Institut des Libertés et de la Citoyenneté Numerique site web : http://ilcn.asso.

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ACTA : Effectivement n'en parlons pas
Il n'y pas si longtemps, souvenons-nous, une loi allait entrer en vigueur car quelqu'un avait l'intention de la porter "jusqu'au bout'. Cette loi a un nom, et est devenue maintenant une Haute Autorité "indépendante", basée rue de Texel dans le 14ème arrondissement de Paris. Inutile de revenir de nouveau sur les dispositions qu'elle va engendrer, leurs coûts et leurs impacts "présumés". Beaucoup s'étaient élevés à l'époque contre cette loi : La Quadrature du Net, UFC-Que Choisir, le Parti Pirate, L'April, et même Richard Stallman qui est venu hier sur Paris à la librarie Eyrolles... J'oublie très probablement de nombreux journalistes, auteurs, artistes, qui ont pourtant tentés de faire entendre raison à une majorité trop pressée de voter un texte, qu'il n'ont probablement qu'à peine lu. Au moment même où Hadopi (puisqu'il faut bien la nommer ainsi) entrait en débat pour la deuxième fois au Parlement, un autre traité, à l'échelle mondiale cette fois, était en cours de tractation. Appelé ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou Accord commerciaux de lutte contre la contrefaçon) , ce traité vise à "standardiser" les droits sur la propriété intellectuelle, incluant en outre la contrefaçon sur Internet. Nous parlons là encore de la lutte contre le piratage sur internet, à travers une remise en question des fondements de la Propriété Intelectuelle. Si la plupart des médias traditionnels ne couvrent pas ce sujet, beaucoup de webzines un tant soit plus engagés comme numerama ou pcinpact relatent les informations, au fur et à mesure que cellesci leurs parviennent. Force est de constater que toutes les négociations autour de ce traité ont été recouverte d'une véritable chappe de plomb médiatique, à la manière d'un secret-défense. Pourquoi ? A défaut de pouvoir donner de réponse à cette question, nous pouvons au moins remercier le député Nicolas DUPONT-AIGNAN, qui est le seul à l'heure actuelle à avoir interpellé le Parlement sur cette question. De nombreux points sont en effet sujet à interrogations, entre autres : - A l'instar de la loi HADOPI, est ce que les FAI auront un rôle à y jouer, et quels seront donc les investissements à prévoir pour financer d'éventuelles mesure de filtrage ? - Quid de la neutralité du réseau si le traité est imposé ? Comment est-il prévu de surveiller les internautes ? - Quelles sont les sanctions qui sont prévues par ce traité ? Seront-elles cumulables avec les lois en vigueur du pays ? Et surtout pourquoi un tel silence imposé autour d'un traité qui touche de nouveau à la vie privée des citoyens?

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Cependant, si l'actualité nationale reste silencieuse sur cette question, il n'en est pas de même au Canada ou en Nouvelle-Zélande, où la polémique sur le filtrage et sur l'accès à internet a déjà fait du bruit au moment ou Hadopi était examinée à l'Assemblée. De plus, au Parlement européen, 2 eurodéputés du PiratPartiet (Christian ENGSTROM et Amelia Andersdotter) sont sur le qui-vive et continuent d'informer en temps reel la communauté des internautes qui craignent, comme moi, pour leurs droits, aujourd'hui plus que jamais. Considérant le fait qu'aucune réponse n'ait encore été donnée à M. DUPONT-AIGNAN , et considérant le peu d'informations que l'on peu glâner sur la toile, on est en droit de présumer que l'impact de ce traité sur les libertés individuelles sera au moins comparable à la polémique engendrée par le système de surveillance globalisé, dit ECHELON (et son equivalent français: "Frenchelon"). Laurent LE BESNERAIS Vice Président /Porte Parole d'ILCN site web : http://ilcn.asso.st

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