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DROIT DES OBLIGATIONS

M.CERMOLACCE – cermolacce@gmail.com
Commentaire d’arrêt ou commentaire de texte ou le cas pratique ouvert : plein d’info et on
pose une question pour résoudre le problème « un client » ; fermer : on expose une
situation et on nous pose une question « peut-elle revenir sur son contrat de vente ? » pas
besoin de déterminer le problème juridique. DROIT AU CODE CIVIL.
Terré précis Dalloz « les obligations »
Christian Larroumet « les obligations » Siray
Cas pratique : Fait , règle , réponse justifié en fonction des 2 cad solution
Introduction :
Contrat
Responsabilité civil une personne est obligée de faire quelque chose en dehors d’un contrat.
Parce que la loi nous le demande.
Le régime de l’obligation c’est l’explication de toutes les règles communes au contrat et de
la responsabilité civile.
Section 1 : la notion d’obligation
Qu’es qu’une obligation en droit ?
I. L’obligation comme un lien
Quand on parle d’obligation dans le langage courant cela veut dire qu’une personne est
obligée de respecter une règle. Ça peut être une règle légale (obligation de passer à la
douane à l’aéroport), règle moral (respecter une invitation).
Une obligation en droit est un lien de droit qui uni 2 personnes en vertu duquel l’une est en
droit d’exiger de l’autre quelque chose.
EX : j’achète un meuble et je dis au marchand vous me le livrer vendredi, je suis A _____ B
est le livreur, A est le créancier, B est le débiteur. L’obligation est le lien de droit entre le
créancier et le débiteur. Le livreur est débiteur d’une obligation de faire quelque chose, un
débiteur ne veut pas dire payer quelque chose dans le cas là il doit livrer.
Le débiteur a une obligation, et le créancier à un droit de créance.
Le créancier est titulaire d’un droit de créance, c.à.d. qu’il est en droit d’exiger de quelqu’un
quelque chose. Le droit de créance est un droit personnel. Le créancier c’est ce qu’on
appelle « le sujet actif de l’obligation ».
De l’autre coter il y a le débiteur, c’est quelqu’un qui a une dette (par forcément de l’argent).
Et le débiteur en général on l’appelle le « sujet passif de l’obligation »
EX : un accident de la circulation, la victime va demander des dommages et intérêts au
conducteur de la voiture, cette obligation est de responsabilité civil, il va faire un procès
pour faire réparer son dommage, la victime et le conducteur son lié le créancier étant la
victime a un droit de réparation et le conducteur a une obligation de réparer le dommage.
EX : acheteur est créancier, la boulangère est débiteur de donner le pain en chocolat, elle est
créancière du prix.
Un droit réel : le droit qu’une personne a sur une chose, EX : le droit de propriété, une
personne qui a un droit sur une chose.
A côté des droits réels il y a les droites personnes : une personne est titulaire d’un droit sur
une personne.
II. L’obligation comme un bien
Droit patrimonial : un droit de créance qu’on peut évaluer en argent. EX : le prix d’un objet,
le dommage causé par un accident.
Droit ex-patrimonial : un droit qu’on ne peut pas évaluer en argent. EX : droit à l’honneur.
L’obligation est un droit qui est dans notre patrimoine. Une créance (argent, bien,
prestation) est évaluable en argent, c’est un droit patrimonial, qu’on peut donc céder.
EX : on est client a la BNP on doit rembourser 4000€ la banque est créancière, le droit de
créance coute 4000€, elle va vendre ses contrat a la LCL en ayant racheté les droits de
créance la LCL doit récupérer ce qu’on lui doit.
SECTION 2 : Classification des obligations
On peut distinguer les classifications de 2 manières.
I. Classification selon la source
Le code civil propose une distinction des obligations, le 3
ème
livre c’est les différentes
manières pour acquérir la propriété.
- Les obligations conventionnel ou contractuel : c’est quelqu’un qui est obligé de faire
quelque chose parce qu’il a passé un contrat.
EX : vous décider de louer un studio à Metz, vous passez un contrat de bail avec le
propriétaire, l’obligation du locataire est de payer le loyer de 350€ par mois, le débiteur est
le locataire, le créancier est le propriétaire il doit nous donner la jouissance du local il est
donc à la fois créancier et débiteur de l’obligation de la jouissance du local, et le créancier
est le locataire. Le contrat est l’obligation qui m’engage à payer le loyer on sait engager à
devenir débiteur. Si le fils ne paye pas si la mère à signer le contrat et qu’elle s’engage à
payer si son fils ne paye pas, parce qu’elle a accepté de s’engager.
Le contrat : c’est un accord de 2 volonté destiner a créé des obligations.
ART 1134 : pose les conventions (contrat) tienne lieu de loi a ceux qu’ils l’ont faite. C’est moi
qui l’ai décidé et de cela je suis obligé de les respecter.
A côté des contrats on a les obligations extracontractuelles qui se forment sans contrat.
- Les obligations extracontractuelles : l’hypothèse dans la quel une personne est tenu
d’une obligation envers une autre sans qu’elles aient passé de contrat entre elles.
On va distinguer 3 catégories d’obligations extracontractuelles :
 Les délits : c’est un mot juridique il peut être pénal et civil, et parfois il peut être
pénal et civil à la fois. C’est un fait illicite qui va donner naissance à une obligation.
Un fait illicite volontaire.
EX : je suis en vélo je fonce en pesant que la personne âgé va avancer je la renverse
sur le passage piéton, elle va demander réparation, il y a une victime créancière et
l’auteur d’un dommage est débiteur. On s’aperçoit que c’est un délit ART
1382 : « tout fait quelconque de l’homme qui cause un dommage à autrui nous
oblige à le réparer » c’est un fait illicite qui a donné naissance à une obligation.
Quelle différence avec le délit et le quasi délit ? Dans le 2 cas c’est un fait illicite, dans
le délit c’est un fait illicite volontaire
 Le quasi délit : un fait illicite involontaire, je ne l’ai pas fait exprès mais je l’ai fait
quand même je suis obligé de réparer le dommage.
EX : je casse quelque chose dans un magasin avec mon sac, mais c’est un fait illicite
 Le quasi contrat : ce n’est pas un contrat, il est défini à l’ART 1371 : « un
fait purement volontaire de l’homme dont il résulte un engagement » c’est un acte
licite volontaire commis dans l’intérêt d’autrui qui oblige autrui, mon comportement
va obliger une autre personne car mon comportement est fait dans l’intérêt d’autrui
et il va obliger autrui.
EX : je suis propriétaire d’un appartement le voisin du 1
er
étage est parti en vacances,
l’appartement sous le nôtre il y a une fuite d’eau, on a essayé de le contacter sans
réponse, je contacte un plombier il repart cette fuite et je paye la facture qui s’élève
à 255€, est-il obliger de vous rembourser ? On a eu un comportement volontaire et
licite dans l’intérêt d’autrui, cependant ce frais dans l’intérêt d’autrui sa serai injuste
de les payer, un appauvrissement de nous qui avons fait la réparation et un
enrichissement du voisin. On a le droit de lui faire un procès, jai fait une dépense qui
ne m’obliger pas à la faire. Le voisin est débiteur, et moi je suis créancier car jai fait
l’avance pour le voisin. Autrui doit nous rembourser.
EX : on se rend compte que la salle de bain est abominable on veut refaire la D&CO
c’est une dépense somptuaire (inutile), la dépense qu’on a fait est dans l’intérêt
d’autrui mais la dépense doit être utile et nécessaire, le voisin ne nous a rien
demander.
Un délit pénal et un délit civil quel est la différence ?
EX : Je donne un coup de poing à quelqu’un coup et blessure volontaire. Je passe devant
un tribunal correctionnel je dois payer une amande que je paye a l’état car je n’ai pas
respecté une obligation ceci est un délit pénal. La personne à qui j’ai cassé les dents elle va
demander des frais de réparation ceci est un délit civil. On peut demander que de la
réparation on ne peut pas demander une sanction, la sanction c’est le procureur de la
république qui s’en charge.
EX : Je suis au volant de ma moto je grille un feu rouge, mais je ne tue personne c’est qu’un
délit pénal car je paye mon manquement a l’obligation.
II. Classification du point de vue de l’objet
Les auteurs de droit se disent que la classification du code civil n’est pas mal mais les juges et
la doctrine ont proposé une autre classification. Il ne résulte pas forcément du code civil
mais nous aide à les comprendre.
1. L’obligation de donner, obligation de faire, obligation de ne pas faire
ART 1101, 1126 on peut distinguer 3 catégorie d’obligation : de donner, de faire et de ne pas
faire, quel soit contractuelle ou extracontractuelles.
 De donner : transfert de propriété donc une obligation de donner c’est une
obligation de transférer la propriété. je suis père de famille je veux faire un cadeau à
mon fils je veux lui donner mon studio pour qu’il devienne propriétaire, c’est une
obligation de donner, je transfert la propriété de mon studio au patrimoine de mon
fils.
EX : je signe un contrat de travail, je suis obligé d’aller sur mon lieu de travail.
On peut forcer quelqu’un de donner !
 De faire : l’hypothèse dans la quel le débiteur n’a pas à vous donner quelque chose
mais il doit exécuter une prestation.
EX : je fais un mariage je demande à un groupe de musique de faire une prestation, je
les paye pour qu’il joue, c’est bien une obligation de faire de la musique.
EX : je travaille chez MCDO, on a déjà un salaire pour fournir un travail c’est une
obligation de donner, nous-même on va servir les clients ceci est une obligation de
faire. Je ne peux pas exécuter a quelqu’un de faire ou de ne pas faire ! je peux la
contraindre à des dommages et intérêt.
EX : ART 212 devoir de fidélité une obligation de faire ou de ne pas faire, si ma
femme me trompe je ne peux pas l’obliger de ne pas faire.
 De ne pas faire : un débiteur qui s’engage à ne pas faire quelque chose.
EX : un glacier fait les glaces magnifiquement bien et dans le contrat le patron mais
dans les clauses qu’il ne doit pas travailler dans le même endroit sa peut être plus
général comme dans la même ville, c’est une obligation de non concurrence.

2. Les obligations monétaire et en nature
Obligation monétaire : porte sur une somme d’argent
Obligation en nature : qui ne porte pas sur une somme d’argent.
EX : l’hypothèse est la suivante je me suis fait embaucher pour faire secrétaire avec un
salaire de 1000€ /mois, on a l’employeur qui a une obligation de verser un salaire (une
somme d’argent) obligation monétaire. L’employé est engagé pour faire du secrétariat
obligation en nature.
EX : Si un employeur embauche un mineur sans le savoir le contrat est nul, comme si on
avait jamais été employé et salarié, chacun doit rendre les prestations, une prestation
monétaire est restituable, mais la prestation en nature n’est pas restituable je ne peux pas
rendre 6 mois de travail. C’est intéressant de savoir face à quelle prestation on est, comment
le droit trouve un système pour restituer la prestation en nature.
3. L’obligation de moyen et l’obligation de résultat
Obligation de moyen : une obligation de faire, la personne doit tout faire ou faire son
maximum pour avoir un résultat mais elle n’est pas sûre de l’atteindre.
EX : le médecin quand il nous soigne il a une obligation, nous sommes lié par un contrat, je
paye ses honoraires il doit nous soigner, cette obligation de soin est une obligation de
moyen, il doit tout faire pour nous sauver mais il ne peut pas faire de miracle. On ne peut
pas reprocher au médecin la mort de quelqu’un. On peut reprocher de mal soigner.
Le degré d’exigence n’est pas le même.
Obligation de résultat : une obligation de faire.
EX : la SNCF c’est une obligation de transport nous prend a un point A pour aller à un point B,
il a une obligation de sécurité et de transport.
EX : dans la chirurgie esthétique, il y a une obligation de résultat.


PARTIE 1 : LA THEORIE ET FORMATION DU CONTRAT
Comment un contrat se forme ?
TITRE 1 : La théorie du contrat
Chapitre 1 : La the orie du contrat
Le code civil a été rédigé en 1804 et un certain nombre de règle nous parle de contrat ou de
convention, ce qui est la même chose. En posant les règles du contrat elle a posé le principe
de la théorie de l’autonomie de la volonté, le code civil n’est pas totalement basé sur ce
principe.
SECTION 1 : La théorie de l’autonomie de la volonté
I. Les postulats de cette théorie
L’homme est libre, il ne peut pas être obligé par la contrainte, sauf si il l’accepte. La source
de l’obligation sa serait la volonté. Cette théorie s’explique par :
- Une raison d’ordre politique : chaque homme est libre et il ne peut s’obliger à être
débiteur d’un autre que si il la voulu et accepter.
- Une raison économique : les rapports économiques sont des rapports privé, l’état
n’a pas à s’occuper de l’autonomie, il doit s’occuper des fonctions régalienne (la force
public, les finances publiques, la diplomatie, l’armé), il faut donc laisser les hommes
négocier entre eux et que leur négociation sera forcément juste.
EX : ce qui me parait juste à moi n’est pas forcément ce qui est juste pour toi.
J’achète un appartement à Metz, je vais l’acheter 180 000€ alors qu’il vaut 150 000€
il est à côté du mien et il aura une valeur plus forte je vais pouvoir le prêter à ma
mère.
FOUILLE : « qui dit contractuelle dit juste » quand on fait un contrat il est forcément
juste car on l’a décidé. Mais ce n’est pas un juste absolu.
II. Les conséquences juridiques de l’autonomie de la volonté
Sa implique 3 conséquences :
- En droit français il existe une liberté contractuelle : je contracte quand je veux ou je
veux au moment que je le veux. premièrement je suis libre de contracter ou de ne
pas contracter. La liberté c’est aussi négocier les conditions de mon contrat. Il y a des
cas ou on ne peut pas négocier.
EX : je recherche un emploi et je demande 2000€ à la place de 1500€ je ne peux pas
négocier sinon on prendra ma place.
- La force obligatoire du contrat : ART 1134, le contrat a force obligatoire absolue, il a
la même force que la loi, on a été voulu par les parties et accepter par les parties. Il y
a 2 conséquences : les parties sont obliger d’exécuter ce contrat car il y a force
obligatoire si on ne le fait pas le juge nous y force. Puis, les parties se sont obliger
elle-même mais cela veut dire que si le juge intervient lorsqu’il y a une difficulté
d’exécution, il ne peut pas modifier le contrat seul les 2 parties peuvent le faire.
- L’effet relatif du contrat : le contrat c’est comme une petite bulle ou les parties on
décider quelque chose, le contrat n’est pas obligatoire ni à l’égard du juge, ni à
l’égard des tiers. Il a un effet obligatoire qu’entre les parties.
SECTION 2 : L’influence limitée de la théorie de l’autonomie de la volonté dans le code civil
Beaucoup d’auteur nous dise que le code civil ne fait qu’applique cette théorie. Mais ce n’est
pas exacte car la code civil s’est inspirer de la théorie mais il ne la consacre pas forcément.
I. La place de la volonté dans l’article 1134 du code civil
Il a 3 alinéas qui sont important :
- 1
er
alinéa : les conventions légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont
faites
Le contrat est obligatoire non pas parce que c’est un contrat mais parce que la loi
lui confère cette effet obligatoire. Les contrats légalement formé sont obligatoire cad
a la même force qu’une loi, un contrat est obligatoire lorsqu’il respecte les conditions
de formations imposé par la loi.
Article 1101 pose les conditions :
Majeur capable (+ de 18ans), ou ne pas être placé sous un régime d’incapacité
tutelle ou curatelle.
Un contrat peut être écrit mais pas forcément, aucun article du code civil ne nous
dit qu’il doit être écrit
- 2
ème
alinéa : les conventions ne peuvent être révoqué (stopper) que dans 2
hypothèses : que dans leur consentement mutuel (accord des parties) ; dans les
causes prévus par la loi

EX : je vous loue une voiture 6 semaine, si au bout de 3 semaine vous me la rendait
vous êtes dans l’obligation de payer sauf si les 2 parties sont d’accord.
- 3
ème
alinéa : les conventions s’exécutent de bonne foi (exécuté un contrat
honnêtement)
II. L’expression des conséquences juridiques dans le code civil
Il existe la liberté contractuelle, qu’es qu’un contrat ? Un accord entre 2 volontés
concordantes.
Il n’y a pas de forme particulière à un contrat, c’est ce qu’on appelle consensualisme, pour
former un contrat il suffit d’avoir 2 accords mais il n’y a pas de forme particulière nécessaire.
Dans un contrat on est libre de négocier toute les conditions que l’on souhaite. 2 restrictions
à la liberté contractuelle :
- Respecter les conditions légales Article 1101
- Respecter l’article 6 du code civil : « on ne peut pas dérogés par des conventions
particulières à un contrat qui soit contraire à l’ordre public et au bonne mœurs »
EX : je demande à un tueur à gage de tuer ma femme, pas valable car contraire à
l’ordre public
La force obligatoire du contrat, 2 personnes ont passé un contrat, elles sont obligé de le
respecter c’est le respect de la parole donné. « Tienne lieu de loi à ceux qui les ont faites ».
Mutus dissenssus : on peut se séparé dans un contrat qu’ensemble. Avec l’accord des partis,
rupture commune. AL 2.
L’effet relatif du contrat : un contrat qui est signé est obligatoire entre les partis AL 1&2 mais
pas obligatoire vis-à-vis des tiers. Elle pose la règle de l’effet relatif à l’égard des tiers Article
1165.
Chapitre 2 : La notion de contrat
On utilise le terme contrat, et le terme convention, un contrat et une convention et une
convention et un contrat. On peut parler d’obligation conventuel et contractuel. Il y a tout
de même une différence.
Convention : un accord de volonté en vue de produire un effet juridique.
3 effets juridiques possibles :
- La création d’une obligation (EX : payé un salaire, fournir un travail)
- Modifier une obligation EX : je signe mon contrat de L le 1
er
juin 2010 salaire 50 €
pour 4H de travail, 2 obligations ici, en 2012 on va signer une modification pour une
prestation de 8H et 100€, nous sommes d’accord pour modifier les obligations. Fin au
contrat de L le 1 aout 2014, on dit que c’est une extinction d’obligation. Dans ces 3
hypothèses c’est une convention : création, modification, extinction.
- Eteindre une obligation
Un contrat : c’est une convention qui crée une obligation.
Un contrat est obligatoirement une convention mais une convention n’est pas
obligatoirement un contrat.
SECTION 1 : Distinction du contrat et des notions voisines
I. Contrat et engagement unilatéral de volonté
On va distinguer le contrat et l’engagement unilatéral.
Il y a en droit français :
- les actes juridiques : des actes qui émanent de la volonté
 Le contrat : manifestation de plusieurs volontés
L’acte juridique unilatéral : fait par une personne qui manifeste une volonté
EX : un testament est un acte juridique unilatéral que l’on signe seul
EX : une lettre de licenciement, il manifeste la volonté de rompre le contrat
- Les faits juridiques : un comportement qui entraine des conséquences juridiques
Est-ce que une volonté seule peut créer une obligation ?
L’engagement unilatéral de volonté n’existe pas, ce serait l’acte par lequel une seule
personne par sa volonté crée une obligation. Même si c’est une obligation pour elle, le droit
français ne permet pas de crée une obligation par sa seule volonté. La jurisprudence interdit
de devenir débiteur seule, car sans contrôle sa peut être dangereux. Cependant dans le droit
anglo-saxon et allemand existe, j’ai droit seul de m’engager et de crée une obligation.
Il y a des cas en droit français où on pourrait penser que sa existe EX : j’ai un chat persan je
l’ai perdu, je vais mettre des affiches pour le retrouver, et je m’engage à lui donner 100€,
finalement quand on me le rapporte je refuse de payer mon engagement, est-ce que je suis
dans l’obligation de payer les 100€ juridiquement ? L’inventeur c’est celui qui a retrouvé le
chat, il va faire un procès pour demander cette somme, son raisonnement est que le
propriétaire est le débiteur. Contrat ou acte unilatéral ? C’est une obligation qui résulte d’un
acte unilatéral, cette obligation est valable et juridique elle s’est engagé par sa volonté de les
payer. La cour de cassation va donc condamner le propriétaire à payer, la cour de cassation
va nous dire que ce n’est pas un engagement unilatéral c’est un contrat : il y a eu le
propriétaire du chat qui a fait une offre à celui qui rapporterai mon chat, elle a été accepté
par l’inventeur du chat, un accord de volonté entre 2 personnes Article 1101 c’est un
contrat. C’est contestable.
II. Le contrat et le quasi-contrat
Quasi-contrat : C’est le comportement volontaire et licite d’une personne dans l’intérêt
d’une autre qui va engager juridiquement l’autre
Les trois quasi-contrats :
- la gestion d’affaire : EX : le voisin qui repart la fuite d’eau de son voisin
- la répétition de l’indû (ou restitution de l’indû): c’est restituer ce qui n’est pas dû,
EX : quelqu’un qui rembourserai une dette a quelqu’un qui n’est pas mon créancier.
- l’enrichissement sans cause : « de in rem verso » quelque chose qui crée une
obligation alors qu’il n’y avait pas de contrat. EX : la concubine est avec un homme
médecin depuis 20 ans, je vais être sa secrétaire mais comme je suis ta copine je te
fais sa gratuitement, l’homme la quitte et elle se retrouve sans rien, elle estime qu’il
est obligé de l’indemniser pour le travail qu’elle a fourni elle a vu son patrimoine
s’appauvrir et lui son patrimoine c’est enrichi. Tu mets redevable d’une obligation
juridique.
Dans ces 3 cas de figures il y a 3 conditions :
 Un fait volontaire et licite
Un comportement qui a été désintéressé mais dans l’intérêt de quelqu’un
Un souci d’équité, ce n’est pas juste
Le quasi-contrat n’est pas un contrat.
Arrêt de la chambre mixte de la cour de cassation 6 septembre 2002 : une situation
particulière, des ventes par correspondante qui aujourd’hui a été détourné par internet, les
vendeurs par correspondance ont eu l’idée de faire des loteries, certaine société on décrit à
leur client qu’ils ont gagné. En l’espèce c’est un homme qui est le gagnant d’une somme de
15 000€, devant la cour d’appel l’engament unilatéral n’existe pas, elle va condamner à la
responsabilité délictuelle la société de vente par correspondante a commis une faute qui a
causé un dommage où la personne est déçu de ne pas recevoir cette somme. A titre de
dommage et intérêt vous êtes condamné à payer cette somme. La cour de cassation va
casser elle va les condamner à payer cette somme elle refuse l’engagement unilatéral et
l’article 1382, ce n’est pas non plus un contrat, c’est un quasi-contrat, elle nous dit qu’en
annonçant l’obtention d’un gain, la société de vente par correspondante c’est engager à
payer cette somme. Ainsi la cour de cassation crée un 4
ème
quasi contrat : la loterie
publicitaire (on voit que ça ne répond pas à la définition du quasi-contrat).
SECTION 2 : Classification des contrats
I. Les classifications traditionnelles des contrats
Article 1101 à 1106 on va trouver les différentes classifications.
A. Les contrats synallagmatiques et unilatéraux
Soit c’est l’un soit c’est l’autre. Article 1102 donne la définition du contrat bilatéral ou
synallagmatique : « un contrat dans lequel il y a 2 obligations réciproques et/ou
interdépendante » réciproque veut dire que chaque parti du contrat et à la fois créancier et
débiteur.
EX : je vous donne un obliger je suis débiteur de la propriété et créancier du prix, celui qui
payer est débiteur du prix et créancier de la propriété.
Un contrat unilatéral « dans lequel il y a qu’une seule obligation », une obligation qui pèse
qu’à une seule partie.
EX : la grand-mère donne un chèque à son petit-fils elle est le donateur, dans un contrat de
donation, la grand-mère est débiteur et créancier, le donataire est le petit fils qui accepte de
recevoir ce chèque.
EX : dans un contrat de bail, l’obligation du propriétaire est la jouissance du bien, il est
débiteur de la jouissance et créancier du loyer, le locataire et débiteur du loyer et créancier
du bien. On demande souvent une caution qui souvent le père s’engage à le payer, le
propriétaire n’y a aucune obligation vis-à-vis du père.
L’intérêt de la distinction est que les règles des 2 contrats sont différentes, en matière de la
preuve, en cas de contrat synallagmatique il y a 2 exemplaires. Un contrat unilatéral est
muni d’un seul exemplaire.
B. Les contrats à titre onéreux et contrat à titre gratuit
Article 1105 prévoit le contrat à titre gratuit, il l’appelle « le contrat de bienfaisance » :
« dans lequel une des partis produit quelque chose à un autre sans rien en échange ».
EX : la donation est un contrat elle ne reçoit rien en échange.
Article 1106 contrat à titre onéreux : « Chaque parti reçoit un avantage qui est la
contrepartie de l’avantage qu’elle procure à l’autre ».
On pourrait avoir un contrat synallagmatique à titre gratuit, EX : une mère donne sa voiture
a son fils, mais à condition qu’il lui la prête une fois par mois, elle impose une obligation, son
fils c’est engager.
L’intérêt de la distinction repose essentiellement sur les hypothèses du contrat où on doit
consentir au contrat, notre consentement peut être vicié, l’erreur (j’ai été trompé), le dol (on
m’a trompé), et la violence. Permet d’annuler le contrat.
Pour le contrat à titre onéreux l’erreur sur la personne est rarement admise. EX : je vends
ma chaise, la personnalité de la personne m’intéresse peut.
Dans un contrat à titre gratuit l’intérêt est qu’on aura sans doute une considération de la
personne plus forte car engagement d’une obligation sans contrepartie.


C. Les contrats à titre aléatoire et les contrats commutatifs
Une sous distinction prévue :
Article 1104 al 1 définit le contrat commutatif : « chaque parti à une obligation qui considère
comme équivalent à l’obligation qu’il reçoit » équivalente en valeur économique.
EX : la vente est un contrat à titre onéreux commutatif.
Article 1104 al 2 définit le contrat aléatoire, c’est un contrat à titre onéreux : « lors de sa
conclusion les partis ne connaissent pas exactement les avantages et les pertes de ce
contrat » car les avantages et les pertes dépendant d’un évènement incertain.
EX : le contrat d’assurance est un contrat synallagmatique à titre onéreux aléatoire, je paye
la garantie en contre parti de la protection, j’ai payé 500€ ma maison n’a pas bruler.
L’assureur a gagné mais sa il le sait qu’à la fin de l’année.
L’hypothèse ou je paye un contrat d’assurance, je décide de mettre le feu à la maison, si
c’est un incendie volontaire, il n’est plus aléatoire, je ne serai pas rembourser.
Le contrat de vente a viagère, EX : je suis propriétaire d’un appartement il vaut 200 000€ je
décide que l’acheteur me verse 1000€ jusque je meurs, si je meurs l’année prochaine vous
payerai l’appartement 12 000€, si je tue le vendeur le mois d’après c’est immoral. Mais
portant le contrat n’est pas immoral, pourquoi une personne âgé décide de le vendre a
viagère elle n’a pas un grosse retraite et elle préfère avoir 1 000€ en plus. Je n’ai pas de
crédit et je le payerai doucement. C’est souvent le cas des présidents de la république.
II. La classification selon la qualité des contractants
Quand on a un contrat on a toujours 2 personnes au minimum ce sont les parties au contrat,
on parle aussi des contractants. La 1
er
classification est donné par le code civil, la
jurisprudence et la doctrine a considéré que l’on pouvait classer certain contrat non pas
selon la qualité des contrats mais selon la personnalité des contractants.
On distingue souvent les contrats conclu entre particulier et ceux entre professionnel. Il a
émergé une catégorie de contrat conclu entre les consommateurs.
Les consommateurs : ce sont des particuliers qui conclurent des contrats avec un
professionnel (banque, magasin) pour des besoins de consommation.
On sait aperçu que le contrat pouvait être déséquilibré économiquement entre un
consommateur et un professionnel car le consommateur se trouve dans une situation
d’infériorité économique. Cad que le professionnel est en position de force et il peut être
amené a imposé au consommateur des conditions qui ne lui sont pas favorable. On a donc
crée des règles particulières au contrat de consommation, le but de ses règles étant de
protéger le consommateur contre le professionnel.
Quel type de règle qu’on peut avoir dans un contrat de consommation ?
- L’obligation d’information
Contre EX : si je veux sur le bon coint je ne suis pas un vendeur professionnel je ne
suis pas dans l’obligation de donner des informations.
- Le délai de réflexion = droit de rétractation : le consommateur a un délai de
réflexion de 7 a 14 jours dans lequel il peut renoncer à la vente sans aucun motif.
Ce délais s’applique pour le démarchage (un vendeur vient vers nous pour qu’on
achète ses produits alors qu’on en avait pas besoin), ou encore avec un achat sur
internet.
Il existe parfois des clauses abusives, dans lequel le professionnel abuserait de sa
position de force en s’octroyant un avantage excessif au détriment du
consommateur.
EX : les opérateurs téléphoniques demande au consommateur de s’engagé pendant
48 mois, en principe c’est valable c’est la liberté contractuelle, cette clause a été jugé
abusive.
Il y a certaine catégorie de contrat ou on a des règles car il faut protéger le consommateur
des droits qu’il n’a pas.
Comme le droit de la consommation le droit du travail veut protéger la partie plus faible,
ainsi les contrats de travail est protectrice vis-à-vis du salarié il a des règles plus forte.
Le droit de la consommation c’est donné plus de droit a lui car il est plus faible
économiquement. On essaie de rétablir l’égalité.

TITRE 2 : La formation du contrat
Sous-Titre 1 : les conditions de formation du contrat
Article 1134 : « un contrat pour être valablement conclu doit respecter les conditions de
formations ».
Article 1108 nous donne les 4 conditions à respecter pour conclure un contrat :
- Le consentement des parties
- Une capacité
- Un objet licite
- Une cause licite
Pour qu’un contrat soit formé il faut ces 4 conditions, s’il en manque une il sera nul.
Chapitre 1 : Le consentement
Il y a 2 question que l’on va se posé :
Comment se manifeste le consentement ? (écrit ou simplement dire ou forme particulière …)
Il faut que le consentement ne soit pas vicié.
Il faut que le Oui signifie oui j’ai compris ce à quoi j’ai dit oui
Section 1 : La procédure des consentements
Consentement : accord de volonté en vue de crée des effets de droit.
A côté des contrats a la quel la personne est présente il y a les contrats ou la personne est
absente. C’est ce qu’on appelle les contrats entre absent.
EX : a parti de quand on peut considérer que le contrat est conclu si j’habite à Metz et le co-
contractant se trouve à Paris.
I. Les contrats entre personne présente
Les contrats se conclu en 2 étapes, il y a une personne qui prend l’initiative un personne fait
une offre, elle propose donc de faire un contrat, pour qu’elle devienne un contrat il faut
qu’elle soit acceptée par l’autre le destinataire de cette offre qui va accepter. Un contrat est
donc la rencontre de l’offre et de l’acceptation de l’autre.
A. L’offre
1. La notion
Dans le sens courant, une offre est une proposition de contracter. En droit, une offre est une
proposition ferme de conclure à des conditions déterminées un contrat déterminé.
Offre/pollicitation : au sens contractuel du terme, c’est une proposition ferme de conclure à
des conditions déterminées un contrat déterminé.
Pour que l’offre soit valable il faut que ce soit une offre précise « condition déterminer »,
elle doit donner les éléments essentiels du contrat. Une offre devient juridique que si elle est
précise.
EX : Quand je fais un contrat de vente pour une voiture, le prix la date les km.
La fermeté de l’offre ça veut dire que lorsque l’on propose de contracter il faut qu’il n’y ait
pas de doute sur la volonté de conclure le contrat. Je ne peux pas mettre dans mon offre de
réserve, ni de restriction.
EX : la réserve expresse, un magasin nous dit que tous les t-shirt sont à 10€ « jusqu’à
épuisement du stock » c’est une réserve, tant qu’il y a en a je les vends mais si il y en a plus
je ne peux plus, mais on ne peut pas le revendiquer car elle ne touche pas la fermeté de
l’offre
EX : « le contrat intuitu personae », c’est un contrat dans lequel la qualité de la personne est
importante (le mariage), j’ai le droit de mettre une réserve d’agrément et de choisir avec qui
je veux travailler. EX : même si la secrétaire remplis les conditions je suis libre de ne pas
l’embaucher. Par contre, le marchant ne peut pas refuser de me vendre ses chaussure parce
qu’il ne veut pas me les vendre.
Une invitation à entré en pourparlers ce n’est pas une offres, mais c’est pour discuter de la
proposition d’offre.
EX : si je mets prix à débattre, ce n’est pas une offre car il manque l’élément essentiel du
contrat cad le prix.
Les appels d’offres : une invitation à des contractant de faire une offre EX : la possibilité des
collectivités locales, je suis la mairie de Metz je veux construire un pont faite moi des offres.
Manifestation de l’offre
Un offre n’est pas forcément écrite mais elle est souvent expresse, cad que j’adopte un
comportement qui me permet de comprendre une proposition de contracter.
EX : je mets une étiquette sur un produit dans un magasin c’est une offre de contracté. Je
vous écris pour vous proposer mon produit.
Parfois l’offre de contracté n’est pas écrite ça peut être un comportement matérielle EX : le
taxi ou la prostituer.
Souvent une offre peut être faite à une personne déterminer comme elle peut être faite à
une personne indéterminée. EX : une amie veut me vendre son ordi a un prix d’ami de 450€
mais je peux faire une offre a une personne déterminer comme passé une annonce sur le
bon coint je donne les caractéristiques et je mets le prix. C’est aussi une offre publique.
Arrêt chambre civil 3, 28 novembre 1968 : le paysans vend un terrain à 25 000 francs, mais le
paysan ne veut plus, il dit que l’offre est déterminé, pour la cour de cassation dit que
« attendu que l’offre faite au public lie le pollicitant à l’égard de l’acceptant dans les mêmes
conditions faite à une personne déterminé ».
L’offre peut être faite avec ou sans délais
2. Les effets de l’offre
a) La révocation de l’offre
Le principe est que l’offre peut être révoquée tant qu’elle n’a pas été acceptée
Arrêt du 3 février 1919 chambre civil, le principe de libre-révocabilité de l’offre. Il se pose la
question si une personne a droit de retirer son offre, la cour de cassation nous dit que la
personne peut en général rétracter ou retirer son offre temps qu’elle n’a pas été accepté.
Si je ne pouvais pas la retirer on est face à un engagement unilatéral.
1
er
hypothèse : une offre avec délai est ce que j’ai le droit ou pas de la retirer avant la fin du
délai
Arrêt rendu 10 mai 1968, 3
ème
chambre civil, la personne a fait une offre pour une durée de
3mois et il voulait la retirer au bout d’un mois, la cour de cassation nous dit qu’une offre tant
qu’elle n’a pas été accepté elle peut être retiré, mais une offre avec délai ne peut pas être
retiré.
2
ème
hypothèse : où l’offre est faite sans délai au public :
Si l’offre est faite sans délai au public normalement je peux la révoquer à tout moment
3
ème
Hypothèse : où offre sans délai à une personne déterminer :
Arrêt du 10 mai 1971, chambre civil 3, lorsqu’on fait une offre sans délai à une personne
déterminée elle doit être maintenue dans un délai raisonnable, ce sont les juges du fond qui
apprécie qu’est-ce qu’un délai raisonnable. Cela dépend de la valeur du contrat (1 million d’€
au moins 1 ou 2 mois). Je ne peux pas la retirer librement.
EX : offre faite le 1
er
septembre et retirer le 2, une personne se présente le 3 et il pourra faire
appel pour dommage et intérêt il ne peut pas obtenir la vente forcer. Car l’acceptation est
arrivée alors qu’il n’y avait plus d’offre.
On peut donc retirer une annonce en principe si elle est faite au public c’est librement, et a
une personne déterminer elle peut être retirer dans un délais raisonnable. Si elle est faite
dans un délai on ne peut pas la retirer pendant le délai.
b) La caducité de l’offre
Une personne a fait une offre et elle est décédé, le décès de l’offrant entraine la caducité de
l’offre ?
Hypothèse ou l’offre est avec un délai :
Quelqu’un propose de faire un contrat mais il devient caduc. On envisage le décès du
pollicitant. On fait d’abord une offre avec un délai, avant la fin du délai, la personne qui fait
cette offre est décédée. Si quelqu’un accepte l’offre avant le décès, il est valable. Cependant,
Arrêt Cour cass chambre Civ 3, 10 Décembre 1997 : lorsque l’offrant décède avant la fin du
délai, c’est aux héritiers de s’occuper de l’offre, elle n’est pas caduque. L’offre est valable.
Lorsqu’on est face à une offre à durée déterminée, le décès du pollicitant avant la
survenance du délai n’entraîne pas la caducité de l’offre. L’offre est valable malgré le décès.
Hypothèse ou l’offre est faite sans délais :
Il n’y a pas de date limite. Si l’acceptation est faite après le décès, elle n’est pas valable. Le
décès rend caduque l’offre. A la suite du décès, il n’y a pas de rencontre de volonté
puisqu’on ne maintient pas l’offre jusqu’à une certaine date.
Est-ce que le décès entraine la caducité de l’offre ? Où est ce que le décès est sans incidence
sur l’offre ?
Arrêt de principe chambre social, 14 avril 1961 : en 1958 un agriculteur propose de vendre
sa ferme, il lui fait une offre ferme le 30 janvier 58, il rédige un testament le 31 janvier et
meurt le 2 février, la cour de cassation dit que attendu que l’offre devient caduc par le décès
du pollicitant.
B. L’acceptation
1. La définition
L’acceptation : un agrément pure et simple de l’offre par le destinataire de celle-ci.
L’acceptation de l’offre pure et simple suffit à conclure le contrat. Dans un mariage
l’acceptation c’est « oui ».
Il faut quel ait 2 caractère :
- éclairée : j’accepte quelque chose dont j’ai la connaissance de la totalité de l’offre.
- Pure et simple : il ne faut pas qu’il y ait de réserve (pas de oui à condition que)
Il y a deux formes possibles d’acceptation :
 Acceptation Expresse : une déclaration de volonté qui atteste de votre accord.
EX : dans les ventes aux enchères on lève la main pour manifester notre volonté.
 Acceptation tacite : un comportement qui laisse pensé que vous avez accepté mais
vous vous comporter comme si vous allez accepter.
EX : vous commander un objet vous demander à un menuiser de faire un meuble, mais il ne
vous donne pas de nouvelle pour dire qu’il a accepté et il vous le livre, mais la livraison est
une acceptation tacite.
Qu’elle est la valeur du silence en droit ? Est-ce que le silence vaut acceptation ?
Quand on ne dit rien cela veut dire « NON ». Le silence ne vaut pas acceptation.
Arrêt du 25 mai 1870, chambre civil : banque gère les actions d’une société et elle décide
d’acheté des actions pour son client, et le client ne réponds pas puis elle débite le montant
sur son compte pour lui, elle lui envoie une lettre bien plus tard pour lui dire. Cour de
cassation vu les articles 1108 : le consentement, et 1101, le silence ne vaut pas acceptation.
Il y a 3 exceptions à cette règle ou le silence vaut acceptation :
- Entre professionnel, 2sociétés qui travaille ensemble
- Lorsque les parties étaient en relation d’affaire antérieur : habituer à faire des
affaires ensemble 3 fois et la 4
ème
fois je ne vous demande pas. Conclure le même
contrat plusieurs fois aux mêmes conditions
EX : Arrêt chambre commerciale 23 novembre 1999, une clause de responsabilité qui
figurer dans un facture, il est difficile de dire que vous la contester si vous n’avez pas
contesté les factures précédente.
- L’offre que vous faites est dans l’intérêt exclusif de l’acceptant : une donation ou je
demande rien en contrepartie. Dans ses conditions on part du principe que
l’acceptation est présumée car forcement il va l’accepter comme il est dans son
intérêt.
L’idée est de ce dire que dans l’acceptation peut être expresse, tacite (je manifeste un
comportement), mais mon silence ne vaut pas acceptation (sauf exception)
II. Le contrat entre absent
Ce sont des contrats conclue alors que les parties ne se trouvent pas au même endroit lors
de l’échange des consentements.
L’idée est qu’il communique par des mails, internet ou encore téléphone. La jurisprudence a
fixé les règles des contrats par correspondance.
A. Le contrat conclu par correspondance
L’idée n’était pas envisagée par le code civil, l’hypothèse c’est posé pour les contrats
internationaux, comme les contrats de fournisseurs ou le contrat est conclu ?
1. Les enjeux
L’hypothèse ou une personne est l’offrant elle est en France elle poste l’offre le 1
er

septembre a une personne qui vient a Londres, cette personne la reçoit le 3 septembre. Le 4
septembre il accepte cette offre. Il lui la renvoi et la personne en France la reçoit le 6
septembre. Est-ce que je peux révoquer mon offre le 2 ? Où l’offre est-elle valable au
moment où il la reçoit ?
A quel moment il y a acceptation au moment où elle est émise ou le jour où elle est reçue ?
C’est important pour le transfert de propriété.
Le lieu de formation du contrat, l’intérêt est capitale si il est conclu à Londres j’applique la
loi anglaise.
2. Les solutions
2 systèmes possibles en droit français avec des points de vue diverse et varié :
- La théorie de la réception : ce qui compte c’est quand la personne reçoit mon accord
(le 6)
- La théorie de l’émission : ce qui compte c’est qu’il accepte mon offre (le 4)
Cour de cassation arrêt de principe du 7 janvier 1981 : une société fait un offre a durée
déterminer a personne déterminer cette offre se termine le 10 juillet et dure 30 jours, la
société comas l’accepte le 3 juillet donc avant la date limite, mais elle devra être reçu
qu’après le 10 juillet. La société estime que cette acceptation n’est pas valable. La cour dit
que la théorie à retenir est celle de l’émission, c’est donc le jour où j’ai accepté.
B. Contrat par voie électronique
LOI 21 juin 2004 & ordonnance 16 juin 2005 : ont introduit l’article 1369-1 et suivant du code
civil. En droit du commerce électronique on a été un peu plus loin.
1. L’offre ou la proposition de contracter
2 éléments important à noter : Article 1369-4 et 1369-6
a) Mention obligatoire dans la proposition de contracter
L’offre doit être précise et ferme et il doit y avoir 2 mentions obligatoires :
- Il impose que soit mise à disposition les conditions contractuelle il faut que
l’internaute puisse consulter les conditions de vente (conditions contractuelles)
- Il faut que l’offrant donne des informations sur la formation du contrat, donne les
différentes étapes de composition du contrat. (panier, payer, permettre de revenir à
l’étape antérieur). Si elles ne sont pas mise a disposition elle ne pourront pas être
applicable.
C’est article s’applique au professionnel de la vente ou à un consommateur mais il y 2
hypothèse où on ne peut pas les appliquer :
Passé entre 2 professionnels
Si vous concluez un contrat par échange de mail dans lequel il y a une offre précise et
ferme et une acceptation sans réserve.
b) La durée de validité de la proposition
Si l’offre a un délai elle ne peut pas être rétractée avant le délai.
Si il y a une offre sans délai, mais sur internet c’est compliquer de savoir quand elle disparait.
comment fait-on pour savoir quand elle est retirée ?
Une solution posé par l’article 1369-4 : « l’auteur d’une offre électronique reste valable tant
qu’elle reste accessible sur internet et qu’elle n’a pas été retiré de son faite » il faut prouver
que je l’ai retiré.
2. L’acceptation de la proposition de contracter
Je suis en train de consulter un produit, je veux l’acheter comment se traduit l’acceptation ?
a) Les conditions d’acceptation
Un accord pur et simple sans réserve. Sur internet l’article 1369-5 : l’acceptation se fait en
plusieurs étapes :
- L’émission d’une offre
- La commande = l’acceptation de l’offre (mettre le produit dans notre panier)
- Vérification de la commande (en droit électronique : premier clic)
- Confirmation de la commande (double clic)
b) L’accusée de réception
La 5
ème
étape est l’accusée de réception : l’offrant est obligé de nous envoyer un accusé de
réception après le deuxième clic. La loi l’oblige car le contrat qu’on vient de conclure n’est
pas un contrat écrit, c’est un mode de preuve pour l’internaute, qui émane du commerçant
et elle récapitule toute les conditions du contrat. Ce n’est pas le contrat.
III. La période précontractuelles
Avant la conclusion du contrat, il s’agit de dire que quand on conclut un contrat on va
discuter les conditions du contrat, c’est la période de négociation.
A. Les négociations
La période qui précède la conclusion du contrat. En pratique, on verra que tous les contrats
ne font pas l’objet de négociations. EX : quand on achète un journal on ne négocie pas le
prix. Dans les contrats de consommations il n’y a pas de négociation la conclusion du contrat
se fait en une seule fois.
Dans les contrats d’affaire, contrat conclu entre professionnel, là on peut avoir des
négociations. Qui vont permette de discuter des conditions contractuelles. La cour de
cassation a établi un certain nombre de règle concernant les négociations près
contractuelles, car il n’y en a pas dans le code civil. La jurisprudence nous les pose, le juge a
donné 2 grands principes :
Principe de liberté
Principe de bonne foi
1. Principe de liberté
Il existe un principe de liberté contractuelle article 1134 du code civil. Toute personne est
libre de négocié mais elle n’est jamais obligé de le conclure. Je peux négocier 10 ans si ça me
fait plaisir mais je ne suis pas obliger de l’acheter. Ce n’est pas parce qu’on négocie qu’on
doit conclure, liberté de rompre les négociations à tous moment. La négociation est libre et
on peut rompre les négociations à tout moment.
EX : Finalement le contrat c’est comme les relations amoureuse, si on ne veut plus la voir on
peut arrêter et ne plus lui répondre.
2. Principe de bonne foi
Article 1134 alinéa 3 : « les conventions doivent être exécutés de bonne foi ». Exécuté  la
cour de cassation a élargie cette article à la formation du contrat, elles doivent être conclu et
exécuté de bonne foi. Il faut arriver à faire coïncidé c’est 2 principe, je dois être de bonne foi
dans mes négociations et dans ma rupture.
La question c’est posé dans un cas où 2 personnes ont négocié et ont rompu les négociations
unilatéralement et brutalement. A-t-on le droit ?
Oui parce que je suis libre et d’un autre coté non car je dois être de bonne foi, la cour de
cassation a répondu chambre commerciale 20 mars 1972 deux société ont négocié pendant
plusieurs mois et l’une d’entre elle ne veut plus négocier. L’autre entreprise lui reproche
cette rupture brutale car elle a engagé des frais.
Est-ce que la rupture brutale des négociations est fautive ?
La réponse est qu’elle peut être fautive parce que contraire au principe de bonne foi.
EX : la rupture des fiançailles n’est pas fautive car il y a une liberté mais les circonstances de
la rupture sont fautives
On a une liberté de négocié une liberté de rompre peut être fautive les circonstances de la
rupture.
Les négociations avant la conclusion du contrat ne sont pas contractuelles mais hors contrat
c’est délictuelle (précontractuelle) car on n’est pas lié ensemble, je dirais que vous avait été
de mauvaise foi on applique l’article 1382 demande de remboursement ou même de
dommage et intérêt.
Quels sont les dommages et intérêt que la personne peut demander ?
2 types :
- Remboursement des frais engagé nécessaire pour les négociations
EX : billet de train
- L’indemnisation du manque à gagner que le contrat aurait généré si il avait était
conclu
EX : entre un cabinet d’avocat et une entreprise de nettoiement un contrat de 24 000
€ sur 2 ans. = la réparation de la perte de chance
EX : on me renverse avant mon examen j’ai un préjudice, j’ai été privé de la chance
de me présenter à mon examen et de réussir. Réparer quelque chose qu’on été pas
sûr de gagner. A-t –on le droit de demander réparation ?
EX : Arrêt chambre commercial 26 novembre 2003, société Manoukian, un couturier, décide
de racheter un fonds de commerce dans un centre commercial qui appartient à W. Ils font
durée les négociations sur plusieurs mois, puis finalement W disent qu’ils ne peuvent pas
signer le contrat de vente car le comptable n’est pas là. Mais Manoukian se rend compte qui
sont négocier avec la société des Complices et l’ont vendu. Ils ne veulent plus le vendre à
Manoukian, il fait un procès pour rupture abusive des négociations elles sont de mauvaises
fois car vous savez que vous n’allez pas le conclure comme vous négociez avec une autre
société. Il demande : remboursement des frais c’est Ok. Et demande également les gains
qu’il aurait pu gagner. La cour de cassation refuse d’indemniser pour les gains qu’il aurait pu
gagner. La faute est d’avoir rompu brutalement le contrat et les dommages sont valables
pour les frais engagé mais ça n’a pas entrainé la perte de chance de gain. La faute : rupture
brutale des négociations. Dommage : frais que j’ai engagé pendant les négociations. Je perds
beaucoup d’argent car je n’ai pas conclu le contrat, mais pas parce que les négociations ont
été rompu brutalement.
La faute doit avoir entrainé un dommage (lien de causalité)
B. Les avant-contrats
Ce sont des actes qui ont eu lieu avant la conclusion du contrat, ce sont parfois des actes
préparatoire au contrat.
1. Le pacte de préférence
Le pacte de préférence : C’est une promesse faite par une personne par une autre qui
l’accepte, elle propose de lui offrir en priorité la conclusion d’un contrat.
EX : j’ai un appartement si un jour je le vends je te le proposerai à toi.
On a ici un contrat avec 2 personnes : le promettant et l’acceptant (le bénéficiaire de la
promesse). Un contrat unilatéral avec une seule obligation. Sa veut dire que l’acceptant
bénéficie d’un droit de priorité, mais on ne nous dit pas qu’il y a obligation d’exécution du
contrat. On pourra reprocher de ne pas nous l’avoir proposé à nous.
Si le promettant n’exécute pas sa promesse que risque-t-il ?
L’inexécution d’une obligation de faire (une obligation de donner je peux contraindre
quelqu’un de donner) si il n’exécute pas son obligation le bénéficiaire pourra demander des
dommages et intérêts, tu ne peux pas me le vendre ce n’était pas l’objet du contrat je ne
peux pas forcer la vente.
Arrêt rendu chambre mixte 26 mai 2006 : face à un contrat dans lequel l’obligation est de
faire. J’ai conclu une vente avec un tiers sans respecter le pacte de préférence. La règle est
que je ne peux pas contraindre quelqu’un à faire quelque chose. La cour de cassation a été
plus loin elle a fait un revirement de position, si je bénéficie d’un pacte de préférence et le
promettant n’a pas respecter sa promesses : l’acceptant est en droit d’obtenir une sanction
en nature, cad l’acceptant est en droit de demander l’annulation du contrat de vente, elle
peut obtenir la substitution cad que cette vente c’est moi qui vais la faire je deviens le
nouvelle acquéreur du bien. Cette arrêt est contestable, car en droit il y a un pacte de
préférence cad une obligation de proposer le contrat. On demander l’annulation d’un
contrat où je n’en fait pas parti cette vente est annulé et il y a substitution où je me mets à la
place du tiers. J’annule un contrat et je peux malgré tout me substitue à un contrat qui
n’existe plus.
Arrêt de 3
ème
Chambre CIV 14 février 2007 : une pharmacie SARL, elle a un fonds de
commerce (autorisation d’exploité de la pharmacie) et procède également un bail
(locataire). Mme.Y est la propriétaire des murs elle le loue, en + du contrat de bail ils ont fait
un pacte de préférence dans lequel elle s’engage à le vendre si elle le vend. Mme.Y meurt et
sa fille devient la propriétaire et décide de vendre se bien à une SCI CERP (société civil
immobilière). La pharmacie apprend qu’elle doit payer le loyer à la SCI, vous avez acheté un
local qui mettait promis. Sa fille est devenu folle et Mme.A est sa tutrice, la pharmacie fait
un procés a Mme.A et à la SCI, j’étais prioritaire et vous avez violer mon droit. La cour de
cassation annule la vente passée entre la SCI et la propriétaire et la substitue à la pharmacie.
Dans le rapport d’expertise précédent il y avait écrit qui avait un pacte de préférence la SCI
en été au courant. La cour de cassation estime qu’il faut 2 choses :
- L’acquéreur connaissait le pacte de préférence
- Connaitre l’intention du bénéficier d’acquérir le bien.
C’est un contrat que l’on conclut avant l’autre contrat ce qu’on appelle l’avant-contrat.
 Sanction en nature
2. Une promesse unilatérale de contrat
Une promesse unilatérale de contrat : C’est la promesse d’une personne à une autre qui
l’accepte, de conclure un contrat dans des conditions déterminer avant un délai fixé.
EX : je suis propriétaire d’un appartement de 70 000€ je m’engage de vous le vendre à vous
à ce prix avant le 31 décembre 2014. Il y a bien une rencontre de volonté si vous me dite
quelque chose avant le 31 décembre. Un contrat unilatéral avec une obligation : l’obligation
du promettant. Le bénéficiaire manifeste son accord pour conclure le contrat, cad que si je
vous dit oui le 2 novembre, on sera obligé de passer le contrat de vente car j’ai levé l’option
dans votre délai. Si je ne manifeste pas de volonté le contrat est caduc.
J’ai fait une proposition valable jusqu’au 31 décembre, si je me rétracte ques que je risque ?
Je suis dans l’obligation de faire (je ne pas contraindre à la vente) je peux avoir des
dommages et intérêts pour la promesse.
 Dommage et intérêt.
IV. Les formes du consentement
A. Le principe : le consensualisme
Un contrat en droit français est formé quand il y a un accord clair entre les 2 volontés.
Il suffit d’être d’accord : pas d’obligation de forme. Un contrat peut donc se faire comme on
veut.
A Rome il fallait jurer devant les Dieux, une forme particulière était imposée.
L’avantage du système français c’est la rapidité, la simplicité, pas chère pas besoin
d’intervention particulière.
Les 2 inconvénients :
- Risque d’avoir des consentements irréfléchis
- Problème de preuve (si il n’est pas écrit comment le prouver ?)
B. L’exception : le formalisme
Il y a des cas exceptionnel ou le droit impose en plus de l’accord de volonté le respect d’une
règle particulière pour que notre contrat soit valable. L’avantage est que c’est beaucoup plus
sécurisant comme on peut le prouver, c’est cependant plus lourde, plus chère.
Le formalisme est une règle ou une forme particulière, le contrat formel :
- Les contrats solennels : où l’accord de volonté ne suffit pas, EX : le contrat de
mariage qui se fait devant un notaire Article 1394.
EX : le contrat de travail est un contrat consensuel, on était d’accord sur les
conditions vous venez travailler, un cas nous dit que dans les CDD ils doivent être
obligatoirement écrit c’est un contrat solennels, sinon c’est un CDI.
- Les contrats réels : vient du latin re « la chose », c’est un contrat qui porte sur une
chose.
Le contrat de dépôt article 1919 il est couramment utiliser quand on dépose une
chose à quelqu’un et elle s’engage à nous la restituer EX : un vestiaire en boite de
nuit. Il ne suffit pas qu’on soit d’accord, il faut qu’il y ait remise de la chose, (le
contrat existe lorsque je vous ai donné ma veste).
SECTION 2 : L’intégrité du consentement
Article 1109 du code civil : « il n’y a point de consentement valable si il a été donné par
erreur (représentation erroné de la réalité), consentit par le dol (des mains d’œuvre m’ont
amené à me tromper), fait avec violence (j’ai donné mon consentement alors que j’y été
contraint) » il ne soit pas vicié !
Sous-section 1 : L’erreur
I. Le domaine de l’erreur
Quand peut-on estimer qu’il y a une erreur ?
Article 1110 du code civil
Alinéa 1 : L’erreur doit porter sur la substance même de l’objet
Alinéa 2 : L’erreur sur la personne n’est pas admise (pas une cause de nullité) sauf si la
considération de la personne est un élément fondamental du contrat « intuiti personae »
A. Les erreurs causent de nullité
Nous allons voir qu’il y a erreur sur la substance et sur la personne. Mais il existe parfois
dans certain arrêt une erreur « obstacle » sa serait une erreur qui est tellement importante
qu’elle a empêché la rencontre des volontés : je me suis tellement trompé que je n’ai pas
consentit
EX : je pensais faire un contrat de vente alors que c’est une donation
1. Erreur sur la substance
Alinéa 1
er
article 1110  il serait possible d’obtenir l’annulation du contrat lorsqu’il y a
erreur sur la substance. La jurisprudence nous dit ce qu’est l’erreur sur la substance :
- Erreur sur une qualité substantielle
- Il faut que cette qualité soit entrée dans le champ contractuel
a) Qualité substantielle
EX : j’ai acheté un meuble et je me suis trompé sur une qualité substantielle de la chose.
Dans un 1
er
temps : la jurisprudence nous dit que c’est sur la matière de la chose
EX : je pensai acheter quelque chose en argent et c’est du bronze.
La jurisprudence est allé plus loin, elle porte sur la matière, on peut avoir une approche
subjective, une qualité subjectivement substantielle est une qualité que la chose a est
que les partis ont considéré comme essentiel, si elle n’aurait pas été là on n’aurait pas
conclu le contrat.
Arrêt de principe de la chambre civ 28 janvier 1913 : l’erreur doit porter sur la nature de
la chose cad qu’elle doit être considéré comme déterminante, on va devoir rechercher
Quesque les parties ont considéré comme important ou pas.
Si je considère que l’erreur est subjectivement déterminante il y a différente approche :
- L’approche in abstracto : les qualités déterminante que toute personne est en droit
d’attendre EX : j’acheté une voiture pour qu’elle roule.
- L’approche in concreto : la qualité que MOI j’attends, chaque cas de figure est
différent.
Le juge se demande si les qualités doivent être essentielles pour tout le monde ou au cas
par cas : la cour de cassation retient l’approche in concreto. Il va falloir que la personne qui
reproche l’absence de cette qualité substantielle d’établir ce caractère substantielle.
EX : est-ce que la virginité est une qualité substantielle ou pas ? La cour de cassation estime
que ça peut l’être (in concreto), je prouve que j’ai dit à ma femme que je voulais une femme
vierge sans cela je ne me serais pas marié.
b) Une qualité entrée dans le champ contractuelle
L’idée est que 2 personnes ont passé un contrat, l’une d’entre elle attend une qualité
substantielles particulière, il faut que la partie porte à la connaissance de l’autre cette
qualité substantielle. Il faut donc faire part à l’autre de cette qualité, si elle n’est pas
respectée elle pourra être une erreur et vice de consentement.
EX de Jurisprudence : en matière d’œuvre d’art et d’authenticité, cad qu’il correspond à la
réalité. Décret du 3 mars 1981 : donne les règles en matière de vente d’objet d’art, il existe
de mentions possible si on parle d’un objet pour dire qu’il est authentique : « une œuvre de
picasso » ; « signature de.. » ca veut dire que c’est picasso qui la peint. On met « attribuer
a.. » « de l’école de .. » ca veut dire qui peut etre peint par picasso mais peut-être pas on a
un doute. Il peut avoir une erreur qui peut justifier l’annulation de la vente, si on le fait
expertiser et qu’on se rend compte qu’il n’est pas vraiment un piccaso.
Si je trouve un tableau dans le grenier je ne pense pas que c’est un tableau de maitre je le
vend a un faible prix et la personne découvre que c’est un authentique. Il y a erreur dans ce
sens aussi.
EX : arrêt 22 février 1978 l’affaire d’une peintre Poussin : ces époux sont propriétaires d’un
tableau attribué à poussin, ce tableau est acheter par un marchand de tableau à 2 200€, le
Louvre veut lui racheter au même prix pour un intérêt national et il ne peut pas si opposé.
Les époux se retourne contre l’expert qui avait dit que ce n’était pas un véritable, le couple
peut demander l’annulation pour vice de consentement. Il y avait une erreur sur
l’authenticité. La cour de cassation va estimer qu’au terme d’une bataille d’expert on n’est
pas certain, on sait qu’il y a un doute sur cette authenticité.
La question est de savoir si un doute sur l’authenticité peut entrainer l’annulation du
contrat ?
Il existait ici un doute sur l’authenticité du tableau et ce doute peu entrainé une erreur sur
les qualités substantielles. On ne peut pas entrainer l’annulation du contrat si le doute est
connu avant la conclusion du contrat.
Arrêt 1
er
chambre civil 13 janvier 1998 : une artiste peint un Pastel, il est vendu aux enchères
par le commiseur priseur, il est vendu comme étant « de ce peintre ». Il est vendu, le comité
nous dit des années après qu’il y a un doute sur cette œuvre, on désigne un expert et il dit
effectivement qu’on ne peut pas être certain il y a effectivement un doute. La société fait un
procés pour annulation de la vente avec une erreur sur les qualités substantielles. La cour de
cassation dit que vous avez acheté un tableau est on vous a dit qu’il était du peintre, mais
pour vous est ce que c’était une qualité substantielles, si vous n’avez pas dit que
l’authenticité était substantielles que vous avez mentionné au moment de la conclusion du
contrat. Pour la cour de cassation l’authenticité n’est pas une qualité essentielle tant que la
personne n’a pas dit qu’elle l’était.
Ques qui est substantielle, ou pas ?
Arrêt 5 février 2002, concernant le tableau piège Daniel Spoeri, il nomme son tableau « mon
petit déjeuner 1972 », il avait fait une exposition particulière où il demande au personne de
mettre leur empreinte, le tableau est signé par le peintre mais pas fait par lui. Le propriétaire
achète un tableau qui pense être fait pas le peintre sauf qu’il est seulement signé par lui. Est-
ce que c’était important qui soit peint matériellement par lui ? Quand on parle
d’authenticité on parle de tableau peint par le peintre ?
Pour l’acquéreur, c’est à lui de prouver son erreur, cad de prouver c’est une qualité
substantielle et que c’est entré dans le champs de présentation.
2. Erreur sur la personne
Article 1110 alinéa 2  l’idée est que l’erreur sur la personne n’est pas une cause de nullité
du contrat. Sauf si il s’agit d’un contrat dans lequel la considération de la personne est
fondamentale.
a) Les conventions concernées
J’achète une voiture la considération n’est pas importante. Cependant il existe des contrats
intuitu personae ils sont fait en considération de la personne en particulier.
Dans un contrat à titre gratuit la personne est très importante, c’est un contrat intuitu
personae. L’erreur sur la personne peut être invoquée dans un contrat à titre gratuit. Dans
un contrat de donation je peux donc l’invoquer.
Un contrat à titre onéreux n’est donc pas un contrat intuitu personae, pas en considération
de la personne mais en considération de l’objet. Il y a cependant des contrats à titre onéreux
qui ne répondent pas à cette règle. EX : le contrat de travail je le fais en fonction des
caractéristiques de la personne. Je peux donc invoquer l’erreur sur la personne sur le contrat
de travail. EX : le contrat médical, notre médecin on la choisi il y a donc un rapport personnel
si il y a erreur sur la personne on peut l’invoquer.
On ne peut demander l’erreur sur la personne que dans les contrats intuitu personae
b) Les qualités concernées
On est dans un contrat intuitu personae, j’estime que je me suis trompé sur la personne.
quel sont les qualités recevable ?
- Erreur sur les qualités physique du contractant
EX : pas la personne que je pensais
- Erreur sur l’identité civile
EX : on sait tromper sur la date de naissance ou l’identité
- Erreur sur les qualités essentielles de la personne
EX : j’ai contracté avec quelqu’un donc j’étais en droit d’attendre qu’elle ait des
qualités minimal comme l’honnêteté ; des qualités objectivement essentiel
EX : arrêt du 16 juillet 1964 : un client va chez son avocat pour qui le défend dans une
procédure c’est un contrat intuitu personea, il apprend plus tard que son avocat a
défendu son adversaire avant, il estime qu’il a commis une erreur sur une qualité
essentiel il attendait qu’il soit honnête sur ce qu’il a fait auparavant, c’est une qualité
que toute personne est en droit d’attendre, il a pu rompre le contrat avec l’avocat.
B. Les erreurs indifférentes
L’hypothèse ou un contractant va se trompé, mais cette erreur ne peux pas entrainer
l’annulation du contrat.
1. L’erreur sur la valeur
Quelqu’un passe un contrat avec un autre et s’aperçoit qu’il sait tromper sur la valeur du
contrat. C’est-à-dire une mauvaise affaire, EX : j’achète une voiture et je me rends compte
que la voiture ne vaut pas son prix.
Est- ce possible demander l’annulation du contrat sur une erreur sur la valeur ?
Non ce n’est pas possible.
La lésion lorsqu’il existe une différence de valeur entre les prestations, la lésion ne permet
pas d’annuler le contrat, car on part du principe qu’on est suffisamment intelligent pour se
renseigner par avance. On est d’accord on contrat. Tous les contrats serait potentiellement
annulable si on admettait l’erreur sur la valeur, le droit refuse dons la lésion.
Article 1108 apporté une précision: « la lésion ne vicie pas les conventions, la lésion vicie les
conventions dans certain contrat et avec certaines personnes » a titre exceptionnel c’est
possible, on admet la Rescision annulation pour lésion, 2 cas :
- Quand le contrat est fait avec un mineur
EX : il peut demander la rescision pour lésion car c’est un contrat conclu par une
personne mineur, il n’a pas les capacités intellectuelle d’une personne majeur.
- Article 1674 : quelqu’un achète un immeuble il y a une différence de valeur, il est
vendu à 50 000€ alors qu’il en valait 120 000€. « si il y a une différence de valeur de +
de 7/12
ème
» on peut demander l’annulation de la vente, sa concerne que les ventes
d’immeuble.
Normalement, l’erreur sur la valeur n’est pas un motif d’annulation du contrat.
2. Erreur sur les motifs
Une personne c’est trompé sur le motif qui la poussé à passer ce contrat. En réalité le motif
pour lequel elle a passé le contrat est erroné.
Ex j’achète un smoking pour me marié, et je retourne voir le vendeur pour lui remettre car il
y a erreur sur les motifs je ne me marie plus, mais la réponse est non on ne peut pas estimer
les motifs.
Erreur sur les motifs n’est pas suffisante pour annuler le contrat.
II. Les conditions d’admission de l’erreur
On va voir que le code civil a été plus loin en rajoutant 2 conditions qui n’était pas prévu par
l’article 1110 :
A. l’erreur n’est pas excusable
Pour obtenir annulation du contrat il faut erreur et il faut que la personne qui sait tromper
soit une erreur excusable. Cad que lorsque la personne c’est trompé elle n’avait pas la
connaissance des éléments et informations qui lui permettait d’éviter de ce trompé. Pour
qu’on admette que l’erreur soit valable il faut qu’on n’ait pas d’information.
EX : quand on fait un contrat d’obligation, de travail, on a l’obligation de se renseigner, si on
ne se renseigne pas on sait tromper par notre faute.
Le juge nous dit : quand on passe un contrat avant de s’engager il faut se renseigner.
Arrêt 2 mars 1964 : un architecte achète un terrain il va bâtir une maison, il voit après que le
terrain n’est pas constructible, il fait un procès en annulation sur erreur sur la substance.
Simplement l’erreur est inexcusable il faut se renseigner avant pour savoir si il est
constructible, il ne sait pas renseigner. Cour de cassation lui dit qu’il aurait dû se renseigner
et ces son métier. L’erreur est inexcusable.
Arrêt chambre social 3 juillet 1990 : société est en faillite (redressement judiciaire) car elle a
mal été géré, elle recherche un nouveau PDG, elle l’empoche, quelque mois plus tard la
société se rend compte qu’il la gère mal et que toute les sociétés qu’il a eu il les a mal géré. Il
dise s’être trompé sur la personne, il pensait qu’il était bon alors qu’il ne l’est pas cependant
il aurait dû se renseigné sur son passé. La cour de cassation nous dit que l’erreur est
inexcusable.
B. L’erreur sur sa propre prestation
Face à un contrat synallagmatique, si on demande l’annulation de l’achat d’une voiture que
j’ai payé plus cher.
Est ce qu’on pourrait l’erreur sur ca propre prestation ?
EX : arrêt poussin, ils ont vendu un tableau de faible valeur, alors qu’il ne savait pas que
c’était un vrai.
 La cour de cassation admet qu’on peut admettre l’erreur sur ca propre prestation : il
n’y a pas donc d’obligation de la valeur de son propre bien.
III. Quel est la sanction de l’erreur
4 conditions de formations du contrat : consentement (erreur), capacité, objet, cause.
A. L’élément matériel du dol
La sanction du défaut du consentement, si il manque le consentement il y a annulation du
contrat.
EX : j’ai conclu un contrat le 1
er
juillet et le 25 septembre on me dit qu’il y a annulation du
contrat, le contrat est donc sensé n’avoir jamais existé.
EX : je fais une donation le 1
er
juillet, je m’aperçois que cette personne n’est pas mon fils, il y
a erreur sur le consentement car j’ai consentit parce que c’était mon fils. Il y a plus de
donation rétroactivement, le contrat est annulé.
 L’annulation annule le contrat rétroactivement.
L’annulation à un délai de prescription qui est de 5 ans en droit civil, c’est 5 ans à compter de
la découverte de l’erreur.
SOUS-SECTION 2 : Le dol
Article 1116 défini le dol : un comportement déloyale pour insister l’autre parti à contracter.
Un acte déloyale, en droit romain on parler de délit. Le dol c’est un comportement mal
honnête qui va provoquer une erreur chez l’autre contractant.
I. Dol : Délit civil de déloyauté
Une situation où il y a 2 éléments : Un comportement (élément matériel) et une intention
(élément intention).
1. Les manœuvres
Toute sorte de comportement qu’une personne va avoir pour inciter la personne a passé un
contrat.
Ex : le garagiste vend un véhicule d’occasion, il modifie le kilométrage, il nous a induit en
erreur pour que je l’achète.
La jurisprudence nous dit que le dol n’est pas seulement les manœuvres.
2. Un mensonge
Simplement une information erronée qui n’est pas appuyé par des actes extérieurs, un
mensonge est une information inexacte.
Arrêt 15 janvier 2002 chambre commercial : la pharmacienne prend sa retraite et vend son
fonds de commerce a un autre pharmacien, il faut indiquer les bilans avec toutes les recettes
des dernières années. La pharmacienne présente des bilans qu’elle falsifie, elle présente des
chiffres incroyables. Elle donne un mensonge. La cour de cassation dit qu’il y a dol, avec des
indications erroné dans l’acte.
Très souvent en droit on tient compte du « dolus bonus »= le bon dol. Les romains disaient
qu’il pouvait exister des mensonges qu’on pouvait accepter.
EX : un mensonge commercial : un commerçant sur le marché nous dit que ces les meilleurs
produits, on sait que c’est un mensonge, mais on contracte quand même et on ne peut pas
demander l’annulation.
Si on regarde le code civil, c’est des comportements, et la jurisprudence admet que sa peut
être plus que des manœuvre et plus que des mensonges.
3. La réticence dolosive
Je ne dis pas quelque chose de faux mais je ne dis pas quelque chose de vrai, ou je réponds a
côté. La rétention d’information, je me tai et mon silence peut entrainer mon contractant à
croire quelque chose qui est inexacte.
Arrêt de la chambre civil 30 mars 1927 : la simple réticence
Arrêt chambre civil 3, 2 octobre 1974: les époux son propriétaire d’une maison de campagne
et veulent la vendre a d’autre époux, ils expliquent que la maison est à prendre dans l’état
où elle est. Lorsque le contrat est signer, les nouveau propriétaires se retourne vers les
vendeurs car il ne leur avait pas dit qu’il y avait une porcherie, on n’a rien dit. Vous avez
gardé le silence sur ce que vous connaissez. La cour de cassation répond : le dol peut être
constitué par le silence d’un information qui aurait empêché de contracter. Le vendeur avait
une information qu’il n’a pas dit, l’acquéreur à l’impression de se faire rouler.
Peut-on admettre la réticence dolosive de l’acquéreur ?
La cour de cassation nous dit qu’il y a une obligation pré contractuel qui pèse sur le vendeur
car il a une obligation d’information.
Arrêt 1
er
chambre civil 19 juin 1985 : un M achète une voiture chez un garagiste il achète une
voiture de 1975, le garagiste ne lui dit pas qu’il a foutu un moteur de 68. Est-ce qu’il avait
une obligation d’information ? La cour de cassation dit que oui le vendeur peu commettre
une réticence dolosive.
Le vendeur a une obligation mais est ce que l’acquéreur aurait une obligation
d’information sur la valeur de cet objet ?
EX : je achète un objet a 20 € un objet qui en vaut 400. On aurait tendance a dire a priori
non. La cour de cassation a répondu a cette question.
Arrêt Badus chambre civil, 3 mai 2000 : une personne retrouve dans son grenier des photos,
elle les vends peu chère, il les a payé 150 € et les revends 200 000€, il retourne la voir et en
rachète au même prix. L’aquereur estime que ce n’est pas sur lui que pèse l’obligation
d’information. Et bien on s’aperçoit que la cour d’appel donne raison à la vieille, et à
restituer les photos. La cour de cassation nous dit qu’il existe aucune obligation
d’information qui pèse sur l’acquéreur vis-à-vis du vendeur.
Arrêt de la 3
ème
chambre civil 17 janvier 2007 : concerne un professionnel, un particulier
vend un bien à un professionnel. Un agriculteur qui est devenu livreur et avec une femme ne
difficulté il va vendre sa maison à un marchand de bien (agent immobilier). Il va acheter la
maison sans dire a l’agriculteur que sa maison vaut bien plus. Il va la revendre en plusieurs
lots beaucoup plus chers. Il reproche de ne pas avoir dit au professionnel acquéreur d’avoir
garder le silence sur une information qu’il avait. La cour de cassation nous dit que
l’acquéreur n’est pas tenu même professionnel n’est absolument pas tenu d’une information
au vendeur.
Le dol : manœuvre, mensonge, réticence dolosive (silence).
B. L’élément intentionnel du dol
Volonté d’induire en erreur une autre partie. La difficulté est de démontrer l’élément
intentionnel du dol sur une personne qui n’a pas donné d’information.
Arrêt 28 juin 2005 : quelqu’un qui garde le silence est ce que cette personne a la volonté de
trompé où l’élément intentionnel est présumé ? Cour de cassation nous dit que quand on est
face à un mensonge ou manœuvre l’élément intentionnel est présumé. Si on est face à une
réticence dolosive (silence) il ne suffit pas de démonter le silence mais il faut prouver
l’élément intention qui est dans l’unique but de tromper.
C. L’imputation du dol
Article 1116 : « le dol est une cause de nullité de la convention, lorsque les manœuvre
provoqué par l’une des parties ».
Le dol ne peut être le fruit que d’une manœuvre, le mensonge ou un silence que d’une
partie. Il n’y a jamais de dol du tiers. Il y a 2 exceptions :
- L’hypothèse où le contractant n’est pas l’auteur du dol mais le complice
EX : je ne manœuvre pas mais je demande a d’autre de le faire à ma place.
- En matière de contrat à titre gratuit (donation), l’idée est de dire que si je fais un
cadeau à mon fils, pour invoquer le dol de mon fils il faudrait qu’il ait fait des
manœuvre ex : je suis le meilleur des fils. Le principe est que c’est un contrat
déséquilibré ou une partie ne donne rien, on pourrait demander l’annulation du
contrat à titre gratuit pour le dol d’un tiers. EX : la voisine me dit que c’est mon fils
et m’amène à faire un contrat avec mon fils. Mais comme je suis dans un contrat à
titre gratuit je peux demander l’annulation par le dol d’un tiers.
II. Le dol de vice de consentement par l’erreur qu’il provoque
La personne commet des manœuvres ou des mensonges pour provoquer le contrat
A. Le domaine élargit de l’erreur provoqué
L’idée est qu’en matière d’erreur sur la substance, sur la personne ou sur les qualités
essentielles de la personne qui permettant l’annulation du contrat. Le dol est un
comportement qui provoque une erreur. Il peut provoquer une erreur sur la substance.
L’erreur sur la valeur est une erreur qu’on ne peut pas retenir. Mais en revanche le dol peut
provoquer sur une valeur et sur les motifs, invocable grâce au dol.
EX : je peux obtenir grâce au dol une solution que je n’aurais pas obtenue avec l’erreur.
Arrêt 21 février 2001 : le dol rend toujours inexcusable l’erreur provoqué. J’obtiens grâce au
dol l’annulation de contrat.
B. Le caractère déterminant du dol
Par mes manœuvre et mes mensonges la personne c’est trompé que si elle l’avait su elle
n’aurait pas conclu se contrat. Le dol permet d’obtenir l’annulation d’un contrat qu’une
personne n’aurait pas conclu si elle l’avait su.
EX : si j’avais su j’aurai peut-être acheté la maison mais pas a ce prix la, peut-on considéré
qu’il y a dol quand la manœuvre n’aurai pas empêcher a la conclusion du contrat mais à des
conditions différente ?
La doctrine moderne de la cour de cassation arrêt 29 juin 2005 3
ème
chambre civil : il n’y a
pas à distinguer entre le dol principal (si j’avais su je n’aurais jamais conclu le contrat) et le
dol incident (si j’avais su j’aurai conclu le contrat a des conditions différentes). Pour la cour
de cassation les 2 types de dol entrainent toujours l’annulation du contrat.
En droit romain, un délit donc sa peut être du droit pénal : l’escroquerie. La sanction de
l’annulation du contrat, le dol est aussi un délit un comportement que quelqu’un fait dans le
but de nous porter préjudice.
III. La sanction du dol
Le dol est un vice du consentement, si il n’y a pas de consentement il y a annulation de
contrat. Pour le dol on peut en + de l’annulation on peut obtenir des dommages et intérêts
pour réparation du préjudice, elle sanctionne un comportement délictuelle (pas encore lié
par un contrat) se mensonge a entrainé des frais des dépense un préjudice + annulation du
contrat.
Normalement en matière de responsabilité on ne peut pas cumuler responsabilité
contractuelle (je glisse chez mcdo) ou délictuelle (je renverse une personne dans la rue).
Cependant dans le dol il est à la fois contractuelle avec l’annulation du contrat Article 1116,
en même temps un délit avec un comportement délictuelle déloyale. C’est une des rares
situations où on peut le faire en même temps.
Le délai de prescription est de 5 ans, on peut demander l’annulation du contrat dans les 5
ans de la découverte du dol.
SOUS-SECTION 3 : La violence
On va manifester un consentement qui n’est pas libre car elle le fait sous la menace.
La violence : un consentement qui n’est pas libre, mais en principe éclairer (on sait ce qu’on
fait). L’erreur et le dol est un consentement erroné.
I. La violence : Un délit civil de menace
Pour prouver la violence il faut, élément matérielle, intentionnel et imputabilité
A. L’élément matériel
Le code civil ne nous a pas détaillé la violence, article 1112 : il existe la violence physique.
EX : coup, blessure, menace de mort.
Violence morale
Cour d’appel de paris 24 mai 2001 : un médecin travaille dans une clinique, mais la clinique
veut s’en débarrasser et pour cela elle va le forcer à signer une lettre de démission, dans
lequel il démissionne immédiatement et sans indemnité pour des raisons personnelles. Puis
il les attaques car il a signé une lettre sous la violence moral, il y a été forcé, il invoque
comme argument les circonstances, la clinique aurait profité des circonstances. Il a été
convoqué pour une réunion à 19h sans possibilité de report, prévenu 3h avant, pas de
possibilité d’être assisté, il se retrouve avec un certain nombre de personnes et il nous dit
qu’il a subit une violence moral avec des conséquences incroyable. La cour de cassation nous
dit qu’il y a violence moral de la part de la clinique qui ont profité de la position d’infériorité
du médecin.
Article 1133 : la violence peut-être retenu contre le contractant mais également par les
ascendants et descendant du contractant, possibilité de menace à l’entourage du
contractant pour autant retiendra violence sur la personne.
B. Violence intentionnel
La cour de cassation nous dit qu’il faut que la violence ait un caractère illégitime.
Est-ce qu’il y aurait des cas de violence légitime ?
L’article 1114 : la crainte révérenciel envers les parents, si on a des parents ont doit être
respectueux, on considère qu’il n’y a pas de violence entre les ascendants et descendants, il
y a une crainte légitime envers eux.
Ex : une personne nous doit de l’argent et elle nous les rend pas, où tu me signe cette
reconnaissance de dette ou bien alors « je te fais un procès » ce n’est pas illégitime de dire
qu’il va faire un procès. C’est tout à fait légitime.
Ex : une personne nous doit de l’argent et je demande à une entreprise de récupérer l’argent
à ma place, le téléphone va sonner plusieurs fois c’est de le harcèlement. La panthère rose
nous suit avec une affiche cette personne doit 1000€. Tout cela est interdit en France mais
autorisé aux États-Unis.
Ex : je fais une grève et j’occupe les locaux, je séquestre mon employeur un élément
intentionnel c’est illégitime
C. L’imputation de la violence
Les partis contractantes, l’erreur comme le dol doit venir de c’est 2 partis.
Dans la violence il y a un principe posé à l’article 1111 : premièrement dans l’hypothèse dans
la quel le co-contractant est violent. Deuxièmement la violence peut émané d’un tiers au
contrat, quand bien même elle n’émane pas de la parti contractante.
La violence peut être retenu quand le co-contractant a été violent ou quand un tiers la été.
C’est un vice tellement fort qu’on est conscient mais qu’on le fait parce qu’on a peur.
EX : sa peut être un ami, un voisin, la belle-mère.
Puisque la violence c’est le partenaire qui est violent ou un tiers. Peut-on admettre qu’il a
parfois certaine circonstance extérieur qui peuvent nous faire peur et nous amène a signé un
contrat ? Peut-on profiter de circonstance (que je n’ai pas organiser) pour pousser quelqu’un
a signer le contrat ?
C’est ce qu’on appel la violence économique : si on regarde bien le texte du code civil
« quand le concentement a été extorquer par violence » ce veut dire que quelqu’un a té
violent et nous pousse a contracter. Peut on profiter des circonstance économique pour
faire peur a la personne et la poussé a contracter ? (crises)
Arrêt Bordas chambre civil 1, 3 avril 2002 : une salarié de l’édition Larousse Bordas, madame
Kannas elle a une idée qui est de faire un dictionnaire qui s’adresserait au enfant ou au
étranger « dictionnaire mini-débuttant », elle est employé depuis 1972 et le propose en
1984, Larousse refuse puis il dit qu’on pourrait le faire, mais sa l’embête que ça soit elle qui
la inventer car il y a un droit d’auteur et elle pourrait demander des droits d’auteur a chaque
exemplaire vendu. Larousse lui propose de signer un contrat dans le quel vous me sedé vos
droits, et en contre parti il la ferait monté dans l’échelle. Elle renonce a ses droits. Il s’avère
qu’elle va devenir directrice éditorial et puis elle est licencier. Elle fait un procès à Larousse,
en lui disant que en 1984 on a signer un contrat, elle estime que son consentement n’est pas
valable il a été extorquer par la violence et nottament la violence économique. Elle avait
intéré a être coopérative pour ne pas perdre son emploie. La cour d’appel de paris, va
donner raison a cette femme et prononce l’annulation de son contrat « l’auteur c’est trouver
soumis à des contrainte morales … ». Bordas est furieu et fait un pourvoi en cassation, et il
estime que la violence doit être moral ou physique. La cour de cassation procède par un Visa
vu article 1112, et refuse la violence économique elle casse l’arrêt de la cour d’appel pour
manque de base légale. La cour de cassation admet la violence économique mais ca n’est
pas simplement profiter des circonstances mais c’est d’une part :
- Des circonstances économiques négatives
- La preuve que l’un des contractants à tirer profit de ses circonstances (les a
instrumentaliser) pour exercer une violence.
C’est donc Le fait d’utiliser ses circonstances pour menacer. Mais son employeur ne la pas
menacé de licenciement.
II. La violence, vise du consentement par la crainte
Selon l’article 1112 : « il y a violence lorsqu’elle est de nature a faire impression sur personne
raisonnable, et qu’elle peut lui inspirer la crainte d’exposer sa personne ou sa fortune à un
mal considérable et présent. On a égard en cette matière, à l’âge, au sexe, et à la condition
des personnes. ».
La violence c’est la crainte qu’on va inspirer à son co contractant, d’un danger, la crainte
d’un mal qui va arriver.
A. Le moment de la criante
il y a violence lorsqu’une personne raisonnable et qui peut avoir légitiment peur. On nous
dit que c’est un mal présent mais c’est faux car le mal n’est pas toujours imminent. L’article
1112 est un peu mal rédigé car c’est un mal qui n’est pas encore arrivé, c’est la menace qui
est présente mais le mal est imminent ou futur.
Quand on parle du moment de la crainte il faut que la menace soit présente.
Arrêt 13 janvier 1999 Civil3 : une femme demande l’annulation de son contrat car elle
estime avoir été menacé. C’est à elle de le prouver, la cour de cassation dit qu’elle doit
prouver la peur au moment du contrat. Cependant la peur est un comportement qui se
prolonge sur une durée de temps, elle a souvent peur avant et après. Le peur doit exister au
moment de la signature du contrat mais aussi après. Mme.X décide de quitter son marie et
elle se retrouve seule avec ses enfants. Elle va se laisser amadouer dans une secte de 1972 à
1997. Le gourou lui dit qu’il faut lui donner tous ses biens, elle va vendre son appartement à
une société qu’il dirige, c’est bien de l’escroquerie. Elle demande l’annulation de la vente,
mon consentement été vicié pour cause de violence, on m’a fait signer ce contrat sous
violence moral. La cour de cassation suit la cour d’appel qui estime que le contrat est nul
pour violence. Elle demande la restitution de la maison. Mais la cour d’appel cherche des
preuves, elle dit qu’elle a subi pendant 15 ans des violences physique et moral, mais le
contrat a eu lieu a une date précise, peut-on utiliser une date de temps pour prouver la
violence ? La cour d’appel pouvait se fondé sur des éléments d’appréciation postérieur au
contrat.
Pour prouver la peur on peut présenter des éléments de preuve qui existait au moment du
contrat et qui ont aussi exister après mais aussi avant.
B. L’appréciation de la crainte
« La violence un élément de nature à faire pression sur une personne raisonnable », on doit
avoir une apprécition au cas par cas ou la violence est-elle une définition général.
La cour de cassation nous dit qu’elle s’apprécie « in concreto » au cas par cas. C’est
déterminer par L’article 1112 : doit tenir compte de l’âge, du sexe et de la condition de la
personne.
III. La sanction de la violence
La sanction de la violence c’est un vice de consentement, c’est l’annulation. Le délai de
prescription est de 5 ans. On peut demander l’annulation du contrat à compter du jour où la
violence a cessé.
Mme.Kannas a attendu d’être licencier, la femme qui a vendu sa maison quand elle est sorti
de la secte.
MANQUE
EX : je force quelqu’un a signer un contrat et je lui dit que si il le fait pas je lui coupe les
doigts. Elle signe son contrat est valable mais elle va demander l’annulation pour violence.
Mais elle a un pouse en moins peut-elle demander des dommages et interets ? oui, il y une
sanction contractuelles, et une sanction délictuelle dommage et interet contre l’auteur de la
violence.
Chapitre 2 : l’objet du contrat
Article 1108 : défini les 4 conditions de validité d’un contrat : consentement (libre pas vicié
et existant), la capacité(mineur émancipé ou majeur et pas sous un régime de tutelle),
l’objet et la cause.
« Il faut pour qu’un contrat soit valable, un objet certain qui forme la matière de
l’engagement ». C’est ce sur quoi porte un contrat. L’objet du contrat c’est le contenu du
contrat.
EX : si je vous loue un appartement, c’est la jouissance d’un appartement.
On va voir qu’il y a 2 conditions posé par la jurisprudence :
SECTION 1 : Existence et Possibilité de l’objet
I. L’existence de l’objet
En fait, un contrat ne peut se former que si l’objet exsite au moement de la formation du
contrat. Si il n’y a pas d’objet il n’y a pas de contrat. Dès qu’on est d’accord et que l’objet
existe le contrat est valable, même si il brule juste après.
Il ne suffit pas de dire que l’objet doit exister, il y a des contrats qui se font sur l’objet future,
article 1130 : « les choses future peuvent faire l’objet de l’obligation ».
EX : je vais chez la pâtisserie et je demande un gâteau pour mon anniversaire, je signe mon
contrat je donne déjà la somme ou une partie de la somme, l’objet n’est pas encore fait,
mais le contrat a pour l’obligation de la fabrication de l’objet.
Un contrat n’est pas simplement une chose qui existe aujourd’hui, ce peut etre un objet
future.
Soit il y a certains cas, exception : le code civil n’admet pas qu’on puisse faire un contrat sur
des choses futures :
- les pactes sur succession future, EX : je lui dis un jour mon père va mourir est je vous
la vendrais, je ne peux pas c’est interdit en droit français car l’objet future est une
succession, vous souhaitez la mort de la personne et en plus vous pourriez être
amené à la tuer pour avoir le bien. Quand votre père mourra vous pourrez mais pas
au motif que vous la recevrai.
II. La possibilité de l’objet
Il faut que dans tous les cas pour que le contrat soit valable il faut que l’objet soit possible.
Un objet impossible : matériellement ou juridiquement n’est pas possible.
EX : un artisan veut faire un tour de 30 étages en 6 mois, c’est difficile matériellement mais c’est
possible.
EX : je vous vends une maison sur Saturne, ce n’est pas possible matériellement et juridiquement.
 Pour faire un contrat il faut un objet présent ou futur, et soit possible matériellement ou
juridiquement. Sinon le contrat n’existe pas.
SECTION 2 : il faut un objet déterminé la détermination de l’objet
Article 1129 la détermination de l’objet : alinéa 1 « il faut que l’obligation ait pour une chose au moin
déterminer a son espèce ».
Les obligations en nature : les obligations de faire, de ne pas faire ou de donner quelque chose.
S’exécute matériellement.
Les obligations monétaires : de payer un certain prix.
I. La détermination de l’objet portant sur une chose autre qu’une
sommes d’argent
A. Obligation portant sur un corps certain
Un corps certain est une chose que l'ont peut désigner individuellement, comme un stylo ou
un immeuble. Quand un contrat porte sur un immeuble pour que le contrat soit valable
l'objet est certain soit il est désigné (Ex : apparemment à 2 place de la république).

B. Les obligations qui portent sur une chose de genre
Une chose que l'on ne peut pas individualisé, interchangeable, chose fongible. On la
reconnaît par sa quantité, par son poids, sa mesure, son compte (Ex : 3 L de lait). Je peux
aussi avoir un objet déterminé, futur CAD c'est un objet qui n'existe pas aujourd'hui et c'est
une chose future qui est interchangeable (Ex : Le taxi, on lui demande de nous emmener à la
gare, objet futur car il ne l'a pas encore fait. On peut déterminer ici par le compteur, on peut
même dire qu'elle est déterminable).
II. La détermination de l'objet portant sur une somme d'argent
Comment fait-on quand la détermination porte sur une somme d'argent ?
Ex : je fais un contrat de vente, elle coûte 10 000 euros. Le vendeur à une obligation de faire
(ici délivrance de propriété), moi j'ai l'obligation de donner (l'argent). Contrat valable ici car
j'ai un objet déterminé (le prix et la voiture).
Possible de conclure un contrat dans lequel le prix n'est pas déterminé ?
Les conditions (consentement, capacité, objet existant et déterminé et il faut une cause).
Mais est ce que ce n'est pas dangereux, du moment que le prix n'a pas été retenu ?
En droit français, le contrat de vente est régis par les article 1591 du CC, un contrat de vente
est un contrat (respect des 4 conditions), mais ajout de condition quand c'est une vente il
faut un prix déterminé.
Article 1129 du CC : l’objet droit être déterminé ou il doit être déterminable.
Ex : Un gâteau dans une vitrine, contrat de vente, offre publique tandis que si je dis de faire
un cadeau, c'est une prestation de service.
La cour de cassation, se demande si elle doit appliquer la condition du prix à tous les
contrats. Elle ne fait pas la loi, elle s'appuie de l'article 1108 du CC. Elle dit que quand
l'obligation porte sur une somme d'argent je vais partir du principe que l'objet de cette
obligation est une somme d'argent (il doit être déterminé de l'obligation en argent, soit le
prix doit être déterminé). Chaque fois que l'on a une obligation portant sur une somme
d'argent il faut que le prix soit fixe et déterminé. Donc tous les contrats doivent avoir un prix
(5
ème
conditions).
La cour de cassation c’est interroger sur l’article 1592 sur le contrat de vente, en plus des 4
conditions (C,C,C,O) il doit y avoir un prix qui devient la 5
ème
conditions.
Contrat synallagmatique avec un avocat et un client c’est une prestation de service, y a-t-il
une exigence de prix ?
Les contrats de franchise : exploitation d'une marque, avoir des magasins partout sans être
propriétaire.
Les contrats cadres (entre deux pro) : contrat conclu avec les sociétés d'essence et de
station-service. La compagnie pétrolière s’engage à les aider à s’installer. Le pompiste
s’engage à acheter son essence quand dans cette compagnie pétrolière. Dans un contrat
cadre il s’engage à acheter du pétrole mais on ne connait pas le prix comme c’est un contrat
de longue durée on ne peut pas connaitre le montant.
En plus des contrats cadres, les 2 partis chaque année vont conclure un contrat d’application
(pour dire que le pétrole chaque année à combien s’estime le prix).
Qui fixe le prix ?
- Les parties entrent elles ont décidé de fixer un prix une fois pour toute accord de
volonté, pas possible sur une durée de 10.
- Aucune des partis ne le fixe c’est un tiers qui va fixé le prix, comme un expert. C’est
un prix qui n’est décidé ni par l’un ni par l’autre.
On peut recourir aussi à un indice à la place d’un tiers, pour savoir l’inflation.
On fixe un prix aujourd’hui de 50centime et chaque année on le monte en fonction
de l’indice de l’inflation. Cet indice ne dépend pas de la volonté des 2 partis
- L’hypothèse où l’une des partis va fixer le prix de vente en fonction de son tarif, fixé
par une seule des partis, fixation unilatéral du prix.
EX : total nous dit qu’il y a un approvisionnement exclusive chez lui, et c’est lui qui
fixe le prix.
Le risque est que la partie qui fixe le prix abuse de son pouvoir, qui peut être
pénalisant à celui qui va le payer.
La cour de cassation a eu affaire à cette question, peut-on conclure un contrat qui n’est pas
un contrat de vente sans prix ?
La cour de cassation cherche a annuler le contrat au motif que celui qui fixe le prix est le seul
à le fixer. Elle déclare qu’elle peut utiliser la notion d’objet article 1129. La cour de cassation
annule les contrats de concetions pour objet indeterminer car le prix n’est pas fixer donc le
contrat est nul. Elle veut protéger le complice, elle utilise l’objet en disant que l’obligation a
pour objet un prix.
Arrêt de principe 1 octobre 1995 :
- pour la cour de cassation le prix n’est pas l’objet, elle revient a une vision orthodoxe
du droit, pour un contrat qui n’est pas un contrat de vente, il faut un objet qui soit
déterminer et déterminable mais on ne l’associe pas au prix. L’article 1129 n’est pas
applicable au prix.
- Parfaitement possible que une seule des partis le contrat est valable mais le juge
pourra controler qu’il n’y ait pas abu dans la fixation du prix.
arrêt rendu par la cour d’appel de paris 24 octobre 2000 : une personne qui loue a la BNP un
coffre fort, c’est un contrat synallagmatique de location entre le client et la BNP. L’obligation
de la banque est la mise à disposition du coffre, l’obligation du client et de payer le loyer du
coffre. La location du coffre n’est pas déterminer pour chaque année c’est la banque qui
détermine le prix. Le prix est donc fixé par une des partis En 1989 : 7 100€. En 1995 : 8 200€.
1996 : 21 000€. La BNP dit que le contrat est valable car il y a bien C,C,C,O. si il y avait abu
dans la fixation du prix le juge peut controler la fixation du prix. La cour d’appel : donne
satisfaction au client, en considération du contrôle de la bonne foi, le prix peut être fixé par
l’une des parti le contrat et valable mais le juge peut verifier si il y a abu dans la fixation du
prix.
1
er
sanction :
- le juge peut condamner la BNP à des dommages et interet. Le juge ne peut pas
modifier le prix il n’est pas parti au contrat.
- Peut mettre fin au contrat en ordonnant la résiliation du contrat, c’est quand une
parti n’exécute pas ou execute mal ses obligations, la sanction est qu’on met fin au
contrat en prononçant la résiliation.
On regarde 2 étapes au contrat :
- Annulation : Les conditions nécessaires pour que le contrat soit former 4 conditions
au contrat, si une des conditions n’existe pas le contrat est nul il y a annulation au
contrat il est sencé n’avoir jamais exister
- La résiliation ou la résolution : l’hypothèse où le contrat a été conclu valablement il a
les 4 conditions. Il a commencé a s’executé et pendant son execution une des partis
cesse d’executé. La sanction de quelqu’un qui ne respecte pas le contrat.
EX : un mariage est annulé, une des conditions n’est pas remplis, un mariage qui n’a pas
exister. Un divorce c’est un mariage qui est valable, un contrat qui a été conclu et exécuté
mais un des 2 ne respecte pas le contrat.
Un contrat qui n’a pas de prix est un contrat valable. Si le prix est fixé par l’une des parti si
elle abuse de son pouvoir le juge pourra contrôle le fixation du prix et sanctionner par la
résiliation, domage et interet.
III. Licéité et valeur de l’objet
Le code civil nous dit que l’objet doit être licite.
A. La Licéité
Article 1128 : « il n’y a que les choses qui sont dans le commerce qui peuvent faire l’objet de
convention ». C’est le commerce juridique il faut que l’objet soit dans le commerce sinon je
ne peux pas faire de contrat.
La personne humaine n’est pas dans le commerce, les conventions de mère porteuse n’est
pas dans le commerce. Elle s’engage à porter un enfant et être rémunéré ou pas en le
donnant à la naissance. Le contrat n’est pas possible, le personne humaine n’est pas dans le
commerce. Quand on fait un don de cheveux ou d’organe il y a une nécesité térapeutique,
on ne vent pas un organe on fait un don oùù en tout cas avec une rémunération minimal. En
principe gratuit avec une autorisation médical, car on ne peut pas admettre de commerce
sur notre corps.
Le contrat de prostitution, n’est pas valable l’objet est illicite, il porte sur la personne
humaine.
Arrêt chambre commerciale 24 septembre 2003 : la cour de cassation rend un arrêt sur les
produits contrefaits. L’objet du contrat est une marchandise contre faite qui est hors
commerce.
Arrêt chambre commerciale du 16 mai 2006 : produit cosmétique périmer, ne peuvent pas
faire l’objet d’un contrat. Produit qui est hors commerce.
Concernant la clientèle, quelqu’un a un magasin et il a des clients il vont constituer le chiffre
d’affaire en achetant. On estime la valeur du magasin en fonction du chiffre d’affaire. On
estime que la clientèle puisse se vendre. EX : je suis boulanger je vend ma clientèle car les
gens vont continuer à acheter chez moi. La clientèle reste fidel a un lieu pas forcément a une
personne. La clientel commercial peut faire l’objet d’un contrat parce que ce qui compte
c’est pas la personne mais l’argent.
La clientèle civil, est une profession civil qui a des clients comme un avocat, un notaire, un
architecte, on pars du principe que la clientèle est attacher au professionnel, un rapport
personnel qu’on appel un rapport intuitu personae. La clientèle civil est personnel. Pendant
des année la cour de cassation à refuser que la clientèle civil est hors commerce juridique
elle ne peut pas faire parti d’un contrat, car elle sont libre de choisir le professionnel. Quand
un avocat s’arrêter il vend son cabinet a un autre mais il peut pas vendre sa clientèle. Pour
résoudre se problème : un professionnel libéral comme il ne peut pas vendre sa clientèle, on
partait du principe qu’on allait habiller le contrat différement, pendant dès année la cour de
cassation a trouver un autre système il va payé un prix mais le contrat serait illicité si il vend
sa clientel, il va s’engager a présenter ces clients c’est une obligation de faire, il vend un droit
de présentation qui est payé par celui qui lui succède.
Arrêt fondamentale en la matière 7 novembre 2000 : 2 médecin vendent leur clientèle, la
setion d’un clientèle civil n’est pas ilicite ,c’est un objet licite. On peut vendre désormais une
clientèle civil à condition que soit sauvegarder la liberté du patient. Le juge nous dira au cas
par cas si l’objet est dans le commerce ou non il n’y pas de liste.
B. La valeur
On a dit quand droit français la lésion (déséquilibre économique) n’est pas une cause de
nullité. Un contrat synallagmatique 2 obligation.
Contrat commutatif : un contrat qui serait équilibré économiquement, la presation que je
fais à la même valeur que celle que je recoit.
Il vend une voiture qui vaut 2 000€ et je la vend à 6 000€ le contrat est licite, car l’erreur sur
la valeur n’est pas un vise de consentement. Il n’y a pas d’exigence de contrat équilibré dans
un contrat sygnalagmatique.
Pour l’objet c’est la même, il n’est pas nécessaire qu’une obligation correspondent a la
valeur de l’objet. Pas d’exigence d’équilibre du contrat en droit français.
Chapitre 3 : la cause
La notion de cause n’est pas facile. On entend un peu tout est n’importe quoi sur la cause.
Article 1131-1132 et 1133 : définit la notion de cause
Section 1 : la notion de Cause
I. Diversité des notions
En droit frnaçais tout contrat à une cause. Il y a 2 causes possibles :
- La cause efficiente : elle n’est pas retenu en droit français, explication et origine d’un
phénomène.
EX : le stylo tombe si je le lâche, c’est l’explication d’une situation, la loi de la gravité
- La cause final : ce qui nous intéresse, le but de quelque chose, la raison pour la quel
une personne fait quelque chose. Le droit va retenir la cause final : il y a toujours une
raison pour conclure un acte ou un contrat.
EX : j’offre des fleurs a quelqu’un parce que je suis amoureux.
Le droit français nous dit qu’il y a 2 raisons possible.
A. La cause objective
La raison immédiate pour la quel j’execute une obligation.
EX : le vendeur vend un immeuble et l’aquéreur l’achete, pourquoi le vendeur donne la
propriété ? Parce qu’il veut obtenir le prix. L’aquereur veut la propriété.
Cette cause objective est la même pour tout type de contrat.
Ce qu’on appel la cause objective c’est une cause abstraite car c’est la même quelques soit le
contrat, c’est aussi la cause de l’obligation, j’excute l’obligation pour avoir l’obligation
adverse.
B. La cause subjective
C’est une 2
ème
raisons plus éloigné pour la quel une personne passe un contrat. La cause de
l’obligation du vendeur c’est l’exécution de l’obligation de l’acquéreur. C’est la 1
er
raison
basique.
Pourquoi j’achète un immeuble ? c’est une raison subjective qui n’est pas toujours la même.
EX : pour le loué, pour faire un placement, pour y habiter, pour faire une salle de concert.
C’est une raison plus personnel, plus éloigné plus subjective à notre acte. C’est une cause
concrête, c’est la cause du contrat et pas la cause de l’obligation.
EX : j’achète des fleurs parce que je suis invité, cause objective je les veux, cause subjective
je veux les offrir.
II. Combinaison des notions
Le code civil nous dit qu’en matière de cause tout contrat doit avoir une cause. L’obligation
sans cause ne peut exister. Le code civil impose 2 conditions :
- Tout contrat ou obligation a une cause
- Cette cause soit licite
La question qui se pose comment fait on si on a 2 cause objective et subjective qui doivent
être licite ? que retient-on ?
On part du principe que la cause doit exister : la cause objective. Toute obligation doit avoir
une cause objective.
Pour contrôle la licéité de la cause on contrôle : la cause subjective.
EX : j’achète un immeuble, la cause objective du vendeur est obtenir le prix, la cause
objective de l’acheteur est obtenir l’immeuble. Il y a bien une cause objective de mon
obligation. La licéité est la légalité de la cause, si je veux en faire un bordel la cause
subjective c’est ma motivation, la raison ne parait pas licite. On va regarder un contrat dans
la quel la cause objective exister mais sa cause subjective est illicite, le contrat n’existe pas.
Si on avait qu’on apprécier la licéité de la cause avec la cause objective, on ne peut pas
obtenir l’annulation car elle n’est pas ilicite.