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La ville en Europe

23-29 avril 1998, Université Paris 13, campus de l’IUT de Saint-Denis

Les manifestations du pouvoir dans la ville:
Cordoue, XVIe-XVIIIe siècles
par Raúl MOLINA RECIO, Antonio J. MIALDEA BAENA et Juan A. GAVILÁN SÁNCHEZ
Traduit de l’espagnol par Margarita ANTóN MORALES
(Universidad de Córdoba)

Le présent travail est le fruit d’une étude multidisciplinaire faite par un groupe de
chercheurs de différents domaines, qui ont essayé de suivre la piste des différents points de vue
de la matérialisation du pouvoir dans la municipalité castillane de Cordoue à l’époque moderne.
On a donc essayé de réunir les différentes visions que l’on a de cette question dans une
perspective historique, et du point de vue de l’art et de la littérature.
L’objectif, dès lors, était, d’un côté, d’étudier en profondeur la sociologie de ce pouvoir à
partir d’une perspective historique; d’un autre côté, d’étudier l’expression, pour l’extérieur, de
la communauté urbaine que vont développer ces groupes oligarchiques, en particulier dans le
domaine artistique. Ainsi pourrait-on observer dans la littérature de l’époque, dans les textes
des contemporains eux-mêmes, la conception idéologique et mentale que construit ce pouvoir
pour justifier en outre une structure sociale caractérisée par sa hiérarchisation.
Le présent travail est centré sur Cordoue, sans toutefois renoncer à l’étude comparative des
autres villes castillanes. De cette façon, du point de vue historique on analysera la municipalité
castillane, en général, mais en soulignant le cas particulier de Cordoue.
1.- LA MUNICIPALITé CASTILLANE ET LES OLIGARCHIES LOCALES
Un des aspects les plus intéressants des études consacrées à la ville, est celui qui s’occupe
de la sociologie du pouvoir urbain. C’est-à-dire, analyser comment on structure la direction de l
ville, voir qui détient le contrôle de la vie citoyenne.
Ainsi la plus récente historiographie sur la municipalité castillane s’est-elle orientée vers
l’étude des groupes du pouvoir municipal, ce qui réunit deux courants historiographiques: celui
que s’occupe de l’étude municipale de son ensemble (les institutions, l’économie, etc.) et celui
qui se consacre à la prosopographie ou aux biographies collectives des groupes humains. Si les
études municipales disposent d’un volume de littérature respectable, il n’en est pas de même
avec la prosopographie qui a commencé son développement en Espagne il y a relativement peu
de temps. Nous disposons seulement d’une synthèse sur des oligarchies locales1, bien que
l’étude des classes privilégiées de Domínguez Ortiz2 soit très utile comme point de départ.
Cependant, nous trouvons quelques articles et quelques études monographiques sur des villes
castillanes3 et des analyses des cas nobiliaires qui font allusion à la présence dans la
municipalité de ces groupes comme ceux d’Atienza sur la Casa de Osuna4.
1. MERCHÁN FERNÁNDEZ, C.: Gobierno municipal y administración local en la España del Antiguo
Régimen, Madrid, 1988.
2. DOMÍNGUEZ ORTIZ, A.: Las clases privilegiadas en el Antiguo Régimen, Madrid, 1973.
3. SORIA MESA, E.: “Las pruebas de nobleza de los Veinticuatro de Córdoba. El control de la familia”, Des
institutions et des hommes: les agents de la Monarchie dans l’Espagne des XVIIe et XVIIIe siécles. II Coloquio
Internacional del Grupo P.A.P.E., Burdeos, (sous presse); HERNÁNDEZ, M.: A la sombra de la Corona. Poder
local y oligarquía urbana (Madrid, 1606-1808), Madrid, 1995; GONZÁLEZ ALONSO, B.: “Sociedad urbana y
Actes 04

plutôt des cas exceptionnels. J. La ciudad de Valladolid en el siglo XVII.. GUERRERO MAYLLO. Plasencia.: La clases. Université Paris 13.: La clases.: A la sombra. Malgré le fait que l’accès aux charges publiques — qui contrôlent les ressorts de la vie citoyenne — soit restreint à la noblesse. cependant. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. etc. l’urgence de ce genre d’études pour comprendre qui dirige la vie des villes.. Y GÓMEZ URDIÁÑEZ. 4. M. XVIe-XVIIIe siècles De là.XV-XVII)”.. Úbeda. Toledo et Santa Cruz de Tenerife. Valladolid.: “La alta nobleza en la vida política de las ciudades castellanas en las décadas precomuneras: el ejemplo de Cuenca (1506-1507)”. Madrid constitue un exemple un peu différent. Dans la même situation se trouvent les villes de Baeza. 1993 et Familia y vida cotidiana de una élite de poder. Ávila. Gascueña. La compréhension des groupes qui détiennent le pouvoir municipal nous aidera à comprendre qui contrôle la vie dans la ville. il est plus commun de ne pas faire de distinction entre les ordres dans l’accès aux charges municipales qui contrôlent la vie urbaine. Guadalajara.. contrôlée par les lignages de Tovares y Reoyos.: El gobierno municipal de Madrid (1560-1606). DIAGO HERNANDO. Bien plus.16 La ville en Europe 23-29 avril 1998. Valladolid. Cependant l’évolution de la municipalité conduirait jusqu’à une complète aristocratisation des conseils municipaux au début de XVIIIe siècle. Ponce de León. Ciudad Real. 6. Trujillo. c’est-à-dire sous le contrôle total de la noblesse comme classe dirigeante fermée (Córdoba.: Regidores de la ciudad de Murcia (1750-1836). 1993.. où le pouvoir nobiliaire se développe amplement sur la municipalité. Madrid.L. poder y riqueza en la España Moderna. Malgré tout. J. 1981. Cependant. I. GUILLAMÓN ÁLVAREZ. Norba. comme nous avons dit. Antonio J.L. que nous connaissons grâce au travail de Mauro Hernández8.: Aristocracia. Cela vaut la peine d’étudier quelques cas pour observer quels groupes exercent leur autorité sur ces municipalités. P. en B. c’est parles des villes en Castille. 15. Sevilla. A. les différences dans le monde castillan sont évidentes. siglos XV_XIX. Pour la Couronne d’Aragón il a eu. 8. un plus grand poids de la bourgeoisie citoyenne. MIALDEA BAENA et Juan A.: “Los enfrentamientos.. la plupart des membres de cette noblesse sont d’un type moyen et.. De même il fait allusion à Valladolid. DIAGO HERNANDO. on ne trouve aucun lignage qui accaparera d’une manière notable le contrôle municipal. 1989..: “Los enfrenatmientos entre el patriciado urbano y la aristocracia señorial: Guadalajara y los Duques del Infantado (ss.). ATIENZA HERNÁNDEZ. (1993). GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. La Casa de Osuna. Madrid. 5. ex. 1989. p. pour la direction de ces villes..: Estudio sobre la decadencia de Castilla. d’une origine roturière de sorte que Madrid est définie par l’auteur comme une ville contrôlée par une oligarchie à cheval entre la bourgeoisie et les couches inférieures de la noblesse. J. P. Il montre que le pouvoir municipal se trouve bien partagé dans cette ville. Face aux municipalités dont les conseils municipaux étaient totalement aristocratiques. souvent. Domínguez Ortiz7 précise que le conseil municipal sévillan était accaparé par des lignages comme les Guzmanes. . Cuadernos de Historia Moderna. Budia).L. DOMÍNGUEZ ORTIZ.. gobierno municipal en Castilla (1450-1600)”. M. (1994). GUTIÉRREZ ALONSO. Il s’agit d’une réalité institutionnelle dépendant de la monarchie. 13. à l’époque moderne. 1987. M. González Alonso. Parler de la municipalité castillane. DOMÍNGUEZ ORTIZ. 7. LORENZO CADARSO. Y GÓMEZ URDIÁÑEZ. Soria.L. Déjà Domínguez Ortiz5 établissait une classification des ville castillanes à partir des groupes qui les contrôlaient.. A. HERNÁNDEZ.: “La alta. Los regidores madrileños en tiempos de Felipe II. Madrid. LORENZO CADARSO. où on empêchait l’accès aux gentilshommes (Yebra.. Il y a d’autres exemples. Murcia. A. Diago Hernando et Lorenzo Cadalso6 ont souligné que Guadalajara était un monopole de la famille Mendoza avec les tentatives des Duques del Infantado d’accaparer complètement le contrôle de la ville. Madrid. A. il y en a d’autres.

. A. 21.. M. 1997. CONTRERAS CONTRERAS. Troisièmement.. ainsi que des stratégies de maintien de ce dernier. CUESTA MARTÍNEZ. de familles qui dominent la vie citoyenne.: “Las pruebas de.: “Hacia una nueva definición de la estructura social en la España del Antiguo Régimen a través de la familia y las relaciones de parentesco”.. c’est-à-dire. Historia Social.. soit la noblesse moyenne ou haute. MIALDEA BAENA et Juan A. M. F. CHACÓN JIMÉNEZ. CUESTA MARTÍNEZ. la sociologie de ces groupes est variable selon les villes: soit la bourgeoisie urbaine. comme le souligne Contreras Contreras12. fermé. 11. Antonio J. Évidemment... grâce à une excellente falsification de la mémoire. Les stratégies suivies pour le maintien de cette situation de pouvoir sont différentes. Dans des recherches récentes que nous avons faites15 9.. Córdoba. et La ciudad de Córdoba en el siglo XVIII. En cela le concept de famille joue un rôle essentiel. Sociedad y mentalidad en la Sevilla del Antiguo Régimen.. la bibliographie sur la municipalité et ses oligarchies commence à être suffisante14.17 La ville en Europe 23-29 avril 1998. J.M. Avec ces stratégies on constitue des groupes oligarchiques fermés et qui contrôlent la vie de la ville. 14.: Los Alcaldes Mayores de Córdoba. un groupe réduit — avec ses différentes nuances — et. bien que ce soit une hypothèse à confirmer par les différents études monographiques sur chaque ville. DOMÍNGUEZ ORTIZ. 12. CONTRERAS CONTRERAS. que. J.: A la sombra. Université Paris 13. . normalement. C’est-à-dire. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. Quant aux intérêts. 13..: “Hacia una nueva. Córdoba. Córdoba. Et quatrièmement. M. 1978. Sevilla. dans la plupart des villes castillanes on trouve une oligarchie. D’abord. 1985. il y a une évolution de la sociologie des classes dirigeantes. la transmission dans le lignage de la possession d’une charge déterminée.: Las clases. s’orientant vers l’aristocratisation (question qu’il fallait traiter compte tenu de la vente de titres que mène à bien la Monarchie).: “Linajes y cambio social: la manipulación de la memoria”.: Las clases.. 1983. Mais cela n’empêchait pas l’arrivée d’une noblesse d’origine douteuse quand le groupe oligarchique donnait son accord en fonction de ses intérêts. c’est-à-dire. La stratégie suivante se répète dans tous les conseils municipaux indépendamment de leur origine sociale: la perpétuation. Administración urbana y relaciones de poder en la Córdoba de finales del Antiguo Régimen. A. Exiger une preuve de la noblesse et de la pureté du lignage de la part d’une personne qui essayait d’accéder à une charge publique permettait d’éviter l’entrée des autres groupes sociaux. la matérialisation de ce pouvoir témoigne des intérêts. au contrôle qu’ils permettaient sur la direction de la ville. la répartition de celles-ci entre l’état noble et le Tiers état. (1995). º21. malgré tout ce que nous avons précisé. D’un côté.. 10.: Oficios públicos y sociedad.. surtout. empêchant l’aliénation de ses biens. CHACÓN JIMÉNEZ. HERNÁNDEZ. qui es comme l’instrument le plus approprié pour éviter la désagrégation du patrimoine. la clôture des conseils municipaux par l’exigence de preuves de noblesse et de pureté du lignage (là où sont établis les conseils municipaux que nous avons appelés aristocratiques). J. Le cas de Cordoue En ce qui concerne le paradigme de Cordoue. Deuxièmement. XVIe-XVIIIe siècles On peut tirer de cela quelques conclusions sur les questions que nous occupent. et “Unas probanzas controvertidas”. et “El municipio cordobés en el . Domínguez Ortiz9 et Cuesta Martínez10 ont démontré que le désir d’accaparer et transmettre dans la famille les postes municipaux se doit au prestige politique que ceux-ci offraient et. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. DOMÍNGUEZ ORTIZ. on essaie avec ferveur que cette contribution au pouvoir municipal reste dans la famille (ensemble de descendants d’un ancêtre supposé commun13) et même qu’elle s’accroisse dans la mesure du possible..: “Linajes y cambio.: Oficios públicos. F. Historia Social. Pour faire cela on dispose d’une institution d’un grande valeur: le majorat. (1995). Ces “preuves” ont été étudiées11. on dirait que la plupart des villes ont fonctionné avec le système de partage des charges. SORIA MESA. E. BERNARDO ARES.

on a employé comme source les preuves de noblesse et pureté du lignage (1570-1819) de la ville. C’est alors un pouvoir que l’on projette sur la ville et auquel on peut mettre des prénoms et des noms. mais nous ne pouvons les citer tous dans l’espace qui nous est imparti. la plupart d’entre eux d’une haute noblesse. Parler d’un veinticuatro est se rapporter au pouvoir local par excellence. VI. Córdoba. nous illustrerons les hypothèses proposées par le cas de la ville de Cordoue17. ils occupent 29% des charges tandis que la famille que les suit de plus près est celle des Ríos. bien qu’on assiste à l’entrée en force d’autres familles tout au long de XVIIIe siècle quand la vente des titres est plus importante. Quelques familles seulement occupent une grande quantité des charges municipales. par le rôle prépondérant d’un lignage: les Fernández de Córdoba. Pour cela. augmentées pendant les Temps Modernes et unies par les liens de parenté.18 La ville en Europe 23-29 avril 1998. si bien qu’il compte une multitude de branches. 1985. mais encore comme un groupe familial étendu. Avec ces données. pendant tous les temps modernes. 1986 y “Autonomía política y poder personal en el municipio de Córdoba en el siglo XVIII”. En même temps. Excma. les cas particuliers qui ne peuvent être expliqués que par la situation historique particulière de la ville. considérant. comme nous avons dit. De là. que nous devons approfondir dans de prochaines travaux sur d’autres charges municipales. avec 7% des charges. 1981. L’intérêt pour la municipalité s’explique par la conception des Venticuatrías qu’on se faisait à l’époque. on peut observer comment le lignage des Fernández de Córdoba dispose d’une écrasante présence: tout au long de la période 1570-1819. Il y a bien d’autres travaux sur la municipalité cordouane. 16. Généralement les Veinticuatrías16 cordouanes étaient totalement aristocratisées. MOLINA RECIO.: “La presencia en el municipio cordobés de un linaje nobiliario: los Fernández de Córdoba (ss. rapportées à l’une des charges municipales du plus grand poids politique: les Venticuatrías. va se transmettre sur l’autel d’une conservation de ce dernier. employant les stratégies que nous avons citées. in El Barroco de Andalucía. L. XVIe-XVIIIe siècles sur la présence des Fernández de Córdoba dans la municipalité cordouane. XVI-XIX)”.. mais encore par le poids spécifique.: Hacienda municipal y Administración local en la Córdoba del siglo XVIII. Ce modèle de recherche est basé sur celui utilisé par José Luis Orozco Pardo in Christianópolis: urbanismo y Contrarreforma en la Granada del Seiscientos. R.. un conseil municipal non seulement caractérisé par l’aristocratisation. C’est un intérêt pour l’urbain qui essaie de contrôler les ressorts de pouvoir les plus proches de la réalité où ces groupes développent leur vie: la ville. M. Ainsi. on peut deviner les caractères du conseil municipal cordouan. Celui-ci se comporte non seulement comme un lignage. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. Diputación Provincial de Granada. 2.: Oficios públicos. CUESTA MARTÍNEZ. nous avons pu aborder la composition du conseil municipal cordouan. dans le cas de Cordoue. Antiguo Régimen.- LA MANIFESTATION DU ARCHITECTURE ET URBANISME. il est possible de distinguer les mêmes noms se partageant le contrôle de la charge. Congreso de la Asociación Española de Historia Moderna (sous presse). Grâce à l’étude de celles-ci. le désir de se tenir dans cette structure de pouvoir. MIALDEA BAENA et Juan A. au pouvoir urbain que détient le groupe politique dominant. Antonio J. il est possible d’envisager. suivie des Cárdenas et Saavedra (6%). POUVOIR DES é LITES DANS LA VILLE: Le paragraphe suivant essayera d’analyser le changement urbanistique produit dans les villes européennes par le passage du Moyen Âge aux Temps Modernes. évidemment. Pour illustrer cette analyse. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. La différence de chiffres est de suffisamment d’amplitude pour que l’on comprenne le poids de ce lignage-là. 15. POZAS POVEDA. Córdoba. De manière qu’il est possible de décrire dans la ville de Cordoue une structure de pouvoir qui. Université Paris 13. . 17. Fuentes y métodos para su estudio”. en Estudios de Historia de España. c’est-à-dire contrôlés par des lignages nobiliaires. Granada.

puisque la société des hommes est premièrement chrétienne. et secondement seulement civile. La révolution démographique rend non viable cette 18. les testaments. Là logent les domestiques et les charges que le droit canonique lui attribue: une chancellerie et une trésorerie. où l’évêque détient.). Antonio J. siècle sur des circonscriptions campagnardes qui englobaient des villes différentes. avaient. L’opération juridique de la plus grande importance pour la physionomie et l’histoire des villes. parfois.1. XVIe-XVIIIe siècles 2.) ou corporatifs (cordonniers. . la domus episcopi est la maison la plus somptueuse de la ville. ce qui produit une fièvre constructive est financée avec l’appui de l’évêque qui ouvre même les carrières pour son érection et l’entretien des lieux de culte. Université Paris 13.Réorganisation de la ville pendant le XVIe siècle. dont la pratique est exigée du chrétien avec la même rigueur qu’une loi civile. à l’organisation médiévale des quartiers ethniques (juiveries.19 La ville en Europe 23-29 avril 1998. avec des murailles. s’oppose une distribution de la ville en paroisses. En 1545 est promulguée l’obligation de résidence comme ius divinum poussant à l’implantation de l’évêque comme le Bon Pasteur qui doit organiser un système tel que son travail de direction sur les chrétiens soit efficace et rapide.. La renaissance des villes se fonde sur les privilèges donnés par le pouvoir temporel aux monastères. les fondations et les subsides charitables sont organisés par le droit canon. Depuis l’obligation canonique de résidence de l’évêque dans son diocèse18 la propriété urbaine aux mains des ecclésiastiques augmente progressivement. à l’époque médiévale. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. MIALDEA BAENA et Juan A. Même la maison de l’évêque devient un palais. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. avec des tavernes et des porches pour le marché et la foire. non par luxe mais par besoin administratif. c’est la constitution des paroisses urbaines. Ainsi. étaient inhabitées par la noblesse. En même temps que l’on forme les paroisses. La haute noblesse habitait dans ses seigneuries et la plupart du Tiers état était campagnard. le pouvoir civil et religieux. on n’y recourait que pour écouler les produits agricoles sur le marché. qui symbolise tant la foi du peuple que le triomphe du droit canonique qui pourvoit les évêques de ressources et leur confère l’autorité. apparaissent les chapelles et naissent les ordres mendiants. peintres. d’un marché… Le manque d’unité politique. les pèlerinages. La Réforme carolingienne motive la création des noyaux urbains par l’implantation des monastères auxquels est concédée une série de privilèges qui contribuent à leur existence: contrôle d’une source. consciente du changement qui se produit en Europe. formant même une ville dans la ville. l’organisation juridique canonique. et d’agir comme une barrière prophylactique pour la contention des maladies infectieuses. un centre administratif. sera la première à aborder la réorganisation administrative de la ville en faisant en sorte que le centre de la vie soit la religion chrétienne. Les murailles qui défendaient les villes.. qui souvent dépasse le nombre des citadins laïques. Du XIIe siècle au XIVe se produit l’apogée de l’expansion ecclésiastique qui favorise le nouvel éclat des villes. avec l’accession de fortes monarchies qui essayent de faire une politique de masse. c’est aussi le centre d’un énorme peuplement ecclésiastique. des portes et des gardiens. une prison. Les villes. noyaux de peuplement concentrés autour d’un temple dont s’occupe un prêtre ou un curé. Depuis le XIIIe siècle. Les indulgences. la mission de contrôler le passage des marchandises avec le paiement anticipé de l’impôt correspondant. des écuries pour la visite de l’évêque à son diocèse.. L’Eglise. La cathédrale n’est pas qu’un centre liturgique. Jusqu’au XIe siècle la division religieuse était la même que celle qu’avait instaurée le VIe . maureries. en outre.. ont facilité la constitution d’un noyau urbain épiscopal comme tête d’une seigneurie. les donations. La cathédrale est le premier bâtiment. qui créent les espaces de cohabitation: des places. La ville était un foyer de maladies et réputée inhabitable..

en . Les corporations deviennent des associations enregistrées et réglées par l’Eglise qui abrite les saints-patrons de chaque association. Comme fruit de la nouvelle situation. Chaque quartier se structure autour d’un lieu de culte dont s’occupe un curé qui a la responsabilité d’administrer les sacrements à ses paroissiens et de prendre soin de la santé spirituelle du voisinage. L’Alcázar Omeya devient résidence de l’évêque et la Mezquita Aljama cathédrale. bien que leur unique objectif soit de rendre le culte à leurs saints-patrons et de les sortir en procession lors de la Semaine Sainte. établissant ainsi un contrepoint civil à la restauration urbaine réalisée par la classe ecclésiastique. en première instance. D’autre part l’Humanisme récupère la civitas comme un idéal d’organisation des groupes humains.20 La ville en Europe 23-29 avril 1998. On va rompre avec la tradition islamique de vie jusqu’à l’intérieur de la maison: la façade est pleine d’espaces évidés (on ouvre des fenêtres et des balcons) et on commence à décorer suivant la mode qui vient d’Italie. la ville est en pleine décadence mais son équipement favorise l’implantation du modèle de distribution chrétien. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. Université Paris 13. Dans la plupart des cas. La nécessité de redistribuer la population ecclésiastique dans le même sens et l’obligation canonique qui établit que chaque chrétien doit avoir son propius sacerdos. La Medinat est le noyau le plus important où se trouvent les bâtiments les plus représentatifs: L’Alcázar Omeya et la Mezquita Aljama. MIALDEA BAENA et Juan A. Antonio J. devenant le principal espace public cordouan ou se trouvaient le Pósito. À Cordoue il y a de bons exemples d’architecture civile en provenance de cette période. À la fin. la maison est un étalage. la Alhóndiga. Cordoue est alors une ville importante. Le cas cordouan a d’importantes particularités du fait pour sa condition de capitale d’AlAndalus pendant un siècle. sept à la Medina et sept à la Ajerquía.). Elle est devenue un trait d’union entre la Medina et l’Ajerquía. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. Ces groupements se réunissent pour des pratiques pieuses dans l’église même et pour la réalisation des œuvres de charité. en profitant des mezquitas de quartier qui sont converties en églises chrétiennes. son propre curé.. En Andalousie il existe encore quelques-unes de ces associations. ces places se ferment avec le bâtiment des Casas Consistoriales. adaptées à un système de vie différent du mode chrétien (tracé irrégulier avec des rues sans issue. quoique irrégulière. la Cárcel et la Casa del Corregidor.. on inclue des décorations comme le portail de la maison de Rodrigo Méndez de Sotomayor (1551) que les critiques ont dénommé type “biscuit”. se base sur l’atrium médiéval ou les cours des mezquitas. XVIe-XVIIIe siècles distribution puisqu’on dépeuple le domaine rural pour se concentrer dans les villes où la population se distribue en groupes ethniques ou corporatifs. divisée en deux zones: la Medinat et la Ajerquía.). la ville commence à se peupler de commerçants qui s’enrichissent et de quelques membres de la noblesse qui commencent à construire selon le nouveau concept de ville. On produit une revalorisation de la place comme espace public qui devient centre vital et privilégié des cités et des villes. Les maîtres de la maison montrent au peuple leurs gloires. Après des débuts où on utilisait encore l’esthétique gothique. À Cordoue nous avons la première construction de la Plaza de la Corredera (XVIe siècle) autour de laquelle s’établit le noyau du pouvoir civil et économique. Ce type de vie qui se montre jusqu’à l’extérieur est visible également sur les tombes... avec une vie consacrée à l’intérieur où la cour est génératrice des espaces. Le reste de la ville est divisé en collationem ou paroisses. motive l’Eglise qui entreprend la redistribution de la ville en paroisses. c’est pourquoi. totalement tourné vers l’extérieur pour rappeler des gloires passées et un autel sur lequel on situe une image du défunt pour que le dévot élève une prière pour son âme. La zone où on l’avait concentré le pouvoir politique et religieux de la ville à l’époque islamique va être monopolisé par l’église. Au moment de la reconquête. Cette nouvelle mentalité a donné naissance à une série de réformes dans les villes qui améliorent le tracé des voies. l’hygiène urbaine et organisent la création des grands espaces pour la célébration de spectacles publics (jeux de chaumes. Sa forme.

pour défendre ce dogme. sont contrôlés par l'Église. À cette époque. Ces unités sont fort remarquables dans le processus de colonisation de la ville puisqu'elles augmentent peu à peu avec l'ajout des nouvelles dépendances (chambres.2. Les idées humanistes ont rendu nécessaire la réalisation de nouvelles portes qui favorisent le passage de l'intérieur a l'extérieur des murailles. pp. dans le cas de la réalisation des triomphes dédiés à l'Immaculée Conception. c'est que la plupart de ces bâtiments sont des dons de familles aristocratiques. on inclut les armes des Sotomayor. facilitant ainsi la circulation des courants d'air qui nettoyaient l'atmosphère viciée et les mauvaises odeurs de la ville. mais on remarque surtout la profusion des triomphes de Saint Raphaël. de la morale individuelle jusqu'au divertissement collectif du citoyen. Réalisée pour célébrer la visite de Felipe II. LE BRAS. 2. caractéristique de la monarchie bourbonienne. Antonio J. La cathédrale devrait remplacer le forum19 en en devenant le centre. Le plus curieux.. la ville devient donc la scène essentielle de la pratique religieuse. La maison des Gómez de Figueroa.).21 La ville en Europe 23-29 avril 1998. Les églises sont érigées sur l'horizon de la ville comme signe de richesse et de personnalité. patron de la ville. On produit en plus une continuelle colonisation de l'espace urbain par l'établissement de nouveaux monastères et couvents dans la ligne des murailles. 187-198. mais employant une ornementation et des dimensions moins rigoureuses. l'image que le voyageur avait de la ville dans l'Antiquité. Ou les maisons réalisées par les Hernán Ruiz. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. Ainsi. réalisée par Hernán Ruiz III. actuel Palacio de Viana. Ces monuments mettent au point l'attraction du regard et la perspective des lieux publiques où ils sont situés.. de triomphes. façade type arc de triomphe décoré avec des sculptures au style plateresque. L'idéal de "ville conventuelle" remplit la rue d’autels.. descendant des précédents. hôpitaux. Après le Concile de Trente. Dans le cas cordouan. Citons d’autres exemples: la maison des Luna (1554) possède une décoration très sobre réservée uniquement aux zones de prestige: la porte et les fenêtres d’angle. On les a réalisés comme remerciement pour un fait miraculeux (la fin d'une peste). ce qui constitue une victoire plus directe encore de la ville religieuse sur la civile. de tableaux. etc. était celle d'un temple romain. pére et fils: la maison de Luis Páez Castillejo (1540). In Urbanisme et architecture. Hommage à Pierre Lavedan. du palais épiscopal et de l'Alcázar christianisé. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. pour se protéger ou. Paris. acquérant son état actuel qui suit le modèle des grandes places du XVIIe siècle c'est un exemple de la tendance européenne imitant Versailles et l'Italie. à Cordoue nous trouvons des autels et des images religieuses sur les boulevards. hospices. Georges (1954):"L'invasion de l'église dans la cité". elle est devenue l'entrée principale de la ville. À son côté. le palais épiscopal es le centre de l'administration du diocèse. Celle-ci est remplacée par la vue sur le pont où l'on observe l'œuvre chrétienne de la Mezquita. Tous les aspects de la vie. Université Paris 13. on donne de la puissance à la présence de l'Église dans la ville. l’ensemble étant ainsi parachevé par un fronton courbe avec Hercules — motifs mythologiques mis à la mode par l’impulsion humaniste.-L'urbanisme de la Contre-Réforme. réalisé par Juan de Ochoa est d’une composition maniériste qui se conçoit ainsi parce que la façade est située au coin de bâtiment. Siloe et Valdelvira. . après le Concile de Trente. essayant de sacraliser tout l'espace public. MIALDEA BAENA et Juan A. la place de la Corredera souffre un grand accroissement. la maison des Villalones (1560) ensemble d’élégantes proportions dont les motifs son empruntés aux lectures de Serlio et au contact avec Covarrubias. Un magnifique exemple en est à Cordoue la construction de la Puerta del Puente (1575). Au XVIIe siècle. XVIe-XVIIIe siècles plus de la mise en valeur de la porte d’entrée avec cette trame. Ce sont les règles qui 19.

GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. cf. surtout et 20. . C'est pourquoi il ne doit pas nous surprendre que pendant cette période abondent les "histoires des villes"23. 22.. ATIENZA. Siguiendo los más puros patrones de la historia descriptiva. Cf. ces grandes familles prennent soin du fait que leurs généalogies respectives remontent jusqu’à l'époque des grands conquérants médiévaux afin d'arriver au plus grand prestige possible21 "comme instrument de domination de l'élite gouvernante (.22 La ville en Europe 23-29 avril 1998. doit y faire écho. La littérature de création. en que el tono elogioso y adulador a los "grandes linajes". Notre intention est d'indiquer une série de pistes dont le chercheur peut se servir pour approfondir cet ensemble complexe. qu’elles occupent des postes directement ou agissent indirectement. cit. Su impronta en la Historiografía han permanecido hasta no hace muchos años. surtout dans des petites villes qui. todavía dominaba la historiografía sobre la nobleza. Ignacio. Et. exigerait plus de détails que nous ne pouvons donner ici. nous ne la traiterons pas ici. la cortedad de la metodología empleada.. D'un côté nous avons la littérature de création20. 3.. La Historia se convertía así en este caso en un arma a favor del grupo dirigente. op. d'un autre côté le long chapitre des historiens. in Hispania. condicionaron radicalmente la producción historiográfica sobre la nobleza desde principios del siglo XVI. 23. XVIe-XVIIIe siècles suivront au XVIIe siècle. l'une des raisons en est qu’elle est produite sur commande de ces mêmes grandes familles dont le principal intérêt est celui d'augmenter à l'excès leur lignage pour continuer à justifier leur immersion dans les couches du pouvoir. los llamados "nobiliarios" y las genealogías inundaron el mercado bibliográfico en lo que a la nobleza se refería. Córdoba. SORIA MESA (1997): op.28. il est impossible d'entrer dans le détail des textes les plus importants où apparaissent ces influences et les justifications du pouvoir. ordonneront leurs espaces publics et construiront quelques maisons somptueuses qui n'ont pas de style pur mais dont le goût oscille entre le raffiné et le populaire. Étant donné les strictes limites de cette communication.) arme idéologique de contrôle social"22. la littérature. les généalogies nobiliaires. Ceci est mis en évidence entre les XVIe et XVIIe siècles. qui en ce temps. grâce à l'amélioration de leur économie. pour lesquels nous avons beaucoup de documents et beaucoup d'écrits. 21. David (1933): "El estamento nobiliario: los estudios clásicos y el nuevo horizonte historiográfico".-DES MANIFESTATIONS LITTé RAIRES DU POUVOIR OLIGARCHIQUE URBAIN La littérature devient aussi écho de l'influence des grandes familles sur le pouvoir municipal. Nous pouvons remarquer trois grands foyers où l'ont aperçoit de manière directe ou indirecte le phénomène que nous traitons. y la estrecha perspectiva de los fenómenos históricos. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. Si nous nous trouvons au début de l'État moderne et au confluent du pouvoir municipal. Cordoue en est un magnifique exemple. Pour une étude plus approfondie de cette question. 24. SORIA MESA. et enfin. 25. Antonio J. p. Pour cette raison bien que nous l'ayons mentionnée. Pour cette question. En fait. ce que nous avons déjà vu pour l'architecture. son plus prolixes que jamais.. Université Paris 13. voir SORIA MESA. etc. p. les non moins importants auteurs de traités de l'époque. MIALDEA BAENA et Juan A. cit. David García Hernán clarifie ainsi ce point: La gran estimación de hecho de la nobleza de sangre en los siglos de la Edad Moderna y el afán por considerar puntillosamente la línea de transmisión de las cualidades que se suponía portaba la sangre -el linaje-. d'une façon ou d'une autre. no dando prácticamente opción a otros prismas de interpretación de la evolución histórica del orden nobiliario. 23. GARCÍA HERNÁN. Servicio de publicaciones de la Universidad. étant un terrain plus vaste et complexe.24 Si nous ajoutons que pendant le XVIIe siècle on crée beaucoup de titres avec lesquels accéder au contrôle de la ville25. Enrique (1997) : La Biblioteca Genealógica de Don Luis Salazar y Castro.

cuyos dueños vivían en el año 1683. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. sobre la esencia. aussi du XVIIe siècle. etc. pourtant. il est. et quelques autres. Alonso (1625) : Caballería de Córdoba. Don Luis Salazar y Castro28. 27. Ruano a composé une autre oeuvre importante: Historia de la casa de Cabrera en Córdoba. en un pilar básico de la sociedad. p. Antonio J. ARGOTE DE MOLINA. Desde principios del siglo XVI el concepto de nobleza y su "razón de ser" fue campo abonado para que gran número de tratadistas de la época. et la Descripción y Cosmografía de España dans le tome XLVI de la "Sociedad Geográfica". Martín de Roa31. les autres sont manuscrits. À Cordoue se détachent Andrés de Morales29 (frère du non moins célèbre historien et littérateur Ambrosio). MORALES. de beaucoup. Francisco (1671). Fernando Colón30. Historia general de Córdoba. art. se produit de même dans la littérature de ce temps. Fernando Colón (1488-1539). David (1993).23 La ville en Europe 23-29 avril 1998. 35. M (1899): Pedro de Valencia. (1588) : Nobleza del Andalucía. . le P. Alonso (1611-1622) : Nobiliario genealógico de los reyes y títulos de España. Franciso Fernández de Córdoba. Citons García Hernán: El hecho de que la nobleza se constituyera. a eu sa propre célébrité. Pedro de Valencia32. CARRILLO LASSO DE LA VEGA. se trouvent les auteurs de traités. La historia del Almirante peut se lire dans les tomes V et VI de la collection "Libros raros de América". on peut consulter aussi une œuvre moins connue de la Biblioteca Genealógica comme (1795): Árboles de costados de gran parte de las primeras casas de estos reynos. MIALDEA BAENA et Juan A. RUANO. XVIe-XVIIIe siècles essentiellement pour les façades des maisons. Arch. le chanoine Juan Gómez Bravo36. con mayor o menor éxito. G. Des trois dont nous savons qu'ils ont porté ce nom. Une étude sur Pedro de Valencia a été réalisée par SERRANO SANZ. celles de López de Haro27 au début du siècle suivant et fondamentalement. Son oeuvre. déjà au XVIIe siècle. R. le plus notoire et le plus aimé des historiens. cit. 30. Aussi. Sevilla. 37. Felipe de Sosa (ces deux derniers considérés comme historiens mineurs) et le grand Alonso Carrillo Lasso de la Vega33. ya desde los tiempos alto-medievales. est un magnifique point de référence pour l'histoire de la Cordoue chrétienne et de l'Eglise de Cordoue. LÓPEZ DE HARO. Catálogo de los Obispos de Córdoba. outre le fait d'être l'historien de son père. celles du grand généalogiste.. 33.507. cit. Pour D. 31. motivó que proliferaran multitud de obras. pusieran su empeño en desgranar el verdadero papel de la nobleza en la sociedad que les tocó vivir. 38. Université Paris 13. Nous ne pouvons pas oublier non plus le travail d'historiens des Vaca de Alfaro34. on doit citer De las antigüedades y excelencias de Córdoba (1624) et Antiguo principado de Córdoba en la España Ulterior (date inconnue). plus connu comme "el abad de Rute"35. Andrés (1620) : Historia de Córdoba. De cette oeuvre. cf. campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. un Cronicón. GARCÍA HERNÁN. la naturaleza y la verdadera misión de la nobleza. mais avec des objectifs similaires. Entre ses nombreuses œuvres. un nombre extraordinaire d'œuvres comme celles de Argote de Molina au XVIe siècle26. 34. 28. comme l'axe important de toutes données. Francisco Ruano 37. ceux-ci du XVIe siècle. nous nous référons particulierement à Enrique Vaca de Alfaro (1635-1680?) médecin remarquable et écrivain prolixe dont parlent beaucoup d'ouvrages: une Historia de Córdoba. seul le premier tome est imprimé. 29. 36. tan dados a hacer juicios morales. Nous avons. Il nous a laissé manuscrite une Historia de las antigüedades y fundación de la ciudad de Córdoba et l'histoire généalogique de sa famille qu’est en train de publier le Boletín de la Academia de Córdoba. 32. Luis de Salazar y Castro. Ces travaux relèvent surtout de l’histoire locale. 38 26. Madrid. qui a vécu entre les XVIe et XVIIe siècles. Soria Mesa (1997): op. Damián de Armenta. avec l’utilisation de mécanismes différents. 2 vols.. Mort en 1626.

campus de l’IUT de Saint-Denis Raúl MOLINA RECIO. la riqueza y las letras. J. XVIe-XVIIIe siècles Parmi les auteurs de traités du XVIe siècle se détachent Benito de Guardiola39 et. Madrid. SALAZAR DE MENDOZA... parfois pas hasard. Madrid. 39. MIALDEA BAENA et Juan A. Bernabé (1636): Discursos de la nobleza de España. GAVILÁN SÁNCHEZ: Les manifestations du pouvoir dans la ville: Cordoue. Antonio López de Vega41. Pedro Salazar de Mendoza42. MORENO DE VARGAS.24 La ville en Europe 23-29 avril 1998.B. Bernabé Moreno de Vargas40. entre autres. Madrid. Madrid. (1591): Tratado de nobleza y de los títulos y ditados que oi dia tienen los varones claros y grandes de España.. LÓPEZ DE VEGA. 42. 40. GUARDIOLA. Diálogos morales sobre la nobleza. 41. Pedro (1657) : Origen de las dignidades seglares de Castilla y León. Université Paris 13. Antonio J. . et le plus souvent sur commande. Antonio (1641) : Heráclito y Demócrito de nuestro siglo. au XVIIe siècle. Ainsi avons-nous mis en évidence de quelle manière le phénomène de la justification de la perpétuation du pouvoir des grandes familles se reflète également dans la littérature.