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RAPPORT

N° 2013-M-016-02



POUR DES AIDES SIMPLES ET EFFICACES
AU SERVICE DE LA COMPETITIVITE








Établi par


Jean-Philippe DEMAËL
Directeur général de
Somfy Actiité!
Philippe J"#$E%SE%
&n!pecteur général de! finance!
Jean-Jac' ("E)#A%%E
Pré!ident de la région
#h*ne-Alpe!














+ J"&% ,-./ +




RAPPORT GENERAL
Pour des aides simples et efficaces au
service de la compétitivité
Rapport sur les interventions économiques en faveur des
entreprises dans le cadre de la
modernisation de l’action publique (AP!


Le rapporteur général
Jérôme ITTY, Inspecteur des finances



Les rapporteurs

M. Serge CATOI!, Ingénieur en c"ef des mines, président suppléant du conseil général de
l#économie, de l#industrie, de l#énergie et des tec"nologies

M. $ictor %A$!T, Conseiller tec"ni&ue dé'eloppement économi&ue, enseignement supérieur,
rec"erc"e et TIC ( l#association des régions de )rance

M
me
*arine %!+!A,-!, C"argée de mission au conseil régional de "ône.Alpes

M. /ierre 0A,SS1ALT, Inspecteur des finances

M
me
Marianne LACA2!.%O TA-, %irectrice des finances, du 3udget et du contrôle de gestion
au conseil régional de "ône.Alpes

M
me
0éla MA+!T, Ad4ointe au c"ef du 3ureau politi&ue industrielle rec"erc"e et inno'ation
5/olsec67 ( la direction générale du trésor

M. -icolas A8AC0!, Administrateur de l#Insee, c"argé de mission aupr9s du directeur du
3udget

M. Stép"ane $ALOIS, Ingénieur des mines, c"argé de mission aupr9s du directeur général de
la compétiti'ité, de l#industrie et des ser'ices

M. Stép"ane $A:,!O, Conseiller au ca3inet du président du conseil régional de "ône.
Alpes, c"argé des &uestions économi&ues, de l#énergie et du dé'eloppement dura3le

M
me
Morgane 1!ILL, Inspectrice des finances


"#nt$%se
. 6 .
"&NT'E"E
La lettre de mission du Premier ministre datée du (( février )*(+ nous fi,ait un
ob-ectif clair . é'aluer les inter'entions économi&ues de l#;tat et des collecti'ités
territoriales en fa'eur des acteurs économi&ues, a'ec pour finalité de statuer sur leur
efficacité et sur les possi3ilités de réforme, tant en termes de ma<trise des co=ts &ue de
simplification administrati'e
(
.
/ans le temps contraint qui a été imparti 0 la mission1 nous avons c$erc$é 0 recueillir
le plus 2rand nombre d’avis des entreprises et de leurs représentants. La composition
de notre trio de personnalités a permis de croiser les regards et de comprendre un certain
nom3re d#attentes émanant des entreprises, des collecti'ités territoriales et de
l#administration. -ous a'ons également consulté, indi'iduellement ou collecti'ement, au
cours d#auditions, des entreprises et leurs représentants. ,n comité de sui'i de la mission a
été instauré, composé de c"efs d#entreprises, de représentants s>ndicau?, d#organismes
professionnels, d#économistes et des réseau? consulaires. Il s#est réuni ( deu? occasions, en
mars pour la discussion des constats et en 4uin pour les propositions. -ous a'ons également
tra'aillé en étroite coopération a'ec le conseil national de l#industrie 5C-I7, en faisant un
point d#étape toutes les deu? semaines a'ec son groupe de tra'ail sur les @ aides (
l#industrie A. !nfin, nous a'ons animé un site Internet d#éc"anges a'ec les entreprises, via un
&uestionnaire en ligne, &ui a recueilli pr9s d#un millier de réactions.

Le cadrage : des objectifs ambitieux, sur un champ d’évaluation vaste et hétérogène
"elon notre feuille de route1 les réformes proposées devaient répondre 0 deu,
impératifs1 simplifier et économiser B simplifier l#acc9s des entreprises au? soutiens
pu3lics, pour améliorer l#en'ironnement économi&ue des entreprises, et réformer les
inter'entions les moins efficaces, les plus co=teuses et les moins pertinentes, afin de
dégager C MdD d#économies en deu? ans 56 MdD en CE6F et 6 MdD supplémentaire en CE6G7,
pour contri3uer au redressement des finances pu3li&ues.
Avec 3415 d6 de dépenses publiques 0 évaluer1 notre c$amp d’anal#se a été
particuli%rement vaste7 -ous a'ons en effet été mandatés par la lettre de mission pour
anal>ser un c"amp représentant FH,G MD sur les 66E MdD de dépenses pu3li&ues
53udgétaires et fiscales7 &ui peu'ent Itre considérées, dans un sens tr9s large, comme étant
des inter'entions en fa'eur des acteurs économi&ues. /lusieurs dispositifs de montant éle'é
ont ainsi été e?clus de l#anal>se B il s#agit des tau? réduits de T$A 56J MdD7 et des mesures
liées ( la formation professionnelle 5F MdD7, des all9gements sur les 3as salaires
5all9gements générau? de cotisations sociales B C6 MdD7. %#autres dépenses ont été
sanctuarisées, comme celles relati'es au "andicap 5K,G MdD7 ou au logement social
5F,F MdD7, les 4eunes entreprises inno'antes 5J!I B 6CE MD7 ou encore le crédit d#impôt
rec"erc"e 5CI B L,G MdD7. Au sein du périm9tre d#anal>se restant, pr9s de FE MdD rele'aient
de l#;tat 5HHE dispositifs7 et H,G MdD, des collecti'ités territoriales 5plusieurs milliers de
dispositifs7.
8e c$amp d’évaluation est é2alement tr%s $étéro2%ne7 /’abord en raison des
destinataires des soutiens publics B comme la définition retenue pour cette réforme des
inter'entions économi&ues a été d9s le départ tr9s large, nous a'ons eu ( anal>ser des aides
en fa'eur des entreprises ( proprement parler 5de tous les secteurs de l#économie B industrie,
ser'ices, agriculture et de toutes les tailles B entreprises indi'iduelles, petites et mo>ennes

(
Les constats et propositions de ce rapport sont le résultat de &uatre mois d#in'estigations, d#anal>ses et
d#audition par la mission pilotée par Jean.JacM :ue>ranne, Jean./"ilippe %emaNl et /"ilippe Jurgensen. Les
anal>ses présentées n#engagent &ue leurs auteurs.
"#nt$%se
. C .
entreprises et grandes entreprises7, mais aussi des aides au? particuliers &ui 3énéficient in
fine au? entreprises 5comme les a'antages fiscau? liés ( l#in'estissement dans les entreprises7
et mIme des soutiens au? associations 5'ia une fiscalité dérogatoire ou 'ia les réductions
d#impôt pour les dons au? organismes sans 3ut lucratif7.
'étéro2%ne aussi en raison de la diversité des instruments mobilisés B sur les FE MdD de
l#;tat, pr9s de la moitié 56J MdD7 sont constitués de dépenses 5ou @ nic"es7 fiscales 5crédits
d#impôt, réductions d#impôt, e?onérations di'erses7 et pr9s d#un tiers d#inter'entions
financi9res 5prIts, garanties, fonds propres B 6C,G MdD7. Le reste se compose de crédits
3udgétaires 5su3'entions B H,G MdD7 et de ta?es affectées, cOest.(.dire des recettes pu3li&ues
&ue perPoi'ent directement des organismes pour financer des soutiens au? entreprises
5L MdD7. Les collecti'ités &uant ( elles ont ma4oritairement recours ( des su3'entions
3udgétaires. !lles sont 'ersées soit directement au? entreprises, soit ( des organismes
financés par les collecti'ités territoriales et &ui offrent des prestations d#accompagnement
au? entreprises. Les collecti'ités territoriales recourent toutefois de plus en plus
fré&uemment ( des inter'entions financi9res.

Le constat : des interventions fragmentées, sédimentées, qui ne sont pas majoritairement
orientées vers les priorités de la compétitivité de demain, et qui demeurent
insuffisamment évaluées
Les interventions économiques sont tr%s nombreuses et fra2mentées1 tant du c9té de
l’:tat que des collectivités territoriales7 Elles résultent d’une sédimentation
pro2ressive1 -amais réellement remise en cause et sans clarification réelle des
compétences entre acteurs7 /armi les inter'entions de l#;tat, seuls douQe dispositifs du
c"amp d#é'aluation correspondent ( un 'olume d#inter'ention supérieur ( 6 MdD tandis &ue
pr9s de la moitié des inter'entions sont d#un montant inférieur ( G MD annuels. La pertinence
de ces mesures de fai3le montant peut Itre remise en cause de plusieurs mani9res B fai3le
connaissance par les 3énéficiaires potentiels, doutes sur l#effet incitatif, ci3lage trop fin &ui
peut générer des co=ts de gestion e?cessifs, o3solescence des o34ectifs ou e?istence 4ustifiée
par la seule satisfaction d#intérIts catégoriels. /armi les inter'entions des collecti'ités, le
constat est le mIme B tous les ni'eau? de collecti'ités territoriales inter'iennent en mati9re
de dé'eloppement économi&ue 5C,K MdD pour les communes et
intercommunalités, C,6 MdD pour les régions et 6,K MdD pour les départements7. Il résulte de
ces flu? des cofinancements, des redondances et des inco"érences, pro'o&uées par la
4u?taposition de plusieurs milliers d#aides, dans tous les secteurs, parfois a'ec des montants
unitaires tr9s limités et un nom3re de 3énéficiaires fai3le.
Les soutiens publics sont insuffisamment orientés vers les en-eu, de la compétitivité .
ni les secteurs d’avenir1 ni ceu, soumis 0 la concurrence internationale ne sont aidés
prioritairement7 Ainsi, l#industrie est relati'ement peu aidée 5en'iron C MdD au sens strict7,
alors &ue l#agriculture l#est 3eaucoup plus au regard de son poids dans la ric"esse nationale
5pr9s de F MdD, au?&uels s#a4outent les aides européennes de la politi&ue agricole commune
et des collecti'ités7. %e mIme, certains secteurs sont surreprésentés par rapport ( leur poids
dans le /I+, comme les commerPants et artisans 5( titre d#e?emple, les dé3itants de ta3ac
perPoi'ent annuellement, en plus de leur rémunération, CGE MD d#aides pu3li&ues soit deu?
fois et demi plus &ue les aides ( l#inno'ation d#OséoR3pifrance7, la culture et le cinéma
5pour 6 MdD, soit pr9s de 6E S de l#ensem3le des su3'entions 3udgétaires et ta?es affectées7.
%e plus, des montants éle'és sont mo3ilisés afin de promou'oir certains territoires nationau?
'ia le soutien au? entreprises, comme les Outre.mer 5C MdD7 et les différentes Qones
prioritaires 5ur3aines ou rurales7. Contrairement ( ce &ue l#on serait en droit d#attendre, les
aides ne sont pas prioritairement tournées 'ers les secteurs e?posés ( la concurrence
internationale, puis&ue c#est le cas pour CE S seulement des inter'entions en nom3re. !nfin,
les aides ( l#inno'ation demeurent largement minoritaires 5C,J MdD "ors CI7, tout comme
"#nt$%se
. L .
les soutiens ( des secteurs d#a'enir comme le numéri&ue ou la transition énergéti&ue B ils
sont pourtant les moteurs de la croissance de demain.
Les co;ts de 2estion des aides1 s’ils sont difficiles 0 c$iffrer pour l’inté2ralité des
soutiens1 apparaissent élevés pour certaines structures7 Il est impossi3le d#é'aluer le
co=t de gestion de c"a&ue inter'ention en l#a3sence d#informations directement disponi3les.
-ous a'ons en re'anc"e priorisé nos in'estigations sur deu? su4ets B le 3on usage par les
réseau? consulaires des mo>ens financiers significatifs mis ( leur disposition et les co=ts de
gestion des collecti'ités territoriales. Concernant les réseau? consulaires, force a été de
constater &ue les réformes récentes du réseau &ui 'isaient ( dégager des gains d#efficience
5économies c"iffrés en CEEJ ( FEE MD sur cin& ans7 n#ont pas produit les économies
escomptées. Le produit de leur ta?e affectée a en re'anc"e augmenté ( un r>t"me soutenu
5TLE S en di? ans, pour un total de 6,H MdD7, sans &ue les entreprises rencontrées aient
perPu un surcro<t de ser'ices correspondant. Les données anal>sées par la mission
concernant les collecti'ités territoriales mettent également en e?ergue des montants de frais
de gestion relati'ement éle'és, a'ec pr9s de 6G EEE agents consacrés au dé'eloppement
économi&ue, soit un é&ui'alent 3udgétaire en co=ts complets de pr9s de KEE MD,
cOest.(.dire 66 S du total des inter'entions.
Au total1 le s#st%me 2énéral des interventions économiques ne sert que tr%s
imparfaitement l’ob-ectif de soutien 0 l’activité car il est fra2menté1 insuffisamment
orienté vers les défis de demain et faiblement piloté et évalué7 Ainsi, le s>st9me de sui'i
de ces inter'entions nous est apparu tr9s lacunaire B la compta3ilité pu3li&ue ne permet pas
de sui're a'ec précision les montants, le nom3re de 3énéficiaires et les effets d#aides et de
soutiens &ui p9sent sur les finances pu3li&ues. Cette a3sence de sui'i rend toute approc"e
par grands @ écos>st9me A de soutiens impossi3le. %e mIme, ces inter'entions demeurent
insuffisamment é'aluées U lors&u#elles le sont, par des organes de contrôle comme la Cour des
comptes, les é'aluations restent la plupart du temps sans effet.

Les enjeux : l’urgence d’agir en faveur de la compétitivité implique de faire des choix
courageux au service de priorités claires
<ace 0 ces constats1 plusieurs raisons militent en faveur d’une réforme du s#st%me
2lobal des aides et soutiens publics au, acteurs économiques7 /remi9rement, le s>st9me
général, pris dans sa glo3alité, nous appara<t inefficace et inadapté. Trop d#é'aluations ont
conclu ( l#e?istence d#effets d#au3aine, au man&ue de ci3lage et de pertinence dans de
nom3reu? dispositifs. %eu?i9mement, les en4eu? de l#économie nous o3ligent ( réformer le
s>st9me de soutien au? entreprises, face au? 3esoins de financement des entreprises, (
l#impératif d#inno'er et de se réindustrialiser, tout en partant ( la con&uIte des marc"és (
l#e?port. Troisi9mement, le conte?te des finances pu3li&ues rend la réforme impérieuse B le
ni'eau du déficit et de la dette imposent de redresser les comptes pu3lics afin de regagner
des marges de manVu're et d#en'isager ( terme une réduction des prél9'ements
o3ligatoires.
En conséquence1 la réforme des interventions économiques doit répondre 0 trois
ob-ectifs . soutenir les priorités économiques nationales = >tre plus simple et plus -uste
au service des entreprises = tout en affic$ant une détermination adaptée au conte,te
actuel des finances publiques7
Les priorités économiques nationales sont les ? 3 @ A . investissement1 innovation1
industrie et international7 -otre économie a 3esoin de plus d#in'estissement pour
renforcer la structure financi9re des entreprises et les aider ( se redéplo>er 'ers des secteurs
porteurs. L#inno'ation doit Itre la priorité dans nos économies matures, pour conduire les
entreprises ( se différencier, monter en gamme et faire face ( la concurrence internationale.
L#impératif d#une réindustrialisation appara<t aussi clairement, si nous 'oulons maintenir des
emplois dura3les et &ualifiés sur le territoire national. !nfin, il faut soutenir en priorité les
"#nt$%se
. F .
secteurs e?posés ( la concurrence internationale et conforter les fili9res d#e?cellence et des
positions fortes de la )rance dans le monde, ( tra'ers un soutien accru en fa'eur de l#e?port.
La réforme doit se placer au service des entreprises7 Les réponses ( notre consultation en
ligne et nos éc"anges a'ec les entreprises l#ont montré B les c"efs d#entreprises attendent
a'ant tout plus de sta3ilité dans l#action pu3li&ue, plus de lisi3ilité et plus d#accessi3ilité.
/arfaitement conscientes du ni'eau éle'é des prél9'ements o3ligatoires, elles attendent aussi
une action pu3li&ue &ui soit plus efficace et soucieuse du 3on usage des deniers pu3lics.
Enfin1 la réforme que nous proposons rel%ve le défi du conte,te actuel . l’$eure n’est
plus au, rabots indiscriminés1 mais bien 0 des c$oi, coura2eu, et déterminés7 La
réforme préconisée propose de mettre en Vu're les conclusions de nom3reuses é'aluations
&ui n#ont 4amais été appli&uées. !lle assume les contraintes 3udgétaires, pour proposer des
priorités de politi&ue pu3li&ue claires B face au défi du redressement des finances pu3li&ues,
les nécessaires économies doi'ent se faire au? 3ons endroits B il faut conforter les
inter'entions 4ustifiées, au ser'ice de la compétiti'ité, 3ien cali3rées et 3ien orientées et
réduire les soutiens in4ustes ou inefficaces.

Notre réponse 0 la mission qui nous a été confiée s’articule autour de trois priorités .
6C propositions de soutiens ( conforter, car ils sont efficaces et 3ien orientés 'ers
les @ F I A 5in'estissement, inno'ation, industrie, international7 U
6C propositions d#économies priorisées sur des mesures in4ustes et inefficaces U
6C propositions de simplifications, pour faciliter la 'ie des entreprises.

"#nt$%se
. G .
Les 12 mesures confortées : cap sur la compétitivité avec les !" #
Au sein du périm9tre d#anal>se de la mission, nous proposons de conforter 6C grandes
mesures p"ares &ui étaient incluses dans le c"amp d#é'aluation. Ces 6C grandes mesures
refl9tent les priorités de soutien ( l#in'estissement, ( l#inno'ation, ( l#industrie et (
l#international. !lles représentent pr9s de W MdD en 'olume d#inter'ention et C,G MdD en co=t
3udgétaire annuel.
@nvestissement .
6 B Conforter les instruments @ 3ancaires A de 3pifrance 5G MdD de 'olume
d#inter'ention en prIts et garanties7
C B Conforter les instruments d#inter'ention en fonds propres de 3pifrance 5C,G MdD de
'olume d#inter'ention7
L B Conforter les incitations fiscales ( l#in'estissement ris&ué pour les particuliers
5)C/, )C/I, /!A B KEE MD7
@nnovation .
F B Conforter les inter'entions en fa'eur de l#inno'ation de 3pifrance 5aides (
l#inno'ation, initiati'e stratégi&ue industrielle B CCE MD7
G B Conforter les inter'entions des régions en fa'eur de l#inno'ation 5HEE MD7
H B Conforter le régime de la 4eune entreprise inno'ante 5J!I B 6CE MD7
@ndustrie .
K B Conforter les pôles de compétiti'ité &ui structurent les fili9res et soutiennent des
pro4ets inno'ants 5fonds uni&ue interministériel et fonds de compétiti'ité des
entreprises B LGE MD7
J B Conforter les soutiens au? secteurs de pointe de l#industrie franPaise 5a'ances
rem3oursa3les dans l#aéronauti&ue B CCG MD7
W B Conforter les inter'entions du programme @ In'estissements d#A'enir A &ui
soutiennent des pro4ets industriels inno'ants et orientés 'ers les fili9res d#a'enir, >
compris la transition énergéti&ue 56,C MdD de 'olume d#inter'ention7
@nternational .
6E B Conforter les soutiens financiers de Coface, en les rapproc"ant des autres
instruments pu3lics au sein du la3el 3pifrance e?port 56LJ MD7
66 B Conforter les actions d#,3ifrance, en les rapproc"ant des autres instruments
pu3lics au sein du la3el 3pifrance e?port 56EL MD7
6C B Conforter les inter'entions des régions en fa'eur de l#internationalisation des
entreprises, en les articulant a'ec les soutiens de l#;tat
"#nt$%se
. H .
Les 12 propositions d’économies budgétaires : réformer en priorité les interventions
inefficaces et co$teuses
/réser'er la compétiti'ité des entreprises impli&ue de ci3ler les économies 3udgétaires sur
les mesures &ui o39reront le moins la compétiti'ité. Nos propositions sont coura2euses1
elles impliquent des c$oi, politiques claires en faveur de la compétitivité . réduire ces
dépenses in-ustes et inefficaces1 c’est préserver les capacités de rebond de notre
économie7
Réduire les co;ts de 2estion (3B5 6 d’économies! .
6 B éduire le montant de la ta?e affectée des réseau? consulaires 5FEE MD d#économies
3udgétaires7 et des centres professionnels et tec"ni&ues 56G MD d#économies
3udgétaires7 afin d#encourager ( l#efficience et au? regroupements
C B ationaliser la carte des 66E agences économi&ues des collecti'ités territoriales
pour n#en garder &u#une par région 5KE MD d#économies 3udgétaires7
Réduire ou supprimer les interventions inefficaces ((1( d6 d’économies! .
L B Supprimer prioritairement les dépenses fiscales et nic"es sociales é'aluées comme
non efficaces et non efficientes par le comité d#é'aluation de CE66 5FEE MD de
réduction de dépenses fiscales7
F. emplacer les Qones franc"es ur3aines par des emplois francs 5CG MD de réduction
de dépenses fiscales7
G B Mettre fin au soutien au? 3iocar3urants de premi9re génération pour se concentrer
sur la seconde génération 5CGE MD de réduction de dépenses fiscales7
H B eparamétrer les e?onérations de cotisations sociales Outre.mer 5&ui 'ont
actuellement 4us&u#( F,G SMIC et dont l#effet sur l#emploi n#est pas démontré7 (
l#occasion de l#entrée en 'igueur du CIC! 5CEE MD d#économies 3udgétaires7 et
supprimer le rem3oursement de la T$A non perPue Outre.mer 56EE MD d#économies
3udgétaires7
K B éformer les a'antages fiscau? en fa'eur du li'ret de dé'eloppement dura3le 5L%%7,
&ui soutiennent de l#épargne li&uide, non ris&uée et &ui profitent au? plus aisés
56JE MD de réduction de dépenses fiscales7
J B /réser'er le tau? de réduction d#impôt de KG S pour les dons au? associations &ui
s#engagent en fa'eur des plus démunis mais simplifier ( un tau? uni&ue de HE S ( l#I,
IS et IS) pour les autres associations comme les partis politi&ues 566C MD de réduction
de dépenses fiscales7
Reconfi2urer des interventions dont le poids bud2étaire est élevé au re2ard des en-eu,
de la compétitivité de demain (++* 6 d’économies! .
W B éformer l#a'antage fiscal 5pas de ta?ation des 3énéfices7 dont 3énéficient les
sociétés immo3ili9res d#in'estissement cotées 5SIIC7 en renforPant leurs o3ligations de
distri3ution de di'idendes 56JE MD de réduction de dépenses fiscales7
6E B econfigurer les ressources du C-C en préser'ant les aides au cinéma et (
l#audio'isuel, mais en réorientant une partie de la ta?e sur les fournisseurs d#acc9s (
Internet 56GE MD d#économies 3udgétaires7
Reconfi2urer des interventions qui pénalisent l’environnement ou la santé publique
pour les rendre plus ciblées et plus -ustes (4C5 6 d’économies!.
66 B Moduler la 3aisse du co=t du gaQole pour le +T/, les agriculteurs, les transporteurs
routiers et les ta?is pour protéger da'antage les e?ploitants les plus fragiles
5FJG MD de réduction de dépenses fiscales7
6C B Simplifier les aides des 3uralistes 5K régimes d#aides e?istants pour CGE MD
annuels7 de mani9re le rendre le s>st9me plus lisi3le, plus ci3lé et plus solidaire
5C6E MD d#économies 3udgétaires7
"#nt$%se
. K .
Les 12 simplifications proposées : clarifier les compétences et débureaucratiser # les
procédures
Les entreprises rencontrées au cours de la mission nous ont confié deu? attentes principales
en mati9re de simplification B sa'oir @ &ui fait &uoi A dans les aides et simplifier les
procédures d#attri3ution des aides. Nous sommes convaincus qu’une plus 2rande clarté
dans la répartition des compétences permettra de 2énérer des économies7
<aire de la ré2ion le c$ef de file complet au sein des collectivités territoriales en
mati%re d’interventions économiques ((C* 6 d’économies! .
6 B Transférer toutes les compétences de dé'eloppement économi&ue des collecti'ités
territoriales au? régions 5( l#e?ception de l#immo3ilier d#entreprises, &ui demeure de la
compétence des communes et !/CI7, &ui pourront déléguer leurs compétences au?
autres collecti'ités 5notion de @ c"ef de file complet des collecti'ités territoriales A7
5o34ectif B 6EE MD de gains d#efficience7
C B éunir dans un document stratégi&ue régional uni&ue 5S%!II7 et pu3lic toutes les
inter'entions des collecti'ités territoriales pour améliorer la co"érence, clarifier les
compétences et accro<tre la lisi3ilité des inter'entions pour les entreprises
L B Tirer les consé&uences de la décentralisation en réduisant les inter'entions
territoriales de l#;tat dans le domaine du commerce, de l#artisanat et de l#aménagement
du territoire 5WE MD d#économies 3udgétaires7
Réduire le nombre de soutiens pour réduire le ? maquis A des aides
(++* 6 d’économies! .
F B Supprimer la moitié des LHE mesures de fai3le montant de l#;tat 5moins de G MD7
&ui sont o3sol9tes, inefficaces ou dont les co=ts de gestion sont trop éle'és au regard
des o34ectifs assignés 5o34ectif de 6EE MD de réductions de dépenses fiscales et
3udgétaires7
G B )usionner et simplifier les aides des collecti'ités territoriales, prioritairement en
mati9re de créationRtransmission 5plus de 6 6EE dispositifs7 et de tourisme 5pr9s
de GEE dispositifs, en plus des comités départementau? et régionau? du tourisme7,
pour accro<tre la lisi3ilité des aides 5o34ectif de 6JE MD d#économies 3udgétaires7
H B edéplo>er les multiples prestations de conseil et d#accompagnement &ui
accroissent la comple?ité de l#offre @ d#aides A 'ers des inter'entions financi9res en
fa'eur des entreprises 5o34ectif de GE MD d#économies 3udgétaires7
Améliorer l’accessibilité des informations sur les aides et les soutiens .
K B Accélérer le déploiement du portail uni&ue renseignant sur l#intégralité des soutiens
disponi3les sur le territoire national et accro<tre la transparence sur les financements
disponi3les dans le cadre des In'estissements d#a'enir
J B %é'elopper dans c"a&ue région un guic"et uni&ue sur la 3ase de la plateforme
commune entre 3pifrance et la région, afin de mutualiser dans un mIme ensem3le les
inter'entions économi&ues
W B ;ta3lir des @ référents ;tat A dans les pro4ets comple?es, afin d#accélérer les délais et
de renforcer le pilotage des ser'ices c"argés de l#instruction du dossier
@/ébureaucratiser les procédures A .
6E B endre s>stémati&ue le dépôt dématérialisé de demandes de soutiens pour toutes
les aides en "armonisant leur présentation pour faciliter les procédures et améliorer
les éc"anges a'ec les organismes gestionnaires
66 B !?périmenter et é'aluer le déploiement du programme @ Dites-le nous une fois »
5passeport numéri&ue7 afin d#é'iter de redemander s>stémati&uement les mImes
pi9ces 4ustificati'es
6C B %emander ( c"a&ue organisme gestionnaire d#éta3lir un programme de
simplification des procédures 5suppression des pi9ces inutiles, engagement sur les
délais de traitement, modalités de contrôle ex post des aides par une approc"e centrée
sur les ris&ues7 &ui sera remis au S8MA/ pour 4an'ier CE6F
"#nt$%se
. J .
Nous en sommes conscients . la mise en Duvre de ces réformes implique un coura2e
politique 0 la $auteur des défis au,quels notre pa#s fait face.
Si nous sou"aitons préser'er la compétiti'ité des entreprises tout en réduisant le déficit
pu3lic, les économies doi'ent nécessairement Itre priorisées sur les inter'entions &ue nous
a'ons identifiées comme étant in4ustes, inefficaces ou mal orientées.
Si toutes les réformes proposées sont mises en Vu're, L MdD d#économies pourront Itre
réalisées B 6,H MdD de réductions de dépenses fiscales et 6,F MdD d#économies 3udgétaires, ce
&ui respecte le ratio de répartition entre dépenses fiscales et dépenses 3udgétaires au sein de
notre périm9tre d#anal>se de départ.
/our&uoi a'oir proposé L MdD d#économies X /arce &ue nous sommes con'aincus &ue
ces L MdD sont légitimes et 4ustifiés. !n dégageant L MdD d#économies, le gou'ernement peut
se réser'er la possi3ilité de redéplo>er 6 MdD 'ers les inter'entions &ue nous a'ons
identifiées comme étant au ser'ice de la compétiti'ité de notre pa>s B les @ F I A.
éaliser ces économies impli&ue de prendre des décisions courageuses, au ser'ice de
priorités claires en fa'eur de la compétiti'ité de notre économie. Cela impli&ue également de
disposer désormais d#un outil de sui'i et d#é'aluation des inter'entions, afin de s#assurer de
l#adé&uation, de la pertinence et de l#efficacité des aides et soutiens au? 3esoins des
entreprises et de l#économie nationale. %ans le conte?te 3udgétaire &ui est le nôtre, c#est
désormais un impératif.



Jean./"ilippe %!MAYL
%irecteur général de
Somf> Acti'ités
/"ilippe J,8!-S!-
Inspecteur général
des finances
Jean.JacM :,!YA--!
/résident de la région
"ône.Alpes





"OA@RE
@NTRO/E8T@ON7777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777 (
PRE@ERE PART@E . ANAL&"E" 7777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777 )
(7 8ON"TAT" . /E" @NTERFENT@ON" NOGREE"E"1 <RAGENTEE" ET
@N"E<<@"AENT PR@OR@"EE"77777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777 )
6.6. ,n pilotage insuffisant, un man&ue d#é'aluation et de 'ision d#ensem3le ....................... C
1.1.1. Des dispositifs nombreux, aux montants importants, qui mobilisent tous les
instruments de l’intervention publique...................................................................................2
1.1.2. Un ensemble fragmenté et sans coérence, résultat de sédimentations
successives.............................................................................................................................................!
1.1.". Un manque de pilotage de la pertinence des interventions et des
évaluations dispersées et non suivies d’effet.........................................................................#
6.C. ,ne priorisation insuffisante sur les en4eu? de la croissance de demain.......................... H
1.2.1. $es interventions économiques peuvent cibler différentes parties
prenantes pour atteindre in fine l’entreprise .......................................................................%
1.2.2. Une part minoritaire des interventions dédiée aux en&eux de demain.....................'
1.2.". Des ob&ectifs multiples, parfois contradictoires...................................................................(
6.L. ,ne articulation perfecti3le entre les inter'enants pu3lics................................................. 66
1.".1. )u sein de l’*tat............................................................................................................................... 11
1.".2. +ntre l’*tat et les collectivités territoriales........................................................................ 12
1.".". +ntre l’*tat et les autres acteurs ............................................................................................. 1"
1.".!. +ntre collectivités ........................................................................................................................... 1"
)7 ENHEEI . PREPARER LA 8RO@""AN8E /E /EA@N ET REPON/RE AEI
ATTENTE" /E" ENTREPR@"E" /AN" EN 8ONTEITE 8ONTRA@NT /E <@NAN8E"
PEGL@JEE"77777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777(4
C.6. ,ne réforme dont l#am3ition est de soutenir les priorités économi&ues
nationales .................................................................................................................................................. 6H
2.1.1. ,nvestissement - renforcer l’investissement face . une baisse de
l’autofinancement et . l’érosion des marges ..................................................................... 1%
2.1.2. ,nnovation - faire le coix de l’innovation face au besoin de
réindustrialisation et . la faiblesse de positionnement sur les secteurs
d’avenir................................................................................................................................................ 1/
2.1.". ,ndustrie - s’inscrire dans une logique de développement durable, offrant
aux salariés des emplois durables et qualifiés .................................................................. 1(
2.1.!. ,nternational - s’ouvrir . l’international face . la sous-compétitivité sur les
marcés internationaux.............................................................................................................. 20
C.C. ,ne réforme &ui répond au? attentes des entreprises........................................................... C6
2.2.1. 1implifier l’environnement des entreprises - stabilité, lisibilité et
accessibilité des interventions .................................................................................................. 21
2.2.2. 2ermettre la réduction des prél3vements obligatoires par une meilleure
efficacité et efficience de l’action publique......................................................................... 22


C.L. ,ne réforme &ui affic"e une détermination adaptée au conte?te actuel des
finances pu3li&ues................................................................................................................................. CC
2.".1. 4oncilier redressement des finances publiques et politique économique
ambitieuse face . la dégradation des comptes publics................................................. 22
2.".2. 2roposer de vrais coix et de claires priorités de politique publique dans
un contexte budgétaire contraint ........................................................................................... 2"
/EEI@EE PART@E . PROPO"@T@ON" 7777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777)5
(7 RE<ORE" . PR@OR@TE A LA 8OPET@T@F@TE ET RE/E8T@ON /E" /@"PO"@T@<"
@NE<<@8A8E" 77777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777)5
6.6. Mesures confortées B les @ F I A, priorités de la compétiti'ité.............................................. CG
1.1.1. ,nvestissement des entreprises................................................................................................. 2#
1.1.2. ,nnovation.......................................................................................................................................... 2%
1.1.". ,ndustrie.............................................................................................................................................. 2%
1.1.!. ,nternational..................................................................................................................................... 2/
6.C. Mesures d#économies B trois le'iers pour réformer les inter'entions les plus
inefficaces et les plus co=teuses....................................................................................................... CK
1.2.1. 5éduire les co6ts de gestion des interventions en conditionnant les mo7ens
. l’atteinte et au suivi des ob&ectifs des politiques publiques..................................... 2'
1.2.2. 5éduire en priorité les interventions inefficaces et inefficientes.............................. "1
1.2.". 5econfigurer les interventions qui ne contribuent pas directement . la
compétitivité de demain, ou dont le poids budgétaire est disproportionné
au regard des autres priorités de politique publique .................................................... "/
)7 "@PL@<@8AT@ON . 8LAR@<@ER LE" 8OPETEN8E" ET "@PL@<@ER LE"
@NTERFENT@ON"77777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777773(
C.6. épartir et clarifier les compétences............................................................................................. F6
2.1.1. 4larifier les compétences entre collectivités pour plus de lisibilité......................... !1
2.1.2. 4larifier les compétences entre l’*tat et les collectivités territoriales................... !!
C.C. Simplification de l#ensem3le des dispositifs............................................................................... FG
2.2.1. 1upprimer, fusionner et regrouper des interventions pour améliorer
l’accessibilité et la lisibilité des interventions ................................................................... !#
2.2.2. 1implifier et uniformiser les procédures d’attribution des soutiens....................... !/
8ON8LE"@ON777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777775(


Rapport 2énéral
. 6 .
6
@NTRO/E8T@ON
/ar une lettre du 66 fé'rier CE6L, le /remier ministre a confié ( Jean.JacM :ue>ranne, président
du conseil régional de la région "ône.Alpes, ( Jean./"ilippe %emaNl, directeur.général de
SOM)Y et ( /"ilippe Jurgensen, inspecteur général des finances, la responsa3ilité de piloter une
mission d#é'aluation des inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises dans le cadre de
la modernisation de l#action pu3li&ue 5MA/7
)
.
Le c$amp de l’évaluation a concerné 3415 d6 d’interventions publiques de l’:tat et des
collectivités territoriales1 destinés 0 soutenir la compétitivité des entreprises de toutes
tailles 5de l#entreprise indi'iduelle au grand groupe7, de tous secteurs 5industrie, ser'ices,
agriculture, associations7 et ( tra'ers des instruments 'ariés 5tels &ue des dépenses fiscales, des
crédits 3udgétaires ou encore des prIts7. Ce périm9tre correspond ( une acception large des
@ aides au? entreprises A U c#est pour&uoi la mission a préféré retenir la notion @ d#inter'entions
économi&ues en fa'eur des entreprises A, entendue comme un transfert de ric"esse, direct ou
indirect, d#une personne pu3li&ue 'ers une entité économi&ue autonome.
L’ob-ectif fi,é par le Premier ministre pour cette évaluation était double B proposer des
simplifications permettant d#accro<tre la lisi3ilité, l#accessi3ilité et le pilotage des inter'entions
économi&ues U préconiser des scénarios de réforme et de rationalisation permettant d#améliorer
le solde 3udgétaire des administrations pu3li&ues d#6 MdD en CE6F et de 6 MdD supplémentaire
en CE6G. Ces propositions de réforme de'aient s#inscrire dans une logi&ue de renforcement de la
compétiti'ité des entreprises franPaises, de réindustrialisation et de préser'ation et de
promotion de l#emploi dura3le et &ualifié.
Afin de répondre 0 ces ob-ectifs1 les trois personnalités missionnées se sont appu#ées sur
les administrations de l’:tat et des collectivités territoriales afin d#e?pertiser et d#anal>ser
les inter'entions économi&ues. Les nom3reu? rapports d#é'aluation récents 5/arlement, Cour
des comptes, Inspection générale des finances, comité d#é'aluation des dépenses fiscales et
nic"es sociales7 ont, en particulier, ser'i de 3ase au? tra'au? menés par la mission.
8onformément 0 l’esprit de la AP1 la consultation des parties prenantes a -oué un r9le
central dans le déroulement de la mission7 La composition tripartite du trio de pilotage a été,
naturellement, la premi9re garantie de propositions représentant la di'ersité des parties
prenantes 5entreprises, ;tat, collecti'ités territoriales7. Le comité de sui'i de la mission,
composé des acteurs 53énéficiaires et gestionnaires7 de cette politi&ue, a été réuni ( deu?
reprises B le CG mars CE6L pour la présentation du diagnostic partagé et le 6J 4uin CE6L, pour la
présentation des propositions de la mission. La mission a par ailleurs largement consulté et rePu
les entreprises, leurs représentants et les acteurs du soutien au? entreprises. La coordination
a'ec le groupe de tra'ail du Conseil national de l#industrie 5C-I7, consacré au? aides ( l#industrie
et présidé par /"ilippe Jurgensen, a également permis d#associer ce conseil au? tra'au? de la
mission MA/. !nfin, un &uestionnaire en ligne ( destination des entrepreneurs a permis de
recueillir pr9s d#un millier de contri3utions &ui ont éclairé les anal>ses de la mission.
Le présent rapport re2roupe les principau, constats et propositions de la mission7 Il
propose une anal>se des inter'entions économi&ues de l#;tat et des collecti'ités, rappelle les
en4eu? de renforcement de la compétiti'ité des entreprises, de sta3ilité et de lisi3ilité des
dispositifs pour les entreprises, et de redressement des finances pu3li&ues. Les propositions en
mati9re de rationalisation et de simplification sont également dé'eloppées. C"a&ue proposition
de réforme est détaillée dans une fic"e spécifi&ue anne?ée au rapport 56G fic"es7. Trois anne?es
anal>sant respecti'ement les inter'entions de l#;tat, celles des collecti'ités territoriales et les
comparaisons internationales sont également 4ointes.

)
Les constats et propositions de ce rapport sont le résultat de &uatre mois d#in'estigations, d#anal>ses et d#audition
par la mission pilotée par Jean.JacM :ue>ranne, Jean./"ilippe %emaNl et /"ilippe Jurgensen. Les anal>ses présentées
n#engagent &ue leurs auteurs.
Rapport 2énéral
. C .
C
Premi%re partie . Anal#ses
(7 8onstats . des interventions nombreuses1 fra2mentées et
insuffisamment priorisées
L#o34ectif de cette partie est de présenter l#anal>se réalisée sur les inter'entions économi&ues en
fa'eur des entreprises dans le cadre de la mission MA/ concernant l#;tat et les collecti'ités
territoriales.
Les principau, constats qui se dé2a2ent ceu, sont d’un manque d’évaluation1 d’une
priorisation insuffisante des interventions et d’une articulation qui demeure perfectible
entre les acteurs7
(7(7 En pilota2e insuffisant1 un manque d’évaluation et de vision d’ensemble
(7(7(7 /es dispositifs nombreu,1 au, montants importants1 qui mobilisent tous les
instruments de l’intervention publique
Le c$amp 2lobal des interventions économiques de l’:tat et des collectivités territoriales
en faveur des entreprises a pu >tre estimé 0 pr%s de ((* d6 en )*(+
L
1 sur la 3ase de
sources 3udgétaires et compta3les. Au sein de ce périm9tre, la mission d#é'aluation a porté,
conformément au? instructions du /remier ministre, sur FH,G MdD d#inter'entions, apr9s
e?clusion du c"amp d#une centaine de dispositifs de l#;tat. Il s#agit principalement de mesures
dont la pérennité a été annoncée par le gou'ernement 5notamment les all9gements de c"arges
sociales sur les 3as salaires, dits @ )illon A B C6 MdD U le crédit d#impôt rec"erc"e B L,F MdD U les
inter'entions en fa'eur du "andicap B K,F MdD et du logement social B F,F MdD7 ou &ui font
l#o34et d#é'aluations par ailleurs 5tau? réduits de ta?e sur la 'aleur a4outée B 6J MdD U mesures
liées ( la formation professionnelle B F MdD7.
Grap$ique ( . @nterventions e,clues du c$amp d’évaluation de la mission AP par la lettre de
mission (en d6!
K13
(B1*
)(1*
((*1*
8$amp
évaluation
AP
3413
+C1C
415
Presse
*13
"olidarité "ervices 0
la personne
51*
Lo2ement
313
<ormation
professionnelle
31*
TFA 0
tau,
réduits
8@R
+13
All%2ements
L<illonL
Total
Laides au,
entreprisesL

1ource - 8ission.

+
Sauf précision contraire, les montants des inter'entions mentionnés dans ce rapport correspondent au? montants
pour CE6L tels &ue renseignés, pour l#;tat, dans le ta3leau de sui'i des inter'entions économi&ues en fa'eur des
entreprises de la direction du 3udget. Si la mission estime ces c"iffrages relati'ement fia3les, une actualisation
réguli9re et une "omogénéisation des modes de compta3ilisation des inter'entions seraient impérati'es.
Rapport 2énéral
. L .
L
En premier constat structurant est celui du tr%s 2rand nombre d’interventions
économiques en faveur des entreprises1 tant du c9té de l’:tat que des collectivités
territoriales7 Ainsi, au sein du périm9tre resserré tel &ue défini par la lettre de mission du
/remier ministre, la mission a recensé 44* interventions de l’:tat. Ces inter'entions ont des
'olumes financiers 'ariés B 6C inter'entions ont un 'olume financier supérieur ( 6 MdD U HW un
'olume supérieur ( 6EE MD et CLJ un 'olume financier supérieur ( 6E MD. /r9s de deu? tiers
des inter'entions ont un montant inférieur ( 6E MD et pr9s de la moitié un montant inférieur ou
égal ( G MD.
/lus difficiles ( recenser de mani9re e?"austi'e en l#a3sence de sui'i centralisé ou uniformisé
entre collecti'ités, les interventions territoriales peuvent >tre évaluées 0 plusieurs milliers
de dispositifs sur tout le territoire national, en incluant les prestations non monétisées, sous
forme de réduction de pri? ou de conseils en accompagnement.
En deu,i%me constat structurant est celui d’une 2rande variété de modalités
d’intervention . tous les leviers d’action sont mobilisés1 parfois de mani%re cumulative
pour un m>me ob-ectif7
:uatre grands le'iers d#action ont ainsi pu Itre identifiés B les crédits 3udgétaires 5su3'entions7,
les réductions de prél9'ements o3ligatoires 5dépenses fiscales et nic"es sociales
3
7, les ta?es
affectées 5affectation de produits de l#;tat ( des organismes c"argés de mettre en Vu're
certaines mesures7 et les inter'entions financi9res 5fonds propres, prIts, a'ances
rem3oursa3les et garanties7. /our l#;tat, le principal le'ier d#action mo3ilisé est celui des
réductions de prél9'ements o3ligatoires 5FG S du total7, les crédits 3udgétaires étant
minoritaires en montant 56H S du total7. /our les collecti'ités, le principal le'ier utilisé est celui
des su3'entions, et plus marginalement les inter'entions financi9res 5G S7.
%ans la mesure oZ les inter'entions financi9res ne donnent pas lieu ( des dépenses annuelles
récurrentes, le véritable c$amp sur lequel la mission est en mesure de proposer des
rationalisations conduisant 0 des économies bud2étaires est donc constitué
de )K15 d6 pour l’:tat et 415 d6 pour les collectivités territoriales7
Grap$ique ) . /écomposition du périm%tre d’évaluation de l’:tat par leviers d’action (en d6!
Activité financi%re
(montants M volumes
d’intervention!
+C1C
Ta,es affectées /épenses fiscales1
nic$es sociales
8$amp évaluation
AP :tat
8rédits bud2étaires
()13
+1(
(K1B
415

1ource - 8ission.

3
Les @ dépenses fiscales A et @ nic"es sociales A représentent des dérogations au droit commun respecti'ement de la
fiscalité et du droit de la sécurité sociale. Leur mise en Vu're entra<ne respecti'ement pour l#;tat et pour les
organismes de 3ase de la sécurité sociale 5ou pour l#;tat si celui.ci les compense7 une perte de recettes et donc pour
les contri3ua3les, un all9gement de leur c"arge respecti'ement fiscale et sociale par rapport ( ce &ui serait résulté de
l#application de la norme, c#est.(.dire respecti'ement des principes générau? du droit fiscal franPais et des r9gles
générales applica3les en mati9re de prél9'ement social.
Rapport 2énéral
. F .
F
La variété des leviers d’action conduit é2alement 0 s’interro2er sur les modalités de
comptabilisation des volumes financiers d’intervention7 Les documents bud2étaires
permettent d’évaluer les crédits bud2étaires ainsi que le ? manque 0 2a2ner A associé au,
dépenses fiscales et sociales7 Ces montants ne peu'ent, en l#état, Itre a4outés au? 'olumes des
inter'entions financi9res 5fonds propres, prIts, garanties7 B il ne s#agit pas de dépenses
3udgétaires annuelles, mais le plus sou'ent du montant des capitau? mo3ilisés.
/ar ailleurs, les montants des inter'entions financi9res tels &ue sui'is par l#administration des
finances ne sont pas s>stémati&uement "omog9nes entre eu? B dans certains cas, le montant
reporté est celui des capitau? mo3ilisés, dans d#autres cas, il s#agit du 'olume d#inter'ention
permis par le soutien pu3lic 5en prenant en compte l#effet de le'ier sur les financements pri'és7.
%ans d#autres cas, les montants renseignés correspondent effecti'ement ( des grandeurs
3udgétaires, par e?emple ( la sinistralité d#un fonds de garantie. Il importe donc de distinguer,
au sein des différents instruments d#action de l#;tat et des collecti'ités, les montants
correspondant au co=t pu3lic 5co=t 3udgétaire annuel et récurrent7 et celui correspondant au
'olume d#inter'ention, afin de disposer de grandeurs compara3les entre elles.
Au total1 les interventions anal#sées par la mission sont nombreuses1 de montants tr%s
variés1 et mobilisent tous les instruments bud2étaires et financiers7 L’absence
d’$omo2énéité dans la comptabilisation des montants des interventions selon les
différents leviers d’action emp>c$e é2alement un suivi fin des dispositifs7
(7(7)7 En ensemble fra2menté et sans co$érence1 résultat de sédimentations successives
L’absence de vision d’ensemble des interventions économiques en faveur des entreprises
a conduit 0 un foisonnement des dispositifs7 Coe?istent ainsi des dispositifs &ui 'isent des
o34ectifs similaires, mais d#application générale, sectorielle ou géograp"i&ue spécifi&ue. Les
inter'entions en fa'eur de la création d#entreprises font ainsi inter'enir tous les le'iers d#action
5fonds propres, prIts, garanties, e?onérations sociales, réductions d#impôt, su3'entions7 tout en
'isant indistinctement des finalités secondaires différentes comme le soutien au? demandeurs
d#emploi. S#a4outent ( ces inter'entions de l#;tat et de ses opérateurs celles de c"a&ue ni'eau de
collecti'ités et des autres acteurs du dé'eloppement économi&ue dans les territoires, comme les
réseau? consulaires.
La multiplication des intervenants dans le soutien au, entreprises1 notamment avec
l’émer2ence des collectivités comme acteurs du développement économique1 contribue 0
la fra2mentation des interventions7 %epuis les lois de décentralisation de 6WJC, les
compétences des collecti'ités territoriales ont été réguli9rement renforcées en mati9re de
soutien au dé'eloppement économi&ue. /rogressi'ement, la plupart des instruments
3udgétaires et financiers ont été ou'erts ( tous les ni'eau? de collecti'ités. Si la région a fait
figure de @ c"ef de file A dans le domaine du dé'eloppement économi&ue, les mo>ens de mettre
en Vu're son @ c"ef de filat A sont demeurés incomplets, de sorte &ue les régions ne peu'ent
'érita3lement remédier au foisonnement des dispositifs créés par les autres collecti'ités.
@l faut toutefois souli2ner l’e,istence d’initiatives visant 0 or2aniser1 0 rationaliser et 0
coordonner ces multiples interventions7 Ainsi, le regroupement progressif des instruments
financiers au sein de 3pifrance, en passe de de'enir l#opérateur financier central de l#;tat 5et des
régions lors&u#elles lui confient la mise en Vu're de leurs actions7 au ser'ice de la croissance
des entreprises, permet d#introduire plus de co"érence dans les inter'entions, > compris en
mati9re d#internationalisation des entreprises, a'ec la création du la3el 3pifrance e?port
regroupant les produits de soutien ( l#e?portation d#,3ifrance, de Coface et de 3pifrance. %e
mIme, les collecti'ités territoriales, sous l#impulsion de la région, par l#intermédiaire du sc"éma
régional de dé'eloppement économi&ue, d#inno'ation et d#internationalisation 5S%!II7
concertés a'ec les autres collecti'ités et par les con'entionnements, 'isent ( introduire une plus
grande co"érence entre leurs actions. !nfin, certains acteurs ont, dans le cadre de leur mission
Rapport 2énéral
. G .
G
d#accompagnement des entreprises, c"erc"é ( agréger les informations disponi3les sur les
soutiens au? entreprises 5notamment les réseau? consulaires, ( tra'ers le site "ttpBRRles.
aides.frR7.
(7(7+7 En manque de pilota2e de la pertinence des interventions et des évaluations
dispersées et non suivies d’effet
L’absence revue ré2uli%re des interventions a mené 0 la création ? d’écos#st%mes A
d’aides dont la remise en cause est rendue plus difficile7 La création de nou'eau? dispositifs,
pro3a3lement 4ustifiés au moment de l#adoption de la mesure, puis leur cristallisation sont
rendues possi3les par l#a3sence d#é'aluation trans'ersale ou sectorielle. Cette sédimentation est
source d#o3solescence et donc d#inefficacité. ,n le'ier d#action est particuli9rement propice au
foisonnement de dispositifs particuliers B les dépenses fiscales. !n effet, contrairement au?
crédits 3udgétaires &ui doi'ent Itre o3ligatoirement adoptés en loi de finances, une dépense
fiscale peut Itre 'otée par le /arlement dans tout t>pe de loi, ce &ui e?pli&ue en partie le fort
recours ( elles pour des mesures sectorielles. Il importe d9s lors de l#encadrer et de s#assurer de
leur 3ornage effectif dans le temps et de conduire une é'aluation s>stémati&ue a'ant toute
reconduction, afin d#en e?aminer réguli9rement la pertinence, comme c#est en principe le cas
a'ec les crédits 3udgétaires ( l#occasion du dé3at sur la loi de finances.
Les difficultés de pilota2e de l’ensemble des interventions économiques s’e,pliquent en
partie par les limites des outils qui en permettent le suivi7 Les inter'entions de l#;tat sont
principalement retracées dans une 3ase de données éla3orée progressi'ement au cours des
derni9res années et mise ( 4our par la direction du 3udget. Si cette 3ase a le grand mérite de
rassem3ler la ma4orité des inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises, son anal>se a
conduit ( s#interroger sur les crit9res a>ant présidé au classement de mesures parmi les
inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises, le degré de fia3ilité des informations
financi9res et factuelles renseignées dans la 3ase, ainsi &ue son degré d#actualisation. Ainsi, une
clarification du périm9tre des inter'entions recensées, une mise ( 4our annuelle et partenariale
5notamment en lien a'ec les minist9res tec"ni&ues7 des inter'entions 5notamment pour
identifier les mesures o3sol9tes7 et la sta3ilisation de crit9res de classement 5tels &ue ceu?
utilisés dans le cadre de cette mission, par e?emple7 de'raient Itre de nature ( améliorer le sui'i
et l#é'aluation des inter'entions.
La mission a en particulier rencontré des difficultés 0 estimer le co;t de 2estion des
interventions7 Aucun outil disponi3le n#a permis d#é'aluer a'ec précision les co=ts de gestion
des dispositifs de l#;tat et des collecti'ités territoriales. /our l#;tat, ces co=ts de gestion sont
répartis entre l#administration fiscale 5gestion des dépenses fiscales7 et les ser'ices centrau? et
déconcentrés des minist9res et des opérateurs 5gestion des su3'entions, des inter'entions
financi9res et des ta?es affectées7. /our les collecti'ités territoriales, les co=ts de gestion sont
localisés dans les ser'ices des collecti'ités &ui instruisent et contrôlent les demandes de soutien,
mais aussi dans les multiples opérateurs ( &ui la gestion des inter'entions est déléguée. ,ne
démarc"e d#é'aluation de ces co=ts a toutefois été menée pour les collecti'ités territoriales.
Les interventions économiques de l’:tat font cependant1 séparément1 l’ob-et d’évaluations
par différentes entités7 Ainsi, le /arlement, la Cour des comptes, l#Inspection générale des
finances et les minist9res ont conduit de nom3reuses é'aluations sur un ou plusieurs des
dispositifs du c"amp d#é'aluation de la mission
5
. Ces rapports ont constitué une source
précieuse de la mission, en particulier le rapport du comité d#é'aluation des dépenses fiscales et
nic"es sociales de CE66, &ui a procédé ( l#é'aluation de LLW dépenses fiscales et FH nic"es

5
!?emples B Cour des comptes, $a politique d’aide aux biocarburants, rapport pu3lic t"émati&ue 54an'ier CE6C7,
Rapport 2énéral
. H .
H
sociales, dispositifs dérogatoires au droit commun des prél9'ements o3ligatoires
4
. Ce rapport
conclut ( l#inefficacité de LKS des dépenses fiscales é'aluées 56CG dispositifs pour un total de
66,J MdD7 et de LK S des nic"es sociales 56K dispositifs pour un total de L,L MdD7. Les
collecti'ités locales font également l#o34et d#en&uItes de la part des c"am3res régionales des
comptes.
(7)7 Ene priorisation insuffisante sur les en-eu, de la croissance de demain
(7)7(7 Les interventions économiques peuvent cibler différentes parties prenantes pour
atteindre in fine l’entreprise
Au sein du périm%tre des interventions de l’:tat1 pr%s d’un tiers du montant ((3 d6! vise
de mani%re indirecte l’entreprise1 0 travers un soutien au, ? parties prenantes A de
l’entreprise 5par e?emple, les salariés, les c"efs d#entreprises ou les in'estisseurs7. Ainsi, les
a'antages fiscau? liés ( tous les dispositifs d#incitation ( l#in'estissement par les particuliers
dans les entreprises 5par e?emple, les fonds communs de placement ( ris&ue [ )C/7 sont des
aides directes au? in'estisseurs, car ils permettent de réduire leurs impôts, mais ci3lent 3ien, in
fine, les entreprises. %e mIme, le produit de la ta?e affectée au? réseau? consulaires 56,L MdD
pour les c"am3res de commerce et d#industrie et E,L MdD pour les c"am3res de métiers et
d#artisanat7 est utilisé, en principe, pour financer des actions d#accompagnement des c"efs
d#entreprises, dans la création et le dé'eloppement de leurs entreprises.
Grap$ique + . Généficiaires directs des aides AP :tat en montant ()*(+1 en d6!
Aides Ltoutes
entreprisesL
41+
Aides au,
entreprises en
raison de leur taille
(*1K
Aides au,
entreprises en raison
de leur secteur
B14
Aides au, parties
prenantes
(31)

1ource - 8ission.
Les crit%res d’attribution des interventions dont bénéficient directement les entreprises
se répartissent pour l’essentiel entre des soutiens en fonction de leur secteur (C d6!1
puis de leur taille ((( d6!7 L#appartenance ( un secteur spécifi&ue est le crit9re premier
d#attri3ution des aides pour pr9s d#un &uart du montant total d#inter'entions. Les principau?
secteurs soutenus de mani9re spécifi&ue sont l#agriculture 5pr9s de F MdD en fa'eur des
agriculteurs7 et la culture 56 MdD en fa'eur du cinéma, de l#art et du li're7. /ar ailleurs, en
raison, d#une part, des r9gles encadrant les aides d#;tat au sens de l#,nion européenne et, d#autre
part, des priorités politi&ues des derni9res années, les inter'entions ci3lent, d9s lors &u#elles

4
/armi les LLW dépenses fiscales é'aluées, 6GF 3énéficient au? entreprises uni&uement, LE au? entreprises et au?
ménages et 6GG au? ménages seuls. /armi les FH dépenses sociales é'alues, CE 3énéficient au? entreprises seulement,
6H au? entreprises et au? salariés et 6E au? salariés uni&uement.
Rapport 2énéral
. K .
K
définissent la taille comme un crit9re d#attri3ution, tr9s largement les petites et mo>ennes
entreprises 5/M!7. C#est notamment le cas de la grande ma4orité des instruments de
financement déplo>és par 3pifrance 5garanties, prIts, aides ( l#inno'ation7.
"ur le total des interventions de l’:tat en faveur des entreprises (# compris les mesures
e,clues du c$amp d’évaluation!1 pr%s de la moitié se concentre sur la p$ase de
productionNopérations7 La mission a réparti les inter'entions en trois p"ases du c>cle
économi&ue de l#entreprise B une p"ase d#in'estissementRde financement U une p"ase de
productionRopérations et une p"ase de commercialisationRe?portation. Au sein du périm9tre
d#é'aluation de la mission MA/, l#essentiel des aides se situe sur la p"ase
d#in'estissementRfinancement 5pr9s de CK MdD7, principalement ( tra'ers les aides au
financement 5renforcement des fonds propres, prIts, garanties7, le financement de pro4ets et le
soutien ( l#inno'ation, notamment ( tra'ers les pôles de compétiti'ité. ,ne part plus réduite 'ise
( soutenir la productionRles opérations, ( tra'ers des mesures pour 3aisser le co=t du tra'ail et
des intrants 5par e?emple, les tau? réduits de ta?e intérieure sur la consommation des produits
énergéti&ues [ TIC/! [ sur certains car3urants, dont le car3urant diesel pour les conducteurs
d#engins de c"antier ou agricole, pour C,6 MdD7. Le principal instrument de 3aisse des co=ts du
tra'ail 5all9gements @ )illon A pour C6 MdD7 a été e?clu du c"amp d#anal>se. !nfin, les montants
consacrés au? aides ( l#e?port sont réduits dans le c"amp d#anal>se MA/ 5HGE MD7,
principalement en raison du mode de compta3ilisation des garanties e?port portées par Coface
K
.
Le reste des aides constitue du soutien général, principalement 'ia les ressources pu3li&ues
affectées au? réseau? consulaires 56,H MdD7.
Grap$ique 3 . @nterventions dans le c#cle économique de l’entreprise (en d6!
8ommercialisation
(C1(
)1)
*1K
Opérations
3K1C
+K1)
413
31+
@nvestissement
++1K
)(1C
K1+
(B13
51+
)1B
'ors AP
AP
Inno'ation
)inancement 5dont prIts,
garantie, fonds propres7
0ors MA/ 5dont all9gements
@ )illon A B C6 MdD7
Intrants
)inancement de pro4ets
Co=t du tra'ail
0ors MA/ 5dont T$A ( tau?
réduits B 6J MdD7
Soutien général et 'entes
0ors MA/ 5dont CI L,F MdD7
Aides ( l#e?port

1ource - 8ission.

K
Contrairement au? prIts et garanties de 3pifrance, &ui sont sui'is dans la 3ase de données de la direction du 3udget
selon le 'olume d#inter'ention permis, les garanties e?port de Coface sont sui'ies pour les montants de
consommation 3udgétaire annuels nécessaires ( la préser'ation de l#é&uili3re des fonds de garantie.
L#"omogénéisation de la compta3ilisation d#inter'entions de nature similaire serait sou"aita3le, comme é'o&ué plus
"aut.
Rapport 2énéral
. J .
J
Les interventions en faveur des entreprises transitent pour une part importante (pr%s de
(5 d6! par des entités financées sur ressources publiques1 &ui se répartissent en deu?
grandes catégories B les opérateurs &ui 'ersent des prestations financi9res au? entreprises, et les
autres opérateurs, &ui leur fournissent des prestations d#accompagnement, non monétisées mais
financées sur fonds pu3lics.
!n premier lieu, si le pa>sage des opérateurs @ financiers A a été simplifié ( l#occasion de la
création de 3pifrance, &ui regroupe Oséo, C%C !ntreprises et le fonds stratégi&ue
d#in'estissement 5)SI7, les organismes gérant des prestations financi9res sectorielles de toutes
natures 5prIts, su3'entions, etc.7 demeurent nom3reu? B le centre national du cinéma et de
l#image animée 5C-C7 et l#institut du financement du cinéma et des industries culturelles 5I)CIC7
pour le cinéma et l#audio'isuel U l#agence de l#en'ironnement et de la ma<trise de l#énergie
5A%!M!7, pour les aides en fa'eur de la protection de l#en'ironnement et de la transition
énergéti&ue U )ranceAgriMer pour la promotion des produits de l#agriculture et de la mer, etc.
!n deu?i9me lieu, les principau? organismes financés sur fonds pu3lics fournissant des
prestations de ser'ices au? entreprises sont les réseau? consulaires, &ui 3énéficient d#une
affectation du produit d#une ta?e additionnelle ( la contri3ution économi&ue territoriale 5C!T7,
pour un total de 6,H MdD. %#autres entités, les comités professionnels de dé'eloppement
économi&ue 5C/%!7 et les centres tec"ni&ues industriels 5CTI7 inter'iennent également pour
fournir des prestations au? entreprises, pour un total de ressources pu3li&ues de 6FE MD. Ces
entités inter'iennent dans certains secteurs professionnels spécifi&ues tels &ue la soudure
5institut de la soudure7, l#"orlogerie, de la 3i4outerie, de l#orf9'rerie, les arts de la ta3le et de la
4oaillerie 5)rancéclat7, ou le cuir, la c"aussure et la maro&uinerie 5CTC7.
(7)7)7 Ene part minoritaire des interventions dédiée au, en-eu, de demain
Au sein du c$amp d’évaluation1 les montants d’interventions soutenant l’innovation
apparaissent plut9t faibles au re2ard des en-eu, économiques7 !n prenant en compte le
périm9tre glo3al des inter'entions 5cOest.(.dire en réintégrant le CI7, l#inno'ation ne concentre
&ue G S des 'olumes engagés. Au sein du périm9tre d#é'aluation 5C,K MdD7, les principau?
instruments de soutien ( l#inno'ation sont des su3'entions 53pifrance, agence nationale de la
rec"erc"e, Ademe7, des dépenses fiscales 5par e?emple, concernant les cessions de 3re'ets7 et
des prIts et garanties 5notamment mis en Vu're par 3pifrance7. Ces montants apparaissent
relati'ement limités au regard du montant total des aides au? entreprises pour des domaines
réguli9rement présentés comme des priorités de politi&ue économi&ue.
/e m>me1 les interventions en faveur de l’industrie se rév%lent >tre lar2ement
minoritaires au sein des secteurs soutenus7 !n réalité, comme il a été souligné dans le groupe
de tra'ail du Conseil national d#industrie consacré au? aides ( l#industrie, le sui'i des
inter'entions en fa'eur de l#industrie est malaisé, dans la mesure oZ, "ormis les aides &ui ci3lent
précisément l#agriculture 5par e?emple, les mesures en fa'eur des 4eunes agriculteurs7, la
ma4orité des inter'entions sont suscepti3les de 3énéficier aussi 3ien au secteur de l#industrie
&u#( celui des ser'ices 5par e?emple, les prestations des CCI 3énéficient, en t"éorie, autant au?
petites et mo>ennes industries [ /MI [ &u#au? commerPants7. Toutefois, un nom3re limité
d#inter'entions ont une orientation clairement industrielle B il s#agit principalement des soutiens
pu3lics ( des grands pro4ets industriels 5par e?emple, le financement du pro4et de lanceur de
nou'elle génération Ariane H, financé par le Centre national des études spatiales .C-!S7, ( des
secteurs de pointe de l#industrie franPaise 5par e?emple, les a'ances rem3oursa3les au secteur
aéronauti&ue 5ALGE7 financées par le Minist9re en c"arge de l#écologie, du dé'eloppement
dura3le et de l#énergie7, et ( des fili9res inno'antes 5par e?emple, ( tra'ers les pro4ets financés
par le programme in'estissements d#a'enir [ /IA7.
Rapport 2énéral
. W .
W
Enfin1 l’anal#se du c$amp d’évaluation a démontré que les soutiens n’étaient pas
prioritairement orientés vers les secteurs soumis 0 la concurrence internationale7
J
Ainsi,
certains secteurs sem3lent soutenus de mani9re particuli9rement renforcée par rapport ( leur
poids dans la 'aleur a4outée nationale, sans &ue l#intégralité des professionnels ne soit soumise (
une forte concurrence internationale 5par e?emple, les dé3itants de ta3ac, &ui 3énéficient de
CGE MD d#inter'entions, sous des formes 'ariées7.
(7)7+7 /es ob-ectifs multiples1 parfois contradictoires
La variété des périm%tres ministériels au,quels sont rattac$ées les interventions refl%te
la diversité des ob-ectifs poursuivis7 !n e?cluant les inter'entions financi9res mises en Vu're
par 3pifrance et dans le cadre du /IA, les LL,G MdD d#inter'entions de l#;tat et des collecti'ités
territoriales sous forme de crédits 3udgétaires, dépenses fiscales et ta?es affectées peu'ent Itre
classées en grandes catégories en fonction du périm9tre sectoriel dont elles dépendent
C
.
Grap$ique 5 . Périm%tre bud2étaire et fiscal des interventions (en 6!
1o
1ource - 8ission. $es étiquettes de couleur pourpre représentent les mesures dont les montants sont les plus importants
au sein de caque catégorie.

B
6CC des HHE aides 'ersées par l#;tat, soit 6J,G S, sont considérées par la mission comme orientéss sur des secteurs
e?posés ( la concurrence internationale.
C
Ces périm9tres ministériels sont pour l#essentiel liés au? @ missions A de rattac"ement 5au sens de la loi organi&ue
relati'e au? lois de finances [ LOL)7 des crédits 3udgétaires, dépenses fiscales et ta?es affectées, ( l#e?ception des
3uralistes 5&ui ne constituent pas une mission au sens de la LOL)7.
Rapport 2énéral
. 6E .
6E
Les interventions rattac$ées au, minist%res traditionnellement associés au soutien au,
entreprises (minist%re de l’économie et des finances1 minist%re du redressement
productif! représentent (* d6 en dépenses bud2étaires et fiscales1 soit pr%s d’un tiers
des montants bud2étaires et fiscau,7 Il s#agit en premier lieu des inter'entions rattac"ées au?
missions @ économie A et @ engagements financiers A. Ces soutiens sont pour l#essentiel des
dispositifs de nature générale, tels &ue les incitations fiscales en fa'eur de l#in'estissement dans
les entreprises, la fiscalité des 'aleurs mo3ili9res, les ta?es affectées au? réseau? consulaires ou
l#épargne salariale. !n deu?i9me lieu, les inter'entions de la mission @ rec"erc"e et
enseignement supérieur A pourraient également Itre rapproc"ées de la sp"9re @ +erc> A, dans la
mesure oZ ces soutiens regroupent notamment les ressources &ui transitent par les pôles de
compétiti'ité 5fonds uni&ue interministériel, 6JE MD, et fonds de compétiti'ité des entreprises,
6KE MD7. !n troisi9me lieu, les inter'entions en fa'eur des dé3itants de ta3ac 5dont la
réglementation rel9'e de la compétence des minist9res financiers7 s#él9'ent ( pr9s de CGE MD, (
tra'ers un s>st9me comple?e com3inant plusieurs aides.
Les soutiens rattac$és au, minist%res de l’a2riculture1 de l’écolo2ie et des transports
comptent pour pr%s de 4 d6 et poursuivent des ob-ectifs parfois difficilement
conciliables7 /our un montant total de pr9s de F MdD, &ui s#a4outent au? soutiens 'ersés dans le
cadre de la politi&ue agricole commune 5/AC B pr9s de 6E MdD en CE6C7, les dispositifs en fa'eur
des agriculteurs sont nom3reu? et cou'rent tous les le'iers d#action. /ar e?emple, les 4eunes
agriculteurs peu'ent 3énéficier notamment de déductions spécifi&ues ( l#in'estissement,
d#a3attements sur les 3énéfices, de dotations et de prIts 3onifiés 5pour un total de pr9s
de FEE MD7. L#instrument dont le montant est le plus important est le tau? réduit de TIC/! sur le
gaQole non routier 58-7, &ui 3énéficie également au? conducteurs d#engins de c"antier
5C,6 MdD7. %ans le périm9tre ministériel de l#écologie et des transports, de nom3reu? tau?
réduits, e?onérations ou rem3oursement de TIC/! 'isent certaines professions 5transport
pu3lic routier en commun de 'o>ageurs, FC MD U ta?is, CC MD7 ou certains car3urants
5agrocar3urants de premi9re génération, CGE MD U gaQ de pétrole li&uéfié [ 8/L, GE MD7. %ans le
soutien au? modes de transport, la co"érence des o34ectifs n#est pas nécessairement assurée en
premi9re anal>se. Ainsi, les aides au fret ferro'iaire 5pr9s de CJE MD7 sont d#un montant
pres&ue é&ui'alent au? aides au? transporteurs routiers 5LLE MD7.
/ans certains cas1 le soutien au, entreprises n’est pas un ob-ectif en soi1 mais sert de
levier 0 la politique de l’emploi ou du développement économique de certaines Oones
2éo2rap$iques7 /r9s de C,G MdD d#inter'entions pu3li&ues rel9'ent ainsi du minist9re du
tra'ail et de l#emploi. Il s#agit principalement des dispositifs &ui su3sistent en mati9re d#"eures
supplémentaires et des mesures de c"ômage partiel et d#aides au? restructurations. Le soutien (
l#acti'ité et ( l#emploi 'ise également certains territoires spécifi&ues, comme l#Outre.mer,
certaines Qones ur3aines prioritaires ou territoires rurau?. Ainsi, les deu? principau? dispositifs
ultramarins en montant concernent l#e?onération spécifi&ue de cotisations sociales Outre.mer
56,6 MdD7 et la défiscalisation des in'estissements productifs 5@ 8irardin A, estimé ( FJE MD en
CE6C7. Au titre de la politi&ue de la 'ille et de l#égalité des territoires, la géograp"i&ue
prioritaire, cOest.(.dire la définition de Qones prioritaires 3énéficiant de dépenses fiscales
particuli9res afin de compenser certains "andicaps, a conduit ( définir plus d#une diQaine de
Qonages différents, &ui emportent c"acun des consé&uences en termes d#e?onérations de
cotisations sociales, d#impôt sur les sociétés 5IS7, de ta?e fonci9re sur les propriétés non 3\ties
5T)-+7 et de cotisation fonci9re des entreprises 5C)!7. ] la comple?ité du Qonage s#a4oute ainsi
la comple?ité des modalités de calcul des a'antages fiscau?, &ui sont pour partie des
e?onérations dégressi'es sur des durées 'aria3les selon les dispositifs. La réforme pré'ue du
Qonage ur3aine de'rait ( ce titre permettre de répondre ( certaines des limites identifiées.
Rapport 2énéral
. 66 .
66
Enfin1 dans certains secteurs le soutien au, entreprises permet é2alement de poursuivre
d’autres ob-ectifs de politique publique1 comme c’est le cas concernant le secteur
associatif ou la culture7 Le soutien au? associations a ainsi été inclus dans le périm9tre
d#anal>se de la mission, dans la mesure oZ ces entités rel9'ent du secteur pri'é et contri3uent (
l#acti'ité et ( l#emploi en )rance. Les inter'entions en fa'eur du secteur associatif s#él9'ent (
pr9s de C,C MdD, principalement ( tra'ers des réductions d#impôt pour les particuliers 5impôt
sur le re'enu B 6,L MdD7 et les entreprises 5impôt sur les sociétés B E,J MdD7. /ar ailleurs, les
aides ( la culture représentent pr9s d#6 MdD, les principau? soutiens concernant les
inter'entions du C-C 5E,K MdD7.
(7+7 Ene articulation perfectible entre les intervenants publics
Les constats d#un pilotage insuffisant des inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises
et d#une priorisation insuffisante sur les en4eu? de la compétiti'ité de demain s#e?pli&uent en
partie par le man&ue d#articulation entre les acteurs pu3lics, ( tous les ni'eau? B au sein de l#;tat,
entre l#;tat et les collecti'ités territoriales, entre collecti'ités et a'ec les autres acteurs du
dé'eloppement économi&ue.
(7+7(7 Au sein de l’:tat
Au sein de l’:tat1 il n’e,iste pas d’appré$ension 2lobale des en-eu, des interventions en
faveur des entreprises7 !n effet, l#a3sence de sui'i unifié et d#é'aluation trans'erse des
inter'entions e?pli&uent les difficultés ( procéder ( des ar3itrages et ( des rationalisations de
dispositifs é'entuellement redondants. %eu? facteurs 'iennent renforcer cet état de fait.
En premier lieu1 le suivi ? t$ématique A des interventions est éclaté entre les minist%res,
dans la mesure oZ le soutien au? entreprises est ( la fois considéré comme un o34ectif en soi
mais aussi comme un le'ier au ser'ice d#une autre politi&ue pu3li&ue. /lutôt &ue de s#interroger
sur l#opportunité de recourir ( des instruments générau? e?istants, c"a&ue minist9re a ainsi
tendance ( dé'elopper spontanément une réponse spécifi&ue. ] titre d#e?emple, les all9gements
de c"arge pré'us dans les Qones de restructuration de défense se sura4outent au? all9gements de
c"arges sociales nationau?. Le positionnement de 3pifrance comme l#instrument financier de
référence des politi&ues pu3li&ues de'rait néanmoins permettre d#é'iter ( l#a'enir une trop
grande parcellisation des inter'entions.
En second lieu1 le suivi ? bud2étaire A des interventions est réparti entre différents
services du minist%re des finances. Ainsi, si la direction du 3udget suit les crédits 3udgétaires,
les nic"es sociales compensées ( la sécurité sociale, ainsi &ue les ta?es affectées, les dépenses
fiscales sont sui'ies par la direction de la législation fiscale. %ans la négociation a'ec les
minist9res ( l#occasion de la procédure 3udgétaire, il serait sou"aita3le de renforcer l#approc"e
glo3ale des inter'entions, en considérant comme un tout les inter'entions de nature 3udgétaire
et fiscale, ces derni9res étant définies comme une décision dOe?onération ou de réduction par
rapport au tau? dOun impôt e?istant.
Rapport 2énéral
. 6C .
6C
(7+7)7 Entre l’:tat et les collectivités territoriales
L’articulation des interventions entre :tat et collectivités n’est pas or2anisée de mani%re
s#stématique7 Les domaines d#action partagés entre ;tat et collecti'ités sont pourtant
multiples B inno'ation, internationalisation, créationRreprise, soutien sectoriel ( l#industrie ou (
l#artisanat. Surtout, dans de nom3reu? cas, ;tat et collecti'ités territoriales inter'iennent par
des mo>ens compara3les, en particulier en mati9re d#appui au? pro4ets 5indi'iduelles (
l#inno'ation d#Oséo, fonds d#inter'ention pour les ser'ices, l#artisanat et le commerce [ )ISAC,
prime d#aménagement du territoire [ /AT pour l#;tat, di'erses aides pour les collecti'ités7 U
d#appui au? actions collecti'es 5mo>ens d#inter'ention des %ireccte et des %raaf ou fonds
national d#aménagement et de dé'eloppement du territoire . )-A%T 5%ATA7 pour l#;tat,
principalement les régions pour les collecti'ités7, d#accompagnement des entrepreneurs et des
entreprises 5organismes consulaires 5tutelle %8CIS7, ,3ifrance 5tutelle %8 Trésor7 ou
incu3ateurs 5%8I7 pour l#;tat, agences, pépini9res et actions en direct pour les collecti'ités7 et
de financement du 3ilan 53pifrance pour l#;tat, dotations ( des fonds d#in'estissement ou des
associations de prIts d#"onneur pour les collecti'ités7.
Les interventions de l’:tat1 qu’elles soient concentrées ou déconcentrées1 peuvent avoir
une dimension nationale manifeste qui les distin2ue nettement des interventions des
collectivités 5par e?emple le soutien au dé'eloppement du futur lanceur Ariane H, prise de
participation du )SI dans de grandes entreprises7. La plupart de ces inter'entions ont toutefois
une dimension territoriale, ce &ui pose la &uestion de la 3onne articulation des inter'entions de
l#;tat et de celles des collecti'ités. Cette &uestion est d#autant plus pertinente &ue des
cofinancements sont sou'ent sollicités de part et d#autre, a3outissant ( multiplier les co=ts
d#instruction.
La straté2ie et les missions 2énérales des acteurs étatiques sont définies 0 l’éc$elon
central sans concertation particuli%re avec les collectivités1 si ce n#est leur présence dans
certains conseils d#administration. %es politi&ues nationales comportant une forte dimension
territoriale ont ainsi été lancées sans &ue les collecti'ités soient associées ( la définition de leurs
o34ectifs. L#;tat n#"ésite pourtant pas ( solliciter une contri3ution financi9re de leur part. C#est
notamment le cas des appels ( pro4ets des grappes d#entreprises et du programme des
in'estissements d#a'enir 5sociétés d#accélération du transfert de tec"nologies [SATT., Institut
de rec"erc"e tec"nologi&ue [IT., Campus d#e?cellence^7 ou des inter'entions du )onds
d#inter'ention pour les ser'ices, l#artisanat et le commerce [)ISAC.
L’articulation entre :tat et collectivités est rendue plus difficile par la réduction continue
des mo#ens d’intervention des services déconcentrés de l’:tat1 &ui sont leur interlocuteur
naturel. A'ec la montée en compétence des collecti'ités et leur 3onne appropriation des
dispositifs, lO;tat a diminué les ressources des ser'ices déconcentrés. Il nOest toutefois pas allé au
3out de cette logi&ue et a maintenu des mo>ens dOinter'ention &ui auraient pu Itre enti9rement
décentralisés.
8ependant1 des initiatives récentes visent 0 améliorer cette co$érence B c#est le cas du
financement des pôles de compétiti'ité, assuré ( la fois par l#;tat et les régions U c#est aussi le cas
de la mise en Vu're des @ plateformes A régionales autour des directions régionales de
3pifrance, &ui 'isent ( articuler les inter'entions des régions et de 3pifrance. Ainsi, la loi
du L6 décem3re CE6C relati'e ( la création de 3pifrance constitue un mod9le inédit d#association
des collecti'ités territoriales ( un domaine d#action commun, tant ( l#éc"elon national &ue
territorial. Les régions sont ainsi représentées au conseil d#administration et au comité national
d#orientation, &ui est présidé par un de leurs représentants. /ar ailleurs, est institué dans c"a&ue
région un comité régional d#orientation c"argé de formuler un a'is sur l#action locale de la
nou'elle 3an&ue et sur la co"érence de ses orientations stratégi&ues a'ec la stratégie régionale
de dé'eloppement économi&ue. Sur un plan opérationnel, il reste cependant ( préciser
l#organisation ( mettre en place dans c"a&ue région pour articuler l#inter'ention de la 3an&ue
Rapport 2énéral
. 6L .
6L
a'ec la compétence de dé'eloppement économi&ue et d#accompagnement des entreprises
dé'olue ( la région.
(7+7+7 Entre l’:tat et les autres acteurs
L’anal#se des interventions de l’:tat rév%le qu’elles sont en 2rande partie décorrélées des
a,es prioritaires de l’Enion européenne1 sauf lors&ue les fonds européens pré'oient un
cofinancement. Le cofinancement est ainsi la r9gle concernant les fonds structurels, &ui 'isent
indirectement les entreprises, mais aussi pour le second pilier 5dé'eloppement rural7 de la
politi&ue agricole commune 5/AC7. !n re'anc"e, l#articulation a'ec les priorités adoptées par
l#,nion européenne dans le cadre de la stratégie !urope CECE pourrait Itre renforcée.
Enfin1 la répartition des compétences avec d’autres intervenants territoriau,1 en
particulier avec les réseau, consulaires1 pose question7 Sous l#impulsion des pou'oirs
pu3lics ou de leur propre initiati'e au titre de leurs compétences en mati9re d#accompagnement
des entreprises, les réseau? consulaires ont dé'eloppé une offre di'ersifiée en fa'eur des
entreprises, &ui peut Itre parfois redondante a'ec celles de l#;tat, de ses opérateurs ou des
collecti'ités territoriales.
La loi réformant le réseau des c$ambres de commerce et d’industrie du )3 -uillet )*(* ne
constitue pas un cadre suffisamment performant pour &ue les c"am3res consulaires puissent
tra'ailler en co"érence a'ec les régions, malgré la signature de nom3reuses con'entions
régionales 'isant ( coordonner l#action des régions et des CCI en mati9re d#internationalisation.
(7+737 Entre collectivités
!n nom3re e?cessif, les dispositifs proposés par les collecti'ités territoriales sont sou'ent
redondants, traduisant des stratégies insuffisamment coordonnées entre collecti'ités.
Tous les niveau, de collectivités interviennent de mani%re relativement indifférenciée en
mati%re de développement économique1 ce qui a pour conséquence une multiplication
des mesures pré-udiciables 0 la lisibilité de l’ensemble7 Les collecti'ités territoriales
consacrent en'iron H,G MdD par an au dé'eloppement économi&ue des territoires et mo3ilisent
en'iron 6G EEE é&ui'alents temps plein 5!T/, dont pr9s de 6 GEE dans 66E agences7 pour
assurer cette fonction. L#en4eu d#une réforme des inter'entions des collecti'ités territoriales en
fa'eur du dé'eloppement économi&ue n#est pas seulement 3udgétaire B il est a'ant tout
nécessaire de rationaliser les compétences des acteurs et d#améliorer l#articulation de leurs
actions respecti'es. /r9s de L EEE dispositifs d#aides au? entreprises sont recensés dans les
différentes 3ases de données utilisées par la mission
(*
, &ui ne sont pas e?"austi'es. Ce nom3re
éle'é de dispositifs nuit ( la lisi3ilité du s>st9me pu3lic d#aide au? entreprises et traduit
concr9tement la faculté &u#a, en droit, c"acune des collecti'ités territoriales franPaises
d#inter'enir.

(*
+ase Sémap"ore dé'eloppée par les CCI, 3ase de l#Institut supérieur des métiers 5ISM7, données de la compta3ilité
pu3li&ue issues de la direction générale des finances pu3li&ues 5%8)i/7.
Rapport 2énéral
. 6F .
6F
L’absence d’instruments de coordination dans les territoires e,plique en partie la
prolifération des dispositifs7 L#am3ition initiale de la loi du 6L ao=t CEEF relati'e au? li3ertés
et responsa3ilités locales consistait ( confier au? régions le rôle de c"ef de file en mati9re de
dé'eloppement économi&ue. Ce c"ef de filat est de facto resté tr9s incomplet B les inter'entions
directes des collecti'ités infra.régionales doi'ent certes Itre autorisées par la région, mais
certaines aides indirectes restent li3res et l#;tat peut autoriser une collecti'ité infra.territoriale
( agir seule. %ans le mIme temps, les outils de coordination de l#action des collecti'ités
territoriales n#imposent pas de réelle contrainte ( celles.ci, contri3uant ( affai3lir le dispositif de
soutien pu3lic au? entreprises. Ainsi, les stratégies économi&ues des collecti'ités territoriales
sont mar&uées par la fai3le articulation entre elles et la multiplicité de leurs o34ectifs.
Grap$ique 4 . @nterventions des collectivités territoriales ()*((1 en 6!

Inter'entions
économi&ues
trans'ersales
Tourisme Industrie,
commerce,
artisanat
Agriculture, agro.
alimentaire
Structures de
dé'eloppement
économi&ue
ec"erc"e et
inno'ation
5*(
))B )(C
( 333
(B)
5(
(C*
+CC
)4)
+K(
+4*
FWC
CKH
F6H
LFG
GJE
@nterventions des collectivités par domaines
()*((1 6!
égions
%épartements
Intercommunalités
Communes
C
)+

Inter'entions
économi&ues
trans'ersales
Tourisme Industrie,
commerce,
artisanat
Agriculture, agro.
alimentaire
Structures de
dé'eloppement
économi&ue
ec"erc"e et
inno'ation
5*(
))B )(C
( 333
(B)
5(
(C*
+CC
)4)
+K(
+4*
FWC
CKH
F6H
LFG
GJE
@nterventions des collectivités par domaines
()*((1 6!
égions
%épartements
Intercommunalités
Communes
C
)+

1ource - D9:i2 - les catégories correspondent aux ; sous-fonctions » prévues par la comptabilité publique. 4aque niveau
de collectivités disposant de nomenclatures comptables différentes, certaines spécificités existent - c’est le cas des
départements, qui disposent d’une sous fonction spécifique pour les structures de développement économique, et des
régions, qui disposent d’une sous-fonction relative . la recerce et l’innovation.
La multiplication des niveau, d’intervention suscite par conséquent de nombreuses
redondances qui se concentrent dans cinq domaines B la créationNrepriseNtransmission
d’entreprise pour la&uelle e?istent 6 6KG dispositifs recensés par la mission, portés par tous les
ni'eau? de collecti'ités U le tourisme, secteur d#acti'ité oZ inter'iennent toutes les collecti'ités,
&ui sont elles.mImes sou'ent dotées d#agences spécialisées U l’aména2ement de certaines
Oones d’activités U la rec$erc$e et l’innovation &ui, malgré l#in'estissement fort de la région,
se caractérise par un nom3re éle'é d#inter'enants pu3lics &ui peu'ent proposer des prestations
compara3les 5par e?emple, les incu3ateurs d#entreprises7, et l’internationalisation des firmes
oZ de multiples s>st9mes sont concurrents et insuffisamment coordonnés.
Rapport 2énéral
. 6G .
6G
8es redondances se traduisent par l’e,istence de nombreu, cofinancements &ui
constituent plus la consé&uence du foisonnement institutionnel &ue la traduction du
rapproc"ement des stratégies respecti'es de c"a&ue collecti'ité. Ces cofinancements
contri3uent en outre ( des difficultés d#identification des financeurs par les entreprises et (
l#allongement des circuits d#instruction ou de financement. !nfin, ils allongent la durée
d#instruction, et augmentent ce faisant son co=t.
Toutefois1 mal2ré l’e,istence de nombreuses redondances1 la mission a observé que les
collectivités avaient adopté une certaine spécialisation de fait1 m>me incompl%te7 Ainsi, les
communes et !/CI ont dé'eloppé une spécialisation en mati9re d#aménagement foncier et
d#immo3ilier d#entreprises U les départements, malgré une intensité d#inter'ention tr9s 'aria3le
selon les territoires, concentrent sou'ent leur soutien sur les T/! et /M! des Qones rurales ou
semi.rurales. !nfin, la région s#engage plus &ue les autres collecti'ités en fa'eur de la _% et de
l#inno'ation, de l#internationalisation des firmes et recourt proportionnellement plus au? outils
d#ingénierie financi9re 5fonds propres, prIts, garanties, a'ances rem3oursa3les7. La logi&ue de
spécialisation ( l#Vu're n#est toutefois pas suffisante pour réduire les redondances
précédemment é'o&uées.
Rapport 2énéral
. 6H .
6H
)7 En-eu, . préparer la croissance de demain et répondre au, attentes des
entreprises dans un conte,te contraint de finances publiques
L#o34ectif de cette partie du rapport est de rappeler les grands en4eu? dans les&uels s#inscrit la
réforme des inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises.
P cet é2ard1 la mission a sou$aité rappeler trois impératifs au,quels la réforme doit
permettre de répondre B l#impératif de soutenir les priorités économi&ues nationales de
renforcement de la compétitivité de notre pa>s U l#impératif de mener une réforme au service
des entreprises U l#impératif d#inscrire cette réforme dans le conte,te contraint des finances
publiques, impli&uant de faire des c"oi?, nécessairement difficiles, de priorisation des
inter'entions.
)7(7 Ene réforme dont l’ambition est de soutenir les priorités économiques
nationales
L#amélioration de la compétiti'ité doit permettre de renforcer la croissance et de contri3uer ( la
création d#emplois dura3les de &ualité. /lusieurs rapports récents ont identifié et souligné les
a?es structurants du renforcement de la compétiti'ité des entreprises franPaises
((
et ont
également é'alué l#efficacité des aides au? entreprises en fa'eur de l#emploi
()
.
/ans ce conte,te1 la mission sou$aite réaffirmer quatre 2rands en-eu, lé2itimant quatre
2randes priorités straté2iques qui ont 2uidé son anal#se des inter'entions de l#;tat et des
collecti'ités B l#in'estissement U l#inno'ation U l#industrie, &ui permet notamment le
dé'eloppement d#emplois dura3les et &ualifiés U et l#international.
)7(7(7 @nvestissement . renforcer l’investissement face 0 une baisse de l’autofinancement
et 0 l’érosion des mar2es
La premi%re priorité portée par la mission est la nécessité de renforcer l’investissement1
dans le conte?te d#une dégradation de la situation financi9re des entreprises franPaises au cours
des di? derni9res années.
Ainsi1 l’autofinancement des entreprises franQaises est en baisse1 pour atteindre l’un de
ses plus bas niveau, depuis (CCB. Cette tendance est similaire pour toutes les catégories
d#entreprises, a'ec 6J S d#entre elles affic"ant un autofinancement négatif en CE66 5Insee7. Sur
les di? derni9res années, la 3aisse sem3le plus mar&uée pour les /M!, alors &u#elle est plus
fluctuante pour les !TI et les grandes entreprises.

((
/armi les principau? B
$es déterminants de la compétitivité de l’industrie fran<aise, rapport du groupe de tra'ail @ propositions A du
conseil national de l#industrie 5C-I7, présidé par /"ilippe Jurgensen et rapport du groupe de tra'ail @ constats A
présidé par /"ilippe 0irtQman, fé'rier CE6C U
2acte pour la compétitivité de l’industrie fran<aise, rapport de Louis 8allois au /remier ministre, no'em3re CE6C U
$’innovation - un en&eu ma&eur pour la :rance, rapport de Jean.Luc +e>lat et /ierre Tam3ourin au ministre du
redressement productif et ( la ministre de la rec"erc"e et de l#enseignement supérieur, a'ril CE6L.
()
apport du conseil d#orientation de l#emploi 5CO!7 sur les aides pu3li&ues au? entreprises en fa'eur de
l#emploi, CE6L.
Rapport 2énéral
. 6K .
6K
Avec le renc$érissement des co;ts de production et la $ausse des prél%vements1 cette
situation est liée 0 la baisse accélérée du tau, de mar2e7 Malgré une lég9re amélioration en
CE6E et CE66, le tau? de marge s#est dura3lement rétracté depuis di? ans 5CJ,H S en CE66,
contre LE,J S en CEE6 selon l#Insee7. L#érosion du tau? de marge est mar&uée pour toutes les
catégories d#entreprises, en particulier pour les entreprises industrielles. !lle est également
mar&uée pour les grandes entreprises.
Par ailleurs1 cette érosion de la situation financi%re s’est traduite par une dé2radation du
tau, d’investissement
6L
des entreprises franQaises1 qui s’inscrit en baisse sur la derni%re
décennie. Cette tendance est particuli9rement mar&uée pour les !TI, dont le tau?
d#in'estissement est passé de CH,G S en CEEH ( CC,E S en CE66. Les grandes entreprises
connaissent également une tendance ( la 3aisse de l#in'estissement, entamée en CEEE, a'ec
toutefois un léger redressement sur la période récente. !nfin, pour les /M!, le tau?
d#in'estissement est resté relati'ement sta3le sur la mIme période, mais se maintient ( un
ni'eau fai3le 56J,L S en CE667.
Enfin1 l’orientation des investissements reste insuffisamment tournée vers les
tec$nolo2ies d’avenir7 ,ne part éle'é de l#in'estissement correspond au renou'ellement des
3iens de production au détriment de la modernisation de ceu?.ci 5CH S7. %e mIme, les
in'estissements productifs liés ( l#inno'ation 5corporels et immatériels7 ne cou'rent pas le
3esoin correspondant dans l#industrie, estimé ( cin& fois le co=t de la _%
(3

8ette situation intervient dans un conte,te de durcissement des conditions d’acc%s des
entreprises au financement7
Ainsi1 les entreprises industrielles souffrent1 en <rance1 plus que les autres entreprises de
certaines difficultés d’acc%s au crédit. MIme si les tau? d#intérIt restent relati'ement 3as, la
raréfaction du crédit touc"e plus directement le financement de la trésorerie alors mIme &ue le
crédit interentreprises reste défa'ora3le au? fournisseurs, &ui su3issent une pression accrue
des donneurs d#ordre. Les nou'elles r9gles prudentielles 5+\le III7 p9seront iné'ita3lement sur
l#offre de crédit des 3an&ues.
Ene autre source de préoccupation pour l’avenir concerne l’évolution du financement en
fonds propres7 Ainsi, la collecte de capital in'estissement régresse B elle reste de moitié
inférieure ( ce &u#elle était a'ant la crise 5H,F MdD le'és en CE66 contre 6C,K MdD en CEEJ
(5
7,
freinant la croissance des /M!, notamment c"eQ les acteurs inno'ants.
En conséquence1 la réforme des interventions économiques en faveur des entreprises
doit permettre de préserver et de réorienter les soutiens en faveur de l’investissement et
du financement des entreprises7
)7(7)7 @nnovation . faire le c$oi, de l’innovation face au besoin de réindustrialisation et 0
la faiblesse de positionnement sur les secteurs d’avenir
La deu,i%me priorité portée par la mission est celle d’une d#namique de renforcement de
l’innovation et des fili%res d’avenir7

(+
atio de l#in'estissement d#e?ploitation sur la 'aleur a4outée.
(3
apport de M. 8iget, C-AM, CE66.
(5
Association franPaise des in'estisseurs pour la croissance.
Rapport 2énéral
. 6J .
6J
La promotion de l’innovation s’ancre dans une économie industrielle d#namique. JG S de
la rec"erc"e des entreprises se fait dans le secteur industriel
(4
. L#industrie demeure un des
principau? moteurs de l#acti'ité économi&ue en termes de 'aleur a4outée et d#emploi. !lle e?erce
un effet d#entra<nement puissant sur l#ensem3le des acti'ités, en particulier par ses
consommations intermédiaires B pour 6 D de production, l#industrie consomme E,K D de produits
intermédiaires, contre E,F D pour les ser'ices.
6K

La <rance se caractérise par un décroc$a2e en mati%re d’investissement dans la
rec$erc$e et développement (RR/! et l’innovation7 Le rapport +e>lat.Tam3ourin
d#a'ril CE6L souligne ainsi le décroc"age de la )rance en mati9re d#inno'ation par rapport au?
pa>s leaders 5Allemagne, %anemarM, Su9de, )inlande7. Ainsi, la dépense de _% des entreprises
franPaises a représenté seulement 6,F S du /I+ en CE6E 5C,C S en incluant la part pu3li&ue7
(B
.
+ien &u#en "ausse par rapport ( l#année CEEJ, les dépenses de _% restent nettement
inférieures ( celles des entreprises allemandes, finlandaises ou suédoises sur la mIme période
5respecti'ement 6,W S, C,K S et C,L S du /I+
(C
7.
Par ailleurs1 ces dépenses sont relativement plus tournées en <rance vers la rec$erc$e
fondamentale et appliquée que vers la rec$erc$e e,périmentale 5LF S7, alors &ue les
économies les plus d>nami&ues comme la C"ine, IsraNl, les ;tats.,nis, le Japon et la Corée du
Sud consacrent plus de HE S de leurs dépenses de _% ( la rec"erc"e e?périmentale. Les crédits
pu3lics de soutien ( la _% sont proportionnellement moins orientés 'ers le dé'eloppement
économi&ue &ue c"eQ nos principau? compétiteurs. G,F S des entreprises industrielles
allemandes ont 3énéficié d#un financement pu3lic au titre de la _%, en CEEJ, contre 6,F S des
entreprises industrielles franPaises
)*
. Comme le souligne le rapport 8allois, le crédit impôt
rec"erc"e 5CI7, dont les effets positifs sont reconnus, 4oue un rôle important pour modifier
cette situation défa'ora3le, mais il ne peut > suffire ( lui seul, d#autant &u#il est de plus en plus
imité par nos compétiteurs.
8es faiblesses sont particuli%rement marquées dans le secteur de l’économie numérique7
La contri3ution de la fili9re Internet au /I+ 5HE MdD en CEEW et KC MdD, soit L,K S du /I+ en
CE6E, au 6K
9me
rang de l#OC%!7 ne repose &ue pour une part limitée 5en'iron un tiers7 sur les
in'estissements pri'és. L#in'estissement dans le domaine de la ro3oti&ue demeure également
insuffisant B en CEEJ, la )rance ne comptait &ue LL EEE ro3ots, contre HG EEE en Italie et
6FG EEE en Allemagne. !nfin, la )rance nOa pas su prendre le 'irage des 3iotec"nologies lors de
leur émergence dans les années WE. Les consé&uences de ce retard sont tou4ours 'isi3les
au4ourdO"ui. ] titre dOe?emple, sur lOensem3le des nou'eau? médicaments &ui ont 3énéficié
dOune autorisation de mise sur le marc"é en CE6C, aucun nOest produit en )rance. Cette situation
est préoccupante car ces médicaments sont au cVur de nou'elles stratégies t"érapeuti&ues.
En conséquence1 la réforme des interventions économiques doit permettre de préserver
et de réorienter les soutiens vers l’innovation et la RR/ aval au service de la
réindustrialisation7

(4
apport de Louis 8allois.
(K
%ATA, CEEF.
(B
%onnées Insee.
(C
%onnées OC%!, 3ase Main Science and Tec"nolog> Indicators.
)*
Institut T"omas More [ /oliti&ue Industrielle, anal>se comparati'e )rance.Allemagne 5a'ril CE6C7.
Rapport 2énéral
. 6W .
6W
)7(7+7 @ndustrie . s’inscrire dans une lo2ique de développement durable1 offrant au,
salariés des emplois durables et qualifiés
La troisi%me priorité de la mission est la nécessité de renforcer la réindustrialisation du
pa#s1 dans une logi&ue de dé'eloppement des emplois dura3les et &ualifiés et en inscri'ant
l#industrie dans des perspecti'es de dé'eloppement dura3le.
Le constat a été ré2uli%rement fait d’une désindustrialisation de la <rance1 qui s’observe
non seulement en part de l’industrie dans la valeur a-outée1 mais aussi en perte d’emplois
industriels. Ainsi, la part de l#industrie 5"ors construction7 dans la 'aleur a4outée totale en
)rance est passée de 6J S en CEEE ( un peu plus de 6C,G S en CE66, ce &ui situe désormais la
)rance ( la &uinQi9me place dans la Qone euro, loin derri9re l#Italie 56J,H S7, la Su9de 5C6,C S7 et
l#Allemagne 5CH,C S7. %e mIme, l#emploi industriel 5"ors construction7 s#est continuellement
affaissé B de plus de CH S de l#emploi salarié total en 6WJE 5G,6 millions de salariés7, il est passé
( 6C,H S, en CE66 5L,6 millions de salariés7. Cette diminution relati'e de l#emploi industriel est
plus forte en )rance &ue c"eQ nos 'oisins B la part de l#emploi industriel dans l#emploi total > a
reculé de 6W,L S en di? ans, contre seulement 6F,L S dans l#ensem3le de l#,nion européenne.
Selon le rapport 8allois, l#intensification de la concurrence étrang9re, celle de nos partenaires
européens, mais aussi celle grandissante des pa>s émergents, e?pli&uerait entre un tiers et la
moitié de ces destructions d#emplois sur la période récente 5CEEE.CEEK7.
La désindustrialisation et le manque d’investissement dans la rec$erc$e et
développement et l’innovation s’autoSentretiennent et privent l’économie franQaise
d’emplois qualifiés1 dans des secteurs porteurs de croissance future7
Le développement d’emplois durables et qualifiés est une priorité1 dans un conte,te de
c$9ma2e élevé7 ] cette fin, le soutien pu3lic peut contri3uer ( préser'er et ( fa'oriser
l#em3auc"e de salariés &ualifiés, ( tra'ers des mesures de réduction du co=t du tra'ail, (
condition &ue celles.ci concernent également les tra'ailleurs &ualifiés
)(
, de mIme &u#( s#engager
en fa'eur du dé'eloppement de secteurs professionnels industriels d#a'enir suscepti3les de
générer des emplois &ualifiés en nom3re. Ainsi, le soutien ( la croissance des entreprises, (
l#inno'ation et ( l#e?portation sont des le'iers puissants pour dé'elopper, ( terme, des emplois
&ualifiés et dura3les.
Attente des cito#ens et en-eu de développement économique1 la protection de
l’environnement doit >tre un a,e structurant de la rénovation des interventions
économiques en faveur de l’industrie7 )ace ( la menace du réc"auffement climati&ue, la
transition 'ers des énergies fai3lement car3onées constitue désormais un en4eu de préser'ation
de l#en'ironnement, mais aussi une c"ance pour dé'elopper de nou'elles industries ou
transformer en profondeur les industries traditionnelles e?istantes. %e fait, nos principau?
partenaires commerciau? ont réorienté leurs soutiens pu3lics en fa'eur de la transition
énergéti&ue B l#Allemagne sou"aite de'enir le c"ampion mondial des tec"nologies 'ertes, la
Su9de a mis en place des politi&ues fiscales pour inciter les industries ( c"anger leur mode de
fonctionnement énergéti&ue et la Corée 'ise une di'ersification de son mix énergéti&ue en
dé'eloppant de nou'eau? moteurs de croissance pour l#industrie. La lutte contre les pollutions,
notamment c"imi&ues, la protection de la 3iodi'ersité et l#ense'elissement des déc"ets sont
également des priorités, créatrices d#emplois dans @ l#économie 'erte A
))
.

)(
La &uestion de la réduction du co=t du tra'ail &ualifié doit Itre e?aminée de pr9s 5cf. ( ce su4et les
recommandations du rapport 8allois et du rapport @ compétiti'ité A du conseil national de l#industrie. !n effet, la
concentration des efforts d#all9gement de c"arges sur les 3as salaires est certes fa'ora3le ( l#emploi ( court terme,
mais elle est aussi l#une des causes de la @ descente en gamme A de notre industrie et du net ralentissement des gains
de producti'ité, &ui réduit d#autant le potentiel de croissance de notre économie.
))
La mission n#a pas eu ( se penc"er sur la contri3ution au ser'ice pu3lic de l#électricité &ui, a'ec G MdD par an,
représente l#une des plus importantes inter'entions sectorielles de l#;tat.
Rapport 2énéral
. CE .
CE
Enfin1 les en-eu, de santé publique sont é2alement apparus prioritaires 0 la mission1 et
constituent autant d’opportunités de renforcer notre industrie7 L#augmentation sensi3le du
poids des dépenses liées ( la prise en c"arge du 'ieillissement et des maladies dans les
économies matures impli&ue de s#assurer &ue les soutiens économi&ues au? entreprises ne
contri3uent pas ( a'oir un effet négatif sur la santé des cito>ens
)+
. /ar ailleurs, en raison de
l#é'olution des sociétés des pa>s dé'eloppés, les secteurs de la santé et des 3iotec"nologies
constituent des gisements de croissance &u#il serait pertinent de soutenir, dans une logi&ue de
dé'eloppement d#emplois dura3les et &ualifiés.
En conséquence1 la réforme des interventions économiques doit permettre de préserver
et de réorienter les soutiens vers les ob-ectifs du développement durable1 en mati%re de
développement d’emplois stables1 notamment dans l’industrie verte1 de protection de
l’environnement et de la santé publique7
)7(737 @nternational . s’ouvrir 0 l’international face 0 la sousScompétitivité sur les
marc$és internationau,
La quatri%me priorité portée par la mission est la nécessité de renforcer
l’internationalisation des entreprises franQaises7 !n effet, les performances du commerce
e?térieur franPais sont tr9s préoccupantes.
La part de marc$é mondial en valeur de la <rance dans les e,portations mondiales de
biens a nettement reculé en )* ans B elle est passée de F,W S en CEEL ( L,6 S en CE6C. %ans le
mIme temps, la part de marc"é mondial en 'aleur de l#Allemagne est passée de 6E,ES en CEEL
( J,L S en CE6C 5source B !urostat7. !n !urope, premier dé3ouc"é commercial de la )rance
5GJ,F S des e?portations en CE667, la part de marc"é des e?portations franPaises est passée de
6C,K S, en CEEE, ( W,L S, en CE66. Sur la mIme période, les e?portations intracommunautaires
de l#Allemagne ont progressé de C6,F S ( CC,F S. 8lo3alement, le solde de la 3alance
commerciale est passé d#un e?cédent de L,G MdD en CEEC ( un déficit de K6,C MdD
5soit L,G points de /I+7, en CE66. Certes, la prise en compte de la dimension énergéti&ue
e?pli&ue une partie de cette é'olution, mais on doit constater la forte détérioration du solde de
la 3alance "ors énergie, de TCG,G MdD en CEEC et ( . CG,FMdD, en CE66.
Ainsi1 le solde manufacturier franQais est devenu né2atif 0 partir de )**K, malgré un
certain nom3re de points forts ( l#e?port, par e?emple dans les domaines de l#aéronauti&ue, des
industries agro.alimentaires, des produits métalli&ues et de la p"armacie. Cette dégradation
s#e?pli&ue notamment par la perte de parts de marc"é des secteurs de lOautomo3ile ou de
l#électroni&ue grand pu3lic. ] l#e?ception de l#aéronauti&ue, la )rance a perdu des parts de
marc"é sur la &uasi.totalité des secteurs entre CEEH et CE6E. ] l#in'erse, l#Allemagne a su
préser'er la plupart de ses parts de marc"é, &ui progressent mIme dans cin& grands secteurs B
l#automo3ile, l#aéronauti&ue, la p"armacie, l#agroalimentaire et le te?tile.

)+
Les pro4ections de l#Insee et de la %!!S pré'oient &ue le total de la dépense pu3li&ue consacrée au? personnes
\gées de'rait passer de 6,L S du /I+ au4ourd#"ui 5CF MdD7 ( en'iron 6,K ou 6,J S du /I+ ( l#"oriQon CEFE.
Rapport 2énéral
. C6 .
C6
8e manque de compétitivité sur les marc$és internationau, $andicape lourdement la
croissance et la création d’emplois en <rance. !n effet, les gains en termes d#emploi de
l#e?portation sont positifs mIme si les études économi&ues donnent des résultats différents
selon l#approc"e retenue. Selon une étude de la direction générale du Trésor, une "ausse
temporaire 5sur un an7 de 6E MdD des e?portations se traduirait par une création
de CE EEE emplois au 3out d#une année et de LK EEE emplois au 3out de deu? ans. Toutefois, en
raison des effets de second tour notamment sur l#inflation, cet impact s#atténue en année L et
de'ient négatif en année F 5moins K EEE emplois7 et le ni'eau d#emploi re'ient ( l#é&uili3re en
année 6E. %e son côté, !urostat a pu3lié une étude indi&uant &u# 6MdD d#e?portation "ors ,nion
européenne permettait l#emploi de 66 KEE personnes en )rance en CEEK
)3
.
En outre1 les lacunes franQaises en mati%re de compétitivité1 en partie dues 0 un manque
d’investissement en RR/ et en innovation, ont un effet direct sur les performances ( l#e?port.
%e faPon générale, les résultats confirment &ue plus les entreprises inno'ent, mieu? elles
réussissent ( l#e?portation.
)5
Les entreprises e?portatrices franPaises sont plus producti'es et
offrent des salaires en mo>enne plus éle'és, en partie parce &u#elles inno'ent da'antage
)4
. %es
contri3utions t"éori&ues récentes dans le c"amp de l#anal>se des liens entre l#e?portation et
l#inno'ation soulignent le rôle déterminant de l#inno'ation comme e?plication des écarts de
producti'ité des entreprises et donc de leur décision d#e?porter
)K
.
En conséquence1 la réforme des interventions économiques doit permettre de préserver
et de réorienter les soutiens vers l’internationalisation des entreprises franQaises7
)7)7 Ene réforme qui répond au, attentes des entreprises
)7)7(7 "implifier l’environnement des entreprises . stabilité1 lisibilité et accessibilité des
interventions
/’abord1 les entreprises aspirent 0 une certaine stabilité dans les interventions
publiques7 !lles éla3orent leur dé'eloppement sur une 3ase pluriannuelle, ce &ui nécessite
d#intégrer l#impact des inter'entions pu3li&ues sur plusieurs années. !n consé&uence, toute
remise en cause fré&uente de ces inter'entions est suscepti3le d#a'oir des effets
contreproductifs et toute incertitude sur la prolongation d#un soutien découragera l#entreprise
de solliciter ce soutien.
/e plus1 les entreprises e,priment des attentes claires en faveur d’une plus 2rande
accessibilité et d’une plus 2rande lisibilité des interventions publiques dont elles peuvent
bénéficier. !n dépit des montants importants consacrés au soutien ( la compétiti'ité des
entreprises, celles.ci estiment Itre insuffisamment accompagnées et soutenues. Ce décalage est
lié ( plusieurs facteurs B d#une part, certaines aides sont désormais considérées par les
entreprises comme une partie intégrante de leur en'ironnement fiscal et ont pu, ( ce titre, 4ouer
un rôle essentiel dans des décisions d#em3auc"e 5par e?emple, les all9gements de c"arges
sociales sur les 3as salaires7 U d#autre part une large partie des aides en fa'eur des entreprises
'ise des territoires ou des secteurs tr9s spécifi&ues, de sorte &ue l#ensem3le des entreprises n#a
pas 'ocation ( en 3énéficier 5par e?emple, aides en fa'eur de l#Outre.mer, de la Corse, des
transports routiers, des li3raires ou de la création de 4eu? 'idéos7.

)3
Cette étude est disponi3le ( l#adresse sui'ante B
"ttpBRRtrade.ec.europa.euRdocli3RdocsRCE6CRma>Rtradoc`6FWG66.SCEC`CF.EG.CE6C.pdf
2%
$e lien innovation-exportation - l’expérience d’=séo et d’Ubifrance, egards sur les /M!, -a6W, septem3re CE6E.
)4
+ellone, )lorence U 8uillou Sara", ,nnovation et performance des exportateurs - une anal7se empirique sur données
d’entreprises fran<aises, in L#inno'ation dans les entreprises, moteurs, mo>ens et en4eu?, mai CE66.
)K
Constantini et MelitQ, CEEJ.
Rapport 2énéral
. CC .
CC
Par ailleurs1 la multiplication du nombre d’acteurs susceptibles d’accompa2ner et d’aider
financi%rement les entreprises contribue 0 comple,ifier la lisibilité du soutien7 Ainsi, la
4u?taposition, 'oire la superposition, des inter'entions de l#;tat et des collecti'ités territoriales,
sur un territoire et sur une t"émati&ue donnée 5par e?emple, le tourisme ou le soutien au? petits
commerces7 3rouille la clarté de l#action pu3li&ue en multipliant le nom3re de dispositifs
au?&uels les entreprises seraient éligi3les.
Enfin1 la fra2mentation des interventions et leur multiplication impliquent une
atomisation des procédures d’attribution des aides7 %e mani9re légitime, l#attri3ution d#un
soutien, en termes de prestation ou d#aide financi9re, est su3ordonnée ( certaines conditions.
Les procédures d#attri3ution de soutien sont plus ou moins détaillées, selon la nature de
l#inter'ention 5d#une simple déclaration pour certains a'antages fiscau? ( des procédures
lourdes et comple?es pour des financements de pro4ets d#in'estissement7. Cependant, la
multiplication des procédures d#inter'ention et des structures porteuses dupli&ue les
o3ligations déclarati'es des entreprises, décourageant ainsi la mo3ilisation des soutiens et
donnant une prime au? entreprises &ui disposent soit des ressources, soit des connaissances
permettant de surmonter cette comple?ité administrati'e. La simplification est donc également
un en4eu d#é&uité entre les entreprises.
)7)7)7 Permettre la réduction des prél%vements obli2atoires par une meilleure efficacité
et efficience de l’action publique
Les entreprises1 au m>me titre que tous les cito#ens1 attendent de l’action publique une
plus 2rande efficacité 5degré d#atteinte des o34ectifs poursui'is par les aides7 et une plus
2rande efficience 5adé&uation des ressources mo3ilisées pour atteindre ces o34ectifs7. Comme
indi&ué infra, cette attente est au4ourd#"ui d#autant plus forte &ue les ni'eau? de prél9'ements
o3ligatoires et de dépenses pu3li&ues rapportés au /I+ sont parmi les plus éle'és de l#OC%!.
Le retour 0 un cercle vertueu, consistant 0 réduire les dépenses publiques et ( assurer une
meilleure efficacité de ceu?.ci, sui'ie d#une 3aisse des prél9'ements o3ligatoires de nature (
encourager l#acti'ité appara<t ( la fois urgent et indispensa3le.
8et effort sur les dépenses doit >tre le résultat d’une réfle,ion menée sur l’efficience de
l’action publique, cOest.(.dire une utilisation optimale des mo>ens pu3lics dans un conte?te
3udgétaire fortement contraint.
Au total1 l’ob-ectif de simplification fi,é 0 la mission répond au, préoccupations des
entreprises et doit cibler en priorité la clarification des compétences1 la réduction du
nombre d’interventions et la simplification des procédures7
)7+7 Ene réforme qui affic$e une détermination adaptée au conte,te actuel des
finances publiques
)7+7(7 8oncilier redressement des finances publiques et politique économique
ambitieuse face 0 la dé2radation des comptes publics
La part des dépenses publiques dans la ric$esse nationale s’est pro2ressivement accrue
depuis l’apr%sS2uerre pour atteindre 54 T en )*((7 %ans le mIme temps, les prél9'ements
o3ligatoires ont connu une é'olution similaire B une forte "ausse de 6WKF ( 6WJL, puis une
stagnation et une nou'elle augmentation dans les années 6WWE. Il s#est ensuite tassé dans les
années CEEE alors &ue les dépenses continuaient d#augmenter, e?pli&uant la croissance du
déficit pu3lic. Ce tau? remonte depuis et atteint en CE66 FL,W S du /I+.
Rapport 2énéral
. CL .
CL
Les entreprises franQaises souli2nent ré2uli%rement le r9le du poids des prél%vements
obli2atoires dans la dé2radation de la compétitivité franQais. Au4ourd#"ui, les ni'eau? de
dépenses et de recettes pu3li&ues sont parmi les plus éle'és de l#OC%!. Ainsi en CE66, le ni'eau
de la dépense pu3li&ue franPaise arri'e en deu?i9me position des pa>s de l#,! derri9re le
%anemarM 5GJ,E S7 et s#éta3lit ( un ni'eau supérieur de pr9s de sept points ( la mo>enne de
l#,! ( CK 5FW,6 S7.
Le retour 0 l’équilibre des finances publiques peut donc difficilement s’appu#er
e,clusivement sur une $ausse des prél%vements obli2atoires. %ans un conte?te oZ
l#endettement atteint des ni'eau? éle'és, une 3aisse des dépenses pu3li&ues par rapport au /I+
est donc nécessaire. C#est d#ailleurs la 'oie &ue nos principau? partenaires européens ont c"oisi
dans leurs programmes de sta3ilité B l#Allemagne, le o>aume.,ni et l#!spagne pré'oient ainsi
une 3aisse des dépenses par rapport au /I+ représentant plus des trois &uarts de l#effort de
redressement.
En conséquence1 l’ob-ectif de rationalisation fi,é 0 la mission () d6 d’économies!
répond 0 une situation des finances publiques particuli%rement contrainte7 Pour
retrouver des mar2es de manDuvre économiques1 il importe de réaliser des c$oi,
permettant de contribuer 0 la consolidation des finances publiques7
)7+7)7 Proposer de vrais c$oi, et de claires priorités de politique publique dans un
conte,te bud2étaire contraint
Encadré ( . L’e,emple néerlandais de réforme des interventions publiques dans un conte,te de
crise économique et financi%re
Au, Pa#sSGas1 les mesures prises par le 2ouvernement pour faire face 0 la crise économique et
financi%re ont eu pour ob-ectif de concentrer les interventions publiques sur les secteurs
prioritaires, la poursuite de l#octroi de crédits et la réduction des c"arges administrati'es.
Le 8ou'ernement tente ainsi de relier les mesures d#austérité ( des fins plus am3itieuses, telles &ue la
réduction du périm9tre de l#!tat ou la réduction des c"arges administrati'es. Concernant le principal
dispositif de soutien au? entreprises, l#o34ectif a été de rationaliser et de fa'oriser une meilleure
accessi3ilité des entreprises au? dispositifs de soutien, de supprimer les co=ts de gestion liés ( des
su3'entions en mati9re d#inno'ation^ Le réseau des c"am3res consulaires a été restructuré. Les
é'olutions des inter'entions économi&ues pu3li&ues s#inscri'ent dans le cadre d#une politi&ue
3udgétaire restricti'e, a'ec une forte réduction des su3'entions, remplacées par une politi&ue de
3aisse des c"arges fiscales et sociales.
8$aque intervention en faveur des entreprises est susceptible d’>tre -ustifiée7
!n tant &u#elle constitue un soutien ( une entreprise, c"a&ue inter'ention est suscepti3le de
concourir ( la compétiti'ité des entreprises [ sauf ( ce &u#elle constitue une incitation
contreproducti'e glo3ale. !n tant &ue telle, c"a&ue inter'ention est 4ustifiée, du point de 'ue de
l#entreprise, comme de l#action pu3li&ue.
Ces 4ustifications peu'ent Itre de plusieurs natures B en fonction de l#o34ectif poursui'i,
directement 5par e?emple renforcer les marges d#un secteur7 ou indirectement 5encourager
l#emploi dans une Qone géograp"i&ue définie7, de la situation des entreprises soutenues
5e?position ( la concurrence internationale de certains secteurs7 ou des défaillances de marc"é
&ui se manifestent de mani9re con4oncturelle ou structurelle.
<ace 0 la contrainte bud2étaire 2énéralisée1 les leviers de réduction de co;ts les moins
susceptibles d’obérer la compétitivité des entreprises consistent 0 $iérarc$iser les
interventions1 rationaliser les modes d’interventions et supprimer les dispositifs dont
l’efficacité n’est pas démontrée7
!n premier lieu, dans un conte?te 3udgétaire contraint, il con'ient de "iérarc"iser les différents
o34ectifs poursui'is, afin de s#assurer &ue les o34ectifs prioritaires concentrent les mo>ens.
Rapport 2énéral
. CF .
CF
!n deu?i9me lieu, la contrainte 3udgétaire conduit ( s#interroger sur les mo>ens d#inter'ention
les plus efficaces et les plus efficients pour atteindre les o34ectifs définis. Ainsi, certains modes
d#inter'ention disposent d#un effet de le'ier plus important &ue d#autres 5ingénierie financi9re7.
%e mIme, certains modes d#inter'ention 3énéficient de co=ts de gestion plus fai3les, pour
l#administration pu3li&ue etRou pour les entreprises.
!n troisi9me lieu, certaines inter'entions dont 3énéficient les entreprises ont fait l#o34et
d#é'aluations &ui ont conclu ( une a3sence d#efficacité 5incapacité ( atteindre les o34ectifs
assignés7 ou ( une fai3le efficience 5rapport co=tRefficacité éle'é7. Ces inter'entions doi'ent Itre
prioritairement supprimées ou fortement réduites, car elles constituent des soutiens mal définis,
mal cali3rés et mal ci3lés.
Rapport 2énéral
. CG .
CG
/eu,i%me partie . Propositions
Conformément ( l#o34ectif fi?é par la lettre de mission du premier ministre, la mission propose
des réformes 'isant ( rationaliser et ( simplifier les inter'entions économi&ues en fa'eur des
entreprises.
(7 Réformes . priorité 0 la compétitivité et réduction des dispositifs
inefficaces
L#o34ectif de cette partie est de présenter les recommandations de la mission concernant la
réorientation des inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises.
!clairées par l#anal>se des inter'entions de l#;tat et des collecti'ités territoriales et conscientes
des défis économi&ues au?&uels notre pa>s fait face, ces propositions sont é&uili3rées B elles
recommandent de conforter les inter'entions déterminantes pour la compétiti'ité de demain
56C mesures confortées7 et de reconfigurer les inter'entions co=teuses, inefficaces ou moins
prioritaires 56C propositions d#économies7.
(7(7 esures confortées . les ? 3 @ A1 priorités de la compétitivité
La préparation de la compétiti'ité de demain nécessite de préser'er les inter'entions &ui
contri3uent ( renforcer les capacités de re3ond des entreprises franPaises.
La préser'ation de ces inter'entions ne signifie pas une sanctuarisation de ces dispositifs, &ui
doi'ent Itre réguli9rement é'alués et améliorés U mais une 3aisse immédiate des co=ts de ces
inter'entions n#est pas prioritaire ( court terme.
(7(7(7 @nvestissement des entreprises
En volume important des interventions économiques en faveur des entreprises vise 0
soutenir le financement des entreprises et 0 favoriser l’investissement. Au regard des
en4eu? de la compétiti'ité des entreprises franPaises et du conte?te con4oncturel, la mission 4uge
primordial de préser'er ces inter'entions, tout en les é'aluant réguli9rement.
Ainsi1 la nécessité de renforcer la situation financi%re des entreprises implique de
préserver les capacités d’intervention de bpifrance 5Oséo, C%C !ntreprises, )SI7, en mati9re
de garanties, de prIts et de fonds propres. %9s lors &ue la doctrine d#inter'ention est
correctement définie [ cOest.(.dire agir en in'estisseur a'isé, mais aussi pour, lors&ue la
situation le nécessite, se su3stituer au marc"é afin de com3ler des défaillances d#initiati'e pri'ée
[ ces instruments constituent des inter'entions ( effet de le'ier ( un co=t 3udgétaire limité pour
la puissance pu3li&ue. Ils doi'ent Itre donc s>stémati&uement en'isagés dans la perspecti'e de
la mise en place de nou'eau? soutiens au? entreprises. La création de 3pifrance doit permettre
de mettre en co"érence les différents instruments d#inter'entions @ 3ancaires A de l#;tat et de la
Caisse des dépôts et consignations.
Les incitations fiscales 0 l’investissement risqué des particuliers devraient é2alement >tre
maintenues, dans une logi&ue de sta3ilité des dispositifs dans le temps, permettant une
allocation pérenne des ressources. Toutefois, certaines améliorations de'raient Itre apportées,
afin de diminuer les effets d#au3aine de certains dispositifs pour les sociétés de gestion et pour
renforcer la transparence des instruments.
Rapport 2énéral
. CH .
CH
Les ? 3 @ A . @nvestissement . + mesures confortées (B1) ds6!
esure confortée nU( . Les instruments ? bancaires A de bpifrance (5 d6 de volume
d’intervention en pr>ts et 2aranties!
esure confortée nU) . Les instruments d’intervention en fonds propres de bpifrance
()15 d6 de volume d’intervention!
esure confortée nU+ . Les incitations fiscales 0 l’investissement risqué pour les particuliers
(<8PR1 <8P@1 PEA . K** 6!
(7(7)7 @nnovation
L’innovation étant la clé des économies matures1 la mission a sou$aité rappeler
l’importance de préserver les interventions économiques visant 0 soutenir l’effort des
entreprises en faveur de la rec$erc$e et développement et de l’innovation.
Les interventions en faveur de l’innovation reposent sur des instruments variés qui
doivent >tre maintenus. Le premier instrument est, en montant, le dispositif d#incitation fiscale
&ue constitue le CI, mais ce dernier ne rel9'e pas du c"amp d#anal>se de la mission. Les autres
instruments reposent sur des soutiens ( des pro4ets inno'ants, gérés dans le cadre de 3pifrance
5Oséo7, des programmes d#in'estissement d#a'enir 5/IA7 et au sein des pôles de compétiti'ité
5fonds uni&ue interministériel [ ),I [, fonds pour la compétiti'ité des entreprises [ )C!7. Les
régions inter'iennent également de mani9re croissante pour soutenir l#inno'ation, notamment (
tra'ers la création de structures d#accompagnement ou dans leur soutien au? pôles de
compétiti'ité.
Les ? 3 @ A . @nnovation . + mesures confortées (C3* 6!
esure confortée nU( . Les interventions en faveur de l’innovation de bpifrance (aides 0
l’innovation1 initiative straté2ique industrielle . ))* 6!
esure confortée nU) . Les interventions des ré2ions en faveur de l’innovation (4** 6!
esure confortée nU+ . Le ré2ime de la -eune entreprise innovante (HE@ . ()* 6!
(7(7+7 @ndustrie
Le soutien 0 la structuration des fili%res1 qui participent de la politique industrielle1 doit
>tre préservé et rationalisé7 L#am3ition des pôles de compétiti'ité est de regrouper autour de
t"émati&ues et de pro4ets communs les différents d#acteurs d#une fili9re, entreprises donneuses
d#ordre et sous.traitants, centres de rec"erc"e, de formation, in'estisseurs et collecti'ités
pu3li&ues. Tous les instruments en fa'eur des fili9res de'raient con'erger 'ers les pôles de
compétiti'ité afin de mettre en Vu're les meilleures s>nergies ( moindre co=t B tant du côté des
structures fournissant des prestations au? entreprises 5clusters, centres tec"ni&ues industriels7
&ue des structures c"argées des transferts de tec"nologie et de l#essaimage 5incu3ateurs,
sociétés d#accélération de transferts de tec"nologie . SATT7. !n raison des en4eu? territoriau? de
la structuration de fili9res industrielles, les régions de'raient également Itre associées ( l#;tat
dans la définition des grandes orientations et de leur mise en Vu're.
Les interventions qui visent e,plicitement l’industrie et les secteurs d’avenir doivent >tre
maintenues7 Ces inter'entions ci3lent des secteurs structurants pour l#industrie franPaise 5par
e?emple, les a'ances rem3oursa3les pour l#industrie aéronauti&ue7 ou des secteurs d#a'enir
5par e?emple, les inter'entions du fonds national pour la société numéri&ue dans le cadre du
/IA7.
Rapport 2énéral
. CK .
CK
Les ? 3 @ A . @ndustrie . + mesures confortées ((1B ds6!
esure confortée nUK . Les p9les de compétitivité qui structurent les fili%res et soutiennent des
pro-ets innovants (fonds unique interministériel et fonds de compétitivité des entreprises .
+5* 6!
esure confortée nUB . Les soutiens au, secteurs de pointe de l’industrie franQaise (avances
remboursables dans l’aéronautique . ))5 6!
esure confortée nUC . Les interventions du pro2ramme ? @nvestissements d’avenir A (P@A! qui
soutiennent des pro-ets industriels innovants et orientés vers les fili%res d’avenir1 # compris la
transition éner2étique ((1) d6 de volume d’intervention!
(7(737 @nternational
Le déficit de compétitivité 0 l’international des entreprises franQaises et la nécessité de
partir 0 la conqu>te de marc$és 0 l’e,port implique de préserver les instruments en
faveur de l’internationalisation des entreprises.
Les interventions financi%res pour soutenir les démarc$es 0 l’e,port des entreprises sont
compl%tes et couvrent bien les besoins des entreprises 5financement des démarc"es de
prospection et du 3esoin en fonds de roulement, assurance crédit, assurance c"ange7, mais elles
sont insuffisamment connues des entreprises et peu accessi3les. !n effet, actuellement, la
gestion et la distri3ution de ces instruments est éclatée entre Coface, l#assureur crédit franPais
traditionnel, et Oséo. ] l#a'enir, dans la perspecti'e de la création de 3pifrance, il con'ient de
faire de ce nou'el opérateur le premier point de contact pour l#internationalisation des
entreprises, en lui confiant la responsa3ilité de distri3uer l#intégralité des produits de soutien (
l#e?port pour les /M! et !TI.
"i les soutiens financiers 0 l’e,port s’inscrivent désormais dans un conte,te clarifié et
rationalisé avec la création du label bpifrance e,port1 il importe de poursuivre la mise en
co$érence des prestations d’accompa2nement7 C#est l#o34ectif d#une autre mission dans le
cadre de la MA/, confiée ( Alain +ente4ac, co.président d#Artélia et Jac&ues %esponts, ancien
cadre dirigeant de +-/ /ari3as.
Les ? 3 @ A . @nternational . + mesures confortées ()3( 6!
esure confortée nU(* . Les soutiens financiers de 8oface1 en les rapproc$ant des autres
instruments publics au sein du label bpifrance e,port ((+B 6!
esure confortée nU(( . Les actions d’Ebifrance1 en les rapproc$ant des autres instruments
publics au sein du label bpifrance e,port ((*+ 6!
esure confortée nU() . Les interventions des ré2ions en faveur de l’internationalisation des
entreprises1 en les articulant avec les soutiens de l’:tat
(7)7 esures d’économies . trois leviers pour réformer les interventions les plus
inefficaces et les plus co;teuses
%ans un conte?te contraint de finances pu3li&ues, les diminutions de financement doi'ent Itre
orientées prioritairement 'ers B
les co;ts de 2estion des dispositifs gérés par les opérateurs de l#;tat et des collecti'ités
territoriales U
les dépenses inefficaces et inefficientes dé4( identifiées par des rapports d#é'aluation et
&ui constituent des effets d’aubaine importants U
les inter'entions &ui ne contribuent pas directement 0 la compétitivité de demain ou
dont le poids bud2étaire est élevé au regard des autres priorités de politi&ue pu3li&ue.
Rapport 2énéral
. CJ .
CJ
(7)7(7 Réduire les co;ts de 2estion des interventions en conditionnant les mo#ens 0
l’atteinte et au suivi des ob-ectifs des politiques publiques
La premi%re priorité doit >tre d’optimiser les co;ts de 2estion des dispositifs. Ainsi, une
part importante des inter'entions transitent par des opérateurs de l#;tat ou des collecti'ités
territoriales, &ui prennent ensuite le soutien, sous forme financi9re ou sous forme de prestations
au? entreprises.
La mission propose de réduire les co=ts de gestion des opérateurs sui'ants B
les c"am3res de commerce et d#industrie, les c"am3res des métiers et de l#artisanat et les
comités professionnels 5cf. réforme 67 U
les agences des collecti'ités territoriales 5cf. réforme C7.
1&2&1&1& 'ncourager les opérateurs financés par taxe affectée ( plus d’efficience et ( des
rapprochements
Pour c$acun des opérateurs1 il est nécessaire de distin2uer précisément1 au mo#en d’une
comptabilité anal#tique ri2oureuse1 les fonds publics destinés 0 financer les co;ts de
structure (frais de 2estion! de l’opérateur et ceu, destinés au, entreprises, sous forme
financi9re ou de prestations de ser'ices.
Le mode de financement pri'ilégié de ces opérateurs, en particulier pour la part relati'e ( leurs
co=ts de structure, de'rait Itre la su3'ention du 3udget général 5crédits 3udgétaires7, &ui
constitue un le'ier dont le montant est connu, pré'isi3le, é'alua3le et paramétra3le c"a&ue
année ( l#occasion du dé3at 3udgétaire. Le financement par ta?e affectée de ces structures 5cas
du C-C, des réseau? consulaires et des CTI et C/%!7 est présenté comme étant un mo>en de
faire contri3uer les professionnels du secteur ( des pro4ets d#intérIt commun. Toutefois, la
d>nami&ue des ressources est sou'ent décorrélée des prestations financées, ( la 3aisse comme (
la "ausse.
8es fortes au2mentations constatées sont problématiques pour trois raisons .
en premier lieu, l#augmentation de ces ressources affectées constitue ( la fois une
au2mentation des prél%vements obli2atoires pesant sur les entreprises et une
au2mentation de la dépense publique, &ui p9se ainsi dou3lement sur les comptes
pu3lics U
en deu?i9me lieu, cette au2mentation ne se pr>te pas 0 un pilota2e rapproc$é de
l’optimisation des co;ts de 2estion, entra<nant ainsi des inégalités entre les opérateurs
financés par des ta?es affectées et ceu? financés par dotations 3udgétaires, dans la mesure
oZ ces derniers font l#o34et d#un sui'i par la direction du 3udget et leur tutelle U
en troisi9me lieu, elle est suscepti3le de 2énérer des effets d’aubaine importants B au
mieu?, le montant des prestations au? entreprises ou des su3'entions 'ersées ne dépend
pas d#un calcul e? ante des 3esoins des entreprises, mais d#une constatation e? post des
montants disponi3les ( distri3uer apr9s perception de la ta?e U au pire, le montant des
prestations et des su3'entions reste identi&ue, et l#opérateur accumule des 3énéfices ou
de réser'es e?cédentaires retirés de la progression de ces ressources 5cas du C-C et des
réseau? consulaires7.
8oncernant les ? opérateurs A de l’:tat1 trois 2randes préconisations de nature 2énérale
sont donc portées par la mission .
en premier lieu, il est prioritaire de demander au? opérateurs de l#;tat de disposer d#une
comptabilité anal#tique permettant d#isoler les co=ts de gestion des inter'entions dont
ils ont la c"arge, afin d#optimiser au mieu? ces co=ts U
Rapport 2énéral
. CW .
CW
en deu?i9me lieu, des mesures d#optimisation des co=ts de gestion de ces opérateurs sont
d#ores et dé4( possi3les, sur la 3ase du dialogue de gestion engagé a'ec la direction du
3udget et en pré'o>ant la suppression ou le re2roupement d’opérateurs d9s &ue
possi3le U
en troisi9me lieu, certains opérateurs financiers ou prestataires de ser'ices ont connu une
progression tr9s su3stantielle de leurs ressources pu3li&ues U il con'ient de leur demander
de rationaliser leur structure de co;ts.
Les c"am3res de commerce et d#industrie 5CCI7 et les c"am3res des métiers et de l#artisanat
5CMA7 3énéficient d#une inter'ention de l#;tat au titre de leurs actions d#accompagnement des
entrepreneurs. Les CCI et les CMA 3énéficient d#une ta?e affectée &ui compense financi9rement
leur prise en c"arge des missions dites d#intérIt général. Pour l’année )*(+1 les deu, ta,es
affectées s’él%vent 0 ( ++4 6 pour les 88@ et 0 )B* 6 pour les 8A1 soit un total de
( 4(4 6 pour les deu, réseau, consulaires7
!n l’absence de comptabilité anal#tique permettant de sui're la répartition des dépenses au
ni'eau national, la mission n#est pas en mesure de retracer ni de 4ustifier l#emploi de la ta?e
affectée par mission d#intérIt général. %e plus, les missions d#accompagnement des entreprises
des CCI et des CMA sont concurrencées par d#autres acteurs, tels &u#Oséo, les réseau?
d#entrepreneurs, les collecti'ités territoriales ainsi &ue les fédérations professionnelles, ce &ui
4ustifie une rationalisation des missions et des ressources des réseau, consulaires7
Enfin1 outre le d#namisme des ta,es (V+* T entre )**+ et )*()!1 les réseau, consulaires
enre2istrent des bénéfices depuis )**5, ce &ui plaide pour une meilleure adaptation des
ressources au? emplois.
Les comités professionnels 5notamment les centres tec"ni&ues industriels 5CTI7 et les comités
professionnels de dé'eloppement des entreprises 5C/%!77 3énéficient également d#un
financement par ta,e affectée ((+C 6 en )*()! et par dotation bud2étaire ()* 6 en
)*()!7 Ce financement pu3lic a pour o34ectif de soutenir des démarc"es de mutualisations
sectorielles. %ans ce cadre, la puissance pu3li&ue se su3stitue au? entreprises pour garantir
financi9rement des 3onnes prati&ues &ui pourraient Itre spontanées.
Réforme ( . Les c$ambres de commerce et d’industrie1 les c$ambres des métiers et de l’artisanat et
les comités professionnels
Il est proposé d#a'oir recours ( trois le'iers d#économies pour réduire de FEE MD le montant des
ta?es affectées au? CCI et au? CMA B
des économies liées ( la réorganisation des réseau? U
des économies liées au recentrage des missions des CCI et CMA financées par la ta?e affectée
sur des acti'ités pour les&uelles elles détiennent une réelle e?pertise U
des gains d#efficience permis par le déploiement de la compta3ilité anal>ti&ue dans les réseau?.
Il est proposé, ( court terme, de rationaliser le financement des comités professionnels en
encourageant le réseau ( mutualiser certains centres et de faire participer les comités
professionnels ( l#effort de réduction des dépenses pu3li&ues. ] mo>en terme, il est proposé de
redéfinir le mode de financement des comités professionnels, en instaurant é'entuellement des
contri3utions 'olontaires o3ligatoires.
Proposition d’économies nU ( . Réduire le montant de la ta,e affectée des réseau,
consulaires (3** 6 d’économies bud2étaires! et des centres professionnels et tec$niques
((5 6 d’économies bud2étaires! afin d’encoura2er 0 l’efficience et au, re2roupements
(cf& fic$e (!7
Rapport 2énéral
. LE .
LE
1&2&1&2& )ationaliser la carte des opérateurs des collectivités territoriales en cohérence
avec la nouvelle répartition des compétences
Au cours des derni%res années1 c$aque niveau de collectivité a c$erc$é 0 soutenir le
développement économique de son territoire en finanQant la création d’opérateurs
multiples1 géograp"i&ues etRou t"émati&ues, afin d#offrir des prestations de ser'ices
5prestations non monétisées7 au? entreprises. On dénom3re ainsi CG agences régionales,
GL agences départementales et LC agences intercommunales. Ces 66E agences économi&ues sont
en r9gle générale de taille réduite 5en mo>enne 6C salariés pour un 3udget mo>en de 6,H MD7 et
n#atteignent pas une taille criti&ue suffisante. Leur co=t pour les collecti'ités n#est pourtant pas
négligea3le U il est estimé par la mission ( 6GJ MD, soit plus de cin& fois l#a3ondement des
collecti'ités territoriales au? pôles de compétiti'ité
)B
.
8es opérateurs se sura-outent 0 l’action d’autres opérateurs territoriau, . les c"am3res
consulaires, les structures nationales tels Oséo et les ser'ices de l#;tat, les représentations
locales du réseau )rance Initiati'e ou du réseau !ntreprendre et les associations de prIts
d#"onneur. !lles peu'ent ainsi contri3uer ( comple?ifier le pa>sage du soutien au? entreprises,
sans &ue leur action fasse l#o34et d#é'aluation permettant d#en attester la pertinence et
l#efficacité.
@l est nécessaire de rapproc$er les a2ences de développement économique en une a2ence
unique au niveau de c$aque ré2ion afin de rassembler en un seul interlocuteur les
fonctions de promotion du territoire, de conseil, d#accompagnement et d#e?pertise au ser'ice des
entreprises. Ils de'raient également contri3uer au dé'eloppement de s>nergies a'ec les
directions régionales de 3pifrance et des plateformes communes associées.
Grap$ique K . "c$éma cible de réor2anisation des a2ences de développement économique

1ource - 8ission.

)B
Ces agences s#a4outent au? autres acteurs du dé'eloppement économi&ue au ni'eau territorial 5ser'ices et
opérateurs de l#;tat, réseau? consulaires, acteurs pri'és d#accompagnement7, de sorte &ue le nom3re d#inter'enants
en fa'eur du dé'eloppement économi&ue par région a pu Itre estimé ( KG par région, ce &ui confirme les constats
effectués par la Cour des Comptes dans son rapport d#é'aluation consacré au? dispositifs de soutien ( la création
d#entreprises paru en décem3re CE6C.
Rapport 2énéral
. L6 .
L6
Réforme ) . A2ences des collectivités territoriales
,ne réduction importante du nom3re d#agences de collecti'ités territoriales aura d#autant plus de sens
si elle s#inscrit dans le cadre de la clarification nécessaire des compétences entre collecti'ités. !lle
pourrait prendre la forme d#une fusion des agences régionales sur un mIme territoire et de la
transformation des agences infrarégionales en antennes de l#agence régionale uni&ue, ou de leur
suppression le cas éc"éant. Cette démarc"e de'rait a'oir pour 3ut d#é'aluer la pertinence du maintien
des antennes sur le territoire et d#en réduire significati'ement le nom3re. C"a&ue ni'eau de
collecti'ités pourrait contri3uer, financi9rement ou en termes de mo>ens, ( doter cette structure
uni&ue. Cette rationalisation permettrait de gagner en efficience, de réduire les co=ts de gestion et de
simplifier le pa>sage des agences pour les entreprises, sans pour autant impacter directement le
financement des entreprises. Le gain est estimé ( KE MD.
Proposition d’économies nU) . Rationaliser la carte des a2ences des collectivités territoriales en
re2roupant toutes les structures d’appui au, entreprises dans une a2ence ré2ionale unique qui
aurait vocation 0 servir d’opérateur pour toutes les collectivités (K* 6 d’économies
bud2étaires1 cf& anne,e @@ relative au, collectivités territoriales!
(7)7)7 Réduire en priorité les interventions inefficaces et inefficientes
La priorité, lors&u#il s#agit de réduire les dépenses liées au? inter'entions en fa'eur des
entreprises, est de remettre en cause prioritairement les interventions qui ont été évaluées
comme n’attei2nant pas l’ob-ectif qui leur a été assi2né 5pas efficaces7 ou &ui atteignent cet
o34ectif ( un co;t disproportionné 5pas efficientes7.
,n e?ercice général d#é'aluation des dépenses fiscales et nic"es sociales a été réalisé en CE66
par le comité d#é'aluation
)C
. /ar ailleurs, des organismes de contrôle et d#é'aluation ont pu
constater la nécessité de remettre en cause certaines inter'entions en raison de leur man&ue
d#efficacité et d#efficience.
La mission propose de réduire en priorité les inter'entions inefficaces identifiées B
par le comité d#é'aluation des dépenses fiscales et nic"es sociales 5cf. réforme L7 U
par des rapports d#é'aluation récents B
du fait de la perte de leur pertinence et de leur efficacité B les dispositifs Qonés
5cf. réforme F7, les agrocar3urants 5cf. réforme G7, le L%% 5cf. réforme H7 U
du fait de leur ci3lage insuffisant B les e?onérations de c"arges Outre.mer
5cf. réforme K7, les réductions d#impôt pour les dons au? organismes sans 3ut lucratif
5cf. réforme J7.

)C
Le rapport du comité d#é'aluation des dépenses fiscales et nic"es sociales est disponi3le sur le site du minist9re de
l#économie et des finances B "ttpBRRbbb.economie.gou'.frRrapport.du.comite.d.e'aluation.des.depenses.fiscales.et.
des.nic"es.sociales.CE66.
Rapport 2énéral
. LC .
LC
1&2&2&1& )emettre en cause des dépenses fiscales jugées inefficaces ou inefficientes par le
comité d’évaluation de 2*11
Le comité d’évaluation1 présidé par 'enri Guillaume1 inspecteur 2énéral des finances1 a
procédé en une année (avril )*(* 0 -uin )*((! 0 l’anal#se de 5+B mesures déro2atoires
fiscales et sociales, représentant pr%s de (*3 d67 Au sein de ce périm9tre, LJG ont fait
l#o34et d#une é'aluation, représentant WH MdD. Ces é'aluations ont mo3ilisé toutes les directions
du minist9re des finances et des minist9res concernés. !lles se sont notamment appu>ées sur
neuf missions d#é'aluations approfondies conduites par différents ser'ices et directions du
minist9re des finances, cou'rant 6KK dépenses fiscales et nic"es sociales, pour FL MdD. Le
tra'ail du comité d#é'aluation a consisté ( caractériser c"a&ue dépense fiscale et nic"e sociale
5identité de la dépense, c"iffrage de la mesure et identification des 3énéficiaires7 et ( procéder (
son é'aluation selon différents crit9res 5tau? de recours au dispositif, atteinte des o34ectifs,
nécessité et proportionnalité du dispositif, impacts, co=ts de gestion et ni'eau de contentieu?7.
Sur la 3ase de ces é'aluations indi'iduelles, un classement a pu Itre effectué entre les différents
dispositifs dérogatoires, entre les mesures inefficaces 5score ( E B 6FC mesures7, les mesures
efficaces, mais non efficientes 5score ( 6 ou C B 6K6 mesures7 et les mesures efficaces et
efficientes 5score ( L B KC mesures7.
Réforme + . esures inefficaces identifiées par le rapport du comité d’évaluation
Au sein de ce périm9tre, le comité d#é'aluation a estimé &ue FG mesures rele'ant du c"amp d#anal>se
de la mission sur les inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises étaient non efficaces
5score E B LW mesures, pour FHJ MD7 et non efficientes 5score 6 B H mesures, pour LKG MD7. !n se
fondant sur les anal>ses réalisées par le comité d#é'aluation, la mission a sou"aité proposer
prioritairement la suppression des mesures é'aluées ( la fois comme non efficaces et non efficientes,
soit une économie potentielle de JFLMD. %ans la mesure oZ l#intégralité des mesures ne pourrait Itre
supprimée, mais &ue des reparamétrages seraient nécessaires, un o34ectif de FEE MD d#économies,
prioritairement sur les mesures non efficaces, pourrait Itre raisonna3lement en'isagé.
Proposition d’économies nU+ . "upprimer prioritairement les dépenses fiscales et nic$es
sociales évaluées comme non efficaces et non efficientes par le comité d’évaluation (3** 6 de
réductions de dépenses fiscales1 cf& fic$e +!
LE

1&2&2&2& )econfigurer les interventions dont la pertinence et l’efficacité ne sont plus
démontrées
En mati%re d’é2alité des territoires1 les effets sur l’activité et l’emploi des Oones franc$es
urbaines (W<E! sont désormais débattus7 %es e?onérations fiscales et sociales e?istent ainsi
pour les entreprises e?istantes et nou'ellement créées dans les 6EE 2), du territoire national,
afin d#encourager le dé'eloppement économi&ue de ces &uartiers. Toutefois, le constat dressé en
CE6C par l#Insee est contrasté
+(
B les effets des 2), ne sont plus démontrés depuis CEEC, du fait
de disparitions d#éta3lissements et d#effets modestes en termes d#implantation et de création
d#emplois. %e plus, une partie croissante des effets du Qonage reposait, selon l#Insee, sur une
relocalisation d#acti'ités e?istantes dans les 2),, cOest.(.dire au détriment d#autres Qones et
constituti'e, en partie, d#effets d#au3aine. !nfin, l#impact sur l#emploi des populations des
&uartiers en difficulté ne serait pas manifeste.

+*
A titre d#e?emple, pour les mesures dont le montant est le plus important B l#e?onération de ta?e fonci9re en fa'eur
des terres agricoles 56KJ MD7, l#e?onération des primes d#impatriation 566E MD7, l#e?onération partielle de prise en
c"arge par l#emplo>eur des frais de transport entre le domicile et le lieu de tra'ail 56EE MD7, les réductions d#impôt au
titre des fonds d#in'estissement de pro?imité 5)I/ B LC MD7, le crédit d#impôt pour dépenses de conception de
nou'eau? produits par les entreprises e?erPant les métiers d#art 5CF MD7,
+(
Insee 5CE6C7 B Les Qones franc"es ur3ainesB &uel effet sur l#acti'ité économi&ueX
"ttpBRRbbb.insee.frRfrRt"emesRdocument.aspXref`idcianaF
Rapport 2énéral
. LL .
LL
Réforme 3 . Les dispositifs Oonés
Il est préconisé de ne pas reconduire les mesures liées au? a'antages fiscau? et sociau? dans les 2),,
pour les remplacer par des dispositifs plus ci3lés en fa'eur de l#emploi dans les &uartiers en difficulté
5par e?emple, les @ emplois francs A portés par le minist9re de la 'ille7. S#agissant d#e?onérations
ou'ertes pendant une période définie ( des entreprises entrées dans le dispositif au cours des
derni9res années, les économies ( attendre ( court terme de la non.reconduction des e?onérations
attac"ées au? 2), dépendront du nom3re d#entreprises &ui @ sortent A c"a&ue année de ces dispositifs.
%e plus, une réforme plus glo3ale de la géograp"ie prioritaire 5Qonages7 de'rait permettre de
simplifier et de rationaliser le pa>sage actuel des Qones, composé de KG6 Qones ur3aines
sensi3les, F6H Qones de réno'ation ur3aine et 6EE Qones franc"es ur3aines au?&uels s#a4outent les
Qones de re'italisation rurale 527, les Qones de restructuration de la défense 52%7 et les 3assins
d#emploi ( red>namiser 5+!7.
Proposition d’économies nU3 . Réformer en profondeur la 2éo2rap$ie prioritaire (dispositifs
Oonés!1 afin de redéfinir des Oones plus simples et plus en p$ase avec les en-eu, actuels de
développement économique7 Ne pas reconduire les e,onérations liées au, W<E et envisa2er leur
remplacement par des ? emplois francs A (estimation de )5 6 de réductions de dépenses
fiscales1 cf& fic$e 3!7

En mati%re de transition éner2étique1 il e,iste désormais un consensus sur le fait que le
soutien au, biocarburants de premi%re 2énération1 produits 0 partir de denrées
alimentaires (a2rocarburants!1 se rév%le >tre contreproductif7
La Cour des comptes a ainsi estimé en CE6C
+)
&ue le soutien au? 3iocar3urants en )rance n#a'ait
pas produit les effets escomptés B le 3ilan restait mitigé pour l#agriculture, &uoi&ue lég9rement
positif U le 3ilan énergéti&ue était moins fa'ora3le &u#anticipé et la pertinence du point de 'ue de
l#en'ironnement était tr9s difficile ( mesurer et de plus en plus contestée. %e plus, constatant les
effets pro3lémati&ues des 3iocar3urants de premi9re génération en ce &ui concerne les
émissions de gaQ ( effet de serre et l#affectation des sols, la Commission européenne a également
re'u ses o34ectifs de dé'eloppement des 3iocar3urants en !urope en proposant de limiter (
G S leur part dans les énergies renou'ela3les
++
. !n consé&uence, la Cour des comptes a
recommandé la réduction de la défiscalisation au titre de la TIC/! pour les agrocar3urants, une
proposition reprise par le gou'ernement et &ue la mission soutient également. La réduction de
l#a'antage fiscal accordé au? e?ploitants de 3iocar3urants de premi9re génération, dont les
in'estissements ont été pour la plupart dé4( amortis, doit permettre de fa'oriser le passage au?
3iocar3urants de deu?i9me génération, &ui n#utiliseront plus de denrées alimentaires.
Réforme 5 . Les a2rocarburants
Conformément ( la proposition de la Commission européenne, l#o34ectif en mati9re d#agrocar3urants
doit se concentrer sur le dé'eloppement des agrocar3urants de deu?i9me et troisi9me génération afin
de ne soutenir financi9rement &ue les su3stances les plus performantes. Cela suppose un a3andon
progressif des agrocar3urants générés ( partir de denrées alimentaires en fa'eur de su3stances
comme les déc"ets ou la paille, &ui émettent moins de COC et ne désé&uili3rent pas la production
alimentaire.
La proposition du 6K octo3re CE6C propose de modifier la législation européenne en 'igueur en
mati9re d#agrocar3urants 5directi'e CEEWRCJR!C sur la promotion et l#usage d#énergies renou'ela3les
et directi'e WJRKER!C sur la &ualité des car3urants diesel et essence7 afin d#orienter le soutien pu3lic
sur les agrocar3urants les plus efficaces.
Compte tenu de ces é'olutions scientifi&ues et politi&ues, ainsi &ue des in'estissements dé4( consentis
en fa'eur de la fili9re des agrocar3urants de premi9re génération, il est proposé d#accompagner
l#e?tinction progressi'e du dispositif en réduisant l#a'antage fiscal sur trois ans 56EE MD la premi9re

+)
Cour des comptes 5CE6C7 B ;'aluation d#une politi&ue pu3li&ue B la politi&ue d#aide au? 3iocar3urants.
++
Commission européenne 5CE6C7 B /roposition de directi'e B
"ttpBRRec.europa.euRclimaRpoliciesRtransportRfuelRdocsRcom`CE6C`GWG`fr.pdf
Rapport 2énéral
. LF .
LF
année, puis 6EE MD et GE MD7.
Proposition d’économies nU5 . Anticiper une réduction rapide de la dépense fiscale en faveur
des biocarburants de premi%re 2énération ()5* 6 de réductions de dépenses fiscales1 dont
)** 6 pour )*(3 et )*(51 cf& fic$e 5!

L’e,onération fiscale sur les intér>ts des livrets de développement durable (L//!
représente une dépense fiscale de (+* 6 en )*(+ et l’e,onération sociale un montant
de )(( 67 Le L%% constitue un produit d#épargne li&uide, ( l#instar des dépôts ( 'ue et des
autres comptes sur li'rets. ] ce titre, les fonds placés sur le L%% sont e?clus des circuits de
financement ( long terme de l#économie producti'e B d9s lors &u#il n#e?iste pas d#o3ligation sur la
durée de détention, ces encours peu'ent difficilement ser'ir au financement de long terme des
entreprises. Cet effet est d#autant plus criti&ue ( un moment oZ l#épargne glo3ale des ménages
est en diminution et &ue les placements en titres et en assurance.'ie sont "andicapés par la forte
collecte des comptes sur li'rets.
La diminution des ressources bancaires liée ( la centralisation du L%% et du li'ret A est
estimée ( 6W,W MdD
+3
fin CE6C B si cette diminution ne représente pas un ris&ue s>stémi&ue, elle
constitue néanmoins une perte considéra3le, au moment oZ les éta3lissements de crédit sont
appelés ( renforcer leur 3ilan du fait du durcissement des normes 3ancaires et p9se par
consé&uent sur la capacité des 3an&ues ( financer l#économie, et les entreprises en particulier.
Le s#st%me d’e,onération des intér>ts au-ourd’$ui en vi2ueur amplifie l’avanta2e fiscal
pour les ména2es les plus aisés1 &ui sont situés dans les tranc"es marginales supérieures de
l#impôt sur le re'enu. !n effet, l#encours du L%% est fortement concentré sur les li'rets les plus
fortement dotés B cette tendance s#est accentuée en CE6C. Les li'rets de plus de H EEE D
5K,H millions fin CE6C7 représentaient ainsi KF,C S des encours fin CE6C, contre H6,E S fin CE66.
/lus particuli9rement, les li'rets supérieurs ( 6C EEE D représentaient F,G S en nom3re et
6F,K S de l#encours total ( fin CE6C.
Réforme 4 . Le L//
Compte tenu du caract9re non productif du L%% pour le financement de long terme des entreprises
ainsi &ue de l#effet d#au3aine &ue constitue ce dispositif pour les épargnants les plus dotés, il est
proposé de plafonner l#a'antage fiscal au titre des intérIts perPus sur le L%% ( GE D par an et la
soumission de la nou'elle tranc"e 5H EEE D [ 6C EEE D7 au? prél9'ements sociau? B
les intérIts 3ruts s#a4outeront ainsi au? re'enus du contri3ua3le et seront soumis ( l#impôt sur le
re'enu B le contri3ua3le peut Itre e?onéré de l#impôt d= sur les intérIts dans la limite d#une 'aleur
seuil de GE D U
les intérIts perPus sur la tranc"e de H EEE D ( 6C EEE D seront soumis au? prél9'ements sociau?,
dont le tau? s#él9'e ( 6G,G S depuis 4uillet CE6C.
Proposition de reconfi2uration nU4 . Reconfi2urer les avanta2es fiscau, en faveur de l’épar2ne
non risquée et liquide (B* 6 de réductions de dépenses fiscales cf& fic$e 4!7


+3
La perte de ressources 3ancaires a été estimée ( partir de la différence entre la collecte o3ser'ée en CE6C et son
é'olution ">pot"éti&ue s#il n#> a'ait pas eu de déplafonnement 5en appli&uant le tau? de croissance annuel o3ser'é (
cette mIme éc"éance pour les trois derniers mois de l#année CE6C7. L#écart ainsi calculé est de LE,H Mds D au&uel on
appli&ue le tau? de centralisation de HG S des ressources collectées au titre du li'ret A et du L%%, ce &ui permet
d#estimer la perte de ressources 3ancaires ( 6W,W milliards d#euros.
Rapport 2énéral
. LG .
LG
1&2&2&+& )emise en cause des interventions insuffisamment ciblées
Les entreprises ultramarines bénéficient d’un ré2ime d’all%2ements de c$ar2es
particuli%rement avanta2eu, (-usqu’0 315 fois le salaire minimum de croissance X "@8!1
pour un montant 2lobal important ((1) d6!7 Afin de dé'elopper les acti'ités économi&ues
et l#emploi dans les départements d#outre mer et ( Saint./ierre.et.Mi&uelon, un dispositif
d#e?onération de cotisations patronales de sécurité sociale au profit de certaines entreprises
installées en outre mer a été mis en place en 6WWF par la loi /er3en. L#o34ectif initial était
d#encourager l#emploi par l#a3aissement du co=t du tra'ail dans les secteurs e?posés ( la
concurrence. L#article CG de la loi du CK mai CEEW pour le dé'eloppement économi&ue des
Outre.mer 5LO%!OM7 a modifié le régime de cette e?onération. La mesure concerne en'iron
LH EEE éta3lissements et un effectif e?onéré de 6JE EEE salariés, soit une dépense fiscale
mo>enne de plus de H GEE D par an et par salarié.
+5

L’efficacité de ces e,onérations sur l’emploi OutreSmer n’est pas démontrée7 !n effet, selon
le rapport I8) d#é'aluation des dépenses fiscales et sociales spécifi&ues ( l#Outre.mer de CE6E
+4
,
la masse salariale et les effectifs des entreprises éligi3les ont é'olué plus lentement &ue celle des
entreprises non éligi3les entre CEE6 et CEEH.
/e plus1 la mise en place du crédit d’imp9t pour la compétitivité et l’emploi (8@8E! dans
les départements d’OutreSmer se traduira par l’apparition de nouvelles e,onérations7 Le
régime actuel étant dé4( tr9s fa'ora3le par rapport au? conditions en métropole, il sem3le
pertinent de réduire l#effet du CIC! par une modération du régime d#e?onérations e?istant.
La réforme de certaines spécificités OutreSmer doit é2alement conduire 0 remettre en
cause un mécanisme particuli%rement déro2atoire du droit commun . le remboursement
au, entreprises ultramarines de la TFA qu’elles ne versent pas 5mécanisme de @ T$A non
perPue rem3oursa3le A, ou @ T$A -/ A7. Ce dispositif, &ui représente un co=t 3udgétaire annuel
é'alué ( pr9s de 6EE MD, constitue une su3'ention directe, mal ci3lée, dont l#a'antage est capté
par les intermédiaires 'ia une augmentation des marges lié au man&ue de concurrence dans les
départements d#Outre.mer 5%OM7. La T$A -/ contri3ue ( l#augmentation des pri? des
produits U elle est également une source d#erreurs et d#infractions douani9res et fiscales. ,n
rapport de CEEK des inspections concluait ainsi B @ la raison voudrait qu’il soit mis fin purement et
simplement . ce s7st3me arca>que, opaque, dérogatoire aux principes de la ?@), dépourvu de
fondement légal, détourné de son ob&ectif initial, difficile . contrAler, co6teux et, surtout, sans
impact réel sur les prix ou sur l’économie des D=8 »
+,
.
Enfin1 d’autres dispositifs nécessitent des réformes importantes pour calibrer
correctement les avanta2es fiscau, tr%s importants accordés 0 certains investissements
ultramarins7 La défiscalisation @ 8irardin A 5FJE MD7 de'rait Itre ainsi reformatée pour limiter
les effets d#au3ine et la captation des 3énéfices par les intermédiaires. ,ne réforme en ce sens
est actuellement en'isagée par le minist9re des Outre.mer, de sorte &ue la mission n#a pas
proposé de recommandations en ce sens.

+5
Anne?e G du /L)SS CE66.
+4
Inspection générale des finances 5CE6E7 B apport d#é'aluation des dépenses fiscales et nic"es sociales spécifi&ues
( l#Outre.mer.
+K
Inspection générale des finances et inspection générale de l#administration 5CEEK7 B Audit de modernisation,
apport sur la T$A non perPue récupéra3le.
Rapport 2énéral
. LH .
LH
Réforme K . Les e,onérations de c$ar2es sociales OutreSmer et la TFA non perQue remboursable
Il est proposé de faire é'oluer les param9tres des dispositifs e?istants, tout en maintenant trois
régimes différenciés et un écart significatif a'ec les param9tres du régime d#e?onérations générales en
métropole.
Les nou'eau? param9tres proposés permettent de conser'er JW S de salariés &ui 'erront leurs
c"arges sociales diminuer ( la suite de l#entrée en 'igueur du CIC!.
Proposition d’économies nUK et K bis . Réformer deu, dispositifs spécifiques qui n’ont pas
démontré leur efficacité .
tirer les conséquences de l’entrée en vi2ueur du 8@8E pour reparamétrer les avanta2es liés
au, e,onérations de cotisations sociales OutreSmer ()** 6 de réductions de dépenses
fiscales1 cf& fic$e K!7
supprimer le mécanisme de TFA non perQue remboursable1 qui est source d’effets
d’aubaine massifs et sans impact avéré sur l’économie ultramarine ((** 6 d’économies
bud2étaires1 cf& fic$e K!
Parmi les acteurs économiques soutenus par les interventions économiques1 les
or2anismes sans but lucratif représentent une part importante, ( tra'ers les dispositifs
fiscau? incitatifs en fa'eur des dons en leur fa'eur. Ces dépenses fiscales 3énéficient au?
particuliers 56,L MdD B réductions d#impôt sur le re'enu [ I [ et d#impôt de solidarité sur la
fortune . IS)7 et au? entreprises 5E,J MdD B réduction d#impôt sur les sociétés [ IS7 et
contri3uent ( renforcer le financement du secteur associatif et du mécénat.
Les bénéficiaires des réductions d’imp9ts sur les dons au, or2anismes sans but lucratif
sont nombreu, B G LHC EEE 3énéficiaires de l#e?onération d#I et CG 6LE 3énéficiaires de
l#e?onération d#IS. Le recours étendu ( cette e?onération fiscale s#e?pli&ue ( la fois par le nom3re
tr9s important d#associations potentiellement éligi3les et par le caract%re non restrictif des
&ualités des donateurs. %e plus, l#effet d#entrainement de la réduction fiscale n#est pas a'éré. !n
effet, les tau? de réduction ont fortement augmenté au cours des di? derni9res années 5passage
de GE S de réduction ( HH S pour le tau? normal ( l#I et de HE S ( KG S pour le tau? ma4oré7,
sans &u#un effet incitatif sur les dons n#ait été constaté B alors &ue l#effort consenti par l#;tat a
augmenté de JG S pour soutenir le mécénat, les dons n#ont augmenté &ue de 6G S
+B
. Au total,
les trois dispositifs de réduction fiscale en fa'eur des associations sont générateurs d’effets
d’aubaine pour les donateurs1 et potentiellement associés 0 des risques de fraude de la
part des bénéficiaires1 du fait notamment de l’e,istence de tau, différenciés7
Réforme B . Les réductions d’imp9ts accordées pour les dons au, or2anismes sans but lucratif
Compte tenu de la réduction du périm9tre des inter'entions pu3li&ues de l#;tat et des collecti'ités
territoriales rendue nécessaire par le conte?te des finances pu3li&ues, la mission ne préconise pas de
réduire fortement les soutiens au financement du @ tiers secteur A, mIme si des a4ustements du tau? de
déduction fiscale pourraient Itre réalisés, afin de s#aligner sur les tau? prati&ués c"eQ nos partenaires
européens.
Les trois dispositifs de réduction d#impôt sont construits sui'ant des logi&ues compara3les mais leur
périm9tre et tau? sont distincts, au détriment de la lisi3ilité et pro'o&uant des distorsions entre
organismes &ui ne sem3lent pas 4ustifiées. ,n alignement des dispositifs liés ( l#I et l#IS sur le tau? (
HE S est 4ustifié au titre de la nécessaire simplification des aides. %e mIme, un ra3ot de 6E S de
l#a'antage concédé au titre de l#IS) est proposé afin de respecter une "omot"étie dans le cadre de la
rationalisation de ces dispositifs.
Proposition de reconfi2uration nUB . "implifier les tau, des réductions d’imp9t en faveur des
or2anismes sans but lucratif (ali2nement 0 4* T des tau, normau, @R et @"<!1 tout en
préservant le niveau ma-oré de réduction d’imp9t pour les associations qui Duvrent en faveur
des plus démunis ((() 6 de réductions de dépenses fiscales1 cf& fic$e B!

+B
Les incitations fiscales au? dons sont.elles efficaces X in !conomie et Statisti&ue naFCK.FCJ.
Rapport 2énéral
. LK .
LK
(7)7+7 Reconfi2urer les interventions qui ne contribuent pas directement 0 la
compétitivité de demain1 ou dont le poids bud2étaire est disproportionné au
re2ard des autres priorités de politique publique
1&2&+&1& )éduire les interventions dont le poids budgétaire est disproportionné au regard
des autres priorités de politique publique
L#o34ectif principal est de réduire le poids bud2étaire de politiques dont les ressources
financi%res paraissent disproportionnées au re2ard des ob-ectifs concurrents de politi&ue
pu3li&ue, et dont la progression est contradictoire a'ec la tra4ectoire contrainte des finances
pu3li&ues.
La mission propose de réduire en priorité les inter'entions sui'antes B
les sociétés d#in'estissement immo3ilier cotées 5cf. réforme W7 U
le centre national du cinéma 5cf. réforme 6E7.
Les sociétés d’investissement immobilier cotées ("@@8! ne sont pas ta,ées 0 l’imp9t sur les
sociétés au titre des bénéfices qu’elles réalisent sur la location et la vente des immeubles1
en contrepartie d#une distri3ution d#une partie des 3énéfices au? actionnaires7 ConPu sur le
mod9le des real estate investment trust 5!IT7 présent dans LG pa>s, le régime des SIIC permet
un traitement fiscal des actionnaires é&ui'alent ( celui des porteurs de parts de société ci'ile de
placement immo3ilier 5SC/I7, organisme de placement collectif immo3ilier 5OC/I7 et société
ci'ile immo3ili9re 5SCI7.
8e ré2ime a pour effet de déplacer l’imposition des revenus immobiliers de la "@@81 issus
de la location et de la vente des immeubles1 au niveau de l’actionnaire. !n contrepartie, la
société est tenue de distri3uer au? actionnaires une part importante de ses 3énéfices. Le total
des di'idendes 'ersés par les 6J principales SIIC était de LEG MD en CEEC et de C FLE MD en
CE66
+C
. Le co;t de la mesure est estimé 0 B3* 6 en )*((7
Réforme C . Les "@@8
La réforme en'isagée a pour o34ectif d#accro<tre le montant des impôts perPus sans créer d#e?ternalité
négati'e sur le fonctionnement des SIIC.
Le régime actuel permet au? entreprises concernées de constituer en franc"ise d#impôt des réser'es
correspondant ( 6G S des 3énéfices distri3ua3les et GE S du montant de plus.'alues réalisées.
Il est proposé de réduire ces parts ( G S et LE S respecti'ement, en imposant au? SIIC de distri3uer
WG S de leurs 3énéfices courants et KE S de leurs plus.'alues ( leurs actionnaires, sur une période de
trois ans et non plus de &uatre ans.
!n effet, les in'estissements productifs se caractérisent par une réalisation des facteurs de réussite
5anticipation de la demande, de la renta3ilité et des co=ts7 3ien plus aléatoire et la nécessité d#un
réin'estissement régulier d#une partie des 3énéfices U la sécurisation des recettes fiscales conduit alors
( ta?er la 'aleur a4outée en amont de sa distri3ution au? actionnaires.
!n re'anc"e dans un in'estissement immo3ilier, l#a3sence d#appareil productif permet la distri3ution
de la &uasi.totalité du résultat et son imposition au ni'eau de l#actionnaire sans &ue cela ne nuise ni au
dé'eloppement économi&ue ni ( la préser'ation des impôts préle'és.
Les pré'isions d#augmentation de recettes fiscales sont de l#ordre de B
KC MD résultant de l#augmentation du tau? de distri3ution des produits de location U
FC MD résultant de l#augmentation de distri3ution des plus.'alues U
KL MD résultant du passage de &uatre ( trois ans pour la distri3ution des plus.'alues.
Proposition d’économies nUC . Reconfi2urer les modalités d’imposition des "@@8 en accroissant
les obli2ations de distribution ((BK 6 estimés de réductions de dépenses fiscales1 cf& fic$e C!7

+C
Institut de l#épargne immo3ili9re et fonci9re.
Rapport 2énéral
. LJ .
LJ
Le centre national du cinéma (8N8!1 financé par ta,e affectée1 a vu ses ressources
pro2resser de B* T entre )**( et )*(*1 passant de 3(5 6 0 K** 61 principalement sous
l#effet de l#affectation de nou'elles ta?es ( l#assiette d>nami&ue, en particulier la ta?e sur les
ser'ices de télé'ision [ distri3uteurs ou TST.%, &ui est due, pour partie, par les fournisseurs
d#acc9s ( internet.
Pilotées par les recettes1 les interventions du 8N8 pourraient >tre davanta2e maYtrisées1
dans une lo2ique d’équité $oriOontale entre les différentes interventions publiques7 Si le
fonctionnement glo3al du financement du C-C, &ui repose sur une contri3ution du secteur de la
distri3ution et des consommateurs 5@ a'al A7 en fa'eur de la création 5@ amont A7 est pertinent, il
importe également de ma<triser les effets d#au3aine générés par des assiettes fiscales tr9s
d>nami&ues. Au cours des derni9res années, ces effets d#au3aine ont certes permis de financer
des dépenses 4ustifiées 5par e?emple le plan de numérisation des salles7 ou de constituer des
réser'es permettant de sécuriser les paiements futurs, mais ils e?pli&uent également &ue le C-C
dispose désormais d#une @ aisance budgétaire A incontesta3le, a'ec une augmentation de sa
capacité d#autofinancement de C6,G MD en CEEK ( 6LF,H MD en CE66
3*
.
Réforme (* . Le centre national du cinéma
Il est proposé, dans un conte?te de finances pu3li&ues contraint, de faire participer tous les opérateurs
( la ma<trise des dépenses pu3li&ues en redimensionnant les mo>ens du C-C au ni'eau atteint
en CEEJ, soit GGE MD. Cette normalisation pourrait prendre appui sur deu? réformes inspirées du
scénario de la mission conduite par la Cour des comptes B
un plafonnement glo3al des ta?es affectées au C-C autour de GGE MD, soit un ni'eau conforme (
l#é'olution des autres dépenses pu3li&ues d#inter'ention U
ceci serait le fait du plafonnement de la TST.%, &ui serait alors réaffectée au 3udget de l#;tat pour
la part dépassant WF MD, soit son ni'eau de CEEJ, par plafonnement en loi de finances. Ceci serait
effectué, sans modification de ses modalités de calcul et concomitamment au? conclusions du
contentieu? européen en cours.
La ta?e affectée la plus d>nami&ue 5TST.%, ( 6EE MD7 est préser'ée, mais son produit e?cédentaire
sera re'ersé au 3udget général 56GE MD d#économies 3udgétaires7.
Ce mécanisme permet de préser'er les aides au cinéma et ( l#audio'isuel &ui demeurent financées par
les autres ressources du C-C et par les importantes réser'es accumulées par la structure, tout en
mettant cet opérateur ( contri3ution pour participer au redressement des comptes pu3lics.
Proposition d’économies nU(* . Réformer la ? T"TS/ A pour en élar2ir l’assiette et en affecter
une partie du produit au bud2et 2énéral ((5* 6 d’économies bud2étaires1 cf& fic$e (*!
1&2&+&2& )econfigurer les interventions pénalisent l’environnement ou la santé publique
pour les rendre plus ciblées et plus justes
L’ob-ectif est de réduire les interventions qui ne ciblent pas la compétitivité de demain,
'oire &ui entrent en contradiction a'ec les orientations franPaises et européennes en mati9re de
dé'eloppement. Ainsi, certaines inter'entions sont contradictoires a'ec des o34ectifs de santé
pu3li&ue et de transition énergéti&ue.
/eu, 2randes caté2ories d’aides répondent 0 ces caractéristiques1 pour un montant total
proc$e de + d6 B les inter'entions &ui ont trait ( la fiscalité énergéti&ue et les aides
3énéficiant au? dé3itants de ta3ac. !n mati9re de fiscalité énergéti&ue, comme pour les
inter'entions &ui ne contri3uent pas ( la santé pu3li&ue, les aides doi'ent donc Itre réformées
sous l#angle du plafonnement et de la dégressi'ité.

3*
Cour des comptes 5CE6C7 B apport d#en&uIte sur la gestion et le financement du C-C.
Rapport 2énéral
. LW .
LW
La mission propose de reconfigurer B
la fiscalité énergéti&ue sur les car3urants 5cf. réforme 667 U
les aides au? 3uralistes 5cf. réforme 6C7.
Au sein du périm%tre d’anal#se de la mission1 un volume important de soutiens concerne
les carburants7 Ces inter'entions peu'ent Itre réparties en deu? grandes catégories B d#une part
les inter'entions &ui 'isent ( inciter au dé'eloppement de certains t>pes de car3urants non
fossiles et d#autre part les inter'entions 'isant ( réduire les co=ts de production de certains
secteurs ( tra'ers une fiscalité dérogatoire &ui a3aisse le co=t de leur car3urant 5secteur de la
construction, de l#agriculture, du transport routier et des ta?is7. Au sein de cette deu?i9me
catégorie, le car3urant le plus soutenu est le gaQole, &ui constitue, parmi les énergies fossiles,
l#une des énergies dont les effets sur l#en'ironnement sont les plus nocifs. Ces dépenses fiscales,
tr9s éle'ées en montant 5C,G MdD7, ne sont &ue rarement plafonnées, de sorte &ue le montant de
l#aide augmente a'ec la consommation de gaQole, ce &ui est néfaste, mIme en l#a3sence
d#alternati'e économi&ue.
] l#ac"at, les agriculteurs, le secteur des tra'au? pu3lics, les transporteurs ferro'iaires, le
secteur forestier, les 3ateau? de na'igation maritime et les engins &ui ne circulent pas sur la
route 3énéficient d#un tau, de ta,e intérieure de consommation sur les produits
éner2étiques (T@8PE! réduit (dépense fiscale de )1( ds6 en )*()!7 /e plus1 les
a2riculteurs (()( 6 en )*()!1 les transporteurs routiers (++* 6 en )*()! et les ta,is
()) 6! bénéficient d’un remboursement partiel de T@8PE7 Outre le caract%re
antiSécolo2ique de ces mesures1 les secteurs d#acti'ité concernés par les &uatre dépenses
fiscales étudiées ne connaissent pas des degrés de sensi3ilité au pri? du car3urant compara3les.
Ces dispositifs sont co;teu,1 non pro2ressifs et représentent, pour les mesures de
rem3oursement, un montant mo>en fai3le par 'é"icule.
Réforme (( . <iscalité écolo2ique sur les carburants
Il est proposé de réduire une partie de l#a'antage fiscal lié ( la consommation de gaQole par certains
secteurs, dans une logi&ue de plafonnement et de dégressi'ité, permettent de préser'er les acteurs
économi&ues les plus fragiles.
La raison d#Itre de la ta?ation au titre de la TIC/! des car3urants est de compenser les e?ternalités
négati'es
3(
générées par l#utilisation des 'é"icules ( moteur. Le tau? de TIC/! doit refléter
correctement la @ 'alorisation A de l#e?ternalité produite. Alors &ue ce tau? est actuellement fi?é ( K,C D
l#"ectolitre 5"l7 pour les engins de c"antier et C,C DR"l pour les engins agricoles 5apr9s rem3oursement
partiel7, il est de FL DR"l pour les 'é"icules particuliers. Si une partie de cet écart est 4ustifié du fait de
la non circulation sur les routes des engins, les économistes s#accordent ( considérer &u#une 4uste
tarification de l#e?ternalité conduirait ( re'aloriser le tau? de TIC/! entre 66 D et CE D l#"ectolitre. La
mission propose donc une re'alorisation du tau? réduit pour les engins ( 6G DR"l, en accentuant
concomitamment le rem3oursement partiel dont 3énéficie le secteur agricole, afin de compenser cette
augmentation pour les e?ploitations les plus fragiles. Il est proposé par ailleurs de faire porter un effort
"omot"éti&ue sur les autres secteurs 3énéficiant d#a'antages fiscau? liés ( la consommation de gaQole.
Proposition de reconfi2uration nU(( . Réorientation de la fiscalité éner2étique sur le 2aOole
(tau, réduits de T@8PE pour les en2ins non routiers et remboursement partiel pour les
a2riculteurs1 transporteurs routiers et les ta,is! dans une lo2ique de -uste valorisation des
e,ternalités né2atives et de dé2ressivité de l’avanta2e fiscal pour proté2er les e,ploitants les
plus fra2iles (3)+ 6 de réductions de dépenses fiscales . )C( 6 pour le secteur du GTP1
45 6 pour les en2ins a2ricoles1 4+6 pour les transporteurs routiers et 3 6 pour les ta,is1
cf& fic$e ((!

3(
Les économistes désignent par @ e?ternalité A ou @ effet e?terne A le fait &ue lOacti'ité de production ou de
consommation dOun agent affecte le 3ien.Itre dOun autre sans &uOaucun des deu? rePoi'e ou pa>e une compensation
pour cet effet. ,ne e?ternalité présente ainsi deu? traits caractéristi&ues. %Oune part, elle concerne un effet secondaire,
une retom3ée e?térieure dOune acti'ité principale de production ou de consommation. %Oautre part, lOinteraction entre
lOémetteur et le récepteur de cet effet ne sOaccompagne dOaucune contrepartie marc"ande. Les principales e?ternalités
des 'é"icules ( moteur fonctionnant ( partir d#énergies fossiles sont la pollution de l#atmosp"9re, le 3ruit, l#usure des
routes, les accidents de circulation.
Rapport 2énéral
. FE .
FE
Avec pr%s de + d6 versés entre )**3 et )*(+1 les aides au, débitants de tabac
représentent un montant important d’interventions publiques ()5* 6 en )*(+! que la
8our des comptes a qualifié d’? injustifiées #
FC
. %e fait, ( la rémunération traditionnelle des
dé3itants de ta3ac, calculée sous forme de pourcentage de leur c"iffre d#affaires 5remise nette7,
se sura4outent sept régimes d#aides de fonctionnement lég9rement différents, mais &ui ont pour
principal o34ectif de compléter la rémunération des dé3itants B il s#agit de trois aides 'isant (
soutenir le c"iffre d#affaires 5complément de remise, remise additionnelle, remise
compensatoire7, de trois aides supplémentaires 5prime de ser'ice pu3lic, indemnité de fin
d#acti'ité, su3'ention de sécurité7 et d#une participation de l#;tat au régime complémentaire de
retraite des dé3itants.
Rétrospectivement1 les soutiens au c$iffre d’affaires se sont révélés >tre non -ustifiés et
mal ciblés7 !n effet, la 4ustification principale de ces aides, cOest.(.dire l#">pot"9se d#une 3aisse
du c"iffre d#affaires liée ( l#augmentation de la fiscalité du ta3ac décidée par le gou'ernement, ne
s#est pas matérialisée B la part des 3uralistes réalisant plus de 6 MD de c"iffre d#affaires a dou3lé
entre CEEC et CE66 5CE S des 3uralistes sont désormais dans ce cas7, alors &ue la part des
3uralistes réalisant moins de LEE MD de c"iffre d#affaires a diminué de pr9s de LE S. /ar
ailleurs, la rémunération mo>enne des dé3itants de ta3ac a connu une forte progression entre
CEEC et CE66 5THK S, contre moins de 6E S pour le salaire mo>en7.
Réforme () . Aides au, buralistes
Il est proposé une réforme des inter'entions en fa'eur des 3uralistes 'isant ( simplifier le régime
d#aides, en améliorant le ci3lage fondé sur une solidarité accrue entre 3uralistes. La mission
recommande ainsi de ne conser'er &ue la prime de ser'ice pu3lic et la su3'ention de sécurité, en
refondant les autres aides dans un s>st9me plus simple, plus transparent, ci3lant précisément les
3uralistes les plus fragiles, ( tra'ers tau? de remise nette dégressif 5allant de 6E,G S du c"iffre
d#affaires pour les 3uralistes dont le c"iffre d#affaires est le plus modestes ( H S pour les 3uralistes
dont le c"iffre d#affaire est supérieur ( 6 MD7.
Proposition de reconfi2uration nU() . Rendre le ré2ime de soutien au, buralistes plus simple1
plus ciblé1 plus -uste et moins co;teu, en remplaQant cinq aides actuelles par un s#st%me
unique de remise nette dé2ressive ()(* 6 d’économies bud2étaires1 cf& fic$e ()!

3)
Cour des comptes, rapport pu3lic annuel CE6L B Le soutien de l#;tat au? dé3itants de ta3ac, des aides in4ustifiées.
Rapport 2énéral
. F6 .
F6
)7 "implification . clarifier les compétences et simplifier les interventions
L#o34ectif de cette partie est de présenter les recommandations de la mission concernant la
simplification des inter'entions économi&ues en fa'eur des entreprises. 6C grandes mesures de
simplification sont proposées.
!n réponse au? attentes des entreprises, ces propositions s#articulent autour de deu? a?es
centrau? B une meilleure clarification des compétences pour simplifier le pa>sage des acteurs
pu3lics &ui inter'iennent en fa'eur des entreprises et une simplification des inter'entions elles.
mImes.
)7(7 Répartir et clarifier les compétences
La décentralisation 5acte III7 pré'oit une compétence accrue des collecti'ités, et singuli9rement
des régions, en mati9re de dé'eloppement économi&ue. /ar ailleurs, l#;tat a c"oisi de regrouper
ses inter'entions territoriales autour de deu? grands le'iers B l#animation des fili9res et de la
rec"erc"e et dé'eloppement via les pôles de compétiti'ité, et le financement des entreprises et
de l#inno'ation via 3pifrance.
%ans ce conte?te, il est nécessaire de rationaliser les inter'entions territoriales de l#;tat, des
collecti'ités territoriales et des autres acteurs économi&ues locau?, dans une logi&ue d#efficacité,
d#efficience et de lisi3ilité accrues pour les entreprises.
)7(7(7 8larifier les compétences entre collectivités pour plus de lisibilité
Au sein des collecti'ités territoriales, la clarification des compétences doit permettre de
simplifier les soutiens du point de 'ue de l#entreprise et de gagner en efficacité et en efficience
pour les acteurs pu3lics.
2&1&1&1& La région, chef de file complet des collectivités territoriales pour les interventions
en faveur des entreprises
La clarification des compétences proposée par la mission repose sur la mise en place du
c$ef de filat complet de la ré2ion en mati%re de développement économique. %ans ce
sc"éma, le dé'eloppement économi&ue a 'ocation ( Itre e?clu de la clause de compétence
générale, les autres collecti'ités infrarégionales inter'enant sur délégation de la région.
Le c$ef de filat complet proposé n’implique pas une absence d’intervention des
collectivités infraré2ionales mais plut9t un encadrement ré2ional de cellesSci7 Ainsi, une
compétence est attri3uée ( un ni'eau de collecti'ité seul. La région peut c"oisir de déléguer tout
ou partie de l#e?ercice de celle.ci ( une collecti'ité infrarégionale, dans le respect du S%!II.
%#autre part, les strates infrarégionales peu'ent inter'enir financi9rement ou en tant &ue
guic"et, lors&ue la compétence ne fait pas l#o34et d#une délégation de compétence, dans le cadre
de con'entions &ui encadrent leur action.
Rapport 2énéral
. FC .
FC
Grap$ique B . Proposition de répartition des compétences entre les collectivités territoriales en
mati%re de développement économique
Région
Départements EPCI et communes
Création, aménagement et gestion des zones
d’activités industrielles, commerciales, tertiaires,
artisanales, touristiques, portuaires ou aéroportuaires
Soutien à la R&D, à l’innovation
Internationalisation des
entreprises attractivité du
territoire en matire
d’investissements
!ides directes, indirectes et prestations non monétisées au développement
économique non sectoriel
"ourisme
Création, reprise et
transmission d’
entreprises
Immo#ilier
d’entreprise
$étropole
Possi#ilité de délégation de compétence totale ou partielle et
encadrement par convention
Ingénierie %inancire
Cotutelle Etat&régions
sur les p'les de
compétitivité
Commerce et artisanat
(e département
peut se su#stituer
au) EPCI et communes en
zones rurales

1ource - 8ission.
La compétence en mati9re de dé'eloppement économi&ue de la métropole est étendue puis&ue
les actions de dé'eloppement économi&ue constituent une catégorie large d#actions &ui peu'ent
s#entendre comme l#ensem3le des actions en fa'eur du dé'eloppement économi&ue.
Les métropoles1 EP8@ et communes disposent d’une compétence e,clusive en mati%re de
création1 d’aména2ement et de 2estion des Oones d’activités ainsi qu’en mati%re
d’immobilier d’entreprise. Ceci n#empIc"e toutefois pas l#éc"elon supérieur d#apporter un
a3ondement financier ( des pro4ets de ce t>pe, surtout s#ils sont de grande en'ergure. !n
re'anc"e, il é'ite l#inter'ention directe des départements et régions et est en co"érence a'ec le
fait &ue la ma<trise du sol rel9'e des !/CI et des communes.
Les départements peuvent continuer 0 intervenir de différentes mani%res en mati%re de
développement économique B la région peut leur déléguer une compétence en totalité ou en
partie U ils peu'ent assumer le rôle de cofinanceur ou de guic"et sous réser'e de l#e?istence
d#une con'ention a'ec la région, dans les territoires rurau?, ils peu'ent se su3stituer au?
communes et !/CI en mati9re de création, d#aménagement et de gestion de Qones d#acti'ités et
d#immo3ilier d#entreprises.
"implification ( . Transférer au, ré2ions les compétences de développement économique
Proposition de simplification nU ( . <aire de la ré2ion le c$ef de file complet en mati%re de
développement économique1 en spécialisant les acteurs communau, (communes et EP8@! sur le
foncier et en faisant intervenir les acteurs infraré2ionau, comme opérateurs de la ré2ion
(ob-ectif de (** 6 d’économies bud2étaires attendues en 2ains d’efficience1 cf& anne,e @@
relative au, collectivités territoriales!

Rapport 2énéral
. FL .
FL
2&1&1&2& Le -).'"", document stratégique unique et public qui détaille les aides et soutiens
aux entreprises des collectivités territoriales sur un territoire
/ans les territoires1 le r9le de c$ef de file complet de la ré2ion et la répartition des
compétences avec les autres collectivités doivent manifester dans un document
straté2ique unique et public &ui détaille toutes les inter'entions sur le territoire régional en
fa'eur des entreprises B le sc"éma régional de dé'eloppement économi&ue, d#inno'ation et
d#internationalisation 5S%!II7.
Les ré2ions adoptent ainsi obli2atoirement "R/E@@ prescriptif et e,$austif1 pour la durée
de la mandature. Le S%!II est prescriptif pour l#ensem3le des collecti'ités territoriales B
l#ensem3le de leurs inter'entions en mati9re de dé'eloppement économi&ue doit s#> conformer.
Ce sc"éma est e?"austif dans la mesure oZ il cou're ( la fois les aides directes, les aides
indirectes et les prestations non monétisées, ce &ui constitue une incitation ( rationaliser ce t>pe
d#outil &ui contri3ue fortement ( la comple?ité du pa>sage des aides.
] la différence de lOactuel pro4et de loi, et afin de garantir la co"érence de lOaction économi&ue
pu3li&ue sur le territoire régional, la mission préconise que le "R/E@@ serve de cadre au,
interventions économiques des métropoles1 ( lOimage de ce &ui est dé4( mis en Vu're entre
plusieurs régions et agglomérations comme par e?emple -ord./as.de.Calais et Lille
Métropole.
3+

"implification ) . Le "R/E@@1 document public et e,$austif des interventions économiques des
collectivités au sein d’une m>me ré2ion
Proposition de simplification nU ) . :ri2er le "R/E@@ comme document straté2ique prescriptif et
e,$austif sur le territoire ré2ional1 afin de disposer d’un document unique détaillant toutes les
interventions des collectivités en faveur des entreprises1 en lien avec les besoins spécifiques du
territoire et or2anisant l’évaluation ré2uli%re de la pertinence et de l’efficacité de ces
interventions (cf& anne,e @@ relative au, collectivités territoriales!

/ar souci de co"érence, le passage au c"ef de filat complet 4ustifie l#introduction du principe
d#o3ligation de compati3ilité de l#action des CCI a'ec le S%!II.
8ette obli2ation s’appliquerait 0 au moins trois missions des 88@1 ( sa'oir les missions
dOintérIt général, les missions dOappui, dOaccompagnement, de mise en relation et de conseil
aupr9s des créateurs et repreneurs dOentreprises et des entreprises, et la mission dOappui et de
conseil pour le dé'eloppement international des entreprises et lOe?portation de leur production.
L#action ( l#international des CCI de'rait ainsi a'oir pour cadre les programmes régionau?
d#internationalisation des entreprises 5/I!7 définis par les conseils régionau?.
Le cas éc"éant, le respect du S%!II par les CCI pourrait les conduire, dans un o34ectif glo3al de
rationalisation, ( ne plus e?ercer certaines de leurs actions, dans des domaines ne rele'ant pas
d#o3ligations légales ou réglementaires, d9s lors &ue la stratégie régionale confie cette mission (
d#autres acteurs. !n particulier, l#instauration du c"ef de filat complet en fa'eur de la région se
traduirait, dans le sc"éma proposé, par une compétence e?clusi'e de celle.ci en mati9re de
soutien ( la rec"erc"e et dé'eloppement et ( l#inno'ation 5%I7. Les soutiens proposés par les
CCI en mati9re de %I seraient, dans ce conte?te, soumis ( con'ention a'ec les conseils
régionau?.

3+
L#actuel pro4et de loi indi&ue &ue @ B$e 15D+,,C prend en compte la stratégie arrDtée sur leur territoire par les
métropoles. 4ette stratégie est communiquée . la région au plus tard trois mois avant la date limite d’adoption du
scéma régional A.
Rapport 2énéral
. FF .
FF
)7(7)7 8larifier les compétences entre l’:tat et les collectivités territoriales
2&1&2&1& /larifier les compétences entre l’0tat et les collectivités territoriales en matière de
développement économique
8ertains mo#ens d’intervention mis en Duvre par l’:tat et les collectivités sont souvent
communs, cofinancés, a'ec des rôles de l#;tat et des collecti'ités compara3les, interrogeant sur
le 3esoin d#un copilotage s>stémati&ue pou'ant Itre source de surco=ts, de comple?ité et
d#inertie dans les prises de décisions. La clarification des compétences entre ;tat et collecti'ités
appelle moins une répartition stricte des différents domaines d#action actuellement partagés
5créationRreprise, inno'ation, internationalisation, appuis sectoriels^7 &u#une répartition claire
des responsa3ilités et des missions selon un principe de su3sidiarité.
8e principe de subsidiarité pourrait ainsi conduire 0 la répartition des responsabilités
entre la définition de priorités straté2iques et la mise en Duvre opérationnelle7 %#une
part, l#;tat serait responsa3le des politi&ues et des pro4ets d#intérIt national mais également de
la production d#outils de 'eille et d#intelligence économi&ues mutualisés &ui permettraient
d#éclairer l#action des collecti'ités territoriales, &ue ce soit en mati9re d#e?pertise de pro4ets
tec"nologi&ues, d#identification d#opportunités de marc"és ( l#e?portation ou d#études
économi&ues. %#autre part, les collecti'ités, en premier lieu les régions, seraient ainsi
responsa3les de l#organisation et de la mise en Vu're des inter'entions d#intérIt territorial, en
particulier l#appui au? créateursRrepreneurs d#entreprise, l#accompagnement des /M! et !TI
dans toutes les dimensions de leur dé'eloppement ( tra'ers les aides et les prestations non
monétisées, ainsi &ue la structuration des fili9res locales.
/ans ce cadre1 les collectivités seraient associées 0 la définition des straté2ies nationales
et responsables de leur mise en Duvre sur leur territoire1 sur le mod9le du dispositif pu3lic
de soutien ( l#internationalisation des entreprises. Les inter'entions territoriales de l#;tat
auraient 'ocation ( Itre rationalisées en étant transférées au? collecti'ités territoriales ou
supprimées d9s lors &u#elles ne contri3uent pas ( une mission régalienne ou ne sont pas le le'ier
principal d#une politi&ue d#intérIt manifestement national. ) minima, les collecti'ités de'raient
Itre associées de mani9re s>stémati&ue ( la gou'ernance nationale et territoriale des opérateurs
de l#;tat disposant d#un réseau territorial, sur le mod9le de 3pifrance. Cela appellerait en
particulier une plus grande implication des collecti'ités dans la gou'ernance des organismes
consulaires et la définition de leurs missions.
2&1&2&2& )ationaliser les interventions territoriales de l’0tat
L’:tat est présent sur le territoire 0 travers de nombreu, services . ser'ices déconcentrés
5secrétariat général pour les affaires régionales de la préfecture de région, direction régionale
des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du tra'ail et de l#emploi.%ireccte,
direction régionale de l#agriculture, de l#alimentation et de la forIt.%raaf, délégation régionale (
la rec"erc"e et ( la tec"nologie.%T^7, des éta3lissements pu3lics 5Ademe, 3pifrance,
,3ifrance, c"am3res de commerce et d#industrie, c"am3res de métiers et de l#artisanat^7 et des
éta3lissements ( statut particulier 5Caisse des dépôts et consignations, +an&ue de )rance7.
/es interventions financi%res de l’:tat1 déconcentrées ou non1 ont par ailleurs une
dimension territoriale B fonds d#inter'ention pour les ser'ices, l#artisanat et le commerce
5)ISAC7, fonds national de promotion et de communication de l#artisanat 5)-/CA7, aide au
départ des commerPants et des artisans, prime d#aménagement du territoire 5/AT7, mo>ens
d#inter'ention des %ireccte et des %raaf. ,n certain nom3re de ces acteurs et dispositifs
sem3lent présenter un intérIt plus local &ue national, ce &ui accro<t les ris&ues de recou'rement
non coordonné a'ec l#action des collecti'ités territoriales alors &ue l#;tat dispose d#autres
mo>ens d#inter'ention nationau?, en général plus massifs.
Rapport 2énéral
. FG .
FG
/%s lors que les interventions territorialisées ne correspondent pas directement 0 un
besoin d’action local de l’:tat pour la mise en Duvre d’une straté2ie nationale1 ces mo#ens
d’intervention auraient vocation 0 >tre pro2ressivement supprimés afin de simplifier le
dispositif pu3lic de soutien au? entreprises et de clarifier les responsa3ilités. /our les
inter'entions territorialisées déclinant les politi&ues nationales, une concertation mutuelle
de'rait s>stémati&uement Itre instituée lors de l#éla3oration de ces politi&ues et dans le sui'i de
leur mise en Vu're, d#autant plus lors&ue des cofinancements de collecti'ités sont sollicités.
"implification + . Rationaliser les soutiens territoriau, de l’:tat
Proposition de simplification nU+ . quatre soutiens de l’:tat qui interviennent dans des
opérations d’intér>t manifestement local pourraient >tre supprimés1 afin de tirer les
conséquences de la décentralisation en laissant au, collectivités territoriales le soin de
soutenir les petits commerces et l’attractivité de leurs territoires ((**6 d’économies
bud2étaires attendues1 cf& fic$e (+!7
<onds d’intervention pour les services1 l’artisanat et le commerce (<@"A8! . il est proposé de
réser'er l#usage du )ISAC pour les inter'entions aupr9s des T/! en cas catastrop"es naturelles,
sanitaires ou accidentelles afin de permettre la poursuite de l#acti'ité. Cette é'olution permettra de
simplifier le soutien au? petites entreprises en supprimant un dispositif ( l#impact limité tout en
conser'ant un 'é"icule d#inter'ention en cas d#é'énement ma4eur conduisant ( une inter'ention
pu3li&ue nationale. Les inter'entions indi'iduelles du )ISAC, dont le montant mo>en est d#en'iron
6C EEE D, ne 4ustifient pas une inter'ention ( l#éc"elon national. Cette simplification permettra de
générer une économie de LC MD.
<onds national de promotion et de communication de l’artisanat (<NP8A! . le transfert des
missions de promotion de l#artisanat et du commerce seront menées au? c"am3res de métiers et de
l#artisanat permettrait de supprimer cette inter'ention, générant ainsi 6E MD d#économies.
Aide au départ des commerQants et des artisans . il est proposé de supprimer en deu? ans les
aides au départ des commerPants et des artisans. Le montant de l#allocation serait réduit de moitié en
CE6F et supprimé en CE6G, permettant respecti'ement H MD et 6C MD d#économies.
Prime d’aména2ement du territoire . il est proposé de supprimer la /AT en e?cluant tout nou'el
engagement dans le cadre de ce dispositif ( partir du 6
er
4an'ier CE6F. Cette simplification
gén9re FE MD d#économies 3udgétaires directes, ainsi &ue celles indirectes résultant de la suppression
des co=ts de gestion de la procédure.
)7)7 "implification de l’ensemble des dispositifs
)7)7(7 "upprimer1 fusionner et re2rouper des interventions pour améliorer l’accessibilité
et la lisibilité des interventions
2&2&1&1& .iminuer drastiquement le nombre des interventions de faible montant de l’0tat
Le 2rand nombre de soutiens au, entreprises (plus de K** interventions pour l’:tat! est
lié 0 la multiplication de mesures dont le montant est1 relativement au, autres dispositifs1
faible (pr%s de la moitié pour un montant annuel inférieur 0 5 6!
FF
7 Cette multiplication
est le résultat de l#accumulation, de la sédimentation et de l#a3sence de réé'aluation de la
pertinence des dispositifs mis en Vu're par l#;tat afin de soutenir les entreprises.

33
Au sein de la 3ase d#inter'entions anal>sées par la mission, LHG dispositifs sont répertoriés comme a>ant un co=t
3udgétaire annuel nul, non connu ou inférieur ( G MD en CE6L.
Rapport 2énéral
. FH .
FH
Tous ces dispositifs ne sont pas in-ustifiés et certains doivent >tre préservés7 ,n montant
3udgétaire annuel fai3le n#est pas forcément le signe d#une inter'ention inefficace et co=teuse en
gestion. ] titre d#e?emple, certains fonds de garantie capitalisés en année - ou certains
in'estissements décaissés en année - pourront a'oir un co=t 3udgétaire nul en année -T6. /ar
ailleurs, le financement de certains pro4ets inno'ants 5par e?emple, certains pro4ets du /IA7 a un
co=t 3udgétaire annuel fai3le, mais ils sont 4ustifiés et ci3lés.
En revanc$e1 parmi les interventions de faible montant de l’:tat1 un certain nombre de
dépenses fiscales et de crédits bud2étaires pourraient >tre soit supprimés1 soit re2roupés
au sein d’interventions de portée plus 2énérale7 Sans &u#elle ait eu les ressources nécessaires
( l#anal>se approfondie de l#intégralité des dispositifs de fai3les montants, la mission a identifié
au sein de ces inter'entions trois grandes catégories de mesures, afin d#orienter les tra'au? de
simplification &ui de'ront Itre nécessairement portés par les minist9res compétents, en lien
a'ec la direction du 3udget B les inter'entions réputées éteintes ou supprimées et &ui ne
de'raient plus appara<tre dans les listes des aides au? entreprises U les dispositifs &u#il appara<t,
en premi9re anal>se, 4udicieu? de conser'er U les mesures &ui pourraient faire l#o34et d#une
suppression ou d#un rattac"ement ( un dispositif plus général.
"implification 3 . Réduire le nombre d’aides en supprimant une partie des interventions
de faible montant
Sur LHG inter'entions d#un montant annuel inférieur ( G MD, il est suggéré de remettre en
cause 66L dispositifs et de prendre acte de l#e?tinction de KJ dispositifs.
Proposition de simplification nU3 . Envisa2er la suppression d’interventions de faible montant
de l’:tat (moins de 5 6! qui sont obsol%tes1 inefficaces ou dont les co;ts de 2estion sont trop
élevés au re2ard des ob-ectifs assi2nés (ob-ectif de (++ 6 d’économies bud2étaires et fiscales1
cf7 fic$e (3!7
2&2&1&2& 1usionner et regrouper les interventions territoriales foisonnantes en matière de
création d’entreprise, de tourisme et de prestations d’accompagnement
La mission a dressé un constat 2énéral de foisonnement des dispositifs d’aides au,
entreprises7 Au 'u des constats effectués par la mission, trois a?es prioritaires de'raient Itre
retenus pour rationaliser le pa>sage des soutiens des collecti'ités au dé'eloppement
économi&ue. Ceu?.ci sont caractérisés par une comple?ité e?cessi'e et 4ustifient une action
rapide et déterminée.
En premier lieu1 le nombre de dispositifs territoriau, visant 0 soutenir la
créationNrepriseNtransmission d’entreprise pourrait >tre réduit de )* T B cet o34ectif
forfaitaire rendra nécessaire l#identification des dispositifs les moins pertinents. Outre la
simplification automati&ue 3énéficiant au? entreprises, un o34ectif de HE MD d#économies
pourrait Itre fi?é pour les collecti'ités territoriales.
En second lieu1 le tourisme1 auquel sont consacrés (B T des dépenses de développement
économique financées par les collectivités territoriales (plus d’( d6! est caractérisé par
des inter'entions croisées entre les différentes collecti'ités territoriales, la création de multiples
agences de ni'eau régional, départemental et local ainsi &ue par la multiplication des prestations
non monétisées dont le montant est difficile ( é'aluer mais &ui mo3ilisent un nom3re significatif
d#agents.
%ans le cadre d#un c"ef de filat régional, une rationalisation des dépenses passant par une re'ue
des aides directes et des prestations non monétisées en fa'eur du tourisme de'rait permettre
l#atteinte d#un o34ectif de 6E S d#économies, soit en'iron 6CE MD sur deu? années.
Rapport 2énéral
. FK .
FK
"implification 5 . <usionner et simplifier les aides des collectivités territoriales en faveur
de la création d’entreprises et du tourisme
] l#instar de la démarc"e de rationalisation préconisée pour la créationRrepriseRtransmission
d#entreprises, la re'ue des dispositifs et de l#organisation dans le domaine du tourisme de'ra
permettre d#identifier les dispositifs les moins pertinents.
Proposition de simplification nU5 . Réduire fortement le nombre de dispositifs territoriau,
destinés 0 soutenir la création d’entreprises et le tourisme afin de 2a2ner en lisibilité et en
efficience (ob-ectif de (B* 6 d’économies bud2étaires1 cf& anne,e @@ relative au, collectivités
territoriales!

Par ailleurs1 les prestations non monétisées (accompa2nement1 information! se sont
lar2ement multipliées ces derni%res années1 contribuant massivement 0 la comple,ité du
s#st%me de soutien proposé par les collectivités territoriales. !lles peu'ent Itre portées par
les collecti'ités territoriales, déléguées ( des agences 5agences régionales de dé'eloppement
économi&ue, comités d#e?pansion économi&ue, agence intercommunale de dé'eloppement7 ou
confiées ( des structures tierces 5comme les CCI7.
"implification 4 . <usionner et simplifier les aides des collectivités territoriales en mati%re de
prestations de conseil et d’accompa2nement
Au 'u de l#urgence en mati9re de simplification du pa>sage des prestations non monétisées, et compte
tenu des difficultés ( c"iffrer les prestations non monétisées, il est recommandé de poursui're un
o34ectif national de GE MD d#économies, soit en mo>enne GEE *D par département. Les économies (
en'isager de'raient Itre réalisées prioritairement par la suppression de dispositifs et la réduction
su3sé&uente des effectifs affectés ( la gestion de ceu?.ci.
Proposition de simplification nU4 . Réduire le nombre de prestations de conseil et
d’accompa2nement qui accroissent la comple,ité de l’offre ? d’aides A et privilé2ier les
interventions financi%res en faveur des entreprises (5* 6 d’économies bud2étaires1
cf& anne,e @@ relative au, collectivités territoriales!

)7)7)7 "implifier et uniformiser les procédures d’attribution des soutiens
/u point de vue du potentiel bénéficiaire1 la simplification de l’acc%s au, aides représente
plusieurs en-eu, ma-eurs B "armoniser et standardiser les formulaires et les données
demandées au? entreprises, capitaliser sur les informations dé4( fournies ( la sp"9re pu3li&ue et
faciliter le partage des données entre acteurs pu3lics et poursui're la dématérialisation des
dossiers, réduire les délais de traitement et dé'elopper les éc"anges entre acteurs au 3énéfice
des entreprises.
Les travau, de la mission ont confirmé le constat maintes fois effectué d’un ressenti tr%s
né2atif des entreprises visS0Svis de la comple,ité des dispositifs d’aides. Afin de contri3uer
au @ c"oc de simplification A sou"aité par le /résident de la épu3li&ue, la mission formule
plusieurs pistes de réformes &ui contri3ueront ( simplifier les parcours des demandeurs d#aide.
La simplification de l#acc9s des entreprises au? aides pu3li&ues proposées par l#;tat, les
collecti'ités et leurs démem3rements poursuit un dou3le o34ectif de satisfaction du 3énéficiaire
de l#aide et de rationalisation de l#action des ser'ices proposant les aides. Les propositions
s#inscri'ent dans la continuité des tra'au? actuellement en cours, au sein des Assises de
l#entreprenariat et au sein du secrétariat général pour la modernisation de l#action pu3li&ue
5S8MA/7.
Rapport 2énéral
. FJ .
FJ
2&2&2&1& 2méliorer l’accessibilité des informations sur les aides et soutiens
La simplification des aides passe en premier lieu par une facilitation de l’acc%s 0 une
information fiable1 lisible et adaptée au, besoins des entreprises. Les portails électroni&ues
agrégeant les données relati'es au? aides actuellement ne donnent pas enti9re satisfaction, tant
dans l#e?"austi'ité de leur contenu &ue dans la &ualité des réponses &u#ils fournissent.
"implification K . Le portail @nternet unique re2roupant tous les soutiens disponibles
Trois sources "istori&ues d#informations consolidées e?istent au4ourd#"ui B la 3ase de l#agence pour la
création d#entreprise, la 3ase Sémap"ore gérée par les CCI et celle de l#Institut supérieur des métiers
5ISM7. Le rapproc"ement de ces trois 3ases en un portail uni&ue est actuellement en cours, sous le
pilotage de la direction générale de la compétiti'ité, de l#industrie et des ser'ices 5ou'erture pré'ue en
4uin CE6L7. Il importe de dé'elopper et de faire 'i're ce portail uni&ue, au ser'ice des entreprises.
L#état de la consommation des en'eloppes, notamment du /IA, doit Itre renseigné.
Proposition de simplification nU K . /évelopper et promouvoir le portail @nternet unique
rensei2nant sur l’inté2ralité des soutiens au, entreprises disponibles sur le territoire national
(ZZZ7economie72ouv7frNaidesSau,Sentreprises! (cf& fic$e (5!7
Localement1 la simplification devra é2alement transiter par les structures territoriales de
bpifrance et les ré2ions1 afin de mettre en place un ? 2uic$et unique A re2roupant les
interventions des acteurs locau, (plateformes communes ré2ionales dématérialisées!7
Actuellement en cours de structuration, elles représentent une réelle opportunité pour
simplifier le pa>sage des acteurs institutionnels du soutien au dé'eloppement économi&ue. Afin
d#assurer l#efficacité, il est proposé de 'eiller ( l#"armonisation des protocoles régionau?
encadrant les plateformes communes dématérialisées afin &u#un entrepreneur actif dans
plusieurs régions ne se "eurtent pas ( des modes de fonctionnement trop différents d#une région
( l#autre. %ans le mIme temps, il est pertinent de permettre au? conseils régionau? d#enric"ir les
plateformes communes dématérialisées par insertion des dispositifs régionau? proposés par le
conseil régional sur le portail électroni&ue. Le site de 3pifrance doit pou'oir présenter une
'ersion consolidée des contenus des plateformes régionales.
"implification B . Le 2uic$et unique en ré2ion autour des plateformes communes
bpifranceNré2ions
Le S%!II doit également Itre l#occasion de structurer le @ guic"et uni&ue A régional, en pré'o>ant
notamment les modalités d#articulation entre les acteurs.
Proposition de simplification nU B . /évelopper dans c$aque ré2ion une plateforme commune
entre bpifrance et la ré2ion (? 2uic$et unique A!1 afin de mutualiser dans un m>me ensemble les
interventions économiques de bpifrance et des ré2ions pour plus d’accessibilité (cf& fic$e (5!
/e plus1 certains pro-ets comple,es (financements multipartenariau, par e,emple!
-ustifient que soient mis en place des ? référents :tat A. Ces référents seront des agents
pu3lics &ui éta3liront un contact direct a'ec l#entreprise concernée. L#o34ectif de ce référent est
d#accélérer les délais et de renforcer le tra'ail des ser'ices autour d#un pro4et. Il a'ertit
l#entreprise en cas de difficulté relati'e ( l#éligi3ilité d#un pro4et. %ans le cadre de la réforme des
compétences territoriales proposées par la mission, il est proposé &ue ces référents locau?
soient co.désignés par le préfet et le président de région. /our les pro4ets d#une taille
particuli9rement importante, un référent national pourrait Itre désigné.
"implification C . Les ? référents :tat A pour les pro-ets comple,es
Proposition de simplification nU C . :tablir des ? référents :tat A dans les pro-ets comple,es1 afin
d’accélérer les délais et de renforcer le pilota2e de services multiples (cf& fic$e (5!

Rapport 2énéral
. FW .
FW
2&2&2&2& .ébureaucratiser # les procédures
La mission recommande d’en2a2er un processus d’$omo2énéisation de la présentation
des aides et soutiens7 Cette normalisation dans la présentation est la condition sine qua non
pour &ue les portails électroni&ues puissent fournir une réponse personnalisée au demandeur.
Concr9tement, ceci signifie &ue le demandeur doit pou'oir sui're un parcours en ligne le menant
( une réponse adaptée ( son 3esoin B celui.ci n#est possi3le &ue si les inter'entions sont
présentées de mani9re normalisée.
La mission recommande également &ue cette normalisation transite par une mise ( 4our de
l#application ACT! de transmission des actes des collecti'ités territoriales au? ser'ices
déconcentrés de l#;tat B il con'iendrait d#instaurer l#en'oi o3ligatoire d#un formulaire normé &ui
permette de disposer des informations relati'es ( tout t>pe d#aides, > compris les prestations
non monétisées. Ceci rend nécessaire des progr9s importants dans le déploiement de l#outil
ACT! au sein des collecti'ités.
La remontée de ce formulaire pourrait Itre effectuée par ACT!, ou ACT! +,%8!TAI!, sous la
forme d#un flu? normé 5issu pour partie des applications de gestion des collecti'ités7. Apr9s le
contrôle de légalité, ces descriptions des aides seraient directement 'ersées dans le répertoire
des aides mis en Vu're au ni'eau national, et un numéro d#aide serait attri3ué, &ui permettra
aussi le sui'i, les é'olutions et les mises ( 4our.
"implification (* . Préparer la dématérialisation des demandes d’aides
Proposition de simplification nU(* . 'armoniser la présentation des aides et des soutiens afin
de pouvoir fournir une réponse personnalisée au demandeur1 en vue de favoriser 0 terme la
dématérialisation des demandes (cf& fic$e (5!

Parall%lement 0 cet effort de simplification en mati%re d’acc%s 0 l’information1 il apparaYt
indispensable de réduire le nombre de données collectées aupr%s des entreprises7 Le
programme ; Dites-le nous une fois A de'rait ( cet égard Itre accéléré. Inspiré du programme
3ritanni&ue @ ?ell Us =nce », le pro4et @ Dites-le nous une fois A consiste ( mettre en place un
s>st9me de concentration des données collectées par les administrations afin &ue celles.ci se les
éc"angent et n#aient plus ( solliciter plusieurs fois les entreprises sur un mIme t>pe de données.
Afin de soutenir et d#accélérer ce programme, la mission recommande de normaliser les
données relati'es ( l#identité de l#entreprise dans les demandes d#aides afin d#alimenter le futur
s>st9me d#éc"ange de données inter.administrations. Le 3ut est d#a3outir au dossier de
référence uni&ue et dématérialisé pour c"a&ue entreprise.
"implification (( . E,périmenter la démarc$e ? .ites le nous une fois A (passeport numérique!
Les auditions de la mission ont permis de constater &ue les entreprises ont une attitude am3i'alent par
rapport au programme @ Dites le nous une fois » B de mani9re générale, c#est d#une côté une attente forte
de leur part d#é'iter de redonner plusieurs fois le mIme document ( l#administration, mais d#un autre
côté, elles peu'ent également Itre réticentes ( 'oir l#administration s#éc"anger des données les
concernant. C#est pour&uoi il importe d#e?périmenter sur un territoire donné le programme @ Dites le
nous une fois » et de l#é'aluer, pour démontrer son efficacité et son appropriation par les entreprises.
Proposition de simplification nU (( . E,périmenter sur un territoire et évaluer le déploiement
du pro2ramme ? .ites3le nous une fois # conQu afin d’éviter de redemander s#stématiquement
les m>mes pi%ces -ustificatives au, entreprises (cf& fic$e (5!

Rapport 2énéral
. GE .
GE
!nfin, afin de garantir la permanence de l#effort de simplification, il est proposé de demander (
c"a&ue organisme gestionnaire des aides, > compris non monétisées d#éta3lir un programme de
simplification des procédures portant sur la suppression des pi9ces inutiles U la réduction des
délais de traitement U les modalités de contrôle ex post des aides attri3uées par une approc"e
centrée sur les ris&ues.
/ans le cas des avances remboursables1 ces pro2rammes devront prévoir une
simplification sur le mod%le de celle menée par Oséo7 %ans ce sc"éma, les procédures de
contrôle en fin de pro4et ne sont entamées &ue si l#entreprise n#est pas en mesure de rem3ourser
l#a'ance de fonds pu3lics perPus. Si l#entreprise s#ac&uitte de sa dette en'ers la personne
pu3li&ue, l#administration pourrait, selon un principe de confiance, considérer &ue les fonds
a'ancés ont été utilisés pour financer le pro4et initialement pré'u. Cette simplification dé4( mise
en Vu're par Oséo est de nature ( réduire les co=ts d#administration des a'ances rem3oursa3les
&ui sont de plus en plus fré&uemment utilisées par les acteurs pu3lics du dé'eloppement
économi&ue.
"implification () . Plan de simplification pour c$aque or2anisme de l’:tat et des collectivités qui
2%re des aides
C"a&ue organisme sera ainsi c"argé de proposer au S8MA/ un plan de simplification a'ant le 6
er

4an'ier CE6F. La liste des suppressions des pi9ces inutiles de'ra Itre coordonnée a'ec le programme
@ Dites-le nous une fois A.
Proposition de simplification nU () . /emander 0 c$aque or2anisme 2estionnaire d’établir un
plan de simplification des procédures1 qui sera suivi par le "GAP (cf& fic$e (5! .
suppression des pi9ces 4ustificati'es inutiles B o34ectif de réduction de CGS U
engagement sur les délais de traitement B o34ectif B une réponse en moins de trois mois U sauf
e?ception, le délais d#instruction ne de'rait pas e?céder trois mois U
modalités de contrôle ex post des aides par une approc"e centrée sur les ris&ues.
Rapport 2énéral
. G6 .
G6
8ON8LE"@ON

La mission conduite au cours de ces quatre mois l’a démontré . le s#st%me des
interventions en faveur des acteurs économiques représente un poids bud2étaire
important (((* d6! qui est faiblement piloté et insuffisamment évalué7 /our restaurer la
compétiti'ité de notre pa>s tout en redressant les finances pu3li&ues, il est impératif de disposer
des instruments permettant de sui're a'ec plus de précision le co=t et les effets de ces multiples
dispositifs sédimentés, o3sol9tes et sou'ent inefficaces.
Il faut ainsi faire é'oluer le s>st9me de compta3ilité pu3li&ue pour rendre possi3le ce sui'i fin,
par une "armonisation des nomenclatures compta3les des collecti'ités territoriales et un sui'i
spécifi&ue des inter'entions économi&ues au sein des documents 3udgétaires.
%e mIme, les é'aluations des inter'entions économi&ues doi'ent Itre s>stématisées, afin de
paramétrer au plus pr9s des outils fiscau?, 3udgétaires et financiers dont disposent les acteurs
pu3lics pour soutenir l#acti'ité économi&ue et les secteurs. C#est un impératif face au défi du
redressement des comptes pu3lics.
La mission en est consciente . la mise en Duvre des réformes proposées implique un
coura2e politique 0 la $auteur des défis au,quels notre pa#s fait face.
Si la compétiti'ité des entreprises doit Itre préser'ée tout en réduisant le déficit pu3lic, les
économies de'ront nécessairement Itre priorisées sur les inter'entions identifiées comme étant
inefficaces, mal cali3rées ou mal orientées.
Si toutes les réformes proposées sont mises en Vu're, L MdD d#économies pourront Itre
réalisées B 6,H MdD de réductions de dépenses fiscales et 6,F MdD d#économies 3udgétaires, ce
&ui respecte le ratio de répartition entre dépenses fiscales et dépenses 3udgétaires au sein du
périm9tre initial d#anal>se.
/our&uoi a'oir proposé L MdD d#économies X /arce &ue la mission est con'aincue &ue ces L MdD
sont légitimes et 4ustifiés. !n dégageant L MdD d#économies, le gou'ernement peut se réser'er la
possi3ilité de redéplo>er 6 MdD 'ers les inter'entions identifiées comme étant au ser'ice de la
compétiti'ité de notre pa>s B les @ F I A.
éaliser ces économies impli&ue de prendre ces décisions courageuses, au ser'ice de priorités
claires en fa'eur de la compétiti'ité de notre économie. Cela impli&ue également de disposer
désormais d#un outil de sui'i et d#é'aluation des inter'entions, afin de s#assurer de l#adé&uation,
de la pertinence et de l#efficacité des aides et soutiens au? 3esoins des entreprises et de
l#économie nationale. %ans le conte?te 3udgétaire &ui est le nôtre, c#est désormais un impératif.

Rapport 2énéral
. GC .
GC

A /aris, le 6J 4uin CE6L

Jean./"ilippe %!MAYL
%irecteur général de
Somf> Acti'ités
/"ilippe J,8!-S!-
Inspecteur général
des finances
Jean.JacM :,!YA--!
/résident de la région
"ône.Alpes




Le rapporteur général
Jérôme ITTY
Inspecteur des finances




Les rapporteurs

M. Serge CATOI!
Ingénieur en c"ef des mines, président suppléant du conseil général de l#économie,
de l#industrie, de l#énergie et des tec"nologies

M. $ictor %A$!T
Conseiller tec"ni&ue dé'eloppement économi&ue, enseignement supérieur, rec"erc"e et TIC
( l#association des régions de )rance

M
me
*arine %!+!A,-!
C"argée de mission au conseil régional de "ône.Alpes

M. /ierre 0A,SS1ALT
Inspecteur des finances

M
me
Marianne LACA2!.%O TA-
%irectrice des finances, du 3udget et du contrôle de gestion au conseil régional de "ône.Alpes

M
me
0éla MA+!T
Ad4ointe au c"ef du 3ureau politi&ue industrielle rec"erc"e et inno'ation 5/olsec67
( la direction générale du trésor

M. -icolas A8AC0!
Administrateur de l#Insee, c"argé de mission aupr9s du directeur du 3udget

M. Stép"ane $ALOIS
Ingénieur des mines, c"argé de mission aupr9s du directeur général de la compétiti'ité,
de l#industrie et des ser'ices

M. Stép"ane $A:,!O
Conseiller au ca3inet du président du conseil régional de "ône.Alpes,
c"argé des &uestions économi&ues, de l#énergie et du dé'eloppement dura3le

M
me
Morgane 1!ILL
Inspectrice des finances
PIÈCES JOINTES


LI STE DES PI ÈCES J OINTES

PIÈCE JOINTE 1 : LETTRE A M. JEAN-JACK QUEYRANNE
PIÈCE JOINTE 2 : LETTRE A M. PHILIPPE JURGENSEN
PIÈCE JOINTE 3 : LETTRE A M. JEAN-PHILIPPE DEMAËL
PIÈCE JOINTE 4 : LISTE DES PERSONNES AUDITIONNEES PAR LA MISSION







PIECE JOINTE 1
Lettre à M. Jean-Jack QUEYRANNE



PIECE JOINTE 1
- 1 -
1

PIECE JOINTE 1
- 2 -
2




PIÈCE JOINTE 2
Lettre à M. Philippe JURGENSEN



PIÈCE JOINTE 2
- 1 -
1

PIÈCE JOINTE 2
- 2 -
2




PIÈCE JOINTE 3
Lettre à M. Jean-Philippe DEMAËL



PIÈCE JOINTE 3
- 1 -
1

PIÈCE JOINTE 3
- 2 -
2



PIÈCE JOINTE 4
Liste des personnes auditionnées
par la mission



PIÈCE JOINTE 4
- 1 -
1
1. Services de l!tat
1.1. Présidence de la "épu#li$ue
M
me
Sandrine Duchêne, conseiller politique économique et finances publiques au
cabinet du Président de la République
M. Heré !aerhu"sen, conseiller politiques fiscales et sectorielles au cabinet du
Président de la République
1.%. Premier ministre
1.%.1. Ca#inet du Premier ministre
M
me
#dile Renaud-$asso, directrice ad%ointe de cabinet du Premier ministre
M. &ulien Renc'i, conseiller char(é de l)économie au cabinet du Premier ministre
M. Mathieu *uerlain, inspecteur des finances, conseiller technique char(é de la
modernisation de l)action publique au cabinet du Premier ministre
1.%.%. Secrétariat &énéral de la modernisation de laction pu#li$ue
M. +incent ,ahuec, chef de pro%et éaluation des politiques publiques au secrétariat
(énéral de la modernisation de l)action publique
M
me
&ennifer -rair, char(ée de mission réforme de l).tat au secrétariat (énéral de la
modernisation de l)action publique
M
me
Marie !ieder(an(, chef du département des pro%ets de simplification, serice
pro%ets au secrétariat (énéral de la modernisation de l)action publique
M. Philippe +ri(naud, ad%oint au directeur de pro%et du Pro(ramme / Dites-le nous une
fois 0 au secrétariat (énéral de la modernisation de l)action publique
1.%.'. (élé&ation interministérielle ) laména&ement du territoire et ) lattractivité
ré&ionale *(+T+",
M. Michel Derrac, directeur char(é de l)accompa(nement des mutations économiques 1
la Datar
1.'. -inist.re de léconomie et des /inances
1.'.1. Ca#inet du ministre de léconomie et des /inances
M. 2le3is 4ohler, directeur ad%oint de cabinet du ministre de l)économie et des finances
M. -ran5ois 2dam, conseiller social du ministre de l)économie et des finances
M. &ean-&acques $arberis, conseiller char(é du financement des entreprises, de la
concurrence, de la consommation et des professions libérales au cabinet du ministre de
l)économie et des finances
M. $laise Rapior, conseiller au cabinet du ministre de l)économie et des finances
PIÈCE JOINTE 4
- 6 -
6
1.'.%. Ca#inet du ministre délé&ué c0ar&é du #ud&et
M
me
2mélie +erdier, directeur de cabinet du ministre délé(ué char(é du bud(et
M. ,aurent Martel, inspecteur des finances, conseiller fiscalité aupr7s du ministre
délé(ué char(é du bud(et
M. 8tienne -allou, conseiller bud(étaire aupr7s du ministre délé(ué char(é du bud(et
1.'.'. (irection du #ud&et
1.3.3.1. Bureau politique budgétaire (1BPB)
M
me
Marine 9amiade, conseiller référendaire 1 la 9our des comptes, chef du bureau
1$P$ 1 la direction du bud(et
M. 8douard $loch-8scoffier, ad%oint au chef du bureau 1$P$ 1 la direction du bud(et
1.3.3.2. Bureau énergie des participations de l’industrie et de l’innovation (3BEPII)
M. 2nthon" -arisano, chef du bureau :$8P;; 1 la direction du bud(et
M
me
2n(élique Doisneau, ad%ointe au chef du bureau :$8P;; 1 la direction du bud(et
M. &ean-$aptiste Minato, in(énieur des ponts des eau3 et des forêts, bureau :$8P;; 1 la
direction du bud(et
M
me
$ahi"a 2m<il, bureau :$8P;; 1 la direction du bud(et
1.3.3.3. Bureau logement de la ville et des territoires (B!"#)
M
me
Marion #echsli, chef du bureau =$,+> 1 la direction du bud(et
M. *uillaume $oulan(er, bureau =$,+> 1 la direction du bud(et
1.3.3.. Bureau transport (B#)
M. 2ntoine Seillan, chef du bureau =$> 1 la direction du bud(et
1.3.3.$. Bureau dé%ense et mémoire ($B&')
M. &ulien 2li3, in(énieur des mines, chef du bureau ?$DM 1 la direction du bud(et
1.3.3.(. Bureau retraites et régimes spéciau) ((B*+)
M. Sébastien 9olliat, chef du bureau @$RS 1 la direction du bud(et
1.3.3.,. Bureau solidarité et intégration ((B+I)
M. -ran5ois Mo"se, chef du bureau @$S; 1 la direction du bud(et
PIÈCE JOINTE 4
- : -
:
1.3.3.-. Bureau agriculture (,B.)
M. Pierre ,anoe, chef du bureau A$2 1 la direction du bud(et
1.3.3./. Bureau économie %inances outre0mer (-BE12')
M. -ran5ois $olard, chef du bureau B$8-#M 1 la direction du bud(et
1.3.3.13. Bureau culture 4eunesse et sports (-B56+)
M. Ro(er Moreau, chef du bureau B$9&S 1 la direction du bud(et
1.'.4. (irection &énérale du trésor
1.3..1. Bureau %inancement du logement et activités d’intér7t général (B.851I83)
M. >homas Reial, inspecteur des finances, chef du bureau $2!9-;!: 1 la direction
(énérale du trésor
1.3..2. P9le anal:se économique du secteur %inancier (P.E+1)
M. &ean $oissinot, chef du bureau P28S- 1 la direction (énérale du trésor
1.3..3. Bureau %inancement et développement des entreprises (1I8E8#2)
M. Sébastien Raspiller, chef du bureau -;!8!>6 1 la direction (énérale du trésor
1.3... Bureau politique industrielle; rec<erc<e et innovation (P2!+E51)
M. Pierre -err", chef du bureau P#,S891 1 la direction (énérale du trésor
1.3..$. Bureau environnement et agriculture (P2!+E5)
M. &offre" 9elestin-Crbain, chef du bureau P#,S89= 1 la direction (énérale du trésor
M
me
9laire Deineau, ad%oint au chef du bureau P#,S89= 1 la direction (énérale du
trésor
M
me
Maud 2n%uere, ad%oint au chef du bureau P#,S89= 1 la direction (énérale du trésor
1.'.1. (irection &énérale des /inances pu#li$ues
1.3.$.1. Bureau =tat rémunérations et pensions (5E02.)
M. #liier >ouenin, chef du bureau 98-62 1 la direction (énérale des finances
publiques
PIÈCE JOINTE 4
- = -
=
1.3.$.2. Bureau études et statistiques %iscales (>1035)
M
me
,orraine 2eberhardt, chef du bureau *--:9 1 la direction (énérale des finances
publiques
M. 9hristophe Despons, 1
7re
diision du bureau *--:9 1 la direction (énérale des
finances publiques
M. Pierre Har"mbat, 1
7re
diision du bureau *--:9 1 la direction (énérale des finances
publiques
1.'.2. (irection de la lé&islation /iscale
M
me
+éronique $ied-9harreton, directrice de la lé(islation fiscale
1.3.(.1. Bureau coordination . (bureau .)
M. 2ulne 2beille, ad%oint au chef du bureau 2 de la direction de la lé(islation fiscale
1.3.(.2. Bureau #".; ta)es sur le c<i%%re d’a%%aires; &'#2; accises (&2)
M. ,ouis-#liier -adda, chef du bureau D6 1 la direction de la lé(islation fiscale
M. Michel *iraudet, responsable de la 6
7me
diision du bureau D6 1 la direction de la
lé(islation fiscale
1.'.3. (irection &énérale des douanes et des droits indirects
1.3.,.1. Bureau %iscalité de l’énergie; de l’environnement et lois de %inances (12)
M. Patric' Rou3, chef du bureau -6 1 la direction (énérale des douanes et des droits
indirects
1.3.,.2. Bureau tabacs; garantie des métau) précieu) (13)
M. 2rnaud Delmulle, ad%oint au chef du bureau -: 1 la direction (énérale des douanes et
des droits indirects
1.'.4. Inspection &énérale des /inances
M
me
2nne $olliet, inspecteur (énéral des finances
M. Mic'ael #hier, inspecteur des finances
M. $oris Rai(non, inspecteur des finances
1.'.5. Contr6le &énéral économi$ue et /inancier *C7E8i,
M
me
Donne 9uier, chef de mission de contrEle économique et financier de l)inspection
des chambres de commerce et d)industrie et des chambres des métiers et de l)artisanat
PIÈCE JOINTE 4
- ? -
?
1.4. -inist.re du redressement producti/
1.4.1. Ca#inet du ministre du redressement producti/
M. $oris +allaud, administrateur ciil hors classe, directeur de cabinet du ministre du
redressement productif
M. Stéphane ;srael, conseiller référendaire 1 la 9our des comptes, ancien directeur de
cabinet du ministre du redressement productif
M
me
-ann" ,etier, administratrice ciile hors classe, directrice ad%ointe du cabinet du
ministre du redressement productif
M. 8ric Huber, conseiller technique au cabinet du ministre du redressement productif
1.4.%. Ca#inet du ministre délé&ué c0ar&é des P-E9 de linnovation et de léconomie
numéri$ue
M. Mathieu 2(o(ue, in(énieur des mines, conseiller communications électroniques et
postes au cabinet du ministre délé(ué char(é des PM8, de l)innoation et de l)économie
numérique
1.4.'. (irection &énérale de la compétitivité9 de lindustrie et des services
M. $en%amin $ertrand, in(énieur des mines, char(é de mission aupr7s du directeur
(énéral de la compétitiité, de l)industrie et des serices
M. Des Robin, chef du serice de l)industrie 1 la direction (énérale de la compétitiité,
de l)industrie et des serices
M. Renaud Riche, sous-directeur de la sous-direction des chambres consulaires
M. $ernard ,aer(ne, chef du bureau de la tutelle des chambres de commerce et
d)industrie F996G
M
me
Dominique Renard, chef du bureau de la tutelle des chambres des métiers et de
l)artisanat
1.1. -inist.re de lartisanat9 du commerce et du tourisme
M
me
8milie Piette, in(énieur en chef des mines, directeur de cabinet du ministre de
l)artisanat, du commerce et du tourisme
M
me
+ir(inie Ro<i7re, in(énieur en chef de l)armement, conseill7re au cabinet du
ministre de l)artisanat, du commerce et du tourisme
1.2. -inist.re de la&riculture9 de la&roalimentaire et de la /or:t
1.2.1. Ca#inet du ministre de la&riculture9 de la&roalimentaire et de la /or:t
M. Stéphane ,e Moin(, directeur ad%oint du cabinet du ministre de l)a(riculture, de
l)a(roalimentaire et de la forêt
M
me
8lodie ,ematte, conseiller bud(étaire au cabinet du ministre de l)a(riculture, de
l)a(roalimentaire et de la forêt
PIÈCE JOINTE 4
- @ -
@
1.2.%. Secrétariat &énéral du minist.re de la&riculture9 de la&roalimentaire et de la
/or:t
M. &ean-Marie 2urand, secrétaire (énéral du minist7re de l)a(riculture, de
l)a(roalimentaire et de la forêt
M. 9hristian ,i(eard, directeur des affaires financi7res, sociales et lo(istiques du
minist7re de l)a(riculture, de l)a(roalimentaire et de la forêt
1.2.'. Conseil &énéral de lalimentation9 de la&riculture et des espaces rurau;
*C7++E",
M. $ertrand Herieu, inspecteur (énéral de l)a(riculture, ice-président du conseil
(énéral de l)alimentation, de l)a(riculture et des espaces rurau3
1.3. -inist.re de lé&alité des territoires et du lo&ement
1.3.1. Ca#inet du ministre de lé&alité des territoires et du lo&ement
M. 8tienne 9hampion, directeur ad%oint de cabinet du ministre de l)é(alité des
territoires et du lo(ement
M. 2le3is Masse, inspecteur des finances, conseiller
1.4. -inist.re de la culture et de la communication
1.4.1. Ca#inet du ministre de la culture et de la communication
M. 9hristopher Miles, directeur ad%oint de cabinet du ministre de la culture et de la
communication
M. 4im Pham, conseiller char(é de l)audioisuel et du cinéma au cabinet du ministre de
la culture et de la communication
M
me
8lodie 9a<es, conseiller technique char(ée du cinéma au cabinet du ministre de la
culture et de la communication
1.5. -inist.re c0ar&é de loutre<mer
1.5.1. Ca#inet du ministre c0ar&é de loutre<mer
M. $rice $londel, conseiller au cabinet du ministre de l)outre-mer
1.5.%. (élé&ation &énérale ) loutre<mer
M. Marc Del *rande, sous-directeur du serice des politiques publiques 1 la délé(ation
(énérale 1 l)outre-mer
M. Heré &onathan, sous-directeur char(é du serice de l)éaluation, de la prospectie
et de la dépense de l).tat 1 la délé(ation (énérale 1 l)outre-mer
PIÈCE JOINTE 4
- A -
A
1.1=. -inist.re de lécolo&ie
1.1=.1. Ca#inet du ministre de lécolo&ie
M. *illes Ricono, directeur de cabinet du ministre de l)écolo(ie
M. *uillaume ,eforrestier, conseiller bud(étaire au cabinet du ministre de l)écolo(ie
1.11. >an$ue pu#li$ue dinvestissement *#pi/rance,
M. !icolas Dufourcq, directeur (énéral de bpifrance
M. $en%amin Richard, char(é de mission aupr7s du directeur (énéral de bpifrance
%. Parties prenantes
%.1. Collectivités territoriales
%.1.1. Parlementaires
M. >hierr" Mandon, député de la H
7me
circonscription de l)8ssonne
%.1.%. !lus locau; et services des collectivités territoriales
M. -rancis 2"naud, directeur du déeloppement économique au conseil (énéral de la
DrEme
M. *érard 9haumontet, ice-président char(é de l)économie, de l)emploi et de
l)innoation au conseil (énéral de la DrEme
M. &ean-,ouis *a(naire, ice-président de la ré(ion RhEnes-2lpes
M. Stéphane *iboudaud, directeur du déeloppement économique et de l)emploi de la
ré(ion RhEne-2lpes
M. &ean-Philippe Hanff, délé(ué (énéral au déeloppement économique et international
1 la 9ommunauté urbaine du *rand ,"on
M. Didier Dare"s, directeur, conseil ré(ional d)2quitaine
M. -ranc' 2lcara<, directeur (énéral ad%oint déeloppement économique et attractiité,
conseil ré(ional d)2uer(ne
M. &acques ,ea(ueresse, directeur de l)innoation, de la recherche, de l)économie et du
tourisme, conseil ré(ional de $asse-!ormandie
M
me
9hristine Mercier, directrice de l)innoation et de l)économie, conseil ré(ional de
$our(o(ne
M. *érard Spéran<a, directeur (énéral ad%oint, conseil ré(ional de $our(o(ne
M. 2lban Marché, directeur de l)industrie, des serices et du déeloppement
international, conseil ré(ional du 9entre
M
me
*éraldine *ence ,ero", char(ée de mission éaluation et promotion économiques,
direction du déeloppement économique, conseil ré(ional de 9hampa(ne-2rdenne
M. ,aurent Mo"nac, directeur (énéral ad%oint aména(ement durable et mobilités,
conseil ré(ional de -ranche-9omté
PIÈCE JOINTE 4
- B -
B
M. 2lain Didillon, directeur (énéral ad%oint des serices, conseil ré(ional de Haute-
!ormandie
M
me
9hristine $allian, directrice du déeloppement économique et de l)innoation,
conseil ré(ional d)Ile-de--rance
M
me
Martine -erne3, sous-directrice du déeloppement économique, conseil ré(ional
d)Ile-de--rance
M
me
Mich7le Marchetti, directrice du déeloppement des entreprises, conseil ré(ional
de ,an(uedoc-Roussillon
M
me
9laire-,ise !o(uera, responsable du serice démarches économiques et
partenariales, conseil ré(ional du ,imousin
M. !oJl &ouaille, directeur (énéral ad%oint, conseil ré(ional de ,orraine
M
me
!atacha Masseret, directrice de cabinet, conseil ré(ional de ,orraine
M. &ean-Marc Dessapt, directeur de l)action économique et de l)innoation, conseil
ré(ional de Midi-P"rénées
M. $enoKt Saouré, chef du serice ressources et déeloppement, direction de
l)économie, conseil ré(ional de !ord-Pas-de-9alais
M. Simon Munsch, secrétaire (énéral L directeur (énéral délé(ué économies
innoantes, conseil ré(ional de Pa"s-de-la-,oire
M. Denis Harlé, directeur (énéral des serices, conseil ré(ional de Picardie
M. Daniel $arillot, directeur (énéral ad%oint économie, transports et territoires, conseil
ré(ional de Poitou-9harentes
M. &oachim Mue"ras, cabinet du président, conseil ré(ional de
Proence-2lpes-9Ete-d)2<ur
M. 9hristian -ina, directeur (énéral des serices, communauté d)a((lomération de
Montpellier
M. 9hristophe $olot, directeur (énéral ad%oint pEle déeloppement économique,
communauté urbaine de ,ille
M
me
,aurence >ard", délé(uée ad%ointe L directrice des ressources et de la
performance, délé(ation (énérale au déeloppement économique et international,
communauté urbaine de ,"on
M
me
+anessa !odari, char(ée de mission, direction (énérale des serices, communauté
urbaine de !antes
M. Rém" $anuls, directeur ad%oint, chef du serice emploi et économie solidaire,
communauté urbaine de Strasbour(
M. ,ionel Delbos, directeur déeloppement économique et attractiité, communauté
urbaine de Strasbour(
M. Dominique Hanania, conseiller technique, direction de l)économie, de
l)aména(ement et de la recherche, conseil (énéral des $ouches-du-RhEne
M. Marc Poquet, chef du serice entreprises, direction de l)économie, de l)aména(ement
et de la recherche, conseil (énéral des $ouches-du-RhEne
M. -ranc' >aillandier, directeur (énéral ad%oint économie déeloppement, conseil
(énéral des $ouches-du-RhEne
M. Philippe HuthNohl, directeur (énéral des serices, conseil (énéral de l)8ure
M
me
8e 9oulon, char(ée de mission, direction des partenariats, de l)attractiité et de
l)économie, conseil (énéral du !ord
M. Patric' Rei3, directeur (énéral des serices, conseil (énéral du !ord
M. ,udoic de Oitte, directeur ad%oint des partenariats, de l)attractiité et de
l)économie, conseil (énéral du !ord
PIÈCE JOINTE 4
- H -
H
M
me
8lisabeth $ildstein, directrice du déeloppement économique territorial et
international, conseil (énéral du $as-Rhin
M. Pierre *e", directeur (énéral des serices, conseil (énéral du $as-Rhin
M. $ertrand Millot, directeur aména(ement durable, conseil (énéral du RhEne
M
me
Marie 8snault-$ertrand, directrice du déeloppement économique, conseil (énéral
des Hauts-de-Seine
M
me
;rina Pospeloa, char(ée de mission, direction du déeloppement économique,
conseil (énéral des Hauts-de-Seine
%.1.'. +ssociation des ré&ions de 8rance
M. 2lain Rousset, président de l)association des ré(ions de -rance
%.1.4. +ssem#lée des communautés de 8rance
M. !icolas Portier, délé(ué (énéral de l)assemblée des communautés de -rance
M. 9hristophe $ernard, secrétaire (énéral de l)assemblée des communautés de -rance
%.1.1. +ssem#lée des départements de 8rance
M. &ean-9hristophe $audouin, directeur (énéral de l)assemblée des départements de
-rance
M
me
Dora !(u"en-+an-Den, ad%ointe au directeur (énéral de l)assemblée des
départements de -rance
M
me
Sand" -réret, chef du serice finances de l)assemblée des départements de -rance
%.1.2. 8édération des a&ences de développement économi$ue *CNE",
M. 2ntoine 2n(eard, délé(ué (énéral de la fédération des a(ences de déeloppement
économique
M. &ean-Paul Pronost, responsable de l)animation du réseau de la fédération des
a(ences de déeloppement économique
%.%. Commerce et industrie
%.'. Conseil national de lindustrie
M. &ean--ran5ois Dehecq, ice-président de la conférence nationale de l)industrie
%.'.1. S?ndicats salariés &roupe aides
M. !asser Mansouri-*uilani, 9*>
M
me
;sabelle Martin, 9-D>
M. Ser(e $ru, 9->9
M. Paier ,e 9oq, 9-8-9*9
PIÈCE JOINTE 4
- 1Q -
1Q
M. 4éin *aillardet, 9-8-9*9
%.'.%. S?ndicats emplo?eurs &roupe aides
M. *érard *autier, 9*PM8
M. ,ionel +i(naud, 9*PM8
M. -ran5ois Remoue, M8D8-
M
me
!athalie Ro", CP2
%.'.'. 8édérations et réseau; consulaires &roupe aides
M
me
-lorence ,easseur, 29-9;
M. &ean-Michel ;saac Do(nin, *;-2S
M. 8ric >hiercelin, *-;
M. +incent Moulin Ori(ht, *-;
M. &ean-,uc $iacabe, 99; Paris
M. Pierre Perpere, 2-;9
%.'.4. Entreprises @ &roupe aides
M. Philippe 9hollet, PS2
M. &ean-9hristophe Pruost, 9leanea
M. #liier Desmarescau3, 8urotab
M. Henri ,a(arde, -8D2,
%.'.1. Personnalités $uali/iées &roupe aides
M. Don &acob, ambassadeur de l)industrie
%.'.2. +dministration &roupe aides
M. *ré(oire Postel-+ina", D*9;S
M. -ran5ois Ma(nien, D*9;S
M. -abrice ,ero", D*9;S
M. 8mmanuel $e<", D*9;S
M
me
Ré(ine *aucher, D*9;S
M. Michel Marbai3, D;R899>8
M. &ean-,uc Moullet, 9*;
M. &ean-Des ,arraufie, 9*;
M. 2nnie *ea", #séo
M. ,aure Reinhart, #séo
PIÈCE JOINTE 4
- 11 -
11
%.4. C0am#res de commerce et dindustrie *CCI,
%.4.1. CCI 8rance
M. 2ndré Marcon, président de 99; -rance
M
me
&udith &i(uet, directrice (énérale de 99; -rance
M
me
Sandrine Oehrli, directrice (énérale délé(uée appui, attractiité, compétitiité de
99; -rance
M. $ernard -alc', directeur (énéral délé(ué ressources et or(anisation de 99; -rance
M. Dominique $runin, directeur ;nternational, industrie, innoation et intelli(ence
économique de 99; -rance
M
me
-lorence ,easseur, direction compétitiité des entreprises de 99; -rance
M. &érEme Pardi(on, responsable des relations institutionnelles de 99; -rance
%.4.%. CCI Paris Ile<de<8rance
M
me
9laudine Da(net, directrice ad%ointe de la 99; Paris ;le-de--rance
%.1. L?sios
M. &ean-,uc 2rchambault, président de ,"sios
%.2. S?ndicat des indépendants
&ean-*uilhem Darre, délé(ué (énéral du s"ndicat des indépendants
%.3. Comités pro/essionnels
%.3.1. Comité 8rancéclat
M. *u" $essodes, délé(ué (énéral du comité -rancéclat
M. Heré $uffet, ad%oint au délé(ué (énéral du comité -rancéclat et secrétaire (énéral
d)2ramis
%.3.%. Comité de développement et de promotion de l0a#illement
M
me
9larisse Reille, directeur (énéral du comité de déeloppement et de promotion de
l)habillement
%.4. 8édération des sociétés immo#ili.res et /onci.res
M. Dorian 4elber(, délé(ué (énéral de la fédération des sociétés immobili7res et
fonci7res
PIÈCE JOINTE 4
- 16 -
16
%.5. Ani#ail "odamco
M. Pablo !a'hlé 9erruti, directeur de la communication et des relations
institutionnelles d)Cnibail Rodamco
'. E;perts
'.1. Centre détudes prospectives et din/ormations internationales *CEPII,
M. Michel 2(lietta, économiste, conseiller au 98P;;
'.%. Conseil danal?se économi$ue *C+E,
M. Daid >hesmar, membre du conseil d)anal"se économique
'.'. >an$ue de 8rance
M. *ilbert 9ette, directeur des études macroéconomiques et structurelles de la $anque
de -rance
'.4. Nati;is
M. Patric' 2rtus, directeur de la recherche et des études de !ati3is
'.1. ErnstBCoun& et +ssociés
M. 2rnaud $ertrand, responsable des actiités / secteur public 0 che< 8rnstRDoun( et
2ssociés