You are on page 1of 17

ALGéRiE-FRANcE

Le Président Bouteflika
reçoit le ministre français
des Affaires étrangères

P. 3

18 Mouharram 1436 - Mardi 11 Novembre 2014 - N°15280 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - iSSN 1111-0287

SORTiE du PREMiER véhicuLE « SYMbOL ALGéRiE »
dE MARquE RENAuLT à ORAN

Sellal : « Une étape importante
de l’industrie automobile nationale »

P. 3

● M. louh : «Une solution pratique
pour les femmes divorcées
P. 6
ayant la garde d’enfants»

7e SESSiON dE LA hAuTE
cOMMiSSiON ALGéRO-éGYPTiENNE :

Début des travaux
de la réunion de la
commission préparatoire

Ph. T. Rouabah

La visite de travail du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya d'Oran, a été
marquée par l'inauguration et le lancement de plusieurs projets de développement, dont
notamment l'usine de fabrication de véhicules Renault d'Oued Tlélat, la méga-station de
dessalement d'eau de mer d'El-Mactâa, le nouveau complexe de production d'ammoniac
et d'urée, une nouvelle unité de production de gaz naturel liquéfié (Train GNL3). M. Sellal
a présidé aussi dans la daïra d'Oued Tlélat, une cérémonie de remise symbolique de clefs
de logements sociaux locatifs à 20 bénéficiaires parmi 500 familles concernées par l'opération de relogement. Y figurent aussi l'inauguration d'un centre d'affaires, ainsi que la
pose de la première pierre pour la réalisation d'une liaison autoroutière entre le port d'Oran
et l'autoroute Est-Ouest, et celle d'une future école de police.
P. 4

P. 5

Sid-AhMEd FERROukhi, MiNiSTRE dE LA PêchE
ET dES RESSOuRcES hALiEuTiquES,
Au FORuM écONOMiE d’El MoudjahId :

« Notre objectif est
de doubler la production »

P. 8

M. TAhMi :

Jeux
méditerranéens
2021 : « Le
dossier d’Oran
est finalisé »

P. 7

P. 7

46e AG dE L’ASSOciATiON dES
cOMPAGNiES AéRiENNES AFRicAiNES

Ph. Nesrine T.

● laurent Fabius : « les relations entre la France
et l’Algérie sont à leur meilleur niveau politique.»

« Améliorer la
formation
professionnelle
par
l’apprentissage
sur le terrain »

P. 7

Favoriser
les liaisons
intraafricaines

Ph. Nacéra I.

Des perspectives
prometteuses

RéUniOn dU COMité Mixte AlgéRO-FRAnçAis à ORAn

M. bEdOui à GhARdAïA :

Ph. Billal

Une
stratégie
arabe
unifiée

P. 32

Ph. Wafa

LuTTE cONTRE LE SidA

Lancement et inauguration
de plusieurs projets

Ph. T. Rouabah

Examen du projet de loi
portant création d’un fonds
de pension alimentaire

● MM. lamamra et Chokri coprésideront
demain au Caire l’ouverture des travaux du
comité de suivi algéro-égyptien.

Visite de M. sellAl à ORAn

Ph. Billal

L’importance
de l’investissement
productif
P. 6
APN

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

◗ Relance de la base industrielle
nationale, élément central
du programme du Président
de la République
◗ Fabius : « C’est le symbole d’une
Algérie qui va de l’avant »
◗ Objectif : 75 000 véhicules/an

djELLAb PRéSENTE LE PROjET
dE LOi dE FiNANcES dEvANT
LE cONSEiL dE LA NATiON

P. 9

Quatre entraîneurs
« consommés »
en une journée
LiGuE 1-MObiLiS

P. 31

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

MÉT ÉO

EL MOUDJAHID

PLuvIeux

Au Nord, temps partiellement nuageux,
avec localement quelques pluies, les vents seront généralement modérés.
La mer sera peu agitée à agitée.
Sur les régions Sud, temps passagèrement
nuageux du Nord-Sahara vers les Oasis.
Ailleurs, temps ensoleillé.
Les vents seront modérés en général, avec
soulèvements de sable locaux.

Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (21° - 14°), Annaba (20°- 12°), Béchar (20° - 9°), Biskra (24° - 11°), Constantine (17° - 8°), Djelfa (15°- 8°), Ghardaïa
(20° - 12°), Oran (21° - 14°), Sétif (15° - 6°),
Tamanrasset (28°- 14°), Tlemcen (23° 13°).

CE MATIN À 9H

CE MATIN À 10H

Commémoration du 10e anniversaire
de la mort de Yasser Arafat

À l’occasion du 10e anniversaire de la mort de
Yasser Arafat, et du 26e anniversaire de la proclamation de l’État de Palestine à
Alger, le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec
l’association
Machaâl
Echahid, recevra, ce matin
à 10h, l’ambassadeur palestinien, Aïssa Louai.

*******************

« La désinformation du consommateur »

L’Association de protection et d’orientation du consommateur et
son environnement organise, demain à 10 heures, une conférence intitulée «La désinformation du consommateur». Cette conférence intervient à la veille de la mise en application, le 18 novembre, du décret
exécutif 13-378 du 9 novembre 2013, fixant les conditions et les modalités relatives à l’information du consommateur.

3es Rencontres d’affaires et de
partenariat Batimaghreb

ANTARES Développement organise la 3e
édition des Rencontres d’affaires et de partenariat Batimaghreb Algérie, ce matin à 8h, à
l’hôtel Sofitel.

DEMAIN À 9H À L’HÔTEL
EL-AURASSI

L’ulcère du pied diabétique

Les laboratoires LAD Pharma et le laboratoire cubain Heber Biotec, avec la participation de la Fédération nationale des
associations de diabétiques, organisent le 9e
séminaire national sur «L’ulcère du pied diabétique et sa prise en charge», demain à partir
de 9h à l’hôtel El-Aurassi.

AGENDA CULTUREL

Conférence du
moudjahid Chergui
Brahim

Le palais de la Culture MoufdiZakaria organise, demain à 16h,
une conférence animée par le
moudjahid M. Chergui Brahim,
pour la présentation de son ouvrage, Au coeur de la Bataille
d’Alger, paru aux éditions Dahlab.

CET APRÈS-MIDI À 14H AU CENTRE DES
ACTIVITÉS CULTURELLES ABANE-RAMDANE

« Novembre, victoire d’une Révolution »

À l’occasion du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de
Libération nationale, l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger, en collaboration avec l’Organisation nationale des enfants de chouhada, organise une conférence animée par M. Khaledi autour du thème
«Novembre, victoire d’une Révolution».

DEMAIN À 9H À L’UNIVERSITÉ
DE BOUMERDÈS

Service public et gouvernance électronique

La faculté des sciences économiques, commerciales et des
sciences de gestion de l’université de Boumerdès organise, les 12
et 13 novembre, un séminaire international sur «La qualité du service public dans le cadre de la gouvernance électronique-cas des
pays arabes». L’ouverture aura lieu demain à partir de 9h.

CE MATIN À 9H À L’HÔTEL SHERATON

« Dialogue de la jeunesse arabo-africaine »

Le Rassemblement de la jeunesse algérienne organise la 2e conférence internationale sur le «Dialogue de la jeunesse arabo-africaine :
enjeux et perspectives», les 11 et 12 novembre.

DIMANCHE 16 NOVEMBRE À L’HÔTEL
EL-DJAZAÏR

Hommage au cheikh Abdelkrim Dali

La fondation cheikh Abdelkrim Dali célèbre, le 16 novembre à l’hôtel El-Djazaïr à 19h, le centenaire de la naissance du cheikh Abdelkrim Dali (1914-2014). Cette
commémoration sera entamée par une cérémonie d’oblitération 1er jour d’un document philatélique dédié au maître de la musique andalouse Cheikh Abdelkrim Dali.
*******************

DU 11 AU 29 NOVEMBRE

Programme culturel du TNA

LES 12 ET 13 NOVEMBRE À 9H

APW d’Alger : session ordinaire

La session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya
d’Alger se tiendra les 12 et 13
novembre à 9h, à la salle de
réunion de la wilaya (exCPVA). L’ordre du jour sera
axé sur l’intervention du wali à
propos du déroulement des
opérations de relogement…

DEMAIN À 16H AU PALAIS DE LA CULTURE
MOUFDI-ZAKARIA

9e Salon du livre et du multimédia
amazighs

CE MATIN À 8H À L’HÔTEL
SOFITEL

À l’occasion du 60e anniversaire de
la guerre de la
Libération nationale (19542014), et sous
le haut patronage de la ministre de la
Culture, et son
homologue le
ministre des Moudjahidine, la Bibliothèque nationale
d’Algérie et le musée national d’El-Moudjahid organisent une manifestation historique et culturelle, ce matin
à 9h, à la Bibliothèque nationale d’El-Hamma.

MARDI 12 NOVEMBRE À 10H

SAMEDI 15 NOVEMBRE
À 9H30 À BOUIRA

Le Haut-Commissariat à l’Amazighité organise, en collaboration avec la wilaya de Bouira,
le 9e Salon du livre et du multimédia amazighs
à la maison de la Culture Ali-Zamoum de
Bouira, du 15 au 18 novembre.

Célébration du 60e anniversaire
du 1er novembre

Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise son programme culturel du 11 au 29 novembre :
cet après-midi à 14h30 : spectacle de magie (pour enfants), mis en scène par Omar Hachemi, produit par Omar
Hachemi-Tizi-Ouzou ;
du 15 au 22 novembre à 19h : festival culturel international de danse contemporaine produit par le commissariat
du festival ;
du 26 au 27 novembre à 19h : Laylat Chak, d’Ahmed

Khoudi, produite par le TNA.
*******************

JUSQU’AU 15 NOVEMBRE À LA SALLE
EL-MOUGAR

Programme culturel de l’ONCI

L’Office national de la culture et de l’information
(ONCI) organise sa deuxième Semaine culturelle et artistique, du 8 au 15 novembre, qui se décline comme suit :
Programme cinéma :
jusqu’au 12 novembre : Journée cinématographique
d’Alger organisée par l’association «À nous les écrans»,
en partenariat avec l’ONCI ;
du 13 au 15 novembre : projection du film, les Horsla-loi, de Toufik Farès, en collaboration avec le CNCA.
Programme pour enfants :
vendredi 14 novembre à 10h : pièce théâtrale intitulée
Citoyen de la Paix, de l’association El-Awail de Sidi BelAbbès.
Jeudi 13 novembre à 18h : pièce de théâtre, la Terre
et le sang, du Théâtre régional de Tizi Ouzou.

Mardi 11 Novembre 2014

CET APRÈS-MIDI À 14H À L’HÔTEL
EL-AURASSI

Partenariat entre la CAP
et la confédération portugaise AIP

Dans le cadre de la convention de partenariat signée
entre la Confédération algérienne du patronat et la
confédération portugaise AIP, une séance de travail entre
les opérateurs économiques de différents secteurs d’activité des deux pays, dirigée par la direction de l’AIP,
sera organisée, cet après-midi à l’hôtel El-Aurassi.

CE MATIN À 8H30
À L’HÔTEL EL-DJAZAÏR

Partenariat algéro-allemand dans les
énergies renouvelables

La Chambre algéro-allemande de commerce et
d’industrie (AHK Algérie) organise, ce matin à
l’hôtel El-Djazaïr, avec le
soutien du ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie,
une conférence consacrée
au partenariat algéro-allemand dans le domaine de l’autoconsommation des énergies renouvelables dans l’industrie et l’agriculture.

DEMAIN À 9H À L’HÔTEL
RIADH – SIDI FREDJ

Colloque sur la prévention contre
la drogue

L’Office national de
lutte contre la drogue
et la toxicomanie organise un colloque national avec la société
civile sur la prévention
contre la drogue, les 12
et 13 novembre à l’hôtel Riadh, Sidi Fredj.

Activités des partis

SAMEDI 15 NOVEMBRE À 14H30
À EL-OUED

ANR : conférence régionale des cadres

Sous la présidence du M. Belkacem
Sahli, l’Alliance nationale républicaine (ANR) organise, samedi 15 novembre à partir de 14h30, à la maison
de la Culture Mohamed-AmineAmoudi, une conférence régionale des
cadres du parti dans les wilayas du
Sud-Est.

EL MOUDJAHID

Algérie-FrAnce

Nation

3

Le Président Bouteflika
reçoit le ministre français
des Affaires étrangères

le Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, a reçu, hier à Alger, le ministre français des Affaires étrangères et
du Développement international, laurent Fabius. l’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères,
ramtane lamamra, du ministre de l’industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, et du ministre du commerce, Amara
Benyounès.

SOrTie Du PreMier véhicule « SyMBOl Algérie » De MArQue renAulT à OrAn

Sellal : « Une étape importante de l’industrie
automobile nationale »

L

Le chef de l’Exécutif a annoncé la tenue, le 4 décembre prochain à Paris, de la réunion du Comité interministériel de haut niveau. 
Une réunion, dit-il, qui constituera «une occasion supplémentaire pour renforcer les liens et la coopération entre nos deux pays
dans les domaines politique, économique et culturel».  
«Symbol Algérie» sera dotée des services multimédias et du GPS.

a première voiture « Symbol » réalisée par
renault en Algérie est sortie, hier, des ateliers
de l’usine d’Oued Tlelat. une occasion inédite qui a été rehaussée par la présence du Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, et d’une importante
délégation de responsables, tant algériens que français et qui a fait dire à M. Sellal que « cette réalisation constitue pour nous un exemple de
partenariat gagnant/gagnant. Partant de là, il a indiqué que « le gouvernement algérien compte démultiplier à travers le territoire national et dans
différents domaines d’activités, ce genre d’initiatives porteuses de perspectives économiques locales
et même au delà». Aussi, la sortie de la chaine de
l’usine renault, du premier véhicule aux normes du
constructeur et sous son label, marque selon l’hôte
d’Oran, « une étape importante de l’industrie automobile nationale naissante. » un acquis irréversible.

Objectif : 75.000 véhicules/an
Pour parvenir à réaliser ces prospectives, M.
Sellal a préconisé de passer à la vitesse supérieur.
«On vous encourage à monter encore en puissance
en développant de nouveaux modèles », a-t-il dit,
en s’adressant à l’assistance. il invitera dans ce
contexte, les responsables de la société à « redoubler d’efforts pour atteindre la phase optimale de
production, soit 75 000 véhicules/an » et les a assurés du « soutien des pouvoirs publics, notamment
en matière de promotion de la production nationale
par la qualification et la collaboration avec leurs
sous-traitants.» en effet, cet acquis est l’aboutissement d’une démarche algéro-française dont les prémices remontent au 25 mai 2012, où un
mémorandum d’entente a été signé entre le gouvernement algérien et le géant automobile français
« renault ». un accord paraphé dans la perspective
d’une implantation progressive d’une filière automobile en Algérie. Toutes les étapes ont été suivies
à la lettre. et ce qui constituait il y a près de deux
ans un véritable « challenge» est aujourd’hui une
réalisation dont peut s’enorgueillir l’Algérie.
Dans son intervention, M. Sellal a mis en relief
les avantages aussi importants que multiples de ce
projet. «350 salariés ont été recrutés et formés sans
compter les nombreux autres emplois indirects générés par l’externalisation de certaines activités
connexes.» il y a lieu de souligner que la cérémonie
d’inauguration s’est déroulée en présence de deux
ministres français, celui des Affaires étrangères et
du Développement international, laurent  Fabius, et
de l’economie, l’industrie et du numérique, emmanuel Macron,  du PDg du groupe renault, carlos ghosn et de l’ensemble des autorités locales.

Phs : T. Rouabah

De nos envoyés spéciaux :
Fouad Irnatene et Tahar Rouabah

Relance de la base industrielle nationale
élément central du programme du Président
Par ailleurs, M. Sellal fera savoir que l’usine de
production Oued Tlelat « matérialise aussi les perspectives prometteuses de la coopération mutuellement avantageuse entre l’Algérie et la France et le
développement croissant de nos relations économiques dans un cadre rénové.»
Saisissant cette opportunité, le chef de l’exécutif
annonce la tenue, le 4 décembre prochain à Paris,
de la réunion du comité interministériel de haut ni-

renAulT Algérie

Fabius : « C’est le symbole d’une Algérie qui va de l’avant »

Apparemment fort content de la réussite
d’un partenariat aussi prometteur, le chef de la
diplomatie française, laurent Fabius, a indiqué
que « la sortie de ce véhicule montre l’exemplarité du partenariat entre l’Algérie et la
France qui symbolise ce qu’il appelle le « triple
A ». il a déclaré qu’ « il s’agit de l’action, de
l’ambition », citant dans ce contexte, les différents projets engagés dans divers domaines,
spécifiant qu’  «  il s’agit surtout de l’amitié
entre les deux peuples ». Dans sa brève intervention, le responsable français a dit que la
« nouvelle Symbol » aura sans doute un grand
succès, ajoutant qu’il s’agit aussi du symbole
d’une Algérie qui va en avant ». en marge de

Les véhicules « répondent
aux
normes internationales »
le président-directeur général du groupe renault, carlos ghosn,

a assuré, hier à Oran, que les premiers véhicules produits sur le site
d’Oued Tlélat «répondent tous aux normes et standards internationaux».
«les premiers véhicules fabriqués sur le site d’Oued Tlelat répondent
tous aux normes et standards internationaux de la marque renault «, a
indiqué carlos ghosn, dans son intervention, lors de la cérémonie
d’inauguration de l’usine de production de véhicules, implantée à Oued
Tlelat, au Sud d’Oran.
le PDg de la marque au losange a déclaré que «tous les efforts seront déployés pour que ces berlines puissent être dotées de systèmes de
haute technologie». carlos ghosn a, par ailleurs, fait savoir que la
marque «renault» détient 26% des parts du marché automobile en Algérie. Avec l’entrée en production du site d’Oued Tlelat, «l’Algérie
constituera pour renault le premier marché à l’échelle africaine», s’estil réjoui. l’inauguration de l’usine «renault Algérie» a été faite par le
Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, en compagnie des ministres
français des Affaires étrangères et du Développement international, M.
laurent Fabius et de l’economie, l’industrie et du numérique, M. emmanuel Macron, rappelle-t-on.

veau. «une réunion, dit-il, qui constituera une occasion supplémentaire pour renforcer les liens et la
coopération entre nos deux pays dans les domaines
politique, économique et culturel. »  
M. Sellal rappelle que la relance de la base industrielle nationale, élément central du programme
du Président Bouteflika, «constitue pour le gouvernement une priorité de premier ordre. l’entreprise
nationale, publique ou privée, est au cœur de notre
démarche de renouveau économique. elle sera accompagnée, soutenue et encouragée à bâtir des partenariats notamment avec des entreprises étrangères

leaders dans leurs domaine d’activité ».
Dans ce registre, M. Sellal assure que l’Algérie
n’a « aucun complexe à aller chercher la compétence et l’expertise là où elles se trouvent pour la
réalisation de son programme de développement.»
Aux investisseurs étrangers, de plus en plus nombreux à vouloir découvrir le marché algérien, M.
Sellal relève la volonté «assumée et la disponibilité
des pouvoirs publics pour mener à bon port les différents partenariats. vous allez trouver en l’Algérie
un pays jeune et hospitalier, stable politiquement et
économiquement, avec une législation attractive et
de nombreux avantages comparatifs.»   
S’agissant de l’usine « renault Algérie », il y a
lieu de préciser que cette infrastructure d’envergure,
d’architecture fort agréable où toutes les commodités sont installées, est implantée sur une superficie
de 151 ha à Oued Tlelat. le site a  coûté, à ce jour,
près de 50 millions d’euros et prévoit une augmentation des  investissements jusqu’à 800 millions
d’euros à moyen terme. Quant à l’objectif fixé, il
s’agit d’atteindre un taux d’intégration nationale de
42% à l’horizon 2019.
Avec l’arrivée de ce produit automobile, d’importants investissements seront alors réalisés dans
les secteurs de l’emboutissage, tôlerie et peinture,
à même de permettre d’élever le  niveau d’intégration du véhicule. D’ici à deux ou à trois ans, l’investissement dans l’emboutissage permettra  de
fabriquer en totalité la « coque nue du véhicule.» 
D’autre part, l’on souligne que rien n’a été annoncé officiellement par les deux partenaires quant
au prix de commercialisation de la « Symbol Algérie ».  la société mixte rAP est détenue à hauteur
de 51% par la partie algérienne (34% par la Société
nationale des véhicules industriels — Snvi — et
de 17% par  le Fonds national d’investissement —
Fni —), et de 49% par le constructeur français renault.
F. I.

l’inauguration de l’usine renault-Algérie, M. Fabius
a affirmé que « l’Algérie, après une décennie noire
douloureuse, est aujourd’hui un pays stable ». Quant
au PDg de «renault»,  carlos ghosn, celui-ci qui n’a
pas caché sa grande satisfaction de voir son entreprise
se déployer sur un marché aussi attrayant et porteur,
a indiqué que les premiers véhicules produits sur le
site d’Oued Tlelat «répondent tous aux normes et
standards internationaux de la marque renault.»  il
précise que «tous les efforts seront déployés pour que
toutes ces berlines puissent être dotées de systèmes
de haute technologie », soulignant que « les nouveaux
produits sont déjà dotés notamment de la connexion
multimédia et du gPS.»   
F. I.

cFPA D’OueD TlélAT

126 travailleurs formés

126 travailleurs ont bénéficié d’une formation spécifique, dans le cadre du projet de
l’usine automobile «renault Algérie»
d’Oued Tlélet (Oran), a-t-on appris du directeur de la formation et de l’enseignement
professionnels de la wilaya, Abdelkader
Touil. Selon le même responsable, cette formation intervient conformément à la
convention paraphée entre la société «renault Algérie Production» (rAP) et le secteur de la formation professionnelle, en
janvier dernier, après avoir retenu la wilaya
d’Oran comme pôle pour abriter cette usine.
la convention porte sur la formation de travailleurs de la rAP au niveau de cet établissement de formation d’Oued Tlelat.
Parallèlement à la construction de l’usine,
des enseignants du secteur ont été formés
pour devenir des formateurs dans les créneaux dont a besoin la «rAP». ces formations, assurées à court terme, ont concerné

les travailleurs parmi les diplômés universitaires, les ingénieurs, les diplômés des centres de formation et les techniciens
supérieurs TS, outre sur le programme pédagogique de renault. les spécialités enseignées sont celles ayant trait à l’industrie
automobile en général et aux programmes
spécifiques du constructeur français «renault». Abdelkader Touil a estimé que «le
plus important dans la période de formation
est l’accompagnement du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels
par le partenariat soit local ou étranger pour
permettre de réaliser un pôle d’excellence
destiné à l’industrie automobile avalisé par
l’etat algérien». «cette formation n’est pas
ouverte au profit de renault seulement, mais
à tous les constructeurs automobiles et surtout aux sous-traitants qui peuvent faire part
de leurs besoins à la formation et notre secteur peut les satisfaire», a encore ajouté le

Mardi 11 novembre 2014

même responsable. l’atelier pédagogique de
la filière «Fabrication et maintenance automobiles», créée au sein de l’établissement
d’Oued Tlélet, «constitue un important acquis pour le secteur de la formation professionnelle et la wilaya d’Oran. il a été réalisé
par le partenariat avec la rAP», a-t-il encore
estimé. cette filière englobe plusieurs spécialités, à l’instar de la sécurité industrielle,
l’électronique, l’électricité auto et autres.
cette unité de formation représente, selon
M. Touil, la première pierre du projet de
mise en place d’un pôle d’excellence de l’industrie automobile. ce projet sera élargi ensuite pour toucher les domaines de la
maintenance et du service après-vente, qui
seront assurés au niveau de l’établissement
de formation d’es-Sénia. le projet nécessitera une enveloppe de 200 millions de dinars. il sera effectif dès la prochaine rentrée
de la formation.

4

Nation

Le PRemieR minisTRe AbdeLmALek seLLAL à ORAn

Inauguration de l’usine d’ammoniac
et d’urée dans la zone industrielle
d’Arzew

Cérémonie de remise de clefs de logements sociaux
locatifs à Oued Tlélat

cents, après avoir vécu des années durant dans des habitations précaires. Le
Premier ministre a, auparavant, suivi
les explications qui lui ont été données
par les responsables du secteur sur les
projets d’habitat réalisés localement.

Le wali d’Oran, Abdelghani Zaalane, a
assuré que tous les logements réalisés
ont été affectés. Il est à noter que M.
Sellal est accompagné d’une importante délégation ministérielle.

Pose de la première pierre
de la future école de police d’Oran

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé, hier à
Oran, à la pose de la première
pierre d’une future école de police. Implanté dans la commune
de Gdyel (est d’Oran), parallèlement à la RN11, axe routier reliant la capitale de l’Ouest du
pays à Mostaganem, le site retenu occupe une superficie de 40
hectares. La future école disposera de 1.500 places pédagogiques et le site d’implantation
de la future école a bénéficié de
7 hectares supplémentaires pour
accueillir d’autres infrastructures relevant de la Sûreté nationale. Cet établissement sera doté
d’infrastructures réservées à l’administration, à la formation, aux sports,

d’une base vie et d’autres annexes. Un
délai de réalisation de 36 mois a été
fixé pour l’achèvement des travaux.

PROGRAMME AADL

Dans une intervention à cette
occasion, le directeur général
de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani
Hamel a indiqué que le corps
de la police forme annuellement entre 16 et 20.000 policiers, tous grades confondus.
Confié à deux entreprises de
réalisation avec le suivi de la
direction locale des équipements publics, ce projet est
inscrit dans le cadre du développement des infrastructures
pédagogiques de la Sûreté
nationale. Une enveloppe financière de près de 8,5 milliards DA a été dégagée à cet effet. 300
postes d’emploi seront créés une fois
l’école réalisée.

Proposition d’un quota supplémentaire de 400.000 unités

Le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé, hier à Oran, que son département a proposé au gouvernement un quota supplémentaire de 400.000 logements
au titre du programme AADL, retenu dans le cadre du plan
quinquennal 2015/2019. «Nous avons proposé au gouvernement un quota supplémentaire de 400.000 logements à
réaliser au titre du programme AADL retenu dans le cadre
du plan quinquennal 2015/2019. Cette proposition devra être
approuvée», a indiqué le ministre à l’APS, en marge de la
visite de travail du Premier ministre, Abdelmalek Sellal,
dans la wilaya d’Oran. M. Tebboune a, par ailleurs, souligné
que le programme restant d’AADL 2001/2002 «sera livré à
la fin de l’année en cours», alors que les premières réceptions d’AADL 2 «se feront à la fin de l’année 2015».

M. Sellal pose la première pierre de la future
liaison entre le port d'Oran et l'autoroute Est-Ouest

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé,
hier lors de sa visite de travail
dans la wilaya d'Oran, à la pose
de la première pierre pour la
réalisation d'une liaison autoroutière entre le port d'Oran et
l'autoroute Est-Ouest. M. Sellal
a insisté auprès des responsables de ce projet sur le respect
du délai de réalisation. La réalisation de cette nouvelle voie
de communication qui reliera
le site portuaire d'Oran à la bretelle autoroutière, sur une distance de 26 km, en passant par
la première rocade, comprend
également des viaducs et des tunnels.
Une fois réalisée, elle permettra de
créer un deuxième accès au port
d'Oran et d'atténuer, dans une grande
proportion, la tension enregistrée sur le
réseau existant au voisinage du port,
caractérisée, notamment par le trafic en
poids lourds. L'objectif principal ciblé
consiste en la création d'un lien auto-

routier efficace et alternatif à la route
du Ravin blanc et à la voie express qui
auront atteint, en 2020, des saturations
de 200 %, révèlent les données techniques. Cette opération s'inscrit dans le
cadre d'un vaste programme initié par
le ministère des Travaux publics pour
la réalisation de pénétrantes autoroutières et suivant le Schéma national
d'aménagement du territoire (SNAT)

dans le but de désengorger la
circulation dans les grands
centres urbains. Les travaux
se répartissent sur deux
tranches, la première portant
création d'un tracé neuf (8,2
km) allant du terminal à
conteneurs du port d'Oran au
rond-point de haï El-Menzeh
(Canastel), tandis que l'autre
(18 km) consiste en la mise à
niveau entre la première rocade et l'échangeur de la route
nationale 4 (RN4). Les travaux de réalisation de la première tranche ont été confiés
à l’Entreprise nationale des
grands ouvrages d’art (ENGOA) et à la
société turque «Makyol» pour un délai
d'exécution fixé à 30 mois, tandis que
le marché de la seconde tranche, prévue sur 18 mois, n'est pas encore attribué. Le maître d'ouvrage se compose
de la Direction des travaux publics
(études) et de l'Agence nationale des
autoroutes (ANA).

Une nouvelle unité de production de GNL à Béthioua

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a inauguré, hier à
Béthioua, dans le prolongement de la zone industrielle pétrochimique d’Arzew (Oran), une nouvelle unité de production du gaz naturel liquéfié (Train GNL3).
Suppléant le complexe (GL4/Z connu sous l’appellation «La
Camel», doyen mondial du GNL fermé en 2010 après 46 ans
d’activité, cette nouvelle unité industrielle, réalisée sur une
assiette foncière de 54 hectares dont 30 bâtis, devra contribuer au développement de la capacité de production nationale en matière de gaz naturel liquéfié. Cette usine est dotée

Le Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, a inauguré,
hier dans la zone
industrielle d’Arzew à l’est d’Oran,
l’usine «SorfertAlgérie» de production d’engrais
d’ammoniac
et
d’urée. Après avoir
reçu des explications sur le foncde
tionnement
cette usine, M. Sellal a affirmé que les pouvoirs publics
encouragent ce genre de projets.
«Notre objectif principal est la transformation du gaz et du pétrole pour assurer une valeur ajoutée», a-t-il fait
savoir, ajoutant à l’adresse de ses interlocuteurs: «Si vous avez un produit
nouveau qui est demandé sur le marché
mondial, nous sommes prêts» à mettre
les moyens pour y répondre. S’étendant sur une superficie de plus de 37
hectares, l’usine «Sorfert-Algérie»
s’insère dans le cadre du partenariat
entre le groupe Sonatrach et la société
d’industrie et de construction «ORASCOM» suivant la règle 51/49, selon la
fiche technique du complexe. Ce dernier regroupe deux unités de production d’ammoniac d’une capacité de
2.200 tonnes/jour et une autre de production de 3.450 t/j d’urée, gérées
toutes par la société mixte «Sorfert-Al-

Photos : T. Rouabah

Le Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, a présidé, hier dans la daïra
d’Oued Tlélet, au sud d’Oran, une cérémonie de remise symbolique de clefs
de logements sociaux locatifs à 20 bénéficiaires parmi 500 familles concernées par l’opération de relogement.
Lancé en novembre 2011 et géré par
l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI), ce projet d’habitat
s’inscrit dans le cadre du programme
quinquennal 2010-2014, visant à répondre à la demande croissante sur le
logement, améliorer le cadre de vie des
citoyens et offrir des opportunités
d’emploi, selon la fiche technique.
D’un coût global de plus de 1,3 milliard DA, ce projet confié à une société
chinoise a généré 750 postes d’emploi.
À cette occasion, les familles bénéficiaires de ces logements ont exprimé
leur joie d’occuper des logements dé-

EL MOUDJAHID

d’une capacité de production de 4,7 millions de tonnes métriques de GNL, 58.000 tonnes de butane, 275.000 tonnes de
propane, 300.000 tonnes d’éthane, 47.000 tonnes de gazoline
et 115,5 normal mètres cubes (Nm3) de gaz enrichi en hélium. Sur le plan social, cet investissement, réalisé sur fond
propre de Sonatrach pour un coût de 4 milliards de dollars
(304 milliards DA), prévoit la création de 645 emplois directs et 250 indirects. La visite du Premier ministre à Oran a
coïncidé avec le chargement d’un méthanier d’une capacité
de 125.000 tonnes.

Mardi 11 Novembre 2014

gérie». L’opération de production de
ces deux produits adopte des techniques sophistiquées de traitement de
l’eau et du gaz naturel. Entrées en
phase de production en août et septembre 2013 respectivement, les deux unités d’ammoniac ont produit 909.378
tonnes métriques et l’unité d’urée granulée, entrée en phase de production en
août 2013, a produit 774.674 tonnes
métriques. Cette usine satisfait les besoins du marché national en urée à hauteur de 124.136 tonnes métriques,
selon la fiche technique. Ce complexe
industriel s’est introduit au marché international en exportant l’urée en septembre 2013 et l’ammoniac à la mioctobre de la même année. Dans ce
cadre, 459.962 tonnes métriques d’ammoniac ont été exportées à bord de 30
navires et 738.478 TM d’urée par 97
navires, a-t-on indiqué.

Le Premier ministre inaugure
un centre d’affaires, inspecte
un projet d’hôtel…

Le Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, a inauguré hier à Oran un centre
d’affaires et a inspecté le projet de réalisation d’un hôtel. Le centre d’affaires
doté également de suites d’hôtel a été
réalisé pour un coût de 4,024 milliard
DA dans le cadre du programme de la
société d’investissement hôtelier (société par actions). Cette structure commerciale et touristique, située au
boulevard Les-Falaises, est composée
de dix étages et s’étend sur une superficie bâtie de 23.000 m2 .Elle dispose
d’une résidence hôtelière de 50 chambres, d’un café avec service restauration, d’un espace commercial, de
bureaux et d’autres commodités. Ce
projet a permis de générer 100 emplois
directs. Quant au projet de l’hôtel Four
points by Sheraton que le Premier ministre a visité, il sera livré en mars

2015. Cette infrastructure, dont les travaux de réalisation ont été lancés en
décembre 2012, est réalisée par une société d’investissement hôtelier, selon la
fiche technique. Elle disposera d’un bâtiment constitué d’un sous-sol et de
sept étages de résidence de 170 chambres, d’un restaurant, d’un centre d’affaires et d’un parking devant accueillir
260 véhicules, entre autres commodités. D’un coût de 5,5 milliards DA, ce
projet touristique devra créer 300 emplois permanents, a-t-on indiqué. À
cette occasion, M. Sellal a souligné la
nécessité d’entreprendre des travaux
d’aménagement sur le boulevard LesFalaises qui soient conformes et qui
épousent la nature du site et des équipements qui y sont édifiés.

… et la mégastation de dessalement
d’El-Mactaâ

Le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, a inauguré, hier à Oran, la mégastation de dessalement
d’eau de mer d’El-Mactaâ,
située à l’est du chef-lieu
de wilaya. Après avoir
suivi les explications données par les responsables
du secteur, le Premier ministre a insisté sur la qualité et la saveur de l’eau
qui sera servie aux citoyens. Cette installation
est considérée comme l’une des plus
grandes au monde utilisant le procédé
de l’osmose inverse. Elle est dotée
d’une capacité de production de
500.000 m3 d’eau par jour, quantité

destinée non seulement à satisfaire les
besoins de la wilaya d’Oran mais également ceux des wilayas limitrophes, à
savoir Mascara, Tiaret, Relizane et
Mostaganem.

GRANDE MOSQUÉE ABDELHAMID-IBN-BADIS D’ORAN

Livraison le 16 avril 2015

Le projet de la grande mosquée Abdelhamid-Ibn-Badis d’Oran sera livré le
16 avril 2015, a annoncé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, hier en clôture
de sa visite de travail dans la wilaya d’Oran. Inspectant le chantier de réalisation
de cette infrastructure, M. Sellal a insisté sur la livraison du projet le 16 avril prochain, en soulignant que cette date coïncidera avec l’ouverture de la manifestation
internationale «Constantine, capitale de la culture arabe 2015». Suite à la présentation des données techniques sur l’état d’avancement des travaux de ce projet,
le Premier ministre a exhorté les responsables concernés à doter ce futur édifice
religieux d’équipements modernes et des technologies avancées. Le projet de la
grande mosquée Abdelhamid-Ibn-Badis d’Oran prévoit la réalisation d’une salle
de prière d’une capacité d’accueil de 8.000 fidèles, d’une salle de conférences
(460 places), d’une grande cour, de deux parkings en sous-sol, de locaux commerciaux, d’espaces d’expositions et autres commodités.

EL MOUDJAHID

RÉUNION DU COMITÉ MIxTE ALgÉRO-FRANçAIS à ORAN

Des perspectives prometteuses

5

« Le COMEFA symbolise une étape qualitative qui s’élargit à l’ensemble des secteurs économiques.» (Ramtane Lamamra)
« Les relations entre la France et l’Algérie sont à leur meilleur niveau politique.» (Laurent Fabius)
« 21 projets seront présentés au Comité intergouvernemental de haut niveau à Paris.» (A. Bouchouareb)
« Alger et Paris forment un axe d’une alliance économique.» (Emmanuel Macron) 

ésormais pour de grands groupes
comme Renault, si l’on veut être présent à l’étranger dans des pays
comme l’Algérie, il faut co-produire sur place. Si
on ne produit pas ainsi, on risque d’être totalement évincé du marché et, à ce moment-là, d’autres pays s’installeront », a reconnu hier, dans une
déclaration à la presse, M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement
international, à l’issue de la deuxième réunion du
Comité mixte économique algéro-français qui
s’est tenue dans cette ville.  Un constat assorti
d’un mystérieux : « Je tiens à le préciser à celles
et ceux qui ne l’ont pas compris. » Prenant la parole à son tour, M. Emmanuel Macron, ministre
de l’Economie, sera plus explicite (on y reviendra
à la fin). Les travaux de la deuxième réunion du
Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) ont eu lieu à huis clos à Oran. Les délégations des deux pays étaient conduites, pour la
partie algérienne par MM. Ramtane Lamamra,
ministre des Affaires étrangères et Abdessalam
Bouchouareb, ministre de l’Industrie, et pour la
partie française par MM. Laurent Fabius et Emmanuel Macron, ministre de l’Economie. Les
conclusions de ce comité constitueront la préparation du volet économique du Comité intergouvernemental de haut niveau prévue en décembre
à Paris. M. Abdelmalek Sellal co-présidera avec
son homologue français les travaux de ce comité.
Prenant le premier la parole, M. Ramtane Lamamra a indiqué que les résultats des travaux de
la réunion  du COMEFA seront présentés le jour
même (ndlr, hier) au Président de la République,
M. Abdelaziz Bouteflika, qui va recevoir en audience la délégation française. Cette deuxième
réunion du COMEFA symbolise une étape qualitative dans la production industrielle qui s’élargit
à l’ensemble des secteurs économiques, a estimé
le chef de la diplomatie algérienne qui a donné
quelques indications sur les secteurs évoqués lors
de cette réunion qui a duré (montre en main) deux
heures : l’industrie, l’agriculture, le tourisme, la
technologie, le logement… Des secteurs identifiés lors de cette réunion qui est, en quelque sorte,
préparatoire à la tenue, le 4 décembre prochain,
à Paris du Comité intergouvernemental de haut
niveau (CIHN) qui sera co-présidé par les Premiers ministres des deux pays. Le 4 décembre,
dans la capitale française, certains secteurs examinés, hier à Oran, se seront transformés en projets identifiés, maturés et seront traduits en
contrats de partenariat que les deux parties signeront. M. Abdessalem Bouchouareb, ministre de
l’Industrie, a d’ailleurs révélé quelques projets
qui seront signés le 4 décembre dans la capitale
française, notamment dans la sidérurgie. En fait,
selon les déclarations des uns et des autres, le
COMEFA d’hier a examiné 21 projets. Nous

Ph : Nesrine.T.

«D

Nation

avons demandé au ministre de l’Industrie si les
21 projets passeront à la signature à l’occasion de
la réunion du Comité intergouvernemental de
haut niveau, d’autant plus que Laurent Fabius a
émis son souhait de voir l’Algérie  regarder vers
les hélicoptères, (domaine nouveau dans les
transports), a-t-il dit (le PDg Airbus hélicoptères
était présent dans la salle)… « La majorité des
projets, mais pas tous, seront signés. En décembre aucun contrat sur les hélicoptères ne sera
signé, c’est un projet qui demande une longue
maturation », nous a précisé le ministre de l’Industrie.
Le COMEFA s’inscrit dans le cadre de la Déclaration d’Alger, signée en décembre 2012 par
les présidents MM. Abdelaziz Bouteflika et François Hollande. Dans cette Déclaration les deux
parties s’étaient engagées à valoriser leurs atouts
et développer une stratégie visant à promouvoir
le partenariat industriel entre les opérateurs algé-

riens et français. Une stratégie mutuellement bénéfique qui devrait se traduire par le développement de l’investissement et la préservation ou la
création d’emplois sur le territoire de chacune des
deux parties, ainsi que par le transfert des compétences de technologies, selon l’esprit de cette
Déclaration. La première réunion du Comité
mixte économique franco-algérien (COMEFA)
s’est tenue à Paris et le premier Comité intergouvernemental de haut niveau à Alger. Hier, les
deux délégations ont examiné les politiques économiques et industrielles des deux pays, la situation des réformes engagées, l’avancement du
partenariat industriel et productif.
Les relations entre la France et l’Algérie sont
à leur meilleur niveau politique et nous souhaitons que le partenariat économique se hisse à ce
niveau d’exception évoqué par les deux présidents algériens et français a déclaré M. Laurent
Fabius qui a cité l’exemple de l’usine Renault

Laurent Fabius : « Une coopération exemplaire »

L'Algérie et la France coopèrent d'une façon «absolument exemplaire» et
leurs relations «n'ont jamais été aussi bonnes», a affirmé hier à Alger le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international,
Laurent Fabius. «Sur pratiquement tous les sujets, l'Algérie et la France
coopèrent d'une façon absolument exemplaire», a déclaré M. Fabius à l'issue
d'un entretien avec le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
«Nous sommes (Algérie et France) au plus haut de nos relations (...) qui
n'ont jamais été aussi bonnes», a-t-il souligné. Le chef de la diplomatie française a indiqué avoir évoqué avec le chef de l'État «l'inauguration, aujourd'hui, de l'usine automobile d'Oran», ajoutant que l'entretien a porté,
également, sur la coopération entre les deux pays dans «tous les domaines»,
citant plus particulièrement le transport, le tourisme, le logement et la for-

COOPÉRATION ALgÉRO-FRANçAISE

Créer une dynamique d’investissement

L’impulsion d’une dynamique d’investissement et le développement du partenariat figurent au cœur des relations algéro-françaises. Avec l’assainissement du climat des affaires dans le pays,
l’Algérie est devenue un pays extrêmement attractif pour les entreprises françaises, comme l’ont souligné, en diverses occasions,
les pouvoirs publics. L’ambassadeur de France en Algérie, M. Bernard Emié, a assuré, lors de sa récente visite à Oran, que le développement économique est au cœur de sa mission en Algérie et que
le renforcement du partenariat est « une priorité stratégique ». Le
diplomate français a souligné la volonté de son pays à « reconquérir sa place de premier partenaire », tout en estimant que le partenariat économique algéro-français est en deçà des attentes, et les
deux pays s’attellent à trouver les voies et moyens pour booster la
coopération et relancer les affaires. Le cap de ces relations a été
fixé en décembre 2012 lors de la visite d’Etat du Président François
Hollande en Algérie. Pour M. Bernard Emié : « Il s’agit de
construire et continuer à faire fructifier le partenariat stratégique
scellé entre la France et l’Algérie.» Les échanges entre les deux
pays se sont élevés à 10 milliards d’euros en 2013. La France est
le premier investisseur étranger hors hydrocarbures et se positionne
comme le premier recruteur étranger en Algérie. Dans ce cadre,
450 entreprises françaises sont présentes en Algérie et ont créé
quelque 40.000 emplois directs, ainsi que plusieurs milliers d’emplois indirects. Plusieurs projets témoignent de cette coopération
économique entre les deux pays. L’usine de production de véhicules Renault à Oued Tlélat, inaugurée hier par le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, est l’un des exemples les plus achevés de ce
partenariat dont les Français souhaitent le développement. Ce type
de projet permet la densification du tissu industriel. Le pays a,
d’ailleurs, fait montre de sa forte intention de relancer son industrie. Et ce type d’industrie permet également le transfert de technologie et le développement d’un réseau de PME dans le cadre de
la sous-traitance gravitant autour de l’usine Renault. A terme, le
projet permettra de créer quelque 1.200 emplois, ainsi que des milliers d’emplois indirects. D’autres exemples renforcent cette vision. Il s’agit, notamment de l’usine Sanofi à Sidi Abdallah
(Alger), et Alsthom à Annaba. Il y a lieu également de signaler la
présence en Algérie de nombreuses entreprises emblématiques de
l’industrie française qui activent dans le cadre d’un partenariat, notamment l’usine Lafarge à Oggaz (Mascara) et Alver Saint gobain
(Oran) ainsi que de nombreux accords de coopération entre l’uni-

Production Algérie « évoquée par les deux présidents en décembre 2012, ensuite un accord définitif en 2013 et, aujourd’hui, la première voiture
est sortie des chaînes de montage  : un record ! »… et une usine unique ! M. Laurent Fabius a signalé au cours de sa déclaration de presse
que l’usine automobile d’Oued Tlélat est celle qui
compte la plus forte proportion de femmes  de
l’ensemble des usines du groupe à travers le
monde (40%). De même, a-t-il remarqué, c’est
l’usine où la moyenne d’âge est de 30 ans, ce qui
en fait le collectif de travail le plus jeune du
groupe automobile.
M. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, dont c’est la première sortie dans un pays
hors Union européenne, a parlé de la formation
d’un véritable axe entre Alger et Paris qui représente une alliance économique. L’Algérie, a-t-il
rappelé, est «  notre premier partenaire économique en Afrique ». La coopération est dense est
touche tous les secteurs qui sont en train de moderniser l’économie algérienne. L’usine Renault
Production Algérie en est l’exemple emblématique… même s’il y à « des esprits chagrins pour
critiquer ce genre d’initiative. De quoi s’agit-il ?
D’une relocalisation partagée entre la Turquie et
la Roumanie. Ce qui va être destiné au marché
algérien sera produit en Algérie. Nous avons la
même exigence quand il s’agit de l’économie
française. Devrait-il en être autrement quand il
s’agit de l’économie algérienne ? »… des propos
destinés à certains cercles outre-Méditerranée qui
n’ont pas dû apprécier que l’Algérie investisse ce
créneau. M. Laurent Fabius a été, d’ailleurs, le
premier dans sa déclaration de presse à dire : « Je
tiens à préciser à celles et ceux qui ne l’ont pas
compris que désormais pour de grands groupes
comme Renault, si l’on veut être présent à
l’étranger dans des pays comme l’Algérie, il faut
co-produire sur place. Si on ne produit pas ainsi,
on risque d’être totalement évincé du marché et,
à ce moment-là d’autres pays s’installeront. »   
M. Koursi

mation. «C'est grâce à l'excellent travail des gouvernements des deux pays
que nous sommes en train de lancer des projets concrets», a-t-il affirmé,
rappelant, dans ce sens, «la feuille de route fixée, il y a deux ans, par les
Présidents algérien et français». Il a fait part également de «beaucoup de
sujets» qui seront abordés au mois de décembre prochain à l'occasion de la
visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Paris. Le ministre français
a indiqué que le Président Bouteflika a fait état de sa «grande satisfaction»
quant au travail accompli par les deux pays et son souhait de voir leurs relations de coopération passer à une «nouvelle étape». M. Fabius a, par ailleurs, indiqué avoir passé en revue avec le Président Bouteflika les questions
régionales et internationales d'intérêt commun, notamment la situation au
Mali, en Libye, en Afrique et au Moyen-Orient.

versité d’Es-Senia et des universités françaises. Par ailleurs, un
autre projet est en voie de concrétisation. Il s’agit de la création de
deux sociétés mixtes algéro-françaises dans les domaines de la
viande bovine et des céréales. Elles permettront de transmettre le
savoir-faire français dans ces domaines en Algérie. Un autre projet
de développement de la filière laitière en Algérie a été mis en
œuvre avec Bretagne Commerce International dans les wilayas de
Souk Ahras, Blida et Relizane. Les résultats obtenus sont qualifiés
de « satisfaisants » en termes de production laitière, de progression
des élevages laitiers, de transfert de technologie et de formation.
Lors de sa récente visite à Paris, le ministre de l’Industrie et des
Mines, Abdessalem Bouchouareb et son homologue Emmanuel
Macron ont émis le vœu de faire progresser les projets d’investissement de leurs entreprises, notamment dans les secteurs du BTP,
des transports, de l’énergie, de la santé et de l’agro-alimentaire.
Par ailleurs, dans le cadre du Comité mixte économique francoalgérien (Comefa) et du suivi de tous les projets de partenariat
dans les différents secteurs de l’économie, de l’éducation et de la
formation, finalisés ou en voie de l’être, une soixantaine de projets
industriels en co- production ont été identifiés et couvrant la totalité
des secteurs de l’industrie, notamment en ce qui concerne la soustraitance à l’industrie électrique, l’industrie manufacturière, l’industrie
navale, l’industrie de la chimie, l’industrie
agro-alimentaire, le BTP et l’électronique, entre autres.
En décembre 2013, Amara Benyounès, ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement, avait indiqué que « l’Algérie est devenue un pays extrêmement attractif
pour les entreprises françaises, et ce, pour plusieurs raisons : c’est
le seul pays politiquement stable de la région, avec des indicateurs
macroéconomiques au vert, qui a épongé toute sa dette extérieure
et dispose d’un pouvoir d’achat et d’un marché importants.» Il a
réaffirmé, à cette occasion, l’engagement du Président Abdelaziz
Bouteflika et des responsables à différents échelons à « assainir le
climat des affaires » dans le pays. De nombreux responsables politiques et hommes d’affaires français ont souligné, à plusieurs reprises, leur préférence pour le marché algérien. Les relations
commerciales ne suffisent pas. Ce que veulent les deux partenaires
c’est la création d’une synergie, une dynamique d’investissement
productif dans plusieurs secteurs. Parmi les secteurs qui intéressent
les opérateurs français, on citera la mécanique, la chimie, l’industrie agroalimentaire, la santé et la fabrication de médicaments.

Mardi 11 Novembre 2014

Partenariat gagnant-gagnant

La première voiture de marque « Nouvelle Symbol », est
sortie hier des chaînes de montage de l’usine Renault
d’Oued Tlélat. Cette usine réalisée dans le cadre de l’investissement national en partenariat avec le constructeur automobile
français, conformément à la règle 51/49, est la preuve que ce partenariat gagnant-gagnant pour lequel l’Algérie a toujours plaidé
n’est pas une vue de l’esprit et qu’il relève du domaine du réalisable.
C’est pourquoi, il faut que cet exemple serve de modèle pour les
autres secteurs pour lesquels il est nécessaire d’envisager un partenariat en vue de leur donner une nouvelle vie ou de leur assurer
un développement à l’international. Cet exemple réussi sur tous les
plans, puisque, fait rarissime à relever, mêmes les délais impartis
ont été respectés, est d’autant plus à méditer qu’il intervient à un
moment clé. Il coïncide avec la détermination de l’Etat à redresser
l’économie nationale. Une mission qui fait la part belle à l’industrie
qui est appelée à être la locomotive, avec les services et le tourisme,
de cette relance. Cette nouvelle vision a été rappelée, il y a de cela
quelques jours par le Premier ministre à l’occasion de la tenue de
la conférence économique et social. C’est même une « priorité de
premier ordre », a affirmé M. Sellal. C’est dire que, pour ce faire,
le gouvernement ne lésinera sur aucun moyen. Il a déjà fait état de
sa disponibilité à faire les réformes nécessaires pour s’adapter aux
mutations induites par les nouvelles règles qui sont en vigueur au
niveau des relations économiques internationales. Mieux, tout est
fait pour garantir les conditions nécessaires pour que les partenaires
étrangers trouvent leurs comptent et réalisent leur business. Oui
mais sans pour autant que ne soient lésés les intérêts de l’Algérie.
Ce business gagnant-gagnant, qui est en voie d’être érigé comme
mode de négociations, est désormais accepté par ceux qui ont longtemps cru qu’ils ne devaient commercer avec notre pays que sous
l’angle de leurs seuls intérêts et voulaient pour cela bénéficier de
toutes les facilitations offertes par la législation algérienne sans pour
autant se sentir obligés de partager les dividendes. « Il faut aller de
l’avant et passer à d’autres étapes », a affirmé hier le Premier ministre à partir d’Oran. De son côté, le ministre français des Affaires
étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, avait
émis la veille, le souhait que le partenariat avec l’Algérie se développe dans de nombreux secteurs. Un vœu qui certainement a été
entendu. A charge cependant pour les Français d’être les mieux-disant, d’autant qu’ils savent qu’ils ne sont plus seuls sur le marché
algérien où ils sont fortement concurrencés par d’autres pays.
Nadia Kerraz

6

Nation

EL MOUDJAHID

DjELLAB PRÉSENTE LE PRojET DE LoI DE FINANCES DEVANT LE CoNSEIL DE LA NATIoN

L’importance de l’investissement productif

Le ministre des Finances, Mohamed Djellab, a présenté, hier, devant les membres du Conseil de la nation, le projet de loi de finances pour 2015, lors d’une séance plénière présidée par
Abdelkader Bensalah, président du Conseil, en présence de membres du gouvernement. Adopté à la majorité par l’Assemblée populaire nationale (APN) à la fin du mois d’octobre dernier, ce texte
prévoit des recettes budgétaires de 4.684,6 milliards (mds) de DA, et des dépenses publiques de 8.858,1 mds de DA, soit un déficit budgétaire de 4.173,3 mds de DA (l’équivalent de 22,1% du PIB).

Quant aux dépenses publiques, elles
sont réparties entre des dépenses de
fonctionnement de 4.972,3 mds de DA
et des dépenses d’équipement de
3.885,8 mds de DA. Le texte table sur
une croissance économique globale de
3,42% et de 4,25% hors-hydrocarbures
et sur une variation de l’indice des prix
à la consommation de 3% contre 3,5%
en 2014. Les membres du Conseil de la
nation ont salué les nouvelles mesures
de soutien à l’investissement contenues
dans ce projet de loi, notamment en ce
qui concerne les activités productives, le
développement industriel et la diversification de l’économie productif. Le sénateur Lamri Lakhel, du Front de
libération national (FLN), a salué les
exonérations contenues dans le nouveau
projet de loi de finances, appelant
à «l’élargissement de ces mesures incitatives à d’autres domaines». Il a souligné, à ce propos, la nécessité de soutenir
davantage l’activité productive afin de

sortir de la dépendance aux hydrocarbures. La sénatrice Zahia Benarous, du
tiers présidentiel, a souligné, pour sa
part, «l’importance pour l’économie nationale, de poursuivre le soutien de
l’État à l’investissement afin de relancer
la production nationale à travers, notamment, le soutien aux entreprises écono-

M. DjELLAB :

miques productives». Elle a également
salué «les mesures de soutien social, à
travers l’abrogation de l’article 87-bis
du code du travail».
Belkacem Kara, du FLN, a appelé
quant à lui à «revoir la politique d’exonération fiscale», estimant que l’impôt
est un composant essentiel de la relation

« L’abrogation de l’article 87-bis n’aura pas d’impacts visibles sur les niveaux d’inflation »

L’abrogation de l’article-87 bis de la loi n° 11-90 sur les
relations du travail n’aurait pas d’impacts visibles sur les niveaux d’inflation, tel qu’il ressort des réponses du ministre des
Finances publiées dans le rapport préliminaire de la commission des affaires économiques et financières du Conseil de la
nation sur le projet de loi de finances pour 2015. Selon le rapport, distribué hier lors de la présentation du projet de loi, lors
d’une séance plénière du Conseil de la nation, M. Djellab a
souligné que le gouvernement a étudié toutes les éventualités
relatives à l’impact financier de l’actualisation du salaire national minimum garanti (SNMG), ajoutant que cette mesure
n’aurait pas d’impacts visibles sur les niveaux d’inflation et
qu’elle était actuellement examinée par un groupe de travail.
La redéfinition du SNMG a été introduite pour la première fois
dans le projet de loi de finances 2015 pour l’abrogation de l’article 87-bis de la loi n°11-90 du 21 avril 1990 sur les relations
du travail, annoncée en février dernier. À une question sur la
non-actualisation par le gouvernement des prévisions budgétaires sur la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, M. Djellab a affirmé qu’«il est impossible de
pronostiquer les orientations du marché, sensible aux changements géopolitiques». Il a ajouté que la moyenne minimum du

entre l’État et le citoyen. Le membre du
Conseil de la nation, Abdelkader Kaci,
du Rassemblement national démocratique (RND), a estimé, pour sa part, que
la loi de finances ne contenait pas de
mesures incitatives pour les régions du
Sud, où le développement est «quasi absent», en dépit des enveloppes financière qui lui ont été consacrées. Il a
appelé, à ce propos, à revoir le code des
marchés publics afin d’accélérer le développement dans les régions du Sud et
de l’extrême Sud. Madani Houad, du
tiers présidentiel, a souligné «la nécessité de protéger et d’améliorer les ressources financières du pays à travers le
soutien de l’investissement dans tous les
domaines et la création de partenariat au
niveau interne et externe». Saleh Derradji, du FLN, a estimé que le projet de
loi de finance pour 2015 «répond parfaitement aux aspirations des citoyens et
du patronat, vu les mesures économiques incitatives qui visent la relance

prix du baril était de 100 dollars à fin septembre dernier, précisant que le gouvernement avait étudié tous les scénarios possibles et suivait les évolutions de près. Concernant le transfert
illicite de devises vers l’étranger le ministre a rappelé qu’un
cadre législatif et réglementaire bien défini permettait aux opérateurs intervenants dans le commerce extérieur d’effectuer le
transfert de devises, soulignant toutefois que des poursuites
étaient systématiquement engagées en cas d’infraction à la législation en vigueur. Selon le ministre, 600 infractions ont été
enregistrées en 2013, ajoutant que 400 contrevenants ont été
présentés devant la justice.
M. Djellab a, en outre, souligné que son secteur œuvrait à
actualiser l’arsenal juridique et réglementaire en vue de l’adapter aux développements enregistrés dans le commerce extérieur. S’agissant de la hausse des fonds consacrés à la
réévaluation des programmes d’investissement public, estimés à 760 milliards de DA dans le projet de PLF-2015, M.
Djellab a noté une baisse considérable du coût de cette opération durant ces dernières années, expliquant que cette question
était dictée par les difficultés rencontrées par les ordinateurs
sur le terrain, notamment le problème du foncier qui persistait
au lancement des projets déjà inscrits.

Les principaux agrégats économiques

Voici les principaux indicateurs du projet de la Loi de finances 2015 présenté hier en plénière au Conseil de la nation :
- Dépenses budgétaires : 8.858,1 milliards de DA (dont 4.972,3 milliards de DA de fonctionnement et 3.885,8 milliards de DA d’équipement)
- Recettes budgétaires :
4.684,6 milliards de DA (dont 1.722,9 milliards de DA
de recettes pétrolières et 2.961,7 milliards de recettes non pétrolières)
- Solde budgétaire :
-4.173,4 milliards DA
- PIB :
18.896,1 milliards DA
- Croissance économique :
3,42%
- Croissance économique hors hydrocarbures :
4,25%
- Prix du baril de pétrole brut :
37 dollars
- Parité monétaire dinar-dollar :
79 DA pour un dollar
- Taux d’inflation :
3%
- Exportations d’hydrocarbures en volume :
+3,68%
- Importations de marchandises (CAF) :
+4,54%
- Solde du FRR à fin 2014 :
5.284,8 milliards DA
- Solde du FRR à fin 2015 :
4.429,3 milliards DA
- Transferts sociaux en provenance du budget de l’État : 1.711,7 milliards DA.

APN

de l’activité économique productive».
Toutefois, M. Derradji a relevé «la fragilité de l’économie nationale basée
principalement sur la rente des hydrocarbures», appelant «à ne pas recourir
aux solutions circonstancielles pour résoudre les différent problèmes sociaux».
Il a estimé que «la véritable relance de
l’économie nationale doit être construite
sur des bases solides, à travers le recours
à l’investissement productif et en prenant en considération les particularités
de chaque région du territoire national».
Le membre M. Boualem Sattah a critiqué quant à lui le projet de loi de finances pour 2015, précisant que même
s’il contient de nombreuses mesures positives telles que la poursuite du soutien
social, cela dépend totalement, en matière de financement du budget de l’État,
des recettes des hydrocarbures, au moment où de nombreux pays arabes ont
réussi à surmonter ce problème».
Salima Ettouahria

Répartition du budget
de fonctionnement

Voici la répartition, par département ministériel, des crédits ouverts
au titre du budget de fonctionnement (4.972,3 mds de DA) du texte
de la loi de finances pour 2015 (montant en DA) :

- Présidence de la République
8.387.854.000
- Services du Premier ministre
3.618.099.000
- Défense nationale
1.047.926.000.000
- Intérieur et Collectivités locales
549.809.342.000
- Affaires étrangères
31.196.709.000
- justice
74.707.836.000
- Finances
92.615.093.000
- Énergie
44.010.067.000
- Industrie et mines
5.314.058.000
- Agriculture et Développement rural
255.101.097.000
- Moudjahidine
252.333.450.000
- Affaires religieuses et Wakfs
26.500.459.000
- Commerce
24.276.345.000
- Transports
12.549.139.000
- Ressources en eau
21.144.492.000
- Travaux publics
19.930.760.000
- Habitat, Urbanisme et Ville
22.600.480.000
- Éducation nationale
746.643.907.000
- Enseignement supérieur et recherche scientifique 300.333.642.000
- Formation et Enseignement professionnels
50.803.924.000
- Travail, Emploi et Sécurité sociale
234.882.131.000
- Aménagement du territoire et Environnement
2.550.261.000
- Culture
25.789.795.000
- Solidarité nationale, Famille et Condition de la femme 31.653.688.00
- Relations avec le Parlement
276.609.000
- Santé, Population et Réforme hospitalière
381.972.062.000
- jeunesse
14.158.870.000
- Sports
26.282.691.000
- Communication
18.871.461.000
Postes et TIC
3.985.130.000
- Tourisme et Artisanat
3.429.022.000
- Pêche et Ressources halieutiques
2.404.748.000
- Charges communes
536.219.273.000
- Total du budget de fonctionnement
4.972.278.494.000.

Examen du projet de loi portant création d’un fonds de pension alimentaire

l M. Louh : «Une solution pratique pour les femmes divorcées ayant la garde d’enfants»

L’Assemblée populaire nationale a
poursuivi, hier, ses travaux en séance plénière, présidée par Mohamed Larbi ould
Khelifa, consacrés à l’examen du projet
de loi portant création d’un fonds de pension alimentaire, dont le ministre de la
justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh,
défendait les arguments de son élaboration. Le projet de loi vise à traiter
quelques aspects d’une des problématiques sociales compliquées et à laquelle
sont confrontés, à la fois, la justice, la société, notamment les enfants des familles
désunies. Le non-versement, le refus ou
l’incapacité pour les débiteurs de verser
des pensions alimentaires étaient un sujet
qui a interpellé le Président de la République qui a invité le gouvernement à la
réflexion au sujet d’une solution équitable et juste au profit des enfants et de la
famille confrontés à ces situations. C’est
l’objectif du texte de loi présenté hier par
le ministre de la justice au débat général.
Le texte de loi pour lequel 71 députés se
sont inscrits à son enrichissement a été
favorablement accueilli par l’ensemble
des six groupes parlementaires tant il
prend sérieusement le traitement d’un
des épineux problèmes de la société. La
création d’un fonds de pension alimen-

taire, proposée par le texte de loi en examen depuis hier en plénière à l’Assemblée populaire nationale, s’inscrit dans le
cadre de la mise en œuvre des instructions du Président de la République, à
l’occasion de la journée internationale de
la femme, qui a instruit le gouvernement
de réfléchir sur la possibilité de créer un
fonds spécial pour les femmes divorcées
exerçant le droit de garde de leurs enfants, qui sont confrontées à des problèmes en matière de recouvrement de la
pension alimentaire destinée à assurer
l’entretien de ces enfants, en raison du
refus ou de l’impossibilité pour le père

d’en assurer le versement, qui sera effectué par le fonds conformément aux dispositions du projet de loi qui a été
présenté hier matin au débat général par
le ministre de la justice, garde des
Sceaux, Tayeb Louh. Le projet de loi articulé autour de 16 articles a pour objet
de créer un fonds de la pension alimentaire et de fixer les procédures du bénéfice de ses redevances financières en
définissant les modalités de son application et les termes de son champ de mise
en œuvre. C’est ainsi que l’article 2 du
texte de loi apporte la précision en énonçant que la pension alimentaire fixée par

Mardi 11 Novembre 2014

jugement conformément au code de la
famille au profit d’un ou plusieurs enfants sur lesquels s’exerce le droit de
garde, après le divorce de leurs parents.
Cette pension comprend également la
pension alimentaire octroyée, à titre provisoire, au profit d’un ou plusieurs enfants, lorsqu’une action en divorce a été
introduite, ainsi que la pension alimentaire octroyée à la mère divorcée. Dans
le chapitre relatif aux redevances financières, le texte de loi soumis aux débats
devant les députés stipule que le montant
versé par le fonds de la pension alimentaire au créancier de cette dernière est
égal au montant de la pension alimentaire. Les redevances financières sont
versées au bénéficiaire, en cas de nonexécution totale ou partielle de l’ordonnance ou du jugement fixant la pension
en raison du refus du débiteur de payer,
de son incapacité de le faire ou de la méconnaissance de son lieu de résidence.
La demande du bénéfice des redevances financières est présentée au juge
compétent accompagnée d’un dossier
comprenant les documents fixés par arrêté conjoint du ministre de la justice,
garde des Sceaux, du ministre chargé des
finances et du ministre chargé de la Soli-

darité nationale. Le juge compétent statue sur la demande, par ordonnance gracieuse, qui n’est susceptible d’aucune
voie de recours, dans un délai de cinq
jours à compter de la date de sa saisine.
Cette ordonnance est notifiée par voie du
greffe au débiteur et au créancier de la
pension alimentaire, ainsi qu’aux services de la wilaya chargés de l’action sociale relevant du ministère de la
Solidarité nationale. Les services de la
wilaya chargés de l’action sociale relevant du ministère de la Solidarité nationale ordonnent le versement des
redevances financières au bénéficiaire,
notamment par voie de virement bancaire ou postal, dans un délai qui ne peut
dépasser 25 jours, à compter de la date
de notification de l’ordonnance judiciaire. Concernant les dispositions financières, le texte de loi stiple dans son
article 10, qu’il est ouvert dans les écritures du Trésor un compte d’affectation
spéciale, intitulé fonds de la pension alimentaire.
Les travaux de débats se sont poursuivis avec la réponse du ministre aux
préoccupations soulevées, lors de l’examen du projet de loi.
Houria Akram

Nation

EL MOUDJAHID

7

LUTTE CONTRE LE SIDA

Une stratégie arabe unifiée

C

«L’Algérie, grâce à une riposte nationale multisectorielle, a accompli des progrès indéniables qui ont fait que le sida a une faible prévalence en Algérie (0.1%), avec, toutefois, une
concentration dans les groupes à haut risque d’infection IST/Sida.» C’est ce qu’a déclaré, hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,
Abdelmalek Boudiaf, lors de la réunion de haut niveau des femmes leaders du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord en matière de lutte contre le sida.

Ph : Wafa

ependant, M. Boudiaf a expliqué
que «cette réunion se veut avant
tout la traduction de la volonté
politique, exprimée au plus haut niveau
par le Président Abdelaziz Bouteflika, de
faire de l'Algérie un acteur clé de la lutte
contre le Sida, par sa contribution aux
efforts internationaux et le partage de
son expérience sous le leadership de
Onusida». À cet égard, le ministre a souligné que «la mise en œuvre de la stratégie arabe de lutte contre le sida en
constitue une parfaite illustration. Elle
se veut être également la traduction de
l'intérêt qu'accorde l'Algérie au rôle de
la femme dans le développement, tout
comme elle l'a fait durant la guerre de
Libération. La place qu'occupe la femme
dans la gouvernance dans notre pays est
a bien des égards appréciable. Il
convient de demeurer vigilant compte
tenu de la persistance de comportements
à risque. Selon les données du laboratoire national de référence du Sida, la
cible nationale qui est de stabiliser le
nombre de nouveaux diagnostics à
moins de 1.000/an a été atteinte. Il ressort en effet, depuis la notification du
premier cas de Sida en 1985, une stabilisation du nombre de nouveaux cas
d’infection à VIH, puisque ces dernières
années, entre 700 à 800 cas sont notifiés
par an. Ces chiffres traduisent la tendance vers une stabilisation de l’épidémie.» Pour le ministre de la Santé et de
la Réforme hospitalière, «la lutte contre
le Sida en Algérie reste, après l’apparition du premier cas en 1985, une priorité
nationale. Elle a fait, depuis 1989, l’objet de plans de lutte successifs à court,
moyen et long termes qui ont permis
d'enregistrer des progrès indéniables».
Aussi, «cette lutte s’est caractérisée par
un engagement maintes fois affirmé à
l’échelle nationale et internationale au
plus haut niveau de l’État. C’est ainsi

que la riposte contre le Sida s’inscrit
avec le Plan national stratégique (PNS)
2013-2015 dans le cadre des objectifs
et engagements définis dans la Déclaration politique de l’ONU sur le VIH/Sida
de juin 2011, pour intensifier nos efforts
contre le VIH, ratifiée par l’Algérie et
l’ensemble des États membres», a-t-il
expliqué. En effet, au plan politique,
l’engagement exprimé au plus haut niveau et régulièrement réaffirmé s’est traduit par la mobilisation totale du
gouvernement et de l’ensemble des intervenants, notamment la société civile
visant à faire reculer les IST/Sida et qui
a été axée, ces dernières années, essentiellement sur la mise en place du cadre
de coordination multisectorielle selon
les «Trois Principes» par décret exécutif
du Premier ministre.
Un plan multisectoriel malgré une
prévalence très faible en Algérie
La mise en œuvre du plan national

Hamid Grine souligne la participation efficace
de son secteur à la lutte contre le sida

Le ministre de la Communication,
Hamid Grine, a affirmé, hier, l’engagement de son secteur à participer «efficacement» à la lutte contre le sida pour
mettre un terme à sa propagation au
sein de la société. Dans une déclaration
à l’APS en marge des travaux de la réunion de haut niveau des femmes leaders dans la lutte contre le Sida dans la
région Mena, le ministre a indiqué que
son secteur participait «depuis plus de
six mois aux activités du gouvernement en tant que partenaire efficace
dans différents domaines, notamment
en matière de lutte contre cette maladie, et ce dans le cadre des programmes
de sensibilisation en direction de la société». Le ministre a annoncé à ce propos
la «mise en place d’une nouvelle stratégie» pour contribuer à la lutte contre le
Sida appelant les différents médias à soutenir les activités lancées par le ministère de la Santé visant la prévention et la lutte contre cette maladie de façon
continue et durable au niveau national.

M. TAHMI :

Jeux Méditerranéens-2021 : « Le dossier
d’Oran est finalisé et nous serons prêts »

Le ministre des Sports, Mohammed
Tahmi, a assuré, hier à Alger, que la
ville d’Oran sera prête pour accueillir
les jeux Méditerranéens de 2021, vu
que la ville possède déjà toutes les infrastructures nécessaires à la réussite
de la compétition. «Le dossier de candidature est finalisé, et nous serons
prêts à accueillir les JM-2021 à tous les
niveaux», a déclaré le ministre des
Sports, lors du Forum de la Radio nationale. «Oran sera dotée d’un complexe olympique dont les travaux
seront finalisés en 2016, ajouté à un
complexe aquatique composé de trois
bassins : bassin olympique, bassin de
plongeon et bassin de water-polo. Les travaux pour une salle omnisports d’une
capacité de 6.000 spectateurs débuteront incessamment», a précisé M. Tahmi.
Le ministre des Sports a également fait savoir qu’une commission du comité
international des jeux Méditerranéens visitera l’Algérie en février prochain
afin de vérifier l’état d’avancement des travaux. Selon Tahmi, les JM-2021
constituent une opportunité pour les Fédérations nationales de faire briller
leurs athlètes sur la scène internationale. D’autre part, le premier responsable
du sport algérien a indiqué que le projet de construction de la Maison des Fédérations est en passe d’être finalisé par un bureau d’étude, et que les travaux
débuteront en juin 2015. «Le projet sera opérationnel après un an et demi de
travaux», a assuré le ministre des Sports.

stratégique multisectoriel de lutte contre
le VIH/Sida est caractérisée par une approche de planification axée sur les résultats tel que préconisé par l’Onusida,
«Zéro nouvelle infection, Zéro discrimination et Zéro décès dû au Sida». Le
principal impact attendu de la mise en
œuvre du plan national stratégique est la
baisse significative de nouvelles infections et surtout l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
En matière de dépistage, la priorité a
été donnée à la poursuite de l’extension
de la mise en œuvre de la stratégie nationale d'élimination de la transmission
du VIH de la mère à l'enfant à travers le
territoire national. Elle s’est appuyée sur
l’organisation de séminaires, ateliers régionaux de formation à l’attention des
professionnels de santé pour les inciter
à promouvoir davantage le dépistage volontaire, le dépistage à l’initiative du soignant lors des examens prénuptiaux, des

visites médicales voire lors de toute opportunité de recours aux soins et l’utilisation des tests de diagnostic rapide de
l’infection VIH. En matière de prévention, la priorité a été accordée au renforcement des interventions de prévention
de proximité ciblant en premier les populations prioritaires identifiées en particulier les femmes en âge de procréer.
Elles visent à optimiser la prévention auprès des populations cibles, à améliorer
le niveau de connaissances des intervenants et de développer les actions de formation médicale continue des
personnels portant sur la prise en charge
syndromique des IST.
De son côté, la directrice régionale
de l’Onusida pour la région MoyenOrient et Afrique du Nord, le Dr Yamina
Chakkar, a indiqué que «cette rencontre
est une occasion pour faire progresser la
réponse aux besoins des femmes et filles
et la promotion de leurs droits dans le
contexte du VIH/Sida, au moyen de la
stratégie arabe contre le sida et de
l’agenda de développement de l’après
2015».
Elle a estimé que «l’engagement des
femmes dans la région n’est pas nouveau. Il a été le moteur de réformes importantes des systèmes juridiques, de
progrès admirables dans la réduction des
inégalités entre hommes et femmes en
matière d’accès à l’éducation et aux
soins de santé, ainsi qu’au cœur des processus de transformations politiques de
la région. Cet engagement des femmes
peut également continuer à jouer un rôle
catalyseur afin de mettre fin à l’épidémie
de Sida dans la région. Nous espérons
que cette première rencontre permettra
d’aboutir à un appel à l’action en faveur
de la mise en œuvre de la stratégie arabe
contre le Sida, tout particulièrement ses
objectifs relatifs à l’élimination des inégalités entre les sexes, mais également

nous espérons encourager l’engagement
des femmes afin de positionner l’objectif de mettre fin à l’épidémie du sida
d’ici 2030 dans l’agenda de développement de l’après 2015».

Des objectifs qui visent à réduire
de plus de 50% l'incidence du VIH
La stratégie arabe de lutte contre le
Sida comprend dix objectifs qui sont alignés sur les objectifs fixés dans la Déclaration politique de l'Assemblée
générale de l'ONU 2011 sur le VIH et le
Sida, tout en maintenant une vision plus
large pour une génération sans Sida dans
l'après 2015.
Les dix objectifs visent à réduire de
plus de 50% l'incidence du VIH parmi
les populations les plus à risque d'infection, éliminer les nouvelles infections à
VIH chez les enfants, augmenter la couverture du traitement du VIH à 80%, lutter contre la stigmatisation et les
discriminations. Cette stratégie (20142020) est intervenue en réponse aux
défis de la riposte au VIH dans les pays
arabes. Elle a été approuvée par le
Conseil des ministres arabes de la Santé
lors de la 41e session ordinaire, tenue le
13 mars 2014, au siège de la ligue des
États arabes et vise à orienter l'élaboration d'une réponse régionale au VIH
coordonnée et basée sur le consensus. La
stratégie arabe aborde le VIH comme un
problème de santé publique et social et
sert de fondement aux efforts pour arrêter et mettre fin à l'épidémie de VIH
dans la région MENA. Il est attendu des
participants de la réunion d'Alger
d'aboutir à une plate-forme régionale de
haut niveau pour le plaidoyer et la mobilisation sociale composée de femmes
leaders de la région afin d'assurer une
appropriation, un engagement et une action accrus en faveur des femmes.
Wassila Benhamed

Dix objectifs pour lutter contre l'épidémie et la stigmatisation

La stratégie arabe de lutte contre le sida comprend dix
objectifs qui sont alignés sur les objectifs fixés dans la Déclaration politique de l'Assemblée générale de l'ONU 2011
sur le VIH et le Sida, tout en maintenant une vision plus
large pour une génération sans Sida dans l'après 2015. Les
dix objectifs visent à réduire de plus de 50% l'incidence du
VIH parmi les populations les plus à risque d'infection, éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants, augmenter la couverture du traitement du VIH à 80%, lutter
contre la stigmatisation et les discriminations. Ils visent également à améliorer le financement de la lutte contre le Sida,
éliminer les inégalités entre les sexes et les abus et violences
basés sur le genre et accroître la capacité des femmes et
filles à se protéger contre le VIH, et réviser les politiques
sur les restrictions en matière de déplacement. Cette stratégie (2014-2020) est intervenue en réponse aux défis de la
riposte au VIH dans les pays arabes. Elle a été approuvée
par le Conseil des ministres arabes de la Santé lors de la 41e
session ordinaire, tenue le 13 mars 2014, au siège de la
Ligue des États arabes et vise à orienter l'élaboration d'une

réponse régionale au VIH coordonnée et basée sur le
consensus. La stratégie arabe aborde le VIH comme un problème de santé publique et social et sert de fondement aux
efforts pour arrêter et mettre fin à l'épidémie de VIH dans
la région MENA.
Le Conseil des ministres arabes a demandé au secrétariat
général de la Ligue des États arabes, l'ONUSIDA et le comité technique arabe sur le Sida de soutenir et suivre la mise
en œuvre de la stratégie au niveau des pays, y compris par
l'organisation de trois forums de haut niveau pour discuter
des questions relatives au leadership des femmes, aux rôles
des médias et des leaders religieux. Il est attendu des participants de la réunion d'Alger d'aboutir à une plate-forme régionale de haut niveau pour le plaidoyer et la mobilisation
sociale composée de femmes leaders de la région afin d'assurer une appropriation, un engagement et une action accrus
en faveur des femmes. Il est attendu aussi un appel à l'action
incluant les priorités clés pour concrétiser les engagements
régionaux dont ceux de la stratégie arabe de lutte contre le
Sida.

M. BEDOUI À GHARDAÏA :

« Améliorer la formation professionnelle
par l’apprentissage sur le terrain »

La stratégie de la formation professionnelle en Algérie devra connaître une
amélioration à travers la méthode de
formation par apprentissage des métiers
sur le terrain, a indiqué, hier à Ghardaïa,
le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Nouredine
Bedoui. S’exprimant lors d’une visite de
différentes structures relevant de son
secteur, le ministre a insisté sur le rôle
de la formation par apprentissage au niveau des unités industrielles, des établissements socio-économiques et des
chantiers. «Les unités industrielles et les
chantiers doivent être des centres de formation par excellence, pour une qualification de la main-d’œuvre aux normes
universelles», a-t-il affirmé à ce propos,
estimant que le rôle des entreprises et
autres unités industrielles est «déterminant» pour la réussite de la stratégie de
la formation professionnelle. S’agissant
toujours de la stratégie nationale de la
formation professionnelle, M.Bedoui a
indiqué qu’elle s’assigne pour principaux objectifs d’assurer une meilleure
intégration sociale des apprentis et de
répondre à une demande économique
ciblée des entités industrielles, économique et autres chantiers. Le ministre de
la formation et de l’enseignement professionnels a entamé sa visite de travail

Mardi 11 Novembre 2014

dans la wilaya de Ghardaïa par l’inspection de l’Institut spécialisé de la formation professionnelle Cherif-Messaâdia,
au chef-lieu de wilaya, où il a assisté à
une cérémonie de signature de conventions de partenariat entre la direction de
la formation professionnelle et les directions de l’agriculture, du tourisme et
l’artisanat, des équipements publics et
de l’unité de recherche en énergie renouvelable de Ghardaïa. Ces conventions de partenariat visent à permettre
aux jeunes de la région de bénéficier de
programmes de formation et de soutien

à leur insertion professionnelle dans ces
secteurs d’activités, selon les responsables locaux du secteur de la formation.
Elles ont pour but d’assurer une formation aux métiers de l’agriculture, du tourisme de l’artisanat, du bâtiment et de
l’énergie renouvelable aux jeunes et de
permettre aux bénéficiaires de trouver
une opportunité de travail sur le champ,
a-t-on fait savoir. Le ministre a visité
aussi le chantier de construction d’un
centre de formation à Métlili El-Djadida, avant de visiter la base pétrolière
de Oued-Noumer où il s’est entretenu
avec ses responsables sur les modalités
de formation par apprentissage des
jeunes de la formation professionnelle.
Nouredine Bedoui s’est rendu, en outre,
à l’unité de fabrication de pipes (ALFAPIPE) de Ghardaïa, où il s’est enquis de
la situation des apprentis dans cette
unité. Il s’est rendu ensuite à un centre
de formation communautaire de Bounoura, avant de visiter le centre de formation de Sidi-Abbaz, ainsi que les
chantiers de l’Institut spécialisé de la
formation professionnelle et le centre de
formation de Oued Nachou. Le ministre
poursuit la première journée de sa visite
de travail dans la wilaya de Ghardaïa
par une rencontre avec la société civile.

8

Nation

SID-AhMED FERROUkhI, MInISTRE DE LA PêChE ET DES RESSOURCES hALIEUTIqUES,
À PROPOS DU PLAn AqUAPêChE, A COnFIRMé, hIER, AU FORUM éCOnOMIE D’EL MOUDJAHID :

EL MOUDJAHID

« Notre objectif est de doubler la production »

L

Intervenant, hier, lors d’une conférence débat au Forum Économie d’El Moudjahid, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid-Ahmed
Ferroukhi, a souligné que l’objectif majeur à atteindre dans le cadre du plan quinquennal Aquapêche-2020 consiste essentiellement à doubler la
production halieutique pour la porter à 200.000 tonnes, dont 70.000 proviendraient du développement de l’aquaculture.

responsable et durable de la pêche
et de l’aquaculture vient en complément de cette stratégie et devrait
conclure un partenariat entre l’administration publique et l’ensemble des acteurs professionnels des
segments d’activités et des filières
de la pêche et de l’aquaculture, a
souligné le ministre. Le ministre a
présenté ensuite les grandes lignes
de cette stratégie qui préfigure ce
que deviendra le secteur de la
pêche tant sur les plans organisationnel, approvisionnement du
marché, humain, matériels (équipements de production et d’exploitation et infrastructures et
financier, sur la base d’une définition de nouvelles priorités et de
nouvelles orientations. Il a été également question de passer en revue
les actions à entreprendre en vue de
matérialiser ce projet. L’effort de
l’investissement va aussi porter sur
la modernisation des infrastructures portuaires dédiées à la pêche
et l’aquaculture qui sera développée en mer ouverte, notamment la
pisciculture en cages flottantes, activité qui requière des équipements
et des installations adaptés. Il a mis
l’accent particulièrement sur la nécessité de valoriser et de promouvoir toutes les activités en liaison
avec la pêche et l’aquaculture, à
partir et en tenant compte de l’évaluation des capacités actuelles et du
potentiel existant. Cette nouvelle
stratégie, affirme Sid-Ahmed Ferroukhi, accorde la part belle à l’investissement, notamment en ce qui
concerne le renouvellement de la
flottille, en accompagnant les armateurs qui veulent renouveler
leurs bateaux de pêche. Dans ce
sens il a évoqué le mode de financement. Ce plan a été mis en place
pour encourager les porteurs de

Photos : Billal

equel objectif est étroitement lié à assurer la sécurité alimentaire de notre
pays. ‘‘Le plan Aquapêche 2020 se
donne pour objectif le développement des capacités de la production locale actuelle à 200.000
tonnes, la création de plus de
30.000 emplois (70.000 emplois
actuellement) et la réalisation, dans
les filières de la pêche et de l'aquaculture d'un chiffre d'affaires de
110 milliards de dinars’’ a expliqué
le ministre. Sid-Ahmed Ferroukhi
a insisté sur "les orientations et les
mécanismes à mettre en place pour
relever ce défi, en comptant sur nos
propres capacités, afin de préserver
la ressource et permettre sa valorisation". Inscrit dans le plan d’action du gouvernement pour la
période 2015-2019, ce projet s’articule sur quatre axes d’intervention prioritaires, a-t-il indiqué. Il
s’agit de la promotion des filières
de la pêche et de l’aquaculture,
orientée vers l’intégration et la durabilité pour créer des emplois, de
l’amélioration de l’approvisionnement du marché avec des produits
diversifiés, de meilleure qualité et
plus accessibles pour le consommateur, de la mise en place de dispositifs d’appui et de soutien
adaptés au développement des filières de la pêche et de l’aquaculture et de la consolidation de la
gouvernance, le renforcement de la
gestion participative et l’intégration du secteur au développement
des capacités de croissance de
l’économie productive nationale.
Globalement, la démarche vise à
promouvoir les filières de pêche et
de l’aquaculture orientée vers l’intégration et la durabilité, l’amélioration de l’approvisionnement du
marché domestique avec des produits diversifiés de meilleure qualité et plus accessibles au
consommateur, la mise en place de
dispositifs d’appui et de soutien
adaptés au développement des filières de la pêche et de l’aquaculture et enfin la consolidation de la
gouvernance et le renforcement de
la gestion participative et l’intégration du secteur au développement
des capacités de croissance de
l’économie productive nationale. Il
convient de rappeler que ce plan
est soumis au débat dans le cadre
d’un processus entamé en juin dernier, pour une phase de concertation qui devait s’étaler jusqu’à fin
octobre. Important à retenir aussi,
un projet de "charte d’adhésion"
volontaire pour un développement

projets privés à investir pour accroître le nombre des petites entreprises pour s’établir, se développer,
se moderniser et s’améliorer, en
bénéficiant de crédits à taux zéro,
comme il s’agit, au regard de la
spécificité de l’activité, de faciliter
pour les pêcheurs la gestion de leur
trésorerie’’. Il s’agit également, at-il fait savoir, d’agir et tout de
suite sur l’organisation des activités de pêche traditionnelle, principale source de revenus pour des
milliers de familles, en procédant à
l’augmentation des capacités des
pêcheurs en petites embarcations
de la pêche artisanale, dans ces régions reculées le long du littoral algérien. Ces pêcheurs bénéficieront
d’une amélioration accrue des
conditions socioprofessionnelles et
des avantages prévus dans le cadre
de ce plan Aquapêche-2020, tout
en intégrant l’activité de pêche artisanale organisée et autorisée. SidAhmed Ferroukhi, fait savoir, par
ailleurs, que les problématiques
liées à la production, à l'environnement et aux aspects socio-économiques de l'activité de la pêche et
de l'aquaculture sont, désormais,
prises en charge par des chercheurs
avec la participation des professionnels pour l'accompagnement
du développement du secteur.

Concernant les problématiques
liées à l'environnement, un groupe
de recherche est chargé d'étudier,
entre autres, la qualité des écosystèmes marins et tout ce qui est lié à
la préservation de la ressource, en
créant par des récifs artificiels des
écosystèmes nouveaux. “Si on valorise la ressource, on valorise
aussi notre patrimoine naturel’’,
martèle le ministre, pour qui la protection des écosystèmes marins ne
peut être un vain mot. Si pour le
ministre, “la ressource est gérée de
manière durable dans le cadre
d'une démarche participative’’, les
pêcheurs, eux, sont non seulement
les premiers témoins de la dégradation de l'environnement marin
mais aussi ses premières victimes.
À en croire le ministre, les professionnels de la pêche qui souhaitent
garantir la pérennité de leur
“gagne-pain’’ sont très sensibles à
cette question de l'environnement.
Dans cette perspective de développement durable, des formations de
marin pêcheur, “un métier qui s'apprend souvent sur le tas’’, vont être
organisées par le ministère de la
Pêche et des Ressources halieutiques de concert avec le ministère
des Transports, des formations
qualifiantes. “Des classes spécialisées et un jury professionnel vali-

dera les aptitudes et autres connaissances acquises.’’ Le ministre a
évoqué également la mise en place
de “récifs artificiels’’ et des “zones
marines protégées’’ qui seront destinés à l'étude scientifique du milieu marin. Le but de ces récifs est
d'attirer de nombreuses espèces de
poissons et crustacés qui viendraient alors coloniser ces structures. “Il s'agit surtout de délimiter
les zones de frai’’, indique le ministre, qui compte faire appel, pour
cela, aux techniques les plus modernes comme la cartographie, la
télédétection, ou encore l'hydrographie, qui représentent autant de
moyens de mesure très précis. Pour
ce qui est des marins pêcheurs, le
ministre dit s’intéresser particulièrement à la résolution progressive
de leurs problèmes socioprofessionnels, la formation en commençant par le recyclage des anciens
du métier. Le projet porte également sur les nouveaux mécanismes
juridiques consacrant les opérations mises en œuvre à travers
l'aménagement de zones d'activités
se rapportant à l'aquaculture, le
contrôle à distance des navires de
pêche et la valorisation des pêcheries privées en sus de nouvelles
dispositions visant le durcissement
des sanctions à l'encontre des
contrevenants. S’agissant du prix
de la sardine, le ministre a expliqué
que le prix de la sardine est soumis
à plusieurs facteurs dont l’offre et
la demande, la faiblesse de la production durant certaines périodes
de l’année ou la disponibilité de
produit durant d’autres périodes
d’une même année. Des facteurs
qui, de son avis, sont à l’origine de
sa flambée. ‘‘Il faut penser avec
une logique économique et comprendre à ce propos que le prix est
un indicateur et surtout un résultat
économique. Je comprends parfaitement la frustration des citoyens
mais le marin pêcheur doit aussi
trouver son compte. Et dans cette
équation, il est vital de trouver un
équilibre entre la richesse halieutique, l’opérateur et enfin le
consommateur. Ce sont les trois
composants essentiels qu’il faut
préserver’’, a-t-il expliqué. Le ministre a également abordé la question de la commercialisation de la
sardine et des autres produits provenant de la pêche en insistant sur
la nécessité d’organiser et de maîtriser le circuit de distribution et de
commercialisation.
Farid Bouyahia

Charte de responsabilité ou l’engagement moral

Comme un poisson dans l’eau, c’est le
moins que l’on puisse dire du ministre de la
Pêche et des Ressources halieutiques. SidAhmed Ferroukhi, cet ingénieur agronome,
qui a eu à occuper de hautes fonctions au ministère de l’Agriculture, a fait son entrée au
gouvernement, au mois de septembre 2012.
En deux ans, il a réussi à établir un état des
lieux du secteur, en lançant des enquêtes, à
l’image de la première enquête socioéconomique ayant ciblé les professionnels de la
pêche. Une enquête qui a révélé que la pêche
constitue une source de revenu pour 90 %
des gens de la mer. C’est justement pour préserver cette ressource et protéger les postes
d’emploi qui permettent à des milliers de familles de vivre, qu’une charte de responsa-

bilité à été paraphée par les intervenants dans
ce secteur. Ce partenariat « moral », qui met
en exergue la responsabilité collective, fixe
les responsabilités des uns et des autres. Car,
il faut partir du principe, que les intérêts
communs doivent être protégés en premier
lieu. Ce partenariat réunit l’administration
publique et l’ensemble des acteurs professionnels des segments d’activité de la pêche
et de l’aquaculture autour des mêmes préoccupations et aspirations. Mais le plus important à souligner, est que l’adhésion est
volontaire, et ceux qu’y souscrivent s’engagent dans le processus d’un développement
responsable et durable de la pêche et de
l’aquaculture. Toutes les activités, allant de
la commercialisation et de la valorisation,

jusqu’à la protection et la conservation des
produits ou des ressources extraites des écosystèmes marins et continentaux, sont
concernées par cette charte inscrite en droite
ligne du plan « Aquapêche-2020 ». Un plan
qui contribue entre autres aux objectifs du
développement durable ainsi que de la
confortation de la place des pêcheurs. Les
initiateurs de cette démarche, veulent en
faire un « acte volontaire citoyen », contributif aux objectifs nationaux pour le développement des emplois, des conditions
sanitaires, d’une pêche durable et d’une exploitation responsable et précautionneuse
des écosystèmes ouverts à l’exploitation. Il
doit également constituer un engagement
destiné à conforter la place des pêcheurs ar-

Mardi 11 novembre 2014

tisans et des aquaculteurs ainsi que des acteurs des filières, au centre des économies
littorales, en pleine responsabilité dans une
gouvernance participative.
Cet engagement moral s’inscrit également
dans les principes du code de bonne conduite
pour une pêche responsable de la FAO et représente une première initiative concrète
dans l’engagement vers l’application des directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte
de la sécurité alimentaire et de l’éradication
de la pauvreté. Mais le plus important est
que l’adhésion à cette charte doit passer par
des consultations locales, régionales et nationales.
Nora Chergui

C

Nation

46e AG DE L’ASSOCIATION DES COMPAGNIES AÉRIENNES AFRICAINES

Favoriser les liaisons intra-africaines

EL MOUDJAHID

9

Dans la perspective d’encourager et d’accompagner les compagnies africaines dans le développement de leurs services de
transport aérien, les travaux de la 46e édition de l’Assemblée générale annuelle (AGA) de l’AFRA et du sommet du transport
aérien africain se sont ouverts hier à l’hôtel Hilton.

Ph : Nacera

es deux rencontres représentent un événement de
haut niveau pour le secteur
du transport aérien et de l’industrie
de l’aviation. Elle a également
pour objectifs, entre autres, de favoriser la coopération entre les
compagnies du continent afin de
développer une interconnectivité
de nature à asseoir un maximum
de
liaisons
intra-africaines.
Chaque année, il rassemble plusieurs présidents de compagnies
aériennes, chefs d’entreprises, cadres supérieurs et des principaux
décideurs de l’industrie de l’aviation que tout autre événement de
l’aviation en Afrique. La 46e édition de l’AGA de l’Association
des compagnies aériennes africaines  AFRAA est abritée, cette
année, par l’Algérie, du 9 au 11 du
mois en cours.
Présidée par le PDG d’Air Algérie, M. Mohamed Salah Boultif,
sur le thème «Réussir ensemble à
travers l’innovation et la collaboration», cette rencontre d’envergure économique est organisée par
la compagnie aérienne nationale
Air Algérie, regroupant pas mois
de 45 compagnies aériennes africaines membres, ainsi qu’une centaine de partenaires industriels,
dont des constructeurs-avionneurs
et des motoristes, des consultants
et prestataires de haute technologie, ainsi que des représentants
gouvernementaux, aéroportuaires
et des organisations internationales. Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Transports,
M. Amar Ghoul, a annoncé que la
compagnie aérienne Air Algérie va
ouvrir de nouvelles dessertes vers
l’Afrique, notamment le Nigeria,
l’Ethiopie, Djibouti, le Tchad et
l’Afrique du Sud. Dans cette optique il a indiqué que le chiffre
global du transport aérien mondial
est de 3 milliards de voyageurs par
an, dont 144 millions au Moyen-

Orient et 70 millions en Afrique,
«ce qui offre une marge de progression à Air Algérie», a-t-il dit.
Nigeria, Ethiopie, Djibouti,
Tchad et Afrique du Sud : de
nouvelles dessertes vers des
pays africains

Le ministre a ajouté que la part
de l’Afrique dans le transport aérien mondial est de 2,3%, et qu’il
y a des opportunités commerciales
à saisir dans le continent.
Par ailleurs, il a annoncé la
construction de cinq nouvelles
tours de contrôle et la réalisation
d’un centre de contrôle d’aviation
à Tamanrasset qui servira à d’autres pays africains. L’Algérie, a-til
dit,
«est
en
cours
d’aménagement de 20 aéroports
de classe internationale, comme
elle a consenti davantage d’investissements dans de nombreux projets pour que les aéroports soient

réhabilités et équipés par de nouveaux systèmes de sécurité puis
gérés selon des règles rigoureuses
de management».
En outre, il a avancé que l’entrée en service de nouvelles compagnies
aériennes,
la
modernisation d’aéroports et
l’achat de nouveaux avions par Air
Algérie permettraient d’augmenter
la capacité du transport aérien à
20 millions de passagers dès 2019
contre 6 millions actuellement.
De son côté, le PDG d’Air Algérie, M. Mohamed Salah Boultif, a
indiqué que sa compagnie «se redéploie en Afrique et envisage de
le faire pour les États-Unis et
l’Asie», tout en rappelant l’ouverture, en 2014, des lignes vers
Vienne et Lisbonne.
M. Boultif a également souhaité
la facilitation du trafic de transit en
développant un hub à l’aéroport
international Houari-Boumediene
avec 10 millions de passagers

COOPÉRATION ALGÉRIE - UNION EUROPÉENNE

Le PAPS-ESRS fait son bilan

200 experts nationaux et internationaux se sont regroupés hier, au site de
Sidi Achour de l’université Badji-Mokhtar d’Annaba en séminaire de visibilité
consacré à l’évaluation de l’état d’avancement du programme d’appui à la Politique sectorielle de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique
(PAPS-ESRS) en Algérie.
Ce rendez-vous scientifique est venu
à point nommé pour permettre à nos
chercheurs et leurs homologues de
l’Union européenne d’échanger les expériences dans le but d’améliorer la performance et
la qualité de
l’enseignement.
Le Programme d’Appui à la Politique Sectorielle de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
(PAPS-ESRS) vise, à travers ce rendez
vous annuel qu’il organise, sous le haut
patronage du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en présence des membres de la
Délégation de l’Union européenne en
Algérie, à échanger et à débattre des premières réalisations menées au sein des
établissements supérieurs du territoire
national. Doté d’un budget global de
38,6 millions d’euros, dont 21,5 millions
de contribution européenne et 17,1 millions de participation algérienne, et entrant dans le cadre de la coopération
entre l’Union européenne et l’Algérie, le
PAPS-ESRS vise également à soutenir
la modernisation du secteur et à accompagner les réformes de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique. Enseignants, experts, chercheurs,
gestionnaires ont ainsi saisi cette oppor-

tunité pour partager leurs expériences et
leurs réalisations accomplies dans ce domaine. Ils ont évoqué, dans ce contexte,
les objectifs principaux qui sont «l’instauration du nouveau régime LMD (Licence/Maîtrise/Doctorat),
le
développement des mécanismes d’insertion des jeunes dans le monde de l’entreprise, le renforcement des capacités
des établissements universitaires et
l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
Dans ce sillage, le professeur Fatiha
Yousef Ettoumi, directrice du PAPSESRS, a déclaré : «Nous sommes très
confiants quant à la progression de ce
programme et aux réalisations déjà menées depuis son lancement. Nous respectons le planning qui nous a été assigné,
et nous nous félicitons de l’implication
des différents partenaires, algériens et
européens, dans le cadre de ces séminaires, et plus largement dans le cadre
du programme.» Le débat fait ressortir
que ce Programme permettra «le transfert du savoir et du savoir-faire nécessaires au renforcement des ressources
humaines, la contribution à l’amélioration qualitative du système d’enseignement supérieur et le soutien à la création
de nouvelles filières professionnalisantes». Il s’agit, a-t-on insisté, d’un
enjeu majeur pour favoriser la réussite et
l’avenir professionnel des générations
montantes en Algérie. Le PAPS-ESRSP
concerne six universités-pilotes, en l’occurrence celles d’Oran, de Mostaganem,
de Blida, de l’USTHB (Alger), de
Constantine-1 et d’Annaba.
B. Guetmi

avec le label ISO 9001 et grâce à
un programme de sûreté conforme
aux prescriptions internationales.
Par ailleurs, le PDG de la compagnie aérienne nationale a affirmé que sa firme a engagé un
processus de mise en œuvre d’un
plan stratégique de développement
à moyen terme 2013-2017, ce dernier sera destiné à renforcer sa
compétitivité et sa rentabilité,
«avec, comme objectif final, remplir les conditions strictes d’intégration d’une des grandes
alliances de compagnies aériennes
en présence sur la sphère mondiale», a-t-il dit.
Acquisition de 16 nouveaux
avions, dont le premier livré
en décembre
Sur le plan des investissements,
M. Boultif, qui est également le
président de l’AFRA, a indiqué
que l’acquisition d’une flotte de
16 appareils, dont le premier sera

livré le mois de décembre prochain, «portera le nombre d’avions
de 43 à 59, et la moyenne d’âge de
10 ans à 7 ans», a-t-il dit, ce qui
«permettra le redéploiement du réseau particulièrement vers le
continent en favorisant ainsi l’exploitation de dessertes de 6e liberté, le cap de 5 millions de
passagers étant atteint dès 2014»,
a-t-il souligné.
Par ailleurs, le PDG d’Air Algérie a participé à une table ronde
avec d’autres PDG de compagnies
aériennes africaines. Il s’agit de
Tassili Airlines, Ethiopian Airways, Egypt Air, Air Burkina et
Equatorial Congo Airlines (Programme de l’assemblée). Il y a
lieu de noter, enfin, qu’Air Algérie
a signé, hier, un nouveau contrat
avec le constructeur américain
Boeing, et ce pour l’acquisition de
2 nouveaux appareils de type Airbus, pour le renouvellement et
l’expansion de sa flotte.
Il y a lieu de souligner que le
SG de l’AFRA, Elijah Chingosho,
a émis le souhait de concrétiser la
libéralisation du ciel africain en
2015, et que certains pays du
continent vont réunir les conditions pour cet objectif. Tout en
soutenant que les normes de sécurité sont indispensables, il a déploré, cependant, que l’Union
européenne évalue négativement
les compagnes africaines, se traduisant par un «découragement
des clients». Selon lui, l’aviation
joue un rôle vital en Afrique, mais
la connectivité intra-africaine demeure faible. Néanmoins, comme il
le précise à la fin, «l’Afrique est un
grand marché potentiel avec une
croissance économique de 6% et
un revenu par habitant qui a augmenté de 11%, lors de la dernière
décennie, ce qui va certainement
ouvrir de nouvelles perspectives
au transport aérien».
Sihem Oubraham

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Un système national de formation en logistique
en préparation

Un système national de formation dans le domaine de la logistique est en préparation au niveau
du ministère de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique, a indiqué, hier à Blida, le
secrétaire général du ministère. "Des formations
spécialisées dans ce domaine s’avèrent aujourd’hui
une nécessité, au vu de l’importance de la filière
logistique dans le développement économique du
pays", a précisé Seddiki Mohamed Salaheddine, en
marge du 1er colloque international sur la logistique
et le transport organisé par l’université Saâd-Dahleb, en collaboration avec l’université Laval du Canada, signalant que la direction de la recherche
scientifique s’attelle actuellement à mettre en
place un système de formation adapté, en partenariat avec des chercheurs canadiens.
L’instauration de ce système de formation et
de recherche devrait constituer "la première étape

dun projet global consistant à la mise sur pied d’un
pôle national d’excellence et d’une plateforme logistique en Algérie", a-t-il expliqué. Le partenariat
entre les universités algériennes et canadiennes
dans ce domaine s’est déjà soldé par l’exécution
d’"une quinzaine de projets structurants" dans divers domaines, notamment les TIC, l’eau, la santé,
l’environnement et le management, a rappelé le
même responsable, faisant part de son "optimisme"
quant à l’aboutissement du projet entamé par les
deux parties dans le domaine de la logistique. Le
développement de cette filière est d’une importance "capitale" pour la croissance économique du
pays, car, a-t-il souligné, une plateforme logistique
efficace permet l’accélération du rythme d’acheminement des produits et services et, par ricochet,
l’accroissement de la cadence du développement
économique de manière générale.

Un colloque international sur le thème de la
«Qualité du service public dans le cadre de la gouvernance électronique- cas des pays arabes» sera
organisé mercredi et jeudi prochains par l’université M’hamed-Bougara de Boumerdès, a-t-on appris hier auprès de cet établissement de
l’enseignement supérieur.
La rencontre, initiée par la faculté des sciences
économiques, commerciales et des sciences de la
gestion, se veut être une opportunité pour aborder
les «grands défis» dictés par le climat des affaires
internationales aux organisations et États, en leur
imposant de s’adapter à des évolutions complexes
et rapides, parmi lesquelles la gouvernance électronique, ont indiqué les organisateurs.
Ils ont expliqué, à ce propos, que la gouver-

nance électronique est un élément important du
service public, dans la mesure où l’une de ses principales conséquences est de limiter la «corruption
administrative», du fait qu’elle permet aux citoyens de réaliser leurs procédures administratives
via les réseaux électroniques, et l’obligation faite
aux organisations publiques de «mettre en place
un cadre professionnel adéquat dans lequel le
fonctionnaire donnerait le meilleur de lui-même».
Partant de ce principe et consciente de l’importance du service public, l’Administration algérienne a entrepris des réformes pour améliorer la
qualité de ses prestations et se mettre au diapason
de ce qui a cours à travers le monde, en matière
de transformations technologiques, est-il ajouté.

BOUMERDèS

Colloque international sur la gouvernance électronique

Mardi 11 Novembre 2014

10

O

Nation

PROTEcTION cIVILE

Les médecins chefs de 17 unités
de wilaya réunis à Aïn Defla

EL MOUDJAHID

53.397 interventions
depuis janvier 2014

L’unité principale de la Protection civile de la wilaya d’Aïn Defla a abrité, hier, un audit régional regroupant les médecins chefs de 17 unités du Centre et du Centre-Sud.

uverte par le colonel Mohamed Khellaf, directeur
central chargé de l’organisation et de la coordination des
secours, accompagné pour la circonstance par le colonel Achour
Farouk, directeur des statistiques
et de l’information, cette rencontre, la première du genre sera élargie dans les jours à venir pour les
autres wilayas du pays au niveau
de Relizane et de Batna. cet audit
décidé par la direction régionale
se veut une appréciation de l’état
des lieux avec une écoute directe
sur les contraintes et les doléances afin justement d’apporter
les correctifs nécessaires. Il faut
savoir que le secours médicalisé
de la protection civile en est à sa
32e année d’existence avec une
présence effective au niveau de
42 wilayas. Des médecins généralistes, au nombre de 285, ont
pour leur grande majorité obtenu
un certificat d’études spécialisées
en médecine d’urgence et de catastrophe. Ils ont acquis une
grande expérience comme l’atteste le bilan de l’année écoulée
où sur les 53.397 interventions,
37.963 l’ont été en urgences médicales. L’objectif principal de la
direction générale est d’améliorer
le secours médical : « Nous visons la décentralisation de l’acte
de gestion avec la mise à contribution des médecins-chefs des
unités de wilaya.  » Autre point
sur lequel l’accent a été mis lors
de cette journée, la formation médicale continue qu’auront à
mener les médecins pour la for-

mation de leur auxiliaires et celle,
à plus grande échelle, concernant
la formation des secouristes. Avec
un effectif de 55.000 agents arrivé à un stade de professionnalisme des plus appréciables, des

moyens modernes d’intervention
dont une flotte aérienne qui sera
opérationnelle dans les tout prochains jours, la Protection civile
ne peut toutefois mener à elle
seule sa mission, a relevé le colo-

VIRUS EBOLA

nel Khellaf, d’où, le recours au citoyen à travers la formation en secourisme et premiers secours.
citant en exemple le séisme de
Boumerdès, l’orateur souligne
que même avec un effectif de
200.000 agents, la Protection civile ne pouvait faire face à une
catastrophe d’une telle ampleur
sur plus de 5.000 km2. Avec les
différents stages organisés, la
Protection civile a pu former
« 63.000 secouristes dont un très
bon ratio de femmes », l’objectif
maintenant est de procéder à une
sélection au niveau de ce gisement de secouristes volontaires et
de lancer une autre formation,
passer à une autre étape pour arriver à un secouriste par bloc
d’habitation, par quartier au minimum, un secouriste qui aura à
prendre en charge son environnement immédiat, dictant les mesures à prendre en attendant
l’arrivée des secours.
A. M. A.

Mesures d’anticipation et état de veille

« Il est de notre devoir d’intégrer le plan national de veille contre le virus Ebola en coordination
avec le ministère de la Santé et d’être prêt si par
malheur il venait à se manifester en Algérie », a
souligné, hier à Ain-Defla, le colonel Mohamed
Khellaf, directeur central auprès de la direction générale de la protection civile chargé de l’organisation et de la coordination.
S’adressant aux médecins-chefs de 17 unités de
Wilayas réunis à Ain-Defla pour une rencontre ré-

gionale, le colonel Khellaf tout en rappelant la rencontre nationale tenue à cet effet au niveau de
l’unité mère de Dar El-Beida, à tenu à écarter tout
recours à l’improvisation, «  les équipements de
protection sont là, les équipes concernées formées
de même que le matériel requis  », des mesures
d’anticipation établies en coordination avec le ministère de la Santé pour parer rapidement et en tout
lieu à toute éventualité.
A. M. A. 

Les unités de la Protection civile ont
effectué 53.397 interventions, tous types
confondus, depuis le début de l’année
2014, selon un bilan rendu public hier par
cette institution, à l’occasion de 23 ans
d’activité de son secours médicalisé. Sur
les 53.397 interventions, 37.963 ont
concerné les urgences médicales, 15.434
les accidents divers et 1.793 les dispositifs
de couverture médicale, a-t-on précisé.
« cette année, la direction générale de la
Protection civile a jugé utile d’organiser
trois audits regroupant les médecins chefs
des wilayas médicalisées afin de disposer
d’outils permettant d’avoir une meilleure
visibilité et un état des lieux, d’évaluer le
dispositif au niveau de chaque wilaya,
d’écouter les doléances et de faire ressortir
les points susceptibles d’être améliorés »,
note la même source. Les objectifs du regroupement « auront pour intérêt d’exposer les difficultés rencontrées par les
médecins-chefs dans la gestion du dispositif de secours médicalisé de leurs wilayas respectives.» La rencontre servira,
par ailleurs, à « la lecture des rapports de
synthèse des concernés s’agissant des lacunes du dispositif du secours médicalisé,
l’élaboration d’une nomenclature standardisée des produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques d’urgence, ainsi qu’à
l’explication et l’intégration des postes
médicaux avancés des wilayas dans les
détachements de renforts aux premières
interventions (DRPI).» Il sera également
question de « la formation médicale continue des médecins officiers et des agents
de la Protection civile, de la mise en place
d’un protocole de prise en charge médicale des victimes, de la normalisation des
gestes d’urgence au profit des secouristes,
ainsi que de l’évaluation régulière et obligatoire des connaissances des agents en
matière de secourisme », a-t-on ajouté. Un
programme de formation qui s’étalera sur
une semaine « sera dispensé à des secouristes volontaires et comportant notamment la révision et le maintien des acquis
de la formation de base aux premiers
soins, les principes généraux du sauvetage
et de la recherche des victimes, ainsi que
la prise en charge psychologique des victimes.»

63.000 citoyens formés aux techniques de secourisme depuis 2010

Quelque 63.000 citoyens ont été formés par
la Protection civile aux techniques de secourisme depuis 2010, a indiqué hier à Aïn Defla,
le directeur de l’organisation et de la coordination des secours à la direction générale de ce
corps constitué, Mohamed Khellaf. « L’effort
visant à ancrer la culture consistant à venir en
aide à autrui lors des catastrophes doit être

poursuivi », a estimé M. Khellaf qui s’exprimait en marge d’un séminaire régional organisé sur « la conduite à tenir par les médecins
de la Protection civile face au virus d’Ebola ».
« Il est clair que nombre de citoyens sont animés du désir de porter secours à autrui lors des
catastrophes ou des accidents, mais il est nécessaire que ceux-ci aient la formation requise

en matière de conduite à tenir », a-t-il fait remarqué. Selon le même responsable, il est impératif de rentabiliser ce capital appréciable au
service de la communauté, faisant part de la nécessité de passer à une seconde phase inhérente
au perfectionnement des citoyens formés.
Il a, dans ce contexte, fait part du lancement
prochain d’un programme spécial au profit de

SELON L’OFFIcE NATIONAL DE LUTTE cONTRE LA DROGUE

146 tonnes de résine de cannabis saisies
durant les neuf premiers mois de 2014

Plus de 146 tonnes de résine de cannabis ont été saisies durant les neuf premiers de l’année 2014, soit une hausse
de plus de 22 tonnes par rapport à la
quantité saisie la même période de l’année 2013, a-t-on appris hier auprès de
l’Office national de lutte contre la
drogue et la toxicomanie (ONLDT).
« Au total, 146.083,286 kg de résine
de cannabis ont été saisis durant la période (janvier-septembre) de l’année en
cours, contre 123.409,833 kg durant la
même période de l’année 2013 », a indiqué le directeur général par intérim de
l’Office, Mohamed Benhalla, dans un
entretien à l’APS. Se référant à un bilan
global des services de lutte contre la
drogue, il a ajouté que « la quantité saisie de résine de cannabis durant les neuf
premiers mois de l’année 2014 en comparaison avec la même période de 2013,
a augmenté de 18,37 %.» M. Benhalla a
rappelé que les quantités saisies nous
proviennent du Maroc, faisant toutefois
remarquer que les quantités qui traversent annuellement les frontières algériennes en tant que pays de transit vers
l’Europe et le Moyen-Orient, « sont de
plus en plus importantes ». Dans ce sens,
le même responsable a souligné par la

même occasion les efforts accomplis par
l’Algérie qui a mobilisé des moyens humains et matériels pour lutter contre ce
phénomène, estimant que la situation
« reste très inquiétante ». Il a fait remarquer que ce bilan englobe également
1.197,726 grammes de cocaïne saisis durant les neuf premiers mois de l’année en
cours, contre 587,217 grammes à la
même période de l’année 2013, ainsi que
la découverte et l’éradication de 2.520

plants de cannabis et 7.470 plants
d’opium. Les services de lutte ont également saisi 815.585 comprimés de
substances psychotropes de différentes
marques grosses, contre 909.627 comprimés durant la même période de l’année 2013, soit une baisse de 10,34% des
quantités saisies. Le bilan dénote que les
grosses quantités de substances psychotropes saisies ont transité par le Sud on
passant par la région du Sahel vers les
pays d’autres pays, a relevé M. Benhalla.
Evoquant les mesures de lutte, il a indiqué que les quantités saisies « démontrent les efforts colossaux déployés par
les services de lutte contre ce phénomène, ainsi que leur bonne maîtrise et
leur professionnalisme en la matière.»
« L’Algérie fait énormément d’efforts en
moyens humains et matériels dans ce
domaine », a-t-il souligné, mettant l’accent notamment sur la coordination qui
existe entre les différents services
concernés par la lutte contre ce fléau.
D’autre part, ce même bilan avance le
chiffre de 11.822 individus, dont 140
étrangers, interpellés par les services de
lutte, durant la même période, pour des
affaires liées à la détention, trafic ou
commercialisation de la drogue.

Mardi 11 Novembre 2014

la « crème des secouristes » formés afin de leur
permettre de prendre en charge certains aspects
liés aux secours à apporter. « A l’issue des sessions de perfectionnement, les personnes formées nous seront assurément d’un très grand
apport particulièrement lors des catastrophes
naturelles », a conclu M. Khellaf.

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

BISKRA

3 morts et 3 blessés dans
une collision à El-Ghrous

Trois personnes ont péri et 3 autres ont été blessées, hier
matin dans la wilaya de Biskra à la suite d’une collision entre
un camion et un véhicule de tourisme, a appris l’APS auprès de
la Protection civile. L’accident s’est produit sur la route nationale
n° 46 reliant les wilayas de Biskra et de Msila, au lieu-dit dit
Oued El-Felak, dans la commune d’El Ghrous, selon la même
source. Trois personnes parmi les occupants de la voiture légère
sont décédés sur place et trois autres, dont le conducteur du camion, ont été blessés et évacués à l’hôpital Mohamed-Ziouchi
de Tolga où ils sont placés sous surveillance médicale, a-t-on
précisé. Une enquête a été ouverte par les services compétents
afin de déterminer les circonstances exactes de cet accident.

SKIKDA

Deux morts et un blessé
grave

Deux personnes ont trouvé la mort et une autre a été blessée
dans un accident de la circulation survenu dans la nuit de dimanche à hier sur le chemin de wilaya n° 7, dans la commune
de Beni Oulbane (sud-ouest de Skikda), ont indiqué les services
de la Protection civile. L’accident, une collision entre deux motocyclettes, a provoqué la mort, sur le coup, de deux jeunes gens
de 18 et de 15 ans, et occasionné de graves blessures à un autre
jeune de 18 ans, actuellement pris en charge à l’hôpital d’El Harrouch, selon la même source. Une enquête a été aussitôt diligentée par les services concernés pour établir les circonstances
précises de cet accident.

Economie

« L’Algérie édifiera une base mécanique »

EL MOUDJAHID

LE PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE DE LA SOCIÉTÉ EQUIPAG :

11

«À partir de 2010, il y a eu de grands projets d’investissements dans l’industrie mécanique qui ont été lancés,
notamment à Constantine, Rouiba et Oran ; et uniquement pour le secteur EQUIPAG, soit 40 milliards de dinars
d’investissements engagés pour développer le secteur mécanique.»

C’

est ce qu’a indiqué hier
le président du directoire
de la Société de gestion
des participations Équipements industriels et agricoles (SGP Equipag), Bachir Dehimi. S’exprimant
lors de son passage sur les ondes de
la Chaîne III, Dehimi indique
qu’«actuellement, nous sommes en
train de réaliser une base mécanique qui va au-delà de l’Afrique
et du Moyen-Orient». L’invité de
la rédaction a souligné que «la réalisation de ces mégaprojets est un
signe qui confirme réellement le
début de la naissance de l’industrie
automobile en Algérie». Selon lui,
l’industrie mécanique, notamment
l’automobile, est l’une des industries les plus créatives et pourvoyeuses
de postes d’emploi.
Pour appuyer ses dires, il a cité
l’exemple de la masse salariale

dans le secteur de l’automobile en
France, qui est estimé à 10%. Le
lancement de ces projets, a-t-il relevé, «nous permettra, non seulement la création de postes
d’emploi, mais aussi la réduction
de la facture des importations. Aujourd’hui, nous avons importé
entre 500.000 à 600.000 véhicules». L’invité de la rédaction a
insisté, par ailleurs, sur l’importance du développement du secteur
de la sous-traitance et à partir de là,
aller «très rapidement» vers des niveaux d’exportation importants.
Concernant le taux d’intégration des véhicules produits sous licence Renault à Oued Tlelat, la
société mixte RAP est détenue à
hauteur de 51% par la partie algérienne (34% par la Société nationale des véhicules industriels
-SNVI- et de 17% par le Fonds na-

INDUSTRIE AÉRONAUTIQUE

tional d'investissement-FNI-) et de
49% par le constructeur français
Renault. Dans ce sens, l’invité de

Airbus Helicopters intéressé
par le marché algérien

Présent à la conférence nationale sur le
développement économique et social qui
s’est déroulée du 4 au 6 novembre au palais des Nations, le directeur des offsets et
compensations, au sein de la compagnie
Airbus, leader mondial dans les domaines
de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés, a ouvertement fait entendre que le constructeur
pourrait éventuellement s’installer en Algérie.
Mettant en avant la qualité de la formation en Algérie, et les potentialités locales
permettant le développement d’une industrie de fabrication d’hélicoptères dans
notre pays, M. Valéry Delisle a affirmé
que, le cas échéant, les cadres et ingénieurs
algériens auront la possibilité de bénéficier
de formations dans les technologies de
cette nouvelle branche. Une option qui se
confirme à travers la présence du PDG de
la société, M. Guillaume Faury, parmi la
délégation d’hommes d’affaires qui accompagnait, le ministre français des Affaires étrangères et du Développement
international, Laurent Fabius, à l’occasion
de l’inauguration de l’usine Renault Production Algérie, dans la wilaya d’Oran.

Détenue à 100 % par Airbus Group, la filiale Airbus Helicopters est le premier fabricant d'hélicoptères civils au monde,
mais aussi l'un des principaux constructeurs d'hélicoptères militaires. Créé sous le
nom d'Eurocopter, en 1992, à partir de la
fusion des divisions hélicoptères de l'entreprise française Aérospatiale (SNIAS) et de
l'entreprise allemande Deutsche Aerospace
(DASA), elle prendra le nom d'Airbus Helicopters à partir du 7 janvier 2014, à l’issue d’une restructuration du groupe.
Installée en France, en Allemagne, et en
Espagne, la société dispose de nombreuses
filiales à travers le monde, soit 21 pays, notamment aux États-Unis où American Eurocopter produit les modèles pour le
marché américain, entre autres le UH-72A
Lakota, et également en Australie où sont
produites les versions australiennes du
Tigre et du NH90.
En 2013, la société a réalisé un chiffre
d’affaires de 6,3 milliards d’euro. Aussi, la
gamme d’hélicoptères civils et militaires
d’Airbus Helicopters est la plus large au
monde, soit un tiers de la flotte d’hélicoptères civils et parapublics opérationnels.
D. Akila

Les prix à la production industrielle
hors-hydrocarbures ont connu, durant le 1er
semestre 2014, une hausse de 1,3% dans le
secteur public et de 0,6% dans le privé par
rapport à la même période de 2013, a appris l'APS auprès de l'ONS. Pour ce qui
concerne les prix des industries manufacturières, ils ont connu une évolution de 2%
dans le secteur public contre 0,6% dans le
privé, précise l'Office national des statistiques (ONS). La hausse des prix à la production (sortie usine) du secteur public est
due essentiellement à une augmentation
des coûts de production des matériaux de
construction, de céramique et de verre, à
hauteur de 12,4%. D'autres secteurs ont
également participé à cette augmentation
des prix à la production industrielle dont,
notamment, les industries diverses (6,1%),
les industries sidérurgiques, métalliques,
mécaniques, électriques et électroniques
(ISMMEE) pour 2,6%. Une variation
haussière, mais de moindre ampleur, a également touché d'autres secteurs tels que
l'énergie (1,5%), le textile (1%), les indus-

tries du bois, du liège et du papier (0,3%)
et le secteur de la chimie, du caoutchouc et
des plastiques (0,1%). Quant aux industries agroalimentaires et des cuirs et chaussures, elles ont connu une stagnation des
prix à la production durant les six premiers
mois de l'année en cours comparativement
à la même période de 2013.
Pour ce qui concerne le secteur privé,
l'ONS précise que la hausse a été tirée essentiellement par les industries agroalimentaires (2,4%) et, à un degré moindre,
par les ISMMEE dont les prix ont augmenté de 0,2%, alors que les autres secteurs ont tous connu une stagnation. Les
indices relatifs au secteur privé sont donnés à titre indicatif car le taux de réponse
reste toujours «faible», souligne l'organisme des statistiques. Le champ de l'opération de calcul de l'indice des prix à la
production industrielle a concerné 157 entreprises dont 82 publiques couvrant près
de 80% des ventes, et 75 privés. Les prix
observés sont ceux sortie d'usine toutes
taxes comprises hors transport.

PRIX À LA PRODUCTION INDUSTRIELLE

En légère hausse
au 1er semestre 2014

la rédaction a souligné que «vers le
début de l’année 2015 et dans une
première phase, ceux-ci seront

équipés entièrement de sièges fabriqués localement». Notre objectif, a-t-il précisé, «est d’atteindre,
d’ici cinq ans, à un taux d’intégration de 42%». Selon lui, les investissements prévus dans les activités
d’emboutissage, de tôlerie et de
peinture devraient permettre de
construire sur-place tous les éléments constituant la carrosserie du
véhicule sortant de l’usine de Oued
Tlelat. Le projet de Renault, a-t-il
indiqué, «est réalisé ici en Algérie
selon les standards internationaux
et dans des délais bien respectés».
S’agissant de la capacité de production, il a fait savoir que dans
une «première phase, 25.000 véhicules seront produits», avant d’annoncer que l’objectif est de
parvenir à une cadence de 150.000
véhicules/an.
Makhlouf Aït Ziane

DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL

Le management de la ressource
humaine, une fonction-clé

L’apport de l’université
dans l’effort de développement n’est pas à démontrer.
Bien qu’un début de prise de
conscience soit enregistré à
ce niveau, ce partenariat tant
revendiqué par les spécialistes des questions économiques, dans notre pays,
reste à concrétiser, notamment dans la phase actuelle.
Une étape qui exige, de par
ses enjeux et défis, une implication de toutes les forces
scientifiques et intellectuelles
dans la stratégie de développement tracée par les pouvoirs publics.
Une nécessité, d’ailleurs,
soulignée par les experts lors
du séminaire sur le développement économique et social
qui s’est déroulée au palais
des Nations.
En fait, nombreuses sont
les interventions qui ont mis
en avant cet impératif qui
consiste à associer les chercheurs universitaires dans
l’action du gouvernement, et
déployer la recherche-développement au bénéfice de
l’économie nationale, et en
particulier, du secteur indus-

triel qui requiert, de par ses
exigences et ses spécificités.
Par conséquent, recommandent les experts, l’État a
cette obligation de forger les
compétences de demain, à
travers l’université, appelée à
inscrire parmi ses missions,
la formation de l’entrepreneur, du cadre dirigeant, du
manager, mais aussi, l’employé qualifié. Il sera question de projeter une nouvelle
vision du rôle de l’université
dans le processus de développement, et par conséquent, de
revoir les contenus, et les
programmes de l’enseignement appelés à suivre les mutations économiques du pays.
Ainsi, la démarche préconisée qui consiste à établir des
relations de partenariat entre
l’université et la sphère économique, notamment l’entreprise, devra œuvrer à la mise
en place d’un réseau de compétences nationales.
D’autre part, toute l’importance doit être accordée à
la formation et la gestion des
ressources humaines en entreprises, par rapport aux exigences de la conjoncture

économique, en matière d’efficacité et d’efficience, la
marge consacrée à ce volet
étant encore très faible. Pourtant, un bon management de
la ressource humaine, dans le
cadre de la stratégie d’entreprise, a toujours prouvé son
bien-fondé de vecteur de
croissance, de développement durable, et de pérennité
de l’entreprise. Des cas édifiants de réussite de managers sont évoqués dans notre
pays comme étant des références.
En Algérie, les mutations
économiques ont fini par imposer cette fonction dans la
pratique de gestion moderne
de l’entreprise. Une fonction
appelée à évoluer dans le
temps pour asseoir progressivement une culture managériale basée sur la promotion
de l’esprit, et la liberté d’entreprendre, le renouvellement
des connaissances, la mise à
niveau du potentiel savoirfaire, et la mutualisation des
actions au sein de l’entreprise.
D. A.

DURANT LES 9 PREMIERS MOIS
DE 2014 À TAMANRASSET

133 projets inscrits, selon l’ANDI

Cent trente-trois nouveaux projets ont été
inscrits, au cours des 9 premiers mois de l’année 2014, au niveau du guichet unique décentralisé de Tamanrasset de l’Agence nationale
du développement de l’investissement
(ANDI), pour un investissement global de 11
milliards de dinars, a révélé hier le responsable de ce dispositif.
Ces nouveaux projets, versés notamment
dans les secteurs du transport, de l’industrie,
des services et du tourisme, devront générer
plus de 1.290 emplois, en plus de contribuer
à l’impulsion du développement dans cette
wilaya, a indiqué le directeur du guichet
unique, Boudjemaâ Bensaid. Sur les projets
inscrits, 23 dossiers ont déjà reçu les décisions
d’attributions de terrain pour la concrétisation
de leurs projets, par le biais du Comité d'as-

Mardi 11 Novembre 2014

sistance à la localisation et à la promotion de
l'investissement et de la régulation du foncier
(Calpiref), a-t-il précisé. Une vingtaine de
projets sont entrés en service depuis l’ouverture du guichet unique décentralisé de l’ANDI
dans la wilaya de Tamanrasset, en février
2011, selon le même responsable. Parmi ces
projets, une unité de fabrication de lait en sachet pasteurisé à Tamanrasset d’une capacité
de production de 50.000 litres/jour, qui a permis d'approvisionner la région en ce produit
de base, ainsi qu'un centre de contrôle technique de véhicules à In-Salah entrée en service en février 2014 et qui évite aux citoyens
de se déplacer vers d'autres wilayas sur des
centaines de kilomètres, en plus d’autres projets dans le bâtiment, le transport et les travaux publics, a-t-il signalé.

EL MOUDJAHID

Monde

Obama annonce une
« nouvelle étape »

BRÈVES

LUTTE CONTRE L’EI

SOMMET SINO-JAPONAIS
À PÉKIN

Le Président américain, Barack Obama, a annoncé qu'une «nouvelle étape» de
l’intervention contre l’organisation Daech s'était ouverte, avec l'annonce de l'envoi de
1.500 conseillers militaires supplémentaires en Irak.

«L

a première étape était
d'obtenir la formation
d'un gouvernement irakien représentatif et crédible et
nous l'avons fait», a déclaré M.
Obama sur la chaîne CBS. «A présent, plutôt que de simplement
viser à arrêter la progression de
l'EI, nous voulons être en position
de lancer une offensive». Le quasi
doublement du contingent américain en Irak est destiné à rendre rapidement opérationnelles les
forces irakiennes, y compris
kurdes, afin qu'elles puissent
«commencer à repousser» les
forces de l'EI, selon le président.
«Dès qu'elles seront prêtes à attaquer l'EI, nous leur prêterons un
soutien aérien rapproché», a ajouté
M. Obama, en réaffirmant que les
«soldats américains ne combattront pas». En Syrie, les forces du
régime de Bachar al-Assad ont
subi un revers dans le sud en perdant dimanche la ville de Nawa,
conquise par des combattants rebelles et du Front Al-Nosra, la
branche syrienne d'Al-Qaïda, selon
l'Observatoire syrien des droits de
l'Homme. Au nord, l'aviation a
mené un raid sur Al-Bab, ville
tenue par les jihadistes dans la pro-

vince d'Alep (nord), tuant au
moins 21 civils et faisant une centaine de blessés. A proximité, la
bataille entre l'EI et les forces
kurdes dans la ville de Kobané a

désormais fait plus de 1.000 morts
en un mois et demi, selon un décompte de l'OSDH qui ne prend
cependant pas en compte les victimes des raids de la coalition.

Al Baghdadi blessé

Le ministère irakien de l'Intérieur a annoncé dimanche que le dirigeant de l'organisation autoproclamée «Etat islamique» (Daech) Abou Bakr
al-Baghdadi avait été blessé lors d'un raid aérien
précédent, lequel a également tué plusieurs hauts
chefs du groupe terroriste, selon la chaîne de télévision étatique irakienne. «Une frappe aérienne

UKRAINE

Alors que la guerre en Syrie a fait
plus de 195.000 morts en trois ans
et demi, l'envoyé spécial de
l'ONU, Staffan De Mistura, poursuivait hier à Damas ses discussions sur un «plan d'action» visant
à relancer les efforts de paix, actuellement au point mort. Par ailleurs, les jihadistes d'Ansar Beït
al-Maqdess, principaux auteurs de
nombreux attentats visant l'armée
et la police en Egypte, ont annoncé
hier qu'ils prêtaient allégeance à
l'organisation Etat islamique (EI).
Ce groupe, basé dans le Sinaï, s'est
formé à la faveur du vide sécuritaire ayant suivi la chute de Hosni
Moubarak en 2011, mais il a multiplié les attentats meurtriers ces
derniers mois contre les forces de
l'ordre.

ayant visé un rassemblement de membres de l'EI a
entraîné la blessure d'Abou Bakar al-Baghdadi et la
mort de plusieurs hauts chefs du groupe extrémiste», a déclaré la chaîne de télévision publique
Irakiya citant un communiqué du ministère de
l'Intérieur, sans préciser quand et où le raid aérien
a eu lieu.

Craintes d'une guerre totale dans l'Est

Des chars et canons convergeaient hier vers Donetsk, bastion
séparatiste prorusse dans l'est de
l'Ukraine, faisant craindre la reprise d'une guerre totale en dépit
des mises en garde occidentales
adressées à la Russie. Des journalistes ont notamment vu plusieurs
blindés et des camions transportant
des canons. Comme six chars et
deux blindés près de Chakhtarsk, à
proximité du site où a été abattu en
juillet le vol MH17, causant la
mort de 298 personnes auxquelles
il sera rendu hommage lundi lors
d'une cérémonie aux Pays-Bas. A
Makiïvka, non loin de Donetsk, les
journalistes ont également vu une
colonne de 15 camions sans plaque
d'immatriculation, dont 14 transportaient chacun un canon de 122
mm. Les camions, en mouvement
vers Donetsk, étaient bâchés, sauf
un dans lequel on pouvait voir des
caisses de munitions empilées.
Alors que Kiev dénonce depuis
vendredi l'entrée dans l'est séparatiste prorusse de chars et pièces
d'artillerie depuis la Russie, la chef
de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avait demandé dimanche soir à Moscou de retirer
ses troupes et d'empêcher l'arrivée
de nouveaux renforts en Ukraine.
«J'appelle la Russie à assumer plei-

nement ses responsabilités à cet
égard, y compris en empêchant
tout mouvement de soldats,
d'armes ou de combattants en provenance de son territoire vers
l'Ukraine et en retirant d'Ukraine
toutes troupes, armes et équipements sous son contrôle", a-t-elle

déclaré estimant «très inquiétante»
la présence de camions transportant des pièces d'artillerie et de
quelques chars signalés la veille
par l'OSCE dans les régions rebelles. La Maison Blanche s'est
également inquiétée dimanche de
l'intensification des combats dans

les régions séparatistes, rappelant
que toute tentative des rebelles de
s'emparer de davantage de territoire constituerait une «flagrante
violation» des accords de cessezle-feu dans le conflit qui a fait plus
de 4.000 morts en sept mois. A Donetsk, les tirs d'artillerie ont continué dans la nuit de dimanche à
lundi, mais avec moins d'intensité
que la nuit précédente. Vu la proximité des tirs du centre-ville, il est
fort probable que les rebelles tirent
sur les forces ukrainiennes près de
l'aéroport, théâtre de combats intenses depuis des mois, à partir de
positions situées à la périphérie de
Donetsk. Les combats se déroulaient aussi à Nikichiné, à 15 km
de Grabove où sont tombés les débris de l'avion Amsterdam-Kuala
Lumpur abattu le 17 juillet par un
missile tiré depuis la zone sous
contrôle des séparatistes.

VOL MH17 ABATTU EN UKRAINE

Les Pays-Bas rendent hommage aux victimes

Les Pays-Bas devaient rendre hommage hier, lors d'une cérémonie nationale, aux 298 personnes décédées
lorsque le vol MH17 de la Malaysia Airlines a été abattu dans l'est de l'Ukraine, zone en guerre, à la mijuillet. Les drapeaux étaient en berne dans le pays et dans les missions diplomatiques néerlandaises à travers
le monde. A Amsterdam, une cérémonie devait rassembler à partir de 13h00 (12h00 GMT) quelque 1.600
proches des victimes ainsi que le Premier ministre, Mark Rutte, et le couple royal néerlandais.

PALESTINE

Deux pêcheurs blessés à Ghaza
par la marine israélienne
et 4 disparus

Deux pêcheurs palestiniens ont été blessés et quatre sont portés disparus à la
suite de tirs de la marine israélienne au large de la bande de Ghaza, ont indiqué
hier des responsables des services de sécurité du Hamas. Les quatre Palestiniens
portés disparus pourraient avoir été arrêtés par la marine israélienne, ont dit les
mêmes sources. L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir ouvert le feu sur
un bateau soupçonné de contrebande. Elle ne s'est pas exprimée sur les quatre Palestiniens disparus selon le Hamas. Les deux pêcheurs blessés se trouvaient sur
deux bateaux qui ont été coulés par des vedettes israéliennes au large des côtes de
Rafah (sud de la bande de Ghaza), a rapporté la sécurité du Hamas, l'organisation
islamiste qui domine le territoire coincé entre Israël et l'Egypte le long de la Méditerranée. Ils ont été sauvés par un troisième bateau de pêcheurs palestiniens et
transportés à l'hôpital de Rafah, ont dit les mêmes sources. Les 4.000 pêcheurs de
Ghaza sont soumis comme le reste du territoire au blocus qu'impose Israël.

LIBYE

Le premier depuis
trois ans

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe,
et le président chinois, Xi Jinping, ont tenu
hier à Pékin leur premier sommet bilatéral,
en marge du Forum de l'APEC, un premier
signe de dégel après plusieurs années d'animosité. Les relations entre la deuxième et
la troisième économie mondiales sont très
dégradées, en raison d'un différend territorial et de fortes dissensions portant sur
l'Histoire. La préparation de cette première
rencontre formelle entre les deux dirigeants
a suscité interrogations et suspense dans
les jours qui ont précédé le Forum de coopération économique Asie-Pacifique
(APEC).

CATALOGNE (ESPAGNE)

Deux millions de
votants pour
l'indépendance

L'exécutif catalan, fort de la participation
de deux millions de personnes au vote
symbolique sur l'indépendance organisé dimanche, promet de tout faire pour obtenir
un vrai référendum d'autodétermination, en
dépit du mépris de Madrid qui menace
même de poursuites. «Plus de deux millions de personnes ont voté, c'est un succès
total», exultait dimanche soir Artur Mas, le
président catalan, à l'issue d'une journée
très attendue, où les citoyens devaient dire
s'ils étaient favorables à l'indépendance.

EXPLOSION DANS UN
COLLÈGE AU NIGERIA

47 élèves tués
et 79 blessés

Au moins 47 élèves ont été tués et 79 blessés hier par l'explosion d'une bombe dans
un établissement secondaire du nord-est du
Nigeria, ont indiqué des secouristes sur
place. «Pour l'instant, nous avons 47 cadavres à l'hôpital et 79 autres élèves blessés
par l'explosion», a déclaré un
secouriste à l'AFP. Ce bilan a été confirmé
par un membre du Nigerian Security and
Civil Defence Corps, la Protection civile
nigériane dépêchée sur les lieux.

BURKINA FASO

Le président de l'UA
à Ouagadougou

Le président en exercice de l'Union africaine, le chef d'Etat mauritanien Mohamed
Ould Abdel Aziz, est arrivé à Ouagadougou lundi, où il a été accueilli par l'actuel
homme fort du Burkina Faso, le lieutenantcolonel Isaac Zida, a constaté un journaliste de l'AFP. L'avion de la compagnie
nationale mauritanienne est arrivé peu
après 09h30 GMT, puis Isaac Zida et Mohamed Ould Abdel Aziz se sont donné l'accolade et l'hymne mauritanien a été joué.
Les deux hommes n'ont fait aucune déclaration et devaient s'entretenir dans un salon
de l'aéroport.

Explosion près du siège
LE SUD DE LA SOMALIE
Plus d'une
du gouvernement lors
cinquantaine
d'une
réunion
avec
l'ONU
Une explosion s'est pro- le Premier ministre Abdallah

duite dimanche près du siège
du gouvernement libyen
dans l'est du pays, alors que
le Premier ministre rencontrait le chef de la mission de
l'ONU en Libye (Unsmil),
mais aucune victime n'est à
déplorer, selon l'agence officielle Lana. «Une petite explosion s'est produite mais
n'a pas perturbé la réunion
de l'émissaire de l'ONU Bernandino Leon (...) avec le
gouvernement provisoire» et

Mardi 11 Novembre 2014

15

al-Theni, a affirmé le secrétaire d'Etat aux Affaires
étrangères, Hassan alSghaier, cité par Lana. L'explosion,
qualifiée
d'«incident terroriste» par
M. Sghaier, a eu lieu à Chahat (1.230 km à l'est de
Tripoli) près du nouveau
siège du gouvernement reconnu par la communauté
internationale. Il siégeait
jusqu'à récemment à Tobrouk, dans l'Est libyen.

AFFRONTEMENT DANS

de personnes tuées

Plus d'une cinquantaine de personnes ont
trouvé la mort et plus de 40 autres blessées
lors de la prise de l'île stratégique de
Kudha, située dans le sud de la Somalie,
par le groupe armé shebab, qui a chassé la
milice locale, ont annoncé des sources
officielles. L'île de Kudha, port de fortune
du groupe Shebab, situé près de la frontière
du Kenya, avait été prise par la milice Raskamboni, fidèle à l'administration de la région de Jubba il y a deux semaines.

Culture

La prochaine édition aura lieu du 28 octobre au 7 novembre 2015

16 EL MOUDJAHID

CLÔTURE DU 19e SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’ALGER

La 19e édition du Salon international du livre d’Alger a fermé ses portes. Bilan : des milliers de livres vendus, des expériences échangées et une profonde exploration du fabuleux
univers livresque.
Le commissaire du Sila a indiqué que
les préparations pour la prochaine édition
du Sila ont d’ores et déjà commencé. Plusieurs nouveautés sont prévues afin de
célébrer comme il se doit le 20e anniversaire du Sila : « Nous avons déjà fixé,
avec la ministre de la culture Mme Nadia
Labidi la date du prochain Sila qui aura
lieu du 28 octobre au 7 novembre 2015.
Les préparatifs commenceront au mois
de mars 2015 et parmi les nouveautés,
nous allons instaurer un comité neutre
qui regroupera des intellectuels et universitaires afin de décerner un grand prix littéraire, ainsi que le prix du meilleur
pavillon ».
Pour ce qui de l’opération de dispatching des stands, Hamidou Messaoudi a
expliqué qu’il serait impossible de donner des stands à tous les éditeurs au niveau du pavillon central qui reste le plus
fréquenté. Pour ce qui est de la désignation du pavillon Ahaggar consacré au
livre d’enfants et au livre parascolaire, le
commissaire a avoué que certaines maisons d’édition ont beaucoup d’expérience, un nom de calibre à l’univers

E

HOMMAG

Grand engouement pour
la manifestation intellectuelle
la plus attendue
Il y a lieu de rappeler que pour ce 19e
Sila, on a compté 926 exposants dont 267
éditeurs nationaux et 659 éditeurs étrangers issus de 43 pays qui ont investi les
20.000 m2 d’exposition, ce qui rend le
choix du livre à la fois facile et difficile
face à une telle abondance, mais parmi
les différents visiteurs que nous avons
abordés, trois domaines particuliers
étaient en pole position. Il s’agit bel et
bien du livre d’histoire, notamment celui
de l’histoire de l’Algérie, particulièrement de la Révolution algérienne qui a
trouvé un bon écho auprès des lecteurs.
Une phrase récurrente a été prononcée
par plusieurs visiteurs : « Nous avons soif
de connaître l’histoire de notre pays, et
c’est le livre, rien que lui, qui peut nous

donner une lecture objective des riches et
tumultueux faits historiques de l’Algérie
», a indiqué Zahia, professeure de langue
anglaise.
Sur un autre plan, la littérature suscite
un intérêt majeur pour le lectorat, face à

une multitude de nouvelles parutions,
certains titres ont pris la vedette par rapport à d’autres, et l’incontournable Meursault, contre enquête de Kamel Daoud,
édité par Barzakh éditions, a été certainement le livre le plus vendu, en l’ab-

sence de toute communication relative
aux ouvrages vendus. « Nous avons
beaucoup entendu parler de Meursault,
contre-enquête du protagoniste de l’œuvre magistral d’Albert Camus L’Étranger. Ça ne peut qu’attiser notre curiosité

Des commodités à la grandeur
de l’événement
Les visiteurs du Sila ont constaté
l’amélioration des commodités du 19e

Souvenirs d’une terre d’amour et de générosité

Ph : Nesrine

Rencontrée au stand des éditions Enag, c’est
une dame d’un certain âge dans une tenue classique d’un mauve foncé, le regard éperdument
bleu et l’air honorée d’avoir été invitée à cette édition du Sila. Depuis la Bulgarie, son pays d’origine, Mme Kitova Vera se montre ravie de
présenter son livre au public algérien qu’elle apprécie, un livre qui porte un titre révélant son
amour et son attachement forts pour un pays où
elle a exercé dès l’indépendance dans un service
de pédiatrie. C’est avec bonheur qu’elle a répondu
à nos questions avec des paroles pleines d’émotion.
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
J’ai été médecin de service de corps diplomatique à Sofia. Ma formation est donc scientifique
au départ, mais j’ai toujours écrit au cours de mes
voyages. Je suis à la fois écrivaine, poétesse et
peintre, car j’aime tout ce qui a trait à l’art en général. J’ai d’abord exercé mon métier dans mon
pays avant de le faire en Algérie pendant sept ans
ainsi qu’en Tunisie. L’Algérie est l’un des pays
du Maghreb qui m’a le plus impressionnée, j’en

éditorial, des catalogues et un agenda
riche avec de fréquentes rencontres et
ventes-dédicaces, ce qui les pousse au
droit de mérite à savoir une place au pavillon centrale ».

Ph : Billal

A

u cours d’une conférence de
presse tenue dimanche dernier à
l’hôtel Mercure d’Alger, le commissaire de la 19e édition du Sila, Hamidou Messaoudi a révélé le chiffre record
enregistré cette année lors de cette grande
manifestation culturelle : « Ce sont plus
1.454.000 visiteurs qui sont venus au Sila
en plus des enfants et des femmes enceintes qui ne sont pas comptabilisés car
ils ne doivent pas passer par les scanners
d’entrée », souligne-t-il tout en insistant
sur « ce chiffre qui reflète la réussite du
Sila ».
Messaoudi n’a pas omis de souligner
l’importance de cette édition qui a trouvé
un bon écho dans les 48 wilayas. Il a précisé « qu’il serait impossible d’organiser
deux ou trois éditions par an comme
nombre de visiteurs l’ont demandé, car
nous inscrivons nos activités en fonctions
d’un agenda universel. Nous fixons la
date du Sila pour ne pas coïncider avec
les grandes manifestations éditoriales qui
se passent un peu partout dans le monde
et ce, pour faire venir le maximum d’éditeurs et d’écrivain ».

de lire la version algérienne de Meursault
avec toute la polémique qui entourait
Camus, la justice, et l’Algérie française,
sa mère selon ses dires », a relevé Abdelghani, médecin et passionné de littérature.
Et ce sont les Editions Barzakh qui
sont le fief des amoureux de la littérature
francophone algérienne, avec des ventes
à succès comme L’âne d’or de Chawki
Amari, Le miel de la sieste d’Amin
Zaoui, et Querelle pour un petit cochon
italianissime à San Salvario. Pour ce qui
est de la littérature algérienne arabophone, le roman El Malika d’Amin Zaoui
édité chez Ikhtilaf éditions s’est bien
vendu.
Le livre religieux a été pris d’assaut.
Ce sont les maisons d’éditions arabes,
notamment égyptiennes et saoudiennes
qui ont offert des ouvrages rares selon les
dires de certains visiteurs : « On trouve
chez les maisons d’éditions de l’Orient
plusieurs choix en matière théologique.
Le Sila est l’opportunité pour faire ses
emplettes », a affirmé Youcef, étudiant en
architecture.

ENTRETIEN AVEC LA POÉTESSE KITOVA VERA, AUTEURE D’ALGÉRIE SUBLIMÉE

garde un très bon souvenir, inoubliable puis que
j’y suis revenue le visiter 50 après mon premier
séjour.

Comment trouvez-vous la capitale
aujourd’hui ?
Mon opinion est très positive. Je trouve par

exemple qu’il y a beaucoup de changements dans
le bon sens. J’ai remarqué un nombre impressionnant d’édifices en construction, des moyens de
transport nouveaux.
La société aussi s’est transformée et il ya du
mouvement. Mon impression est vraiment bonne,
car je trouve des améliorations et les espaces se
sont élargis. L’Algérie est en plein progrès, elle a
réalisé des projets, elle peut aujourd’hui être un
modèle pour les autres pays arabes. J’ai aussi rencontré des cadres compétents et bien formés à
tous les niveaux.
Vous dites avoir séjourné une première fois
entre 1962 à 1967 ; c’est sans doute un séjour
qui a motivé l’écriture de cette poésie puisque
vous conservez une relation particulière avec
l’Algérie ?
Oui, tout à fait. J’ai été médecin à l’hôpital régional de Mostaganem qui portait alors le nom de
Che Guevara. J’étais chef de service médecinfemme. J’ai fondé avec une remarquable équipe,
le service de pédiatrie qui n’existait pas et j’ai été
aussi médecin assermentée pour l’administration

Jean-Louis Hurst, dit Maurienne, « Le Frère des Frères »

Au moment où le combat pour la libération ne s'offrait
ni pause ni trêve, et que l'armée coloniale étendait la répression, un jeune Français osa dire non. À 21 ans, officier de
l'armée française, Jean-Louis Hurst refusa de participer à
une guerre injuste, et comme il était entier dans ses engagements, il rejeta aussi les demi-mesures. Entré en clandestinité, il choisit non seulement le refus de faire la guerre au
peuple algérien, mais plus encore, il décida de partager son
combat, en intégrant le réseau Jeanson de soutien au FLN.
Dans son cycle d'hommages aux écrivains disparus, le
Salon international du livre d'Alger, a consacré, mardi dernier, une conférence à Jean-Louis Hurst, dit Maurienne, écrivain, mais aussi, et, surtout, militant internationaliste, voué
corps et âme à la cause algérienne. À la tribune ont pris
place, outre l'historien Fouad Soufi, modérateur, Annick
Hurst, la fille de Jean-Louis, et le libraire Boussad Ouadi,
ancien élève et ami du disparu. Écrivain, Jean-Louis Hurst
l'était incontestablement puisqu'il est l'auteur d'un livre Le
déserteur, celui qu'avait déjà célébré Boris Vian. La différence avec J.-L. Hurst, c'est que ce dernier avait déjà payé
de sa personne, et gagné, au prix de son confort et de sa sécurité, ce droit à se proclamer "Déserteur". Mais alors que
Vian, chanté par Mouloudji, fils d'émigré algérien, racontait
une histoire, dans une guerre sans nom, et sans belligérants
visibles, hormis la maréchaussée, Maurienne a marqué l'histoire, celle d'une vraie guerre.
Il devint "Le Frère des Frères", comme il aimait à se désigner lui-même, en référence aux "Frères" qui se battaient
dans les maquis d'Algérie, et au sein de la Fédération de
France.
C'est le parcours de Jean-Louis Hurst, militant anticolonialiste, enseignant, écrivain et journaliste, qui a été évoqué
mardi passé, dans la salle de conférences du Sila, devant un
public trop peu nombreux. Il est vrai que jusqu'au mois de
mai dernier, où il a été inhumé en terre d'Algérie, en compagnie de sa femme, et de sa camarade de combat, Heinke
selon leur commune volonté, Jean-Louis était quasiment inconnu des Algériens. Pourtant, les "Porteurs de valises"
qu'était le couple Hurst, et qui ont choisi de reposer, dans un

cimetière d'Alger, auraient mérité mieux. "À charge de revanche", dirait Jean-Louis, dans les moments d'optimisme
qui ponctuaient ses colères, et ses exaspérations, lorsque ses
"Frères" semblaient se complaire dans la facilité, voire
l'abandon. Avec lui, on a donc évoqué la mémoire de ces
héros, oubliés ou méconnus, qui ne font pas toujours ce
qu'on attend d'eux, et qui ne s'arrêtent pas au coup de sifflet
de l'arbitre. Normalement, selon les règles en usage, le Français Jean-Louis Hurst devait se signifier à lui-même la fin
des hostilités, et passer à d'autres tâches, ou à d'autres futilités. C'était mal le connaître : en 1962, après six années de
clandestinité, il se livre aux autorités françaises qui le met-

tent aussitôt en prison. C'est là où il a le triste honneur, et
les frayeurs subséquentes, de côtoyer des tueurs de l'O.A.S,
récemment arrêtés. "Au départ, raconte l'éditeur et libraire
Boussaad Ouadi, au vu de sa stature, et de son physique, les
membres de l'OAS l'ont pris pour l'un des leurs, et il a dû
faire en sorte de ne pas les détromper. Au début, il a fait
comme si, a invoqué pour ne pas se faire tuer des actions
imaginaires, mais ça ne pouvait durer longtemps. Heureusement qu'il a été muté, puis libéré au bout de trois mois".
C'est d'ailleurs l'un des aspects saugrenus de cette fin de
guerre, celui de voir des militants algériens détenus, libérés,
et des citoyens français qui les ont aidés, maintenus en prison. "On a même vu, dans certaines prisons, des militants
algériens refuser d'être libérés tant que leurs codétenus français, et camarades de lutte seraient maintenus en prison".
En 1963, le couple Hurst fait ses valises, pour une autre
destination que la Suisse ou l'Allemagne, et sans les sacs
'"Dior" que Heike utilisait pour transporter l'argent du FLN.
La nouvelle étape, c'est l'Algérie, et plus précisément Larba
Nath-Yirathen, où Jean-Louis s'installe, comme professeur
d'histoire-géo dans le collège de la ville.
Boussad Ouadi se souvient : "Alors que nous n'avions
connu, durant la guerre, que des hommes aux yeux bleus, et
de grande taille qui ratissaient, brûlaient, et tuaient, nous
avons vu arriver un géant (Hurst faisait 1,91 m) aux yeux
bleus qui venait, au contraire, pour nous aider, pour nous enseigner non seulement l'histoire et la géographie, mais se dévouait aussi, comme tant d'autres, pour prendre en charge
d'autres matières, en raison du manque de professeurs". Non
content d'être aimé de ses élèves, avec qui il va expérimenter
avec bonheur la méthode pédagogique Freinet (fondée sur
l'expression libre des élèves), Jean-Louis Hurst, se dévoile
animateur de ciné-clubs.
C'est ainsi qu'il fait découvrir aux paysans locaux, qui
l'adulaient, selon les mots de Boussad, non pas des dessins
animés de seconde facture, comme le faisait le service de
propagande coloniale, mais des chefs-d'œuvre du cinéma
mondial. Après le témoignage de l'ami et ancien élève, ce
fut au tour d'Annick, sa fille, de brosser en quelques traits le

de la ville et du port. En Algérie, j’ai été pénétrée
par la lumière et sa culture, sa philosophie et aussi
une incroyable flamme de vivre. J’ai trouvé une
hospitalité remarquable, une gentillesse d’esprit
extraordinaire et une lumière poétique qui baigne
cette terre et tout cela est resté en moi bien que je
me sois déplacée un peu partout, je me souviens
toujours de l’Algérie dont les paysages et les gens
m’inspirent souvent malgré la distance géographique l’écriture.
C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait
choisir ce titre qui évoque la sublimation que j’ai
gardé à travers des images magnifiques de votre
pays ensoleillé presque toute l’année.
Ce recueil de poèmes comporte un remarquable avant-propos signé Rémy Boyer, membre de la Société des gens de lettres. Ce
dernier revient sur votre rencontre avec l’Algérie qui vous est devenue familière…
Oui. C’est un texte plein de profondeur et de
lumière. Il faut dire que je suis moi-même membre du Groupement des écrivains-médecin de
France/GEM/. Par ailleurs, j’ai reçu plusieurs dis-

portrait de ce père, qu'elle a su apprendre à connaître. Annick, fille de Jean-Louis et Heike, est née en Algérie en
1964, et comme tous les enfants des grands hommes qui se
sont consacrés à une cause, elle l'a plus découvert, à l'âge
adulte, que connu dans sa prime enfance. D'où sa quête, et
sa démarche, en vue de reconstituer, de renouer le fil interrompu, et de conserver sa mémoire.
Annick raconte comment en suivant les traces de son
père, elle a un peu reconstitué l'arbre généalogique de sa famille. Du reste, Jean-Louis n'a pas attendu la guerre d'indépendance pour découvrir et aimer l'Algérie, où il a vécu
durant toute la Seconde Guerre mondiale, son père militaire
ayant rejeté l'armistice avec l'Allemagne. De ce père, elle
retient que l'important, c'est ce qu'elle a appris de lui, et ce
qu'elle apprend en compulsant les archives qu'il a laissées
pour en restituer la quintessence.
Elle projette d'ores, et déjà d'adapter au cinéma son livre
Le déserteur, en lui donnant une suite narrative qui irait
jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962. Sur le plan éditorial, Annick se propose également d'éditer une compilation
des écrits journalistiques de son père, notamment la période
des années soixante-dix, où il a écrit au quotidien Libération.
De ce père, sur lequel il y a encore tant à écrire, Annick dit
qu'il "s'est épuisé à avoir raison avant que les autres ne découvrent qu'il avait raison". Et comme, il avait le plus souvent raison, il en a beaucoup souffert, notamment lorsqu'il a
été exclu de l'enseignement en 1971. Il s'était même retrouvé
sous le coup de poursuites judiciaires pour avoir mis en
scène l'affaire d'un meurtre impliquant un émigré algérien.
Son engagement en faveur des opprimés, des déshérités,
Jean-Louis Hurst, le poursuivra jusqu'à la fin, notamment
avec les "Sans-papiers" de l'église Saint-Bernard. Il faut rappeler aussi qu'il a été l'un des premiers à organiser l'aide et
le soutien aux intellectuels algériens qui fuyaient le terrorisme, et souvent en négligeant ses propres besoins matériels. Jean-Louis Hurst est décédé le 13 mai 2014 à Villejuif,
dans la banlieue parisienne. Il a été enterré le 21 mai au cimetière chrétien de Diar-Saada (El-Madania).
Salah Arezki

Mardi 11 Novembre 2014

tinctions comme le titre de « Chevalier des
Palmes Académiques De France ainsi que d’autres en Tunisie, Espagne, Paris. Je tiens à remercier Son Excellence, Monsieur Abdelmalek Sellal
pour son encouragement et sa généreuse pensée,
je cite « En Algérie, nous croyons que l’expression artistique sous ses formes les plus diverses,

Publicité

El Moudjahid/Pub du 11/11/2014

Sila. Et nombreux sont ceux qui l’ont
comparé aux grands salons du livre du
monde, notamment ceux de l’Europe sur
le plan des commodités, animations et
distractions.
A commencer par le transport, avec
des navettes quotidiennes jusqu'à des
heures tardives du tramway d’Alger, des
parkings supplémentaires pour les automobilistes, le Sila a été accessible et ce
sont des habitants des différentes wilayas
du pays qui ont constaté cette amélioration.
En outre, les commodités nécessaires
ont été mises en place, comme de nombreux sanitaires, salles de prières, des
bancs supplémentaires, et une multitude
d’espace de consommation offrant aux
visiteurs plusieurs choix à la grande esplanade de la Safex.
L’aspect de divertissement a été marquant lors du 19e Sila, animations pour
enfants ont fait la joie des chérubins,
avec la coïncidence de sa tenue avec plusieurs jours fériés (deux week-ends, le 1er
novembre et la fête d’Achoura). Des
idées novatrices ont embellit le Sila
comme les grands vélos qui ont sillonnés
le parc des expositions avec de la musique révolutionnaire et des portraits de
martyrs de la Révolution.
Kader Bentounès

est un moyen idéal d’émancipation de l’esprit et
de rapprochement des cultures » et exprimer ma
vive reconnaissance pour M. Ahmed Boutache
ainsi que sa femme Fatima, ambassadeur d’Algérie en Bulgarie pour sa vaste culture et l’intérêt
qu’il a présenté à la réalisation de ce livre.
Lynda Graba

17

EL MOUDJAHID

5e partie

Feuilleton Historique

D’ABDELFATAH EL HAOUARI

Le commando Khodja à Bordj El-Kiffan

Le lendemain soir, tous les hommes de Khodja
et si Hassen se retrouvent chez Boudjemaâ. Ce
dernier a reçu la veille, la visite de trois agents de
liaison, lui annonçant l’arrivée des moudjahidine.
Au soir, un rassemblement important de combattants avait envahi sa maison. Il y avait les hommes
de Khodja, le groupe de si Hassen, chef régional,
et les groupes de Si Khaled et Si Lounès, tous
deux chef de secteur de la Côte. Le refuge de
Boudjemaâ s’avère trop petit pour accueillir tous
ces djounoud. Les refuges de Djezar Mohamed et
Haouichine hébergent une partie des moudjahidine pour alléger Boudjemaâ. Le lendemain soir une réunion s'est tenue
dans la cour de la maison de ce dernier, en présence de tous les groupes.
Les deux chefs de secteurs, si Khaled et si Lounès, ont été conviés à cette
réunion avec leurs combattants. Ce soir-là, Boudjemaâ a préparé 117 couverts pour le souper. Les responsables se sont consultés et ont conclu que
l’opération Fort-de-l’Eau est réalisable sans danger. Chacun aura un rôle
à jouer dans cette opération. Si Khaled et si Lounès regagneront leurs secteurs respectifs et attendront le signal pour déclencher une attaque de divergence. Hassen et ses hommes renforceront le commando qui sera
départagé en petits groupes de cinq combattants. A chaque groupe, on y
adjoindra deux combattants de Si Hassen qui connaissent parfaitement le
terrain. Tous les moudjahidine désignés pour la mission Fort-de-l’Eau,
reçoivent l’ordre de se préparer et de faire une dernière vérification des
armes. Certains combattants profitent de l’occasion et demandent à
Khodja de leur acheter des pataugas neufs en remplacement des leurs qui
sont usés. Khodja détient une grosse somme d’argent sur lui pour entretenir son commando. Il remet deux billets de dix mille francs anciens, à
un parent de Boudjemaâ et l’invite à acheter des pataugas neufs. Une fois
que les groupes se sont constitués, Khodja leur dit :
- "Ceux qui veulent mourir n’ont qu’à me suivre."
Tous les combattants quittent le refuge où est implanté actuellement
la SONACOM-Rouiba. Les deux responsables savent que la progression
vers Fort-de-l’Eau est périlleuse. Ils décident de s’éloigner légèrement
vers l’arrière, afin d’étudier librement le secteur. Ils regagnent le douar la
Panthère, situé au nord-est de Réghaïa, ce douar porte le nom de panthère,
animal qui a terrorisé ses habitants. Durant la journée, le commando s’est
senti en danger, des militaires français profitaient du délice de la mer et
jouaient une partie de basket. Les éclats de voix des militaires parviennent
jusqu’aux oreilles des combattants qui avaient l’impression d’être à côté
d’un camp militaire. Ils ont passé la journée sur le qui-vive avec les nerfs
crispés. A la tombée de la nuit, les responsables décident de changer de
refuge, ils rejoignent le douar Haraoua. Ils se réfugient chez Ouled Khalifa
et Bélarbi, pendant que des militants effaçaient les traces des pataugas
laissées sur le sol.
Toutes les précautions sont prises pour détourner les soupçons de la
population. Il faut qu’en aucun cas la présence du commando ne soit
connue par quiconque, même des militants. On leur laisse entendre que
les moudjahidine qui rôdent dans le secteur ne sont que de passage, ou
qu’ils sont venus prendre un peu de repos puisque la région n’est pas sujet
à des opérations. Khodja sait qu’à la moindre imprudence, ses hommes
seraient en péril. Il n’y a aucune possibilité de retraite sur un terrain pareil.
Pourvu que la chance ne me trahisse pas se dit Khodja. Le commandant
Azzedine écrit sur cette périlleuse mission.
« … C’est après la bataille de Zbarbar, où si Lakhdar obtint un superbe palmarès, qu’Ali Khodja décida de prendre un poste de la Mitidja.
Folle initiative ! Il était à l’évidence pour le moins invraisemblable de
frapper l’ennemi dans son fief. Le terrain de la Mitidja est plat, sillonné
de routes sans repli et les colons y abondaient. Ali Khodja était certes
audacieux, mais il n’ignorait pas qu’en cas d’échec, il serait à la merci
des chars, des half-tracks, de l’aviation. Les troupes pullulent autour de
Fort-de-l’Eau. Fut-il grisé pas ses victoires antérieurs, escompte-t-il que
sa baraka le poursuit dans une témérité sans borne, sa compétition avec
si Lakhdar le pousse-t-elle à oublier les plus élémentaires règles de sécurité ? Je n’en saurais jamais rien... »
Malgré le danger qui le menace à tout moment, il n’a pas voulu se rétracter ou faire machine arrière. Il avait la nette impression qu’en prenant
toutes les dispositions nécessaires, la mission sera réussie. Très conscient
du danger de l’opération, il étudie avec ses collaborateurs toutes les informations qui lui parviennent. Il ne prend plus de décision seul, il suit la
majorité. La responsabilité de l’opération est partagée entre Khodja, si
Hassen, Ketrouci Souag Benknédil et Boudjenah. Ces deux derniers, sont
très liés avec Khodja. Leur présence à ses côtés lui est indispensable. A
chaque fois qu’il rencontre l’un deux, c’est la grande fête. Ce sont les
seuls moments où Khodja se défoule dans la joie. On les voit s’engager
dans une lutte sans merci pour une cuisse de poulet ou un morceau de
viande. Leur plaisir est de rouler par terre tout en essayant d’arracher à
son compagnon le morceau. Ils s’engouffrent dans la joie et la gaieté. En
présence de Souag et Boudjenah, Khodja cherche à revivre une autre vie
que celle de maquisard. Il se détend avec ces amusements, afin de ne plus
penser au combat, aux attaques, aux opérations militaires. Ses nerfs se relâchent et il est souvent pris d’un fou-rire. Tous les combattants se demandent pourquoi Khodja s’est-il familiarisé avec Saoug et Boudjenah.
Ils ignorent presque tous, qu’un passé les a unis. Boudjenah a connu
Khodja au C.I.M/10 de Boudouaou. Ils ont fait les pelotons ensemble et
ont été promus maréchal des logis, c’est-à-dire sergent. Ils ont sortis brillamment de leur promotion. Dans ces moments-là, Khodja oublie la responsabilité qui pèse sur ses épaules. Ils ont été maintenus comme
instructeurs dans ce centre de formation, jusqu’à la fin de leur service. En
juin 1955, ils sont rappelés sous les drapeaux pour combattre l’ALN. Cette
fois l’affectation n’était plus la même. Khodja réussit à rejoindre la Révolution, tandis que Boudjenah est resté dans l’armée française jusqu’à
sa permission. Comme il habite la région de Palestro, Khodja est informé
de son arrivée.
Il se présente au domicile de Boudjenah qui l’accueille à bras ouvert.
Lorsque Khodja s’apprête à partir, Boudjenah n’hésite pas à le suivre.
Quant à Souag, dit Abdelkader El Ouahrani, son aventure avec
Khodja est totalement différente. Ils se sont connus à l’arsenal de Belcourt
par l’intermédiaire du sergent Tiffrit, qui partage sa chambre avec Khodja.
A. E-H.
(À suivre)

Vie pratique

EL MOUDJAHID

Vie religieuse

29

Horaires des prières de la journée du mardi 18 mouharam 1436
correspondant au 11 novembre 2014 :
- Dohr.........…..............12h32
- Asr..............................15h21
- Maghreb.....................17h45
- Icha…………………19h06
Mercredi 19 mouharam 1436

correspondant au 12 novembre
2014 :

- Fedjr.........................05h53
- Chourouq.................07h16

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID

au capital social de 50.000.000 DA

20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Présidente-Directrice générale
de la publication

Naâma Abbas
Rédacteurs en chef

Kamal oulmane — Achour cheurfi
diRectioN geNeRAle
Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
diRectioN de lA RedActioN

Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
internet : http://www.elmoudjahid.com
e-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com

BUReAUX RegioNAUX
coNStANtiNe
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
oRAN
Maison de la Presse
3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BoRdJ BoU-ARReRidJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
Sidi Bel-ABBeS
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BeJAiA :
Bloc administratif, rue de la Liberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
tiZi oUZoU :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
tleMceN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MAScARA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
ceNtRe AiN-deFlA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBlicite
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et
de Publicité “ANEP”
AlgeR : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
oRAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
ANNABA :
7, cours de la Révolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
Régie publicitaire
EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70
ABoNNeMeNtS
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux
ou commandes de photos, s’adresser au service
commercial : 20, rue de la Liberté, Alger.
coMPteS BANcAiReS
Agence CPA Che-Guevara - Alger
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
- Dinars : 605.300.004.413/14
- Devises : 605.310.010078/57
Cptes BDL - Agence Port Saïd
- Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
- Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
iMPReSSioN
Edition du Centre :
Société d’impression d’Alger (SiA)
Edition de l’Est :
Société d’impression de l’est, constantine
Edition de l’Ouest :
Société d’impression de l’ouest, oran
Edition du Sud :
Unité d’impression de ouargla (SiA)
Unité d’impression de Béchar (SiA)
diFFUSioN
centre : EL MOUDJAHID
tél. : 021 73.94.82
est : SARl “SodiPReSSe” :
tél-fax : 031 92.73.58
ouest : SARl “SdPo”
tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARl “tdS”
tél-fax : 029 75.02.02
France : iPS (international Presse Service)
tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

Le
Président - Directeur Général de la
compagnie Air Algérie, les Cadres Supérieurs, les
Partenaires Sociaux et l’Ensemble du Personnel,
très affectés par le décès de

Monsieur Abdelhamid OUARETH
P-DG de VERITAL

présentent à toute sa famille leurs condoléances
les plus sincères et les prient de trouver, à travers
ce message, l’expression de toute leur sympathie
en cette douloureuse circonstance.
Puisse Dieu Le Tout-Puissant accorder au
défunt  Sa  Sainte  Miséricorde  et l'accueillir en
Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»

CONDOLEANCES
Le

Président-Directeur

Général,

l'ensemble

des

cadres centraux et régionaux

ainsi que le bureau syndical de
la Compagnie d'Assurances
des

Hydrocarbures

CASH-

SPA, profondément attristés

par le décès du frère de

Monsieur TAOUTI Lahbib,
Cadre Financier au sein de la

Direction Régionale Ouest
de la Compagnie, présentent
à ce dernier et à toute sa
famille ainsi qu'à ses proches

leurs sincères condoléances et
les assurent de leur soutien et
de leur sympathie.

Que Dieu accueille le défunt

en Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons

ANEP 155653 du 11/11/2014

El Moudjahid/Pub

et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub

CONDOLEANCES
Le

général,

CONDOLEANCES

Monsieur KADRI Omar, Directeur Général de la SAETI,
les Cadres Dirigeants, le Comité de Participation, la Section
Syndicale et l'ensemble des Travailleurs de la SAETI, très
affectés par le décès de Monsieur OUARET Abdelhamid,
Président-Directeur Général de VERITAL, présentent à la
famille OUARET leurs sincères condoléances et l’assurent
de leur profonde sympathie en cette douloureuse
circonstance.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte
Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub du 11/11/2014

ANEP 156049 du 11/11/2014

Président-directeur
les

cadres

dirigeants, le comité de
participation,
syndicale,

la

ainsi

section
que

l'ensemble des cadres et

personnel de l'Entreprise
Portuaire

de

Djen-Djen,

profondément touchés par
le

décès

Monsieur

du

père

de

FELTANE

Ferhat, lui présentent ainsi
qu’à

sa

famille

leurs

sincères condoléances et
les

assurent

en

cette

pénible circonstance de leur
profonde sympathie.

Que Dieu le Tout-Puissant

accorde au défunt Sa Sainte
Miséricorde et l'accueille en
Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons et

El Moudjahid/Pub

Mardi 11 Novembre 2014

ANEP 204377 du 11/11/2014

à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub

30

L’

Sports

Décision aujourd’hui au Caire
CAN-2015

EL MOUDJAHID

La question relative à la domiciliation de la CAN-2015 avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, à cause du fait que les Marocains qui devaient l’organiser avaient émis le désir, il y a quelques semaines, de la reporter jusqu’en janvier de l’année 2016.

argument qui avait justifié la position du Maroc est essentiellement,
selon eux, d’ordre sanitaire, à cause
de l’épidémie du virus Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest et qui a fait
jusqu’ici plus de 5.000 morts, notamment en
Sierra Leone, au Liberia et en Guinée. L’argumentaire présenté par la partie marocaine,
qui était chargée officiellement de l’organisation depuis l’édition précédente, avait été
soumis par les autorités marocaines à la délégation africaine qui avait fait un passage
après s’être réunie auparavant au palais des
Nations à Alger. Dès le départ, elle n’avait
pas été emballée par la demande du Maroc.
Le comité exécutif de la CAF avait aussitôt
refusé tout report de la 30e édition de la
CAN, dont l’organisation a été confiée depuis belle lurette au Maroc. Il avait campé
sur sa position de l’organiser aux dates
fixées initialement conformément aux directives de la FIFA qui avait choisi les années
pairs pour l’Afrique et impérativement la
tranche allant du 15 janvier au 15 février. Indirectement, on avait choisi la période de la
trêve hivernale dans les pays européens pour
éviter de prendre les joueurs pros plus qu’il
n’en faut par les équipes nationales de leurs
pays respectifs. Donc, dès le départ, la CAF
n’avait pas les coudées franches pour choisir
d’autres dates ou de prendre la décision de
reporter cette édition à l’année 2016, comme

l’avaient proposé les Marocains. Par conséquent, les Marocains, qui avaient fait perdre
beaucoup de temps à la CAF et aussi aux
équipes déjà qualifiées à cette CAN, à l’instar de l’Algérie ou du Cap-Vert, n’avaient
fait que confirmer ce qu’ils avaient décidé
depuis le mois d’octobre dernier. Ils ont ainsi
obligé la CAF d’Issa Hayatou à sortir le plan

AFRICAN OPEN DE JUDO-2014

Les Algériens Bouyacoub (-100 kg)
et Tayeb (+100 kg) en or

ATHLÉTISME

Parution du n° 2 de Nouvelles Pointes de la FAA

L'Algérie a remporté, dimanche, deux nouvelles médailles d'or et 4 en argent,
lors de la deuxième journée de l'African Open de judo-2014 (seniors) qui se déroule
à Port-Louis (Maurice), grâce à Lyes Bouyacoub (-100 kg) et Tayeb Mohamed Amine
(+100 kg). Bouyacoub, médaillé de bronze du Grand Chelem d'Abu Dhabi-2014, a
ouvert le bal en glanant le vermeil après ses victoires sur l'Angolais Cassimiro Bento
puis l'Australien Elijah Schuurmans. En finale, il a surclassé David Buechel (Liechtenstein). Dans la catégorie des +100 kg, Tayeb Mohamed Amine a remporté lui aussi
la médaille d'or dans une finale 100% algérienne disputée face à son compatriote Billel Zouani.

SUPERDIVISION DE BASKET-BALL
(MISE À JOUR)

L'USM Blida reçoit le tenant du titre

Le GS Pétroliers, qui a trois matchs
en retard à rattraper, en raison de sa participation au championnat arabe des
clubs champions à Salé (Maroc), commencera aujourd’hui par un déplacement
à la ville des Roses pour y affronter le
quatrième au classement, à savoir l’USM
Blida drivée par Tadjeddine Sahraoui.
Avant de replonger dans l’ambiance de
la compétition internationale avec la participation, en compagnie du CRB Dar ElBeida au Championnat d’Afrique des
clubs à partir du 25 de ce mois, les Pétroliers sont donc contraints de rattraper
le retard pour rejoindre le haut du tableau, à commencer par un succès chez
l’USMB. Une tâche qui semble possible
si l’on se fie à la composition du GSP
constituée essentiellement d’internationaux, mais la méfiance s’impose dans ce
genre de situation surtout quand on sait
que l’adversaire blidéen sort d’une victoire face à Batna, samedi dernier, qui l’a

B pour choisir un pays parmi les trois qui se
sont portés candidats à l’organisation de
cette 30e édition. Le Nigeria, l’Angola et la
Gabon sont prêts à remplacer au pied levé le
Maroc. Il n’y aura pas donc d’annulation de
la CAN. Elle aura lieu dans les temps et en
Afrique. On avait entendu, çà et là, que certains pays comme le Qatar ou le Brésil vou-

laient supplanter le continent africain. Cette
proposition est quasi irréalisable du fait que
l’Afrique est un continent qui ne veut pas
«jouer» avec sa souveraineté. Il est capable
de s’assumer. Il a, le moins que l’on puisse
dire, les moyens de sa politique. Le désistement du Maroc quant à l’organisation de
cette édition sera sévèrement sanctionné. Car
on ne se retire pas à deux mois du début officiel de la compétition. Ainsi, on ne laisse
pas de temps aux potentiels preneurs de se
positionner et surtout de bien s’organiser.
Heureusement qu’il y a encore des pays qui
ne veulent pas laisser la situation dans l’impasse.
Les pays qui se sont engagés à organiser
cette CAN-2015, en dépit du temps très
court qui leur est imparti, sont à remercier.
Hier, au Caire, au siège de la CAF, la réunion
du comité exécutif de la CAF avait étudié les
candidatures de ces pays pour choisir le dossier le plus solide. Il faudra attendre aujourd’hui, dès la matinée, pour connaître le
pays qui aura l’insigne honneur d’organiser
cette CAN-2015. Il est certain que les 16
équipes nationales qualifiées à la phase finale, qui vont animer cette compétition, ont
ainsi vu leurs programmes totalement chamboulés. Là, la CAF va certainement sévir
pour qu’une telle situation de blocage ne
puisse pas se reproduire.
Hamid Gharbi

propulsé de la 7e à la 4e place.
La salle Hocine-Challane de Blida
sera donc, à partir de 15h, le théâtre de
cette belle empoignade qui, à coup sûr,
apportera un changement au classement,
car si le GSP gagne, il passera de la 12e
à la 8e place, alors que les Blidéens auront la chance de chiper la place de dauphin aux Sang et Or.
Mokhtar Habib

La Fédération algérienne
d’athlétisme (FAA) a édité le second numéro de sa revue périodique, Nouvelles Pointes, à
l’occasion de l’organisation, le
1er novembre dernier, du 1er marathon international d’Alger.
Totalement conçue par la
commission de communication
de la fédération, cette édition a
été consacrée au marathon, la
course nationale de la Sonatrach, aux bilans des équipes nationales, ainsi qu’à un retour sur
l’une des figures nationales des
courses sur routes : Sid Ali
Sakhri. L’édito de ce numéro a
été d’ailleurs consacré, pour ce
1er marathon international qui
dote la capitale, à l’instar des
grandes métropoles du monde,

d’une compétition d’une telle
envergure. Le message du ministre des Sports, Mohammed
Tahmi, a été aussi centré sur
cette manifestation que ses initiateurs espèrent pérenne.
Les bilans de la saison dernière ont fait l’objet d’une analyse critique du directeur
technique chargé des équipes
nationales, M. Abdelkrim
Sadou, qui a décortiqué les différentes sorties des internationaux en relavant leurs points
faibles et leur mérite.
La course nationale de la Sonatrach organisée en phases régionale et nationale a occupé
une place importante, avec surtout des illustrations en pages
centrales.

HANDISPORT

En plus des portraits de Toufik Makhloufi et de Larbi Bouraâda, consacrés aux derniers
Championnats d’Afrique, les rédacteurs ont réservé une page
pour la petite Hanane Kouri de
la JS Skikda. Une jeune athlète
qui progresse et qui finira certainement sur des podiums des
compétitions internationales…
si les conditions de sa préparation sont réunies.
Enfin, cette édition a réservé
un espace pour Sid Ali Sakhri,
l’un de nos meilleurs marathoniens qui est revenu sur sa riche
carrière sportive. Il avait occupé
la 6e place au Championnat du
monde de marathon... c'était à
Tokyo en 1988.
M. Ghyles

Stage de formation et de recyclage pour
les arbitres de judo et de goal-ball à Alger

La Fédération algérienne
handisport (FAH) a organisé,
vendredi et samedi derniers, un
stage de formation et de recyclage pour les arbitres de judo
(pour mal-voyants) et goal-ball,
à Staouéli (Alger), a-t-on appris,
dimanche, auprès de la direction
de la formation de l'instance fédérale. Pour la discipline de
goal-ball, ce stage de recyclage
était destiné aux arbitres exerçant dans les différents championnats (régionaux et national),
avant l'entame de la nouvelle
saison de la discipline, prévue le
week-end prochain. "Le stage a
réuni douze (12) arbitres, contre
quatre absents autorisés", selon
le chargé de la direction de la
formation de la fédération,
Kamel Benhabilès, ajoutant que
le rendez-vous concernait le
chapitre "Théorie du goal-ball",
avec la nouvelle réglementation
en vigueur. Le second stage qui
s'est déroulé en même temps
était destiné aux referees de la

Mardi 11 Novembre 2014

discipline du judo exerçant chez
les valides. Le regroupement a
drainé une trentaine d'arbitres de
quatre wilayas (Alger, Tizi
Ouzou, Blida et Mostaganem),
venus s'imprégner de cette discipline de judo chez les handicapés. Encadré par l'arbitre
international/IBSA (Fédération
internationale de sports pour
mal-voyants), Laïd Hamouche,
le stage a connu un "franc succès", selon les organisateurs.
"Nous étions très intéressés par
le nombre de participants mais
aussi de l'enthousiasme et de
l'engouement qu'ils ont affichés,
à la veille de l'entame des compétitions nationales", a expliqué
Benhabilès. Les présents ont bénéficié d'une formation basée
surtout, sur leur mise à niveau
avec la nouvelle réglementation
de l'IBSA, applicable depuis
quelques mois déjà. "Les arbitres participants ont déjà la maîtrise de la pratique sur tatami,
ils avaient peut-être besoin d'une

familiarisation avec les spécificités et caractéristiques du judo
chez les handicapés. L'adhésion
de tous était remarquable et
cette première expérience pour
la discipline de judo sera renouvelée à chaque fois que ce sera
utile", a souligné le chargé de la
direction de formation de la
FAH. L'organisation de ce stage
intervient quelques mois, après
les résultats positifs réalisés par
le judo algérien lors du championnat du Monde au Colorado,
aux États-Unis (médailles d'or
de Mouloud Nora et de bronze
de Cherine Abdelaoui). "C'était
pour nous, l'occasion de faire la
promotion du judo pour malvoyants et on espère que cette
première opération constitue
une nouvelle dynamique à donner à la discipline et permettra à
nos futurs arbitres d'oeuvrer,
chacun dans sa région, pour
faire augmenter le nombre de
pratiquants", a conclu Kamel
Benhabilès.

Sports

EL MOUDJAHID

Quatre entraîneurs « consommés » en une journée
LIGUE 1-MOBILIS

S'

31

La valse des entraîneurs a repris de plus belle, ce week-end ! Au moins quatre entraîneurs ont été licenciés, samedi dernier, à l'issue de la dixième
journée, portant ainsi le nombre d'entraîneurs démis de leurs fonctions à dix.

il est vrai qu'on a été confrontés à l'instabilité chronique des entraîneurs dès
la première journée, avec le limogeage
d'Alain Michel de la JS Saoura, jamais jusqu'ici,
on a atteint un tel nombre d'entraîneurs licenciés en une seule journée. Si ceci a été prévisible pour certains, à l'image de Azzedine Ait
Djoudi qui n'a remporté que deux matches en
dix journées avec le NAHD ou encore Boualem
Charef, dont le départ du Mouloudia est dans
l'air du temps depuis plusieurs journées, ça l'est
moins pour Alain Goavec qui restait pourtant

sur une victoire (MCEE 2 - NAHD 0). Le technicien a remis sa démission juste après le
match, car las apparemment de subir les pressions des dirigeants qui lui lancent un ultimatum à chaque veille de match. Diego Garzito,
en conflit "permanent" avec Bentoubal devait
entériner, lui aussi, son départ du CSC, hier. Le
technicien franco-italien s'est vu remettre une
proposition de résiliation de contrat à l'amiable
qu'il devait signer, lundi matin.
Dix entraîneurs ont ‘‘sauté’’ depuis le début
de la saison. Soit une moyenne d'un entraîneur

par journée. Meziane Ighil qui a résilié son
contrat à l'amiable de l'ASO Chlef est pressenti
pour succéder à Goavec au MCEE. Au NAHD,
le président semble avoir tout conclu avec Hugo
Broos, l'ancien coach de la JSK qui est attendu
au plus tard aujourd'hui à Alger pour signer son
contrat. Au MCA, en revanche, le flou demeure
total. Boualem Charef a effectivement démissionné de son poste, mais il ne l'a fait que de
manière verbale. Autrement dit, il ne l'a pas encore entériné, jetant du coup, un certain flou
quant à son avenir, d'autant qu'il s'est trouvé

MC Alger : la direction officialise le limogeage de Charef

La direction du MC Alger (Ligue 1) a officialisé hier
le remerciement de l'entraîneur Boualem Charef, le justifiant par les résultats "insuffisants, incompatibles avec
la notoriété du Mouloudia et les grands investissements
consentis par le propriétaire pour le recrutement et la
rémunération des joueurs". Les membres du conseil
d'administration de la SSA / le Doyen MC Alger se sont
réunis en session extraordinaire dimanche et hier avec
pour ordre du jour d'examiner et de trouver des solutions à la mauvaise situation de l'équipe fanion "qui accumule les contre-performances à domicile et à
l'extérieur". Outre la décision de se séparer des services
de Charef, le conseil d'administration a accepté la démission d'Hariti Douadi, directeur général de la SSA/
le Doyen, selon un communiqué transmis à l'APS qui
avait annoncé, plus tôt dans la journée, la fin de mission
de Charef à la tête du MCA. La direction a appelé "le
staff technique et les joueurs à observer la plus stricte

réserve jusqu'à la nomination d'un nouvel entraîneur".
Le conseil d'administration du MCA a rassuré les supporters du club que "toutes les dispositions nécessaires
seront prises pour que le Mouloudia retrouve très vite
le chemin du succès et obtienne des résultats conformes
à sa stature et aux grands moyens mis à sa disposition",
sans omettre de demander "aux supporters d'être patients et de rester mobilisés et vigilants contre toutes
les formes de manipulation qui peuvent survenir à l'avenir", conclut le communiqué.
Le MCA traverse une crise de résultats qui l'a relégué
à une position de relégable (14e, 9 points), se montrant
incapable de réaliser la moindre victoire depuis cinq
journées. Le Mouloudia, qui reste sur une défaite face
au CR Belouizdad (2-0), enchaînera avec deux autres
derbys, face à l'USM Alger au stade Omar-Hamadi (à
huis clos) puis chez l'USM Harrach, actuel leader de la
Ligue 1.

LIGUE 1-MOBILIS (MISE À JOUR)

JS Saoura - ES Sétif décalé au samedi 15 novembre

Le match en retard de Ligue 1 entre la JS Saoura et
l'ES Sétif, initialement programmé pour le vendredi 14
novembre, a été décalé au lendemain samedi, a indiqué
la Ligue de football professionnel (LFP). La rencontre,
comptant pour la cinquième journée de Ligue 1 Mobilis,
débutera à 15h00 au stade de Béchar, précise la même
source. Cette confrontation avait été reportée en raison

de la participation des Sétifiens à la Ligue des champions d'Afrique que les hommes de Kheireddine Madoui ont remportée aux dépens de l'AS Vita Club de la
RD Congo. A l'issue de la 10e journée, l'ES Sétif est lanterne rouge avec 8 points et trois matchs en moins, tandis que la JS Saoura est classée à la 11e place avec une
rencontre en moins.

NAHD

Arrivée imminente de l'entraîneur belge Hugo Broos

La direction du NA Hussein Dey
(Ligue 1 algérienne de football), est
sur le point de conclure avec l'entraîneur belge, Hugo Broos, pour remplacer Azeddine Ait Djoudi démis de
ses fonctions samedi dernier, a appris
l'APS, hier, auprès du club de Ligue
1 algérienne de football.
Broos a donné son accord de
principe aux dirigeants du NAHD, et
est attendu dans les prochains jours
à Alger pour signer son contrat,
ajoute la même source. Il devrait être
secondé par l'ancien joueur du club,
Farid Zemiti, qui l'avait assisté à la
JS Kabylie depuis l'intersaison, avant

que les deux hommes ne jettent
l'éponge après quelques journées de
championnat pour contester, selon
eux, "l'immixtion du président des

CSC

''Canaris'' Mohand Cherif Hannachi
dans les affaires techniques de
l'équipe". En attendant, la nomination du nouveau staff technique du
''Nasria'', la reprise des entraînements se fera sous la houlette du manager général du club, Youcef
Bouzidi, apprend-on de même
source. Ait Djoudi en poste depuis
l'intersaison, a été limogé à l'issue de
la défaite concédée sur le terrain du
MCE Eulma (2-0), dans le cadre de
la 10e journée du championnat. Le
Nasria se morfond au bas du classement en occupant la 15e et avant-dernière place avec 9 points.

L'entraîneur Bouarrata pressenti pour succéder à Garzitto

La direction du CS Constantine, qui
se prépare à se séparer de son entraîneur
franco-italien, Diego Garzitto, est entrée
en contacts avec Rachid Bouarrata dans
l'optique de lui confier la barre technique de son équipe, a appris l'APS auprès du club de Ligue 1 algérienne de
football. Une réunion regroupant les dirigeants du CSC, l'entraîneur Garzitto et
son agent, est prévue dans les prochaines heures pour tenter d'arriver à
une résiliation à l'amiable du contrat
entre les deux parties, ajoute la même
source. A l'issue du match nul à domicile face à la JS
Saoura (0-0), samedi dernier pour le compte de la 10e

Publicité

journée, le directeur général du CSC,
Omar Bentoubal, a déclaré à la presse
"qu'à 80%, Garzitto sera remercié", lui
imputant la responsabilité de la série de
contre-performances des ''Sanafir" qui
dure depuis quatre journées.
Garzitto, qui a déjà été limogé de
son poste d'entraîneur du CSC au milieu de l'exercice dernier, est revenu aux
affaires techniques du club de Cirta durant l'intersaison. Le CSC, qui a longtemps occupé la première place du
classement au cours des premières journées, a reculé à la 4e place avec 15 points, distancé de
quatre unités par le nouveau leader, l'USM Harrach.

Mardi 11 Novembre 2014

quelques fervents défenseurs parmi les membres du conseil d'administration. Au même moment, d'autres dirigeants se sont dépêchés à
prendre attache avec Djamel Menad. Le technicien s'est dit favorable à un retour, mais a refusé de négocier tant que le départ de Boualem
Charef n'est pas officialisé. Le conseil d'administration devait se réunir dans la soirée de lundi
pour trancher la question. Nos clubs restent de
mauvais élèves en matière de stabilité. Beaucoup d'efforts sont à faire à ce niveau.
Amar Benrabah

JSMB (LIGUE 2-MOBILIS )

Bilan positif pour Fergani, malgré
les critiques

Après sa rétrogradation en ligue 2Mobilis lors du précédant exercice, la
JSMB aspire à retrouver l’élite du football national dès la saison prochaine.
Ainsi, la nouvelle direction du club, installée après le départ du président Boualem Tiab, a tout de go fixé l’accession
comme principal objectif de l’équipe
des Hammadites. Pour cela, les nouveaux dirigeants ont fait appel à deux
chevronnés de la balle ronde nationale,
Hakim Medane, en tant que manager
général et Ali Fergani comme entraîneur. Soit, deux figures du football algérien qu’on ne présente plus. Malgré
une intersaison difficile, avec un certain
retard accusé que se soit à propos du recrutement ou de la préparation, les deux
hommes ont accepté de relever le défi.
Après 11 journées de championnat, la
JSMB est classée à bon enseigne avec
une seconde place, à seulement deux
petits points du leader, le Mouloudia de
Saïda, totalisant 5 victoires, 4 nuls et
seulement 2 défaites, avec une différence de buts positive (+7). Certes, les
camarades de l’émérite Farouk Belkaid
n’ont pas gagné depuis trois rencontres,
seulement cela ne signifie nullement
qu’il faut mettre à prix la tête du coach
Ali Fergani. En effet, le président du
club a déclaré dans les médias, après le
match nul concédé à domicile par son
équipe face au MCS (0-0), que la direction du club allait se réunir pour prendre
une décision quant à l’avenir de l’ancien
capitaine des Verts à la tête de l’équipe
béjaouie. Il se passe franchement des
choses bizarres dans notre football.
Comment peut-on évoquer le limogeage
d’un entraîneur classé 2e et dont le bilan
chiffré est positif ?! Certes, une frange
de supporters s’en est prise à Fergani
lors de la dernière rencontre contre les
Saïdis, en demandant carrément son départ. Mais, est-ce à la rue ou aux diri-

geants que doivent revenir les décisions
qui touchent au club ? Il est franchement inconcevable d’entrevoir une possible séparation avec un entraîneur dont
l’équipe est classée 2e ! Même si, pour
rappel, il y a eu un cas qui a défrayé la
chronique, dans un passé pas si lointain,
lorsque Noureddine Saâdi drivait
l’USMA, il a été limogé alors que son
équipe était leader avec 8 points
d’avance sur son poursuivant immédiat.
Comme on dit, on aura tout vu dans
notre football ! Fergani, riche de son expérience des terrains soit en tant que
joueur ou coach, peut conduire la JSMB
à bon port, si on lui témoigne la
confiance et le soutien qu’il mérite.
Parce que lorsqu’un entraîneur se sent
lâché par les responsables du club, il
n’aura plus la même motivation, ni la
même détermination à poursuivre son
travail, qui ne pourra se faire dans les
meilleures conditions, dans un climat
qui lui sera hostile. Les dirigeants de la
JSMB doivent être animés de sagesse et
prendre la bonne décision afin de ne pas
avoir à le regretter par la suite… La stabilité, la continuité dans le travail et la
discipline sont les garants de toute réussite.
Mohamed-Amine Azzouz

MONDIAL DES CLUBS-2014

Le trophée exposé à Madrid

Le trophée de la Coupe du monde des clubs de football est exposé ce weekend à Madrid dans le cadre de la tournée promotionnelle de la 11e édition de cette
importante manifestation sportive qui aura lieu au Maroc en décembre prochain.
Après Buenos Aires, Mexico City et Auckland, le trophée fait ainsi sa quatrième
escale dans les villes hôtes des équipes qui prendront part à la seule compétition
internationale interclubs qui se disputera au complexe sportif "Moulay Abdellah"
de Rabat et au Grand stade de Marrakech du 10 au 20 décembre 2014. Le trophée
est exposé au Centre commercial La Gavia qui connaît une grande affluence, notamment des supporters du Real Madrid, champion d'Europe, pour découvrir de
près la Coupe. Parmi les visiteurs figurait le joueur mythique du Real Madrid,
Paco Gente, qui a remporté six coupes d'Europe avec les Merengues. Le trophée
visitera la ville de Sétif le 23 novembre. L'ES Sétif, récent vainqueur de la Ligue
des champions d'Afrique 2014, représentera le continent, au Mondial-2014 des
clubs. La précédente édition disputée en décembre 2013 à Marrakech et Agadir
a été remportée par le club allemand du Bayern Munich, champion d'Europe,
vainqueur du Raja Casablanca par 2 buts à 0, en finale.

PÉTROLE

Le Brent
à 83.67
dollars

MONNAIE

L'euro à 1.243 $

7e SESSION DE LA HAUTE COMMISSION ALGÉRO-ÉGYPTIENNE

D E R N I E R E S

L

Début des travaux de la réunion
de la commission préparatoire

es travaux de la réunion de la commission
préparatoire de la
Haute commission mixte algéro-égyptienne au niveau
des experts ont débuté, hier
au Caire, et seront consacrés
à la finalisation des projets
des conventions de coopération à soumettre au niveau
ministériel pour adoption. Il
s’agit de 12 projets de
conventions approuvés par
les deux parties relatifs à
l’industrie, aux travaux publics, à l’enseignement supérieur, la culture, la formation
professionnels et autres,
outre 18 autres conventions
en cours d’examen.
Le président de la délégation algérienne et directeur
du département des pays
arabes au ministère des Affaires étrangères, Abdelhamid Chabchoub a affirmé, à
l’ouverture des travaux, «la
volonté des deux pays de hisser la coopération bilatérale
au niveau des relations historiques privilégiées qui lient
les deux pays». Cette réunion
vient en prolongement à
celle tenue en septembre dernier au Caire, par le groupe
de travail algéro-égyptien, at-il précisé. L’ordre du jour
de cette réunion comprend
l’examen de plusieurs questions d’intérêt commun, en
vue de définir les grandes
lignes du futur plan d’action

bilatéral dans les différents
domaines, a-t-il souligné. Le
président de la délégation
égyptienne, président du département de la coopération
arabo-africaine au ministère
de la coopération internationale, Fathi Abdeladhim a insisté, pour sa part, sur

l’importance de la 7e session
de la Haute commission
mixte, qui sera présidée,
jeudi prochain, par le Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, et son homologue
égyptien, Ibrahim Mahlab.
Elle permettra de «concrétiser les orientations des diri-

geants politiques des deux
pays, à travers la mise au
point d’un plan d’action à
même d’ériger la coopération bilatérale en modèle, à
suivre dans le monde arabe»,
a-t-il précisé.» Même si le
volume des échanges commerciaux entre les deux pays
a atteint 1,5 milliard de dollars ces dernières années, ce
chiffre demeure insuffisant et
doit doubler lors de la prochaine étape», a-t-il estimé.
L’Algérie jouit d’un climat
«attractif» pour les capitaux
égyptiens, notamment dans
les domaines de l’énergie et
de l’entrepreneuriat, a-t-il
souligné, affirmant que
«l’Egypte souhaite participer
aux investissements en cours
de réalisation». Les travaux
de la commission préparatoire au niveau des experts se
poursuivront deux jours durant au niveau de six ateliers
qui se tiendront à huis clos.

MM. Lamamra et Chokri coprésident demain au Caire
l’ouverture des travaux du comité de suivi algéro-égyptien

Le ministre des Affaires étrangères,
Ramtane Lamamra, et son homologue
égyptien, Sameh Chokri, coprésideront, demain au Caire, l’ouverture des travaux du
comité de suivi préparatoire de la Haute
commission mixte algéro-égyptienne prévue le lendemain au Caire. Il sera procédé
lors de cette session préparatoire à «l’évaluation de la coopération bilatérale et à
l’examen des voies et moyens de renforce-

CRISE AU SAHEL

ment des relations de fraternité et de coopération entre les deux pays», indique un communiqué du ministère des Affaires
étrangères. Les deux parties évoqueront
également «les questions d’intérêt commun
aux plans arabe, régional et international».
Les travaux de la Haute commission mixte
seront présidés, quant à eux, par le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal et son homologue égyptien, Ibrahim Mahleb.

La ministre kenyane des AE souligne le soutien de son pays
aux efforts de l’Algérie pour la paix dans la région

La ministre kenyane des Affaires étrangères et du Commerce international, Amina Mohamed, a souligné, hier à
Alger, le soutien et l’appui de son pays aux efforts consentis
par l’Algérie dans ses démarches visant la restauration de la
paix et de la stabilité, notamment dans la région sahélo-africaine. Ce soutien a été souligné par Mme Amina Mohamed lors
de son entretien avec le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, indique un communiqué du conseil. La
rencontre a permis aux deux responsables de «passer en revue

les relations bilatérales privilégiées qui connaissent ces dernières années une nouvelle dynamique à travers l’intensification des échanges entre délégations et la concertation entre
les deux pays qui ont plusieurs points en commun qui ouvrent
à la coopération algéro-kenyane de prometteuses perspectives». L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer les relations parlementaires entre les deux pays au service des
intérêts des deux peuples amis», selon le communiqué.

LE MINISTRE NIGÉRIEN DE L’INTÉRIEUR

L’Algérie joue son rôle avec «compétence» et «détermination»

L’Algérie joue son rôle dans le règlement de la crise au Sahel avec «compétence» et «détermination», a indiqué,
hier à Alger, le ministre nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la
Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, Massaoudou Hassoumi. «Les questions de terrorisme et
autres crimes dans l’espace saharien
concernent l’Algérie qui est un pays leader dans la région. L’Algérie joue son
rôle (pour régler les conflits) dans la région avec compétence et détermination», a déclaré M. Hassoumi à la presse
en marge de sa visite de l’Unité d’entraînement et d’intervention de la Protection civile. Il a souligné que son pays
partageait et appuyait la démarche de
l’Algérie pour la gestion de l’ensemble
des conflits qui prévalent dans la région,
notamment au Mali et en Libye et tout
ce qui concerne la lutte contre le terroriste et le crime organisé, précisant que

les deux pays, qui sont frontaliers, «partageaient les mêmes menaces». Concernant sa visite à Alger de deux jours, M.
Hassoumi a indiqué qu’elle fut «très
fructueuse» et qu’ «elle contribuera forcément au renforcement des relations,
déjà excellentes, entre l’Algérie et le
Niger». Il a ajouté que la visite lui a permis de passer en revue avec de hauts
responsables algériens, l’ensemble des
points de coopération, notamment, dans
le domaine de la sécurité, relevant que
son pays «s’enrichira de l’expérience algérienne en matière de gestion des situations de risque, des questions
sécuritaires et du culte». M. Hassoumi
a indiqué que le cadre de la coopération
entre les deux pays dans le domaine sécuritaire, qui sera discuté lors de la prochaine réunion du Comité bilatéral
algéro-nigérien des frontières à Niamey,
a été défini. Il a, par ailleurs, salué la volonté et la disponibilité des autorités al-

gériennes pour le rapatriement des déplacés nigériens se trouvant en Algérie
vers leur pays d’origine à la demande du
gouvernement nigérien, relevant que
ces personnes sont «victimes d’organisations criminelles contre lesquelles le
Niger mène un combat sans relâche». A
propos de sa visite à l’Unité d’entraînement et d’intervention de la Protection
civile, où il a assisté à des exercices de
simulation et des exposés sur les missions préventives, prévisionnelles et
opérationnelles de cette institution qui
visent à la protection des personnes, des
biens et de l’environnement, M. Hassoumi s’est dit «impressionné» par l’effectif et l’évolution des techniques
d’intervention. Accompagné du directeur général de la Protection civile,
Mustapha Lahbiri, le ministre nigérien
a qualifié l’institution d’ «armée au service de la protection des biens et des
personnes».

Le ministre des Affaires religieuses
et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a salué
hier lors de ses entretiens avec le ministre nigérien de l'Intérieur, de la Sécurité
publique, de la Décentralisation et des
Affaires coutumières et religieuses,
Massaoudou Hassoumi, les efforts
consentis pour renforcer la coopération

entre les deux pays dans divers domaines, indique un communiqué du ministère. Les deux partis ont examiné "les
perspectives de développement d'autres
domaines de coopération parallèlement
à la consolidation des relations bilatérales notamment dans le domaine des
affaires religieuses", ajoute la même

source. De son côté le ministre nigérien
a exprimé "la volonté de son pays de
tirer profit de l'expérience algérienne
dans la gestion des affaires religieuses
pour faire face à l'extrémisme qui menace les pays du sahel en particulier et
la région de façon générale", conclut le
communiqué.

M. Mohamed Aïssa salue les efforts consentis pour renforcer
la coopération algéro-nigérienne

LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT
SYRIEN EN VISITE À ALGER

Renforcement de la coopération

Le président de
l’Assemblée du peuple syrien (Parlement),
Mohamed
Jihad Lahham, a indiqué que sa visite en
Algérie entamée, hier,
visait à «renforcer la
coopération, la coordination et la concertation entre les deux
pays dans les différents domaines». Dans une déclaration à la presse au sortir de l’audience que lui a accordée le président de l’Assemblée populaire
nationale (APN), M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, M. Lahham
a précisé que sa visite en Algérie vise à «renforcer la coopération,
la coordination et la concertation entre les deux pays dans les différents domaines au mieux des intérêts du monde arabe». Après
s’être dit «fier» des relations «historiques» entre la Syrie et l’Algérie, M. Lahham a précisé que ces relations «reposent sur des
bases morales loin des injonctions extérieures voulant entamer la
résistance de la Syrie» et «sur la lutte historique renouvelée».

ATTENTAT CONTRE UN LYCEE
AU NIGERIA

L’Algérie condamne
« avec force »

L’Algérie a condamné «avec force» l’attentat perpétré, hier,
dans un lycée au nord-est du Nigeria et ayant fait au moins 78
morts et 45 blessés parmi les élèves de cet établissement. «Nous
condamnons avec force l’attentat qui a ciblé, hier, un lycée du Potiskum dans l’Etat de Yobé au Nigeria, ayant fait plusieurs victimes parmi les élèves innocents», a indiqué le porte-parole du
ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, dans
une déclaration à l’APS. «Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles des victimes et au gouvernement nigérian,
nous les assurons de notre solidarité devant cette hideuse manifestation du terrorisme qui ne cesse d’attenter aux vies humaines
et notamment à celles des enfants innocents», a-t-il souligné.
«L’Algérie qui n’a eu de cesse d’appeler à une coopération internationale agissante contre ce fléau, est plus que jamais engagée,
avec l’ensemble de ses partenaires africains et internationaux, à
poursuivre ses efforts et son action pour faire barrage à ce mal»,
a ajouté le porte-parole du MAE.

AG DE L’ACON À BANGKOK

Berraf intègre le conseil exécutif

Le président du Comité olympique et sportif algérien, Mustapha Berraf, a été élu membre du conseil exécutif de l'Association des comités olympiques nationaux (ACON), lors de
l'Assemblée générale élective de cette structure internationale,
tenue du 5 au 8 novembre à Bangkok (Thaïlande). Berraf intègre
un conseil composé de 22 membres, accueillant un nouveau président, en la personne du Koweitien Cheikh Ahmed Al-Fahd AlSabah, intronisé à la tête de l'ACON au cours de la même AGE.
1.000 délégués, représentant différentes structures olympiques
(CNO et CIO) ont assisté aux travaux de cette assemblée.

HCA

Appel à l’institution d’un prix de la
meilleure œuvre traduite vers l’amazigh

Les participants au colloque international ‘’regards croisés
sur les procédés de traduction et d’adaptation en tamazight’’ ont
appelé, lundi au terme de leurs travaux, à l’institution d’un "prix
de la meilleure £uvre traduite vers tamazight".
Ils ont également recommandé, en clôture du colloque ouvert
samedi à l’université de Batna, "la création d’un comité de lecture et d’évaluation de £uvres traduites de et vers la langue amazighe". Il a été suggéré, à ce propos, la mise en place de ce
comité de lecture en marge de la tenue, fin décembre prochain,
de la première Résidence d'écriture et de traduction vers tamazight qui sera conjointement organisée par le Haut-commissariat
à l’amazighité (HCA) et l’Office national des droits d’auteur et
droits voisins (ONDA). Les recommandations adoptées par les
universitaires venus d’Algérie, de France et du Maroc ont aussi
appelé à "l’introduction de l’enseignement de tamazight dans les
instituts de traduction" et à "l’encouragement de la publication
de dictionnaires bilingues, en tamazight avec d’autres langues".
Les représentants du HCA ont également fait part d’une réflexion actuellement menée en vue de créer une "base de données de référence" contenant des dictionnaires bilingues qui
serviront d’outils aux traducteurs de et vers la langue amazighe.
Les participants ont par, ailleurs appelé à la mise en place des
"conditions scientifiques et matérielles nécessaires à la création,
au sein de l’institut de la langue et la culture amazighes de l’université Hadj Lakhdar de Batna, d’un laboratoire spécialisé dans
la traduction en tamazight". Le secrétaire général du HCA, Si
El Hachemi Assad, a qualifié de "positif" le colloque de Batna
qui a été marqué par une forte présente d’universitaires, de représentants du mouvement associatif et d’étudiants en tamazight.
Il a également affirmé que les recommandations du colloque seront "suivies par le HCA en association avec les ministères
concernés, notamment ceux de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de la Culture". M. Assad a souligné que la première édition de la
Résidence d'écriture et de traduction vers tamazight, prévue à
Taghit (Bechar), sera une "manifestation annuelle abritée à chacune de ses éditions par une région différente du pays, et dont
les actes seront publiés".