994, le point de départ de l’affaire de ce tableau :
 l’affaire n’est pas encore réglée : arrêt 1
ère
chambre civil 16
mars 1994 : la CC impose aux banques d’établir un tableau
d’amortissement dans l’OPC. la sanction : déchéance des I. par cet
arrêt, la CC rend tous le crédit immobilier en cours illégaux et en
théorie toutes les banques doivent rembourser les I des crédits en
cours. Et Nullité du prêt.
 les banques arrives à condamner la décision e la CC : 12 avril
1996 : L 313-8 nouveaux : solution est la suivante « pour le passé
le législateur donne tort au crédit passé même si pas de tableau dans
l’OFC. mais pour l’avenir, il impose le tableau d’amortissement »
D’autre part pour la CC, le prêt reste valable en cas de violation
mais seulement il y a une déchéance des I. les sûretés restent
valable
Dans cette loi de 1996, les taux variable ne sont pas visés. A l’époque la doctrine
probante, fait un article « l’épilogue de l’affaire des tableaux d’amortissement ».
 En 1998 6 juillet, en l’espèce, on a un 1
er
crédit correctement
établir avec un tableau de crédit dans l’OPC qui est valable. le crédit
se met en place. Dans l’exécution du crédit, les parties se mettent
d’accord pour renégocier le crédit en cours (avenant). la CC dit que
la renégociation du crédit en cours impose la remise d’une OPC
alors que c’est le même crédit qui est en cours. Donc A nouveau
déchéance d’I car pas d’OPC.
 réaction des banques : le législateur suit avec une loi du 25
juin 1999 : L 313-14-1 : désavoue la CC : « en cas d’une
107 | P a g e

renégociation du crédit, il n’y a plus besoin d’OPC un simple avenant
suffit. Cet avenant nécessite un délai de réflexion de 10 jours ».
Les négociations en cours sont validité même sans OPC.
La CC a respecté la loi dans plusieurs arrêt : en 2007, 3 mars
2011 1
ère
chambre civil : P+B+I : en cas de renégociation, il
suffit d’un simple avenant si la forme n’est pas respecté il ne
peut pas y avoir déchéance des I. la CC statue par moyen de pur
droit substituer à ce qu’avait dit la CA.
 un certain nombre d’emprunteur informé de la JP de 1994 avait
entamé des procès après cette JP pour faire condamné la banque
pour se faire rembourser I et crédit.
La loi de 1996 est contraire à l’article 6 pour certain et la CC leur
donne tort dans plusieurs arrêt : 20 juin 200 1
ère
chambre civil «
considère dans cette affaire que la loi de 196 est conforme au
droit de l’homme. Elle fait observer que le CCEIL avait observé
que cette loi était conforme au droit e l’homme ».
Pour le CCEIL « la protection des I des banques étaient
conforme à la protection de l’I général »
 certain saisisse la CEDH condamne la France : 14 février 2006
et 12 juin 2007 : Dans ces deux affaires, la loi de 1996 est
considéré comme contraire à l’article 6 (=droit de propriété).
la CEDH REFUSE d’admettre que l’I des banques est l’I générale.
Pour la CEDH « seule les motifs impérieux d’IG aurait pu justifier
une telle ingérence de l’état dans les procès pour en faussé
l’issue au profit des banques de manière rétroactive ».
Pour la CEDH « l’I des banque se n’est pas un motif impérieux. Et
aussi la CEDH affirme que la décision du CCEIL ne suffit pas à
établir la légalité de la loi ».
 après la condamnation de la France par la CEDH un certain
nombre d’emprunteur on pensait à faire un procès. Cela revient
alors devant la CC en 2010, la CC 1
ère
chambre civil 30
septembre 2010/ P+B+I : la CC refuse d’appliquer la solution de
la CEDH. elle donne raison à la banque et condamne l’emprunteur.
le raisonnement est le suivant : « certes l’OPC de crédit ne
présentant pas de tableaux d’amortissement était antérieure à
1996 mais l’action en justice avait été introduite après l’entrée
en vigueur de la loi et donc la demande de déchéance des I est
irrecevable ».
 liée à une réponse du CCEIL suite à l’affaire perruche : La CC
dans un arrêt du 15 décembre 2011 : la solution est la suivante :
des dispositions transitoires qui sont querellé ne sont pas
applicables par la CC à l’instance postérieure à l’entrée en
108 | P a g e

vigueur de la loi dès lors que la naissance de l’enfant handicapé
est antérieure à la loi.
Dans notre affaire de tableaux d’amortissement l’arrêt de 2010 ne
vaut plus rien.
IV/V- l’interdépendance des contrats de prêt et de vente/ conséquence de
l’interdépendance des 2 contrats :
Il faut partir du droit commun : le contrat ppal et le contrat qui finance sont indépendant
donc le sort de l’un n’affecte par le sort de l’autre. Cela était le cas avant la réforme de
1979.
L’apport de la réforme est de lier les deux contrats : de les rendre inter indépendant afin
de protéger la partie faible et cela depuis 1979.
L’idée est la même que pour le contrat de la consommation mais la technique juridique
va être différente. 2 techniques vont être réalisées pour l’interdépendance :
- clause résolutoire : l’offre de crédit est toujours acceptée sous la C° résolutoire
de la non-conclusion dans un délai de 4 mois à compter de son acceptation du
contrat ppal.
Si le CT ppal ne se fait pas le contrat de crédit est automatiquement résolu. il
tombe automatiquement. c’est un texte d’OP mais les parties peuvent stipuler un
délai plus long que le délai de 4 mois : L 312-12

- C° suspensive : le CT ppal est conclu lui sous la C° suspensive de l’obtention du
crédit : pas de crédit le C° ne joue pas. si le contrat accessoire ne joue pas, le
contrat ppal tombe « l’accessoire suit le ppal et le ppal suit l’accessoire ». L 312-
16. le délai minimal est de 1 mois qui peut être allongé. un point de départ est la
date de signature du contrat ppal. pour la CC il est possible de renoncer au jeu de
la C° suspensive sous certaine C° qui sont particulière et peuvent poser PB.
Ces deux techniques permettent de lier les deux contrats et d’assurer la protection
de l’emprunteur.
Les enjeux éco de cela :
- si le contrat ppal ne se fait pas, il n’y a pas besoin du crédit.
Enjeux : l’absence d’utilité éco du crédit et le paiement des I.
- si le contrat ppal se fait , si la vente est faite. l’emprunteur est dans une situation
difficile car il n’a pas eu son crédit. la promesse de vente compte des indemnités
d’immobilisation. enjeux : éviter de payer l’indemnité d’immobilisation qui peut
représenter une somme très importante.
Ce qui a posé PB c la question de la C° suspensive : comment la définir ? En 1192
commence seulement a donné des réponses : 9 décembre 1992 1
ère
chambre civil : a
109 | P a g e

position de pp est la suivante : si le candidat acquéreur ne fait pas les démarche
(qu’il a été négligent), tant pis pout lui on considère que la C° est acquise alors que
le candidat acquéreur n’a pas les fond et que la vente est formée. Donc la CC a
retenu l’interprétation qui protège le vendeur est sanctionne la négligence du
candidat acquéreur. Il ne sera libéré qu’en payant l’indemnisation d’immobilisions
charge de la preuve :
Répartition entre les deux parties : 3
ème
chambre juillet 30 janvier 2008 : selon cet
arrêt c’est au candidat acquéreur qu’il appartient de prouver qu’il a fait les
démarches et qu’il a sollicité une demande de prêt conforme à ce qui était prévue
dans l’acte de vente. S’il ne parvient pas à prouver cette preuve, il perd le procès et
donc il est lié à la banque et devra payer l’indemnisation d’immobilier.
Montant « conforme » : montant demandé correspond au montant nécessaire dans la
vente, inversement si le candidat acquéreur sollicite un crédit pour un montant plus
élevé que le montant de la vente et s’il ne l’obtient pas, en JP c’est une faute
si le candidat fait les démarche pour obtenir du crédit au montant nécessaire mais qu’il
n’y arrive pas, il n’est pas lié à la C° suspensive et ainsi récupère l’indemnité
d’immobilisation
26 mai 2010 : arrêt de cassation : dans un 1
er
temps, le candidat avait réussi à prouver
qu’il avait bien fait le démarches et qu’il avait bien au moins présenté une offre de prêt
conforme ‘une suffit) et le vendeur contestait la question de la C° suspensive, il disait qu’elle
devait jouer alors que l’acquéreur n’avait pas eu le crédit et cela afin de garder l’indemnité
d’immobilisation.
la CA lui avait donné raison et l’arrêt cassé : « si le candidat acquéreur avait bien
satisfait la 1
ère
étape, c’est au vendeur à partir de là de supporter la charge de la
preuve de prouver que le bénéficiaire de la promesse est responsable de
l’empêchement du jeu de la condition ».
Lorsque le comportement du candidat est fautif, évidement la C° suspensif joue. Cette
indemnité constitue une clause pénale qui peut être réduite par le juge en cas d’excès :
arrêt 24 septembre 2008.
7 novembre 2007 : 3 arrêt : ces arrêts factuels ont pour I de préciser le degré de
diligence des acquéreurs et ensuite la date ultime à laquelle le vendeur (promettant)
peut revenir sur son engagement pour vendre à quelque autre qui serait meilleur
offrant.
L’appréciation de la faute du candidat acquéreur :
12 septembre 2007 : le point de départ des faits : c’est un couple qui veut acheter des
bâtiments à usage agricole . Il peut fallait un crédit (+C° suspensive). Les couples ont fait
les démarches mais aucune banque n’a accepté de leur faire crédit pour fiancer leur
110 | P a g e

activité. le vendeur a considéré que le couple était défaillant par leur faute. La C°
suspensive a été accepté et donc restitution de l’indemnité d’immobilisation. ici le PB
était l’appréciation de la faute : le projet excédé de loin leur capacité financière : cela
peut-il être constitutive d’une faute ? la CC refuse de rendre le candidat responsable e son
insuffisance de solvabilité.
Rédaction de clause : 14 janvier 2010 : 2 apport par rapport à la pratique notarial :
 lorsqu’il y a une OPC qui est conforme aux dispositions du
code de la conso : cette OPC n’est pas nécessaire pour la
réalisation de la C° suspensive car sa finalité est la protection de
l’emprunteur mais par rapport au jeu de la C° de la vente (=C°
suspensive).
Du moment qu’il y a une OPC mm si pas conforme au code de la
conso, elle efficace vis-à-vis de l’appréciation de la C suspensive.
Mm si OPC est illégale elle joue par rapport à la C° suspensive et
elle permet au candidat acquéreur de se dégager et cela mm s’il n’a
pas de crédit.
 OPC contient une forme d’usage à savoir sous réserve de prise
de garantie et d’assurance : la question était de voir la portée de
cette clause ? est ce que cette clause rend ou non conditionnel
l’accord ? engagement ferme ou conditionnelle ? la CC considère
que la présente de la forme est ferme et non conditionnel
CCL : le jeu de la C° suspensive, la JP est abondante. C’est au fur et à mesure que les
solutions apparaisse et la loi nécessite une interprétation.
Il arrive parfois que l’emprunteur à besoin de plusieurs crédit auprès de diverses
banques : comment adapter le dispositif ? Si l’emprunteur informe le prêteur qu’il
recour à plusieurs crédit pour la mm opération, alors chaque prêt est lui mm conclu
sous la C° suspensive de l’obtention des autres crédits. Chaque crédit est lié les uns
par rapport aux autres.
Il y a un seuil : les règles soumises à cette règle sont les crédits supérieurs à 10% du
montant total : L312-13 du code de la conso.
L’unité éco prévôt sur la sécurité juridique.
le CT de vente (promesse de vente) doit mentionné comment le prix est payé :
directement ou indirectement mm en parti avec u sans l’aide d’un crédit : L 312-15.
La loi du 17 mai 2011 étend la règle à la PUV et le contrat préliminaire de
réservation : donc la protection est élargie. Et là il s’agit de l’article L 261-15 du code
de constitution et de l’habitation
L’acquéreur peut renoncer aux dispositions s’il le souhaite CAD renoncer au
financement de la vente par un crédit. S
Si le candidat acquéreur le fait, il y a un formalisme particulier qui doit être respecté : si
111 | P a g e

au final pas de crédit, le contrat ppal doit comporte une mention manuscrite de la part
de l’acquéreur par laquelle il reconnait avoir été informé du dispositif auquel il renonce.
Si cette mention figure dans le contrat, la renonciation est définitif et irréversible si
finalement crédit, c’est le droit commun qui va s’appliquer et non le droit dérogatoire. Si
pas de mentions manuscrite n’est pas conforme ou mention mais pas manuscrite, dans
ce cas le code de la conso s’applique quand mm et la vente immobilisation est conclu
sous la C° suspensive de l’obtention du crédit.
Pour l’adhésion à un contrat d’assurance, si l’assureur refuse d’agréer l’acquéreur,
l’emprunteur peut alors obtenir la résolution automatique du contrat crédit sans frais de
pénalité à C° de le faire constater dans un délai d’un mois à compter de la notification de
refus d’un paiement par l’assureur.
VI-exécution du crédit et remboursement anticipé
L’emprunteur doit respecter les échéances du contrat du crédit.
Si l’emprunteur est in bonis, est ce qu’il peut rembourser de manière anticipé le K ? Dans le
droit dérogatoire du crédit immobilier, on autorise à rembourser de manière anticipé en
toute ou partie : L 312-21 : « le prêt peut interdire des remboursements égaux ou
inférieur à 10% du montant initial CAD qu’il ne peut pas empêcher le
remboursement pour un montant sup ».
L’interdiction du remboursement = ou inférieur à 10% ne peut pas s’appliquer pour ce
qui concerne le solde.
Cette interdiction saute si le remboursement était le solde.
Ce remboursement anticipé peut faire perdre ses I à la banques ainsi on a mis en place
une indemnité qui est plafonné 3% du K restant du
Observation :
- la JP considère que cette indemnité n’est pas une clause pénal donc ne peut pas
être réduite par le juge. ce n’est pas une clause pénale car il n’y a pas de faute
(inexécution fautif).
L 312-21 pose une exception : aucune indemnité n’est du lorsqu’il y a un juste
motif du remboursement anticipé qui est le suivant : changement du lieu
d’activité pro de l’emprunteur ou de son conjoint ou encore le décès de
l’emprunter ou la cessation forcé de l’activité pro de l’emprunteur ou du conjoint.
/lorsque motivé par la banque du bien immobilier.

Enjeux éco important : pourquoi rembourser de manière anticipé ? lié à
l’évolution des taux d’I (=raison la plus importante). Que se passe t-il si l’emprunter
a conclu un crédit à taux fixe et que les taux d’I baisse quelque année plus tard.
L’objectif de l’emprunteur est de contracté n nouveau crédit dont le montant
correspond à la dette qu’il doit rembourser ce qui éteint la 1
ère
dette et donc la
manœuvre est intéressant mm si le taux Di est fixe grâce à ce dispositif juridique
112 | P a g e

l’emprunteur pourra faire jouer le prix du marché au prix de son contrat. il le
peut car la banque ne peut pas refuser le rachat du crédit : disposition d’OP.
le dispositif ainsi décrit particulièrement efficace à une CSQ : l’I de l’emprunteur
est de ne pas s’endetter à taux variable car nécessairement la hausse sera
répercuter. Alors que taux fixe la hausse ne pourra pas être répercuté mais
l’emprunteur pourra récupérer la baisse.
Qu’en est-il en droit commun sur la question du remboursement anticipé ? (si
aucune règle dérogatoire ne s’applique) : 27 septembre 2005 : concerne la fédération
française d’athlétisme. En 1995 cette fédération décide de changer ses locaux. Elle
acquiert un immeuble. Elle a besoin d’un crédit pour financier l’opération. le prix de
l’immeuble 14 millions de francs. Un crédit sur 15 ans. Le taux fixe était d’un peu plus de
10%. Les taux d’I sur le marché commencent à baisser. La FFA souhaite racheter le crédit
avec un taux d’I plus bas. La FFA obtient du prêteur un nouveau crédit de 4,8ù% mais dans
le crédit initiale il y avait une clause en cas de remboursement anticipé dont la mis en
œuvre ici entrainait une indemnité de prêt de 4 millions de francs. la FFA n’était pas
d’accord : cette clause est-elle valable ? La CC répond que la clause est valable peut
importe le montant de l’indemnité prouve car c’est le droit commun qui s’applique
(1134 qui s’applique aucune disposition d’OP en droit commun qui interdit cette
clause). Le juge ne peut pas la modéré : on ne peut pas la qualifier de testimonial.
« Soit on signe la renégociation délirante soit on ne fait pas de remboursement et on
continue à payé un crédit avec un taux 2 fois plus supérieur au taux du marché ».
En appliquant le droit commun, cela est préférable pour la banque. Elle peut stipuler des
clauses dissuasives : elles ont pour but d’empêcher le remboursement anticipé. En
cas de clause abusive, le juge ne peut pas les diminuer.
Lorsque l’emprunteur est fautif : 13 décembre 2005 : une des parties est l’état lui mm à
travers la caisse de dépôt et de consignations : elle avait consenti deux prêt immobilier à
deux couples pour financier l’achat d’un bien immobilier. Dans le crédit il y avait une clause
qui faisait difficulté : le banquier faisait interdiction à l’acquéreur de louer l’appartement
sans l’accord préalable du banquier. Le couple exécuter ses O° mais il avait loué
l’appartement sans demandé l’autorisation de la banque. La caisse estime qu’il il y une
violation du contrat et souhaite obtenir la résolution anticipé du contrat de crédit. La 1
ère

instance donne raison à la caisse.
En Appel elle considère que la clause est nularticle6 et 1172 du code civil car cette
clause y a atteinte au droit de propriété.
La CA avait considéré que l’action en justice avait dégénérer en abus de droit donc
elle condamne la caisse. DI de prêt de 8000 euros.
La CC casse « si le 1
er
juge considère à tort qu’il n’y a pas d’abus de droit, il n’y aura
pas d’abus de droit et la CA ne peut rien y faire ».
Si l’emprunteur est défaillant économiquement, mais il est assurer et l’assurance joue,
juridiquement il n’est pas défaillant. C’est l’assurance qui remboursera à sa place.
113 | P a g e

Il vaut bien pour lui de sollicité un délai de grâce. Les textes ici : L 313-12 et L 312-31
l’emprunteur peut alors s’adresser au TI pour solliciter ce délai. L’I est d’aménager le
remboursement de la dette.
Le texte prévoit comme motif « notamment en cas de licenciement ».
S’il y a réellement défaillance, la banque peut constater la défaillance qi entrainement la
résolution du crédit, le K restant du devient immédiatement exigible. La réglementation
plafonne cependant les indemnités due à la banque L 313-22 et L 313-2
VII-la prescription extinctive :
Solution pas satisfaisante. On parle de l’action en justice de l’une des parties contre
l’autre : hypothèse :
- si le banquier agi : pour se faire rembourser
- du coté de l’emprunteur : au titre de la responsabilité de la banque
Le PB de base est la durée du contrat. On est en présence de contrat de très longue
durée. Cela entraine une difficulté concrète : le manque d’adéquation entre la durée
légale de prescription et la durée contractuelle d’exécution. Il n’y a plus de congruence.
Pourquoi ? Depuis la loi de 2008, le délai de droit commun est de 5 ans avant c’était 10
ans. Aujourd’hui on a des contrats de crédit de longue durée avec un délai de
prescription de 5 ans.
Ceci va poser des questions lorsque c’est l’emprunteur qui agit.
 1
ère
difficulté : action de la banque contre l’emprunteur : parfois
les banques font établir le crédit par acte notarié. cela permet de
court-circuité des dispositions protectrice du code de la conso.
‘autre part si le contrat est notarié il y a AA qui est un titre
exécutoire.
CSQ : en cas de défaillance pas besoin de procès, on envoie direct
les huissiers afin de faire des saisies..
Dans une 1
ère
affaire : contrat fait par AA et avant la prescription
était de 10 ans. Pendant 10 ans la banque ne fait rien et
l’emprunteur ne rembourse pas.
Plus de 10 ans après, la banque saisi la justice. L’avocat de
l’emprunteur invoque la prescription. L’avocat de la banque dit que
la prescription doit être de 30 ans car on est en matière d’AA qui
vaut titre exécutoire : le délai de prescription pour l’exécution de
jugement est de 30 ans
11 février 2003 1
ère
chambre civil : CC retint le délai de 10 ans
donc la dette est éteinte. la CC ne tient pas compte de la forme de
l’origine de la nature mais seulement de la nature de la créance.
Chambre commercial 8 octobre 2003 : mm PB : question de
droit importante : la chambre considère que la question posée celle
114 | P a g e

tranché par la 1
ère
chambre civil moyen n’est pas sérieux le fait de
savoir si c’est 10 ou 30 ans en raison de la forme de la créance
donc = procédure de non admission.
2
ème
chambre civile 9 juin 2005 : considère que le moyen est
pertinent et la prescription est de 30 ans
Chambre mixte : 26 mai 2006 : elle a retenu la solution de la
1
ère
chambre civile c’est-à-dire le délai de droit commun 10 ans à
l’époque qui est aujourd’hui de 5 ans. Elle statut de la sorte : forme
à l’origine de la créance ne compte pas, seule compte la nature de la
créance.
Si d’aventure, la CC considérerait qu’on devrait prendre la forme le délai ne serait plus
de 30 ans mais de 10 ans depuis la loi du 17 juin 2007
 2
ème
difficulté : emprunteur contre la banque : distorsion entre la
durée du contrat et le délai de prescription.
o la CC décide de faire entrer un peu de souplesse mais cela
n’est as tt a fait ça. tout dépend de qui agit. l’emprunteur la
plus simple est l’emprunteur.
le point de départ de la prescription de l’action en
responsabilité : la CC manie le point de départ fixe et les
points de départ flottant.
Point de départ fixe : date du contrat
Point de départ flottant : découverte du préjudice.
Cette distinction quand c l’emprunteur qui agit : en pratique ne
joue pas vraiment.
o caution qui agit et non l’emprunteur : la CC fait application
du point de départ flottant de sorte que la caution soit
mieux traiter que l’emprunteur : chambre commercial 12
mai 2004. la dette était compléter par un cautionnement
disproportionné : ce qui entraine la responsabilité de la
banque. le point de départ de la prescription ; point de
départ qui est la connaissance des poursuites.
§6- le bordereau DAILLY
Ne verra pas ce point
§7 la responsabilité bancaire
Responsabilité des banques dans la distribution du crédit
2 conceptions s’opposent :
- conception minimal : n’est tenu qu’une d’une O° d’info
- conception intermédiaire : info +mise en garde
- conception max : info+ mise en gage et conseil positif
115 | P a g e

Le droit est contingent est les solutions sont liées à la crise.
2 réponses :
- droit commun
- réponse dérogatoire lorsque l’emprunteur dépense son bilan

I- droit commun
Distinguer :
- particulier
- entreprise
Le critère ppal est devenu commun au deux hypothèse.
a- crédits aux particuliers
En 2005 évolution
Arrêt du 12 juillet 2005 : la solution commune est la consécration de la solution
intermédiaire a savoir que la banque est lié par un devoir d’info et une O° de mise en
garde CAD d’un conseil négatif.
 O° info : donné les infos de la loi
 mise en garde : si la banque doit déconseiller l’opération si elle
n’est pas viable.
La banque doit prouver qu’elle a fait la mise en garde. Si elle ne eput pas apporter cette
preuve, sa responsabilité est engager.
Cour de cassation statue de la sorte lorsque l’emprunter est un néophyte cad pas un pro
de la banque. C dans cette hypothèse là seulement que la banque est lié.
Avant 2005 on retenait la conception minimaliste.
En droit positif la CC fait jouer l’O° de mise en garde lorsque l’emprunteur est néophyte
mm si (revirement de JP) le conjoint de l’emprunteur est lui avertie.
Le refus : la CC a repris en main cette question de responsabilité à traves l’étendu de la
réparation. la CC considère qu’il n’y a pas responsabilité de la banque mm si
l’emprunteur est un néophyte si l’emprunteur a fait preuve de déloyauté.( pas indiqué à
la banque la totalité des crédits en cours).
Ensuite, dans un 1
er
temps pour la réparation quand il y avait faute de la banque, les
juges avaient tendance à octroyer une réparation totale du préjudice subit. Or 0a partir
de 2009 la CC abandonne le PP de la réparation total pour consacrer la notion de la perte
de chance : chambre commercial 20 octobre 2009 pour la CC le préjudice causé
par l’octroi d’un crédit ruineux, la réparation est simplement la perte de chance de
116 | P a g e

ne pas contracter le crédit qui a ruiné l’emprunteur.
La perte de chance est une réparation partielle. il n’y a aucune égalité de la perte de
chance. La condamnation de la banque va être symbolique
Chambre social 18 mai 2011 : la réparation de la perte de chance doit être mesurée à
la chance perdue et pas à l’avantage qui aurait pu être obtenue.
La CC considère que pour qu’il y ait mise en garde, il faut non seulement l’emprunteur
soit néophyte et qu’i y ait un risque d’endettement C° cumulative : chambre civil 18
février 2009 : P+B+I.
2 arrêts 19 novembre 2009 Civil : un rejet l’autre cassation  le PB porte sur la
méthode de raisonnement que doit suivre le juge. Il résulte des deux arrêts que pour la
CC il n’y a aucun ordre à suivre, e juge du fond peut faire ce qu’il veut (=débord si
néophyte puis si endettement).
Le critère subjectif (=endettement) prime sur le critère objectif (néophyte).
La CC exclue le devoir de mise en garde en présence d’un cautionnement réelle : 24
mars 2009.
3
ème
chambre civil : 11 janvier 2012 : il s’agissait de la responsabilité de la banque
pour défaut de conseil dans le cadre d’un projet de construction. c un arrêt défavorable
au banque en relançant la responsabilité des banques : un couple passe plusieurs
contrat : un pur acquérir une maison qui était improprement appelé « marché de
travaux pour la construction d’une MI en bois » passé avec le promoteur. Il s’agissait
d’un bien immobilier en réalité et il avait pris un crédit. La banque avait procédé à « 3
déblocage du fond : signature, obtention du permis et construction. Le promoteur est
mis en LJ.
La responsabilité de la banque est reconnu. La CC donne raison aux époux et reproche
de ne pas avoir conseillé aux époux sur la nature juridique du contrat ppal. L’arrêt
va au-delà de la simple mise en garde. Elle élargit la responsabilité de la banque :
conseil positif. Ensuite le contrat ppal était mal rédigé, une clause pose PB :
responsabilisé de la banque de ce fait car la clause était mal rédigé et elle ‘était pas
suffisamment évocatrice des risques encoures d’autant que l’acte de prêt comporté
plus de 100 pages.
Cet arrêt marque un rebond dans la JP, élargissement de la responsabilité des banques.
26 janvier 2010 : dans cet arrêt il s’agissait d’un crédit consenti à tort à un emprunteur.
Violation de la banque mais on était au delà des 5 ans de prescription du crédit. sur cette
question la CC applique le point de départ fixe CAD date de conclusion du contrat ; si le
contrat a été conclu après l’entrée en vigueur du 17 juin 2008 c’est 5 ans.
117 | P a g e

En dehors du crédit à la conso la CC refuse que le juge soulève d’office les questions de
prescriptions. Pourquoi le jour de la CCL du contrat ? : 2 raisons qui amènent à la date
de CCL du contrat :
 CC considère que les O° de la banque d’info et mise en garde
s’apprécient lors de l’entrée en relation CAD le jour du contrat
 la CC raisonne en perte de chance de ne pas constater qui ne peut
être apprécié qu’au jour du contrat
Problème délicat de procédures : autorité de chose jugé et le pp de la concentration
des moyens : supposons un 1
er
procès et l’emprunteur est condamné. L’emprunteur fait
un nouveau procès pour mettre en cause la cause de la banque afin d’obtenir des DI qui
vont venir compenser partiellement la créance de la banque.
En 2010 2
ème
chambre civile, la CC considère que l’emprunteur est en droit de faire un
nouveau procès, son action est recevable.
La CC considère que les demandes n’ont pas les mm objet : pas d’identité d’objet car la
qualification juridique est différente. L’emprunteur peut donc agir après pour recevoir
des DI de la banque.
25 octobre 2011, dans cette affaire la CC considère en réalité que l’action en
responsabilité a le mm objet que l’action de la banque en remboursement du K et donc le
2
ème
procès est irrecevable. Pour ces deux chambres, la nouvelle action en responsabilité
n’est qu’un prétexte pour essayer de remettre en cause la décision en remboursement
du K.
la CEDH 26 mai 2011 a considéré que la position de la CC est conforme à l’article 6.
Le notaire est concerné par tout ce qu’on vient de dire : arrêt 28 mai 2009.
CC : la JP dans un 1r temps était assez satisfaisante. Elle a serré la liste en utilisant le
droit processuel.
b- crédit aux E
Chambre commercial a suivi la position de la 1
er
chambre civil.
Elle a consacré le devoir de mise en garde, mm lorsque l’emprunteur est une E :
commercial 3 mai 2006. La mise en garde ne joue que si l’emprunteur est néophyte.
Comment peut-on considérer qu’une E est un néophyte ?
 la chambre commercial a d’abord considéré que lorsque
l’emprunter est une E c un pro et donc il ne peut bénéficier de l’O°
de mise en garde.
 la CC a ensuite rompu l’assimilation : chambre mixte 2 arrêt 29
juin 2007 : 2 arrêt de cassation ; la chambre mixte ne retient plus
d’assimilation : n’assimile plus client pro et client avertie en réalité
L’E est assimilé au client néophyte et la protection jouera. les faits
118 | P a g e

d’espèce : crédit pour financer l’exploitation agricole (=finalité pro)
point départ des faits 1987. l’autre fait c’était pour financier un
fons de commerce. la CC considère que le crédit pour financer une
activité pro : commerçant considère comme client averti

II- le droit dérogatoire
On est nécessairement en présence d’un crédit pour financier une activité pro. On
suppose que la banque a violé ses O°. L’emprunteur n’est pas averti et l’opération n’était
pas valable.
Normalement la banque est responsable
L’emprunteur va déposer un bilan.
Jusqu’à la loi de 2005 il n’y avait pas de régime dérogatoire, la banque était tellement
responsable pour l’octroi de crédit ruineux qui amène les banques à déposer le bilan.
En 2005, le législatif décide de supprimer la responsabilisé des banques en matières : les
créanciers ne peuvent être tenu pour responsable des préjudices subit du fait des
concours consenti sauf cas de fraude, immiscions caractérisé dans la gestion du débiteur
ou si les garanties prises en contrepartie de ses concours sont disproportionné. Le texte
a été modifié par une ordonnance De 2008 pour tenir comptes des fiducie sureté.
En 2006 une partie de la doctrine, a dénoncé ce texte car il considère que l’article est
contraire à la CEDH que si jamais il y a un recours devant la cours il sera déclaré
inconstitutionnel.
Ce dispositif a des effets pervers considérables.
2 arrêts 27 mars 2012 : un P+B+R+I et l’autre il est dit inédit :
 dans l’affaire non public (=inédit) ce qui était en cause c’était
l’éventuel responsabilité de la banque. la CA avait retenu que la
responsabilité de la banque peut être retenue car on est dans
l’exception. le crédit consenti avait un caractère frauduleux. la
banque en fait pur la CA avait octroyé le crédit afin d’obtenir du
cautionnement. l’arrêt est cassé : « impropre a caractériser
l’intention frauduleuse ».
 deuxième arrêt : au sujet de caution les cautions agissent car
elles considèrent que les garanties prises sont disproportionné car
la caution était de 150 000 pour un prêt de 200 000 alors que la
banque avait un nantissement pour 200 000 euros. la dette est déjà
totalement couverte. sa responsabilité n’est pas mise en cause car il
y avait deux lectures possibles du texte
119 | P a g e

==>on retient la responsabilité de la banque dès qu’il y a
cautionnement disproportionné ce qui veut dire qu’il n’y a pas de
crédit frauduleux (=car le texte procède à une énumération). la cc
condamne car pour elle ce n’est pas une rémunération c
CUMULATIVE, la responsabilité de la banque à l’égard des cautions
est possible alors mm que la garantie est disproportionné ou si le
crédit lui mm est disproportionné.
Le CCEIL a dit qu’il n’y avait pas d’atteinte à l’égalité.
Il y a contentieux important à propos de la resp des banques à propos du placement
boursier qui a ruiné leur client.
L’action carrefour valait 100 euros en 2001 aujourd’hui ça vaut 14. Au début des
année 2000 les banques ont mis sur pierre des machine a gaz en incitant les gens à
investir en bourse et en leur promettant un revenu min, absence de perte total du K.
Affaire bénéfique : sa a ruiné les clients. 19 septembre 2006 : la CC a donné raison à
la poste et aucune indemnisation. la notice jamais vu était en tt petit caractère
expliqué que la protection ne jouait que si la baisse de la bourse était limité à
25% au-delà il n’y avait plus de protection : 12 octobre 2004.
Ce montage n’a pas marché car les produits de couverture ne fonctionnent pas.
on a appelé récemment.