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Louange et gratitude au Dieu le plus miséricordieux passe en dessus

de tout.
Nous remercions d’abord Mr.M.Boutiche de son encouragement et
de nous avoir motivé pour élaborer ce travail et pour nous avoir aidé tout
au long.
Nous remercions aussi les membres du jury de nous avoir honorés
avec leur présence et leur évaluation de notre travail et notre expérience.
Notre gratitude reviens aussi à Mr.Fayçal ZEBOUDJ, notre Co-
Promoteur au sein de l’ISG, et à Mr.Sofiane YALLAOUI de nous avoir
suivis et aidé pendant chaque pas de cette étude.
Nous tenons surtout à remercier chaleureusement Mr.Sidali
HASSEINE, Mr. Nestor CASTILLO et Mlle Saliha LEBSIR pour nous
avoir donnés la chance de faire partie de cette passionnante expérience au
sein de l’ISG et pour leur accueil familial.
Nous remercions Mr.Mourad Belkacem Benouanene et Mr.
Andreas HALDOUPIS pour leur soutien incontestable et qui sans leurs
efforts notre travail ne serait jamais terminé.
Nous remercions chaleureusement aussi Mike REYNOLDS et John
PICKOK et Mohamed SHAREF et Jan pour leurs support et leurs
soutien.
Il nous est honorable de remercier le personnel de la JIP : John
MIDGLEY et Nabil SAOULA, Anys Aouchar, Abdelkarim Benoumhani
pour leur soutien professionnel en terme d’informations de qualité.






C’est avec…
Beaucoup de plaisir et d’émotion que j’ose maintenant
écrire ces modestes mots.
Des mots que j’espère exprimeront ma profonde gratitude
envers des personnes qui me sont proches, des personnes envers
qui je dédie ce modeste travail :
Je dédie ce travail tout d’abord, à la plus merveilleuse
personne sur terre, à ma chère mère Leila, celle qui m’a soutenu,
m’a encouragé, et m’a appris à croire en moi et à mes espoirs.
A ma famille, à mon cher frère Mohamed Zine El Abidine,
et ma très chère sœur Zineb.
A mon binôme Youssef, un très bon ami mais un mauvais
binôme (LOL).
A mes amis proches, Abdellah, Amine, Abdessabour, avec
qui j’ai partagé beaucoup de moment de joie, de tristesse, mais
aussi des moment d’espoir, de bonheur et surtout d’aventure !
A mes camarade de classe, toute la promo IE-07
A mes amis de Petroleum Club, ceux qui m’ont aidé à me
redécouvrir, ceux qui m’ont offert la chance de s’ouvrir sur un
monde meilleure, ceux avec qui j’ai partagé parmi les meilleurs
moments de ma vie
Sans oublier le fondateur de Petroleum Club, mon très cher
ami Djaafer (Rahimahou Allah).

A ma plus chère, mère, la femme derrière mes réussites et qui
est en haut des montagnes que j’ai pu grimpées.
A mon père, mon cher ami, l’homme qui inspire mon existence
et qui m’a appris à être moi même.
A mon frère amine, l’étoile qui éclaire mon univers, le flambeau qui
m’épargne les ténèbres avec sa sagesse, mon inspiration et ma référence.
A mon frère Ali, mon conseiller, mon professeur de logique et de savoir
vivre, l’homme qui a semé en moi la passion et l’ambition.
A mon frère Ahmed et mes sœurs Imen, Nadia et Amina, fruits de ma famille.
A Belkacem, le binôme de ma vie, mon meilleur binôme mais
mon mauvais ami. lol
A ma grande mère, ma source de persévérance, celle qui me rappelle
de mes rêves d’enfance.
A Belalia, mon premier professeur du primaire, mon deuxième père.
A ma chère famille, la fleur de mon existence. Le bonheur de mon coeur.
Ma famille qui m’apprend à aimer. Qui donne gout et raison à ma vie.

A tous mes amis, en particulier: Abdellah, Abdessabour, Amine.
A Petroleum Club, qui m’a donné chance de faire partie de quelque chose d’énorme
et participer à des expériences inoubliables. Hommage à son fondateur Djaafar IRZI
(Dieu aille miséricorde à son âme).





Introduction………………………….………………………………………………….. Page 1.
Objectif de l’étude………………………….……………………………………………...Page 4.
Chapitre I : Aperçu théorique sur The Carbone Capture and Storage………………..Page 5.
1- Historique et Actualité du CCS………………………….…………….Page 6.
1-1 Sleipner, Norvége 1996 ………………………….…………….Page 7.
1-2 Weyburn, Saskatchewan, Canada, 2000………….……………Page 8.
1-3 In Salah, Algérie, 2004………………………….……………..Page 9.

2- La chaine de la Capture et Stockage du CO
2
(CCS chain) …….……....Page 10.
2-1 La capture du CO
2
………………………….……………..Page 11.
2-2 Le Transport du CO
2
………………………….………….

Page 13.
2-3 L’injection du CO
2
………………………….…………….Page 14.
2-4 Le Stockage et l’injection du CO
2
……………………….Page 15.
2-4-1 Les lieux de stockage envisageables………………...Page 15.
2-4-2 Le choix du site de stockage……………………..….Page 17.
2-4-3 Les type des réservoirs supportant le stockage……...Page 19.
Chapitre II : Présentation du projet d’exploitation de In Salah Gas…………………..Page 28.
1- Projet de In Salah Gas ……………………….………………………...Page 28.
1-1 Les différents champs de In Salah Gas ………………………..Page 30.
1-2 Les usines de traitement de In Salah Gas……………………...Page 31.

2- Présentation du Champ de Krechba……………….…………………..Page 33.
2-1 La Géologie de Krechba ………………….…………………..Page 34.
2-1-1 Géographie………………….………………………..Page 34.
2-1-2 Géologie ………………….……………………...…...Page 34.
2-2 La séismique de Krechba ………………….………………….Page 35.
2-3 La Pétrophysique de Krechba ………………….……………..Page 42.
2-4 Composition du Gaz de Krechba ………………….………….Page 44.
2-5 Contacts des fluides à Krechba ………………….……………Page 45.
2-6 Le modèle géologique de Krechba ………………….………...Page 45.

3- Présentation des puits de Krechba………………….………………….Page 45.
3-1 Puits d’injection de CO
2
………………….…………………..Page 47.
3-2 Puits de production ………………….……………………...…Page 54.
3-3 Puits d’observation et de Monitoring………………….………Page 59.
3-4 Anciens puits abandonnés………………….………………….Page 59.
3-5 Les puits de production d’eau potable………………….……..Page 61.
Chapitre III : Le CCS à In Salah………………….……………………...…...………… Page 62.
1- In Salah Gas et le CO
2
………………….………………………………… Page 62.
a) Evaluation des risques de CO
2
(Risk Assessement) …………..Page 63.
b) Le monitoring du CO
2
………………………………………...Page 63.

2- Le gisement Krechba, et le Stockage de CO
2
………………….………… Page 64.
a) Choix du gisement de Krechba pour le stockage du CO
2
……….…..Page 64.

3- La chaine du CCS à In Salah Gas……….…..……….…..……….…..…….Page 66.
3-1 La Capture du CO
2
……….…..……….…..……….…..……..Page 66.
3-2 Le stockage et l’injection du CO
2
..…….…..……….…..…….Page 70.
3-2-1 L’injection du CO
2
……….…..………..…...…..Page 70.
3-2-2 Le stockage du CO
2
..…….…..……….…..……. Page 70.
3-2-3 Mode du piégeage du CO2 dans l’aquifère..…...Page 71.
3-2-4 Présence des failles/fractures.…..………….….. Page 72.
Chapitre IV : CO
2
Risk assessment (Analyse des risques) .…..………….……..…..Page 75.
1- Généralités et définitions …………………………………………………….Page 75.

2- Propriétés du CO
2
…………………………………………………………….Page 77.
2-1 Généralités ……………………………………………………Page 77.
2-2 Propriétés du gaz ……………………………………………..Page 78.
2-3 Comportement du CO
2
dans les conditions du réservoir……..Page 79.

3- Les principaux phénomènes redoutés liés au CCS……….……….….……….Page 83.
3-1 Mécanismes liés aux puits d’injection et aux puits
abandonnés………………………..…………..…....………….. Page 84.
3-2 Mécanismes et effets potentiels liés au réservoir et à
l’étanchéité de la couche couverture ………………..…………..Page 86.

4- Conséquences liés à une séquestration mal sécurisé ………………..…...…..Page 87.
4-1 Les effets du CO
2
sur le corps humain en particulier et sur
l’écosystème en général ………………..……………………….Page 87.
4- 2 Les effets d’une fuite du CO
2
sur les aquifères et les
réservoirs ………………..…………..………………..…………Page 88.
4- 3 Les effets du CO
2
sur le climat (l’effet de serre) ………………..Page 89.

5- Aspect Juridique Du CCS ……………..…………..………………..………..Page 93.
Chapitre V : CO
2
Monitoring……………..…………..………………..…………..…….Page 95.
1- Projet de gestion et de surveillance (JIP) ……………....………..………..…Page 96

2- Un monitoring de pré-injection……………....………….……....………..…Page 96.


3- Risque potentiel et technologie de Monitoring ……………....……………..Page 97.

4- Le programme initial de monitoring, le programme adapté actuellement
à Krechba, et le carré de boston (Boston Square) ……………....………….Page 99.


5- Les méthodes de CO
2
Monitoring…………………....………………....…...Page 101.
5-1 Surveillance du panache de CO
2
…………………....……………….Page 101.
a) Imagerie Satellite « InSAR» ………....……………….Page 101.
b) CO
2
Tracer Injection……….......……………..……….Page 102.
c) Séismique 3D/4D ……….......………………..……….Page 104.

5-2 Surveillance de l’état d’intégrité de la roche couverture……….........Page 102.
a) Surveillance micro-sismique...………………..……….Page 104.

5-3 Surveillance de l’état d’intégrité des Anciens Puits ...……………….Page 104.
a) Echantillonnage des fluides, prélèvement des
pressions de têtes……….......………………..………..Page 104.
b) Surveillance de l’aquifère d’eau potable
(Continental intercalaire pan-saharian aquifer) ...………..Page 105.

6- Résultats du Monitoring ……….......……………………..…………..….…..Page 109.

6-1 Statut actuelle du programme de monitoring …………........………..Page 109.

6-2 Résultat des différentes méthodes de monitoring …………........….....Page 109.
a) InSAR, Imagerie Satellite……………………………..Page 109.
b) Echantillonnage des fluides, prélèvement des
pressions de têtes……………………………………...Page 112.
c) Séismique 3D répété ………………………………......Page 113.
Chapitre VI : Synthèse de la première percée du CO2 au niveau du puits Kb-5….....Page 115.
1- Présentation et historique de Kb-5 ………………………………....................Page 118.
1-1 Etat initial du puits……………………………….................................Page 119.
1-2 Informations sur le puits Kb-5………………………………...............Page 120.
1-3 Description des opérations menées dans le puits Kb-5……………….Page 123.
1-4 Observations et Données issus durant les opérations sur Kb-5 ...…….Page 125.

2- La base théorique de l’investigation………………………………..................Page 129.
2-1 Dégradation du ciment………………………………...........................Page 130.
2-2 Corrosion du casing par la présence du O
2
……………………………Page 131.
2-3 Formation de l’acide carbonique ………………………………...........Page 132.

3- Investigation sur la fuite ………………………………..................................Page 133.
3-1 Analyse et discussion…………………………………………………..Page 133.
3-2 Observation……………………………….............................................Page 133.
3-3 Les scénarios de fuite du CO
2
en surface………………………………Page 133.
Résumé de l’investigation…………………………………….….Page 141.
3-4 Le danger potentiel de la fuite de Kb-5 sur l’aquifère d’eau potable….Page 142.
3-4.1 Danger lié au CO
2
gazeux ………..…………….….Page 142.
3-4.2 Danger lié à la saumure salée ………..…………….Page 142.
3-4.3 Résultat de l’« Aquifer Monitoring…..…………….Page 143.
3-5 Existe-il toujours un risque de fuite à Kb-5 ………..………………….Page 143.
3-6 Position de la fuite à Kb-5 par rapport au projet CCS de Krechba ……Page 143.

4- Conclusion………………………………..........................................................Page 145.

5- Recommandation ………………………………..............................................Page 145.

Chapitre VII : Comportement du CO
2
dans le réservoir ……….......…………………Page 147.
1- Le Comportement du CO2 dans le réservoir……….......………………..……Page 148.
1-1 Evolution du panache de CO2 autour de Kb-502………………..……Page 148.
1-2 dissolution du CO2……….......……………….......……………..……Page 151.
1-3 Rappel sur les mécanismes de piégeage……….......…...………..……Page 152.

2- La percée prématurée du CO2 au niveau du puits Kb-5 ……….......…...……Page 154.
2-1 La présence des fractures à Krechba ………....……..……Page 154.
2-2 Investigation sur la fracture Kb-502, Kb-5……….....……Page 155.
2-2.1 Présentation du Modèle de Simulation
de CO
2
à Krechba…………………….......……Page 156.
2-2.2 La Simulation ………................................……Page 157.
2-2.2.1 Résultats de la Simulation sans
fracture (Scénario n° 1) ……….....……Page 157.
2-2.2.2 Résultats de la Simulation avec
fracture (Scénario n° 2) ……….....…..…Page 159.
2-2.3 L’History Matching du modèle
Compositionnel E300………………….....……Page 160.
2-3 Le Comportement de la fracture Kb-502, Kb-5………......Page 164.
2-3.1 Est-ce que la fracture réagit avec
l’injection du CO
2
? …………………….…..…Page 166.
2-3.2 Le Comportement de la fracture par
rapport à l’injection? ……………………......…Page 166.
2-3.2.1 Interprétation des courbes de
performance d’injectivité….………....…Page 166.
2-3.2.2 Interprétation des Courbes
P(t), Q(t) ……………….…………...…Page 168.
2-4 Etat d’intégrité de la Caprock et Position
de la fracture Kb-502, Kb-5 sur l’efficacité
du stockage du CO2 à Krechba……………….…….......…Page 173.

3- Conclusion……………..……………….…..………………..…………..…….Page 175.

4- Recommandation ……………..…………..………………..…………….…...Page 176.

Conclusions générales……………..……………….…..………………..…………..…...Page 177.

Recommandations générales……………..………………..…………….…………….....Page 180.
1- Concernant la fuite de Kb-5………….……..……………………..……..…...Page 180.
2- Concernant la fracture et le gisement de stockage ……..…..…………..…...Page 181.
3- Quant aux études et recherches ultérieures ………….……..…………..…...Page 182.
Abréviations……………..…………..………………..…………..…..…………..…..…….Page 183.
Bibliographies & Références……………..…………..………………..…………….…....Page 185.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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Introduction :
Aujourd’hui, alors que la civilisation humaine est en cours de développement technologique,
technique et scientifique sans précédant, la planète terre subit des bouleversements climatiques qui
s’accélèrent, cela est due à l’augmentation dangereuses du taux des gaz à effets de serre (les GES)
dans l’atmosphère, essentiellement le CO
2
. Ce gaz est issu des activités industrielles de l’homme
moderne, et du développement massif du secteur des transports.
Le moyen le plus efficace
pour lutter contre le réchauffement
climatique, est par convention le
remplacement total où partiel des
énergies fossiles par les énergies
propres où les énergies
renouvelables : solaire, nucléaire,
éolienne, la géothermie et la
biomasse. Mais ces différentes
formes d’énergies ne sont pas
encore assez maitrisées et pas
suffisamment perfectionnées. Le
pétrole et le gaz naturel resteront
donc largement dominants sur le
secteur énergétique mondial et pour
longtemps encore.
On parle souvent d’économie d’énergie, Autre moyen de réduire le taux d’émission des
GES. Il s’agit de promouvoir une conscience collective chez l’être humain, afin de réduire sa
consommation domestique en énergie. Cette solution reste cependant secondaire et difficile à mettre
en œuvre car elle se heurte à la modernisation sociale des pays émergeants peu soucieux des enjeux
climatiques.
Cependant une autre solution (récente et plus prometteuse) pour réduire les émissions de
CO
2
est au stade de développement, c’est la technique dite d'enfouissement dans le sous-sol du CO
2
. La
Capture et le Stockage du Carbone : CSC, ou le Carbone dioxide Capture and Storage : CCS,
ou géo-séquestration.

Rappelons qu’il existe trois sources de CO
2
:
 Source naturelle (volcan, êtres vivants…)
 Secteur des transports (automobiles, avions, navires…)
 Installations industrielles (centrales électriques, cimenteries, raffineries, usines de
traitement de gaz…).
La stratégie du CCS agit au niveau de la troisième source de CO
2
, ce sont les installations
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industrielles qui sont donc concernées par ce système.
Certes le CCS, est une solution couteuse, qui nécessite d’importantes ressources financières,
humaines, et technologiques, Une solution qui n’est pas encore bien maitrisée, et qui présente
certaines incertitudes concernant l’efficacité de la séquestration et les risques de fuite du CO
2
en
surface, ainsi la grande majorité des associations environnementales ne croient pas à la pertinence
du développement du CCS à cause des graves conséquences qui peu présenter en cas de stockage
mal sécurisé.
Mais la transition vers un monde sans risque d’effet de serre nécessite la combinaison d’une
multitude de solutions, y compris le CCS (Voir figure). Jusqu’alors c’est le moyen le plus efficace
pour réduire les émissions des GES, on pourra continuer à stocker du carbone sous terre à long
terme : définie en milliers, voire millions d’années. En confirmant son efficacité à court terme : 50 à
100 Ans. Selon le GIEC (en 2005), cette solution pourrait potentiellement répondre de 10% à 55% de
l'effort total de réduction à envisager pour le siècle 2000-2100.
Le système de CCS a déjà fait ses preuves, en commençant par le premier projet de Sleipner
en mer du nord en 1996, puis en 2000 avec le projet Weyburn-Modale en canada , et en 2004 avec
celui de In Salah en Algérie (Sujet de cette étude).
Des spécialistes se sont accordés pour dire que l'expérience algérienne en matière de CCS
est un cas d'école de par le monde. Dans ce contexte, In Salah fait partie des deux ou trois projets
dans le monde qui utilisent l'enfouissement du CO
2
dans le sol et le monde industriel est en train de
regarder ce qui se passe dans le sous-sol de ce site pour pouvoir généraliser cette technique dans les
cas où elle peut être appliquée.
Le projet de In Salah en Algérie est un projet industriel de séquestration de CO
2
qui est
opérationnel depuis 2004. Le CO
2
est extrait du flux de production pour répondre aux normes de
commercialisation et d’exportation qui sont de 0,3%. Plutôt que de ventiler ce CO
2
extrait dans
l'atmosphère (comme c'est la pratique industrielle des usines de traitemen gaz), BP et sa joint-
venture (JV) partenaire, Sonatrach, a investi un différentiel de 100 millions de dollars dans son
projet de compresser, déshydrater, transporter, et injecter ce CO
2
dans une formation saline
profonde en aval-pendage du site de production de gaz. Statoil a ensuite rejoint la JV au début de la
production en août 2004.
Ce projet est un pilot mondial de cette technologie, il dispose les technologies les plus
actuelles de façon exclusive, il constitue en fait le premier projet de CCS en Onshore dans le
monde. Par ailleurs, le projet d'In Salah peut à moyen terme devenir rentable au plan économique
dans le sens où il peut faire entrer l'Algérie de plain-pied dans le marché nouveau du carbone
(Carbon Credit). Le projet va permettre à l'Algérie de vendre son droit d'émettre aux grands
pollueurs que sont les Occidentaux, selon les règles établies du marché, affirment les experts.


CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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La position du CCS parmi les nombreuses solutions prometteuses pour réduire les émissions des GES.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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Objectifs de cette étude:
Le projet de CCS à In Salah, étant le premier projet OnShore dans le monde de part et
d’autre part à cause des enjeux environnementaux liés à ce projet, il est primordiale d’étudier son
efficacité ; définie par une séquestration du CO
2
sure à long terme. Etant donné que l’enjeu
climatique est apriori le soucie de tout le monde ; l’individu, et l’industrie.
Au cours de sa vie, et après deux ans d’injection, le gisement de Krechba atteste une fuite
de CO
2
au niveau du puits Kb-5 (Ancien puits abandonné). Notre étude donc s’intitule autour de
cette fuite.
Notre étude, qui porte comme titre: l’Etude sur l’efficacité du Stockage géologique du
CO
2
à Krechba : Par l’Investigation sur la fuite au niveau de Kb-5, est en fait une investigation
qualitative et objective dans laquelle on a synthétisée toutes les données nécessaires et
significatives. Ces données sont analysées et interprétées en se basant sur une plateforme théorique
(En matière de : Production et Complétion, Well integrity, réservoir engineering, Well-test,
Corrosion, Géophysique, géologie et Simulation) soutenus par des avis d’expert dans le domaine.
Ces efforts ont pour but finale de répondre aux points suivants :
1) Investigation sur la fuite au niveau de Kb-5. Etude de l’intégrité du puits.
2) Positionnement de cette fuite sur l’efficacité du Stockage de CO
2
à In Salah.
3) Etude du comportement du CO
2
injecté dans le réservoir de Krechba.
4) Investigation sur l’arrivée rapide (Percée) du CO
2
au puits Kb-5. Etude du réservoir du
stockage et simulation.
5) Etude de l’influence de l’injection du CO
2
sur le réseau des fractures du réservoir.
6) Positionnement des fractures et de l’état d’intégrité de la roche couverture (Caprock)
sur l’efficacité du Stockage du CO
2
dans le gisement de Krechba, In Salah.
7) Donner une vue synthétisée sur le problème survenu à Krechba qui a causé
l’interruption de l’injection du CO
2
.
8) Fournir une plateforme d’excellence, et un savoir englobant la technologie du CCS
ainsi que les techniques adaptées pour veiller au bon fonctionnement de ce système
dans le monde, et à In Salah en particulier.





CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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CHAITRE I :
Aperçu théorique sur The Carbone Capture and Storage :
Objectif du chapitre :
La technologie du CCS est entrain de connaitre un développement grandissant de la part des
industriels pétroliers et gaziers, car pour les compagnies pétrolières l’acquisition et la maitrise de
cette technique et entrain de devenir le nouvel axe stratégique visant à mieux positionner la
compagnie dans le futur marché énergétique mondial dominé par l’utilisation de CCS.
Le but de ce chapitre est par conséquent de donner un aperçu technique sur cette nouvelle
technologie en plein développement, et d’offrir une plateforme d’informations d’excellence aux
futurs étudiants, non seulement à ceux en cycle de formation d’ingénieur en production, mais à
toutes les spécialités confondues.
Car avant tout, le CCS est une chaine partant de la chimie de la capture jusqu’au son
enfouillassent géologique via des puits injecteurs en passant par des pipelines de transport et en
finissant par des méthodes géophysiques de monitoring. Le CCS requiert donc l’implication de
plusieurs domaines d’étude et des techniques relevant des divers domaines scientifiques.
Il est donc impératif d’expliquer dans cette étude la chaine entière du CCS en détaillant les
différentes technologies utilisées, et essayer ainsi de mettre en place suffisamment d’informations
pour que ce projet ne soit plus qu’une simple actualité théorique, mais plutôt une conscience
individuelle et un but global.
Nomenclature :
«The carbone Capture and Storage, CCS» (CSC en français: Capture et Stockage du
Carbone), aussi connu sous le nom de : La séquestration géologique du CO
2
ou CO
2
Géo-
séquestration, ou Captage et stockage géologique du CO
2
.
Principe :
Le principe de ce système est simple et assez basique, il s’agit d’équiper les infrastructures
industrielles (Usines de traitement, centrales électriques…) qui dégagent d’importantes quantités
de CO
2
, avec un système de capture et d’isolation du CO
2
des effluents (Fumées) rejetés, et au lieu
qu’il soit dégagé dans l’atmosphère il sera comprimé, transporté, puis injecté par l’intermédiaire des
puits injecteurs dans des divers formations géologiques, ou il est sensé resté piégé
durablement. GIEC « Le Groupe des experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat » des
Nations Unies, le gouvernement des États- Unis et le gouvernement du Canada conviennent que le
captage et le stockage du carbone sont essentiels à la réduction à long terme des gaz à effet de serre.

Le piégeage du CO
2
est assuré par les mêmes mécanismes naturels qui ont permis aux
hydrocarbures (huile et gaz) de rester piégés sous terre pendant des millions d’années, notamment
par la présence des couches couvertures imperméables, c’est ainsi que l’idée fut développée.

CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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Le développement de cette stratégie a été rendu possible par le déploiement du savoir faire
de l’industrie pétrolière en matière d’injection sous terre, l’injection du gaz naturel ou de l’eau
pendant la récupération secondaire ou l’injection de CO
2
dans un gisement mature pendant la
récupération tertiaire (ce qu’on appelle The CO
2
-EOR) sont des techniques utilisées et bien
maitrisées par les acteurs de l’industrie pétrolière et cela depuis bien longtemps. Ce savoir faire en
matière d’injection se révèle être très précieux pour le développement de la technique du CCS, et
donc pour son déploiement à l’échelle planétaire.

On parle souvent de L’Efficacité de Séquestration, qu’on définie par un piégeage
permanent du CO
2
à l’intérieur du réservoir de stockage, donc une séquestration sûre, donc il faut
choisir des sites d'une profondeur suffisante (typiquement plus de 800 mètres) avec une capacité
suffisante et un système recouvrant étanche pour assurer le confinement du CO
2
.
Il existe trois types principaux de réservoirs pour le stockage :
_ Des gisements de gaz ou d’huile épuisés.
_ Des formations salines profondes
_ Des veines de charbon inexploitables.
1- Historique et Actualité du CCS :
Comme les forêts (Relictuelles, secondaires ou cultivées) ou les tourbières et les puits
océaniques de carbone ne suffisent plus à absorber les émissions humaines de CO
2
, et comme le
protocole de Kyōto n'a pas permis de diminuer le total des émissions de gaz à effet de serre, la
séquestration connaît un intérêt croissant, théorique vers la fin des années 1990, puis expérimental à
partir de 1996 (Sleipner).
La technique du CCS est certes un concept nouveau, et sa mise en œuvre ne date que des
années 1990, mais l’injection du CO
2
dans des réservoirs est connue est bien maitrisée par
l’industrie pétrolière, et cela depuis bien longtemps.
Pendant la récupération tertiaire on injecte du CO
2
dans des gisements matures d’huile ou
du gaz dans le but de récupérer des quantités supplémentaires d’hydrocarbure et améliorer ainsi le
taux de récupération de 10 – 15% sous le nom du CO
2
- EOR/EGR : Enhanced Oil/Gaz Recovery,
cette injection visant à prolonger la durée de vie d’un gisements a apporté donc un savoir faire
précieux et unique qui a servi de base pour le développement et la mise en œuvre des projets de
CCS dans le monde entier. Notamment les techniques et les technologies empruntées au niveau du
captage, le transport et l’injection.
Cette technologie, toujours en développement, fait l’objet de nombreuses critiques, de la part
des organismes et associations environnementales. Mais qui en outre bénéficie du soutien des
groupes pétroliers et de certains états, avec quelques applications expérimentales.


CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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On cite ci-dessous les différents projets mondiaux du CCS :
1-1 Sleipner, Norvège, 1996 :
Sleipner est un gisement de gaz naturel situé au centre de la mer du Nord, à environ
200 km des côtes, exploité par Statoil. Le gaz naturel produit est chargé de 4 à 10 % de CO
2
. La
norme impose une fraction de CO
2
dans le gaz naturel vendu d’au plus 2,5 %.
L’exploitant aurait pu rejeter le surplus de CO
2
directement dans l’atmosphère. Mais suite
à l’introduction d’une taxe norvégienne sur les émissions, la décision a été prise en 1992 de stocker
géologiquement ce CO
2
.
Statoil donc

extrait le CO
2
avec des solvants aminés et le réinjecte depuis 1996, environ un
million de tonnes de CO
2
par an, dans un aquifère à 1 000 m sous le fond de la mer, dans la
formation des sables d’Utsira au-dessus du gisement de gaz, économisant ainsi des millions d'euros
de taxes-carbone (figure 1).
En avril 2008, quand une fuite fut découverte et l'expérience interrompue, la quantité de CO
2

ainsi stockée depuis 1996 atteignait un total de 10 millions de tonnes.

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Figure 1 : Schématisation de l’extraction de gaz naturel et de l’injection du CO
2
sur le site de Sleipner.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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1-2 Weyburn, Saskatchewan, Canada, 2000 :
À Weyburn depuis 2000, on injecte et stocke dans un champ pétrolier découvert en 1954 et
partiellement épuisé dans le sud-est de la Saskatchewan (Canada) le dioxyde de carbone produit
par une unité de gazéification du charbon située à Beulah (Dakota du Nord, États-Unis) (figure2).
Ce dioxyde de carbone à raison d’ 1,5 million de tonnes par an permet d’augmenter la
production de pétrole (et donc de dioxyde de carbone, indirectement). C'est le premier projet CO
2-
EOR, ayant disposé d'un budget d'environ un milliard de dollars, associant des partenaires publics et
privés de plusieurs pays. Ce gisement initialement estimé à un milliard de barils de pétrole, dont
350 millions environ récupérables selon les techniques conventionnelles.
L’application de la technologie CO
2
-EOR devrait permettre d’extraire 130 millions de
barils de plus, le gisement restant actif jusqu’en 2030. Bien sur, il ne faut pas déduire de cet
exemple que la technologie CO
2
-EOR permet d’augmenter de 35% les réserves ultimes de pétrole
de façon globale : elle ne peut s’appliquer que dans certains gisements, et Weyburn a été choisi
parce qu’il s’y prêtait particulièrement bien.
L’injection de dioxyde de carbone a commencé en l’an 2000 et a atteint depuis un rythme
d’environ 1,8 million de tonnes par an. C'est l'entreprise EnCana qui est chargée de l'opération.












Figure 2 : Localisation du site de Weyburn et les pipelines transportant
du CO
2
de Dakota du nord.
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1-3 In Salah, Algérie, 2004:
Le projet d’In Salah Gas est mis en
œuvre par une Jointe Venture entre Bp,
Sonatrach et Statoil, localisé dans le
bassin d’Ahnet-Timimoun dans le désert du
Sahara au centre de l’Algérie.
C’est l’un des plus importants
projets conjoint d’exploitation de gaz sec
dans le pays.
Le CO
2
est séparé du gaz naturel
produit et au lieu d’être évacué vers
l’atmosphère les partenaires ont décidé
d’investir 100 million de dollars pour le
réinjecté dans l’aquifère profond du
Carbonifère dont la capacité de stockage
est estimée à 17 M tonnes de CO
2
. Depuis
août 2004, plus d’un million de tonnes de
CO
2
sont injectés par an (figure 3).
Une jointe industrielle « JIP »
(Joint Industry Project) a été ensuite composée ; c’est une institution regroupant des partenaires
économiques, des universités, et des laboratoires de recherche à fin de surveiller le stockage du
CO2.

Figure 4 : L’injection cumulée de quelques grands projets de CCS dans le monde : Sleipner, Norvège (1996)/
In Salah, Algérie (2004)/Snohvit, Norvège (2008).
Figure 3 : A In salah, Le CO
2
séparé du gaz naturel et
réinjecté dans l’aquifère salin sous le gisement de gaz
sec en production
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2- La chaine de la Capture et Stockage du CO
2
(CCS chain)

:
La technologie du CCS se construit sur la mise en œuvre d’une succession de processus qui
permettent le captage du CO
2
à partir des émissions de l’installation industrielle, sa compression
et son transport vers les points d’injections, puis son introduction sous sa forme supercritique
pour son stockage dans un réservoir naturel sous-terrain via des puits injecteurs, là où,
théoriquement, il est sensé y resté piégé pour des centaines voire des milliers d’années (figure5).
Selon le GIEC, 99% du CO
2
injecté sur 1.000 ans pourrait être emprisonné pour plusieurs
millions d'années sous réserve que les technologies nécessaires soient développées et validées.








2-1 La capture du CO
2
:
Le premier chaînon de la filière CSC est le captage du CO
2
à la sortie des industries
fortement émettrices : centrales électriques, centrales thermiques à combustibles fossiles (charbon,
pétrole, gaz), cimenteries, raffineries, etc. Le procédé utilisé pour le captage est important pour la
suite de la filière.
Trois principaux procédés de captage sont actuellement à l’étude :
 La postcombustion.
 L’oxycombustion.
 La précombustion (Figure 6 ci contre).

Figure 5 : Les 3 maillons qui constituent le système CCS (ou CTCS lorsque on inclut le maillon
«Transport», pour le cas des installations se trouvant éloigné du site de stockage et qui nécessite
donc un réseau assurant le transport du CO
2
).
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2-1-1 La Postcombustion

Pour capter le CO
2
dans les fumées, il est possible d’utiliser des procédés analogues à ceux
qui permettent de traiter le gaz naturel. Le CO
2
est alors extrait dans des colonnes de lavage grâce
à un solvant chimique qui est ensuite régénéré par distillation.
Actuellement, la séparation postcombustion alliée au captage de CO
2
est testée dans une douzaine
d’usines dans le monde. Le procédé de captage est basé sur l'absorption chimique : il s’agit d’un
procédé où le CO
2
est absorbé dans un solvant liquide par la formation d'un adhéré chimiquement
composé. L'absorbant le plus ordinairement utilisé est le monoéthanolamine (MEA), de formule
C
2
H
4
OHNH
2
. La réaction fondamentale est :

C
2
H
4
OHNH
2
+ H
2
O + CO
2
 C
2
H
4
OHNH
3
+ HCO
3


Le solvant passe ensuite par une unité de régénération où il est réchauffé, généralement avec
de la vapeur d’eau circulant à contre-écoulement, de façon à séparer le CO
2
. On obtient un flux de
CO
2
extrêmement concentré (au delà de 99%) qui peut ensuite être condensé. Le solvant « maigre »
est refroidi à 40-65°C et recyclé dans la colonne d'absorption. La présence d’oxygène résiduel dans
les fumées de combustion conduit cependant à l’oxydation progressive des solutions de capture,
Figure 6 : Principaux procédés et systèmes de captage de CO2 (GIEC, 2005)

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impliquant une consommation d’amines de l’ordre de 1 à 1,5 kg par tonne de CO
2
produit, ainsi que
la formation de déchets liquides acides à éliminer.

Afin de réduire les coûts et la taille des colonnes d'absorption et de régénération, de
nouveaux procédés et solvants sont testés par plusieurs industriels. On peut également citer
l’exemple du procédé d'absorption avec une membrane à micropores, constituée de
polytétrafluoroéthylène qui filtre le gaz de combustion du dissolvant. La membrane possède le plus
grand ratio «aire de contact/volume donné» mais elle ne permet pas toute seule la séparation de CO
2
du reste des gaz de combustion. C'est le solvant qui doit absorber sélectivement le CO
2
.

D’autres procédés existent pour capter le CO
2
, en postcombustion, par exemple la
fracturation cryogénique et l’adsorption utilisant des tamis moléculaires. A ce jour, ces procédés
sont moins rentables énergétiquement que l'absorption chimique.

2-1-2 L’Oxycombustion :

Quand un carburant fossile est brûlé dans l'air, la fraction du CO
2
dans le gaz produit est de 3
à 15%, en fonction du contenu en carbone du carburant et de la quantité d'air disponible pour la
combustion. La séparation du CO
2
du reste des gaz de combustion (surtout du N
2
) par des moyens
chimiques ou physiques est coûteuse et consommatrice d’énergie. Une alternative est donc de brûler
le carburant avec de l'oxygène pur ou de l’air enrichi en oxygène : de ce fait, le gaz de combustion
renfermera principalement du CO
2
et de l’eau.

Ce mode de combustion, dit oxycombustion, permet d’obtenir des fumées concentrées en
CO
2
(de 95 à 98%), qu’on peut alors séparer, sous pression, à moindre coût. Les procédés envisagés
impliquent la recirculation des fumées de combustion (« Flue gas recycling - FGR ») et leur
mélange en amont du foyer avec l’oxygène pour contrôler et limiter la température de combustion.
Le procédé de séparation de gaz le plus coûteux énergétiquement (jusqu’à 15% de la production
électrique d’une usine) a lieu en amont afin de produire l’oxygène.

Ce procédé est dans un état de développement moins avancé que le captage en
postcombustion, aussi est-il principalement envisagé sur de nouvelles installations. Il peut
également être mis en place sur des installations existantes, moyennant des modifications
importantes des chaudières et de leur cycle de fonctionnement.

On notera enfin qu’il existe des procédés alternatifs, tels le «chemical looping», pour
lesquels l’oxygène n’est pas fourni directement mais par voie chimique, par exemple par réaction
avec un oxyde métallique.

2-1-3- La précombustion :
Une alternative à la combustion directe du combustible fossile consiste à convertir celui-ci
en un gaz de synthèse. Ceci est réalisé par une étape d’oxydation partielle (gazéification du
charbon, de coke pétrolier ou reformage de gaz naturel) qui produit un mélange d’hydrogène et de
monoxyde de carbone. Après un traitement à l’eau, ce gaz de synthèse est alors à son tour
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converti en un mélange de CO
2
et d’hydrogène. Le CO
2
peut être séparé en utilisant le phénomène
de pression-équilibre-absorption dans des dissolvants chimiques, tels que le méthanol ou le
polyethylène de glycol. L’hydrogène peut alors être acheminé dans une turbine pour produire de
l'électricité.

La technique de précombustion s’applique communément dans les installations qui
pratiquent la gazéification de charbon en cycle combiné. Actuellement, ces installations ne
produisent pas d'électricité mais du gaz de synthèse et divers autres produits dérivés.
Un des plus grands obstacles au développement de cette technique est son coût : la production
d'électricité est meilleur marché dans les usines à charbon pulvérisé que dans celles à gaz de
synthèse. La précombustion pourrait être également exploitée quand le gaz naturel est utilisé
comme combustible, cependant il n’est pas encore prouvé qu’elle soit préférable à la
postcombustion. Dans ce cas, un gaz de synthèse (CO
2
et H
2
) est formé en faisant réagir le gaz
naturel avec la vapeur d’eau.

2-2- Le Transport du CO
2
:

Les installations industrielles émettrices de CO
2
ne se trouveront pas forcément au droit
d’un site géologique apte au stockage souterrain de ce gaz. Il conviendra donc de le comprimer
et de le transporter sur plusieurs dizaines à centaines de kilomètres, de préférence à l’état
supercritique (figure 7); en effet, dans cet état son volume est réduit (proche de celui du CO
2

liquide) tandis que sa viscosité reste proche de celle d’un gaz, ce qui limite les pertes de charges.















Il n’y a pas différence majeure, sur le principe, entre le transport du CO
2
et le transport
d’autres substances tels que, par exemple, le gaz naturel. Celui-ci s’opérera par canalisations,
vraisemblablement enterrées, dont il conviendra de bien choisir les caractéristiques (type de
matériau, diamètre, épaisseur, revêtement) en fonction des conditions de transport du CO
2

(pression, humidité, durée d’utilisation envisagée, etc.).
Les scénarios de risques associés à ce type d’installation sont bien connus et bénéficient
d’un retour d’expérience important dans le domaine du transport de gaz.
Figure 7 : Le CO
2
est
transporté sous sa forme
supercritique à fin de
minimiser les pertes de
charges (moins visqueux
que le CO
2
liquide) via des
pipelines (pour des faibles
quantités de CO
2
on peut
utiliser des camions ou des
navires pour transporter
du CO
2
liquide de
l’installation émettrice
jusqu’au site de stockage).
Supercritical CO2
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Pour la fonction « transport » comme pour la fonction « captage», des équipements industriels
spécifiques seront mis en place, ils seront utilisés seulement en période d’exploitation, puis ils seront
démantelés et surtout ils ne joueront plus aucun rôle au cours des périodes suivantes.
2-3- L’injection du CO
2
:

L’injection en elle-même ne constitue pas un maillon de la chaine CCS, puisque
techniquement elle fait partie de l’étape « stockage », mais certains auteurs préfèrent séparer
l’injection et la considérer comme une étape à part entière et cela pour plus de clarté.

Contrairement aux systèmes de captage et de transport, le système d’injection jouera un
rôle important au cours de toutes les périodes de vie de la filière : sa fonction première est bien
entendu d’injecter le CO
2
en période d’exploitation mais, une fois fermé et comblé, il demeurera
présent à long terme. Comme nous le verrons ultérieurement, il aura même un rôle particulier
en termes d’analyse des risques, puisqu’il traverse la couverture et sera soumis à la corrosion.

L’injection du CO
2
est probablement l’opération la plus critique de la filière CSC au plan de
la sécurité. Elle s’appuiera sur des techniques pétrolières relativement éprouvées, cependant
l’utilisation de ces techniques dans le contexte du stockage de CO
2
nécessitera
vraisemblablement des adaptations du fait des spécificités de ce fluide (état supercritique,
acidité, fort pouvoir solvant, etc.).

Sans préjuger de ses limites, on peut envisager que c’est la technologie actuelle des puits
d’exploitation dans le contexte d’un stockage de gaz naturel en aquifère qui inspirera les futurs puits
d’injection de CO
2
– c’est d’ailleurs le cas pour les premiers sites de stockage de CO
2
. Le système
d’injection sera donc constitué :

 D'un cuvelage métallique : ensemble de tubes concentriques traversant les terrains de
recouvrement jusqu'au réservoir. Ce cuvelage sera cimenté aux terrains de manière à assurer
la stabilité des parois du forage et à contribuer à l’étanchéité.
 D'une colonne de production (qu’on appellera plutôt dans ce cas « colonne d’injection »),
située à l'intérieur du cuvelage, par laquelle le CO
2
transitera jusqu’au réservoir. Cette
colonne comprend notamment :

o un tubage descendant jusqu'au niveau du réservoir,
o un certain nombre d'éléments de sécurité : Organe de sectionnement à sécurité positive
isolant automatiquement le puits en cas de chute de pression anormale en tête de
puits, obturateur annulaire permettant d'assurer l'ancrage du tubage sur le cuvelage et
l'isolement de l'espace annulaire compris entre les deux avec le réservoir.
o Des éléments de fond comprenant notamment :
 un dispositif de raccordement à la colonne de production.
 un dispositif de fermeture et d'ancrage en bas de la dernière crépine.
o Une tête de puits située à la surface et comportant un certain nombre de robinets
manuels pour les opérations de maintenance.
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Figure 8 : Le stockage se fait à l’intérieur d’un gisement épuisé, un aquifère salin ou dans le
cadre de la récupération du méthane de charbon.


Comme pour le transport en surface, il est utile d’injecter le CO
2
sous forme supercritique
afin de réduire le volume à stocker comme celui à injecter, tout en limitant les pertes de charge. Ce qui
implique que la profondeur du puits d’injection soit d’au moins de 800 m, profondeur à partir de
laquelle la pression hydrostatique garde le CO2 à l’état supercritique. Dans la plupart des cas, la
profondeur d’injection se situera plutôt entre 1000 et 2000 m (voire plus). Le débit d’injection sera de
l’ordre de quelques kg/s à dizaines de kg/s, ce qui nécessitera des diamètres de tubage de l’ordre de 25
cm (10’’).
Au-delà du (ou des) puits d’injection, il peut être également envisagé, à des fins de surveillance,
de réaliser un certain nombre de puits de contrôle dans le recouvrement du stockage. Ces puits de
contrôle peuvent être utilisés pour détecter, en phase d’injection voire après la fermeture du stockage,
une éventuelle venue de CO2 dans des niveaux supérieurs poreux et perméables grâce à un suivi régulier
de la pression et/ou de la composition de l’eau.

2-4- Le Stockage du CO
2
:

La dernière étape de la chaine CCS, est le Stockage (The storage), le CO
2
est d’abord
comprimé puis introduit dans le réservoir par l’intermédiaire d’un ou de plusieurs puits injecteurs.
Le stockage est le dernier maillon de la filière CCS, c’est celui-ci qui est conçu pour durer le
plus longtemps. Du fait de sa durée (de l’ordre des milliers d’années), le stockage représentera la
phase la plus délicate à gérer et nécessitera un cahier des charges très strict. Pourtant, c’est la phase
sur laquelle le retour d’expérience est le moins important puisque le plus ancien site de stockage
géologique de CO
2
, celui de Sleipner en Norvège, n’est en fonctionnement que depuis 1996.















2-4-1 Les lieux de stockage envisageable :
L’étude des réservoirs naturels du CO
2
(des couches géologiques qui contiennent du CO
2
naturellement) et des réservoirs de gaz naturel nous a appris que - dans certaines conditions
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favorables - du gaz peut se trouver naturellement piégé pendant des périodes de plusieurs
millions d’années. Ces réservoirs naturels de CO2 peuvent être vus comme des « analogues
naturels » au stockage de CO
2
, la différence majeure étant que dans ce cas, le CO
2
n’est pas produit
par l’activité humaine superficielle mais provient d’une activité naturelle profonde d’origine
volcanique, magmatique ou hydrothermale.

Plusieurs milieux géologiques sont envisagés pour le stockage du CO
2
(Tableau 01 et
Figure-9) :

- Les aquifères salins profonds, susceptibles de pouvoir accueillir à eux seuls jusqu’à
10.000 Gt CO
2
soit (en théorie) plus que la totalité du CO
2
qui doit disparaître du cycle
atmosphérique au cours du XXIe siècle.
- Les gisements d’hydrocarbures épuisés (jusqu’à 900 Gt CO
2
).
- Les veines de charbons inexploitées (jusqu’à 200 Gt CO
2
).
- Les roches basiques et ultrabasiques (potentiel non encore quantifié).



Figure 9 : Options de stockage géologique profond du CO
2
.
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2-4-2- Le choix du site de stockage:
Les études sur le choix du site du stockage est une étape importante avant la mise en œuvre
de tout projet du CCS, ces étude prend en compte plusieurs paramètre (figure 10):
1- La proximité du réservoir candidat par rapport à l’installation industrielle qu’on veut
équiper avec le système CCS.
2- L’évaluation de la capacité de stockage du réservoir, et la détermination en années de la
durée d’injection du CO
2
à partir de ces estimations, et à partir de la quantité de CO
2
produite
annuellement par l’installation industrielle.
3- Les mécanisme de piégeage disponible dans le réservoir, ceci est le paramètre le plus
important, car rappelons le, le but primaire du CCS est de stocker du CO
2
d’une façon durable,
permanente et sécurisée, et d’éliminer au maximum tout risque de fuite de CO
2
à la surface, ou de
la contamination des eaux potables de la nappe phréatique, car le CO
2
est un gaz asphyxiant et
hautement corrosif au contacte de l’eau, l’évaluation de l’efficacité de stockage du gisement
candidat consiste essentiellement à étudier deux paramètres :
a) La profondeur de la couche de stockage (storage layer depth) doit être supérieure à 700m,
à fin de minimiser le risque de fuite en surface.
b) La présence d’une couche couverture imperméable et étanche (cap rock).
A noter que le stockage du CO
2
dans un gisement en cours d’exploitation, ou en arrêt
d’exploitation peut se révéler être un mauvais choix dans la mesure où ce site présente un certain
nombre de puits qui peuvent constituer des points faible qui menace la parfaite étanchéité requise
pour assurer un stockage sûr et permanent.
Tableau 1 : Capacité théorique de stockage du CO
2
dans différents types de formations géologiques
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La IPCC estime que le CO
2
peut être piégé pour des millions d’années, et les sites de
stockage s’ils sont bien choisis, bien aménagés et bien surveillés, peuvent retenir 99% du CO
2
injecté et pour plus de 1,000 ans. En 2009, il a été dit que les scientifique ont repérer et
cartographier dans les USA 16,000 Km² de formations susceptible de stocker les émissions du pays
pour 500 ans.


3







Figure 10 : Les principaux paramètres pour le choix d’un site de stockage.
La présence d’une couche
couverture parfaitement
étanche (absence de
faille, et de puits).
La proximité du site par
rapport à l’installation
Capacité de stockage
suffisante
Figure 11 : Les aquifères
salin squi peuvent servir
comme de bons sitse de
stockage sont très répondus
dans le monde et leurs
capacités rend les
scientifiques optimiste
quant à la possibilité
d’installer un système
mondial de CCS apte a
stocker la totalité (ou
presque) des émissions
industrielles mondiales (ici
l’exemple des aquifères
américains (USA).
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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2-4-3 Les type des réservoirs supportant le stockage :
Le stockage du CO
2
se fait au niveau de plusieurs types de réservoirs naturels :
2-4-3-1 Gisement épuisé d’huile ou de gaz (depleted oil or gas reservoir):
Les gisements d’hydrocarbures épuisés qui ne produisent plus sont des candidats souvent
cités pour y accueillir du CO
2
, car par leurs natures ces gisements ont déjà prouvé leurs capacités de
stockage à long terme en conservant pendant des millions d’années des quantités énormes de
pétrole et de gaz.
Le CO
2
séquestré dans des réservoirs épuisés remplace l’espace poreux libéré par les
hydrocarbures déjà extraits.
Une fois injecté, le CO
2
sous forme de fluide dense (supercritique) y reste piégé
principalement grâce au piégeage structurel, car tout comme les hydrocarbures, la couche
couverture imperméable sert de barrière étanche piégeant efficacement le CO
2
.
On site aussi le piégeage résiduel d’une infime partie du CO
2
injecté qui reste piégé et
immobilisée dans les pores coincé entre les grains de la roche.
L’utilisation des gisements de gaz et d’huile pour y stocker du CO
2
est une option
avantageuse pour le fait que ces gisements ont prouvé leurs capacités de séquestration mais aussi
parce qu’un grand nombre de ces réservoirs dans la mer du nord serait bientôt abandonné.
A noter que la notion du réservoir épuisé n’est pas synonyme d’un réservoir complètement
vide, on fait, ce sont de gisements en arrêt de production pour des raisons technico-économiques
reliées a la difficulté d’extraction de quantités supplémentaires d’hydrocarbures.
Cependant pour un gisement de gaz, le taux de récupération avoisine les 95%, à la fin de sa
vie, on peut dire que ce réservoir est « vide », et qu’on peut donc y stocker du CO
2.

Parmi les exemples de projet de CCS avec stockage de CO
2
dans des gisements de gaz
déplétés, on retrouve le projet de Lacq en France, élaboré par Total en 2010 (figure 12).
Pour un gisement d’huile le taux de récupération moyen est largement inférieur avoisinant les 32%,
la séquestration de CO
2
dans ce type de gisement devrai d’abord commencer par une étape de
récupération améliorée (CO
2
-EOR), car l’injection du CO
2
aura un effet de maintien de pression,
on récupère ainsi une quantité additionnel d’huile.
Cette option est très attrayante pour les compagnies qui exploitent le gisement, car
l’investissement sur le système CCS est financé en vendant l’huile supplémentaire récupérée.
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Par contre, l’injection du CO
2
dans un gisement de gaz partiellement épuisé dans le but
d’améliorer sa récupération (CO
2
-EGR) n’est pas efficace, à cause de la percée prématurée du CO
2
au niveau des puits producteurs de gaz.
La technique de (CO
2
-EGR) est peu répandue dans le monde, en la pratique, son efficacité
n’a pas été démontrée encore, et de nombreuses études de simulation sur l’évolution de l’interface
CO
2
-CH
4
sont en cours.
Actuellement, un projet pilote de (CO
2
-EGR) est en cours dans le gisement de K12B réalisé
par GDF SUEZ, dans le large des pays-bas, et devrai prochainement fournir plus d’informations.
 L’injection du CO2 dans les gisements d’huile épuisée (CO
2
-EOR) :
Parmi les différentes méthodes de la récupération tertiaire, il y a l’injection du CO
2
pour
améliorer le taux de récupération, on utilise souvent la technique du WAG (Water Alternatif Gas)
(figure 13), c’est est à dire qu’au niveau des puits injecteurs on alterne eau et CO
2
de telle manière à
pouvoir déloger l’huile piégée.
Le CO
2
est sensé se dissoudre dans l’huile, on provocant ainsi sont gonflement, l’huile
mélangée avec du CO
2
a tendance à occuper un volume plus important, une partie sera donc chassée
Figure 12 : Le CO
2
produit par une chaudière-oxycombustion à Lacq est séquestré dans le réservoir de
Rousse, c’est un réservoir de gaz abandonné (l’opérateur du projet est TOTAL).

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des pores et pompée au niveau des puits producteurs.
Le CO
2
dissout dans l’huile améliore aussi sa mobilité au réduisant sa viscosité, l’huile
s’écoule plus facilement.

L’injection du CO
2
dans un gisement d’huile déplété est une option très avantageuse d’un
point de vu où elle permet de rapporter des bénéfices au améliorant le taux de récupération et au
même de séquestrer durablement le CO
2
sous terre.


Ces gisements d’huile présentent l’avantage aussi d’être bien connu par les exploitants,
mais ils présentent quand même quelques inconvénients :
a) La capacité de stockage limitée des réservoirs d’huile.
b) La distribution géographique de ce type du réservoir :
les gisements d’huiles ne sont pas bien répandus dans le monde alors que
l’installation d’un système mondial de CCS au niveau de chaque installation industrielle
dégageant du CO
2
requiert des sites de stockages bien distribués juste à proximité de chaque
l’installation.
c) Les gisements d’huile sont caractérisés généralement par un grand nombre de puits
producteurs, ce qui par conséquent remis en cause la parfaite isolation du réservoir requise
pour assurer un stockage du CO
2
bien sécurisé.
Parmi les exemples de séquestration du CO
2
dans un gisement d’huile, on retrouve le projet
du CO
2-
EOR de Weyburn en canada, mis en œuvre depuis 2000 par la société EnCana (figure 14).
Figure 13 : Schéma représentant la technique de l’injection alterné d’eau/CO2 pendant la séquestration
du CO
2
dans un gisement d’huile deplété.
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2-4-3-2 Le méthane des veines de charbon (Coal Bed Methane) :
Avant de détailler l’application du CCS dans l’amélioration de la récupération de ce type
de gisements non-conventionnels, il faut d’abord donner un Aperçu sur le méthane de charbon.
Le méthane de charbon (CBM or Coal Bed Methane, Coal Seam Methane, Coal Bed
Gas) c’est du méthane emprisonné à l’intérieur des veines de charbon, le méthane est existe dans
le charbon d’une part par adsorption sur la surface des fissures qui traversent la matrice du
charbon, et d’autre part par emmagasinement comme gaz libre dans les vides (macroscopiques,
fissures, fractures) ce qui fait que ce charbon constitue une source riche en gaz naturel.
Du fait de la très grande surface spécifique interne (de 20 à 400 m² par unité de masse)
l’adsorption est le phénomène de piégeage le plus prépondérant, et 90% du gaz contenue dans ce
gisement est emprisonné grâce à ce mécanisme.
Le reste du gaz 10%, est emprisonné dans les pores sous sa forme libre en fonction de la
porosité du charbon, et de la pression d’équilibre du gaz.
Le charbon du méthane est un gisement de gaz non-conventionnel, avec une capacité de
stockage de deux à trois fois supérieure que celle d’une roche gréseuse classique (figure 15).
Figure 14 : L’impact de l’injection de CO
2
sur la production d’huile du site de Weyburn (BOPD
= Barrels Of Petrol Per Day).
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En considérant des
pressions de gaz injecté de
l’ordre de 5 à 6 MPa, les
couches de charbon peuvent
potentiellement emmagasiner
à long terme par adsorption
jusqu’à 40 m
3
voire 60 m
3
de
CO
2
par tonne de charbon.
Cette capacité
d’emmagasinement de ce
type de gisement non-
conventionnel correspond à
au moins 5 fois (voire 10 fois
pour les gisements de
charbons les plus poreux) la
quantité de gaz que peut
renfermer une roche réservoir
classique de volume semblable dans des conditions similaires. D’autre part, le risque de fuites est
réduit dans ce cas car le CO
2
reste fortement adsorbé sur le charbon.
Pour pouvoir récupérer d’avantage de gaz de ce type de gisement, on injecte de l’autre coté
du CO
2
qui en s’adsorbant sur la surface du charbon chasse le méthane contenu dans ces veines et
faciliter sa production (figure 16).

Figure 15 : les gisements non-conventionnelles du Le charbon du
méthane ont une capacité de stockage du CO
2
de deux à trois
fois supérieure que celle d’une roche gréseuse classique.

Figure 16 : L’injection du CO
2
dans ce type de gisement s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la
récupération du méthane au même moment ou on stocke du CO
2
durablement.
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Figure 17 : Par rapport aux autres types de réservoirs de stockage, les aquifères salins sont les plus
répondus dans le monde et constitue donc les principaux futures sites de séquestration.
L’application du CCS pour le CBM rapporte donc des bénéfices économiques en produisant
de méthane en même temps qu’on stocke du CO
2
, ce qui permet de financer l’élaboration d’une
chaine CCS.
2-4-3-3 Aquifères salins (Salty Aquifer) :
On appelle aquifère une formation géologique poreuse et perméable qui contient de l'eau.
Les aquifères peuvent être classés en deux types suivant leur profondeur et la qualité de l’eau qu’ils
renferment :
 Les plus superficiels contiennent de l'eau douce et sont fréquemment utilisés pour
l'alimentation en eau potable ;
 Les plus profonds contiennent de l'eau salée, en l’état impropre à la consommation humaine
et sont donc susceptibles de servir au stockage géologique du CO
2
; on les classe sous
l’appellation « aquifères salins profonds ».Ils ont une capacité de stockage plus importante
que les gisements d’hydrocarbures déplétés.
Les aquifères salins sont caractérisés par un meilleure piégeage grâce a la contribution de
plusieurs mécanismes de piégeages en même temps, ce qui réduit les risques de fuites en surface,
et assure une séquestration plus sécurisée et plus durable.
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Leurs bonne répartition dans le monde (figure 17) réduit les besoin de transport du CO
2
,
mais ils présentes l’inconvénient d’être mal connus, et contrairement aux gisements
d’hydrocarbures épuisés, la séquestration du CO
2
dans un aquifère salin ne peu pas être rentabilisé,
car l’eau salée n’a pas une valeur commerciale, certaine études proposent que cette eau soit pompée
en surface au même temps qu’on injecte du CO
2
, l’eau salée récupérée est en suite traitée et peut
servir pour le refroidissement des installations par exemple.
Ces formations salines contiennent des minéraux dissous et des sels (mineralized brines) qui
font en sorte que ces aquifères profonds ne sont pas destinés à la production de l’eau potable.
L’injection du CO2 ne représente donc pas une atteinte à l’environnement ni une menace pour les
ressources d’eau car cette eaux est déjà riche en sel.
Et rappelons le, le principal avantage de stocker du CO2 dans les aquifères salins c’est le fait
que le CO2 est piégé efficacement grâce a la contribution de plusieurs mécanisme de piégeage Il
existe quatre principaux mécanismes de séquestration :
a) Le piégeage structurel :
Le CO
2
une fois injecté dans l’aquifère a tendance a vite remonter vers le haut à cause de la
différence de densité entre le CO
2
supercritique (gaz dense) et la saumure ( l’eau salé de l’aquifère)
qui l’entoure, jusqu’à ce qu’il atteint le toit de l’aquifère où sa migration est stoppé par la présence
de la roche couverture imperméable (cap rock) (figure 18), c’est ce même mécanisme qui a piégé
pendant des millions d’années les hydrocarbure qui remontaient en surface depuis la roche mère.











Figure 18 : Le CO
2
injecté est plus léger que l’eau, il migre donc vers la roche couverture ou il est
sensé y rester piégé.
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b) Le piégeage résiduel :
Comme le CO
2
injecté se déplace à
travers le milieu poreux à partir du point
d’injection vert la roche couverture, une
partie reste derrière, piégée dans les pores
et les espaces microscopiques de la roche
(figure 19).

c) Piégeage de dissolution :
Avec le temps, le CO
2
séquestré dans une formation géologique commence à se dissoudre
dans l'eau salée environnante. L'eau salée combinée au CO
2
devient plus lourde et précipite au fur et
à mesure au fond de la formation. Ceci est connu sous le nom de séquestration par dissolution.
C’est ce mécanisme de piégeage qui fait que la séquestration du CO
2
dans l’aquifère salin est
plus efficace que dans les autres types de réservoir (gisements épuisés d’huile ou de gaz, Methane
de charbon).
Techniquement, la dissolution du CO
2
est plus rapide et plus importante d’autant que
l’aquifère est moins salé, mais pour des soucis environnementaux, on évite d’injecter le CO
2
dans
des aquifères non-salée qui sont utiliser comme de ressource d’eau potable ou pour de l’eau
destinée à l‘irrigation.





d) Piégeage minéral :
La séquestration minérale se produit lorsque le CO
2
gardé au sein du site de séquestration se
lie chimiquement et de façon permanente avec la roche environnante.
Contrairement à la dissolution, le piégeage minéral est une réaction chimique du CO
2
déjà
dissout avec la matrice de la roche réservoir, le CO
2
se transformera alors en minéraux carbonatés
solide le carbone qui originairement étais sous forme d’une molécule à l’état gazeux (le dioxde de
carbon) est désormais éternellement piégé sous une forme solide et fait désormais partie intégrante
Figure 20 : Le CO
2
se dissout dans la saumure environnante, l’eau devient plus
lourde et se précipite vers le bas.
Figure 19 : Piégeage résiduel.
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de la roche elle-même (figure 20).

























Figure 21 : piégeage minéral, le CO
2
réagit chimiquement avec la roche pour former des
carbonates minéralisés.
Apres avoir détaillé et expliqué le principe de fonctionnement d’une chaine
CCS en général, on peut désormais s’approfondir dans notre étude sur l’efficacité et la
sécurisation du stockage géologique, et nous allons prendre comme cas de figure le
projet de CCS à In Salah dans le champ gazier de Krechba.
Parmi les différents type de stockage qu’on vient d’aborder dans ce chapitre, le
projet de CCS a In Salah fait partie de la catégorie de l’injection en aquifères salins.
Il nous a été nécessaire d’expliciter en détail le principe du CCS en général
avant d’aborder celui de Krechba à In Salah, et cela à fin de donner un aperçu sur la
dimension international du CCS, et d’offrir une meilleure compréhension sur l’aspect
innovateur de cette technologie et sa position par rapport aux enjeux économico-
environnemental.
Maintenant, l’étape suivante (dans le chapitre qui suit), c’est de donner d’abord
aperçu sur le projet d’exploitation d'In Salah Gas puis de présenter le champ de
Krechba qui accueille en son sein le projet CCS, et cela dans ces différents aspects
(géographique, géologique, sismique…).

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CHAPITRE II
Présentation du projet de In Salah Gas
Le projet de In Salah Gas est le premier projet mondial à Stockage géologique de CO2 en
Onshore. Ce projet en question est le sujet de notre étude.
Rappelons nous que le but de cette étude et d’étudier ce système de stockage, son efficacité et
ses performances. Il est donc primordial de présenter ce projet sous ses différents aspects avant
d’étudier le CCS adapté par le projet de In Salah Gas, et cela afin de fournir une base assez
complète pour des études ultérieurs dans ce domaine en question.
1- Projet de In Salah Gas:
Le projet de In Salah Gas est opéré par la Joint-venture (JV) entre Sonatrach (35%) BP
(33,15%) et Statoil (31,85%). C’est un projet en développement comportant jusqu'à 8 champs
gaziers localisés dans le basin Ahnet-Timmimoun, à In Salah au centre du Sahara de l'Algérie, il est
l'un des plus grands projets de développement conjoint du gaz sec dans le pays. Le gaz est produit,
traité est exporté de Krechba vers Hassi R’Mel (450 KM).
Figure 1 : Carte de situation du Projet de In Salah Gas.
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Carte 1 : Emplacement du Projet de In Salah Gas.
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Les buts des partenaires de la jointe venture sont:
 Zéro dégâts à l’être humain, l’environnement et Zéro accidents et pertes.
 Maximiser la durée du contrat pour tous les partenaires.
 Maximiser la production des champs durant la durée du contrat.
1-1 Les différents champs de In Salah Gas :
Les champs étaient découverts dans les années
suivantes :
Teguentour 1957
In Salah 1957
Krechba field 1958
Reg 1962
Garet el Befinat 1983
Gour Mahmoud 1988
Hassi Moumene 1990
Boutraa 1999

La production commerciale a commencé en
18 Juillet 2004. Le gaz vendu porte la marque
de la jointe Marketing Company, In Salah
Gas Limited. La vente du gaz devra continuée
jusqu’à 2027 (date de fin du contrat).
La vente du gaz est faite sous deux contrats :
1_ ENEL pour 4 BCMA (387MMscf/d) à 2017.
2_ Accord pour 5 BCMA(484MMscf/d) à 2019.
La phase 1 du projet consiste initialement à développer les 3 champs du nord : Krechba,
Teguentour (Teg), Reg, pour assurer un profile de commercialisation de 9.10
9
Cm3
(1)
par an. Selon
le déclin de la pression prévu pour ces trois premiers champs, le système des pipes entre les champs
est planifié pour être étendu vers les autres 4 champs du sud : Gour Mahmoud, In Salah, Garet el
Befinat et Hassi Moumene, qui seront développés ultérieurement. Le champ de Boutraa est une
possibilité additionnelle pour le développement. .
Les réserves totales des 7 champs étaient estimées de 234.10
9
Cm
3
. Le GIIP était estimé à
340.2 x 10
9
Cm
3
. La capacité des usines est basée sur le Contrat annuel d’une quantité (Annual
Contract Quantity ACQ) de 9 x 10
9
Cm
3
du gaz. Le débit maximale par heur (MHR) est défini par
le facteur de la charge dans le contrat de commercialisation du gas, il est de : 1 184 157 Cm
3
/h.
Notes: (1) Conditions contractuelles volumétrique, Cm
3
. Tel que : 1 Cm
3
= 1,013 Sm
3
.
/ Sm
3
: mètre cube Standard. Sont définies comme 15°C & 1.0 bar.
Le gaz est acheminé et se rencontre à Krechba ou il est traité pour satisfaire les normes de
commercialisation (Voir Tableau 1) :
Figure 2 : Schéma illustrant la situation des
différents gisements de l’ISG.
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CO
2
0.3% mole
Water dew-point
(Point de rosée)
< 80 ppm(v)
H
2
S < 1.4 ppm(v)
Wobbe (Pouvoir
calorifique)
11400 - 12350
Kcal/Cm
3

Total sulphur
content
< 35 ppm(v)
Calorific Value 8700 -9650 Kcal/Cm
3

Oxygen (O
2
) Maximum 0.2% mole


1-3 Les usines de traitement de In Salah Gas :

Ici on va vous présenter brièvement les systèmes mis en place par la JV pour traiter le gaz
produit, en présentant les différentes usines de traitement et leurs buts dans le projet de In Salah
Gas.


Les Usines de traitement de la phase 1, du projet, comportent les éléments suivants :
o Les usines de traitement au niveau des champs : Teg et Reg, et le systéme de rencontre du
gaz. Le gaz produit du Teg et du Reg passe par une déshydratation par le Tri-Ethylene
Glycol, respectivement dans l’usine de traitement du champ en question.
Le but de ce traitement est d’éviter la formation des hydrates et prévenir la corrosion
pendant le transport du gaz jusqu'à l’usine principale CPF (Center Principal Facility) à
Krechba.
o Le système des pipelines entre les deux champs Reg (24” pour 62km) et Teg (24” pour 13km) se
connecte dans une pipe de 38” pour une autre 60km jusqu’à l’usine de traitement principal CPF
de Krechba, où il existe deux train de traitement.
*Le gaz ne doit pas comporter du sable ou
autre substance nocives.
Tableau1 : présentant les normes de commercialisation du Gaz de l’ISG.
Figure 4 : Image réelle du CPF de Krechba.
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o Une partie du CPF de Krechba est dédié à Krechba Field, il s’agit d’une usine de traitement
pour le gaz produit du champ de Krechba comportant un traitement de déshydratation par le
Tri-Ethylene Glycol, et un système de récupération du condensat par un contacteur
(Séparation par différence de densité). Le condensat récupéré de ce site et de petite quantité,
il est utilisé pour une consommation locale (Chaudière de décarbonatation).
o Les flux de gaz de Krechba (déshydraté, et dépourvu de condensat), Teg et Reg sont combinés,
mélangés dans un cyclone d’homogénéisation. Le CO
2
contenu (de 1-10%) est à la suite réduit
jusqu’à 0,3 Mol% par un système de capture à l’aide de l’Amine, puis sera comprimé et
réinjecté dans l’aquifère salin du gisement carbonifère de Krechba.
o Environ 1 million de tonnes de CO2 sont injectés chaque années dans le réservoir de
Krechba.

o Le gaz traité est ensuite transporté vers Hassi Rmel par une pipe de 48” de diamètre et de 450Km
de longueur.
o Une station de Compression à HRM comprime le gaz pour assurer son transport via le système
de transport de Sonatrach à CNDG.
o Des Compresseurs ont été installés en 2010, configuré pour compenser le déclin de pression dans
les gisements. Cependant le développement des champs du sud est programmé pour la fin de
l’année 2013, prochaine phase du projet

















Figure 5 : Images réelles du CPF de Krechba, vue d’avion.
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2- Présentation du Champ de Krechba :

Dans notre étude, on s’intéresse qu’au champ de Krechba, endroit ou le CCS a lieu. Donc
jusqu'à la fin de ce chapitre on va présenter le gisement de Krechba, sous différents aspects :
Géologique, séismique et pétro-physique… Ainsi qu’une présentation des différents puits présents
dans le champ de Krechba.
Figure 7
Figure 6 : Carte de situation du Gisement de Krechba
Figure 6
Figure 7 : Schéma d’exploitation et d’injection
de CO2 dans le gisement de Krechba.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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2-1 La Géologie de Krechba :
2-1-1 Géographie :
Le gisement de Krechba se trouve dans la partie nord, à 70Km au nord du gisement de Teg
(voir figure 2). Ce gisement été découvert en 1958 est à ce jour on compte 9 puits d’exploration et
d’appréciation et 9 puits de développement ont été forés. Il y’a aussi 3 puits horizontaux qui ont été
forés pour le stockage géologique du CO
2
. Durant la phase d’exploration et d’appréciation, une
étude séismique 3D était acquise pour le gisement entier en 1997.

2-1-2 Géologie :

Le gisement de Krechba se présente comme une grande structure anticlinale fermée,
structuralement simple (voir figure 7). Il y’a deux gisement de gaz en série : le Carbonifère C10.2
(Tournaisian) sable-gréseux et le Dévonien (Siegenian and Gedinnian) sable-gréseux.
L’architecture actuelle du gisement de Krechba a été modelée à la fin du Carbonifère lors de
«l’orogenèse hercynienne». Il s’agit d’un anticlinal qui s’est développé à la suite de compressions
profondes dans le socle. Ces dernières ont été accompagnées d’un réseau de failles nord-sud
recoupant, à l’ouest du gisement, les formations de l’Ordovicien et du Silurien. La localisation de
la paléovallée, dans laquelle les grès du Tournaisien se sont déposés, a été influencée très
vraisemblablement par ces failles. La structure de Krechba a subi des réajustements structuraux
post-hercyniens.

La carte structurale du gisement de Krechba a été établie sur la base de l’interprétation de
la sismique 3D réalisée en 1998, les trois horizons réservoirs ayant alors été cartographiés en détail.

2-1-2-1 Le Carbonifère :

La couche carbonifère gréseuse se trouve à une profondeur de 1700m BGL (Below Ground
Level : sous-sol) qui était déposée sur une ancienne vallée, on croit qu’elle est d’origine estuarien.
Ces grés sont bien développés (Jusqu'une épaisser totale de 24m) à travers la majorité du gisement,
mais il est absent dans certaines parties en ouest et en sud du champ. Les données extraites de la
séismique 3D de 1997 ont été utilisé afin de cartographier l’épaisseur du réservoir et la qualité du
gisement carbonifère. Les grés du carbonifère ont une bonne qualité, avec une porosité allant
jusqu’à 22% et une perméabilité-horizontale (kh) jusqu’à 600 mDm. Le plan d’eau (Free water
level FWL) dans la couche carbonifère est à une cote de 1330m donnant une clôture régionale de
130Km
2
avec une colonne verticale maximum de 70m. Ce plan d’eau a été confirmé par les
mesures de pressions et les tests enregistrés.


2-1-2-2 Le Dévonien :

Le réservoir dévonien se trouve à une profondeur allant de 2850 à 3350m BGL et comprend
une variété de grés entassé, séparés par des niveaux argileux. Ces grès sont d’origine «marin peu
profond» à «marin marginal». Les couches Gedinniens gréseuse (D30 à D10) sont latéralement
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étendues et ont une qualité modérée, avec une porosité qui peut atteindre 15% and une perméabilité
horizontale jusqu’à 600mD.m. Les grès du Siegenien (D40) sont de qualité plus médiocre du fait de
la diagenèse ; les porosités sont généralement inférieures à 10 %.

2-2 La séismique de Krechba:
Une Séismique 3D est acquis en 1997, mais celle-ci avait principalement comme but de
cartographier le réservoir et non pas la section en dessus du réservoir (The Overburden Section).
Cette derniere a été retraité par CGG de 2005 à 2006. Le but principal de ce traitement était
d’améliorer la qualité du signal et la résolution de la séismique, et améliorer l’imagerie de The
Overburden Section, en se basant essentiellement sur le dévonien. Des nouvelles interprétations ont
été donc générées pour les deux réservoirs ; Carbonifére et Dévonien à partir de la séismique
améliorée.
Un nouveau model de la vitesse a été établit après le forage des puits Kb15 et Kb16. Ce
model utilise les toits des deux formations à partir des puits ainsi que la vitesse de migration acquise
à partir des données séismiques pour fournir la variation latérale de la vitesse loin des puits de
control.Une nouvelle séismique a été établit pour la partie nordiste de Krechba en 2009 en
collaboration avec The Joint Industry Project (JIP) qui visait la surveillance du panache du CO
2

injecté dans le champ et évaluer s’il existe des fuites de CO
2
. Cette haute résolution de la nouvelle
séismique refait les mêmes acquisitions à travers la partie nordiste du champ mais avec un détail
plus important prés des puits d’injections de CO
2
. La surface de cette acquisition est de 160 Km
2
.
Le traitement des données par le CGG-Veritas a commencé en 2009 jusqu’à 2010. Les deux
séismiques (1997 et 2009) ont été traitées et analysées et les différences entre les deux analyses ont
permis d’identifier les effets de la 4éme dimension sur les données, ainsi que les effets de l’injection
de CO
2
.

La carte-2 ci-dessous montre la zone d’acquisition (A-F) de la séismique de surveillance de CO
2
de
2009 sur une image satellite.
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Résultats de la séismique de 2009 :
 14 horizons ont été interprétés pendant cette séismique, depuis l’Ordovicien jusqu’à
l’acquière Crétacé.
 3 groupes de failles ont été interprétés : L’Ordovicien, Dévonien et le Carbonifère.
 Les failles du Carbonifére sont à petit échelle, avec décalage limité et des
orientations variables : qui traverse le C20.1.
 Pas de failles à grand échelle qui traverse la caprock : Des failles à petit
échelle et des fractures peuvent exister.
Carte 2 : la zone d’acquisition (A-F) de la séismique de surveillance de CO
2
de 2009,
sur une image satellite.

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Figure 8 : Résultat du Séismique pré-traitement, illustrant le réservoir carbonifère et le toit de la caprock.
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Figure 9 : Interprétation Séismique : Découpage stratigraphique géologique de Krechba.
Illustrant Les différentes couches stratigraphiques avec leurs toits.
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Remarque :
Le C10.2 est le réservoir qui nous intéresse dans cette étude, c’est le réservoir ou on
produit du gaz naturel, et en même temps on y injecte le CO2 pour le stockage.
Ci-dessous, on présente l’interprétation de la séismique de 1997 pour le réservoir Carbonifère C10.2
et le réservoir Dévonien D30, en isobath et en isoporosité.
Figure 10 : Résultat du logging : Découpage stratigraphique géologique de Krechba. Illustrant
les différentes couches stratigraphiques avec leurs toits.
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Figure 11 : Isobath et Isoporosité pour Réservoir Carbonifère de Krechba 1997 3D séismique data.

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Figure 12 : Réservoir Dévonien de Krechba 1997 3D seismic data

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2-3 Pétro-physique de Krechba :

Les résultats pétro-physiques présentés dans
le tableau ci-dessus sont obtenus par les
essais sur carottes des anciens puits du
champ de Krechba. Les valeurs données
sont alors statiques et sont : La
transmissibilité (kh) et la hauteur utiles du
réservoir en question (HCPT).
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2-3-1 Résultats des testes et des diagraphies :

Des diagraphies répétées ont été acquises depuis le puits Kb-6z pour une meilleure
compréhension des puits Dévonien producteurs. Les données indiquent un écoulement turbulent à
travers le sable, ainsi que le sable Dévonien est surchargé par le sable des couches plus profondes
pendant la fermeture du puits.
D’autre données de surveillance en 2007 et 2008 acquise du Diamétreur (Caliper Survey)
sur puits Kb-502 et Kb-6z, la mesure de la pression de fond statique à Kb-9z (Puits d’observation)
et les testes d’interférence entre Kb-6/ Kb-7 et Kb-15/Kb-13. Les résultats du diamétreur ont
indiqué que les tubings ne sont pas érodés ni corrodés à ce temps. Le teste d’interférence entre les
puits Kb-15/Kb-13 indique qu’il ya une communication entre les deux puits. L’autre teste entre Kb-
6/Kb-7 était non significatif.
La mesure de pression à Kb-9z montre qu’il ya le gaz au bas des perforations dans le
Carbonifère et la pression de gisement dans ce puits est consistante avec la pression moyenne issus
des données des puits producteurs.
D’autre testes sont fait dans des les puits Carbonifère en 2008, les résultats obtenus après ces
testes sont affichés au tableau suivant :


2-3-2 Propriétés des Gisements de Krechba :
Dans le tableau ci-dessous, on présente les caractéristiques du gisement Carbonfiére C10.2
de Krechba, comme notre étude concerne que ce gisement, il est inutile de présenter le Dévonien
D30.
Carbonifère C10.2
Hauteur [m] 20-25
Porosité moyenne [%] 19
Compréssibilité [10
-6
psi
-1
] 3,5762
Température [°C] 200,7
Pression initiale [Psia] 2531,5
GWC[m] 1780m
Préssion actuelle (2007) [Psi] 1764

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2-4 Composition du Gaz de Krechba :

Toutes les installations du site de Krechba sont conçues pour traiter le fluide en provenance
des puits ayant les compositions indiquées dans le Tableau-2 suivant :






Les fluides du flux en provenance des puits sont saturés en eau dans les conditions de
pression et température du réservoir. En plus de son eau à la saturation, le réservoir Krechba ‘D’
produit aussi avec l`eau de formation entraînée avec les fluides du flux des puits a un débit de
0.0277 kg/Cm
3
(5 Bbl/MMscf). Les installations pour supporter et éliminer le sable ne sont pas
prévus puisque la production de sable attendu durant la vie du champ n`est pas significative.
Ci-dessus, Tableau-3 présentant la composition du gaz produit seulement du Carbonifère de
Krechba. L’Echantillonnage est pris du puits Kb-14 en 25-26 Avril 2012.



Composants % molaire
N2 0,489
H2S <0.001
CO2 1,483
nC1 91,812
nC2 4,176
nC3 1,338
iC4 0,135
nC4 0,273
neo-C5 0,007
iC5 0,068
nC5 0,059
C6 0,066
Benzene 0,002
C7 0,045
Toluene 0,003
C8 0,031
Ethylbenzene <0.001
M- and P- Xylenes 0,002
O- Xylene <0.001
C9 0,009
C10 0,002
C11 <0.001
C12+ 0,000

Total

100,000

Molecular Weight / (g/mol) 17,9
Gas Gravity, (air=1.000) 0,616
Air Content / (vol%) 1,48
H2S / (ppm vol) <1
Tableau 2 : Composition du fluide des puits de
Krechba au début de la production.
Tableau 3 : présentant la composition du
gaz de Kb-14 en 25-26 Avril 2012.
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2-5 Contacts des fluides à Krechba :
Dans la couche Carbonifère C10.2, le contact Gaz-eau (GWC) se trouve à 1780m. Par
contre dans la couche Dévonienne et à cause de la mauvaise qualité et la dispersion des mesures de
pression, les contacts des fluides n’ont pas pu être bien déterminés au cours de l’évaluation du
dernier « Depletion Plan » en 2009. Cependant des mesures additionnables de pression ont été
obtenues à partir des puits Kb-7z, Kb-6z, Kb-16z and Kb-17z et ont aidé à donner une vue plus
claire sur le système des contacts des fluides dans le Dévonien.
Il est maintenant clair que le Dévonien a un système de Gaz-Eau contact entassé, avec
des contacts plus profond qui bouge progressivement à travers les couches stratigraphiques.
2-6 Le modèle géologique de Krechba:
Le modèle géologique statique du réservoir Carbonifère de Krechba était construit durant
la phase Q3 et Q4 en 2007 en se basant sur la nouvelle séismique 3D des cartes de profondeurs et
des deux carte de porosité (Iso-Porosité) (Le réservoir C10.2 haut et bas) généré à partir des
amplitudes séismiques différentes. Le puits Kb-15z était complété en Q1 en 2009, donc il n’était
pas inclut dans ce modèle.
Par contre le modèle géologique statique du Dévonien était fait en Q2 et Q3 de 2007. Les
bases du modèle étaient les données de la séismique 3D, et les puits de Krechba forés jusqu’au
Dévonien et les performances de production du puits Kb-6z. Les puits Kb-16z et Kb-17z n’étaient
pas inclus dans cette étude.

D’après l’expérience de l’ISG dans cette matière, et à cause des grandes variations de la
qualité du réservoir, la compréhension de la saturation en Eau (Sw) est critique pour calculer le
GIIP (Gas Initially In Place). Plusieurs méthodes de la cartographie de Sw ont été testées afin de
déduire la valeur du GIIP dans les réservoirs : Carbonifère et Dévonien de Krechba.

Les résultats sont :
GIIP (Carbonifère) = 1004 BCF.
GIIP(Dévonien) = 1924 BCF.

3- Présentation des puits de Krechba :
Krechba comprend en total 28 puits, Ci-joint, une distribution de ces différents puits sur
une image satellite du champ de Krechba est représentée sur Map-KBA (Document officiel d’ISG).



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Figure de Krechba Field Structure. Les puits de KBA.






























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4-1 Puits d’injection de CO2 :
Actuellement on compte trois
puits horizontaux d’injection à
Krechba, injectant jusqu’à 50
MMscfd de CO2. (Les puits injecteurs
KB-501, KB-502 et KB-503 sont
représentés sur la figure ci-contre).
Ces puits ont été forés en utilisant la
technologie de Geosteering
(permettant la mesure et la diagraphie
au cours du forage : MWD, LWD :
Mesuring While Drilling and Logging
While Drilling), pour maintenir le
puits à l’intérieur de la formation
cible et perpendiculaire au champ de
contraintes maximales, et donc
perpendiculaire à l’orientation
dominante des fractures, ceci pour
maximiser la capacité d’injectivité.
Leur longueur horizontale est de 1800m.
La formation de stockage est à 1950m sous le sol avec 20m d’épaisseur, 13% de porosité et
10mD de perméabilité, elle est superposée par 900m de couche imperméable.

Les puits KB-502 et KB-503 se trouve dans une zone ou la perméabilité et grande, l’injection se
fait donc principalement par ces deux puits. Par contre le puits KB-501 à un faible potentiel
d’injectivité, du fait qu’il était le premier puits foré pour but d’injection de CO2 et il se trouve dans
une zone à faible perméabilité et faible porosité.


4-1-1 Complétion des puits :
Les puits horizontaux d’injection de Krechba ont une complétion assez avancé, surtout que la
couche ou on injecte le CO2 a une épaisseur de 20m seulement. Et pour raison de sécurité et de
précision leur complétion est spéciale.
Ci-dessous on va présenter les différentes complétions des 03 puits injecteurs suivis
successivement par les équipements de chaque puits.
Figure 15
Figure 15 : Localisation des puits injecteurs et producteurs à
Krechba, sur une carte de porosité.

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Rig Name: ENAFOR 20
RTE (m): 7.62
RTE to hang off point (m): 7.95
Well Data:
Hole Size Depth (mDDbrt)
24" 116
17½" 1524
12¼" 1813
8½" 1976.5
6" 3052
Casing Depth (mDDbrt)
30" 11
18? " 111
13? " 1517
9? " 1809
7" TOL 1639
4½" TOL 1926
7" Liner Shoe 1977
4½" Liner Shoe 3047
4½" Liner perforated section: 1937 - 3047 mDDbrt
Completion Summary:
Depth mbrt Angle
o
7" x 5" Crossover 35.9 0
4.125" Otis R Nipple 1567.3 34
Ratch-Latch 1570.8 34
9 5/8" MHR Packer 1572.1 34
Mill Out Extension 1574.1 34
Adaptor 1577.0 35
3.813" Otis R Nipple 1593.7 38
3.813" Otis RN Nipple 1610.9 41
5" x 4½" Crossover 1628.0 43
4½" Fluted WEG 1919.0 61
Reservoir Sections
C10.2 2012 - 2580 mDDbrt (1810 - 1825 mTVDbrt)
C10.2 (faulted section) 2800 - 3052 mDDbrt (1828 - 1858 mTVDbrt)
Revisions:
Bob Hamilton - 18/04/2004
Last Updated - HA 15/10/2004
Last Updated - CR 30/10/2004
Last Updated - GL 11/11/2004
Note : All depths referenced to
Enafor Rig 20 RTE = 7.62 mAGL
9? " Casing TOC at 1300 mDDbrt
18? " 87.5 lb/ft, K55, Shoe at 111 mDDbrt
13? " 68 lb/ft, L80, Shoe 1517 mDDbrt
1.05 SG inhibited brine
5" 15 lb/ft L80 VAM TOP Tubing
5" x 4½" Tailpipe in 7" Liner
9? " x 5" MHR Packer at 1572
mDDbrt
Hole TD at 3052
mDDbrt
4½" 12.6 lb/ft, L80,
TOL at 1926 mDDbrt
4½" 12.6 lb/ft L80 New VAM
Pre-Drilled Liner Shoe at 3047 mDDbrt Inclination
at Shoe: 80°
7" 29 lb/ft, L80,
TOL at 1639 mDDbrt
Back up Liner Packer Installed
9? " 47 lb/ft, L80, Shoe
at 1809mDDbrt
7" 29 lb/ft, L80, Liner Shoe
at 1976.5 mDDbrt
Kb-502z
Suspension Schematic
1.05 SG Brine
7" x 5" crossover to tubing hanger
6" Hole
13? " Casing TOC at 1230 mDDbrt
7" Casing TOC at 1725 mDDbrt
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4-2 Puits de production
Les premières opérations de gaz à Krechba sont basées sur la production a partir du réservoir
Carbonifère de Krechba uniquement. Après douze mois la production du Carbonifère Krechba
commence à décliner et il est supporté par la production à partir du réservoir Dévonien de Krechba.
A Krechba on compte 08 puits de production, divisé en 02 groupes : 05 puits Carbonifère et
03 puits Dévonien :
 Les puits Carbonifère sont : Kb-11, Kb-12, Kb-13, Kb-14, Kb-15.
La canalisation de surface au niveau des puits Carbonifère de Krechba a été conçue pour les
débits et conditions illustrés au Tableau-3 ci-dessous.
Tableau-3: Conditions nominales pour les puits Carbonifères de Krechba:

 Les puits Dévonien sont : Kb-06, Kb-16, Kb-17.
Tableau 3: Représentant les Conditions nominales pour les puits Carbonifères de Krechba.
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4-2-1 La complétion type des puits Carbonifère :
Les puits Carbonifères sont tous des puits horizontaux, à cause de la faible perméabilité
verticale du réservoir et surtout à cause de son épaisseur moyenne qui est de 20 m.
Prenant comme exemple pour illustré la complétion du Carbonifère de Krechba le puits Kb-14.
 La figure 16 ci-dessous représente la tète de puits type des puits Carbonifère.
 Le Schéma 2 ci-dessous représente la complétion type des puits Carbonifère.

4-2-2 La complétion type des puits Dévonien :
Les puits Dévoniens sont tous verticaux et sont 03 puits :
Kb-6, Kb-16, Kb-17.
 Le Schéma 3 ci-dessous représente la complétion type des puits Dévoniens.

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Figure 16
Figure 16 : Figure Schématique de la tète de puits mise en place dans les puits Carbonifère à Krechba.
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Schéma 2
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Schéma 3
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4-3 Puits d’observation et de Monitoring :
A Krechba, il n’existe qu’un seul puits d’observation qui est le Kb-9. Qui a pour but
d’observer la percée de CO2.
Par contre on compte 05 puits d’observation et de monitoring de l’aquifère intercalaire
continentale (Eau potable) : Kb-601, Kb-602, Kb-603, Kb-604, Kb-605. Ces derniers puits foré prés
des puits injecteurs de CO2 (sauf Kb-605 et Kb-601 qui sont forés dans des endroits lointains) ont
tous pour but de suivre la salinité de l’eau potable en prenant des échantillons périodiquement et les
analyser au laboratoire, c’est la Surveillance de l’aquifére d’eau potable.
Les équipements présents dans la Figure-KBA, BAR-A et BAR-B sont des géophones
mis dans un trou de 2m de profondeur, leurs but et de détecter les micro-fractures induit par
l’injection du CO
2
dans le Carbonifère par triangulation, cette méthode de Surveillance appelé
Microséismique.
Ces deux méthodes de Surveillance seront détaillées dans le chapitre VI : CO2 Monitoring.
4-4 Ancien puits abandonnés :
Les puits abandonnés de Sonatrach sont Kb-1, Kb-2, Kb-3, Kb-4, Kb-5, Kb-7, Kb-8, Kb-
10 : Ces puits ont été forés dans les années 80 par Sonatrach, pour but de délinéation et
d’exploration puis ont été fermé par des bouchons de ciment, généralement du ciment de glass G.
Ces puits traverse la couche Carbonifère jusqu’au Dévonien.
Ces puits en question, font grande partie de notre étude, c’est pour cette raison qu’on doit
présenter leurs états d’abandon. Ci-dessous est présenté un schéma (Schéma-4) d’état d’abandon
Kb-4.
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Schéma 4
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4-5 Les puits de production d’eau potable :
Kb-101, Kb-102, Kb-103 : Ces puits sont des puits de production d’eau potable à partir
de la nappe phréatique, et sont utilisés pour consommation domicile.
Ci-dessous le Tableau-4 résumant les différents puits de Krechba avec leurs fonctions
principales et leurs états actuels en Mai 2012.
Type des puits Les puits Fonction des puits Etat actuelle (2012)
Puits d’injection
CO2
Kb-501
Kb-502
Kb-503
Puits horizontaux,
pour Injecter le
CO2 pour but de
Stockage.

En suspension
temporaire.
Puits de production
de gaz
Puits Carboniféres :
Kb-11
Kb-12
Kb-13
Kb-14
Kb-15

Puits Horizontaux
produisant du gaz
(90 % méthane).


En production.
Puits Dévoniens :
Kb-6
Kb-16
Kb-17

Puits Verticaux
produisant du gaz.

En production.
Puits d’observation
et de monitoring de
JIP.

Kb-9

Observation de la
percée de CO2.
Observation
continue et
échantillonnage du
Gaz.
Kb-601
Kb-602
Kb-603
Kb-604
Kb-605
Monitoring de la
nappe phréatique.
Echantillonnage de
l’eau pour vérifier
la salinité d’eau.
Echantillonnage
périodique de l’eau
et tests au
laboratoire.
Puits de Sonatrach
abandonnés
Kb-1
Kb-2
Kb-3
Kb-4
Kb-5
Kb-7
Kb-8
Kb-10

Forés dans les
années 80 pour but
d’exploration et
d’autre pour
exploitation. Et
tous abandonnés.



En Abandon.
Puits de production
d’eau
Kb-101
Kb-102
Kb-103
Production d’eau
potable de la nappe
phréatique.

En Production




Tableau-4: Résumant les différents puits de Krechba.
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CHAPITRE III
Projet de CCS à In Salah Gas
Introduction :
Depuis le premier projet de CCS de Sleipner en 1996, cette technologie devint le centre d’intérêt
de la recherche partout dans le monde. La JV décide donc d’adapter cette technologie et construit
alors le premier projet mondial adaptant cette technique dans l’Onshore.
L'investissement de 100 millions de dollars pour la réduction de l'impact de «In Salah Gas»
donne aussi la preuve de l'engagement de Sonatrach, de BP, et de Statoil en faveur de la protection
de l'environnement. Par ailleurs, le projet d'In Salah peut à moyen terme être rentable au plan
économique en ce sens qu'il peut faire entrer l'Algérie de plain-pied dans le marché nouveau du
carbone (Carbon Credit). Le projet va permettre à l'Algérie de vendre son droit d'émettre aux grands
pollueurs que sont les occidentaux, selon les règles établies du marché ; affirment les experts.
L'autre point soulevé par les experts est que l'Algérie en tant que pays signataire des accords de
Kyoto impose à tous les producteurs de gaz de mettre en place la technologie d'enfouissement.
Comme suite à ce projet, une Jointe Industrielle (JIP) s’est formé afin de surveiller
minutieusement ce projet, pour s’assurer de son efficacité.
1- In Salah Gas et le CO
2
:

Schéma 1 : Schéma représentatif de la prédiction de la production de CO
2
à In Salah Gaz
par différentes sources. La grande partie produite, provient du traitement de gaz produit des
trois gisement :Teg, Reg, Krechba.
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La particularité des gisements d’exploitation de In Salah Gas est la richesse du gaz produit
en CO
2
. Le pourcentage du CO
2
varie de 1 à 10% dans les différents gisements d’exploitation de ce
projet : Par example dans le gisement de Teg % CO2= 9 (un pourcentage qui est très élevé) : Ce
dernier présente cependant 50% de la production totale de In Salah Gas en gaz naturel. Dans le
gisement du Reg % CO
2
= 4 à 5%. A Krechba, le Carbonifère : % CO
2
= 1%, le Dévonien D30 :
%CO
2 =
10%.
C’est pour cela qu’on avait mis en place un système de Capture et de Stockage du CO2,
sujet d’intérêt de cette étude, (La richesse du gaz produit est l’un des critères de choix du site de
Krechba pour endroit de stockage). Donc ce CO
2
contenu dans le gaz produit, est capturé et retiré du
courant de production pour répondre aux normes de commercialisation de 0.3% CO2. Et donc au
lieu que ce CO
2
extrait soit évacué dans l’atmosphère (Comme c’était le cas habituel pour de telles
installations industrielles de production de gaz), la JV a dépensé un cumul de 100 million $ pour
comprimer, déshydrater, transporter et injecter ce CO
2
dans l’aquifère salin en dessous de l’horizon
de production du gaz.
a- Evaluation des risques de CO
2
(Risk Assessement) :
Le CCS est une technologie émergeante qui doit devenir opérationnelle à court terme de manière
à pouvoir agir efficacement et rapidement sur les émissions de CO
2
anthropiques. Pour cela, elle doit
démontrer à la fois sa faisabilité et son innocuité, tant en termes de sécurité que d’impact
environnemental.
Le «Risk Assessement» consiste en la détermination et l’identification des différents
dangers et risques potentiel liés au stockage géologique du CO2
L’analyse des risques «ou Risk Assessement» de la globalité de la chaîne de captage-
transport-injection-stockage géologique du CO
2
est encore peu développée. Filière émergente, le
CCS ne bénéficie que d’un retour d’expérience très limité : le site de stockage géologique de CO
2
le
plus ancien date en effet de 1996. Or, l’une des difficultés majeures de cette nouvelle technologie
réside dans son déploiement important dans un délai rapide, et ce malgré notre méconnaissance
des mécanismes qui seront mis en jeu à long terme.

b- Le monitoring du CO
2
:
La joint venture à mis en place un système de surveillance rigoureux et périodique permettant de
suivre l’évolution du projet de Stockage du CO
2
, en mesurant la concentration du CO
2
dans l’atmosphère,
dans le sous sol et surtout dans l’aquifère intercalaire continentale. Et cela en utilisant les méthodes les
plus actuelles et les technologies les plus développées, qui se basent sur une variété de techniques :
Géochimique, Géophysique et de production. Ces méthodes sont fournies par le JIP (Joint indutry
Project) : Une association mondiale comportant différentes sociétés pétrolières, universitaire, chercheurs
et investisseurs internationaux, focalisant leurs efforts pour développé cette technologie : Le CCS. Ces
technologies sont utilisées de façon exclusive dans le site de stockage de Krechba, supervisés par la JV
elle-même, et les experts dans cette matière même.
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Remarque :
Les processus de Capture, Transport et Stockage du CO
2
ainsi que les méthodes de son
monitoring sont détaillés pour le cas de Krechba ci-dessous.

2- Le gisement de Krechba, et le Stockage du CO
2
:
a- Choix du gisement de Krechba pour le stockage du CO
2
:
Le développement du projet CCS a été guidé par l’industrie pétrolière standard Capital
Value Process (CVP), qui passe par 06 stades : Estimer, Choisir, Définir, Exécuter, Opérer,
Abandonner. Le CCS à In Salah est actuellement au stade d’opération. Dans le stade Choisir, 06
choix de gisement pour le stockage de CO
2
ont été pris en considération et par la suite ont fait
l’objet d’une évaluation des risques et des couts :
1) Le Gisement Dévonien de Krechba D30.
2) Le Gisement Carbonifère de Krechba C10.2.
3) L’Aquifère intercalaire Continentale.
4) Le Gisement de gaz épuisé de Hassi R’Mel.
5) L’aquifère salin profond de Hassi R’Mel.
6) Le Gisement de Hassi Messaoud, pour la récupération secondaire (EOR).
Schéma 2 : Schéma illustrant le projet de CCS dans le gisement de Krechba
.
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Le choix est fait pour le gisement de Krechba Carbonifère, qui a été défini sous plusieurs
options qui ont été évalué durant le stade « Définir ». L’option choisie pour « Exécuter » est la
compression et la déshydratation au CPF (Central Processing Facility), avec deux pipelines de
10km de longueur et 8’’ de diamètre dédiés pour le transport de CO2. Et avec trois puits injecteurs
forés horizontalement dans l’aquifère salin du Carbonifère de Krechba. Le CO
2
est alors injecté
dans l’horizon de l’aquifère du gisement de production de Krechba par le biais de ces 03 puits
injecteurs (Ce gisement déjà présenté précédemment) pour but de stockage à long terme ; cela se
présente comme une initiative pour la réduction des gaz à effet de serre ; une partie du projet de
développement de l’ISG.
Parmi les critères de choix du Carbonifère comme lieu de stockage de CO
2
on cite :
 L’aquifère salin profond.
 La situation géographique de Krechba par rapport aux autres gisements Teg, Reg et Hassi
R’mel.
 Krechba est un endroit considéré inactif d’un point de vue séismique.
 900m de roche couverture, assurant une excellente étanchéité, donc un piégeage sure du
CO2.
 La roche couverture du carbonifère a réussi d’emprisonné le gaz naturel pour des millions
d’années, théoriquement cela va de même pour le CO2.
 La richesse du gaz produit du Teg et Reg par le CO
2
: Atteint les 10%.
 La distance entre le champ de Krechba et les lieux de population est importante (Danger
minimale sur la vie humaine en cas de fuite).
Le site de Krechba a été identifié par le CSLF (The Carbon Sequestration Leadership
Forum) comme un des trois sites mondiaux à échelle industrielle de monitoring et de surveillance.










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3- La chaine du CCS à In Salah Gas :
3-1 La Capture du CO2:
A In Salah, le CO
2
est capturé à partir du gaz naturel produit, le procédé en lui-même est
analogue au procédé de postcombustion utilisé pour capturer le CO
2
à partir des fumé issus de la
combustion, car ici (et comme pour tout les gisements de gaz contenant une forte dose de gaz
acide), le CO
2
n’est pas issu d’une combustion, mais il existe naturellement dans le gaz sec produit.
3-1-1 Résumé du parcours du gaz des différents gisements d’In Salah :
Le gaz déshydraté provenant des installations de Teg et Reg est transporté via des pipelines
inter champs et se combine en se mélangeant avec le gaz déshydraté et conditionné des installations
de traitement propres au champ de Krechba. Deux cyclones séparateurs d’entrée du compresseur
sont installés pour supprimer les liquides entraînés. Donc le mélange du gaz résultant est ensuite
dirigé vers les cyclones de séparation pour assurer une ultime décantation avant de passer à travers
l’unité d’élimination de gaz acide (AGRU) où le CO
2
est éliminé du gaz d’exportation. Deux
trains d’extraction de CO
2
en service à 50% chacun, sont fournis pour traiter le flux de gaz combiné.
Le gaz d’alimentation passe alors par ces deux trains d’extraction de CO
2
. Le préchauffeur de gaz
d’alimentation est fourni afin d’augmenter la température du gaz pour une meilleure absorption.
Lors de fonctionnement normal, le CO
2
est éliminé du flux de gaz d’exportation puis compressé
et réinjecté au réservoir.
Le gaz est ensuite acheminé à l’unité de déshydratation de gaz d’exportation. Le gaz ainsi
traité et en conformité aux spécifications des normes standardisés de commercialisation est
envoyé vers le pipeline d’exportation.
Le CO
2
éliminé est fortement compressé dans l’unité de compression pour assurer sa réinjection.

En cas d’injection du CO
2
limitée ou indisponibilité des installations de compression, le gaz
acide est éventé à travers la torche de gaz acide.
3-1-2 Unité d’élimination du gaz acide (AGRU) :

L’Unité d’Elimination de Gaz Acide peut être considérée comme deux sections
séparées : une section d’absorption de CO
2
: La Décarbonatation, là où le gaz acide est éliminé du
gaz d’alimentation par un procédé d’absorption utilisant de l’Amine active comme agent
d’absorption, et une section de régénération, la où l’agent d’absorption est régénéré pour être ré-
utilisé. Dans cette étude on s’intéressera à la phase capture du CO
2
et on se contentera donc
d’expliquer la première section : La Décarbonatation.
3-1-3 La Décarbonatation :
L’unité d’élimination de gaz acide est composé de deux trains d’extraction de CO
2
en
service à 50% chacun, sont fournis à Krechba CPF pour traiter le flux combiné de gaz d’exportation
des champs de REG, TEG et Krechba, après avoir passé par un cyclone d’homogénéisation pour
mélanger le gaz.
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Le gaz d’alimentation arrive aux deux trains d’extraction de CO
2
à partir du
collecteur d’admission des Installations Centrales de Traitement de Krechba et des cyclones de
séparation des compresseurs de gazoducs projetés, à une pression de 72,3 bar et une température qui
varie de 25°C à 35°C. Le Feed Gas Preheater HA-028101 est prévu dans le système pour augmenter
la température du gaz d’alimentation jusqu’à environ 55°C en échangeant la chaleur avec la
solution d’Amine régénérée refroidie à l’air, avant que le gaz n’entre dans la CO
2
Absorber Column
VE-028101. L’augmentation de la température de sortie du gaz du pré-chauffeur jusqu’à la valeur
maximale recommandée de 55°C, entraîne généralement une amélioration de la cinétique de la
réaction et une réduction du temps de contact dans l’absorbeur, et par conséquent la hauteur requise
des lits à garnissage. Durant les mois d’été, il sera possible d’optimiser l’efficacité de l’Unité
d’Absorption de Gaz Acide en refroidissant l’amine régénérée jusqu’à une température inférieure à
55°C afin d’augmenter la charge en CO
2
de la solution d’amine en circulation. Ceci permettra la
réduction de la vitesse de circulation et la réduction du fonctionnement du rebouilleur du
régénérateur bien que la consommation de chaleur spécifique (kW/tonne) augmente en raison de la
température moins élevée des résidus. La réduction éventuelle de la température de la solution
d’amine régénérée durant l’hiver est limitée par la combinaison d’une cinétique de la réaction plus
lente et de la hauteur de 8 m du lit à garnissage structuré.
Le gaz d’alimentation préchauffé est acheminé vers le bas de la CO
2
Absorber
Column verticale où il est mis en contact avec un flux à contre-courant d’une solution d’Amine
Pauvre descendant à travers la colonne. La solution d’Amine riche entre dans le haut de la
colonne à environ 55°C via un distributeur de liquides. La colonne est munie d’un seul lit à
garnissage structuré haut de 8 m qui permet un contact intime entre le courant de gaz et l’agent
d’absorption.
La solution d’Amine Pauvre absorbe le CO
2
et le H
2
S se trouvant dans le gaz
d’alimentation selon les spécifications requises. Le gaz traité quitte le haut de la CO
2
Absorber
Column à une pression de 71,4 bar et une température d’environ 55°C et passe aux installations de
séchage de gaz d’exportation. Le gaz adouci qui quitte l’absorbeur est saturé en eau selon les
variables opératoires régnantes, sa température étant déterminée par celle de la solution d’entrée de
la solution d’amine pauvre. La température de cette dernière a, par conséquent, un rôle critique dans
la détermination du bilan hydrique (les pertes) autour des Unités d’Elimination de Gaz Acide et la
fonction des unités de séchage Glycol Contactors de gaz d’exportation situés en aval. Par le biais du
Feed Gas Preheater sis en aval de l’aérorefroidisseur de la solution d’amine régénérée, Il est
possible de refroidir la solution régénérée pour atteindre une température inférieure à celle
réalisable avec l’air ambiant et, par voie de conséquence, de contrôler les pertes d’eau de l’Unité
d’Elimination de Gaz Acide et les conditions d’appoint d’eau extérieur. Dans le but de réduire le
vapoentraînement de la solution d’amine Riche hors de l’absorbeur, un débrumiseur est installé au
sommet de la colonne.
L’unité d’élimination de gaz acide AGRU est conçue pour un débit global de gaz
d'alimentation de 1, 338,416 Cm3/h et à des concentrations théoriques de gaz sec pour le CO
2
et
H2S respectivement de 6.6 mole % et 15 ppmv. La concentration du CO
2
de 6.6 mole % (base
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sèche) y compris la marge de design d'environ 0.1 mole %, est le seuil maximal prévu dans le gaz à
un débit de conception.
Le tableau-1 ci-dessous présente la composition des différents gaz issus de Krechba, Teg et
Reg respectivement.
Année de Production Cas de Gaz Rich

(2)
(1
er
Gaz, Krechba C
seulement)
Cas de Gaz Pauvre (2)
(Teg seulement)
Caractèristiques
nominales
(An 1)
Pression, bars 60 71.5 71.5 basr
Température, °C
53 15 (Hiver) 35
Composition Mole % (Gas Sec)(3) Mole % (Gas Sec)

(3) Mol % (sec) (3)
Hydrogène 0.07 0.15 0.09
Hélium 0.02 0.06 0.07
Azote 0.22 0.26 0.41
Dioxyde de Carbone 0.98 8.63 5.41
Méthane 91.60 89.9 91.43
Ethane 4.47 0.95 1.85
Propane 1.83 0.04 0.49
Iso-butane 0.18 0.01 0.05
N-butane 0.38 0.0 0.1
C5+ 0.25 0.0 0.1
H2S 0.0015 0.0015 0.0015
CH3SH 0.0001 0.0001 0.0001
Débit (Cm
3
/h commerciaux) 320 000 640 000 1 338 416


Ci-dessous, on présente le schéma-3 du système de décarbonatation et de régénération de
l’amine dans le CPF de Krechba, In Salah.
Tableau-1 : Composition du gaz issus des différents gisements d’In Salah.
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Schéma-3 : Système d’élimination du CO2 et régénération de l’amine au CPF.
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3-2 Le stockage et l’injection du CO2:
Le traitement et la séquestration du CO
2
sont effectués dans une centrale de traitement (CPF)
à Krechba. Le gaz canalisé à partir de deux champs (Teg, Reg) à 120 kilomètres au sud et le gaz du
champ de Krechba sont mélangés. Ensuite, le CO
2
est séparé parce que le gaz naturel contient un
taux de 1-10% de CO2, ce qui doit être éliminé afin de répondre aux normes de pureté exigées pour
la vente. Le CO2 est condensé à 185 bars de pression et transporté par pipeline sur une distance de
14 km vers les puits d'injection se trouvant dans le gisement même de Krechba. Une fois injecté, le
CO
2
se liquéfie naturellement sous l’effet de la pression.
3-2-1 L’injection du CO
2
:
Actuellement, trois puits injecteurs horizontaux à la pointe de la technologie sont utilisés
pour injecter le CO
2
dans l’aquifère de krechba, avec une longueur allant de 1500 à 1800m avec un
débit d’injection de 50 mmscfd, ils ont été forés en utilisant la technologie du forage géo-
dirigeable « Geosteering Technology» à fin de maintenir le puis à l’intérieur de la fine couche
d’injection durant le forage et aussi pour les maintenir perpendiculaires au champ de contrainte
maximal, c'est-à-dire perpendiculaires à l’orientation de la fracture dominante et cela à fin de
maximiser la capacité d’injection.
Environ 1,4 millions de mètres cubes standard par jour de CO
2
sont produits à partir du traitement
de gaz à Krechba. Avant d'être réinjecté dans le réservoir Krechba, il est comprimé à 185 Bars, une
pression très élevée pour le forcer dans les réservoirs de grès à faible perméabilité. Environ 1 million de
tonnes de CO
2
sont injectés chaque années.

3-2-2 Le Stockage du CO
2
:
Le CO2 après sa capture et son transport est injecté dans le profond aquifère salin du
réservoir du Carbonifère C10.2 de Krechba, juste au-dessous de la phase gazeuse en cours de
production simultanément. Ce réservoir gréseux est caractérisé par une faible porosité de (13-20%)
et une faible perméabilité (10mD), et ayant une épaisseur de 20 m. La profondeur d’injection est
entre 1850 et 1950 m sous-sol.
Ces caractéristiques sont proches de ceux de beaucoup d’autres aquifères salins profonds qui
sont aujourd’hui candidats pour des projets de CCS autour du monde. L’étanchéité du réservoir est
assurée par la présence d’une couche couverture argileuse du carbonifère C10.3 d’une épaisseur de
950 m surmonté de 900 m d’une couche gréseuse et argileuse du crétacé qui contient l’aquifère
d’eau potable du pan-saharien (l’aquifère intercalaire continental) (Voir figure ci-dessous).



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A travers la vie du projet de CCS à Krechba, il est planifié de stocker jusqu’à 17 millions
tonnes de CO
2
. Jusqu’alors environ 3,9 millions tons de CO
2
ont été injectés principalement par les
deux puits en nord KB-502 and KB-503.
3-2-2 Mode de piégeage du CO
2
dans l’aquifère :
Figure-1 : Schéma représentatif de la formation de Stockage de CO2 par rapport
aux autres couches superposées.
Schéma-4 : Schéma représentatif de la prévision du piégage de CO
2
à Krechba au
cours du temps, en se basant sur l’histoire de l’injection jusqu’en début 2007.
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Interprétation et Explication :
Le schéma-4 ci-dessus représente les prévisions du mode de piégeage de CO
2
dans l’aquifère
de Krechba en fonction du temps. D’abord le CO
2
pousse et déplace l’eau avoisinante (Drainage).
Et puisque le rapport de mobilité du CO
2
est plus grand que celui de l’eau de formation, un
phénomène de Chanelling (Digitation) se produit résultant une déformation du front.
Il est prévu qu’au début de l’injection et aux abords des puits injecteurs le CO
2
est dans son
état supercritique (voir le chapitre IV: CO
2
Risk Assessement) mais il se trouve à l’état mobile
dans l’aquifère. On espère avoir le maximum de quantité de CO
2
dissoute dans l’aquifère mais cela
demande du temps, et demande une stabilisation des deux liquides. Mais puisque l’injection se fait
d’une façon continue, cela prend un peu de temps et encore ce n’est pas toute la quantité de CO
2
qui
se dissout. On explique cela par la saturation de l’eau saline par le CO
2
. Il est connu que la relation
entre la dissolution du CO
2
en et la salinité de l’eau est une relation inverse (Voir le chapitre V :
Synthèse sur la fuite de Kb-5).
Le plus logique est que le CO
2
sous sa forme supercritique, est moins dense que l’eau de
formation, donc il migre vers la Caprock par le biais de la flottabilité. C’est ainsi que d’après la
courbe ci-dessus (Schéma-4), la plus grande partie du CO
2
dans le réservoir, et même après des
dizaines d’années de son injection, il se trouve piégé par la Caprock, ou mobile dans le réservoir.
3-2-3 Présence de faille/fracture :
Les interprétations initiales
des données de la Séismique 3D ont
montré qu’il n’y avait aucunes
fractures importantes présentes dans ou
en-dessus de l’horizon d’injection
(Voir figure-2).
Des aperçus plus récents sur
les données séismiques de 2006 et des
originales, ont confirmés l’existence de
failles mineures dans l’horizon
Carbonifère et dans la couche
imperméable qui se situe juste en-
dessus mais aucune au niveau de
l’horizon inconformité Hercynienne. Il
est aussi connu que des fractures sont
présentes dans le Carbonifère et des
couches en dessous, en se basant sur
des informations des images de logging
et des pertes de boue pendant le forage
dans cette section. On pense que c’est
due aux structures profondes ou le
Figure-2 : Données original de la séismique 1997.

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carbonifère se superpose, causant des fractures orientés dans le sens NW-SE (Voir figure-3).











La migration du CO
2
à l’intérieur du Carbonifère de Krechba est prévue de suivre
l’orientation des fractures naturelle NW-SE, ainsi tous les puits horizontaux ; injecteurs et
producteurs, ont été forés perpendiculairement à cette orientation afin de maximiser l’injection et la
production à travers ces fractures. Cependant, à cause de la déplétion naturelle du gisement, le CO
2
injecté est prévu de migré des puits injecteurs vers les puits producteurs de gaz. La figure-3 ci-
dessous montre l’orientation référable de ces fractures.


Une modélisation du réservoir et une History Matching de la percée de CO
2
, et des données
de pression, et des données de déformation par Satellite (Insar : Méthode de Monitoring de CO
2
, ça
Figure-3: Carte du contour du Top du réservoir Carbonifère avec les puits injecteurs et
producteurs, et les failles(en vert), représentés sur carte de porosité.
Figure-4 : Carte du Carbonifère de Krechba, illustrant l’orientation des fractures naturelles.

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sera discutée dans le chapitre : CO2 Monitoring), ont permis de construire une image détaillée de la
distribution de CO
2
autour du KB-502. Une surveillance de la pression de tète dans les deux puits, KB-
5 et KB-502 a indiqué que la pression s’est maintenue constante, ce qui confirme que le CO
2
est bien
contenu dans le réservoir et n’est pas entrain de fuir vers les couches sur-adjacentes, Affirment les
expert de La JIP en février 2010 (publié sur : Leading Edge Paper 2010, CO2 Sequestration), mais
c’est encore tôt d’en être sure.





Pour mieux comprendre l’ampleur et l’enjeu de cette technologie, le chapitre suivant
(chapitre IV : CO2 risk assessment) est justement dédié à définir et à évaluer les risques pouvant
être causés par une défaillance de ce stockage.
Par la suite une partie de cette étude (le chapitre V) sera dédiée à l’illustration des différentes
méthodes, à la pointe de la technologie mondiale, adaptées par la JV et la JIP afin de surveiller ce
projet minutieusement.













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CHAPITRE IV :
CO
2
Risk Assessement (Analyse des risques)
Objectif de ce chapitre :
La réalisation d’un système de CCS doit être accompagnée d’une étude sur d’évaluation
des risques, ou le Risk Assessement, car l’injection et le stockage du CO
2
ont pour conséquence la
création de certains dangers liés entre autre à d’éventuelles fuites de CO
2
en surface, et à la
contamination de la nappe phréatique, c’est pour cette raison que pour chaque projet de CCS de
nombreux moyens sont mis en œuvre et des systèmes de surveillance rigoureux sont mise en
place durant et après l’injection.
Le but de ce chapitre c’est, avant tout, de s’initier à la notion du «Risk Assessement» et de
mettre en reliefs les différents dangers éventuels que représente le CO
2
, puis, c’est de comprendre le
comportement du CO
2
dans les conditions du réservoir à fin d’acquérir une meilleure
compréhension des divers phénomènes provoqués par l’injection et le stockage à long terme du
CO
2
.
L’objet du «Risk Assessement» est de permettre d’identifier les scénarios de risque
possibles puis de les caractériser ou de les mesurer (en probabilité et gravité notamment), de la
manière la plus objective possible.

L’évaluation du risque s’inscrit dans le cadre de notre étude qui, rappelons le, a pour
thème d’évaluer le potentiel de danger induit par l’injection du CO
2
à Krechba et de remettre
en question la sécurisation à court et à long terme du stockage en se basant sur la fuite en
surface détectée au niveau de Kb-5.

1- Généralités et définitions:

L’évaluation et la maîtrise des risques, au cours de l’injection ou après la fermeture du
site, sont des éléments clefs pour envisager le développement à l’échelle industrielle des sites
d’injection et de stockage géologique du CO
2
.

Rappelons en premier lieu la définition du risque : il s’agit de la «combinaison de la
probabilité d’un événement et de ses conséquences». Classiquement, on mesure donc le risque selon
deux dimensions : d’une part, la gravité (ou sévérité) des conséquences et, d’autre part, la
probabilité d’occurrence.

Précisons qu’il s’agit là d’une définition très technique du risque, qui ne doit pas être
considérée comme une réponse absolue au «sentiment de sécurité» dont notre société exprime le
besoin de manière plus générale. Elle est cependant utilisée de manière très courante pour gérer la
sécurité des personnes et des biens ou la protection de l’environnement de la façon la plus objective
possible : dans le domaine du risque technologique (ou sécurité industrielle), dans le domaine
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du risque naturel (inondations, séismes, etc.) ou dans le domaine de l’impact environnemental et
sanitaire (rejets industriels, stockages de déchets, etc.)

Dans le cas particulier de la filière CCS, il est légitime et nécessaire d’analyser la chaîne
dans son ensemble, avec ses quatre maillons – captage, transport, injection stockage – à la fois
pour la sécurité et pour l’impact environnemental ou sanitaire. Pour cela il faut considérer
plusieurs échelles de temps – depuis le court terme, à savoir la phase de conception et
d’exploitation, jusqu’au long terme à l’horizon d’au moins un millier d’années. Il semble légitime
d’appliquer (ou de développer si besoin) une méthode d’analyse structurée et systématique, qui
s’appuie à la fois sur la pratique du monde industriel et sur celle des stockages souterrains
(notamment le confinement des déchets).
Nous nous intéressons aux impacts sur les deux «cibles» que sont l’homme et l’environnement.
Une cible donnée est susceptible d’être impactée par des «Phénomènes impactants», lesquels se
traduiront par des «dommages» (ou conséquences). Il s’agira ici de :

 L’impact sanitaire pour l’homme,
 La contamination des aquifères superficiels susceptibles d’être exploités,
 Les impacts possibles sur les écosystèmes.

En pratique, un phénomène impactant correspond à la libération, dans un compartiment
donné de l’environnement, d’un «potentiel de danger» : dans notre cas il s’agit avant tout du CO
2
,
mais également de la saumure (The Brine) potentiellement chargée en éléments traces toxiques -
ces éléments pouvant être d’une part les impuretés du fluide injecté, d’autre part les métaux lourds
ou actinides mis en solution dans le sous-sol.
Chaque «Phénomène impactant» peut avoir plusieurs causes (ou événements initiateurs)
possibles, et chaque cheminement depuis une cause donnée, incluant les événements intermédiaires,
est appelé «scénario de risque».

Nous utiliserons également ci-après la notion d’ «aléa» : il s’agit d’un événement, survenant
en un lieu donné, caractérisé par son intensité et par sa probabilité d’occurrence (laquelle inclut la
probabilité de ses différentes causes). L’aléa est considéré indépendamment de la présence des
cibles potentiellement impactées, et donc de la gravité réelle des impacts : en fait, c’est la
combinaison de l’aléa et de la vulnérabilité de la cible qui donne une mesure du risque.









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2- Propriétés du CO
2 :
Avant de s’approfondir sur les dangers potentiels issus de la séquestration du CO
2
, nous
allons tout d’abord présenter des aperçus sur les différentes propriétés du CO
2
.
2-1 Généralité :
Le dioxyde de carbone est le résultat de la combinaison de deux éléments : le carbone et
l'oxygène. Il est produit par différents processus : la combustion du charbon et des hydrocarbures, la
fermentation des liquides et la respiration des humains et des animaux. On le trouve en faible
proportion dans l'atmosphère ; il est assimilé par les plantes qui, à leur tour, produisent de
l'oxygène. Le CO
2
gazeux a une odeur légèrement irritante, il est incolore et plus lourd que l'air. Il
gèle à -78,5°C pour former de la neige carbonique. En solution aqueuse, il forme de l'acide
carbonique, qui est trop instable pour pouvoir être isolé facilement.
Les carburants fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) contiennent le carbone et l’hydrogène,
quand ces derniers subissent une combustion, ils produisent produit du dioxyde de carbone CO
2
et
de l’eau H
2
O (figure 1), si au lieu de l’air on utilise de l’oxygène pur, la combustion de pétrole, du
gaz naturel ou du charbon s’effectue de cette manière :
Gaz natural:
CH
4
+2O
2
 CO
2
+ 2H
2
O.
Un dérivé du pétrole:
2CH
2
+ 3O
2
 2CO
2
+ 2H
2
O.
Charbon:
C+O
2
 CO
2.






Ces trois réactions représentent le phénomène de base expliquant le dégagement du CO
2
au
niveau des installations industrielles d’aujourd’hui. En effet, c’est bien le processus de combustion
qui est à l’origine de presque tout procédé technologique de production ou de transformation de
l’énergie.




Figure 1 : Les origines industrielles du CO
2
.
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2-2 Propriétés du gaz :

Masse molaire : Poids moléculaire : 44.01 g/mol.
Phase solide
 Chaleur latente de fusion (1,013 bar, au point triple) : 196.104 kJ/kg.
 Masse volumique du solide : 1562 kg/m
3
.
Phase liquide
 Masse volumique de la phase liquide (à -20 °C et 19,7 bar) : 1032 kg/m
3
.
 Equivalent gaz/liquide (1,013 bar et 15 °C (par kg de solide)) : 845 vol/vol.
 Point d'ébullition (Sublimation) : -78.5 °C.
 Chaleur latente de vaporisation (1,013 bar au point d'ébullition) : 571.08 kJ/kg.
 Pression de vapeur (à 20 °C) : 58.5 bar.
Point critique (figure 2)
 Température critique : 31 °C.
 Pression critique : 73.825 bar.
 Masse volumique critique : 464 kg/m
3
.
Point triple
 Température au point triple : -56.6 °C.
 Pression au point triple : 5.185 bar.
Phase gazeuse
 Masse volumique du gaz (1,013 bar au point de sublimation) : 2.814 kg/m
3
.
 Masse volumique de la phase gazeuse (1,013 bar et 15 °C) : 1.87 kg/m
3
.
 Facteur de compressibilité (Z) (1,013 bar et 15 °C) : 0.9942.
 Masse volumique (air = 1) (1,013 bar et 21 °C) : 1.521.
 Volume spécifique (1,013 bar et 21 °C) : 0.547 m
3
/kg.
 Chaleur spécifique à pression constante (Cp) (1,013 bar et 25 °C) : 0.037 kJ/(mole.K).
 Chaleur spécifique à volume constant (Cv) (1,013 bar et 25 °C) : 0.028 kJ/(mole.K).
 Rapport des chaleurs spécifiques (Gamma:Cp/Cv) (1,013 bar et 25 °C) : 1.293759.
 Viscosité (1,013 bar et 0 °C) : 0.0001372 Poise.
 Conductivité thermique (1,013 bar et 0 °C) : 14.65 mW/(m.K) .
Autres données
 Solubilité dans l'eau (1,013 bar et 0 °C) : 1.7163 vol/vol.
 Concentration dans l'air : 0.03 % vol.
 Courbe d'équilibre liquide-vapeur.

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2-3 Comportement du CO
2
dans les conditions du réservoir :

Généralement, la température et la pression du gisement à une profondeur supérieure à 800-
850 m sont telle que le CO
2
se trouve dans son état supercritique (figure 3), ce qui veut dire qu’il
n’y a plus aucune différence entre l’état vapeur et l’état gazeux, et que le CO
2
se comporte comme
Figure 2 : Dans le graphe, la pression est en bar (ou 0.1 MPa), la température en K (ou °C). Le
point critique est marqué par un point noir sur la courbe d'équilibre liquide-vapeur.

Remarque :
Le diagramme PT du CO
2
(contrairement à celui des hydrocarbures) ne présente pas une courbe
diphasique, la courbe de rosé se confond avec la courbe de bulle, cela se traduit physiquement
par un passage brusque de l’état gazeux à l’état liquide sans passer par un état intermédiaire,
durant la simulation numérique par exemple, le comportement du CO
2
ne peut donc pas être
assimilé à celui d’un hydrocarbure.




Remarque: Le diagramme PT du CO2 (contrairement à celui des hydrocarbures) ne
présente pas une courbe diphasique, la courbe de rosé se confond avec la courbe de
bulle, cela se traduit physiquement par un passage brusque de l’état gazeux à l’état
liquide sans passer par un état intermédiaire, durant la simulation numérique par
exemple, le comportement du CO2 ne peut donc pas être assimilé à celui d’un
hydrocarbure.


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un gaz vu sa compressibilité et sa tendance à remplir l’espace dans lequel on le mets, il a une très
faible viscosité comme celle d’un gaz, et au même temps le CO
2
se comporte comme un liquide vu
sa densité élevée.

Au-dessus de cette profondeur le CO
2
est gazeux et sa densité est donc trop faible pour que
le stockage d’un important volume soit économiquement raisonnable.








Le CO
2
supercritique est non-polaire et c’est un bon solvant pour les composés organique,
sa densité et sa viscosité sont en fonction de la température et de la pression (figure 4,5) , à de telle
condition de température et de pression, la densité du CO
2
supercritique varie entre 600 kg/m3
(30°C, 8 Mpa) and 800 kg/m3 (160°C, 70 Mpa) et la viscosité entre 0.04 cP (30°C,8Mpa) et 0.08 cP
(160°C, 70 MPa). Par comparaison, l’eau potable observe une décroissance de sa densité de 1000
kg/m3 dans les conditions de surface à approximativement 920 kg/m3 à une profondeur de 7000 m,
et sa viscosité décroit de 1.0 à 0.2 cP. L’eau salée par contre, a une densité et une viscosité
beaucoup plus grandes.

La densité du CO
2
supercritique diminue significativement si le CO
2
est contaminé avec du
Figure 3 : Les différentes phases de CO
2
.
Au-delà de son point critique, le dioxyde de carbone entre dans une phase appelée
supercritique. La courbe d'équilibre liquide-gaz est interrompue au niveau du point critique,
assurant à la phase supercritique un ensemble de propriétés physico-chimiques sans
changement de phase. C'est une phase aussi dense qu'un liquide mais assurant des propriétés
de transport (viscosité, diffusion) proches de celles d'un gaz.
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méthane (CH
4
) : à un pression de 19.3 MPa et une température de 60°C la densité diminue de 700
kg/m3 pour un CO
2
pure à 500 kg/m3 pour un CO
2
a 3% CH4.








La solubilité du CO
2
dans l’eau augmente avec la pression et diminue avec la
température (figure 6). Soit à peu prés de 5 à 6 g de CO
2
peut être dissout dans 100g d’eau potable
dans des conditions de sous-sol,
La solubilité diminue, cependant, avec la salinité (table1) ; 4.5 g de CO
2
peu être dissout
dans une solution de NaCl de 1M, and 2 g dans un solution de NaCl à 2M. Par exemple, les
réservoirs de la norvégiens de la mer du nord ont une saumure (eau salée) avec une solubilité du
Figure 5 : Viscosité du CO
2
en fonction de la température et de la pression.

Figure 4 : La densité du CO
2
en fonction de la pression et de la température.

CO
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CO
2
de 5 g par 100 g d’eau. Mais par contre, pour les saumure des gisements de gaz au sud de la
mer du nord (équivalent à une solution de NaCl de 5 M) la solubilité peut être au-dessous d’1 g par
100 g d’eau.
le pH de l’eau de formation diminue à cause de la dissolution du CO
2
et devient donc plus acide.






















Table 1: La solubilité du CO
2
en fonction de la salinité de l’eau de l’aquifère.
Figure 6 : La solubilité du CO
2
dans l’eau salée en fonction de la température et de la pression.
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3- Les principaux phénomènes redoutés liés à la séquestration géologique du
CO
2
:

Rappelons que le but de cette étude c’est de déterminer l’efficacité du piégeage sous-
terrain à Krechba, et de pouvoir confirmer ou infirmer que le Projet de CCS à In Salah est
sécurisé ne présentant aucun risque, pour cela, on va maintenant présenter en général les
différents dangers et risque issus de tout projet CCS dans son cas général inspiré de quelques
projet mondiaux, on essayera par la suite dans le chapitre VI (synthèse sur la fuite de CO
2
au
niveau du puits Kb-5) d’appliquer ces notions sur le champ de Krechba.

En phase d’injection, les risques seront principalement limités au puits d’injection et au
«proche-puits», c’est-à-dire à la portion du réservoir située dans l’environnement rapproché du puits
d’injection (nous ne traitons pas les phénomènes accidentels propres aux installations de surface,
telles les canalisations). En phase d’abandon, les risques concerneront l’ensemble du réservoir et
pourront impliquer d’éventuels ouvrages présents à une certaine distance (puits de contrôle, autres
puits et forages profonds comme ceux exploitant, par exemple, les gîtes géothermiques) voire les
compartiments les plus superficiels de la géosphère (figure 7).

Les principaux «phénomènes impactants» liés à la phase d’injection sont :
 Les éruptions de CO
2
(ou fuites massives),
 Les fuites plus diffuses ainsi que les contaminations de compartiments de l’environnement,
 Les phénomènes
de sismicité
induite et les
mouvements
de terrain.















Figure 7 : Représentation schématique des éléments à prendre en compte pour l’identification des enjeux
au niveau d’un site de stockage géologique de CO
2
.
Identification :
- De la source (puits d’injection de CO
2
).
- Des milieux d’exposition (sol, eau souterraines ou superficielles).
- Des voies de migration potentielles (transfert / rétention).
- Des enjeux à protéger (captage, nappes souterraines, habitations, jardins, espace protégé, rivière…).
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En amont, les principaux mécanismes possibles (causes) de déclenchement de ce type de
phénomènes peuvent être regroupés en deux grandes catégories, et sont présentés ci-après :
 La corrosion et la détérioration des éléments constitutifs des puits d’injection :
cimentation, tubage, cuvelage, équipements;
 Les mécanismes de perturbations THMC, voire bactériologiques, du réservoir dans la
zone proche de la base du puits - cette zone renfermant essentiellement du CO2 à l’état
supercritique au cours de la phase d’injection.

3-1 Mécanismes liés aux puits d’injection et aux puits abandonnés :

Les puits d’injection de CO
2
sont à ce jour d’une conception très proche de celle des puits
d’exploitation que l’on peut trouver dans le contexte des stockages souterrains de gaz naturel.
Le risque de fuite dans un puits d'injection de CO
2
dépend de plusieurs facteurs :

 L'adéquation globale de l'architecture du puits à l'environnement géologique, c'est-à-
dire son adaptation en termes de protection des horizons les plus vulnérables.

 L'étanchéité à long terme de chaque élément constitutif du puits. La Figure (8)
schématise les différentes possibilités de fuites le long d'un puits abandonné, en distinguant
celles qui apparaissent dans le ciment, dans le cuvelage (casing), dans le bouchon, dans la
roche ainsi qu'aux interfaces entre ces éléments.

Les valves en tête de puits et les collerettes doivent être adaptées aux conditions plus
contraignantes de l'injection de CO
2
afin de résister à des pressions élevées et à l'environnement
corrosif dû au CO
2
.
Les technologies à mettre en œuvre ont déjà été développées dans le cadre des opérations de
récupération assistée d’hydrocarbures (EOR et EGR) et d’injection de gaz acide. En particulier, des
puits horizontaux injecteurs de CO
2
ont déjà été mis en œuvre dans le cadre du stockage de
Weyburn au Canada ou de Sleipner en Norvège.

D’une façon générale, les équipements employés doivent présenter les particularités
suivantes :
 Etre en adéquation avec les pressions, volumes et températures maximales envisagées,
 Etre composés de matériaux compatibles avec l’injection de CO
2
.

Le CO2 devient corrosif en milieu humide. Or l’eau sera presque toujours présente dans un
site de stockage géologique de CO
2
, soit à l’état d’impureté présente dans le CO
2
injecté, soit dans
la roche réservoir qu’il s’agisse bien sûr d’un aquifère salin ou d’un gisement épuisé
d’hydrocarbures, voire de veines de charbon (qui peuvent renfermer jusqu’à 5% d’humidité).
Dans ce contexte corrosif, seuls les aciers inoxydables sont alors utilisables (bien que tous les aciers
dits « inox » ne soient pas inoxydables à long terme). Certains experts ont montré, sur le site de St-
Martin-de-Bossenay, qu’un CO
2
contenant plus de 100 ppm d’eau était susceptible de corroder
l’acier au carbone généralement employé pour les tubages par formation d’acide carbonique.
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L’utilisation d’un acier inoxydable avec 13% minimum de teneur en chrome est cependant possible
(bien qu’elle augmente le coût d’investissement d’un facteur 3,5 à 4).


En ce qui concerne les ciments, une étude bibliographique montre que les matériaux
conventionnels utilisés pour la cimentation des tubages des puits de production de pétrole ou de gaz
reposent sur des bases de ciment Portland, qui sont connus pour être thermodynamiquement
instables et non durables dans des environnements riches en CO
2
. En effet, le CO
2
, notamment sous
forme supercritique et en l’absence d’eau, pénètre dans les pores du béton et se dissout dans l'eau
interstitielle qui s’y trouve. Il peut alors réagir avec le ciment et former des carbonates au détriment
de l’hydroxyde de calcium (chaux) voir du silicate de calcium hydraté qui assurent la cohésion
mécanique du ciment : c’est le phénomène de carbonatation qui commence donc à la surface du
béton située en contact avec le CO
2
et se développe sur une certaine épaisseur dite profondeur de
carbonatation.

Le silicate de calcium hydraté étant le minéral qui compose principalement le ciment des
puits, sa transformation minéralogique en carbonates néoformés peut notamment accélérer son
processus de dégradation et conduire à son vieillissement prématuré. De ce fait, une résistance
complète et durable du ciment à la carbonatation du CO
2
ne peut pas être obtenue avec un système
constitué de ciment Portland du fait de la présence dans ce ciment d’hydroxyde de calcium.
Figure 8: Présentation de voies de fuites dans un puits d’injection de CO
2
abandonné.
Légende : fuite entre le ciment et le cuvelage en acier (a et b), à travers le ciment (c et e), à travers
le cuvelage (d), entre le ciment et la roche (f)

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Des études réalisées en laboratoire ou sur des puits montrent que le processus de réaction de
carbonatation peut être ralenti en diminuant la proportion de ciment Portland et en ajoutant en
contrepartie des additifs qui permettent de réduire la perméabilité du ciment, augmentant ainsi sa
densité d’autres études montrent également qu’une résistance complète pourrait être obtenue en
utilisant un ciment fortement enrichi en alumine qui lui confère alors une résistance aux
environnements gazeux corrosifs et aux hautes températures.
L’utilisation de ces ciments de nouvelle génération implique de prendre de nombreuses
précautions pour leur mise en œuvre notamment en ce qui concerne le stockage des additifs, le
mélange des différents composants, la prévention de la contamination lors de leur mise en œuvre, le
contrôle de la qualité du produit final, etc.
Enfin, on notera qu’à température ambiante, le CO
2
est compatible avec la plupart des
élastomères et matières plastiques utilisées dans l’industrie du forage.

3-2 Mécanismes et effets potentiels liés au réservoir et à l’étanchéité de la couche
couverture:

Le but des notions présentées ci-dessous est d’avoir une idée générale et claire sur tous
les phénomènes redoutés qui peuvent survenir au niveau du réservoir à cause de l’injection du
CO
2
.
Le champ dit «proche-puits» correspond à la portion du réservoir fortement influencée par la
présence d’un puits injecteur. Son extension exacte n’est pas définie et semble dépendre à la fois
des conditions d’injection (pression, température, durée, nature du fluide) mais également des
caractéristiques intrinsèques du réservoir (porosité, perméabilité, nature de la roche).
Les aléas liés au réservoir d’un stockage géologique de CO
2
peuvent être regroupés en cinq
catégories auxquelles s’ajoute une sixième suggérée par le retour d’expérience récent :

a. Fuite de CO
2
: il s’agit d’une migration du gaz injecté du réservoir vers les formations
voisines et éventuellement vers la surface jusqu’à l’atmosphère et même vers les aquifère
superficielle d’eau potable.

b. Fuite du gaz natif : l’injection de CO
2
dans des réservoirs contenant du méthane et/ou des
alcanes légers (gisements pétroliers épuisés, veines de charbon)) peut provoquer la désorption des
gaz initialement en place et entraîner ainsi leur fuite, avec des conséquences locales potentielles
(contamination des nappes d’eau potables, danger d’accumulation dans les zones confinées telles
que des caves, risque explosif…) mais aussi globales (le méthane étant également un gaz à effet de
serre) ; la prise en compte des fuites de méthane doit donc être intégrée dans le bilan d’un site
de stockage de CO
2
afin d’en déterminer l’impact réel sur la limitation des rejets
anthropiques de gaz à effet de serre.

c. Sismicité induite : l’injection du CO
2
conduit à augmenter la pression du fluide dans le
réservoir, ce qui peut conduire à un déséquilibre du champ des contraintes mécaniques,
principalement à proximité du puits d’injection (champ proche-puits) ; dans un cas extrême, cela
peut provoquer l’apparition d’une fracturation, voire même l’activation de failles qui se
manifesterait par l’intermédiaire de secousses sismiques pouvant dégrader la couche
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couverture ( the cap rock) ou l’étanchéité des puits (en particulier, les anciens puits abandonnés);
les dégâts ainsi occasionnés peuvent atténuer la capacité de confinement du réservoir de stockage,
fragiliser éventuellement les infrastructures de surface ou même conduire à une contamination des
aquifères superficielles d’eau potable.

d. Mouvement de la surface du sol : l’ajout de matière (CO
2
supercritique), l’activation de
failles, ou bien la compaction de la roche réservoir sous le jeu de la dissolution chimique de
l’encaissant provoquée par l’injection du CO
2
, pourraient entraîner des mouvements de la surface
du sol. Allant dans le sens d’une remontée du sol (surrection) ou de son enfoncement (subsidence)
de l’ordre du millimètre ou du centimètre, ces mouvements seraient probablement à l’origine d’une
activité micro-sismique éventuellement perceptible en surface.

e. Impact hydraulique : par le jeu des modifications de pression, les écoulements
hydrauliques en sous-sol sont susceptibles d’être perturbés, tandis que le niveau de certaines nappes
proches de la surface pourrait être modifié.

f. Contamination des aquifères et autres réservoirs avoisinants : Le CO
2
injecté ou les
produits toxiques en provenance du CO
2
injecté peuvent se frayer des chemins pour entrer en
contacte avec d’autre aquifères plus superficiels, ou avec des réservoirs voisins exploités pour
d’autre fin ce qui peut ainsi modifier sa nature géochimique, de même que la saumure qui peut
remonter via des fissures jusqu’aux aquifère d’eau potable en provocant l’augmentation de sa
salinité (voir le paragraphe suivant sur les conséquences liées à une mauvais piégeage).

4- Conséquences liés à une séquestration mal sécurisé:
Une mauvaise étanchéité des puits injecteurs, un problème d’intégrité au niveau des puits
abandonnés, ou une fracturation au niveau du réservoir… tous sont des scénarios possibles
durant ou après l’injection du CO
2
dans le réservoir, des scénarios qui peuvent avoir comme
conséquences une fuite du CO2 en surface ou une contamination des aquifères superficielles par
le CO
2
ou par la saumure toxique.
Quelle sont donc les conséquences et les dangers qu’une fuite du CO
2
en surface pourrait générer ?
4-1 Les effets du CO2 sur le corps humain en particulier et sur l’écosystème en
général:
Le CO
2
est un gaz plus lourd que l'air, asphyxiant s'il chasse l'oxygène présent, acide
lorsqu'il est dissous. Ainsi, une libération massive et brutale de grande quantité de CO
2
, dans une
vallée ou une zone urbanisée aurait des conséquences humaines et écologiques immédiate graves à
mortelles (au pire, asphyxie immédiate des humains et animaux). En effet, dans certaines
configurations de fuite et de relief, le CO
2
d'une fuite pourrait se déployer en une chape de gaz
irrespirable.
Des inconnues subsistent quant à la survenue plus ou moins fréquente de telles catastrophes
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majeures, notamment en cas de tremblement de terre, via des failles nouvelles ou non repérées, ou
via des puits dégradés après fermeture du stockage, ou en cas d'accident lors de l'injection.
Des exemples naturels laissent penser que la séquestration longue durée est possible :
certains gisements de gaz naturel contiennent une proportion importante de CO
2
, conservé sous
pression depuis des millions d'années. Néanmoins, des fuites naturelles existent, parfois
mortellement brutales comme en 1984 dans le lac Monoun (Nord-ouest du Cameroune) ou dans le
Lac Nyos (Cameroune) où l'émission soudaine d'une énorme "bulle" de CO
2
a, en 1986, tué plus de
1700 personnes et des milliers d'animaux. Cependant, une configuration semblable au Lac Nyos est
extrêmement rare. Il existe aussi des gisements étanches de CO
2
tels qu'à Montmiral (Drôme,
France) par exemple. En cas de fuite, le gaz sous pression monte dans l'atmosphère, où il se
refroidit, et redescend en chape sur la zone environnante. Dans le cas d'une fuite massive, il y a
risque d'asphyxie.
Chez l’homme ainsi que chez quelques animaux : le CO
2
, à la différence du monoxyde de
carbone, n'est pas un gaz toxique à faible dose, mais il tue par asphyxie à partir d'un certain seuil et
d'une certaine durée d'exposition. Ses propriétés chimiques le rendent capable de rapidement
traverser de nombreux types de membranes biologiques (il est environ 20 fois plus soluble dans les
liquides biologiques de l’organisme humain que l’oxygène). C'est pourquoi il produit de rapides
effets sur le système nerveux central.
Notre système respiratoire et circulatoire est très sensible au CO
2
: une augmentation
minime de la concentration en CO
2
de l'air inspiré accélère quasi-immédiatement le débit
respiratoire qui est normalement de 7 litres/minute (sous 0,03 % de CO
2
dans l'air inspiré), et qui
passe à 26 litres/minute (pour 5 % de CO
2
dans l'air inspiré).
Chez le végétal : à faible dose, le CO
2
favorise la croissance, mais des expériences en serre
et dans un environnement naturel enrichi en CO
2
ont montré que ceci n'était valable que jusqu'à un
certain seuil, au-delà duquel la croissance restait stable ou au contraire diminuait. Ce seuil varie
selon les espèces végétales considérées. On ignore de même si cet effet est durable. Rappelons aussi
que le gaz carbonique est la source essentielle du carbone «minéral» transformé en carbone
«organique» par la photosynthèse, sans laquelle la vie n'est pas possible sur la Terre.
Les écologues et les spécialistes de la chimie de l'atmosphère ont confirmé dans les années
1990 que l'excès de dioxyde de carbone (CO
2
) était une forme de pollution. Le CO
2
répond à la
définition officielle du « polluant de l'air » : substance introduite directement ou indirectement par
l’homme dans l’air ambiant et susceptible d’avoir des effets nocifs sur la santé humaine et
l’environnement dans son ensemble ; bien qu'à l'heure actuelle la concentration atmosphérique du
CO
2
soit très loin d'une valeur susceptible d'être nocive.
4-2 Les effets d’une fuite du CO
2
sur les aquifères et les réservoirs voisins:
Trois type de phénomène peuvent survenir au niveau des aquifère profonds (salin), des aquifères
superficielles (d’eau potable), ou au niveau des réservoirs voisins :
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 premièrement, au CO
2
injecté sont associées des impuretés qui s’accumulent dans le
réservoir et dont certaines sont potentiellement polluantes;
 deuxièmement, il est possible que l’injection du CO
2
et des impuretés associées
(oxygène, eau, produits organiques, etc.) modifie localement les caractéristiques physico-
chimiques de la saumure en place (pH, température, potentiel rédox) et entraîne la dissolution de
métaux lourds initialement fixés à l’état de précipités, ou d’autres éléments traces.
 troisièmement, une hypothèse est en train d’émerger sur le rôle potentiel des micro-
organismes de la sub-surface qui seront involontairement injectés avec le CO
2
; ces micro-
organismes sont en effet capables de s’adapter très rapidement à des conditions environnementales
changeantes et d’avoir à leur tour une influence sur la géochimie ; d’autre part, on ne connaît pas
la réponse des micro-organismes présents dans la biosphère profonde aux injections de CO
2
.

Il apparaît que ces mécanismes multifactoriels sont peu étudiés, notamment les deux derniers, et
méritent d’être mieux analysés à l’avenir en termes d’analyse des risques.
On peut préciser que les conséquences de ces aléas sont susceptibles de s’exprimer à plusieurs
niveaux différents :
 Contamination des aquifères profonds : en premier lieu celui qui sert de réservoir, au sein
duquel les mécanismes sont initiés, et qui peut être de grande étendue.
 Contamination des aquifères superficiels : des produits toxiques en provenance du CO2
injecté (impuretés) ou du réservoir profond initialement visé (métaux lourds) pourraient être
entraînés et remonter dans le sous-sol par le biais de zones de faiblesses du recouvrement
(failles, changement de faciès) ou de puits abandonnés ; de même, des saumures pourraient
être déplacées et augmenter la salinité des aquifères plus superficiels, utilisables pour
l’alimentation en eau potable, ou même du CO
2
libre qui peut se frayer un ou plusieurs
chemins (Leakpaths) à travers les anciens puits ou à travers des fissures (ou fractures) pour
atteindre les nappe phréatique.
 Contamination d’autres réservoirs : les mêmes substances pourraient également migrer
vers d’autres réservoirs souterrains voisins du site de stockage, en risquant d’affecter ces
réservoirs utilisés potentiellement à d’autres fins (tels que les sites géothermiques ou de
stockage de gaz naturel par exemple) et en réduisant éventuellement l’intérêt de zones
potentiellement exploitables par contamination des réserves en place.

4-3 Les effets du CO2 sur le climat (l’effet de serre) :
4-3-1 Mécanismes de l’effet de serre :
La transparence de l'atmosphère permet au rayonnement solaire d'atteindre le sol. L'énergie
ainsi apportée s'y transforme en chaleur. Comme tout corps chaud, la surface de la Terre rayonne
sa chaleur. Mais les GES (Gaz à Effet de Serre) et les nuages sont opaques aux rayons infrarouges
émis par la Terre. En absorbant ces rayonnements, ils emprisonnent l'énergie thermique près de la
surface du globe, où elle réchauffe l'atmosphère basse. Les nuages qui sont des particules de glace
(ou d'eau liquide) réfléchissent le rayonnement solaire vers l'espace et le rayonnement terrestre vers
elle sans changer leur longueur d'onde. Les nuages ont un effet sur le climat mal connu au début du
XXI
e
siècle car ils atténuent le rayonnement infrarouge reçu à la surface de la Terre ; mais ils
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participent à la réflexion vers la Terre du rayonnement infrarouge (figure 9).
Ce mécanisme provoque selon les experts une augmentation anormale de la température
de l’’atmosphère terrestre, provoquant ainsi un dérèglement climatique majeur, et un
bouleversement des climats à une échelle planétaire.

Le troisième rapport d’évaluation de l’IPCC (Intergouvernemental Panel on Climate
Change) a été publié en 2001. Un rapport sous forme d’une révision détaillée de tous les aspects
scientifiques, techniques, et socio-économiques du changement climatique et qui a eu comme
conclusion qu’il était évident désormais que le climat mondial a changé durant ces 100 dernières
années et qu’une grande proportion de ce bouleversement climatique est due à la contribution du
CO
2
anthropique (d’origine humain) libéré dans l’atmosphère durant la combustion des carburants
fossiles. Le changement de la température terrestre dans l’hémisphère nord est représenté dans la
figure 10.
Dans ce contexte de changement climatique plusieurs solutions sont proposées aujourd’hui à
fin d’essayer de limiter ou de réduire les émissions des CES et particulièrement le CO2.
La courbe de la figure 11 représente l’évolution des émissions du CO2 jusqu’en 2050 pour
le cas ou aucune solution n’est mise en œuvre, puis les autres courbes en dessous représentent la
modification de cette courbe en fonction des moyens mise en ouvre pour lutter contre
l’augmentation de ces émissions, selon ces statistiques, la combinaison de tout un éventail de
moyens (énergies renouvelables, nucléaire,…) pourra forcer la courbe vers un scénario optimiste, le
CCS (ou le CSC en français) contribue avec 19% de la réduction totale de ces émission d’ici 2050.
Figure 9 : Le principe de l’effet de serre.
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4-3-2 Les Gaz à Effet de Serre (GES), ou « Green House Gases (GHG) » :
Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux qui absorbent le rayonnement
infrarouge émis par la surface terrestre contribuant à l'effet de serre. L'augmentation de leur
Figure 10 : La température moyenne de la surface terrestre (en hémisphère nord) entame une
augmentation progressive dés le début de l’âge industrielle.
Figure 11 : les divers solutions possibles pour lutter contre l’augmentation des émissions du CO2 et leurs
contributions respectives en pourcentage ( le CCS peut contribuer avec 19%).
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concentration dans l'atmosphère terrestre est un facteur soupçonné d'être à l'origine du récent
réchauffement climatique.
Un gaz ne peut absorber les infrarouges qu'à partir de trois atomes par molécule, ou à partir
de deux si ce sont deux atomes différents.
Parmi les principaux gaz à effet de serre qui existent naturellement dans l'atmosphère sont :
 la vapeur d'eau (H
2
O).
 le dioxyde de carbone (CO
2
).
 le méthane (CH
4
).
 le protoxyde d'azote (N
2
O).
 l'ozone (O
3
).
L'eau (sous forme de vapeurs ou de nuages) est à l'origine de 72 %, soit près de trois quarts de
l'effet de serre total, l’eau est donc un GES plus puissant que le CO
2
. Mais contrairement à la
vapeur d’eau, la quantité du CO
2
dans l’atmosphère est entrain de connaitre une augmentation
continue et cela depuis l’arrivée de l’âge industriel (19
émé
siècle).
Le Méthane CH
4
est un autre GES, plus puissant et plus dangereux que le CO
2
et l’H
2
O, et
tout comme le CO
2
, les émissions du méthane se sont intensifié elles aussi dés l’entrée de
l’humanité en période industrielle.
Alors pourquoi croit-on que le CO
2
est le seul, ou la principale cause des récents
bouleversements climatique ? Et que les solutions pour lutter contre ce réchauffement résident dans
la réduction des émissions du CO
2
?
Car l’H
2
O bien que plus dangereux pour l’atmosphère que le CO
2
, sa quantité dans
l’atmosphère est resté la même sur terre et depuis toujours, et sans que cette quantité provoque un
déséquilibre climatique majeur, en plus le temps de séjour du la molécule d’H
2
O dans l’atmosphère
et très faible (1-2 semaines) (Tableau 2).
Et aussi pour le CH
4
, la durée de vie de cette molécule est de 4 ans, loin de celle du CO
2

(15200ans !)
Le dioxyde de carbone est le principal (en quantité) gaz à effet de serre produit par
l'activité humaine, 74 % du total (tous modes d'émissions réunis).



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5- Aspect Juridique Du CCS :
Alors que la séquestration est une option évoquée par le GIEC et OSPAR

et alors que la
législation commence à peine à poser un cadre

pour un éventuel stockage géologique du carbone à
une échelle mondiale, et que des injections de CO
2
dans le sous-sol se font déjà, des questions
nouvelles se posent au législateur, dont notamment :
 En cas de dommages futurs provoqués par le CO
2
enfoui sur l'homme, l'eau (acidification de
la mer, acidification des sols), la faune ou les écosystèmes, notamment dans les régions
habitées, qui serait responsable ?
 À qui appartient le CO
2
enfoui ? S'il n'est pas inerte, reste-t-il juridiquement un déchet, un
déchet toxique ou un déchet dangereux ?
 Quel niveau de précaution les États et entreprises responsables ou concernées doivent-ils
prendre ?











Tableau 2
Tableau 2 : Concentrations atmosphériques en volume, durée de séjour et potentiel de réchauffement
des principaux gaz à effet de serre

A cause de la durée de vie importante de la molécule du CO
2
dans l’atmosphère, les émissions de ce
gaz (les plus importantes parmi les émissions industrielles) est soupçonné d’être à l’origine du
réchauffement planétaire.

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Conclusion :
L’objectif du «Risk Assessement» est d’identifier et de mettre en évidence les différents
risques liés au stockage du CO
2
et d’essayer d’imaginer les différents scénarios de danger possibles,
et cela afin d’éviter tout problème pouvant remettre en question l’efficacité de cette technologie
défendue énergétiquement par les acteurs de l’industrie pétrolière.
Le CCS est une technologie émergeante qui doit devenir opérationnelle à court terme de
manière à pouvoir agir efficacement et rapidement sur les émissions de CO
2
anthropiques. Pour
cela, elle doit démontrer à la fois sa faisabilité et son innocuité, tant en termes de sécurité que
d’impact environnemental.

Parmi les éléments clé assurant la promotion de cette nouvelle technologie au stade
opérationnel, le développement et l’utilisation des techniques permettant de détecter et d’identifier
les différents risques mentionnés ci-dessus afin de vérifier la sécurisation du stockage, ce sont en
fait des technologies de surveillance « ou Monitoring » appliquées à chaque site de stockage
géologique.

Pour le cas de Krechba, un projet industriel conjoint (ou JIP) a été établi pour le but de
mettre en service des technologies de surveillance sensées suivre le comportement du CO
2
dans le
réservoir, et détecter des éventuelles fuites en surface ou vers l’aquifère superficiel.

Pour assurer un meilleur monitoring, la JIP utilise les toutes nouvelles technologies et
techniques issues de la coopération entre laboratoires, chercheurs, scientifiques, et instituts de
recherche à une échelle mondiale. Ces technologies de surveillance sont utilisées et testées à
Krechba et de façon exclusive. Le résultat est largement partagé, cela afin de démontrer aux
différents communautés scientifique, aux institutions mondiale la faisabilité de cette nouvelle
technologie qui se veut aussi une nouvelle solution décisif dans la lutte contre le réchauffement
climatique : le CCS.
Dans ce qui va suivre, nous allons expliquer le principe du monitoring, et offrir une
plateforme d’informations techniques sur certaines de ces méthodes de surveillance déployées à
Krechba.






CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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CHAPITRE V:
CO
2
Monitoring
Introduction:

Comme déjà expliqué plus haut ; la surveillance active du site de séquestration à court
terme, en utilisant des compétences pluridisciplinaires, est essentielle pour assurer la séquestration
sécurisée de CO
2
dans le long terme.

Un registre de pré-injection de CO
2
comprenant une évaluation des risques préliminaires est
établit comme une initiative de surveillance du site d’injection, et en fonction de ceci un programme
de Monitoring s’est développé afin de satisfaire et assurer la surveillance du CO
2
; (Ici on comprend
l’importance du chapitre précédant : CO
2
Risk Assessement).
Une gamme complète de techniques de surveillance a été mise en place au cours des cinq
premières années pour surveiller la séquestration du CO
2
à In Salah, notamment des technologies
géochimiques, géophysiques, par sismique 3D et 4D et par satellite.
Ces techniques de surveillance permettent d'évaluer des domaines tels que :
 La migration du panache de CO
2
(CO
2
Plume).
 L'intégrité du puits.
 L'intégrité de la roche couverture.
 Les mouvements de surface.
 L’évolution de la pression au fil du temps.
Le suivi en début de phase indique que le panache de CO
2
se comporte comme prévu, bien
que le contrôle en cours continue à fournir une image plus claire sur la façon dont se comporte le
CO
2
au fil du temps. Le programme de surveillance continue procure des informations sur la façon
dont le CO
2
migre dans la formation.
Des avancées technologiques ont été atteintes en utilisant la sismique et l'imagerie
satellitaire pour que le mouvement de CO
2
en profondeur sous la surface du Sahara soit maintenu
sous surveillance continue et non invasive.
L’Interférométrie satellite par radar aéroporté (InSAR) est utilisée pour détecter et surveiller
les changements subtils dans la déformation de surface provoquée par l'injection de CO
2
. La
technologie des satellites utilisée à In Salah est très récente et les résultats ont été des plus précieux
du programme à ce jour.
Les études sismiques ont permis de collecter une grande quantité de données dont
l’interprétation peut prendre plusieurs mois. Le traitement 3D peut être utilisé pour donner une
image de la position des formations rocheuses, tandis que le traitement 4D est utilisé pour
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détecter des différences entre les signaux, provoquées par des changements dans les fluides d'une
étude à l'autre, donc l’influence de l’injection de CO
2
. Les publications initiales des données et
images sismiques ont confirmé des failles mineures ainsi que des fractures dans certaines des strates
et ont permis de mieux comprendre le comportement du panache de CO
2
. La dernière donnée
sismique a été acquise pour 7 millions de dollars en mai 2009 et le traitement des données est en
cours.
Dans ce chapitre on va présenter brièvement les différentes méthodes de monitoring
utilisées, ainsi que les étapes de l’élaboration de ce programme de surveillance à Krechba.
1- Projet de gestion et de surveillance (JIP) :
Reconnaissant l'importance du rôle que pourrait jouer In Salah dans la promotion de la
séquestration sécurisée et économique du CO
2
, les opérateurs de gaz ont mis en place un projet
industriel conjoint à l’échelle internationale (JIP, Joint Industry Project) en 2005. Avant le
commencement de l’injection de CO
2
, les risques d’une fuite ont été évalués, donc un programme
de monitoring a été désigné pour évaluer les risques les plus probables par la JV même. A la suite la
JIP a établit un programme pour surveiller la migration du CO
2
pour vérifier et assurer une
séquestration du CO
2
à long terme au sein du Carbonifère de Krechba. Les résultats de cette
surveillance sont largement partagés avec la communauté scientifique, les régulateurs, les décideurs
et les ONG pour faire avancer la CCS en tant que technologie d'atténuation des changements
climatiques.
La JIP est financée par BP, Sonatrach et Statoil et reçoit l'aide du Département américain
de l'Energie, la Direction de l'UE de la recherche et collabore avec les fournisseurs de
technologie de pointe du monde entier.
Le JIP a trois objectifs:
 Fournir l'assurance que la séquestration géologique sécurisée du CO
2
peut être vérifiée de
manière économique et que l'assurance à long terme peut être assurée par une surveillance à
court terme.
 Pour démontrer aux parties prenantes que la séquestration géologique industrielle du CO
2
est
une option viable pour l’atténuation des gaz à effet de serre.
 Pour créer un précédent pour la régulation et la vérification de la séquestration géologique
du CO
2
, permettant l’éligibilité aux crédits à effet de serre.
2- Un monitoring de pré-injection :
Un programme de collecte de données a été initié avant que l’injection commence en 2004.
Cela incluait :
 Un large programme d’échantillonnage.
 Des logging (incluant des «image logs») dans les nouveaux puits de développement.
 Echantillonnage de l’aquifère salin.
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 Echantillonnage du gaz à partir des couches supérieures.
 Un sondage de « soil gas » autour de chaque nouveau puits.
 Echantillons prélevés sur les puits producteurs d’eau de l’aquifère d’eau potable.

3- Risque potentiel et technologie de Monitoring :
Comme on l’as déjà motionné, une première évaluation des risques a été réalisée avant que
l’injection commence, et qui a permis par la suite d’établir un programme de surveillance
«Monitoring» et choisir ainsi les différentes technologies de suivi et de surveillance compatibles
avec chaque risque détecté et identifié.
Les tableaux 1 et 2 représentent les différents risques liés à l’injection ou au stockage du
CO
2
en fonction de la technologie de Monitoring permettant de le surveiller ou de l’identifier.

Les principaux risques Les technologies de surveillance
Problèmes liés aux puits injecteurs. -surveillance continue de la pression, à travers le casing
(des sondes de mesure).
Percé de CO2 prématuré. Modélisations, traceurs, imagerie sismique, puits
d’observation, échantillonnages, surveillance des têtes
des puits et des annulaires.
Fuite vertical (fissuration de la
couche couverture).
imagerie sismique, micro-sismique, surveillance de
l’aquifère superficiel, soil-gas sampling, surface flux,
gravité, tiltmeters, imagerie satellite.
Fuite au niveau des puits. Surveillance des annulaires, soil-gas sampling, à travers
le casing (des sondes de mesure).
L’état d’intégrité des ancien puits. Surveillance des pressions annulaires, et la surveillance
du « CO
2
surface flux ».








Tableau 1 : Les principaux risques, en fonction des technologies de surveillance adéquates.
(Source: Leading edge, February 2010, Joint Industry Project [JIP]).
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Technologie de
surveillance (monitoring)
Le risque à surveiller Action
Echantillonnage sur la
tête de puits/ annulaire.
-L’état d’intégrité du puits
-La migration du panache.
- 02 échantillonnages par mois
depuis 2005.
Les traceurs de CO
2
. -La migration du panache. -Utilisés depuis 2006.
Diagraphie et
échantillonnage par
wireline.

-La caractérisation du sous-
sol.

-Echantillons des couches
supérieures et des diagraphies
collectées à partir des nouveaux
puits de développement.

Soil gas/surface flux.

-Fuite en surface.
-Un sondage de pré-injection en
2004.
-Un autre sondage en 2009

La Sismique 3D/4D.

-La migration du panache.
-Un sondage initial en 1997
-Un sondage de haute résolution
en mi-2009.
Puits pour l’observation
profonde.
-La migration du panache. -Non envisagée pour l’instant à
cause de son cout.


La micro-sismique.


-L’état d’intégrité de la roche
couverture.
-Un puits d’essai foré en mi-2009
au-dessus du puits Kb-502.
-50 géophones sont installés à une
profondeur de 500m, (1500m au-
dessus de la zone d’injection).
Enregistrement encours.
Electromagentic surface
and wellbore.

-La migration du panache.
-Pas utile à Krechba du fait de
l’architecture du sous-sol.
Les puits trop espacés
La gravité. -La migration du panache. -La modélisation prévoit une
réponse négligeable de la surface.

VSP
-L’état d’intégrité de la roche
couverture.
-La migration du panache.
-L’évaluation des fractures.
-Résultats de la modélisation peu
concluants.
-La décision dépend de la 3D VSP
avec la micro-sismique.
Puits de l’aquifère
superficiel.
-La contamination des
aquifère potable.
-Rupture de la roche
couverture.
- 05 puits de surveillance de
l’aquifère superficiel forés.
-Echantillonnage deux fois par an.
Micro-biologie. -Fuite en surface. -Premier échantillon en 2009.
Eddy covariance flux
towers and LIDARs.

-Fuite en surface.
-Examiné mais abandonné pour
des raisons liées aux conditions
climatiques.

InSAR monitoring.
-La migration du panache.
-L’état d’intégrité de la roche
couverture.
-L’évolution de la pression.

-Largement utilisé, capture
d’image chaque 28 jours.

Le tiltmiters/GPS.
-La migration du panache.
-L’état d’intégrité de la roche
couverture.
-L’évolution de la pression.
-Pour calibrer les déformations de
l’InSAR.
-70 tiltmeters déployés autour de
Kb-501.
Tableau 2 : Les principales technologies de « monitoring » pour les sites de stockage géologique du CO
2

en fonction des risques correspondant, ainsi que leurs applications pour le cas de In Salah Project
(Krechba). [Réalisé par la JIP, (Source : Leading Edge, February 2010).
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4- Le programme initial de monitoring, le programme adapté actuellement à
Krechba, et le carré de boston (Boston Square):
Les technologies de monitoring qu’on vient de citer dans le tableau 2 sont en fait celle
utilisées actuellement à Krechba, mais cet ensemble de techniques a été choisi au départ à l’issue
d’une étude visant à les sélectionner à partir d’un ensemble de 29 technologies de monitoring
disponibles mondialement dans le cadre des projets CCS.
Etant donné l’architecture du sous-sol de Krechba et ses conditions de logistiques en
surface, la modélisation initiale a suggéré que la surveillance du mouvement du CO
2
injecté et sa
migration dans le réservoir serait difficile en utilisant uniquement des puits d’observation
classiques forés au niveau de l’intervalle d’injection.
Le monitoring des séquences supérieures du carbonifère et du crétacé a été considéré donc
aussi important que celui du réservoir d’injection (si ce n’est pas plus important), et on ne devait
donc pas se contenter uniquement de la surveillance par puits d’observation.
De ce fait, l’utilisation d’un large programme de monitoring incluant diverses techniques
s’est révélée capital pour le suivi du projet de stockage et pour surveiller tout danger ou risque de
fuite et cela à tout les niveaux (fuite en surface, contamination de l’aquifère intercalaire, rupture de
la roche couverture…).
Initialement, 29 technologies de monitoring ont été envisagées pour être déployer à Krechba
avant, durant, et après l’injection.
Ces 29 technologies ont été répartis dans ce qu’on appelle le Carré de Boston (The Boston
Square) (figure 1,2) en fonction de leurs coût-bénéfice, à fin de mieux apercevoir le contraste
entre les différentes techniques selon leurs coût financier et le bénéfice (en terme d’informations)
que l’utilisation de cette technologie pourrait rapporter dans le cadre de son utilisation à Krechba.
L’ensemble des 29 techniques initiales est représenté dans la (figure 1), alors que l’ensemble des
techniques de monitoring retenue et déployées actuellement pour le site de Krechba est représenté
dans la (figure 2).
Le programme actuel de monitoring s’est développé et s’est modifié durant ces sept années
d’existence de la JIP et cela en réaction aux nouvelles informations apportées par exemples par la
percée du CO
2
à Kb-5 ou les celles apportées par les mesures par satellite révélant une élévation
de la surface du sol au-dessus des zones d’injection.


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Figure 1 : Les technologies de monitoring initiales représentées dans le Boston Square.
(En bleu, les technologies principales, en rose, les technologies à tester)
[Source : In Salah CO
2
Storage JIP: CO
2
sequestration monitoring and verification technologies
applied at Krechba, Algeria].
Figure 2 : Les technologies de monitoring déployées actuellement à Krechba représentés
dans le Boston Square.
[Source: In Salah CO
2
Storage JIP: CO
2
sequestration monitoring and verification
technologies applied at Krechba, Algeria].
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5- Les méthodes de CO
2
Monitoring :
Ces diverses technologies de monitoring utilisées pour surveiller et suivre le stockage
géologique du CO
2
à Krechba permettent donc de détecter et d’identifier tout risque de fuite vers la
surface sur tous les niveaux et sous ses divers aspects.
Parmi ces méthodes et ces technologies nous allons étayer quelques unes qui nous
seraient utiles par la suite dans le cadre de notre étude sur l’évaluation du taux de
sécurisation de la séquestration du CO
2
pour

le cas de Krechba.
On peut classer ces méthodes selon quatre catégories principales selon les points faibles
pouvant menacer un stockage sure et efficace du CO
2
:
 Surveillance du panache de CO
2
.
 Surveillance de l’état d’intégrité de la roche couverture.
 Surveillance de l’état d’intégrité des anciens puits.
 Surveillance de l’aquifère d’eau potable.

5-1- Surveillance du panache de CO
2
:
Cette session est dédiée aux différentes méthodes du monitoring permettant de suivre depuis
la surface l’évolution du panache de CO
2
dans le réservoir, son mouvement et son extension. Les
informations acquises de ces méthodes sont largement appréciés par le personnel de la JIP et
donnent des résultats significatives, mais il existe toujours des incertitudes quant à la valeur
représentative de ces résultats, car le panache peut prendre des évolutions imprévisibles qui ne sens
pas toujours détectable, n’oublions pas qu’on injecte dans un aquifère salin profond dans une
région connue pour une présence non négligeable de fissures et de fractures naturelles.

a) Imagerie Satellite « InSAR» :
Cette méthode, surprenante et valeureuse pour certain consiste à comprendre le sol depuis
l’espace. C’est l’une des techniques de surveillance efficace et rentable du CO
2
à In Salah est
l'imagerie par satellite, en particulier le radar interférométrique à synthèse d'ouverture (InSAR-
Interferometric Satelite Aperture Radar). Il s'agit de l’application d'une nouvelle méthode
d’étude par télédétection pour l'identification des mouvements au sol pendant des jours, des mois et
des années.
Cette technologie détecte les déformations des sols les plus subtiles en comparant les
différences de phases en s’appuyant sur des passages satellitaires successifs. InSAR est largement
utilisé pour surveiller les risques naturels comme les volcans et les mouvements des plaques
tectoniques, ainsi que dans l'ingénierie structurelle, où il est utilisé pour surveiller l'affaissement et
la stabilité des structures.
Le principe est simple, un satellite passe au-dessus d'une position donnée sur la surface de la
Terre et émet une impulsion de rayonnement électromagnétique. La force et le retard du signal
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de retour sont enregistrés pour produire des images du sol. Les passages répétés sur le même
emplacement permet la détection de tout changement de déformation de la surface ou de hauteur à
deux millimètres de précision, et ce via un satellite en orbite autour de la terre, à plusieurs milliers
de kilomètres dans l'espace.
Il existe plusieurs méthodologies sophistiques pour traiter les signaux issus du radar
interférométrique, on se contente donc de les citer:

 Permanent Scatterer Interferometry (PSInSAR) (Diffuseur permanent
d’interférométrie) «Multi-Interferogram».
 Image-processing approach développé par Tele-Rilevamento Europa (TRE) d’Italie.
 Network Inversion (Inversion du réseau), Persistant Scatterer interferometry
(Diffuseur Continue d’interférométrie) développé par MDA.

Ces différentes méthodes fournissent les moyens qui rendent la comparaison des différents
calques possible et améliorent donc la qualité des déformations et réduisent l’influence des
différentes sources de bruits due aux effets atmosphériques pouvant fausser les résultats de
l’imagerie satellite. Cela fournis une certitude de 5m/an jusqu’à 1m/an. L’application de cette
technologie à In Salah, a aidé à améliorer cette technologie et ses différentes méthodologies
d’interprétation et de traitement ; notamment TRE, MDA…
b) CO
2
Tracer Injection :
Cette technique consiste à ajouter des traceurs dans les puits d'injection, ce sont en fait des
substances chimiques stables et facilement détectées ajoutées au flux de CO
2
permettant de suivre
sa circulation dans la formation.
Dans le cas d'In Salah, les traceurs perfluorocarbones sont utilisés car ils peuvent être
détectés à des concentrations très faibles, avec un perfluorocarbone différent ajouté à chaque puits.
Cette différenciation chimique permet la migration du CO
2
dans le système de stockage avec un
suivi extrêmement précis.
Le CO
2
injecté dans les trois puits injecteurs à Krechba est donc marqué par un traceur bien
défini permettant d’évaluer l’influence de l’injection du CO
2
. Le but de cette méthode est
d’identifier le puits injecteurs source d’une percée dans un des puits de Krechba.
Les buts de l’utilisation de ces Traceurs sont :
 Identifier les chemains préférables empruntés par le CO
2
« Leakpaths».
 Trouver les temps des percées.
 Avoir une idée sur l’effet de la digitation.
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Ces derniers points peuvent être utiles pour :
 Améliorer le modèle de simulation.
 Savoir positionner des nouveaux puits ou nouvelles perforations.
 Améliorer la récupération.
 Avoir une meilleure prédiction du comportement future de CO
2
.
Les détails sur l’injection du Traceur de CO
2
sont présentés dans le tableau-3 ci-dessous :
Puits Quantité Date Traceur Nom chimique
Kb-503 9,5 kg 01 Juin 2007 n-PPCH n-Propyl PerfluoroCycloHexane
Kb-501 7,5 kg 01 Juin 2007 n-PPCH PerfluoroMethylCycloHexane.
Kb-502 8,5Kg 01 Juin 2007 PECH PerfluoroMethylCycloHexane.
L’injection du Traceur s’est déroulée comme suit :
Prenant comme cas de figure le puits Kb-502 :
 L’équipement d’injection est connecté avec la tète de puits à travers la Kill Wing Valve.
 Un teste d’étanchéité est fait sur les vannes d’injection, pour s’assurer qu’il y’a aucune
fuite.
 L’injection de la quantité totale du Traceur commence, cette opération prend en moyenne
20 minutes.
 Une quantité de 4,5 litres du diesel est pompé dans la pompe d’injection et dans le tubing
pour s’assurer que toute la quantité du traceur fut injectée.
 Les vannes sont fermées et un Bleed Off test est fait à travers la Bleed Valve.
 L’équipement d’injection fut déconnecté.







Après cette injection, un échantillonnage périodique sur le gaz des puits de Krechba est
exécuté (Voir figure-3,4). L’échantillon est pris par une Seringue à un laboratoire ou il est analysé
pour vérifier la présence du traceur. De cette manière on pourra donc confirmé la source d’une
percée de CO
2
dans un des puits de Krechba.
Figure 3 et 4 : Illustrant le
prélèvement d’échantillon du
gaz de la tête du puits dans le
but de déceler le Traceur de
CO
2
. (L’outil utilisé est la
Seringue)
Figure 3 Figure 4
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c) Sismique 3D/4D :
Une étude sismique 3D de la partie nord du réservoir a été réalisée en 2009. Le processus
d'imagerie sismique 3D utilise des ondes sonores générées près de la surface de la terre et
l'écoute de l'écho réfléchi par les couches de roches qui composent la formation géologique du
réservoir. Les signaux réfléchis remontent à la surface où ils sont analysés et débarrassés des
distorsions afin de créer une «image détaillée» du sous-sol.
À In Salah, le processus sismique 3D cherche des différences de densité entre l'eau et le
CO
2
dans les formations salines pour détecter le mouvement de CO
2
en profondeur dans le
réservoir. Il recherche également les répercussions éventuelles sur les morts-terrains ou les couches
de subsurface sur le réservoir. Les données de cette campagne sismique 3D seront comparées à une
référence de base sismique de 1997 de manière à ce que la comparaison temporelle puisse se faite
entre les deux ensembles de données (voir le chapitre II : Présentation du projet de In Salah
Gas).
5-2- Surveillance de l’état d’intégrité de la roche couverture :
La roche couverture est considérée comme l’élément clé pour tout projet CCS, car elle
assure le piégeage structurel de CO
2
, c’est le principal mécanisme de piégeage dans un réservoir
naturel (voir chapitre I : Aperçu sur le CCS), si cette barrière géologique de roches imperméables
subit une fissuration, la séquestration du CO
2
n’est plus sécurisée et beaucoup de dangers peuvent
en résulter notamment la contamination de l’aquifère intercalaire continentale (Pour plus de détails
voir plus haut : Chapitre IV : CO
2
Risk Assessement). C’est pour cette raison, qu’on a mis en
place une surveillance continue de l’état d’intégrité de la roche couverture afin de déceler toute
fissuration ou fracture causées par l’injection du CO
2
supercritique.
a) Surveillance micro-sismique :
Parmi les autres méthodes de contrôle employées à Krechba figure le suivi micro-sismique.
La surveillance micro-sismique est une technique d'écoute passive qui utilise des géophones
suspendus à l’intérieur des trous de forage à environ 100m de profondeur. Ces dispositifs d'écoute
détectent les plus petits mouvements dans les structures des roches quand elles «craquent» en raison
des changements de température et de pression qui peuvent résulter de la circulation de CO
2

en profondeur.
Cette méthode fonctionnant par principe de triangulation afin d’identifier la source du
mouvement tectonique correspondant à une fissuration possible du tous-terrains, susceptible d’être
relié à l’injection de CO
2
.
5-3- Surveillance de l’état d’intégrité des Anciens Puits :
a) Echantillonnage des fluides, prélèvement des pressions de têtes :

Des tests sur le fluide dans la partie supérieure de chaque puits (prélèvement fluide des têtes
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des puits), le suivie de la pression et l'analyse de la formation permettent de détecter toute
augmentation de la pression en indiquant un retour du CO
2
injecté du réservoir vers le puits.
Les sept puits actifs sur le site sont surveillés en permanence de cette façon, tandis que les
sept puits abandonnés - forés par d'autres opérateurs avant le développement actuel d’In Salah et
longtemps hors service - sont vérifiés régulièrement et utilisés pour la collecte des données.
5-4- Surveillance de l’aquifère d’eau potable (Continental intercalaire pan-saharian aquifer) :
Rappelons que l’un des principaux risques reliés à tout projet de stockage géologique du
CO
2
dans le monde c’est la contamination des aquifère superficiels d’eau potable que ça soit par
le CO
2
injecté ou par la saumure salée de la couche d’injection, les mécanismes reliés à ce type de
risque ont déjà été expliqués dans le chapitre précédant dans le contexte du risk assessement
associé à tout projet CCS (voir chapitre IV : CO
2
risque assessement).
Pour le cas de Krechba, il est indispensable de prévenir contre tout risque de contamination
de l’aquifère pan-saharien qui traverse la région. En effet, cette aquifère est utilisé comme unique
source d’eau potable dans cette région désertique, de nombreux puits d‘eau sont forés partout
dans la région pour la consommation locale, l’aquifère se déplace vers le sud ouest avec une vitesse
de 4 à 20 m/an (figure 5).
Un programme de surveillance de l’aquifère est donc naturellement indispensable pour
détecter et identifier tout risque lié à la contamination de l’aquifère potable.
Pour ce qui est de notre étude, on rappelle que le but c’est d’évaluer l’efficacité du
piégeage du CO
2
à Krechba, nous allons étudier après (dans le chapitre suivant : synthèse sur
la fuite de puits Kb-5) les potentialités du danger lié à la contamination de l’aquifère pan-
saharien lors de la remonter du CO
2
en surface le long du Kb-5.
5-4-1- Objectifs et principe :
L’objectif de ce programme de monitoring de est de vérifier en permanence que l’eau de
l’aquifère n’est pas contaminée par une éventuelle fuite de CO
2
, cette vérification est assurée par un
ensemble de procédures qui sont :
 La mesure de la profondeur de l’eau : à fin de déterminer dans quelle direction
l’eau sous-terraine est entrain de se déplacer.
 La détermination des propriétés de l’aquifère en utilisant une pompe
immergée : à fin de détecter et d’évaluer l’extension d’un éventuel panache.
 La collecte et l’analyse des échantillons d’eau : détecter les moindres traces de la
présence du CO
2
.
 Surveiller la pression de l’aquifère : détecter une augmentation anormale de
pression.
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Le principe de cette méthode est de forer des puits peu profond (figure 6) et d’utiliser une
pompe immergée à fin de pouvoir remonter en surface des échantillons d’eau qui seront par la suite
envoyés à des laboratoires d’analyse spécialisés à l’étranger (figure 7).
Le but de l’analyse au laboratoire c’est:
1- De déterminer les caractéristiques physico-chimiques en cherchant :
a. Une concentration élevée de CO
2
ou de CH
4
.
b. Un pH faible.
c. Un TDS élevé.
d. Une concentration élevée de métal.
e. Peu de O
2
dissous.
f. Mesure de température.
g. Alcalinicité anormal.
2- De déterminer les caractéristiques hydrodynamiques en descendant dans les puits
des outils de mesure spéciale (figure 8):
a. Baro Troll.
Figure 5 : L’aquifère pan-saharien est orienté vers le sud-ouest et se déplace avec une
célérité de 4~20 m/an. [Image prise par satellite].
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b. Level Troll.
c. Sonde piezometrique.
Pour Krechba, cinq 05 puits d’échantillonnage sont forés (figure 9,10), trois juste autour des
puis injecteurs Kb-501, Kb-502, Kb-503, un quatrième vers le sud, et un cinquième entre Kb-502
et Kb-5.















Figure 6 : Schéma type d’un puits de monitoring
de l’aquifère pan-saharien.
Figure 7 : les données récoltées au niveau de chaque
puits de surveillance seront envoyées directement
vers des laboratoires spécialisés (ANRH, BGS, BRGM)
pour subir des analyses chimiques ou pour servir à
modéliser l’aquifère.
Figure 8 : outil de mesure des caractéristiques
hydrodynamiques de l’aquifère (Baro Troll, Level Troll,
Sonde piezometriques), ces outils seront descendus
dans le puits de monitoring.
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Figure 9 : Les cinq puits de monitoring de l’aquifère pan-saharien à Krechba
[Image par satellite].
Figure 10 : Les puits de monitoring sont forés au niveau de la partie haute de
l’aquifère ; s‘ il y aurait du CO
2
il s’accumulera en haut de l’aquifère (buency effect).
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6- Résultats du Monitoring :

6-1- Statut actuelle du programme de monitoring :
La répétition de la surveillance sismique 3D en 2009 s’avére être d’une qualité excellente et
quelques résultats initiaux serons discutés en dessous. L’utilisation de la Micro-séismique est
toujours en cours d’appréciation sur un seul site, mais les résultats sont déjà prometteurs. Elle sera
inclue dans le programme de Monitoring pour but de surveiller l’état d’intégrité de la roche
couverture, au lieu d’utiliser la sismique 3D qui est trop couteuse. L’imagerie Satellite InSAR a été
évaluée sur deux systèmes (deux satellite) afin de mieux tester la technologie et de pouvoir estimer
leurs couts respectives, pendant qu’on collecte les données du Tiltmeter/DGPS pour calibrer la
déformation satellite, cela jusqu’à la fin de 2011.
Cinq puits de surveillance de l’aquifères superficiel ont été forés ; un prés de chaque puits
injecteurs et un autre dans un endroit lointain et un autre entre Kb-5 et Kb-502 dans le nord du
champ. Plusieurs programmes d’échantillonnage sont exécutés. Le programme d’échantillonnage
au niveau des têtes de puits et d’échantillonnage du Traceur a démarré en 2005 et en 2006
respectivement. Les échantillons sont pris chaque deux mois à part dans les lieux susceptibles
d’avoir un potentiel important de risque de fuite à cause de l’intégrité des puits, l’échantillonnage
est pris chaque mois.
En ce qui concerne la surveillance du gaz en surface (Soil Gas), un programme de GORE
est lancé en début 2012, il s’agit d’implémenter des matières en tissus dans le sous sol, qui réagit
avec le traceur du CO
2
injecté dans les puits injecteurs. Cela peut aider à évaluer les endroits de
fuites en surface, cela requière un monitoring plus minutieux et une maintenance immédiate si
possible.
La simulation du réservoir et l’history matching de la percée de CO
2
, les nouvelles données
de la séismique, le prélèvement de pression et d’échantillons sur les têtes de puits et les annulaires
et les données de l’imagerie satellite ont permis à la JIP de construire une image plus ou moins
complète sur le panache du CO
2
autour des puits injecteurs Kb-502 et Kb-501. La compréhension
du comportement du CO
2
autour du Kb-501 et moins développée à cause du manque de données
séismique dans cette région.
6-2- Résultat des différentes méthodes de monitoring :

a) InSAR, Imagerie Satellite :
L’élévation (Uplift) de la surface terrestre adjacente des trois puits d’injection de CO
2
a été
détectée avec un affaissement observé autour des puits producteurs du gaz à Krechba. Les résultats
obtenus durant les premières années d’injection indique que la terre s’est élevée jusqu’à 10mm/an.

Analyse et discussion :
La figure-11 ci-dessous montre une des images interférométriques de l’InSAR les plus
récentes illustrant la déformation de la surface de Krechba prés des puits injecteurs, et cela
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avant le début de l’injection jusqu’à Août 2009. Les zones rouges indiquent une élévation (Uplift)
de la surface, quant aux zones bleus indiques une zone d’affaissement (Subsidence). Le taux
d’élévation détecté est environ 3mm/an. Ceci ne donne pas de résultat quantitatif ni de conclusion
significative sur l’environnement local, mais ce taux et ce modèle de déformation sont analysés
pour mieux comprendre l’influence géo-mécanique de l’injection de CO
2
et de son mouvement sur
le réservoir de Krechba.


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En utilisant cette technologie, il s’avère être possible de détecter les changements survenus
sur la surface de Krechba résultants de la propagation du panache de CO
2
(CO
2
Plume). La forme de
«Cœur» de la déformation détectée autour de Kb-502 et montré sur la figure-12 est considérée
comme une fracture reliant les deux puits Kb-502, Kb-5. Cela explique le mouvement rapide du
CO
2
et du Tracer injecté en Kb-502 vers Kb-5 (Trois mois).

L’incorporation du modèle géomécanique dans les données de la déformation propose que la
fracture existante entre Kb-502 et Kb-5 s’étende sur 100m à travers la caprock juste en dessus du
réservoir de stockage.

Une modélisation inverse de l’augmentation de la pression de réservoir à cause de l’injection
du CO
2
a démontré que la déformation de surface vérifie les prédictions du modèle géo-mécanique,
et cette déformation est causée par l’influence géo-mécanique de l’augmentation de la pression, due
à l’injection de CO
2,
sur le sous-sol. La JIP, en collaboration avec le Département américain de
l'Energie a mis en service un programme de recherche géo-mécanique et géo-chimique afin de les
intégrer dans le modèle de InSAR, en utilisant les données sismiques et les fractures afin de
déterminer l’orientation et le développement du panache de CO
2
(CO
2
Plume) dans le réservoir de
stockage.

La correspondance entre les informations issues de la déformation du sol, et les données de
subsurface et du réservoir concernant le mouvement de CO
2
est un peu brouillardée, et requiert une
autre investigation plus approfondie. Cependant il s’avère être indispensable d’utiliser : les
Tiltmeters/DGPS (Outil de calibrage des images satellite de la déformation), la Microséismique
(Vérifier le degré des fractures et leurs position par rapport au gisement) et aussi la surveillance de
la surface (Pour évaluer des fuites probable dans les endroits ayant un maximum de déformation).

Ci-dessous on présente la différence entre les deux images prise en 2004 et 2007
respectivement, figure-12.




Figure 12: Images satellite prise par l’InSAR , en Janvier 2004 – Mars.
2007.
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La qualité et le taux d’acquisition des images satellites à Krechba s’est récemment
développé, à partir de 2010, les images sont prises par RADARSAT2 qui prend des images chaque
26 jour à une résolution de 3 m 2 de surface du sol. Les données géo-mécaniques de la couche
supérieure ainsi que les données de la séismique sont incorporés à présent dans un modèle détaillé
qui peut prédire les déformations de surface due à l’injection du CO
2
à Krechba. Si ces données
peuvent être calibrées, donc il existe une grande opportunité de surveiller le mouvement de CO
2

dans le réservoir de Krechba.

Plus d’efforts sont encore en cours afin d’intégrer l’imagerie satellite avec les résultats de la
Séismique 3D et avec le modèle des failles actuel de Krechba, cela peut nous ramener à mieux
comprendre le comportement du CO
2
au sein de ce réservoir. Un exemple de cette intégration,
élaboré par l’analyse Geoprobe, est montré dans la figure-13 ci-dessous. Des visualisations pareilles
sont largement utilisées pour mieux comprendre le réservoir et le modèle de l’Overburden (Les
couches supérieures) à Krechba pour vérifier et surveiller un stockage à long terme du CO
2
dans ce
Carbonifère, l’imagerie satellite continuera donc de jouer un rôle important dans ce but.



b) Echantillonnage des fluides, prélèvement des pressions de têtes :
En 2007, une grande concentration de CO
2
a été mesurée dans le puits Kb-5 qui se trouve à
1,4 Km Nord ouest du puits injecteur Kb-502 (Voir chapitre VI : Synthèse de la fuite de Kb-5).
L’analyse du traceur confirme que le CO
2
détecté provient du puits Kb-502. Kb-502 a été fermé et
le puits Kb-5 a été abandonné par des opérations de pose de bouchon. Kb-5 est abandonné avec
succès et l’injection est reprise après novembre 2009 jusqu'à la fin 2011. Une surveillance du sol est
menée autour de ce puits afin de surveiller une fuite vers la surface.
Figure 13 : Visualisation de la Séismique et l’image satellite à Krechba. Geoprobe.
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Des surveillances régulières sont menées sur les anciens puits mensuellement afin de
surveiller leurs états d’intégrité. Quant aux puits producteurs, le prélèvement se fait chaque deux
mois, sauf pour le cas de Kb-14 le prélèvement se fait mensuellement, ou on s’attend depuis le
début de l’injection à une percée de CO
2
pour 2013.
Le prélèvement de pression de tête dans les puits Kb-5 et Kb-502 indique que la pression est
restée constante dans le puits Kb-5 avant son abandon final quant à celle du puits Kb-502 s’est
réduit juste en dessus de la pression initiale du réservoir et cela durant les deux an de la suspension
de l’injection et la fermeture de ce puits.
Actuellement, on prélève des échantillons à partir des effluents des puits à fin de suivre la
salinité de l’eau contenue dans le gaz produit, car la salinité de cette eau interstitielle de la roche
réservoir est différente de celle de l’eau de l’aquifère, si les analyses de ces échantillons révèlent
un changement dans la salinité et la composition de cette eau cela veut dire qu’une percé du CO
2
va avoir lieu dans le puits en question, car il faut comprendre que l’arriver du CO
2
dans n’importe
quelle puits doit être précédée par l’arriver de l’eau d’aquifère ; au niveau du réservoir, l’injection
se traduit par un drainage de l’eau de l’aquifère par le CO
2
supercritique injecté (voir le chapitre
VII).
c) Séismique 3D répété :
La dernière séismique de 2009 avait pour but de fournir (Comme déjà illustré dans le
Chapitre II : Présentation du Projet de In Salah Gas) une meilleure résolution sur les couches
supérieures et sur l’horizon d’injection, et les résultats aujourd’hui sont appréciables.
Ces résultats seront comparés par la suite aux résultats de la séismique initiale pour détecter
des différences liées au temps.
Les nouvelles données sont toujours en cours d’interprétation, mais plusieurs informations
correspondent aux informations issues de l’Imagerie Satellite InSAR, et cela a servi à améliorer
d’avantage le futur programme de monitoring et la stratégie de l’injection.

Conclusion :
L’utilisation du programme et des différentes méthodes de monitoring et l’adaptation de ces
méthodes aux risques courants dans le site de Krechba peuvent servir comme références à tout
projet de CCS dans le monde dans l’Onshore surtout. Cependant chaque site requiert un programme
de Monitoring spécifique qui répond à ses exigences de Coût et de Bénéfice (Efficacité), il ne peut y
avoir donc un modèle ou un programme de Monitoring standard.
L’expérience prise déjà à Krechba est largement appréciée et peut durer jusqu'à 20 ans
encore. Cependant les leçons apprises jusqu’alors quant aux différentes technologies de Monitoring
et comment les intégrer et les adhérer à un modèle cohérent de surveillance du panache de CO
2

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dans le réservoir et son développement au cours du temps et la vérification d’un stockage sure et
efficace à long terme, sont d’une valeur importante.
Ce qu’on peut conclure de cette expérience est que :
 Chaque site de stockage est unique. Le programme de Monitoring et de surveillance doit
être adapté spécifiquement en fonction des risques et des points faibles de chaque site :
les anciens puits, les fractures naturelles présentes dans le champ, l’activité tectonique de
la région … etc.

 Les technologies, de coût modéré, telles que le prélèvement de pression et d’échantillon
des têtes de puits et des annulaires s’avèrent être très utiles pour la vérification du
stockage à long terme.

 Le développement du panache du CO
2
est loin d’être complet et il requiert des données
de grande résolution afin d’établir un modèle cohérent du réservoir et ses caractéristiques
quant à la séquestration du CO
2
.

 Les données de l’InSAR ont confirmé leur importance dans la surveillance, à un
millimètre prés, de la déformation de la surface causée par le changement de la pression
du réservoir due à l’injection et à la production. Mais il reste encore une nécessité
d’améliorer les techniques de calibrage de la déformation afin d’avoir des données plus
conclusives et significatives.

 Le modèle géomécanique et les données de fractures présentes dans la roche sont plus
importants que ce que la JV et la JIP ont anticipé en établissant le programme de
Monitoring. Ce n’est donc qu’après la percée à Kb-5 que cela soit confirmé. Donc
actuellement d’avantage d’efforts sont focalisés à ce sujet afin d’avoir plus de données
géomécaniques surtout de l’Overburden (Les couches supérieures) et des Loggings et du
développement et du forage de nouveaux puits dans la région. Ces données seront utiles
pour espérer décrire avec une plus grande certitude le comportement du CO
2
dans le
réservoir.

 5 ans de stockage de CO2 dans le site de Krechba, démontre jusqu’alors un stockage
réussi de 3,7 millions de tonnes de CO2. Mise à part la fuite de Kb-5, qui sera
justement le sujet de la prochaine étape de cette étude. On essayera d’investiguer
sur ce point afin de dire si cette fuite remet en question la sureté et l’efficacité de la
séquestration à Krechba.
On ne peut cependant parler d’un stockage efficace et réussi, car sachant le qu’il était
prévu de stocker 17 millions, alors qu’on se retrouve aujourd’hui qu’avec 3,7 millions de
tonnes de CO
2
stockées dans le site de Krechba.

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CHAPITRE VI
Synthèse de la première percée du CO
2
au niveau du puits Kb-5
Objectifs :
Pour rappel, le but global de cette étude c’est d’évaluer l’efficacité du stockage du CO
2
à In
Salah, l’évaluation du risque ou le « Risk Assessement » consiste donc à identifier et à définir les
potentiels de danger liés au stockage sous terrains (voir chapitre précédant : CO
2
Risk assessement),
puis d’essayer d’émettre des jugements quant à la sécurisation du stockage géologique à Krechba.

A l’instar du projet d’In Salah, quand en 2007, une importante fuite du CO
2
a été détectée
dans le puits KB-5 qui se trouve à 1,4 Km au nord-ouest du puits injecteur KB-502, les anciens
puits ont toujours été considérés comme l’un des grands points faibles de tout projet CCS dans le
monde. Le manque d’étanchéité (Lack of well integrity) est reconnu comme étant le chemin le plus
probable pour une fuite vers la surface ou vers l’aquifère d’eau potable (voir le chapitre précédant:
CO
2
Risk Assessement).

La fuite du CO
2
à Kb-5 était elle due à la mauvaise intégrité de cet ancien puits ? Ou bien,
était elle reliée à l’injection du CO
2
?

On va essayer dans ce chapitre de répondre d’abord à cette question, en menant une
investigation sur la fuite du CO
2
sur KB5:
 Comprendre comment le CO
2
est arrivé en surface ?
 Construire des scénarios cohérents avec les phénomènes observés sur les lieux.
Puis on continuera notre étude en essayant de vérifier :
 Si l’aquifère superficiel était exposé à un danger lié à la remonter du CO
2
à Kb-5.
 S’il existe toujours un risque de venue de CO
2
à Kb-5.
 La position de cette fuite sur l’efficacité du CCS à Krechba.



CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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Introduction :
Les puits préexistants, ou les anciens puits abandonnés peuvent être assimilés à des chemins
préférentiels à Haute perméabilité traversant les couches géologiques jusqu'au aquifères sus-
jacents ou jusqu’en surface, ce qui représente un risque trop élevé pour les projets du stockage
géologique du CO
2
.
Malgré que les technologies récentes en matière de fermeture et d’abandon des puits sont
apparemment suffisantes pour faire face aux effets du CO
2
, cependant, un grand nombre de puits
abandonnés dans le monde (les plus anciens forés sans plans envisageables pour le stockage de
CO
2
) sont victimes d’un certain nombre de facteurs qui limitent leurs intégrités, par exemples:
 Une mauvaise conception de l’architecture du puits qui ne serait pas en adéquation avec
l'environnement géologique et ne permettrait pas la protection des horizons les plus vulnérables
(nappes aquifères,…).
 Un défaut d'étanchéité des cuvelages et des cimentations. Celui-ci peut apparaître à moyen ou à
long terme du fait d’une altération des matériaux utilisés, éventuellement accélérée par les
interactions entre ceux-ci et le gaz injecté.
 Une erreur opératoire lors d’une intervention sur puits.
 La surpression.
 La corrosion et autres conditions.
Pour la plupart des sites de stockage dans le monde, les conditions du réservoirs
(température et pression) sont telle que le CO
2
injecté se trouve à son état supercritique, pour le
cas des projets de stockage du CO2 en aquifères salin, une grande partie du CO
2
piégé va migrer
vers le Toit de la formation (The formation top), ce CO
2
encore non-dissout restera mobile est piégé
tant que l’étanchéité de la roche couverture (the cap rock) n’est pas compromise par «des conduite
perméables» naturel comme des faille, ou d’origine humaine : des puits.
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La couche couverture imperméable peut donc assurer un piégeage sécurisé et permanant,
cependant, et à cause de l’activité relativement intense d’exploration et de production durant le
siècle précédant, de nombreux sites prévus ou déjà aménagés pour le stockage du CO2 ont des
puits qui traverse la couche couverture.













Préambule :
En 29 juin 2007 une fuite auditive a été détectée au niveau de la well-head par un groupe de
militaire, le personnel de la JV a immédiatement arrêté la fuite. Le volume de CO2 de la fuite est estimé à
moins qu’une tonne, alors que le volume injecté est 1 million de tonnes.
Des traceurs de CO2 de type Perfluorocarbon ont été injectés dans les puits injecteurs en
2007 pour le monitoring de la migration de CO2. Les échantillons prélevés de Kb-5 ont été analysés
et ont confirmés que la source du traceur provient du puits Kb-502. KB-502 à été fermé jusqu’à ce
que le puits Kb-5 fût entretenu. L’injection fut reprise jusqu’à la fin de 2010, puis elle fut suspendu
jusqu’aujourd’hui.
Avant de commencer notre investigation, on doit présenter le puits Kb-15 et présenter une
base de données sur laquelle l’investigation s’est appuyée.

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1- Présentation et historique de Kb-5 :

Le puits Kb5 est un ancien puits de Sonatrach, conçu pour le but d’exploration. Foré en 1980 par
Forex SHDP Super 20 jusqu’à la couche d’argile à graptolithes du Silurien : 3415 m. Ce puits est localisé
à 10 Km au nord de Krechba CPF.
Début de forage Fin de forage Fin des opérations (Abandon)
11 Janvier 1980. 30 Juillet 1980 (Date du Sismosondage) 18 Aout 1980.

o Le puits était abandonné par Sonatrach en 18 Octobre 1980 avec trois bouchons de cément de
class G. De 3415 à 3210m (B1), 3200 à 2980 (B2) m et le troisième de 2850 à 2746m (B3),
passant à travers The Casing Shoe à 2800 m et un Bridge Plug à 2703m (B4). (Voir figure-2)




Notre étude est liée plus au statu initial du puits Kb-5, avant la détection de la fuite. Donc il
est impératif de présenter ceux-ci, avec toutes les données utiles pour notre investigation.
Figure 1 : Localisation du Kb-5 par rapport à Kb-502, sur une image satellite de Krechba.
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1-1 Etat initial du puits Kb-5 :

Rig Name: Super20
Start date: 11/01/1980
Suspension date: 18/08/1980
Well Data:
Hole Size Depths (mDDbrt) Depths (mDss)
26 150 597
17 1/2 1732 2179
12 1/4" 2800 3247
8 1/2 3415 3862
`
18 5/8 150 597
13 3/8" 1732 2179
9 5/8" 2800 3247
Frac Gradient :
S.G Formation
Top
(mDDbrt)
Base
(mDDbrt)
1.3-1.45 1778 1801.2
Frac pressure(psi):
Formation BHP (psi)
Top C10.2 4108
Bottom C10.2 4151
C10.2
(Carboniferous)
Casings
Depths
(mDDbrt)
Depths
(mDss)
Hole TD at 3415mDDbrt
Kb-5
Well Schematic with new Tree
13⅜" 68ppf N80 API shoe 1732m
9⅝" 47 ppf P110 API shoe at 2800 mMDbrt
8 1/2 Hole
Cement plug at 3210m
Note : All depths referenced to
Super20 RTE = 5.4mAGL
GL=447m
Cement plug at 2746m to 285m
Cement plug at 3200m to 2980m
Bridge plug tagged @ 2703m Dec 13 2009
DV at 1680 m
TOP of Cement at 2350m
Carboniferous Formation 1778-1801m
18-5/8" 87.5ppf K55 API shoe 150m
K
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2

7
/
8
"

E
U
E


6
.
5
0
#

N
8
0





TOP of Cement at 1100m
End Tubing2681m
Brine 1.14 SG , PH=10
Figure 2 : Complétion de Kb-5 après abandon initial par Sonatrach en 1980, avec 3 plug-cement, class G.
Annulaire A
Bride A
Gauge A
B1
B2
B3
B4
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1-2 Information sur le puits Kb-5 :
Taille de trou
[pouces]
Casings
[pouces]
Profondeur
[m] (mDDbrt)
26 18 ⅝” 150
17 ½ 13 ⅜” 1732
12 1/4 9 ⅝” 2800
8 ½ ----------- 3415


1-2-1 Information sur la complétion :
 Type de puits : Gazier.
 Type de Complétion : Verticale.
 Liaison couche trou : Cased hole.
 Type tète de puits : Cameron, Master valves 4" 1/16 3Kpsi, Flowline valves 2" 1/16 5 Kpsi.
 Vraie profondeur du puits: 3415 mDDbrt (Below rotary table)
 Caractéristique du casing: 9" 5/8 P-110, 47 ppf. (Voir Figure-5 ci-dessous).
 Propriétés de la saumure mise en puits après le premier abandon :
o Densité =1,14, pH=10.
o Volume de Saumure : 105 m3
 Caractéristique du tubing : Kill string 2" 7/8 EU 6.50 # 1180.


Figure 3 : Tète de puits Kb-5 après premier
abandon par Sonatrach en 1980.
Figure 4 : Tète de puits Kb-5 après abandon final
par la JV en 2009.
La Cave.
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Observations sur l’état initial du puits Kb-5 :
 On remarque que l’état d’abandon initial de Kb-5 n’isolait pas la couche carbonifère. A
cause de la politique de cimentation en Algérie, il était interdis de cimenter prés des
l’aquifère. Rappelons qu’à une profondeur de 1778m se trouve le réservoir carbonifère
C10.2.
 Normalement le trou doit être rempli de saumure après abandon, mais nous ignorons cela à
cause de l’ancienneté du puits et l’absence des documents. Donc on va confirmer cela par un
simple calcule, en connaissons que la quantité de la saumure injecté dans le puits pour son
abandon (105 m
3
) (tiré d’un ancien rapport de complétion de Sonatrach, qui mentionne
aussi qu’une quantité de 5m
3
est récupéré vers le bourbier). On calcule alors la hauteur de
cette colonne, pour cela on procède comme suit :

o Calcule de la section intérieure du casing 9" 5/8 :
S
c
=  D
2
int
/4. / S
c
, D
int
: respectivement la section intérieure, le diamètre intérieur du
Casing.
Figure 5 : Caractéristique du casing 9’’5/8 dans le formulaire de producteur, selon les normes API.
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o Calcule de la hauteur de la saumure à l’intérieur du Casing :
H=V/S
c
/ V : Volume de la saumure.
Application numérique :
D
int
= 8,681’’ = 0,220 m.
V= 100 m
3
.
H=105*4/  (0,220)
2
H= 2632 m.

Conclusion:
En comparant la hauteur trouvée ci-dessus H, avec la profondeur du bridge Plug (Voir
Figure-2, Elément-1 montré dans la figure) (2703m) donc le Casing est bien rempli de saumure
de densité 1,14. (Il existe cependant une petite différence entre les deux valeurs, cela est due en
fait de la présence de la Kill String).
Cette information nous sera utile par la suite, pendant l’investigation.














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1-3 Description des opérations menées dans le puits Kb-5 par la JV:
Après la détection de la fuite de CO2 en juin 2007, le puits est repris par la JV jusqu’à
l’abandon final en 2009. Cet abandon est passé par 3 phases principales. Ci-dessous on résume les
opérations significatives concernant cette étude, qui ont eu place :
PHASE I :
But de cette phase :
 Arrêter la fuite.
 Neutraliser le puits.
_ Avant de commencer les opérations sur Kb-5, la dernière pression enregistrée sur l’annulaire A
(Voir figure-3) était de 964psi, et il y’avait un grand pourcentage de CO
2
.
_ Serrage de la Bride A (Figure-2) dans la tète de puits: ce qui arrêta la fuite.
_ La vanne de l’annulaire A (qui originairement était coincée) fut testée avec la pression de 964
psi, puis fermée.
_ Au début aucune pression n’a été mesurée dans le tubing, car il n’y avait pas de ‘’Pressure
Gauge’’. Une ‘’Pressure Gauge’’ fut installée, et aucune pression n’a été mesurée en dessus de la
vanne maitresse supérieure (Upper Master Valve). Toutes les autres vannes ont été testées
séparément et aucune pression n’a été détectée dans le tubing.
_ La cave était remplie de sable (Voir figure-4), et fut vidée à la suite pour dévoiler la vanne de
l’annulaire B, sa vanne a été testé et son bon fonctionnement a été confirmé.
_ Une opération de Snubbing a été mené dans ce puits en question, et les quantités de fluides
suivantes ont été injectées : 126 bbls d’un gel pill, 756 bbls 1.07SG saumure, 252 bbls 1.1SG
saumure, et 1134 bbls 1.2sg saumure / (SG= Specific gravité, Densité).
_ Le pompage des liquides a confirmé qu’il existe une communication entre l’annulaire A et B.
_ La neutralisation du puits n’a pas été atteinte, à cause de la perte des fluides de neutralisation dans
la formation, à cause de l’état du puits hautement corrodé, et des chemins de fuites vers la
formation.
PHASE II :
But de cette phase :
 Neutraliser le puits.
 Mettre en place des bouchons de Ciment.
_ Une unité hydraulique de Work-over Halliburton a été confié cette mission.
_ Pendant cette phase, le puits a été neutralisé avec succès, malgré que l’opération a pris beaucoup
de temps, à cause de l’état du puits, et le casing 9-5/8” et 13-3/8”. Le problème devint plus
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grave, à cause de la présence de plusieurs zones à pression différentes et des endroits de perte, du
fait, ça a été difficile de déterminer le poids exact du fluide de neutralisation et aussi pour le laisser
en place suffisamment de temps pour l’achèvement de l’opération. Ainsi, à cause de la perte de
boue, la pression augmente le soir, à cause des venues d’eau saline de formation, et le puits doit être
donc nettoyé le lendemain de cette eau saline.
_ Quand le puits enfin fut sous control, on enleva la tète de puits, on installa la BOP, et
l’équipement de cimentation mit en place.
_ Le Kill String Hanger fut relâché, et la Kill String 2’’ 7/8 a été remonté. Pendant la remonté, les
Collars (les colliers) de la Kill String se coinçaient, il suffisait de faire une petite rotation pour les
relâcher.
_ Deux bouchons (1 et 2) de ciment ont été mis en place pendant la POOH (Pulling Out Of Hole).
Le joint N° 164 de la Kill String s’est coincé en surface, juste en dessous du Collar, et à cause du
poids dont il a été soumis, il s’est coupé juste en dessous du Collar (Collier). Et ce n’est qu’après
plusieurs jours qu’une unité de Slickline devient disponible. Une opération de Fishing
(Récupération du Poisson) est exécutée et la cote du Fish (Le poisson) est confirmée à 600m, juste
en dessus de l’endroit ou le casing est corrodé à 620m. La Kill string s’est verrouillée avec succès
par l’Over-shot mais le bas de la kill string était coincé dans le dernier bouchon de ciment (2). On
devait donc coupé la Kill string juste en dessus de ce bouchon, et le poisson est récupéré.
_ Une nouvelle unité est employée pour compléter le reste d’abandon. Un total de 9 bouchons de
ciment est mis en place pendant l’opération : 6 Ever-crete (Résistant au CO
2
) (2, 3,4,6,7et 9) et 3
autres de Classe-G (1,5 et 8).
_ Après le 6éme bouchons (Top=826m), aucune pression de gaz n’est enregistrée indiquant que le
ciment s’est bien adhéré avec le casing 9’’ 5/8. 03 autres bouchons ont été mis en place, le dernier
est un Ever-Crete. L’étiquette de profondeur (Tag depth) a indiqué que 6m de ciment ont été
squeezé dans l’annulaire 9 5/8” et 13 3/8”. Ce bouchon est testé à 500psi.
_ L’unité est désinstallée et la tète de puits est à nouveau installée.
L’état du puits Kb-5 après les opérations de cette phase est schématisé sur la figure-6 ci-dessous.
Phase III :
But de cette phase
 Abandon final du puits.
 Mettre en place des bouchons de Ciment.
 Isoler la couche carbonifère et l’aquifère intercalaire continentale.
_ La tête de puits est retirée et la BOP est installée et testée.
_ Une opération de nettoyage intérieur du casing 9’’5/8 est exécutée, puis on a fait un Usit logging
qui a pour but d’évaluer l’état du casing.
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_ Trois coupure du casing 9’’5/8 ont eu lieu : à 1070 m, 600m et à 175m. La récupération du casing
a présenté certaines difficultés, mais finalement on a pu récupérer le casing 9’’5/8 jusqu’à une cote
de 1124m.
_ L’intérieur du puits a été nettoyé jusqu’à 1703m, jusqu'au poisson de la kill string 2’’7/8 laissé
dans le puits pendant la phase précédente, et cela fut récupéré à la suite.
_ Plusieurs opération de Broyage de Ciment « milling operation » ont été menées pour nettoyer
l’intérieur du casing des bouchons de ciment jusqu’à la cote 1847m.
_ Une fenêtre est ouverte entre de 1758 jusqu’à 1790m à l’intérieur du 9’’5/8 et un bouchon ciment
du type Evercrete, résistant au CO2, est mis en place afin d’isoler la couche Carbonifère. De même
un Bridge plug est mis à l’intérieur du 9’’5/8 à 1175m et un autre Bouchon Evercrete pour couvrir
le tronc du 9’’5/8 et à l’intérieur du 13’’3/8 jusqu’à 1022m.
_ Un Bridge plug est descendu dans le 13’’3/8 à 924m et une fenêtre est ouverte dans le casing de
822 à 854m. Deux bouchons de ciment Evercrete sont installés à travers et en dessous. Un Bridge
plug est descendu à 205m, et puis un dernier Bouchon de ciment classe G est mis à 5m en dessous
de la tête de puits.
_ La BOP est enlevée et une bride (13-5/8” 5K x 13-5/8” 5K) est installée au top du casing du puits
Kb-5. La cave est remplie de sable jusqu’en surface (Voir plus haut, figure-4).
Les objectifs de cette opération ont été atteints avec succès.
L’état final du puits Kb-5 après cette phase est schématisé ci-dessous dans la figure-7.

1-4 Observations et Données issus durant les opérations sur Kb-5 :
Phase I : Les opérations menées durant cette phase ont confirmées les points suivant :
_ Aucune pression n’est enregistrée dans le tubing (La Kill String) P
T
= 0 : Pas de présence du CO
2
.
_ Pression d’annulaire prise = P
A
= 964 psi : Une grande Concentration de CO
2
plus de 99% et des
traces de H
2
S et de CO.
_ Présence importante de plusieurs chemins de pertes de boue : Corrosion du casing confirmée.
_ La présence de la communication entre les annulaires est confirmé par pompage des fluides et
mesure de pression.
Phase II : Les opérations menées durant cette phase ont confirmées les points suivant :
_ Des venues d’eau saline sont confirmés qui ont rendu la neutralisation et le control du puits
difficiles : Donc cela implique l’existence d’une communication du trou avec la formation
aquifère (Carbonifère).
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_ Le coincement de la Kill String en cours de l’opération de sa remonté.
_ Après le 6éme bouchons de ciments (6) aucun gaz n’est détecté en surface : Ce dernier bouchon
empêcha toute venue de CO
2
, Isolant ainsi le dernier endroit ou le CO
2
pouvait pénétrer.
Phase III : Pendant les opérations menées sous cette phase on a pu remarquer les points suivant :
_ Un bouchon de sable dans la Kill String : qu’on ignore jusqu’alors comment il s’est formé et
pourquoi.
_ La récupération d’une partie du casing 9’’5/8 jusqu’à la profondeur 1124m a montré une collapse
de ceci à 784m et une corrosion intérieur à 622m.
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Figure 6 : Etat de Kb-5 après phase II.
Annulaire B
Annulaire A
Poisson (Fish)
1
2
3
4
5
6
7
8
9
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Figure 7 : Complétion de Kb-5 après abandon final
par la JV en 2009 (phase III).
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2- La base théorique de l’investigation :

Dans certaines circonstances, les puits traversant la couche couverture peuvent empêcher la
migration du CO
2
vers la surface, mais uniquement s’ils sont parfaitement cimenté et avec un
bouchon efficace « Properly Cemented and Plugged », ce qui n’est pas toujours le cas, car le ciment
ou le bouchon peuvent se révéler inefficace mécaniquement ou à cause de la corrosion, si cette
étanchéité est compromise, le puits peut s’assimiler a une conduite a haute-perméabilité à travers
laquelle, le CO
2
peut s’échapper.




Figure 8 : Les anciens puits « Old Wells » se présentent comme des points faibles au niveau de la couche
couverture, menaçant ainsi l’efficacité de la séquestration du CO
2
de tout projet CCS.
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De récentes recherches ont démontré que le CO
2
peut s’échapper même au niveau des puits bien
sécurisés, cela se produit lorsque le CO
2
présent dans l’aquifère réagit chimiquement pour former l’acide
carbonique selon l’équation (1):

H
2
O  CO
2
 H
2
CO
3
(1)

2-1 Dégradations du ciment par le CO
2
:

Lorsque cet acide entre en contacte avec le ciment hydraté, il y aura corrosion, la vitesse à
laquelle se produit cette dégradation dépend essentiellement de la température, mais aussi du ciment, de
la saumure, et de la composition de la roche.

Pour rappel, la qualité de la cimentation joue un rôle fondamental dans l’étanchéité d’un
puits. On considère qu’un ciment de très bonne qualité et correctement mis en place possède une
perméabilité de l’ordre de 10-5 mD. Une telle perméabilité limiterait fortement la circulation des
fluides et donc la possibilité de fuites.

En revanche, cette perméabilité est fortement accrue dès qu’une zone dégradée apparaît.
Pour illustration, une zone dégradée de 1 mm d’épaisseur au niveau des interfaces roche-ciment ou
ciment-cuvelage aboutit à un accroissement significatif de la perméabilité, qui peut alors atteindre
jusqu’à 100 Darcy. Par ailleurs, si le fluide est corrosif, l’ouverture de la fuite peut s’accroitre au
cours du temps et donc également son débit
Une étude bibliographique montre que les matériaux conventionnels utilisés pour la
cimentation des tubages des puits de production de pétrole ou de gaz reposent sur des bases de









ciment Portland, qui sont connus pour être thermodynamiquement instables et non durables dans
des environnements riches en CO
2
. En effet, le CO
2
, notamment sous forme supercritique et en
l’absence d’eau, pénètre dans les pores du béton et se dissout dans l'eau interstitielle qui s’y trouve.
Il peut alors réagir avec le ciment et former des carbonates au détriment de l’hydroxyde de calcium
(chaux) voir du silicate de calcium hydraté qui assurent la cohésion mécanique du ciment (pour plus
Figure 9 : les différents chemins préférentiels d’une fuite.
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de détail sur les mécanismes liés aux puits d’injection et aux puits abandonnés, voir chapitre IV :
CO
2
risk assessement).
Les interfaces ciment-cuvelage, ciment-roche ou ciment-ciment se présentent comme des
chemins préférentiels de fuite (figure 9). Les opérations de cimentation du cuvelage sont donc
cruciales pour assurer le maintien de l’intégrité du puits et de limiter le nombre d’interfaces entre
les matériaux.la création de chenaux (mud channels) au sein du ciment suite à une mauvaise
évacuation des boues avant ou pendant la cimentation est le principale phénomène à l’origine des
fuites de gaz.

2-2 Corrosion du casing par la présence du CO
2
:
Du coté du casing, Les aciers classiques au carbone qui compose le cuvelage sont exposés
aux effets de la corrosion en présence de saumures et des fluides riches en CO
2
. En effet, leurs
propriétés ne leur permettent pas de résister aux attaques acides dans les conditions normales
régnant dans les puits.
La vitesse de cette corrosion dépend à la fois des caractéristiques propres de l'acier et des
facteurs extérieurs (thermiques, chimiques, biologiques) auxquels il est soumis.
Une étude coordonnée par Gaz de France, avait pour but de déterminer empiriquement la
vitesse de corrosion des aciers en présence d’un milieu corrosif (cuvelage non traité, sans protection
cathodique) en fonction du temps exprimant aussi l’évolution de la perte d’épaisseur en fonction du
temps (figure 10)

Cette loi empirique implique une vitesse de corrosion très importante durant les premières années,
qui tend ensuite à se stabiliser vers des valeurs significativement plus faibles.


















Figure 10 : La perte d’épaisseur d’un acier dans un milieu corrosif en fonction du temps.
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Selon les sources bibliographiques, les vitesses de corrosion des aciers en contexte de
stockage de CO
2
sont beaucoup plus fortes (Tableau 1).







2-3 Formation de l’acide carbonique :
Lorsque le CO
2
supercritique (conditions du réservoir) entre en contacte avec de l’eau, il se
dissout (2):
CO
2
supercritique  CO
2
aqueux (2).

Cette dissolution ne se produit que lorsque ce contacte se maintient pour un temps suffisamment
long. Au niveau du réservoir, la dissolution est l’une des 4 mécanismes de piégeage du CO
2
dans le
réservoir de stockage, cependant cette dissolution ne devient significatif qu’à partir d’un certain
temps, et elle ne concerne d’ailleurs que les quantité du CO
2
résiduel piégé derrière l’avancé du
front, cette quantité de CO
2
supercritique immobilisé dans les pores se dissoudra progressivement
avec l’eau resté piégé derrière le front (pour plus de détails sur le comportement du CO
2
supercritique dans le milieu poreux, voir chapitre suivant : Chapitre VII : Comportement du CO
2

dans le réservoir).
On peut dire donc que le phénomène de dissolution ne se produit pas au niveau du front
qui se déplace en permanence car ce processus nécessite la stabilisation du contacte (CO
2
/eau
salée).
La deuxième phase consiste dans la réaction du CO2 aqueux avec l’eau pour former l’acide
carbonique (3) :
CO
2
aqueux + H
2
O H
2
CO
3
H
+
+HCO
3
-
D’après la bibliographie, l’acide carbonique (H
2
CO
3
) est un acide faible, il n’est pas stable
il se déshydrate vite pour redonner du CO
2
.
Il est important de noter que la réaction de formation de l’acide carbonique ne
s’effectue que si le CO
2
supercritique soit d’abord dissous dans la saumure. Cela veut dire que
si la dissolution du CO
2
supercritique ne se produit pas on ne peut pas parler de formation
d’acide carbonique.
Tableau 1 : Vitesse de corrosion des
aciers.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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G G
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G
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s

En phase d’injection (début de projet CCS), il n y aura pas formation de l’acide carbonique,
mais à long terme et après arrêt d’injection le CO
2
stocké se stabilise et réagit progressivement pour
former cet acide.
On peut en conclure donc que, pour un projet CCS, le danger lié à la formation d’acide
carbonique ne se manifeste qu’à long terme après que l’injection soit arrêtée.
A la fin il est nécessaire de rappeler qu’aujourd’hui, peu sont les études qui s’intéressent à la
formation de l’acide carbonique dans des conditions pareilles de température et de pression,
les études sur la corrosion provoquée par l’injection du CO
2
ne sont que dans leur début.
3- Investigation sur la fuite :
Rappelons que le but de toute cette étude est d’évaluer l’efficacité du piégeage du CO
2

dans le gisement de Krechba, la fuite à Kb-5 a créé quelques interrogations quant à la
sécurisation de la séquestration géologique du CO
2
dans ce site.
Avant de pouvoir émettre des jugements sur la fiabilité du projet CCS à Krechba induits
par la fuite à Kb-5, il est important de savoir, d’abord, se qu’il s’est réellement passé à Kb-5,
comment le CO
2
a pu remonté jusqu’en surface? Le problème est il lié à l’état d’intégrité de
cet ancien puits, ou lié la formation d’acide carbonique à partir du CO
2
injecté?
Afin répondre à ça, on a essayé de rassembler le maximum d’informations théoriques à
partir desquelles on a pu construire un scénario cohérant expliquant la fuite du CO
2
à Kb-5.

3-1 Analyse et discussion :

A partir de ce background théorique relatif aux phénomènes liés entre autre à l’action du CO
2
et
de la saumure (l’eau salée) sur le ciment et l’acier du casing, et à partir du schéma initial du puits de
Kb-5 (avant l’abandon final par la JV en 2009) (figure X), on pourra désormais imaginer les
différents chemins préférentiels que le CO
2
à pu emprunter pendant sa migration jusqu’en surface
figure Y.

3-2 Observation :
La figure 2 indique qu’il y a une partie de l’espace annulaire casing-massif rocheux qui est non-
cimentée.
La superposition du schéma de Kb-5 avec celui relatif aux profondeurs des couches
géologiques montre que le manque de cimentation à ce niveau coïncide avec la formation du
carbonifère C10.2 (là ou il y a l’aquifère salin), en fait, c’est une cimentation à deux étage, pendant
le forage de Kb-5, on a évité de cimenter les horizons d’aquifères (salin, ou potable), cela fait partie
d’une norme visant à protéger les aquifère d’être contaminer par la boue de forage ou par le ciment.

3-3 Le scénario de fuite du CO
2
en surface :

On a déjà vu que durant la première opération d’abandon, il y a eu d’importantes pertes de
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boue, cela a été expliqué par la présence de plusieurs connections entre l’annulaire A et la
formation au niveau du casing, à partir de cela il est donc claire que le casing 9
5/8
a été corrodé au
niveau du carbonifère.

Il y a deux possibilités dont on s’est fixé comme objective de démontrer laquelle est la plus
probable :

 La corrosion du casing 9
5/8
est-elle due à la formation d’acide carbonique lors de l’arrivée
du CO
2
à Kb-5? : Si c’est le cas la fuite en surface (et donc le défaut d’étanchéité) est liée au projet
CCS lui-même.

 La corrosion est-elle due à un défaut au niveau de la complétion de cet ancien puits et que
le casing a été déjà corrodé bien avant l’arrivée du CO
2
à Kb-5? : et dans ce deuxième cas, la fuite
en surface pourrait ne pas avoir aucun lien avec le projet d’injection de CO
2
.

Dans ce qui suit, on va décrire et interpréter le parcours du CO
2
à partir du réservoir vers la
surface en abordant bien sûr la possibilité de voir l’acide carbonique se former durant chaque
étape, afin de pouvoir ainsi confirmer ou infirmer que l’acide carbonique issu du CO
2
dissout peut
provoquer la corrosion du casing ou du ciment, et de pouvoir par la suite en conclure si c’est le CO
2
injecté qui est à l’origine du problème ou autre chose.

La figure 11 représente un schéma sur les différents chemins que le CO
2
supercritique a du
emprunter durant sa migration jusqu’en surface.
D’abord, le CO
2
arrive aux alentours du puits en migrant le long du toit de l’aquifère (piégé par le
«cap rock») (Figure 12), et en s’approchant du puits, on pense que le CO
2
reste toujours à son état
supercritique malgré la chute de pression au voisinage du puits. (Figure 13).








Le fait que le CO
2
est dans son état condensé (supercritique) peut faciliter sa dissolution,
mais des études ont démontré que pendant l’avancée du front la dissolution du CO
2
ne se fait pas
au niveau du contacte CO
2
/saumure, mais bien derrière le front au niveau de l’eau piégée
(voir dans ce chapitre: 4-3-formation de l’acide carbonique).
Figure 12: Le CO
2
par «l’effet de flottabilité» migre sous forme de bulle le long de la « caprock».
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En s’approchant de Kb-5, le CO
2
n’était pas donc dissout dans l’eau salée, cela est
confirmé par le fait que la solubilité du CO
2
diminue à cause de la chute de pression au voisinage
du puits, (voir la figure 14), et à cause de la salinité relativement importante de la saumure de
l’aquifère de Krechba (cette eau se sature vite) .On pense alors que le CO
2
se présenterait
majoritairement sous forme de bulles supercritiques se déplaçant plus rapidement que l’eau
[Mobilité de CO2 > Mobilité de l’eau, (kr
CO2
/
CO2
)>(krw/w)] (voir chapitre suivant : Comportement du
CO2 dans le réservoir).
On croit donc, que dans ces conditions dynamiques turbulents (au voisinage du puits), et
vu l’instabilité de l’interface du CO
2
/eau, il est improbable que ce CO
2
a pu se dissoudre pour
former par la suite de l’acide carbonique et provoquer ainsi une corrosion.
Mais un indice a fini par apparaitre pendant notre investigation et qui peut renforcer
l’hypothèse selon laquelle l’acide carbonique s’est formé et qu’il a pu provoquer (ou accélérer) la
corrosion du casing ou l’endommagement du ciment. Il s’agit de la présence d’un espace « vide »
entre la formation et le casing 9
5/8
, un espace annulaire qui commence dés la profondeur de
1732m au niveau du sabot du casing 13
3/8
jusqu’à la DV à 1680m (figure 2).
Figure 13 : diagramme phasique du CO
2
en fonction de la température et de la pression;
La température du CO
2
 T
CO2
=T
gise
=93C°
La pression du CO
2
 P
CO2
≈ P
gise
=120bar (12,15MPa).
Dans le réservoir, et au voisinage de Kb-5, le CO
2
se trouve à son état supercritique.
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On pense que le CO
2
supercritique une fois arrivé à Kb-5 a pu s’introduire et s’accumuler
dans cette espace annulaire -qui initialement contenait de l’eau- (figure 15), une interface CO
2
/eau
a pu se stabiliser favorisant ainsi les phénomènes de dissolution du CO
2
.










Est-il donc possible que après cette dissolution, de l’acide carbonique a pu se former et
provoquer la corrosion du casing (ou aggraver son état déjà corrodé) pour créer à la fin une
communication entre la formation et l’espace annulaire A?
CO2 solubility@90 C_salting-out effect
0
1
2
3
4
5
6
7
8
0 2000 4000 6000 8000
pressure, psi
l
b

C
O
2
/
1
0
0

l
b

w
a
t
e
r
pure water
20000 ppm brine
100000 ppm brine
175000 ppm brine
200000 ppm brine
PCO2=1764psi
Figure 14 : la solubilité du CO
2
en fonction de la pression.
Au voisinage de Kb-5, la solubilité du CO
2
est très faible (1.6%).
Figure 15 : Le CO2 supercritique s’accumule dans l’espace annulaire casing/formation.
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Au même moment, cette accumulation de CO
2
supercritique dans cet espace vide peut agir
sur le ciment existant dans la partie supérieure (à partir de la DV 1680) et créer des chenaux
« Channeling » (voir dans ce chapitre : 4-1 Dégradation du ciment par le CO
2
).
A partir de ces deux phénomènes (corrosion du casing en bas, et détérioration du ciment en
haut) on peut imaginer désormais deux possibilités (figure 16):
 Le CO
2
s’introduit vers le casing 9
5/8
corrodé et se propage dans l’espace annulaire
A.
 Le CO
2
s’introduit d’abord vers l’espace annulaire B au travers le ciment.















On va maintenant essayer de déterminer laquelle de ces deux possibilités est la plus probable.
La figure 17 représente le casing 95/8 récupéré en surface durant la troisième phase
d’abandon, l’image montre un écrasement (Collapse) des parois du casing et cela à une profondeur
de 784m.



Figure 16 : Les deux hypothèses expliquant l’introduction du CO
2
dans l’annulaire A.
1- Le CO
2
supercritique réagit avec l’eau interstitielle contenue dans le ciment pour
former de l’acide carbonique, qui finira par créer ou élargir des fissures (channeling) déjà
existantes dans le ciment ancien, le CO
2
traverse ces channeling pour atteindre l’annulaire B
(pour plus de détails sur l’action du CO
2
sur le ciment ; voir dans ce chapitre plus haut:
détérioration du ciment par le CO
2
).
2- au niveau de cette interface, Le CO
2
supercritique se dissout dans l’eau de l’aquifère,
une fois dissous il réagit pour former l’acide carbonique, ce dernier corrode le casing jusqu’à
créer des communications, le CO
2
s’introduit vers l’annulaire A.

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L’image indique que l’écrasement du casing s’est produit de l’extérieur vers l’intérieur,
cela suggère que l’espace annulaire B présentait une surpression par rapport l’annulaire A.
On pense que cela est due à l’introduction du CO
2
vers l’annulaire B (via le ciment) avant
sont introduction vers l’annulaire A (via le casing) créant un déséquilibre entre A et B provoquant
ainsi un écrasement du casing.
Selon le formulaire du producteur (figure 5) le casing avait une nuance d’acier P110 avec
une résistance à l’écrasement de 5300 psi=360bar.
La pression enregistrée au niveau de l’annulaire B était de 964 psi largement inférieure à la
résistance à l’écrasement (5300psi), mais si on remarque bien dans l’image, il est claire que le
casing était victime de corrosion ;
 Une diminution de l’épaisseur au niveau de la fracture indiquant une perte de masse.
 La paroi interne présente des rugosités indiquant que le casing subissait une corrosion
interne.
On pense que les effets de corrosion avaient pour conséquence la détérioration des propriétés
mécaniques de l’acier qui constituait le casing, c'est-à-dire que la résistance réelle à l’écrasement
de l’acier à ce niveau là avait significativement chuté, et on pense que cela peut expliquer le
collapse du casing sous une faible différence de pression entre A et B.
En résumé on pense que le CO
2
est arrivé dans l’annulaire B avant l’annulaire A et s’est
accumulé là-bas jusqu’à provoquer un collapse au niveau d’une partie corrodée du casing, cette
zone du casing (à 784m) subissait les actions d’une corrosion au niveau des parois interne.
On pense maintenant que l’acide carbonique (s’il s’est formé) qui entourait le puits ne
pouvait pas perforer le casing, car rappelons le, l’acide carbonique est un acide faible, l’injection
du CO
2
dans des formation géologiques est une pratique très ancienne (dans le cadre de la CO
2
-
Figure 17 : le casing 9
5/8
récupéré lors de la
troisième opération d’abandon :
- Collapse de l’extérieur vers l’intérieur.
- corrosion des parois internes.
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EOR) et jamais un problème de corrosion du casing du au CO
2
injecté dans les réservoir d’huile
épuisé n’est à répertorier, cela va renforcer notre hypothèse selon laquelle le CO
2
n’a pas corrodé
le casing, et cela explique d’ailleurs l’absence de CO
2
dans l’annulaire A au moment du collapse,
car on croit que tout simplement le CO
2
ne s’est pas introduit dans le casing par ce chemin (figure
11).
Mais si le CO
2
n’existait pas au niveau de l’annulaire A au moment du collapse, à quoi est-
elle due la corrosion des parois interne?
On sait que le casing contenait initialement un fluide d’abandon, en fait, c’est une saumure
de pH=10, et qui n’est pas sensée avoir des effets corrosifs sur le casing.
On sait que les parois externes du casing étaient en contacte avec l’eau salée de l’aquifère
depuis son forage en 1980. Le rapport d’analyse de l’eau de l’aquifère du champ de Krechba montre
qu’elle présente un pH acide (pH=5.5), et une salinité élevée (175 000 ppm).
On pense donc que l’eau de l’aquifère avait provoqué la corrosion des parois externes du
casing et non pas l’acide carbonique qu’on soupçonne son existence au niveau du « vide » entre le
casing 95/8 et la formation rocheuse.
En effet, en reprenant la figure 10 on s’aperçoit que la corrosion d’un casing de 11mm dans
un milieu corrosif nécessite plusieurs dizaines d’année, or l’imagerie InSAR (voir chapitre V :
CO2 Monitoring) montre que le CO
2
est arrivée à Kb-5 quelques mois après son injection à Kb-
502 en 2005, ce qui nous laisse à peu près un an durant lequel le CO
2
était présent autour de Kb-5,
on pense qu’une année n’est pas suffisante pour provoquer la corrosion du casing.
On pense que l’eau salée et acide de l’aquifère en contacte directe avec le casing depuis 27
ans a provoqué la corrosion des parois externes du casing 95/8 bien avant l’arrivée du CO
2
.
Une fois l’eau de l’aquifère et la saumure de neutralisation entrent en contacte, cette
dernière s’infiltre dans la formation sous l’effet de la différence de pression P (Figure 18):
La pression hydrostatique de la colonne de fluide dans le casing P
h
:
P
h
= H*d
saumure
/10 = 1778*1.14/10= 202 bar
La pression de gisement à 1778m :
P
g
= 120 bar
P=P
h
-P
g
=82 bar.
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L’infiltration de la saumure de neutralisation dans la formation continue jusqu’à l’équilibre
statique, le niveau de cette saumure descend dans le casing et se stabilise à une hauteur par rapport
au niveau de la communication (casing-formation) :
Au même moment où le niveau de la saumure de neutralisation descend dans le casing, on
pense qu’il se produit un phénomène de diffusion entre les deux saumures, c'est-à-dire un
phénomène de transfert d’ions et de sel qui a pour conséquence une homogénéisation du liquide
du point de vu composition.
Et on pense ainsi que la saumure de neutralisation a fini par avoir les mêmes
caractéristiques chimique que l’eau de l’aquifère notamment le pH et on croit ainsi que avec le
temps cette saumure initialement basique (pH=10) est devenue acide (pH=5.5) et donc corrosif.
On croit donc que la corrosion des parois interne du casing observée dans la figure 17 est
due à la saumure de neutralisation devenue acide après contacte avec l’eau de l’aquifère.
Figure 18 : Avant l’arrivée du CO
2
entre 2005 et 2006, on croit que le casing a déjà été corrodé au
niveau de l’aquifère, des communications existaient déjà entre la formation et le casing, la saumure
de neutralisation s’infiltre vers la formation, et on pense que le contacte entre les deux saumure a
eu comme conséquence l’acidification de la saumure de neutralisation, qui devenue acide, a
provoqué par la suite la corrosion des parois interne du casing.
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Cette corrosion fragilise le casing et provoque le collapse, ensuite le CO
2
contenue dans
l’annulaire B s’introduit dans l’annulaire A jusqu’à stabilisation des pressions.
Le CO
2
gazeux s’accumule cette fois ci dans l’annulaire A et repousse le niveau de la
saumure vers le bas jusqu’à l’équilibre statique avec la pression de l’eau de l’aquifère (figure 11):
Résumé de l’investigation :
On se basant sur :
 les observations en surface durant les opérations d’abandon.
 La base théorique concernant l’action du CO
2
sur le casing et le ciment.
On peut résumer le scénario qui nous a paru le plus probable par la succession des ces événements :
1. Le casing 95/8 était déjà corrodé au niveau de l’aquifère bien avant l’arrivée du CO
2
, et cela
sous l’action corrosif de la l’eau de l’aquifère salée et acide.
2. Cette corrosion a créé des communications entre l’aquifère et l’espace annulaire A.
3. Ces connexions entre l’eau de l’aquifère et la saumure de neutralisation avait pour
conséquence l’acidification de cette dernière.
4. La saumure de neutralisation (contenue dans le casing) une fois devenue acide détériore les
propriétés mécaniques de l’acier par l’effet de la corrosion.
5. Le CO
2
arrive entre 2005 et 2006 à Kb-5, il s’accumule dans le vide annulaire entre le casing
et la formation.
6. Ce CO
2
supercritique réagit avec les minéraux contenus dans le ciment, ce dernier se
dégrade et se fissure.
7. Malgré la stabilisation de l’interface CO
2
/eau au niveau de l’espace casing/formation,
l’acide carbonique n’avait pas assez le temps pour provoquer des perforations, il ne s’est
donc pas introduit dans l’annulaire A par ce chemin.
8. Le CO
2
migre à travers les chenaux du ciment pour atteindre l’annulaire B.
9. Le CO
2
gazeux s’y accumule, la pression annulaire B augmente et provoque le collapse du
casing déjà fragilisé de l’intérieur par l’action corrosif de la saumure devenue acide.
10. Le CO
2
continue à s’accumuler dans A et B jusqu’à forcer la bride en niveau de la tête de
puits et sortir en surface au environ juillet 2007.



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Figure 20 : Le CO
2
peut se frayer un
chemin entre le ciment et la formation.
3-4 le danger potentiel de la fuite de Kb-5 sur l’aquifère d’eau potable :
3-4-1 Danger lié au CO
2
gazeux :
Après l’arrivée du CO
2
supercritique à Kb-5, puis son accumulation dans l’annulaire
casing/formation, un autre chemin préférentiel a été remarqué (figure 19); le CO
2
pouvait se frayer
un autre chemin au niveau du sabot du casing 13
3/8
pour remonter le long du contacte ciment-
formation.










En effet à cause d’une mauvaise adhérence du ciment sur le massif rocheux, du vide peut
exister à ce niveau, permettant ainsi au CO
2
de remonter jusqu’au aquifère superficiel.
Certaines études ont prouvé que la boue de forage résiduelle (figure 20) issue d’une mauvaise
évacuation lors de la cimentation du puits peut avoir des actions néfastes sur l’intégrité du ciment
aggravant ainsi l’état d’étanchéité ciment/formation.
On pense qu’il était possible que du CO
2
remonte le long de l’interface ciment-formation pour
atteindre l’aquifère superficiel et provoquer sa contamination, (pour plus de détails sur les dangers
du CO
2
sur les aquifères superficielles, voir le chapitre IV : CO
2
risk assessement).
3-4-2 Danger lié à la saumure salée :
D’un autre coté, il faut noter que la saumure contenu dans le casing (devenue acide pH=5.5)
(151m-848m) a été séparée de l’aquifère d’eau potable uniquement grâce à une seule couche de
ciment class G avec un état d’intégrité inconnu et deux casing dans l’un d’eux est sérieusement
corrodé, et cela pour une période prolongée (assez pour corroder le casing)
La saumure acide et salée en entrant en contacte avec l’eau potable de l’aquifère superficiel
peut provoquer la contamination de cette eau avec des éléments toxiques (voir chapitre IV : CO
2

risk assessement).
Figure 19 : Le CO
2
pouvait atteindre l’aquifère pan-
saharien.
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3-4-3 Résultat de l’« Aquifer Monitoring » :
Cependant, le programme de monitoring de la JIP comprend la surveillance régulière de
l’aquifère intercalaire grâce à la prise d’échantillons au niveau des cinq puits de monitoring
existant dans le site de Krechba, le rapport de résultats d’analyse d’Avril 2012 indiquait que l’eau
de l’aquifère n’a subi aucun changement quant à ces propriétés chimiques, physico-chimiques (plus
de détail sur l’« aquifer monitoring » ; voir chapitre V : CO
2
monitoring).
Ces résultats peuvent être interprétés comme étant une preuve qu’il n’y a eu aucune
contamination de l’eau de l’aquifère superficiel ni par le CO
2
, ni par la saumure acide.
3-5 Existe-il toujours un risque de fuite à Kb-5 ?
Comme on l’a déjà expliqué en haut, le puits Kb-5 était le sujet de trois 03 opérations
d’abandon ayant comme objectives :
 La neutralisation du puits.
 L’installation de bouchons de ciment résistants à la corrosion.
 Isoler l’aquifère salin de l’aquifère d’eau potable.
Durant la troisième phase d’abandon (la dernière opération), des bouchons de ciment
Evercrete (résistant à la corrosion) ont été placé, le puits a été rempli de boue de neutralisation, et
les deux aquifère ont été isolés.
La figure 7 en haut représente l’état final de la complétion du puits, il est clair désormais que
tout les chemins éventuels de fuite vers la surface ont été efficacement isolés.
Au niveau de l’horizon de l’aquifère salin, la roche a été squeezée par un ciment Evercrete
jusqu’à la roche couverture, de même pour l’intervalle correspondant à l’aquifère intercalaire
continental.
On peut en conclure de tout ça, que le puits Kb-5 est désormais parfaitement isolé, il ne
peut plus se comporter comme un chemin à haute perméabilité pouvant acheminer le CO
2
ou
l’eau salée jusqu’en surface ou jusqu’à l’aquifère intercalaire continental, en plus, aucune fuite
de CO
2
n’a été détectée au niveau de Kb-5 jusqu’à nos jours.
Le puits Kb-5 ne peut plus être considéré comme un point faible menaçant l’étanchéité
de la roche couverture et de même menacer l’efficacité globale de stockage du CO
2
à Krechba.
3-6 Position de la fuite à Kb-5 par rapport au projet CCS de Krechba :
La fuite du CO
2
à Kb-5 en juin 2007 a soulevé beaucoup d’interrogations sur l’efficacité de
stockage de CO
2
à Krechba, cet événement majeur dans l’histoire du projet de CCS de Krechba
s’est imposé comme une preuve que le CO
2
stocké a Krechba peut se retrouver en surface et
pourquoi pas contaminer l’aquifère intercalaire continental.


CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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3-6-1 conséquences directes sur la suite du projet :
Cette fuite avait pour conséquence l’interruption immédiate (en 2007) de l’injection dans
le puits injecteur voisin Kb-502, ensuite des études au niveau du réservoir ont été menées afin de
comprendre comment le CO
2
a-t-il arrivé jusqu’ à Kb-5 car cette arrivée de CO
2
en 2007s’est avérée
être une percée prématurée ; on s’attendait pas que le CO
2
arriverait aussi vite à Kb-5, le résultats
de ces études avait pour finalité la décision d’arrêter l’injection du CO
2
dans le réservoir de
Krechba, le projet CCS en entier a été suspendu temporairement en mi-2011 et cela dure jusqu’à
nos jour (le chapitre suivant expliquera en détail la suite de ces études menées au niveau du
réservoir ; chapitre VII : comportement du CO
2
dans le réservoir).
3-6-2 un retour d’expérience pour le programme de monitoring :
La fuite à Kb-5 a mis en relief les lacunes que présentait le programme de monitoring
(pour plus de détail sur ce programme ; voir chapitre V : CO
2
monitoring), en effet, le programme
de surveillance était incapable de détecté la fuite, (celle-ci a été détecté par une patrouille passante
de militaire qui ne faisait pas partie bien sûr du programme de surveillance mené par la JIP).
Le programme de monitoring a dés lors bénéficie d’un important retour d’expérience, la
fréquence de surveillance des annulaires des puits producteurs avoisinant les puits injecteurs a été
doublé (une fois par mois au lieu d’une seule fois par deux mois).
Pour les anciens puits, la défaillance du programme de monitoring consistait à négliger la
surveillance de leurs annulaire (uniquement une seule inspection par année), malgré qu’il a
toujours été évident que les anciens puits « Old Wells » constituaient par leur mauvais état
d’intégrité un point faible pour tout projet CCS ou tout projet de CO
2
-EOR dans le monde,
désormais le monitoring des anciens puits à Krechba se fait une fois par deux mois, l’ancien puits
Kb-4 quant à lui est supervisé une fois par mois (à cause de sa proximité des puits injecteurs).
3-6-3 un retour d’expérience pour le modèle de simulation (Un History Matching) :
Comme on l’a déjà motionné, l’arrivée du CO
2
à Kb-5 était une percée prématuré, le
modèle de simulation de la JV ne prévoyait pas cette percée en 2007, cette événement a participer
donc à mieux calibrer ce modèle de simulation, un History Matching basé sur la fuite de Kb-5 a
été de grande importance pour forcer le modèle à faire converger ses résultats de simulation vers
des valeurs proche de la réalité (pour plus de détail sur le modèle de simulation et son History
Matching voir chapitre VII : comportement du CO
2
dans le réservoir).





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4- Conclusion :
1) Selon l’investigation qu’on a mené, la fuite du CO
2
à Kb-5 est due tout d’abord au mauvais
état de la complétion de cet ancien puits ; l’eau de l’aquifère a corrodé le casing avec le
temps causant des perforations par lesquelles la saumure de neutralisation (contenue dans le
casing) entre en contacte avec l’eau acide de l’aquifère, cela a provoqué l’acidification de
la saumure de neutralisation, on pense que cette dernière a par la suite corrodé les parois
internes du casing détériorant ces propriétés mécaniques.

2) Selon notre investigation, le CO
2
arrivé quelques mois seulement après son injection a du
s’infiltrer dans l’annulaire B avant l’annulaire A causant ainsi le collapse du casing, on
croit que le CO
2
n’avait assez le temps pour perforer l’acier du casing, mais suffisamment
pour se frayer un chemin à travers le ciment fragilisé avec le temps.

3) On pourra dire maintenant que l’injection du CO
2
pendant le projet de In Salah, n’était pas
le responsable directe de cette fuite en surface, qui rappelons le, présentait une menace
pour l’aquifère d’eau potable, mais que les raisons réelles de cet incident sont liées au
mauvais état de la complétion de cette ancien puits abandonné.

4) Cela dit, cette dernière conclusion n’exclut en rien la responsabilité de la JV de cette fuite,
car d’un autre coté, il était possible d’injecter du CO
2
à Krechba sans risque de fuite en
surface à travers Kb-5 (et tout les autres puits abandonnés), cela aurait été possible en
lançant dés le départ un vaste programme de réévaluation de l’état d’intégrité de tout les
puits, avec le but de détecter les points faible au niveau de chaque puits, les mettre en
évidence, puis les corriger.

5) La remonté du CO
2
le long de Kb-5 n’a pas eu heureusement comme conséquence la
contamination de l’aquifère superficiel, on a démontré que cette contamination était tout à
fait possible, mais que le monitoring de l’aquifère d’eau potable n’a détecté aucun signe de
contamination.

6) Désormais le puits Kb-5 est parfaitement « abandonné », il ne représente plus aucun risque
de fuite, les deux aquifère ont été isolé par un ciment résistant à la corrosion.

7) La fuite du CO
2
à Kb-5 constituait un tournant dans le l’histoire du projet In Salah Gas, elle
a permis de remettre en cause l’efficacité du stockage du réservoir de Krechba.

8) Cela dit, cette événement a servit par la suite d’une leçon quant à la maitrise et le
développement de la technologie CCS en Onshore, car rappelons le, le Projet de In Salah
Gas est le premier projet de stockage géologique du CO
2
en Onshore dans le monde, et de
nombreuses retombé d’expérience ont été récoltés de ce vaste projet de « démonstration »

9) A la fin, on peut conclure que les anciens puits abandonnés représentent un véritable point
faible pour l’étanchéité du réservoir de stockage pour tout projet CCS dans le monde.
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5- Recommandations :
1) Pour tout projet CCS, les anciens puits peuvent se comporter comme des conduites à
haute perméabilité, de ce fait, on recommande de les mettre l’objet d’une analyse
s’inscrivant dans le contexte d’une étude globale de « Risk Assessement ».

2) Pour le site de Krechba, on croit qu’il est nécessaire de mener un large programme de
réévaluation de l’état de la complétion de tout les puits en général, et des anciens puits
en particulier, pour prévenir dés aujourd’hui tous risques ultérieurs d’une fuite de CO
2

en surface.

3) Il existent des outils spécialisés dans l’évaluation de l’état de la complétion «Well
Integrity Measurement Tools », ces outils peuvent se révéler être très intéressant à
utiliser dans ce programme de réévaluation pour mieux déceler d’éventuels manques
d’étanchéité au niveau des anciens puits, des puits producteurs, et surtout les puits
injecteurs.

4) Ce programme de réévaluation devra comprendre aussi des opérations de reprise des
puits en cas où ces derniers présentent des défauts d’étanchéité, et cela afin de corriger
ces défauts et s’assurer d’une bonne étanchéité du réservoir de stockage.

5) Lors de l’abandon de Kb-5 après la fuite en 2007, aucune mesure de CBL n’a été
entreprise, ces mesure nous aurait été de grande intérêt, du point de vue ou ils pouvaient
présenter un apport important pour notre investigation en nous offrant une vision plus
claire sur l’état de cimentation au moment de la fuite. Aujourd’hui une augmentation
anormale de pression est observée au niveau de Kb-4, rien n’indique que c’est du CO
2
,
mais nous recommandons de prévoir des mesures CBL en cas où il se produirait une
autre fuite au niveau d’un autre puits, cela nous aidera à compléter notre compréhension
sur le comportement des anciens puits face aux CO
2
à Krechba.

6) On recommande aussi de revérifier l’état de complétion des trois puits injecteurs, car il
faut noter que ces puits peuvent aussi agir comme des conduites à haute perméabilité,
d’autant plus que le ciment utilisé lors de leurs forage n’est pas un ciment résistant à la
corrosion et les schémas des complétions de ces puits montrent que ce ciment n’arrive
pas toujours jusqu’en surface, et que l’acier utilisé est un acier classique qui ne résiste
pas forcément à la corrosion du au CO
2.


7) On recommande aussi pour de futur projets de CCS d’étudier au préalable et avant le
début d’injection la configuration des anciens puits au niveau de chaque site candidat
au stockage, la présence de ces puits peut menacer l’efficacité du stockage de CO
2
, et
devrait être donc inclut dans les critères de choix lors de la phase « Site Selection ».


CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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CHAPITRE VII
Comportement du CO
2
dans le réservoir
Préambule :
Dans le chapitre précédant, on a mené une investigation sur la fuite du CO
2
au puits Kb-5
visant à comprendre l’arrivée du CO
2
en surface le long de ce puits abandonné, et à la fin on a
pu en conclure que la présence de CO
2
aux alentour de Kb-5 n’était pas en majeur partie
responsable de cette fuite, mais que le mauvais état d’intégrité de cet ancien puits en contacte
avec la saumure salée (et acide) de l’aquifère depuis son forage (en 1980) contribuait en grande
partie à la détérioration du puits et donc à la venue du CO
2
.
Dans ce chapitre, on continuera notre investigation sur la fuite à Kb-5, mais cette fois ci, on
essayera d’expliquer l’arrivée prématurée du CO2 à Kb-5. En effet, le CO
2
est arrivé à Kb-5
après quelques mois uniquement que l’injection ait commencé (on a commencé l’injection à Kb-
502 en 2005).
La présence dans le réservoir d’une fracture entre le puits injecteur Kb-502 et le puits Kb-5
peut naturellement être une réponse à cette percée rapide. D’un autre coté, on sait que le
gisement de Krechba présente un réseau de fracture naturel mais sans présence remarquée
d’une fracture significative, les trois puits injecteurs horizontaux ont d’ailleurs été orientés
perpendiculairement à ce réseau de manière à profiter de ces «Conduites à haute perméabilité
appelées Fissurations» pour améliorer l’indice d’injectivité. Cependant aucune étude préalable n’a
démontré l’existence d’une fracture assez développée permettant au CO
2
de se déplacer avec une
telle grande vitesse, comme le suggère la percée prématurée du CO
2
au niveau de Kb-5.
Objectifs :
Notre investigation donc se poursuit afin de répondre désormais d’une façon objective aux
points suivants :
 Décrire le comportement du CO
2
dans le réservoir.
 Expliquer la percée rapide du CO
2
au niveau de Kb-5, en confirmant l’existence
d’une fracture reliant ce dernier avec le puits injecteurs Kb-502 : Par une simple
simulation.
 Décrire le comportement de cette fracture par rapport à l’injection du CO
2
: Par
interprétation des Tests d’Injectivité, et analyse des P(t), Q(t) dans le puits injecteur Kb-
502.
 Position de cette fuite, et cette fracture par rapport à l’Efficacité du Stockage
permanent du CO
2
à Krechba.
 Vérifier l’état d’intégrité de la couche couverture et le positionner par rapport à
l’efficacité du stockage du réservoir de Krechba.
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1- Le Comportement du CO
2
dans le réservoir :
Dans le projet CCS de In Salah, l’injection du CO
2
dans l’Aquifère du carbonifère de
Krechba se fait par l’intermédiaire des trois puits injecteurs ; Kb-501, Kb-502, Kb-503 (Voir le
chapitre III : CCS à In Salah Gas).
Le CO
2
entre dans le réservoir sous sa forme supercritique. En effet, vu les conditions de
température et de pression dans le réservoir, le site de In Salah est parmi les sites de stockage dans
le monde ou le CO
2
injecté se trouve à son état supercritique (Figure-1).


1-1 Evolution du panache de CO2 autour de Kb-502:
Pour notre cas, le CO
2
s’introduit dans la formation C10.2 par l’intermédiaire du puits
horizontal Kb-502, les bulles supercritiques du CO
2
sous le gradient de pression aux alentours du
puits poussent la saumure (l’eau salée) environnante par un comportement immiscible (sous
forme d’un Balayage, Drainage).
Rappelons que l’état supercritique est caractérisé par une grande densité (proche d’un
Figure 1 : état dans lequel se
trouve le CO
2
dans différents
sites de stockage mondiaux.
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liquide) et une très faible viscosité (proche d’un gaz), on peut donc imaginer le CO
2
supercritique
comme un gaz très dense (Voir chapitre IV : CO
2
Risk assessement).
Le rapport de mobilité entre la phase CO
2
et la phase saumure [(krc*w)/(krw*c)] est
important, c'est-à-dire que le CO
2
supercritique est plus mobile que l’eau qu’il déplace, le CO
2
étant
moins visqueux. On aura donc un phénomène de digitation (Viscous Fingering) (figure 2); le CO
2
au lieu de pousser la saumure il aura plutôt tendance à la contourner, l’interface CO
2
/saumure se
déstabilise, une déstabilisation hydraulique de l’interface se produit.



Ce phénomène est encore plus accentué par la mouillabilité de l’eau, cette dernière a
tendance à s’adhérer aux parois internes de la roche favorisant ainsi le déplacement rapide des
molécules du CO
2
à l’intérieur des pores. Par ailleurs l’hétérogénéité de la roche participe au
développement de ce phénomène.
Au fur que l’injection continue, le contacte CO
2
/saumure continue son avancée, mais une
partie du CO
2
reste coincé entre les grains, c’est le piégeage résiduel, l’un des mécanismes de
piégeage du CO
2
dans l’aquifère salin. Le reste du CO
2
continue sa migration en remontant vers la
roche couverture C10.3 qui se présente ainsi comme une barrière parfaitement étanche (Figure-3).
La roche couverture assure le principal mécanisme de piégeage de tout projet de stockage de
CO
2
, car en fait c’est ce même mécanisme de piégeage (piégeage structurel) qui a maintenu
l’huile et le gaz sous terre et pendant des millions d’années (pour plus de détails sur les quartes
mécanismes de piégeage du CO
2
dans l’aquifère, voir chapitre I : Aperçu théorique sur le CCS).





A cause de la différence
Figure 2 : à cause du rapport de mobilité très important, l’interface CO
2
/eau se déstabilise, le CO
2
déplace difficilement l’eau par un phénomène de digitation.
Figure 3 : L’extension du
CO2 (ou panache du CO2)
prend une forme conique
orientée vers le bas, car
en fait, à cause de la
différence de densité, le
CO
2
plus léger remonte
vers la roche couverture.
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de densité entre les deux phases, les bulles supercritiques du CO2 remontent vers le haut
(Buoyancy Effect) en déplaçant de ce fait des quantités d’eau vers le bas (par gravité). A cause de
l’injection, la pression autour du drain horizontal de Kb-502 augmente, et elle diminue donc en
s’éloignant, la Figure-4 représente la différence de densité entre l’eau de Krechba (de 175 000 ppm
de salinité) et le CO
2
injecté en fonction de la pression; cette différence s’accroit alors en
s’éloignant de Kb-502, le phénomène de flottabilité s’accentue et la migration vers la couche
couverture s’accélère.
Cette vitesse de migration vers le haut augmente du moment où la viscosité du CO
2
diminue
avec la chute de pression (Figure-5), c'est-à-dire que le rapport de mobilité augmente.



















T= 90 ºC
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Pressure (psi)
D
e
n
s
i
t
y

o
f

C
O
2

(
k
g
/
m
3
)
0.00
0.02
0.04
0.06
0.08
0.10
0.12
0.14
V
i
s
c
o
s
i
t
y

o
f

C
O
2

(
c
p
)
Density of CO2 at 90 C Density of CO2 at 60 C
Viscosity of CO2 at 90 C Viscosity of CO2 at 60 C
Density values of brine and CO2 at 90 C
0
0.2
0.4
0.6
0.8
1
1.2
500 1500 2500 3500 4500 5500
pressure, psi
d
e
n
s
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t
y
,

g
r
/
c
c
brine (175000ppm) CO2
Figure 4 : La densité de la saumure de Krechba et du CO
2
injecté en fonction de
la pression (à T=90°C).
Figure 5 : viscosité et densité de la saumure et du CO2 en fonction de la pression.
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Le CO
2
migre vers la couche couverture, en piégeant une partie de l’eau de l’aquifère
derrière le front, cette eau résiduelle provoquera par la suite la dissolution d’une quantité du CO
2
environnant.
1-2 Dissolution du CO2 :
Le CO
2
est partiellement soluble dans l’eau, sa solubilité diminue avec la diminution de
la pression au voisinage du puits (Selon la courbe présenté dans la Figure-6 ci-dessous), et
diminue avec l’augmentation de la température, de même la solubilité du CO
2
dépend de la
salinité de l’eau, elle diminue lorsque cette dernière augmente.












Pendant l’injection, la quantité du CO
2
dissoute est minime car la dissolution est un
processus long qui nécessite une stabilisation du contacte CO
2
/eau, or le font se déplace rapidement
et d’une manière instable (Digitation) défavorisant ainsi les phénomènes de dissolution.
Par contre l’eau piégée par le CO
2
est susceptible de provoquer la dissolution du CO
2
environnant, de même le CO
2
piégé derrière le front, dans la partie eau, peut être dissout par celui-
ci.
La plupart des gaz provoquent la diminution de la densité de l’eau une fois qu’ils sont
dissouts dans cette dernière, mais pour le CO
2
supercritique, au contraire, il provoque
l’augmentation de la densité de l’eau de 1-2%, malgré que cette augmentation est très faible, elle est
suffisante pour créer une instabilité de densité créant ainsi un mouvement convectif ; l’eau
contenant plus de CO
2
dissous descend vers le bas, celle qui contient moins de CO
2
dissout remonte
vers le haut, au fur que ce cycle continue, la dissolution du CO
2
se poursuivra. Il faut noter
cependant qu’en général l’eau de l’aquifère du Carbonifère présente une saturation de 2% du CO
2

dans les conditions du réservoir (Pg=2500psi, T=93°C).
CO2 solubility@90 C_salting-out effect
0
1
2
3
4
5
6
7
8
0 2000 4000 6000 8000
pressure, psi
l
b

C
O
2
/
1
0
0

l
b

w
a
t
e
r
pure water
20000 ppm brine
100000 ppm brine
175000 ppm brine
200000 ppm brine
Figure 6 : Solubilité du CO
2
dans des aquifères de différentes salinités en
fonction de la pression. (Courbe jaune : L’aquifère du Carbonifère de Krechba).
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Pour rappel, la dissolution du CO
2
constitue le troisième mécanisme de piégeage intervenant
lors d’un stockage géologique du CO
2
et participe en grande partie dans le piégeage à long terme du
CO
2
, (Voir Schéma-4 du Chapitre III : Projet de CCS à In Salah Gas)
1-3 Rappel sur les mécanismes de piégeage :
Pour un stockage a long terme (millier d’années), quatre mécanismes de piégeage
interviennent (Figure-7) :
a- Piégeage résiduel.
b- Piégeage structurel.
c- Piégeage de dissolution.
d- Piégeage de minéralisation.
Les trois premiers ont déjà été expliqués dans ce chapitre, ce sont ces trois phénomènes qui
intervient aujourd’hui dans la séquestration du CO
2
dans l’aquifère de Krechba (Figure-8).
Le quatrième mécanisme c’est le piégeage par minéralisation, en fait c’est la réaction
chimique du CO
2
dissout dans l’eau avec les minéraux de la roche pour former des carbonates (du
carbone à l‘état solide), ce mécanisme de piégeage n’intervient en fait qu’à partir de plusieurs
centaines voire milliers d’années de piégeage (pour plus de détails sur les mécanismes de piégeage
en aquifère salin, voir chapitre I : Aperçu théorique sur The Carbone Capture & Storage).











Aujourd’hui, on peut dire que le CO
2
existe dans l’aquifère de Krechba sous deux
formes (Etats):
Figure 7 : piégeage de dissolution, piégeage résiduel, piégeage de minéralisation.
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 1- CO
2
supercritique libre migrant vers la couche couverture.
 2- CO
2
dissout dans l’eau.
Le troisième état (CO
2
en réaction avec la matrice de la roche) n’existe pas encore vu que
l’injection n’a commencé qu’en 2004.













Figure 9 : Dans les premières années de l’injection, le CO2 migre vers la couche couverture pas l’effet de
la flottabilité, avec le temps ce CO2 se dissout dans l’eau de l’aquifère. Dans cette exemple, la
simulation de l’évolution du panache du CO2 dans l’aquifère de Sleipner (Norvège) montre que la
dissolution ne devient significative qu’à partir de 7000 ans.
Figure 8 : Les quatre
mécanismes de piégeage du
CO
2
dans l’aquifère salin de
Krechba, le «Mineral
Trapping» n’intervient qu’à
partir de quelques années
d’injection.
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2- La percée prématurée du CO2 au niveau du puits Kb-5 :
2-1 La présence des fractures à Krechba :
Pendant la phase d’exploration, le gisement de Krechba était considéré comme un anticlinale
à faible reliefs sans présence de failles significatives. Mais la présence d’un réseau de fissuration
était toujours envisageable, c’est pour cela qu’on a foré les puits horizontaux (Producteurs et
injecteurs) perpendiculairement à l’orientation de ces fissures de maniére à améliorer la productivité
et l’injectivité. Mais l’existence des fractures significatives dans le gisement Carbonifère de
Krechba n’était en aucun cas envisageable, la preuve, ce gisement a été choisi comme lieu de
stockage permanent du CO
2
parmi Sept autres gisements candidats pour ce but (Voir choix du
gisement de Krechba pour le stockage du CO
2
; Chapitre III : Projet de CCS à In Salah Gas).
Cependant pendant le forage des puits horizontaux d’injection en 2002, on a remarqué la
présence de certaines fractures confirmées par :
a) Les pertes de boue de forage :
On utilise les données des pertes de boue pendant le forage afin de mieux comprendre la
distribution des fractures naturelles présentes dans le gisement en question et pour définir
l’intervalle de l’ouverture de la fracture dominante. Au niveau du puits injecteur Kb-502, les
ouvertures maximales observées étaient autour de 1mm associées à la couche couverture
C20.1 sur-adjacente au réservoir d’injection C10.2.
b) Imagerie Logging (FMI) ; (Principe de mesure de résistivité) :

L’interprétation des Imageries Logging issus de Kb-14 et Kb-502 montre des fractures
verticales dans l’orientation NW-SE. L’estimation des ouvertures de ces fractures est dans
l’intervalle 10
-4
m à 10
-3
m (Cependant ces données peuvent être influencées par l’effet du Skin).
La Figure-B montre le résultat du FMI au niveau du puits Kb-502, montrant l’existence d’une
fracture, avec des pertes de boue à ce niveau.













Figure B
Figure B : Résultat de l’Imagerie Logging au niveau du puits Kb-502
pendant son forage, montre la présence d’une fracture avec perte de boue.
Présence d’une
fracture dans
le puits Kb-502
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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c) L’échantillonnage par carottes :
Un carottage est fait au niveau de 4 puits afin
d’estimer et d’évaluer le potentiel de conductivité
des fractures naturelles. Plusieurs fractures
cimentées partiellement (Voir Figure-C ci-contre)
ont été identifiées dans les carottes et ont été
analysées au laboratoire, ce qui a confirmé donc
leur conductivité. Cependant l’extrapolation de
l’état de conductivité vers les conditions de fond
requiert le modèle mécanique de la roche et des
données des Well Test.

d) Les données séismiques 3D :
La qualité des données de la séismique 3D
n’était pas suffisante au point de déceler des
fractures avec une telle ouverture dans le champ de
Krechba. Cependant ces résultats ont été repris et
améliorés et incorporés avec d’autres données, et
aussi les résultats de la séismique de 2009 ont suggéré l’existence des fractures dans la direction
NW-SE, aussi bien qu’une fractures probable est envisageable qui se trouve dans la direction
Kb-502 – Kb-5.
La prochaine étape de cette étude consiste à confirmer l’existence de cette fracture reliant
Kb-502 avec Kb-5 ainsi que son étendu, afin de pouvoir répondre à la percée rapide du CO
2
au
niveau de Kb-5.
2-2 Investigation sur la fracture Kb-502, Kb-5 :

Rappelons que la venue de CO2 au niveau de Kb-5 est confirmée de Kb-502 comme source
(Analyse du Traceur de CO
2
). L’injection dans ce dernier n’a commencé qu’en mi 2005. La fuite à
Kb-5 est observée après aout 2006, quelques mois seulement après le début de l’injection. La
pression d’injection du CO2 n’est pas envisageable comme origine de la fracturation de la roche,
mais on pense qu’elle aurait pu induire l’ouverture et le développement d’une fracture
préexistante.

Donc par la suite, on va répondre à deux points essentiels :

 1_ La confirmation de l’existence d’une fracture par :
o Simulation de CO
2
à Krechba entre Kb-502 et Kb-5.
o Interprétation des résultats d’History matching du modèle de simulation.
 2_ Décrire le développement et le comportement de cette fracture, par rapport à l’injection
du CO
2
, par interprétation de Well test (Tests d’injectivité).
Figure C
Figure C : Exemple d’une fracture présente
dans une carotte extraite d’un puits
producteur de Krechba.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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2-2-1 Présentation du Modèle de Simulation de CO
2
à Krechba:
La particularité de ce projet de stockage et de cette étude, est que le CO
2
est injecté dans
l’aquifère. Comme déjà expliqué en haut le mouvement de CO
2
par rapport à l’eau saline présente
certaines complexités, du fait qu’il ne s’agit pas d’un simple balayage de l’eau par le CO
2
à cause de
l’effet de digitation, et aussi une partie du CO
2
est dissoute dans l’eau, et une autre (plus petite)
réagit avec la roche pour former des minéraux carboniques ainsi qu’une autre partie reste piégé par
les pores (On parle alors du CO
2
résiduel).
L’équipe de la JV ont mis en place préalablement un modèle pour simuler la production du
gaz dans le champ de Krechba en tenant en compte de l’influence de l’injection du CO
2
, mais pas
pour le but de suivre son comportement tel le centre de suivie, mais plutôt pour prédire les percées
du CO
2
au niveau des puits producteurs du gaz. Car l’usine de traitement et la capacité de la capture
du CO
2
sont limitées, donc une percée de CO
2
(Recyclage du CO
2
) présente un risque pour la
production. Et d’autre part, la quantité de CO
2
à injecter dépend de la production totale des champs
de l’In Salah Gas, dont le pourcentage de CO
2
varie de 1 à 10%.
Le modèle de simulation utilise le Block-oil d’Eclipse E100. Le CO
2
est considéré comme
une simple phase gazeuse avec ces tables de saturation et ses perméabilités relatives.
Un modèle géomécanique est incorporé avec ce modèle. L’History matching se fait par
rapport aux données de réservoir qui sont:
 Les mesures de pression de tête qui sont converties vers des pressions de fond avec
Prosper.
 Les mesures des pressions de fond pendant l’été (Quand la production chute, et
l’injection diminue) qui seront incorporées directement dans les pressions converties par
Prosper.
 Les tests d’injectivité, L’analyse des Fall-off tests.
Ces dernières sont utilisées pour comparer les résultats du modèle et les calibrer, et pour
permettre l’introduction de nouvelles données plus actuelles. Les paramètres à calibrer sont les
transmissibilités, le volume des pores et les paramètres des indices de productivité des puits.
Au début la calibration se faisait pour les puits producteurs seulement, et par la suite les puits
injecteurs ont été calibrés séparément et introduit dans une boucle (Loop) séparé. Les conditions
limites ont été corrigées par la suite.
Afin de fournir un modèle plus cohérent pouvant décrire le comportement du CO
2
dans le
réservoir et tenant compte des trois phases présentes dans le Carbonifère d’injection ; CO
2
, Eau,
Gaz, il fallait corriger d’abord l’MBE (Material Balance Equation) et inclure alors des équations
plus complexes caractéristiques au CO
2
. Car sachant le, qu’il ne serait pas exacte de traiter le CO
2

tel un hydrocarbure (Un gaz) du fait qu’il n’a pas les mêmes propriétés physico-chimique. La
dissolution du CO
2
dans l’aquifère, qui dépend de sa salinité et de la pression du réservoir a été
simulé en utilisant le Keyword CO2SOL. Ces données sont introduites à Eclipse sous forme de
table, générées par des spécialistes de la JIP. L’incorporation de ces données dans le modèle de
simulation est compliquée, il a fallu développer donc un deuxième modèle de simulation
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Compositionnel E300. Dans ce dernier le comportement du CO
2
est mieux cohérer. C’est ce
modèle en question qui a été utilisé pour générer les simulations de cette étude présentés en bas.
Par contre le modèle ne tient pas en compte de l’influence de la température sur la densité
du CO2 et sur sa solubilité dans l’aquifère ni de la minéralisation du CO
2
.
A présent les efforts (Par la JV en collaboration avec la JIP) sont menés afin de développer un
modèle de simulation plus complet qui tient en compte en plus du réservoir et de ses propriétés, des
couches supérieures (Overburden). Cela permettra d’introduire en plus des données des puits et
des Well-Tests, les données géomécaniques et la déformation de surface issue de l’imagerie satellite
InSAR.
Jusqu’alors, la prédiction du futur par ce modèle de simulation suggère que :
 Après l’ouverture de la phase II du projet de In Salah Gas (Qui contient moins de CO
2

que dans les champs de la phase I, Krechba, Teg et Reg), il est prédit que les trois puits
injecteurs seront suffisant pour injecter 80% CO
2
total produit.
 La comparaison entre avec/sans injection observe un support de la production au niveau
d’un puits producteur Kb-14. Ce support de pression est de l’ordre de 10 bars au
maximum, pas assez pour parler économiquement du CO
2
-EGR dans le champ de
Krechba. Mais cela peut nous fournir par contre plus d’information sur une ultérieure
percée au niveau de ces puits.
2-2-2 La Simulation :
Dans cette étude, on a repris le modèle de simulation de la JV comme modèle de référence
et on a proposé de faire une prédiction sur le développement du panache de CO
2
à partir du puits
injecteurs Kb-502, en exécutant deux scénarios assez basiques, un en supposant que le réservoir a
les même caractéristique, la même perméabilité notamment, et un deuxième en supposant la
présence d’une fracture le long du chemin reliant Kb-502 et Kb-5. Avant de lancer la simulation,
qui est préalablement traitée par les experts de la JV et qui tient en compte du mouvement
diphasique entre le CO
2
et l’eau de l’aquifère salin dans le réservoir Carbonifère C10.2. On a donc
affecté une haute perméabilité (500 – 1000 et 2000mD) au groupe des Grids (Grid01) qui relient
les deux puits Kb-502, Kb-5.
Ci-dessous, on présente les résultats de ces deux simulations ; la première sans fracture, et
la deuxième avec fracture (de 1000mD dans ce cas).
2-2-2-1 Résultats de la Simulation sans fracture (Scénario n° 1):
Interprétation (Figure 10, 11) :
Le mouvement du CO2 autour de Kb-502 est plus ou moins homogène et son déplacement a
une vitesse modérée. On remarque qu’après 5 ans le CO2 n’arrive toujours à Kb-5. Cela nous
permet de dire avec certitude qu’il doit y’avoir un chemin préférentiel à haute perméabilité
reliant les deux puits Kb-502, Kb-5 (Voir Figure 10 et 11 ci-dessous).
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Figure 10
Figure 11
Figure 10 et 11 : Résultats de la simulation de la répartition du Gaz (CO2) dans le réservoir de
Krechba, en Janvier 2006 et en Janvier 2010. « Modèle sans fracture Kb-502, Kb-5 » (Scénario n° 1).
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2-2-2-2 Résultats de la Simulation avec fracture (Scénario n° 2) :


Figure 12
Figure 13
Figure 12,13 et 14 : Résultats de la simulation de la répartition du Gaz (CO2) dans le réservoir de
Krechba, en Javier 2005, Janvier 2006 et en Janvier 2011 respectivement. « Modèle avec fracture
Kb-502, Kb-5, Perméabilité de la fracture = 1000mD » (Scénario n° 2).
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Interprétation (Figure 12, 13 et 14) :
Lorsqu’on a affecté une grande perméabilité à l’ensemble des mailles Grid01 (Illustré sur
Figure-14 ci-dessus), on constate qu’après une année de l’injection, le CO
2
migre et arrive jusqu’au
alentour du puits Kb-5 (Voir Figure-12,13 et 14 ci-dessus).
D’après cette simulation assez simple on peut dire que la fracture est la seule explication
de l’arrivée rapide du CO
2
au puits Kb-5.
Cependant, et afin de mieux confirmer l’existence de cette fracture, on ne va pas se
contenter de ces résultats. Ci-dessous, on présente les résultats d’History Matching du modèle de
simulation du CO
2
dans le réservoir C10.2 avec les enregistrements réels de la pression en fonction
du temps ainsi que les débits d’injection. L’interprétation de ce graphe nous fournira beaucoup
d’informations précieuses.
2-2-3 L’History Matching du modèle Compositionnel E300 :
L’History Matching du modèle pour le puits injecteurs Kb-502 est fait par rapport (Comme
déjà expliqué) aux pressions de fond. Ci-dessous, pour l’intérêt de notre étude on a essayé de
calibrer le modèle en supposant l’existence et l’absence d’une fracture (Graphe-1) et par la suite
en supposant plusieurs valeurs de perméabilité à cette fracture (Graphe-2) afin de vérifier quelle
valeur donnera une plus grande Consistance au modèle Compositionnel de Simulation.
Figure 14
Grid01
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Interprétation :
On remarque que le modèle de simulation le plus consistant est celui où on a tenu compte de
l’existence d’une fracture interprétée dans le modèle par une haute perméabilité dans l’ensemble
des mailles Grid01, = 1000mD.
Par contre dans la Zone1 (Voir Graphe-1 ci-dessus) qui coïncide avec la fermeture du puits
injecteurs (Arrêt d’injection du CO
2
, Q=0 Mmscf/day) traduit par un déclin de pression de fond
jusqu'à la pression du réservoir qui avoisine les 2400 Psia au moment de la fermeture en 2007 (Pg
initiale= 2531,5 Psia, Voir Chapitre II : Présentation du projet de In Salah Gas), le modèle de
simulation ne coïncide pas avec le Fall-Off réel de la pression, cependant tous les modèles et les
plots coïncident entre eux.
On explique cela par l’influence de la température de fond sur le CO
2
injecté, qui dans le modèle
de simulation est homogène, le CO
2
est simulé avec la température du gisement. Parcontre la
conversion des pressions de tête vers les pressions de fond avec Prosper ne tient pas en compte de
l’effet de température du gisement. Donc la pression réelle, qui est à l’origine une pression de tête
sachant que le CO2 en surface est moins chaud (T=30 - 40°C), est inférieur que la pression simulé
qui tient en compte de la température de fond (T
f
=93°C) et puisque cela s’applique à tous les
scénarios exécutés en simulation, donc autour du puits injecteur, le Fall-Off de la pression se traduit
de la même façon (En période de fermeture) avec un décalage entre les pressions.
Conclusion :
Les données de la simulation et l’interprétation des résultats de l’History Matching
démontrent les points suivants :
1) La nécessité de la présence d’une fracture significative (Chemin à haute perméabilité) reliant
les deux puits Kb-502 et Kb-5.
2) Les caractéristiques de cette fracture que l’on peut tirer jusqu’alors sont : la perméabilité qui
avoisine les 1000mD.
3) L’extension de cette fracture : Cette fracture s’étend en moins entre les deux puits Kb-502 et
Kb-5, d’une distance de 1,4 Km environ.
On peut confirmer d’avantage la présence de cette fracture par d’autres moyens mis en
œuvre par la JV et la JIP afin de confirmer et déceler une fracture significative et sont les suivant :
 Les résultats de l’imagerie interférométrique InSAR, présentés dans le chapitre : CO
2

Monitoring. L’image de l’InSAR a montré une déformation de la surface entre Kb-502 et Kb-5
sous forme de deux lobes (Voir Figure-15.A ci-dessous), cela est traduit par les experts, et
après avoir eu la percée de Kb-5, par une présence certaine de fracture assez développée.
 de même les résultats de la séismique 2009 ont confirmés la présence de cette fracture (Voir
Figure 15.B ci-dessous).
 L’imagerie logging, et le Carottage dans le puits Kb-502 ont confirmés l’existence d’une
fracture, comme déjà expliqué en haut.
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Figure 15.B : Résultats de la Séismique 2009 montrent des reliefs dans la couche C20.1 sur
adjacente au Carbonifère d’injection. Ces reliefs sont expliqués par des fissures.
La fracture reliant les
puits Kb-502 , Kb-5
Figure 15.A : résultats de l’image satellite InSAR illustrant la déformation de la surface à Krechba.
Une grande élévation du sol
due a l’existence d’un chemin à
haute perméabilité qui facilite
le mouvement du CO
2
vers le
puits Kb-5.
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Maintenant après avoir démontré l’existence d’une fracture évidente qui s’étend entre Kb-502
et Kb-5 ayant une perméabilité de 1000mD, on veut savoir son comportement et l’influence de
l’injection du CO
2
sur cette fracture. Et essayer de répondre si cette fracture peut menacer
l’efficacité du CCS à Krechba.
2-3 Le Comportement de la fracture Kb-502, Kb-5 :
Afin de positionner cette fracture dans la globalité du projet de CCS à Krechba, il s’avère
être nécessaire de comprendre le comportement de celle-ci vis-à-vis de l’injection de CO
2
surtout
dans le puits Kb-502. Quelques observations donc ont eu lieu concernant ce point en question, on
essayera donc de rassembler ces observations et donner une interprétation cohérente qui vise la
fracture et son comportement.
La pression maximale de fracturation de la roche dans le puits Kb-502 est calculée et
égale à 4150 Psi. Durant la vie de ce puits, la pression d’injection n’a pas atteint cette pression,
donc la fracturation due à l’injection n’est pas envisageable (Voir Figure-16 ci-dessous). Par contre
on croit que la fracture est déjà existante avant le début de l’injection (Ce que l’imagerie logging
confirme d’ailleurs, voir plus haut) et que l’injection de CO
2
n’a pu provoquer que son ouverture et
son extension.













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280
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Well Head Pressure
Sand Face Pressure
MAP
MAPSM
Gas rate
Pression de fracturation
Figure 16 : Schéma de la variation de pression et du débit d’injection en fonction du temps.
L’exemple est pris pour un lapse de temps de 10mois, illustrant que la pression de
fracturation n’a pas été dépassée.
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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Maintenant on veut être sure que la fracture réagit avec l’injection du CO2 ? et si c’est le
cas il faut comprendre comment elle se développe et se comporte par rapport à l’injection du
CO2 ? Afin de réponde à ça on a mené l’investigation suivante :
2-3-1 Est-ce que la fracture réagit avec l’injection du CO
2
?

Si on reprend les résultats de l’History Matching du modèle de simulation on remarque
l’impossibilité de faire converger la pression simulée vers les pressions de fond (BHP) réelles
durant toute la vie de l’injection (2005 à 2011) sans passer par un changement des caractéristiques
du réservoir. En effet dans la Figure-17 ci-dessous, le modèle ne converge pas dans la première
période (Début de l’injection) (Zone 2). Du fait si on essaye de le faire converger dans cette
périodes (2005 et 2009) le modèle ne converge pas dans les autres périodes (Zone 3).
Cette impossibilité de rendre le modèle consistant pendant toute la vie de l’injection s’explique
par le fait que les paramètres du réservoir se modifient au cours de l’injection. Cela peut être traduit
par l’existence de deux régimes d’injection ; Un au début de l’injection (2005, 2009) (Zone 2) et
l’autre après quelques mois d’injection (Zone 3), voir Figure 17 ci-dessous.
Cette modification concerne la fracture reliant les deux puits Kb-502, Kb-5, dont les paramètres
(Son comportement) évoluent au cours de l’injection ; c-à-d cette fracture s’ouvre et se referme.
On peut déduire ce point par le fait qu’en début d’injection, les données acquises du puits et leurs
analyses, montrent que la fracture reliant les deux puits a les même propriétés du réservoir c-à-d elle
est fermée; l’analyse des tests de pression a montré que la matrice est plus ou moins homogène
autour du puits. Les mêmes résultats ont été acquis après la reprise de l’injection en 2009 (Après
abandon final du puits Kb-5) après 2 années d’arrêt. Ce qui implique que la fracture réagit bel et
bien avec l’injection de CO
2
, la suite sera dédié donc à étudier Comment se comporte elle ?
2-3-2 Le Comportement de la fracture par rapport à l’injection :

2-3-2-1 Interprétation des courbes de performance d’injectivité et des indices
d’injectivité :

Les Figures-18,19 et 20 ci-dessous (A la fin de cette l’investigation), représentent les
résultats des testes d’injectivité dans plusieurs laps de la durée de vie de l’injection du puits Kb-502.
Au début de l’injection (Période 1) avec des pressions modérées <160 bars (Figure-18, courbe
rouge), on peut remarquer que la courbe de pression prend une pente maximale, correspondant à un
indice d’injectivité faible (Rappelons que l’indice d’injectivité IJ = Q/P [Mmscf/day*bar]). On
remarque aussi que les pressions tendent à augmenter au fur et à mesure qu’on injecte traduisant par
un Build-up de pression aux alentours du puits.
Cette période (Période 1) caractérise un régime d’injection initial qui tend à prendre une
nouvelle valeur juste après une période d’injection avec une pression > 160 bars. Après cette
période on remarque que les débits d’injection changent (Augmente) (Figure-19, courbe bleue,
pendant la Période 2) alors que la pression reste la même. Cela ne peut s’expliquer en fait que par
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une dissipation de la pression aux alentours du puits, conforme à l’amélioration des caractéristiques
du réservoir, ce qui améliore l’indice d’injectivité.
On explique cela par : Les pressions initiales d’injection > 160 bars ont causé l’ouverture
de la fracture qui s’ouvre d’avantage au fur et à mesure qu’on continue d’injecter. Le débit
prend des valeurs plus importantes, cependant la pression reste constante, cela est dû au fait
que l’excès de pression du à l’augmentation du débit provoque l’ouverture de la fracture (Les
débits qui augmentent participe à l’ouverture de la fracture au lieu d’augmenter la pression autour
du puits). Avec cette fracture en stade d’ouverture, la capacité d’injection augmente, donc
l’indice d’injectivité augmente.
Pendant la Période 3 (Courbe verte) (Voir Figure-20 ci-dessous) et après 4 mois d’injection de
CO
2
, on remarque une amélioration remarquable de l’indice d’injectivité, la courbe prend une
pente plus petite et se stabilise ainsi. On peut expliquer cela par une maximisation de l’indice
d’injectivité, du fait que la courbe garde une même forme pour une longue période, 5 mois. A cette
période les caractéristiques du réservoir ne s’améliorent plus, c’est pour cela qu’on peut
observer une augmentation de pression par rapport à la courbe précédente (Période 2).
On explique cela par : A ce stade, et pendant la Période 3, la fracture se trouve à son
maximum d’ouverture, cela explique le fait qu’on ne note plus d’amélioration dans l’indice
d’injectivité. Donc l’injection provoque un Build-up de pression.
La Période 4 correspond à une injection avec un débit inférieur à 20Mmscf/d pour une période
d’injection qui dépasse les 5 mois. Après que l’on a fermé le puits pour 2 jours et demi. On
remarque que les valeurs des pressions augmentent à nouveau après cette petite fermeture et l’indice
d’injectivité diminue à nouveau.
La Période 5 retrouve la même forme que la Période 1. L’indice d’injectivité diminue, et les
pressions sont à nouveau élevées, correspondant à un Build-up de pression autour du puits
injecteurs. L’analyse de ces testes montre comme déjà explicité en haut, qu’en début d’injection et
après une fermeture de puits et une reprise d’injection, les paramètres de la matrice sont homogènes
aux alentours du puits.
Cela en effet, s’explique logiquement, par le fait que la fracture est fermée au début de
l’injection et qu’elle se referme après un arrêt d’injection. Et ce n’est qu’à partir d’un certain
débit (et Pression) qu’elle commence à s’ouvrir progressivement. Ce débit est estimé à plus de
20Mmscf/d.
En 2009, après une longue période de fermeture du puits, 2 ans; à cause de la fuite au niveau
du puits Kb-5 (Déjà discuté plus haut dans le chapitre précédant : Synthèse sur la première percée
du CO
2
au niveau du puits Kb-5), et quand l’injection du CO
2
est reprise, on remarque que la
courbe de pression P(Q) prend la même pente que la courbe de la Période 1, avec un écart(Ecart 1)
entre les pressions des deux périodes (Voir Figure-21 ci-dessous).
Le fait que l’indice d’injectivité est le même entre les deux périodes (Correspondant aux débuts
d’injection) confirme ce qu’on a déjà expliqué plus haut, que la fracture se ferme après un arrêt
d’injection aussi long. On explique cependant l’écart 1 par le fait qu’en 2009 le fluide dominant
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dans le réservoir et au voisinage du puits injecteur Kb-502 est le CO
2
qui est compressible, donc
les pressions de tête sont moins importantes du fait de la compressibilité de ce fluide face à
l’injection. Le CO
2
, après une si longue stabilisation du réservoir correspondante à l’arrêt
d’injection, et à cause de la chute de pression due à cet arrêt qui tend à libérer le CO
2
dissout dans
l’aquifère et par phénomène de flottabilité, migre vers le Caprock et donc aux alentours du puits.
Par contre dans la Période 1, le fluide dans le réservoir est l’eau de l’aquifère (Incompressible).
2-3-2-2 Interprétation des Courbes P(t), Q(t) :

La Figure-22 ci-dessous représente les résultats de l’History Matching final du modèle
compositionnel avec les pressions de fond réelles du puits Kb-502. Après avoir inclut dans le
modèle, les deux régimes d’injections, le premier avec une fracture fermée (Zone 4), et un
deuxième avec cette fracture ouverte (Zone 5), ce qui a donné des résultats plus adéquats et plus
conformes à la réalité. C’est ainsi que le modèle compositionnel désormais est consistant. On
remarque cependant que dans la Zone 4, vers la fin, la pression tend à augmenter par rapport à la
pression réelle, cela se traduit par le faite qu’à ce niveau là, la fracture commence à s’ouvrir, alors
que le modèle de simulation ne tient pas en compte de cette phase de transition. Par contre dans la
Zone 5, le modèle devient à nouveau consistant lorsque l’ouverture de la fracture est finalement
introduite.
L’interprétation et l’analyse de l’évolution de la pression de fond en fonction du temps, nous
permet de mieux argumenter le comportement de la fracture décrit plus haut. La Figure-22 est
reprise dans la Figure-23 pour mieux expliciter la réponse de la pression de fond associée au
comportement de la fracture au fur et à mesure de l’injection du CO
2
. Dans la Figure-23, les
périodes d’injection de 2005 à 2007 et 2007 à 2009 sont divisées sous plusieurs laps de temps Pi, on
présente la signification de ces différents laps de temps et leurs interprétations comme suit:
 P1 : Début de l’injection : La pression tend à augmenter autour du puits se traduisant par un
Build-up de Pression provoqué par l’injection. Dans cette période la fracture est fermée,
ayant les mêmes propriétés pétro-physique que la matrice.
 P2 : L’ouverture de la fracture : La pression reste constante pour une période considérable
malgré que l’on injecte avec des débits importants (Q>35Mmscf/d). En effet cette
dissipation de pression se traduit par l’ouverture de la fracture qui améliore l’indice
d’injectivité, l’injection n’a pas provoqué un Build-up mais l’ouverture de la fracture.
 P3 : Fracture partiellement ouverte : On constate une élévation de pression malgré qu’on
injecte toujours avec un débit important (Q
3
= 35Mmscf/d), mais juste avant on a fermé le
puits pour une petite période (2jours). Cela se traduit par le faite que la fracture s’est
refermée partiellement pendant la fermeture du puits, donc la réinjection avec un débit
important (Q
3
)

provoque d’abord un Build-up de pression autour du puits. L’injection de
CO2 provoque l’augmentation de la pression.
 P4 : Ré-ouverture de la fracture : On remarque que la pression est constante à nouveau,
donc la fracture s’ouvre d’avantage (Par le même phénomène expliqué en P2).
 P5 : Chute de pression : On remarque que la pression chute autour de puits ; c’est tout à
fait normal du fait que le débit d’injection diminue, cependant, cela n’implique pas la
fermeture immédiate de la fracture. Parcontre l’injection avec un débit avoisinant les
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20Mmscf/d pour une période considérable (Correspondant à la Période 4, Figure 21) après
un arrêt d’injection de 2 jours et demi, la pression continue à chuter légèrement ; cela
s’explique par le faite que la fracture est entrain de se refermée légèrement à nouveau.
 P6 : Dans cette période on remarque une augmentation de pression lié à l’injection avec
un débit plus grand ; Build-up de pression. La suite peut être interprétée d’une façon
analogue comme on vient d’expliquer ici.
 P7 : Après un arrêt d’injection de 2ans, la fracture se referme à nouveau (Complètement),
quand l’injection est reprise en 2009 on remarque les mêmes phénomènes discutés en P1,
sauf qu’il existe une différence entre les pressions ; les pressions de fond en 2009 sont
moins importantes que celles en 2005 malgré que c’est le cas contraire pours les débits
d’injection (En 2009 on injecte avec des débits plus importants) : Cela, comme on a déjà
expliqué plus haut, se traduit par la présence du CO2 comme un fluide dominant (A la
place de l’eau) dans le réservoir en 2009. CO2 étant un fluide compressible.

Conclusion :
Ce qu’on peut conclure de cette interprétation concernant le Comportement de la fracture
par rapport à l’injection du CO
2
à Krechba est que :
 La fracture reliant les deux puits Kb-502, Kb-5, est initialement inactive (Fermée). Au
début de l’injection, on note un Build-up de pression autour du puits, expliqué par la
pressurisation du réservoir à cause de l’injection du CO
2
. Elle s’ouvre à une certaine
pression (Un certain débit d’injection). Son ouverture se fait d’une façon progressive se
traduisant par une stabilisation de la pression de fond (En effet la dissipation de la
pression est à l’origine de cette ouverture).

 Une diminution du débit d’injection ou l’arrêt d’injection n’impliquent pas la
fermeture immédiate de la fracture. Ce n’est qu’avec des débits inférieurs à
20Mmscf/d que la fracture commence à se refermer progressivement se traduisant par
une augmentation légère de la pression de fond.









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Figure 17 : Schéma illustrant l’History Matching du modèle de simulation avec la variation de
pression de fond. On remarque bien que le modèle n’est pas consistant en début de l’injection –Zone
2- alors qu’il l’est dans la Zone 3. Cela prouve l’existence de deux régimes d’injection.
Zone 2
Zone 3
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Figure 18 : Schéma illustrant le plot de la pression de tête WHP en fonction du débit d’injection. Le
plot en rouge représente la période du début de l’injection, Avant 28/11/2005 « Période 1 ».
L’interprétation montre que l’indice d’injectivité est petit, IJ = Q/P [Mmscf/day*bar] et que la
pression tend à augmenter au fur de l’injection. Build-Up de pression autour du puits.
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Figure 19 : Schéma illustrant WHP(Q). Le plot en bleu représente la période après quelque temps
d’injection, Après 28/11/2005 « Période 2). L’interprétation montre que l’indice d’injectivité prend
toute une nouvelle forme et devient plus grand. Début de l’ouverture de la fracture.
La première période
d’injection majeure
avec une pression
supérieure à 160 Bar.

Un changement remarquable
de l’indice d’injectivité.
Le débit change alors que la
pression reste constante.

KB502 WHPs vs Rate Plot
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Post - 16/03/2006 23:00
Post - 05/08/2006 23:00
Post - 24/01/2007 23:00
Figure 20 : Schéma illustrant les plots WHP(Q) pendant la période 2005 à 2007.
Le plot vert : correspond à la période Après 16/03/2006 «Période 3», l’indice d’injectivité augmente
d’avantage. Ouverture maximale de la fracture.
Le plot jaune : Injection avec un débit inférieur à 20Mmscf/d pour 5 mois et demi «Période 4» (après
05/08/2006, Cette période est précédée par une fermeture du puits pendant 2 jours et demi. Re-
fermeture progressive de la fracture.
Le plot rose : «Période 5» ; Après 24/01/2007 : La courbe reprend la forme de l’injection de la
Période 1. La fracture est partiellement fermée.
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Post - 28/11/2005 08:00
Post - 16/03/2006 23:00
Post - 05/08/2006 23:00
Post - 24/01/2007 23:00
Post - Long Shut-in
Post - Long Shut-in 19/11/09
Post - Long Shut-in 29/11/09
Figure 21 : Schéma illustrant les plots WHP(Q) pendant la période 2005 à 2009.
Pendant la reprise d’injection en 2009 « Période 6 », après 2 ans de fermeture du puits, la courbe
prend la forme de la Période 1. L’écart 1 entre les deux courbes correspond à la différence du fluide qui
se trouve dans le réservoir, au voisinage du puits injecteurs, étant l’eau de l’aquifère dans la Période 1
(Fluide incompressible) et le CO
2
dans la Période 6 (Fluide compressible).
Période 6 : reprise
d’injection après une longue
fermeture de 2 ans.
Ecart 1
Krechba - KB502 History matching
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WBHPH KB502
Rate KB502
Figure 22 : Schéma illustrant l’History Matching final du modèle compositionnel avec le plot des
pressions de fond mesurées en fonction du temps, depuis début d’injection 2005 jusqu’à 2010.

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Zone 5
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BHP mesurée BHP simulée
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2-4 Etat d’intégrité du Caprock et Position de la fracture Kb-502, Kb-5 sur
l’efficacité du stockage du CO2 à Krechba:

Des recherches menées par des experts pour simuler cette fracture et rendre le modèle
consistant, et conforme aux résultats trouvés par l’imagerie satellite InSAR, montrent qu’il est
impossible d’avoir les deux lobes de diffusion du CO
2
dans le réservoir avec une fracture seulement
le long du Carbonifère C10.2 ayant une épaisseur de 20 à 25m seulement. Seule l’extension de cette
fracture de 100 à 200m vers le Caprock qui peut donner ces résultats.

Cependant, les résultats du Monitoring sur l’aquifère intercalaire continentale mené
principalement le long du parcours Kb-502, Kb-5, ne montre aucune trace de CO
2
(D’après la
présentation des résultats de l’échantillonnage de l’aquifère au sein de l’ISG, en Avril 2012). Cela
dit que la fracture ne s’étend pas sur toute le Caprock qui est de 950m.

La fracture existante entres les deux puits, est considérée comme un point positive sous la
perspective de l’amélioration de l’indice d’injectivité, donc de la capacité d’injection. Cependant il
faut définir si cette fracture peut remettre en question la sureté et l’Efficacité du Stockage
géologique du CO
2
à Krechba ?

Krechba - KB502 History matching
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WBHP KB502
WBHPH KB502
Rate KB502
Figure 23 : Schéma illustrant le plot des pressions de fond mesurées en fonction du temps, depuis
début d’injection 2005 jusqu’à 2010. On veut étudier le comportement de la fracture par
l’interprétation de la réponse de pression de fond à l’injection de CO
2
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BHP mesurée
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BHP simulée
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CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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Car rappelons-le ; la défaillance de l’étanchéité du Caprock remet en question l’efficacité du
Stockage géologique du CO2 à Krechba. Cette défaillance peut être à l’origine d’une éventuelle
fuite vers la surface, donc danger d’asphyxie, ou vers l’aquifère intercalaire continentale, danger de
contamination des eaux potables. (Voir Chapitre IV : CO2 Risk Assessement)

Afin de répondre à ça, les efforts de la JV en collaboration avec la JIP sont menés afin
d’intégrer les propriétés géomécaniques du Caprock et des couches supérieurs (Overburden). Cette
incorporation qui est à notre jour en cours, pourra porter la réponse à cette question, et permettra de
faire des prédictions quant au développement des fractures le long de la couche couverture.

D’autre part, le programme du monitoring s’est adapté selon ses nouvelles données, pour
fournir une plus grande efficacité. De ce fait, on a accentué la surveillance de l’aquifère d’eau
potable par échantillonnage et analyse au laboratoire, par l’intermédiaire des puits aquifère Kb-601
à 605. (Voir Chapitre V : CO2 Monitoring). Une nouvelle méthode de Monitoring est mise en
place pour surveiller le CO2 en surface, il s’agit d’implémenter des traceurs de gaz à 20cm sous sol
et couvrir une grande surface, et par la suite les analyser au laboratoire afin de vérifier l’existence
du CO2, il s’agit du Soil Mapping.




























CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

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3- Conclusion :

1) A Krechba, le CO2 se trouve dans le gisement sous deux formes :
1. Supercritique, libre et piégé par le Caprock.
2. Dissout dans l’eau de l’aquifère salin.

2) La séquestration à Krechba est assurée en grande partie par l’étanchéité du Caprock. Du fait
que le mode de piégeage le plus dominant jusqu’alors est le Piégeage Structural.

3) La longue fermeture du puits d’injection permet une stabilisation du front CO2/eau, ce qui
permettra une meilleure dissolution de ceci dans l’eau, ce qui est favorable quant à
l’Efficacité du Stockage du CO2 à Krechba.

4) Le mouvement du CO2 dans le réservoir se fait au voisinage du Caprock sous une forme
supercritique, c’est sous cette forme qu’il est arrivé jusqu’au puits Kb-5.

5) La fuite au niveau du puits Kb-5 en mi 2007 est due à l’existence d’une fracture qui s’étend
entre le puits Kb-502, et Kb-5.

6) L’injection du CO2 pilote le comportement de cette fracture, en effet : La fracture se trouve
fermée avant injection ou après un long arrêt d’injection. Les débits supérieurs à 20Mmscf/d
provoquent son ouverture, et elle continue à s’ouvrir au fur de l’injection jusqu'à ce qu’elle
atteint un maximum d’ouverture. A ce stade il faut éviter d’injecter avec des débits trop
élevés afin d’éviter la création d’autres fractures ou le développement de celle-ci vers à
travers le Caprock.

7) La fracture dont l’existence est prouvée entre les deux puits Kb-502, Kb-5 et qui est à
l’origine de la percée rapide au niveau du puits Kb-5, peut être en fait plusieurs fractures.
Dans cette étude on s’est contenté de définir une seule fracture développée ayant une
perméabilité de 1000mD. Cependant même si on parle de plusieurs fractures reliant les deux
puits, elles réagissent de la même façon par rapport à l’injection du CO2, comme déjà
expliqué en haut pour le cas d’une seule fracture. La seule différence, c’est que la réouverture
de la fracture décrite plus haut dans le cas d’une augmentation de pression due à l’injection,
peut être en fait l’ouverture d’une autre fracture, et vise-vers-ça.

8) La présence de cette fracture ne remet pas en question l’efficacité du Stockage de CO2 à
Krechba, du fait que le Monitoring n’a montré aucunes traces de CO2 ni dans la surface ni
dans l’aquifère Albien.

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9) La fuite à Kb-5 nous a donné un point de calibrage précieux pour le modèle de simulation
afin d’avoir des prédictions futures décrivant le comportement et la migration du CO
2
dans le
réservoir.

10) Jusqu’alors le Caprock du Carbonifère de Krechba s’avère être bien étanche et ne remet pas
en question l’efficacité du stockage de CO2 à In Salah Gas.

11) On décide cependant de suspendre l’injection en mi 2011. La JV attend l’élaboration du
modèle de simulation qui tient en compte des propriétés géomécaniques des couches
supérieures, « Overburden » afin de prouver la sécurisation du projet et que le Caprock peut
assurer le piégeage du CO2 à long terme (But principale de tout projet CCS).


4- Recommandation :

1) Il faut éviter de provoquer l’extension de la fracture, en évitant d’injecter avec des débits trop
élevés. On propose cependant l’injection intermittente. C.à.d on injecte pour une période puis
on ferme le puits pour un moment (Ce mode est parfait pour permettre au CO
2
injecté de se
stabiliser avec l’eau de l’aquifère, ce qui permet la dissolution de celui-ci dans ce dernier).
Cela permettra à la fracture de se refermer et peut faire éviter son extension verticale à travers
le Caprock. Mais l’ouverture et la fermeture brusques de cette fracture peut rendre la roche
couverture plus fragile, ce qui peut donner naissance à d’autre fissuration et fractures pouvant
s’étendre dans le Carbonifère.

2) Par contre il est plus sure d’injecter avec des débits inférieurs à 20Mmscf/d dans le puits Kb-
502. Cela pour épargner l’ouverture de la fracture, mais on risque d’avoir un indice
d’injectivité insuffisant pour injecter la totalité du CO
2
produit dans ce puits en question, en
sachant qu’il présente plus de 50% de l’injection du CO
2
à In Salah Gas. Par contre, pendant
la période estivale, quand la demande du gaz diminue, donc la production du CO
2
diminue, on
peut se permettre d’injecter avec des débits bas, donc la fracture se ferme à nouveau pendant
cette période.

3) Le drain horizontal de Kb-502 étant 1800m. Les tests Fall-off ne sont pas significatifs car on
ne peut savoir la hauteur utile (Où l’injection se procure). On recommande de descendre des
PLT. La connaissance de la hauteur utile de l’injection nous sera précieuse, elle pourra nous
donner des informations sur le régime d’injection, et les pressions d’injection.

4) Il faut prendre en considération la nécessité de forer de nouveaux puits injecteurs de CO
2
.
Cela fera diminuer la charge sur le puits Kb-502, on pourra donc se permettre d’injecter avec
des débits modérés et éviter tout risque du développement de la fracture le long du Caprock.


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Conclusions Générales :
 La technologie du Carbone Capture & Storage s’inscrit aujourd’hui parmi les solutions les plus
prometteuses pour lutter contre le réchauffement climatique, une technologie encore au stade
de développement qui bénéfice de peu de retour d’expérience et dont la faisabilité et l’efficacité
reste encore à prouver.

 La technologie CCS s’inspire des techniques d’exploitation pétrolière et se construit autour du
savoir faire de l’industrie du pétrole et du gaz, en fait le CCS c’est la réaction des compagnies
pétrolières face aux enjeux climatiques actuel, ces acteurs industriels soutenus par de nombreux
gouvernements trouvent dans cette nouvelle technique une solution environnementale
innovante qui complète l’image globale de la compagnie grâce donc à l’introduction de la
nouvelle filière CCS en parallèle avec les activités d’exploitation énergiques.

 Les compagnies pétrolières investissent de plus en plus pour le développement et le
déploiement de la technologie CCS à une échelle mondiale, En fait, cela se manifeste aussi par
une course vers une meilleure maitrise technique.

 Le Projet de In Salah Gas est le premier projet CCS en Onshore, c’est un grand projet de
démonstration qui a prouvé l’efficacité de stocker 3,7M tonnes de CO
2
dans le Carbonifère de
Krechba, en évitant ainsi pendant 7 ans la pollution de l’atmosphère avec du CO
2
(GES).

 Le choix d’injecter du CO
2
dans un aquifère comme celui de Krechba a pour but de faire
dissoudre ce CO
2
dans l’eau de l’aquifère, cette dissolution est l’un des mécanismes clé
améliorant l’efficacité de stockage du CO
2
dans le Carbonifère de Krechba. Cependant, le
principal mécanisme de piégeage qui assure la séquestration du CO
2
dans ce site reste le
piégeage structurel par la roche couverture du C 10.3, des études bibliographiques ont montré
qu’avec le temps, et à après arrêt d’injection, c’est la dissolution qui s’accentue et devient le
mode de piégeage dominant.

 A la fin, il s’est avéré que l’aquifère de Krechba n’est pas le meilleure choix pour y séquestrer
du CO2, ce site présente de nombreux inconvénients :

_ Un gisement naturellement fracturé : ces fracture peuvent certes présenter un avantage
d’un point de vue où elles peuvent améliorer l’injectivité, mais elles procurent un caractère
imprévisible à l’évolution du panache du CO
2
qui peut s’étendre ainsi vers des endroits
imprévus (exemple de la percée prématuré à Kb-5).

_ La présence d’un certain nombre d’anciens puits connus pour leurs mauvais états
d’intégrité, ces puits peuvent se révéler être de dangereux points faibles au niveau de la couche
couverture menaçant l’efficacité du stockage à Krechba.

_ Une formation compacte (Tight Formation), faible porosité, faible perméabilité ; cela
peut soumettre la formation à d’importantes contraintes lors de la phase d’injection causant
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ainsi d’éventuelles fissurations.

_ Un aquifère à salinité élevée : les phénomènes de dissolution dépendent de la salinité,
celle-ci défavorise en effet la solubilité du CO
2
dans l’eau en réduisant donc l’efficacité de son
piégeage.

_C’est un gisement en cours de production : la déplétion naturel du gisement de gaz
surmontant l’aquifère aura comme conséquence la réduction de la solubilité du CO
2
, cette
dernière est d’autant plus favorisée que la pression est importante.

 Par contre, la production simultanée (on produit en même temps qu’on injecte) dispose de
quelques avantages; on peut noter que la récupération du gaz libère de l’espace dans le
réservoir, améliorant ainsi sa capacité de stocker du CO
2
.

 La fuite de CO
2
au niveau de Kb-5 en 2007, est en grande partie due au mauvais état de la
complétion de cet ancien puits soumis à des conditions corrosives depuis son forage, l’injection
du CO
2
par la JV n’avait pas donc une notable contribution dans cet incident.

 Cela dit, cette dernière conclusion n’exclut en rien la responsabilité de la JV de cette fuite, car
d’un autre coté, il était possible d’injecter du CO
2
à Krechba sans risque de fuite en surface à
travers Kb-5 (et tout les autres puits abandonnés), cela aurait été possible en lançant dés le
départ un vaste programme de réévaluation de l’état d’intégrité de tout les puits, avec le but
de détecter les points faible au niveau de chaque puits, les mettre en évidence, puis les
corriger.

 Le programme du Monitoring de la JIP a échoué à détecter la fuite de Kb-5. La fuite est
survenue entre les deux inspections Aout 2006 et Juillet 2007. C’est une période suffisamment
longue pour avoir des conséquences irréversible. Cette fuite en question, avait comme allier la
chance, du fait qu’une patrouille de militaire passante, a découvert cette fuite (Auditive).

 La fuite de Kb-5 avait par contre apporté d’importants retombés d’expériences non seulement
pour le programme de surveillance de la JIP, mais ça a servit aussi à mieux calibrer le modèle
de simulation de la JV, cette fuite s’est avérée être une percée prématuré en fournissant un
précieux History Matching indispensable pour mieux comprendre le réservoir.

 La filière introduite dans l’élaboration des programmes de monitoring et les exécutions des
plans de travail au sein de l’ISG : CO
2
Risk Assessement, s’avère être d’une valeur
incontestable. Cette filière a pour but de minimiser les dangers que peut occasionner le projet
de CCS à Krechba, que ça soit envers l’environnement ou envers l’homme, on peut apprendre
de ces notions et ces principes, qui à l’origine sont assez basiques, comment gérer et contrôler
tout projet individuel ou collectif, Privé ou public.

 Le projet du CCS à In Salah Gas est le premier projet OnShore dans le monde. Le retour
d’expérience de 7 ans d’injection et de 8 ans de stockage sera d’une grande valeur à une échelle
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mondiale pour tout nouveau projet de CCS en OnShore. Les méthodes du Monitoring et même
les technologies consacrés pour ce but ont beaucoup bénéficié de l’expérience de CCS à In
Salah Gas. Désormais le Programme de Monitoring couvre tous les dangers liés à une fuite de
CO
2
déjà définie par Risk Assessement (Voir chapitre IV : CO2 Risk Assessement (Analyse
des risques).

 L’arrivée rapide du CO
2
au niveau du puits Kb-5, est due en faite à une fracture s’étendant le
long de la distance Kb-502, Kb-5. Cette fracture déjà existante avant le début de l’injection
mais qui s’est développée au fur de l’injection du CO
2
par le puits Kb-502.

 Cette fracture peut suggérer que d’autres fractures peuvent exister en alentours des deux autres
puits (Kb-501, Kb-503), aujourd’hui, aucun indice est apparu prouvant leurs existences (aucune
fuite jusqu’à nos jours).il est nécessaire donc d’éviter de sur-presser la formation au niveau de
ces deux puits par peur de provoquer des fissurations (c’est ce qui s’est passer entre 2007 et
2009, au moment où le Kb-502 était en arrêt temporaire, les deux autre puits injecteurs recevait
une surcharge d’injection pour tenter de compenser l’arrêt de Kb-502).

 L’injection du CO
2
pilote le comportement de cette fracture, en effet : La fracture se trouve
fermée avant l’injection ou après un long arrêt d’injection. Les débits supérieurs à 20Mmscf/d
provoquent son ouverture, et elle continue à s’ouvrir au fur de l’injection jusqu'à ce qu’elle
atteint un maximum d’ouverture.

 L’arrivée rapide du CO
2
au niveau de Kb-5, et l’existence de la fracture entre le puits injecteurs
et Kb-5, a permis le calibrage des modèles de simulations et a apporté un savoir faire plus
avancé en terme d’interprétation de la Séismique 3D et en terme d’imagerie satellite InSAR.

 La présence de cette fracture ne remet pas en question l’efficacité du Stockage de CO
2
à
Krechba, du fait que le Monitoring n’a montré aucunes traces de CO
2
ni dans la surface ni dans
l’aquifère Albien.

 Jusqu’alors le Caprock du Carbonifère de Krechba s’avère être bien étanche et ne remet pas en
question l’efficacité du stockage de CO
2
à In Salah Gas.

 La sécurisation du stockage du CO
2
est menacée par deux paramètres ; la présence d’ancien
puits, et la rupture de la roche couverture. A Krechba, à part l’incident de Kb-5, aucune autre
fuite n’a été détectée par le programme de monitoring, et la roche couverture ne présente
apparemment aucune fracture significative.

 On décide cependant de suspendre l’injection en mi 2011. La JV attend l’élaboration du modèle
de simulation qui tient en compte des propriétés géomécaniques des couches
supérieures, «Overburden» afin de prouver la sécurisation du projet et que le Caprock peut
assurer le piégeage du CO
2
à long terme.

 Le projet du CCS prouve son efficacité parmi les grandes solutions qui ont pour but de réduire
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le taux des émissions des GES. Il est cependant toujours en stade de développement et de
critique. Il nécessite l’élaboration et la contribution de plusieurs discipline et spécialités
scientifiques.
Recommandations générales :
1- Concernant la fuite de Kb-5 :

1) Pour tous projets CCS, les anciens puits peuvent se comporter comme des conduites à
haute perméabilité, de ce fait, on recommande de les mettre l’objet d’une analyse
s’inscrivant dans le contexte d’une étude globale de « Risk Assessement ».

2) Pour le site de Krechba, on croit qu’il est nécessaire de mener un large programme de
réévaluation de l’état de la complétion de tout les puits en général, et des anciens puits
en particulier, pour prévenir dés aujourd’hui tous risques ultérieurs d’une fuite de CO
2

en surface.

3) Il existent des outils spécialisés dans l’évaluation de l’état de la complétion «Well
Integrity Measurement Tools », ces outils peuvent se révéler être très intéressant à
utiliser dans ce programme de réévaluation pour mieux déceler d’éventuels manques
d’étanchéité au niveau des anciens puits, des puits producteurs, et surtout les puits
injecteurs.

4) Ce programme de réévaluation devra comprendre aussi des opérations de reprise des
puits en cas où ces derniers présentent des défauts d’étanchéité, et cela afin de corriger
ces défauts et s’assurer d’une bonne étanchéité du réservoir de stockage.

5) Lors de l’abandon de Kb-5 après la fuite en 2007, aucune mesure de CBL n’a été
entreprise, ces mesure nous aurait été de grande intérêt, du point de vue ou ils pouvaient
présenter un apport important pour notre investigation en nous offrant une vision plus
claire sur l’état de cimentation au moment de la fuite. Aujourd’hui une augmentation
anormale de pression est observée au niveau de Kb-4, rien n’indique que c’est du CO
2
,
mais nous recommandons de prévoir des mesures CBL en cas où il se produirait une
autre fuite au niveau d’un autre puits, cela nous aidera à compléter notre compréhension
sur le comportement des anciens puits face aux CO
2
à Krechba.

6) On recommande aussi de revérifier l’état de complétion des trois puits injecteurs, car il
faut noter que ces puits peuvent aussi agir comme des conduites à haute perméabilité,
d’autant plus que le ciment utilisé lors de leurs forage n’est pas un ciment résistant à la
corrosion et les schémas des complétions de ces puits montrent que ce ciment n’arrive
pas toujours jusqu’en surface, et que l’acier utilisé est un acier classique qui ne résiste
pas forcément à la corrosion du au CO
2.


7) On recommande aussi pour de futur projets de CCS d’étudier au préalable et avant le
début d’injection la configuration des anciens puits au niveau de chaque site
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candidat au stockage, la présence de ces puits peut menacer l’efficacité du stockage de
CO
2
, et devrait être donc inclut dans les critères de choix lors de la phase « Site
Selection ».

2- Concernant la fracture et le gisement de stockage :
1) Il faut éviter de provoquer l’extension de la fracture, en évitant d’injecter avec des débits trop
élevés. On propose cependant l’injection intermittente. C.à.d on injecte pour une période puis
on ferme le puits pour un moment (Ce mode est parfait pour permettre au CO
2
injecté de se
stabiliser avec l’eau de l’aquifère, ce qui permet la dissolution de celui-ci dans ce dernier).
Cela permettra à la fracture de se refermer et peut faire éviter son extension verticale à travers
le Caprock. Mais l’ouverture et la fermeture brusques de cette fracture peut rendre la roche
couverture plus fragile, ce qui peut donner naissance à d’autre fissuration et fractures pouvant
s’étendre dans le Carbonifère.

2) Par contre il est plus sure d’injecter avec des débits inférieurs à 20Mmscf/d dans le puits Kb-
502. Cela pour épargner l’ouverture de la fracture, mais on risque d’avoir un indice
d’injectivité insuffisant pour injecter la totalité du CO
2
produit dans ce puits en question, en
sachant qu’il présente plus de 50% de l’injection du CO
2
à In Salah Gas. Par contre, pendant
la période estivale, quand la demande du gaz diminue, donc la production du CO
2
diminue,
on peut se permettre d’injecter avec des débits bas, donc la fracture se ferme à nouveau
pendant cette période.

3) Le drain horizontal de Kb-502 étant 1800m. Les tests Fall-off ne sont pas significatifs car on
ne peut savoir la hauteur utile (Où l’injection se procure). On recommande de descendre des
PLT. La connaissance de la hauteur utile de l’injection nous sera précieuse, elle pourra nous
donner des informations sur le régime d’injection, et les pressions d’injection.

4) Il faut prendre en considération la nécessité de forer de nouveaux puits injecteurs de CO
2
.
Cela fera diminuer la charge sur le puits Kb-502, on pourra donc se permettre d’injecter avec
des débits modérés et éviter tout risque du développement de la fracture le long du Caprock.

5) Avant de reprendre l’injection du CO
2
à Krechba, il faut revoir l’aspect juridique quant à ce
projet. Une défaillance est toujours envisageable dans l’avenir (Telle une fuite le long d’un
anciens puits), donc il faut définir le responsable et celui qui prendra en charge les
programmes de guérison d’une telle défaillance. Cependant, la JV a montré jusqu’alors son
engagement, du fait qu’elle a pris responsabilité vis-à-vis cette fuite, et a dépensé un cumul
de 1millions de dollars pour abandonner le puits Kb-5 malgré que ce dernier est la propriété
de la Division Exploration, Sonatrach.


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3- Quant aux études et recherches ultérieures :

1) Pour mieux comprendre les fractures présentes dans le réservoir autour du puits injecteur Kb-
502, on a essayé de descendre une camera, mais pendant son introduction dans le drain
horizontal elle se bloque. En effet il existe un Bouchon dont on ignore sa nature qui
l’empêche de s’introduire dans le drain. Il faut se rappeler qu’il s’agit d’un puits injecteur du
CO
2
, et que Krechba ne produit pas de quantité de sable significative. Alors c’est quoi la
nature de ce Bouchon ? Et comment il s’est formé ? Et comment y-remédier ? Les études
sont menées aujourd’hui afin de répondre à ces questions. On recommande la poursuite de
cette étude très intéressante. Il faut rappeler que l’introduction d’une caméra et des outils
PLT pourra répondre à l’hypothèse de l’existence de plusieurs fractures dans le réservoir
Carbonifère reliant les deux puits Kb-502, Kb-5 au lieu d’une seule fracture (Comme le
suggère notre étude), et aussi on pourra mieux interpréter les tests d’interférence et les tests
d’injectivité.

2) Nous recommandons de poursuivre des études plus approfondies sur ce qui s’est passé à Kb-
5, envisager d’autre scénario à fin d’améliorer la vision que nous avons réussi à construire, et
n’oublions pas, le résultat de notre investigation est basée sur certaines hypothèses dont il
nous a été difficile de valider, sur ce, nous insistons sur le fait que les scénarios qu’on a
envisagés, les conclusions qu’on a pu tirées ne sont pas certains.

3) Il est intéressant de mener des études approfondies sur le comportement de la roche et de la
fracture et cela en se basant sur les notions de base de la mécanique des roches et de la
modélisation géo-mécanique.

4) Les résultats des « fall-off » test des puits injecteurs sont considérés peu représentatifs, cela
est peut être due au fait qu’il est difficile de comprendre le comportement du CO
2
injecté
dans l’eau de l’aquifère, des études sur l’interprétation de ces tests peuvent se révéler très
enrichissantes.







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Abréviations :
_ CCS : Carbone Capture & Storage.
_ CSC : La Capture (ou Captage) et le stockage du Carbone (CO
2
).
_ GIEC : Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, en anglais
Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) est un organe intergouvernemental, ouvert à tous les
pays membres de l'ONU. Il a pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et
objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires
pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus
précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation
et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des
variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur
les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue.
_ JV : Jointe Venture.
_ JIP : Joint Industrial Project : C’est une institution regroupant des partenaires économiques, des experts,
des investisseurs, des universités, et des laboratoires de recherche à fin de surveiller le stockage du CO
2
.
_ ISG : In Salah Gas : Projet d’exploitation du gas piloté par Bp, Sonatrach & Statoil.
_ CPF : Central Process Facility : L’unine de traitement principale à Krechba, ou la capture du CO
2
a lieu.
_ GES : Gaz à Effet de Serre.
_GHG : Green House Gaz.
_ CO
2
EOR/EGR : Enhanced Oil/Gaz Recovery : Récupération assistée par injection de CO
2
comme c’est
le cas à Weyburn en Canada.
_ MEA : monoéthanolamine : C’est un absorbant utilisé pour capter le CO
2
des fumées dans la
postcombustion, sa formule chimique est : C2H4OHNH2.
_ FGR : Flue gas recycling : la recirculation des fumées de combustion.
_ InSAR : Interferometric Satelite Aperture Radar. Imagerie satellite qui detecte l’élévation de la surface du
sol due à l’injection du CO
2
. C’est une méthode de surveillance du stockage de CO
2
.
_ BCMA : unité de mesure de volume de gaz : Billion Cubic Meter.
_ Mmscf/d: débit d’injection du CO2: Million Standard Cubic Feet per Day.
_ Cm
3
: Conditions Contractuelles volumétriques: 1 Cm
3
= 1,013

Sm
3
.
_ Sm
3
: Mètre cube standard.
_ ppm : Particule Per Million.
_ Kba : Krechba.
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_ Teg: Teguentour.
_GIIP: Gas Initial In Place: Les réserves en gaz initiales.

Bibliographies & Références :
1) www.insalahgas.com
2) www.enerzine.com
3) www.Wikipédia.com
4) Leading_Edge_Paper_2010.pdf / ALLAN MATHIESON, JOHN MIDGLEY, KEVIN DODDS,
and IAIN WRIGHT, BP Alternative Energy PHILIP RINGROSE AND NABIL SAOUL, Statoil/
2010
5) GHGT-9 Evaluating the impact of fractures on the long-term performance of the In Salah
CO
2
storage site. 9th International Conference on Greenhouse Gas Control Technology,
GHGT-9, Washington D.C /Martin Iding & Philip Ringrose/ November 16-20 (2008).
6) GHGT-9 Detection of surface deformation related with CO
2
injection by DInSAR at In
Salah, Algeria/ Takumi Onuma & Shiro Ohkawa/2008
7) GHGT-9 Satellite Imaging to Monitor CO
2

Movement at Krechba, Algeria/ Allan
Mathieson,

Iain Wright,

David Roberts & Philip Ringrose/Paper 307, Technical Session 7A
Wednesday 19
th

November
8) Assessing the long-term performance of the In Salah C02 Storage Site/ Philip Ringrose &
Martin Iding, StatoilHydro ASA/ 33rd International Geological Congress, Oslo, August 11th 2008
9) CO
2
Storage and CO
2
EOR: potentials and challenges/Philip Ringrose Project Leader,
CO2Storage R&DStatoil, Norway/ EU-GCC Clean Energy Network Meeting, 11-12 May 2011,
Brussels
10) GHGT-10 In Salah CO
2
Storage JIP: Site Selection, Management, Field Development Plan
and Monitoring Overview/Wright I. W. Mathieson A. S., Riddiford F. Bishop, C / 2010
11) Corrosion & CSC : Stockage géologique du CO
2
. Compte rendu: Travaux pratiques:
Corrosion/ Youssef Haireche/25/11/2011
12) ISG - Krechba Extraction CO
2
, Compression et Reinjection.pdf
13) Well Evaluation Conference : WEC.pdf/ Smaine ZEROUG, Noureddine BOUNOUA,
Petroleum Engineering Rabih LOUNISSI, Exploration/ Algérie 2007
14) GHGT-10 Characterisation of the Krechba CO
2
storage site: critical elements controlling
injection performance/ Philip S. Ringrose & David M. Roberts & Catherine M. Gibson-Poole &
Clare Bond & Ruth Wightman & Mark Taylor & Sue Raikes & Martin Iding & Svend Østmo / 2010
15) GHGT-10 In Salah CO
2
storage JIP: Carbon dioxide plume extension around KB-502 well
-New insights into reservoir behaviour at the In Salah storage site/ Sevket Durucan*, Ji-Quan
Shi, Caglar Sinayuc and Anna Korre/ 2010
16) In Salah CO
2
Storage Project: Short-term Monitoring to Constrain Long-term Verification/
Allan Mathieson, Philip Ringrose, John Midgley, Nabil Saoula, & Iain Wright/ Berlin Mars 2010
17) Injection of gas tracer in three CO
2
injectors in the Krechba field, In Salah gas project/
IFE/KR/F – 2007/093 by Kjeller & Halden /01 June 2007
18) Gas Tracer Injections In Salah.ppt / Presented by: Sven Kristian Hartvig Section for Tracer
Technology Institute for Energy Technolgy Norway / 31.05.07- 03.06.07
19) CO
2
Aquifer monitoring.ppt /Anys Aouchar Abdelkarim Benoumhani / 26
th
February 2012
CCS: In Salah Gas. Etude sur l’efficacité de la séquestration du CO2 à Krechba : par la synthèse sur la fuite de Kb-5.

185 | P a g e
Par : HAIRECHE Youssef & DEROUICHE Belkacem.
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20) Aquifer Monitoring BGS.ppt/ James Sorensen & George Darling
21) In Salah Gas development 2009 Updated Depletion Plan/ ISG Subsurface team/ November 2009
22) 3D Seismic Interpretation: Summary/ Catherine Gibson-Poole/ ISG JV Review, Hassi
Messaoud, 6 December 2010
23) CCS : Captage_et_stockage_du_carbone.pdf /www.energy.alberta.com /juin 2011
24) Well Integrity vs. Well Monitoring The Kb-5 Story/ John Midgley JIP Field & Operations
Team Leader/ CO
2
JIP technical Review 2010
25) Rapport technique de fin de sondage de Kb5/Sonatrach Total filiale Algérie 1980
26) CO
2
Bleed off - Final Report/ Schlumberger: Djamel-Eddine Alem/Darwing Forsyth/ 26-Jul-09
to 20-Sep-09
27) In Salah Gas CO
2
Injection Monitoring and Verification Programme Potential impact of
Kb-5 well integrity on Kb-601 drilling operations/
28) Procédures de production et d’abandon des puits En Algérie & en France/ M.BENYOUSCEF
& M. DJOUA / Mars 1999
29) Carbon Dioxide Storage in Natural Gas Reservoirs/B. van der Meer/2005.
30) 2009 Updated Depletion Plan/ISG SubSurface Team/November 2009.
31) Comportement thermo-hydro-mécanique d’un ciment pétrolier sous l’effet du CO
2
/Issam
TAKLA/2010.
32) Technologies for Measuring Well Integrity in a CO2 field/Andrew Duguid, John Tombari,
Schlumberger Carbon Services/May 7-10,2007.
33) Quantitative estimation of CO2 leakage from geological storage: analytical models,
numerical models, and data needs/Michael A. Celia, Stefan Bachu, Jan Martin Nordbotten,
Sarah E. Gasda, and Helge K. Dahle/.
34) Innovative Approach to Carbon Dioxide Capture, Utilization, and Sequestration/ Christine
Ehlig-Economides, Michael J. Economides/2010.
35) CO2 leakage through existing wells: current technology and regulations/ S. Taku Ide, S.
Julio Friedmann, and Howard J. Herzog/
36) Wellbore Integrity in at the Krechba Carbon Storage Site, In Salah, Algeria: 2. Reactive
Transport Modeling of Geochemical Interactions Near the Cement – Formation Interface/
Walt W. McNab and Susan A. Carroll/ California, USA.
37) GHGT-10; Characterizing and Predicting Short Term Performance for the In Salah
Krechba Field CCS Joint Industry Project/ Yusuf Pamukcu, Suzanne Hurter, Laurent
Jammes, Dat Vu-Hoang

and Larry Pekot/2010.
38) Enhanced Gas recovery by Carbon Dioxide Injection for Storage Purposes/B.Feather and
R.A.Archer/December 2010, New Zealand.
39) IEA GHG Weyburn, CO2 Mo,itoring & Storage Project/.
40) FLUID ANALYSIS CENTRE/ Paul Roberts, Chris Wilkins/ 22 April 2005.
41) Carbon dioxide re-injection: In Salah Gas Project, Central Algeria/ Isil DIRIK/December
2005.
42) RISK ASSESSMENT FOR CO2 GEOLOGICAL SEQUESTRATION/Yan Zhang,
Panagiotis Vouzis, Nick Sahinidis/.
43) Etat des connaissances sur les risques liés au stockage géologique du CO2/
ENIRIS/19Mars2010.
44) CO2 Capture and Storage: Contributing to sustainable World Growth/A.A.Espie, BP
Exploration/2005.