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Affaire Chaïma : le tueur identifié par les gendarmes

El Watan
N°199 - Prix : 15 DA - France : 1 euro

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Week-end

Page 2

Vendredi 1er février 2013

FLN BELKHADEM
NEUTRALISÉ

PUBLICITÉ

DESSIN : SAÂD

Pages 4-5

La présentation aujourd’hui 31 janvier au
procureur de la République près le tribunal de
Sidi Aïssa par les éléments du groupement de
la gendarmerie de la wilaya de M’sila de deux
membres d’un réseau de trafiquants a été
l’élément enclencheur d’une vaste opération
contre un réseau de trafic de drogue et de
faux-monnayeurs sévissant dans la wilaya de
M’sila. L’affaire a débuté le 23 janvier dans la
commune de Aïn Hadjel. Lors de cette
intervention, il a été procédé à la saisie de 40
kg de cannabis traité et la récupération de 96
millions de centimes de fausses monnaies en
coupures de 1000 DA. Trois autres éléments
composant le réseau, qui s’étend de la wilaya
de M’sila jusqu’à Meghnia dans la wilaya de
Tlemcen, courent toujours.
S. Ghellab

El Eulma (Sétif) : 714
caméras de surveillance en
contrebande
Après l’affaire des millions de produits
pyrotechniques saisis quelques jours avant la
célébration des fêtes du Mawlid Ennabaoui, le
marché «Dubaï» d’El Eulma, l’une des
principales cités commerciales du pays est
une nouvelle fois ébranlé par une grosse
affaire de contrebande. Ainsi, la brigade de
recherches et d’investigations de la
compagnie territoriale de la gendarmerie de
Sétif a, selon certaines indiscrétions, mis la
main, au début de la semaine, sur 714 caméras
de surveillance, 90 appareils
d’enregistrement (équipement essentiel aux
caméras) et 850 téléphones portables non
facturés. D’après les mêmes sources, cette
grosse prise a été réalisée suite à des
informations faisant état de contrebandiers
ayant alimenté le marché «Dubaï» d’El Eulma
en matériel de surveillance. Le point de
contrôle installé à l’entrée de la cité, plus
précisément du côté de l’autoroute, s’avère
fructueux. La fouille d’un véhicule de marque
Renault Master permit aux gendarmes de
découvrir une marchandise d’une valeur de 7
millions de dinars. Une enquête est ouverte
pour connaître les complices du mis en cause
et, le cas échéant, l’origine du produit
catalogué comme matériel sensible dont son
importation et commercialisation sont
soumises à une réglementation rigoureuse.
Une opération similaire a été traitée
dernièrement par les Douanes qui avaient
saisi 100 caméras de surveillance.
Kamel Beniaiche

Illizi : 18 quintaux de drogue
découverts en 2012
Une quantité de 18,6 quintaux de drogue a été
saisie, durant l’année 2012, à travers la wilaya
d’Illizi, par les éléments de la Gendarmerie
nationale (GN), a-t-on appris auprès de ce
corps sécuritaire. Ces saisies ont été opérées
dans 24 affaires de narcotrafic traitées par les
services de la GN, impliquant 36 personnes,
a-t-on précisé dans un bilan d’activités
annuel. Les mêmes services ont aussi traité,
durant cette période, 114 affaires liées à
l’immigration clandestine, mettant en cause
464 ressortissants de différentes nationalités
étrangères, qui ont été présentés devant la
justice avant d’être refoulés du territoire
national. Concernant les affaires de droit
commun, la GN a examiné 74 affaires
impliquant 51 personnes, dont 21 ont été
placées en détention et le reste mis en liberté
provisoire. Le bilan de la GN d’Illizi fait par
ailleurs état, en matière de sécurité routière,
d’un bilan de 141 accidents de la route ayant
fait 28 morts et 287 blessés.
APS

Mort du passager du Tassili 2
à Alicante : la version des AE

Algérie-Italie :
un forum
d’affaires
annuel entre
opérateurs des
deux pays

PHOT : D. R.

M’sila : 40 kg de cannabis et
96 millions de centimes de
fausses monnaies saisis

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

Suite à la mort de Saïd Aït
Madjber, 36 ans, qui tentait de
quitter le bateau Tassili 2 au port
d’Alicante, le ministère des
Affaires étrangères a rendu
publique hier une déclaration
relatant les circonstances de
l’incident. Le 22 janvier à 18h14,
le bateau algérien Tassili 2 a
accosté le port d’Alicante
(Espagne) venant du port d’Oran.
Pour retourner à Oran, l’Entreprise
nationale de transport maritime de
voyageurs (ENTMV) a décidé de
reporter le voyage au lendemain,
et ce, à cause du mauvais temps.
Avant de quitter le port d’Alicante
à destination d’Oran, le
commandant de bord a été
informé, à 22h08, du décès d’un
des voyageurs qui tentait de quitter
le bateau en se jetant par-dessus
bord. Après l’identification du
corps, il s’est avéré qu’il s’agissait

de Saïd Aït Madjber, français
d’origine algérienne. Une fois mis
au courant, le consul algérien à
Alicante s’est immédiatement
déplacé sur les lieux de l’accident,
selon le rapport du ministère des
Affaires étrangères. Selon celui
rendu par l’équipage du bateau,
l’incident s’est produit lorsque
Saïd a perdu patience et a décidé
de descendre du bateau. Plusieurs
passagers l’ont averti du danger,
mais l’homme a, apparemment,
sous-estimé le saut et a subi une
blessure grave à la tête quand il est
tombé sur le quai, rendant l´âme
sur place. Le rapport de la police
d’Alicante a affirmé que c’était un
acte volontaire. Après l’accalmie,
le bateau Tassili 2 a quitté, le 25
janvier à 4h du matin, le port
d’Alicante en partance pour Oran,
avec 979 passagers à bord. Le
consul algérien à Bobigny

(France) a informé les parents de
la victime sur le décès de Saïd,
tout en présentant ses
condoléances. Il les a également
rassurés quant à la prise en charge
du rapatriement du corps à SaintDenis. «Tous les frais de
rapatriement du corps sont à la
charge de l´Entreprise nationale
de transport maritime de
voyageurs, tout en sachant que le
corps est arrivé à l’aéroport
Charles-de-Gaule mercredi
passé», est-il noté dans le
communiqué. Pour sa part, le
secrétaire d’Etat auprès du
ministre des Affaires étrangères,
chargé de la Communauté
nationale à l’étranger, Belkacem
Sahli, a demandé aux services
consulaires concernés d’assister la
famille de la victime et procéder à
sa prise en charge totale.
Lotfi Sid

Pêche : l’Ansej ne reçoit pas
Rachid Belhout, président du Comité national des
marins pêcheurs, dénonce le blocage des projets du
secteur halieutique déposés auprès de l’Ansej ou du
CNAC. «Des dizaines de dossiers qui concernent
l’achat de bateaux de taille inférieure ou égale à 10
mètres sont bloqués depuis une année», explique-til. Pourtant, selon lui, la Banque algérienne de
développement rural n’est pas contre les projets

d’achat d’embarcations. «Il faut réagir. Ces marins
veulent juste travailler.» Rachid Belhout déplore
également que les portes de la direction générale de
l’Ansej restent fermées face à ces sollicitations.
«C’est la cinquième fois que je viens à Alger, depuis
Skikda, pour rencontrer le secrétaire général de
l’Ansej, et trouver une solution à ce problème. Mais
il refuse de me recevoir», raconte-t-il.
Y. S.

204 fugues
d’enfants en 2012

L’assassin de la petite Chaïma
identifié et recherché

Deux cent quatre mineurs âgés entre 13
et 18 ans se sont enfuis du milieu
familial en 2012, selon le bilan de la
Direction générale de la Sûreté
nationale, rendu public hier. La
direction de la protection des mineurs
précise que les filles sont de l’ordre de
71 cas enregistrés. Comparativement
aux statistiques de 2010, la DGSN
constate que les fugues de mineurs ont
baissé de 12,6%. Une baisse expliquée,
toujours selon le même communiqué,
par les différentes campagnes de
sensibilisation et la prise de conscience
des parents. La DGSN rappelle son
numéro vert (4815) et sa ligne
d’urgence (17) pour alerter à propos de
toute disparition.
N. O.

Les enquêteurs dans l’affaire du kidnapping et de l’assassinat de
la petite Chaïma sont parvenus à identifier l’assassin, qui est
actuellement en fuite, a indiqué hier le lieutenant-colonel
Abdelhamid Kerroud, responsable de la communication à la
Gendarmerie nationale. «Les enquêteurs de la Gendarmerie
nationale disposent de preuves irréfutables sur l’identité de
l’assassin présumé dans cette affaire», a déclaré M. Kerroud, en
marge d’une conférence de presse du 1er commandement
régional de la Gendarmerie nationale, refusant, toutefois, de
donner plus de précisions, car, a-t-il expliqué, «les recherches
sont en cours pour l’arrestation du mis en cause dans les
meilleurs délais». Lors de la première phase de l’enquête,
l’accusé «avait été interpellé et libéré par la suite en raison de
l’absence de preuves», a souligné le même responsable, ajoutant
que les services de sécurité ont découvert de nouvelles preuves
sur son implication directe dans cette affaire. La fillette Chaïma,
âgée de huit ans, avait été enlevée fin décembre 2012 de son
domicile familial à Mahelma (Alger) et été retrouvée morte
quelques jours plus tard, rappelle-t-on.
APS

l’essentiel de la semaine
Et revoilà Bouteflika !
Après une absence remarquée lors de la crise d’In Amenas, le
président Bouteflika refait surface pour recevoir, cette
semaine, le MAE saoudien, Saoud Al Fayçal, le ministre
espagnol de la Défense, Pedro Morenes Eulate, et le Premier
ministre britannique, David Cameron. Après un tel effort, les
paris sont lancés pour deviner la prochaine réapparition du
chef de l’Etat !

Alger
A
l aide Bamako
En plus de l’aide humanitaire en faveur
des populations maliennes, l’Algérie a décidé
d’octroyer une aide à Bamako destinée,
notamment, «au développement, ainsi qu’au
renforcement des capacités des forces de
défense et de sécurité maliennes», lors de la
réunion de l’Union africaine mardi dernier.

Les opérateurs
économiques algériens et
leurs homologues italiens
ont décidé de tenir un
forum d’affaires une fois
par an alternativement, en
Algérie et en Italie, ont
indiqué mercredi à l’APS le
président du Forum des
chefs d’entreprises (FCE),
Réda Hamiani, et le
directeur général de la
section Assafrica/
Mediterraneo de la
Confindutria, Pier Luigi
d’Agata. M. Hamiani qui a
dirigé la délégation
d’opérateurs économiques
algériens au forum
d’affaires algéro-italien,
tenu à Rome, a ajouté que
les deux parties ont
convenu de se rencontrer
une fois par an, en Algérie
et en Italie, durant le
premier trimestre de
l’année, pour donner «un
contenu concret» au
partenariat économique
entre les deux pays. APS

5e congrès
ordinaire du PRA
avant la fin
du premier
trimestre 2013
Le Parti du renouveau
algérien (PRA) tiendra son
5e congrès ordinaire avant
la fin du premier trimestre
2013 pour la réélection de
la nouvelle direction et le
renouvellement des
structures du parti dont le
mandat a expiré depuis
mars 2012, a indiqué, hier
à Alger, le président de
commission de gestion et
de préparation du congrès,
Ali Setti. Le congrès verra
l’élection d’un nouveau
secrétaire général en
remplacement de Kamel
Bensalem, qui s’est vu
retirer la confiance samedi
dernier à l’issue des
travaux de la session
extraordinaire du conseil
national, durant laquelle il
a été procédé à
l’installation de la
commission chargée de la
préparation du congrès, a
précisé M. Setti lors d’une
conférence de presse
animée au siège du parti.
M. Setti a qualifié l’ancien
secrétaire général (qui
tiendra aujourd’hui un
conseil national parallèle)
de «dictateur», en raison
«des décisions
unilatérales» prises sans
consultation des membres
du bureau national. APS

7 JOURS 3

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

L’ONU étudie l’envoi de Casques bleus au Mali
Les Nations unies pourraient accélérer la
mise en place d’une force de maintien de la
paix au Mali au moment où les troupes
françaises et maliennes prennent le dessus
sur les groupes armés islamistes, ont affirmé
mercredi des diplomates et des responsables
de l’ONU. La France envisage favorablement
la transformation de la force interafricaine
prévue par l’ONU en mission de maintien de
la paix des Nations unies au Mali, à laquelle
elle devrait participer, ont indiqué hier les
autorités françaises. «Cette évolution
indiquée, annoncée par les Nations unies,
serait une évolution très positive et je
souhaite que cette initiative des Nations

unies puisse aller jusqu’à son terme», a
déclaré hier le ministre français de la
Défense, Jean-Yves Le Drian, à la radio
France Inter. Le Conseil de sécurité devrait
se saisir de la question dans quelques jours
avec l’idée d’y intégrer les forces africaines
actuellement en déploiement au Mali, ont
précisé des diplomates. Ces dernières
semaines, l’ambassadrice américaine Susan
Rice a plusieurs fois proposé que cette option
soit envisagée. Des diplomates ont cependant
précisé que les pourparlers pourraient
prendre des mois avant qu’un accord soit
trouvé et qu’une résolution soit votée par le
Conseil de sécurité. Cette force ne pourrait

Le Niger ne «cracherait pas» sur des drones
Le gouvernement du Niger s’est déclaré mercredi prêt à accueillir des drones surveillant «tout
mouvement suspect venant du Mali» voisin, sans toutefois confirmer avoir accordé son accord
pour le stationnement de drones américains. «Je peux vous dire d’ores et déjà que si le Niger
peut disposer, par ces temps qui courent, d’une quelconque aide en aéronefs ou en drones pour
surveiller tout mouvement suspect venant du Mali, nous ne cracherons pas dessus», a déclaré
le ministre nigérien de la Défense, Karidjo Mahamadou, cité par l’agence AFP. Un responsable
américain a indiqué lundi que le Pentagone comptait stationner des drones de surveillance au
Niger pour augmenter le recueil de renseignements sur les activités d’Al Qaîda au Maghreb
(AQMI) dans la zone sahélienne. Par ailleurs, côté opérationnel, le Monde rapporte que
l’aviation française a procédé, ces derniers jours, à des frappes aériennes «assez importantes»
sur des sites des groupes islamistes dans la région d’Aghelhok, à une centaine de kilomètres au
nord de Kidal, dans le nord-est du Mali, citant le ministère de la Défense. «Les objectifs visés
étaient des centres de commandement, des dépôts logistiques, des centres
d’entraînement», a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Thierry Burkhard. APS

être mise en place qu’une fois l’offensive
contre les extrémistes finie, ont-ils précisé.
Les unités africaines de la Mission
internationale de soutien au Mali (Misma),
créées dans le cadre de la résolution 2085 du
20 décembre, doivent par ailleurs être
déployées dans leur totalité au cours des
semaines prochaines. Mercredi, le chef de la
Misma, le général nigérian, Shehu
Abdulkadir, a estimé à Tombouctou (Mali)
qu’avec un pont aérien, le déploiement des
troupes africaines dans le pays pourrait être
achevé en deux semaines.

LA FEUILLE DE ROUTE DE BAMAKO
Par ailleurs, l’Union africaine (UA) a salué
hier le vote des députés maliens en faveur de
la feuille de route pour la transition adoptée
mardi par l’Assemblée nationale du Mali,
appelant à sa mise en application de ses
différentes composantes. «Il s’agit là d’un
développement de grande portée», a publié
l’organisation panafricaine dans un
communiqué publié à Addis-Abeba (siège de
l’UA). Cette avancée «ne manquera pas de
renforcer la mobilisation de la communauté
internationale en appui aux efforts de
l’Exécutif malien visant à parachever la
libération du nord du pays et à organiser des
élections libres, régulières et transparentes,
qui couronneront la transition en cours», a
indique le communiqué. Lors d’une session
extraordinaire mardi à Bamako, les députés

David Cameron à Alger : vers un
partenariat sécuritaire renforcé
Cette visite avait un objectif principal.
Mettre sur pied un nouveau partenariat de
sécurité entre Alger et Londres. L’accord
signé, mercredi, à l’occasion de la visite à
Alger de David Cameron, le Premier
ministre britannique, porte sur la sécurité
aux frontières et la sécurité aérienne. Les
services de renseignements secrets
britanniques et algériens échangeront
leurs informations et les soldats pourront
coopérer dans un certain nombre
d’opérations. Enfin, certains médias
britanniques évoquent la possibilité que
les forces spéciales de Londres participent
à la formation des forces spéciales
algériennes. Selon le quotidien
britannique The Guardian, David
Cameron avait promis, avant son départ,
qu’une «alliance forte et intelligente
contre le terrorisme en Afrique du Nord»

serait construite. Car si la porte-parole de
David Cameron affirmait que le Premier
ministre voulait «être côte à côte avec les
pays de la région afin de travailler
ensemble pour vaincre la menace»,
Londres veut surtout répondre à «la
menace grandissante que représente Al
Qaîda au Maghreb islamique». Le
Premier ministre avait expliqué que
malgré les menaces qui pesaient sur le
Royaume-Uni, l’ambition des autorités
étaient plutôt d’aider les pays concernés
par AQMI à se protéger et à protéger les
ressortissants britannique qui y vivent :
«Il s’agit surtout d’aider les régions
concernées à s’aider elles-mêmes.»
«Londres espère bien que les premières
vraies discussions sur un rapprochement
sécuritaire débuteront au printemps, avec
un premier rapport qui sera donné aux

Les Britanniques misent sur le secteur de l’énergie
Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a reçu, hier à Alger, le représentant
spécial du Premier ministre britannique pour le partenariat économique avec
l’Algérie, Lord Richard Risby. Les entretiens ont porté sur le renforcement de la
coopération et du partenariat entre l’Algérie et la Grande-Bretagne dans le domaine
énergétique, indique un communiqué du ministère. A cet effet, la partie britannique a
manifesté sa volonté «d’élargir ses activités en Algérie aux domaines de la
formation, du transfert de savoir-faire et de la technologie». De son côté, Youcef
Yousfi a présenté les potentialités énergétiques que recèle l’Algérie en insistant sur
«la fabrication localement des équipements entrant dans l’industrie des
hydrocarbures et des énergies renouvelables». Par ailleurs, le représentant spécial
du Premier ministre britannique pour le partenariat économique avec l’Algérie, Lord
Risby, a affirmé que la Grande-Bretagne comptait réaliser «un nombre important» de
projets d’investissement en Algérie pour renfoncer davantage les relations
économiques entre les deux pays. «Nous espérons que cette nouvelle année sera celle
de la concrétisation de l’ensemble de ces initiatives permettant ainsi de hisser
davantage les relations de coopération entre les deux pays, déjà à un niveau
excellent», a-t-il affirmé. La visite du Premier ministre britannique, David Cameron,
en Algérie a été «un grand succès», a estimé Lord Risby.
APS

Premiers ministres cet été», indiqute
Patrick Wintour, le journaliste du
Guardian qui accompagnait la délégation
britannique. A Londres, on s’inquiète
surtout de l’implication des troupes dans
le conflit malien. Le Premier ministre a
autorisé mercredi matin le départ de 330
militaires vers l’Afrique de l’Ouest, où ils
travailleront essentiellement à former les
soldats de la région. Mais cette
coopération sécuritaire avec l’Algérie fait
aussi partie du problème. L’enjeu est de
parvenir à sécuriser la frontière sud du
pays, sans impliquer les troupes
britanniques. Hier matin, avant de partir,
les équipes de David Cameron ont signé
d’autres accords, comme un dernier geste
pour prouver que le Royaume-Uni
considère l’Algérie comme un partenaire.
Parmi les nouveautés, le centre
d’enseignement de langue anglais du
British Coucil d’Alger sera réouvert.
Yasmine Saïd

Imams du Sahel unis contre l’extrémisme

L’axe Bouira-In Amenas

CAN : par ici la sortie

Mieux vaut tard que jamais : des imams algériens et de la
région sahélienne (Mali, Niger, Burkina Faso et Mauritanie) se
sont réunis, mardi à Alger, pour dénoncer l’extrémisme
religieux. La Ligue des imams et érudits du Sahel, présidée par
l’imam Nabil Osmamont, a décidé de faire d’Alger son siège
principal et prévoit de nouvelles rencontres et conférences
dans les prochains mois.

Bouira s’est retrouvée dans les alertes
infos mondiales pendant quelques heures.
Dans la soirée de dimanche, un détachement
composé de 11 éléments chargés d’assurer la
sécurité du gazoduc Hassi R’mel-Dellys,
commune de Djebahia, à 20 km à l’ouest de
Bouira, a été la cible d’un groupe terroriste.
Bilan 2 morts. Les médias ont de suite fait le lien
avec l’attaque d’In Amenas.

L’Algérie est sortie de la Coupe d’Afrique des nations
avec un seul point, classée dernière dans le groupe D.
Avec un échec devant la Tunisie et le Togo et un nul
décevant avec la Côte d’Ivoire, mercredi, l’équipe
nationale cristallise toutes les critiques. Mais
Raouraoua nous promet la Coupe du monde alors
que Halilhodzic confesse : «Si vous saviez comme
c’est fatiguant de gérer la sélection algérienne !» 

maliens ont adopté à l’unanimité la «feuille
de route» du gouvernement pour la tenue de
la transition. Il s’agit du rétablissement de
l’intégrité du territoire national et
l’organisation d’élections libres et
transparentes.
AFP

Exactions au Nord-Mali :
Washington, la CPI et HRW
s’inquiètent
Le procureur de la Cour pénale
internationale (CPI), la Gambienne Fatou
Bensouda, a mis en garde, lundi, le Mali en
raison d’allégations concernant des
exactions qui auraient été commises par son
armée dans le cadre du conflit qui déchire ce
pays et demandé une enquête des autorités
maliennes sur le sujet. Par ailleurs,
Washington s’est fait l’écho mercredi
d’appels exhortant la population des zones
libérées du nord du Mali à ne pas exercer de
représailles contre les Touareg ou les autres
minorités ethniques, accusés d’avoir soutenu
les islamistes armés. De son côté, Human
Rights Watch (HRW) s’est inquiétée hier des
témoignages sur des «meurtres et des
disparitions à titre de représailles» imputés
aux forces armées maliennes lors de
l’offensive contre les insurgés islamistes, et
demandé l’envoi d’observateurs
internationaux.
Agences

Tiguentourine : 35% de la production
totale mise en ligne dans «les plus
brefs délais»

PHOT : D. R.

2 7 JOURS

Hier à Tiguentourine, le directeur général de l’association
Sonatrach-BP-Statoil, Lotfi Benadouda, a annoncé que 35%
du gaz produit par le complexe gazier de Tiguentourine
(1300 km au sud-est d’Alger), théâtre d’une attaque terroriste
le 16 janvier, seront mis en ligne dans les plus brefs délais,.
«35% de la production totale, qui était estimée à 24 millions
de mètres cubes de gaz/jour, dont le condensat et GPL, seront
mis en ligne dans les plus brefs délais», a affirmé M.
Benadouda lors d’une visite guidée, organisée au site gazier
par Sonatrach au profit de près de 150 journalistes de
différentes nationalités, dont 90 étrangers et correspondants
de presse accrédités en Algérie. L’une des trois unités de
production de gaz similaires, endommagée lors cette attaque,
«est en train d’être supervisée en vue de son redémarrage
incessamment car elle n’a pas subi beaucoup de dommages»,
a-t-il indiqué, précisant que ce redémarrage partiel «sera
assuré entièrement par des travailleurs algériens».
APS

In Amenas : la mort d’un cinquième
Norvégien confirmée
Le dernier Norvégien encore porté disparu après l’attaque
du site gazier algérien d’In Amenas le 16 janvier a été
identifié parmi les personnes tuées, a annoncé, hier, la
compagnie pétrolière norvégienne Statoil, qui a donc
perdu, comme redouté, cinq employés dans la tragédie.
«C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris
aujourd’hui que Victor Sneberg, notre directeur en
Algérie, est l’un de ceux qui ont perdu la vie dans
l’attaque terroriste contre In Amenas», a déclaré le
directeur général du groupe, Helge Lund, dans un
communiqué. Victor Sneberg, âgé de 56 ans, était le
dernier des cinq Norvégiens longtemps portés disparus
sur le complexe gazier, cible d’une prise d’otages par un
commando islamiste qui s’était dénouée quatre jours plus
tard avec une opération militaire algérienne. Les
circonstances dans lesquelles les cinq ressortissants
norvégiens ont péri n’ont pas été précisées. Selon un
bilan officiel algérien, la crise s’est soldée par la mort de
37 étrangers, d’un Algérien et de 29 ravisseurs.
AFP

Piratage «hot» contre
Echourouk TV
Les téléspectateurs d’Echourouk TV ont été
surpris mardi de tomber sur des images
érotiques ! La chaîne privée a expliqué être
victime d’un acte de piratage durant quelques
minutes. Une enquête a été ouverte pour
débusquer les hackers.  

125e

Rang de
l’Algérie, sur
179 places,
selon Reporters
sans frontières,
pour la liberté
de la presse.

4 DEBRIEF’

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

FLN L’appareil des coups d’Etat
et des fausses victoires
Salim Mesbah
salimesbah@elwatan.com

1988. En le faisant partir, l’entourage du
Président voulait lui faire porter le chapeau
des événements.» Tous ces événements
s’expliquent par la proximité du parti avec le
pouvoir.

Abdelaziz Belkhadem a été débarqué hier de son poste de Secrétaire général du FLN par 160
voix contre 156 des membres du comité central. Une éviction qui fait suite à une longue bataille
menée par différents segments du parti et qui renvoie à l’historique des putschs et des opérations
téléguidés par «en haut» au sein du vieux parti. La présidentielle n’est plus loin et les séismes qui
frappent le FLN n’en sont peut-être que des avant-goûts.

Et pendant ce temps, Abdelaziz
comptait ses fossoyeurs...

SANT’EGIDIO
Parti de l’indépendance, le Front de
libération nationale était censé, au départ,
fédérer toutes les forces nationalistes
engagées dans la lutte contre l’occupant.
Mais le parti va rapidement devenir après
1962 un appareil politique au service du
système. Il deviendra un simple instrument
pour le compte du clan dominant. «Le parti

edito

Statu quo
Par Fayçal Métaoui
Le FLN, et ça repart ! Abdelaziz
Belkhadem n’a plus «la confiance»
des membres du comité central du
parti. Il doit donc quitter le trône.
Pourquoi ? Là, on ne sait pas grandchose. Théoriquement, l’ancien chef
de gouvernement aurait voulu
«utiliser» les instances du parti pour
nourrir des «ambitions personnelles».
Belkhadem n’a donc, selon les règles
imposées par le palais d’El Mouradia
depuis l’épisode Ali Benflis, pas le
droit de se porter candidat à l’élection
présidentielle. Pas le droit de faire de
l’ombre dans une scène politique vidée
de sa substance. La présidentielle et
ses jardins sont un domaine réservé à
Abdelaziz Bouteflika depuis quatorze
ans. Jusqu’à quand ? C’est l’énigme.
Bouteflika candidat à sa propre
succession en 2014 ? Possible. Que le
FLN «gagne» les élections législatives
et locales en 2012, d’après les résultats
officiels, n’a pas prémuni Belkhadem
des feux de la contestation. C’est

ILLUSTRATION : SAAD

Il a longtemps refusé de croire que le «coup
d’Etat scientifique», marque de fabrique du
parti pour l’élimination de ceux qu’on désire
voir partir, lui soit un jour réservé. Et cela
malgré les avertissements de ses proches.
Pour Abdelaziz Belkhadem, secrétaire
général du FLN, le président de l’Etat et
président d’honneur du parti, son ami,
comme il aime à le rappeler à ses
interlocuteurs, ne peut pas rester insensible à
ce qui lui arrive. Lui qui a été son ministre
des Affaires étrangères, son Premier ministre

quatrième mandat du Président. D’autre
part, l’entourage de Abdelaziz Bouteflika est
obnubilé par la peur de la trahison, que
j’appelle le syndrome «Benflis». Belkhadem
a eu le malheur de laisser entendre qu’il se
verrait bien candidat en 2014. Cette
confidence est largement reprise contre lui
par ses adversaires pour le décrédibiliser
aux yeux du Président.» Le patron du FLN
l’a bien compris et tente depuis un certain de
temps de dénoncer une campagne de
mensonges et de dénigrement à son
encontre. «Il y a parmi mes adversaires des
personnes qui veulent entretenir un conflit
avec le Président», a- t-il lâché mardi à la
télé tunisienne Nessma. Pourtant, le natif
d’Aflou peut se prévaloir d’un bilan plutôt
positif à la tête du parti. Le FLN avait réussi
à déjouer les pronostics lors
des élections législatives
du 10 mai et obtenir plus
de 210 sièges sur les 462

DEBRIEF’ 5

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

et son représentant personnel. Lui qui a
accepté de mener la bataille contre le
«félon» Ali Benflis entre 2003 et 2005, pour
reprendre en main le parti, tenter de le sortir
de l’orbite présidentielle, attend
désespérément que Abdelaziz Bouteflika
sorte de son silence à la veille d’un vote
crucial pour son avenir à la tête du parti. «Il
a longtemps attendu un mot du président.
Un signe qui viendrait le conforter contre
ses opposants. Mais ce geste n’est jamais
venu, raconte un membre discret du bureau
politique du parti. Il a tardivement compris
que le Président ne viendrait pas à son
secours et que la machine pour le sortir était
lancée. Quand les huit ministres du
gouvernement ont publié une déclaration
demandant son départ (le 9 janvier, ndlr), il
a compris qu’il était désormais seul.» Pour
un autre membre du comité central, le
silence du Président s’expliquerait plutôt par
son refus de s’impliquer dans la bataille. «Le
Président se fout de ce qui se passe au FLN.
Il ne voulait même pas être nommé président
d’honneur. Il a été contraint de l’accepter»,
rappelle-t-il en résumant une autre réalité :
«Belkhadem ne correspond plus à ce que les
clans ont décidé de mettre en place pour
donner l’illusion d’une nouvelle dynamique
politique.»

TRAHISON
Dans la nouvelle configuration qui
s’annonce, «BarbeFLN», surnom du patron
du parti, jugé trop proche des thèses
conservatrices, devrait revenir dans le giron
«nationaliste». «Il y a une cause commune
entre les différents cercles du pouvoir,
estime Rachid Grim, politologue. On a
décidé de repositionner le parti en vue du

que compte l’Assemblée nationale,
demeurant ainsi la première force politique
du pays. Il avait récidivé aux élections
locales. Ces deux performances, qui
devaient lui permettre de conforter sa
mainmise sur le parti et écarter ses
adversaires, n’ont en fait que raviver la
campagne pour demander son départ.

FOUDRE
«Le problème, c’est que ces deux victoires
ne peuvent pas lui être attribuées, estime
Kamel Bouchama, ex-ministre et ancien
membre permanent du comité central. Car
la campagne menée par le parti était
médiocre. En réalité la victoire aux
législatives est essentiellement due au
discours prononcé par le président
Bouteflika, à Sétif. Cette intervention a été
importante pour dynamiser la participation.
Le Président a donné un sacré coup de
pouce au parti.» Au cours des deux dernières
décennies, les trois prédécesseurs de
Abdelaziz Belkhadem ont eu, eux aussi, à
subir le fameux «coup d’Etat scientifique»,
cher à Abdelkader Hadjar, actuel
ambassadeur à Tunis et surtout «maître en
basse besogne quand il s’agit de mettre en
place une campagne de déstabilisation et
organiser une fronde au sein des instances
du parti», dixit un membre du bureau
politique. Abdelhamid Mehri en 1996,
Boualem Benhamouda en 2001 et Ali
Benflis en 2004, ont tous les trois subi les
foudres de la base ou de l’appareil pour avoir
pris leurs distances avec le pouvoir et
revendiqué une autonomie du parti à l’égard
du système ou bien manifester une ambition
péronnelle affichée ou supposée. «On peut
aussi ajouter Mohamed Chérif Messaâdia,
estime Kamel Bouchama. Il a été sacrifié
par le système après les émeutes d’Octobre

s’est toujours tenu à proximité immédiate du
pouvoir, admet un ancien membre du comité
central. Depuis 1962, il a un rôle de
recrutement, d’où son importance pour
l’évolution des carrières. Que ce soit pour
faire des affaires ou obtenir un poste
politique, nul ne peut espérer y parvenir
sans se prévaloir de la couverture du parti.
D’autre part, le FLN n’arrive toujours pas à
sortir du discours de 1954. Il est conscient
qu’il est contraint de se moderniser, s’il veut
espérer continuer à jouer un rôle central
dans la vie politique nationale. En même
temps il ne sait pas comment le faire et
surtout il a peur de perdre de son pouvoir si
jamais il s’éloignait du centre de décision.
Le FLN a vécu une telle expérience en 1992
lors des élections remportées par le FIS.
Abandonné par le système, il a sombré.»
Pourtant, le parti tentera une tentative
d’émancipation. Une seule fois. Elle se fera
avec Abdelhamid Mehri, après le départ du
président Chadli en 1992 et durera trois
années. Le parti avait, à l’époque, rejeté
l’interruption du processus électoral par
l’armée. Il avait par la suite signé en 1995,
en compagnie du Front islamique du salut et
du Front des forces socialistes un contrat
politique à Sant’Egidio. «Ce fut la seule fois
où le FLN a tenté de devenir un vrai parti
politique, émancipé de ses liens trop étroits
avec le pouvoir, estime un ancien membre
du comité central. Un parti qui échappe à la
logique des clans. Malheureusement cette
expérience a été de courte durée car le parti
est rapidement rentré dans les rangs.» ■

comprendre
Le vote

Hier, 160 membres du comité central
du FLN ont voté en faveur du retrait
de confiance à Abdelaziz Belkhadem,
secrétaire général depuis 2004, contre
156 pour son maintien. Il y a eu 7
bulletins nuls.

Il a dit

Pour Abdelaziz Belkhadem, ce retrait de
confiance est «une victoire personnelle»
et «dans l’ordre des choses» avant
de préconiser que «l’alternance sera
consacrée dans la gestion du parti
pour éviter les complots». Il considère
qu’il quitte la direction du parti
«avec honneur», car sa formation «a
remporté les élections législatives et
locales et consacré l’alternance par le
vote».

Et maintenant ?

Les membres du comité central ont
procédé, dans la foulée, à l’élection
du nouveau bureau qui poursuivra les
travaux et décidera de la manière à
gérer le parti, soit par une désignation
consensuelle d’un nouveau secrétaire
général, soit par son élection.

16h45, c’est fini. L’huissier de justice, après
un deuxième décompte des bulletins, vient
de confirmer le départ de Abdelaziz
Belkhadem. 160 voix ont voté la défiance,
alors qu’ils étaient 156 à lui apporter leur
soutien. Quatre minuscules voix d’écart qui
ont poussé celui qui a dirigé le parti depuis
2004 vers la sortie, sous les acclamations de
ses adversaires et la grande détresse de ses
fidèles. Dans un dernier baroud d’honneur,
l’ex-patron du FLN a tenu à féliciter ses
adversaires : «Je souhaite bonne chance à
mon successeur, a-t-il déclaré. Et j’espère
que celui qui me remplacera assurera l’unité
du parti.» Puis il est reparti comme il était
arrivé : par la petite porte qui se trouve près
de l’estrade, au moment où des voix dans la
salle scandaient le nom de Abderrezak
Bouhara, pour lui succéder et laissant ses
adversaires d’hier se féliciter du caractère
démocratique du vote. «C’est un jour
extraordinaire pour tous ceux qui veulent
que le parti retrouve ses idéaux, s’enflamme
Rachid Boukerzaza, du mouvement des
redresseurs. Il faut que le parti retrouve ses
idéaux et sorte de la logique de l’argent dans
laquelle le FLN a été entraîné ces dernières
années.» Dès le matin, l’hôtel Riyad de Sidi
Fredj, où s’est tenue la réunion du comité
central du FLN, avait des airs de Fort Alamo.
Barrages de gendarmerie et escadrons des
forces antiémeute filtraient tous les
véhicules. Tenus à l’écart de l’hôtel, une
vingtaine de jeunes militants pro- Belkhadem
avaient accroché des banderoles appelant à
voter pour leur candidat… Ambiance.
Rapidement les premiers couacs entre le
camp des redresseurs et ceux des fidèles au
secrétaire général du parti sont apparus. Les
premiers reprochant à l’équipe de Belkhadem

de vouloir imposer la surveillance de l’urne
par trois huissiers, alors que le règlement
intérieur du parti stipule que cette tâche est
dévolue à des membres désignés par le parti.
«Belkhadem reprend ses mauvaises
habitudes, juge un membre du parti sous le
couvert de l’anonymat. Il veut nous imposer
la présence de trois huissiers, les mêmes qui
étaient présents lors de la précédente
réunion du comité central.» Pendant deux

sondage
Pensez-vous que le vote du comité central
du FLN sera fatal à Abdelaziz Belkhadem ?

OUI
70.6%

NON
29.4%

heures, les deux camps se sont renvoyés la
responsabilité du retard pris pour l’ouverture
du vote. Une solution sera enfin trouvée :
chaque camp désigne deux surveillants,
accompagné d’un huissier. A 13h, le vote –
qui devait commencer à 10h– peut débuter.
Dans la salle, les deux camps qui ont décidé
de se partager l’espace se regardent en coin.
Plus de 300 personnes se retrouvent

confinées dans une salle sans climatisation.
Les pro-Belkhadem, qui continuent à espérer,
s’assoient au premier rang et s’applaudissent
mutuellement dès que leur nom est appelé à
aller voter. Les adversaires prennent
possession de l’arrière salle. Ils ne lâchent
pas du regard les urnes et le patron du parti.
Son arrivée se fait discrètement, par la petite
porte. Dans son costume bleu anthracite, il
écoute l’imam psalmodier le Coran. S’ensuit
l’hymne national. Son visage reste
impassible. «Ça va saigner, avertit un des
nombreux journalistes présents. Il faut
s’attendre à ce que les coups pleuvent.»
Après avoir annoncé le début du vote, il est le
premier à se diriger vers l’urne, sous les
applaudissements. Il passera le reste de
l’après-midi assis sur une chaise placée sur
l’estrade, ignorant ses adversaires et
échangeant quelques sourires avec ses
proches. Un peu avant 17h, les résultats
officiels tombent. Abdelwahid Bouabdallah,
député et ancien PDG d’Air Algérie, ne
partage pas l’euphorie générale. «C’est une
petite victoire, on peut craindre une cassure
dans le parti. Belkhadem n’était pas obligé
de mettre en place ce vote, car cela n’est
écrit nulle part dans les statuts du parti. S’il
l’a fait, c’est pour sauvegarder l’unité du
FLN.» Mustapha Maâzouza, membre du
comité central, est venu de Biskra. Ce
farouche adversaire de Belkhadem reconnaît
que ce dernier a été «beau perdant» et que le
parti «a donné une leçon de démocratie qui
devrait inspirer les autres formations
politiques». Et d’ajouter : «Je soutiens
Bouhara car sa candidature est la plus
fédératrice.» ■
Salim Mesbah

curieux : on demande à un responsable
d’un parti de quitter son poste après
avoir remporté deux victoires
électorales. Il est évident que cela n’a
aucun sens. Mais, la fraude électorale,
grande spécialité de l’administration
algérienne, peut expliquer pareilles
situations drôles. Et si le FLN,
présenté comme parti du président
Abdelaziz Bouteflilka, n’avait pas
réellement gagné les élections ?
Au-delà de ces questionnements, le
départ successif d’Ahmed Ouyahia, de
Abdelaziz Belkhadem et,
prochainement, de Bouguerra Soltani
semble obéir à un scénario bien étudié.
Le RND, le FLN et le MSP sont des
partis de la défunte Alliance
présidentielle qui a soutenu
«le programme» de Abdelaziz
Bouteflika. Un soutien sans condition.
Le FLN et le RND devraient continuer
à appuyer le locataire d’El Mouradia
en cas d’un quatrième mandat. Et
pourquoi pas, puisque ces deux partis
n’ont aucune autonomie, ni aucun
projet d’avenir. Le MSP, profitant
de la nouvelle vague d’après-les
révoltes arabes, a pris tactiquement ses
distances. Revenons au scénario : créer
le vide et donner l’impression que
«quelque chose» change en Algérie.
Autrement dit, on change les visages,
à défaut des pratiques, des méthodes et
des idées. Le but est clair : entretenir
le statu quo jusqu’à nouvel ordre...
L’absence de démocratie permet
toutes les dérives.

6 FORUM

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

NOS LECTEURS NOUS ÉCRIVENT

■ DE QUELLE «ALGÉRIE» S’AGIT-IL ?
«L’Algérie» ici se réfère à quoi ? Le pays
tout entier, peuple et gouvernement, ou bien
une partie seulement ? Qui est cette
«Algérie» qui combat le terrorisme
islamiste depuis 20 ans ? Qui a introduit
l’islamisme chez nous ? Qui est allé le
chercher activement du Moyen-Orient pour
nous l’imposer de force ? Qui a lavé et
continue de laver les petites cervelles de nos
enfants pour les transformer en petits
islamistes potentiels ? Comment le pouvoir
algérien ose-t-il se présenter comme un
rempart contre l’islamisme quand c’est
grâce à lui qu’il prolifère ? Comment peuton lutter contre le terrorisme islamiste tout
en encourageant l’islamisme à l’école et
dans la société en général ? Si vous
remplissez votre maison d’hyènes, il ne faut
pas vous plaindre lorsque vos enfants se
feront bouffer par elles, surtout si après
avoir perdu plusieurs enfants, vous
continuez à ramener des hyènes chez vous.
■ LE LEADERSHIP. L’Algérie a le
leadership mondial dans la lutte
antiterroriste. Elle a été et sera le fer de
lance de cette lutte. Le glas sonne enfin le
sanctuaire du terrorisme : c’est le Sahel. On
doit redonner espoir aux communautés
touareg marginalisées, et ce, dans le cadre
de l’union nationale au Mali, pays ami et
frère. L’islamisme armé est un fléau et un
alibi. Les USA, l’Algérie, l’Europe et
l’Afrique doivent unir leurs efforts, car il y
va de la stabilité des
nations et du
développement des pays. L’Algérie a ouvert
la voie et est le porte-étendard de cette lutte.
■ POURQUOI. Je compatis avec l’Algérie
d’où les arguments que je vais invoquer ici.
Le pouvoir algérien, en de nombreuses
circonstances, a bien travaillé pour
l’information positive en faveur de
l’Algérie. L’héritage de la lutte pour
l’indépendance, lui, a conservé tout son
pouvoir de persuasion. La sympathie du
monde a continué et continue jusqu’à
maintenant à être en faveur de l’Algérie. Il
suffit de voir toute l’action menée contre le
Maroc et la difficulté de celui-ci à se
défendre parce qu’il est tout simplement
une royauté, peu importe le fond des
questions... Il est étonnant qu’un pouvoir,

qui a cette capacité de profiter du système
des médias, n’ait fait aucun effort dans sa
lutte contre le terrorisme, et vient se
plaindre que le monde ne lui a montré
aucune sympathie. Pour les adversaires
politiques du pouvoir algérien, on pourrait
dire que celui-ci a bénéficié de cette
empathie en le laissant traiter comme bon
lui semble ses problèmes quels qu’ils
soient. Je pense que le pouvoir algérien ne
devrait plus se plaindre de ce qui n’existe
pas, au risque de réveiller la conscience de
l’opinion publique mondiale et d’en subir
les conséquences. A continuer à jouer avec
le feu, ce pouvoir risque de se brûler les
ailes.
■ L’ÉPOUVANTAIL TÉLÉGUIDÉ. C’est
devenu une évidence que ce terrorisme
islamiste du XXIe siècle n’est en fin de
compte qu’un épouvantail mobile qui
n’apparaît que là où l’on le dirige, et se
transforme selon les plans de ses créateurs
en monstre aveugle, dévorant tout sur son
passage. Pire, cette nébuleuse terroriste est
bel et bien calibrée, voire réglée et bien
programmée pour n’identifier ses objectifs
que parmi sa race pour les frapper. C’est
horrible comme créature et honte à ses
concepteurs qui ont pourtant goûté à ses
affres. Car parfois, elle désobéit aux ordres
quand son plat n’est pas servi à temps et
c’est aussi vérifié par nous tous, peuple et
armée, sans concession aucune. Combattons
sans répit cette hydre, qui est au fond
peureuse, pour qu’elle n’ose jamais voir du
côté de notre Algérie.
■ DES PAYS ONT CONTRARIÉ L’ACTION
D’ALGER. Il faut dire que notre pays s’en est
sorti seul grâce à son armée et à ses services
de sécurité. Encore une fois, je dis ici à nos
soldats : bravo ! Mais n’oublions pas aussi
que des pays comme le Maroc, la Libye
d’El Gueddafi et certains pays occidentaux
ont tout fait pour contrarier l’action de notre
pays dans la lutte antiterroriste et ont milité
pour ternir l’image de l’Algérie à l’étranger.
Ces pays ont accueilli sur leur territoire des
chefs terroristes algériens, ont fourni des
armes et des explosifs, facilité le commerce
de la drogue pour financer des massacres et
des assassinats. Des terroristes saoudiens, à
l’image d’Abou Hajer, ont introduit des
armes en Algérie via le Maroc. L’Algérie
était réellement seule. Alors, soyons
vigilants et consolidons le front intérieur
contre tous ceux qui nous veulent toujours
du mal. Les partis politiques, au lieu de
s’entredéchirer, doivent constituer un «seul
bloc» contre les dangers extérieurs.

Malheureusement, ici en France, les âmes
sensibles à la propagande anti-algérienne se
laissent entraîner par le cynisme,
amalgamant le pouvoir en place et sa
manière de gérer la nation et son pouvoir à
gérer seul le terrorisme. Il y a des clichés qui
résistent, et nous en faisons les frais, nous
qui sommes nés en France. Il y a certes un
contexte qui permet à ces terroristes
d’enrôler les jeunes Maghrébins sans
avenir, mais ce n’est pas une raison pour la
communauté internationale de laisser le
terrorisme s’incruster de manière
récurrente. Ici, les gens ne savent même pas
que des milices ou mercenaires composés
d’Afghans avaient investi le pays, qu’ils ont
assassiné des milliers d’Algériens. A
présent, il faut éradiquer cette terreur du
Maghreb entier. Je pense que l’Algérie, le
plus grand pays, a un rôle stratégique et
politique pour représenter une force. Il est
plus que temps pour que cette région se
réapproprie son identité. Encore bravo aux
militaires qui ont assuré avec brio, il y a eu
des pertes en vies humaines, mais les
centaines d’otages sauvés ne sont pas
néanmoins à relativiser, au contraire.
■ ON NE PEUT S’AIDER QUE SOI-MÊME.
Les années noires qui concernent l’Algérie
étaient liées à un problème purement
interne. Il faut arrêter de toujours reporter
nos problèmes internes, quels qu’ils soient,
à l’Occident. C’étaient des Algériens qui
tuaient des Algériens. Ces discours
réducteurs sont là pour surmonter
l’incapacité à construire un pays sur des
bases saines. C’est-à-dire l’éducation, la
justice sociale et le partage équitable des
richesses de notre pays. Hélas, tout prête à
la confusion dans les raccourcis que même
des intellectuels continuent à faire vivre. On
va voir à quel point on est autonomes si tous
les étrangers quittaient les stations de
pétrole qui font vivre des millions
d’Algériens... Notre histoire maintenant,
c’est à nous de la construire et surtout de
l’assumer. Laissez le peuple algérien
grandir SVP : investissons dans les grandes
écoles, l’éducation d’abord, avant de
construire des méga-bêtises (centres
commerciaux où tout est importé, mégamosquée qui n’a aucun rendement pour
l’Algérien, juste pour flatter un ego !). Alors
SVP, arrêtez ces discours sur les étrangers.
Sans eux (car c’est eux qui achètent notre
gaz et notre pétrole), l’Algérien mangerait
des cailloux... Il ne sait plus rien faire grâce
à la politique de suffisance...

■ CLICHÉS. J’ai pris connaissance
récemment de cette région du Sahel.

In Amenas : 4 questions
restées sans réponse

A Montréal, les cellules d’Al Qaîda,
on connaît

■ QUELQUES PRINCIPES SIMPLES. Un site (en dur et
protégé sous forme de bunker) de surveillance à base
de caméras sophistiquées (...) autour du site aurait
résolu le problème. Allié à une organisation de type
autorisation pour s’approcher du site (la nuit surtout)
aurait comblé le dispositif. Avant d’arriver sur la
partie gazière, annoncer son arrivée et l’autorisation
préalable, sinon déclenchement alarme... et le reste.
Mais si les gardes à l’intérieur ne sont pas armés,
impossibilité de résister avant l’arrivée des forces de
sécurité (gendarmes...). Aucun sérieux...

■ VOILÀ OÙ VIVENT LES ISLAMISTES ! Tous les islamistes du Monde arabe qui
luttent, comme ils le clament haut et fort, contre les mécréants chrétiens
ennemis des musulmans vivent tous comme refugiés politiques dans leurs pays,
au Canada, aux USA (Anouar Haddam), en Allemagne (les fils Abassi Madani,
Rabah Kebir avant la réconciliation, etc.), en France, en Grande-Bretagne (le
Tunisien Ghannouchi, l’Egyptien Abou Hamza, le Jordanien Abou Qatada, etc.),
où ils veulent appliquer la charia. Mais alors pourquoi ne vont-ils pas combattre
en Afghanistan, s’installer au Pakistan, en Arabie Saoudite, c’est-à-dire là où ils
peuvent vivre leur foi en harmonie avec leur lutte ? Réponse simple : aucun de
ces pays ne les acceptera et quand les radicaux islamistes prennent le pouvoir
comme en Tunisie, en Egypte et en Libye, tout le programme «politique»
consiste à enfermer et combattre la femme, source de tous les problèmes, selon
leur cécité, alors que des femmes ont été torturées et même tuées pour leurs
idées quand elles luttaient contre les dictatures de Moubarak, Ben Ali, El
Gueddafi. En plus, ces nouveaux régimes n’ont aucun programme contre le
chômage, les pénuries, l’insécurité... C’est-à-dire l’espoir de mieux vivre tout en
restant musulmans et musulmanes comme ils l’ont toujours été. L’islam est
propre et tolérant et la majorité écrasante est contre ces radicaux qui
salissent l’image des musulmans partout dans le monde.

■ATTITUDE TROUBLANTE DE BOUTEFLIKA. Il
faudrait ajouter une 5e question restée sans réponse.
Pourquoi Bouteflika n’a-t-il rien dit ni pendant ni
après l’attaque. Or, on sait qu’il a l’habitude de se
murer dans le silence quand il sent «le coup fourré» !

El Wat an

Pages 3,, 5, 6, 7

N°198 - Prix : 15 DA
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Week-end

Vendredi 25 janvier

VENT, PLUIE, NEIGE

ALERTE MÉTÉO
POUR AUJOURD’HU
Page 4

I

PHOTO : AFP

■ LE COMBAT CONTINUE. L’Algérie a
beaucoup souffert du terrorisme et des
hésitations des pouvoirs en place. Nos
voisins se savaient non concernés par ce qui
se passait chez nous. La réconciliation
nationale n’a pas donné ses fruits, comme
l’aurait voulu le simple citoyen. Les
groupuscules existent toujours et la
vigilance est de mise.

Attaque d’In Amenas
: l’après-16/01/2013

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Terrorisme : 20 ans que l’Algérie crie
dans le désert

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Ayoub Kader (caricaturiste) : «Je
suis menacé par la mafia
religieuse»
■ C’EST TROP TARD ? Il faut un grand
nettoyage et fermer ces boutiques de
propagandistes. Il y a les musulmans et les
restes... Malheureusement, il y a beaucoup
de restes. Il faut abandonner l’islam à la télé,
l’islam visible dans son travestissement
effroyable (accoutrements, comportements,
arrogances...). En Algérie, depuis «la
dépendance» comme dirait Algia de
Maâmar Farah, l’Etat décide de tout. Eh
bien, il n’a qu’à décider de la fin de partie,
que chacun rentre chez soi et qu’il est
possible de pratiquer sa religion sans
tambours ni trompettes à moins d’être au
cirque... La religion en Algérie a pris trop de
place, l’Etat le sait, il doit remettre les
pendules à l’heure ou est-ce trop tard ?

Ces tombes si vitales à la survie
des Ghazaouis
■ JE NE COMPRENDS GUÈRE CES GENS
Pourquoi continuer à soutenir le Hamas qui a
déplacé son bureau au Qatar. Récemment, le
Qatar aurait financé des djihadistes qui
sévissent un peu partout, à savoir au Mali, mais
encore en Syrie, et jouerait un double jeu avec la
France, selon les révélations du Canard
enchaîné. Il est peut-être temps pour les
Palestiniens de se revigorer les neurones et
remettre leur destin entre les mains de
Mahmoud Abbas qui représente la seule entité
capable de leur offrir de meilleurs jours.
Pourquoi, par exemple, les autres Palestiniens
ne sont-ils pas aussi meurtris ? Ils ne sont
peut-être pas au top, mais la part laïque et
démocrate qui les protège leur permet au
moins de rester en vie. Je suis allée à
Jérusalem-Est, ce sont des gens qui vivent
malgré tout le contexte, alors c’est bien une
preuve que le Hamas ne pense qu’à lui-même,
et en s’imposant comme leader djihadiste, il
porte préjudice à ces pauvres Ghazaouis, pour
qui chaque jour est une épreuve. Il faut qu’ils
se réveillent ces Ghazaouis... pour leurs
enfants et la réhabilitation de leur Etat.

APPEL À CONTRIBUTION
Dans  le cadre d’une enquête
journalistique relative aux événements du 8 Mai
1945, nous voudrions avoir des informations ou
prendre le cas échéant contact avec les amis et
proches des élèves exclus du collège Eugène
Albertini de Sétif (actuellement lycée Mohamed
Kerouani), et ce, pour avoir pris part à la marche
du mardi 8 mai 1945. Des  informations
concernant le parcours scolaire, universitaire et
professionnel de Maïza Mohamed Tahar, Zériati
Abdelkader, Lamri Abderahmane, Keddad
Bakhouche, Djemame Abderezak, Ferrani
Ouamar, Benmahmoud Mahmoud, Cherfaoui
Mohamed, Taklit Tayeb et Yanat Boualem seront
d’un grand apport pour notre travail. Prière de
contacter kbeniaiche@elwatan.com ou par
téléphone au 036-93-78-35.

2013

AUJOURD’HUI 7

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

PHOTO : D. R.

Après avoir été opéré d’un
cancer, un patient ne devrait
pas attendre plus de six
semaines pour commencer
une radiothérapie. Mais en
Algérie, aujourd’hui, les
patients n’ont pas de rendezvous avant… 2014. Pourtant,
avec l’argent investi dans le
chantier de la future Grande
Mosquée d’Alger, le pays
pourrait acheter plusieurs
appareils de radiothérapie.
Pour ce lundi, journée
mondiale contre le cancer, des
malades ont menacé de
manifester dans la rue.
Certains médecins en sont aujourd’hui réduits à repousser une opération pour être sûrs que le
protocole soit respecté.

CANCER Radiothérapie : médecins
et malades crient au scandale
Nassima Oulebsir
naoule@elwatan.com
«Pour des raisons de saturation de service, la
demande étant de très loin supérieure à
l’offre, afin d’être équitable et juste envers
tous les malades, aucune intervention n’est
acceptée, quel que soit l’intervenant.» La
note affichée à l’entrée du Centre Pierre et
Marie Curie est signée du professeur Afiane,
chef de service de radiothérapie. La situation
est alarmante : il y a quelques semaines, le
professeur Kamel Bouzid, chef du service
oncologie du CPMC, a prévenu que les
prochains rendez-vous ne pourront être pris
qu’en… 2014 ! Alors que le traitement de
radiothérapie devrait commencer dans les six
semaines qui suivent une intervention
chirurgicale. Certains médecins en sont
aujourd’hui réduits à repousser une opération
pour être sûrs que le protocole soit respecté.
Ce qui laisse le temps à une tumeur de se
développer, mais sans radiothérapie, le risque
de récidive est trop important. Les yeux rivés
sur cette note, une patiente de 31 ans, venue
du Bordj Bou Arérridj, s’étonne. «Moi, j’ai
pu avoir un rendez-vous ! C’est Sidi Saïd de
l’UGTA qui m’a aidée. J’ai été opérée du
cancer du sein début 2012 et la radiothérapie
devait être programmée en septembre 2012.
J’ai traîné quelques semaines sans rendezvous. J’ai même envoyé une demande au

centre de Ouargla, j’ai fait intervenir
quelques infirmiers, sans résultat.» Les
autres malades, qui n’ont pas de maârifa,
«peuvent attendre ou… mourir», témoigne un
jeune homme venu de Béjaïa. Un jour de
semaine, 10h. Il se présente à la réception
pour prendre un rendez-vous pour son frère
qui vient d’être opéré d’une tumeur au
cerveau. Réponse : «Revenez dans dix jours.»
L’infirmière tente de contenir sa colère et
lance : «Il y a des détails que vous n’êtes pas
censé comprendre.» Le jeune homme insiste :
«Un centre de radiothérapie coûterait
seulement 10 millions d’euros et pourrait
prendre en charge 3000 malades par an. Avec
une soixantaine de centres similaires,
l’Algérie pourrait traiter chaque année les
100 000 cancéreux. Notre gouvernement
préfère se focaliser sur d’autres projets moins
utiles. Ou peut-être que l’Etat se désengage
parce qu’il pense que les cancéreux sont
condamnés à mourir.»

PETIT FEU
Au Centre Pierre et Marie Curie, il ne faut pas
imaginer des files interminables. Désespérés,
les patients, qui n’ont pas de rendez-vous, ne
reviennent plus. «Chaque fois, je paie un taxi
6000 DA pour venir de Béjaïa… pour rien !
Je désespère, car le cancer est une maladie
qui n’attend pas. J’ai été opérée d’un cancer
du sein il y a neuf ans et l’année dernière, je

CONSTANTINE : 10% DES MALADES
FERONT DES MÉTASTASES
Environ 70% des 8000 malades
du cancer suivis par le Centre
anticancer de Constantine, du
CHU Dr Benbadis, issus de toute
la région Est, nécessitent un
traitement combiné : chimioradiothérapie. Pour cause de
travaux et équipement du service
de radiothérapie, les patients
devant effectuer des séances de
radiothérapie ont été dispatchés
entre les quatre centres existant
à travers le pays : Alger, Blida,
Oran et Ouargla. Mais pourrontils tenir jusqu’à… 2014 et… 2015 ?
Pas si sûr, mais il n’y a aucune
alternative. Selon les oncologues
que nous avons approchés, «10%
d’entre eux feront des
métastases». Le service de
radiothérapie de Constantine a
arrêté toute activité en
radiothérapie il y a déjà quelques
semaines. Seule la consultation

et le suivi sont
encore
fonctionnels.
Selon le
directeur du
CHU, Abdeslem Rouabhi, «les
travaux vont à un rythme
maximal au niveau des bunkers
devant accueillir le nouvel
équipement». Il reste, toutefois, à
rapatrier les sources radioactives
au Canada (maison-mère).
«Nous avons eu mercredi dernier
une séance de travail avec le
Commissariat à l’énergie
atomique venu expressément
d’Alger pour activer ce
rapatriement qui demande une
lourde procédure du marché
international», précise-t-il.
Selon lui, «les travaux de
climatisation des bunkers seront
réceptionnés en février
prochain». Farida Hamadou

suis tombée de nouveau malade, confie une
dame de 65 ans, les larmes aux yeux. Mon
cancer a récidivé dans l’utérus. En plus de la
maladie qui nous fait peur, le manque de
soins nous tue à petit feu.» Selon le docteur
Mustapha Moussaoui, président de
l’association El Badr, de Blida, «une tumeur
maligne opérée doit subir en général un
traitement complémentaire de chimio ou de
radiothérapie pour éviter la récidive locale,
régionale ou des métastases. Car on n’est
jamais sûr que toute la tumeur ait été enlevée.
Des cellules microscopiques restantes
peuvent se développer à nouveau. Les délais
pour compléter le traitement chirurgical sont
de six semaines. Dans tous les cas, il n’est pas
de six à huit mois !» Les associations d’aide
aux malades ne savent plus vers qui se
tourner. L’association Nour Edouha s’alarme.
Plus de cent dossiers, toutes régions
confondues, s’entassent sur ses bureaux
depuis 2011 pour tenter de décrocher des
rendez-vous en radiothérapie. «C’est à l’Etat
de trouver une solution, affirme Samia
Gasmi, la présidente. Il faut que tous les
ministères s’en mêlent. Je pense qu’il est
temps que la CNAS conventionne les
structures privées pour les campagnes de
dépistage qu’elles lancent régulièrement. Les
hôpitaux sont tellement encombrés qu’ils ne
peuvent plus admettre de nouveaux malades.»

Pr KAMEL BOUZID. Chef du service
oncologie du CPMC

La Sécurité sociale fait
la sourde oreille

La solution est d’évacuer ces malades à
l’étranger, vers la Turquie, la Tunisie, le Maroc
ou l’Espagne, même dans des établissements
privés. C’est un problème qui concerne la
Caisse nationale de la sécurité sociale, à
laquelle nous cotisons tous. Avec les centres
qui existent à Constantine, Alger, Blida,
Ouargla et Oran, l’Algérie pourrait prendre en
charge 8000 malades par an, 24 heures sur 24.
28 000 malades nécessitent une
radiothérapie, ce qui ramène le calcul à 20 000
malades privés de traitement. Le ministère du
Travail fait toujours la sourde oreille.

Pr M’HAMED AFIANE. Chef du
service radiothérapie au CPMC

La demande est
supérieure à l’offre

Le problème se pose dans le déséquilibre
entre l’offre et la demande. Nous faisons face
à une surcharge des malades. En 2012, nous
avons traité 2267 dossiers. Nous donnons des
rendez-vous en fonction de nos capacités de
traitement : ils sont prévus entre juin 2013 et
février 2014 selon les pathologies. Une
nouvelle machine permettrait de traiter au
maximum 2500 patients par an.

ORAN : POUR UNE RADIOTHÉRAPIE,
ATTENDEZ... 2015 Dr MUSTAPHA GHALMI.
A Oran, les
rendez-vous pour
une radiothérapie
sont aussi
programmés pour
2014 et 2015. Les malades
rencontrés ont tous dénoncé cette
situation qui vire au cauchemar. Au
CHU d’Oran, les cas urgents sont
prioritaires pour des séances de
radiothérapie. Les autres malades
doivent patienter. «Nous
travaillons avec un seul appareil
(cobalt). Le 2e est à l’arrêt vu les
travaux d’extension en cours de
réalisation pour doubler la
capacité. Au lieu de recevoir 100
malades par jour, nous recevons 50
actuellement», précise le chargé de
la cellule de communication. Et
d’ajouter : «Nous avons entamé des
travaux d’extension d’une
enveloppe de 100 millions de
dinars. Nous allons nous doter d’un

nouveau scanner simulateur plus
performant pour localiser la
tumeur et d’une nouvelle station de
travail pour 200 millions de
dinars.» Des séances de
radiothérapie sont aussi dispensées
à l’hôpital d’El Hassi. «Ma mère n’a
pas subi de radiothérapie
aujourd’hui. Le médecin a trouvé
quelque chose dans son sang. Je ne
sais pas quoi.. », confie une
accompagnatrice d’une malade au
service de la radiothérapie. Nous
avons tenté, en vain, de joindre le
professeur du service, sans succès.
Noureddine B.

Responsable du conventionnement
à la CNAS

Nous n’avons jamais
refusé de demande

Toute demande de prise en charge pour la
radiothérapie à l’étranger doit d’abord passer
par le bureau de la Commission médicale
nationale. La décision de cette dernière est
irrévocable. Nous ne sommes qu’un bailleur
de fonds. La commission traite tous les jours
des demandes. Il faut seulement savoir qu’il y
a des procédures à respecter : la CNAS ne fait
aucune ségrégation entre les malades. Si la
commission, présidée par un professeur
nommé par le ministre de la
Santé, accepte le transfert
d’un malade à l’étranger, la
A partir du 2 février, l’association Warid-Oran
CNAS le prendra en charge
organise la première campagne de don du sang
même s’il n’est pas assuré ou
de l’année 2013 au profit des cancéreux. Pour tout
s’il n’est qu’un ayant droit.
contact :
Zaki : www.facebook.com/ckorikaz
Nous ne faisons pas le calcul
Wafaa : www.facebook.com/Wafaa.elagag
d’épicier.

8 GEO

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

Vendredi 25
V
Un élu du PJD condamné pour trafic
de drogue

Le tribunal de Casablanca condamne Benaïssa
Bouasria, un cadre local du PJD, à six ans de
prison ferme pour sa
participation à un réseau
international de trafic de
drogue. Trois de ses
complices ont écopé de
peines de quatre à cinq
ans. Ils avaient indiqué à
la police, puis devant le
tribunal, avoir été
approvisionnés par M.
Bouasria, qui a nié les
faits.

Lundi 28
Un journaliste en
procès

Le procès d’un responsable
de l’hebdomadaire marocain
Al An, poursuivi pour avoir
écrit qu’un ministre islamiste
avait organisé un dîner privé à
l’étranger avec de l’alcool, a
été reporté au 25 février par le
tribunal de Aïn Sebaâ, près de
Casablanca (ouest). Youssef Jajili,
directeur de la publication d’Al An,
est jugé pour «diffamation» sur
plainte du ministre de
l’Industrie et du
Commerce, Abdelkader
Amara, du PJD.

Lundi 28
Viol de mineures : la loi va changer

Le ministère de la Justice et des Libertés
donne son accord pour la proposition de loi
relative à la suppression du 2e alinéa de
l’article 475 du code pénal. Selon cette
disposition, lorsqu’une mineure nubile ainsi
enlevée ou détournée a épousé son ravisseur,
celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte
des personnes ayant qualité
pour
demander l’annulation
du mariage et ne peut
être condamné
qu’après que cette
annulation du
mariage ait été
prononcée. Plus de
40 000 mineures sont
concernées.

Mardi 29
Presse : dans l’attente d’une réforme

D’après le dernier rapport de Reporters sans
frontières, le Maroc se classe en 136e position
sur 179 pays (elle était 138e en 2012). Rabat
pourrait prétendre à un meilleur classement si
les «réformes du système des médias»,
annoncées par l’équipe Benkirane,
«notamment la dépénalisation des délits de
presse» étaient parvenues à se concrétiser.

Logement, travail, croissance... Un an après l’arrivée au gouvernement du Parti pour la justice et
le développement, les Marocains attendent toujours que se concrétisent les promesses d’Abdelilah
Benkirane. Sur fond de crise économique et de colère sociale, les islamistes patinent.

MAROC Benkirane an II,
la désillusion
«Ils étaient tout le temps derrière nous, ils ne
nous lâchaient pas. Où sont-ils
aujourd’hui ?», s’interroge Ahmed El
Marsi, la cinquantaine, ferronnier dans la
banlieue de Casablanca. Lors des législatives
marocaines de novembre 2011, organisées
après les réformes entreprises par le roi
Mohammed VI dans la foulée du Printemps
arabe, Ahmed avait voté pour le Parti de la
justice et du développement (PJD). Le
royaume hachémite, avec une crise
économique des plus sévères de son histoire
(la dette publique a atteint 18 milliards de
dollars) et un an de gouvernement Benkirane,
peine à trouver des solutions aux difficultés
des Marocains. Chômage, pauvreté,
délinquance... Tous les signaux sont au
rouge. Où en est la révolution économique et
sociale promise par le PJD ? Les Marocains
se posent la question. «Au lieu de s’occuper
de nos jeunes, de nos familles, ils s’attaquent
à de soi-disant ‘‘lieux de débauche’’ et
promettent une révolution morale !»,
s’offusque Jalil, père de cinq enfants et
chômeur depuis trois ans, rencontré à Sbata,
un quartier défavorisé de Casablanca. Ici, on
a pourtant voté PJD lors des législatives. «Les
jours qui ont précédé le vote, les gars du PJD
nous rendaient visite et nous promettaient de
régler nos problèmes, maintenant on ne les
voit plus, bien au contraire, ils nous fuient
comme la peste», s’indigne Ahmed El Marsi
qui espérait au moins un travail décent pour
l’un de ses six fils. Son voisin attend depuis
des années un logement pour sa famille et il
comptait beaucoup sur le PJD.

faveurs des électeurs, j’ai décidé de prendre
des mesures impopulaires, même si elles sont
sensibles politiquement», s’est-il aussi
justifié. Les Marocains, eux, ont l’impression
d’avoir été bernés. Fin décembre, des émeutes
contre la cherté de l’électricité et de l’eau
secouent Marrakech. Le carburant a lui aussi
connu une augmentation de plus de 20%.
Même chose à Marrakech, El Baida,
Essaouira et d’autres grandes villes du
royaume. Au premier semestre 2012, le
ministère de l’Emploi a recensé 212 grèves
dans presque tous les secteurs. La santé a
connu un mouvement de protestation sans
précédent. A l’origine de la protestation : une
loi promulguée par le Parlement, interdisant
aux praticiens de la santé publique d’exercer
dans le secteur privé. «Je viens de déposer ma
démission avec 26 autres cadres pour
protester contre cette loi, explique un
médecin spécialiste rencontré à l’hopital Ibn
Rochd de Casablanca. Le gouvernement
devrait plutôt prendre en charge nos
problèmes socioprofessionnels. Mais le
gouvernement Benkirane s’échine à nous
ignorer et veut entrer en confrontation avec
notre corporation. Ce qu’ils savent bien faire
depuis leur intronisation.» Selon les
observateurs et la presse locale d’opposition,
le gouvernement Benkirane s’est d’abord
inscrit dans une logique de confrontation
politique, histoire de régler ses comptes avec
ses rivaux, ensuite avec les gouvernés, en
prenant des décisions impopulaires. «Ce
gouvernement consacre la déception et le
désespoir, relève Mohamed Abyadh,
secrétaire
général
de
l’Union
constitutionnelle, un parti d’opposition, vieux
de trente ans.

ÉMEUTES
«J’ai rêvé de ce bel appartement que les
militants locaux m’avaient promis, mais je ne
vois rien venir», regrette-t-il. Face au
mécontentement général, en juin 2012,
Abdelilah Benkirane s’est adressé aux
Marocains en direct sur les deux télévisions
d’Etat, jusque-là privilège du roi. «Ces
décisions sont dictées par une conjoncture
internationale morose et un Etat fauché,
n’arrivant pas à joindre les deux bouts», a-til déclaré dans un long discours en arabe
dialectal. «Même si notre parti a eu les

PROSTITUTION
«A terme, cette façon de gouverner mènera à
l’explosion sociale.» Les villes et villages
marocains, où règnent chômage et misère,
renseignent sur cet état de désespoir. Aïcha
vit dans un gourbi à la sortie sud de
Casablanca, avec cinq enfants. «Je n’ai ni
électricité, ni eau, ni gaz. Mes enfants sont au
chômage et mon défunt mari ne m’a laissé
aucune pension. Un de mes fils travaille
comme manutentionnaire au marché de gros.
Avec le peu d’argent que nous avons, nous
avons acheté un âne et on a pu fabriquer une

Casablanca. Zouheir Ait Mouhoub
zaitmouhoub@elwatan.com

calèche pour le transport des marchandises»,
se plaint la vieille dame, le visage ridé. La
journée, elle se rend au centre-ville pour
mendier. «Je n’ai pas d’autre solution, mon
fils ne gagne pas beaucoup, parfois 100
dirhams, parfois moins de 20 dirhams (200
DA, ndlr), confie-t-elle. Même pas de quoi
acheter à manger, alors que ma fille est
allongée dans son lit et a besoin de
médicaments.» Comme elle, elles sont
nombreuses dans les rues de Casablanca à
passer la journée à harceler les passants.
Entre les buildings et les grandes artères de la
cité la plus moderne de l’Afrique du Nord, la
mendicité est une banalité. Loin des
magazines, des fascicules des tours
opérateurs, ou encore ces «success stories» de
jeunes entrepreneurs marocains relatées à la
télévision de l’Etat, la réalité est amère.
Hakim a 17 ans à peine. Voilà bientôt deux
ans qu’ il a quitté son domicile familial, où
son père se droguait, à Safi (100 km au sud de
Casablanca). Après avoir fait la plonge dans
les cafés et restos de la ville, il se retrouve à la
rue. «Les patrons ne veulent plus de moi, je
suis trop jeune pour travailler, disent-ils. Ils
craignent les contrôleurs de l’Etat. Alors je
me débrouille autrement», raconte-t-il. En
clair, il se prostitue. Sa clientèle : des
étrangers. «Des vieux me proposent des
passes pour 100 dirhams (1000 DA), parfois
500 dirhams (5000 DA). Cela me permet de
louer une chambre dans un hôtel délabré et
de manger à ma faim.» Pour Tewfik Lachkar,
militant associatif, «le gouvernement a fait de
la lutte contre la prostitution une priorité, ce
qui, en soi, est bien mais il traite ces jeunes
comme des renégats, presque des mécréants !
Alors qu’il devrait plutôt les prendre en
charge en vue d’une réinsertion sociale,
sensibiliser les parents et arrêter la tolérance
envers les touristes étrangers qui abusent de
nos filles et garçons», préconise le jeune
militant. De l’autre côté de la ville, à Aïn
Diab, quartier chic de Casablanca, on danse
sur les derniers tubes de l’année et on fait son
shopping dans de grands malls flambant
neufs. «Les pauvres, on ne connaît pas», nous
lance, provocateur, un jeune clubber. En
2012, Jaguar n’a jamais vendu autant de
voitures au Maroc. ■

El Watan
Week-end

ALI M’RABET. Journaliste marocain, fondateur et membre de la rédaction du site d’informations demainonline.com

Benkirane a américanisé son discours politique
De nombreux Marocains se disent
déçus par les promesses non tenues du PJD.
Pourtant, Abdelilah Benkirane reste très
populaire. Un sondage de www.govinion.
com le consacre septième homme le plus
apprécié au Maroc. Comment expliquezvous cette contradiction ?
Je me méfierais des sondages. Même en
Occident, où ils sont mieux régulés et
contrôlés, ils se trompent, alors imaginez au
Maroc où nous n’avons pas une culture de
sondages… Mais il est vrai que les Marocains
aiment bien la figure de Benkirane,
personnage débonnaire qui passe de
l’outrance verbale à la blague potache avec
facilité. C’est une première dans l’histoire du
Maroc où les chefs de gouvernement étaient
des personnages figés et inexpressifs, sanglés
dans leurs costumes-cravates. Maintenant, il
faut savoir si les Marocains aiment bien
Benkirane parce qu’il est rigolo ou parce qu’il
fait bien son travail. Moi, j’opte plutôt pour la
première probabilité.
Le PJD veille-t-il particulièrement à
soigner son image ?

Pas particulièrement. Notre culture
politique ne se prête pas énormément à ce
genre d’exercice. Et sur Internet, le PJD n’est
pas encore fin prêt pour la révolution de la
communication. Par exemple, il ne sait pas
utiliser le buzz pour mettre en avant une
information, contrairement à ses frères
ennemis de l’association Al Adl Wal Ihsane
(Justice et spiritualité) du défunt cheikh
Abdessalam Yassine, qui eux, sont champions
en la matière.
Abdelilah Benkirane s’est dit contre
«l’occidentalisation des mœurs». Comment
les Marocains perçoivent-ils les réformes
entreprises dans ce sens ?
C’est marrant de relire cette déclaration de
Benkirane. Alors que lui-même, sous la
houlette de son ministre de la Communication
et porte-parole du gouvernement, Mustapha
El Khalfi, un islamiste prudent et
américanophile, se comporte comme les
politiciens américains qui passent leurs
messages politiques enrobés de saillies
humoristiques et arborant un sympathique
sourire. Benkirane a occidentalisé son

discours politique, ou plutôt il l’a américanisé.
Jetez un coup d’œil à ses déclarations filmées,
dans la plupart, surtout quand il sait qu’il est
sous l’angle d’une caméra ou qu’il est
enregistré, il se comporte comme un politicien
américain qui cherche à mettre les rieurs de
son côté avec une phrase bien placée.
Abdelilah Benkirane a déclaré
entreprendre des réformes politiques et
économiques, dans le sillage d’un
«changement démocratique». Où en sont
ces réformes ?
Vous me parlez de réformes politiques,
alors que le PJD n’a pas la majorité absolue au
Parlement, même pas le tiers des strapontins
de la Chambre des représentants, pour mener
les réformes qu’il souhaite. Pour former le
gouvernement, il s’est appuyé sur le vieux
parti nationaliste de l’Istiqlal et le Parti du
progrès et du socialisme. Le premier traverse
une conflit interne après l’élection d’un
nouveau secrétaire général, Hamid Chabat,
entré en guerre contre Benkirane. Et le
deuxième est un parti sans idéologie ni odeur
depuis qu’il a abandonné l’idéologie

communiste pour devenir un parti royaliste
avec un zeste de gauche moderne. Alors,
franchement, ce n’est pas avec ces alliés-là
que Benkirane va mener des réformes
politiques ou mettre le Maroc sur les rails de
la démocratie. Ce qu’il fait, c’est temporiser et
surtout menacer. Il y a quelques mois il avait
déclaré lors d’une réunion de la direction de
son parti, à portes fermées, que le Maroc
risquait, si le PJD était expulsé du
gouvernement, de rejoindre les révolutions
arabes. Et il y a quelques jours, il a fait part de
ses craintes de ne pas pouvoir terminer la
législature.
Abdelilah Benkirane gère-t-il
concrètement les affaires du pays ou est-il
soumis au bon vouloir du Palais ?
Quand un chef de gouvernement gèrera
réellement les affaires du Maroc, on le saura.
Nesrine Sellal
Lire l’interview dans son intégralité sur
www.elwatan.com

Manifestation des chauffeurs de taxi à Casablanca contre l’augmentation des prix du carburant

Abdelilah Benkirane du PJD

Les militants du Mouvement du 20 février réclamant la relaxe de prisonniers politiques, à Rabat

PHOTOS : AFP

une semaine au Maroc

GEO 9

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

Avec les «comités populaires», police des mœurs du PJD

A la périphérie de Fès, adhan el asr retentit
dans toute la ville. Commerçants,
fonctionnaires, militants associatifs se
dirigent comme un seul corps vers la mosquée.
A chaque prière, ces fidèles se rencontrent lors
d’une halaka pour parler de leur sujet de
prédilection : «La bonne conduite et la morale
publique». Badaoui , 29 ans, est militant d’une
association contre la pauvreté, l’une des
nombreuses associations proches du Parti de
la justice et du développement. «Je ne rate
jamais la prière à la mosquée, assure-t-il,
surtout depuis l’instauration des comités
populaires.» Les comités populaires, une
sorte de police parallèle qui a vu le jour au
Maroc début 2012, juste après l’investiture du
gouvernement islamiste de Abdelilah
Benkirane, dirigeant du PJD. Leur objectif :
«Lutter contre la débauche.» «Une
organisation similaire à celle des milices,
pour intimider ceux ou celles qui ne se
soumettent pas à leur bon vouloir», décrit le
magazine de l’opposition TelQuel. A Aïn
Leuh, dans la région de Khenifra, c’est une
véritable chasse aux prostitués qui a été
organisée. Le gouvernement Benkirane, par le
biais du ministre de l’Intérieur, s’est dépêché
de minimiser les faits : «Il s’agit de simples
initiatives personnelles isolées.» Malgré ces
affirmations, les militants du PJD ont continué
à observer des sit-in devant les grandes
surfaces dotées de rayons de boissons
alcoolisées, à Mekhnès, à Témara et même à
Casablanca. Les débits de boissons alcoolisées
ont même été attaqués. Ces comités populaires
continuent à sévir, mais en catimini. Selon un
connaisseur du PJD, «le gouvernement a fait
marche arrière. La situation devenait
intenable et risquait d’exploser à tout
moment. Aujourd’hui, ils ont opté pour une
autre stratégie : discrétion et intimidation.
L’administration prendra la relève plus tard.»
Badaoui accepte que nous le suivions à ces
rencontres quotidiennes. La prière est faite par
un salafiste connu dans la région et craint de
tous. «C’est un homme de savoir. Nous

l’écoutons et nous nous conformons à son
enseignement et à ses directives, il a toujours
été juste avec nous», confie le militant qui, au
fil du temps, est devenu son disciple et un de
ses émissaires. Le cheikh commence par la
leçon du jour, un mélange entre
l’enseignement de la sunna et de la morale
islamique. Le cours dispensé, le cheikh tire de
sa poche une feuille où est noté l’ordre du jour
qu’il a pris soin de préparer à l’avance. «Le
bilan est maigre. Les débits de boissons
alcoolisées continuent à travailler et nos
jeunes sont de plus en plus fidèles à ces
commerces de Satan. La faute à qui ?»,
interroge-t-il. Yassine, un jeune commerçant
et militant du PJD, prend la parole : «La faute
à l’Etat qui n’arrive pas à réglementer ce
commerce et qui n’arrive pas à trouver de
l’emploi à nos jeunes !» La réponse ne semble
pas plaire au cheikh qui observe un silence
avant de lancer, furieux, devant une assistance
médusée. «Non ! C’est à vous qu’incombe la
faute. Sans vous, l’Etat ne peut rien faire.
Vous avez été missionnés pour lutter contre
cela et ramener nos frères sur le droit chemin.
Mais vous vous occupez d’autre chose ! Je
vois que nous ne sommes pas nombreux. Vous
n’arrivez pas à recruter nos frères égarés !»

Le cheikh quitte la réunion qui se transforme
en débat virulent entre les membres. Leur
«gourou» ne leur a donné aucune orientation,
mais les fidèles ont leur lecture de ce discours.
«Il veut que nous fassions davantage de
descentes dans les lieux de débauche et que
nous sensibilisions les vendeurs d’alcool sur
la nécessité de fermer, quitte à le faire par la
force», assure Badaoui.

INTIMIDATION
Dans la foulée, trois groupes de cinq
personnes se forment. Leur cible : trois grands
bars de la ville et un jardin abandonné,
fréquenté par les jeunes désœuvrés. Badaoui
prend son téléphone et informe ses amis
absents à la réunion des «directives» du
cheikh. «Ils vont me rejoindre après la prière
du maghreb.» La nuit tombée, Badaoui et ses
«frères» partent à la rencontre de patrons de
quelques brasseries de la ville, à bord d’une
vieille berline blanche. Destination, un bar
très fréquenté. Badaoui descend de la voiture,
accompagné par deux de ses acolytes. Ils
demandent au «videur» posté à l’entrée
d’appeler le patron. Ce soir-là, le patron est
absent. «Prévenez-le de notre visite, nous
reviendrons plus tard», lance Abderrahmane,

Le roi garde la main
«Il ne faut pas se leurrer, le roi reste le maître de la décision et le seul vrai détenteur du pouvoir
au Maroc. Ce ne sont pas les dernières réformes constitutionnelles qui vont inverser l’ordre des
choses. Certes, le roi a élargi les prérogatives de son chef du gouvernement, mais les décisions
qui touchent aux grands équilibres et intérêts du royaume reviennent au Palais», affirme un
homme d’affaires proche du makhzen, rencontré à Casablanca. Selon d’aures proches de
Mohammed VI, le roi pousserait au pourrissement et laisserait sciemment le gouvernement
islamiste de Benkirane se débattre avec les problèmes. Le déficit budgétaire et la crise
d’endettement réunis atteignent les 30 milliards de dollars et la baisse des investissements
étrangers ne fait qu’empirer. Une charge trop lourde pour le monarque qui passerait plus de
temps à l’étranger. Sur le plan politique, le gouvernement PJD joue le jeu et continue à censurer
les voix discordantes comme le Mouvement du 20 février, hostile au Palais, ou à interdire
l’entrée d’une certaine presse accusée de porter atteinte à la personne sacrée du roi. A
l’Assemblée nationale, la tentative menée par des parlementaires de débattre de la réduction du
budget du Palais a été stoppée net par le PJD.

un des jeunes bénévoles des «comités
populaires». Plus loin, un jeune au
«comportement douteux» attire l’attention du
militant. «Vous voyez ce jeune ? C’est un
homo, il travaille pour de l’argent. Arrête la
voiture, je vais lui parler», ordonne-t-il. Le
garçon, 22 ans, nie en bloc. L’échange tourne
à la bagarre. Il prend la fuite. «Je lui règlerai
son compte après», promet Abderrahmane.
Badaoui intervient pour le calmer : «Non, mon
frère, ce n’est pas comme ça qu’on doit
procéder. Pas de violence, parfois des paroles
divines suffisent à les ramener à la raison.
Laisse-moi m’occuper de ça.» Intimidés ou
convaincus, les commerçants visités
promettent tous de fermer boutique. «Mais je
dois trouver un autre business ! se défend le
gérant d’un bar fréquenté pourtant par des
responsables sécuritaires de la région. Je fais
ça depuis plus de vingt ans. Comment voulezvous que je ferme comme ça, subitement ?
Accordez-moi du temps.» Le soir, le rituel est
le même : après la prière, halaka puis
débriefing des actions menées ce jour-là.
Enthousiaste, Badaoui commence à énumérer
le nombre de «lieux de débauche» visités. Les
patrons rencontrés sont recensés dans un
calepin. «Nous avons visité six bars. Que Dieu
nous pardonne. Trois d’entre eux acceptent de
fermer sans résistance à la volonté d’Allah.
Un autre était absent. Nous reviendrons
demain à la charge.» Abderrahmane proteste
devant le cheikh contre les méthodes
pratiquées par ses collègues et prône «plus de
sévérité face à ces gens-là». Le cheikh l’arrête
et profite pour répéter le mot d’ordre :
«Discrétion». «Si vous ne voulez pas que la
population se retourne contre nous», avertitil. Dans ses paroles, aucune référence aux
autorités qui laissent faire. Les membres du
groupe sont tous militants du PJD, indique
Badaoui, qui jure «que tous ces signes de
débauche et ces lieux seront, avec la volonté
d’Allah, éradiqués dans quelque mois.» ■
Zoheir Ait Mouhoub

10 MONDE
1

Sahara occidental
Christopher Ross entame
des consultations à
Washington et en Europe
L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU,
Christopher Ross, a entamé des consultations sur la
question du Sahara occidental en effectuant une visite
à Washington avant de se rendre dans plusieurs
capitales européennes, a annoncé mercredi l’ONU.
Dans le cadre de ces consultations internationales,
M. Ross s’est entretenu, mardi, à Washington avec de
hauts responsables du département d’Etat américain,
a indiqué le porte-parole de l’ONU, Eduardo del Buey,
dans une déclaration à la presse à New York. Après les
Etats-Unis, il s’est rendu mercredi en Russie avant
d’aller successivement en France, en Espagne, au
Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse. Ces
consultations, qui dureront jusqu’au 15 février
prochain, «visent à établir un soutien international
supplémentaire pour les négociations sur le Sahara
occidental en vue de la prochaine phase d’engagement

avec les parties en conflit (Front Polisario-Maroc) et
les pays voisins, prévue pour mars», selon lui. Il est à
rappeler que lors de la présentation de son compterendu au Conseil de sécurité en novembre dernier suite
à sa tournée effectuée dans les pays de la région et en
Europe, M. Ross avait annoncé qu’il mènerait des
consultations avec «les parties
prenantes internationalesclés» à la question
sahraouie avant d’opérer
des «navettes
diplomatiques» à travers plusieurs
visites dans les pays de la région
dont le Sahara occidental. Dans ce
sens, il avait émis l’espoir qu’une
telle démarche soit susceptible «de
jeter les bases pour une reprise efficace
des réunions» entre les deux parties au conflit. «Je
demande aux membres du Conseil de sécurité et à
l’ensemble de la communauté internationale de s’y
joindre pour encourager les deux parties au conflit à
entamer des négociations sérieuses afin de parvenir à
une solution honorable qui mette fin à cette situation»,
avait-il déclaré à la presse.

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

2

Syrie
L’opposition attend la réaction du
gouvernement

3

Syrie
Damas accuse Israël
d’avoir bombardé un
bâtiment militaire

Le représentant
spécial conjoint de
Damas a annoncé, mercredi soir, que l’aviation
l’ONU et de la Ligue
israélienne avait «directement bombardé» un centre de
arabe, Lakhdar
recherche militaire situé entre Damas et la frontière
Brahimi, a réaffirmé
libanaise, pour la première fois en près de deux ans de
mercredi la primauté
conflit en Syrie. «Un avion de combat israélien a violé notre
des négociations
espace
aérien à l’aube et a directement bombardé un centre
pour mettre fin au
de recherche sur l’amélioration de la résistance et
carnage en Syrie, tout
l’autodéfense dans la région de Jomrayah dans la province de
en réagissant avec
Damas», a affirmé l’armée dans un communiqué publié par
prudence aux
l’agence
officielle Sana. L’armée syrienne fait état de deux
informations selon
employés tués et de cinq blessés dans ce centre, qui a subi
lesquelles un des
«d’importants dégâts» et dont le «bâtiment a été partiellement
principaux chefs de l’opposition armée serait prêt à engager des
détruit». Cette attaque prouve «désormais à tous qu’Israël est le
pourparlers avec le gouvernement de Bachar Al Assad. «C’est
moteur, le bénéficiaire et parfois l’acteur des actes terroristes
un développement positif. Maintenant, attendons de voir
visant la Syrie et son peuple résistant, en coordination avec les
quelle va être la réaction du gouvernement et celle des autres
pays soutenant le terrorisme, dirigés par la Turquie et le Qatar»,
dirigeants de l’opposition syrienne», a déclaré le diplomate
poursuit l’armée. Le communiqué explique en outre que «les avions
algérien dans un entretien accordé à la Division de
de combat israéliens ont pénétré (en Syrie) en volant en dessous de
l’information et des médias de l’ONU. M. Brahimi était
la
hauteur détectée par les radars». Interrogée par l’AFP, une porteinterrogé sur l’offre faite par le chef de la coalition de
parole de l’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire, tandis
l’opposition syrienne, Ahmed Moaz Al Khatib, qui s’est
que des sources sécuritaires ont affirmé que ce bombardement visait
déclaré prêt à dialoguer, sous deux conditions : la
un convoi d’armes vers le Liban.
libération des prisonniers politiques syriens, au nombre
de 160 000, selon lui, et la tenue de ces pourparlers à
Tunis, au Caire ou à Istanbul. En dépit des échecs de la
communauté internationale à mettre fin au conflit par
le biais de négociations, le représentant spécial a
réaffirmé la primauté d’une solution politique à la
crise sur toute option militaire. «Le conflit s’éternise.
Le gouvernement avait commencé par dire qu’il
viendrait à bout de l’insurrection en quelques jours,
puis en quelques semaines, puis en quelques mois.
Ça fait 22 mois que ça dure. Donc, il n’y a pas eu de
solution militaire pour le gouvernement. Même
chose du côté de l’opposition», a rappelé
M. Brahimi.

23
1

5
6

6

4

Nigeria
Deux morts dans l’attaque
d’un poste de police

4

Chili
Un fort séisme de magnitude 6,7
secoue le pays

Un policier et un civil ont été tués par des hommes
armés qui ont attaqué à l’explosif un poste de police
près de Kano, une ville du nord du Nigeria cible
fréquente d’attaques des islamistes de Boko Haram, a
Un fort séisme de magnitude 6,7 sur l’échelle de Richter a secoué
indiqué la police hier. «Nous avons perdu un policier
mercredi le centre nord du Chili, a annoncé l’Institut de sismologie
dans cette attaque et retrouvé le corps d’un civil près du
de l’Université du Chili à Santiago et une femme terrorisée est
poste de police, mais on ne pouvait pas encore savoir s’il
décédée d’une crise cardiaque, selon les autorités. Le
s’agissait du corps
tremblement de terre s’est produit à 17h15, heure locale (20h15
de l’un des
GMT) au nord-est de la ville de Vallenar, située à quelque 670
assaillants ou de
km au nord de la capitale Santiago. Les secousses sismiques
celui d’un habitant
ont provoqué des interruptions dans l’alimentation électrique
pris dans les tirs»,
et dans les réseaux de communication de plusieurs villes des
a déclaré à l’AFP le
régions du centre et du nord du pays, selon l’institut. «J’ai été
porte-parole de la
informé qu’une femme était décédée des suites de la peur
police de l’Etat de
qu’elle a eue à cause du tremblement de terre», a déclaré
Kano, Magaji
aux médias locaux le gouverneur de la région d’Atacama
Majia. Le porteRafael Prohens. Les secousses ont duré plus d’une minute
parole a rapporté
et ont été ressenties dans au moins cinq régions du
Les gouverneurs d’Ismaïliya et de Suez ont annoncé, mercredi,
que les
centre nord du pays. Le réseau des services d’urgence
avoir réduit le couvre-feu à trois heures, et à Port-Saïd, qui a
assaillants
du Chili a signalé des bris de vitres de magasins à
connu
les
violences
les
plus
meurtrières,
à
quatre
heures.
Les
avaient attaqué
Copiapo et quelques dégâts sur des habitations à
gouverneurs d’Ismaïliya et Suez ont réduit le couvre-feu à trois
le poste de police
Vallenar proche de l’épicentre du séisme où des
heures, de 2h à 5h et à Port-Saïd, il a été réduit à quatre heures,
de la localité de
attaques de panique ont eu lieu parmi les habitants.
de 1h à 5h. Le président Mohamed Morsi, cible de la colère de
Bunkure, située à 40 km de Kano, mercredi soir et avaient échangé
nombreux manifestants, a décrété l’état d’urgence et un couvredes tirs avec les policiers. Les assaillants ont lancé des explosifs à
feu de 21h à 6h dans trois provinces longeant le canal de Suez,
l’intérieur du poste de police, détruisant une partie du bâtiment, a
théâtre des violences les plus meurtrières. Depuis son
ajouté le porte-parole. M. Majia n’a pas pu dire si les assaillants
instauration, le couvre-feu a systématiquement été bafoué à
appartenaient au groupe islamiste Boko Haram responsable de
Port-Saïd, Suez et Ismaïliya. Dimanche soir, M. Morsi avait aussi
nombreuses attaques meurtrières dans le nord et le centre du Nigeria.
appelé à un dialogue national, rejeté par la principale coalition
Ces violences et leur répression par les forces de l’ordre ont fait
de l’opposition, le Front du salut national (FSN), qui l’avait
environ 3000 morts depuis 2009. Cette nouvelle attaque intervient
qualifié de «vide de sens» et appelé à manifester aujourd’hui.
quelques jours après un appel à un «cessez-le-feu» d’un homme se
présentant comme un «commandant» du groupe.

5

Egypte
Couvre-feu réduit à Ismaïliya
et Suez

ce que j’en dis

La culture fait la grandeur et la décadence des
nations. C’est par l’art que s’enclenche le pouvoir
de la culture, car pour permettre à cette dernière de
prédisposer les citoyens à toute ascension d’ordre
civilisationnel, dans le but d’un développement
humain, économique ou social, il faut promouvoir
les arts et la création : l’art est ce qui compte, la
culture est ce qui importe. Mais pour atteindre un
tel objectif, la conception et la mise en œuvre
d’une politique publique en matière de culture,
performante, impliquant les citoyens, respectueuse
des forces de création et garantissant la liberté
d’expression artistique et d’action culturelle est un
préalable : c’est la politique culturelle. Une
politique culturelle est la définition de la culture
comme dictée par les comportements culturels des
citoyens. Elle s’écrit noir sur blanc dans un cadre
légal et est l’ensemble des règles et techniques
opérationnelles qui permettent son application
effective dans le but de protéger les composantes
culturelles de la nation, de développer une vision à
long terme du développement culturel et de
garantir une gestion efficiente des structures
d’action culturelle. Cinquante ans après son
indépendance, l’Algérie n’est toujours pas dotée
d’une politique culturelle. Et pour preuve, il
n’existe aucun texte légal qui fournit une
définition de la «culture», ou qui précise ses
objectifs. Mais depuis quelques années, plusieurs
voix sont montées au créneau pour réclamer que le
secteur culturel soit doté d’une stratégie qui définit
les cibles, les buts et les objectifs des actions
culturelles initiées par les autorités concernées,
mais aussi les droits, les obligations et les devoirs
de chacun des protagonistes du secteur, dans le but
de garantir une gestion transparente des affaires
culturelles, et mettre ainsi à l’écart les
opportunistes qui ont fait de l’art et la culture un
business florissant et qui contribuent chaque jour à
la clochardisation des vraies forces de création en
Algérie. L’initiative du Groupe de Travail sur la
Politique Culturelle en Algérie est venue donc
combler un vide : en l’absence de volonté de la
part du ministère de la Culture de doter le secteur
culturel d’une stratégie, des jeunes Algériens ont
pris les choses en main et, à travers une démarche
e-participative, ont rédigé une politique culturelle
qui constituera, nous l’espérons, le début du
renouveau du secteur culturel de notre pays.

Dr Ammar Kessab

Il y a de plus en plus de
Rizana dans le monde
Des militants sri-lankais brandissent un portrait de Rizana Nafeek, domestique décapitée en Arabie Saoudite

P 16

PHOTO : AFP

Une politique
culturelle,
pour quoi faire ?

12

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

13

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

DIMANCHE3
RENCONTRE. Alger. A14h30.

4ème Rencontre sur la
politique culturelle en
Algérie, suivie du One man
show de Kamel Abdet.
A l’Espace Mille et Une
News. 28, rue KhalfiBoualem (ex-Burdeau).

LUNDI4
CONFÉRENCE. Tlemcen.

«Boire et mange en
méditerranée» Une
histoire de la Méditerranée
à travers la boisson et la
nourriture des origines à
nos jours animée par Paul
Balta. A l’Institut franèais.
1 rue Commandant Djeber.
Tél. : 043.261.715.
SPECTACLE. Batna.
Spectacle Bollywood. A la
maison de culture.

MARDI5
RENCONTRE. Annaba. A

19h30. Représentation de
N’est pas Fou qui veut ! de
Kamel Zouaoui. A l’Institut
français. 8, boulevard
du 1er Novembre 1954.
Tél. : 038.864.540.

SPECTACLE.

Constantine. «Le chopin
du booogie-woogie»
par Fabrice Eulry. A
l’institut français de
Constantine. 1, boulevard
de l’Indépendance.
Tél. : 031.912.591.

d’hectares, plus que tout le domaine
forestier algérien. Contrairement à l’idée
répandue, les zones humides algériennes
ne bénéficient d’aucune protection.
Même les sites classés Ramsar ne le sont
pas alors que l’Etat qui les a proposés au
classement est engagé à prendre des
mesures dans ce sens. En Algérie, où l’on
compte des zones humides reconnues
exceptionnelles, on va célébrer la
Journée mondiale des zones humides un
peu partout. Dans les Conservation des
forêts et les Parcs nationaux, les
directions de l’Environnement et
quelques associations qui comptent sur
le bout des doigts. Le Ministre de
l’Agriculture, qui a la charge du secteur
forestier dans lequel sont insérées la
conservation de la nature et les zones
humides, se rendra à Tlemcen où une
exposition est organisée en marge du 1°
Colloque des forestiers algériens. A
Msila, l’Université organise elle, le 1°
colloque sur les zones humides pour
passer en revue les travaux universitaires
réalisés ces dernières années sur ces
milieux qui souffrent cruellement de
l’insuffisance de données indispensables
à des actions de conservation. Le
Ministère de l’environnement, qui lui a la
charge de la biodiversité y compris elle
des zones humides, à inviter ses
directions et ses agences à organiser des
actions de sensibilisation sur les zones
humides.
Slim Sadki

PHOTO : DR

Où fêter la journée mondiale des zones
humides ? Simplement en se rendant, dés
demain, au jardin botanique du Hamma.
A cette occasion, le Jardin accueillera,
demain à 10 h à la salle d’exposition
entrée sud du jardin, des expositions et
des activités éducatives réservées aux
enfants, ainsi que des ateliers de
connaissances sur les plantes et les
animaux existant dans le Jardin. Aussi, le
Ministère de l’environnement organise
pour l’occasion une randonnée
pédagogique à l’embouchure de l’oued
Mazafran retenu parmi les y compris elle
des zones humides qui vont bénéficier
d’un plan de gestion.
Chaque année un thème pour la journée
mondiale est proposé par le bureau de la
convention de Ramsar. Pour 2013 c’est
«les zones humides et la gestion de
l’eau». Il va comme un gant aux 1500
zones humides algériennes dont il est
établi que la principale menace provient
de la rétention en amont ou du
détournement de leurs eaux lorsqu’elles
ne sont pas devenues le réceptacle des
eaux usées et des déchets de toutes
natures. Celles d’El Tarf qui constituent la
plus grande zone humide d’Afrique du
Nord risque de s’assécher totalement
avec la construction sur 30 km de 6
grands barrages sur les affluents des
oueds qui les alimentent en eau. 50 sites
algériens sont aujourd’hui inscrits sur la
liste d’importance internationale de
Ramsar. Ils totalisent près de 3 millions

VENDREDI1er
ENFANT. Alger. A 10h.

Spectacle avec Amo Hamza
Faghouli. A la salle El
Mougar. 2, rue Asselah
Houcine. Tél. : 021.736.193.
CONFÉRENCE. Alger. 14h30.
«Boire et mange en
méditerranée. Une histoire
de la Méditerranée à travers

la boisson et la nourriture
des origines à nos jours». A
l’Espace mille et une news.
28 rue Ahlmed Boualem
Khelifi, Didouche Mourad
(ex-Burdeau).
SPECTACLE. Alger. A 22h.
Soirée salsa latino et zumba.
Au Pacha Club. Réservations
au : 0552.978.849.
CLUBBING. Alger. A 23h.

Soirée dance floor avec le DJ
Chris Willsman. Au Crystal
Lounge.

SAMEDI2
SPECTACLE. Alger. A 10h.

Spectacle éducatif et
divertissant avec Amo Hamza
Faghouli. A la salle Atlas.
27, rue Mohamed Seghir
Saâdaoui, Bab El Oued.

FILMS

CINÉ

SÉANCES

L'exercice de l'Etat, de pierre Schoeller

Institut français d'Alger

Mercredi 6, à 15h

Peau d'âne, de Jacques Demy

Institut français d'Oran

Mardi 5, à 15h

Le grand jeu, de Malek Bensmail

Cinémathèque de Béjaia

Samedi 2, à 15h

La balle de la dignité, de Rachid Degueure

El Mougar

Jusqu'au 28, à 14h, 17h et 20h

Half Nelson, de Ryan Fleck

Maison de la culture Mascara

Vendredi 1er, à 17h

Resident evil, de Paul Anderson

Cinema El Hadjar d'Annaba

Mardi 5, à 14h30

THÉÂTRE. Alger. A 15h.

Représentation de Saki Baki
de Rabeh Laaradji. A la salle
El Mougar. 2, rue Asselah
Houcine. Tél. : 021.736.193.
CONFÉRENCE. Oran. A 15h.
«Ma destinée était écrite»
par Abdelkader Ghellal.
Suivie de vente-dédicace de
son livre La seconde mort de
Houria. A l’Institut français.
112, rue Larbi Ben M’Hidi.
Tél. : 041.403.541.
SPECTACLE. Annaba. Klol me
this Monday. À l’Institut
Français d’Annaba. 8,
boulevard du 1er Novembre
1954. Tél. : 038.864.540.
MUSIQUE. Sidi Bel Abbés.
A 18h. Spectacle avec
l’Orchestre Symphonique
National. A la maison de la
culture Kateb Yacine.

ENFANT. Tipaza. A 14h.

Représentation de Hikaya
fi el Hikaya. Au complexe
culturel de l’artiste
Abdelouaheb Selim
Chenoua.
SPECTACLE. Alger. A 18h.
Représentation de Facebook
Ya Tchoutche. A la salle Ibn
Khaldoun.
SPECTACLE. Tlemcen. A
19h30. Représentation de
N’est pas Fou qui veut ! de
Kamel Zouaoui. A l’Institut
français. 1 rue Commandant
Djeber. Tél. : 043.261.715.
SPECTACLE. Constantine.
Spectacle Bollywood.
Au théâtre régional.
1, boulevard de
l’Indépendance.
Tél. : 031.912.591.

JEUDI6
JEUDI 7
MUSIQUE. Oran. A 18h30.

Concert avec la chanteuse
Neila Benbey. A la salle
Maghreb.
CONFÉRENCE. Alger. A
18h. «Pour une histoire
sociale et politique
d’Alger à travers ses
quartiers populaires,
1945-1962» par Jim
House. Les Glycines. 5,
chemin Slimane Hocine.
Tél. : 021.239.485.
MUSIQUE. Alger. Tournée
prestige Jazz. Fabrice
Eulry. Concert, récital
et one man show. A
l’hôtel El Aurassi. Salle El
Mawakif. Niveau E. ¨Pour
réservation par internent :
concertfabriceeulry@
if-algerie.com. Par
téléphone : 021 74 82 52.
Poste 329 ou 330.
SPECTACLE. Oran.
Représentation de Les
pas sages d’un fou par
Kamel Zouaoui. A l’Institut
français d’Oran.
MUSIQUE. Alger. A 18h.
Spectacle de musique
Châabi avec Sid Ahmed
Lahbib et Kamel Kobbi.
A la salle El Mougar. 2,
rue Asselah Houcine.
Tél. : 021.736.193.
SPECTACLE. Koléa.
Spectacle Bollywood. A la
maison de la culture.

EXPO
PEINTURE. Alger. Jusqu’au 28.

Exposition de Noureddine
Ghegrane. À la galerie
Hocine Asselah. 39-41, rue
Hocine Asselah.
GRAPHISME. Alger. Jusqu’au
15. Exposition de l’artiste
Malya Djanet Zouai. A la
galerie Aicha Hadad. 84, rue
Didouche Mourad.
PHOTOS. Alger. Jusqu’au 9
mars. Troisième édition du
salon de la plongée sousmarine. Au chapiteau de
l’esplanade de Riad El Feth.
CARICATURES. Alger.
Exposition du caricaturiste
Ayoub. Au Medias-Club.
Maison de la presse Tahar
Djaout 1er Mai.
PEINTURE. Alger. Jusqu’au 15.
«En attendant la nouvelle
année…un regard sur l’art»
par les artistes Valentina
Ghanem Pavlovskaya et
Moussa Bourdine. A l’Institut
culturel italien.
ARCHITECTURE. Alger.
Jusqu’au 17. «50 années
d’architecture au service
de la culture». Au siège
de l’Agence nationale de
gestion des réalisations
des grands projets de la
culture. 19 Avenue Souidani
Boudjemaa. El Mouradia.
LIVRES. Alger. Jusqu’au 8.
Foire du livre. A la librairie la
Renaissance (OREF).
HISTOIRE. Alger. Exposition
historique commune algérotchèque portant sur la
coopération entre l’Algérie
et la République tchèque et
le soutien de cette dernière
à la Révolution algérienne
contre l’occupation française
durant la période 19541962. Au Musée central de
l’Armée.
PEINTURE. Alger. Exposition
«Vibration» de Farid Benyaa.
A la galerie d’art Benyaa. 4,
rue de Picardie, les Castors II,
Bir Mourad Raïs.
CAVALERIE. Alger. Exposition
«La cavalerie et l’art
équestre en Algérie». Au
Musée des antiquités.
Parc de la liberté.
Tél. : 021.746.686.
ARTISANAT. Alger. Jusqu’au
31. Exposition d’artisanat
d’art à la galerie d’art
Ezzouart. Centre commercial
de Bab Ezzouar
PEINTURE. Alger. Jusqu’au
10. Exposition de l’artiste
Lazhar Hakkar «Traversé e
de la mémoire». Au Musée
national d’art moderne
et contemporain d’Alger.
Rue Larbi Ben M’hidi.
Tél. : 021.302.130.
PEINTURE. Annaba. Vernissage
de l’exposition de Adel
Bentounsi. A l’Institut
français. 8, boulevard
du 1er Novembre 1954.
Tél. : 038.864.540.
PHOTOS. Constantine.
«Les phares de l’Algérie».
D’après une idée de Hichem
Bekhti, réalisée par Vincent
Guigueno. A l’Institut
français. 1, boulevard
de l’Indépendance.
Tél. : 031.912.591.
POUPEES. Annaba. Exposition
de poupées japonaises
par l’ambassade du Japon.
A la maison de la culture
d’Annaba.
RÉSISTANCE. Oran. Jusqu’au 5
juillet. Exposition des objets
de la résistance. Au musée
national Ahmed Zabana.

Envoyez vos rendez-vous à
Faten Hayed :

hfaten@elwatan.com

VENDREDI1er

SAMEDI2

JEUDI7

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

CIRTA-CONSTANTINA ET SON TERRITOIRE

L’ULTIME RÂLE D’UN DISPARU ANZA

Cet ouvrage fait la
synthèse de tout ce que
l’on peut savoir sur
l’archéologie de cette ville
mythique et de sa proche
région. Un livre de Nacéra
Benseddik, archéologue,
docteur d’Etat en histoire
ancienne et épigraphie
latine, en lettres et
sciences humaines.
Ed Errance.

VIVRE EN ALGÉRIE. DES FRANÇAISES PARLENT

SQUARE DES PAS PERDUS

L’auteur revient
avec une nouvelle
histoire inspirée de
faits réels, se
déroulant en basse
Kabylie, durant la
Seconde Guerre
mondiale. Un récit
palpitant et
dramatique.
Ed. Aframed.

L’histoire de Mami, un jeune garçon de
mère française vivant dans La Casbah
d’Alger avec son père et sa belle-mère.
Les quartiers impénétrables, ceux que
jamais n’éclaire aucun soleil, les
terrasses cuisantes de chaleur
l’adoptent. Mais, à vingt ans, la vie de
Mami est bouleversée. Il se retrouve
prisonnier des venelles obscures de La
Casbah et des «années noires» de la
guerre civile algérienne. Un récit de
Naaghi Remache. L’Harmattan.

NAYER NAGUI. Chef d’orchestre à l’Opéra du Caire

PHOTO : D. R.

Je fais confiance à la rue
égyptienne

Le chef d’orchestre Nayer Nagui
visite l’Algérie pour la sixième
fois. Il présentera, demain à 18h
à la maison de la culture Kateb
Yacine de Sidi Bel Abbès, la
Symphonie héroïque du
compositeur allemand Ludwig
Van Beethoven.
Fayçal Métaoui
fmetaoui@elwatan.com
Vous avez un grand intérêt pour
l’école italienne. Verdi, Rossini, Puccini.
Est-ce grâce à l’opéra ?
C’est lié à ma spécialisation et à mes
études concernant l’opéra. L’école italienne
est la plus importante dans ce domaine. D’où
mon intérêt. J’ai voulu éviter de me retrouver
coincé dans une petite portion de la musique
classique. Je me suis ouvert donc, mais j’ai
peut-être mis de côté Richard Wagner et
Richard Strauss. C’est pour plus tard.
L’accueil des Egyptiens des œuvres de
Richard Wagner et de Richard Strauss risque
d’être difficile. C’est une musique
dramatique complexe. Pour apprécier un
opéra de Wagner, il faut lire tous les livrets
de ce compositeur allemand (défenseur
notamment de l’idée de l’art total). C’est une

littérature difficile d’accès. On
y retrouve des insinuations
politiques liées à cette époque
(Richard Wagner était le
confident du roi Louis II de
Bavière et défenseur zélé de
la culture germanique). Pour
bien assimiler l’œuvre de
Wagner, il faut bien
comprendre cette époque
trouble en Europe (à partir
1844). C’est donc plus
que de la musique, un
domaine que je n’ai pas
encore exploré.
Et qu’en est-il de
Strauss ?
Richard Strauss, pas
Johann. On adore tous les
valses de Johann Strauss,
mais Richard était plus proche, dans ses
compositions, de Wagner…
Pour les ballets, vous avez des choix
précis. Le constat que l’on fait déjà est que
le compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski
est en bonne place...
Absolument ! Chaque année, pendant la
période des fêtes chrétiennes en décembre,
nous présentons durant six soirées le ballet
Casse noisette de Tchaïkovski. Durant les six
soirées, la grande salle est archicomble, 1200
places. En ce mois de février, nous allons
présenter le ballet Lac des cygnes de
Tchaïkovski. Le public égyptien adore aussi
Spartacus, d’Aram Khatchatourian
(compositeur d’origine arménienne dont toute
l’œuvre a été faite durant l’ère soviétique.
Spartacus et Gayaneh sont ses ballets les plus
célèbres). Je crois que cela est lié aux films
consacrés au gladiateur thrace (Spartacus de
l’italien Riccardo Freda en 1953 et Spartacus
de l’Américain de Stanley Kubrick en 1960).
Nous produisons à partir de El leila al kabira,
l’œuvre de Sayed Mekkaoui, un ballet destiné
aux enfants. Nous voulons développer une
coopération entre les ministères de la Culture

de l’Algérie et de
l’Egypte pour que
nous puissions
présenter
nos
spectacles, comme les
ballets ou les opéras, en Algérie
durant la saison. Cela exige
beaucoup de moyens. Il s’agit de
transporter au moins quatre-vingt
artistes et techniciens. Donc, cela
relève de coopération culturelle entre
Etats. J’espère que nous allons pouvoir
réaliser un projet de ce genre en Algérie. Je
serai ravi de pouvoir présenter Lac des
cygnes de l’Opéra du Caire au Théâtre
national algérien (TNA), une belle bâtisse.
Il est possible de produire ce ballet
accompagné par l’Orchestre symphonique
algérien. On peut même monter les décors
ici en Algérie. L’Opéra du Caire a signé
depuis plus de cinq ans un accord avec
l’Opéra de Shangai. Cela nous avait permis
de présenter Aïda (opéra de l’Italien
Giuseppe Verdi) à Shangai. Et l’Opéra de
Shangai était venu produire Turandot,
l’opéra de Giacomo Puccini (évoquant
l’histoire de la princesse Turandot, belle
cruelle, qui à partir de son palais de Pékin
offrait à ses prétendants le choix d’élucider
des énigmes ou de mourir).
L’une de vos compositions est
Métamorphose...
C’est une courte composition pour
l’orchestre et la choral faite après la
révolution du 25 janvier 2011 (qui a
destitué le régime de Hosni Moubarak).
C’est un travail qui m’a été demandé pour
célébrer cette révolution. J’ai choisi
d’évoquer dans ma composition l’aprèsrévolution en m’inspirant de la
métamorphose de la chenille en papillon.
C’est la période difficile actuelle en
Egypte. La révolution, c’est la
métamorphose. L’idée de la composition
est bâtie sur la philosophie de l’inachevé. A
chaque fois, il y a quelque chose qui bloque
un projet, une initiative. Il y a un air de
musique qui veut émerger de sous terre,
une force l’empêche de sortir. Cela fait
presque deux ans que l’Egypte vit
l’instabilité. Il n’y a aucune évolution.
Nous continuons de traîner comme la
chenille.
Justement, où va l’Egypte
maintenant ?
Nous retournons au puits ! Un seul
courant politique domine le pouvoir
actuellement en Egypte. Il n’y a aucune
participation des autres courants.

bio express
Nagui Nayer est né en 1970 à Alexandrie. Compositeur et chef d’orchestre égyptien, il a rejoint
le Conservatoire d’Alexandrie pour y apprendre le piano. Puis, il part à Paris et Londres pour
y poursuivre son apprentissage musical. Aujourd’hui, il est l’une des valeurs sûres de la
musique universelle et dirige l’Orchestre symphonique à l’Opéra du Caire.

IDÉES 15

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

Le courant ikhwani...
C’est cela. Il n’y a pas de dialogue réel
entre les forces nationales égyptiennes. Le
dialogue actuel est formel. Réviser la
Constitution exige un consensus national.
Or, la révision de la Constitution est une
véritable catastrophe. C’est un crime, à mon
avis. C’est le début de l’anarchie. Pour que la
chenille évolue en papillon, il faut arrêter
tout, annuler la révision constitutionnelle. Je
n’appelle pas Mohamed Morsi à
démissionner. Je suis contre ceux qui
souhaitent la destruction du régime, mais
j’appelle à engager de véritables réformes,
mais il faut d’abord annuler les décisions
arbitraires du pouvoir. Après, on verra. Si
rien ne se fait, je serais à ce moment-là
favorable au départ de Morsi. L’erreur des
jeunes révolutionnaires, c’est d’avoir
abandonné Maidan Al Tahrir au Caire après
la chute de Moubarak. Certains ont cru que le
régime se reconstruit d’une manière
automatique. Une révolution sans chef est
une révolution qui ne gouverne pas. La porte
a été ouverte à ceux qui exploitent la
pauvreté du peuple.
Le courant islamiste a-t-il confisqué
la révolution du 25 janvier ?
Naturellement ! Les islamistes n’avaient
rejoint la révolution qu’à la fin, lorsqu’ils
étaient sûrs de sa victoire. La révolution a été
menée par la classe moyenne, la classe des
gens instruits. Si les islamistes avaient perçu
l’échec de la révolution, ils se seraient
retirés. Ils avaient dit au début, et les
enregistrements existent, «la khouroudja ala
al hakem» («pas de révolte contre le
gouvernant»).
Que peuvent faire les artistes pour
sauver l’Egypte du chaos ?
Les artistes peinent à suivre l’accélération
des événements, mais ils sont mobilisés. Ils
sont tout le temps en réunion avec leurs
syndicats. Nous, en tant que musiciens,
sommes moins exposés. Les cinéastes et les
hommes de lettres sont plus visibles dans le
combat politique. Ils sont en pleine
confrontation. Chaque jour.
La création artistique est-elle en
danger en Egypte ?
Si nous continuons sur ce chemin, l’art
égyptien sera en danger. Moi, je fais
confiance à la rue égyptienne. L’Egypte n’est
pas un petit pays. La place de la classe
instruite y est importante. Et j’espère que je
ne me trompe pas. Les gens ne peuvent pas
vivre sans art. L’Egypte fut le deuxième pays
après l’Angleterre à avoir connu le cinéma à
ses débuts. Nous ne pouvons plus revenir en
arrière, plus discuter si l’ont doit faire ou pas
le cinéma. Ce genre de discours ne peut venir
que de gens faibles politiquement et sans
pensée claire.

Au travers de récits tragiques parfois,
amusants aussi, Andrée Dore-Audibert et
Annie Morzelle analysent les actions de
solidarité qui ont permis à ces Françaises
de réaffirmer leur personnalité pour
mieux maîtriser leur environnement.
Enfin, l’obligation face au terrorisme d’un
retour en France sera pour certaines la
grande déception au point que plusieurs
retourneront en Algérie et décideront d’y
demeurer quels qu’en soient les risques.
Ed. Karthala.

CE JOUR-LÀ, AU CŒUR DU COMMANDO
QUI A TUÉ BEN LADEN

LES AMÉRICAINS EN ALGÉRIE 1942-1945
Que penser des trois années de
présence américaine en Algérie
pendant la Seconde Guerre
mondiale ? De l’opération Torch
le 8 novembre 1942 à la
signature de l’Armistice, les
Etats-Unis ont surtout donné
aux nationalistes musulmans
des raisons d’espérer en une
Algérie indépendante. Un livre
d’Alfred Salinas.
Ed. L’Harmattan.

Lorsque Mark Owen survole
Abbottabad en hélicoptère
en ce 2 mai 2011, il sait que
cette mission sera la bonne.
La cible : nom de code
«Geronimo». Alias
Oussama Ben Laden,
recherché par toutes les
polices depuis les attentats
du 11 septembre 2001.
Ed. Le Seuil.

Le premier texte sur la politique
culturelle en Algérie
Faten Hayed
hfaten@elwatan.com
L’urgence de cette rencontre est de faire des
propositions afin d’encourager les institutions
officielles à se doter d’une politique culturelle
propre à l’Algérie et se mettre à un niveau
mondial. «Notre crise est purement culturelle
avant qu’elle soit politique. Nous avons beau
essayer d’importer des solutions politiques
pour nos problèmes économiques, sociaux et
éducatifs, nous n’avons toujours pas réglé la
question culturelle. Ce qui nous a coûté
l’effondrement de tous nos projets
économiques, scientifiques et sociaux»,
affirme Habiba Laloui, poétesse et membre
du Groupe de travail sur la politique culturelle
en Algérie (GTPCA). «Maintenant que nous
avons vécu le coût tragique de ce choix
idéologique qui met la culture toujours à
l’écart, nous devons donc faire face à cette
réalité amère. Notre politique officielle a
toujours considéré la culture ainsi que le
football comme des roues de secours qui
peuvent donner une autre image de l’Algérie
autre que son vrai vécu. Il est temps donc
d’établir une culture qui dit et décrit
clairement la vérité et la réalité algériennes»,
poursuit-elle. La culture est sans conteste le
meilleur vecteur d’image pour un pays sur le
plan mondial. Le rayonnement culturel
facilite les échanges entre pays et construit un
partenariat concret. «L’Algérie, depuis le
début des années 2000 à nos jours, a fait en
sorte revivre la vie culturelle du pays. Les
budgets sont de plus en plus importants, c’est
un fait et il ne faut pas le nier. Ceci dit,
l’Algérie ne fait pas le choix d’adopter des

politiques culturelles pour relancer le secteur,
parce qu’elle ne prend jamais en
considération les doléances, les opinions et
les propositions émanant des acteurs de la vie
culturelle du pays», regrette Samy
Abderguerfi, blogueur culturel, rédacteur web
et membre du GTPCA. «La politique
culturelle est un des maillons forts des
politiques publiques. De ce fait, une politique
culturelle claire, mettant au centre des
attentions la société civile, les acteurs du fait
culturel (artistes…) et tous les protagonistes
de la vie culturelle du pays, est forcément
fédératrice», conclut-il. Le document proposé
par le groupe de travail est une importante
source de recherches et de propositions
efficaces qui englobe toutes les
tendances identitaires et
linguistiques de l’Algérie. Il
donne des pistes sérieuses
sur une pratique culturelle
cohérente et praticable dans
l’immédiat. Pour Habiba
Laloui, «la démocratisation de
la culture n’est pas un miracle,
mais un engagement qui peut être
facilement établi si nous adoptions
une politique culturelle basée sur
l’idée d’une culture pour les citoyens
proches de leurs ambitions, traditions,
soucis, etc. Une culture qui traduit leurs
diversité, créativité et richesse.» Et pour
cela, elle préconise «d’adopter une
politique culturelle, claire, citoyenne,
transparente et originale qui a pour but de
trouver de vraies solutions à une société
algérienne déshéritée de ses droits
culturelles». ■

Participation de la société civile, promotion de la diversité
culturelle et installation des rouages d’une bonne politique
culturelle pour l’Algérie. Autant de chapitres écrits par un
groupe de travail composé de citoyens et d’agitateurs de culture.
Le projet édité sera présenté ce dimanche à l’espace Mille et Une
News.

extrait
Chapitre 9 :

Elargissement des publics

Les bulles algériennes
à Angoulême
Le Fibda s’invite au prestigieux Festival international de
bande dessinée d’Angoulême dans sa 4e édition. A
l’initiative du Festival international de bande dessinée et
avec le soutien de l’Agence algérienne de rayonnement
culturel, le Festival de référence, rendez-vous
incontournable de la BD mondiale, accueillera, du 31 janvier
au 3 février, une douzaine d’artistes algériens. Un rendezvous articulé autour d’une exposition multidisciplinaire
intitulée «Caractère » qui retrace 50 ans de BD algérienne
sur une surface de 300 m². Planches originales, vidéo, sons
et même arôme : tous les sens célébreront la BD algérienne
de ses origines à nos jours. Nawel Louerrad, auteur des
Vêpres algériennes, Ifaz Matoub, lauréat de l’Olivier d’or en
2009 ou encore Ameziane Ferhani, auteur de 50 ans de BD
algérienne, l’aventure continue figurent parmi ces artistes
de tous bords qui forment le visage du 9e art à la sauce
algérienne. En parallèle, rencontre-débat et conférences
consolideront les échanges et les expériences. Une
participation qui renforce les liens tissés depuis cinq ans
entre le Fibda et de grandes figures du Festival
d’Angoulême, avec pour objectif le développement du 9e art
en Algérie.
Nesrine Sellal

PHOTO : D. R.

nouvelles lectures

14 IDÉES

Jean-Luc Mélenchon bientôt à Alger
En territoire déjà conquis. Jean-Luc Mélenchon, patron du Parti de
Gauche, viendra à Alger pour donner une conférence sur « l’écosocialisme, un nouvel horizon pour le 21ème siècle » mardi 12 février à
17h. A l’Institut français d’Alger.

Convaincue que le citoyen est le destinataire
légitime de toute action culturelle en Algérie,
cette politique culturelle œuvre afin
d’améliorer l’accès et la participation des
publics aux différentes formes d’expression
artistiques et culturelles. Dans ce cadre, cette
politique œuvre pour :
développer et soutenir des programmes de
médiation culturelle en faveur de différents
publics ;
développer, encourager et
renforcer les actions de proximité à
travers le développement de
projets et/ou programmes
culturels et artistiques au niveau
local ;
développer des actions et des projets
interministériels afin d’augmenter et de
pérenniser la participation de publics variés,
notamment les publics dits «empêchés», à la
vie culturelle et artistique et afin de
développer des programmes et des projets
culturels hors les murs. Cela peut se traduire
par le développement de programmes tels que
«culture et université», «culture et jeunesse»,
«culture et hôpitaux», «culture et prisons»,
«culture et handicapé», etc. ;
encourager la participation et l’implication
des jeunes et des moins jeunes aux activités
artistiques et culturelles à travers des
dispositifs d’éducation artistique et culturelle.
Employer les technologies de l’information et
de la communication (TIC) afin de contribuer à
la valorisation, à la vulgarisation et à la
promotion de l’action culturelle ;
entretenir des liens solides et permanents
avec les chaînes de télévision, les radios et les
journaux nationaux pour une plus grande
diffusion de l’information culturelle et
artistique ;
soutenir les associations, les ONG, les
équipes artistiques qui entreprennent un
travail de médiation et de sensibilisation
culturelle et artistique avec les publics ;
assurer une large diffusion d’informations
relatives à l’action culturelle au niveau local,
régional et national, notamment à travers les
médias, les TIC, les réseaux, etc. ;
renforcer et encourager la participation
citoyenne dans la mise en place des
programmes et des actions culturelles et
artistiques en organisant des forums, des
concertations, des ateliers, des portes ouvertes,
des plateformes d’échanges, etc. ;
garantir une répartition équitable de l’action
culturelle et artistique sur l’ensemble du
territoire national.
Auteurs : Samy Abderguerfi, Youcef Baâloudj,
Fatma Baroudi, Hassina Bouada, Naïma
Boujemaâ, Malik Chaoui, Shahinez Guir, Houda
Hamdi, Ammar Kessab, Habiba Laloui, Ghassan
Lutfi, Bachir Mefti Assia Moussei, Samir Qassimi
et Meriem Serhani.

www.bdalger.net
www.bdangouleme.com
www.nayernagui.com
www.cairoopera.org

www.jean-lucmélenchon.fr

Retrouver l’intégralité du document
sur le site :
www.alger-culture.com

16 IDÉES

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

Plus de 20 millions de travailleurs
forcés dans le monde

Comme l’a montré le cas de Rizana Nafeek, décapitée au sabre en Arabie Saoudite début janvier, le statut juridique précaire des
travailleurs domestiques immigrés dans le monde les rend vulnérables. El Watan Week-end dévoile les nouveaux chiffres de
l’Organisation internationale du travail.

«Les conditions du travailleur étranger se
rapprochent de celles de l’esclavage. La
limite, en tout cas est franchissable dans
beaucoup de cas», déclare Hélène HarroffTavel, experte en matière de migration et de
traite des êtres humains de l’Organisation
internationale du travail. (OIT). Selon l’OIT,
des millions de travailleurs domestiques dans
le monde demeurent exclus de la protection
dont jouissent les autres travailleurs. Au
moins 52 millions de personnes dans le
monde – principalement des femmes – sont
employées en tant que travailleurs
domestiques. Le travail domestique
représente 7,5% de l’emploi salarié des
femmes dans le monde et une part bien plus
grande dans certaines régions, en particulier
en Asie et dans le Pacifique, en Amérique
latine et dans les Caraïbes. «On attend
souvent des travailleurs domestiques qu’ils
travaillent davantage que les autres
travailleurs et dans de nombreux pays ils ne
jouissent pas des mêmes droits au repos
hebdomadaire que les autres travailleurs.
Outre ce déficit en matière de droits,
l’extrême dépendance vis-à-vis d’un
employeur et la nature isolée et dépourvue
de protection du travail domestique peuvent
les rendre plus vulnérables à l’exploitation et
aux abus», a déclaré la directrice générale
adjointe de l’OIT, Sandra Polaski, dans un
communiqué de presse. Aujourd’hui, il est
très difficile d’assurer des protections pour
les travailleurs étrangers. «En Mauritanie
par exemple où l’esclavage est une réalité,
les ONG et associations n’arrivent pas à
offrir une protection aux travailleurs,
immigrés et aux travailleurs mineurs
mauritaniens», affirme Hélène HarroffTavel. La rapporteuse spéciale, sur les
formes contemporaines d’esclavage, a, suite
à une mission effectuée en Mauritanie en
2010, livré un document accablant. «L’OIT
est en discussion avec le gouvernement
mauritanien pour développer un projet pour

PHOTO : AFP

Faten Hayed
hfaten@elwtan.com

Travailleur migrant au Moyen-Orient

lutter contre le travail forcé», indique-t-elle.
Début janvier, près de Riyad, en Arabie
Saoudite, une jeune immigrée sri lankaise a
été décapitée au sabre. Elle avait été accusée
par son employeur d’avoir tué le bébé dont
elle s’occupait. Or, la jeune fille n’avait que
17 ans à l’époque des faits. Selon Amnesty
International, Rizana Nafeek n’a pas pu
bénéficier de l’aide d’un avocat pendant
l’interrogatoire précédant son procès ni lors
de son procès en 2007. Elle a d’abord
«avoué» le meurtre pendant son
interrogatoire, mais elle s’est rétractée

depuis, affirmant que ses «aveux» lui avaient
été arrachés sous la contrainte après qu’elle
eut été agressée physiquement en détention.
Rizana Nafeek affirme que le bébé s’est
étouffé accidentellement en prenant son
biberon. Pour Hélène Harroff-Tavel, «au
Moyen-Orient, l’OIT essaye de trouver des
solutions à cette problématique. En octobre
dernier, nous avons organisé une conférence
régionale pour promouvoir la convention n°
189 de l’OIT. On estime à 20,9 millions le
nombre de victimes du travail forcé dans le
monde, prisonnières d’un travail qui leur a

été imposé par la contrainte ou
mensongèrement présenté sous un jour
enviable», conclut-elle. ■

www.ilo.org
L’OIT a lancé une campagne globale pour
combattre l’esclavage que vous pourrez
suivre sur le site :
www.ilo.org/global/about-the-ilo/
artworks/end-slavery-now/lang--en/
index.htm

MARTIN OELZ. Expert à l’Organisation internationale du travail (OIT)

Exploitation, absence de textes
juridiques, discrimination… Les
travailleurs étrangers dans le
monde subissent les pires
traitements. Martin Oelz, expert
de l’OIT sur les conditions de
travail, identifie les véritables
problèmes.
Dans le nouveau rapport de l’OIT, il
est annoncé que le nombre d’employés
domestiques a explosé dans le monde.
Qu’est-ce qui justifie ce boom ?
L’une des raisons du nombre croissant de
travailleurs domestiques est l’augmentation
de la demande pour les services ménagers et
les soins à domicile qui est provoquée par la
généralisation de la participation des femmes
au marché du travail ainsi que par le
vieillissement de la population. En parallèle,
le travail domestique reste souvent la seule
option pour les femmes qui veulent obtenir
un revenu pour leurs familles. Etant donné

cette tendance à l’augmentation des
travailleurs domestiques, il est urgent de
s’occuper de ces vides juridiques persistants
dans la protection des domestiques dans les
législations nationales du travail. La nouvelle
convention sur le travail domestique donne
un cadre global de base dans cet objectif.
Le même rapport montre ainsi que
la durée moyenne du travail des
domestiques atteint près de 66 heures et
plus dans plusieurs pays. Est-il difficile
d’intervenir dans ces pays ?
Selon notre rapport, nous avons découvert
que pour plus de la moitié des domestiques, la
législation ne donne pas de plafond quant au
nombre d’heures de travail hebdomadaires, et
que 45% d’entre eux n’ont pas droit à un jour
de repos hebdomadaire ou à des congés
payés. Au-delà de ces vides juridiques, il est
indispensable de s’assurer qu’une protection
relative au temps de travail soit compatible
avec la réalité de la profession. Parmi les
raisons pour lesquelles les législateurs
nationaux hésitent à encadrer le travail
domestique, il y a le fait que ce travail n’est
pas considéré comme une profession mais

comme une affaire privée. Cependant, la
nouvelle convention de l’OIT souligne que
les domestiques, comme tous les travailleurs,
ont des droits au travail. Elle propose un
guide clair sur ce que les pays peuvent faire
pour combattre la discrimination ou
l’exploitation vécue par les domestiques
depuis si longtemps. L’OIT propose une aide
à tous les pays intéressés afin de rendre le
travail domestique convenable.
L’affaire de l’employée décapitée en
Arabie Saoudite, accusée d’avoir étouffé
l’enfant de ses employeurs (sans preuve), a
suscité un vif émoi au sein de la
communauté internationale. L’Arabie
Saoudite est-elle hors contrôle ?
En tant qu’agence spécialisée de l’ONU,
l’OIT partage les inquiétudes et la
consternation exprimée par le secrétaire
général. L’exécution de Rizana Naffek, une
domestique immigrée du Sri Lanka, nous
rappelle de la plus dramatique des manières
le besoin réel de protection des millions de
domestiques immigrés dans plusieurs parties
du monde, en particulier au Moyen-Orient.
Selon nos informations, la protection

PHOTO : D. R.

La protection juridique des domestiques est trop rare dans
les lois nationales au Moyen-Orient

juridique des domestiques est rare dans les
lois nationales de cette région. Il faut
absolument que tous les pays se fondent sur
les standards internationaux existants. Une
meilleure protection des domestiques devrait
inclure des politiques de migration du travail
sencées. La coopération bilatérale et
multilatérale est aussi importante.
Faten Hayed

NESSNA 17

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

ZAKI Le toubib mélomane
Pianiste depuis ses 7 ans, Zaki Allal est
désormais compositeur. Il prépare sa
première tournée internationale alors
qu’il est interne en médecine.
Rencontre avec un surdoué boosté par
les réseaux sociaux.

semestriels, je parvenais à étudier à
distance», révèle-t-il. Le musicien
multiplie les allers-retours en Espagne
où il trouve du plaisir à perfectionner sa
technique avec un répertoire classique
espagnol. «J’avais beaucoup plus de
liberté.» La liberté d’interpréter, c’est
aussi le souvenir marquant que Zaki garde
de cette année qu’il passera dans une
prestigieuse école de musique
de Londres. Le recrutement
est très sélectif. Mais le
jeune homme va bénéficier
des conseils de grands
professeurs.
«Nous
passions des heures dans
de
petites
salles
individuelles,
l’assistante
du
professeur venait voir
nos progrès», raconte
le jeune homme encore
enthousiaste.
Il
continue à composer,
donne des concerts à
Oran et à Londres.

Yasmine Saïd
ysaid@elwatan.com
Paléontologue ou astronaute. Quand il était enfant,
Zaki Allal rêvait d’un métier d'exploration. Le petit
garçon apprend à repérer les constellations et se
passionne pour les aurores boréales. Mais il passe
aussi beaucoup de temps à pianoter sur le Gaveau
de la maison, un piano de 1918. Son père l’inscrit
dans une association de musique andalouse.
S’ensuivent deux années d’apprentissage du
solfège. «Le professeur était extrêmement sévère,
mais cela m’a servi plus tard», raconte-t-il. Il
s’essaye à la mandoline, au violon et au chant.
Mais Zaki sait déjà ce qu’il veut : «Je
cherchais des sons riches, qui pouvaient être
amplifiés.» Il choisit donc le piano. Une
passion qui ne le quittera plus. Aujourd'hui, il
s'apprête à partir en tournée. Repéré lors d'un
concours de jeunes talents sur internet, il compte
30 000 fans sur sa page. Zaki avait 10 ans lorsqu'il
prend son premier cours particulier avec une
pianiste allemande qui vit à Oran. «Je progressais
très vite, j’avais hâte de rentrer à la maison pour
travailler les morceaux qu’elle m’avait donnés»,
sourit-il. A l’époque, son professeur note son travail à
l’aide de petites étoiles de couleur rouge : six branches :
excellent, huit branches : parfait. «C’était encourageant !»
Mais alors que le professeur doit s’absenter de plus en plus
régulièrement, Zaki, devenu adolescent, se lasse de la
musique classique allemande. «J’aimais beaucoup les
mouvements très rapides, alors que les adagio
m’ennuyaient. Je délaissais le travail.» Il n’abandonne pas
le piano. Il se met à composer. A 17 ans, le jeune homme
donne son premier récital à l’institut Cervantès d’Oran. Le
directeur de l’époque lui ouvre la salle et invite des
personnalités de la région. Ce sera le premier pas de Zaki
vers la musique professionnelle. «Rares sont les gens qui font
confiance aux jeunes, je dois tout à cet homme», insiste-t-il.

TRAVERSÉE
DU DÉSERT
Mais lorsqu’il atteint la
4e année de médecine, les
choses se compliquent.
«J’ai eu quatre matières
aux rattrapages. Mon année
était menacée. J’ai mis la
musique de côté.» Cette
période, la «traversée du
désert», il ne la regrette pas, mais ne
perd pas de vue son projet. «Je ne
voulais pas me mettre dans le rang,
faire comme tout le monde. J’ai besoin
de créativité, d’apprendre en
expérimentant.» Se différencier, c’est
encore ce qui va pousser Zaki à quitter
les clous. En 2012, il prend une année
sabbatique. Il voyage, enregistre un
album et tourne son premier clip. Allier
ses deux passions et en faire un métier ?
Bien sûr, cela s’appelle la musicothérapie.
«Ce n’est pas du charlatanisme, des études
ont prouvé l’influence de la musique sur le
corps humain.» La discipline n’offre que peu
de débouchés en Algérie. Peu importe. «Si je
peux pousser un peu les limites de notre
société pour créer une nouvelle discipline, je
le ferais, affirme-t-il. Il ne faut jamais laisser
les gens vous dire que c’est impossible.» ■

D’ORAN À LONDRES
Aujourd’hui, Zaki Allal a le visage
souriant et l’élégance des hommes de
scène. Le jeune pianiste amateur a
mûri. Dans trois mois, il entamera sa
première tournée internationale. Son
premier album, Celestial, sortira au
même moment. Mais le jeune
1987
homme de 25 ans est
Naissance à
désormais interne en
Tlemcen
médecine. «Je sais,
1997 Premier cours
c’est de la folie», dit-il
particulier de piano à Oran
en riant. La médecine
2002 Première composition, est une passion. Des
Butterfly envies d’humanitaire
2005 Entrée à la faculté de et de voyages. Le
médecine
parcours a été difficile.
2013 Première tournée en
«Les premières années,
Algérie et en Europe
comme les examens étaient

Un bon souvenir
L'enregistrement de mon album. C’était
très spontané. Je connaissais les
producteurs. Ils ont très vite compris
quel type de son je voulais, et en quatre
heures, nous avons enregistré les neuf
titres. Mon petit frère, qui est DJ et qui
maîtrise les musiques électroniques, m’a
également donné des conseils.

La dernière vraie bonne idée
Sur le tournage de mon premier clip, en
Espagne. Comme j’avais du mal à me
mettre dans la peau du personnage (qui
descend les marches à la recherche d’un
piano), j’ai fini par mettre la musique de
Mission impossible sur mon portable. Et
ça a marché.

Mon modèle 
J’aime le parcours de Steve Jobs, le
fondateur de Apple. La société
américaine est sans pitié et pourtant il a
fait ce qu’il voulait faire. Malgré un très
long passage à vide, il a fini par réussir,
grâce à sa volonté.

Mes journées
Je passe environ 8 heures à l’hôpital avec
les patients, et chaque soir, je répète près
de 3 heures. Mais en période de concert,
je peux jouer jusqu’à 5 heures par jour.

Retrouvez la musique de Zaki Allal sur notre blog
www.elwatanproject.com

Mon autre passion

Mon morceau de musique préféré

Le ciel me passionne
toujours. Je suis allé
plusieurs fois en Norvège
pour voir les aurores
boréales. Récemment,
j’ai collaboré avec une
photographe. Ses photos
d’aurores boréales
illustrent l’un de mes
morceaux. Nous devrions
recommencer avec des
images des glaciers
d’Islande.

J’ai des moments où j’écoute de la
musique pop-rock, d’autres du jazz.
J’ai des auteurs préférés comme
Coldplay. Concernant la musique
classique, mon morceau préféré est
l’étude numéro 4 Op 10 en do dièse
mineur de Chopin surnommée le
torrent, c’est une pièce très rapide,
très technique et énergétique, où on a
l’impression que chaque main va très
vite en courant après l’autre pour la
rattraper sans jamais y parvenir.

La révélation
C’est grâce à YouTube que je me suis
lancé dans l’enregistrement de mon
album. J’ai mis en ligne la vidéo d’une
de mes compositions, Dancing Star. Et
en quelques jours, plus de 3000
personnes l’avaient vue. Ça m’a donné
confiance.

18 RELAX

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

EL WATAN WEEK-END se fait chaque
vendredi le relais d’«Un Toit pour Chat. Un Chat
pour Toi !», groupement constitué d'un petit
nombre de particuliers qui recueillent, soignent,
vaccinent et stérilisent autant d'animaux que
leurs moyens personnels le permettent. La
stérilisation constitue le point d'orgue de leur
action. Les animaux sociables sont proposés à
l'adoption sur leur page facebook après un moyen séjour en
famille d'accueil et les autres sont réintroduits dans leur
environnement habituel et deviennent ainsi des chats libres
complètement sous contrôle. «Un Toit pour Chat. Un Chat pour
Toi !» n'est pas un refuge et ne fonctionne que grâce à l'aide que
représente la prise en charge des animaux par des familles
d'accueil temporaires. Ils encouragent tous les citoyens
responsables à faire de même au niveau de leur quartier et les
invitent à s'aider de la page facebook afin de trouver des familles
d'accueil/foyers à leurs protégés. Aucune participation financière
ne vous sera demandée !

Whity

El Watan Week-end
édité par la SPA “El Watan Presse”
au capital social de 61 008 000 DA.
Directeur de la publication :
Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration
Maison de la Presse : Tahar Djaout 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger
Place du 1er Mai
Tél. : 021 65 33 17 - 021 68 21 83 021 68 21 84 021 68 21 85
Fax : 021 65 33 17-021 68 21 87

Je m'appelle
Whity. Jeune
matou blanc avec
un peu de roux,
âgé de 6 mois, je
suis vacciné,
castré, vermifugé
et très propre.
j'aime jouer mais
surtout apprécie
qu'on
me caresse à
longueur de
journée !

Site web :
http://www.elwatan.com
E-mail : weekend@elwatan.com
PAO/Photogravure : El Watan

nous à ces numéros
Pour adoption contactez
41 ou à cette adresse
07 74 76 03 01 / 05 51 17 25
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HORIZONTALEMENT

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1- Meurtrière. 2- Continent.
3- Issue. Basé. 4- Réticule. Roues
creuses.
5- Liaison. Rayon. Mesure.
6- Parfum. Récipient.
7- Révolution. Bisons. Appris.
8- Fin de messe. Sautées.
9- On y mange à la bonne franquette.
Obtenue. 10- Noté. Levant.

7

VERTICALEMENT

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5

Impression : ALDP - Imprimerie Centre
; SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp
Tél./Fax : 021 30 89 09 - Est : Société
de distribution El Khabar.
Tél. : 031 66 43 67 Fax : 031 66 49 35
Ouest : SPA El Watan Diffusion,
38, Bd Benzerdjeb (Oran)
Tél. : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66 Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet d’aucune
réclamation.
Reproduction interdite de tous articles
sauf accord de la rédaction.

1- On près de cent ans.
2- Artère. Parentes.
3- Colères. D'être. 4- Symbole. Dur.
Titane.
5- Racine vomitive. Chambre anglaise.
6- Propre. Question de test.
7- Symbole. Continent.
8- Marques. Apprise. 9- Abandonnées.
10- Cloisons mobiles. Roulés.

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Publicité - Abonnement : El Watan
1, rue Bachir Attar - Place du 1er Mai
- Alger.
Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62 Fax : 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA
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Compte devises : CPA
N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication :
102 Logts, tour de Sidi Yahia, Hydra.
Tél. : 021 56 32 77 Tél./Fax : 021 56 10 75

Que voir à la télé ce soir ?
Canal+Cinéma. 17h00
TAKE SHELTER (DRAME)

MBC2. 20h
CE QUE VEULENT LES FEMMES (COMÉDIE)

Canal + Décalé.16h50
TIME OUT (FANTASTIQUE)

Film singulier, étrange, dérangeant... On plonge
dans les angoisses d'un homme qui souhaite
protéger sa famille d'une hypothétique tempête.
L’acteur, Michael Shannon, est excellent et
parvient à instiller à son personnage un peu plus
de trouble au fur et à mesure que l'histoire
progresse. Les choix scénaristiques viennent
faire valser nos certitudes, avec une fin à la fois
surprenante et fascinante. Réal : Jeff Nicols.

Quand un macho se met à comprendre les
femmes, à les écouter, il commence à voir qui il
est vraiment. Drôle et léger sans pour autant
tomber dans la caricature, le film permet à Mel
Gibson de tenir le rôle d’un personnage de dur à
cuire à merveille. Les hommes révéraient de
pouvoir faire ce que Mel Gibson fait. Tandis que
les femmes prieraient pour que cela ne soit pas le
cas. Réal : Nancy Meyers.

De la science-fiction avec une idée très originale :
les humains bricolés génétiquement doivent,
après 25 ans, acheter du temps, devenu monnaie
universelle. Dans le film, tout le monde a un petit
compteur placé sur l'avant-bras et quand on a
plus de temps, on meurt. Le héros, joué par Justin
Timberlake, nous fait le coup du Robin des bois
qui vole aux riches pour donner aux pauvres. Réal
: Andrew Nicol avec Al Pacino.

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Rifa Editions, 021 37 96 11, rifa_consulting@yahoo.fr.

LA SÉLECTION DE
SALIM MESBAH

OMNISPORTS 19

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

FAH

Cross-country : la dernière étape demain à Tlemcen
La commune de Chetouane (wilaya de Tlemcen)
accueillera, demain matin, la 9e et dernière étape
du challenge national de cross-country Chelda
Boulenouar. L’étape de Tlemcen sera jumelée avec

le championnat régional Ouest qualificatif pour le
51e championnat d’Algérie de cross-country Ali
Lamraoui et Abdelhamid Sid Ahmed, prévu à Djelfa
le 16 février. Outre les Ligues régionales de Batna,

3 milliards de
centimes de recette

Béjaïa, Ouargla, celle d’Alger organisera demain le
«régional» qui se tiendra au terrain de golf de Dély
Ibrahim. Des épreuves réservées aux écoles,
benjamins et minimes seront au programme. C. B.

RÉDHA MEGDOUD. Athlète algérien du 100 m et du saut en longueur

Ma sanction de trois ans est trop lourde
Sept mois après avoir
été contrôlé positif à
la Stanozolol et au
Methenolone, lors du
meeting d’athlétisme
de Namur, en Belgique,
Rédha Megdoud (26 ans),
spécialiste du 100 m et
du saut en longueur,
suspendu pour 3 ans
(15 mai 2012 - 5 mai 2015),
a décidé de s’exprimer
pour la première fois
dans la presse.

PHOTO S : D. R.

Pouvez-vous nous parler de
cette affaire de dopage qui vous a
coûté trois années de suspension.
Une sanction unique dans les
annales du sport algérien, faut-il
rappeler...
C’est une affaire malheureuse, à
laquelle je ne m’attendais guère. Je
suis doublement malheureux, car la
FAA a fait dans le deux poids, deux
mesures, en m’infligeant une
sanction de trois années. Lors de
mon audition, qui a eu lieu à la
Fédération algérienne d’athlétisme,
j’avais affirmé que je n’avais utilisé
aucune substance dopante.
La FAA avait annoncé qu’elle
n’a fait qu’appliquer les
règlements de l’IAAF en matière
d’antidopage, vu que vous avez été
contrôlé positif à deux molécules…
Je ne pense pas que la suspension
de trois années est liée au fait que
j’étais dopé à deux substances. La
FAA pouvait proposer à l’IAAF une
suspension de deux années et non
trois.
Comment avez-vous réagi
lorsque vous avez appris que vous
étiez contrôlé positif après la
compétition de Namur, où vous
avez terminé à la 7e place du
concours du saut en longueur avec
un bond de 6,95 m ?
Je n’en revenais pas. Lorsque les
analyses effectuées au niveau d’un
laboratoire de Bruxelles ont
confirmé la présence des substances
interdites dans mes urines, je
n’arrivais pas à comprendre. Je n’ai
jamais utilisé de dopage, ni autre
médicament, si ce n’est des
compléments alimentaires, dont sur
l’étiquette de composition ne figurait
pas la présence de substances
interdites par l’IAAF.
Peut-on connaître la
provenance de ces aliments qui
pouvaient être un risque pour
votre santé ?
Comme d’habitude, j’ai acheté
ces produits dans un magasin situé
au centre-ville d’Alger. J’ai informé
mon entraîneur quant à l’utilisation
d’aliments diététiques.
Avez-vous informé les
médecins de la FAA pour avis ?

Rédha Megdoud clame toujours son innocence

Non pas du tout. Car ce n’était pas
la première fois que je prenais de tels
produits énergétiques qui m’aident à
récupérer avant et après les dures
séances d’entraînement. Donc, pour
moi il ne s’agissait ni plus ni moins
que de compléments alimentaires
qui sont aussi commercialisés au vu
et au su de tout le monde.
Pourquoi avez-vous refusé
d’effectuer l’expertise de
l’échantillon du B comme le stipule
la règle de l’IAAF ?
Je n’avais pas les moyens
financiers (500 euros) pour effectuer
l’expertise B. J’étais livré à moimême, malgré que j’ai participé au
meeting de Namur comme
représentant de l’Algérie. Faute de
moyens également, je n’ai pas
expertisé les produits alimentaires au
niveau d’un laboratoire européen.

Avez-vous fait un recours
auprès l’IAAF ?
Non, je n’ai pas saisi l’IAAF,
mais plutôt la FAA. Au final, je n’ai
trouvé que ma famille qui m’a
fortement soutenu dans cette affaire
de dopage qui m’a brisé. Par la suite,
je m’en suis remis doucement.
D’ailleurs j’ai repris le chemin des
entraînements et je poursuis mes
études supérieures après l’obtention
d’une licence en commerce.
J’entretiens toujours l’espoir pour
que l’IAAF réduise ma sanction. Je
ne conteste pas le résultat du
laboratoire, mais je clame mon
innocence dans la mesure où j’ai été
dopé à mon insu.
Expliquez-vous...
Bien que je ne dispose d’aucune
preuve, je pense que quelqu’un m’a
mis des dopants dans ma bouteille

lors des séances d’entraînement au
Sato du 5 Juillet. Sans accuser
quiconque, mais il y a des gens qui
sont en mesure de se procurer
facilement des produits dopants de
l’étranger. D’un autre côté, vous
pensez que si je m’étais dopé,
j’aurais pris le risque d’aller
participer à des meetings à l’étranger,
où il y a toujours des contrôles
antidopage ?
Dans le monde de
l’athlétisme, le plus souvent les
athlètes suspendus ne parviennent
jamais à revenir. Pensez-vous avoir
la capacité de retrouver le haut
niveau ?
Mon ambition est justement de
retrouver le haut niveau. Je vais tout
faire pour surmonter cette épreuve
afin de revenir en force.
Chafik Boukabes

Tennis

Inès Ibbou sera présente à Tlemcen

Ibbou vise le Rolland-Garros junior

On entend beaucoup parler, ces derniers temps, de
Inès Ibbou, âgée de 14 ans, la jeune espoir du
Midoun Tennis Academy, grâce aux résultats
obtenus dans le récent tournoi international des
Petits As, où elle a atteint les quarts de finale. Dans
un tableau de 64 joueurs, Inès a passé trois tours en
battant l’Américaine Jaeda Daniel (6-3, 6-1), la
Française Lucie Wargnier (5-7, 6-2, 6-3) et la
Russe Evgeniya Levashova (6-3, 6-3). En quart,
notre représentante s’est inclinée devant la n°1
d’Europe de la catégorie, la Roumaine Andreea
Amalia Rosca (6-4, 6-1). Avec ces excellentes
performances, Inès a gardé sa place dans le top 10
Europe, tout en descendant d’un échelon parce
qu’elle n’a pas la chance de disputer autant de
tournois en Europe que ses rivales pour marquer
les points nécessaires à la progression dans le
classement. Faute de moyens financiers
conséquents, évidemment. En ce qui concerne les

tournois organisés en Algérie, l’entraîneur de la
joueuse, Zine El Abidine Midoun, nous a contacté
mercredi dernier pour nous faire savoir qu’«Inès
participera au tournoi ITF juniors de Tlemcen
avant de participer au tournoi de Monastir, en
Tunisie. Notre objectif est d’aller aux
qualifications juniors de Roland-Garros, mais
pour y parvenir, il faut au préalable décrocher le
maximum de points possibles avant le mois de mai
prochain.» A Tlemcen, ce sera la première sortie
officielle d’Inès Ibbou dans son propre pays. Et
certainement pas la dernière, la demande
d’affiliation de son club étant en cours de dépôt.
L’ITF juniors de Tlemcen (grade 5) se jouera au
Tennis Club de Mansourah, du 19 au 23 février
(tableau final). Qualifications, les 17 et 18. Jugearbitre Hakim Fateh. Mohamed Bessaâd est le
directeur du tournoi. La liste définitive des
engagés sera connue le 5 février.
L.O. B.

S’il y a une discipline qui a donné
beaucoup de satisfaction aux
Algériens, c’est bien le
handisport. Souvenez-vous que la
délégation algérienne qui a
participé aux Jeux paralympiques
de Londres 2012 est revenue avec
19 médailles, dont 4 d’or. La
mission a été honorablement
accomplie. A la veille des bilans et
de l’AG ordinaire, la réalité veut
que les caisses ne restent pas
vides, puisque pas moins de 3
milliards de centimes sont
inscrits au chapitre des recettes.
Aussi, pour une fois, les
compétitions aussi bien
nationales qu’internationales
n’ont pas été interrompues, bien
que l’on dise que ce sont des
opérations à but électoral. A cet
effet, le président El Asri SidAhmed dira : «Convenez-en,
qu’arrêter les compétitions ne
répond à aucun principe de la
pratique du sport. Nous devons
répondre à toutes les exigences de
nos athlètes et à n’importe quel
moment de l’année.» Pour ce qui
est de la présence de l’inspection
du MJS au niveau de cette
fédération, le président
soutiendra : «C’est une opération
des plus normales et nous
demandons que ce contrôle soit
périodique pour nous orienter,
car c’est le MJS qui nous finance
et il a un droit de regard sur nos
activités.» Enfin, nous avons
appris que l’AG ordinaire aura lieu
le 14 février et ce n’est qu’à l’issue
de cette assemblée qu’El Asri se
prononcera sur le
renouvellement de son mandat
ou non.
S. R. O.

Cyclisme

Schleck maintient
qu’il n’est pas
un tricheur
Le Luxembourgeois Frank
Schleck, suspendu pour un an,
mercredi, par l’Agence
luxembourgeoise antidopage
(ALAD), a assuré «ne pas être un
tricheur», l’instance disciplinaire
ayant, selon lui, «écarté
l’hypothèse d’une prise volontaire
de produit interdit». Le coureur de
la formation luxembourgeoise
s’est déclaré «déçu par la sévérité
de la sanction» qui prend cours à
la date du 14 juillet 2012 et le
privera donc du prochain Tour de
France. AFP

Championnats
d’Afrique juniors

Les inscriptions des
Algériens acceptées
Le directeur des équipes
nationales, Mohamed Bouchabou,
joint hier, nous a confirmé que les
inscriptions sollicitées par la
Fédération algérienne de tennis
(FAT) pour 2 joueurs et 4 joueuses
ont été acceptées par la
Confédération africaine de tennis
(CAT). Les éléments retenus sont
les suivants : Mohamed Hassan,
Mohamed Nazim Makhlouf,
Sanaâ Benkaddour, Nihel
Benkaddour, Nihel Adjali et
Yasmine Boudjadi. Reste encore
une incertitude à lever : l’accord
du ministère de la Jeunesse et des
Sports. Selon le DEN : «Nous
devrions être fixés très
rapidement.» Les Championnats
d’Afrique juniors auront lieu du 18
au 23 février à Potchefstroom, en
Afrique du Sud.
L.O. B.

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Belkacem Belarbi Ahmed, Mahi Bensafi Abennini et Dr
Younsi ont la douleur de faire part du décès de leur ami de
toujours AHMED BOUCHERIFI à la suite d'une longue
maladie. Que tous ceux qui ont connu et apprécié cet
homme merveilleux aient une pieuse pensée pour lui. Son
enterrement aura lieu à Remchi, vendredi 1er février 2013.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."

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com. 4 ans d'exp. ds. le domaine
commercial. Tél. : 0551 675 338

déc ès

La famille Haroun a l'immense douleur de faire part
du décès de son cher HAROUN MOHAMED
KAMEL EDDINE, hier à l'âge de 46 ans. La
levée du corps se fera à partir du domicile familial,
cité Mimosa Staouéli. L'enterrement aura lieu
aujourd'hui 1er février .
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."

Le 1er février 2005, tu es arrivé, bouleversant notre vie. Hier, en grand garçon, tu as
soufflé ta 8e bougie cher frère
HANI HETTAK
Ainsi, pour notre petit bonhomme, nous, tes sœurs Ouardia et Lynda, papa,
maman et toute la famille, te souhaitons un joyeux et heureux anniversaire,
une très longue vie, de la réussite dans tes études, pleines de bonnes choses
dans ta vie et que Dieu fasse que nous continuerons à tout partager. Gros
bisous.

c ondol éanc es
Le PDG du Groupe S.I.F.E.C. - L.E.C.O., M. Fayçal
Bouhamed, ses fils ainsi que l'ensemble des cadres et
dirigeants, profondément affectés par le décès de M.
BENAÏSSA MUSTAPHA, cadre à Air Algérie
à la retraite,
présentent, en cette pénible circonstance, à
l'ensemble de la famille leurs sincères condoléances
et l'assurent de leurs profonde compassion et
sincère sympathie.
Ils prient Dieu Le Tout-Puissant d'accorder au
défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son
Vaste Paradis.
déc ès

Les familles Aïnouz, Ousmer,
Chader, Djender, parents et alliés,
ont l'immense douleur de faire
part du décès de Mme AÏNOUZ
MAJID née OUSMER LOUIZA
GHENIMA, avocate, ravie
soudainement et brutalement à
l'affection des siens le 29 janvier 2013
à Paris.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons."

déc ès
Les familles Debiane et Amara
d'Azouza ont la douleur de faire
part du décès de Mme Vve
DEBIANE DJOUHER, âgée
de 82 ans. La levée du corps aura
lieu aujourd'hui vendredi 1er
février à midi à Azouza, Larbaâ
Nath Irathen.
"A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons."

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

PUBLICITÉ 21

8 FOOT
22

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

CAN-2013

La face cachée
de l’échec

PHOTO : B. SOUHIL

Les Verts n’arrivent plus à gagner

Mehdi Mostefa et Arouna Kone n’ont pu se départager mercredi soir

Rustenburg (Afrique du Sud)
Tarek Aït Sellamet
weekend@elwatan.com
La sélection nationale a clôturé sa courte aventure
dans cette CAN sud-africaine, sur un match nul,
quittant cette phase finale, dès le premier tour et
avec seulement un point à son actif. Le bilan de la
sélection nationale est mitigé. Elle a fait ses adieux
à cette 29e édition de la CAN-2013 avec une
élimination dès le premier tour, enregistrant un
seul point, suite au match nul concédé, mercredi
soir, face à la Côte d’Ivoire, en match de la 3e et
dernière journée du premier tour du groupe. Les

échos de Rustenburg
SLIMANI PARLE DE TROYES
Lors de son passage dans la zone mixte, juste après
la confrontation face à la Côte d’Ivoire, l’attaquant
des Verts et du CRB, Islam Slimani, a évoqué
l’intérêt de la formation de Troyes (2e division
française). Celui-ci a précisé que ce sont les
dirigeants du Chabab qui lui ont fait part de cet
intérêt de la formation française, sans donner plus
de détails.

MEDJANI VERS MONACO
Le défenseur des Verts, Carl Medjani, ne rejoindra
pas la formation d’Ajaccio à son retour d’Afrique du
Sud. Le joueur, en concertation avec les dirigeants
de la formation corse, a décidé de mettre un terme
à son contrat avec la formation d’Ajaccio pour
rejoindre celle de l’AS Monaco (2e division
française), avec laquelle il entamera son aventure
dès ce mois de février et pour les 18 prochains mois.

DÉPART VERS ALGER CET APRÈS-MIDI
C’est aujourd’hui, aux environs de 14h (13h, heure
algérienne), que la délégation des Verts, composée
des joueurs locaux, du staff administratif et
médical, quittera la capitale sud-africaine,
Johannesburg, à destination d’Alger, à bord d’un
vol spécial de la compagnie nationale.

LES AUTRES SONT PARTIS HIER À 21H
VERS PARIS
La plupart des joueurs profs, ainsi que le staff
technique, à sa tête Vahid Halilhodzic, devaient
rallier hier directement Paris, via un vol régulier
d’une compagnie française. Le vol était prévu, hier
soir, à partir de 21h.

QUARTIER LIBRE HIER MATIN
La compétition terminée pour les Verts, avec une
sortie prématurée de cette CAN dès le premier tour,
le coach national a accordé quartier libre aux
joueurs pour la matinée d’hier, avant de quitter
l’Afrique du Sud dès aujourd’hui.

Verts se sont fait éliminés dès le premier tour,
après avoir essuyé deux défaites de suite, face
respectivement à la Tunisie (0-1) et au Togo (0-2),
au moment où beaucoup d’espoir était fondé sur
cette équipe avant l’entame du tournoi africain,
malgré les faux-fuyants d’un Halilhodzic qui n’a
cessé de préparer tout le monde à ce revers, alors
que la Fédération algérienne de football lui avait
assigné comme objectif, durant ce tournoi africain,
celui d’atteindre au moins le carré d’as. Une
équipe nationale qui a surtout péché par son
manque d’efficacité aux avant-postes. Il a fallu
attendre le dernier match des poules, et ce, après
bien sûr son élimination, pour qu’elle inscrive son
premier point dans ce tournoi et deux buts, dont un
sur penalty. La défense, pour sa part, est loin d’être
absoute de toute responsabilité, elle qui a encaissé
pas moins de cinq buts en trois rencontres, c’est-àdire une moyenne de près de deux buts par match,
ce qui est énorme pour une équipe qui prétendait
jouer les premiers rôles et qui se retrouve avec une
différence de buts de -3. Une CAN ratée pour les
Verts et surtout une inquiétante série de cinq
matchs sans victoire, et ce, toutes compétitions
confondues, pour cette équipe nationale sous la

conduite du Bosnien, Halilhodzic, alors qu’elle
était restée sur une belle série d’invincibilité avant
cette CAN. En effet, le dernier succès pour
l’Algérie remonte au mois d’octobre
dernier.C’était face à la Libye en match retour de
ces éliminatoires de la CAN. Depuis, les Verts
n’ont pu arracher le moindre succès, s’inclinant
d’abord en amical face à la Bosnie-Herzégovine,
avant d’enchaîner avec un match nul face à
l’Afrique du Sud, toujours en amical, et de subir
trois revers, dont deux défaites, durant cette phase
finale de la CAN-2013 en Afrique du sud. Une
série qui n’est pas pour rassurer, à quelques
encablures de ces éliminatoires du Mondial 2014
au Brésil, qui reprendront dans un peu plus d’un
mois avec un très attendu Algérie-Bénin, en match
comptant pour la troisième journée de ces
éliminatoires. Il y a donc urgence pour Halilhodzic,
avec du pain sur la planche et une copie à revoir à
tous les niveaux, lui qui reste pour l’heure le patron
de la barre technique des Verts, en attendant le
tête-à-tête qu’il aura avec Raouraoua, à la
mi-février, et qui sera déterminant pour l’avenir du
Bosnien à la tête de la sélection nationale. ■

Ryad Boudebouz. Attaquant des Verts

On a beaucoup de regrets

L’attaquant des Verts s’est dit satisfait de sa
première sortie avec les Verts dans une CAN,
même s’il estime que la sélection nationale
aura beaucoup de regrets, suite à cette
élimination précoce, alors qu’elle n’a pas
déméritée.
Des regrets après ce match nul face à la Côte
d’Ivoire ?
Evidemment. On mène par deux buts au score à un quart
d’heure de la fin de la partie. On avait la mainmise sur le match
et sur cette équipe de la Côte d’Ivoire qui était loin de nous être
supérieure. Et c’est bien dommage de prendre deux buts à la fin de la rencontre.
Quel bilan faites-vous de cette participation des Verts à cette CAN-2013 ?
On ne mérite pas cette élimination précoce. J’estime que face à la Tunisie et au Togo, qu’on a
dominés, on aurait dû sortir victorieux, mais dans le football, dominer n’est pas gagner. On quitte cette
CAN avec beaucoup de regrets malheureusement, et le plus important sera de se rattraper très vite, avec
les éliminatoires du Mondial 2014 et ce match face au Bénin au mois de mars prochain.
Justement, comment voyez-vous l’avenir de cette sélection ?
On a une bonne équipe et cela on le sait, malgré ce parcours raté dans cette CAN avec deux défaites
et un nul. Il faudra donc continuer à travailler, notamment défensivement où on encaisse toujours en fin
de match et aussi l’efficacité devant les buts.
C’est votre première participation dans une CAN et vous avez raté un penalty. Comment
jugez-vous votre prestation ?
C’est le premier penalty que je rate dans ma carrière de professionnelle. J’en ai mis 11 sur 12 que
j’ai eu à tirer et il fallait que cela arrive en sélection. Je suis un peu déçu, mais je dirais que je suis
satisfait des 60 minutes que j’ai jouées durant cette rencontre face à la Côte d’Ivoire, surtout que cela
fait un mois que je n’ai pas joué. J’ai essayé de provoquer et j’ai ramené quelques occasions. Pour moi
l’essentiel, c’est que l’équipe n’a pas perdu.
T. A. S.

Engagée pour faire bonne figure,
l’équipe nationale rentre
bredouille. Le carré d’as, l’objectif
fixé par Vahid qui n’est pas
exempt de reproches, demeurera,
un vœu pieux pour l’élite
nationale, n’étant pas seule
responsable de cette bérézina. Les
partenaires de Feghouli quittent
sans gloire le pays de Mandela où
leur participation à la 29e édition
de la Coupe d’Afrique des nations,
ne fera pas date. Décryptage des
prestations des Verts est, qu’on le
veuille ou non, du ressort exclusif
de ces analystes désintéressés.
N’ayant de surcroît aucun compte
à régler avec la FAF, le
sélectionneur national ou la
formation disposant d’une bonne
marge de progression. Même si la
réalité du terrain est amère, les
contenus des rencontres
disputées ne sont pas mauvais.
Pour bien aborder les futures
échéances, il faut se remettre en
question et au travail, la plus
grande tare de notre sport roi. Le
moment est donc mal choisi pour
descendre en flammes le travail
effectué par une équipe, au
potentiel énorme. Cela dit,
l’équipe nationale ne peut et ne
doit pas être l’arbre cachant une
forêt corrodée , car l’échec de l’EN
est en vérité la déroute d’une
discipline. Celle-ci est prise en
otage par une maffia d’acteurs (le
mot n’est pas fort), principale
cause de la débâcle des U17 et des
piètres sorties des clubs en Coupe
de la CAF ou en Champions
League africaine qu’on ne doit
pas occulter. Sachant qu’un
football ne produisant que des
manchots-marchands de rêves
brassant mensuellement plus de
2 millions de dinars (20 000
euros), ne trouvera pas le bout du
tunnel de sitôt. Gangrené par
l’esprit clubard et la décriée
«tchipa», source de distinction
pour les uns et de purgatoire pour
d’autres, notre football ne peut,
avec de tels faits de petits princes,
aspirer à une place au soleil. Un
football ne consacrant que des
miettes pour les jeunes catégories
complètement délaissées, ne peut
rivaliser avec les meilleurs du
continent qui avancent à grandes
enjambées. Un football qui reste
aveugle, sourd et muet face aux
néfastes agissements de ces
maquignons-dirigeants, rentrés
par effraction, ne peut réussir ses
sorties internationales. Un
football qui laisse faire des
barons, gérant à leur guise les
milliards qui coulent à flots, est
voué à l’échec. Ne faisant rien
pour encourager les bonnes
volontés et des compétences
marginalisées, ce football qui ne
protège pas ses arbitres pointés
du doigt ou tabassés par le
premier venu, ne peut aller de
l’avant. Un football qui a non
seulement congédié les
dénicheurs de talents mais ne
reconnaissant pas les mérites des
clubs formateurs avalés par un
argent, incapable à lui seul de
fabriquer de nouveaux Assad,
Dahleb, Mansouri, Magharia,
Madjer, Merzekane, Bencheikh,
Betrouni, Adjissa et autres, ne
peut avancer qu’en reculant.
N’étant plus achalandée par un
produit du terroir qu’on ne cultive
plus, car on met plus de 7 années
pour réaliser un stade disposant
pourtant d’une enveloppe
financière, la vitrine ne peut donc
réussir les épreuves d’ un
concours relevé...
Kamel Beniaiche

FOOT 23

El Watan Week-end - Vendredi 1er février 2013

Première qualification du Togo en quart de finale de la CAN

LIGUE 1

La belle revanche des Eperviers

Aujourd’hui
WAT

15h00

ESS

Demain
MCEE

USMH

15h00

USMBA

15h00

CRB

ASO

15h00

MCA

JSS

15h00

CABBA

JSMB

17h45

CSC

USMA

18h00

CAB

MCO

18h00

JSK

LIGUE 2

Programme de la 19e journée

PHOTO : B. SOUHIL

La septième participation à la
phase finale de la Coupe
d’Afrique a été la bonne pour le
Togo. L’équipe du sélectionneur
Didier Six a réussi à décrocher
son premier ticket qualificatif en
quart de final en compagnie de la
Côte d’Ivoire dans le groupe D.
Pourtant personne ne donnait
cher de la peau de cette équipe,
d’autant plus qu’elle était dans le
même groupe que l’Algérie et la
Tunisie. Une victoire 2 à 0 devant
les hommes de Vahid Halilhodzic
et un nul dans la petite finale face
à la Tunisie ont donné droit à
l’équipe de disputer son tout
premier quart de final de son
histoire, prévu dimanche face au
Burkina Faso. C’est une belle
revanche pour les coéquipiers du
gardien Kossi Agassa, d’autant
plus que l’équipe a été absente
lors de l’édition de 2012 ainsi
qu’en 2010. En Angola, cette
sélection
est
rentrée
précipitamment au Togo après
que le bus de la délégation qui
rejoignait ce pays par route en
provenance
du
CongoBrazzaville, ait été mitraillé. Cet
attentat revendiqué par les
indépendantistes du FLECPosition militaire avait fait deux
morts et plusieurs blessés, dont le
gardien Kodjovi Obilalé,
handicapé à vie. Le lendemain de
l’attaque, le gouvernement
togolais avait ordonné à son
équipe de rentrer. Ce qui n’avait
pas plu au président de la
Confédération africaine de
football, le Camerounais Issa

Programme de la 19e journée

En bon capitaine, Adebayor a réussi à conduire les siens en quart de finale

Hayatou. En effet, ce dernier
avait infligé une suspension pour
les deux coupes d’Afrique
de 2012 et 2013 en
raison
d’«interférences
gouvernementales» en plus de 50
000
dollars
d’amende.
Finalement, en mai 2010, le
comité exécutif de la CAF avait
pris la décision de lever cette
sanction. Les joueurs ont fini par
marquer leur grand retour dans

une phase finale, en passant
devant l’Algérie et la Tunisie.
Cette qualification est celle des
joueurs ayant été à Cabinda—ils
sont onze à avoir été présents lors
de la CAN-2010. Parmi eux,
Emmanuel Adebayor qui avait
déclaré, à l’issue du match livré
face à la Tunisie : «Je suis très
content pour les joueurs et mon
pays. Je n’imagine même pas ce
qui s’y passe à l’heure actuelle.

Ce doit être très fort, d’autant
plus qu’il y a toujours du monde
devant chez moi.» Sans oublier
d’avoir une pensée pour les morts
de Cabinda. Les joueurs auront
juste le temps de savourer cette
qualification, le match face au
Burkina Faso, où le Togo a toutes
ses chances pour passer aux
demi-finales, est déjà aux portes.
F. B.

Aujourd’hui
MSPB 15h00 ABM
OM 15h00 CRT
USMAn 15h00 CRBAF
RCA 15h00 NAHD
ASK 15h00 SAM
MCS 15h00 USMB
MOC 15h00 MOB
Mardi 5 février
ASMO 15h00 ESM

COUPE DU ROI

Le Real Madrid et le FC
Barcelone se neutralisent
Le Real Madrid a été accroché (1-1) à
domicile par le FC Barcelone, mercredi en
demi-finale aller de la Coupe du roi, les
Catalans, tenants du titre, prenant ainsi une
option sur leur qualification pour la finale
avant le match retour du 27 février. Les
Madrilènes, qui étaient menés au score
depuis la 51e minute après un but de
Fabregas intervenu contre le cours du jeu,
peuvent considérer ce résultat comme un
moindre mal, Varane étant parvenu à
ramener les siens à égalité (81’).
AFP

PSG

Beckham signe
pour cinq mois

Le milieu de terrain anglais de 37 ans,
David Beckham, libre depuis novembre,
s’est engagé hier avec le Paris SG pour
une durée de cinq mois, a annoncé le club
parisien, lors d’une conférence de presse
au Parc des Princes en présence du joueur.
AFP

El Watan
Vendredi 1er février 2013

PHOTO :B. SOUHIL

Lacen et Slimani doivent à présent
tourner la page

CAN-2013

Les Verts appelés à réagir en mars face au Bénin
L’heure est au bilan à présent pour les Verts après la sortie ratée
dans cette CAN-2013, disputée en Afrique du Sud, avec une
élimination prématurée dès le premier tour.
quart d’heure de la fin de la partie par 2 buts à
0, grâce aux réalisations de Feghouli sur penalty
(64’) et Soudani (70’). Drogba (77’) et Wilfried
aidé par Mesbah (80’) ont fini par remettre les
deux formations à égalité. Muets depuis le début du tournoi, les Verts sont tout même parvenus, au cours de cette rencontre, à inscrire leurs
deux premiers buts et aussi enregistré leur tout
premier point dans une phase finale de la CAN.
C’est bien mieux que l’édition de 1998, où

l’équipe avait essuyé trois revers de suite, respectivement face à la Guinée, au Burkina Faso
et au Cameroun, mais ça reste bien en deçà des
ambitions affichées avant le coup d’envoi de la
compétition. Au-delà des critiques sur le choix
des joueurs ou la gestion des matches, beaucoup reconnaissent à l’équipe, version Halilhodzic, sa vocation offensive en dominant même
ses adversaires, comme ce fut le cas devant la
Tunisie et le Togo. Mais dans cette sélection, il

y a aussi des manques. A commencer par l’inexpérience de ses éléments, Halliche étant le seul
rescapé du match des quarts de finale de 2010
face à la Côte d’Ivoire. L’inefficacité de l’attaque et le problème de l’axe de la défense sont
apparus au grand jour dans ce tournoi, en plus
du fait que l’équipe ait encaissé quatre des cinq
buts dans cette compétition dans le dernier quart
d’heure. Il faudra donc faire le bilan et se projeter déjà sur le match face au Bénin, comptant
pour les éliminatoires du Mondial 2014, groupe
H, dès le mois de mars prochain, en ayant tous
les atouts en main. Et cela passera impérativement par quelques renforts tout en comblant les
lacunes constatées en Afrique du Sud.
Farouk B.

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Certes, la sélection algérienne a réussi, mercredi soir, à décrocher son seul point dans cette
compétition au terme du match nul ayant sanctionné sa confrontation face à la Côte d’Ivoire
(2-2). Les coéquipiers de Mehdi Lacen auraient
même pu l’emporter sans que personne y trouve
à redire, tant ils ont tout donné sur le terrain.
Mais, une fois de plus, face une équipe quelque
peu remaniée en prévision du choc de dimanche
prochain devant le Nigeria pour le compte des
quarts de finale, les Verts ont raté un penalty
d’entrée de jeu par l’intermédiaire de Boudebouz, qui a écrasé son essai sur le montant ivoirien et l’équipe a aussi craqué en fin de match
avec le retour en force de Drogba et ses camarades, alors que les Algériens menaient à un