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Annales de

microbiologie

Source gallica.bnf.fr / Médiathèque scientifique de l'Institut Pasteur

Annales de microbiologie. 1982/05-1982/06.



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VOL. 133 A
-
No 3
MAI-J UIN 1982
ANNALES
DE
MICROBIOLOGIE
COLLECTION
DES
ANNALES DE L'INSTITUT PASTEUR
MASSON,
Éditeur
Paris,
New
York, Barcelone,
Milan
120, boulevard
Saint-Germain,
PARIS
Publié
avec le concours
du Centre National
de la Recherche
Scientifique
—2 —
COMITÉ DE RÉDACTION
BUREAU
H. BLACHÈRE
(Dijon),
G. COHEN
(Paris),
R. DUCLUZEAU
(J ouy-en-J osas),
M. HOFNUNG
(Paris),
L. LE
MINOR, président (Paris)
et F. MARIAT
(Paris)
MEMBRES
E.-S. ANDERSON
(Londresj
J .-P. AUBERT
(Paris)
H. DE BARJ AC
(Paris)
J . BEISSON
(Mme) (Gif-sur-
Yvette)
L. DECARLI
(Pavie)
Y. A. CHABBERT
(Paris)
J . CHEVAUGEON
(Orsay)
A. GRÉMIEUX
(Marseille)
J . DE LEY
(Gand)
Y. DOMMERGUES
(Nancy)
G. DURAND
(Toulouse)
J . FLEURETTE
(Lyon)
F. GASSER
(Paris)
J .-M. GHUYSEN
(Liège)
Ph. GOUET
(Theix)
F. GUILLERMET
(Mlle)
(Lyon)
F. J ACOB
(Paris)
F. LACROUTE
(Strasbourg)
H. LECHEVALIER
(New
Brunswick)
H. LECLERC
(Lille)
J . LE GALL
(Marseille)
J . MAYAUDON
(Louvain)
Y. MICHEL-BRIAND
(Be-
sançon)
C. MOREAU
(Brest)
D. A. A. MOSSEL
(Utrecht)
M. PLOMMET
(Nouzilly-
Tours)
J . RIVIÈRE
(Paris)
J . ROUX
(Montpellier)
P. SCHAEFFER
(Orsay)
H. SEELIGER
(Würtzbourg)
J . SENEZ
(Marseille)
M. SHILO
(J érusalem)
G. STARKA
(Marseille)
P. TARDIEUX
(Paris)
J . TAVLITZKI
(Paris)
A. TOUSSAINT
(Mme)
(Rhode-Saint-Genèse)
M. VÉRON
(Paris)
G. WAUTERS
(Bruxelles)
J . WIAME
(Bruxelles)
E.-L. WOLLMAN
(Paris)
Secrétaire
général :
P. MEYER
—3 —
AVIS AUX
AUTEURS
Les Annales
publient
essentiellement des travaux
originaux,
en
français
et
en
anglais,
sous les formes suivantes :
e
mémoires,
e notes
préliminaires,
e notes
techniques,
e courtes notes.
Des
éditoriaux,
points
de vue ou mises au
point,
sont
également publiés.
Les
revues de
synthèse
et d'actualité sont
publiées préférentiellement
dans le
«
Bulletin
de l'Institut Pasteur ».
Les manuscrits soumis au Comité de Rédaction doivent être des textes inédits.
Après
leur
acceptation,
ils sont
publiés
dans un délai de 3 semaines à 3 mois.
Tout manuscrit doit être adressé en deux
exemplaires
dont l'un sera la
frappe
dactylographique originale
et l'autre un
tirage (xérographique
de
préférence)
parfaitement
lisible. La
dactylographie
sera effectuée en
triple interlignage,
ce
qui
devra donner au maximum 23
lignes par page,
avec des
marges
de 5 cm en
haut et à
gauche
notamment.
Ainsi
présentés,
les mémoires
originaux
ne doivent
pas dépasser (sauf
exceptions
accordées
par
le Comité de
Rédaction)
30
pages y compris
les éventuels
tableaux et
légendes
des
figures.
Ils doivent être construits comme suit: titre
(significatif)
;
auteurs et adresses
professionnelles ;
«
summary
»
(précédé
du titre
en
anglais
si le manuscrit est
rédigé
en
français)
;
introduction
(objet
du
travail) ;
sigles
utilisés
(présentés
sur une feuille individuelle
par
ordre
alphabétique
et munis
de leur
signification,
l'ensemble sur 1
colonne);
matériels et
méthodes ; résultats;
discussion;
résumé
(précédé
du titre en
français
si le manuscrit est en
anglais,
et
suivi d'une
proposition
de
mots-clés);
le cas échéant
remerciements;
bibliographie;
éventuellement
figures (+ légendes groupées)
et tableaux. Les renvois en bas de
page
sont admis
exceptionnellement.
La rédaction des courtes notes
peut comporter
1 résumé seulement
(le
«
summary
» en
l'occurrence) ;
leur
expertise
et leur
publication
sont
encore
plus rapides que
celles des mémoires
originaux.
Le manuscrit de la
courte note ne doit
pas dépasser
8
pages
au
total,
bibliographie, figures
et tableaux
compris,
le texte étant
dactylographié
dans les normes ci-dessus
indiquées.
La note
préliminaire
n'a
pas
de restriction
volumétrique ;
étant
préliminaire,
tout en étant
originale,
elle doit annoncer
explicitement
la
publication
d'un travail «in extenso ».
Chaque
tableau
-
titre et tableau
proprement
dit,
suivi de sa
légende
détaillée
-
doit être
présenté
sur une feuille individuelle. Il est recommandé
de
rédiger
des tableaux
synoptiques simples,
dont la
composition typographique
ne
soulève
pas
de difficultés.
Les
figures (photographies,
dessins,
schémas)
doivent être nettement lisibles.
Le format recommandé
pour
les
planches
ou les
figures qui
doivent
occuper
toute
une
page,
est de
12,6
x
20,3
cm. L'échelle doit être
indiquée
sur les
photographies.
Les titres et
explications
détaillées des
figures
doivent être
groupés
sur des feuilles
à
part.
Les
frais concernant
l'iconographie
sont à la
charge
des auteurs.
—4 —
Les
microorganismes
doivent être
désignés
conformément aux indications du
Comité International de Nomenclature. La
première
fois
qu'on
utilisera le nom
d'un
microorganisme
dans le texte
proprement
dit
(abstraction
faite du « sum-
mary »),
on écrira
intégralement
le nom de
genre
et le nom
d'espèce,
le second
sans
majuscule
initiale;
dans la suite du
texte,
on écrira seulement l'initiale du
nom
générique,
suivie du nom
spécifique
en entier
(p.
ex. : Salmonella
typhi
la
première
fois,
puis
S.
typhi).
Il en sera de même
pour l'appellation
binominale
des
espèces
animales et
végétales.
Les unités de mesures et les abréviations utilisées doivent être conformes aux
normes internationales diffusées
par
l'IUPAC-IUB
(cf.
les
règles publiées
in Bull.
Soc. Chim.
biol., 1967, 49,
pp.
121,
325 et 331
; 1968, 50,
pp.
3,
1363 et
1577;
et
1969, 51,
pp.
205 et
819).
Par
exemple,
écrire
mCi,
!kM,
ml
(et
non cm3 ni
cc),
!J .g(et
non
mcg
ni
y),
nm
(et
non
m!J .).
La liste des
références bibliographiques
doit être
disposée par
ordre
alphabétique
selon le nom du
premier
auteur,
chaque
référence
comportant
successivement :
1)
numéro d'ordre entre
crochets;
2)
nom des
auteurs,
suivis des initiales de leurs
prénoms; 3)
titre
authentique
du
travail;
4)
nom du
périodique
selon les abré-
viations
normalisées;
5)
année, tome,
première
et dernière
pages
de la
publica-
tion;
le tout conformément à
l'exemple
suivant :
[1] GUÉNET,
J .
L., J AKOB, H., NICOLAS,
J . F. &
J ACOB,F.,
Tératocarcinome
de la souris: étude
cytogénétique
des cellules à
potentialité
mul-
tiple.
Ann. Microbiol.
(Inst.
Pasteur), 1974,
125
A,
135-151.
Les références concernant les
ouvrages (monographies, traités,
comptes
rendus
de
congrès.)
doivent être
présentées
selon les
exemples
suivants :
[12] DEDONDER,R., Synthèse
des
hétérosides,
in «
Traité de Biochimie
géné-
rale »
(P. Boulanger
& J .
Polonovski), 3,

2, (p. 285),
Masson
et
Cie, Paris,
1969.
[49]
in «
Immunology
of
spermatozoa
and fertilization »
(Symposium,
Varna, Bulgaria, 1967), p. 203-204, Bulgarian Academy
of Sciences
Press, Sofia,
1969.
Dans le
texte,
les
correspondances
bibliographiques, par exemple [12, 49],
doivent
également paraître
entre crochets. Les mentions telles
que
« communi-
cation
personnelle
»
ou
«
à
paraître»
ne sont
pas
admises dans la
bibliographie
proprement
dite;
elles
peuvent paraître
dans le texte si leur
emploi
s'avère indis-
pensable.
Sur les
épreuves d'imprimerie,
les modifications
portant
sur le fond ne sont
pas
admises.
Lorsqu'elles
concernent la
forme,
elles doivent être limitées aux
«
corrections
typographiques
»
dont l'exécution ne doit
pas
bouleverser la mise
en
page.
Les auteurs sont
priés
de faire le nécessaire
-
notamment en
période
de vacances
-
pour que
les
épreuves
soient
renvoyées
dans 48 heures au Secré-
tariat des
Annales,
avec la mention «
bon à tirer ».
Tirés à
part:
25 tirés à
part
de
chaque
article seront fournis
gratuitement;
les auteurs
qui
désirent acheter des tirés à
part supplémentaires
doivent
remplir
la formule ad
hoc,
adressée avec l'avis
d'acceptation
du
manuscrit,
et la
renvoyer
au Secrétariat des Annales
accompagnée
d'un bon de commande émis
par l'orga-
nisme
auquel
les frais
pour
les tirés à
part
et les éventuelles
figures
devront être
facturés.
Dès lors
qu'un
article est
publié,
sa
propriété légale passe
de l'auteur aux
Annales. C'est au
Secrétariat des Annales
que
doivent être adressées les demandes
de
reproduction.
Les manuscrits doivent être adressés en double
exemplaire
au Dr Pierre
Meyer,
au
Secretanat des
Annales, 25,
rue du
Docteur-Roux,
75724 PARIS Cedex
15,
qui répondra
à toute
demande d'information
supplémentaire (306-19-19, poste
3289
ou
3294).
—5 —
I-
t
INSTRUCTIONS TO AUTHORS
r
The Annales
publish principally original
works in French and in
English,
1the
following
formats:
<
reports,
<
preliminary
notes,
< technical
notes,
-
o brief notes.
Editorials and
position papers
are also
published.
Reviews of current
happen-
ings
such as literature reviews are
published
rather in the
«
Bulletin de l'lnstitut
Pasteur
)).
-
Manuscripts
submitted to the Editorial Board should be
unpublished
texts.
fter
acceptance, they
are
published
with a
delay
of 3 weeks to 3 months.
;
Two
copies
of each
manuscript
should be
submitted,
one the
original typescript
'and the other a
legible copy (xerox copies
are
preferred). They
should be
typed
triple-spaced, giving
a maximum
of
23 lines
per page,
with
margins
of 5 cm at the
[top
and on the left in
particular.
r- In this
form,
original reports
should not
(apart
from
exceptions
made
by
the Editorial
Board)
exceed 30
pages including any
tables or
figure legends. They
:should contain: Title
(significant);
Authors and their
professional addresses; Summary
(in English, preceded by
the title if the text is in
French);
Introduction
(aim
of
the
work);
Abbreviations and
symbols
used
(listed
in a
single
column in
alphabetical
order on a
separate page,
with their
explanations);
Materials
and
Methods; Results;
Discussion;
«Resume »
(in
French,
preceded by
the title if the text is in
English,
followed
by suggested key-words); Acknowledgments
if
applicable; References;
any figures
or tables. Footnotes are
only permitted
in
exceptional
circumstances.
Brief notes
may
include
only
1
summary (the English summary
in
this
case); they
are reviewed and
published
more
rapidly
even than
original
reports.
The
manuscript
of a brief note should not exceed 8
pages
in
all,
including
references,
figures
and
tables,
when the text is
typed according
to the rules above. There is no restriction as to
length
for
preliminary
notes;
being preliminary,
even
though original, they
should state that
more
complete
results are to be
published.
Each table

title,
table and detailed
legend

should be
presented
on a
separate
:page. Simple summary
tables which
pose
no
typesetting problems
should be
presented.
Figures (photographs
and
line-drawings)
should be
clearly legible.
The recom-
mended
format
for
photographs
or
figures
which are to take a whole
page
is 12.6
x 20.3 cm. The scale should be indicated on
photographs.
Titles and
rdetailed
legends
to
figures
should be
grouped together
on
separate
sheets of
paper.
-Authors
are
responsible
for the costs
of
illustration.
—6 —
Microorganisms
should be
designated according
to the
guidelines
of the Inter-
national Nomenclature Committee. The first time that the name of a
microorganism
is used in the text
(apart
from the
Summary),
the
genus
and
species
should be
written in
full,
the latter without a
capital
letter;
subsequently only
the initial
letter of the
genus
should be
used,
followed
by
the
species
name in full
(e. g.:
Salmonella
typhi
the first
time,
then S.
typhi).
The same
ruling applies
to two-
word names of animal and
vegetable species.
Units
of
measurement and abbreviations used must conform to the international
guidelines
set out
by
IUPAC-IUB
(cf.
rules
published
in Bull. Soc. Chim. biol.,
1967, 49,
pp.
121,
325 and
331; 1968, 50,
pp.
3,
1363 and
1577;
et
1969, 51,
pp.
205
and
819).
For
example,
mCi,
!J .M,
ml
(not
cm3or
cc), [ig (not mcg
or
y),
nm
(not m(J -)
should be used.
References
should be listed
alphabetically according
to the name of the first
author,
each reference
comprising successively: 1)
the number of
reference,
in
brackets;
2)
names of authors followed
by
the initials of their
forenames;
3)
correct
title of the
paper; 4)
name of
journal,
abbreviated as
per
normal;
5) year, volume,
first and last
page
numbers of the
publication.
The reference should then conform
to the
following example:
[1] GUÉNET,
J .
L., J AKOB, H., NICOLAS,
J . F. &
J ACOB, F.,
Teratocarcinome
de la souris : etude
cytogenetique
des cellules a
potentiality
mul-
tiple.
Ann. Microbiol.
(Inst. Pasteur), 1974,
125
A,
135-151.
References to books
(monographs,
treatises,
congress abstracts)
should be
presented
as follows:
[12] DEDONDER,R., Synthese
des
heterosides,
in «
Traite de Biochimie
gene-
rale »
(P. Boulanger
& J .
Polonovski), 3,

2, (p. 285),
Masson
et
Cie, Paris,
1969.
[49]
in
«
Immunology
of
spermatozoa
and fertilization »
(Symposium,
Varna, Bulgaria, 1967), p. 203-204, Bulgarian Academy
of Sciences
Press, Sofia,
1969.
References in the
text,
for
example [12, 49],
should
appear
in brackets. Such
phrases
as
«
personal
communication »or «in
preparation))
are not allowed in the
References
section;
they
can
appear
in the text if their use
proves indispensable.
Fundamental
changes
at the
galley proof stage
are not allowed. When
minor modifications are to be made
they
should be limited to
«
typographical
corrections
»
which do not
upset
the
layout.
Authors are
requested
to ensure
-
especially during holiday periods
--
that the
proofs
are sent back within 48 hours
to the Secretariat des
Annales,
marked «
bon a tirer ».
Reprints:
25
reprints
of each article are
provided
without
charge;
authors
who wish to
purchase
further
reprints
should fill in the form sent with the notice
of
acceptance
of the
manuscript
and send it back
(to
the Secretariat des
Annales)
with an order
form
from the
Laboratory
or Institute to which the costs for
reprints
and
figures
should be invoiced.
Manuscripts
should be sent in
duplicate
to Dr Pierre
Meyer,
at the Secretariat
des
Annales, 25,
rue du
Docteur-Roux,
75724 PARIS Cedex
15,
who will
supply
any
further information
requested (306-19-19,
Extension 3289 or
3294).
—7 —
Polwalents
^E. -—- ;—;
naison,le
changeur
de
grossisse-
es
microscopes
stereoscopi; ques
WildM3
mentatrois
positionsgrossit
l'ob
j
et
Tetune vaste
gammed'accessoires.
de6,4x,de
16x etde40x.Pour
———————————————————————————————
elargir
ledomainede
grossisement
a haute
qualite
des
systemes compose
d'un
objectifprincipal
à
ptiques,
le
grand
confortdans troislentillesetd'unoculaire
grand
'emploi
etlesaccessoiresmodu-
angulaire
lOx. Pourcettecombi-
aires
fontdu
microscope
stereos-
opique
M3uninstrumentuniver-
el
pour
lestravauxderoutine
lorsqu'ils'agit
d'observerlestrois
dimensionsde
petitsobjet~,
en
laboratoire,
surleschaînesdemon-
tage
etdans
l'enseignement.
'équipement
standarddumicros-
opest6r&oscopique
WildM3se
Wa 9ft J f Doryphore,
echelle 6:1,
eclairage episcopique
B'fl
procurez-vous
unoculaireinter-
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iHjini"
changeable
etdes
objectifs
addi-
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quipermettent
des
grossis-
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de
1,5
a160fois.
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I I BBKHBK
des
angles
differents
permettent
un
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=¡T>.:.,.
examensans
fatiguepour
toutesles
I HBS: 9B
positions
du
microscope
stereos-
mtm copique,
eten
position
assisede
H
l'observateur. Munisdestatifsinter-
-
Hr
changeablcsd'eclairages
et
d'équi-
pementscomplementaires,
comme
p.ex.
les
systemesphotographiques
I
PaM*
MPS,
le
dispositifd'cclairagcepis-
copique
coaxial,
lestubesadessin,
§
r,A> ledouble
diaphragme
iris,etc.,
ils
& peuvent
etreutilises
pourrepondre
auxdifferents
problcmes.
Lemicros-
I
copestereoscopique
WildM3.0
jj
Wild
Heerbrugg
etLeitzWetzlar:
H
I i Suprematie
inondiale
enmacros-
* H copie
et
microscopie.
1- L\ÜO\1 ,O\IS,
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S
,,0\,\.5
—8 —
%)—I
CULTURE I
I DE CELLULES
EUCARYOTES
I
I
Repertoire
des utilisateurs
I
I OUVRAGE COLLECTIF
8 cet
ouvrage regroupe
les chercheurs utilisant la culturede cellules
eucaryotes
sous
toutessesformes
(culturesd'organes,
de
tissus,
de
cellules), quelles que
soient leurs
~N
H orientationsfondamentales
~N
8
categories
decellules:
nerveuses; endocrines;
epitheliales; hématopoïétiques;
fibro-
~N
plastiques ;
musculaires ;
osseuseset
cartilage;
du
systeme reproducteur genetique
~N
cellulaireet
moleculaire;
celluleet
organes embryonnaires;
celluleshôtes.
transforma-
~N
tions
oncogenes; vegetales,
d'invertebres
~N
H 8 index
alphabétique
des chercheurs
~N
H Interesse: 8
biologistes
8
pharmacologistes
8
neurologues
8
endocrinologues
H 8
physiologistes'
H 8
bibliotheques
universitaires,
publiques
et
privees
~N
I
24x16/497p./broch£
ISBN2-222-02763-21981 M
B
Co-éditionavecI'INSERM
~N
Ed ROW d CNRS
CCP. Paris France. 75700 Paris
CCP. Paris 9061-11 Tel. 555-92-25
J
II
M chezsonlibraire 0
~N
II
adefautauxEditionsduCNRS
(chequejoint) 0
~M
profession-— ———————————————————————— et demandevotredocumentation
~N
D
Scienceshumaines ttt
II
adresse
D
Sciencesexacteset naturelles MM
D
Tresordela
langueFrancaise
II
achetelelivre
D RevuedeI'Art II
+ INDUSTRIE SERVP.
t
L
,:..
EStaphyslide-Test
t.
Un seul
geste pour l'identification de Staphylococcus aureus
Simplicity
test
d'agglutination
sur lame
Rapidite reponse
en15secondes
Specificite
identification
de
plus
de98 dessouches de
Staphylococcus
aureus
reaction
negative
avec lesautres
staphylocoques
et les
microcoques
Praticabilite reactifs
prets
a
I'emploi
identificationa
partir
d'unmilieudecultureselectif
(Chapman.)
ounon selecti
Controle:
presence
dans lecoffretd'uncontrole
negatif
S
Staphyslide-Test Ref.
55081Coffret
pour
50tests
comprenant:
-
hematies sensibilisees
(flaconcompte-gouttes)
-
hematies temoins
(flacon compte-gouttes)
z',
~N~-
,
m~~ *
Marcy-I'Etoile
69260
Charbonnières-Ies-Bains France /;/ c,e,i'
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Banalet sans
gravite
enuntoutautre
emplacement,
le
furoncle,
s'il
siege
all niveaudeI'ailedllllezoudans
la
region
naso-labiale, exige
untraitement
antibiotique
par
voie
generate.
Contagieux
et souventtrainant, l'impétigo
est du
classiquement
aun
streptocoque,
maisson
originepeut
être aussi
staphylococcique.
Dans les
formes
resis-
tanteset
etendues,
untraitement
antibiotiquepar
voie
generate
doitsediscuter.
Streptococcies
et
staphylococcies
cutaru
Pvostacine 500
(pristinamycine)
Antibiotique
du
groupe
des
syner-
gistines.
Indications.Infectionsa
germes
sen-
siblesala
pristinamycine.
Posologie.
Habituellement 2
g,
soit
4
comprimes, par jour
en deux
pri-
ses,
de
preference
au moment des
repas.
Dans lescas
graves,
3a 4
g,
soit
6a8
comprimes,parjour.
Enfants.
Sur la basede 50a 100
mg/kgpar jour.
Cout
moyen
de traitement
jour-
nalier chezl'adulte : F
34,50.
Effetsindesirabies. Parfois:
nausees,
pesanteurs gastriques.
Rarement :
vomissements, diarrhee, glosso-
phytie.
Precaution
d'emploi.
Comme
pour
tous les
antibiotiques,
afin d'eviter
de traiter des infections a
germes
resistants,
il est recommande d'uti-
liser le
produit apres
verifkatioi
sonefficacite
par
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VOL. 133 A
-
No 3
MAI-J UIN 1982
Ann.Microbiol.
(Inst.Past.),133A,
nO
3,
1982.
17
ANNALES
DE
MICROBIOLOGIE
-
THE METABOLISM OF
(3-GLUCOSIDES
IN ESCHERICHIA COLI K12
by
R. Defez
(*)
and M. De Felice
(**)
International Institute
of
Genetics and
Biophysics,
via G.-Marconi
10,
80125
Naples (Italy)
SUMMARY
Escherichia coli K12 has a
potential capability
of
metabolizing P-glu-
cosides,
expressed only
in mutants in which a molecular obstruction
to the
synthesis
of the
proteins required
is removed.
KEY-WORDS:
p-Glucoside, System bgl;
Metabolism,
Escherichia coli.
Introduction.
Microorganisms
are able to
acquire
new metabolic functions as a result
of mutational events. Rather common are cases of mutants of enteric
bacteria
that,
as a
consequence
of the
appearance
of
normally cryptic
functions,
manifest the
ability
to utilize as a sole carbon source a carbo-
hydrate
not metabolized
by
the
parental
strain
[4].
In most of these cases
it seems that the
acquisition
of such new function is determined
by
a
change
in
pre-existing
metabolic activities
(such
as those related to trans-
Manuscrit
refu
le 6 octobre
1981, accepte
le 7novembre1981.
This workis extracted
from
the
meeting
«Themaltose
system
as a tool in molecular
biology»
(Seillac,France,
1-4
sept. 1981).
(*)
Present address: Institut Pasteur
(Batiraent
J .-Monod),
75724Paris,
Cedex15.
(**)
To whom
correspondence
should be addressed.
348 R. DEFEZ AND M. DE FELICE
port systems
and catabolic
enzymes) functioning normally
on different
substrates. The
change
is in some cases an alteration in a mechanism
of
gene expression,
in others an alteration in the structure of a
protein.
Such
alterations,
while
determining
the
ability
of
utilizing
a new
substrate,
bring
about in some cases a reduction of the
efficiency
of utilization of
the
original
substrate and therefore are
very interesting examples
of a
way
in which the selective
pressure may
determine a
gradual
modification
of
pre-existing genetic
material,
without
increasing
the size of the
genome.
In some cases of mutational
acquisition
of a new
function,
a modifi-
cation in the mechanism of
production
or in the
catalytic properties
of a
pre-existing enzyme
is not
apparent
and the
newly acquired
function
is
thought,
but not
rigorously
demonstrated
yet,
to be a
consequence
of
expression
of
normally
silent DNA. If this
interpretation
is
correct,
there are DNA
segments carrying
-
and
transferring
to the
progeny
-
well-
organized genetic
information in the absence of a selective
pressure,
a
very interesting phenomenon
from the
point
of view of evolution of the
bacterial
genome.
Two such
systems,
both studied
by
Wu and his colla-
borators,
refer to the utilization of D-arabitol
[7]
and
D-lylose [6] by
Escherichia coli K12 mutants. Another
example
is the utilization of
-glu-
cosides
by
the same
organism,
a
system
studied
extensively by
Schaefler
and his
collaborators
[3, 5]
and more
recently by
us
[2],
which can be
considered as one of the best known model
systems
for the
study
of the
molecular
mechanisms of evolution of the microbial metabolism. We
report
here a brief
description
of our
present understanding
of this
system.
The
cryptic bgl system of
E. coli K12.
E. coli K12 is unable to metabolize
any
known
-glucoside (bgl+ geno-
type
and
Bgl- phenotype) [5].
Nevertheless it
possesses,
in an
apparently
unexpressed form,
the
genes encoding
the essential
products
for
P-glu-
coside
utilization,
which
appear
to be a
transport protein (encoded by
the
bglC gene),
a
-glucosidase
with broad substrate
specificity (encoded
by
the
bglB gene)
and a diffusible factor
responsible
for the induction
of the
system (encoded
by
the
bglS gene).
These
genes
are
organized
into
a cluster located at 83 minutes on the E. coli K12
linkage map [1].
Evidence
from the
laboratory
of Schaefler
suggests
the
gene
order
bglBSRC,
where
bglR
is a
cis-acting regulatory
locus for a
divergent transcription
of
bglBS
in one direction and
bglC
in the other direction
[3].
More recent data
from the
laboratory
of
Wright suggest
that there
might
be a
single
trans-
cription
unit with the
gene
order
being bglBSCR (J .
Felton,
personal
communication).
This
gene
cluster is
thought
to be inactive in the wild
type,
because
transcription
from
bglR
is
impaired.
The
nature
of regulatory
mutations.
Spontaneous
-glucoside
utilizing
E. coli K12 mutants
(bgl- genotype
and
Bgl+
phenotype)
can be selected in
most,
although
not all
(see below)
backgrounds,
with a
frequency
of 10-6 to 10~7in minimal medium
containing
METABOLISM OF
p-GLUCOSIDE
IN E. COLI 349
a
p-glucoside
such as arbutin or salicin as the sole carbon source. Most
of these mutants
(at
least 90 in our
hands) carry
alterations in
bglR.
These mutations are dominant in cis to the wild
type bglR
allele but
do not have
any
effect in trans
[3]; they
are
thought
to remove the
obstruction to
expression
of the
bglBSC genes.
Other mutants
carry
lesions
located in the
bglY gene,
identified
recently by
us
[2]
and located
at 27 minutes on the E. coli K12
linkage map [1].
We have isolated both
missense and nonsense
bglY
mutations that are all recessive to the wild
type
allele. The
Bgl+ phenotype
of
bglY
mutants is
expressed only
when
the
bglBSRC
cluster is intact. The
p-glucoside-metabolizing system
is
positively regulated by cyclic
AMP and
by
the substrates in both
bglR
and
bglY
mutants.
Mutations in a
cis-acting regulatory
locus like
bglR
are
generally
expected
to be-less
frequent
than mutations in the structural
gene
for
a
protein
like
bglY
while,
as outlined
above,
the
opposite
is found. This
has
puzzled
us until an
explanation
has come from the recent work of
A.
Wright
and his
collaborators,
who have observed that
bglR
is a site
of
high-frequency
insertions of IS
(insertion sequence) segments (A. Rey-
nolds,
J . Felton and A.
Wright, personal communication).
We have found that in some E. coli K12
backgrounds
it is not
possible
to isolate
Bgl+mutants (frequency
lower than
10-10).
When
bglR
mutations
which
express
a
Bgl+ phenotype
in suitable
backgrounds
are transferred
into these
impaired backgrounds,
the
Bgl+ phenotype
is lost but a new
suitable
background
is
generated,
in which it is
possible
to isolate
Bgl+
mutants at a normal
frequency (R.
Defez and M. De
Felice,
unpublished
results).
Our
interpretation
of these data is that there is an additional
locus besides the ones mentioned
above,
whose
integrity
is
indispensable
for the function of the
bgl system.
The
genetic map
and the role of such
locus are unknown and
presently
under
investigation
in our
laboratory.
How does the
bgl system
work?
Our
interpretation
of minimal
complexity
of the
bgl system
is that
bglY
codes for a
protein acting (directly
or
indirectly)
as a
repressor
of the
bglBSRC-gene
cluster;
this
repressor
would be active in both the
presence
and the absence of
p-glucosides
and would interact with a
recognition
site
lying
within the
bglR
locus.
Expression
of the
bglBSC genes,
and
therefore utilization of
-glucosides,
would occur when the interaction
of the
repressor
with the
recognition
site is
impaired,
which would
happen
in strains
carrying
either
bglR
mutations
(recognition
site unable to bind
the
repressor;
establishment of a new
differently regulated promoter)
or
bglY
mutations
(repressor
absent or unable to bind at the
recognition
site).
If this
hypothesis
is
correct, interesting questions
can be raised with
respect
to the
physiological significance
of an active
synthesis
of a
protein
for the
preservation
of intact but
unexpressed
DNA.
It is worth
emphasizing
that the
strength
of the model outlined above
is
limited
by
the
following
considerations.
350
R. DEFEZ AND M. DE FELICE
1)
The notion that the
bglBSRC-gene
cluster is a
segment
of silent
DNA
is
suggested,
but not
unequivocally
demonstrated
by
the data in
the
literature;
it is still
possible
to
argue
that the
system might
function
in the wild
type
in the
presence
of an unknown inducer.
2) bglY might
have a broader role than
simply sponsoring
the
crypti-
city
of the
bgl system.
3)
As mentioned
above,
probably
there is an unknown effector of the
bgl system,
in addition to the ones characterized
so far.
A
thoughtful
attention to these
arguments
will be
probably
useful
to the correct
understanding
of future work on
bgl.
MOTS-CLÉS : Glucoside
P, Systeme bgl;
Metabolisme,
Escherichia coli.
REFERENCES
[1]
BACHMANN,
B.J . &
Low,
K.
B., Linkage map
of E. coli
K12,
edition 6. Microbiol.
Rev., 1980, 44,
1-56.
[2]
DEFEZ,
R. & DE
FELICE, M.,
Cryptic operon
for
-glucoside
metabolism
in E. coli K12:
genetic
evidence for a
regulatory protein.
Genetics, 1981,
97,
11-25.
[3]
PRASAD,
I. &
SCHAEFLER,S.,
Regulation
of the
(3-glucoside system
in E. coli K12.
J .
Bact., 1974, 120,
638-650.
[4]
RILEY,
M. &
ANILIONIS, A.,
Evolution of the bacterial
genome.
Ann. Rev.
Microbiol., 1978, 32,
519-560.
[5]
SCHAEFLER,
S. &
MALAMY, A.,
Taxonomic
investigations
on
expressed
and
cryptic phospho-(3-glucosidases
in Enterobacteriaceae. J .
Bact., 1969,
99,
422-433.
[6]
STEVENS,
F. J . &
Wu,
T.
T.,
Growth on
D-lylose
of a mutant strain
of E. coli K12
using
a novel isomerase and
enzymes
related to
D-xylose
metabolism. J .
gen.
Microbiol., 1976, 97,
257-265.
[7]
Wu,
T.
T.,
Growth on D-arabitol of a mutant strain of E. coli K12
using
a
novel
dehydrogenase
and
enzymes
related to
L-l,2-propanediol
and
D-xylose
metabolism. J .
gen.
Microbiol., 1976, 94,
246-256.
miEF NOTE
Ann. Microbiol.
(Inst.
Pasteur)
1982,
132
A,
351-355
PLASMID-MEDIATED
INVASIVENESS
OF « SHIGELLA-LIKE »
ESCHERICHIA COLI
-
by
P.
J .
Sansonetti
(1),
H. d'Hauteville
(1),
S. B. Formal
(2)
and M. Toucas
(1)
(1)
Service des
Enterobacteries,
Unite INSERM
199,
Institut
Pasteur,
75724 Paris Cedex
15,
and
(2) Department of
Bacterial
Diseases,
Walter Reed
Army
Institute
of Research, WRAMC,
Washington
D. C. 20012
L
SUMMARY
Invasive Escherichia coli is a «
Shigella-like
»
microorganism
which
causes a
dysenteric syndrome through
invasion of the human colonic
epithelium. Representative
strains of different
serotypes
were studied in
order to determine whether
plasmids
are involved in their virulence.
All invasive E. coli
strains,
irrespective
of
serotype,
were found to harbour
a
large plasmid
of
ro-I
140 Mdal.
Spontaneous
variants of
serotypes
0143 and 0124 had lost this
plasmid
and had become
avirulent,
i. e.
could neither
penetrate
into HeLa cells nor
produce
a
keratoconjunctivitis
in
guinea-pigs. pWRllO,
a TnS-labelled virulence
plasmid
of
Shigella
flexneri,
was transferred into these avirulent
variants,
thus
restoring
their virulence and
demonstrating
that S.
flexneri
and invasive E. coli
share a common extrachromosomal control of their
ability
to
penetrate
into cells.
KEY-WORDS: Escherichia
coli, Plasmid, Invasiveness,
Epithelium,
Colon;
Virulence.
Certain Escherichia coli strains
may
cause diarrhoea
by invading
the
ntestinal
epithelial
cells,
thus
producing
a
Shigella-like dysentery. They
belong
to several 0
serotypes [4,
5,
9.
10]
which often cross-react
with
Shigella
A,
B and C
serogroups.
Their invasive
potential
is assessed
in the
guinea-pig keratoconjunctivitis
or
Sereny
test
[8].
We have
recently
demonstrated that a 120-Mdal
plasmid
is
necessary
for form I
antigen
synthesis
and invasive
ability
of S. sonnei
[6],
and that a 140-Mdal
plasmid
is
necessary
for S.
flexneri
to
penetrate
into
epithelial
cells
[7].
This demonstrates that invasive E. coli and S.
flexneri
share a common
extrachromosomal.
control of
epithelial
cell
penetration.
Manuscrit
refu
le27fevrier 1982, acepte
le3mars 1982.
352 P. J . SANSONETTI AND COLL.
E. coli strains selected for this
study
are listed in table 1. A first
set of strains was verified to be invasive in the
Sereny
test. The
resulting
keratoconj
unctival exudate was streaked onto
Salmonella-Shigella (SS)
medium. After
overnight
incubation at
37°C,
isolated colonies were
checked for
proper serotype
and used for
plasmid
DNA isolation as
described
by
Casse et al.
[1]. Agarose gel electrophoretic profiles
are
shown in
figure
1
(A-E).
A
large plasmid, approximately
140
Mdal,
was observed in all these strains
(and
others), regardless
of the
serotype.
Additional
plasmids
of various sizes were also observed. A second set
of strains which were virulent at the time of isolation was verified
to be avirulent in the
Sereny
test. It is our
experience
that virulence
of invasive E. coli is
highly
unstable and
irreversibly
lost
upon
subcul-
tures.
Agarose gel electrophoretic profiles
of the
plasmid preparations
are shown in
figure
1
(J ,
K,
L).
A
plasmid
was still
present
in these
strains
although consistently
smaller than
plasmids
observed in the viru-
lent isolates
(i.
e. 100 Mdal and
less), suggesting
that DNA
sequences
involved in the invasive
process
had been deleted.
TABLE I.
-
Bacterial strains and
plasmids.
Strain Sero- Viru-
Species designation type
lence
Source/comments
E. coli 4608-58 0143
+
Walter Reed Collection
1184-68 0152
+
Walter Red Collection
53638-C-17 0144
+ Walter Red Collection
13-80 0124
+
Institut Pasteur Collection
6-81 0115
+
Institut Pasteur Collection
1-72
0124
-
Institut Pasteur Collection
267-66
0112
-
Walter Reed Collection
4533-58 0112
-
Walter Reed Collection
S.flexneri
M4243 2a
+
Walter Reed Collection
M25-8A lb
+
pWR110
is a virulence
plasmid
of
(pWRllO —R64d/,dll)
S.
flexneri
5labelled
by
Tn5and
mobilized
by
R64drd11 into
M25-8A
[7]
S. sunnei 482-79
FormI
+ pWR105
is the T/75-labelledviru-
(pWR105) +(R64rfrdll)
lence
plasmid
of 482-79
[6]
In order to confirm this
hypothesis,
the invasive strain 4608-58
was selected for further
study.
After several
subcultures,
numerous iso-
lates
were tested for their
ability
to invade HeLa cell
monolayers
according
to the
procedure
described
by
Hale and Formal
[2].
When
non-invasive isolates were
detected,
they
were further tested in the
Sereny
test which
always
confirmed avirulence.
They agglutinated
in
0143 antiserum and their colonial
morphology
did not differ from that of
virulent colonies. With
respect
to the
plasmids,
these virulent variants
fell into two
groups
as illustrated in
figure
1: strains with a deleted
plasmid
of 60 Mdal
(i.
e.
4608-58A3,
Fig.
1,
I)
and strains
lacking
the
plasmid (i.
e.
4608-58A2,
Fig.
1,
H).
These results indicate that this
PLASMID-MEDIATED
INVASIVENESS OF E. COLI 353
FIG. 1.
-
Agarosegel electrophoreticprofilesof plasmid
DNA obtained
from
virulent
and avirulent strains
of
E. coli
belonging
to
different
0
serotypes.
A
=
strain
4608-58,
virulent
(vir+).
B
=
strain 1184-68
(vir+).
C
=
strain 53638-C-17
(vir+).
D
=
strain 13-80
(vir+).
E
=
strain 6-81
(vir+).
F
=
S.
flexneri
M4243
serotype 2a;
mole-
cular sizes of the two
large plasmids
have been
previously reported
to be 140.1
±
3.0 and
106.4
±
4.0 Mdal
[3].
G
=
virulent strain 4608-58 shown as a control. H
=
strain
4608-58A2,
avirulent
(vir-).
I
=
strain
4608-58A3(vir-).I
=
strain 1-72
(vir-).
K
=
strain
267-66
(vir-).
L
=
strain 4533-58
(vir-).
Linear DNA islabelled *.
large plasmid
is
necessary
for E. coli
ability
to
penetrate
into
epithelial
cells. Identical results were obtained with strain 13-80
(data
not
shown).
In an
attempt
to restore the virulence of these
variants,
two donor
strains were used: M25-8A
(p WR110-R64drd11)
is an S.
flexneri
serotype
1 strain whose invasiveness had been lost
along
with a
large
140 Mdal
plasmid
and restored
upon conjugative
transfer of
pWR110-R64drdll
which is a
transposon
TNS-labelled virulence
plasmid
of S.
flexneri
serotype
5
(i.
e.
M90T) cointegrated
with its
mobilizing plasmid
R64drd11
[7J .
Strain 482-79
(pWR105)
+ (R64drdll)
is a S. sonnei strain
whose 120-Mdal
plasmid pWR105 coding
for virulence and form I
antigen
has been labelled
by
Tn5 and is mobilized
by
R64drd11
[6].
The
S. flexneri
plasmid pWR110-R64d/-dll consistently
restored invasiveness
of
4608-58A2
in both HeLa-cell
monolayers
and the
Sereny
test,
whereas
the S. sonnei
plasmid pWR105
did not. These results are summarized
in
figure
2
(A-D).
EcoRl
endonuclease restriction
patterns (fig.
2,
F-I)
show that the deleted
plasmid
in
4608-58A3
shares
homology
with the
large
virulence
plasmid
of 4608-58 and that the
plasmid present
in the
virulent
transconjugant
of
4608-58A2
is
homologous
with
pWrllO-
R64drdll
(although
it has overcome a small deletion
during conjugative
transfer)
and not with the 4608-58
plasmid.
Similar results were obtained
with
13-80Ax,
an avirulent variant of invasive E. coli
13-80,
which
regained
virulence
upon
transfer of the S.
flexneri
but not of the
S.
sonnei
plasmid (date
not
shown).
354
P. J . SANSONETTI AND COLL.
FIG. 2.
-
Restoration
of
virulencein thenoninvasivevariant
4608-58A2
by
theS. flexneri
plasmid pWRHO cointegrated
withR64drdll.
A
=
strain
4608-58,
virulent
(vir+).
B
=
recipient
strain
4608-58A2(vir-).
C
=
donor strain
M25-8A
(pWR110-R64drdll) (vir+).
D
=
transconjugant
strain
4608-58A2 (pWRllO-
R64drdll)(vir+).
EcoRl endonuclease restriction was
performed
on
plasmids
isolated in
CsCl2gradients; enzyme
was utilized
according
to manufecturer's instructions
(Boehringer) using
1
jxgDNA; diges-
tion was carried out for 2 h at 37°
C;
material was
applied
to a 0.7 vertical
agarose
gel
in Tris borate buffer and
electrophoresed
for 14h at 40 volts. E
=
phage
X. F
=
strain
4608-58. G
=
strain
4608-58A3.
H
=
strain M25-8A
(pWR110-R64drdll).
I
=
strain
4608-58A2(pWR110-R64drrfll).
J
=
phage
X.
Linear DNA islabelled *.
Plasmids have not been
reported
to
play a
role in invasiveness of
«
Shigella-like
» E. coli strains. This work demonstrates that invasive
strains,
irrespective
of their
serotypes,
harbour a 140-Mdal
plasmid
which
is
necessary
for
epithelial
cell
penetration.
Invasiveness can be restored
in variants which have lost this
plasmid by
an S.
flexneri
but not
by
a
S. sonnei virulence
plasmid.
These data demonstrate that invasive
E. coli and
S. flexneri
share a common extrachromosomal function neces-
sary
for cell
penetration
and are
closely
related when
compared
to
S. sonnei. Molecular characterization of these
plasmids
is
underway
as
well as studies of the virulence determinants coded
by
these
plasmids.
MOTS-CLES: Escherichia
coli, Plasmide, Penetration,
Epithelium,
Colon;
Virulence.
ACKNOWLEDGMENTS
We thank C.
Marty
for her excellent technical assistance and D. de
Champs
for
typing
this
manuscript.
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133
A,
357-369
IN VITRO ATTACHMENT TO A HUMAN CELL LINE
OF ESCHERICHIA COLI STRAINS
CAUSING URINARY-TRACT INFECTION:
OCCURRENCE OF FIMBRIAE
(PILI)
IN ADHESIVE AND NON-ADHESIVE STRAINS
by
G. Chabanon
(1),
C. L.
Hartley (2)
and M. H. Richmond
(2)
(a)
Laboratoire de
Bacteriologie-Virologie,
CHU
Rangueil,
31054 Toulouse Cedex
(France),
and
(2) Department of Bacteriology,
The Medical
School,
University of
Bristol,
Bristol 858 1TD
(England)
SUMMARY
In this
study,
20 strains of Escherichia coli isolated from infected
urinary-tract
were screened for the occurrence of
haemagglutinating (HA)
activity
and for the
possible relationship
between a fimbriate surface
structure and adhesion
ability
to the surface of a human cell line.
Only
8 of the 20 adhesive strains
agglutinated
human or
guinea-pig erythrocytes
or both. In 7 of the 8
strains,
the
haemagglutinating
activity
with human
erythrocytes
was
D-mannose-resistant;
one strain was D-mannose-sensitive
with
guinea-pig
red blood cells
(RBC).
In 40
non-adhering
E. coli isolated from
urine,
D-mannose-resistant HA
was
rarely
detected;
in
contrast,
agglutination
of
guinea-pig
was more
frequent
and D-mannose-sensitive when it occurred.
No correlation was found between the
degree
of HA
activity
and the
ability
to adhere. Moreover at
low-growth temperature
(18° C), haemag-
glutinin
was absent in all the strains tested,
whereas residual adhesion
capacity
could be detected in some strains. Similar results were recorded
after
heating
the bacterial
suspension
at 65° C.
Generally pili
detected
by
electron
microscopy
were
present
at the surface of the strains which
agglutinated
RBC.
There is no correlation between the
presence
of fimbriae or
pili
and
adhesion of E. coli to the human cell line used in this
study.
A
range
of
Manuscrit
recu
le17mars
1981, accepte
le22decembre1981.
Correspondance
: Dr G. Chabanon.
358 G.
CHABANON,
C. L. HARTLEY AND M. H. RICHMOND
distinct mechanisms of E. coli adhesion
appeared
to be involved in the
phenomen
described in this
report.
KEY-WORDS: Escherichia
coli, Adhesion, Pili;
Human
cells,
Urinary-
tract
infection,
HA.
INTRODUCTION
It has
recently
been shown that most bacterial
species possess
the
capacity
of
adhering
either to solids
[25]
or to cell surfaces. This
property
has been demonstrated for
indigenous
oral
organisms,
and these data
suggested
that adhesion
plays
a
very important
role in the colonization
of
epithelia
in man
[12].
Moreover,
and
particularly
with Escherichia
coli,
pathogenicity
was shown to be
dependent
on the
presence
of
adhering
properties:
to intestinal brush border cells for
enterotoxigenic
strains
[2,
9,
12]
or to
uroepithelial
or
vaginal
cells for strains
causing
urinary-tract
infection
(UTI) [24, 29].
There were
only
a few
reports
on the adhesion of bacteria to tissue cell
monolayers [11].
However,
Hartley
et al.
[15]
described a
simple
and
reproducible
in vitro method for the
assessment of the adhesiveness of E. coli
strains,
and this
may
be used
to demonstrate the attachment to the cell line surface of strains isolated
from various
sources,
including
UTI
[3].
Different bacterial surface
compon-
ents were associated with the adhesion
process, depending
on the bac-
terial
species
and on the host
cell;
particularly
in
Enterobacteriaceae,
but
not
exclusively, haemagglutinin
and adhesin are often
synonymous [19].
The aim of the
present study
was to
compare
adhesion to tissue culture
cell line with mannose-resistant or
/and
mannose-sensitive
haemaggluti-
nation
(MRHA, MSHA)
activities and fimbriation in E. coli strains isolated
from urine of
patients
with UTI in order to demonstrate a
possible
corre-
lation between these
properties.
MATERIALS AND METHODS
a)
Bacteria.
In this
study,
60 E. coli strains were selected from a series of 195 strains which
had been tested for their adhesiveness to a human cell line
(Intestine 407). Twenty
adhesive and 40 non-adhesive strains were chosen at random from this series. All
AI
=
adhesion index.
AR
=
adhesionratio.
CFA
=
colonizationfactor
antigen.
ETEC
=
enterotoxigenic
E. coli.
HA
=
haemagglutination (or
haemagglu-
nating).
MR
=
mannose-resistant.
MS
=
mannose-sensitive.
MRHA
=
mannose-resistant
haemagglutina-
tion.
MSHA
=
mannose-sensitive
haemagglutina-
tion.
RBC
=
red bloodcell.
UTI
=
urinary-tract
infection.
ADHESION OF E. COLI TO A HUMAN CELL LINE 359
e
strains had been isolated
recently
from urine
specimens
of
patients
with acute
rcystitis [2].
The strains were identified as E. coli
by
standard biochemical tests
[3].
EThey
were then stored on nutrient
agar slope
at room
temperature
while
awaiting
Lstudy.
fb)
Adhesion test
assay.
¡ The adhesion test used in this
study
has been described in detail elsewere
[2, 10].
Briefly,
109bacteria were
suspended
in
PBS,
pH
7.2, then added in a test tube to a
human foetal cell
monolayer (Flow
Laboratories: Intestine
407-A TCC-CCL6) and
incubated at 37° C for 30min. The
coverslip
was washed three times with PBS to
remove the
non-adhering bacteria,
fixed in methanol
(5 min),
stained in Giemsa
solution
(10 v/v)
and washed.
Using
a standard
light microscope (40
x immer-
sion
objective)
the bacteria
adhering
to 10 individual cells were counted in 20 differ-
ent
microscope
fields.
Thus,
the adhesion index
(AI)
was calculated as the mean
number of
bacteria
per
cell
(fig. 1)
from the total number of bacteria
adhering
to
200 cells. When AI was
low,
the ratio of the number of cells with at least one bac-
terium attached was recorded as a
proportion
of the total cells
(%)
and
designated
the adhesion ratio
(AR).
c)
Detection
of
E. coli
haemagglutinin.
Red blood cells
(RBC,
0.025 ml of a 5
suspension
in PBS
pH 7.2)
were added
to 0.2 ml of bacterial
suspension
in a WHO
plate;
the final ratio between bacteria
and
erythrocytes being
about ten to one. The bacteria and the RBC were mixed
by
manual
agitation
and the
plate
then left at room
temperature.
The reaction was
read within 30 min and the
degree
of
haemagglutination (HA)
was recorded as
follows: 3
+
(immediate
and
complete
HA without
any
RBC
free),
2
+
(less
complete
or slow HA
activity)
and 1
+
(weak
but
distinguishable
HA
activity).
Serial dilutions of 0.2 ml bacterial
suspension
in PBS were made in WHO
plate.
RBC were added to each
dilution,
mixed and the
highest
dilution
giving
a 2
+
HA
response
was recorded.
In order to examine the
specificity
of the
haemagglutinin,
the strains
(E. coli)
were tested with RBC either from animal
origin (guinea-pig,
horse, ox,
rabbit or
sheep)
or from human volunteers
(group
A, B, AB,
0).
The mannose
sensitivity
of the
haemagglutinin
was determined
by repeating
the test with the same strain
suspended
in 2
D-mannose,
PBS
pH
7.2,
and with the same RBC
(5 suspen-
sion in 2
D-mannose,
PBS
pH 7.2).
d)
Detection
of
the
influence of growth temperature
and
heating of
strains on both
adhesion and
haemagglutinating activity.
The
haemagglutinin
and the adhesiveness of strains
grown
at 37 and at 18°
C,
as well of strains heated at 65 or 80° C for 1
h,
were determined as described above.
In each case the same bacterial
suspension
was tested in
parallel
for HA and adhe-
sion
capacity.
e)
Examination
for
the
presence of fimbriae.
Bacteria
grown
at 37° C were
suspended
in a 2 ammonium acetate buffer.
A
drop
of this mixture was
placed
on a formvar-coated
copper grid
and allowed to
settle for 5 min. The excess fluid was drawn off with a filter
paper wedge
and a
drop
of 0.5 sodium
silico-tungstate quickly
added to the
grid.
After 10-15
s,
the excess stain was removed with filter
paper
and the
grid
was examined in a
«
Philips
201 » electron
microscope
to determine the
presence
or the absence of
fimbriae.
360 G.
CHABANON,
C. L. HARTLEY AND M. H. RICHMOND
RESULTS
a)
HA
activity of
E. coli strains isolated
from
urine.
Sixty
E. coli strains
(20
adhesive and 40 non-adhesive
strains)
were
tested for HA
activity
with RBC from various sources
(see
in
«
Materials
and Methods
»). Twenty-three
of the 40
non-adhering
strains
possessed
an HA
capacity (57.5 %):
5 with
human,
15 with
guinea-pig
and 3 with
both human and
guinea-pig erythrocytes.
HA
activity
coud be demons-
trated in
only
8 of the 20 adhesive strains
using
these RBC. The strains
which did not
agglutinate
either human or
guinea-pig
RBC
usually
did
not
agglutinate erythrocytes
from other animals.
We had to notice that HA was
independent
of the ABO
groups
and
Rh factor. The HA
capacity
detected with human or both human and
guinea-pig
RBC was MR in all cases. This
property
was found in
7/8
of
the adhesive strains but in
only 8/23
of the non-adhesive strains. In
contrast,
a MSHA
activity
was demonstrated with
guinea-pig
RBC with a
very high frequency
in the non-adhesive strains
(15
of
23). Only
one
adhesive strain
presented
an MSHA
activity
with
guinea-pig
RBC. Tables la
and Ib summarize all these results. Utilisation of RBC from diverse animal
TABLE I a.
-
HA
activity
of 40 non-adhesive « E. coli » strains
and effect of D-mannose on HA
activity.
HA
Erythrocytes activity
MR MS
Human 5 5 0
Guinea-pig
15 0 15
Bolh(*)
3 3 0
Total E. coli strains
23/40 8/23 15/23
(%)
(57.5) (34.7) (65.3)
(*)
SLrainswhich
agglutinated
both human and
guinea-pig
RBC
MR
=
mannose-resistant;
MS
=
mannose-sensitive.
FIG. 1a.
-
E. coli SS-142.
Attachment
assay
withthehuman cell line
(Intestine
407-A TCC-CCL6).
Bar
-
5
[Lill.
FIG. I b. -
Electron
micrographof
E. coli SS-142adhesivestrain
(negativestained.).
Piliation was distributed around the bacteria
(arrow);
bar
=
0.5
[Lm,
FIG. 1c.
-
Electron
micrographof
E. coli 32941.
Pili couldnot be detected around this
adherent strain
(negative
stained) ;
bar
=
0.5
[Lm.
FIG.1
ADHESION OF E. COLI TO A HUMAN CELL LINE 363
r
species
revealed that the HA
capacity
was
frequently
encountered with
human
and
guinea-pig
RBC. Table II illustrated that
generally
there was
io
relationship
between the HA titres and the AI values.
p-
TABLE 16.
-
HA
activity
of 20 adhesive « E. coli » strains
and effect of D-mannose on HA
activity.
HA
Erythrocytes activity
MR MS
Human 2 2 0
Guinea-pig
1 0 1
Both(*)
5 5 0
TotalE. coli strains
8/20 7/8 1/8
(%) (40) (87.5) (12.5)
(*)
Strains which
agglutinated
both human and
guinea-pig
RBC.
TABLE II.
-
Degree
of HA
activity
of 8 adhesive « E. coli » strains.
Human Animal blood
blood
—————————————————————————————————
Adhesion
Strains
groupA g.-p.
horse ox rabbit
sheep ability
28511
3+ 3+ 1 + 3 + 88.5(1)
(100)(2)
30615
3 + 2 +
- -
1
(82)
SS142
3+
- - - -
50.3
(100)
31457
2+ 2+ 1+ - 1+ -
9.7
(100)
V726
2 + 2 + 1 +
10.5
(100)
78214
2 + 2 +
- -
1
(95)
28082
2 + 1+ -
1+ -
55.5
(100)
31926 1
+
- - - - -
25.2
(100)
(1)
AI : mean of the number of bacteria attached
per
cell.
(2)
AR:
proportion
of the total cells
(%)
with at least onebacteria attached
per
cell.
Each value
represents
the mean number of two or three
assays
doneat several
days
interval.
g.-p. = guinea-pig.
364 G.
CHABANON,
C. L. HARTLEY AND M. H. RICHMOND
b) Effect of growth temperature
and
heating of E.
coli strains on both adhesion
and HA
activity.
After incubation at 18° C the adhesion
capacity
was absent or
clearly
reduced
but,
at the same
time,
the HA
ability disappeared completely.
Generally
the effect of
growth temperature
on adhesion was the
highest
with the strains which did not
agglutinate
RBC. On the other
hand,
strains
heated at 65° C for 1 h retained their adhesive
properties, except
for
three strains. One strain
(E.
coli
28082)
was adhesive even after this
treatment;
no residual HA
activity
was detected
(see
table
III).
TABLE III.
-
Effect of
growth temperature
and
heating
on HA
and on the adhesive
properties
of « E. coli » strains isolated from urines.
Growth
temperature Heating
37°C 18°G 65°C 80°C
Adhe- Adhe- Adhe- Adhe-
E. coli strains sion HA sion HA sion HA sion HA Pili
HA
activily present
Human RBC
SS142
45.2 C1) 3+
16.9
-
38.3
-
0
-
+
(100) (2) (100) (100) (0)
31826 28.5 1
+
13.4
-
21.3
-
0
- -
(100) (100) (100) (0)
G.-P. RBC
20.6
-
+
28082 51.8
2 + 26,3 49.3 1 + 20.6
-
+
(100)
(10U) (100) (100)
HwnanjG.-P.
RBC
Y 726 12.1
2 + 0 0
-
0
-
+
(100) (0) (0) (0)
25511 81.3
3+
0
- <11+0 - +
(100) (0) (26) (0)
HA
activity
absent
V 702 81.1
-
0
-
0
-
0
- -
(100) (0) (0) (0)
V 738 32.7 0
< 1
-
o
- -
(100) (0) (32) (0)
32774 64.2
-
1
-
54.8
-
0
-
+
(100) (27) (100) (0)
32941
11.0 - 0
- <1 - 0
- -
(100) (0) (45) (0)
(1)
and
(2)
Seetable II.
c)
Fimbriae in E. coli strains with and without HA
activity.
Fimbriae were found for the most
part
in active strains. When fimbriae
were
present they
were
only
detected in 25 to 40 of the bacteria screened.
ADHESION OF E. COLI TO A HUMAN CELL LINE 365
Lll cells from the bacterial culture did not
necessarily
have fimbriae.
jenerally,
in the adherent but non-HA active
strains,
fimbriae were non-
ietectable, except
in one strain
(table III).
L,
DISCUSSION
w
K
At the
beginning
of the
century, Guyot (1908)
established the fact
that certain strains of E. coli were able to
agglutinate
RBC,
but it was
only many years
later that a direct
relationship
was demonstrated between
this
property
and the
presence
of
non-flagellar
filamentous
appendages,
revealed
through
electron
microscopy,
at the surface of the
bacteria,
which were identified as fimbriae
[5, 16]
or
pili. Moreover,
fimbriate bacteria
could adhere to intestinal
epithelial
cell;
in all
cases,
adhesion and HA
were both inhibited
by
D-mannose
[5].
It was later
reported
that in some
but not all
enterotoxigenic
E. coli
(ETEC)
strains for animals and
man,
attachment to intestinal cells could constitute a definite
pathogenicity
factor. In such
strains,
adhesion and
agglutination
of
erythrocytes
involved
the same surface fimbriate structures which were
respectively designated
as
K99,
K88 and
colonizing
factor
antigens (CFA).
These two
activities,
however,
were not inhibited
by
D-mannose
[2,
17,
9]
and the
antigens
were
named
D-mannose-resistant,
thus
distinguishing
them from common
fimbriae or
type
1
pili
which had a D-mannose-sensitive
phenotype
as
mentioned above
[7]. Among
the various
properties
of the bacterial sur-
face
regularly implicated
in the
urinary-tract
virulence of E. coli
[14],
adhesion
ability
stands out as one of the most effective factors in
promoting
bacterial colonization of the
urinary-tract [14];
cells collected from various
sites were used as
support
for the in vitro detection of E. coli
attachment
[29,
10, 21,
26].
We have
already
shown that certain E. coli strains isolated from
urine could adhere to the surface of a human tissue culture cell line
[3];
but,
to our
knowledge,
a
systematic study concerning
the HA
patterns
of E. coli
adhering
to this kind of cellular
support
has never
yet
been
published.
In the
present study,
it has been shown that adhesins and
haemagglutinins
were not
clearly
linked. In
fact,
more than half of the
adhering
strains lacked HA
activity.
This fact was likewise established
by
Van Den Bosh et al. when
they
studied the mannose
sensitivity
of
adherent E. coli on
uroepithelial
cells
[1].
The
origin
of the RBC used to
detect the
presence
of
haemagglutinin
does not
modify
this
high percen-
tage,
as strains which
agglutinate
RBC of another
origin
also
agglutinate [6]
human and
guinea-pig
RBC
(see
table
II).
The exact nature of these non-HA adhesins is still not
fully
understood.
An electron
microscopic investigation suggested
that this
type
of adhesin
could be of a
polysaccharide
nature
(Chabanon
et
al.,
submitted for
publi-
cation)
and thus
different
to those
generally
described in E. coli as fimbrial
proteins [7].
In non-adhesive strains,
HA
was detected in
very
similar
proportions
to those
generally
recorded for E. coli from infected urines
366 G.
CHABANON,
C. L. HARTLEY AND M. H. RICHMOND
(table la),
which were in
any
case
higher
than those found in strains
isolated from faeces or blood
[23].
The absence of
any
clear correlation
between HA
intensity
and the
degree
of adherence seems to indicate
that it is not one
single
structure which carries these two activities. How-
ever,
strains with a
high
AI
agglutinated
the RBC at least
moderately
if not
strongly.
In
contrast,
an
agglutination
reaction of
comparable
intensity
could be caused
by
strains with a low AI
(E.
coli 30615 and
78214,
see table
II).
This absence of
parallelism
is also recorded when
uroepithelial
cells are used as
support
for the detection of adhesion
[1].
The
possible
role
initially postulated
for
type
1
pili
in attachment
was demonstrated for E. coli on
monkey kidney
cells
[28]
as well as on
squamous
oral cells
[26].
In these
cases,
adherence and
agglutination
of
guinea-pig erythrocytes
were both MS. Attachment of
urinary
E. coli
strains via
type
1
pili
to
uroepithelial
cells was much more
disputable:
at first a
significant
correlation between fimbriation
(type
1
pili)
and the
capacity
of the bacteria to adhere was
reported.
However,
D-mannose
inhibited attachment to oral cells but not to
uroepithelial
cells
[30];
secondly,
Kallenius et al. had shown that adhesion to
periurethral
cells and
agglutination
of human
erythrocytes
isolated from urine were
both
MR;
finally,
in E. coli strains
adhering
to
uroepithelial
cells,
adhesin
could coexist with
MSHA,
MRHA or both
[22].
This
diversity
of HA
type,
often recorded in
systematic
studies
using
a
large
number of strains
[6, 23],
is also noted in our
report (tables
la and
lb).
However,
most of the HA
detected in adherent strains was MR. Whether tested
only
with human
or both with human and
guinea-pig erythrocytes,
the indirect
proof
of
the
presence
of
type
1
pili
was
only
demonstrated in one strain
(E.
coli
28022,
see table
lb).
Moreover,
the influence of D-mannose on adhesion
ability
of the bacteria was not
systematically
tested. This
sugar,
however,
had
no effect on E. coli SS-142 attachment to the cell line
monolayer.
The
presence
of MRHA in several
non-adhering
strains
(table la) provides
proof
that the detection of
MRHA with human RBC does not constitute
a
very
useful tool for
screening
the
ability
of adhesion to human cell line
among
E. coli strains isolated from urine. This contrasts with the behaviour
of ETEC strains
[9].
Evans et al.
[9]
found that in ETEC strains isolated from
man,
HA
and
CFA-I were absent at the surface of the bacteria when
organisms
were
grown
at 18° C. In our
study,
at this
growth temperature
HA
disap-
peared
in all the
strains,
and adhesion decreased or was absent. Never-
theless,
the effect of low
temperature might
also influence the
synthesis
of different
surface
components.
For
example,
J ude and Nicolle
[20]
reported
that Salmonella
typhi
did not
produce
Vi
antigen
at 18°
C,
and
Glynn
and Howard
[13]
demonstrated that E. coli strains cultivated
at this
temperature
became more sensitive to
complement.
This
property
was
correlated with a marked fall of the content of the surface crude
extract
components.
A recent
investigation involving
the evaluation of
the content of
surface crude extract
components
and the adhesion
capacity
in E. coli
strains did not show
any
clear
relationship
between the two
ADHESION OF E. COLI TO A HUMAN CELL LINE 367
G.
Chabanon,
to be
published).
It seems
reasonable to think that the
ffect
of low
temperature
was
global,
implicating
different biochemical
structures related or not with
attachment. Similar
thoughts
could be
Invoked
by
the results obtained
concerning
the influence on both HA and
adhesion
capacities
of
heating
the bacterial
suspension.
Adhesion was
ore thermoresistant than HA
ability:
in 3 of the 5 strains
tested,
adhesion
ecreased
parallel
to HA
capacity.
Moreover,
after
heating
E. coli 28082
-for 1 h at 80° C we could still detect a residual adhesion
(table III).
The
.search
for an
agglutination
with
specific
CFA antisera in adherent strains
possessing
MRHA was never
attempted
in this
study.
However,
MRHA
,the most similar to
CFA-I,
and described
by
Kallenius and
Mollby [22],
failed to react
-
with the
corresponding specific
CFA antisera.
On the basis of these
preliminary
results,
there is no clear
relationship
between fimbriae and adhesion of E. coli strains to the human tissue
culture cell line
employed
in this
study;
the difference between strains
observed in this work
may
be an
expression
of the
heterogeneity
of the
adhesive mechanisms involved in the described tissue culture
system.
Further
investigations
will be carried out with some of these strains to
charact rize the surface
components appearing
in attachment.
RÉSUMÉ
FIXATION « IN VITRO» À UNE LIGNÉE CELLULAIRE HUMAINE
DES SOUCHES DE « ESCHERICHIA COLI ))
PROVOQUANT
UNE INFECTION DE L'APPAREIL URINAIRE : PRÉSENCE DE PILI
CHEZ LES SOUCHES ADHÉSIVES ET NON ADHÉSIVES
L'étude de 20 souches de Escherichia coli
responsables
d'infections
urinaires et douées de
propriété
d'adhésion à la surface d'une
lignée
cel-
lulaire
d'origine
humaine montre
que
seulement 8 d'entre elles
(40 %)
sont
capables d'agglutiner
les
globules rouges
humains
et/ou
de
cobaye.
Pour
7 de ces 8
souches,
l'activité
hémagglutinante
envers les
globules rouges
humains est résistante au
D-mannose ;
une seule souche
agglutine
exclu-
sivement les
globules rouges
de
cobaye;
dans ce
cas,
l'hémagglutinine
est sensible au D-mannose.
Parmi 40 E. coli isolées
également
des urines mais
dépourvues
de
propriété
d'adhésion,
une
hémagglutinine
résistante au D-mannose n'est
que
rarement
notée;
par
contre,
une
hémagglutinine s'exerçant
sur les
globules rouges
de
cobaye
est
plus fréquemment
rencontrée ;
dans ces
cas,
elles est sensible au D-mannose.
Il n'existe
pas
de corrélation entre le
degré
de l'activité
hémaggluti-
nante et celui de la
capacité
d'adhésion. En
outre,
lors de culture à basse
température (18°. C), l'hémagglutinine
est
généralement
absente alors
qu'une
certaine
capacité
d'adhésion
peut
être décelée chez
quelques
souches
de E. coli. Des
résultats
tout à fait
comparables
sont notés
après chauffage
368 G. CHABANON,
C. L. HARTLEY AND M. H. RICHMOND
des souches bactériennes
à 65° C. En
règle générale,
des
pili
sont détectés
en
microscopie
électronique
à la surface des bactéries
qui agglutinent
les
globules rouges.
Il n'existe donc
pas
de corrélation
nette entre la
présence
de fimbriae
ou
pili
et l'adhésion de E. coli à la surface de la
lignée
cellulaire
d'origine
humaine
utilisée dans cette étude. Il
apparaît que
toute une série de
mécanismes distincts
sont
impliqués
dans le
phénomène
de l'adhésion
de E. coli tel
qu'il
est décrit dans ce travail.
MOTS-CLÉS: Escherichia
coli, Adhérence, Pili ;
Cellules
humaines,
Infections
urinaires,
HA.
ACKNOWLEDGMENTS
We wish to thank Dr L.
Lapchine
for electron
microscopic
assistance and critical
suggestions
about this
manuscript.
This
investigation
was
supported
in
part by
a
grant
to M. H. Richmond
(Ch.
L.
H.)
from The Medical Research Council in
England
and from the
«
Conseil
Scientifique
de la Faculte de Medecine de
Toulouse-Rangueil
»to G. Chabanon in
France.
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133
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371-376
ÉTUDE DE L'ESPÈCE
ENTEROBACTER GERGOVIAE
PAR
HYBRIDATION
ADN/ADN
par
D. Izard
(1),
A. Husson
(1),
C. Richard
(2),
F. Gavini
(1)
et H. Leclerc
(1)
(1)
Unité INSERM
146,
Domaine du
CERTIA,
59651
Villeneuve-d'Ascq
Cedex
(France)
et Université de Lille II
(France)
et
(2)
Service des
Entérobactéries,
Unité
INSERM, 199, -
Institut
Pasteur,
75724 Paris Cedex 15
SUMMARY
STUDY OF THE SPECIES «
ENTEROBACTER GERGOVIAE
»
BY
DNA/DNA
HYBRIDIZATION
A
DNA/DNA hybridization study
was carried out with 13 strains of
Enterobacter
gergoviae
and 123 strains of
Enterobacteriaceae,
mostly
Entero-
bacter and Klebsiella
species.
E.
gergoviae
strains were
very highly
related
(relative binding
ratios:
88-96
%)
to the
type
strain CIP
76-01,
as
previously reported by
Brenner
and co-workers. No close
genomic relationship
was found with other
species
of Enterobacter and Klebsiella
(mean
relative
binding
ratio: 39
%)
and other Enterobacteriaceae.
KEY-WORDS: Enterobacter
gergoviae,
Enterobacteriaceae,
DNA/DNA
hybridization; Taxonomy.
INTRODUCTION
Les caractères
phénotypiques
de Enterobacter
gergoviae,
antérieurement
désigné
sous le nom de Enterobacter
sp.
uréase
positif,
ont été décrits en
1976
par
Richard et coll.
[17].
L'individualité
génomique
de cette
espèce
a été reconnue en 1980
par
Brenner et coll.
[2].
Dans ce
travail,
nous avons confirmé et
précisé
l'individualité
géno-
mique
de E.
gergoviae
en utilisant un
grand
nombre de
souches,
comprenant
Manuscrit
reçu
le22
janvier 1982, accepté
le6février 1982.
372 D. IZARD ET COLL.
TABLEAU I.
-
Homologies génétiques
révélées
par hybridation ADN/ADN
entre
l'espèce
« E.
gergoviae
»
et les
espèces représentatives
de la famille des « Enterobacteriaceae ».
ADN* :
E. gergoviae
CIP 76-01
Espèces (ou groupes) Espèces (ou groupes)
E.
i/ergoviue(M
=
91
±
4)
K.
terrigena (M
=
39 ±
4)
CIP 76-01 100 CUETM 78-144 47
CIP 76-02 96 CUETM 78-159 42
R 2-78 94 ATCC33630 41
Il 2-77 92 CUETM 78-140 40
H 3-79 91 CUETM 78-127 40
R1-80 90 CUETM 78-154 39
R 5-79 89 CUETM 78-151 38
H 1-79 89 CUETM 78-143 35
H 4-77 88 ATCC33631 34
H 3-78 88 CUETM 78-133 33
R 3-80 88
K.
oxylocu(M
=
42
±6)
E. sakazukii
(M
=
31
±7)
CUETM 77-182 51 R 79-110 44
CUETM 78-185 50 R2-78 41
CUETM78-177 49 R 79-105 39
LM25-70 43 R 36-77 35
CUETM 78-183 41 R 35-80 32
CUETM 78-184 41 R3-74 31
CUETM78-178 39 R16-76 27
CUETM78-180 39 R20-77 26
CUETM 78-323 36 R 20-73 25
ATCC13182 35 R 38-76 24
R 7-75 22
1\,
planlicola (M
=
39 ±4)
CUETM 78-111 44 E. inlermedium
(M
=
28
±6)
CUETM 78-114 44 ATCC33423 42
CUETM 78-116 44 CUETM 77-136 34
CUETM 78-121 42 CUETM 77-147 28
CUETM78-117 39 ATCC33110 28
CUETM 78-120 38 CUETM 77-124 27
CUETM 78-119 36 CUETM 77-148 27
CUETM 78-91 36 ATCC33422 26
CUETM 78-115 34 CUETM 77-139 22
CUETM 77-175 32 CUETM 77-140 21
E. cloucae
(M
=
36
±5)
E. coli
(M
=
34
±
4)
CUETM77-120 43 R60-77 38
CUETM 78-2 41
UWCCK12-1 34
ATCC13047 41 R 141-78 31
CDC1347-71
40
CUETM 78-42 36 E.
ueroaenes(M
=
29
+6)
CUETM 77-160 35 R 8-77
~° -
37
CUETM 77-134 35
NCTC9735 35
CUETM 77-116
35 R 10-77 34
CUETM77-119
34 R7-77 32
CUETM 77-126 31 CDC3006-67 30
CUETM 77-121 28 CDC1627-66 28
R 6-77 26
A.
pneumoniue (M
=
37
I 5) CDC2979-69 24
CUETM 78-275
43 LM 3-70 21
CUETM 78-258
43 R 1-78 21
CUETM 80-97
39
CUETM 78-284
38 E.
amniqenus (M
=
26
±7)
CUETM 78-288
36 CUETM 78-77 36
CUETM 78-146
36 CUETM 78-74 36
CUETM 78-264
35 CUETM 78-278 29
LM47-70
33 CUETM 78-98 28
CUETM78-271
28
ATCC33072 27
CUETM 78-89 23
ÉTUDE DE
L'ESPÈCE
ENTEROBACTER
GERGOVIAE
373
TABLEAU I
(suite).
f
ADN* : E.
gergoviae
CIP 76-01
f
Espèces (ou
groupes)
Espèces (ou
groupes)
iE'
am/
S.
lyPhimilriLlm
CUETM
78-83
23
ATCC23305
22
CUETM 78-65
22
UWCC L T2
22
CUETM 77-137
21
CUETM 78-87
19 C. diversus
CDC3613-30
21
L. malonatica
CDC25408 31
B.
ayrestis
,.
ATCC33320
18
L. amalonatica
290
îî
CUETM78-18
16
CUETM78-290
22 CUETM 78-31
14
CDC25406
16
CUETM 78-34
14
CUETM 78-23 11
Serratia
liquefaciens
LM 3-70
30 Y.
pseudotuberciilosis
CUETM 78-197
16
LM48-1
16
S. mbidaea
P. mirabilis
CDC2199-72
28
LM3-69
15
CDC934-72
15
ATCC9240
15
S.
fonlicola n.
aquatilis
ATCC29849
28
ICPB4280 14
ICPB 4270
27
CUETM78-68
13
ICPB 4275
23 CUETM 77-142 9
ICPB 4269
21 CUETM 77-141 9
ATCC29847
21
Y. enterocolitica
S. marcescens
CUETM 77-75 13
CDC868-57 24
LM 1-63
22 P.
vulgaris
LM 3-70 12
C.
freundii
ATCC6750 28 P.
rettgeri
CDC460-61
28 LM 7-69 10
CDC2987-57 27
ATCC8090 16
ADN* =
ADN
marqué ;
M
=
moyenne ± écart-type.
ATCC
=
American
Type
Culture
Collection, Rockville, Mar.,
USA.
CDC =
Center for Disease
Control, Atlanta,
Georg.,
USA.
CIP
=
Collection de l'Institut
Pasteur, Paris,
France.
CUETM
=
Collection de l'Unité
d'Écotoxicologie Microbienne,
59650
Villeneuve-d'Ascq,
France.
ICPB =
International Collection of
Phytopathogenic
Bacteria,
University
of
California,
Davis, Cal.,
USA.
LM =
Pr Le
Minor,
Service des
Enterobactericiceae,
Institut
Pasteur,
Paris.
NCTC
=
National Collection of
Type Cultures, London,
GB.
R
=
Dr
Richard,
Service des
Enterobacteriaceae,
Institut
Pasteur,
Paris.
UWCC
=
University
of
Washington
Culture Collection,
Washington
DC, USA.
les
espèces
nouvellement décrites de Enterobacter et de Klebsiella et en étu-
diant leurs relations
génomiques par hybridations ADN/ADN
directe et
réciproque.
374 D. IZARD ET COLL.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Cent trent-six souches d'entérobactéries ont été utilisées : E.
gergo-
viae
(13 souches,)
E. cloacae
(11),
E. sakazakii
[5] (11),
E.
aerogenes (9),
E. amni-
genus [14] (10),
E. intermedium
[12] (9),
Klebsiella
pneumoniae (10),
K.
oxytoca
(10\
K.
planticola [1] (= groupe
K de Gavini et
coll.) [10] (10),
Serratia marcescens
(1),
S.
liquefaciens (1),
S. rubidaea
(1),
S.
fonticola [9] (5),
Escherichia coli
(4),
Levinea
malonatica
(=
Citrobacter
diversus) (2),
L. amalonatica
(2),
Citrobacler
freundii
(4
Buttiauxella
agrestis [6] (5),
Rahnella
aquatilis [13] (4),
Yersinia enlerocolitica
(1),
Proteus mirabilis
(1)
et Salmonella
typhimurium (2).
Leurs
origines
sont
indiquées
dans les tableaux 1et II.
Les
techniques employées
ont été décrites antérieurement : extraction de
l'ADN
[7, 15],
contrôle de sa
pureté [15],
détermination de son contenu en bases
(GC %) [3, 16J , hybridations
selon le
procédé
à la nitrocellulose
[4], fragmentation
du
mélange
réactionnel d'ADN
[8], marquage
de l'ADN
par
la
thymidine
tri-
tiée
[13].
Les
températures d'hybridation
des différents ADN
marqués
ont été calculées
selon la formule de De
Ley
et
Tijtgat [4]
:
Tor,D
=
0,51
x
GC%
+
28 soit :
E.
gergoviae
59° C
(GC% =61),
E. cloacae
56°,4C
(55,7 %),
E.
amnigenus
55°,7
C
(54,3 %),
E. intermedium
53°,7
C
(50,3 %),
E. sakazakii
59°,5
C
(61,8 %),
K.
pneumoniae 56°,9
C
(56,7 %),
E. coli
52°,9
C
(49 %).
RÉSULTATS
Les résultats des
hybridations ADN/ADN, exprimés
en
pourcentage
de
réassociation,
sont rassemblés dans les tableaux 1 et II.
TABLEAU II.
-
Hybridations réciproques
réalisées entre les ADN
marqués repré-
sentant les
espèces
« E.
cloacae,
E.
amnigenus,
E.
intermedium,
E.
sakazakii,
K.
pneumoniae,
E. coli» et les ADN froids
représentant
les souches de
l'espèce
« E.
gergoviae
».
ADN
marqués
ADN
E. inlcr- H.
pneu-
froids de E.cloacae
E. amnigenus
médium E.sakazakii moniae E.coli
E.
gergo-
CUETM ATCC ATCC CUETM ATCC
viae 77-120 33072 33310 R16-76 77-169 10536
CIP 76-01
36 35 44

42 25
CIP 76-02
40 38 41 44 40 20
R2-77
41 43 41 37 42 23
R3-77
36

35 38 37

R4-77
35 40

43 44 32
H6-77
39
-
44

37

R2-78

33

34 39 38
R3-78
37 47 49
— —
41
R1-79

34

41 37 26
R3-79
39

48 43 37 :34
R5-79
33 38 36 33 39 22
R1-80
35 45 46 43 37

R3-80
30 .11 41 40 34 30
Moyenne
36%±3 39%±5 43 15 40%±4 39 13 34 j_4
±
écart-type
Pour la
signification
des
sigles,
voir
légende
du tableau I.
ÉTUDE DE
L'ESPÈCE ENTEROBACTER GERGOVIAE 375
r
Le tableau 1
rapporte
les résultats des
hybridations
directes entre
'ADN
marqué
de la
souche-type
de E.
gergoviae
CIP 76-01 et les ADN
les
autres souches étudiées.
r
Les dix souches de E.
gergoviae
examinées
présentent
une
grande
homo-
généité
génomique
: les
pourcentages
de réassociation sont
compris
entre
l_8
et 96
(pourcentage moyen
91
±
4
0/0)'
;
Il
n';existe
pas d'homologie génomique marquée
entre la
souche-type
de
<E.
gergoviae
et celles des autres
espèces:
les
pourcentages
de réassociation
jne
sont
que
de 42 avec K.
oxytoca,
39 avec K.
terrigena
et K.
planticola,
37 avec K.
pneumoniae,
36 avec E.
cloacae,
34 avec E.
coli,
31
.avec
E. sakazakii et L.
malonatica,
29 avec E.
aerogenes,
28 avec
E.
intermedium,
26 avec E.
amniaenus.
Le tableau
-
II
indique
les résultats des
hybridations
entre les ADN
froids de 13 souches de E.
gergoviae
et les ADN
marqués
de E. intermedium
(pourcentage
de réassociation : 43
%),
de E. sakazakii
(40 %),
de K.
pneu-
moniae
(39 %),
de K.
amnigenus (39 %),
de E. cloacae
(36 %)
et de
E. coli
(34 %).
DISCUSSION
Les résultats obtenus confirment
l'homogénéité génomique
des souches
de E.
gergoviae
et leur individualité au sein de la famille des Enterobacte-
riaceae. Ils
justifient
la création de cette
espèce que
ses caractères
phéno-
typiques distinguent
aisément de ceux de toutes les
espèces
actuellement
décrites dans les
genres
Enterobacter et Klebsiella.
Les
pourcentages
de réassociation
ADN/ADN
obtenus
par hybridation
réciproque
ont
permis
de vérifier
que
l'absence
d'homologie génétique
de
E.
gergoviae
avec les autres
espèces
Enterobacter et de Klebsiella n'était
pas
due à des différences de taille des
génomes [12].
RÉSUMÉ
L'étude des relations
génomiques (hybridations
ADN/ADN
directes
et
réciproques)
entre 13 souches de Enterobacter
gergoviae
et 123 souches
d'entérobactéries a confirmé
l'homogénéité génétique
des souches de
E.
gergoviae
et leur individualité au sein de la famille des Enterobacteriaceae.
MOTS-CLÉS: Enterobacter
gergoviae,
Enterobacteriaceae,
Hybridation
ADN/ADN;
Taxonomie.
REMERCIEMENTS
Nous remercions E.
Dewailly
et A.
Bernigaud pour
leur aide
technique compé-
tente et dévouée.
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souches d'Enterobacter
appartenant
à un
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545-548.
Ann. Microbiol.
(Inst. Pasteur)
1982,
133
A,
377-386
ESSAI DE
CARACTÉRISATION
ULTRASTRUCTURALE
ET
BIOCHIMIQUE
DE
BRUCELLA
À
PAROI DÉFICIENTE
(FORMES L)
par J .
Schmitt-Slomska
(1),
R. Caravano
(1),
P. Thomas
(2)
et
J .
Roux
(1)
(1) Groupe
INSERM-U.65,
Faculté de
Médecine,
av.
Kennedy,
30000 Nîmes
(France),
et
(2)
Laboratoire de
Cytologie Végétale,
Faculté des Sciences de
Marseille-Luminy,
13288 Marseille
(France)
SUMMARY
ATTEMPTS OF ULTRASTRUCTURAL AND BIOCHEMICAL CHARACTERISATION
OF CELL WALL DEFICIENT « BRUCELLA »
(L FORMS)
In
previous
studies the in vivo conversion of Brucella suis to L-form
state was
put
in evidence. The L forms isolated from mouse
spleen
had
original
structural
aspects
in common: the absence of the cell wall
layer
and the extracellular
multilayer
«
membranous
»
structures. The
biological
characterization of these L forms and the
preliminar
identification of
speci-
fic chemical markers of the bacterial
envelope
is
reported
in the
present
study, performed
with the stable L forms
well-growing
in the
liquid
media.
The electron
microscopy
confirmed the absence of cell wall and the
presence
of numerous dense
multilayer
membranous structures in the L forms
cultivated for a
long
time on
appropriate
media. This
aspect
was
changed
in the L forms
adapted
to
growth
on the
ordinary
medium for brucella:
numerous small dense bodies limited
by
unit membrane were observed.
The chemical
analysis
of stable L forms showed the absence of diamino-
pimelic acid,
confirming
the lack of
peptidoglycan.
The result of chemical
determination in L forms of the
Na-2-keto-3-deoxyoctonate
was
negative.
However,
biological assays suggested
that outer membrane
components
such
as
LPS and
receptors
for the
bacteriophage Weybridge
remained in the
L
forms,
albeit in reduced amount as
compared
to
parental
brucella.
KEY-WORDS:
Brucella,
L
form;
Electron
microscopy,
LPS,
Phage
receptor.
Manuscrit
repu
le31decembre
1981, accepte
le30
janvier
1982.
Ce travail a ete
presente
au
Colloque
« Les bacteries a
multiplication
intracellulaire
»
(13novembre
1981,
Institut
Pasteur, Paris).
378 J . SCHMITT-SLOMSKA ET COLL.
INTRODUCTION
Nous avons récemment montré
qu'au
cours d'une infection
expérimen-
tale de souris inoculées avec Brucella suis
(biotype 1)
et traitées
par
la
pénicilline,
une conversion des bactéries normales en formes à
paroi
défi-
ciente
(formes L)
avait lieu
[7].
Ces formes
L,
après
un certain nombre de
repiquages
en milieu
pénicilliné,
se sont totalement stabilisées. Elles ont
pu
être
propagées, par
la
suite,
sur un milieu solide
classique
sans anti-
biotique,
sans sérum et même sans
agent d'hypertonicité,
et cela sans réver-
sion
spontanée
à la forme bactérienne in vitro
[2].
Ce caractère de
stabilité,
joint
à des
aspects
ultrastructuraux
particu-
liers,
nous a incités à
entreprendre
une caractérisation
partielle
ultrastruc-
turale,
biologique
et
biochimique
de ces variants bactériens.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
La souche de B. suis 1330 et l'obtention de ses formes
L,
les méthodes de leur
culture,
ainsi
que
les modalités
d'expériences
sur les
souris,
ont été décrites dans une
publication précédente [7].
Pour la
microscopie électronique,
les colonies L ont été fixées in situ
par
une
solution de
glutaraldéhyde
à
2,5
dans un
tampon cacodylate
de sodium
0,05 M,
pH
6,0,
supplémenté
en saccharose
(0,15
M,
concentration
finale).
Elles ont ensuite
été
post-fixées par
l'acide
osmique
selon la
technique
de
Ryter
et
Kellenberger [6]
et incluses dans
l'épon
selon les méthodes courantes. Les
coupes
ultrafines ont été
colorées
par
l'acétate
d'uranyl
et
par
l'acétate de
plomb.
L'analyse chimique
a été effectuée avec des cultures denses des formes L-1330
de 5 à 7
j,
en «
bouillon Brucella »
(Difco)
contenant
0,6
M de
saccharose,
2 d'albumine bovine
(Sigma)
et 1000
U/ml
de
pénicilline
G
(formes
L
présentant
d'abondantes structures lamellaires
extracellulaires).
Les
dosages chimiques
ont
été effectués avec les formes L lavées 3 fois dans un
tampon phosphate
0,15 M,
pH7,2.
Le
dosage
des
protéines
a été effectué selon la méthode
classique
de Folin-
Cioccalteu,
après
extraction
par
NaOH
pendant
5 min à 100° C
[3]
;
le
dosage
des
sucres totaux
par
la méthode au
phénol [3]
;
celui du
2-céto-3-désoxyoctonate
de
soude
par
la méthode à l'acide
thiobarbiturique [9]. L'analyse
des acides aminés
a été
pratiquée
sur un
hydrolysat
de formes L
(HCL
6N, 110°C,
30
h)
selon la
méthode de Stein et Moore
[8]
sur un
analyseur
«
Beckman 121 M«
(Beckman
Inst.
France,
93220
Gagny),
les résultats étant traités sur un calculateur
sys-
tème AA
(Spectra Physics GmbH,
RFA).
Le
dosage
du fer
sérique
chez la souris a été effectué
par
la méthode
photo-
métrique
à l'acide
bathophénanthroline-sulfonique (Fer-Test,
Wako
Pure,
Chemical
Industries
Ltd, Osaka,
J apon).
Le
phage
Weybridge,
actif sur B. suis
[5],
dénombré en
gélose
molle selon les
méthodes
habituelles,
a été
propagé
sur la souche
1330,
en milieu
liquide, jusqu'à
obtention d'une concentration minimale de
10n/ml.
DAP
=
diamino-pimélique (acide).
LPS
=
polyoside (polysaccharide).
ULTRASTRUCTURE DES FORMES L DE BRUCELLA 379
Ann.Microbiol.
(Inst.Past.),
133
A,

3,
1982.
18
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Aspect
ultrastructural.
L'ultrastructure des formes L
propagées pendant
2 ans
correspond
à
celle
qui
a été décrite
précédemment (fig. 1)
:
grands corps globuleux,
bordés
par
une membrane
unique,
et souvent
pris
dans des structures multi-
lamellaires,
remarquables par
leur nombre et leur
densité,
surtout dans les
cultures
propagées
en milieu solide avec la
pénicilline.
Les formes micro-
granulaires
denses ont été
plus
nombreuses dans les cultures
liquides
et
sans
pénicilline.
On a
pu
mettre en évidence
quelques
autres différences entre
FIG. 1.
-
Formes normalesetL deBrucella.
a) Brucella,
forme bactérienne: les membranes
cytoplasmique
(M)
et externe
(E)
sont discer-
nables.
b-f)
Formes
L,
culture en milieu
pénicilliné.
b)
Association de
grandes
formes
irrégulières, anguleuses,
avec une zone nucléaire claire
(N)
et de
petites
formes denses
(flèches); c)
on observe
qu'une
seulemembrane
M;
cette forme
présente
une
image
rare de condensation
cytoplasmique
paracristalline;
d à
f) aspect
des
grandes
formes vésiculaires avec les
empilements
de membranes
externes
(flèches).
La
barre
=
0,5
jxm.
380
J . SCHMITT-SLOMSKA
ET COLL.
formes L cultivées en milieux
hypertoniques
et celles
adaptées
à un milieu
ordinaire
pour
Brucella,
sans
agent d'hypertonicité,
sans
protéines sériques
et sans
antibiotiques (fig. 2).
FIG. 2.
-
Formes L.
Culture des formes L
après
35
passages
sur milieu
pénicilliné
sous formes L et 30
passages
sur
milieu ordinaire. Les formes vésiculaires sont de moins
grande
taille et
plus régulières.
Les
petites
formes
globulaires
sont
plus
nombreuses et
plus homogènes.
Absence
d'empilements
lamellaires,
aucun
aspect
de réversion. La barre
=
0,5
[.Lm,
La réversion à la forme bactérienne normale a
pu
être
obtenue,
pendant
une
période
limitée
après
induction des formes
L,
par quelques repiquages
en milieu sans
pénicilline.
Au cours de cette
réversion,
l'observation ultra-
structurale a montré une association des
grandes
formes L vésiculaires
à des formes bactériennes
typiques (fig. 3). Après
réversion
complète,
l'aspect
de la souche bactérienne est absolument
identique
à celui de la
bactérie
d'origine.
FIG. 3.
-
Formes L etréversion.
a)
Autre
aspect d'empilement
membranaire autour d'une forme vésiculaire
(milieu
avec
péni-
cilline).
b) Aspect
de la réversion obtenue
après plusieurs repiquages
en milieu non
pénicilliné,
avant
stabilisation
(soit
avec le12è-15è
passage
sur milieu
pénicilliné).
Association de formes L
(L)
et debactéries
d'aspect typique (B).
Labarre
=
0,5
fLm,
FIG.3
ULTRASTRUCTURE DES FORMES L DE BRUCELLA 383
Caractérisation
partielle
des couches externes.
La
caractéristique essentielle
des formes
L,
ainsi stabilisées
après
un
nombre suffisant de
repiquages,
est l'absence de
paroi
structurée. Celle-ci
n'a
jamais
été observée en
microscopie électronique.
La nature de
multiples
couches
«
lamellaires » entourant les
corps globuleux
des formes L reste
à
préciser.
Le traitement de formes L cultivées en milieu
osmotiquement protégé
par
le
dodécyl
sulfate de sodium à 2
pendant
5 min à 1000
C,
n'a laissé
que
très
peu
de matériel
insoluble,
renfermant
2,4
de sucres
(par
la
méthode au
phénol)
et dont
l'hydrolysat (HCI
3N,
4 h à 110°
C)
n'est
pas
colorable
par
la
ninhydrine. L'analyse
des acides aminés
par
chromato-
graphie liquide
à haute
pression
a montré
que
l'acide
diamino-pimélique
(DAP)
n'est
pas
décelable
(soit,
en valeur
absolue,
moins de
0,2
nmol de
DAP
par gramme
de substance
sèche),
confirmant ainsi l'absence de muréine
dans les formes L.
Les formes L stables
paraissent
bordées
par
une
«
unit-membrane
»
correspondant
à la membrane
cytoplasmique.
Toutefois,
cet
aspect
ultra-
structural n'exclut
pas
la
possibilité
d'un accolement des membranes
cytoplasmique
et externe
après
la
disparition
de la
paroi
car nous avons
constaté,
dans d'autres
circonstances,
que
ce
phénomène
est très facilement
réalisable chez Brucella
(résultat
non
présenté).
Nous avons donc cherché
à mettre en évidence des constituants
caractéristiques
de la membrane
externe sur les formes L cultivées en l'absence de
pénicilline.
Le LPS
(lipopolyoside) paraît quantitativement
réduit dans les formes L d'autres
bactéries à
Gram-négatif.
Pour ce
qui
concerne
Brucella,
l'extraction selon
Westphall
n'est
pas
une bonne méthode
d'évaluation,
le LPS de Brucella
se
comportant,
dans cette
extraction,
d'une manière différente des LPS
classiques
de bacilles à Gram
négatif (G. Dubray,
Étude ultrastructurale
et
biochimique
des
enveloppes
de bactéries du
genre
Brucella, Thèse,
Université de Paris
Sud,
Centre
d'Orsay,
octobre
1981).
L'extraction
chimique
n'a
pas produit
de
quantité
décelable de 2-céto-
désoxyoctonate
de sodium. Cela
indique
à tout le moins une forte réduction
du LPS
par rapport
à la bactérie normale chez
laquelle
la fraction
«
mem-
branes
»
renferme environ 10
(xg
de
désoxyoctonate par mg
de
protéines
(G. Dubray,
Thèse
citée).
La méthode
biologique, plus
sensible,
a
par
contre
donné des résultats
positifs.
Le
dosage
du fer
sérique
chez la
souris,
2 h
après injection
intraveineuse d'une
suspension
de formes L à
1,5
mg
de
protéines /ml,
a donné les résultats suivants :
-
souris témoins 465
fj.g/100
ml
;
-
souris
ayant reçu 0,1
ml de
suspension :
204
tig (soit
55 de
baisse)
;
-
souris
ayant reçu 0,2
ml : 159
fxg (soit 62,5
%).
Une certaine
quantité
d'endotoxine semble donc
présente
dans ces
formes L stables.
Toutefois,
nous ne
pouvons
affirmer
qu'elle
soit
présente
dans une structure
spécifique
de la membrane externe. La
quantité
décelée
étant
certainement très
faible,
il
peut s'agir
de
l'endotoxine
présente
dans la
membrane
cytoplasmique
au cours de la
biosynthèse.
384
J . SCHMITT-SLOMSKA
ET COLL.
Enfin,
nous avons recherché si les sites
récepteurs
du
bactériophage
Weybridge
(O Wb)
étaient conservés. Deux dixièmes de millilitre d'une
suspension
de
n) Wb titrant
1,8
X
10" ont été mis en
présence
d'un volume
égal
d'une
suspension
de bactéries normales ou de formes
L,
ces deux sus-
pensions
étant
ajustées
à la même concentration de
protéines. Après
incu-
bation à 37° C
pendant
2 h avec
agitation,
le
titrage
du
phage
C Wb dans
les
surnageants
a donné les résultats suivants :
-
bactéries :
1,8
X 1010
(soit
90
d'adsorption);
formes L :
1,2
x 1010
(soit
60
d'adsorption).
La confirmation
directe de
l'adsorption spécifique
de C Wb a été
apportée par
la
microscopie électronique (fig. 4).
Ces résultats sont voisins
de ceux décrits
pour
un variant à
paroi
déficiente,
isolé au cours d'une
infection à B. aburtus chez un bovin
[1].
FIG,4.
-
Fixation du
phui/nWeyhridye
sur unemembranedevésiculeL.
Le
pied
de fixation est bien visible
(peliLesflèches).
Une
partie
des
phages
fixés a
déjà expulsé
sonni:dériel nucléaire(grandeflèche).
Ces observations montrent donc
qu'en
l'absence de
paroi
une
partie
des structures
biologiquement
actives de la membrane externe sont conser-
vées dans les formes L stables de n. suis. Cela confirme des résultats récem-
ment
publiés
sur les
protoplastes
de Prolcns mirabilis
[4].
En l'état actuel
des
Lravaux,
nous ne
disposons pas
de données suffisantes
pour envisager
la structure macromoléculaire de
l'enveloppe
de ces formes L stables.
Nos observations sur le fractionnement des membranes de Brucella nous
incitent,
en
première hypothèse,
à
suggérer
la
possibilité
d'une fusion
par-
1icile des membranes de la haclérie.
HÉSUMÉ
Un variant à
paroi
déficiente
(l'orme L)
de Brucella
suis,
induit in
vivo,
a été
particulièrement
caractérisé
par
des méthodes
microscopiques,
bio-
ULTRASTRUCTURE DES
FORMES L DE BRUCELLA 385
chimiques
et
biologiques.
En
microscopie
électronique,
ces formes L se
ractérisent
par
l'absence de
paroi structurée,
la
présence
d'une seule
fcembrane et
l'importance
de structures
lamellaires
extracellulaires,
sou-
vent
présentes
en
empilements
denses.
Quelques
différences
morphologiques
pnt
été observées chez ces formes L selon
qu'elles
sont cultivées en milieu
hypertonique,
enrichi en sérum et
pénicilliné,
ou dans un milieu ordinaire
pour
bactéries,
auquel
elles ont
pu
être
adaptées après
un certain nombre
p
de
repiquages
et sur
lequel
aucune réversion n'a été observée.
L'analyse
;
des acides aminés n'a
pas
révélé d'acide
diamino-pimélique,
ce
qui
confirme
: l'absence de structure de
type peptidoglycane.
Le LPS n'a
paru persister,
-
chez ces formes
L,
qu'en quantité
très
réduite,
car il n'a été
détecté
que
par
l'induction d'une
hyposidérémie
chez la
souris,
le
dosage
du 2-céto-3-
désoxyoctonate
de sodium
ayant
été
négatif.
Un autre
composant
de la
membrane
externe,
le
récepteur
du
phage Weybridge,
a été
également
détecté dans ces formes L.
MOTS-CLÉS :
Brucella,
Forme L
;
Microscopie électronique,
LPS,
Récep-
teur de
phage.
REMERCIEMENTS
Les auteurs remercient
Monique
Anoal,
J osiane Lemaire et Catherine Nebout
pour
leur assistance
technique.
La souche de
phage Weybridge
nous a été aimablement fournie
par
la Station
de
pathologie
de la
Reproduction,
INRA,
Nouzilly-lès-Tours.
La
figure
3 est due à
Roger
M.
Cole, NIAID,
Bethesda
Md., USA,
que
nous
remercions vivement de l'aide
qu'il
a bien voulu nous
apporter
dans
l'interpréta-
tion des résultats de
microscopie électronique.
Ces recherches ont été effectuées dans lecadre du contrat INSERM ATP61-78-93.
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(Inst. Pasteur)
1982.
133
A. 387-392
INTÉRÊT DE LA
RECHERCHE
DE LA
Y-GLUTAMYL-TRANSFÉRASE
CHEZ LES
NEISSERIACEAE
par J .
Y. Riou
(1), J .
Buissière
(2),
C. Richard
(2)
et M. Guibourdenche
(3)
(1)
Collection Bactérienne et Laboratoire des
Neisseria,
Unité
d'Écologie
Bactérienne
(Pr Mollaret),
(2)
Unité des
Entérobactéries, INSERM-U.199
(Pr
Le Minor
),
et
(3)
Laboratoire des
Neisseria,
Unité
d'Écologie Bactérienne,
Institut
Pasteur,
75724 Paris Cedex 15
SUMMARY
Y-GLUTAMYL-TRANSFERASE
ACTIVITY
IN THE FAMILY « NEISSERIACEAE
»
Members of the
family
Neisseriaceae
(554 strains)
were screened for
y-glutamyl-transferase (yGT) activity. yGT
was
produced by
Neisseria
meningitidis
but not
produced by any
strain of N.
gonorrhoeae,
N. lactamica
and Branhamella catarrhalis. Most
non-proteolytic
Acinetobacter calcoace-
ticus
produced yGT
whereas most A.
lwoffii
failed to
produce yGT.
KEY-WORDS:
Glutamyl-transferase y,
Neisseriaceae;
Differential dia-
gnosis.
En
1978,
d'Amato et coll.
[6],
étudiant les
profils enzymatiques
de
Neisseria
gonorrhoeae
et N.
meningitidis,
ont trouvé
que
seule cette der-
nière
espèce possédait
une
y-glutamyl-transférase
(yGT). Rappelons
aussi
que
la
présence
ou l'absence de cet
enzyme
a un intérêt
taxonomique
chez
les Enterobacteriaceae
[2, 7].
Il nous a
paru
intéressant de la rechercher chez les différentes
espèces
de la famille des Neisseriaceae telles
qu'elles
ont été définies
par Reyn [13]
et,
en ce
qui
concerne
Kingella kingae (syn.
Moraxella
kingae) [9],
K. indo-
logenes,
K.
denitrificans, par
Snell et
Lapage [16].
Dans le
présent
travail,
toutes les
espèces
de Neisseriaceae sont
représentées par
des souches
types
et
par
des
souches
d'isolement récent.
Manuscrit
reçu
le
30décembre
1981, accepté
le29
janvier
1982.
388
J . Y. RIOU ET COLL.
La
yGT
a été recherchée à l'aide de réactifs utilisés
pour
son
dosage
dans le sérum
sanguin
et,
comparativement,
au
moyen
d'un substrat
fixé sur bille inerte
[7, 11].
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Souches bactériennes utilisées.
Neisseria.

Aux souches
types
utilisées dans un travail antérieur
[15],
nous avons
ajouté
des souches fraîchement isolées au laboratoire des Neisseria
de l'Institut Pasteur de Paris
(LNP)
: N.
gonorrhoeae
: 56 souches
(dont
la souche
de l'American
Type
Culture Collection
=
ATCC
19424*) ;
N.
meningitidis
:
259 souches
(dont
la souche ATCC
13077*), appartenant
aux
groupes
A, B, C,
X, Y, Z, 29E, W135;
N. A.
(non agglutinable),
P. A.
(polyagglutinable) ;
N. mu-
cosa : 10souches
(dont
la souche ATCC
19696*)
;
N. mucosa var. «
heidelbergensis
»:
souche ATCC
25999;
N.
perflava
: 36 souches
(dont
la souche ATCC
10555*)
;
N.
subflava
: 13 souches
(dont
la souche ATCC
19243)
;
N.
flava
: 13 souches
(dont
la souche ATCC
14221)
;
N. sicca : 14 souches
(dont
la souche ATCC
9913)
;
N. lactamica : 28 souches
(dont
la souche ATCC
23970)
;
N.
denitrificans
: souche
ATCC
14686;
N. animalis : souche ATCC
19573;
N.
flavescens
: souche ATCC
13120;
N. cinerea : souche ATCC 14685*
;
N. caviae
(syn.
Moraxella
caviae)
:
souche ATCC 14659
;
N. cuniculi : souche ATCC 14688
;
N. ovis
(syn.
M.
ovis) [17]
:
souche ATCC 19575
(rappelons que
ces trois dernières
espèces peuvent
être
rap-
prochées
du
genre
Branhamella
[3, 15])
;
N. canis : souche ATCC 14687. La
posi-
tion
taxonomique
de N. canis demeure
marginale.
Branhamella.

B. catarrhalis
(syn.
Moraxella
catarrhalis) [17]
: 35 souches
(dont
la souche ATCC
25238*).
Moraxella.

N. lacunata : 2 souches de la Collection de l'Institut Pasteur
de Paris
=
CIP 5493 et
7050;
M. bovis : 3 souches CIP
649*,
7039 et
7040;
M.
nonliquefaciens
: 4 souches CIP
A166, 5545,
7037 et 6836
;
M.
phenylpyruvica
:
2 souches CIP 6816 et 6817
;
M. osloensis : 3 souches CIP
6814,
6815 et 6835
;
M. urethralis : 4 souches CIP
7513, 8133,
8134 et 7858.
Kingella.
-
K.
kingae
: 6 souches dont la souche CIP 8016
;
K.
indologenes
:
souche CIP
8020;
K.
denitrificans
: souche CIP 8021.
Acinetobacter
[1, 17].

Les 55 souches
étudiées,
isolées dans le Service des
Entérobactéries de l'Institut Pasteur et
enregistrées
à la
CIP,
comprennent
d'une
part
30 souches de A.
calcoaceticus,
subdivisées selon la classification de Piéchaud
et coll.
[12]
en 18souches
«
non
liquefaciens
»et 12 souches «
liquefaciens
»,
et d'autre
part,
25 souches de A.
Iwoffii,
soit 19 souches «non
liquefaciens»
et 6 souches
«
liquefaciens
». En
1956,
les dénominations Moraxella
glucidolytica
et Moraxella
Iwoffi
étaient utilisées
par
Piéchaud et coll.
[12].
Culture des souches.
Les souches bactériennes sont cultivées sur le milieu d'isolement
«
gono-méningo
»
sans
inhibiteur,
fabriqué par
Institut Pasteur Production
(code

55521) [14].
Elles sont conservées
par lyophilisation.
Identification.
Les souches de Neisseria et Branhamella
[5]
ont été identifiées suivant un
pro-
tocole
antérieurement décrit
[14],
celles de
Moraxella,
de Acinetobacter et de
Lesnumérosdesouches
portant
un
astérisqueindiquent
lessouches
types d'après Reyn[13].
ÉTUDE DE LA
yGT
CHEZ LES NEISSERIACEAE 389
ingella respectivement
selon les critères de
Reyn [13],
Hansen et coll.
[8]
et de
Snell et
Lapage [16].
Recherche de la
yGT.
Deux
techniques
ont été
employées.
La
première
utilise le réactif
« yGT System»
(Bœhringer).
Une ose de culture
âgée
de 18-24 h
prélevée
sur le milieu d'isolement
«
gono-méningo
»
pour
les souches de
Neisseria, Branhamella,
Moraxella et
Kingella
ou sur
gélose
nutritive
pour
Acinetobacter,
est mise en
suspension
dans
0,4
ml de
réactif
(L-y-glutamyl-carboxy-3-nitro-4-anilide
:
2,9
mMol/1; glycyl-glycine
100
mMol/1)
dissous dans un
tampon
Tris à 100
mMol/1
à
pH
8,25
réparti
dans des
tubes en verre
(11
X
1,1
cm) que
l'on incube à 370 C. Les lectures sont effectuées
après
1, 2,
3 et 24 h. Une réaction
positive
se traduit
par
une coloration
jaune
de la
suspension
due à la libération de
p-nitroanilide.
TABLEAU I.

Recherche de la
yGT
chez les
espèces
des
genres
« Neisseria » et « Branhamella ».
yGT
Nb
———————————
desouches
+

Neisseria
N.
gonorrhoeae
56

56
N.
meningitidis
259 255 4
groupe
A
37 36 1
B
87 86 1
C
36 36
X
99—
Y
14 14

Z
10 10 —
29E
13 13

W135
18 18

N. A.
19 18 1
P. A.
16 15 1
N. mucosa
10 10

N. mucosavar. « heidelbergensis »
1 1

N.perflava
36 5 31
N.flava
13 13 —
N.subflava
13 12 1
N.sicca
14
14

N.
flavescens
1
-
1
Speciesincertaesedis
N.lactamica
28
-
28
N.denitrifïcans
1
1
N.animalis
1
-
1
N.cinerea
1
-
1
N.caviae(*)
1

1
N.ovis(*)
1
1
N.cuniculi(*)
1
1
N.canis
1
-
1
Branhamella
B.catarrhalis
35

35
N. A. =
non
agglutinable.
P. A. = Dolvagalutinable.
(*) Espèces
v
rapprochées
de B. catarrhalis dans notre
précédent
travail sur 1action ae la
tributyrine [15].
390 J . Y. RIOU ET COLL.
La seconde
technique
a été mise au
point par
l'un de nous
(J . B.).
Des billes
poreuses
en
oxyde
d'alumine,
telles
qu'elles
ont été décrites
pour
la recherche de la
î
(3-glucuronidase [11]
et utilisées
pour
étudier l'action des Neisseria sur la tribu- ;
tyrine [15],
sont
imprégnées
d'une solution à
2,8
g
d'acide
y-L-glutamique-p-
nitroanilide
pour
100 ml d'un
mélange
à volume
égal
d'acétone et d'eau distillée.
Après
dessication à 370
C,
les billes
peuvent
être conservées
pendant plusieurs
mois
à 40C dans des flacons contenant un
déshydratant.
Une
suspension
bactérienne de
même densité
que précédemment
et réalisée dans
0,4
ml de
tampon phosphate
M/15 (pH 7,4) réparti
dans des tubes contenant une bille
imprégnée,
ce
qui
corres-
pond
à une concentration en substrat de 1 mM. Les tubes sont incubés à 370 C.
En cas de réaction
positive,
une coloration
jaune
nette se
développe
entre la 8è et
la 24è
h,
parfois
avant la 8è h.
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Les résultats sont rassemblés dans les tableaux 1
(Neisseria,
Bran-
hamella)
et II
(Moraxella, Kingella,
Acinetobacter
).
TABLEAUII.

Recherche de la
yGT
chez les
espèces
des
genres
« Moraxella
»,
«
Kingella
» et « Acinetobacter ».
yGT
Nb
———————————
desouches
+
-
Moraxella
M.lacunuta
2
2
M.bouts
3
3
M.nonliquefaciens 4
- 4
M.
phenylpyruvica 2
2
M.osluensis
3
-
3
M.urelhralis
4 4
Kingella
K.kingae 6
-
6
K.indologenes 1
1
K.denilrificans 1
1
Acinetobacter
A.
IwofTi-i
var. «
liquefaciens
»
6
-
6
A. Iwofpivar. «nonliquefaciens» 19
1 18
A.
calcoacelicusvar. «
liquefaciens
»
12
5 7
A.calcoacticusvar. «nonliquefaciens» 18
17 1
Dans le
genre Neisseria,
la
possession
ou non de la
yGT
permet
de diffé-
rencier les deux
principales espèces pathogènes :
N.
meningitidis (255
souches
yGT
positives
sur
259)
et N.
gonorrhoeae (yGT
négative).
N. mucosa et sa
variété «
heidelbergensis
»
possèdent
l'enzyme.
Dans une certaine
mesure,
la
yGT
aide à différencier les trois
espèces
N.
flava,
N.
subflava
et N.
per-
flava
biochimiquement
proches :
si N.
flava
et N.
subflava
sont
presque
touj
ours
positives,
N.
perflava
est
négative
dans une forte
proportion
ÉTUDE
DE LA
yGT
CHEZ LES
NEISSERIACEAE 391
Dl
F
31 souches sur
36).
N. sicca
possède
l'enzyme.
N.
laclamica en est
dépouvue,
5ntrairement
à N.
meningitidis.
e
Branhamella catarrhalis n'a
pas
de
yGT.

A
l'exception
de M.
phenylpyruvica [4]
et de M.
urethralis [101, les
Moraxella
ne
possèdent pas
de
yGT; toutefois,
le
nombre de
-
souches
étudiées est insuffisant
pour que
des
conclusions
définitives soient tirées
Ses
résultats. Il en est de même
pour
le
genre
Kingella
où les 6 souches
examinées de K.
kingae
sont
yGT
négatives,
alors
que
la souche de K. indo-
logenes
et celle de K.
denitrificans
en étude sont
positives.
Dans leur
grande majorité,
les souches de A.
lwoffii, qu'elles
soient
;-ou
non
protéolytiques,
ne
possèdent
pas
la
yGT,
contrairement à celles de
A. calcoaceticus var. «non
liquefaciens ».
Pour les souches de A. calcoa-
-
ceticus var. «
liquefaciens
»,
la
yGT
a valeur de
marqueur
épidémiologique.
Chez les Neisseriaceae

comme chez les
Enterobacteriaceae —la recher-
che de la
yGT
ne
présente pas
de difficultés
techniques ;
elle
peut
être réa-
lisée à l'aide d'un réactif
commercialisé,
couramment utilisé en biochimie
clinique.
RÉSUMÉ
La
y-glutamyl-transférase (yGT)
a été recherchée chez les
espèces
de
la famille des Neisseriaceae
(554 souches).
Elle est
produite par
Neisseria
meningitidis,
alors
qu'elle
ne l'est
pas par
N.
gonorrhoeae,
N. lactamica et
Branhamella catarrhalis. Les souches non
protéolytiques
de Acinetobacter
calcoaceticus
possèdent l'enzyme;
celles de A.
Iwoffii en
sont
dépourvues.
MOTS-CLÉS:
Glutamyl-transférase y, Neisseriaceae ;
Diagnostic
diffé-
rentiel.
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133
A,
393-408
IMPLANTATION
PRÉCOCE
D'UNE SOUCHE DE
ESCHERICHIA COLI
DANS L'INTESTIN DE
NOUVEAU-NÉS HUMAINS :
EFFET DE
BARRIÈRE VIS-À-VIS DE SOUCHES
DE E. COLI
ANTIBIORÉSISTANTES
par
Y. Duval-Iflah
(1),
M.-F. Ouriet
(1),
C. Moreau
(1),
N. Daniel
(2), J .-C.
Gabilan
(3)
et P. Raibaud
(1)
(1)
Laboratoire
d'Écologie Microbienne, INRA-CNRZ,
78350
J ouy-en-J osas (France),
(2)
Laboratoire de Biochimie et de
Technologie Laitières,
INRA-CNRZ,
78350
J ouy-en-J osas
et Société
Diététique Gallia,
126-130,
rue
J ules-Guesde,
92303 Levallois-Perret
(France),
et
(3)
Service de
Néonatologie, Hôpital Antoine-Béclère,
92140 Clamart
(France)
SUMMARY
IMPLANTATION OF A STRAIN OF « ESCHERICHIA COLI »
IN THE DIGESTIVE TRACT OF HUMAN NEW-RORNS:
BARRIER EFFECT AGAINST ANTIBIORESISTANT
«
E. COLI»
Twenty-two healthy
human new-borns were inoculated within two
hours of birth with a strain of Escherichia coli. This strain was isolated
from the faecal flora of an
healthy
adult and was
plasmid-free,
non-
toxigenic
in vitro or in
vivo,
and sensitive to all usual antibiotics. This
strain became established at a
high population
level within two
days
in all new-borns and remained at a
very high
level
during
the
following
days
in almost all cases
(86 %).
Strains of E. coli resistant to
ampicillin
or
tetracycline
were found in 6 of the 22 inoculated infants as well as
in 7 of the 24 control infants. These resistant strains remained at a
very high
level in the control infants but
disappeared,
or decreased to a
subdominant
level,
in the inoculated infants.
These results show that a
totally
innocuous strain of E. coli can
exert in holoxenic conditions a barrier effect on antibiotic resistant
E. coli strains.
They
also
suggest
the interest of
inoculating
such a strain
Manuscrit
reçu
le 24 decembre 1981, accepte
le 24 fevrier 1982.
394
Y. DUVAL-IFLAH
ET COLL.
at birth in order to
prevent proliferation
of
potentially pathogenic
bacteria.
4
KEY-WORDS: Escherichia
coli, New-born, Gut;
Gnotoxenic mouse,
E. coli
implantation,
Enterobacteria,
Intraspecific
barrier effect,
Anti-
bioresistance,
Human.
INTRODUCTION
Les
premières espèces
bactériennes
qui
colonisent l'intestin du nou-
veau-né humain
appartiennent
à la tribu des Enlerobacleriaceae
[1,
13,
16]
et
plus particulièrement
à
l'espèce
Escherichia
coli,
dont le niveau
de
population peut
atteindre 1010 cellules viables
par gramme
de selles 2
ou 3
jours après
la naissance. Or certains E. coli
peuvent
être virulents
et être
responsables
de maladies chez le nourrisson. On sait maintenant
que
la
virulence,
comme
l'antibiorésistance,
est liée dans certains cas à la
présence
de
plasmides [9].
Peut-on inhiber l'établissement
précoce
des
souches de Escherichia
porteuses
de
plasmides
dans le tube
digestif
du
nouveau-né?
Dans un
précédent
travail
[7]
nous avons montré
qu'une
souche de E. coli
d'origine
humaine,
multisensible et indemne de tout
plasmide
détectable est
capable d'empêcher
l'établissement d'autres sou-
ches de E. coli
porteuses
de
plasmides
d'antibiorésistance dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques.
Une condition nécessaire est
que
la
culture de la souche inhibitrice soit inoculée avant celle de la souche
cible. Comme le tube
digestif
du nouveau-né humain
représente
un
biotope
aussi favorable au
développement
des souches de Escherichia
que
le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques,
on
peut imaginer que
cette
souche inhibitrice de E.
coli,
si on réussit à l'établir dans le tube
digestif
du
nouveau-né,
exercera aussi un effet de barrière contre les souches
d'entérobactéries
porteuses
de
plasmides qui
sont
présentes
dans l'envi-
ronnement.
Le but de ce travail est donc de savoir si la souche
que
nous avons
sélectionnée
pour
ses
propriétés antagonistes
est
capable
de s'établir
durablement en flore dominante dans le tube
digestif
de nouveau-nés
lorsqu'on
la leur inocule dans les
premières
heures
après
la
naissance,
et
si cet établissement
précoce
a un effet sur l'établissement des autres
souches de E.
coli,
notamment des souches
porteuses
de
plasmides
d'anti-
biorésistance.
DCA-Raf
=
milieu au
désoxycholate modifié,
contenant du raffinose à 5
DCA-Raf-Ap
=
DCA-Raf
+
ampicilline (10fLjml).
DCA-Raf-Te
=
DCA-Raf
+
télracycline (32fLgjml).
Drig
=
milieu de
Drigalski
(rnstiluL Pasteur)
conLenant du lacLose.
IMPLANTATION DE E. COLI CHEZ LE
NOUVEAU-NÉ 395
MATÉRIEL ET
MÉTHODES
Zhoix
de la souche à inoculer.
La souche EMO de E. coli a été décrite
précédemment [7].
Elle dérive d'une
souche
sauvage
EM
portant
le
plasmide pyD3, qui
a été isolée à
partir
d'une selle
humaine
provenant
d'un adulte en bonne santé. Elle ne contient
pas
de
plasmide
détectable
par électrophorèse
en
gel d'agarose [7].
A
partir
de
EMO,
nous avons
isolé
un variant
désigné
EMO-1
qui
acidifie lentement le milieu lactosé de Dri-
Egalski
(Drig)
et donne sur ce milieu des colonies
jaunes
à bord blanc. Cette
rpropriété
est très stable in
vitro,
même
après
des
repiquages répétés
durant
plusieurs
mois,
et aussi in vivo dans le tube
digestif
de souris
monoxéniques
associées
à cette souche
pendant plusieurs
mois. Nous n'avons
pas
détecté ce
phénotype
dans les
coprocultures
de nouveau-nés
que
nous avons
analysées
lors
d'études
préliminaires.
* La souche
EMO-1,
comme
EMO,
est de
type sérologique somatique
02. Des
timmunsérums
anti-EMO et -EMO-1
préparés
sur
lapin
donnent une réaction
r d'agglutination
croisée
réciproque
avec ces deux variants. In
vitro,
la souche
f EMO-1 ne
produit pas
de toxines de
type
LT ni ST. La
présence
de toxine
rLT a été testée sur cellules de
lignée
Yl
[12]
et
par
le test
épicutané pratiqué
'chez le
lapin [8] ;
celle de la toxine
ST,
sur souriceaux de 2 à 4
jours [4].
Elle ne
produit pas
non
plus
de toxine in vivo: en
effet,
nous l'avons inoculée
per
os
à
des
porcelets axéniques
élevés en isolateur en l'absence de colostrum. Elle
s'établit
dans leur tractus
digestif
et atteint des niveaux de 109 à 1010cellules
viables
par gramme
de fèces. Elle ne
provoque
chez les
porcelets
aucun
signe
pathologique pendant
toute la durée de l'observation
(jusqu'à
14
jours).
A
l'autopsie,
nous n'avons observé aucun
signe
d'entérite.
Préparation
del'inoculum.
La souche EMO-1 est conservée à

20° C dans une solution stérile de
glycérol
à 40 L'inoculum est
préparé
à
partir
d'une culture de 18 h faite
en bouillon
peptoné
incubé à 370C. Une dilution à
1/100
est faite dans de l'eau
stérile
glucosée
à 5
%,
et 1 ml de cette
suspension
bactérienne est administrée
per
os au nouveau-né 2 h
après
la naissance et avant le
premier repas.
Choix des nourrissons.
Les nouveau-nés sont tous choisis
parmi
les enfants nés à la Maternité
Antoine-Béclère,
de mères
n'ayant pas
reçu d'antibiotiques pendant
la
grossesse.
Les enfants
que
nous avons retenus
pour
cette étude n'ont
pas
reçu
d'anti-
biotiques pendant
leur
séj
our en maternité.
Deux
groupes
d'enfants ont été étudiés. Un
premier groupe
de 22
enfants a
été
inoculé avec la souche EMO-1
;
l'inoculation de la souche se fait avec l'accord
préalable
de la mère. Un 2e
groupe
est constitué de 24 enfants non inoculés.
Les enfants des deux
groupes
sont nourris
au sein ou au lait de vache
maternisé «
Nursie
» sans
fer,
additionné
ou non de lactoferrine
et
IgG d'origine
bovine.
Prélèvement et conditionnement des échantillons.
Les couches contenant les selles sont datées
et conservées à 40C immédiate-
ment
après
l'émission. Elles sont ensemencées
dans la
journée.
Une seule selle
par jour
est retenue
pour
la numération des entérobactéries,
et on a choisi
de
préférence
les selles émises le matin. Toutefois,
on n'a
pas
obtenu une selle
par
jour
pour
tous les enfants. Les enfants sont restés six
jours
à la Maternité. Nous
396
Y. DUVAL-IFLAH ET COLL.
avons
poursuivi
l'étude des selles de certains enfants
après
leur sortie
de
Mater-
nité,
dans la mesure où les
parents
étaient consentants et où leur domicile était
proche
du laboratoire.
Milieux utilisés
pour
le dénombrement des entérobactéries.
Les selles sont
prélevées
et
broyées
au
moyen
d'un
«
Ultraturrax
» dans du
milieu
peptoné pour
dilution. Des dilutions décimales sont faites et
0,1
ml des
dilutions
appropriées
sont étalés sur la surface des milieux
gélosés
suivants :
(a)
milieu de
Drigalski (Institut Pasteur)
contenant du lactose
(Drig) ;
ce milieu
permet
de dénombrer les souches du
phénotype
de la souche
EMO-1,
ainsi
que
la totalité des autres entérobactéries
;
(b)
milieu au
désoxycholate
DCA-Raf,
où le lactose a été
remplacé par
du
raffinose à 5
%, pour
la numération des
phénotypes
raffinose
négatifs
et
posi-
tifs
[7] ;
(c)
milieux DCA-Raf additionné de
tétracycline
à 32
fJ -g/ml (DCA-Raf-Te)
et
DCA-Raf additionné
d'ampicilline
à 10
p-g/ml (DCA-Raf-Ap) pour
la numération
de souches antibio-résistantes.
Nous avons choisi des milieux contenant de
l'ampicilline
et de la
tétracycline
à la suite des travaux de
Lemozy [10] qui
ont montré
que
chez l'homme
95,5
des entérobactéries fécales résistantes
présentent
une résistance à l'un ou
à l'autre de ces
antibiotiques.
Lecture des résultats et examens
complémentaires.
Après
18 h d'incubation à
37°C,
on dénombre les colonies des différents
phénotypes
sur les différents milieux. Pour
chaque prélèvement,
un ou deux clo-
nes de
chaque phénotype
sont
placés
dans 5 ml d'eau
stérile;
cette émulsion
diluée à
1/1000
dans de l'eau stérile est utilisée
pour
ensemencer une
galerie
API et
pour
établir un
antibiogramme
avec les
disques d'antibiotiques (Institut
Pasteur)
suivants :
ampicilline (A), chloramphénicol (C), streptomycine (S),
kanamycine (K), tétracycline (T)
et sulfamides
(Su).
Une culture de 24 h à 370 C
est faite sur
gélose
inclinée en milieu
«
tryptic soy agar
»
(Difco).
Elle est
émulsionnée dans 2 ml de formol à 5
o.
Le test
d'agglutination
est fait sur
lame avec l'immunsérum anti-souche EMO-1 dilué à
1/10.
Interaction entre deux souches de E. coli dans le tube
digestif
de souris
gnotoxé-
niques.
La méthode a été décrite
précédemment [7].
Elle consiste à associer des souris
axéniques
maintenues en isolateur avec une des deux souches de E. coli. Les
souris monoassociées sont ensuite inoculées avec la deuxième souche. On
prélève
régulièrement
des fèces
pour
le dénombrement sélectif de chacune des deux sou-
ches.
RÉSULTATS
1.

Devenir de la souche de E. coli
dans le tube
digestif
des nouveau-nés inoculés
Le tableau 1
indique que
la souche EMO-1 s'établit en
population
dominante dans les selles
(107-1010
cellules vivantes
par gramme)
chez
76 des
enfants,
24 h
après
son
ingestion,
et chez 100 des enfants
IMPLANTATION DE E. COLI CHEZ LE
NOUVEAU-NÉ 397
r
PABLEAU
I.

Établissement et
persistance
de EMO-1 et des autres
types
de« E. coli »
F
dans les selles des enfants inoculés.
Age
des
enfants,
en
jours
rNiveau de popu, lation
des souches considérées 1
(17) (1)
2
(19)
3-6
(22)
9-94
(8)
P
EMO-1 :
107-1010
13(2) (76%)
19
(100%)
19
(86%)
7
(88%)
10
<1Î0J I
1 J 6%)
0
(0%)
1
(5%)
0
(0 %)
<106 3
(18%)
0
(0%)
2
(9%) 1(3) (12%)
Autres E. coli dominants:
107-1010
10
(59%)
14
(74%)
10
(45%)
5
(63%)
106-107 0
(0%)
0
(0%)
2
(10%)
0
(0%)
<106- 7
(41%)
5
(26%)
10
(45%)
3
(37%)
-
E. coli résistants à
l'ampicilline
et/ou
à la
tétracycline:
107-1010 4
(24%)
6
(32%)
0
(0%) 1(3) (12%)
105-107
1
(6%)
1
(5%) 5(23%)
0
(0%)
103-105 1
(6%)
2
(10%)
5
(23%)
2
(25%)
<103 11
(64%)
10
(53%)
12
(54%)
5
(63%)
(1)
Les chiffres entre parenthèses indiauent le nombre d'enfants testés à l'Q"einilicTIIP.
(2)
Les chiffres
indiquent
le nombre d'enfants oùon dénombre
par gramme
deselles les
souches considérées.
(3)
Chez cet
enfant,
la souche EMO-1n'a
plus
été dénombrée
après
le2e
jour.
âgés
de deux
jours.
Elle se maintient en
population
dominante chez
86 des enfants
âgés
de 3 à 6
jours
et en
population
sous-dominante
(106-107jg)
chez 5 d'entre eux. La souche EMO-1 a transité sans
s'établir chez 2 enfants seulement sur les 22 étudiés. Elle a été dénom-
brée en
population
dominante chez 7 enfants sur 8
qui
avaient
quitté
la
Maternité et
qui
étaient
âgés
de
9, 10, 13, 16, 20,
88 et 94
jours
res-
pectivement.
Le seul enfant chez
lequel
on ne l'a
pas
retrouvée est celui
chez
qui
elle n'a
plus
été dénombrée
après
le 2e
jour.
2.

Effet
de barrière de EMO-1 vis-à-vis des autres souches de E. coli
a)
Interaction entre EMO-1 et les autres souches de E. coli.
Le tableau 1
indique que
d'autres souches de E. coli sont
capables
de
s'établir
spontanément
en
population
dominante dès le 1er
jour.
Ces
souches ont été dénombrées sur milieu
Drig,
sur
lequel
elles n'ont
pas
le
même
phénotype qu'EMO-1.
Elles
persistent
en flore dominante chez
un
plus petit
nombre d'enfants
que
la souche
EMO-1. Chez 5 enfants leur
maintien en flore dominante dans les selles a été
fugace (24 h),
alors
que
chez six autres enfants on ne les a
jamais
dénombrées en
population
dominante. Chez 11 autres
enfants,
la souche EMO-1 et les autres E. coli
étaient
codominantes. Nous avons
utilisé le test du
signe [17] pour
tester
l'équivalence
des
populations
de EMO-1 et des autres souches de E. coli
chez 7 enfants
chez lesquels
on a
procédé
à 5
prélèvements
ou
plus
398 Y. DUVAL-IFLAH ET COLL.
par
enfant. Cette
équivalence
n'a
pas
été
rejetée
dans 4 cas. Dans les
3 autres
cas,
au niveau de 5
%,
on
rejette l'hypothèse d'équivalence :
dans deux cas en faveur de EMO-1 et dans un cas en faveur des autres
souches de E. coli. Les
populations
de E. coli de ce dernier cas
(enfant
CM)
sont
représentées
sur la
figure
1 a. On voit en effet
que
les souches
de E. coli
qui
se sont établies
spontanément répriment
la souche EMO-1
;
les six clones lactose+ isolés chez cet enfant étaient tous sensibles à
tous les
antibiotiques
et se
distinguaient
de EMO-1
par
la fermentation
du lactose et l'absence
d'agglutination
avec le sérum anti-EMO-1. Par
ailleurs,
chez cet
enfant,
nous n'avons
jamais
dénombré de souches résis-
tantes à
l'ampicilline
ni à la
tétracycline.
Le 5e
jour,
nous avons isolé
un des clones à
partir
de la
population
dominante de E. coli
sauvage,
que
nous avons dénommé
CM-1,
et nous avons étudié l'interaction entre
CM-1 et la souche EMO-1 dans le tube
digestif
de souris
dixéniques
(lig.
1 b et 1
c).
On
remarque que, pendant
la
période
où les deux sou-
ches sont en
équilibre
stable,
la souche CM-1 constitue la
population
dominante
quel que
soit l'ordre d'inoculation des deux souches.
Cepen-
dant,
la souche EMO-1 est
plus réprimée quand
elle est
ingérée par
les
souris
monoxéniques déjà
associées avec la souche CM-1
(fig.
1
b) que
quand
elle est établie avant CM-1 chez les souris
axéniques (fig.
1
c).
FIG. 1a.

Interaction entrelasoucheEMO-1
(A)
et lasouchedeE. coli CM-1
(A)
dans lessellesde
l'enfant
CM nourri au sein.
Chez cet enfant on n'a détecté
que
ces deux
types
de E. coli.
FIG. 1bet 1c.

Interaction entrelasoucheEMO-1
(Â)
et lasoucheCM-1
(A)
dans les
fèces
desouris
gnoloxéniques.
1
b)
La souche EMO-1 est inoculée à des souris
monoxéniques
associées à CM-1
depuis
6
jours.
1
c)
La souche CM-1 est inoculée à des souris
monoxéniques
associées à EMO-1
depuis
6
jours.
b)
Interaction entre la souche EMO-1 et les souches de E. coli résistantes
à
l'ampicilline
et
fou
à la
tétracycline.
Les souches de E. coli dénombrées sur DCA-Raf-Te et sur DCA-Raf-
Ap apparaissent
en
population
dominante chez un
plus petit
nombre
d'enfants
que
les autres E.
coli,
et leur niveau tend à baisser ultérieure-
ment. En
effet,
le
tableau 1 montre
que
chez tous les enfants de 3 à
IMPLANTATION DE E. COLI CHEZ LE NOUVEAU-NÉ 399
»
6
jours,
les souches de E. coli résistantes étaient en nombre inférieur
Lio'/g-
t
Les
figures
2 à 7
représentent
les
équilibres
entre les différentes
souches de E. coli dans les selles des enfants où le nombre des souches
ae
E. coli résistantes à
l'ampicilline et/ou
à la
tétracycline
a
régressé.
Les
figures
2,
3 et 4
indiquent qu'il y
a une corrélation entre l'établis-
sement
de EMO-1 en
population
dominante et la
régression
du nombre
île
E. coli résistantes. L'effet de barrière exercé
par
EMO-1
peut
être dras-
tique (fig.
2 et
3)
ou bien
permissif (fig. 4,).
Chez le même
enfant,
on
peut
observer un effet de barrière
drastique
à
l'égard
des E. coli
résistantes et
permissif
à
l'égard
des autres E. coli
(fig. 2).
La
figure
7
représente
le dénombrement des différentes souches de E. coli dans les
selles d'un enfant nourri au sein et dont la mère recevait de la
cépo-
réxine.
On
remarque que
la
régression
des souches de E. coli résistantes
est survenue très tardivement
(25e jour)
alors
que
la souche EMO-1 était
présente
en
population
dominante
pendant
toute la durée de l'étude.
3.

Établissement de E. coli chez les nouveau-nés non inoculés
Le tableau II
indique que
E. coli s'établit en nombre élevé
(107
à
1010/g
de
selles)
chez 100 des enfants dès le 2e
jour
et chez 60 dès les
premières
24 heures de vie. Cette
espèce
se maintient entre 107 et
1010/g
de selles chez 96 des enfants
âgés
de 3 à 6
jours
et chez tous
les enfants testés au-delà de cette limite.
TABLEAU II.

Établissement et
persistance
des différents
types
de « E. coli »
dans les selles des enfants non inoculés.
Age
des enfants,
en
jours
Niveau de
population
————————————————————————————————————
des souches considérées
1(10)(1) 2(19)
3-6(24) 9-24(5)
E. coli totaux:
107-1010 6 (2) (60 %)
19
(100 %)
23
(96 %)
5
(100 %)
106-107
4
(40%)
0
(0%)
0
(0%)
0
(0%)
<10°
0
(0%)
0
(0%)
1
(4%)
0
(0%)
E. coli résistants à
l'ampicilline
et/ou
à
la tétracycline :
6t
107-1010
'
2 (20 %)
7
(37 %)
7
(29 %) 4 (3) (80 %)
105-107 3
(30%)
2
(10%)
7(29%)
0
(0 %)
103-105
0
(0%)
0
(0%)
0
(0%)
0
(0 %)
¡
< 103
5
(50 %)
10
(53 %)
10
(42 %)
1
(20 %)
(1)(2)
Voir
légendesdu
tableau I.
(3)
Ces
quatre
enfants avaient eu des souches résistantes
en
population
dominante
depuis
l'âge
de deux
jours.
Chez 7
enfants,
on dénombre
des souches
de E. coli résistantes
à
l'ampicilline et/ou
à la
tétracycline
en
population
dominante
du 2e au
6e
jour.
Chez 4 de ces
enfants,
on a retrouvé
des souches de E. coli
IMG.
2
à
7
IMPLANTATION DE E. COLI CHEZ LE NOUVEAU-NÉ 401
k
résistantes
en
population
dominante
jusqu'au
24e
jour (tableau II).
Les
résultats
des numérations des E. coli sur milieu
Drig
et sur les milieux
DCA-Raf-Te
et
DCA-Raf-Ap
sont
rapportés
dans le tableau III. On
constate
que
le nombre de E. coli dénombré en
présence d'antibiotiques
est voisin de celui numéré en milieu neutre
pendant
toute la durée de
l'étude chez les enfants
NT,
KF et PA. Chez les enfants
VR,
HR et
GHM,
le niveau des souches de E. coli résistantes est relativement
peu
élevé à la 24e
h;
mais les souches résistantes deviennent dominantes
dès le 2e ou le 3e
jour
chez les enfants VR et
HR,
aux
jours
3 et 4
chez l'enfant GHM.
Chez l'enfant GHM on constate au 5e
jour
un effet de
barrière
inter-
spécifique
à
l'égard
des entérobactéries. Chez l'enfant
ROU,
cet effet de
barrière est
fugace puisqu'il apparaît
dès le 3e
jour
mais
disparaît
le
5e
jour.
4.

Comparaison
entre les niveaux de
population
de EMO-1
chez les nouveau-nés inoculés et des souches de E. coli
sauvages
chez les nouveau-nés témoins
Nous avons
analysé
les
moyennes jour par jour
des
populations
de
EMO-1
dénombrées chez les enfants inoculés et celles des souches de
E. coli établies
spontanément
chez les enfants
témoins,
suivant un modèle
d'analyse
de variance à 2 facteurs croisés: traitement et date. On n'a
pas
FIG. 2 à 7.

Interaction entrela soucheEMO-1
(A.)
et les autres
types
deE. coli dans lesselles
des
enfants
nourris au lait maternel
(J BL, fig.
2
; AP, fig. 7)
et des
enfants
nourris au lait
maternisé «
Nursie
»
additionné
d'IgG
et de
lactoferrine(CAl, fig. 3; CRu, fig. 4; FC, fig. 5;
PB, fig. 6).
2)
A
=
E. coli
Lac+,
dénombré sur
Drig;
0
=
E. coli
Raf+,
dénombré sur
DCA-Raf-Te ;
o
=
E. coli
Raf-,
dénombré sur
DCA-Raf-Ap.
Les 5 clones Lac+isolés sur
Drig
sont
sensibles ;
les 5 clones isolés sur DCA-Raf-Te sont de
type STSu ;
les 5 clones isolés sur
DCA-Raf-Ap
sont de
type
ASKCTSu.
3)
A
=
E. coli
Lac-,
dénombré sur
Drig;
o
=
E. coli
Raf-,
dénombré sur
DCA-Raf-Te ;
m
=
E. coli
Raf-,
dénombré sur DCA-Raf-Te ;
a
=
E. coli
Lac+,
dénombré sur
Drig.
Les 8 clones Lac- isolés sur
Drig
et les 8 clones Raf- isolés sur DCA-Raf-Tesont de
type
STSu ;
le clone Lac+isolé sur
Drig
au 16e
jour
est sensible et le clone Raf- isolé sur
DCA-Raf-Teau 16e
jour
est de
type
SKCTSu.
4)
A
=
E. coli
Lac+,
dénombré sur
Drig;
o
=
E. coli
Raf-,
dénombré sur DCA-Raf-Te.
Les 7 clones Lac+isolés sur
Drig
et les 7 clones Raf- isolés sur DCA-Raf-Tesont de
type
STSu.
5)
A
=
E. coli
Lac+,
dénombré sur
Drig;
o
=
E. coli
Raf-,
dénombré sur DCA-Raf-Te. Les
6 clones Lac+isolés sur
Drig
sont sensibles
et les 6 clones Raf- isolés sur DCA-Raf-Te
sont de
type
STSu.
6)
a
=
E. coli
Lac+,
dénombré sur
Drig;
o
=
E. coli dénombré sur DCA-Raf-Te. Les
5 clones Lac+isolés sur
Drig
sont
sensibles ;
les 5 clones isolés sur DCA-Raf-Te sont de
type
STSu.
7)
A
=
E. coli
La+,
dénombré sur
Drig;
o
=E. coli Raf-,
dénombré
sur DCA-Raf-Te. Les
7 clones Lac+isolés sur
Drig
et les 7 clones Raf- isoléssur DCA-Raf-Tedu 1er au 7e
jour
sont de
type
SKCTSu. Au 25e
jour,
le clone Lac+isolé sur
Drig
est sensible et le clone
isolésur DCA-Raf-Teest de
type
SKCTSu.
402
Y. DUVAL-IFLAH
ET COLL.
TABLEAU III.

Dénombrement des souches
de « E. coli »
dans les selles de
sept
enfants non inoculés.
Log10
du nb
Log10
du nb
Log10
du nb
Age
sur
sur sur Anti-
Enfants en
jours
Drig
DCA-Raf-Te DCA-Raf-Ap biogramme (*)
VR 1
8,3 6,3
<4
ASKCTSu
2 9,5 8,7 9,3
4
8,4 8,3
8,3
6 8,4 8,4 8,4
HR 2 9,4 7,0 7,3 STSu;
3
9,8 9,3 7,6
ASKCTSu
4
9,7 9,7 6,4
5 9,7 9,6
<5
NT 2
9,4 8,8 8,8 ASKCTSu; A
5
8,6 8,3 8,3
19
8,9 6,7
9,0
24
9,4 9,3 6,4
KF 1
9,6 9,6
<3
STSu
2
9,6 9,3
<3
3
10,3 9,7
<3
10
8,8 8,0
<3
21
8,9 8,8
<3
GHM 2
8,0 7,3 5,4
ASKCTSu
3
9,7 9,4 8,3
4
8,7 8,7 8,3
5
7,8 5,9 6,0
PA 1
5,6 5,7 5,7
ASKCTSu
2
9,0 9,0 9,0
3
9,3 9,0 9,0
4
9,3 9,0 9,0
5
8,7 8,6 8,3
ROU 1
9,3 7,6 7,0 STSu; A
2
9,3 7,6 7,0
3
6,4
<3 5,3
4
7,4 4,3 5,8
5
8,4 5,3 7,3
8
9,3 7,6 7,0
(*) Antibiogramme
des clones isolés sur DCA-Raf-Te et
DCA-Raf-Ap ;
A
=
ampicilline;
S
=
streptomycine;
C
=
chloramphénicol ;
K
=
kanamycine ;
T
=
tétracycline;
Su
=
sulfa-
mides.
décelé de différence entre les niveaux de
population
bactérienne dans
les 2
groupes
d'enfants
(valeur
de la variable de Fisher à 1 et 4
degrés
de liberté de
0,014),
ni de différence
significative
de ces niveaux en
fonction de la date
(valeur
de la variable de Fisher à 4 et 4
degrés
de
liberté de
1,81).
5.

Étude des autres entérobactéries
Le tableau IV donnele niveau de
population
et la nature des autres
entérobactéries
qu'on
a mises en évidence chez les enfants témoins et
chez les enfants inoculés. On
remarque que
le nombre d'enfants où
IMPLANTATION DE
E. COLI
CHEZ LE
NOUVEAU-NÉ 403
apparaissent
ces
entérobactéries est
faible : 4 sur 22
enfants
inoculés,
et 6 sur 24 enfants témoins.
Elles sont
apparues
tardivement chez les
enfants inoculés et
plus précocement
chez les
enfants témoins. Chez ces
derniers elles font souvent
partie
de
la flore
dominante
(4
enfants sur
6).
Les souches de
Enterobacter
cloacae sont les
plus fréquemment
dénombrées
(5
fois sur
11).
TABLEAU IV.

Entérobactéries autres
que
« E. coli »
dans les selles des 46 enfants
étudiés.
Enfants
Age(1)
Log10 du Types Antibio-
inoculés en
jours
nb/g moyen d'entérobactéries résistance
(2)
CF 9 et 10
9,6 E.cloacae
sens.
AP 3 à 5
6,0 K.
pneumoniae
A
SC 6
4,0
E. cloacae
A
ACN 43 à 88
8,6
E. cloacae
sens.
+
K.
pneumoniae
Enfants
non inoculés:
VR 2 à 6
8,0
Shigellasp.
sens.
YH 2 à 5
6,5
E. cloacae AT
ROU 1 à 3
9,9
Shigella sp.
sens.
MC 3 à 6
8,8
E.
agglomerans
ST
FOL
6
4,6
E. cloacae A
AD
2
8,9
Levinea
sp.
sens.
(1) Ages auxquels on a dénombré les entérobactéries indicruées.
(2)
Résistance à
l'ampicilline (A),
la
tétracycline (T),
la
streptomycine (S) ;
sens.
=
sensible.
DISCUSSION
Un des rôles essentiels de la flore microbienne
endogène
du tube
digestif
de l'animal adulte est celui d'exercer un effet de barrière
qui
s'oppose
à la
prolifération
des bactéries
exogènes.
Ducluzeau et coll.
[5]
ont montré
que
la flore microbienne du tube
digestif
de la souris adulte
holoxénique
exerce un effet
antagoniste
à
l'égard
de
plusieurs
souches
bactériennes,
qu'elles
soient à Gram
positif
ou
négatif,
anaérobies strictes
ou
facultatives,
pathogènes
ou non. Différentes tentatives
pour implanter
chez
l'homme adulte des souches bactériennes
étrangères
et notamment
des
souches de E. coli n'ont
pas
abouti
[11,
14,
18].
Contrairement à l'animal
holoxénique,
l'animal
axénique
est un hôte
qui
se laisse coloniser
par
un
grand
nombre de bactéries. L'enfant à la
naissance
peut
être considéré comme
axénique,
et de nombreux
auteurs
[1,
13,
16]
ont montré
que
les
premières
bactéries
qui
colonisent
son
tube
digestif appartiennent
à
l'espèce
E.
coli,
plus
rarement à
d'autres
espèces
d'entérobactéries. C'est
pour
cette raison
que
nous avons
pensé
que
l'établissement d'une souche de E. coli
peut
être
envisagée
404 Y. DUVAL-IFLAH ET COLL.
chez un nouveau-né humain si on inocule cette souche dès la
naissance,
et c'est
pourquoi
l'administration de l'inoculum a été effectuée dans les
2 heures
qui
ont suivi la naissance.
Nos résultats
indiquent
de
façon
incontestable
que
la souche EMO-1
que
nous avons administrée s'est établie de
façon
durable et
qu'elle
constitue tout ou
partie
de la
population
dominante d'entérobactéries
chez la
majorité
des enfants inoculés
(19
enfants sur
22,
soit 86
%).
Elle
se maintient souvent au niveau maximal
que peut
atteindre la
population
des souches de E. coli
qui
s'établissent
spontanément
chez les enfants
non inoculés. Ces résultats
indiquent
aussi
que
le succès de
l'implantation
de EMO-1 n'est
pas
lié à la nature du
régime
alimentaire du nouveau-
né,
ni à
l'importance
de
l'inoculum,
ni à la
répétition
de l'inoculation
puisqu'une
dose
unique
et relativement faible de 106 cellules vivantes a
été administrée. Cette dose se
rapproche
de celle utilisée
par
Raibaud
et coll.
[15] pour
ensemencer des enfants
axéniques
élevés en isolateur.
Borderon et coll.
[2]
ont
également essayé
d'établir une souche de E. coli
résistante à l'azoture de sodium chez des nouveau-nés. Cette souche s'est
implantée
chez 50 des
individus,
mais son maintien s'est révélé
médiocre et les niveaux atteints sont très faibles
(106/g
au 7e
jour)
bien
que
la dose inoculée soit 300 à 1 000 fois
plus importante que
celle
que
nous avons utilisée. Par
contre,
les enfants inoculés étaient
plus âgés
(entre
4 et 53
h).
Nous avions démontré
que
la souche EMO
exerçait
un effet de bar-
rière
intraspécifique
à
l'égard
de souches
isogéniques porteuses
de
plas-
mides de résistance chez les souris
gnotoxéniques [7].
En est-il de
même
pour
la souche EMO-1 chez l'enfant? L'effet de barrière intra-
spécifique
chez des enfants
pour lesquels
on ne contrôle
pas
l'inoculation
des souches antibiorésistantes
peut
être
apprécié
de 2
façons : par
com-
paraison
de la
fréquence d'apparition
des souches de E. coli résistantes
chez les enfants inoculés et chez les enfants non inoculés et
par compa-
raison de la
persistance
de ces souches en
population
dominante dans
les 2
groupes
d'enfants. Nous
désignons par
E. coli résistants les souches
dénombrées sur milieux contenant de
l'ampicilline
ou de la
tétracycline.
Les observations faites
par Lemozy [10]
et Patte et coll.
[13]
nous
permettent
de
penser que
ces
populations
constituent la
grande majorité
des souches de E. coli résistantes des selles humaines.
Les résultats
(tableaux
1 et
II)
montrent
que
la
fréquence d'implan-
tation
spontanée
des souches de E. coli résistantes est
comparable
dans
les 2
groupes
d'enfants. Par
contre,
on constate
que
ces souches résis-
tantes
persistent
en
population
dominante et même exclusive chez les
enfants
témoins,
et cela
pendant
toute la durée de l'étude
qui, pour
certains
enfants,
a atteint 24
jours (enfant NT,
tableau
III).
Il n'en est
pas
de même chez les enfants inoculés où on a montré la
régression
importante
du nombre des souches de E. coli résistants
(tableau
I,
fig.
2, 3,
4). D'ailleurs,
il semble
que
cet effet de barrière s'exerce aussi
à
l'égard
des autres E. coli. On
peut penser que
la souche EMO-1
inoculée
précocement
et
qui
atteint
rapidement
un niveau de
population
IMPLANTATION DE E.
COLI CHEZ LE
NOUVEAU-NÉ 405
rès
élevé,
empêche l'implantation
ultérieure en flore
dominante d'autres
pes
de E. coli. Chez certains
enfants,
on a vu
que
la souche EMO-1
.evient
dominante tardivement : à 2
jours (fig. 3),
entre le 2e et le
e
jour (fig. 2)
et même à 5
jours (fig. 4).
Et c'est
précisément
à ce
moment-là
qu'elle exprime
son effet de
barrière,
non seulement à
l'égard
.es souches de E. coli
résistantes,
mais aussi à
l'égard
des autres
?. coli. Cela
indique que
EMO-1 a un
avantage écologique
certain sur
les autres souches de E. coli chez ces
enfants. Par
ailleurs,
pour que
EMO-1 exerce un effet de barrière
efficace,
il faut
qu'elle atteigne
un
niveau de
population
très élevé. Ce fait est en accord avec les obser-
vations faites
par
Dabard et coll.
[3] qui
ont montré
que
le
pouvoir
pathogène,
d'une souche de Clostridium
difficile
étudiée chez le lièvre
s'exprime quand
cette souche atteint des niveaux
supérieurs
à
108/g
de matières fécales.
I
La souche
EMO,
d'où dérive
EMO-1,
est
capable
de se
conjuguer
in
vivo dans l'intestin de souris
gnotoxéniques
avec d'autres souches
d'entérobactéries [6, 7].
Nous avons démontré
que
les
transconjugants
; étaient réprimés par
la souche
réceptrice
aussi bien en
présence
de la
.souche donatrice
[6] qu'en
son absence
[7J .
Le
risque que
les
transconju-
gants
de
EMO-1,
qui apparaîtraient
éventuellement chez
l'enfant,
attei-
gnent
un niveau de
population
élevé nous
paraît
faible
puisqu'ils
seraient
alors soumis à l'effet de barrière
intraspécifique
exercé
par
la
souche
EMO-1.
Nos résultats
indiquent
du reste
que
les souches
résistantes,
quelle que
soit leur
origine,
ont été
réprimées
chez les enfants inoculés.
Nous ne
pensons pas que
l'effet de barrière
intraspécifique que
nous
avons mis en évidence dans ce travail soit une
propriété
exclusive de la
souche EMO-1. D'ailleurs nous avons vu
que
la souche
CM-1,
isolée
chez l'enfant
CM,
réprime
l'établissement de la souche EMO-1 chez cet
enfant. L'effet de barrière
intraspécifique
de CM-1 a lieu
également
dans
le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques.
La
reproduction
de cette inte-
raction chez la souris
indique,
une fois de
plus, que
la souris
gnotoxéni-
que
est un bon modèle
pour
l'étude de certains
phénomènes qui
ont lieu
dans le tube
digestif
de l'homme. Ce modèle nous avait
permis
de cons-
tater l'influence de l'ordre d'inoculation des souches de E. coli
isogéniques
sur
l'expression
de l'effet de barrière.
Nous retrouvons ce
phénomène
dans le cas des souches EMO-1 et CM-1
(fig.
1 b et 1
c).
Par
ailleurs,
on a
remarqué que
chez 50 des enfants témoins
âgés
de 1 à 6
jours
il
n'y
a
jamais
eu un nombre de E. coli résistants
supérieur
à
103/g
de selles. On
peut penser
que
chez ces
enfants,
des
souches de E. coli
capables
d'exercer un effet de barrière
drastique
à
l'égard
des souches résistantes s'installent
spontanément
dès la
naissance,
comme chez les enfants inoculés. Par contre,
chez certains enfants
témoins,
des souches résistantes se sont établies
en
population
dominante
et
presque
exclusive
pendant
toute la durée
de l'étude
(tableau III).
Il est
possible
que
les souches résistantes aient
colonisé
précocement
le tube
digestif
de ces enfants et
que
de ce fait un effet de barrière intra-
spécifique
à leur encontre soit
plus
difficile à réaliser. Il se
peut
aussi
que
406 Y. DUVAL-IFLAH ET COLL.
des souches de E. coli sensibles s'établissent
spontanément
chez l'enfant
nouveau-né mais
qu'elles
n'exercent
pas
d'effet de barrière contre les
souches antibiorésistantes. En
revanche,
la souche
EMO-1,
si elle est
établie dans les 2 heures
qui
suivent la
naissance,
peut
exercer cet effet de
barrière chez
beaucoup
d'enfants. L'effet de barrière
intraspécifique
est
efficace
quel que
soit le
régime
alimentaire du
nouveau-né,
lait maternel
ou lait maternisé. Il
persiste jusqu'au
moment où il est
remplacé par
les
effets de barrière
interspécifiques qui
s'exercent alors contre l'ensemble
des entérobactéries. L'inoculation à la naissance d'une telle souche
repré-
sente donc un
avantage
certain
pour réprimer
les souches
porteuses
de
plasmides.
C'est
pourquoi
nous
pensons qu'un simple
ensemencement
préventif
à la
naissance
d'une souche de E. coli dénuée de tout
pouvoir
pathogène pourrait
exercer un effet de barrière contre les souches
poten-
tiellement
pathogènes
de E. coli.
RÉSUMÉ
Une souche de Escherichia coli
d'origine humaine,
chez
laquelle
on n'a
détecté aucun
plasmide, qui
ne
produit pas
d'entérotoxines
(ni
in vitro
ni in
vivo)
et
qui
est sensible aux
antibiotiques
usuels,
a été administrée
à 22 nouveau-nés humains dans les 2 heures
qui
ont suivi leur naissance.
Cette souche s'est établie chez tous les enfants
âgés
de 2
jours,
en
flore
dominante,
seule ou associée à d'autres souches de E. coli. Elle s'est
maintenue en flore dominante les
jours
suivants dans la
plupart
des cas.
Les niveaux de
population
des souches de E. coli résistantes à la tétra-
cycline et/ou
à
l'ampicilline
ont été
comparés
dans les selles des
22 enfants inoculés et dans celles de 24 enfants non inoculés. On constate
qu'à partir
du 3e
jour
de vie ces souches se sont
fréquemment
maintenues
en nombre élevé chez les enfants non inoculés alors
qu'elles
ont
disparu
ou se sont
maintenues en faible nombre chez tous les enfants chez les-
quels
la souche inoculée s'est établie en flore dominante. Un effet de
barrière
intraspécifique
entre la souche inoculée et certaines souches de
E. coli
antibiorésistantes a été mis en évidence chez différents enfants.
Ces résultats
montrent l'intérêt d'inoculer à la naissance une souche de
E. coli
dépourvue
de tout
pouvoir pathogène
et
capable
d'exercer
en
conditions
holoxéniques
un effet de barrière contre des souches de
E. coli
potentiellement
pathogènes
de
l'environnement.
MOTS-CLÉS : Escherichia
coli, Nouveau-nés, Intestin ;
Souris
gnotoxé-
niques, Entérobactéries,
Implantation
de E.
coli,
Effet de barrière intra-
spécifique, Antibiorésistance,
Homme.
REMERCIEMENTS
Nous remercions de leur aide toute
l'équipe
de la
Maternité de
l'Hôpital
Antoine-Béclère. Nous
remercions
également
D. Mathieu et A. Andremont
pour
IMPLANTATION DE E. COLI CHEZ LE
NOUVEAU-NÉ 407
b
la recherche des toxines thermolabile et
thermostable de Escherichia
coli, et
p.
Roux
et E. J olivet
pour
les
analyses
statistiques
des résultats.
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Microbiol.
(Inst. Pasteur)
1982,
133
A,
409-416
RAPPORT ENTRE
L'INDICE DE
LUMIÈRE DISPERSÉE
50
(LSIso)
ET LA
CONCENTRATION
INHIBITRICE 50
(CI50)
par
S. S.
Chung,
H. B.
Drugeon,
A.
Reynaud
et A. L. Courtieu
Laboratoire de
Bactériologie A,
Hôtel-Dieu,
44035 Nantes Cedex
(France)
SUMMARY
COMPARISON OF LIGHT-SCATTERING INDEX 50
(LSI50)
AND INHIBITORY CONCENTRATION 50
(CI50)
The « Autobac
»
apparatus permitted
the
rapid
determination of the
light-scattering
index 50
(LSI50)
and
inhibitory
concentration 50
(CI50)
of
eight
antibiotics

kanamycin,
amikacin,
lividomycin, gentamicin,
tobramycin,
sisomicin,
netilmicin and colistin

for the strain of Escherichia
coli
ATCC-25922.
The results were
compared
with those of the reference method
using
an
agar
dilution method. The
percentage
of inhibition
(% I)
was obtained
from LSI
by applying
the formula I
=
10-(GlxLSI). The
growth
index
(GI)
has an influence on the values of the
rapid
method. The best results were
observed in the
GI ranges
of 1.2 to 1.7. For all the antibiotics
except
tobra-
mycin
and
colistin,
the
CI50
values of the two methods were
very
similar.
The values of
LSI50
were not assimiliated to those of
CI50.
These three
parameters
had a small
variability.
The
averages
of stan-
dard deviation were 0.23
log2
for the
CI50
of the reference
method,
0.24
log2
for the
CI50
of the
rapid
method and 0.32
log2
for the
LSI50.
The
«
Autobac
»
enables the determination
of
CI50
by
a
simpler
and faster
technique.
KEY-WORDS:
Antibiotic, Inhibitory
concentration,
Light scattering
index;
Nephelometer.
Manuscrit
reçu
le 8 octobre
1981, accepte
le 12fevrier 1982.
410 S. S. CHUNG ET COLL.
INTRODUCTION
Une colonie
bactérienne,
obtenue à
partir
d'une seule
bactérie,
doit
être considérée comme une
population
d'individus. L'action d'un anti-
biotique
sur ce clone est donc soumise aux lois de la variabilité
biologique.
En utilisant des concentrations
bactériostatiques,
on obtient une
sigmoïde
d'inhibition
[2].
Cette courbe est définie
par
2 valeurs
particulières :
l'inhi-
bition 100 ou CMI et l'inhibition 50 ou
CI50.
Cette dernière est statis-
tiquement plus précise.
Elle sert dans des études bien
particulières [1,
2,
3].
Sa détermination est
longue
et difficile. Aussi sa réalisation est-elle
excep-
tionnelle,
ce
qui
en fait un
paramètre peu
utilisé
[2].
L'
«
Autobac »
(Général-
Diagnostics)
est un
néphélomètre qui
étudie l'action des
antibiotiques
en
analysant
un indice de lumière
dispersée (LSI).
Cet indice est calculé à
partir
d'une cuve contenant une concentration
bactériostatique
d'anti-
biotique, par rapport
à une cuve
témoin,
sans inhibiteur. La LSI traduit
donc une inhibition de croissance. La
rapidité
de la méthode et l'automati-
sation de la lecture nous ont incité à utiliser l'
«
Autobac
»
pour
le calcul
de l'inhibition 50 Aussi avons-nous cherché à définir la variabilité de la
valeur
LSIr,0
et ses relations avec la
CI50
déterminée
par
une méthode de
référence.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
1) Souchebactérienne.
La
soucheutilisée est Esclzeric/zia coli ATCC-25922.
2) Anlibioliqnes.
Les 8
antibiotiques
éludiés consistent en 7 aminosides
(kanamycine,
amikacine,
lividomycine, gentamicine, Lubramycine, sisomicine,
nétilmicine)
et de la colistine.
Chaque antibiotiquc
est utilisé sous forme d'une solution mère titrant 20
g/1,
obtenue
par pesée
à
parLir
de
poudre pure.
Ces solutions sont ensuite diluées selon
les sclHnws habituels
121.
3)
Détermination des
C/M par
la méthode de
référence.
On
emploie
la
méthode de dilution en
gélose [3J
en
présence
du milieu de Mueller-
IUnion
(Institut Pasteur, Lille,
France).
Les concentrations finales
d'antibiotiques
suivent une
progression géométrique
de raison
1,25.
L inoculum est voisin de 100 unités formatrices de colonies
par
boîte de
gélose.
Après
18 h
d'incubation à 37°
C,
les colonies bactériennes sont dénombrées.
Pour
chaque
concentration d'antibiotique,
on calcule le
pourcentage
d'inhibi-
<-l conconlralioMinliibilriee (inliibilory
conc.enl ral ion).
CIVIl
eoncenlralion minimale inliibilriee
(100%).
(il
=
indice de
développement (growlh
index).
I = d'inhibition.
LSI =indice de lumière
dispersée (light
scattering index).
ANTIBIOTIQUES, CI50
ET
NÉPHÉLOMÉTRIE 411
Ann.Microbiol. (Inst.Past.),
133
A,

3,1982.
19
ion
puis,
à l'aide d ordonnée de
probabilité
(papier
Probits),
on
précise
la valeur de
a
CIso-
fc
)
Détermination de la
LSI5o.
On utilise
l'appareil
«Autobac » et sa méthode
[4]. L'antibiotique
est
rajouté
dans
chaque cupule
sous forme d'une solution mère
(x 16).
Les concentrations
finales
s'étalent en
progression géométrique
de raison
1,25.
Les cassettes sont incu-
bées
à 370 C. Plusieurs lectures sont réalisées en fonction de l'indice de
dévelop-
pement
(GI).
Pour
chaque
GI,
la LSI est calculée sur
papier
«Probits ».
5)
Détermination de la
CI50
à
partir
de V
« Autobac ».
Les LSI obtenues
précédemment pour chaque
concentration
d'antitiotique
sont
transformées en indice de croissance
(IC) par
la formule:
IC
=
IO-(LSIXGI)
A
partir
de ces indices de
croissance,
on calcule la
CIso
«
Autobac » sur
papier
«Probits ».
6)
Variabilités des
différentes techniques.
Pour étudier la variabilité de la méthode de
référence,
on réalise 10 détermi-
nations
pour
chaque antibiotique.
Pour
l'Autobac,
on ensemence 5 cassettes
par
antibiotique;
pour chaque
cassette,
on réalise 5 lectures. Chacune doit
correspondre
à un GI
compris
dans l'une des 5 classes d'intervalle
(une
lecture
par classe)
:
GI1 pour
un GI
compris
de
0,9
à
1,2; GI2
de
1,21
à
1,5; GI3
de
1,51
à
1,7; GI4
de
1,71
à
1,9
et
GI5
pour
des valeurs
supérieures
à
1,9.
Le calcul des écarts
types
est
réalisé
après
transformation des valeurs en
logarithme
de base 2.
RÉSULTATS
1)
Valeurs et variations de la
LSI,,,.
Pour la
kanamycine
et la
colistine,
la
LSI50
augmente
avec la valeur
du GI. Avec la
lividomycine
et
l'amikacine,
une variation de
LSI50
s'observe
dans les intervalles
GIl
et
GI2.
Pour les autres
antibiotiques
les différences
sont
minimes,
et il
apparaît
une bonne stabilité de la
LSIso.
La variabilité
de cette valeur est
représentée
dans le tableau I. Les écarts
types
sont
exprimés
en fonction du GI. La
lividomycine
et la colistine ont les écarts
types
les
plus
élevés.
Lorsque
le GI devient
supérieur
à
1,7,
l'écart
type
moyen
est au moins
égal
à
0,39
log2.
Pour un GI inférieur à
1,2,
l'écart
type moyen
est
plus
faible
(0,26 log2),
mais ses valeurs en fonction de
chaque
antibiotique,
sont
plus dispersées
(0,11
à
0,93
log2).
2)
Variations et résultats de la
CI50
« Autobac ».
La
CIso
de la colistine
augmente
avec la
GI,
celle de l'amikacine diminue.
Les valeurs
pour
les autres
antibiotiques,
notamment
pour
la
kanamycine,
sont relativement stables si on élimine le
premier
intervalle
GIi.
Les varia-
tions de la
CIso « Autobac
» sont
représentées
sur le tableau II.
Les écarts
types
les
plus
faibles sont rencontrés
dans les classes d'inter-
valle
GI2
et
GI3 (GI compris
entre
1,2
et
1,7).
412 S. S. CHUNG ET COLL.
TABLEAUI.

Écarts
types (exprimés
en
log2)
des
LSI50
en fonction du GI.
Ensemble
des
Antibiotiques GI, GI, GI, GI4 GI5
valeurs
Kanamycine 0,19 0,26 0,19 0,21 0,32 0,22
Amikacine
0,11 0,3 0,31 0,22 0,18 0,31
Lividomycine 0,93 0,34 0,65 0,75 0,75 0,50
Gentamicine
0,16 0,20 0,50 0,56 0,63 0,38
Tobramycine 0,12 0,20 0,16 0,36 0,41 0,17
Nétilmicine
0,27 0,35 0,23 0,36 0,37 0,27
Sisomicine
0,15 0,25 0,34 0,44 0,39 0,28
Colistine
0,14 0,35
0,23 0,18 0,34 0,40
Moyenne 0,26 0,28 0,33 0,39 0,42 0,32
Valeursextrêmes
0,11
0,20 0,16 0,18 0,18 0,17
0,93
0,35 0,65 0,75 0,75 0,50
TABLEAUII.

Écarts
types (exprimés
en
log2)
des
0150
(Autobac)
en fonction du GI.
Ensemble
des
Antibiotiques
GI, GI2 GI, GI4 GI5
valeurs
Kanamycine 0,27
0,19 0,15 0,15 0,24 0,18
Amikacine
0,38 0,11 0,08
0,13 0,18 0,21
Lividomycine 0,56
0,26
0,19 0,20 0,14 0,22
Gentamicine
0,28 0,21
0,27 0,27 0,25 0,23
Tobramycine
0,31
0,32 0,42 0,44
0,31 0,36
Nétilmicine
0,11
0,3 0,19
0,26 0,30 0,24
Sisomicine
0,22 0,15
0,24
0,23 0,30 0,20
Colistine
0,15
0,28 0,23
0,24 0,27 0,29
Moyenne
0,29 0,23 0,22 0,24 0,25 0,24
Valeurs
extrêmes
0,11
0,11 0,08
0,13 0,14 0,18
-
0,56
0,32 0,42
0,44 0,31
0,36
3) Comparaison
des 3
valeurs étudiées.
Le tableau III
exprime
les valeurs
moyennes
(mg/1).
Les
CI50
déterminées
par
la
méthode de
référence et les
CI50 calculées à
partir
de l'
« Autobac
»
qui
sont
très
voisines
pour
tous les
antibiotiques,
à
l'exception
de la tobra-
mycine
et de
colistine. Pour les
aminosides,
les
LSI50
sont
toujours
nettement
ANTIBIOTIQUES,
CI50
ET
NÉPHÉLOMÉTRIE
413
Supérieures
aux
CIso.
Pour la
colistine,
les valeurs
calculées
par
l' «
Autobac »
ont
inférieures à la
CIso
de
référence.
La variabilité de ces 3
méthodes est
exprimée
dans le tableau IV. Les
écarts
types
sont très
proches pour
les deux
CIso
(0,23
et
0,24log,).
Ceux de la
ÊLSI50
sont
légèrement
supérieurs (écart
type moyen 0,32
log,).
TABLEAU III.

Valeurs
moyennes
(mg/1)
des
CI50(références),
CI50(Autobac)
et
L8150'
CI50
CI50
Antibiotiques
Références
«Autobac
LSI60
Kanamycine 1,47 1,41
3,1
Amikacine
0,86
0,97 1,7
Lividomycine 3,3
2,8 12,4
Gentamicine
0,28 0,24 0,47
Tobramycine 0,15 0,36
0,72
Nétilmicine
0,21 0,28 0,46
Sisomicine
0,22 0,25 0,43
Colistine
0,22 0,10 0,15
TABLEAU IV.

Écarts
types moyens (exprimés
en
log2)
des
0150(référence), CI50(Autobac)
et
LSI50.
CIso CIso
Antibiotiques
Références Autobac »
LSI80
Kanamycine 0,32 0,18 0,22
Amikacine
0,22 0,21 0,31
Lividomycine 0,13 0,22 0,50
Gentamicine
0,27 0,23 0,28
Tobramycine 0,29 0,36 0,17
Nétilmicine
0,13 0,24 0,27
Sisomicine
0,25 0,20 0,28
Colistine
0,26 0,29 0,40
Moyenne 0,23 0,24 0,32
Valeurs extrêmes
0,13 0,18 0,17
0,39 0,36 0,50
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
La facilité d'utilisation de l' «
Autobac
» et
l'expression
de ses résultats
en «
indice
d'inhibition
»sont des
arguments qui peuvent
inciter à
remplacer
414
S. S. CHUNG
ET COLL.
la
CI50
par
la valeur
LSI50. Toutefois,
la
LSI50
ne
correspond pas
à la
CIso
(Y.
A. Chabbert,
communication
personnelle).
Nous avons donc cherché une relation entre ces deux valeurs. En consi-
dérant la lumière diffractée dans le
néphélomètre proportionnelle
au nombre
de bactéries
présentes,
la formule
permettant
le calcul de la LSI
peut
s'écrire :
où N'
=
nombre de bactéries dans la cuve avec
antibiotique,
N
=
nombre
de bactéries dans la cuve sans
antibiotique
et
No
=
nombre de bactéries
dans l'inoculum.
Comme l'indice de
développement (GI)
calculé
par l'appareil
est
égal
à
log
N

log
N0,
cette formule devient :
L'indice de croissance IC est
égal
à
N'/N.
La transformation de la for-
mule
précédente
nous
permet
d'obtenir la formule suivante :
IC= 10-(GIxLSI)
Cette formule
précise qu'il
ne faut
pas
confondre la LSI avec une concen-
tration inhibitrice et
que
la
LSI50
n'est donc
pas égale
à la
CI60.
Ces deux
valeurs sont reliées entre elles
par
le GI comme
l'indiquent
les courbes
théoriques
de la
figure
1.
En se servant de la méthode
«
Autobac
»,
les
CI50
calculées sont relati-
vement
proches
de celles de la méthode référence
pour
6 des 8
antibiotiques
étudiés. Pourtant ces deux méthodes sont différentes. L'une est une méthode
rapide (lecture
en 4
h),
en milieu
liquide,
avec un inoculât de
1,5
à
3 x 106
bactéries/ml.
La seconde est une méthode lente
(lecture
en 24
h),
en milieu
solide,
avec un inoculat de 4
x
102
bactéries/ml.
La méthode de
référence détermine la sensibilité
moyenne
de l'inoculât mis en
présence
de
l'antibiotique.
Dans
l' « Autobac»,
la
CI50
est influencée
par
la
dynamique
de l'action
antibiotique
: cela fait intervenir le niveau de sensibilité de l'ino-
culât,
le mode d'action de
l'antibiotique (bactériostatique
ou
bactéricide)
et son influence sur le taux de croissance et sur le
temps
de latence de la
culture.
Six des 7
aminosides utilisés donnent des résultats
identiques par
les
deux méthodes. Cela traduit une action bactéricide
rapide puisque,
en 4
h,
l'équilibre
de la
sigmoïde
d'inhibition est atteint. Les résultats définitifs
sont de ce fait obtenus.
La
tobramycine
a un
comportement
différent. Sa
CI50
«
Autobac
»
est
supérieure
à celle obtenue en 24
h,
ce
qui pourrait
traduire un
équilibre
non atteint à la 4è h et une action
antibiotique plus
tardive. Ainsi l'action
de la
tobramycine
serait de tendance
bactériostatique
ou bactéricide
retardée. D'autres
techniques
d'études
[5, 6]
ont montré
qu'en
effet l'action
ANTIBIOTIQUES, CI50
ET
NÉPHÉLOMÉTRIE
415
Pourcentage
decroissance
FIG. 1.

Relationentre
CIb0et LSI&0
en
fonction
deGI.
de la
tobramycine
sur des souches de E. coli était moins bactéricide
que
celle
des autres aminosides.
Avec la colistine de la
CIso
«
Autobac
» est inférieure à la
CIso
de réfé-
rence. Cela s'accorde avec le fait
que
LSIso
et
CIso
augmentent
en fonction
du
GI. En
plus
de son action
bactéricide,
la colistine
augmenterait
le
temps
de
latence de la culture bactérienne.
L'
«
Autobac
»
peut
donc servir
pour
le calcul de la
CIso,
tout au moins
avec les aminosides. Il reste à vérifier ces données
pour
les
-lactamines
chez
lesquelles
le
phénomène d'augmentation
de la biomasse
prélytique [7]
pourrait
interférer sur cette détermination.
Pour étudier le
comportement
des
populations
bactériennes face aux
antibiotiques,
l' «
Autobac
»
permet
l'étude de séries
importantes.
Le calcul
de
la
CIso
ne
paraît pas indispensable puisque
la variabilité de la
LSIso
est
très voisine. Il est nécessaire toutefois
que
la détermination de ces valeurs
soit
réalisée
lorsque
l'indice de
développement (GI)
est
compris
entre
1,2
et
1,7.
416
S. S. CHUNG ET COLL.
RÉSUMÉ
L'appareil
« Autobac
»
permet
la détermination
rapide
des indices de
lumière
dispersée (light scattering index)
50
(LSIso)
et des concentrations
inhibitrices
50
(CIso)
de 8
antibiotiques
sur Escherichia coli ATCC-25922.
Les
antibiotiques
sont la
kanamycine,
l'amikacine,
la
lividomycine,
la
gen-
tamicine,
la
tobramycine,
la
sisomicine,
la nétilmicine et la colistine. Les
résultats sont
comparés
à ceux obtenus avec la méthode de référence utili-
sant les dilutions en
gélose.
Les
pourcentages
d'inhibition
(% I)
sont obtenus
à
partir
des LSI à l'aide de la formule
=
10-(CtIxLS1). L'index de crois-
sance
(GI)
influence les valeurs obtenues
parla
méthode
rapide.
Les meilleurs
résultats s'observent avec les GI variant de
1,2
à
1,7.
Pour ces
antibiotiques,
à
l'exception
de la
tobramycine
et de la
colistine,
les
CIso
obtenues
par
les
deux méthodes sont très
proches.
Les valeurs des
LSIso
ne
peuvent
être assi-
milées à celles des
CIso.
La variabilité de ces trois
paramètres
est voisine.
Les écarts
types moyens
sont de
0,23
log2 pour
la
CIso
de
référence,
de
0,24
log2 pour
la
CIso
obtenue
par
la méthode
rapide
et de
0,32
log2
pour
LSIso. Ainsi,
grâce
à l' «
Autobac
»,
la détermination des
CIso
devient
une
technique plus simple
et
plus rapide.
MOTS-CLÉS :
Antibiotique,
Concentration
inhibitrice,
Indice de lumière
dispersée; Néphélomètre.
BIBLIOGRAPHIE
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ACAH,
J .
F., GOLDSTElN,
F. &
CHABBERT,
Y.
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Synergistic activity
of trime-
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and in vivo. J .
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CHABBERT,
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en
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bactériologie
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131
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Comparaison
des
pouvoirs
bactéricides
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amikacine,
gentamicine, kanamycine
et
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précoce
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Chimiothérapie.
Nice,
13-
16 octobre
1980,
Abstract n° 345.
Ann.
Microbiol.
(Inst. Pasteur)
1982,
133
A,
417-423
UREASE
ACTIVITY IN THE GENUS
BIFIDOBACTERIUM
I-
by
F. Crociani
(1)
and D. Matteuzzi
(2)
f
i1)
Istituto di
Microbiologia Agraria
e
Technica,
Facolta di
Agraria,
et
K
(2)
Cattedra di Chimica delle Fermentazioni e
Microbiologia Industriale,
Facolta di
Farmacia,
Universitd
degli
Studi di
Bologna, Bologna (Italia)
SUMMARY
r
The urease
activity
of 414 strains
representing
21
species
of the
genus
Bifidobacterium
was
surveyed.
The
strongest ureolytic
strains
belong mostly
to
the species
B. suis and
only
a few to B.
breve,
B.
magnum
and «subtile »
homology group.
The
study
of some
strongly ureolytic
strains showed that
urea
and
organic nitrogen
concentration did not influence urease
produc-
tion. The
high
urease
activity
found also in the absence of urea
suggested
that this
enzyme
is not inducible. An ammonia concentration of 14 mM
did not
repress
urease
activity.
KEY-WORDS:
Bifidobacterium,
Urease; Habitat,
Taxonomy.
INTRODUCTION
Enzymatic hydrolysis
of urea in the
digestive
tract of mammals is
affected
by
the urease
of their bacteria
[5]
and the ammonia liberated is
very important
in the
nitrogen
metabolism
of the host.
Therefore,
urease-
forming
bacteria
play
an
important
role in the nutritional and
pathological
physiology
of mammals.
Only recently
has
adequate
information
concerning
the most numerous
species
of anaerobic
urease-producing
bacteria
from the intestinal contents
of
animals and man been documented
[4,
7, 10, 12, 13,
14]. According
to
J ohn et al.
[4]
and Varel et al.
[13]
the failure
to obtain active
ureolytic
anaerobic bacteria was
probably
due to the
high nitrogen
levels used in the
media
employed
for
assay procedures.
Varel et al.
[13]
found that
Pepto-
streptococcus productus
is the most abundant
ureolytic species
in human
faeces,
and Suzuki et al.
[12]
demonstrated that,
in addition
to this
species,
Eubacterium
aerofaciens
and E. lentum
are the
predominant
ureolytic
Manuscrit
reçu
le 17novembre 1981, accepts
le 16fevrier 1982.
418 F. CROCIANI
AND D. MATTEUZZI
species
in this
«
habitat)). Robinson et al.
[10]
demonstrated that urease
pro-
duction was
widespread
in the caecal bacteria of normal
pigs.
Also,
facul-
tatively
anaerobic bacteria such as Lactobacillus
spp. [9, 12]
and
Strepto-
coccus
faecium [2]
were found to be
ureolytic.
As the
genus Bifidobacterium
represents
one of the most
important
bacterial
groups
of the human and
animal
gastrointestinal
tract,
we
thought
it would be
interesting
to
study
the distribution of the
enzyme
urease in this
genus by examining
more than
400 strains
previously
isolated from different habitats. This follows a
pre-
vious work in which urease
activity
in the
species
B. suis was studied
[7].
MATERIALS AND METHODS
Bacterial strains.
The strains used in this
study
were
previously
isolated from various habitats
such as faeces of various
animals,
human faeces
(adult
and
infant),
human
vagina,
dental
caries,
sewage
and cattle
rumen,
and maintained in the culture collection of
this Institute.
P.
productus
strain
1-1,
Selenomonas ruminaniium strain D
(supplied by
Dr M. P.
Bryant)
and S.
faecium (supplied by
Dr A. R.
Cook),
were tested as
posi-
tive controls for urease
activity.
These
organisms
were cultivated in
strictly
anaerobic conditions
[3] by using
the media indicated
respectively by
J ohn et al.
[4]
and
by
Cook
(personal communication).
Media and
procedures for
urease
activity.
The urea medium used for urease detection was
essentially
similar to the one
suggested by Wozny
et al.
[14].
Its
composition
was as follows: 0.5
glucose;
15 ml
(v/v)
each of mineral solution 1 and 2
[1];
0.05 each
of trypticase
and
yeast
extract;
0.45 ml
(v/v)
volatile
fatty
acids mixture
[13];
0.0001
haemin;
0.1 Tween
80;
6 or 50 mM
urea;
0.05
cysteine-HCl.
For strains which showed
scanty growth
in this
medium,
trypticase
was increased to 0.1 concentration.
Stab
cultures,
routinely
maintained in TPG medium
[8],
were tested for urease
activity according
to Cook
[2]
after five successive transfers into urea medium.
Incubation was carried out at 370C for 18-24 h in an anaerobic cabinet
(Anaerobic
System,
Forma Sci.
USA).
Deionized water
(NH3-free)
was used for detection
of urease
activity. Specific activity
was
expressed
as nmoles
NH3/mg_1 protein/
min-1. Cell
protein,
solubilized
according
to J ohn et al.
[4]
was estimated
by
the
method of
Lowry
el al.
[6]
with
crystalline
bovine serum albumin as standard.
RESULTS AND DISCUSSION
As
preliminary experiments
on strains SU923
(B. suis),
R2429
(B. breve)
and F340
(«subtile»
homology group)
showed that urease
activity
was
confined to the whole cells and washed
cells,
the
activity
was
assayed
in
the washed-cell fraction. Table I shows that most strains of the
species
B. suis contain
urease,
and this confirms
previous
evidence
[7]
that the
majority
of strains of this
species
are
strongly ureolytic;
therefore the
species
B. suis must be considered
by
far the most
ureolytic
of the
genus Bifido-
bacterium.
Although
urease
production
was shown to occur in several strains
UREASE
ACTIVITY IN
BIFIDOBACTERIUM
419
TABLE I.

Distribution of urease
activity
in the
genus
«
Bifidobacterium »
(1).
Nb
Nb
Specific activity (2)
t of strains of
positive
--
t
Species
examined strains 10-20 21-30 31-50 51-150
> 150
FB. suits 24 20 7

2 2
9(1,300)(3)
F-B. breve 44 4 2
- - 2 (1,147)
r B. magnum
25 6 5
— —
1(197)
subtile -
homology group
5 4 2
- - -
2(225)
B. longum
50 4 3 1
- — —
B. adolescentis 17 2

2
- -
B. animalis 20 2 1 1
-
B.infantis
43 4 4
— - -
B. catenulatum 21 3 3
- - -
B. boum 19 3 3
— - -
B.
pseudocatenulatum
25 1 1
- - -
B.
thermophilum
24 1 1
— - -
P.
productus
strains 1-1
(4)
1
850
S. ruminantiumstrain D
(4)
1
540
S.
faecium(5)
1
858
(1) Only
the
species
B. cuniculi
(5)
showednourease
activity;
numerous strains of the
following
species (in parentheses
the number of strains
examined):
B.
bifldum(19),
B.
globosum(22),
B.
pseudolongum(2),
B. dentium
(26),
B.
pullorum(3),
B. choerinum
(12),
B.
angulatum(6)
and
« minimum))
homology group (2) presented
a
very
weak urease
activity,
with values
ranging
from 1 to 9 nmoles NH./rag"1 protein/min-1.
(2)
Values
expressed as nmoles NH./mg"1 protein/min-1.
(3)
Values in
parentheses
arethose of the most
ureolvtic strain.
(4)
Urease
activity
was tested in the mediumof J ohn etal.
[41.
(5)
See«Materialsand Methods »for
composition
of medium.
of other
species
tested,
strongly ureolytic
strains were found
only
in the
species
B.
breve,
B.
magnum
and «subtile»
homology group.
Values of
specific activity
similar to those found
by
Suzuki et al.
[12], ranging
from
1-50 nmoles
NH3/mg-1 protein/min-1,
were shown
by
all the
species
of
bifidobacteria
excepted
B. cuniculi. Values
ranging
from 1-9 nmoles
NH3,
considered as
positive by
Suzuki et al.
[12],
are
very
low
indeed,
not
repro-
ducible and at the limit level of our
assay.
A further
experiment
was carried out to determine if urease
activity
was
influenced
by
the
trypticase
and
yeast
extract concentration and
by
the
addition of
(NH4)2S04.
A
complex
medium TPG
[8]
with a
high
level of
organic nitrogen
was also used. The
results,
reported
in table
II,
show that
urease
activity
was not
depressed by increasing
both
trypticase
and
yeast
extract
concentration; moreover,
in the
presence
of a
high
concentration
of
organic nitrogen,
the
activity
did not decrease.
Furthermore,
the addition
of
(NH4)2S04
at 0.09 concentration had no effect on urease
activity.
In
contrast,
the incubation time of the culture
considerably
influenced
urease
activity.
Table III shows that after an incubation time of 24-48 h
the cultures
remarkably
reduced their
activity
in the absence or
presence
of urea. In
addition,
from tables III and IV it
appears
evident that the
urease
activity
of bifidobacteria is not influenced
by
the addition of urea
T\BLE
II.

Influence
of
yeast
extract,
trypticase
and
(NH4).,S04
on
urease
activity
of
some
ureolytic
bifidobacteria.
l'l'ea
medium
supplemented
l'rea
medium
supplemented
with
0.05
%(each)
with
0.25
%(each)
of
yeast
extract
and
trypticase
of
yeast
extract
and
trypticase
TPG
------
--
----
---
--
----
-----
---
with
with
(NH4)„S04
without
(N
111)
2Sol
without
without
(0.09%)
(XHJ .SO,
<0."9'%)
(XH4)2S04
(NH4)2S04
lTrea
------------
concentration
Strains
(mM)
Specific
activity
(J )
(OD)
(2)
------
-------
--
-------
B.
suis
(SU923)
6
785
(1.1)
756(1.3)
551(1.6)
476
(1.5)
621
(1.5)
50
761
(1.1)
728
(1.4)
375
(1.7)
380
(1.7)
434
(1.6)
B.
breve
(132429)
6
582
(1.8)
616
(1.1)
887
(1.6)
811
(1.6)
603
(1.4)
50
529
(1.7)
576
(1.2)
837
(1.6)
780
(1.8)
365
(1.5)
((sllbtile
)
lioiiiology
group
(F340)
6
67
(1.7)
70
(1.5)
54
(1.7)
85
(1.5)
43
(1.5)
50
24(1.5)
56
(1.6)
50
(1.7)
20
(1.4)
34
(1.3)
1
Values
expressed
as
nmoles
H
m
-1
protein
min-1.
Mean
of
two
assays.
(2)
Mean
optical
density
(OD)
of
duplicate
cultures
at
the
end
of
the
incubation
period.
UREASE
ACTIVITY
IN
BIFIDOBACTERIUM
421
TABLE III.
-
Urease
activity
after
different incubation times
of the culture at 37° C in the
presence
or absence of urea.
f
Specific activity (x) (OD) (2)
-
Incubation
B. suis
(SU923) B. breve
(B2429)
TIncubation —
time(3)
0mMurea 6mMurea
0 mMurea 6 mMurea
8h
890(1.0)
785(1.1)
795(0.9) 783(0.9)
10h
970
(1.3) 845(1.4)
840(1.3) 850(1.3)
15h
954(1.4)
840(1.6)
814(1.5) 835(1.5)
17 h
975(1.6) 835 (1.6)
738(1.7) 790(1.6)
21h
99(1.7)
65(1.7)
730(1.8) 785(1.7)
24 h
50(1.8)
31(1.7)
680(1.8) 720(1.7)
48 h
8(1.8)
5(1.8)
626(1.9) 100(1.8)
60 h
0(1.8) 0(1.8)
170(1.9) 23(1.8)
nh
0(1.8) 0(1.8)
26(1.9) 2(1.8)
(1)
Mean values of
two tubes
expressed as nmoles NH./mg-1 urotcin/min-],
(2)
Mean
optical density (OD)
of two cultures at different,incubationtimes.
(3)
Three-litre
liquid cultures, inoculated with 150 ml of an
exponentialculture grown
on
0mM and 6mM
urea,
were
grown
anaerobically
inurea mediumat 37°C. After the above-indi-
cated incubation
time, aliquots
of the culture broth were
assayed
for urease
activity.
TABLE IV.

Influence of urea on urease
activity.
Specific activity(1) (OD) (2)
Stabs
Liquid Liquid
maintained cultures cultures
Strains inureabroth without urea withurea
B. suis (SU923)
with urea
(6mM) 683(1.5) 755(1.4)
withouturea
954(1.4) 847(1.4)
B. breve
(B2429)
with urea
(6mM)
827
(1.5)
835
(1.5)
withouturea
790(1.4) 814(1.5)
B. breve(B2432)
withurea
(6 mM) 1,127 (1.5) 950(1.6)
withouturea
753(1.1) 694(1.2)
(1)
Mean values of two tubes
expressed
as nmoles
NH,/mg1 protein/min-1.
(2)
Mean
optical density (OD)
of two cultures at the end of the incubation Lime.
to the medium.
Liquid
cultures,
derived from stabs of urea medium with
0 mM and 6 mM
urea,
and cultivated in the
presence
or absence of
urea,
present very
similar urease
activity.
Therefore the
enzyme
urease in the
bifidobacteria is not inducible.
Attempts
to demonstrate the
presence
of extrachromosomal elements
in
the most
ureolytic
strains tested
(SU923,
SU932, B2429,
B2432 and
F340)
were unsuccessful
(Sgorbati
et al.
[11]).
Our
study
shows that urease formation is not a feature common to
422 F. CROCIANI AND D. MATTEUZZI
most
species
of the
genus Bifidobacterium. Only
in the
species
B. suis did
the
majority
of strains
possess high
urease
activity,
and this is in
agreement
with the results of Robinson et al.
[10]
which showed that
urease-forming
bacteria were common in the caecum of the
pig.
Furthermore,
this charac-
teristic can be considered of value in the differentiation of this
species.
Only
a few strains of the other
species
examined were
strongly ureolytic,
whereas a
very
weak urease
activity
was shown
by
several strains of various
species. According
to certain authors
[13, 14],
urease in anaerobic bacteria
may
be
repressed by
ammonia and other
rapidly-used organic nitrogen
sources or
by large
amounts of urea. In contrast with the results of several
workers
[4,
13,
14]
who found that anaerobic
ureolytic
bacteria show little
or no urease
activity
in the absence of
urea,
we observed that in bifido-
bacteria this
enzyme
is not inducible and that the addition of
high
levels
of
organic nitrogen
did not influence urease
activity.
The
ecological signi-
ficance and the role which these
ureolytic
bifidobacteria
play
in normal
physiology
are not
yet
known.
RÉSUMÉ
ACTIVITÉ
URÉASIQUE
DANS LE GENRE « RIFIDOBACTERIUM»
On a étudié l'activité
uréasique
de 414 souches
qui représentent
21
espèces
du
genre Bifidobacteriam.
Les souches les
plus uréolytiques
appartiennent
surtout à
l'espèce
B. suis et seulement
quelques
souches aux
espèces
B.
breve,
B.
magnum
et
«
subtile»
(groupe d'homologie).
La concen-
tration de l'urée et de l'azote
organique
dans le milieu de culture n'influence
pas
l'activité
uréasique.
Le taux élevé d'activité
uréolytique
observé même en
l'absence d'urée
suggère que
cet
enzyme
n'est
pas
inducible. A une concen-
tration de 14
mM,
l'azote ammoniacal ne
réprime pas
l'activité
uréasique.
MOTS-CLÉS :
Bifidobacierium, Uréase; Habitat,
Taxonomie.
ACKNOWLEDGEMENTS
The authors wish to thank Dr A. R.
Cook,
Cawthron
Institute, Nelson,
New
Zealand,
for
providing
the S.
faecium strains,
and Dr M. P.
Bryant, Department
of
Dairy
Science and
Microbiology, University
of
Illinois, Urbana, USA,
for
kindly
supplying
P.
productus
and S. ruminantium strains and for his critical review of
the
manuscript.
This research was
supported by
a
grant
from «
Consiglio
Nazionale delle
Ricerche)),
Rome.
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SPORULATION ET
CRISTALLOGENÈSE
DE BACILLUS
THURINGIENSIS VAR. ISRAELENSIS
EN MICROSCOPIE
ÉLECTRONIQUE
par J .-F.
Charles et H. de
Barjac
Laboratoire de Lutte
Biologique
II
Institut
Pasteur,
75724 Paris Cedex 15
SUMMARY
ELECTRON MICROSCOPE STUDY OF
«
BACILLUS THURINGIENSIS
»
VAR. «
ISRAELENSIS )) SPORULATION AND CRYSTAL BIOGENESIS
The
sporulation
and
crystal development
of Bacillus
thuringiensis
serotype
H-14 was described for a wild
spore-
and
crystal-forming
strain
and for a mutant
crystal
but non
spore-forming
strain. The
special
nature
of the israelensis var. consisted in the
composite
structure of the
crystal,
made of a number of
components differing
in
size,
shape
and electron
density.
The
components
were formed in a
single
inclusion or sometimes
separately
inside the same bacterial cell.
KEY-WORDS: Bacillus
thuringiensis, Sporulation, Crystal biogenesis;
Ultrastructure,
Serotype.
INTRODUCTION
A la suite de l'isolement
[3]
d'une souche de Bacillus
thuringiensis
dont les cristaux sont actifs envers les larves de
moustiques,
celle-ci a été
caractérisée comme nouveau
sérotype
de B.
thuringiensis,
H-14,
corres-
pondant
à une nouvelle
variété,
israelensis
[1].
A la différence de la
plupart
des autres souches de B.
thuringiensis
qui possèdent
des inclusions de forme
bi-pyramidale, régulière [4],
les
cristaux de ce
sérotype
H-14
apparaissent
en
microscopie
à contraste
de
phase
«
de forme et
de
taille
irrégulières
et
multiples par sporange
»
[1].
Ce travail décrit les
étapes
de la
sporulation
et de la formation du
Manuscrit
reçu
le
6juillet 1981, accepté
le31décembre1981.
426 J .-F. CHARLES ET H. DE BARJ AC
cristal du
sérotype
H-14 étudiées en
microscopie électronique,
en vue
de les
comparer
avec celles décrites
par
d'autres auteurs sur d'autres
sérotypes,
en
particulier
le
sérotype
H-l
[8].
A côté d'une souche
sauvage,
sporogène
et
cristallogène,
un mutant
cristallogène
et
asporogène
est
également
étudié.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Cultures.
Les
spores
de B.
thuringiensis
var.
israelensis,
souche n°
1884,
sont mises à
incuber dans le milieu usuel
glucosé
suivant: solution saline standard
(H2KP04
:
6,8
g; MgS04.7H20
:
0,123
g; MnS04.4H20
:
0,002
g; ZnS04.7H20
:
0,014
g;
Fe(S04)3
:
0,02
g
; CaCI2. 4H20
:
0,183
g
;
eau distillée
q.
s.
11) + peptone pancréa-
tique q.
s.
0,75 +
glucose q.
s. 1
g
Les
spores
sont
agitées
à 300 C
pendant
3 h
puis
ensemencées
(avec
une
goutte
de
suspension)
sur filtre
Millipore (0,22 (.Lm
de diamètre de
pore)
stérile
reposant
sur de la
gélose,
en boîte de
Pétri,
et
placées
à 300
C,
suivant la
technique
de Norris et Watson
[7].
La souche
mutante,
asporogène
et
cristallogène,

BN8-15,
a été obtenue à
partir
de la souche n° 1884
par
l'action de l'EMS
(éthylméthane sulfonate)
à 10
%,
par
sélection différentielle
grâce
au
choroforme,
sur «
replica
».
Après
isolement
des colonies
asporulées,
la culture
primaire
est
lyophilisée
et stockée en
ampoules
scellées. L'ensemencement est effectué au
moyen
de ce
lyophilisât,
en milieu usuel
glucosé,
et le
repiquage
a lieu dans les mêmes conditions
que pour
la souche sau-
vage.
Microscopie électronique.
Le
temps to
est déterminé
par prélèvement
stérile du matériel en croissance
et observation au
microscope
à contraste de
phase.
Les fixations ont lieu toutes les
heures à
partir
de ce moment. Les bactéries en
développement
sont recouvertes
d'une
goutte
de
gélose
à 1
;
après solidificatir,
des cubes de 1 mm de côté sont
découpés
dans la
gélose
et fixés
par
le
glutaraldenyde
à 3 dans un
tampon phos-
phate
à
pH
7,2
pendant
2 h suivant la
technique
de Beaman et coll.
[2]. Après
plusieurs rinçages
au
tampon,
les
pièces
sont
post-fixées
durant 16 h
par
le tétra-
oxyde
d'osmium à 1 en
tampon phosphate, pH
6,1,
puis
colorées
pendant
3 h
par
l'acétate
d'uranyle
à
0,5
Après déshydratation progressive par
l'alcool et
passage
dans
l'oxyde
de
propylène,
les cubes de
gélose
sont
imprégnés puis
inclus
dans un
mélange
d'araldite,
de DDSA
(anhydride dodecenyl succinique)
et
d' « Epi-
kote 815 ». Les
coupes
sont contrastées
par
l'acétate
d'uranyle
et le citrate de
plomb
et observées au
microscope électronique
«
Siemens
Elmiskop
101 »sous une tension
de 80 kV.
RÉSULTATS
Souche
sauvage
1884,
cristallogène
et
sporogène.
Les
principales étapes
de
sporulation
chez Bacillus sont
classiquement
divisées en 6 stades
[9]
à
partir
de la fin de la
phase exponentielle
de crois-
sance
(temps to).
La
figure
1
correspond
à ce moment.
Le stade 1

t
=
1
h),
caractérisé
par
la
disposition
de l'ADN en un
cordon
axial,
très
fugitif,
n'a
pas pu
être observé.
La formation du
septum (stade II,
à
t2),
illustrée
par
la
figure
2,
est
SPORES ET
CRISTAUX DE B.
THURINGIENSIS 427
Ipuiivie
par
le début de
l'individualisation de la
préspore (fig. 3).
Dès ce
emps
(t3)
une inclusion
préfigurant
le cristal est visible.
L'individualisation
le la
préspore
se
poursuit,
aboutissant à une forme ronde au contour
rrégulier.
f
La
figure
4 montre un
aspect plus
tardif
(t,) correspondant
au stade III.
[Le
cristal
possède
une structure
composite,
à côté de la
préspore
bien
individualisée,
de forme
régulière.
.r
Au
temps
t6,
un
repli
de la membrane
plasmique
du
sporange
est
parfois
visible,
paraissant
sans relation directe avec la double
paroi sporale
,(fige
5).
La
préspore présente
un contour ovale
caractéristique
de 1
[lm
dans la
plus grande longueur,
et
l'exosporium
est décelable.
Le cortex commence à être
synthétisé
à
t7_8(début
du stade
IV)
comme
le montre la
figure
6
;
l'espace
intermembranaire entre les deux feuillets
de la
préspore s'agrandit
et se différencie en une zone sombre
(Ci)
bordée
d'une zone claire
(c2),
dont
l'épaisseur
est à ce stade de 18 nm. La taille
des inclusions
parasporales
formant le « cristal »
approche
0,6 fjon.
Au
temps t8_9 (fig. 7), l'épaisseur
de la couche claire
Cz
a
augmenté
pour
mesurer 20
nm,
tandis
que
celle de
CI
n'a
pas
varié
(8
nm
environ).
La
spore
a atteint sa taille définitive
(1,2 [lm
sur
0,5
fxm)
;
le
cytoplasme
sporal,
riche en
ribosomes,
apparaît
dense aux
électrons ;
ce stade est
caractérisé
par
le début de la
synthèse
de la
tunique,
au-delà d'une couche
dense et
granuleuse. L'organisation
structurée du cristal en réseau est
déjà
bien
visible,
à
plus
fort
grossissement (fig.
7
B).
Deux à trois heures
plus
tard
(tu, fig. 8),
le
cytoplasme sporal
s'est
considérablement éclairci
(en microscopie
à contraste de
phase,
la
spore
apparaît
bien
réfringente). L'exosporium
est
plus
nettement
individualisé,
la
tunique
entoure
presque
totalement la
spore
et la couche
c2
du cortex
s'est
épaissie pour
atteindre 26 nm en
moyenne.
D'autres
figures
du même
stade
présentent parfois plusieurs
inclusions
parasporales
dans un même
sporange,
de densités
électroniques
différentes
(fig.
9
A)
;
le réseau
cristallin,
sous forme d'une fine striation
parallèle
et
régulière, apparaît
aussi nettement
sur l'une de ces structures
(fig.
9
B).
L'écart réticulaire est ici voisin de
80 Â.
Le stade ultime de la
sporulation (stade VII)
est ici atteint vers
t18,
moment où le
sporange
se
lyse (fig. 10).
Les cristaux ainsi
libérés,
compo-
sites ou
multiples,
sont
régulièrement
entourés d'une zone
granuleuse,
dense aux
électrons,
rappelant l'aspect
des ribosomes
(fig.
11 et
12).
Les
spores,
au moment de leur
libération,
présentent
un
cytoplasme
clair
(très
réfringent
en
microscopie
à contraste de
phase),
une taille
moyenne
de
0,6
[im
sur
1,2 [lm,
une
tunique
lamellaire, unique,
et un cortex d'une
épaisseur moyenne
de 45 nm.
Souche mutante
BN8-15,
cristallogène
et
asporogène.
Les
étapes précoces
du
développement
de cette souche sont les mêmes
que
celles de la souche
sauvage
n° 1884. La
préspore
individualisée
possède
sa
forme et sa taille définitives vers
t6
(fin
du stade
III).
Le cristal montre
428 J .-F. CHARLES ET H. DE BARJ AC
déjà
une structure
composite,
et sa taille avoisine celle de la
largeur
de
la
spore
vers
t8.
L'exosporium
est visible à ce
stade,
et le
cytoplasme sporal apparaît
très riche en ribosomes. A
t9_10,
aucune trace de cortex n'est
visible,
mais
par
endroits des morceaux de structure
rappelant
la
tunique apparaissent
(fig.
13 A et
B).
Les stades ultérieurs ne montrent aucun
changement
dans
la structure de la
spore, indiquant que
son évolution est
bloquée.
Cependant, juste
avant la
lyse
du
sporange (vers t20_24),
la
spore paraît
se vider de son
cytoplasme (fig. 14);
le
sporange,
vidé lui
aussi,
se
lyse
pour
libérer les cristaux et les
enveloppes
vides, brisées,
des
spores
encore
entourées de leur
exosporium.
Comme
pour
la souche
sauvage,
les cristaux
composites
sont
libérés,
entourés
par
une zone
granuleuse
dense.
DISCUSSION
La
microscopie électronique
confirme et
précise
les observations effec-
tuées en contraste de
phase.
Les cristaux de B.
thuringiensis
var. israelensis
(tant pour
la souche
sauvage que pour
la souche
asporogène),
sont
pour
la
plupart composés
de
fragments
de taille et de forme
différentes,
non
seulement dans une même cellule mais aussi
parfois
dans une même inclusion
parasporale.
Aucun modèle
d'assemblage
ne
peut
être tiré des observations
faites au cours de cette étude: les
pièces
constituant
chaque
inclusion
parasporale
sont de forme tantôt
arrondie,
tantôt
anguleuse, paraissant
souvent
imbriquées
les unes dans les autres ou insérées dans une ou
plu-
sieurs inclusions
plus grandes.
Elles constituent des
agrégats
sans arran-
gement spatial particulier
et
qui apparaissent
de densités différentes aux
électrons.
Cette structure
hétérogène
et
d'apparence
désordonnée est tout à fait
caractéristique
de ce
sérotype
H-14. On
peut
se demander si ces différences
de densité ne
correspondraient pas
soit à des différences de «
maturation »
des diverses zones
cristallines,
peut
être liées à la
réplication
des
séquences
protéiques,
soit à des variations de nature ou de
composition.
Ces
parti-
cularités structurales
posent également
le
problème
d'une liaison éventuelle
avec la
spécificité
d'action du
sérotype
H-14 ainsi
que
le
problème
de la
toxicité de toutes

ou d'une
partie
de

ces «
pièces
détachées »
pour
des larves de
moustiques.
FIG.1à3.

Souche
sauvage
1884.
1)
Fin dela
phase exponentielle
decroissance
correspondant
à
ta; mp
=
membrane
plasmique;
pb
=
paroi
bactérienne.
2)Stade
II
(t2)
: formation du
septum(S).
3)
Stade II
(t3)
: uneinclusion
préfigurant
lecristal
(C)
est
déjà
visible.
Pour
chaque figure,
l'échelleest donnée
par
un trait dont la
longueur représente 0,5 (im(sauf
pour
la
figure
9
B).
1
2
3
Fig. 1, 2, 3
FIG.4à6.

Souche
sauvage
1884.
4)
SLadeITI
(t5)
: la
préspore(Ps)
totalement individualiséeest forméededeuxfeuilletsmembra-
nàjrcs,
l'un externe
(me)
et l'autre interne
(mi).
Le cristal
(C) possède déjà
une structure
composite.
5)
StadeIII
(L„)
: uneformationmembranaire
(Fm)
est
parfois
accoléeàlamembrane
plasmique
du
sporange.L'exosporium(E)
est décelabledèsce
temps.
6)
StadeIV
(L7_„)
: début dela
synthèse
ducortex
(Go); CI
=
coucheinterne
sombre ;
c2
=
couche
externeclaire
;
mi
=
membraneinterne.
FIG.4, 5, 6
FIG.7à9.

Souche
sauvage
1884.
7
A)
La
tunique (T)
commenceà
apparaître (t8_9),
au-delàd'une couche
granuleuse
dense
(cg).
7
B) Agrandissement
d'un deséléments du
cristal,
oùla structure fineest bienvisible.
8)
Le
cytoplasmesporal (S)
s'est éclairci
(tn).
La
tunique (T)
entouretotalement la
spore.
9)
Inclusions
multiples(C)
dans un même
sporange(fig.
9
A,
tu)
;
un
agrandissement
d'une des
inclusions
(fig.
9
B) permet
de calculer
graphiquement
l'écart réticulaire.
FIG.7, 8, 9
Fiu.10 à12.
-
Souche
sauvage
18X4.
10)
Stade VII
(l1H)
:
lyse
du
sporange.
La
spore (S)
est entourée deson
exosporium(E),
d'une
Lunique('l')
el d'un cortex clair
(Co).
Le cristal
(C) apparaîL
bordé d'un manchon
granu-
leux
(mg).
11)
CrisLauxlibres
((!)composites,
entourés deleur manchon
granuleux (mg),
au
temps t20.
12)Spores
el crisLaux
libres ;
les différentes
enveloppes
des
spores (vues
en
coupe transversale)
sont bien visibles
(l20).
FIG.
10, 11, 12
FIG. 13et 14.
-
SouchemutanteBN8-15.
13) Coupeslongitudinale
et transversale du
sporange (tg-io).
Bien
que
le cortex soit
absent,
des
fragments
de
tunique
lamellaire
(T) apparaissent par
endroits. C: cristal
composite ;
E
=
exo-
sporium;
Ps
=
préspore
individualisée.
14)
Les
spores jusqu'alors bloquées
au stade III-IV sevident
(Sv)
vers
t20-24;
les
enveloppes spo-
rales,
brisées
(flèche)
sont vraisemblablement
responsables
de ce
phénomène.
C
=
cristaux
E
=
exosporium.
FIG. 15.

Souche
sauvage
1884.
Aspect
d'un
sporange qui
devrait être au stade VI
(tu),
dont lecristal
(C)
est
hypertrophié;
la
préspore
aété
bloquéepeu après
sonindividualisation au stade III.
Fio. 13, 14, 15
SPORES ET CRISTAUX DE B. THURINGIENSIS
439
Une autre
hypothèse
sur
l'apparente
variation d'intensité aux électrons
pourrait
être
que,
bien
qu'au
sein de
chaque
élément du cristal les molé-
cules soient
régulièrement disposées
et forment un
réseau, l'agencement
spatial
des
éléments
soit tel
qu'il
offre des
aspects
différents suivant l'inci-
dence du
plan
de
coupe par rapport
à la
disposition
du réseau moléculaire.
L'écart
réticulaire,
voisin de 80
A,
constitue une des
singularités
de
la variété
israelensis;
en
effet,
l'étude faite
par
Holmes et Monro
[5],
utilisant la diffraction des
rayons
X sur les cristaux isolés de B. thurin-
giensis sérotype
H
(*) (souche M), jointe
à des mesures sur
micrographies
électroniques,
met en évidence des écarts réticulaires dont la
plus petite
taille est
égale
ou
supérieure
à 87 Â.
Dans les deux souches
étudiées,
les inclusions
parasporales
sont entou-
rées d'un manchon
granuleux
au moment de leur libération : selon Ribier
et Lecadet
[sr,
le
sérotype
H-l
(thuringiensis) présenterait également
cette
particularité.
Il
s'agit
vraisemblablement,
comme le
pensent
ces
auteurs,
de matériel
ribosomique.
La souche
asporogène
BN8-15
produit
les cristaux
caractéristiques
du
sérotype
H-14,
mais la mutation entraîne un
blocage
du
développement
sporal juste
avant le début de la
synthèse
du cortex
(fin
du stade
III).
Ceci est en accord avec le fait bien connu
que
les mutants cristaux
(+)
et
spores (-)
sont
plus
tardifs
par rapport
aux mutants cristaux
(-)
et
spores (-), plus précoces.
Des
fragments
de
tunique
sont
cependant
synthétisés
au cours du stade
suivant,
mais sans aboutir à la formation
d'une
tunique complète.
La souche
sauvage
1884,
comme d'autres
sérotypes
de B.
thuringiensis,
ne
synthétise
au cours de sa
sporulation qu'une
seule
tunique, qui
corres-
pondrait
à la
tunique
interne si l'on se réfère à la
sporulaticn
d'autres
espèces
de Bacillus
[9].
Ribier et Lecadet
[8]
mentionnent
cependant
le
fait
que, pour
le
sérotype
H-l,
des
fragments correspondant
à une
tunique
externe sont
parfois synthétisés.
Nous n'avons
pas
retrouvé ce
phénomène
dans le
sérotype
H-14.
On
peut
noter
que,
chez la souche
sauvage,
certaines bactéries
peuvent
également
subir un
blocage
de la
sporulation.
La
figure
15 montre un
spo-
range
au stade VI
(tn),
dont le cristal est très bien
développé (il
distend
même les
parois
du
sporange),
mais dont la
spore
est
bloquée peu après
l'individualisation de la
préspore,
au stade III.
Malgré
le
blocage
du déve-
loppement
de la
spore,
le cristal
peut
donc arriver à
maturité,
et
garder
son
pouvoir entomopathogène [6].
Contrairement aux observations de Somerville et J ames
[11],
aucune
association nette entre le cristal et
l'exosporium
n'a
pu
être mise en évi-
dence. Comme l'ont fait
remarquer Young
et Fitz-J ames
[12] puis
Ribier
et Lecadet
[8],
le cristal commence à être décelable dès le stade II
(fig. 3),
alors
que l'exosporium n'apparaît pas
avant le stade III
(fig. 5);
ceci
semblerait en contradiction avec
l'hypothèse
de Somerville
[10] suggérant
(*)
Cesauteurs ne
précisent pas
lanature decette
souche, qui
venait
juste
d'être isoléeà
partir
dechenillesde
Ephestiasp.
440 J .-F. CHARLES ET H. DE BARJ AC
que l'exosporium puisse
se
développer
en même
temps que
le cristal
(au
stade
II).
Le
problème
reste ouvert.
Si les
grandes étapes
de la
sporulation
et de la
cristallogenèse
de B. thu-
ringiensis
var. israelensis
apparaissent
similaires à celles des autres variétés
étudiées,
le
sérotype
H-14
paraît
avoir une évolution un
peu plus
lente
que
celle décrite
par
Ribier et Lecadet
[8],
sans doute liée au fait
que
ces
auteurs effectuaient leur culture en milieu
liquide,
alors
qu'ici
la
sporu-
lation se déroule sur milieu solide. Par
contre,
c'est la
première
fois
qu'est
mise en évidence une structure
composite
du cristal. Une telle structure
semble être
caractéristique
de la variété israelensis
par rapport
aux autres
variétés de B.
thuringiensis.
RÉSUMÉ
La
sporulation
et la
cristallogenèse
du
sérotype
H-14 de Bacillus
thuringiensis
sont
décrites,
pour
une souche
sauvage sporogène
et cristal-
logène,
et
pour
une souche mutante
cristallogène
mais
asporogène.
La
particularité
de la variété israelensis réside dans la structure
compo-
site du
cristal,
formé d'éléments de taille et de forme
différentes,
associés
en une inclusion
unique
ou
parfois séparés
dans une même bactérie.
MOTS-CLÉS: Bacillus
thuringiensis, Sporulation, Cristallogenèse ;
Ultrastructure,
Sérotype.
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier la Station Centrale de
Microscopie Électronique
de
1\ 1. Chevance
(Institut Pasteur,
Paris)
sans
qui
cette étude n'aurait
pu
être conduite.
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thuringiensis
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toxique
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Ann.Microbiol.
(Inst.Past.),
133
A,
nO
3,
1982. 20
EFFET ANTAGONISTE
À L'ÉGARD DE CLOSTRIDIUM PERFRINGENS
EXERCÉ PAR DES SOUCHES DE CLOSTRIDIUM ISOLÉES
DE LA MICROFLORE DE SOURIS
HOLOXÉNIQUES
DANS LE TUBE DIGESTIF DE
SOURIS GNOTOXÉNIQUES
par
S.
Hudault,
P.
Raibaud,
R. Ducluzeau et C. Bridonneau
INRA,
Laboratoire
d'Écologie
Microbienne, CNRZ,
78350
J ouy-en-J osas (France)
SUMMARY
ANTAGONISTIC EFFECT AGAINST «
CLOSTRIDIUM PERFRINGENS »
EXERTED IN THE DIGESTIVE TRACT OF GNOTOBIOTIC MICE
BY
«
CLOSTRIDIUM)) STRAINS
ISOLATED FROM THE MICROFLORA OF CONVENTIONAL MICE
Bacterial strains isolated from the
digestive
tract of conventional mice
produced
a barrier effect
against
a strain of Clostridium
perfringens type
A
(strain CP)
in the
gastrointestinal
tract of
gnotobiotic
mice. This barrier
effect was observed when
mice,
monoassociated with Escherichia coli
K12,
were inoculated with a mixed culture of
fusiform-shaped
clostridia. The
collection of fusiforms
(collection D)
was obtained from a
single colony
chosen from
among
the 26
types
studied. Collection D and E. coli K12
together
exerted a barrier effect
against
all strains of C.
perfringens type
A
tested. No effect was observed
against
a C.
perfringens type
C strain.
The
expression
of the barrier effect
depended
on the order in which the
strains were used to inoculate the mice. Thus strain CP was eliminated from
the
digestive
tract when the mice had
previously
been associated with
collection D and E. coli K12. If the mice were inoculated with strain CP
first, however,
the barrier effect was
only partial.
We have also been able to
use two strains of clostridia
(C15 C3)
instead of E. coli K12 to
produce
a
drastic barrier effect
against
strain CP. The order in which the strains were
used to inoculate the mice did
not,
in this
case,
influence the
production
of
a barrier effect. Three strains
(Da, Db, Dc)
isolated from collection
D,
produced only
a
partial
barrier effect
against
strain CP in mice
previously
associated with E. coli K12.
Manuscrit
reçu
le 14novembre
1981, accepte
le 11fevrier 1982.
444
S. HUDAULT ET COLL.
These results illustrate the difficulties encountered in
determining
the
minimal number of bacterial strains involved in the
production
of a barrier
effect.
KEY-WORDS:
Gut,
Gnotobiotic
mouse,
Clostridium
perfringens,
Barrier
effect;
Bacterial flora.
INTRODUCTION
Les effets
antagonistes
exercés
par
la flore microbienne
présente
dans le
tractus
digestif
des animaux
holoxéniques
à l'encontre de souches bacté-
riennes
étrangères
à ce milieu
écologique, qu'elles
soient
pathogènes
ou
non,
ont été démontrés
par plusieurs
auteurs. Ces effets
antagonistes peuvent
être
drastiques ;
dans ce
cas,
la souche
exogène
est
rapidement
éliminée du
tube
digestif.
Ils
peuvent
être seulement
partiels [15, 21],
et la souche
exogène
se maintient alors à un niveau de
population trop
faible
pour qu'elle
puisse exprimer
ses
potentialités enzymatiques
ou son
pouvoir patho-
gène [6].
Ducluzeau et coll.
[9]
ont montré
que
la flore du tube
digestif
de
souris
holoxéniques s'oppose
à l'établissement d'une souche de Clostridium
perfringens type
A inoculée
per
os à ces animaux. De même chez le
cobaye
holoxénique,
Horton et coll.
[17]
ont montré
que
la flore du tube
digestif
empêche l'implantation
de souches de C.
perfringens
de
type
B, C,
D et E.
Ces souches ensemencées chez des
cobayes axéniques
entraînent la mort des
animaux.
Peu de travaux ont été
entrepris pour
connaître les bactéries
respon-
sables de ces effets
antagonistes. Cependant,
à
partir
de la flore d'un
porcelet
holoxénique, Corpet
et Nicolas
[5]
ont isolé 8 souches de bactéries anaérobies
strictes
qui
sont
responsables
d'un effet
antagoniste
envers C.
perfringens
chez la souris et le
porcelet gnotoxéniques.
De
même,
Ducluzeau et coll.
[11]
ont décrit un
antagonisme
exercé contre C.
perfringens type
A
par
une souche
de Bacillus
licheniformis
chez des souris
gnotoxéniques.
Ils ont montré
qu'une
substance
antibiotique
voisine de la bacitracine est
produite par
B.
licheniformis
dans le tube
digestif
et
qu'elle
est
responsable
de l'élimi-
nation de C.
perfringens [13]. Cependant,
B.
licheniformis
n'est
pas
un hôte
habituel des cavités
digestives
de la
souris,
et il est
peu probable qu'il
soit
responsable
de
l'antagonisme
anti-C.
perfringens
observé chez les souris
holoxéniques.
Le but de ce travail était donc de chercher dans la flore
gastro-intestinale
des souris
holoxéniques
les souches bactériennes
qui,
seules ou en
association,
CP
=
mutant
asporogène
de C.
perfringens, type
A.
EOS
=
extrêmement sensible à
l'oxygène (extremely oxygen-sensitive).
ETSA
=
bouillon
trypticase-soja
enrichi et
gélosé (enriched trypticase soy agar).
INTESTIN,
CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE 445
sont
capables
d'exercer un effet
antagoniste
à
l'égard
de C.
perfringens
et
d'étudier les modalités d'une telle interaction dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques.
MATÉRIEL ET
MÉTHODES
Élevage
et inoculation des animaux.
Des souris
axéniques
adultes C3H sont nourries ad libitum avec un
régime
commercial
(UAR-R.03)
stérilisé
par
irradiation à 4 Mrad. Pour les
expériences
de courte
durée,
les souris
axéniques
sont maintenues individuellement. dans des
bocaux en verre
précédemment
décrits
[7].
Les souris
y
sont inoculées
par injection
directe de 1 ml de culture bactérienne contenant 1 x 108à 1 x 109 cellules viables
ou 1 ml d'une dilution à
Ijl00è
d'un contenu caecal dans le biberon de la souris
assoiffée
depuis
la veille. Pour des
expériences plus longues,
on a utilisé des isola-
teurs en
plastique
de
type
«Trexler
»,
de taille
standard,
hébergeant
10
souris,
ou
miniaturisés
(appelés mini-isolateurs), hébergeant
2 souris
[19].
Selon les
cas,
les
diverses souches bactériennes à inoculer sont données à boire aux souris
privées
d'eau
depuis
la veille ou bien
par
sonde
gastrique (quand
le texte le
précise).
Prélèvements des échantillons.
Pour les souris élevées en
isolateur,
les fèces sont
prélevées
individuellement à
l'anus. La
fréquence
des
prélèvements
est
indiquée
sur les
figures
ou dans le texte.
Dans certaines
expériences (précisées
dans les «Résultats
»)
l'estomac,
l'intestin
grêle
divisé en trois
parties égales

Igj, Ig2
et
Iga

ainsi
que
le caecum et le
côlon ont été
prélevés
sur des souris tuées
par élongation
cervicale. Les différents
organes
ont ensuite été dilués au
1/10è
et
homogénéisés
à l'aide d'un ultra-turrax.
Ces
opérations
ont été réalisées dans une chambre anaérobie
[1] chaque
fois
qu'elles
avaient
pour
but le dénombrement de bactéries anaérobies
strictes,
sensibles à
l'oxygène
de l'air. Le caecum ou les fèces des souris élevées en bocaux de verre sont
recueillis en fin
d'expérience
7 à 15
jours après
l'introduction du dernier inoculum.
Souches bactériennes et
techniques
de culture.
La souche CP de C.
perfringens
est un mutant
asporogène
d'une souche de
type
A
isolée,
dans notre
laboratoire,
du caecum d'un rat
holoxénique.
Le fait
que
CP ne
produit pas
de
spores
dans le tube
digestif
de la souris
gnotoxénique permet
d'éli-
miner,
par simple chauffage,
cette souche des
suspensions
contenant des
spores
d'autres
espèces
bactériennes.
Quatre
autres souches
sporulantes
de C.
perfringens
ont été utilisées: 2souches de
type
A
d'origine
humaine
(collection
Institut
Pasteur,
Paris),
une souche CPL
(de type
A,
isolée des fèces d'un levraut
diarrhéique par
F. Dubos dans notre
laboratoire)
et une souche de
type
C
(Institut Pasteur).
La souche de E. coli K12 utilisée
provient
de la Collection de l'Institut
Pasteur ;
celle de
Shigella flexneri (SF2)
est un mutant résistant à la
streptomycine, déjà
décrit
[10].
La souche de Pseudomonas
aeruginosa
a été
isolée,
par
C.
Tancrède,
des fèces de souris Nude
SPF,
et la souche de C.
difficile
a été isolée
par
F. Dubos
[6]
dans notre
laboratoire,
des fèces d'un levraut
diarrhéique.
Les souches
Ci, C2, C3,
Da, Db, De
et
C15
de Clostridium et la souche B de Bacteroides
sp.
ont été isolées
dans notre
laboratoire,
du tube
digestif
de souris
holoxéniques.
Les souches de
C.
perfringens,
de C.
difficile
et les souches
Cx,C2
et B ont été cultivées dans lemilieu
semi-solide B'
[23] préalablement régénéré pendant
30 min à 1000 C. La souche
Ca
a été cultivée dans lemilieu semi-solide D
[201également régénéré.
Les souches
K12,
SF2
et P.
aeruginosa
ont été cultivées dans le bouillon C
[8].
Les souches
Da, Db, C15
ont été cultivées sur le milieu F
contenant,
par
litre:
«
tryptone
»
(Difco)
15
g
;
446 S. HUDAULT ET COLL.
«
soytone
»
(Difco)
5
g
;
«
yeast
extract
»
(Difco)
5
g
;
phosphate bipotassique
2,5 g ;
glucose
0,5
g; pH
7,5; hémine,
chlorure de
palladium,
ménadione,
cystéine
et
sérum sont
ajoutés
au milieu dans les mêmes conditions
que
dans le milieu ETSA
décrit
par
Aranki et coll.
[1].
La souche
Dc
a été cultivée sur lemilieu G dérivé de
F,
ne contenant aucun des
ingrédients
suivants: chlorure de
palladium, glucose,
hémine,
sérum,
ménadione et
cystéine.
Les 3 souches
Da, Db, Dc
ont été
manipulées
et culti-
vées àl'intérieur d'une chambre anaérobie
[1].
Nous
y
avons introduit un
microscope
à contraste de
phase (Zeiss, Iena)
dont les oculaires sont à l'extérieur de la chambre.
Ce
dispositif permet
d'observer dans la chambre la
morphologie
des bactéries cul-
tivées dans le milieu F.
Dénombrements bactériens.
Les bactéries ont été dénombrées à
partir
de dilutions décimales des échantillons
préparés
en
présence
d'air ou en chambre anaérobie. Pour les souches
Ci
et
C2
le
dénombrement a été effectué dans le milieu solide B'
[23]; pour
les différentes
souches de C.
perfringens
et la souche
B,
dans le milieu B' additionné de 133
fLgfml
de
néomycine (ICN)
;
pour
la souche de C.
difficile,
dans le milieu B' additionné de
900
fLgfml
de
streptomycine (Spécia)
;
pour
la souche
C3,
sur le milieu solide
Dl [20].
Ces milieux ont été coulés en tubes de 8 x 400 mm
[20].
L'incubation à 37° C a été
de 24 h
pour
C.
perfringens,
de 48 h
pour
C.
difficile
et les souches
CI
et
C2
et de
6
jours pour
les souches
C3
et B. Les colonies de
S. flexneri
ont été dénombrées en
boîtes de Pétri sur le milieu solide C
[8]
additionné de 90
fLgfml
de
streptomycine.
P.
aeruginosa
a été dénombré en boîtes de Pétri sur le milieu sélectif
pour
bacille
pyocyanique (Institut Pasteur)
et E. coli sur le milieu
«
deoxycholate agar
»
(Difco),
après
24 h
d'incubation
à 370C. Les souches de Clostridium
présentes
dans le caecum
de souris
gnotoxéniques hébergeant
la
suspension Ml [12],
la
suspension
D
(voir
«
Résultats
»)
ou les souches
Da, Db
et
Dc
en association avec E. coli ont été
dénombrées sur le milieu ETSA coulé en boîte de Pétri et
préréduit
en chambre
anaérobie,
ou encore
par
examen
microscopique
de la dilution à
1Il OOè
des fèces
ou du contenu cœcal
(calcul
du
rapport
entre le nombre de E. coli et le nombre de
bactéries
fusiformes,
comme Ducluzeau et coll. l'ont décrit
[12]).
Dans certaines
expériences,
le transit des inoculums bactériens à travers le tube
digestif
a été
suivi au
moyen
des
spores
d'une souche de Bacillus
thermophile
stricte suivant
la méthode de
Contrepois
et Gouet
[4].
Les bactéries
sporulées
fusiformes de la
suspension
D ont été
cultivées,
après
chauffage
à 650 C
pendant
5
min,
dans les milieux
liquides
suivants: A
[20],
B'
[23],
M10[2],
F et deux milieux dérivés de F : le milieu F' sans chlorure de
palladium
et le milieu G. Les mêmes milieux additionnés de
0,2
de taurocholate de sodium
(Calbiochem)
et notés
AT, B'T, MloT, FT,
F'T et GT ont aussi été utilisés. Ils ont
été incubés en chambre anaérobie à 37° C. Les cultures obtenues ont été
repiquées
3
jours
et 5
jours après
l'ensemencement. A
partir
de ces deux
repiquages,
trois
autres
repiquages
successifs ont été faits à 24 ou 48 h d'intervalle.
Techniques d'identification.
On a recherché la
production
d'acide à
partir
d'osides et d'alcools dans le
milieu F
dépourvu
de
glucose
et additionné de
0,5
de chacune des substances
suivantes
(ICN)
:
D-ribose,
L et
D-arabinose,
D-xylose,
D-mannose,
D-galactose,
L-sorbose, D-maltose, D-lactose,
D-glucose,
L-rhamnose
(hydrate),
D-tréhalose,
D-saccharose, D-cellobiose, D-mélibiose,
D-mélézitose
(hydrate),
raffinose,
D-
mannitol, D-sorbitol,
glycérol,
salicine. L'incubation a été
poursuivie pendant
7
jours
à 370 C
;
le test est considéré comme
positif
si la différence
ApH
entre le
pH
obtenu sur le milieu F sans
glucose
et le milieu F additionné de substrat est
supé-
rieure
ou
égale
à 1. Le substrat est
peu
fermenté si
ApH
est
compris
entre
0,5
et
1,
enfin il n'est
pas
fermenté si
ApH
est inférieur ou
égal
à
0,5. Lesacides
gras
volatils
produits
sur le milieu F sans
glucose
et sur le milieu F contenant
0,5
de
glucose
INTESTIN, CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE
447
sont dosés
par chromatographie
en
phase gazeuse
et les acides D- et
L-lactiques
par
une méthode
enzymatique. L'hydrolyse
de la
gélatine,
de
l'urée,
la réduction
des
nitrates,
la
production
d'H2S
sont recherchées dans le milieu F additionné
respectivement
de 20 de
gélatine (Merck),
0,1
d'urée
(Prolabo),
0,8
de
nitrate de sodium
(Prolabo)
et
0,1
de
chlorhydrate
de
cystéine (ICN)
ainsi
que
0,2
de sulfate ferreux
(Prolabo). L'hydrolyse
de la caséine et
l'hémolyse
sont
observées sur le milieu ETSA additionné
respectivement
de 1 ml de lait
(UHT)
et de
0,3
ml de
sang
de cheval stérile.
L'analyse
de la structure des
parois
a été faite au
microscope électronique
par
la
technique
des
coupes
minces. La sensibilité des souches bactériennes à
l'oxy-
gène
de l'air a été déterminée à l'aide de la
technique
décrite
par
Raibaud et
coll.
[22].
RÉSULTATS
1)
Élimination chez des souris
gnotoxéniques
de C.
perfringens
par
des
suspensions
bactériennes
provenant
de souris
holoxéniques
Dans une
première
série
d'expériences,
nous avons recherché l'effet de
barrière exercé à
l'égard
de CP
par
différentes
suspensions
bactériennes
préparées
à
partir
de la flore caecale de souris
holoxéniques.
Pour cela des
souris
axéniques
maintenues en bocaux de verre stériles sont ensemencées
avec CP
puis
avec les différentes
suspensions.
Le tableau 1 montre
que
les
suspensions
S-2, S-70,
S-80 et
Ml
éliminent
drastiquement
CP du tube
digestif
des souris
gnotoxéniques,
alors
que
les autres
suspensions
ne sont
pas antagonistes
envers CP. L'examen direct au
microscope
de la dilution
au
l/100è defèces
de souris
hébergeant
chacune de ces
quatre
fractions actives
indique
la
présence
de bactéries fusiformes de taille variable
portant
souvent
une
spore réfringente.
TABLEAU I.

Effet de barrière exercé à
l'égard
de « C.
perfringens
» CP
par
diffé-
rentes
suspensions
bactériennes issues de la flore caecale de souris
holoxéniques
chez des souris
gnotoxéniques.
Log,,
dunombre
Inoculum de
CP/g
defèces
CP
8,9
CP
+ suspension
S-2
<
2,0
CP+suspensionS-7 8,5
CP +
suspension
S-70
<
2,0
CP
+ suspension
S-80
<
2,0
CP
+
suspension
S-90
8,6
CP
+ suspensionMl <
2,0
S-2et S-7sont lesdilutions à1 X 10-2et 1 X 10-7
decsecumd'une souris
holoxénique, préparées
en
pré-
sence
d'air; S-70,
S-80et S-90
représentent
ladilution
au
ljl00è
chauffée
pendant
10min à
70,
80et 90°C
respectivement,
en
ampoules
scellées. La
suspension
Ml
décrite
par
Ducluzeau et coll.
[12] provient
du
csecumd'une souris
holoxénique;
elleest constituée de
ClostridiumEOSou
non,
dont les
spores
résistent àun
chauffage
à 70°C
pendant
10 min.
448 S. HUDAULT ET COLL.
2)
Obtention d'une
fraction antagoniste,
la
suspension
D,
à
partir
des
suspensions
S-80 et
Ml,
et des souches
Da, Db
et
De
Le tableau II schématise les
expériences qui
ont
permis
l'isolement
de la
suspension
D. Cette
suspension
D a été obtenue
par
culture en milieu F
d'une colonie isolée de la dilution à 10-8 du caecum d'une souris
hébergeant
la
suspension
Ml,
Elle contient des bactéries fusiformes
sporulées
de trois
types morphologiques
distincts. Cette
suspension
élimine
drastiquement
CP
du tube
digestif
d'une souris
gnotoxénique
en
présence
d'une souche de
E. coli K12. Ducluzeau et coll.
[12]
ont observé
pour
la
première
fois une
synergie
entre une souche de E. coli K12 et deux souches de Clostridium
EOS
(extrêmement
sensibles à
l'oxygène)
isolées du caecum de souris
holoxéniques
et
qui,
associées chacune à E.
coli,
exercent un effet de barrière
drastique
contre S.
flexneri
dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques.
On voit
que
la même
synergie
est observée entre E. coli K12 et la sus-
pension
D.
Lorsque
la dilution à
1/lOOè
d'un caecum de souris
gnotoxéniques
hébergeant
la
suspension
D est chauffée
pendant
5 min à 650 C
puis
ino-
culée
par
sonde
gastrique
à une souris
axénique,
aucun des bacilles fusi-
TABLEAU II.

Schéma des
expériences
réalisées
pour
l'obtention de la
suspension
D et des souches
Da, Db
et
De.
(1)
CP
=
nombre de C.
pertringensjg
de fèces des souris
gnotoxéniques
élevées individuelle-
ment enbocaux de verre et ensemencées d'abord avec CP
puis
avec
chacune des26subcultures.
(2)
CP
=
nombre de C.
perfringens/g
de fèces des souris
gnotoxéniques
élevées en mini-
isolateur et ensemencées avec l'inoculum considéré
puis
avec C.
perfringens.
INTESTIN,
CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE 449
formes
sporulés qui
la
composent
ne s'établit dans le tube
digestif
de la
souris. En
revanche,
après
le même traitement
thermique,
les différents
types
de bacilles fusiformes s'établissent en 48 h dans le tube
digestif
d'une
souris
monoxénique hébergeant
E. coli.
3) Caractéristiques
des souches
Da, Db
et
De
:
leur
antagonisme
envers la souche CP de C.
perfringens
Les trois souches
Da, Db
et
De appartiennent
au
groupe
1 du
genre
Clostridium mais ne
s'apparentent
à aucune des
espèces
décrites dans ce
groupe.
Ces souches sont des bacilles fusiformes à Gram
négatif. L'analyse
des
parois
montre
que
les souches
Da
et
Db
ont une fine couche externe de
peptidoglycane,
tandis
que
celle-ci n'est
pas
visible dans la
paroi
de la
souche
De par
la
technique que
nous avons utilisée. Cette souche
De
ne
présente pas cependant
une structure de
paroi caractéristique
des bactéries
à Gram
négatif.
Ces trois souches sont extrêmement sensibles à
l'oxygène
puisque après
un contact de 10 min à l'air on dénombre 104 à 105 fois moins
de cellules vivantes. La souche
Daproduit
des
spores
subterminales défor-
mantes in vivo dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques
et dans le
milieu F additionné de mélibiose et de mannose. Les deux autres ne
pro-
duisent des
spores
subterminales déformantes
que
in vivo dans le tube
diges-
tif de souris
gnotoxéniques.
Les trois souches
n'hydrolysent pas
la
gélatine,
ni
l'urée,
ni la
caséine,
ne
produisent pas
d'indole ni
d'H2S
et ne réduisent
pas
les nitrates. La souche
De produit
une
a-hémolysine ;
elle fermente le
galactose,
le lactose et le
maltose;
elle fermente
peu
le
ribose,
le
xylose,
l'arabinose,
le
mannose,
le
saccharose,
le
mélibiose,
le
raffinose,
la salicine
et le mannitol.
La souche
Da
fermente
peu
le
xylose,
l'arabinose,
le
glucose,
le
rhamnose,
le
maltose,
le
saccharose,
le
cellobiose,
le
lactose,
le
mélibiose,
le
raffinose,
le mélézitose et la salicine. La souche
Db
ne fermente aucune des substances
testées. Les trois souches
produisent
de l'acide
acétique
et de l'acide
buty-
rique
à
partir
du milieu F sans
glucose.
Pour les trois
souches,
les
quantités
d'acide
butyrique
formées en
présence
de
glucose
sont
plus importantes
et
sont
respectivement, pour Da, Db
et
Dc,
de
0,5, 1,5
et
0,5
mg/ml. Da
et
Db
produisent
des traces d'acide
proprionique
en
présence
de
glucose.
Sur le
milieu F additionné de
glucose, Da, Db
et
De
forment des traces d'acide
D-lactique
et
produisent respectivement
1,5, 0,9
et
1,6
mg/ml
d'acide
L-lactique.
Sur le milieu sans
glucose, Db
et
De produisent
de l'acide
L-lactique (0,7
et
0,8
mg/ml)
tandis
que
la souche
Da
n'en
produit pas.
On a
recherché,
chez
sept
lots de deux souris
gnotoxéniques
hébergeant
E. coli K12 et maintenues en mini-isolateur,
l'effet
antagoniste
à
l'égard
de
CP exercé
par
chacune des trois souches
Da, Db
et
Depuis par
le
mélange
de 2 d'entre elles et
par
l'ensemble des 3. Chez tous ces
animaux,
5
jours
après
l'ensemencement des
souches,
on dénombre 1 x
108 à 1 x 109 fusi-
formes/g
de fèces sur le milieu ETSA tandis
que par comptage
au micro-
scope,
sur les mêmes
échantillons,
on en dénombre 10 fois
plus,
soit 1 x 109
à 1
x
1010/g
de
fèces.
Comme on le voit dans le tableau
III,
en
présence
450
S. HUDAULT ET COLL.
de E. coli K12 aucune des souches seules ou en association n'a éliminé CP
comme le fait la
suspension
D dans les mêmes conditions. L'association des
trois souches
Da, Db
et
De
est
cependant plus
efficace
que
les autres asso-
ciations
(P
<
0,005
selon le test de Neuman et
Keuls).
L'effet
antagoniste
partiel
exercé
par
l'association des 3 souches avec E. coli K12 a été
reproduit
dans un autre lot de 6 souris
gnotoxéniques
: 21
jours après
l'inoculation
de CP à ces
souris,
le nombre de CP était
compris
entre 8 x 105 et 3 X
106
par gramme
de fèces individuellement
analysées.
TABLEAU III.

Effet
antagoniste
exercé à
l'égard
de « C.
perfringens
» CP
par
trois souches
pures
de « Clostridium » EOS
Da, Db
et
De
ensemencées chez 14 souris
monoxéniques hébergeant
« E. coli ».
Souches
Log,,
dunbde
CP/g
defèces Nb
deClostridium

d'échantillons
inoculées
moyenne
limites
analysés
Da 7,9 7,6-8,2
12
Db 8,5 7,3-9,1
14
De 7,9 7,6-8,3
10
Da+Db 7,6 7,0-8,1
18
Da+Dc 7,4 7,0-7,9
7
Db+Dc 7,9 7,5-8,1
8
Da+Db+Dc 6,1 5,7-6,8
15
Les animaux
reçoivent
1 x 108CP trois
jours après
la dernière inoculation
de Clostridium. Les chiffres
indiqués
sont la
moyenne
des
logarithmes
des
nombres de
CP/g
de fèces fraîches de
chaque
souris
prélevées
deux
jours
au
moins
après
l'inoculation de CP et
pendant
toute la durée de
l'expérience.
4) Caractéristiques
de
l'effet
de barrière exercé à
l'égard
de C.
perfringens
par
la
suspension
D en
présence
de E. coli K12
Puisqu'aucun
des
mélanges
de souches
pures
isolées de D n'était aussi
efficace contre CP
que
la culture mixte
originale,
nous avons
entrepris
d'étudier les
caractéristiques
de l'effet de barrière de la
suspension
D associée
à E. coli K12.
a) Cinétique
d'élimination de C.
perfringens.
Chez deux souris
axéniques
on ensemence E. coli K12 dont la
population
atteint en 24 h
5/
x 109
bactéries/g
de fèces. On inocule alors la
suspension
D
et,
48 h
plus
tard,
on estime
par
observation
microscopique
à 1 x 1010
le nombre de bactéries fusiformes
/g
de fèces. Les animaux
reçoivent
alors
per
os un inoculum de 1 x 108 CP. On constate
(fig. 1) que
CP est éliminé
en moins de 6
jours.
Un deuxième inoculum contenant 3 X 107 CP et
7
X 107
spores
de
Bacillus,
marqueur
de
transit,
est ensuite donné aux
mêmes souris. On voit
(fig. 1) que
le nombre de CP est resté constamment
inférieur à celui du
marqueur
de
transit,
ce
qui indique
un transit
passif
de l'inoculum au cours du
passage
à travers le tube
digestif. Lorsque
l'ino-
culum est constitué
par
1 ml de la dilution au
1/100è
du ccecum d'une souris
INTESTIN,
CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE 451
FIG. 1.

Effet antagoniste
contreG.
perfringens
CP
exercé
par
l'associationE. coli K12
+ suspension
D
établieen
premier
chezdeuxsouris
gnotoxéniques.
Ona
représenté
la
moyenne
dunombrede
CP/g
defècesdesdeuxsouris
puisque
ceux-ci différaient
demoins d'une unité
logarithmique.
=
E.
coli;
a
=
C.
perfringens (CP) ;
A
=
marqueur
de transit
(Bacillus thermophile strict).
En
pointillé,
limite de détection des bactéries dans les selles.
En
encadré, C, D, CP,
et
CP+M
:
jours
d'inoculation de E.
coli,
dela
suspension D,
de CP et
de
CP+M (marqueur
de
transit).
monoxénique
contenant 5 x 108
CP/g,
on observe
également
une élimi-
nation
complète
de CP en 6
jours.
Enfin nous avons vérifié chez deux souris
dixéniques hébergeant
simul-
tanément E. coli K12 et CP
que,
même à
long
terme,
après
30
jours,
aucun
effet
antagoniste n'apparaît
entre les deux souches.
b) Spécificité
d'action de
l'effet
de barrière.
Dans différents
groupes
de deux souris
gnotoxéniques hébergeant
D
et
K12,
nous avons introduit des souches de C.
perfringens
de
types
sérolo-
giques
et
d'origines
variés ainsi
que
trois souches
potentiellement patho-
gènes:
C.
difficile,
S.
flexneri
et P.
aeruginosa.
On
constate
(tableau IV)
que
l'effet de barrière s'exerce contre toutes les souches de C.
perfringens
testées,
à
l'exception
de celle
appartenant
au
type
C,
et contre
S. flexneri.
Mais il n'est
que permissif
contre P.
aeruginosa
et il est nul contre C.
difficile.
En ce
qui
concerne S.
flexneri,
nous avons constaté
que
l'association des
3 souches
Da, Db
et
De
exerce aussi un effet
antagoniste drastique
contre
cette souche
cible,
à la différence de ce
qu'on
observe avec CP.
c) Influence
de l'ordre d'inoculation des souches et de la
suspension
D sur
l'effet antagoniste
contre CP.
Au lieu d'inoculer CP
après
avoir établi la souche K12 et la
suspension
D,
on a inoculé dans deux autres
groupes
de deux souris
gnotoxéniques,
d'une
part
CP en
premier puis
K12 et
D,
et d'autre
part
CP en
premier
puis
D et K12.
Dans
les deux cas on obtient seulement un effet de barrière
permissif
à
l'égard
de CP
(tableau V).
Dans les
segments supérieurs
du tube
digestif (estomac, Igi, Ig2, Ig3)
des
quatre
animaux la
population
de CP
452
S. HUDAULT ET COLL.
TABLEAU IV.

Spectre
d'activité de l'association « E. coli »
+ suspension
D.
Log10
dunb
de
bactéries/g
Souche cible defèces
C.perfringens
<2,0
type
Ahumain
(2souches)
C.perfringens
<2,0
type
A
(lièvre)
C.perfringens
8,0
type
C
C.difficile
7,9
(lièvre)
S.
flexneri < 2,0
P.
aeruginosa
5,3
Les souches cibles sont inoculées
séparément
chez
des souris
gnotoxéniques
élevées individuellement en
bocal et
hébergeant déjà
E. coli K12et la
suspension
D.
Lessourissont sacrifiées10
jours après
l'inoculation de
de la souche cible.
a
touj
ours été inférieure à celle dénombrée dans le csecum ou dans les fèces.
Comme D seule ne s'établit
pas
chez des souris
axéniques,
il n'était
pas
possible
d'étudier
le cas où l'ensemencement de D
précède
celui de CP.
Cependant
la souche
Ci5
de Clostridium du
groupe
1 isolée à
partir
de la
suspension
Ml
et
capable
de s'établir seule chez des souris
axéniques permet
l'établissement ultérieur de D. On a d'abord
vérifié,
chez deux souris dixé-
niques, qu'il n'y
avait aucun effet
antagoniste
in vivo entre
C15
et CP.
On a ensuite étudié 3
groupes
de deux souris maintenues en mini-isolateur
et
recevant,
à 48 h
d'intervalle, C15,
D et CP dans des ordres dif-
férents
(tableau V) puis,
14
jours plus
tard,
K12. Dans les trois
groupes
TABLEAU V.

Influence de l'ordre d'inoculation des souches
et
suspension
bactérienne sur l'effet de barrière
à
l'égard
de CP chez des souris
gnotoxéniques.
Ordre d'inoculation
(1)
————————————— ———————————
Logn,dunb
1 2 3 4
deCP/gdefèces(2)
K12 CP D

5,6
CP D K12

6,4
C15
D CP K12
<2,0
C15
CP D K12
<2,0
CP
C15
D K12
<2,0
(1)
Ledélai entrelesinoculations 1et 2et 2et 3est de48h
;
entre
les inoculations 3 et
4,
il est de 14
jours.
(2) Moyenne
des
loglo
dunombrede
CP/g
defècesdesdeux souris
placées
dans lemême
isolateur,
6
jours après
la
dernière
inoculation.
INTESTIN, CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE 453
d'animaux on observe un effet
antagoniste partiel
en absence de E. coli
(1
x 106 à1 X 107
CP/g
de
fèces).
Dans les trois
groupes
d'animaux l'ino-
culation de K12 entraîne une élimination
drastique
de CP.
d)
Recherche d'une variabilité
génotypique
de la
flore antagoniste
ou de la
souche cible.
Les résultats rassemblés dans le tableau V montraient
que
l'effet de
barrière exercé
par
K12 et D à
l'égard
de CP n'était
plus drastique
mais
seulement
partiel
dans les deux cas où l'ensemencement de CP
précédait
celui de D. Ce
phénomène peut-il s'expliquer par
une sélection de mutants
de CP résistants à l'effet
antagoniste
ou
,
au
contraire,
de mutants de l'une
ou l'autre des souches contenues dans les
suspensions
D et K12
ayant
perdu
leur effet
antagoniste ?
Pour
étayer
ces deux
hypothèses,
on a d'abord
prélevé
des fèces des deux
souris ensemencées successivement avec
CP,
D et
K12,
22
jours après
l'ense-
mencement de K12. A ce moment ces fèces contenaient 3 X 106
CP/g.
On a ensemencé
0,1
ml de la dilution 10-1 de ces fèces à deux souris
gnoto-
xéniques hébergeant déjà
K12 et D. L'inoculum de CP a été éliminé drasti-
quement
des fèces de ces animaux en 7
jours.
Le même résultat a été obtenu
à
partir
de fèces de souris inoculées avec
K12,
CP et D.
Ensuite,
à
partir
des 2 souris inoculées
respectivement
avec
K12,
CP
et
D,
18
jours après
l'inoculation de
D,
on a isolé un clone de la
population
dominante de
K12,
appelé
K12a
;
d'autre
part,
on a
préparé
une nouvelle
suspension
D' en chauffant
pendant
5 min à 650 C 1 ml de la dilution au
1/100è
des fèces de la souris. La culture de K12a et la
suspension
D' ont
été inoculées à deux souris
axéniques auxquelles
on a donné deux
jours
plus
tard 1 x 108 cellules de CP. Cet inoculum de CP a été éliminé drasti-
quement
du tube
digestif
en 6
jours.
Enfin,
K12a et D' ont été inoculées
per
os à deux souris
hébergeant déjà
CP
depuis
deux
jours.
Dans ce
cas,
CP a
persisté
dans les fèces des animaux à un niveau
compris
entre 1 X
105
et 1
X
106/g
de fèces
pendant
les 15
jours
de
l'expérience.
5) Remplacement
de E. coli K12
par
des souches de bactéries anaérobies strictes
provenant
de la
flore
dominante de souris
holoxéniques
Chez les souris
holoxéniques
adultes,
le nombre de E. coli ne
dépasse
pas
1 x 106
bactéries/g
de fèces
[15, 18].
Il est donc
peu probable que
cette
espèce joue
un rôle dans l'effet de barrière à
l'égard
de C.
perfringens
en
association avec les clostridies de la flore dominante.
C'est
pourquoi
nous avons recherché si d'autres souches de la flore
dominante
pouvaient jouer
le même rôle
que
E. coli dans le modèle
que
nous
avons étudié. Les 26 colonies isolées des
suspensions
M1
et S-80 ont été
ensemencées ensemble dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques
main-
tenues en mini-isolateur. Cette association
complexe
ne
permet
d'obtenir
qu'un
effet de barrière
permissif
et n'a donc
pas
un effet
comparable
à celui
de E. coli
(tableau II).
De la flore de souris
holoxéniques
on a isolé alors d'autres souches de
454 S. HUDAULT ET COLL.
Clostridium tolérantes à
l'oxygène
en utilisant la
technique
des dilutions
en
présence
d'air et de l'ensemencement dans des milieux coulés en tubes
de 8 x
400 mm. Deux souches de Clostridium
Ci
et
Ca
ont été isolées de
deux souris
holoxéniques
:
Ci
à
partir
d'une dilution à
10-9,
ensemencée
dans le milieu
B',
du caecum d'un souriceau de 18
jours,
et
Ca
à
partir
d'une
dilution à
10-8,
ensemencée dans le milieu
DI,
du caecum d'une souris adulte.
Ces deux souches sont des bacilles fusiformes
sporulés,
courts et
trapus
pour
Ci,
plus longs
et
plus
fins
pour
Ca,
à Gram
négatif,
mobiles,
anaérobies
stricts,
appartenant
au
groupe
I du
genre
Clostridium sans
s'apparenter
cependant
à aucune des
espèces
décrites. Le nombre de cellules viables de
la souche
Ca
diminue de 50 fois
après
une
exposition
à l'air
pendant
10
min,
tandis
que
celui de la souche
Ci
dans les mêmes conditions n'est
pas
modifié.
La souche
Ca
ne s'établit
pas
seule dans le tube
digestif
de souris
axéniques,
à la différence de la souche
Ci,
mais elle s'établit en
présence
de
Ci.
Inoculées
séparément
à des souris
gnotoxéniques hébergeant déjà
CP seul ou CP
et
K12,
elles n'exercent
pas
d'effet
antagoniste drastique
à
l'égard
de CP.
FIG. 2.

Effet antagoniste
contreC.
perfringens
CP
exercé
par
la
suspension
D etlesClostridium
C1
et
C3
établissuccessivementchezdeuxsouris
gnotoxéniques.
(Conditionsexpérimentales :
voir
légende
dela
figure1).
Inoculées
séparément
à des souris
gnotoxéniques hébergeant déjà
CP et
D,
elles exercent un effet
antagoniste partiel
à
l'égard
de CP dont le nombre
se stabilise entre 1x 106et 1 x
107/g
de fèces.
Enfin,
en inoculant successi-
vement
CP, D, Ci
et
C3
à des souris
gnotoxéniques,
une élimination dras-
tique
de CP est observée
(fig. 2). Lorsque
D est
remplacée par
une souche
de Bacteroides B ou
par
une souche
C2
de Clostridium du
groupe
II,
appar-
tenant toutes les deux à la flore dominante de souris
holoxéniques,
l'effet
de barrière contre CP
disparaît.
En association avec
Da, Db
et
D,,
Ci et C3
n'exercent
qu'un
effet
antagoniste partiel, qui
est le même
que
celui obtenu
avec l'association
Da,
Db, De
et E. coli.
INTESTIN,
CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE 455
DISCUSSION
Nos
expériences
montrent clairement
qu'il
est
possible
de
trouver,
dans la flore du tube
digestif
de souris
holoxéniques,
un nombre limité
de souches bactériennes
exerçant
à
l'égard
d'une souche cible un effet
antagoniste drastique comparable
à celui exercé
par
la flore entière. Ce
résultat confirme ceux de
Corpet
et Nicolas
[5]
et de Ducluzeau et coll.
[12].
Ces auteurs ont réussi à
obtenir,
à
partir
de la flore de
porcelet
et de souris
holoxéniques,
des
mélanges simples
de souches bactériennes
exerçant
des
effets
antagonistes comparables
à celui de l'ensemble de la flore. On
peut
donc
penser que
les effets de barrière exercés
par
la flore du tube
digestif
à
l'égard
des bactéries
exogènes, peuvent
être dus à l'activité de certaines
souches
spécifiques
de cette flore et non à l'activité
globale
de la flore.
La barrière anti-C.
perfringens
étudiée ici semble
particulièrement
complexe.
En
effet,
nous avons obtenu un effet de barrière
drastique
contre
CP en associant E. coli K12 avec la
suspension
D
provenant
d'une seule
colonie,
mais l'isolement ultérieur des trois souches
pures Da, Db
et
De

qui
se
distinguent par
un certain nombre de caractères
morphologiques
et bio-
chimiques

n'a
pas permis
de
reproduire
ce résultat. Cet échec
peut
signifier (1) qu'il
existe dans D une ou
plusieurs
autres souches
qui
ne se
distinguent pas
des autres
par
leur
morphologie
ou celle de leurs
colonies,
ou
(2) que
les
repiquages
successifs nécessaires à l'isolement des trois souches
ont fait varier les
propriétés
de l'une ou l'autre de ces souches.
De même
que
les souches de Clostridium E et P décrites
par
Ducluzeau
et coll.
[12]
n'exercent leur effet de barrière
drastique
contre S.
flexneri
qu'en
association avec E.
coli,
la
suspension
D
agit
sur CP en
synergie
avec
E. coli. Mais dans le cas
présent,
E. coli a
pu
être
remplacé par
une association
de deux souches de Clostridium isolées de souris
holoxéniques.
On sait
[24]
que
E. coli
peut
être
présent
en nombre
supérieur
à 1
x
108/g
d'intestin
chez les souriceaux de 13 à 18
jours,
tandis
qu'apparaissent
dans les fèces
les
premières
cellules de Clostridium fusiformes. C'est
également
à cet
âge
que
les autres bactéries anaérobies strictes telles C.
perfringens peuvent
se
développer,
alors
qu'elles
en sont
incapables auparavant, pendant
la
période
où le souriceau se nourrit exclusivement du lait de sa mère
[3, 6].
On
peut
donc
penser que,
chez les souriceaux de 13 à 18
jours,
l'association
de E. coli et de Clostridium fusiformes
peut protéger
leur tube
digestif
de
l'invasion
par
C.
perfringens. Après
le
sevrage,
le nombre de E. coli dimi-
nue
[18]
mais la variété des souches clostridiennes
augmente,
et l'on
peut
penser qu'alors
la
combinaison active contre C.
perfringens
est celle
que
nous avons
décrite,
c'est-à-dire un
mélange
de Clostridium EOS et de souches
non-EOS de
type Ci
et
C3.
Les
caractéristiques
de l'effet de barrière exercé
par
D en
présence
de
E. coli K12 à
l'égard
de CP sont
voisines de celles décrites
par
Ducluzeau et
coll.
[12]
: la souche cible ne se
multiplie pas lorsque
les souches
antagonistes
sont
déjà
établies. Cet effet de barrière est
spécifique
en ce sens
que
certaines
souches cibles
y
sont sensibles et d'autres non. Cette
spécificité
ne
dépend
pas
de la
position taxonomique
de la souche
cible,
puisque
C.
perfringens
456 S. HUDAULT ET COLL.
type
A et
S. flexneri
sont inhibés de la même
façon
alors
que
C.
perfringens
type
C ne l'est
pas.
L'effet de barrière est dû à
plusieurs composants qui
agissent
en
synergie:
K12 et
Da, Db
et
De
ou
Ci, C3
et D. Une autre de ses
caractéristiques
est l'influence de l'ordre d'inoculation des souches: l'asso-
ciation D
+
K12 n'est efficace
que
dans le sens
préventif,
c'est-à-dire
lorsque
la souche cible est introduite
après
l'établissement de souches
antagonistes.
Toutefois,
en
présence
de Clostridium
C16
et aussi du
mélange
CI
et
C3,
l'influence de l'ordre d'inoculation
disparaît
et l'effet
de barrière devient à la fois curatif et
préventif.
Freter
[16]
avait
déjà
décrit
une influence de l'ordre d'inoculation des souches sur
l'antagonisme
exercé
par
la flore de souris SPF à
l'égard
d'une souche de E. coli. Cet auteur
interprétait
le
phénomène
comme une
adaptation
de la souche cible à
l'hôte,
lorsqu'elle
avait la
possibilité
de lui être associée
pendant plusieurs
semaines. Ducluzeau et coll.
[10]
ont aussi observé
que
des clones de
S.
flexneri
résistant à l'effet
antagoniste
exercé
par
une souche de E.
coli,
apparaissaient après
8 semaines in vivo chez des souris monoassociées à
S.
flexneri.
Ils ont
également
montré
[12] l'apparition
de clones de
S. flexneri
résistants
lorsque S. flexneri
était inoculée avant les souches
antagonistes :
K12 et Clostridium E. Duval et coll.
[14]
ont observé in vivo une modifica-
tion
phénotypique
d'une souche de E.
coli,
qui
lui confère la
propriété
d'exercer un effet
antagoniste drastique
ou
permissif
contre d'autres souches
isogéniques
de E.
coli,
quel que
soit l'ordre
d'inoculation,
alors
que
l'ordre
d'inoculation intervient dans
l'antagonisme
entre ces souches
lorsqu'elles
sont cultivées in vitro. Les
expériences
réalisées ici montrent
que,
dans le cas
où l'effet
antagoniste
exercé contre CP est
partiel,
il
n'y
a
pas
eu de sélection
d'un variant de CP moins sensible à cet effet de
barrière,
ni de sélection de
mutants de souches
antagonistes
moins efficaces contre la souche
cible;
ce n'est donc
pas
une variation des souches bactériennes
qui peut expliquer
le
phénomène.
On
pourrait
aussi
supposer qu'il
existe dans les
segments
supérieurs
du tube
digestif
de ces animaux une niche
écologique
dans
laquelle
CP serait à l'abri de l'effet
antagoniste. Cependant,
dans l'estomac et les
3
segments
de l'intestin
grêle (Iga, Ig2
et
Ig3)
de ces
souris,
le nombre de CP
a
toujours
été inférieur à celui trouvé dans le caecum.
Dans la flore d'une souris
holoxénique,
d'autres associations de bactéries
sont sans doute
responsables
d'effets de barrière contre CP : en
effet,
la
suspension
Ml,
qui
élimine
drastiquement
C.
perfringens,
ne renferme
pas
les souches
Cxet C3
ni E. coli. On
peut cependant penser que
les souches
de Clostridium EOS de la flore du tube
digestif
de la souris
jouent
un rôle
essentiel dans l'effet de barrière exercé
par
cette flore à
l'égard
de C.
perfrin-
gens.
Il existerait
donc,
chez la souris
holoxénique,
non
pas
un mais
plusieurs
types
d'associations bactériennes
capables
de
protéger
en
permanence
son
tube
digestif
contre l'invasion de C.
perfringens.
RÉSUMÉ
On a cherché à isoler du tube
digestif
de souris
holoxéniques
les souches
bactériennes
responsables
de l'effet
antagoniste
contre une souche CP
INTESTIN, CLOSTRIDIUM ET EFFET DE BARRIÈRE 457
de Clostridium
perfringens type A,
mutant
asporogène,
dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques.
Cet effet
antagoniste
a été obtenu
par
inoculation
à des souris
monoxéniques, hébergeant
la souche de Escherichia coli
K12,
d'une culture mixte de Clostridium
fusiformes EOS
(extrêmement
sensibles
à
l'oxygène).
Ce
mélange
de
souches,
appelé
D,
provenait
d'une seule colonie
parmi
les 26 étudiées. L'association de D et de K12 exerce un effet de
barrière contre d'autres souches de C.
perfringens
de
type
A,
mais n'a
pas
d'effet sur une souche de
type
C.
L'expression
de l'effet
antagoniste dépend
de l'ordre d'inoculation des
souches. La souche CP est éliminée
drastiquement
du tube
digestif
des souris
gnotoxéniques lorsqu'elle
est inoculée
après
le
mélange
D
+ K12;
elle se
maintient à un niveau
peu
élevé
lorsqu'elle
est inoculée avant ce
mélange.
Dans ce
cas,
on a démontré
qu'il n'y
avait
pas
de variations de la souche
CP,
ni du
mélange
D
+
K12. La souche de E. coli K12
peut
être
remplacée
par
un
mélange
de deux souches
CI et C3
de Clostridium isolées de la flore
dominante de souris
holoxéniques. L'expression
de l'effet de barrière ne
dépend plus
alors de l'ordre d'inoculation des souches. Du
mélange
D on
a isolé 3 souches
(Da, Dbet De)
de Clostridium fusiformes EOS et
possédant
des caractères
morphologiques
et
physiologiques
différents. Les trois souches
établies ensemble dans le tube
digestif
de souris
gnotoxéniques hébergeant
E. coli K12 exercent seulement un effet
antagoniste partiel
contre la
souche CP.
Ces résultats illustrent les difficultés
que
l'on rencontre
lorsqu'on
veut
déterminer l'association minimale de souches bactériennes
responsables
d'un
effet de barrière.
MOTS-CLÉS :
Intestin,
Souris
gnotoxénique,
Clostridium
perfringens,
Effet de
barrière ;
Flore intestinale.
REMERCIEMENTS
Nous remercions Melle Ch.
Dumay pour
le
dosage
des acides
gras
volatils,
Melle N. Aït-Abdelkader
pour
le
dosage
de l'acide
lactique
et Melle M. Rousseau
pour l'analyse
des
parois
bactériennes au
microscope électronique.
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pour
la mesure de la vitesse de transit de
microparticules
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antagoniste
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tract of
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effect of
extremely oxygen-sensitive
clostridia from the
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against Shigella
flexneri
in the
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gnotobiotic
mice.
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133
A,
461-470
PROPERTIES OF RHIZOBIUM
LEGUMINOSARUM
ISOLATED FROM VARIOUS REGIONS OF MOROCCO
by
F. M.
Robert,
J .
A. E. Molina and E. L. Schmidt
Department of
Soil
Science,
University of Minnesota,
Saint
Paul,
Minnesota 55108
(USA)
and Institut
Agronomique
et Veterinaire Hassan
II,
Rabat
(Morocco )
SUMMARY
Twenty-eight
isolates of Rhizobium
leguminosarum capable
of nodu-
lating
broad-bean
(Vicia faba
L. var.
major)
were collected
throughout
Morocco and characterized
by using morphological, physiological,
bioche-
mical and
serological
tests. The
properties
of isolates from within a
given
climatic zone varied as much as the
properties
of isolates from different
zones. The isolates were
adapted
to
desiccation,
but were not
adapted
to
temperatures higher
than 370 C. A
high degree
of
heterogeneity
was
detected
among
the somatic
antigens
of the isolates. Utilization of 39 carbon
sources and
subsequent
acidification
during growth
on these substrates
were tested
using
a commercial
microbiological
identification
system
for
Enterobacteriaceae. The isolates used a wide
variety
of carbonaceous
compounds
for
growth.
The
degree
of relatedness
among
isolates was
analysed by computer
using
163 features.
Computer analysis segregated
the isolates into 2 main
clusters and 5
singletons.
Members of one cluster
preferred
a
slightly
acidic
pH
for
growth
while the members of the other cluster had a
greater
metabolic
versatility.
KEY-WORDS: Rhizobium
leguminosarum; Physiology, Taxonomy,
Eco-
logy,
Maroc,
Vicia
faba.
INTRODUCTION
Rhizobium
leguminosarum,
one of the
fast-growing
rhizobia,
is able
to nodulate
broad-bean,
pea,
vetch and lentil. These
legumes play
an
important
role
in
the
agronomy
of Morocco and other North African
Manuscrit
refu
le19mai
1981, accepte
le19
janvier
1982.
462 F. M.
ROBERT,
J . A. E. MOLINA AND E. L. SCHMIDT
countries.
However,
knowledge
of the
properties
of this Rhizobium is
still limited.
This
study
was undertaken to examine the
diversity existing among
broad-bean rhizobia
indigenous
to soils
sampled
in Morocco under various
climatic conditions. Morocco
spans
a broad
range
of climatic
conditions,
from aridic saharan zones to mountainous humid zones.
Adansonian
principles granting equal weight
to
any
character for
purpose
of
comparison
between
organisms
have been used in numerical
taxonomy.
Such
comparison
within the Rhizobiaceae have been done
only
at the
genus
and
species
levels
[6,
10,
14].
We
report
Adansonian
analysis
of the
properties
of 28 isolates of R.
leguminosarum
at strain
level. The isolates were
compared by
the
similarity
index of Sneath
[15]
on the basis of 163 test features.
MATERIALS AND METHODS
Origin
and maintenance
of organisms.
Isolates of R.
leguminosarum
able to nodulate broad bean
(Vicia jaba
L. var.
major)
were obtained via
host-plant
infection from 28 soil
samples
collected in
Morocco. Four bioclimatic zones
[2]
were
represented:
saharan
(1 sample),
arid
(10 samples),
semi-arid
(13 samples)
and subhumid
(4 samples).
Cultures were maintained on
yeast
extract mannitol
agar (YEM)
of the
following
composition (in g/1):
mannitol, 10;
yeast
extract
(Difco certified),
0.2; K2HP04,
0.5;
MgS04.7H20,
0.2; NaCl, 0.1; CaC03, 3.0;
Difco
agar,
15.
Characterization
of
broad-bean isolates.
The maintenance medium was also used to characterize the
organisms.
When
CaC03 might
have obscured the
readings,
it was omitted and the
pH
was
adjusted
to 7.4 with 0.1 NHC1. Unless otherwise
stated,
the
temperature
of incubation was
260 C.
a) Motility.

Feature 1:
motility
was assessed
by stabbing
a 18-24 h culture
into a semi-solid medium devoid of
CaC03
and
supplemented
with 0.005 tri-
phenyl-tetrazolium
chloride
[13]; migration
was visualized
by
the formation of
insoluble red formazan
away
from the
spot
of inoculation after 4
days.
b) Temperature range of growth.

YEM
plates
were
evenly
inoculated with
0.1 ml of a
3-day-old liquid
culture. Incubation was carried out at
4, 15, 32, 37,
42
and 470 C. Incubation
period
was 21
days
at 40 C and 15
days
at the other
tempe-
ratures. Feature 2-7:
growth
at 37°
C;
growth
at 420
C;
optimal growth
at 15-37°
C;
better
growth
under 32° C than
above;
better
growth
above 320 C than under.
c)
Resistance to desiccation.

Paper
discs
impregnated
with a
suspension
of
cells
(3
X 108
cells/ml)
in
phosphate
buffer at
pH
7.0,
were dried and
kept
in a
desiccator at 260 C for 30
days.
At each
3-day
interval 2
paper
disks were
placed
on the surface of a YEM
plate
and wetted with buffer. The
plates
were incubated
cdps
=
compounds.
FA
=
fluorescent
antibody.
Gvalue
=
frequency
of character in
group
I minus
frequency
ofthe samecharacter in
group
II.
YEM
=
yeast
extract mannitol.
RHIZOBIUM LEGUMINOSARUM FROM MOROCCO 463
at 260 C for 5
days.
Features 8-11: resistance to desiccation for 30
days;
resistance
for at least 15
days; growth
affected after 9-15
days; growth
affected after
15-27
days.
d)
Resistance to
high temperatures.

Three-day-old
isolates were heated at
40°, 50°,
and 60° C for 2 min and at 900 C for 5 min.
Aliquots (3.0 ml)
of a washed
suspension
of cells
(1
x 108
cells/ml)
in 3.0 mM
phosphate
buffer at
pH
7.0 were
heated in narrow tubes
kept
in a water-bath. The
percentage
of dead cells was
determined
by
dilution
plate
count with reference to a control
kept
at room tem-
perature.
Features 12-21:
higher percentage
dead cells at 40 than at 500
C;
per-
centage
dead cells at 400 C smaller than 10
%; percentage
dead cells at 400 C bet-
ween 10 and 25
%; percentage
dead cells at 400 C
greater
than 80
%; percentage
dead cells at 500 C smaller than 30
%; percentage
dead cells at 500 C between
30 and 60
%; percentage
dead cells at 500 C
greater
than 75
%;
no resistant cells
at 900
C;
less than 30
cells/5
million resistant at 90°
C;
more than 300
cells/5
million
resistant at 900 C.
e) Morphology of
colonies.

Observations were made on YEM
plates
6
days
after
streaking
an
aqueous suspension
of cells. Features 20-30:
flowing colony;
profuse gum;
raised
colony; pulvinated colony;
circular
colony; colony
diameter
smaller than 3
mm;
colony
diameter between 3 and 4
mm; colony
diameter
greater
than
4mm;
uniform white color.
f)
Cell
morphology.

All observations were made
by phase
contrast
microscopy
on heat-fixed smears of a
5-day-old
culture on solid YEM. Features 31-36:
regular
shape;
cell
length
between 1 and 1.3
tim;
cell
length
between 1.4 and 1.75
f1.m;
cell
length greater
than 1.8
f1.m;
width 0.5-0.7
p.m;
width 0.7-0.9
f1.m.
g) pH range of growth.

Growth was assessed on solid YEM minus
CaC03,
adjusted
with HCI or NaOH to obtain the
following pH:
5.6, 6.4,
7.1 and 8.1.
A
loopful
of a distilled water washed cell
suspension (1
x 108
cells/ml)
was
spread
along
a
straight
line on
duplicate plates.
Growth was recorded after 3
days.
Fea-
tures 37-39:
optimal pH
at
6.4-7.1; optimal pH
at
6.4;
optimal pH
at 7.1.
h)
Use and
acidification of carbohydrates.

The
ability
of the isolate to
grow
on 39
carbohydrates
and to
acidify
the medium of
growth
was
assessed on commer-
cially
available microtubes. The
upper part
of « API
System
50 Enterobacteria-
ceae ))
(Analytab
Products, Plainview,
NY) strips, comprised
of 40 microtubes
containing dehydrated carbohydrates
and
phenol
red as indicator was used
(39
car-
bon sources and 1control with
phenol
red
only). Carbohydrates
are listed in table I.
The inoculum was a
3-day-old liquid
culture in YEM
(minus CaC03)
centrifuged
and washed 3 times in water. The microtubes were filled with a
suspension
of ino-
culum
(2.5
x 108
cells/ml)
in YEM
(minus
CaC03
and
mannitol) adjusted
to
pH
7.4,
containing only
7
g
of
agar per
litre and
kept
in a water bath at 40° C. Incubation
period
was 7
days.
Two
replicates
were made at different times. Both
growth
and
acidification were assessed
by comparison
with the control
microtube devoid of
carbohydrate.
Features 40-159:
growth
on both tests
(18 cpds)
(compounds);
no
growth
on either test
(16 cpds);
inconsistent
growth (16
cpds);
consistent acidifica-
tion
(22 cpds);
inconsistent acidification
(21 cpds);
acidification followed
by
alkaliza-
tion
(10 cpds);
no acidification
(17 cpds).
Carbohydrates sustaining growth
of all isolates were omitted from the
compu-
tations.
i) Serological
characteristics.
- Serogrouping
of the isolates was
done
by
immuno-
fluorescence. Fluorescent antibodies
(FA) against
isolates
Fl, F4, F9,
and F32
were
prepared according
to Schmidt et al.
[12].
Smears of
3-day-old
cultures on
solid YEM were stained with the FA to determine cross-reactions.
Features 160-163:
cross-reaction with
FA-F1; FA-F4;
FA-F9 or FA-F32.
464 F. M.
ROBERT,
J . A. E. MOLINA AND E. L. SCHMIDT
Computer analysis.
The isolates were
grouped by computer
on the basis of 163 features described
above. Both
positive
and
negative
matches
[6]
were used to calculate the
similarity
percentage
of Sneath
[15]
between
pairs
of
organisms.
The data were coded
using
a
two-symbol
code. All
computations
were made with a table
computer
« Hewlett-
Packard)) 9866A
using
a cassette
memory
unit 9865A.
The
program [9]
was
adapted
to the « Hewlett-Packard
))
computer. Grouping
of the isolates was done
by
the
single linkage procedure [9].
RESULTS
1)
Characterization
of
isolates.
a) Motility.

All but 2 isolates were motile.
b) Temperature range of growth.

All isolates
grew
at
temperatures
between 4 and 370 C
except
for 2 strains that did not
grow
at 370 C. The
optimal temperature
of
growth
was 320 C for most isolates. Better
growth
was recorded below than above 320 C.
Only
2 isolates were
capable
of
growth
at 420
C,
and none
grew
at 470 C.
c)
Resistance to desiccation.

Most
(82 %)
of the isolates were able
to
resist
desiccation for 30
days.
All survived at least 9
days
of
desiccation,
except
for 1 strain which failed to withstand the initial
period (3 days).
Response
to desiccation was not related to
geographical origin.
The
4 isolates obtained from subhumid zones were
resistant,
whereas the 5 sen-
sitive isolates came from arid or semi-arid zones.
d)
Resistance to
high temperatures.

The
average percentage
of killed
cells in an inoculum
population
after a 2-min
heating
was: 11.4 at 400
C,
45.0 at 500 C and 99.7 at 600 C.
Although virtually
all isolates were killed
after 2 min at 600
C,
nearly
half
(13/28)
retained a few cells
(up
to
760/5
mil-
lion)
able to withstand 900 C for 5 min.
e) Colony morphology.

All colonies were
white,
shiny,
with entire
margin,
and
produced generally large
amount of
gum. Depending
on
gum
consistency,
the
shape
was circular or near
circular,
but
1
colony
was
shapeless. Colony
diameter varied between 1.2 and 7.5 mm.
f)
Cell
morphology.

Cells of all isolates were
rod-shaped,
and either
regular
or swollen at one end. Cell
length
varied between 1.12 and 2.04
J im
and width between 0.58 and 0.89
[Lm.
g) pH range of growth.

Optimal pH
for most isolates was neutral
or
slightly
acidic
(6.4-7.1). Although
all isolates
grew
to some extent
at the 4
pH
tested: 3 tended to be
neutrophilic,
11
acidophilic,
and 7 baso-
philic.
h)
Use and
acidification of carbohydrates.
—Growth in the API
diagnostic
carbohydrate
tubes was best observed in the
upper portion
of the microtube
where the medium was
exposed
to air. Acidification occurred
throughout
RHIZOBIUM LEGUMINOSARUM FROM MOROCCO 465
TABLE I.

Use and acidification of
carbohydrates
by
28 broad-bean rhizobia
grown
on « API
System
50 Enterobacteriaceae » microtubes.
Nb of isolates
Incon-
Consistent sistent Acidification
Consistent acidi- No
pH
acidi- followed
by
Carbon sources
growth
fication
change
fication alkalization
1) Glycerol
27 22 1 1 3
2) Erythritol
28 24 1 3 0
3) D(
-
)arabinose
28 27 0 1 0
4) L(+)arabinose-
28 28 0 0 0
5)
Ribose 28 28 0 0 0
6) D(+)xylose
28 28 0 0 0
7) L(
-
)xylose
28 27 1 0 0
8)
Adonitol 27 19 3 5 0
9) Methyl-xyloside
27 20 4 3 0
10)
Galactose 28 28 0 0 0
11) D(+)glucose
28 27 0 0 1
12) D(+)fructose
28 27 0 0 1
13) D(+)mannose
28 28 0 0
0
14)L(
-
)sorbose
9 1 3 5 0
15)
Rhamnose 28 28 0 0 0
16)
Dulcitol 21 3 11 7 0
17)
Meso-inositol 28 25 0 3 0
18)
Mannitol 28 27 0
1 0
19)
Sorbitol 28 25 0 3
0
20) Methyl-d-mannoside
13 0 13 0 0
21) Methyl-d-glucoside
11 1 6 3 1
22) N-acetyl-glucosamine
28 10 2 4 12
23) Amygdalin
25 11 4 10 0
24)
Arbutin 21 1 11 9
0
25)
Esculin 19 16
0 3
0
26)
Salicin 22 3 2 15 2
27) D(+)cellobiose
28 28 0 0 0
28)
Maltose 28 26
1 1 0
29)
Lactose 28 28 0
0 0
30)D(+)melibiose
28 27
0 1 0
31)
Sucrose 28 25 0 0 3
32) D(
-
)trehalose
28 21 4 1 2
33)
Inulin 4 0 4
0 0
34) D(+)melezitose
9 0 4 4 1
35) D(+)raffinose
27
18 2 3
4
36)
Dextrin 4 0 4 0 0
37) Amylose
4 0 4 0 0
38)
Starch
6 0 6 0 0
39) Glycogen
4 0 4 0 0
the microtube. Table I summarizes the results obtained for 28 R.
legumi-
nosarum isolates. All isolates were able to use a wide
range
of carbon
sources.
Among
the 39
compounds
investigated,
26 sustained
growth
of
virtually
all
isolates;
these included
pentoses
and hexoses, C3, C4
and
C5 alcohols,
a
C6
amino-sugar,
all disaccharides tested,
one trisaccharide
and one
glucoside.
Those
compounds
which were used
by only
a few isolates
included
sorbose, dulcitol, melezitose,
most
glucosides
and all
polysac-
charides. Isolates
capable
of
growth
on one
polysaccharide
were
generally
able to use most
of
the
others, although
use of starch was limited.
466 F. M.
ROBERT,
J . A. E. MOLINA AND E. L. SCHMIDT
Acidification
of the medium was not a reliable criterion to assess
growth
of Rhizobium. Growth could occur without acidification,
or acidification
could be followed
by
alkalization. For
some,
acidification was not a consis-
tent
property
even for the same isolate. No acidification was noted on
polysaccharides.
i) Serological
characteristics.

A
high degree
of
diversity
was found
among
the somatic
antigens
of broad bean isolates.
Only
10 of 28 isolates
could be
placed
within the 4
serogroups
established.
Serogroups
Fl, F4,
F9,
and F32
comprised respectively
3, 2,
1 and 4 isolates.
2) Grouping of
isolates
by computer.
Discrimination
among
the 28 isolates of R.
leguminosarum
was
accomplished by computer
on the basis of 163 features. A shaded
similarity
matrix
(fig. 1)
and a
dendrogram (fig. 2)
were
generated by computation
of the
percentage
of
similarity [15]
between members of
any pair
of
orga-
nisms and
arrangement
of the
organisms by
the
single linkage procedure [9].
Based on these
indices,
a
high
level of
homogeneity
was found
among
the isolates: most
pairs
of isolates showed an over-all
percentage
of simi-
larity greater
than 70. The lowest and
highest
similarities within
any pair
were
respectively
53 and 90
Although
the over-all
percentage
of
similarity
between the members
of
any pair
of isolates was
high,
some
diversity
existed
among
the 28 iso-
lates. Two main clusters were identified
(fig. 2). Group
I included 15 iso-
lates,
9 of which were
apparently closely
related.
Group
II
comprised
FIG. 1.

Shaded
similarity
matrix
showinggroupsof
relatedbroad-beanisolatessorted
by
the
singlelinkageprocedure.
RHIZOBIUM
LEGUMINOSARUM FROM MOROCCO 467
8 isolates. The two
groups
fused at the level of 79 of
similarlity.
Two
singletons,
isolates 17 and
12,
joined
group
I and
group
II at that same
level while isolates
24,
30 and 9 were
successively
included at lower levels
of
similarity.
All isolates were
grouped together
at 73 of
similarity.
FIG. 2.

Dendrogramshowing
the
relationships among
28broad-beanrhizobiaas obtained
by
the
singlelinkageprocedure.
Mean
similarity
within
group
or
« square mean)) [15]
was
higher (group
I,
81
%; group
II,
79.5
%)
than between
group
mean
similarity (75 %),
indicating
that members of
group
I were more
closely
related to each
other than to members of
group
II,
and vice versa.
An
attempt
was made at
identifying
distinctive features in each cluster.
Diagnostic
characters were selected
using
the G value

frequency
of
1 character in
group
I minus
frequency
of the same character in
group
II

of Sneath
[16].
The G value varies between

1 and
+
1.
High
values
of G indicate
good discriminatory
features. A character was
arbitrarily
considered as
diagnostic
when its G value was
greater
than
i
0.3. Acidi-
fication of carbon sources was
disregarded
since acidification was weak
or absent on
compounds
of
possible diagnostic
value
(those
which sustained
growth
of a limited number of
isolates).
Table II lists the 12
diagnostic
characters which were identified and
the G values derived for each. The data show marked contrasts between
the 2 clusters. A
positive
value of G indicates that
preferential growth
at
slightly
acidic
pH (6.4)
was a trait more
widespread
in
group
I than
in
group
II.
Negative
values of G with
respect
to the use of less
easily
degradable compounds point
to a
greater
metabolic
diversity displayed
by
isolates from
group
II.
468 F. M.
ROBERT,
J . A. E. MOLINA AND E. L. SCHMIDT
TABLE II.

Diagnostic
characters
segregation group
I
of broad-bean rhizobia from
group
II.
Diagnostic
characters
G
Physiology
1) Optimal pH
at 6.4 +
0.40
Use
of carbohydrates
2) L(
-
)sorbose
-
0.62
3) Dulcitol
- 0.33
4) Methyl-D-mannoside

0.61
5) Methyl-D-glucoside
-
0.48
6)
Esculin
-
0.47
7) D(+
)melezitose
-
0.56
8)
Inulin
-
0.50
9)
Dextrin
-
0.50
10) Amylose
-
0.50
11)
Starch
-
0.56
12) Glycogen
-
0.50
DISCUSSION
The 28 Moroccan isolates of R.
leguminosarum
characterized here
showed several
general
traits associated with
fast-growing
rhizobia. Moti-
lity
of
cells,
morphology
of cells and
colonies,
and
pH range
of
growth
were in
agreement
with
reported figures [1,
7,
10].
No
adaptation
to
higher temperatures
was detected
among
the isolates
although
most of them
originated
from aridic
regions exposed
to
high
temperatures during
the summer.
Nonetheless,
most of the isolates
(26/28)
grew
at 370
C,
a
temperature
close to the limit
reported
for Rhizonium
(390
C for R.
meliloti) [7]. Unexpectedly,
all isolates showed
good growth
at 40 C. The
ability
to
grow
at
temperatures spanning
from 4 to 370 C
may
reflect an
adaptation
to climate since at most
sampling
sites the
winter is
temperate
with
exposure
to both low and
high temperatures.
Resistance to desiccation was
widespread among
the
isolates,
even
among
those
originating
from subhumid
regions.
Fast-growing
rhizobia are known to use a wide
variety
of carbon com-
pounds
for
growth [3,
4, 5, 7, 8, 10,
14].
The results
reported
here are
consistent with the literature. All isolates examined in this
study
were
able to use
carbohydrates normally
used
by
R.
leguminosarum.
In
addition,
small numbers were able to
grow
on
sorbose, dulcitol, melezitose,
1 manno-
side and 4
glucosides. Only
4 isolates were able to
grow
on all
polysaccha-
rides
including
starch.
Polysaccharides
have been shown to sustain
growth
of a restricted number of strains of R.
leguminosarum [3,
5,
7].
Starch
is
usually regarded
as not metabolizable
by
Rhizobium
[1,
7,
10],
but
Graham and Parker
[7] reported
one strain of R.
trifolii
able to use it.
Acidification of the medium was not a reliable criterion to assess
growth
since
growth
was not
paralleled by
the
degree
of acidification
of the medium.
Over-all
percentages
of
similarity (53-90 %)
observed here
among
RHIZOBIUM
LEGUMINOSARUM FROM
MOROCCO 469
members of a
single species
were lower than those
reported [6]
between
species (80-97
between R.
leguminosarum,
R.
phaseoli
and R.
trifolii).
The lower values
reported
here
might
be due to the fact that characters
common to all isolates were omitted from the
computations.
Our simi-
larity
values within
species
are
comparable
to values obtained within
species
of the
genus
Chromobacterium
[15]
and for strains of
Pseudomonas
fluorescens [11].
The
computer analysis
revealed two
major
clusters
(including respec-
tively
15 and 8
isolates) among
the 28 isolates. As
expected among
members
of the same
species,
the two
groups
were still related to each other at a
high
level of
similarity (79 %). However,
considerable
diversity
within
each cluster was evident
(fig.
1 and
2)
as few strains were
highly
related
to each
other.
None of the
diagnostic
traits for
separating
the two clusters had
high
discriminatory power (G
values did not
approach unity). However,
the
sign
of G revealed that some traits were more
widespread
in one
group
than
in the other.
Optimal growth
at
pH6.4
was more common in
group
I
(+G)
while the use of less
readily
metabolizable carbon sources was more wides-
pread
in
group
II
(-G). Serological
data did not discriminate between the
two
groups:
common
antigens
were found to the same extent in both
groups.
In
conclusion,
a
high degree
of
homogeneity
was found
among
the 28 iso-
lates of broad-bean rhizobia on the basis of over-all
similarity
while a
considerable
diversity
was found at the individual level.
RÉSUMÉ
PROPRIÉTÉS DE SOUCHES MAROCAINES
DE « RHIZOBIUM LEGUMINOSARUM ))
Une collection de 28 souches de Rhizobium
leguminosarum capables
de former des nodosités sur la fève
(Vicia faba
L. var.
nlajor)
a été cons-
tituée à
partir
d'échantillons de sols en
provenance
de différentes
régions
du Maroc. Les souches ont été caractérisées suivant des critères
morpho-
logiques, physiologiques, biochimiques
et
sérologiques.
Les souches sont
adaptées
à la dessiccation. Par
contre,
elles ne sont
pas adaptées
aux
hautes
températures (température
maximale de croissance : 370
C).
Les
souches
possèdent
des
antigènes
variés. La
capacité
des souches d'utiliser
différentes sources de carbone
pour
leur
croissance,
ainsi
que
l'acidification
qui
en
résulte,
ont été étudiées au
moyen
des microtubes « API
Système
50
entérobactériacées
»
contenant 39 sources de carbone. Les souches sont
capables
de croître sur de nombreuses sources de carbone. Le
degré
de
relation entre les 28 souches a été déterminé au
moyen
d'un ordinateur
utilisant 163 caractères comme base de
comparaison. L'analyse par
ordi-
nateur a révélé deux
groupes principaux
et
cinq
individus isolés. Les traits
caractéristiques
des deux
groupes
sont les suivants : une
préférence pour
un
pH légèrement
acide
parmi
les membres du
premier groupe
et une
470 F. M.
ROBERT,
J . A. E. MOLINA AND E. L. SCHMIDT
plus grande
variété dans l'utilisation des sources de carbone
parmi
les
membres du second.
MOTS-CLÉS: Rhizobium
legnminosarum ; Physiologie,
Taxonomie,
Écologie,
Maroc,
Vicia
faba.
ACKNOWLEDGMENTS
Supported by
a
grant
from the US
Agency
for International
Development,
Contract
AID/Afr-672.
Paper
no
11,750,
Scientific J ournal Series,
Minnesota
Agricultural Experiment
Station,
St
Paul,
MN 55108
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1982,
133
A,
471-488
TAXONOMIE
NUMÉRIQUE
DE BACILLUS
THERMOPHILES ISOLÉS
DE SOLS DE RIZIÈRE DE
L'AFRIQUE
DE L'OUEST
par J .
L. Garcia
(*),
S. Roussos
(*),
M.
Bensoussan,
A. Bianchi
et M. Mandel
Laboratoire de
Microbiologie
du
Sol, ORSTOM,
Dakar
(Sénégal),
et Laboratoire de
Microbiologie
du Milieu
Marin,
Université de
Provence,
Marseille
(France),
et The
University of
Texas,
Cancer
System
Center,
M. D.
Anderson,
Hospital
and Tumor
Institute, Houston,
Texas
(USA)
SUMMARY
NUMERICAL TAXONOMY OF A THERMOPHILIC « BACILLUS » SPECIES
ISOLATED FROM WEST AFRICAN RICE SOILS
Fifty-seven
strains of
endospore-forming thermophilic
bacteria,
37 of
which were
capable
of
denitrification,
were isolated from rice soils of West
Africa.
They
were
compared
with 17 strains of similar bacteria from culture
collections,
utilizing
a total of 123
morphological, physiological
and bio-
chemical characteristics. A numerical
analysis
was
performed using
the
complete linkage-clustering
method and the Khi2 test.
Seventy-five percent
(55 strains)
could be included in 12
groups
at a taxonomic distance of
0.015. Wild strains of denitrifiers issued in
phenons
8 to 1.2 and strains of
phenon
4
(not denitrifying)
were related to the named strains of
phenons
1
and 7
(Bacillus stearothermophilus).
Twenty-two
wild
strains,
and 5 strains from culture
collections,
were
only thermotolerating
without
growth
at 650 C. The strains of
phenon
3
were related to the 3 named strains of B.
coagulans.
Phenons 5 and 6 were
composed
of strains related to B. circulans. The strains of
phenon
2 deni-
trified and showed a swollen central
endospore; they
were
closely
related
to
B. brevis.
The
denitrifying thermophilic
strains isolated from rice soils
(phe-
nons 8 to
12)
were related to the first
group (B. kaustophilus)
of
Walker
Manuscrit
reçu
le26 aout
1981, accepte
le 23 mars 1982.
(*)
Adresseactuelle: Laboratoire de
Microbiologie
ORSTOM,
Centrede Recherche IRCHA,
BP nO
1,
91710Vert-le-Petit
(France).
472 J . L. GARCIA ET COLL.
and Wolf but their base
compositions
of DNA were
significantly
different
from those found for the reference strains.
KEY-WORDS: Soil,
Thermophily,
Bacillus, Denitrification,
Numerical
taxonomy;
Rice,
Africa.
INTRODUCTION
Au cours d'une
analyse
de différents
groupes
bactériens
composant
la
microflore dénitrifiante des sols de rizière du
Sénégal [10],
une
population
hétérogène
de 57 souches de bactéries
thermophiles sporulées
a été
isolée ;
65 de ces souches sont dénitrifiantes. Nous
présentons
ici une étude
détaillée de ces souches en décrivant leurs caractères
morphologiques,
physiologiques
et
biochimiques comparés
à ceux obtenus avec 17 souches
de collection
pouvant
servir de référence.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
1)
Souches isolées du sol.
Les 57 souches ont été isolées de sols de rizière
par
culture d'enrichissement
dans le milieu
complexe
suivant
(d'après Downey [7]): « Biotrypcase
»
(Biomérieux,
Lyon, France),
10
g
;
extrait de levure
(Difco),
5
g
; FeCl3.6H20,
7
mg
; MnCl2.4H20,
15
mg ;
MgS04.7H20,
15
mg
; saccharose,
5
g
; KNOa
ou
KN02,
5
g
;
eau
distillée,
1000
ml,
pH
7,4
(ajusté par
l'addition de KOH 40
%).
Ce milieu est
réparti
en
ballons de 250 ml à raison de 50 ml
par
ballon.
Après
ensemencement,
les ballons
sont mis en incubation sous vide à 600 C
pendant
24 à 48 h.
Après
un ou deux
passages,
on
procède
à des isolements sur «Nutrient
agar» (Difco)
additionné
de 10
g/1 d'agar.
Les boîtes sont incubées en aérobiose à 600 C
pendant
24 h.
Après plusieurs
étalements
successifs,
la
pureté
des cultures est vérifiée. Les souches
sont conservées à 4° C en tube incliné sur
gélose
nutritive renforcée
par
10
g/1
d'agar.
La
majorité
des souches
proviennent
de sols de rizière du
Sénégal.
Les souches
4,
5, 12,
29 et 58 sont issues de sols de rizière de
Mauritanie;
les souches 46 et 47
proviennent
de sols de Côte-d'Ivoire et la souche 44 d'un sol de la station de
l'IRRI à Los Banos
(Philippines).
2)
Souches de collection.
Pour
compléter
l'étude des souches
sauvages,
17 souches de
collection,
repré-
sentant trois
espèces thermophiles
et thermotolérantes du
genre
Bacillus,
ont été
étudiées
(tableau I).
cyt
c
=
cytochrome
c.
GC
=guanine+cytosine.
TAXONOMIE
DE BACILLUS THERMOPHILES
473
TABLEAU I.

Souches de collection utilisées
pour
l'étude.

N° Nom Collection ATCC Isolement
60 B.
thermodenitrificans
DSM465
-
61 B.
thermodenitrificans
DSM 466

62 B.
stearothermophilus
CIP 675

Lait
subsp.
calidolactis
64 B.
stearothermophilus
CIP 5280 7954
(R.
E.
Gordon)
65 B.
stearothermophilus
CIP 5281 7953
(R.
E.
Gordon)
66 B.
stearothermophilus
CIP 6623 12980
(R.
E.
Gordon)
67 B.
stearothermophilus
CCM2045
— —
Sol
68 B.
stearothermophilus
CCM2062 12980
(R.
E.
Gordon)
69 B.
stearothermophilus
CCM2183 12976
(N.
R.
Smith)
70 B.
stearothermophilus
CCM2184 12977
(N.
R.
Smith)
72
B. stearothermophilus
CCM2545
— —
Zonethermale URSS
73 B.
thermodenitrificans
CCM2565
- —
J us betterave sucrière
74 B.
thermodenitrificans
CCM2566
— —
J us betterave sucrière
75
B. stearothermophilus
CCM2620
- —
J us betterave sucrière
76 B.
coagulans
CIP 5263 10545
(N.
R.
Smith)
77 B.
coagulans
CIP 5264 8038
(R.
E.
Gordon)
78
B.
coagulans
CIP 6625 7050
(N.
R.
Smith)
Lait
DSM
=
DeutscheSammlung
fur
Mikroorganismen, Gôttingen (République
Fédérale
Allemande).
CIP
=
Collectionde l'Institut
Pasteur,
Paris
(France).
CCM
=
Czechoslovak Collection of
Microorganisms,
Brno
(Tchécoslovaquie).
ATCC
=
American
Type
Culture Collection, Rockville,
Md
(USA).
3)
Caractères
morphologiques.
Les mensurations des cellules et des
spores
ont été faites
par
examen microsco-
pique
à l'état frais. Les
flagelles
ont été mis en évidence
par
la
technique
de
Rhodes
[25].
La
spore
de la souche 13 a été observée au
microscope électronique.
4)
Caractères
physiologiques
et
biochimiques.
La
température
d'incubation était de 55° C.
L'hydrolyse
du Tween
80,
la réaction de
Voges-Proskauer
et le test au
rouge
de
méthyle
ont été réalisés
par
les
procédés
décrits
par
Skerman
[30],
à l'aide
du milieu
complexe
T
(Biotrypcase,
10
g;
extrait de
levure,
5
g; FeC13. 6H20,
7
mg; MnCl2.4H20,
15
mg; MgS04.7H20,
15
mg;
saccharose,
5
g;
NaCl,
9
g;
eau
distillée,
1000
ml,
pH
=
7,4
ajusté par
l'addition de KOH 40
%).
Les tests suivants ont été réalisés
par
les
procédés
décrits
par
Gordon et coll.
[13],
également grâce
au milieu T : désamination de la
phénylalanine, production
de
dihydroxyacétone, hydrolyse
de
l'amidon,
réaction au
jaune
d'œuf,
oxydase
et
catalase,
réduction de
NO,
en
NO.,
réduction de
NOg'
en
gaz.
Sur le milieu T
liquide
ont été testées en tubes à essai la croissance à différentes
températures (4,
30, 40, 50, 55, 65, 70,
75 et 800
C),
la tolérance à
l'égard
de
KNOz
aux concentrations de
5, 10, 20, 30,
40 et 50
g/1
et de NaCl aux concentrations
de
9, 17, 35,
70 et 105
g/1,
la croissance à différents
pH (5,
6,
8 et
9).
La croissance
est
appréciée
visuellement
après
7
jours
d'incubation.
La
production
d'acide à
partir
des
hydrates
de carbone en aérobiose
(23
sucres:
maltose,
D-xylose, D-mannitol, fructose,
glucose,
saccharose, cellobiose, raffinose,
D-mannose, D-sorbitol, D-tréhalose, L-rhamnose, D-ribose, L-arabinose,
galactose,
L-fucose,
gluconate,
arbutine, L-sorbose, mélezitose, dulcitol, érythritol
et
gly-
cérol)
et en anaérobiose
(13
sucres:
maltose,
glucose,
saccharose, lactose,
474 J . L. GARCIA ET COLL.
D-mannose, D-ribose,
galactose,
D-tréhalose,
D-xylose,
D-mannitol, cellobiose,
L-rhamnose
et
D-arabinose)
a été déterminée
par
la méthode de
Hugh
et Leifson
[15]
sur le milieu T en
remplaçant
le saccharose
par
le
glucide
à tester. La
liquéfaction
de la
gélatine
a été recherchée selon la
technique
de Frazier
[8]. L'arginine-dihydro-
lase,
la
lysine-décarboxylase
et
l'ornithine-décarboxylase
ont été recherchées
selon la
technique
de Richard
[26].
Les tests suivants ont été réalisés
par
les
pro-
cédés décrits
par
Roland et coll.
[27]
:
indole,
uréase et
tryptophane-désaminase.
On a recherché la
prototrophie
sur le milieu au citrate de Simmons et sur le
milieu
synthétique
suivant :
K2HP04, 10,5
g; KH2P04, 3,5
g; NH4Cl, 0,5
g;
MgS04.7H20,
50
mg;
FeS04.7H20,
5
mg; CaC12. 2H20,
50
mg; MnC12. 4H20,
5
mg;
solution
d'oligo-éléments [2],
2ml;
glucose,
1,5
g;
fructose,
1,5g;
succinatede
sodium, 1,5
g
;
pyruvate
de
sodium, 1,5
g;
citrate de
sodium, 1,5
g
;
eau
distillée,
1 000 ml. On a
également
testé la croissance sur le milieu
synthétique précédent
additionné de 1
g/1
d'extrait de levure
(Difco).
Le
temps
de
génération
a été déterminé à 55° C
après
croissance aérobie sur le
milieu
T,
à l'aide d'un
biophotomètre enregistreur
de «
Bonnet-Maury
et J ouan
»
(J ouan-Quétin, Paris).
L'étude de la dénitrification a été réalisée sur des cultures anaérobies sous
hélium,
dans le milieu T contenant 5
g/1
de
KNOa,
en flacon sérum de 125
ml,
pendant
48 h à 550 C. Des
analyses qualitatives
de
l'atmosphère
des flacons ont été
réalisées
périodiquement par chromatographie
en
phase gazeuse [9].
Des activités
enzymatiques
ont été recherchées
après
cultures anaérobies
à 55° C sur le milieu T renfermant 5
g/1
de
KNOa
dans des fioles à vide de 2 1
contenant
1,5
1 de
milieu,
selon la méthode décrite
par
Garcia
[11].
Les extraits
ont été obtenus dans une cellule de French à 20 000 PSI
puis centrifugation
à
38
000g pendant
30 min à 4° C.
Les nitrate-réductases A et B
[24]
et la nitrite-réductase
respiratoire [11]
ont
été recherchées
par
des
techniques manométriques.
La recherche du
cyt
c a été effectuée dans les extraits à l'aide d'un
spectro-
photomètre
différentiel « Beckman
»
M25 muni de cuves en
quartz
de 10
mm;
l'une des cuves contenait l'extrait additionné
d'hydrosulfite
de sodium.
5) Analyse numérique.
Les caractères sont codés 1
pour positif
ou
présent
et 0
pour négatif
ou absent.
La matrice finale contient 74 souches et 116 caractères. On a utilisé la méthode
d'agrégation
selon le critère de la liaison
complète.
La distance entre souches et
groupes
de souches a été calculée selon le critère du Khi2
;
elle
s'exprime
en indices
taxonomiques.
Le
programme
de calcul est
disponible
au Laboratoire de Micro-
biologie
du Milieu Marin
(Marseille).
Le niveau
hiérarchique
le
plus
discriminant
a été déterminé selon le critère de la
nomenspecies [6]
et la courbe d'entrée des
souches dans le
dendrogramme [4].
G) Composition
en bases de l'ADN.
L'ADN a été extrait des cellules cultivées
pendant
12 h à 550 C dans 6 1de
milieu
complexe
T
par
la méthode de Marmur
[19]
et
purifié grâce
à un traitement
par
le
phénol, pour quelques
souches
caractéristiques
des différents
phénons
ainsi
que
la
plupart
des souches de référence. La teneur en
guanine
+
cytosine (GC)
a été calculée
[28]
à
partir
de la densité de flottaison en CsCl
[18].
RÉSULTATS
Les
sept
caractères suivants ne sont
pas
discriminants,
car
négatifs
pour
toutes les souches examinées : croissance à 40
C,
production
d'indole,
réaction de
Voges-Proskauer, présence
d'une
tryptophane-désaminase,
TAXONOMIE DE BACILLUS THERMOPHILES 475
Ann.Microbiol.
(Inst.Past.),133A,

3,1982.
21
hydrolyse
du Tween 80 et croissance sur milieu au citrate de Simmons ou en
présence
de NaCl à
10,5
Ces caractères ont été exclus de la matrice finale.
1) Regroupement
des souches
L'agrégation
des souches selon le Khi2 a
permis
de
regrouper
55 souches
soit 75 de l'ensemble des souches
testées,
en 12
phénons
avec un niveau
de
coupure correspondant
à la distance
taxonomique
0,015
(fig. 1).
L'en-
semble des souches se
répartit
en 4
grands groupes.
Le
premier (a), qui
est
le
plus éloigné
des
autres,
renferme le
phénon
1
qui regroupe
7 souches de
collection de B.
stearothermophilus.
Le second
(b),
lié au troisième
par
une
distance
taxonomique
de
0,055,
regroupe
les
phénons
2,
3 et 4 ainsi
que
la
majorité
des souches non classées dont les souches de référence de B.
coagu-
lans. Le troisième
(c)
renferme les
phénons
5 et 6 et le
phénon
7
qui regroupe
4 souches de référence dont 3 B.
thermodenitrificans.
Le
quatrième (d),
défini à une distance
taxonomique
de
0,035,
regroupe
les
phénons
8 à 12.
2) Identification
et caractérisation des
phénons
Le tableau II
reprend
les
principaux
caractères
discriminants ;
il a été
établi
pour
faciliter le classement éventuel de nouveaux isolements. Toutes
les souches
présentent
une
spore
ovale,
subterminale à
terminale,
à
paroi
épaisse,
déformant le
sporange (fig.
2 et
3), exceptées
les 4 souches du
phé-
TABLEAU II.

Principaux
caractères discriminants.
Phénons
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Nb de souches 7 4 3 3 8 3 4 3 6 6 3 5
Spore
terminale
+

+ + + + + + + + + +
Spore paracentrale
-
+
— — — — — — — — — —
Croissance
30°C
-
+ +
-
+ +
65°C
+ - + + + + + + +
pH5 +
-
pH8
— — —
+ + +
— — —
+
NaCl
7% + + + - + +
KNOz 2
- -
+ ± + ± + + ± + +
Hydrolyse de la gélatine +
— —
+
— — —
±± — —
Lysine-décarboxylase

+ + ±±
— — — —
±
— —
NO;;--+NO-
+ + ± - + + + + + + + +
2
NO~gaz
+ + ±-
--
+ + + + + +
Pigment/arbutine — — + + +

+

+ + + +
Acide/aérobiose
Maltose
+ ± —±

+
— — — — —
L-fucose
+
— — — — — — — — — — —
Arbutine
±

—± + +
— — — —
+
-
Acide/anaérobiose
Saccharose
+ — ±

+ +

± ± ± ±

D-xylose +
-
+
-
+ +
— - - - - -
Cellobiose
+ + + + + +
-
i + + ::J :: +
+,

et
±
représentent respectivement
80
%, < 25 et 26-79 de
réponsespositives.
476 J . L. GARCIA ET COLL.
FIG. 1.

Dendrogramme
établi selonlecritèredelaliaison
complète
et le calcul duKhi2.
FIG. 2.

Clichésau
microscopeélectronique
d'une
coupe
transversaledelasouche13
(phénon 9).
a) Sporange
et
spore
en formation
(x
33
300).
N
=
aire
nucléaire ;
FM
=
future
membrane
de
la
spore ;
M
=
mésosome ;
CW
=
paroi
cellulaire.
b) Sporange
et
spore (x
33
300).
OC
=
enveloppe sporale externe;
G
=
cœur ;
IC
=
enveloppe
sporale interne;
E
=
exosporium.
La barre
=
0,66
p,m.
*
FIG.2
FIG. 3.

Clichésau
microscopeélectronique
d'une
coupe
transversaledelasouche13
(phénon 9).
a) Spore (x
66
600).
OC
=
enveloppe sporale externe;
IC
=
enveloppe sporale
interne;
C
=
cœur.
b) Spore
en
germination (x 60000).
SC
=
enveloppe sporale;
C
=
cœur. La barre
=
0,66 [J orn.
FIG.3
TAXONOMIE DE BACILLUS THERMOPHILES
481
non 2
qui
ont une
spore paracentrale.
Le Gram est
positif
ou
variable,
rarement
négatif.
Ces bâtonnets sont mobiles
pour
la
plupart ;
l'insertion
des
flagelles
est de
type péritriche. Presque
toutes les souches semblent
présenter
des
exigences complexes
en facteurs de croissance. Elles sont toutes
oxydase
et catalase
positives
et
pourvues
d'un métabolisme fermentaire
conduisant à une acidification des
hydrates
de carbone sans
production
de
gaz.
Les souches
qui
réduisent le nitrate
possèdent
toutes la nitrate-réduc-
tase de
type
A.
a)
Souches
thermophiles.
Selon la 8è édition de
«
Bergey's
Manual of determinative bacterio-
logy» [5], l'espèce
B.
stearothermophilus regroupe
tous les Bacillus
présen-
tant une croissance à 650 C. Dans notre
étude,
c'est le cas des
phénons
1, 4,
-
7, 8, 9, 10,
11 et
12,
deux d'entre eux
englobant
les souches de référence :
le
phénon
1,
celles dénommées
B. stearothermophilus
et le
phénon
7,
celles
dénommées B.
thermodenitrificans.
Selon Wolf et Barker
[33],
la deuxième
espèce,
non
homologuée par
le Manuel de
Bergey,
est dénitrifiante et cons-
titue une subdivision de la
première espèce.
En se basant sur cette
définition,
nous
pourrions
donc ainsi dénommer les
phénons
8, 9, 10,
11 et
12;
le
phénon
4,
non
dénitrifiant,
s'identifierait alors au
phénon
1.
Cependant,
toutes les souches des
phénons
1 et 7 dénitrifient. La dis-
tinction effectuée
par
Wolf et Barker
[33]
sur ce
point
ne semble donc
pas
s'appliquer
dans le cas des souches de collection utilisées
pour
notre étude.
Les souches du
phénon
7 se
distinguent
de celles du
phénon
1
par
une
quinzaine
de caractères
portant principalement
sur le métabolisme des
hydrates
de carbone. En
effet,
les souches du
phénon
7,
contrairement à
celles du
phénon
1,
ne
produisent pas
d'acide en aérobiose sur
sorbitol,
rhamnose, fucose, arbutine, sorbose, mélezitol,
dulcitol et
érythritol,
et
produisent
une
pigmentation
brune sur arbutine. Elles ne fermentent
pas
le
saccharose,
le
ribose,
le
xylose,
le
mannitol,
le
cellobiose,
le rhamnose et
l'arabinose. La
composition
en base de l'ADN
(tableau III)
varie de 48 à
53 de GC
pour
ces deux
phénons
de souches de référence.
Dans
l'ensemble,
les souches des
phénons
4 et 8 à 12 ne
produisent pas
ou
produisent
rarement d'acide à
partir
des
hydrates
de carbone en aéro-
biose,
tandis
que
les souches de référence des
phénons
1 et 7 en
produisent
à
partir
de nombreux
composés,
avec une nette
prédominance
des souches
du
phénon
1
qui
utilisent
presque
toutes 20
composés
sur les 23 testés.
L'utilisation des
hydrates
de carbone en anaérobiose
par
les souches des
phénons thermophiles
est
variable,
avec une
prédominance
du
phénon
1.
Les 3 souches du
phénon
4 ne réduisent
par
le nitrate. Elles
hydrolysent
l'urée,
et deux d'entre elles
possèdent
la
lysine-décarboxylase.
Elles tolèrent
7 de NaCl et 8 de
KN02,
et croissent à un
pH
de 6 à 8. Elles
produisent
de l'acide en aérobiose sur
glucose, fructose,
mannose et
arbutine,
et fer-
mentent le
maltose,
le
glucose,
le
mannose,
le
tréhalose,
le cellobiose et le
rhamnose. Le GC est de 40.
Les
3 souches
du
phénon
8
possèdent l'ornithine-décarboxylase
ettolèrent
7 de
NaCI,
3 et un
pH
de
KN02
de 6 à 8. Elles acidifient en aérobiose
482
J . L. GARCIA ET COLL.
TABLEAU III.

Teneur en GC de l'ADN de souches
représentatives.
N°phénon
N°souche GC
1 64 53
1 66 52
1 69 48
1 70 53
2 52 40
3 37 40
4 24 40
5 20
39,3
5 5 38
7 60 52
7 72 50
7 73 50
7 74 52
9 13 43
9 25 40

61
40,8

67 36

78 51
le saccharose et le
glycérol,
et en anaérobiose le
glucose,
le
saccharose,
le
tréhalose,
le
mannitol,
le
cellobiose,
le rhamnose et l'arabinose. Elles ne
produisent pas
de
pigment
sur arbutine.
Les 6 souches du
phénon
9 tolèrent 7 de
NaCl,
4 de
KN02
et un
pH
de 6
;
3 souches acidifient le
glucose
en
aérobiose ;
la
plupart
des sucres
testés en anaérobiose sont acidifiés
exceptés
le
ribose,
le
galactose
et le
xylose.
Le GC est de 40 à 43.
Les 6 souches du
phénon
10 n'acidifient
pratiquement pas
les
hydrates
de carbone en aérobiose. En
anaérobiose,
sont acidifiés le
maltose,
le tré-
halose,
le
mannitol,
le
cellobiose,
le rhamnose et l'arabinose.
Les 3 souches du
phénon
11 tolèrent 7 de NaCl et 3 de
KN02.
Elles acidifient le
glucose,
l'arbutine et le
glycérol
en
aérobiose,
le
maltose,
le
glucose,
le
mannitol,
le
cellobiose,
le rhamnose et l'arabinose en anaé-
robiose.
Les 5 souches du
phénon
12 tolèrent 7 de
NaCl,
3 de
KN02
et
un
pH
de 8. Certaines d'entre elles
produisent
de l'acide en aérobiose sur
glucose
et
glycérol,
et fermentent le
glucose,
le
tréhalose,
le
mannitol,
le
cellobiose et le rhamnose.
Les souches
thermophiles
décrites dans notre étude
peuvent
donc être
rattachées à
l'espèce
B.
stearothermophilus,
seule reconnue
par
le Manuel
de
Bergey [5].
b)
Souches thermotolérantes.
Plusieurs
souches,
appartenant
à 4
phénons,
se sont révélées
incapables
de croître à 650 C. On ne
peut
donc
pas
les considérer comme
thermophiles
au sens strict.
Les
quatre
souches du
phénon
2
présentent
une
spore
déformante para-
centrale;
elles
hydrolysent
la
gélatine, possèdent
une
lysine décarboxylase
TAXONOMIE DE BACILLUS THERMOPHILES
483
et dénitrifient. La
production
d'acide à
partir
des
hydrates
de carbone est
rare
(glucose
et
xylose),
et aucune souche ne
produit
le
pigment
noir sur
arbutine. La
production
anaérobie d'acide est variable et seuls sont fer-
mentés
par
toutes les souches le
glucose
et
rhamnose,
tandis
qu'aucune
ne
fermente le lactose. Le GC de l'ADN de la souche 52 est 40. Par la
posi-
tion de la
spore
et leur activité
dénitrifiante,
ces souches
pourraient
être
rattachées à
l'espèce
B. brevis
[13]
car les autres
espèces
dénitrifiantes
connues comme B.
azotoformans [21]
et les Bacillus dénitrifiants récemment
décrits
[22, 23] présentent
tous une
spore
subterminale à terminale.
Les souches du
phénon
3 se
rapprochent
des trois souches de référence
de B.
coagulans.
En
effet,
elles ne croissent
pas
à 65° C et ne réduisent
pas
le
nitrate ;
elles
présentent
une croissance à
pH
5 mais non en
présence
de
3,5
de NaCl ni de 2 de
KN02.
Le métabolisme aérobie des
hydrates
-
de carbone est
presque négligeable ;
seul le
glycérol
est acidifié. Toutes les
souches
produisent
une
pigmentation
sur arbutine et
présentent
un méta-
bolisme fermentaire
important;
seul le lactose n'est
pas
fermenté. Par
contre,
les trois souches de référence fermentent ce sucre mais non l'arabinose.
Le GC de l'ADN de la souche 37 est de 40
;
il est
éloigné
de celui de la
souche 78 de
référence,
qui
est de 51.
Les huits souches du
phénon
5 croissent à
pH
8 et réduisent le nitrate
en nitrite. Elles
hydrolysent
la
gélatine
et,
pour
une
partie
d'entre
elles,
la lécithine et l'amidon. Tous les sucres testés sont fermentés. Le méta-
bolisme aérobie est
variable ;
seuls sont acidifiés
par
toutes les souches
le fructose et l'arbutine. Ces souches ne
peuvent pas
être rattachées à
B.
stearothermophilus
à cause de leur
température
de
croissance,
ni à
B.
coagulans qui
ne réduit
pas
le nitrate et ne croît
pas
à
pH
8
;
elles
repré-
sentent donc des variants thermotolérants d'un Bacillus
mésophile qui
s'apparenterait
à B. circulans. Les deux ADN déterminés renferment 38
et
39,3
de GC
(tableau III).
Les trois souches du
phénon
6 tolèrent
3,5
de NaCl et 4 de
KN02 ;
elles réduisent le nitrate en nitrite. Huit sucres sont acidifiés en
aérobiose,
mais tous sont fermentés. Ce
phénon
est très voisin du
précédent.
3)
Souches non classées
En effectuant la
coupure
du
dendrogramme
à la distance
taxonomique
0,015,
19
souches,
dont 6 de
référence,
n'ont
pas
trouvé
place
dans les
12
phénons précédemment
décrits. Parmi
celles-ci,
6 souches
(les
sou-
ches nos
2,
7 et 18 non dénitrifiantes et
8, 22
et 51
dénitrifiantes)
sont ther-
mophiles
et ne croissent
pas
à
pH
5
;
ce sont donc des souches de B. stearo-
thermophilus. Cependant,
la souche 51 est la seule à croître à 800
C;
elle
est située à l'extrémité droite de notre
dendrogramme (fig. 1).
Il
pourrait
s'agir
d'une souche dénitrifiante de B. caldotenax
[29].
Les autre
souches,
disséminées entre les
phénons
2 et 4 et 5 et
6,
ne
croissent ni à 650
C,
ni à
pH
5. Ce sont donc
probablement
des variants
thermotolérants de Bacillus
mésophiles,
soit B. circulans
(souches
6,
15 et
56)
soit B. brevis
(souches
4, 19,
27 et
35).
484 J . L. GARCIA ET COLL.
Notre étude confirme le résultat antérieurement
acquis pour
la souche
de référence 61 de la collection de
Gôttingen [21].
DISCUSSION
Si l'on considère la croissance à 650 C comme seul critère
démarquant
les
bactéries
thermophiles,
seuls les
phénons
1,
4 et 7 à 12 de notre étude entrent
donc dans cette
catégorie. Depuis
la
première description par
Ambroz
[1]
d'une bactérie
sporulée thermophile,
de très nombreuses souches thermo-
philes
ont été décrites
[3,
12, 13, 14, 16, 20, 29, 31,
32]. Malgré
tout,
le
Manuel de
Bergey
ne reconnaît
qu'une
seule
espèce sporulée thermophile,
très
hétérogène
et aux limites
incertaines,
B.
stearothermophilus, qui englobe
toutes les souches décrites
jusqu'à présent.
Sa définition est
imprécise
en
raison de la
grande
variabilité de ses caractères.
Walker et Wolf
[32]
ont scindé cette
espèce
en 3
groupes.
Le
groupe
1
dénommé B.
kaustophilus
dénitrifie,
fermente le
glucose
et le maltose mais
non le lactose. Cette définition
correspond
sensiblement aux
phénons
ther-
mophiles
de notre
étude;
mais le
phénon
1,
qui regroupe
des souches de
référence,
fermente le lactose. Le
groupe
2 ne réduit
pas
le
nitrate,
n'hydro-
lyse
ni
l'amidon,
ni la
gélatine,
croît en
présence
de NaCl à 3 et fermente
le
glucose,
le
mannitol,
le
saccharose,
le
maltose,
le
xylose,
le rhamnose et le
cellobiose
;
le
phénon
4 de notre étude est voisin de ce
groupe
mais il ne
fermente
pas
le
mannitol,
le saccharose et le
xylose.
Le
groupe
3 réduit le
nitrate en nitrite
;
le
sous-groupe
3a fermente le lactose mais non l'arabi-
nose comme le
phénon
1 de notre
étude;
cependant, l'hydrolyse
de l'amidon
et de la
gélatine, positive pour
le
sous-groupe
3a,
est
négative pour
le
phénon
1.
Dans une récente mise au
point
de la taxonomie des Bacillus thermo-
philes,
Wolf et
Sharp [35], reprenant
toutes les études
antérieures,
ont
confirmé cette classification en trois
groupes.
L'espèce
B.
coagulans présente également,
selon le Manuel de
Bergey,
des variations
morphologiques
considérables et des
exigences
nutritionnelles
diverses. Elle croît à
pH
5,0
mais non à 65° C.
Cependant,
Wolf et
Barker[32]
pensent qu'il
existe une variante
qui
croît à 65° C et à
pH
6,2.
B.
coagulans
se
distingue
nettement de B.
stearothermophilus par
la
température
et le
pH
de
croissance,
et réduit très rarement le nitrate
[13].
Le
phénon
3 de notre
étude
correspond
sensiblement au
groupe
4 de Klaushofer et Hollaus
[16]
ainsi
qu'aux descriptions
de Gordon et coll.
[13]
et Lemille et coll.
[17].
Au cours de diverses études relatives aux
espèces thermophiles
du
genre
Bacillus,
de nombreuses
espèces mésophiles
croissant à des
températures
inhabituellement
élevées,
ont été reconnues. Walker et Wolf
[32]
citent
une liste de 7
espèces comprenant
B.
megaterium,
B.
firmus,
B.
sphaericus,
B. subtilis, B. breuis,
B. circulans
et B. licheriiformis.
Golovacheva et coll.
[12]
ont reconnu
plusieurs
de ces
espèces
ainsi
que
B. lentus. Klaushofer et
Hollaus
[16]
ont identifié le
groupe
1 de leur étude à B.
sphaericus.
Harris
et
Fields
[14]
ont décelé 11 variants
thermophiles d'espèces mésophiles
TAXONOMIE DE BACILLUS THERMOPHILES 485
lors d'une étude de 33 souches
thermophiles.
Wolf et
Chowdhury [34],
dans une étude détaillée de
l'espèce
B.
circulans,
ont décrit un
sous-groupe
la
dont 5 souches sont
capables
de croître à 550 C. La
description
de ce
groupe
est voisine de celle des
phénons
5 et 6 de notre étude.
Dans les études antérieures sur la taxonomie des Bacillus
thermophiles,
les
analyses
de l'ADN sont rares. Harris et Fields
[14]
ont
cependant
relié
leur étude de 33 souches
thermophiles
isolées de sols et d'eaux à une déter-
mination
complète
de la teneur en GC de l'ADN de ces souches. Leur
premier
groupe
de 10 souches a été
apparenté
à B.
coagulans
avec,
cependant,
un GC
plus
bas
(38,8
à
42,9).
La souche 37 de notre
phénon
3 attribué
à la même
espèce
a un GC de 40
;
mais la souche 78 de référence a un
GC de 51 nettement
plus
élevé.
Le troisième
groupe
de l'étude de Harris et Fields
[14]
est assimilé à
l'espèce
B.
stearothermophilus
avec un GC de 52 à
53,1.
Les souches de
références de nos
phénons
1 et 7 ont
présenté
un GC de 48 à 53. Par
contre,
les souches de nos
phénons
de souches
sauvages thermophiles pré-
sentent une teneur en GC de l'ADN moins élevée
(40
à 43
%).
Elles semblent
se
rapprocher
des souches du deuxième
groupe
de l'étude de Harris et
Fields
[14] qui présentaient
un GC de
40,8
à
43,9
et
qu'ils
n'ont
pas
voulu
rattacher à B.
stearothermophilus
en raison de leur GC
plus
bas.
La taxonomie
numérique
basée sur l'étude des caractères
morpholo-
giques, physiologiques
et
biochimiques,
se révèle donc un outil
appréciable
pour
l'identification des Bacillus
thermophiles.
Mais d'autres
techniques
ont
également
été
employées pour
tenter
d'approfondir
la connaissance de
ces souches
[29, 35]
: réactions
d'agglutination
avec des immunsérums de
spores
ou des
antigènes
« 0 » de cellules
végétatives, analyse électropho-
rétique
des
estérases,
analyse
des
lipides polaires,
sensibilité aux antibio-
tiques
ou à divers
bactériophages, hybridation
d'ADN et tests AP1-ZYM.
Les résultats obtenus au cours de ces diverses
analyses
semblent confir-
mer la classification de Walker et Wolf
[32]
en trois
groupes
distincts. Les
souches dénitrifiantes isolées des sols de rizière
appartiennent
donc au
premier groupe
dont le
type
est B.
kaustophilus [35],
mais elles semblent
cependant
se
démarquer
des souches de référence
par
leur GC
plus
bas.
RÉSUMÉ
Isolées de sols de rizière de
l'Afrique
de
l'Ouest,
57 souches de bactéries
sporulées thermophiles
dont 37 souches dénitrifiantes ont été étudiées sur
la base de 123 caractères
morphologiques, physiologiques
et
biochimiques
et
comparées
à 17 souches de référence. Les résultats ont été soumis à une
analyse
de taxonomie
numérique
au
moyen
de la méthode
d'agrégation
selon le critère de la liaison
complète.
La distance entre souches a été calculée
selon le critère du Khi2
qui
a
permis
de
regrouper
55
souches,
soit 75
de l'ensemble des souches
testées,
en 12
phénons
définis
par
une distance
taxonomique
de
0,015.
Les souches des
phénons
8 à 12 toutes dénitrifiantes et celles du
phénon
4
486 J . L. GARCIA ET COLL.
non
dénitrifiantes,
ont été reliées aux souches de référence
regroupées
dans
les
phénons
1 et 7
;
elles
représentent l'espèce B. stearothermophilus. Vingt-
sept
souches thermotolérantes n'ont
pas présenté
de croissance à 650 C.
Parmi
elles,
les souches du
phénon
3 ont été
apparentées
à B.
coagulans;
les
phénons
5 et 6
regroupent
des souches voisines de B.
circulans;
les
souches du
phénon
2
qui présentent
une
spore paracentrale
déformante et
qui
dénitrifient,
sont
proches
de B. brevis.
Les souches
thermophiles
dénitrifiantes isolées des sols de rizière se
rattachent au
groupe
1
(B. kaustophilus)
de Walker et Wolf mais semblent
se
démarquer
des souches de référence
par
leur GC
plus
bas.
MOTS-CLÉS:
Sol, Bacillus,
Thermophilie,
Dénitrification,
Taxonomie
numérique ;
Rizière,
Afrique.
REMERCIEMENTS
Nous
exprimons
notre reconnaissance au Dr F.
Pichinoty (Laboratoire
de
Biochimie
Végétale,
UER de
Luminy,
Marseille,
France) pour
l'envoi de souches
de collection et l'intérêt
qu'il
a manifesté
pour
le
présent
travail. Nous remercions
vivement le Dr M. Kocur
(Czechoslovak
Collection of
Microorganisms,
Brno,
Tchécoslovaquie) pour
son aimable envoi de souches de collection. Nous remercions
également
le Dr C. Chauve et le Dr X. Mattéi
(Laboratoire
de
Microscopie
Élec-
tronique
et de
Biologie
Animale,
Université de
Dakar,
Sénégal) qui
ont réalisé les
prises
de vue au
microscope électronique.
L'aide
technique apportée par
MM T.
Badji
et 0. Camara a été
grandement appréciée.
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133 A. 489-536
DE MICROBIOLOGIE
Ile
COLLOQUE
INTERNATIONAL
DE
MICROBIOLOGIE TROPICALE
Abidjan,
22-25 mars 1982
RÉSUMÉS
1.

Virologie
Les arbovirus en
Afrique.
Arbovirus in
Africa.
J . P. DIGOUTTE
(Institut
Pasteur,
BP.
220, Dakar,
Sénégal).
Les arbovirus ou virus transmis
par
les
arthropodes représentent
un
groupe
hétérogène d'agents
viraux liés ensemble
par
certaines
caractéristiques épidémio-
logiques.
En
principe
un arbovirus doit se maintenir dans la nature
par
un
cycle
continu faisant intervenir une transmission
biologique
d'un hôte vertébré à un
autre
par
l'intermédiaire d'un
arthropode
et
produisant
une virémie
qui
est infec-
tieuse
pour
un autre
arthropode
vecteur
prélevant
un
repas
de
sang.
En
réalité,
ces critères n'ont
pas
été mis en évidence
pour
tous les virus habituellement inclus
dans ce
groupe.
La découverte des arbovirus a été très
progressive pendant
les
premières
décades
du xxe siècle. Avant
1940,
15 avaient été décrits dans le monde dont 8 en
Afrique.
Actuellement,
435 sont décrits au «
Catalog
of
arthropod
borne viruses
»,
123 ont
été isolés en
Afrique parmi lesquels
110 l'ont été
pour
la
première
fois,
dont 43
dans des laboratoires
d'Afrique francophone.
Le
rythme
des isolements s'est accéléré
à
partir
de 1950
pour
atteindre un maximum durant la décade 1960-1969. La
recherche
française
s'est intéressée tardivement à ce domaine mais a
rapidement
comblé son retard.
La
spécificité
de continent est
particulièrement remarquable: apparus
au cours
de l'évolution dans un
point
donné de la
planète,
les arbovirus ont diffusé localement.
Les 32 virus communs à
l'Afrique
et à un ou
plusieurs
continents ont un
cycle
qui
fait intervenir dans la
plupart
des
cas,
soit l'homme ou les animaux domes-
tiques
malades,
soit
plus
rarement les oiseaux.
Le rôle
pathogène
d'un
groupe
aussi
hétérogène
est
divers,
aussi bien chez
l'homme
que
chez les animaux. Trente-six arbovirus africains sont
pathogènes
490 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
pour
l'homme, quatre
sont
susceptibles
de
provoquer
des
complications
de
type
encéphalite,
deux,
des
polyarthrites
fébriles, six,
des fièvres
hémorragiques.
Parmi
ces
derniers,
trois virus

Lassa,
Ebola et
Marburg

ne sont
pas
réellement
des arbovirus mais ont été
catalogués
«comme tels
»
en raison des similitudes
de
techniques
utilisées
pour
les isoler et les identifier. Tous les autres virus sont à
l'origine
de
syndromes
fébriles d'évolution
bénigne pouvant
être ou non
accompa-
gnés
de rash
érythémateux.
Huit arbovirus sont
pathogènes pour
les animaux
domestiques.
Les manifes-
tations
cliniques, généralement
sévères,
sont variables selon les
espèces
animales
et les virus. Le rôle
pathogène
de ces
agents pour
les animaux
sauvages
est mal
connu.
Pendant très
longtemps,
ces
agents pathogènes
ont été classés en différents
groupes
selon des critères
immunologiques.
Actuellement les arbovirus africains
sont,
à
l'exception
d'un
seul,
des virus à ARN se
répartissant
en
cinq
familles
principales: Togaviridae, Bunyaviridae,
Rheoviridae,
Rhabdoviridae et Arenaviridae.
Un seul virus à ADN du
genre
Iridavirus est
pourtant
un véritable arbovirus.
L'étude des
principales
arboviroses
permet
de définir un certain nombre de
cycles épidémiologiques
de base. La fièvre
jaune
reste
dominante,
elle est due à
un virus du
genre
Flavivirus. Les travaux récents menés
conjointement par
les
Instituts Pasteur
d'Afrique
et l'ORSTOM ont
permis
de définir une aire d'endémicité
qui
recouvre les
grands
blocs forestiers mais s'étend aux savanes humides sub-
soudanaises. Dans ces
régions qui
constituent une zone
d'émergence,
le virus se
maintient à travers la saison sèche
par
transmission transovarienne chez le mous-
tique.
Les
moustiques
constituent de véritables vecteurs-réservoirs. L'aire
d'épidé-
micité est constituée de toutes les zones où le virus
peut
être transmis d'homme à
homme
par
des vecteurs urbains ou
par
des vecteurs
sauvages.
Des faits récents
montrent
qu'il s'agit
d'un
danger toujours présent.
Une
technique rapide
d'isole-
ment et d'identification est décrite.
Des fièvres
hémorragiques
souvent mortelles sont dues aux virus Rift
Valley
Fever et
CHF-Congo,
mais
également
à un arénavirus Lassa et à deux virus anti-
géniquement proches,
non encore
classés,
Ebola et
Marburg.
L'isolement récent des virus de la
dengue types
1 et 2 à
partir
de vecteurs sau-
vages
en
Haute-Volta,
Sénégal,
Guinée et Côte d'Ivoire montrent
que
le
cycle
sauvage
de ce virus se déroule en
Afrique.
L'utilisation des inoculations intra-
thoracique
aux
moustiques et/ou
l'utilisation de
lignées
continues de cellules
d'insectes
augmentent
considérablement la sensibilité des méthodes
d'isolement,
et
permettent
l'identification en moins d'une semaine.
Les vaccins vétérinaires viraux en
Afrique intertropicale.
Veterinary
viral vaccines in
Tropical Africa.
A. PROVOST
(Institut d'Élevage
et de Médecine Vétérinaire des
pays tropicaux,
94704
Maisons-Alfort, Cedex,
France).
L'Afrique intertropicale
a une économie basée sur le secteur
agricole primaire.
Elle est riche de
près
de 150 000 000 de bovins et de 230 000 000 de
petits
rumi-
nants
;
580 000
porcs peuplent
l'île de
Madagascar.
Seize
laboratoires,
tous
propriétés
des États où ils sont installés
(ou
à
partici-
pation majoritaire pour
deux d'entre
eux)
assurent la couverture d'une
gamme
de vaccins destinés à lutter contre les viroses
majeures
du continent. On
remarque
que
les
technologies
de
production
et de contrôle n'ont
guère
évolué
depuis plusieurs
lustres.
Pourtant,
les contraintes
économiques
locales
qui pèsent pour
l'instant
conduisent à
penser qu'il
est
préférable
de choisir des
équipements simples
et fiables
plutôt qu'ultra-modernes,
et de mettre l'accent sur la
qualité
des fabrications
plutôt que
la
sophistication
des matériels. Dans ce
contexte,
on se souviendra
que
les vaccins sont vendus sans bénéfices
par
suite des structures
administratives,
ce
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
491
qui
entrave toute tentative de modernisation du fait de l'étroitesse
du marché éco-
nomique.
Cependant,
la
production
totale est loin de couvrir la demande
potentielle,
particulièrement pour
la
rage
et les maladies
aviaires,
mais aussi
pour
certaines
viroses en voie
d'expansion (pox-viroses notamment).
Au niveau des
utilisateurs,
la
précarité
des infrastructures
(chaîne
de froid
continue)
obère la
planification
des
opérations prophylactiques
sur le terrain
mais
a,
en
contrepartie,
conduit à l'utilisation de solutions
originales (thermo-
stabilisation
cationique).
Variations
antigéniques
du virus
rabique.
Antigenic
variations
of
the rabies virus.
-
P. SUREAU et P. E. ROLLIN
(Unité
de la
Rage,
Institut
Pasteur,
Paris).
L'utilisation d'une batterie de
vingt anticorps
monoclonaux
dirigés
contre
les
antigènes
de la
nucléocapside
du virus
rabique
a
permis
une caractérisation
rapide
des souches de
rage par
immunofluorescence indirecte sur des
calques
de cerveaux d'animaux infectés.
L'analyse
de 190 souches de
rage (180
animales
et 10
humaines)
montre une
grande
diversité entre les souches. Les souches
d'Europe
sont facilement identifiables et
correspondent
à trois
profils antigéniques
différents
et
caractéristiques.
Pour les souches
d'Afrique,
d'Asie,
du
Moyen-Orient
et de
Madagascar,
on
trouve,
d'une
part
des virus
ayant
entre eux un
profil antigénique
identique,
d'autre
part,
et selon
l'origine géographique,
des
groupes
de virus
variants,
de
profils antigéniques
différents. Les virus
apparentés
à celui de la
rage,
Lagos
bat,
Mokola et
Duvenhage, peuvent
aisément être
distingués.
D'autres
caractéristiques antigéniques
sont mises en évidence
lorsqu'on
utilise
la batterie
d'anticorps
monoclonaux
anti-glycoprotéine
et les
épreuves
de
protec-
tion croisée.
L'existence dans certains
pays
de souches de
profil antigénique particulier
pourrait
être
impliquée
dans des échecs de traitement et
pourrait
être
prise
en
compte
pour
le choix des souches virales vaccinales.
L'endémie
rabique
en Côte d'Ivoire vue à travers les activités de l'I. P. C. I. durant
les
quatre
dernières années.
Endemie rabies in the
Ivory
Coast: a
report of
I. P. C. I.
M.
SELLY-ESSIS,
J . C.
ROCHE,
J . L.
SARTHOU,
M. LHUILLIER et
J . C. ARTUS
(Institut Pasteur,
BP.
490,
Abidjan 01,
Côte
d'Ivoire).
Le Laboratoire de la
Rage
de l'I. P. C. I. est
présenté:
ouvert en
1972,
il exerce
des activités
diagnostiques, thérapeutiques
et de
recherche,
plus spécialement
épidémiologique
et
immunologique.
D'autres Centres ont des activités
diagnostiques,
ou
thérapeutiques,
mais le
Laboratoire de l'I. P. C. I. reste le Laboratoire
National de Référence.
Les activités
diagnostiques
sont
exposées,
année
par année,
sous la forme de
tableaux
comportant
l'énumération des
espèces concernées,
le nombre des
prélè-
vements examinés avec mention des
positifs, l'exposé
des tableaux étant suivi de
quelques
commentaires avec
pourcentages.
Suivent deux tableaux
récapitulatifs
faisant état des données suivantes :

111
diagnostics
de
rage
ont été effectués durant les 4 dernières
années,
pour
273 examens' réalisés: soit un
pourcentage
de
positivité
=
40,65 ;

15
espèces
différentes ont été
examinées,
dont
l'espèce
humaine
(3
cas de
rage pour
6
recherches)
;
492 ANNALES DE MICROBIOLOGIE

l'espèce
canine est essentiellement en cause: 103 des 111
diagnostics
de
rage
faits
(soit
92,79
%)
ont concerné des
chiens;
une
rage
« ouverte»
(glandes
sali-
vaires
+)
a été constatée
pour
58 des 103 cas de
rage
canine
(56,31 %).
Une
analyse
des
principales
données
épidémiologiques
est alors
faite,
dans
le but de
dégager
d'éventuels traits
propres
au
territoire,
à défaut d'un
profil
spécifiquement
ivoirien.
La décroissance
régulière
d'une année sur
l'autre,
du nombre des examens
pratiqués
n'est
pas
liée à une diminution de l'endémie
rabique, qui
demeure un
problème
de santé
publique majeur
en Côte d'Ivoire.
Une
répartition géographique préférentielle
de la
rage,
un caractère
saisonnier,
ne
peuvent pas
être retenus.
Classiquement,
comme dans l'ensemble de cette
partie
de
l'Afrique,
les chiens
jouent
le rôle
épidémiologique majeur. Quelques
traits de la
rage
canine en Côte
d'Ivoire sont
dégagés (âge
de
prédilection
de l'infection
rabique, prédominance
des
mâles,
problème
de la
rage
chez les animaux
vaccinés).
Suit une revue des activités de recherche
passées
ou en
cours,
avec
quelques
résultats :

évaluation des vaccins
proposés pour
la vaccination humaine réalisée sur
plus
de 70 sérums
provenant
de
personnel plus particulièrement exposés
au
risque
rabique,
à l'aide de la
technique immuno-enzymatique (ELISA)
;
elle sera
pour-
suivie et
intensifiée ;

recherche d'une éventuelle immunité
antirabique
chez les chiens
errants,
ainsi
que
d'éventuels réservoirs de virus
parmi
les
petits
animaux
sauvages ;
premiers
résultats.
La
vulgarisation
de certaines
techniques
modernes
(hybridomes)
aidera à mieux
détecter la survenue d'éventuels
«
mutants »
pouvant
créer des
problèmes prophy-
lactiques
et
thérapeutiques
de
première importance.
Arboviroses et fièvres
hémorragiques
au Gabon.

I.
Enquête sérologique
sur
la
population
humaine et simienne dans le
Haut-Ogooué.
Arboviruses and
haemorragic fever
in Gabon.

I.
Serological enquiry
on the human
population
and
Apes from Haut-Ogooué.
B. IVANOFF
(1),
Ph.
DUQUESNOY 0,
G. LANGUILLAT
0,
J . F. SALUZZO
(2),
A. GEORGES
(2),
J . P.
GONZALEZ(2)
et J .
McCORMICK(3) ((*)
Centre
International de Recherches Médicales de
Franceville,
BP.
769, Franceville,
République
du
Gabon,
(2)
Institut
Pasteur,
BP.
923,
Bangui, République
Centrafricaine,
et
(3)
Center for Disease
Control, Atlanta,
Georgia
30333,
USA).
Une
enquête sérologique
destinée à cerner l'incidence des arboviroses et celle
des virus
Lassa,
Ebola et
Marburg
a été conduite dans le
Haut-Ogooué
chez la
population
humaine et simienne.
Les résultats obtenus dans l'étude des arboviroses montrent
que
l'immunité
anti-amarile de la
population
humaine est excellente: 88
possèdent
des anti-
corps.
L'activité des autres virus est
plus faible,
à
l'exception
de celle des virus
Chikungunya
et
Orungo pour lesquels
20 et 58 de la
population
étudiée
possèdent
des
anticorps.
La transmission maternelle a été établie
pour
le virus
Chikungunya,
le virus de la fièvre
jaune,
et
pour
les virus
Uganda,
Zika et
Orungo.
Les résultats de la
sérologie
simienne confirment l'intense activité du virus Chikun-
gunya
dans cette
région.
La recherche des
anticorps anti-Lassa,
-Ebola et
-Marburg,
effectuée
par
immunofluorescence a montré
que plus
de 6 de la
population
humaine avait
été en contact avec levirus Ebola. La
majorité
des sérums
réagit
fortement vis-à-vis
d'une souche Ebola
provenant
du
Zaïre,
et très faiblement vis-à-vis d'une souche
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
493
soudanaise. Aucun
anticorps
vis-à-vis des virus
Marburg
et Lassa n'a
pu
être mis
en évidence. Aucun sérum simien ne
présentait d'anticorps
anti-Ebola,
-Lassa ou
-
Marburg.
Épidémiologie
des fièvres
hémorragiques :
incidence des « Arenaviridae »
(Lassa)
et des « Filoviridae »
(Ebola
et
Marburg) parmi
les
populations
humaines,
les
rongeurs
et les animaux
domestiques
en
République
Centrafricaine.
Epidemiology of haemorragic levers (Lassa,
Ebola and
Marburg)
in
human,
rodent
and animal
populations
in the
Republic of
Central
Africa.
J . F.
SALUZZO,
J . P.
GONZALEZ,
J .
McCORMICK,
J . P.
HERVÉ,
A. J .
GEORGES,
N. DEGALLIER et K. M. J OHNSON
(Institut
Pasteur,
BP.
923,
Bangui, République
Centrafricaine,
et Center for Disease
Control,
Atlanta, Georgia
30333,
USA).
L'incidence des Arenaviridae et des
Filoviridae,
parmi
les
populations
humaines,
les
rongeurs
et certains animaux
domestiques,
en
République
Centrafricaine a été
appréciée
au
moyen
de tentatives d'isolement de virus et
d'enquêtes sérologiques
faisant
appel
à la réaction d'immunofluorescence indirecte et au test de radio-
immunologie.
Neuf souches d'un nouvel arénavirus
proche
des virus Lassa et
Mozambique,
ont été isolées à
partir
de
rongeurs
du
groupe Mastomys-Praomys.
Les
enquêtes
sérologiques
ont confirmé l'intense circulation des arénavirus
parmi
les
rongeurs.
Des
sérologies positives pour
ce
groupe
de virus ont été détectées
parmi
les
popu-
lations humaines
uniquement
dans le nord-ouest du
pays;
dans cette
région,
un chien a
présenté également
un titre élevé
d'anticorps
anti-arénavirus.
Des
anticorps
anti-Ebola ont été détectés
parmi
les
populations
humaines de
différentes
régions
de la R. C.
A.,
en
outre,
des
sérologies positives
ont été mises
en évidence
pour
le virus
Marburg
en zone de savanes
préforestières
et en forêt
(Basse-Lobaye) ;
dans cette
région, plusieurs
sérums se sont avérés doublement
positifs pour
les
antigènes Marburg
et Ebola.
Enfin,
des sérums de
cobayes
et d'un
lapin d'élevage
ont
présenté
des titres
élevés en
anticorps
vis-à-vis du virus Ebola. Il est à
remarquer que
ces sérums sont
positifs uniquement
avec un
antigène
Ebola
préparé
à
partir
d'une souche virale
isolée au
Zaïre,
et ils sont
négatifs
avec une souche Ebola
provenant
du Soudan.
L'intérêt
épidémiologique
de ces observations est discuté.
Données
épidémiologiques
concernant les
principaux
arbovirus isolés dans le sud
de la
République
Centrafricaine au cours de huit années de surveillance viro-
logique.
Sero-epidemiology of
arbovirus in the southern
part of
the
Republic of
Central
Africa.
J . F.
SALUZZO,
J . P.
HERVE,
N.
DEGALLIER,
M.
GERMAIN,
J . P. GON-
ZALEZ,
P.
SUREAU,
M.
HUARD,
B.
GEOFFROY,
J . P.
CORNET,
J . M.
DIEMER,
A. J .
GEORGES,
Y.
ROBIN,
J . J . SALAUN et
J . P. DIGOUTTE
(Institut Pasteur,
BP.
923,
Bangui, République
Centra-
fricaine).
Depuis
octobre 1973,
l'Institut Pasteur de
Bangui
et le Laboratoire Entomo-
logie
Médicale de l'ORSTOM
pratiquent
une surveillance
virologique
continue
parmi
les
populations
culicidiennes dans le sud des savanes de
type
indifférencié
494 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
semi-humide
près
du
village
de Bozo. A
partir
du mois de mai
1979,
cette surveil-
lance a été en
outre,
étendue dans des
galeries
forestières
près
du
village
de Bouboui
situé en zone de savane
préforestière.
Au cours de cette
période,
361 539
moustiques
ont été
capturés;
276 souches
virales
représentant
22 virus différents ont été isolés. Plusieurs souches ont été
isolées à
partir
de vecteurs non encore connus. Des arbovirus nouveaux ont été
décrits au cours de cette surveillance.
Six arbovirus
(Chikungunya,
Bouboui,
virus de la fièvre
jaune,
Zika, Bozo,
Orungo) présentent
des
caractéristiques épidémiologiques
communes au niveau
de leur
cycle selvatique pour lequel
interviennent
principalement
les Aedes du
groupe africanus
et les
singes.
Ces virus
peuvent
se manifester selon deux moda-
lités : d'une
part
sous forme de
poussées épizootiques
au cours de la saison des
pluies
dont la
séquence d'apparition
semble liée au renouvellement de la
popu-
lation simienne non
immune, et,
d'autre
part,
à bas bruit au cours des
périodes
interépizootiques.
Ces observations sont en faveur de la
persistance
des arbovirus
dans une zone
phytogéographique
donnée. Le mécanisme du franchissement de la
saison sèche
par
les arbovirus est discuté
;
des
arguments
en faveur d'une
possible
transmission transovarienne sont avancés.
Isolement de 90 souches de
dengue
2 en
Afrique
de
l'ouest,
à
partir
de « Aedes »
capturés
dans les savanes de Côte d'Ivoire et de Haute-Volta.
Isolation
of
90
dengue
2 virus strains in
West-Africa from
Aedes
mosquitos.
J . C.
ROCHE,
N.
MONTENY,
R.
CORDELLIER,
J . P. HERVY et
J . P. DIGOUTTE
(collaborateurs techniques:
B.
DIACO,
V.
AKRAN,
Y. et
N.
ARON,
D.
HEME,
B.
BOUCHITE,
F. LEGROS et P. AKOLIBA
(Institut
Pasteur, BP. 490,
Abidjan,
Côte d'Ivoire et Institut
Pasteur,
BP.
220, Dakar,
Sénégal).
Dans le cadre du
programme
de recherche et de surveillance
épidémiologique
conduit
par
l'Institut Pasteur en Côte d'Ivoire et l'ORSTOM sur la fièvre
jaune
et certaines arboviroses
humaines,
27 souches de Flavivirus ont été isolées à
partir
de vecteurs
capturés
en savane semi-humide de Côte
d'Ivoire,
et 63 souches
du même
type,
à
partir
de vecteurs
provenant
de la savane soudanienne de Haute-
Volta.
Les
vecteurs,
capturés pendant
et à la fin de la saison des
pluies,
entre mai et
novembre
1980,
appartiennent
tous au
genre
Aedes,
et sont considérés comme des
vecteurs
sauvages potentiels
de fièvre
jaune.
On a observé
parmi
eux la
prédomi-
nance de Aedes
taylori
infectés en Côte d'Ivoire et de Aedes
luteocephalus
en Haute-
Volta.
Toutes ces souches à incubation
longue
isolées facilement à
partir
de souriceaux
ont été caractérisées à
Abidjan par
les
techniques
habituelles et identifiées défini-
tivement à Dakar
par
des
techniques plus
fines,
plus spécifiques
de la
dengue;
il
s'agissait
de souches de
dengue
2.
Ces isolements nombreux de
dengue
2 confirment la
possibilité
de l'existence
d'un
cycle sylvatique
de cette arbovirose en
Afrique, déjà
observée
précédemment
au
Sénégal;
de
plus,
ces isolements sont survenus en dehors de tout contexte
épidémique.
Par
ailleurs,
la mise en évidence d'une souche de
dengue
2 à
partir
d'un lot
de Aedes
taylori
mâles de Côte
d'Ivoire,
au cours de cette même
période, peut
constituer un
argument
en faveur de la transmission
transovarienne du
virus,
et
de sa conservation.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 495
Séparation
des
protéines antigéniques
d'un virus de
dengue
2 isolé en Côte d'Ivoire
et étude de leur
spécificité par technique immunoenzymatique (ELISA).
Immunoenzymatic study of antigenic proteins of
a
dengue
2 virus isolated in the
Ivory
Coast.
N.
MONTENY,
J . L.
SARTHOU,
M. LHUILLIER
(Institut
Pasteur,
BP.
490,
Abidjan
01,
Côte
d'Ivoire).
Depuis
l'isolement,
en
1981,
de
plusieurs
souches de
dengue
2 en Côte d'Ivoire
et en
Haute-Volta,
la
purification
d'un extrait
antigénique
de ce virus a été entre-
prise
en vue de la mise au
point
d'une
technique immunoenzymatique (ELISA)
applicable
aux
enquêtes séroépidémiologiques.
La
cinétique d'apparition
des différentes
protéines
virales
antigénique
est étu-
diée sur culture de cellules Véro.
Après
traitement des membranes de cellules infec-
tées
par
un
détergent
non
ionique,
le Triton
X100,
la
séparation
et la
purification
de
ces
protéines,
en
particulier
V3
(glycoprotéine
structurale,
PM 59 000
daltons)
, et NV5
(protéine
non
structurale,
PM 83 000
daltons),
sont effectuées
comparati-
vement
par
différentes
techniques chromatographiques (adsorption
sur
hydroxyl-
apatite,
filtration sur
gel
et affinité avec les
lectines).
Après
avoir
précisé
les différents
paramètres
du test ELISA sur
microplaques,
la
spécificité
des différentes fractions
antigéniques
est évaluée avec des
IgG puri-
fiées à
partir
d'ascites de souris immunisées avec les
principaux
Flavivirus isolés
en
Afrique
de l'Ouest.
Circulation
selvatique
de virus de la
dengue
2 au cours de la saison des
pluies 1980,
dans les
populations
de « Aedes »
capturées
dans les savanes semi-humides et
sèches de Dabakala
(Côte d'Ivoire)
et Bobo-Dioulasso
(Haute-Volta)
et consi-
dérations
épidémiologiques.
Selvatic circulation and
epidemiologic
studies
of dengue
2 virus
during
the 1980 rain
season
among
Aedes in the
Ivory
Coast and
Upper
Volta.
R.
CORDELLIER 0,
J . P.
HERVY(2),
B.
BOUCHITE(1),
F.
LEGROS(2),
J . C.
ROCHE (3),
N.
MONTENY (3),
B.
DIACO(3)
et P. AKOLIBA
(3)
(0
ORSTOM,
BP. V
51,
Abidjan
01,
Côte
d'Ivoire,
(2)
ORSTOM,
BP.
171,
Bobo-Dioulasso, Haute-Volta,
(3)
Institut
Pasteur,
BP.
490,
Abidjan
01,
Côte
d'Ivoire).
En
1980,
96 isolements du virus
dengue
2 ont été obtenus sur souriceaux nou-
veau-nés,
à
partir
de lots de
moustiques
des
espèces
suivantes: Aedes
(Stegomyia)
africanus,
A.
(St.) opok,
A.
(St.) luteocephalus,
A.
(Diceromyia) furcifer jtaylori
et A.
(Aedimorphus)
cumminsi,
récoltées sur
appât
humpin ou
animal, au
cours
de
captures crépusculaires,
dans le nord-est de la Côte d'Ivoire en savanes semi-
humides,
et dans le sud-ouest de la Haute-Volta en zone méridionale des savanes
soudaniennes sèches.
Ces
isolements,
obtenus
par
une méthode connue
pour
son
manque
de sensi-
bilité en ce
qui
concerne les virus
dengue,
résultent très
probablement
de la combi-
naison de 2 facteurs favorables: une circulation très intense du
virus,
et une tech-
nique
de conservation des lots de
moustique
excluant
pratiquement
toute baisse du
titre du virus entre larécolte des
moustiques
et l'inoculation du virus aux souriceaux.
La mise en évidence d'une circulation aussi
importante, uniquement
sur des
vecteurs
selvatiques,
montre
pour
la
première
fois sans discussion
possible,
l'exis-
tence d'un
foyer
naturel de
dengue
2 sur le continent africain.
Hormis A.
cumminsi,
les
moustiques
incriminés sont tous des vecteurs de
fièvre
jaune.
Dans
chaque
zone,
le vecteur
maj
eur est
l'espèce largement
la
plus
abondante au moment de la circulation du
virus;
il
s'agit
de A.
luteocephalus
en
Haute-Volta,
et de A.
furcifer jtaylori
en Côte d'Ivoire.
En Côte
d'Ivoire,
la circulation du virus a duré 5
mois;
elle a débuté fin mai
496 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
(1
souche
isolée), pour
cesser de se manifester fin octobre avec 3 souches
isolées,
dont 1 à
partir
de 10 mâles de A.
furcifer jtaylori,
impliquant
la
possibilité
d'une
transmission transovarienne
pour
la
dengue
2 en
Afrique.
La circulation a atteint
son
paroxysme
en
juin-juillet,
et s'est éteinte lentement 2 mois avant la
disparition
des vecteurs.
En
Haute-Volta,
on ne connaît
pas
la date du début de la circulation du
virus,
mais la
pluviométrie
dans cette zone est habituellement telle
que
des
populations
de vecteurs de Flavivirus ne
peuvent y
autoriser une transmission virale avant le
mois de
juin,
et
plus
vraisemblablement
juillet,
soit environ un mois et demi
après
le
premier
isolement en Côte d'Ivoire. Elle s'est éteinte brutalement en
novembre avec l'extinction des
populations
de
vecteurs,
alors
que
le
pourcentage
de
lots
positifs
était
globalement
à son maximum.
Onremarque que
cefait est
imputable
aux récoltes faites dans les 2 «faciès»
forestiers,
alors
que
les récoltes en
galerie
forestière montrent une évolution
comparable
à celle observée en Côte d'Ivoire.
La maintenance sur
place, possible par
transmission
verticale,
ne
paraît pas
être à
l'origine
de la circulation en
1980,
mais
pourrait
entraîner une
résurgence
précoce
en 1981. On
peut penser
en
outre,
que
la circulation en Côte d'Ivoire n'a
pu
se maintenir sur
place pendant
5
mois,
dans une zone où les
singes
sont
rares,
que par
une transmission transovarienne
suppléant
les relais vertébrés au cours
de sa
phase
terminale.
En Côte
d'Ivoire,
la circulation s'est arrêtée très
probablement par épuisement
des relais vertébrés
sensibles,
alors
qu'en
Haute-Volta,
c'est l'extinction des
popu-
lations de vecteurs
qui
l'a
stoppée.
Cela est très net dans les faciès
forestiers,
mais nuancé
par
la rareté des
singes
dans la
galerie
forestière
étudiée;
le
phéno-
mène observé se
rapproche
sensiblement des observations faites en Côte d'Ivoire.
L'intensité
de la transmission a été
plus
forte en Haute-Volta
qu'en
Côte
d'Ivoire. On
peut
attribuer cette différence à la concentration des vecteurs d'autant
plus grande que
la zone est
plus
sèche. Dans la zone
voltaïque,
les
pourcentages
de lots
positifs plus
élevés en faciès forestier
qu'en galerie
forestière
peuvent
être
rapportés
à une densité simienne
plus
forte. L'action combinée de ces 2 facteurs
fait des îlots forestiers
reliques,
des zones
privilégiées pour
la transmission selva-
tique
de la
dengue
2,
et des Flavivirus en
général.
Arbovirus et lémuriens: infection
expérimentale
de « Lemur fulvus »
par
le virus
West-Nile.
Arboviruses and lemurs:
experimental infection of
Lemur fulvus with West-Nile virus.
F.
RODHAIN,
P.
COULANGES,
Y. CLERC et C. HANNOUN
(Instituts
Pasteur
de Paris et de
Madagascar).
Les résultats des
enquêtes sérologiques pratiquées
chez des lémuriens
indiquent
une
participation
de ces
primates
dans la circulation de Flavivirus à
Madagascar
et
sont,
en
outre,
en faveur d'une assez forte activité du virus
West-Nile,
dont la
présence
dans la Grande-Ile fut confirmée
par
l'isolement d'une souche à
partir
d'un
perroquet.
Nous avons cherché
expérimentalement
à
préciser
les modalités de
l'infection
par
le virus West-Nile chez Lemur
lulvus.
Deux séries
d'expériences
ont été effectuées sur des animaux nés en
captivité
(élevage
du Musée d'Histoire Naturelle de
Paris,
Dr
Petter)
: l'une avec une souche
égyptienne
du virus
West-Nile,
l'autre avec la souche
malgache
de ce virus. Aucun
des animaux inoculés n'a
présenté
de
signes cliniques apparents.
Avec le
premier virus,
on observe chez L.
lulvus,
une virémie de J I à
J 4,
suffi-
samment intense
pour
infecter des
moustiques.
On constate
ensuite,
l'apparition
d'anticorps
inhibant
l'hémagglutination (IHA),
fixant le
complément (FC)
et
neutralisants
(SN).
Avec la souche
malgache, par
contre,
la virémie semble moins
intense;
la
dynamique
des
anticorps
IHA,
FC et SN est
comparable
à celle observée
dans le cas
précédent.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 4Î
Ces résultats amènent à la conclusion
que
ces lémuriens
peuvent
effectivement
constituer des hôtes
potentiels pour
le virus West-Nile et confirment ainsi la
parti-
cipation
de ces
primates prosimiens
à la circulation de Flavivirus dans certains
milieux
écologiques
au moins de
Madagascar.
Infections à arbovirus au
Maghreb:
isolement de virus et
enquêtes sérologiques
chez les
petits
mammifères.
Arbovirus
inlections
in
Maghreb:
isolation
of
viruses and
serosurveys
in small
mammals.
C.
CHASTEL(1),
H.
BAILLY-CHOUMARA(2),
H.
LAUNAY(3),
D. BACH-
HAMBA (4),
G. LE
LAYQ),
H.
HELLAL(5)
et J . C.
BEAUCOURNU(3)
«(1)
Faculté de Médecine
(virologie),
29279 Brest
Cedex,
(2)
Institut
scientifique,
Rabat, Maroc,
(3)
Faculté de Médecine
(parasitologie),
35043 Rennes
Cedex,
(4)
Faculté de Médecine
(parasitologie),
Tunis,
et
(5)
Ministère de la
Santé,
sous-direction de l'Action
sanitaire, Tunis, Tunisie).
Le
Maghreb représente
une zone charnière
pour
l'étude
épidémiologique
des
infections à arbovirus de la Méditerranée occidentale. C'est une zone d'une
grande
richesse
faunistique
où sont
présents
de nombreux
arthropodes hématophages,
vecteurs
potentiels
de ces
virus,
et
qui
voit
passer, chaque
année,
le double flux
des
migrations
aviaires entre la zone
paléarctique
et
l'Afrique tropicale.
Or,
le Sahara ne constitue
pas
une barrière infranchissable
pour
les arbovirus :
deux d'entre
eux,
d'importance
vétérinaire
majeure,
le virus Blue
Tongue (1956)
et levirus de la
peste équine
africaine
type
9
(1965-1966)
ont été
importés d'Afrique
tropicale
en
Europe
de l'Ouest
(Portugal, Espagne, France),
vraisemblablement à
partir
de
foyers maghrébins.
Une connaissance
plus précise
des arbovirus dans cette
région
est donc nécessaire.
Nous avons
procédé
à des tentatives d'isolement de virus à
partir
de
vecteurs,
essentiellement des
tiques,
et
poursuivi
nos
enquêtes sérologiques
chez les
petits
mammifères.
A
partir
de 832
tiques
collectées sur
petits
mammifères
(Maroc, Tunisie),
dans des
poulaillers (Tunisie)
et dans des colonies d'oiseaux de mer
(Maroc),
nous avons isolé 9 souches d'arbovirus. Toutes
proviennent
de Ornithodoros
(A.)
maritimus récoltés au
Maroc,
à Essaouira
(1979)
et à Kala Iris
(1981).
Elles corres-
pondent
à 2 arbovirus différents: un variant du virus Soldado
qui
s'est révélé
pathogène pour
l'homme et un virus du
groupe
Kemerovo
appartenant
au
complexe
Chenuda-Baku.
L'étude
sérologique
de 262
petits
mammifères a
montré,
par
ailleurs,
l'exis-
tence de réactions
positives pour
le virus
Arumowot,
le virus de la fièvre à
phlé-
botomes
type
Sicile,
et les virus
Tahyna,
West-Nile et
dengue type
2.
Les
implications épidémiologiques
éventuelles de ces
constatations,
pour
la
zone
considérée,
sont discutées.
Données récentes sur la biochimie du virus amaril en relation avec son
compor-
tement
biologique.
New biochemical
investigations
on the
yellow fever
virus in relation to its
biological
comportment.
V.
DEUBEL,
M.
CORNET,
M.
DIOP,
M. GIRARD et J . P. DIGOUTTE
(Dépar-
tement de
Virologie,
Institut Pasteur
Dakar,
Sénégal).
Diverses souches virales ont été isolées au
Sénégal
entre 1976 et
1981,
du
type
sauvage
isolées de
moustiques
en zone
forestière,
au
type épidémique
isolées chez
l'homme atteint de fièvre
jaune.
498 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Leur
comportement identique
sur cellules de Aedes
aegypti
en
culture,
présente
des différences
remarquables
avec les cellules de mammifères PS ou Vero. Nous avons
cherché à mieux connaître le rôle de la
glycoprotéine
V3 virale
siégeant
au niveau
de
l'enveloppe,
dans l'attachement du virus aux cellules.
Les modifications structurales de la
glycoprotéine
sont
analysées par
l'étude
des différents
fragments
de
digestion enzymatique.
Les «
fingerprints
» de l'ARN
du
génome
viral
permettent
une
analyse
fine de ces virus.
Les résultats obtenus confirment l'idée de sélection de souches
par
les vecteurs
et
par
les hôtes du
virus,
et le rôle
important que joue
la
glycoprotéine
dans le
comportement
de ce virus.
Détection des
anticorps spécifiques
de la fièvre
jaune par
une méthode immuno-
enzymatique (ELISA).
Detection
of specific
antibodies
against yellow lever
viruses
by
an
enzyme-linked
immunosorbent
assay.
V.
DEUBEL,
V.
MOULY,
M.
DIOP,
C.
ADAM,
M. GIRARD et J . P. DIGOUTTE
(Département
de
Virologie,
Institut Pasteur
Dakar,
Sénégal).
L'isolement de
protéines
virales est effectué
par
dissolution de membranes de
cellules infectées
par
le virus
amaril,
suivi d'une
séparation par chromatographie
sur colonne
d'hydroxylapatite.
La
glycoprotéine
V3
possède
des déterminants
antigéniques
de
type
et de
groupe,
ce
qui
la rend inutilisable dans une réaction
sérologique spécifique.
La
protéine
non structurale NV5 ne
présente pas
de réactions croisées avec les
autres virus du même
groupe
et s'avère être le meilleur
antigène pour
une réaction
sérologique.
La méthode ELISA
présente
certains
avantages
sur les méthodes
conventionnelles et elle est
largement applicable
aux
enquêtes épidémiologiques.
Développement
d'un vaccin antiamaril
dépourvu
de contaminants
(leucose aviaire).
A
leucose-free yellow fever
vaccine.
C. HANNOUN et L. de LOOZE
(Institut
Pasteur,
75724 Paris Cedex
15).
Le vaccin 17D contre la fièvre
jaune
est utilisé
depuis
maintenant
plus
de
35 ans. Il est
préparé
sur
embryon
de
poulet
à
partir
d'une souche de semence
ayant
elle-même subi de nombreux
passages
sur ce substrat. De ce
fait,
le vaccin
standard contient des
agents
contaminants et en
particulier
le virus de la leucose
aviaire. Cet
agent
est très
spécifique
des oiseaux et aucune
preuve
de son
passage
à l'homme n'a
pu
être
apportée.
Cependant,
il a semblé
préférable d'essayer
de
préparer
des vaccins
exempts
de
virus
étrangers
et,
sans rendre cette mesure
obligatoire
en raison de considérations
pratiques
et
économiques,
l'OMS a recommandé des recherches dans le domaine
de la
purification
des semences et de la
production
de vaccins «sans leucose ».
Le travail
présenté
a consisté dans
l'application
d'une méthode de filtration
différentielle
permettant
de conserver le virus atténué de la fièvre
jaune
tout en se
débarrassant des virus de leucose. Les vérifications effectuées
après
la
préparation
de la nouvelle semence ont montré
qu'elle
était en effet libre de toute contamination
de virus
leucosiques,
et
qu'elle
avait
gardé
ses
propriétés
de croissance et de consti-
tution
antigénique.
Les
épreuves
de neurovirulence
pratiquées
sur le
singe pour
les lots de semence
primaire
et
secondaire,
puis pour
les trois
premiers
lots de
pro-
duction,
ont montré
que
ce virus avait conservé toutes les
caractéristiques exigées
pour
les souches vaccinales.
L'application
à l'homme a
également
démontré
que
le
vaccin
produit présentait
toutes les
garanties
d'innocuité et d'efficacité désirables.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
499
Évolution et
aspects
actuels des vaccins amarils.
Yellow
lever
vaccine: current status and new
perspectives.
L.
MOUILLOT,
S.
CHANIOT,
J . M.
MÉNÉTRAT,
A. PIAT et A. CHIPPAUX
(Laboratoire
National de la
Santé, 25,
boulevard
Saint-J acques,
75680 Paris
Cedex
14).
Après
un bref
rappel historique
retraçant
les différentes
phases
des vaccins
amarils dits
«
de Dakar» et «Rockefeller 17D
»,
quelques problèmes
actuels concer-
nant les vaccins les
plus
utilisés
(obtenus
à
partir
de virus issus de la souche
Rockefeller 17D cultivés sur
embryons
d'œufs de
poule)
seront
évoqués:
thermo-
stabilité,
plus large
utilisation,
prix
de revient et
risque
de sensibilisation.
Les efforts d'amélioration
portent
d'une
part
sur l'obtention du
virus-vaccin,
d'autre
part
sur les
techniques
de
titrage
tant des
anticorps que
du virus lui-même.
Les auteurs
présentent
et discutent :

un essai de standardisation du
titrage
du virus-vaccin sur
souriceaux ;

l'utilisation d'une
technique immunoenzymatique (ELISA) pour
le
titrage
des
anticorps
antiamarils chez les
suj
ets vaccinés
(IgG
et
IgM),
et le
degré
de corré-
lation avec la méthode de neutralisation
par
réduction de
plages
sur cellules PS.
Le
diagnostic virologique rapide
dans les
régions intertropicales.
Rapid
viral
diagnosis
in
intertropical
countries.
F. BRICOUT
(Hôpital
Trousseau,
26 avenue du Docteur
Arnold-Netter,
75571
Paris Cedex
12).
Le
développement
du
diagnostic virologique
médical a été freiné
par
au moins
deux
obstacles,
l'un
matériel,
c'est-à-dire la mise en œuvre de
techniques
coûteuses
et
lourdes,
l'autre
que
l'on
pourrait qualifier d'intellectuel,
c'est-à-dire le très
long
délai d'attente du résultat.
Il faut
y ajouter qu'en
l'absence de
thérapeutique
curative des maladies à virus
certains
pouvaient penser que
ces examens n'avaient en fin de
compte
aucun
intérêt,
troisième obstacle au
développement
de la
virologie
médicale.
Depuis quelques
années de nouvelles
techniques
sont
apparues, qui
modifient
totalement les données du
problème.
La mise en œuvre des méthodes de
diagnostic
rapide
est en effet à
l'origine
de deux
progrès
considérables :

raccourcissement du délai d'obtention des résultats lors d'une
enquête
virologique
;

diminution de
l'importance
des
techniques classiques virologiques
si coû-
teuses en
temps
et en
argent.
Par
ailleurs,
ces méthodes
portent
en elles
l'espoir, compte
tenu de la
rapidité
des résultats
qu'elles apportent, qu'une
recherche
pharmacologique
nouvelle
aboutira à la mise au
point
de
drogues
curatives des maladies virales
diagnos-
tiquées
à leur tout début.
Cependant
si les virus ont une diffusion
généralement
universelle,
la mise en
œuvre du
diagnostic virologique rapide
doit
prendre
en
compte
divers facteurs
particuliers,
et
qui justifient
cette table ronde:

conditions de vie des
populations qui peuvent expliquer
une morbidité
ou une mortalité
d'origine
virale très variable d'une
région
à
l'autre ;

conditions
climatiques qui peuvent
rendre
plus
difficile,
voire
impossible
la mise en
place
d'une
technique donnée;

conditions
socio-économiques
enfin
qui peuvent
freiner le
développement
d'un
type
d'examen
donné,
voire le rendre tout à fait
inapproprié.
C'est ce
que
nous allons
essayer
de
développer
maintenant,
en
discutant,
à
500 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
propos
de
chaque technique
de
diagnostic virologique rapide,
les
problèmes parti-
culiers d'installation
qui peuvent
se
poser
en
régions intertropicales,
et
quelles
sont
les cibles
préférentielles que
ces
techniques
se doivent d'atteindre en
priorité,
compte
tenu des
urgences
ou de
l'importance
de telle ou telle infection virale.
De la discussion devraient
émerger
des idées nouvelles concernant non seulement
le
diagnostic virologique
des maladies virales
aiguës,
mais
également l'impact
que
ces
techniques peuvent
avoir sur
l'épidémiologie
virale dans des
régions

ce
type
d'études n'a
jamais
été fait à une
grande
échelle.
Intérêt des
techniques immunoenzymatiques (ELISA)
dans le
diagnostic rapide
et les
enquêtes séroépidémiologiques
en
Afrique.
Advantages of immunoenzymatic techniques (ELISA) for rapid
viral
diagnosis,
and
sero
surveys
in
Africa.
J . L.
SARTHOU,
Y.
ARON,
M.
SELLY-ESSIS,
J . C. ARTUS
(Institut
Pasteur,
BP.
490,
Abidjan
01,
Côte
d'Ivoire).
Depuis
les travaux de Voller en 1976 sur
l'application
des
techniques
immuno-
enzymatiques
à la
virologie,
les tests ELISA font
partie
des
techniques
modernes
utilisées dans la
plupart
des laboratoires.
Récemment,
l'OMS a
souligné l'impor-
tance de la mise au
point
de méthodes
immunologiques
de
diagnostic rapide
des
infections
virales,
notamment dans les
pays
en
développement.
Actuellement,
tout laboratoire doté d'un
simple spectrophotomètre
de modèle
courant,
peut pratiquer
le
dosage
ELISA des
anticorps spécifiques IgM pendant
la
phase aiguë
de l'infection virale. De nombreuses trousses
prêtes
à
l'emploi
sont commercialisées: tests ELISA
pour
la
rubéole,
le
cytomégalovirus,
les
herpès
virus,
les
hépatites
virales A et B.
Cependant,
ces tests
présentent
des limites
pour
le
dosage
des
IgM,
en ce
qui
concerne l'interférence
possible
du facteur rhumatoïde et des taux élevés
d'IgG.
La
spécificité
est améliorée si des
anticorps anti-IgM
sont fixées
préalablement
sur la
phase
solide
pour capter
les
IgM
à titrer.
Au
moyen
des trousses
ElA-Rage (IPP),
le
titrage
des
anticorps antirabiques
est facilement réalisable chez l'homme et chez le chien avec le
conjugué protéine
A-
peroxydase.
Par
contre,
la
protéine
A ne convient
pas pour
les
immunoglobulines
de
chevaux,
de bovins et de
souris;
il est alors nécessaire d'utiliser
l'antiglobuline
spécifique couplée
à la
peroxydase.
En
Afrique,
les laboratoires bien
équipés pour
la
chromatographie, l'ultracentrifugation
et l'ultrafiltration
peuvent préparer
leurs
propres antigènes
en vue de la fabrication d'immunsérums et du
titrage
des
anticorps spécifiques.
Par
ailleurs,
l'acquisition
d'un
spectrophotomètre
automa-
tique
avec
imprimante,
effectuant la lecture d'une
microplaque
ELISA en moins
d'une minute
permet d'envisager
des
enquêtes séroépidémiologiques
sur une très
vaste échelle.
Ainsi,
en 1981 une
enquête
sur le virus
monkey pox
en Côte d'Ivoire
a été effectuée
par
une
équipe
OMS-IPCI. Près de 4000 sérums ont été
prélevés
et les
anticorps anti-orthopoxvirus
ont été titrés
par
ELISA en moins de trois
semaines.
La
technique
ELISA
peut
être
également appliquée
à la détection des virus
dans un but
diagnostique
ou
épidémiologique,
et au
titrage
des
antigènes,
en
parti-
culier, en vue d'évaluer la
qualité
et le titre d'un vaccin au cours d'une
campagne
de vaccination en milieu
tropical.
Une étude est actuellement
entreprise
en Côte d'Ivoire sur la
prévalence
des
Rotavirus dans les diarrhées
aiguës
de l'enfant africain. Dans ce
cadre,
le
diagnostic
ELISA à distance est étudié à
partir
de
prélèvements
sur
papier
filtre.
En
conclusion,
les
techniques immunoenzymatiques
semblent être des méthodes
d'avenir
pour
l'étude des virus en
Afrique,
car elles
présentent
de nombreux avan-
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
501
tages
:
économiques,
car ne nécessitant
que
très
peu
de réactifs et un minimum
d'appareillage,
très
sensibles,
d'exécution
rapide
sur des
microprélèvements,
auto-
matisable et se
prêtant
à l'examen d'un très
grand
nombre d'échantillons.
Aspects épidémiologiques
des
gastro-entérites aiguës-infantiles
dues à des « Rota-
virus
»,
en Côte
d'Ivoire, pays d'Afrique
de l'Ouest.
Epidemiology of
Rotavirus acute
infantile gastro-enteritis
in the
Ivory
Coast.
J . C.
ARTUS,
J .
FALHUN,
G.
LOUKOU,
P. BERNARD et J . BOCHE
(Institut
Pasteur de Côte
d'Ivoire,
01 BP.
490,
Abidjan 01).
Les diarrhées infectieuses
aiguës (GEAI)
sont à l'évidence la
principale
cause
de morbidité et de mortalité chez les
tout-petits,
dans les
pays
en
développement.
-
Dans le cadre
général
d'une étude
multicentrique
coordonnée
par
l'OMS,
l'Institut
Pasteur en Côte d'Ivoire
procède
actuellement à une étude
épidémiologique
des
GEAI dues aux
Rotavirus,
pathologie
de connaissance récente en
Afrique
de l'Ouest
comportant
de nombreuses inconnues et ne bénéficiant
pas
encore de
techniques
d'approche
bien standardisées.
Commencée fin 1980 dans la
région d'Abidjan,
l'étude
regroupe
actuellement
300 examens dont seulement 138 ont
pu, pour
le
moment,
être
exploités.
L'étio-
logie
«
Rotavirus
»
est retenue dans 12 des
GEAI,
à l'aide de la
technique
de
microscopie électronique
directe
simplifiée, préconisée par
Roseto. Ce taux de
morbidité
apparaît plutôt
bas,
comparé
aux
prévalences rapportées
dans les autres
pays d'Afrique, qui
varient entre 0 et 49
Mais,
en l'absence d'une
technique
standardisée,
il semble interdit de
procéder
à une étude
comparative.
Les deux sexes sont à
peu près également
concernés,
avec une discrète
pré-
pondérance
féminine
(56 %). L'âge
minimal d'atteinte se situe à 3
mois,
l'âge
maximal à 30
mois,
avec un
âge moyen
à 11 mois
(68,75
des enfants atteints
ont moins de 1
an,
et
93,75
moins de 2
ans,
le rôle
protecteur
des
anticorps
maternels
paraissant
certain,
même s'il n'est
pas
le seul à
intervenir).
La trans-
mission verticale intervient
généralement.
Une
apparition
saisonnière des GEAI
est
constatée,
sans
qu'il
soit
possible
d'affirmer une corrélation indiscutable vis-à-vis
des facteurs
climatiques.
Cliniquement,
le facteur «
déshydratation
»
permet
un classement des GEAI
en 2
catégories,
«
sévères» et
«
peu
ou
moyennement graves
»
(répartition égale).
Un
profil clinique propre
aux GEAI sévissant en Côté d'Ivoire
peut
être
défini,
avec différenciation en «GEAI de
symptomatologie pure,
ou isolée»
(78 %)
et en
«
GEAI à
symptomatologie
mixte,
ou associée»
(22 %).
Présente dans
37,5
des
GEAI,
la triade
«
diarrhée-vomissements-fièvre » est
pathognomonique
des
GEAI à
symptomatologie pure
dues à des Rolavirus. Considérés
individuellement,
en dehors de la diarrhée
présente par
définition dans 100 des
cas,
les vomissements
s'observent dans 63 des
cas,
la fièvre
(38
à 390
C),
dans 44 des
cas,
les douleurs
abdominales,
dans 19 des
cas,
etc.
Se
surajoutant
aux
précédents,
les
signes respiratoires
et ORL définissent les
GEAI à
symptomatologie
associée
(mixte).
Un «
profil
»
macroscopique
et
microscopique
des selles
peut
être
précisé,
dans
le cadre des GEAI à Rotavirus : selles
liquides,
blanc
jaunâtres,
non
sanglantes,
d'odeur
nauséabonde,
comportant
à l'examen
microscopique
de nombreuses cel-
lules
épithéliales,
et
peu
ou
pas
de
leucocytes
et hématies. Au
plan étiologique,
29des 133 GEAI étudiées
(21,8 %) peuvent
recevoir une
étiquette:
Rotavirus
( 12%),
parasites (6 %),
bactéries
(3,75 %).
En
conclusion,
il
s'agit
de résultats
préliminaires
devant être
complétés
et
étendus aux
régions
de savane. Des études
complémentaires
sont en cours ou à
venir: recherche de Rotavirus dans les selles d'animaux
domestiques
ou
d'élevage,
502 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
essais de culture des
Rotavirus,
poursuite
des recherches
technologiques
en vue de
la sélection de la meilleure méthode d'étude
possible,
etc.
Incidence et variations saisonnières des infections à « Rotavirus » dans les diarrhées
aiguës
infantiles au Gabon.
Incidence and seasonal variations
of
Rotavirus
infections
in children with acute
diarrhoea in Gabon.
M. SITBON et D. GENDREL
(Centre
International de Recherches Médicales
de
Franceville,
B. P.
769, Franceville,
et
Hôpital Pédiatrique
d'Owendo,
BP.
1208, Libreville,
République
du
Gabon).
Les Rotavirus sont une des
principales
causes de diarrhées
infantiles,
respon-
sables d'une très forte morbidité dans les
pays
en voie de
développement.
Nous avons
entrepris,
entre décembre 1980 et novembre
1981,
dans les
régions
de Franceville et Libreville
(Gabon),
l'examen
systématique,
au
microscope
électronique,
des selles de 172 enfants de moins de 10
ans,
atteints de
diarrhée,
dans le but de déterminer l'incidence et les variations saisonnières des diarrhées
à Rotavirus en
Afrique
centrale.
Nous avons trouvé 23 selles
(13,3 %)
contenant des
Rotavirus,
dont 17
(74 %)
proviennent
d'enfants de moins de 1
an,
portant
ainsi à
19,3
l'incidence des
Rotavirus chez les enfants
diarrhéiques
de moins de 1 an.
L'analyse statistique
montre une différence
significative,
au
risque
a <
0,02,
entre cette incidence et
celle observée chez les enfants de
plus
de 1 an
(7,1 %).
D'autre
part, l'analyse
mensuelle des résultats montre
que, pendant
les mois
de saison
sèche, 24,6
des enfants excrètent des
Rotavirus,
contre
5,8
%, pendant
les mois de saison des
pluies (différence significative
au
risque
a <
0,001).
Il
existe donc une
prévalence
nette des Rotavirus lors des mois aux
précipitations
et
températures
les
plus
basses.
Apport
de la
technique immunoenzymatique (ELISA)
au
diagnostic rapide
des
infections à virus
respiratoire syncytial.
Use
of
the
enzyme-immunosorbent assay (ELISA)
in
rapid
viral
diagnosis, using
respiratory syncytial
virus as an
exemple.
S.
BILLAUDEL,
B.
REVERDY,
C. CHIPPAUX-HYPPOLITE et A. L. COUR-
TIEU
(UER
Médecine et
Techniques
médicales,
44035 Nantes
Cedex).
Quarante paires
de sérums de malades
ayant présenté
une infection
aiguë
respiratoire,
dont 30 enfants de moins de 3
ans,
ont été examinés simultanément
au
moyen
des
techniques
de fixation du
complément,
ELISA
(IgG) et,
pour
cer-
tains d'entre
eux,
ELISA
(IgM).
Cinq
malades ont
présenté
une séroconversion décelable en fixation du
complé-
ment
et,
pour
2
autres,
la séroconversion a été mise en évidence en ELISA
(IgG).
Quatorze
malades
présentaient
dès le 1er sérum un titre
d'anticorps
fixant le
complément évoquant
une infection récente.
La
technique
ELISA
(IgM) pour
ces 21 malades a
permis
de déceler des
IgM
spécifiques
dans 11 sérums
« précoces»
: cela
souligne l'apport diagnostique
de
cette recherche dès le 1er sérum.
Les résultats de cet essai seront discutés en fonction de l'intérêt
particulier
du
diagnostic précoce
des infections à virus
respiratoire syncytial,
et en fonction des
critères de
qualité technique
de la réaction ELISA.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 503
Les méthodes
immunoenzymatiques
dans le
diagnostic
des
hépatites
virales A et B.
Immunoenzymatic
methods
for diagnosis of
A and B viral
hepatitis.
G.
LESAGE,
F.
BARIN,
F. DUBOIS et A. GOUDEAU
(Laboratoire
de Viro-
logie,
C. H. U.
Bretonneau,
37044 Tours
Cedex,
France).
La
prévalence
de
l'hépatite
virale de
type
B est très élevée en
Afrique
et en
Asie.
L'emploi
de tests sensibles et
adaptés
est
justifié
à la fois
pour
des
problèmes
de
diagnostic (contamination périnatale)
et de
prévention (Centres
de Transfusion
Sanguine).
Les
techniques
de
première génération
comme la contre-immuno-
électrophorèse
sont insuffisamment
sensibles;
les
techniques radioimmunologiques,
largement
utilisées dans les
pays développés,
sont
inadaptées (stockage
et
manipu-
lation de
produits radioactifs,
péremption
courte,
utilisation de
compteurs).
Les méthodes
immunoenzymatiques (ELISA), d'acquisition récente,
permettent
désormais de couvrir
l'ensemble de la
sérologie
des
hépatites
A et B
(antigène
HBs,
anticorps anti-HBs,
antigène HBe,
anticorps anti-HBe,
anticorps anti-HBc,
,
anticorps
anti-HAV et
IgM anti-HAV).
Ces méthodes
présentent
un certain nombre
d'avantages : (1) stockage
et
manipulation
aisés,
(2)
bonne
stabilité,
(3)
lecture
colorimétrique
et
(4)
délais de
réponse
satisfaisants
(moins
de 48
heures).
Une étude
comparative
des
techniques
ELISA et RIA
adaptées
au
diagnostic
des
hépatites
B et
A,
a été réalisée:

Antigène
HBs : AUSRIA 11-125
(1)
versus AUSZYM II
(1)
;

Anti-HBe : CORAB
(1)
versus CORSYM
0;

Antigène
HBe : Abbott HBe
(1)
versus Abbott HBe-EIA
(1) ;

IgM
anti-HAV: HAVAB
(1) après séparation
des
IgM
sur résine
échangeuse
d'ions versus HEPANOSTIKA
IgM
anti-HAV
(2).
(1) Abbott;
(2) Organon.
Les deux
techniques
sont concordantes dans 95 à 100 des cas suivant les
tests. La sensibilité et la
spécificité
des deux méthodes sont
analogues.
Détection de
l'antigène
HBs
grâce
à un test
rapide
au latex. Étude du test en
Afrique
et
comparaison
avec les
techniques classiques ( électroimmunodiffusion
et
radioimmunologie)
Rapid
detection
of
Australia
antigen
in
Africa by
latex
agglutination. Comparison
with
electroimmunodiffusion
and
radioimmunoassay.
B.
YVONNET (1, 3),
J .
PERRIN(2),
F.
BARIN(3),
B.
DUFLO(4),
J . P. CHI-
RON
(3)
et F. DENIS
(l, 5) ((x)
Faculté de
Médecine, Dakar,
Sénégal, (2)
Faculté
de
Médecine,
Bujumbura,
Burundi,
(3) Faculté
Sciences
Pharmaceutiques,
BP.3213,
37032 Tours
Cedex, France,
(4)
École de
Médecine,
BP.
1805,
Bamako, Mali,
et
(5)
Faculté de
Médecine,
87000
Limoges, France).
En zone d'endémie
d'hépatite
B et notamment dans les
pays
en voie de déve-
loppement
une
technique simple rapide
et fiable de détection de
l'antigène
d'enve-
loppe
du virus de
l'hépatite
B aurait un
grand
intérêt sur le
plan
de
l'épidémio-
logie
et de la
prophylaxie.
Aussi dans le cadre d'une étude
multicentrique
africaine
nous avons
entrepris
une évaluation d'une réaction
d'agglutination passive
sur
lame
(test
au
latex-Pfizer)
en la
comparant
à l'électroimmunodiffusion
(EID)
et
à la
radioimmunologie pour
la détection de
l'HBsAg.
L'étude a
porté
sur 208 sérums témoins
provenant
du
Burundi,
du Mali et
du
Sénégal;
mais aussi sur des sérums de malades du Mali
présentant hépatites (17),
cirrhoses
(29)
et cancers
primitifs
du foie
(42).
Une corrélation entre test au Latex
(LA)
et
dosage radioimmunologique
(RIA Abbott)
a été retrouvée dans
89,1
des cas:
18,9
des sérums sont
LA+/RIA+,
70,2
sont
LA-/RIA-.
Mais des discordances sont notées:
3,7
504 ANNALES
DE MICROBIOLOGIE
de faux LA+
(LA+/RIA-),
et
7,1
des sérums sont RIA+ et LA-. L'EID est
beaucoup
moins sensible
que
LA. Les cas discordants sont actuellement réétudiés
en fonction du titre de
l'HBsAg
et des autres
marqueurs.
Ainsi
84,6
des sérums
HBsAg+
sont
HBsAg+
en Latex.
Virus
hépatite
B et cirrhose.
Hepatitis
B virus and cirrhosis.
A.
BOU.J NAH,
Kh.
AYED,
Y.
GORGI,
S.
MAKNI,
KHOUJ ET EL KHIL A.
et B. MEKNINI
(Faculté
de
Médecine, Tunis, Tunisie).
Le virus de
l'hépatite
B
(VHB)
et les relations avec
hépatite chronique,
cirrhose,
cancer
primitif
du foie sont de
plus
en
plus
étudiés.
La
fréquence
relative dans notre
région,
d'une
part
de
l'antigène
HBs et des
porteurs
sains d'HBs
(3
à 5 selon les
statistiques),
et
celle,
d'autre
part,
d'une
cirrhose non liée à l'alcoolisme survenant souvent chez l'adulte
jeune
et
appelée
méditerranéenne,
nous a incité à étudier les relations entre le VHB et cette affec-
tion. Nous avons été amenés ainsi à
étudier,
97 cas de
cirrhose,
lors d'une décom-
pensation ascitique plus
ou moins
grande ayant
amenée
l'hospitalisation
des
sujets.
L'antigène
HBs a été trouvé dans 10
cas,
par
les méthodes habituelles d'électro-
synérèse;
l'utilisation de méthode
plus
sensible
(radioimmunologie)
nous a
permis
de retrouver
l'antigène
HBs dans 47 cas.
Dans les cas où la recherche de
l'antigène
HBs est
négative,
il a été trouvé des
anticorps
anti-HBs et anti-HBc dans 40 cas sur 50. Dans les 10 cas
restants,
aucun
marqueur sérologique
connu n'a été
trouvé;
dans tous ces cas aucun
anticorps
n'a été décelé.
La maladie de Newcastle en
République Populaire
du
Congo.
Newcastle disease in the
Popular Republic of Congo.
L. L. KOURSOUN et E. NKODIA
(Laboratoire
Vétérinaire
Scientifique,
BP.
235,
Brazzaville).
La maladie de Newcastle est une maladie virale aviaire très
répandue
en
Répu-
blique Populaire
du
Congo. Beaucoup d'aspects
sur la
propagation
et la
patho-
génèse
ne sont
pas
étudiés. La situation
épizootologique
sur la maladie de Newcastle
est mal connue.
Les travaux de recherches menés de 1975 à 1981
par
les chercheurs du Labora-
toire Vétérinaire
Scientifique
ont démontré une
présence
constante de cette maladie
dans le
pays.
On a mis en évidence la «forme
antigène»
du cours de la maladie
et isolé les souches moins
pathogènes
du virus de la maladie de Newcastle chez les
poulets
et les
pigeons.
Les
poulets
de race locale sont des
foyers permanents
de
propagation
de
l'infection.
Les travaux menés
par
les chercheurs du Laboratoire ont
permis
de déterminer
les
principales
zones non indemnes à la maladie de Newcastle.
La
peste porcine
africaine en
République Populaire
du
Congo.
Africa
swine
fever
in the
Popular Republic of Congo.
NIKICHINE,
Ch. SAMBA et D. BIKINKITA
(Laboratoire
Vétérinaire Scienti-
fique,
BP.
235,
Brazzaville).
La
peste porcine
africaine est une des maladie virales les
plus dangereuses
causant de
grandes
pertes
dans
l'élevage porcin. Beaucoup d'aspects
sont encore
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
505
peu
étudiés: la
propagation,
la
pathogenèse,
les mesures
préventives
et la
pro-
phylaxie.
La situation
épizootologique
de la
peste porcine
africaine en
République
Populaire
du
Congo
est mal connue
(sources
d'infection et voies de
propagation).
Les recherches effectuées de 1974 à 1981
par
les chercheurs du Laboratoire
Vétérinaire
Scientifique
ont démontré
que
la
peste porcine
africaine est constam-
ment
enregistrée
au
Congo.
Il a été établi
que
les
agents porteurs
de virus sont les
porcs aborigènes
élevés
en milieux
paysans
et
ayant
un contact constant avec les
sangliers (potamochères,
phacochères);
les réservoirs de virus dans la nature sont les
porcs aborigènes
atteints de la
peste porcine
africaine,
ne manifestant
pas
de
symptômes.
Le virus
est isolé à
partir
du sérum et des
organes
internes des malades. La
contagion
des
porcs
de race
européenne
se
passe par
voie de contact avec les
porcs aborigènes
ou bien
par
l'alimentation : déchets
provenant
des
abattages
des
porcs aborigènes.
Les virus des eaux: corrélation avec les infections humaines à
propos
d'une
enquête
réalisée à Nantes
(France).
Water viruses:
virological follow-up
in Nantes
(France)
and
relationships
with
human diseases.
G. Y.
LOUKOU,
S.
BILLAUDEL,
C.
THUILLIER,
C. HYPPOLITE-CHIPPAUX
et A. L. COURTIEU
(UER
Médecine et
Techniques
médicales,
B. P.
1024,
44035 Nantes
Cedex).
Au cours de 15 mois de surveillance des eaux usées au niveau d'une station
d'épuration
d'un
grand
centre urbain
(Nantes),
31 souches de virus ont été isolées.
Une corrélation a été établie entre certains
sérotypes
d'entérovirus des eaux et
ceux isolés chez des malades de la même
région, hospitalisés pendant
la même
période:
Echo
6,
Coxsackie A9 et Coxsackie B5.
Aucune souche de
poliovirus
n'a été trouvée dans les
prélèvements
humains
alors
que
10 souches de
poliovirus
1, 2,
ou
3,
toutes de
type
vaccinal,
avaient été
identifiées à
partir
des eaux.
Dix souches de Coxsackie B5
d'origine
humaine,
isolée en
l'espace
de
quelques
semaines,
ont été
comparées
entre
elles,
ainsi
qu'avec
la souche des eaux et une
souche de
référence,
à l'aide notamment des
marqueurs rct/40
et de la neutralisation
cinétique.
Cet
exemple permettra
de discuter l'intérêt et les limites de la surveillance viro-
logique
des eaux.
Détermination
rapide
des
électrophorétypes
des Rotavirus :
application
à
l'épidé-
miologie.
Rapid
determination
of
the Rotavirus
electrophoretype: application
to
epidemiology.
J . C.
NICOLAS,
M. H. LOURENCO
(Hôpital
Trousseau,
Laboratoire de Viro-
logie,
75571 Paris Cedex
12).
L'électrophorèse
en
gel
de
polyacrylamide
du RNA des Rotavirus
permet
de
séparer
les différents
segments
et de définir un
profil caractéristique
de
chaque
virus
(électrophorétype).
L'analyse
de ce matériel
génétique
a montré une très
grande
variabilité dans
les
profils d'électrophorèse
en
gel
de
polyacrylamide,
lorsque
l'on
compare
des virus
appartenant
à différentes
espèces
ou des virus
appartenant
à une même
espèce.
La
signification
de ces variations n'est
pas
encore élucidée et il n'est
pas
clair
non
plus
s'il existe ou non une relation entre
l'électrophorétype
et le
sérotype.
506 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Une
technique simplifiée
d'extraction des RNA viraux a été mise au
point ;
elle
permet
une
analyse rapide
de toutes les souches isolées au laboratoire.
Grâce à cette
technique plus
de 200 souches ont été étudiées et une méthode
de classification tenant
compte
de tous les cas de
figure qui peuvent
se
présenter,
a été
proposée.
Cette classification nous a
permis
de
distinguer
29 classes d'électro-
phorétypes.
Ces résultats confirment la très
grande
variabilité des
électrophorétypes
des
Rotavirus humains isolés dans la
région parisienne,
et dans
quelques
cas de laisser
supposer
l'éventualité d'infections mixtes.
Enfin l'étude de
l'électrophorétype permet
de suivre la
propagation
du virus
dans une communauté ou un centre
hospitalier.
2.

Mycologie
Histoplasmoses
en
Afrique.
Histoplasmosis
in
Africa.
E. DROUHET
(Institut
Pasteur,
Unité de
Mycologie, Paris).
L'histoplasmose, mycose
de
l'avenir,
justifie pleinement
cette
appellation
(Bablet, 1947)
car
depuis, chaque
année a
apporté
de nouvelles données concer-
nant
l'écologie, l'épidémiologie,
la
pathologie
des formes
cliniques,
le
dimorphisme
des
champignons responsables
et la
réponse immunologique
à
l'agression fongique.
Ce
rapport
de
synthèse
est basé sur
l'étude,
à l'Institut
Pasteur,
de
plus
de
50 cas
d'histoplasmose d'importation
africaine en
France,
ou
d'histoplasmose
autochtone dans les
pays
africains,
grâce
à une collaboration étroite avec les
Instituts Pasteur d'outre-mer et à la confrontation des données actuelles de la
littérature.
Deux formes
d'histoplasmose
humaine sont observées de
plus
en
plus fréquem-
ment en
Afrique,
et
prennent
une
part
de
plus
en
plus importante
en France dans la
pathologie d'importation :
il
s'agit
d'une
part
de
l'histoplasmose classique
dite
«
américaine »due à
Histoplasma capsulatum, Darling,
1906,
à
petites
levures intra-
cellulaires
(1-3 [Lm)
dans les cellules du
système
réticulo-endothélial ; et,
d'autre
part,
de
l'histoplasmose
dite «
africaine»,
à
grosses
levures
(5-20 [Lm)
locslisées
dans des cellules
géantes
ou
abcès,
due à H.
duboisii,
Vanbreuseghem,
1952,
ou à
H.
capsulatum
variété
duboisii, Drouhet,
1957. La forme
parfaite,
sexuée,
mycé-
lienne,
saprophytique,
vient d'être reconnue comme
identique (Kwon-Chung,
1972 et
1974) pour
les 2
espèces
ou variétés de
champignon (Emmonsiella capsulata)
mais les 2formes
d'histoplasmose
diffèrent
par leur
aire de
répartition géographique,
leur tableau
clinique
et la forme
levure-parasitaire
dans
l'organisme.
In
vitro,
à 370 C sur des milieux
spéciaux,
et in vivo chez les animaux de laboratoire
(hams-
ters,
souris),
les 2
formes,
H.
capsulatum (petites levures)
et H. duboisii
(grosses
levures),
sont obtenues successivement avec les souches de
l'histoplasmose
africaine,
alors
que
chez l'homme ou chez certains
singes africains,
la
phase parasitaire
est
représentée
exclusivement
par
des
grandes
formes H. duboisii.
La source d'infection
pour l'histoplasmose
à H.
capsulatum
est le sol enrichi
en matière
organique,
en
particulier
le
guano
de chauve-souris à
l'origine d'épidé-
mies
d'histoplasmoses pulmonaires (grottes
du Transvaal et du
Tanganyika),
mais
pour l'histoplasmose
à H.
duboisii,
malgré
de nombreuses
recherches,
le
champignon responsable
n'a
pas
été isolé dans la
nature;
l'homme et le
singe
sont
les seuls animaux
spontanément infectés,
alors
que pour l'histoplasmose
à H.
cap-
sulatum,
de nombreuses
espèces
animales sont
également
infectées.
La
répartition géographique
des cas montre la diffusion de
l'histoplasmose
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
507
AnruMicrobiol(Inst.Past.),133A,

3,
1982. 22
africaine à H. duboisii exclusivement dans les diverses
régions
de
l'Afrique
tro-
picale (+
et

200
parallèle),
alors
que l'histoplasmose classique
à H.
capsulatum,
plus fréquente
en
Afrique
du Sud
(épidémies
du Transvaal et du
Tanganyika),
s'étend
sporadiquement
vers
l'équateur
ne
dépassant pas
le 10è
parallèle
nord
(Cameroun,
Côte
d'Ivoire, Bénin,
Sénégal);
en
Afrique
du
Nord,
aucune forme
d'histoplasmose
autochtone n'a été observée.
Du
point
de vue
racial,
on
remarque
la
prédominance
de
l'histoplasmose
à
H. duboisii chez les
sujets
africains
(83 %) par rapport
aux
sujets européens (16 %),
en
particulier
chez les
sujets
mâles
(51 %)
et
jeunes,
alors
que l'histoplasmose
à
H.
capsulatum prédomine
chez les
Européens,
surtout adultes.
Du
point
de vue
clinique,
à l'encontre de
l'histoplasmose
à H.
capsulatum

prédominent
les formes
pulmonaires, hépato-spléniques
et les lésions des mu-
queuses (buccales, laryngées
ou
génitales),
dans
l'histoplasmose
à H. duboisii
on note la
fréquence
des lésions cutanées ou sous-cutanées
(papules,
nodules,
gommes, abcès)
et des lésions ostéo-articulaires.
Sur 200 cas
d'histoplasmose
à H.
duboisii,
84
présentent
des formes localisées
dont 34 à la
peau
et aux tissus
sous-cutanés,
16 aux
ganglions lymphatiques,
43 aux os dont les abcès fistulisent souvent à la
peau,
4 aux
poumons
et 3
au foie et à la rate. Les formes
généralisées
observées
plus fréquemment
dernière-
ment montrent des localisations
multiples superficielles
et
profondes,
viscérales
et même des formes
septicémiques.
Parmi les cas
d'importation,
on note de
plus
en
plus fréquemment
des
histoplasmoses d'apparition
tardive allant
jusqu'à
8 ans
après
le retour
d'Afrique,
aussi bien
pour l'histoplasmose
à H.
capsulatum que pour
celle à H. duboisii.
Le
diagnostic biologique repose
sur:
(1)
la mise en évidence des
histoplasmes
dans les lésions
(coloration spécifique
PAS, Gomori-Grocott) ;
(2)
la culture
après
ensemensement direct
(gélose
Sabouraud
+
actidione
+
chloramphénicol
à 250 C
;
gélose sang; cerveau, cœur, cystéine
à 37°
C)
et surtout
après
inoculation du maté-
riel
pathologique
au hamster doré
(l'inoculation
de la forme
mycélienne par
voie
péritonéale
chez le hamster ou
par
voie testiculaire chez le
cobaye permet
l'obtention
des
grandes
formes
spécifiques
duboisii
pour
les souches de H. duboisii
;
et
(3)
les
réactions
immunologiques
de
l'hypersensibilité
retardée
(HSR)
à
l'histoplasmine
extraite des 2
espèces (nombreux antigènes communs), d'immunoprécipitation
et
d'immunofluorescence
;
les
antigènes
levuriformes
répondent
mieux
que
les anti-
gènes mycéliens
;
deux arcs
spécifiques
H et M
peuvent
être obtenus
par
les réac-
tions
d'électrosynérèse
et
d'immunoprécipitation
en
gélose
mais dans
l'histoplas-
mose africaine à H.
duboisii,
la
sérologie
est
négative
dans 30-40 des
cas;
l'HSR
peut également
être
négative,
surtout dans
l'histoplasmose
africaine,
coïn-
cidant avec l'absence de transformation
lymphoblastique
à
l'antigène fongique;
le
problème d'immunosuppression par
inondation de
l'organisme par l'antigène
histoplasmique
se
pose
dans certaines formes disséminées
d'histoplasmose.
Les
mycétomes.
Mycetomas.
F. MARIAT
(Unité
de
Mycologie, Département
de
Bactériologie
et de
Mycologie,
Institut
Pasteur,
Paris).
Selon la définition
admise,
un
mycétome
est un
processus pathologique
au cours
duquel
un
agent étiologique
se
présente
sous forme de «
grains» parasitaires
à
structure filamenteuse. Au sens
strict,
seuls des
actinomycètes
ou
champignons
d'origine exogène sont compris
dans ce
syndrome.
Il
s'agit
en fait d'une
pseudo-
tumeur
granulomateuse chronique
des tissus sous-cutanés et
parfois
osseux,
caractérisée
par
des abcès
fistulisés d'où sort un
pus
contenant les
grains.
La
topographie
du
mycétome
est très variable mais
l'image classique
est le
508 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
«Pied de Madura ». La lésion se
développe
au cours d'une évolution
généralement
longue:
le
développement
lent de l'envahissement sefait aux
dépens
des tissus mus-
culaires
puis
des tissus osseux. Dans des cas
plus
rares,
il se
produit
des métastases
des
organes profonds. J usqu'à
cette dernière décennie le traitement
préconisé
était
chirurgical
le
plus
souvent. On sait maintenant
guérir
certains
mycétomes par
les
dérivés de
l'imidazole,
s'ils sont
fongiques,
ou
par
les sulfamides
(ou sulfones)
éventuellement associées à la
streptomycine,
s'ils sont
actinomycosiques.
La lésion
histopathologique
est un
granulome
centré sur le
grain parasitaire.
Ce
grain,
dont la taille varie suivant les
espèces
en
cause,
de 50
tLm
à
quelques
millimètres,
est en réalité une microcolonie du
microorganisme pathogène
se déve-
loppant
in vivo. Les
actinomycètes
ou
champignons qui
le constituent ne se
trouvent localisés
qu'en
son sein. Le
grain
est le résultat d'une réaction hôte-
parasite complexe
au cours d'une affection
chronique.
Sa
morphologie
est fonction
du
germe
en
cause,
et cette
spécificité permet
le
plus
souvent un
diagnostic précis
dès l'examen
histologique.
L'obtention en culture de
l'actinomycète
ou du
champignon responsable,
et sa
détermination
permettent d'apporter
la
preuve microbiologique
de
l'étiologie.
Pour obtenir la culture du
microorganisme pathogène,
il convient de
prélever
et
préparer
les
grains parasitaires
dans les meilleures conditions. Les milieux à ense-
mencer
dépendent
du
groupe
de
microorganismes
en
cause,
que
l'examen direct
permet
de
préciser:
milieux favorables
donc,
soit aux
champignons,
soit aux acti-
nomycètes.
Divers
agents pathogènes peuvent provoquer
le même
syndrome
cli-
nique
de
mycétome.
Parmi les
plus fréquents
on
compte
5
champignons (Madurella
mycetomi,
M.
grisea, Pyrenochaeta
romeroi,
Lepiosphaeria senegalensis
et Scedo-
sporium (Monosporium) aprispernum)
et 5
actinomycètes (Actinomadura
madurae,
A.
pelletieri, Streptomyces somaliensis,
Nocardia brasiliensis et N.
asteroides).
Les
mycétomes
sont essentiellement une maladie des
régions nord-tropicales
caractérisées
par
un climat à alternance de saisons sèches et
humides,
une
tempé-
rature élevée et des
précipitations pluviales
annuelles de 50 à 1000 mm. En
Afrique,
cette zone s'étend du
Sénégal
à la
République
de
Djibouti
et à la Somalie. Ils
peuvent
déborder cette zone
préférentielle
et se rencontrer
parfois
même en zone
tempérée.
Il existe des zones où
prédominent
certains des
agents
de
mycétomes
en raison de conditions
écologiques propres.
On les retrouve d'ailleurs
presque
tous
dans le sol ou sur les
végétaux, parfois
même dans des
biotopes
bien
particuliers.
Un traumatisme
infectant,
souvent une
piqûre par
un
végétal, permet
à
l'agent
pathogène
de
pénétrer
les tissus sous-cutanés et
parfois
de
s'y
établir. Des facteurs
encore méconnus font
que
seuls
quelques-uns
des nombreux
sujets, qui
en zone
d'endémie sont soumis à un tel traumatisme
infectant,
répondent
en
développant
un
mycétome.
Il
s'agit
vraisemblablement de facteurs liés à
l'hôte,
de nature hor-
monale ou immunitaire.
Les dématiées en
pathologie
humaine.
Role
01
dematiaceae in human
pathology.
C. de BIÈVRE
(Unité
de
Mycologie,
Institut
Pasteur, Paris).
La famille des dématiées
comprend plusieurs milliers
de
champignons. diver-
sement
répandus
dans la nature. Une
quarantaine d'espèces
ont été isolées de
diverses lésions. Bien
que
certains de ces
champignons
soient
régulièrement patho-
gènes,
la
plupart
sont des
opportunistes profitant
d'une situation
particulière spon-
tanée ou consécutive à un traitement
immunodépresseur. Quelques
maladies
illustrent bien le tableau
pathologique qui
va de la maladie mortelle à l'affection
bénigne
et de la maladie
répandue
au cas
exceptionnel.
Leurs
agents étiologiques
correspondent
à des
espèces
variées et donnent de ce fait un bref
panorama
des
dématiées.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
509
Il faut d'abord
citer,
la
chromomycose, qui
est une dermatite
verruqueuse
répandue
essentiellement en zone
tropicale
et
subtropicale,
mais observée aussi en
zone
tempérée
ou froide. Six
espèces
de dématiées ont été isolées à
partir
des
nombreux cas
connus,
mais en fait deux
espèces,
Fonsecaea
pedrosoi
et Clado-
sporium
carrionii,
sont le
plus
souvent rencontrées.
Malgré
ses
agents étiologiques
différents,
la
chromomycose
est une maladie bien caractérisée
par
son
aspect
clinique,
son évolution et surtout
par
ses
images histologiques.
On observe dans les
tissus des cellules
fumagoïdes identiques quelle que
soit
l'espèce, représentant
la
forme
parasitaire
des
champignons.
Les autres
mycoses
sous-cutanées ou
profondes produites par
des dématiées
correspondent
à un nombre
beaucoup plus
réduit de cas. La
cladosporiose
céré-
brale,
maladie extrêmement
grave
est due à
Cladosporium
bautianum. La
phaco-
sporotrichose
caractérisée
par
des nodules sous-cutanés est due à
Exophiala
jeanselmei, responsable
aussi de cas de
mycétomes.
D'autres
champignons
très
répandus
dans la nature comme certains
Drechslera,
isolés
exceptionnellement
d'endocardite
post-opératoire
ou d'abcès
cérébraux,
-
représentent
un bon modèle
d'opportunisme.
Enfin,
certaines
espèces
de dématiées
produisent
des affections
superficielles
bénignes,
comme la tinea
nigra palmaris,
ou des
onychomycoses,
chez des
sujets
vivant en
pays
chauds.
Les
entomophthoroses tropicales.
Tropical entomophthorosis.
H. FROMENTIN
(Unité
de
Mycologie,
Institut
Pasteur,
75724 Paris Cedex
15).
Les
entomophthorales (classe
des
zygomycètes)
sont des
champignons
micros-
copiques
filamenteux à thalle
siphoné.
Ils sont
cosmopolites,
vivent en
sapro-
phytes
dans le
sol,
sur les détritus
végétaux
et
parfois
sur les insectes.
Naguère,
les
mucormycoses,
infections viscérales
secondaires,
étaient les seules maladies
de l'homme attribuées à des
Zygomycètes;
elles sont dues à des
champignons
opportunistes
de la classe des Mucorales. Mais
depuis
25
ans,
on décrit des infections
primaires
humaines sous-cutanées dues à
Basidiobolus,
et
cutanéo-muqueuses
dues
à
Entomophlhora
coronata. Les
Zygomycètes responsables
de ces
entomophthoroses
tropicales appartiennent
à l'ordre des
Entomophthorales comprenant
la seule
famille des
Entomophthoracées.
Au
genre
Basidiobolus se rattache B.
haptosporus
Drechsler
synonyme
de B.
meristosporus responsable
des
basidiobolomycoses ;
au
genre
Conidiobolus se rattache C. coronatus
Costantin,
nouveau nom de E. coro-
nata;
c'est
l'agent pathogène
des
rhinophycomycoses.
C. coronatus est un
champignon cosmopolite,
mais seulement
pathogène
dans
les climats
tropicaux
et
subtropicaux.
La maladie
qui
débute
par
une inflammation
de la
sous-muqueuse
des voies
respiratoires supérieures
s'étend
progressivement
aux
sinus,
au tissu sous-cutané de la face et
plus
tardivement au tissu musculaire.
L'extension à la lèvre inférieure
peut
aboutir à une déformation monstrueuse de
la face.
La
basidiobolomycose
est occasionnée
par
B.
haptosponls, saprophyte
de
reptiles appartenant
à la famille des
agamidés.
Les lésions sont sous-cutanées et
essentiellement localisées au
tronc,
aux
épaules,
au cou et à la
partie supérieure
des
membres. Les facteurs
épidémiologiques
et
écologiques,
l'influence de
l'âge
et du
sexe des
malades,
seront
envisagés pour
chacune de ces maladies ainsi
que
l'étude
clinique,
la
thérapeutique
et
l'histopathologie.
On insistera sur les caractères
mycologiques,
et. certains
aspects physiologiques
seront
évoqués.
Enfin,
les 2 cas humains
d'entomophthorose
viscérale à Conidiobolus
incongruus
Drechsler,
cités dans la
littérature,
seront
évoqués.
510 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Antifongiques systémiques
en
pathologie tropicale.
Systemic antifungal agents
in
tropical mycosis.
B. DUPONT
(Institut
Pasteur,
Paris).
Les
antifongiques systémiques
sont en nombre limité. Ils sont
représentés
essen-
tiellement
par l'amphotéricine
B
qui
est la molécule de
référence,
par
la fluoro-5-
cytosine qui
a constitué une
précieuse acquisition
en
particulier
contre les infections
à
levures,
et
par
les dérivés du
noyau
imidazole,
d'introduction récente en théra-
peutique antifongique.
L'iodure de
potassium,
les sulfamides et
quelques
autres
molécules ont des indications très limitées ou accessoires.
L'amphotéricine
B est la molécule de référence en raison de sa
grande
efficacité
tant chez
l'homme,
que
dans les modèles
expérimentaux
animaux. Son
spectre
antifongique
est très
large
et concerne la
majorité
des
champignons pathogènes ;
la concentration minimale inhibitrice est
généralement
inférieure à 1
(.Lgjml.
Pratiquement
non réabsorbée dans l'intestin
après
administration
orale,
l'ampho-
téricine B doit être
prescrite par perfusions
intraveineuses. Par cette voie des effets
secondaires sont souvent observés et
justifient
dans la
majorité
des cas une
hospi-
talisation
pour
la réalisation des
perfusions.
La raison
précise
des effets
toxiques
est mal connue. Il
s'agit
surtout de manifestations
générales:
fièvre,
céphalées,
troubles
digestifs
et d'insuffisance rénale. Aucun de ces
symptômes
ne
justifie
l'arrêt du traitement mais ils nécessitent une
adaptation
des doses. Seul le
collapsus
cardio-vasculaire lors de la
première perfusion
est une contre-indication à la
pour-
suite du traitement. Les manifestations
pulmonaires toxiques
chez les
patients
recevant simultanément
amphotéricine
B et transfusion de
leucocytes,
sont d'indivi-
dualisation récente. Bien
que
les indications soient
larges
certaines
mycoses
sont
insensibles- à
l'amphotéricine
B tels les
mycétomes,
ou
peu
sensibles,
telles les
chromoblastomycoses,
les
entomophthoromycoses
et certaines formes de coccidioï-
domycose.
La
fluoro-5-cytosine
est une molécule de
petite
taille diffusant bien dans tous
les
compartiments
de
l'organisme y compris
le
liquide céphalorachidien.
Elle a
l'avantage
de s'administrer
par
voie orale et
par
voie veineuse.
Cependant
son
spectre
est limité aux
levures,
en
particulier
Candida,
Cryptococcus
et
Torulopsis,
et à
quelques champignons
filamenteux dont certains
champignons
noirs. Les
champignons dimorphiques
des
mycoses tropicales
sont insensibles. La chromo-
blastomycose
est
parfois
accessible au traitement local et
général.
La
première
observation de
mycétome
à
grains
noirs
guéri par
la
fluoro-5-cytosine
est citée.
Les concentrations minimales inhibitrices se situent
généralement
au-dessous de
1
(.Lgjml,
les taux
sériques
étant entre 20 et 40
(.Lgjml.
La toxicité
digestive hépatique
et
hématologique
est très faible si les
règles
de
prescription
et de surveillance sont
respectées.
Les dérivés du
noyau
imidazole sont un
grand progrès
en
thérapeutique
anti-
fongique.
Plusieurs molécules sont successivement
apparues:
clotrimazole,
mico-
nazole,
éconazole et
plus
récemment le kétoconazole. Le clotrimazole n'est
plus
prescrit par
voie
générale
car il suscite une induction
enzymatique qui
le détruit.
Le miconazole et l'éconazole sont souvent mal tolérés sur le
plan digestif,
et ils
ont une efficacité
clinique
modeste. Le kétoconazole se
démarque
des
précédents
par
une bonne tolérance et
par
une meilleure efficacité. La diffusion des imidazoles
dans le
liquide céphalorachidien
est très faible. Le
spectre
est
large,
toutefois les
tests in vitro sont influencés
par
de nombreux
paramètres,
et il
n'y
a
pas toujours
de corrélation entre leur résultat et l'effet obtenu in vivo. Certaines
mycoses
à
champignons
dimorphiques
sont très sensibles au kétoconazole telles
l'histoplas-
mose,
la
blastomycose
et la
paracoccidioïdomycose.
Ce
produit
est à l'étude dans
d'autres
mycoses tropicales.
Les
moyens
d'étude de la sensibilité des
champignons
aux
antifongiques
sont
présentés.
Les
possibilités
d'associer deux
antifongiques
afin
d'augmenter
l'efficacité
et de diminuer la
toxicité,
sont discutées.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
511
Histoplasmose
africaine à «
Histoplasma duboisii»;
identification
spécifique par
immunofluorescence sur
coupes histologiques.
Indirect
immunofluorescence applied for
the
diagnosis of histoplasmosis (H. duboisii).
A. J .
GEORGES,
P. RAVISSE et E. DROUHET
(Instituts
Pasteur
Bangui
et
Paris).
Les auteurs
apportent
une étude basée sur l'immunofluorescence indirecte sur
coupes
de tissus fixés et inclus dans la
paraffine.
Les taux de
positivité
entre
Histoplasma
duboisii et H.
capsulatum
diffèrent nettement attestant la
spécificité
de cette
technique.
En
outre,
l'immunofluorescence confirme l'identité du
champignon
H. duboisii
d'origine
humaine ou simienne.
La sensibilité et la
spécificité
de cette
technique
nous
paraissent
devoir
l'imposer
dans le cas de
diagnostic
différentiel difficile. Une dilution suffisante
(1/240e)
élimine
pratiquement
toute réaction croisée non
spécifique.
Une
adsorption préalable
des fractions communes devrait
permettre
une
spéci-
-
ficité
quasi
absolue.
Une
comparaison
avec les autres
techniques classiques appliquées
à l'anatomie
pathologique plaide
en faveur de l'immunofluorescence.
Enquête
sur les
mycoses
en Côte d'Ivoire.
Mycological survey
in the
Ivory
Coast.
J .
DOUCET,
M.
THERIZOL-FERLY,
J .
OUHON,
S.
BLEU-LAINE,
M. KONE
et G. ASSALE
(Laboratoire
de
Parasitologie
de la Faculté de
Médecine,
BP.
V166,
Abidjan
01,
Côte
d'Ivoire).
Du début 1979 à la fin
1981,
un total de 5 296
prélèvements provenant
de la
peau
et des
phanères (4275),
des
muqueuses (754), d'aspirations bronchiques,
expectorations
et tumeurs
pulmonaires (164),
des conduits auditifs externes
(40),
de tumeurs sous-cutanées
(59)
et de
liquide céphalo-rachidien (4),
nous ont
permis
d'isoler les souches suivantes.
I)
MYCOSESSUPERFICIELLES : 408 cultures sont restées
négatives (sur
4275 exa-
mens) quoique
des filaments aient été observés à l'examen direct :

Trichophyton (916)
: T. rubrum
(429),
T. soudanense
(271),
T.
interdigi-
tale
(119),
T.
mentagrophytes (65),
T.
sp. (23),
T. violaceum
(4),
T. tonsurans
(2),
T.
lavilorme (2)
et T.
vanbreuseghemi (1)
;

Epidermophyton floccosum (117);

Microsporum (197)
: M.
langeroni (155),
M.
sp. (24),
M.
gypseum (9),
M. canis
(7),
M. rivaliera
(2)
;

les levures suivantes ont été rencontrées
(437)
: Candida albicans
(298),
C.
sp. (58),
Malassezia
furfur (81)
;

nous avons
également
observé
Cladosporium
wernecki
(3)
et
Trichosporum
cutaneum
(10)
;

plus
rarement des moisissures ont été mises en évidence
après
un examen
direct
positif : Aspergillus fumigatus (1),
A. lerreus
(3)
et
Scopulariopsis
brevi-
caulis
(1).
II)
MYCOSES DES
MUQUEUSES :
709
prélèvements
de leucorrhées dans des
vulvovaginites
nous ont
permis
d'isoler Candida albicans
(194),
C.
tropicalis (1),
C.
quillermondi (1)
et C.
sp. (13)
;
C. albicans
a,
de
plus,
été observé dans 2 balano-
postites (sur
7
prélèvements),
5
glossites (sur
29
prélèvements),
5
prélèvements
de
gorge (sur
9
prélèvements).
512 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
III)
MYCOSESSOUS-CUTANÉES:sur 59 examens de
biopsies
ou de
pus
nous avons
isolé: Basidiobolus
meristosporus (4),
Conidiobolus coronatus
(1),
Nocardia
sp. (2),
Madurella
mycetomi (2), Cephalosporium sp. (1)
et
Histoplasma
duboisii
(3).
IV)
MYCOSES PULMONAIRES : de 10 tumeurs nous avons isolé
Aspergillus
fumigatus (5)
et A.
flavus (1)
;
l'examen de 90
aspirations bronchiques
n'a montré
qu'une
seule fois Candida
albicans;
l'examen de 59
expectorations
a
permis
d'isoler
Aspergillus fumigatus (2),
A.
niger (2),
A.
sp. (1)
et Candida
tropicalis (1)
;
les
examens de
liquide pleural
sont tous restés
négatifs.
V)
MYCOSES DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE : à
partir
de 29
prélèvements
nous avons
pu
déterminer :
Aspergillus niger (5),
A.
flavus (6),
A.
fumigatus (2),
A.
sp. (2),
Allescheria
boydii (1)
et Candida albicans
(1).
VI) LIQUIDE
CÉPHALORACHIDIEN : une souche de
Cryptococcus neoformans
a été isolée.
Blastomycose
à «
Blastomyces
dermatitidis » au Rwanda. A
propos
de trois obser-
vations.
Blastomyces
dermatitidis
blastomycosis
in Rwanda: 3 cases.
J . VANDEPITTE
(1),
F. VANDERICK
(2)
et P. GIGASE
(3) (0 Département
de
Microbiologie, Hôpital
Universitaire,
St-Raphaël,
B-3000
Louvain,
Belgique,
(2) Département
d'Anatomie
pathologique,
Université du
Rwanda, Butare,
et
(3) Institut
de Médecine
Tropicale,
B-2000
Anvers,
Belgique).
La maladie de
Gilchrist,
découverte aux États-Unis en
1894,
a vu
s'élargir
progressivement
l'aire de sa
dispersion géographique.
Connue tout d'abord comme
«
Chicago
disease
»,
c'est sous le nom de
blastomycose
nord-américaine
qu'elle
a
trouvé sa
place
dans le
répertoire
des
mycoses profondes.
Pourtant on sait
depuis
longtemps qu'elle
n'est
pas
le
monopole
de
l'Amérique
du Nord. Des cas
sporadiques
ont été
signalés
en
Amérique
du Sud et dans les autres continents. Mais c'est sur-
tout en
Afrique que
de nombreux cas ont été
diagnostiqués, depuis
l'observation
princeps,
en
1951,
de Broc et
Haddad,
en Tunisie. Au cours des trois dernières
décennies,
plus
de 60 cas de cette
mycose
ont été décrits en
Afrique, originaires
de
17
pays répartis
sur l'ensemble du continent. Rien d'étonnant dès lors
que
des
sommités en
mycologie
médicale,
tels
que Ajello
et
Emmons,
ont enlevé à la blas-
tomycose
son
épithète
«
nord-américain ».
Entre 1973 et
1975,
trois observations de
blastomveose
ont été recueillies au
Rwanda.
1) Kajengwe Stanislas,
éleveur Tutsi de 20
ans, originaire
de la
préfecture
de
Gikongoro,
est
hospitalisé
le
7/03/1973 pour
cachexie,
toux et
plusieurs plaies
fistulisées.
Après
deux mois de traitement antituberculeux il est transféré à
l'hôpital
universitaire où l'examen du
pus
révèle la
présence
de levures du
type Blastomyces
dermatitidis. Ce
diagnostic
est confirmé
par
la culture. Le malade décède au moment
de l'arrivée de
l'amphotéricine
B.
L'autopsie
révèle une atteinte
multiple: pulmo-
naire, cutanée, osseuse,
rénale et surrénale.
2)
Mubili
(Dr
J . de
Weert,
Butare).
Ce malade se
présente
à la consultation de
dermatologie pour
un ulcère
chronique
de la
jambe
avec atteinte de l'os sous-
jacent.
La
biopsie
montre des levures
compatibles
avec B. dermatitidis. La culture
n'a
pas
été
essayée.
L'ulcère se ferme sous traitement à la
pénicilline.
Cette évolu-
tion favorable
évoque
la
possibilité
d'une atteinte
primaire par
inoculation locale.
3) Gatarayiba (Dr Rowland,
Gahini).
Cet homme de 50 ans est
hospitalisé
le
15/11/1975;
il souffre d'une fistule
chronique
à hauteur de la
cage thoracique,
en relation avec une
ostéomyélite
costale. La
radioscopie
montre une
opacité
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE
MICROBIOLOGIE 513
dans le
champ pulmonaire
droit
interprétée
comme atteinte tuberculeuse.
Après
6 semaines de traitement antibacillaire il est revu
guéri,
le
trajet
fistulaire s'étant
fermé. La
biopsie
revient avec le
diagnostic
de
blastomycose.
La culture n'a
pas
été
possible.
En
conclusion,
un
aperçu
sera
présenté
de la
blastomycose
en
Afrique
et son
identité
épidémiologique, clinique
et
mycologique
avec la maladie nord-américaine
sera discutée.
Contribution à
l'épidémiologie
de « Candida albicans ».
The
epidemiology of
Candida albicans.
C. DOUCHET
(Institut
National de Santé
Publique,
Laboratoire de
Microbiologie,
BP.
V47,
Abidjan,
Côte
d'Ivoire).
Candida albicans est une levure
fréquemment
isolée en
pathologie
et très faci-
lement définie
par
ses
propriétés morphologiques (formation
de
chlamydospores)
et
physiologiques (germination
en milieu
albumineux).
Depuis qu'Hasenclaver
a défini 2
types sérologiques
A et
B,
les études se sont
multipliées pour
mettre en évidence les
propriétés particulières
de
chaque sérotype.
La
plupart
des études mettent en évidence le
sérotype
A
par
un sérum anti-
sérotype
A,
le
type
B
correspondant
alors aux autres levures non-A.
En Côte
d'Ivoire,
le
sérotype
B est très
fréquent,
aussi
apparaît-il
intéressant
de mettre en évidence ce
sérotype
B
par
un immunsérum
spécifique
et de
comparer
les résultats obtenus
par
les deux méthodes.
L'étude de
l'exosaprophytisme
des
champignons
levuriformes.
A
study of
the
exosaprophytism of yeast-like organisms.
U.
MARCELOU-KINTI et
J . PAPAVASSILIOU
(Service
de
Pathologie
des
Maladies
Tropicales,
École
d'Hygiène
d'Athènes,
et Service de
Microbiologie,
Université
d'Athènes).
Les
champignons opportunistes
renferment des
espèces-saprophytes ayant
la
possibilité
de se
comporter
comme
agents pathogènes quand
l'hôte
présente
une
modification ou une
suppression
des mécanismes de défense. Les
champignons
opportunistes
les
plus fréquents
sont les levuriformes dont le rôle en
mycologie
humaine s'est
développé
considérablement les dernières
années,
et leur étude éco-
logique
est
toujours
très
importante.
On a étudié la
présence
de
Candida, Torulopsis, Pityrosporon
et Rhodotorula
dans le
sable,
les
piscines,
les vestiaires et les douches des terrains
d'athlétisme,
ainsi
que
dans les matières fécales des oiseaux et des animaux du laboratoire.
Enfin,
on a fait des
prélèvements pour
isoler les
champignons
levuriformes à
partir
de
l'intestin et
/ou
de la surface du
corps
des mouches.
1)
Sable: on a examiné 300 échantillons,
et isolé 51 souches de
Candida,
11 souches de
Rhodotorula,
3 souches de
Torulopsis;
dans une autre recherche
portant
sur 234 échantillons on a isolé
Pityrosporon
avec un
pourcentage
de
41,8.
2)
Terrains d'athlétisme: sur 30 vestiaires
examinés on en atrouvé 5 contaminés
avec C.
albicans;
sur 68
planchers
de
douche,
on a trouvé 21 souches de C. albicans
et 8 souches d'autres
espèces.
3)
Matière
fécale
: de 29 oiseaux on a isolé 3 souches de C.
albicans;
et de
117 animaux du
laboratoire,
9 souches.
4)
Mouches :'de la surface du
corps
de 50 mouches on a isolé deux fois C. albi-
cans;
les matières fécales des mouches examinées n'étaient
pas
contaminées
par
des levures.
514 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
La
présence
de C. albicans de
plus
en
plus fréquente
dans l'environnement
humain,
joue
un rôle considérable dans l'infection de l'homme et surtout du
«
compromised
host».
Diagnostic
de la
dermatophylose par
les méthodes
sérologiques
et mise en évidence
de la situation
épizootologique
de cette maladie en
République Populaire
du
Congo.
Diagnosis of dermatophylose by serology
and
epizootologic
situation
of
this
disease
in the
Popular Republic of Congo.
V. A. BALABANOV et D. BIKINKITA
(Laboratoire
Vétérinaire
Scientifique,
BP.
235,
Brazzaville).
La
dermatophylose
est
jusqu'à présent
une maladie
peu
étudiée. Cela
complique
son éradication. A la session de l'office international des
épizooties (OIE)
tenue
en mai
1978,
il avait été décidé
d'approfondir
l'étude de la
dermatophylose
:
étude basée sur l'amélioration des méthodes de
diagnostic
et sur les mesures d'éra-
dication.
Les recherches effectuées au Laboratoire Vétérinaire
Scientifique
de Brazza-
ville,
sur
l'application
de la méthode
sérologique
basée sur la réaction de
précipi-
tation diffuse associée à un
antigène spécifique,
ont donné des résultats très satis-
faisants.
On a conclu
qu'à partir
d'une culture de
Dermalophilus congolensis,
on
pouvait
préparer
un
antigène spécifique
de la
dermatophylose,
si on utilisait
pour
la culture
un milieu nutritif
composé
de
glucose,
maltose, fructose,
peptone
et de chlorure
de
sodium,
dans certaines
proportions. Précipité par
l'acétone à
partir
de la
fraction
liquide
de la
culture,
l'antigène
est concentré
par lyophilisation.
La réaction s'effectue dans un milieu
composé d'Agar (Difco),
1,5
g
de chlorure
de
sodium, 8,5
g
de rivanol 1
%o,
de l'eau distillée
q.
s.
p.
1000
ml,
pH
7,2-7,4.
On a démontré la
spécificité
et la sensibilité de
l'antigène
mettant en évidence
l'anticorps
dans le
sang
des malades à des taux
atteignant 1/4-1/64.
Il a été confirmé
que
le
phénomène
de haute sensibilité de
type
retardé
occupe
une
place
dans les cas de
dermatophylose.
L'existence de la
dermatophylose
a été démontrée
par
les recherches
cliniques,
bactériologiques
et
sérologiques
effectuées en
République Populaire
du
Congo
chez les
bovidés,
ovins et
équidés. Pratiquement
les animaux de toutes les fermes
sont atteints de
dermatophylose,
mais on découvre dans le
sang
des
anticorps
spécifiques,
si bien
que
dans
chaque troupeau
on
n'enregistre pas plus
de 4 à 20
d'animaux malades.
La méthode
sérologique
de
diagnostic
constamment
employée
dans des buts
prophylactiques permet
d'isoler à
temps
les animaux de leurs sources d'infection.
3.

Bactériologie
Les
streptocoques
du
groupe A, composants
cellulaires et extracellulaires.
Aspects
structuraux et
immunologiques.
Group
A
streptococci.
Cellular and extracellular
components.
Structural and immzmo-
logical aspects.
J . ALOUF
(Unité
des
Antigènes
Bactériens,
Institut
Pasteur,
Paris).
Le
genre Streptococcus comprend
un
grand
nombre
d'espèces
dont
beaucoup
d'entre elles
peuvent
être infectieuses chez l'homme et
provoquer
des affections
variées
épidémiques
ou
sporadiques.
Nous limiterons notre
exposé
aux
strepto-
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
515
coques
du
groupe
A
(S. pyogenes) responsables
de 90 à 95 des infections chez
l'homme. Dans lecadre de ce
groupe
nous
passons
en revue les
composants
immuno-
gènes
ou non
immunogènes
de la bactérie et des
produits
extracellulaires
qu'elle
excrète in vivo ou in vitro.
Composants
cellulaires.

Ces
composants
et leur localisation
topologique
dans
la cellule bactérienne
sont,
de l'extérieur vers l'intérieur : l'acide
hyaluronique cap-
sulaire,
les constituants
pariétaux, comprenant
les
protéines
M,
R et
T,
l'acide
lipotéichoïque,
le
polyoside
C
responsable
de la
spécificité
de
groupe,
le
peptido-
glycane (constitué
de chaînes de
N-acétylglucosamine-acide N-acétyl-muramique,
reliées
par
des
tétrapeptides),
les
protéines lipo-
et
glycoprotéiques
de la membrane
cytoplasmique
et enfin l'ensemble des constituants du
cytoplasme
bactérien. A ces
composants,
il faudrait
ajouter
toute une série de
protéines
de surface dont la
localisation reste mal définie et
qui
ont la
propriété
de se combiner avec le
frag-
ment Fc des
immunoglobulines,
diverses
protéines sériques
et la
(32-microglobuline.
Certains
composants pariétaux
ont des
propriétés biologiques remarquables.
Il
- s'agit
de la
protéine
M
(présente
sur les
fimbriae
à la surface de la
paroi) respon-
sable
majeur
de la virulence du
germe
du fait de son
pouvoir antiphagocytaire,
du
peptidoglycane qui possède
une activité
pléiotrope (toxicité
à
tropisme
cutané,
adjuvanticité,
activation de la voie alterne du
complément,
des
macrophages
et
des
lymphocytes
et inducteur
d'hypersensibilité
retardée et d'inflammation chro-
nique),
du
polyoside
C
protecteur
du
peptidoglycane
contre l'effet
lytique
du
lyso-
zyme
et inducteurs
d'anticorps
à réactivité croisée avec les
glycoprotéines
des
valvules
cardiaques.
Produits
diffusibles (extracellulaires). - L'analyse immunochimique
en milieu
gélifié
met en évidence 20 à 25
systèmes précipitants
distincts observés
par
diffu-
sion de
surnageants
de culture concentrés vis-à-vis du sérum de
sujet
sains ou ma-
lades
(reflet
d'une infection antérieure ou
récente)
ou de
«
pools
»
de
globulines y
humaines. Parmi les
produits
extracellulaires,
on a
pu
caractériser les
protéines
ou
peptides (streptolysine S)
suivants:
streptolysines
0 et
S,
protéinase, zymogène
de la
protéinase, ribonucléase,
désoxyribonucléases
A, B,
C et
D,
toxines
érythro-
gènes A,
B et
C,
facteurs
mitogènes, glycuronidase, phosphatase(s), amylase,
leucyl aminopeptidase, estérase(s),
nicotinamide adénine
dinucléotidase,
hyaluro-
nidase et
streptokinase.
Certains de ces
produits
sont des toxines: la
strepto-
lysine 0,
toxine
protéique
létale,
cadiotoxique, cytolytique
et
antigénique;
la
streptolysine
S,
complexe peptide-molécule support
létale,
cytolytique
et immuno-
génique;
les toxines
érythrogènes (toxines
scarlatineuses
A,
B et
C),
des toxines
protéiques, dermotropes, pyrogènes
et
ayant
un effet de
type endotoxinique (choc)
potentialisant
la sensibilité à l'endotoxine. D'autres
protéines agissent
comme
facteurs
toxiques
indirects ou
mitogènes,
ou comme effecteurs favorisant les effets
toxiques
de divers
produits
cellulaires ou extracellulaires
(enzymes hydrolytiques).
Divers mécanismes
pathogéniques possibles
des constituants
streptococciques
ont été
proposés:
1)
toxicité directe de divers constituants
protéiques;
2)
mécanismes
immunologiques
:
complexes
immuns,
réactivité croisée avec
les tissus de
l'hôte,
réactions à médiation
cellulaire,
facteurs
immunosuppresseurs
et facteurs
mitogènes.
Signification clinique
des
streptocoques
isolés des
produits pathologiques d'origine
humaine.
Clinical
significance of streptococci
isolated
from
human
origin specimens.
A. BUU-HOI
(CHU
Broussais
Hôtel-Dieu,
75014
Paris).
La morbidité des infections à
streptocoques
et
pneumocoques
est très élevée.
Les
streptocoques
forment un ensemble
d'espèces responsables
d'infections variées
et/ou
faisant
partie
des flores
commensales de l'homme
(oro-pharynx,
nez,
intestin).
Les
streptocoques
croissent à
partir
de nombreux
prélèvements
et
posent
souvent
516 ANNALES
DE MICROBIOLOGIE
un
problème d'interprétation : distinguer
les
espèces
entre elles et les souches
pathogènes
des souches commensales.
La distinction entre souche
infectante,
com-
mensale ou
d'accompagnement, repose
sur un ensemble de 4 critères
qui permettent
d'incriminer la
responsabilité
du
streptocoque
isolé dans l'infection en cours:
tableau
clinique,
nature du
prélèvement,
abondance à l'examen direct et à la
culture et identification.
Dans les
prélèvements
de
gorge,
seuls les
streptocoques bêta-hémolytiques
des
groupes
A,
C et G sont
responsables
de
pharyngite.
Ces mêmes
streptocoques
peuvent
exister en
petite quantité
dans la
gorge
à l'état de
portage.
Dans les
prélèvements
otorhinolaryngologiques
et
oculaires,
seuls les
strepto-
coques
des
groupes
A,
C et
G,
et les
pneumocoques
sont
responsables
d'otites,
de
rhinites,
de
sinusites,
de
conjonctivites.
Dans les
prélèvements
cutanés,
les
streptocoques
des
groupes
A,
C ou G sont
isolés et
responsables d'impétigo, d'érysipèle
et d'ulcération.
Dans les
pus
de collection fermée
(panaris,
adénite, arthrite,
ostéite),
les
strep-
tocoques
du
groupe
A sont le
plus
souvent
rencontrés;
dans les abcès viscéraux
Streptococcus
milleri est aussi
fréquemment
isolé.
Dans les
expectorations,
c'est le
pneumocoque qui
est le
plus
souvent
isolé,
et
responsable
d'infections
pulmonaires
et
bronchiques.
Dans les
hémocultures,
tout
streptocoque
isolé,
quelle que
soit
l'espèce, peut
être
responsable
d'une
septicémie
ou d'une
endocardite;
le
diagnostic
de bactériémie
ne
peut
être
accepté qu'après
une confrontation serrée entre les résultats bactério-
logiques
et le tableau
clinique.
Les
streptocoques
les
plus fréquemment
isolés
d'hémoculture sont les
pneumocoques
au cours d'une
pneumonie,
d'une
méningite
ou d'une
septicémie pouvant
se
compliquer
d'endocardite
aiguë.
Les
streptocoques
des
groupes
A,
C et G sont
responsables
de
septicémie, quelquefois
d'endocardite
aiguë.
Le
streptocoque
du
groupe
B est
responsable
de
septicémie
néonatale. Les
streptocoques
du
groupe
D sont isolés d'endocardites
subaiguës
ou de
septicémies.
Toutes les autres
espèces
de
streptocoques groupables
ou non
groupables
et les
streptocoques
déficients sont
responsables
d'endocardites.
Dans le
liquide céphalorachidien,
le
pneumocoque
est le
plus fréquemment
isolé comme
responsable
de
méningite,
et le
streptocoque
du
groupe
B,
de ménin-
gite
néonatale. Les
méningites
à
streptocoques
du
groupe
R ou d'autres
groupes
sont
exceptionnelles.
Dans les
prélèvements
uréthraux et
vaginaux,
les
streptocoques
des
groupes
A et B
et le
pneumocoque
sont les seuls isolés comme
responsables
d'uréthrite et de
vaginite.
Dans les
urines,
les
entérocoques
et
plus
rarement les
streptocoques
du
groupe
B
sont isolés en
quantité significative
de l'infection urinaire.
Dans les
pus péritonéaux,
les
entérocoques,
les
streptocoques
du
groupe
F
(S. milleri)
et
parfois
le
pneumocoque,
souvent associé à d'autres bactéries de la
flore
fécale,
sont
responsables
de
péritonite.
Dans la
bile,
l'espèce Streptococcus laecalis
associée à des entérobactéries et
parfois
des
anaérobies,
est
responsable
de
cholécystite.
Les
streptocoques
sont les
agents
d'infections
fréquentes,
variées et
graves.
Toutes les
espèces
de
streptocoques peuvent
être
responsable
d'infection,
mais une
espèce particulière
ne
peut
être isolée de
n'importe quelle
infection;
l'identification
précise
de
l'espèce
est un élément fondamental du
diagnostic
des infections
strepto-
cocciques.
Évaluation des infections
pneumococciques
en
Afrique.
Status
of pneumococcal infections
in
Africa.
M.
CADOZ,
M.
PRINCE-DAVID,
S.
M'BOUP,
A.
SOW,
F. DENIS et I. DIOP
MAR
(Faculté
de
Médecine, Dakar,
Sénégal).
Les infections à
Streptococcus pneumoniae
ont une
place
très
importante
dans
la morbidité et la mortalité en
Afrique.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 517
Les infections de la
sphère otorhinolaryngologique
sont d'une
fréquence qu'il
est actuellement
impossible
d'estimer même
approximativement ;
l'insuffisance
des soins
desanté primaires explique
en
grande partie
leur évolution
fréquente
vers
des
complications
redoutables d'ordre
local,
loco-régional
ou
général.
Les
pneumopathies aiguës
sont d'une
grande fréquence
en
Afrique;
elles sont
responsables
du
quart
des
hospitalisations pédiatriques
au
Nigéria,
et de 10
des
hospitalisations
dans le service des Maladies infectieuses de Dakar. Au sein de
ces
pneumopathies,
la
pneumonie
lobaire
aiguë représente
l'entité la
plus
reconnais-
sable et la
plus fréquente:
son
origine pneumococcique
est
presque
constante.
Le taux des décès est estimé entre 10 en milieu urbain et 25 en milieu
hospi-
talier.
Les
méningites
constituent un autre
groupe important parmi
les infections
sévères
pneumococciques.
Leur extrême
gravité
et leur
diagnostic
relativement
simple expliquent qu'elles
soient actuellement bien individualisées. Leur
fréquence
semble être similaire sur tout le continent africain: l'incidence annuelle
peut
être estimée de 10 à 15
cas/100000 habitants/an.
Leur cible élective est
repré-
sentée
par
les nourissons
âgés
de 0 à 1 an chez
qui
le taux de morbidité annuelle
est d'environ 100
cas/100
000. La létalité est très élevée
(60
à
Dakar)
en
dépit
d'une
antibiothérapie appropriée.
Les
sérotypes
les
plus fréquemment
rencontrés sont
par
ordre décroissant les
suivants:
1, 5, 2, 6, 23, 12, 3, 19, 7,
18 et 9.
L'opportunité
d'une vaccination de masse est actuellement discutée
pour
des
raisons
économiques
et
techniques.
Données actuelles sur le
pneumocoque
et la vaccination
anti-pneumococcique.
Facts and views
of topical
interest about the
pneumococcus
and
pneumococcal
vaccina-
tion.
J . HENRICHSEN
(et
S. Serum
Institut,
Copenhague, Danemark).
The
diagnosis
of
pneumococci
is based on colonial and cellular
morphology,
Gram
stain,
sensitivity
to
optochin,
bile
solubility, capsular
reaction test and

in rare cases

the demonstration of
C-carbohydrate
in the cell wall.
The
pneumococcal serotyping system
and the
capsular
reaction test are
briefly
explained.
The
currently
available
pneumococcal
vaccines consist of 14 out of 83
highly
purified pneumococcal capsular polysaccharides,
the
immunogenicity
of which
has been characterized as
«
T-cell
independent
».
Vaccine formulation
depends
on:
(a)
the most
prevalent types,
and
(b) optimal
antibody response
to the maximal number of
types.
The 14 valent vaccines in
most
places
cover
approximately
80 of the
types
most
commonly
isolated from
serious
infections,
if the distribution of
types
within
groups
is not
considered;
otherwise the
coverage
is 10 lower. This is under
study. Groups
6,
19 and 9
have
already
been examined.
Type
6A will
probably
also
protect against type
6B
while 19F
apparently
is not
sufficiently
cross-immunogenic
to induce
protection
against
19A,
which therefore
might
have to be included in an
improved
future
vaccine.
Using
rabbit
antisera,
type
9A has been shown to be the most cross-
reactive of the four
group
9
types.
In
man, however,
preliminary
studies seem to
indicate that an
improved
vaccine should contain
types
9N and 9V.
A world-wide
typing
surveillance
study
is
presently being
carried out under
auspices
of the WHO in order to collect the information
necessary
for
making
intelligent
decision about future vaccine
composition
because the
prevalent types
from cases of serious infections
vary
with time and area. It is
apparent
that
type
5

which is not included in the
present
vaccine

in
many places (France,
Israel,
Africa)
is
among
the commonest. It seems
likely
that 20-25
types
will cover more
518 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
than 90 of the isolates from serious infections in most
parts
of the world. Vac-
cines of
higher valency
are under trial to see whether
they
will
provide equally
good antibody responses.
If
not,
two vaccines will
probably
be made available:
a core vaccine of
approximately
14
types
and one or more additional vaccines of
up
to 10
types
to be
given
somewhat later.
As an additional result of the
type
surveillance
study
two new
types
have been
discovered.
Vaccine
efficacy
was shown
by
MacLeod et al. in 1945
using
a tetravalent
vaccine
given
to
military
recruits.
Recently efficacy
has been shown in studies in
South-African miners and in natives of
Papua
New Guinea. Recent studies of use
of
pneumococcal
vaccine include the
following
observations.
1) Efficacy
has not been
decisively
demonstrated in older
persons; they
show
somewhat reduced
antibody responses.
2)
Studies in otitis media have been inconclusive.
3) Splenectomy
is the indication most
commonly agreed
to,
but
efficacy
remains to be demonstrated.
Considering
the increased risk of
acquiring pneumo-
coccal infections and the few side-reactions to the vaccination the vaccine is recom-
mended in
splenectomized
individuals. However it should not be relied
upon
as
the
only prophylactic
measure.
4)
We vaccinated
Hodgkin patients
before
splenectomy
and treatment because
they
do not
respond
for sometimes several
years
after treatment and it seems
reasonable to
try
to mount an
antibody response
before.
5)
Revaccination with the
present
«
T-cell
independent
»
vaccine should not
be considered for at least 5
years. Antibody
determination
might prove
to be neces-
sary
in each individual in order to be able to decide whether revaccination is advi-
sable.
Sensibilité et résistance des différents
streptocoques d'origine
humaine aux anti-
biotiques.
Antibiotic
susceptibility
and resistance
of different streptococci of
human
origin.
T.
HORODNICEANU,
C. LE BOUGUENEC et A. BUU-HOI
(Centre
de Refe-
rence des
Streptocoques,
Unite de
Bacteriologie
Medicale,
Institut
Pasteur,
Paris).
Les
streptocoques
forment du
point
de vue de la résistance à certains
agents
antimicrobiens un
groupe homogène
de
germes.
Ce trait constitue une des carac-
téristiques taxonomiques
du
genre Streptococcus
: tous les
streptocoques
sont
naturellement résistants à l'acide
nalidixique,
aux
polymyxines
et
présentent
une
résistance de bas-niveau aux aminosides
(concentration
minimale inhibitrice
(CMI)
3-250
rgjml).
Ces derniers ne
pénètrent pas
la
paroi
cellulaire des
strepto-
coques
et donc ne
peuvent pas
atteindre leur cible: la fraction 30 S du ribosome.
Certains
streptocoques
tels
que
S.
laecalis,
S.
laecium
et S. durans
présentent
une
résistance naturelle de niveau intermédiaire à la
pénicilline (CMI 0,25-8
gjml)
et aux lincosamines
(CMI
3-100
fj.g/ml)
et sont résistants à la
streptogramine
A.
Le
support génétique
de la résistance naturelle à ces
antibiotiques
n'est
pas
tota-
lement élucidé.
Les
streptocoques
sont très sensibles aux
antibiotiques
suivants:
pénicilline
(CMI
0,003-0,1
fLgjml),
macrolides
(CMI érythromycine 0,015-0,06
gjml
;
oléando-
mycine; spiramycine),
lincosamines
(CMI lincomycine
0,06-0,12
fxg/ml ; clindamy-
cine), streptogramines
A
etB,
tétracyclines (CMI 0,06-0,5
fLgfml), chloramphénicol
(CMI
1-4
fLgjml)
et
vancomycine.
L'apparition
avec une
fréquence
croissante de souches de
streptocoques
résis-
tantes à un ou
plusieurs antibiotiques
a été décrite chez les
streptocoques
des
groupes
A, B,
C et D
(S. laecalis,
S.
laecium, S. bovis)
et
F,
G et H
(S. pneumoniae
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 519
et
streptocoques
non
groupables).
La résistance
acquise
aux
antibiotiques
suivants
a été
signalée (ordre chronologique
d'apparition)
:
tétracyclines (CMI
32-64
jxg/ml)
macrolides
(CMI
de
l'érythromycine
1-1000
(Ag/ml),
lincosamines
(CMI
de la
lincomycine
1-250
(Ag/ml), streptogramine
B
(phénotype
de résistance
MLS),
chloramphénicol (CMI
16-32
(Ag/ml),
aminosides
(haut
niveau de résistance :
CMI 1000-8 000
tig/ml
à la
streptomycine, kanamycine
et
gentamicine)
et
péni-
cillines. La résistance à la
pénicilline
est
apparue
chez S.
pneumoniae (CMI 0,5-
4
¡.tg/ml),
les
streptocoques
non
groupables (CMI
4-8
(Ag/ml)
et S.
laecium (CMI
32-128
pg/ml).
Cette résistance n'est
pas
liée à la
production
d'une bêta-lactamase
et son transfert
par conjugaison
n'a
pas
été obtenu. La résistance à la
pénicilline
de S.
pneumoniae
est associée à une modification de l'affinité des
protéines
de
liaison à la
pénicilline;
ces
protéines
membranaires
représentent
le site de fixation
de la
pénicilline.
La résistance de la
plupart
des souches aux
aminosides,
est due
à la
synthèse, par
les bactéries
résistantes,
de différentes
enzymes modificatrices,
et la résistance de la
majorité
des souches au
chloramphénicol
est due à la
produc-
-
tion d'une
acétyle
transférase inactivant ces
antibiotiques.
La résistance MLS
est due à la
diméthylation-N6 spécifique
de l'adénine dans la fraction riboso-
mique
23 S de l'ARN. C'est une résistance croisée
(co-résistance)
entre ces trois
familles
d'antibiotiques
et se
présente
sous la forme
d'aspects phénotypiques
variés.
Le
support génétique
des résistances
acquises peut
être
plasmidique
ou chromo-
somique (éléments transposables
ou
mutation).
Des
plasmides
R transférables
par conjugaison
ont été isolés chez les
streptocoques
des
groupes
A, B, C,
G et D
(S. faecalis,
S.
laecium).
Ces
plasmides portent
un ou
plusieurs marqueurs
de
résistance et ont des
poids
moléculaires variant de 15 à 64
mégadaltons. L'analyse
de ces
plasmides
R
par
des
enzymes
de restriction
suggère
l'existence
d'espèces
moléculaires
plasmidiques
différentes chez les
streptocoques.
Le transfert
par conju-
gaison
d'un
marqueur
de résistance ou de résistances
multiples
a été récemment
obtenu en absence
apparente
d'ADN
plasmidique
à
partir
de souches de S.
pneu-
moniae,
de
streptocoques
des
groupes
A, B, F,
G et D
(S. bovis)
et de
streptocoques
non
groupables;
ces résistances seraient
portées par
le chromosome.
La connaissance de la sensibilité et des résistances naturelles et
acquises
aux
antibiotiques
est
indispensable pour
le choix d'un traitement correct des infections
streptococciques.
La
pénicilline
reste
l'antibiotique
de choix seule ou en association
avec un aminoside.
L'érythromycine
est l'alternative satisfaisante en cas
d'allergie
à la
pénicilline.
La
vancomycine
seule ou associée à un aminoside est utilisée en
cas d'infections sévères et de multirésistance de la souche.
Résultats
préliminaires
d'une étude
multicentrique
des
sérotypes
des
pneumocoques
en
Afrique.
Multicentric
studq of
the
pneumococcal serotypes
in
Africa: preliminary
results.
F. DENIS
(1),
B. D. GREENWOOD
(2),
J . L. REY
(3),
M. PRINCE-DAVID
(4),
S. M'BOUP
(4),
I. BENBACHIR
(5)
et V. OMANGA
(6) (0
CHU
Dupuytren,
87031
Limoges,
France,
(2)
MRC,
Fajara,
Gambie,
(3)
OCCGE,
BP.
10887,
Niamey, Niger, (4)
Faculté de
Médecine, Dakar,
Sénégal, (5)
Faculté de Phar-
macie, Casablanca,
Maroc et
(6)
BP.
150,
Kinshasa
XI,
Zaïre).
L'étude
épidémiologique
des
sérotypes
de
pneumocoques
est relativement récente
sur le continent africain. Les résultats
présentés
ont été obtenus dans le cadre
d'une
enquête
mondiale soutenue
par
l'OMS. L'étude a
porté
sur
sept pays
afri-
cains et sur environ 1 400 souches. Les résultats obtenus en
Gambie,
en Haute-
Volta,
au
Maroc,
au
Niger,
au
Nigéria,
au
Sénégal
et au Zaïre sont
comparés
à
ceux
déjà
connus en
Egypte
et en
Afrique
du Sud.
La
majorité
des
typages
a été effectuée
par
contre-immunoélectrophorèse et/ou
520 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
agglutination
de
particules
au latex à l'aide des sérums du «Statens Serum Ins-
titute
» de
Copenhague.
Globalement,
les souches se
répartissent
entre 35
sérotypes
différents: le
type
1
est
prédominant (31,8 %),
suivi des
types
7
(10,7 %),
5
(8 %),
6
(7,1 %),
2
(6,5 %),
12
(5,8 %),
19
(4,4 %),
3
(3,8 %)
et
23, 14, 18, 46,
45 et 25
(2
chacun
environ).
Ces
quatorze sérotypes regroupent
76,5
des
isolements,
les autres
sérotypes
sont
rares. La
présence
des différents
sérotypes
varie selon les
produits pathologiques,
l'âge
des
sujets
et la localisation
géographique:
le
sérotype
1 est
partout prédo-
minant,
le5 est
particulièrement fréquent
au
Sénégal
et au
Nigéria,
le 6 au
Niger
et
au
Sénégal,
le 12 au
Sénégal
et en
Afrique
du
Sud,
les
7,
19 et 23 au
Sénégal
et
les
25,
45 et 46 en
Afrique
du Sud.
Cette étude
préliminaire
est
indispensable pour
définir la
composition
d'un
vaccin destiné à
prévenir
les infections
pneumococciques
sévères sur le continent
africain.
Fréquence
des
streptocoques
et
pneumocoques
dans les isolements d'un laboratoire
en zone
tropicale.
Frequencu of streptococci
and
pneumococci
in
tropical laboratoru specimens.
S. M'BOUP
0,
M. PRINCE-DAVID
(1)
et F. DENIS
(1.2) ((*)
Faculté de Médecine
Dakar,
Sénégal,
et
(2)
CHU
Dupuytren,
87031
Limoges
Cedex,
France).
La
place
réelle
occupée par
les
streptocoques,
en
particulier par
S.
pneumoniae
dans la
pathologie tropicale
a été
longtemps
sous-estimée; or,
la morbidité des
méningites
à
pneumocoques
est de l'ordre de
14/100000/an,
et celle des
pneumo-
pathies,
cent fois
plus
élevée;
le
streptocoque
du
groupe
A est
également préoc-
cupant puisque
chez les
sujets
de moins de 15
ans,
15 ont des taux
sériques
anti-
streptolysines
entre 200 et 300 unités et 12 un taux
plus
élevé
(Baylet).
Il
ressort d'une étude conduite au CHU de Dakar sur une
période
de 9 ans et sur
56 000
prélèvements que
le
pneumocoque
est à
l'origine
de
38,2
des cas de
méningites
et de
2,3
des
septicémies (4,8
en
1980) ;
pour
cette dernière
année,
il
représente, respectivement,
42,8
et
0,9
des souches isolées des crachats et
des
pus.
D'autres
streptocoques
ont été isolés dans
3,9
des
septicémies,
2,7
des
méningites,
1,6
des
prélèvements
de
pus
et
5,3
des
pleurésies purulentes
diagnostiquées bactériologiquement.
Les
streptocoques p-hémolytiques
sont abon-
dants dans
6,2
des
angines
et dans 8 des
prélèvements génitaux. Après grou-
page
de 320 souches de
streptocoques p-hémolytiques,
il a été constaté
que
le
groupe
A était le
plus fréquent
dans les
angines,
les
septicémies
et les
pus,
et le
groupe
B,
dans les
méningites
et les
prélèvements génitaux;
les
groupes
C et G
occupent
toutefois une
place
non
négligeable (respectivement
18,7
et
14,6
%).
A l'occasion
d'enquêtes systématiques,
le
pneumocoque
a été isolé dans la
gorge
de 88 des
sujets sains,
et 14 des
couples
mère-enfant examinés à la naissance
hébergeaient
des
streptocoques
du
groupe
B.
Évaluation
pratique
d'un test de
diagnostic rapide
des
méningites: l'agglutination
au latex.
Rapid
evaluation
of meninqilis bu
latex
agglutination technique.
J . L. REY
(1),
F. DENIS
(2),
A.
RENAULT 0
et H. OUSSEINI
(3) ((*)
OCCGE,
B. P.
10887,
Niamey, Niger, (2)
Faculté de
Médecine, Dakar,
Sénégal,
et
(3)
Service des Maladies
infectieuses,
Hôpital
de
Niamey, Niger).
L'utilisation du test de
diagnostic rapide
des
méningites par agglutination
de
particules
au latex au Centre OCCGE de
Niamey
a
permis,
sur une
période
d'un
an,
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE
MICROBIOLOGIE 521
J e
diagnostic
de 231 cas de
méningites
à
méningocoques
et de 24 cas de
méningites
à
Haemophilus influenzae
b
par
l'examen de 300
liquides céphalorachidiens purulents
prélevés
chez des
patients
de
Niamey
et de ses environs. Dans 83
cas,
il n'a
pas
été
possible
de
préciser
le
diagnostic étiologique.
Par
contre,
le test au latex seul a
permis
le
diagnostic
de 40 des
méningites
à
méningocoques,
de 30 des ménin-
gites
à
pneumocoques
et de 42 des
méningites
à
Haemophilus.
Diagnostic rapide
des
méningites purulentes
à
pneumocoque.
Étude
comparative
d'un test au
latex,
de
l'électrosvnérèse
et de la
bactériologie classique.
Rapid diagnosis of pneumococcal meningitis. Comparative study of
latex
aggluti-
nation,
counter
immunoelectrophoresis
and conventional
bacteriology.
S. M'BOUP
(1),
F. DENIS
(2),
M. PRINCE-DAVID
0,
M. SAULNIER
(3),
C.
TERROT(3),
J . P.
CHIRON(4),
M.
CADOZ (1)
et I. DIOP
MAR(1)
«1)
Faculté de
Médecine,
Dakar, Sénégal, (2)
CHU
Dupuytren,
87031
Limoges,
(3)
Biomérieux,
Marcy
l'Étoile,
69260
Charbonnières-les-Bains,
et
(4)
Faculté
de
Pharmacie,
37000
Tours,
France).
Les
liquides céphalorachidiens (LCR)
de 1620 malades
hospitalisés
avec une
méningite purulente
au CHU de
Dakar,
ont été soumis à un examen
bactériologique
conventionnel
(examen
direct et
culture)
et à une recherche
d'antigènes
bactériens
par électrosynérèse (contre-immunoélectrophorèse)
et
par agglutination
de
parti-
cules au latex sensibilisées
par
l'OMNIsérum du «Statens Serum Institute » de
Copenhague.
Les LCR ont été testés sans concentration
préalable; l'antigène
est
recherché sur le
surnageant
de
centrifugation ;
en cas
d'autoagglutination (avec
un
latex
témoin)
le LCR est chauffé
pendant
trois minutes dans l'eau bouillante
puis
réexaminé.
Des
méningites
à
pneumocoques
ont été
diagnostiquées
chez 512
sujets.
Les
examens de laboratoire ont montré un taux de
positivité
de
86,5
pour
l'examen
direct,
de
83,2
pour
la
culture,
de
87,8
pour l'électrosynérèse
et
80,7
pour
le test au latex. Ces résultats sont
proches
des données cumulées de la littérature :
80 Si l'on combine les tests
d'électrosynérèse
et de latex on atteint
95,9
%,
le latex et l'examen
direct, 93,4
Ces
techniques (en particulier
le
latex)
du fait
de leur
simplicité
devraient être utilisées comme des examens de routine dans les
pays
à infrastructures sanitaires
peu développées.
Elles révèlent la
présence
d'anti-
gènes
bactériens
présents
dans les LCR
(bactéries
vivantes ou
tuées).
De
plus,
la
détection est
possible
sur échantillons stockés ou
expédiés par
la
poste
sans
précau-
tions
particulières.
Antigènes pneumococciques capsulaires.
Mise en évidence
par
contre-immuno-
électrophorèse.
Pneumococcal
capsular antigens.
Detection
by counterimmunoelectrophoresis.
D. LESAGE et G. L. DAGUET
(Hôpital
Saint-Antoine,
75571 Paris Cedex
12).
La recherche
d'antigènes pneumococciques capsulaires
dans les
liquides
bio-
logiques
est effectuée
par contre-immunoélectrophorèse (CIE)
avec l'omnisérum
Streptococcus pneumoniae
du «Statens Serum Institute » de
Copenhague.
Les
échantillons
proviennent
de malades
hospitalisés
en
pneumophtisiologie
et en
réanimation médicale. Mises à
part quelques
rares
méningites purulentes,
il
s'agit
essentiellement d'infections
pulmonaires (pneumopathies
et
pleurésies purulentes,
poussées
infectieuses chez les insuffisants
respiratoires).
La recherche est demandée
à titre
systématique
dans un but
diagnostique,
en
plus
des méthodes bactério-
logiques
conventionnelles. Les
produits
dans
lesquels
on recherche les
antigènes
522 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
sont:
sérum,
urines
(concentrées
50
fois), liquide pleural, liquide céphalorachidien
(LCR
tel
quel
ou concentré 10
fois).
Les résultats
portant
sur environ 1000 échantillons examinés durant deux
années
(1980-1981)
sont
positifs
dans un
peu
moins de 10 des cas. Les
liquides
dans
lesquels
les
antigènes pneumococciques
sont le
plus
souvent
retrouvés,
sont
par
ordre,
le LCR et le
liquide pleural (environ
20 de résultats
positifs),
les urines
et,
en
dernier,
les sérums dans
lesquels
les
antigènes
sont rarement retrouvés.
Les résultats obtenus
par
CIE et
par
les méthodes
bactériologiques
conven-
tionnelles sont
comparés;
l'intérêt
diagnostique
de la CIE est discuté. La
rapidité
du résultat fourni
par
CIE
(après quarante
minutes de
migration)
en
légitime
l'indication,
même dans les cas où les examens
bactériologiques classiques
ont de
fortes chances
d'apporter
la confirmation du
diagnostic.
Intérêt de la recherche des
antigènes
solubles
pneumococciques
dans le
diagnostic
des pleurésies purulentes.
The value
of investigating
soluble
pneumococcal antigens
in the
diagnosis of purulent
pleurisy.
C. TERROT
0),
M. SAULNIER
0,
F. DENIS
(2),
S. M'BOUP
(2)
et M. PRINCE-
DAVID
(2) ((x) Marey
l'Étoile,
69260
Charbonnières-les-Bains, France,
et
(2)
Faculté de
Médecine, Dakar,
Sénégal).
Les
liquides pleuraux purulents
de 150 malades
hospitalisés
au CHU de Dakar
en 1980 et 1981 ont été étudiés
par comparaison
des
techniques bactériologiques
classiques
et de la recherche
d'antigènes
solubles de
Streptococcus pneumoniae;
celle-ci a été réalisée selon deux méthodes:
contre-immunoélectrophorèse (CIE)
et
agglutination
de
particules
au latex sensibilisées.
Parmi les 29
liquides pleuraux
dans
lesquels
S.
pneumoniae
a été bactériolo-
giquement
mis en
évidence,
des
antigènes pneumococciques
ont été détectés
26 fois. De
plus,
dans les 85 cas où la bactérie n'a
pas
été
isolée,
les
antigènes
pneumococciques
ont été détectés 35 fois.
Le «
gain diagnostic» apporté par
les
techniques immunologiques par rapport
à la
bactériologie classique
est discuté
quant
à la
spécificité
de la recherche des
antigènes
bactériens dans ce
produit pathologique
et la
possibilité
d'un
diagnostic
présomptif
en cas de culture
bactériologique
ou d'examens directs
négatifs.
Identification des
types capsulaires
de «
Streptococcus pneumoniae
».
Comparaison
entre le
gonflement
de la
capsule
et les
épreuves
au latex sensibilisé.
Identification 01capsular types 01Streptococcus pneumoniae. Comparison of
the
Qllel-
lung
reaction with the latex
agglutination
tests.
D.
MOINARD,
S. BILLAUDEL et A. L. COURTIEU
(CHU
de
Nantes,
BP.
1005,
44035 Nantes
Cedex,
France).
De
janvier
1969 à décembre
1981,
859 souches de
Streptococcus pneumoniae
ont été isolées de 1252
prélèvements pathologiques
humains.
Toutes ces souches ont été
sérotypées par
la méthode du
gonflement
de
capsule
et,
en
outre,
à
partir
d'octobre 1981
par agglutination
de
particules
de latex sensi-
bilisées. Cette dernière
technique apparaît
sûre et
rapide;
la lecture est moins
délicate
que
celle d'un
gonflement
de
capsule;
mais, actuellement,
seul un sérum
polyvalent
latex est commercialisé en France.
Une
grande dispersion
des sérovars est
observée,
avec
quelques
variations
d'une année à
l'autre,
peu
de résistance aux
antibiotiques,
hormis celle aux tétra-
cyclines
et surtout aux sulfamides.
Cependant,
le nombre d'infections à S.
pneu-
moniae reste constant et leur
pronostic grave.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE
MICROBIOLOGIE 523
Technique immunoenzymatique (ELISA) appliquée
aux
anticorps
humains anti-
polyosides
du
streptocoque
du
groupe
A.
Determination
of
human antibodies
against group
A
streptococcal polysaccharide
by immunoenzymatic assay (ELISA).
A. BENSLIMANE
(1,2),
C. VEYSSEYRE
(1),
J . ROTTA
(3)
et M. CARRAZ
(1)
(e)
CRESS,
Institut
Pasteur,
69007
Lyon, France,
(2) Hôpital
Mohammed-V,
Rabat, Maroc,
et
(3)
Institut
d'Hygiène
et
d'Épidémiologie, Prague,
Tchécoslo-
vaquie).
Une
technique immunoenzymatique (ELISA) appliquée
aux
anticorps
anti-
polyosides
du
streptocoque
du
groupe
A a été mise au
point.
Les différents
para-
mètres affectant la réaction ont été
précisés
et les conditions
optimales (adsorption
du
polyoside
sur les
plaques,
diminution du bruit de
fond)
ainsi
que
différentes
cinétiques
ont été étudiées.
L'évolution
quantitative
et
qualitative
de la
réponse
immunitaire a été suivie
chez des
lapins
immunisés
par
le
streptocoque
de
groupe
A. Les
anticorps
anti-
polyosides
du
streptocoque
du
groupe
A ont été évalués dans le sérum de
sujets
suspects
ou non d'infection
streptococcique.
Cette
technique
s'est montrée
repro-
ductible,
sensible et
capable
de détecter les différentes classes
d'immunoglobulines.
Streptocoques, hyaluronidase streptococcique
et
antibiotiques.
Streptococci, streptococcal hyaluronidase
and antibiotics.
L. C.
BENCHETRIT,
C. C. AVELINO and C. M. de OLIVEIRA
(Institute
of
Microbiology,
Federal
University,
21941,
Rio de
J aneiro, RJ ,
Brazil).
Streptococcal hyaluronidase
has been studied because of the
possible
associa-
tion between the
enzyme
and the mechanisms of
pathogenicity
of
group
A
strepto-
cocci. However the
significance
of the influence of sub-minimal
inhibitory
concen-
trations
(subMIC)
of antibiotics on the
production (or release)
of the
enzyme
in human infections does not seem to have been
fully appreciated.
We have
observed that 2 strains of
group
A
streptococci (M types
4 and
24) susceptible
to
penicillin produced
more
enzyme
when
exposed
to the
drug
at subMIC in
growing
liquid
cultures. A
type
28 strain did not continue
producing
the
enzyme
after
addition of the antibiotic at a concentration of
1/4
of the MIC.
Viability
and
other events after addition of antibiotic were not estimated.
However,
in view
of the
continuing importance
of
carriership
in the
epidemiology
of
group
A
strepto-
coccal
infections,
further
investigations
on the
process
of
production
of toxins
by streptococci
after
exposure
to subMIC of antimicrobial
agents
seem warranted.
Taux des
anticorps streptococciques
dans les infections à
streptocoque
du
groupe
A.
Étude de 1000 sérums
provenant
de
Dakar,
de Rabat et de
Lyon.
Antibody
titres in
group
A
streptococcal infections. Study of 1,000
sera
from
Dakar,
Rabat and
Lyon.
A. BENSLIMANE
(1, 2),
C. VEYSSEYRE
(1),
S. NEJ MI
(2),
M. D. ARCHANE
(2),
F. DENIS
(3),
M. CADOZ
(3),
J . ROTTA
(4)
et M. CARRAZ
(1) (C)
CRESS,
Institut
Pasteur,
69007
Lyon,
France,
(2) Hôpital
Mohammed-V, Rabat, Maroc,
(3) Clinique
des Maladies
infectieuses, Dakar,
Sénégal,
et
(4)
Institut
d'Hygiène
et
d'Épidémiologie, Prague, Tchécoslovaquie).
L'importance;
dans le domaine de la Santé
Publique,
des infections
post-
streptococciques (streptocoque
du
groupe A)
résulte de l'incidence de ces infections
dans de nombreux
pays.
52 i ANNALES DE MICROBIOLOGIE
L'identification indirecte de l'infection
streptococcique par
évaluation de la
réponse anticorps représente
un élément
important
du
diagnostic
de routine.
La
réponse anticorps
vis-à-vis de différents
antigènes streptococciques
chez
des
sujets suspectés
de
complications
d'infection
streptococcique
a été étudiée.
Le taux des
cinq anticorps anti-enzymes (antistreptolysine
0,
désoxyribo-
nucléase
B,
streptokinase, hytluronidase
et nicotinamide adénine dinucléotide
glycolhydrolase;
a été déterminé
par
une réaction de
neutralisation ;
le taux d'anti-
corps antipolyoside
du
groupe
A a été recherché
par
une réaction
immunoenzyma-
tique (ELJ SA).
Les sérums étudiés
provenaient
de
Dakar,
de Rabat et de
Lyon.
Les résultats
obtenus sont
analysés
et
comparés.
Taux de colonisation
rectovaginale par
le
streptocoque
du
groupe
B dans une
consultation de
gynécologie.
Rectal and
vaginal
colonization rate
by group
B
streptococci
in
outpatients of
a
depart-
ment
of Gynecology.
A. BOISJ VON et J . ALOUF (Centre
Hospitalier
de
Saint-Germain-en-Laye,
et
Institut
Pasteur,
Paris).
Le taux de colonisation
par
le
streptocoque
du
groupe
B a été recherché sur
un effectif de 81 femmes dont 25 femmes
gravides.
Il a été étudié en fonction de
plusieurs paramètres (âge, grossesse,
méthodes
contraceptives, cycle menstruel).
La localisation du
germe
a été la suivante
par
ordre décroissant: anale
(22,2 %),
vaginale (H) %)
et
pharyngée
(2,4
%).
Le taux de colonisation est
plus
élevé chez
les
sujets
de moins de 20 ans. Il est
plus
élevé chez les femmes non enceintes
(30 %)
que
chez les femmes
gravides
(12
%).
Il est
également plus
élevé dans la
première
partie
du
cycle
menstruel
(45,4
%) que
dans la deuxième
partie
(21,8
%).
Aucune
différence
significative
n'a été observée entre les utilisatrices de
stérilets,
de contra-
ceptifs
oraux et les
sujets
témoins. D'autre
part,
l'utilisation de
tampons vaginaux
ne modifie
pas
le taux de colonisation.
Identification
rapide
des
streptocoques
du
groupe
B
par co-agglutination.
Utilité
en
période périnatale.
Rapid identification of group
B
streptococci by co-agglutination.
Value in
peri-
natology.
F. TESSIEH et G. L. UAGCET
(Hôpital
Saint-Antoine,
75571 Paris Cedex
12).
L'identification des
streptocoques
du
groupe
B
peut
être obtenue
rapidement
à l'aide d'une
goutte
de sérum
spécifique couplé
à la
protéine
A du
staphylocoque
(réactif Phadebact H
Streptococcus Test) déposé
sur une colonie
développée
sur
gélose
en boîte de Pétri.
Après
un balancement
léger
de la
boîte,
il est
possible
d'observer en
quelques
secondes la formation
d'agglutinats
autour de la colonie.
Une
agglutination spécifique peut
encore être observée sur le milieu solide
après
enlèvement d'une
colonie,
les
antigènes
du
streptocoque
du
groupe
B
ayant
diffusé
dans la
gélose.
Les résultats de cette méthode d'identification des
streptocoques
du
groupe
B,
après
dix-huit heures de
culture,
sont
remarquablement
fiables,
les réactions
croisées étant
exceptionnelles.
Ce test
peut
être réalisé sur des cultures mixtes.
Nous
l'appliquons
pour
la détection
rapide
des
streptocoques
du
groupe
B en
période
anté- et
périnatale
à
partir
de
prélèvement génitaux
maternels,
notamment
ic liquide amniotique après rupture prématurée
des membranes.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE
MICROBIOLOGIE 525
Ainsi,
dans notre
laboratoire,
sont identifiées
chaque jour plusieurs
souches de
streptocoques
du
groupe
B
provenant
de femmes
enceintes,
qu'il s'agisse
d'infection
amniotique
ou
vaginale,
ou de
simple portage.
Épidémiologie
du
streptocoque
du
groupe
B.
Epidemiology 01group
B
streptococci.
A. ROUSSET
(Institut
de
Bactériologie,
UER de
Médecine,
Université
L.-Pasteur,
67000
Strasbourg, France).
Le
streptocoque
du
groupe
B de Lancefield ou
Streptococcus agalactiae
était
considéré
jusqu'en
1960 comme une bactérie
d'origine
bovine,
peu pathogène pour
l'homme. Pour une raison non
connue,
ce
germe
est devenu au cours des 20 der-
nières années l'un des
principaux agents responsables
des
septicémies
néonatales
et durant la même
période,
la
fréquence
d'isolement,
à
partir
de
prélèvements
humains,
n'a cessé
d'augmenter.
Ces deux constatations
justifient
les nombreuses
études
qui
lui sont consacrées.
Depuis
10
ans,
nous nous intéressons au
streptocoque
du
groupe
B. Nous avons
tout d'abord constaté
qu'il
est le
streptocoque hémolytique
le
plus fréquemment
isolé. Le site de localisation
privilégié,
est le tractus
génital
de la
femme,
qui
semble
être le
foyer principal
de dissémination du
germe.
Le
streptocoque
du
groupe
B
joue
un rôle
majeur
en
pathologie
néonatale et
anténatale. Dans notre
étude,
il est
responsable
de 76 des
septicémies
du nouveau-
né et de 50 des morts in utero.
Afin de mieux connaître
l'épidémiologie
du
germe,
nous avons
entrepris
sa séro-
typie après
avoir
préalablement préparé, par hyperimmunisation
de
lapins,
des
sérums
spécifiques
de chacun des 5
sérotypes
la, Ib,
II et III.
La
sérotypie
de
plus
de 2000 souches
d'origines
diverses montre
que
les séro-
types
II et III sont les
plus fréquents.
Alors
que
les 5
sérotypes
sont
également
rencontrés dans les
septicémies
de
l'adulte,
les
sérotypes
III et le sont le
plus
souvent cause des infections
graves
du nouveau-né. Pour mener à bien les études
épidémiologiques que
nécessite
l'importance prise par
le
streptocoque
du
groupe
B,
la seule
sérotypie
est
insuffisante,
et nous lui avons
adjoint
un
système
de
lysotypie.
Nous avons isolé 17
bactériophages
à l'aide
desquels
nous effectuons la
lyso-
typie
du
sérotype
III. Le
système que
nous utilisons est
reproductible.
Il nous
permet
de définir 71
lysotypes
stables
différents,
et de classer 85 des souches
de
type
III isolées. Aucun
lysotype
ne semble
posséder
un
pouvoir pathogène parti-
culier.
L'association
sérotypie-lysotypie
doit
permettre
une meilleure connaissance de
l'épidémiologie
de l'infection à
streptocoque
du
groupe
B.
Étude
comparative
des tests
d'agglutination
et des réactions de neutralisation
pour
l'évaluation de
cinq anticorps anti-enzymes streptococciques.
Comparative study of agglutination
tests and neutralization reactions
for
the evaluation
of fiveantistreptococcal
antibodies.
C. M.
VEYSSEYRE,
A.
BENSLIMANE,
C. VEYSSEYRE et M. CARRAZ
(CRESS,
Institut
Pasteur,
69007
Lyon, France).
Les résultats obtenus dans le
titrage
de
cinq anticorps anti-enzymes strepto-
cocciques par
des méthodes de neutralisation ont été
comparés
avec ceux obtenus
par
des
techniques d'hémagglutination passive permettant
l'évaluation
globale
des
anticorps anti-enzymes streptococciques.
Un test sur lame «
Streptozyme
R »et un test en
microplaque
«
Hemasept

526 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
ont été utilisés. Les
titrages
des
anticorps anti-streptolysines (ASLO), anti-strepto-
kinases
(ASK), anti-streptohyaluronidase (ASH), anti-désoxyribonucléase
B
(ADNase B)
et anti-nicotinamide adénine dinucléotide
glycohydrolase (ANAdase)
ont été réalisés en microméthode.
Dans cette
étude,
une
proportion
non
négligeable
de sérums
(10 %) présente
un taux élevé d'au moins un
anticorps anti-enzyme,
et est trouvé
négatif
en réaction
d'hémagglutination. L'analyse
des résultats «faux
négatifs»
montrent
qu'ils
concernent surtout des sérums ne
présentant qu'un anticorps anti-enzyme
élevé
et
que
le taux
d'ASLO, ASK,
ASH non révélé est
toujours
un taux faiblement
élevé,
alors
que
des taux élevés de l'ANAdase et d'ADNase B
peuvent
ne
pas
donner de réactions
d'agglutination positive.
Il
n'y
a
pas
de corrélation
quantitative
entre letaux
d'anticorps hémagglutinant
et le titre de l'un
quelconque
ou de l'ensemble des
cinq anticorps anti-enzyme.
Anti-streptolysines
et
anti-streptodornases
dans les bilans de
population
en
région
intertropicale.
Anti-streptolysines
and
anti-streptodornases
out
of screenings of populations
in
tropical
areas.
A. FRIBOURG-BLANC et E. BOIS
(Laboratoire d'Immunologie
et
d'Allergqlogie,
5,
boulevard
Montparnasse,
75006
Paris,
et INSERM
U155,
Génétique Epidé-
miologie,
Château de
Longchamp, Paris).
Le
préliminaire
à tout
plan
d'action médicale
épidémiologique
ou
thérapeutique
pour
des
groupes
de
population
doit être l'établissement d'un
panorama biologique
précis.
Nous
rapportons l'expérience acquise,
au cours
d'enquêtes pluridisciplinaires
étendues à toute la ceinture
équinoxiale,
dans le domaine
particulier
des
anticorps
anti-streptococciques.
Les
impératifs
de
sensibilité,
spécificité, rapidité
d'exécution et économie
budgétaire
nous ont conduits à
adopter, parmi
les
technologies
d'identification des
divers
anticorps
décelables,
des
microtechniques
semi-automatisées de
titrage
de
l'anti-streptolysine
0 et de
l'anti-streptodornase
B. Pour cette dernière nous avons
dû sélectionner entre les réactifs
proposés
et
adopter
une
méthodologie personnelle.
L'homogénéité
et la constance des résultats obtenus semblent
permettre
d'en
pro-
poser
une brève
analyse.
Quatre
enquêtes principales, portant
sur 2 000
sérums,
ont concerné: 900 habi-
tants de l'Ile de la Désirade
(Antilles),
soit la
quasi-totalité
de la
population ;
600 Amérindiens des hautes rivières
amazoniennes;
300
Hmong
récemment
implantés
en
Guyane Française;
et 200 Thaïlandais d'une zone de forte endémie
paludéenne.
Les dominantes
peuvent
être ainsi résumées:

si dans l'ensemble les deux
techniques
donnent des résultats
homogènes,
d'assez nombreuses
divergences, pouvant
être
importantes, justifient
le recou-
pement
et confirment la
prévalence
de tel ou tel
type d'anticorps
suivant les loca-
lisations de l'infection
streptococcique ;

suivant les
populations,
les
régions
ou les
villages,
les
moyennes statistiques
et les
écarts-types présentent
des différences très
sensibles;
ainsi
par exemple,
dans l'Ile de la
Désirade,
26 des
sujets
montrent des valeurs sensiblement
plus
fortes,
particulièrement
en
anti-DNAse,
avec une
prévalence
assez sensible chez
les enfants et les
jeunes;
chez les
Amérindiens,
des
villages
de très forte endémie
ont
pu
être
identifiés;
chez les
Hmong,
les
sujets
récemment
implantés
sont sensi-
blement
plus
infectés
que
leurs
compatriotes
arrivés
depuis
deux ans et médica-
lement surveillés.
L'action
épidémiologique peut
ainsi bénéficier de ces bilans.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 527
Pouvoir
pathogène
des
staphylocoques coagulase-négatifs.
Pathogenicity 01 coagulase-negative staphylococci.
J . FLEURETTE et Y. BRUN
(Faculté
de Médecine Alexis-Carrel et
CRESS,
Institut
Pasteur,
Lyon, France).
,
Le
pouvoir pathogène
des
staphylocoques
coagulase-, longtemps
méconnu,
est
désormais établi et la
prévalence
des infections
provoquées
chez l'homme est en
augmentation,
réelle ou
apparente.
De nombreux travaux de recherche fonda-
mentale ou
appliquée
ont été
publiés depuis quelques années,
et ils ont
apporté
une certaine clarté dans ce domaine nouveau de la
pathologie
infectieuse.
Les taxonomistes ont
proposé
des classifications différentes des
espèces
de la
famille des Micrococcaceae et en
particulier
du
genre Staphylococcus;
les deux
plus
récentes sont celles de Baird-Parker et de Kloos et
Schleifer;
elles sont aussi
les
plus employées
en
pratique
et
permettent
de reconnaître les deux
espèces
les
plus fréquemment
isolées en
clinique,
S.
epidermidis
et S.
saprophylicus.
Les
caractères
morphologiques,
culturaux et
physiologiques
sont
rappelés.
Les
écosystèmes
des
staphylocoques coagulase-
ont fait
l'objet
de nombreux
travaux
qui
montrent leur
répartition
sur la
peau
et les
muqueuses,
chez l'homme
et chez les
animaux,
ainsi
que
leur
présence
dans l'environnement
inanimé,
notam-
ment en milieu
hospitalier.
Par
contre,
nos connaissances ne sont
guère approfondies
sur leurs relations avec les autres
espèces
microbiennes,
et sur les
équilibres
naturels
sur la
peau
et les
muqueuses.
Les
supports
de la virulence des souches
pathogènes
ont été recherchés dans
plusieurs
directions:
présence
de caractères
métaboliques
et
production d'enzymes
extracellulaires ;
pouvoir toxinogène; propriétés
d'adhésion
particulière
à
l'épi-
thélium du tractus
urinaire,
qui
ont été observés chez S.
saprophyticus. Cependant
la
comparaison
entre souches infectantes et non infectantes ne
permet pas
en
général
d'observer une
pathogénicité
différente. Les facteurs de
réceptivité
de
l'hôte
jouent
donc un rôle essentiel. Les
staphylocoques coagulase-
se
présentent
souvent comme des bactéries
opportunistes,
et les maladies
qu'ils
entraînent,
comme des infections
iatrogéniques
;
l'intensité de la contamination
(l'inoculum)
et la
porte
d'entrée sont des éléments
importants;
l'infection se localise au niveau
des matériels
étrangers implantés
dans
l'organisme (prothèses
articulaires ou car-
diaques),
au niveau des cathéters veineux ou artériels.
L'âge
du
patient,
l'état
d'immunosuppression
et l'existence d'une maladie
sous-jacente
sont des éléments
déterminants. La
publication
de nombreux travaux
cliniques
et
bactériologiques
a
permis
de constater le caractère varié des localisations infectieuses
provoquées
par
les
staphylocoques coagulase-
;
il est
peu d'organes
ou de tissus
qui
ne
puissent
être le
siège
d'infections.
Cependant
certaines localisations sont
particulièrement
fréquentes
ou
graves.
Les
septicémies, parfois
réduites à de
simples
bactériémies,
succèdent à une infection ou colonisation de cathéters veineux. Les endocardites
sont des
complications
redoutés de la
chirurgie cardiaque
notamment
lorsqu'elles
se localisent au niveau des
points
d'insertion des valvules
prothétiques.
Les ménin-
gites post-opératoires
sont observées en
neuro-chirurgie;
un cas très
particulier
est la colonisation des valves et des drains de dérivation du
LCR,
suivie
parfois
de
méningite
ou de
décharges bactériémiques chroniques.
Les infections urinaires sont
observées de
plus
en
plus
souvent. D'autres localisations ont attiré l'attention :
infections
ostéo-articulaires, cutanéo-muqueuses.
La
publication
d'atteintes
de
divers autres
organes
montre
que
l'inventaire du
pouvoir pathogène
des
staphy-
locoques coagulase-
n'est
pas
terminé. Les infections sont souvent un
processus
subaigu
ou
chronique;
leur caractère
torpide marqué par
des
signes cliniques
de
peu
d'intensité ne doit
pas masquer
leur
gravité
et les difficultés de leur traitement.
C'est l'ablation du matériel
étranger qui permet
en
général
d'obtenir la
guérison.
Les
antibiotiques
sont souvent inefficaces en raison de la multirésistance des
staphylocoques coagulase-
;
parmi
les bêta-lactamines,
la céfalotine conserve
son
activité,
ainsi
que
la
tobramycine
et l'amikacine
parmi
les
aminoglycosides
oula
pristinamycine. La-fosfomycine,
la
rifampicine
et la
vancomycine
sont des
produits
528 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
de dernier recours.
Malgré
la rareté des travaux
publiés,
les
staphylocoques coagu-
lase- semblent avoir la même sensibilité aux
antiseptiques que
S. aureus.
L'épidémiologie
connaît actuellement ses débuts et les recherches
portent
sur
la mise au
point
de
marqueurs significatifs; quelques publications
ont
porté
sur la
sérotypie
et la
lysotypie
mais il n'existe
pas
encore de méthode internationale.
En raison de la
gravité
des infections en
chirurgie,
les méthodes
prophylactiques
anciennes ont été remises en
vigueur (techniques aseptiques
et
antiseptiques)
et
sont associées à une
antibioprophylaxie spécifique.
Le
diagnostic bactériologique
est fondé sur la culture et l'identification de la
souche
responsable;
il
pêche
essentiellement
par
excès en raison du caractère
ubiquitaire
de ces
bactéries,
et
l'interprétation
du résultat est le
temps
essentiel
du
diagnostic.
Les conditions
aseptiques
du
prélèvement
doivent être
respectées,
et certains critères doivent être
exigés pour
retenir le rôle
pathogène
de la souche:
localisation,
souche
unique
au stade
initial,
isolement
multiple
et identité de
plusieurs
souches.
Mécanisme et
support génétique
de la résistance aux
antibiotiques
chez les
staphy-
locoques.
Mechanism
of
antibiotic resistance in
staphylococci
and location
of
the
corresponding
genes.
N. EL SOLH
(Service
de
Bactériologie
Médicale,
Institut
Pasteur,
75724 Paris
Cedex
15,
France).
Les
staphylococcies
les
plus graves
sont
provoquées,
en
général, par
des
staphy-
locoques présentant
de
multiples
caractères de résistance. Un
petit
nombre de ces
caractères
apparaissent
in vivo
par
suite de
mutation(s) chromosomique(s) repro-
ductibles in vitro: résistance à la
rifampicine;
résistance aux aminosides
par
alté-
ration du métabolisme
respiratoire (mutants petites colonies)
;
résistance de haut
niveau à la
streptomycine (concentration
minimale inhibitrice
(CMI)
10000
fLg/ml)
par
suite de modification de l'ARN ribosomal
;
résistance aux macrolides et
appa-
rentés
(M),
aux lincosamines
(L),
et aux
streptogramines (S)
associés à des alté-
rations
métaboliques (mutants petites colonies)
et la résistance
«
intrinsèque
»
à la méthicilline et à l'ensemble des
(3-lactames par
modification des
protéines
membranaires de liaison à la
pénicilline (PBP).
La
plupart
des autres caractères ont été
primitivement
considérés comme
plas-
midiques,
mais la localisation sur des
fragments
d'ADN translocables des
gènes
correspondant
à certains de ces
caractères,
fait
qu'ils peuvent
aussi avoir une loca-
lisation
chromosomique.
La résistance aux
pénicillines (inductible
ou
constitutive)
est liée à la
production
de
pénicillinases réparties
en 4
groupes sérologiques
et
conférant aux
staphylocoques
deux
types
de
profils
de substrat. Les
gènes
codant
pour
la
production
de ces
enzymes sont, habituellement,
portés par
des
plasmides
de 20 à 30 kb conférant aussi la résistance aux métaux lourds et
parfois
la résistance
à d'autres
antibiotiques (érythromycine, aminosides,
fucidine).
Ces
plasmides
«
pénicillinase
»ont été isolés de souches de
provenance
diverses et
prélevées depuis
1945.
La résistance à la
tétracycline parfois
associée à la résistance à la
minocycline
est,
contrairement à ce
que
l'on observe chez Escherichia
coli,
due à une élimination
rapide
de ces
antibiotiques
dont la
pénétration
dans la bactérie n'est
pas
altérée.
La résistance à la
tétracycline jamais
obtenue
par
mutation in vitro
est,
habituelle-
ment,
codée
par
des
plasmides
de
3,9
à
4,4
kb conférant un haut niveau de résis-
tance
(CMI
50 à 100
fLg/ml)
;
une résistance de bas niveau
(CMI
4
(xg/ml)
conférée
par
des
plasmides
de 20 à 30 kb a été
également
décrite.
La résistance au
groupe
MLS est due à une N6-N6
diméthylation
de l'adénine
contenue dans la fraction ribosomale 50 S dont l'affinité
pour
ces
composés
est
plus faible;
elle confère aux souches divers
phénotypes.
Les
gènes
codant
pour
ces
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
529
résistances
peuvent
être
portés par
les
plasmides
«
pénicillinase
»
(transposon Tn551),
par
des
plasmides
de
3,3
à
3,4
kb ou
par
le
transposon
Tn554
primitivement
localisé
dans le chromosome dans la souche
sauvage.
La résistance aux
streptogramines
1 et
II,
liée à l'inactivation
par acétylation
de ces
composés,
est
portée par
des
plasmides
de 20 à 35 kb. La résistance
aux diverses familles
d'aminosides,
liée à la
production
de différentes
enzymes
les
inactivant
spécifiquement, peut
être
portée par
des
plasmides
de
poids
moléculaires
variables.
La résistance au
chloramphénicol,
liée à la
production
d'une
acétylase
inactivant
cet
antibiotique,
est
portée par
des
plasmides
de
4,2
à
4,5
kb.
L'étude structurale des
plasmides
a
permis
de montrer
que
certains caractères
(résistance
aux
pénicillines
G et au
groupe MLS)
sont codés
par
des
gènes portés
par
des
fragments
translocables sur le chromosome. Deux
transposons
ont été
identifiés
(Tn551
et
Tn554).
L'étude
génétique
associée à l'étude du contenu
plas-
midique
de souches de S. aureus multirésistantes
prélevées
en
France,
de 1975 à
-
1980,
permettent
de
penser que
le
support génétique
de la
plupart
des caractères
de résistance est
chromosomique.
Ces
gènes pourraient provenir
de la translocation
de
gènes primitivement plasmidiques.
« Staphylococcus
aureus» dans les isolements bactériens d'un laboratoire
hospi-
talier en zone
tropicale (Place
de cette
espèce
et résultats
préliminaires
de la
sérotypie
et de la
lysotypie).
Frequency of Staphylococcus
aureus in
tropical laboratory samples. (Preliminary
results
of agglutination
and
bacteriophage typing).
M. PRINCE-DAVID
0,
S. M'BOUP
(1),
F. DENIS
(l, 2)
et Y. BRUN
(3) (Labora-
toires de
Bactériologie-Virologie. I1) Faculté
de
Médecine,
Dakar, Sénégal,
(2)
CHU
Dupuytren,
87031
Limoges,
France,
et
(3) Département d'Épidémiologie
Bactérienne,
69008
Lyon, France).
Sur 18 837 souches isolées au laboratoire de
Bactériologie
du CHU de Dakar
entre 1972 et
1980,
on a identifié 2 925 souches de
Staphylococcus
aureus. Ce
germe
est à
l'origine
de
14,4
des
septicémies,
arrivant en 2è
position après
celles dues
à
Salmonella;
il est en 1ère
position
dans les
pus (54,8
des
souches)
et
représente
29,2
des souches isolées à
partir
des
liquides pleuraux;
sa
place
est
plus
modeste
dans les
méningites purulentes (2,5 %)
et S. aureus n'est en cause
que
dans
3,6
des infections urinaires. Une centaine de souches
coagulase+
ont fait
l'objet
d'inves-
tigations complémentaires.
Un
«
dumping
factor» est retrouvé
pour
98 des
souches
(Staphyslide-Test).
Une étude des
sérotypes
et des
lysotypes
a
également
été
entreprise :
80,4
des souches sont
lysotypables (24,3 appartiennent
au
groupe
1
; 8,5
à chacun des
groupes
II et III
; 35,3
sont mixtes 1
+11=10,9
et 1
+
III
=
14,6
; quelques
souches
répondent
aux
phages
94-96 et
187).
La
place
des
staphylococcies
est très
importante
en
Afrique,
les malades sont
hospitalisés
à des stades avancés de
pneumopathies graves, d'ostéomyélites,
de
staphylococcies malignes
de la
face,
ou de formes
généralisées
ou
originales (myosite
du
sujet africain).
La
fréquence
et la
gravité
des
staphylococcies
devraient susciter
plus
de travaux en zone
tropicale.
Sensibilité aux
antibiotiques
de «
Staphylococcus
aureus
»,
isolé en milieu
hospi-
talier Rwandais.
Antibiotic
sensitivity of Staphylococcus
aureus isolated in Rwanda
hospitals.
J . HABIYAREMYE
(x),
J . BOGAERTS
(2),
J .
VANDEPITTE
(3)
et G. J ACOBS
(3)
(0 Dept.
de
Microbiologie, Hôpital Universitaire, Butare,
(2)
Lab.
Médical,
530
ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Centre
Hospitalier, Kigali,
et
(3) Dept.
de
Microbiologie, Hôpital
Universitaire
Saint-Raphaël,
B-3000
Louvain,
Belgique).
Les
staphylococcies occupent
une
place importante
dans la
pathologie
infec-
tieuse des
pays tropicaux
et se trouvent au
premier plan
des infections nosoco-
miales,
surtout en milieu
chirurgical.
Le
problème
de leur sensibilité aux anti-
biotiques
n'a
pas
suscité
beaucoup
d'intérêt.
L'usage
souvent abusif d'une
gamme
limitée
d'antibiotiques (pénicilline
G,
chloramphénicol, tétracyclines
et
sulfamides)
devrait faire craindre un
spectre
de résistance différent de celui observé dans les
pays
industrialisés.
Entre août et décembre
1981,
cent souches de S. aureus ont été isolées aux
hôpitaux
de
Kigali (70)
et de Butare
(30)
à
partir
de
produits pathologiques
divers;
ces souches sont
représentatives
des infections
staphylococciques
observées en
milieu
hospitalier
au Rwanda.
L'antibiogramme
a été
pratiqué
selon la
technique
de diffusion selon
Kirby-
Bauer,
en suivant les recommandations du NCCLS
(1981),
vis-à-vis de 8 anti-
biotiques: pénicilline
G, oxacilline,
érythromycine, tétracycline, chloramphénicol,
gentamicine,
amikacine et co-trimoxacole.
La résistance à la
pénicilline
a
également
été vérifiée
par
la recherche directe
de la bêta-lactamase à l'aide de la
technique acidométrique
et de celle de la nitro-
céfine.
Les résultats seront
exposés
et
comparés
avec ceux d'un
groupe
témoin de
souches isolées en
Belgique.
En
conclusion,
l'antibiothérapie
de
Staphylococcus
en médecine africaine sera
discutée.
Caractères
bactériologiques
des souches de
« Staphylococcus
aureus» isolées à
Hanoï.
Bacteriological
characteristics
of Staphylococcus
aureus strains isolated in Hanoi.
Y. BRUN
0,
VU VAN NGU
(2),
J . FLEURETTE
(1),
M. BES
(1)
et A. MEL-
KONIAN
(2) ((x)
Faculté de Médecine A.-Carrel et
CRESS,
Institut
Pasteur,
Lyon,
France,
et
(2) Hôpital
Bach
Mai,
Hanoï).
L'étude concernait 203 souches de
Staphylococcus
aureus
responsables
d'infec-
tions
(myosites
17,
pyodermites
38,
angines
7,
infections urinaires
10,
adénites
4,
méningites
2,
pleurésies
et
péricardites
9, septicémies 63,
divers
6),
et 47 souches de
porteurs
sains. Ces deux lots de souches ont été
comparés
sur la base de la
pro-
duction de
coagulase
libre,
de DNAse
thermostable,
de
protéine
A,
d'hémolysines
alpha
et
bêta;
sur la
présence
de
polyosides
Aa et
A(3;
sur la
production
de
(3-lactamase
et sur la sensibilité à 17
antibiotiques.
La détermination des
antigènes
de
type
et de
lysotype
a été réalisée. Les souches issues d'infections
paraissent
plus
souvent
productrices d'hémolysines,
de
-lactamase,
et
plus
souvent
typables
par
les
phages que
les souches de
porteurs
sains. Dans un deuxième
temps,
ont été
comparées
les 55 souches
responsables
de
myosites
et de
pyodermites,
et 50 souches
isolées en France de
suppurations superficielles
ou
profondes,
sur la base des
caractères
pré-cités
et sur la
production
d'entérotoxines
A, B, CI
et F
(21,8
des souches vietnamiennes
produisent
une ou
plusieurs
entérotoxines contre
50 des souches
françaises),
et de la toxine
exfoliatine,
produite par
9,1
des
souches vietnamiennes et
par
12 des souches
pyogènes françaises.
Ces souches
toxine-exfoliatine+ sont du
groupe phagique
1 ou III
(souches d'Hanoï),
et du
groupe phagique
II ou non
typable par
les
phages (souches françaises).
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
531
Sensibilité aux
antibiotiques
des souches de
« Staphylococcus
aureus» isolées à
Dakar.
Antibiotic
sensitivity of Staphylococcus
aureus strains isolated in Dakar.
A.
SAMB,
S.
M'BOUP,
M. F. CISSE et M. P. DAVID
(Laboratoire
de Bactério-
logie-Virologie,
Faculté de Médecine et de
Pharmacie, Dakar,
Sénégal).
Les infections
staphylococciques représentent
àDakar une
pathologie
infectieuse
importante, Staphylococcus
aureus
correspondant
à 13 des souches isolées en
milieu
hospitalier.
Il nous a
paru
intéressant d'étudier leur sensibilité aux anti-
biotiques.
L'étude
par
la
technique
de
l'antibiogramme
de 2706 souches de
S.
aureus,
isolées de
prélèvements
divers dans deux centres
hospitaliers
à
Dakar,
entre 1974 et
1981,
a
permis
d'observer leur
comportement
vis-à-vis.de
17 anti-
biotiques.
Il en ressort
qu'il
existe une efficacité
persistante
d'un certain nombre
d'antibiotiques
sur ces souches.
Parmi les
(3-lactamines,
la
pénicilline
G la moins active inhibe 4 des
souches,
l'ampicilline (11 %)
alors
que
la méthicilline
présente
une très faible activité
in vitro
(3 %)
;
cette résistance doit être confirmée
(par
la
détermination)
des CMI
selon la
technique
des
dilutions,
la stabilité des
charges
en
antibiotiques
dans les
disques posant
des
problèmes
en milieu
tropical.
Les
céphalosporines
sont actives sur 89 des souches.
Les
tétracyclines
inhibent 41 des
souches;
il existe une sensibilité
marquée
vis-à-vis: des
oligosides
telles la
gentamicine (94 %),
la
kanamycine (79 %),
et la
streptomycine (43 %)
;
des
macrolides,
telles
l'érythromycine (70 %)
et la linco-
mycine (81 %)
;
des
synergistines
telles la
pristinamycine-virginamycine (90 %)
;
de la
triméthoprime-sulfaméthoxazole (96 %),
de la fucidine
(95 %)
et de la
novobiocine
(100 %).
L'étude des
polyrésistances
met en évidence
qu'il
existe des souches très sen-
sibles et des souches très résistantes
(25
des souches résistent au moins à 3 anti-
biotiques).
L'évolution au cours des années montre
qu'il
existe une certaine stabi-
lité dans le
pourcentage
des souches sensibles.
La sensibilité de «
Staphylococcus
aureus » aux
antibiotiques
en milieu
hospitalier :
évolution et état actuel.
Evolution
of
the
susceptibility of Staphylococcus
aureus to antibiotics in
hospital.
A.
THABAUT,
J . L. DUROSOIR et M. MEYRAN
(Hôpital
Militaire
Bégin,
94160
Saint-Mandé,
France).
Staphylococcus
aureus
représente
actuellement 17 des isolements bactériens
à
partir
des divers
produits pathologiques parvenus
au laboratoire de
microbiologie
de
l'hôpital.
La
fréquence
de cette
espèce
s'est accrue notablement ces dernières
années. Elle est
particulièrement
élevée chez les malades
hospitalisés
en Réanima-
tion,
en
Chirurgie
osseuse et en
Dermatologie. Quatre-vingt-dix pour
cent des souches
sont
productrices
de
pénicillinase
et 17 résistent aux
pénicillines
du
groupe
M
;
cette
fréquence
est en
augmentation
sensible
par rapport
aux années
précédentes.
Dix-huit
pour
cent des souches sont résistantes à la
tétracycline
et cette
fréquence
apparaît
stable au cours des années.
Cependant,
la
majorité
des souches demeure
sensible à la
minocycline.
La résistance aux
antibiotiques
de la famille des macro-
lides atteint en 1980 et 1981 30 des
souches,
au lieu de 15 les
cinq
années
précédentes; pour
environ la moitié de ces
souches,
cette résistance est de
type
constitutif
englobant
tous les
antibiotiques
de la famille. Pendant ces
sept
années,
95 à 99 des souches sont demeurées sensibles aux
synergistines.
Les souches
résistantes aux
aminoglycosides
ne
représentaient que
7 des isolements en
1975,
elles
atteignent
actuellement 18 Le
phénotype gentamicine-tobramycine
a
toujours
été le
plus fréquemment
sinon le seul observé. Les souches
polyantibio-
532 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
ticorésistantes :
pénicillines
M, macrolides, aminoglycosides,
sont de
plus
en
plus
fréquemment
rencontrées. Elles demeurent
toujours
sensibles à l'acide fusi-
dique (99 %),
à la
rifampicine (98 %),
à la
vancomycine (100 %).
L'évolution de la sensibilité de S. aureus à certains
antibiotiques apparaît
liée à la modification de certaines habitudes
thérapeutiques.
Elle rend nécessaire
la surveillance
épidémiologique
de la résistance aux
antibiotiques
de cette
espèce
dont
l'importance
est
majeure
dans
l'étiologie
actuelle des infections nosocomiales.
Identification de «
Staphylococcus
aureus » : substitution à la
coagulase
d'un test
rapide
et
performant.
Identification of Staphylococcus
aureus: substitution
of coagulase
test
by
a
rapid
and
reliable
technique.
G. CARRET
C),
R. BISMUTH
(2),
Y. BRUN
(3),
M. CHOMARAT
0),
D. COUL-
LIOUD
0),
A. COUPRY
(4),
J . P.
FLANDROIS 0,
J . FLEURETTE
(3),
J . FOUGERAT
(5),
J . FRENEY
(3),
B. MARÉCHAL
(3),
M. SAULNIER
(6)
et C. TERROT
(8) ((1)
Laboratoire de
Bactériologie,
Faculté de
Médecine,
Lyon
Sud,
69310
Pierre-Bénite,
(2)
Laboratoire de
Bactériologie,
Centre
Hospi-
talier
Pitié-Salpêtrière,
Paris,
(3)
Laboratoire
d'Épidémiologie
CRESS,
Faculté
de Médecine
Alexis-Carrel,
Institut Pasteur de
Lyon, Lyon, (4)
Centre
Hospita-
lier,
Bourg-en-Bresse, (5)
Institut Pasteur de
Lyon, Lyon,
et
(6)
Charbonnières-
les-Bains,
France).
Les méthodes d'identification des
staphylocoques
sont en cours de réinvesti-
gation.
Une étude
multicentrique
a
permis
de
préciser
la valeur de la recherche de
l'affinité
pour
le
fibrinogène par hémagglutination passive pour
l'identification de
Staphylococcus
aureus. Ce test
a,
dans un
premier temps,
été
comparé
aux autres
tests d'identification des
staphylocoques
habituellement utilisés en
bactériologie
médicale:
coagulase, protéine
A, DNase,
DNase thermostable. Dans un deuxième
temps, pour préciser
les conditions d'utilisation du
réactif,
une série de réactions
a été efTectuée
après
culture sur différents milieux inhibiteurs ou sélectifs: milieu
de
Chapman,
milieu de Baird
Parker,
«Tellurite
Glycine Agar»,
Gélose Columbia
au lait et à l'acide
nalidixique.
Dans un troisième
temps,
la valeur du test a été
précisée
sur un ensemble de souches résistantes àla méthicilline.
Enfin,
les conditions
de conservation du réactif à différentes
températures
ont
pu
être
précisées.
Les
résultats obtenus
permettent
de considérer la recherche de l'affinité
pour
le fibri-
nogène par hémagglutination passive
comme une clé
importante
de l'identification
de S. aureus
pouvant remplacer
la
coagulase
en
bactériologie
médicale de routine.
Exfoliatine et
staphylococcies
néonatales.
Exfoliative
toxin and
staphylococcal inlections
in neonates.
H. MONTEIL
(1),
Y. PIEMONT
C),
R. ASSI
(2),
E. REEB
(3),
R. GANDAR
(4)
et D. WILLARD
(2) «1)
Institut de
Bactériologie
de la Faculté de
Médecine,
67000
Strasbourg, (2)
Service de Pédiatrie
II, CHU,
67200
Hautepierre,
(3)
Institut
d'Hygiène, Hospices
civils de
Strasbourg,
et
(4)
Service de
Gynéco-
logie-Obstétrique
I, CHU,
Hautepierre, France).
Cent
vingt-deux
souches de
staphylocoque
doré du
groupe phagique
II,
ont
été isolées en 15 mois chez des malades
hospitalisés;
48
produisent
de l'exfo-
liatine
(39 %)
;
cette toxine a été détectée
par
2
techniques:
in vivo sur lesouriceau
nouveau-né et in vitro
par électrosynérèse
réalisée
grâce
à des
anticorps monospéci-
fiques
obtenus
après purification
de l'exfoliatine
(ETA).
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
533
L'étude
clinique
a
porté
sur 10 mois seulement : des souches du
lysotype
II
ont été isolées des services de
néonatologie (40
nouveau-nés)
et de
gynécologie
(5 accouchées).
Trois
groupes
ont été individualisés :
- 13 nouveau-nés
présentaient
des lésions cutanées huileuses;
les
staphylo-
coques
étaient tous
producteurs
d'exfoliatine ;

17nouveau-nés et 5 accouchées
hébergeaient
des
staphylocoques producteurs
d'exfoliatine sans
présenter
aucune manifestation
pathologique ;

10 nouveau-nés étaient
porteurs
de
staphylocoques
non
producteurs
d'exfo-
liatine et ne
présentaient
aucune lésion bulleuse
; cependant,
des
foyers suppuratifs
sont
apparus
chez certains de ces malades.
Notons
que
les
staphylocoques responsables
des lésions bulleuses ont été isolés
8 fois sur 13 dans le
liquide
des
bulles,
ce
qui
est en faveur d'une action exfoliante
locale et non à distance.
Cependant,
aucun facteur favorisant
l'apparition
de bulles n'a
pu
être mis en
évidence
par comparaison
des deux
premiers groupes
de
patients.
Signalons que
certains membres du
personnel hospitalier hébergeaient
des sta-
phylocoques producteurs
d'exfoliatine.
L'électrosynérèse, technique simple
et
rapide, permet
de détecter facilement les
souches
productrices
d'exfoliatine,
et en
particulier
celles
n'appartenant pas
au
groupe phagique
II.
Influence de différents facteurs sur la mise en évidence de la résistance des
staphy-
locoques
à l'oxacilline et à la céfalotine.
Influence of
various
factors
on the detection
of staphylococci-resistance
to oxacillin
and
cephalotin.
A. REYNAUD, H. B. DRUGEON, V. LEFEUVRE et A. L. COURTIEU (CHU
Hôtel-Dieu, Nantes,
France).
La résistance des
staphylocoques
à l'oxacilline et à la céfalotine
pose
des
pro-
blèmes de mise en évidence. C'est
pourquoi
les auteurs ont
étudié,
par
deux tech-
niques
différentes
(antibiogramme par
la méthode des
disques, analyse
de
popu-
lation résistante
par
dilution en milieu
gélosé),
l'influence de six
paramètres
sur
son
expression :

nature du milieu utilisé
pour
l'isolement des souches étudiées
(gélose tryp-
case-soja,
milieu de
Chapman,
bouillon
cœur-cervelle)
;

nombre de
repiquages
subis avant le test de
comportement
vis-à-vis des
deux
antibiotiques
utilisés
(0
à
4)
;

nature du milieu utilisé
pour
le test
(gélose trypcase-soja,
MH,
gélose
viande-levure
(VL»
;

addition ou non à ce milieu de 5 de
NaCl;

température
d'incubation
(30
ou 370
C)
;

délai de lecture
(24
ou 48
h).
Huit souches
représentatives, préalablement
sélectionnées,
ont été testées :
3
Staphylococcus
aureus et 5
staphylocoques coagulase-.
Le
comportement
des souches
apparaît indépendant
de la nature du milieu
utilisé
pour
leur isolement.
L'expression
de la résistance varie de
façon spontanée
et aléatoire au cours des
repiquages.
La
présence
de 5 de
NaCl,
l'incubation à
300 C et l'utilisation de la
gélose
VL favorisent la mise en évidence de la
résistance,
en
particulier pour
les souches résistantes
hétérogènes.
Seule la lecture en 48 h
per-
met une bonne
appréciation
des résistances
par
la méthode des
disques.
534 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Aspects sérologiques
de la
syphilis endémique
en Haute-Volta.
Serological aspects of
the endemic
treponematosis
in
High-Volta.
A.
FRIBOURG-BLANC 0,
L.
MONJ OUR,
P.
DRUILHE,
A.
FROMENT,
H.
FELDMEIER,
J . M. KYELEM et M.
GENTILINI (2) «1)
Laboratoire
d'Immunologie
et
d'Allergologie,
5,
boulevard du
Montparnasse,
75006
Paris,
et
(2)
Service de Médecine
Tropicale
et
Parasitologie,
CHU
Pitié-Salpêtrière,
Paris).
A l'occasion
d'enquêtes épidémiologiques pluridisciplinaires
conduites
par
le
laboratoire de
parasitologie
du CHU
Pitié-Salpêtrière
dans différentes localités
de
Haute-Volta,
de 1977 à
1979,
nous avons
pu
examiner 1 500 sérums en «
profil
protéique»
et en
sérologie spécifique
des
tréponématoses (IF
adsorbée et test
d'immobilisation des
tréponèmes, quantitatifs).
Cette étude a montré une extrême diversité d'une
part
de l'endémie
globale,
d'autre
part
du
degré
d'évolution de la
tréponématose
suivant les localisations
géographiques.
En
répartition générale,
l'indice
endémique
atteint 84 dans la
région
sahé-
lienne,
où des lésions
cliniques
évolutives sont
fréquentes,
descend à 11 dans
la savane
Nord,
et n'est
plus que
de
3,3
aux environs de
Ouagadougou.
Dans la
zone sahélienne des variations
importantes
s'observent suivant les
villages
et le
mode de vie: sédentaires 43
%,
nomades 90 La
prévalence
s'accroît avec
l'âge,
pouvant approcher
100 chez les
sujets
de
plus
de 20 ans.
Les titres des
anticorps
fluorescents et immobilisants sont étroitement correlés
à la
fréquence
de l'infestation :
généralement
modérés et traduisant des
syphilis
latentes ou cicatricielles dans le
Sud,
élevés dans les
villages
de forte endémie où
ils
atteignent parfois
des valeurs
extrêmes,
exceptionnelles
dans la
syphilis
véné-
rienne en
Europe:
ils
correspondent
très vraisemblablement à des réinfestations
multiples.
Une corrélation nette est
également
observée avec la
promiscuité
et le
défaut
d'hygiène.
Le retentissement de l'infestation sur les
immunoglobulines sériques
G,
A
et M est discret et inconstant.
Effets
mutagènes
des dérivés nitrosés sur les
microorganismes.
Mutagenic effect of
some
nitrosocompounds
in in vitro bacterial
systems.
C. H.
HUYNH(1),
S. HUYNH et P.
BOUTIBONNES(2) ((x)
Laboratoire de
Microbiologie,
Faculté des Sciences de
Marrakech, Maroc,
et
(2)
Laboratoire
de
Microbiologie,
Faculté des Sciences de
Caen,
France).
Parmi les dérivés
nitrosés,
ceux en N-NO sont les
plus
étudiés
quant
à leurs
effects
toxiques
notamment
mutagènes
et
cancérigènes.
Rien de semblable
n'ap-
paraît
en ce
qui
concerne les
composés
en C-NO.
Or,
les recherches récentes révèlent leur
présence
dans de nombreux aliments :
fromages, produits
de salaison fumés.
Aussi,
nous est-il
paru
utile
d'entreprendre
une étude
comparative,
en
expéri-
mentant :
(1)
une méthode de détection
microbiologique d'agents mutagènes par
la
technique
dite «rec.
assay
»
de Kada
;
les souches
originales
sont constituées de
Bacillus subtilis H17 et
M45,
mutant dérivé de H17 et déficient dans la
région
rec.
A;
parallèlement,
les mêmes
expériences
sont conduites avec des souches du labora-
toire,
de Bacillus
thuringiensis
dénommées
RL2
et
SL2;
ces
souches,
comme celles
de Kada
expriment
des sensibilités différentes à
l'égard
des
mutagènes chimiques ;
M45 et RL2 sont les
plus sensibles;
(2)
des
produits chimiques
formés de
composés
C-nitrosés et
N-nitrosés;
ils
sont dilués dans du
diméthylsulfoxyde qui
sert de témoin.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE
535
Parmi les
composés
en
C-NO,
la
p-nitrosodiméthylaniline
est la
plus
active,
vient ensuite la
p-nitrosométhylaniline.
Les
autres,
p-nitrosoaniline,
p-nitroso-
phénol
et nitrosobenzène donnent des résultats
négatifs.
Parmi les
composés
en
N-NO,
la
N-méthyl-N-nitrose-N'-nitroguanidine
est
la
plus
active. Les autres
composés
comme la
N-nitrosométhylphénylamine
(isomère
de la
p-nitrosométhylaniline),
la
nitrosodiméthylamine,
la
nitrosométhyl-
aniline,
la
nitrosodiméthylamine,
la
nitrosodiéthylamine
et le
2-méthyl-2-nitroso-
propane
sont inactifs.
Ces résultats confirment la toxicité de la
p-nitrosodiméthylaniline
et la
p-nitro-
sométhylaniline, déjà
étudiées
par
d'autres méthodes. Ces
corps chimiques
sont,
d'ailleurs,
métabolisés
par
l'ensemble des souches soumises à
l'épreuve.
Méthodes
rapides
et
automatiques
en
microbiologie
alimentaire : fondements et
perspectives.
Automatic and
fast
methods in
food microbiology:
bases and
prospects.
H. LECLERC
(INSERM,
Institut Pasteur de
Lille,
et Université de Lille
II,
B. P.
39,
59651
Villeneuve-d'Ascq
Cedex, France).
De l'avis de tous les
experts l'analyse microbiologique
devra évoluer au cours
des
prochaines
années dans le sens d'une
plus grande rapidité
et d'une automatisa-
tion
plus poussée.
Ces
exigences s'imposeront
aussi bien en
microbiologie
médicale
pour
améliorer la
qualité
des soins
qu'en microbiologie
alimentaire afin d'assurer
une meilleure
gestion
de la
production.
Le contrôle
bactériologique
des aliments
comprend
habituellement la mesure
de la flore microbienne totale
mésophile,
la recherche des
germes
tests de contami-
nation
fécale,
celle des
microorganismes pathogènes,
et enfin la détection des
microorganismes responsables
d'altération. Une vue idéaliste des
problèmes
consis-
terait en une mesure instantanée de l'un ou l'autre de ces
paramètres
à
partir
de
l'échantillon soumis à
l'analyse.
Dans l'état actuel des connaissances il semble
possible
de réduire considérablement les délais de
réponse
en améliorant les tech-
niques
conventionnelles,
ou en
ayant
recours à des méthodes nouvelles de
type
automatique.
Les choix à
opérer dépendent
évidemment de la nature du
produit
à
analyser
et du
type
de test à mettre en œuvre
(flore
totale,
germes
tests ou
patho-
gènes
ou
d'altération).
1)
La mesure de la flore totale devrait se
prêter
dans les meilleures conditions
àl'automatisation.
Pourtant,
trois voies différentes sont actuellement
explorées :

la détection
microscopique
directe,
de
préférence
en
présence
de fluoro-
chromes
peut permettre
de
distinguer
les cellules vivantes des cellules
mortes;
elle
peut
encore s'effectuer
après
culture brève sur milieu solide ou milieu
liquide;

le dénombrement
par
culture se
prête particulièrement
bien à la miniatu-
risation
(tubes capillaires, gouttelettes, microtitrage,
lames
immergées.)
;
l'ense-
mencement
peut
être aussi
automatique (ensemenceur spiral)
;

les
techniques
nouvelles telles
que
la
radiométrie, l'ATP-métrie,
l'impédance-
métrie ou la mesure des variations de
pH
ou de
potentiel
redox sont
susceptibles
de
s'appliquer
directement à
l'analyse
des
produits
ou
après
une culture brève.
2)
La mesure des bactéries tests de contamination fécale ne semble
pas pro-
gresser
au même
rythme;
les méthodes restent conventionnelles dans la
plupart
des
cas;
pourtant
les mêmes
techniques automatiques pourraient
ici
s'appliquer
comme
précédemment
dans la mesure où la
spécificité
des milieux
permet
une
sélection
rigoureuse
des bio-indicateurs recherchés.
Dans le domaine du contrôle
bactériologique
des eaux
d'alimentation,
l'appareil
de colimétrie
conçu
à l'INSERM U146 et construit
(prototype) par
l'Unité de
536 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Génie
Biologique
et Médicale de
Lille,
constitue un
exemple
isolé de réussite
puis-
qu'il permet
la détection
automatique
et en continu de Escherichia
coli;
le délai
de
réponse
devrait
pouvoir
être amélioré
(actuellement
10
heures).
Les controverses
qui
se sont
perpétuées
à
propos
des bio-indicateurs tiennent
vraisemblablement à la méconnaissance
profonde que
l'on a de ces
germes
et de la
signification que
l'on
peut
leur attribuer.
3)
La recherche des
microorganismes pathogènes
ou
responsables
d'altération
devrait
logiquement procéder
d'une démarche différente.
Ici,
la
spécificité
doit
être en
principe
totale et l'obtention de résultats faussement
négatifs
ne
peut
être
acceptée.
Les voies
immunologiques
devraient être les
plus indiquées.
De remar-
quables
résultats ont
déjà
été obtenus dans la recherche de Salmonella
par
immuno-
fluorescence,
dans la détection de l'entérotoxine
staphylococcique
ou de la toxine
botulinique,
directement sur les
produits
à
analyser.
Il
apparaît plus logique lorsque
cela est
possible
de rechercher
plutôt
la substance
responsable
du
pouvoir patho-
gène (toxines) plutôt que
le
germe
lui-même. A cet
égard,
la mise en évidence
rapide
de la
coagulase
de la thermonucléase ou encore du «
dumping
factor»
peut
être
très utile. La
chromatographie
en
phase gazeuse
éventuellement
couplée
à la
spec-
trométrie de masse a été
appliquée
avec succès à
propos
des
mycobactéries,
du
bacille du
charbon,
de Clostridium. Pour ce
qui
concerne les
germes responsables
d'altérations,
certains essais
(levures sauvages par
immunofluorescence en
brasserie)
paraissent appelés
à un bel avenir. L'identification des
microorganismes par
kits
connaît un succès total en
microbiologie
médicale;
il
peut s'appliquer
avec succès
dans
l'analyse
des aliments. Des améliorations certaines sont à
prévoir.
Elles
doivent être étudiées avec
optimisme
mais
prudence.
Dans tous les cas elles doivent
s'appuyer
sur une connaissance
plus approfondie
des
microorganismes
aux
plans
cellulaire et moléculaire. Mais surtout il
importe
de réfléchir sur de nouveaux
concepts
car cen'est
pas
le nombre de
germes qui
est
significatif
mais leurs activités
métaboliques,
les conditions dans
lesquelles
elles
s'exercent,
leurs effets sur la
qualité
marchande du
produit (altération)
et bien sûr leur
pouvoir toxique
ou infectant.
Toxi-infections alimentaires à « Clostridium
parfringens
».
Food
toxi-infections
due to Clostridium
perfringens.
H. BEERENS
(Faculté
de
Pharmacie,
59000
Lille,
France).
Aux
USA,
environ 16 des toxi-infections alimentaires sont
provoquées par
Clostridium
perfringens
sur 63 des intoxications
d'origine
microbienne;
29
des
intoxiqués
relèvent de cette
étiologie.
Le
processus
de détermination d'une toxi-infection alimentaire à C.
perfringens
est soumis à trois critères :

dénombrement de C.
perfringens
dans l'aliment
incriminé,

dénombrement de C.
perfringens
dans les matières fécales des
malades,

identification du même
sérotype
dans l'aliment
responsable
et les matières
fécales des
intoxiqués.
Les dénombrements sont effectués sur milieu lactose-sulfite
(LS).
La
technique
consiste à réaliser la
suspension
mère et les dilutions décimales dans un diluant
approprié (le
soluté de
Ringer
au
1/4 cystéiné)
et d'ensemencer chacune d'elle à
raison de 1 ml en milieu LS selon la
technique
du NPP.
Tout milieu
présentant
un
dégagement
de
gaz important accompagné
d'un
précipité
noir de sulfure de
fer,
correspond
à la
présence
de C.
perfringens.
Le
sérotype
est déterminé
par agglutination
sur lame avec les 75 immunsérums
reconnus
responsables
de toxi-infections alimentaires.
SOCIÉTÉ
FRANÇAISE
DE MICROBIOLOGIE 537
Recherche de « Vibrio
parahaemolyticus
» et d'autres « Vibrionaceae
» halophiles
dans divers
produits
dakarois
d'origine
marine.
Research
of
Vibrio
parahaemolyticus
and other
halophilic
Vibrionaceae in
senegalese
seafood.
M. F. CRISSE
0,
S. M'BOUP
(1),
M. PRINCE-DAVID
0,
A. GAYE
(1),
C. RICHARD
(3)
et F. DENIS
(1, 2) (Laboratoires
de
Bactériologie-Virologie,
(1)
Faculté de
Médecine, Dakar,
Sénégal, (2)
CHU
Dupuytren,
87031
Limoges,
France,
et
(3)
Service des
Entérobactéries,
Institut
Pasteur,
75015
Paris).
Au total 288 animaux
(poissons,
crustacés,
fruits de mer
divers) prélevés
sur
les marchés de
Dakar,
regroupés par
lot
(126 lots)
ont été examinés
pour
la recherche
de
vibrions,
par
ensemencement sur milieu
teepol-citrate-bile-saccharose (TCBS),
d'une
part
directement,
d'autre
part après
enrichissement sur milieu
liquide.
On a isolé sur TCBS 70 souches de Vibrionaceae : 51 de Vibrio
alginolyticus
dont 3
atypiques,
5 deV.
anguillarum
var.
uréase+,
3 souches deV.
parahaemolyticus
(Kanagawa-),
4 Vibrio
halophiles
inclassables,
6 souches de Beneckea
vulnifica
et
1 de Aeromonas
hydrophila.
Des souches
appartenant
à d'autres
groupes
bactériens ont aussi été isolées
sur
TCBS,
elles étaient halotolérantes : entérobactéries
(15),
Alteromonas
putre-
faciens (9),
Pseudomonas
(3)
et Acinetobacter
(1).
Le milieu TCBS
apparaît
comme assez
sélectif,
il a
permis
l'isolement de V.
algi-
nolyticus
à
partir
de 40 des échantillons et de V.
parahaemolyticus
dans
2,4 ;
la
présence
de cette dernière
espèce explique
les intoxications alimentaires à VP
observées à
Dakar,
mais les souches du milieu extérieur sont non
hémolytiques
contrairement aux souches isolées des
coprocultures
dans les
syndromes
diar-
rhéiques.
Ann.Microbiol.
(J nst.Past.),
133
A,

3,
1982.
23
ERRATUM
Additif
à l'article J . P.
Latgé (vol.
132
B,
p. 299-306)
:
Les souches
695,
952 de C.
tipulae
et 998 de C.
giganteus
n'ont
pas
été
réper-
toriées dans letableau II
(p. 302)
et sont
respectivement
classées dans les
groupes IA,
III et IB. Le
groupe
1
comprend
maintenant 9
espèces (24 souches)
dont 3
espèces
du
genre
Conidiobolus et le
groupe
III 8
espèces
dont 4
appartiennent
au
genre
Conidiobolus.
LIVRES
REÇUS
O'Grady,
F. &
Smith,
H.

Microbial
perturbation of
host
defences.
1 vol.
(15,5
X 23,5
cm),
254
+
xn
pages.
Academic
Press, London,
New
York,
Toronto,
Sydney,
San
Francisco,
1981. Prix: £
14.80, S 36.00.
Cet
ouvrage
est le résumé du 3è «
Colloque
Beecham ».
Après
une introduction
destinée à sensibiliser les cliniciens aux
problèmes
abordés,
sont examinés successi-
vement : la résistance des bactéries envers les mécanismes de défense des
muqueuses,
la résistance des bactéries et des virus envers les défenses non
spécifiques,
l'influence
des toxines bactériennes
cytotropes
sur les relations
hôte-bactéries,
les mécanismes
bactériens inhibiteurs de la
phagocytose
et du
pouvoir
bactéricide des
phagocytes,
virus et
phagocytes,
l'influence des bactéries et des virus sur la
réponse
immune.
Le dernier
chapitre
concerne le mode d'action des vaccins sur les mécanismes micro-
biens
dirigés
contre les défenses de l'hôte.
Il aurait été
possible, pour
chacun de ces
chapitres,
d'écrire un
catalogue
fastidieux de faits
plus
ou moins
classiques. Presque
tous les auteurs se sont
appli-
qués
à mettre l'accent sur des découvertes récentes dont
l'importance
est évidente
ou à
signaler
des faits
parfois
anciens,
mais insuffisamment
explorés
dans le domaine
du
pouvoir pathogène.
L'intérêt des
sujets
traités suffirait à recommander chaleu-
reusement ce livre à tous ceux
qui
s'intéressent aux interactions
hôte-pathogène
et
aux
enseignants
de
virologie
et de
bactériologie.
De
plus,
ce
compte
rendu serait
incomplet
si l'on ne mentionnait
pas
les discussions
qui
suivent
chaque chapitre
et
dont l'ensemble
représente
le tiers de
l'ouvrage.
On ne
peut que
féliciter ceux
qui
ont contribué à la réalisation de cet
ouvrage
qui
deviendra un
«
classique»
dans le domaine
trop peu
étudié et
pourtant
fonda-
mental de l'étude du
pouvoir pathogène
des bactéries et virus.
R. M. F.
Starr,
M.
P., Stolp, H., Truper,
H.
G., Bolows,
A. &
Schlegel,
H. G.

The
pro-
karyotes
: a handbook on
habitats,
isolation and identification of bacteria.
2 vol.
(27,3
x
19,2
cm),
2596
+
XLVIII
pages (en
deux
parties),
non vendues
séparément). Springer-Verlag,
Berlin,
Heidelberg,
New
York,
1981. Prix:
DM
880,-;
approx.
US$ 410.00.
Dans cet
impressionnant ouvrage
en 2
volumes,
les auteurs ont voulu rassembler
un ensemble de données
scientifiques
allant des
aspects morphologiques
et
physio-
logiques
aux
aspects biochimiques
de la vie des
procaryotes.
Ce traité montre dans
quel
sens les recherches doivent être faites aussi bien
pour
les bactéries
déjà
étu-
diées
que pour
les
microorganismes peu
connus.
Les
premiers chapitres
traitent des caractères
généraux
des
procaryotes.
Ils
montrent la
grande
diversité des
procaryotes,
leur habitat
ubiquiste,
leur éventuel
rôle
pathogène
chez
l'homme,
chez
l'animal,
chez les
plantes,
les
principes
d'iso-
lement,
de culture et de conservation ainsi
que
les
principes
de caractérisation et
d'identification des
procaryotes.
Dans les
chapitres suivants,
chaque
famille de
bactéries est
analysée
en détail
(habitat, isolement, identification,
caractérisation).
542 LIVRES
REÇUS
De nouvelles
techniques
ont été élaborées
pour
l'enrichissement des
cultures,
les méthodes sélectives. Des études basées sur les méthodes
classiques
aussi bien
que
sur les
techniques génétiques
modernes donnent naissance à de nouveaux
concepts.
De nombreuses mises au
point
ont été faites: reconnaissance et connaissance
de
l'algue
bleue
(cyanobactérie),
reconnaissance des archaebactéries
(nouveau
concept
de l'évolution
microbienne),
éclaircissement d'une
syntrophie biochimique
anaérobie avec l'isolement de
Syntrophomonas
et de
Syntrophobacter,
le rôle
impor-
tant des
phytopathogènes
dans les maladies animales et humaines.
Ce traité
original représente
un énorme travail. Il sera
apprécié par
tous les
microbiologistes
et il facilitera la mise au
point
des cours. Il s'adresse aussi bien aux
étudiants
qu'aux
chercheurs et aux
enseignants.
C. R.
TABLE DES AUTEURS
ADHYA,
S. —Voir
BUSBY,
S.
de
BARJ AC,
H.

Voir
CHARLES,
J .-F.
BASSFORD,
P. J . J r.

Genetic studies
concerning
the mechanism of sécré-
tion of the
maltose-binding protein
of Escherichia coli. 91
BECKWITH,
J .

Voir
OLIVER,
D.
BEDOUELLE,
H. - Structure of the malB
regulatory interval.
65
BENSON, S., EMR, S., HALL, M., SILHAVY,
T. and
SODERGREN,
E.
-
Genetic
approaches
to
study export
of LamB to the outer membrane. 115
BENSOUSSAN,
M. —Voir
GARCIA,
J . L.
BIANCHI,
A.

Voir
GARCIA,
J . L.
BIGUET,
J . —Voir
TRONCHIN,
G.
Boos,
W.

Aspects
of maltose
transport
in Escherichia
coli;
established
facts and educated
guesses.
145
Boos,
W. —Voir
FREUNDLIEB,
S.
BOUVIER,
J . —Voir
RICHARME,
G.
BOYEN,
A.

Voir
CUNIN,
R.
BRASS,
J . M.

Reconstitution of maltose
transport
in malB and malA
mutants of Escherichia coli. 171
BRAUN,
G. —Voir
COLE,
S. T.
BRAUN-BRETON,
C. - Voir
CLÉMENT,
J .-M.
BRIDONNEAU,
C. —Voir
HUDAULT,
S.
BUISSIÈRE,
J .

Voir
Riou,
J . Y.
BUSBY, S., IRANI, M., ADHYA,
S. and de
CROMBRUGGHE,
B.

Systems
for
generating
and
detecting
mutation in the
galactose operon promoter
region
219
CALVO,
J . M.

Voir de
FELICE,
M.
CARAVANO,
R. - Voir
SCHMITT-SLOMSKA,
J .
CHABANON,G., HARTLEY,
C. L. and
RICHMOND,
M. H.

In vitro attach-
ment to a human cell line of Escherichia coli strains
causing urinary-
tract infection: occurrence of fimbriae
(pili)
in adhesive and non-adhesive
strains 357
CHAPON,
C.

Role of the catabolite activator
protein
in the
expression
of
the maltose
regulon
of Escherichia coli. 77
CHARLES,
J .-F. et de
BARJ AC,
H.
- Sporulation
et
cristallogenèse
deBacillus
thuringiensis
var. israelensis en
microscopie électronique.
425
CHUNG,
S.
S., DRUGEON,
H.
B., REYNAUD,
A. et
COURTIEU,
A. L.
-Rapport
entre l'indice de lumière
dispersée
50
(LSI50)
et la concentration inhi-
bitrice 50
(CI,,,)
409
CLÉMENT, J .-M., BRAUN-BRETON, C., LEPOUCE, E., MARCHAL, C.,
PER-
RIN, D., VILLARROYA,
H. and
HOFNUNG,
M.

A
system
for
genetic
analysis
in
gene
lamB: first results with À-resistant
tight
mutants. 9
COLE,
S.
T., BRAUN, G., SONNTAG,
I. and
HENNING,
U.

Expression
in
Escherichia coli K12 of the cloned
genes
for a
major
outer membrane
protein (OmpA protein)
from
Shigella dysenteriae,
Enterobacter
aerogenes
and
Serratia- marcescens.
209
544 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
COLONNA,
B. and SAINT
GIRONS,
I. - rho mutations
may
unmask
promoter
activity
in Escherichia coli K12. 87
COSSART,
P. - Voir
RAIBAUD,
0.
COURTIEU,
A. L. —Voir
CHUNG,
S. S.
CRABEEL,
M.

Voir
CUNIN,
R.
CROCIANI,
F. and
MATTEUZZI,
D.

Urease
activity
in the
genus Bifidobac-
terium 417
de
CROMBRUGGHE,
B. - Voir
BUSBY,
S.
CUNIN, R., BOYEN, A., PIETTE, J ., CRABEEL,
M. and
GLANSDORFF,
N.
-
Superposition
of
genetic
sites in the
regulatory region
of the
bipolar
argECBH operon
of Escherichia coli. 235
DANCHIN,
A.

Voir
GUIDI-RONTANI,
C.
DANIEL,
N. —Voir
DUVAL-IFLAH,
Y.
DÉBARBOUILLÉ,
M.

Voir
RAIBAUD,
0.
DEFEz,
R. and de
FELICE,
M.

The metabolism of
(3-glucosides
in Esche-
richia coli K12. 347
DESCAMPS,
Ph.

Voir
FAUCHÈRE,
J . L.
DRUGEON,
H. B. - Voir
CHUNG,
S. S.
DUCLUZEAU,
R. —Voir
HUDAULT,
S.
DUVAL-IFLAH,Y., OURIET, M.-F., MOREAU,C., DANIEL, N., GABILAN,
J .-C.
et
RAIBAUD,
P.

Implantation précoce
d'une souche de Escherichia coli
dans l'intestin de nouveau-nés humains: effet de barrière vis-à-vis de
souches de E. coli antibiorésistantes. 393
EMR,
S. —Voir
BENSON,
S.
ENGSTROM,
P. —Voir
HAZELBAUER,
G. L.
FAUCHÈRE, J , L., SIMONET,M., DECAMPS,
Ph. et
VÉRON,
M.

Détermina-
tion
rapide
de la concentration minimale inhibitrice d'un
antibiotique
par dosage
de l'A TP bactérien. 293
de
FELICE, M., LAGO,
C.
T., SQUIRES,
C. H. and
CALVO,
J . M.

Aceto-
hydroxy
acid
synthase isoenzymes
of Escherichia coli K12 and Salmo-
nella
typhimurium.
251
de
FELICE,
M.

Voir
DEFEz,
R.
FERENCI, T.,
Affinity-chromatographic
studies based on the
binding-speci-
ficity
of the lambda
receptor
of Escherichia coli. 167
FORMAL,
S. B.

Voir
SANSONETTI,
P. J .
FOWLER,
A. V. and
ZABIN,
I.

Sequence
studies on the
maltose-binding
protein
of Escherichia coli. 49
FREUNDLIEB,
S. and
Boos,
W. —Maltose
transacetylase
of Escherichia coli:
a
preliminary report.
181
GABAY,
J .

Monoclonal antibodies
against
the LamB
protein.
33
GABILAN,
J .-C. —Voir
DUVAL-IFLAH,
Y.
GARAVITO,
R.
M., J ENKINS,
J .
A., NEUHAUS,
J .
M., PUGSLEY,
A. P. and
ROSENBUSCH,
J . P.

Structural
investigations
of outer membrane
proteins
from Escherichia coli. 37
GARCIA,
J .
L., ROUSSOS,S., BENSOUSSAN,M., BlANCHI,
A. et
MANDEL,
M.

Taxonomie
numérique
de Bacillus
thermophiles
isolés de sols de rizière
de
l'Afrique
de l'Ouest. 471
GLANSDORFF,
N. —Voir
CUNIN,
R.
GORL,
R. - Voir
PALM,
D.
GREENBLATT,
J .

Antitermination of
transcription by
the
N-gene protein
of
bacteriophage
lambda: recent
progress
and
remaining problems.
225
GUIBOURDENCHE,
M. —Voir
Riou,
J .-Y.
GUIDI-RONTANI,C., DANCHIN,
A. and
ULLMANN,
A.
-Pleiotropic expression
of
catabolic
operons
in the absence of the cAMP-CAP
complex:
the case
of the maltose
regulon ;
81
HALL. M. —Voir
BENSON,
S.
TABLE DES AUTEURS
545
HALL,
M. N. and
SCHWARTZ,
M.

Reconsidering
the
early steps
of
protein
sécrétion 123
HARAYAMA,
S. —Voir
HAZELBAUER,
G. L.
HARAYAMA,
S.
-
Voir
J OSEFSSON,
L.-G.
HARDY,
S. ——Voir
J OSEFSSON,
L.-G.
HARTLEY,
C. L.

Voir
CHABANON,
G.
d'HAUTEVILLE,
H. —Voir
SANSONETTI,
P. J .
HAYASHI,
H. and
OHBA,
M.

Immobilization of the
periplasmic
maltose-
binding protein
of Escherichia
coli. 195
HAZELBAUER,
G.
L., HARAYAMA,
S. and
ENGSTROM,
P.

Special
features
of chemotaxis towards
maltose. 191
HENNING,
U.

Voir
COLE,
S. T.
HERBAUT,
J . —Voir
TRONCHIN,
G.
HINZ,
U. - Voir
YAMATO,
I.
Ho,
Y. and
ROSENBERG,
M.

Characterization of the
phage
À
regulatory
protein
cIl. 215
HOFNUNG,
M. - Presentation of the maltose
system
and of the
workshop.
5
HOFNUNG,
M. —Voir
CLÉMENT,
J .-M.
HUDAULT, S., RAIBAUD, P., DUCLUZEAU,
R. et
BRIDONNEAU,
C.

Effet
antagoniste
à
l'égard
de Clostridium
perfringens
exercé
par
des souches
de Clostridium isolées de la microflore de souris
holoxéniques
dans le
tube
digestif
de souris
gnotoxéniques.
443
HUSSON,
A. —Voir
IZARD,
D.
INOUYE,
M.

Voir
INOUYE,
S.
INOUYE,
S. and
INOUYE,
M.

Function of the
signal peptides
in
protein
secretion across the membrane. 257
IRANI,
M.

Voir
BUSBY,
S.
ISHII,
J . N. —Voir
NAKAE,
T.
ITO,
K.

Some current
problems
in the
study
of the mechanism of
protein
localization in Escherichia coli. 101
IZARD, D., HUSSON, A., RICHARD, C., GAVINI,
F. et
LECLERC,
H.

Étude
de
l'espèce
Enterobacter
gergoviae par hybridation ADN/ADN.
371
J ENKINS,
J . A. —Voir
GARAVITO,
R. M.
de
J ONCKHEERE,
J . F.

Isoenzyme patterns
of
pathogenic
and
non-patho-
genic Naegleria spp. using agarose
isoelectric
focusing.
319
J OSEFSSON, L.-G., HARDY, S., HARAYAMA,
S. and
RANDALL,
L. —Studies on
the
export
of the
maltose-binding protein
and the LamB
protein.
111
KOK, M., VOS-SCHEPERKEUTER,
G. and
WITHOLT,
B. - Kineties of induction
of the
lamB-gene product
in Escherichia coli:
appearance
of the
newly
synthesized protein
in the cell
envelope.
139
KUMAMOTO,
C.

Voir
OLIVER,
D.
LAGO,
C. T.

Voir de
FELICE,
M.
LECLERC,
H.

Voir
IZARD,
D.
LEPOUCE,
E. - Voir
CLÉMENT,
J .-M.
LUCKEY,
M. and
NIKAIDO,
H. -Purification and functional characterization
of mutant LamB
proteins.
165
LUGTENBERG,
B. —Voir
TOMMASSEN,
J .
MANDEL,
M.

Voir
GARCIA,
J . L.
MARCHAL,
C. - Voir
CLÉMENT,
J .-M.
MATTEUZZI,
D. - Voir
CROCIANI,
F.
MEURY,
J . —Voir
RICHAHME,
G.
MIZUSHIMA,
S. ——Voir
YAMADA,
H.
MOLINA,
J . A. E. - Voir
ROBERT,
F. M.
MOREAU,
C. - Voir
DUVAL-IFLAH,
Y.
NAKAE,
T. and
IsHii,
J . N.

Molecular
weights
and subunit structure of
L B t.
')1
LamB
proteins.
21
546 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
NEUHAUS,
J .-M.

The
receptor protein
of
phage
X:
purification,
characte-
rization and
preliminary
electrical studies in
planar lipid bilayers.
27
NEUHAUS,
J . M.

Voir
GARAVITO,
R. M.
NIKAIDO,
H. —Voir
LUCKEY,
M.
NISHIMURA,
S. —Voir
OHKI,
M.
NOGAMI,
T. ——Voir
YAMADA,
T.
OGAWA,
H.

Voir
OHKI,
M.
OHBA,
M.

Voir
HAYASHI,
H.
OHKI, M., OGAWA,
H. and
NISHIMURA,
S.

Synthesis
of mRNA of malB
opérons
at
spécifié stages
in the cell
cycle
of Escherichia coli. 71
OLIVER, D., KUMAMOTO,C.,
QUINLAN,
M. and
BECKWITH,
J .

Pleiotropic
mutants
affecting
the
secretory apparatus
of Escherichia coli. 105
ONOKODI,
J . K. et
WAUTERS,
G.

Utilisation de substrats carbonés
par
Klebsiella 311
OSUMI,
T. and
SAIER,
M. H. J r.

Mechanism of
regulation
of the lactose
permease by
the
phosphotransferase system
in Escherichia coli: evidence
for
protein-protein
interaction. 269
OURIET,
M.-F. —Voir
DUVAL-IFLAH,
Y.
PALM, D., GORL,
R. and
SCHACHTELE,
K.-H.

Comparison
of structural
properties
and
primer requirements
of Escherichia coli maltodextrin
phosphorylase and
rabbit muscle
glycogen phosphorylase.
55
PALOMARES,
J . C. and
PEREA,
E. J .
- Comparison
between
plasmids
of Sal-
monella and other enterobacteria isolated from the same
patients
301
PEREA,
E. J .

Voir
PALOMARES,
J . C.
PERRIN,
D. - Voir
CLÉMENT,
J .-M.
PIETTE,
J . —Voir
CUNIN,
R.
POSTMA,
P. W.
—Régulation
of
sugar transport
in Salmonella
typhimurium.
261
POULAIN,
D. - Voir
TRONCHIN,
G.
PUGSLEY,
A. P. —Voir
GARAVITO,
R. M.
RAIBAUD,
C.

Voir
DuvAL-IFLAH,
Y.
RAIBAUD,0., DÉBARBOUILLÉ,
M. et
COSSART,
P.
—Clonage
de la
région
ma/A
de Escherichia coli K12 :
séquence
des nucléotides des
régions régulatrices
et des
promoteurs,
identification et
purification
de la
protéine
activa-
trice MalT. 59
RAIBAUD,
P. - Voir
HUDAULT,
S.
RANDALL,
L. - Voir
J OSEFSSON,
L.-G.
REYNAUD,
A. —Voir
CHUNG,
S. S.
RICHARD,
C. - Voir
IZARD,
D.
RICHARD,
C. —Voir
Riou,
J . Y.
RICHARME,G., MEURY,
J . and
BOUVIER,
J .

Membrane
potential
stimu-
lated
binding protein
to membrane vesicles of Escherirhia coli. 199
RICHMOND,
M. H. —Voir
CHABANON,
G.
Riou,
J .
Y., BUISSIÈRE, J ., RICHARD,
C. et
GUIBOURDENCHE,
M.

Intérêt
de la recherche de la
y-glutamyl-transférase
chez les Neisseriaceae. 387
ROBERT,
F.
M., MOLINA,
J . A. E. and
SCHMIDT,
E. L.

Properties
of Rhi-
zobium
leguminosarum
isolated from various
régions
of Morocco. 461
ROSENBERG,
M. —Voir
Ho,
Y.
ROSENBUSCH,
J . P. —Voir
GARAVITO,
R. M.
Roussos,
S. —Voir
GARCIA,
J . L.
Roux,
J . - Voir
SCHMITT-SLOMSKA,
J .
SAIER,
M. H. J r. —Voir
OSUMI,
T.
SAINT
GIRONS,
I.

Voir
COLONNA,
B.
SANSONETTI,
P.
J ., d'HAUTEVILLE, H., FORMAL,
S. B. and
TOUCAS,
M.
-
Plasmid-mediated invasiveness of
«Shigella-lilie»
Escherichia coli. 351
SCHACHTELE,
K.-H.

Voir
PALM,
D.
SCHMIDT,
E. L. - Voir
ROBERT,
F. M.
TABLE DES AUTEURS
547
SCHMITT-SLOMSKA, J ., CARAVANO, R., THOMAS,
P. et
Roux,
J .
-
Essai de
caractérisation ultrastructurale et
biochimique
de Brucella à
paroi
défi-
ciente
(formes L). 377
SCHWARTZ,
M.

Voir
HALL,
M. N.
SHUMAN,
H. A. - The maltose-maltodextrin
transport system
of Escherichia
coli. 153
SILHARY,
T. —Voir
BENSON,
S.
SIMONET,
M. - Voir
FAUCHÈRE,
J . L.
SODERGREN,
E.

Voir
BENSON,
E.
SONNTAG,
I.

Voir
COLE,
S. T.
SQUIRES,
C. H. —Voir de
FELICE,
M.
THOMAS,
P.

Voir
SCHMITT-SLOMSKA,
J .
TOMMASSEN,
J . and
LUGTENBERG,
B.
- pho-Regulon
of Escherichia coli K12:
a minireview
243
TOUCAS,
M. - Voir
SANSONETTI,
P. J .
TRONCHIN,G., POULAIN, D., HERBAUT,
T. et
BIGUET,
J .

Aspects
ultra-
structuraux et
cytochimiques
de la
régénération
des
sphéro-protoplastes
chez Candida albicans 275
ULLMANN,
A. ——Voir
GUIDI-RONTANI,
C.
VÉRON,
M. - Voir
FAUCHÈRE,
J . L.
VILLARROYA,
H.

Voir
CLÉMENT,
J .-M.
WITHOLT,
B.

Voir
KOK,
M.
VOS-SCHEPERKEUTER,
G. H. and
WITHOLT,
B.

Co-translational insertion
of
envelope proteins:
theoretical considerations and
implications.
129
VOS-SCHEPERKEUTER,
G. —Voir
KOK,
M.
WANDERSMAN,
C.

Maltose and maltodextrin
transport
in Escherichia
coli. 161
WAUTERS,
G. —Voir
ONOKODI,
J . K.
WITHOLT,
B. - Voir
VOS-SCHEPERKEUTER,
G. H.
YAMADA,H., NOGAMI,
T. and
MIZUSHIMA,
S.

Arrangement
of bacterio-
phage
lambda
receptor protein (LamB)
in the Escherichia coli cell sur-
face.
43
YAMATO,
I. and
HINZ,
U.

Lipopolysaccharide requirement
of
phage
T6
inactivation in Escherichia coli K12. 205
ZABIN,
I. - Voir
FOWLER,
A. V.
TABLE DES MOTS-CLÉS
Acétohydroxy
acide
synthase ;
Escherichia
coli,
Salmonella
typhimurium
251
Adhérence,
Escherichia
coli, Pili;
Cellules
humaines;
Infections
urinaires,
HA
357
Antibiogramme,
Chimioluminescence,
ATP
; Gentamicine,
Méthode 293
Antibiotique,
Concentration
inhibitrice,
Indice de lumière
dispersée; Néphé-
lomètre 409
Anticorps
monoclonal,
Protéine
LamB;
Régions topologiques
et fonction-
nelles 33
Appareil
sécrétoire,
Mutant
pléiotropique,
Escherichia coli. 105
ARNm,
Opéron
malB
; Synthèse, Cycle
cellulaire 71
ATP, Antibiogramme,
Chimioluminescence; Gentamicine,
Méthode 293
Bacillus, Sol,
Thermophilie,
Dénitrification,
Taxonomie
numérique;
Rizière,
Afrique
471
Bacillus
thuringiensis, Sporulation, Cristallogenèse ; Ultrastructure,
Séro-
typ e.
425
Bactériophage
À
;
Protéine cil
; Promoteur, Génétique, Régulation
215
Bifidobacterium,
Uréase
; Habitat,
Taxonomie
417
Brucella,
Forme L
;
Microscopie électronique,
LPS,
Récepteur
de
phage
377
cAMP-CAP, Régulon
mal;
Protéine Rho
81
Candida
albicans,
Glycogène,
Plasmalemme,
Paroi cellulaire,
Sphéro-proto-
plastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération.
275
Chimioluminescence,
Antibiogramme, ATP
; Gentamicine,
Méthode 293
Chimiotaxie, Maltose;
Escherichia coli.
191
Clostridium
perfringens,
Intestin,
Souris
gnotoxénique,
Effet de
barrière;
Flore intestinale.
443
,
Côlon,
Escherichia
coli, Plasmide, Pénétration, Épithélium
;
Virulence
351
Concentration
inhibitrice,
Antibiotique;
Indice delumière
dispersée; Néphé-
lomètre • •
409
Cristallogenèse,
Bacillus
thuringiensis, Sporulation;
Ultrastructure,
Séro-
type.
425
Dénitrification, Sol, Bacillus, Thermophilie,
Taxonomie
numérique;
Rizière,
Afrique
471
Effet de
barrière, Intestin,
Souris
gnotoxénique,
Clostridium
perfringens
;
Flore intestinale. ,
443
Enterobacter
gergoviae,
Enterobacteriaceae,
Hybridation
ADN/ADN;
Taxono-
mie.
371
Enterobacteriaceae,
Enterobacter
gergoviae, Hybridation
ADN/ADN;
Taxono-
mie. ,
371
Enterobacteriaceae, Salmonella, Plasmide, Incompatibilité ;
Enzymes
de res-
, triction,
Conjugaison, Homme.:.,.,.
301
Épithélium,
Escherichia
coli, Plasmide,
Pénétration, Côlon;
Virulence
351
Escherichia
coli, Adhérence, Pili;
Cellules humaines,
Infections urinaires,
357
HA
: :
357
Escherichia
coli,
Appareil
sécrétoire,
Mutant
pléiotropique
105
550 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Escherichia
coli, Nouveau-nés, Intestin;
Souris
gnotoxéniques,
Entérobac-
téries,
Implantation
de E.
coli,
Effet de barrière
intraspécifique,
Anti-
biorésistance,
Homme 393
Escherichia
coli, Plasmide, Pénétration,
Épithélium,
Côlon;
Virulence 351
Escherichia
coli,
Regulon pho;
Revue 243
Forme
L,
Brucella
; Microscopie électronique,
LPS,
Récepteur
de
phage.
377
Gène
lamB,
Gène rho
;
Promoteur
malK-lamB,
Activité
démasquée
87
Gène
lamB,
Opéron
maltose;
Cinétique, Enveloppe
cellulaire 139
Gène
lamB,
Protéine
LamB;
Exportation,
Souches lamB-lacZ. 115
Gène
malT, Maltose, Transacétylase
;
Escherichia
coli,
Rapport.
181
Gène N,
Protéine NusA
;
ARN
polymérase, Transcription
225
Gène
rho,
Gène lamB
;
Promoteur
malK-lamB,
Activité
démasquée
87
Glucide,
Salmonella
typhimurium
;
Système
PT,
Régulation
261
Glucoside
(3,Système bgl;
Métabolisme,
Escherichia coli. 347
Glutamyl-transférasey,
Neisseriaceae
;
Diagnostic
différentiel 387
Glycogène,
Candida
albicans, Plasmalemme,
Paroi
cellulaire,
Sphéro-proto-
plastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
275
Hybridation ADN/ADN, Enlerobacler gergoviae,
Enterobacteriaceae;
Taxono-
mie 371
Incompatibilité,
Salmonella, Enlerobacleriaceae, Plasmide;
Enzymes
de res-
triction,
Conj ugaison,
Homme. 301
Indice de lumière
dispersée, Antibiotique,
Concentration
inhibitrice ;
Néphélomètre
.,..,..,. 409
Intestin,
Escherichia
coli, Nouveau-né;
Souris
gnotoxéniques,
Entéro-
bactéries,
Implantation
de E.
coli,
Effet de barrière
intraspécifique,
Antibiorésistance,
Homme 393
Intestin,
Souris
gnotoxénique,
Closlridium
perfringens,
Effet de
barrière;
Flore intestinale 443
Isoenzyme, Naegleria,
Pouvoir
pathogène, Zymogrammes,
Électrofocalisa-
tion en
agarose,
Taxonomie 319
Klebsiella,
Nutrition
bactérienne; Taxonomie,
Substrats
organiques
311
Lactose
perméase, Système phosphotransférase
;
Régulation
269
Lipopolyoside,
Protéine
Tsx;
Bactériophage
T6 205
MalLodcxtrinc,
Maltose
;
Système
de
transport,
Escherichia coLi. 153
MalLodexLrinc, Maltose;
Transport,
Mutants.,. 161
Maltoporine,
Porine,
Structure tridimensionnelle 37
Maltose, Chimiotaxie,
Escherichia coli. 191
Maltose, MalLodextrine;
Système
de
transport,
Escherichia coli. 153
Maltose, Maltodextrine;
Transport,
Mutants 161
Maltose,
Transacétylase,
Gene
malT;
Escherichia
coli,
Rapport
181
Maltose;
Transport,
Escherichia
coli,
Faits et
conjectures
145
Membrane
cellulaire; Protéine,
Polysome,
Modèle
théorique
129
Membrane
cellulaire,
Protéine
LamB; Structure,
Fonction
réceptrice
43
Membrane
cellulaire,
Protéine
LamB; Structure,
Poids moléculaire 21
Membrane
cellulaire,
Protéine liant le
maltose;
Protéine
chimiotaxique
acceptant
le
méthyl,
Escherichia
coli,
Potentiel membranaire 199
Membrane
cellulaire,
Transport
du
maltose; Reconstitution,
Perméabilité
induitepar le
calcium 171
Mutant
pléiotropique, Appareil
sécrétoire,
Escherichia
coli.
105
Naegleria,
Pouvoir
pathogène, Isoenzyme; Zymogrammes,
Électrofocali-
sation en
agarose,
Taxonomie 319
Neisseriaceae,
Glutamyl-transférase y; Diagnostic
différentiel 387
Nouveau-nés,
Escherichia
coli, Intestin;
Souris
gnotoxéniques,
Entérobac-
téries,
Implantation
de E.
coli,
Effet de barrière
intraspécifique,
Anti-
biorésistance, Homme 393
Nutrition
bactérienne,
Klebsiella
; Taxonomie,
Substrats
organiques
311
Opéron aryECBH ;
Région régulatrice,
Séquence nucléotidique
235
TABLE DES MOTS-CLÉS
551
Opéron gal,
Promoteur ; Mutations,
Systèmes plasmidiques
219
Opéron
malB,
ARNm
;
Synthèse, Cycle
cellulaire
71
Opéron
maltose,
Gène lamB
; Cinétique, Enveloppe
cellulaire
139
Paroi
cellulaire,
Candida
albicans,
Glycogène,
Plasmalemme,
Sphéro-proto-
plastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
275
Pénétration,
Escherichia
coli, Plasmide,
Ëpithélium,
Côlon;
Virulence 351
Peptide signal,
Protéine; Sécrétion,
Escherichia coli.
257
Phosphorylase ;
Structure,
Escherichia
coli,
Lapin
55
Pili,
Escherichia
coli, Adhérence;
Cellules
humaines,
Infections urinaires,
HA
537
Plasmalemme,
Candida
albicans,
Glycogène,
Paroi
cellulaire,
Sphéro-proto-
plastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération.
275
Plasmide,
Escherichia
coli, Pénétration,
Épithélium,
Côlon;
Virulence 351
Plasmide, Salmonella, Enterobacteriaceae,
Incompatibilité ; Enzymes
de
restriction,
Conjugaison,
Homme
301
Porine,
Maltoporine;
Structure
tridimensionnelle ,
37
Pouvoir
pathogène, Naegleria, Isoenzyme; Zymogrammes,
Électrofocali-
sation en
agarose,
Taxonomie.
319
Promoteur,
Opérongal
; Mutations,
Systèmes plasmidiques
219
Protéine,
Protéine liant le
maltose; Sécrétion,
Localisation
101
Protéine,
Peptide signal;
Sécrétion,
Escherichia coli.
257
Protéine,
Récepteur
X; Purification,
Caractérisation
27
Protéine activatrice du
catabolisme,
Régulon
maltose;
Escherichia coli. 77
Protéine
LamB,
Anticorps
monoclonal ;
Régions topologiques
et fonction-
nelles
33
Protéine
LamB;
Étapes précoces
de
sécrétion,
Modèle
123
Protéine
LamB,
Gène
lamB;
Exportation,
Souches lamB-lacZ
115
Protéine
LamB,
Membrane
cellulaire; Structure,
Fonction
réceptrice
43
Protéine
LamB,
Membrane
cellulaire; Structure,
Poids moléculaire 21
Protéine
LamB; Mutants,
Caractérisation
fonctionnelle.
165
Protéine
LamB,
Protéine liant le
maltose;
Transport
membranaire
111
Protéine liant le
maltose,
Membrane
cellulaire;
Protéine
chimiotaxique
acceptant
le
méthyl,
Escherichia
coli,
Potentiel membranaire
199
Protéine liant le
maltose, Protéine; Sécrétion,
Localisation 101
Protéine liant le
maltose,
Protéine
LamB;
Transport
membranaire 111
Protéine liant le
maltose; Sécrétion,
Génétique.
91
Protéine liant le
maltose;
Séquence,
Escherichia coli. 49
Protéine liant le
maltose, Tar-MCP;
Escherichia coli.
195
Protéine
MalT, Région
malA
;
Séquence nucléotique,
Purification 59
Protéine
NusA,
Gène
N;
ARN
polymérase, Transcription
225
Protéine
OmpA, Récepteur
À
;
Conjugaison,
Sensibilité àla colicine L. 209
Protéine
Tsx,
Lipopolyoside; Bactériophage
T6 205
Récepteur
À,
Protéine
OmpA ;
Conjugaison,
Sensibilité àla colicine L. 209
Récepteur
À, Protéine; Purification,
Caractérisation
27
Récepteur
lambda,
Séquence ADN;
Mutations
strictes,
Escherichia coli
9
Région
malA,
Protéine
MalT;
Séquence nucléotidique,
Purification 59
Région
malB; Promoteurs,
Régulation, Séquence signal
65
Régulon mal, cAMP-CAP;
Protéine Rho 81
Régulon
maltose,
Protéine activatrice du
catabolisme;
Escherichia coli. 77
Régulon pho,
Escherichia
coli;
Revue 243
Rhizobium
leguminosarum
;
Physiologie,
Taxonomie,
Écologie,
Maroc,
Vicia
taba
461
Salmonella, Enterobacteriaceae, Plasmide,
Incompatibilité ; Enzymes
de
restriction,
Conjugaison,
Homme 301
Salmonella
typhimurium, Glucide;
Système
PT,
Régulation
261
Séquence
ADN,
Récepteur lambda;
Mutations
strictes,
Escherichia coli. 9
552 ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Sol, Bacillus,
Thermophilie,
Dénitrification,
Taxonomie
numérique;
Rizière,
Afrique.
471
Souris
gnotoxénique,
Intestin,
Clostridium
perfringens,
Effet de
barrière ;
Flore intestinale 443
Sphéro-protoplastes,
Candida
albicans,
Glycogène,
Plasmalemme,
Paroi
cellulaire;
Invagination, Microscopie électronique, Régénération
275
Sporulation,
Bacillus
thuringiensis, Cristallogenèse;
Ultrastructure,
Séro-
typ e.
425
Système bgl,
Glucoside
(3; Métabolisme,
Escherichia coli. 347
Système phosphotransférase,
Lactose
perméase ; Régulation
269
Tar-MCP,
Protéine liant le
maltose;
Escherichia coli. 195
Taxonomie
numérique,
Sol, Bacillus,
Thermophilie,
Dénitrification ;
Rizière,
Afrique.
471
Thermophilie,
Sol, Bacillus, Dénitrification,
Taxonomie
numérique;
Rizière,
Afrique.
471
Transacétylase, Maltose, GenemalT;
Escherichia
coli,
Rapport.
181
Transport
du
maltose,
Membrane
cellulaire; Reconstitution,
Perméabilité
induite
par
lecalcium 171
Uréase,
Bifidobacterium; Habitat,
Taxonomie. 417
INDEX DES ARTICLES PUBLIÉS
Tome 133 A
SECTION I.

Microbiologie générale. Physiologie
et
génétique
bactériennes
Présentation of the maltose
system
and of the
workshop, by
M. HOFNUNG 5
A
system
for
genetic analysis
in
gene
lamB: first results with À-resistant
tight
mutants,
by
J .-M.
CLÉMENT,
C.
BRAUN-BRETON,
E.
LEPOUCE,
C.
MARCHAL,
D.
PERRIN,
H. VILLARROYAand M. HOFNUNG 9
Molecular
weights
and subunit structure of LamB
proteins, by
T. NAKAE
and J . ISHII 21
The
receptor protein
of
phage
À:
purification,
characterization and
prelimi-
nary
electrical studies in
planar lipid bilayers, by
J .-M. NEuHAus. 27
Monoclo-nal antibodies
against
the LamB
protein, by
J . GABAY 33
Structural
investigations
of outer membrane
proteins
from Escherichia
coli,
by
R. M.
GARAVITO,
J . A.
J ENKINS,
J . M.
NEUHAUS,
A. P. PUGSLEY and
and J . P. RosENBuscH 37
Arrangement
of
bacteriophage
lambda
receptor protein (LamB)
in the
Escherichia coli cell
surface,
by
H.
YAMADA,
T. NOGAMI and S. Mizu-
SHIMA 43
Séquence
studies on the
maltose-binding protein
of Escherichia
coli,
by
A. V. FOWLER and I. ZABIN 49
Comparison
of structural
properties
and
primer requirements
of Escherichia
coli maltodextrin
phosphorylase
and rabbit muscle
glycogen phospho-
rylase, by
D.
PALM,
R. GORLand K.-H. SCHÂCHTELE 55
Clonage
de la
région
ma/A de Escherichia coli K12:
séquences
des nucléotides
des
régions régulatrices
et des
promoteurs,
identification et
purification
de la
protéine
activatrice
MalT,
par
0.
RAIBAUD,
M. DÉBARBOUILLÉ et
P. COSSART 59
Structure of the malB
regulatory
interval,
by
H. BEDOUELLE. 65
Synthesis
of mRNA of malB
opérons
at
specific stages
in the cell
cycle
of
Escherichia
coli,
by
M.
OHKI,
H. OGAWAand S. NISHIMURA. 71
Role of the catabolite activator
protein
in the
expression
of the maltose
regulon
of Escherichia
coli,
by
C. CHAPON 77
Pleiotropic expression
of catabolic
opérons
in the absence of the cAMP-CAP
complex:
the case of the maltose
regulon, by
C.
GUIDI-BONTANI,
A. DANCHIN and A. ULLMANN 81
rho mutations
may
unmask
promoter activity
in Escherichia coli
K12, by
B. COLONNA and I. SAINT GIRONS. 87
Genetics studies
concerning
the mechanism of sécrétion of the maltose-
binding protein
of Escherichia
coli,
by
P. J .
BASSFORD,
J r 91
Some current
problems
in the
study
of the mechanism of
protein
localization
in Escherichia
coli, by
K. ITO 101
Pleiotropic
mutants
affecting
the
secretory apparatus
of Escherichia
coli,
by
D.
OLIVER;C. KUMAMOTO,
M.
QUINLAN
and J . BECKWITH 105
554
ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Studies on the
export
of the
maltose-binding protein
and the LamB
pro-
tein,
byL.-G.
J OSEFSSON,
S.
HARDY,
S. HARAYAMAand L. RANDALL. 111
Genetic
approaches
to
study export
of LamB to the outer
membrane,
by
S.
BENSON,
S.
EMR,
M.
HALL,
T. SILHAVYand E. SODERGREN 115
Reconsidering
the
early steps
of
protein
sécrétion,
by
M. N. HALL and
M SCHWARTZ.
123
Co-translational insertion of
envelope proteins:
theoretical considerations
and
implications, by
G. H. VOS-SCHEPERKEUTERand B. WITHOLT 129
Kinetics of induction of the
LamB-gene product
in Escherichia coli:
appearance
of the
newly synthesized protein
in the cell
envelope, by
M.
KOK,
G. VOS SCHEPERKEUTERand B. WITHOLT. 139
Aspects
of maltose
transport
in Escherichia
coli;
established facts and
educated
guesses, by
W. Boos 145
The maltose-maltodextrin
transport system
of Escherichia
coli,
by
H. A. SHU-
MAN 153
Maltose and maltodextrin
transport
in Escherichia
coli,
by
C. WANDERS-
MAN 161
Purification and functional characterization of mutant LamB
proteins,
by
M. LUCKEY and H. NIKAIDO 165
Amnity-chromatographic
studies based on the
binding-specificity
of the
lambda
receptor
of Escherichia
coli,
by
T. FERENCI 167
Reconstitution of maltose
transport
in malB and malA mutants of Esche-
richia
coli, by
J . M. BRASS.
171
Maltose
transacetylase
of Escherichia coli: a
preliminary report, by
S. FREUNDLIEB and W. Boos 181
Special
features of chemotaxis towards
maltose,
by
G. L.
HAZELBAUER,
S. HARAYAMAand P. ENGSTHOM. 191
Immobilization of the
periplasmic maltose-binding protein
of Escherichia
coli,
by
H. HAYASHIand M. OHBA. , 195
Membrane
polential
sLimulated
binding
of the
maltose-binding protein
to membrane vesicles of Escherichia
coli,
by
G.
RICHARME,
J . MEURY
and J . BOUVIER 199
Lipopolysaccharide requirement
of
phage
T6 inactivation in Escherichia coli
K12,
by
1. YAMATOand U. HINZ. 205
Expression
in Escherichia coli K12 of the cloned
genes
for a
major
outer
membrane
proLein (OmpA protein)
from
Shiyella dysenleriae,
Entero-
bacler
aeroyenes and Serralia marcescens,
by
S. T.
COLE,
G.
BRAUN,
I. SONNTAGand U. HENNING. 209
Characlerization of the
phage
À
regulatory protein
cil,
by
Y. Ho and
M. ROSENBERG 215
SysLems
for
generaLing
and
defecting
mutations in the
galactose operon
promoter région, by
S.
BUSBY,
M.
IBANI,
S. ADHYA and B. DE CROM-
BRUGGHE 219
Antitermination of
transcription by
the
N-gene protein
of
bacteriophage
lambda: recent
progress
and
remaining problems, by
J . GREENBLATT 225
Superposition
of
genetic
sites inthe
regulatory region
of the
bipolar aryECBH
operon
of Escherichia
coli,
by
R.
CUNIN,
A.
BOYEN,
J .
PIETTE,
M. CRABEEL and N. GLANSDOHFF. 235
pho-Regulon
of Escherichia coli K12: a
minireview,
by
J . TOMMASSENand
B. LUGTENBERG
, 243
Acetohydroxy
acid
synthase isoenzymes
of Escherichia coli K12 and Sal-
monella
typhimuriwn, by
M. DE
FELICE,
C. T.
LAGO,
C. H.
SQUIRES
and J . M.
CALVO. 251
Function of the
signal peptides
in
protein
secretion across the
membrane,
by
S. INOUYE and M. INOUYE. 257
Regulation
of
sugar transport
in Salmonella
typhimurium, by
P. W. POSTMA.. 261
INDEX DES ARTICLES PUBLIÉS 555
Ann.Microbiol.
(Inst.Past.),
133
A,

3,1982. 24
Mechanism of
regulation
of the lactose
permease by
the
phosphotransferase
system
in Escherichia coli: evidencefor
protein-protein
interaction,
by
T. OSUMI and M. H. SAIER J r 269
Aspects
ultrastructuraux et
cytochimiques
de la
régénération
des
sphéro-
protoplastes
chez Candida
albicans,
par
G.
TRONCHIN,
D.
POULAIN,
J . HERBAUT et J . BIGUET. 275
The metabolism of
(3-glucosides
in Escherichia coli
K12,
by
R. DEFEZ
and M. DE FELICE. 347
Plasmid-mediated invasiveness of «
Shigella-like
»
Escherichia
coli,
by
P. J .
SANSONETTI,
H.
D'HAUTEVILLE,
S. B. FORMALand M. TOUCAS 351
SECTION II.

Microbiologie
médicale.
Détermination
rapide
de la concentration minimale inhibitrice d'un anti-
biotique par dosage
de l'ATP
bactérien,
par
J . L.
FAUCHÈRE,
M. SIMO-
NET,
Ph. DESCAMPS et M. VÉRON. 293
Comparison
between
plasmids
of Salmonella and other enterobacteria
isolated from the same
patients, by
J . C. PALOMARESand E. J . PEREA 301
Utilisation de substrats carbonés
par
Klebsiella,
par
J . K. ONOKODI et
G. WAUTERS 311
In vitro attachement to a human cell line of Escherichia coli strains
causing
urinary-tract
infection: occurrences of fimbriae
(pili)
in adhesive and
non-adhesive
strains,
by
G.
CHABANON,
C. L. HARTLEY and M. H. RICH-
MOND. 357
Étude de
l'espèce
Enterobacter
gergoviae par hybridation ADN/ADN, par
D.
IZARD,
A.
HUSSON,
C.
RICHARD,
F. GAVINI et H. LECLERC. 371
Essai de caractérisation ultrastructurale et
biochimique
de Brucella à
paroi
déficiente
(formes L), par
J .
SCHMITT-SLOMSKA,
R.
CARAVANO,
P. THOMAS et J . Roux. 377
Intérêt de la recherche de la
y-glutamyl-transférase
chez les
Neisseriaceae,
par
J . Y.
Riou,
J .
BUISSIÈRE,
C. RICHARDet M. GUIBOURDENCHE. 387
Implantation précoce
d'une souche de Escherichia coli dans l'intestin de
nouveau-nés humains: effet de barrière vis-à-vis de souches de E. coli
antibiorésistantes,
par
Y.
DuvAL-IFLAH,
M.-F.
OURlET,
C.
MOREAU,
N.
DANIEL,
J .-C. GABILAN et P. RAIBAUD 393
Rapport
entre l'indice de lumière
dispersée
50
(LSI50)
et la concentra-
tion inhibitrice 50
(CI50), par
S. S.
CHUNG,
H. B.
DRUGEON,
A. REY-
NAUD et A. L. COURTIEU 409
SECTION III.

Microbiologie appliquée.
Isoenzyme patterns
of
pathogenic
and
non-pathogenic Naegleria spp. using
agarose
isoelectric
focusing, by
J . F. DE J ONCKHEERE 319
Urease
activity
in the
genus Bifidobacterium,
by
F. CROCIANI and D. MAT-
TEUZZI
417
Sporulation
et
cristallogène
de Bacillus
thuringiensis
var. israelensis en
microscopie électronique, par
J .-F. CHARLESet H. DE BARJ AC 425
Effet
antagoniste
à
l'égard
de Clostridium
perfringens
exercé
par
des souches
de Clostridium isolées de la microflore de souris
holoxéniques
dans le
tube
digestif
de souris
gnotoxénique, par
S.
HUDAULT,
P.
RAIBAUD,
R. DUCLUZEAU et C.
BRIDONNEAU. 443
556
ANNALES DE MICROBIOLOGIE
Properties
of Rhizobium
leguminosarum
isolated from various
regions
of
Morocco,
by
F. M.
ROBEHT,
J . A. E. MOLINAand E. L. SCHMIDT. 461
Taxonomie
numérique
de Bacillus
thermophiles
isolés de sols de rizières
de
l'Afrique
de
l'Ouest,
par
J . L.
GAHCIA,
S.
Roussos,
M.
BENSOUSSAN,
A,
BIANCHI et M. MANDEL. 471
Résumés du
Colloque
InLernational de
Microbiologie tropicale, Abidjan,
22-25 mars 1982. 489
Ann.
Microbiol. (Inst.Past.),
133
A,

3,
1982.
24*
INDEX DES LIVRES
REÇUS
TURIAN,
G. &
HOHL,
H.

The
fungal spore: morphogenetic
controls 345
O'GRADY,
F. &
SMITH,
H. -Microbial
perturbation of
host
defences
541
STARR,
M.
P., STOLP, H., TRUPER,
H.
G., BALOWS,
A. &
SCHLEGEL, H.
G.

The
prokaryotes:
a handbook on
habitats,
isolation and
identification of
bacteria
541
INFORMATIONS
VIIth INTERNATIONAL CONFERENCE
ON DEFINED
IMMUNOFLUORESCENCE,
IMMUNOENZYME STUDIES AND RELATED LABELING
TECHNIQUES
Niagara
Falls,
New York
(USA),
8-11
September,
1982
Organisée pour
la
première
fois aux
USA,
cette réunion
comportera
des sessions
plénières,
des
symposiums
et des séances de
travail,
et
portera
sur les
applica-
tions de
l'immunofluorescence,
sur les études utilisant les
immunoenzymes
ainsi
que
sur des
techniques apparentées
dans le domaine de la
spécificité.
Les chercheurs intéressés sont invités à
présenter
leurs recherches
personnelles
et à
échanger
leurs connaissances sur ces
techniques
lors de séances de travail ou
d'ateliers au cours
desquelles pourront
être
traitées,
selon leur
intérêt,
les
applica-
tions de ces
techniques
à
l'autoimmunité,
la
biophysique/biochimie,
la dermato-
logie, l'endocrinologie,
la
microbiologie,
la
néphrologie,
la
rhumatologie,
la
biologie
de la cavité
buccale,
la
physiologie
et la
virologie.
Pour
plus amples renseignements,
s'adresser au Docteur Ernst
Beutner,
State
University
of New York at
Buffalo,
School of
Medicine,
219 Sherman Hall,
Buffalo,
New York
1,
USA.
Téléphone: (716)
831-3845.
LADY TATA MEMORIAL TRUST
Bourses internationales
pour promouvoir
la recherche
sur les leucémies et les maladies
apparentées
Année
académique
1982-1983
Les «trustées» du
«Lady
Tata Memorial Trust» invitent les candidats à
des bourses
pour promouvoir
la recherche sur les leucémies à
présenter
leurs
demandes
pour
l'année
académique commençant
le 1er octobre 1982. En raison
des liens entre les leucémies et d'autres variétés de
proliférations malignes,
les
candidats
présentant
un
programme
de recherches
portant
sur d'autres maladies
malignes
mais
pouvant éclairer
d'un
jour
nouveau les
problèmes posés par
les
leucémies seront
pris
en considération. Les «trustées» souhaitent
encourager
particulièrement
les études sur les virus
leucémogènes
chez les
mammifères,
l'épidémiologie,
l'histoire naturelle et les
aspects immunologiques
des leucémies.
Les bourses
peuvent
être, attribuées à des chercheurs
qualifiés
d'une nationalité
quelconque
travaillant soit dans leur
propre
Institut,
soit dans des centres
étrangers.
2 INFORMATIONS
Les bourses
pour jeunes
chercheurs ou chercheurs confirmés sont offertes à
des taux en
rapport
avec
l'âge,
la
qualification
et
l'expérience
des candidats
et avec le traitement
proposé par
l'institution où la recherche devrait être effectuée.
Les bourses sont attribuées
pour
un
an,
renouvelables annuellement
pour
une
durée maximale de 3 ans
(les
montants accordés habituellement ont été entre
4 000 et 8 000 £
par an).
Les formulaires de demande de bourses
peuvent
être obtenus en écrivant à
Mme
Miglierina (secrétaire
de la Fondation
Lady
Tata
pour
l'Europe Continentale)
Laboratoire d'Immunochimie du Pr M.
Seligmann,
Bâtiment
INSERM,
Hôpital
Saint-Louis, 2,
place
du Dr
Fournicr,
75475 Paris Cedex 10
(tél.
209.33.50
poste 642).
Les demandes de bourses doivent être
déposées
avant le 1er mars
1982;
les déci-
sions du Comité
Scientifique
seront annoncées
par
les
«trustées »
au mois de
juin.
INSTITUT PASTEUR DE LILLE
MICROBIOLOGIE DES DENRÉES ALIMENTAIRES
cours et travaux
pratiques
3-29 mai
1982,
Lille
(France)
Cet
enseignement
s'adresse aux chefs de laboratoires et assistants des labo-
ratoires des Industries
alimentaires,
des services oiliciels de contrôle et aux labo-
ratoires
d'analyses médicales, d'origine étrangère
ou
française.
Le
programme comportera
des
exposés théoriques (en français),
des travaux
pratiques
ainsi
que
des démonstrations
(circuit
intérieur de télévision
couleur).
Au cours des 2
premières
semaines
(parties A)
seront traitées
l'écologie
et la
taxonomie des
microorganismes
des aliments ainsi
que
l'influence des traitements
sur la
microbiologie
des aliments.
La 3e semaine
(partie B)
sera consacrée à des
analyses microbiologiques
:
viandes,
poissons
et
coquillages,
conserves,
etc.
La dernière semaine
(parLie C)
traitera des
analyses microbiologiqucs
:
laits,
corps gras, produits déshydratés, boissons, eaux,
etc.
Le montant de
l'inscription pour
les 4 semaines de cours est fixé à 7000 francs
(français),
ou 4 000 francs
pour
la
partie
A,
ou bien 2 000 francs
pour
les
parties
B
et C.
Cet
enseignement peut
faire
l'objet
d'une convention de
formation
conlinue.
Inscription
et
renseignements
: Institut Pasteur de
Lille,
Département
des
Enseignements, 15,
rue
Camille-Guérin,
BP
245,
59019 Lille Cedex
(Tél.
:
(20)
52-33-33. Postes
322-323).
NATO/FEBS
INTERNATIONAL SUMMEH SCHOOL
ON IMMUNOLOGY
THE IMMUNE SYSTEM:
GENES,
HECEPTOHS AND HEGULATION
lonan
village,
West coast of
Peioponese (Greece)
0-16
septembre
1982
B.
Askonas,
S.
Avrameas,
M.
Papamichail
et K.
Rajewsky organisent
cet
enseignement qui comportera
les thèmes suivants.
INFORMATIONS
3
1. B cells:
Ontogeny
and differentiation at the cellular and
genetic
level.
2. T cells:
Ontogeny
and
differentiation, restriction,
clones and factors.
3.
Genes,
their
arrangement and
diversity.
4. MHC:
Genetics, structure,
and function.
5.
Regulation
of the immune
system:
Cell
interaction, idiotypes (genetics,
struc-
ture,
and
function).
6. Cell surface
antigens
and
receptors (structure
and
function).
Les cours s'adressent aux étudiants et aux chercheurs
spécialisés
dans les
disciplines
traitées.
Demandes
d'inscription :
Dr S.
Avrameas,
Unité
d'Immunocytochimie,
Insti-
tut
Pasteur, 25,
rue du Dr
Roux,
75724 Paris Cedex 15
(France),
avant le 15 mai
1982
(curriculum
vitae,
liste des travaux et
projets
de
travail,
et lettre de recom-
mandation).
Décision d'admission le 30 mai 1982. Frais
d'hébergement :
100 US$.
Voyage
à la
charge
des
participants (hébergement, petit déjeuner
et
déjeuner gratuits
pour
les
étudiants).
Ann. Microbiol
(Inst. Pasteur)
1982,
133
A,
no 3
Masson,
éditeur. Paris.

Dépôt légal
1982.

N° d'ordre: 5437.

2e trimestre 1982
Imprimépar ImprimerieBarnéoud,
nO8315.

5-1982. Commission
paritaire :
n°54193
PrintedinFrance. 0. J . D. Diffusion1980: 1611ex.
CONTENTS
R. DEFEZ and M. DE FELICE: The metabolism of
(3-glucosides
in Escherichia
coli K12.
(in English)
347
P. J .
SANSONETTI,
H.
D'HAUTEVILLE,
S. B. FORMAL and M. TOUCAS:
Plasmid-mediated invasiveness of «
Shigella-like
» Escherichia
coli.
(in English)
351
G.
CHABANON,
C. L. HARTLEY and M. H. RICHMOND: In vitro attachment
to a human cell line of Escherichia coli strains
causing urinary-tract
infection: occurrence of fimbriae
(pili)
in adhesive and non-adhesive
strains.
(in English)
357
D.
IZARD,
A.
HUSSON,
C.
RICHARD,
F. GAVINI and H. LECLERC:
Study
of
the
species
Enterobacter
gergoviae by DNA/DNA hybridization
(in French)
371
J .
SCHMITT-SLOMSKA,
R.
CARAVANO,
P. THOMASand J . Roux:
Attemps
of
ultrastructural and biochemical characterization of cell-wall-deficient
Brucella
(L forms). (in French)
377
J . Y.
Riou,
J .
BUISSIÈRE,
C. RICHARDand M. GUIBOURDENCHE:
y-Glutamyl-
transferase
activity
in the
family
Neisseriaceae.
(in French)
387
Y.
DUVAL-IFLAH,
M.-F.
OURIET,
C.
MOREAU,
N.
DANIEL,
J .-C. GABILAN
and P. RAIBAUD:
Implantation
of a strain of Escherichia coli in the
digestive
tract of human new-borns: barrier effect
against
antibio-
resistant E. coli.
(in French)
393
S. S.
CHUNG,
H. B.
DRUGEON,
A. REYNAUD and A. L. COURTIEU:
Comparison
of
light-scattering
index 50
(LSI50)
and
inhibitory
concentration
50 (CI50)" (in French)
409
F. CROCIANI and D. MATTEUZZI:Urease
activity
in the
genus Bifidobacterium
(in English)
417
J .-F. CHARLES and H. DE BARJ AC: Electron
microscope study
of Bacillus
thuringiensis
var. israelensis
sporulation
and
crystal biogenesis
(in French)
425
S.
HUDAULT,
P.
RAIBAUD,
R. DUCLUZEAU and C. BRIDONNEAU:
Antago-
nistic effect
against
Clostridium
perfringens
exerted in the
digestive
tract
of
gnotobiotic
mice
by
Clostridium strains isolated from the microflora
of conventional mice.
(in French)
443
F. M.
ROBERT,
J . A. E. MOLINAand E. L. SCHMIDT:
Properties
of Rhizobium
leguminosarum
isolated from various
regions
of
Morocco (in English)
461
J . L.
GARCIA,
S.
Roussos,
M.
BENSOUSSAN,
A. BlANCHI and M. MANDEL:
Numerical
taxonomy
of a
thermophilic
Bacillus isolated from West
African rice soils.
(in French)
471
Colloque
International de
Microbiologie tropicale, Meeting
of
Abidjan,
March
22-25,1982.
489
Abstracted books. 541
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Téléphone: 634-21-60
TABLE DES AUTEURS
ADHYA, S. - Voir BUSBY, S.
de BARJAC, H. - Voir CHARLES, J.-F.
BASSFORD, P. J. Jr. - Genetic studies concerning the mechanism of secretion of the maltose-binding protein of Escherichia coli
BECKWITH, J. - Voir OLIVER, D.
BEDOUELLE, H. - Structure of the malB regulatory interval
BENSON, S., EMR, S., HALL, M., SILHAVY, T. and SODERGREN, E. - Genetic approaches to study export of LamB to the outer membrane
BENSOUSSAN, M. - Voir GARCIA, J. L. BIANCHI, A. - Voir GARCIA, J. L.
BIGUET, J. - Voir TRONCHIN, G.
BOOS, W. - Aspects of maltose transport in Escherichia coli; established facts and educated guesses
BOOS, W. - Voir FREUNDLIEB, S.
BOUVIER, J. - Voir RICHARME, G.
BOYEN, A. - Voir CUNIN, R.
BRASS, J. M. - Reconstitution of maltose transport in malB and malA mutants of Escherichia coli
BRAUN, G. - Voir COLE, S. T.
BRAUN-BRETON, C. - Voir CLÉMENT, J.-M.
BRIDONNEAU, C. - Voir HUDAULT, S.
BUISSIÈRE, J. - Voir RIOU, J. Y.
BUSBY, S., IRANI, M., ADHYA, S. and de CROMBRUGGHE, B. - Systems for generating and detecting mutation in the galactose operon promoter region
CALVO, J. M. - Voir de FELICE, M.
CARAVANO, R. - Voir SCHMITT-SLOMSKA, J.
CHABANON, G., HARTLEY, C. L. and RICHMOND, M. H. - In vitro attachment to a human cell line of Escherichia coli strains causing urinary-tract infection: occurrence of
fimbriae (pili) in adhesive and non-adhesive strains
CHAPON, C. - Role of the catabolite activator protein in the expression of the maltose regulon of Escherichia coli
CHARLES, J.-F. et de BARJAC, H. - Sporulation et cristallogenèse de Bacillus thuringiensis var. israelensis en microscopie électronique
CHUNG, S. S., DRUGEON, H. B., REYNAUD, A. et COURTIEU, A. L. - Rapport entre l'indice de lumière dispersée 50 % (LSI
50
) et la concentration inhibitrice 50 % (CI
50
)
CLÉMENT, J.-M., BRAUN-BRETON, C., LEPOUCE, E., MARCHAL, C., PERRIN, D., VILLARROYA, H. and HOFNUNG, M. - A system for genetic analysis in gene lamB:
first results with -resistant tight mutants
COLE, S. T., BRAUN, G., SONNTAG, I. and HENNING, U. - Expression in Escherichia coli K12 of the cloned genes for a major outer membrane protein (OmpA protein)
from Shigella dysenteriae, Enterobacter aerogenes and Serratia marcescens COLONNA, B. and SAINT GIRONS, I. - rho mutations may unmask promoter activity in
Escherichia coli K12
COSSART, P. - Voir RAIBAUD, O.
COURTIEU, A. L. - Voir CHUNG, S. S.
CRABEEL, M. - Voir CUNIN, R.
CROCIANI, F. and MATTEUZZI, D. - Urease activity in the genus Bifidobacterium
de CROMBRUGGHE, B. - Voir BUSBY, S.
CUNIN, R., BOYEN, A., PIETTE, J., CRABEEL, M. and GLANSDORFF, N. - Superposition of genetic sites in the regulatory region of the bipolar argECBH operon of
Escherichia coli
DANCHIN, A. - Voir GUIDI-RONTANI, C.
DANIEL, N. - Voir DUVAL-IFLAH, Y.
DÉBARBOUILLÉ, M. - Voir RAIBAUD, O.
DEFEZ, R. and de FELICE, M. - The metabolism of -glucosides in Escherichia coli K12
DESCAMPS, Ph. - Voir FAUCHÈRE, J. L.
DRUGEON, H. B. - Voir CHUNG, S. S.
DUCLUZEAU, R. - Voir HUDAULT, S.
DUVAL-IFLAH, Y., OURIET, M.-F., MOREAU, C., DANIEL, N., GABILAN, J.-C. et RAIBAUD, P. - Implantation précoce d'une souche de Escherichia coli dans l'intestin de
nouveau-nés humains: effet de barrière vis-à-vis de souches de E. coli antibiorésistantes
EMR, S. - Voir BENSON, S.
ENGSTROM, P. - Voir HAZELBAUER, G. L.
FAUCHÈRE, J. L., SIMONET, M., DECAMPS, Ph. et VÉRON, M. - Détermination rapide de la concentration minimale inhibitrice d'un antibiotique par dosage de l'ATP
bactérien
de FELICE, M., LAGO, C. T., SQUIRES, C. H. and CALVO, J. M. - Acetohydroxy acid synthase isoenzymes of Escherichia coli K1 2 and Salmonella typhimurium
de FELICE, M. - Voir DEFEZ, R.
FERENCI, T., Affinity-chromatographic studies based on the binding-specificity of the lambda receptor of Escherichia coli
FORMAL, S. B. - Voir SANSONETTI, P. J.
FOWLER, A. V. and ZABIN, I. - Sequence studies on the maltose-binding protein of Escherichia coli
FREUNDLIEB, S. and BOOS W. - Maltose transacetylase of Escherichia coli: a preliminary report
GABAY, J. - Monoclonal antibodies against the LamB protein
GABILAN, J.-C. - Voir DUVAL-IFLAH, Y.
GARAVITO, R. M., JENKINS, J. A., NEUHAUS, J. M., PUGSLEY, A. P. and ROSENBUSCH, J. P. - Structural investigations of outer membrane proteins from Escherichia
coli
GARCIA, J. L., ROUSSOS, S., BENSOUSSAN, M., BIANCHI, A. et MANDEL, M. - Taxonomie numérique de Bacillus thermophiles isolés de sols de rizière de l'Afrique de
l'Ouest
GLANSDORFF, N. - Voir CUNIN, R.
GÖRL, R. - Voir PALM, D.
GREENBLATT, J. - Antitermination of transcription by the N-gene protein of bacteriophage lambda: recent progress and remaining problems
GUIBOURDENCHE, M. - Voir Riou, J. -Y.
GUIDI-RONTANI, C., DANCHIN, A. and ULLMANN, A. - Pleiotropic expression of catabolic operons in the absence of the cAMP-CAP complex: the case of the maltose
regulon
HALL. M. - Voir BENSON, S.
HALL, M. N. and SCHWARTZ, M. - Reconsidering the early steps of protein secretion
HARAYAMA, S. - Voir HAZELBAUER, G. L.
HARAYAMA, S. - Voir JOSEFSSON, L.-G.
HARDY, S. - Voir JOSEFSSON, L.-G.
HARTLEY, C. L. - Voir CHABANON, G.
d'HAUTEVILLE, H. - Voir SANSONETTI, P. J.
HAYASHI, H. and OHBA, M. - Immobilization of the periplasmic maltose-binding protein of Escherichia coli
HAZELBAUER, G. L., HARAYAMA, S. and ENGSTROM, P. - Special features of chemotaxis towards maltose
HENNING, U. - Voir COLE, S. T.
HERBAUT, J. - Voir TRONCHIN, G.
HINZ, U. - Voir YAMATO, I.
HO, Y. and ROSENBERG, M. - Characterization of the phage regulatory protein cII
HOFNUNG, M. - Presentation of the maltose system and of the workshop
HOFNUNG, M. - Voir CLÉMENT, J.-M.
HUDAULT, S., RAIBAUD, P., DUCLUZEAU, R. et BRIDONNEAU, C. - Effet antagoniste à l'égard de Clostridium perfringens exercé par des souches de Clostridium isolées
de la microflore de souris holoxéniques dans le tube digestif de souris gnotoxéniques
HUSSON, A. - Voir IZARD, D.
INOUYE, M. - Voir INOUYE, S.
INOUYE, S. and INOUYE, M. - Function of the signal peptides in protein secretion across the membrane
IRANI, M. - Voir BUSBY, S.
ISHII, J. N. - Voir NAKAE, T.
ITO, K. - Some current problems in the study of the mechanism of protein localization in Escherichia coli
IZARD, D., HUSSON, A., RICHARD, C., GAVINI, F. et LECLERC, H. - Étude de l'espèce Enterobacter gergoviae par hybridation ADN/ADN
JENKINS, J. A. - Voir GARAVITO, R. M.
de JONCKHEERE, J. F. - Isoenzyme patterns of pathogenic and non-pathogenic Naegleria spp. using agarose isoelectric focusing
JOSEFSSON, L.-G., HARDY, S., HARAYAMA, S. and RANDALL, L. - Studies on the export of the maltose-binding protein and the LamB protein
KOK, M., VOS-SCHEPERKEUTER, G. and WITHOLT, B. - Kinetics of induction of the lamB-gene product in Escherichia coli: appearance of the newly synthesized protein
in the cell envelope
KUMAMOTO, C. - Voir OLIVER, D.
LAGO, C. T. - Voir de FELICE, M.
LECLERC, H. - Voir IZARD, D.
LEPOUCE, E. - Voir CLÉMENT, J.-M.
LUCKEY, M. and NIKAIDO, H. - Purification and functional characterization of mutant LamB proteins
LUGTENBERG, B. - Voir TOMMASSEN, J.
MANDEL, M. - Voir GARCIA, J. L.
MARCHAL, C. - Voir CLÉMENT, J.-M.
MATTEUZZI, D. - Voir CROCIANI, F.
MEURY, J. - Voir RICHARME, G.
MIZUSHIMA, S. - Voir YAMADA, H.
MOLINA, J. A. E. - Voir ROBERT, F. M.
MOREAU, C. - Voir DUVAL-IFLAH, Y.
NAKAE, T. and ISHII, J. N. - Molecular weights and subunit structure of LamB proteins NEUHAUS, J.-M. - The receptor protein of phage X: purification, characterization
and preliminary electrical studies in planar lipid bilayers
NEUHAUS, J. M. - Voir GARAVITO, R. M.
NIKAIDO, H. - Voir LUCKEY, M.
NISHIMURA, S. - Voir OHKI, M.
NOGAMI, T. - Voir YAMADA, T.
OGAWA, H. - Voir OHKI, M.
OHBA, M. - Voir HAYASHI, H.
OHKI, M., OGAWA, H. and NISHIMURA, S. - Synthesis of mRNA of malB operons at specific stages in the cell cycle of Escherichia coli
OLIVER, D., KUMAMOTO, C., QUINLAN, M. and BECKWITH, J. - Pleiotropic mutants affecting the secretory apparatus of Escherichia coli
ONOKODI, J. K. et WAUTERS, G. - Utilisation de substrats carbonés par Klebsiella
OSUMI, T. and SAIER, M. H. Jr. - Mechanism of regulation of the lactose permease by the phosphotransferase system in Escherichia coli: evidence for protein-protein
interaction
OURIET, M. -F. - Voir DUVAL-IFLAH, Y.
PALM, D., GORL, R. and SCHÄCHTELE, K.-H. - Comparison of structural properties and primer requirements of Escherichia coli maltodextrin phosphorylase and rabbit
muscle glycogen phosphorylase
PALOMARES, J. C. and PEREA, E. J. - Comparison between plasmids of Salmonella and other enterobacteria isolated from the same patients
PEREA, E. J. - Voir PALOMARES, J. C.
PERRIN, D. - Voir CLÉMENT, J.-M.
PIETTE, J. - Voir CUNIN, R.
POSTMA, P. W. - Regulation of sugar transport in Salmonella typhimurium.
POULAIN, D. - Voir TRONCHIN, G.
PUGSLEY, A. P. - Voir GARAVITO, R. M.
RAIBAUD, C. - Voir DUVAL-IFLAH, Y.
RAIBAUD, O., DÉBARBOUILLÉ, M. et COSSART, P. - Clonage de la région malA de Escherichia coli Kl 2: séquence des nucléotides des régions régulatrices et des
promoteurs, identification et purification de la protéine activatrice MalT
RAIBAUD, P. - Voir HUDAULT, S.
RANDALL, L. - Voir JOSEFSSON, L.-G.
REYNAUD, A. - Voir CHUNG, S. S.
RICHARD, C. - Voir IZARD, D.
RICHARD, C. - Voir Riou, J. Y.
RICHARME, G., MEURY, J. and BOUVIER, J. - Membrane potential stimulated binding protein to membrane vesicles of Escherichia coli
RICHMOND, M. H. - Voir CHABANON, G.
Riou, J. Y., BUISSIÈRE, J., RICHARD, C. et GUIBOURDENCHE, M. - Intérêt de la recherche de la -glutamyl-transférase chez les Neisseriaceae
ROBERT, F. M., MOLINA, J. A. E. and SCHMIDT, E. L. - Properties of Rhizobium leguminosarum isolated from various regions of Morocco
ROSENBERG, M. - Voir Ho, Y.
ROSENBUSCH, J. P. - Voir GARAVITO, R. M.
ROUSSOS, S. - Voir GARCIA, J. L.
ROUX, J. - Voir SCHMITT-SLOMSKA, J.
SAIER, M. H. Jr. - Voir OSUMI, T.
SAINT GIRONS, I. - Voir COLONNA, B.
SANSONETTI, P. J., d'HAUTEVILLE H., FORMAL, S. B. and TOUCAS, M. - Plasmid-mediated invasiveness of " Shigella-like " Escherichia coli
SCHÄCHTELE, K.-H. - Voir PALM, D.
SCHMIDT, E. L. - Voir ROBERT, F. M.
SCHMITT-SLOMSKA, J., CARAVANO, R., THOMAS, P. et ROUX, J. - Essai de caractérisation ultrastructurale et biochimique de Brucella à paroi déficiente (formes L)
SCHWARTZ, M. - Voir HALL, M. N.
SHUMAN, H. A. - The maltose-maltodextrin transport system of Escherichia coli
SILHARY, T. - Voir BENSON, S.
SIMONET, M. - Voir FAUCHÈRE, J. L.
SODERGREN, E. - Voir BENSON, E.
SONNTAG, I. - Voir COLE, S. T.
SQUIRES, C. H. - Voir de FELICE, M.
THOMAS, P. - Voir SCHMITT-SLOMSKA, J.
TOMMASSEN, J. and LUGTENBERG, B. - pho-Regulon of Escherichia coli K12: a minireview
TOUCAS, M. - Voir SANSONETTI, P. J.
TRONCHIN, G., POULAIN, D., HERBAUT, T. et BIGUET, J. - Aspects ultrastructuraux et cytochimiques de la régénération des sphéro-protoplastes chez Candida albicans
ULLMANN, A. - Voir GUIDI-RONTANI, C.
VÉRON, M. - Voir FAUCHÈRE, J. L.
VILLARROYA, H. - Voir CLÉMENT, J.-M.
WITHOLT, B. - Voir KOK, M.
VOS-SCHEPERKEUTER, G. H. and WITHOLT, B. - Co-translational insertion of envelope proteins: theoretical considerations and implications
VOS-SCHEPERKEUTER, G. - Voir KOK, M.
WANDERSMAN, C. - Maltose and maltodextrin transport in Escherichia coli
WAUTERS, G. - Voir ONOKODI, J. K.
WITHOLT, B. - Voir VOS-SCHEPERKEUTER, G. H.
YAMADA, H., NOGAMI, T. and MIZUSHIMA, S. - Arrangement of bacteriophage lambda receptor protein (LamB) in the Escherichia coli cell surface
YAMATO, I. and HINZ, U. - Lipopolysaccharide requirement of phage T6 inactivation in Escherichia coli K12
ZABIN, I. - Voir FOWLER, A. V.
TABLE DES MOTS-CLÉS
Acétohydroxy acide synthase; Escherichia coli, Salmonella typhimurium
Adhérence, Escherichia coli, Pili; Cellules humaines; Infections urinaires, HA
Antibiogramme, Chimioluminescence, ATP; Gentamicine, Méthode
Antibiotique, Concentration inhibitrice, Indice de lumière dispersée; Néphélomètre
Anticorps monoclonal, Protéine LamB; Régions topologiques et fonctionnelles
Appareil sécrétoire, Mutant pléiotropique, Escherichia coli
ARNm, Opéron malB; Synthèse, Cycle cellulaire
ATP, Antibiogramme, Chimioluminescence; Gentamicine, Méthode
Bacillus, Sol, Thermophilie, Dénitrification, Taxonomie numérique; Rizière, Afrique
Bacillus thuringiensis, Sporulation, Cristallogenèse; Ultrastructure, Sérotype
Bactériophage ; Protéine cil; Promoteur, Génétique, Régulation
Bifidobacterium, Uréase; Habitat, Taxonomie
Brucella, Forme L; Microscopie électronique, LPS, Récepteur de phage
cAMP-CAP, Régulon mal; Protéine Rho
Candida albicans, Glycogène, Plasmalemme, Paroi cellulaire, Sphéro-protoplastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
Chimioluminescence, Antibiogramme, ATP; Gentamicine, Méthode
Chimiotaxie, Maltose; Escherichia coli
Clostridium perfringens, Intestin, Souris gnotoxénique, Effet de barrière; Flore intestinale
Côlon, Escherichia coli, Plasmide, Pénétration, Épithélium; Virulence
Concentration inhibitrice, Antibiotique; Indice de lumière dispersée; Néphélomètre
Cristallogenèse, Bacillus thuringiensis, Sporulation; Ultrastructure, Sérotype
Dénitrification, Sol, Bacillus, Thermophilie, Taxonomie numérique; Rizière, Afrique
Effet de barrière, Intestin, Souris gnotoxénique, Clostridium perfringens; Flore intestinale
Enterobacter gergoviae, Enterobacteriaceae, Hybridation ADN/ADN; Taxonomie
Enterobacteriaceae, Enterobacter gergoviae, Hybridation ADN/ADN; Taxonomie
Enterobacteriaceae, Salmonella, Plasmide, Incompatibilité; Enzymes de restriction, Conjugaison, Homme
Épithélium, Escherichia coli, Plasmide, Pénétration, Côlon; Virulence.
Escherichia coli, Adhérence, Pili; Cellules humaines, Infections urinaires, HA
Escherichia coli, Appareil sécrétoire, Mutant pléiotropique
Escherichia coli, Nouveau-nés, Intestin; Souris gnotoxéniques, Entérobactéries, Implantation de E. coli, Effet de barrière intraspécifique, Antibiorésistance, Homme
Escherichia coli, Plasmide, Pénétration, Épithélium, Côlon; Virulence
Escherichia coli, Regulon pho; Revue
Forme L, Brucella; Microscopie électronique, LPS, Récepteur de phage
Gène lamB, Gène rho; Promoteur malK-lamB, Activité démasquée
Gène lamB, Opéron maltose; Cinétique, Enveloppe cellulaire
Gène lamB, Protéine LamB; Exportation, Souches lamB-lacZ
Gène malT, Maltose, Transacétylase; Escherichia coli, Rapport
Gène N, Protéine NusA; ARN polymérase, Transcription
Gène rho, Gène lamB; Promoteur malK-lamB, Activité démasquée
Glucide, Salmonella typhimurium; Système PT, Régulation
Glucoside , Système bgl; Métabolisme, Escherichia coli
Glutamyl-transférase , Neisseriaceae; Diagnostic différentiel
Glycogène, Candida albicans, Plasmalemme, Paroi cellulaire, Sphéro-protoplastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
Hybridation ADN/ADN, Enterobacter gergoviae, Enterobacteriaceae; Taxonomie
Incompatibilité, Salmonella, Enlerobacleriaceae, Plasmide; Enzymes de restriction, Conjugaison, Homme
Indice de lumière dispersée, Antibiotique, Concentration inhibitrice; Néphélomètre
Intestin, Escherichia coli, Nouveau-né; Souris gnotoxéniques, Entérobactéries, Implantation de E. coli, Effet de barrière intraspécifique, Antibiorésistance, Homme
Intestin, Souris gnotoxénique, Closlridium perfringens, Effet de barrière; Flore intestinale
Isoenzyme, Naegleria, Pouvoir pathogène, Zymogrammes, Électrofocalisation en agarose, Taxonomie
Klebsiella, Nutrition bactérienne; Taxonomie, Substrats organiques
Lactose perméase, Système phosphotransférase; Régulation
Lipopolyoside, Protéine Tsx; Bactériophage T6
Maltodextrine, Maltose; Système de transport, Escherichia coli
Maltodextrine, Maltose; Transport, Mutants
Maltoporine, Porine, Structure tridimensionnelle
Maltose, Chimiotaxie, Escherichia coli
Maltose, Maltodextrine; Système de transport, Escherichia coli
Maltose, Maltodextrine; Transport, Mutants
Maltose, Transacétylase, Gene malT; Escherichia coli, Rapport
Maltose; Transport, Escherichia coli, Faits et conjectures
Membrane cellulaire; Protéine, Polysome, Modèle théorique
Membrane cellulaire, Protéine LamB; Structure, Fonction réceptrice
Membrane cellulaire, Protéine LamB; Structure, Poids moléculaire
Membrane cellulaire, Protéine liant le maltose; Protéine chimiotaxique acceptant le méthyl, Escherichia coli, Potentiel membranaire
Membrane cellulaire, Transport du maltose; Reconstitution, Perméabilité induite par le calcium
Mutant pléiotropique, Appareil sécrétoire, Escherichia coli
Naegleria, Pouvoir pathogène, Isoenzyme; Zymogrammes, Électrofocalisation en agarose, Taxonomie
Neisseriaceae, Glutamyl-transférase ; Diagnostic différentiel
Nouveau-nés, Escherichia coli, Intestin; Souris gnotoxéniques, Entérobactéries, Implantation de E. coli, Effet de barrière intraspécifique, Antibiorésistance, Homme
Nutrition bactérienne, Klebsiella; Taxonomie, Substrats organiques
Opéron argECBH; Région régulatrice, Séquence nucléotidique
Opéron gal, Promoteur; Mutations, Systèmes plasmidiques
Opéron malB, ARNm; Synthèse, Cycle cellulaire
Opéron maltose, Gène lamB; Cinétique, Enveloppe cellulaire
Paroi cellulaire, Candida albicans, Glycogène, Plasmalemme, Sphéro-protoplastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
Pénétration, Escherichia coli, Plasmide, Ëpithélium, Côlon; Virulence
Peptide signal, Protéine; Sécrétion, Escherichia coli
Phosphorylase; Structure, Escherichia coli, Lapin
Pili, Escherichia coli, Adhérence; Cellules humaines, Infections urinaires, HA
Plasmalemme, Candida albicans, Glycogène, Paroi cellulaire, Sphéro-protoplastes; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
Plasmide, Escherichia coli, Pénétration, Épithélium, Côlon; Virulence
Plasmide, Salmonella, Enterobacteriaceae, Incompatibilité; Enzymes de restriction, Conjugaison, Homme
Porine, Maltoporine; Structure tridimensionnelle,
Pouvoir pathogène, Naegleria, Isoenzyme; Zymogrammes, Électrofocalisation en agarose, Taxonomie
Promoteur, Opéron gal; Mutations, Systèmes plasmidiques
Protéine, Protéine liant le maltose; Sécrétion, Localisation
Protéine, Peptide signal; Sécrétion, Escherichia coli
Protéine, Récepteur ; Purification, Caractérisation
Protéine activatrice du catabolisme, Régulon maltose; Escherichia coli
Protéine LamB, Anticorps monoclonal; Régions topologiques et fonctionnelles
Protéine LamB; Étapes précoces de sécrétion, Modèle
Protéine LamB, Gène LamB; Exportation, Souches lamB-lacZ
Protéine LamB, Membrane cellulaire; Structure, Fonction réceptrice
Protéine LamB, Membrane cellulaire; Structure, Poids moléculaire
Protéine LamB; Mutants, Caractérisation fonctionnelle
Protéine LamB, Protéine liant le maltose; Transport membranaire
Protéine liant le maltose, Membrane cellulaire; Protéine chimiotaxique acceptant le méthyl, Escherichia coli, Potentiel membranaire
Protéine liant le maltose, Protéine; Sécrétion, Localisation
Protéine liant le maltose, Protéine LamB; Transport membranaire
Protéine liant le maltose; Sécrétion, Génétique
Protéine liant le maltose; Séquence, Escherichia coli
Protéine liant le maltose, Tar-MCP; Escherichia coli
Protéine MalT, Région malA; Séquence nucléotique, Purification
Protéine NusA, Gène N; ARN polymérase, Transcription
Protéine OmpA, Récepteur ; Conjugaison, Sensibilité à la colicine L
Protéine Tsx, Lipopolyoside; Bactériophage T6
Récepteur , Protéine OmpA; Conjugaison, Sensibilité à la colicine L
Récepteur , Protéine; Purification, Caractérisation
Récepteur lambda, Séquence ADN; Mutations strictes, Escherichia coli
Région malA, Protéine MalT; Séquence nucléotidique, Purification
Région malB, Promoteurs, Régulation, Séquence signal
Régulon mal, cAMP-CAP; Protéine Rho
Régulon maltose, Protéine activatrice du catabolisme; Escherichia coli
Régulon pho, Escherichia coli; Revue
Rhizobium leguminosarum; Physiologie, Taxonomie, Écologie, Maroc, Vicia faba
Salmonella, Enterobacteriaceae, Plasmide, Incompatibilité; Enzymes de restriction, Conjugaison, Homme
Salmonella typhimurium, Glucide; Système PT, Régulation
Séquence ADN, Récepteur lambda; Mutations strictes, Escherichia coli
Sol, Bacillus, Thermophilie, Dénitrification, Taxonomie numérique; Rizière, Afrique
Souris gnotoxénique, Intestin, Clostridium perfringens, Effet de barrière; Flore intestinale
Sphéro-protoplastes, Candida albicans, Glycogène, Plasmalemme, Paroi cellulaire; Invagination, Microscopie électronique, Régénération
Sporulation, Bacillus thuringiensis, Cristallogenèse; Ultrastructure, Sérotype
Système bgl, Glucoside ; Métabolisme, Escherichia coli
Système phosphotransférase, Lactose perméase; Régulation
Tar-MCP, Protéine liant le maltose; Escherichia coli
Taxonomie numérique, Sol, Bacillus, Thermophilie, Dénitrification; Rizière, Afrique
Thermophilie, Sol, Bacillus, Dénitrification, Taxonomie numérique; Rizière, Afrique
Transacétylase, Maltose, Gene malT; Escherichia coli, Rapport
Transport du maltose, Membrane cellulaire; Reconstitution, Perméabilité induite par le calcium
Uréase, Bifidobacterium; Habitat, Taxonomie
INDEX DES ARTICLES PUBLIÉS Tome 133 A
SECTION I. - Microbiologie générale. Physiologie et génétique bactériennes
Presentation of the maltose system and of the workshop, by M. HOFNUNG
A system for genetic analysis in gene lamB: first results with [illisible]-resistant tight mutants, by J.-M. CLEMENT, C. BRAUN-BRETON, E. LEPOUCE, C. MARCHAL, D.
PERRIN, H. VILLARROYA and M. HOFNUNG
Molecular weights and subunit structure of LamB proteins, by T. NAKAE and J. ISHII
The receptor protein of phage : purification, characterization and preliminary electrical studies in planar lipid bilayers, by J.-M. NEUHAUS
Monoclonal antibodies against the LamB protein, by J. GABAY
Structural investigations of outer membrane proteins from Escherichia coli, by R. M. GARAVITO, J. A. JENKINS, J. M. NEUHAUS, A. P. PUGSLEY and and J. P.
ROSENBUSCH
Arrangement of bacteriophage lambda receptor protein (LamB) in the Escherichia coli cell surface, by H. YAMADA, T. NOGAMI and S. MIZUSHIMA
Sequence studies on the maltose-binding protein of Escherichia coli, by A. V. FOWLER and I. ZABIN
Comparison of structural properties and primer requirements of Escherichia coli maltodextrin phosphorylase and rabbit muscle glycogen phosphorylase, by D. PALM, R.
GÖRL and K.-H. SCHÂCHTELE
Clonage de la région malA de Escherichia coli K12: séquences des nucléotides des régions régulatrices et des promoteurs, identification et purification de la protéine
activatrice MalT, par O. RAIBAUD, M. DÉBARBOUILLÉ et P. COSSART
Structure of the malB regulatory interval, by H. BEDOUELLE
Synthesis of mRNA of malB operons at specific stages in the cell cycle of Escherichia coli, by M. OHKI, H. OGAWA and S. NISHIMURA
Role of the catabolite activator protein in the expression of the maltose regulon of Escherichia coli, by C. CHAPON
Pleiotropic expression of catabolic operons in the absence of the cAMP-CAP complex: the case of the maltose regulon, by C. GUIDI-RONTANI, A. DANCHIN and A.
ULLMANN
rho mutations may unmask promoter activity in Escherichia coli K1 2, by B. COLONNA and I. SAINT GIRONS
Genetics studies concerning the mechanism of secretion of the maltose-binding protein of Escherichia coli, by P. J. BASSFORD, Jr
Some current problems in the study of the mechanism of protein localization in Escherichia coli, by K. ITO
Pleiotropic mutants affecting the secretory apparatus of Escherichia coli, by D. OLIVER; C. KUMAMOTO, M. QUINLAN and J. BECKWITH
Studies on the export of the maltose-binding protein and the LamB protein, by L.-G. JOSEFSSON, S. HARDY, S. HARAYAMA and L. RANDALL
Genetic approaches to study export of LamB to the outer membrane, by S. BENSON, S. EMR, M. HALL, T. SILHAVY and E. SODERGREN
Reconsidering the early steps of protein secretion, by M. N. HALL and M. SCHWARTZ
Co-translational insertion of envelope proteins: theoretical considerations and implications, by G. H. VOS-SCHEPERKEUTER and B. WITHOLT
Kinetics of induction of the LamB-gene product in Escherichia coli: appearance of the newly synthesized protein in the cell envelope, by M. KOK, G. VOS
SCHEPERKEUTER and B. WITHOLT
Aspects of maltose transport in Escherichia coli; established facts and educated guesses, by W. Boos
The maltose-maltodextrin transport system of Escherichia coli, by H. A. SHUMAN
Maltose and maltodextrin transport in Escherichia coli, by C. WANDERSMAN
Purification and functional characterization of mutant LamB proteins, by M. LUCKEY and H. NIKAIDO
Affinity-chromatographic studies based on the binding-specificity of the lambda receptor of Escherichia coli, by T. FERENCI
Reconstitution of maltose transport in malB and malA mutants of Escherichia coli, by J. M. BRASS
Maltose transacetylase of Escherichia coli: a preliminary report, by S. FREUNDLIEB and W. Boos
Special features of chemotaxis towards maltose, by G. L. HAZELBAUER, S. HARAYAMA and P. ENGSTROM
Immobilization of the periplasmic maltose-binding protein of Escherichia coli, by H. HAYASHI and M. OHBA
Membrane potential stimulated binding of the maltose-binding protein to membrane vesicles of Escherichia coli, by G. RICHARME, J. MEURY and J. BOUVIER
Lipopolysaccharide requirement of phage T6 inactivation in Escherichia coli K12, by I. YAMATO and U. HINZ
Expression in Escherichia coli K12 of the cloned genes for a major outer membrane protein (OmpA protein) from Shigella dysenteriae, Enterobacter aerogenes and Serralia
marcescens, by S. T. COLE, G. BRAUN, I. SONNTAG and U. HENNING
Characterization of the phage regulatory protein cil, by Y. HO and M. ROSENBERG
Systems for generating and defecting mutations in the galactose operon promoter region, by S. BUSBY, M. IRANI, S. ADHYA and B. DE CROMBRUGGHE
Antitermination of transcription by the N-gene protein of bacteriophage lambda: recent progress and remaining problems, by J. GREENBLATT
Superposition of genetic sites in the regulatory region of the bipolar argECBH operon of Escherichia coli, by R. CUNIN, A. BOYEN, J. PIETTE, M. CRABEEL and N.
GLANSDORFF
pho-Regulon of Escherichia coli K12: a minireview, by J. TOMMASSEN and B. LUGTENBERG
Acetohydroxy acid synthase isoenzymes of Escherichia coli K12 and Salmonella typhimurium, by M. DE FELICE, C. T. LAGO, C. H. SQUIRES and J. M. CALVO
Function of the signal peptides in protein secretion across the membrane, by S. INOUYE and M. INOUYE
Regulation of sugar transport in Salmonella typhimurium, by P. W. POSTMA
Mechanism of regulation of the lactose permease by the phosphotransferase system in Escherichia coli: evidence for protein-protein interaction, by T. OSUMI and M. H.
SAIER Jr
Aspects ultrastructuraux et cytochimiques de la régénération des sphéro-protoplastes chez Candida albicans, par G. TRONCHIN, D. POULAIN, J. HERBAUT et J. BIGUET
The metabolism of -glucosides in Escherichia coli K12, by R. DEFEZ and M. DE FELICE
Plasmid-mediated invasiveness of " Shigella-like " Escherichia coli, by P. J. SANSONETTI, H. D'HAUTEVILLE, S. B. FORMAL and M. TOUCAS
SECTION II. - Microbiologie médicale.
Détermination rapide de la concentration minimale inhibitrice d'un antibiotique par dosage de l'ATP bactérien, par J. L. FAUCHÈRE, M. SIMONET, Ph. DESCAMPS et M.
VÉRON
Comparison between plasmids of Salmonella and other enterobacteria isolated from the same patients, by J. C. PALOMARES and E. J. PEREA
Utilisation de substrats carbonés par Klebsiella, par J. K. ONOKODI et G. WAUTERS
In vitro attachement to a human cell line of Escherichia coli strains causing urinary-tract infection: occurrences of fimbriae (pili) in adhesive and non-adhesive strains, by G.
CHABANON, C. L. HARTLEY and M. H. RICHMOND
Étude de l'espèce Enterobacter gergoviae par hybridation ADN/ADN, par D. IZARD, A. HUSSON, C. RICHARD, F. GAVINI et H. LECLERC
Essai de caractérisation ultrastructurale et biochimique de Brucella à paroi déficiente (formes L), par J. SCHMITT-SLOMSKA, R. CARAVANO, P. THOMAS et J. Roux
Intérêt de la recherche de la -glutamyl-transférase chez les Neisseriaceae, par J. Y. RIOU, J. BUISSIÈRE, C. RICHARD et M. GUIBOURDENCHE
Implantation précoce d'une souche de Escherichia coli dans l'intestin de nouveau-nés humains: effet de barrière vis-à-vis de souches de E. coli antibiorésistantes, par Y.
DUVAL-IFLAH, M. -F. OURIET, C. MOREAU, N. DANIEL, J.-C. GABILAN et P. RAIBAUD
Rapport entre l'indice de lumière dispersée 50 % (LSI
50
) et la concentration inhibitrice 50 % (CI
50
), par S. S. CHUNG, H. B. DRUGEON, A. REYNAUD et A. L. COURTIEU
SECTION III. - Microbiologie appliquée.
Isoenzyme patterns of pathogenic and non-pathogenic Naegleria spp. using agarose isoelectric focusing, by J. F. DE JONCKHEERE
Urease activity in the genus Bifidobacterium, by F. CROCIANI and D. MATTEUZZI
Sporulation et cristallogène de Bacillus thuringiensis var. israelensis en microscopie électronique, par J.-F. CHARLES et H. DE BARJAC
Effet antagoniste à l'égard de Clostridium perfringens exercé par des souches de Clostridium isolées de la microflore de souris holoxéniques dans le tube digestif de souris
gnotoxénique, par S. HUDAULT, P. RAIBAUD, R. DUCLUZEAU et C. BRIDONNEAU
Properties of Rhizobium leguminosarum isolated from various regions of Morocco, by F. M. ROBERT, J. A. E. MOLINA and E. L. SCHMIDT
Taxonomie numérique de Bacillus thermophiles isolés de sols de rizières de l'Afrique de l'Ouest, par J. L. GARCIA, S. Roussos, M. BENSOUSSAN, A, BIANCHI et M.
MANDEL
Résumés du Colloque International de Microbiologie tropicale, Abidjan, 22-25 mars 1982
INDEX DES LIVRES REÇUS
TURIAN, G. & HOHL, H. - The fungal spore: morphogenetic controls
O'GRADY, F. & SMITH, H. - Microbial perturbation of host defences
STARR, M. P., STOLP, H., TRUPER, H. G., BALOWS, A. & SCHLEGEL, H. G. - The prokaryotes: a handbook on habitats, isolation and identification of bacteria
CONTENTS
R. DEFEZ and M. DE FELICE: The metabolism of -glucosides in Escherichia coli K12 (in English)
P. J. SANSONETTI, H. D'HAUTEVILLE, S. B. FORMAL and M. TOUCAS: Plasmid-mediated invasiveness of " Shigella-like " Escherichia coli (in English)
G. CHABANON, C. L. HARTLEY and M. H. RICHMOND: In vitro attachment to a human cell line of Escherichia coli strains causing urinary-tract infection: occurrence of
fimbriae (pili) in adhesive and non-adhesive strains (in English)
D. IZARD, A. HUSSON, C. RICHARD, F. GAVINI and H. LECLERC: Study of the species Enterobacter gergoviae by DNA/DNA hybridization (in French)
J. SCHMITT-SLOMSKA, R. CARAVANO, P. THOMAS and J. Roux: Attemps of ultrastructural and biochemical characterization of cell-wall-deficient Brucella (L forms) (in
French)
J. Y. Riou, J. BUISSIÈRE, C. RICHARD and M. GUIBOURDENCHE: -Glutamyl-transferase activity in the family Neisseriaceae (in French)
Y. DUVAL-IFLAH, M.-F. OURIET, C. MOREAU, N. DANIEL, J.-C. GABILAN and P. RAIBAUD: Implantation of a strain of Escherichia coli in the digestive tract of human
new-borns: barrier effect against antibioresistant E. coli (in French)
S. S. CHUNG, H. B. DRUGEON, A. REYNAUD and A. L. COURTIEU: Comparison of light-scattering index 50 % (LSI
50
) and inhibitory concentration 50 % (CI
50
) (in
French)
F. CROCIANI and D. MATTEUZZI: Urease activity in the genus Bifidobacterium (in English)
J.-F. CHARLES and H. DE BARJAC: Electron microscope study of Bacillus thuringiensis var. israelensis sporulation and crystal biogenesis (in French)
S. HUDAULT, P. RAIBAUD, R. DUCLUZEAU and C. BRIDONNEAU: Antagonistic effect against Clostridium perfringens exerted in the digestive tract of gnotobiotic mice by
Clostridium strains isolated from the microflora of conventional mice (in French)
F. M. ROBERT, J. A. E. MOLINA and E. L. SCHMIDT: Properties of Rhizobium leguminosarum isolated from various regions of Morocco (in English)
J. L. GARCIA, S. ROUSSOS, M. BENSOUSSAN, A. BIANCHI and M. MANDEL: Numerical taxonomy of a thermophilic Bacillus isolated from West African rice soils (in
French)
Colloque International de Microbiologie tropicale, Meeting of Abidjan, March 22-25, 1982
Abstracted books
News.