MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA

08/09/2004

MANUEL
THEORIQUE

1

MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA

08/09/2004

SOMMAIRE
2.1 Introduction .................................................................................................................... 1
2.2 Concepts de base............................................................................................................. 2
2.3 Types d’analyse de stabilité (vérifications) ...................................................................... 4
2.3.1 Vérification de la stabilité globale ......................................................................... 4
2.3.2 Vérification de la stabilité interne .......................................................................... 4
2.3.3. Vérification de la stabilité de la structure de type mur poids .................................. 5
2.3.4 Vérification au glissement ..................................................................................... 5
2.3.5 Vérification des tassements du sol.......................................................................... 6
2.3.6 Vérification de l’analyse de stabilité pour une surface donnée ................................ 6
2.4 Comportement des éléments de renfort ........................................................................... 7
2.4.1 Modèle rigide ........................................................................................................ 7
2.4.2 Modèle déformable (Méthode des déplacements) ................................................... 9
2.5 Analyse de stabilité effectuée en utilisant la méthode de l’équilibre limite ...................... 12
2.5.1 Méthodes utilisées par Macstars........................................................................... 12
2.5.2 Analyse de stabilité pour des surfaces de rupture imposées................................... 14
2.5.3 Subdivision en tranches ....................................................................................... 15
2.5.4 Surcharges........................................................................................................... 15
2.5.5 Massif de sol renforcé.......................................................................................... 20
2.5.6 Nappe phréatique................................................................................................. 20
2.6 Analyse de stabilité générale ......................................................................................... 24
2.7 Analyse de stabilité interne............................................................................................ 25
2.8 Analyse de stabilité de la structure de type mur poids .................................................... 26
2.8.1 Sélection d’une partie du massif renforcé à considérer comme mur poids ............. 26
2.8.2 Vérification géométrique de la partie choisie ........................................................ 26
2.8.3 Définition du mur poids ....................................................................................... 26
2.8.4 Calcul des forces agissant sur le mur poids........................................................... 27
2.8.5 Calcul des forces maximum agissant sur le mur poids .......................................... 28
2.8.6 Vérification de la stabilité au glissement .............................................................. 28
2.8.7 Vérification de la stabilité au renversement.......................................................... 29
2.8.8 Vérification de la stabilité au poinçonnement ....................................................... 29
2.8.9 Calcul de la pression ultime ................................................................................. 30
2.9 Vérification au glissement pour des massifs de sols renforcés ou pour des blocs............. 31
2.10 Calcul du tassement..................................................................................................... 31
2.10.1 Calcul de la zone chargée................................................................................... 32
2.10.2 Calcul de la contrainte provoquée ...................................................................... 32
2.10.3 Calcul des tassements ........................................................................................ 33

2

MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA

08/09/2004

2.1 Introduction
Le programme Macstars version 2000 a été développé afin d’analyser la stabilité des massifs de sol
renforcé, ouvrages dont la bonne tenue est assurée par l’insertion de renforts capables de reprendre des
efforts de traction. Macstars 2000 permet, de plus, d’effectuer des vérifications de stabilité par la
méthode de l’Equilibre Limite pour des pentes naturelles ou pour des talus renforcés.
Le type de vérification à effectuer en fonction des mécanismes de rupture potentielle du terrain, le
comportement des éléments de renfort, le type de charge considéré sont donc des aspects
fondamentaux qui seront illustrés succinctement et séparément ci-après.
Avant d’illustrer la méthode de calcul de Macstars 2000, nous tenons à préciser quelques définitions
fondamentales utilisées dans ce programme.

1

du remblai à l’arrière (Voir figure 1). Il joint un bloc de renfort au bloc situé juste au-dessus ou bien il joint l’ouvrage de soutènement à la pente naturelle. Elément de renfort : Principal ou secondaire.2 Concepts de base Blocs Terrain de couverture Blocs Terrain naturel Terrain de couverture STRUCTURE STRUCTURE STRUCTURE Figure 1 Talus d’origine : Profil du terrain naturel avant la mise en place des éléments de renfort. L’ancrage au parement est réalisé par un retour du renfort à l’intérieur du remblai structurel. qui sont repris par frottement à l’interface renfort / remblai.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2. apporte au terrain de remblai une résistance aux efforts de traction. Parement : Face avale libre du bloc Gabions : Structure grillagée remplie avec des pierres en parement. cet ouvrage peut être recouvert superficiellement par du sol. L’élément secondaire est en général plus long que l’élément principal et permet d’assurer la stabilité générale du massif. (Voir figure 1) Bloc : Ouvrage de renfort simple constitué par du remblai structurel. 2 . Sur une même pente. plusieurs ouvrages peuvent être envisagés (Voir figure 1) Terrain de couverture : Profil du sol qui recouvre l’ouvrage de soutènement. Remblai structurel : Sol utilisé pour le bloc de renfort. Ouvrage de soutènement : Formé par une ou plusieurs structures de renfort nommées blocs. mis en place en couches horizontales. Longueur de retour : partie de l’élément de renfort entre le parement et la fin du retour du renfort dans le remblai. Remblai : Sol utilisé pour remplir l’espace entre le bloc de renfort et le terrain naturel. compacté mécaniquement pour en améliorer les caractéristiques mécaniques et de résistance. réparti en couches entre les éléments de renfort. utilisée pour le drainage et le contrôle de l’érosion ou pour donner au parement une plus grande rigidité en cas de murs de soutènement verticaux. Cette longueur est de l’ordre de 50-100 cm. des éléments de renfort. cet élément de renfort. Le renfort secondaire est placé sous la face inférieure du renfort. Le parement du bloc peut être composé d’éléments spéciaux (ex : Parement en béton ou de type gabion).

MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Longueur d’ancrage : longueur de l’élément de renfort externe à la surface de rupture Résistance à l’extraction : Adhérence maximale du renfort dans la zone résistante (dans laquelle les contraintes de cisaillement exercées par le sol sur les renforts sont dirigées vers l’intérieur de la pente) ou dans la zone active (contraintes dirigées vers le parement) 3 .

3. renforcé ou non.1 Vérification de la stabilité globale La vérification de la stabilité globale ou stabilité de base est l’analyse de stabilité d’un talus.Analyse de stabilité interne . STABILITE INTERNE Analyse de stabilité concernant des surfaces de ruptures internes à la structure renforcée Figure 3 4 . c’est à dire les éléments de renforts nécessaires (type. Les surfaces de glissement potentiel débutent en pied de l’ouvrage renforcé. Glissement.2 Vérification de la stabilité interne La vérification de la stabilité interne (ou stabilité du talus) permet d’établir le dimensionnement d’un ouvrage de soutènement. etc.…). (Figure 3).Vérifications de stabilité type mur poids (Basculement. espacement entre les éléments de renfort. Poinçonnement) . recoupent l’ouvrage dimensionné et se terminent en amont de cet ouvrage.Calcul des tassements 2. STABILITE GLOBALE Analyse de stabilité concernant des surfaces de rupture extérieures à la structure renforcée Figure 2 2. longueur.Analyse de stabilité globale . effectuée grâce aux méthodes de l’équilibre limite.3. Elle est nécessaire pour évaluer la stabilité de l’ouvrage de soutènement par rapport aux mécanismes de glissement profond potentiel (mécanismes de rupture qui ne recoupent pas le massif renforcé) (figure 2).Analyse de stabilité au glissement .3 Types d’analyse de stabilité (vérifications) Macstars2000 permet d’effectuer les calculs suivants : .MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2. Il est aussi possible de vérifier la stabilité d’un talus non renforcé avant de prendre en compte les hypothèses de dimensionnement de renfort.

la pente moyenne (inclinaison) du bloc de renfort doit être supérieure ou égale à 70° (figure 4). la valeur de la contrainte de rupture du sol à la base du mur peut être déterminée par l’utilisateur ou peut être calculée automatiquement par le programme.3. 5 . l’ouvrage de soutènement complet ou une partie de celui-ci. VERIFICATION DE TYPE MUR POIDS B B β β > 70° β > 70° β A A Figure 4 La vérification de type mur poids consiste en 3 analyses classiques de stabilité réalisées pour les murs de soutènement (figure 5) : vérification au renversement (A). Ce calcul est décrit plus après.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2. L’analyse de stabilité peut être réalisée pour un mur formé par tous les blocs structurels de l’ouvrage de soutènement (considéré comme remblais structurels) ou pour un mur formé par le bloc sélectionné et les blocs supérieurs. Afin de considérer la séquence des blocs sélectionnés comme un mur monolithique.4 Vérification au glissement Ce type d’analyse de la stabilité est effectué pour vérifier la stabilité de l’ouvrage (complet ou partie de cet ouvrage) au glissement le long d’un plan horizontal sélectionné par l’utilisateur (figure 6) en utilisant les paramètres de vérification de la stabilité (cohésion. 5A: Stabilité au basculement 5B: Stabilité au glissement 5C: Poinçonnement Figure 5 2. point A) avec le coin droit supérieur du dernier bloc de l’ouvrage à vérifier (figure 4. point B).3. Ce mur doit reprendre les efforts exercés par le terrain amont. angle de frottement sur la surface de glissement) sélectionnés par l’utilisateur et qui dépendent du type de contact à la base.3. Le programme détermine la pente moyenne en considérant la ligne droite reliant le coin droit le plus bas au premier bloc (figure 4. vérification au glissement (B) vérification au poinçonnement (C). est considéré comme un mur monolithique constitué de blocs. Pour cette dernière vérification. Vérification de la stabilité de la structure de type mur poids En effectuant ce type d’analyse de stabilité.

3. remblais classiques. divers modèles en élasticité (dépendant du type de sol) sont utilisés pour calculer les affaissements du sol provoqués par les charges appliquées. 6 .6 Vérification de l’analyse de stabilité pour une surface donnée Utilisant la méthode de l’Equilibre limite. 2. couverture du terrain supérieur) sont considérés comme des charges qui impliquent un changement dans la répartition des contraintes. cette analyse est effectuée une fois la forme de la surface du glissement potentiel connue.5 Vérification des tassements du sol Macstars 2000 permet de calculer les tassements du sol provoqués par l’installation de massifs de sol renforcé.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 VERIFICATION DU GLISSEMENT INTERNE Figure 6 2. Ainsi. Les sols ajoutés (remblais structurels.3.

une longueur d’ancrage est inférieure à la longueur minimum établie. sur laquelle on applique un coefficient de sécurité.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2. Tout ceci induit une déformation de l’élément de renfort. Pour chaque élément de renfort. peut être : l’effort de résistance à la traction de l’élément de renfort. Pour calculer l’effort d’extraction. la contrainte tangentielle ultime (τu) est atteinte. avec la possibilité de considérer deux différents modèles de comportement définis comme suit : – Modèle rigide – Modèle déformable (Méthode des déplacements) 2. les conditions suivantes doivent être vérifiées : . 4) Tant que la déformation augmente. le principe du modèle rigide considère la résistance à la rupture de cet élément. la contrainte d’extraction au sein de la portion de sol instable. dans le premier cas.La résistance à l’extraction à l’intérieur de la portion de terrain instable doit être garantie Si. 7 .Un ancrage minimum au parement doit être garanti (fourni par l’utilisateur) . dans Macstars 2000. l’effort de traction de l’élément de renfort est annulé.La valeur de la résistance à l’extraction dans la zone d’ancrage doit être garantie .1 Modèle rigide Pour un élément de renfort recoupé par une surface de glissement potentiel analysée. la résistance à l’extraction de l’élément de renfort le long de la zone d’ancrage. l’effort de traction dans l’élément de renfort est limité à la plus petite des deux valeurs des résistances à l’extraction (zone d’ancrage ou zone instable).4 Comportement des éléments de renfort Les éléments de renfort sont des éléments structurels qui se comportent de la manière suivante : 1) Les éléments de renfort peuvent reprendre les efforts de traction 2) Les contraintes de traction au sein des renforts peuvent se développer grâce à l’adhérence entre l’élément de renfort et les autres matériaux (sol ou autres éléments de renfort) situés juste au-dessus et juste en dessous 3) Les éléments de renfort fournissent une force stabilisatrice dans la zone où ils interceptent une surface de glissement. la résistance fournie par l’élément de renfort augmente jusqu’à ce qu’elle atteigne une valeur maximale qui. on suppose que pour tout point de l’élément de renfort. 5) L’analyse de stabilité a été fournie. c’est à dire la zone du talus dans laquelle les contraintes de cisaillement se développent.4. indépendamment des valeurs de rigidité des éléments de renfort. Dans le second et le troisième cas. en fonction de la géométrie du problème considéré.

le principe de calcul de l’effort ultime d’extraction est similaire au principe utilisé pour calculer l’extraction des renforts dans la zone passive. adjacente au parement. 8 . σv où f = le coefficient de frottement total de l’élément de renfort sur les matériaux inférieurs et sur les matériaux supérieurs dans le segment considéré. Extraction des renforts au parement (zone active) Dans le cas d’éléments de renfort secondaires. l’effort résistant dû au retour de l’élément de renfort doit être ajouté. σv où les symboles sont identiques à ceux du cas précédemment illustré. les contraintes tangentielles ultimes doivent être calculées selon l’équation suivante τu = f . Dans le cas des éléments de renforts principaux. Pour chaque segment. la valeur de la contrainte tangentielle ultime (τu) est calculée en utilisant l’équation suivante : τu = f . La longueur de l’élément de renfort au sein du bloc de terrain instable est divisée en segments. La valeur déterminée doit être pondérée par un coefficient de sécurité défini par l’utilisateur. La résultante (F0) peut alors être calculée par la somme des deux forces : F0 = F 1 + ∆F où F1 est la résultante de la contrainte d’extraction sur le retour du renfort (horizontal) tandis que ∆F est la résultante additionnelle qui prend en considération la contrainte agissant sur la partie sub-vertical. Pour chaque segment. obtenues par l’équation suivante: σv = (W + Pv – U ) / dx W = poids total de la colonne formée par le sol situé au-dessus du segment P v = Composante verticale de al résultante des surcharges réparties uniformément qui agissent en amont U = Poids de la colonne d’eau dx = largeur du segment considéré L’intégration des contraintes tangentielles ultimes fournit l’effort ultime d’extraction externe de l’élément de renfort. L’intégration des contraintes tangentielles ultimes fournit la valeur de l’effort ultime d’extraction.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Extraction des renforts dans la zone passive (zone d’ancrage) La zone d’ancrage est divisée en segments. que ce soit l’élément de renfort sur l’élément de renfort (frr) ou l’élément de renf ort sur le terrain (ftr) σv = Contraintes verticales agissant sur le segment considéré.

2. défini par l’utilisateur peut être ajouté à la valeur de la contrainte ultime totale d’extraction. Un coefficient de sécurité.4. le calcul de la contrainte agissant sur l’élément de renfort est basé sur les hypothèses suivantes : 1) la relation entre la contrainte de cisaillement (τ ) et le déplacement (δ) est hyperbolique.2 Modèle déformable (Méthode des déplacements) Selon ce modèle.La relation contrainte .La relation contrainte . f tr L’effort total d’ancrage dans la zone active est alors donné par la somme de l’effort de frottement en zone active et de l’effort Fo mobilisable aux niveaux du parement et du retour horizontal. obtenu avec la tangente initiale La valeur de δ e est une fonction de σv selon l’équation suivante : δ e = ke . Elle est définie par l’équation (figure 7) τ = τu . σv où ke est le paramètre de glissement élastique. la résistance fournie par un élément de renfort coupant la surface de glissement potentiel est calculée en prenant en considération : .déformation de l’élément de renfort supposé comme un élément isolé . égal au ratio entre δ e / σ v pour un ou plusieurs tests de cisaillement directs τ τµ δ δ Figure 7 9 .déformation des interfaces entre l’élément de renfort et les matériaux inférieurs et supérieurs. comme pour le comportement des pieux avec le frottement latéral.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 F1 est calculée en utilisant un principe similaire à celui utilisé pour l’extraction dans la zone d’ancrage (intégration des contraintes de cisaillement) alors que ∆F est calculé en supposant que la zone analysée a une configuration semi-circulaire selon l’équation suivante : ∆F = F1 . Pour un déplacement donné δ (composante horizontale du déplacement global de la pente). où : δ --------------δe + δ δe = déplacement élastique. π .

le programme calcule dN 1 (qui est la variation de l’effort axial sur le premier segment de l’élément de renfort) égal à la contrainte de cisaillement τ1 multiplié par la longueur du segment de l’élément de renfort 5) l’effort moyen Nmed = N . la contribution de l’effort axial agissant sur la première tranche (dN1). le programme répétera le calcul en commençant du point 3 jusqu’au point 7 9) ce principe de calcul fournira la valeur de la contrainte tangentielle agissant sur la tranche 1 (τ1).A est aussi appelé rigidité (symbole J) qui est une caractéristique déjà entrée dans la base de données de l’élément de renfort.déformation de l’élément de renfort est donné par l’équation classique d’élasticité : N.A Où N = Effort axial moyen sur le segment de l’élément de renfort L = longueur du segment de l’élément de renfort E = module d’élasticité des renforts A = section de l’élément de renfort dL = allongement de la section de l’élément de renfort Le produit E. 3-4-5-6-7-8-9 10 .dN1/2 est calculé 6) ensuite l’allongement du segment de l’élément de renfort produit par l’effet de Nmed est calculé 7) puis l’élongation moyenne de l’élément de renfort est calculée (δ m1) 8) en utilisant cette valeur. le déplacement du point terminal du segment (δ 2). Le calcul de la contrainte agissant sur l’élément de renfort est itératif selon les étapes suivantes : 1) la longueur externe de l’élément de renfort est divisée en sections 2) une valeur N sur le bord de l’élément de renfort est admise 3) le programme calcule la contrainte de cisaillement (τ1 ) agissant sur le premier segment de l’élément de renfort selon le déplacement considéré 4) en utilisant la valeur de la contrainte ci-dessus.L dL = ---------E.dN1 10) puis le segment suivant est vérifié par les étapes répétées n°. l’effort axial initial agissant sur la tranche suivante N2 = N .MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2) Le comportement contrainte .

Si ce point n’est pas atteint. il est impossible de dépasser la valeur de l’effort d’extraction obtenue quand le déplacement a une valeur telle que l’on a atteint la contrainte de cisaillement ultime agissant sur tous les segments. La valeur de l’effort dans le renfort obtenue est comparée à l’effort d’extraction interne (ancrage dans la zone active). Implicitement. en utilisant une valeur J (rigidité) réduite par un coefficient fixé dans la base de données de l’élément de renfort. l’élément de renfort est considéré comme soumis à des efforts de traction. Si la différence est inférieure à 5% de la résistance de traction. Si la valeur finale N est supérieure à la résistance à la traction. La valeur obtenue est comparée à la valeur aléatoire N. le calcul se termine et la valeur N est admise comme la moyenne entre la somme de toutes les valeurs de dN1et la valeur aléatoire N. alors le calcul est répété. la valeur aléatoire N est modifiée et le calcul est répété en commençant par le point 2. l’élément de renfort est considéré comme ayant une section plastique. toutes les contributions dN 1 agissant sur chaque tranche sont ajoutées. si ce n’est pas le cas. avec le principe précédent. le segment est divisé en sections) 12) A ce stade. On considère également une valeur fixe N égale à la valeur de la résistance à la traction afin de vérifier si un point de déplacement nul est obtenu.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 11) Ce principe de calcul est effectué pour tous les segments et il est interrompu quand la valeur du déplacement devient nulle ou négative (dans ce cas. 11 .

Le problème est alors hyperstatique puisque le nombre des inconnues est supérieur au nombre d’équations d’équilibre. 2. Morgensten et Price. Les caractéristiques fondamentales du code de calcul du logiciel Macstars sont décrites ciaprès. Le bloc de sol soumis à la rupture est divisé en tranches et pour chacune d’elle le programme calcule le bilan des forces : forces externes. Ce problème a été analysé par divers auteurs qui l’ont simplifié en adoptant diverses hypothèses et ont obtenu différentes solutions : Bishop. Sarma et autres. Spencer. poids.5. Le coefficient de sécurité agissant le long d’une tranche est le facteur par lequel les paramètres de résistance de cisaillement doivent être divisés afin de conduire le talus à une condition d’équilibre limite. 12 .MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.5 Analyse de stabilité effectuée en utilisant la méthode de l’équilibre limite Les vérifications de la stabilité globale et interne sont effectuées avec les méthodes de l’équilibre limite. forces agissant à la base de chaque tranche et forces de cisaillement agissant le long de l’interface des tranches. c’est à dire que les dimensions longitudinales sont plus grandes que les dimensions transversales afin d’éviter l’effet des forces environnantes (effets de bords). Toutes les méthodes développées utilisent des hypothèses communes : - - - Le talus est analysé dans des conditions de déformation plane (modèle 2D). L’équilibre du bloc de sol entier est la superposition des équilibres de chaque tranche. tan ( φ’ ) où : τ = Contrainte de cisaillement maximum c’ = cohésion σ = contrainte normale totale u = Pression interstitielle φ’ = angle de frottement interne La valeur de la contrainte de cisaillement qui agit sur la surface de rupture est le quotient de la contrainte de cisaillement maximale divisée par le coefficient de sécurité.1 Méthodes utilisées par Macstars Le code de calcul de Macstars emploie les méthodes simplifiées de Bishop et Janbu. Janbu. Ce facteur est supposé constant le long de la surface de glissement potentiel complète. Ces deux méthodes se basent sur le critère de rupture de Mohr –Coulomb : τ = c’ + ( σ – u ) .

par rapport au centre de la rotation. soit en une méthode avec des déplacements par incréments. Méthode Rigide Cette méthode est basée sur l’hypothèse que les éléments de renfort se comportent comme des structures rigides.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Caractéristiques de la méthode simplifiée de Bishop - Cette méthode ne peut être appliquée que sur les surfaces circulaires ou pratiquement circulaires. Elle peut être appliquée dans le cas d’une rupture à cinétique circulaire potentielle (forme de la surface de glissement). 13 . le programme utilise une valeur de déformation qui. Par conséquent. multipliée par la longueur de la surface de glissement. l’utilisateur fournit la valeur de déformation pour laquelle le déplacement sur chaque surface de glissement peut être obtenu. sans aucune composante verticale Cette méthode calcule le coefficient de sécurité sur l’équilibre de la portion de talus délimitée par la surface circulaire. Elle ne vérifie pas l’équilibre horizontal du coin de sol Caractéristiques de la méthode de Janbu simplifiée - - Elle peut être appliquée à tous les types de surface Cette méthode suppose que les forces qui agissent entre les couches ont seulement une direction horizontale (comme Bishop) Cette méthode calcule le coefficient de sécurité de l’équilibre de translation verticale Elle permet de prendre en compte les forces verticales d’interaction (tangentielles) entre les couches en appliquant au coefficient de sécurité un facteur de correction qui dépend de la géométrie du problème et du type de sol Elle ne considère pas l’équilibre global du coin du sol par rapport à la rotation En fonction du comportement des éléments de renfort. comme indiqué précédemment. une vérification de la stabilité peut être effectuée avec la méthode rigide ou la méthode des déplacements. Ce déplacement doit être considéré comme le module du vecteur déplacement. Cette méthode suppose que les forces qui agissent entre les couches sont horizontales. le programme calcule la composante horizontale de ce déplacement qui est reliée à la force agissant sur l’élément de renfort. La méthode des déplacements peut aussi être décomposée soit en une méthode avec des déplacements imposés. fournit la valeur du déplacement à adopter. elle peut être utilisée avec les méthodes de Bishop et Janbu pour une surface de glissement pseudo-circulaire donnée. Durant le calcul. Ensuite. constant en chaque point de la surface de glissement et tangent à la surface de glissement. Méthode des déplacements : option déplacement imposé Pour cette méthode. Méthode des Déplacements Cette méthode est basée sur l’hypothèse que les éléments de renfort se comportent comme des structures soumises à des déformations.

1 fait référence à la situation où l’élément de renfort est absent (ou élément de renfort avec un déplacement nul) Item n. si la pente a (en l’absence d’éléments de renforts) Fs > Fs min alors le programme ne procèdera pas aux calculs jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de mobiliser les éléments de renforts. Item n. le calcul détermine la contrainte maximum et la déformation associée. si la pente a (en l’absence d’éléments de renfort) FS > 1. le vecteur de contraintes agissant sur les éléments de renfort est mémorisé et. définie par l’utilisateur Pour les situations illustrées dans les items n°2-3-4-5 et pour chaque surface analysée. 3.0 déplacement qui permet d’obtenir Fs = Fs min (coefficient de sécurité minimum donné par l’utilisateur) 4. déplacement qui permet d’obtenir Fs = Fs max (Coefficient de sécurité maximum) 5. 2. Item n.3 se réfère à la situation où la déformation de la pente permet d’obtenir un coefficient de sécurité minimum (Fs min) défini par l’utilisateur. alors le programme ne procèdera pas aux calculs jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de mobiliser les éléments de renforts. déplacement égal à la valeur maximum imposée par l’utilisateur Item n.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Méthode des déplacements : option déplacement par incréments imposé Par cette méthode. Tant que la fonction appliquée au coefficient de sécurité peut fournir des valeurs relatives maximum. Cette surface qui a le facteur de sécurité minimum est la surface de rupture la plus probable dans le cas où un ou plusieurs paramètres de résistance sont inférieurs à ceux utilisés dans le calcul.2 Analyse de stabilité pour des surfaces de rupture imposées Avec Macstars 2000. Les surfaces générées peuvent être de différentes natures : • surfaces circulaires • surfaces aléatoires polygonales 14 . l’utilisateur définit une déformation maximum et un déplacement maximum pour chaque surface. soit en insérant les coordonnées d’une surface de glissement déjà connue. pour chaque situation et chaque élément de renfort. 2.5 fait référence à la situation de la déformation maximum de la pente. soit en effectuant une recherche aléatoire de la surface de glissement potentielle.5.2 se rapporte à la situation où la déformation de la pente permet d’atteindre la condition d’équilibre ( Fs = 1) . Dans ce cas. l’utilisateur peut déterminer une surface de glissement. ou si les charges sont supérieures aux valeurs considérées. le programme cherche et analyse diverses situations : 1. 4 se rapporte à la situation où la déformation de la pente permet d’obtenir un coefficient de sécurité maximum acceptable dans la gamme de déformations de la pente définie par l’utilisateur. déplacement nul déplacement qui permet d’obtenir Fs = 1. la procédure itérative qui conduit à Fs max peut seulement fournir une valeur maximum relative et non une valeur absolue Item n. Dans la gamme des déplacements qui vont de 0 au déplacement maximum.

3 Subdivision en tranches Lorsqu’une surface de glissement potentielle a été déterminée. L’utilisateur peut sélectionner le nombre de surfaces à générer.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 La méthode de calcul adoptée est la méthode de Bishop pour les surfaces uniquement circulaires et Janbu pour les surfaces circulaires ou aléatoires. Dans le cas de surfaces piézométriques inclinées et si la surface piézométrique est externe à la surface libre du sol. Dans le cas de surface imposée.5. l’action des pressions hydrostatiques est implicitement considérée (voir le thème nappe phréatique).5.4 Surcharges Les surcharges agissant sur la pente peuvent être de différentes natures : • Surcharges uniformes • Surcharges linéaires • Surcharge ponctuelle répétée à intervalles réguliers • Surcharge isolée et ponctuelle • Surcharge générée par la présence de renforts • Charges dynamiques dues à des actions sismiques En cas de présence d’une nappe phréatique. Chaque surface est générée en considérant des segments successifs dont la longueur est définie par l’utilisateur et dont l’inclinaison est déterminée aléatoirement tout en étant partiellement contrôlée du fait des valeurs imposées. Surcharge uniforme Le programme permet à l’utilisateur de considérer des surcharges distribuées uniformément en insérant la surface externe qui délimite le bloc de sol analysé. La recherche de la surface de glissement requiert des paramètres géométriques que l’utilisateur doit entrer : • L’intervalle d’origine des surfaces de glissement • L’intervalle de fin des surfaces de glissement • La magnitude de l’angle d’où les surfaces sont originaires • La longueur de chaque segment formant la surface de glissement • Une hauteur minimum sous laquelle les surfaces ne peuvent s’étendre • Un profil géométrique que les surfaces ne peuvent recouper (par exemple un profil rocheux) Le résultat final peut dépendre de tous ces choix. des forces de filtration agissent sur la pente. la valeur et l’inclinaison de la 15 . le bloc de sol sujet à la rupture est divisé en tranches selon les cas suivants : • Discontinuité d’une surface de glissement • Discontinuité de profils stratigraphiques ou géométriques • Discontinuité des niveaux de la nappe phréatique • Position des charges 2. le calcul est réalisé à la fois avec la méthode de Janbu et la méthode de Bishop mais dans ce cas la surface doit être proche d’un arc de cercle. C’est pourquoi il est conseillé de réaliser le calcul plusieurs fois en utilisant différents paramètres. 2.

Dans le cas de surcharges inclinées. 27° 27° Figure 9 La valeur de la pression sur chaque tranche résulte de l’application de la charge (F) selon la procédure suivante : F A i Pi αi B Figure 10 • • • Pour une tranche j. la procédure continuera Le programme calcule la distance (d1) entre les points (A) et (B) La contrainte radiale (σi). Figure 8 Surcharge linéaire agissant dans la direction longitudinale (le long de la pente) Une surcharge linéaire agissant dans la direction longitudinale devient une surcharge ponctuelle dans le sens transversal. De telles charges agissant sur le haut des tranches sont transférées à leur base sans aucune diffusion (figure 8). est calculée avec l’équation de Flamant (Morlier et Tenier 1982) 16 . qui est la contrainte agissant à la base de la tranche dans la direction AB. le programme calcule l’angle (α i) formé par la direction de la charge et la ligne qui relie le point d’application de la charge (A) avec le centre de la base de la tranche (B) .MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 surcharge agissant sur ce bloc de sol. le programme les décompose en deux composantes : verticale et horizontale. Une telle charge se propage en profondeur (figure 9) selon un angle d’environ 27° (angle donné par le ratio 1 horizontal pour 2 vertical) à partir de la direction de la charge (par conséquent 54° au total). si cet angle est plus petit que celui indiqué cidessus.

[P1b] = F a . Surcharge ponctuelle répétée à intervalles réguliers Ce sont des surcharges ponctuelles qui sont répétées à intervalles réguliers dans la 3ème dimension (direction longitudinale).MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 σi = 2 . I = intervalle entre les charges) Q A Zs B Figure 11 17 . [P2b] = 0 L’application des coefficients a et b permet d’obtenir un ensemble de forces radiales Pi en équilibre avec les forces appliquées. P2a et P2b où l’index b fait référence aux forces pour lesquelles la composante P2 est négative Le programme élabore un système qui permet d’équilibrer les forces agissantes : a . [P2a] + b . Cette charge est calculée en considérant en premier la transformation de la surcharge ponctuelle en une charge linéaire équivalente (distribution longitudinale) puis en appliquant la procédure décrite précédemment. La distribution longitudinale est mise en place selon le schéma suivant : • • Le programme détermine (figure 11) la distance (Zs) entre le point de l’application de la charge (A) et la surface de rupture (B) Ensuite il détermine (figure 12) la distance (Zcr) entre le point d’application de la charge et l’intersection entre les cônes de distribution longitudinale des charges qui ont un angle d’environ 37° (angle donné par le ratio 3 horizontal pour 4 vertical) (Zcr=2/3*I. Cos ( α i ) π . di • La force radiale résultante (P i) à la base de la tranche est alors obtenue en multipliant la contrainte par la longueur de la tranche Les intensités des forces ainsi calculées sont modifiées afin de garantir l’équilibre du système de forces formé par la force appliquée F et les forces radiales Pi. [P1a] + b . F . selon la procédure suivante : • • • Le programme calcule les composantes de toutes les forces radiales Pi dans les directions parallèles (P1) et orthogonale (P2) à la direction de la charge Les forces sont distinguées en P1a et P1b.

la distribution transversale est déterminée comme décrit précédemment. 18 .MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Q Q Q Zcr 37° 37° Figure 12 Q Q Q Zcr 37° 37° L Figure 13 • • • Il détermine (figure13) la largeur (L) du cône de diffusion d’une charge simple à la profondeur Zcr Pour Zs inférieur à Zcr la charge linéaire équivalente est donnée par Q/L Pour Zs supérieur à Zcr la charge linéaire équivalente est donnée par Q/I Lorsque la surcharge ponctuelle répétée par intervalle constant est transformée en une charge linéaire équivalente (distribution longitudinale).

le programme (figure 14) vérifie que la longueur totale des renforts est telle qu’ils traversent la surface de glissement (l’utilisateur doit être sûr que les ancrages sont externes à la zone de glissement). obtenues en multipliant le poids total de chaque tranche par deux coefficients d’intensité sismique. Au départ du calcul. en utilisant la même procédure que celle adoptée pour les charges linéaires. la distribution transversale est déterminée comme décrit dans le paragraphe précédent. avec des directions horizontale et verticale. Surcharge due à la présence des tirants ancrés La surcharge générée par la présence de tirants est considérée comme une force linéaire qui dépend de la distribution des tirants et des efforts apportés. Ce type de charge est transformé en charge linéaire selon la direction longitudinale : • • Le programme détermine (figure 11) la distance (Zc) entre le point de l’application de la charge (A) et la surface de rupture (B) Il détermine (figure13) la largeur (L) affectée par le cône de diffusion des charges qui ont un angle d’environ 37° (angle donné par le ratio 3 horizontal pour 4 vertical) en correspondance avec la surface de rupture (L). Dans ce cas. T Figure 14 Sollicitations sismiques Macstars fait appel à la méthode pseudo-statique pour effectuer le calcul en présence de sollicitations sismiques. le programme opèrera une distribution de charges avec un angle de 90° par rapport à la direction des unités de renforts (pour un total de 180°). introduisant dans le calcul des forces de volume.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Surcharge ponctuelle isolée Ce sont des surcharges ponctuelles qui ne sont pas répétées dans la 3ème dimension. Les valeurs positives des coefficients d’intensité sismique génèrent des forces orientées dans une direction extérieure à la pente et vers le haut. La charge ponctuelle Q est transformée en une charge linéaire équivalente (Q/L) Lorsque la surcharge ponctuelle est transformée en une charge linéaire (distribution longitudinale). 19 .

6 Nappe phréatique La présence d’un ou plusieurs niveaux de nappe phréatique souterraine est déterminée en considérant les lignes brisées définies par les points suivants : • L’abscisse du point • L’ordonnée du point • L’ordonnée la plus basse de la nappe phréatique souterraine (nappe confinée) • La pression agissant sur le toit de la nappe phréatique (nappe en charge) Les deux premières données se rapportent à la surface libre de la nappe phréatique.5. Le calcul implique la détermination d’autres valeurs qui dépendent de la présence de nappe souterraine : • Le calcul du poids des tranches • Le calcul des pressions interstitielles à la base des tranches • Le calcul des forces hydrauliques agissant sur la surface libre du sol • Le calcul des forces liées au degré d’inclinaison des nappes phréatiques (forces de filtration) • Le calcul des forces liées à l’interruption d’une nappe phréatique dans le terrain (par exemple contre une surface imperméable) : pression hydrostatique Le calcul de la pression interstitielle peut aussi considérer le paramètre Ru (paramètre de pression de pores) comme décrit ci-après. Afin de calculer cette force. la pression agissant doit être insérée. Calcul du poids des tranches 20 . Les nappes phréatiques confinées ou perchées peuvent aussi être considérées. en insérant la valeur de l’ordonnée inférieure de cette nappe phréatique souterraine.5. en chaque point de la surface.4 dans lequel les différentes procédures de calcul sont largement développées.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2. L’utilisateur peut considérer les nappes phréatiques sous pression et dans ce cas. se référer au paragraphe 2.5 Massif de sol renforcé Les éléments de renfort sont intégrés dans le calcul en considérant des forces horizontales stabilisatrices dirigées vers l’intérieur du talus (figure 15) dont les points d’application se situent au point d’intersection entre les éléments de renfort et la surface de glissement. Figure 15 2.

est calculée.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Lors du calcul du poids des tranches. la présence d’une surface phréatique dans la tranche conduit à utiliser le poids volumique naturel de la tranche en dehors de la nappe phréatique et le poids volumique saturé dans la partie de la tranche immergée. la hauteur de la surface phréatique (u = ?w . point A1) : h h h1 A1 h2 A2 Figure 17 Figure 16 u = γw . C’est pourquoi la méthode simplifiée suivante a due être adoptée (figure 17) : • Pour une tranche. cas pour lequel le programme peut appliquer l’équation de pression hydrostatique (figure 16. 21 . Il sera nécessaire de considérer un réseau d’écoulement dans la pente. la valeur obtenue est appliquée à la tranche entière. B étant la projection perpendiculaire sur la nappe phréatique du point A (centre de la base de la tranche) • La hauteur h2. Dans le cas d’une nappe phréatique inclinée. ce qui implique des calculs théoriques complexes. une hauteur h1 correspondant à la hauteur hydrostatique (hauteur verticale) est considérée • Le programme détermine alors la profondeur du point B. Calcul de la pression interstitielle à la base de la tranche Le calcul de la pression interstitielle est simple pour une surface phréatique horizontale. h où ?w est le poids volumique de l’eau h est la différence de profondeur entre la surface libre de la nappe et la base de la tranche. • Afin de calculer la pression interstitielle. h) est égale à la valeur moyenne entre h1 et h2 La valeur déterminée est encore légèrement conservatrice en comparaison de la valeur réelle. l’utilisation d’une pression hydrostatique est très conservatrice et peut être excessivement pénalisante (figure 16. point A2). avec la détermination des pressions en fonction des équipotentielles de courant à la base des tranches. différence entre les profondeurs A et B. accentuée par la charge hydrostatique agissant sur la surface libre. Le calcul des valeurs nécessaires à la détermination des volumes est effectué le long de la section moyenne de la tranche .

Le paramètre Ru est un coefficient adimensionnel. Tous les sols sont perméables. En fait. l’eau étant libre de circuler dans les pores entre les particules de sol. une force dirigée vers le bas.3 Ru permet de calculer la pression interstitielle en excès (?u) due aux contraintes de cisaillement dans le sol selon l’équation suivante : ∆ u=W. On pourra utiliser avec précaution les valeurs suivantes : Matériaux Granulaires Secs avec cohésion Humides avec cohésion Ru 0 0. une pression hydrostatique (ut) se développe.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Pour la résolution du calcul de la pression interstitielle. due à l’effet d’entraînement vers le bas produit par les forces de filtration (pour un surface phréatique qui suit la pente). Calcul des forces de filtration Dans le cas de surface phréatique inclinée. dx La pression en excès ?u peut être ajoutée à la valeur u ou la remplacer. parallèle à la direction du courant est créée dans le sol. 22 . la somme de ces forces est positive et la résultante est dirigée vers la gauche (pour une surface phréatique qui suit la pente). la somme de ces forces est nulle tandis que si la surface est inclinée. sur la marge gauche (force dirigée vers la droite) et sur le bas (force dirigée habituellement vers la gauche). Dans le cas d’une surface phréatique horizontale. l’utilisation d’une valeur de hauteur de la nappe phréatique inférieure à la pression hydrostatique entraîne une plus petite sous pression. Elle est ensuite calculée pour chaque tranche avec l’équation suivante : ut = ?w . Calcul des forces agissant sur la surface libre du sol Quand une surface phréatique est située au-dessus du profil du sol.Ru avec W le poids total de la tranche et dx sa largeur. La composante verticale de cette force est calculée implicitement quand la pression interstitielle sur la base est déterminée. ht Où ht est la hauteur de colonne d’eau au-dessus du profil libre de sol. La composante horizontale (figure 18) est calculée sur la base de l’équilibre des pressions hydrostatiques agissant sur la marge droite de la tranche (force dirigée vers la gauche). le paramètre Ru (paramètre de pression des pores) qui dépend des caractéristiques des sols (et non de la nappe phréatique) peut être utilisé.1 0.

une pression hydrostatique est générée dans ce sol. Le calcul de la pression suit la procédure décrite dans le paragraphe précédent.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Figure 18 Calcul des pressions hydrostatiques – Interruption de la nappe phréatique Quand une surface phréatique se termine dans un sol. 23 . par exemple contre une surface imperméable.

Entre tous les coefficients de sécurité déterminés (un pour chaque surface). Bishop) .Le modèle de comportement des renforts : rigide ou souple avec les paramètres de calcul appropriés.côté aval .La méthode de calcul à adopter (Janbu.5 à 2 fois la hauteur de l’ouvrage de soutènement) .1).5 à 1 fois la hauteur de l’ouvrage de soutènement) .Le nombre de surfaces générées . L’utilisateur doit définir : .Une longueur minimum des segments qui forment la surface de rupture . 24 . L’effort maximal de traction agissant sur les éléments de renforts est donné.Le type de surface (circulaire ou aléatoire) .L’intervalle de départ (en bas) des surfaces de rupture (habituellement de 0.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.La limite de l’angle avec lequel le premier segment est généré .5.6 Analyse de stabilité générale L’analyse de la stabilité générale est une vérification de stabilité à l’équilibre limite. en accord avec la méthode de calcul adoptée pour les éléments de renforts (voir paragraphe 2.côté amont . le plus petit est le coefficient de sécurité de la pente.Une profondeur minimum sous laquelle la surface de rupture ne peut entrer .L’intervalle de fin (en haut) des surfaces de rupture (habituellement de 1.

Le nombre de surfaces de glissement générées .La limite de l’angle avec lequel le premier segment de la surface de glissement est généré .Le modèle de comportement des renforts : rigide ou souple avec les paramètres de calcul appropriés.7 Analyse de stabilité interne L’analyse de la stabilité interne est également une vérification de stabilité à l’équilibre limite. Selon la méthode de calcul adoptée pour les éléments de renforts.côté amont .1) 25 . L’utilisateur doit définir : . l’effort maximal de traction agissant sur les éléments de renforts est donné (voir paragraphe 2. le plus petit est le coefficient de sécurité interne du massif.5.Le type de surface de glissement (circulaire ou aléatoire) .La longueur minimum des segments qui forment la surface de rupture .La méthode de calcul à adopter (Janbu. Bishop) .Une profondeur minimum sous laquelle la surface de rupture ne peut entrer .5 à 2 fois la hauteur de l’ouvrage de soutènement) .L’ouvrage de soutènement ou les blocs à vérifier . Entre tous les coefficients de sécurité déterminés (un pour chaque surface).L’intervalle de fin des surfaces de rupture (habituellement de 1.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.

considérant tous les blocs sélectionnés et toutes les parties de sol au-dessus d’eux (figure 19. Figure 19 26 . ligne en pointillé)...8.Vérification au glissement 7. 2. La sélection est fondamentale puisque tout ce qui se situe à l’intérieur du profil forme le mur poids et par conséquent tous les poids appliqués sont stabilisateurs à la fois contre le glissement et contre le renversement. Tous les blocs du massif renforcé situés au-dessus du bloc sélectionné intègrent le mur poids...Calcul des forces stabilisatrices 5.3. le programme affichera un message montrant une inclinaison inférieure à 70° donnant cependant la possibilité de réaliser le calcul.Vérification géométrique du choix de l’utilisateur 3.3.8...1 Sélection d’une partie du massif renforcé à considérer comme mur poids L’utilisateur sélectionne le bloc à considérer comme mur poids.3 Définition du mur poids Le programme définit automatiquement la structure du mur.. Si le choix de l’utilisateur ne satisfait pas aux conditions précitées.2 Vérification géométrique de la partie choisie Macstars vérifie préliminairement si le choix de l’utilisateur génère un mur poids selon les conditions détaillées dans le paragraphe 2.Sélection de l’ouvrage ou de la section d’ouvrage à vérifier (choix de l’utilisateur) 2.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.8. 2..Vérification au poinçonnement du sol de fondation 2.Vérification au renversement 8.Définition du mur poids (profil arrière) 4.8 Analyse de stabilité de la structure de type mur poids L’analyse de cette stabilité est effectuée en suivant les étapes suivantes : 1.Calcul de la poussée maximum 6.

.Forces dues aux surcharges réparties 3.Forces dues aux réseaux d’ancrage (dans cette analyse. Moment total de renversement 27 . le moment stabilisateur et le moment de renversement.Forces sur la surface libre dues à la présence de la surface phréatique 7. Forces globales stabilisatrices La méthode de calcul suivante est employée : a) Calcul de la force verticale agissant sur la base (Fv) b) Calcul de la force horizontale stabilisatrice (Fh) due aux forces énumérées aux numéros 2à6 c) Calcul de la résultante (poussée active) des pressions interstitielles à la base (U) d) Calcul de la force totale agissant sur la base N = Fv – U e) Calcul de la force résistante due à la cohésion (Fcohes ) sur la base f) Calcul de l’angle de frottement interne moyen (? med) g) Calcul de la force résistante totale stabilisatrice (Fstab) Fstab = N . Moment total stabilisateur Le moment stabilisateur total (Ms) est obtenu en additionnant toutes les contributions dues aux moments des forces 1 à 6 par rapport au point situé dans le coin bas du mur.4 Calcul des forces agissant sur le mur poids Pour déterminer les forces agissant à l’intérieur du mur poids (forces et moments) le programme utilise les données des résultats des vérifications de stabilité à l’équilibre limite.Forces dues aux surcharges ponctuelles ou répétées (dans cette analyse...MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2. tan (? med) + F cohes + Fh Forces totales déstabilisatrices La force totale déstabilisatrice (horizontale) agissant à l’intérieur du mur de soutènement (Fhint) est obtenue en additionnant la force 8 et 9..8. sans distribution transversale) 6. A cela s’ajoutera la force de poussée du terrain.-Forces internes dues aux changements de profondeur de la nappe phréatique (filtration ou poussée hydrostatique) Le programme calcule ensuite la force stabilisatrice globale agissant sur la base.Forces dues au charges linéaires (sans distribution transversale) 4. la force horizontale déstabilisatrice.Pression interstitielle à la base 8.Forces dues aux actions sismiques 9. Le mur poids.. considéré comme une surface de glissement unique fictive. est divisé en tranches et pour chaque tranche les données suivantes sont utilisées : 1..Poids total 2. sans distribution transversale) 5...

Les forces alors obtenues sont celles qui génèrent la poussée agissant sur le mur.8. La procédure de calcul adoptée est la suivante : 1.La poussée due à une simple rt anche est obtenue en résolvant le polygone constitué de quatre forces : la résultante des composantes horizontales..MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Le moment total de renversement (M r) est obtenu en additionnant toutes les contributions dues aux moments des forces 8 et 9 par rapport au point situé dans le coin bas du mur.La partie du sol délimitée par une surface de glissement est divisée en tranches. la réaction à la base de la tranche inclinée de l’angle de frottement par rapport à la base.La poussée agissant sur le mur est déterminée en ajoutant toutes les contributions de chaque tranche. 7. est effectué à partir des résultats de la stabilité à l’équilibre limite. 2.6 Vérification de la stabilité au glissement Le coefficient de sécurité au glissement (Fss) est donné par l’équation suivante : Fss = Fstab Fhtot Avec Fhtot = (Sa +Fdestab) Où Fstab est la force stabilisatrice totale agissant à la base du mur Sa est la poussée active maximum agissant sur le mur Fdestab est la force déstabilisatrice agissant sur le mur (due aux actions sismiques ou forces hydrauliques) 28 . 3. 5.. la résultante des composantes verticales. 2. dues à la poussée générée par le terrain à l’arrière du mur.8.5 Calcul des forces maximum agissant sur le mur poids Le calcul des forces agissant sur le mur. Le moment déstabilisateur (Mu ) dû aux pressions interstitielles à la base est aussi considéré. la poussée active supposée comme agissant horizontalement (cette hypothèse se conforme aux hypothèses de Bishop dans l’analyse de stabilité) 6. Pour chaque tranche.Le moment de renversement dû à la poussée est obtenu en considérant les contributions de toutes les forces au point situé au coin bas de l’ouvrage de soutènement. 4. 2.. toutes les forces décrites dans le paragraphe précédent sont calculées : toutes les forces déjà considérées dans l’entrée des données du mur sont déduites et toutes les forces dues aux renforts qui recoupent la surface précitée (avec le modèle rigide ou le modèle souple avec mécanisme de translation cinématique) sont ajoutées..La valeur de la poussée (Sa) pour la vérification de la stabilité du mur de soutènement est obtenue en considérant le maximum des poussées calculées sur toutes les surfaces ..Le programme analyse chaque surface afin de déterminer la poussée appliquée sur l’ouvrage de soutènement et le moment de renversement associé...Le programme analyse 200 surfaces de glissement fictives qui englobent le mur et se termine vers le haut selon des directions aléatoires ou selon des directions obtenues par l’équation de Rankine. le moment appliqué (Ma) est utilisé pour les vérifications de stabilité au renversement.

le programme détermine la pression équivalente moyenne (pmeq) selon l’équation suivante : pmeq = N / Br 4.8.8.8 Vérification de la stabilité au poinçonnement La vérification de la stabilité au poinçonnement du mur peut être effectuée soit en imposant la valeur de la pression ultime du sol de fondation (pu) soit en laissant le programme calculer cette valeur comme décrit au paragraphe 2..MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.7 Vérification de la stabilité au renversement Le coefficient de sécurité au renversement (Fsr) est donné par l’équation suivante : Fsr = (M stab− Mu ) (M a+ M r ) Où Mstab est le moment stabilisateur dû aux forces agissant sur le mur Mu est le moment de renversement dû aux pressions interstitielles agissant sur le mur Ma est le moment de renversement dû à la poussée active maximum sur le mur Mr est le moment de renversement dû aux forces horizontales agissant sur le mur (actions sismiques ou forces hydrauliques) 2.le programme détermine la valeur de l’excentricité d’après la relation : e= B − 2 [(M stab− Mu )−(M a + Mr )] N 2..9 La procédure de calcul suivantes : pour vérifier la stabilité au poinçonnement suit les étapes 1. la pression équivalente moyenne (pmeq) est déterminée par l’équation : pmeq = R / B r avec R la résultante de la force verticale (N) et de la force totale horizontale agissant sur la base (Fhtot) 5.Dans le cas de pression ultime calculée par le programme.Dans le cas de pression ultime insérée par l’utilisateur.8.Le programme détermine le coefficient de sécurité au poinçonnement (Fsp) en utilisant l’équation suivante : Fscp = (P u) / Pmeq 29 ... e e>0 3.le programme détermine la largeur réduite (Br) de la base de la fondation : Br = B e<0 Br = B – 2 ..

9 Calcul de la pression ultime La pression limite du sol de fondation est calculée en utilisant une méthode générale qui se réfère aux méthodes classiques de calculs de l’équilibre limite (Terzaghi. 3. Le segment DE quant à lui est tangent en D à la même spirale logarithmique. Hansen Meyerhof) et qui permet de prendre en considération des situations stratigraphiques ou géométriques complexes. BR R A E B α1 α2 α3 D C Figure 20 30 .ligne droite (DE) sont définies.Pour chaque surface définie une analyse de stabilité à l’équilibre est effectuée en utilisant la méthode de Janbu en augmentant la pression agissant de la valeur initiale (R/Br) jusqu’à la valeur (p1) qui assure Fs = 1. tangent en C au segment BC.8...8. La procédure adoptée. en référence à la figure 20. est la suivante : 1.. Des vérifications géométriques permettent d’éliminer des surfaces possibles non compatibles avec la géométrie du problème.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 où Pu est la pression ultime du sol de fondation insérée par l’utilisateur (considérée dans ce cas dans une direction verticale) ou calculée par le programme (considérée inclinée comme R) 2.8) qui s’étend à l’infini dans la troisième direction (profondeur). 2.Le programme considère une fondation avec une largeur Br soumise à une charge inclinée R (voir paragraphe 2.0 4.La plus petite des valeurs de p1 calculée pour toutes les surfaces générées correspond à la pression ultime du sol de fondation. Pour chaque surface un point C est obtenu par l’intersection de la demi ligne existante entre A et B avec les angles a 1 et a 2 (qui peuvent varier entre 10° et 70° par intervalle de 4°) tandis que le segment CD est une spirale logarithmique avec une angle a 3 = 90°.Ensuite 225 surfaces identifiées comme suit : ligne droite (BC) – spirale (CD)..

Ensuite.. Alors le programme détermine le coefficient de sécurité au glissement en utilisant les mêmes données que ceux utilisés pour le mur poids et les mêmes paramètres insérés par l’utilisateur en relation avec le type de contact déterminé à la base. Portion de sol renforcé considérée Surfaces de glissement considérées pour chaque position du point B Intervalle possible pour le point B A B L L/2 L/2 Figure 21 2.9 Vérification au glissement pour des massifs de sols renforcés ou pour des blocs L’analyse de la stabilité au glissement d’un massif de sol renforcé (ou d’un simple bloc) est effectuée en utilisant une procédure similaire aux vérifications de type mur poids. défini par le profil vertical existant entre B et la surface libre. et est constituée par les phases suivantes : 1.. point B) 3.Ensuite 200 surfaces potentielles de glissement sont générées changeant la position du point B et le point initial du même point (100 surfaces sont générées aléatoirement et une centaine par la théorie de Rankine) 4...Le programme considère que la base.Calcul des charges 2. la surface qui génère la poussée maximum sur le mur est déterminée et pour cette surface la force résistante agissant à la base est calculée. 5. résistant au glissement.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.... est comprise entre le coin bas du bloc (figure 21. point A) et un point situé sur une ligne ascendante avec une extension égale à la moitié de la base du bloc (figure 21. Les renforts qui peuvent être recoupés par les segments de la surface de glissement sont pris en considération dans le calcul de la poussée (effet de réduction de la poussée) et l’effort de traction agissant sur les éléments de renforts est obtenu selon le modèle rigide.Calcul de la rupture du sol 31 .10 Calcul du tassement La procédure qui permet de modéliser la rupture du sol reprend les données fournies par les vérifications de stabilité à l’équilibre limite. Les étapes principales de ce type d’analyse sont : 1..Calcul du changement dans l’état des tensions produites 3.Sélection d’un bloc / ouvrage à vérifier 2.Pour chaque surface un mur de soutènement est considéré.

Forces dues aux distributions de charge 3.. à l’infini. 2.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 2.2 Calcul de la contrainte provoquée L’utilisateur devra considérer les terrains situés sous la fondation.Le sol de fondation est considéré comme un demi-espace dont le comportement mécanique est linéaire et élastique.1 Calcul de la zone chargée Le profil du sol qui est ajouté aux sols pré-existants (définis par l’utilisateur) est considéré comme une surface de glissement fictive et le sol délimité par cette surface est divisé en tranches (profondeur maximum 2 mètres) et pour chaque tranche les valeurs suivantes sont utilisées : 1.Pression interstitielle à la base Ces trois valeurs permettent de calculer pour chaque tranche la pression verticale agissant sur les couches de sol. Pour chaque niveau de la fondation.Poids total 2...La zone affectée par l’action de la charge est située à la limite supérieure du demiespace 3.. selon une ligne verticale.La zone chargée est supposée..10. les caractéristiques mécaniques des sols sont nécessaires pour le calcul. Chaque couche est divisée en segments élémentaires et pour chaque segment le changement d’état de contrainte provoqué est calculé en superposant l’effet de chaque charge.10.. homogène et isotrope 2. flexible 32 . Le programme détermine ainsi un nombre de charges qui sont appliquées aux différents niveaux (tranches verticales et stratigraphie horizontale). Pour le calcul de ce changement d’état le programme se réfère aux équations de Jumikis (1971) qui sont basées sur les hypothèses suivantes : 1.

MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Les équations utilisées sont :  −1 q  −1 z. i Ei [ ] où ? s z. y sont les coordonnées du point de calcul de l’état de contrainte dans un système de référence dont l’origine est l’axe des charges 2.(x+2D ) 2 (x+ D) + z  ( ) ( ) ( )( )      )      ∆ σ y =ν (∆σ z + ∆σ x ) où ? s z. ? s x . Sols sans cohésion Le calcul du tassement élémentaire appliqué au ème i segment (si) est effectué en utilisant l’équation : ∆h Si = ∆σ z − ν i (∆σ x + ∆ σ y ) . Sols avec cohésion Le calcul de tassement élémentaire appliqué au ème i segment (si) est effectué en utilisant l’équation : 33 .3 Calcul des tassements Dès que le profil de variation de l’état de contrainte induit est déterminé. y) de l’état de contrainte dans le ième segment de sol νi est le coefficient de poisson (supposé égal à 0. le calcul de la rupture est effectué en appliquant les équations élastiques pour chaque segment de sol.z.10.*ta n x+ D −ta n x−D − π  z z 2 (x− D) + z 2 + z.(x−D ) ∆ σ z = . Le calcul à la rupture peut être prolongé en profondeur dans le sol jusqu’à ce que la variation verticale de contrainte induite par la charge (? s z ) soit plus petite que 10% de la contrainte géostatique initiale : s zo = γ. Le calcul tient compte des sols avec cohésion et sans cohésion.(x− D) ∆ σ x = . Les paramètres élastiques E et ν sont insérés directement par l’utilisateur. ? s x sont les variations de l’état de contrainte verticale (z) et horizontale (x.(x+2D) 2 (x − D ) + z  ( ) ( ) ( )(  −1 q  −1 z. q est la charge appliquée ν est le coefficient de poisson (supposé égal à 0. ? s y sont les variations verticale (z). horizontale (x.*ta n x+D −ta n x− D + π  z z 2 (x− D) + z2 − z.30) du ième segment de sol Ei est le module élastique de déformation moyenne dans le ième segment de sol ? hi est l’épaisseur du ième segment de sol. y) du ième segment. ? s y .30) D est la demi-profondeur de la charge x.

∆hi    s ’vf < s ’vp   σ 'vf Soed . i = C c .Soed.∆ hi  où s ’vo est la pression effective verticale géostatique s ’vf = s ’vo + ? s z est la pression effective finale ? hi est l’épaisseur du ième segment de sol Cc est le coefficient de première compression (inséré par l’utilisateur) b) Sols surconsolidés (OC) Ils se distinguent entre s ’vf > s ’vp   σ 'vp Soed .log 10   σ ' vo  . Elle est obtenue par interpolation de chaque segment de sol s ’vf = s ’vo + ? s z est la pression effective finale ? hi est l’épa isseur du ième segment de sol Cc est le coefficient de première compression (inséré par l’utilisateur) Cs est le coefficient de deuxième compression (inséré par l’utilisateur) 34 . a) Sols normalement consolidés (NC)  σ ' vf Soed . fonction de la géométrie du problème Les paramètres A et a sont insérés directement par l’utilisateur.MAC 2000_MANUEL THEORIQUE_FRA 08/09/2004 Si = βi.i est le tassement oedométrique du ième segment de sol ß i = a + a(1-A) est le facteur de correction du ième segment de sol A est le paramètre de Skempton pour les pressions interstitielles a est le coefficient ad-dimensionnel.log 10    σ 'vo σ '   + C c log 10  vf  σ '   vp   . i = C s .i où Soed. i = C s . Le tassement oedométrique est calculé en réalisant une distinction entre les sols sur-consolidés (OC) et normalement consolidés.log 10    σ 'vo  .∆hi   où s ’vo est la pression effective verticale géostatique s ’vp est la pression de préconsolidation (insérée par l’utilisateur en bas et en haut de chaque couche avec cohésion).