You are on page 1of 6

ENCYCLOPÉDIE MÉDICO-CHIRURGICALE 17-101-A-10

17-101-A-10

Neuropathies périphériques au cours
des dysglobulinémies
D Adams
G Said

R é s u m é. – Les neuropathies dysglobulinémiques sont le plus souvent en rapport avec
des immunoglobulines M (IgM) bénignes. Il s’agit alors d’une polyneuropathie à
prédominance sensitive, essentiellement proprioceptive, avec ataxie fréquente et
tremblement : elle correspond habituellement à un processus de démyélinisation. Elles
évoluent de façon lentement progressive avec une majoration des troubles de la sensibilité
profonde sur plusieurs années. Les IgG s’expriment avant tout sous la forme d’une
polyneuropathie axonale à prédominance sensitive, plus rarement d’une polyradiculonévrite
aiguë ou subaiguë. Dans la première éventualité, on assiste à une majoration progressive
des troubles de la sensibilité globale, dans la seconde à une évolution à rechutes. Les
plasmocytomes solitaires et les myélomes ostéosclérosants, parfois dans le cadre de
polyneuropathie, organomégalie, endocrinopathie, protéine monoclonale, anomalies
cutanées (skin changes) (POEMS), s’associent essentiellement à des polyradiculonévrites
chroniques, dont le déficit moteur, par son importance, domine le tableau neurologique. Les
neuropathies amyloïdes associées aux gammapathies monoclonales sont principalement
sensitives et axonales ; la gammapathie monoclonale est le plus souvent bénigne, plus
rarement maligne. Leur évolution est caractérisée par la progression ascendante de
l’hypoesthésie thermoalgique aboutissant à un tableau de polyneuropathie axonale
ascendante progressive avec déficit moteur et atteinte constante du système végétatif. Les
neuropathies dues aux IgM et aux IgG sont inconstamment influencées par les
thérapeutiques, alors que celles associées aux plasmocytomes solitaires et aux myélomes
ostéosclérosants sont sensibles à la radiothérapie. L’association de melphalan-prednisone
est à proposer en cas de neuropathie amyloïde, l’atteinte cardiaque et rénale conditionne la
survie. Toutes ces neuropathies peuvent être, pendant plusieurs années, le seul symptôme
d’une gammapathie monoclonale. Lorsqu’elle est initialement négative, sa recherche doit
alors être périodiquement répétée.
© 1999, Elsevier, Paris.

Introduction

© Elsevier, Paris

La gammapathie monoclonale est définie par la sécrétion d’une
immunoglobuline de structure normale par un clone de cellules lymphoïdes.
Elle révèle le plus souvent une maladie hématologique bénigne appelée par
les auteurs anglo-saxons, en raison d’une potentialité de transformation
maligne (24 % en 22 ans [30]), gammapathie monoclonale de signification
indéterminée (MGUS, monoclonal gammopathy of undetermined
significance). Plus rarement, elle révèle une gammapathie maligne (myélome,
maladie de Waldenström). L’association d’une neuropathie périphérique à
une dysglobulinémie est une situation peu fréquente. La gammapathie
monoclonale est généralement découverte au cours du bilan étiologique d’une
neuropathie périphérique ; il s’agit plus fréquemment d’une IgM. La prise en

charge de ces neuropathies est délicate, devant faire discuter l’intérêt d’une
biopsie nerveuse, le mécanisme en cause et le traitement, ce dernier vise le
plus souvent à détruire le clone plasmocytaire.

Définitions et cadre nosologique
Gammapathies bénignes
Elles sont définies par la présence d’une protéine monoclonale chez des
patients en l’absence d’arguments pour un myélome multiple, une
maladie de Waldenström, une amylose ou une autre affection associée
(lymphome, leucémie lymphoïde chronique [LLC],...). Elle se caractérise
donc par une protéine monoclonale sérique de taux inférieur à 3g/L, une
plasmocytose inférieure à 10 % dans la moelle osseuse, l’absence de
lésions osseuses lytiques, d’anémie, d’hypercalcémie et d’insuffisance
rénale.

David Adams : Professeur des Universités, praticien hospitalier.
Gérard Said : Professeur des Universités, praticien hospitalier, chef de service.
Service de neurologie, centre hospitalier de Bicêtre, 78, rue du Général-Leclerc, 94275 Le
Kremlin-Bicêtre cedex, France.

La prévalence dans la population générale est de 1,25 %, augmentant avec
l’âge (4 % au-delà de 80 ans). Dans trois quarts des cas, il s’agit d’IgG, dans
14 % des cas une IgM, dans 11 % une IgA. La chaîne légère est, dans deux
tiers des cas, de type kappa.

Toute référence à cet article doit porter la mention : Adams D et Said G. Neuropathies
périphériques au cours des dysglobulinémies. Encycl Méd Chir (Elsevier, Paris),
Neurologie, 17-101-A-10, 1999, 6 p.

Les neuropathies périphériques sont plus volontiers associées à une IgM
(75 % des cas) ; dans 15 à 20 % des cas, il s’agit d’une IgG, rarement d’une
IgA ; la chaîne légère est le plus souvent de type kappa.

Des lésions de démyélinisation segmentaire sont fréquemment associées à des phénomènes de remyélinisation. essentiellement dans un contexte de cryoglobulinémie [33]. Il existe le plus souvent des signes témoignant d’une démyélinisation : allongement des ondes F et des latences distales motrices. cette activité anti-MAG correspond à un processus de démyélinisation. Les neuropathies s’observent dans 15 % des amyloses AL [31].ou périneuraux [33]. 16]. ou syndrome de Guillain-Barré. Les myélomes ostéocondensants ont une définition radiologique et s’observent au cours de myélome multiple ou d’un plasmocytome solitaire. Neuropathies avec dysglobulinémie IgM Neurologie (> 80 %) d’un pic monoclonal à chaîne légère kappa. ou des chaînes légères monoclonales. Indications de la biopsie nerveuse La biopsie nerveuse est indiquée chez les patients ayant une neuropathie associée à une IgM monoclonale très évolutive et/ou axonale. du fait de la dilatation régulière des bandes claires. Une gammapathie biclonale (de type IgM ou IgG) est présente dans 0 à 10 % [9. Il est modéré. les régions périaxonales et paranodales et la partie externe de la myéline. Le plasmocytome solitaire est une prolifération plasmocytaire unique. avec aréflexie ostéotendineuse.17-101-A-10 NEUROPATHIES PÉRIPHÉRIQUES AU COURS DES DYSGLOBULINÉMIES Gammapathies malignes Le myélome multiple est défini par une protéine monoclonale sérique supérieure à 3g/L. 43] à 90 % [65. de siège distal. Une atteinte axonale importante est inhabituelle dans les neuropathies associées aux IgM bénignes.1 % des protéines membranaires) et majoritaire de la myéline centrale (0. parfois tableau clinique suggérant une sclérose latérale amyotrophique. Il s’agit dans la majorité des cas Des neuropathies peuvent survenir dans 5 % des cas de maladie de Waldenström. pour écarter une éventuelle vascularite ou une amylose qui modifierait le pronostic. Dans les atteintes chroniques. Ils sont situés le plus souvent le long des gaines de myéline. Il s’agit le plus souvent d’un tremblement d’attitude. rarement de repos ou d’action et d’intention. Sa correspondance clinique est incertaine. Il s’agit d’une glycoprotéine d’un poids moléculaire voisin de 107 000 Da. est la prédominance distale des ralentissements de la conduction nerveuse [24]. • Formes plus rares Des formes atypiques ont été décrites : avec atteinte motrice pure à type d’amyotrophie spinale progressive ou de polyradiculonévrite motrice pure. plus rarement de crampes et de douleurs. Les neuropathies s’observent dans 3. 67] des neuropathies associées à une IgM. Formes cliniques • Forme habituelle Le groupe le plus important est relativement homogène. La maladie de Waldenström correspond à un syndrome clinique de type lymphoprolifératif. parfois révélateur. aréflexie ostéotendineuse. ou secondaire à l’accumulation de matériel anormal tubulaire ou corps lamellaire visible en microscopie électronique. dont l’histologie précise le plus souvent le caractère démyélinisant. Elle est rarement retrouvée en l’absence de neuropathie et n’a jamais été identifiée au cours des autres gammapathies [5]. la présence de plus de 10 % de plasmocytes anormaux dans la moelle osseuse et des lésions ostéolytiques. Sa localisation suggère qu’elle puisse avoir un rôle dans les différentes étapes de la myélinisation. Les potentiels d’action sensitifs sont le plus souvent absents [9]. 61]. Liquide céphalorachidien La protéinorachie du liquide céphalorachidien est élevée dans la majorité des cas (> 80 % des cas). Une caractéristique électrophysiologique des patients avec une neuropathie due à une IgM antiMAG. fait de neuropathies associées aux IgM bénignes : faible déficit moteur. Des dépôts d’IgM visualisés par immunofluorescence sont fréquents au cours des neuropathies démyélinisantes [65. dans la grande majorité des cas. L’éventuelle précipitation au froid de ces gammapathies monoclonales définit la cryoglobulinémie. plus rarement maligne. À l’examen en microscopie électronique. Elles sont associées à une gammapathie monoclonale bénigne. Examen clinique À l’examen. à prédominance sensitive. Activité anticorps antimyéline de l’IgM Une activité anticorps antimyéline de l’IgM monoclonale a été identifiée en 1980 au cours des neuropathies associées à une gammapathie IgM [35]. Elles sont plus hétérogènes que les neuropathies des IgM bénignes [33]. tremblement d’attitude. dans près de la moitié des cas. en moyenne de 1 g/L sans réaction cellulaire. des lésions nerveuses démyélinisantes ou axonodémyélinisantes. multifocale. Il peut s’agir de polyneuropathies sensitives ou sensitivomotrices similaires aux page 2 . endo. Examens biologiques Biopsie nerveuse Elle peut parfois montrer des infiltrats de cellules mononucléées. fréquemment retrouvée. Elle montre. parfois à une atteinte mixte démyélinisante et axonale. de type neurogène. surtout en cas de maladie de Waldenström. et parfois amyotrophie. Il est indépendant de l’atteinte sensitive et dû à une majoration du tremblement physiologique par un déficit moteur minime [54]. on note. bien qu’on ait pu noter une atteinte proprioceptive plus sévère et une évolution plus lente au cours des neuropathies à MAG+. L’atteinte de nerfs crâniens est exceptionnellement associée. de structure fibrillaire en microscopie électronique faite de fibrilles non branchées de longueur variable et de diamètre fixe de 7 à 10 nm. Neuropathies à IgM bénignes Électromyographie Manifestations cliniques Les tracés électromyographiques sont modérément altérés. le tracé est axonal ou mixte. avec une IgM monoclonale sérique supérieure à 3g/L et une infiltration lymphoplasmocytaire de la moelle. est noté dans 7 % [45] à 75 % des cas [67] selon les séries. Plus rarement.5 à 1 % de l’ensemble des protéines). de localisation le plus souvent osseuse. et intéresse le plus souvent les régions paranodales et les spires périphériques. 67]. Elle peut précéder l’apparition des premiers symptômes. Amylose de type AL Elle se caractérise par des dépôts amorphes extracellulaires colorés par des colorations spécifiques (rouge Congo) . avec biopsie ostéomédullaire normale. vibratoire en particulier et. Les symptômes peuvent précéder l’identification de la gammapathie de plusieurs années. Elle est située sur les incisures de Schmidt-Lantermann. Il s’agit d’une polyneuropathie lentement évolutive. Les ralentissements des vitesses de conduction motrice sont proportionnellement moins importants avec parfois blocs de conduction. Un tremblement d’attitude. parfois plusieurs années après les premiers signes sensitifs. Le déficit moteur apparaît de façon tardive. atteinte dominante de la sensibilité profonde avec ataxie.6 % des cas de myélome multiple [59]. composant mineur de la myéline périphérique (moins de 0. L’élargissement de la périodicité des lamelles myéliniques correspond à un espacement anormal des lignes denses majeures. parfois dans l’endonèvre. dans les interactions myéline-axone et dans le maintien de la cohésion de la myéline. on peut observer une prolifération schwannienne en « bulbe d’oignon » avec parfois hypermyélinisation et aspect tomaculaire des fibres isolées. Un syndrome de Raynaud sans cryoglobulinémie est souvent associé à la neuropathie [33. Immunoélectrophorèse Neuropathies au cours de la maladie de Waldenström La gammapathie monoclonale est le plus souvent découverte lors du bilan étiologique de la neuropathie périphérique mais peut parfois être découverte plus tard (10 %). une ataxie gênante. les troubles sensitifs superficiels sont discrets. L’antigène situé sur la myéline a été appelé par les auteurs anglo-saxons MAG (myelin associated glycoprotein). Elles peuvent être en rapport avec une vascularite. avec respect des fibres amyéliniques. Il existe fréquemment une raréfaction importante des fibres myélinisées de gros diamètres. intéressant surtout les loges antéroexternes des jambes. symétrique. en « gants » et en « chaussettes » . Symptômes Les neuropathies sont le plus souvent révélées par des paresthésies distales des membres inférieurs. un élargissement de l’espace entre les lamelles de myéline [65]. est beaucoup plus marquée avec des troubles importants de la sensibilité proprioceptive. dans la moitié des cas. Retrouvée positive dans 50 % [34. l’atteinte de la sensibilité profonde. distaux. mais cet aspect est non spécifique. avec parfois des activités de fibrillation spontanée.

une cinquantaine de cas ont été rapportés dans la littérature [14. ou être secondaires à une amylose AL [33]. Plusieurs traitements ont été essayés : échanges plasmatiques. des infiltrats lymphocytaires périneuraux. Le rôle pathogène des dépôts d’immunoglobulines est fortement suspecté pour les neuropathies démyélinisantes des dysglobulinémies IgM suggérant une origine auto-immune. page 3 . 6 5 . ou par poussées [23. multinévrite [7]. Évolution Les neuropathies démyélinisantes évoluent le plus souvent de façon progressive. Pour les neuropathies axonales. La rechute de la neuropathie doit faire rechercher une rechute plasmocytaire pouvant correspondre soit à une autre localisation du plasmocytome ou à une évolution vers un myélome multiple [14. on évoque un rôle joué par une vascularite [7] associée à une cryoglobuline ou par des dépôts amyloïdes [42]. le plus souvent ostéocondensante ou mixte lytique et ostéocondensante qui siège préférentiellement sur le rachis. Les échanges plasmatiques permettraient d’améliorer les neuropathies associées aux IgA et IgG selon une étude qui a évalué à court terme l’effet de six échanges plasmatiques en 3 semaines [15]. 67]. évolue en quelques mois ou années. ou des dépôts amyloïdes [4. 42]. sans traitement. étant donné la prédominance sensitive de la neuropathie et sa lenteur d’évolution avec. Il s’agit le plus souvent de polyneuropathies sensitives ou à prédominance sensitive. plus rarement de polyradiculonévrites [33. On a évoqué le rôle joué par une éventuelle infiltration du périnèvre ou des capillaires par des cellules hématopoïétiques. neuropathies des IgM bénignes. 26]. Les immunoglobulines intraveineuses s’avèrent très rarement efficaces d’après une étude contrôlée récente [11]. 67]. Une atteinte de nerfs crâniens est possible dans les formes polyradiculonévritiques [67]. La récupération motrice est lente et progressive. 6 7 ] et de la présence fréquente de dépôts d’immunoglobulines sur la myéline en microscopie optique [65]. Les corticoïdes seuls sont partiellement efficaces et la chimiothérapie seule est sans effet. plus rares. sauf si l’on admet des altérations de cette dernière ou la sécrétion d’immunoglobulines dans l’espace endoneural par des lymphocytes endoneuraux [25]. Elles peuvent se rencontrer au cours de dysglobulinémies bénignes. l’association d’échanges plasmatiques au chlorambucil n’apportant pas de bénéfice supplémentaire [46]. aux plasmaphérèses [15]. avec toutefois des séquelles motrices à type de steppage. C’est la neuropathie périphérique qui conduit. Les neuropathies comportent le plus souvent un processus de démyélinisation semblable aux neuropathies des IgM bénignes. La neuropathie se présente comme une polyradiculonévrite subaiguë ou chronique. fréquent dans ce contexte.7 % [38] et 3. sur plusieurs années. Le traitement de choix est l’irradiation de la lésion osseuse qui permet d’obtenir une rémission clinique et hématologique pouvant être prolongée et supérieure à 10 ans [13]. malignes. Acétate d’uranyle et citrate de plomb. axonodémyélinisantes ou démyélinisantes [33. L’étude électrophysiologique montre un aspect de démyélinisation ou d’atteinte axonomyélinique. Les études histopathologiques montrent selon les cas des aspects de neuropathies axonales. Sur le plan électromyographique. Une dizaine de cas de neuropathies amyloïdes au cours de maladie de Waldenström ont été rapportés dans la littérature. Noter l’espacement des lamelles de myéline. Traitement Il est difficile d’apprécier l’efficacité des traitements. Le tremblement peut diminuer en cas de régression de la neuropathie ou par les bêtabloquants. Les plasmaphérèses sont parfois efficaces mais le seraient moins que dans les neuropathies des gammathies IgA ou IgG [15]. Aucune étude randomisée n’a permis de préciser le meilleur choix thérapeutique. D’autres tableaux cliniques ont été rapportés : neuropathie motrice pure. La polyneuropathie permet la découverte d’une lésion osseuse. Il s’agit essentiellement de polyneuropathies sensitivomotrices prédominant aux membres inférieurs et d’évolution très progressive. préférentiellement pour des neuropathies de survenue récente. Cette interprétation repose sur la présence de l’activité anti-MAG retrouvée dans deux tiers des cas [ 5 0 . avec majoration lente du déficit moteur. les études montrent des aspects d’atteinte axonale. Les polyneuropathies sensitives ou sensitivomotrices sont stables ou lentement évolutives. dans plus de la moitié des cas. une stabilité spontanée. La biopsie nerveuse montre un aspect de lésions mixtes axonales et démyélinisantes. 67]. Les polyneuropathies sensitives sont rarement proprioceptives. L’étude du LCR montre le plus souvent une hyperprotéinorachie. elle est en général à taux faible et peut être découverte en retard. Il s’agit le plus souvent d’une neuropathie axonale. 67]. La biopsie osseuse de ces lésions permet de démontrer la prolifération plasmocytaire maligne. subaiguës ou chroniques [ 3 3 ] . 26. La neuropathie est en règle sévère. Il n’en reste pas moins que l’on explique mal le passage de macromolécules telles que les IgM à travers la barrière sang-nerf. les polyradiculonévrites pouvant être aiguës. Celle-ci peut être en rapport avec une amylose [12. estimée entre 1. aux corticoïdes. en particulier en cas de maladie de Waldenström. mais une aggravation rapide de l’atteinte motrice peut révéler un syndrome lymphoprolifératif malin [45]. parfois dans le cadre de syndrome de POEMS. démyélinisante ou mixte axonal et démyélinisant [33. Mécanisme des neuropathies associées aux IgM Il existe vraisemblablement plusieurs mécanismes possibles dans les neuropathies périphériques associées aux dysglobulinémies IgM. avec une atteinte axonale modérée (fig 1) [66]. le bassin ou les côtes. Le cyclophosphamide mensuel associé aux corticoïdes permettrait d’améliorer les neuropathies IgG [44]. d’un seul tenant vers une tétraplégie. Un traitement doit être proposé dans les formes sévères et/ou évolutives . Kelly et al ont montré qu’une amylose était responsable de la neuropathie dans trois des dix cas de polyneuropathies au cours de myélome multiple [27]. pour certaines d’entre elles. La dysglobulinémie est le plus souvent de type IgA-λ ou IgG-λ et est présente dans 75 % des cas [14]. 57]. Une amélioration a été observée chez certains patients avec le chlorambucil. voire des neuropathies motrices pures. sans qu’il y ait de différence nette entre les dysglobulinémies bénigne et maligne [60]. immunoglobulines intraveineuses. L’atteinte des nerfs crâniens a été parfois rapportée et correspond le plus souvent à une ostéolyse de la base du crâne. La présence d’une polyneuropathie sensitive avec atteinte prédominante des petites fibres associée à des signes de dysautonomie doit faire évoquer une amylose. Les polyradiculonévrites peuvent évoluer en « marche d’escalier » [23. Neuropathies avec dysglobulinémie IgA Il s’agit d’un groupe hétérogène comprenant des polyneuropathies sensitives ou sensitivomotrices. correspondant au transsudat de l’immunoglobuline. 51]. Plasmocytome solitaire L’association d’une polyneuropathie à un plasmocytome solitaire est rare. Neuropathies au cours des IgG malignes Myélomes multiples ostéolytiques L’incidence des polyneuropathies au cours des myélomes multiples est très faible. Un traitement est à proposer aux neuropathies sévères. 33. cyclophosphamide). 45]. plus récemment. L’étude du LCR montre le plus souvent une hyperprotéinorachie avec parfois mise en évidence de l’IgG. il fait appel aux immunosuppresseurs (Chloraminophènet. à la découverte de la gammapathie monoclonale. Aux atteintes axonales pures s’associent des dépôts paraamino-salicyliques+ (PAS+). polyneuropathies sensitives avec dysautonomie évoquant une neuropathie amyloïde. des polyradiculonévrites.Neurologie NEUROPATHIES PÉRIPHÉRIQUES AU COURS DES DYSGLOBULINÉMIES 17-101-A-10 Neuropathies avec dysglobulinémie IgG Neuropathies dysglobulinémiques à IgG bénignes 1 Coupe transversale en microscopie électronique d’une fibre myélinique provenant de la biopsie de patient ayant une neuropathie démyélinisante associée à une maladie de Waldenström. contrairement aux neuropathies avec IgM. 27. syndrome de GuillainBarré. chimiothérapie et. atteinte de nerfs crâniens.5 % [59].

aménorrhée. Neurologie diabète. des taux sériques élevés d’interleukine 1β. 6 2 ] . la gammapathie monoclonale est de type IgG ou IgA et la chaîne légère de type lambda. protéine Monoclonale. le traitement fait appel à l’irradiation de la lésion de plasmocytome solitaire. plus rarement la maladie de Waldenström [4. troubles endocriniens : page 4 Neuropathies amyloïdes dysglobulinémiques Aspects cliniques La neuropathie est initialement sensitive. les troubles de la sensibilité superficielle sont le plus souvent dissociés concernant plus la sensibilité thermoalgique que tactile. Étude électrophysiologique Elle montre généralement des aspects de démyélinisation. dérive des chaînes légères d’immunoglobulines ou des fragments terminaux variables (NH2). en Occident. Aspects paracliniques Définition. Aspects cliniques Neuropathie périphérique Elle est constante. une insuffisance cardiaque peuvent accompagner la neuropathie. 60 % des patients deviennent grabataires selon une importante série japonaise [40]. insuffisance surrénale [22]. parfois une augmentation polyclonale des immunoglobulines. trois des manifestations extraneurologiques majeures . Il existe souvent une dysautonomie qui peut être. des manifestations systémiques et une gammapathie monoclonale quasi constante. ou ultrastructural à l’or colloïdal [2]. Organomégalie. ou sinon à une chimiothérapie comportant un agent alkylant (cyclophosphamide.17-101-A-10 NEUROPATHIES PÉRIPHÉRIQUES AU COURS DES DYSGLOBULINÉMIES Neuropathies dysglobulinémiques à IgA bénignes Elles sont plus rares que les neuropathies associées aux IgM ou IgG. La polyneuropathie est révélatrice dans plus de la moitié des cas. Pour les formes évolutives et/ou invalidantes. donnant un aspect biréfringent en lumière polarisée après coloration par le rouge Congo. etc. anasarque. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) s’avère particulièrement utile et sensible pour mettre en évidence les lésions rachidiennes. avec des concentrations supérieures comparativement à des patients ayant un myélome multiple sans neuropathie . En faveur du rôle pathogène de la gammapathie monoclonale est la mise en évidence de dépôts d’immunoglobulines endoneuraux qui a été parfois rapportée en immunomarquage optique [19] ou ultrastructural [2]. Mais aucune activité anticorps dirigée contre un composant de la myéline n’a été identifiée [52]. artériopathie obstructive [37]. une « organomégalie » (hépatomégalie. Syndrome lymphoprolifératif Le bilan révèle un plasmocytome solitaire dans un quart des cas . le bilan est en faveur d’une gammapathie bénigne. 6 7 ] . syndrome de Raynaud. Il existe dans la moitié des cas une gammapathie monoclonale maligne (plasmocytome solitaire ou multiple. Les lésions radiologiques correspondent le plus souvent à des lésions osseuses ostéocondensantes uniques ou multiples. Le plus souvent. responsable d’hypotension orthostatique. anomalies cutanées).3 % des gammapathies bénignes. Anomalies biologiques Elles sont fréquentes et variées : accélération de la vitesse de sédimentation dans un tiers des cas [40]. Syndrome de POEMS Il a été décrit en 1956 par Crow au cours d’un myélome [10]. outre la polyneuropathie et la dyscrasie plasmocytaire. Endocrinopathie. brûlures. comportant. adénopathie). Aspects nosologiques Le nombre de critères minimal requis pour parler de syndrome de POEMS est pour certains auteurs de quatre [62]. β-plissée. Les formes de passage de formes incomplètes du syndrome de POEMS à des formes complètes comportant tous les éléments existent. diabète sucré). ascite. la polyneuropathie et la gammapathie et deux autres manifestations systémiques : organomégalie. épanchement pleural). Près de 300 cas ont été rapportés dans la littérature. endocrinopathie. Des dépôts d’immunoglobuline ont été parfois mis en évidence dans l’endonèvre au cours d’études d’immunomarquage optique [19]. Un cas de neuropathie associée à un plasmocytome solitaire a évolué 18 ans plus tard lors d’une rechute myélomateuse vers un syndrome de POEMS [56]. . À l’examen. perturbation du bilan hépatique. LH (luteinizing hormone). le tableau est moins complet. Manifestations systémiques Traitement Les symptômes les plus fréquents sont cutanés (hyperpigmentation. impuissance. Il s’agit généralement d’une polyradiculonévrite chronique avec déficit moteur prédominant. hypertrichose. Un syndrome néphrotique. un plasmocytome solitaire et un diabète (c’est-à-dire trois critères) qui a évolué secondairement vers un syndrome de POEMS complet associant en plus une atteinte cutanée. Plus rarement a été rapportée une paralysie des nerfs crâniens. voire motrices. Il existe vraisemblablement un continuum entre ces deux entités. diminution de la FSH (follicle stimulating hormone). et d’IL6 ont été trouvés chez les patients ayant un syndrome de POEMS. Elles sont liées à une atteinte axonale ou axonodémyélinisante. hypothyroïdie. Des polyneuropathies sensitives ou sensitivomotrices. Mécanisme des neuropathies et du syndrome Le mécanisme de la neuropathie périphérique au cours du syndrome de POEMS reste non élucidé. thrombocytose dans 39 % [ 1 4 ] à 84 % des cas [ 6 2 ] ou hyperleucocytose. Le déficit moteur est plus tardif. au premier plan. plus rarement un myélome multiple. 10 % des myélomes. dans un tiers des cas une gammapathie monoclonale bénigne. de protéines à structure fibrillaire. de 10 nm de diamètre. Il peut exister un tremblement d’attitude. Il comporte à la fois des critères cliniques et paracliniques avec une polyneuropathie constante. des plasmaphérèses [15] ou une chimiothérapie. Les sujets sont le plus souvent de sexe masculin (sexratio : 2/3) et un quart d’entre eux ont moins de 40 ans. fébricule. gastroparésie). de TNFα (tumor necrosis factor). L’amylose AL regroupe l’ensemble des amyloses dont la protéine amyloïde. avec une atteinte fréquente de la sensibilité proprioceptive. essentiellement douloureuse (douleurs en « éclair ». parfois de faire disparaître le pic monoclonal et un certain nombre des manifestations systémiques associées. crises sudorales [40]. atteinte rénale [39]. extracellulaire. un anasarque (œdème des membres inférieurs. Cette neuropathie est généralement sévère. L’hypersécrétion de ces cytokines pouvant expliquer plusieurs manifestations systémiques [21]. Dans la majorité des cas. une anasarque et une organomégalie [6]. D’autres manifestations sont plus rares : ongles blancs. appelée AL. des troubles endocriniens (gynécomastie. D’évolution chronique. c’est-à-dire. myélome multiple). L’atteinte de la sensibilité superficielle est limitée en « gants » et « chaussettes ». Le rôle de certaines cytokines pro-inflammatoires dans la pathogénie du syndrome de POEMS a été soulevé [20]. Certains proposent une chimiothérapie au long cours qui permettrait d’augmenter la survie globale de ces patients [29]. Biopsie nerveuse Elle montre généralement un aspect de neuropathie mixte axonale et démyélinisante avec réduction de la densité des fibres myélinisées. atteinte cutanée. sclérodermie). une production d’IL1β dans les ganglions et la moelle osseuse tumorale a pu être également observée. Neuropathies au cours des IgA malignes Elles surviennent soit au cours de myélomes multiples ostéolytiques ou de plasmocytome solitaire parfois dans le cadre de syndrome de POEMS (Polyneuropathie. de troubles digestifs (troubles du transit. Le traitement permet de faire régresser la neuropathie. cas le plus fréquent. 36. splénomégalie. La frontière entre les neuropathies associées au plasmocytome solitaire ou multiple et le syndrome de POEMS n’est pas clairement établie. suivies par Kyle sur une période de 20 ans. En effet. C’est le cas d’une des observations princeps de Bardwick qui comportait initialement une neuropathie. ces neuropathies ont pu être améliorées dans quelques cas par des corticoïdes [67]. ont été rapportées [ 3 3 . hématologiques avec polyglobulie dans 12 à 19 % des cas [ 4 0 . La protéinorachie est le plus souvent élevée. L’amylose complique 3. insuffisance gonadotrope : hypotestostéronémie. hyperprolactinémie. Alkérant). de troubles génitosphinctériens. la majorité au Japon. Le syndrome de POEMS est volontiers complet au Japon. sciatalgie). classifications Neuropathie L’amylose se définit par un dépôt amorphe. 42].

Évolution Neuropathie La neuropathie sensitive superficielle s’étend de façon progressive et centripète selon un mode ascendant. seul le mécanisme ischémique est suffisamment documenté [ 1 7 ] . sans troubles objectifs de la sensibilité. Une chimiothérapie intensive par melphalan à fortes doses et autogreffe de cellules souches périphériques est actuellement en cours Ces cas restent exceptionnels. Les vitesses de conduction nerveuse sont normales . on ne peut écarter un effet toxique ou métabolique des dépôts amyloïdes sur les structures endoneurales. deux tiers des neuropathies amyloïdes héréditaires d’origine française ont une présentation apparemment sporadique et sont secondaires à une mutation du gène de la TTR. Ils sont caractérisés en microscopie électronique par une structure fibrillaire. Des cas évoquant une forme motrice de polyradiculonévrite par le ralentissement des vitesses de conduction nerveuse et l’hyperprotéinorachie ont été rarement rapportés. La survie est courte de quelques années.. d’autant plus qu’il existe une atteinte cardiaque ou rénale. Ces tableaux sont associés généralement à une IgM monoclonale bénigne ou maligne [48]. atteinte rénale ou hépatique). s’étendant au périnèvre et à l’épinèvre. permet d’augmenter la survie des patients et s’avère supérieur à la colchicine [32]. l’examen du muscle montre l’atrophie neurogène isolée. Aspects paracliniques Neuropathie La biopsie nerveuse permet de caractériser une neuropathie axonale évolutive et la présence de dépôts endoneuraux de substance amyloïde (fig 2). ou être révélée à cette occasion. Elle peut être bénigne (amylose AL primaire) [28. Un déficit moteur parfois asymétrique évoquant une atteinte multinévritique et même un syndrome de la queue de cheval a été décrit. Cette classification ne tient pas compte du caractère essentiel ou secondaire. Enfin. Il a été retrouvé lors d’autopsie un discret appauvrissement des racines antérieures [47. 64] ou maligne dans le cadre d’un myélome multiple [12. le déficit moteur apparaît à la partie distale des membres inférieurs pouvant réaliser une tétraplégie d’extension centripète. La gammapathie monoclonale peut manquer dans 10 à 15 % des cas. Les nerfs crâniens sont rarement touchés [63]. 49]. 42]. tissus adipeux abdominal. Elles surviennent parfois dans un contexte évocateur (purpura. le type 2 à des cryoglobulines mixtes avec composant monoclonal de type IgM-IgG . intéressant surtout les grosses fibres . La biopsie montre le plus souvent une atteinte axonale. l’étude histopathologique a pu montrer une dégénérescence des racines antérieures et dorsales et un aspect de chromatolyse des motoneurones [53]. Une intervention sur un canal carpien peut s’avérer utile en cas de syndrome de canal carpien sévère et net. Neuropathies motrices pures au cours des dysglobulinémies Biologiques L’immunoélectrophorèse sérique montre une gammapathie monoclonale de type IgG. Elles sont classées en trois groupes. La raréfaction des fibres nerveuses prédomine sur les fibres myéliniques de petit diamètre et les fibres non myélinisées. Plus tard. sous la forme d’amas congophiles. mais la myéline a peut être un effet protecteur à l’égard des modifications du contenu de l’espace endoneural. fasciculations diffuses.. Le premier correspond à une cryoglobuline monoclonale de type IgM ou IgG . ulcérations cutanéomuqueuses. La survie alors n’est que de 6 à 18 mois. Les neuropathies surviennent plus volontiers associées aux cryoglobulines mixtes de type 2 ou 3 que de type 1 [8]. La responsabilité directe de la cryoglobuline peut être difficile à affirmer en cas d’association à une gammapathie monoclonale. d’évaluation. L’électromyogramme (EMG) est en faveur d’une atteinte axonale. le type 3. avec dénervation et respect des vitesses de conduction. La gammapathie monoclonale peut être déjà connue. ou une chaîne légère isolée parfois à très faible taux. une étude génétique moléculaire à la recherche de mutation du gène de la transthyrétine (TTR) est nécessaire. Ils peuvent être mis en évidence également dans d’autres tissus : muscles. 48] avec aspect de chromatolyse centrale des motoneurones. IgA IgM Bénigne Maladie de Waldenström Démyélinisante Sensitive ataxiante Axonale Polyradiculonévrite Polynévrite Abstention ou Chloraminophène ® Amylose ? Plasmocytome solitaire ? Syndrome de POEMS ? Amylose AL ? Bénigne Chimiothérapie Cyclophosphamide 3 2 Dépôts de substance amyloïde autour des capillaires endoneuraux chez un patient présentant une neuropathie sévère associée à une gammapathie monoclonale à chaînes légères. La place du traitement symptomatique est importante pour contrôler les douleurs. Ces neuropathies motrices pures peuvent se présenter comme une polyradiculonévrite [53] ou comme une amyotrophie spinale progressive. Sur le plan page 5 . Aspects nosologiques Le bilan étiologique des neuropathies amyloïdes apparemment acquises doit comporter une immunoélectrophorèse sérique et une recherche de protéine de Bence-Jones mais. 57]. comportant Alkérant et prednisone. aggravées de façon inconstante par le froid. ou subitement de troubles majeurs de conduction. il s’y associe parfois une vascularite avec infiltration périvasculaire de cellules mononucléées. IgA. en cas de négativité. ayant la propriété de précipiter au froid (+ 4 °C) et de se dissoudre à 37 °C. Les cryoglobulines peuvent s’accompagner de polyneuropathies chroniques à prédominance sensitive [18] ou de mononévrites ou multinévrites [41] . biopsie rectale. En effet. Les patients décèdent d’insuffisance cardiaque irréversible. Ils sont fréquemment disposés autour des vaisseaux ou dans les parois des vaisseaux de l’endonèvre ou du périnèvre. les manifestations dysautonomiques (hypotension orthostatique. ecchymoses. souvent douloureuses. avec une dizaine de mutations du gène de la TTR distinctes identifiées en France [1. Les lésions multifocales étagées des fibres nerveuses au niveau des racines postérieures rachidiennes. Dans d’autres cas.).Neurologie NEUROPATHIES PÉRIPHÉRIQUES AU COURS DES DYSGLOBULINÉMIES 17-101-A-10 IgG. d’installation aiguë ou subaiguë. phénomènes de Raynaud. le plus fréquent. Neuropathies au cours des cryoglobulinémies Affection générale Les cryoglobulines sont des protéines de type globuline. Myélome multiple + Radiothérapie ou chimiothérapie Alkéran ® + corticoïdes Autogreffe de moelle ? Traitement des neuropathies avec dysglobulinémie. parfois un infiltrat lymphocytaire endoneural des racines motrices et de la queue de cheval [47]. le tableau est celui d’une amyotrophie spinale progressive avec paralysie progressive. Le syndrome du canal carpien est présent dans 25 % des cas. Traitement Un traitement au long cours (fig 3). Mécanisme des lésions Une hypothèse est celle d’un processus mécanique qui tient compte de la compression des fibres nerveuses par les dépôts d’amylose. troubles digestifs. Ces dépôts sont inconstamment retrouvés en microscopie optique. L’atteinte préférentielle des fibres non myéliniques est inexpliquée. Le traitement fait appel au cyclophosphamide éventuellement associé aux plasmaphérèses. des plexus et des troncs distaux pourraient expliquer une dégénérescence axonale distale des fibres au prorata de la longueur des fibres. à des cryoglobulines polyclonales.. aréflexie ostéotendineuse. ou d’une maladie de Waldenström [4. Parmi les différentes hypothèses. amyotrophie.

“Benign” monoclonal gammopathy. Hatron PY et al. Ropert A. Étude de facteurs pronostiques à propos de 65 observations. A report of 86 cases. Muscle Nerve 1998 . Virchows Arch A Pathol Anat 1988 . Clatanoff DV. 31 : 50-54 Schenone A. Peripheral neuropathy associated with IgM monoclonal gammopathy: correlations between Mprotein antibody activity and clinical/electrophysiological features in 40 cases. Peripheral neuropathies and tremor. Laparas J. J Neurol 1996 . Kyle RA. Peripheral neuropathy in IgM monoclonal gammopathy and Waldenstrom’s macroglobulinemia: a frequent complication in elderly males with low MAG-reactive serum monoclonal component. Kyle RA. Moggio M et al. Gill GN. Trillet M. Vital A. Talley NJ. Chronic demyelinating neuropathy associated with benign IgM paraproteinaemia. Quarles RH. Schaeffer A et al. Yamawaki M. J Neurol Neurosurg Psychiatry 1995 . Ann Neurol 1991 . Franssen H. Mussini JM. Plasma exchange in polyneuropathy associated with monoclonal gammopathy of undetermined significance. Ozanne P. Neurology 1996 . 23 : 1243-1246 Gosselin S. Mastaglia FL. 413 : 357-365 Gherardi RK. 83 : 2587-2593 page 6 [22] [23] [24] [25] [26] [27] [28] [29] [30] [31] [32] [33] [34] [35] [36] [37] [38] [39] [40] [41] [42] [43] [44] Gimenez-Roqueplo AP. Laclergue JP. 32 : 45-59 Kyle RA. Amyloid neuropathy and tremor in Waldenstrom’s macroglobulinemia. Grolleau JY. neurophysiological pathological findings and response to treatment in 33 cases. Hays AP. Cro L et al. Barbieri S. 103 : 589-592 Geraud C. elevated levels of cytokines. Divine M. Paris D. 36 : 1429-1436 Silverstein A. 152 : 409-412 Gherardi RK. Gherardi R. Greenway GD. 325 : 1482-1486 Ellie E. 40 : 792-795 Davies-Jones GA. Gaulard P. Belec L. Corbo M. Julien J. Holtz SJ. Pathological findings in three non-Japanese patients with the POEMS syndrome. The spectrum of peripheral neuropathy in myeloma. Low PA. 63 : 385-387 Kyle RA. Copin MC. Rev Neurol 1963 . 1992 : 1-290 Latov N. 34 : 1025-1032 Sakemi H. Franssen H. Malapert D. Trojaborg W. une amélioration après chimiothérapie n’a été qu’exceptionnellement rapportée [3]. 117 : 941-947 Kanda T. Bianchini D. Adams D. macrophage involvement and chromosomal aberrations of bone marrow plasma cells. 11 : 532-536 Said G. Crit Rev Neurobiol 1988 . Bengoufa D. Length-dependent degeneration of fibers in Portuguese amyloid polyneuropathy : a clinicopathologic study. Neurology 1986 . Marmiroli P. Misrahi M. Waddy H. Medicine 1980 . Hirano A. Neuropathy associated with monoclonal gammopathies of undetermined significance. Bes Geraud J. Loiseau P. Soueidan S. Rev Neurol 1988 . 11 : 1318-1323 Rowland LW. 243 : 34-43 Garcin R. Steck AJ. Orfila C. Cryoglobulinémie et périartérite noueuse à manifestations multinévritiques. Neurology 1968 . 32 : 480-485 Said G. Arch Neurol 1963 . N Engl J Med 1991 . Authier FJ. IgM-associated polyneuropathy Study Group. 148 : 736-741 Adams D. Neurology 1987 . Chevret S. Olarte MR. Semin Hematol 1995 . Spagnol G. Neuropathie périphérique et proliférations plasmocytaires. Am J Med 1994 . Sherman W. Peraldi MN. endocrinopathy. Hughes RA et al. Canal N. Neurology 1983 . Dyck PJ. Dyck PJ. 79 : 160-167 Vital C. Jaradeh SS. Melliere D. Neuropathies périphériques dysglobulinémiques. Acta Neuropathol 1998 . Latov N et al. Brudon F. Vallat JM. Farrer RG. M protein. Shimoe Y. Blood-nerve barrier in IgM paraproteinemic neuropathy: a clinicopathologic assessment. Neuropathy associated with “benign” anti-myelin-associated glycoprotein IgM gammopathy: clinical. J Neurol Neurosurg Psychiatry 1978 . 64 : 809-812 Bady B. Neuropathies périphériques simulant une sclérose latérale amyotrophique au cours des gammapathies. Peripheral neuritis in myelomatosis. Dubost JJ. Neurology 1981 . 43 : 342-245 Nakanishi T. Steck A. Rev Neurol 1996 . Jennekens FG et al. Renal involvement in POEMS syndrome. Blood 1994 . Sherman WH. Degos JD. 51 : 708-714 Quarles RH. Les gammapathies monoclonales peuvent s’observer au cours de tableaux évocateurs cliniquement d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA) par l’association d’une atteinte de la corne antérieure et de signes pyramidaux [3. Eames RA. Harding AE. 34 : 209-214 Vital A. Gaillard F. Ann Neurol 1982 . Crit Rev Neurobiol 1989 . Whybrew DJ et al. Quattrini A. Wokke JHJ. 47 : 1227-1233 [45] [46] [47] [48] [49] [50] [51] [52] [53] [54] [55] [56] [57] [58] [59] [60] [61] [62] [63] [64] [65] [66] [67] Notermans NC. Montpellier : Sauramps Médical. Barbieri S. Nobile-Orazio E. King RH. 59 : 243-247 Parry GJ. Leroux MJ. Danon F. Clin Nephrol 1995 . J Neurol Neurosurg Psychiatry 1997 . Polyneuropathy associated with IgM monoclonal gammopathy. Cesaro P. J Neurol 1991 . Les neuropathies périphériques de la maladie de Waldenström. Les endocrinopathies dans le POEMS syndrome : à propos de quatre observations. The natural history of chronic demyelinating neuropathy associated with benign IgM paraproteinemia. 2 : 444 Davis LE. 33 : 202-210 Kelly JJ. POEMS syndrome: a study of 25 cases and review of the literature. Dyck PJ. melphalan and prednisone and melphalan prednisone and colchicine. 327 : 1919-1923 Modesto-Segonds A. Fazio R. Neurology 1984 . Intermittent cyclophosphamide and prednisone treatment of polyneuropathy associated with monoclonal gammopathy of undetermined significance. Baldini L. Vital C. Maisonobe T. 31 : 24-31 Kelly JJ. immunological. Long-term melphalan prednisolone chemotherapy for POEMS syndrome. 48. Beppu H. Greipp PR. Osteosclerotic myeloma and peripheral neuropathy. Feve JR. Lust JA. Neuropathie périphérique avec infiltration amyloïde des nerfs au cours d’une macroglobulinémie de Waldenström. Neurology 1982 . Ben-Zeev D. Usui S. Myeloma neuropathy. Bussel A. Teunissen LL. Ann Med Interne 1990 . Macroglobulinemia with peripheral neuropathy simulating motor neuron disease. 20 : 93-107 Yeung KB. Leger JM. Brouet JC. 3 : 301-331 Latov N. Guillard A. 5 : 1-28 Read D. Plasma cell dyscrasia with polyneuropathy: the spectrum of POEMS syndrome. Newman D. Lacy MQ et al. Zandecki M. Elevated Levels of IL1-b and IL-6 in serum. Brain 1988 . Reilly M. Said G. Brain 1994 . Dans ces cas. 35 : 225-233 Gherardi R. Plasma cell dyscrasia and peripheral neuropathy with a monoclonal antibody to peripheral-nerve myelin. 97 : 543-553 Traynor AE. Macroglobulinémie de Waldenström avec neuropathie amyloïde. Clauvel JP. 34 : 712-720 Nemni R. Peripheral neuropathy and anti-MAG antibodies. Belec L. 238 : 383-391 . An autopsy case of Crow-Fukase syndrome which developed 18 years after the first manifestation of plasmacytoma. 111 : 474-478 Lesprit P. 6 : 1-7 Kuwabara S. Neuropathy due to amyloid in myelomatosis. Lacroix C et al. Toyokura Y. Gertz MA. Julien J. Vital C. 141 : 651-656 Dyck PJ. Zvaifler NJ. King RH. Leukemia 1997 .after 20 to 35 years of follow-up. Sherman W et al. 106 : 169-195 Soubrier MJ. Acta Neuropathol 1989 . Malapert D. 21 : 55-62 Crow RS. Kyle RA. 117 : 1385-1393 Oksenhendler E. Peltier P et al. Latov N. A controlled study of intravenous immunoglobulin in demyelinating neuropathy with IgM gammopathy. car une amélioration a été parfois rapportée après chimiothérapie [47. 95 : 184-192 Kelly JJ. Kuroiwa Y. 117 : 949-957 Smith IS. 45 : 25-31 Bardwick PA. Sauvezie BJ. Gosset P. Jennekens FG. Ignacczack TF. Cranial neuropathy associated with primary amyloidosis. Lokhorst HM. Guffanti A. Spinal muscular atrophy secondary to macroglobulinemia.17-101-A-10 NEUROPATHIES PÉRIPHÉRIQUES AU COURS DES DYSGLOBULINÉMIES thérapeutique. 37 : 240-242 Baldini L. O’Fallon JR. Sumner AJ. 144 : 710-715 Bajada S. ou parfois une infiltration lymphoplasmocytaire des racines ou de la leptoméninge. Doniger DE. Arch Neurol 1972 . Kamitsukasa I. Plasma exchange and chlorambucil in polyneuropathy associated with monoclonal IgM gammopathy. Biologic and clinical significance of cryoglobulins. Fisher A. Klein M. Primavera A. Polyneuropathy associated with monoclonal gammopathy of undetermined significance. de syndromes lymphoprolifératifs malins . N Engl J Med 1980 . J Neurol Sci 1978 . Grupper CH. 58]. Maladie de Waldenström et péri-artérite noueuse : association fortuite ? Sem Hop Paris 1981 . Sherman WH. Neurology 1986 . Miles JM. Baquey A. Defendini R. Drori JB. De Martini I. Faux N. O’Brien PC. Myelin-associated glycoprotein in demyelinating disorders. Plasma cell dyscrasia with polyneuropathy. Seligmann M. Bathien N. Bolgert F. Julien J. Satoyoshi E et al. Will RG. Fromont G. Huchard G. Oda M. Casanova S. 8 : 156-157 Shy ME. Kahn SN. ces formes de polyradiculonévrite motrice ou d’amyotrophie spinale progressive avec gammathie monoclonale justifient un traitement immunosuppresseur d’autant plus que la dysglobulinémie est maligne. 41 : 177-184 Rose C. Am J Hematol 1994 . Mancardi GL. Les rares vérifications autopsiques de tels cas ont montré soit des lésions typiques de SLA soulevant le problème d’une coexistence fortuite [58]. Brain 1994 . Mayo Clin Proc 1993 . Rey JP. Henry P. Dyck PJ. Lange F. Danon F. Distal accentuation of conduction slowing in polyneuropathy associated with antibodies to myelin-associated glycoprotein and sulphated glucuronyl paragloboside. dans huit des 12 cas décrits par Bady et al. 59 : 311-322 Barrier J. Rev Neurol 1960 . Bourque P et al. 303 : 618-621 Lebourhis J. Clin Neuropathol 1989 . 30 : 54-61 Kaku DA. Arch Neurol 1977 . Dambrosia J. Ann Neurol 1979 . POEMS syndrome: report on six patients with unusual clinical signs. Mise en évidence de mutation génétique dans la majorité des neuropathies amyloïdes d’apparence sporadique. and increased production of IL-1b mRNA in lymph nodes of patients with POEMS syndrome. Rev Neurol 1964 . Br Med J 1971 . Said G. endoneurale proximale sans dégénérescence du faisceau pyramidal [3]. Guiraudon M. The natural history of peripheral neuropathy in primary systemic amyloidosis. The clinical spectrum of peripheral neuropathies associated with benign monoclonal IgM. J Neurol Neurosurg Psychiatry 1998 . Lacey BW. The Crow-Fukase syndrome: a study of 102 cases in Japan. Peripheral neuropathy in macroglobulinemia: incidence and antigen specificity of M proteins. Acute arterial obliteration: a new feature of the POEMS syndrome? Medicine 1996 . Stein DP et al. Parfois des altérations électrophysiologiques et/ou histopathologiques Neurologie des nerfs sensitifs ont été décrits. 68 : 26 Kyle RA. Windebank AJ. 58]. Am J Med 1974 . Gray F et al. and skin changes: the POEMS syndrome. Cryoglobulinemic neuropathy. Carpo M. 57 : 1212-1214 Brouet JC. England JD. Smith T. 29 : 451-454 Trotter JL. Turpin G. Louboutin JP. Intern Med 1992 . Les cytokines pro-inflammatoires : une clé pathogénique du syndrome POEMS. Observation anatomo-clinique. 27 : 507-511 Delauche-Cavallier MC. Br Med J 1956 . Gosselin S. l’atteinte bulbaire y était rare. Leger JM. Esiri MM. Bruckert E. Gertz MA. 9 : 534-544 Smith IS. Gertz MA. Presse Med 1994 . Clauvel JP. Neuropathies périphériques associées à une cryoglobulinémie. 37 : 1506-1514 Notermans NC. Witzig TE. 57 : 775-788 Chassande B. Galassi G. Rondot P. and the french study group on POEMS syndrome. Warlow C. Tignol J et al. Engel WK. Peripheral neuropathy and solitary plasmacytoma. Ben-Younes A. Contamin Brion S. Rev Neurol 1992 . Reilly M. Labalette M. A trial of three regimens for primary amyloidosis: colchicine alone. Kopp N. Hattori T. Shyong JS. Successful treatment of two patients and review of cases. Références [1] [2] [3] [4] [5] [6] [7] [8] [9] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17] [18] [19] [20] [21] Adams D. Boiron JM. Penn AS et al. Ultrastructural characterization of the M protein in nerve biopsy of patients with POEMS syndrome. Brain 1983 . Gammopathy with proximal motor axonopathy simulating motor neuron disease. Bouche P. Neurologic complications of myelomatous. 109 : 21-30 Nobile-Orazio E. Miyamoto K. À propos de 17 observations. 2 : 802-804 Dalakas MC. avec parfois l’apparition secondaire de troubles sensitifs. Neurology 1984 . Authier FJ. Besançon C. Ann Anat Pathol 1975 . 36 : 273-276 Peters HA. Kujas M. Vial C. Van DerGraaf Y. Baudrimont M. IgG and IgA paraproteinemia. Neurology 1998 . Miles JM. Nemni R. Brain 1994 . Nishitani H. Okada H. Il s’agissait. organomegaly. Suc JM. O’Brien PC. Resnick DL. Comi Q. N Engl J Med 1992 . Amyloid neuropathy in light chain multiple myeloma. 75 : 226-232 Miralles GD. Rowland LP. Amyloidosis with plasma cell dyscrasia. Sobue I. Kyle RA. Lokhorst HM. Genotypic-phenotypic variations in a series of 65 patients with familial amyloid polyneuropathy. N Engl J Med 1997 . Immunological and pathological study in 31 patients. Thomas PK. Lalu T. Ann Neurol 1991 . Kyle RA. 18 : 101-108 Planté-Bordeneuve V. Motor neuron disease and plasma cell dyscrasia. 111 : 541-552 Nick J. Primary systemic amyloidosis. Van Der Graaf Y. Ann Neurol 1996 . 336 : 1202-1207 Labauge P. Drachman DB. Belec L. Arch Neurol 1980 .