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APRÈS LE VERDICT DU CONSEIL D’ÉTAT

UN ACCORD A ÉTÉ SIGNÉ SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

FLN : comment les redresseurs Un premier pas vers une solution
comptent rebondir P.3
définitive P.10

LIBERTE
LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

ENTRE USURE ET INTÉRÊT

La riba se justifie
par le tort porté
au débiteur (2 partie)
e

P.9

UNE ÉQUIPE ALGÉRIENNE
DE CHERCHEURS COLLABORE
AUX TRAVAUX DE LA STATION
SPATIALE INTERNATIONALE

Les scientifiques
algériens se
tournent vers
l’espace P.4

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6469 LUNDI 25 NOVEMBRE 2013 - ALGÉRIE 15 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

Zehani/Liberté

SMAÏL HAMDANI, ANCIEN CHEF DU GOUVERNEMENT, AU FORUM DE “LIBERTÉ”

“Il faut redynamiser la diplomatie”

P.2

L’AMBASSADEUR DU BRÉSIL,
EDUARDO BOTELHO, ANNONCE
DES FACILITATIONS À L’OCCASION
DU MONDIAL-2014

“Des visas
spéciaux pour
les supporters
algériens”
P.20

Zehani/Liberté

Supplément Sport

LES VERTS DOIVENT PRÉPARER CONVENABLEMENT LA COUPE DU MONDE

Objectif : passer le premier tour
E LA CELLULE DE COMMUNICATION
REPORTAG DE L’UFL SUR LE TERRAIN DES GSI

APRÈS LE CARNEGIE HALL, UNE
TOURNÉE EST EN PRÉPARATION

D. R.

L’intransigeance mauritanienne
devant le terrorisme P.8
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À NOUAKCHOTT : DJILALI B.

P.19 à 25

Le pianiste Zaki
Allal à la conquête
de l’Europe P.14

Lundi 25 novembre 2013

2 L’actualité en question

LIBERTE

SMAÏL HAMDANI AU FORUM DE “LIBERTÉ”

“Il faut redynamiser
la diplomatie”
La démonstration de l’ancien Chef du gouvernement ne consiste pas à agiter seulement l’épouvantail
de la main de l’étranger mais il veut, semble-t-il, surtout lancer l’alerte.
enu présenter hier l’histoire de la
politique algérienne de sécurité
extérieure au Forum de Liberté,
Smaïl Hamdani a d’emblée précisé qu’il ne s’agissait que d’un
“simple aperçu car le sujet est décidément très vaste”. Didactique à souhait, l’ancien Chef du gouvernement a commencé par rappeler que l’Algérie,
avec ses 7 frontières,
PAR :
MOHAMED-CHÉRIF est le seul pays à
avoir des liens avec
LACHICHI
tous les autres pays
du Maghreb. Avec une superficie de près de
2 400 000 km2, l’Algérie est le pays le plus vaste
d’Afrique, soit le 1/12e du continent. Quant à
l’opportunité du thème de sa conférence, l’orateur révèle que la région traverse actuellement
une zone de turbulences. Les crises politico-sécuritaires à nos frontières imposent plus que jamais, selon lui, la plus grande vigilance. “Nous
vivons un moment difficile. Le monde républicain
arabe est touché. Ce sont les États-nations qui sont
visés. Le wahhabisme veut imposer l’islamisme et
l’État islamique.” La menace semble bien réelle.
“La sécurité est l’obligation de l’État.” À entendre
l’ancien Chef du gouvernement, l’État ne doit pas
fuir ses responsabilités. Le rôle des pouvoirs publics consistant notamment à être toujours garants de la souveraineté du pays, de la préservation des vies humaines et d’une bonne évaluation
des risques. Pourtant, les observateurs, comme
souvent les simples citoyens, considèrent aujourd’hui, à tort ou à raison, que ce sont surtout les
méthodes des dirigeants qui génèrent le plus d’incertitudes dans ce pays, qui lui font courir autant
de risques. Enfin, bref, passant directement au
cœur du sujet  : les Algériens seraient-ils plus
maghrébins que leurs voisins ? Pour l’invité de
Liberté, il n’y a, là-dessus, aucun doute. Il rappellera, ainsi, que l’Étoile nord africaine avait été fondée sur la base de cette “lutte commune” et que
même la déclaration du 1er Novembre ne s’adressait pas uniquement aux patriotes algériens
mais également aux patriotes maghrébins. “On
voulait que le feu prenne partout contre le système colonial mais la solidarité dans la lutte armée
qui dépend des chefs a été absente. On n’a pas retrouvé, hélas, la réciprocité”, regrette-t-il.

V

Zehani/Liberté

Des voisins retors
“Certains parlent d’héritage colonial alors que c’est
un héritage de la résistance. Quant à ceux qui parlent de frontières arbitrairement tracées, il faut leur
demander au bénéfice de qui et aux dépens de qui ?
On accède à l’indépendance dans son territoire.
Donc nos frontières sont indiscutables !”, a t-il martelé. Revenant précisément sur la question du
bornage des frontières, il rappellera que le Niger,

Smaïl Hamdani, hier, au Forum de “Liberté”.

le Mali ou encore la Mauritanie n’ont jamais posé
de problème particulier. À l’Indépendance du
pays, ce sont surtout nos voisins marocains et tunisiens qui ont longtemps fait dans le “donnantdonnant” et qui voulaient, selon lui, obtenir certains avantages en brandissant, tour à tour, des
revendications territoriales. “Pourtant, la guerre avec la France aura duré 4 années de plus pour
que notre intégrité territoriale soit totalement respectée.” Pour illustrer son propos, l’orateur remontera jusqu’à l’émir Abdelkader : “En signant
le traité de Tanger en 1844, le sultan du Maroc
reconnaissait la présence française en Algérie et
cessait tout soutien à l'Émir déclaré, depuis,
hors-la-loi.” De l’autre côté, en Tunisie, le Traité de Bardo signé en 1881 venait conforter le pouvoir beylical. Ces accords visaient, d’après lui, à
instaurer un “protectorat” des pouvoirs en place : “L’idée était de ramener les gens au pouvoir
central. Cela eut des conséquences par la suite qui
se sont soldées par des divergences dans les objectifs.” Loin de s’essouffler, la résistance algérienne contre l’occupant français aura duré, malgré
tout, plus d’un demi-siècle, rappelle-t-il. Pour
l’ancien diplomate, les velléités de nos deux voisins consistaient surtout à ouvrir le marché algérien : “Aujourd’hui, on est en plein dedans !”,
reconnaît-il. Il explique alors, à sa manière tou-

te nuancée, que la gestion courante des affaires
du pays est déterminée aujourd’hui par une forte réactivité des dirigeants face à des facteurs souvent d’ordre exogène. Tout le monde sait, en effet,
que notre diplomatie n'arrive plus à se faire entendre et que nos diplomates sont enlevés et
même assassinés. Avec son propos mesuré,
Hamdani ne veut pas dire ouvertement que nos
dirigeants n’ont plus, à proprement parler, de
stratégie. On se demande même s’il existe encore dans ce pays des conseillers ou encore des Spindoctors chargés d’élaborer des études de prospective. À moins que les scénarii de ces experts
et leurs analyses soient trop abscons et sophistiqués pour pouvoir être intégrés dans le jeu politique de nos dirigeants pour qui une stratégie
impliquerait une dynamique trop incertaine, trop
complexe voire, même, un saut dans l’inconnu…
Enfin, l’ancien responsable reste, néanmoins,
convaincu que l’édification du Maghreb servira
comme élément de sécurité pour l’ensemble de
la région. “Il faut traiter la menace avec une diplomatie dynamique”, préconise-t-il.
Comment renforcer le “front intérieur”
Se voulant optimiste, Hamdani voit quelques
signes encourageants : “Lamamra est un excellent choix. Il a une connaissance intime de la siPublicité

tuation en Afrique. Face à une situation nouvelle, notre diplomatie est obligée d’être offensive.
Nous sommes dans une phase difficile puisqu’il y
a l’intrusion étrangère…” Sur ce chapitre, Hamdani conteste à l’ancienne puissance coloniale et
à ses affidés (“les BHL et co”) la qualité de “procureur” pour la simple raison que la France est
loin d’être “un exemple”, et ce, pour nous avoir
colonisés. “Des interférences étrangères, il y en a
eu, il y en a et il y en aura encore !”, admet-il, réaliste. Il reconnaît également l’affaiblissement
programmé de l’Algérie. On se souvient, en effet,
qu’il n’y a pas si longtemps des États où la laïcité est érigée en dogme ont voulu nous imposer,
au nom de la “démocratie”, un régime islamiste. Comment est-ce possible ? Comment l’ancienne Mecque des révolutionnaires en est arrivée là ?
Hamdani tente une explication : “Le rôle de leader, on l’avait quand le monde était bipolaire. Aujourd’hui, on ne peut pas jouer entre la France et
les États-Unis, car ce sont des alliés”, explique-til. S’agissant, par ailleurs, de l'initiative anticonstitutionnelle d'autoriser des avions de combats
étrangers pour survoler l’espace aérien national,
l’ancien diplomate ne veut pas croire, semble-til, qu’on ait touché au concept même de la politique étrangère du pays. “L’intervention française avait pour objectif de répondre à une menace des extrémistes qui s’apprêtait à prendre Bamako, la capitale.”
Enfin, cette autorisation, une première dans l'histoire du pays, a non seulement créé une onde de
choc dans le pays mais pose aujourd'hui un grave problème de doctrine. Les Algériens ont
même été surpris d’apprendre, à cette occasion,
par la bouche d'un chef d'État étranger, que des
avions de guerre survolaient leur tête pour aller
bombarder un pays voisin. Pourtant, l’Algérie
a toujours joué un rôle de facteur d'équilibre dans
les affaires internationales. La ligne de politique
étrangère suivie jusque-là trouvait sa source
dans l'histoire du pays et dans ses principes de
liberté et de justice.
En évoquant ces risques sur l’intégrité territoriale du pays, l’ancien conseiller du président
Houari Boumediene recommande de renforcer
le “front intérieur” et de moderniser les “moyens
de lutte” sur le plan militaire. “La sécurité doit être
un consensus”, souligne-t-il, à juste raison. Il omet,
seulement, de préciser que le patriotisme n’est pas
l’apanage du pouvoir et qu’il y a comme une nécessité de libérer, enfin, les forces politiques
jusque-là bridées, voire même brimées. Car le
plus inquiétant pour le pays n’est plus,
semble-t-il, le spectre de la balkanisation mais
bien le fait que les classes dirigeantes font comme si elles n’avaient plus de comptes à rendre à
personne.
M.-C. L.

LIBERTE

Lundi 25 novembre 2013

L’actualité en question

3

APRÈS LE VERDICT DU CONSEIL D’ÉTAT

FLN : comment les redresseurs
comptent rebondir
Ils envisagent de saisir la justice pour contester, dans le fond, la réunion du CC du 29 août et les décisions
qui en ont découlé, notamment l’intronisation de Saâdani au poste de secrétaire général.
a décision rendue, jeudi,
par le Conseil d’État, validant la réunion du comité
central du FLN, tenue le 29
août, n’est pas une défaite
juridique pour les redresseurs. Elle les encourage davantage à aller de l’avant et à “imposer la légalité au
sein du parti”. Pour Abderrahmane Belayat, “on ne peut émettre le moindre
commentaire sur la décision de la justice à laquelle je voue un respect religieux”, mais, en revanche, “chacun à
une façon d’interpréter ses droits”.
Il a précisé, à ce propos, que contrairement à eux, “ce sont ceux qui ont tenu
la réunion du 29 août qui n’ont pas respecté la justice, parce qu’il y avait une
décision du Conseil d’État qui l’interdisait”. M. Belayat considère que la réunion du comité central reste toujours
illégale. “Elle n’a pas été autorisée, et
pour qu’un résultat soit valide, il fallait
qu’il remplisse des conditions”, a-t-il dit.
Ces conditions se résument, selon lui,
à la présence d’un huissier, ce qui n’a
pas été respecté par l’équipe de Saâdani
lors de la tenue de la réunion du 29
août. M. Belayat explique que seul un
huissier est habilité à émettre un avis
sur le respect ou non de la procédure,
comme le quorum, le nombre de présents ou de votants… “Dans le cas de
la réunion du 29 août, un huissier ne
peut pas l’attester, sinon, c’est tout le
corps judicaire qui a fauté”, a-t-il ar-

L

Zehani/Liberté
M. Belayat considère que la réunion du comité central est toujours illégale.

gumenté. Il a ajouté que “ni le ministère de l’Intérieur, à qui les résultats doivent être déclarés, ni la justice ne peuvent dire que Saâdani est élu légalement”, et “s’il est élu réellement par le
CC, il doit le prouver”. “Nous avons remarqué la présence d’étrangers au CC
pour remplir la salle et voter”, a-t-il ré-

SIT-IN À DJELFA

Le FLN plus grand
que Saâdani
est à partir de Djelfa qu’a été
lancée l’opération “Jetons le
destin du FLN au sein du
peuple et laissons-le le prendre en charge” par les membres des commissions
des redresseurs, qui se liguent pour
marquer leurs positions contre ce
qu’ils considèrent comme les coups bas
qu’est en train de subir le vieux parti.
Abada et Belayat, animateurs et
membres du bureau de coordination
des redresseurs, ont donné l’orientation
à leur base de tenir des sit-in devant les
sièges des mouhafadhas à travers tout
le territoire national pour exiger le départ de l’équipe de Saâdani et de maintenir la mobilisation de la base aussi
longtemps que cela est nécessaire, afin
d’éviter l’effritement du parti.  
Devant le siège de la mouhafadha du
FLN à Djelfa, le sit-in a eu lieu à 14h
comme prévu le 23 novembre dernier.
Les représentants des kasmas des différentes communes de la wilaya de
Djelfa étaient présents. C’est le mouhafedh du mouvement des authentificateurs, Djamel Mekkaoui, qui prononcera un discours où il ne prendra
pas de gants contre les responsables locaux et nationaux qui, dira-t-il, sont en
train de faire en sorte que le FLN soit
envoyé au musée. Il déclare que
d’autres sit-in auront lieu devant les
sièges des mouhafadhas du FLN au niveau de chaque wilaya, et qu’à partir de
ce jour, c’est la base qui prend la relève de la lutte. Pour défendre le FLN, le
seul garant à même de d’assurer et de
promouvoir la souveraineté nationale.
Porté par un enthousiasme d’une foule de militants, pour la plupart des

C’

jeunes, il se place sur le perron du siège de la mouhafadha pour leur donner
l’exemple concret du siège de la mouhafadha fermé depuis plus d’une année.
Lors de la lecture du communiqué, il
lance un appel aux militants de ne pas
quitter les rangs du FLN. Bien au
contraire, ajoutera-t-il, “il nous faut plus
de sacrifices aujourd’hui plus que jamais”. En ajoutant que des ennemis du
FLN et de l’Algérie s’y sont infiltrés, à
l’image de Saâdani et consorts. Il lance un appel aux militants hésitants de
rejoindre le mouvement et de défendre le FLN en activant en son sein
et ne plus laisser la place aux intrus. Actuellement, on se pose les questions suivantes : “Le phœnix renaîtra-t-il de ses
cendres ?” “Ce genre de mouvement estil nécessaire au FLN ?” “S’amplifierontils à travers le territoire national ?” “Les
alliances se feront-elles sous une nouvelle
forme avec les mêmes personnes  ?”
Si l’Algérie a besoin d’un FLN fort, ce
n’est pas avec ces vieux qui ne font que
subir et qui ne peuvent pas agir. Ils sont
à la merci des importateurs et autres entrepreneurs du bâtiment et des routes
et les dealers que Louiza Hanoune a dénoncés. Ce sont, en résumé, les dénonciations faites par des jeunes militants qui diront que le FLN a besoin de
ces jeunes qui savent braver le froid et
la misère pour porter plus haut l’emblème national. Il lancera à la fin de son
intervention un appel aux moudjahidine pour libérer le FLN de ce colonisateur. Il informe que les militants
d'une wilaya voisine organiseront un
sit-in dans les prochains jours. 
JELLOUL OULD KHEÏRA

vélé. Une illégalité de plus que les redresseurs comptent exploiter pour invalider cette réunion et, de fait, ses décisions pour revenir à la légalité. “Du
moment que Saâdani n’a pas la qualité de SG, toute chose qu’il a faite ne peut
pas être légale”, a-t-il estimé. Même le
retard accusé par la justice pour rendre
son verdict concernant la réunion du
29 août, les redresseurs le considèrent
comme un atout.
Ainsi, M. Belayat estime que “si la justice va encore prendre du temps pour juger cette affaire, cela montre que rien
n’est tranché au FLN et qu’il n’y a ni SG
ni nouveau bureau politique”.
Un probable retard n’est pas uniquement “une reconnaissance” du problème au sein de l’ex-parti unique, mais
il permettra, ajoute M. Belayat, à son
équipe “de convaincre encore des

membres du CC pour que, eux, règlent
la question, en ayant une majorité
confortable pour réunir le CC et élire un
SG”. “Ils ne peuvent pas aller loin et ils
ne peuvent pas nous décourager”, a-til dit. Et d’ajouter : “Nous nous réunissons quotidiennement. Nous allons
voir d’autres avocats pour plaider avec
nous pour le respect des droits de
l’Homme et ceux des associations.”
Pour Belayat, fermer les yeux sur ce qui
se passe au FLN “est une manière
d’accepter que le parti subisse ces agissements à l’infini”. “C’est accepter aussi qu’on ne pourra plus revendiquer les
statuts et la loi organique”, a-t-il averti. “Si au FLN on l’admet, que se passera-t-il dans d’autres partis ?”, s’est-il
interrogé avant de répondre que “cela
va encourager les tendances de type Saâdani à se reproduire dans d’autres for-

L’ÉDITO

mations et dans toutes les associations
de la société civile”. Ce qui donnera
“une mauvaise image de l’Algérie et une
blessure mortelle pour un système politique pluraliste et démocratique”,
prédit-il. “Ceux qui sont au BP sont
dans une situation qui n’est pas une
gloire”, a-t-il estimé, et de souligner :
“Le FLN est un parti blessé et on croit
soutenir un candidat à la présidentielle.” “Le soutien à Bouteflika du 29
août ou du 16 novembre, c’est un soutien à la sauvette”, a-t-il jugé, avant de
rappeler que “le soutien à Bouteflika est
naturel chez nous”, puisqu’il “est président du parti”. Mais en revanche, il
ne veut pas aller vite en besogne, puisqu’il conditionne ce soutien à une décision du comité central, et aussi de
dire “qu’il est malade”.
Sur ce point, M. Belayat n’y va avec le
dos de la cuillère pour dire que “c’est
aux médecins de dire s’il peut gérer les
affaires du pays dans le certificat médical qu’il va déposer au Conseil constitutionnel”. La présidence de la République nécessite “un personnage qui doit
avoir toutes ses capacités, et je ne crois
pas qu’un médecin, même le plus fraîchement diplômé, puisse se permettre de
faire quelque chose contraire au serment
d’Hippocrate”, a-t-il ajouté, avant de
préciser que “cela ne veut pas dire
qu’on est contre le Président, mais, selon les textes, le soutien à Bouteflika n’a
pas été prononcé”.
Toujours à propos des présidentielles,
M. Belayat considère que “Saâdani ne
met pas le parti en ordre de bataille”,
mais “il le divise”. “La réunion du
29 août a créé les conditions de division
du parti qui risque de se disperser au
sommet et à la base”, a-t-il averti,
avant d’appeler à sanctuariser le parti avec des dispositions statutaires qui
empêcheraient “un rapt et un piratage du FLN, ainsi que sa déformation et
sa dénaturation”.
MOHAMED MOULOUDJ

PAR OMAR OUALI

Fin et suite

De l’élection de
Saâdani à la
composition du
bureau politique, en
passant par la désignation
des responsables du FLN
au niveau des structures
permanentes du
Parlement. Tous ces actes
seraient pris en violation
des statuts et du
règlement intérieur du
parti, à en croire encore
Belayat qui compte
remettre à la justice un
dossier en béton armé.”

L

e psychodrame du FLN est encore loin de trouver son épilogue. La toute dernière
décision du Conseil d’État, qui a validé a posteriori la réunion du comité central, n’a pas l’air d’avoir dissuadé les “redresseurs” qui refusent de jeter l’éponge.
À en croire Abderrahmane Belayat, le tirailleur en chef du groupe, la partie n’est
pas gagnée par Saâdani qui doit se faire bien du mouron, en dépit de tous les soutiens politiques dont il se prévaut.
Légalistes jusqu’au bout, ses adversaires, devenus encore plus nombreux, après
la composition de son bureau politique qui a attisé bien des frustrations,
comptent poursuivre la bataille sur deux fronts pour rendre nulle et “non avenir”
sa quête d’asseoir son autorité sur l’appareil du parti. D’abord, sur le front judiciaire en contestant sur le fond tout le processus qui a suivi la tenue de la réunion du CC du 29 août.
De l’élection de Saâdani à la composition du bureau politique, en passant par la
désignation des responsables du FLN au niveau des structures permanentes du
Parlement. Tous ces actes seraient pris en violation des statuts et du règlement
intérieur du parti, à en croire encore Belayat qui compte remettre à la justice un
dossier en béton armé.
La bataille se poursuivra ensuite sur le plan organique et politique. Elle s’articulera, selon le plan des “redresseurs”, autour de réunions régulières entre les membres dissidents du comité central avec en point de mire la perspective, à court terme,
d’arriver à un quorum pour tenir une session élective qui aboutirait à l’élection,
dans les formes légales, d’un nouveau SG. Autrement dit, un autre “coup d’État
scientifique” contre Saâdani qui voit son siège, fraîchement occupé, trembler.
S’il ne s’agit pas d’avoir des doutes sur la ténacité de Belayat et de ses camarades
à vouloir remettre le FLN à l’heure de la légalité (c’est tout à leur honneur et ils
sont rompus à ce genre de bataille), le défi paraît néanmoins difficile face à la
puissance du groupe qui a misé sur Saâdani comme levier dans la course à la présidentielle. Quitte à le sacrifier une fois la mission accomplie. C’est qu’avec le FLN,
ce n’est jamais fini. n

Lundi 25 novembre 2013

4 L’actualité en question

LIBERTE

UNE ÉQUIPE DE CHERCHEURS COLLABORE AUX TRAVAUX DE LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

Les scientifiques algériens
se tournent vers l’espace

Des chercheurs algériens vont participer au projet JEM-EUSO. Il s’agit de fabriquer un télescope géant
qui sera arrimé à la Station spatiale internationale.
e Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, avait parlé lors de sa visite de
travail, samedi dernier, à Relizane,
“d’importantes annonces à venir,
s’agissant de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique”. C’est désormais chose faite. Le ministre
en charge du secteur, Mohamed Mebarki, a officiellement annoncé que l’Algérie est le quinzième pays à rejoindre le programme de la Station
spatiale internationale (SSI). “Notre drapeau figurera sur la SSI aux côtés des couleurs des
autres pays participants”, a annoncé le ministre
lors d’un point de presse tenu, hier, au Centre de
développement des technologies avancées
(CDTA). “L’Algérie sera le premier pays arabe,
musulman et africain à avoir été admis dans ce
cercle de recherche”, a ajouté le Dr Mebarki.
Après deux années d’évaluation des potentialités scientifiques et technologiques algériennes,
une équipe de 31 chercheurs a été sélectionnée

L

pour participer au projet JEM-EUSO (Extreme
Universe Space Observatory onboard of the Japanese Experiment Module). Il s’agit de concevoir et de réaliser un télescope géant, qui sera ensuite arrimé à la SSI.
Ce programme est coordonné par le Japon qui
participe avec 24 de ses instituts, parmi lesquels,
la prestigieuse agence spatiale japonaise, Jaxa. Au
total, le projet regroupe 300 chercheurs de renom
affiliés à 80 instituts et agences de grande envergure, tels que la Nasa. M. Aouragh, directeur
général de la recherche scientifique, a assuré que
“la participation des chercheurs algériens à ce programme peut leur valoir un prix Nobel d’astrophysique”.
Cette équipe algérienne, qui compte trois femmes,
est composée de chercheurs venant de 5 universités et de deux centres de recherche. Il s’agit
des universités de Annaba, de Constantine, de
Tlemcen, de M’Sila et de Jijel, ainsi que du CDTA
et du Craag. Ces chercheurs seront au Japon, le

5 décembre prochain, pour “la mise en œuvre des
huit tâches qui leur ont été confiées dans la fabrication de ce télescope”, a précisé le ministre.
“Les éléments du télescope seront conçus au
CDTA pour être ensuite assemblés au Japon”, a
indiqué M. Aouragh.
La participation financière de l’Algérie s’élève à
un million de dollars. “Cette somme est destinée
aux déplacements des chercheurs et à la conception de certaines parties du télescope géant”, a fait
savoir le Dr Mebarki. Contrairement aux autres
télescopes, tels que Hubble, qui sont destinés à
observer les astres, Euso est tourné en direction
de la Terre. Il va servir à examiner les particules
extrêmement énergétiques du rayonnement
cosmique au moment où elles entrent en contact
avec l'atmosphère. Ce télescope est très rapide et
offre un grand champ d'observation (une surface au sol d'environ 250 km de rayon) avec une
grande fréquence, puisqu'il peut faire le tour de
la Terre en 90 minutes.

Deux autres projets dans le domaine de la recherche spatiale sont également en cours de réalisation, cette fois-ci, en Algérie. Il s’agit de la réalisation d’un observatoire astronomique, piloté
par le Craag, avec le concours des universités de
Constantine et de Batna.
Toujours en collaboration avec les Japonais qui
ont participé à l’étude préliminaire, il a été décidé de l’implanter sur le mont Chelia. Cet observatoire sera ouvert au public pour “des initiations à l’observation du ciel”, a précisé le ministre, mais aussi aux scientifiques du monde entier. Le troisième projet concerne l’étude des objets stellaires ou, plus généralement, les météorites. “Il vient en complément des deux premiers projets”, a indiqué le ministre, qui y voit
l’occasion de “développer la connaissance sur l’univers et, plus particulièrement, sur le système solaire”.
AMINA HADJIAT

AMÉLIORATION DU SERVICE PUBLIC DANS LES ÉTABLISSEMENTS ET STRUCTURES DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Les grands axes de la circulaire de Baba Ahmed
nnoncée en grande pompe, la
circulaire du Premier ministre
portant amélioration du service public suscite un intérêt particulier au niveau du département de l’Éducation nationale. Ce dernier a jusqu’au 30 novembre prochain pour
déposer sur le bureau de Sellal une circulaire  détaillant les mesures à même
de concrétiser sur le terrain cette opération très en vogue ces derniers jours. 
Pour ce faire, un groupe de travail a été
mis en place pour étudier les meilleurs
moyens de mettre en application les
consignes du Premier ministre par le
biais d’une circulaire. Un projet de circulaire est déjà fin prêt au niveau du
département de l’Éducation nationale. La première mouture, à laquelle il
ne manque que quelques retouches, a
été examinée et enrichie ces deux

A

jours par les différents directeurs de
l’éducation. 
Une rencontre via visioconférence,
présidée par Baba Ahmed, s’est tenue
au siège du MEN afin de permettre aux
différents membres des groupes de travail installées au niveau de chaque direction de wilaya de faire à leur tour
leurs propositions. Saluant d’emblée
l’initiative de Sellal, le ministre de
l’Éducation nationale a reconnu
qu’“assez souvent, des dossiers administratifs sont alourdis par des documents pas forcément nécessaires. C’est
vraiment illogique”. Baba Ahmed citera
le cas des dossiers exigés par les établissements scolaires à chaque rentrée
scolaire. “L’acte de naissance est demandé chaque année. C’est à croire que
les dates de naissance des huit millions
d’élèves changent”.

Le ministre, qui, semble-t-il, n’attendait que le feu vert officiel pour revoir
certaines pratiques et autres procédures administratives appliquées dans
son secteur, compte vider les tiroirs des
structures relevant de son département.
L’amélioration du service public dans
l’éducation nationale commencera
par l’allègement des volumineux dossiers d’inscription, de participation à
des concours et de candidature pour
un recrutement. La première mouture de la circulaire propose la suppression de la demande d’un acte de
naissance à chaque retour des classes. 
Les parents déposeront ce document
à la première inscription de leur enfant
à l’école et n’auront plus à le faire jusqu’à ce que l’élève accède à une classe d’examen.

Fini le parcours du combattant pour
les candidats aux concours de recrutement dans le secteur de l’éducation !  L’administration se contentera
d’une copie du diplôme et d’une résidence.Mieux encore,  le dossier des
postulants aux concours professionnels
ne comptera qu’une simple demande
de participation. Les candidats auront
le temps de déposer un dossier en bonne et due forme mais toujours allégé
après leur recrutement ou leur réussite.
Les retraités ne sont pas en reste
puisque la circulaire recommande à
l’administration de prendre en charge toutes les procédures administratives.
Le demandeur ne prendra que la peine de lui faire parvenir des documents personnels. Revenant sur le
sujet lors d’un point de presse, Baba

Ahmed dira que “les écoles privées
qui fonctionnent conformément à un
cahier des charges sont également
concernées par les dispositions de la circulaire”. 
Autres mesures visant l’amélioration
du service public au sein des établissements scolaires : la mise en place de
véritables cellules d’accueil des parents
d’élèves, l’évaluation périodique de
leur mission et l’élaboration de rapport, assurer des permanences, éviter
de convoquer les parents sauf en cas de
force majeure, l’utilisation du livret de
correspondance de l’élève… À signaler enfin qu’une campagne de sensibilisation et de vulgarisation des nouvelles mesures sera lancée une fois la
circulaire finale approuvée.
MALIKA BEN

IL HÉSITE À CHOISIR ENTRE LA PARTICIPATION, LE BOYCOTT, L’ALLIANCE AVEC D’AUTRES PARTIS

Présidentielle 2014 : le MSP à la recherche d’une option
l’instar de l’ensemble de la classe politique
s’opposant au clan présidentiel, le Mouvement de la société de la paix (MSP) ne
s’est toujours pas sur quel pied danser à quelques
mois de l’élection présidentielle. Et pour cause,
le parti islamiste s’affiche, à présent, réticent à
choisir entre participer à cette importante
échéance, la boycotter ou chercher une alliance
avec d’autres partis.
Ce sont là les trois scénarios envisageables, selon le madjliss ecchoura, (conseil consultatif selon le principe islamique), qui a tenu vendredi
une session extraordinaire au cours de laquelle
il a décidé de mandater le bureau exécutif national
du parti pour trancher, dans les jours à venir, sur
cette question.
Il faut dire que c’est une première dans les annales du parti, sachant que le madjliss echoura,
instance suprême du MSP, était jusque-là le seul
habilité à trancher sur les questions d’une telle

À

envergure. Lors d’une conférence de presse
qu’il a animée, hier, au siège du parti, en présence
de Boubekeur Kedouda, président du madjliss
echoura, Abderrazek Makri, président du MSP,
a, néanmoins, précisé que le bureau politique finira par soumettre sa décision, une fois prise, à
l’appréciation du madjliss echoura.
Selon M. Makri, la réticence du MSP à décider
entre participer à l’élection présidentielle, la
boycotter ou aller vers une alliance avec d’autres
partis s’explique par le “flou total” qui caractérise le paysage politique national à cinq mois de
l’échéance d’avril 2014. “Aujourd’hui, il est encore tôt pour nous de savoir si nous allons participer à cette élection en tant que parti, la boycotter,
se présenter dans le cadre de l’alliance de l’Algérie verte ou de le faire dans le cadre d’une alliance
élargie à d’autres partis. Nous conditionnons notre
décision de participer, en solo ou dans une alliance,
à la nature de cette élection que nous voulons

transparente et démocratique (…)”, a expliqué le
chef du MSP. M. Makri, dont le parti a participé au gouvernement pendant presque tous les
trois mandats de Bouteflika, a du mal à cacher
sa crainte de faire face à un “jeu fermé” si jamais
Bouteflika décide officiellement de briguer un
quatrième mandat. “Si Bouteflika décide de briguer un quatrième mandat, ce sera un signal très
fort d’un jeu fermé”, appréhende le chef de
ce même parti qui, sous la présidence
d’Aboudjerra Soltani, avait voté “oui” pour le lifting apporté, en 2008, à la Constitution par Bouteflika.
Ce qui lui a permis de sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels pour rester
au pouvoir pour un troisième mandat consécutif. Conscient des premiers signaux d’un quatrième mandat qui se manifeste déjà à travers les
déclarations des proches du Président, M. Makri regrette que “si la situation n’évolue pas dans

les jours à venir, le jeu politique sera forcément fermé”. Il appréhende la reproduction des mêmes
scénarios ayant précédé les élections présidentielles de 2004 et 2009. Selon M. Makri, les visites
qu’enchaîne le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et les enveloppes financières qu’il distribue à
chacune de ses haltes attestent davantage de la
volonté du système à se pérenniser au pouvoir.
En revanche, son seul espoir reste celui d’aller vers
un consensus large des partis politiques d’opposition, peu importe l’obédience, à même, ditil, de constituer un front solide pour faire face à
“ce pouvoir qui se fortifie de la manne financière (...)”. M. Makri tente de convaincre que cette démarche a pour objectif de fédérer les forces
vives autour d’un projet républicain dans “le seul
intérêt du pays”. Pour autant, le chef du MSP
trouvera-t-il preneur ?
FARID ABDELADIM

LIBERTE

5

Lundi 25 novembre 2013

LE RADAR

DE LIBERTÉ

PAGE ANIMÉE PAR HAMID SAÏDANI
radar@liberté-algerie.com

LES RÉSULTATS DES RECHERCHES RÉALISÉES AU MENU

Le Crasc va publier une centaine
d’ouvrages

LE PRIX D’HONNEUR
REMIS AU DG
DE L’ANDI

Le prix
Seve
à Nadia
Habès
nM
Nadia Habès,

CENTRE ANTICANCER DE SÉTIF

Le service de radiothérapie
ouvert au mois de mars

me

n Le Centre de recherche en
anthropologie sociale et culturelle (Crasc) d’Oran compte éditer une centaine d’ouvrages sur les résultats de recherches scientifiques de terrain qu'il a réalisées dans le
cadre des programmes nationaux de recherche (PNR).
Ces ouvrages, dont la publi-

cation est prévue en 2014,
mettent en exergue les résultats et conclusions scientifiques de recherches appliquées dans plusieurs domaines et thèmes d’actualité
touchant la vie sociale, économique, culturelle, éducative et autres. L’édition de ce
nombre d’ouvrages a pour

objectif d’enrichir le champ
des livres, des revues scientifiques et autres publications,
de rapprocher la recherche de
la société et d’intégrer la communauté scientifique dans
les processus de développement durable, a-t-on signalé.

membre de l’association
Seve, est lauréate du 1er
prix décerné par cette organisation patronale féminine. Mme Habès est à la
tête de  deux entreprises
de production pharmaceutique, Phyteal et Inpha
Medis, et également actionnaire dans Biocare.
À noter que les prix d'encouragement de Seve sont
revenus à Lynda Bentahar, Nora Karabaghli et
Assia Benmoffok, toutes
les  trois pharmaciennes.
Quant au prix d'honneur
que Seve remet à l'institution ou la personnalité qui
a le plus œuvré au profit de
l'entreprenariat féminin,
il est revenu cette année au
directeur général de l'Andi, M. Mansouri, “pour ses
actions en faveur de l'entreprenariat féminin, tel
ce forum qu'il a initié il y a
trois années.”

n Les cancéreux de la région
de Sétif pourront bénéficier de
la radiothérapie, au centre anticancer de Sétif, dès le mois de
mars prochain. C’est ce qu’a
indiqué la Direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière de la wilaya.
“Le CAC de Sétif a accusé réception de plusieurs nouveaux
équipements dont les accélérateurs qui seront mis en ser-

vice durant le 1er trimestre de la
prochaine année. Les premiers
malades seront ainsi pris en
charge avant la fin du 1er trimestre 2014”, a-t-on promis.
En attendant cette installation et l’ouverture officielle
du service de radiothérapie, les
malades et leurs parents doivent prendre leur mal en patience.

ÉCHANGES COMMERCIAUX ENTRE LE MAROC ET ISRAËL

Rabat est le 7e client africain de Tel-Aviv

ABSENCE DE DÉFIBRILLATEUR À L’HÔTEL EL-AURASSI

Les précisions du FLN
n Suite à notre Radar “L’hôtel El-Aurassi n’est pas doté de
défibrillateur”, le parti FLN
tient à préciser que Farid Benyakho, membre du comité
central, “n’est pas décédé. Il est
actuellement au service réanimation de l’hôpital Musta-

pha-Pacha en traitement et
bien pris en charge par des spécialistes compétents”. “Devant
l’urgence et la gravité de la crise, un autre membre du comité central s’est porté volontaire pour l’évacuer à l’hôpital
croyant que c’était un malaise

passager dû à la fatigue, et
cela, sans faire appel ou informer l’organisation de la session,
du comité central ou la direction de l’hôtel”, explique encore le FLN.

PERTURBATIONS DE LA CONDUITE PRINCIPALE

Annaba sans eau durant 5 jours

n La relation commerciale entre le Maroc et Israël “se porte très bien”. Et c’est la presse marocaine qui fait ce constat se basant sur des informations officielles fournies par le Bureau
central des statistiques, l’organisme public de
statistiques israélien, qui place Rabat au 7e rang
des clients africains de Tel-Aviv. Pourtant, officiellement, du côté de Sa Majesté, il n’existe pas
de relations entre les deux pays. Mais, le bilan
livré en détail par les Israéliens est de nature à
démentir fondamentalement la version servie

par les autorités marocaines. En effet, les
échanges commerciaux entre les deux pays durant les dix premiers mois de 2013 ont atteint
51,6 millions de dollars, soit le triple du montant réalisé une année auparavant (17 millions
de dollars). Outre les liens commerciaux entre
Rabat et Tel-Aviv, le tourisme connaît, lui aussi, un essor puisque, selon le Bureau central des
statistiques israélien, ils sont 1 900 Marocains
à avoir visité Israël entre janvier et octobre 2013.

CEM BOUKERSI-HOCINE D’AZAZGA

Elle attend son salaire depuis 2009 !
n Une enseignante d’anglais
au CEM Boukersi-Hocine
d’Azazga, durant les périodes
se situant entre le 3 janvier
2009 et 9 mars 2009 puis du 18
novembre 2009 au 18 mars
2010, soit 174 jours, l’équivalent de 5 mois et 24 jours, attend toujours son salaire. Elle
a été recrutée pour remplacer
une autre enseignante partie

en congé de maladie. Pour le
directeur du CEM, le problème de la prise en charge des
élèves pendant la convalescence de l’enseignante est réglé. Cependant, le dossier remis par la remplaçante pour
être payée, mais aussi pour
être assurée, n’aurait pas été
transmis au bureau du personnel de la Direction de

l’éducation. Quelques mois
après, elle s’est rapprochée de
du service concerné pour être
régularisée. Malheureusement
pour elle, son dossier s’est révélé introuvable et le directeur
ne posséde pas de bordereau
d’envoi ! La concernée compte engager des poursuites judiciaires.

n Quand elle n'est pas imbuvable, l'eau ne
coule pas dans les robinets à Annaba. À l'heure où presque toutes les agglomérations du
pays bénéficient de cette denrée quasiment
H24, à Annaba, la population n’a pas d'eau
au robinet durant plusieurs jours. En moins
d'un mois, les ménages ont dû affronter
trois longues coupures de cinq jours avec leur
lot de désagréments. La dernière en date a
commencé samedi, comme l'a annoncé la Société des eaux et assainissement d’El-Tarf et

d’Annaba, dont la gestion avait été confiée,
rappelle-t-on, à une société allemande déclarée par la suite “défaillante”, par le ministère des Ressources en eau. Enfin, il
semble surtout que ce ne sont pas les milliards
de dinars engloutis dans la réalisation de nouveaux réseaux de distribution ou dans la réhabilitation des anciens qui ont permis
d'améliorer, un tant soit peu, l'alimentation
en eau potable de cette importante wilaya.
Loin s'en faut !

Lundi 25 novembre 2013

6 L’actualité en question

LIBERTE

BÉJAÏA

À qui profite la situation
dans les résidences U ?
Depuis hier, les cours ont repris normalement et une bonne partie des étudiants a regagné la résidence.
n assiste progressivement au retour au calme dans les campus et
notamment à la résidence universitaire du
17-Octobre 1961. Une
résidence qui a connu ces quatre derniers jours de violents affrontements
ayant opposé des locataires de cette cité
à des riveraines à la suite d’une rixe
entre jeunes de la cité Seghir et une
poignée d’étudiants à l’issue de la
qualification des Verts au Mondial2014 (Liberté du 23 novembre 2013).
Mais cette empoignade extrasportive
s’est poursuivie deux nuits durant.
Toutefois, depuis hier, les cours ont repris normalement et une bonne partie des étudiants a regagné la résidence, hormis les filles, ont témoigné des
représentants des étudiants rencontrés
au campus de Targa-Ouzemour. “On
doit tenir ce soir (la soirée d’hier,
ndlr) à la résidence de Targa-Ouzemour une assemblée générale pour appeler au calme et surtout dire stop à la
manipulation”, a-t-on indiqué.
Ce n’est qu’après que les résidentes ont
pu regagner leurs chambres, a-t-on assuré.
Il faut dire que des rumeurs, soigneusement distillées par des parties en quête assurément d’embrasement, faisaient état d’attaque des supporters du
MOB à l’issue du match qui a opposé
samedi leur équipe au Doyen, le MCA.
Et dès qu’ils ont eu vent de cette ru-

O

meur, les étudiants ont quitté précipitamment les lieux. Les services de police, qui ont pris au sérieux cette folle
rumeur, ont mobilisé, de leur côté,
d’importants moyens de lutte antiémeute pour sécuriser les lieux et riposter à toute éventualité. Les supporters du MOB ont célébré, comme
de coutume, leur victoire face au
Doyen des clubs algériens. Ils ont
sillonné les rues de la ville dans des voitures, des camions, des fourgons ou à
moto, en klaxonnant jusqu’à une heure tardive de la nuit. Mais aucun incident n’a été signalé.
Une autre rumeur faisait état d’une déclaration de la direction du MOB
pour se démarquer des intentions attribuées aux supporters du Mouloudia,
mais point de trace de ce prétendu
contre-appel. Tout le monde en parle, mais personne n’a vu ne serait-ce
qu’un seul affichage. Bien qu’ils ne dédouanent pas entièrement les quelque
1 600 étudiants exclus des résidences
universitaires après un assainissement
du fichier au niveau de la direction des
œuvres universitaires — la plupart
d’entre eux y étaient résidents depuis
au moins 10 ans —, les représentants
des étudiants pointent du doigt les
mouvements islamistes, particulièrement actifs depuis le début de l’année,
a-t-on déclaré avec insistance.
L’un des représentants a affirmé que le
prêche de vendredi dernier dans une
mosquée de Béjaïa avait porté sur la

mixité dans les résidences U. Les affrontements, ayant opposé des étudiants aux riverains, étaient un prétexte
pour plaider de nouveau pour la fin de
la mixité dans les résidences U.
Occasion aussi pour les militants islamistes d’insister sur la cohabitation
difficile entre étudiants et habitants des
quartiers. C’est le cas à la cité Séghir.
Le problème est qu’ils mettent tout le
monde dans le même sac.
En quoi sont responsables les étudiants
qui ont fait des centaines de kilomètres pour étudier dans le trafic en
tous genres, qui a lieu aux environs im-

médiats du campus ? Ce n’est qu’avec
l’éclatement des scandales de corruption qu’on a enfin daigné prendre le
taureau par les cornes : trois sont en
prison, 18 autres sont placés sous
contrôle judiciaire et le fichier de la
DOU assaini. C’est le travail des services de sécurité de veiller à la quiétude
et de l’écrasante majorité des étudiants et des riverains, a-t-on rappelé avec insistance.
“Dans tous les pays du monde, les résidences universitaires sont parties intégrantes des villes. Et il arrive parfois
que les étudiants représentent jusqu’à

20% de la population. Et il n’y a aucun
problème. Pourquoi se poserait-il chez
nous ?”, a-t-on affirmé.
À moins que des pyromanes y mettent
le feu comme cela était le cas, il y a une
année, à Iryahen, et aujourd’hui à la
cité Pépinière, 17-Octobre 1961, a-ton ajouté.
“Que chacun vive dans le respect de
l’autre et que chacun comprenne que la
liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre, alors, il n’y aura pas de
problème”, a souligné un enseignant de
la faculté d’économie.
M. OUYOUGOUTE

GUELMA

Un quatrième cas de paludisme
enregistré
n l'espace de cinq jours, la direction de la santé de la
wilaya de Guelma a diagnostiqué quatre cas de paludisme, puisqu'un jeune de 30 ans a été hospitalisé,
samedi en fin d'après-midi, au service infectieux de l’hôpital Ibn-Zohr. Le DSP, le docteur Aït Mohand Ali, nous
a déclaré que cinq personnes avaient subi une visite systématique avant le départ à Ouagadougou où elles devaient
assister au match aller qui s'était déroulé le 12 octobre dernier. En effet, le Burkina Faso est un pays endémique et
notre ministère de la Santé avait exigé un traitement chimio-prophylactique pour se prémunir du paludisme. Le premier responsable du secteur sanitaire déplore le non-res-

E

pect du système prophylactique prescrit par le service de
prévention de l’EPSP de Guelma, et c'est ce qui explique
les quatre hospitalisations à la faveur des analyses effectuées
par le laboratoire d'hygiène et de prévention de la wilaya.
Pour rappel, un sapeur-pompier de 25 ans, qui a effectué
le déplacement au Burkina Faso, a été admis mardi dernier
au service infectieux et deux supporters de l'équipe nationale, âgés de 32 et 34 ans, ont été hospitalisés jeudi soir. Le
DSP nous affirme que les patients font l'objet d'un traitement approprié à l’EPH Ibn-Zohr et que l'évolution s'avère favorable.
HAMID BAALI

L’ANNONCE A ÉTÉ FAITE HIER PAR LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION

Des dispositions nouvelles pour les correspondants de presse
e ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a annoncé hier à Alger que son département procédera à la révision de certaines dispositions concernant le correspondant
de presse pour les adapter à la loi organique relative à l'information et faire obligation aux organes de presse de s'y conformer. Dans
une réponse à la question écrite d'un député de l'APN sur la situation d'une catégorie de correspondants de presse, dont l'APS
a reçu une copie, M. Messahel a indiqué que le ministère de la Communication procèdera à l'amendement du texte relatif aux correspondants de presse de manière à faire obligation aux organes
de presse de l'appliquer en prévoyant notamment des sanctions
en cas d'infraction à ses clauses. Les correspondants de presse jouent
un rôle “important” dans la vie locale du citoyen et transmettent
les préoccupations de l'Algérie profonde. Ils ont aussi le mérite
d'informer le lecteur du vécu des citoyens et de la collectivité locale, a estimé M. Messahel. L'activité journalistique se caractérise par une certaine flexibilité dans la relation contractuelle entre

L

les deux parties selon la nature de la contribution du journaliste
dans l'organe de presse, a-t-il précisé, ajoutant que cette contribution englobait les journalistes professionnels et les correspondants de presse exerçant à la pige ou en vertu d'un contrat. Cette catégorie ne peut pas prétendre à la même relation de travail
que celle dont bénéficie le journaliste professionnel.
Dans sa réponse écrite, le ministre explique encore que son département a élaboré la loi organique 12-05 du 12 janvier 2012 relative à l'information qui définit, dans son article 74, le correspondant permanent et l'intègre, en vertu de l'article 80, parmi les
journalistes professionnels en faisant obligation à l'organisme employeur d'établir un contrat de travail écrit fixant les droits et obligations des parties. Un point essentiel nous interpelle et concerne une différence substantielle entre le journaliste professionnel
qui fait de l'activité journalistique un métier régulier et sa principale source de revenu et le correspondant qui en fait une activité secondaire.
Publicité

La qualité de correspondant est attribuée conformément à la nature du travail définie par le contrat écrit qui puise sa force légale dans l'accord entre le journaliste et l'organe employeur, lit-on
dans la réponse du ministre. Partant de là, ajoute le ministre, les
accords conclus entre les correspondants et le journal Echaab sont
soumis à la volonté des deux parties. Il a été convenu d'avance de
la nature de la relation de travail, la classification professionnelle et les modalités de rémunération telles que prévues par les articles 9,10 et 11 du décret exécutif 08-140 du 10 mai 2008 fixant
le régime spécifique des relations de travail concernant les journalistes. Ce texte qui intervient en application de l'article 4 de la
loi 90-11 régissant les relations de travail consacre tous les droits
des journalistes salariés permanents ou contractuels exerçant dans
les organes de presse publics, privés ou créés par des partis politiques et s'applique également aux journalistes stagiaires, a soutenu le ministre pour conclure.
R. N.

LIBERTE

Lundi 25 novembre 2013

L’actualité en question

7

LE GOUVERNEMENT SE MET À NIVEAU À LA VEILLE DU LANCEMENT DE LA 3G

Deux milliards de dollars
pour le haut et très haut débits
Le P-DG d’Algérie Télécom a annoncé que les offres de son groupe en matière
d’accès à Internet seront intéressantes.
e gouvernement algérien consacrera
environ deux milliards de dollars à la
couverture des investissements nécessaires à la réalisation d’infrastructures
haut et très haut débits durant les
cinq prochaines années, a indiqué,
hier, la ministre de la Poste et des Technologies
de l’information et de la communication, Mme
Zohra Derdouri. “Le gouvernement (algérien) a
alloué un montant d’environ 2 milliards de dollars pour couvrir les investissements en matière
d’infrastructures haut et très haut débits durant
les cinq prochaines années”, a indiqué Mme Derdouri dans une allocution lue en son nom par son
chef de cabinet, Salim Djaâlal, lors d’un atelier
régional à Alger sur les réseaux de communication en fibre optique. Elle a souligné, lors de cet
atelier organisé par le ministère en collaboration

L

avec le bureau régional de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour les
États arabes, qu’avec l’avènement du Cloud
Computing et de la domotique, “nous sommes à
l’ère de la gestion à distance et de la mutualisation des ressources informatiques et réseaux”. “Ces
nouvelles technologies basées sur la large bande
vont engendrer, sans nul doute, de nouveaux besoins d’infrastructures, notamment pour les
réseaux de transport”, a-t-elle estimé. Pour elle,
les “véritables enjeux” des réseaux de communication haut et très haut débits à fibre optique
résident, donc, dans l’édification d’infrastructures
“pérennes et évolutives” s’adaptant aux exigences
de nouveaux besoins de communications et
aux nouvelles applications réseaux. Mme Derdouri
a insisté, dans ce cadre, sur le respect des normes
dans la construction de ces réseaux “pour assurer

la fiabilité, la sécurité et l’interopérabilité”. Ce qui
constitue, a-t-elle dit, “un gage de disponibilité,
de qualité de service et de confiance pour les utilisateurs, qu’ils soient professionnels ou grand public". Par ailleurs, le débit de l’Internet filaire en
Algérie (ADSL), qui ne dépasse pas actuellement
les 2 mégas pour le grand public, sera augmenté avant la fin de l’année en cours, de même que
le débit minimal en vigueur, a annoncé de son
côté, hier, le P-DG d’Algérie Télécom, Azouaou
Mehmel. “Algérie Télécom va augmenter le débit
de l’ADSL (Internet haut débit) avant la fin de
l’année 2013. Les extensions, en termes
d’équipements et sur la partie transport et les bandes passantes, sont prévues à cet effet”, a-t-il
déclaré. Il a affirmé également que le débit minimal de l’Internet (actuellement 512 kilos) “ne sera
plus le même”, ajoutant que les offres d’Algérie

Télécom en matière d’accès à l’Internet seront “intéressantes”. Interrogé au sujet d'une éventuelle
menace sur Algérie Télécom de la téléphonie mobile (3G) dont le lancement est prévu en décembre prochain, le même responsable a reconnu que
cette nouvelle technologie pourrait, au début,
constituer une menace pour l'établissement qu'il
dirige, mais “nous comptons évoluer en augmentant le débit et en offrant une meilleure
qualité de service”, a-t-il expliqué. M. Mehmel a
indiqué qu’Algérie Télécom procède, actuellement, au remplacement des câbles en cuivre par
la fibre optique pour rapprocher les équipements
actifs au plus près de l’abonné, ce qui permettra,
a-t-il mentionné, de “réduire les dérangements et
les désagréments causés par les vols de câble, tout
en améliorant la qualité de service”.
R. E./APS

VISITE DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS

Les tunnels de Bouzegza enfin ouverts aux poids lourds
e ministre des Travaux publics,
Farouk Chiali, a procédé, hier, à
l’ouverture des deux tunnels de
Bouzegza pour permettre aux camions de gros tonnage de circuler librement dans les deux sens entre Alger et Bouira. Les deux tunnels, restés
fermés aux poids lourds pendant plus
de deux ans, sont désormais munis
d’équipements de sécurité adéquats,
notamment des caméras de surveillance, la ventilation et les moyens
d’éclairage nécessaires, a indiqué le
ministre. “Ces équipements sont

L

nécessaires et permettent d’assurer la sécurité des usagers de cet important axe
routier”, a-t-il ajouté. Un responsable
de l’ANA a indiqué que les travaux
d’installation ont été réalisés par une
entreprise française spécialisée, mais
la gestion de ces équipements, qui répondent aux normes internationales,
seront gérés par des Algériens formés
à l’étranger. Plus de 75 caméras de surveillance ont été installées dans les
deux tunnels reliés à une salle de
contrôle et de surveillance. Des panneaux de signalisation ont été placés un

peu partout dans les deux ouvrages
pour faciliter la circulation et assurer
la sécurité aux automobilistes.
Le ministre a indiqué que l’éclairage
public ne sera installé que dans certains
endroits, notamment à l’entrée des agglomérations, en citant l’exemple des
autoroutes des pays européens qui
ne sont pas éclairées. Lors de la précédante visite du premier responsable
du département des travaux publics
dans la wilaya de Bouira, en date du
13 octobre dernier, des consignes
fermes avaient été données pour l’ins-

PARTENARIAT STRATÉGIQUE DE SÉCURITÉ ALGÉRO-BRITANNIQUE

Réunion aujourd’hui à Alger
e conseiller de sécurité nationale auprès du Premier
Ministre britannique, Sir Kim Darroch, dirigera une
délégation à Alger aujourd’hui pour la deuxième réunion du Partenariat stratégique de sécurité algéro-britannique. Ils auront des entretiens avec une délégation algérienne conduite par le ministre délégué chargé des
Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra, ainsi que d’autres réunions de haut niveau. Le Royaume-Uni
s’engage à travailler en partenariat avec l’Algérie pour faire face aux menaces de sécurité dans la région. Le Partenariat stratégique de sécurité permet aux deux pays de partager des évaluations sur un éventail de sujets liés à la sécurité et de discuter des domaines de coopération, tels que
l’opposition partagée au paiement de rançons aux groupes
terroristes. Ces discussions s’appuient sur des relations bi-

L

latérales croissantes entre le Royaume-Uni et l’Algérie. S’exprimant avant la visite, l’ambassadeur britannique en Algérie, Son Excellence Martyn Roper, a déclaré : “La Grande-Bretagne et l'Algérie ont toutes les deux une expérience
longue et difficile dans la lutte contre le terrorisme et nous
pouvons apprendre beaucoup les uns des autres dans la lutte contre cette menace. Comme l’a déclaré David Cameron
lors de sa visite en Algérie, cette année, le Royaume-Uni se
tient au côté de l'Algérie qui est un partenaire régional crucial dans la lutte contre le terrorisme. Grâce au Partenariat
stratégique de sécurité, nous sommes en train de développer
de plus larges relations bilatérales qui englobent également
la coopération économique, l’amélioration des liens commerciaux, la promotion de la langue anglaise et l’encouragement des liens universitaires et culturels.”

tallation de panneaux de signalisation
lumineux et des caméras de surveillance. Par ailleurs, le tronçon reliant
Bouira à Lakhdaria demeure toujours
en travaux, et ce, malgré les instructions ministérielles pour accélérer la
cadence de la mise à niveau de certains
points noirs, à l’exemple du PK186 où
des travaux de renforcement de la

zone de glissement de oued Rekham
sont en cours.
D’autres retards constatés sur certains chantiers ont fait réagir le ministre qui a longuement insisté sur les
délais à respecter, tout en veillant à garantir les normes de sécurité pour le
bien-être des usagers.
M. T./H. B.

OUARGLA

Ouverture du Salon
de l'habitat
n Le 2e Salon de l'habitat, de l'immobilier et de l'environnement de
Ouargla a été inauguré hier par les autorités locales. Une manifestation
qui symbolise toute une thématique d'un secteur en pleine mutation
particulièrement dans les régions du Sud. Les organisateurs RH.
International Communication envisagent de faire de cette manifestation
un rendez-vous annuel avec le cachet international. L'essentiel, dira le
directeur général, est que les entreprises locales se mobilisent autour
d'une communication puissante, afin de permettre cette accélération
d'échanges d'idées, d’expériences et, pourquoi pas, convaincre les
nouvelles entreprises à investir dans cette région. Ainsi, lors de
l’inauguration, le chef de daïra, tout comme les présidents de l'APC et de
l'AOC, a appelé les exposants à investir dans cette vaste et étendue wilaya
qui s'ouvre à des nouveaux et futurs projets. Des contacts et des mises en
relation ont été d'ailleurs signalés dans la journée par les opérateurs
présents dont l’OPGI, Batisud, Atisud, Multibeton, BCR, UFMTP-Belcol et
autres sociétés. Ce carrefour promet très certainement de s’imposer dans
cette région.
R. E.

8

Reportage

Lundi 25 novembre 2013

LIBERTE

LA CELLULE DE COMMUNICATION DE L’UFL SUR LE TERRAIN DES GSI

L’intransigeance
mauritanienne
devant le terrorisme

D

Djilali B./Liberté

“Ce n’est pas
de la Mauritanie
que viendra
la menace
contre
la sécurité et
l’intégrité
territoriale
du Mali.”
Responsables
politiques et
militaires
répondent ainsi,
d’une seule voix,
à la campagne
médiatique qui
cible ce pays qui
a, bien avant la
crise malienne,
alerté les pays
voisins quant au
risque d’escalade
terroriste. Sans
citer les auteurs
de la campagne
d’intox, les
responsables
mauritaniens ont
tenu à démentir
les informations
ayant fait état
de repli dans son
territoire de
terroristes et de
rebelles après
leur forfait au
Mali. Le démenti
sera par la
preuve sur le
terrain, à travers
le dispositif
militaire mis
en place le long
de la frontière
où les groupes
spéciaux
d’intervention
ont pris position.

evant la délégation de la cellule de
communication de l’UFL, les responsables mauritaniens ont joué franc et
la transparence en répondant à toutes
les questions. Bel exercice qui semble
ficeler et obéir à une nouvelle stratégie sécuritaire impliquant même le segment de la communication dans ce pays, où l’ouverture volontariste
des médias est totale et
De notre envoyé spécial : sans restriction.
Depuis le début de la
à Nouakchott
crise malienne, la
DJILALI BENYOUB
Mauritanie fait face à
une double pression induite par la menace terroriste
et le poids des 67 000 réfugiés (le plus grand nombre
dans tous les pays du Sahel).
Est venue se greffer à ce risque l’offensive de certains
médias, selon les responsables, qui, sous prétexte de liberté d’expression, n’ont pas jugé utile de s’astreindre
à un code moral et éthique dans le traitement de l’information sécuritaire.
Concernant la presse mauritanienne, celle électronique
particulièrement, le gouvernement semble lui accorder des circonstances atténuantes, dans la mesure où
elle est à ses débuts et, reconnaît le ministre de la Communication, Mohamed Yahia Ould Hourma, que
l’ouverture médiatique, à l’instar de l’Algérie des années
1990, a connu une entame anarchique. Cela dit, a insisté le ministre, il n’est pas question de revenir en arrière. Le gouvernement a décidé d’ouvrir le champ médiatique, volontairement, en connaissance de cause des
risques de “dérives”. Mais ce n’est pas si grave, a-t-il estimé. Malgré quelques apprentis-sorciers, rappelle le
ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Rare.
C’est un peu comme laisser le temps aux journalistes
de se réapproprier le métier. Il est revenu également
sur le passé récent, avec les attentats qu’a connus le pays
au même titre que l’Algérie et le Mali, tout en considérant que la Mauritanie a vite réagi en prenant les mesures adéquates. Elles sont d’ordre sécuritaire en premier lieu, mais également social. Le patron de la police a précisé qu’après les alertes et l’attaque de la Mauritanie, l’armée a fait l’objet d’un audit avant d’adopter
des mesures adaptées à la nature de la menace. Et même
cette stratégie a eu des résultats, il n’en demeure pas
moins que, reconnaît le responsable, que si la menace existe dans les pays voisins, “elle existe aussi chez
nous”. Et vu le caractère international et transnational
du terrorisme, la riposte, a-t-il indiqué, doit être internationale.
Et pour répondre aux rumeurs, le ministre détaille la
procédure d’accès des réfugiés maliens en Mauritanie.
Il n’y a d’abord que trois points d’entrée, contrôlés par
l’armée et la gendarmerie. Ces points sont installés à
proximité de la ligne frontalière séparant les deux pays.
À quelques mètres de là est installée la ceinture sécuritaire de l’armée. Les réfugiés sont fouillés, identifiés
et inscrits sur une liste qui sera transmise au camp.
Donc, aucune arme ni une personne armée n’a accès
au territoire, encore moins au camp des réfugiés.
La ceinture est composée de 6 groupes spéciaux d’intervention (GSI), une force d’élite formée expressément
pour la lutte contre le terrorisme. “Aucun rebelle, aucune personne ne peut agresser le Mali à partir d’ici”,
souligne le ministre. Cette stratégie reste néanmoins
insuffisante sans une coopération sécuritaire, militaire,
en renseignement et une coordination entre les pays
de la région qui sont autant de cibles pour les groupes
terroristes.
De son côté, le ministère des Affaires religieuses a eu
à prendre des initiatives dans le cadre de ce combat à
travers des campagnes de sensibilisation mais aussi en
direction des terroristes détenus dans les prisons. Pour
ce faire, il a fait appel aux ulémas et imams du pays qui
ont eu des entretiens avec les détenus qui ont au bout
du compte reconnu avoir fauté et dévié de la voie de
l’Islam originel avant de se repentir et de prêter serment de ne plus revenir sur ce faux chemin. Un seul
cas de récidive a été enregistré. Cette commission a eu
des effets positifs, a estimé un imam. Par ailleurs, interrogé en marge de la rencontre au ministère du Cul-

L’armée a pris des mesures adaptées à la nature de la menace.

te sur le sort du Mauritanien porte-parole d’Anser Edine qui s’est rendu aux autorités, un membre de la Ligue
des ulémas du Sahel a indiqué que celui-ci doit être
d’abord soumis à la procédure judiciaire avant de pouvoir bénéficier du dialogue avec la commission restreinte.
Passés les entretiens avec les responsables politiques
et militaires à Nouakchott, la délégation prend le chemin du profond Sud, Bassikounou, à l’extrême sud-est
du pays, la frontière avec le Mali. Périple et épreuve de
terrain sur plus de 1 400 km pour atteindre le point le
plus loin du pays. Et premières remarques de changements induits par la dégradation de la situation au
Mali, les check-points, ces barrages fixes qui jalonnent
les accès à partir de la sortie de la capitale Nouakchott
jusqu’aux limites de la plus grande ville du Sud, Bassikounou. Arrêt obligatoire pour tous les véhicules,
contrôle…
La délégation fait escale à Ayoun Latrouss (littéralement yeux de bouc), Aleg et Nema avant d’atterrir à
Bassikounou, ville limitrophe de la frontière avec le
Mali.
Depuis 2012, la crise malienne a provoqué un exode
massif de réfugiés dans la région. Ils sont cantonnés
à M’barae, le plus grand camp de réfugiés maliens dans
toute la région du Sahel avec 67 000 personnes issues
en majorité de la région de Tombouctou-Léré. Sans
grillage, le camp est cependant ceinturé par un service de sécurité. Les entrées en sorties sont gérées par des
éléments de la gendarmerie.
Plus loin, encore au Sud, la frontière malienne. La zone
est inhabitée. Aucun réfugié. Très proche de ligne de
séparation, a pris position le GSI 1, le groupe spécial
d’intervention, créé après les premières attaques terroristes contre la Mauritanie, en 2008. Bataillon mobile, équipé de véhicule avec des éléments désormais
rompus au combat contre le terrorisme. Le lieutenant
colonel Ould Abdi raconte l’historique du 1er GSI qu’il
dirige, ses premières missions dans l’Adrar mauritanien,
un no man’s land qui fait face à la wilaya d’Adrar algérienne. Après, il est passé au Centre avant d’être appelé au contrôle et surveillance de cette zone sud-est
frontalière. Cela participe de la nouvelle stratégie qui
a vu la création d’une nouvelle région militaire et la
constitution de six autres GSI pour assurer la sécurité de cette longue frontière avec un Mali complètement
déstabilisé avec deux tiers de son territoire passés sous
le contrôle des groupes terroristes. Pour gérer le flux
de réfugiés, les militaires, qui ont bouclé la ligne, ont
laissé un point de passage, le seul dans la zone, que les

Maliens fuyant la guerre peuvent emprunter pour trouver refuge. Le 1er GSI dispose, dit son commandant, de
la composante humaine et matérielle qui lui permet de
mener à bien sa mission. Le Groupe à eu à intervenir
au-delà de la frontière, a-t-il révélé, dans le cadre de
la lutte antiterroriste suivant l’accord bilatéral signé avec
le Mali.
Le rôle du GSI, détaille l’officier, consiste en la reconnaissance, le contrôle des points suspects, la recherche des groupes terroristes et narcotrafiquants, l’ouverture des zones difficiles avant l’intervention des
autres unités, la sécurisation des compagnies étrangères
qui activent dans la région, l’assistance aux citoyens des
zones frontalières en matière sanitaire et alimentaire.
Le lieutenant-colonel a estimé les résultats enregistrés
sur le terrain, considérables. “Nous avons réussi à éloigner la menace terroriste du pays”, dit-il.
Le long de la ligne séparant les deux pays, une multitude de véhicules équipées de mitrailleuses pointées
vers la source de la menace forment une impressionnante ceinture sécuritaire. Tout est visible en ce terrain
ouvert et dégagé. Raison pour laquelle les terroristes
ne se sont aventurés qu’une seule fois et subi d’énormes
pertes après la riposte.
Au point de passage, arrive un pick-up. Il est occupé
par six personnes et est bien chargé. Arrêt obligatoire. Fouille et contrôle identitaire des passagers, le chargement passe au “scanner” des soldats. Un passager, un
vieux est malade. Il est vite pris en charge et transporté
par une ambulance prévue à cet effet. Le véhicule est
autorisé à rentrer par un détour qui contourne la zone
militaire.
Cela dit, le GSI a gardé sa position en raison de la présence de la délégation de l’UFL. Car, a expliqué l’officier, le Groupe est mobile, change de position pour les
besoins de surveillance tout en étant prêt à intervenir
au moindre signe de menace.
En 2011, la zone était sous la responsabilité du 2e GSI
dont les positions étaient cependant plus éloignées de
la frontière. L’évolution de la situation et les développements de la crise malienne ont fait qu’il soit remplacé
pour le 1er GSI, plus expérimenté en position avancée
avec un grand écart par rapport au camp des réfugiés
et de la grande ville du Sud, Bassikounou.
Retour enfin à Nouakchott comme une épreuve laborieuse avec toutefois une image qui reflète une volonté politique d’endiguer le terrorisme en y mettant
tous les moyens.
D. B.

LIBERTE

Contribution 9

Lundi 25 novembre 2013

ENTRE USURE ET INTÉRÊT

La riba se justifie par le tort
porté au débiteur
(2e partie)

eule une infime minorité de savants du
culte estime, depuis le milieu du XIXe
siècle, que l’extension de la notion de
riba aux intérêts bancaires n’est pas juste  : parmi ces oulémas, citons aussi
Muhammad Abdouh, Mahmoud Shaltout, Muhammad Sayyed Tantawi ou Nasr Farid Wasil (tous
grands
muftis
PAR
ALI ELHADJ TAHAR d’Egypte et cheikhs d’Al-Azhar).
Rejoignant ces éminents experts qui considèrent
que l’assimilation de la riba à l’intérêt bancaire
constitue une interprétation abusive des règles du
droit musulman, des économistes apportent
leur savoir dans une question sur laquelle le jurisconsulte ne peut statuer sans les expertises de
spécialistes en la matière. Ainsi l’économiste Khalid Chraïbi, qui a occupé des postes importants
dont celui de responsable à la Banque mondiale, écrit que l’assimilation de la riba à l’intérêt s’est
faite “sur des bases juridiques discutables, dans la
mesure où les opérations de banque moderne sont

S

On ne comprend
donc pas pourquoi le
wahhabite AlQaradaoui, qui a condamné la
riba dans tous les pays
musulmans, l’a autorisée en
2006 pour le Maroc, sous
prétexte qu’il n’y existe pas de
banques islamiques, en se
basant sur le principe que “la
nécessité abolit les interdits”
(addarouratou toubihou al
mahdhourat). Si la nécessité
autorise l’illicite pour le Maroc
pourquoi ne l’autoriserait-elle
pas ailleurs ? Puis les autorités
marocaines qui ont interdit
l’implantation de banques
islamiques durant deux
décennies ont soudain changé
d’avis : ce revirement n’est pas
issu d’une nouvelle
compréhension de l’Islam mais
du fait que des opérateurs des
pays du Golfe.”

de nature totalement différentes de ce qui existait
en Arabie, au temps de la Révélation”. Ce n’est
guère le lieu de citer, ici, toutes les fatwas énoncées sur ces questions mais celle de Abd Al
Moun’im Al Nimr, ancien ministre des Habous
d’Égypte, est éloquente : “L’interdiction de la riba
se justifie par le tort porté au débiteur. Mais, puisqu’il n’y a aucun tort porté aux personnes qui procèdent à des dépôts dans une banque, l’interdiction de la riba ne s’applique pas aux dépôts en
banque”. Cet imam valide donc la différence entre
usure et intérêt. Quand on définit la riba comme étant l’usure, dans une interprétation éclairée du Coran, la banque moderne devient une
institution honorable, dans une logique qui met
l’Islam en harmonie avec les lois scientifiques de
son temps. On ne peut, d’un côté, prétendre que
le Coran est fondé sur des vérités scientifiques et,
de l’autre, décréter des fatwas qui attestent d’un
esprit irrationnel ou de l’ignorance de ceux qui
les émettent. On ne comprend donc pas pourquoi
le wahhabite Al-Qaradaoui, qui a condamné la
riba dans tous les pays musulmans, l’a autorisée
en 2006 pour le Maroc, sous prétexte qu’il n’y
existe pas de banques islamiques, en se basant sur
le principe que “la nécessité abolit les interdits”
(addarouratou toubihou al mahdhourat). Si la nécessité autorise l’illicite pour le Maroc pourquoi
ne l’autoriserait-elle pas ailleurs ? Puis les autorités marocaines qui ont interdit l’implantation
de banques islamiques durant deux décennies ont
soudain changé d’avis : ce revirement n’est pas
issu d’une nouvelle compréhension de l’Islam
mais du fait que des opérateurs des pays du Gol-

fe se sont engagés à investir plusieurs milliards Le Coran est postérieur à la Bible et le prophède dollars dans l’économie marocaine, à la seu- te Mohamed(QSSSL), à La Mecque ou lors de ses
le condition qu’on leur fournisse les “conduits” voyages, a eu l’occasion de voir par lui-même les
adéquats ! La riba est illicite mais l’opportunis- comportements rapaces des usuriers dont le
me et la corruption, halal ? En Islam, certains ha- métier n’obéissait à aucune règle et pratiqué sans
diths cités par Boukhari autoriseraient l’emprunt foi ni loi. “Rien n’est pire que d’aimer l’argent, en
à intérêt (îkâl ar-ribâ) en cas de nécessité abso- effet il met sa propre âme en vente”, dit l’Ecclélue (dharûra) ! Ces cas de nécessité ne sont pas siastique 10 : 9-10.
définis.
Au lieu de chercher les explications dans l’histoire Littérature et peinture occidentales
et d’essayer de comprendre ce que l’Islam est venu Saint-Augustin a condamné les usuriers, faisant
interdire, les imams du Moyen-Âge se sont mis le lien avec les voleurs. A partir du IXe siècle, la
à spéculer pour tenter d’expliquer le pourquoi de doctrine ecclésiastique condamne radicalement
l’interdit. Les imams wahhabites ou ignares les métiers de l’argent, mais c’est vers la second’aujourd’hui reprennent bêtement cet argu- de moitié du XIIe siècle, à la suite de l’interdicmentaire sur le riba qu’ils confondent avec l’in- tion des théologiens, que le droit canon et les
térêt, interdisant ainsi une activité qui n’existait conciles œcuméniques condamnent l’usure avec
pas du temps de Mohamed et qui est universel- la plus grande sévérité. Définie à l’époque comlement avérée être d’utilité fondamentale pour les me tout payement reçu ou demandé sur un prêt
finances et l’économie mondiales. Sous le seul en addition à la valeur prêtée elle-même, l’usuprétexte que mot riba signifie augmentation ou re est à la fois un péché pour lequel la pénitenaccroissement, tout comme l’intérêt, ils décident ce est obligatoire, et un crime canonique qui enque les deux concepts sont identiques, alors que court des sanctions. En Occident, le sens du mot
plusieurs siècles séparent les deux notions, l’une usure finira par évoluer pour signifier, actuellede l’économie antique, et l’autre de l’économie ment, un prêt avec intérêt exagéré ou trop élecontemporaine. Sans craindre de saper l’écono- vé ainsi que des conditions arbitraires. Rappelons
mie de leurs pays respectifs ou de la nation, ils que le Nouveau Testament condamne clairement
statuent sur la base d’arguments obsolètes et dis- les usuriers juifs. Vers la seconde moitié du XIIe
cutables alors que la religion exige des compé- siècle, à la suite de l’interdiction des théologiens,
tences plus larges.
le droit canon et les conciles œcuméniques
C’est parce qu’il a jugé la conformité des banques condamnent fermement l’usure, qui est alors demodernes avec les principes d’équité, de justice venue une préoccupation majeure de la chrétienté
et de transparence, qu’Al-Azhar affirme que la occidentale. D’ailleurs, en religion chrétienne,
riba n’a rien à voir avec l’intérêt bancaire. Seuls l’usure est liée à l’avarice, un autre péché capital.
les faux imams continuent à pêcher en eaux L’usurier a d’ailleurs fortement alimenté la haitroubles ; or notre ministère des Affaires reli- ne populaire envers son personnage, le Juif, car
gieuses ne cherche même pas à se mettre à la page ces prêteurs considéraient leurs clients comme
pour savoir ce qu’a dit Al-Azhar, qui doit pour- des proies. Le personnage de l’usurier est assimilé
tant être soutenu dans sa lutte contre le fanatis- au Juif et vice-versa, et ce, depuis les temps les plus
me issu des pays du Golfe et de l’Arabie Saoudite anciens, notamment à l’époque romaine, chez les
qui profitent du vide et de l’inertie ambiante pour Égyptiens et surtout en Europe au Moyen-Âge,
imposer une vision pervertie de l’Islam. De puis au XXe siècle, notamment en Allemagne et
plus, les fatwas contre l’illicéité de l’intérêt ne sont en Grèce : en Allemagne, les usuriers ont fini par
pas des décisions de jurisprudence unanimes, appauvrir et exproprier des milliers de paysans
claires, libres et définitives mais plutôt les assauts et prendre leurs terres, ce qui explique la réd’une campagne au profit des banques isla- pression antisémite lors de laDeuxième Guerre
miques, car tous les sites web et toutes les mondiale ; tandis qu’à Athènes, une grande
chaînes de télévision wahhabites qui ressassent partie des biens immobiliers sont passés en
ce sujet reçoivent de la publicité des banques “is- quelques siècles entre des mains juives, du fait de
lamiques”, ce qui montre leur collusion avec leurs l’incapacité des propriétaires de rembourser des
financiers. Hypocrite, mensongère et fondée prêts contractés sous des ruses usurières, ce qui
sur traficotage sémantique, la campagne sur la explique aussi les répressions anti-juives en
riba devient de plus en plus agressive en même Grèce lors de la Guerre mondiale. Le persontemps que se développe la pensée wahhabite ex- nage de l’usurier (et du prêteur sur gage) foisonne
communicatrice (takfiriste) dont elle est issue. As- dans la littérature européenne (Jacques Le Goff,
similer l’intérêt à la riba est non seulement faux Jean Gerson, Humbert de Romans, Sébastien
mais débile. Dire que l’intérêt est illicite est une Brant, Dante, Boccace dans le Decameron) qui le
insulte à l’esprit de l’Islam et à ses fondements présente comme un pécheur, une créature néfaste,
scientifiques et rationnels. C’est l’irtida (‫ )ءادترا‬impénitente, sacrilège, impie, cruelle et âpre au
ou usure qui est illicite, non seulement en Islam gain, dont l’image coïncide avec celle, honnie, du
mais pour le christianisme et pour toute mora- juif durant tout le Moyen-Âge. Cruels, impile digne de ce nom. Le
toyables et impavides
terme intérêt se traduit
le désespoir,
Le personnage de devant
par maslaha (‫)ةحلصم‬
l’usurier et le prêteur
et non pas par riba.
sur gage ont alimenté
l’usurier est
L’ignorance a permis
l’antisémitisme durant
assimilé
au
juif
et
ce glissement sémandes millénaires. Cette
tique qui fait que l’in- vice-versa, et ce, depuis les
image des usuriers accatérêt soit assimilé à la temps les plus anciens,
parant et spoliant tout
riba alors que cette
sur leur passage est ausdernière se rapporte notamment à l’époque
si diffusée à profusion
en vérité à l’usure.
romaine, chez les Égyptiens dans de très nombreuses
Mais revenons à l’hispeintures, de Jérôme
toire. Le phénomène et surtout en Europe au
Bosch à Giotto di Bonde la riba existe bien Moyen-Âge, puis au XXe
done, Jan Provoost, Gaavant l’Islam ; et la rebriel Metsu ou Pieter
siècle, notamment en
ligion chrétienne l’a
Brueghel. Tous ces téabordé car Jésus- Allemagne et en Grèce : en
moignages traduisent
Christ a eu directe- Allemagne, les usuriers ont
une vérité historique sur
ment affaire à cette cala vilénie des usuriers et
tégorie de gens, les fini par appauvrir et
autres prêteurs sur gage,
usuriers, qu’il a été le exproprier des milliers de
métiers dominés par les
premier à vilipender et
juifs et les Lombards,
à en disperser les af- paysans et prendre leurs
ces derniers étant des
faires : il s’agit notam- terres, ce qui explique la
Italiens de Lombardie
ment des commerinstallés partout en Euçants qui étaient dans répression antisémite lors
rope. Pour répondre à la
le Temple non pas de la Seconde Guerre
condamnation populaipour prier mais pour mondiale.”
re des prêteurs, l’église
s’adonner à la vente.
(concile de Latran IV,

1215) imposera dès 1215 aux juifs de se distinguer des chrétiens par un habit spécial, un bonnet jaune. En France, dès la fin du quatorzième
siècle, les juifs ont été chassés par Philippe le Bel
en 1306, puis définitivement en 1394 par Charles
VI. Vers le XVe siècle, les derniers juifs de France sont exclus des centres urbains vers la campagne. Dans certaines conditions, ces prêteurs
pouvaient éviter la crise frumentaire, et les révoltes des ventres creux qui l'accompagnaient inévitablement. Dès les premières années du XVIe
siècle, les juifs avaient pratiquement été exclus des
différents États d'Europe occidentale. Aux PaysBas, dès 1618, la pratique de l’usure est interdite et ces fournisseurs de crédit se verront déchus

Aux Pays-Bas, dès
1618, la pratique de
l’usure est interdite et
ces fournisseurs de crédit se
verront déchus en 1618 de leur
monopole et remplacés par les
monts-de-piété, créés dès 1462.
La condamnation de l’usure a
été accompagnée par l’exclusion
des juifs de la société des élus,
en somme leur bannissement, et
ils ont été contraints d’exercer
leur activité en secret. Puis, au
milieu du XVIe siècle, l’utilité du
service impose au législateur de
légaliser le prêt mais à un taux
précis, fixé à 21% dans certains
États d’Europe, et beaucoup
plus bas dans d’autres. Le retour
de la licéité du profit issu de
l’argent s’explique par les
besoins économiques de
l’époque, conditionnée par une
réglementation stricte du prêt,
dès lors considéré comme
d’utilité publique.

en 1618 de leur monopole et remplacés par les
monts-de-piété, créés dès 1462. La condamnation de l’usure a été accompagnée par l’exclusion
des juifs de la société des élus, en somme leur bannissement, et ils ont été contraints d’exercer leur
activité en secret. Puis, au milieu du XVIe siècle,
l’utilité du service impose au législateur de légaliser le prêt mais à un taux précis, fixé à 21%
dans certains États d’Europe, et beaucoup plus
bas dans d’autres. Le retour de la licéité du profit issu de l’argent s’explique par les besoins économiques de l’époque, conditionnée par une réglementation stricte du prêt, dès lors considéré
comme d’utilité publique. Même les princes, les
laïcs et les ecclésiastiques ont commencé à emprunter pour financer leur politique ou simplement leur train de vie, notamment chez les
Lombards qui avaient commerce partout en
Europe, concurrents des juifs, accusés d'augmenter continuellement les prix et qui continuaient à faire beaucoup de malheureux, expropriés et appauvris, partout en Europe.
Dès ses prémices, la pensée chrétienne s’est efforcée de “définir les pratiques économiques légitimes et d’élargir le terrain de la licéité du profit” (1) tout en maintenant sa volonté de s’opposer
aux activités économiques des “infidèles”, c’està-dire les juifs. “Le lien qui a été établi par l’Église
entre les mauvaises pratiques de l’argent et les juifs,
a rapidement été appliqué à tous ceux qui pratiquaient le métier de l’usure”. selon Myriam
Greilsammer. Tandis que Lester K. Little écrit que
“le commerce de l’argent, l’activité cruciale de la
révolution commerciale, fut considéré dès lors comme étant exclusivement l’œuvre des juifs”. Ou des
chrétiens exerçant ce métier et qui sont qualifiés
péjorativement de juifs.
A. E. T.
(À SUIVRE)

Lundi 25 novembre 2013

10 L’internationale
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN MAURITANIE

Des résultats au compte-gouttes

n Les résultats du premier tour des
élections législatives et municipales de
samedi en Mauritanie tombaient hier
au compte-goutte à Nouakchott au
siège de la commission électorale, qui
n'était pas en mesure de donner des
tendances significatives, a constaté
l'AFP. Les résultats définitifs “ne seront
peut-être disponibles qu'en milieu de
semaine”, selon un responsable de la
Commission électorale nationale
indépendante (Céni). Dès samedi soir, la
Télévision d'État avait indiqué que le
taux de participation avait été de 60%,
un chiffre élevé qui, s'il était confirmé,
constituerait un camouflet pour une
grande partie de l'opposition “radicale”
qui avait appelé à boycotter ces
élections. La lenteur du traitement des
résultats s'explique “par le retard pris
par les opérations de dépouillement
dans certaines régions où les gens ont
continué à voter tard” après l'heure
légale de fermeture des bureaux à
19h00 (locale et GMT), a expliqué la
Céni. Les résultats des quelques
bureaux publiés confirment une large
avance de l'Union pour la République
(UPR, au pouvoir) et un score élevé de
trois partis d'opposition ayant participé
aux scrutins, Tewassoul (islamiste),
l'Alliance populaire progressiste (APP)
et El-Wiam. Ces partis ont annoncé leur
décision de former, avec d'autres, une
commission devant préparer leur
désistement réciproque en cas de
second tour le 7 décembre et souligner
les “manquements” et “irrégularités”
constatés par eux pendant le vote.
Parmi ces irrégularités “importantes”
figure “l'impossibilité pour quelque 600
personnes de retrouver leur nom sur la
liste électorale dans le quartier Elmina
de Nouakchott malgré leur reçu
d'inscription”, selon ces partis, qui ont
accusé la Céni de “faiblesse notoire”.

LIBERTE

CRISE DU NUCLÉAIRE IRANIEN

Un premier pas vers
une solution définitive
Au terme d’une semaine de négociations marathon à Genève et d'un blackout médiatique total sur le contenu des négociations et sur leurs tractations, la chef de la diplomatie européenne a annoncé, dans la nuit de samedi à dimanche, un accord sur un plan
d'action concernant le programme nucléaire iranien controversé.

R. I./AGENCES
D. R.

LÉGISLATIVES AU MALI

Calme dans le Nord, mais faible
affluence

n Les législatives mobilisaient peu les
électeurs mais se déroulaient
calmement hier dans les trois grandes
régions du nord du Mali où des
jihadistes demeurent actifs, selon des
témoins contactés par l'AFP depuis
Bamako. Le ministère malien de la
Sécurité a indiqué avoir pris les
“mesures de sécurité nécessaires” pour
“éviter toute surprise” - une action
islamiste armée - dans les trois régions
et grandes villes du Nord, Gao,
Tombouctou et Kidal. Un “cordon
sécuritaire” y a été mis en place,
composé des forces armées maliennes,
de celles de la Mission de stabilisation
de l'ONU au Mali (Minusma) et des
militaires français de l'opération Serval.
Dans la région de Kidal, à l'extrême
nord-est du Mali, fief des Touareg et de
leur rébellion où deux journalistes
français ont été tués le 2 novembre, “il
n'y a pas d'affluence pour le moment”, a
déclaré Oumar Touré, responsable local
de la Commission électorale nationale
indépendante (Céni), et “dans certains
bureaux de vote, il y a même plus
d'agents électoraux que d'électeurs”.
Selon une source proche du
gouvernorat local, pour encourager les
électeurs à aller voter, certains
candidats leur fournissent des moyens
de transport. À Gao, principale ville du
Nord sur laquelle les islamistes armés
ont récemment tiré plusieurs fois à
l'arme lourde, les opérations de vote se
déroulaient également calmement et
sans enthousiasme. “Pour le moment,
c'est timide, mais généralement, les
femmes vont au marché avant de venir
voter, donc on espère que dans l'aprèsmidi, les électeurs vont venir”, a déclaré
Ousmane Guindo, de la Coordination
des jeunes de Gao. Même son de cloche
au nord-ouest du Mali, à Tombouctou,
où la dernière attaque jihadiste
meurtrière remonte au 28 septembre.
“Le vote est calme, c'est le plus
important, mais il n'y a pas de monde et
on attend l'après-midi pour voir”, a
déclaré Ahmdou Cissé, président de
bureau de vote.
R. I./AGENCES

Après une decennie de crise, cet accord représente un premier pas important de la situation du nucléaire iranien.

ntourée du ministre iranien des Affaires étrangères (AE) Mohammad
Javad Zarif, visiblement
satisfait, et des six chefs
de la diplomatie du
groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), Catherine Ashton a annoncé que les deux parties sont parvenues
à un accord.
Le texte de Genève contient une référence claire selon laquelle l'enrichissement va continuer, a martelé le
ministre iranien des AE, très applaudi par la presse et la délégation
iraniennes venues en nombre à Genève. En outre, le droit à l'enrichissement d'uranium, sans lequel la
maîtrise de la technologie nucléaire
n’est pas assurée, n'est pas mentionné dans le communiqué dont l'Iran
est signataire. Zarif a réaffirmé que
l’uranium enrichi ne servira qu’à

E

des applications civiles, notamment
dans la médecine. Cette question, au
cœur des inquiétudes des pays occidentaux, trouvera solution dans la coopération relancée avec l’AIEA, la police internationale de l’uranium.
L’accord est par ailleurs intérimaire pour une période de six mois, surveillée par une commission conjointe. Cette période de probation a été
imposée par les États-Unis pour observer le rétablissement de la confiance entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques en
avril 1980.
À ce sujet, le chemin sera long
puisque le secrétaire d'État américain,
John Kerry, a paru être pris à contrepied après les satisfecits, dont celui de
son propre président.
L'accord de Genève, a-t-il insisté dimanche très tôt, “ne dit pas que
l'Iran a le droit à l'enrichissement
d'uranium, quoiqu'en disent certains

commentaires d'interprétation”. L'Iran
a accepté de “suspendre” l'enrichissement d'uranium au-delà de 5%, de
dégrader ou de convertir son stock
d'uranium enrichi à 20%, a-t-il déclaré, parlant d’une première étape
dont les suivantes seront plus difficiles ! Le parrain de la reprise des négociations directes israélo-palestiniennes, a-t-il voulu rassurer Israël
qui s'est farouchement opposé ces
dernières semaines à tout allègement des sanctions contre l’Iran.
Un accord nucléaire complet rendra
le monde, les partenaires de la région
et l'allié Israël plus sûrs, a rassuré in
fine le secrétaire d'État de Barak
Obama, dont l’accord de Genève est
le premier point positif de son second
mandat, et qu’il souhaite enrichir
avec Genève II pour la guerre civile
en Syrie et l’aboutissement des négociations palestino-israéliennes.
L'accord desserre l'étau de certaines

des sanctions qui ont frappé les populations iraniennes en échange
d'une révision à la baisse de son
programme nucléaire par l'Iran, qui
se soumettra à des inspections internationales plus poussées pendant
six mois, alors qu'une solution complète sera négociée.
Les États-Unis débloqueront 4,2 milliards de dollars environ des avoirs
iraniens saisis par eux.
En revanche, la plupart des sanctions
américaines, commerciales et financières, resteront en vigueur dans les
six mois à venir, comme les sanctions
décidées par le Conseil de sécurité de
l'ONU.
Entre-temps, les businessmen ne
resteront pas les bras croisés, ils se
rendront à Téhéran pour prospecter
ses marchés afin de se prépositionner.
Ils attendent ces opportunités depuis
des décennies. 
D. BOUATTA

RÉACTIONS INTERNATIONALES

Un accord salué par tous, sauf Israël
’accord de Genève a été salué par la majeure partie de la communauté internationale,
comme un événement à l’exception de l’État
hébreu. Cet accord va contribuer, selon le ministre
des AE chinois Wang Yi, à maintenir le programme
international de non-prolifération nucléaire, sauvegarder la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Son
homologue russe Sergueï Lavrov a estimé pour sa
part que l’accord ne faisait pas de perdant, convaincu que l'Iran va coopérer de bonne foi avec
l'AIEA.
Soulagement aux États- Unis où simultanément à
la cérémonie de Genève, le président Obama
dans une intervention solennelle depuis la MaisonBlanche, s’est félicité de cet  accord qui, selon lui,
“barre le chemin le plus évident de la République
islamique vers une bombe atomique”. Son homologue iranien Hassan Rohani, réputé modéré et qui
a lancé une politique d'ouverture vers l'Occident
depuis son élection en juin, a salué une entente qui
allait “ouvrir de nouveaux horizons”. 

L

Même état d’esprit à Moscou, Pékin, Berlin et
Londres. En revanche courroux à Jérusalem qui
s’était vainement dépensé pour que sa thèse de punir Téhéran au motif que les Iraniens dissimulent
derrière leur programme nucléaire civil un volet
militaire, continue à être partagée par Washington. Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien a même trouvé en la personne du président
français, un fervent supporter. François Hollande
n’aura finalement retardé l’accord sur l’uranium
iranien que d’une semaine. La France, pointée par
la communauté internationale, notamment par les
États unis qui recherchaient un arrangement avec
la République islamique d’Iran pour faire baisser
les tensions dans la région et même pour pouvoir
commercer avec ce quatrième producteur de pétrole dans le monde, a dû faire profil bas et apposer sa griffe dans l’accord avec l’Iran. 
Son ministre des AE, d'habitude prolixe a baissé
pavillon, se faisant tout petit après avoir copieusement  jeté de l'huile sur le premier round des né-

gociations sur la crise de l'uranium iranien  la semaine dernière, emboîtant le pas à Israël. Évidemment que l’accord est incomplet car les ressentiments entre ses signataires sont non seulement
vifs mais nombreux. Les Occidentaux disent toujours ne pas faire entièrement confiance à la République islamique bien que son nouveau président, un réformateur, nie le dessein qu’on prête à
son pays de vouloir se doter de la bombe atomique.
Pragmatique, Hassan Rohani, qui maîtrise parfaitement le dossier de l’uranium, n’avait cessé de
rappeler que l’Iran est signataire du Traité de nonprolifération nucléaire (TNP) et que la bombe atomique est condamné par l’islam en tant qu’arme
de destruction de l’humanité. L’Iran, stigmatisé par
le mandat du bouillonnant Ahmadinejad, ne s’est
pas empêché de mettre les point sur les i, réaffirmant par la voix de Zarif, le signataire de l’accord
de Genève, son droit inaliénable à la technologie
de l’uranium, y compris son enrichissement.
D. B.

LIBERTE

Lundi 25 novembre 2013

L’Algérie profonde 11
3es JOURNÉES PHARMACEUTIQUES À BOUIRA

BRÈVES du Centre

Toxicomanie : entre
prescription et risque pénal

TIZI OUZOU

Les transporteurs en colère

n La section syndicale des transporteurs
urbains de la ville de Tizi Ouzou relève
avec regret, dans une déclaration rendue
publique, l’absence de la directrice des
transports de la wilaya à la réunion qui
avait rassemblé, le 18 novembre, les
transporteurs urbains et les responsables
syndicaux, afin de débattre de leurs
problèmes. Selon les syndicalistes, la
directrice aurait eu, à cette occasion,
“l’opportunité de saisir et de palper les
conditions et les doléances des taxieurs au
nombre de 300”, précisant que “les
travailleurs ont, unanimement, dénoncé le
décret n°12-230 du 24/5/2012, un décret qui
est loin de la réalité du terrain, tant il a été
rédigé dans des salons feutrés”. Pour ces
transporteurs, “au moment où les pouvoirs
publics militent pour la pérennité et la
préservation de l’emploi, la directrice fait
dans le zèle quant à l’application stricte de
ce décret synonyme de chômage pour de
nombreux taxieurs et la misère pour leurs
familles”. La section syndicale des
transporteurs exige à cet effet le retrait
immédiat et l’annulation de ce décret,
faute de quoi ils exigent “un travail et un
salaire décents, une indemnisation
conséquente à la hauteur du préjudice qui
leur sera porté, comme il exige de l’état la
révision de la gestion du secteur dans
notre wilaya”. Par ailleurs, les
transporteurs menacent, sous huitaine, de
recourir à tous les moyens légaux pour
faire entendre leur voix et dégagent toute
responsabilité quant aux désagréments
que cela pourrait engendrer.

“Le pharmacien assume une responsabilité civile, pénale et disciplinaire”, car “les obligations du pharmacien sont celles de résultat, en respectant les ordonnances”.

K. TIGHILT

Liberté

La Sûreté de wilaya lance le Prix vert
du quartier le plus propre

Afin de combattre le fléau, toute vente de psychotropes doit être prescrite.

n collaboration avec l’université AkliMohand-Oulhadj et la participation
de Radio Bouira, sous le haut patronage du wali de Bouira, le Snapo
(Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine) a organisé, jeudi
dernier, un séminaire sur la toxicomanie. Rencontre à laquelle ont pris part plusieurs pharmaciens, étudiants et membres des services de sécurité. Un riche programme a été tracé durant cette journée pour discuter d’un thème qui prend de
plus en plus d’ampleur, tant à l’échelle nationale
qu’internationale, à savoir la toxicomanie. Durant
cette journée d’étude, plusieurs communications
ont été présentées par des spécialistes dans différents domaines. Le premier intervenant, Kaci Si
Youcef, docteur d’état en droit et maître de conférences à l’université de Bouira, s’est penché sur la
toxicomanie entre maladie et criminalité. Dr
Messaoud Ouaza, pharmacien consultant, ancien
directeur de la pharmacie et du médicament au
ministère de la Santé et ancien membre du comité
consultatif de gestion, a mis en exergue la responsabilité du pharmacien dans la gestion du médicament. “Le pharmacien assume une responsa-

E

bilité civile, pénale et disciplinaire”, car “les obligations du pharmacien sont celles de résultat, en respectant les ordonnances”. Il soulignera que “les médicaments et les psychotropes doivent être conservés dans des conditions de sécurité, et toute vente
doit être portée sur un ordonnancier (qui porte des
éléments obligatoires tels les nom et prénom du malade, la nom commercial du médicament, les
prises journalières et le nombre de boîtes) en plus
du nom du médecin traitant”. Il a rappelé les obligations de déontologie (le secret médical) en plus
de l’obligation de surveillance des prescriptions
médicales. Me Ben Amrouche Djamel est revenu
sur la responsabilité pénale du pharmacien dans
la vente des psychotropes sans ordonnance (loi
04/18). Le capitaine Abdelkrim Berkane, commandant la compagnie de gendarmerie de Bouira, a retracé l’historique de la drogue, de sa culture à sa mise en vente, en abordant les différentes
techniques employées par les services de sécurité dans le cadre de la lutte contre cette criminalité. Pour lui, ce phénomène prend de plus en plus
d’ampleur. Durant les neuf premiers mois de l’année 2012, la gendarmerie a traité 27 affaires avec
l’arrestation de 32 personnes impliquées (2,3 kg

BOUMERDÈS

Deux dealers arrêtés
aux Issers
elon les services de communication de la Sûreté
de wilaya de Boumerdès,
un dealer, M. K., âgé de 27 ans,
surnommé Boudaki, vient d'être
arrêté par la brigade des stupéfiants relevant de la police judiciaire de la wilaya de Boumerdès, pour détention et commercialisation de comprimés
de psychotropes aux Issers, à l’est

S

de Boumerdès. La quantité de
psychotropes, sous forme de
plaquettes, a été découverte
dans la chambre de l’inculpé
après une perquisition effectuée en son domicile. Les policiers ont découvert 28 plaquettes composées de 275 psychotropes (Rivotryl). Lors de
son audition au commissariat,
le dealer a dénoncé son com-

de drogue saisie), chiffre revu à la hausse pour la
même période en 2013 avec l’implication de 41
personnes arrêtées (3,5 kg de drogue saisie). La
rencontre s’est achevée par un riche débat.
En marge de la rencontre, 41 laboratoires pharmaceutiques ont exposé leurs produits dans le hall
de l’auditorium.
A. DEBBACHE

OUED REKHAM (BOUIRA)

4 morts et deux blessés...

n Un véhicule avec à son bord 6 membres
d’une même famille a terminé sa course au
fond d’un ravin, vendredi matin, à 10h, à
proximité du viaduc d’Oued Rekham. Quatre
occupants de la voiture, un homme, deux
femmes ainsi qu’un enfant ont succombé à
leurs blessures, alors que les deux autres
blessés ont été évacués vers l’EPH MohamedBoudiaf de Bouira. Une enquête a été ouverte
par les éléments de la brigade de gendarmerie
territorialement compétente afin de
déterminer avec exactitude les circonstances
de cet accident de circulation.

n La Sûreté de la wilaya de Tizi Ouzou a
annoncé, récement, au cours d’un point de
presse, l’organisation d’un Prix vert qui va
récompenser le quartier le plus propre du
chef-lieu de wilaya et aussi des 19 chefslieux de daïra où des Sûretés de daïra sont
implantées. Selon les conférenciers de la
Sûreté de wilaya, cette initiative a été
lancée par la DGSN, en partenariat avec le
ministère de l’Environnement, et sera
concrétisée avec tout l’intérêt qu’elle
mérite dans la wilaya de Tizi Ouzou, où
l’environnement connaît ces dernières
années une dégradation affligeante. Avec
plusieurs slogans tels que “La police, amie
de l’environnement”, “Ensemble pour la
propreté de l’environnement”, ce prix sera,
expliquent les conférenciers, un moyen de
sensibiliser le citoyen à l’effet de
l’impliquer dans la propreté de son propre
quartier et, par conséquence, dans
l’amélioration de son cadre de vie. Le prix
sera attribué le 30 décembre prochain aux
quartiers les plus propres de Tizi Ouzou,
suivant des critères définis au préalable.
L’organisation du quartier, la préservation
de l’éclairage public, les activités de
sensibilisation et de volontariat, le respect
des horaires de dépôt des ordures
ménagères et l’organisation de
volontariat pour le ramassage des ordures
dans les quartiers sont les principaux
critères fixés à ce concours pour lequel
seront bientôt instituées les commissions
qui auront à charge de superviser son
déroulement.
S. LESLOUS

... et 13 blessés à Bouderbala

n Un fourgon J9 Karsan a dérapé sur le
chemin de wilaya menant à Bouderbala,
vendredi matin, vers 8h30. Le bilan est de 13
blessés qui ont été évacués vers la structure
hospitalière de Lakhdaria.
H. B.

CRÊTE ROUGE (BOUIRA)

Un enfant de 4 ans meurt asphyxié

plice. Il s’agit de Ch. S., surnommé Sifou, âgé de 24 ans, habitant la même ville. Présentés
devant le parquet de Bordj Menaiel, les deux dealers ont été
placés sous mandat de dépôt en
attendant leur jugement pour les
chefs d’inculpation de détention
et commercialisation illégale
de psychotropes.

n Les habitants de la Crête Rouge se sont
réveillés en apprenant la triste nouvelle d’un
drame qui est venu endeuiller une famille de
la localité. En effet, un enfant de 4 ans est
décédé, vendredi, des suites d’inhalation de
monoxyde de carbone. Sa sœur, âgée de 9 ans,
a eu plus de chance et a été sauvée de justesse
au niveau de l’EPH de M’Chedallah où les deux
victimes ont été évacuées jeudi dernier. Il
s’agit là du premier décès enregistré par
inhalation de monoxyde de carbone depuis le
début de la période hivernale.

NASSER ZERROUKI

H. B.

TAZMALT (BÉJAÏA)

Un ressortissant tunisien objet
d’un affreux crime

n Un Tunisien, résidant dans la commune
d’Ifri-Ouzellaguen, a été retrouvé mort,
hier matin, a-t-on confirmé de sources
policières. Le défunt, âgé d’une
quarantaine d’années, tenait une
boutique de zalabia et de gâteaux
orientaux dans la commune de Tazmalt,
a-t-on appris de sources locales. Nos
sources expliquent que c’est son
employée, qui s’apprêtait à ouvrir le
magasin, hier vers 8h30, qui a donné
l’alerte après avoir découvert le corps
suspendu de son employeur. Sitôt alertés,
les services de sécurité se sont dépêchés
sur les lieux et ont ouvert une enquête
pour élucider cette affaire et retrouver les
auteurs de ce crime.
M. O.

Lundi 25 novembre 2013

12 L’Algérie profonde

LIBERTE

ANNABA

BRÈVES de

La Coquette s’est
enlaidie

l’Est

SÉTIF

Sensibilisation sur les
complications du diabète

F. SENOUSSAOUI

GUELMA

Réhabilitation du square Frères
Boulouh

n Implanté au centre-ville face au siège
de la wilaya, le square des Frères
Boulouh commence à renaître de ses
cendres à la grande satisfaction de la
population qui déplorait ces dernières
années, un état des lieux désolant. Cet
espace censé être un lieu de détente et de
loisirs était, en effet, squatté par des
bandes de malfrats, qui imposaient leur
diktat, dès la tombée de la nuit.
L'absence d'entretien de ce jardin public
par les services de la municipalité avait
engendré sa descente aux enfers. Les
autorités locales ont réagi en initiant
une importante opération de
réhabilitation des lieux, puisqu'une
entreprise spécialisée avait décroché le
marché par voie de soumissions. Depuis
début juillet, des ouvriers sont à pied
d'œuvre ; ils ont enlevé des tas de
déchets hétéroclites, élagué les arbres,
arraché le vieux pavage détérioré,
aménagé des allées piétonnières en dur
et érigé des barrières en béton pour
protéger ce square, qui dispose à présent
d'espaces verts délimités et d'un
carrelage neuf et esthétique. Les travaux
sont toujours en cours et des
aménagements judicieux sont
programmés : installation d'un jet d'eau,
de lampadaires pour l'éclairage public,
des carrés de fleurs et de verdure, des
bancs publics ainsi qu’une aire de jeux
pour les enfants.
HAMID BAALI

La ville des Jujubes a, certes, perdu ses atours, mais la situation, si elle semble
irrécupérable pour certains, ne serait pas désespérée pour d’autres, notamment avec
la venue du nouveau wali.

D. R.

n La salle des fêtes de la ville de Sétif a
abrité samedi une campagne de
sensibilisation sous le thème “Les faces
cachées du diabète” organisée par le
laboratoire Pfizer en étroite
collaboration avec l’association d’aide
aux diabétiques de la wilaya de Sétif. En
effet, après Alger, Oran et Constantine,
les responsables de Pfizer ont choisi
d’atterrir à Sétif pour recevoir près de
1000 personnes. “Notre objectif est de
sensibiliser la population sur les
complications du diabète. A cet effet, le
programme médical consiste à dépister le
maximum de personnes durant la
journée, à savoir la glycémie, le
cholestérol et les triglycérides tout en
bénéficiant d’une consultation, sans
prescription, de la part de cinq
spécialistes en médecine interne. Des
conseils d’hygiène pour éviter les
complications de cette maladie sournoise,
notamment les maladies
cardiovasculaires, première cause de
morbidité et de mortalité dans le monde
ainsi que la neuropathie diabétique
(NDP)”, nous a déclaré Mme Habiba Kslil,
chargée de la communication au Labo
Pfeizer. Et d’ajouter : “Outre ce
programme médical, dont le test
d’obésité, la perte de sensibilité et
l’hyperesthésie, un riche programme
d’animation pédagogique, dont un quiz
et un puzzle pour démasquer les faces
cachées de cette maladie sournoise, a été
prévu.” De son côté, le Dr Abdelamalek
Nechadi, médecin interniste au CHU de
Sétif, a tenu à souligner que cette
opération permet de sensibiliser sur les
risques des maladies précitées, à savoir
l’hypertension artérielle (HTA) et les
dyslipidémies. “Après avoir analysé les
quatre paramètres des lipides, nous
tenons à rappeler, aux personnes
dépistées, les règles d’hygiène diététiques
et la nécessité de pratiquer une activité
physique régulière, avant de leur
conseiller de consulter un spécialiste”,
nous dira-t-il. Il est à noter que cette
opération qualifiée de très importante
intervient après la campagne de
dépistage organisée par la Radio
régionale de Sétif, en étroite
collaboration avec la direction de la
santé et de la population de la wilaya, et
qu’elle a laissé apparaître que près de
10% des personnes dépistées ont une
glycémie perturbée.

Malgré les 4 000 ouvriers d’entretien recrutés à plein temps, la ville baigne dans les ordures.

insalubrité règne à Annaba. La situation de l’hygiène de l’environnement est, pour ainsi dire, plus que
déplorable, et les habitants de cette ville, qualifiée à tort de “capitale
de l’Est”, sont de plus en plus nombreux à la dénoncer. Selon certains de ses
proches collaborateurs, le nouveau wali de Annaba serait le premier à reconnaître l’état désolant des lieux, en plein tissu urbain. “J’ai visité la
Coquette, sans chauffeur et sans protocole ; j’ai été
surpris de constater que certaines cités de la ville sont devenues si sales et si répugnantes qu’elles
en sont devenues invivables, beaucoup d’entre elles
souffrent de l'absence d’éclairage public”, aurait
confié le wali. Ce dernier aurait même rappelé
que “comble de l’ironie, la commune de Annaba
dispose à plein temps des bras de 4000 ouvriers
pour l’entretenir et pour veiller à sa propreté”.
D’ailleurs, même les quartiers dits résidentiels
d’autrefois, tels le Cours de la Révolution, SaintCloud, le Magestic, au niveau desquels le nettoyage était quotidien, semblent être à leur tour affectés outrageusement par l’insalubrité. Il s’agit

L’

là d’un problème sérieux, qui interpelle les autorités locales et les élus de l’APC de Annaba, tout
particulièrement le maire, qui ne cesse, dit-on,
de contempler la propreté des villes occidentales
avec lesquelles Annaba est paradoxalement jumelée. Au niveau de certaines vieilles citées d’habitation, comme la Colonne, l’Orangerie, Didouche-Mourad, Bouzered-Hocine, qui sont
superbement ignorées par les édiles, les chaussées et les trottoirs sont tellement endommagés
qu’ils sont devenus impraticables. Et comme le
ridicule ne tue pas, en face du bureau du maire,
l’esplanade du Cours de la Révolution, la plus importante place publique de la ville, s’est transformée en un lieu de débauche à ciel ouvert. De plus,
Annaba, qui s’était débarrassée du commerce informel durant le mois de Ramadhan dernier, en
est malheureusement redevenue la proie. En l’absence de suivi des élus de l’APC, les cartons et
autres détritus envahissent de nouveau les chaussées des cités. Le commerce à la sauvette, celui
des étalages et des marchés sauvages s’installe et
prolifère impunément partout où se trouve un
espace libre. Une situation considérée par beau-

MILA

Cinq nouveaux réservoirs
en projet
n vue d’améliorer le taux de raccordement
au réseau d’AEP, et par là même faire profiter le maximum d’habitants des régions
montagneuses du nord de la wilaya de l’eau au robinet, la direction de l’hydraulique de Mila s’attelle à présent à la réalisation de cinq nouveaux
réservoirs d’eau, d’une capacité globale de 4000
m3. Ces nouvelles structures, qui ont nécessité la
mobilisation d’une enveloppe financière de 100
millions de dinars, sont en cours de réalisation
dans les communes de Mila, Baïnan, Hamala et
Zeghaïa. Selon la cellule de communication des
services de l’hydraulique, la commune montagneuse de Baïnan a bénéficié de deux réservoirs
d’une capacité de stockage de 2000 m3 et 500 m3.
Le premier est prévu au chef-lieu communal, et
le second dans l’agglomération de H’djar Sahika.
S’agissant des délais de réalisation et du coût, notre
source précise que les deux réservoirs, qui ont né-

E

cessité l’allocation de 34 et 16 millions de dinars
respectivement, seront réceptionnés et remis
au secteur avant fin 2014. Les communes de Hamala et de Zeghaïa ont bénéficié chacune, quant
à elles, d’un réservoir de 500 m3, qui seront mis
en service en avril et août 2014, souligne notre
source. Ceci, en précisant que la direction du secteur a dégagé une enveloppe de 14 millions de dinars au profit du réservoir de Hamala et 17 millions pour la réalisation de celui de Zeghaïa. La
commune de Mila a, pour sa part, été dotée d’une
nouvelle structure de stockage d’eau potable, souligne-t-on. Elle a bénéficié d’une enveloppe de 25
millions de dinars pour l’édification d’un nouveau
réservoir d’eau d’une capacité de 500 m3, qui sera
livré dans un délai de dix mois, soit en août 2014,
précise notre informateur.
KAMEL BOUABDELLAH

coup d’élus comme étant un palliatif au problème du chômage, une sorte “d’emploi de jeunes”.
Les trottoirs ne sont plus réservés aux piétons, les
vendeurs à la sauvette en sont ainsi devenus les
propriétaires à part entière, puisqu’ils finissent
toujours par remporter le bras de fer qui les met
aux prises avec les autorités. Si la situation
semble irréparable, certains citoyens estiment
qu’elle n’est pas désespérée pour autant, notamment avec la venue du nouveau wali, qui est
connu dans cette ville pour y avoir exercé par le
passé. “Nous sommes convaincus que Mohamed
Mounib Sandid saura certainement redorer le blason de cette ville victime de ses décideurs. Pour ce
faire, une opération d’assainissement des ressources humaines s’impose. À commencer par les
cadres qui gravitent autour du cabinet, et en finir
avec les maires incompétents hissés au trône des
APC par un concours de circonstances qui ne dit
pas son nom. Le maire de Annaba en est un”, affirme l’un d’entre eux.
B. BADIS

CNAC - ANNABA

Plus de 70 microentreprises créées
par des femmes depuis début 2013
n 71 microentreprises ont été crééers,
par les femmes à Annaba, depuis le
début de l’année 2013. Ces
microentreprises ont vu le jour dans le
cadre du dispositif de la Caisse
nationale d’assurance-chômage (Cnac)
au profit des femmes, dont l’âge varie
entre 35 ans et 50 ans. Selon des sources
proches de la Cnac, il s’agit là d’un taux
représentant 12% d’un total de 600
microentreprises mises sur pied durant
cette même période au profit des
femmes pour la plupart des femmes au
foyer. Un taux estimé à 5% de plus par
rapport à l’année précédente. Les
activités professionnelles créées grâce
au dispositif Cnac ont ciblé plusieurs
créneaux, entre autres, la couture, la
broderie, la fabrication de pâtes
traditionnelles et la coiffure.
B. BADIS

LIBERTE

Lundi 25 novembre 2013

L’Algérie profonde 13
TLEMCEN

Le wali au chevet
des communes déshéritées

BRÈVES de

l’Ouest

ACCIDENTS DU TRAVAIL À ORAN

174 cas enregistrés en dix mois 

Les accidents du travail augmentent
d’année en année comme le démontrent
les bilans établis par les services
concernés. Les victimes de ces accidents
sont surtout des personnes travaillant
dans le domaine du BTP et dont l’âge
varie entre 22 et 50ans, apprend-on. Les
accidents sont provoqués
essentiellement par le non-respect des
normes en matière de sécurité. Malgré
les lois existantes régissant le secteur en
vue de protéger les droits et la santé des
travailleurs à travers des campagnes de
contrôle effectuées par les brigades de
l’inspection régionale du travail de la
wilaya d’Oran, il n’empêche que 74 mises
en demeure ont été adressées aux
responsables contrevenants. Depuis le
début de l’année en cours, pas moins de
174 accidents de travail ont été
comptabilisés. Par ailleurs les services
des UMC du CHUO enregistrent chaque
année un grand nombre de cas
d’accidents du travail. L’état de santé de
la majorité des travailleurs accidentés
nécessitent une intervention
chirurgicale. Ceci sans compter les décès
des ouvriers qui se soldent par des chutes
mortelles. Dans ce contexte, des
médecins et des spécialistes expliquent
la cause de ces accidents par un manque
flagrant d’équipements de protection et
de mesures préventives. Cette situation
est visible au niveau des chantiers de
construction où de nombreux ouvriers
travaillent dans les chantiers de
construction dans les hauteurs sans
protection. Ceci sans compter les
ouvriers qui manipulent des produits
chimiques. Cette catégorie est également
victime d’accidents du travail sur les
lieux mêmes de leur activité
professionnelle.

Les membres de la société civile se sont exprimés pour crier haut et fort leur désarroi devant ce qu’ils ont qualifié de “situation de déliquescence” face aux difficultés
quotidiennes, que traînent les citoyens qui vivent totalement détachés du renouveau
de l’économie.

K. AMEL

MAGHNIA

Saisie de 2 790 litres de carburant
D. R.
Loin de tout et vivant dans des conditions très difficiles, les citoyens s’adonnent au trafic de drogue et de carburant.

près Maghnia, le
nouveau wali de
Tlemcen, Saci Ahmed Abdelhafidh,
s’est rendu jeudi en
visite d’inspection
dans la daïra agro-pastorale de Sidi
Djilali (20 000 habitants) et a écouté sur place les doléances des citoyens qui ont souligné à son intention la situation très difficile que vit
la population “loin du progrès que
connaît la wilaya, et ignorée depuis
des années des investissement tendant
à créer des emplois pour les jeunes”.
Les membres de la société civile se
sont exprimés sans tabou pour crier
haut et fort leur désarroi devant ce
qu’ils ont qualifié de “situation de déliquescence” face aux difficultés
quotidiennes que traînent les citoyens qui vivent totalement détachés du renouveau de l’économie et
des projets alléchants attribués çà et
là, sauf à cette région des Hauts Plateaux, obligeant les jeunes à s’adonner malheureusement aux activités
néfastes liées au trafic de drogue et
de carburant du fait de la proximité de la frontière algéro-marocaine.
Lors de la visite de travail effectuée
quelques jours auparavant par le directeur général des douanes de cette région du sud de la wilaya, avec
une frontière de 300 km avec le Maroc, les citoyens de Bouihi, une
commune de 10 000 habitants, et
ceux de Magoura avaient bloqué la
route au cortège officiel pour attirer
l’attention des autorités locales afin
de réclamer l’affectation de crédits
pour le financement de projets visant à l’amélioration de leurs conditions de vie qu’ils jugent dégradées. Le premier responsable de la

A

wilaya leur a promis de prendre en
charge leurs préoccupations et a effectivement tenu parole, puisqu’il
s’est rapidement rendu sur place, accompagné du président de l’APW et
des membres de l’exécutif pour recenser tous les problèmes inhérents à cette situation.
Dans la salle de réunion regroupant
les représentants des citoyens des
communes de Sidi Djilali et Bouihi et des centres de Magoura et ElAbed, le wali, après avoir écouté les
différentes parties, a d’abord expliqué que l’État a quand même réalisé de nombreux projets dans cette
région du sud de la wilaya à la faveur
des différents programmes de déve-

loppement, “mais qu’il faut à présent
répondre aux préoccupations légitimes des citoyens et, d’abord, des
jeunes en faveur desquels il faut impérativement créer des emplois à
travers la mise en place de nouvelles entités économiques à la faveur
de la nouvelle loi de finances”. Il a
particulièrement insisté “sur les efforts qui doivent être déployés pour
booster le secteur de l’agriculture
qui occupe la majorité des citoyens de
la région”. Auparavant, le wali avait
visité, sous un froid glacial, plusieurs
sites comme le projet de la mosquée
de la zaouïa Yahia Bensfia de Sidi
Djilali, qui accueillera un millier de
fidèles à sa finition l’année pro-

Arrestation d’une bande
de voleurs d’ovins 

Les éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale de
Sebdou, localité située à 35 km au sud de Tlemcen, ont
appréhendé, samedi, une bande constituée de 4 voleurs de cheptel,
dont une jeune fille âgée de 20 ans. C’est suite à l’appel
téléphonique au numéro de secours 1055, émis par un éleveur de la
région de Aïn Ghoraba, village limitrophe de Sebdou, ayant
constaté le vol de son troupeau de moutons, que les gendarmes
ont engagé l’opération de recherches, laquelle a permis de mettre
la main sur cette bande organisée. 13 moutons et 16 poules ont pu
être récupérés, et les mis en cause mis aux arrêts en attendant leur
comparution devant le juge d’instruction. Le même jour et dans la
même zone territoriale située pas loin de la frontière algéromarocaine, les gendarmes ont poursuivi un individu circulant à
pied le long de la route, près d’une cité d’habitation. À leur vue, il
s’est enfui vers les ruelles de la cité toute proche, en abandonnant
un sachet dans lequel se trouvait 1,5 kg de drogue conditionnée
sous cellophane. Face au phénomène du chômage dont le taux est
jugé le plus élevé de la wilaya dans cette région agropastorale, les
jeunes ont tendance à s’adonner au trafic de drogue et de
carburant.
B. A.

chaine ; la polyclinique qui accuse
un grand retard à cause des équipements non encore mis en place ; le
centre de formation professionnelle, récemment ouvert, avec seulement une centaine de postes d’apprentissage ; la piscine semi-olympique financée à hauteur de 337 millions de dinars et dont la première
tranche a été lancée en juin dernier
; le centre équestre, la maison de
jeunes et le centre des handicapés,
la polyclinique de Bouihi encore en
butte aux problèmes d’équipements
et de personnel ; le CEM qui n’ouvrira qu’en janvier prochain, obligeant les élèves à effectuer de longs
trajets pour leur scolarité.
Le wali a par ailleurs ordonné
qu’une étude technique soit rapidement entamée pour permettre de
stopper le déversement dans la partie marocaine des eaux de la retenue
du barrage de Magoura, qui a une
capacité
de
retenue
de
4 millions de m3, et l’affectation de
près de 350 ha de terres agricoles
aux fellahs de la région.
Le Haut Commissariat au développement de la steppe avait réalisé il y a quelques mois une importante étude dans cette région pour
la valorisation des ressources en
eaux “afin de permettre le développement et la préservation d’une économie locale durable basée essentiellement sur les ressources de l’écosystème steppique à travers la réalisation
de projets d’aménagement de digues,
de mares, de retenues collinaires favorisant le développement agropastoral ainsi que le développement et la
préservation des ressources naturelles faunistiques et floristiques”.
B. ABDELMADJID 

La lutte contre le trafic de carburant
menée par les douaniers de Boukanoune
et de Honaïne se poursuit avec la saisie
de 93 jerricans de 30 litres chacun soit un
total de 2 790 litres dans les régions
frontalières avec le pays voisin, Akid
Abbès, Marsa Ben Mhidi, Bordj Arima et
Maghnia. Au cours de ces opérations, les
douaniers ont saisi également deux
véhicules de type R25 utilisés par les
contrebandiers comme des moyens de
transport ainsi qu’une citerne vide de
600 litres. Dans leur lutte contre la
contrebande, les éléments de la sûreté de
la daïra frontalière de Bab El Assa ont de
leur côté opéré une saisie totale de 71
jerricans de 30 litres de carburant
chacun, destinés à la contrebande, dans
deux véhicules de type R25. L’un des
conducteurs âgé de 22 ans a été arrêté.
Les policiers ont par ailleurs saisi une
autre R25 dont le réservoir a été modifié
pour une plus grande contenance de
carburant. Les forces sécuritaires
déploient actuellement de grands efforts
en vue d’endiguer les effets néfastes liés
à la contrebande dans cette région
particulièrement ciblée par les
trafiquants en tout genre.
AMMAMI MOHAMMED

GHAZAOUET

1 972 unités de boissons alcoolisées
saisies 

Les inspecteurs de recherches relevant
de la sûreté de daïra de Ghazaouet ont
réussi une saisie de 1972 unités de
boissons alcoolisées (spiritueux et bière).
L’individu qui détenait cette importante
quantité à son domicile, le dénommé S.
F., âgé de 39 ans, a été appréhendé et
présenté à la justice qui l’a placé sous
mandat de dépôt. Il s’est avéré lors de
l’enquête policière que le mis en cause
faisait l’objet d’un mandat de recherche
émis par la justice. La valeur marchande
de cette saisie est évaluée à 122 000 DA.
A. M.

Lundi 25 novembre 2013

14 Culture

LIBERTE

APRÈS LE CARNEGIE HALL, UNE TOURNÉE EST EN PRÉPARATION

Karim Younès à Tizi Ouzou

n La librairie Aït Mouloud s’était
avérée, avant-hier, trop exiguë pour
contenir tout le monde venu s’arracher
le nouveau livre de l’ancien président
de l’Assemblée nationale, Karim
Younès, qui a organisé une ventedédicace à Tizi Ouzou. Parmi la foule
qui attendait l’auteur de Aux portes de
l’avenir, figuraient le président de
l’APW, Hocine Haroun, le président
d’APC de Tizi Ouzou, Ouahab Aït
Menguelet, des militants proches d’Ali
Benflis ainsi que de nombreux
anonymes intéressé par ce livre qui
résume 20 siècles de résistance et 50
ans d’indépendance de l’Algérie. Bien
que débordé, Karim Younès n’a pas
manqué d’expliquer aux journalistes
que, pour lui, écrire ce livre est une
nécessité tant, dit-il, “nous sommes
arrivés à la fin d’une époque. Une ère
nouvelle a commencé, Mais nous, où en
sommes-nous ? En retard ou dans les
temps ? Ramons-nous en cadence avec
le monde, ou, orgueilleux, souquonsnous à contre-courant ?”. Toujours au
sujet de sa motivation à écrire ce livre,
Karim Younès a expliqué que
“l’écriture est, restera toujours, un
espace, un acte de liberté inégalable”
qui est aussi, à ses yeux, un moyen, le
meilleur, de faire de la politique.
S. LESLOUS

Projections des films de l’atelier
Béjaïa Doc, jeudi à Alger
n La Cinémathèque d’Alger abritera, le
jeudi 28 novembre à partir de 15h30, la
première projection publique des films
réalisés dans le cadre de l'atelier de
création de films documentaires Béjaïa
DOC, atelier initié par Kaïna Cinéma et
Cinéma et Mémoire. Sept films au total
seront projetés, notamment Yatim
(Orphelin) d’Asma Gergour (tourné à
Annaba, Akbou, Alger et Constantine),
El Havs Amokrane (La grande prison)
de Razik Benallal (tourné à Seddouk),
Amek ara degrine wussan (Demain
sera un autre jour) de Nabil Boubekeur
et Amel Blidi (tourné à Alger, Sidi Kada
à Mascara et Melbou à Béjaïa), Menthol
de Aïcha Messadia (tourné à El Koléa et
Alger), Toujours présent, de Nassim Aït
Ahmed. Tourné à Béjaïa et Larabaa
Nathirathen, Habit N’goulek (Je
voudrais te dire) de Fatima Dridi
(tourné à Alger), et Kouchet El Djir de
Amine Boukraa (tourné à Oran). En
outre, l’équipe pédagogique est
constitué de Habiba Djahnine
(Responsable pédagogique,
réalisatrice, formatrice), Anne-Marie
Faux (réalisatrice, formatrice), Tahar
Kessi (chef opérateur, réalisateur,
formateur), et Moncef Taleb (ingénieur
du son, formateur). Par ailleurs, cet
atelier est soutenu par la
Cinémathèque algérienne, PCPA
(Programme Concerté Pluri Acteurs)
Joussour, CCFD - Terre solidaire, ARTE
(Direction des Affaires
Internationales/ Arte France), PRA/
OSIM (Forum des Organisations de
Solidarité Internationale issues des
Migrations).

Le pianiste Zaki Allal à la conquête
de l’Europe
Le 12 novembre, ce jeune artiste s’est produit dans l’une des salles mythiques de New York, en
interprétant des morceaux de son album Celestial. Suite à cette aventure américaine, ce jeune
de 25 ans se produira à Madrid, Barcelone, Londres et Vienne.
e jeune pianiste Zaki Allal a fait son entrée parmi les “grands” musiciens et interprètes internationaux, en se produisant dans une salle mythique newyorkaise, Carnegie Hall. Le 12 novembre, l’artiste a présenté son premier
show mondial en interprétant ses compositions.
Le fabuleux destin de Zaki Allal a commencé l’année dernière en créant le buzz sur la toile avec ses
deux compos Dancing Stars et Aurora, tirées de
son premier album Celestial (composé de 9 titres).
L’aventure US a commencé après ce succès, où il
a été approché par de nombreux contacts qui ont
“écouté ma musique et qui m’ont dit que le Hall serait intéressé de m’avoir pour une représentation”,
nous-a-t-il confié. Et d’ajouter : “Au début je n'arrivais pas à y croire. Mais au fur et à mesure que
la date approchait, je réalisais que j'allais me produire là où les grands de la musique de ce monde
se sont produits : Edith Piaf, Pavarotti, Rachmaninoff, Horowitz, The Beatles ou encore Pink
Floyd.” Avant le jour J, ce musicien du haut de ses
25 ans appréhendait les choses, car “je représente le drapeau algérien à l’étranger. Aussi, je devais
faire face à une audience très avertie  ; tous les
connaisseurs fins de la musique classique fréquentent la salle de la 7e avenue”. Lors de la pré-

L

D. R.

…CULTURE EN
BREF…

Zaki Allal sur la scène du Carnegie Hall.

paration de ce spectacle, Zaki Allal avait prévu de
présenter un concert à 100% classique. “Par la suite, on a pivoté vers un programme plus new-yorkais. C’est une ville qui vit au rythme des musiques
du monde. Alors j’ai décidé de donner un programme plus ouvert envers l’audience en racontant
l’histoire de chaque composition”, a-t-il indiqué. Et
d’expliquer : “J’ai joué mes compositions, celles de

l’opus, mais aussi d’autres non éditées. C’était un
public ‘upscale : exigeant et très curieux.” Pour cette première mondiale d’une durée d’une heure, le
pianiste s’est préparé intensivement. “Je suis resté en isolation durant quelques jours pour peaufiner les détails. Je me suis préparé sur un Steinway
modèle M, similaire mais plus petit que celui du
Carnegie Hall.” Ayant prouvé son talent à travers
son album Celestial, le compositeur n’a pas fini de
faire parler de lui dans d’autres pays. Après New
York, il s’envolera à Madrid, Barcelone, Londres
et Vienne pour l’année prochaine.
Malgré cet engouement et la propulsion de sa carrière au niveau mondial, Zaki Allal peine à se tracer un chemin en Algérie.
“Concrètement, rien ne se passe en Algérie. J'ai eu
des discussions avec le Méridien d'Oran pour un
grand concert, mais cela n’a pas abouti. Je suis activement à la recherche d'une boîte de communication/événementiel sérieuse qui puisse prendre en
charge des événements d'une telle ampleur.”
Quant à la distribution de l’album, “j'ai conclu un
contrat avec Belda Diffusion en septembre 2013
pour sa distribution sur le territoire national. La
sortie sur le marché est prévue au mois de décembre
prochain”. 
HANA MENASRIA

L’ANDALOU, BÉDÉISTE ALGÉRIEN

“Je suis certain qu’un artiste satisfait de son travail est un artiste éteint”
L’andalou, diplômé en design graphique de l’Ecole supérieures des beaux-arts d'Alger (ESBA), auteur de E=MCA, recueil de
bandes dessinées et dessins de presse paru aux éditions Dalimen, raconte, dans cet entretien, son parcours.
Liberté : Pourquoi l’Andalou ? Et
pourquoi est-il masqué ?
L’Andalou : L’Andalou vient d’une lointaine Andalousie… perdue et gâchée

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR
IMÈNE AMOKRANE
par notre soif de pouvoir, une Andalousie où régnaient la science, la littérature, la poésie, l’art, la tolérance…
une utopie entre les religions, qui a été
conquise par les Amazighs. Et à une
certaine période, les hommes étaient
masqués avec des chèches, c’était un
signe de noblesse à l’époque… Mais moi
c’est surtout par timidité (rire). En vérité, avoir un tel pseudo c’est pour inciter les gens à s’intéresser à mon
travail plutôt qu’à ma personne, rester
anonyme pour moi est une façon de
rester libre.
Comment étaient vos débuts ?
Dans le monde de la presse, je n’ai
qu’un an pile avec El Watan week-end,
mais j’ai commencé à dessiner depuis bien longtemps. Après l’obtention
de mon baccalauréat, j’ai opté pour
l’École supérieure des beaux-arts d’Al-

ger, 5 années passées en design graphique m’ont poussé à m’intéresser de
plus près à ce monde, et si j’ai appris
quoi que ce soit d’utile c’est grâce à des
efforts personnels et à des recherches
acharnées dans les livres et sur internet, seulement il me reste beaucoup à
apprendre…
Il y a peut-être un début mais je ne pense pas que ça a une fin. De toute façon,
je suis toujours insatisfait de mon
travail, je suis certain qu’un artiste satisfait de son travail est un artiste
éteint, sauf qu’il ne le sait pas.
D'où tirez-vous votre inspiration ?
Il suffit de vivre tout simplement à Alger pour être inspiré, le mode d’emploi
est très simple ; on a qu’à sortir de chez
soi pour rencontrer certaines blagues
en forme humaine, si je me sens à l’aise à l’intérieur des cafés caverneux de
cow-boys dans les quartiers populaires algérois, et que j’ai la même aisance dans les endroits branchés, c’est
que… oui, c’est une expérience personnelle ! On est un peuple à la fois
burlesque et tragique… Rien de mieux
pour être inspiré.

qu’en partie, inconsciemment, ces
couleurs ont façonné ma vision des
choses.

L’album “E=MCA” de l’Andalou est sorti en
octobre dernier aux éditions Dalimen.

Vous avez un style particulier, très coloré. Pourquoi ce choix des couleurs ?
Je trouve vos questions très pertinentes, c’est presque de la psychologie
(rire). Vous savez, j’ai passé beaucoup
de temps avec ma grand-mère, depuis
mon enfance elle ne portait que des
robes très colorées avec des ornements typiquement berbères et des
couleurs chaudes, qui en quelque sorte représentent pour moi la gaieté et
l’ambiance… Donc il est fort possible

Mahfoud Aïder a préfacé votre album
E=MCA. Pourquoi lui ?
Mahfoud Aïder est un personnage
unique dans son genre ! Ça, je peux
vous le certifier, je vous défie d’ailleurs
de tenir 5 minutes en sa présence
sans piquer un fou rire. C’est l’un des
pionniers de la BD algérienne et le fondateur du journal satirique El-Menchar.
J’ai grandi avec les BD de Aïder, que je
lisais comme un assoiffé ; Les aventures
de Sindbad El-Harrag par exemple,
mais c’est surtout Les mésaventures du
Djinn Pharaon, un djinn demi-taré
qui sort d’une boîte de chique ! Mais
alors j’ai bien rigolé moi ! Les dessins
étaient de Ryad et le scénario de Aïder.
Vous savez, être préfacé par une personne dont j’étais fan étant petit…
est quelque part pour moi un accomplissement, une complétude, et surtout
une façon de lui rendre hommage.
Lire l’intégralité de l’entretien sur :
www.liberte-algerie.com/culture

REPRÉSENTATION AU TNA D’ESSOUSSA

Une pièce qui attire l’attention sur les problèmes d’héritage
a générale de la pièce de théâtre
Masrahiyet Essoussa, un psychodrame teinté d'une pointe
tragicomique mettant en scène la relation souvent tendue entre la bru et
les beaux-parents, ainsi que les problèmes d’héritage pouvant conduire
jusqu’au drame familial, a été présentée samedi soir à Alger, au théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi. Sur un texte de Sid Ali Bouchafaâ
et une mise en scène de Djamel Guermi, le spectacle, d’une durée d’une heure vingt minutes, a su garder le public,
peu nombreux, en éveil, avec un sujet
aussi pertinent, répandu chez les familles algériennes notamment, où
l’héritage devient la cause du délabrement des relations entre les

L

membres d’une même famille. Youcef,
joué par le scénariste, est resté vivre
chez ses parents après son mariage, il
va subir les heurts devenus fréquents

entre sa femme (Assia Amrouche), au
caractère désinvolte, et ses parents
brillamment interprétés par Mourad
Khen et Dallel Kecili – d’un âge avancé et aux usages tirant leur source de
la tradition où les “plus jeunes” sont tenus de faire preuve de bienséance. Lala
H’nifa, la mère, voit d’un mauvais œil
les visites répétées de Faty (Malika Kotni), une ancienne voisine, à sa bru qui
passe son temps à remonter son amie
quant à l’idée d’hériter de la maison et
du magasin de ses beaux-parents, prétextant que son mari est le seul à subir leur sénilité, alors que ses trois
demi-frères, établis à l’étranger, se
préservent bien des contraintes et de
la servitude. Dans un décor unique, représentant l’intérieur d’une habitation,

le jeu d’acteurs a été concluant dans
son ensemble, exploitant les accessoires
et les espaces scéniques de manière intelligente, à l’exception du personnage de Youcef, qui a manqué de caractère et n'a pas su gérer les silences, interprétant son rôle dans certaines
scènes avec outrance. L’éclairage a
légèrement manqué d’efficacité, privant le spectacle de certaines atmosphères nécessaires aux scènes de tension entre les différents protagonistes,
ainsi que lors de la préparation de stratagèmes entre les deux amies ou les
deux époux. De même pour la musique, le spectacle a été mené par un
seul thème musical durant toute la trame qui a souffert de l’absence quasi totale de musiques de situations ou de

bruitages pouvant accompagner la
psychose et les hallucinations du mari,
taraudé par le regret et le remords. Bien
qu’elle donne l’apparence d’un travail
insuffisant, faute d’une bonne préparation, Masrahiyet Essoussa, produite
par la Coopérative Fen El-Masrah, posant une problématique réaliste et sociale pertinente, a réussi à susciter chez
le public un intérêt particulier, et des
réactions objectives qui dénotent de la
force du message véhiculé. “Partout
dans le monde, le problème de l’héritage
cause souvent l’éclatement des familles,
il doit être réglé de manière définitive
par le père, durant son vivant, ou par
le biais d’un testament clair”, a commenté une dame.
APS

LIBERTE

Supplément Sport 19

Lundi 25 novembre 2013

LES VERTS DOIVENT PRÉPARER CONVENABLEMENT LA COUPE DU MONDE

Objectif : passer
le premier tour

Zehani/Liberté

L'Arlésienne

E

n matière de folklore africain, la Fédération du
Burkina Faso vient sans doute d’innover. Acculée par une vox populi certes frustrée par
l’élimination des Étalons du Mondial brésilien, après
avoir cru à l’exploit consécutivement au résultat
avantageux du match
PAR SAMIR LAMARI aller à Ouagadougou,
la FBF sort de son chapeau la carte des réserves. Une pratique bien en
vogue dans le football africain puisque d’autres
équipes, durant ces qualifications pour la Coupe du
monde, ont réussi à se hisser au palier supérieur
grâce aux jeux des coulisses.
Les Burkinabés chercheraient donc à reprendre ce

qu’ils n’ont pas réussi à gagner sur le terrain de
vérité, ce qu’ils n’ont même pas pu subtiliser
également, malgré l’indulgence de l’arbitrage
maison de Ouagadougou.
Pour le coup, c’est bluffant ! Le sujet fait même les
choux gras des tabloïds locaux qui n’ont plus rien
à se mettre sous la dent après le bide des Étalons.
Seulement voilà, les réserves ça ne marche pas à
tous les coups, surtout pas quand le motif n’excite
même pas. En fait, de quoi s’agit-il ? Les Burkinabés
affirment que leur bourreau, Madjid Bougherra, a
reçu un second carton jaune à Ouagadougou,
synonyme de suspension pour le match retour au
stade Tchaker. Mais, nous avons beau revoir à la télé

les images de la rencontre aller, on a beau relire à
la loupe la feuille de match de l’arbitre bienveillant
du match aller, il n’y a nulle trace de carton jaune.
En vérité, cet avertissement, les Burkinabés sont les
seuls à l’avoir vu. C’est l'arlésienne quoi ! “La Fifa
fait son travail et ceux qui consultent en retard le
système des cartons commettent des erreurs”, ironise le président de la FAF, Mohamed Raouraoua,
sur la trouvaille burkinabée.
Récapitulons donc : la direction de la Fédération du
Burkina Faso a fait une erreur de comptabilité en
ajoutant un carton qui n’existe pas ou sorti tout
droit… de la saga africaine. n

20 Supplément Sport

Lundi 25 novembre 2013 LIBERTE

DOSSIER
LA PREMIÈRE EST FIXÉE
POUR LE 5 MARS

L’Algérie disputera
3 rencontres amicales
avant le Mondial

A. I.

“Des visas spéciaux
pour les supporters algériens”
Lors de la visite de
courtoisie rendue à
notre journal, la
veille du match
Algérie-Burkina
Faso, Eduardo
Botelho,
ambassadeur du
Brésil en Algérie,
nous a promis un
entretien qui
portera sur
l’organisation de la
Coupe du monde
dans le pays de
Pelé. Chose
promise, chose due !
Liberté : L’Algérie vient de valider son
billet pour le Mondial que votre
pays organisera l’été prochain. Peuton avoir votre commentaire à ce sujet ?
Eduardo Botelho : Je suis émerveillé
par la poENTRETIEN RÉALISÉ pularité
du footPAR :
SAMIR LAMARI ball en
Algérie.
Ça me rappelle mon pays ! La qualification de l’équipe nationale algérienne est méritée. Elle ne s’est pas
laissé abattre par le résultat du match aller. L’équipe algérienne a joué
avec beaucoup de détermination,
jusqu’à la victoire. La réaction populaire de joie qui s’en est suivie témoigne de l’identification des supporters algériens avec leur équipe nationale. La Coupe du monde est spécialement émouvante, parce que ce
sont justement les équipes nationales qui entrent en lice. Les joueurs
de ces équipes donnent le meilleur de

nement va réaliser jusqu’à fin 2014.
Si l’on considère exclusivement les dépenses des stades, qui font l’objet de
critiques de certains secteurs de la société brésilienne, ce pourcentage
tombe à 0,8% ! Nous serons prêts aussi parce que le Brésil vit la “Décennie
des Sports”.
Nous avons organisé, toujours avec de
très bons résultats, les Jeux panaméricains (2007), les Jeux militaires
mondiaux (2011), la Coupe des confédérations (2013). Et n’oublions pas, en
2016, nous recevrons le monde entier
pour célébrer les Jeux olympiques, suivis des Paralympiques.
Finalement, en 2019, le Brésil organisera les XXXe Jeux mondiaux universitaires se tiendront à Brasília.

Zehani/Liberté

n Maintenant que l’Algérie fait
officiellement partie des 32 nations qui
animeront la phase finale de la Coupe du
monde 2014 au
Brésil, la FAF a
PAR :
AHMED IFTICEN entamé les
préparatifs
logistiques et
techniques afin de permettre à l’EN de
représenter dignement le pays. Le
premier responsable du football
national, Mohamed Raouraoua, l’avait
annoncé au lendemain de la
qualification obtenue en battant le
Burkina Faso à Blida 1-0 : “On va se
réunir dès maintenant pour entamer les
préparatifs à la phase finale du Mondial.”
Les Verts, sous l’égide du Bosnien Vahid
Halilhodzic, auront à disputer trois
rencontres amicales d’ici le mois de juin
2014. La FAF, en collaboration avec le staff
technique national, scrute déjà les
sélections qui peuvent servir de
sparring-partners pour les Verts, des
grosses cylindrées qu’on choisira selon
les résultats du tirage au sort de la phase
finale que la FIFA organisera le 6
décembre prochain.
La sélection nationale devra donc
rentabiliser les dates FIFA pour préparer
au mieux le Mondial. Les coéquipiers de
Madjid Bougherra auront déjà la journée
du 5 mars 2014 que la FIFA a déjà
consacrée pour l’organisation des
matche amicaux. L’Algérie a planifié déjà
de jouer contre une grosse cylindrée en
Europe, puisqu’on parle du Portugal, si
cette sélection ne sera pas dans le même
groupe des Verts, à l’issue du tirage au
sort de la phase finale du Mondial. La
seconde réplique amicale aura lieu
forcément lors du stage final qui
précédera le coup d’envoi de la Coupe du
monde. Au moment où le rideau
tombera sur tous les championnats
européens, notamment français,
espagnol, italien et portugais où
évoluent la majorité des internationaux
algériens, ces derniers bénéficieront
d’une semaine de congé avant de
rejoindre le stage de la sélection
nationale qui sera programmé
forcément dans la période allant de la
fin mai au début du mois de juin, soit
avant l’entame du Mondial, prévue pour
le 12 juin. Durant cette période, les
protégés de Halilhodzic profiteront pour
jouer leur seconde rencontre amicale,
voire une troisième, car ça dépendra
aussi de l’endroit où les Verts
effectueront leur stage et la disponibilité
de l’adversaire.
C’est d’ailleurs pour programmer tout
cela que la FAF a délégué Sadi, Zefzaf et
Tasfaout qui seront accompagnés de
Halilhodzic et de Raouraoua lui-même
pour non seulement assister au tirage au
sort, le 6 décembre prochain, mais aussi
de prospecter les lieux où les Verts
installeront leur quartier général à
partir du 12 juin (date du coup d’envoi du
Mondial), et voir la possibilité de
programmer un stage de préparation qui
précédera le Mondial pour s’acclimater
et se mettre dans les conditions du pays
hôte de la Coupe du monde, comme le
souhaite Halilhodzic, qui avait déjà réagi
de la sorte avant la CAN 2013 en Afrique
du Sud, où les Verts ont effectué 10 jours
de stage, en disputant deux rencontres
amicales, une première face aux Bafana
Bafana et une seconde contre un club
local. Vraisemblablement, le staff
technique national optera pour un
planning similaire pour préparer la
phase finale du Mondial 2014, où les
Verts souhaitent atteindre pour la
première fois dans leur histoire le
second tour.

L’AMBASSADEUR DU BRÉSIL EDUARDO BOTELHO ANNONCE
DES FACILITATIONS À L’OCCASION DU MONDIAL 2014

leurs capacités devant les spectateurs du monde entier. L’Algérie y a sa
place. Le sport – et la Coupe du monde - est un important instrument de
politique externe qui permet aux
pays de projeter leur image globalement, ainsi que de créer des liens avec
d’autres peuples et pays. Le sport
nous rapproche tous !
Beaucoup de choses ont été dites à
propos de retard dans la préparation
du Brésil pour l’organisation de cet
événement planétaire. Qu’en pensez-vous ?
Nous serons prêts ! Plusieurs stades

sont déjà fonctionnels (dont celui
de la capitale, Brasília). Je vous invite à suivre l’évolution de la question
sur le web site www.portal2014.org.br,
qui peut être consulté en
anglais. Le web site officiel du gouvernent brésilien pour la Coupe
du 
monde 
est
au
:
http://www.copa2014.gov.br/ 
J’en profite pour faire remarquer que
les dépenses prévues pour les stades
et infrastructures, comme les aérogares, les transports publics, la sécurité, la communication, etc., s’élèvent
a à peine 2,8% du total des investissements publics que mon gouver-

Que prévoit votre ambassade en ce
qui concerne les supporters algériens qui vont se déplacer au Brésil,
notamment en ce qui concerne les
visas ?
Nous avons créé des visas de tourisme spéciaux pour les supporters qui
veulent voyager au Brésil pour la
Coupe du monde. Tout a été conçu
pour faciliter le déplacement des intéressés. Nous nous sommes mis
d’accord avec la FIFA pour ces procédures, qui seront bientôt rendues
publiques sur notre site web (argel.itamaraty.gov.br).
En résumé, le supporter doit avoir un
passeport d’une validité d’au moins
six mois, remplir un formulaire (sur
le site mentionné) et – très important !
– avoir un billet en son nom pour assister à au moins un match de Coupe du monde 2014.
Le visa pour la Coupe est gratuit.
Nous voulons le plus de gens possible
au Brésil ! Encore un mot pour vous
dire que cette  Coupe du monde devra brasser un grand public.
La première phase de vente des billets
a permis l’écoulement d’environ un
million et demi de billets (plus de six
millions de personnes ont demandé
des billets). C’est déjà un record !
Rendez-vous donc au Brésil !

QUALIFICATION DES VERTS À LA COUPE DU MONDE 2014

Une victoire sur fond de chauvinisme
eux choses peuvent être dites sur la qualification des Verts à la phase finale de la
Coupe du monde 2014 qu’accueillera le
Brésil. L’une est bonne, l’autre mauvaise. La première, c’est que les Algériens sont capables de belles
réalisations, pourvu
PAR :
qu’il y ait de la voFENZI MOURAD
lonté politique. La
seconde, c’est que le
chauvinisme ambiant qui a entaché cette victoire est révélateur d’un malaise profond. Lecture.
La qualification des Verts au Mondial 2014 prouve bien que quand on veut on peut. On avait besoin d’une victoire à inscrire sur un bilan trop
sombre, on l’a fait. Voyons un peu. Complètement
à la dérive en 2011, et face aux remontrances qui
commençaient à se faire pressantes, le paquet a été
mis pour sauver l’équipe nationale et permettre au
petit peuple de rêver. Et pas n'importe quel rêve,
quand on sait le ressort quasi hallucinant qu'a le
foot sur notre esprit grincheux.
Le contrat était donc clair : réussissons à créer la
joie et ne lésinons pas sur les moyens. “L’argent, ce
n’est pas ce qui manque, y en a pour tout le monde”, dixit le Premier ministre Abdelmalek Sellal.
Un coach franco-bosnien a été appelé à la rescousse à coups de milliers d'euros. On a fait ap-

D

pel à des joueurs d’origine algérienne évoluant dans
les plus prestigieux clubs d’Europe. Une équipe “clé
en main” a été importée. Certains ont tenté de saborder l'entreprise de Wahid, dès son faux pas à
la CAN-2013. Mais en vain. La FAF s’est retenue
de céder face aux pressions locales intéressées. On
a décidé de redresser les affaires de la balle ronde et rien n’a pu se placer au travers de cette entreprise. Il aurait été risqué et hasardeux de gérer
les affaires des Verts de la manière dont cela est
fait dans d’autres domaines avec les résultats que
l’on sait. D’autant que la personnalité d’un Halilhodzic s’y prêtait mal. Le résultat est là : les Verts
ont eu leur billet pour le Brésil et les Algériens leur
fête. Et là, on est tenté de poser la question suivante : pourquoi nous n’avons pas fait autant avec
la santé, l’enseignement supérieur, le secteur industriel… ? Pourtant, comme dans le foot, ce ne
sont pas les potentialités qui manquent et beaucoup de nos expatriés font le bonheur des économies les plus puissantes.
“C’est une question nationale”
Sauf que le foot a de ces pouvoirs que le pouvoir
n’ignore pas. Le paquet a été un peu trop “mis”, les
affaires des Verts étant “une question nationale”,
pour reprendre encore notre Premier ministre. On

a fermé les yeux sur les manquements au code de
la route dont ont été responsables les supporters
des Verts. Les barrages de la police et les agents de
l’ordre public ont été très permissifs avec les nombreux “fans” en délit. Une sorte de surenchère qui
a inhibé toute réaction de désapprobation, confondant patriotisme et m’as-tu-vu ! Alors qu’il y a eu
des morts ! Enfin, un fait est à retenir et il est grave : des supporters se sont regroupés la veille du
match devant l’hôtel où était hébergée la délégation du Burkina Faso. Sous l’emprise certainement
de la fièvre ambiante, ils se sont livrés en toute impunité à du tapage nocturne. Nul n’a été emmené
au commissariat d’à côté pour être interrogé et répondre de ses actes. Car il faut dire qu’il s’agissait
d’une agression envers une délégation hôte et une
atteinte autant à la loi qu’à notre image. Et là, c’est
notre légendaire sens de l’hospitalité qui en a pris
un coup. Un comportement similaire à celui dont
nous avons été victimes au Caire, chaudron du
chauvinisme à cette époque. Le parallèle ne s’arrête pas là, car enfin, les événements ayant marqué cette qualification historique des Verts au Mondial 2014 prouvent aussi que ça va mal en Algérie.
Un peu comme dans l’Égypte d’un Moubarak en
fin de règne.
F. M.

LIBERTE

Supplément Sport 21

Lundi 25 novembre 2013

DOSSIER
L’IVRESSE DE LA QUALIFICATION NE DOIT PAS MASQUER L’IMPÉRATIVITÉ D’UNE PERFORMANCE

Mondial 2014 : le défi à relever,
un cap à passer
assée l’euphorie qu’aura vécue
tout le pays depuis le coup de
sifflet final et libérateur du Sénégalais Badara Diatta qui a
envoyé l’Algérie du football à
sa quatrième Coupe du monde et renvoyé le Burkina Faso des mauvais
perdants à sa dure réalité de sans-grade du
continent, l’heure est désormais au plaisir de savourer un tel exPAR
RACHID BELARBI ploit d’être,
pour la seconde fois de rang, l’unique représentant du
monde arabo-musulman au Brésil. La
liesse populaire n’avait d’ailleurs d’égale que
l’exultation officielle des hautes sphères étatiques. Même le rugueux et réputé teigneux Vahid Halilhodzic y est allé de son
déhanchement au cours d’une danse improvisée au beau milieu de ses joueurs qui
dénote, si besoin l’était encore, de l’osmose qui règne au sein du pourtant très fermé “club Algérie”. Et si les images de cette fin de match du délire, montrant des
joueurs en transe, communiant avec leur
public et en parfaite union avec leur patron technique confirme que ce groupe vit
bien, elles renseignent encore davantage
sur leur grande satisfaction d’avoir réussi à relever un tel immense défi. Forcément, le mérite revient en premier lieu au sélectionneur, Vahid Halilhodzic, d’avoir su former en vingtneuf mois de travail acharné un groupe assez jeune qui a pu se frayer une place parmi la crème du
football mondial qui s’est donnée rendez-vous à
Rio de Janeiro l’été prochain.
Le défi était immense, la barre fixée très haut et
le challenge aussi délicat à entamer que difficile
et contraignant à réussir. Mais la troupe à Vahid
est quand même allée au bout, relevant le plus difficile pari qui soit pour une sélection africaine :
se qualifier en Coupe du monde. Un pari d’autant plus difficile à gagner pour cette nouvelle génération qu’il fallait, en parallèle, faire autant sinon mieux que sa désormais légendaire devancière, tombeuse de l’ogre égyptien dans un
contexte tellement particulier et impossible à rééditer. Tout comme les “héros d’Omdurman” qui
ont bâti leur renommée sur cette union sacrée
entre un groupe d’amis qui s’est juré de venger tout

P

Zehani/Liberté

un peuple touché dans son honneur, les protégés
de Vahid Halilhodzic ont véhiculé une superbe
image de copains unis dans la mission sacrée de
rendre fière une nation footballistique blessée
dans son amour-propre par la déroute de la CAN2013 en Afrique du Sud. La difficulté de la
tâche, notamment en matches barrages face au
vice-champion de la dernière édition continentale, l’impérativité de ne pas décevoir un public
passionné sous peine de perdre définitivement
son affection et la terrible pression née d’un sentiment de dette envers l’état-major gouvernemental qui a fait de la récupération politique de cette grande victoire son programme de précampagne électorale ont, du reste, rendu ce groupe
encore plus fort à la faveur d’un pouvoir fédérateur que seul un vestiaire peut procurer. Mais
comme en sport et encore plus en football, le défi
suivant est toujours autant, sinon plus excitant
qu’un succès retentissant, cette “génération Feghouli” sait pertinemment qu’il serait dangereux,

pour sa popularité grandissante et sa notoriété
naissante, de s’arrêter en si bon chemin, autrement
dit avec une qualification en coupe du monde
comme fin en soi.
Au diable, le principe de Coubertin !
L’équipe des Karim Ziani, Anthar Yahia, Nadir
Belhadj et autres Yazid Mansouri, Rafik Saïfi et
Karim Matmour ne le sait que trop bien, elle, qui
a été froidement descendue de son piédestal postqualification aux dépens de l’Egypte par la faute d’un petit parcours en Afrique du Sud sanctionné par une élimination sans gloire dès le premier
tour et d’une entame encore moins glorieuse des
éliminatoires de la CAN-2012 à laquelle elle n’arrivera même pas à se qualifier. Arriver à pérenniser la présence de l’Algérie en Coupe du monde, c’est bien, mais y réussir son parcours et passer au moins un tour, c’est encore mieux. Surtout
pour cette EN qui a encore tout à prouver et beaucoup d’échelons à gravir. Pour avoir déjà emma-

gasiné “l’expérience de l’échec”, née de la décevante prestation globale à la CAN-2013, cette EN sait,
au moins, à quoi s’en tenir au Brésil, où l’adversité, notamment celle provenant des chapeaux 1
et 2 tel que le prévoit le règlement de la FIFA, sera
d’un tout autre calibre et d’une toute autre dimension que le Mali ou le Burkina-Faso. Le vécu de
la CAN-2013, les leçons tirées du parcours qualificatif et les enseignements de la douloureuse
campagne en Afrique du Sud 2010 doivent,
d’ailleurs, faire figure de référentiels points d’ancrage qui guideront cette EN dans sa préparation
pour 2014 à même d’être à la hauteur de l’évènement planétaire. Afin de ne pas refaire les erreurs
du passé, de passer justement à côte de l’essentiel et de se contenter de cette démodée formule “à la Coubertin”. Pour y arriver, il ne serait pas
dévalorisant de s’inspirer de l’exemple de la génération 82 qui avait, comme l’avait si bien
mentionné Lakhdar Belloumi dans ces mêmes colonnes, multiplié les rencontres amicales tout au
long d’une dense préparation pré-Mondial. Face
à des sélections comme l’Irlande du Nord (2-0),
le Pérou (1-1), ou contre des clubs comme le Paris-SG, Nîmes (2-1) ou encore le Real de Madrid
(2-1), les coéquipiers de Salah Assad avaient affûté leurs armes, fluidifié leurs automatismes et
gagné en confiance, ce qui leur a permis de réussir leur coupe du monde 1982. A l’inverse, l’EN
2010, sous la houlette de Rabah Saâdane, n’avait
pas passé autant de tests amicaux grandeur nature, explosant au vol au lendemain d’une terrible
désillusion face à la Serbie (0-3), avant d’être baladé à Dublin (0-3) et de boucler son insuffisante préparation par une parodie de succès face à
une sélection fantôme des Emirats arabes unis
(1-0). La bande à Vahid Halilhodzic est, de fait,
avertie : l’ivresse de la qualification ne doit en aucun cas lui faire oublier l’essentiel et l’objectif honorable à atteindre, un huitième de finale de coupe du monde. L’abondance de talents au sein du
groupe actuel, la compétence avérée du staff technique, l’organisation parfaite de l’administration fédérale et les colossaux moyens mis à
contribution imposent donc, à l’actuelle EN, de
marquer l’histoire en passant, au moins, un
tour lors du prochain mondial. Sinon, il n’aurait
presque servi à rien de se surpasser lors de la campagne éliminatoire. Et d’enjoliver plus qu’il n’en
fallait des “perles” qui perdraient, forcément, de
leur éclat.
R. B.

LES PARAMÈTRES DE SÉLECTION À L’ÉPREUVE DES 7 MOIS RESTANTS

Quels 23 joueurs pour le voyage de Rio ?

E

la FIFA aux 32 sélectionneurs
des pays qualifiés pour transmettre leurs listes respectives des
23, la compétitivité, la performance, la réussite, l’efficacité,
l’état de forme et les blessures des
uns et des autres s’inviteront, forcément, au débat et influeront
certainement sur certaines indécisions encore non-tranchées.
Les signaux lancés par Vahid
Halilhodzic lors de l’annonce du
onze rentrant qui a croisé le fer
avec le Burkina Faso sont, du
reste, juste venus brouiller les
cartes, décrédibiliser certaines
thèses et rééquilibrer certaines
tendances. Comme, tout
d’abord, pour ce qui est du problématique poste de gardien de
but titulaire. S’il est vrai, sur ce
point précis, que la titularisation
de Zemmamouche bouscule la
hiérarchie établie jusqu’à cette folle soirée du 19 novembre, il est tout aussi
vrai qu’on verrait mal comment tout
autre gardien de l’élite nationale pourrait se frayer une place parmi les
quatre déjà (bien) en place. Encore que
des M’Bolhi, Zemmamouche, Si Mohamed et Doukha, celui qui ratera la
transatlantique pour Rio se trouverait
probablement dans le dernier duo.

neur semble déjà avoir sous la
main les éléments qu’il souhaite.
Surtout que le Bosniaque a laissé comprendre qu’en convoquant
Mandi, il a fini par trouver le
maillon manquant à sa chaîne défensive, à laquelle l’Usmiste
Khoualed, qui a fait le job face aux
Burkinabés, est venu se greffer
tout récemment avec le risque de
ne pas constituer un choix incontournable à même d’être garanti
d’une place pour Rio de Janeiro.
À l’inverse d’un Carl Medjani
qui a démontré mardi dernier
qu’il constituait bel et bien le
complément idéal de Madjid
Bougherra dans l’axe de la défense, ajoutant au nom du blessé Belkalem un énorme point d’interrogation sur son aptitude à pouvoir le concurrencer à ce poste.
En matière de concurrence, Djamel Mesbah sait désormais à quoi
s’en tenir, lui qui a été destinataire d’un
message clair de Vahid Halilhodzic à
travers la titularisation de Ghoulam
face au Burkina Faso.
L’offre de service d’un légitimement sélectionnable Nadir Belhadj toujours
utile de par sa vitesse d’exécution, sa
technique, son apport offensif et son
expérience risque d’inquiéter encore
Zehani/Liberté

n parallèle à l’attente suscitée
par le résultat à venir du tirage au
sort des poules du 1er tour, le débat qui accompagne le plus toute discussion ou évocation du sujet liée à la
qualification à la Coupe du monde
2014 a,
indéniaPAR
blement,
RACHID. B
trait à la
composante humaine du groupe des 23
qu’emmènera le sélectionneur Vahid
Halilhodzic au Brésil. À sept mois du
coup d’envoi, il serait intéressant de se
projeter à moyen terme pour dessiner
les contours officieux de cette toujours
problématique liste des 23 qui donnera lieu, comme ses légendaires devancières de 1982, 1986 et 2010, à d’interminables argumentaires, plaidoiries, réquisitoires et critiques en tous genres.
Les recalés de 82 après avoir pourtant
pris part à la campagne éliminatoire,
les damnés de 1986 par la faute d’irresponsables immixtions politiques et
les bannis de 2010 au lendemain de la
déroute face à la Serbie en sont, à ce sujet, les exemples encore vivants de ce
que peut être la cruelle mais si impérative décision à prendre au moment
d’élaborer une liste définitive devant
prendre part à une coupe du monde.
D’ici au 30 mai 2014, date imposée par

Vahid, cet adepte de la continuité
Mais si les noms de ceux qui porteront
les maillots floqués des numéros 1, 16
et 23, habituellement réservés aux
gardiens de but sont déjà connus et seront, sauf impondérable de taille, issus
du quatuor sus-mentionné, pour la défense, tout peut encore arriver… pour
ce qui a trait aux titulaires. Sinon, pour
composer l’arrière-garde, le sélection-

plus le sociétaire de Parme. Dans l’entrejeu, exception faite de la toujours intrigante confiance du coach dont jouit
un Mehdi Mostefa qui, disons-le franchement, n’égale en rien le volume de
jeu d’un Taïder, la vélocité d’un Guedioura ou la relance d’un Lacen, les
“autres” devraient logiquement être du
voyage au Brésil, au même titre que les
offensifs Feghouli, Brahimi, Soudani,
Slimani et Belfodil. Encore qu’en dépit
de son rôle rapetissant en sélection, le
dernier nommé, pour peu qu’il s’affirme davantage à l’Inter, devrait raisonnablement être amené à jouer un rôle
prépondérant et à la hauteur de son
immense talent en coupe du monde.
D’autant plus que l’autre appel du pied
d’un ancien, celui-ci émanant de la Botte et d’un certain Abdelkader Ghezzal,
ne devrait pas trop l’inquiéter, car
n’ayant tout simplement pas beaucoup de chance d’être entendu par
l’actuel sélectionneur.
Exactement comme n’aboutira pas la
grande majorité de pistes explorées et
réclamées par la vox populi mais à laquelle Vahid Halilhodzic n’accordera
(presque) aucun intérêt, lui, qui a déjà
laissé entendre qu’il n’était pas prêt de
chambouler un groupe qui vit bien ensemble et qui a, enfin, adhéré à sa philosophie de travail.
R. B.

Lundi 25 novembre 2013

22 Supplément Sport

LIBERTE

DOSSIER
BELFODIL, TAÏDER, BOUDEBOUZ, GHILAS, BELAMRI…

Une relation avec Vahid
à améliorer
igoureux en matière de discipline,
le coach Vahid Halilhodzic a eu à affronter plusieurs situations d’indiscipline de certains joueurs depuis
qu’il a pris en main la sélection algérienne en juillet 2011. On commence par le dernier cas qui fut celui de Saphir
Taïder qui n’a pas à apprécier le fait d’être
PAR
FARÈS ROUIBAH écarté du onze qui a
débuter le match retour des barrages pour la qualification à la Coupe du monde 2014 face au Burkina Faso qui s’est
joué il y a peine quelques jours au stade Mustapha-Tchaker à Blida.
En effet, la veille dudit match, une rumeur a fait
le tour des rédactions faisant état de la colère du
joueur de l’Inter Milan envers le coach bosnien,
et ce, en apprenant que ce dernier l’a écarté de
l’équipe type qui allait affronter les Etalons. Titulaire à part entière depuis qu’il a rejoint les Verts,
l’on a même laissé entendre qu’il a fallu l’intervention du président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouroua, et le capitaine
d’équipe, Madjid Bougherra, pour dissuader le
joueur à quitter le stage, chose qui aurait peut-être
provoqué l’effet d’une ‘‘bombe’’ au sein de l’équipe à moins de 24 heures d’un match crucial. Avant
Taïder, c’est son équipier à l’Inter, Ishak Belfodil
qui a payer les frais de ses mauvaises “humeurs”
en direction du coach national. 
En effet, l’on se rappelle que Belfodil, incorporé
lors de sa première sortie officielle avec l’Algérie
contre le Mali, quasiment dans les temps morts
de la rencontre, au stade Tchaker de Blida, n’a pas
du tout apprécié cette manière de faire. L’attaquant
de l’Inter de Milan ne l’a pas du reste caché. Au
moment où ses coéquipiers manifestaient leur joie
sur le terrain et dans les vestiaires après la victoire,
Belfodil boudait.
Il n’a montré aucun signe de joie, ne serait-ce que
par solidarité avec le groupe auquel, justement,
Halilhodzic veut inculquer des valeurs de partage.
Belfodil serait même reparti en Italie sans adresser la parole à Vahid ni même tenter une explication en tête à tête et encore moins daigner faire une déclaration à la presse.
C’est sûr, le gars, arrivé cet été dans l’écurie milanaise, n’a pas trop aimé jouer les seconds couteaux. Alors, Halilhodzic passe à l’action, il décide de sanctionner Belfodil en le privant du prochain match. Le coach national veut en faire un
exemple, encore un autre comme ce fut le cas
d’ailleurs avec d’autres stars qui se sentaient intouchables et indispensables. C’est la raison, la seule, de l’absence de Belfodil dans la liste des
joueurs qui ont été retenu pour le déplacement
à Ouagadougou pour donner la réplique aux Bur-

D. R.

R

kinabés au match aller des barrages pour la
qualification au mondial brésilien. Il faut souligner à ce titre que cette décision n’avait absolument rien à voir avec le fait que Belfodil ne joue
pas beaucoup avec l’Inter car d’autres joueurs ont
été dans la même situation que lui mais qui ont
été rappelés à l’instar de Slimani, l’un de ses
concurrents ou encore Aoudia et Djebbour. Halilhodzic a même eu, à ce titre, le soutien du président de la FAF, Mohamed Raouraoua, concernant la décision de mettre à l’écart Belfodil lequel
fut finalement rappeler au match retour non sans
que l’ancien lyonnais aille pris une bonne leçon.
Il y a eu également le mauvais comportement de
Nabil Ghilas, le pensionnaire du FC Porto qui
n’aurait pas admis que le technicien bosnien ne
l’ait pas retenu parmi les 18 joueurs convoqué
pour le match face au Burkina Faso à Ouagadougou. Cependant, c’est l’affaire de Riad Boudebouz, l’actuel joueur de Bastia qui avait défrayé
la chronique au lendemain du retour des Verts
d’Afrique du Sud où ils avaient pris part à la CAN2013. Tenu à éclaircir l’opinion sportive sur les raisons de la mise à l’écart de l’ancien milieu du FC
Sochaux parmi le groupe convoqué pour le mat-

ch face au Bénin dans le cadre du second tour des
éliminatoires de la Coupe du monde 2014, Vahid
avait expliqué que Boudebouz avait consommé
de la chicha avec Bouazza qui a été lui aussi sanctionné du moment qu’il ne fait plus partie des Fennecs depuis que cette affaire avait éclaté. “Une femme de ménage a trouvé la chicha dans la chambre
occuper par Boudebouz et Bouazza. Ce n'est malheureusement pas la première fois que Boudebouz
fait cela”, a fait savoir Halilhodzic au sujet du natif de Colmar qui a bénéficié toutefois de la “clémence” de son coach lequel dans un geste d’apaisement a inscrit son nom parmi la liste élargie de
34 joueurs qu’il avait sélectionnés en prévision de
la seconde manche des barrages face au Burkina
Faso d’autant plus que Boudebouz effectuait un
bon début de saison avec le club corse qu’il a rejoint l’été dernier. L’autre joueur qui a payé le prix
de l’intransigeance du technicien bosnien en matière de discipline n’est autre que Djamel Belamri.
Le sociétaire de la JSK, qui avait été convoqué une
seule fois, a été “viré” du groupe pour mauvais
comportement. Vahid a même mis une croix sur
son nom bien que le joueur enregistre un bon début de saison avec le club kabyle, ce qui a laissé

dire aux observateurs qu’il méritait sa chance.
Dans la foulée, on n’omettra pas de rappeler également le mécontentement affiché par certains
joueurs à l’encontre du coach Vahid vis-à-vis de
ses choix à l’issue de la défaite concédée face à la
Tunisie pour le premier match de poule de la phase finale de la CAN-2013 qui a vu les Verts sortir par la petite porte.
Des tensions périodiques qui n’ont pas, certes, affecté trop la sérénité du groupe mais qui ont quant
même eu leur effet négatif sur les relations entre
certains joueurs et le coach national.
À quelques mois du début du Mondial brésilien,
il est peut-être temps que la relation entre les
joueurs et leur entraîneur s’améliorent pour l’intérêt suprême de l’équipe à travers la communication, seul moyen pour que chacun assume ses
responsabilités, c’est-à-dire une compréhension
de la part de l’entraîneur vis-à-vis de ses joueurs
qui traversent parfois des moments difficiles avec
leurs clubs d’un côté et de l’autre, les joueurs doivent comprendre qu’ils doivent respecter les décisions de leur coach sans rechigner ou créer un
malaise dans l’équipe. 
F. R.

COMME LES MALIENS AU SECOND TOUR

Les Burkinabés perpétuent la tradition de mauvais perdants
es réserves des Burkinabés nous
rappellent étrangement celles
émises par le Mali lors du second
tour des éliminatoires de la Coupe du
M o n d e
PAR F. ROUIBAH 2014. Pour
se justifier
auprès de l’opinion locale, la Fédération
burkinabé de football (FBF) a formulé des réserves à l’encontre de Madjid
Bougherra, non qualifié à jouer, selon
elle, le match disputé mardi dernier au
stade Mustapha-Tchaker de Blida dans
le cadre de la seconde manche des barrages pour la qualification à la Coupe
du Monde 2014.
D’après le premier responsable de la fédération
du
Burkina,
Sita
Sangaré, Madjid Bougherra ne devait
pas disputer le match contre le Burkina car il avait un cumul de cartons
jaunes. “Je dis bien que les recherches se
poursuivent”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse qu’il s’est empressé d’or-

L

ganiser au retour du pays, soit à peine
24 heures après le match Algérie-Burkina. “J’ai essayé de vérifier l’information mais je me suis rendu compte que
c’est face au Mali que Bougherra a écopé d’un jaune à la 83e minute. Face au
Burkina, trois Algériens ont pris des cartons jaunes mais Bougherra n’en fait pas
partie”, a-t-il ajouté, croyant dur comme fer que les Étalons vont se qualifier
sur tapis vert.
Or, il se trouve que lesdites réserves
sont complètement caduques du moment que les justificatifs présentés par
la fédération du Burkina sont infondés,
notamment concernant le carton jaune écopé par le capitaine des Verts dont
ils affirment qu’il l’avait reçu lors du
match-aller à Ouagadougou.
D’ailleurs à ce titre, Bougherra, étonné par les réserves portées à son encontre par la fédération burkinabée de
football, a tenu à démentir avoir écopé d’un carton jaune. Le sociétaire de

Lekhwya a indiqué qu’il n’est pas du
tout inquiet, lui qui a assuré n’avoir pas
récolté d’avertissement lors du matchaller disputé à Ouagadougou, comme
l’assurent les dirigeants burkinabés.
“Je n’ai pas pris de carton jaune lors de
ce match aller. J’ai discuté avec l’arbitre
en tant que capitaine de l’équipe pour faire éviter le deuxième avertissement à
Belkalem suite à ce second penalty du
match sifflé à la 87’. L’arbitre ne m’a jamais sorti d’avertissement sur cette action. Dans la feuille de match, rien n’est
apparu. Notre fédération nationale est
compétente et je ne me fais pas de souci. L’Afrique, c’est spécial, ça a son charme et les gens tentent le tout pour le tout.
On a pu voir que beaucoup d’équipes
s’étaient qualifiées ou avaient été éliminées sur tapis vert. Nos supporters et les
journaux suivent les matches à 200%, on
l’aurait su. Il n’y a rien à craindre”, a-til dit. En effet, sur la feuille de match,
document sur lequel la Fifa va s’ap-

puyer pour l’étude de la requête des
Burkinabés, le nom de Bougherra ne
figure pas sur la liste des joueurs qui ont
été avertis au cours de ce match.
Mieux encore même si les responsables
de la fédération du Burkina ont présenté dans leur dossier des séquences
de la télévision qui montrent, selon eux,
l’arbitre du match aller, le Zambien Janny Sikazwe, brandir un carton jaune à
Bougherra, ceci ne pourra être considéré comme un argument du moment que seul ce qui a été mentionné
sur la feuille de match sera pris en
considération, et s’il y a une sanction
à prendre, c’est vis-à-vis de l’homme en
noir qui aura ainsi failli à sa mission
dans ce cas de figure.
Au fait, les réserves des Burkinabés
nous rappellent étrangement celles
émises par le Mali lors du second tour
des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014. En effet, on se rappelle qu’au
lendemain de la qualification des Verts

aux matches barrages, la Fédération
malienne de football avait formulé
des réserves à l’encontre du gardien de
but du Bénin, Fabien Farnolle, et d’un
joueur du Rwanda, en l’occurrence
Medie Kagere, et ce, à l’issue des rencontres avec les sélections du Benin et
du Rwanda après lesquelles les Aigles
du Mali avaient été sortis de la course
à la qualification au Mondial brésilien.
Croyant peut-être à un retournement
de situation qui relancerait leur équipe, les réserves maliennes n’ont été finalement qu’un coup d’épée dans l’eau,
d’autant plus que les réserves ont été déposées 13 mois après le déroulement
des matches, ce qui veut dire que
même si les joueurs en question
n’étaient pas autorisés à participer, les
Maliens n’auraient pas les trois points
du match.
F. R.

LIBERTE

Supplément Sport 23

Lundi 25 novembre 2013

ACTUALITÉ
EN ATTENDANT DE SE RENFORCER COMME IL SE DOIT AU MERCATO HIVERNAL

La JSK voyage beaucoup mieux
que ces dernières années

E

di pour entamer les entraînements avec ses nouveaux coéquipiers.
“Avec un peu plus de réussite et surtout de conviction, nous aurions pu revenir de notre déplacement à El-Harrach avec
les trois points de la victoire, mais disons que ce précieux point acquis face à
une formation harrachie
qui nous a souvent posé
des problèmes est toujours
bon à prendre”, dira après
coup Azzedine Aït Djoudi, qui compte beaucoup
sur la combativité de ses
poulains pour maintenir
le cap jusqu’à la fin de la
saison, lui qui estime que
la JSK aura son mot à dire
cette année dans la course au titre. “Ce n’est pas
nouveau chez nous, car la
JSK a de tout temps joué
pour le titre, et ce n’est pas
cette année que nous allons nous contenter d’un
rôle de simple figurant.
J’estime qu’avec un renforcement judicieux pendant le prochain mercato, nos chances de disputer le titre vont doubler, surtout que notre merveilleux public est revenu en masse pour soutenir
son équipe, car il a senti le vent du renouveau à
la JSK”, enchaine le coach kabyle, qui a toujours
annoncé ses ambitions de jouer les premiers rôles
en championnat.
On retrouve le même son de cloche chez le président Hannachi, qui affiche le même optimis-

Liberté

n ramenant un précieux point du
stade du 1er-Novembre de Mohammedia, où elle a souvent laissé
des plumes ces dernières années, la
JS Kabylie “version Aït Djoudi”
aura confirmé, si besoin est, qu’il va
falloir compter, cette saison, sur la formation kabyle dans la course au titre. Certes, il y avait, ce
week-end, de
la frustration
PAR
MOHAMED HAOUCHINE dans le camp
kabyle, dans la
mesure où il
y avait de la place pour une victoire au stade d’ElHarrach, puisque les attaquants kabyles, notamment Ebossé et Chibane, ont provoqué, à maintes
reprises, le danger dans le camp harrachi et ont
raté de peu le chemin des filets. Mais si des signes
de regret tout à fait légitimes étaient perceptibles
dans les mines et les dires des joueurs et des dirigeants kabyles en fin de match, il faut bien admettre que ce nul ramené du vieux stade de Lavigerie constitue, en fait, une bonne source de satisfaction, car il prouve que la JSK de cette année voyage plutôt bien, car hormis les deux
courtes défaites concédées à Alger face au CRB
puis contre le MCA sur le même score étriqué (10), les camarades de Ali Rial auront bien négocié leurs nombreuses sorties en dehors de leurs
bases et ont affirmé haut et fort qu’ils défendront
âprement leur place tant enviée dans le haut du
classement. C’est dire qu’à trois matchs avant la
fin de la phase aller, les Canaris sont plus que jamais déterminés à se maintenir sur le perchoir
en attendant mieux, surtout que les dirigeants kabyles, à leur tête le président Mohand-Chérif
Hannachi, promettent depuis quelque temps des
renforts de choix pour le mercato hivernal, et ce,
après avoir déjà mis la main sur un attaquant redoutable, en l’occurrence le Libyen Mohamed
Zaâbiya, qui est d’ailleurs attendu demain lun-

me que son entraîneur, lui qui croit dur comme
fer aux chances de son équipe de retrouver sa notoriété et sa rage de vaincre pour postuler au titre.
“Notre grande préoccupation est de bien terminer
cette phase aller pour nos maintenir dans le peloton de tête”, dira le président de la JSK qui investit de gros espoirs sur le recrutement hivernal qui approche à grands pas. “Je promets à nos
fidèles supporters des renforts de choix durant ce

mercato pour permettre à la JSK d’être beaucoup
plus performante lors de la phase retour, car nous
avons de grandes chances de disputer le titre cette saison”, dira encore Hannachi, tout en annonçant des contacts très avancés avec deux joueurs
franco-algériens, sans pour autant révéler leurs
noms pour éviter toute tentative de surenchère.
M. H.

JOUEURS ALGÉRIENS À L’ÉTRANGER

Mandi et Brahimi égaux à eux-mêmes
afik Djebbour commence petit à petit à trouver ses marques avec Sivasport, club qu’il
avait rejoint l’été dernier en provenance de
l’Olympiakos.La preuve avant-hier, l’avant-centre
des Verts a pris sa plaPAR : FARÈS
ce dans le onze titulaiROUIBAH
re de son équipe qui
affrontait Galasataray
pour le compte de la 12e journée du championnat
turc. Mieux encore, l’ancien joueur de l’AEK
Athènes a été l’auteur d’un but qui a permis a son
team de revenir au score à un but partout avant
de s’incliner au final par deux buts à un. Une réalisation qui va sans doute booster un peu plus l’attaquant des Fennecs qui aura à cœur de confirmer
lors des prochaines journées. Par ailleurs, un autre

R

international algérien a également fait parler de
lui en début de cette semaine. Il s’agit de Ryad Boudebouz. Celui-ci en appel chez son ancien club à
savoir le FC Sochaux s’est fort bien distingué avec
à la clé un but qui a permis à Bastia de mener au
score avant d’encaisser le but égalisateur des Sochaliens à un quart d’heure de la fin de la partie.
Notons que l’ex-joueur sochalien a été remplacé
à la 69’ sous les sifflets du public du stade Auguste-Bonal. Il est utile de souligner que l’autre
joueur algérien du club de Bastia en l’occurrence Fethi Harek a joué l’intégralité de la rencontre, lui qui a effectué son come-back dans
l’équipe type corse après une absence de quelques
semaines. Toujours en France, Aïssa Mandi, la
nouvelle recrue des Verts, est tombé avant-hier

avec son équipe le Stade Reims devant le PSG. Bien
qu’il se soit bien comporté au cours des 90’ de la
rencontre comme il est de coutume sur son couloir droit, il reste cependant que les Parisiens ont
été plus forts en remportant le match par le score de trois buts a zéro. Pour ce qui est de Mehdi
Mostefa, ce dernier n’a pas participé au match
ayant opposé son équipe l’AC Ajaccio à Marseille
qui s’est soldé par une défaite des Ajacciens par
trois buts à un. Concernant en outre Foued Kadir, ce dernier a joué l’intégralité de la rencontre
qui a mis aux prises Rennes à Bordeaux est qui s’est
terminé sur le score de parité d’un but partout. Par
ailleurs, en Espagne on jouait la 14e journée de la
Liga. La FC Granada effectuait un périlleux déplacement au Camp Nou pour affronter l’ogre bar-

celonais. Yacine Brahimi été dans le onze départ
de l’équipe andalouse alors que Hassen Yebda était
sur le banc des remplaçants. Tout auréolé de la
qualification au prochain Mondial brésilien, le milieu offensif des Verts a livré une bonne prestation
devant les stars du football mondial. Cependant
cela n’a pas empêché son team d’encaisser une sévère défaite par quatre buts à zéro. Un échec qui
met fin à une série de bons résultats enregistrés par
Granada avant la trêve internationale. Notons que
les deux autres Verts de la Liga en l’occurrence Sofiane Feghouli et Liassine Cadamuro n’ont pas été
retenus par leurs coaches respectifs pour les
matches de leurs équipes Valence et le Real Sociedad respectivement.
F. R.

APRÈS AVOIR DÉCIDÉ DE PARTICIPER À LA COMPÉTITION AFRICAINE

ESS, USMH et CSC n’ont pas encore signé l’engagement
de la FAF
près la décision prise par les trois clubs de participer aux
compétitions africaines, à savoir, ESS, USMH pour la Ligue
des champions africaine et le CSC pour la Coupe de la CAF,
aucune équipe n’a encore signé et transmis l’engagement à la Fédération algérienne de football (FAF), dans lequel, elle s’engage
à jouer simultanément le championnat
de Ligue 1 professionnel et la compéPAR : RACHID
tition africaine, sans avoir au préaABBAD
lable bénéficié d’un report de match du
championnat comme cela été décidé lors de la réunion du 18 octobre tenue au centre technique national de Sidi-Moussa,   entre
les 16 présidents de la Ligue 1, la FAF, le MJS et la LFP. L’information, nous été révélée hier par une source autorisée de la FAF.
“Au jour où je vous parle, on n’a encore reçu aucun engagement
signé par les présidents de club qui ont décidé de participer à la compétition africaine, nous allons encore attendre le début de la semaine prochaine pour prendre les mesures qui s’imposent, ils doivent
impérativement respecter les engagements qu’on a pris lors de notre

A

dernière réunion, libre à eux de choisir n’importe quelle option, mais
ils doivent au préalable respecter les engagements, dans lesquels ils
s’engagent à respecter le calendrier et de jouer les matchs de championnat et de coupe d’Afrique en même temps sans aucun report.
J’insiste encore sur le fait que cette lettre d’engagement sera publiée
sur le site de la FAF et la LFP afin que les supporters des trois clubs,
sachent qu’il y a un engagement officiel de leur président. On refuse de s’immiscer dans la gestion quotidienne des clubs, mais que
chacun prenne ses responsabilités, on ne viendra pas nous dire
après  que le calendrier est trop chargé”, a tenu à nous expliquer
encore notre source. L’USMA, est le seul club qui s’est officiellement désisté de participer à la Coupe de la CAF pour laquelle il
est qualifié en tant que détenteur de la Coupe d’Algérie 2013. Par
ailleurs, le début officiel des compétitions africaines (LDC et CAF),
est fixé par la CAF  à la date du 7 février 2014 qui coïncide curieusement, avec la 18e journée de la Ligue 1. L’USMH et le CSC qui
entrent en lice lors de ses tours préliminaires, doivent trouver la
solution adéquate pour jouer en 72 heures, les deux compétitions

(17e journée du championnat Ligue 1 et Coupe d’Afrique), un véritable dilemme auquel seront confrontés les clubs engagés en cette compétition. La LFP a programmé en février et mars huit journées de championnat et deux tours de coupe d’Algérie (quarts et
demi-finales). En avril trois journées seulement, y sont programmées, eu égard à l’élection présidentielle du 14 du même mois et
le championnat prendra fin le 17 mai, où trois journées également
sont prévues.  Entre temps, la finale de coupe d’Algérie 2014, se
jouera le 1er mai au stade du 5-Juillet.   Notons par ailleurs que le
championnat de Ligue 1 et 2 professionnels, observera une trêve du 28 décembre 2013 au 17 janvier 2014, la 16e journée se jouera le 18 janvier ainsi que les 8e de finales de la coupe qui se joueront les 24 et 25 janvier 2014.
Il n’est pas exclu que les présidents des trois clubs, vont revoir leur
copie dans les tout prochains jours suite au chantage de la
LFP.
R. A.

24 Supplément Sport

Lundi 25 novembre 2013

LIBERTE

OMNISPORTS
HANDBALL : EN PRÉVISION DES PROCHAINES ÉCHÉANCES

Les EN dames et messieurs
se préparent à Alicante
n prévision de la prochaine Coupe d’Afrique
des nations, prévue la mijanvier 2014 à Alger, les
poulains du duo Réda Zeguili- Kheraifia s’envoleront demain pour la ville d’Albir à Ali-

E

PAR
SOFIANE MEHENNI

JUDO

D. R.

cante pour un stage pré- compétitif
d’une dizaine de jours, qui s’étalera jusqu’au 5 décembre prochain. 18 joueurs
ont été convoqués pour ce stage, tous
des joueurs locaux, dans la mesure où
les professionnels au nombre de 8 ne
pourront rejoindre la sélection qu’à
partir du 22 décembre, puisqu’il n’y a
pas de date IHF. De ce fait, ils ont été
laissés à la disposition de leurs clubs
respectifs. Il est à noter que le gardien
international du Groupement sportif
des pétroliers, Abdelmalek Slahdji,
qui était blessé, a été finalement convoqué par le staff technique pour ce stage en Espagne.
Sur place, les camarades de Messaoud
Berkous disputeront 5 matchs de préparation face à des équipes du championnat espagnol. À cet effet, le premier match est programmé pour le 27
novembre face à BM Servigroup. Le
lendemain, les Verts affronteront
Elche CF. Le 30 novembre, l’Algérie
sera confrontée au BM Mora GudarJavalambre.
Le 3 décembre, l’EN jouera face à
Fertiberia BM Puerto Sagunto, alors
que pour l’ultime match de la préparation, les hommes de Zeguili devraient affronter l’UCAM Sant Juan.
Pour rappel, les Verts avaient séjourné, du 25 octobre au 3 novembre
courant, à Nymburk, en République de
Tchéquie, avec au menu 4 matchs
amicaux, contre des équipes locales,
qui se sont soldés par des victoires.
Entre ces séjours en Europe, les joueurs
locaux sont regroupés les dimanche et
mardi à Alger. Les joueurs convoqués
pour ce stage sont Slahdji Abdelmalek,

Benmenni Abdellah (GS Pétroliers) ,
Kerbouche Samir (CRB Baraki), Senouci Abdelkader (ES Aïn Touta),
Chahbour Riadh, Zouaoui Hamza,
Remili Hamza, Berkous Messaoud,
Boudrali Hichem, Zamoum Anis, Berriah Abderrahim (GS Pétroliers), Cheikh Salah Eddine, Gaceb Abdelkader
(HBC El-Biar), Belaid Mohamed Amine, Hamoud Ayat Ellah Khomeini
(ES AïnTouta), Kaâbache Hichem,
Boukhmis Tarek, Saker Redouane
(JSE Skikda), Hamdi Hocine (O ElOued). Par ailleurs, pour ce qui concerne l’équipe nationale dames, qui s’apprête à prendre part au Championnat
du monde le 6 décembre prochain en
Serbie, et en Coupe d’Afrique à Alger,
au mois de janvier 2014, les joueuses
de Mourad Aït Ouarab sont depuis samedi à la ville d’Albir à Alicante, le

même lieu de regroupement des seniors garçons, et ce, jusqu'au 3 décembre. Une fois que ce stage sera
clos, les camarades de l’expérimentée
Dob Nassima rentreront au pays,
avant de s’envoler pour la Croatie
pour participer au Mondial. Comme
les messieurs, nos filles disputeront à
Albir 5 matchs amicaux en face respectivement à H. Canyamelar Valencia  (1re division),  C. BM. Mar Alicante
(1re division), Elche C. F. Mustang
(1re division), H. Mislata Murcia (2e division). Pour rappel, au Championnat
du monde de Serbie, les Vertes ont été
versées dans le groupe B, en compagnie de la Serbie (pays hôte), le Brésil,
le Danemark, la Chine et le Japon.
D’autre part, l’équipe nationale dames
connaît désormais le programme des
matchs au prochain Championnat du

a judokate algérienne Sonia Assellah (+78 kg) s'est adjugée la médaille d'argent lors du Grand prix d'Abu
Dhabi-2013 disputé samedi, après sa défaite en finale devant l'Allemande Franziska Konitz.
Asselah (22 ans), exempte du 1er tour avait battu en 1/4 de
finale l'Anglaise Sarah Adlington, puis la Russe Anaid Mikhitaryam en demi-finale. “C'est une belle performance pour
cette jeune judokate. Elle a gagné des points qui lui permettent
de se replacer dans le classement mondial en vue d'une qualification aux JO-2016 à Rio”, a déclaré à l'APS le président
de la Fédération algérienne de judo (FAJ), Messaoud
Mati. Deux autres Algériennes se sont classées en 7e position : Kaoutar Ouallal (-78 kg) et Meriem Moussa (-52
kg). Ouallal a gagné son premier combat devant Samantha Bleier (USA), avant d'être dominée par la Croate Ivana Maranic puis par la Brésilienne Soares Samantha.
Quand à Moussa Meriem, elle s'est d'abord imposée face
à l'Anglaise Louise Renicks, avant de perdre successivement
face à la Roumaine Chitu Andrea (Roumanie) et la Française Bona Penelope. En revanche, les Algériennes Sabrina Saïdi (-48 kg), Imene Agouar (-63kg) et Aïche Benabderrahamane (-70 kg) ont quitté la compétition dès le premier tour. 
Chez les hommes, la meilleure performance est à mettre à
l'actif de Billel Zouani (+100 kg) qui a pris la 5e place après

avoir atteint le stade des demi-finales. Il a battu le Géorgien Khakhaleiv Shvili Rostomi, puis l'Allemand Andre
Breitbarth. En 1/2 finale, l'Algérien s'est incliné face au Néerlandais Roy Meyer.
En finale de bronze, Zouani à de nouveau trébuché devant
l'Ouzbek  Baltaev Boltoboy. Pour Ahmed Mohamedi (-66
kg), il a terminé la compétition en 7e position après gagné
un combat face à l'Allemand Sebastien Seidl, et perdu un
autre devant l'Ouzbek Farmonov Mirzahid. Le judoka algérien Kamel Haroune (-60 kg) a dominé Ziad Damien (Liban), avant d'être éliminé par l'Azéri Orkhan Safarov. Même
parcours pour son compatriote Youcef Ouahab (-73 kg) qui
a gagné face à l'Indien Chana Navdeep, avant se subir la loi
de l'Ouzbek Moral Sharipov.  Quand à Houd Zourdani (66 kg), Youcef Nouari (-73 kg), Abderrahmane Benamadi (-90kg) et Lyes Bouyacoub (-100 kg) ils ont quitté la compétition dès le tour préliminaire.
L'Algérie qui a participé au Grand prix d'Abu Dhabi avec
14 athlètes dont 6 filles, s'est classée à 13e sur 27 pays figurant au classement général. “Le Grand prix d'Abu Dhabi est
la première compétition de la sélection nationale sous la
conduite du nouveau staff : Benikhlef (sélection Messieurs)
et Azzoune (sélection Dames) qui prépare les championnats
d'Afrique prévus au Tchad en avril 2014”, a précisé le président de la FAJ. 

S. M.

CYCLISME
CHAMPIONNAT D’AFRIQUE

Participations
de trois sélections
rois sélections masculines (seniors, U23 et juniors) prennent part aux championnats
d'Afrique de cyclisme prévus à Charm
El Cheikh (Égypte) du 30 novembre
au 5 décembre 2013. Ce rendez-vous
africain comporte trois épreuves pour
chaque catégorie. Il s'agit du contre la
montre individuelle et par équipes et
de la course en ligne. Outre l'Algérie
et le pays organisateur l'Égypte, ces

T

GRAND PRIX D'ABU DHABI

Médaille d'argent
pour Sonia Asselah (+78 kg)

L

monde. Ainsi, pour leur entrée en lice
dans cette compétition, les Algériennes
affronteront le Brésil (7 décembre), le

lendemain, elles croiseront le fer avec
la Serbie. Le 10 décembre, nos dames
joueront face au Danemark. Le lendemain, face au Japon, alors que pour
le dernier match de poule, les joueuses
de Mourad Aït Ouarab vont défier les
Chinoises. Il est vrai que la mission des
Algériennes ne sera pas facile dans un
groupe qui comporte des équipes d’un
niveau mondial, à l’image des Brésiliennes, des Danoises ou des Serbes,
néanmoins, pour le sélectionneur national, Aït Ouarab, cette participation
servira beaucoup plus à préparer la
Coupe d’Afrique des nations, qui est
l’objectif primordial de notre équipe
nationale dames. Enfin, les joueuses
convoquées pour ce stage sont Abdelkader Souhila, Sehabi  Samia (GSP),
Saâdoune  Leila  (OJS Constantine),
Dob Nassima, Izem  Lamia, Hemissi
Sihem, Abdelkader Souhila, Sehabi Samia (GSP). Hassnaoui  Ratiba, Aït Ahmed Amel, Bousora Fatma,  Benaicha
Souhila, Iberaken Fatiha  (HBC ElBiar), Ziadi  Rekia (HHB Saïda) Khelil  Rima  (RIJA  Alger), Tizi  Nabila
(Brest  N1 France),  Benzemour Zohra, Oudjellal Amina  (Bergerac  N1
France),  Belakhdar  Nadia (Noisy-leGrand D2 France), Titou Souad (Lille Handball D2 France), Hamiti  Soraya (AS Cannes D2 France, Khouiled
Sarah (Seged IB Hongrie) .

championnats d'Afrique verront la
participation de plusieurs autres pays
africains : Bénin, Burkina Faso, Côte
d'Ivoire, Erythrée, Ghana, Mali, Namibie, Rwanda, Tanzanie, Togo, Tunisie, Afrique du Sud. Lors de la précédente édition disputée au Burkina
Faso au mois de novembre 2012, l'Algérie a glané cinq médailles (2 or, 1 argent, 2 bronze).
S. M.

TOUR INTERNATIONAL DE SHARJAH
(ÉMIRATS ARABES UNIS)

Hannachi se distingue
e cycliste Abdelbasset Hannachi
a terminé à la 3e place de la
deuxième étape du Tour International de Sharjah (Émirats arabes
unis) disputée samedi. Hannachi a
parcouru les 95 km séparant les villes
de Bataeh à Khorfakan en 2h 9mn 40s
à 2 secondes du vainqueur du jour l'Émirati Youcef Mirza.
La deuxième place est revenue à l'Ouzbek Vadim Shaekov (2h09mn 40s).
132 coureurs représentant 22 pays
ont pris part à cette seconde étape. À
l'issue de deux premières étapes
consommées, Le Néo- Zélandais Roman Roman Van Uden garde sur ses

L

épaules le maillot jaune de ce Tour inscrit pour la première fois en catégorie
2.2 du calendrier de l'Asia Tour
(UCI).La troisième étape était  prévue
hier sur une distance de 175 km reliant
l'Université américaine de Sharjah à
Thaid Club.
Par ailleurs, Azzedine Lagaâb s’est
lui aussi distingué lors du tour international du Rwanda, en terminant à la
première place lors de la 5e étape,
d’une distance de 102,4km. Azzedine
laggab a offert à l’Algérie sa première
victoire depuis le début de ce tour international.
S. M.

CLASSEMENT DES ALGÉRIENS
1 Yousef Mirza Banihammad
2 Vadim Shaekhov
3 Abdelbaset Hannachi
5 Abdellah Ben Youcef
15 Fayçal Hamza
22 Abdelmalek Madani
40 Youcef Reguigui
54 Mouadh Bettira

(Emirats arabes unis)
(Ouzbékistan)
(Algérie)
(Algérie)
(Algérie)
(Algérie)
(Algérie)
(Algérie)

LIBERTE

Supplément Sport 25

Lundi 25 novembre 2013

ACTUALITÉ
CRB

MC ALGER

La démission
de Gamondi rejetée

C’est la chute libre !
écidément, les weekends se suivent et se
ressemblent pour le MC
Alger. En effet, le
Mouloudia d’Alger n’a
plus gagné une rencontre depuis trois journées. Pis encore, les
poulains du nouvel entraîneur, Fouad
Bouali, ont
enregistrés
PAR : SOFIANE
trois revers
MEHENNI
consécutifs,
donc un à domicile face à l’USMH, et
deux défaites à l’extérieur, face au CABBA à Bordj Bou-Arréridj et samedi
dernier face au nouveau promu, le
MOB, au stade de l’Unité maghrébine
de Béjaïa.
Un constat des plus inquiétants pour les
coéquipiers de Kacem Mehdi qui enchaînent les mauvais résultats, ce qui
leur a valu une dégringolade à la septième place avec au total 17 points, à cinq
unités des trois leaders, en l’occurrence,
l’USMA, l’ESS et la JSK. Une chute libre
donc pour un club du Mouloudia qui se
targe d’avoir les moyens et financiers et
humains pour jouer les premiers rôles.
Mais le résultat sur le terrain est tout
autre. Le nouveau coach, Fouad Bouali,
qui était sur le banc à Béjaïa, malgré le

D

Liberté

fait qu’il n’avait pas préparé l’équipe
pour cette rencontre, à dû constater le
gros travail qui l’attend au sein de cette
équipe qui a perdu cette rage de vaincre
qui était son arme fatale la saison
dernière sous l’ère Menad. Les respon-

sables mouloudéens, à leur tête le président de la SSPA/le Doyen, Boudjemaâ
Boumella, doivent y remédier avant
qu’il ne soit trop tard. Cet ancien cadre
de la Sonatrach, un inconnu au bataillon, doit au plus vite changer sa poli-

tique, puisque depuis le début de saison
un climat très tendu règne dans cette
équipe. M. Boumella doit trouver les solutions avec le manager Kaci-Saïd pour
revenir fort en championnat, étant donné que nous sommes à trois journées du
baisser du rideau de la phase aller et le
MCA est à cinq point du leader.
M. Bouali aura la lourde mission de remonter le moral de sa troupe, après cette
série de mauvais résultats, en plus de
réussir cette mission de récolter au
minimum sept points lors des trois
dernières rencontres du championnat,
avec deux match à domicile face à la JSS
lors de la prochaine journée et le MCEE
à la dernière journée, et faire un périlleux
déplacement du côté de Constantine
pour en découdre avec le CSC.
Par ailleurs, Les Mouloudéens, et après
la défaite concédée à Béjaïa, ont effectué
un décrassage hier à la forêt de
Bouchaoui.
Le staff technique a accordé aux joueurs
une journée de repos, avant de reprendre le chemin de l’entraînement demain
pour préparer le prochain match de
championnat face à la JS Saoura au stade
de Bologhine, où un faux pas est strictement interdit.
S. M.

n L’entraîneur argentin du
CR Belouizdad, Gamondi, n’a
pas apprécié le rendement
de ses joueurs et leur
prestation, juste moyenne,
lors du dernier derby
algérois face à l’USMA,
remporté par cette dernière
sur un score de 2 à 0. Une
déception qui a poussé le
responsable de la barre
technique du Chabab à
déposer sa démission au
niveau du conseil
d’administration avant-hier.
Cette demande a été rejetée,
cependant, par la direction
du club, qui a réussi à
convaincre Gamondi de
renoncer à sa démarche de
quitter le club. En outre, le
Chabab a pris contact avec
l’attaquant Dahmane du CSC
et serait sur les traces d’un
joueur africain dont le nom
n’a pas été divulgué. Une
source proche du club a
révélé que plusieurs CV de
joueurs sont déjà sur la table
du président, Reda Malek,
qui tranchera
prochainement à propos de
ces nouvelles recrues.
A. IFTICEN

USMA

Velud renvoie Benaldjia

L’AFFAIRE DE CORRUPTION PRÉSUMÉE DU MATCH CA BATNA-JS SAOURA

Raouraoua : “Nous attendons la décision de la justice”
affaire de corruption présumée du match CA
Batna-JS Saoura de la saison 2012-2013 est toujours au niveau de la justice, la Fédération algérienne de football (FAF) et la Ligue de football professionnel (LFP) se prononceront en fonction des décisions prises par la première, a indiqué, dimanche, le
président de l’instance fédérale, Mohamed Raouraoua.
“L’affaire suit toujours son cours au niveau de la justice. C’est une procédure normale après la plainte déposée par le CAB. Ce dernier a saisi d’abord l’instance
sportive, mais notre organe juridictionnel a jugé par la
suite que les preuves du club batnéen étaient insuffisantes”, a déclaré M. Raouraoua, lors d’une conférence
de presse organisée en marge du séminaire régional sur
l’intégrité dans le sport, dimanche, à Djenane El-Mithak
(Alger). “Entre-temps, les dirigeants batnéens ont saisi
la justice pour que toute la lumière soit faite sur cette

L’

histoire. Sur la base des décisions prises par la justice,
nous nous prononcerons”, a-t-il ajouté.
Cette affaire remonte au lundi 22 octobre 2012,
lorsque deux joueurs du CA Batna auraient été approchés à Aïn M’lila par un manager répondant au
nom de Nouri Benaïssa qui s’était présenté en qualité d’émissaire de la JS Saoura. Le président du CAB,
Farid Nezzar, avait alors soutenu que cette personne
avait été mandatée pour arranger le match de l’équipe
de la Saoura contre les Batnéens (0-0), comptant pour
la 8e journée de la Ligue 1. Il avait notamment affirmé
à la presse qu’il détenait “les preuves d’une tentative d’arrangement du match CAB-JSS”.
Un fait que le président de la JSS de l’époque, Mohamed
Zerouati, avait vigoureusement nié, assurant qu’il était
le seul représentant de l’équipe, tandis que le dénommé Benaïssa “ne représentait que lui-même”. Il avait

également affirmé que la JSS n’était concernée “ni de
près ni de loin par ce scandale monté de toutes pièces
pour déstabiliser la JSS”. Mais après deux reports du
procès, le tribunal d’Aïn M’lila a condamné Mohamed
Zerouati et deux autres personnes, Nouri Benaïssa et
Imad Barka, à 18 mois de prison ferme, un million d’amende pour chacun et 200 000 DA d’amende au titre
de dommages et intérêts au profit du CAB pour “tentative de corruption de deux joueurs du CAB”.
Le club des Aurès, aujourd’hui relégué en Ligue 2, appelle à l’application de l’article 80 du code disciplinaire
qui stipule que dans le cas d’une affaire de corruption
ou tentative de corruption, il est prononcé une interdiction à vie d’exercer toute fonction et/ou activité en
relation avec le football pour le contrevenant, en plus
de la rétrogradation du club en division inférieure.

LE PRÉSIDENT DE LA FAF À PROPOS DES RÉSERVES DU BURKINA FASO

“Nous n’avons rien à craindre, nous sommes au Mondial !”
n Le président de la Fédération
algérienne de football (FAF),
Mohamed Raouraoua, s’est dit, hier,
“serein” et “tranquille” après les
réserves formulées par les
Burkinabés contre la participation de
Madjid Bougherra lors du match
barrage Algérie-Burkina Faso (1-0),
assurant que les Verts sont “bel et
bien qualifiés au Mondial-2014”.
“Nous sommes sereins et tranquilles.
Nous sommes au Mondial et
Bougherra n’était pas suspendu pour
le match Algérie-Burkina Faso”, a
déclaré M. Raouraoua à la presse, en
marge du séminaire régional sur
l’intégrité dans le sport à Djenane ElMithak (Alger).
La Fédération burkinabée (FBF) a
annoncé avoir déposé une

réclamation auprès de la Fédération
internationale de football (Fifa)
contre l’Algérie qui a aligné Madjid
Bougherra, un joueur “non qualifié”,
selon elle, lors du barrage retour des
qualifications au Mondial-2014 qui a
envoyé les hommes de Vahid
Halilhodzic à la Coupe du monde.
Bougherra, auteur de l’unique but,
“ne devait pas disputer le match en
raison d’un cumul de cartons jaunes”,
selon le président de la FBF, Sita
Sangaré. “Les Burkinabés ont consulté
le système automatique des cartons
de la Fifa qui est actualisé au
lendemain de chaque match. Ils l’ont
visité après la rencontre et le système
a été mis à jour, donc Bougherra avait
deux cartons jaunes après la
rencontre, et non pas avant”, a

expliqué le patron de l’instance
fédérale. “Après l’envoi du rapport par
l’arbitre et le commissaire au match,
les pages sont traitées
immédiatement, et le lendemain
matin, toutes les statistiques sont
mises à jour. Si vous lisez le système la
veille d’un match, vous avez une
situation, si vous le lisez le lendemain,
une fois que les feuilles de match sont
arrivées à la Fifa, ce système est mis à
jour et, par conséquent, vous pouvez
avoir une situation différente. Ce qui
est le cas avec Bougherra”, a-t-il
ajouté. “La Fifa fait son travail et ceux
qui consultent en retard le système
des cartons commettent des erreurs”,
a souri
M. Raouraoua, ajoutant que
l’instance mondiale a décidé, depuis

un moment, d’adresser une
correspondance aux fédérations
avant chaque rencontre, leur
rappelant les joueurs suspendus.
“C’est ce qu’elle a fait avec nous pour
Essaïd Belkalem et Adlène Guedioura,
suspendus pour le match retour des
barrages”, a-t-il fait remarquer.
Revenant sur le “cas” de Bougherra,
M. Raouraoua a indiqué qu’il pourra
participer au premier match du
Mondial-2014, la commission de la
Coupe du monde, avec l’accord du
comité exécutif de la Fifa, ayant
décidé d’effacer les deux cartons
jaunes en possession de chaque
joueur qualifié avec son équipe au
rendez-vous planétaire de juin et
juillet prochains au Brésil.

n N’ayant guère apprécié le
comportement de son joueur
après le derby face au CRB, le
nouvel entraîneur de
l’USMA, Velud, a pris la
décision de renvoyer son
joueur Mehdi Benaldjia. Ce
dernier est exclu du groupe,
il lui a signifié qu’il n’avait
plus besoin de ses services
dans le groupe, lui
interdisant même de
remettre les pieds à
Bologhine. Mehdi Benaldjia
comparaîtra incessamment
devant le conseil de
discipline, et, selon une
source proche de la direction
des Rouge et Noir, il sera
libéré lors de ce mercato
hivernal.
À rappeler que le milieu de
terrain usmiste n’a pas
accepté son statut de
remplaçant lors du dernier
derby que l’USMA a
remporté 2 à 0 face au CRB
au stade Omar-Hamadi.
Belaldjia en colère, en fin de
match, n’a pas mâché ses
mots dans les vestiaires pour
contester les choix de son
entraîneur, ce qui a
d’ailleurs poussé Velud à
l’exclure du groupe. Mehdi
Benaldjia rejoindra
probablement le CRB lors du
prochain mercato d’où il est
revenu suite à un prêt la
saison dernière.
D’ailleurs, la direction du
Chabab avait demandé à
récupérer le joueur il y a
quelques semaines de cela,
mais l’USMA attend toujours
une offre concrète pour
négocier sa libération.
A. I.

LE MOB INFLIGE UNE LEÇON DE RÉALISME AU MCA

Amrani : “Le Mouloudia est venu limiter les dégâts”
yant joué devant un public nombreux,
malgré la pluie et un vent glacial, le MO
Béjaïa a admirablement infligé une leçon
de réalisme et
PAR
de volonté au
A. HAMMOUCHE
Mouloudia
d’alger qui
était samedi dans ses petits souliers. Au sortir du
match face au MCA, le coach des Crabes avait la

A

mine ravie après le succès de son team face au
Doyen. Amrani a tenu à remercier ses poulains
après cette belle victoire arrachée haut la main.
“On a joué face à une équipe du MCA qui est
venue limiter les dégâts. Nous, nous avons tout préparé pour réaliser un bon résultat afin de booster le groupe pour la suite du championnat. Dieu
merci nous avons atteint notre objectif, à savoir
prendre les trois points de ce match. Place main-

tenant au match face à la JSK. Nous avons
souffert en première mi-temps à cause de l’état de
la pelouse, mais nous avons eu le mérite d’être
revenus avec plus de détermination grâce notamment aux changements opérés. Nous sommes parvenus à faire la différence pour décrocher une victoire précieuse qui nous servira de référence. Il faudra continuer sur cette lancée pour enchaîner
d’autres bons résultats. Nous allons continuer à

travailler pour améliorer notre jeu et notre objectif est de glaner le maximum de points”, dira t-il
en substance. Par ailleurs, après cette victoire face
au MCA, les camarades de Dehouche auront
droit à une journée de repos avant de revenir préparer leur match face à la JSK. Un derby kabylo-kabyle qui drainera un public nombreux et qui
sera certainement palpitant et grandiose à Tizi.
A. H.

Des

26

Gens

& des

Lundi 25 novembre 2013

Faits

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les-nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE
Récit de Adila Katia
65e partie

Les sacrifices
Résumé : Lisa n’a pas répondu au mail de son mari.
Quand elle rentre à la maison, sa mère est tout excitée.
Elle lui apprend que Hamid est rentré. elle est surprise,
heureuse, mais encore remontée contre lui. Il ne cache
pas sa joie. Il est déçu d’apprendre qu’elle n’a pas
déposé de dossier pour avoir un passeport. Maya la prie
d’accepter de partir vivre aux USA. Lisa pourra prendre
Maya la stoppe d’une geste de la main,
l’empêchant de protester.
- Je ne te demande pas de répondre
tout de suite ! Penses-y ! Il y a beaucoup d’avantages  ! Car en plus de
vivre avec ton mari, il y aura ton frère près de toi ! Ou toi près de lui…
Même s’il est marié et entouré de sa
belle-famille, il a besoin de sa famille !,
insiste-t-elle. Comme je suis trop
vieille pour partir et m’y installer, je
compte sur toi  ! Tu es jeune  ! Tu
t’adapteras vite. Quels que soient le
rythme de vie et le temps qu’il y fera !
Moi, je ne peux pas supporter le froid,
les tempêtes…
- Maman !
Lisa soupire. Elle reconnaît que sa
mère a raison. Elle se garde de protester. Elle ne veut pas gâcher la soirée
à venir. Maya les laisse seuls. Mais ils
ne se regardent pas et ne discutent pas.
Hamid soupire avant de se lever.
- Je vais voir quelques amis et je reviens ! Je ne tarderais pas !
- Oui, toi et tes promesses, murmure
Lisa, alors qu’il part.

Elle rejoint sa mère à la cuisine. Elle la
trouve en train de préparer le dîner.
Quand elle voit les épluchures, elle
s’écrie :
- Maman, on ne sera que trois ! Pourquoi autant de légumes ?
Maya se tourne vers elle et lui répond,
en souriant :
- J’ai invité ta belle-famille ! Lila a crié
de joie en apprenant qu’il était déjà là !
Ils ne devraient pas tarder à arriver !
- Tu aurais pu attendre demain !, lui reproche Lisa.
- Non, si Sabri revient un jour, je
voudrais être la première à le savoir ou
à qui il rendrait visite !, réplique Maya.
Je partage la peine et l’inquiétude de
Lila. Je voudrais aussi partager sa
joie… C’est son fils  avant d’être ton
mari !
- Maman, avec elle, tout part de travers ! Quoi que je dise ou je fasse, elle
trouvera à redire ! Moi, je ne supporte pas qu’elle s’en prenne à moi pour un
oui pour un non ! Tu sais qu’elle a…
- Laisse-la tranquille ! C’est une mère !
Elle adore Hamid, et ce soir, elle a ap-

Dessin/Amouri

précié leurs retrouvailles ! Elle ne fera
pas de problèmes ! J’en suis sûre ! Elle
sera toute à son bonheur de le revoir
plus fort et plus beau qu’à son départ !
En plus, j’ai vu qu’il a apporté trois valises ! Ces cadeaux en plus du bon dîner que je prépare vont la rendre
douce !
- Je voudrais bien te croire, mais j’ai
peur qu’elle montre les dents dès son
arrivée !
Elle s’est à peine tue qu’on sonne à la
porte d’entrée. Elle ouvre en souriant.
Sa belle-famille est venue rapidement,
dès qu’elle a su que Hamid était revenu. Ce dernier arrive un peu plus
tard. Lila pleure de joie en le prenant
dans ces bras.
- Oh mon fils ! Comme tu m’as manqué ! Comme tu as bonne mine !
- Toi aussi maman !
- Comme je suis heureuse de te revoir !
Hamid passe dans les bras de son
père et de sa sœur. Maya en a les
larmes aux yeux. Lisa les invite à passer au salon. Elle leur apporte ensuite de la limonade avant de retourner
derrière les fourneaux. Elle demande
à sa mère de leur tenir compagnie. Le
temps d’en finir avec le dîner et de préparer la table, elle va leur demander de
passer à table.
Lila prend place entre son mari et son
fils. Lisa les a tous servis copieusement.
Hamid adore le couscous et il en redemande. Durant le dîner, son père n’a
pas cessé de l’interroger. Lisa n’est pas
intervenue une seule fois. Dès qu’elle
tourne la tête, elle croise le regard de
sa belle-mère. Elle se contente de lui
sourire, tentant d’éviter toute discussion. Avec elle, elle ne s’est pas sur quel
pied danser. Tout se passe bien jusqu’au

moment du dessert où ils se retrouvent
tous ensemble. Hamid a mis un CD du
mariage de Sabri. Maya pleure d’émotion en voyant Sabri et sa femme
qu’elle trouve adorable. Lila ne cesse de

soupirer. Visiblement, elle en a gros sur
le cœur. Encore…
(À suivre)
A. K.

adilaliberte@yahoo.fr :
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

Récit de Yasmina Hanane
50e partie

La révolution de mon père

Quelques témoignages nous donnent
la dimension du combat et des sacrifices d’une jeunesse et d’une enfance
qui avaient mis au-dessus de tout
l’amour de la patrie. Ils se disputèrent
l’honneur de porter l’emblème de la liberté, le drapeau algérien aux couleurs
vert, blanc, rouge.
Ces enfants sont tombés pour la patrie,
le drapeau algérien à la main.
Beaucoup d’enfants et d’adolescents ont
été tués par les parachutistes ou les
pieds-noirs qui ont montré lors de ces
manifestations leur haine contre ceux
qu’ils voulaient “civiliser” depuis plus
d’un siècle !

Dessin/Amouri

Résumé : Les événements du 11 décembre 1960 donnèrent un
autre souffle à la révolution. Ce sont des enfants qui ont
décidé d’investir la rue. Excédés par l’injustice qui régnait et
les tensions quotidiennes, ils décidèrent de se faire eux-mêmes
justice. Les manifestations gagnèrent plusieurs quartiers de la
capitale. Des parachutistes sont appelés en renfort et tirent

Durant trois jours, les manifestations
ont fait trembler ces colonisateurs qui
avaient cru que le peuple algérien
était français. Le peuple a dit non et il
a payé très cher son refus d’être colonisé. On dénombra officiellement 112
morts. Beaucoup d’enfants furent arrêtés et parqués avec des adultes dans
des stades. Certains moururent de
froid. Au maquis où nous avions eu
écho de ces manifestations, c’était le
consternation. Si nos enfants rejoignent
la révolution, c’est que quelque part le
peuple algérien était déterminé à aller
jusqu’au bout.
Nous savions déjà que pour la vie
dans les grandes villes du pays, cela devenait de plus en plus dur pour nos
compatriotes.
Des patrouilles militaires se déployaient
dans tous les quartiers arabes de jour
comme de nuit, et arrêtaient des gens
sur un simple soupçon.
Les pieds-noirs savaient que leur départ du pays était imminent. Cette

perspective les horrifiait, et ils ne rataient jamais l’occasion de montrer leur
haine et leur vengeance. Ils s’allièrent
aux paras français pour tuer, piller, humilier et tirer sur tout ce qui bougeait
dans les quartiers musulmans.
Au maquis, ce n’était pas la paix non
plus. Nous redoublions tous les jours
de vigilance et changions de camp à
tout bout de champ. Amar nous intima l’ordre de nous préparer à des offensives imminentes. Ce qui sera le cas.
L’ennemi attaquait sans répit. Nous
étions chassés comme des rats, nuit et
jour. Mais l’espoir revenait de plus en
plus fort dans tous les cœurs. Ces enfants martyrs, tombés le drapeau algérien à la main, ravivèrent notre détermination.
Leur courage nous redonnera une
nouvelle énergie, et nous aussi, nous
avions pris des initiatives assez conséquentes, en nous attaquant à des camps
militaires en pleine nuit ou à des quartiers français dans les grandes villes.
Les bombes, les grenades, les balles devinrent monnaie courante dans les
cités, où l’insécurité régnait en maître.
C’était une preuve pour nous que la révolution était dans tous les foyers et que
la population croyait dur comme fer à
cette indépendance qui ne tarderait pas
à venir.
Nous enterrions bien sûr d’autres martyrs. Nous n’étions plus assez nombreux
dans notre groupe pour faire face à un
ennemi coriace.
Les médicaments et les vivres manquaient plus que jamais. Kheira et
Fatiha peinaient à trouver des herbes
comestibles ou quelquefois des fruits
sauvages. Nous nous affaiblissions de

jour en jour. La faim, le manque de
sommeil, le froid et la peur de se faire surprendre par l’ennemi nous étaient
intolérables.
Nous dépérissions de jour en jour, et
nous sentions nos forces nous abandonner.
Nous ne pouvions continuer à vivre
ainsi dans cette forêt inhospitalière au
risque de mourir d’inanition et de
servir de repas à des loups affamés tout
comme nous. Prenant notre courage à
deux mains, nous décidâmes de descendre dans des villages pour demander de l’aide. Amar, Fatiha et un autre
frère prennent un chemin à travers la
forêt qui débouchait vers l’est, tandis
que papa Si Ahmed, Kheira et moi prenions la direction de l’ouest. Nous
laissâmes au camp une dizaine
d’hommes sous la houlette de Da
Lounis, un homme rude et dur, qui ne
reculait devant rien.
Après plusieurs heures de marche
dans la neige, nous arrivâmes à l’orée
d’un village. Il faisait nuit, et nous grelottions de froid. Si Ahmed me chuchote à l’oreille :
-Je ne sais pas pourquoi, mais ce village
ne m’inspire pas confiance.
Je hausse les épaules :
-Même si c’est le cas, nous n’avons plus
de choix devant nous. Si nous ne
mourrons pas sous les balles, nous allons mourir de faim et de froid…
Alors autant tenter de trouver quelque
chose à se mettre sous la dent.
(À suivre)
Y. H.
y_hananedz@yahoo.fr :
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES
SONT LES BIENVENUS.

LIBERTE

Lundi 25 novembre 2013

Sudoku

Jeux 27
Comment jouer ?

N°1515 : PAR FOUAD K.

2

9
4

6

2 8
4
8 3
1 5 9 6

7
2 3

4 1
4

2

8

7

1

Solution Sudoku n° 1514

8 3 4 2 7 5 9 6 1
4 7 8 1 5 3 6 2 9
5 6 9 4 2 7 8 1 3
1 4 7 3 8 2 5 9 6

9 10

de Mehdi

SAGITTAIRE

(23novembre-20 décembre)
AUJOURD’HUI
On ne manquera pas de vous raconter
des histoires à dormir debout pour
vous influencer et vous exploiter. Ne
soyez pas trop crédule, surtout si on
vous demande un coup de main ou
un prêt.
Note du jour : 5

VII
VIII

CAPRICORNE
(21décembre-20janvier)

IX
X
HORIZONTALEMENT - I - Dernières assises d’un mur. II Noix ovale. Affirmatif. III - Obstinés. IV - Postérieur. Poisson.
V - Rappel. Savant perse. VI - Infinitif. Hait. VII - Possessif.
Épée frappant de pointe. VIII - Ancien pays d’Asie. Grec. IX Infinitif. Argent. Article. X - Groupement religieux. Adore.
VERTICALEMENT - 1- Additions faites en marge d’un acte. 2Épée à lame fine et longue. Note. 3- Alliage solide.
Coutumes. 4- Plasma. Dépôt laissé par un glacier. 5- À un
rang indéterminé. Mesure agraire. 6- Précède culpa. Coup
frappé avec le tranchant de la main. 7- Axes d’une plante.
Calcium. 8- Région du Brésil. 9- Massacrée. Animal
considéré comme ancêtre mythique. 10- Domicilié. Refusé à
un examen.

Solution mots croisés n° 4925
I
II
III
IV
V

VII
VIII
IX
X

1

2

A
L
L
E
C
H
A
N
T
E

M
O
I
T
E
U
R

6

7

8

B I D E
U F O Q
T
M U
F E I
L A
T
E
T A
C A B
P O I L
I M B R E
R E
E S

3

4

5

X
U
A
N
H
U
A

T
E
N
T
E

9

10

VERSEAU

(21janvier-19février)
Il faudra faire l’effort de vaincre votre
réticence habituelle et d’exprimer
vos sentiments : c’est ce qu’on attendra de vous. Excellente résistance
physique.
Note du jour : 7

POISSONS

(20février-20mars)
Côté cœur, vous en ressentirez ; n’allez pas chercher ailleurs le bonheur
qui se trouve chez vous. Mettez en
veilleuse votre esprit critique.
Note du jour : 6

(21mars-20avril)

Le sommeil sera agité et ne permettra
pas une bonne récupération. Il faudra
donc mettre toutes les chances de
votre côté en cherchant à vous
détendre le plus possible.
Note du jour : 5

TAUREAU

(21avril-21mai)
Prenez le taureau par les cornes au
lieu de pratiquer la politique de l’autruche. Si vous agissez raisonnablement, la situation s’améliorera lentement mais sûrement.
Note du jour : 7

GÉMEAUX

Action de
dévaliser
--------------------Fatuité

(22mai-21juin)

s

s

Tête de Loire
--------------------Double
voyelle

s

s

s

Genisse
mythologique
--------------------Pronom
personnel

s

Chrome
--------------------Lia
--------------------Note

s

s

s
s

Spécialiste
des oiseaux
--------------------Anneau

s

s

Qui produit
Caché par la
de l’huile
femme
--------------------Permet les --------------------Note
déplacements

s

ss

s

Mesure de
climatiseur
--------------------Pari sportif
algérien
--------------------Échange
Courroie

s

s

s

---------------------

s

Consonnes

Iridium

s

s

Graminée
envahissante
--------------------Démonstratif

s

s

Deux
d’Aéde

(23août-22septembre)

s

s

s

Niobium
--------------------Fourreaux

Œuvre
célèbre de
Picasso
--------------------Mer anglaise

s

s

Abus
--------------------Entêté

s

s

Sélénium
--------------------Conjonction
--------------------Poulie

Lire avec
peine

s

s

s

s

s

s

Ancienne
ville d’Asie
mineure
--------------------Ancienne
assemblée

s

s
s

s

Surface
--------------------Possédée

s

s

s
s

Évitez les dépenses inconsidérées et
veillez soigneusement à la bonne
marche de votre budget. Résistez à
toutes les petites envies plus ou
moins déraisonnables.
Note du jour : 8

s

s
Prince troyen
--------------------Greffa

SOLUTION
DES MOTS FLÉCHÉS N° 20

(23 octobre- 22 novembre)

s

s

Plante
médicinale
--------------------Calcium

(23septembre-22 octobre)
Mangez des carottes et réduisez votre
consommation de beurre. Vous continuerez ainsi à vous donner une
bonne dose quotidienne de vitamine
A, indispensable à une peau éclatante. Note du jour : 6

SCORPION

Roi de
Mycennes
--------------------Or chimique

Réfutes
--------------------Berge

BALANCE

s

s

Composition
musicale
--------------------Crochet

s

Ne mangez pas beaucoup le soir et ne
négligez pas les bienfaits des tisanes,
surtout de fleur d’oranger ou de
tilleul.
Note du jour : 6

s

Période
du Tertiaire
--------------------Reteindre

Colère

VIERGE

s

s
Lettre
grecque

(22 juin- 22 juillet)

Les liens nouveaux se noueront sous
les meilleurs auspices. Et les fêtes, les
sorties, les invitations entre amis et
même les voyages d’affaires vous
seront propices.
Note du jour : 7

(23 juillet - 22 août)
Cœur de lion
--------------------Poursuis

s

s
s

CANCER

Le climat familial ne sera pas neutre,
c’est le moins qu’on puisse dire  !
Disputes et réconciliations passionnées alterneront dans votre foyer.
Vous ne risquez pas de vous ennuyer.
Note du jour : 5

s

Message de
l’ange Gabriel

SI vous avez un projet nécessitant un
investissement important, vous
devrez pouvoir trouver sans trop de
difficultés les fonds nécessaires à sa
mise en œuvre.
Note du jour : 6

LION

s

Portion

s

MOTS FLÉCHÉS N° 21

Au travail, des retards, des contrariétés vous mettront les nerfs à vif  ;
tâchez quand même de vous dominer. Divergences d’opinion avec un de
vos meilleurs amis.
Note du jour : 5

BÉLIER

R E
V
C E
E
T E
T O
L E S
U
I
S
I N
C A L E

s

Par :
Naït Zayed

8

VI

Lorsque les hommes
travaillent ensemble,
les montagnes se
changent en or.
Proverbe chinois

9 8 3 5 4 6 1 7 2

7

L’HOROSCOPE

VI

2 5 6 7 9 1 3 8 4

6

V

Le vrai bonheur est
dans le calme de
l'esprit et du cœur.
Charles Nodier

3 1 2 9 6 8 7 4 5

5

IV

Le temps de lire est
toujours du temps
volé. C'est sans doute
la raison pour laquelle
le métro se trouve
être la plus grande
bibliothèque du
monde.
Daniel Pennac

6 9 5 8 1 4 2 3 7

4

III

Citations
et Proverbes

7 2 1 6 3 9 4 5 8

3

II

Cette grille est de niveau
moyen : elle contient déjà
30 chiffres.

3

2

N°4926 : PAR FOUAD K.

I

- chaque bloc de 3X3
contienne tous les
chiffres de 1 à 9.

5 8

6 7

1

- chaque ligne contienne
tous les chiffres
de 1 à 9 ;
- chaque colonne
contienne tous les
chiffres de 1 à 9 ;

8

5

Mots croisés

Le sudoku est une grille de
9 cases sur 9, divisée ellemême en 9 blocs de 3
cases sur 3. Le but du jeu
est de la remplir
entièrement avec des
chiffres allant de 1 à 9
de manière que :

Marivaudage - Pénates - Abus - ENA - En -Pures - Na - Ire - Abat - Ice - Are - Ec - R - Teinta - Arasé - Er - Dites - Dut - N -S - Figera - E - T - Essors - Bon - Iéna
- Né - Brut - Assur - Ne - A - I - I - Utiles - Néo - Ruées - Ro - Ton - E - Lé - Char - Ns.

LIBERTE Lundi 25

novembre 2013

Télé 31
NUMÉROS UTILES
URGENCES MÉDICALES : 115
- Samu 021 23.50.50 / 021.23.77.39
- Centre antipoison 021.97.98.98
- Sûreté de wilaya 021.73.00.73
- Gendarmerie nationale 021.76.41.97
- Panne gaz 021.68.44.00
- Panne électricité Bélouizdad
021.67.24.52
- Panne électricité Bologhine
021.70.93.93
- Panne électricité El-Harrach
021.52.43.29
- Panne électricité
Gue de Constantine
021.83.89.49
- Service des eaux
021.67.50.30
- Protection civile
021.71.14.14
- Renseignements : 19
- Télégrammes : 13
- Gare routière Caroubier :
021 49.71.51/021 49.71.52/021 49.71.53 021
49.71.54
- Ministère de la Solidarité nationale, de
la Famille et de la Communauté nationale
à l’étranger. Personnes en difficulté ou
en détresse :
No vert : 15-27

CASTLE, 20h45

UNE FAMILLE
FORMIDABLE, 20h50
Catherine a renoué avec Jacques, tout en poursuivant discrètement sa relation avec François. Par le
plus grand des hasards, les deux hommes se lient
d'amitié. Catherine reste sereine, persuadée que
personne ne découvrira son secret. Mais José, le fils
de Jacques, qui a débarqué sans prévenir, la surprend en train d'embrasser François. Mal dans sa
peau et imprévisible, le jeune homme devient rapidement incontrôlable.

TUNNEL , 20h55

Un étudiant saoudien, qui
avait récemment fait
l'objet d'une plainte pour
agression, est tué en
pleine rue. En inspectant
son luxueux appartement,
Esposito et Ryan trouvent
des armes à profusion et
du matériel de
surveillance. Les
enquêteurs découvrent
qu'il était chargé de
surveiller la fille d'un riche
homme d'affaires
égyptien. Or, celle-ci vient
d'être enlevée avec Alexis,
la fille de Castle, dont elle
est très proche.

Le docteur Edward Jacobsen, est décapité par Benji
Robertson, un homme souffrant d'une forme grave de
schizophrénie et qui obéit aux ordres du “Tueur de la
Vérité”. La police parvient à l'interpeler avant qu'il ne
mette fin à ses jours. Après un interrogatoire, Roebuck et
Wassermann découvrent qu'il cohabitait ces derniers
jours avec Sophie Campbell, une adolescente fugueuse.
Les deux enquêteurs pensent qu'elle sera la prochaine
victime du tueur en série.

LE MEILLEUR PÂTISSIER LES TARTES ET LES TOURTES, 20h50
Ils ne reste que six pâtissiers amateurs en lice pour cette cinquième semaine. Cette fois, ils s'affrontent autour de tartes et de tourtes,
de grands classiques. L'occasion de tester, notamment, leurs
connaissances et compétences en matière de pâtes feuilletée, brisée ou sablée. Cyril Lignac et Mercotte leur demandent tout d'abord
de faire une tarte tatin. Ensuite, les candidats doivent préparer l'un
des plus fameux desserts du Sud-Ouest, le pastis gascon. Puis, sous
l’œil avisé de la chef Ghislaine Arabian, ils sont chargés d'exécuter un vol-au-vent, une pâtisserie charcutière particulièrement difficile à réaliser. Enfin, les trois participants les plus en difficulté défendent leur place en revisitant le cheesecake.

- CHU Mustapha: 021.23.55.55
- CHU Aït Idir : 021.97.98.00
- CHU Ben Aknoun : 021.91.21.63 021.91.21.65
- CHU Beni Messous : 021.93.15.50 021.93.15.90
- CHU Kouba : 021.28.33.33
- CHU Bab El Oued : 021.96.06.06 021.96.07.07
- CHU Bologhine : 021.95.82.24 021.95.85.41
- CPMC : 021.23.66.66
- HCA Aïn Naâdja : 021.54.05.05
- CHU El Kettar : 021.96.48.97
- Hôpital Tixeraine : 021.55.01.10 à 12
(standard)

UN VILLAGE
FRANÇAIS, 20h40

COMPAGNIES AÉRIENNES

LES CARNETS DE JULIE,

AIR ALGÉRIE
1, place Audin 16001 Alger
- Tél. : +213 21.74.24.28
- +213 21.65.33.40
Réservation : 021.68.95.05
AIGLE AZUR
Aéroport d’Alger H - B
- Tél. :+213 21.50.91.91
21.50.91.91. Poste 49.31
AIR FRANCE
Centre des affaires, (ABC) Pins Maritimes
- Tél. :021.98.04.04
- Fax. :021.98.04.43

TOUCHEZ PAS AU GRISBI,
20h50

20h45

Au volant de sa fameuse voiture rouge, Julie explore la
Vendée, côté mer et côté terre, et participe aux préparatifs de deux pique-niques. À l'île d'Yeu, Julie rencontre
l'unique éleveuse de brebis, puis, Alain Mousnier, le
pâtissier ambulant qui révèle la recette de sa fameuse
tarte aux pruneaux. Enfin, avec le conserveur
Christophe Doucet, elle confectionne du pâté de thon
et de la blanquette de joues de lotte. Cap ensuite sur le
bocage vendéen, avec pour guide Marcel Godreau et
rencontre avec Jean Porcher, avec lequel Julie pêche
l'anguille.

HÔPITAUX

Max
le
menteur
et
son
vieil ami
Riton sont
b i e n
connus
dans
le
“milieu”
parisien.
Mais les
voici tous
d e u x
quinquagénaires et pressés d'adopter un mode de vie plus
paisible. En truands avisés, ils se sont emparés sans
coup férir d'un chargement de 48 kilos d'or en lingots,
qui devrait leur ménager une retraite plus que
confortable. Hélas, Riton a l'imprudence de le confier
à sa maîtresse, la belle Josy, qui s'empresse d'informer
son protecteur, Angelo. Celui-ci, flairant l'aubaine,
enlève Riton et menace Max de l'exécuter s'il ne paie
pas rapidement une rançon. Max cède mais, lors de la
transaction, Angelo tente de l'abattre. Un combat
impitoyable s'ensuit...

7 novembre 1940. Au cinéma,
des gens profitent de l'obscurité pour huer la poignée de
main entre Pétain et Hitler à
Montoire. Raymond est dans la
salle avec sa femme Jeannine.
Il s'éclipse pour rejoindre Marie
dans les toilettes, et est surpris
par sa bonne. De Kervern, le
commissaire, vient en aide à la
directrice d'école. Jean, le jeune
policier des RG, veut faire régner
l'ordre. Secrètement amoureux
d'Hortense Larcher, il dissimule toutes les preuves au sujet du
bébé recueilli par le médecin et
son épouse.

LIBERTE

LA VIE RELIGIEUSE
Horaires des prières
21 mouharem 1435
Lundi 25 novembre 2013
Dohr............................. 12h35
Asr................................ 15h14
Maghreb.................... 17h36
Icha................................. 18h59
22 mouharem 1435
Mardi 26 novembre 2013
Fadjr............................. 06h06
Chourouk................... 07h37

Directeur de la Publication-Gérant : Abrous Outoudert
e-mail : abrousliberte@gmail.com

Quotidien national d'information - Édité par la SARL - SAEC - Capital 463 000 000 DA
Siège social : 37, rue Larbi-Ben M'Hidi - Alger BP. 178 Alger-Gare

Directeur de la rédaction : Mounir Boudjema

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Cité 1000-Logements (NASR)
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Immeuble Le Garden
(face au jardin public) ?
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Les manuscrits, lettres et tous documents remis
à la Rédaction ne sont pas rendus
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réclamation.

PAR
M. HAMMOUCHE

LIBERTE
LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D'INFORMER

CONTRECHAMP

L’emballement
totalitaire
Des étudiants de
Chlef ont été transportés par bus pour entonner des slogans favorables au quatrième mandat,
lors du passage du Premier ministre
dans leur ville. Après le départ de la
délégation gouvernementale, ils se
sont rapprochés des journalistes pour
dénoncer la gestion des œuvres universitaires dans leur campus.
Or, ce mécontentement ne se lisait
point dans leurs slogans et ne se voyait surtout pas dans leur enthousiasme
conservateur. Si nos universitaires ne
voient pas de lien entre leur condition
sociale d’étudiants et la gestion du pays
par le régime, l’on comprend d’autant
mieux qu’ils ne puissent pas se rappeler que Bouteflika avait, dans son discours de campagne du 31 mars 2009,
déclaré, toujours à Chlef, que “la région
a connu de graves problèmes avec la
Révolution dont les ombres se sont
prolongées après l’Indépendance”.
Cette attitude paradoxale, qui n’est propre ni à une catégorie de population
ni à une zone géographique, fait que
le soutien au régime n’a pas besoin de
justification politique. Elle constitue,
pour le régime, sa plus sûre garantie
de pérennité. Les Algériens en sont
peut-être là : ils n’arrivent plus à concevoir mentalement le changement.
C’est “un pays malheureux”, comme
formulé dans un message de l’ambassade des États-Unis à Alger repris
par WikiLeaks, mais qui ne veut pas
changer sa condition. Il est comme victime du syndrome de Stockholm, version sociologique.
Le pouvoir l’a compris. Avec un bilan
catastrophique, et sans l’ombre d’une
perspective, il fait campagne, juste en
racontant des blagues.
La classe politique parasite, elle aussi,
l’a compris. Sans légitimité, sans
troupes, sans projet, mais seulement
parés d’un sigle et du seing de l’ad-

ministration, des “partis” se font entendre dans un concert de surenchère
significative de la futilité de ce qui, dans
notre pays, tient lieu de vie politique.
L’autre jour, à Oran, le chef d’un certain
parti, El-Karama, décrétait que “ceux
qui s’opposent à la candidature de M.
Abdelaziz Bouteflika à la prochaine élection présidentielle exercent la politique d’exclusion”. Puis, se demandait
avec une naïveté feinte : “De quel
droit et dans quels cadre ou loi, ils appellent à la non-candidature de telle ou
telle personne ?” Le viol du principe d’alternance, la fraude, l’usage clanique et
autoritaire des institutions et des
moyens de l’État, cela ne vous dit
rien, Monsieur ? Et qui exclut qui,
comme dirait l’autre ?
Bientôt, le simple appel au quatrième
mandat ne sera plus qu’un engagement à minima. Sellal, Saâdani, Bensalah, Ghoul, Benyounès… devront
faire un effort d’imagination pour
trouver des formules visant à rattacher plus durablement et plus efficacement le destin du pays à celui de
Bouteflika.
La Coordination nationale des enfants de chouhada vient de relancer les
enchères, avant-hier, en exhortant le
Président à se porter candidat pour un
quatrième mandat ou… pour un mandat à vie. Maintenant que l’ordre
règne et qu’il n’y a plus de contestation du quatrième mandat, un autre
problème se pose : les limites de cette
fuite éperdue vers le pire.
Le système autocratique commence à
s’emballer dans une surenchère en cercle vicieux. Le danger est que, faute de
remparts, c’est au pouvoir seul de se fixer les limites de l’escalade despotique.
Mais, ivre de sa toute-puissance, il
ne semble pas voir le pays partir en
vrille.

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Des Touareg empêchent
le vote dans une commune

n Des indépendantistes touareg, habitant
Talataye, commune de la région de Gao dans le
nord du Mali, ont empêché hier les législatives
de s'y tenir, a appris l’AFP de source militaire
malienne et auprès du maire de Talataye, luimême indépendantiste. “Pas de vote, nous
voulons l'indépendance” du nord du Mali, ont
scandé les manifestants qui ont détruit des
urnes, a précisé la source militaire, ce qu’a
confirmé le maire, Mohamed Assaley.

DILEM

ALIDILEM@HOTMAIL.COM

M. H.
musthammouche@yahoo.fr

Le Forum
de “Liberté” reçoit
Mohamed Benmeradi

Zehani/Liberté

LÉGISLATIVES AU MALI

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n Le Forum de Liberté recevra mercredi
prochain le ministre du Travail, de l'Emploi
et de la Sécurité sociale. Mohamed
Benmeradi abordera les différents
chantiers liés à son département. La presse
est conviée à 11h au siège du journal à ElAchour. Vous pouvez adresser vos
questions à notre invité à l'adresse
électronique : forum@liberte-algerie.com.

FACE À LA MONTÉE DE LA VIOLENCE DANS
LE MILIEU SCOLAIRE

Journée d’étude avec la DGSN et la GN
n La montée de la violence dans le
milieu scolaire incite le ministère de
l’Éducation nationale à se pencher une
fois encore sur le phénomène. Baba
Ahmed a annoncé, hier, lors d’un
point de presse tenu en marge de la
rencontre avec les DE sur le service
public, la tenue prochainement d’une
journée d’étude sur le thème avec
des représentants de secteurs concernés par le phénomène notamment la
DGSN et la Gendarmerie nationale.
“Le dossier de la violence dans les
écoles présente un intérêt particulier”,
lance d’emblée Baba Ahmed à la
question de savoir si son département
compte adopter de nouvelles mesures pour y faire face. “Le diagnos-

tic est établi, mais les mesures ne dépendent pas uniquement de notre secteur. Nous n’avons pas les moyens de
faire face aux facteurs exogènes de ce
phénomène.” Allusion faite à la sécurisation des abords des établissements scolaires où de nombreux cas
de violence sont recensés. Et c’est
pour débattre justement de cette problématique que le ministre de l’Éducation nationale envisage de tenir
prochainement une journée d’étude
sur le phénomène de la violence dans
les établissements scolaires. La DGSN
et la Gendarmerie nationale seront
conviées pour “faire le point sur ce
phénomène”, a indiqué Baba Ahmed.
M. B.

OUM EL-BOUAGHI

Deux jeunes décèdent dans un incendie

n Un incendie qui s’est déclaré hier vers 3h du matin, dans un kiosque situé au centre-ville de Henchir Toumghani, à l’ouest d’Oum El-Bouaghi, a
fait deux morts, avons-nous appris auprès de la Protection civile. Les victimes, âgées de 22 et 23 ans, ont été brûlées au troisième degré, particulièrement au visage et aux mains. Les flammes ont complètement ravagé le
kiosque contenant du tabac, des confiseries, un petit réfrigérateur, une couverture, un appareil de chauffage et une bombonne de gaz. Les services de
la Gendarmerie nationale ont ouvert une enquête.
B. NACER

ÉGYPTE

Nouveau procès de Hosni
Moubarak pour détournement de
fonds publics
n L'ancien président égyptien,
Hosni Moubarak, sera jugé avec ses
deux fils dans une nouvelle affaire
de détournement de fonds publics, a-t-on appris hier de sources
judiciaires.
L'ex-raïs est accusé, avec ses deux
fils, Gamal et Alaâ, d'avoir détourné 125 millions de livres égyptiennes (13,5 millions d'euros) du
budget des palais présidentiels.
Selon l'enquête judiciaire, quatre
autres personnes, également accusées dans cette affaire, ont aidé
M. Moubarak et ses deux fils à acquérir des propriétés privées en détournant de l'argent public aux
dépends du ministère du Loge-

ment. Moubarak comparaît actuellement au Caire, avec son ministre de l'Intérieur, Habib ElAdli, et six anciens responsables de
son régime, pour “complicité de
meurtres” de manifestants lors de
la révolte qui l'a renversé en 2011.
Lors d'un premier procès en juin
2012, Moubarak, âgé de 85 ans et
à la santé vacillante, avait été
condamné à la réclusion à perpétuité. Mais il avait ensuite saisi la
cour de cassation, qui a ordonné un
nouveau procès.
L'ancien président est également
poursuivi avec ses fils pour d'autres
affaires de corruption.

ELLE TOUCHERA QUATRE COMMUNES
D’ALGER

Suspension de
l'alimentation en eau
potable mardi
n L'alimentation en eau potable sera
suspendue mardi à 8h jusqu'à 16h dans
des communes d'Alger en raison du
nettoyage du réservoir principal de
distribution, a indiqué hier la Société
des eaux et de l'assainissement d'Alger
(Seaal) dans un communiqué.
Cette suspension concernera les
communes de Oued Koriche, Bab ElOued (partie haute), La Casbah (partie
haute) et Alger-Centre, précise la même
source.
Un dispositif de citernage sera mis en
place afin d'alimenter, en priorité, les
établissements publics et hospitaliers et
réduire, ainsi, les désagréments pour la
population, a assuré la même source.