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MARDI 21 OCTOBRE 2014 - 27 DHOU AL-HIDJA 1435 - N°7309 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021

67 06 51 - 021 67 06 58
Anep n°150 867 - Le Soir d’Algérie du 21/10/2014
l CONTRIBUTION
Peut-on rompre avec
le régime rentier ?
Par Samir Bellal (P. 7)
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l ILS RÉCLAMENT L’AMÉLIORATION DE
LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL
Protestation
des travailleurs
du Conseil
constitutionnel
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l LES HABITANTS
DEMANDENT LEUR
RELOGEMENT
Grogne
à Oued
Ouchayeh
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Le Bonjour du «Soir»
Un ami m’a fait part de ses appréhensions
quant à une possible soudaine déflagration
sociale. Il en veut, pour preuve, le climat
délétère qui s’affiche dans les rues d’Alger, les
tensions au sud du pays, l’impasse politique,
etc. Je l’ai rassuré : nos jeunes sont choyés, on
leur offre voitures, camions et projets bidon à
coups de milliards, nos familles démunies
bénéficient de logements gratuits, nos
chômeurs ne travaillent pas – off course ! —
mais portent des vêtements griffés, nos
marchands ne payent pas souvent les impôts
et activent parfois dans l’informel, nos
délinquants sont condamnés mais aussitôt
libérés par la grâce des… grâces
présidentielles, nos corrompus et nos
corrupteurs coulent des jours heureux, etc.
Pourquoi donc, tenter le diable ? Pardon, les…
anges !
Certes, les vrais travailleurs et les
investisseurs authentiques, ainsi que tous les
gens honnêtes qui ne se sentent pas bien dans
leur peau, veulent que ça change. Mais les
gens honnêtes, ils sont combien ?
Lorsque les flics chargés de stopper les
marches s’étaient rassemblés du côté de la
présidence, les gens auraient pu faire un effort :
sortir en masse, marcher quoi, brandir des
banderoles, crier «dégage !»… Pas l’ombre
d’un casque bleu, ni d’une matraque : la rue
était à eux et ils n’en ont pas profité ! Terrible
constat : l’assistanat généralisé fait que nous
attendons que les policiers, les pompiers et les
douaniers fassent la Révolution à notre place !
farahmadaure@gmail.com
Fainéants, vous
auriez pu en
profiter quand
même !
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l LE GOUVERNEMENT ÉLARGIT LES
MESURES EN FAVEUR DES POLICIERS,
AUX POMPIERS ET AUX DOUANIERS
LA HANTISE
DE LA
CONTAGION
l Le gouvernement Sellal semble décidé à
mettre le paquet afin d’anticiper un éventuel
«coup de colère» similaire à celui qui a fait
sortir des policiers dans la rue.
l APRÈS L’ENTERREMENT DU JEUNE
MOZABITE KACI OUSSALAH ROSTOM
Tension
à Berriane
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Le prési dent de l ’ APN aurai t dépl oyé des trésors de Le prési dent de l ’ APN aurai t dépl oyé des trésors de
diplomatie afin de tenter de calmer certains députés du diplomatie afin de tenter de calmer certains députés du
FLN en col èr e apr ès avoi r const at é que l eur s noms FLN en col èr e apr ès avoi r const at é que l eur s noms
avaient été frauduleusement ajoutés à une pétition. avaient été frauduleusement ajoutés à une pétition.
Ces derniers voulaient que Larbi Ould Khelifa diligente Ces derniers voulaient que Larbi Ould Khelifa diligente
une enquête afin de démasquer les faussaires. Ce que le une enquête afin de démasquer les faussaires. Ce que le
président de l’Assemblée a refusé, arguant du fait que son président de l’Assemblée a refusé, arguant du fait que son
institution a déjà été entachée par le récent scandale institution a déjà été entachée par le récent scandale
du «blog diffamatoire» et qu’il fallait éviter qu’el du «blog diffamatoire» et qu’il fallait éviter qu’el - -
le ne soit éclaboussée par une autre affaire. le ne soit éclaboussée par une autre affaire.
Un jour, un sondage
OUI NON Sans opinion
OUI :
69,97%
NON :
22,04%
S. opinion :
7,99%
Pensez-vous que le gouvernement a bien fait en élargissant
les mesures prises en faveur des policiers,
aux corps de la douane et de la Protection civile ?
Résultat sondage
Les revendications exprimées par le syndicat de la
Protection civile vous semblent-elles légitimes ?
ERISCOOP
ERISCOOP
Soirperiscoop@yahoo.fr
Mardi 21 octobre 2014 - Page 2
La diplomatie d’Ould Khelifa
Très content, il faut le dire,
du succès de notre confrère
Kamel Daoud, en France
comme ici. Son roman qui
continue et démasque
L’Etranger de Camus a forte-
ment intéressé. Tant mieux ! Il
est vrai qu’il rouvre une plaie
jamais vraiment cicatrisée. Il
vient s’inscrire dans cette
polémique autour de Camus
toujours en ébullition. Le
coup d’œil des pro et anti-
camusiens était acquis. Mais
à cela s’ajoute le style de
Daoud, son imagination, son
immersion dans l’Algérie tor-
turée d’aujourd’hui. A l’heure
où l’image du pays est calami-
teuse dans quelque miroir que
ce soit, il est sympa qu’un
Algérien récolte des prix litté-
raires. On a raté d’un poil le
prix Nobel de littérature avec
Assia Djebar, on s’est rattrapé
un peu avec Kamel Daoud. Ça
nous change des procès
Khalifa en France, des tritura-
tions de Saâdani, de l’affaire
Sonatrach, et de toutes ces
magouilles par lesquelles on
parle de l’Algérie.
A. T.
arrisetouffan@yahoo.fr
DIGOUTAGE
Bravo Kamel
Daoud
Par Arris Touffan Par Arris Touffan
2 repentis
à Bouira
Deux terroristes se sont
rendus aux forces de sécurité
dans la région de Bouira, a-t-
on appris de sources cré-
dibles.
Il s’agirait d’un certain H.
Mustapha et d’un certain
Tadjer, ajoutent nos sources,
sans donner plus de détails.
Programme «spécial mosquée»
Un «programme spécial» d’approvisionnement
de la Grande Mosquée d’Alger en matériaux
de construction a été décidé la semaine
dernière au cours d’un Conseil interminis-
tériel consacré à ce sujet.
C’est ce que révèlent des sources infor-
mées en rappelant que lors d’une récente
visite sur le chantier, le ministre de
l’Habitat avait relevé un important retard
que l’entreprise chinoise chargée du projet
avait imputé à des problèmes d’appro-
visionnement.
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 3
Actualité
Abder Bettache - Alger (Le
Soir) - La rencontre, qui intervenait
à la veille du déplacement du
Premier ministre à l’extrême sud
du pays, a vu la présence du direc-
teur général de la Fonction
publique.
A ce titre, on apprend de source
sûre que les agents des Douanes
et de la Protection civile bénéficie-
ront des mêmes avantages accor-
dés aux agents de la Sûreté natio-
nale. Ces décisions, prises par le
Premier ministre et qualifiées d’in-
attendues, font suite, a-t-on indi-
qué, à des informations fasant état
«de la montée au créneau des
agents de la Protection civile», à
travers notamment le Syndicat
national autonome des profession-
nels de l’administration publique,
affilié au Snapap.
Il s’agit, faut-il le noter, de la
seconde organisation syndicale,
après celle de l’UGTA qui active
dans le corps de la Protection civi-
le. D’ailleurs, son président,
M. Tchikou, a lancé un appel pour
un rassemblement de protestation
des agents de la Protection civile
en novembre prochain devant le
siège de la Direction générale.
Selon la même source, une plate-
forme de revendications contenant
19 points, soit identique à celle des
agents de la Sûreté nationale, sera
transmise à la tutelle.
Autre point commun aux poli-
ciers, le Syndicat national autono-
me des professionnels de l’admi-
nistration publique revendique lui
aussi le départ du premier respon-
sable de cette institution relevant
du département de l’intérieur. Par
ailleurs, le syndicat des pompiers
de la Protection civile exige «la fin
de l’injustice, des abus et de la
marginalisation des cadres et des
compétences».
L’autre institution, dont les fonc-
tionnaires auront à bénéficier pro-
chainement des mesures prises
par le Premier ministre est celle
des douanes.
Voulant, sans aucun doute,
anticiper sur les événements, il a
décidé de revaloriser les tra-
vailleurs relevant du secteur des
finances.
N’ayant jusque-là exprimé
aucune revendication, une colère
des douaniers aurait pour consé-
quence directe «une paralysie
totale du commerce extérieur».
Il est à noter que, contrairement
à la Sûreté nationale, les doua-
niers et les éléments de la
Protection civile disposent de
représentations syndicales.
Pour rappel, dans le communi-
qué sanctionnant la réunion inter-
ministérielle, il a été précisé que«le
même dispositif réglementaire qui
permet de couvrir les besoins de
fonctionnement des autres corps
paramilitaires devra être mis en
œuvre dans les mêmes condi-
tions».
A. B.
LE GOUVERNEMENT ÉLARGIT LES MESURES EN FAVEUR DES POLICIERS,
AUX DOUANIERS ET AUX POMPIERS
La hantise de la contagion
Après les policiers, c’est au tour des fonctionnaires
des douanes et de la Protection civile de bénéficier pro-
chainement des mêmes avantages socioprofessionnels
accordés aux éléments de la DGSN. La décision a été
prise par le premier responsable de l’exécutif, en marge
de la réunion interministérielle qui a eu lieu avant-hier.
Les directeurs généraux des Douanes algériennes et de la
Protection civile ont pris part à cette rencontre.
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La révolte des policiers fait tâche d’huile.
ABDELMALEK SELLAL À IN GUEZZAM (TAMANRASSET) :
«L’Algérie ne connaît pas le Daesh»
Il aura fallu un long dépla-
cement, jusqu’aux frontières
sud du pays, pour entendre
la première expression sur
le Daesh, dont une préten-
due phalange algérienne
avait revendiqué l’enlève-
ment et l’exécution, fin sep-
tembre, du randonneur fran-
çais, Hervé Gourdel. Le
Premier ministre
Abdelmalek Sellal, que l’im-
pératif de la sécurité aux
frontières a conduit à In
Guezzam et Bordj-Badji-
Mokhtar, a affirmé, hier
lundi, que «l’Algérie ne
connaît pas le Daesh ni de
près ni de loin».
C’est donc depuis la lointaine
In Guezzam, à moins de 10 kilo-
mètres de la frontière avec le
Niger, que le Premier ministre
Abdelmalek Sellal, qui a rallié
Tamanrasset dimanche après-
midi à la tête d’une forte déléga-
tion ministérielle, s’est exprimé
sur le Daesh : «Il est impensable
que le Daesh s’installe en Afrique
du Nord, au Maghreb. L’Algérie ne
connaît pas le Daesh, ni de près
ni de loin», l’affirmation du
Premier ministre est la première
du genre exprimée officiellement
par un haut responsable de l’Etat.
Elle se comprend comme une
assurance que la situation sécuri-
taire que vit le pays ces derniers
temps a rendu plus que nécessai-
re.
En effet, l’enlèvement, puis la
décapitation d’Hervé Gourdel par
Jund Al Khalifa, une organisation
terroriste prétendant avoir prêté
allégeance à l’organisation de
l’Etat islamique en Irak et au
Levant (EIIL), a de suite reposé la
question de la nuisance terroriste
en Algérie. Mais ce ne sont pas
tant les commentaires et autres
supputations sur le Daesh qui ont
poussé le Premier ministre à s’en-
voler vers Tamanrasset et Adrar,
deux wilayas frontalières, au sortir
d’un conclave imposé par la grève
des policiers. Si les choses se
sont enchaînées de la sorte, c’est
que la situation aux frontières pré-
occupe sérieusement.
Les bilans des opérations de
lutte contre la contrebande, ren-
dus publics tout au long de ces
dernières semaines, laissent
déduire à une activité de contre-
bande accrue, y compris le trafic
de l’or. Et connaissant les
connexions possibles entre la
contrebande et le terrorisme, cela
ne pouvait qu’inciter à un déplace-
ment diligent du gouvernement.
Abdelmalek Sellal peignait
d’ailleurs une «situation très diffi-
cile» aux frontières, même s’il
devait insister pour affirmer que
grâce à l’ANP, qui est déployée
tout au long des frontières, il y a
de la stabilité. «Le peuple algérien
vit dans la stabilité, qu’il faudra
renforcer. C’est le but de cette
visite», a-t-il souligné, rendant au
passage un hommage à l’armée
algérienne. «L’ANP est forte, elle
protège le pays, elle ne peut pas
intervenir en dehors des fron-
tières. Nous avons une diplomatie
forte qui travaille pour la sécurité
dans le voisinage. Vous devez
(population) agir sur vos relations
dans les pays voisins pour nous
aider vous aussi», a indiqué Sellal
qui précisera, en outre que «l’Etat
soutient son armée et ses ser-
vices de sécurité».
Peu avant, le Premier ministre
a exhorté la douane à épauler
l’ANP dans sa lutte contre la
contrebande.
L’impératif de la sécurité au
niveau des frontières Sud mènera
prochainement le gouvernement
Sellal vers deux autres villes fron-
talières, Debdeb (In Amenas) et
Bordj Omar-Driss (nord d’Illizi). La
date de cette virée n’a pas été
communiquée. Mais on saura que
Sellal prépare une grande visite à
Oran le 10 novembre prochain.
Devant répondre aux
doléances des populations de ces
régions extrêmes qui commercent
essentiellement avec les voisins
du Niger et du Mali, le Premier
ministre s’est dit sensible à la
question de l’ouverture des fron-
tières, précisant néanmoins que
leur réouverture dépend de la sta-
bilité et de la sécurité. Cela dit, le
Premier ministre a déploré qu’il y
ait encore des discours pessi-
mistes impactant négativement
sur les investissements. Il a pro-
mis que l’Etat maintiendra son
effort pour le développement de
ces régions frontalières.
Un développement que les
populations ne voient pas venir.
Au sortir de la rencontre avec les
walis, un groupe de femmes est
venu devant la presse pour témoi-
gner de l’extrême précarité dans
laquelle vit encore In Guezzam.
«Il n’y a pas de travail, pas de
médecins pour nous soigner, pas
d’écoles pour les enfants… la
route entre In Guezzam et le chef-
lieu est complètement défoncée»,
témoigne une femme, la quaran-
taine. C’est, si ce n’est l’envers, le
décor.
S. A. I.
CONSTANTINE
Rassemblement
et marche de policiers
à la retraite
Près de 300 policiers à la retraite ont mani-
festé hier à Constantine pour rappeler au pre-
mier responsable de ce corps leurs revendica-
tions restées sans suite en dépit de nom-
breuses démarches dont des sit-in de protesta-
tions tenus à travers plusieurs wilayas du pays.
Une plateforme de revendications revue à la
hausse, vraisemblablement à la faveur du der-
nier coup de force entrepris par les éléments
des Unités républicaines de sécurité (URS).
Les manifestants qui ont organisé une marche
silencieuse à partir du cabinet du wali de
Constantine jusqu’au siège de de la Sûreté de
wilaya ont remis au premier responsable du
corps de la police à Constantine une plateforme
de huit requêtes.
Outre «la cession des logements de fonc-
tion au profit des retraités de la police, la prime
inhérente à l’état d’urgence pendant la décen-
nie noire, la comptabilisation des heures sup-
plémentaires effectuées durant cette période et
la prime de départ à la retraite sans restrictions
de la limite d’âge (55 ans)» qui étaient consi-
gnées dans la première plate-forme établie au
début du mois de septembre dernier, quatre
nouvelles revendications sont venues se greffer
au document remis hier à M. Benaïni, chef de
Sûreté de la wilaya de Constantine. Il s’agit de
«la création d’un fonds de retraite au profit d’ex-
policiers aux faibles revenus, la priorité au
recrutement aux enfants de policiers
retraités, la revalorisation de la prime du
Fonds d’aide aux retraités (FAR) et son main-
tien aux profit des veuves de policiers retraités
décédés et la révision des primes d’invalidité
des retraités atteints d’infirmités dans des
attentats terroristes».
Jugeant d’étrange le silence du DGSN, le
général Hamel, qui n’a donné à ce jour, aucune
suite à leurs «revendications légitimes» à l’ins-
tar de celles prises en charge au sein d’autres
corps de sécurité, les manifestants préviennent
que d’autres formes de protestation seront
envisageables si leurs requêtes restent lettre
morte.
K. G.
Abdelmalek Sellal.
PROTECTION CIVILE
La Direction générale évoque la manipulation
Dans un communiqué rendu public hier, soit au lendemain de la sortie médiatique du Syndicat national autonome
des professionnels de l’administration publique affilié au Snapap, la Direction générale de la Protection civile a tenu
à indiquer que «l’appel lancé par le président de cette organisation, en l’occurrence M. Tchikou, pour un rassemble-
ment de protestation prévu en novembre prochain est une tentative de manipulation visant la déstabilisation de l’ins-
titution de la Protection civile». Selon la même source, «l’intéressé, qui a fait l’objet d’une décision de suspension
depuis 2004 en raison de plusieurs affaires pendantes auprès des instances judiciaires (…), se revendique comme
président du bureau du syndicat Snapap, alors que ce dernier n’a jamais existé dans les rangs de la Protection civile
en tant que partenaire social». «Il apparaît de toute évidence, que le nommé Tchikou Mourad saisit toutes les oppor-
tunités pour revenir sur la scène et apparaître sur le plan médiatique, n’hésitant pas à dénigrer des institutions de
l’Etat», lit-on dans le communiqué.
A. B.
VIRUS EBOLA
Pas de cas à In Guezzam, selon Boudiaf
Le ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf a infirmé hier l’exis-
tence de cas de contamination par le virus Ebola à In Guezzam. La
rumeur a fait le tour d’Algérie, amplifiée la veille par certains médias.
S. A. I.
De notre envoyé spécial à In
Guezzam et Bordj-Badji-Mokhtar,
Sofiane Aït Iflis
Sellal n’oublie
pas Bouteflika
En chute à son discours
devant les élus, Sellal a eu
cette formule : «Enregistrez-le
pour l’Histoire : le gouverne-
ment de Bouteflika est venu à
In Guezzam.»
S. A. I.
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Le Soir
d’Algérie
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F.-Zohra B. - Alger (Le
Soir) - Des températures cani-
culaires et un temps dégagé se
maintiennent depuis plusieurs
semaines notamment sur les
régions côtières.
Les pluies en cette saison
automnale et à la fin du mois
d’octobre sont rares faisant
craindre le spectre d’un déficit
hydrique aussi bien pour le sec-
teur de l’agriculture que pour
celui des ressources en eau.
Pour M. Zeghouane, spécia-
liste des grandes cultures et
directeur de l’Institut des tech-
niques des grandes cultures
(ITGC), les impacts de l’absen-
ce de pluie ne sont pas les
mêmes pour tous les agricul-
teurs.
Ainsi et selon l’expert
concernant les céréales, dans
les zones où il a plu les agricul-
teurs peuvent travailler les sols
et procéder aux semences dès
le mois de novembre prochain.
«Par contre, dans les
wilayas où il n’a pas plu, celles
dont les parcelles sont prêtes et
où les labours ont été faits au
printemps, les agriculteurs
devront attendre les pluies pour
terminer leur travail au mois de
novembre ou s’il y a des pluies
au mois d’octobre», explique M.
Zeghouane. Il dira que pour ce
qui est des agriculteurs qui ont
fait leur récolte au mois de
juillet, leurs parcelles ne sont
pas encore travaillées et
devront donc attendre les pluies
pour procéder aux labours et
semer dans les délais. «Ces
derniers auront des retards et
devront semer au-delà du mois
de novembre. Ils font face au
problème des sols durs»,
explique le responsable.
Selon ce dernier, le problè-
me de l’absence de pluies ne
se répercute pas encore vrai-
ment sur les éventuelles cul-
tures, et l’impact est minime.
Toutefois, il précisera que si
l’absence de pluies persiste, un
retard sera enregistré pour la
récolte. «A l’Ouest du pays, ils
peuvent cependant semer du fait
qu’il y’a eu des pluies consé-
quentes», précise le respon-
sable.
Le secteur des ressources
en eau a aussi fait une étude en
collaboration avec l’ANRH
concernant l’impact des chan-
gements climatiques sur la res-
source en eau potable. L’étude
a révélé, selon les respon-
sables du secteur, que la res-
source a diminué de 40% à
l’ouest du pays, 30% au centre
et 20% à l’est du pays.
C’est ainsi que le plus grand
nombre des stations de dessa-
lement d’eau de mer se trouve
à l’Ouest où la pluviométrie a
été particulièrement faible au
cours des dernières années.
F.-Z. B.
CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES EXCEPTIONNELLES
L’absence de pluie inquiète
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CONFÉRENCE-DÉBAT EN PRÉSENCE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION À ORAN
«Le journalisme, un métier en pleine crise
d’identité, de doute et de crédibilité»
INAUGURATION DU SALON INTERNATIONAL DE LA SOUS-TRAITANCE
Développer la sous-traitance sur plusieurs segments
D’ailleurs, si cette édition se
tient cette fois-ci à Oran, c’est
pour la proximité de l’usine
Renault Algérie, à Oued Tlelat,
puisque ce projet, devant être
inauguré le 10 novembre, s’est
vu aussi assigner comme objectif
de résultat, de faire naître un
réseau de sous-traitance dans
l’industrie mécanique. Ainsi,
pour les organisateurs de la
manifestation économique qui se
tiendra jusqu’au 23 octobre, à
savoir la société WTCA en colla-
boration avec la Bourse algérien-
ne de sous-traitance, cette
opportunité de rencontre entre
participants sera importante pour
tisser des liens, des contacts,
alors que les investissements
dans la filière mécanique s’ac-
croissent (Renault, Mercedes-
Benz ) et donc laissent présager
«un développement d’une indus-
trie et d’un marché local de la
sous-traitance».
Ainsi, pour cette édition, ce
sont pas moins de 80 partici-
pants qui ont répondu présents,
notamment de nombreuses
sociétés étrangères venues entre
autres de France, de Turquie,
d’Italie, y compris d’Espagne et
de Norvège. Avec quelque 60
participants algériens dont il est
attendu des investissements et
des mises à niveau avec les
appuis des pouvoirs publics.
Néanmoins, pour certains
opérateurs, il sera difficile d’arri-
ver à mettre en place des
réseaux de sous-traitants dans
l’immédiat, tant les exigences de
normes et de qualités sont
requises par cette filière. Nous
en avons pour preuve l’usine
Renault à Oued Tlelat, qui, pour
le lancement de la production de
la Renault Symbol made in
Algérie, n’a pu sélectionner qu’un
seul sous-traitant local.
Par ailleurs lors de ce Salon, il
a été important de remarquer la
«remise en marche» de la SNVI,
sur qui s’appuient les premiers
projets de partenariats avec des
constructeurs étrangers à l’image
du projet Renault Algérie ou
encore avec la firme Mercedes-
Benz pour la fabrication de
boîtes de vitesse, mais aussi
avec le groupe émirati Aabar
investments. Par ailleurs, en
marge du Salon, un espace
communication est réservé où
devront être données des confé-
rences sur la stratégie du minis-
tère de l’Energie et des Mines, un
aperçu des missions de l’Andi et
autres sociétés et institutions
publiques liées aux investisse-
ments et appuis industriels.
Faycal M.
Amel Bentolba - Oran- (Le soir) - La
déontologie du journaliste à l’épreuve du
scoop et du sensationnel, était le thème
de cette rencontre au profit des profes-
sionnels de la presse, journalistes et cor-
respondants locaux de la région ouest.
C’est en présence du ministre de la
Communication, que le professeur
Mohamed Ridha Nadjar s’est longuement
étalé sur la notion de journalisme, déonto-
logie et réseaux sociaux. De son point de
vue, le développement et la démocratisa-
tion des télécommunications, de l’infor-
matique, l’irruption de l’internet et des
réseaux sociaux dans «la sphère
publique» ont bouleversé la donne.
«Espace et temps ont été réduits à néant.
Les sources de l’information ont échappé
aux médias traditionnels», dit-il.
A tout cela, il y a le revers de la médaille,
dira Mohamed-Ridha Nadjar, en citant
l’exemple de son pays la Tunisie.
«Le seul acquis de la “révolution” est
une réelle liberté de l’information qui va,
hélas, jusqu’aux dérives les plus condam-
nables.» et de dire plus loin son regret
face «au copier-coller qui gangrène nos
rédactions et même notre recherche uni-
versitaire !». Il dresse un constat de déso-
lation pour le devenir de la presse «tradi-
tionnelle», pour lui, le quotidien a perdu
sa fonction d’information. «Ses titres, le
matin, paraissent dépassés car l’informa-
tion est déjà parvenue au citoyen au tra-
vers de la presse électronique, des
réseaux sociaux, de la radio. La presse
écrite quotidienne, sous peine de
disparaître devra repenser ses fonctions»
précise-t-il.
Toutefois, l’intervenant précise qu’il ne
dénigre en rien l’importance des réseaux
sociaux, «comment les ignorer, dit-il, avec
le milliard de sites et les 3 milliards d’inter-
nautes (statistiques de septembre 2014
par le site internet Live stats) ?».
Prenant la parole, le ministre de la
Communication a tenu à exprimer sa
conviction qu’il met dans le projet de pro-
fessionnaliser la presse, «bien entendu
un certain nombre de directeurs gérant
les journaux et ils ne sont pas très nom-
breux, n’adhèrent pas au projet. Nous
sommes en démocratie et la liberté d’ex-
pression est bien entendu un droit, cha-
cun est libre de voir le professionnalisme
comme il l’entend. Mais moi, de mon point
de vue, je veux définir ma stratégie et j’ai
choisi ce moment pour répondre de façon
franche et directe. Philosophiquement,
quand j’ai un projet à réaliser, je ne m’ar-
rête pas aux jets de pierres parce que si
je m’arrête à chaque jet de pierre, je n’at-
teindrai jamais mon objectif, je fonce. J’ai
un objectif qui est défini par le président
de la République celui de professionnali-
ser la presse et Inch’Allah, nous arrive-
rons tôt ou tard à le concrétiser».
A. B.
Avec des températures estivales dépassant les 30
degrés sur la majeure partie du pays et une absence de
pluie, cette période automnale intrigue, mais surtout sus-
cite des inquiétudes notamment pour le secteur agricole
et celui des ressources hydriques. D’aucuns donc atten-
dent des précipitations qui viendraient renflouer la res-
source et permettre à certains agriculteurs pratiquant la
culture des céréales de débuter les labours.
L’impact sur les récoltes est minime.
S’il est un Salon qui colle au plus près d’une stratégie
industrielle et d’une politique économique, c’est bien la 3
e
édition du Salon international de la sous-traitance
«Algest 2014», qui a ouvert ses portes hier au Centre des
conventions d’Oran.
«Parler aujourd’hui de déontologie professionnelle, à l’heure où la
communication a noyé l’information et où l’internet et les réseaux
sociaux ont fait exploser le temps et l’espace, démultiplier les sources et
fait susciter des vocations de journaliste citoyen et de blogueur militant,
apparait comme une nostalgie et vaine tentative de restituer ses lettres
de noblesse à la presse traditionnelle». Un préambule franc qu’a tenu
hier le professeur Mohamed-Ridha Nadjar, expert en communication,
professeur retraité de l'enseignement supérieur à l'Institut de presse et
des sciences de l'information de Tunis, lors de la conférence-débat pré-
sentée au Théâtre régional d’Oran.
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 5
Actualité
LES HABITANTS DEMANDENT LEUR RELOGEMENT
Grogne à Oued-Ouchayeh
Salima Akkouche - Alger (Le
Soir) - La scène est loin d’être
inédite. Les protestations sont
devenues monnaie courante à
chaque opération de relogement
dans la capitale. Les Algériens
semblent, d’ailleurs, avoir à l’esprit
qu’il faut passer par la rue pour
exprimer leurs préoccupations.
Hier encore, des dizaines d’ha-
bitants des quartiers de la ferme
Djaïss, Les Palmiers et Ali Saâdi,
relevant de la commune d’Oued-
Ouchayeh, à l’est d’Alger, sont sor-
tis dans la rue. Des jeunes, ras-le-
bol d’attendre en vain leur tour
pour être relogés, ont investi la rue
pour montrer leur mécontente-
ment.
Ils ont fermé en début d’après-
midi la route à proximité du tunnel
de Oued-Ouchayeh. Les automo-
bilistes, pris au piège dans les
deux sens, étaient bloqués ainsi
sur l’autoroute pendant près d’une
heure.
«Nous occupons des baraques
et nous sommes ici depuis
l’Indépendance, les autorités sont
passées en 1984 pour reloger
quelques familles de la ferme
Djaïss et Ali Saâdi en promettant
de nous inclure dans une prochai-
ne opération. En 2011, les autori-
tés ont procédé au relogement
d’un immeuble dans le quartier les
Palmiers et les quarante familles
restantes attendent leur tour en
vain», a déclaré Farid, 35 ans,
habitant ledit quartier.
En colère, il a expliqué que ses
grands-parents, aujourd’hui décé-
dés, habitaient le quartier depuis
l’indépendance. «Les immeubles
très exigus sont en ruine aujour-
d’hui mais personne ne se soucie
de notre sort», a-t-il dénoncé.
Athmane, la vingtaine, expli-
quait de vive voix que les familles
occupant les baraques entassées
les unes contre les autres dans le
quartier Ali Saâdi vivent le calvaire
au quotidien. Ce semblant de cité
s’est carrément transformé en
décharge publique. «Nous
sommes tous malades de l’odeur
des déchets ménagers», a-t-il sou-
ligné. Pire, poursuit-il, en hiver,
l’oued qui traverse le quartier met
en danger les habitants. D’ailleurs,
déplore-t-il, en 2011, un homme a
été emporté par l’oued en tentant
de sauver une petite fille. Ce jeune
garçon ne mâche pas ses mots et
accuse directement le secrétaire
général de l’APC d’El Harrach
d’avoir incité les habitants à la vio-
lence. «Nous avons demandé ce
matin à rencontrer le maire pour lui
exposer encore une fois notre pro-
blème. Une délégation a été reçue
par le secrétaire général et il nous
a simplement répondu que nous
n’avons pas fermé la route pour
nous faire entendre», a déclaré le
manifestant. Une recommandation
qui ne s’est pas fait attendre pour
être exécutée, selon lui.
Les services de l’ordre ont dû
intervenir pour dissuader les
contestataires de dégager la route.
Après des affrontements entre
les deux parties, les manifestants
ont fini par céder. Une trêve a été
décidée suite à la demande de la
wilaya d’Alger pour rencontrer des
représentants. «Nous avons dési-
gné des représentants qui sont en
route pour rencontrer le wali
d’Alger», ont indiqué les manifes-
tants qui menacent de renouer
avec la protestation s’il n’y a pas
de réponse favorable.
Selon la Wilaya d’Alger, depuis
le début de l’opération de reloge-
ment, au mois de juin dernier,
10 158 familles, habitant dans des
logements menaçant ruine, habi-
tats précaires, bidonvilles et sur
les terrasses des immeubles, ont
été relogées.
Actuellement, 25 000 loge-
ments sociaux sont réceptionnés
et sont en cours de distribution,
alors que 11 000 autres logements
doivent être réceptionnés et distri-
bués avant fin 2014.
S. A.
Des habitants de certains quartiers de la commune de
Oued-Ouchayeh, à El Harrach, ont investi la rue hier en
début d’après-midi. Bloquant la circulation à proximité du
tunnel de Oued-Ouchayeh, les protestataires contestent
leur exclusion de l’opération de relogement à Alger.
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t
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S
a
m
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s
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d
CONFÉRENCE SUR LE CONSENSUS NATIONAL
Le FFS entame, aujourd’hui, ses rencontres formelles
Passées celles informelles avec
des experts et autres universi-
taires, le FFS entame aujourd’hui
les consultations formelles avec
les chefs de parti et autres acteurs
syndicaux et associatifs et person-
nalités nationales dans le cadre de
la préparation de la conférence
nationale sur le consensus natio-
nal.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - C’est ce que
Ali Laskri, membre de l’instance présiden-
tielle du vieux Front a affirmé, hier, lors d’un
point de presse. Et ce sont les deux partis
du pouvoir, le RND et le FLN auxquels le
FFS rendra visite aujourd’hui, le premier ce
matin et le second durant l’après-midi. Et
demain mercredi, c’est le candidat à la pré-
sidentielle du 17 avril dernier, Ali Benflis, qui
accueillera la délégation du FFS avant de
rendre visite ce jeudi, la matinée au MSP et
l’après-midi à l’ancien chef de gouverne-
ment Mouloud Hamrouche.
L’ancien premier secrétaire du vieux
Front ne s’est pas attardé sur les formalités
de ces consultations du fait que ce soit le
FFS qui se rend chez ses invités qu’il est
censé normalement recevoir. «Peu importe
la manière, l’essentiel étant de pouvoir dis-
cuter et réussir cette conférence nationale
sur le consensus dans le seul et unique inté-
rêt du pays», a-t-il rétorqué. Un consensus
auquel on doit le «recouvrement de l’indé-
pendance du pays pour avoir été de mise le
1
er
Novembre 1954 et lors du congrès de la
Soummam en août 1956», a tenu à préciser
dans une déclaration préliminaire l’autre
membre du présidium du FFS, Mohand-
Amokrane Chérifi. «Brisé» qu’il était en
1962, sa reconstruction se fait plus que
pressante, selon l’expert onusien au vu,
notamment des «défis politiques, écono-
miques et sécuritaires auxquels le pays fait
face». Pour lui, c’est la seule voie possible
pour faire face à ces défis «au risque, a-t-il
argué, de compromettre jusqu’à l’indépen-
dance du pays». Défendant cette démarche
adoptée lors du 5
e
congrès du parti, une
démarche qui n’est ni partisane, ni politicien-
ne, mais «neutre», «transparente» et «sans
préalables» dans laquelle le parti ne jouera
que le rôle de «facilitateur», Chérifi a encore
tenu à préciser qu’elle «ne se substitue» en
aucune manière aux autres initiatives poli-
tiques et «ne les remplace» point. «Elle les
complète», a-t-il poursuivi sans manquer de
relever que la conférence sera menée sur
deux étapes. La première consistera à don-
ner la parole à tous les participants entre
chefs de parti, personnalités, acteurs asso-
ciatifs et syndicaux mais surtout et c’est là,
selon lui, la nouveauté de la démarche, les
citoyens. Des prises de parole «sans
confrontation ni critiques» dans un esprit
empreint de «confiance» pour «l’intérêt
national», a précisé encore Chérifi.
Pour ce dernier, la seconde étape n’inter-
viendra que si au bout de la première, il a
été constaté «plus de convergences que de
divergences». Dans le cas contraire, soit
l’échec de la démarche, «nous aurons eu le
mérite d’avoir tenté le coup», a soutenu un
membre du secrétariat national du vieux
Front de l’opposition. M. K.
ILS RÉCLAMENT
L’AMÉLIORATION DE LEURS
CONDITIONS DE TRAVAIL
Protestation
des travailleurs du
Conseil constitutionnel
Les travailleurs du Conseil constitutionnel se
sont rassemblés, hier, dans l’enceinte de ladite ins-
titution pour exiger la satisfaction de revendications
socioprofessionnelles.
Une vingtaine de travailleurs étaient, dans la
matinée d’hier, réunis dans la cour interne de l’ins-
titution présidée par Medelci.
Ils revendiquent l’amélioration de leurs condi-
tions de travail, l’institution de nouvelles primes et
un plan de carrière clairement défini, notamment
en matière de promotions selon un des employés
rencontrés à proximité du Conseil constitutionnel.
Pas de son de cloche de l’administration,
cependant. Les journalistes n’étaient pas les bien-
venus. «C’est une question interne», s’est contenté
de répondre un des agents en faction.
Toutes les tentatives de joindre par téléphone le
responsable de la cellule de communication du
Conseil constitutionnelle se sont avérées vaines.
N. I.
APRÈS L’ENTERREMENT DU JEUNE MOZABITE KACI
OUSSALAH ROSTOM
Tension à Berriane
Le jeune père de famille
qui a été grièvement atteint à
coups de fusils de chasse, lors
des affrontements qui ont
secoué la région de Berriane,
au début de la semaine pas-
sée, et qui a rendu l’âme
dimanche dernier à la clinique
privée les Oasis de Ghardaïa,
a été accompagné, hier, à sa
dernière demeure.
Des Mozabites par cen-
taines sont venus lui faire l’ul-
time adieu, selon une source
locale. «La ville entière s’est
arrêtée le temps d’un après-
midi. Tous les commerces ont
baissé leurs rideaux et une
foule énorme suivait le cer-
cueil du défunt jusqu’au cime-
tière mozabite», raconte un
témoin. Selon lui, colère et
indignation se lisaient sur tous
les visages. «Kaci Oussalah
Rostom n’avait que 34 ans, et
a laissé derrière lui une veuve
et des orphelins. C’est injuste
que ce crime odieux, inaccep-
table et impardonnable. Nous
demandons à ce que justice
soit faite», réclame toujours la
même source.
Après les funérailles, une
marée humaine s’est dirigée
vers la place principale de la
ville. «Berriane tremblait sous
l’intonation de centaines de
voix qui scandaient à la fois :
Yenha el mounkar». Il s’agit
d’une formule sacrée chez les
Mozabites qu’ils scandent à
chaque fois qu’un des leurs
meurt assassiné, et qui veut
dire : que cesse le mal.
Enfin de journée, la ville
était encore sous tension et la
nuit s’annonçait agitée, affirme
notre source.
Pour rappel, depuis le
début des affrontements inter-
communautaires à Ghardaïa,
fin novembre 2013, les vio-
lences ont fait 12 morts parmi
la communauté mozabite et 5
parmi les Chaâmbis (arabes).
Mehdi Mehenni
Le tunnel de Oued-Ouchayeh fermé par les protestataires.
P
h
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:

D
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Colère et indignation des Mozabites.
Après avoir enterré son 12
e
mort, Kaci Oussalah
Rostom, la communauté mozabite s’est dirigée
hier, en fin d’après-midi, vers le centre-ville de
Berriane, scandant par centaines : «Yenha el
mounkar (Que cesse le mal).»
Contribution
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - Page 6
Le GMO, dans l’esprit des néo-
conservateurs américains, aux-
quels l’ensemble du monde occi-
dental s’est joint — en qualité de
sous-traitant — ne s’arrête pas à ce
que nous appelons classiquement
le Moyen-Orient : pour les idéo-
logues américains, il comprend les
22 pays membres de la Ligue arabe
et cinq autres pays musulmans non
arabes (Iran, Pakistan, Afghanistan,
Bangladesh et Turquie).
Le GMO comprend aussi Israël, auquel
les néo-conservateurs avaient fixé la mis-
sion fondamentale d’être la tête de pont du
monde occidental dans la région, et de par
sa suprématie militaire indéniable, de gar-
dien vigilant des intérêts américains.
Certains ont poussé plus loin la géo-
graphie du GMO pour l’étendre aux pays
du Sahel qui présentent les mêmes carac-
téristiques que les pays du Proche, Moyen
et Extrême Orient musulman : immensité
géographique, richesses du sous-sol, reli-
gion musulmane majoritaire et régimes
politiques non démocratiques.
Officiellement, il s’agissait d’amener
progressivement tous les Etats de la
région à adopter — volontairement — des
réformes sociopolitiques pour démocrati-
ser leurs régimes et rejoindre ainsi le
«monde démocratique libre». Il s’agissait
aussi de créer une véritable zone de
coopération dans tous les domaines entre
les membres de cette zone et le monde
occidental. Le projet de GME ou GMO fut
formellement adopté, sous le nom de
«Partenariat pour le progrès et un avenir
commun avec le Moyen-Orient élargi et
l'Afrique du Nord», lors du sommet du G8
à Sea-Island, en Georgie, aux Etats-Unis,
en juin 2004, par tous les dirigeants du
G8, et seulement six pays appartenant au
GMO (Afghanistan, Bahreïn, Yémen, Jor-
danie, Turquie, et... l'Algérie). Dans la
majorité des cas, les Etats concernés
avaient rejeté le projet GMO. Certains de
manière virulente (Libye, Egypte, Syrie…)
mais la majorité ne fit que traîner les
pieds. Les pays composant cette majorité
ne voulaient pas, ou ne pouvaient pas,
s’opposer frontalement à l’Administration
américaine. Ils se mirent donc en position
d’attente pour mieux voir venir et pour
prendre la bonne décision, au bon
moment. En fait, les pouvoirs en place
dans la région ne pouvaient pas accepter
d’abandonner ainsi toutes les positions
acquises et les avantages que leur don-
nait leur situation de domination absolue
de leurs pays par un clan, une famille, un
parti/Etat, etc.
La démocratie de type occidental ne
pouvait, en réalité, arranger aucun des
despotes à la tête des Etats de la région,
y compris tous ceux, et ils étaient nom-
breux, qui étaient des alliés indéfectibles
de l’Oncle Sam (Égypte, Arabie Saoudite,
émirats du Golfe, Maroc, etc.). Pour faire
traîner son adoption et son application, les
Etats réticents avaient donc accusé le pro-
jet, directement ou par sous-entendus,
d’être le fer de lance de l’ingérence impé-
rialiste américaine et de ne servir que les
intérêts du quatuor de tête de néoconser-
vateurs américains : Bush, Cheney, Rum-
sfeld, Wolfowitz et… Israël.
Le projet GMO doit, en fait, être analy-
sé comme une tentative de dépecer les
Etats trop importants et trop «puissants»
de la région, pour en faire une constella-
tion de petits Etats, construits sur des
bases ethniques et/ou religieuses, qui
n’auraient entre eux que des relations de
méfiance et/ou de belligérance. Pour les
néo-conservateurs américains, il n’était
pas question de construire un espace géo-
politique pacifique et harmonieux.
Le virus de la division et des intérêts
contradictoires devait être implanté dura-
blement et surtout entretenu. Pour cela,
tous les moyens sont bons : y compris
faire jouer les nombreuses forces de divi-
sion qui traversaient toutes les sociétés
concernées.
Officiellement le projet est rapidement
tombé en désuétude, vu le manque d’em-
pressement de la majorité des Etats
concernés, et suite surtout aux consé-
quences tragiques de la guerre d’Irak.
Mais aujourd’hui encore, ses effets conti-
nuent. L’Administration Obama, pourtant
idéologiquement très éloignée des néo-
conservateurs, tire avantage de l’applica-
tion du plan qui a transformé profondé-
ment la géopolitique de la région, comme
le montre l’exemple des «Printemps
arabes». Quelle que soit la nature —
spontanée ou provoquée — des évène-
ments, ce qui s’est passé en Tunisie (pre-
mier domino qui a fait tomber les autres)
mais surtout en Egypte, en Libye, au
Yémen, et maintenant en Syrie, est en
droite ligne du projet GMO et en est une
conséquence presque directe.
L’implosion programmée de l’Irak
Après la guerre en Afghanistan,
déclenchée suite aux attentats du 11 sep-
tembre 2001, l’Irak fut attaqué à son tour,
unilatéralement par les Américains et
leurs alliés en 2003. Le puissant Etat qu’il
était a été totalement détruit et son unité
territoriale n’est aujourd’hui plus garantie.
Le pays se trouve en état de guerre civile
avec l’exacerbation de l’antagonisme chii-
te/sunnite, alimenté par les actes terro-
ristes d’abord d’Al Qaïda dans la Péninsu-
le arabique (moribonde depuis la mort de
son chef El Zarkaoui) puis de l’EIIL
d’Aboubakr El Baghdadi qui mène une
guerre d’invasion et d’expansion, qu’il veut
à l’image des «foutouhate» du premier
Etat islamique.
Jusqu’en 2013, l’Irak a fonctionné sous
un statut bizarre d’Etat central qui n’avait
presque aucun pouvoir en dehors de
Baghdad. Pouvoir aux mains d’un auto-
crate chiite (Nouri El Maliki) qui au lieu de
s’atteler à construire un Etat viable, multi-
confessionnel et multiculturel a passé le
plus clair de son temps à combattre et
marginaliser la minorité sunnite et se
confronter aux Kurdes qui avaient déjà
pris leur distance avec le pouvoir central
de Baghdad. On comprend pourquoi son
armée a décampé face aux hordes de
Daech qui ont pu s’emparer sans peine de
près d’un tiers du territoire irakien.
Dès la chute de Saddam Hussein, les
Américains ont réussi à sécuriser les
régions pétrolières d’Irak — cause princi-
pale de l’invasion américano-occidentale
de 2003. C’est le cas de la région «pro-
américaine» du Kurdistan, devenu un ter-
ritoire pratiquement indépendant du gou-
vernement central. C’est aussi le cas, bien
que différemment, de la région de Bassora
qui est moins sécurisée (nombreux atten-
tats de djihadistes), mais qui est restée en
totalité entre les mains des sociétés pétro-
lières occidentales.
La guerre menée par la coalition inter-
nationale contre Daech en Irak et en Syrie
aboutira certainement à la défaite de ce
dernier (même s’il faudra pour cela
envoyer des troupes au sol pour soutenir,
armer et former l’armée irakienne, les
peshmergas irakiens, les Kurdes de Syrie
et, bien entendu, l’Armée libre syrienne).
Mais le mal est déjà fait. Un retour en
arrière est impossible. Le scénario yougo-
slave est en marche.
L’Irak retrouvera peut-être un jour une
stabilité politique et sécuritaire, mais elle
sera toujours aléatoire. Il ne sera jamais
plus un Etat unitaire puissant, comme il
l’avait été sous Saddam Hussein.
L’avenir et la stabilité du pays ne sont
donc pas du tout roses. Ce qui peut enco-
re lui arriver de mieux, c’est de se transfor-
mer en une fédération de trois Etats (un
Etat chiite, un Etat sunnite et un Etat
kurde). Mais ce n’est pas encore gagné.
Pour un temps encore très long, l’Irak
payera le prix cher voulu par les néocon-
servateurs américains et leur avatar : le
GMO.
Les» printemps arabes» et leurs
conséquences sur les Etats
de la région
Ce n’est pas ici la place pour philoso-
pher sur le caractère spontané ou provo-
qué des évènements qui ont conduit aux
«printemps arabes». Il nous suffit d’obser-
ver ce que les Etats qui sont passés sous
le filtre des «printemps arabes» sont deve-
nus, pour comprendre que les objectifs ini-
tiaux de GMO sont loin d’avoir été aban-
donnés par les tenants de l’asservisse-
ment total de la région aux seuls intérêts
de l’Occident, en général, et des Etats-
Unis, en particulier.
En dehors de l’Irak qui constitue un
véritable cas d’école, les cas les plus
significatifs sont, bien entendu, la Libye de
Mouammar El Kadhafi, le Yémen d’Ali
Abdallah Saleh (et de son remplaçant,
Abd Rab Mansour Hadi), et aujourd’hui, la
Syrie des Assad. Mais avant cela, il serait
peut-être intéressant de traiter des cas de
la Tunisie et de l’Egypte, les deux Etats
précurseurs en matière de «printemps».
Contrairement à l’Irak et à la Libye, la
Tunisie et l’Égypte ne présentaient pas le
caractère «d’Etat hostile» vis-à-vis des
Etats-Unis. Tous les deux étaient bien
intégrés dans le dispositif global mis en
place par les Américains pour ne jamais
attenter aux intérêts géostratégiques occi-
dentaux dans la région. Que ce soit avec
Zine El Abidine Ben Ali ou avec Hosni
Moubarak, il n’y avait pas de danger
immédiat qui pouvait remettre en cause le
statu quo en place dans la région, totale-
ment dédié à la sauvegarde des intérêts
stratégiques américains.
Les Égyptiens avaient signé des
accords de «paix» avec Israël sous la
houlette américaine et les respectaient à
la lettre. Y compris en participant au scan-
dale absolu du blocage de la bande de
Gaza par Israël et en fermant le seul pas-
sage (Rafah) permettant au peuple
gazaoui de s’approvisionner en denrées et
produits de toutes sortes.
L’Égypte — ainsi d’ailleurs que la Tuni-
sie — ne constituait donc pas une priorité
du GMO. Mais c’était compter sans l’irrup-
tion des masses populaires, fatiguées par
les effets des régimes dictatoriaux en
place et criant haut et fort la fameuse for-
mule «DÉGAGE !» ou son équivalent
arabe «IR’HAL !». Il semble que les Amé-
ricains (l’Administration Obama, qui avait
pris la relève des néo-conservateurs et,
qui sans le dire, continuait leur stratégie
hégémonique), ne pouvant s’opposer au
mouvement de fond qui venait d’éclater,
ont laissé faire et cherché à le récupérer.
C’était le moment pour eux d’expérimenter
une autre stratégie qui, tout en répondant
aux revendications populaires de ces
pays, continuerait de sauvegarder leurs
intérêts. Tester des régimes islamistes au
pouvoir.
L’islamisme n’a en fait jamais été l’en-
nemi de l’Occident : pour s’en convaincre,
il suffit de voir comment les Etats-Unis se
sont toujours accommodé des régimes
saoudiens et de ceux du Golfe qui, pour-
tant, appliquent rigoureusement la doctri-
ne wahhabite. Le seul islamisme que les
Etats-Unis considèrent comme ennemi
mortel, c’est le djihadisme. Celui qui avait
été à l’origine des attentats du 11 sep-
tembre 2001.
L’expérience aidant, l’Administration
américaine a compris que l’islamisme non
djihadiste était fréquentable et pouvait très
bien servir ses intérêts de la même maniè-
re, sinon mieux, que les dictatures en
place. Les Américains sont profondément
persuadés que le parti tunisien d’Ennahda
et le mouvement égyptien des Frères
musulmans, même hégémoniques après
les élections qui les ont portés au pouvoir,
ne fonderont pas des Etats hostiles.
Les Frères musulmans égyptiens, par
exemple, malgré leurs rodomontades et
leurs déclarations enflammées contre le sio-
nisme, s’accommodent très bien des
accords passés avec Israël et ne sont pas
près de les dénoncer et de remettre leur
pays en état de conflit avec l’Etat hébreu. Ce
ne sera que si les choses évoluent négative-
ment pour les Américains, que la machine à
broyer se remettra en marche. Même avec
Barack Obama comme président.
Les Frères musulmans égyptiens se
sont comportés en piètres politiques : ils
voulaient tout et tout de suite ; un peu à la
manière des islamistes turcs de Necmettin
Erbakan (du parti Refah) qui avaient pris
le pouvoir par un vote du Parlement en
décembre 1995 et voulaient «tout, mainte-
nant». C'est-à-dire détenir tous les pou-
voirs, y compris pour instaurer la charia
contre le dogme kémaliste de la laïcité. La
réponse de l’armée ne s’est pas fait
attendre : elle mit la pression sur Erbakan
et le poussa à la démission le 30 juin
1997, après seulement 18 mois de pou-
voir. Elle fit aussi interdire (par la justice)
son parti, le Refah. `
En Égypte aussi, c’est l’armée, sous la
conduite du maréchal Abdelfatah al-Sissi,
qui fit un coup d’Etat au président élu
Mohamed Morsi, le mit en prison et orga-
nisa de nouvelles élections qui portèrent le
chef militaire à la présidence. Tout cela
sous l’œil amical, bien que vigilant, des
Etats-Unis d’Amérique.
Ni Morsi ni al-Sissi ne sont des ennemis
des Etats-Unis ; chacun d’eux s’est enga-
gé à respecter les accords passés avec
Israël. Si Barack Obama a laissé faire al-
Sissi, c’est qu’il avait jugé que celui-ci
représentait mieux la modernité et n’était
pas prisonnier d’une idéologie islamiste
qui pouvait, un jour ou l’autre, devenir
dangereuse pour son allié principal dans
la région, à savoir Israël.
R. G.
Demain, 3
e
partie : «Les cas libyen,
yéménite, syrien et iranien»
Par Rachid Grim, politologue
Le GMO analysé à travers
des cas concrets
L’ETAT ISLAMIQUE :
UN DES MULTIPLES
AVATARS DU PROJET
DU GRAND
MOYEN-ORIENT DES
NÉO-CONSERVATEURS
AMÉRICAINS
(2
e
partie)
Contribution
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - Page 7
Si les études consacrées à l'évaluation de
l'expérience algérienne de développement ont
toutes (ou presque) souligné la médiocrité de
ses résultats, peu d’analyses lient cette situa-
tion à l'incapacité du pays à générer des com-
promis sociaux (ou institutionnels) en adéqua-
tion avec les nécessités de l'évolution de la
situation économique et sociale, en particulier
celles se rapportant au dépassement du carac-
tère rentier du régime de croissance et, du
même coup, à une insertion active dans la divi-
sion internationale du travail. La construction
d'un compromis social nouveau apparaît de ce
point de vue comme un impératif immédiat
dans l'évolution de l'économie algérienne vers
une configuration productive et diversifiée.
La formulation d'une problématique de
réforme ne peut faire abstraction de ce qui fait
la particularité du régime de croissance en
vigueur dans le pays depuis au moins quatre
décennies : son caractère rentier. La question
se pose toujours de savoir pourquoi en Algérie,
en dépit des effets conjugués et récurrents des
chocs et contre-chocs pétroliers et des muta-
tions profondes qui sont à l'œuvre dans son
environnement externe, les compromis
sociaux fondateurs du régime d'accumulation
restent fondamentalement les mêmes, dans le
sens où leurs configurations concrètes respec-
tives ne sont toujours pas de nature à per-
mettre l'émergence d'une dynamique producti-
ve indépendante de la rente. Pourquoi ces
compromis ne laissent-ils pas place à une nou-
velle régulation économique et sociale ? Pour-
quoi la transition institutionnelle, qui devrait en
l'occurrence conduire à une sortie du régime
rentier, semble-t-elle bloquée ? Des questions
qui précèdent, il s'ensuit que c'est, en fait, la
question de l'avènement d'un nouveau régime
d'accumulation qui demande à être posée, et
ce, au travers de la recherche d'un compromis
social global, assumé par des régulations ins-
titutionnelles partielles formant système, pou-
vant favoriser l'émergence d'un nouveau régi-
me d'accumulation dont, il est vrai, on ne
connaît pas a priori la forme et la nature
exactes, mais dont on sait néanmoins qu'il doit
reposer sur la réhabilitation et le développe-
ment des activités productives.
Telles sont, nous semble-t-il, les interroga-
tions auxquelles le débat économique national
devrait, de manière urgente, apporter des
réponses crédibles.
Le circuit de la rente
Si les analyses diverses qui se sont intéres-
sées à la question du changement écono-
mique et social dans les pays rentiers ont
toutes souligné l'incapacité des régulations
économiques partielles adaptées au régime
rentier à répondre aux changements requis,
elles relèvent aussi que, au-delà de la sphère
politique qui, très souvent, n'est pas étrangère
à ce blocage, c'est la dépendance de ces régu-
lations institutionnelles par rapport au circuit de
la rente qui interdit, ou rend difficile, la transfor-
mation du régime économique interne.
En effet, à défaut d'un volontarisme poli-
tique à même de rompre le cordon ombilical
qui lie les régulations institutionnelles au circuit
de la rente, l'évolution du régime économique
dans le sens d'une réhabilitation des activités
productives, simultanément à un épuisement
progressif des incitations aux comportements
de recherche de rentes, demeurera, à coup
sûr, problématique. Schématiquement, la
dépendance des régulations économiques
partielles par rapport au circuit de circulation
de la rente se lit en particulier dans des confi-
gurations institutionnelles spécifiques que l’on
retrouve dans presque toutes les économies
«rentières»: surévaluation, en termes réels, de
la monnaie nationale ; prééminence d'un rap-
port salarial de type clientéliste, notamment
dans le secteur public ; une répartition des
dépenses publiques s'inscrivant davantage
dans une logique «politique» de redistribution
que dans une logique économique de soutien
à l'accumulation, etc.
Cette configuration institutionnelle est à
l'origine de l'instauration d'un système de cap-
tage des rentes. Est-ce à dire pour autant que
l'économie de rent seeking est organiquement
liée au régime rentier ? Répondre à la question
par l'affirmative, c'est admettre que tout régime
rentier sécrète nécessairement les comporte-
ments de recherche de rente et qu'inverse-
ment, ce type de comportements n'apparaît
que là où il y a un régime rentier.
Par-delà le discours sur le caractère fatalis-
te de la malédiction des ressources, il convient
de voir dans la prédominance des comporte-
ments de captage de rente une excroissance
du régime rentier, ce qui signifie que le phéno-
mène peut se développer dans le cadre de tout
autre régime d'accumulation en vigueur dans
les pays à économie de marché, pour peu qu'il
y ait, par exemple, limitation de la concurrence.
Dans cette hypothèse, on rejoint l'idée que
c'est le mode de régulation qui serait à l'origine
de la prédominance de la logique rentière dans
le comportement des acteurs et des agents
économiques, cette logique pouvant contami-
ner à son tour le fonctionnement d'ensemble
de l'économie et provoquer, à plus ou moins
longue échéance, sa crise. La persistance des
comportements rentiers interpelle donc l’Etat
dans son rôle de régulateur. Le comportement
rentier des agents est tout ce qu’il y a de
rationnel et il serait vain de vouloir s’y attaquer
sans modifier la structure incitative que véhicu-
le le mode de régulation de l’économie natio-
nale. Le comportement rentier, objet d’une
condamnation morale récurrente dans l’espa-
ce public, est en effet une résultante de l’envi-
ronnement institutionnel. Usant d’une image
devenue célèbre, D. North
(1)
, prix Nobel d’éco-
nomie, écrit que si l’activité la plus rentable
dans une économie est le piratage, on peut
s’attendre à ce que les agents et acteurs inves-
tissent dans les compétences et les connais-
sances qui feront d’eux de meilleurs pirates.
Telle semble être la difficulté première de l’ac-
tivité productive dans un pays rentier comme
l’Algérie : comment faire pour que les hauts
rendements soient le fait de la production ?
Autrement dit, comment faire pour que les
acteurs s’orientent vers les activités de produc-
tion en lieu et place des activités spéculatives
ou de services ?
La régulation en question
En termes de modalités pratiques de transi-
tion institutionnelle, l’hypothèse précédente
implique qu'il faut – «et il suffit de», serions-
nous tentés d'ajouter — réformer le contenu
des régulations économiques partielles pour
supprimer les sources de captation de rentes.
Celles-ci étant faciles à localiser, le problème
reviendrait à identifier les facteurs, souvent
d'ordre extra-économique, qui favoriseraient
(ou bloqueraient) une telle transition.
La sortie du régime rentier est un proces-
sus long qui nécessite une politique écono-
mique volontariste, forcément impopulaire, et
dont la perspective temporelle est nécessaire-
ment le long terme. Ces éléments, réunis, ren-
dent le processus hypothétique et improbable.
Quantitativement, cette sortie peut être
observée à travers l'évolution d'un certain
nombre d'indicateurs simples qui constitue-
raient les éléments d'un tableau de bord de la
conduite d'une politique économique de ruptu-
re, indicateurs parmi lesquels on doit retrouver
la contribution du secteur pourvoyeur de rente
(hydrocarbures) dans la formation de la riches-
se produite (PIB), sa part dans la structure des
recettes fiscales de l'Etat (fiscalité pétrolière) et
son apport dans les recettes d'exportation du
pays.
L’expérience historique récente des pays
qui ont réussi l'entreprise de sortie du sous-
développement (Corée du Sud, Chine, Inde,
Indonésie, Brésil…) montre clairement que la
transition économique s'est toujours opérée
selon le modèle basé sur la séquence «taylori-
sation primitive — fordisme périphérique —
fordisme autonome». Dans un pays à régime
rentier, la question n'est cependant pas tant de
savoir si, pour réussir, la transition économique
doit emprunter le chemin qu'une telle séquen-
ce indique, mais plutôt de savoir si une telle
transition est possible.
Dans cette perspective, il peut sembler per-
mis de penser que la disponibilité d'une rente
externe est de nature à permettre, lorsque la
configuration des rapports d’emploi corres-
pond à celle que le complexe de machines
requiert, une atténuation de l'intensité du taux
d'exploitation du travail, ne serait-ce qu'à tra-
vers la prise en charge d'une partie du salaire
indirect. De toute évidence, la présence de la
rente externe n'est, en principe, pas antino-
mique avec l'instauration d'un rapport salarial
de type «taylorien». Elle peut même la favori-
ser sachant que dans le contexte de la configu-
ration actuelle de la division internationale du
travail (DIT), caractérisée par une exacerba-
tion sans précédent de la concurrence entre
nations, il est de plus en plus inenvisageable
pour un pays pauvre et attardé, comme le
nôtre, de déclencher le processus d'augmenta-
tion de la productivité (seul moyen de s'insérer
activement dans la DIT) autrement que par un
sursaut du taux d'exploitation du travail.
L'instauration d'une configuration «taylo-
rienne» des rapports de travail, préalable
incontournable à la réhabilitation du travail
comme variable essentielle dans la régulation
économique et sociale, n’est cependant qu’un
élément constitutif du degré de compétitivité
internationale d’une économie ambitionnant de
s’insérer de manière active dans la DIT. Dans
une économie rentière comme la nôtre,
d’autres éléments, non moins importants, inter-
viennent dans la construction de l’avantage
compétitif, éléments parmi lesquels la question
du taux de change de la monnaie nationale
occupe une place centrale. Les régulations
partielles étant liées par un principe de com-
plémentarité, il est, par exemple, illusoire de
vouloir améliorer la compétitivité de l’économie
nationale en instaurant une configuration
flexible des rapports de travail si, en parallèle,
on ne s’attaque pas simultanément à la sur-
évaluation, en termes réels, de la monnaie
nationale, à l’ouverture outrancière des fron-
tières économiques nationales, aux dysfonc-
tionnements générés par un système adminis-
tré des prix, etc.
Peut-on prôner la rupture avec le régime
rentier sans en souligner le caractère inéluc-
table et nécessairement douloureux des sacri-
fices ? La réponse est non.
Pour le moment, force est d'observer que la
présence d'une rente d'origine externe et qui
plus est, est à la disposition exclusive de l'Etat,
rend, pour des raisons qui relèvent davantage
du politique que de l'économique, l'éventualité
qu'une telle rupture survienne plus qu'incertai-
ne.
En l'absence d'une implication forte du poli-
tique, et donc de l'Etat, il est improbable, ce qui
peut paraître paradoxal, qu'un compromis cré-
dible favorable à l'accomplissement de la rup-
ture avec le régime rentier soit trouvé. Les pos-
sibilités de transition institutionnelle à même
de permettre de dépasser le fondement rentier
du régime de croissance dépendent donc
davantage du contenu des stratégies à l'œuvre
que du degré de libéralisation. Une libéralisa-
tion incontrôlée risque, si ce n’est déjà fait,
d’enfoncer encore davantage le pays dans «le
syndrome hollandais». Une libéralisation
contrôlée, conciliant le temps des apprentis-
sages nécessaires et la nécessité de casser
des rentes, peut, par contre, permettre,
comme le montrent de nombreuses expé-
riences qui ont réussi le décollage écono-
mique, de mettre le pays en capacité d’articu-
ler ses mécanismes internes de régulation
économique et sociale avec les contraintes et
opportunités qui naissent de son insertion
internationale.
De ce point de vue, la trajectoire écono-
mique récente du pays indique clairement que
l’Etat privilégie l'objectif d'assurer, sur le court
terme, une certaine stabilité au régime rentier
en place. Or, cette stabilisation, qui se résume
en fait à une consolidation temporaire de la
position financière extérieure du pays, à tra-
vers une accumulation inédite de réserves de
change, n’est pas de nature à permettre la
prise en charge des problèmes économiques
et sociaux qui se posent à l'échelle interne,
dont les plus importants sont le chômage, la
dépendance alimentaire et technologique, le
déclin de l'industrie.
Pour conclure, on ne peut ne pas rappeler,
encore une fois, que si la sortie du régime ren-
tier nécessite un remède dont les principes ont
un contenu économique, sa mise en œuvre est
une tâche éminemment politique. «La crise de
la rente, écrit à ce propos D. Liabès, a une
dimension politique-institutionnelle, parce qu’il
s’agit, à travers les nécessaires arbitrages
dans la répartition, de redessiner la configura-
tion des principaux rapports sociaux, en
d’autres termes, la transformation profonde et
pour une période durable, des modes de régu-
lation sociale»
(2)
. D. Liabès conclut son analyse
en soulignant que la crise du régime rentier
pose avant tout le dilemme du passage d’un
système de légitimité à l’autre.
S. B.
(*) : Maître de conférences – Université
de Boumerdès.
1) North D. (2005). Le processus du déve-
loppement économique. Editions d'Organisa-
tion, Paris.
2) Liabès D. (1986), Rente, légitimité et
statu quo : quelques éléments de réflexion sur
la fin de l’Etat-providence, Cahiers du CREAD,
n°6, 2
e
trimestre.
Par Samir Bellal(*)
samirbellal@yahoo.fr
Peut-on rompre avec le régime rentier ?
Par-delà le discours sur le caractère fataliste de la malédiction des
ressources, il convient de voir dans la prédominance des
comportements de captage de rente une excroissance du régime
rentier, ce qui signifie que le phénomène peut se développer dans le
cadre de tout autre régime d'accumulation en vigueur dans les
pays à économie de marché, pour peu qu'il y ait, par exemple,
limitation de la concurrence.
Peut-on prôner la rupture avec le régime rentier sans en souligner
le caractère inéluctable et nécessairement douloureux des
sacrifices ?
Dans le débat économique national, la question de l’usage qui doit être
fait des revenus pétroliers ne suscite curieusement pas beaucoup d’inté-
rêt. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la mobilisation de la rente
à des fins économiquement utiles est un sujet qui ne mobilise pas beau-
coup. Pourtant, la manière dont cette ressource continue aujourd'hui
d’être utilisée n’est pas sans susciter de légitimes inquiétudes sur la
capacité du pays à se défaire de sa dépendance vis-à-vis du secteur des
hydrocarbures, et sur son aptitude à définir un remède à ce qui s’appa-
rente à une incurable intoxication pétrolière.
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 8
Le Soir du Centre
CHEMINI (BÉJAÏA)
Des villageois assiègent le siège
de la wilaya
Les habitants de Beni-
Slimane, située à 72 km à
l'est de la capitale du Titteri,
vivent un ras-le-bol occa-
sionné par les fréquentes
coupures du réseau
Internet qui surviennent
généralement en fin de
semaine. La dernière en
date a duré 72 heures
consécutives.
Tous les souscripteurs
au service Internet de cette
région ont vu leurs activités
gelées, à savoir les admi-
nistrations, les cybercafés
et les ménages. Les étu-
diants qui rentrent le week-
end dans leurs familles à
Beni-Slimane sont souvent
contrariés et frustrés à
cause de la non-disponibili-
té de ce service sachant
qu'ils doivent préparer
des exposés et procéder à
de la recherche par rapport
à leurs études.
Certains de nos interlo-
cuteurs qui nous ont entre-
tenus sur le sujet ont attesté
que le phénomène était dû
à l'absence de l'installation
du système fonctionnant à
la fibre optique.
Entre une hypothèse et
une autre, le problème per-
siste au grand dam des
abonnés d'Algérie Télécom
de Beni-Slimane !
M. L.
S’estimant «marginalisés»,
les villageois protestataires ont
mis en garde les autorités
concernées quant aux «consé-
quences» que peut engendrer
«l’exclusion» de leur daïra du
programme de raccordement
au réseau de gaz naturel.
A travers leur rassemble-
ment devant le siège de la
wilaya, les citoyens de la daïra
de Chemini entendent exiger le
«raccordement immédiat» de
leurs foyers au réseau de gaz
naturel et dire «non à la
hogra», «non aux mensonges
et à l’exclusion», considérant
que leur droit et leur dignité ont
été «bafoués».
La coordination des citoyens
de la daïra de Chemini, initiatri-
ce de la protestation, s’est
insurgée dans un communiqué
contre «les promesses non
tenues par le wali de Béjaïa».
«Les représentants de l’admi-
nistration locale, et particulière-
ment le wali, ayant solennelle-
ment déclaré lors de sa premiè-
re visite après son installation
en décembre 2010 : les travaux
débuteront en mars 2011 et ça
sera votre dernier hiver sans
gaz de ville», ont rappelé les
villageois de la daïra de
Chemini. Excédés par les
«multiples promesses non
tenues du premier magistrat de
la wilaya», les comités des vil-
lages , fermement déterminés
à aller «jusqu’au bout» pour
faire aboutir leurs revendica-
tions, se sont dotés d’une coor-
dination ouverte aux citoyens
de la daïra de Chemini.
A. Kersani
Les membres des 59 villages relevant des municipalités
de Chemini,Tibane, Akfadou, Souk Oufella, dans la daïra
de Chemini ont assiégé, hier dans la matinée, le siège de
la wilaya de Béjaïa pour crier leur colère et exprimer leur
ras-le-bol suite à «l’exclusion» de leur daïra du projet de
raccordement des 50 353 foyers au gaz de ville, alloué à la
wilaya dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014.
Un quota de 1 300 postes a été
alloué, en 2014, à la wilaya de Tizi-
Ouzou, au titre du dispositif de
Primes d’insertion des diplômés
(PID), géré par l’Agence du déve-
loppement social (ADS), a-t-on
appris, hier, de la Direction de l’ac-
tion sociale (DAS).
«Le quota de postes PID qui nous a
été destiné, cette année, a décru de
700 unités comparativement à l’exerci-
ce précédent durant lequel il nous a été
attribué 2 000 postes», a indiqué à
l’APS M
me
Lattes Djamila, chargée de
ce dispositif d’insertion sociale au
niveau de la DAS. Sur ce nombre de
postes dégagés, il a été consacré 860
pour les diplômés universitaires et 440
pour les techniciens supérieurs issus
de la Formation professionnelle, avec
des primes respectives d’insertion de
10 000 et 8 000
DA/mois, a précisé la préposée au
dossier. L’ensemble de ces postes ont
été affectés à des postulants qui ont été
placés dans l’administration publique
des différents secteurs, avec le prélève-
ment d’une cinquantaine de postes pour
les affecter au profit de l’encadrement
des associations à caractère humanitai-
re et social «afin de les aider à une
meilleure prise en charge des catégo-
ries sociales défavorisées», est-il signa-
lé. Le dispositif PID a été mis en place
par l’ADS en 2008, en substitution au
contrat du pré-emploi. Ces emplois dits
«d’attente» aux diplômés primo-deman-
deurs, âgés de 19 à 35 ans, afin de leur
permettre d’acquérir une expérience
professionnelle et, partant, de promou-
voir leur employabilité sur le marché du
travail, a-t-on expliqué.
Le bilan de la DAS couvrant la pério-
de allant de 2008 à 2014, fait état de
l’inscription de 53 721 inscrits au dispo-
sitif PID, pour un total de postes offerts
de 9 325, soit un stock de demandes
insatisfaites de pas moins de 44 396
postulants.
APS
MÉDÉA
Beni-Slimane privée d’internet
plusieurs jours
DISPOSITIF PID
Un quota de 1 300 places alloué à la wilaya
de Tizi-Ouzou en 2014
Lancement d’un stage
de formation
décentralisé, au profit
de formateurs
de la formation
professionnelle dans
la ville des Gênets
Un stage de formation pédagogique
a été lancé dimanche au niveau du
CFPA Khodja-Khaled de Boukhalfa, au
profit des formateurs du secteur de la
formation professionnelle de la wilaya de
Tizi-Ouzou, informe-t-on dans un com-
muniqué de la Direction locale de la for-
mation et de l’enseignement profession-
nels (DFEP), diffusé lundi.
26 professeurs de formation profes-
sionnelle (PFP) et 26 professeurs spé-
cialisés de formation et d'enseignement
professionnels (PSEP) seront pris en
charge pour un stage de six mois (du 19
octobre au 16 avril prochain) au niveau
de ce CFPA, retenu comme centre de
formation pour les nouveaux ensei-
gnants du secteur, indique-t-on.
Cette initiative de décentralisation évi-
tera désormais aux PFP et PSEP le
déplacement vers l’Institut de formation
professionnelle (IFP) de Birkhadem à
Alger, estime-t-on. Le lancement du
stage a été donné par le directeur local
de la formation et de l'enseignement pro-
fessionnels et du directeur des perfec-
tionnements et des stages de l'IFP de
Birkhadem (Alger). A la fin de ce premier
stage, un second sera organisé au profit
d’une centaine d’autres enseignants de
la formation et de l’enseignement profes-
sionnels, indique-t-on.
La DFEP précise, dans son communi-
qué, que cette opération pilote, lancée
dans la wilaya de Tizi-Ouzou en collabo-
ration avec l’IFP de Birkhadem, sera
généralisée à l'avenir à d'autres wilayas
relevant de la circonscription d'Alger, en
matière de formation pédagogique.
APS
La région connaît des coupures fréquentes du
réseau Internet et les abonnés d'Algérie Télécom de
Beni-Slimane pâtissent de cette situation qui mine
leur quotidien et les coupe du monde de longues
heures voire des journées.
P
h
o
t
o
s

:

D
R
Et pour cause, les 124 élus
que compte le parti à travers
les Assemblées communales
et l’Assemblée de wilaya, dont
les 9 P/APC de neuf com-
munes d’obédience RND,
ainsi que deux sénateurs sont
tous montés au créneau pour
réclamer, ni plus ni moins la
tête du secrétaire général de
wilaya du parti, en l’occurren-
ce Bensalem Belgacem dit
Kassa.
«Cette levée de boucliers
fait suite à sa gestion chao-
tique des affaires courantes
du parti, au mépris affiché en
direction des militants et parti-
culièrement les sympathisants
du parti et surtout aux inimités
qu’il a créées avec les autres
formations politiques au
niveau local», affirmera, expli-
citement, le sénateur RND,
Rabah Touil.
Et d’ajouter : «Les griefs
formulés à l’encontre du SG
de wilaya ont trait, aussi, à sa
gestion unilatérale des
affaires courantes du parti, et
ce, sans se référer au bureau
de wilaya et sans prendre en
compte les statuts organiques
de notre formation et par
ailleurs, les orientations de la
direction nationale. Nous
avons perdu plusieurs com-
munes à cause de son com-
portement avec les respon-
sables des autres formations
politiques, et ce, pour la for-
mation de la coalisation au
profit de notre parti.»
Nos multiples tentatives de
joindre le SG du RND ont
échoué, sachant que ce der-
nier a affiché un mépris sans
égal pour les gens de la pres-
se. Reste que les élus et mili-
tants ont réussi pour une fois
à former un bloc uni pour
aboutir au changement de
l’ossature du bureau de wilaya
de ce parti, deuxième force
politique dans la wilaya après
la FLN. Les jours à venir ris-
quent d’être riches en rebon-
dissements.
Daoud Allam
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 8
Le Soir de l’Est
EL-TARF
Le RND dans la tourmente
La commission, réunie le 19
mars 2014 et présidée par le
secrétaire général de la wilaya,
avait décidé de réduire la sanc-
tion du 4
e
au 3
e
degré.
Une décision qui permet à cet
agent, un père de 4 enfants, de
réintégrer automatiquement son
poste. Mais la joie de Y. Larbi
sera de courte durée. En effet,
sollicité pour l’application de la
décision de la commission de
recours des fonctionnaires, prise
au nom du wali, le chef de l’exé-
cutif, le directeur des transports
de la wilaya de Sétif refuse caté-
goriquement et sans aucune rai-
son la réintégration de l’agent.
Le malheureux fonctionnaire
frappera à toutes les portes mais
sans résultat. «Mon calvaire
dure depuis plus de 18 mois.
Sans salaire depuis mon licen-
ciement abusif, je n’ai rien pour
subvenir aux besoins de ma
famille. J’implore le wali de Sétif,
à qui j’ai adressé plusieurs cor-
respondances, d’intervenir
auprès du directeur des trans-
ports pour exécuter la décision
de réintégration prise par la
commission de recours», a
déclaré amèrement Y. Larbi.
Espérons que cet appel de
détresse sera entendu par le
wali de Sétif qui doit aussi savoir
que certaines de ces décisions
sont complètement ignorées par
quelques-uns de ces directeurs
«hors normes».
I. S.
Licencié pour une faute professionnelle, Y. Larbi, agent
à la Direction des transports de la wilaya de Sétif, fera
appel de cette sanction devant la commission de recours
des fonctionnaires de la wilaya de Sétif.
Les policiers de la Sûreté de daïra de
Guelaât Bousbaâ ont saisi, cette semaine
400 canettes de bière dissimulées dans un
camion JAC.
Le véhicule a été intercepté au niveau d'un bar-
rage de police fixe, sur le tronçon de la RN 21
reliant les wilayas de Guelma et Annaba, à une
dizaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, rap-
porte le communiqué de la cellule de communica-
tion de la Sûreté de wilaya.
Notre source précise que le conducteur du
camion, un homme âgé de 28 ans, s'apprêtait à
vendre illégalement cette quantité de boissons
alcoolisées dans la région de Hammam Debagh, à
une quinzaine de kilomètres de Guelma.
Le prévenu a été placé en détention provisoire
par le magistrat instructeur près le tribunal de
Guelma. Il est poursuivi pour vente illégale de bois-
son alcoolisée. Nous apprenons par ailleurs que
ces derniers temps, la police de Guelma exerce
une surveillance étroite sur les suspects et leur
activité, dans le cadre de la lutte contre ce trafic qui
ne cesse de progresser dans la région de Guelma.
Noureddine Guergour
GUELMA
Saisie de 400 canettes de bière
destinées à la vente illégale
Selon des sources cré-
dibles, ces derniers jours,
le RND vit, au niveau local,
une période très délicate
de son histoire et un malai-
se général pouvant condui-
re à son implosion pure et
simple.
Les chauffeurs de taxi
en grève
Les taxis d’El-Tarf, assurant la liaison inter-wilayas
El-Tarf-Annaba, ont entamé hier une grève illimitée pour
revendiquer une station de taxis digne de ce nom, dans
un préavis de grève envoyé depuis deux semaines et
dont nous détenons une copie.
Dans leur préavis de grève, les 33 grévistes qui exercent sur
la ligne sus-indiquée réclament, entre autres, l’aménagement de
la placette, faisant office de station, mais aussi le bitumage des
routes et la mise en place de toilettes publiques, la remise en
l’état des trottoirs qui sont dégradés à cause des travaux tou-
chant le réseau d’assainissement.
Dans le même ordre d’idées, les 33 grévistes dénoncent la
fuite en avant de la Direction des transports dont le premier res-
ponsable n’a même pas daigné faire le déplacement pour écou-
ter leurs doléances, sachant que des promesses, et ce, depuis
trois années, ont été faites par ce dernier quant à une solution
définitive de leur calvaire.
Reste que cette grève des chauffeurs de taxi pénalise gran-
dement les usagers de la route n°44, dès lors que beaucoup de
personnes se rendent quotidiennement à Annaba pour rejoindre
leurs lieux de travail.
D. A.
KHENCHELA
L'hôpital
de Kaïs
paralysé
La prise de mesures disci-
plinaires de suspension à l'en-
contre de certains praticiens
de la santé publique de l'hôpi-
tal de Kaïs, la non-considéra-
tion des décisions convenues
issues des réunions de travail,
entre le bureau local du syndi-
cat SNPSP et la Direction de
l'EPH, l'ingérence dans les
prérogatives du conseil médi-
cal et prise de décisions unila-
térales a pour effet des consé-
quences néfastes sur le bon
déroulement des activités
médicales, les représailles et
harcèlement à l'encontre des
médecins, tels sont les motifs
présentés par l'ensemble des
praticiens de la santé de l'hô-
pital de Kaïs situé à 22 km au
nord de la wilaya qui ont déci-
dé de paralyser l'étabissement
afin de mettre fin au climat de
haine et de hogra qui règne
depuis quelque temps au
niveau de l'hôpital et faire pri-
mer le dialogue et l'entente qui
vont dans l'intérêt du malade
et le fonctionnaire.
Les fonctionnaires en
grève veulent par ce mouve-
ment la réintégration de leurs
collègues et la résolution de
tous les problèmes posés.
Benzaïm A.
Un super-directeur
à Sétif
P
h
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t
o
s

:

D
R
La situation est plus précisé-
ment la suivante : depuis l’ouver-
ture de la nouvelle gare routière,
le flux des automobilistes de
passage à ce sens giratoire a
plus qu’augmenté, les véhicules
allant vers les quatre axes rou-
tiers de grande circulation res-
pectent de moins en moins la
priorité du code de la route et à
cela il faut ajouter l’inattention de
plus en plus grandissante des
conducteurs, souvent distraits.
Il n’y a qu’à voir le nombre de
collisions, parfois évitées de jus-
tesse, dans la journée, à ce car-
refour dangereux.
A signaler aussi des compor-
tements violents au volant, c'est-
à-dire à celui qui voudra passer
le premier alors que la priorité
est à droite. Il y a aussi trop de
conducteurs qui se font piéger
en voyant une voiture venir au
dernier moment sans pour
autant utiliser les clignotants.
Les passages piétons n’exis-
tent pas, alors qu’il y a des per-
sonnes âgées, des enfants qui
traversent rapidement, de peur
d’être fauchés par un véhicule. Il
y a même des bus sortant de la
gare et qui stationnent au rond-
point pour «arracher» des clients
gênant ainsi la circulation.
Les bonnes intentions sont
parfois les pires remèdes, le car-
refour, connu pour son imposan-
te stèle de l’émir Abdelkader, a
été déboulonné pour en
construire, dit-on, un nouveau jet
d’eau avec jardin et bancs
publics, projet qui, après
quelques mois de travaux, a été
annulé pour prévoir, enfin, la
construction d’une trémie. Cette
nouvelle initiative de bonne
volonté, prise par le nouveau
chef de l’exécutif, est vivement
applaudie par les automobilistes
et les riverains de la cité
Benmadjahri, en terme de sécu-
rité routière.
Il serait plus constructif de
présenter des idées qui vont
dans le sens de la sécurité des
usagers de la route et des pié-
tons, en instruisant par exemple
la police de circulation qui doit
réguler le flux des automobilistes
du matin au soir.
Allons messieurs les déci-
deurs, architectes et techni-
ciens, un peu de courage et à
vos planches à dessin, il est
urgent de remédier à cette gros-
se lacune. Faites juste un petit
tour dans ces lieux et vous aurez
rapidement le tournis.
A. B.
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 8
Le Soir de l’Ouest
NOUVELLE GARE ROUTIÈRE DE MOSTAGANEM
Le carrefour de tous les dangers
Cet établissement de l’ensei-
gnement supérieur s'est égale-
ment doté cette année d’une
école supérieure d’enseignants
accueillant 300 étudiants et une
école préparatoire en sciences
de la nature et vie (200 étu-
diants), a indiqué M. Belhakem
Mustapha dans une allocution
d’ouverture de l’année universi-
taire 2014-2015. Un projet de
plateforme technique d'analyses
physico-chimiques a été lancé
dernièrement et l’étude du projet
de réalisation d'un centre
d’aquaculture a été achevée, a-
t-il déclaré.
L’université Abdelhamid-Ibn-
Badis a accueilli, à l'actuelle
rentrée universitaire, 4 654 nou-
veaux étudiants, atteignant un
effectif global de 26 100 étu-
diants, selon le même respon-
sable.
L’année universitaire précé-
dente a vu la sortie de plus de 6
000 diplômés dans les deux sys-
tèmes (classique et LMD), ainsi
que la soutenance de 51 thèses
de master et 52 de doctorat.
M. Belhakem a appelé, lors
de la cérémonie d’ouverture à
laquelle ont assisté des autori-
tés de wilaya et la famille univer-
sitaire, à la coopération et la
consultation pour parachever
les réformes de l’enseignement
supérieur et élever le niveau de
formation pour l'adapter aux exi-
gences du modernisme. Par
ailleurs, il a signalé l'attribution
dernièrement d’un premier lot de
50 logements aux enseignants
universitaires, en attendant la
distribution prochaine d’un lot
similaire dans le cadre d’un pro-
gramme global de 205 loge-
ments, annonçant que le sec-
teur a bénéficié d’un quota sup-
plémentaire de 20 logements.
L’université de Mostaganem
dispose de 8 facultés, d'un insti-
tut d’éducation physique et
sportive, de deux nouvelles
écoles et de sept résidences
d’une capacité d’accueil de
15.948 lits.
APS
UNIVERSITÉ
Un renfort de 113 maîtres-assistants et 38
professeurs assistants hospitalo-universitaires
L’université Abdelhamid-Ibn-Badis de Mostaganem a
été renforcée par 113 maîtres-assistants dans différentes
spécialités et 38 professeurs assistants hospitalo-univer-
sitaires, a-t-on appris lundi de son recteur.
C’est le souci récurrent
de ce lieu dangereux, et si
les autorités ne font pas
quelque chose rapidement,
on va vers une situation
confuse, selon les usagers
de la route.
À l'instar du raccordement du
réseau d'assainissement de Sidi
Ben-Adda à la station d'épuration
du chef-lieu de wilaya, en tenant
compte de l'équipement de la
station de pompage des eaux
usées d'un montant de 500 mil-
lions de centimes, ainsi que le
raccordement du réseau d'assai-
nissement des centres de M'saïd
et El-Houaoura avec la Step de
Bouzedjar et une opération simi-
laire dans la commune de
Chaâbet El-Leham, avec la réali-
sation d'un groupement des eaux
usées à Aïn El-Arba pour l'ache-
miner vers la retenue naturelle
de Sidi-Safi ainsi que du prolon-
gement du groupement des eaux
usées de Aïn El-Beida à
Hammam Bou-Hadjar pour un
montant de 300 millions de cen-
times ; il est à noter qu'un grou-
pement de collecte des eaux de
pluies et de ruisselllements a été
réalisé dans la commune d'El-
Amria pour le même montant.
Un montant complémentaire a
été consacré pour la réalisation
de deux projets qui entrent dans
le cadre du programme de l'an-
née en cours qui est consacré
aux réseaux d'assainissement
des eaux usées dans les huit daï-
ras de la wilaya pour un montant
de 2 milliards de centimes.
Tous ces travaux s'effectuent
à un moment où les respon-
sables concernés s'attèlent à
effectuer des opérations de cura-
ge et d'entretien des oueds de la
wilaya à l'image de Oued Senane
et de l'Emir Abdelkader en atten-
dant l'achèvement de celui de
Oued Sebbah ;ainsi que les opé-
rations de réhabilitation des
réseaux de l'eau potable (AEP)
et la réparation de toutes les
fuites d'eau pour pouvoir approvi-
sionner le citoyen d'une quantité
d'eau de 250 litres par jour à un
moment où il n'avait que 80 litres
par jour dans un passé récent.
S. B.
AÏN-TÉMOUCHENT
4,800 millions de DA pour en finir avec les points noirs
dans les réseaux d'assainissement
Dans le but d’en finir avec les points noirs et les insuffi-
sances constatées dans les réseaux d'assainissement sani-
taires à travers le territoire de la wilaya, il a été consacré un
montant de 4,8 millions de dinars pour financer 9 opérations.
RELIZANE
Engouement
pour les
locaux
commerciaux
Entamés depuis près de
deux ans, les locaux profes-
sionnels dont a bénéficié la
wilaya de Relizane, dans le
cadre des 100 locaux par com-
mune, contenus dans le pro-
gramme présidentiel, ont
connu des hauts et des bas
dans leur réalisation.
Dès le début de l'opération,
le choix des terrains d'assiette
a suscité moult remous aussi
bien parmi les élus qui ne
savaient pas où les implanter
que parmi les éventuels béné-
ficiaires, une fois le choix des
terrains arrêté.
Même leur dénomination a
donné lieu à diverses interpré-
tations puisqu’à chaque fois
que quelqu'un les évoquait en
les qualifiant de commerciaux,
il était vite rappelé à l'ordre par
les divers responsables : ce
sont des locaux professionnels
destinés aux nouveaux diplô-
més et à ceux qui ont suivi une
formation.
Ainsi, pour bénéficier d'un
local, il fallait présenter une
profession à exercer, le com-
merce dans tous ses états
étant banni.
Il a fallu beaucoup de
patience et d'ingéniosité aux
élus et aux commis de l'Etat à
différents niveaux pour expli-
quer aux jeunes l'obligation qui
leur était faite d'exercer une
profession pour prétendre à un
local.
Le wali de Relizane par
intérim multiplie ses visites sur
les différents chantiers afin
d'apporter les correctifs néces-
saires et surtout insuffler un
regain d'activité dans certains
chantiers pratiquement à l'ar-
rêt.
Ainsi et après plusieurs
mois de flottement, le projet
commence à intéresser les
jeunes qui affichent plus d'en-
gouement de jour en jour, mais
ils se sont inquiétés à cause
de certaines banques qui ne
jouent pas le jeu et causent un
retard certain dans le lance-
ment de beaucoup de projets.
A. Rahmane
P
h
o
t
o

:

D
R
Le Soir
d’Algérie
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 9
Faits divers
EL-BAYADH
Le profanateur des tombes arrêté
II s’agit d’un homme
répondant aux initiales de
F. A., âgé de 31 ans, qui a
été surpris en train d’exhu-
mer des corps du cimetière
des martyrs.
Le profanateur, qui a
«dévoré» plusieurs corps,
était recherché depuis
quelques mois déjà ; c’est
donc, à la suite d’une sur-
veillance accrue qu’il est
tombé dans une souricière.
S’agit-il de charlatanisme ?
Pourquoi spécialement
l’atteinte à la mémoire des
«martyrs» ? En effet, ses
proches avancent que leur
fils souffre d’un déséqui-
libre mental. Notons, enfin,
qu’une cérémonie de réin-
humation des squelettes a
été organisée en présence
d’un imam, du P/APC et
des citoyens, alors que le
mis en cause a été mis
sous mandat de dépôt en
attendant la suite de l’en-
quête. Par ailleurs, cinq
ressortissants subsaha-
riens, de nationalité nigé-
rienne, en situation irrégu-
lière, ont été interpellés et
soumis à un contrôle
d’identité par les éléments
de la Sûreté de la wilaya
d’El-Bayadh, indique-t-on.
Ces migrants clandes-
tins qui circulaient sans
documents de séjour ont
été arrêtés.
B. Henine
L’auteur de la profanation des tombes des
martyrs a été arrêté en flagrant délit par les élé-
ments de la police de la daïra de Labiodh-Sid
Cheikh, a-t-on appris.
KOLÉA
Une dame spécialisée
dans le vol à la tire
La police de Koléa a mis fin récemment aux
méfaits d’une dame de 54 ans, dénommée N. B.,
résidant dans la ville de Hattatba.
En effet, selon des sources policières, la poli-
ce de Koléa a reçu avant-hier une plainte d’une
dame, qui s’est fait subtiliser la somme de 3 000
dinars par une autre dame.
La victime a donné le signalement de ce
malfaiteur inhabituel à la police, qui, après des
recherches poussées, a procédé à l’arresta-
tion de la voleuse, qui avait caché le montant
du vol dans ses chaussures, en avouant, bien
sûr, son forfait.
Présentée à la justice, la dame indélicate a
été placée en détention provisoire.
Des ressortissants
maliens faussaires
arrêtés
La police de Koléa vient de mettre fin aux
agissements de deux ressortissants maliens, qui
circulaient avec de faux documents consulaires,
grossièrement contrefaits.
C’est à la suite d’une patrouille de police au
centre-ville de Koléa que le comportement et les
déplacements suspects de deux ressortissants
africains ont attiré l’attention des policiers qui
voulaient en avoir le cœur net.
Après l’interpellation des deux personnes, la
surprise fut de taille, car les documents consu-
laires trouvés en leur possession étaient des
faux. Arrêtés et présentés devant le procureur de
la République de Koléa, les deux faussaires ont
été placés en détention provisoire.
Ils circulaient
avec des épées et
une arme électrique
Lors d’une patrouille de routine, la police de
Koléa a remarqué un véhicule suspect recher-
ché, de type Peugeot 207, avec deux occupants
à l’intérieur. Sous les sièges de leur véhicule il y
avait des épées et une arme électrique prohibée.
Les suspects, après investigations, n’ont pu
justifier la présence des armes prohibées.
L’un des deux suspects, le dénommé B. S., a
été placé en détention provisoire et le second,
un mineur, a bénéficié d’une citation directe à
comparaître.
Houari Larbi
Sauvés in extremis
par les pompiers
Les éléments de l'unité secondaire de la
Protection civile de Médéa ont secouru 6 personnes
âgées de 8 à 50 ans à 1h 15mn dans la nuit du
dimanche au lundi 20 de ce mois dans un domicile
dans la daïra de Berrouaguia. Les individus qui
appartiennent à la même famille ont été sauvés de
justesse après avoir inhalé du monoxyde de carbone
dans leur sommeil : la fuite provenait de la salle de
bains, a-t-on appris. Les pompiers ont prodigué aux
victimes en état d'asphyxie les premiers secours sur
place, avant de procéder à leur évacuation vers l'éta-
blissement hospitalier de Berrouaguia.
M. L.
MÉDÉA
Publicité
AÏN-SEFRA
Mort suspecte
d’un sexagénaire
Cette marchandise a
été découverte à bord d’un
véhicule utilitaire lors d’une
embuscade dressée par la
brigade du poste de sur-
veillance de Honaine au
niveau du carrefour
menant au lieu-dit El
Formadja et Sidi
Boulenouar dans la daïra
de Remchi, selon la même
source.
D'autre part, deux
autres personnes ont été
arrêtées à bord d’un véhi-
cule, en leur possession 20
grammes de kif traité et
une somme de 48 000 DA,
lors d’un barrage dressé le
même jour par la brigade
polyvalente des Douanes
de Sidi Bel-Abbès sur l’au-
toroute est-ouest, dans son
tronçon reliant Sidi Ali
Boussidi (wilaya de Sidi Bel
Abbès) et Tlemcen, a-t-on
ajouté. La valeur des mar-
chandises saisies et des
deux moyens de transport
est estimée à 1,4 million
DA et de l’amende à plus
de 15 millions DA.
APS
TLEMCEN
Saisie de 7 qx de déchets
de cuivre destinés à la
contrebande vers le Maroc
Les agents des Douanes ont opéré, dimanche à
Tlemcen, la saisie de 7 quintaux de déchets de
cuivre destinés à la contrebande vers le Maroc,
a-t-on appris lundi auprès de la cellule de com-
munication de la Direction régionale des
Douanes de Tlemcen.
Un jeune retrouvé
pendu chez lui
Le corps sans vie d'un jeune homme identi-
fié comme étant Z. Y., 20 ans, a été découvert,
ce 20 octobre, dans son domicile familial, au
lieudit Skhaïria, dans la commune de Béni-
Slimane. La victime a été retrouvée pendue au
moyen d'une corde, a-t-on appris des éléments
de la Protection civile de Médéa qui ont été
dépêchés sur les lieux à 1h 45 mn et qui ont
fait cette macabre découverte.
Le cadavre a été transporté à la morgue de
l'hôpital de Béni-Slimane.
L'enquête, qui a été ouverte aussitôt, éluci-
dera les circonstances exactes de ce drame.
Un sexagénaire a trou-
vé la mort quelques jours
après son admission à
l’hôpital d’Aïn-Séfra des
suites des complications
de coups et blessures por-
tés sur son corps.
On ignore tout de
même s’il s’agit d’un acci-
dent domestique ou d’un
crime «ménager» puisque
l’incident s’est produit
dans sa maison.
Une enquête a été
ouverte pour déterminer
les circonstances exactes
de cette mort suspecte.
B. Henine
Le Soir
d’Algérie
Le Soir
d’Algérie Sports
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 12 Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 13
FOOTBALL FOOTBALL
JEAN-MICHEL CAVALLI (ENTRAÎNEUR DU MCO) :
«L’EN est devenue la meilleure d’Afrique»
Le Soir d’Algérie : Depuis
votre arrivée à Oran, le MCO se
porte bien. C’est l’effet Cavalli ?
Jean-Michel Cavalli : Je me
souviens que lorsque j’étais venu
pour la première fois en Algérie
pour diriger l’EN, on avait débuté
par deux victoires. Peut-être que
je porte bonheur au-delà de la
potion magique (rires).
Au départ, vous avez trouvé
un MCO en crise totale...
Vous savez, en général, quand
on fait appel à un entraîneur en
pleine saison, peu importe le club,
c’est qu’il y a le feu à la maison.
Et qu’est-ce qu’on vous a
fixé comme objectif ?
Le premier objectif, c’était de
remonter au classement. Il fallait
s’extirper de cette avant-dernière
place et ce n’était pas évident
parce qu’on devait affronter le
CSC, un club qui vise le titre et
derrière on jouait le NAHD qui est
certes lanterne rouge mais
demeure une bonne équipe et sa
victoire contre le CRB l’a prouvé.
Quand vous dites remonter
au classement, c’est jusqu’à
quelle place ?
Après avoir tiré le club des pro-
fondeurs du classement, mainte-
nant on va essayer, avant tout, de
faire du très bon travail.
Mais avez-vous de bonnes
conditions de travail ?
Sur ce plan-là, je n’ai pas à me
plaindre. Le président du club m’a
donné carte blanche. On s’entraî-
ne sur le terrain principal, ce qui
est bien. Au niveau de la gestion
et de la composition de l’équipe, je
travaille vraiment en paix, et c’est
très bien ainsi.
Avec l’EN, vous aviez intro-
duit une nouveauté pour les
joueurs, la pratique du vélo.
Allez-vous la reprendre avec le
MCO ?
Non, parce que j’avais prescrit
la pratique du vélo uniquement
pendant le mois de Ramadhan, vu
qu’il fallait trouver un autre moyen
de s’entraîner et que nous étions
en pleine phase de qualification
de la CAN.
Quelle est la différence entre
diriger une sélection nationale
et un club ?
Quand on entraîne une sélec-
tion, on entraîne tout un peuple.
Et là, on n’a plus affaire à une
région et des journalistes d’une
partie du pays mais à toute la
presse nationale et internationale.
En plus, il faut faire honneur au
président de la République parce
qu’il faut porter très haut les cou-
leurs du pays. C’est une grosse
responsabilité. D’autre part, en
sélection, vous avez un large
choix de joueurs locaux et expa-
triés en Europe.
Que pense l’ancien coach
national que vous êtes de l’EN
actuelle de votre compatriote
Gourcuff ?
Incontestablement, elle ne
mérite que des éloges.
Aujourd’hui, elle est devenue la
meilleure équipe d’Afrique. Elle
est reconnue et on ne peut en
penser que du bien.
Huit ans après votre passa-
ge, pourriez-vous revendiquer
une part dans cette belle réus-
site ?
Une part, non je ne pense pas.
Moi, j’avais trouvé une sélection
en mauvais état et on avait su
relever le défi de lui redonner des
couleurs. Depuis, l’EN n’a cessé
d’avancer et c’est ce qui est le
plus important.
Qu’est-ce qui a changé entre
l’EN de 2006 que vous dirigiez
et celle d’aujourd’hui ?
Ce qui a changé, ce sont les
infrastructures et les conditions
de travail nettement meilleures.
En plus, aujourd’hui, les joueurs
ne sont plus à découvrir, ils se
présentent eux-mêmes pour por-
ter le maillot national parce que
l’Algérie est devenue une très
grande nation de football.
Est-ce que Cavalli a changé
depuis 2006 ?
Non, pas du tout. J’ai vieilli et,
sur ce plan, on ne peut pas lutter
; par contre, au niveau du travail,
je suis resté le même.
Cinq clubs du championnat
sont drivés par des techniciens
français en plus de l’EN. Qu’en
dites-vous ?
L’école française est bonne et
elle a fait ses preuves. Elle l’est
toujours avec Didier Deschamps
qui est notre porte-drapeau.
J’ajoute que je suis également
le coach de la sélection corse et
nous venons de battre la Bulgarie
d’un certain Lothar Matthäus. Que
ce soit en Corse ou en France, il y
a de bons joueurs et de bons
techniciens.
Propos recueillis par Hassan
Boukacem
ALORS QUE LA CAF TRANCHERA LA QUESTION LORS DE LA RÉUNION
DE SON C.E LE 2 NOVEMBRE À ALGER
Report de Maroc-2015 : qu’en
pensent les techniciens ?
CR BELOUIZDAD
Malek se retire,
Zvunka
démissionne
L ' e n t r a î n e u r
français Victor
Zvunka, a
démissionné
de son poste
d'entraîneur
en chef du
C R
Bel oui zdad
après avoir
dirigé hier
matin sa dernière
séance d'entraîne-
ment avec le club de Ligue
1, a appris l'APS auprès de la direction de
la formation algéroise. Selon la même sour-
ce, Zvunka a justifié sa décision par le
départ du président du club Réda Malek,
qui a jeté l'éponge à l'issue de la défaite de
son équipe dans le derby de la capitale
face au NA Hussein-Dey (1-0), vendredi
dernier au stade Omar-Hamadi à Bologhine
pour le compte de la 7
e
journée du cham-
pionnat. Le technicien français avait atterri
au Chabab durant l'intersaison. Il a hérité
d'un effectif sensiblement remanié. La
direction du club a agi de la sorte après le
parcours négatif de sa formation la saison
dernière, lorsqu'elle avait évité la relégation
de justesse. L'ex-coach de Nîmes
Olympique est le sixième entraîneur à
démissionner ou à être limogé depuis le
début du championnat de Ligue 1. Les cinq
autres sont Alain Michel (JS Saoura),
Mohamed Mekhazni (RC Arbaâ), Cherif El
Ouezzani (MC Oran), Meziane Ighil (ASO
Chlef) et Hugo Broos (JS Kabylie). Le CR
Belouizdad est 15
e
et avant-dernier au clas-
sement avec 7 points.
ALORS QUE LE GHANA HÉSITE TOUJOURS
L’Afrique du Sud dit «non» à la CAF
L’Afrique du Sud n’est plus
le grand frère de l’Afrique
(sic) pour organiser cette
compétition année après
année», a tweeté le respon-
sable sud-africain qui, inter-
pellé par les médias de son
pays, a donné les raisons du
refus de l’Afrique du Sud d’ac-
cueillir le tournoi de l’hiver
prochain. «Avant même
d'examiner le dossier au
ministère, je peux vous dire
sans ambiguïté et catégori-
quement qu'accueillir la com-
pétition, c'est non, non», a-t-il
confié à la presse sud-africai-
ne. Mbalula expliquera que
son pays, qui traverse une
grave crise économique, n’est
pas prêt à subir d’autres
dépenses qui grèveront le
budget de l’Etat.
«Nous n'avons pas à notre
disposition, actuellement, les
ressources pour prendre le
relais. Nous l'avons fait par
solidarité avec la Libye l'an
dernier, et notre budget ne
nous permettra pas d'ac-
cueillir la nouvelle édition de
la CAN. C'est absolument
impossible», a signifié celui
qui pense, par ailleurs, que
l’Afrique du Sud est prête à
partager la responsabilité de
combattre Ebola.
«Nous allons partager la
responsabilité de combattre le
virus Ebola ; nous ne sommes
pas à l'abri de cela. Nous
devons être prêts à partager
nos compétences, nos méde-
cins, pour renforcer la
recherche pour trouver un
vaccin», a-t-il déclaré.
Proposé comme solution
de repli, en cas de désiste-
ment du Maroc, le Ghana
n’est pas non plus certain
d’être en mesure d’accueillir
le rendez-vous africain.
En effet, de nombreuses
voix se sont déclarées
«contre» l’éventualité que le
Ghana accueille l’événement.
Il s’agit notamment de
l'Association médicale du
Ghana (GMA), le regroupe-
ment Occupy Ghana, le
Conseil pentecôtiste et cha-
rismatique du Ghana (GPCC)
et le directeur du centre
Noguchi Memorial Institute for
Medical Research (NMIMR).
Ces derniers ont déconseillé
le gouvernement ghanéen de
s’aventurer dans la voie de
substitution au Maroc qui
avait demandé à la CAF de
reporter l’édition prévue à
partir du 17 janvier à plus
tard. Pour ces organisations,
«le Ghana a un système de
santé moins développé que le
Maroc et l’Afrique du Sud,
avançant, par ailleurs, que le
football n’est pas la plus gran-
de priorité du Ghana». Autant
dire, en définitive, que le ren-
dez-vous, du 2 novembre à
Alger, des membres du comi-
té exécutif de la CAF risque
de ne pas rallier tous les suf-
frages et que la réponse faite
au Maroc ne serait qu’une
réaction épidermique du pré-
sident Issa Hayatou et de cer-
tains de ses soutiens au sein
du CE. Un report de l’événe-
ment constituerait un échec
pour l’exécutif conduit par
Issa Hayatou qui a été élu, à
main levée, pour ce qui
constitue son 7
e
mandat à la
tête de l’instance africaine,
lors de la 35
e
AG de la CAF
tenue à Marrakech en mars
2013.
M. B.
l «L’Afrique du Sud n'est pas prête à accueillir la Coupe
d'Afrique des nations en janvier si le Maroc se retire en raison
de l'épidémie d'Ebola», assure le ministre sud-africain des
Sports, Fikile Mbalula. «Accueillir la CAN est un non et non.
HENRI KASPERZACK
(SÉLECTIONNEUR MALIEN) :
«Le Mali n'est pas
en danger»
l Le sélectionneur du Mali, Henri
Kasperzack, a indiqué que rien n'est perdu pour
son équipe après sa surprenante défaite à domi-
cile face à l'Ethiopie (2-3) en match de la qua-
trième journée des qualifications de la Coupe
d'Afrique des nations CAN-2015 de football.
«Avec désormais 6 points et la 2
e
place
derrière l’Algérie qui est déjà qualifiée, je
pense sincèrement que rien n’est perdu pour
nous. Après la défaite contre l’Ethiopie, nous
sommes en difficulté mais pour moi, on n'est
pas en danger. Il n’y a plus de calculs à faire,
il faut obligatoirement aller faire un bon résul-
tat au Malawi», a déclaré Kasperzack au site
de la Confédération africaine de football
(CAF). Pour le coach des Aigles, les joueurs
sont condamnés à réagir rapidement, à com-
mencer par le prochain match face au
Malawi prévu le 15 novembre prochain à
Blantyre. «Nous devons réagir rapidement
face au Malawi. Ce n'est pas une bonne
chose de perdre à domicile après avoir
gagné à l’extérieur. En ce moment, on a beau
tenter, on n'a pas eu beaucoup de réussite.
En plus, il y a eu des erreurs défensives. On
ne s'est pas comporté en favori», a-t-il expli-
qué. Le technicien franco-polonais s'attend à
un match compliqué contre les «Flames» du
Malawi : «Ça va être un match compliqué,
comme toujours là-bas. Le Malawi est une
équipe qui joue bien au ballon, toujours bien
organisée dans son système. Mais on ira à
Blantyre pour ramener les trois points, à
défaut un nul, pas autre chose», a-t-il dit.
«Nous avons toujours notre destin en mains
et c’est à nous de le saisir. Les joueurs sont
déjà conscients de ce qui les attend pour les
deux prochains matchs», a-t-il conclu. Le
second billet qualificatif du groupe B se joue-
ra à trois entre le Mali (6 points), l'Ethiopie et
le Malawi (3 points chacun). L'Algérie, qui
trône en tête (12 points), est déjà qualifiée.
l Plus que trois mois avant le
début annoncé de la CAN-2015 que le
Maroc n’est pas certain d’abriter à la
date prévue (17 janvier-8 février). Un
tournoi qui continue d’alimenter les
débats aussi bien des sportifs que des
politiques. Ces derniers, appuyés par
les services de santé de leurs pays,
plaident le report de la 30
e
édition de
la CAN tandis que les sportifs, joueurs
et entraîneurs, semblent moins
chauds à voir leur fête biennale reca-
lée.
Dimanche soir, deux entraîneurs et
non des moindres se sont exprimés sur
les plateaux de télévision sur le sujet. Il
s’agit du sélectionneur de l’EN du pays
organisateur, Badou Zaki, et celui des
Verts, première équipe à composter
son billet pour le tournoi final, le
Français Christian Gourcuff. L’ancien
gardien des Lions de l’Atlas était l’invité
de Medi1tv, au cours de l’émission heb-
domadaire «l’match» animée par notre
confrère Jalal Bouzrara, tandis que l’ex-
coach de Lorient répondait à l’invitation
de Canal Algérie et son émission
«Canal-foot» présentée par notre
ancien correspondant à Constantine,
Smaïn Benkaïdia.
Sur le plateau de la chaîne méditer-
ranéenne, Badou Zaki, interrogé sur
ses appréhensions si la CAN venait à
être reportée, ne manquera pas de sou-
ligner son désarroi même s’il se dit
«solidaire» de la démarche des respon-
sables du gouvernement marocain. «Je
ne sais pas quoi vous répondre sincè-
rement», avouera l’entraîneur de la
sélection marocaine à propos de
laquelle il dira qu’elle «a atteint un
niveau de préparation de 70 à 80%» en
vue de la CAN-2015.
L’animateur de «l’match» demande-
ra alors à Zaki s’il était possible d’ima-
giner un scénario-catastrophe, en l’oc-
currence le report de la trentième édi-
tion. Là, l’ancien keeper du RCD
Majorque confiera qu’il n’a pas de plan
B. «J’ai peaufiné mes prévisions pour la
préparation de la sélection pour que
cette dernière soit prête le 17 janvier
(date du début de la CAN-2015, Ndlr).
Nous aurons deux matches amicaux en
novembre, contre le Bénin et le
Mozambique respectivement, puis une
dernière phase avant le début de la
compétition. Si le report de la CAN se
confirme lors de la réunion de la CAF, le
2 novembre, notre programme doit être
reconsidéré», assure-t-il non sans pré-
ciser qu’il lui sera difficile de remobiliser
ses joueurs. Une motivation qui pourrait
être entretenue par la programmation
de quelques matches amicaux face à
des sélections huppées d’Europe et
d’Amérique du Sud (Argentine et
Mexique cités).
L’ex-driver du WAC, qui dit avoir
réussi à remobiliser ses troupes depuis
son come-back, il y a sept mois, à la
barre technique des Lions de l’Atlas
«pour l’objectif rêvé par tous les
Marocains», en l’occurrence le titre afri-
cain, a estimé que cette consécration
est «possible» dans la mesure où son
équipe, pas trop fringante lors des
matches préparatoires face au Qatar, le
Kenya et autre RCA, «sait se montrer
conquérante quand il s’agit de rivaliser
avec les grands. A ce titre, Badou Zaki
donnera l’exemple de la Mannschaft
incapable de se défaire facilement du
Ghana et de l’Algérie lors du Mondial
mais qui a infligé un sévère 7-1 au
Brésil, favori de sa Coupe du monde».
Une manière de «chauffer» davan-
tage les fans marocains très peu nom-
breux à venir suivre la préparation des
Lions de l’Atlas qui vont évoluer à
Marrakech «si la CAN-2015 est mainte-
nue au Maroc», conclut-il.
Gourcuff serein, pas Klopp
Moins stressé par les risques du
renvoi de l’édition de la CAN-2015 à
une date ultérieure, décision qui «me
permettra d’assurer une meilleure pro-
gression du jeu de mon équipe», le
sélectionneur algérien Christian
Gourcuff s’est dit aussi serein. «Je ne
vois pas en quoi ça va nous perturber
(le report de la CAN-2015, ndlr) dans la
mesure où on sait que la décision sera
prise le 2 novembre prochain. Je pense
que nous aurons l’occasion de nous
adapter aux conditions. Le Maroc, c’est
bien pour nous, c’est tout près.
J’espère que la compétition se déroule-
ra dans des conditions optimales», dira
le technicien breton au cours de l’émis-
sion de la télévision algérienne.
Gourcuff, questionné sur les vraies rai-
sons qui auraient inspiré les Marocains
à demander le report, se montrera éva-
sif. «Je ne peux pas répondre parce
que ça dépasse mes compétences. Je
ne connais pas le bien-fondé de cette
histoire. Je préfère parler de l’aspect
footballistique», a-t-il répondu. La
réponse de Gourcuff contraste mal
avec les impressions du coach du
Borussia Dortmund, l’Allemand Jürgen
Klopp qui s’est dit «inquiet» par le
maintien, par la CAF, de la compétition.
«Le fait est que je m’interroge beau-
coup à ce sujet. Si un pays a le senti-
ment qu’il ne peut pas trouver une
bonne solution alors il faut s’inquiéter.
On n’a pas le droit de fermer les yeux et
dire: on continue comme ça. Je n’ai rien
à dire d’une décision qui ne m’appar-
tient pas. Mais quand on voit quels
pays sont affectés, ce n’est plus le
moment de parler de sport», fera savoir
l’entraîneur de l’attaquant gabonais
Emerick Aubameyang dont la sélection
est proche d’accrocher le wagon pour
la phase finale. Ce qui perturberait
grandement les plans de son club alle-
mand qui souffre depuis le début de
saison de l’absence d’un certain
nombre de ses joueurs à vocation
offensive victimes de blessures à répé-
tition.
Le départ à la CAN d’Aubameyang,
et de beaucoup d’autres footballeurs
africains exerçant en Europe, serait
donc une raison valable pour le report,
voire l’annulation, de la compétition
continentale dont la tenue, à cette
période de la saison, a souvent fait l’ob-
jet de critiques et de réticences de la
part des clubs européens. Ebola qui
vient, selon l’OMS, de «déménager» du
Nigeria ne serait alors qu’un prétexte
pour faire plier la CAF dont les finances
sont, comme les grands clubs
d’Europe, intimement liées au respect
du calendrier sportif et aux engage-
ments avec les sponsors et autres par-
rains.
M. B.
lDe retour en Algérie pour diriger le MCO après avoir drivé l’EN
en 2006, Jean-Michel Cavalli a vite fait d’imposer sa méthode avec
un effet positif immédiat puisque après avoir frôlé la dernière
place, le club d’El Hamri pointe à la sixième place avec deux points
et n’a pas connu la défaite depuis l’arrivée du technicien corse qui,
contrairement aux idées reçues, ne pratique pas «l’omerta» (loi du
silence) mais est toujours aussi affable et agréable à écouter.
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Le Soir
d’Algérie
Sports
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 14
FOOTBALL
HANDBALL
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D
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LIGUE DES CHAMPIONS D’EUROPE (PHASE DES POULES, 3
e
JOURNÉE)
Roma-Bayern en vedette,
Barcelone doit réagir
l AS Rome-Bayern Munich
sera aujourd’hui à l'affiche de la
3
e
journée de la Ligue des cham-
pions, alors que le FC Barcelone
aura l'obligation de réagir face à
l ' Aj ax Amsterdam après sa
défaite à Paris.
Groupe E
Choc Roma-Bayern
CSKA Moscou (RUS)-
Manchester City (ENG) : l'histoire
bégaierait-elle pour les Citizens,
touj ours aussi performants en
championnat d'Angleterre dont ils
sont tenants du titre, mais encore
fébriles sur la scène continentale ?
Eliminés dès la phase de groupes
en 2011-2012 et 2012-2013, en 8
e
la saison passée, ils pointent dan-
gereusement à 3 et 5 longueurs de
Rome et du Bayern. Autant dire
qu'une victoire à Moscou, où les
attendent la neige et un CSKA lui-
même en quête de ses premiers
points, est impérative.
AS Rome (ITA)-Bayern
Munich (GER) : voici ce qui est
pour l'heure le duel au sommet de
ce groupe «de la mort», entre des
Romains 2
e
et l'actuel leader bava-
rois, qui ont tous deux déjà pris un
ascendant sur le 3
e
rival mancu-
nien (3
e
). Les deux équipes tien-
nent la forme. Battue d'un rien la
semaine passée par la Juventus
(3-2) dans le duel au sommet de la
Serie A, la Roma vient de corriger
le Chievo Vérone (3-0) pour recol-
ler tout près des Bianconeri. Le
Bayern a, lui, corrigé le Werder
Brême (6-0), son 5
e
succès de rang
toutes compétitions confondues,
avec un doublé de l' homme en
forme Götze et en prime le retour
de Ribéry après cinq semaines
d'absence. Tous les ingrédients
sont réunis pour que le match soit
spectaculaire et riche en buts.
Groupe F
Barcelone doit réagir
FC Barcelone (ESP)-Ajax
Amsterdam (NED) : même s'il n'y
a pas d'urgence, les Catalans doi-
vent se ressaisir après leur défaite
à Paris. Leur victoire ce week-end
contre Eibar (3-0), avec un Xavi
retrouvé depuis qu' il a battu le
record de matches en Ligue des
champions (143 apparitions) et
buteur, tout comme Neymar et
Messi, a renforcé leur confiance.
Ce dernier, qui n'est plus qu'à un
but du record de Telmo Zarra (251)
en Liga, est également à 3 buts de
celui de Raul en C1. De quoi aigui-
ser son appétit.
Apoel Nicosie (CYP)-Paris SG
(FRA) : Paris avait cru sa saison
définitivement lancée il y a trois
semaines avec sa victoire étoilée
contre le Barça (3-2), mais ensuite
les blessures se sont accumulées
et l'équipe de Laurent Blanc, certes
encore i nvai ncue cette sai son
toutes compétitions confondues,
demeure fragile. Une victoire pour
rester en tête du groupe s'impose,
mais sans Ibrahimovic, Lavezzi et
Marquinhos, le PSG, qui enregistre
tout de même le retour de Thiago
Silva, devra se méfier de Nicosie,
qui n'a perdu que 1-0 à Barcelone
et aurait mérité la victoire face à
l'Ajax (1-1).
Groupe G
Chelsea doit dérouler
Chelsea (ENG)-Maribor (SLO) :
Irrésistibles leaders de la Premier
League, les Blues dominent plus
difficilement les débats dans leur
poul e après un nul concédé à
domicile face à Schalke (1-1) et
une vi ctoi re chez l e Sporti ng
Portugal (1-0). A Stamford Bridge,
tout autre résultat qu'un succès
contre Maribor, certes surprenant
2
e
après deux nul s, serai t un
échec.
Schalke 04 (GER)-Sporting
Portugal (POR) : Le cl ub de
Gelsenkirchen, qui se trouve à
égalité de points (2) avec Maribor,
espère voir perdurer l'effet Roberto
Di Matteo, dont l es débuts au
poste d'entraîneur ont été victo-
rieux contre le Herta Berlin (2-0).
Mais méfiance, le Sporting (1 pt)
n'a pas dit son dernier mot, avec
Slimani et Nani en forme et buteurs
ce week-end.
Groupe H
Bon coup à jouer pour Porto
FC Porto (POR)-Athletic
Bilbao (ESP) : Favoris et actuelle-
ment premiers du groupe (4 pts),
les Portugais peuvent faire coup
doubl e en cas de succès sur
Bilbao, décevant dernier (1 pt),
qu'ils mettraient alors dans une
situation extrêmement précaire.
BATE Borisov (BLR)-
Shakhtar Donetsk (UKR) : Pour
Borisov (2
e
), la victoire surprise sur
Bilbao (2-1) appelle confirmation
pour croire en l'exploit d'une qualifi-
cation. Pour Donetsk (3
e
), l'objectif
8
e
de finale est plus légitime, mais
il est temps de réagir après deux
matches nuls.
*Tous les matches débuteront à
19h45 (heure al géri enne) sauf
CSKA Moscou (RUS)-Manchester
City (ENG) avancé à 17h.
BASKET-BALL :
SUPERDIVISION A
(5
e
JOURNÉE)
GS Pétroliers-
WA Boufarik,
cet après-midi
en retard
Le GS Pétroliers accueille
le WA Boufarik, cet après-
midi (15h) à la salle d'Hydra
(Alger) pour le compte de la
mise à jour de la 5
e
journée
du championnat d'Algérie de
superdivision A de basket-
ball (messieurs).
Avant cette rencontre, les
deux équipes se partagent la
7
e
place au classement avec
6 points, le GSP ayant joué
cependant trois rencontres et
le WAB quatre.
Les autres matchs de
cette journée s'étaient dispu-
tés samedi dernier et avaient
connu la chute de l'ex-leader,
le NA Hussein-Dey, sur le
terrain de son ancien dau-
phi n, l ' US Séti f (62-91),
désormais en tête du classe-
ment.
BADMINTON :
CHAMPIONNAT
D'ALGÉRIE SENIORS
Béjaïa
et Oran pôles
d’attraction
Le championnat d'Algérie
seniors (hommes et dames)
par équipes de badminton
Centre-Est et Centre-Ouest
aura l i eu ce week-end au
niveau des salles OPOW de
Béjaïa et Aïn Turck (Oran), a
annoncé hier la Fédération
al géri enne de badmi nton
(FAB).
Les éliminatoires de cette
compéti ti on sont prévues
vendredi à parti r de 10h,
alors que les demi-finales et
finales sont programmées
pour samedi, a précisé l'ins-
tance fédérale. Huit clubs
animeront les épreuves au
Centre-Ouest et neuf clubs
seront au rendez-vous au
Centre-Est.
CHAMPIONNAT D'ALGÉRIE EXCELLENCE
Le HBC El-Biar compte «rebondir avant la trêve»
l L'équipe de handball du
HBC El-Biar, qui enregistre un
début de saison très difficile,
compte mettre à profit la longue
période de trêve qu'observera le
champi onnat d' Al géri e
Excel l ence pour corri ger l es
lacunes et amorcer un nouveau
départ, a indiqué lundi à l'APS le
président du club, Abdeslam
Benmaghsoula.
Les gars d'El-Biar, habitués à
jouer les premiers rôles en cham-
pionnat, ont enregistré six défaites
en autant de rencontres disputées,
la dernière en date vendredi à
domicile face au CRB Mila (16-24)
dans le groupe A. «Nous vivons
une période difficile à cause du
chamboulement forcé de l'effectif
avec l e départ de nos deux
meilleurs joueurs internationaux,
en l'occurrence Hichem Daoud et
Ahmed Boussaïd, ce qui a fai t
perdre à l'équipe son équilibre», a
expliqué Benmaghsoula.
Le premier responsable du club
a fait savoir que la direction «est à
la recherche de nouveaux spon-
sors dans le but d'empêcher les
gros bras du champi onnat de
prendre ses meilleurs joueurs à
chaque fin de saison». Selon lui,
les blessures justifient aussi les
résultats médiocres du HBC El-
Biar, lanterne rouge de sa poule.
«En plus des départs, nous avons
perdu les internationaux Salah-
Eddine Cheikh et Samy Bouchène,
piliers de la défense, en raison de
blessures. Cette situation nous a
poussés à incorporer dans l'équipe
trois juniors qui n'ont aucune expé-
ri ence», a aj outé l e patron du
HBCEB. Le staff technique el-bia-
rois compte profiter de la longue
trêve qu'observera la compétition
à l'occasion du Mondial-2015 au
Qatar pour rectifier le tir.
«Il y aura une seule journée
encore à jouer (le 16 novembre,
ndlr) et le championnat va s'arrêter
pour permettre à notre équi pe
nationale de participer au Mondial-
2015 (15 janvier - 1
er
février). Nous
allons mettre à profit cette période
pour bien travailler et rebondir en
montrant un meilleur visage à par-
ti r de l a mi -févri er. Il faudra
quelques mois pour que l'équipe
retrouve sa stabilité», a admis l'ex-
i nternati onal al géri en. Le GS
Pétroliers est leader du groupe A
avec 10 points, alors que le CRB
Baraki domine le groupe B en tota-
lisant le même nombre de points
que les Pétroliers.
CHAMPIONNATS D'AFRIQUE DES CLUBS
Les Angolaises de Primeiro
Agosto et les Tunisiens du Club
Africain sacrés
Les Angolaises de Primeiro Agosto se sont adjugées le 36
e
Championnat d'Afrique des clubs champions de handball, en s'impo-
sant face à leurs compatriotes de Petro Atlético, tenantes du titre, 28 à
25 en finale, dimanche à Tunis. Primeiro Agosto met fin au long règne
de Petro qui prévalait, sans interruption, depuis 1997. Pour leur part,
les Tunisiens du Club Africain, déjà vainqueurs du tenant du titre
l'Espérance de Tunis en demi-finale, ont confirmé en dominant les
Egyptiens d'Al Ahly, 24 à 18 en finale, remportant ainsi leur 1
er
titre
africain en clubs champions.
Le Soir
d’Algérie
Culture
lesoirculture@lesoirdalgerie.com
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 15
PALAIS DES RAIS, BASTION 23
(BAB-EL-OUED, ALGER)
Jusqu’au 6 novembre : Exposition
photographique sur les villes
archéologiques et historiques du Mexique.
Intitulée «Mexique : villes du patrimoine
mondial», l'exposition englobe des
photographies de 32 sites archéologiques
classés au patrimoine mondial de l'Unesco,
dans 11 villes mexicaines.
CAFÉ LITTÉRAIRE DE BEJAÏA
Samedi 25 octobre à 14h : L’auteur Hend
Sadi animera un café littéraire autour de
son livre Mouloud Mammeri ou la colline
emblématique au Théâtre régional de
Bejaïa. Le public est cordialement invité.
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD-
MAMMERI DE TIZI OUZOU
Les 21 et 22 octobre :
Portes ouvertes sur l’Institut international
des nouvelles technologies.
Jeudi 23 octobre à 13h : Récital poétique
avec la participation des poètes : M
me
Dif
Ghouyoum, Bouchakour Moussa,
Abdelkader, M
me
Touati Zoulikha, organisé
par l’Union des écrivains algériens.
Samedi 25 octobre :
A 10h : Finale du «Concours d’histoire
interbibliothèques», organisé par la
Direction de la culture de la wilaya de Tizi
Ouzou.
A 14h : Conférence sous le thème :
«L’organisation de la société kabyle»,
animée par l’écrivain Younes Addeli.
A 14h : Projection en avant-première du
fim Tamachahut Sityuna du réalisateur
Chelmouni Aziz.
SALLE EL-MOUGGAR (ALGER-CENTRE)
Du 1
er
au 28 octobre : Film L’andalou de
Mohamed Chouikh, à raison de 3 séances :
14h-17h-20h, sauf les dimanches.
Vendredi 24 octobre à 10h : Pièce
théâtrale pour enfants Rihlet El Mouharridj
de la coopérative culturelle Boudhour El
Fen de Tizi Ouzou. Metteur en scène :
Draoui Sidahmed. Age : enfants de 6 à 12
ans.
Du 29 au 31 octobre : Journées du film
révolutionnaire avec trois films au
programme, en collaboration avec le CNCA.
Le 29 octobre à 14h, 16h, 18h et 20h :
Film Zone interdite d’Ahmed Lallem.
Le 30 octobre à 14h, 16h, 18h et 20h :
Film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb.
Le 31 octobre à 14h, 16h, 18h et 20h :
Film l’Opium et le Bâton d’Ahmed Rachedi.
MAISON DE LA CULTURE
AHMED- AROUA (KOLÉA, TIPASA)
Mardi 21 octobre à 20h : 1
res
Journées
nationales du monologue et du rire, sous le
slogan : «Le théâtre, art, créativité et
esprit», avec la participation d’artistes de
huit wilayas dont Kamel Bouakaz, Lamri
Kaouane, Tin El Hennani, Kamal Abdate,
Fodil Assoul, Soli Mourad, Bilal Belmadani
et Amine Moussaoui.
SALLE ATLAS DE BAB-EL-OUED
(ALGER)
Vendredi 24 octobre à 15h : Pièce
théâtrale pour enfants Rihlet El Mouharridj
de la coopérative culturelle «Boudhour el
fenn» de Tizi-Ouzou.
Metteur en scène : Draoui Sid-Ahmed.
Age : enfants de 6 à 12 ans.
SALLE ALGERIA (52, RUE DIDOUCHE-
MOURAD, ALGER)
Samedi 25 octobre à 15h : Concert du
groupe algérien Mother.
COMPLEXE CULTUREL ABDELOUAHEB-
SALIM (CHENOUA, TIPASA)
Jusqu’au 31 octobre : Exposition d’art
plastique avec l’artiste Ismaïl Chanaâ de
Tipasa (vernissage le 15 octobre à 15h).
Vendredi 24 octobre à 15h : Spectacle
divertissant et d’animation Moughamarat
Minou, avec Minou d’ Alger.
GALERIE EZZOUA’ART DU CENTRE
COMMERCIAL & DE LOISIRS DE BAB-
EZZOUAR (ALGER)
Jusqu’au 10 novembre : Exposition-vente
de peinture «La musique et les
danseurs... d’ici et d’ailleurs» de l’artiste
Mira Naporowska.
GALERIE D’ART CIV-ŒIL (3, RUE
LATRECHE-MOHAMED, MIRAMAR,
ORAN)
Jusqu’au 28 octobre : Exposition
«Peinture & Poésie» de Mersali
Othmane.
CINÉMATHÈQUE ALGÉRIENNE
(26, RUE LARBI-BEN-M’HIDI,
ALGER)
Jusqu'à la fin du mois d’octobre :
Projection des films Titi de Khaled Barket et
L’Héroïne de Chérif Aggoune.
L’ORANAIS DE LYÈS SALEM
Grand film et petites polémiques !
Moins d’un mois après son
avant-première en Algérie et à
la veille de sa première projec-
tion en France (le 17 octobre
dernier), L’Oranais fait grand-
bruit dans le pays, et ce ne sont
pas toujours des critiques de
cinéma qui en parlent ! D’abord
le film : deuxième long-métrage
de Lyès Salem après Masca-
rades (2007), dans lequel il
partage également l’affiche
avec Khaled Benaïssa, ce
drame historique se distingue à
la fois par sa rarissime liberté
de ton et l’innovation quasiment
inespérée qui caractérise son
traitement de l’histoire.
Dans le cinéma algérien, à
quelques exceptions près, lors-
qu’on regarde la guerre de
Libération portée à l’écran, il
s’agit souvent d’une conception
binaire, manichéenne et sans
aspérités : d’un côté, nous
avons les glorieux moudjahidi-
ne, irréprochables, courageux
et divinisés ; et de l’autre, les
méchants colonisateurs,
féroces, cruels et tortionnaires.
Au bout de quelques produc-
tions, le film révolutionnaire est
devenu le genre le plus rebu-
tant de tous : il lasse, découra-
ge le cinéphile et provoque un
rejet systématique vu sa lourde
démagogie abolissant de fait
toute velléité d’art cinématogra-
phique.
L’Oranais est sans doute
l’un des rares à avoir osé un
regard différent sur notre histoi-
re : il ne s’agit point de héros
déshumanisés affrontant un
ennemi inhumain, mais
d’hommes et de femmes faits
de chair et d’émotions, de fai-
blesses et de paradoxes. Le
cinéaste (également coauteur
du scénario) a en effet compris
que la figure du révolutionnaire
avait grand besoin d’un sacré
coup de jeune pour qu’elle
puisse récupérer sa crédibilité
mais aussi se rapprocher de
l’Algérien de 2014.
Djaâffar, surnommé El
Wahrani (campé par Lyès
Salem) est un commandant de
l’ALN qui avec son ami, Hamid
(Khaled Benaïssa), vont entrer
dans l’indépendance de l’Algé-
rie avec des utopies plein la
tête. Au fil des ans, les deux
frères d’armes finiront pourtant
par prendre leurs distances :
Hamid, devenu ministre, trem-
pe peu à peu dans des affaires
scabreuses, tandis que Djaâffar
essaiera tant bien que mal de
rester intègre malgré les pres-
sions et les tentations d’un sys-
tème algérien plongé dans la
corruption dès les premières
années de l’indépendance.
La première qualité du film
réside dans son écriture scéna-
ristique : maîtrisée de bout en
bout et rythmée d’une main de
maître, la dramaturgie et
l’épaisseur psychologique des
personnages créent un récit
fluide, une histoire humaine qui
accroche le regard et l’esprit du
spectateur et surtout une inter-
prétation plus que convaincan-
te si on excepte quelques rôles
dont la construction est pour le
moins faible à l’instar du per-
sonnage du journaliste et de
l’agent secret. Cela dit, la force
du film vient également de l’en-
vergure des seconds rôles,
notamment Djamel Barek,
émouvant de discrétion et de
sobriété en incarnant Saïd, le
fidèle ami de Djaâffar, ainsi que
Nadjib Oudghiri dans le rôle de
Farid, compagnon d’armes des
personnages principaux, deve-
nu un opposant acharné tant la
corruption et les passe-droits
l’exaspèrent dans cette Algérie
qu’il imaginait devenir pure,
voire parfaite, à l’issue de sept
ans de guerre de Libération.
La bande d’amis ayant par-
tagé des années de combat
dans les maquis, puis quelques
années de bonheur et d’ivresse
après l’indépendance, va se
déliter au gré des déceptions
des uns et de l’opportunisme
des autres. Entre-temps, nous
les verrons mener des débats
survoltés, lors de soirées bien
dionysiaques, sur la question
identitaire, la religion et l’avenir
du pays. Ce film dense, auda-
cieux et politiquement incorrect,
n’a donc pas manqué de soule-
ver les critiques, jusqu’à provo-
quer une polémique dont les
motivations sont pour le moins
cocasses !
D’abord, un journal arabo-
phone rapporte qu’un collectif
d’avocats a entrepris des
contacts avec les membres de
la famille révolutionnaire pour
déposer une plainte contre le
film et obtenir son interdiction
en Algérie et dans les festivals
internationaux ! Ensuite, l’in-
énarrable et néanmoins dange-
reux cheikh Chamseddine,
mufti auto-proclamé sévissant
à partir d’une chaîne télévisée
privée, lance le même appel à
la censure en traitant L’Oranais
de «film diabolique» ! Leurs
motifs ? Le fait qu’un moudjahid
soit «dépeint comme un
ivrogne» car, comme tout le
monde le sait, il est censé être
un saint, un homme de Dieu et
un guerrier digne de Khaled Ibn
El Walid ! De son côté, le secré-
taire général de l’Organisation
nationale des moudjahidine
estime que si son organisme
reçoit une plainte officielle
contre le film, il œuvrera à l’ar-
rêt des projections, et de rappe-
ler fièrement que le ministère
des Moudjahidine a un palma-
rès important de productions
cinématographiques censurées
pour atteinte à l’image de la
Révolution !
Enfin, Lyès Salem répond
sur sa page Facebook aux dia-
tribes de cheikh Chamseddine
en soulignant «son populisme
de bas étage» qui le pousse «à
attaquer des démarches ou des
gens sans n’avoir aucune infor-
mation sur ce qu’il est en train
de dire. Je suis sûr qu’il n’a pas
vu le film». Il va sans dire que la
problématique de l’image en
Algérie, notamment celle liée à
une Histoire qui a de tout temps
été javellisée et monolithique,
ne risque pas d’être apaisée de
sitôt. La censure et l’autocensu-
re ayant été érigées en systè-
me depuis des dizaines d’an-
nées, les ennemis de la liberté
de création ont acquis avec le
temps une certaine légitimité
auprès du grand public notam-
ment lorsqu’il s’agit de cer-
taines lignes rouges, à com-
mencer par la religion et l’histoi-
re, entretenues et renforcées
par le régime politique, l’école
algérienne, l’université, les
médias et parfois par les
artistes eux-mêmes !
Sarah Haidar
LE COUP DE BILL’ART DU SOIR
Par Kader Bakou
Aristophane
Aristophane est un poète comique grec
du V
e
siècle av. J.-C., né dans le dème de
Cydathénéon vers 445 et mort entre 385
et 375 av. J.-C. Son œuvre (théâtrale et
littéraire), à elle seule, représente ce qui
reste de l'ancienne comédie.
Au moment où dans tous les domaines,
Athènes voit éclore des modes de pen-
sée nouveaux et que les mœurs poli-
tiques et sociales changement ou se
dégradent, Aristophane cloue au pilori
les politiciens démagogues et les va-t-
en-guerre, notamment.
Aristophane aurait écrit 44 pièces. Mais
la plupart de ses comédies ne sont
connues aujourd’hui que par des frag-
ments ou sont perdues. Seules onze
nous sont parvenues, notamment, les
Acharniens et la paix où l'auteur com-
bat le parti de la guerre ; les Cavaliers
où il attaque ouvertement Cléon, le tout-
puissant démagogue ; les Nuées où il
raille Socrate et les Guêpes, où il tourne
en dérision l'organisation des tribunaux
athéniens. Excepté le Ploutos et les
pièces contre Euripide, les comédies
d'Aristophane sont des satires sociales
ou des pamphlets politiques. Aristopha-
ne défend aussi la cause des petits pro-
priétaires et des paysans appauvris par
la prolongation de la guerre, victimes
impuissantes des hommes d'affaires et
des intrigants de la ville. Les pièces
d'Aristophane se révèlent ainsi très pré-
cieuses pour la connaissance de l'his-
toire, des institutions et des mœurs de
son époque.
À la Renaissance, les pièces d'Aristo-
phane seront recommandées par Éras-
me pour une bonne éducation humanis-
te. Platon, de son côté, a intégré Aristo-
phane dans le groupe des participants
au Banquet, son ouvrage sur l'amour.
Les Nuées, en outre, fait partie des
pièces les plus étudiées depuis l’Anti-
quité.
Il y a certes les tragédies grecques, mais
il y avait aussi les comédies !
K. B.
bakoukader@yahoo.fr
P
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o

:

D
R
ISEFLAN (SACRIFICES), UN NOUVEAU LONG MÉTRAGE EN KABYLE DE AHMED MEBANI
Au nom de l’honneur
I
seflan (sacrifices) est un nouveau
long métrage en kabyle du jeune
réalisateur Ahmed Mebani projeté,
en avant-première à la Cinémathèque de
Tizi-Ouzou. Entre le triller et le drame
social, cette fiction de 1h18mn (produc-
tion : Sarl Gofilm) raconte le vécu du
jeune Ali Serbi, un employé de banque
modèle, bien sous tous les rapports et
dont les tribulations et les infortunes ont
servi de prétexte et d’arguments pour
construire un récit qui se veut comme
une fable philosophique sur l’honneur et
le sacrifice. Résumé : entre ses occupa-
tions de responsable de la caisse des
dépôts et transactions bancaires, la pas-
sion amoureuse qu’il voue pour sa dulci-
née, elle aussi employée de bureau avec
laquelle il rêve de construire un nid
d’amour et qu’il s’empresse de retrouver
chaque jour après les heures de bureau
et, enfin, ses petits soucis de famille (Ali
vit avec sa mère, sa sœur et sa nièce
malade), la vie du jeune Ali (Oulhadj
Arezki) coule comme un long fleuve tran-
quille. Pas pour longtemps, car un jour,
sa vie bascule. Tout se précipite. C’est la
descente aux enfers. Ali s’embourbera
dans un tourbillon de problèmes, à n’en
plus finir. Pour permettre à sa petite
nièce de subir une opération lourde qui
lui permettra de retrouver la vue, Ali sait
que la compassion et l’affection qu’il a
pour celle-ci ne suffisent pas ; il faut de
l’argent, beaucoup d’argent. Mais où le
trouver ? Question déchirante, un dilem-
me qui poussera Ali à user d’expédients,
de procédés déloyaux et enfreignant la
loi pour s’en procurer. Il commence par
jouer au poker qui, comme chacun le
sait, est un jeu où l’on ne peut pas
gagner à tous les coups. Et c’est après
une partie de poker qui tourna au fiasco
qu’Ali ira jusqu’à commettre l’irréparable
pour avoir l’argent qui lui manque pour
payer la dette qu’il doit à la clinique : pui-
ser dans la caisse des dépôts de la
banque où il travaille. Cela s’appelle du
vol et Ali n’était pas sans le savoir.
Le pot aux roses sera découvert et
Ali se retrouve en prison d’où il sortira au
bout de trois ans. Suite à quoi, il décide
de reprendre sa vie professionnelle et
affective, sans résultat, hélas ! Sans
emploi et «plaqué» par sa fiancée qui le
quitte pour «Chacal», sobriquet d’un
ponte de la drogue, Ali sombre dans la
détresse. Pour se reconstruire, il consul-
te une psychologue de laquelle il finira
par s’éprendre. Une idylle qui n’aboutira,
malheureusement, pas pour celui qui
mettra le doigt, sans le vouloir et par
défaut, dans l’engrenage d’une scabreu-
se affaire de vol de butin issu de la vente
de drogue impliquant des bandes rivales
dont l’une est au service de Chacal, le
baron de la drogue qui lâchera ses
sbires derrière Ali qui a retrouvé le sac
bourré d’argent sous le sable dans un
oued où l’ex-banquier travaille comme
extracteur et tamiseur de sable clandes-
tin. Pour lui, ce travail est en même
temps une thérapie puisqu’il interrompt
ses consultations en psychologie mais
aussi un moyen de gagner sa vie et de
sauver son honneur. Valeur pour laquelle
Ali devra encore se sacrifier, puisque le
sac d’argent appartient à Chacal, le
baron de la drogue qui fera enlever sa
nièce pour l’obliger à lui restituer le butin
qu’Ali a déjà «investi» dans l’achat d’un
magasin de vêtements. Heureusement
pour lui, la police intervient et met fin à la
prise d’otage. Au grand bonheur d’Ali qui
réapprend à vivre en paix… On est tenté
de dire ouf, après le déroulement de ce
long récit à tiroirs qui peine à trouver son
tempo dramatique. En cause, cette
fâcheuse impression de bidonnage du
scénario qui multiplie des situations
conflictuelles et des épreuves à n’en plus
finir que devra surmonter Ali Serbi. Le
tout, pour fabriquer à ce personnage une
aura de chevalier vertueux des temps
modernes, étalon de l’honneur qui,
chaque fois et au bout de moult sacri-
fices, arrive à surmonter les dures
épreuves de la vie.
Au final, c’est la narration qui en
prend un coup, avec, par endroits, des
allures d’une histoire cousue de fil blanc,
et, par ricochet, un flagrant déficit de
vraisemblance. Et les exemples ne man-
quent pas, comme ces séquences du
sac d’argent enfoui sous le sable et celle
de la promenade (impromptue ?) d’Ali et
de son ami sur la berge de l’oued où il
finira par trouver du travail et, comme par
enchantement, «le trésor caché» sous le
sable. Il y a aussi l’épisode de cette idylle
subite entre Ali et sa psy ! On peut mul-
tiplier à l’envi les exemples de ces situa-
tions factices et superfétatoires qui
gênent l’intensité dramatique du film et
perturbent la narration. Et ce n’est pas le
seul reproche qu’on peut faire à un film
dont le propos est de délivrer des mes-
sages édifiants (l’une des missions de la
création artistique et du cinéma, en par-
ticulier, n’est-elle pas de transmettre, en
les sublimant les valeurs positives
nécessaires à la construction citoyenne
de l’individu, récepteur des images qui
recèlent un puissant pouvoir de persua-
sion de façon suggestive et subliminale)
sur l’honneur et les valeurs humaines.
Mais peut-on, justement, tout s’autoriser
au nom de ces valeurs ? Peut-on, au
nom de l’honneur, gommer les limites
entre le licite et le licencieux, le bien et le
mal ? A-t-on le droit de voler, recourir aux
jeux de hasard, s’adonner à une activité
professionnelle frauduleuse (extraction
et vente de sable), trouver un bien (le sac
rempli d’argent) qui appartient à autrui et
ne pas chercher à le restituer… Tout ça
pour gagner de l’argent afin de dépasser
les impasses conjoncturelles de la vie.
Des questions qui en posent d’autres sur
le glissement moral suggéré en filigrane
et de façon subliminale par les images de
Isaflen. Si l’honneur vaut tous les sacri-
fices, doit-on tout sacrifier, se permettre
de tout faire au nom de l’honneur ?
S. A. M.
Projeté en avant-première début septembre, le long-métra-
ge L’Oranais de Lyès Salem sera diffusé sur le réseau des
cinémathèques algériennes à commencer par Oran en
novembre. Cette sortie nationale se fera sur fond de polé-
miques et de menaces de censure.
Page animée par Hayet Ben
Le Soir
d’Algérie
Le magazine de la femme
Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 17
magfemme03@yahoo.fr
Roul és de di nde
aux corni chons
4 escalopes de dinde, 1 poivron rouge émincé,
1 oignon émincé, 1/2 boîte de maïs égoutté, 100 g
de fromage rouge râpé, 100 g de cornichons coupé
en rondelles, 2 c. à s. de crème fraîche, sel, poivre
Étaler les
escalopes de
dinde sur un plan
de travail et les
aplatir à l'aide d'un
rouleau à
pâtisserie le plus
finement possible.
Habiller un grand
papier film avec
les filets de dinde,
couvrir toute la
surface avec le
fromage râpé, ajouter une couche de cornichons, une
couche de poivron rouge et oignon émincé et finir avec
une couche de maïs, saler et poivrer et arroser le tout
avec la crème fraîche, rouler les escalopes en serrant
bien avec la main pour lui donner la forme de boudin
en s'aidant du papier film et fermer les deux bords
comme un bonbon. Remplir la marmite du couscoussier
de 3 litres d'eau, porter à ébullition et placer le roulé de
dinde dans le haut du couscoussier, bien couvrir avec
du papier sulfurisé et laisser cuire à la vapeur pendant
25 minutes, laisser refroidir. Retirer délicatement le
papier film et enduire le roulé avec le beurre. Faire
cuire dans un four préchauffé à 180°C jusqu’à ce qu’il
soit doré. Couper le roulé de dinde en tranches
épaisses.
TRUCS ET
ASTUCES
Salade de fruits maison
Lorsque vous faites une
salade de fruits maison
avec les fruits de votre
choix, ajoutez-y du poivre
moulu à la fin. Le goût
n'en sera que meilleur !
Tarte au citron
Pour ne
pas
qu'une
tarte au
citron
fasse
des
bulles d'eau après la
cuisson, la laisser
refroidir dans le four la
porte entrouverte.
Biscuits croquants
Pour
rendre leur
croquant
aux
biscuits ou
aux
céréales,
faites-les
sécher au four quelques
minutes.
Couper des dattes
facilement
Vous aimez les gâteaux
ou muffins aux dattes ?
Voici un truc pour couper
les dattes facilement :
utilisez des ciseaux. Il est
important de souligner
que c'est préférable
d'utiliser vos ciseaux de
cuisine et de s'assurer
qu'ils sont bien propres.
Les petits trucs à savoir
pour brûler plus de
calories…
- Le simple fait de réfléchir
constitue une dépense
énergétique : 64
calories/heure. Un peu plus
que dormir (60 calories
seulement) sauf que nous
dormons beaucoup plus
longtemps que nous
réfléchissons. Ainsi, une
nuit de 8 heures de
sommeil, c’est 480 calories
de brûlées.
Accumulez les minutes de
marche. Pour chaque demi-
heure, vous éliminez au
moins 90 calories.
Et plus vous marchez vite
dans la rue, plus vous
dépensez. Ne négligez pas
les travaux ménagers, et
vous brûlez 100 calories à
chaque fois que vous faites
les courses, vous perdez
400 calories. Un quart
d’heure de bricolage se
solde par une dépense de
50 calories.
De quoi vous réconcilier
avec cette activité. Le
jardinage est beaucoup
plus payant avec 400
calories à l’heure.
Et enfin, multipliez les
câlins : faire l’amour est
aussi une activité
dépensière en énergie ; il
vous en coûtera entre 200
et 300 calories selon vos
prouesses !
Et n’oubliez pas que pour
maigrir, il faut dépenser
plus que l’on consomme…
Alors soyez active mais
révisez également votre
alimentation.
Comment brûler
ses calories, avec
ou sans sport ?
Dél i ce au chocol at
Pour le gâteau : 80 g de farine, 125 g de
chocolat, 125 g de beurre, 125 g de sucre,
3 œufs, 1 sachet de levure, 1 pincée de sel,
crème chantilly
Préchauffez le four th.6 (180°C). Séparez les
blancs des jaunes. Faites fondre le chocolat.
Mélangez-le avec la farine, la levure, le sucre,
le sel, les jaunes d’œufs et le beurre fondu.
Battez les blancs en neige ferme et
incorporez-les délicatement à la pâte. Versez
dans le moule beurré. Faites cuire pendant 25
min th.6 (180°C). Démoulez encore chaud,
attendez quelques heures avant de le
déguster. Préparez la chantilly en suivant le
mode d’emploi. Ajoutez-y du sucre vanillé.
Dès que la crème tient, cessez de battre. Accompagner le gâteau avec cette chantilly.
Une seule envie quand les
tissus commencent à
s'affaisser : les effets lift qui
remontent les traits. Les
textures stretch recréent la
sensation de la peau ferme
et ne «tirent» plus comme
autrefois. Les protéines
animales ont été
remplacées par des
polymères ou des protéines
végétales (blé, amande) qui forment des
maillages souples et regalbants.
Nos solutions fermeté
Sachez reconnaître dans la composition
de votre crème les actifs
«resculpteurs» : collagène
marin, algues bleues,
silicium organique, vitamine
C, centella asiatica... Ne
vous privez pas de l'action
remodelante du froid qui
remet la peau en place :
masques lifting à rincer à
l'eau froide, glaçons
emmaillotés dans une gaze,
disques en coton imprégnés d'eau florale
sortant du frigo... De la tenue avant toute
chose : pensez à dégager le port de tête,
l'ovale du visage...
Trouver sa crème i déal e :
pour un effet l i ftant
Prendre un
petit-déjeuner
influence les
processus
impliqués
dans la
formation et la
récupération
des mémoires
(on en a cinq)
comme dans
la gestion de
la complexité ou des défis posés par l'information.
D'après les recherches qui ont été menées sur les jeunes,
les scientifiques ont été à même de révéler que sauter le
premier repas de la journée handicapait les jeunes. Cela
les conduisait à commettre davantage d'erreurs aux tests
consistant à résoudre un problème que ceux d'entre eux
qui avaient pris le temps de déjeuner. Les jeunes adultes
qui avaient omis le petit-déjeuner ont également réalisé de
moindres performances dans la réussite aux tests
scolastiques (c. à d. examens littéraires) que ceux qui
avaient pris quelque chose avant de se soumettre aux
mêmes tests.
Pe t i t -dé j e une r Pe t i t -dé j e une r
La fatigue visuelle est à ce jour le seul
symptôme que l’on peut attribuer avec
certitude au travail et aux loisirs sur écrans.
Bénigne, la fatigue visuelle est cependant
extrêmement fréquente : les personnes qui
passent de longues heures devant un
écran souffrent de fatigue visuelle. Le
risque est d’autant plus important que l’on
reste longtemps devant l’écran et sans
s’octroyer de pauses régulières.
Question
Quels sont les troubles visuels
que l’on peut attribuer aux écrans ?
P
h
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s
:

D
R
MOTS FLÉCHÉS
Par Tayeb Bouamar
ENUMÉRATION
Ces colonnes abritent les noms
de huit clubs où évolua Salim Arrache.
Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois.
Définition du mot restant =
«Il le fut en EN en 2004»
1- BARATTELLE
2- RACING CLUB DE
STRASBOURG
3- O. MARSEILLE
4- REIMS
5- BASTIA
6- TOULOUSE
7- AC. AJACCIO
8- CHENGDU TIANCHENG
M O T R E S T A N T = S É L E C T I O N N É
T R A S B O U R G O M A
S E D B U L C G N I C R
B A R A T E L L E R A S
S C C I T E
E I A A S I
L O J T A L
E C A O B L
C H C A E S U O L U S E
T E N G D U T I A N M R
I O N N E G N E H C I E
MOTS FLÉCHÉS MOTS FLÉCHÉS
GÉANTS GÉANTS
SOURDINE-RAMENER
ECRIA-EVIERS-OSE
ARES-SOIREE-CEP-
NEE-BE-TEL-MO-EA
CS-VANTAS-TENORS
E-RENTES-BOUGEES
-RONDES-COULES-I
AISEES-DOUTES-PS
STERE-SE-RES-GIT
SU-E-DECORS-KARA
IES-ME-RTA-GOLAN
SL-ENNUIE-DA-ETC
--AG-UNE-FE-OREE
BADAUDS-MECENE--
AVORTE-VERONE-CC
COREE-G-TIRA-PRO
HUEE-CADREE-SU-N
-ER-BAGUES-SEINS
AS-TER-RE-RA-TOT
V-MAN-NA-POLIS-E
AVARICE-JOUER-PR
NOISES-PORTS-DAN
TIRES-SAUTE-T-IE
ASES-M-REA-NIER-
GIS-NATTE-RIEL-D
EN-TETES-BIEN-DO
E-COTON-RUEE-NON
SAUPOUDREES-SONS
MOTS FLÉCHÉS MOTS FLÉCHÉS
-GOAVEC-VITACLUB
DOUMA-AVIDE-AI-R
ERIE-MR-LE-CRETE
NEE-GARES-DOTENT
IE-MALES-HEROS-A
S-TANT----TEN-PG
-VENGE----EE-SON
BERNE-----E-BASE
ERRE-ECRIT-GALE-
NIA-TP-UR-REVE-G
IN-REE-T-PERE-BA
N-SERRE-RACE-CAR
-PREND-PERI-DONC
MCELEULMA-FRANCE
LETTRES DE LETTRES DE
JAVA JAVA
------JATILUHUR
-----BALI------
----BEKASI-----
-----BANDUNG---
--MADURA-------
--GARUT--------
---MERAPI------
S SOLUTIONS OLUTIONS…S …SOLUTIONS OLUTIONS…S …SOLUTIONS OLUTIONS… …
Le Soir
d’Algérie
Détente Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 18
Son nom
----------------
Son prénom
Son
pays
Un de ses
romans
Déplaçait
----------------
Instinctive
----------------
Membres
Civil
----------------
Russes
----------------
Rejetons
Lettres de
Kabylie
----------------
Fleuve
Astate
----------------
Durée
----------------
Chaton
Coutumes
----------------
Cité antique
Etain (inv)
----------------
Possessif
Singe (inv)
----------------
Consonne
double
Pièce
----------------
Issus
----------------
Calculas
Certains
----------------
Comparatif
----------------
Détournée
Note (inv)
----------------
Broyer
----------------
Golfe
Maladie
Pays
----------------
Entraver
Aurores
----------------
Honte
Iridium
----------------
Cachés
----------------
Germanium
Une de ses
pièces
Douleur
----------------
Tellure
----------------
Sérénité
Camps
----------------
Capitale
Uniforme
----------------
Orifice
Gros titre
----------------
Etal
----------------
Changeant
A payer
----------------
Conjonction
Type (ph)
----------------
Décédé
Hameau
----------------
Fruit
Arbre
----------------
Baguette
Abri
----------------
Attacher
Article
----------------
Organisation
internationale
Dans le
rhum
----------------
Métro
Néon
----------------
Coût
----------------
Abat
Article
----------------
Plat
Quelconque
----------------
Cérium (inv)
Habitant
----------------
Ouverture
----------------
Junior
Insecte
----------------
Culture
----------------
Radon
Mois
Angle
----------------
Lac
Sa pièce de
théâtre
Médicament
----------------
Poil
Accroche
----------------
Vrai
1- GROUPE
AMÉRICAIN
2- CHANTEUR
3- TROMPETTIS-
TE ET FONDA-
TEUR
4- GROUPE
AMÉRICAIN
5- SAXOPHONIS-
TE
6- BATTEUR
F
U
S
I
O
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
LETTRES DE : Jazz-Rock
Par Tayeb Bouamar
MOTS FLÉCHÉS GÉANTS
Le Soir
d’Algérie
Détente Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 19
Lucide
----------------
Dimension
Espagnol
----------------
Caché
Part
----------------
Mélodie
Néon
----------------
Heurta
----------------
Méchantes
Cité antique
----------------
Paradis
Liaison
----------------
Lutécium
----------------
Diplôme
Indéfini
----------------
Périsses
Possessif
----------------
Lanthane
Roi de
Shakespeare
Conviendra
----------------
Epie
----------------
Plantées
Givré
----------------
Humiliés
Plante
----------------
Océan
Plat
----------------
Filet d’eau
----------------
Orientées
Possessif
----------------
Revers
----------------
Article
Terre
----------------
Louées
----------------
Entourés
Oiseaux
----------------
Wilaya
En l’état
----------------
Dissimulée
Pouffé
----------------
Séaborgium
Ville du
Brésil
----------------
Provoquée
Préposition
----------------
Maintenance

Issues
----------------
Peiner
Lianes
----------------
Revint
Pronom
----------------
Voie ferrée
Rongées
----------------
Possessif
Eprouvas
----------------
Fixes
----------------
Rigoles
Artères
----------------
Boule
Isolées
----------------
Parties
----------------
Traînées
Salvateur
----------------
Fruit
Préposition
----------------
Shoot
Médites
----------------
Choisissai
Monsieur
----------------
Proverbes
Essayée
----------------
Douceur
----------------
Ternes
Piégea
----------------
Courtisan
Plante
----------------
Rédigée
Note
----------------
Possessif
Océans
----------------
Obsédée
Etain
----------------
Accorde
l’hospitalité
Près de
Tlemcen
----------------
Valus
Violation
----------------
Féliciter
Arme
----------------
Chiffre
Possessif
----------------
Valses
Figure
----------------
Registre
----------------
Possessif
Prétend
----------------
Offres
----------------
Sacrés
Hâte
----------------
Chaîne TV
----------------
Arme
Néant
----------------
Bondis
----------------
Ego
Baguette
----------------
Oiseau
Institut
----------------
Insectes
----------------
Nage
Mesures
----------------
Possessif
----------------
Peinture
Lettres de
Belgique
----------------
Lettres de
Malaisie
Néon
----------------
Pays
Touffue
----------------
Résides
Tellure
----------------
Dinar
Sécrétions
----------------
Céréale
Titres Océan
Lettres de
Saïda
----------------
Chanta
Diplôme
----------------
Berné
Dissimula
Saint
----------------
Préfixe
Elargis
----------------
Chevaux
Logo
----------------
Parasite
----------------
Evincé
Drame
----------------
Germanium
Appris
----------------
Malaxé
Fondée
----------------
Rame
Plante
----------------
Assurances
Calumets
----------------
Raconte
----------------
Demi
Un à
Londres
----------------
Foot à Oran
Plier
----------------
Assurances
Nuit
----------------
Maladie
Domptée
----------------
Conjonction
Cibler
----------------
Dans la
soirée
Puni
----------------
Samarium
Pays
----------------
Osmium
Négation
----------------
Distance
Sabotée
----------------
Prénom
Boisson (inv)
----------------
Compagnie
pétrolière
Permettrait
----------------
Hameau
Le Soir
d’Algérie
Publicité Mardi 21 octobre 2014 - PAGE 20
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Fouad BOUGHANEM
Zoubir M. SOUISSI
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DE LA PUBLICATION :
Fouad BOUGHANEM
DIRECTEUR
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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation.
NOTRE JOURNAL
fait sienne cette citation de Joseph Pulitzer, fondateur du
journalisme moderne :
«Il (son journal, ndlr) combattra toujours pour le progrès et
les réformes, ne tolérera jamais l’injustice et la
corruption ; il attaquera toujours les démagogues de tous
les partis, n’appartiendra à aucun parti, s’opposera aux
classes privilégiées et aux exploiteurs du peuple, ne
relâchera jamais sa sympathie envers les pauvres,
demeurera toujours dévoué au bien public. Il maintiendra
radicalement son indépendance, il n’aura jamais peur
d’attaquer le mal, autant quand il provient de la
ploutocratie que de ceux qui se réclament de la pauvreté.»
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CREATION D’ASSOCIATION CREATION D’ASSOCIATION
Conformément à la loi 06.12 du 12 janvier
2012 relative aux associations, il a été créé
l’association Thifrath Mohand Ouyahya
commune Iboudrarène agréée sous le n°06
du 15 octobre 2014 et sont élus :
Président : Ben Belkacem Slimane
SG : Ali Mohamed Massinissa
Trésorier : Yahiaoui Mohamed Achour
R119082/B13
A Avis de perte de cachet
Perdu cachet oval portant mention
suivante : «SARL EASY WORLD
TPM, N°RC, 09 B 0186275 - 00/06,
à Sidi Aïch wilaya de Béjaïa, le
gérant décline toute responsabilité
quant à son utilisation frauduleuse.
R143709/B4
Le 21/10/2009, une date
gravée à tout jamais,
celle de ton départ auprès
de Dieu, laissant un
immense vide. Nous ne
pourrons jamais oublier
ton sourire, ta générosité
et ta bonté. Tu étais le
pilier de notre maison, le soutien de notre
famille, tu étais une source de tendresse et
un modèle de sagesse.
Que Dieu puisse t’accorder une place en
Son Vaste Paradis.
Ta femme, tes enfants et petits-enfants
demandent à tous ceux qui t’ont connu
d’avoir une pieuse pensée en ta mémoire.
Repose en paix, cher fils, père et frère.
«A Dieu nous appartenons et à lui nous
retournons.»
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A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.
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Hayet Nadri
Aujourd’hui coïncide
avec le 40
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jour depuis que
notre chère et regrettée
Hayet nous quitta pour un
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Dieu de l’accueillir en Son Vaste Paradis.
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et qui perd de temps en temps la mémoire. Prière à toute personne ayant des informations
sur lui de les communiquer aux services de police ou de gendarmerie les plus proches, ou
bien aux numéros de téléphone suivants : 0771 24 08 79 - 0552 88 94 39
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AIDEZ À RETROUVER SA
FAMILLE : Malade hospi -
talisé au service psychiatrie
hommes, CHU Bab-El-Oued.
Prière à toute personne
ayant des renseignements
concernant sa famille de contacter les :
021 96 04 44 - 021 96 06 66, poste 31-75
(assistante sociale)
«L' ut i l i sat i on de sanct i ons écono-
miques et financières contre la Russie
touche des marchés intégrés à l'échelle
mondi al e. Nous avons mai nt enant
besoin d'une stratégie pour convaincre
l es aut res pays (et l es marchés) que
cette nouvelle arme sera réservée pour
l utter contre l es vi ol ati ons graves des
normes i nternati onal es et non uti l i sée
comme moyen de pr essi on dans l es
l i t i ges commer ci aux cl assi ques. Un
code de bonnes pratiques ou principes
pourrait aider à guider le recours à ces
sanctions.» Tel est le dernier stratagè-
me auquel appel l e l e Counci l on
Forei gn Rel at i ons
(*)
pour l égi t i mer un
procédé qui ne prof i t e qu’ aux Et at s-
Unis.
Le Council on Foreign Relations ou
CFR est un think tank américain, qui se
dit non partisan, ayant en charge l'ana-
lyse de la politique étrangère des Etats-
Unis et la situation politique mondiale.
Fondé en 1921, il est composé d'envi-
ron 5 000 membres issus du milieu des
af f ai r es, de l ' économi e et de l a pol i -
tique. Il est considéré comme l'un des
thi nk tanks l es pl us i nfl uents en pol i -
tique étrangère
Il s’ agi t i ci d’ humani ser l e recours
aux mi ses en quarant ai ne que subi s-
sent depui s l a cri se cubai ne l es Etats
qui ne pl i ent pas aux or dr es de
Washi ngt on et i l s ne sont pas r ar es
(Cuba, Iran, Syrie, Russie).
En réalité, les Etats-Unis sont fami-
liers à cette pratique et disposent d’un
dispositif juridique ancien pour l’enca-
drer, il leur restait seulement à lui don-
ner une dimension internationale.
On se rappelle que les lois sur l'em-
bargo (Embargo Act en anglais) adop-
tées par le Congrès pour que les États-
Uni s restent neutres dans l es guerres
napol éoni ennes qui embr asai ent
l ’ Europe datent de 1807, du temps du
mandat du président Thomas Jefferson.
Ce derni er ref usa de choi si r ent re l a
Grande-Bretagne et la France. En vertu
de l'Embargo Act, aucun bateau étran-
ger ne pouvait entrer ni sortir des ports
amér i cai ns. Ce qu’ on omet de di r e,
c’ est que cet t e mesur e si gnai t l es
débuts de l'industrialisation des États-
Unis ; la fin du commerce avec l'Europe
obl i geant l es Et at s-Uni s à pr odui r e
localement ce dont ils avaient besoin.
Le document du Council on Foreign
Relations relève la facilité avec laquelle
les Etats-Unis et leurs alliés recourent à
cet t e sanct i on dans l eur gest i on des
conf l i t s. Cer t es, i l est r appel é que
«dans un monde l as de l a guerre, l es
sanctions sont une alternative intéres-
sante à l'action militaire, et l'expérience
de la Russie a montré ce que peuvent
coûter des sancti ons fi nanci ères à de
grandes économi es i ntégrées gl obal e-
ment».
Les sanct i ons en quest i on avai ent
ét é l e pri nci pal l evi er pour évi ncer l a
Russie de la mer Noire sous prétexte de
déf endre l a souverai net é ukrai ni enne
(de même que la guerre en Syrie et les
sancti ons i mposées à ce pays parti ci -
pent, entre autres, à son éviction de la
Médi t erranée et , pl us t ard, de l a mer
Caspienne).
Le document du think tank reconnaît
la légitimité des inquiétudes qui s’expri-
ment quant aux normes et règles inter-
nati onal es qui organi sent l e recours à
pareilles sanctions.
Certes, il ne conteste pas la nécessi-
t é de «sanct i ons gl obal es» cont re l a
Russie, même si elles ne sont pas sans
i nci dences maj eures sur l es i nt érêt s
européens et accessoi rement améri -
cai ns, sans parl er de l eurs i nci dences
sur l es mar chés mondi aux.
L'Allemagne et les Pays-Bas figuraient
en 2013 parmi l es pri nci paux fourni s-
seurs de la Russie, qui importe 35% de
sa consommat i on al i ment ai r e. La
Russie absorbe aussi 10% des exporta-
ti ons agri col es et agroal i mentai res de
l ' UE, pour un montant de 12 mi l l i ards
d'euros par an. Par contre, l’impact sur
l ' économi e améri cai ne est j ugé «i nsi -
gnifiant» par le Trésor américain.
Ce qui pr éoccupe davant age l es
Amér i cai ns ce ne sont pas l es
échanges commerciaux mais la sphère
financière. Le CFR souligne le cas parti-
culier de sanctions concernant les paie-
ments courants qui pourrai ent consti -
t uer un f r ei n à l a coopér at i on
internationale et un obstacle à l’intégra-
tion des marchés mondiaux. Il est alors
envi sagé une sorte de «pol i ce d' assu-
rance» contre les sanctions futures.
Il s’ agi t surt out d’ assurer l es mar-
chés tradi ti onnel l ement sous empri se
amér i cai ne cont r e l ’ avènement d’ es-
paces économi ques al t ernat i f s ou de
nouvel l es i nsti tuti ons i nternati onal es,
comme l a Banque asi at i que. Cet t e
évent ual i t é «r i sque de f r agment er l e
cadre de l a gouvernance économi que
mondi al e si el l e n' est pas coordonnée
avec l es i nsti tuti ons fi nanci ères i nter-
nat i onal es exi st ant es, comme l a
Banque mondi al e et l a Banque asi a-
tique de développement», avertit le rap-
port.
Ce dernier série trois grandes préoc-
cupations «quant à l'avenir de la surex-
ploitation des sanctions financières.
Primo : si un consensus internatio-
nal f or t est nécessai r e pour que l es
sanct i ons soi ent ef f i caces, cel a est
peut-être moins vrai aujourd'hui parce
que l ’ i mpact d’ une sanct i on donnée
tient à l’éviction de la victime des mar-
chés financiers, ce qui donne “ une cer-
t ai ne l at i t ude pour l es Et at s-Uni s de
faire cavalier seul” .
Secundo : il n’est pas exclu que les
Etats-Uni s soi ent une ci bl e possi bl e à
l'avenir, en réaction à leur politique “ à
Taïwan ou au Moyen-Orient” .
Tertio : s’agissant de la modulation
des sanct i ons, i l s’ agi t de s’ assur er
chaque f oi s qu’ on n’ est pas al l é t rop
loin. L’impact des sanctions affectant le
syst ème des pai ement s sur d’ aut r es
pays est de nouveau expr essément
envisagé ici : “ Une fois que des sanc-
tions ont été imposées, l’incitation à les
étendre pourrait conduire à une utilisa-
tion excessive. Dans le contexte russe,
ce débat tourne autour de l a questi on
de savoir si les sanctions devraient être
ét endues au syst ème de pai ement s.
Pour certains, le système de paiement
est un bien public mondial qui doit être
protégé, ce qui suggère qu'une norme
plus élevée devrait être fixée pour des
sanct i ons dans ce domai ne.
Cont r ai r ement à une i nt er di ct i on de
f or age de pét r ol e par des soci ét és
étrangères, par exemple, une restriction
à l'accès de la Russie aux systèmes de
paiement réduit les avantages d'autres
ut i l i sat eurs à t ravers l e monde” ». Le
propos a le mérite d’être clair.
Cela constitue certes «un coût sup-
pl émentai re pour ceux qui envi sagent
de faire des affaires en Russie», mais,
plus grave encore, cela peut contribuer
à une pert e de l égi t i mi t é du syst ème
des sanctions.
A travers ce souci de « légitimité », il
s’agit non plus ni moins que de nourrir
encore l’illusion d’un engagement des
États-Uni s «pour une soci été ouverte,
prospère, et fondée sur les règles d’un
marché mondial».
Il semble que cela n’est pas le cas et
que les autres pays ne sont pas dupes.
Il reste alors le recours à «une meilleu-
re communication» pour faire la leçon
aux autres.
Aussi , l ’ i dée «pl us ambi ti euse» est
«d'explorer la possibilité d'un code de
conduite mondial, ou de règles d'enga-
gement », à l ’ i mage des Pri nci pes de
Sant i ago, par exempl e, qui sont un
ensemble de vingt-quatre lignes direc-
tri ces vol ontai res pour l es i nvesti sse-
ments des fonds souverai ns acceptés
dans un gr and nombr e de pays en
2008, à l a f oi s avec l es f onds souve-
rai ns et l es pays d’ accuei l en mati ère
d’investissements. L'analogie avec les
Principes de Santiago est tentante car
ceux-ci ont évi t é «une concur r ence
destructrice par des engagements rela-
tifs à la divulgation, la transparence, la
réglementation et la gouvernance».
De même que tout code de conduite
«devrait promouvoir la transparence en
ce qui concerne la décision d'imposer
des sancti ons et l eur appl i cati on, l es
obj ect i f s et l es condi t i ons de l eur
retrait». Ce qui contribuerait à «décou-
rager l es mesures de rétorsi on et l es
réacti ons du tac-au-tac qui pourrai ent
s'avérer destructrices».
C’ est à cr oi r e que l ’ Amér i que
découvr e l e dr oi t et devi ent r ai son-
nable.
A. B.
(*) Counci l on For ei gn Rel at i ons,
Br eaki ng t he Code: Pr i nci pl es
Governi ng Sancti ons Agai nst Russi a,
16 octobre 2014. http://www.cfr.org/eco-
nomi cs/gl obal -economi cs-mont hl y-
october-2014/
Comment légitimer le crime
Le Soir sur Internet :
http:www.lesoirdalgerie.com
E-mail : info@lesoirdalgerie.com
PANORAMA PANORAMA
Par Hakim Laâlam Par Hakim Laâlam
hlaalam@gmail.com
@hakimlaalam
POUSSE AVEC EUX !
Dialogue politique. La direction du FFS se déplace chez
Saâdani. Ah bon ? Le FFS se rend à…
… Paris ?
Si l’information qui a «fait le buzz» sur les réseaux
sociaux et qui a été reprise par El-Khabar dans son édi-
tion d’hier lundi se confirme, c’est une bonne nouvelle,
une très bonne nouvelle, une excellente nouvelle. On y lit
que la directrice et une enseignante de l’école Bachir-El-
Ibrahimi d’Alger auraient été limogées. La première
parce qu’elle-même aurait refusé de licencier une de ses
profs qui avait osé faire une remarque au neveu de
Abdekka sur la tenue de ses cahiers et sur ses devoirs.
Je prie secrètement pour que cette info soit vraie. Eh
oui ! Ça clouerait enfin le bec aux médisants et aux
«milieux ricanants» qui distillent des rumeurs sur l’état
de santé du raïs, tentant de faire croire à l’opinion qu’il
ne peut plus rien gérer, qu’il est mourant, à l’article de la
mort, tout le temps entre deux avions et des pavillons
des urgences sur lesquels flottent des drapeaux rouges
frappés d’une croix blanche. Pour le coup, ces charo-
gnards qui ont voulu enterrer notre Président plutôt que
prévu vont enfin se taire. Car là, il vient de prouver qu’il
est vivant. Qu’il est en mesure de gérer le pays. Qu’il est
capable de prendre ou de faire prendre des décisions
capitales dans des secteurs stratégiques pour l’avenir de
la nation, comme l’éducation. Il conforte aussi et surtout
tous ces valeureux et courageux soutiens qui ont affirmé
contre vents et marées qu’un pays se gère avec la tête,
pas avec les pieds. Limoger une directrice d’école et une
maîtresse de français qui ne se seraient pas exécutées
assez rapidement devant «le fils du frère», c’est un acte
lourd, fondamental et surtout fondateur de ce que sera la
2
e
République, celle du Cadet. On ne prendrait pas ce
genre de décisions si l’on n’avait pas toute sa tête. C’est
une décision visiblement mûrement réfléchie, maturée et
structurée. En elle-même, elle devrait conditionner l’ave-
nir de l’éducation nationale sur la durée, pour les pro-
chaines générations qui s’en inspireront comme d’un
acte historique ayant marqué une étape à nulle autre
pareille dans la mise en place d’une carte scolaire répu-
blicaine, moderne et garantissant à chacun de nos
enfants et petits-enfants l’accès égal à l’enseignement et
au savoir. Plus près de nous, aujourd’hui et maintenant,
cette décision met fin au scénario fantaisiste d’une
vacance du pouvoir. Non ! Ce qui est vacant, pour le
moment, ce sont deux postes. Un poste de directrice
d’école et un poste de maîtresse de français ! Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
La preuve qu’il travaille !
Par Ammar Belhimer
ammarbelhimer@hotmail.fr