Nº 27l 8ulletln d'lnformatlon de la Commlsslon des Analres etrangeres du Consell natlonal de la Peslstance lranlenne 7 avrll 2008

A
l’occasion de l’anniversaire de la
naissance du Prophète Mohammad,
des personnalités musulmanes de France
et de divers pays se sont réunies à Auvers-
sur-Oise le 22 mars dans la résidence de
Maryam Radjavi, la présidente-élue de la
Résistance iranienne. Des représentants
des communautés musulmanes en France
du Maroc, d’Algérie, des Comores, du Mali,
de Turquie et une délégation de femmes
irakiennes, se trouvaient au nombre des
invités.
Mme Radjavi a souhaité la bienvenue à ses
invités, particulièrement aux Irakiennes qui
combattent l’intégrisme islamiste dans leur
patrie. Elle a souligné que la fermeté contre le
régime iranien, qui est le pire ennemi de Dieu,
sur la base des enseignements du Coran, est
la meilleure défense de l’Islam. C’est d’autant
plus crucial que le régime se pose comme
une menace majeure à la paix dans le monde
en cherchant la domination de l’Irak et en
accélérant sa course à la bombe atomique.
Elle a aussi dénoncé les efforts des mollahs
pour propager l’intégrisme en Palestine et au
Liban et répandre la peur et les crises dans
les autres nations. Elle s’est félicitée de la
résistance croissante au régime dans la région
et a souligné le rôle clé des Moudjahidine du
peuple, qui incarnent l’antithèse des mollahs
de Téhéran, prônent la paix, la démocratie et
les droits de l’homme. Suite page 2
L
e général Ismail Ahmadi-Moghadam,
le chef des forces de sécurité de l’Etat
(FSE) du régime iranien a souligné que
le plan de “renforcement de la sécurité
publique” continuera à être “appliqué” et ne
sera “pas abandonné” durant la nouvelle
année iranienne entamée le 20 mars.
Parlant devant un régiment frontalier de
la ville de Paveh dans l’ouest de l’Iran, il a
affirmé que les gens ont pu penser que “ces
plans sont provisoires (… ) mais les FSE
sont déterminées et jurent que le plan ne
sera pas abandonné ni ne prendra fin sous
aucune circonstance et c’est irréversible”,
rapporte l’agence de presse officielle IRNA
le 26 mars 2008.
De son côté le général Hossein Zolfaqari,
vice-commandant des FSE, a déclaré que
de nouvelles forces seraient déployées sous
divers noms pour étendre la répression.
“Le plan de surveillance des quartiers sera
Répression accrue pour
la nouvelle année en Iran
Le commandant en chef des forces américaines en Irak a dit qu’il avait la preuve que
l’Iran était derrière les récents bombardements de la Zone Verte à Bagdad. Le général
David Petraeus a déclaré à la BBC le 24 mars qu’il pensait que Téhéran avait entraîné,
équipé et financé les insurgés à l’origine du tir de barrage de mortiers et de roquettes.
Selon lui, la violence en Irak est menée par la Force Qods, une branche des gardiens
de la révolution iraniens. “Les roquettes sur la Zone Verte (...) ont été fournies et
fabriquées par l’Iran”, a-t-il dit, ajoutant que les groupes qui les avaient tirées étaient
Téhéran derrière les attaques en Irak
Un réseau d’espionage des mollahs dénoncé en Suède
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Suite page 2
Abolhassan Nouri, l’imam de la prière du
vendredi de la ville de Khoramchahr dans
le sud-ouest de l’Iran a qualifié les récentes
élections du régime de “frauduleuses”. Les
électeurs ont été achetés, intimidés et les
votes ont été négociés, dit-il dans un article
publié dans un site web proche de l’ancien
commandant en chef des gardiens de la
révolution Mohsen Reza’i.
“Si je n’étais pas intervenu à temps, les
critiques [de ces élections] n’auraient pas été
libérés [de prison]”, ajoute-t-il dans cet article.
Selon le site, Nouri s’est plaint des “mauvais
traitements” réservés aux critiques et a
accusé le maire de Khoramchahr d’ignorer
les informations de “fraudes répandues”.
“Certaines personnes ont même été
transférées d’autres circonscriptions pour
venir voter à Khorramchahr ”, a ajouté Nouri.
Des élections frauduleuses
Suite page 3
Les musulmans de France pour un
islam démocratique
Mme Radjavi reçoit de
Khalil Merroun, recteur
de la grande mosquée
d’Evry, un Coran
spécialement imprimé,
en signe d’amitié et
de solidarité le jour de
la célébration de la
naissance du prophète
de l’Islam.

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Le Cheikh Khalil Merroun, recteur de la
grande mosquée d’Evry, a exprimé sa solidarité,
en particulier avec les invitées irakiennes. Il a
offert un Coran imprimé de manière spéciale à
Mme Radjavi en signe d’amitié.
Mme Faezeh Obeidi, responsable de la section
des femmes au Mouvement de l’entente
national irakienne, a transmis un message
de soutien d’Iyad Allawi, ancien premier
ministre irakien et leader de ce mouvement,
à la Résistance iranienne. Elle a brossé un
sombre tableau de l’ingérence des mollahs
dans son pays ajoutant que les Irakiennes se
sentent encouragées par le rôle de Maryam
Radjavi à la tête de la Résistance au régime
des mollahs.
Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence
mondiale des religions pour la paix, a souhaité
à la Résistance de réussir et rappelé qu’il se
tenait à ses côtés pour préserver la justice.
Faiq Abdulqader Latif, conseillère municipale
de Tikrit, a dit que les Irakiennes étaient
victimes des mollahs. C’est pourquoi elles se
tiennent sur le même front que la Résistance
dirigée par Mme Radjavi. Elle a dénoncé les
crimes des mollahs commis au nom de l’islam
et assuré que les Irakiennes affronteront
tous ceux qui collaborent avec les dirigeants
criminels de Téhéran.
Rose Gomis, maire adjointe de St
Denis (93) a rappelé qu’en temps
normal ce sont des personnalités
politiques que l’on rencontre à
Auvers-sur-Oise aux côtés de la
Résistance iranienne mais qu’en
cette fête musulmane ce sont des
personnalités religieuses qui se
sont réunies autour des valeurs
communes de la paix et de la
liberté pour exprimer leur solidarité
et leur soutien.
Amira Abdulkarim Alaqabi,
journaliste irakienne et
présidente de l’Association irakienne pour
l’Environnement, a déclaré que “les dirigeants
de Téhéran cherchent à détruire l’Irak, mais
nous sommes déterminées à résister avec
le soutien de nos frères et de nos soeurs de
l’organisation des Moudjahidine du peuple
d’Iran.”
Tofigh Sebti, président du Conseil régional
des musulmans de l’ouest de l’île de France,
a salué la Résistance et l’a assuré de son
soutien et de son amitié. Il a appelé les
mollahs en Iran à mettre fin au massacre de
la population.
Mona Adnan Hossein, présidente de
l’association de la Voix des Irakiennes et
journaliste, a déclaré être une victime du
Suite de la page 1
régime iranien en Irak : “Le régime religieux a
tué mon mari sous mes yeux et devant notre
enfant. Je les ai suppliés de l’épargner mais
ils n’ont eu aucune pitié. Ils ont aussi tué mon
père à cause de son hostilité aux mollahs. Ils
lui ont troué la tête à la perceuse. Alors que le
gouvernement me refusait la moindre aide, je
me suis réfugiée à la Cité d’Achraf avec ma
soeur et mon enfant où nous avons été bien
accueillis.”
Quant au voyage d’Ahmadinejad en Irak, elle a
dit : “Il est venu en Irak pour montrer combien
il contrôlait le pays, mais ce fut un échec et il
a dû repartir plus tôt que prévu.” Elle émis le
voeu de voir cette année la fin de la dictature
religieuse en Iran.
financés et entraînés par la force Qods. “Tout
cela en violation complète des promesses
faites par le président Ahmadinejad et la
plupart des hauts dirigeants iraniens à leurs
homologues irakiens.”
L’Iran cherche à déstabiliser l’Irak
AP, Bagdad, 25 mars — Le porte-parole de
l’armée américaine, le contre-amiral Gregory
Smith a accusé la milice soutenue par l’Iran
des attaques à la roquette, qui ont tué des
civils irakiens hors de la Zone Verte. Smith
a dit que les roquettes étaient fournies par la
Force Qods, l’unité d’élite des gardiens de la
révolution iraniens.
Selon trois commandants américains, la
milice a reçu des livraisons récentes d’armes
de l’Iran — contredisant les démentis à
répétition de l’Iran sur son soutien à la
milice. Les armes, ont dit les commandants,
comprenaient des roquettes, des bombes
de bord de route anti-blindage, et des armes
pouvant toucher des hélicoptères à basse
altitude.
De plus, ont-ils dit, il y a eu une injection
d’argent liquide dépensé pour de nouveaux
centres de communication équipés
d’ordinateurs avec des connections internet,
des fax et des téléphone satellites.
L’Iran derrière les combats à Bassora
CNN, 26 mars - Ce que nous voyons
à Bassora comme à Bagdad et ailleurs
en Irak, surtout dans le sud, ce sont des
factions soutenues par l’Iran se battant
contre des factions soutenues par l’Iran. La
seule différence, c’est que certaines sont en
uniforme et d’autres pas. Elles luttent pour
le pouvoir à travers le pays et cela pourrait
en fait nous montrer l’avenir de l’Irak sans
les Américains.
L’Iran soutient tous les chevaux en course.
Certains suggèrent que l’Iran se serait
associé à un certain degré avec Al-Qaïda
qui est diamétralement opposé à Téhéran.
L’Iran ne veut voir émerger aucune force
qui aurait la mainmise sur le pouvoir ou
une influence significative. Surtout s’il s’agit
du gouvernement. Il veut un gouvernement
avec lequel il puisse travailler. Téhéran veut
maintenir une influence significative. Il la
possède déjà. Même des commandants
américains admettent ouvertement que les
Etats-Unis ont consolidé l’influence iranienne
en Irak.
Bassora est un cauchemar et la vie
quotidienne en est affectée. C’est à cause
d’un certain nombre de factions ; il y a
des factions dans l’armée, d’autres dans
la police, au conseil provincial ou dans le
gouvernement provincial et le gouverneur lui-
même. L’Iran est partout et pour le moment il
est satisfait de cette instabilité.
Téhéran derrière les attaques ...
Suite de la page 1
Faezeh Obeidi, responsable de la section des femmes du Mouvement
de l’entente nationale irakienne dirigé par l’ancien premier ministre
Iyad Allawi à droite de Maryam Radjavi et trois militantes irakiennes
Pour un Islam démocratique
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L
ors d’une conférence de presse à
Stockholm le 11 mars, le bureau de
représentation du CNRI a dénoncé un
réseau d’espionnage et d’exportation de
l’intégrisme du régime des mollahs en
Suède.
C’est Parviz Khaza’i, représentant du
CNRI pour les pays nordiques qui a révélé
l’information. Bente Kraugerud, avocate et
juriste norvégienne et Haleh Pourkeramati,
membre du CNRI, se trouvaient également
au panel. Deux autres membres du CNRI
résidant en Suède, Manouchehr Arastoupour,
champion du monde de canoë/kayak, et
Chapour Bastansiyar, musicien renommé
et chef d’orchestre, ont aussi dénoncé des
campagnes du ministère du Renseignement
des mollahs contre des membres de la
Résistance et leurs propres familles en
Suède. Ils ont parlé d’appels téléphoniques et
de courriers menaçants pour les décourager
de poursuivre leurs activités politiques.
Des agents de renseignement clés du
réseau des mollahs en Suède, comme Javad
Mohammadi, Hamid Esfahani (directeur
de Radio Salam), Vaezi (représentant d’Ali
Khamenei en Scandinavie) et Hosseini (un
mollah de la mosquée Imam Ali), et Hassan
Qashqavi, l’ambassadeur du régime en
Dénoncer un réseau d’espionnage
des mollahs en Suède
Suède, jouent un rôle
majeur dans ce réseau.
Sur la base de sources de
la Résistance en Iran, le
représentant du CNRI a
révélé pour la première fois
le nom du numéro deux de
l’ambassade du régime à Stockholm, Saleh
Majd, qui avait été expulsé pour ses activités
d’espionnage contre des exilés iraniens en
Suède en janvier 2008.
M. Khaza’i a souligné que les tâches des
individus mentionnés et les organisations
écrans du régime étaient d’espionner les
exilés iraniens et de semer la peur dans la
communauté iranienne de Suède. A cette
fin, le régime cherche à infliger un coup au
CNRI et aux Moudjahidine du peuple d’Iran
(OMPI) son membre axial - et de promouvoir
l’intégrisme.
Le représentant du CNRI pour les pays
nordiques a appelé le gouvernement suédois
à dénoncer les espions du régime des mollahs
afin de protéger les exilés iraniens qui ont
trouvé refuge en Suède. Mme Pourkeramati
a révélé le rôle des agents du régime hors
d’Iran qui se font passer pour d’anciens
membres de la résistance et de l’OMPI,
ainsi que les activité d’organisations écrans.
Des Iraniens en exil appellent la Suède à
rompre ses relations avec Téhéran

AP, 11 mars - Un groupe d’opposition
iranien a appelé le gouvernement suédois
à rompre ses relations avec Téhéran
après l’expulsion d’un diplomate iranien
accusé d’espionner des exilés. “C’est la
pointe d’un énorme iceberg étant donné
l’ampleur de l’infiltration du régime (iranien)
en Suède”, a dit Parviz Khaza’i. La Suède
a expulsé un diplomate iranien en janvier,
mais n’en avait pas donné les raisons à
cette époque. Cependant, un responsable
de la diplomatie suédoise vient de confirmer
des informations de presse comme quoi le
diplomate aurait espionné des Iraniens en exil
en Suède. Dans une conférence de presse
à Stockholm, des exilés iraniens se sont dit
harcelés par les appels téléphoniques et les
lettres de menace du régime iranien.
L’ayatollah Yassoub-Eddine Rastegari
Jouybari, un opposant de longue date
du régime des mollahs, est en grève
de la faim à la sinistre prison d’Evine
deTéhéran pour protester contre sa
détention injuste et son traitement
inhumain, a annoncé la commission
de la liberté de religion du CNRI le 22
mars. Selon la famille du détenu, les
gardiens de prison lui ont faire subir
un simulacre d’exécution. Son état de
santé se dégrade rapidement après trois
semaines de grève de la faim. Au fil des
ans, il a résisté aux pressions du régime
et refusé de reconnaître la faction au
pouvoir comme islamique. L’ayatollah
Rastegari est l’auteur de nombreux
ouvrages sur l’Islam.
Un ayatollah dissident
en grève de la faim à
la prison d’Evine
étendu avec l’aide de la population (…) une
force de police honoraire pour voir la population
davantage engagée dans la promotion de la loi
et de l’ordre fait partie des mesures des FSE
cette année”, a rapporté la télévision d’Etat le
26 mars.
Récemment, les médias officiels ont
multiplié les appels des autorités à la
délation. Par ces mesures, le régime cherche
à contrecarrer les efforts pour former une
Images tirées d’une vidéo donnée clandestinement au réseau de la Résistance en Iran, montrant
des Forces de Sécurité de l’Etat mettant le feu à la chevelure d’un jeune en garde à vue.
opposition organisée, de plus en plus répandus
chez les jeunes.
Ces mesures indiquent que le régime
embourbé dans des crises internes et
internationales, a l’intention d’intensifier la
répression. Elles font suite à la mascarade
des élections législatives et à l’apogée des
contradiction internes d’un régime qui accélère
sa course à la bombe atomique et son
exportation de l’intégrisme et du terrorisme.
Suite de la page 1
De g. à dr. : Haleh Pourkeramati, Parviz Khaza’i et Bente Kraugerud
Répression accrue ...

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Pour davantage d’information, consultez notre site : www.ncr-iran.org
Norouz à Paris
P
aris, 29 mars - Les Iraniens de la région parisienne se sont
réunis à Paris pour fêter le Nouvel An, entourés d’amis
français et d’ailleurs venus de la capitale et de la province. Le
Dr. Saleh Radjavi, représentant du CNRI en France, le député
Jean-Pierre Brard, l’ancien secrétaire d’Etat Alain Vivien, le
président du Mrap Mouloud Aounit et Renée Le Mignot, le
président des Nouveaux droits de l’homme, Pierre Bercis, ou
encore la coprésidente de la Fasti (fédération des associations
de soutiens aux travailleurs immigrés) Odile Schwertz-Favrat,
ont honoré cette soirée de leur présence.
C’est le Dr Radjavi qui a ouvert les réjouissances en
souhaitant la bienvenue à tous en son nom et au nom de
présidente de la Résistance iranienne Maryam Radjavi. Il a
ensuite rappelé les racines de cette fête ancestrale avant
d’ajouter : «D’ores et déjà nous commençons à voir le bout du
tunnel, l’horizon parait assez clair. Vous savez qu’au bout de 27
ans de lutte acharnée, nous sommes arrivés à faire comprendre
aux grands de ce monde que ce qu’endure le peuple iranien,
que ce que nous disions à propos de ce régime,
de ses velléités hégémoniques dans le monde
musulman, est une réalité incontournable. Ainsi
le monde entier à compris le danger de ce régime
et commence à réagir.»
Jean-Pierre Brard a parlé d’un souvenir en
Iran: «Je me rappelle le tunnel sous l’Alborz. Il est
long, mais on quitte un paysage pour en trouver
un autre, de l’autre coté, complètement différent.
En ce Nouvel An, je souhaite que comme le tunnel
de l’Alborz, vous puissiez passer du monde du
fascisme religieux avec les mollahs à celui de la
démocratie conquise par l’héroïsme des Iraniens
qui se sont levés contre la dictature». Il a poursuivi
en disant que «je garde une image devant mes
yeux, même si c’est un jour de fête aujourd’hui,
je veux quand même l’évoquer. L’image de ce
jeune homme, autour du cou duquel on a déjà
passé la corde qui va le pendre, et qui sourit, et qui fait un signe
de la main, pour dire au revoir à ceux qu’il va quitter, mais c’est
un au revoir d’espoir et de confiance dans l’avenir et dans ce
qui reste derrière lui. Et notre rôle à nous, démocrates français,
c’est d’essayer d’élargir le cercle des amis pour supprimer les
mesures injustes, qui ont été prises à l’égard des patriotes
iraniens en les désignant comme des terroristes.»
Mouloud Aounit a formulé le voeu que «le combat que vous
menez contre ce régime qui obscurcit tout ce qui peut relever
de la fête, qui fait que les droits et les libertés fondamentales
sont bafoués, qui rend triste un peuple joyeux, et bien j’ose
espérer que ce combat que vous avez mené avec ténacité,
et que vous menez encore aujourd’hui, pour ouvrir l’espoir de
votre peuple, puisse demain avoir ces prolongements», avant
d’espérer aussi que l’on «puisse enlever cette tache qui vous
accuse aujourd’hui de terrorisme et là encore, on le sait, votre
ténacité et la solidarité internationale pourront amener à sortir
de cette réalité».
De son côté, Odile Schwertz-Favrat a relaté ses impressions
pour le bulletin de la Fasti en ces termes : «Deux membres du
Bureau national de la Fasti, Simone Rivolier et moi-même,
étions présentes samedi soir 29 mars 2008 à Paris, répondant
à l’invitation du CNRI, fête joyeuse et conviviale, comme
d’habitude, aux accents évidemment politiques,
comme d’habitude aussi, résistance oblige !
«Nous avons eu la chance de rencontrer
deux militantes irakiennes, une journaliste et une
responsable associative, parvenues non sans
peine à obtenir les autorisations nécessaires pour
un voyage-éclair en France. La communication, à
priori impossible, a pu transiter, via deux interprètes
successifs : traduction de l’arabe à l’iranien, puis de
l’iranien au français et vice-versa !
«Echange forcément bref, mais dense et
chargé d’émotion, au cours duquel Faeza, militante
associative, a exprimé l’héroïsme de la lutte des
femmes iraniennes.
Nous avons été très touchées par la solidarité
totales des femmes irakiennes avec les femmes de
la résistance iranienne en exil, réfugiées au camp
d’Achraf à 100 kms au nord-est de Bagdad, dont
elles partagent la résistance, parce que, dit Faeza « LEUR
combat est aussi NOTRE combat »…
«Les exilées iraniennes d’Achraf, un millier de femmes, par
leur résistance quotidienne, par leur courage, par leur présence
déterminée dans les instances décisionnelles, par la mise à la
disposition de la collectivité de leurs compétences, par le partage
total des tâches et des responsabilités, par la chaleur humaine
incroyable qui les anime, sont, ajoute Faeza, « un modèle pour
nous, les femmes irakiennes ».
«Bien sûr notre résistance quotidienne ici en France ne se
déroule pas sur fond de guerre et nous ne vivons pas sous
la menace permanente des bombes et des attentats, dont
le dernier perpétré à Achraf le 8 février contre les stations
d’approvisionnement fournissant en eau non seulement la
population iranienne d’Achraf , mais les 20.000 Irakiens résidant
dans cette région particulièrement désertique de l’Irak, constitue
un véritable crime contre l’humanité.»
La fête s’est terminée sur un concert de musique iranienne.
«J’espère que
vous puissiez
passer du monde
du fascisme
religieux avec
les mollahs
à celui de la
démocratie.»
Jean-Pierre Brard