Etude de la filière

Maraîchage biologique

BPREA - Année 2005-2006 Catherine BEAUCLERCQ

Sommaire

Sommaire
Sommaire ............................................................................................................ 2 Etude de marché.................................................................................................. 3
La nécessité de mieux s’alimenter ................................................................................3 Le comportement des français .....................................................................................4 L’offre lilloise .............................................................................................................6 L’offre française ..........................................................................................................8 Conclusion .................................................................................................................9

Filière ................................................................................................................ 10
Vente directe de la production ................................................................................... 10 Vente directe d’aliments non produits ......................................................................... 11 Vente à des établissements ....................................................................................... 12

Partenaires - Opérateurs..................................................................................... 14
Les associations régionales ........................................................................................ 14 Les groupements nationaux ....................................................................................... 14 Les institutions régionales.......................................................................................... 15 Les points de vente régionaux ................................................................................... 16 Les fournisseurs........................................................................................................ 17 Sites Internet proposant d’avantage d’adresses ........................................................... 18

Région............................................................................................................... 19
Exploitations............................................................................................................. 19 Surfaces................................................................................................................... 19 Situation infra-régionale ............................................................................................ 19 Atouts – Contraintes - Perspectives ............................................................................ 19

Annexes ............................................................................................................ 22
Liste des marchés LMCU............................................................................................ 23 Entretien avec Martine Carlier .................................................................................... 26 Fort et Vert .............................................................................................................. 28 Coopérative Norabio.................................................................................................. 32 Magasins d’alimentation biologique............................................................................. 33 Coopératives de consommateurs................................................................................ 35 Entretien avec Madame Danièle GRAVE ...................................................................... 36 Entretien avec Christophe MINNE Steenbecque, le 13 mars 2005................................. 38 Entretien téléphonique avec M. François DI NUNZIO Décembre 2004 ............................ 40

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Etude de marché

Etude de marché
La nécessité de mieux s’alimenter
Régulièrement, les médias nous font part de l’inquiétude des médecins par rapport à l’alimentation des français. En effet, celle-ci est un des facteurs connus favorisant l’apparition des maladies cardio-vasculaires et des cancers (avec le facteur génétique, le tabac, l’alcool et l’environnement). Rappelons que ces maladies sont respectivement la première et la deuxième cause de mortalité des français1. Concernant les maladies cardio-vasculaires, quelques uns des facteurs aggravants sont le surpoids et l’obésité (300 millions d’obèses dans le monde et un milliard d’individus souffrant de surpoids, i.e. deux fois plus qu’il y a 20 ans2), le diabète et l’excès de cholestérol, tous liés à la façon de s’alimenter3.
Publicité parue dans le 20 minutes le vendredi 3 juin 2005

Concernant le cancer, le lien est moins connu mais il est réel : « les régimes alimentaires comprenant fruits et légumes variés et en quantité suffisante pourraient prévenir au moins 20% de l’ensemble des cancers, réduire de 30% le cancer de l’œsophage et de 80% ceux de la bouche et du pharynx »1. Ces liens sont donc bien connus et l’information est bien transmise. Pour citer quelques exemples (non exhaustifs bien entendu) : • • Presse : voir les articles référencés pour l’étude, Radio : chaque semaine sur France inter le samedi midi, JeanPierre Coffe anime une émission consacrée à « la bonne bouffe », Mouvement des agriculteurs bio et des institutions : 6ème édition, en 2005, du printemps bio, largement relayé, avec des animations en rue par exemple, Collectivités territoriales : voir le magazine du Conseil général de Mai 2005 « le Nord », qui consacre sa une à « Bien manger pour vivre mieux »,
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Etat : mise en place, en 2000, du programme national nutrition santé sur cinq ans, Europe : mise en place de la semaine de la fraîch’attitude, « pour faire découvrir ou redécouvrir les fruits et légumes frais » (publicité dans les journaux gratuits type Métro).

Pourtant, 60% des français ne se souvient pas d’une campagne sur les produits alimentaires durant l’année écoulée.

Le comportement des français
La France compte en 2003 plus de 5,3 millions d’adultes obèses (soit un français sur onze) et 14,4 millions de personnes en surpoids (+38% en six ans)4. Pourquoi existe-t-il une telle différence entre les conseils diffusés largement, d’une part, et le comportement des français ?

L’ignorance 5
Seuls 2,6% des français connaissent la recommandation de manger au moins cinq fruits et légumes par jour. Pourtant, ils ne peuvent ignorer les liens qui existent entre alimentation et santé. De plus, une majorité estime que le goût des aliments chimiquement modifiés est désormais quasiment équivalent à celui des produits classiques.

Les pièges du marketing 5
En 10 ans, les yaourts aux fruits, confitures et vinaigrettes allégés sont devenus des achats habituels. Or, des chercheurs pensent que le remplacement des corps gras par des aliments céréaliers pauvres en graisse mais pleins d’amidon transformés fait le lit de l’épidémie d’obésité6. En 2004, près d’un foyer sur deux a acheté un produit censé contenir des nutriments actifs capables d’influencer positivement la santé.
1 bouteille d'Actimel intègre l’équivalent de 2 sucres par bouteille, et des études cliniques montrent qu’il faudrait en avaler 3 à 5 par jour pour favoriser réellement le transit intestinal !

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Un comportement paradoxal
Les français veulent manger mieux tout en passant moins de temps à cuisiner : la vente des produits « gain de temps », prêts à consommer et des plats cuisinés s’est envolée (+120% en 9 ans pour certains produits)5. La fréquentation des lieux de restauration rapide reste très importante. A titre d’exemple, Mac Donald’s a vendu en moyenne plus d’un million de repas par jour en 2004, dans les 1 035 points de vente de la marque.
Publicité vue sur le site officiel Mac Donald’s au chapitre « Equilibre : Nutrition, tout savoir », où le sentiment est entretenu de manger sain grâce aux hamburgers.

Guérir plutôt que prévenir
Les français se soignent plutôt que d’éviter la maladie en amont : 5 millions de français prennent des statines, des médicaments contre le cholestérol (+20% par an depuis leur lancement), soit 46 millions de boîtes vendues en 2004. Parmi les 8 médicaments qui coûtent le plus cher à l’Assurance maladie, quatre sont des statines7. Mais, faut-il blâmer les français pour cela ? On sait pertinemment que seule une réelle volonté politique peut faire changer les choses : pour le tabac, une hausse de 29% de son prix a fait baisser les ventes de 20% (premier semestre 2004). De même, les accidents de la route provoquaient 8 000 morts par an en 2000 contre 5 232 en 2004, soit une baisse moyenne de 10% par an, due à une répression accrue. Dernier exemple : suite à la campagne de l’Assurance-maladie « les antibiotiques, c’est pas automatique », les prescriptions ont diminué de 16% en 2 ans8.

Un plan Marshall de ce type serait à envisager si l’on veut réellement améliorer la santé de la population.

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Les disparités face à l’alimentation
Il existe des inégalités devant l’alimentation difficiles à combattre : les inégalités entre le Nord et le Sud, et celles entre les différentes catégories sociales. « Les habitants du Nord-Pas-de-Calais sont enclins à consommer fréquemment des pommes de terre, de la viande, de la charcuterie et des produits de grignotage, quand ceux du Languedoc-Roussillon mangent plus de fruits, de légumes de produits laitiers, de pain, de poisson et de confiserie. » Ainsi, 41% des habitants de notre région ont une surcharge pondérale, contre 34% en Languedoc-Roussillon5. D’autre part, une étude réalisée dans les écoles lilloises montre qu’entre 1989 et 1999, la proportion d'enfants de 5 ans obèses n'a pas évolué dans les familles de cadres et de professions libérales, mais elle a doublé dans les autres catégories sociales9.

Quelques raisons d’espérer…10
44% des français ont consommé au moins un produit bio au cours des quatre dernières semaines, mais la proportion est la même quant à ceux qui n’en ont acheté aucun. Là encore, la différence est notable entre les différentes catégories socioprofessionnelles : 2/3 des cadres et professions libérales ont consommé au moins un produit bio, quand la proportion est d’un tiers chez les ouvriers. Les principaux freins évoqués sont le prix (75%) et le manque de réflexe (59%). Seuls 18% ne consomment pas de produits bio car leurs magasins n’en vendent pas. Près de trois français sur cinq ne trouvent pas normal de payer plus cher un produit bio, ce qui est tout à fait compréhensible. Les pouvoirs publics sont pourtant gagnants, si les français consomment bio. « Toutefois, le niveau élevé des taux de croissance depuis 4 ans ne doit pas dissimuler la part marginale des produits biologiques dans la consommation alimentaire des français (1,5% des dépenses alimentaires en 2000) »11.

L’offre lilloise 12
Une question paraît légitime : l’offre en légumes et fruits frais bio est-elle suffisante pour occuper une part de marché significative et répondre aux besoins « censés » être ceux des lillois (5 fruits et légumes par jour au minimum) ? Une réponse est donnée sur la ville de Lille, sachant que les inégalités devant l’approvisionnement en nourriture bio existent, et que Lille n’est peut-être pas représentative de ce qu’il se passe en région. Toutefois, l’étude s’est limitée à ce
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périmètre, car il est difficile de vérifier, au-delà, si chaque magasin (ou point de vente) référencé propose bien des produits bios. Rappelons que 55% des consommateurs de produits bio (au moins un achat durant le mois précédent), achètent leurs fruits et légumes au marché en priorité, et 12% dans les magasins spécialisés. Pour les autres produits bio, c’est la grande surface qui est le principal lieu d’achat (68% des consommateurs).

Les marchés
Sur les dix places de marché que compte la ville de Lille, trois sont approvisionnés par des producteurs bio, et aucun par des revendeurs. Certains producteurs n’hésitent pas à faire 140 km pour venir vendre leurs produits à Lille. Les marchés et les producteurs sont les suivants : • • • Place Sébastopol : Evelyne Caruyer et Jean-Marie Butez, Fives : M. Béthencourt, Place du Concert : Odile Béthencourt, JP Cornée.

Les bio cabas
Ce système de vente consiste à fournir chaque semaine à un client, un panier contenant quatre légumes et un fruit, de la région dans la mesure du possible. Le panier précise l’origine exacte des produits, ainsi que quelques recettes originales permettant de les cuisiner. Le système est géré par la coopérative Norabio. 350 ménages de la métropole bénéficient actuellement de ce service.

Les détaillants
Sur un total de 10 magasins spécialisés en produits bio, 7 sont situés dans le grand centre ville (soit sur 1/8ème de la surface de la ville). Aucun magasin n’est recensé dans les quartiers de Lille Sud, Moulins, Fives, Vauban-Esquermes et Saint-MauricePellevoisin. La part des fruits et légumes frais dans ces magasins n’est pas très importante (entre le 1/5ème et le 1/10ème des magasins environ, sauf Vert’tige, dont la partie produits frais occupe la moitié du magasin). Ceci peut s’expliquer par le fait que certains
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magasins sont situés à petite distance des marchés, qui approvisionnent déjà une partie de leur clientèle en produits frais. Leurs fournisseurs sont plutôt des intermédiaires (Fort et Vert est très souvent cité), et ponctuellement des producteurs. Quant au magasin Carrefour d’Euralille, la part du rayon bio au sein du rayon fruits et légumes est de 1/25ème, et la part du rayon frais par rapport au rayon alimentation est de 1 à 15. Les produits régionaux sont rares.

L’offre française13
Les chiffres-clés en 2004
Fin 2004, près de 540 000 ha de terre sont cultivés en mode de production biologique, dont 61 000 ha en conversion. Ce total représente 2% de la surface agricole utile nationale. Ce chiffre a été multiplié par cinq en 10 ans (en très forte augmentation au début, puis stagnation). Concernant le nombre d’exploitations certifiées bio, il s’élève à 11 025 à la même date. Ce chiffre a été multiplié par trois en 10 ans.
Evolution du nombre d'exploitations bio en France
12000 11200 10000 9283 8000 8140 10400 11359 11025

6000 4780 4000 3231 2000 3580 4130

6139

0 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

La surface moyenne cultivée par agriculteur est donc de près de 49 hectares. En région, cette surface est de 23,5 ha. Un seul maraîcher cultive une surface plus grande (25 ha). Petite anecdote permettant de souligner la pauvreté de l’offre bio en France : il faudrait consacrer la moitié de l’offre laitière française bio à la production du yaourt « bio de Danone », si celui-ci était réellement bio14.

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La place de la France en Europe
Plusieurs critères permettent de comparer la France aux autres pays européens : la surface agricole utile bio, le pourcentage de cette surface par rapport à la SAU totale, le nombre d’agriculteurs bio, et le pourcentage d’agriculteurs bio par rapport au total. SAU en bio Italie Allemagne France Autriche Tchéquie Danemark Finlande Hongrie Portugal Pays-Bas Estonie Belgique
1 168 212 696 978 517 965 295 000 235 136 178 360 156 692 103 671 85 912 42 610 30 263 24 874

Nb de producteurs
49 489 15 626 11 288 18 576 717 3 714 5 071 995 1 059 1 560 583 710

% SAU en bio
8,94% 3,70% 1,86% 8,71% 5,50% 6,74% 7,06% 1,77% 2,22% 2,10% 3,02% 1,78%

% fermes superficie population en bio du pays totale
2,30% 3,31% 1,70% 9,33% 1,87% 6,40% 6,26% 2,57% 0,25% 1,53% 1,46% 1,15%
301 302 356 959 543 965 83 859 78 864 43 075 338 115 93 032 91 831 41 526 45 100 30 528 57 138 000 81 000 000 57 800 000 7 950 000 10 324 000 5 200 000 5 078 000 10 280 000 9 860 000 15 340 000 1 600 000 10 100 000

Par rapport à ces quatre critères, l’Italie est trois fois classée première, l’Autriche une fois (et deux fois deuxième). La France, quant à elle, est la troisième SAU bio en Europe, sachant qu’elle est de très loin le plus grand pays (1,5 fois l’Allemagne, qui est le deuxième plus grand pays). Par rapport aux données en pourcentage, la France est le huitième pays en nombre d’agriculteurs, et le dixième en surface agricole utile.

Conclusion
La consommation de produits bio augmente d’une manière générale, et l’offre française est très insuffisante pour répondre à tous les besoins. Il est donc très porteur de se lancer dans ce créneau. Dans les même temps, les problèmes de santé liés à l’alimentation augmentent eux aussi, dans les catégories de population les plus défavorisées. Il y a un travail à faire absolument de ce côté-là, si notre préoccupation ne s’arrête pas à notre production… Les pouvoirs publics ont, quant à eux, un pouvoir énorme pour faire évoluer la consommation alimentaire des français. Il suffit maintenant de transformer ce pouvoir en vouloir.

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Filière

Filière
Vente directe de la production

Producteur

Consommateur

(Vente à la ferme, marchés, regroupements de producteurs, bio-cabas, sites Internet)

Atouts – contraintes
Producteur : l’avantage est bien sûr que le prix pratiqué est fixé par le producteur uniquement. Il peut donc fixer lui-même ses marges de prix. L’inconvénient est le temps passé à la vente qui peut être long pour peu de résultats parfois. Consommateur : l’avantage pour le consommateur est qu’il sait exactement à qui va l’argent qu’il donne pour son produit. L’inconvénient peut parfois être la fluctuation de l’approvisionnement suivant les saisons (par exemple le printemps est souvent une période de transition, voire une période creuse, pour les producteurs de la région : fin des produits d’hiver, les produits d’été ne sont pas encore récoltés).

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Filière

Vente directe d’aliments non produits
Parfois, les producteurs doivent acheter certains produits pour contenter leur clientèle (pendant les périodes creuses par exemple, ou pour présenter une gamme de produits plus large).

Fournisseur

(Coopératives, Grossistes, Marchés de gros)

Producteur et revendeur

Consommateur

(Vente à la ferme, marchés, regroupements de producteurs, sites Internet)

Atouts – Contraintes
Fournisseur : L’avantage est, bien sûr, de vendre ses produits. L’inconvénient est que la vente à des producteurs est très aléatoire et fluctuante. Producteur : L’avantage est de pouvoir proposer à la clientèle des produits attendus par le consommateur, même si ce n’est pas la saison, et ainsi de conserver des liens, indispensables lors de la vente directe. L’inconvénient est que le prix n’est pas fixé uniquement par le producteur, la marge doit parfois être plus faible que lorsqu’il vend ses propres produits. Consommateur : L’avantage est de toujours trouver des produits en suffisance chez son fournisseur habituel. L’inconvénient est de ne pas pouvoir clairement identifier le producteur (l’étiquetage ne remplace pas le contact direct).

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Filière

Vente à des établissements

Producteur

Plateformes

(Fort et Vert)

Usines de transformation

Coopératives

Norabio
Marchés de gros

Mac Cain, Bio Cambrésis
Grossistes

MIN à Lomme
Grde distribution, détaillants

Harmonie Nature, Carrefour
Consommateurs

NB : en italique sont consignés des exemples concrets d’établissements (parmi d’autres). Certains de ces établissements ont bien voulu répondre à quelques questions. Les entretiens sont repris en annexe.
Certains liens anecdotiques n’ont pas été retranscris sur ce schéma (ventes en directe sur des usines ou des plateformes).
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Filière

Atouts – Contraintes
Les atouts et les contraintes sont exactement inversés par rapport à la vente directe aux consommateurs. Producteur : il n’impose pas ses prix, car sinon, il lui sera difficile de vendre toute sa marchandise. Ses marges peuvent alors être réduites. L’avantage est bien sûr de se consacrer pleinement à son métier : la production. Etablissement : Il fixe lui-même les prix, car sinon, il fait jouer la concurrence. Il peut également répondre au souhait d’une partie de sa clientèle désireuse de s’approvisionner en nourriture produite localement. Les établissements sont toutefois susceptibles d’entrer en conflit avec les producteurs locaux s’ils s’approvisionnent sur des marchés moins onéreux ou aux productions plus précoces.

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Partenaires - Opérateurs

Partenaires - Opérateurs
Les associations régionales
Le Gabnor
Groupement des agriculteurs biologiques du Nord-Pas-de-Calais. L’association rassemble l’ensemble des producteurs biologiques, biodynamiques et en conversion, de la région. Elle est chargée de représenter le mouvement afin de le soutenir, le développer et le faire connaître auprès des particuliers et des institutions. Elle compte une centaine de membres en 2004. L’association est membre de la Fnab.

Gabnor ; Le paradis ; 59133 Phalempin. Tel : 03 20 32 25 35. Fax : 03 20 32 35 55. Mail : info@gabnor.org. Site Internet : www.gabnor.org Aprobio
Association de promotion des produits biologiques en Nord-Pas-de-Calais. Cette association regroupe l’ensemble des acteurs du mouvement biologique en Nord-Pas-de-Calais : groupements de producteurs (style Gabnor), transformateurs, distributeurs, associations de consommateurs, fournisseurs de biens et services. Elle est, comme le Gabnor, chargée de représenter le mouvement auprès des particuliers, des partenaires et des institutions.

Aprobio ; 4 rue Dormagen ; 59350 St André lez Lille. Tél : 03 20 31 57 97. Fax : 03 20 12 09 91. Mail : aprobio@nordnet.fr Site Internet : http://mnelille.org/aprobio.htm

Les groupements nationaux
Fnab
L’association regroupe l’ensemble des associations de producteurs de toutes les régions de France. Elle représente le mouvement au niveau national.

Mail : fnab@fnab.org. Site Internet : www.fnab.org Agence bio
L’agence bio est un groupement d’intérêt public regroupant plusieurs acteurs : les Ministères de l’agriculture et de l’écologie, l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, la fédération des coopératives agricoles, le syndicat national des transformateurs de produits naturels et de culture biologique. Elle est chargée du développement, de la promotion et de la structuration de l’agriculture biologique française.

Agence bio ; 6 rue Lavoisier ; 93100 Montreuil-sous-bois. Tél : 01 48 70 48 30. Fax : 01 48 70 48 45. Mail : contact@agencebio.org. Site Internet : www.agencebio.org

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Partenaires - Opérateurs

Les institutions régionales
Chambres d’agriculture
Elle est l’instance de représentation de l’ensemble de la profession agricole. Elle apporte également des conseils de toute nature aux agriculteurs.

Chambre d’agriculture du Nord 140 bd de la liberté ; BP 1177 ; 59013 Lille. Tel : 03 20 88 67 00. Mail : contact@nord.chambagri.fr. Chambre d’agriculture du Pas-de-Calais 56, Avenue Roger Salengro ; B.P. 39 ; 62051 SAINT LAURENT BLANGY CEDEX. Tel : 03 21 60 57 57. Fax : 03 21 60 57 85. Mail : chambagri62@pdc.chambagri.fr. Site Internet : www.pdc.chambagri.fr. Safer
Service d’aménagement foncier et d’établissement rural. Cet établissement permet de veiller à la bonne gestion des terres agricoles : morcellement des parcelles, regroupements… 68 rue Jean-Sans-Peur ; BP 1296 ; 54014 LILLE CEDEX. Tél. : 03 20 57 93 07. Fax : 03 20 57 83 76. Mail : SAFER.Flandres.Artois@wanadoo.fr ; safer@safer-far.com.fr. Site Internet : www.proprietes-rurales.com.

Chambre de commerce et d’industrie
Il existe une chambre pour chaque arrondissement (Arras, Béthune, Boulogne, Calais, Lens Saint-Omer, Armentières, Avesnes-sur-Helpe, Cambrai, Douai, Dunkerque, Lille-Roubaix-Tourcoing, Maubeuge, Valenciennes).

Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie 2, Palais de la Bourse ; B.P. 500 ; 59001 LILLE CEDEX. Tél : 03 20 63 79 79. Fax : 03 20 13 02 00. Mail : crci@nordpasdecalais.cci.fr. Site Internet : www.nordpasdecalais.cci.fr. Collectivités territoriales
Conseil régional, Conseils généraux, intercommunalités, communes.

Conseil régional Nord-Pas-de-Calais Hôtel de Région ; Centre Rihour ; 59555 LILLE CEDEX. Tél. 03 28 82 82 82. Fax 03 28 82 82 83. Mail : balnpdc@nordpasdecalais.fr. Site Internet : www.cr-npdc.fr. Conseil général du Nord Rue Gustave Delory ; 59047 LILLE CEDEX. Tél. 03 20 63 59 59. Fax 03 20 63 58 47. Mail : mguillemain@cg59.fr. Site Internet : www.cg59.fr.

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Partenaires - Opérateurs

Conseil général du Pas-de-Calais Hôtel du Département ; Rue Ferdinand Buisson ; 62018 ARRAS CEDEX 9. Tél : 03 21 21 62 62. Fax 03 21 21 62 99. Mail : contact@cg62.fr. Site Internet : www.cg62.fr. Centre régional de ressources génétiques
Le Crrg s’investit pour sauvegarder les variétés fruitières et légumières anciennes du Nord-Pas-de-Calais (laitue Gotte de Loos, Reinette de Flandre…), ainsi que les races animales régionales à faibles effectifs (chevaux boulonnais et Traits du Nord…).

Ferme du Héron ; Chemin de la ferme Lenglet ; 59650 Villeneuve d’Ascq. Tel : 03 20 67 03 51. Fax : 03 20 67 03 37. Mail : crrg@enr-lille.com. Site Internet : www.enr-lille.com.

Les points de vente régionaux
Les marchés
Voir la liste en annexe.

Les marchés bio
FACHES THUMESNIL Les 2ème et 4ème dimanches du mois de 10h à 13h Lieu : Place du Général de Gaulle

Contact : Mme Joëlle MOLINARO Mairie de Fâches Thumesnil ; 50 rue Jean Jaurès ; 59155 FACHES THUMESNIL. Tel : 03 20 62 61 61. Fax : 03 20 62 61 62.
LOUVIGNIES QUESNOY Les 1er et 3ème dimanches du mois de 9h à 13h Lieu : Place de la Mairie

Contact : Mr BOULOGNE Gérard 1, rue de l’Eglise ; 59530 LOUVIGNIES QUESNOY. Tel : 03 27 49 32 79.
OHAIN 2 vendredi par mois de 14h à 17h30 Lieu : 15 rue du Gros Tilleuls

Contact : Mr et Mme DUJARDIN Verger Bio d’Ohain ; 15 rue du Gros Tilleuls ; 59132 OHAIN. Tel : 03 27 60 22 19. Fax : 03 27 60 22 19.
HESDIGNEUL LES BETHUNE Le 1er samedi du mois de 16h à 18h Lieu : Place de la Mairie

Contact : Mr FLORKE Mairie d’Hesdigneul les Béthune ; Place de la Mairie ; 62196 HESDIGNEUL LES BETHUNE. Tel : 03 21 64 56 00. Fax : 03 21 64 56 40.

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Partenaires - Opérateurs

WITTES Le 3ème dimanche du mois de 10h à 12h Lieu : Salle des Sports Louis Vicart

Contact : Mme FAUCON (Asso. Culture et Détente Wittoises) 15 rue du Cornet ; 62120 WITTES. Tel : 03 21 39 25 17. Fax : 03 21 39 25 17.
ZUDAUSQUES Le 1er dimanche du mois de 10h à 12h Lieu : Face Estaminet

Contact : Mr MONCHY (Mairie) 28 rue de la Mairie ; 62 500 ZUDAUSQUES. Tel : 03 21 93 32 64. Norabio
Norabio est une coopérative de producteurs. Elle rachète leurs produits à ses adhérents, puis les revend dans les marchés de gros de toute la France. Elle s’occupe également des bio-cabas et de l’approvisionnement en intrants (voir entretien en annexe).

Rue Jean-Baptiste Lebas ; 59133 Phalempin. Tel : 03 20 32 25 23. Fort et Vert
Fort et Vert est une entreprise mettant en relation fournisseurs de produits frais (producteur, grossiste ou importateur) et acheteurs (grandes surfaces, magasins spécialisés) (voir entretien en annexe).

Allée d’Allemagne ; 62223 Feuchy. Tel : 03 21 15 28 28. Fax : 03 21 15 28 29. Autres points de vente
Ponctuellement, quelques coopératives de consommateurs (tels Robin des bios à Lille ou Capucine à Denain) et quelques magasins spécialisés achètent leurs marchandises à des producteurs, mais la quantité mise en jeu est trop insignifiante pour être détaillée ici.

Les fournisseurs
Plants : Bio plants Lieu-dit « le jardinier » ; 62310 Ambricourt. Tel : 03 21 04 85 17. Fax : 03 21 04 97 79. Graines et semences : Desmazières 123 all Bénélux ; 62118 MONCHY LE PREUX. Tel : 03 21 50 48 49. Plants : Payzons ferme Deux Croix ; 56300 NEULLIAC. Tel : 02 97 39 64 93.

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Partenaires - Opérateurs

Plants et matériel : Norabio Rue Jean-Baptiste Lebas ; 59133 Phalempin. Tel : 03 20 32 25 23. Semences et plants : Ducrettet 14 rue René Cassin ; 74240 Gaillard. Tel : 04 50 95 01 23. Fax : 04 50 95 54 71. Mail : info@ducrettet.com. Site Internet : www.ducrettet.com Graines et semences : Graines Voltz 23 rue Denis Papin ; 68000 Colmar. Tel : 03 89 20 18 18. Fax : 03 89 24 42 22. Graines et semences : Germinance Rétlfs ; 49150 Saint-Martin d’Arce. Tel : 02 41 82 73 23. Fax : 02 41 82 86 48. Graines : Fabre 21 rue Drapiers ; 57070 Metz. Tel : 03 87 74 07 65. Fax : 03 87 76 34 00. Mail : fabre.graines@wanadoo.fr. Site Internet : www.fabre-graines.com Semence bio : Biaugerme 47360 Montpezat. Tel : 05 53 95 95 04. Fax : 05 53 95 96 08. Mail : service@biaugerme.com. Site Internet : www.biaugerme.com Matériel et fournitures : Lhermitte Frères 2 rue Jean Bart ; 62114 Sains-en-Gohelle. Tel : 03 21 45 64 00. Fax : 03 21 45 64 01. Balances, bascules : Pesage service diffusion 7 rue Haie Plouvier ; 59810 Lesquin. Tel : 03 20 09 78 78. Fournitures horticoles : D’halluin SA 21, avenue de l'Europe ; BP 13 ; 59435 RONCQ CEDEX Tél : 03 20 37 37 10. Fax : 03 20 37 37 70 Mail : info@dhalluin.fr. Site Internet : http://dhalluin-sa.com Plants fraisiers JP & MM LEBRUN ; La Morelle ; 49730 Varennes s/ Loire.

Sites Internet proposant d’avantage d’adresses
http://ddaf.nord.agriculture.gouv.fr/liens/generaux.htm http://www.pdc.chambagri.fr/partenairesommaire.htm http://www.pdc.chambagri.fr/annuaire/guide62.htm

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Région

Région
Exploitations13
En 2004, 37 exploitations à dominante « maraîchage biologique » sont recensées sur la région Nord-Pas-de-Calais (21 dans le Nord et 15 dans le Pas-de-Calais), avec une exploitation en plus par rapport à 2003. Certaines exploitations peuvent présenter des caractéristiques spécifiques : • Plusieurs productions sont recensées, et l’exploitation peut parfois être classée dans une autre catégorie (lait de vache, œufs, arboriculture, grande culture, polyculture avec atelier spécialisé en vente directe, chèvres, productions végétales spécialisées, viande bovine ou ovine). L’exploitation est mixte bio/conventionnelle. L’exploitation est également une structure d’insertion.

• •

Ainsi, on peut comptabiliser 46 structures produisant du maraîchage biologique au total sur le Nord-Pas-de-Calais, réparties ainsi : • • • • 20 exploitations familiales, 15 structures d’insertion, 1 station expérimentale 8 productions végétales spécialisées (petits fruits, plants, pépinières…).

Surfaces13
Les légumes représentent 3%, soit 110 ha, de la sole bio régionale. Le ratio avec 37 exploitations donne une surface moyenne cultivée en bio, pour le maraîchage, de 2,97 ha, sachant que les exploitations familiales sont plus grandes, en moyenne, que les structures d’insertion. La surface totale en bio est de 3 343 ha (dont 174 en conversion).

Situation infra-régionale13
Quelques grandes zones agricoles ne comprennent aucun exploitant bio : la Flandre, le triangle situé entre Douai, Valenciennes et Cambrai, et le triangle situé entre Boulogne, Montreuil et Béthune.

Atouts – Contraintes - Perspectives
Si l’on rapporte la surface en bio à la population du Nord-Pas-de-Calais (4 017 000 personnes au 1er janvier 2002), on obtient une surface cultivée bio d’un hectare pour nourrir 1 200 personnes… Autant dire que notre région est très en retard par rapport à la moyenne nationale (1 ha pour 111 personnes environ), même si le Nord-Pas-deCalais est plutôt urbain que rural. Pour l’agriculture conventionnelle en Nord-Pas-deCalais, ce rapport est d’un hectare cultivé pour nourrir trois personnes !!!

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L’atout de la région Nord-Pas-de-Calais est sa densité de population, qui permet aux producteurs, plus aisément que dans d’autres régions, de privilégier la vente directe et/ou en circuit court. Vu la faible proportion que représente l’agriculture bio par rapport à l’agriculture conventionnelle, il apparaît que ce secteur du marché de l’alimentation est loin d’avoir atteint son point de saturation. Le développement de l’agriculture bio est avant tout tributaire d’une réelle volonté politique, à chaque échelon de pouvoir, de développer ce secteur. L’influence des différents groupements de promotion de l’agriculture biologique au niveau national est à ce jour encore insuffisante pour engager une réelle dynamique de changement des pratiques agricoles régionales. Toutefois, au su des moyennes des surfaces cultivées et des productions en agriculture bio à l’échelle européenne, il est clair que ce secteur est appelé à croître dans un futur proche.

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Le Monde du 23 février 2005, « Alimentation et cancer, le meilleur et le pire ». Le Monde du 15 Mai 2005, « Obésité : Vers une épidémie mondiale ? ». Fédération française de cardiologie Enquête épidémiologique ObEpi 2003 – SOFRES. Le Monde du 7 Octobre 2004, « les nouvelles habitudes alimentaires des français ». Santé, mensonges et propagande, Thierry Soucar et Isabelle Robard, éd. Seuil, 2004. Alternative Santé n°323, Juin 2005, « 1 milliard pour les anti-cholestérol et 0€ pour la prévention ». Améli : l’assurance maladie en ligne L’Express du 20 Décembre 2004, « La précarité pèse lourd ». Agence bio : baromètre de consommation et de perception des produits bio en France (Nov. 2004).

Les données de ce paragraphe sont issues de rencontres avec les interlocuteurs et de renseignements personnels. Elles sont donc émises avec quelques réserves (cas particuliers non visités, changements non repérés, voire subjectivité non intentionnelle). Agence bio et Aprobio : observatoires économiques, et FNAB. Site Internet : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=91593

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Annexes

Annexes
Annexe 1 :................Liste des marchés de la métropole lilloise Annexe 2 :................Martine Carlier, conseillère municipale déléguée aux marchés de plein air Annexe 3 : ...............Fort et Vert Annexe 4 :................Norabio Annexe 5 :................Magasins d’alimentation bio Annexe 6 : ...............Coopératives de consommateurs Annexe 7 : ...............Madame Grave, maraîchère à Wambrechies Annexe 8 :................Monsieur Minne, maraîcher à Steenbecque Annexe 9 :................Monsieur Di Nunzio, maraîcher au Favril

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Annexe 2

Liste des marchés LMCU

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Annexe 2

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Annexe 2

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Annexe 2

Entretien avec Martine Carlier Conseillère municipale déléguée, marchés de plein air le 23 Juin 2005
Les divers marchés lillois
Le nombre de marchés sur la ville de Lille est de 13, dont 2 à Lomme et un à Hellemmes. Certains se tiennent plusieurs fois par semaine, et leur importance est variable. Le plus gros est bien sûr le marché dominical de Wazemmes, qui pose parfois quelques problèmes en termes de sécurité (entre 2 000 et 3 000 personnes fréquentent ce marché le dimanche).

Les commerçants
Concernant les commerçants, il existe deux statuts distincts : les abonnés (abonnements trimestriels), et les passagers (paiements à la place). Ceux-ci n’ont pas d’emplacement réservé, certains sont présents sur les marchés depuis de nombreuses années. A Wazemmes, 140 marchands sont abonnés et environ 180 sont passagers. A l’avenir, la mairie souhaiterait que la tendance s’inverse : 80% d’abonnés pour 20% de passagers. Le placier détient beaucoup de pouvoir dans ce domaine-là. Plusieurs maraîchers se sont plaints de ne pas obtenir de belles places sur les marchés, et de ne pas être acceptés par les autres commerçants. La mairie essaie de s’emparer des dossiers, afin que plus de place leur soit cédée, sachant que c’est ensuite au placier de travailler correctement. Seuls trois marchés peuvent revendiquer la présence de maraîchers bio : place du Concert le dimanche (plusieurs commerçants), Sébastopol le samedi et Fives le dimanche. Les marchés porteurs peuvent être : Lille Sud, Hellemmes, Moulins et Saint-Sauveur.

Les travaux à venir
La mairie souhaiterait redynamiser quelques marchés, en particulier ceux de Moulins, de Saint-Sauveur et de Fives (la semaine). Concernant celui de Moulins, une campagne de publicité a été menée récemment en partenariat avec les commerçants afin de redonner un peu de tonus à ce marché, et un projet pourrait être mené afin de modifier le marché en un marché du soir. Concernant celui de Saint-Sauveur, le manque de place est un problème, mais ce marché est très porteur car bien fréquenté et alimenté par des commerçants motivés. Quant au marché de Fives, il sera amené à se développer naturellement, avec le changement de visage de ce quartier (en particulier grâce à la rénovation prochaine de la place de la mairie).

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Annexe 2

La fréquentation
Mis à part le chiffre donné plus haut (fréquentation du marché de Wazemmes), il n’existe pas de chiffres officiels concernant la fréquentation des marchés lillois. Toutefois, une étude a été menée par la mairie en 2003 afin de mieux connaître les commerçants non sédentaires, les lillois et leur rapport aux marchés de plein air, ainsi que les clients de ces mêmes marchés. En voici les chiffres les plus marquants : • • • • 40% des lillois vont au marché au moins une fois par semaine. 10% des clients achètent des produits bio au marché. 43% des lillois sont des clients réguliers (au moins une fois par semaine) et 14% sont des clients occasionnels. La clientèle bio préfère disposer de commerçants bio sur tous les marchés plutôt que d’un marché bio spécialisé.

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Annexe 3

Fort et Vert Entretien et visite le 7 juin 2005 Grégoire Dupont
Présentation de la structure
Fort et Vert, entreprise créée en 1997 et basée à Feuchy près d’Arras, est une plateforme logistique et commerciale agissant sur la région Nord-Pas-de-Calais. Son rôle est de collecter d’un côté les produits frais venant de la région (ou d’ailleurs) pour les envoyer, prêts à être consommés, dans les points de distribution. Elle s’est très vite spécialisée en fruits et légumes frais (pendant 7 ans, ils ont représenté 95% des produits manipulés). L’ambition de l’entreprise et de son directeur, Grégoire Dupont, est maintenant de développer le commerce des produits transformés artisanaux de la région.

Quelques chiffres et étapes-clés
Au départ, l’entreprise a commencé avec très peu de moyens : matériel d’occasion (60m² de frigo seulement), quelques subventions glanées au conseil régional et autres collectivités, et un seul employé. Au fur et à mesure, elle s’est étoffée pour, maintenant fonctionner avec 26 employés, soit 18 UTH. Depuis février 2003, l’entreprise occupe de nouveaux locaux dans la zone industrielle d’Artoipôle, sur 2 000 m² (dont 200m² de bureaux). 1800t de produits frais transitent chaque année dans ces locaux et la production augmente de 1% en moyenne par an (en fruits et légumes). Le chiffre d’affaires s’élève à 3 millions ½ d’euros. L’entreprise est soucieuse de l’environnement : la charpente du bâtiment est en bois et non en fer, et sept poubelles sont utilisées pour le tri des déchets : carton, bois, papier de bureau, plastique, cartouches d’encre, déchets alimentaires et enfin, le rebut.

L’approvisionnement
Dans la mesure du possible, l’approvisionnement se fait en direct et en priorité auprès des producteurs régionaux. Ensuite, quand cela n’est pas possible, l’entreprise passe par des coopératives, des grossistes ou des importateurs. En effet, certains produits viennent, par exemple, du Chili ou de Nouvelle-Zélande. Beaucoup viennent aussi de Belgique.

La réception des produits
Les produits sont réceptionnés sur une plateforme frigorifique de 400m², où ils resteront au maximum 48h (travail en flux tendus). Cette plateforme est constituée de 2 quais de réception pour les poids lourds, et d’un quai plus petit pour les camionnettes des producteurs régionaux. La température à l’intérieur de la plateforme est de 8 à 9° en moyenne. Elle contient également des frigos plus petits

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Annexe 3

pour les bananes (13°), pour les produits fragiles (4°) et les produits très fragiles et ultra frais (1°). L’hygrométrie est également surveillée à l’intérieur de cet espace. Depuis 3 à 4 ans, les produits sont suivis depuis le producteur, jusqu’à leur départ de la plateforme par une traçabilité rigoureuse. Des étiquettes permettent d’identifier le produit, la provenance, le jour de récolte et le jour de départ prévu.

Le conditionnement des produits
Pour cette opération, les produits ne sont plus soumis à des températures froides. Seulement, il ne se passera au maximum qu’une matinée, entre le moment de la sortie du frigo, et l’entrée en camion frigorifique. L’espace contient quatre chaînes de conditionnement. Les produits arrivent en vrac sur celles-ci. Ils sont contrôlés, pesés et calibrés, puis mis en barquette. Une machine les recouvre alors de films plastiques. La barquette est ensuite contrôlée par une personne qui apposera alors l’étiquette adéquate sur le produit, puis le déposera dans une caisse, et mettra celleci, une fois pleine, sur une palette. Celle-ci sera ensuite embarquée et transportée jusqu’au client. La plateforme contient deux quais d’expédition.

Les clients
Ils sont au nombre de quarante à être très réguliers (deux livraisons par semaine), une dizaine moins réguliers (une à deux livraisons par semaine), et une autre dizaine à acheter ponctuellement. Une partie négligeable des clients sont des particuliers, souvent des habitants de Feuchy qui viennent depuis la création de la structure. Les clients sont de trois types : la grande distribution (60 à 65%), les détaillants (25 à 30%) et les grossistes (le reste). Les produits ne sont pas les mêmes suivant les demandeurs. Pour la grande distribution (et elle seule), les produits sont expédiés en barquettes uniquement (pas de vrac). Elles sont de différentes natures : • Les compositions : ratatouilles (une barquette contient par exemple une aubergine, une courgette, deux tomates, deux oignons, un poivron), pots au feu, purées pour bébés, soupes. Les barquettes uni-légumes : 60 à 70 références sont disponibles. Elles peuvent par exemple contenir six pommes, deux artichauts, six pommes de terre…

Pour les grossistes, ce sont uniquement des gros volumes en vrac qui sont expédiés (par exemple 40 caisses de carottes, 40 caisses de pommes de terre et 20 caisses de navets). Une nouvelle loi, qui devrait être mise en application sous peu, va imposer aux revendeurs de faire contrôler les produits qui seront vendus en vrac, afin de s’assurer qu’ils sont bien issus de l’agriculture biologique. Ainsi, il est probable que sous peu, certains clients demandant ce type de produits changent d’avis pour ne pas avoir à effectuer ces contrôles. Ils s’orienteront alors probablement vers des produits en barquette. Les livraisons se font surtout dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que les départements limitrophes (02-80-51-52-76…).
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Annexe 3

Développement et diversification
La journée du 7 juin était une rencontre entre les producteurs de produits transformés de la région, et les clients. En effet, suite à une forte demande de la part des détaillants et des fournisseurs, Fort et Vert a décidé de développer sa palette de services envers ceux-ci. Toutefois, pour ne pas empiéter sur le terrain de ses concurrents (tels Bonneterre, Label Vie, Biocoop…), le choix des produits transformés et revendus est local de préférence : France cake tradition basé à Tourcoing, Bio Cambrésis basé à Cambrai (aliments déshydratés), La brasserie des Moulins d’Ascq, située à Villeneuve d’Ascq, Plantéo et des produits laitiers : EARL Warapot (Pas-deCalais), Etikebio (Morbihan) et les fromageries du Val d’Ormèze (Ardèche). Après une étude de marché lancée en octobre et qui a duré trois mois, la décision a été prise. Un nouveau collaborateur est arrivé (Cyril Ducroq) qui s’occupera de sélectionner les fournisseurs et de commercialiser ce type de produits. Les trois axes retenus sont les suivants : les produits laitiers, les produits régionaux et les produits transformés (cf. feuille jointe).

Intérêts et inconvénient de la structure
Pour les producteurs, l’intérêt de passer par une telle structure, est évidemment de rationaliser ses ventes : un seul point de livraison, ce qui permet de ne pas se déplacer dans tous les sens pour de petites quantités, une seule facture… Pour les clients, l’intérêt est le même, dans l’autre sens : une seule livraison par jour permet de libérer son temps pour autre chose, en particulier la présence dans le magasin. En effet, celle-ci est de plus en plus demandée par les clients (et cela permet également d’éviter que certains produits « ne disparaissent dans la nature »). En particulier, les magasins situés sur Lille (dont trois très importants : Label Vie à Marcq en Baroeul, Saveurs et saisons à Villeneuve d’Ascq, et Harmonie Nature à Lille) sont livrés très difficilement, à cause de la circulation, donc il vaut mieux faire venir un seul camion avec une grosse livraison. Les avantages d’un interlocuteur unique sont aussi de n’avoir à effectuer qu’une commande, qu’une facture, qu’une mise en rayon, cela permet d’avoir moins de stock, et améliore la trésorerie. L’inconvénient de la structure (avoué par le directeur lui-même), est qu’en devenant intermédiaire, elle sera moins bonne commerciale que les fournisseurs fabriquant le produit eux-mêmes.

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Annexe 3

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Annexe 4

Coopérative Norabio Entretien téléphonique le 11 Mai 2005 Frédéric Né et Natacha Geldron
Présentation
Norabio est une coopérative de producteurs du Nord-Pas-de-Calais. Elle comptabilise une soixantaine d’adhérents sur l’ensemble de la région, principalement en fruits et légumes et un petit peu en viande.

Les activités de la coopérative bio Norabio
Les trois principales activités sont : • Approvisionnement d’intrants pour les seuls adhérents : produits phytosanitaires (bios naturellement…), semences et plants, ainsi que des emballages pour le transport des marchandises. Vente de bio-cabas sur la métropole lilloise. Ce mode de vente permet à 350 clients de bénéficier d’un panier par semaine. La livraison, qui se tient sur deux jours de la semaine se fait principalement dans des points-relais (par exemple, commerces de proximité…), mais également par bicyclette sur la ville de Lille. Ce système nécessite quelquefois l’achat de produits extérieurs à la coopérative afin d’assurer la continuité du service. La vente des produits des adhérents sur les marchés de gros dans toute la France, et ponctuellement à l’étranger. Pour 2004 par exemple, 830 palettes sont sorties de la coopérative : 500 en légumes, 230 en fruits (pommes et poires, soit l’équivalent de 250 tonnes), 65 palettes d’endives et 35 palettes de pommes de terre. Concernant ce dernier produit, il faut également noter que la plus grosse partie (250 tonnes en 2004) est directement vendue aux industries de transformation (frites…).

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Annexe 5

Magasins d’alimentation biologique
Toubio, rencontre du 18 mai 2005
Toubio est un magasin de produits biologiques, aussi bien alimentaires, que de vêtements, papier recyclé, peintures naturelles, produits écologiques… En effet, la personne responsable du magasin trouvait important de proposer autre chose que de l’alimentaire et des produits cosmétiques. Concernant l’approvisionnement en légumes frais, les achats se font par l’intermédiaire de « Biofresh », grossiste à Anvers. En effet, il est très difficile, selon la personne qui a fondé le magasin, de s’approvisionner en légumes bio en France. Les producteurs ne sont pas suffisamment organisés entre eux pour permettre un véritable essor de la bio. Actuellement, les producteurs bio de la région font beaucoup plus de vente directe que de la production pure revendue à des grossistes. Il est difficile pour la responsable de parler de l’évolution de son chiffre d’affaires, car cela fait seulement trois ans que la structure a été créée.

La source, rencontre avec Denis, directeur, le 25 mai 2005
La Source est un restaurant proposant des menus à base de poissons, des menus végétariens, des soupes et autres produits à base de légumes et céréales peu transformés. Il est le seul restaurant à Lille à proposer des menus uniquement composés de produits issus de l’agriculture biologique. La Source possède également une partie plus petite consacrée à la vente de produits alimentaires et cosmétiques bio. La structure a été créée en 1977 environ, et fait actuellement travailler 9 personnes. L’approvisionnement en fruits et légumes frais se fait par l’intermédiaire de Fort et Vert. Le rapport (en surface) entre le rayon frais et les autres est d’environ 1 pour 5. La première réflexion de Denis a été de me dire « bravo » pour mon initiative, car l’agriculture bio a vraiment besoin d’acteurs dans la région. Tout d’abord, il m’a dit qu’il fallait savoir que la demande est très supérieure à l’offre régionale en fruits et légumes frais. Ensuite, il m’a conseillé de bien déterminer ce que je voulais faire : vivre « en autosuffisance » en produisant et vendant ma production moi-même, ou alors, produire au maximum, en ne me concentrant que sur cet objectif, en me disant que c’est comme cela que la bio progresserait…

Harmonie Nature, rencontre du 7 juin 2005
Harmonie Nature est un des trois grands magasins bio de la métropole lilloise. Sur 300m², sont vendus des produits d’alimentation et de cosmétiques, ainsi que des livres et des serviettes de toilette. Le magasin a été rénové il y a 7 ans.

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Annexe 5

L’approvisionnement en légumes et fruits frais se fait via Fort et Vert, et ponctuellement, avec les producteurs (JM. Butez, L. Desbuisson, B. Leroy). Les produits régionaux sont privilégiés. Pourtant, sur l’étal, l’origine des produits est celle-ci :

Nb de produits proposés
Légumes Fruits

Région

France Etranger

8 1

11 2

18 13

Pour exemple : les haricots viennent d’Egypte, les concombres de Hollande, les carottes d’Italie, les choux d’Espagne, les pommes de terre d’Israël et l’ail d’Argentine. Pour les fruits, les pommes proviennent d’Argentine, les kiwis du Chili, les bananes d’Equateur, et les mangues du Cameroun. Les œufs viennent du département 49. Le rayon frais représente 1/7 de la surface de vente totale du magasin. De plus en plus de publicité est faite autour du magasin par différents intermédiaires : parution dans les magasines spécialisés de petit tirage, publicité dans l’annuaire vert (recueil de toutes les coordonnées des points de vente bio dans la région, édité par Aprobio), site Internet actualisé, mailings au fichier clients, participation au salon du bio à Lille en automne, publicité auprès des prescripteurs (médecins, naturopathes, kinésithérapeutes), et enfin, obtention du label « alimentation », décerné par la ville de Lille dans le cadre de sa campagne sur les bonnes pratiques alimentaires. Concernant les prescriptions médicales, le magasin est de plus en plus sollicité pour répondre aux besoins des personnes qui peuvent se voir privées d’une certaine catégorie d’aliments. La question peut se poser de savoir si cette recrudescence est due à une augmentation des personnes allergiques, ou alors à une meilleure détection de celles-ci. Par exemple, des personnes allergiques au gluten ne peuvent donc plus manger de produits contenant du blé (certaines réagissant à partir d’une certaine quantité, mais d’autres réagissant à la seule présence de ce produit). D’autres personnes encore sont allergiques aux produits laitiers. Harmonie Nature répond à leurs attentes en leur proposant des menus répondant à leurs problèmes. Quant aux freins à la consommation de produits certifiés bio, ils sont de plusieurs natures. Sont évoqués en vrac, le paradoxe français (les gens savent qu’il faut mieux manger mais cherchent toujours le produit le moins cher), le fait de préférer se soigner que d’éviter la maladie, et l’ignorance (les prix des produits bio ne sont pas exorbitants au vu des bienfaits qu’ils apportent (+15 à 20% pour les fruits et légumes, un peu plus pour les produits laitiers et carnés)).

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Annexe 6

Coopératives de consommateurs
Capucine, entretien téléphonique le 11 mai 2005
Capucine est une coopérative de consommateurs du Nord-Pas-de-Calais, comptabilisant plus de 300 adhérents, et qui existe depuis 23 ans. Elle est située sur la ville de Denain. Elle tient plus ou moins le même rôle qu’un magasin de produits biologiques, mais ses adhérents sont ses uniques clients. Ainsi, les marges bénéficiaires réalisées sont beaucoup plus réduites. Les produits proposés sont principalement alimentaires (frais ou emballés) et, dans une moindre mesure, cosmétiques, d’entretien et de compléments alimentaires. Concernant les fruits et légumes frais, les fournisseurs sont, dans la mesure du possible, des producteurs régionaux, ou le cas échéant, des grossistes. Il en est de même pour les produits laitiers. Les adhérents sont des consommateurs réguliers, certains hebdomadaires, d’autres mensuels, et ils viennent de la proche région ou sont plus éloignés (Saint-Quentin, Maubeuge). Au vu du nombre d’années d’existence, c’est principalement le boucheà-oreille qui permet de recruter des adhérents.

Robins des bios, visite sur place le 11 mai 2005
Robins des bios est une coopérative de consommateurs située à la MNE à Lille. Le fonctionnement de Robins des bios est le même que celui de Capucine. Il s’articule ainsi : les adhérents paient une caution (rendue lors de la rupture de l’adhésion) dont le montant s’élève à 46€. Ensuite, moyennant une cotisation de 10€ par an et quelques heures de bénévolat (5-6 h / an), les adhérents peuvent venir faire leurs courses comme dans un magasin traditionnel. Les produits vendus sont exclusivement alimentaires. Les fruits et légumes frais sont en majorité achetés chez un grossiste, même s’il existe une certaine volonté de travailler directement avec les producteurs. Toutefois, cette solution est plus difficile à mettre en œuvre du fait que la coopérative fonctionne essentiellement avec des bénévoles. Robins des bios est actuellement en restructuration et attend incessamment une personne référente.

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Annexe 7

Entretien avec Madame Danièle GRAVE Wambrechies, le 24 Avril 2005
Situation de l’exploitation et historique
L’exploitation visitée se trouve dans le village de Wambrechies, à une vingtaine de kilomètres au Nord de Lille, au 168, rue de Linselles. Elle s’étend sur quatre hectares, dont le dernier hectare acquis est loué (bail de 9 ans) au CHR de Lille, les trois autres étant en propriété. L’exploitation existe depuis quatre générations et a fêté en 2004 ses 50 ans de présence sur le marché d’Halluin. L’habitation se trouve sur l ‘exploitation.

Main d’œuvre
Actuellement, trois personnes de la même famille travaillent en continu sur l’exploitation (les deux parents et la fille). Le père de monsieur Grave donne encore des coups de main, et une employée vient chaque année sur l’exploitation entre les mois de mars et octobre. Les deux conjoints assurant l’exploitation sont issus du milieu maraîcher.

Production et Commercialisation
La production est uniquement maraîchère, sans transformation des produits. La commercialisation se fait suivant deux modes directs : Les marchés : le mardi matin à Saint André lès Lille et le samedi matin à Halluin (grand marché où une centaine d’étals sont comptabilisés). Pour le premier, trois personnes sont nécessaires pour assurer la vente des produits amenés par un trafic. Le samedi matin, quatre personnes s’activent sur le marché d’Halluin, le transfert des produits nécessitant, en plus du trafic, le voyage d’une ou deux fourgonnettes. La vente sur l’exploitation : deux soirs par semaine, les produits sont vendus en direct sur l’exploitation, et ce mode d’écoulement équivaut environ à un marché.

Moyens de production
Le terrain compte 3 000 m² de serres, toutes ayant des structures métalliques. A titre d’exemple, les dernières achetées (en 2000, puis les mêmes en 2001, au même prix), constituées de deux bâches, des arceaux et des tuyaux, d’une dimension de 7,5*36(*2) ont coûté 65 000F (soit 10 000€ environ). La quasi-totalité des plants utilisés sont achetés chez Daniel François à Frelinghien, car ceux-ci sont de meilleure qualité que ceux qui pourraient être produits sur l’exploitation. Seuls sont produits les semis de tomates-cerises, potirons et courgettes. 2 chambres froides sont installées pour la conservation des carottes et des navets.

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Annexe 7

Production pleine-terre, plein air
La production est extrêmement diversifiée : artichauts (1 ligne), thym, oignons blancs et échalotes, ail, radis, choux-fleurs, brocolis, petits-pois, fèves (sous P17), rhubarbe, salades, épinards, semis de betteraves rouges et de carottes en buttes (beaucoup plus pratique pour la récolte), pommes de terre (Charlottes, Mona-Lisa, Adora).

Atouts – contraintes
La visite de cette exploitation à l’occasion des journées portes ouvertes organisées par le Civam m’a beaucoup apporté : sur une surface relativement petite, il est possible de faire vivre une famille sans qu’un apport financier étranger soit nécessaire (travail à l’extérieur d’un des deux conjoints par exemple). Cette ferme avait un côté très professionnel (l’habitation, bien que située sur l’exploitation est rigoureusement indépendante par exemple). Bien sûr, le fait qu’elle soit en exercice depuis quatre générations joue un rôle non négligeable, puisque la clientèle est déjà acquise. Le côté « négatif » est que l’exploitation ne soit pas en Agriculture biologique, et donc le rendement est peut-être plus facile à obtenir en culture conventionnelle, sur une telle surface (4 ha) .

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Annexe 8

Entretien avec Christophe MINNE Steenbecque, le 13 mars 2005
L’exploitation se trouve à 6km ½ du lieu d’habitation, aux abords d’une forêt, d’où la forte présence de chevreuils et lapins dans les alentours, qui provoquent parfois des dégâts dans les cultures. Mais ceci permet à l’agriculteur d’entretenir une biodiversité propre à la forêt. Christophe Minne, passionné de jardinage, a décidé de monter son exploitation en 2001, à 45 ans. Auparavant, il tenait un magasin de vélo, dont il était propriétaire. L’exploitation, de 6 hectares au départ, a été achetée à parts égales entre deux exploitants en maraîchage biologique. Sur la parcelle de M. Minne, se trouve une mare, et 1,5 ha sont exploités (dont deux serres de 60m au total). Une partie de la parcelle sert à produire de l’ « engrais naturel » (i.e., aucun rendement commercial direct. C’est un piège à nitrates, afin qu’ils ne descendent pas dans le sol). Outre la mare et l’exploitation, la parcelle contient un grand hangar neuf, pour le stockage et la convenance personnelle de M. Minne (en cas de pluie en particulier), et un petit abri pour Gustave, l’âne. Les investissements de départ, qui doivent être conséquents selon M. Minne se sont ainsi répartis : 20 000F/ha pour le terrain, plus 15 000F/ha pour le rachat du droit d’exploitation, soit près de 100 000F pour 2,5 ha. Le matériel a coûté environ autant. M. Minne n’a bénéficié d’aucune subvention officielle, en tant qu’agriculteur « hors normes », mais d’un prêt à taux nul de l’association Avenir, de 80 000F remboursables sur 5 ans. Les investissements ont pu être réalisés grâce à la vente de son magasin de cycles. Le premier prêt a été réalisé à l’occasion de la construction du hangar, celui-ci devenant indispensable. M. Minne espère obtenir une subvention européenne (CTE, contrat…), suite à sont action en faveur du maintien de la biodiversité (entre autre réalisé avec le maintien de la mare). La production de M. Minne se vend principalement sous forme de paniers. Environ 80 sont vendus cette année, livrés le samedi par M. Minne lui-même. La limite de production de la parcelle est d’environ une centaine de paniers. M. Minne achète environ ¼ des produits vendus. La rentabilité est d’environ 60 paniers par hectare. Le bouche-à-oreille a permis de développer cette activité, commencée avec 10 paniers vendus. Fin 2004, M. Minne vendait environ 90 paniers. La périodicité étant de janvier à décembre, des annulations d’abonnement sont à prévoir chaque début d’année, même si elles sont ensuite compensées par l’arrivée de nouveaux clients. Le panier se vend en moyenne à 10,5€, mais sa valeur marchande varie selon les saisons. A ses débuts, M. Minne vendait une partie de sa production à la coopérative NorABio, une autre à des restaurants, et distribuait une dizaine de paniers, puis c’est ce dernier mode de vente qui s’est avéré le plus intéressant. M. Minne organise des accueils de groupes scolaires.
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Annexe 8

Concernant les problèmes techniques éventuellement rencontrés, M. Minne a tenu à préciser qu’un technicien est toujours disponible au Gab’Nord (actuellement M. Delebecque), pour aider à l’installation et donner des conseils après. M. Minne est maintenant administrateur du Gab’Nord. La femme de M. Minne est salariée de La Poste, ce qui permet d’assurer un revenu fixe mensuel. Les avantages liés à cela sont minimisés par le fait d’être seul à assurer l’exploitation de la parcelle. En effet, la vie de famille est réduite à partir du moment de l’installation, puisqu’il faut aussi, parfois, travailler le dimanche. Travailler en couple permettrait peut-être d’assurer une vie de famille sur le lieu de travail. Depuis deux semaines, M. Minne essaie d’organiser ses tournées du samedi de manière à terminer celles-ci à 13h, au lieu de 17h auparavant.

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Annexe 9

Entretien téléphonique avec M. François DI NUNZIO Décembre 2004
Après un licenciement économique, M. Di Nunzio, n’étant pas issu du milieu agricole, a profité de l’occasion qui lui était offerte par son ex-employeur pour se former à l’agriculture biologique. La formation s’est déroulée sur deux années, en Alsace. La première année, M. Di Nunzio l’a passée dans un élevage en biodynamie, et la deuxième en maraîchage. Ces stages sur des grosses exploitations lui ont permis de savoir ce qu’il ne voulait pas faire (exploitations de trop grande taille)… Il possède maintenant depuis quelques années 3 000 m² de terres agricoles dans l’Avesnois où il a pu également construire une maison de type « HQE » en autoconstruction. Sur ce terrain, 1 500 m² sont cultivés, avec 150 m de tunnel. M. Di Nunzio possède également une cinquantaine de ruches. Concernant l’activité et ses revenus, M. Di Nunzio me conseille de savoir me diversifier, car il est très difficile de vivre du seul maraîchage. Personnellement, la fabrication du miel et celle du pain lui permet « d’arrondir ses fins de mois ». Il vend ceux-ci au marché biologique de Louvignies-Quesnoy. Quant aux investissements de départ, ils sont « indispensables ». M. Di Nunzio a profité de ses indemnités de licenciement ainsi que des économies qu’il avait fait durant sa vie professionnelle antérieure pour s’installer. Il a également profité du prêt sans intérêts de l’association Avenir pour les projets agricoles « hors normes ».

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