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« Les relations algéro-américaines

n’ont jamais été aussi bonnes »

joan a. polascHik ambassaDRice Des états-unis à alGeR :

Les États-Unis apprécient « hautement» et appuient
les efforts de l’Algérie

Ph. Louisa M.

● RÈGLEMENT DES CRISES AU MALI ET EN LIBYE

amélioRation Du climat
Des affaiRes en alGéRie

● SAHARA OCCIDENTAL

Les États-Unis soutiennent « totalement » les efforts
de l'ONU menés par Ross

Recours à l’expertise
de la Banque mondiale

P. 15

P. 6

4 safar 1436 - jeudi 27 novembre 2014 - n°15294 - nouvelle série - www.elmoudjahid.com - issn 1111-0287

1er foRum alGéRo-allemanD
Dans le Domaine De la santé

M. Boudiaf plaide pour un
partenariat « intelligent »
et « gagnant-gagnant »
avec l’Allemagne

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

tayeb louH, ministRe De la justice :

Un des auteurs de l’assassinat
du Français Hervé Gourdel a été
éliminé par l’ANP en octobre dernier

● Le ministre de la Santé promet une
«excellente nouvelle» pour les médecins
généralistes et les paramédicaux

alGéRie-Royaume uni

P. 3

Convergence de vues
sur plusieurs
questions d’intérêt
commun

● L’Algérie et la Grande Bretagne
pour une solution politique
en Libye
P. 32

Ph. Nesrine T.

le coup D’envoi a été
Donné paR mme mounia
meslem, ministRe De la
soliDaRité nationale,

LA FORMATION DU PERSONNEL DES COLLECTIVITÉS
LOCALES ÉVOQUÉE AU FORUM D’EL MOUDJAHID

Ph. T. Rouabah

DG Des RH au ministèRe De l’intéRieuR et Des
collectivités locales, m. abDelHamiD meRabti :

« Pas moins de 6.000
fonctionnaires vont être
formés d’ici la fin de l’année »

● La formation, pilier de la bonne gouvernance

plénière de l'Assemblée populaire nationale
(APN) consacrée au vote des projets de loi sur la
création d'un fonds de pension alimentaire pour
les femmes divorcées exerçant le droit de garde
des enfants et sur les mutuelles sociales.

P. 3

OPEP : l’urgence d’un consensus
assemblée populaiRe nationale

Adoption unanime
du projet de loi relative
à la création du fonds
de la pension alimentaire

● Adoption du projet de loi relative
aux mutuelles sociales
palestine

P. 5

Un territoire,
un gouvernement
et un peuple sans État,
jusqu’à quand ? P. 7

P. 4

équipe nationale

P. 3

P. 15

Ph. Louisa M.

ressort de l'enquête sur l'assassinat du ressortissant français, Hervé Gourdel, que l'un des auteurs
de ce meurtre, identifié auparavant, a été éliminé
en octobre dernier par les éléments de l'ANP,
dans le cadre d'une opération antiterroriste», a déclaré M. Louh, à la presse en marge d'une séance

Ph. Wafa

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux,
Tayeb Louh, a indiqué, hier à Alger, qu'un des
terroristes qui ont assassiné, fin septembre dernier, le ressortissant français, Hervé Gourdel, a
été éliminé par les forces de l'Armée nationale
populaire, lors d'une opération antiterroriste. «Il

Violence contre les
femmes : lancement
d’une caravane
de sensibilisation
dans la wilaya d’Alger

Gourcuff : « Ce que met la FAF
à la disposition des Verts
est exceptionnel » P. 28

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

MÉT ÉO

EL MOUDJAHID

NuAGEux

DIMANCHE 30 NOVEMBRE À 10 HEURES

Conférence-débat
sur le VIH sida en Algérie

Le forum d’El Moudjahid organise, à l’occasion de la célébration de la
journée mondiale de Lutte contre le VIH sida dimanche 30 novembre à
10 heures, une conférence-débat sur la propagation de cette maladie en
Algérie. La conférence sera animée par le Dr Zmit F.-Zohra de l’EHS ElKettar et M. Boufnissa président de l’association AIDS.

SAMEDI 29 NOVEMBRE À 10H AU COMPLEXE
LARBI-BEN-M’HIDI D’ALGER-CENTRE

Solidarité avec le peuple palestinien

Au Nord, le temps sera partiellement nuageux notamment vers les régions Ouest avec
localement une activité orageuse sur l’axe :
Nâama/El Bayadh.
Les vents seront faibles à modérés.
La mer sera belle.
Sur les régions Sud, le temps sera progressivement nuageux sur la Saoura, avec localement une activité pluvio-orageuse en cours de
nuit.
Ailleurs, temps partiellement voilé.
Les vents seront faibles à modérés avec soulèvements de sable locaux.

Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (20°-11°), Annaba (19°-10°), Béchar
(19°-8°), Biskra (22°-12°), Constantine (18°6°), Djelfa (16°-6°), Ghardaïa (21°-10°),
Oran (20°-11°), Sétif (16°-5°), Tamanrasset
(23°-8°), Tlemcen (20°-10°).

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de
solidarité avec le peuple palestinien, l’association culturelle Machaâl Echahid organise, en coordination avec l’UNAC, le CRA et
l’APC d’Alger-Centre, une rencontre culturelle et artistique sur le
thème : «Les intellectuels et les artistes algériens solidaires avec
leurs frères palestiniens», samedi 29 novembre à 10h, au complexe
culturel, sis 18, rue Larbi-Ben-M’hidi, Alger.

CE MATIN À 9H À L’HÔTEL EL-AURASSI

« L’inclusion financière et financement
des TPE et PME »

L’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) en collaboration avec l’Union des Banques Maghrébines qui représente les communautés bancaires des cinq pays
Maghrébins organisent ce matin à 9 h, à l’hôtel El-Aurassi une conférence
sur le thème de «L’inclusion financière et financement des TPE et PME».

CE MATIN À 9H30 À L’INSP

Portes ouvertes
sur le don d’organes

CET APRÈS-MIDI À 15H30 À LAGHOUAT

Semaine de solidarité de Tagemi

L’Association Don d’organes Biloba (ADOB)
organise ce matin à partir de 9h30, à l’Institut national de santé publique, sis au 4 chemin El Bakr,
El Biar, la 7e journée «Portes ouvertes» ayant pour
thème «la carte d’adhérent et la carte de donneur».
Une collation sera suivie d’une conférence de
presse à 14 h.

CE MATIN À 8H30
AU CENTRE COMMERCIAL
D’EL-HAMMA - SOFITEL

18e Journée Nationale
de l’hypertension artérielle
et du diabète

L’Association d’aide aux hypertendus de la
wilaya d’Alger célèbre la 18e Journée nationale
de l’hypertension artérielle et le diabète, ce matin
à 8 h 30 au Centre commercial d’El-Hamma,
salle Ben-Bouali-Sofitel.

Activités des partis

SAMEDI 29 NOVEMBRE À 10H
À LA MAISON DE LA CULTURE
RACHID-MIMOUNI

ANR : conférence régionale des
cadres des wilayas du Centre

Sous la présidence de Belkacem Sahli, l’Alliance nationale républicaine organise,
samedi 29 novembre à partir
de 10 h à la maison de la culture Rachid Mimouni, Boumerdès une conférence
régionale des cadres du parti
des wilayas du Centre.

AGENDA CULTUREL

En coordination avec la direction de la santé de la wilaya de Laghouat, l’association humanitaire et culturelle «Tagemi» organise, cet
après-midi à partir de 15h30 à la salle des conférences de la maison de
la Culture Abdallah-Ettakhi-Benkriou, un après-midi d’information sur
sa 3e édition de la Semaine de solidarité prévue du 22 au 29 novembre.

CE MATIN À 9H À INRAA

Clôture du projet FAWIRA

L’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie organisera
ce matin à 9h en son siège sis à Hassan Badi El-Harrach, une journée de
clôture du projet Fawira.

SAMEDI 29 NOVEMBRE À L’HÔTEL
ABBASSIDE PALACE À PALM BEACH

Vers une stratégie nationale pour la prise
en charge des surdoués en Algérie

Le laboratoire de Santé physiologique-éducation et créativités (SPED)
de l’université de Blida 2 organise le 1er Congrès scientifique international
ayant pour thème «Vers une stratégie nationale pour la prise en charge
des surdoués en Algérie» du 29 novembre au 1er décembre à l’hôtel Abbasside Palace à Palm Beach.

LUNDI 1er DÉCEMBRE À TÉBESSA

FAC : séminaire sur les accidents domestiques

La Fédération algérienne des consommateurs organise lundi 1er décembre
à la maison de la culture de Tébessa un séminaire sur les accidents domestiques.

CE MATIN À 8H30 À L’HÔTEL EL-AURASSI

« La responsabilité pénale de la personne morale »

Le Centre de recherches juridiques et judicaires, organise ce matin
à 8 h 30 à l’hôtel El-Aurassi un séminaire sur le thème de «La responsabilité pénale de la personne morale».

CE SOIR À 19H30 AU CENTRE
CULTUREL AÏSSA-MESSAOUDI

SAMEDI 29 NOVEMBRE À 14H30 À LA
LIBRAIRIE GÉNÉRALE D’EL-BIAR

Le groupe Tarba’t donnera ce soir à 19h30, un concert au
centre culturel Aïssa-Messaoudi.
**************************

La libraire générale d’El Biar abritera samedi 29 novembre
à 14h30 une vente-dédicace de Mohand Sebkhi pour la signature de son ouvrage Souvenirs d’un rescapé de la wilaya 3 ,
paru aux éditions Barzakh.
**************************

Le groupe Tarba’t en concert

SAMEDI 29 NOVEMBRE À 15H À L’AUDITORIUM DE LA RADIO ALGÉRIENNE

L’orchestre symphonique en concert

L’orchestre symphonique national organise samedi 29 novembre à 15 h à l’auditorium de la Radio algérienne un concert
éducatif à 15 h et un autre à 19 h, dirigés par le maestro Amine
Kouider.

Vente-dédicace de Mohand Sebkhi

DEMAIN À 16 H À LA SALLE
IBN KHALDOUN

Concert musical avec Hamidou

L’établissement Arts et culture de la wilaya d’Alger organise un concert de l’artiste Hamidou, et ce demain, à la salle
Ibn Khaldoun à partir de 16 h.

Jeudi 27 Novembre 2014

Le ministère des Affaires
religieuses appelle à accomplir « Salat
Istisqa » demain

Le ministère des Affaires religieuses et des Waqfs lance
un appel pour accomplir «Salat Istisqa» (prière pour la pluie),
demain dans toutes les mosquées du pays. Le ministère des
Affaires religieuses et des Waqfs «appelle les imams et l’ensemble des citoyens à accomplir la prière pour la pluie, vendredi 5 safar 1436 de l’hégire correspondant au 28 novembre
2014, dans toutes les mosquées de la République», indique
un communiqué du ministère.

CE MATIN À 10H

APN : séances de questions orales

L’Assemblée populaire nationale (APN) reprendra ce
matin à 10 h ses travaux en séance plénière consacrée aux
questions orales destinées aux membres du gouvernement,
les questions seront destinées : au Premier ministre (1 question), ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (3 questions) les Affaires religieuses et des
Wakfs (2 questions) les Travaux publics (2 questions).

M. Necib
à Bordj Bou-Arréridj…

Le ministre des Ressources en eau,
Hocine Necib, effectuera aujourd’hui une
visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj au cours de
laquelle il inspectera un certain nombre
d’infrastructures et de projets hydraulique.

… et à Ouargla

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, effectuera dimanche prochain, une visite de travail et d’inspection
dans la wilaya de Ouargla.
**************************

M. Kadi à Constantine
et Bouira

Dans le cadre du suivi des projets du
secteur, le ministre des Travaux publics,
Abdelkader Kadi, effectuera les 29 et 30
novembre une visite de travail et d’inspection dans les wilayas de Constantine
et Bouira.
**************************

M. Tayeb Zitouni
à El-Oued

Le ministre des Moudjahidine,
M. Tayeb Zitouni, effectuera les 29 et 30
novembre une visite de travail et d’inspection dans la wilaya d’El-Oued.

**************************

M. Ghoul en visite
d’inspection à Alger

Le ministre des Transports, M. Amar
Ghoul, effectuera aujourd’hui une visite
de travail et d’inspection des projets du
secteur au niveau de la wilaya d’Alger.
**************************

CET APRÈS-MIDI À 18H30
AU PALAIS DE LA CULTURE

Clôture du festival culturel
arabo-indien

La ministre de la Culture, Mme Nadia
Labidi, présidera la cérémonie de clôture
de la 2e édition du Festival culturel
arabo-indien cet après-midi à 18 h 30 au
palais de la culture Moufdi-Zakaria.
**************************

CE MATIN À 10H30 AU PALAIS DES
EXPOSITIONS – PINS-MARITIMES

Ouverture du Salon national
de la micro-activité

La ministre de la Solidarité nationale,
de la Famille et de la Condition de la
femme, Mme Mounia Meslem Si Amer,
procédera, ce matin à 10h30, au palais des
Expositions – Pins-Maritimes, pavillon S,
à l’ouverture officielle du Salon national
de la micro-activité, qu’organise l’Agence nationale de gestion du micro-crédit sur le thème : «Le micro-crédit, un outil
pour la cohésion sociale».
**************************

CE MATIN À 8H30 AU STADE
DU 5-JUILLET

Surfaces en gazon naturel
dédiées à la pratique du football

Le ministre des Sports, M. Mohammed Tahmi présidera l’ouverture d’une
journée d’étude consacrée à la réalisation et entretien des surfaces en gazon
naturel dédiées à la pratique du football», ce matin à 8 h 30
à la salle de conférence du stade du 5-Juillet.

Nation

EL MOUDJAHID

TAYEB LOUH, MINISTRE DE LA JUSTICE :

« Un des auteurs de l’assassinat du Français Hervé
Gourdel a été éliminé par l’ANP en octobre dernier »

I

«

3

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a indiqué, hier à Alger, qu'un des terroristes qui ont assassiné, fin septembre dernier,
le ressortissant français, Hervé Gourdel, a été éliminé par les forces de l'Armée nationale populaire, lors d'une opération antiterroriste.

l ressort de l'enquête sur l'assassinat du
ressortissant français, Hervé Gourdel,
que l'un des auteurs de ce meurtre, identifié auparavant, a été éliminé en octobre dernier par les éléments de l'ANP, dans le cadre
d'une opération antiterroriste», a déclaré M.
Louh, à la presse en marge d'une séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN)
consacrée au vote des projets de loi sur la création d'un fonds de pension alimentaire pour les
femmes divorcées exerçant le droit de garde des
enfants et sur les mutuelles sociales.
«L'enquête préliminaire dans cette affaire a
permis d'identifier un nombre de terroristes responsables de l'enlèvement et de l'assassinat du
touriste français, parmi lesquels figure le terroriste éliminé par les éléments de l'ANP», a-t-il
précisé. Concernant l'enquête sur l'assassinat,
en 1996, des moines de Tibhirines, le ministre

de la Justice a fait savoir que la mission de la
justice algérienne dans cette affaire, comme
dans d'autres, était d'œuvrer dans le cadre de la
loi pour faire la vérité dans la pondération et
conformément aux us et traditions en vigueur
en la matière».
«Cette Affaire est soumise au niveau du pole
judiciaire compétent du tribunal de Sidi M'hamed et le juge d'instruction fait le nécessaire
conformément à la loi», a-t-il enchaîné assurant
que la coopération entre la justice algérienne et
son homologue française «se déroule dans de
bonnes conditions».
«Il y a une coopération entre la justice algérienne et la justice française sur plusieurs affaires. Les deux parties travaillent dans le
respect de la loi et de la souveraineté de chaque
Etat et sur la base des accords judiciaires liant
les deux pays», a encore soutenu M. Louh.

1er FORUM ALGÉRO-ALLEMAND DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ

M. Boudiaf plaide pour un partenariat « intelligent et gagnant-gagnant »

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a plaidé
hier à Alger,pour un partenariat algéro-allemand dans le domaine de la
santé qui soit «intelligent» et basé sur
le principe du «gagnant-gagnant».
S’exprimant à l’ouverture du premier
forum algéro-allemand dans le domaine de la santé, M. Boudiaf a présenté, devant les partenaires
allemands, les grandes lignes de la
politique de modernisation et de réforme du secteur, en précisant les potentialités que celui-ci présente pour
les investissements nationaux et
étrangers.
Il s’agit, a-t-il énuméré, des domaines de l’expertise, des médicaments, des équipements hospitaliers
et enfin, de la mise à niveau des
connaissances, précisant, néanmoins,
la «préférence» pour le produit de
l’investissement local et ce, «qu’elle
soit la nationalité de l’investisseur».
Tout en assurant ses vis-à-vis de
l’existence de mesures «incitatives
sécurisées par la réglementation financière en vigueur», à même d’encourager les potentiels investisseurs,
le ministre a souligné également la
«rentabilité» que la «taille» du marché de la santé est susceptible de procurer. Relevant, par ailleurs, que la
modernisation du système de santé
participe à la politique du développement du pays, M. Boudiaf a observé
que des domaines entiers du secteur
constituent des «leviers structurants»
de la politique de l’Etat et consistant
en la diversification de l’économie,
afin de sortir de la «logique rentière

basée sur l’importation». Le ministre
de la Santé a, à ce propos, mis l’accent sur la notion de service public
que doivent offrir aussi bien le secteur public que privé et ce, «sans discrimination de la nationalité» du
capital, et rappelé que la réglementation nationale ouvre la voie à l’investissement aussi bien privé que public.
Abordant le chapitre du médicament,
le représentant du gouvernement a
réitéré la nécessité de produire localement un maximum de produits essentiels, de même que «l’obligation
économique de développer la recherche et la production de médicaments innovants issus de la
biotechnologie». Dans le même sens,
le président de la Chambre algéro-allemande du Commerce et d’Industrie, Brahim Abdelatif, a souhaité un
partenariat «stratégique» et «durable»

avec le partenaire allemand et annoncé la à ce forum de nombreuses
entreprises allemandes, dont celles de
renommée mondiale. «La santé peut
être le premier secteur de choix pour
le développement de notre partenariat

et pour l’approfondissement des relations entre nos deux pays mais également entre nos deux peuples», a
souligné, de son côté, l’Ambassadeur
de la République fédérale d’Allemagne en Algérie, M. Goitz Lingen-

thal. Soulignant la densité de la coopération bilatérale dans le cadre de la
commission mixte, l’Ambassadeur
allemand a relevé, par ailleurs, les
nombreuses opportunités que l’Algérie recèle dans tous les secteurs, dont
celui de la santé, et plaidé pour leurs
développement.
«Les entreprises allemandes peuvent être d’un grand apport pour le
secteur de la santé en Algérie. Elles
sont, notamment engagées à l’étranger dans la construction des hôpitaux
et la production pharmaceutique», at-il fait savoir.
A noter enfin, qu’à l’issue du
forum algéro-allemand sur la santé,
des contrats sont susceptibles d’être
conclus entre les représentants d’entreprises algériennes et allemandes, à
l’issue des entretiens qu’ils auront
eus tout au long de la journée.

Le ministre de la Santé promet une « excellente nouvelle »
pour les médecins généralistes et les paramédicaux

Le ministre de la Santé, de la Population et de
la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a
promis mercredi à Alger une «excellente nouvelle»
pour les médecins généralistes et les paramédicaux, et déploré la "manipulation" ayant conduit à
la grève des étudiants paramédicaux.
«Demain (aujourd’hui, ndlr) jeudi, nous allons
annoncer une excellente nouvelle pour les médecins généralistes et les paramédicaux. Nous
sommes étonnés de la grève car le syndicat a été
reçu au ministère et nous pouvons vous assurer
que dans 33 wilayas il y a 0 % de suivi de la
grève», a déclaré à la presse le ministre, en marge
du premier forum algéro-allemand ouvert à Alger.

Soutenant que «toutes les revendications ont été
prises en charge», M. Boudiaf a ajouté qu’il n’y a
par conséquent, «pas de raison que la grève continue», déplorant une «manipulation» ayant conduit
au mouvement de débrayage. «On a fait croire aux
étudiants en paramédical qu’en fin de cycle, leurs
diplômes ne seront pas reconnus. La situation a été
assainie et les cours ont repris, il n’a y a plus de
menace de grève», a explicité le ministre, réitérant
la «disponibilité» de la tutelle pour le dialogue
avec les partenaires sociaux. Il a ajouté, à ce propos, que «toutes les revendications» de ces derniers ont été prises en charge, hormis celles des
statuts. «La question des statuts n’est pas à l’ordre

du jour et cela, ils le savent», a-t-il martelé. Le syndicat national des praticiens de la santé publique
(SNPSP) avait appelé en début de semaine à un
débrayage en remettant sur le tapis un nombre de
revendications. S’agissant de celle inhérente au
statut, le directeur de la communication au ministère de tutelle, M. Slim Belkessam, a indiqué hier
dans une déclaration à l’APS, que son département
avait, dès le début, informé le syndicat que ce
point ne pouvait être à l’ordre du jour. «Il s’agit
d’un statut récent dont nous n’avons pas terminé
l’application globale et une révision de ce statut ne
pourrait se faire que dans un cadre du statut global
de la fonction publique», avait-il expliqué.

LE COUP D’ENVOI A ÉTÉ DONNÉ PAR Mme MOUNIA MESLEM, MINISTRE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE
DE LA FAMILLE ET DE LA CONDITION DE LA FEMME

Violence contre les femmes : lancement d’une caravane
de sensibilisation dans la wilaya d’Alger

Ph.Nesrine T.

Une caravane de sensibilisation
contre la violence dont sont victimes
les femmes, initiée par la Direction
de l’action sociale et de solidarité
(DASS) de la wilaya d’Alger, en collaboration avec le mouvement associatif, des élus locaux et des
parlementaires, a été lancée hier.
Le coup d’envoi de cette caravane, organisée dans la foulée de la
célébration de la journée internationale contre la violence faite aux
femmes (25 novembre), a été donné
par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la condition
de la femme, Mounia Meslem, au
siège du ministère à Birkhadem.
«L’objectif de cette caravane est
de sensibiliser, à travers des haltes
dans les lieux publics dans plusieurs
communes d’Alger, contre la violence faite aux femmes et ses répercussions sur la famille et la société»,

a expliqué la directrice de la DASS,
Mme Saliha Ayouche.
Pendant deux semaines, jusqu’au
10 décembre, la caravane se rapprochera des responsables de la wilaya

d’Alger, de l’Assemblée populaire de
wilaya (APW), de l’Assemblée populaire nationale (APN), du Conseil de
la Nation et des communes afin de
leur transmettre un document de 18

Jeudi 27 Novembre 2014

recommandations résumant deux ans
de réflexion sur le fléau de la violence faite aux femmes, a précisé à
l’APS Nissa Allalou, chef de bureau
des associations à la DASS d’Alger.
Le document, dont une copie a été
remise à Mme Meslem, porte sur une
série de mesures dont l’adoption est
susceptibles de lutter contre la violence faite aux femmes, à travers le
secteur de l’Education nationale et
celui des Affaires religieuses, notamment, selon Mme Allalou.
Cette caravane est constituée majoritairement de femmes issues de la
DASS, des associations et des assemblées élues, a-t-on constaté.
La ministre a salué, dans une allocution, cette initiative de la DASS et
du mouvement associatif. «Quand
nous arriverons à préserver la femme
contre toutes les formes de violences,
nous pourrons alors aspirer à former

une famille et une société stables et
prospères», a soutenu Mme Meslem.
La ministre a rappelé que le code
pénal était en cours d’amendement,
notamment dans sa partie traitant de
la violence à l’égard des femmes en
milieu familial. 80% des cas de violence contre les femmes en Algérie
sont enregistrés dans le milieu familial», a-t-elle déploré, en se référant à
des études menées sur cette question.
Des textes de loi, destinés à renforcer la protection de la femme
contre toutes les formes de violence
sont en préparation, avait déclaré,
mardi lors d’une rencontre à Tipaza,
Mme Meslem, qui avait mis l’accent
sur «la volonté du gouvernement de
mettre en place un arsenal juridique
à même de réduire le nombre de cas
de violence contre la femme et préserver ses droits».

4

Nation

EL MOUDJAHID

Adoption unanime du projet de loi relative
à la création du fonds de la pension alimentaire
AsseMBLée PoPuLAire nATionALe

Les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté à l’unanimité, hier matin, le projet de loi portant création du fonds de la pension
alimentaire, lors d’une séance plénière, présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh,
et du ministre des Relations avec le Parlement, Khelil Mahi. Le projet de loi relative aux mutuelles sociales a été également approuvé, recueillant
l’unanimité des membres parlementaires, à la satisfaction de l’Assemblée et du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.

L

Ph. : Louisa

e projet de loi portant création du fonds de la pension
alimentaire qui a fait le
consensus total des députés lors de
son adoption par l’ensemble des
sept groupes parlementaires siégeant à la Chambre basse, après
avoir connu un examen minutieux
au niveau de la commission des Affaires juridiques, administratives et
des libertés et le vote article par article des 21 amendements proposés.
à l’issue de ce vote unanime du
projet de loi, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a remercié les députés pour la confiance qui lui a été
accordée par cette adoption,
comme il a salué les efforts d’enrichissement de ses dispositions lors
de son examen au niveau de la
commission. il a, à juste titre, replacé le projet de création du fonds
dans son caractère humanitaire exprimant la solidarité nationale et
davantage de protection de la société ajoutant que c’est un nouveau
jalon qui vient renforcer le système
juridique pour garantir la protection
et la consolidation des droits de la
femme et de l’enfant en Algérie.
Le ministre de la Justice a expliqué que la femme et l’enfant sont
deux importantes catégories de la
société jouissant d’une attention
particulière de la part du Président
de la république, Abdelaziz Bouteflika, en ce sens où le Chef de
l’etat, a encore soutenu Tayeb
Louh, n’a pas cessé de souligner la

nécessité de les protéger en œuvrant à la consolidation du cadre juridique spécifique.
Aussi, le vote du texte de loi
adopté à l’unanimité est la consécration des engagements décidés
par le Président Bouteflika dans ce
domaine.
rappelant les efforts de l’etat
engagés dans ce contexte, le ministre de la Justice a mis en exergue
l’amélioration ayant survenu dans
le domaine des droits de la femme
et de la protection de l’enfant, évoquant les acquis introduits à la fa-

veur de la révision constitutionnelle
de 2008 en matière de protection de
la femme, de l’élargissement de sa
participation à la prise de décisions
et de sa représentativité dans les assemblées populaires élues.
et justement dans ce cadre d’enrichissement de l’arsenal juridique,
le ministre a annoncé l’avènement
du projet de loi amendant le code
pénal relatif à la lutte contre les violences faite aux femmes qui sera
soumis prochainement à une commission ad hoc, en plus de la présentation au Parlement pour les

prochains jours du projet de loi sur
la protection de l’enfant.
Le projet de loi portant création
du fonds de la pension alimentaire
visant à protéger les droits fondamentaux de l’enfant en cas de divorce des parents, de lui assurer
une vie digne et de le mettre à l’abri
du besoin, s’inscrit dans le cadre de
la mise en œuvre des instructions
du Président de la république données à l’occasion de la journée
mondiale de la Femme. en effet, le
Chef de l’etat avait instruit le gouvernement à réfléchir sur la possi-

bilité de créer un fonds spécial pour
les femmes divorcées exerçant le
droit de garde de leurs enfants, qui
sont confrontées à des problèmes
inhérents au recouvrement de cette
pension.
Aussi, le texte stipule que l’enfant sous la garde, à qui une pension alimentaire a été octroyée par
ordonnance ou jugement bénéficiera des redevances financières du
fonds de pension alimentaire. La
femme divorcée au profit de laquelle un jugement octroyant une
pension alimentaire a été rendu,
bénéficie également des redevances
du fonds de la pension alimentaire.
Ce nouvel acquis législatif qui
intervient dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du programme de réformes globales
engagées pour asseoir les bases de
l’autorité de l’état de droit et de
justice, constitue un nouveau jalon
dans le parachèvement des réformes que connaît le pays en
termes de réforme de la justice,
puisqu’il enrichit l’arsenal législatif
et juridique dans le but de l’actualiser et de l’adapter aux derniers développements
et
évolutions
survenus sur les scènes nationale et
internationale. il vient apporter des
solutions importantes aux préoccupations qui se posent au niveau de
la société avec la prise en charge
d’un des problèmes complexes
concernant la protection de la
femme et de l’enfant.
Houria Akram

Adoption du projet de loi relative aux mutuelles sociales

Le projet de loi relative aux mutuelles sociales a été adopté à l’unanimité par les députés
de l’Assemblée populaire nationale hier lors
d’une séance plénière, présidée par Mohamed
Larbi ould Khelifa, qui s’est réjoui du consensus établi à deux reprises lors de la séance, saluant l’esprit d’engagement et de cohésion au
sujet du renforcement de la législation concernant deux catégories importantes de la société,
la famille et le sécurité sociale des travailleurs.
Le texte de loi relatif aux mutuelles sociales
qui a connu une quarantaine de propositions
d’amendement, s’inscrit dans le cadre de la réforme de la mutuelle sociale qui constitue un
système de couverture sociale complémentaire
du système national de sécurité sociale au titre

des réformes réalisées au profit de ce secteur.
Le texte de loi qui a été adopté article par article avant de bénéficier des voix de l’ensemble
des députés des sept groupes parlementaires à
l’Assemblée vient en effet instituer, au titre des
prestations facultatives des mutuelles, des retraites complémentaires financées par les cotisations des adhérents en fixant les conditions
et les modalités de création et de fonctionnement des mutuelles sociales.
il prévoit, entre autres mesures, l’amélioration des prestations et la modernisation du système de sécurité sociale ainsi que
l’élargissement de leur champ d’intervention à
travers des prestations individuelles du régime
général, supplémentaires à celles servies par la

sécurité sociale. Le ministre du Travail, de
l’emploi et de la sécurité sociale, Mohamed el
ghazi, a remercié les députés pour la confiance
qu’ils viennent de lui renouveler avec ce vote
positif, a indiqué que le texte de loi intervient
dans le cadre du programme du gouvernement
et constitue un volet parmi les actions importantes décidées par le Chef de l’etat visant à
poursuivre la promotion et le développement
des prestations de la sécurité sociale.
il constitue de ce fait, un nouveau jalon de
la mise en œuvre de la réforme du système
complémentaire de couverture sociale avec
l’intégration de la mutualité sociale dans le système Chifa et l’introduction de la retraite complémentaire, de l’élargissement du système du

Lors d’une réunion hier à ALger

tiers payant pour les consultations et les actes
médicaux essentiels par le développement des
conventions avec les médecins, intégrant des
mesures garantissant la qualité des soins et la
rationalisation des dépenses de santé.
Le texte de loi qui prévoit la poursuite du développement des prestations de services électroniques à distance des organismes de sécurité
sociale avec l’introduction dans le système
Chifa de l’ordonnance médicale électronique
et de la télétransmission des documents de l’assurance maladie.
Les travaux reprendront ce matin et seront
consacrés aux questions orales.
Houria A.

Saâdani à l’écoute des parlementaires de son parti
son avènement à la tête de ce parti.  
Confiant, en la fidélité de ses hauts
cadres et militants, M. saâdani, qui
vraisemblablement voulait apporter
un démenti cuisant à ceux qui l’accusent d’avoir instauré « un système de
clanisme » au sein du plus vieux
parti, semblait plus que sûr de lui.
surtout dans la mesure où la majorité
des intervenants n’a pas hésité à l’encenser. il faut dire que c’était sur terrain conquis qu’intervenait le
secrétaire général.
il n’a d’ailleurs pas arrêté d’exhorter les sénateurs et députés des
groupes parlementaires à vider leur
sac en toute démocratie et par là, à
critiquer une certaine presse « qui dit
des choses sur le FLn qui ne sont
vraies, pis encore, totalement infondées et dénuées de sens », notamment
en ce qui concerne les divergences
entre les cadres du parti et le retrait
de confiance qui toucherait le premier
responsable de ce parti.
« Je vous ouvre mon cœur », a-t-il

Ph. : T. Rouabah

Le secrétaire général du Front de
libération nationale (FLn), M. Amar
saâdani, à réuni hier, les groupe parlementaire des deux chambres, militants du FLn à l’hôtel el-Aurassi, à
Alger, pour une réunion, précise-t-il,
« ordinaire » et cela afin de débattre
des différents sujets ayant trait à
l’exercice de leur fonction.
ils étaient 188 députés et 36 sénateurs à assister à cette rencontre durant laquelle la parole à été donnée
« en toute liberté » à l’ensemble des
participants. « il faut libérer la parole
», a martelé M. saâdani tout au long
de cette réunion. il invitera ainsi les
parlementaires à parler, y compris de
sa personne.
« n’hésitez pas à me critiquer et
surtout à critiquer mes prises de décision si elle ne vous plaisent pas »,
dira-t-il à une assistance dont la majorité n’a d’ailleurs pas tari d’éloges
à son égard, notamment en lui affirmant que le FLn a connu un nouveau
souffle et un vent d’innovation depuis

enchaîné face à des sénateurs et députés, qu’il a invités à dire « vrai ».
« J’accepte toutes les critiques, remarques ou hommage en toute démocratie », insistait-il encore.
Le premier intervenant, un séna-

Jeudi 27 novembre 2014

teur de Bejaia s’est lancé dans un sévère réquisitoire contre tous les « ennemis » de son parti, et dans lequel il
n’a pas hésité à appeler à « une remise en ordre du vieux parti ». « il ne
faut pas se voiler la face, notre parti

a, aujourd’hui plus que jamais, besoin d’une thérapie de choc ». L’intervenant a contesté le choix porté sur
certains mouhafadh, installés récemment à la faveur du nouveau découpage organique du parti. « Moi,
sénateur de Bejaia, militant du FLn
de Bejaia, je n’ai pas été consulté sur
la nomination des cadres de la mouhafadha de ma circonscription, » a-til regretté.
La réponse ne s’est pas faite attendre et la mise au point a été à la hauteur de l’interpellation. «Je tiens à
préciser à l’assistance que le monsieur qui vient d’intervenir voulait
être à la tête de la mouhafadha de Bejaia et qu’il n’est pas parvenu à son
objectif », a-t-il rétorqué tout simplement. Par la suite, la majorité des intervenants qui se sont succédé ont,
pour la plupart, rendu hommage à
leur secrétaire général grâce à qui « la
consécration de la démocratie a été
rendue possible au sein du FLn.»
Mohamed Mendaci

EL MOUDJAHID

Nation

LA FORMATION DU PERSONNEL DES COLLECTIVITÉS LOCALES
ÉVOQUÉE AU FORUM D’El Moudjahid

5

« Pas moins de 6.000 fonctionnaires vont être
formés d’ici la fin de l’année »

dG des rh Au miNistère de l’iNtérieur et des ColleCtivités loCAles, m. ABdelhAmid merABti :

«Il y a une instruction du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Tayeb Belaïz, relative à l’effet de fixer des journées de
réception qui doivent être connues par tous les citoyens et les recevoir durant ces journées», a indiqué M. Merabti Abdelhalim,
directeur général des ressources humaines au ministère de l’Intérieur.

A

Photos : T. Rouabah

u-delà de ces journées,
«les responsables locaux
doivent être en contact permanent avec les citoyens. C’est un
élu local, il est interpellé à tout moment», a-t-il ajouté.
dans cette optique, le premier
responsable de la ressource humaine au ministère a souligné l’objectif de la formation des
collectivités locales, «c’est à travers ces actions de formation
qu’on doit agir sur les comportements des fonctionnaires, sur les
mentalités et les réflexes dans un
objectif d’amélioration».
le responsable a rappelé que
«les Présidents d’APC, les walis
délégués ainsi que les walis, ne
doivent pas prévoir des réunions
durant ces journées réservées à la
réception des citoyens». intervenant lors d’une conférence-débat
sur la formation dans les collectivités locales qu’il a animée, hier,
au forum du quotidien El Moudjahid, m. merabti a indiqué que «pas
moins de 6.000 fonctionnaires,

toutes catégories confondues, vont
être formés d’ici la fin de l’année
en cours».
soulignant que «ces opérations
pilotées par le ministère des Collectivités locales», l’invité du
forum a précisé que «les walis sont

instruits à l’effet d’organiser des
actions de perfectionnement dans
le cadre de la décentralisation du
plan formation». dans le même
ordre d’idée, il a fait savoir que «la
formation, initiée par le ministère
de l’intérieur et des Collectivités

Ahmed mAlek BeN el-Amri, PrésideNt
de l’APC d’AïN tAyA, à EL MOUDJAHID :

« Un élu doit absolument connaître les lois
et savoir répondre aux doléances des citoyens »

«C’est une excellente initiative
que le ministère de l’intérieur et
des Collectivités locales a prise
pour former le personnel chargé
de l’accueil et de la prise en
charge des doléances des citoyens, et cela par des secrétaires
généraux qui animent l’administration et les différents fonctionnaires au niveau des APC», a
estimé Ahmed malek Ben elAmri, président de la commune
d’Aïn taya. selon lui, le P/APC
doit savoir comment se gère une
commune, «il doit absolument
connaître les lois, c’est sur cette
base-là qu’il peut aller de l’avant
et régler les problèmes avec les différents responsables des autres secteurs», a-t-il dit, en ajoutant que
«tout se joue sur la communication. il faut bien analyser la problématique pour pouvoir la résoudre
et surtout savoir présenter les arguments pour répondre aux doléances
de toutes les parties».
dans une déclaration à El
Moudjahid en marge du forum, le
premier responsable de la commune d’Aïn taya a jugé que «c’est
au début du mandat qu’il faut réunir les P/APC, afin de les former et
leur montrer la base d’une gestion
d’une commune.  C’est vrai que
chacun vient d’un secteur différent,
mais c’est ce qu’on doit faire qui

est important», souligne l’élu.
Aussi, comme il le précise, «les
citoyens pourront vous le confirmer, une nette amélioration a été
constatée par les habitants de ma
commune, que ce soit pour des
questions de salubrité publique, de
gestion des ressources humaines et
même des finances publiques. Nos
collectivités locales ont tout fait
pour mettre à jour les budgets
jusqu’à 2013/2014».
Questionné sur les rentrées pécuniaires de la commune d’Aïn
taya, qui est connue pour la rareté
de ses ressources par rapport aux
investissements, m. Ben el-Amri a
indiqué que ladite commune «possède d’importantes potentialités
touristiques qui peuvent contribuer

la mise en place de dispositifs
préventifs fiables constitue la clé
de la gestion des risques, a indiqué
hier à Constantine le délégué national aux risques majeurs auprès du
ministère de l’intérieur et des Collectivités locales, tahar melizi. m.
melizi qui intervenait au cours
d’un conseil de wilaya élargi aux

présidents des douze Assemblées
populaires communales (APC), en
présence, notamment, de représentants de la Protection civile et de la
conservation des forêts, a souligné
que la prévention est «à même de
réduire l’ampleur d’une calamité
naturelle». les aléas dûs aux bouleversements climatiques, les inon-

au développement de l’économie du pays». dans cette optique, il a adressé un appel au
wali d’Alger et à mme la ministre
du tourisme pour aider sa commune à impulser des projets
ayant un apport économique
pour ses concitoyens. «Aïn taya
a besoin d’investissements dans
ce sens. Nous avons fait des
propositions pour qu’on puisse
les prendre en charge d’une manière concrète. Nous ne demandons pas des investissements
énormes», a souligné notre interlocuteur. s’agissant des activités sportives et juvéniles
existant dans cette localité, en l’occurrence le sport nautique, sachant
que la commune est une ville côtière, m. Ben el-Amri a affirmé
que «le sport nautique est très développé, nous sommes excellents
sur ce plan nous avons même des
champions. et dans ce sillage je
vous dirais que nous souhaiterions
qu’on développe un vrai centre de
sports nautiques. des études ont
été réalisées et exposées aux responsables concernés, reste bien
sûr, la nécessité de trouver des investisseurs potentiels, d’où notre
appel aux autorités», a-t-il souhaité.
Propos recueillis par Sihem O.

locales, ne concerne pas uniquement les présidents des APC, rien
n’empêche d’élargir cette formation aux APW et aux autres membres de l’exécutif. Nous ciblons
d’abord les structures de gestion et
d’exécution». Par ailleurs, le même

La formation, pilier
de la bonne gouvernance

l

L’amélioration du service public comme prônée par le Président de la République passe inévitablement par un personnel qualifié en mesure de donner une bonne image de
l’administration. Et surtout une administration au service du citoyen. Pour atteindre cet objectif, le département de Tayeb Belaïz
a ouvert un grand chantier, au générique Formation du personnel
des Collectivités Locales. Les différentes sessions organisées, depuis
le début de l’année, ne cible pas seulement les cadres, les fonctionnaires communaux, mais aussi les élus, et plus particulièrement les
présidents d’APC. Il faut dire aussi que la mise à niveau, telle que
préconisée par ses promoteurs, commence par le simple agent
chargé de l’accueil. Car c’est cet employé qui est le premier en
contact avec les usagers. Apprendre à sourire, a être aimable, à
prendre en charge des personnes aux besoins spécifiques, ou le troisième âge, c’est tout un art. Pour le directeur des ressources humaines et de la formation au ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales, M.Abdelhalim Merabti, un grand engouement
a été noté lors des différentes sessions de formation. «Nous avons
senti un grand intérêt pour la formation de la part des différentes
catégories concernées par cette initiative. Ils veulent tous apprendre pour pouvoir répondre aux doléances des citoyens qui sont devenus très exigeants en matière de qualité de service». M. Merabti
est revenu sur les cycles de formation destinés aux P/APC. Pour le
moment, près de 500 en ont bénéficié. C’est la tutelle qui a tracé
les volets et le contenu de la formation. Le choix s’est porté sur 5
thèmes, à savoir l’organisation, les missions et le fonctionnement
de la commune, les marchés publics, le contentieux, la gestion des
ressources humaines et les finances locales. M. Merabti a expliqué
que les besoins des P/APC, en matière de formation, seront pris en
compte lors des prochaines sessions, car chaque commune a ses
propres spécificités. Mais ce qu’il faut mettre en exergue, c’est l’enveloppe consacrée à cette opération de grande envergure, et dont
les résultats sont assurés. Le département ministériel a réservé 371
millions de dinars à la formation en faveur de ses fonctionnaires
au niveau central et 129 millions de dinars au niveau local. C’est
dire toute son importance.
Nora Chergui

GestioN des risQues mAjeurs

La prévention, clé du dispositif
dations et les séismes constituent
autant de dangers pour lesquels
tout un chacun doit sérieusement
se préparer, a estimé de son côté le
wali, hocine ouadah, qui a coprésidé la réunion.
les différents intervenants ont
fait état de «mesures pratiques» et
«d’actions concrètes» pour faire

jeudi 27 Novembre 2014

responsable des ressources humaines a indiqué qu’une formation
dédiée aux inspecteurs au niveau
des wilayas sera lancée incessamment, «ce cycle de formation organisé en relation avec l’institut
supérieur de gestion et de planification (isGP) va durer un certain
temps et en alterné».
évoquant la question de la durée
de la formation qui est de cinq
jours par rapport au mandat des
P/APC, m. merabti a admis que «5
jours ne suffisent pas pour former
un président d’APC», néanmoins,
a-t-il dit, «nous comptons organiser d’autres cycles de formation sur
d’autres thématiques qui concernent la gestion de la ville».
enfin, comme le rappelle l’invité du forum, «l’objectif est d’arriver à mettre à la disposition des
P/APC toutes les expériences et
toutes les connaissances ainsi que
tous les moyens qui leurs permettent d’exercer d’une manière efficace leurs missions».
Sihem Oubraham

face aux risques liés à des phénomènes naturels, notamment les
inondations provoquées par les
crues d’oueds.
il a été cité, à ce propos, des
opérations de curage et de calibrage des cours d’eau, en cours de
réalisation ou en phase de l’être, à
travers certaines communes à forte

densité démographiques de la wilaya.
des responsables locaux ont
sollicité «le déblocage de fonds
supplémentaires pour mener d’autres actions de calibrage et de nettoyage des lits des cours d’eau pour
la protection des personnes et des
biens».

6

Nation

« Les relations algéro-américaines
n'ont jamais été aussi bonnes »

EL MOUDJAHID

DANS UN ENTRETIEN À L’APS, JOAN A. POLASCHIK, AMBASSADRICE DES ÉTATS-UNIS À ALGER :

«L

"Les relations algéro-américaines n'ont jamais été aussi bonnes", s'est félicitée, hier, l'ambassadrice des États-Unis à Alger,
Joan A. Polaschik, qui a exprimé le vœu de son pays d'élargir et d'approfondir sa coopération économique avec l'Algérie.

es relations entre nos deux pays
n'ont jamais été aussi bonnes, et
nous avons une large coopération
touchant à plusieurs domaines", a indiqué Mme
Polaschik, dans un entretien à l'APS. "J'entends
travailler avec le gouvernement algérien pour
renforcer, approfondir et élargir la très bonne
coopération existant entre nos deux pays", a assuré cette diplomate de carrière qui a servi dans
plusieurs pays arabes. Dans ce contexte, Mme
Polaschik a fait savoir qu'elle allait axer son
travail durant son mandat sur trois domaines, à
savoir la coopération sécuritaire et la promotion de la stabilité régionale, le renforcement
des relations économiques et commerciales, et
enfin le rapprochement entre les peuples américain et algérien.

« Des échanges de visites au plus haut
niveau pour booster
les relations »
Pour illustrer la volonté de l'Algérie et des
États-Unis de booster leurs relations, Mme Polaschik a rappelé les différentes visites effectuées par de hauts responsables des deux pays,
notamment durant l'année en cours.
Elle a, dans ce cadre, indiqué que le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, avait rencontré, en
août dernier à Washington, en marge de sa participation au sommet Afrique/États-Unis, des
responsables de grandes firmes américaines.
Mme Polaschik a également salué les résultats auxquels a aboutis la mission économique
conduite, en octobre dernier, par le ministre de
l'Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchoua-

reb, à Washington et à Chicago, pour présenter
les opportunités d'investissements en Algérie,
où le ministre avait exprimé la volonté du gouvernement algérien de rendre le climat d'affaires
en Algérie "plus attractif". "L'économie algérienne a des défis à relever, et il y a des indicateurs très positifs qui montrent que le
gouvernement algérien est capable de les relever", a souligné la diplomate américaine. Côté
américain, elle a cité, notamment la visite à
Alger, en avril dernier, du secrétaire d'État,
John Kerry, et celle en juin du secrétaire à
l'Énergie, Ernest Moniz, à la tête d'une délégation économique américaine qui avait pris part
à la Foire internationale d'Alger. "Ces visites
traduisent la volonté commune des deux pays
de renforcer leurs relations à tous les niveaux",
a-t-elle dit.

« La production de l'énergie
base solide de la coopération économique »
Mme Polaschik a estimé que le domaine de
la production de l'énergie peut servir de "base
solide" à la coopération économique algéroaméricaine, "surtout avec la volonté de l'Algérie
d'investir dans la production des énergies renouvelables".
"Les États-Unis ont une expérience avérée
dans ce domaine et les entreprises américaines
utilisent les technologies les plus avancées et
peuvent mettre leur savoir-faire à la disposition
de l'Algérie", a-t-elle ajouté. Dans le même
contexte, elle a rappelé le contrat signé, l'année
dernière, entre General Electric (GE) et Sonelgaz, pour augmenter les capacités de l'Algérie

RÈGLEMENT DES CRISES AU MALI ET EN LIBYE

Les États-Unis apprécient « hautement »
et appuient les efforts de l’Algérie

Le gouvernement américain apprécie
"hautement" et appuie les efforts déployés
par l'Algérie pour parvenir à des solutions
politiques et pacifiques aux crises malienne
et libyenne, a indiqué hier l'ambassadeur
américain à Alger, Mme Joan A. Polaschik,
précisant qu'il n'y avait "pas de solutions
militaires" à ces crises. "Le gouvernement
américain apprécie hautement les efforts de
l'Algérie et son rôle de médiation pour le
règlement de la crise malienne, et appuie
ces efforts", a souligné Mme Polaschik dans
un entretien à l'APS, affirmant que l'Algérie était un "excellent partenaire" de son
pays dans la lutte contre le terrorisme, ainsi
que dans la promotion de la stabilité régionale.
Les travaux de la troisième phase du
dialogue intermalien inclusif ont repris
jeudi dernier, rappelle-t-on, entre le gouvernement malien et les représentants des

groupes politico-militaires du nord du Mali
ayant adhéré au processus de négociations
sous la conduite de l'Algérie. Concernant
la crise libyenne, la diplomate américaine
a fait savoir que son pays et l'Algérie se
consultaient "régulièrement" sur cette
question, exprimant le soutien des ÉtatsUnis aux efforts consentis par l'Algérie
pour lancer un dialogue libyen inclusif.
"Nous apprécions l'étroite collaboration
entre l'Algérie et les Nations unies en vue
de parvenir à une solution politique à la
crise en Libye", a indiqué Mme Polaschik,
affirmant dans ce contexte l'engagement
des États-Unis en faveur d'une solution politique à la crise qui secoue ce pays qui
connaît une profonde instabilité depuis la
chute de l'ancien régime. "Il est clair qu'il
n’y a pas de solution militaire à la question
libyenne", a-t-elle soutenu.

ristes sont des criminels sans aucun respect pour
les vies et les valeurs humaines, et c'est totalement faux d'associer le terrorisme à une religion ou une cause donnée", a-t-elle souligné.
"Le gouvernement américain voit l'islam
comme une religion de paix", a affirmé Mme Polaschik, pour qui la violence "n'est jamais la réponse appropriée au règlement d'un conflit".
"Nous encourageons toujours les parties d'un
conflit à s'asseoir autour d'une même table et à
régler les différends sans recourir à la violence",
a-t-elle poursuivi.

en matière de production de l'électricité. "C'est
un projet important qui permettra à l'Algérie de
répondre à ses besoins en matière d'énergie
électrique et d'être aussi une base d'exportation
vers l'Afrique", a assuré Mme Polaschik, qui a
rappelé que GE fournissait également des équipements médicaux, particulièrement pour la
lutte contre le cancer. En outre, elle a rappelé le
contrat signé récemment entre la compagnie
aérienne nationale Air Algérie et le constructeur
aéronautique américain Boeing pour l'acquisition de dix nouveaux appareils.
Éviter l'amalgame entre islam et terrorisme
Par ailleurs, la diplomate américaine a tenu
à souligner l'importance de ne pas faire l'amalgame entre le terrorisme et l'islam. "Les terro-

« L'Algérie, pays des diplomates
chevronnés »
Mme Polaschik a relevé que l'Algérie "est un
pays de diplomates chevronnés", rappelant,
dans ce cadre, le rôle joué par l'Algérie dans la
libération, en 1981, de 52 otages américains qui
étaient détenus en Iran. "Le gouvernement et le
peuple américains seront éternellement reconnaissants à l'Algérie pour son rôle dans la libération de ces otages", a affirmé Mme Polaschik,
qui s'est dite "fière" et "enthousiaste" de pouvoir travailler avec des diplomates algériens,
notamment dans le règlement des crises régionales. Enfin, l'ambassadeur des États-Unis à
Alger a exprimé sa "profonde admiration" pour
les réalisations accomplies par le peuple algérien durant les 60 dernières années. "Quand je
regarde l'histoire de l'Algérie, j'admire profondément ce que le peuple algérien a pu réaliser
durant les 60 dernières années, depuis le déclenchement de sa guerre de Libération nationale à
nos jours", a souligné Mme Polaschik.

SAHARA OCCIDENTAL

Les États-Unis soutiennent « totalement »
les efforts de l'ONU menés par Ross

Les États-Unis soutiennent "totalement" les efforts
de Nations unies, menés par Christopher Ross, pour
parvenir à une solution "pacifique" et "mutuellement
acceptable" du conflit du Sahara occidental, a indiqué
hier l'ambassadeur américain à Alger, Mme Joan A.
Polaschik. "La position des États-Unis concernant
la question sahraouie est restée inchangée depuis des
années. Nous soutenons totalement les efforts de
l'ONU menés par M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara
occidental, pour aboutir à une solution pacifique et
mutuellement acceptable", a déclaré Mme Polaschik,
dans un entretien à l'APS. "Nous continuerons à soutenir ces efforts jusqu'à ce que les deux parties
(Maroc et Front Polisario, ndlr) aboutissent à cette solution", a-t-elle ajouté. Concernant les violations des
droits de l'homme commises par le Maroc dans les
territoires occupés du Sahara occidental, la diplomate
américaine a indiqué que son pays suivait la situation
dans ces territoires "comme partout ailleurs à travers
le monde". À la question de savoir si l'administration
américaine prenait en compte les rapports que pu-

ALGÉRIE - NIGER

blient régulièrement des ONG, comme le Centre Robert-Kennedy, sur la situation des droits de l'homme
au Sahara occidental, elle a rappelé que, chaque
année, le département d'État "publie des rapports sur
la situation des droits de l'homme dans le monde, et
il compte pour cela sur différentes sources, y compris
sur les rapports des ONG".
Inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non
autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux
pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, est occupé depuis 1975 par
le Maroc, avec le soutien de la France. Dans ses différentes résolutions, l'ONU a toujours appelé les deux
parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à
continuer à œuvrer, sous l'égide des Nations unies, à
travers des négociations directes et sans préalable, à
une solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara
occidental à l'autodétermination.

Signature d’une convention de coopération dans le domaine de la formation professionnelle
d’expériences et de savoir-faire en la
matière», a également indiqué notre
ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels qui précise que pour sa part, la partie
nigérienne fera un échange de formation, dans le cadre des activités de
l’artisanat dans lesquelles ce pays est
connu par leur grande qualité. Il
s’agit notamment des métiers de la
tannerie et de l’ébénisterie. M. Bedoui a également tenu à exprimer la
volonté de l’Algérie de renforcer les
relations avec les pays africains par
la création de partenariats divers,
comme c’est le cas avec le Niger
dans le domaine de la formation et de
l’enseignement professionnels. Parmi
les premières mesures à concrétiser
rapidement, figure la formation prochaine de quinze stagiaires nigériens,
formateurs eux-mêmes de leur état,
au sein des établissements de formation professionnelle de Niamey, la capitale. Ceux-ci doivent venir au début
de l’année prochaine. Pour sa part, le
ministre nigérien, M. Dan Inna, a
tenu à exprimer sa satisfaction quant
à la conclusion de cet accord : «Je
suis très ému. Cette mission dans ce
beau pays qu’est l’Algérie m’a per-

Ph. Nesrine T.

«C’est un parfait exemple de
complémentarité et de coopération
Sud-Sud.» Tel est le constat fait par
M. Nouredine Bedoui, ministre de la
Formation et de l’Enseignement professionnels, à l’issue de la signature
d’une convention portant sur la réalisation d’un programme de formation
professionnelle algéro-nigérien qui
s’est déroulée à la résidence El-Mithak. Le document qui a été paraphé
par M. Bedoui et son homologue de
la République du Niger, M. Chaibou
Dan Inna, traite, dans les détails, des
axes de coopération entre les secteur
des deux pays, notamment les aspects
de la formation et du perfectionnement des formateurs et des gestionnaires dans divers domaines, allant de
la conception et l’élaboration des méthodologies, à l’échange de textes législatifs et documents, en passant par
le jumelage entre établissements de
formation des deux pays.
«La signature de cette convention
conjointe devra déboucher sur la
mise en place d’une commission permanente et consultative pour superviser le secteur de la formation
professionnelle au Niger. Il s’agit
également de procéder à un échange

mis de visiter divers secteurs. L’objectif de cet accord, que je qualifie de
très prometteur, c’est d’impulser une
coopération entre nos deux pays,
pour faire face aux besoins en matière
de formation professionnelle dans
différentes spécialités.» Dans ce
contexte, le ministre des Enseignements professionnels et techniques
du Niger a tenu à préciser avoir été
«impressionné» par l’expérience algérienne dans le domaine de la formation professionnelle. «Cela nous

Jeudi 27 Novembre 2014

intéresse d’autant plus que nous
sommes (au Niger, ndlr) dans la
phase de dynamisation de notre système d’enseignement technique et de
la formation professionnelle», a-t-il
ajouté.
Rappelons que M. Chaibou Dan
Inna, qui effectue depuis le 23 novembre dernier, une visite de travail
de quatre jours en Algérie, s’est rendu
dans plusieurs établissements et instituts de formation professionnelle
implantés dans la wilaya d’Alger. Il a

notamment a été reçu au Fond de développement de la formation continue et de l’apprentissage, et à
l’Institut spécialisé en audiovisuel
d’Ouled Fayet, aux instituts spécialisés en mécanique et maintenance automobile d’Oued Smar, et en arts et
industries graphiques de Bir Mourad
Raïs.
Cette visite a par ailleurs été l’occasion d’effectuer un échange de
textes législatifs et des schémas organisationnels relatifs à la formation,
ainsi qu’un échange d’informations
sur les dispositifs de financement de
la formation professionnelle dans les
deux pays. Il y a lieur de rappeler que
le ministère de la Formation et de
l’Enseignement professionnels, dans
le cadre d’une politique de coopération définie en étroite relation avec le
ministère des Affaires étrangères, initie et gère un programme d’assistance
en direction des pays africains et
arabes, programme se traduisant par
la mise à disposition de formations de
logue durée et de bourses, ainsi qu’un
appui dans le domaine de l’ingénierie
de la formation et des équipements
technico-pédagogiques.
Kamélia Hadjib

EL MOUDJAHID

E

Actualités
PALESTINE

Un territoire, un gouvernement
et un peuple sans État, jusqu’à quand ?

Par Mohamed Koursi

n dépit de tous les accords,
toutes les promesses et contre
la légalité internationale, Israël
accélère l’opération de construction
de 1.000 logements dans la partie Est
d’El Qods censée être la future capitale de l’Etat de Palestine. Même les
Etats-Unis, soutien inconditionnel de
l’entité sioniste, se sont désolidarisés
de cette action tandis que l’Union Européenne a appelé Israel à revenir
«d’urgence sur cette décision». El
Qods abrite le Parlement israélien (la
Knesset), les ministères, la résidence
du président de l’Etat d’Israël, ainsi
que celle du Premier ministre. Mais
la communauté internationale ne reconnaît pas El Qods comme la capitale de l’Etat hébreu. Aussi, les
ambassades étrangères sont domiciliées à Tel Aviv.
L’esplanade des Mosquées à proximité du troisième lieu saint de l'islam
à l’Est d’El Qods est le théâtre d’affrontements permanents. Israël a dans
son tiroir un projet de loi qui prévoit
le morcellement de la Mosquée AlAqsa. Pourtant, le problème est loin
d’être religieux. Il est, essentiellement, colonial et territorial : destruction de maisons, confiscation des
terres, extension des colonies, mise
en œuvre d’un plan d’effacement des
Lieux saints des musulmans et des
chrétiens et leur judaïsation à El Qods
et Ghaza est toujours une prison à ciel
ouvert où plus d'un million et demi
d'individus, sont isolés du monde extérieur. Si le contrôle d’El Qods est
au cœur de cette tension permanente,
l’arrogance israélienne commence à
inquiéter l’Occident qui a longtemps
fermé les yeux sur l’une des plus
grandes tragédies de l’après-guerre.
De nouveaux acteurs sont apparus sur
la scène régionale et la violence israélienne nourrit d’autres violences. A
terme c’est de la paix dans la région
mais aussi dans d’autres parties du
monde, notamment l’Europe, dont il
s’agit.

L’UE sur la voie de la reconnaissance ?
Le mois de novembre a apporté de
nouveaux éléments. Jeudi prochain,

Les eurodéputés se prononceront sur
une résolution appelant à la reconnaissance d'un Etat palestinien. «Une
première et un événement historique
de proposer cette résolution au Parlement européen» selon un membre de
la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Il y a
quelques jours,
La chef de la diplomatie européenne a affirmé que la question palestinienne sera, désormais, une
priorité dans l’agenda de l’UE et déclaré que «Jérusalem doit être la capitale de deux Etats». Vendredi,
L’Assemblée nationale française va
débattre sur un texte socialiste. Le
texte rédigé par Elisabeth Guigou
(PS) stipule que l’Assemblée «invite
le gouvernement à reconnaître l’Etat
de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit».
La Suède a officiellement reconnu
l'Etat de Palestine par un décret publié le mois dernier. Le 30 octobre, le
gouvernement suédois du premier
ministre social-démocrate, Stefan
Löfven, devenait le premier gouvernement européen à le faire. «Les critères de droit international pour une

Un siècle d’agressions

reconnaissance de l'Etat de Palestine
sont remplis» : un territoire, une population et un gouvernement a rappelé la ministre des Affaires
étrangères, Margot Wallström, dans
une tribune publiée par le quotidien
Dagens Nyheter. Les lignes bougent
aussi dans le royaume d’Angleterre,
la Chambre des communes britannique s’est aussi, prononcée à une
large majorité (274 pour, 12 contre,)
en faveur d'une résolution demandant
au gouvernement de reconnaître un
Etat palestinien . Le Sénat irlandais
et la Chambre basse d’Espagne ont
fait de même. Précisons, toutefois,
que ces votes n’ont pas de valeur
contraignante pour les gouvernements. Par contre, la reconnaissance
par un Etat a une dimension politique
évidente : elle signifie que l’Etat en
question reconnaît que l’Etat de Palestine a juridiquement une existence
internationale. Actuellement, 135
pays ont déjà reconnu l’Etat de Palestine.
Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle étape historique ? L’Etat hébreux s’est empressé de réagir
puisant dans les clichés dont les Juifs

En 1917, la planète vit son premier conflit mondial et le Royaume-Uni a déjà son idée
sur la création en Palestine d’un «foyer national juif». Balfour, Premier ministre britannique, l’annonce publiquement. En 1918, l’empire Ottoman fait partie des vaincus. Son
territoire est morcelé par les traités de «paix». A l’exception de la Turquie, le ProcheOrient est administré par les puissances occidentales auxquelles la Société des Nations a
confié un mandat. La Palestine relève d’un mandat britannique. Le scénario prend forme.
La Seconde guerre mondiale fournira les éléments psychologiques pour hâter la création
d’un Etat juif. 1948 alors que les Etats arabes du Proche-Orient obtiennent leur indépendance, l’ONU vote un plan de partage pour la Palestine. Ce plan prévoit un Etat juif, un
Etat arabe, ainsi qu’un statut international pour El Qods. Alors que le plan de l’ONU n’est
pas encore réalisé, le mandat britannique prend fin. Les Juifs proclament l’Etat d’Israël,
reconnu par les Etats-Unis et par l’URSS. Israël s’empare de nouveaux territoires et les
Palestiniens sont chassés et contraints de se réfugier dans les Etats arabes voisins.

Guerre des Six jours et guerre d’octobre

En 1967, Israël lance une offensive. C’est la «Guerre des Six jours ». L’armée israélienne
prend la bande de Ghaza, la ville de Charm-el-Cheikh sur la mer Rouge et occupe la rive
orientale du canal de Suez. Israël conquiert aussi de nouveaux territoires. L’ONU, par la
résolution 242, ordonne à Israël de se retirer des territoires occupés. Six ans plus tard, en
1973, Israël subit une attaque égypto-syrienne. Durant plusieurs jours, Israël enregistre
les premiers revers militaires de son histoire. L’ONU ordonne un cessez-le-feu, Sur le
plan économique, ce conflit fait naître le premier choc pétrolier

Colonisation israélienne et intifadhas

À partir des années 1970, se développe une colonisation rampante israélienne en Cisjordanie. En 1987 débute la première intifadha dans les territoires occupés. Cette «guerre
des pierres» est une révolte des civils palestiniens contre les colons surarmés encadrés
par Tsahal. Un déséquilibre dans les forces que les images de télévision, même les plus
complaisantes, dénoncent. 1987, voit aussi l’apparition du Hamas. En 2000, une deuxième
intifadha est déclenchée. Le cycle de la violence ne s’arrête pas. «Plomb durci», pilier de
défense, bordure protectrice… à chaque fois des milliers de morts et de blessés à majorité
des civils, enfants et femmes. Yasser Arafat meurt en 2004. Il est remplacé par Mahmoud
Abbas. Aujourd’hui, on parle d’un début d’une troisième intifadha.
M. K.

ont eux-mêmes fait les frais dans le
passé pour mépriser cette tendance
internationale qui, de jour en jour,
penche en faveur de la reconnaissance d’un Etat palestinien. Selon
Ha’Aretz, quotidien israélien qui rapporte les propos du ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor
Lieberman, celui-ci aurait déclaré :
«Le gouvernement suédois doit comprendre que les relations au MoyenOrient sont bien plus compliquées à
saisir que le montage d'un meuble
Ikea». Même mépris envers le Brésil
qui a reconnu l’Etat de la Palestine.
C’est «un nain diplomatique», disait
alors à Jérusalem le porte-parole du
ministère israélien des Affaires étrangères. Mais comme on dit, les géants
ne nous paraissent grands que parce
que nous sommes à genoux. Levonsnous !
La majorité des pays piégés
par le veto
Souvenons-nous Le 15 novembre
1988 à Alger, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) s’est
levée pour proclamer l'indépendance
de la Palestine. Cette même année, 82

7

Etats reconnaissent officiellement la
Palestine. Une majorité de pays
d’Afrique, du Moyen-Orient et des
pays de l’Est. Le Brésil, l’Argentine,
Haïti… 135 pays, soit près de 70 %
des 193 Etats membres de l'ONU,
dont, outre la Suède, sept autres
membres de l'Union européenne : la
République tchèque, la Hongrie, la
Pologne, la Bulgarie, la Roumanie,
Malte, Chypre et la Slovaquie. Plusieurs pays qui ont émis le souhait
d’intégrer l’Union européenne ont
déjà reconnu l’Etat de Palestine : le
Monténégro, la Serbie, la Turquie, la
Bosnie … En 2010, l’Argentine, la
Bolivie, l’Equateur, et en 2011 le Belize, le Brésil, le Chili, la Dominique,
Grenade, le Guyana, le Honduras, le
Paraguay, le Pérou, Saint Vincent et
Grenadine, le Salvador, le Surinam,
l’Uruguay, ont établi des relations diplomatiques avec l’Etat palestinien.
D’autres les avait précédés : Cuba et
le Nicaragua en 1988, le Costa-Rica
en 2008, la République Dominicaine
et le Venezuela, en 2009, le Guatemala et Haïti, en 2013. Mais pour le
moment, aucun membre permanent
du Conseil de sécurité n’a franchi la
frontière de cette reconnaissance que
les Etats unis maintiennent fermée.
Certains pays, comme la France, entretiennent des relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne
sans reconnaître l'Etat. L’arrogance
israélienne, la poursuite de la colonisation, les exactions quotidiennes
sont devenues des paramètres essentiels qui pèsent, selon les analystes
sur la stabilité en Méditerranée, au
Proche-Orient et sur l’Europe. Récemment, une rumeur a circulé.
L'Union européenne envisagerait
d'imposer des sanctions à Israël si des
mesures étaient prises en Cisjordanie
rendant impossible la solution à deux
Etats. Par la voix de La chef de la diplomatie européenne Frederica Mogherini, l'UE a démenti l'existence
d'un plan de sanctions contre Israël
tout en affirmant «s'opposer fermement à la colonisation israélienne».
Lors de la dernière agression israélienne contre les populations civiles
de Ghaza, le président bolivien Evo
Morales a qualifié Israël d’«Etat terroriste».
M. K.

Comprendre l’enjeu des négociations

Les frontières
Les frontières internationalement reconnues sont
celles dites «de 1967», celles d’avant la guerre
des Six-Jours, qui suivent les lignes d'armistice
de la guerre israélo-arabe de 1948.Israël ne peut
retourner aux frontières indéfendables de 1967»,
affirme, régulièrement, Netanyahou.Tandis que
l’Autorité palestinienne revendique les frontières
d’avant la Guerre des Six-Jours, sur les lignes du
4 juin 1967, la totalité de la Cisjordanie, de la
bande de Gaza et la partie Est d’El Qods.

La guerre des six jours de 1967
La guerre des Six Jours (du 5 au 10 juin 1967) a
opposé Israël à une coalition de pays de la Ligue
arabe (Egypte, Jordanie, Syrie et Irak).
Cette guerre est déclenchée par l’Etat hébreu à la
suite, entre autres, du blocus du détroit de Tiran,
imposé par l'Egypte aux navires israéliens, le 23
mai 1967. A la suite de la guerre de 1967, Israël
prend le contrôle du Sinaï, de la bande de Gaza,
de la Cisjordanie, de la partie Est d’El Qods et du
Golan.

Les accords d’Oslo
Les accords d’Oslo sont les premiers accords de
paix entre Israéliens et Palestiniens. La
Déclaration de principes, signée à Washington le
13 septembre 1993, en présence de Yitzhak
Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser
Arafat, Président du comité exécutif de et de Bill
Clinton, Président des Etats-Unis, ouvre la porte
à un processus de négociations pour régler

Jeudi 26 Novembre 2014

définitivement le conflit israélo-palestinien. Ces
accords, qui prévoient l'attribution progressive de
l'autonomie aux Palestiniens habitant les
«Territoires palestiniens» reconnus par l’ONU,
doivent aboutir à la constitution ainsi
qu'à la reconnaissance par Israël d'un État
palestinien.

Le sommet de Camp David II
En présence du Président américain Bill Clinton,
Ehoud Barak, Premier ministre israélien et Yasser
Arafat, président de l’Autorité palestinienne, se
retrouvent à la résidence américaine de Camp
David, en juillet 2000.les territoires occupés par
Israel , le statut final d’El Qods, l’Esplanade des
Mosquées et la question des réfugiés et leur droit
au retour ne trouvent aucune solution. C’est
l’impasse.

Accords de Taba (ou Oslo II)
A la suite de l’échec du sommet de Camp David,
la deuxième intifadha éclate en septembre 2000.
Cinq mois plus tard, Bill Clinton organise un
sommet entre Ehoud Barak et Yasser Arafat.
C’est le sommet de Taba, du 21 au 27 janvier
2001, dans la péninsule du Sinaï, au bord de la
mer Rouge. Ehoud Barak accepte le principe de
la partition et propose qu’El Qods devienne la
capitale de deux Etats.
Les quartiers arabes reviendraient aux
Palestiniens, les quartiers juifs à Israël. Mais,
après six jours de négociations, le sommet de
Taba s’achève sur un échec.
M. K.

Nation

8

EL MOUDJAHID

Nouvelles perspectives de développement
et d’échange à l’horizon
JUMELAGE ENTRE BORDJ BADJI MOkhTAR (ADRAR) ET SOUk AhRAS

Partis pour assister à l’établissement de relations de jumelage entre les villes de Bordj Badji Mokhtar (Adrar) et Souk Ahras,
dans le cadre des festivités de la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre et de la
mort au champ d’honneur du chahid Badji Mokhtar, les participants ont été simplement émerveillés par l’accueil on ne peut
plus chaleureux qui leur a été réservé par les autorités et les habitants de cette vaste région du pays.

C

hants et danses folkloriques, course
de chameaux, et autres gestes d’hospitalité coutumière des populations
locales ont longuement marqué cette manifestation, haut en couleurs, qui s’est déroulée
sous une vaste tente traditionnelle, en présence des autorités locales de Bordj Badji
Mokhtar et de Souk Ahras, des notables et
des moudjahidine de la région, et des représentants de la société civile. Selon MM.
Larbi Ahmed et Benabid Djamel, P/APC des
deux villes, cette belle initiative ouvre de
réelles perspectives de développement socioéconomique et culturel pour cette région
lointaine et démunie du pays, située à 15 km
de la frontière avec le Mali voisin et… à 800
km du chef-lieu de wilaya, connue surtout
pour sa vocation typiquement pastorale. Véritable porte d’entrée au Mali, et par extension, en Afrique, comme elle ouvre sur
l’Algérie, dans l’autre sens, selon les termes
de docteur Lahcène Zeghidi, de l’université
d’Alger, Bordj Badji Mokhtar a longtemps
servi de voie de passage pour les caravanes
transportant sel, dattes, thé, céréales et autres
épices, avant de devenir, durant la glorieuse
Révolution de Novembre, un des plus impor-

tants bastions du « Front du Sud », dirigé par
le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, dit « Abdelkader El Mali », et également un lieu de

transit des armes et munitions pour l’ALN,
sous le nez et la barbe des méharistes français qui contrôlaient les frontières. En effet,

malgré l’étendue du territoire et sa nature désertique, les énormes difficultés climatiques,
ainsi que les conditions particulières de la
guerre de Libération, les moudjahidine du
Front du Sud, parmi lesquels on peut citer
notamment les défunts Mohamed Cherif
Messaâdia, Ahmed Draïa et Abdallah Belhouchet ont, témoigne un de leurs compagnons de lutte Mahmoud Guemama, écrit en
lettres d’or l’histoire de la Révolution de Novembre dans la région. Et c’est justement un
des cadres de ce Front du Sud, en l’occurrence le défunt Abdallah Belhouchet, qui a
proposé l’attribution du nom de Badji Mokhtar à la ville, en signe d’hommage à ce membre du Groupe historique des 22, né en 1919
à Annaba et tombé au champ d’honneur le
19 novembre 1954 près de Guelma. Connue
des populations locales sous le nom amazigh
de « Inadak » ou le puits argileux, nous ont
indiqué à cette occasion les habitants de la
région, la ville a pris la dénomination de
Bordj Le Prieur, durant l’occupation coloniale avant de porter désormais de nom du
glorieux chahid de la Wilaya II historique,
Badji Mokhtar (Rahimahou Allah).
Mourad A.

Un colloque international sur la pensée
de Jacques Derrida et ses contemporains
s’est ouvert hier au palais de la culture Abdelkrim-Dali de hai Imama (Tlemcen). Organisé conjointement par le laboratoire de
la phénoménologie et ses applications de
l’université Abou-Bakr-Belkaid et la direction de la culture de la wilaya de Tlemcen,
ce colloque vise un double objectif, célébrer
la journée mondiale de la Philosophie, qui
coïncide avec le 26 novembre de chaque
année, et rendre un hommage au grand pen-

seur Jacques Derrida, né à Alger en 1930,
dix ans après sa mort survenu en 2004, a indiqué son président, le professeur Boudouma Abdelkader.
Cette rencontre, à laquelle prennent part
des chercheurs, des philosophes, des écrivains et des enseignants de diverses universités d’Algérie — dont le professeur
Mustapha Chérif et le romancier Amine
Zaoui —, du Maroc, de Tunisie et de France
constitue une occasion pour mettre la lumière sur l’œuvre et la pensée du grand

penseur contemporain, Jacques Derrida.
Les communications présentées lors de
cette première journée du colloque de deux
jours ont porté sur des questions philosophiques telles que la grammatologie et la
déconstruction, qui est l’essence et la base
même de sa pensée, devenue un courant
philosophique.
Les conférenciers tenteront également
des analyses profondes et une approche
entre Jacques Derrida et un nombre de philosophes connus tels que Jean-Jacques

Rousseau et Platon sur la question de l’écriture, de la problématique de traduction et
autres aspects, afin d’enrichir les connaissances des étudiants de la filière philosophie.
Cette rencontre succédant à un autre colloque en 2006, intitulé « Derrida à Alger »,
permettra aux chercheurs de faire une lecture analytique de la philosophie de ce
grand penseur et l’impact et l’influence
qu’elle exerce encore sur la philosophie
contemporaine, a-t-on souligné.

UNIVERSITé

Colloque international à Tlemcen sur le penseur Jacques Derrida

CONSTANTINE

Ouverture
« imminente »
d’un des principaux
accès du viaduc
transrhumel

L’ouverture à la circulation d’un
des principaux accès du pont SalahBey (transrhumel) de Constantine
est « imminente et devra avoir lieu
en début de semaine prochaine », a
affirmé hier le directeur des travaux publics (DTP), Djamel-Eddine Bouhamed. Cette voie de
communication reliant cet ouvrage
d’art à la route nationale n°3 désengorgera la circulation dans toute la
partie située sur les hauteurs de
Constantine, notamment dans les
alentours du quartier du Mansourah, a souligné le même responsable, mettant l’accent sur l’impact de
cette route sur l’organisation de la
circulation automobile dans le centre de Constantine. Pour M. Bouhamed, l’utilité du pont Salah-Bey
sera « de mieux en mieux perçue »
au fur et à mesure de l’ouverture de
ses différentes voies d’accès, actuellement en cours de réalisation à
partir de plusieurs points névralgiques de la ville, à l’image des
cités populaires Ziadia et Daksi.
Cet ouvrage d’art inauguré en juillet 2014 desservira également, à
terme, l’autoroute Est-Ouest et
l’aéroport international MohamedBoudiaf.

hISTOIRE

Le rôle des médias dans la guerre de Libération nationale
évoqué à Aïn Témouchent

Le rôle des médias dans la guerre de Libération nationale a fait l’objet d’évocation,
lors d’une rencontre organisée, hier à la salle
des Conférences du centre universitaire « Belhadj Bouchaïb » d’Ain Témouchent, par la direction des moudjahidine de la wilaya. Les
participants à cette rencontre ont rappelé, dans
ce sens, l’action de mobilisation du peuple autour de la Révolution de Novembre 1954, notamment à travers la voix du défunt Aissa
Messaoudi. Organisée dans le cadre des festivités commémorant le 60e anniversaire du
1er-Novembre, cette journée a été consacrée,
en grande partie, à la vie et l’œuvre de ce journaliste de la première radio algérienne émettant pendant la guerre de Libération nationale.
Le regretté Aissa Messaoudi, un nationaliste

de première heure qui a, par sa voix d’une
puissance de persuasion incomparable, su dé-

Un colloque de deux jours sur « les régimes
militaires au Maghreb : de l’Antiquité jusqu’à
la fin de l’ère ottomane », s’est ouvert hier à
Alger. Ce thème, choisi dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire du déclenchement
de la Révolution nationale de Novembre 1954,
permettra « de comparer les théories et les
thèses sur les monuments défensifs et militaires (forts, tours, etc.) et leur implication dans
une politique militaire pour préserver l’autorité
politique sur un espace délimité », a souligné
le directeur de l’Institut d’archéologie, Abdelkrim Azzoug, de l’Université d’Alger III.

Ce responsable, qui est membre du Laboratoire civilisationnel du Maghreb central à
Alger, initiateur de la rencontre, a estimé que
« les régimes militaires au Maghreb doivent
tirer des enseignements cumulés durant plusieurs siècles en arrière et les techniques en relation avec les différents types d’armements
dévoileront la perception des gouvernements
pour la pérennité de leur règne.»
De nombreuses communications sont à
l’ordre du jour de ce colloque qui se poursuivra
aujourd’hui. La première a porté sur « l’invasion de Muawiya Ben hudeidj sur l’Afrique »,

fendre et porter très haut la cause algérienne,
a-t-on soutenu. Des témoignages de moudjahidine présents à cette rencontre ont évoqué
que plusieurs Algériens ont rejoint leurs frères
de combat après avoir entendu la voix de
Aissa Messaoudi. « Rares étaient ceux qui restaient insensibles en écoutant cette voix », at-on souligné ajoutant que « son timbre
résonnait profondément dans les cœurs et les
âmes ». A cette occasion, plusieurs communications ont été animées par des universitaires
dont l’historien Guenanèche de l’université
d’Oran qui a souhaité que la nouvelle génération s’inspire de ces faits pour poursuivre
l’œuvre des chouhada et moudjahidine et édifier un pays développé.

Ouverture d’un colloque à Alger sur « Les régimes militaires
au Maghreb : de l’Antiquité jusqu’à la fin de l’ère ottomane »

Jeudi 27 Novembre 2014

abordée par Dr. Mohamed Benamira. L’intervenant a mis l’accent sur le manque de fiabilité
qui marque les ouvrages et travaux de recherches effectués dans ce sens, expliquant que
les auteurs ont pris comme principale référence
l’étude de Caudel sur Les premières invasions
en Afrique de 22 à 78 hégire, sans qu’il ne soit
cité. De nombreuses communications sont prévues sur les thèmes entre autres : « Forts défensifs et de liaison à l’ère ottomane », «
L’armée byzantine et ses instances », et « L’artillerie militaire des unités africaines auxiliaires
de l’armée romaine ».

EL MOUDJAHID

Nation

La notion de compétitivité des régions
en débat
RéiNDUSTRiALiSATiON

9

S’

exprimant en marge de cette
rencontre, Mme Nadia Chettab a souligné que «dans le
cadre des trois plans quinquennaux,
on s’aperçoit que l’Algérie a fait de
très grands efforts en terme d’infrastructures et en terme de soutien au
secteur hors-hydrocarbures». Cependant «les résultats restent toujours
faibles. Pour nous, aujourd’hui, il y a
une mauvaise allocation des ressources, ce qui nécessite de se diriger
vers l’optimisation de l’action publique. Aujourd’hui, il ne suffit pas
seulement de distribuer des financements pour dire qu’on a amélioré le
climat des affaires, mais il va falloir
passer à des études scientifiques bien
déterminées pour tout simplement
identifier les territoires et les secteurs à exploiter».
L’universitaire a insisté à cet effet
sur les décisions politiques qui doivent être adossées à un travail de recherche scientifique, surtout que,
a-t-elle précisé, «les mathématiques
et les sciences sont là pour nous guider dans nos choix et options». On ne
peut pas «prendre les décisions de
façon arbitraires. 

Ph : Wafa

L’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) a organisé, hier au niveau de son siège à Alger, une conférence-débat
sur «L’économie algérienne et la réindustrialisation qui appelle un nouveau regard des pouvoirs publics»,
animée par le professeur de l’université des sciences économiques d’Annaba, Mme Nadia Chettab.

C’est seulement à travers les
études scientifiques que les chercheurs algériens peuvent mener à
bien et donner plus de visibilité aux
politiques et au gouvernement pour

que les interventions de l’état soient
ciblées et fructueuses». Mettant l’accent sur l’avantage comparatif, l’universitaire a indiqué que  «la
ré-industrialisation est indissociable

SONATRACH

du développement des territoires et ce
sont ces derniers qui font le produit
est non le produit qui fait le territoire». Justement, concernant cet aspect, l’expert estime que celui-ci «est

Le groupe ambitionne d’investir 18 milliards de dollars
dans la pétrochimie
l « Cap sur la relance de l’industrie de transformation », souligne le directeur exécutif pétrochimie du groupe

Choix majeur de la politique industrielle du pays, la pétrochimie offre un excellent créneau d’investissement afin de
produire la matière première nécessaire
pour l’industrie de transformation plastique. intervenant hier sur les ondes de la
Chaîne iii de la radio algérienne, «l’invité
de la rédaction», Abderrazak Harkat, directeur exécutif de la branche pétrochimie à Sonatrach, a affirmé que «l’Algérie
s’apprête à lancer d’ambitieux projets de
transformation et de valorisation de ses
ressources pétrolières et gazières, à travers la production de la matière première
pétrochimique pour l’industrie de transformation plastique et par conséquent, réduire toute importation de ces produits».
Soulignant ensuite tout l’intérêt de l’Algérie à
développer cette filière, l’hôte de la radio algérienne a rappelé que notre pays importe, annuellement, quelque 4 milliards de dollars en
produits chimiques et pétrochimiques. «Ce que
nous visons, c’est de produire la matière première pétrochimique, notamment pour l’industrie de transformation plastique, a-t-il déclaré
avant de souligner la volonté des pouvoirs publics de mettre un terme à l’acquisition des principaux produits chimiques et pétrochimiques

importés à ce jour.» Pour ce faire, a-t-il ajouté,
un vaste programme de réalisation de 20 projets
intégrés, permettant de mettre sur les marchés
national et international quelque 2,5 millions de
tonnes de produits pétrochimiques, va être mis
en œuvre en deux phases successives, et s’étalera
jusqu’aux environs de 2024/2025.
Le coût estimatif du programme avoisine les
36 milliards de dollars, a précisé M. Harkat,
avant de parler des projets concernés, comme
celui relatif à la transformation du gaz, ou celui

GAz

permettant de fabriquer environ 500.000
tonnes par an de polypropylène, à partir
de propane ou encore, le projet destiné à produire du caoutchouc synthétique pour les besoins d’une future usine de pneumatiques en
Algérie, par exemple. Une usine de production d’acides pour des besoins spécifiques de
la branche agroalimentaire est citée également par le haut cadre de Sonatrach qui mettra surtout l’accent sur un grand projet
structurant, qui sera lancé d’ici 2020, en partenariat avec des étrangers, et qui produira,
à sa réalisation, près de 2,5 millions de
tonnes de produits pétrochimiques. «Cette
production servira comme base pour la relance de l’industrie de la transformation», at-il affirmé, avant de préciser que le choix de
la pétrochimie s’est imposé comme une option
majeure de la politique industrielle du pays.
«Nous espérons booster le marché et faciliter la
création des sociétés dans le secteur de la pétrochimie», dont l’investissement «pourrait apporter jusqu’à 10 milliards de dollars en PiB.» il
ajoute ensuite que l’Algérie compte, à travers ce
projet, évalué à 18 milliards de dollars, créer un
peu plus de 29.000 emplois directs et 45.000 emplois indirects.
Mourad A.

Pas de contraintes de financement des projets

Le directeur de l’énergie au ministère de
l’énergie et des Mines, Mekki M’Barek, a indiqué, hier à Béjaïa, que les financements de projets relatifs à l’alimentation en gaz naturel «ne
connaissent aucune contrainte» du fait de l’existence d’un fonds spécial important consacré au
chapitre. «il n’y a pas de contrainte de financement, mais des difficultés de mise en œuvre des
programmes au niveau local», a-t-il précisé devant les autorités locales, les élus et les représentants de la société civile, réunis pour débattre et
se concerter mutuellement sur le programme de
la wilaya, et surtout apaiser les mécontentements
en rapport avec les raccordements en gaz naturel,
qui se traduisent, dans la wilaya, par des coupures de routes récurrentes aux conséquences néfastes. À l’évidence, la demande est telle qu’«il
n’est pas facile de répondre à tous et en même
temps», a indiqué M. Mekki, qui a souligné cependant la volonté de l’état d’améliorer sensiblement le taux de pénétration du gaz dans la
wilaya, programmé pour être doublé d’ici à l’horizon 2019. Selon le directeur de la Société de
distribution de l’électricité et du gaz de l’est
(ex-Sonelgaz), Ahmed Derrai, il est question de
raccorder à terme, en effet, quelque 60.000
foyers, extensibles à 100.000 contre seulement
99.000 abonnés actuellement. «Nous allons pou-

voir rattraper les retards», a-t-il affirmé, subordonnant cependant le succès d’une telle opération, à la mobilisation de tous, sinon pour mettre
fin, du moins pour atténuer sensiblement les oppositions de voisinage visant la pose des équipements et le passage des réseaux de l’entreprise,
qui dans bien des cas, sont à l’origine des retards
enregistrés. L’exemple le plus illustratif en la
matière étant le cas d’une opposition au village
de Tidelsine (15 km à l’est de Béjaïa), où le refus
de passage du gazoduc sur une distance de 1,5
km, a privé et prive depuis près d’une dizaine
d’années, quelque 8.000 foyers des bénéfices de
la ressource. Les agglomérations de Souk-el-Tenine, Melbou et ziama (Jijel), en font les frais
depuis 2005 en effet, alors qu’à leur niveau les
réseaux et les installations sont achevés. Rebondissant sur la question, M. Mekki, s’est longuement appesanti sur les conséquences de ce
phénomène, mettant en garde sur son impact
quant à la progression des programmes retenus
ou à retenir pour la région. Car, au-delà de la
pose des nouvelles conduites (réseaux de transport et de distribution), la wilaya s’apprête à réhabiliter une grande partie de son gazoduc,
devenu inadapté et qui, de ce fait, en appelle à
une solidarité de tous, (administration, élus, citoyens) pour en hâter la concrétisation. Pour se

faire et surtout pour instaurer une dynamique vivante et pérenne, M.Mekki a plaidé en faveur de
l’installation d’un comité de coordination et de
suivi, composé des parties agissantes dans le
projet gaz de la wilaya et ouvert aux représentants de la société civile. Une proposition qui a
reçu d’ores et déjà l’assentiment de tous. La réunion consacrée au gaz, organisée en présence de
plusieurs directeurs centraux du ministère de
l’intérieur, a donné par ailleurs l’opportunité de
passer en revue les autres contraintes qui entravent le développement économique en général
de la wilaya et qui souvent se traduisent aussi par
des fermetures de bâtiments publics (APC-daïra)
mais surtout de routes. «Les revendications sont
légitimes mais ce sont les méthodes de leur expression qui posent problème», a déclaré un
cadre du ministère de l’intérieur, affirmant : «je
viens avec un message d’espoir et un engagement pour que toutes les préoccupations soient
prises en charge et concrétisées sur le terrain».
Un budget d’équipement conséquent est prévu
pour la wilaya pour l’année 2015 qui, par ailleurs, va pouvoir bénéficier d’autres sources de
financement, notamment du Fonds commun des
collectivités locales (FCCL), qui va être décentralisé et soumis à un fonctionnement de type
caisse, a-t-il indiqué.

Jeudi 27 Novembre 2014

un support sur lequel l’état doit intervenir pour améliorer est aider les entreprises à aller vers une meilleure
compétitivité».
Pour appuyer ses dires, la conférencière a souligné qu’«il faut aller à
la construction d’avantages comparatifs spécifiques à chaque territoire
puisqu’en Algérie ces derniers ne se
ressemblent pas». Mme Nadia Chettab
a mis l’accent par ailleurs, sur la mise
en place surtout, de politiques différenciées, parce que, a-t-elle dit, «on
ne peut pas mettre au point et appliquer les mêmes politiques au niveau
du littoral et du sud de l’Algérie,
parce que la donne est totalement différente». Aussi, «il est important aujourd’hui
de différencier, pour
donner réellement plus d’intérêt aux
acteurs économiques», a insisté
l’économiste, avant de préciser dans
ce contexte que «l’état est l’accompagnateur. C’est celui qui va dresser
un cadre institutionnel et mettre en
place les structures nécessaires à l’entreprise pour produire sans le moindre coût, afin de lui permettre d’être
plus compétitif» .
Makhlouf Ait Ziane

UNiveRSiTé

Signature d’une convention
entre l’université
d’El-Afroune et le CEIMI

Une convention de formation a été signée entre
l’université Ali-Lounissi d’el-Afroune (Blida) et le
Club des industriels et entrepreneurs de la Mitidja
(CeiMi), a-t-on indiqué hier à l’université. Selon la
même source, les entreprises économiques (au nombre
de 83) relevant du CeiMi s’engagent, au titre de cette
convention, à assurer des stages aux étudiants de différentes spécialités. en vertu de cette convention, signée mardi, l’université d’el-Afroune s’engage, pour
sa part, à ouvrir de nouvelles spécialités répondant aux
besoins des industriels et entrepreneurs adhérant à ce
Club. Le recteur, Boumaiza Said, a indiqué que l’université Ali-Lounissi «œuvre à assurer aux étudiants une
formation adaptée avec les besoins du marché, conformément à la stratégie préconisée par le ministère de
l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique», est-il indiqué. «Une option est également prise
en vue de la signature d’autres conventions avec des
entreprises économiques et de services, privées et publiques, non adhérentes au Club, en vue de rapprocher
les étudiants du monde du travail», est-il ajouté. Durant
la cérémonie de signature de cette convention, le président du Club, Moula Kamel, s’est engagé à employer
les majors de promotion de l’université.

Une analyse
psychosociologique sur
la violence dans la société
algérienne est nécessaire

Le phénomène de la violence dans la société algérienne nécessite impérativement la réalisation d’études
psychosociologiques destinées à l’analyser afin de lutter contre ce genre de fait qui prend de l’ampleur, ont
indiqué les intervenants lors d’un colloque tenu hier à
l’université d’Ouargla. Les participants au colloque
ayant pour thème «espaces sociaux traditionnels et modernes et la formation de l’identité individuelle et sociale en Algérie», ont appelé à mener des études
psychosociologiques profondes sur le phénomène de
la violence au sein de la société algérienne et de trouver
les mécanismes à même d’y faire face. Pour le doyen
de la faculté des sciences humaines et sociales à l’université d’Ouargla, Mohamed el-Hadi Benaissa, «le
phénomène de la violence n’a cessé de se développer
au sein de la société algérienne», réfutant l’idée que
«l’individu ait puisé cette violence de la famille ou de
l’école», mais plutôt «d’autres espaces sociaux à valeurs et normes différentes de notre société». «il est nécessaire, pour les sociologues et psychologues, d’être
à l’écoute de la société pour trouver les solutions
idoines et efficaces à la violence qui a poussé certains
à être violent y compris envers eux-mêmes, par le suicide», a soutenu l’intervenant. Le programme de cette
rencontre de deux jours qui traite de problématiques
liées à «la symbiose au sein de la société» et aux
«confrontations et conflits entre individus», prévoit une
série de communications ayant trait à «la société algérienne», au «choc des valeurs culturelles à l’ère de la
mondialisation», «la mission des média dans la formation de l’identité psychologique chez le jeune» et «l’effet de l’utilisation abusive de l’internet».

Nation

10

L’importance du respect de la pyramide
alimentaire dans la consommation quotidienne

EL MOUDJAHID

SOCIÉTÉ ALGÉRIENNE DE NUTRITION

L

«L’augmentation des prix des fruits et légumes de saisons empêche le modeste citoyen de manger sainement. On parle toujours de l’augmentation
du prix de la pomme de terre, alors qu’on oublie les autres aliments qui sont aussi essentiels et bons pour la santé.»

Ph : Wafa

a présidente de la Société algérienne de nutrition (SAN), le professeur Malika Bouchenak, était catégorique à ce sujet, lors
d’une table-ronde sur le thème «Le respect de la
pyramide alimentaire pour une bonne santé». Mme
Bouchenak a indiqué que «les résultats de plusieurs études démontrent que les habitudes alimentaires des populations ont changé et se sont
éloignées du régime alimentaire dit traditionnel
constitué des groupes d’aliments de la pyramide
alimentaire». Dans ce sens, la présidente de la Société algérienne de nutrition a appelé à la subvention des fruits et légumes. «On devrait penser aux
subventions des fruits et légumes qui ne sont pas
à la portée de tout le monde», a indiqué Mme Bouchenak.
Elle a expliqué que «la pyramide alimentaire
est un outil de base qui sert de support éducatif
pour aborder l’alimentation équilibrée, et dont la
seule illustration suffit déjà à introduire l’existence des différents groupes d’aliments, et des
équivalences possibles entre ces groupes». Selon
elle, la pyramide alimentaire oriente donc vers un
modèle alimentaire type pour une alimentation
équilibrée. Par souci de simplification, les quantités sont remplacées par des fréquences d’apparition des aliments au cours de la journée. Les
aliments sont classés par groupe, en fonction de
leurs principales caractéristiques nutritionnelles.
La pyramide méditerranéenne
et ses apports pour la santé humaine
Le régime méditerranéen représente un véritable trésor culturel et culinaire prônant la
consommation de certains aliments comme les
fruits, les légumes, les légumineuses, les grains
entiers, les noix et le poisson. De plus, l’un de

ses piliers repose sur la consommation des huiles
d’olive dont les avantages sont nombreux. À cet
effet, l’OMS et la FAO ont reconnu le régime
méditerranéen comme un modèle d’alimentation
de qualité, sain et durable. D’autre part, selon
l’article «The Mediterranean Diet», paru dans
l’American Journal of Medicine d’octobre 2014,
le mode alimentaire méditerranéen permet de réduire considérablement le risque de développer
des maladies cardiovasculaires ou d’autres pathologies telles que le cancer du sein, le cancer
colorectal, le diabète, l’obésité, l’asthme, la dysfonction érectile, la dépression et le déclin cognitif.
L’évolution des habitudes alimentaires
Malgré tous les bienfaits du régime de la pyramide méditerranéenne, les populations, no-

SANTÉ

nobstant la cherté des fruits et légumes, se sont
éloignées des régimes traditionnels en suivant le
régime occidental, riche en céréales raffinées,
graisses animales, sucres, viandes transformées,
mais très pauvres en légumineuses, céréales
complètes, fruits et légumes, pour des raisons
économiques et financières.
Lancée dans les années 1960 et achevée 15
ans plus tard, l’étude des sept pays avait démontré l’impact de cette transition. En effet, l’adhésion au régime méditerranéen par certaines
populations a conféré une réduction considérable
du risque de maladies cardiovasculaires, mais les
changements dans ce régime, au fil du temps, par
les populations ayant participé à cette étude,
pointent vers une augmentation de la consommation d’aliments transformés et de graisses saturées, et une diminution d’apport d’aliments

Le Plan national anticancéreux privilégie
la pluridisciplinarité du traitement

Le Plan national anticancéreux 2015-2019
privilégie la pluridisciplinarité du traitement et
l’optimisation des structures de soins existantes, ainsi que la prévention, a indiqué, hier
à Tizi-Ouzou, le professeur Kamel Bouzid,
chef de service oncologie au Centre Pierre-etMarie-Curie (CPMC) d’Alger. Interrogé en
marge des Troisièmes Journées de pharmacie,
organisées par le CHU Nedir Mohamed, Pr
Bouzid a précisé à l’APS, que ce plan, dont
l’élaboration a été confiée par le Président de
la République à une équipe de spécialistes sous
la direction du Pr Messaoud Zitouni, «va couvrir tous les aspects de la lutte anticancéreux,
notamment l’organisation des soins et l’obligation de la pluridisciplinarité dans la prise de
décision concernant le traitement». Il prévoit
également l’optimisation de structures de traitement existantes au niveau national. «Les établissements de traitement et de prévention du

DON D'ORGANES

cancer qui sont en cours de construction doivent fonctionner de manière optimale pour limiter la pression qui existe actuellement sur
les centres anticancéreux des wilayas d’Oran,
Alger (CMPC) et Blida», a-t-il ajouté, relevant
que «les malades de Tizi Ouzou sont particulièrement handicapés par l’absence d’un centre
de radiothérapie dans cette wilaya». Le Pr Bouzid a estimé toutefois que l’ouverture en 2015
d’un centre anticancéreux privé au chef-lieu de
wilaya et d’un autre public à Draa Ben Khedda
va diminuer cette pression. Au niveau national,
le Pr Bouzid a estimé que la tendance est aussi
à l’amélioration depuis 2010, en termes de chirurgie et d’oncologie médicale. «L’effort doit
être maintenu en matière de radiothérapie où
la situation ne s’est pas améliorée de manière
significative», a-t-il dit, relevant toutefois que
l’ouverture des centres de radiothérapie de
Batna et de Sétif en juillet 2014 et d’Annaba

Portes ouvertes aujourd’hui à
Alger sur « La carte d’adhérent
et la carte de donneur »

L'Association Don d'Organes Biloba (ADOB) organise, aujourd’hui à Alger la 7e journée "portes ouvertes"
sur le thème "La carte d'adhérent et la carte de donneur",
pour sensibiliser la société civile et le personnel médical
et paramédical aux procédures légales et scientifiques relatives au don d'organes, a-t-on appris hier auprès des organisateurs.
L'évènement se tiendra à l'Institut national de santé
publique (INSP) et portera autour de trois principaux volets qui concernent la législation algérienne en matière
du don d'organes, l'aspect religieux et l'échange de vues
entre les parties concernées par la question, a indiqué à
l'APS le vice-président de l'association, chargé de la communication, Abderezak Zebboudj.
Le programme de la journée comportera la présentation d'un état des lieux du don d'organes en Algérie, des
explications sur l'utilité de la carte de donneur, sur les
procédures des prélèvements et des greffes d'organes et
sur le donneur en état de mort encéphalique, ainsi que
l'avis de l'islam sur la question, pour une meilleure compréhension du sujet, a-t-il ajouté. Des débats, ainsi que
des témoignages de donneurs et de receveurs d'organes
sont également prévus, selon le vice-président d'ADOB,
association qui milite pour la promotion du don d'organes, de tissus et de cellules à travers, notamment l'information et la sensibilisation au public.

en décembre 2014 «vont ramener les rendezvous à quatre ou six semaines maximum, au
lieu de six mois à une année actuellement».
S’agissant de la pathologie, le Pr Bouzid a observé qu’elle est «malheureusement en
hausse» avec 45.000 nouveaux cas enregistrés
chaque année et une prévision de 50 000 cas
en 2015. Les causes suspectées de cette situation sont génétiques (dans 10% des cas), mais
il y a aussi le tabagisme et la pollution atmosphérique. À propos de cette dernière cause, le
Pr Bouzid a signalé que le parc automobile de
l’Algérie fonctionne à 70% au diesel, substance déclarée cancérigène par l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) depuis avril 2014.
À cela s’ajoute la pollution générée par l’incinération des déchets contenant des produits
hautement cancérigènes tels que le plastique,
dont la fumée très toxique est inhalée par les
populations riveraines des décharges sauvages.

TINDOUF

Appel à la création
d’une base de données
sur l’autisme infantile

Les participants à un séminaire sur
«l’autisme infantile», tenu hier à Tindouf, ont plaidé pour la création d’une
base de données sur les cas d’enfants autistes, à l’échelle de wilaya et nationale,
pour faciliter la prise en charge de cette
catégorie sociale.
Les intervenants ont mis l’accent
aussi sur la conjugaison des efforts de
tous, pour une meilleure prise en charge
des enfants autistes et la sensibilisation
de la société sur ce type de troubles psychologiques.
La psychologue Siham Bousbïat, de
l’université d’Annaba, a présenté un exposé sur cette maladie, les méthodes de
son diagnostic, ainsi que sur le traitement et la prise en charge des autistes.
Elle a suggéré, pour une meilleure prise
en charge de cette catégorie d’enfants,
l’ouverture d’un large débat et l’échange
d’idées pour atteindre un consensus dans
la dénomination des comportements du
malade et l’uniformisation de la terminologie liée à la maladie. Cette rencontre
scientifique de deux jours devra examiner une série de questions et recomman-

dations adoptées lors du séminaire régional qu’avait abrité Tindouf l’an dernier, avant de passer en revue les
résultats du sondage mené, dans ce
cadre, par les services de l’Office des
établissements de jeunes (ODEJ), ont
indiqué les organisateurs.
Le séminaire qu’abrite la maison de
jeunes Baztami-Redouane, avec la participation de psychologues, psychiatres,
orthophonistes, pédiatres et autres médecins généralistes, vise le soutien des
familles d’enfants autistes et l’orientation des malades, sur la base de programmes pédagogiques, a indiqué le
directeur de l’ODEJ de Tindouf. Selon
Mokhtar Mediene, trois ateliers ont été
mis en place pour examiner les concepts
et analyse des données, le diagnostic et
la définition des cas à prendre en charge.
Initiée par l’ODEJ, cette rencontre a regroupé également des représentants des
cellules d’écoute au niveau des ODEJ,
des directions de la santé et de l’action
sociale (DAS), ainsi que ceux du centre
psychopédagogique et des jardins d’enfants.

Jeudi 27 Novembre 2014

d’origine végétale et des acides gras mono-insaturés apportés, notamment par l’huile d’olive.
Ses résultats prouvent aussi que, chez les enfants
et adolescents de la région méditerranéenne, de
fortes proportions ont mal adhéré au régime alimentaire traditionnel.
Plus récemment, des études ont démontré
qu’il existait une relation linéaire entre 3 variables : le coût de la nourriture, le respect des habitudes alimentaires et l’obésité. Ainsi, le volet
financier a pris le dessus sur le volet alimentaire.
L’Algérie, qui vit actuellement une période de
transition nutritionnelle, œuvre afin d’encourager les citoyens algériens à mieux consommer.
Dans ce cadre, l’intérêt du respect de la pyramide
alimentaire s’avère crucial pour une qualité de
vie et une santé meilleure, notamment dans le cas
des maladies chroniques.
L’eau, considérée comme physiologiquement
indispensable, est classée à la base de la pyramide. En effet, la quantité d’eau nécessaire à un
adulte de taille moyenne, ne fournissant pas d’effort physique particulier, est d’environ 2,5 litres
par jour dont environ 1 litre est apporté par les
aliments et 1,5 litres par les boissons. Quant aux
enfants âgés de 7 à 12 ans, leur besoin en eau est
estimé à 2 litres par jour.
Enfin, il est important de signaler que l’augmentation du niveau de l’activité physique
constitue un objectif de santé publique qu’il est
intéressant d’associer aux conseils nutritionnels.
L’activité physique n’est cependant pas intégrée
dans la pyramide, parce qu’une pyramide alimentaire reste un schéma dont la structure
concerne avant tout ce qui est mis dans l’assiette.
Wassila Benhamed

Dr LAMINE REDOUANE
MEKACHER :

« Une mauvaise pratique
de la roqia peut entraîner
la mort par intoxication
à l’eau »

Une mauvaise pratique de la roqia peut entraîner
la mort par intoxication à l’eau, si le patient n’est pas
pris en charge immédiatement, a mis en garde, hier,
le Dr Lamine Redouane Mekacher, pharmacien assistant en toxicologie au CHU de Tizi Ouzou. Ce spécialiste, qui a présenté une communication intitulée
"Mauvaise pratique d’une roqia religieuse et intoxication à l’eau : une pathologie évitable" dans le cadre
des Troisièmes Journées nationales de pharmacie, a
expliqué que ce type de traitement basé sur la récitation de versets coraniques sur une eau destinée à être
bue par le malade, peut être fatale à ce derniers, si la
quantité de liquide ingurgitée n’est pas maîtrisée par
le "guérisseur". "Ces pratiques qui sont censées apporter guérison ne sont pas sans dangers", a-t-il insisté. Le Dr Mekacher a expliqué que cette pratique
qui s’est largement répandue en Algérie à partir des
années 1990, consistant à faire boire une quantité excessive d’eau en quelques heures, cause une intoxication appelée "hyponatrémie", une diminution de la
concentration du sodium dans le plasma. Les signes
d’une intoxication à l’eau sont notamment des vomissements, de la fatigue, des convulsions, des tremblements, des crampes, des délires et des hallucinations,
symptômes qui sont souvent pris par le guérisseur
pour une réussite de la roqia, croyant que des esprits
malsains (djins) qui hantent le malade sont en train
d’être expulsés de son corps. "Aussi, au lieu d’arrêter
le traitement, il encourage le patient à boire encore
plus d’eau, ce qui aggrave son intoxication", a-t-il dit.
Ce spécialiste a cité les cas de quatre patients, victimes
d’intoxication à l’eau suite à une roqia mal pratiquée,
et qui ont été admis au CHU de Tizi Ouzou entre juin
2013 et janvier 2014. Ces malades, une femme et trois
hommes âgés entre 35 et 41 ans, dont deux souffraient
de troubles psychiatriques, ont été contraints de boire
entre 15 et 30 litres d’eau en moins de 24h dans l’espoir d’avoir un effet maximal, selon le guérisseur. Ces
malades admis dans un état d’inconscience présentaient tous les symptômes d’une intoxication à l’eau.
L’un d’eux avait fait un arrêt cardiaque, a-t-il observé.
Ils ont été soignés par un apport en sodium et une restriction hydrique qui leur ont permis de récupérer et
de quitter l’hôpital après quelques jours d’hospitalisation, a ajouté le Dr Mekacher qui a signalé des cas
de décès, avant 2013, des suites d’une roqia mal pratiquée. Des mesures doivent être prises pour prévenir
ces cas d’intoxication, a observé le Dr Mekacher qui
s’est demandé s’il n’est pas nécessaire de réglementer,
d’encadrer et de soumettre à des agréments ce type de
pratiques.

Nation

11

Vers un passage du statut de déchet à celui de produit

EL MOUDJAHID

AMéNAGeMeNT DU TeRRIToIRe eT De L’eNvIRoNNeMeNT

Porter un nouveau regard sur la gestion des déchets, l’usage et le devenir de ce que nous produisons : telle est la démarche écologique entreprise
par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement.

La nouvelle stratégie de gestion des déchets
vise à développer une véritable «économie verte».
2014 est l’année charnière pour une gestion qualitative des déchets, où une attention particulière
est accordée à la collecte sélective par la mise en
place de 22 déchetteries et 36 centres de tri qui a
permis à cette industrie de récupération et de valorisation des déchets de se mettre en place progressivement à l’échelle nationale. De par leur
nature et leur composition, les déchets solides ménagers constituent une matière première pour diverses activités économiques, agricoles,
artisanales ou industrielles. L’exploitation de ce
gisement peut avoir des impacts positifs sur toute
la chaîne de gestion des déchets et au-delà (génération d’emplois et de ressources)
Cette gestion circulaire des déchets permettra
de transformer un centre de coût (gestion classique des déchets) en un centre de profit économique, environnemental et social. Cette approche
est la plus efficace pour résoudre le problème de
gestion des déchets dans notre pays.

Les enjeux principaux sont d’une part le développement et l’organisation des filières de recyclage et d’autre part, la réduction des coûts de
collecte et de traitement
A travers le plan d’actions de l’environnement, le taux de recyclage en 2014 atteint les
17%, l’objectif est d’augmenter le recyclage matière afin d’orienter vers ces filières un taux de
25% en 2015, et de 40% à partir de 2016 de déchets ménagers et assimilés. Aujourd’hui, différents dispositifs ont été mis en place, allant des
subventions pour le développement de l’activité
à une réglementaire adaptée, en passant par des
accords avec les investisseurs, et, enfin, différentes actions de communication, de sensibilisation et de formation pour assurer la viabilité
économique de la filière déchets.
on assiste actuellement à un intérêt croissant
des secteurs public et privé à investir dans cette
filière (petites et micro-entreprises), par le biais
notamment des mécanismes incitatifs institués par
l’ANGeM et l’ANSeJ. Des opérateurs algériens

ont récemment mis en service des unités à même
de valoriser le PeT (polyéthylène téréphtalate), à
l’instar des unités de Sétif, Chelghoum el Aid,
Tlemcen, Barika, Annaba, Alger…, le papier et
carton (Alger, tipaza, oran), le verre (Alger,
oran…), le pneu (Sétif, Bordj Bou Arreridj…),
les batteries (Ghardaïa, Sétif, Constantine, Djelfa,
Annaba…). L’un des premiers défis du plan d’action est l’organisation des filières qui impliquent
de nombreux acteurs publics et privés et demande
une forte cohésion entre eux. Les récupérateurs
par filières s’organisent en réseaux, en particulier
pour le papier, le plastique, le verre et le métal ;
l’extension à de nouveaux flux de déchets tels que
les équipements électriques et électroniques (piles
et batteries), textiles, huiles usagées. est en cours.
Dans un contexte caractérisé par un marché et
des filières de recyclage récentes, la formation de
professionnels devient une priorité.
Le Centre national des formations aux métiers
de l’environnement répond à cette exigence. Il
fournira une expertise technique et un support in-

MohAMeD ALIoUI, SG De L’UNPA :

formatif adapté aux recycleurs et aux valorisateurs
des déchets.
Il est chargé de dispenser des formations spécialisées de courte durée complétant la formation
générale acquise au sein des institutions de formation professionnelle, des formations d’initiation, des programmes de mise à jour de
connaissances ou de développement de capacités
pratiques ou analytiques de divers opérateurs et
des programmes de perfectionnement de savoirfaire.
Des formations diplômantes sont dispensées,
selon les termes de la convention signée entre les
ministres de l’environnement et de la Formation
professionnelle.
La formation de techniciens supérieurs «déchettistes» est introduite dans onze établissements
pilotes intéressant 439 stagiaires. L’enseignement
aux métiers verts (déchets, eaux usées, énergies
propres, espaces verts…) a été renforcé durant
l’année scolaire 2014.

« Réunir les conditions pour l’amorce d’une agriculture durable »

Le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA),
Mohamed Alioui, a appelé, hier à
Tlemcen, à réunir les conditions nécessaires pour l’amorce d’une agriculture
durable. Ces conditions exigent le renforcement de la Caisse nationale de
mutualité agricole (CNMA) pour en
faire un institution financière au service
des agriculteurs, en plus de la création
d’un fonds de garantie des crédits agricoles, pour soutenir l’agriculture et les
travailleurs de la terre face aux catastrophes naturelles (sécheresse, inondations... ), a-t-il indiqué, lors d’une
cérémonie de célébration du 40e anniversaire de la création de l’UNPA, organisée au plateau Lalla Setti, en
présence du conseiller à la présidence
de la République, Mohamed Ali Boughazi, de cadres du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, et
d’opérateurs du secteur. M. Alioui a

également insisté sur l’importance des
études prospectives (composantes,
contenus, opérateurs) afin de permettre
au secteur de jouer convenablement
son rôle et d’apporter des solutions,
tout en rappelant que la revendication
principale reste la création d’un haut
conseil national de l’agriculture.
Le secrétaire général de l’UNPA a
aussi précisé que son instance, qui a 40
ans d’existence, a offert aux fellahs une
tribune pour exprimer leurs préoccupations socio-professionnelles et défendre leurs droits et acquis, déclarant :
«Nous sommes fiers des réalisations
acquises et conscients des échecs, des
entraves et des difficultés que rencontre
ce secteur stratégique, et dont le fellah
n’est pas responsable.» M. Alioui a en
outre rappelé les grands projets puisés
du programme du Président de la République, notamment celui visant la
création d’une superficie irriguée d’un

La Protection civile organise, depuis
plusieurs jours, des journées de sensibilisation sur le risque de séisme au
profit des lycéens dépendant
de la circonscription de la direction
de l’éducation nationale d’Alger-Centre. Une initiative d’envergure qui entre
dans le cadre de l’application du programme de sensibilisation et de prévention dans les milieux scolaires
inscrits aux termes de la convention signée entre le ministère de l’Intérieur et
des Collectivités locales et le ministère
de l’education nationale, relative à la
prévention et sensibilisation des
risques majeurs dans le milieu scolaire.
Les conférences et débats sont animés par des officiers, ingénieurs en
science de la terre, ainsi que les chargés
de la sensibilisation de la direction générale de la protection civile. L’outil
pédagogique de sensibilisation consiste
en un grand camion simulateur de
séisme, qui au vu des secousses mécaniquement produites, donne réellement
l’impression qu’un tremblement de
terre est en train de se produire. L’objectif étant de faire vivre un tremblement de terre aux élèves et leurs
inculquer les comportements à adapter

pour se protéger. Avant cette simulation
les conférenciers ont donné un cours
aux élèves durant lequel ils ont longuement parlé du séisme et des exercices
d’évacuation.
Passant à la pratique et une fois le
camion de simulation déclenché, les lycéens ont été invités à appliquer les
consignes données durant le cours.
Il s’agit de se protéger sous la table,
ne pas sortir en courant de la classe, ne
pas sauter au cas où la classe se situe
dans un étage supérieur et aussi s’éloigner le plus que possible des vitres.
Après le «séisme» les élèves ont dû,
sur consigne de leur professeur, sortir,
comme si c’était un réel tremblement
de terre. evacuer calmement, sans panique et s’éloigner du bâtiment pour se
diriger vers le point de regroupement
désigné sur le plan d’évacuation de
l’établissement. Il a été question également de se familiariser aux gestes qui
sauvent en passant par la manière de
vivre et d’anticiper les bouleversements qui en résultent.
Il est à préciser que même les enseignants sont ciblés par cette initiative
puisqu’ils peuvent  eux aussi, contribuer et véhiculer le message d’une ma-

(1) million d’hectares. Selon le secrétaire général de l’UNPA, cette superficie permettra, en cas de disponibilité de
moyens, d’éviter au pays de payer des
factures coûteuses de blé importé (6

milliards de dollars) et de lait (1,2 milliard de dollars). Le même responsable
a abordé les questions auxquelles fait
face le secteur, dont celle inhérente à
«l’agression du foncier agricole».
Le secrétaire général au ministère
de l’Agriculture et du Développement
rural, Fodhil Ferroukhi, a indiqué, dans
son intervention, que sur décision du
Président de la République, le budget
du secteur connaîtra une augmentation
durant le plan quinquennal 2015-2016
de 200 à 300 milliards DA annuellement, soulignant que cette décision a
été prise dans le but d’assurer une autosuffisance et de mettre fin au recours
aux marchés extérieurs. Il a signalé,
d’autre part, la régularisation du foncier agricole après la promulgation des
lois d’orientation et de concession agricoles qui garantissent la préservation
de la terre comme richesse nationale et
protègent le fellah, avant d’exprimer sa

RISQUeS MAJeURS DANS Le MILIeU SCoLAIRe

La sensibilisation s’invite au cours

CRIMINALITé

Libération de deux femmes enlevées
à Skikda et Oran

Deux femmes ont été libérées par les
services de la Gendarmerie nationale à
Skikda et oran quelques minutes après leur
enlèvement grâce au numéro vert 1055, a
indiqué, hier, la Gendarmerie nationale dans
un communiqué.
A Skikda, l'enlèvement de la nommée B.
M. (21 ans) par deux individus munis
d'armes blanches dans un endroit isolé près
de la cité des 1.000 logements dans la commune d'Azzaba, a été signalé via le numéro
1055 dix minutes après par le nommé A. N.
(22 ans) qui était en sa compagnie, selon les
précisions du communiqué. Les recherches
entreprises par les gendarmes du groupement territorial de Skikda ont abouti à la libération de la victime trente minutes après

nière plus large. Le but de la protection
civile étant justement d’accompagner
le développement psychomoteur de
l’enfant en lui transmettant des
connaissances pour se protéger en cas
de catastrophes».
Pour rappel, le plan d’action mené
par la protection civile est réparti sur
trois étapes : Il s’agit d’abord pour un
premier temps de visiter et inspecter la

conformité des établissements. Les visites de prévention donnent ainsi l’occasion de vérifier si les écoles sont
toujours conformes. Ceci dans la mesure où, précise un cadre de ce corps
de secouristes «les certificats de
conformité que nous délivrons peuvent
être annulés au bout d’une année, en
cas de travaux ou de détérioration de la
bâtisse». en seconde étape, il s’agit de

satisfaction quant à la remise d’actes et
à la prise de conscience des agriculteurs de cette situation. Le wali de
Tlemcen, Saci Ahmed Abdelhafid, a
annoncé, pour sa part, que les services
de l’hydraulique réserveront prochainement les eaux superficielles stockées
dans les cinq barrages de la wilaya
pour l’agriculture afin de permettre
l’extension des terres irriguées. La wilaya a enregistré la mise en service de
deux stations de dessalement de l’eau
de mer d’une capacité globale de
400.000 mètres cubes, a-t-il ajouté.
Une exposition de différents produits
agricoles, dont les fruits, les légumes et
les produits d’apiculture, de laiteries et
de pépinière a été organisée pour la circonstance, mettant en relief des specialités modernes ayant trait, notamment
à l’hydraulique, au froid et à l’artisanat
liée à l’activité agricole.

l’information, la sensibilisation, et la
formation aux gestes de premiers secours à travers la mise en place de
plans et exercices d’évacuation. Aussi,
en cas de séisme, comment procéder à
l’évacuation des personnes par
groupes, en toute sécurité et surtout
pour que les élèves ne cèdent pas à la
panique. Pour cela, la troisième étape
s’avère plus qu’importante, puisqu’il
est question de sensibiliser les directeurs d’établissement à prendre des dispositions en faveur d’élèves à mobilité
réduite. Pour cette catégorie il est
conseillé que les classes de cours soient
obligatoirement au rez-de-chaussée.
Pour leur part, les élèves ont pris en
main très aisément les tenants de la situation, ce qui leur a permis de prendre
conscience et qu’en faisant preuve de
bon sens en matière de réactions spontanées, nous pouvons sauver des vies et
limiter l’impact de la catastrophe.
Pour la journée d’hier, les officiers
des sapeurs pompiers ont organisé leur
cours de sensibilisation doublé d’une
séance de simulation au profit des étudiants de l’Université d’Alger 2 de
Bouzaréah.
Mohamed Mendaci

TRAFIC De STUPéFIANTS

Saisie de 40 kilos de kif traité à Béchar et Annaba

son enlèvement, a précisé la Gendarmerie
nationale, ajoutant que les ravisseurs qui
ont réussi à prendre la fuite, ont été identifiés et sont actuellement recherchés.
A oran, un habitant de la ville a avisé la
Gendarmerie par le même numéro pour signaler l'agression de sa voisine B. F. (28
ans) par cinq individus qui l'ont enlevée devant son domicile sis à Sidi el Bachir pour
la conduire en direction du cimetière du village, selon la même source. Les gendarmes
se sont aussitôt déplacés sur les lieux et ont
réussi à libérer la victime qui présentait des
blessures légères au niveau du visage, et à
interpeller trois des ravisseurs en flagrant
délit dans un bois mitoyen au cimetière, a
ajouté la Gendarmerie nationale.

Plus de 40 kilos de kif traité et
plus d'une centaine de comprimés
de psychotropes ont été saisis dernièrement par les services de la
Gendarmerie nationale dans les wilayas de Béchar et d’Annaba, indique mardi le Commandement de
la Gendarmerie nationale dans un
communiqué.
A Béchar, les gendarmes de la
compagnie de Béni-ounif et de la
section de sécurité et d'intervention
du groupement territorial ont interpellé mardi, deux dealers à bord
d'un véhicule léger en possession de
39 kilos de kif traité, précise la
même source. Poursuivant les investigations, et en vertu d'un mandat de perquisition, les gendarmes

Jeudi 27 Novembre 2014

ont interpellé 6 complices dont un
Marocain et récupéré dans leurs domiciles une camionnette, 3 véhicules légers, une paire de jumelle,
16 g de kif traité et la somme de
1.653.750 DA, ajoute le communiqué. Par ailleurs, un septième acolyte s'est présenté par son propre
gré à la brigade de la Gendarmerie
nationale de Beni-ounif, chargée de
l'enquête, précise la même source.
A Annaba, les gendarmes de la brigade de Chorfa ont présenté devant
le procureur de la République près
le tribunal d'el-hadjar, 6 personnes,
pour détention et commercialisation de stupéfiants. Quatre d'entre
elles ont été placées sous mandat de
dépôt et les deux autres sous

contrôle judicaire, souligne le communiqué de la GN. Il est rappelé
que les gendarmes de ladite brigade
ont interpellé un des mis en cause à
bord d'un véhicule léger, en possession de 1,800 kg de kif traité.
La poursuite des investigations
a mené ces gendarmes à la saisie,
dans son domicile, 131 g de la
même substance et 13 comprimés
de psychotropes.
D'un autre côté, et dans la même
ville, les gendarmes de la brigade
d'oued-el-Aneb ont interpellé un
dealer le mis en cause et la saisie,
dans son domicile, 54,5 g de kif
traité, 100 comprimés de psychotropes et 2 armes blanches.

EL MOUDJAHID

L

Economie

Recours à l’expertise de la Banque mondiale
AméliorAtion du climAt des AFFAires en Algérie

La première mission de la BM, constituée d’une douzaine d’experts, sera à Alger le 13 décembre prochain.

Ph. Louisa M.

e ministre de l’industrie et des mines,
m. Abdessalem Bouchouareb, à présidé,
hier, au siège de son département, une
cérémonie de signature d’une convention avec
la Banque mondiale, en présence du représentant résident de cette institution, en Algérie, m.
emanuel noubissié ngankam, du sg de
l’ugtA et du patronat. la convention en question portera sur une assistance technique remboursable sous forme d’accompagnement et de
coaching au profit du ministère concerné, et du
comité du doing Business installé en mars
2013. cette mission durera près d’une année et
consistera à mettre en place les outils opérationnels et garantir le cadre idoine pour mener à
bien le processus devant aboutir à la facilitation
des procédures administratives, la réduction des
délais et des coûts des démarches administratives, accélérer le rythme de création d’entreprises, ainsi que l’amélioration des conditions
de l’investissement.
le ministre de l’industrie et des mines a fait
part, à cette occasion, d’une présentation au
gouvernement, dans les prochains jours, d’une
communication dans le but d’accélérer la mise
en œuvre des points identifiés en matière
d’amélioration du climat des affaires. « Je suis
résolu à ce que 2015 soit l’année de l’amélioration de l’environnement des affaires telles que
dicté dans le plan d’action », a affirmé dans ce
sens m. Abdessalem Bouchouareb. Aussi,
ugtA et patronat sont engagés dans le même
objectif, a-t-il fait savoir. le ministre a également mis en avant l’engagement du gouvernement à diversifier davantage l’économie
nationale hors secteur des hydrocarbures, a-t-il

ajouté. A ce propos, le ministre affirmé que le
tripartisme qui « n’est pas une action conjoncturelle » permet aux partenaires de la tripartite
de parachever ce processus.
le représentant de la Banque mondiale a
pour sa part mis en évidence le partenariat qui
devrait exister entre le ministère de l’industrie
et la Bm. m. emanuel noubissié ngankam a
également souligné les vertus du dialogue tripartite qui régit les rapports entre le gouvernement algérien et ses partenaires sociaux, en ce
sens qu’il leur « permet de s’acheminer vers un
objectif commun  ». «  cette cérémonie est
l’aboutissement de gestion de votre volonté et

celle de la Banque mondiale de pouvoir arriver
à l’amélioration substantielle du climat des affaires en Algérie », ajoutera-t-il.
le représentant de la Bm a indiqué que la
première mission de la Bm, constituée d’une
douzaine d’experts, sera à Alger le 13 décembre
prochain, et entamera sa première séance de
travail le 14 du même mois. le sg de l’ugtA
fera part, quant à lui, de « signaux positifs de
l’amélioration des indicateurs de l’économie algérienne  ». tout en soulignant les avancées
dans le dialogue économique et social consacré
dans le cadre du pacte national économique et
social de croissance, m. Abdelmadjid sidi saïd

gulF BAnk AlgeriA Fête son 10e AnniversAire

Un parcours jalonné de succès

gulf Bank Algeria a célébré son
dixième anniversaire. un parcours
marqué par des succès incontestables. succès auxquels, le directeur
général de la banque, mohamed
louha, associe surtout la clientèle.
et pour le lui rendre bien, la banque
ne lésine pas sur les moyens pour
satisfaire cette clientèle par une panoplie d’offres. elle a vu le jour en
Algérie en 2004, et depuis, elle fait
preuve de dynamisme, d’innovation
afin d’être toujours à la pointe des
dernières tendances en matière de
service bancaire. c’est donc en
toute logique que la gBA a décidé
de célébrer ses dix ans d’existence
en proposant des services novateurs
à ses clients. elle offre des produits
et des services avant-gardistes à la
disposition de sa clientèle. c’est
comme cela qu’elle a su se faire une
place dans le secteur des services
bancaires. gulf Bank Algeria est en
permanence à l’écoute des entreprises et des particuliers afin de
pouvoir leur offrir la gamme de produits la plus innovante et services financiers les plus personnalisés qui
soient. c’est ainsi que gulf Bank
Algeria a été la première banque à
lancer le e-commerce, le mandat par
dAB, le self banking et drive ban-

king, le sms et e-mail notifier ; et
leader dans les cartes bancaires internationales. cela explique la capacité de gBA à miser sur le futur et
l’idée que l’innovation et le progrès
sont un objectif concret, auquel il
faut tendre en permanence. croyant
au potentiel des entreprises algériennes, 28% des crédits à moyens
et longs termes sont alloués à nos
clients. Ainsi, gBA est aujourd’hui
très active en Algérie dans le domaine du financement du développement.
par ailleurs, gulf Bank Algeria
s’implique dans l’action sociale par
le biais du mécénat avec 84 millions
de dinars consacrés aux œuvres de
bienfaisance et à la promotion de la
culture algérienne. gulf Bank Algeria compte s’investir davantage
dans notre pays qui est épargné par
les secousses de l’économie mondiale et bénéficie d’une conjoncture
favorable. d’ailleurs, tous les professionnels de la finance se félicitent d’un bon tableau de bord.
Aussi, il convient 6.000 millions de
dinars ont été investis dans le développement de son activité, notamment dans l’élargissement du réseau
qui compte aujourd’hui 46 agences
réparties sur 30 wilayas, et 10

agences prêtes à ouvrir dans 8 autres
wilayas. pour gulf Bank Algeria, la
force des hommes est un moteur de
croissance et de développement. il
faut reconnaître que la Banque n’a
pas déçu jusqu’ici. c’est pourquoi
la banque compte plus de 800 collaborateurs ; et 10% de la masse salariale correspondant à 52.248
heures sont consacrées à la formation de ses cadres algériens. gulf
Bank Algeria maintient ce cap et
continue à œuvrer pour le développement de l’économie Algérienne et
offrir les meilleures prestations à ses
clients.
la banque a décidé de s’impliquer davantage dans l’accompagnement du développement du pays en
de nombreux domaines. Qui est
épargnée par les secousses de l’économie mondiale et bénéficie d’une
conjoncture favorable. les professionnels de la finance se félicitent
donc d’un bon tableau de bord. tout
compte fait, gBA présente dans le
secteur banquier depuis 2004, célèbre ainsi cette année 10 ans de valeurs, d’engagement et d’activités,
qui ont accompagné le développement et la croissance de la vie économique et sociale de l’Algérie.
Farid Bouyahia

OPEP : l’urgence d’un consensus

Le consensus affiché lors de la 165e réunion
de l’OPEP ne semble pas être au rendez-vous
cette fois, à l’occasion de la réunion aujourd’hui à Vienne des pays exportateurs de pétrole.
Lors de la rencontre du 11 juin, les pays de l’Organisation ont fait preuve d’un unanimisme sans faille
quant au maintien du plafond de la production à 30
millions de barils par jour et qui a permis de consolider la stabilité du prix de référence oscillant entre
105 et 110 dollars le baril acquise depuis la réunion
de décembre 2013. Le désaccord est apparu béant
lors de la rencontre qui a regroupé mardi dernier les
principaux acteurs de l’Organisation, à savoir l’Arabie saoudite, le Venezuela, la Russie et le Mexique.
Devant la dégringolade inquiétante du prix de l’or
noir, où le Brent avoisine les 78 dollars le baril, les représentants de ces quatre pays ne sont pas parvenus
à une entente sur une révision vers la baisse de la production pétrolière. Alors que des experts affirment
sans ambages que le marché à été suralimenté depuis.
« Tous les experts pensent qu’il y a une surabondance
de l’offre sur le marché pétrolier et l’an prochain il
le sera encore plus », a déclaré le ministre iranien du
Pétrole. Un état de fait qui a fait chuter le prix du

15

baril à plus de 30% tombant à son plus bas niveau
depuis quatre ans. Selon bon nombre d’analystes, ce
déséquilibre grandissant entre l’offre et la demande
n’est pas en mesure d’être absorbé de sitôt, malgré
l’hiver rigoureux qui commence à pointer du nez
dans les pays du Nord et aux Etats-Unis. Un autre
facteur est venu gripper la machine, celui du renforcement du billet vert face aux autres devises. La réunion d’aujourd’hui risque d’être houleuse entre les
partisans d’une baisse de production et défenseurs
du statu quo et particulièrement entre le Venezuela
et l’Arabie saoudite. Dans ce sens où la chute des
cours du brut pèse lourdement sur les recettes budgétaires des membres de l’Organisation. «  Nous
avons convenu que le prix du pétrole n’était pas bon
[...]. Tout le monde est inquiet de la situation du marché pétrolier », a déclaré Rafael Ramirez, le ministre
vénézuélien de l’Énergie. A Vienne aujourd’hui et
quelle que soit la teneur des conclusions de la réunion, elle aura tout de même le mérite de souligner
la nécessité d’entreprendre ‘‘une démarche consensuelle nécessaire pour dégager des solutions stables’’
pour réguler un marché déjà « noyé ».
mourad termoul

Jeudi 27 novembre 2014

a émis le vœu que cette « confiance » entre les
partenaires algériens « soit encadrée par une
expertise positive et non agressive qui soit
basée sur une réalité et non des approches subjectives ». même préoccupation partagée par le
patronat qui s’est dit disposé à contribuer à
l’amélioration du climat des affaires et à toute
action qui contribuerait à la consolidation de
l’économie nationale.
il y a lieu de rappeler que le ministre de l’industrie et des mines, m. Abdessalem Bouchouareb, avait déclaré, lors d’une séance de
travail sur les grands axes du programme de réformes économiques engagées par le pays,
tenue, fin octobre, au siège de la Banque mondiale à Washington, que le rapport 2015 doing
Business de la Banque mondiale sur l’Algérie
devrait aider l’Algérie à améliorer son climat
d’affaires dans les domaines couverts par les indicateurs » et cela même si le « classement n’est
pas une fin en soi ».
le ministre avait précisé à l’issue de cette
séance, qui s’est déroulée en marge de la semaine algérienne consacrée à l’investissement
et aux affaires « doing business in Algeria »,
que cet effort devra garantir toutes les conditions d’attractivité de l’investissement, notamment, la facilité d’accès aux crédits,
l’amélioration de l’offre foncière, la réalisation
des infrastructures de communication et la réalisation des zones industrielles. le rapport 2015
doing Business de la Bm sera examiné, dans le
détail, par le gouvernement algérien, à même
d’identifier de nouvelles actions susceptibles
d’orienter la démarche globale de réforme.
D. Akila

AménAgement des pArcs
industriels

Sélection prochaine
des bureaux d’études

l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref) a lancé, récemment, un avis
d’appel à présélection nationale et
internationale en vue d’établir une
« short-list » des bureaux d’études
qui seront chargés de l’aménagement des parcs industriels.
cet avis d’appel, premier du
genre de cette agence, permettra de
désigner les bureaux d’études ou
groupements chargés de la réalisation d’études de maîtrise d’œuvre de
parcs industriels s’étalant sur une superficie totale de 12.000 hectares au
niveau national, a indiqué le directeur général de l’Aniref, m. Hacène
Hammouche, dans un entretien à
l’Aps. il s’agira de lancer des appels
à présélection et d’évaluer les soumissions en une seule fois pour établir cette « short-list » à partir de
laquelle seront sélectionnés les bureaux d’études, et ce, au fur et à mesure des besoins d’aménagement des
parcs industriels. « Face à l’importance accordée par les pouvoirs publics au foncier industriel et à
l’urgence de la mise en place de ces
parcs, on a opté pour cette démarche
de pré-qualification technique de bureaux d’études afin d’éviter les procédures administratives trop lentes et
d’accélérer les délais de réalisation », explique m. Hammouche.
l’ouverture des plis des soumissions
est prévue le 16 décembre prochain,
sachant que les bureaux d’étudescandidats doivent justifier d’une expérience
dans
les
projets
d’envergure en matière d’aménagement d’espaces urbains d’au moins
de 50 hectares ou de réalisation
d’hôtels 5 étoiles et d’édifices de
grande envergure. le même responsable assure que les bureaux
d’études intéressés par ce projet seront traités sur un pied d’égalité
qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Un nombre de 21 sites
identifiés pour abriter
les parcs industriels
concernant la deuxième phase du
projet, une autre « short-list » de présélection d’entreprises, qui seront
chargées de la réalisation de ces

parcs industriels, sera établie avant
même la fin des études pour la maîtrise d’œuvre élaborées par les bureaux d’études. « pour gagner du
temps et accélérer les délais, ces entreprises seront sélectionnées pour
être prêtes à entamer les travaux de
réalisation une fois que les études
auront été achevées », avance le directeur général de l’Aniref, précisant
que ces sociétés doivent répondre à
certains critères permettant de garantir la qualité des travaux pour être
conformes aux standards internationaux de réalisation des parcs industriels.
les travaux seront lancés sur 21
sites déjà identifiés en attendant que
d’autres assiettes foncières soient
dégagées. Au niveau de l’aménagement, ces parcs disposeront notamment de l’éclairage public, des
réseaux d’assainissement et d’alimentation en eau, des stations
d’épuration, des voiries, d’espaces
verts et de services d’appui à l’investissement comme les banques et les
assurances.
une des spécificités de ce projet
d’aménagement est que la nouvelle
conception de ces futurs parcs industriels prévoit une spécialisation des
activités pour chaque zone composant ce parc en prenant en considération les besoins de la région
concernée. A l’effet d’améliorer davantage l’offre foncière, un programme de réhabilitation des zones
industrielles et des zones d’activités
a été engagé par les pouvoirs publics
depuis ces dernières années, rappelle-t-on. un total de 168 opérations de réhabilitation avaient été
menées tandis que d’autres avaient
été lancées à travers des programmes complémentaires et de développement spéciaux touchant le
sud et les hauts plateaux. malgré ces
efforts, une pression s’exerce toujours sur l’offre du foncier industriel.
c’est dans ce sens que le gouvernement a engagé un programme prévoyant l’aménagement de 49
nouveaux parcs industriels pour un
montant de 288 milliards de dinars,
permettant une densification du tissu
industriel.

16EL MOUDJAHID

U

Société

La direction de Sonelgaz Bologhine sensibilise
sur ce tueur silencieux
PORTES OUVERTES SUR LES DANGERS DU GAZ

Une campagne de sensibilisation sur les risques d’asphyxie au monoxyde de carbone provoquée par le gaz de ville et le gaz butane a été lancée, mardi dernier, par la direction de la
distribution Sonelgaz de Bologhine, à travers des portes ouvertes en direction du grand public.
de distribution Sonelgaz de Bologhine. Entouré de ses invités, le
directeur de la SDA, M. Guerfi,
n’hésitait pas à donner lui-même
des explications et quelques informations et recommandations de
base pour une utilisation plus sûre
de cette énergie, sur la vérification
et le contrôle de l'installation interne de gaz une fois par an sur les
nouvelles installations qui pourraient présenter un risque de fuite,
sur le contrôle au niveau des soudures et des robinets, sur le respect
du délai de validité du tuyau à gaz
qui alimente la cuisinière… Autant d’informations et de rappels
que les visiteurs accueillaient avec
intérêt. Les représentants de la
Protection civile présents à ces
portes ouvertes ont fait devant le
public une démonstration de secours de victimes asphyxiées par
le gaz en montrant les premiers
gestes à accomplir devant ce genre
d’accidents. Les stagiaires venus
des centres de formation en élec-

Ph. : Louiza

ne exposition, des affiches
avec des conseils utiles ont
été mis en évidence afin
que les citoyens prennent connaissance des risques d’asphyxie
au monoxyde de carbone en cette
période hivernale 2014, où les
équipements de chauffage fonctionnant au gaz sont utilisés en
force.
Des équipements d’intervention
en cas d’asphyxie au gaz sont présentés au public avec de simples
actes de simulation. C’est le directeur du centre de Bologhine,
Guerfi Fouad, qui a procédé à
l’ouverture de cette campagne
dont le lancement s’est fait dans la
commune de Douera «chaque
année, et c’est devenu une tradition, nos campagnes de sensibilisation au danger du gaz sont
entamées à partir des localités
ayant récemment bénéficié d’une
mise en service du gaz de ville»,
nous dit Mlle Ammi Amel, chargée
de communication de la direction

tricité, premiers intervenants de
demain, étaient tout ouïe devant
toutes les explications fournies par

les spécialistes et experts de la
SDA de Bologhine. Ces portes ouvertes, qui seront organisées

ACCIDENTS DOMESTIQUES

jusqu’au mois de mars prochain
sur toutes les communes qui dépendent de la SDA de Bologhine,

prévoient aussi des visites de sensibilisation sur les risques d’asphyxie au gaz, qui devront être
effectuées au sein des établissement scolaires dans le but de sensibiliser le milieu scolaire, un des
principaux acteurs pouvant changer positivement les choses et éviter à des familles entières d’être
exposées aux émanations de gaz
toxiques dues aux fuites de gaz.
«Parvenir à ce que les citoyens
soient conscients des éventuels accidents domestiques dûs au gaz et
prendre les précautions nécessaires pour les éviter reste notre
première ambition à travers ces
campagnes de sensibilisation»,
conclut Mlle Ammi. Rappelons que
la direction générale de la Protection civile a organisé au début du
mois de novembre une semaine de
prévention contre les accidents domestiques et les asphyxies causées
par les gaz de combustion, en vue
de sensibiliser les citoyens à ces
accidents, en hausse ces dernières

La prévention et la sensibilisation, seules remparts
à ce grave phénomène

Ils ne sont pas plus hauts que trois pommes mais
leur curiosité et leur désir de fouiner partout les mènent à tous les dangers. Ce sont les enfants qui
constituent la population la plus exposée aux accidents domestiques. Chaque année plus d’un million
d’enfants sont victimes d’accidents domestiques et
la tranche d’âge la plus touchée est celle comprise
entre 0 et 5 ans, les plus fureteurs et les plus inconscients sur les dangers qui les guettent. La maison est
un vrai champ de mines pour ces derniers. Plus de
la moitié des accidents de la vie courante surviennent à l'intérieur du foyer. Et pourtant, quelques précautions simples permettent d'éviter un drame.
Chutes, brûlures, intoxications aux détergents, électrocution… Si la plupart des victimes s'en sortent
avec quelques blessures, d'autres doivent apprendre
à vivre avec un handicap et certains en meurent.
L'unique solution à ces catastrophes «silencieuses»
est la prévention, même s’il est difficile de tout prévoir ou de toujours surveiller un enfant de cet âge.
Une prévention continue et soutenue qui se base sur
une communication à grande échelle, avec des supports conséquents qui feront passer des messages à
l’adresse des enfants mais surtout des parents.
«L'approche préventive doit être basée sur trois axes
essentiels, à savoir une bonne connaissance de la situation épidémiologique, une stratégie efficiente
d'information, d'éducation et de communication visant à modifier les attitudes et les comportements de
la population, une révision concernant la réglementation et les normes de sécurité des produits divers
à l'origine des accidents observés chez les enfants»,
nous dit docteur Belhadj, spécialiste des brûlés. Des
campagnes de prévention continues, permanantes et
constantes sont aussi à préconiser. C’est ce qu’a fait
la semaine dernière la wilaya de Blida. Une campagne de sensibilisation contre l’asphyxie au monoxyde de carbone et les accidents domestiques a
été lancée dimanche 23 novembre à Blida par les
services de la direction de wilaya de la Protection
civile. Cette initiative, qui prendra fin demain, est
destinée aux élèves des troisième et quatrième années moyenne et a été menée en coordination avec
les services de la Sonelgaz, la Direction de la Santé
et de la population (DSP). Des visites ont été programmées dans des établissements scolaires dans les
communes d’Oued Djer, Blida, Djebabra, Ouled
Yaiche, Mouzaia, Larbâa, Chiffa, Bouinane, Beni
Mered et Hammam Melouane.
Le choix des 3e et 4e AM a été dicté par le fait que
les programmes scolaires de ces années en sciences
expérimentales et technologiques comportent des leçons sur les interactions chimiques, notamment les
interactions des matières dont se dégage le monoxyde de carbone et d’autres types de gaz toxiques.
Des conférences thématiques ont été présentées par
des spécialistes au profit des élèves, des enseignants
et des autres encadreurs des établissements scolaires, estimant que les catégories ciblées par cette

campagne de sensibilisation auront, à leur tour, à
«transmettre le message à leurs parents et proches».
La campagne de sensibilisation a également touché
de nouvelles cités où ont été relogées, récemment,
plusieurs dizaines de familles, ainsi que des zones
rurales, qui enregistre généralement une hausse des
accidents domestiques (incendies, brûlures, électrocution...) et des cas d’asphyxie au monoxyde de carbone. Spécialistes, médecins et psychologues

insistent sur le renforcement de l’information et la
sensibilisation, non pas pour stopper ces types d’accident mais au moins pour diminuer le nombre d’accidents et de handicaps. Selon les participants à ces
journées, la sensibilisation et le rôle joué par le mouvement associatif dans la prévention des accidents
domestiques demeurent plus qu’importants afin
d’éviter ce genre de drames. À titre d’exemple et
rien que pour l’année 2013, la clinique des Brûlés à

ASPHYXIE AU MONOXYDE
DE CARBONE

Pasteur a enregistré 449 accidents domestiques de
brûlures dont 239 mortels, selon le Pr Bouattou,
exerçant à cette clinique. Ce spécialiste précise que
les enfants en bas âge sont les plus exposés aux accidents qui surviennent à domicile. «Les statistiques
d’une enquête pilote réalisée entre 1998 et 2000 ont
montré que 52 % des victimes d’accidents domestiques sont de la tranche d’âge allant de 0 à 4 ans,
suivi des enfants âgés entre 5 et 9 ans (27,9 %) et
enfin de 10 à 14 ans (20,1 %)», souligne-t-il, tout en
précisant que «80 % de ces accidents surviennent
dans des zones urbaines, dont 50 % dans des immeubles et 35 % à l’intérieur des cuisines».
Par ailleurs, le Pr Bouattou a lié les causes de ces
accidents domestiques à plusieurs facteurs. «Pour
les enfants en bas âge, les adultes ont une grande
part de responsabilité dans les accidents qui surviennent à domicile. Un manque de surveillance peut
s’avérer fatal. Dans son développement psychologique, l’enfant cherche une autonomie et de nouvelles expériences dans la vie, d’où l’importance de
la vigilance». À cela s’ajoutent, l’environnement
matériel, à savoir la multiplication des lieux à risque
à l’intérieur de la maison, et le faible niveau socioéconomique des familles, caractérisé par des habitations vétustes, ressources insuffisantes, etc. Pour
ce qui est des cas des intoxiqués au monoxyde de
carbone, les spécialistes imputent ce genre de drame
à l’absence de ventilation dans les maisons, l’installation des chauffages par un personnel non qualifié
et la non-conformité de certains appareils aux
normes requises.
F. L.

L’ASSOCIATION NATIONALE DE SENSIBILISATION ET DE PRÉVENTION DES BRÛLURES

Trop nombreux sont les enfants victimes d’accidents domestiques.
Chutes, brûlures, intoxications... ce
sont d’éventuels risques qui guettent
nos chérubins à l’intérieur de la maison. Ces accidents, parmi tant d’autres,
sont à l’origine d’un certain nombre de
décès, de brûlés et de handicapés.
C’est pourquoi la vigilance doit être
une priorité dans chaque foyer. En
effet, dans chaque coin et recoin du
domicile existe un danger potentiel qui
peut mettre en péril la vie des enfants.
Prises électriques, marmites pleines de
mets chauds voir brûlants, baignoire,
produits de nettoyage, rebords de balcons et de fenêtres... sont autant de
points dangereux et qui sont sujets à la
curiosité des enfants ; et la cuisine est
le lieu qui concentre le plus de dan-

Afin d’éviter l’irréparable

gers. Il faut savoir qu’une minute,
voire une seconde d’inattention de la
part des parents peut avoir des conséquences sur l’avenir de ce qu’on a de
plus cher au monde, nos enfants. Partant de ce principe, et convaincue de
l’évidence que des précautions simples
permettent d'éviter un drame, l’Association nationale de sensibilisation et
de prévention des brûlures ne cesse de
mettre en garde les conséquences fâcheuses des accidents survenus dans
les foyers.
Cette association, présidée par le Dr
Myriam Behloul, ne cesse de multiplier ses actions en vue de sensibiliser
et informer le grand public en général
et parents en particulier sur les risques
qui résident au niveau de la cuisine,
notamment, et les gestes simples à

adopter pour éviter, dans beaucoup de
cas, l’irréparable. Le Dr Behloul a indiqué lors d’une rencontre que les accidents domestiques profitent de
manque de méfiance et de vigilance
des personnes qui s’occupent de la
garde de l’enfant, ajoutant, qu’il est
possible de les réduire considérablement grâce à des actions préventives.
La présidente de l’association qui est,
également, maître-assistante en chirurgie à la Clinique centrale des brûlés à
Alger, explique que la plupart des cas
d’accidents sont dûs à une négligence
qui peut causer, en une fraction de seconde des conséquences fâcheuses.
Elle tient à préciser que les accidents
qui surviennent dans les foyers posent
un véritable problème de santé publique en Algérie en raison de la mor-

années. Et Pour garantir la réussite
de ces journées, un riche programme a été tracé, en coordination avec les différents secteurs
concernés dont les ministères de la
Santé et de l'Éducation nationale
et les services de Sonelgaz pour
consacrer la culture de la prévention chez les citoyens. Lors de ces
journées, les consommateurs et
utilisateurs de cette énergie ont été
informés des règles et des normes
sécuritaires à respecter pour prévenir les accidents d'asphyxie causée par les gaz de combustion.
Notons que les services de la Protection civile ont estimé le nombre
des décès par asphyxie enregistré
en 2013 à 230. 1.701 personnes
ont été incommodées ou intoxiquées par les gaz brûlés ou le monoxyde de carbone. Rappelons
enfin que le ministère du Commerce avait procédé jusqu'à présent au retrait de 40.000 appareils
de chauffage contrefaits.
Farida Larbi

bidité, de la mortalité et des handicaps
qui en résultent. Citant, entre autres, le
danger du feu, le Dr Behloul a fait savoir que les données de l’enregistrement des accidents domestiques de
l’enfant de moins de 15 ans, mis en
place par le ministère de la Santé, font
état de 45.698 cas de brûlures cutanées
au cours de l’année précédente. Insistant sur l’importance de la prévention,
la présidente de l’association a mis en
garde contre des pratiques dangereuses
comme la mauvaise utilisation de la tabouna et les cocottes-minute de mauvaise qualité peuvent faire des ravages
dans la maison, d’où la nécessité de

rester éveillé, car, et on ne le dira jamais assez, mieux vaux prévenir
que guérir.
Kamélia H.

Des chiffres
alarmants

Chaque hiver, les victimes de fuite de
gaz se succèdent en Algérie. On dénombre ces dernières années un grand nombre d’asphyxies au monoxyde de
carbone et de décès liés à des accidents
de gaz, notamment dans l’est du pays.
En 2012, 151 personnes sont décédées
après avoir inhalé du monoxyde de carbone. Ce gaz qui n’a ni couleur, ni odeur,
surprend les ménages algériens, qui découvrent leur intoxication plusieurs jours
après avoir inhalé du monoxyde de
carbone. Les raisons de ces accidents
sont nombreuses d’après la Protection civile : non-conformité des équipements
de chauffage, mauvaise ventilation…
Les familles, inconscientes des risques
encourus par un mauvais entretien, ne
renforcent pas leur vigilance et s’exposent d’autant plus à ce danger domestique.
Pour cette année, cinquante-quatre
personnes victimes d’asphyxie au monoxyde de carbone ont été secourues et
sauvées d'une mort certaine, depuis janvier dernier, dans 28 interventions effectuées par les services de la Protection
civile. Ce bilan est en baisse par rapport
à l'année 2013 qui compte 202 personnes
sauvées et 21 autres qui ont malheureusement perdu la vie suite à ce drame.
Dans le but de réduire davantage le
nombre d'accidents domestiques et préserver la vie des citoyens, une caravane
de sensibilisation sur les risques d’asphyxie au monoxyde de carbone a été
lancée sur tout le territoire national.
Cette campagne de sensibilisation et
de vulgarisation d’une semaine vise à ancrer la culture de prévention contre les
risques d’asphyxie au monoxyde de carbone, notamment en période hivernale.
Des équipes mobiles se rendront à
cette occasion vers les localités rurales
récemment raccordées au réseau de gaz
naturel dans le but d'informer les abonnés sur les conditions d'utilisation de
cette énergie et les mesures qu’ils doivent prendre pour s’assurer que leurs
chauffages fonctionnent sans aucun
risque.
Kamélia H.

Jeudi 27 Novembre 2014

EL MOUDJAHID

SANTÉ

Plusieurs cas
de jaunisse
à Chelghoum-Laïd
à Mila

Plusieurs cas de jaunisse, une
maladie localement appelée
«Boussafaïr», ont été enregistrés «dernièrement» dans la
commune de Chelghoum-Laïd
(Mila), a indiqué lundi le directeur de wilaya de la santé, Mahieddine Tibeur.
Ces cas, dont le nombre n’a
pas été précisé, ont été diagnostiqués parmi des écoliers, a précisé le même responsable,
soulignant que des analyses
sont effectuées par les services
sanitaires pour déterminer
l’origine de cette infection qui
a suscité l’inquiétude des parents d’élèves et de la population.
Les Unités de suivi et dépistage (UDS) de santé en milieu
scolaire ont accordé des congés
de maladies «d’une semaine et
plus» à plusieurs élèves, ont déclaré des proches d’une écolière malade.

CONSTANTINE

12 nouveau-nés
souffrant
d’une infection
à la salmonelle
placés en
quarantaine
au CHU

Douze nouveau-nés présentant les symptômes d’une infection à la salmonelle ont été
placés en quarantaine au centre
hospitalo-universitaire (CHU)
de Constantine, a indiqué lundi
le chargé de communication de
cet établissement.
Au cours d’une conférence
de presse, Aziz Kabouche a affirmé que les bébés en question
réagissent «favorablement»
aux soins administrés par le
staff médical, ajoutant que leur
état «s’améliore progressivement».
Revenant sur l’origine de
cette contagion, le responsable
a précisé que c’est un nouveauné évacué à la fin octobre dernier vers le service de
néonatalogie du CHU, depuis
une clinque privée, ensuite hospitalisé pour un état fébrile, qui
est à l’origine de la contamination des autres nourrissons.
Au total, a-t-il poursuivi, les
symptômes de l’infection à la
salmonelle ont été observés sur
dix-sept nouveau-nés présents
au service de néonatalogie.
Cinq d’entre eux ont quitté
l’hôpital après avoir reçu les
soins nécessaires, a-t-il ajouté.
Causé par le manque d’hygiène ou par la consommation
d’aliments crus ou insuffisamment cuits, ce type d’infections
à la salmonelle donne lieu, essentiellement, à des crampes
abdominales, des diarrhées et
de la fièvre, a encore indiqué
M. Kabouche, précisant que
l’infection peut s’avérer grave
lorsque ce sont des nourrissons,
des personnes âgées ou des malades chroniques qui en sont atteints.

17

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE
LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES

134 cas d’actes de violence
à Mascara en 2014

Les violences faites aux femmes sont de l’ordre de 134 cas d’actes de violence
physique, sexuelle et psychique en 2014, contre 177 en 2013, selon le rapport
annuel des services de police de la wilaya de Mascara.

S

uite à ces violences, l'étude
rendue publique à l'occasion
de la campagne internationale de lutte contre la violence à
l'égard des femmes (du 25 novembre au 10 décembre) souligne que
la majorité des victimes habitent
les villes. Le rapport a, par ailleurs,
fait observer que la majorité des
femmes violentées habitent dans
les quartiers populaires ou appartiennent à la classe moyenne.
Les explications apportées font
état de plusieurs recommandations
pour mettre fin à ce phénomène,
appelant à la nécessité de considérer la violence faite aux femmes
comme une affaire d'opinion publique et exhortant l'État à assumer
ses responsabilités par la révision
radicale des lois en vigueur pour
les mettre en adéquation avec la
Convention sur l'élimination de
toutes les formes de discrimination
à l’égard des femmes. En outre, au
cours de cette journée de commémoration, les intervenants qui se
sont relayées à la tribune de la salle
de conférences de la maison de la
Culture Abi-Ras-Ennaciri de Mascara, ont aussi mis l’accent sur les
troubles comportementaux des
femmes battues et les séquelles
laissées par ces actes de violence
familiale où c’est l’homme qui est
l’agresseur et la femme est victime,
car c’est le scénario de contrôle et
d’abus de pouvoir le plus fréquemment si certains estiment cependant qu’il arrive que l’homme soit
victime de violence et que les effets sur les enfants qui en sont témoins sont les mêmes. Toutefois
toutes les données disponibles indiquent que ces cas sont minoritaires, particulièrement en ce qui

concerne les répercussions qualitatives sur les victimes. Le père ou le
partenaire masculin exerce souvent
un pouvoir autoritaire et la mère
n’est pas autorisée à prendre des
décisions dans la famille. La victime peut souffrir d’une faible estime de soi, de dépression,
d’anxiété, des sentiments de désespoir l’animent et elle arrive à se
considérer comme responsable de
la situation. La thérapie de soutien
psychologique de groupe ou individuelle est très efficace pour de
nombreuses victimes de violence,
en ce sens qu’elle met en place un
dispositif d’écoute pour apprendre
aux victimes que d’autres vivent
aussi cette même expérience et de
rompre le silence. De quelle façon
peut-on empêcher que la violence
soit la clé du respect au sein des re-

lations familiales et les stratégies
d’intervention et de prévention à
mette en œuvre pour lutter contre
toutes les formes de violences, ce
sont les principales questions autour desquelles se sont articulées
les interventions des participants à
cette journée d’étude pour nommer
la violence, comprendre ses causes
et élaborer des stratégies pour mettre fin à la violence et proposer des
attitudes et des comportements de
rechange. Une journée symbolique
au cours de laquelle plusieurs
femmes travailleuses dans différents secteurs ont été récompensées et reçu des cadeaux et une
exposition photos et de dessins de
caricature et de tableaux d’art plastique a été organisée au hall des
arts de la maison de la Culture.
A. Ghomchi

national d’archéologie ou s’est
tenue mardi une journée d’études, le
directeur de l’action sociale et de la
solidarité, Terfaya Sebti, intervient
pour dire l’importance que revêt un
tel événement et les actions à mettre
en œuvre à tous les niveaux en vue
d’endiguer ce phénomène atroce duquel souffrent les femmes.
Une occasion qui permettra également à l’intervenant de faire état
des nombreuses actions qui ont été
menées sur le terrain et en collaboration avec le mouvement associatif
et l’ensemble des services impliqués
dans la réalisation des objectifs que
s’assigne cette démarche.

rection de l’action sociale et la solidarité pour être également orientées
et accompagnées.
La représentante de la sûreté de
la wilaya, ne manquera pas, elle
aussi, à travers une communication
révélatrice des actions menées par
ce corps de sécurité, de souligner
que 279 femmes victimes de violence ont été enregistrées durant
l’année 2010. Concernant le phénomène inhérent aux coups et blessures volontaires, l’intervenante cite
le chiffre de 233 cas qui ont été enregistrées au moment ou 42 cas de
maltraitance entre époux ont été relevés.
Autant d’indicateurs, souligne le
DASS, qui interviennent au moment
où la DASS s’apprête à lancer une
vaste campagne de sensibilisation à
travers la wilaya avec les services de
la sûreté, la santé, le Croissantrouge et la Protection civile et tous
les partenaires impliqués au titre du
programme national mis en œuvre
par le ministère de la Solidarité nationale et partant, des exigences de
cette vaste wilaya, devait conclure
le DASS.

SÉTIF

102 femmes victimes de violence au premier
semestre 2014

À Sétif, la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la violence à l’égard des femmes a été
marquée par la mise en œuvre d’un
imposant programme qui s’est étalé
sur deux jours et qui a été marqué
par une journée d’études, une exposition photos de même que la projection d’un film documentaire et
plusieurs communications.
Ce programme qui est à mettre à
l’actif de la direction de l’action sociale et de la solidarité qui a procédé
auparavant à l’organisation de journées de sensibilisation tendant à
mettre fin à la propagation d’un tel
phénomène, conformément à la stratégie mise en œuvre par le ministère
de tutelle, a été également marqué
par la présence de représentantes et
de représentants du mouvement associatif agissant dans ce domaine,
ainsi que l’ensemble des services,
sûreté, santé, justice et affaires religieuses dont les responsables interviendront à l’issue de cette journée
d’étude pour dire la situation qui
prévaut sur le terrain et les différentes actions qui sont menées à
l’effet de préserver la femme de la
violence sous toutes ses formes.
Dans la grande salle du Musée

273 femmes accueillies
par la cellule d’écoute
Les services de la direction de
l’action sociale et de solidarité
(DASS) de Sétif ont enregistré pour
le premier semestre de l’année en
cours, 102 cas de femmes victimes
de violence sous ses différentes
formes qui ont été prises en charge
au niveau des différentes structures
relevant de ce secteur au moment où
pas moins de 273 femmes ont été
accueillies au niveau de la cellule
d’écoute installée au niveau de la di-

F . Zoghbi

Sports

28

Tunisie - Algérie
le 10 ou le 11 janvier en amical
ÉQUIPE NATIONALE

«S

C'est officiel, l'Algérie affrontera la Tunisie en amical le 10 ou 11 janvier prochain. Les deux fédérations algérienne et
tunisienne se sont entendues pour l'organisation d'un match de préparation en prévision de la CAN-2015 au début de
l'année 2015. L'information a été confirmée via un communiqué de la Fédération tunisienne de football, hier soir.

uite au commun accord entre
MM. Wadie Jarie, président
de la Fédération tunisienne
de football, et Mohamed Raouraoua,
président de la Fédération algérienne de
football, et après aval des deux sélectionneurs, il a été décidé d'organiser un
match amical entre les Aigles de Carthage et les Fennecs le 10 ou 11 janvier
2015 en Tunisie. La FTF va collaborer
avec le ministère de l'Intérieur pour désigner le lieu de match à Tunis ou à Monastir», lisait-on entre autres sur ledit
communiqué. L'équipe nationale a déjà
affronté la Tunisie en amical, il y a deux
ans à Blida. Les Verts l'ont emporté sur
le score d'un but à zéro sur une réalisation de Riad Boudebouz. Les deux nations se sont rencontrées une nouvelle
fois à la CAN-2014 en Afrique du Sud.
Cette fois-ci, ce sont les Tunisiens qui
l'emportent, grâce à un but de Youcef
Mesakni.
Cette rencontre sonne donc comme
un match retour pour les deux sélections, toutes deux qualifiées pour la
CAN-2015. La Tunisie n'a pas encore
tranché le lieu de la rencontre. Selon le
communiqué, le match se jouera ou
bien à Tunis ou bien à Monastir. Ce sera
sans doute la seule et unique rencontre
des deux sélections avant de rallier la
Guinée équatoriale pour peaufiner leur
préparation en prévision du tournoi. À
rappeler que le tirage au sort des phases
finales de la CAN-2015 aura lieu le 3
décembre prochain. Après que le Maroc
eut renoncé à son organisation, c’est la
Guinée équatoriale qui a été choisie
pour accueillir le tournoi.
A. Benrabah

Le match face à la Tunisie sera l’unique
au programme

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a indiqué hier que le match amical de l’équipe nationale face à son homologue tunisienne, en janvier prochain, sera «l’unique test préparatoire» des
Verts, en vue de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2015 en Guinée équatoriale (17 janvier-8 février). «Nous sommes tombés d’accord avec nos amis tunisiens sur la programmation d’un match amical en janvier. Il sera l’unique test
avant le début de la compétition. Seulement, la date de la tenue de cette rencontre
n’a pas encore été fixée, ça dépendra du jour de notre entrée en lice à la CAN»,
a affirmé à l’APS, le premier responsable de l’instance fédérale. La Fédération
tunisienne de football (FTF) a annoncé, mardi, avoir trouvé «un accord avec la
FAF sur l’organisation d’un match amical entre les Aigles de Carthage et les
Fennecs, le 10 ou 11 janvier 2015 en Tunisie». «Nous devons attendre la date
de notre premier match à la CAN pour fixer la date du rendez-vous face aux Tunisiens», a expliqué Raouraoua. L’Algérie et la Tunisie sont les deux seules sélections d’Afrique du Nord à prendre part à la phase finale de la CAN-2015. Par
ailleurs, le président de la FAF a réaffirmé que le programme de préparation des
Verts en vue de la CAN-2015 «sera élaboré à l’issue du tirage au sort de la phase
finale». «Le stage de préparation aura lieu à Sidi Moussa au début du mois de
janvier, cela est une certitude», a-t-il souligné. L’équipe nationale sera fixée sur
ses adversaires de la CAN-2015, lors du tirage au sort prévu le 3 décembre à
Malabo.

M. Raouraoua : « Nous sommes capables d’aller loin dans la compétition »

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed
Raouraoua, a indiqu hier que l’équipe
nationale «est capable» d’aller loin, lors
de la Coupe d’Afrique des nations
CAN-2015 en Guinée équatoriale (17
janvier-8 février). «Je reste confiant
quant à une belle participation lors de la
prochaine CAN. Je pense que nous
avons une équipe capable d’aller loin»,
a affirmé à l’APS, le premier responsable de l’instance fédérale. L’Algérie
sera fixée sur ses adversaires de la CAN

2015, mercredi 3 décembre, à l’occasion du tirage au sort prévu à Malabo.
«Nous devons attendre le résultat du tirage au sort et voir qui seront nos adversaires, mais je ne focalise par trop sur
cet aspect, du moment que que nous
avons une équipe prête à relever le
défi», a-t-il ajouté. L’Algérie, premier
pays à avoir composté son billet pour la
prochaine CAN, jouera un match amical
en janvier prochain face à la Tunisie, à
Tunis ou à Monastir. Ce sera l’unique
rendez-vous préparatoire avant le coup

d’envoi de la compétition. Lors de la
dernière CAN, disputée en 2013 en
Afrique du Sud, les Verts avaient quitté
la compétition dès le premier tour avec
un bilan peu reluisant : deux défaites et
un match nul. Qualifiée déjà comme
l’un des favoris en puissance pour le
sacre final, l’Algérie aspire à faire
mieux en terre équato-guinéenne, et
pourquoi pas remporter le trophée qui
fuit les Verts depuis 1990, lorsque l’Algérie avait abrité la phase finale de la
compétition africaine.

Crystal Palace : Guedioura prêté à Watford jusqu’au 1er janvier 2015

Le milieu de terrain international algérien Adlene Guedioura a été prêté jusqu’au 1er janvier prochain à Watford (2e
division), a indiqué Crystal Palace (première division) sur son
compte twitter. De son côté, Watford, l’ancien club d’Essaïd
Belkalem, a confirmé la venue du joueur algérien. «L’expérimenté Adlene Guedioura a signé pour Watford sous forme de
prêt jusqu’au 1er janvier 2015», précise le site officiel de Watford. En manque de temps de jeu avec seulement quelques
rares apparitions, cette saison, le joueur algérien de 29 cherche

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El Moudjahid/Pub

à se donner toutes les chances pour être dans la liste des 23
pour prendre part à la CAN-2015 en Guinée équatoriale. Le
sélectionneur de l’équipe d’Algérie, Gourcuff qui n’avait pas
retenu Guedioura lors des deux derniers matchs de qualifications à la CAN-2015 a conseillé Guedioura de changer d’air
pour avoir de temps de jeu.
Guedioura qui n’avait pas pris part au Mondial-2014 avait
rejoint Crystal Palace en 2013 en provenance de Nottingham
Forest où il avait joué 61 matchs.

Jeudi 27 Novembre 2014

EL MOUDJAHID

RAOURAOUA :

« Une délégation de la FAF
en Guinée équatoriale à partir
du 1er décembre »

Une délégation de la Fédération algérienne de football (FAF) séjournera en
Guinée équatoriale à partir du 1er décembre prochain pour préparer le séjour de
l’équipe nationale dans ce pays hôte de la
30e Coupe d’Afrique des nations CAN2015 (17 janvier-8 février), a annoncé
hier le président de la FAF, Mohamed
Raouraoua. «Une délégation sera à pied
d’œuvre à partir de cette date en Guinée
équatoriale pour, notamment, assister au
tirage au sort de la phase finale à Malabo,
et ensuite visiter les sites susceptibles
d’accueillir la sélection lors de cette compétition», a affirmé à l’APS, le premier responsable de l’instance fédérale. L’Algérie sera fixée sur ses adversaires de la CAN-2015,
mercredi 3 décembre, à l’occasion du tirage au sort prévu à Malabo.
Quatre sites ont été retenus pour abriter les matches de la CAN-2015
: Malabo, Bata, Mongomo et Ebebiyin. «Au menu de cette visite, il y
aura, le 2 décembre, une réunion des représentants des équipes qualifiées, avec des ateliers workshops au programme», a-t-il ajouté. Prévue
initialement au Maroc, la CAN-2015 a été délocalisée en Guinée équatoriale, après la demande de report formulée par les Marocains, et rejetée en bloc par la Confédération africaine (CAF).

CHRISTIAN GOURCUFF :

« Ce que met la FAF à la disposition
des Verts est exceptionnel »

L’entraîneur de la sélection algérienne
Christian Gourcuff, en place depuis août
dernier, s’est dit impressionné par les
conditions de travail «exceptionnelles»
offertes par la Fédération algérienne de
football (FAF). «C’est tout à fait exceptionnel, on se déplace par avion spécial.
Rien n’est laissé au hasard : l’organisation
de la Fédération elle-même, le staff, l’administration, notre centre d’entraînement
très professionnel et très convivial», s’est
réjoui le technicien français dans un entretien au magazine France Football, publié mardi. Depuis quelques années, les
Verts ont pris leur quartier au niveau du Centre technique de la FAF à
Sidi Moussa (Alger), une infrastructure complètement réhabilitée que
gère l’instance footballistique à titre de concession de la part du ministère des Sports. Auparavant, l’équipe nationale effectuait ses stages
au niveau de différents hôtels de la capitale ou d’autres villes du pays.
La bonne santé financière de la FAF, comme ne cesse de le rappeler
son président Mohamed Raouraoua lui-même, a permis de mettre dans
les meilleures conditions les joueurs de l’équipe nationale, à l’occasion
de chaque rendez-vous. Tout cela commence à porter ses fruits comme
l’attestent ses deux qualifications de suite en Coupe du monde (2010
et 2014), avec à la clé une participation, pour la première fois de l’histoire du football algérien, en huitièmes de finale du précédent mondial.
Les Verts sont restés sur la même dynamique, en se qualifiant plus tôt
que prévu à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN-2015) en
Guinée équatoriale. Il s’agit du premier challenge de Gourcuff depuis
qu’il a succédé au Bosnien, Vahid Halilhodzic, à la barre technique de
l’équipe nationale. «Dans ce nouveau challenge, c’est ça qui m’intéressait, cette urgence, cette capacité à gérer le court terme et en même
temps à installer des options techniques et tactiques à moyen terme»,
a expliqué le coach breton, dont il s’agit aussi de sa première expérience en sélection après avoir drivé des clubs en France et au Qatar,
notamment le FC Lorient (Ligue 1, France) pendant 24 ans. Il a poursuivi qu’il souhaitait offrir toute son expérience pour la formation et
l’amélioration du football algérien, en se mettant à la disposition de la
Direction technique nationale (DTN), et contribuer, entre autres, à la
formation des cadres.

Sports

EL MOUDJAHID

29

LIGUE 1-MOBILIS (12e JOURNÉE - MATCH AVANCÉ)

USMH - MC Alger : un derby détonant
DEMAIN À 15H AU STADE D’EL-MOHAMMADIA

L’

Ce match avancé de la 12e journée de Ligue 1-Mobilis entre l’USMH et le MC Alger promet énormément. Il est certain que le stade
du 1er-Novembre d’El-Mohammadia sera trop exigu pour contenir les supporters des deux équipes.

enjeu de cette empoignade
est clair. Les Harrachis chercheront à se reprendre suite
à leur dernière défaite, à Sétif, devant
l’ESS, le champion d’Afrique en titre.
De plus, ce qui avait fait jaser dans les
milieux harrachis reste la nette domination sétifienne qui avait plié le
match dans les 30 premières minutes
de jeu. L’ESS aurait même pu creuser
l’écart, mais pour des raisons liées au
fait de se préserver contre le MCA,
elle n’a pas voulu mettre le « turbo ».
D’ailleurs, elle avait bien fait,
puisqu’elle avait réussi à prendre le
meilleur sur le MC Alger sur le score
de 2 à 1. Comme il s’agit d’un derby,
les Jaune et Noir ne veulent nullement
le perdre. Ils voudront arrêter la « saignée ». Pour cela, ils compteront sur
le fait de recevoir pour tenter de se refaire une nouvelle santé afin de garder
leur deuxième place pour ne pas dire
plus. Car en cas de défaite du leader
actuel, le MOB, les camarades d’AïtOuamar, les Harrachis pourraient
prendre les rênes en cas de succès demain devant le MCA. Il est certain
que le MCA traverse un passage à
vide des plus dangereux, matérialisé
par cinq défaites de suite. Ce qui ne
lui était pas arrivé depuis longtemps.
Il est certain que la dernière défaite,
en match de retard, devant l’ESS, au

stade du 8-Mai-45 (2 à 1) a quelque
peu compliqué les choses sur le plan
des résultats techniques. En effet, depuis la 5e journée et la victoire, au
stade de Bologhine, devant la JS
Saoura (2 à 1), le MC Alger est en
train d’accumuler les contre-performances les unes après les autres. Toujours est-il, face à l’ESS, le champion
d’Afrique en titre, notamment en seconde mi-temps, le MCA a fourni une
prestation digne des grandes équipes.
Deux erreurs d’appréciation ont coûté
cher au MC Alger. La défense a été
très permissive en laissant jouer l’adversaire comme il l’entendait. Tou-

APRÈS ESS - MCA (2 - 1)

jours est-il, le système de jeu et la
façon de jouer du MCA ont totalement changé au cours du second half.

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ARBITRAGE

Sétifens. Il a inscrit un but d’anthologie devant Khedaïria. Le jeune Chita,
incorporé pour la deuxième fois par
Larroum, a été une véritable révélation pour les sportifs et notamment les
Mouloudéens. Le MCA n’a pas le
droit à l’erreur cette fois dans ce
derby du Centre comme la très bonne
équipe de l’USMH où brille un certain Aït Ouamar. Les Mouloudéens,
qui joueront vendredi, auront un jour
de repos de moins que leurs opposants. On espère que cela ne va pas influer sur leur rendement. On espère
que le fair-play sera au rendez-vous !
Hamid Gharbi

Programme : demain (15h)
Stade d’El-Mohmmadia :
USMH-MCA

Amalou au sifflet d’USMH-MCA

La commission fédérale des arbitres a désigné le directeur de jeu Mokhtar Amalou pour officier le choc de
la 12e journée de Ligue1-Mobilis entre l'USM Harrach
et le MC Alger, prévu vendredi à 15h00 au stade du 1erNovembre, a indiqué hier la Ligue de football professionnel (LFP). Amalou sera assisté d'Azrine et de
Belbachir. Le quatrième arbitre est Benbraham.
L'USMH occupe la 3e place au classement, à deux lon-

L’Entente assure, le Mouloudia rassure

Sétif assure, le Mouloudia rassure : c’est le moins que
nous puissions dire de cette rencontre qui a mis en prise
dans la soirée de mardi, le champion d’Afrique en titre,
l’Entente de Sétif et cette formation du Mouloudia qui disputaient leur 83e face-à-face et qui. En dépit d’un score
qui ne lui sera pas favorable au coup de sifflet final, le
Mouloudia aura fait état, notamment en seconde mitemps, de signaux forts, révélateurs d’une équipe qui pouvait rejaillir dans les grandes occasions et montrer
d’excellentes potentialités, après une série noire qui n’a
certainement pas été sans affecter le moral des troupes.
Autant l’Entente de Sétif, qui accumule 2 victoires
consécutives après son brillant exploit africain, aura fait
montre d’une excellente organisation tactique en première
mi temps, faisant même perdre le Nord à l’adversaire, autant le Mouloudia, qui accueillait son nouveau coach
Artur Jorge qui a pris place dans la tribune officielle, est
revenu très fort en seconde mi temps, pressant plus d’une
fois son adversaire dans ses derniers retranchements, le
contraignant à jouer avec une extrême prudence jusqu’à
la dernière minute face à une équipe qui verra mourir par
deux fois le ballon au fond de ses filets, mais qui ne baissera jamais les bras. Dans un stade, comme de tradition
lors de telles retrouvailles, plein à craquer, les poulains de
Madoui, prirent d’emblée les choses en main et annonceront la couleur dès la 13’ par Benyettou qui, exploitant de
très belle façon un retrait à partir de la droite, d’une tête
plongeante annonçait la couleur face à un Chaouchi qui
n’y verra que du feu. Le stade explose et les Sétifiens visiblement libérés de cette forte pression que leur imposait
ce nombreux public, font dans une sérénité doublement
impulsée par un Khedaïria en super forme et un autre
grand de ce match, Lagraa qui s’impose de plus en plus

Les poulains de Larroum méritaient
vraiment d’égaliser et même prétendre à mieux. Le regroupement massif
des Sétifiens a fait que des joueurs
comme Sylla, Gourmi, Hachoud, Karaoui n’ont pu scorer. C’est toujours
une jambe, un dos… qui supplée les
locaux. Toujours est-il, le MCA a
perdu sur le fil, mais il a fourni une
prestation de premier plan. Il y avait,
cependant, trop de ratage devant le
but adverse. Il faudra, demain devant
les harrachis dans leur fief d’El Mohammadia, que les Mouloudéens
soient plus adroits dans le périmètre
adverse. Pour cela, ils doivent éviter
les fioritures et le dribble de trop.
Jouer simple en ne cherchant que
marquer. Ils sont contraints de tirer de
loin pour débloquer la situation,
comme l’avait fait Zeghdane face aux

dans la récupération, doublement aidé par une vision extraordinaire qui lui permettra de distiller ses balles tantôt
à droite, tantôt à gauche ou geler le ballon quand cela
s’imposait au grand bonheur de ses partenaires à créditer
d’une très bonne première mi-temps.
Au retour des vestiaires, visiblement sermonnés ou
bien conseillés durant la pause, les Mouloudéens entament cette seconde mi-temps sur les chapeaux de roue et
pressent d’emblée leurs adversaires qui jouent la prudence
et comme d’habitude attendent ce contre fatal qui leur a
permis tant de fois de tuer le match. Un super contre qui
arriva à la 66e minute lorsque suite à joli travail triangulaire Younès perce vers le centre pour dégager le côté
droit, donne le ballon à son centre-avant qui le glisse aussitôt sur Megatli à droite, ce dernier pénètre dans la surface de réparation et tire dans un angle impossible pour
battre le portier Chaouchi.
On pensait que cette seconde réalisation allait faire
plier le Mouloudia, mais c’était aller trop vite en besogne,
tant et si bien pour cette équipe que la monnaie sera très
vite rendue, une minute après par Zeghdane qui laissa
pantois Khedaïria, auteur d’un grand match, faudra-t-il
encore le souligner. Une réalisation qui ne sera pas sans
donner des ailes aux partenaires de Sylla, dangereux mais
trop brouillon dans la surface de vérité. Les Vert et Rouge
y croient dur comme fer et redoublent d’ardeur tant et si
mal pour les Sétifiens que le coup de sifflet final semblait
mettre une éternité à arriver, permettant aux Sétifiens, visiblement fatigués par ce marathon, de faire l’essentiel et
assurer au Mouloudia de rassurer malgré cette défaite que
le Doyen avait encore de beaux jours devant lui pour peu
qu’il puisse sortir rapidement du tunnel.
F. Zoghbi

Jeudi 27 Novembre 2014

gueurs du leader, le MO Béjaïa, tandis que le MCA, lanterne rouge avec 9 points, reste sur cinq défaites de rang.
D'autre part, l'affiche entre le CR Belouizdad et la JS
Kabylie de samedi au stade du 20-août (Alger) à huis
clos, est confiée à Zouaoui, assisté de Bahatte et Ben
Rouane. Le quatrième arbitre est Ladraa. Le CRB et la
JSK partagent la huitième place au classement avec 14
points à l'issue de la 11e journée.

LIGUE 2-MOBILIS (12e JOURNÉE)

Saïda sur du velours

Place au championnat après deux
tours régionaux de Coupe d’Algérie.
Les pensionnaires de la Ligue 2 seront
au rendez-vous ce week-end avec la
douzième journée. Une manche qui, a
priori, se présente plutôt favorable au
leader et à ses deux dauphins. En
effet, le Mouloudia de Saïda accueille
une formation du Widad de Tlemcen
convalescente, pratiquement, après la
grève des joueurs et la crise qui a entraîné un changement au niveau des
staffs technique et dirigeant. Une opportunité pour les protégés de Mehdaoui de consolider leur position au
classement. La JSM Béjaïa, qui, selon
tous les techniciens, évolue au-dessous de ses moyens jusque-la, reçoit,
pour sa part, le CRB Aïn Fekroun, auteur d’un parcours en dents de scie. Ce
sera le premier match de Hedane, qui
avait débuté la saison avec l’ESM
Koléa, à la barre technique de la formation béjaouie. L’USM Blida, par
contre, aura l’après-midi un peu plus
difficile. Les joueurs de Mouassa, sur
une courbe ascendante, se déplaceront
à Merouana pour affronter la lanterne
rouge. L’exploit est dans les cordes de
la formation blidéenne, auteur d’une
belle remontée au classement. L’OM,
avec un troisième coach, sera hôte du
CA Batna. Les poulains du désormais

ex-entraîneur de la JS Saoura, Hadi
Khezzar, auront la possibilité de glaner les trois points de cette partie, logiquement facile, face à une équipe
qui flirte avec la zone de relégation
depuis le début de saison. Dans le bas
du tableau, l’ESM Koléa, premier relégable, reçoit un autre promu, à savoir le Rapide de Relizane. Une
rencontre indécise entre deux teams
capables du meilleur comme du pire.
L’USMM Hadjout se déplacera, pour
sa part, à Boussaâda pour croiser le fer
avec l’équipe du Amel, qui a soif de
victoires et veut absolument quitter la
zone de danger. La descente aux enfers pourrait belle et bien se poursuivre pour la formation de Hadjout, qui
n’arrive toujours pas à trouver son
équilibre cette saison.
Rédha M.
Programme des rencontres
ABM – USMB
DRBT – CABBA
JSMB – CRBAF
MCS – WAT
ESMK – RCR
USC – ASK
ABS – USMMH
OM – CAB

ANEP 158583 du 27/11/2014

Vie pratique

CONDOLÉANCES

30
Vie religieuse

Horaires des prières de la journée du Jeudi 4 Safar 1436 correspondant
au 27 novembre 2014 :
- Dohr.........…..............12h36
- Asr..............................15h14
- Maghreb.....................17h36
- Icha…………………18h59
Vendredi 5 Safar 1436
correspondant au 28 novembre
2014 :

- Fedjr.........................06h08
- Chourouq.................07h39

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID

au capital social de 50.000.000 DA

20, rue de la Liberté, Alger
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Présidente-Directrice générale
de la publication

Naâma Abbas

Le Directeur général du Budget et l'ensemble du
personnel de la Direction générale du Budget du
Ministère des Finances, très touchés par le décès de
frère de Monsieur FOURAR LAIDI Aïssa, présentent
à toute sa famille leurs sincères condoléances et
l'assurent en cette douloureuse circonstance de leur
profonde sympathie.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa
Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub

Rédacteurs en chef

Kamal oulmane — Achour cheurfi
diRectioN geNeRAle
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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

CONDOLÉANCES

ANEP 159298 du 27/11/2014

Le Directeur général et l'ensemble des cadres et
employés de la Caisse Nationale d'Equipement pour le
Développement (CNED), profondément touchés par le
décès du frère de M. LASMI Noureddine, Directeur
des Moyens et de la Maintenance au Ministère des
Finances, lui présentent ainsi qu'aux membres de sa
famille leurs sincères condoléances et les assurent, en
cette douloureuse circonstance, de leur profonde
sympathie.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt sa
Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub

CONDOLÉANCES

ANEP 159209 du 27/11/2014

Le Directeur général de la Caisse Nationale de
Sécurité Sociale des Non Salariés CASNOS, très
touché par le décès de la sœur de Monsieur le
Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité
Sociale, lui présente ses sincères condoléances ainsi
qu'à toute sa famille et ses proches et les assure, en
cette douloureuse circonstance, de sa profonde
sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la
défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son
Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub

CONDOLÉANCES

ANEP 159240 du 27/11/2014

Le Directeur général, les cadres dirigeants, le
partenaire social et l'ensemble des travailleurs d'ALFEL
EPE Spa, filiale du Groupe Industriel FONDAL, très
touchés par le décès de la mère de M. YADADEN
DAHMANE, lui présentent ainsi qu'à sa famille leurs
sincères condoléances et les assurent en cette pénible
circonstance de leur profonde sympathie.
Que Dieu Le Tout-Puissant accorde à la défunte Sa
Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis.
«A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

Jeudi 27 Novembre 2014

ANEP 204645 du 27/11/2014

EL MOUDJAHID
Société de gestion des participations
Laboratoire de l’habitat et de la construction Sud
LHC SUD
EPE/SPA au capital de 1.000.000 DA
Direction générale
Tél. : 029 25.51.86
Fax : 029.25.57.03
Adresse : Cité 400 logements Sidi-Aabaz - Ghardaïa

AVIS DE PERTE

Monsieur Messous Nadir, en sa qualité de
directeur général du Laboratoire de l'habitat et de la
construction-sud, déclare la perte son cartable en
date du 19/11/2014 contenant :
1- Un cachet rond portant la mention :
Laboratoire de l'habitat et de la construction-sud
direction générale Ghardaïa LHC sud
2- Cachet rectangulaire portant la mention :
Monsieur Messous Nadir directeur technique
3- Cachet rectangulaire portant la mention :
Monsieur Messous Nadir directeur d'unité
4- Carnets de chèques bancaires «Crédit
populaire algérien»
5- Ordinateur Portable
Et quelques documents personnels

A cet effet, l’intéressé sus-cité, Monsieur
Messous Nadir, décline toute responsabilité quant à
une utilisation frauduleuse des chèques bancaires,
des documents et des cachets administratifs
El Moudjahid/Pub

ANEP 357 du 27/11/2014

CONDOLÉANCES

Madame Tamer Ouahiba, présidente de
l’association Enfance abandonnée, très peinée par la
disparition tragique de Tewfik Bensemman,
pharmacien de Kouba, Moudjahid et militant de la
cause nationale, présente aux familles Bensemman
et Saidji, à son épouse et ses enfants
particulièrement, ses condoléances les plus
attristées. Une pensée sincère est demandée à tous
ceux qui ont connu ce grand Homme empreint de
grandes valeurs et aux principes inébranlables ; un
grand Moudjahid qui a tout donné à son pays. Et quel
bel hommage fut son enterrement qui a eu lieu le 1er
Novembre 2014 au cimetière de Sidi-M’hamed.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa
Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste
Paradis Inch’allah.
Repose en paix cher Tonton Tewfik Laâziz.
«A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons»

CONDOLÉANCES
El Moudjahid/Pub du 27/11/2014

Monsieur KHAZMAT
BELKACEM, délégué
de la wilaya des
Moudjahidine de Bab El
Oued, et l’ensemble des
Moudjahidine
et
Moudjahidate
sont
profondément attristés
par le décès du fils de
leur frère ARBADJI MAHMOUD
ARBADJI SID-ALI
survenu le 22 novembre 2014.
En cette douloureuse circonstance, ils
assurent à toute la famille et proches leur
sympathie et prient Dieu le Tout-Puissant de
l’accueillir en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et A Lui
nous retournons.»
Les membres du bureau de la Kasma
Casbah ainsi que les Moudjahidine et les
Moudjahidate sont profondément attristés
par le décès du fils de leur frère ARBADJI
MAHMOUD
ARBADJI SID-ALI
survenu le 22 novembre 2014.
En cette douloureuse circonstance, ils
assurent à toute la famille et proches leur
sympathie et prient Dieu le Tout-Puissant
de l’accueillir en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.»
El Moudjahid/Pub du 27/11/2014

CONDOLÉANCES

Le Président de l’Association des
Moudjahidine de la Fédération du FLN en
France 1954-1962, Wilaya 7 historique,
et tous les membres de l’Association, très
attristés par le décès de leur frère de
combat le moudjahid.

TAYEB AÏT-ABDELKADER

Présentent à sa famille leurs sincères
condoléances et l’assurent en cette
pénible circonstance de leur profonde
sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder
au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l’accueillir en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub du 27/11/2014

PÉTROLE

Le Brent
à 77.58
dollars

MONNAIE

L'euro à 1.243 $

D E R N I E R E S

ALGÉRIE — ROYAUME-UNI

Convergence de vues sur plusieurs questions
d’intérêt commun

L

e ministre délégué, chargé
des Affaires maghrébines
et africaines, Abddelkader
Messahel, a qualifié, hier à Alger,
ses entretiens avec le ministre britannique chargé du Moyen-Orient
et de l’Afrique du Nord, Tobbias
Ellwood, d’«importants et intéressants», soulignant la convergence
de vues entre les deux pays sur un
nombre de questions d’intérêt
commun. «Nous avons eu des entretiens importants et intéressant
au cours desquels nous avons
évoqué le partenariat entre les
deux pays», a déclaré M. Messahel à la presse, à l’issue d’une
séance de travail entre les délégations des deux pays. Qualifiant le
partenariat bilatéral de «positif»,
M. Messahel a estimé qu’«il y a
encore des perspectives qui peuvent être exploitées de part et
d’autre». Il a également précisé
que le séjour en Algérie du ministre britannique s’inscrit dans le

cadre de la préparation de la visite
qu’effectuera le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, à Londres, au
début du mois de décembre prochain, dans la perspective de la
tenue du forum économique algéro-britannique. Selon M. Messahel, plusieurs entreprises
britanniques sont intéressées par
un partenariat et une présence en

Algérie, soulignant que le forum
algéro-britannique sera une occasion de présenter aux partenaires
britanniques, les possibilités
qu’offre le marché algérien pour
l’investissement. «En dehors du
secteur des hydrocarbures, il y a
l’industrie
pharmaceutique,
l’agriculture, le tourisme et d’autres secteurs pouvant intéresser

TOBBIAS ELLWOOD :

nos partenaires britanniques», a
précisé M. Messahel. Abordant la
crise libyenne, le ministre délégué
s’est réjoui du fait que les analyses faites par les deux pays sur
cette question sont «très convergentes».
«Nous sommes convaincus
qu’il n’y a pas d’alternative à une
solution politique que dans le
cadre d’un dialogue inclusif entre
tous les Libyens», a-t-il souligné,
précisant que ce dialogue «doit se
faire en excluant tous ceux qui
peuvent être considérés comme
des groupes terroristes reconnus
en tant que tels par les Nations
unies». Pour ce qui est de la situation au Mali, M. Messahel a indiqué avoir évoqué avec le ministre
britannique, «les efforts déployés» pour «préserver l’unité,
l’intégrité territoriale et la souveraineté» de ce pays.

« L’Algérie et la Grande-Bretagne, pour une solution politique en Libye »

Le ministre britannique chargé du MoyenOrient et de l’Afrique du Nord, Tobbias Ellwood, a indiqué, hier à Alger, que son pays et
l’Algérie sont pour une «solution politique» à
la crise en Libye. «Nous avons évoqué la
question relative à la situation en Libye, et
nous sommes sur la même longueur d’ondes
avec l’Algérie, à savoir une solution politique

dans ce pays», a indiqué, dans une déclaration
à la presse, M. Ellwood, à l’issue de son entretien avec le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader
Messahel. Évoquant les relations bilatérales,
M. Ellwood a indiqué que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, «sera l’invité de la
Grande-Bretagne, et sera accompagné d’une

forte délégation», dans la perspective de la
tenue du forum algéro-britannique en décembre prochain. Il a ajouté qu’en plus du domaine de l’énergie et des hydrocarbures,
d’autres secteurs d’investissement seront au
menu de cette visite, citant notamment l’agriculture, l’éducation et la finance.

Un mémorandum d’entente a été signé à Ottawa entre l’Algérie et le Canada dans le cadre
du renforcement et du développement de la
coopération bilatérale dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ce document a été signé par la
représentante de la commission nationale des
universités algériennes, Chérifi Ouiza, et la représentante du Bureau canadien de l’éducation
internationale (BCEI), Karen McBride, à l’occasion du congrès annuel du BCEI, tenu récemment dans la capitale canadienne. Le BCEI est
un organisme qui fédère l’ensemble des établissements universitaires et de recherche canadiens et facilite les contacts à l’international. En
vertu de ce mémorandum, les deux institutions
s’engagent à «élaborer un programme de parte-

nariat répondant aux besoins de développement
du secteur algérien de l’enseignement supérieur
et de la recherche scientifique, et à encourager
et faciliter les conventions inter-universitaires
autour de la mobilité des étudiants doctorants et
des enseignants chercheurs, ainsi que la constitution de réseaux de recherche autour de thématiques ciblées». Lors de la cérémonie de
signature de ce mémorandum, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique, M’Hamed Mohamed Salah Eddine Seddiki, qui a conduit la
délégation algérienne à ce congrès, a remis à
Mme McBride deux documents relatifs à ce partenariat. Ces documents comportent les termes
de référence pour un programme de formation
des enseignants universitaires algériens et une

liste de projets universitaires et de recherche
issus du colloque de Tlemcen, tenu en février
dernier et auquel ont contribué pas moins de
300 chefs d’établissements, experts et responsables algériens et canadiens. Ces deux dossiers
constituent la base pour la réédification du partenariat universitaire et de recherche algéro-canadien. Par ailleurs, la délégation algérienne a
saisi l’occasion de ce congrès pour poursuivre
les actions engagées dans le cadre du partenariat
universitaire et scientifique algéro-canadien. A
cet effet, les compétences universitaires et
scientifiques algériennes établies au Canada ont
exprimé le souhait d’une participation active
aux programmes de développement de leur
pays.

L’Algérie exécute «très bien» les programmes d’agriculture familiale «assistés techniquement» par l’Organisation onusienne pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO), a affirmé,
hier à Batna, le représentant de cette organisation, Nabil Assaf. Rencontré en marge d’un séminaire national sur «Les moyens de
promotion de l’agriculture familiale en Algérie», organisé à l’École nationale des forêts par
la direction de la formation et de la vulgarisation au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, M. Assaf a inscrit cette
rencontre dans le cadre de l’année internationale de l’agriculture familiale qui vise à «souligner l’importance de cette agriculture pour
l’économie des ménages», et à «exposer cer-

taines expériences menées en Algérie et ailleurs». Les participants au séminaire débattront, deux jours durant, des modalités de
développement de l’agriculture familiale pour
l’amener à contribuer d’une manière «substantielle» à la production agricole globale et à la
sécurité alimentaire, a indiqué le même responsable, relevant que sur 570 millions d’exploitations agricoles à travers le monde, 500
millions étaient «familiales». Le sous-directeur
à la vulgarisation agricole au ministère de
l’Agriculture, Mohamed Khiati, a assuré de son
côté que «les efforts sont déployés pour concevoir une stratégie nationale pour le développement de l’agriculture familiale et mettre en
place les moyens nécessaires pour appuyer tous

ceux qui s’inscrivent dans cette démarche, notamment les jeunes». M. Khiati a également indiqué qu’environ 10.000 projets de proximité
ont été exécutés entre 2010 et 2013 en Algérie.
Ce chiffre passera à 12.000 d’ici à la fin de
2014, a-t-il estimé, soulignant que ce type de
projets sera adapté à l’avenir à la «notion
d’agriculture familiale». Il a également signalé
qu’un travail est en cours, avec le concours de
la FAO, pour organiser l’appareil de vulgarisation durant le prochain plan quinquennal. Le
séminaire, de trois jours, regroupe des cadres
des services des forêts, de l’agriculture, des instituts de formation, des instituts agricoles, des
vulgarisateurs et des responsables des chambres de l’agriculture de plusieurs wilayas.

ALGÉRIE-CANADA

Signature à Ottawa d’un mémorandum d’entente en matière de coopération universitaire

FAO

L’Algérie exécute « très bien » ses programmes d’agriculture familiale

PATRIMOINE

L’inscription de la S’beiba au patrimoine de l’humanité, une « reconnaissance » du rôle de ce rituel

L’inscription de la fête de la
S’beiba, une pratique ancestrale de
la région de Djanet (Illizi), sur la
liste représentative du patrimoine
culturel immatériel de l’humanité,
constitue une «reconnaissance» du
rôle de ce rituel dans le dialogue et
la cohésion sociale, a indiqué hier le
ministère des Affaires étrangères
dans un communiqué. Le rituel de

la S’beiba a été inscrit, hier, sur la
liste représentative du patrimoine
culturel immatériel de l’humanité, à
l’occasion de la 9e session du comité
intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, dont les travaux se tiennent à
Paris du 24 au 28 novembre. Cette
inscription «constitue une reconnaissance du rôle de ce rituel et cé-

rémonies dans le dialogue et la cohésion sociale en contribuant à la
paix et au respect mutuel entre les
communautés», relève le MAE dans
son communiqué. D’autre part, il
s’agit d’«un encouragement au
maintien des traditions ancestrales
de l’Algérie qui favorise l’amélioration de la visibilité du patrimoine
culturel immatériel en général»,

CINÉMA

souligne la même source. «Par cette
décision, le comité reconnaît, par
ailleurs, que les mesures variées de
sauvegarde mises en place par l’Algérie incluent des activités de recherche, de documentation et de
diffusion qui ont été élaborées avec
une participation active de la communauté et des institutions publiques», a-t-on ajouté.

Les commissions renouvelées du FDATIC installées par la ministre de la Culture

Les nouvelles commissions de lecture et
d’évaluation financière du Fonds de développement de l’art, de la technique et de l’industrie
cinématographique (FDATIC) ont été installées
hier à Alger par la ministre de la Culture, Nadia
Labidi. Il s’agit du renouvellement des membres de ces deux commissions, l’une de lecture
(de scénario) et l’autre en charge de l’évaluation
des projets cinématographiques, à la suite de
l’expiration du mandat des précédents membres
en mai dernier. Présidée par l’universitaire et
scénariste Tahar Boukella, la commission de
lecture est composée des comédiens Abdelhamid Rabia et Bahia Rachedi, des scénaristes
Aïssa Cheriet, Boukhalfa Amazit et Fatima
Ouzzane, outre les universitaires Hadjer Khouidri, Mourad Senoussi et Ahmed Ouyed. La pré-

sidence de la commission d’évaluation financière est confiée quant à elle au cinéaste et producteur Lamine Merbah, entouré de Mokrane

Aït Saâda (producteur), Mahdi Benaïssa (directeur de production) et Mustapha Maatoub, chef
de département chargé des finances à l’Agence
algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc).
«L’installation des nouvelles commissions
s’inscrit dans la continuité», a affirmé la ministre, qui a ajoute que les deux instances œuvreraient «dans la transparence et le respect du
critère d’égalité des chances». Évoquant l’importance d’encourager la création cinématographique, toutes catégories confondues, la
ministre a souhaité une plus grande ouverture
sur les jeunes cinéastes pour leur permettre
d’exprimer pleinement leurs talents. «On doit
accepter l’audace des jeunes créateurs dans nos
productions, et élaborer des films qui nous ressemblent... », a-t-elle dit.

ALGÉRIE-BÉNIN

Medelci évoque avec son homologue
béninois les questions en suspens à la CJCA

Le président du Conseil
constitutionnel, Mourad Medelci , a évoqué, hier, avec le
président de la Cour constitutionnelle de la République du
Bénin, président de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines (CJCA),
Théodore Holo, les questions
en suspens à la CJCA, a indiqué
hier un communiqué du
conseil. La rencontre a porté sur les questions en suspens à
la CJCA, dont le siège permanent se trouve à Alger, ajoute le
communiqué. M. Medelci a réitéré l’importance accordée par
l’Algérie à la coopération africaine en matière de Justice
constitutionnelle, affirmant la nécessité de promouvoir le
rôle de l’organisation continentale pour lui permettre d’atteindre les objectifs escomptés. Pour sa part, M. Holo a exprimé sa grande «admiration» pour l’Algérie et son rôle dans
la création et le soutien à cette organisation africaine spécialisée dans le contrôle constitutionnel, insistant sur l’importance de la conférence tenue à Alger pour mettre en exergue
les développements enregistrés en Afrique en matière de
Droit constitutionnel. Le président du Conseil béninois en visite à Alger avait pris part aux travaux de la conférence scientifique sur «L’évolution du Droit constitutionnel en Afrique»,
organisée il y a deux jours par le Conseil constitutionnel.

M. Necib reçoit l’ambassadeur du Japon

M. Hocine Necib, ministre
des Ressources en eau a reçu,
hier, M. Masaya Fujirawa ambassadeur du Japon en Algérie.
Cette rencontre a permis aux
deux parties d’évaluer l’état
des relations bilatérales dans le
domaine des ressouces en eau
ainsi que les voies et les
moyens de les promouvoir afin
de les hisser au diapason des
bonnes relations politiques qui
existent entre les deux pays. Le ministre et son hôte ont
convenu de développer une coopération institutionnelle et un
partenariat économique solides, durables et et mutuellement
bénéfiques.

DGSN

Le général major Abdelghani Hamel reçoit
l’ambassadeur du Japon en Algérie

Le Directeur général de la
Sûreté nationale, le général
major Abdelghani Hamel, a
reçu, hier, au siège de la
DGSN, l’ambassadeur du
Japon en Algérie, Massaya Fujiwara. Lors de cette rencontre,
les deux parties ont discuté de
la coopération et de la coordination entre la police des deux
pays, notamment dans le domaine de la formation et de l’échange d’expérience.

CHANSON ANDALOUSE

Décès à Blida de l’artiste Mustapha
Benguergoura

L’artiste Mustapha Benguergoura, l’un des chefs de file de
la chanson andalouse et hawzi à Blida, est décédé, hier matin
à l’âge de 64 ans, a-t-on appris auprès de la direction de la culture de la wilaya. Le défunt, enfant de la ville de Blida, était
connu pour ses chansons et kassidate dans les genres andalou,
hawzi et aroubi.
Il a investi le milieu de la musique andalouse durant 51
ans, en présidant, notamment l’association artistique El Widadia, fondée en 1932, par son père Mohamed Benguergoura.
Le chanteur, qui avait baigné dans ce genre musical depuis sa
tendre enfance, a été instruit aux règles de cet art par son père,
avant de devenir élève de Dahmane Ben Achour.
Il a légué de nombreux enregistrements à la Radio et à la
Télévision nationales. Suite à la cette disparition, la direction
de la culture de Blida a annoncé le report sine die du Festival
maghrébin «Andaloussiate Blida», prévu pour cette soirée de
mercredi. Selon le directeur de la culture, Mohamed Ayache,
ses services s’apprêtaient, avec l’aide du défunt, à la préparation du Festival aroubi, qui portera cette année, le nom de son
défunt père (Mohamed Benguergoura), en reconnaissance à
son apport à la chanson andalouse.

CONDOLÉANCES

La ministre de la Culture, Nadia Labidi, a appris avec
une grande tristesse, le décès de Mustapha
Benguergoura, un grand artiste de la chanson
andalouse. La disparition de l’un des pionniers de la
scène artistique algérienne qui a inscrit son nom dans le
registre des musiciens et artistes qui ont donné un
nouveau souffle à la chanson andalouse, en gardant ce
patrimoine artistique et en sacrifiant sa vie à l’art algérien,
lui insufflant une touche de douceur incomparable.
Dans cette pénible circonstance, Madame la ministre
de la Culture présente ses sincères condoléances, à la
famille du défunt à Blida, ainsi qu’aux membres de la
grande famille artistique algérienne, priant Dieu le ToutPuissant d’accorder au défunt Sa sainte Miséricorde et de
l’accueillir en Son vaste paradis.
« À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons. »