formation recherche transfert de technologies > 74

formation, recherche

transfert de technologies

économie > 36

projets urbains > 142

cadre et modes de vie > 92

infrastructures de communication > 8 sources et chiffres-clés > 154

ateliers relais, pépinières et incubateurs formation professionnelle recherche publique et privée transfert de technologies universités

76 78 80 83 85

03

atlas
75

formation, recherche

ateliers relais, pépinières et incubateurs

l’hébergement des créateurs d’entreprises

’aide des collectivités locales à l’hébergement de nouvelles entreprises : le thème s’inscrit dans un processus global (cf. créations d’entreprise p. 49). L’agglomération a défini des structures dédiées à cette mission essentielle. Elles prennent la forme “d’ateliers relais” ou encore de “pépinières”. Les porteurs de projets ont directement accès aux outils nécessaires à la réussite de leur implantation. Ateliers relais et... pilotes Les “ateliers relais” sont apparus par la volonté d’acteurs publics. Destinés principalement aux petites entreprises artisanales, ils proposent des sites d’installation à prix attractifs. Les “ateliers pilotes” ont décliné ce concept efficace, avec la particularité d’héberger des activités mixtes, liées au tertiaire de production. Sur l’agglomération, on en trouve sur Vandœuvre-lèsNancy, Villers-lès-Nancy, Pulnoy, Essey-lès-Nancy et Jarville-laMalgrange. Solorem en loue sur le technopôle. D’autres fonctionnent à Neuves-Maisons et à Pompey. .

L

Des concepts d’accompagnement de plus en plus élaborés
Promotech, l’aide personnalisée pour plus de 350 entreprises Le recours aux services à temps partagé, la mise en commun de compétences administratives et de secrétariats, des aides personnalisées sous forme de conseil et de formation, ont développé l’esprit d’accompagnement. Ce qui a finalement donné naissance aux “pépinières d’entreprises”. En 1980, avec le partenariat des collectivités locales, des universités et de la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-etMoselle, Promotech voit le jour. Devenu Centre européen d’entreprise et d’innovation, il constitue rapidement un réseau de pépinières à l’échelle régionale. Il essaime son savoir-faire et obtient une reconnaissance internationale. Il est le 11e établissement français et le premier de Lorraine a avoir obtenu la marque NF Services “activités des pépinières d’entreprises”. Chaque année, sur 3 000 m², le centre héberge 30 sociétés nouvellement créées. Il accompagne aussi une cinquantaine de projets. Depuis 1980, plus de 350 entreprises ont pu démarrer leur parcours ou se diversifier, générant plus de mille emplois. Leur taux de réussite atteint 80 % après 3 à 5 années d’activité. “L’incubateur lorrain” pour valoriser la recherche universitaire Ce concept de pépinière a lui aussi évolué. Des outils complémentaires sont apparus nécessaires comme les “incubateurs”. Leur vocation est technique ou généraliste. Les initiateurs sont publics ou privés. En 2000, “l’incubateur lorrain” a été pensé par les universités lorraines, soucieuses de valoriser elles-mêmes leurs travaux. Il sensibilise les étudiants et les chercheurs à la création d’entreprises innovantes. Il leur offre un statut et des locaux. Les projets sont soutenus sur les plans technique, juridique, financier et commercial. En 2002, l’incubateur a déjà permis à 6 entreprises de se lancer et il accompagne 10 projets.

Il se place aujourd’hui en tête du classement national établi par le Ministère de la recherche. Sites d’accueil privés Pour diversifier l’offre et la rendre homogène, des sites d’accueil privés ont émergé sur le territoire. Médiatel en est un exemple : sur plus de 600 m², au cœur du centre d’affaires “Les Nations” de Vandœuvre-lès-Nancy, il permet la location de bureaux de standing, équipés de salles de réunions. Des prestations de secrétariat, de domiciliation d’entreprise et de

traduction sont également accessibles. Atis Real Auguste Thouard, Picard SA Rexime, Bourdais… sont d’autres établissements de notoriété nationale et internationale. Complémentaires des interventions publiques, leurs propositions immobilières sont accessibles en sortie de pépinières ou d’ateliers relais, au moment où les nouvelles structures s’implantent. Hôtels d’entreprises et parcs thématiques Face à une demande croissante et afin de renforcer les capacités

atlas

03

03

76

atlas
77

d’accueil, des “hôtels d’entreprises” proposent des locaux haut de gamme. Ailleurs, des programmes spécifiques sont développés autour de secteurs d’activités clés. Le “Médiaparc” (cf. entre la Meurthe et le canal p. 144), s’oriente vers les technologies de l’information. Des outils thématiques se sont structurés : le Centre international de l’eau (NANCIE) et Promotech se sont par exemple associés pour héberger des initiatives dans le secteur de l’eau et de l’environnement, et Prabil accueille les entreprises dans le domaine de la chimie fine.

formation, recherche

formation professionnelle

lus du tiers (313) des organismes lorrains de formation professionnelle est installé dans l’agglomération. C’est un atout pour le tissu économique, c’est aussi l’héritage d’une longue tradition d’innovation. A la fin des années 50, Bertrand Schwartz est un précurseur. Il facilite le rapprochement des universités et des grandes entreprises. Vingt ans plus tard, Nancy est le laboratoire d’une deuxième orientation pédagogique déterminante : le découpage des diplômes de formation professionnelle en unités capitalisables. Cette histoire a marqué le paysage nancéien. Elle explique la vitalité et la concentration de nombreux acteurs majeurs. Elle favorise aussi la création d’entreprises : sur le territoire, 47 % (soit une centaine) des établissements du secteur ont moins de cinq ans (source : Sirene, juillet 2001).

P

Formation des fonctionnaires

Une importante concentration d’acteurs
Les chambres consulaires et le monde de l’entreprise mobilisés Pour coller au marché de l’emploi et répondre directement aux attentes des entreprises commerciales, industrielles et de services, la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-et-Moselle accompagne 5 700 stagiaires. En 2001, 950 000 heures ont été dispensées. Elles se sont réparties entre le Centre consulaire de formation 54, qui s’adresse à des jeunes et des demandeurs d’emploi et CCI Formation 54, qui vise un public diversifié. Le CEPAL, émanation de la Chambre de métiers, ainsi qu’un département de la Chambre d’agriculture complètent l’action de ces structures basées à Laxou. A Maxéville, l’Association de formation pour l’industrie (AFPI) assure le perfectionnement professionnel d’environ 4 000 stagiaires par an. Le Centre d’études supérieures industrielles de LorraineChampagne-Ardenne de Villerslès-Nancy étend cette formation continue vers les ingénieurs. Des organismes spécialisés A Laxou, la direction régionale de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) est la représentation d’un organisme leader en Europe. Il élabore 500 programmes et s’intéresse à plus de 300 métiers. Sur l’agglomération, l’AFPA possède deux centres de formation (Laxou et Pompey) et une cellule régionale d’orientation. Intervenant également sur ce créneau, l’Education Nationale gère le Groupement d’établissements de Nancy-Toul (GRETA). Son siège est au lycée Loritz et il fait intervenir 250 formateurs permanents et vacataires. Le Grand

Nancy profite également de la présence d’autres outils performants : deux structures dispensent de l’auto-formation. Neuf centres de bilan de compétences, labellisés par le Fonds de gestion du congé individuel de formation (FONGECIF) préparent les futurs stagiaires. L’ALAJI prend en compte des publics en difficulté. Enfin, les Ateliers pédagogiques personnalisés (APP), dont un est dédié au supérieur (basé au CUCES-Universités), développent leur mission d’auto-formation. Licences professionnelles et enseignement à distance Au plan universitaire, deux orientations majeures se sont dessinées. La première concerne les formations initiales professionnalisantes. Les trois universités nancéiennes délivrent ainsi 14 licences spécifiques. L’Institut universitaire professionnalisé de Sciences financières de l’université Nancy 2, entre autres, propose ce type de diplôme. Il attire des étudiants du Grand Est et met en adéquation ses programmes avec les besoins réels du marché. La deuxième évolution est une adaptation de l’offre en formation

En 2000, la délégation lorraine du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a accueilli 8 011 stagiaires (37 560 jours, en formation continue). Autre établissement à destination des fonctionnaires, l’Ecole nationale d’application des cadres territoriaux (ENACT). C’est l’une des quatre structures françaises de ce type. Elle s’occupe principalement de la formation initiale des cadres A et prévoit de dispenser 2 400 journées d’enseignements théoriques en 2002. Enfin, le Ministère de l’agriculture est présent sur l’agglomération avec l’Institut national de formation de son personnel (INFOMA).

continue. Elle se décline avec l’enseignement à distance : l’INPL a développé un département où 449 stagiaires ont bénéficié, en 2000, de 146 000 heures de spécialisation. Le CUCES-Universités s’investit également, avec 3 000 personnes concernées et 450 000 heures par an. Dans le même esprit, Lorraine Université Ouverte (LUNO) est née en 2000. Ce partenariat de la Région et de cinq établissements supérieurs lorrains propose déjà 111 modules accessibles par internet : 91 émanent des universités nancéiennes, soit plus de 1 400 places-formation.

atlas

03

03

78

79

atlas

formation, recherche

recherche publique et privée

A

vec près de 3 500 emplois de haut niveau, la recherche publique et ses multiples partenariats avec les universités et les entreprises structurent le territoire communautaire et renforcent ses capacités de développement. Logiquement, la Communauté urbaine du grand Nancy soutient ce secteur, à hauteur d’un million d’euros par an, dans ses équipements, pour l’accueil des chercheurs et les coopérations internationales. L’impact est visible, notamment pour les entreprises, via le transfert de technologies et la création de nouvelles activités.

Des effets sensibles sur le développement du territoire
Les grands organismes publics : tous présents ou presque Sont représentés au plan local, avec des délégations régionales et interrégionales : le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). CNRS, l’acteur majeur Avec 820 agents, c’est l’établissement scientifique le plus important. Il se distingue de façon remarquable dans le domaine des sciences et technologies de l’information : en partenariat avec l’INRIA Lorraine, l’intelligence logicielle est ainsi devenue un axe de travail reconnu au niveau international. En chimie et génie des procédés, géosciences et environnement mais également en science des matériaux, le Grand Nancy conserve des compétences de haut niveau. Cette avance est liée à l’histoire industrielle locale. Elle se traduit par différents programmes de recherche : qualité de l’eau, sûreté des ouvrages souterrains pour réduire et prévenir les effondrements miniers, utilisation des quasicristaux dans les navettes spatiales, de nouvelles antennes de l’agence de sécurité sanitaire consacrées aux prothèses métalliques implantées dans le corps (hanche, genou…) etc. En sciences humaines, le CNRS a imaginé, en collaboration avec l’université de

Se fédérer autour de la sûreté
La sécurité : le Pôle universitaire européen s’y intéresse tout particulièrement et c’est un thème fédérateur des recherches publiques à Nancy. La sûreté porte sur les matériaux, l’environnement, les aliments, l’eau, les boissons, l’informatique, la prévention sanitaire… Autant de sujets qui intéressent de près les entreprises et le grand public.

Nancy 2, la “Maison des sciences de l’homme”. “Frontières”, son thème principal, a pour objectif une meilleure compréhension de la structuration de l’espace européen. Par ailleurs, l’agglomération dispose d’une base de données européenne exceptionnelle, celle de l’Institut de l’information scientifique et technique (INIST) et bénéficie de la présence de l’Institut de linguistique française. L’INRIA Lorraine, l’outil informatique omniprésent Grâce à une forte coopération avec les universités et les collectivités, l’INRIA affiche de nombreux succès dans la valorisation de la recherche. Si le calcul massif reste sa carte maîtresse, il développe aussi un savoir-faire pour améliorer la communication homme-machine, en particulier dans ses travaux avec l’Institut de mathématiques Elie Cartan. Dans le domaine de la santé, il apporte le soutien de l’outil informatique à la génétique et aux traitements à domicile. A noter

aussi que, dans son sillage, des start-up ont vu le jour : Enginest Software (ingénierie de planification et d’ordonnancement), Lorasi (création de site internet), Lucid-It (ingénierie linguistique)… L’INRA, pour l’environnement et la qualité de vie Son centre, très actif, intervient principalement en biologie forestière, production agricole et sûreté des aliments. Avec l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA), ses travaux portent sur la qualité de l’environnement et la gestion des sols contaminés. En partenariat avec l’université Henri Poincaré, l’INRA suit les transformations du lait, les nouveaux débouchés possibles liés aux attentes des consommateurs, la sécurité dans les process industriels alimentaires etc. Enfin, associé à l’Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois (ENSTIB) d’Epinal et à l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), l’INRA est un partenaire essentiel des industries du bois présentes en Lorraine.

atlas

03

03

80

atlas
81

formation, recherche

recherche publique et privée

formation, recherche

transfert de technologies

Quand public et privé jouent la complémentarité
La recherche publique nancéienne compte environ 350 laboratoires répartis entre les universités, l’Institut national polytechnique et les organismes nationaux. Ils emploient au total 3 500 chercheurs ou enseignants-chercheurs. Par ailleurs, 250 scientifiques travaillent dans une vingtaine de centres de recherche et développement privés. Parmi les plus importants citons Saint Gobain-PAM (canalisations) à Maidières, Solvay (chimie fine) à Dombasle-sur-Meurthe, l’Institut français des boissons, de la brasserie et de la malterie, Tredi groupe Séché (environnement), l’IRH (environnement) à Vandœuvre-lèsNancy, LS-Cognis (santé) à Pulnoy ou encore le Laboratoire de réfractaires et matériaux céramiques (matériaux) à Houdemont.

L’INSERM, la santé à la loupe La recherche en santé publique est un point fort de Nancy. L’INSERM évalue les causes génétiques et environnementales dans les maladies cardio-vasculaires. En liaison avec l’IFREMER, d’autres études se focalisent sur la valeur nutritionnelle des protéines d’algues. Hébergée au Centre de médecine préventive, une de ses équipes coordonne son action avec celuici, notamment à partir du suivi sanitaire des familles effectué depuis de nombreuses années en Lorraine. Une nouvelle équipe s’implante aussi en médecine moléculaire et travaillera avec un des centres d’investigation clinique. De l’ergonomie au travail au diagnostic du cancer Sur l’agglomération, d’autres structures de recherche permettent d’élargir encore le panorama de ce secteur. Sur le technopôle de Nancy-Brabois, l’Institut national de recherche et de sécurité cherche à prévenir les maladies professionnelles et veut développer l’ergonomie au travail. Dans un tout autre domaine,

l’association Qualtech œuvre au côté de l’Institut français des boissons, de la brasserie et de la malterie (IFBM), pour trouver de nouveaux grains à transformer, détecter la présence d’OGM dans ceux-ci, parfaire la qualité des eaux minérales, développer les analyses sensorielles etc. Le Centre international de l’eau (NANCIE) est un autre pôle technologique d’importance. 300 chercheurs trouvent, sur un campus unique, les structures d’étude, d’analyse et des hallespilotes d’expérimentation (cf. environnement p. 100 et transfert de technologies p. 83). Enfin, des équipes universitaires non labellisées et d’autres, issues du CHU, s’intéressent, par exemple, à l’imagerie médicale. Des techniques vont se développer grâce à l’implantation, exclusive dans le Grand Est, d’une nouvelle génération de caméras (petscan) et de radio-traceurs produits par un cyclotron. Cela permettra des diagnostics plus précoces de certains cancers et une mesure affinée de l’efficacité des thérapeutiques. Ailleurs, des groupes se passionnent pour les allergies, notamment de type alimentaire.

L

e transfert de technologies établit un lien entre la recherche publique et privée et les besoins d’innovation des entreprises. A Nancy, il revêt différents aspects, de la sensibilisation des acteurs jusqu’à la création de nouvelles sociétés. Il implique aussi la conclusion de contrats de recherche avec les universités. L’objectif commun est de valoriser la technologie dans son sens le plus large. Cela suppose un fil conducteur pour les différents intervenants locaux : rendre l’information accessible, l’analyser, la traiter et en diffuser les applications.

La recherche rejoint l’entreprise pour valoriser l’innovation
Un réseau opérationnel Cet état d’esprit novateur a favorisé l’émergence d’outils opérationnels. Un réseau de savoir-faire s’est constitué. Trois Centres régionaux d’innovation et de transfert de technologies (CRITT) permettent un échange entre des chercheurs ou des spécialistes d’un domaine technique et les entreprises (cf. encadré cicontre). Leur mission peut être directement relayée par les services de valorisation des universités. Les établissements consulaires ont un rôle complémentaire. La Chambre régionale de commerce et d’industrie a élaboré un service de veille technologique et d’intelligence économique : l’Agence régionale de l’information scientifique et technique (ARIST). La CCI de Meurthe-et-Moselle opère des rapprochements d’entreprises. La finalité est d’accroître la diffusion des connaissances technologiques et concurrentielles pour une meilleure rentabilité. La région Lorraine s’est également dotée d’une direction du transfert des technologies, de l’innovation et de l’intelligence statistique. De son côté, pour renforcer l’impact du transfert de technologies sur l’économie, l’agglomération nancéienne a installé trois platesformes thématiques qui portent sur des spécialités locales et des secteurs porteurs (cf. encadré p. 84). 500 contrats entre les entreprises et les universités Tous ces dispositifs s’inscrivent dans un cadre très large de mise en valeur de l’innovation. Le Conseil régional finance le Réseau lorrain de diffusions technologiques (ATTELOR). L’Agence nationale de valorisation de la recherche (ANVAR), la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) et la Direction régionale à la recherche et à la technologie (DRRT) renforcent l’action locale.

Les CRITT et leurs spécialités
Le CRITT Apollor propose des études et applications diverses autour des matériaux polymères et composites. METAL 2T s’investit dans le traitement et la transformation des métaux et alliages. Enfin, le CRITT eau et environnement intervient spécifiquement en génie du cycle industriel de l’eau. Ces trois organismes sont labellisés “Centre de ressource technologique”.

atlas

03

03

82

83

atlas

formation, recherche

transfert de technologies

formation, recherche

universités

Trois plates-formes thématiques
> Pour les questions d’environnement, le pôle de l’eau (NANCIE Centre international de l’eau) fédère les compétences locales et celles des universités de Lorraine. Il présente une offre cohérente en recherche et coopération internationale pour l’industrie française. Depuis sa création en 1984, il anime une véritable base technologique de l’eau : sur un campus unique, on trouve les structures d’étude et d’analyse, les chercheurs, ingénieurs et techniciens et des halles-pilotes d’expérimentation. > Au sein de l’Ecole européenne d’ingénieurs en génie des matériaux (EEIGM), une “halle matériaux”, outil de formation et de recherche, rassemble des équipements spécialisés à une échelle quasi-industrielle. Avec le support d’une équipe technique, elle permet aux PME-PMI d’optimiser leurs gammes de fabrication en leur évitant des investissements coûteux. Elle complète le dispositif des CRITT matériaux et l’ensemble constitue la base du futur projet ARTEM en recherche et transfert de technologies. > En santé, de nouvelles plates-formes se dessinent à travers les projets du biopôle (université Henri Poincaré) et de recherche en imagerie médicale autour du petscan (cf. recherche publique et privée p. 80). > La plate-forme de développement de produits et procédés agrobioindustriels Prabil effectue une veille technologique, des études de marché des agro-ressources et de l’ingénierie de projets. Sur des machines pilotes, elle teste la faisabilité, fabrique des échantillons et évalue les coûts de production. Par ailleurs, ses installations peuvent être louées. Prabil qui s’intéresse aussi aux applications en chimie fine, est une initiative des universités lorraines (Henri Poincaré, Institut national polytechnique de Lorraine et Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires), des organismes de recherche (Centre national de la recherche scientifique, Institut national de la recherche agronomique), des collectivités, des coopératives agricoles et de plusieurs entreprises régionales.

A

vec 10 étudiants pour 100 habitants, Nancy est la cinquième ville de France en densité universitaire. Au total, ils sont 45 000, inscrits dans les trois universités (Henri Poincaré, Nancy 2, Institut national polytechnique de Lorraine), dans les classes préparatoires aux grandes écoles, les sections de techniciens supérieurs et les formations paramédicales. Panorama de l’enseignement supérieur.

1 Avec 10 étudiants

pour 100 habitants, des enseignements diversifiés, une offre complète
L’université Nancy 2

L’université Henri Poincaré En 2001/2002, elle gère un budget consolidé de 183 millions d’euros pour former ses 15 340 étudiants aux métiers des sciences, de la technologie et de la santé. Elle s’articule autour des cinq facultés de médecine, de pharmacie, de chirurgie dentaire, de sciences et de sports. Elle anime trois écoles d’ingénieurs : l’Ecole supérieure des sciences et technologies de l’ingénieur de Nancy (ESSTIN), l’Ecole supérieure d’informatique et applications de Lorraine (ESIAL) et l’Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois (ENSTIB), basée à Epinal. L’IUT de NancyBrabois, celui de Longwy et celui de Saint-Dié-des-Vosges ainsi qu’une antenne à Bar-le-Duc complètent son offre.

16 000 diplômes délivrés par an
Les trois universités nancéiennes emploient 4 800 personnes, dont 2 500 enseignants-chercheurs et chercheurs. Elles délivrent chaque année 16 000 diplômes, proposent 650 formations, intègrent 80 laboratoires et équipes de recherche labellisés par le ministère. Elles réalisent un chiffre d’affaires de 34 millions d’euros et présentent un budget consolidé de 340 millions. Leurs frais d’équipement et de fonctionnement (hors salaires) sont estimés à 144 millions d’euros, les dépenses de personnel à 142 millions et celles consacrées aux étudiants à 146 millions. Acteurs économiques importants de l’agglomération, elles emploient 3,5 % de la population active.

Cette synergie porte ses fruits : en 2000, 80 laboratoires ou équipes de recherche labellisées par le ministère sont à l’origine de 500 contrats entre des entreprises et

les universités de Nancy. Dans le domaine paramédical, la sécurisation d’implants chirurgicaux est l’une des dernières applications concrètes des savoir-faire locaux. En environnement, de nouvelles sociétés se lancent régulièrement dans le conseil, la fabrication et la commercialisation de procédés comme le traitement de l’eau. Les compétences croisées de la plate-forme régionale agrobioindustrielle Prabil et d’Apollor ont facilité la naissance d’Epilor,

jeune entreprise spécialisée dans des matériaux très résistants pour la plasturgie. Dans les technologies de l’information et de la communication, les équipes du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (LORIA) ont développé en 2000 des logiciels ciblés. Ils ont permis à de jeunes entreprises, comme Lorasi, Enginest Software, Lucid It et 3G Booster de se lancer sur leur marché.

Ses 18 300 étudiants accèdent à plusieurs pôles de compétence. On trouve d’abord les huit unités de formation et de recherche (UFR) : l’UFR connaissance de l’homme, l’UFR langues et cultures étrangères, l’UFR lettres, l’UFR sciences historiques et géographiques, musicologie, l’UFR sciences du langage, l’UFR mathématiques et informatique, l’UFR droit, sciences économiques et gestion et l’UFR administration économique et sociale. Viennent ensuite les instituts : l’Institut commercial de Nancy (ICN), l’Institut d’administration des entreprises (IAE), l’Institut européen du cinéma et de l’audiovisuel (IECA), l’Institut régional du travail (IRT) et l’Institut de préparation à l’administration générale (IPAG). Une structure originale, le Centre européen
03

03

atlas

84

85

atlas

formation, recherche

universités

l’enseignement supérieur nancéien en Lorraine

L’appui des collectivités

universitaire, est un lieu d’enseignement et d’animation à thématique européenne. Enfin, deux IUT sont présents : un premier à Nancy (IUT Charlemagne) et un autre à Epinal ainsi que des antennes à Verdun et Bar-le-Duc. Pour faire fonctionner cet ensemble conséquent, Nancy 2 dispose d’un budget de 53 millions d’euros. L’Institut national polytechnique de Lorraine 104 millions d’euros lui permettent de spécialiser ses 4 200 étudiants grâce à ses différentes entités, dont en premier lieu sept écoles d’ingénieurs : l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA), l’Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique (ENSEM), l’Ecole nationale supérieure de géologie (ENSG), l’Ecole nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC), l’Ecole nationale supérieure des mines de Nancy (ENSMN), l’Ecole européenne d’ingénieurs en génie des matériaux (EEIGM) et l’Ecole nationale supérieure en génie des systèmes industriels (ENSGSI). A noter que l’Ecole d’architecture

Le monde universitaire nancéien est activement soutenu par l’Etat et les collectivités territoriales. En particulier par la Région Lorraine et la Communauté urbaine qui a injecté 48 millions sur les 391 millions d’euros inscrits au contrat de plan 1994-1999, dans le cadre d’Université 2000. Cette dernière finance également, à hauteur de 13 millions d’euros, le volet universitaire du contrat de plan 2000-2006 (U3M), qui représente pour l’agglomération 98 millions d’euros d’investissements (hors part recherche). Pour favoriser le rayonnement du territoire, elle contribue à l’installation de la présidence de l’université Nancy 2 et de la maison des sciences de l’homme dans une partie des locaux de Saint-Gobain PAM. Visant l’amélioration constante de la vie étudiante, elle entreprend des actions d’aménagement des campus.

de Nancy (EAN) et l’Institut supérieur d’ingénierie de la conception de Saint-Dié-des-Vosges (INSIC) ont le statut d’établissements associés et que l’INPL présente également un cycle préparatoire à Polytechnique. Le plus souvent cohabilitées par les différentes universités, sept écoles doctorales coiffent cet imposant outil pédagogique. Elles autorisent la formation par la recherche (IAEM Lorraine en informatique, automatique, électronique et mathématiques, RP2E en ressources procédés produits environnement…). D’autres formations supérieures et une antenne de Sciences Po Paris Sur l’agglomération, plus de 6 700 étudiants accèdent à de nombreuses autres filières de l’enseignement supérieur. En particulier aux

atlas

03

03

86

87

atlas

sections de techniciens supérieurs, aux classes préparatoires (cf. établissements scolaires p. 102) et aux écoles paramédicales (cf. santé p. 132). Ils peuvent également suivre les cours de l’Ecole nationale d’art, de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), de Sciences Politiques Nancy, de l’Institut régional du travail social (IRTS), de l’Ecole de Condé, du Centre d’études supérieures aéronautiques etc. En 2000, avec l’appui de la Communauté urbaine, la première antenne délocalisée de Sciences Po Paris s’est installée dans l’Hôtel des Missions Royales. Elle a ouvert un cycle d’études franco-allemand. Un établissement d’entreprenariat du Centre national des Arts et Métiers et la préfiguration d’ARTEM (cf. encadré p. 88) ont également investi le site.

Entre 1990 et 2000, les effectifs étudiants des universités nancéiennes ont considérablement augmenté. Pour qu’elles puissent accueillir près de 10 000 étudiants supplémentaires, le plan Université 2000 a privilégié la construction de locaux. Mais au tournant des années 2000, le contexte du développement universitaire a commencé à évoluer. La concurrence entre universités françaises ou étrangères s’accroît et les étudiants expriment une demande de mobilité européenne de plus en plus marquée. La volatilité croissante des effectifs qui en résulte, jointe à la baisse démographique des classes d’âge concernées par les études supérieures, rend les programmes d’accueil quantitatifs moins cruciaux. Les enjeux, pour l’enseignement supérieur dans le Grand Nancy, sont maintenant d’ordre essentiellement qualitatif et portent sur son attractivité et son rayonnement international.

formation, recherche

universités

le développement universitaire : un enjeu d’agglomération

2 Une stratégie de coopération
entre établissements

L

es établissements universitaires se sont engagés dans une politique de coopération qui s’exprime à travers une dizaine d’espaces de recherche communs : le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (LORIA), le Centre de recherche en automatique de Nancy (CRAN), l’Institut Elie Cartan, etc. L’association du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), de l’Institut national de l’environnement et des risques (INERIS), de l’ENSG et de l’ENSMN a donné naissance au groupement d’intérêt scientifique sur l’impact et la sécurité des ouvrages souterrains (GISOS). Il travaille en particulier sur l’évolution des mines désaffectées du bassin ferrifère et sur les exploitations de sel lorraines. D’autres formes de recherche partagée s’organisent, lorsqu’on évoque le transfert de technologies, des projets de campus numériques… Le partenariat est clairement énoncé grâce à une trentaine d’enseignements communs ou co-habilités. Exemple innovant, le diplôme de formation aux cultures européennes (FORCES)

est délivré par les quatre universités lorraines. Le contenu est déterminé par le Centre européen universitaire et permet une meilleure compréhension des particularités historiques, économiques, juridiques et culturelles des pays de l’Union. Une démarche qui souhaite favoriser l’insertion personnelle et professionnelle des étudiants lorsqu’ils se déplacent sur le continent. Un label “Universités de Nancy” Au-delà de leurs spécificités respectives, les trois universités se rejoignent sur cinq objectifs transversaux. Ils ont été réaffirmés fin 2001, lors de la signature de
ARTEM, une première nationale

leurs contrats quadriennaux. Ils mentionnent un renforcement de la coopération internationale, le positionnement en tant qu’établissements supérieurs de référence dans un contexte de “compétition” européenne, une stimulation de l’innovation et de la recherche, un développement des liens avec le tissu économique et social et une promotion de la formation continue et des filières professionnalisantes. Ces engagements conduiront à une dotation de l’Etat de 69 millions d’euros. En 2001, le choix commun du label “Universités de Nancy” est le gage d’une coordination efficace de ces orientations.

Pour la première fois en France, trois grandes écoles, l’Institut commercial de Nancy, l’Ecole nationale supérieure des mines et l’Ecole nationale d’art, décident de mailler leur pédagogie et leur recherche. Elles veulent répondre aux évolutions rapides de métiers situés au carrefour de la technique, de l’art et de la gestion. Le projet ARTEM implique les ministères de la Recherche, de la Culture, de l’Education Nationale et de l’Industrie. Sa finalité est de faciliter l’interdisciplinarité entre ingénieurs, managers et créateurs. Chaque école garde son identité mais partage des enseignements, des recherches, des projets et organise des stages en équipe. Ce nouveau campus a un coût estimé de 92 millions d’euros. Les travaux pourraient commencer dès 2004, sur le site de l’ancienne caserne Molitor, avec une maîtrise d’ouvrage déléguée au Grand Nancy.
03

03

atlas

88

89

atlas

formation, recherche

universités

Les modes de vie des étudiants

L

a bonne adéquation avec l’environnement s’exprime dans le quotidien des étudiants, la formation continue, l’accès et la diffusion de l’information scientifique et technique. Le souci du cadre de vie L’observation du mode de vie des étudiants le montre (cf. encadré p. 91) : une large majorité (59 %) se sent bien intégrée dans l’agglomération. Pour obtenir ce résultat, de nombreux acteurs locaux se mobilisent : avec plus de 5 700 chambres ou studios, le Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) est le principal “logeur” d’étudiants. Il sert également près de 1,2 million de repas dans ses restaurants, pratique l’aide sociale et parraine des initiatives culturelles. Outil pédagogique, le Pôle universitaire européen de Nancy-Metz renforce le rayonnement de l’enseignement supérieur en Lorraine. Il favorise la mobilité transnationale avec une cellule d’information, une bibliothèque européenne, des équipements de visioformation, des modules d’apprentissage des langues, etc.

3 Des universités en osmose
avec leur environnement
Pour un accompagnement médicosocial personnalisé, les six centres du service de Santé U pratiquent près de 8 000 visites annuelles. Ce souci du bien-être, le service interuniversitaire des activités physiques et sportives le partage : ses 12 000 inscrits peuvent pratiquer 55 disciplines et la Fédération nationale des sports universitaires organise les compétitions. L’animation culturelle permet des opérations spécifiques comme les nocturnes gratuites, organisées par les musées. L’orchestre symphonique de l’INPL, les compagnies théâtrales d’étudiants, entre autres, renforcent les liens avec la vie locale. Insertion, culture scientifique : des échanges constants Sur les campus, des structures associatives et 400 bureaux de vie étudiante assurent une représentation efficace lors des décisions et concertations. Tout au long d’un cursus, l’étudiant qui envisage une insertion peut faire appel à l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (ONISEP) ou à l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC). La formation continue est assurée par le CUCES-Universités, Lorraine Universités Ouvertes (cf. formation professionnelle p. 78) et une entité de l’Institut national polytechnique de Lorraine (INPL). Pour les seniors, l’Université de la culture permanente permet une reprise des études. L’accès du grand public de l’agglomération à l’information scientifique et technique est grandement facilité par la présence d’un milieu universitaire actif. Elle est notamment diffusée par huit bibliothèques universitaires des services communs de documentation et bien d’autres structures de ce type ou centres associés. Des manifestations, comme “Sciences en fête”, des établissements, tels que le museum-aquarium, le musée du fer ou le jardin botanique du Montet concourent à cet effort, en partenariat avec la Communauté urbaine.

L’enquête a été réalisée au printemps 2001 pour le compte de la Communauté urbaine. L’Aduan et la junior entreprise de l’Institut commercial de Nancy ont voulu cerner les attentes et les modes de vie des étudiants. Elles ont analysé une dizaine de thèmes : le logement et le cursus résidentiel, le rapport de l’étudiant avec le monde économique local, l’utilisation du temps libre etc. Ces résultats serviront de référence à la Communauté urbaine et à ses partenaires dans leurs projets en direction des universitaires.

en centre-ville, une densité exceptionnelle d’établissements supérieurs

atlas

03

03

90

atlas
91