Les maladies bactériennes

transmises par les tiques

Sébastien Viel
Bettina Murienne
Tuteur : Chantal ROURE
Octobre 2010

Généralités
• Acariens hématophages, parasites obligatoires
des vertébrés
• 2ème vecteur d’infections humaines
• Distribution géographique large :
▫ Conditions environnementales / biotopes
▫ Conditionne l’épidémiologie des infections

• 2 familles de tiques importantes :
▫ Les Ixodidae
▫ Les Argasidae

• Cycle de 2/3 ans • Au total l’état de parasite ne représente que 10% de la vie de la tique .Les Ixodidae = Tiques dures • Présence d’un écusson chitineux dorsal • Plus de 800 espèces de répartition mondiale • Ixodes : 3 stades successifs nécessitant 3 hôtes.

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Transmission vectorielle • Pour les Rickettsies : ▫ Transmission directe lors de la morsure • Pour les Borrelia : ▫ Multiplication dans le tube digestif de la tique ▫ Transmission lors de régurgitation de liquide intestinal ▫ Nécessite un temps de fixation relativement long (17h) .

Les Argasidae = tiques molles • Absence d’écusson sur la face dorsale • Environ 160 espèces également de distribution mondiale • Vivent à proximité de leurs hôtes qu’elles infestent à plusieurs reprises. .

Transmission • Repas sanguin court (20 min) : ▫ Voie salivaire : Transmission par la salive contaminée ▫ La voie coxale : Pénétration via le liquide coxal ▫ Ecrasement .

Principales différences Caractéristiques Ixodidae (tiques dures) Argasidae (tiques molles) Morphologiques : Ecusson dorsal Pores coxaux Oui Non Non Oui Ecologiques : Habitat Activité saisonnière Nombres d’hôtes Environnement extérieur Oui 3 (1/stage) Terriers Non Nombreux Biologiques : Stades nymphaux Alimentation 1 Repas sanguin long Nombreux Repas sanguin court Maladie de Lyme. fièvre Q. erlichioses Fièvres récurrentes à tiques Maladies transmises . rickettsioses. tularémie.

Maladies transmises par les Ixodidae • La maladie de Lyme • Les rickettsioses • Les erlichioses .

afzelii • Répartition superposable à celle de son vecteur .La maladie de Lyme • La plus fréquente des anthropozoonoses bactériennes transmises par les tiques. burgdorferi lato sensu : B. B. burgdorferi stricto sensu. garinii et B. • 3 espèces en cause avec tropisme particulier : B.

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chasseurs…(maladie professionnelle) • Marche et camping sauvage dans les herbes hautes et les forêts de broussaille.Facteurs de risque • Individus travaillant en extérieur : ▫ Jardiniers. • MAIS existence d’animaux contaminés en zone urbaine .

Clinique • Extrêmement polymorphe = « nouvelle grande simulatrice » • Stade primaire : ▫ Etat grippal ▫ Fièvre. maux de têtes ▫ Erythème migrant = pathognomonique . frissons.

atteinte d’un ou plusieurs nerfs crâniens ▫ Méningo-encéphalites • Manifestations rhumatologiques : ▫ Monoarthrite ou oligoarthrite ▫ Genou+++ • Lymphocytome cutané bénin • Autres : ▫ Atteinte cardiaque.… . oculaire.Manifestations secondaires • Manifestations neurologiques : ▫ Méningo-radiculites +/.

Manifestations tertiaires • Manifestations neurologiques = neuroborréliose tardive • Acrodermite chronique atrophiante • Arthrites chroniques ou récidivantes .

pas applicable en routine ▫ PCR (pvt articulaire et cutané. manque de sensibilité dans le LCR) .Diagnostic direct • Prélèvements : ▫ Biopsie cutanée (périphérie des lésions riche en bactéries) ▫ Liquide articulaire ▫ LCR • Techniques : ▫ Pas colorable au Gram ▫ Culture délicate.

PCR en temps réel • Sonde commune aux trois espèces du complexe Borrelia burgdorferi sensu lato • Le Tm (température pour laquelle 50% de l’ADN est dénaturé) est spécifique de l’espèce. • 2 kits commercialisés : ▫ LightMix® Roche Diagnostic (utilisé au CBE) ▫ Diagenode .

▫ Dépistage par ELISA/IFI ▫ Confirmation par WB Bandelette Euroline-WB Anti-Borrelia + VlsE : .Diagnostic indirect • Recherche d’Ac (IgG et IgM) dirigés contre des antigènes borréliens.

Réactions croisées en sérologie • Essentiellement : activation polyclonale des lymphocytes B : infection virales (groupe Herpès). parasitaires (toxoplasmose) ▫ Surtout en IgM • Plus rarement : croisement avec les autres spirochètes (Syphilis. Leptospires) .

Diagnostic indirect • Formes neurologiques : recherche d’une synthèse intrathécale d’IgG. • Il prend en compte : ▫ Les IgG totales et spécifiques du sérum et du LCR ▫ La concentration d’albumine dans le sérum et le LCR . • Calcul d’un index permettant de différencier un passage passif d’une synthèse intrathécale.

Sensibilité des techniques Forme de contage Formes compliquées précoces Erythème migrant Méningoradiculite Sérum Sérum Peau LCR Formes compliquées tardives Arthrite Sérum LA ACA Sérum Peau Culture 3880% <10% <5% 2060% PCR 6090% 25% 50-70% 6090% ELISA Technique de choix 20-50% Aucune 70-90% 80-100% Sérologie + recherche d’une synthèse intratéchale 90-100% 95-100% 1) Sérologie 2) PCR 1) Sérologie 2) PCR .

Situations au cours desquelles la sérologie n’a pas d’indication • Dépistage systématique des sujets exposés • Piqûre de tique sans manifestation clinique • Érythème migrant typique • Contrôle sérologique systématique des patients traités .

infectiologie.com/site/medias/_documents/consensus/2006-lyme-long.Traitements ANTIBIOTIQUE POSOLOGIE DURÉE Amoxicilline 1 g x 3/j 14-21 jours ou Doxycycline 100 mg x 2/j 14-21 jours Céfuroxime-axétil 500 mg x 2/j 14-21 jours Azithromycine 500 mg x 1/j 10 jours ADULTE 1e ligne 2e ligne 3e ligne si CI 1re et 2e lignes ou allergie Conférence de consensus Lyme 2006 : http://www.pdf .

Maladies transmises par les Ixodidae • La maladie de Lyme • Les rickettsioses • Les erlichioses .

• Augmentation des voyages internationaux donc plus souvent confrontés • 4 grandes familles : ▫ ▫ ▫ ▫ Les rickettsioses vraies ( 15 maladies décrites) Les ehrlichioses (nouveau groupe) Les bartonelloses La fièvre Q (Coxiella burnetii) .Introduction • Sous ce terme des maladies connues depuis plusieurs siècles ainsi que des pathologies émergentes rapportées récemment.

changements permanents • Modifiée par les techniques de biologie moléculaire • Séquences de 5 gènes : ▫ ▫ ▫ ▫ ARNr 16S gltA (citrate syntase) ompA et ompB Gène D codant une protéine de 17 kDA .Taxonomie • Domaine controversé.

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• Famille des Rickettsiaceae comprenait trois tribus : ▫ Rickettsiae ▫ Ehrlichieae ▫ Wolbachieae famille des Anaplasmataceae • Remaniement : Coxiella burnetii et genre Bartonella exclus de l’ordre des Rickettsiales .

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• Actuellement 25 espèces reconnues du genre Rickettsia et deux groupes ressortent: ▫ Groupe boutonneux ▫ Groupe typhus .

• Intracellulaires strictes (dans le cytoplasme voire le noyau pour les rickettsies du groupe boutonneux) • Responsables de maladies très diverses certaines étant bénignes d’autres pouvant mettre en jeu le pronostic vital .Les rickettsies • Bactéries dont la structure est celle des Gram négatif mais non colorées par cette coloration (coloration de Gimenez ou de Giemsa) • Glycocalyx ou slime.

coccinelles et acariens • Distribution géographique et incidence des maladies liées à l’écologie de ces arthropodes .Epidémiologie • Zoonose associées aux arthropodes (vecteurs et/ou réservoirs) : essentiellement tiques mais aussi poux. puces.

Pouvoir pathogène • Début de l’infection au point d’inoculation • Puis passage dans la circulation : cellules cibles = cellules endothéliales ou cellules monocytaires (adénopathies) • Anomalies morphologiques des cellules => desquamation des cellules endothéliales (perte des propriétés d’adhésion. mécanismes immunologiques??) • Effet cytopathique rapide avec larges plages de lyse en culture ▫ Contamination intercellulaire par projection cellulaire et phagocytose induite . effet cytopathique direct.

…) • Production de toxines mal connue . pulmonaire.Pouvoir pathogène • Stimulation des cellules endothéliales avec augmentation de la sécrétion du FvW et libération de thrombomoduline => vascularite (manifestations cliniques et biologiques) et atteintes d’autres organes possibles (hépatique. cérébrale.

Les principales rickettsies pathogènes .

Boillat and al. revue médicale suisse n°111 .Approche clinique des rickettsioses. N..

Conorii • Vecteur = tique brune du chien Rhipicephalus sanguineus • Transmission par morsure de la tique (indolore) • Maladie urbaine et péri-urbaine .La fièvre boutonneuse méditerranéenne • Endémique dans le pourtour méditerranéen (en France : Sud Est). Europe centrale. Afrique centrale et du Sud • En été • Due à Rickettsia conorii subsp.

La fièvre boutonneuse méditerranéenne : clinique • Incubation d’environ 6 jours : asymptomatique • Dure environ 12 à 20 jours (en général guérison sans séquelle) • Amélioration clinique après 48h de traitement • 5% de formes sévères potentiellement mortelles ▫ Vascularite diffuse ▫ Manifestations rénales. cardiovasculaires et des phlébites . neurologiques.

• Fièvre élevée + éruption maculopapuleuse 2-3j après + syndrome pseudogrippal + escarre d’inoculation (tâche noire : lésion croûteuse cernée d’un halo érythémateux) .

La fièvre pourprée des montagnes • USA et certains pays d’Amérique centrale et du Sud. D’avril à septembre • Due à Rickettsia rickettsi • Vecteurs : ▫ Dermacentor variabilis et andersoni ▫ Amblyomma cajennense ▫ Rhipicephalus sanguineus • Transmission par morsure de la tique (indolore) • Zones urbaines et rurales .

myalgies Nausées.La fièvre pourprée des montagnes : clinique • Incubation d’environ 7 jours • Pas d’escarre au site d’inoculation • Symptômes non spécifiques : ▫ ▫ ▫ ▫ Fièvre élevée Adénopathies importantes Céphalées. anorexie. vomissements. asthénie. douleurs abdominales et diarrhées .

lésions pétéchiales diffuses dont les paumes et les plantes .• Rash érythématopapuleux au 3ème jour de fièvre : Classiquement.

• La plus sévère des rickettsioses liées aux tiques. on peut retrouver : ▫ ▫ ▫ ▫ Atteintes neurologiques. pulmonaires Défaillance rénale Myocardite Nécrose des extrémités • Facteurs de risques : ▫ Âge ▫ Délai > 5j pour début de traitement ▫ Déficit en G6PD .

Autres rickettsioses éruptives • fièvres boutonneuses ▫ Fièvre boutonneuse d’Israël ▫ Fièvre dAstrakhan ▫ Indian tick typhus ▫ Typhus sibérien à tique ▫ Fièvre boutonneuse d’extrême orient ▫ Fièvre boutonneuse japonaise ▫ Fièvre boutonneuse à R. parkeri ▫ Fièvre du Queensland ▫ Fièvre boutonneuse des îles Flinders • TIBOLA : tick-borne lymphadenitis • LAR : lymphangitis associated rickettiosis • Rickettsiose à tique africaine .

typhi par la puce du rat) • Typhus des broussailles (acariens) .Autres rickettsioses éruptives non transmises par tiques • Typhus épidémique (Rickettsia prowazekki transmise par le poux de corps humain) • Typhus murin endémique (R.

éventuellement associée à un escarre.Diagnostic • Diagnostic essentiellement clinique ▫ Repose sur un faisceau d'arguments épidémiocliniques • Présence d'une éruption cutanée fébrile. . en zone et en période d'endémie est fortement évocateur.

Biologie non spécifique • Thrombopénie • Leucopénie • Elévation des enzymes hépatiques .

Biologie spécifique • Sérologie = test diagnostique le plus utilisé mais rétrospectif (séroconversion = environ 16 jours) • La culture. . la PCR et l’immunohistochimie permettent un diagnostic en phase aiguë.

conorii et R.  Les sérums positifs sont envoyés au CNR : un titre en immunofluorescence IgG 1 : 128 et IgM 1 : 64 est significatif. typhi (réactivité contre le groupe typhus ). .Sérologie • Idéal : prélever deux sérums à 2-3 semaines d’intervalle voire un sérum tardif à 4-6 semaines si sérologie négative • IFI : méthode de référence ▫ Limites : réactions croisées entre les espèces et avec d’autres intracellulaires ▫ Au CBN :  criblage par détection d’Ig totales anti R. rickettsi (réactivité contre le groupe fièvres boutonneuses) puis titrage des Ig totales et Ig M et G si positif. anti R.

Sérologie : autre • Test de Weil et Félix (1916) ▫ historique ▫ Peu sensible et peu spécifique • Western blot plus précoce et pour préciser l’espèce ▫ Ag LPS ▫ Et 2 Ag spécifiques d’espèces : OmpA et OmpB supports du sérotypage • Fixation du complément. ELISA (pas utilisées au CNR) . hémagglutination.

Culture • Sécurité niveau 3 • À partir du sang (tube hépariné). biopsies cutanées ou tiques vivantes • Centrifugation sur tubes bijoux (tubes avec au fond une lamelle de verre). culture sur tapis cellulaire de fibroblastes ▫ Plage de lyse en 3-4 jours ▫ IFI sur lamelle après 6 jours d’incubation avec des Ac .

tissus fixés et arthropodes • PCR en temps réel et PCR suicide (PCR nichée avec amorces à usage unique pour éviter la contamination) • Identification d’espèces par séquençage des gènes gltA et ompA .Biologie moléculaire • Sensible et rapide • Sur sang (EDTA). biopsies cutanées.

.Autres • La détection des bactéries dans une biopsie d'escarre possible par immunohistochimie à l'aide d'anticorps mono-ou polyclonaux.

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rifampicine FQ Certains macrolides • Inefficacité de : ▫ Bétalactamines.Traitements • Intracellulaires stricts donc pas d’évaluation d’efficacité des antibiotiques en bactériologie de routine (envoi au CNR) • Antibiotiques actifs : ▫ ▫ ▫ ▫ Tétracyclines Chloramphénicol. érythromycine et Bactrim . aminosides.

au moins trois jours après l’apyrexie .• Dès la suspicion de rickettsiose • Doxycycline (200mg/j) pour adulte et enfant (5mg/kg/j). Si sévère vibramycine IV puis relais doxycycline per os • Alternative: chloramphénicol 50-75 mg/kg/j • Femme enceinte : josamycine • Durée : liée à la réponse clinique.

Maladies transmises par les Ixodidae • La maladie de Lyme • Les rickettsioses • Les erlichioses .

• Zoonoses liées à une bactérie intracellulaire stricte • 3 ehrlichioses en pathologie humaine ▫ Ehrlichiose japonaise ou fièvre ganglionnaire ▫ Ehrlichiose monocytique américaine ▫ Ehrlichiose granulocytaire humaine • Cibles : ▫ ▫ ▫ ▫ Cellules mononucléées circulantes Les granulocytes Les lymphocytes Les plaquettes .

Propagation par lyse du phagosome et libération des bactéries. • Pas de vascularite • Rôle immunodépresseur : survenue d’infections opportunistes • Immunité cellulaire responsable de la guérison .Physiopathologie • Pénétration de la bactérie par phagocytose dirigée puis multiplication dans le phagosome en inhibant la fusion phagolysosomiale. • Chaque espèce a un tropisme tissulaire particulier d’où les différentes manifestations cliniques.

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L’ehrlichiose japonaise • Décrite en 1954 (ingestion de poisson cru) mais qui semble avoir disparu • Due à Ehrlichia sennetsu • Non causée par une piqûre de tique • Poussées épidémiques de août à novembre .

détresse respiratoire aiguë. après morsure de tique. arthralgies (parfois méningite lymphocytaire ou atteinte pulmonaire) • Des formes asymptomatiques et des formes graves : hypotension. anorexie.L’ehrlichiose monocytique • Transmission par une tique non présente en Europe : Amblyomma americanum. céphalées. • Evoquer le diagnostic lors d’une fièvre estivale inexpliquée. en zone d’endémie (USA) avec hépatite modérée et leucothrombopénie . méningoencéphalite. IRA. Réservoir = daims • Due à Ehrlichia chaffeensis • Maladie estivale • Fièvre inexpliquée ++. pancytopénie profonde voire décès. frissons. myalgies.

L’ehrlichiose granulocytaire • Europe et USA. Parfois surinfection et décès • Sévit de mars à septembre • Y penser à chaque fois que la maladie de Lyme est évoquée . courbatures. cépahlées). mylagies. sueurs. phagocytophila (parasitent les polynucléaires des moutons et des chevaux) • Symdrome pseudogrippal sévère (fièvre inexpliquée ++. tique du genre Ixodes (idem maladie de Lyme)  Ixodes scapularis aux USA  Ixodes ricinus en Europe • Bactérie classée auprès de Ehrlichia equi et E.

leucopénie Élévation des enzymes hépatiques. de la LDH et de la bilirubine Direct : Mise en évidence par frottis sanguin coloré au MGG d’inclusions intracytoplasmiques caractéristiques (neutrophiles ou monocytes) .Diagnostic • • Gravité potentielle et manque de spécificité clinique donc à évoquer systématiquement devant tout syndrome grippal. anémie. ou toute pneumopathie atypique survenant dans un contexte d'exposition aux morsures de tiques en zone d'endémie Non spécifique : ▫ ▫ • Thrombopénie.

Diagnostic • Indirect : ▫ Sérologie : dépistage par IFI puis titrage si positif • Autre au CNR : ▫ PCR par amplification du gène codant l’ARNr 16S et séquençage ▫ Culture sur cellules HL 60 • Sur LCR si complications neurologiques (inclusions présentes) .

Traitement • Le plus précoce possible (avant la sérologie) • Tétracyclines en 1ère intention 200 mg/j PO chez l’adulte (avec la rifampicine seuls bactéricides) • Béta-lactamines. macrolides inefficaces. FQ. • 5 à 28 jours : selon la gravité de l’atteinte et les auteurs (pas de consensus) .

Maladies transmises par les Argasidae • Les fièvres récurrentes endémiques à tiques. .

▫ En France pas de cas autochtones.Les fièvres récurrentes endémiques à tiques • Maladies géographiquement limitées aux biotopes des vecteurs. • Tiques molles du genre Ornithodoros • Habitat = Terriers des rongeurs .

Distribution géographique Espèce Pathogène Distribution géographique O. Asie Centrale O. zumpti Borrelia tillae Afrique du Sud . erraticus Borrelia crocidurae Borrelia hispanica Afrique du Nord Péninsule ibérique O. tartakovskyi Borrelia latyschevi Asie Centrale O. tholozani Borrelia persica Israël. turicata Borrelia turicatae Sud-ouest des États-Unis Amérique Centrale O. moubata Borrelia duttoni Est et Sud de l'Afrique O. coriaceus Borrelia coriaciae Côte pacifique États-Unis O. hermsii Borrelia hermsii Ouest des États-Unis O.

Clinique • Incubation de 2 à 18j puis expression brutale: ▫ ▫ ▫ ▫ Fièvre à 40/41C + frissons Douleurs diffuses Raideur méningée Hépatosplénomégalie • Régression en 3 à 5 jours • Récurrence dont le nombre varie avec l’espèce (entre 9 à 15) et d’intensité moindre .

lié à l’expression variable des protéines de membrane .Pourquoi cette récurrence ? • Chaque épisode fébrile reflète une bactériémie intense. • Période de rémission = développement d’Ac dirigés contre un sérotype • Chaque récidive = émergence d’un nouveau sérotype.

Diagnostic biologique
• Mise en évidence sur frottis
après coloration (MGG…)
• Identification de l’espèce par
séquençage de l’ADNr 16S
• Sérologie et culture peu utilisées.
• Traitement :
▫ Doxycycline 200mg/j pdt 1 à 7j
▫ 2 à 5% de mortalité sans traitement
▫ Réaction de Jarisch-Herxheimer

Maladies exceptionnellement
transmises par les tiques
• La fièvre Q, zoonose due à une bactérie
intracellulaire Coxiella burnetii
• Isolement par PCR chez 7,7% des 1039 tiques
collectées en Espagne entre 2003 et 2005 : rôle
dans la dissémination ?

Detection of Coxiella burnetii in Ticks Collected from Central Spain. Vector-Borne Zoonotic Dis. 2009

• En France : Pas de majoration saisonnière des
infections à C. burnetti

La tularémie
• Zoonose due à Francisella tularensis
• En France, le réservoir serait constitué à 95% par le
lièvre
• Isolement dans de nombreux arthropodes

Francisella tularensis: an arthropod-borne pathogen. Vet Res. 2009

• US : Tiques considérées comme principal facteur de
transmission

2008 July. henselae par une tique : Transmission of Bartonella henselae by Ixodes ricinus Emerg Infect Dis. 14(7): 1074–1080 .Les bartonelloses • De nombreux arthropodes sont suspectés d’être vecteur d’espèces de Bartonella : ▫ Rôle de transmission chez les réservoirs ▫ Différentes Bartonella sont retrouvées chez Ixodes ricinus en Europe • Transmission artificielle de B.

fièvres hémorragiques…) ▫ Parasitaires (babésioses) • Nombreux autres arthropodes vecteurs : ▫ Moustiques ▫ Puces ▫ Poux… .Conclusion • Tiques = Vecteurs de nombreuses maladies ▫ Bactériennes ▫ Virales (encéphalites à tiques.

Prévention • Individuelle : ▫ Dans la nature ▫ Dans les jardins ▫ Cas particulier des Argasidés • Conduite à tenir : ▫ ▫ ▫ ▫ Retirer la tique le plus rapidement possible Eviter la traction Eviter la compression Effectuer un mouvement de rotation .