Thème 1 sur le chapitre monnaie : Formes et création monétaire I.

L’évolution des formes monétaires : vers une dématérialisation de la monnaie ?
A. Les différentes formes de monnaie
1. La monnaie marchandise Document 1 : 6 p 55 ( deux premiers paragraphes ) Questions : 1. Quelles sont les premières formes monétaires utilisées dans l’histoire ? 2. Quelles caractéristiques doit posséder un bien pour obtenir le statut de monnaie ? 2. La monnaie métallique Document 2 : 6 p 55 ( fin du document ) Questions : 1. Question 2 2. Pourquoi « le pouvoir de battre monnaie fait partie des prérogatives régaliennes » ? 3. La monnaie fiduciaire Document 3 : 7 p 55 Questions : 1. Pourquoi les billets ont-ils remplacé l’or et l’argent ? 2. Question 2 4. La monnaie scripturale Document 4 : 8 p 56 Questions : 1. Définir monnaie scripturale . Quels sont les instruments de la monnaie scripturale ? 2. Quels sont les avantages de la monnaie scripturale par rapport aux autres formes de monnaie ? 3. Quel agent devient indispensable avec la monnaie scripturale ? Pourquoi ?

B. Constat
Document 5 : A : p 51 B : 9 p 56 Questions : 1. Question 2 2. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre 1.2 en 1960 ( doc 2A ) 3. Opérez une analyse transversale et longitudinale de la composition des moyens de paiement Document 6 :

Source : http://www.banque-france.fr/fr/sys_mone_fin/telechar/stats/part_p_b.pdf

Questions : 1. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre 9.9% en 2006 2. Comment a évolué la part des pièces et des billets dans la masse monétaire ? Document 7 : L'utilisation des moyens de paiement scripturaux est très développée en France : en 2006 1, chaque Français réalisait en moyenne 236 paiements scripturaux par an. Ce constat est d'autant plus remarquable que l'usage des moyens de paiement en France est croissant : ainsi, les Français réalisaient 197 paiements en 2000. L'offre de moyens de paiement scripturaux est très large. On compte notamment les moyens de paiement " traditionnels " comme le chèque ou le virement, les instruments nés au début de l'automatisation des traitements (par exemple, la carte de paiement apparue dans les années 1970 en France) et les offres innovantes destinées aux paiements sur Internet ou par portable. Le chèque demeure un moyen de paiement très utilisé en France : en 2006, plus de 3,9 milliards de chèques ont été échangés, ce qui représente - en volume - 26 % des paiements réalisés en France. Toutefois, l'usage du chèque diminue tendanciellement (en 2000, le chèque représentait 37 % des paiements). Il semble que cette baisse profite prioritairement aux cartes de paiement. En 2006, les paiements par carte interbancaire représentaient près de 38 % des transactions en France. L'offre de cartes de paiement comprend à la fois des cartes interbancaires et des cartes privatives. Enfin, on observe une stabilisation du virement (18 % des transactions) et du prélèvement (18 % des transactions). L'utilisation des systèmes de monnaie électronique est à ce stade marginale (à peine 0,1 % du volume des paiements). En 2006, le nombre moyen de paiements scripturaux dans la zone euro était de 165 par an et par habitant. L'usage des moyens de paiement scripturaux y croît en volume depuis 2000 à un rythme d'environ 6 % par an. Cette hausse régulière s'explique notamment par l'utilisation croissante des cartes de paiement. La France est l'un des pays européens où l'usage des moyens de paiement scripturaux est le plus répandu : les paiements scripturaux réalisés en France représentent en effet environ 21 % du total de l'Union européenne (236 paiements scripturaux effectués en moyenne par les Français en 2006). La France se distingue des autres pays européens par l'usage encore très important du chèque : en 2006, l'usage du chèque en France représentait 78 % du total des chèques échangés dans la zone euro. De manière analogue à ce que l'on peut observer en France, la carte de paiement est, en nombre de transactions, le moyen de paiement le plus utilisé en Europe. Elle devance le virement et le prélèvement. Ces trois instruments de paiement voient leurs parts relatives et absolues croître de manière continue, au détriment du chèque.

La répartition de l'usage des moyens de paiement scripturaux au sein des pays de la zone euro pour l'année 2006 est la suivante :

Adresse image :http://www.banque-france.fr/fr/img/sys_mone_fin/inst_010.gif

Source : Banque Centrale Européenne, Blue Book mars 2007
Questions : 1. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre 30% pour paiements par cartes

2. 3. 4. 5.

Quels sont les différents types de monnaie scripturale ? Comment s’est transformé la composition de la monnaie scripturale en France ? Quelles sont les formes de monnaie scripturale les plus utilisées en Europe Qu’elle est la particularité de la France par rapport à la zone euro ?

C. Les limites de la thèse de la dématérialisation de la monnaie ?
Document 8 : 9 p 56 Questions : 1. Rappelez la thèse de la dématérialisation de la monnaie 2. Quelles critiques peut-on faire à cette thèse ?

II. La mesure de la masse monétaire
A. Pourquoi mesurer la masse monétaire ?
Document 9 : La stratégie de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) assigne un rôle de premier plan à la masse monétaire. Ce rôle s’est illustré dans l’annonce d’une valeur de référence quantifiée pour la croissance d’un agrégat monétaire large en complément de l’objectif final qui consiste à maintenir la stabilité des prix . En effet, sans entrer dans le débat sur le bien-fondé de la théorie quantitative de la monnaie, le constat empirique est celui d’une relation forte et positive entre croissance de la masse monétaire et inflation . Source : http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/bulletin/etud62_1.pdf Questions : 1. Pourquoi les pouvoirs publics souhaitent-ils disposer d’un indicateur mesurant la quantité de monnaie en circulation ? 2. Quel organisme aujourd’hui en France contrôle la masse monétaire ?

B. Comment mesurer la monnaie ?
Document 10 : A: Lorsqu’elles veulent mesurer la quantité de monnaie en circulation , les banques centrales utilisent des statistiques baptisées « agrégats monétaires » . Les différents agrégats monétaires ( qu’on distingue en M1, M2 , M3 )mesurent la quantité de monnaie détenue par les agents non financiers résidents .La monnaie possédée par les institutions financières et les non résidents en est exclue . La notion de monnaie est alors très étendue .On passe de la monnaie au sens strict ( M1) aux actifs monétaires de moins en moins liquides,et à la « quasimonnaie ».Il s’agit des actifs qui ne peuvent servir directement ( sans transformation) de vraie monnaie , de moyens de paiement .Par exemple , un livret de Caisse d’épargne : essayez d’acheter un disque avec un Livret jeune ! Ces actifs sont pratiquement sans risque de perte de valeur nominale et , surtout , ils peuvent se transformer immédiatement en monnaie , moyen de paiement , sans coût –ou presque- de transformation . Source : op cité B : définition p 57 Questions : 1. Définir agrégat monétaire 2. Comment sont classés les différents agrégats ? Utilisez la notion de liquidité 3. Donnez un exemple pour M1 , M2 , M3 Document 11 A : 10 p 57 B:

Source : Bulletin de la Banque de France , janvier 2008 Questions : 1. Par le calcul de votre choix , mesurez l’évolution des différents agrégats monétaires entre 2002 et 2007 dans la zone euro 2. Que pouvez-vous en conclure ?

C. Les limites de la mesure de la masse monétaire
Document 12 : Il est actuellement difficile d’identifier les composantes de la masse monétaire dans la mesure où la distinction entre monnaie et actifs financiers tend à s’estomper. Jusqu’au début des années 1980, les actifs financiers étaient assez peu nombreux, bien identifiés et les coûts de conversion en monnaie restaient relativement élevés. Depuis les années 1980, les actifs financiers se sont multipliés et diversifiés, phénomène souvent identifié par l’expression d’innovations financières. Ces nouveaux produits financiers remettent en cause la distinction établie entre monnaie et actifs financiers dans la mesure où ces derniers peuvent être très facilement convertis en monnaie. L’exemple des SICAV monétaires en est un exemple caractéristique. Source : concours.eco.univ-rennes1.fr/capet/Matieres/pol-mon1.pdf Questions : 1. Recherchez ce qu’est une SICAV et expliquez pourquoi son développement rend floue les frontières entre monnaie et placement A partir du texte expliquez cette citation : "Nous n'avons pas abandonné les agrégats monétaires, ce sont eux qui nous ont abandonné"Gerald Bouey, (ancien gouverneur de la Bank of Canada)

III. La création monétaire
A. Qui crée la monnaie ? B. Les mécanismes de la création monétaire
Allez sur le site de J.Dornbush : http://dornbusch.free.fr/creat%20mon/creat%20mon.pps Des exercices supplémentaires :

http://dornbusch.free.fr/TP%20creation%20monetaire/TD%20creat%20mon.pps

Corrigés : http://dornbusch.free.fr/corrig%20creation%20mon/corrig%20creat%20mon.pps