Sophia Conus, L1 droit, 2007-2008

Droit civil

Introduction
Le droit est un paradoxe: on dit qu’on vit de règles de droit, le droit est partout. Mais pourtant la quasitotalité des gens ignorent tout du droit. Or, nul n’est censé ignorer la loi. Donc personne ne peut se soustraire à la loi, même si on l’ignore. Chacun est soumis à des règles dont il ignore l’existence. D’où il y a des juristes pour leur expliquer. Le concept du ‘’droit‘’ est difficile à identifier, car il a plusieurs sens: - science du droit: système de pensés et d’idées dont l’objet est d’analyser et de mettre en œuvre un phénomène juridique. - Droit Objectif: ensemble des règles sociales qui gouvernent les rapports des hommes entre eux ou le rapport avec la puissance publique. - droits subjectifs: pouvoir qui appartient à une personne d’accomplir un acte. Une prérogative dont la personne peut se prévaloir. Le Droit Objectif Il est subdivisé en deux branches: droit public et droit privé. - droit public: branche du droit qui régit les rapports entre: - un individu et l’État - l’organisation des pouvoirs publics - les rapports entre États. - le droit administratif - le droit constitutionnel - le droit international public - le droit civil - le droit commercial - le droit du travail - le droit international - le droit pénal - la procédure civile

Nous trouvons dans le droit public plusieurs droits dont:

- droit privé: régit les particuliers entre eux. Nous trouvons dans le droit privé plusieurs droit dont:

Le droit privé comprend le droit civil essentiellement. Pendant longtemps le droit civil était seul, mais c’est à la suite d’un phénomène de spécialisation qu’ont apparu des branches particulières. Le droit civil concerne les rapports des particuliers entre eux. Il détermine les droits subjectifs dont chacun peut se prévaloir. Dans le droit civil, nous constatons deux distinctions: les droits extrapatrimoniaux et patrimoniaux. - les droits extrapatrimoniaux: ces droits n’ont pas de valeur pécuniaires (en argent) en eux même. On parle de droits extrapatrimoniaux car ils concernent ce qui est hors du patrimoine (ce qui regroupe l’ensemble des droits et obligations pécuniaires d’une personne; chacun à un patrimoine même s’il n’y a rien dedans: même un bébé qui vient de naître à un patrimoine). Ces droits sont: le droit de la famille, le droit de la personne, le droit à l’intimité de la vie privée, etc.… - les droits patrimoniaux: ces droits ont une valeur pécuniaire, appréciable en argent. Ces droits s’exercent sur une chose (droit de propriété), mais aussi sur une personne (droit de créance). Nous distinguons donc deux sortes de droits: - le droit réel (sur un bien)

- le droit personnel (sur une personne). Le droit civil, c’est régir les droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux.

Des questions essentielles se posent: I. Les sources du droit civil: Où se trouvent ces règles? Comment, par qui sont-elles posées? II. L’organisation judiciaire et le procès civil: Par qui, comment sont-elles mises en œuvre? III. Programme du droit civil en première année.

I. Les sources du droit civil: Où se trouvent ces règles? Comment, par qui sontelles posées?
Nous trouvons trois sources essentielles du droit civil: 1) La loi écrit 2) La coutume 3) La jurisprudence

1) La loi écrite Nous pouvons la percevoir au sens étroit ou large du mot. - sens étroit: la loi s’entend des textes adopté par le pouvoir législatif, le parlement. - sens large: la loi désigne toute les règles écrite formulée par quelque organe que ce soit. Elle englobe les textes votés par le parlement mais aussi les lois écrites telles la constitution, les traités internationaux et les règlements. Lorsqu’on parle de la loi, nous parlons au sens large du mot. En ce qui concerne le droit civil, les règles écrites sont essentiellement contenues dans le code civil qui a été promulgué en 1804 sous l’impulsion de Napoléon Bonaparte et que nous appelons aussi code Napoléon. Avec ce code de 1804, il s’était agit de rassembler toutes les règles régissant le droit civil. Aujourd’hui c’est toujours ce même code qui s’applique, mais il a été modifié. 2) La coutume Elle consiste dans une pratique constamment observée bien qu’elle ne soit contenue dans aucune loi écrite et qui crée dans le public une croyance général en son caractère obligatoire. Elle est constituée de deux éléments: - un élément matériel (la pratique suivie, l’usage) - un élément psychologique (la croyance générale au caractère obligatoire de cet usage). Cette coutume, dans le droit contemporain, a une place extrêmement réduite. Avant il y avait par exemple une règle coutumière ‘’ un enfant prenait directement le nom de son père’’, de nos jours cela dépend si les parents sont mariés ou pas et même, l’enfant peux choisir d’avoir le nom de la mère ou du père. 3) La jurisprudence On peut prendre ce mot dans deux sens différents: - au sens large: la jurisprudence est l’ensemble des décisions des juridictions, relativement il est question de droit. LA jurisprudence. - au sens étroit: la jurisprudence est la solution habituellement donnée par les juridictions à un problème de droit particulier. On parle alors d’UNE jurisprudence.

que

II. L’organisation judiciaire et le procès civil: Par qui, comment sont-elles mises en œuvre?
1) L’organisation judiciaire (institution juridictionnelle) Nous percevons deux ordres de juridictions: administratif et judiciaire. Nous trouvons entre ces deux ordres de juridictions le tribunal des conflits, afin d’éviter qu’un conflit soit dans les deux. Il est chargé de trier les conflits: dans quel ordre placer tel ou tel conflit? - Les juridictions de l’ordre administratif concernent le droit public. (conseil d’État, cour d’administration, cour d’appel, tribunaux administratifs) - Les juridictions de l’ordre judiciaire: nous trouvons les juridictions répressives (droit pénal), tribunaux de police (contravention), cour d’assise (crimes). (mais ces juridictions répressives ne nous intéressent pas pour le droit civil) Pour le droit civil, ce sont les juridictions civiles de l’ordre judiciaire qui nous intéressent. Nous constatons une distinction fondamentale qui est celle qui oppose les juges du fond au juge du droit qui est le cour de cassation. - Les juridictions du fond: elles sont chargées de donner une solution concrète aux litiges qui connaissent de l’intégralité du procès en droit, mais aussi en fait. Ces juridictions du fond vont devoir apprécier les faits et y appliquer les règles de droit. - Par opposition, LE juge du droit qui est la cour de cassation n’est saisit que de l’aspect juridique de l’affaire. Il doit vérifier si les juges du fond ont correctement appliqué la règle de droit. Il n’examine pas l’ensemble des éléments du litige mais que le raisonnement juridique des juges ayant statué sur l’affaire. La cour de cassation ne se livre pas à une nouvelle appréciation des faits, mais seulement à partir des faits tels qu’ils ont été constatés par les juges du fond. Elle recherche si la règle de droit a été correctement appliquée. - Les juridictions du fond: la règle du double degré de juridiction: Il existe deux degrés de juridiction du fond afin de permettre à tout plaideur dans le cas où il n’aurait pas obtenu satisfaction devant les premiers juges d’obtenir que l’affaire soit rejugée par les juges du second degré en faisant appel. Néanmoins, ce principe ne s’applique pas dans tous les cas, il dépend également de l’importance du litige. Car en effet, lorsque le montant du litige est inférieur à un certain chiffre qu’on appelle le taux du ressort, les juges du premier degré statuent sans qu’un appel soit possible, on dit alors qu’ils statuent en premier et dernier ressort. - Les juridictions du premier degré: Ce qui nous intéresse sont les TGI (Tribunaux de Grande Instance) et les TI (Tribunaux d’Instance). La loi des 2002: les juridictions de proximité. (Sinon, il y a encore les juridictions d’exception (compétente pour rien mais il y a des exceptions: tribunal de commerce, tribunal des affaires de sécurité social,…) et juridiction de droit commun (compétente partout). - Les TGI: il en existe au moins une par département (~200). Le taux d’appel est de 4’000 euros, s’il est en dessous il n’y a pas d’appel. Il faut distinguer d’une part, certaines matières ayant une compétence exclusive (matière d’état des personnes, de propriété immobilière,…), d’autre part, en tant que juridictions de droit commun ayant une compétence générale (compétent pour tout le reste à moins que la compétence dévolue a une autre juridiction, ou bien en raison de la nature de l’affaire ou encore en raison de la faible importance de l’affaire). C’est ainsi que les petites affaires civiles sont de la compétence du TI si le montant est entre 4’000 et 10’000 euros. - Les TI: Le taux d’appel est de 4’000 euros. Il y a une compétence exclusive et une compétence générale pour les affaires civiles dont le montant ne dépasse pas 10’000 euros.

- Les juridictions du second degré: c’est la cour d’appel. Elles concernent tous les appels formés contre des jugements rendus par des juridictions du premier degré quelque soit cette juridiction (de droit commun ou d’exception) dès lors qu’elle fait parti de son ressort. Aujourd’hui, il existe une trentaine de cour d’appel environ. - Le juge du droit (la cour de cassation): Cette cour est instituée pour assurer une interprétation et une application uniforme de la loi. C’est une juridiction unique, il n’y a qu’une cour de cassation (Paris). C’est le sommet de la hiérarchie judiciaire. Sa mission est de s’assurer que la règle de droit a été correctement appliquée par les juges du fond. Cette cour de cassation est le juge du droit et non pas un juge du fait, car ce n’est pas un 3ème degré de juridiction. En effet elle ne rejuge pas le litige, mais elle juge la décision des juges du fond de sorte qu’elle ne donne pas une solution concrète au litige. Elle se traduit par le mécanisme original du pourvoi en cassation qui est l’acte par lequel une décision est défairée à la cour de cassation. Ce pourvoi est ouvert contre les décisions en dernier ressort par les juges du fond(cour d’appel). Il arrive que le pourvoi va contre un TGI ou un TI, car le taux est en dessous de 4’000 euros. Si la cour de cassation est saisi d’un pourvoi, il existe deux sortes d’arrêt: - Si la cour de cassation décide que le pourvoi n’est pas fondé (elle estime que les reproches, les grieffes ne sont pas fondées), dans ce cas là elle rejette le pourvoi et elle rend un « arrêt de rejet ». L’affaire est alors terminée, la décision attaquée est lavée de tous les reproches et devient irrévocable. - La cour de cassation peut estimer que la critique du pourvoi est justifié et la décision a fait une mauvaise application des règle de droit, elle casse alors cette décision et rend un « arrêt de cassation ». Dans ce cas là, la décision attaquée se trouve alors annulée et rend donc au principe nécessaire qu’il soit de nouveau statué. Mais comme la cour de cassation n’est pas juge du fait, ce n’est pas elle qui peut statuer l’affaire. Dans se cas la cassation est alors assorti de la désignation d’une juridiction de renvoi. La cour de cassation qui casse une décision va renvoyer celle-ci devant une juridiction de mm nature et de mm degré. A partir de là, la juridiction de renvoi ainsi saisi est en principe libre de se conformer ou non à la décision de la cour de cassation. ((( Arrêt d’une cour d’appel, pourvoi en cassation (à cause du délai), la cour de cassation estime que oui alors casse, elle renvoie vers une autre cour d appel, cette cour d’appel n accepte pas alors elle renvoi à l assemblée plénière qui estime que les juges du fond n’ont pas correctement jugé donc elle le renvoi . Les juges du fond sont obligé d’accepter la décision de l’assemblée plénière. ))) La cour de cassation est composé de 6 chambres: -1commerciale - 3 civiles - 1 sociale - 1 criminelle

Lorsqu’un pourvoi est formé contre une décision, il est en premier jugé par une des 6 chambres spécialisées suivant la nature de l’affaire. Le pourvoi est en principe examiné par 3 membre de la chambre. Lorsque la décision est très délicate ou risque de poser des problèmes de divergence, il est possible de soumettre le pourvoi à une formation particulières de la cour de cassation. Il peut s’agir de réunir, porter l’affaire devant une chambre mixte (devant 3 chambres différentes). Lorsque l’affaire pose vraiment une question de principe et en particulier dans le cas où il existe une divergence entre la position des juges du fond et celle de la cour de cassation, là le pourvoi pourrait trancher par une formation particulièrement solennelle de la cour de cassation qui est l’assemblée plénière de la cour de cassation qui est constituée de toute les chambres de la cour de cassation. Il existe aussi en dehors de tout pourvoi une possibilité pour la cour de cassation de donner son avis sur une question de droit à la demande d’une juridiction du fond, il s’agit de la « saisine pour avis ». 2) Le procès civil Lorsqu’un différent s’élève entre particuliers, ceux-ci peuvent tomber d’accord pour y mettre fin, c’est une transaction. On peut aussi imaginer que ces particuliers arrive à se mettre d’accord afin de trancher le litige, c’est un arbitrage.

Si les particulier ne trouve pas d’accords, ils vont saisir la justice, plus précisément le demandeur va assigner son adversaire (par huissier souvent) et il en résulte que la juridiction sera saisie, alors elle tranchera le litige. Cette matière est contentieuse. (Par opposition si une personne va vers le juge pour quelque chose, la matière est gracieuse). - Les personnes qui sont appelées à intervenir dans un procès civil: Les parties: demandeur et défendeur Les magistrats: les juges Les auxiliaires de justice: les représentants et conseils des parties (avocats), et les avoués auxquels on doit nécessairement avoir recours. Les avocats au conseil et officiers ministériels: cour de cassation. Les huissiers de justice qui sont chargés d’apporter les actes de procédure, ils signifient les actes, ils sont également chargés de procéder à l’exécution des décisions de justice. Pour que le litige ainsi soumis à une juridiction soit tranché, il faut que la juridiction soit bien compétente. On fait une distinction entre deux sortes de compétence: - la compétente d’attribution - la compétence territoriale - Compétence d’attribution (compétence rasione materae) : Quelle est la catégorie de juridictions compétentes? Il faut savoir si, compte tenu de sa nature, l’affaire relève d’une juridiction compétente ou d’une juridiction de droit commun et que ça relève du TGI ou du TI. - Compétence territoriale (compétence ratione personae): Cela dépend de la personne, de l’endroit où on va juger l’affaire. En règle général, le tribunal compétent est celui du défendeur. Parfois c’est un autre tribunal compétent, dans l’immobilier, c’est le tribunal ou est situé l’immeuble. On imagine que la juridiction saisie est compétente, elle va trancher le litige. Alors elle fera droit à la demande ou alors elle va la rejeter. Sa décision va dépendre des droit invoqués par les parties et notamment savoir si le demandeur a bien un droit au sens de droit subjectif soutenant son action. Or, à ce propos, pour invoquer utilement un droit, encore faut il être en mesure de prouver que l’on est bien titulaire de ce droit. Dans un procès tout tourne généralement autour de ce problème de preuve. Par hypothèse, s’il y a un litige, c’est que l’existence du droit est contesté. C’est pour ça qu’il y a un litige, alors un problème de preuve s’impose. Pour qu’un droit subjectif existe: - il faut que d’une part existe une règle de droit qui accorde cette prérogative à certaine personne dans certaine circonstance définie. - Et il faut d’autre part que celui qui prétend avoir le droit en question soit précisément et concrètement placé dans les circonstance défini par la règle de droit. Pour prouver que l’on est bien titulaire d’un droit, il faudrait théoriquement prouver deux élément: - d’une part la règle de droit - d’une autre part la situation de fait dans laquelle on est et qui correspond bien à la situation de la règle. Toute fois le juge est censé connaître la loi de sorte que les plaideurs n’ont pas à faire la preuve de la règle de droit et seule la preuve des faits. En principe la charge de la preuve pèse sur le demandeur. Celui qui invoque quelque chose doit le prouver. Cependant il arrive que la charge de la preuve soit inversée et qu’une personne soit ainsi dispensée de la charge de prouver, ceci parce qu’elle bénéficie d’une présomption. Ces présomptions sont des présomptions légales, elles peuvent être de deux formes différentes: - il peut s’agir de présomptions dites simples qui sont celles qui sont susceptibles d’être renversées autrement dit celle qui comportent la preuve contraire, elle sont aussi réfragable. -il y a aussi des présomptions absolues ou irréfragable, elles sont susceptible d’être des preuves contraire. On distingue 2 système de la preuve: -le système de la preuve légale où c’est la loi qui détermine à l’avance qu’elles sont les moyens de preuve - le système de la preuve morale où là la preuve est libre. En ce qui concerne le droit civil, c’est essentiellement le système de la preuve légale qui s’applique mais pas seulement, parfois elle peut être mixte.

III. Programme du droit civil en première année
Le droit civil concerne les rapports des particuliers entre eux. Il détermine les droits subjectifs dont chacun peut se prévaloir. Le droit civil se préoccupe des sujets de ces droits (des personnes) ainsi que des objets de ces droit (biens). Le droit civil commence par fixer des repères en déterminant ce que sont ces sujets et ces objets. Ensuite il s’intéresse aux détails des sujets et des jets 1er semestre: Nous allons étudier les personnes, sujets de droit. 2ème semestre: Nous nous intéresserons à la famille et aux incapacités

1ère Partie: Les personnes
En traitant des personnes, on traite des sujets de droit. Et au sens juridique du terme, les personnes sont les êtres susceptible de jouir des droits. On dit alors de ces êtres dont l’existence est reconnu par le droit, qu’ils ont la personnalité juridique. A ce propos le droit français distingue deux catégorie d’êtres ayant la personnalité juridique, deux catégorie de personne. Il s’agit de personnes physiques d’une part, les êtres humains, et de personnes morales, qui sont des groupements qui sont juridiquement traité comme des personnes.

Titre 1er : Les personnes physiques
La personne physique c’est l’être humain, l’individu tel qu’il est pris en considération par le droit. Le droit ne reconnaît comme personne physique que les êtres humains, mais reconnaît ainsi tous les êtres humains comme des personnes physiques. Seuls les être humains sont des personnes physiques, il en résulte donc que les animaux ne sont pas des personnes, ils sont des choses, des objet. Ce sont des objet de droit et non des sujets de droit. Il n’y a plus d’exception, car dans le passé il y avait des exceptions concernant les personnes physique, par exemple les esclaves qui étaient considérés comme des choses, aussi des condamnés à mort étaient considéré comme mort, la mort civil.

Chapitre 1er : Reconnaissance de l’existence de la personne
La seule question soulevée par l’existence de la personne est celle relative à sa délimitation dans le temps, autrement dit il s’agit de savoir à partir de quand et jusqu’à quand on reconnaît l’existence de la personnalité. La reconnaissance de la durée d’existence d’une personne juridique coïncide en principe avec la durée de vie de l’être humain.

I. Le commencement de la personnalité
Le principe est que l’être humain acquiert la personnalité lors de sa naissance. Mais dans certains cas, c’est dès sa conception que l’enfant peut être considéré comme un sujet de droit.

§1: La fixation du point de départ de personnalité au jour de la naissance
C’est à la naissance que commence la personnalité, lorsque le cordon ombilicale est coupé que l’enfant devient un être distinct par rapport à sa mère. Dès la naissance le nouveau né est apte à devenir titulaire de droit et de devoirs. Mais la naissance ne suffit pas et encore faut il pour accéder à la vie juridique que l’enfant naisse vivant et viable. D’une part vivant, car l’enfant mort né ou au cours de l’accouchement n’a pas la personnalité juridique et ne l’a jamais eu. D’autre part, il faut qu’il naisse viable, c’est-à-dire qu’il a une constitution lui permettant de survivre. De sorte que l’enfant qui est né vivant mais à une mort certaine car il est dépourvu de certains organes essentiels à sa survie ou qu’il est mal développé. Cette question se pose dès lors qu’il est mort.

§2: Le report du point de départ de la personnalité au jour de la conception
Ce n’est qu’à la naissance que l’enfant aura une existence indépendante de celle de sa mère, mais dès la conception, il est déjà vivant et a vocation à devenir un être autonome. C’est la raison pour laquelle le droit admet que dans certain cas et à certaines conditions, on anticipe sur la naissance en reconnaissant un embryon. Quelques textes spéciaux ont consacré cette solution. Ainsi en matière de succession ou de libéralité. En effet, pour recueilli une succession ou une libéralité, il faut exister au moment ou s’opère la transmission du bien. Or les articles 725 et 906 du code civil disposent à cet égard que l’enfant seulement conçu à la date de la transmission est apte à bénéficier de la succession du legs ou de la donation. A partir de là, la jurisprudence interprète ces textes spéciaux comme la consécration d’une règle générale selon laquelle l’enfant simplement conçu est réputé né chaque fois que l’intérêt de l’enfant l’exige, « Infans conceptus… ». A partir de là, les tribunaux applique dans d’autres domaines des solutions qui procède de cette même idée. Pour que la personnalité soit reconnu à l’enfant conçu, il faut que deux conditions soient réunies: - il faut que la reconnaissance à sa personnalité soit conforme à l’intérêt de l’enfant. (dans le cas de succession par exemple,…). Cette personnalité est relative. - il faut que l’enfant naisse bien vivant et viable. Il s’agit seulement d’anticiper sur la naissance. On ne fait que rétroagir à la conception. La personnalité à la conception est conditionnelle. Il reste une question: à quelle moment l’enfant a-t-il été conçu? Se pose alors un problème de preuve. Il existe alors deux présomptions se trouvant dans le codes civil (article 311): - la première présomption est relative à la durée des grossesses, elle permet de déterminer la période légale de conception (un minimum de 180 jours et un maximum de 300 jours). On part de la date de la naissance et on remonte 180 jours avant et 300 jours avant. - la seconde présomption conduit à admettre que la conception est réputée avoir eu lieu à l’intérieur de cette période légale de conception au moment le plus favorable à l’enfant. Un enfant naît en septembre 2007. Une personne morte en janvier 2007 l’a mis sur son testament. Il faut compter 180 jours avant la naissance et 300 jours avant la naissance pour voir où se situe la période légale de conception . Cette période se situe entre novembre 2006 et janvier 2007, donc l’enfant bénéficie du legs. Ces deux présomptions sont dites simples. Car nous prouver le contraire. Nous pourrions prouver que la conception s’est effectuer il y a plus de 10 mois ou moins de 6 mois.

II. La fin de la personnalité
La fin de la personnalité coïncide avec la fin de la vie. Toute fois, il y a des hypothèse où l’on ne sait pas si la personne est en vie ou bien si elle est morte. Tant de tel cas, dans la mesure où on ne peut pas rester dans une incertitude indéfiniment, on définira une mort probable.

§1: La mort certaine: mode normal d’extinction de la personnalité
La disparition de la personnalité intervient lors du décès. A. La règle de l’extinction de la personnalité au décès Le décès met fin à la personnalité juridique et est le seul à y mettre fin. Inversement, la personnalité ne survit pas à l’être humain. La seule difficulté en la matière est de définir ce qu’est la mort dans la mesure où les progrès de la science ont montré que la limite entre la vie et la mort est difficile à déterminer. Un décret du 2 décembre 1993 tente de définir ce qu’est la mort. Il distingue plusieurs phases dans le coma. Le décès doit donner lieu à une déclaration de décès qui peut être faite par quelconque. Pour le permis d’inhumer, il faut une attestation médicale. B. Les traces de la personnalité après le décès Ce ne sont pas des exceptions Il s’agit seulement des traces qui ont laissé, dans le monde des vivants, la personnalité après les décès. a) Le respect dû aux morts. Il y a un respect du c’est à direavre et d’autre par un respect de la mémoire des morts. D’une part le respect du c’est à direavre, car le corps humain n’est pas considéré comme une chose quelconque. Le corps humain est hors du commerce et n‘est pas considéré comme un bien. Ce respect dû aux c’est à direavre se manifeste aussi pas la … pénale … . L’article 225 du code pénal… ainsi que la profanation ou violation de sépulture ou de tombeaux. En revanche ce qui concerne les autopsies et prélèvements d’organe, l’évolution du droit dénote un certain recul de la protection du c’est à direavre devant des impératifs jugés supérieurs. En ce qui concerne les autopsies, une autopsie peut être … par une autorité judiciaire à des fins probatoire (s’il y a lieu de suspecter une origine criminelle). Pour ce qui concerne les prélèvements d’organes post mortel, il y a eu une évolution notable puisque l’on est passé d’un système où il était possible qu’avec une autorisation du patient au système inverse, selon lequel pour les personnes majeures, ce n’est que si de leur vivant elles ont fait connaître leur opposition au prélèvement de leurs organes. Le respect de la mémoire des morts. Loi du 29 juillet 1981 qui sanctionne les diffamations ou injures dirigées contre les morts. On cite souvent « l’arrêt branly », arrêt de la chambre civil du 27 février 1951. b) Le respect des volonté du défunt. La volonté du défunt durant son vivant doit être respectée après sa mort. Toute personne veut régler ses funérailles. On doit respecter l’opposition contre le prélèvement d’organes. Toute personne peut régler sa succession. On se contente d’une mort probable lorsqu’une une personne supposée morte est introuvable.

§2: La mort probable:
Deux situations différentes doivent être distinguées: - Il y a d’une part les cas où un individu a simplement cessé de donner de ses nouvelles, mais sans que des raisons incite à le croire mort ou vivant. Dans ce cas là le doute est total. La mort de cet individu est seulement une éventualité Elle deviendra probable qu’avec l’écoulement du temps. - En revanche, dans d’autre cas, la personne a disparu dans des circonstances telles que son décès est certain ou quasi certain. Chacune de ces deux hypothèses correspond à une notion juridique différente: - dans le premier cas, il est question d’absence. - dans le deuxième cas, la disparition.

A. L’absence L’absent au sens juridique du terme est celui dont on ignore qu’il est vivant ou mort. Le doute est un élément de la définition de l’absence. Il en résulte que l’absence doit être distinguée des hypothèses où le doute n’existe pas ou pratiquement pas. L’absence doit être distinguée d’une part des hypothèses où on est quasiment certain que la personne est morte, hypothèse de disparition. Mais il faut aussi la distinguer des hypothèses où on est quasiment sûr que la personne est vivant, hypothèse de non présence. Le problème est de savoir comment on doit le traiter: comme un vivant ou comme un mort? Le régime de l’absence 1977 (art. 112 du code civil). Il fait apparaître l’existence de deux périodes distinctes: - une 1ère période, la présomption d’absence durant laquelle la personne va être réputée vivante. - 2bde période, l’absence déclarée où la personne est considérée morte. 1) La présomption d’absence La procédure: l’ouverture de cette période de présomption d’absence se produit avec un décision judiciaire constatant qu’il y a présomption d’absence ce qui résulte de l’article 112 du code civil. Toute fois cette constations judiciaire de la présomption d’absence est facultative. C’est en principe le juge des tutelles qui est compétent en la matière. Les conditions d’application: Pour que le juge constate la présomption d’absence, il faut que la personne ait « cessée de paraître au lieu de son domicile ou de sa résidence sans que l’on ait eu de ses nouvelles. » La loi ne fixe aucun minimum de durée de sorte qu’il appartient au juge d’apprécier librement les faits. Les effets de la présomption d’absence: le présumé absent est considéré comme vivant. De sorte que sa succession n’est pas ouverte et que son mariage n’est pas dissout. Mais par hypothèse, la personne n’est pas présente de sorte qu’elle a besoin d’être représentée pour la gestion de ses biens. A cette fin, le juge peut désigner une personne pour administrer les bien du présumé absent. Toute fois ce dispositif est subsidiaire en ce sens qu’il y a deux cas où il n’y a pas lieu de désigner un administrateur: - si le présumé absent à laissé avant son départ une procuration suffisante à une personne pour le représenter. - si le présumé absent est marié et où son conjoint est en mesure d’assurer la gestion des biens du présumé absent grâce au pouvoir qu’il détient du régime matrimonial. Cette présomption d’absence peut cesser de deux manières différentes: - en cas de disparition de l’incertitude. Si l’incertitude disparaît (soit que le décès soit constaté, soit inversement si la personne réapparaît ou donne de ses nouvelles, mais il faut que l’intéressant en face la demande, il retrouvera alors les biens gérer pour son compte et ceux qui ont été acquis pour lui pendant son absence). - en cas de déclaration d’absence, si on passe à la deuxième phase de déclaration d’absence. 2) La déclaration d’absence Elle résulte d’une décision rendu par le tribunal de grande instance saisi par tout intéressé ou par le ministère public (art 122 du code civil). En ce qui concerne les conditions de déclaration d’absence: - les conditions de délai: si la déclaration d’absence a été judiciairement constatée, il faut qu’un délai de 10 ans se soit écoulé depuis cette constations pour que la déclaration d’absence puisse intervenir. Si la déclaration d’absence judiciaire n’a pas eu lieu, il faut un délai de 20 ans. Le délai double. - des conditions de publicité: la requête de déclaration d’absence doit être publiée. Cette publication marque alors le point de départ d’un délai de 1 an durant lequel le jugement de déclaration d’absence ne peut pas intervenir. Ensuite le jugement déclaratif d’absence devra lui aussi être publié dans les mêmes conditions. Et enfin le dispositif du jugement doit être transcrit sur les registres de l’état civil. Si ces différentes conditions sont respectées, le jugement déclaratif d’absence va produire ses effets, lesquels sont les mêmes que ceux du décès établi. De sorte que notamment les mesures concernant l’administration de ces biens tombent, la succession de l’absence est ouverte, et s’il était marié son mariage est dissout de sorte que son conjoint puisse se remarier. Si l’absent désormais réputé décédé réapparaît, toute personne intéressée ainsi que le ministère public pourrait demander l’annulation du jugement déclaratif d’absence. Si ce jugement devait ainsi être annulé, le mariage resterait dissout et l’absent retrouve ses biens dans l’états où ils sont.

B. La disparition Ce qui caractérise la disparition c’est la forte probabilité de mort résultant de la circonstance que la dernière fois que l’intéressé a été vu, il était soumis à un grave péril mettant sa vie en danger. Par hypothèse le c’est à direavre n’a pas été retrouvé et le décès n’a pas été établi de manière absolument certaine. Néanmoins les chance de survie sont infinies de sorte qu’il ne peut pas être question d’appliqué à cette hypothèse le régime de l’absence. Art 88 et suivant du code civil sont plus rapides que les conditions pour le régime d’absence. La demande est présentée au TGI du lieu de la disparition ou du TGI du dernier domicile du disparu. Cette demande peut émaner du ministère ou de toute personne intéressée. Ensuite le TGI examine l’affaire et il peut s’il le juge utile ordonner des mesures d’informations complémentaires. Lorsque le TGI accueille la demande, il rend un jugement déclaratif de décès. Ce jugement fixe la date du décès et il tient lieu d’acte de décès ayant valeur à l’égard de tous. De sorte que la aussi le dispositif de jugement va être transcrit sur le registre de l’état civil et à partir de là, la succession du disparu va s’ouvrir, son mariage va être dissout et son conjoint pourra donc se remarier. Mais il faut aussi envisager une hypothèse où le disparu réapparaîtrait = art 92 -1 (si le disparu réapparaît, annulation du jugement). Et l’article 92 alinéa 2 renvoi au disposition relative du retour de l’absent (le mariage reste dissout et le disparu retrouve ses biens dans leur état actuel).

Chapitre 2: L’individualisation de la personne
Elle est nécessaire dans la mesure où il ne suffit pas de dire que tout homme est sujet de droit, encore faut il pouvoir déterminer précisément qui est titulaire de tel ou tel droit. A cet égard il a trois institutions du droit civil qui remplissent cette fonction d’individualisation: - le nom qui permet d’identifier l’individu - le domicile qui permet de le localiser - les actes de l’état civil qui enregistre l’existence de la personne et son état de famille

I. Le nom
Il est pris dans son sens le plus large englobant plusieurs éléments différents. Parmi les appellations qui permettent de désigner une personne, on trouve d’abord le nom de famille, nom patronymique à coté duquel il faut évoquer le nom d’usage, également le prénom et enfin ce qu’on appelle les accessoires occasionnels du nom (baron, comte,…).

§1: Le nom de famille
Le nom de famille est un éléments obligatoire du nom au sens large et il permet d’individualiser la personne au sein de la société en caractérisant son rattachement à une famille. Ce nom de famille à fait l’objet de réformes récentes, 4 mars 2002 modifiée ensuite par la loi du 18 juin 2003. Ces réformes sont rentrées en vigueur les 1er janvier 2005. Jusqu’au 4 mars 2002 il était question de nom patronymique. Depuis c’est le nom de famille. Ces réformes ont surtout modifié les règles d’attribution du nom de famille. A. L’attribution du nom de famille Le nom de famille n’est pas choisi par l’intéressé, il lui est imposé. A cet égard c’est en général la filiation qui définit l’attribution du nom. 1) L’attribution du nom par filiation Grandement modifiée par les lois du 4 mars 2002 et du 18 juin 2003 rentrées en vigueur le 1er janvier 2005. - uniformisation des règles d’attribution du nom: il n’y a plus de distinction selon la nature de la filiation (mariés/non mariés/ illégitime) dans l’attribution du nom. - fin de la suprématie du nom du père, avec l’instauration d’une égalité entre le nom du père et le nom de la mère, en favorisant l’attribution d’un double nom. Dans le système antérieur de la réforme il y a eu une distinction nette de la nature de la filiation de l’enfant. A l’époque:

- L’enfant légitime d’un couple marié, le nom de l’enfant était systématiquement et exclusivement le nom de son père. - Pour un enfant naturel, c’est-à-dire un enfant issu de parents non mariés entre eux (les filiations maternelle et paternelle sont indépendantes l‘une de l‘autre), si l’enfant a sa filiation établie à l’égard de ses deux parents en même temps, là il prenait le nom du père. Si la filiation a été établie successivement à l’égard d’un parent puis à l’égard de l’autre, l’enfant prend le nom du parent à l’égard duquel la filiation a été établie en premier. Mais il y avait quand même des possibilité de changer de nom. - Reste le cas de l’enfant adoptif, il fallait distinguer s’il s’agissait d’un adoption plénière ou simple. En cas d’adoption plénière, l’enfant perdait tous ses liens avec la famille d’origine et prenait le nom de famille de l’adoptant. - En cas d’adoption simple, l’enfant conserve le nom de sa famille d’origine et s’ajoute simplement les liens avec la famille adoptive. On maintient de nom de la famille d’origine et on ajoute le nom de l’adoptant. (C’était le seul cas où une personne portait un double nom). Dans le régime actuel, il n’y a plus de distinction selon la nature de la filiation et les règles d’attribution du nom sont posées de manière uniforme par les articles 311-21 et suivants. « Lorsque la filiation d’un enfant est établie à l’égard de ses deux parents au plus tard le jour de la déclaration de naissance, ou par la suite mais simultanément, ces derniers choisissent le nom de famille qui lui est dévolu: soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par eux et dans la limite d’un nom de famille pour chacun d’eux. En l’absence de déclaration conjointe à l’officier d’état civil mentionnant le choix du nom de l’enfant, celui-ci prend le nom de celui de ses parents à l’égard duquel sa filiation a été établie en premier lieu et le nom du père si la filiation a été établie simultanément à l’égard de l’un et de l’autre. » Si l’enfant est issu d’un couple marié, sa filiation est nécessairement établie simultanément à l’égard de ses deux parents. Soit les parents décident d’exprimer leur volonté concernant le nom de l’enfant. Ils peuvent alors le faire par déclaration conjointe. Ils sont alors libre de retenir pour leur enfant le nom du père, ou le nom de la mère ou encore les deux noms accolés séparés d’un double trait d’union. Dans le cas ou ils opteraient pour les deux noms accolés, si l’un d’entre eux a déjà un double nom ou les deux ont un double nom, chacun ne peut transmettre à l’enfant qu’un élément du double nom. S’ils ne manifestent pas de choix, l’enfant prend le nom du père. Pour un enfant qui provient d’un couple non marié, couple de concubins, aventures la situation est la même. Plusieurs cas sont envisageables selon les modalités de l’établissement des filiations de cet enfant. Si la filiation est établie à l’égard des deux parents au jour de la déclaration de naissance, quelque soit le mode (simultanément ou pas), ou bien encore si elle est établie à l’égard des deux parents postérieurement à la déclaration de naissance, mais simultanément. Dans ce cas là la règle de l’article 311-21 s’applique de sorte que les parents ont donc le choix de faire une déclaration conjointe (nom père, mère ou deux). A défaut de déclaration conjointe, si les filiations ont été établies simultanément, l’enfant portera le nom du père. Sinon il prendra le nom du parent à l’égard duquel la filiation a été établie en premier. Hypothèse où la filiation serait établie à l’égard des deux parents postérieurement à la déclaration de naissance et de manière successive. Dans ce cas là, on n’est pas dans le cas de l’article 311-21. Alors l’enfant prend le nom du parent à l’égard duquel la filiation a été établie en premier. Néanmoins dans ce cas, il est possible de procéder à une modification du nom, c’est-à-dire que par déclaration conjointe devant l’officier d’état civil, les parents peuvent, pendant toute la minorité de l’enfant et avec son consentement s’il a plus de 13 ans, décider soit de substituer le nom du parent à l’égard duquel la filiation a été établie en premier au second, soit d’accoler les deux noms (art 311-23). 3ème hypothèse si la filiation a été établie à l’égard d’un seul parent, il prend le nom de ce parent. Si la filiation de l’enfant n’est fait à l’égard d’aucun parent, c’est l’autorité administrative qui lui attribuera un nom. Pour un enfant adoptif, il faut distinguer s’il s’agit d’une adoption simple ou plénière. Plénière: l’enfant perd tous ses liens avec sa famille d’origine est entre dans la famille de l’adoptant. De sorte qu’en ce qui concerne le nom, cela se traduit par le fait que l’enfant perd son nom d’origine et prend à la place le nom de l’adoptant. En cas d’adoption par un couple, les parents adoptifs ont le choix d’attribuer à l’enfant le nom de l’un ou de l’autre ou les deux accolés. En cas d’adoption par une seule personne, si celle-ci est mariée, il est possible de conférer à l’enfant le nom du conjoint avec le consentement de celui-ci seul ou accolé à celui de l’adoptant. Concernant l’adoption simple, l’enfant conserve ses liens avec sa famille d’origine et s’y ajoutent des liens avec l’adoptant de sorte qu’en ce qui concerne le nom, l’enfant conserve son nom d’origine auquel s’ajoute celui de l’adoptant. En cas d’adoption par un couple, le nom ainsi ajouté au nom de l’origine peut être au choix des parents d’origine le nom de l’un ou de l’autre des membre de ce couple. Néanmoins le tribunal peut, lors du jugement de l’adoption ou ultérieurement, décider d’une substitution du nom de l’adoptant à celui d’origine. Dans ce cas là, si

l’adoption est faite par un couple, il y a la possibilité de prendre les deux noms accolés ou il garde son nom et s’ajoute le nom d’un des deux adoptants. L’enfant doit avoir maximum 2 noms. Tout cela concerne les enfants nés à partir du 1er janvier 2005. Pour les enfants nés avant, l’ancienne règle s’applique. La loi avait prévu une sorte de transition pour les enfants nés juste avant le 1er janvier 2005 et qui avaient moins de 13ans au 1er septembre 2003. Les parents pouvaient dans les 18 mois suivant l’entrée en vigueur de la réforme (1er janvier 2006) demander par déclaration conjointe à ce que le nom du 2nd parent soit ajouter à celui du 1er, à condition qu’il n’y ait pas déjà d’aîné de plus de 13 ans. 2) L’attribution du nom par décision d’autorité Elle concerne les enfants trouvés. C’est en principe l’officier d’état civil qui attribue à l’enfant une suite de prénoms dont le dernier sert de nom de famille (art 57 du code civil). Cela sera aussi le cas d’une femme qui aurait accouché sous X. La compétence de l’officier d’état civil est limitée au nouveau né, jusqu’à 1 an. Au-delà d’un an, c’est le TGI qui sera compétent pour lui donner un nom. B. Le changement de nom de famille Le principe que le nom est immuable, principe d’immutabilité du nom de famille qui résulte de l’art 1 du 6 fructidor an 2 : aucun citoyen ne pourra porter le nom ou prénom autre que ceux exprimés dans son acte de naissance. Toute fois les sanctions pénales ont disparu de sorte que la seule sanction est d’ordre civil et tient au fait que le changement de nom serait sans effet d’un point de vu juridique. Un problème concernant le point de savoir se pose, si un changement de nom a eu lieu en violation du principe d’immutabilité, est-ce que l’écoulement du temps peut avoir une incidence. C’est le problème de la prescription. Il y a la prescription acquisitive qui fait acquérir un bien par la possession prolongée de ce bien. Il y a la prescription extinctive qui éteint un droit, qui fait perdre un droit par le non usage prolongé de celui-ci. Le principe est que le nom est imprescriptible, autrement dit le principe est que le nom n’est pas soumis à la prescription. D’une part le nom échappe à la prescription extinctive ce qui signifie que le nom ne se perd pas par le non usage prolongé. C’est le cas de la famille DE SAINTE CATHERINE. Ils se faisaient appeler Ste Catherine, mais 100 ans après les descendants reprennent le De. Ils n’ont pas pour autant perdu leur nom. Si un nom n’a pas été porté depuis très longtemps on ne peut plus le reconstituer. L’arrêt de la 2ème chambre civil du 30 septembre 2003, les juges doivent tenir compte de la durée respective et de l’ancienneté des possessions respectives et que cela peut justifier le refus d’accorder la reprise du nom ancien. D’autre part est que le nom échappe à la prescription acquisitive, autrement dit le nom ne s’acquiert pas par la possession prolongée. Toute fois la jurisprudence y apporte un tempérament depuis longtemps. Sans affirmer que la prescription acquisitive s’applique au nom, la jurisprudence admet que la possession prolongée d’un nom peut donner droit au maintient de ce nom. En outre il faut que des conditions soient remplies:- il faut que la possession soit de longue durée (100 ans) - il faut que la possession soit loyale. Il ne faut pas qu’elle provienne d’une modification frauduleuse du nom. Quand on dit que le nom est immuable, cela signifie qu’une personne ne peut pas de son propre chef changer son nom, et qu’elle ne le peut que dans les cas où la loi prévoit une possibilité de changement de nom. Il existe plusieurs possibilité de changement de nom: - il peut y avoir changement de nom en conséquence de changement d’état. De sorte que le nom peut se modifier par l’établissement d’une filiation jusque là inconnue ou par suite d’une adoption. - la procédure de changement de nom. La procédure ordinaire est prévue par l’article 61 du code civil telle qu’elle a été modifiée par une loi du 8 janvier 1993. Il suffit de justifier d’un intérêt légitime pour pouvoir changer de nom (si le nom est ridicule, déshonorant,…). Cet intérêt légitime peut simplement éviter l’extinction d’un nom porté par une personne de la famille. La demande de changement de nom doit être adressé au garde des sceaux avec une publication au journal officiel. Le changement de nom sera accepté par décret qui est inscrit dans le journal officiel. Il y a un délai de deux mois pendant lesquels tout intéressé pourra faire une opposition. La procédure simplifiée permet la francisation du nom en cas de naturalisation. C’est une simple traduction du nom en français.

§2: Le nom d’usage

Le nom dit d’usage est un nom dont on peut user sans en être personnellement titulaire. Cet usage présente plusieurs caractère à savoir qu’il est tout d’abord facultatif. Ensuite cet usage est personnel et ne peut pas être transmis (à la descendance). Enfin cet usage est limité en ce sens que le nom d’usage ne figure pas à l’état civil. Le droit français connaît deux sorte de nom d’usage: - l’usage du nom du conjoint - l’usage du nom du second parent A. L’usage du nom du conjoint Une règle ancienne veut en effet que la femme mariée acquiert l’usage du nom de son mari. Il s’agit au demeurant d’une règle coutumière mais qui a été confirmée implicitement par la loi dans la mesure où celle-ci en suppose l’existence lorsqu’elle traite de la perte de cet usage en cas de divorce. Symétriquement on admet aussi que le mari peut prendre le nom d’usage de sa femme, même si ce n’est pas très pratiqué. Il le perdra au divorce. Cette attribution du nom d’usage du conjoint n’est pas absolue, d’une part, car ce n’est qu’une faculté et quoiqu’il en soit son titulaire ne perd pas son nom d’origine. De sorte que la femme mariée peut utiliser le nom de son mari à la place du sien, en plus du sien, ou pas du tout. Concernant le mari, il ne peut pas remplacer son nom, il ne peut que l’ajouter à son nom. D’autre part, cette attribution n’est pas définitive. En cas de décès du conjoint, la veuve conserve le droit d’user du nom du conjoint tant qu’il ne se remarie pas. En cas de séparation de corps, le principe est que la femme conserve l’usage du nom de son mari toute fois par exception le juge peut à la demande de l’autre conjoint interdire. En cas de divorce, le principe est inverse. Le principe est que chaque époux perd l’usage du nom de son conjoint (art. 264 alinéa 1 du code civil). Mais il existe une dérogation, des cas où un époux va être autorisé à conserver l’usage du nom de son ex conjoint. Tel peut être le cas sur autorisation de cet ex conjoint ou sur autorisation du juge à condition de justifier des intérêts particuliers soit pour l’époux lui-même soit pour les enfants. B. L’usage du nom du second parent Institution créée à une loi de 1985 afin de compenser la suprématie du nom du père qui existait à l’époque. Cette loi du 23 décembre 1985, dans son article 43, a prévu la faculté d’ajouter à son nom à titre de nom d’usage le nom du parent qui n’a pas transmis le sien. Maintien de ce droit à la suite de la réforme. Toute personne majeure peut exercer cette faculté et durant la minorité cette faculté est mise en œuvre par les titulaires de l’autorité parentale. Dans le document officiel, ce nom d’usage doit être distinct du nom de famille. Ce nom d’usage ne peut pas être transmis à la descendance. On peut pas cumuler les nom d’usages.

§3: Le prénom
Cet tout comme le nom de famille et contrairement au nom d’usage, un élément obligatoire. Cela permet d’identifier la personne au sein de la famille. A. Le choix du prénom Au terme de l’article 57 du code civil les prénoms de l’enfant sont choisis par ses père et mère. En pratique c’est celui qui fait la déclaration de naissance qui fera le choix des prénoms de l’enfant dans la mesure où il est censé avoir reçu un mandat de l’autre validant ce choix. Dans le cas où une femme accouche sous X, elle peut choisir les prénom de l’enfant. Les parents ont le libre choix des prénom. Cette liberté de choix des prénoms n’est plus limitée aujourd’hui, depuis le 8 janvier 1983. En effet, auparavant les prénoms d’un enfant ne pouvait être choisi que parmi les noms en usage dans le calendrier ou les noms des personnages connus. Aujourd’hui tel n’est plus le cas, il n’y a plus de telle limitation au choix des prénoms. La seule limite qui existe désormais est celle qui est constituée par l’intérêt de l’enfant. Il n’y a plus de contrôle à priori contrairement à ce qui existait auparavant. L’officier d’état civil est donc obligé d’inscrire les prénoms proposé par les parents et tout ce qu’il peut faire au cas où le prénom lui paraîtrait contraire à l’intérêt de l’enfant, il peut aviser le procureur de la république qui pourra saisir le juge aux affaires familiales (JAF). Si le JAF estime que le prénom serait contraire à l’intérêt de l’enfant, il en ordonne la suppression de sorte que ce prénom doit être remplacé

de préférence par un prénom choisi par les parents, mais à défaut c’est le JAF qui pourra donner un prénom. B. Le changement du prénoms Le principe d’immutabilité s’applique au prénom. Mais il existe que le changement de prénom est possible. C’est ainsi que notamment l’article 60 du code civil prévoit que le changement de prénom peut être demander par l’intéressé ou par le responsable légal si mineur au JAF. Pour cela, il faut une justification d’un intérêt légitime (prénom ridicule). En cas d’adoption plénière, le changement est aussi possible. Enfin à l’occasion de l’acquisition de la nationalité française, il existe une possibilité de francisation de prénom.

§4: Les accessoires occasionnels du nom
Le pseudonyme, d’une part, qui est un faut nom que la personne se donne à elle-même dans l’exercice d’une activité. Il y a une liberté de pseudonyme dans les acte et les rapports privés. Le choix du pseudonyme tient à deux règles: - protection du pseudonyme. Le pseudo est une création de l’esprit, donc protégé de sorte qu’on a la possibilité d’interdire à un tiers d’utiliser ce pseudo. - les titre de noblesse tel que prince, duc, marquis, comte, baron,… il s’agit d’accessoires honorifique du nom qui peuvent être défendu contre les usurpations qui peut faire usage dans les relation sociales et aussi dans les actes officiels.

II. Le domicile
Le domicile est le lieu où la personne est située en droit.

§1: La notion de domicile
A. Définition du domicile Le domicile est, au sens stricte, définit par l’article 102 du code civil comme le lieu où la personne a son principal établissement, le lieu où se situe le contre de ses intérêts, ses activités et ses affaires. C’est alors en ce lieu que la personne sera située en droit, même si elle ne s’y trouve pas physiquement. Il faut différencier la résidence qui est le lieu où la personne vie habituellement. Le domicile est distinct de l’habitation ou la demeure, lieu où la personne vit de manière momentanément. B. Les caractères du domicile Il y a deux caractères: - La nécessité du domicile. Toue personnes a un domicile et au pire elle concevra son domicile d’origine, chez les parents par exemple. Même les personnes sans domicile fixe ont obligatoirement un domicile (caravane pour les forains, péniches,…). Ces personnes peuvent être rattachées à une commune, mais ça n’a pas les même effets qu’un domicile. - L’unicité du domicile. Une personne ne peut avoir qu’un seul domicile. Cela étant, cette unicité connaît un certain nombre d’exception: - Les domiciles spéciaux s’ajoutent au domicile général. Il s’agit de domicile obéissant à une des règles spéciales qui ont un rôle limité. Par exemple les domiciles électoraux.

du

- Les domiciles élus. C’est un domicile fictif que les partie à un acte désigne comme étant leur domicile pour tout ce qui concerne l’exécution de l’acte en question. Les domiciles élus ont perdu une grande part de leur importance depuis que l’article 48 NCPC interdit de faire attribuer compétence au tribunal du domicile élu. - Les domiciles apparents. C’est le lieu qui peut passer aux yeux des tiers pour le domicile réel. Il apparaît que le tiers qui de bonne foi se sera trompé et qui par exemple aura engagé une procédure devant le tribunal du lieu du défendeur. Il verra son erreur créatrice de droit car le tribunal sera valablement saisi.

C. La détermination du domicile 1) Le domicile volontaire Le principe qui détermine la matière est le principe du libre choix. A partir du moment où l’individu n’est pas dans un cas où la loi lui attribue d’office un domicile, il a le droit de choisir celui-ci. La personne a le droit de changer de domicile. Cette liberté est énoncé par l’article 103 du code civil c’est un aspect de la liberté individuelle. Cette liberté de choix ne signifie pas cependant que l’individu puisse fixer comme bon lui semble par une simple déclaration de volonté. Au terme de l’article 103 pour que le changement de domicile opère, il faut d’une part un élément matériel, à savoir ce que désigne l’habitation réelle dans un autre lieu. Doit s’ajouter un élément intentionnel qui correspond à la volonté de fixer en ce nouveau lieu son principal établissement. C’est au juge du fond qu’il appartient d’apprécier ces conditions. A cet égard il faut apporter des preuves. Mais il peut y a voir des problèmes de preuve surtout au niveau intentionnel. Cette preuve se veut facilité par l’article 104 du code civil en prévoyant la possibilité de faire une double déclaration à la mairie de l’ancien domicile et une autre à la mairie du nouveau domicile. Cette double déclaration n’est pas obligatoire et est très peu utilisée en pratique. A défaut de cette formalité, l’article 105 du code civil énonce que la preuve dépendra des circonstances. 2) Le domicile légal C’est celui qui est attribué et imposé par la loi. Les motivations ne sont pas uniforme. a) Le domicile de dépendance Deux cas où la loi va imposer un domicile: - le principal est le domicile des incapables. Les mineurs non émancipés, l’article 108 précise qu’il est domicilié chez ses parents. Dans le cas où les parents sont séparés, le mineur vit chez celui chez qui il veut vivre. S’il n’y a pas de parents, il est mis sous tutelle et est domicilié chez son tuteur. L’article 108-3 indique que les majeurs sous tutelle est domicilié chez son tuteur. - les salariés logés chez leur employeurs. Ils sont domiciliés chez ce dernier (article 109).

b) Le domicile de fonction Les fonctionnaires nommés à vie, ceux qui exercent des fonctions irrévocables et qui sont inamovibles Ils son domiciliés où ils exercent leur fonction. C’est le cas des magistrats du siège par exemple. La jurisprudence y assimile certains officiers ministériels tels que les notaires, associés, huissiers,… c) Le domicile d’adage - Certaines personnes n’ont pas de localisation stable tel est le cas des bateliers. Ils doivent choisir un domicile dans une des commune (article 102 alinéa 2) figurant dans une liste. - Quant aux nomades et forains, d’après la loi de 1969, ils ont l’obligation de choisir une commune de rattachement. Ce n’est pas le domiciles,mais cette commune a certains points commun avec le domicile.

§2: Les intérêts de domicile
Les intérêt sont en droit public et en droit privé. En droit civil, il présente des intérêts mais il est fréquent qu’il est déterminé par des règles propres. En droit privé, le domicile peut présenter des intérêt en droit international privé, également en droit pénal qui sanctionne la violation de domicile. Mais dans ce cas là ce qui est protégé de cette violation est la résidence voir la demeure. En droit civil, le domicile joue un rôle tant - extrapatrimonial (art 165 du code civil prévoit que la célébration du mariage est le lieu de domicile ou la résidence de l’un des époux( - Patrimonial (en matière de paiement, il est quérable, c‘est donc au créancier de venir chercher son paiement art 1247) - procédural (art 43 NCPC: les compétences territoriales, la juridiction compétente est celle de demandeur). En ce qui concerne la signification des actes, l’article 665 du code civil dispose qu’elle doit être faite à la personne elle-même ou à défaut au domicile ou résidence de celle-ci.

III. L’état civil
L’état d’une personne est un ensemble de caractéristiques qui assigne à chacun sa place dans la société et qui le différencie des autres au point de vu de la jouissance et de l’exercice des droits. Autrement dit, c’est le statut juridique de la personne. Cette étape comporte divers éléments et lorsque l’on précise d’état civil, cela signifie que seules les caractéristiques du sujet intéressant principalement les droit civil sont visés. À l’exception du statut politique ou du statut national. L’état civil d’une personne a donc créé à sa naissance sa filiation, son mariage, éventuellement son divorce et ultimement sa mort.

§1: Le régime juridique de l’état
A. Les caractères de l’état L’état d’une personne présente trois caractères: - il est indisponible, on l’emploi parfois pour dire qu’il est impératif. Cela signifie que c’est la loi qui fixe les conditions d’acquisition d’un état et que la volonté privée est impuissante pour ce qui concerne la détermination et les effets de cet état. Il en résulte donc qu’il ne peut pas mettre en question de faire acquérir à une personne un état que la loi ne lui accorde pas ou de lui faire perdre un état que la loi lui permet. C’est sur ce fondement de l’indisponibilité de l’état que la convention dite de mère porteuse, la jurisprudence a décidé que l’indisponibilité de l’état était nulle par un décret du 31mai 1991 (art 16-7 du code civil énonce qu’une telle convention est nulle). En raison de cette indisponibilité de l’état, la cour de cassation avait refusé par le passé la possibilité pour un transsexuel d’obtenir la mention de son sexe sur les acte d’état civil. Il y a eu 4 arrêts du 21 mai 1990. En 1992, la cour européenne des droits de l’homme a considéré que ce refus opposé par la cour de cassation constituait une violation de la convention européenne des droits de l’homme et par une décision du 25 mars 1992 la cour européenne des droits de l’homme a condamner la France à verser des dommages et intérêts à la requérantes tout en invitant les autorités française à prendre des mesures. A la suite de cette condamnation il était indispensable que la solution française change. Par 2 arrêt du 11 décembre 1992, l’assemblée plénière de la cour de cassation a admis la rectification des actes d’état civil de deux transsexuels. Désormais, c’est donc possible.

- il est imprescriptible. Ce qui signifie que l’état ne peut pas s’acquérir par une possession prolongé pas plus qu’il ne peut se perdre par un non usage prolongé. Mais il y a tout fois des atténuations importantes puisque tout d’abord s’il est vrai que l’état n’est pas susceptible de s’acquérir par la possession prolongée, il n’en demeure pas moins qu’il est susceptible de possession et que cette possession produit des effets de droit. La possession de l’état peut se définir comme l’exercice de faits des prérogatives d’un état indépendamment du point de savoir si on est oui ou non titulaire de cet état. Par exemple on peut avoir la possession d’état d’époux (se comporter comme si on était mari et femme). On peut aussi avoir la possession de l’état d’enfant (se comporter comme l’enfant de ce couple practatus fama … art 311-1 du code civil). Si l’état ne se perd pas par le non usage prolongé, l’action qui permet de faire constater cet état peut quant à elle parfois s’éteindre par prescription. Notamment tel est le cas des actions relatives à la filiation qui s’éteignent 10 ans (loi de 2005). - il est personnel. Il est ainsi indivisible: on ne peut pas avoir plusieurs états à la fois (être marié, célibataire,…). Cela signifie aussi que l’état est attaché à la personne, en ce sens que seul l’intéressé peut exercer les prérogatives qui découlent de son état. B. Les actions d’état Ce sont des actions relatives à une personne et obéissent à un certains nombre de règles générales fixées en 2005 art 328 et suivants. Elles ne doivent pas être confondues avec les actions en rectification de l’état civil et qui ne concerne pas l’état de la personne lui-même mais l’acte de celui-ci. En ce qui concerne les actions d’état, il y en a plusieurs sortes selon le but recherché. C’est ainsi qu’on distingue les actions d’état: - à caractère constitutif qui sont celles qui vont tendre à obtenir un jugement constitutif. Elles ont pour but la création d’un état nouveau qui se substituera pour l’avenir non rétroactif à état ancien. Par exemple, une action en divorce qui va avoir pour effet de changer l’état d’une personne de l’état marié à l’état divorcé. - à caractère déclaratif qui vont tendre à obtenir un jugement déclaratif et qui sont des actions par lesquelles il s’agit de faire constater un état préexistant qui sera ainsi rétroactivement établi. Par exemple, un enfant naît d’une femme non marié, pense que tel individu est son père. On va donc déclarer que cet individu est le père de l’enfant depuis la naissance. Ces action de l’état ont des règles communes. Elles présente les même caractère que l’état lui-même. De sorte que tout comme état elle sont indisponibles, on ne peut pas y renoncer. En principe, elles sont aussi imprescriptibles, mais il y a d’importantes exceptions (nullité du mariage, filiation). Elles sont aussi personnelles, de sorte qu’elles ne se transmettent pas aux héritiers. Elles ne peuvent pas être cédées à un tiers et qu’elles sont réservées à l’intéressé. Quant au régime de ces actions, il y a là aussi certaines règles communes qui relèvent de la compétence exclusive du TGI et les jugements de l’état ont une autorité absolue de choses jugées. Elles s’imposent erga omnes.

§2: Les actes de l’état civil
Ils sont les écrits dans lesquels l’autorité publique constate les principaux événements d’où dépend l’état des personnes tel que les naissances, les mariages, les décès, les reconnaissances d’enfants,… Depuis la Révolution, c’est l’état laïque qui a en charge cette constatation de l’état des personnes laquelle est réalisée par les services de l’état civil, alors qu’avant c’était l’église. L’officier d’état civil, est chargé de la tenu des registre de l’état civil. Il existe trois registre: - Naissance - Mariages - Décès En outre on procède à des transcriptions. On reproduit dans un registre un acte ou un jugement qui lui est extérieur. Par exemple en cas d’adoption, le jugement d’adoption sera transcrit sur le registre du lieu de naissance. On procède également à des mentions en marge de ces registres. On renvoi d’un acte à un autre. Par exemple en marge de l’acte de naissance on doit mentionner le mariage de la personne ainsi que son décès. Ces renseignements contenu dans le registre de l’état civil sont complété dans le répertoire civil qui est tenu au greffe du TGI et ce registre mentionne sous forme d’extraits les décisions relatives aux incapables majeurs ainsi que les demandes en justice aux régimes matrimoniaux de même que les décisions de présomption d’absence. Cela donne lieu en marge de l’acte de naissance. En ce qui concerne le livret de famille, c’est seulement un document qui regroupe sous forme d’extraits les actes de l’état civil concernant les membre d’une même famille.

La rédaction de l’acte de l’état civil obéit à un certain nombre de règles dont certaines d’elles sont sanctionnées par la nullité de l’acte, mais le plus souvent l’irrégularité donnera seulement lieu à une rectification. C’est ainsi que notamment si l’acte est incomplet, si l’officier de l’état civil a oublié de le signer, ou s’il est inexact, y a une erreur (date de naissance, nom,…), il y a lieu à rectification de l’acte. Dans ce cas, la rectification se fera par une mention en marge. Toute personne intéressée ainsi que le procureur de la république peut présenter une requête au Président du TGI pour qu’il ordonne la rectification de l’acte. Il faut faire attention à ne pas confondre cette action de rectification de l’acte avec les actions d’état qui portent sur le fond du droit (elles tendent à modifier qu’on a ou faire constater un état qui ne l’était pas) tandis que les actions en rectification d’un acte ne touchent pas au fond du droit et tendent seulement à faire rectifier l’acte constatant l’état qui lui ne change pas. Les fonctions des actes de l’état civil: - ils constituent un instrument de publicité. A cette fin, des copies ou extraits de ces actes peuvent être demandé par certaines personnes. - ils ont également un rôle probatoire. La preuve de l’état d’une personne se fait normalement par les actes de l’état civil et les indices, témoignages ou autres écrits ne sont pas admis. Cela étant il y a néanmoins des exceptions (destructions, perte,…).

Chapitre 3: Les droits de la personnalité
Ce sont des attributs extrapatrimoniaux de la personne et doivent être distingués de notions voisines à savoir: - de ce qu’on désigne par les terme de libertés individuelles - liberté d’aller et venir - liberté d’expression Ces libertés recouvrent des prérogatives extrêmement larges qui sont… et qui ne doivent pas être confondues avec les droits de la personnalité qui eux… Mais les droits de la personnalité côtoient également les droits de l’homme qui peuvent être définis comme les prérogatives minimales qui doivent être reconnus à tout homme en tant que tel. Les droits de l’homme sont énoncés à l’attention des États, des gouvernements qui relèvent donc du droit public. Tandis que les droits de la personnalité sont quant à eux définis dans les relations entre particuliers, relèvent donc du droit privé.

I. La notion de droit de la personnalité
On ne peut pas donner une définition précise, car il s’agit d’une matière en perpétuelle évolution. Cette matière recèle Beaucoup d’imprécision. Ces droits dits de la personnalité ont pour fonction d’assurer la personnalité. Mais on peut voir une évidence qui laisse deviner que la notion est floue. Et en outre, c’est seulement quand la personnalité sera atteinte qu’il y aura un droit. La liste des droits de personnalité est difficile à établir, tous les auteurs ne sont pas d’accord sur le contenu de cette liste. En général, on retrouve le droit au nom, le droit à l’intégrité physique, le droit à l’honneur et à la réputation, le droit à la vie privée, le droit à l’image, le droit à la voix, le droit au respect de la présomption d’innocence. Il y a une incertitude qui pèse sur l’existence même sur cette catégorie autonome de droit. On débat en effet de la nature des droits de la personnalité. Certains auteurs ont prétendu que ce n’étaient de véritables droits subjectifs. Car la notion de droit subjectif suppose que le titulaire de la prérogative est une action spécifique lui permettant de faire respecter ce droit. Or en ce qui concerne les droits de la personnalité on constate que la plupart d’entre eux ne bénéficie pas d’une protection spécifique et leur respect n’est assuré que par le mécanisme général de la responsabilité civile qui suppose notamment l’existence d’un dommage. A partir de là certains auteurs ont prétendu que les droits de la personnalité étaient moins des droits véritables conférant des prérogatives du titulaire qu’une façon d’indiquer des préjudices qu’on ne peut infliger à autrui. L’existence de la personnalité est reconnue par beaucoup d’auteurs, admis par les tribunaux et consacrée par le code civil. L’article 9 du code civil vise le droit au respect de la vie privée. L’article 91 vise désormais le respect de la présomption d’innocence. L’article 16-1 du code civil vise le droit au respect de son corps.

II. La présentation de certains droits de la personnalité
Ils sont nombreux et incertains. Il s’agit donc de se tenir aux principaux de ces droits (certains).

§1: Le droit à l’intégrité physique
Toute personne a droit au respect de son corps et depuis une loi de 1994, ce principe est expressément formulé. Avant il n’y avait pas de disposition express. C’est désormais l’article 16-1 du code civil qui pose ce principe. A partir de là, le corps est défendu contre deux sortes d’atteinte (A-B). A. La protection du corps humain contre les atteintes des tiers L e corps humain est dit inviolable et cette inviolabilité du corps humain est énoncé par l’article 16-1 du code civil (14 juillet 1994). Il en découle deux conséquences: - il en résulte que les atteintes à l’intégrité physique commises par des tiers sont réprimées pénalement et donnent lieu à une réparation civile. C’est un aspect sanctionnateur. - il y a aussi un aspect préventif. Il est en principe impossible d’imposer à autrui une atteinte à son corps. Cela se traduit par la circonstance, il est en principe impossible d’imposer en justice

une atteinte à l’intégrité physique. De sorte que par exemple, les juges ne peuvent pas imposer une expertise médicale. De même qu’en matière d’action en recherche de paternité, on ne peut pas imposer au père de subir un prélèvement sanguin. Ce principe connaît quand même de nombreuses limites: tout d’abord, s’il est vrai qu’il est impossible d’imposer en justice une atteinte au corps humain, l’article 11 du NCPC permet aux magistrats de tirer toute conséquence du refus de se livrer à une mesure d’instruction. Par exemple en recherche de paternité, on ne peut pas imposer à l’homme défendeur de subir une prise de sang. Mais les juges vont tirer toutes les conséquences de ce refus et considérer que cela constitue un aveu de paternité. Ensuite, il y a certaines atteintes qui sont imposées. Par exemple, les vaccinations obligatoires, les prises de sang pour vérifier le taux d’alcoolémie, parfois des prises de sang dans le cas d’une procédure pénale pour identification. En outre, il y a parfois certaines atteintes au corps qui vont être licites. B. Protection du corps humain contre le pouvoir de disposition de l’individu lui même Le corps humain est hors du commerce juridique. On ne peut pas passer des contrat relatif au corps humain. L’article 16-1 du code civil. Il y a un principe de prohibition des contrats relatifs au corps humain. Mais nous verrons que certains actes sont autorisés. Il y a un principe qui est la nullité. En ce qui concerne la nullité de principe des contrats relatifs au corps humain. Par principe toute convention relatif au corps humain est nul. Un jugement du TGI de Paris du 3 juin 1969, affaire dite de la rose tatouée. Cette affaire, il s’agissait d’un contrat d’une jeune femme qui s’était engagé à se faire un tatouage sur la fesse et de donner son bout de peau. Mais ce contrat n’était pas valable. Ce contrat a été considéré comme nul au TGI. Un arrêt de 1991 s’agissant de la convention dite de mère porteuse avait été jugée nul par la cour de cassation. On a aussi visé le principe de l’indisponibilité du corps humain. Article 16-7 du code civil. Il y a tout de même des actes licites portant sur le corps humain: - le contrat de vente de cheveux - le contrat d’allaitement A ces contrats traditionnels, sont venu s’ajouter: - le don de tissu, cellule et produit du corps humain est réglementé et autorisé. Il y a un principe selon lequel il faut le consentement de la personnes, un principe de gratuité et un principe d’anonymat. Règlementé par une loi de 1994, 2004. - le prélèvement d’organe sur une personne vivante est possible avec le consentement de l’intéressé. Il y a un certain nombre de règles à respecter. Le but recherché doit être thérapeutique. Au profit de certaines personnes, père, mère, conjoint, frère, sœur, fils, fille, grands-parents, oncle, tante, cousin germains, conjoint du père ou de la mère et enfin c’est possible au profit de la personne d’au moins deux an de vie commune. L’intéressé doit être informé sur les risque et son consentement doit être donné devant le président du TGI sauf en cas d’urgence par le procureur de la république. En revanche, post mortel, si de son vivant il s’est opposé à cela ou était d’accord. En principe il faut le consentement de l’intéressé ou de la famille. Ce consentement va rendre licite l’atteinte à l’intégrité si le but recherché est thérapeutique (article 16-3 mentionne ce but thérapeutique sui est nécessaire pour que ce contrat soit licite. La chirurgie esthétique, il peut y avoir des problème. Distinction entre chirurgie esthétique réparatrice ou de convenance. Cette exigence d’un but thérapeutique avait aussi posé un problème pour les opérations des transsexuelles. Maintenant c’est licite à condition qu’on soit bien en présence d’une personne qui présente un syndrome de transsexualité. Aussi les opérations pratiquées à des fins contraceptives (illicite parce que non thérapeutique). Mais une loi du 4 juillet 2001, rend cette opération licite à condition que l’intéressé soit majeur capable avec le consentement de celui-ci et également sur des majeurs incapables seulement quand il existe une contre indication médicale absolue au méthodes contraceptives ou une impossibilité avérée de les mettre en œuvre efficacement.

§2: Le droit sur le nom
La personne a un droit sur son nom qui se traduit positivement par une faculté d’usage et négativement par une faculté de défense du nom contre les atteintes qui pourraient être l’objet du tiers.

A. L’usage du nom Faire usage du nom qui lui est attribué est pour la personne un droit et une obligation. C’est d’une part un droit. Tout d’abord l’individu peut faire usage du nom qui lui est légalement attribué pour se désigner et se faire désigner dans la vie sociale et dans les actes juridiques. L’intéressé peut utiliser son nom à des fins commerciales, pour désigner son entreprise par exemple. Cette faculté là est quand même limitée par l’exigence d’une concurrence loyale, qui fait que si ce même nom est déjà utilisé par un concurrent, il faudra prendre des mesures pour éviter le risque de confusion. Ce qui est surtout notable, c’est que ces cas là, le nom prend alors un caractère patrimonial, il se détache de la personne de son titulaire pour devenir un signe distinctif qui est soumis à un régime de protection différent et qui surtout cesse d’être hors du commerce pour devenir cessible. C’est ce qui résulte d’un arrêt de la chambre commerciale de la cour de cassation du 12 mars 1985 qui concernait la famille BORDAS qui est devenu un nom commercial. Les repreneurs de Bordas ont pu continuer à utiliser le nom Bordas sans être de la famille Bordas. Un arrêt rendu par la 1ère chambre civil de la cour de cassation du 1er juillet 1997, il s’agissait d’une société civile professionnelle d’avocats qui comportait le nom de deux avocats associés Dupond Durant. L’un des deux avocats décès. Désormais c’est Dupond anciennement Dupont Durant. La famille du défunt demande d’enlever le nom de celui-ci. Un arrêt de la chambre commerciale de la cour de cassation du 6 mai 2003 concernant Alain Ducas. C’est une société qui se voit interdire l’utilisation de la marque Ducas. L’usage du nom est une obligation. Carbonnier déclarait que « l’individu est obligé de répondre au nom qui a été donné par la société, de se tenir pour juridiquement visé sous ce nom, de reconnaître par exemple comme le concernant valablement la procédure dirigée contre le personne ainsi dénommée. » En revanche quant à savoir si l’individu est lui-même obligé de faire usage de son nom. Il faut faire une distinction car dans ses rapports avec l’État, l’individu est obligé de faire usage de son nom (listes électorales,…). En revanche, en dehors de ces cas, l’usage du nom n’est pas obligatoire. Il existe une liste d’anonymat de sorte qu’il est en principe licite de ne pas dévoiler son identité, mais pour un contrat. De même, il y a une liberté du pseudonyme, à savoir qu’il est en principe licite d’utiliser un pseudonyme, un faut nom. Mais il y a des limites… (escroquerie). B. La protection du nom: le droit au nom L’expression droit au nom tend à faire ressortir le rapport d’exclusivité qui s’établit entre la personne et le nom qui lui est attribué et qui fait que cette personne peut du coup défendre son nom contre les atteintes dont il pourrait être l’objet. La difficulté vient du fait que la loi est silencieuse sur les conditions de protection du nom ainsi que sur la nature du droit au nom dont pourraient découler ces conditions de protection. Un débat doctrinal s’est donc instauré sur la nature de ce droit au nom, et quant à la jurisprudence elle a établit un système de protection du nom. 1) Le débat sur la nature du droit au nom Plusieurs théories ont été proposées: - Selon une 1ère théorie, le nom ne serait q’une institution de police civile, théorie proposé par Planiol. Selon cette théorie, le nom n’est rien de plus qu’un moyen pour l’autorité publique de distinguer les individus entre eux. L’intéressé n’a pas plus de droit sur son nom qu’il n’en a sur son numéro de sécurité sociale. Si on se réfère à cette conception, il n’y a pas de protection particulière du nom de sorte que si son nom est utilisé par un tiers, on ne peut réagir que si les conditions d’une responsabilité civile sont réunies. De sorte que pour protéger son nom, il faut prouver une faute commise par son utilisateur et un préjudice subi par le titulaire du nom. - Théorie selon laquelle le nom serait un objet de propriété. Selon cette conception là, le droit au nom est un droit de propriété sur le nom. De sorte que l’intéressé a un droit d’exclusivité sur son nom que chacun est tenu de respecter. Conséquences: selon cette conception là, il y a une protection absolue du nom contre toute utilisation indue sans avoir à établir ni une faute, ni un préjudice. - Théorie selon laquelle le droit au nom serait un droit de la personnalité. Selon cette conception là, le nom serait de la même nature que le droit à l’intégrité physique, à l’honneur, à l’image. C’est cette conception là du nom qui à les faveurs de la doctrine contemporaine. Conséquences: pour protéger son

nom, il n’est pas nécessaire d’établir une faute, ni un préjudice, mais il faut que la personnalité soit atteinte par l’usage abusif de son nom par un tiers. De sorte qu’il faut qu’il existe un risque de confusion entre la personne qui utilise indûment le nom et le titulaire légitime de ce nom. 2) La protection accordée au nom Ces conditions de protection du nom ne sont pas uniformes. Le nom est protégé contre 2 sortes d’atteintes différentes et à chacune d’elle correspond un régime de protection différent. a) La protection contre l’usurpation L’usurpation au sens étroit, est l’hypothèse où une personne utilise un nom qui n’est pas le sien pour se faire désigner elle-même ainsi que les membre de sa famille. Il résulte de l’ensemble de la jurisprudence que pour protéger son nom contre l’usurpation, faire interdire à l’usurpateur l’usage de son nom, il n’est pas nécessaire de trouver une faute à la charge de l’usurpateur, ni l’existence d’un préjudice et tout au plus certaines décisions font parfois état d’un préjudice moral consistant dans le désagrément de voir un étranger passer pour un membre de sa famille. Mais ce préjudice n’a pas à être démontrer et il existe dès lors qu’un risque de confusion est possible. Or précisément le risque de confusion lui est nécessaire. En ce sens que par l’usurpation les tiers doivent pouvoir croire à un attachement de l’usurpateur à la famille du demandeur. En pratique, une distinction doit nécessairement être faite entre les noms très répandus et les noms rares. En effet si le nom est rare, le risque de confusion est établi par cette seule circonstance. En revanche, à l’opposé, si le nom est banal, courant, le risque de confusion ne peut en principe pas exister et le nom ne sera pas protégé. Il y a risque de confusion même s’il existe une différence orthographique mineure entre les deux noms. 1966 arrêt Mortemart contre Mortemard (voir TD). C’est un risque de rattachement à la famille. Par conséquent, il en résulte que le demandeur peut très bien ne pas porter lui-même le nom en question. b) La protection contre l’utilisation d’un nom à des fins commerciales, littéraires ou artistiques C’est l’hypothèse où le nom serait désigné pour un commerce, un produit, une société, un personnage imaginaire dans un roman ou un film,… Pour protéger le nom contre ces atteintes, les conditions sont plus restrictive que dans le cas précédant. Il faut d’abord un risque de confusion. On doit pouvoir croire à un rapprochement entre le porteur légitime du nom et le commerce, société ou personnage qui porte ce nom. Concrètement, si le nom est banal, le risque de confusion ne pourra pas exister. Mais en plus, il semble que pour pouvoir protéger le nom, le risque de confusion doit être d’avantage caractérisé et la jurisprudence semble considérer que la seule similitude des noms ne suffit pas à caractériser ce risque de rattachement et il faut que s’y ajoute d’autre élément incitant au rapprochement (proximité du lieu du commerce et le lieu où travaille la personne qui porte le même nom, un personnage de roman qui a le même nom et le même travail qu‘un vraie personne, …). Il faut un préjudice, en ce sens que donc le risque de confusion n’existe pas et qu’il soit préjudiciable. Il ne suffit pas de penser, mais il faut montrer en quoi cela pose préjudicie (personnage du film odieux, déplaisant, malhonnête, …). Quant à savoir s’il faut une faute, on observe que dans de nombreuses décisions où un tel usage est sanctionné, les juges relèvent une faute qui est consiste parfois en une véritable intention de nuire, mais le plus souvent c’est une simple négligence ou imprudence consistant à ne pas s’être livré à une investigation minimum pour ne pas porter préjudice à quelque un Néanmoins l’allusion à une telle faute n’est pas toujours faite ou pas nettement caractérisé, de sorte qu’en définitive il ne semble pas que l’existence d’une faute soit véritablement une condition de la protection.

§3: Le droit à l’image
Cela signifie que le principe et la reproduction du portrait ou de la silhouette par dessin ou photographie ne peut pas être faite sans l’autorisation de l’intéressé. C’est la captation même de l’image qui suppose l’autorisation de l’intéressé. Un arrêt de la 1ère chambre civile du 30 mai 2000, un chanteur a autorisé des photographie de lui à des fins publicitaire. Cette photographie a été utilisé pour le critiquer. Ce principe de l’autorisation nécessaire pour toute reproduction de son image comporte toute fois des atténuations. C’est ainsi que tout d’abord des raisons d’ordre public peut parfois commander la captation de l’image (automobiliste auteur d’excès de vitesse se fait flasher, pas atteinte au droit de l’image, enregistrement d‘un procès pour archives, pas atteinte, …). Le participant à une

manifestation public intéressant l’opinion pourra être pris en photo qui pourra être publiée sans le consentement de l’intéressé. On peut se passer de l’autorisation de la personne, lorsqu’il s’agit d’une photo prise dans un lieu public et qu’il y a pour objet le lieu et non pas la personne. Parfois on dit aussi que les personnage publics sont également exclus de la protection, mais à vrai dire cette affirmation n’est pas exacte et dans les cas où ils ne sont pas protégés, c’est seulement en application des exceptions précédentes. Ce qui est vrai, c’est que les tribunaux se montrent parfois plus tolérant à l’égard des journalistes lorsqu’ils ont reproduits l’image de ces personnages publics sans leur consentement. On a pu s’interroger sur la nature du droit à l’image en se demandant si c’était un droit autonome ou si l’image était seulement protégée au titre du respect dû à la vie privée. Article 9 du code civil = vie privée. Le droit à l’image est autonome, pas forcément atteinte à la vie privée.

§4: Le droit au respect de la vie privée
Une loi du 17 juillet 1970 a donné naissance à l’article 9 du code civil « chacun a droit au respect de sa vie privée. Ce principe a une valeur supra législative puisqu’il se trouve également dans la DDHC et dans la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (article 8). A coté de ce principe général, il existe toute une série de dispositions spéciales qui assurent de manière indirecte le respect de la vie privée (sanction pénale de la violation de domicile, sanction pénale atteignant la violation de correspondance, sanction qui atteigne la violation du secret professionnel,…). L’espionnage audio visuel institué par la loi du 17 juillet 1970 figure aujourd’hui au article 226-1 et suivant du code pénal qui répriment deux sortes de fait: d’une part le fait de capter, d’enregistrer ou de transmettre des paroles qu’une personne a prononcé à titre privé ou confidentiel. D’autre part, le fait de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image se trouvant dans un lieu privé. Il faut qu’il ait atteinte à l’intimité, que l’auteur ait eu l’intention de porter atteinte à cette intimité et que l’intéressé n’ait pas consenti. A. Domaine de la protection: notion de vie privée Il n’est pas possible de donner une définition précise de la vie privée. Il faut énumérer les éléments faisant parti ou pas de la vie privée d’une personne: - qui font partie de la vie privée: - relations affectives - état de santé - la maternité (Isabelle Adjani) - le lieu de la résidence - le nom de famille d’une personne connue sous un pseudonyme - l’état de fortune, revenu d’une personne … confirmée par un arrêt de 1993. La cour européenne des droits de l’homme par une décision du 21 janvier 1999 a affirmée que les questions patrimoniales concernant une personne menant vie publique ne relève pas de la vie privée. Dans un arrêt du 15 mai 2007, la cour de cassation a décidé que le salaire d’une personne non publique ne jouissant d’aucune notoriété particulière relève de sa vie privée. - ne font pas parti de la vie privé: - les personnes menant une vie publique. - la religion - les activités professionnelles - franc-maçon

B. Les modalités de la protection Il est interdit de divulguer des renseignement relatifs à la vie privée sans le consentement de l’intéressé. Et ceci est vrai quelque soit la personne en cause, même s’il s’agit d’un personnage public. Dans un arrêt du 27 février 2007, Albert de Monaco a un enfant… Quelque soit l’attitude de cette personne. L’interdiction de divulguer des élément relatif à la vie privée vaut même si l’information à été recueilli dans un lieu public (Isabelle Adjani). L’interdiction s’applique-t-elle en cas de redivulgation? La redivulgation nécessite une autorisation. Néanmoins, tout dépend des conditions de la première divulgation. Un arrêt du 3 juin 2004, la reconstitution d’un fait public…

III. Le régime des droits de la personnalité
§1: Les caractères des droits de la personnalité
Il s’agit d’une part de droits attachés à la personne. Ils sont en quelque sorte le prolongement nécessaire de la personne. Il en résulte donc plusieurs trait de caractéristique: - ils sont incessibles, ni donnés, ni vendus - ils sont également insaisissables - ils sont intransmissibles - ils sont extrapatrimoniaux (droit sans valeur pécuniaire) Mais cela ne signifie pas que ces droits ne puissent pas donner naissance à des droits pécuniaires. Il y aura généralement lieu à une réparation sous forme d’argent.

§2: Les sanctions des atteintes aux droits de la personnalité
En ce qui concerne les sanctions civiles, elles sont de deux sortes: - d’une part, le titulaire du droit va pouvoir obtenir la cessation de l’atteinte. En ce qui concerne une atteinte à la vie privée, c’est l’article 9 alinéa 2. Au terme de ce texte, les juges peuvent sans préjudice de la réparation du dommage mis, prescrire toutes mesures telles que séquestre, saisi, et autres, propre à empêcher ou à faire cesser une atteinte à la vie privée. Concernant une atteinte au corps humain, l’article 16-2. Dans les autres cas, cette possibilité existe aussi. A cet égard 2 voix sont envisageable: - on peut interdire que se perpétue l’atteinte. - on peut interdire la saisi de l’atteinte. - d’autre part, il y a la possibilité pour le titulaire du droit d’obtenir la réparation du trouble dont il a été victime. Ce sont les articles 1382 et 1383 qui vont réparer: dommages et intérêts. En ce qui concerne les sanctions pénales. Homicide volontaire, involontaire, espionnage audiovisuel, violation de domicile, intégrité physique,…

Titre 2: Les personnes morales
Dans le monde physique, il n’y a pas seulement la personne physique et pas seulement des buts, intérêts individuels. Au contraire il existe aussi des intérêts collectifs. Et pour satisfaire ces intérêts, il existe des groupements d’individus (sociétés, association). Le droit considère ces groupements comme formant chacun une entité dont l’existence est distincte des éléments qui la composent. Et on parle pour ces groupements de personnalités morales. Autrement dit, la personne morale est un groupement de personnes ou de biens à qui est reconnu la qualité de sujet de droit.

Chapitre 1: La classification des personnes morales
Tous les groupements ne sont pas des personnes morales, de sorte qu’avant de dresser la liste des personne morales, il faut dans un 1er temps évoquer les groupements qui sont dépourvus de la personnalité morale. Il existe en droit privé, des groupement qui se rapproche de la personne morale mais qui doivent être distinguer de celle-ci, car ils n’ont pas la personnalité morale.

Par exemple: - la famille, la communauté familiale qui n’est pas une personne morale. - le fond de commerce ou l’exploitation agricole ne sont qu’une collection de biens dépourvus de la personnalité - les patrimoines autonomes: les époux mariés sous un patrimoine commun, en cas d’acceptation de la succession des biens d’un défunt à concurrence de l’actif net - les indivisions (biens appartenant à plusieurs personnes)

I. Les personnes morales de droit public
Il y a: - d’abord l’État - les collectivités territoriales - les établissements publics qui sont des services publics qui ont été érigés en entité juridique autonomes disposant d’un patrimoine et d’un budget propre. Par exemple, les universités, les hôpitaux…

II. Les personnes morales de droit mixte
Il y a deux catégories: caractère relèveront - les personnes morales de droit mixte soumises au droit privé. … à commercial. Ce sont des établissements publics, mais les contrats du droit privé. - les personnes morales de droit privé ayant certains caractères de droit public. Tel est le cas des groupement présentant un caractère obligatoire qui les rapproche du droit public: obligatoirement constitués et auxquels on est tenu d’appartenir. Tel est le cas des comités d’entreprise, les ordre professionnels. Personnes morales de droit privé mais disposant de prérogatives de puissance publique. Par exemple les Société d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural (SAFER).

III. Les personnes morales de droit privé
1) Les sociétés Elles sont définies par l’article 1832 du code civil comme un groupement de personnes et de biens ayant pour objet de permettre à leurs membres de partager les bénéfices ou de réaliser des économies. Il y a trois éléments qui constitue une société: - il faut des associés. En principe, il doivent être au moins deux. Mais une loi de 1985 a permis la création de l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limité (EURL). - il faut des accords. Ce sont les biens ou valeurs que les associés apportent à la société pour son activité. - il faut la participation aux résultats. Il faut qu’il y ait répartition du bénéfice entre les associés ou répartition de l’économie réalisé. Ces sociétés peuvent être soit des sociétés civiles (agricoles, immobilière,…), ou alors il peut s’agir d’une société commerciale, telle une société anonyme (SA), SARL, société en commandite. 2) Les associations Une loi de 1901 et l’article 1er de cette loi donne un définition des associations. L’association est la convention par laquelle 2 ou plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leur connaissance ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfice. L’association peut permettre à ses membres de faire des économie. Leur but est charitable, culturel et sportif. On connaît 3 catégorie d’association: - les associations non déclarées qui sont licites mais qui n’ont pas la personnalité morale. Elles n’ont aucune existence juridique. Les biens qu’elles utilisent appartienne aux associés. - les associations déclaré qui ont la personnalité morale. De sorte qu’elle peuvent percevoir les cotisation de leurs membres, elles peuvent agir en justice et elles peuvent acquérir et être propriétaire des immeubles nécessaire à leur fonctionnement.

- les association reconnues d’utilité publique. Elles ont obtenu du gouvernement un décret reconnaissant d’utilité publique. Elles ont une personnalité juridique plus complète. 3) Les syndicats professionnels Ce sont des groupements de personnes ayant pour objet la défense des intérêts professionnels. Ils peuvent être librement constitués Ils n’ont besoin d’aucune autorisation pour être constitués. Ils ont la personnalité morale. 4) Les congrégations religieuses La loi de 1901 s’est montrée très sévère à l’égard de ces congrégations. Elles ne pourvoient se voir reconnaître ce statut de personnalité morale que par l’autorisation du législateur. Mais depuis une loi de 1942, on a remplacé l’autorisation législative par une reconnaissance par décret. 5) Les Groupements d’Intérêt Économique (GIE) Ils ont été créés par une loi de 1957. Il sont composés de personnes et éventuellement de biens. Ils ont pour objet de favoriser l’activité économique de leurs membres. Le groupement n’a pas d’activité propre. 6) Les fondations Ce sont des groupements de biens. Ils sont dotés de la personnalité morale, parce qu’en droit Français, il n’existe pas de patrimoine censitulaire. Ils ont été créés par une loi de 1987. Leur objet est la réalisation d’une œuvre d’intérêt général.

Chapitre 2: La nature le la personnalité morale
De cette nature de la personnalité morale, dépend la possibilité de reconnaître la personnalité morale à des groupements auxquels la loi ne l’a pas expressément conféré. Or cette question de la nature de la personnalité morale à donné lieu à:

I. La controverse doctrinale
Il y a deux courants de pensé diamétralement opposés: - la théorie de la fiction - des théories de la réalité A. La théorie de la fiction Selon cette théorie, la personnalité véritable suppose une existence corporelle biologique. A partir de là, seul l’homme est véritablement sujet de droit. Néanmoins, la loi peut étendre la qualité de sujet de droit à des sujet artificiellement créés qui sont alors fictivement assimilés à des personnes physiques. En conséquence, la personnalité morale est donc une faveur exceptionnellement accordée par la loi, de sorte que cette personnalité morale ne peut exister que dans les cas où la loi l’a expressément prévu. B. Les théories de la réalité

Ces théorie partent de l’idée opposée de la théorie de la fiction. Selon ces théorie la personnalité n’est pas une fiction, elle est tout aussi réelle que les êtres humains et elle existe dès lors que dans un groupement, il y a une cohésion suffisante. La théorie de la réalité technique selon laquelle la personnalité juridique est un instrument accordé par le droit pour défendre ses intérêts. Or ces intérêts sont de deux sortes: - les uns sont individuels: ceux là correspondent la personnalité physique. - les autres sont collectifs: personnalité morale En conséquence, la personnalité morale doit être reconnue même dans le silence des textes toutes les fois que s’exprime un intérêt collectif.

II. Les solutions du droit positif
La cour de cassation a très nettement consacré la théorie de la réalité technique dans un arrêt du 28 janvier 1954 par lequel la cour de cassation a reconnu dans le silence des texte la personnalité juridique au comité d’établissement qui avait qui avait été institué par une ordon en affirmant que « la personnalité civile n’est pas une création de la loi, elle appartient en principe à tout groupement pourvu d’une possibilité d’expression collective pour la défense d’intérêts licites digne d’être juridiquement reconnus et protégés. » Notamment, la personnalité morale a été reconnue aux comités de groupe créés par une commission de la chambre sociale 23 janvier 1990. Encore un arrêt du 17 avril 1991, les comités d’hygiène de sécurité.

Chapitre 3: Le régime de la personne morale
Durant quelle période existe cette personnalité? Quels en sont les attributs?

I. La durée de l’existence de la personne morale
§1: La création des personnes morales
La constitution de différentes sortes, formes de groupement peut varier. Il faut s’en tenir au …. On constate que trois sorte de… peuvent être identifier: - il faut tout d’abord une manifestation de volonté privée. Le plus souvent il s’agira d’un contrat tel que pour les sociétés,… Ce contrat se matérialisera par la rédaction d’un statut. - il faut des formalités de publicité qui sont destinés à…. Ces formalités varient selon la sorte de groupement. Par exemple, pour une société, ces formalité sont … par un dépôt de statut au greffe du tribunal de commerce et une immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés. Pour une association, ces formalités sont … par une déclaration à la préfecture accompagnées du dépôt des statut et suivi d’une publication au journal officiel. - il faut obtenir une autorisation de l’état. Tel est le cas pour les fondations qui n’acquiert la personnalité juridique que par… Et tel est le cas également des congrégations religieuse qui doivent aussi être reconnues par décret pour avoir la personnalité. Ce n’est pas le cas pour les associations. Une fois ces conditions accomplies,

Néanmoins, il arrive que l’on fasse rétroagir cette personnalité à une date où le groupement était seulement en cours de constitution. Et c’est une fois constitué que le groupement peut reprendre en son compte les… par ses formateurs durant la période de formation.

§2: La disparition des personnes morales
Les personnes morales ne sont pas vouées par la nature des choses à la disparition, de sortes qu’elles sont en principe perpétuelles, exception faite pour les sociétés dont le terme ne peut excéder 99 ans. A/ les causes de dissolution Il existe de nombreuses causes de dissolution : -1- une personne morale peut prendre fin de plein droit par l’arrivée du terme qui a pu ou du être prévu, à moins qu’une décision de dérogation n’ait été prise avant. -2- La personne morale peut prendre fin par la volonté des membres du groupement qui peuvent à une majorité prévue par la loi décider de la dissolution anticipée -2- La personne morale peut cesser par décision judiciaire dans le cas où le fonctionnement normal du groupement n’est plus possible ou s’il est irrégulier. Il est donc possible de saisir un juge qui pourra prononcer la dissolution -3- Par décision administrative. -4- Certains groupement peuvent aussi prendre fin par la volonté du législateur qui peut décider de supprimer toute une catégorie de groupement quand il estime que l’ordre public est menacé. B/ les effets de la dissolution Elle emporte d’une part la disparition de la personnalité, celle ci n’intervient pas dès la dissolution. Il se trouve en effet que la personnalité morale se maintient pour les besoins de la liquidation jusqu’à la clôture de la liquidation. La dissolution du groupement entraîne d’autre part la dévolution des biens de la personne morale. Si c’est une société, les biens de celle ci seront partagés entre les associés ; s’il s’agit d’une personne morale à but désintéressé, les biens devront être dévolus à un groupement analogue.

SECTION II :les attributs de la personne morale
La personne morale dispose d’un patrimoine, d’un nom, et d’un domicile.

Paragraphe 1 :le patrimoine
La personne morale est titulaire d’un patrimoine autonome distinct de celui des membres qui la composent. Cela signifie que les actifs sont distincts, de sorte que les biens de la personne morale appartiennent à celle ci, et les associés n’ont pas un droit de propriété sur ces biens. Les associés ont seulement un droit de créance sur la société, c’est à dire un droit sur les bénéfices et un droit à une partie des biens de la société lors de la liquidation. D’autres part, les passifs sont aussi distincts de sorte que les dettes de la personne morale sont distinctes des dettes des membres de cette personne morale. Il en résulte donc que les créanciers personnels d’un membre du groupement ne peuvent pas se payer sur les biens du groupement et qu’inversement en principe, les créanciers du groupement ne peuvent pas se payer sur les biens personnels des membres du groupement. Toutefois, tout dépend de la forme de la société. Dans les sociétés en non collectif ou dans les sociétés civiles les associés sont personnellement tenus du passif social. Ce n’est que dans le sociétés à risque limité (SA, SARL, entreprise unipersonnelle à

responsabilité limitée) que les associés ne répondent de leur dettes sociales que dans les limites de leurs apports.

Paragraphe 2 :le nom de la personne morale
Dans certains cas, le nom est exigé par la loi, c’est ainsi que l’art 1835 impose que les statuts d’une société soit conformes au nom. En tout hypothèse un tel nom est en pratique nécessaire pour identifier le groupement. Ce nom est en principe librement choisi et peut tout aussi librement être modifié. Les seules limites, c’est que d’une part s’il s’agit de modifier le nom du groupement il faudra respecter les formalités pour les modifications des statuts. D’autre part, le choix du nom ne doit pas réaliser une usurpation du nom d’un tiers puisque le nom est protégé par des utilisations faites par des tiers. Quant à la protection du nom, il faut indiquer que la personne morale peut protéger son nom contre les utilisations qui pourraient être faites par des tiers. En ce qui concerne les sociétés le nom peut apparaître comme le nom commercial qui sera alors soumis à un régime de protection particulier assuré par l’action en concurrence déloyale.

Paragraphe 3 :le domicile de la personne morale
La personne morale est rattachée au lieu de son principal établissement. Ce lieu étant le lieu de son siège. La détermination du siège résulte normalement des statuts mais il faut que le siège statutaire corresponde bien au siège réel, qu’il ne s’agisse pas d’un siège fictif. A cet égard le siège réel est le lieu où se trouve les organes de direction, autrement dit ce qui compte c’est le lieu où s’exerce la vie juridique du groupement et non pas le lieu où s’exerce son activité matérielle. Lorsque le siège statutaire ne correspond pas au siège réel, ce siège fictif n’est pas opposable aux tiers, lesquels peuvent donc à leur choix se prévaloir du siège réel ou bien du siège statutaire. La règle de l’unicité du domicile comporte ici une exception particulière résultant de la théorie dite des gares principales. Selon cette théorie on assimile au domicile de la personne morale tout établissement secondaire qui serait pourvu d’une suffisante autonomie financière et juridique. Cette théorie a perdu de son utilité puisqu’elle avait pour objet de permettre d’assigner une personne morale devant le tribunal de l’une de ses succursales. Or actuellement l’art 43 du NCPC permet d’arriver au même résultat puisque ce texte dispose que dans le cas où le défendeur est une personne morale le tribunal compétent est celui « du lieu où celle ci est établie ».

SECTION III :la capacité des personnes morales
Elle concerne l’aptitude à être titulaire (capacité de jouissance) et à exercer des droits (capacité d’exercice). En ce qui concerne les personnes morales, ça concerne seulement la capacité de jouissance autrement dit de l’aptitude de la personne morale à être titulaire de droits puisque par la force des choses les personnes morales ne peuvent pas elles mêmes exercer leurs droits. L’idée de départ c’est que les groupements dotés de la personnalité ont en principe la pleine capacité. Ce principe comporte néanmoins des atténuations et la capacité des personnes morales connaît des restrictions, certaines communes à toutes les personnes morales et d’autres propres à chacunes des catégories de personne morale.

Paragraphe 1 : les restrictions générales à la capacité des personnes morales
Les personnes morales sont dépourvues de toutes les prérogatives qui supposent un être physique, de sorte une personne morale n’a pas de droit à son image ou à sa vie privée. Ensuite, les droits des groupements sont limités par les principes de spécialité des personnes morales, qui signifie que les personnes morales ne reçoivent la personnalité que pour la réalisation d’un objet déterminé de sorte qu’elles ne peuvent valablement agir que pour la réalisation de cet objet. Concrètement ça signifie que d’une part la personne morale doit respecter l’objet attribué par la loi à la

catégorie de groupement à laquelle on appartient. (par exemple une association ne peut pas distribuer des bénéfices). D’autre part, la personne morale doit respecter également l’objet spécifique fixé par ses statuts.

Paragraphe 2 :les restrictions spéciales à la capacité des personnes morales
Elles concernent les associations. Pour les associations il y avait une 1re restriction pour les libéralités, puisque la règle disait que les associations ne pouvaient pas recevoir de dons ou de legs à moins d’avoir une autorisation. Ce système a été modifié par une ordonnance de 2005. ensuite, en ce qui concerne les immeubles, la règle est que toutes les associations même celles reconnues d’utilité publique ne peuvent être reconnue propriétaire d’immeubles autres que ceux qui sont nécessaires à la réalisation de leur projet.

IIe PARTIE :INTRODUCTION AU DROIT DES BIENS
Les rédacteurs ont réservé le livre 2nd aux biens, et cette présentation suggère alors 2 observations :d’une part on est conduit à penser que les 2 notions s’opposent et que tout ce qui n’est pas une personne est un bien. D’autre part, des liens peuvent se nouer entre eux, or la notion de bien est en réalité une notion plus précise qu’il faudra tout d’abord préciser, et ensuite on s’intéressera aux relations qu’entretiennent les personnes avec les biens (relations de droit et de fait).

TITRE I :La notion de bien
Préliminaire :distinction entre bien et chose
Tout comme les choses, les biens sont des entités naturelles ou artificielles qui se distinguent des personnes. En effet, alors que la personne est le sujet sur la scène juridique, les biens eux sont l’objet. Mais, néanmoins les notions de bien et de chose ne sont pas totalement confondues ; la notion de bien apparaît à certains égards comme plus étroite que celle de chose, mais à d’autres égards comme plus large. Dans un 1er temps, la notion de bien apparaît plus étroite car tout ce qui n’est pas une personne est susceptible d’être une chose mais toutes ces choses n’intéressent pas le droit, de sorte que toutes ces choses ne sont pas des biens et seules les choses susceptibles d’entrer dans le commerce juridique sont susceptibles d’être des biens. Autrement dit, pour qu’une chose soit un bien il faut qu’il y ait une possibilité d’appropriation de sorte que toutes les choses qui par leur nature ne peuvent pas faire l’objet d’appropriation ne sont pas des biens. C’est ainsi que ce qu’on appelle les choses communes tel que l’air, la lumière, la mer, l’eau ne sont pas des biens. La notion de bien apparaît plus large que les choses ; en effet si on prend les choses au sens étroit, elles se définissent par les entités ayant une consistance matérielle et alors dans cette acception là la notion de bien est plus large puisqu’il y a alors des biens qui ne sont pas des choses, tel est le cas des droits qui constituent des biens incorporels.

SECTION I :la classification des biens
Le code civil suggère une 1re distinction :bien corporel et incorporel. II s’appuie aussi sur les biens meubles et immeubles.

Paragraphe 1 :les biens corporels et incorporels
A/ les biens corporels Il s’agit des choses ayant une consistance matérielle, autrement dit il s’agit des choses qui peuvent être touchées, appréhendées physiquement. Pour que de telles choses soient des biens, il faut qu’elles soient susceptibles d’appropriation. Cela étant, ça ne signifie pas pour autant qu’elles soient toutes appropriées. Il existe en effet des biens corporels qui n’ont jamais été appropriés, il s’agit de la notion res nullius. Ils présentent la particularité d’être acquis par occupation, c’est à dire par appréhension de la chose avec la volonté de se l’approprier. A coté des ces biens res nullius, on trouve aussi la notion res derelictae. Ce sont des choses abandonnées, objets que leur propriétaire a abandonné avec l’intention qu’elles se fassent acquérir par un autre propriétaire, le 1er venu. Ces biens s’acquièrent aussi par occupation. Un problème de preuve peut se poser, une chose apparemment abandonnée peut en réalité n’être que perdue, dans ce cas la chose a un propriétaire, il s’agit alors d’une épave qui ne peut pas être acquise par occupation. On trouve enfin les trésors. Le trésor suppose nécessairement une chose enfouie ou cachée dans le sol. Si quelqu’un est en mesure de justifier le droit de propriété du trésor, il pourra le revendiquer puisque la propriété ne se perd pas par le non usage. si au contraire aucun propriétaire n’est identifiable, ni se manifeste, la chose peut alors apparaître comme étant sans maître, de sorte qu’il faut alors régler l’attribution de ce bien. Si c’est le propriétaire du fond sur lequel le trésor était caché qui le découvre, lui même ou par des travaux qu’il a fait effectué à cette fin, dans ce cas là le trésor lui appartient en totalité. En revanche si c’est un tiers qui découvre le trésor par hasard, soit en agissant de son propre chef, soit en le faisant sur ordre du propriétaire, dans ce cas le trésor appartient pour moitié au propriétaire du fond et l’autre moitié au tiers qui trouve (=l’inventeur. Art 77 du code civil). B/ les biens incorporels Ils ne peuvent pas être touchés, appréhendés physiquement mais qui ont néanmoins une valeur économique certaine. On peut distinguer deux sortes de biens incorporels : 1/ les droits Ils constituent eux mêmes des droits incorporels, autrement dit, ils sont considérés come des objets possibles de convention. Néanmoins, tous les droits ne sont pas des biens : les droits d el personnalité qui font partie des droits extrapatrimoniaux. Les droits sont nécessairement incorporels même si ils ont pour objet un bien corporel. Parmi les droits on distingue 2 sortes de droits : a) les droits personnels Ce sont des liens d’obligation qui s’établissent au profit d’une personne et s’exercent sur une autre personne. Autrement dit une personne, que l’on appelle alors le créancier, va pouvoir exiger d’une autre personne appelée débiteur une prestation, un service qui peut consister à donner c’est à dire transférer

la propriété à faire ou ne pas faire quelque chose. Réciproquement on dira que le sujet passif (le débiteur) est tenu de fournir une prestation au sujet actif (le créancier). C’est le pouvoir juridique qu’a une personne directement. La chose elle-même est engagée, le droit s’exerce directement sur la chose sans passer par l intermédiaire d’une personne. b) Les droits réels On distingue les droits réels principaux et les droits réels accessoires. Concernant les droits réels principaux, le droit réel le plus complet est le droit de propriété, c’est le droit réel le plus parfait, celui qui confère la totalité des pouvoirs sur la chose. Il y a aussi les droits réels démembrés, l’usufruit. L’usage de l’habitation (diminutif de l’usufruit), les servitudes (l’emphytéose) : le droit qui nait d’un bail de longue durée (entre 18 et 99 ans) qui a la particularité de comporter pour le preneur l’obligation de faire des investissements qui seront la propriété du bailleur en fin de bail. Il y également le droit du preneur à bail dans le bail à construction : créé par une loi de 1964 l’équivalent du bail emphytéotique dans le milieu urbain. Concernant les droit réels accessoires sont dits accessoires car ils sont l’accessoire d’une créance dontils garantissent le recouvrement. Hypothèque sur les immeubles. Le gage sur les meubles corporels et le nantissement sur les meubles incorporels. L’antichrèse est une sûreté particulière pour les immeubles. 2/ Les propriétés incorporelles -Il s’agit tout d’abord des clientèles commerciales. Le commerçant met en œuvre des moyens (local, enseigne, nom, marchandises) qui tendent à gagner et conserver une clientèle, c’est ensemble de biens est appelé fond de commerce. Tous ces biens tendent au ralliement d’une clientèle. Ainsi, lorsqu’un commerçant vend son fond de commerce, c’est en définitive la clientèle attachée à ce fond qui l’entend céder. Donc cette clientèle apparaît comme un bien. - Les offices ministériels. Certaines fonctions publiques sont remplies par des personnes privées qui tirent leurs rémunérations directement des particuliers. Tel est le cas des notaires, des huissiers, des avocats au conseil d’état et à la cour de cassation. Ces officiers ministériels doivent être agréés par l’état pour exploiter ces fonctions de sorte qu’ils peuvent éventuellement céder leur droit d’exploitation à un tiers et lequel devra lui aussi être agréé par l’état. En lui succédant la clientèle est transférée et elle apparaît comme étant un bien incorporel qui est l’objet de l’opération. - les clientèles civiles. Quant à elles, on considérait jusqu’à une époque relativement récente que les membres des professions libérales ne pouvaient pas à proprement parler céder leur clientèle car elle était beaucoup trop attachée à la personne. La pratique est néanmoins née d’opérer une cession indirecte par l’engagement pris par le professionnel sortant de présenter son successeur à sa clientèle et de s’engager à ne pas lui faire de concurrence. Par un arrêt du 7 novembre 2000 de la 1ère chambre, la cour de cassation a admis qu’on puisse céder une clientèle civile. Reprise en 2003 par la chambre commerciale de la cour de cassation. - propriété littéraire et artistique. L’auteur d’une œuvre a un droit pécuniaire d’exploitation de son œuvre de sorte que ou bien il peut l’exploiter lui-même et en tirer profit, ou bien il peut céder son droit d exploitations à un tiers qui exploitera l’œuvre. Ce droit d’exploitation est un bien. Il y a le droit pécuniaire et le droit moral. Mais ce droit moral est extra patrimonial. - la propriété industrielle. Il s’agit des brevets d’invention qui sont délivrés par l’institut national de la propriété industrielle (INPI) à l’inventeur qui pourra céder à un tiers qui exploitera l’invention et en tirera profit. Il figure aussi les dessins et modèles qui protègent les créateurs après un dépôt à l’INPI.

§2: Les meubles et les immeubles
La division des meubles et des immeubles est fondamentale. Les intérêts de cette distinction : une 1ère raison est d’ordre économique, à savoir que l’idée de départ des rédacteurs du code civil était que les meubles avaient une valeur inférieure aux immeubles. Jusqu’à il n y a pas longtemps la saisie des immeubles était plus protectrice que la saisie des meubles. La vente d’un immeuble peut être rescindée pour lésion, autrement dit d’être anéanti en raison du déséquilibre des prestations dans un contrat (art 774) alors que la vente d’un meuble ne le peut en principe pas. Une autre raison provient quant à elle de la nature des choses et vient de l’idée qu’il ne peut pas être question de traiter de la même manière un bien immobile et un bien mobil. L’immeuble peut difficilement être déplacé contrairement au meuble. De sorte que l’immeuble peut être plus facilement individualisé, être mis en fiche par l’état. Tandis que le meuble lui est difficilement identifiable et on ne peut pas suivre ses déplacement. On fait

une fiche immobilière et une publicité foncière grâce à laquelle on peut suivre les changements de propriétaire. Pour les meubles non, pour eux c’est leur appréhension matérielle qui rempliera le rôle de la publicité. C’est à la possession que l’on se fiera.

A. Les immeubles 1) Les immeubles par nature Biens qui par leur structure sont immobiles. Ce qui est déterminants pour la qualité d’immeuble par nature c’est d’être rattaché au sol ou est un élément de sol. Les fonds de terre (sol, sous sol,…), les plantations en tout genre. Les meubles incorporés deviennent immeuble. 2) Les immeubles par destination Meubles par nature associés à un bien immeuble dont ils assurent le service. Le sort du meuble doit être lié à l’immeuble. Pour se faire, la solution retenue par le CC a été de conférer une nature immobilière à ces meubles liés à l’immeuble. C’est ainsi que pour le CC ils sont immeuble par désignation. En tant que tels, ils sont soumis au régime des immeubles. Conséquence: par exemple si on prend une hypothèque, elle inclura l’immeuble par destination. Par application de la théorie de l’accessoire, l’immeuble par destination suivra le sort de l’immeuble auquel il est relié. Par exemple en cas de vente de l’immeuble, si rien n’est précisé, l’immeuble par destination est compris dans la vente. Pour qu’il ait immeuble par destination, il faut d’une part que ce soit la même personne qui soit à la fois propriétaire de l’immeuble et du meuble. D’autre part et surtout, il faut que le propriétaire des 2 biens ait la volonté de créer ce bien de destination. Mais cette volonté ne peut être arbitraire et ne peut résulter que de 2 cas prévus par la loi, à savoir d’une part ce que la loi désigne par l’attache à perpétuelle demeure et d’autre par l’affectation à l’exploitation d’un fond. - L’attache à perpétuelle demeure: hypothèse où le meuble est placé de telle manière qu’il est évident que le propriétaire ait entendu établir un lien définitif entre le meuble et l’immeuble. L’article 525 du CC envisage ainsi l’hypothèse du meuble qui serait celé dans l’immeuble où attaché à lui de telle manière que le meuble ne peut pas être dissocié de l’immeuble sans que l’un ou l’autre soit détérioré ou endommagé. Les glaces, tableau et autres ornements dont le support est intégré à la boiserie de l’immeuble. Les statues placées dans des niches spécialement conçue pour les recevoir. - L’affection à l’exploitation d’un fond: Au terme de l’article 524 du CC « les objets que le proprio d’un fond y a placé pour le service et exploitation de ce fond sont immeubles par destination ». Il s’agit d’une affectation économique. Par exemple, les exploitations agricoles, les animaux attachés à la culture, les ustensiles aratoires (labourage), les semences, les pigeons des colombiers, les lapins,… Il y a aussi des exemples sur l’exploitation industrielle. L’art 524 ne donne pas l’exemple concernant l’exploitation commerciale, mais ces exemples de sont pas limitatifs. Dans ces différents cas, le juge recherchera si le meuble est indispensable à l’exploitation du fond de sorte qu’en revanche on écartera les meuble destinés à l’usage personnel. Bien qu’il ne soit théoriquement plus un meuble, l’immeuble par destination peut néanmoins être matériellement détaché de sorte qu’il peut faire l’objet d’un vol. Le propriétaire peut faire cesser cette immobilisation. 3) Les droits immobiliers « Immeuble par l’objet auquel il s’applique les droits portant sur des biens corporels immobiliers » (art 526). B. Les meubles Selon la loi, un bien est soit immeuble soit meuble. Les meubles est la catégorie ouverte. C’est-à-dire que tout ce qui ne va pas dans immeuble, va dans meuble. Néanmoins la loi à donné une définition des meubles. Il y a les meubles par nature, par anticipation et les droits mobiliers. 1) Les meubles par nature

Au terme de l’article 528 du CC sont ainsi meubles par nature « les meuble qui peuvent se déplacer ou être déplacés ». Ce qui compte est la mobilité du bien. La mobilité propre (les animaux), la mobilité emprunté (par la main de l’homme). 2) Les meubles par anticipation Il existe certains biens immeubles qui ont vocation à devenir des meubles et qui pour cette raison pourront par avance être considérés comme des meubles. Tel est le cas des récoltes encore rattachées au sol mais prêtes à être coupées. Les arbres d’une exploitation forestière, encore enracinés mais prêt à être abattus. Ce sont des immeubles tant que leur séparation du sol n’a pas eu lieu, mais néanmoins parce qu’ils vont devenir meubles à brève échéance, le droit les traite à certains égards déjà comme des meubles. 3) Les droits mobiliers Au terme de l’article 529,… L’article 529... Des parts sociales… L’article 529 précise que les rentes son également meubles par détermination de la loi. Enfin les actions en justice sont également meubles dès lors qu’elles n’ont pas pour objet un immeuble, ceci qu’elles soient réelles ou qu’elles soient personnelles.

§3: Les autres distinctions
1) La distinction entre les choses consomptibles et les choses non consomptibles Les choses consomptibles sont celles qui se détruisent par le 1er usage qu’on en fait, autrement dit elles se consomment. Par exemple un combustible, l’essence, les denrées alimentaires, etc… A l’opposé, les choses non consomptibles sont celles qui résistent à un usage prolongé. Par exemple l’automobile, les appareils électroménagers, les immeubles, les vêtements, etc… Le droit assimile une consomptibilité juridique à celles-ci de sorte que seront également consomptibles les biens dont la seule utilité provient de leur aliénation. Par exemple, l’argent. Les intérêts de la distinction se rencontrent dans l’hypothèse où un propriétaire remet un bien à autrui à charge pour celui-ci de le restituer. Si le bien dont il s’agit est un bien consomptible, la restitution est a priori impossible puisque si on me la prescrit pour que je m’en serve, je vais la détruire et je ne pourrai plus la restituer. 2) La distinction entre les choses fongibles et les choses non fongibles Les choses fongibles que l’on appelle aussi choses de genre sont celles qui peuvent indifféremment être remplacée les unes par les autres. Ce sont des choses qui sont définies que par leur genre. Ce sont des choses qui existent dans une infinité d’exemplaires parfaitement non identifiables par l’homme. A l’opposé, les choses non fongibles que l’on appelle aussi corps certain sont celles qui se définissent par leur caractéristique propre et qui ne sont pas interchangeables. Il peut en existe plusieurs d’une même sorte, mais l’homme distinguent une différence entre ces choses. Par exemple un terrain. Tout n’est pas commandé par la nature, c’est ainsi qu’une chose de genre pourrait être traitée comme une chose de genre si un intérêt s’y attache. Quant aux intérêts de la distinction, tout d’abord lorsqu’une personne devait restituer une chose et qu’elle ne le peut pas, si la chose en question était une chose de genre (fongible) et bien elle restituera une chose du même genre. Alors que si la chose était une chose non fongible, et bien elle n’aura rien à restituer. En matière de vente, le vendeur d’un corps certains doit livrer l’objet même qu’il a vendu sans pouvoir le remplacer par un autre du même genre. A lors que le vendeur d’une chose de genre doit seulement livrer une chose du genre et de la quantité convenu.

3) La distinction entre les biens du commerce et les biens hors du commerce En principe lorsqu’une chose a un propriétaire, celui-ci est libre de l’aliéner, c'est à dire de transmettre son droit de propriété. Toute fois par exception, il y a certaines choses qui ne peuvent pas changer de propriétaire, autrement di le droit de propriété sur ces choses n’est pas transmissible, et ces biens sont dit hors du commerce. Il existe deux catégorie de biens hors du commerce, d’une part les biens du domaine public, c'est à dire les biens appartenant à l’état, aux départements ou aux communes et qui sont affectés à l’usage du public. Par exemple, les routes, les rivages de mer, certains cours d’eau. Et également les biens prêtés (bâtiments…). D’autre part, il y a les biens inaliénables. L’inaliénabilité peut provenir de la loi, c’est à dire l’inaliénabilité légale. On peut envisager des closes d’inaliénabilité. A l’occasion d’un transfert de propriété, on peut par l’intermédiaire de l’article 900-1 du cc prévoir une close d’inaliénabilité. Une telle close est possible pour une donation ou un legs. L’inaliénabilité doit en outre être temporaire et enfin doit être justifiée par un intérêt sérieux et légitime.

II. Les liens entre certains biens
§1: Les rapports juridiques entre des biens
Ils sont de différentes natures. Il y a un rapport d’accessoire, un rapport capital à revenu et un rapport de destination. A. Le rapport de principal accessoire C’est un rapport logique entre deux biens matériellement distincts dont l’un est l’accessoire de l’autre dans la mesure où il le complète. L’idée est que l’accessoire n’est pas nécessaire à la définition du principal. Le principal existe sans l’accessoire, mais il contribue à son utilité. Par exemple, la roue de secours d’un véhicule, c’est l’accessoire du véhicule. Dans certains cas, il peut être difficile de déterminer quel est le biens qui fait figure de principal et quel est celui qui fait figure de l’accessoire. Donc il y a des critères. C’st ainsi que l’immeuble est toujours principal par rapport aux meubles et le sol est toujours principal par rapport à ce qui est dessus de sorte que les plantation et les construction son toujours l’accessoire du sol sur lequel elles sont implantées. En dehors de cette règle là, si on n’arrive pas à déterminer quel est le bien qui au service de l’autre, on a égard à la valeur respective des biens. Il existe une maxime selon laquelle l’accessoire suit le principal d’où il résulte que par exemple lorsque l’on aliène le bien principal, il y a une présomption d’aliénation du bien accessoire. Par exemple, en cas de vente du bien principal l’accessoire est censé être compris dans la vente s’il n’y a pas de close contraire. C’Est-ce qui résulte de l’article 1615 du code civil. Autre conséquence importante: lorsque les deux biens ainsi complémentaires appartiennent à deux propriétaires différents, leur réunion matériel fait acquérir au propriétaire du bien principal la propriété de l’accessoire. Ce mode d’acquisition de la propriété s’appelle l’accession. B. Le rapport entre le capital et le revenu Il renvoie à la distinction entre les biens frugifères et les biens non frugifères. Il se trouve en effet que certains biens on la vertu d’être productifs, c’est à dire d’engendrer des revenus. Par exemple le terrain qui fournit une récole, l’immeuble qu’on loue et qui rapporte des loyers. Il s’agit de biens frugifère. En revanche, d’autres biens ne donnent aucun revenu, tel est le cas des lingots dans un coffre, ou une créance non productive d’intérêts. Ce sont des biens non frugifères. Ces revenus constituent des fruits qui doivent être distingués des produits. Les fruits peuvent être définis comme des biens accessoires qui sortent périodiquement du bien principal sans que la substance de celui-ci s’en trouve diminué (pommes). Alors qu’à l’opposé, les produits sont des biens qu’à chaque fois qu’on les retire du capital diminue la substance de celui-ci (pierres: mine, carrière). On distingue: - les fruits dits naturels qui sortent du capital de manière spontanée tel les fruits des arbres, également le croit des animaux (reproduction). - les fruits industriels qui sortent du capital par la culture, c’est à dire par l’action conjuguée tel est le cas par exemple des légumes que l’on cultive.

- les fruits civils qui ne sortent pas matériellement du capital mais on les retire grâce à un contrat dont le capital est objet. Tel est le cas des loyers qui résultent du bail consenti par l’immeuble. Tous ces fruits ont pour caractéristiques communes de revenir périodiquement et ne diminuent pas la valeur du capital. C’est en cela que les fruits s’opposent aux produits. Par exemple, le propriétaire d’une mine ou d’une carrière tire son bien en épuisant sa substance, en diminuant le capital. Cela provient de la nature des choses, car une fois retirés du fond, ces biens ne se reproduisent pas. L’article 598 dispose que si la carrière est régulièrement exploitée ou si le propriétaire d’une forêt l’a aménagé en couple réglée, les pierre extraite ou les arbres abattus seront considérées comme des fruit et non pas comme des produits. Les fruits tout comme les produits, suivent comme des accessoires la production juridique du capital. De sorte que notamment, le propriétaire du capitale acquiert ainsi au fur et à mesure de leur perception les fruits et les produits de son bien par le mécanisme de l’accession. Toute fois, par exception, la condition juridique des fruits peut parfois se dissocier de celle du capital tandis que les produits, eux, continueront à suivre ce capital. Tel est le cas quand un usufruit est… Concernant … l’aliénation des fruits d’un bien est considéré… un acte… Tandis que l’acte … ou de produit est considéré comme … Si le propriétaire d’un bien a été dépossédé de celui-ci et qu’il le revendique avec succès contre le possesseur , ce dernier devra rendre le bien ainsi que les produits et en principe les fruits. Toute fois, il se peut que les fruits reste acquis au possesseur évincé. Il peut garder le bien dès lors qu’il l’a pocédé de bonne foi.

§2: Les universalités
C’est un ensemble de biens constituant un tout ayant une existence autonome distincte des éléments qui la composent. On distingue l’universalité de fait à l’universalité de droit. L’universalité de fait est une collection de bien qui va être très traité comme un bien unique. Par exemple un troupeau, une bibliothèque. L’universalité de droit est constitué par l’union de bien et d’obligations, autrement dit de dette. Par exemple, le patrimoine d’un vivant ou la succession d’un mort son ainsi des universalités de droit.

Chapitre 2: La propriété
Les biens intéressent le droit dans les rapports. La propriété est la forme principale de relation entre les personnes et les biens. SECTION I :la notion de propriété Au terme de l’art 544 du code civil « la propriété est le droit de jouir et de disposer des choses d e la manière la plus absolues pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou les règlements ». la propriété est analysée comme un droit réel principal, et elle apparaît comme étant le droit réel le plus complet. Paragraphe 1 :les attributs du droit de propriété L’art 544 évoque ces attributs, quand il évoque le droit de jouir et de disposer de la chose ; cela étant on considère généralement que ce texte est incomplet car il ne cite que 2 des 3 attributs que l’on reconnaît généralement à la propriété. En effet, classiquement, on considère que la propriété que les romains appelaient dominium confère 3 sortes de prérogatives sur la chose : l’usus, le fructus, l’abusus. A/ le droit d’usage ou jus utendi (l’usus)

C’est le droit de retirer personnellement l’utilité que peut procurer par elle même une chose non productive ou non exploitée. Par exemple, le fait d’habiter soi même l’appartement dont on est propriétaire. B/ le droit de jouissance ou jus fruendi (le fructus) C’est le droit de retirer les revenus de son bien, il s’agira du droit de ramasser les fruits de son arbres, les légumes de son potager, de percevoir les loyers de l’appartement que l’on loue. A propose de ce droit de jouissance, il faut préciser qu’il comprend le droit d’exploiter son bien et à ce propos un problème s’est posé en ce qui concerne l’exploitation de l’image d’un bien. Il s’agit en effet de savoir si le proprio a un droit exclusif à l’image de son bien ou au moins à l’exploitation de cette image. Dans un arrêt du 10 mars 1999 la 1re chambre civile de la cour de cassation avait admis que le proprio d’un bien a seul le droit d’exploiter l’image de ce bien de sorte qu’elle a admis qu’il pouvait s’opposer à toute exploitation de son bien par un tiers. Dans un arrêt du 2 mai 2001 la cour de cassation avait déjà atténué ce droit du proprio en considérant que celui ci ne peut pas s’opposer à l’utilisation de l’image de son bien s’il n’établit pas en quoi cette utilisation cause un trouble certain à son droit d’usage et de jouissance. Il semblait en résulter que le proprio n’avait pas un droit exclusif à l’image de son bien et qu’il ne peut agir qu’en fonction des règles de la responsabilité civile. Cette orientation est celle adoptée aussi par la formation solennelle de la cour de cassation car l’assemblée plénière, dans son arrêt du 7 mai 2004, a affirmé que « le proprio ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de sa chose ». donc c’est admettre qu’une telle prérogative ne découle pas du droit de propriété. Le proprio ne peut pas s’opposer à l’utilisation de l’image de son bien du seul fait qu’il n’y a pas consenti. L’assemblée plénière poursuit en indiquant « il peut toutefois s’opposer à l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle lui cause un trouble anormal ». C/ le droit de disposer ou jus abutendi (l’abusus) Permet au proprio d’abuser de la chose par des actes matériels c’est à dire la détruire soit d’un coup en la consommant, soit progressivement. Mais c’est aussi disposer de la chose par des actes juridiques, ainsi vendre la chose à un tiers, l’abandonner, ou constituer des droits réels sur la chose sont des expressions de l’abusus du proprio.

Paragraphe 2 :les caractères du droit de propriété
A/ un droit absolu 2 significations -2- c’est un droit qui confère à son proprio la totalité des pouvoirs sur la chose. -3- Ce droit de propriété est en principe illimité. Autrement dit, le proprio n’est dans l’exercice de son droit en principe sujet à aucune restriction. Ici, le droit est quasi souverain. B/ un droit exclusif Le titulaire du droit de propriété est en principe seul à pouvoir exercer sur la chose les attributs que ce droit comporte, autrement le proprio n’a rien à supporter de qui que ce soit. Toutefois, ce principe connaît quelques restrictions, dans le sens où le proprio peut conférer un droit sur son bien à un tiers, ce qui entraînera un propre diminution de ses prérogatives. La loi apporte aussi des restrictions à cette exclusivité du proprio sur son bien.

C/ un droit perpétuel Ce caractère a 2 significations : -4- d’une part la propriété n’est pas limitée dans le temps, autrement dit il n’existe pas de propriété temporaire. Le droit de propriété n’est pas limitée à la durée de vie du proprio de sorte que la propriété passe ensuite aux héritiers, la propriété est ainsi un droit héréditaire et non viager. -5- D’autre part, la propriété échappe à la prescription extinctive. Il existe la prescription acquisitive et extinctive, la propriété s’acquiert par la prescription acquisitive ; en revanche elle ne s’éteint pas par le simple non usage. Même si le proprio se désintéresse de son bien, tant que personne ne le possède et l’acquiert par prescription acquisitive le proprio conserve son droit et conserve également l’action qui lui permet d’invoquer ce droit (l’action en revendication). SECTION II :les modes d’acquisition de la propriété Le code civil dans les art 711 et 712 énumère les différents modes d’acquisition de la propriété. C’est ainsi qu’au terme de l’art 711 « la propriété des biens s’acquiert et se transmet par succession, par donation entre vifs ou testamentaire, et par l’effet des obligations. L’art 712 quant à lui poursuit en affirmant que la propriété s’affirme aussi par accession ou incorporation et par prescription. Cette énumération est incomplète puisque notamment l’occupation n’est pas mentionnée, et d’autre part cette énumération n’opère aucun classement et elle mélange les acquisitions dites pures et simples et les transmissions. Lorsque l’acquisition est pure et simple on parle d’acquisition originaire car l’acquéreur ne tient pas son droit d’un précédent proprio. Parmi les modes d’acquisition originaire figurent l’accession, la prescription, l’occupation. Au contraire lorsqu’il s’agit de transmission on parle alors d’acquisition dérivée, puisque l’acquéreur tient ses droits du précédent proprio, il est l’ayant cause de cet auteur. Tel est le cas avec des acquisitions par convention ou encore par succession.

Paragraphe 1 : l’acquisition par convention
Le procédé normal par lequel une personne devient propriétaire d’un bien, c’est la convention. Autrement dit, c’est par une vente, un échange, une donation que se réalise la plupart des acquisitions entre personnes vivantes. La propriété est transférée par la seule volonté des parties (=le transfert solo consinsu, c’est à dire par le simple échange des consentements). Ce principe connaît néanmoins des atténuations. A/ le principe du transfert solo consinsu Posé d’une manière générale à l’Art 1138, et plus précisément à l’art 1583. ce principe signifie que la convention produit par elle même transfert de propriété. Autrement dit, par le seul échange des consentements, l’acquéreur devient propriétaire. En droit romain, la volonté des parties ne suffisait pas à transférer la propriété. Le contrat faisait naître des obligations (droits personnels) mais n’avait aucun effet réel. Le contrat notamment faisait naître une obligation de donner, c’est à dire de transférer la propriété mais sans avoir aucun effet translatif de propriété. Une fois conclu, le contrat devait être exécuté et notamment l’obligation de donner devait être exécutée. L’obligation de donner était alors réalisée par une opération distincte qui seule avait pour effet de transférer la propriété, il s’agissait de la mise en possession de l’acquéreur autrement dit la remise de la chose. La propriété est désormais transférée par le seul échange des consentements. Autrement dit, contrairement au droit romain l’acquéreur n’est plus créancier d’une obligation de lui transférer la propriété, il est beaucoup plus radicalement proprio et ce alors même que la

chose ne lui a pas été matériellement remise. Le contrat ne fait plis naître l’obligation de transférer la propriété. Les conséquences pratiques concernent surtout le régime des risques, c’est à dire de savoir ce qui se passe lorsque la chose périt entre le moment où la convention a été passée et celui où la chose doit être livrée. La règle est que les risques sont pour le proprio ; a partir de là, avec le système du code civil et contrairement à celui du romain cela signifie que les risques sont donc pour l’acheteur qui est propriétaire depuis l’échange des consentements. Il en va ainsi que les risque sont pour l’acheteur à moins que l’acheteur démontre que la chose a péri par la faute de son auteur ou à moins que celui ci ait été mis en demeure de livrer, au quel cas on présume que la chose a péri par sa faute mais c’est une présomption simple, le vendeur pourra démontrer que la chose aurait également péri si elle avait été livrée à l’acheteur et dans ce cas on retombe sur la règle selon laquelle l’acheteur prend les risques (art 1302 du code civil). B/ les atténuations au principe du transfert solo consinsu 1/ les obstacles matériels au transfert immédiat de la propriété pour que le transfert de propriété s’opère dès l’échange des consentements, il faut que la chose objet de la convention soit un bien existant et déterminé. Autrement dit ça n’est envisageable que si la chose est actuelle et qu’elle constitue un corps certain. Au contraire, si tel n’est pas le cas, le transfert de propriété va être retardé. C’est ainsi que le transfert sera retardé d’une part lorsque la convention porte sur une chose future (si on est en présence d’une convention à fabriquer/construire). D’autre part le transfert de propriété sera également retardé lorsque la convention concerne une chose de genre. Dans ce cas là le transfert de propriété ne pourra s’opérer que lorsque la chose aura été individualisée, individualisation au plus tard s’opèrera au moment de la livraison. 2/ les clauses dérogeant au transfert immédiat les parties au contrat peuvent introduire dans leur convention une clause tendant à retarder le transfert de propriété. 3/ le transfert de propriété à l’égard des tiers le transfert de propriété solo consinsu est dangereux pour les tiers puisque ce transfert peut passer totalement inaperçu pour eux. Les tiers à qui l’on pense sont ceux qui auraient acquis du même auteur les droits sur le même bien. En ce qui concerne ces tiers, le transfert de propriété ne leur est généralement pas opposable par le seul échange des consentements, et il ne le deviendra que moyennant l’accomplissement de certaines formalités qui permettent de porter ce transfert à la connaissance des tiers. Ces formalités diffèrent selon l’objet dont il s’agit :si le bien est un immeuble le transfert de propriété ne sera possible qu’après une publicité foncière, de sorte que si le même immeuble est vendu successivement à 2 personnes, celui qui sera préféré sera celui qui a posé sa convention en premier. Pour un meuble, si le même meuble est vendu à 2 acquéreurs successifs, celui qui sera préféré est le 1er à être entré en possession (art 1141).

§2: L’accession
L’art 542 défini l’accession comme les droit du propriétaire à tous les accessoires de la chose. L’accession qui va nous retenir ici c’est celle qui fait acquérir au propriétaire d’une chose principale toutes les choses accessoires qui s’unissent à elle. On distingue 2 sortes d’accession: mobilière et immobilière.

L’accession mobilière, union de bien meuble, art 565 et suivant la réglemente. Elle est d’une importance pratique très réduite, elle se pratique pratiquement jamais. Seule l’accession immobilière nous revient et encore dans celle-ci on distingue l accession naturelle et l’accession artificielle ou industrielle. L’accession naturelle est visé par les art 556 à 564 du code civil (pigeon des colombiers, lapins des garènes). Reste l’accession artificielle ou industrielle est celle qui résulte de l’adjonction par la volonté de l’homme de biens meubles à un terrain par construction ou plantation. Lorsque le sol et ce qui lui est attaché n’appartiennent pas à la mm personne, il y a accession. La partie principale est l’immeuble par rapport aux meuble et plus précisément le sol. De sorte que c le proprio du sol qui sera par accession proprio de l’ensemble constitué par le sol et les matériaux de construction, de plantation. Puisque l’accession est ici artificielle et non pas naturelle, elle donne lieu à une indemnisation au profit de ce lieu au détriment duquel elle est faite. 2 hypothèses: soit c’est le proprio qui construit sur son terrain avec des matériaux qui ne lui appartiennent pas, soit c’est un qui construit pas sur son terrain des matériaux qui lui appartiennent. Dans le cas de l’emploi des matériaux d’autrui, on est là en présence d’un proprio qui effectue des ouvrages, des constructions ou des plantations sur un terrain qui lui appartient mais avec des matériaux qui ne lui appartiennent pas. Il acquiert donc la propriété. On entend par matériaux tout ce qui font corps avec l’immeuble. Le propriétaire des matériaux ne peut pas les revendiquer mais il va avoir droit dans tous les cas à une indemnité qui sera calculée selon la valeur du matériaux au jour du paiement. C’Est-ce qui résulte de l’art 554 du code civil. 2ème cas: construction et plantation sur le terrain d’autrui. Il faut sous distinguer selon qu’il s’agit de construction ou plantation entièrement effectuer sur le terrain d’autrui ou s’il s’agit d’empiètement. C’est la jurisprudence qui conduit à faire cette distinction. L’art 555 envisage cette hypothèse. Imaginons qu’une pers construit une maison sur mon terrain. Je suis proprio du sol, je deviens donc proprio de ce qui vient dessus. Une distinction doit être faite selon que le constructeur ait de bonnes ou de mauvaises fois. C’est-à-dire qu’il faut distinguer selon que le constructeur croyait au moment ou il a construit qu’il était propriétaire ou qu’au contraire il savait qu’il ne l’était pas. Si le constructeur était de mauvaise foi, le propriétaire a alors le choix entre exiger la démolition au frais du constructeur ou conserver la construction moyennant le versement d’une indemnité au constructeur. Si au contraire il était de bonne foi, le propriétaire du fond n’a alors pas le choix, il ne peut pas exiger la démolition et est donc obligé de verser une indemnité au constructeur. Dans le cas d’empiétement, la cour de cassation a alors affirmé que dans cette hypothèse le proprio du fond sur lequel on a empiété peut dans tous les cas exiger la démolition. Cela résulte d’un arrêt du 10 juillet 1962, modifié à la 2ème chambre civil le 5 décembre 2001.

Chapitre 3: La possession
C’est la maîtrise de fait sur une chose, autrement dit le possesseur est celui qui détient la chose. En règle général, ce pouvoir de fait sur la chose coïncide avec le pouvoir de droit. En général c’est le proprio de la chose qui la détient. Mais il peut en aller différemment, par exemple le voleur est le possesseur de la chose. Or il se trouve que le droit accorde des effet à la possession en elle mm, c’est à dire sans se préoccuper si elle coïncide ou pas avec le droit.

II. La possession et ses effets en général
§1: La notion de possession
Il y a eu une réforme. L’art 2228 définissait la possession, maintenant c’est l’article 2255. Au terme duquel la possession est la détention ou la jouissance d’une chose ou d’un droit que nous tenons ou que nous exerçons par nous mm ou par un autre qui la tient ou qui l’exerce en notre nom. Il en résulte que la possession est le pouvoir de fait sur un bien. En ce qui concerne les éléments constitutifs de la possession, on considère qu’il faut 2 éléments: un élément matériels appelé le corpus qui consiste à faire sur la chose des actes matériels qui correspondent au droit dont on a la possession. Autrement dit le corpus de la possession c’est se comporter comme un proprio ou se comporter comme un usufruitier. Ce corpus ne suffit pas, il faut également un élément psychologique qui est l’animus. On s’intéresse ici à l’état d’esprit du possesseur, il faut que le possesseur ait l’animus domini, c’est à dire l’intention de se comporter en propriétaire tout en sachant qu’on ne l’est pas. La personne à laquelle on a prêté un objet

ne peut pas avoir l’animus domini. C’est par cet élément psycho que l’on distingue la possession véritable de ce que l’on appelle la simple détention précaire. Les pers qui exercent une maîtrise de fait sur une chose en vertu d’un contrat par lequel le proprio les y a autorisé. Ils ne peuvent pas avoir l’animus domini. C’est ainsi que le locataire qui habite l’immeuble ou l’emprunteur qui utilise la chose qui lui a été prêtée ne son que des détenteur précaires. A partir de là, les actes matériels que ces détenteurs précaires exercent sur la chose ne les constitue pas possesseurs, ils sont fait pour le compte du bailleur ou du traiteur et c’est donc ce dernier qui est possesseur par l’intermédiaire du locataire ou de l’emprunteur. Art 229, il résulte de ce texte que la possession doit présenter 4 qualités pour pouvoir être dite utile. - Elle doit être continue: c’est à dire que le possesseur doit accomplir régulièrement des actes sur la chose et non de manière épisodique. - Elle doit être paisible: c’est à dire que le possesseur ne se soit pas mis en possession par la violence. Toutefois le vice de violence est un vice relatif, c’est à dire qu’il ne peut être invoqué que par la victime. C’est en outre un vice temporaire, c’est à dire que la possession redevient utile dès que la violence cesse. - Elle doit être publique: c’est à dire qu’elle doit être exercé de manière apparente ou plus précisément de manière normalement apparente. Il ne faut pas que les actes de possession soient cachés, la possession est alors clandestine. Tout comme la violence, la clandestinité est également un vice temporaire. - Elle doit être également non équivoque. Cela signifie qu’il ne faut pas qu’il y ait de doute au point de savoir à quel titre les actes sont faits. Autrement dit, lorsque les actes faits sur la chose peuvent être interprété de différentes manières et ne caractérisent pas nécessairement l’intention de se comporter en maître de la chose. En ce qui concerne la question de preuve pour ces qualités, c’est l’absence de vice qui est présumée de sorte que ce n’est pas le possesseur qui doit prouver les qualités de sa possession, mais c’est au contraire à celui qui prétendait que la possession est viviée qu’il appartient de prouver l’existence du vice invoqué.

§2: Les effets de la possession
A. L’effet probatoire La possession fait présumer la possession du possesseur. C’est néanmoins une présomption simple donc de preuve contraire, c’est celui qui voudrait revendiquer le bien qu’il appartient de prouver que le possesseur n’est pas proprio. En cas de doute, c’est le possesseur qui est avantagé puisque c à lui que la chose sera alors laissée. Il n’existe aucun moyen de prouver de manière irréfutable que l’on est propriétaire. En effet on peut penser que si l’on prouve le titre par lequel on a acquit le bien, on prouve par la même, sa propriété. Mais cela n’est pas exact, car prouve que l’on a régulièrement acquit le bien de telle personne déterminée ne prouve pas qu’on soit propriétaire puisque pour cela encore faudrait il être en mesure d’établir que cette personne était bien elle-même propriétaire. (probation diabolica). B. La protection possessoire La jurisprudence limite le domaine de la protection possessoire aux immeubles. On distingue 3 sortes de protections possessoire: - la complainte: action possessoire générale ouverte dans tous les cas de trouble actuel. Ce trouble peut être de fait ou de droit. - la dénonciation de nouvelle œuvre: action possessoire contre un trouble non encore actuel mais potentiel qui permet d’agir en présence de travaux dont la poursuite menace la possession. - l’action en réintégration: action possessoire en cas de dépossession totale ou partielle mais par la violence. ……………caro

§2: Règles communes aux prescriptions acquisitives
- La computation du délai: la prescription commence à se calculer à partir du jour de la prise de possession. Ce jour n’est pas compté, le délai commence le lendemain à 00:00. Le délai de prescription mesure une durée de possession. Ces délais sont assez longs (30 ans), donc dans certains cas, le possesseur va être autorisé à comptabiliser avec ses propres années de possession, celles de son auteur. On parle alors de jonction des possessions. Si la possession a eu lieu à titre universel, par exemple le possesseur est un héritier qui a recueilli le bien d’un défunt, dans ce cas, cet héritier ne fait que continuer la possession de son auteur de sorte que les caractères de la possession s’apprécient exclusivement en la personne de l’auteur. Si la transmission a eu lieu à titre particulier, une jonction des possessions peut être envisagée à savoir que le possesseur actuelle va pouvoir s’il y a trouve l’intérêt joindre ses années de possession à celles de son auteur. - L’interruption de la prescription: Lorsqu’une cause d’acquisition intervient, elle anéantit tous les délais antérieurement accomplis. Si une prescription peut ensuite recommencer à courir, cela sera nécessairement à partir de 0. La loi indique avec précision quelles sont les causes d’interruption. Elle fait une distinction entre l’interruption matérielle et civile. L’interruption naturelle résulte d’une dépossession naturelle. C’est le cas où le possesseur a matériellement perdu sa possession. L’interruption civile peut émaner de celui contre lequel on prescrit qui peut ainsi interrompre la prescription en exerçant une action en revendication contre le possesseur. Elle peut également être interrompue par le possesseur lui mm lorsqu’il reconnaît le droit de celui contre lequel il prescrivait. - La suspension de la prescription: La prescription est suspendue lorsque existent certaines circonstances qui en arrêtent le cours sans pour autant remettre en cause les effets déjà accomplis. Le délai reprend son cours lorsque la prescription n’est plus suspendue contrairement à l’interruption qui repart à 0. L’art 2252, la prescription ne court pas les mineurs non émancipés et les majeurs en tutelle. L’art 2253 résulte que la prescription ne court pas entre époux. La jurisprudence décide que la prescription ne court pas contre ceux qui sont dans l’impossibilité d’agir pour une cause de force majeure (guerres, catastrophes,…) contra non valentem… B. Effets de l’accomplissement du délai La prescription présente tout d’abord un caractère facultatif. La prescription n’opère pas de plein droit et encore faut-il que le possesseur l’invoque lorsqu’il est poursuivi devant un tribunal par l’action en revendication. En effet celui qui a prescrit, n’est pas obligé d’opposer l’exception tiré de la prescription et s’il ne le fait pas, les juge ne peuvent pas la relever d’office. En outre les effets de la prescription se produisent avec un caractère rétroactif. Le possesseur est censé avoir acquis la propriété au jour où il est entré en possession et non pas le jour où le délai a été écoulé.

III. L’acquisition de la propriété des meubles
Règle posé par l’art 2279 du code civil alinéa 1er: en fait de meuble, la possession vaut titre. C’est à dire qu’en matière de meuble, la possession vaut titre de propriété, c’est à dire que la possession confère par elle-même un titre de propriété, un titre nouveau, distinct de celui que détient le possesseur en provenance de son auteur. Cette règle a deux signification: - tout d’abord et essentiellement, la possession fait acquérir immédiatement la propriété au possesseur de bonne foi ayant reçu le bien d’un non propriétaire (non domino). De sorte que le propriétaire dépossédé ne peut pas revendiquer devant celui-ci. Il s’agit de la fonction acquisitive de la maxime.

- La possession fait présumer jusqu’à preuve contraire, une acquisition régulière de la propriété en la personne du possesseur. Il s’agit de l’effet probatoire de la règle. Il faut supposer un possesseur qui prétend avoir acquis le bien par contrat passé avec le véritable propriétaire, mais qui ne parvient pas à faire la preuve de ce contrat (vente conclue oralement, don manuel,…). Lorsqu’un litige s’élève entre le possesseur et le propriétaire de qui il prétend tenir ses droits, par exemple que le bien lui a été vendu tandis que le prétendu vendeur prétend qu’il a seulement prêté son bien ou mm que ce bien lui a été volé par la personne qui le détient. La règle signifie que la possession vaut titre d’acquisition, c’est à dire que la possession fait présumer l’existence du titre d’acquisition qu’invoque le possesseur et le dispense donc d’en rapporter une preuve directe. Le revendicateur pourrait détruire cette présomption si le possesseur n’a en réalité que la détention précaire. Ceci est la preuve contrat, contrat envers lequel la chose à été remise. Le revendiquant peut aussi ruiner cette présomption en prouvant l’existence d’un vice affectant la possession. L’hypothèse de d’acquisition en non domino. Pour un meuble l’acquisition est immédiate dès lors que l’acquéreur est dit de bonne foi. Le propriétaire ne peut donc pas exercer l’action en revendication. L’alinéa 1de l’art 2279 apporte une exception. L’alinéa 2 apporte un tempérament en cas de vol ou de perte.

§1: Le principe: acquisition immédiate de la propriété par l’acquisiteur de bonne foi
La règle posée par l’art 2279 alinéa 1 pose le principe selon lequel celui qui a acquis un meuble à non domino en devient immédiatement propriétaire de sorte que le propriétaire dépossédé ne peut pas revendiquer le bien contre lui. A. Le domaine d’application de la règle La règle de l’art 2279 ne s’applique en principe qu’aux meubles corporels. Il en résulte que sont donc exclu du domaine de la règle, d’une part tous les immeubles et d’autre part les meubles incorporels. De sorte que les créances, les droits intellectuels ne sont pas susceptibles de cette acquisition immédiate. Cela étant, ce principe doit être nuancé, car d’une part certains meubles incorporels sont soumis à l’application de la règle, il s’agit des droits réels. Un usufruit ou un gage portant sur un meuble incorporel pourra s’acquérir par la possession. Inversement, certains meubles corporels sont exclus du domaine d’application de l’art 2279 alinéa 1. Il s’agit des meubles corporels dont la transmission est soumise à publicité. Tel est le cas des navires, des bateaux de navigation intérieur et des aéronefs. Les véhicules sont soumis à la règle de l’art 2279. B. Les conditions d’application de la règle La dépossession du propriétaire: condition négative. Cette dépossession doit être intervenu dans des circonstance qui ne constituent ni un vol, ni une perte. En pratique, ces circonstances sont surtout impliquées lors d’abus de confiance. Détournement de bien, par exemple en vendant un bien à un tiers au lieu de rendre. La mise en possession de l’acquéreur. Pour qu’il puisse bénéficier de l’acquisition immédiate, il faut d’une part que celui-ci ait été mis en possession réelle du bien. C’est à dire qu’il doit effectivement avoir été mis en possession, en ce sens qu’il doit matériellement détenir le bien. Il faut d’autre part et surtout que l’acquéreur se soit mis en possession de bonne foi. Il faut absolument que ce possesseur ait cru traiter avec le véritable propriétaire. Quant au moment de la bonne foi, il suffit qu’elle ait existée au moment de la prise de possession et peu importe que le possesseur apprenne après qu’il a acquis d’un non propriétaire. La bonne foi se présume (art 2268). L’acquéreur n’a pas à prouver qu’il est de bonne foi, il est présumé. Néanmoins, cette présomption peut être renversée par les moyens, au regard des circonstance de fait. Les juges peuvent estimer qu’au regard de sa nature d’objet, de sa valeur, l’acquéreur aurait du prendre des précaution (bijou de grande valeur). Si ces conditions sont bien réunies, la propriété est acquise immédiatement au possesseur sans possibilité de preuve contraire de sorte que toute action en revendication dirigée contre ce possesseur devra être rejetée. Au contraire, contre la personne entre les mains de laquelle le propriétaire s’est dépossédé. Le propriétaire a une action en revendication qu’il pourra exercer sans aucune condition de délai. Contre un tiers acquéreur de mauvaise foi, le propriétaire peut aussi revendiquer le bien pendant un délai de 30 ans.

§2: L’exception: la revendication des meubles perdus ou volés
L’alinéa 2 de l’art 2279 du code civil apporte une exception au principe de l’acquisition immédiate posé par l’alinéa 1er pour la cas où le propriétaire aurait été dépossédé par perte ou par vol: l’action en revendication va être ouverte au propriétaire. Les deux cas d’ouverture de l’action doivent être interprétés restrictivement. Il s’agit d’une part de la perte, c’est à dire du fait d’avoir égaré l’objet, soit par la négligence du propriétaire, soit par celle d’un tiers ou par une force majeure. D’autre part, le vol, c’est à dire la chose à été soustraite au propriétaire. Si le propriétaire dépossédé revendique contre le voleur ou l’inventeur (trouveur de l’objet perdu), ou contre un possesseur ayant acquis le meuble de mauvaise foi, c’est le droit commun qui s’applique de sorte que la revendication est possible pendant 30 ans. Si le propriétaire dépossédé revendique le bien contre un possesseur qui a acquis de bonne foi le meuble perdu ou volé, c’est là qu’interviennent des règles spécifiques de l’alinéa2 de l’art 2279 du code civil. A savoir que l’action en revendication est ouverte pendant 3 ans contre l’acquéreur ou le sous acquéreur de bonne foi d’un meuble perdu ou volé. Ce délai de 3 ans court à compter de la dépossession du propriétaire et non pas à compter de la prise de possession. Ce délai de 3 ans n’est pas un délai de prescription, mais c’est un délai préfixe, c’est à dire que c’est un délai qui n’est susceptible ni de suspension, ni d’interruption. Si le délai est écoulé, l’action n’est plus possible et l’acquéreur ne peut plus avoir le bien. Si le délai n’est pas écoulé, le propriétaire peut revendiquer le bien et le tiers acquéreur de bonne foi devra le lui rendre. Toutefois, dans un cas particulier visé par l’art 2280, l’acquéreur de bonne foi obtiendra le remboursement du prix qu’il a payé de la part du propriétaire revendiquant. Tel est « le cas lorsque le possesseur a acheté le meuble dans une foire ou dans un marché ou dans une vente public ou l’a acheté à un marchand vendant des choses pareilles. »

EXAMEN:

- 2 questions de cours - 1question d’hypothèse concrète - 2h

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