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Pays

:

TCHAD

Dénomination du projet :

Appui à la formulation d’une stratégie et d’un plan
d’actions de foresterie urbaine et périurbaine à
N’Djaména

Numéro du projet :

TCP/CHD/3203 (D)

Date de démarrage :

novembre 2009

Date d’achèvement :

octobre 2011

Ministère chargé de
l’exécution du projet :

Contribution de la FAO :

Signé: ......................................

(pour le Gouvernement)

Date de la signature: .................

Ministère de l’environnement et des ressources
halieutiques
380 000 dollars E.-U.

Signé: ...........................................
Jacques Diouf
Directeur général
(pour l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture, FAO)

Date de la signature: ....................

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ACRONYMES

AEDE
BCR
CCCC
CL
CSDR
CTP
CI
CN
ECOSIT
DFLCD
DSRP
FAO
IDH
IPPTE
GT
HCNE
LCD
ONG
PAN/LCD
MERH
PCT
PDA
PIB
PIDR
PNAE
PNSA
PNUD
PR
RGPH
SED
SIG
SNPA/BD
SNRP

Agence pour l’énergie domestique et l’environnement
Bureau central de recensement
Convention cadre sur les changements climatiques
Combustible ligneux
Consultation sectorielle sur le développement rural
Conseiller technique principal
Consultant international
Consultant national
Enquête de consommation sur le secteur informel au Tchad
Direction des forêts et de la lutte contre la désertification
Document de Stratégie nationale de réduction de la pauvreté
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
Indice de développement humain
Initiative en faveur des pays pauvres très endettés
Groupe de travail
Haut Comité national pour l’environnement
Lutte contre la désertification
Organisation non gouvernementale
Plan national de lutte contre la désertification
Ministère de l’environnement et des ressources halieutiques
Programme de coopération technique
Plan directeur d’approvisionnement de la ville de N’Djamena en énergie
domestique
Produit intérieur brut
Plan intégré de développement rural
Plan national d’actions environnementales
Programme national pour la sécurité alimentaire
Programme des Nations Unies pour le développement
Présidence de la République
Recensement général de la population et de l’habitat
Stratégie pour l’énergie domestique
Système d’information géographique
Stratégie nationale et plan d’action en matière de diversité biologique
Stratégie nationale de réduction de la pauvreté

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Résumé
Le Tchad couvre une superficie de 1 284 000 km². C’est un pays de transition entre les
zones désertiques au nord et boisées au sud. La situation économique du pays demeure
très fragile. Les populations dépendent principalement des ressources naturelles pour leur
subsistance. Les effets conjugués des facteurs climatiques (sécheresse) et des facteurs
anthropiques entraînent des dégradations des ressources naturelles (forêts, terres, etc.). La
situation est particulièrement alarmante à N’Djamena, capitale économique et
administrative du pays, où la demande urbaine en bois-énergie, le surpâturage,
l’agriculture itinérante sur brûlis sont à l’origine de la déforestation et la dégradation des
terres forestières dans les zones périurbaines. Le Gouvernement déploie des efforts pour
garantir un approvisionnement pérenne de N’Djamena en bois-énergie. Les mesures
prises n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Le présent projet a été formulé
en vue d’assister le Tchad à initier et faciliter un processus qui délègue l'essentiel des
responsabilités aux parties prenantes (ruraux, urbains, acteurs professionnels, etc.) dans
une perspective de planification territoriale du paysage urbain et périurbain de
N’Djamena.
Pendant deux ans, une équipe légère est appelée à faciliter un processus participatif
d’élaboration de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine à
N’Djamena. Quatre produits sont attendus de ce processus, à savoir : (i) la réalisation du
diagnostic social, économique, environnemental de la gestion des ressources forestières et
arborées urbaines et périurbaines de N’Djaména ; (ii) l’identification et l’adoption des
choix stratégiques à long terme ; (iii) l’élaboration et la validation d’un plan d’actions à
moyen terme, assorti de propositions d’initiatives prioritaires ; (iv) le renforcement des
capacités techniques des parties prenantes dans le domaine de la foresterie urbaine et
périurbaine en vue de les préparer à la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’actions.
Le projet sera mis en œuvre par une Coordination nationale rattachée à la Direction de la
protection des forêts et de la lutte contre la désertification (DPFLD) du Ministère de
l’environnement et des ressources halieutiques (MERH), avec l’assistance technique et
financière de la FAO. D’une durée de 24 mois, le projet bénéficiera d’un budget de
380 000 dollars E.-U.
Mots clés : Crise du bois-énergie à N’Djaména, foresterie urbaine et périurbaine,
planification territoriale de la gestion des ressources naturelles, gestion participative et
décentralisée des ressources forestières et arborées.

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1.

CONTEXTE

1.1

Contexte général

Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres du monde dont 80 pour cent de la population
dispose de moins d’un dollar par jour. Les potentialités de croissance sont faiblement
valorisées en raison de l’instabilité sociopolitique et de la persistance de la sécheresse. La
guerre civile des années 1970 et la sécheresse de 1973-74 ont été à la base d’un afflux
massif de populations à N’Djaména, la capitale politique et administrative. En raison de
l’absence d’un tissu économique capable de procurer des emplois salariés à tous les
citadins, la majorité de la population s’adonne aux activités rurales : agriculture, élevage,
pêche, exploitation du bois de chauffe, etc. entraînant ainsi une intensification de la
pression sur les ressources naturelles dans la périphérie de N’Djaména.
1.2

Contexte sectoriel

Les ressources forestières et arborées couvrent une superficie d’environ 23 millions d’ha
au Tchad. Elles occupent une place importante dans les politiques de développement. La
gestion forestière est abordée dans le cadre aussi bien de la lutte contre la désertification
que de la recherche de solutions à la dégradation des sols et des pâturages, à la crise de
l’énergie domestique, à la conservation des ressources en eau, etc. Près de 90 pour cent de
la population dépend directement des ressources forestières pour leur moyen de
subsistance.
Le bois de chauffe et le charbon de bois représentent 90 pour cent environ de l’énergie
consommée par les ménages dans l’ensemble du pays. A N’Djaména, la consommation
augmente à un rythme estimé à 6,3 pour cent par an. La mise en place des conditions d’un
approvisionnement durable et stable devient une préoccupation prioritaire du
Gouvernement. La production nationale de bois d’œuvre est assez faible ; la quasi-totalité
des besoins en sciages et en contreplaqués sont couverts par les importations. Les produits
forestiers non ligneux sont importants pour l’économie nationale. La gomme arabique, en
particulier, est une source importante de devises ; le Tchad est le second producteur
mondial, après le Soudan.
En dépit des efforts du gouvernement (30 000 ha environ de forêts naturelles aménagées,
15 000 ha environ de forêts plantées, 11 680 000 ha de parcs et d’aires protégées, etc.),
les ressources forestière ne sont pas à l’abri de multiples menaces liées à l’augmentation
de la demande en bois-énergie, aux besoins en terre pour l’agriculture, aux besoins en
combustibles pour les usages industriels (briqueteries, brasseries, boulangeries), etc. Dans
ce contexte, l’avenir des forêts dépend d’une approche intersectorielle et participative.

5
1.3

Eléments de politique sectorielle et législation

La présente proposition de projet s’inscrit dans un contexte de politique sectorielle
favorable.
Priorités de développement et objectifs du Millénaires pour le développement (OMD)
Les priorités environnementales s’inscrivent dans la logique de l’axe stratégique
important défini lors de la Consultation sectorielle sur le développement rural (CSDR) de
juin 1999 tenue à Genève (Suisse). Cette stratégie porte sur à la protection de
l’environnement. Il s’agit de «préserver et restaurer les potentiels productifs». A cet effet,
le pays a élaboré un Plan intégré pour le développement rural (PIDR) qui s’inscrit dans
les lignes directrices des OMD.
La stratégie sectorielle donne la priorité à une meilleure connaissance du secteur et au
développement des méthodes permettant d’optimiser sa gestion, qui doit s’intégrer dans
un outil de gestion spatiale du territoire (Schéma national/Schémas régionaux
d’aménagement du territoire, Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme, Plan
urbain de référence, Plan de développement local).
Cadre national sur les priorités à moyen terme (CNPMT) et Plan-cadre d’assistance au
développement des Nations Unies
Les orientations stratégiques de la «Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté
(SNRP)» ont été révisées et adoptées par le Gouvernement en Avril 2008. Cette stratégie
qui constitue le cadre global d'intervention de la politique du Gouvernement en matière de
développement pour les quinze années à venir est articulée autour de cinq principaux
axes: (i) promouvoir la bonne gouvernance; (ii) assurer une croissance économique forte
et soutenue; (iii) améliorer le capital humain; (iv) améliorer les conditions de vie des
groupes vulnérables; et (v) restaurer et sauvegarder les écosystèmes. Plus spécifiquement
pour le secteur rural, la SNRP vise : (i) le développement des infrastructures de base et
l'accroissement durable de la production rurale (axe 2) ; (ii) le renforcement du cadre
règlementaire et des capacités de gestion des ressources naturelles en impliquant
davantage les populations rurales (axe 5).
Ces axes stratégiques coïncident avec celles du Système des Nations Unies au Tchad à
travers « le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) et le
Programme national d’investissement à moyen terme (PNIMT)».
Le PNUAD, dont le cadre politique de référence est la Stratégie nationale de réduction de
la pauvreté (SNRP), à moyen terme, de 2006 à 2010, retient cinq principaux domaines
d’actions, à savoir : (i) renforcer les capacités de développer le capital humain; (ii) créer
les conditions d’une bonne gouvernance démocratique et économique; (iii) mettre en
place les capacités de protéger les écosystèmes; (iv) mettre en place des capacités de
prévenir et de gérer la résurgence des crises et des catastrophes; et (v) lutter contre le

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VIH/SIDA; tout ceci dans le but de réaliser les Objectifs du Sommet mondial de
l’alimentation et ceux du Millénaire pour le développement.
Le PNIMT, élaboré en mai 2004 par le Gouvernement de la République du Tchad et dont
les principaux axes d’intervention prioritaires pour restaurer ainsi la croissance agricole,
le développement rural et la sécurité alimentaire au Tchad repose sur quatre piliers, à
savoir: la maîtrise de l’eau et de la fertilité des sols; l’amélioration des infrastructures
rurales et des capacités pour faciliter l’accès aux marchés ; l’intensification des systèmes
agropastoraux au sein de filières organisées et la gestion durable des ressources naturelles,
appliquée à l'exploitation durable des produits forestiers non ligneux.
Aspects législatifs et réglementaires
L’interdiction provisoire d’utiliser le charbon de bois à partir de janvier 2009 est une
décision qui met en exergue l’intérêt d’accorder la priorité à la mise en œuvre de la
politique du Gouvernement en matière de lutte contre la désertification et la gestion
durable des ressources naturelles. Les principaux acquis de cette politique sont : (i) en
matière de réglementation : l’adoption d’un nouveau code forestier (loi n°14/PR/2008
portant régime des forêts, de la faune et des ressources halieutiques) qui constitue la base
d’une gestion durable des ressources forestières de manière concertée et décentralisée ;
(ii) en matière de planification : plusieurs programmes ont été élaborés : il s’agit
notamment du Plan national d’action pour l’environnement, de la Stratégie nationale et du
Plan d’action en matière de diversité biologique, du Programme d’action nationale de
lutte contre la désertification, de la Stratégie d’énergie domestique et du Plan directeur
d’approvisionnement en énergie domestique de N’Djaména. La mise en œuvre de ces
plans tarde à démarrer effectivement ; un Programme forestier national sera développé en
vue d’une véritable synergie entre tous ces programmes sectoriels ; (iii) en matière
institutionnelle : le Ministère de l’environnement et des ressources halieutiques (MERH)
est l’organe gouvernemental chargé de la conception et de la mise en œuvre de la
politique de protection de l’environnement, de lutte contre la désertification, de gestion
des ressources naturelles, ainsi que de l’application de la politique de gestion des
ressources en eaux et des changements climatiques. L’exécution de la politique de gestion
des ressources forestières et de la lutte contre la désertification est confiée à la Direction
de la protection des forêts et de la lutte contre la désertification (DFLCD).
La politique du Gouvernement en matière de lutte contre la désertification et la gestion
durable des ressources naturelles est mise en œuvre avec l’appui de la communauté des
partenaires techniques et financiers. La FAO, en particulier, est sollicitée pour
promouvoir une dynamique de gestion participative et intégrée des ressources forestières
et arborées, conformément aux orientations de la nouvelle loi forestière (14/PR/2008).

7
2.

LOGIQUE

2.1

Problèmes/questions à aborder

Les conflits armés et la pauvreté ont accéléré les migrations vers N’Djaména, ville
peuplée aujourd’hui d’un million et demi d’habitants environ, soit près de 15 pour cent de
la population nationale. La majeure partie de cette population dépend des ressources
naturelles pour leur subsistance. Les systèmes de production existants (agriculture
itinérante sur brûlis, élevage extensif, exploitation minière du bois-énergie) empiètent sur
les ressources forestières. La carte du bilan ressources/prélèvements de bois-énergie
réalisée en 2002 montre que les zones surexploitées couvrent plus de 50 pour cent des
4,5 millions d’ha de superficie forestière. L’effet conjugué des différentes pressions
anthropiques a aggravé la perte du couvert forestier exposant ainsi les sols à l’érosion
hydrique et éolienne.
Le Gouvernement s’est engagé à stopper ce phénomène et à restaurer les forêts et leurs
capacités de fournir les biens et services dont dépendent les populations. Cependant, les
mesures prises dans le cadre de la lutte contre la désertification et la crise du bois-énergie,
n’ont eu que peu d’effets. L’approche sectorielle qui a été privilégiée n’a pas permis de
résoudre le problème. Les acteurs et les intérêts en jeu sont multiples. Dans ce contexte, la
gestion forestière ne peut être durable que si elle prend en compte les interactions
dynamiques et complexes qui se manifestent dans le paysage urbain et périurbain entre
populations, ressources naturelles et utilisation des terres. En pratique, cela renvoie à
l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre d’actions cohérent de planification
participative et d’aménagement territorial des ressources forestières en vue de rétablir les
fonctions des forêts : fonctions de protection, fonctions de production, fonctions socioéconomiques et fonctions récréatives.
2.2

Parties prenantes et bénéficiaires cibles

Le présent projet intéresse les parties prenantes et les bénéficiaires suivants :





les populations périurbaines qui pourront accéder au pouvoir de contrôler l’accès aux
ressources forestières de leur terroir et de sécuriser leurs droits d’usage ;
les populations urbaines pour la sécurisation des espaces verts et la pérennisation de
l’approvisionnement en bois-énergie et en produits viviers ;
les acteurs de la filière bois-énergie qui bénéficieront d’un cadre adapté pour fédérer,
développer et pérenniser la filière bois-énergie ;
les ONG qui pourront inscrire leurs activités dans un cadre cohérent d’appui aux
populations et à la gestion des ressources naturelles ;
le MERH qui disposera d’un cadre cohérant pour la gestion des ressources
forestières ;
les autres départements ministériels (aménagement du territoire, agriculture, élevage,
énergie, urbanisme et habitat, décentralisation administrative, etc.) dont les politiques
et programmes ont des effets sur le secteur forestier ;

8


2.3

les collectivités territoriales décentralisées qui disposeront d’un cadre de planification
adapté à la décentralisation de la gestion forestière ;
la municipalité de N’Djaména pour l’intégration de ses projets forestiers (ceinture
verte de N’Djaména) dans un cadre d’actions cohérent ;
les partenaires techniques et financiers pour les synergies qui seront développées par
la stratégie et le plan d’actions. Il s’agit entre autre de l’Association française de
développement (AFD), du Centre de coopération internationale en recherche
agronomique pour le développement (CIRAD), de l’Union européenne, de villes
auxquelles N’Djamena est jumelée, notamment Toulouse et Marseille en France.
Justification du projet

Le Gouvernement lutte depuis plus d’une vingtaine d’années contre la désertification et la
dégradation forestière dans le bassin d’approvisionnement en bois-énergie de la ville de
N’Djaména. En dépit de multiples efforts, le patrimoine forestier est mis en péril. Face à
ce constat d’échec, l’usage du charbon de bois a été interdit provisoirement à partir de
janvier 2009. Cette mesure d’urgence peut contribuer à coup sûr à restaurer les formations
forestières ; cependant, elle a des conséquences graves sur les populations les plus
vulnérables. A cet effet, l’assistance de la FAO a été sollicitée pour développer une
approche appropriée du point de vue écologique et technique et plus acceptable du point
de vue socio-économique.
La présente proposition de projet répond à cette demande d’assistance. Elle privilégie une
approche basée sur le concept de «restauration des paysages forestiers». Celui-ci permet
aux parties prenantes d’identifier, de négocier et de mettre en œuvre des pratiques qui
établissent l’équilibre optimal entre les avantages écologiques, sociaux et économiques
des forêts et des arbres, dans un modèle élargi d’utilisation des terres. Il est fondé sur la
collaboration, la participation et l’implication de toutes les parties prenantes dans le choix
d’une variété d’objectifs à atteindre par la mise en place d’une mosaïque d’usages
complémentaires. Les compromis entre les différents usages font l’objet des conventions
à l’échelle du paysage et au niveau des unités (sites) locales de gestion. Les compromis à
l’échelle du paysage seront consignés dans une stratégie et un plan d’actions de foresterie
urbaine et périurbaine à N’Djaména.
2.4

Travaux antérieurs et connexes

L’assistance de la FAO a été particulièrement sollicitée pour relancer les activités
forestières au Tchad en 1984 (TCP/CHD/2304), réaliser un aménagement pilote de la
forêt de Mogroum pour la production de bois de feu en 1992, appuyer le développement
de la foresterie rurale en 1993 (TCP/CHD/1353) et la révision du code forestier en 1998
(TCP/CHD/8821). L’approvisionnement régulier de la ville de N’Djaména en boisénergie est une préoccupation récurrente. Plusieurs projets ont été mis en œuvre d’une
manière sectorielle. En l’absence d’un cadre cohérent qui facilite les synergies et inscrit
les interventions sur le moyen et le long terme, la pérennité de l’approvisionnement
demeure un objectif difficile à atteindre. La présente proposition de projet entend relever

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ce défi. Elle contribuera à la mise en œuvre du Programme national pour la sécurité
alimentaire (PNSA) en améliorant le potentiel des moyens d’existence dans les espaces
forestiers urbains et périurbains, et en inscrivant la valorisation des filières porteuses de
karité, de gommier et du néré dans une vision holistique. Elle permet l’émergence des
conditions favorables au financement et à la mise en œuvre de la proposition de projet sur
le développement d’une politique d’aménagement forestier et de gestion de terroirs autour
de N’Djaména (GCP/CHD/025/UE), formulée par le Gouvernement avec l’assistance de
la FAO en 2005.
2.5

Avantages comparatifs de la FAO

La FAO est le partenaire le plus indiqué pour ce projet. Plusieurs raisons justifient ce
choix :

l’expertise reconnue de la FAO dans de domaine de la gestion participative et
intégrée des ressources naturelles ;
l’expérience intersectorielle dans le domaine urbain et périurbain, à travers
l’assistance aux pays par le biais d’un groupe multidisciplinaire d’actions prioritaires
«Des aliments pour les villes», qui mobilise l’expertise dans l’agroforesterie,
l’agriculture urbaine et périurbaine, l’horticulture, le foncier, le bois-énergie, la
nutrition, l’appui aux petites et moyennes entreprises et aux organisations
communautaires, l’aménagement territorial, l’approvisionnement en eau, etc.
(http://www.fao.org/fcit/fcit-home/fr/) ;
Le Programme sur la foresterie urbaine et périurbaine qui assiste les pays par des
actions de mise en réseau de connaissances et de l’expertise, production d’outils
normatifs, appui à la réalisation d’une foresterie urbaine et périurbaine adaptée aux
conditions locales, et renforcement de la bonne gouvernance en privilégiant les
approches participatives (« Des forêts et des arbres pour des villes saines – améliorer
les
moyens
de
subsistance
et
l’environnement
de
tous »
(http://km.fao.org/urbanforestry/accueil/accueil/fr/) ;
l’appui à des processus similaires de développement de stratégies à long terme, de
plans d’actions à moyen terme et des propositions d’initiatives à court terme, ainsi
que des outils de gestion spécifiques de bois-énergie, au Mali (Bamako et Ségou) en
2005, au Bénin en 2007, en République centrafricaine (Bangui) en 2009 et bientôt à
Brazzaville ;
la capacité de la FAO de mobiliser les compétences et les ressources au sein du
système des Nations Unies, notamment ONU-Habitat avec laquelle la FAO a une
lettre d’accord sur les questions foncières urbaines et périurbaines, le Programme
alimentaire mondial (PAM) qui, à l’instar de la FAO, intègre de plus en plus les
indicateurs de vulnérabilité des populations urbaines; et le PNUD qui coordonne le
programme PNUAD et des activités concertées sous l’approche « UN-One » ;
la disponibilité de la FAO pour sensibiliser les donateurs potentiels et mobiliser les
compétences et ressources auprès de la communauté internationale.

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3.

CADRE DU PROJET

3.1

Impact

Le projet contribue à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté au Tchad à
travers notamment la gestion durable des espaces forestiers urbains et périurbains, le
rétablissement de leurs capacités à fournir les biens et les services, y compris à
approvisionner de façon durable la ville de N’Djaména en bois-énergie.
3.2

Effet direct et produits

Le projet vise à produire une stratégie assortie d’un plan d’actions de foresterie urbaine et
périurbaine à N’Djaména qui servira de cadre cohérent pour les différentes interventions.
Produits attendus :
Les produits suivants sont attendus à la fin du projet :
Produit 1 :

Produit 2 :
Produit 3 :
Produit 4 :

le diagnostic social, économique et environnemental de la gestion des
ressources forestières et arborées urbaines et périurbaines de N’Djaména
est réalisé ;
les choix stratégiques à long terme sont identifiés et adoptés ;
un plan d’actions à moyen terme, assorti de propositions d’initiatives à
plus court terme, est élaboré et validé;
les capacités des parties prenantes sont renforcées dans le domaine de la
foresterie urbaine et périurbaine.

Les activités suivantes contribuent à l’obtention des différents produits :
Produit 1 : le diagnostic social, économique et environnemental de la gestion des
ressources forestières et arborées urbaines et périurbaines de N’Djaména est réalisé.
1.1
1.2

1.3
1.4
1.5

réaliser un diagnostic et une cartographie de l’occupation des terres et du
paysage forestier et arboré urbain et périurbain ;
réaliser un diagnostic de la filière bois-énergie en suivant la méthodologie de
la cartographie intégrée de la demande et de l’approvisionnement (dite
« WISDOM ») ;
réaliser des études sociale, économique, juridique et environnementale ;
organiser un atelier de validation du diagnostic ;
publier les documents techniques.

Produit 2 : les choix stratégiques à long terme sont identifiés et adoptés.
2.1

faciliter la création d’arrangements institutionnels : plateforme des parties
prenantes assistée par un groupe de travail multi-acteurs ;

11
2.2
2.3
2.4

négocier les orientations stratégiques prioritaires, y compris la vision ;
définir les mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation ;
organiser un atelier de validation de la stratégie.

Produit 3 : un plan d’actions à moyen terme, assorti de propositions d’initiatives à plus
court terme est élaboré et validé.
3.1
3.2
3.3
3.4

organiser un atelier de planification participative des actions prioritaires ;
finaliser la rédaction du plan d’actions ;
organiser un atelier de validation du plan d’actions ;
publier la stratégie et le plan d’actions.

Produit 4 : Les capacités des parties prenantes sont renforcées dans le domaine de la
foresterie urbaine et périurbaine.
4.1
4.2
4.3

4.4
4.5
3.3

vulgariser la stratégie et le plan d’actions ;
réaliser une étude de faisabilité d’une plate-forme bois-énergie en vue
d’organiser la filière ;
faciliter, dans les villages périurbains et dans les quartiers résidentiels
urbains, des processus d’aménagement participatif, de restauration et/ou de
réhabilitation des ressources forestières, agro forestières et arborées ;
concevoir des activités génératrices d’emplois et de revenus : installation et
gestion des pépinières, travaux d’entretien des systèmes arborés, etc. ;
documenter et diffuser les expériences, y compris l’étude de faisabilité.

Durabilité

Les parties prenantes : populations, services techniques des départements ministériels,
municipalité de N’Djaména, collectivités locales, ONG, etc. seront impliquées dans le
processus d’élaboration de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et
périurbaine. Cette approche participative contribuera au développement de l’esprit
d’équipe autour de ce chantier commun et à la répartition des rôles et des responsabilités
dans la poursuite du processus. Les conditions favorables à la mobilisation des parties
prenantes dans la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’actions seront ainsi crées.
3.4

Risques et hypothèses

Risques
Conflits de leadership
entre les parties
prenantes

Impact
Probabilité
Participation passive des Moyen
membres du Groupe de
travail multi-acteurs

Instabilité
sociopolitique et
administrative

Retard dans la mise en
œuvre du projet

Moyen

Mesures d’atténuation
Information, répartition des
rôles et institutionnalisation
du groupe de travail multiacteurs
Approbation par le MERH
des produits à chaque étape

12

4.

DISPOSITIONS POUR LA MISE EN ŒUVRE ET LA GESTION

4.1

Cadre institutionnel et coordination

Le projet sera mis en œuvre par le MERH. La DFLCD sera responsable de l’exécution du
projet. Un Coordonnateur national du projet (CNP) sera désigné. Il sera chargé de
superviser les activités du projet. Il est responsable de l’exécution du projet devant la
FAO et le MERH. Il sera assisté par deux techniciens désignés également par le MERH,
de deux consultants internationaux et des consultants nationaux. Une plateforme de
parties prenantes et un groupe de travail multi-acteurs, animés par un modérateur, seront
mis en place pour garantir la participation et le caractère intersectoriel du processus. Une
attention particulière sera accordée à la participation des femmes et des groupes
minoritaires (éleveurs transhumants, etc.).
4.2

Stratégie/Méthodologie

Le projet facilite un processus participatif et intersectoriel de planification de l’utilisation
des terres en vue de restaurer les espaces forestiers et favoriser le développement local à
l’échelle du paysage urbain et périurbain de N’Djaména. Sa stratégie se base sur le
concept de «restauration des paysages forestiers». Un Groupe de travail multi-acteurs sera
mis en place pour servir de plateforme de concertation. Il permettra aux parties prenantes
d’exprimer leurs points de vue et de participer au choix des options techniques adaptées
au contexte local.
Le processus se déroule en en trois étapes. La première renvoie au diagnostic social,
économique, environnemental, légal et institutionnel. La question spécifique du bois
énergie sera analysée à l’aide de la méthodologie de la cartographie intégrée de la
demande et de l’approvisionnement en bois-énergie, communément appelée
méthodologie « WISDOM » (« Woodfuel Integrated Supply/Demand Overview
Mapping »). Elle donne une vision cohérente et holistique du secteur bois-énergie sur le
territoire concerné, permet d’identifier les risques, promeut les synergies et la coopération
entre les parties prenantes et aide à la planification des actions prioritaires en optimisant
l’utilisation des ressources existantes. La seconde étape est consacrée à la formulation de
la stratégie à long terme de la foresterie urbaine et périurbaine. La vision et les
orientations stratégiques prioritaires seront négociées au sein du Groupe de travail multiacteurs et soumises à l’examen d’un cercle plus large de parties prenantes au cours d’un
atelier de validation de la stratégie. La troisième étape est destinée aux consultations au
sein du Groupe de travail multi-acteurs sur les actions à moyen terme et les activités à
court terme. Un atelier de planification permettra d’esquisser les grandes lignes du plan
d’actions qui sera soumis, pour examen et approbation, à un cercle plus large de parties
prenantes au cours d’un atelier de validation.

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Des activités de formation seront offertes aux différentes catégories d’acteurs selon les
objectifs disciplinaires (charbonniers) ou multisectoriels (négociation des éléments de la
stratégie, plan d’aménagement).
Les activités démonstratives de bonnes pratiques et celles de planification et
d’aménagement de forêts et plantations urbaines et périurbaines seront réalisées sur des
sites sélectionnés au cours de la phase 1 de diagnostic. Les questions des droits d’accès et
d’utilisation des ressources et du foncier devront avoir été préalablement clarifiées et
sécurisées. Elles peuvent faire l’objet de différents modes de gestion (familial, collectif,
communautaire, cogestion entre plusieurs parties (état, privé, communautaire) mais
donner lieu à un mode de gestion légal, agréé et reconnu par toutes les parties concernées.
Dans son ensemble, la formation théorique et pratique touchera au moins
100 fonctionnaires, dix ONG de développement, 1 000 paysans et 2 000 citoyens. A ceci
s’ajoute les activités d’information à travers des messages publics médiatisés dirigés à
toute la population.
4.3

Contribution du Gouvernement

La DPFLD est l’institution responsable du pilotage du projet. En plus, le MERH devra :







4.4

désigner un CNP, fonctionnaire de haut niveau, qui sera chargé de la coordination des
opérations ;
mettre à la disposition du projet deux techniciens, une secrétaire et un chauffeur ;
fournir les locaux à N’Djaména, y compris l’équipement, et prendre en charge les
coûts de fonctionnement des locaux ;
prendre des dispositions pour l’implication des services techniques du MERH et
d’autres partenaires, et assurer la coopération des cadres nationaux avec les
consultants et les fonctionnaires de la FAO ;
contribuer à l’identification des consultants nationaux ;
assurer les facilités requises pour le bon fonctionnement et l’exécution du projet
(exemption des taxes, exonération à l’importation des fournitures et équipements) ;
préparer les textes administratifs instituant le Groupe de travail multi-acteurs ;
rechercher des ressources additionnelles pour la mise en œuvre du projet, de la
stratégie et du plan d’actions qui seront élaborés.
Contribution de la FAO

Les différents apports attendus sont les suivants :
Personnel (Mandats en Annexe IV)
Consultants nationaux :
 un consultant national spécialiste en SIG, cartographie (occupation des sols et des
ressources forestières) et études environnementales (durée : quatre mois) ;

14




un consultant national spécialiste des filières bois-énergie (durée : deux mois) ;
un consultant national spécialiste en aménagement des forêts, pépinières,
reboisement et génération de revenus forestiers et agroforestiers (durée : trois
mois) ;
un consultant national spécialiste en approches participatives, modération et
organisations communautaires (durée : quatre mois) ;
un consultant national spécialiste de la gouvernance foncière (durée : un mois) ;
un consultant national juriste (durée : un mois).

Consultants internationaux :
 un consultant international expert en foresterie urbaine et périurbaine mobilisé
pour une durée de 45 jours : trois missions de dix jours chacune et 15 jours de
travail à domicile ;
 un consultant international expert en bois énergie selon la méthodologie
« WISDOM », cartographie des ressources forestières et arborées, spécialiste en
SIG (durée : un mois).
Appui technique de la FAO :
 Service de la conservation des forêts (FOMC) : un fonctionnaire du siège
effectuera deux missions d’une semaine chacune ; la première lors du lancement
du projet et la deuxième lors de l’atelier de validation de la stratégie de foresterie
urbaine et périurbaine. Il apportera également une assistance à partir du siège de
dix jours (24 jours) ;
 Service des produits forestiers (FOIP) : un fonctionnaire du siège effectuera une
mission d’une semaine pour assister le projet à l’utilisation de l’approche
WISDOM. Il apportera une assistance à partir du siège de dix jours ;
 Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale : le fonctionnaire forestier sousrégional apportera une assistance à partir de Libreville (sept jours) ;
 Service droit et développement (LEGN) : un fonctionnaire de LEGN assistera le
projet à partir du siège sur les aspects juridiques (sept jours) ;
 Unité de la gestion des terres et des régimes fonciers (NRLA) : un fonctionnaire
de NRLA assistera le projet à partir du siège sur les aspects fonciers (sept jours).
Contrats de sous-traitance
Trois contrats de sous-traitance sont prévus : un pour l’édition des documents et les deux
autres pour l’accompagnement des populations périurbaines et urbaines dans le pilotage
des processus d’aménagement participatif des terroirs villageois, la restauration des
ressources forestières et arborées et la conduite des activités forestières génératrices de
revenus.
Appui administratif
Indemnités de la secrétaire et du chauffeur pour soutenir les activités du projet.

15
Frais de voyages officiels
Frais de déplacements des consultants nationaux, des consultants internationaux et du
personnel de la FAO dans le cadre de l’exécution et du suivi du projet.
Frais généraux et directs de fonctionnement
Dépenses diverses à engager sur place pour le fonctionnement du projet : communication,
entretien du véhicule, carburant, assurance véhicule, fournitures de bureau, etc.
Matériels et fournitures
Ce budget inclut les frais d’acquisition d’un véhicule double cabine 4 x 4.
Equipement
Ce budget inclut les coûts d’achat d’un ordinateur portable, d’un ordinateur desk top,
d’une imprimante laser, d’une imprimante à jet d’encre, d’une photocopieuse, d’un
scanner, d’un vidéoprojecteur et du petit matériel de visualisation pour les ateliers
organisés dans le cadre du projet.
Formation/ateliers
Contribution aux frais d’organisation de cinq ateliers nationaux (lancement du projet,
validation du diagnostic, validation de la stratégie, planification, validation du plan
d’actions), et d’une vingtaine de réunions de concertation et négociation du Groupe de
travail multi-acteurs.
4.5

Soutien/ liaison technique

Le projet sera exécuté sous la supervision technique du FOMC et de la Représentation de
la FAO au Tchad, en étroite collaboration avec le MERH. Le fonctionnaire forestier du
Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale à Libreville sera associé au suivi du projet et
apportera l’assistance technique nécessaire. En plus des missions à N’Djaména, l’appui
sera apporté à distance.
Dispositions pour la gestion et l’appui opérationnel
La gestion et l’appui opérationnel seront assurés par l’ordonnateur des dépenses à savoir
le Représentant de la FAO au Tchad, après examen des appels de fonds adressés par la
Coordination nationale du projet approuvés par la DFLCD. Les frais de gestion de la FAO
seront prélevés conformément au taux requis pour les PCT, soit 7 pour cent du budget.

16
5.

SUPERVISION, SUIVI, INFORMATION SUR LA GESTION ET COMPTE
RENDU

5.1

Suivi et gestion des connaissances

Un Comité de pilotage du projet sera chargé de suivre la mise en œuvre du projet. Il
approuvera les plans semestriels de travail et examinera les résultats atteints lors des
réunions semestrielles. Il sera composé par le MERH, les ministères en charge de
l’énergie, de l’agriculture et de l’élevage, la Municipalité de N’Djaména, le Conseil
communal de N’Djaména, la FAO et les représentants des ONG, des acteurs de la filière
bois-énergie et des organisations paysannes.
5.3

Communication et visibilité

La communication est un outil qui sera mobilisé en appui à : (i) l’élaboration participative
de la stratégie et du plan d’actions pour le développement de la foresterie urbaine et
périurbaine ; et (ii) la visibilité du projet, de ses activités et des produits obtenus. Les
supports et les canaux appropriés de communication seront identifiés et mis à profit.
5.4

Calendrier des rapports

A la fin de chaque mission, les consultants nationaux et les consultants internationaux
soumettront à la FAO un rapport de mission contenant les principaux résultats, les
conclusions et recommandations. Les fonctionnaires de la FAO prépareront également
chacun un rapport de mission conformément à leur mandat. Le consultant international
expert principal en foresterie urbaine et périurbaine sera responsable de la rédaction de la
stratégie et du plan d’actions pour le développement de la foresterie urbaine et
périurbaine et la préparation du rapport final du projet décrivant le processus suivi et les
résultats obtenus, les conclusions et les recommandations. Ces rapports seront revus par
FOMC, puis finalisés et transmis au Gouvernement de la République du Tchad aux
procédures des projets PCT.

17

ANNEXE I
Budget du projet
(Contribution de la FAO en dollars E.-U.)
Pays:

République du Tchad

Symbole du projet:

TCP/CHD/3203 (D)

Titre du projet:

Appui à la formulation d'une stratégie et d'un plan
d'actions de foresterie urbaine et périurbaine à
N'Djaména

Lignes
budg.

Apports

5013
5542
5543
5545

Consultants
Consultants – Internationaux
Consultants – Nationaux
Consultants – Retraités

5014
5650

Contrats
Budgets contractuels (lettres d’accord)

60 000

5020
5652

Travailleurs sous contrats locaux
Travailleurs occasionnels – personnel temporaire

12 000

5021
5661
5684
5685
5692

Voyages
Autres frais de voyages (personnel de la FAO)
Consultants – Internationaux
Consultants – Nationaux
Voyages SAT

5023
5920

Formation
Budget formation

5024
6000

Matériel courant
Matériel courant

10 000

5025
6100

Equipement durable
Budget équipement durable

35 000

5027
6111
6120

Services d’appui technique
Coût des rapports
Honoraires SAT

5028
6300

Frais généraux de fonctionnement
Budget frais généraux de fonctionnement

15 863

5029
6118

Coûts d’appui
Frais directs de fonctionnement

24 860

Total

Sous-chapitre
budgétaire

Chapitre
budgétaire
66 150

36 000
30 150
60 000
12 000
58 937
3 000
33 450
5 000
17 487
60 000
60 000
10 000
35 000
37 190
2 000
35 190
15 863
24 860
380 000

18

ANNEXE II
CADRE LOGIQUE
Indicateurs

Sources de vérification

Suppositions

IMPACT
Le projet contribue à la sécurité alimentaire et à la lutte
contre la pauvreté au Tchad à travers la gestion durable
des espaces forestiers urbains et périurbains, le
rétablissement de leurs capacités à fournir les biens et
les services, y compris à approvisionner de façon
durable la ville de N’Djaména en bois énergie.

La volonté politique est
manifeste à tous les niveaux.

EFFET DIRECT
Une stratégie assortie d’un plan d’actions pour le
développement de la foresterie urbaine et périurbaine à
N’Djaména est élaborée et adoptée.

A la fin du projet, la stratégie et le plan
d’actions sont disponibles et adoptés par les
parties prenantes.

Rapport ateliers de validation
Documents de stratégie et plan
d’actions.

La participation est effective.

Neuf mois après le démarrage du projet,
l’information nécessaire à la prise de
décisions est disponible.

Rapports des consultants.

L’information existante est
fiable et accessible.

Informations sur l’occupation des terres
disponible.

Rapport du consultant.

Consultant disponible.

Information sur l’activité bois-énergie
disponible.
Information socio-économique et juridique
disponible.
Préparer et tenir l’atelier.

Rapport « plate forme
WISDOM ».
Rapports des consultants.

Consultant disponible.

Rapport de l’atelier.
Rapports publiés.
Document de stratégie de la
foresterie urbaine et périurbaine.
Règlement intérieur et feuille de
route du Groupe de travail multiacteurs.

Invitations transmis à temps.

PRODUITS/ACTIVITES
P1. Le diagnostic social, économique et
environnemental de la gestion des ressources
forestières et arborées urbaines et périurbaines de
N’Djaména est réalisé.
1.1. Réaliser un diagnostic et une cartographie de
l’occupation des terres et du paysage forestier et arboré
urbain et périurbain.
1.2. Réaliser un diagnostic de la filière bois énergie en
suivant la méthodologie dite « WISDOM ».
1.3. Réaliser des études sociale, économique, juridique
et environnementale.
1.4. Organiser l’atelier de validation du diagnostic.
1.5. Publier les documents techniques.
P2. Les choix stratégiques à long terme sont
identifiés et adoptés.
2.1.
Faciliter
la
création
d’arrangements
institutionnels : plateforme des parties prenantes
assistée par un groupe de travail multi-acteurs.

Après un an, les orientations stratégiques
sont approuvées par les parties prenantes.
A la fin du premier semestre, le Groupe de
travail multi-acteurs est fonctionnel.

Consultants disponibles.

La participation est effective.
Les membres du groupe de
travail sont enthousiastes et
disponibles.

19

Indicateurs

Sources de vérification

Suppositions

2.2. Négocier les orientations stratégiques prioritaires,
y compris la vision.
2.3. Définir les mécanismes de mise en œuvre, de suivi
et d’évaluation.

Cinq réunions de concertations sont
organisées.
Cinq réunions de concertations sont
organisées.

Procès verbaux.

Esprit de partenariat.

Procès verbaux.

2.4. Organiser l’atelier de validation la stratégie.

Préparer et tenir l’atelier.

Rapport de l’atelier.

P3. Un plan d’actions à moyen terme, assorti de
propositions d’initiatives à plus court terme, est
élaboré et validé.
3.1. Organiser un atelier de planification participative
des actions prioritaires.

A la fin du 5ème trimestre, un plan d’actions
pour la mise en œuvre de la stratégie est
disponible.
Préparer et tenir l’atelier.

Document «plan d’actions pour
le développement de la foresterie
urbaine et périurbaine».
Rapport de l’atelier.

Les parties prenantes font
preuve d’un esprit de
partenariat.
Documents transmis aux
participants dans les délais.
L’exercice de planification est
participatif.

Préparer et tenir l’atelier

Brouillon du plan d’actions.
Rapport de l’atelier.

3.2. Finaliser la rédaction du plan d’actions.
3.3. Organiser un atelier de validation du plan
d’actions.
3.4. Publier la stratégie et le plan d’actions.
P4. Les capacités des parties prenantes sont
renforcées dans le domaine de la foresterie urbaine
et périurbaine.
4.1. Vulgariser la stratégie et le plan d’actions.
4.2. Réaliser une étude de faisabilité d’une plate forme
bois-énergie en vue d’organiser la filière.
4.3. Faciliter, dans les villages périurbains et dans les
quartiers résidentiels urbains, des processus
d’aménagement participatif et de restauration des
ressources forestières, agro forestières et arborées.
4.4. Concevoir des activités génératrices d’emplois et
de revenus : installation et gestion des pépinières,
travaux d’entretien des systèmes arborés, etc.
4.5. Documenter et diffuser les expériences, y compris
l’étude de faisabilité.

A la fin du projet, les parties prenantes ont
les capacités d’initier la mise en œuvre de la
stratégie et du plan d’actions.
Une campagne de communication menée
neuf mois avant la fin du projet.
Les conditions de création d’une plateforme bois-énergie sont connues.
Au moins deux plans de gestion de terroirs
villageois, deux plans de restauration des
ressources arborées des quartiers de
N’Djaména ont été élaborés et mis en
œuvre.
Au moins dix petites entreprises
communautaires ou familiales ont été
créées.

Rapports publiés.
Rapports des activités de
formation/accompagnement.
Supports de communication.
Rapport de l’étude.

Documents plan de gestion de
terroirs villageois
Documents plan de restauration
des ressources arborées.

Les participants représentent
l’ensemble des parties
prenantes.
Documents transmis aux
participants dans les délais.
Les minorités ne sont pas
exclues du processus.
Le relais est pris par les
médias locaux.
Les acteurs de la filière
acceptent de travailler en
partenariat.
Les
parties
prenantes
respectent les mesures de
gestion prises ensemble.

Rapport d’accompagnement des
bénéficiaires.

Les bénéficiaires adhèrent aux
changements organisationnels.

Documents techniques édités.

Les
parties
prenantes
contribuent à la collecte des
informations.

20

ANNEXE III
PLAN DE TRAVAIL
PRODUITS/ACTIVITES
P1. Le diagnostic social, économique et environnemental de la gestion des
ressources forestières est réalisé
1.1. Réaliser un diagnostic et une cartographie de l’occupation des terres et du
paysage forestier et arboré urbain et périurbain
1.2. Réaliser un diagnostic de la filière bois énergie en suivant la
méthodologie « WISDOM »)
1.3. Réaliser des études sociale, économique, juridique et environnementale

Année 1
Trim. 1

Trim. 2

X

X
X

X
1.4. Organiser l’atelier de validation du diagnostic
1.5. Publier les documents techniques
P2. Les choix stratégiques à long terme sont identifiés et adoptés
2.1. Faciliter la création d’arrangements institutionnels : plateforme
2.2. Négocier les orientations stratégiques prioritaires
2.3. Définir les mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation
2.4. Organiser l’atelier de validation la stratégie
P3. Un plan d’actions à moyen terme est élaboré et validé
3.1. Organiser un atelier de planification des actions prioritaires
3.2. Finaliser la rédaction du plan d’actions
3.3. Organiser un atelier de validation du plan d’actions
3.4. Publier la stratégie et le plan d’actions
P4. Les capacités des parties prenantes sont renforcées
4.1. Vulgariser la stratégie et le plan d’actions
4.2. Réaliser une étude de faisabilité d’une plate forme bois-énergie
4.3. Faciliter, dans les villages périurbains et dans les quartiers résidentiels
urbains, des processus d’aménagement participatif
4.4. Concevoir des activités génératrices d’emplois et de revenus
4.5. Documenter et diffuser les expériences

Trim.3

Année 2
Trim. 4

Trim. 5

Trim. 6

Trim. 7

Trim. 8

X

X
X
X

X

X

X

X

X
X
X
X
X
X
X
X
X

X

X

X

X
X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

ANNEXE IV
MANDAT DU PERSONNEL INTERNATIONAL ET NATIONAL
COORDONNATEUR NATIONAL DU PROJET
Sous la supervision du Ministère de l’environnement et des ressources halieutiques (MERH) et en
étroite collaboration avec le Représentant de la FAO et le directeur de la Direction des forêts et de
la lutte contre la désertification (DFLCD), le Coordonnateur national du projet (CNP) assurera la
coordination générale des activités du projet. Plus spécifiquement, il sera chargé de :












assurer la coordination de la mise en œuvre du projet ;
préparer les mandats des consultants, les contrats et les requêtes de paiement, en rapport
avec la réalisation des activités ;
assister les consultants du projet dans l’exécution de leurs tâches ;
informer et sensibiliser les acteurs et partenaires sur les activités du projet ;
élaborer les plans semestriels de travail ;
préparer et organiser les ateliers et réunions prévues dans le cadre du projet ;
faciliter la création du groupe de travail multi-acteurs sur la foresterie urbaine et
périurbaine ;
préparer les rapports semestriels d’avancement du projet et les rapports techniques ;
organiser les réunions semestrielles du Comité de pilotage du projet ;
assurer la coordination des travaux de rédaction, de revue et de mise en forme de la
stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine et du rapport de fin de
projet ;
transmettre à la FAO les rapports semestriels d’avancement du projet et les rapports
techniques ;
veiller au respect des procédures de la FAO dans la mise en œuvre du projet ;
mobiliser la contribution du Gouvernement dans la mise en œuvre du projet et gérer les
moyens mis à la disposition du projet par le Gouvernement.

Durée du mandat : 24 mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména avec quelques déplacements dans le bassin d’approvisionnement
de la ville en bois-énergie.
Qualifications : Ingénieur des eaux et forêts ayant au moins dix ans d’expérience en matière de
gestion des projets et aménagement forestier et faisant preuve des capacités à faciliter de manière
participative des processus décisionnels.

22

CONSULTANT NATIONAL SPÉCIALISTE EN CARTOGRAPHIE, SIG ET
ENVIRONNEMENT
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et du Coordonnateur national du projet
(CNP), le consultant travaillera en étroite collaboration avec le Consultant international expert en
WISDOM pour produire une cartographie intégrée de l’offre et de la demande en bois énergie. A
cet effet, il devra :









se familiariser avec la méthodologie WISDOM ;
collecter les informations et les supports disponibles en matière de cartographie dans la
zone du projet ;
collecter les informations statistiques et spatiales sur l’occupation des sols et les usages ;
collecter les informations statistiques et spatiales sur la production de bois-énergie (couvert
forestier, biomasse ligneuse, changements dans l’utilisation des terres, etc.) ;
collecter les informations statistiques et spatiales sur la consommation de bois-énergie ;
identifier les ressources (humaines, matériel, etc.) existantes en matière de cartographie ;
élaborer les cartes thématiques (occupation des sols, zones écologiques, couvert végétal,
densité de la biomasse ligneuse, changement dans l’utilisation des terres, carte
administrative, distribution spatiale de la population, distribution spatiale de la
consommation de la biomasse ligneuse, carte d’accessibilité, etc.) ;
mettre en forme les cartes ;
définir le bassin d’approvisionnement de N’Djaména en bois-énergie ;
apporter des avis techniques au processus de planification stratégique ;
participer aux ateliers de validation du diagnostic, de la stratégie et du plan d’actions de
foresterie urbaine et péri urbaine.

Durée du mandat : quatre mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména.
Qualifications : diplôme universitaire en foresterie ou géographie. Bonne maîtrise du Système
d’information géographique (SIG) et de la cartographie numérique avec une expérience d’au
moins trois ans en production et gestion de l’information environnementale.

23
CONSULTANT NATIONAL SPÉCIALISTE DES FILIÈRES BOIS-ÉNERGIE
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et du Coordonnateur national du projet, le
consultant sera chargé d’analyser la filière bois-énergie et d’étudier la faisabilité d’une plateforme
bois-énergie. A cet effet, il devra :
Analyse de la filière bois-énergie (un mois) :
 analyser les informations disponibles sur la filière bois-énergie au Tchad ;
 collecter les informations additionnelles sur la filière bois-énergie à N’Djaména (offre,
demande, circuits de commercialisation, prix, marchés, etc.) ;
 identifier les acteurs impliqués dans la filière ;
 analyser les modes d’organisation des acteurs et les types de contrats ;
 analyser l’évolution de la demande en bois-énergie et la rentabilité des différentes
activités ;
 en collaboration avec le Consultant cartographe, définir le bassin d’approvisionnement de
N’Djaména en bois-énergie et évaluer l’évolution de l’offre au niveau des différents
gisements de bois-énergie ;
 identifier les contraintes et opportunités de développement de la filière bois-énergie ;
 rédiger un rapport technique sur la filière bois-énergie à N’Djaména ;
 participer aux ateliers de validation du diagnostic, de la stratégie et du plan d’actions de
foresterie urbaine et péri urbaine.
Etude de faisabilité d’une plateforme bois-énergie (un mois)
 mobiliser les acteurs autour d’un projet d’organisation de la filière bois-énergie ;
 faciliter l’analyse participative des contraintes et des opportunités de la filière ;
 faciliter l’analyse participative d’une organisation de la filière sous la forme d’une
plateforme de regroupement et redistribution de la ressource ;
 collecter les informations additionnelles de nature technique, économique, juridique et
fiscale ;
 identifier conjointement avec le consultant national juriste le montage juridique de la
plateforme le plus adapté ;
 analyser conjointement avec le consultant national juriste les arrangements contractuels
entre les membres de la filière et proposer celui qui est le plus approprié dans le cadre
d’une plateforme bois-énergie ;
 analyser les modalités de financement d’une plateforme bois-énergie ;
 analyser les mécanismes de communication existants au sein de la filière et proposer les
améliorations à apporter dans le cadre d’une plateforme bois-énergie ;
 rédiger le rapport technique de l’étude de faisabilité de la plateforme bois-énergie.
Durée du mandat : deux mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména.
Qualifications : diplôme universitaire en foresterie ou socio-économie. Bonne maîtrise des
approches filières (diagnostic, accompagnement) et faire preuve des capacités à faciliter de
manière participative des processus décisionnels.

24

CONSULTANT NATIONAL SPÉCIALISTE EN AMÉNAGEMENT FORESTIER ET
AGROFORESTERIE
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et du Coordonnateur national du projet
(CNP), la supervision technique du Service de la conservation des forêts (FOMC), le consultant
sera chargé du coaching des deux ONG retenues pour faciliter l’élaboration et la mise en œuvre
des plans de gestion de terroir villageois et des plans de restauration des ressources forestières et
arborés dans les quartiers de N’Djaména. A cet effet, il devra :









faire un état des lieux des outils (normes de gestion, itinéraires techniques, etc.) utilisés ou
recommandés dans le domaine de l’aménagement forestier, la régénération naturelle, la
création des espaces verts, le boisement en milieu urbain et les plantations forestières ;
analyser conjointement avec le consultant national juriste le cadre légal de la gestion des
ressources forestières et arborées ;
analyser les différents usages des espaces et des ressources naturelles et les modes
d’occupation des terres par les parties prenantes à N’Djaména et dans sa périphérie ;
identifier les parties prenantes impliquées dans l’utilisation et la gestion des ressources
forestières ;
sur la base des informations collectées, préparer une première version d’un guide technique
d’aménagement forestier et de gestion de terroir, conformément aux dispositions de la loi
n° 14/PR/2008 sur les forêts communautaires ;
former les membres des ONG à faire usage du guide technique ;
assister les ONG dans la facilitation du processus d’élaboration des plans simples de
gestion des ressources naturelles de leur terroir/restauration des ressources forestières et
arborés dans les quartiers résidentiels ;
assister les ONG dans l’accompagnement des communautés dans la mise en œuvre des
plans simples de gestion, y compris la mise en place des pépinières et la conduite des
activités agro forestières ;
sur la base des leçons apprises, rédiger une seconde version du guide technique
d’aménagement forestier et de gestion de terroir ;
rédiger un rapport de mission.

Durée du mandat : trois mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména.
Qualifications : diplôme universitaire en foresterie ou agroforesterie. Bonne maîtrise des outils
d’aménagement forestier, de planification territoriale de l’affection des terres et de facilitation des
processus décisionnels.

25
CONSULTANT NATIONAL SPÉCIALISTE EN MODÉRATION ET DÉVELOPPEMENT
DES ORGANISATIONS COMMUNAUTAIRES
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et du Coordonnateur national du projet, le
consultant sera chargé de la modération des réunions et ateliers et du coaching des ONG dans la
facilitation des processus de gestion de terroir villageois/restauration des ressources forestières et
arborés dans les quartiers de N’Djaména. A cet effet, il devra :
Faciliter la mise en place du Groupe de travail multi-acteurs :
 analyser les parties prenantes : identification, intérêts, titres, mode d’organisation, etc. ;
 informer les différentes catégories des parties prenantes sur le processus ;
 définir avec les parties prenantes, les critères de désignation de leurs délégués ;
 modérer la première réunion du Groupe de travail multi-acteurs consacrée à l’adoption de
ses mandats et de son règlement intérieur, et à l’élection de son bureau exécutif.
Modérer les réunions du Groupe de travail multi-acteurs et les ateliers de planification/validation :
 faciliter la concertation/négociation sur la vision et les objectifs stratégiques ;
 modérer les réunions du Groupe de travail multi-acteurs ;
 sur la base des compromis, rédiger la première version du document de stratégie de
foresterie urbaine et périurbaine ;
 modérer l’atelier de validation de la stratégie de foresterie urbaine et périurbaine ;
 modérer l’atelier de planification ;
 sur la base des résultats de l’atelier, rédiger la première version du document du plan
d’actions de foresterie urbaine et périurbaine ;
 modérer l’atelier de validation du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine ;
 participer à la rédaction du document de stratégie et plan d’actions de foresterie urbaine et
périurbaine ;
 préparer un rapport pour chaque atelier et réunion.
Renforcer les capacités des ONG et des communautés en développement organisationnel :
 renforcer les capacités en développement organisationnel et institutionnel des ONG ;
 assurer le coaching des ONG dans la facilitation des processus d’élaboration des plans de
gestion des terroirs et de restauration des ressources arborées à N’Djaména ;
 assister les ONG dans l’analyse et la mobilisation des parties prenantes, la négociation des
accords (zonage, mesures de gestion, etc.) et la création des arrangements institutionnels ;
 assister les ONG dans la documentation de leurs expériences.
Durée du mandat : quatre mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména.
Qualifications : diplôme universitaire en socio-anthropologie, communication ou foresterie. Bonne
expérience dans la modération des ateliers de planification par objectifs, la facilitation des
processus de cogestion des ressources naturelles et la médiation des conflits.

26

CONSULTANT NATIONAL SPÉCIALISTE DE LA GOUVERNANCE FONCIÈRE
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et du Coordonnateur national du projet
(CNP), la supervision technique du Unité de la gestion des terres et des régimes fonciers (NRLA),
le consultant sera chargé d’analyser la gestion foncière dans la zone du projet. A cet effet, il devra :







contribuer à la collecte d’information et l’analyse du consultant juriste sur les différentes
normes qui régulent la gestion foncière : lois et règlements fonciers, règles coutumières ;
analyser les arrangements pratiques qui régulent le jeu foncier : modes locaux
d’appropriation des terres, d’accès et de contrôle de l’accès aux ressources foncières ;
analyser le marché foncier, y compris les arrangements locatifs ;
analyser les conflits fonciers et les modes de règlement ;
préparer un rapport sur les pratiques foncières dans la zone du projet ;
recommander les mesures pratiques pour améliorer la gouvernance foncière ;
participer, en qualité d’expert, à la construction de la stratégie et du plan d’actions de
foresterie urbaine et périurbaine ;
participer aux ateliers de validation du diagnostic, de la stratégie et du plan d’actions de
foresterie urbaine et périurbaine.

Durée du mandat : un mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména.
Qualifications : diplôme universitaire en socio-anthropologie, droit, géographie ou foresterie.
Bonne expérience dans l’analyse des pratiques foncières, la gouvernance des régimes fonciers de
l’administration des terres.

27

CONSULTANT NATIONAL JURISTE
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et du Coordonnateur national du projet
(CNP), la supervision technique du Service droit et développement (LEGN), le consultant sera
chargé de veiller à la cohérence entre la Stratégie de foresterie urbaine et périurbaine de
N’Djaména et les législations nationales. A cet effet, il devra :






faire une analyse critique des textes législatifs et réglementaires relatifs à la foresterie, le
foncier, ainsi que tout autre texte juridique présentant un intérêt pour la foresterie urbaine
et périurbaine ;
analyser le cadre juridique et institutionnel de l’aménagement des espaces verts et
l’établissement des plantations urbaines et périurbaines à N’Djaména ;
collecter des informations additionnelles auprès des acteurs concernés (municipalité,
service foresterie, service du cadastre et des réformes foncières, etc.) sur les aspects
juridiques et institutionnels de l’intégration de l’arbre en milieu urbain, ainsi que sa tenure
et utilisation ;
évaluer la cohérence de la législation en vigueur avec les objectifs et les choix stratégiques
en matière de développement de la foresterie urbaine et périurbaine à N’Djaména ;
proposer les orientations pour l’ajustement des textes législatifs et réglementaires aux fins
d’une meilleure intégration de la foresterie urbaine et périurbaine dans les schémas
d’urbanisation ;
participer à la construction de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et
périurbaine à N’Djaména ;
participer aux ateliers de validation du diagnostic, de la stratégie et du plan d’actions de
foresterie urbaine et péri urbaine ;
préparer un rapport de consultation.

Durée du mandat : un mois.
Lieu d’affectation : N’Djaména.
Qualifications requises : diplôme universitaire en droit avec une bonne expérience dans
l’élaboration des lois et autres instruments juridiques. Une expérience dans le domaine de
l’analyse des instruments juridiques dans le secteur forestier serait un atout.

28

CONSULTANT INTERNATIONAL EXPERT PRINCIPAL EN FORESTERIE URBAINE
ET PÉRIURBAINE

Sous la supervision générale du Représentant de la FAO et la supervision du Fonctionnaire en
charge de la foresterie urbaine et périurbaine, Service de la conservation des forêts (FOMC), et en
étroite collaboration avec le Coordonnateur national du projet (CNP), le consultant international
devra appuyer techniquement l’exécution du projet. Concrètement il devra :
Première mission (dix jours – au démarrage du projet) :






assister le CNP dans la préparation du plan de travail détaillé ;
visiter l’aire d’intervention du projet, s’entretenir avec les parties prenantes, les partenaires
techniques et financiers ;
dresser un aperçu de la situation ;
participer à l’atelier de démarrage du projet et faire une présentation de la méthodologie et
de la stratégie du projet ;
assister le CNP dans le choix d’une démarche appropriée pour la création du Groupe de
travail multi-acteurs ;
assister le CNP dans la préparation des mandats des consultants et du Groupe de travail
multi-acteurs ;
assister le CNP projet dans la mise en place d’un système de suivi des résultats.

Deuxième mission (dix jours – lancement du processus décisionnel) :








faire une mise au point méthodologique avec le Consultant national modérateur et le CNP ;
former les membres du Groupe de travail multi-acteurs dans les techniques de négociation
des objectifs et des choix stratégiques ;
participer à l’atelier de validation du diagnostic de la gestion des ressources forestières
urbaines et périurbaines ;
pendant l’atelier, présenter la méthodologie à suivre pour élaborer la stratégie ;
assister le CNP et le consultant modérateur dans la conduite des concertations/négociations
sur la vision et les objectifs stratégiques ;
préparer une version provisoire du canevas de rédaction du document de stratégie de
foresterie urbaine et péri urbaine ;
évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du projet ;
assister le CNP dans la préparation du plan de travail détaillé ;
participer à la première réunion du Comité de pilotage du projet.

Troisième mission (dix jours – élaboration du plan d’actions) :

participer à l’atelier de validation du document de stratégie de foresterie urbaine et
périurbaine ;

29



en collaboration avec le consultant national modérateur, préparer une première version du
document de stratégie de foresterie urbaine et périurbaine ;
assister le CNP et le consultant national modérateur dans la préparation de l’atelier de
planification ;
assister le CNP dans la préparation du plan de travail détaillé ;
participer à la seconde réunion du Comité de pilotage du projet.

A la maison (15 jours) :




préparer les supports méthodologiques du projet, y compris les supports de formation du
CNP, du consultant national modérateur et des membres du Groupe de travail multiacteurs ;
en collaboration avec le CNP, participer à la sélection des consultants nationaux, réviser et
approuver les rapports des consultants nationaux ;
rédiger le document de stratégie et plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine à
N’Djaména ;
assister le CNP dans la préparation du rapport final du projet décrivant le processus suivi et
les résultats obtenus ;
préparer les rapports de mission.

Durée du mandat : 45 jours.
Lieu d’affectation : N’Djaména (30 jours) et à domicile (15 jours).
Qualifications requises : Ingénieur forestier, géographe ou urbaniste, avec une expérience d’un
minimum de dix ans dans le domaine de la planification, mise en œuvre et évaluation de
programmes de foresterie urbaine et périurbaine. Expérience en aménagement urbain et périurbain,
aménagement d’espaces verts et de plantations, avec une bonne maîtrise des approches participatives
et des questions foncières.

30
CONSULTANT INTERNATIONAL EXPERT WISDOM
Sous la supervision générale du Représentant de la FAO, la supervision technique du Service des
produits forestiers (FOIP) et en étroite collaboration avec le Coordonnateur national du projet
(CNP), le consultant international expert en WISDOM devra coordonner la production de la
cartographie intégrée WISDOM, outil méthodologique de planification stratégique. A cet effet, il
devra :
Missions à N’Djaména (20 jours – deux missions) :
En collaboration avec le consultant national en cartographie, systèmes d’information géographique
(SIG) et environnement :
 collecter les informations statistiques et spatiales sur l’occupation des sols et les usages ;
 collecter les informations statistiques et spatiales sur la production de bois-énergie (couvert
forestier, biomasse ligneuse, changements dans l’utilisation des terres, etc.) ;
 collecter les informations statistiques et spatiales sur la consommation de bois-énergie ;
 identifier les ressources (humaines, matériel, etc.) existantes en matière de cartographie ;
 élaborer les cartes thématiques (occupation des sols, zones écologiques, couvert végétal,
densité de la biomasse ligneuse, changement dans l’utilisation des terres, carte
administrative, distribution spatiale de la population, distribution spatiale de la
consommation de la biomasse ligneuse, carte d’accessibilité, etc.) ;
 mettre en forme les cartes ;
 définir le bassin d’approvisionnement de N’Djaména en bois-énergie ;
 présenter les premières conclusions de la « Plateforme WISDOM ».
Travail à domicile (dix jours)





participer à la sélection du consultant national en cartographie, SIG, environnement ;
assister le consultant national en cartographie, SIG et environnement dans la préparation du
son plan de travail détaillé ;
préparer les supports méthodologiques à l’attention du consultant national en cartographie,
SIG et environnement ;
suivre le travail du consultant national en cartographie, SIG et environnement, y compris la
revue des cartes et rapports techniques ;
rédiger le rapport diagnostic WISDOM en appui à la formulation d’une stratégie et d’un
plan d’actions de foresterie urbaine et péri urbaine à N’Djaména ;
préparer le rapport de mission.

Durée du mandat : 30 jours.
Lieu d’affectation : N’Djaména (20 jours) et à domicile (dix jours).
Qualifications requises : Ingénieur forestier, géographe ou urbaniste, avec une expérience en
cartographie numérique appliquée à la méthodologie WISDOM.

31
SERVICES D’APPUI TECHNIQUE DE FOMC
Sous la supervision technique du Chef, Service de la conservation des forêts (FOMC) et la
supervision générale du Représentant de la FAO au Tchad, le fonctionnaire de FOMC sera chargé
du suivi technique du projet. Plus spécifiquement, il aura pour tâches :
Travail au bureau à Rome (dix jours) :




assurer le rôle de coordination des services techniques FAO concernés par le projet ;
identifier, en coordination avec les autres services techniques FAO concernés, les
consultants internationaux ;
revoir et approuver techniquement les mandats des consultants, les plans de travail, les
rapports techniques produits par les consultants, les rapports d’ateliers et le rapport final du
projet ;
participer à la revue de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine ;
apporter un appui technique régulier au Coordonnateur national du projet (CNP).

Première mission (sept jours) : appui technique au démarrage des activités du projet :




assister le CNP et le consultant international dans le pilotage du projet : cadrage
méthodologique, plan de travail, système de suivi ;
participer à l’atelier de lancement du projet ;
discuter avec les partenaires au développement, y compris les partenaires financiers, de
leur contribution éventuelle au processus ;
discuter avec le Ministère de l’environnement et des ressources halieutiques (MERH) des
facilités prévues pour la mise en œuvre du projet ;
préparer un rapport de mission avec des recommandations précises.

Deuxième mission (sept jours) : appui technique dans la préparation de la stratégie :






assister le CNP dans l’organisation de l’atelier de validation de la stratégie de foresterie
urbaine et périurbaine ;
participer à l’atelier de validation de la stratégie ;
contribuer à la révision du document de stratégie en tenant de commentaires de l’atelier ;
participer au suivi des activités de terrain (élaboration plans de gestion des terroirs/
restauration des ressources arborées et activités génératrices de revenus) ;
assister le CNP dans la préparation de la réunion du Comité de pilotage du projet ;
participer à la réunion du Comité de pilotage du projet ;
préparer un rapport de mission avec des recommandations précises.

Durée du mandat : 24 jours.

32
SERVICES D’APPUI TECHNIQUE DE FOIP
Sous la supervision technique du Chef, Service des produits forestiers (FOIP), et la supervision
générale du Représentant de la FAO au Tchad, le fonctionnaire de FOIP sera chargé d’assister le
projet dans l’utilisation de l’approche WISDOM. Plus spécifiquement, il aura pour tâches :
Travail au bureau à Rome (trois jours) :



assister dans l’identification du Consultant international expert WISDOM, du consultant
national en cartographie et systèmes d’information géographique (SIG), et du consultant
national spécialiste des filières bois énergie ;
contribuer à la finalisation des mandats et du plan de travail de chacun des trois consultants
cités ci-dessus ;
assister les trois consultants sur le plan méthodologique ;
procéder à la revue des rapports techniques produits par les trois consultants.

Mission à N’Djaména (sept jours) :




entreprendre une mission d’appui technique sur le terrain pendant la collecte des
informations nécessaires à la construction d’une plateforme WISDOM ;
assister le consultant international expert WISDOM et le consultant national cartographe
dans leur travail ;
prendre part aux réunions techniques avec les autorités nationales concernées et les autres
parties prenantes ;
assister le consultant national spécialiste des filières bois-énergie dans son travail ;
préparer un rapport de mission avec les conclusions et recommandations appropriées.

Durée du mandat : dix jours.

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SERVICES D’APPUI TECHNIQUE DE SFC
Sous la supervision du Coordonnateur, Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale (SFC) et la
supervision générale du Représentant de la FAO au Tchad, le fonctionnaire technique chargé des
forêts, SFC, participera à la mise en œuvre du projet. Plus spécifiquement, il aura pour tâches :
Travail au bureau à Libreville (sept jours) :



contribuer et à l’identification des consultants, en concertation avec les fonctionnaires
concernés du siège de la FAO ;
participer à la revue des rapports techniques produits par les consultants, des rapports
d’ateliers et du rapport final du projet ;
participer à la revue de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine
à N’Djaména ;
apporter un appui technique régulier au Coordonnateur national du projet (CNP).

Durée du mandat : sept jours.

34
SERVICES D’APPUI TECHNIQUE DE LEGN
Sous la supervision technique du Chef, Service droit et développement (LEGN), et la supervision
générale du Représentant de la FAO au Tchad, le fonctionnaire de LEGN aura pour tâches :
Travail au bureau à Rome (sept jours) :





participer au recrutement du consultant national juriste ;
approuver techniquement la méthodologie et le programme de travail du consultant
national juriste ;
apporter l’appui technique nécessaire au consultant national juriste ;
procéder à la revue du rapport technique du consultant national juriste ;
approuver techniquement les conclusions et recommandations du consultant national
juriste ;
participer à la revue de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine
à N’Djaména.

Durée du mandat : sept jours.

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SERVICES D’APPUI TECHNIQUE DE NRLA

Sous la supervision technique du Chef, Unité de la gestion des terres et des régimes fonciers
(NRLA), et la supervision générale du Représentant de la FAO au Tchad, le fonctionnaire aura
pour tâches :
Travail au bureau à Rome (sept jours) :





participer au recrutement du consultant national spécialiste de la gouvernance foncière ;
approuver techniquement la méthodologie et le programme de travail du consultant
national spécialiste de la gouvernance foncière ;
apporter l’appui technique nécessaire au consultant national spécialiste de la gouvernance
foncière ;
procéder à la revue du rapport technique du consultant national spécialiste de la
gouvernance foncière ;
approuver techniquement les conclusions et recommandations du consultant national
spécialiste de la gouvernance foncière ;
participer à la revue de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine
à N’Djaména.

Durée du mandat : sept jours.

36
ANNEXE V
CONTRATS ET LETTRES D’ACCORD
La mise en œuvre de certaines activités du projet nécessitera les services des Organisations nongouvernementales (ONG) et d’entreprises privées locales. Il s’agit particulière des activités cidessous :
-

-

-

-

facilitation du processus d’élaboration de plans de gestion de deux terroirs villageois :
choix des sites pilotes, diagnostic participatif (identification des acteurs, cartographie
participative, inventaires des ressources forestières et arborées), négociation d’un schéma
d’utilisation des terres, identification des opérations sylvicoles et agroforestières,
arrangements institutionnels, validation des choix décisionnels, rédaction des plans simples
de gestion (20 000 dollars E.-U.) ;
facilitation du processus d’élaboration de plans de restauration des ressources forestières et
arborées de deux quartiers résidentiels de N’Djaména : choix des quartiers pilotes,
diagnostic participatif, identification des opérations sylvicoles et agroforesteries,
arrangements institutionnels, validation des choix décisionnels, rédaction des plans simples
de gestion (20 000 dollars E.-U.) ;
accompagnement d’une dizaine d’entreprises familiales ou communautaires dans la
production et la commercialisation des plants forestiers, fruitiers et ornementaux destinées
aux activités de reboisement urbain et périurbain (10 000 dollars E.-U.) ;
contrat de service en vue d’acquisition des images satellitaires et photos aériennes, de la
préparation de matériel cartographique et de l’édition des cartes thématiques, de l’édition
des rapports techniques du projet (10 000 dollars E.-U.).

37
ANNEXE VI
Détails techniques sur l’organisation des ateliers de formation, concertation, de planification
et de validation
Le budget consacré à la formation sera utilisé pour organiser des ateliers de formation, des ateliers
de concertation et des ateliers de validation des résultats obtenus par le projet.
Ateliers de formation
Deux ateliers de formation sont prévus. Le premier atelier servira au lancement du projet. I. sera
consacré aux aspects stratégiques du projet (méthodologie, outils, etc.). Il réunira une quarantaine
de participants représentant les différentes parties prenantes concernées par le processus
d’élaboration de la stratégie et du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine de
N’Djaména. La durée de l’atelier est de trois jours et son coût est estimé à 7 000 dollars E.-U.
Le second atelier de formation vise le renforcement des capacités des membres du groupe de
travail multi-acteurs sur le processus d’élaboration de la stratégie et du plan d’actions de foresterie
urbaine et périurbaine de N’Djaména, en général, et les techniques de communication et de
négociation, en particulier. Sa durée est trois jours et son coût est évalué à 2 000 dollars E.-U.
Ateliers de concertation
Une vingtaine d’ateliers de concertation/négociation autour des contraintes, des objectifs et des
priorités du développement foresterie urbaine et périurbaine de N’Djaména sera organisée avec
des acteurs locaux. Ces ateliers permettront, sur la base des débats parfois contradictoires,
d’obtenir un consensus autour des problèmes rencontrés, des opportunités à saisir, de la vision, des
objectifs et des choix stratégiques devant alimenter la construction de la stratégie et du plan
d’actions de foresterie urbaine et périurbaine de N’Djaména. La durée de chaque atelier est d’une
journée et le coût de chaque atelier est d’environ 1 000 dollars E.-U., soit un coût total de
20 000 dollars E.-U.
Atelier de planification stratégique
Un atelier de planification stratégique sera organisé en vue d’impliquer les parties prenantes dans
l’élaboration du plan d’actions de foresterie urbaine et périurbaine. La durée de l’atelier est de trois
jours et son coût est estimé à 7 000 dollars E.-U.
Ateliers de validation des résultats
Trois ateliers nationaux sont prévus pour valider les résultats obtenus par le projet à différentes
étapes.

38
Le premier est l’atelier de validation du diagnostic. Il regroupera une cinquantaine de participants,
délégués des différentes parties prenantes concernées par la foresterie urbaine et périurbaine à
N’Djaména. D’une durée de trois jours, cet atelier permettra de valider les résultats des études, y
compris de la plateforme WISDOM et de discuter de l’approche pour élaborer la stratégie de
foresterie urbaine et périurbaine. Son coût est estimé à 8 000 dollars E.-U.
Le second atelier est destiné à la validation la stratégie de foresterie urbaine et périurbaine à
N’Djaména. Au terme de cet atelier, le document sera recommandé à l’approbation du
Gouvernement et du Conseil municipal. L’atelier regroupera une cinquantaine de participants
pendant deux jours. Son coût est estimé à 8 000 dollars E.-U.
Le troisième atelier est consacré à la validation du plan d’actions de foresterie urbaine et
périurbaine à N’Djaména. Pendant deux jours, le document sera soumis à l’examen d’une
cinquantaine de participants, délégués des différents groupes de parties prenantes. Au terme de cet
atelier, le document sera recommandé à l’approbation du Gouvernement et du Conseil municipal.
Son coût est estimé à 8 000 dollars E.-U.

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ANNEXE VII
DÉTAILS ACQUISITION ÉQUIPEMENT

Désignation
1 Ordinateur (desk top) avec onduleur
1 Ordinateur (portable)
1 Imprimante laser noir et blanc
1 Imprimante couleur à jet d’encre
1 Scanner
1 Vidéoprojecteur
1 Photocopieuse
TOTAL

Coût (en dollars E.-U.)
1 600
1 400
2 000
600
500
1 500
2 400
10 000