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Le concept de nature, Badiou

dans le champ de la morale : 1) la nature peut servir de norme, cf chez les anciens
2) mais également d'anti-norme, notamment chez Kant : la moralité est en discontinuité avec la
nécessité naturelle, elle est supra-sensible. Chez Sartre : la conduite morale est une négation de la
nature. La naturalisation de la liberté, c'est quand elle s'oublie elle-même.
Nature/être
la nature des choses, c'est ce qu'elles sont vraiment, par opposition à ce qu'on s'imagine qu'elles
sont, ou ce qu'elles semblent être. Cad que c'est ce qui effectue la pensabilité de la chose. Donc c'est
synonyme de être (=les choses), mais c'est les choses en tant que pensable. Ainsi il n'y a pas lieu de
demander quelle est la nature de la nature etc...dès qu'on atteint ce qui rend raison de la chose, c'est
bon. Mais quelle différence avec l'essence alors ?
Nature/essence
La nature, c’est l’essence, mais dans l’inséparation radicale de ce dont elle est l’essence. La nature
c’est l’essence mais l’essence donnée dans l’extériorité elle-même. c’est l’essence présentée, en tant
qu’elle est là, et pas seulement en tant qu’elle est dans le registre de la pensabilité. on la désigne en
tant que le sensible de ce dont il y a essence fait aussi partie de l’être naturel de la chose La nature,
c’est l’exhibition de l’essence
> critique hégélienne de la séparation kantienne ou critique aristotélicienne de Platon, qui est une
querelle sur l’inséparation de l’essence. Comme si la nature à chaque fois désignait l’inséparation
de l’essence elle-même. Dans ce cas, ça veut dire que nature inclut le sensible lui-même
(>oscillation intérieur/extérieur, ou synthèse des deux, c'est l'essence et sa visibilité. Parenthèse :
c’est près de l’usage ordinaire. Nature signifie d’un côté l’extériorité, je contemple la nature, ce qui
est là, le donné, le sentiment naturel, le bon naturel, environnement naturel. La nature c’est cette
extériorité qui m’accueille en elle, qui me dispose en elle. Et puis nature c’est aussi l’intériorité
maximale : ma nature, l’intimité de ma nature, la nature humaine, ce que je suis vraiment
naturellement. le spectacle de l’extériorité, avec l’idée de sensible.)
si on radicalise l'idée que la nature est l'extériorisation de l'essence dans le sensible, on identifie
nature et sensible.
*nature/sensible
qu'est-ce qui dans le sensible, n'est pas nature ?
Parenthèse : la nature pour les romantiques, c'est le sensible dans son extériorité voire indifférence à
la subjectivité, donc le sensible dans lequel l'essence n'est plus identifiable. C'est un prob
d'incorporation : comment l'essence va t elle revenir à l'extériorité ? Comment faire revenir
l’essence si la nature est l’extériorité indifférente du sensible? La réconciliation se fera via la
mémoire, qui se souvient de l'harmonie essence/ sensible (Bergson est un romantique. Le sensible
(=vie) communique avec le spirituel, grâce à la mémoire.) la nature devient un dispositif neutre et
anonyme, qui distribue la mort, la cruauté, une extériorité opaque sans principe d'intelligibilité
immanent, absurde
> ce sens doit être introduit. Il n’est pas délivré par la nature en soi. Question de la transcendance
du sens (antinomie Sade/ Pascal : même point de départ: la totalité ne nous dit rien. Sade : donc le
libertin a raison. être conforme à la nature c’est être dans la cruauté et la mort dans le jouir. être
aussi indifférent aux autres que la nature l’est à nous-mêmes. Pascal pose la transcendance du sens :
Dieu, être non-naturel.

un critère qui permet d'identifier la totalisation comme tout. On évite le dualisme. Nature va faire transiter de la totalité à autre chose qu’elle-même. non-naturel. Donc il y a autre chose que le monde. Il faut du non-naturel pour qu'il y ait de la nature. La possibilité de totaliser la nature ne suppose -t-elle pas un sens immanent ? Cf Timée. Prob : il faut une clause d'achèvement. Il y a qc de non naturel dans le dire du monde. >l’opposition fondamentale qui permet d’élucider le concept de nature c’est l’opposition de la nature et de liberté. Il y a un régime d'exception. ou pas ? La description de la totalité est-elle une composante de la totalité ? est-ce que le tout se montre comme tout de façon naturelle ? est-ce que la totalité se montre comme totalité ? Wittgenstein : vous pouvez montrer le monde par le langage mais lui ne se montre pas. plutôt qu'une victime (Sade). il n'y pas de tout. Donc si la nature c'est la totalité. donc l'Absolu. Hegel : la nature est le moment de l'extériorité. ce que Wittgenstein appelle l'élément mystique. cad qun qui sait que la nature n'est qu'indifférente. et donc se tient déjà au delà de cette indifférence. la mémoire (romantiques). et donc qui jouit. L'essence naturelle de la totalité est d'être sa propre monstration. Énoncer la misère (Pascal). Chez Hegel et Bergson. être un maître. c'est une catégorie fondamentale. Pour Kant. c’est liberté.Mais la nature est indifférente pour qui ? L'homme. C’est pour ça qu'il y a une invalidation ou subordination de la liberté chez Hegel et Spinoza : chez l’un comme chez l’autre. Est-ce qu’un tout peut-il contenir sa question ? 1>Comment la nature comme tout peut-elle être intérieurement représentée ? D’où vient qu’il y ait une question de la nature dans la nature La nature suppose un témoin. Mais alors la nature est-elle la totalité indifférente du sensible s'il y a un point d'exception ? Nature/totalité si nature=totalité sensible alors on réduit l'exception ? De plus. alors que chez Lucrèce. c'est anti-hégélien. Il va en résulter que le vrai concept de nature. mais une multiplicité de mondes 2> comment la nature peut-elle faire tout ? 1+2 fusionnent. Le nom traditionnel philosophique de ça. c’est la nécessité. peut-on penser le tout sans lui donner un sens ? Comment l’exception rentre-t-elle dans le tout ? est-ce qu’elle se laisse totaliser ? Cf débat Kant et Hegel qui deviendra : y a-t-il un statut naturel de la liberté. la question est un moment du déploiement du tout > le sens vient-il de qc de transcendant. en tant que la liberté est l’autre de la totalité naturelle *nature/liberté . La totalité ne se présente pas elle-même. ce qu’il y a. alors son idée même n'est pas naturelle. c'est la clause d'achèvement. qui se pose la question de sa misère.