N° 272 Bulletin d’information de la commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne 14 avril 2008

M
aryam Radjavi, présidente élue de la
Résistance iranienne, a estimé que les
déclarations d’Ahmadinejad sur l’installation
de 6000 centrifugeuses à Natanz, indiquent
clairement une accélération de la course à
la bombe atomique. Elle a appelé le Conseil
de Sécurité de l’ONU à adopter une politique
de fermeté et à imposer des sanctions
complètes et immédiates au régime.
A Natanz le 8 avril, Ahmadinejad a parlé
«de bonnes nouvelles» dans les domaines
«nucléaire et aérospatial». Par aérospatial, il
entend l’industrie du missile. «L’avancement
technique est la crème du travail. Toutes les
discussions politiques devraient apporter une
aide pour l’utilisation de cette technologie
(...) Nous sommes un pays nucléaire et nous
devons utiliser tout notre potentiel nucléaire.»
Pour les mollahs, cela signifie l’acquisition
d’armes nucléaires.
Le 20 février, la Résistance iranienne
a révélé que le régime clérical poursuivait
la fabrication de têtes nucléaires à Khojir
dans le Complexe Industriel Hemat de
l’Organisation Aérospatiale.
Mme Radjavi a ajouté que l’objectif de
Khamenei dans la purge sans précédent
opérée durant les récentes élections et
l’unipolarisation absolue du régime, qui
n’apparaissait pas même sous l’ère de
Khomeiny, était d’ouvrir la voie pour obtenir la
bombe atomique avec toutes ses exigences
internes et internationales. Khamenei a
l’intention d’éliminer le moindre schisme
dans les rangs du régime et de contrôler sa
faction au Majlis, afin d’être prêt à faire face
à la crise de la course nucléaire qui avance
« sans frein ».
Bien qu’en recourant aux mensonges et
à la démagogie, Ahmadinejad ait essayé de
faire croire que la fermeté et les sanctions
Les mollahs accélèrent
leur course à l’arme
atomique
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E
lles sont quatre irakiennes
invitées par un groupe
parlementaire français à Paris.
A l’initiative du député Jean-
Pierre Brard, elles ont pris part
à une réunion d’information
à l’Assemblée nationale
avec plusieurs députés.
Elles ont décrit comment l’Iran
interférent dans les affaires
irakiennes et répondu à de
nombreuses questions. RFI
les a interviewées le 4 avril.
Toufik Benaichouch
les a rencontrées. « Nous
conduisions moi et mon mari avec notre
enfant de trois ans de Bagdad à Baquba.
Il y avait un faux check-point et les milices
Des Irakiennes à l’Assemblée nationale
pro-iraniennes chiites nous ont demandé
nos identités. Lorsqu’ils se sont aperçus
que mon mari était sunnite, ils l’ont fait
Le depute Jean-Pierre Brard entoure de la delegation
irakienne à l´Æssemblee nationale
Le régime de Téhéran dépense des milliards pour financer les milices en Irak
L
a mise à l’écart de deux ministres clés
de Mahmoud Ahmadinejad indique une
aggravation du déclin de la théocratie à la
suite du show électoral du mois dernier.
Le limogeage de deux ministres, de
l’Économie et des Finances et de l’Intérieur,
reflète une défaite catastrophique des
élections avec le boycott sans précédent de
la population dans l’ensemble du pays.
Dans les semaines précédant le jour
des élections, Mostafa Pour-Mohammadi,
l’ancien ministre de l’Intérieur, avait prévu
que 35 millions d’électeurs se déplaceraient
aux urnes. Cependant, le jour venu, il a
réduit sa prévision en annonçant que seuls
25 millions y avaient participé. Puis de
nouveau, Pour-Mohammadi a changé d’avis
quand un décompte des votes ville par ville et
province par province a été effectué. Malgré
toutes les fraudes, les erreurs majeures,
et un taux de participation astronomique
inventé par les autorités, le chiffre final est
tombé à 22,8 millions. Quatre semaines
après les élections, le ministère de l’Intérieur
Un régime sévère de purge pour les mollahs
La mise à l’écart de deux ministres marque le déclin de la théocratie après
le boycott massif des élections
n’a toujours pas annoncé de chiffre officiel
pour le taux de participation aux élections.
Le régime des mollahs a planifié une
élimination impitoyable de toutes les factions
rivales du Majlis (le Parlement) pour ouvrir
la voie à une course « sans arrêt » à la
bombe atomique, ainsi qu’à l’exportation de
l’intégrisme et du terrorisme. À cette fin, il y
aura davantage de démissions inévitables et
de purge à venir. Et Ahmadinejad n’a d’autre
choix que de parler de « purge majeure ».
Le 9 avril, parallèlement à l’élimination
récente du ministre de l’Economie et des
Finances et de celui de l’Intérieur, Ahmadinejad
s’exprimant à Machad dans le nord-est, a
annoncé : « Nous devons nous préparer à
une purge majeure et une immense révision
de principe dans la voie de la reconstruction
[du pays]. J’ai vu au cours de la première
semaine après les vacances, que certains
se faisaient l’écho des paroles de l’ennemi.
Même avant que le gouvernement n’annonce
ses plans, ils avaient déjà commencé à les
rejeter. »
Maryam Radjavi appelle à des
sanctions globales immédiates
IRAN LIBERATION - 14 AVRIL 2008
descendre, à peine à dix mètres de nous, et l’ont
tué sous mes yeux et ceux de mon enfant de trois ans, qui
a toujours gardé cette trace depuis 2003. »
Question : Dans cette région il y a une minorité sunnite au
milieu des chiites. Comment fait-ton pour les en effacer ?
La plupart du temps on les enlève, c’est la pression la plus
efficace contre les familles. Les enfants sont enlevés pour
faire partir les gens de leur ville.
La province de Dyala, où se trouve la ville de Baquba,
est une province voisine de l’Iran. Un groupe est venu de
l’Iran pour empoisonner l’eau potable de la ville de Baquba.
Mon fils s’est lavé le visage avec cette eau et il est tombé
malade pendant quatre jours.
Ils ont jeté tellement de corps de sunnites dans la rivière
sur l’ordre de l’Iran que même les mollahs chiites ont interdit
d’y pêcher le poisson, parce qu’il y a trop de corps dans
cette rivière.
Question : Tout le monde dit que le chaos est dû en grande
partie à l’Iran. Ce sont les Américains qui occupent le
pays. Comment est-ce possible qu’une force d’occupation
américaine laisse l’Iran voisin avoir autant d’emprise ?
C’est plutôt une question à poser aux Américains.
Vous savez, ce que font les milices envoyées par le
gouvernement iranien (...) Le chaos dans le pays et les
tueries qui se passent chaque jour rendent légitime le fait
que les occupants restent davantage dans le pays.
Les Iraniens dépensent des millions, voire des milliards
dans le pays pour financer les milices chiites, aussi bien
que les milices comme Al-Qaïda. Il y a certainement des
intérêts pour l’Iran. C’est pour ça que le régime dépense
autant pour maintenir sa présence dans le pays.
Et puis 80 % des contrats commerciaux de l’Irak se
font avec l’Iran. Le marché irakien est maintenant rempli de
produits iraniens, souvent périmés.
Un autre facteur dont il faut tenir compte, c’est la
présence de l’opposition iranienne des Moudjahidine du
peuple en Irak qui inquiète beaucoup le régime iranien. Les
Américains sont parfaitement conscients de cette question.
Les Iraniens sont prêts à tout. Ils exercent des pressions
sur les Américains à travers les milices et les incitations
au chaos, pour obliger les Américains soit de livrer les
Moudjahidine du peuple, soit de restreindre leurs activités
en Irak. Car ils les considèrent comme la principale menace
de leur régime. Et les Américains le savent très bien.
Une crise économique très politique

«Le ministre de
l’Économie et des
Finances Davoud
Danech-Jafari se
retire», a annoncé
l’agence de presse
officielle Fars proche
d’Ahmadinejad, le
4 avril. Des sources
informées à Téhéran
suggèrent qu’il
y aurait d’autres
«démissions obligatoires» à venir comme Manouchehr Motakki, le ministre
des Affaires étrangères, et Mohammad Rahmati, le ministre des Transports.
La démission de Danech-Jafari, suivie de celle du ministre de l’Intérieur
Pour-Mohammadi, seront les 6e et 7e cas de ministres limogés par
Ahmadinejad depuis son entrée en fonction en juillet 2005. En outre deux
autres changements touchant de hauts responsables avec plus de pouvoir
que la plupart des ministres devraient être ajoutés à la liste : le chef de
l’organisation du Plan et du Budget et le gouverneur de la banque centrale.
Les observateurs considèrent l’inflation croissante comme une des
raisons de la démission du ministre de l’Économie et des Finances. Le
régime iranien a placé le taux d’inflation pour l’année civile persane qui s’est
terminée le 20 mars au-dessus du seuil de 20 %. Mais les économistes
indépendants qui suivent la situation économique en Iran mettent le niveau
réel bien au-dessus de 30 %.Au cours des premiers jours de la nouvelle
année, le prix de la viande a atteint 10.000 tomans (6,30 euros) le kilo. Les
prix des logements sont montés en flèche.
Pour un analyste iranien, « il est tout à fait évident que l’Iran traverse
une crise économique majeure. Mais la démission forcée des ministres
reflète une instabilité politique qui secoue le régime iranien depuis quelques
mois.» Il a mentionné le limogeage du commandant du CGR, du secrétaire
du Conseil suprême de sécurité nationale du régime, Ali Larijani, du puissant
vice-ministre de l’Intérieur pour la sécurité, Mohammad Baqer Zolghadr
et d’influents imams du vendredi des provinces de Kermanchah et Fars,
comme preuve de son analyse. Selon lui, les élections du Majlis en mars
ont révélé la profondeur de la crise en Iran : « Les candidats de la faction
Khamenei-Ahmadinejad à Téhéran ont gagné leurs places avec seulement
7 % des votes en moyenne. C’est basé sur le chiffre officiel publié par le
ministère de l’Intérieur. Cela signifie qu’au moins 93 % des électeurs étaient
opposés au guide suprême et au président. »
Par Mohammad Amine
La course aux armes nucléaires
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contre le régime seraient futiles, il a été forcé
de reconnaître l’impact des révélations de la
Résistance et des sanctions. «Des personnes
malveillantes dans le peuple iranien, a-t-il dit,
font tout leur possible pour que notre nation
n’acquière pas de nouvelle technologie et ne
fasse pas de nouvelles avancées. Cela pourrait
engendrer des retards et un ralentissement
des travaux. »
Dans une interview avec l’agence
japonaise Kyodo, publiée le 4 avril,
Ahmadinejad a rejeté toute nouvelle mesure
incitative possible de l’occident en échange
de la suspension du programme nucléaire. Il a
souligné que « c’est un sujet non-négociable»,
appartenant au passé.
La présidente élue de la Résistance
iranienne a rappelé que pendant que le
régime clérical viole activement et avec
tous les moyens disponibles les résolutions
du Conseil de Sécurité de l’ONU, la mise en
place de sanctions complètes technologiques,
diplomatiques et pétrolières par le Conseil
de Sécurité de l’ONU est plus que jamais
impérative. Tout retard ou tout espoir dans
des négociations possibles avec le régime, ne
feront que donner du temps aux mollahs qui
considèrent l’arme atomique comme un garant
stratégique de leur survie et qui n’y renonceront
en aucune circonstance.
IRAN LIBERATION - 14 AVRIL 2008
Un millier de récepteurs satellites
ont été saisis par les Forces de sécurité
de l’Etat (FSE) dans un camion qui se
rendait à Karadj, dans la banlieue ouest
de Téhéran, a annoncé la télévision
d’Etat le 1er avril.
« Les récepteurs arrivaient d’une
ville de l’ouest et étaient destinés au
quartier Chahriar de Karadj », a ajouté la
télévision en citant Mohammad Hossein
Karimi, le chef des FSE de Karadj. La
nouvelle précisait que quatre personnes
avaient été arrêtées sans donner plus de
détails.
Le régime iranien lance régulièrement
des raids contre les domiciles de
particuliers, saisissant les antennes
paraboliques sur les toits et dans les
cours et confisquant les récepteurs
satellites.
Antennes satellites saisies
Répression des étudiants
En février dernier, la cité universitaire
de Chiraz a été le théâtre de dix jours de
protestations courageuses des étudiants
de cette ville du sud.
La direction nommée par les mollahs
a profité de Norouz (vacances du
Nouvel An iranien) pour installer des
centaines de caméras de surveillance
sur le campus afin de contrôler chaque
mouvement des étudiants.
Au premier jour de cours, après
la pause des vacances, vingt-six
étudiants ont été convoqués par le
conseil de discipline, douze autres ont
été convoqués au parquet de Chiraz
et six membres du Conseil étudiant
ont été suspendus pour avoir participé
à des manifestations. Les dirigeants
des mollahs, redoutant la chute de leur
régime, essayent de freiner l’escalade
des protestations étudiantes en adoptant
des mesures plus répressives.
Nouveau délit pour les mollahs : voir ses
propres enfants
L
e régime en Iran a arrêté et torturé
des parents de membres du
principal groupe d’opposition iranien, les
Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI)
pour être allé les voir en Irak, a dit l’OMPI
dans un communiqué le 1er avril.
Ces derniers mois ont vu la
multiplication des arrestations de
parents de Moudjahidine du peuple, qui
se sont rendus à la Cité d’Achraf en Irak,
où résident des milliers de membres de
l’OMPI, au nord-est de Bagdad, pour voir
leurs enfants, ajoute le communiqué.
L’OMPI a appelé les instances
internationales compétentes, le
Secrétaire général de l’ONU et le Haut
commissaire de l’ONU pour les Droits
de l’homme à prendre des mesures
immédiates pour sauver la vie de ces
familles.
Le communiqué de l’OMPI précise
que : « Mme Zahra Assadpour, 50
ans, et sa fille Fatemeh, 22 ans,
ont été arrêtées par le ministère du
Renseignement (Vevak) sur la place
Sassan de la ville de Karadj le 5 février
2008. Mme Assadpour est détenue à la
prison d’Evine dans les conditions les
plus inhumaines dans un froid glacial
sans le minimum vital. Pendant 30
jours elle est restée les yeux bandés,
soumise à des tortures physiques et
psychologiques. Durant toute cette
période, elle n’a eu aucun contact avec
sa fille.
« Fatemeh a été emmenée à la prison
de Gohardacht à Karadj et enfermée
avec des criminelles dangereuses.
Elle a été battue par les gardiens de la
prison ou des prisonnières provoquées
par les gardiens.
« On leur a refusé les visites de la
famille pendant cinq semaines. Malgré
le versement d’une lourde caution,
le régime continue à les maintenir en
prison», dit le communiqué.
Le harcèlement des familles de
membres de l’OMPI fait suite aux
échecs répétés du régime dans ses
complots contre la Cité d’Achraf.
“Ils peuvent faire la grève de la faim
jusqu’à la mort”, dit le procureur
Neuf adeptes d’Ahl-e-Haq (une
branche du chi’isme ) sont entrés dans
leur neuvième jour de grève de la faim
à la prison d’Oroumieh, dans le nord-
ouest de l’Iran.
Ils sont en grève pour protester
contre leur détention sans la moindre
justification légale. Quatre d’entre
eux sont dans une situation critique,
refusant même de prendre des
liquides.
« En ce qui nous concerne, ils
peuvent continuer leur grève jusqu’à la
mort. La seule chose que nous ferons,
c’est d’enterrer leurs cadavres », a dit
le procureur des mollahs à Oroumieh.
Dans une démarche similaire, le
régime avait commis ce genre de
crimes contre les Derviches dans la
ville sainte de Qom en février 2006,
puis à nouveau en novembre 2007
à Boroujerd, dans l’ouest de l’Iran,
attaquant leurs mosquées, assassinant
des adeptes et procédant à un certain
nombre d’arrestations à chaque fois.
De même, plus de quarante
religieux sunnites ont été emprisonnés
à Téhéran en février.
La communauté internationale a
vivement condamné le régime iranien
quand en février dernier son Majlis (le
Parlement) a essayé d’adopter une
loi légalisant la condamnation à mort
pour la conversion des musulmans à
une autre foi.
La Résistance iranienne appelle le
Secrétaire général de l’ONU, le Haut
commissaire de l’ONU pour des Droits
de l’homme, le Rapporteur Spécial
pour la Liberté de Religion et de
Croyance des Nations Unies et toutes
les organisations internationales des
droits de l’homme à condamner le
régime médiéval des mollahs pour
ses mesures répressives contre les
minorités religieuses.
IRAN LIBERATION - 14 AVRIL 2008
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Comme l’a si justement remarqué le maire Jean-Pierre
Béquet, les habitants d’Auvers-sur-Oise ont pris l’habitude
depuis plusieurs années de fêter deux fois le nouvel an: une fois
le premier janvier et une fois au printemps, à la mode iranienne.
C’est donc le 30 mars que des centaines d’Auversois et de Val
d’Oisiens ont célébré Norouz autour de Maryam Radjavi.
Jacques Feyte, maire de Neuville-sur-Oise, et Jacques
Derue, maire de Butry-sur-Oise, étaient aux côtés de Jean-Pierre
Béquet et de nombreux conseillers municipaux et personnalités
lors de cette grande réunion conviviale.
Après avoir félicité les équipes nouvellement élues, Maryam
Radjavi a rappelé que “Norouz est une des plus grandes fêtes en
Iran qui célèbre le renouveau de la nature au début du printemps.
C’est une tradition qui remonte à plusieurs milliers d’années
durant lesquelles l’Iran a connu beaucoup de bouleversements.
Mais Norouz n’a jamais disparu. Cette fête a toujours été le
symbole de la culture iranienne. Sous le régime des mollahs,
Norouz symbolise la lutte de la culture persane contre le fascisme
religieux. Le peuple iranien aspire à la liberté et au progrès. Il ne
mérite pas d’être gouverné par la tyrannie des mollahs.
L’année dernière vous nous avez témoigné un soutien
remarquable. En vérité vous faites partie de la grande famille de
la résistance et votre solidarité est notre plus grand capital”, a
rappelé Maryam Radjavi avant de souhaiter à tous ses convives
une excellente année.
Les Auversois célèbrent le Nouvel An iranien avec Maryam Radjavi
.Bryam Fadja.i et ses con.i.es. Æ gauche, Martine et Jean-Pierre Bequet, le maire d´Æu.ers-sur-Oise, Jacques Feyte, le
maire de Neu.ille-sur-Oise, et en face le maire de Butry-sur-Oise, Jacques Derue et son epouse, et Mme et M. Jean-Paul
Benoit, charge des relations internationales au PFG.
Jean-Pierre Béquet a commencé son intervention en persan
“Norouz Mobarak ! ”. “Vous avez évoqué quelques succès et ces
victoires en appellent d’autres pour vous madame la présidente,
a enchaîné le maire d’Auvers-sur-Oise. Le combat que vous
menez depuis des années, entourée de vos équipes et de très,
très nombreux citoyens d’Iran qui souhaitent le changement, la
liberté et la démocratie, ce combat-là nous le comprenons, nous
l’accompagnons. Nous souhaitons que le régime au pouvoir
dans ce pays, puisse cesser le plus vite possible ses exactions,
qui sont extrêmement douloureuses pour la planète entière. Et
elles ne concernent pas seulement l’intérieur de l’Iran. On le voit
bien en Irak. Ce combat est absolument indispensable à la paix
et à l’équilibre de la planète.
“On a grand plaisir à se retrouver ici. Je sais que certains
viennent pour la première fois vous retrouver. Cela veut dire
qu’autour de vous il y a un réseau de compréhension et d’amitié
réciproque qui est vraiment très important. Nous sommes
300 à 400 réunis ici auprès de vous pour passer un moment
agréable.
“Que cette année vous apporte tout de suite une victoire
devant les tribunaux, que vous sortiez de la liste des organisations
terroristes, et qu’enfin la France, l’Europe et le monde vous
situent à la place où vous devez être comme la résistance et
comme l’alternative possible, comme le changement possible
pour ce pays qui a besoin de paix, de liberté et de démocratie.”
L
e licenciement des ouvriers sans indemnisation pour leurs
salaires impayés est une tactique courante en Iran. La plupart des
entreprises appartiennent soit directement au régime, soit sont liées
aux gardiens de la révolution, échappant à toute législation, générant
une grave précarité et plongeant des milliers de familles dans la
misère et le sur-endettement.
Plus de 600 ouvriers de l’usine de Chegarf-Afzar sont au chômage
technique depuis fin février à Chiraz dans le sud de l’Iran. La direction
invoque le manque de matière première mais les ouvriers licenciés
n’ont pas reçu de salaires depuis deux mois. Début avril 400 ouvriers
licenciés du chantier naval d’Iran-Sadra à Bouchehr dans le sud ont
Des mouvements sociaux comme une traînée de poudre
entamé un sit-in contre leur mise à pied soudaine le mois dernier. De
nombreuses parties du chantier naval sont fermées.
5 000 ouvriers ont débrayé en signe de protestation à l’usine de
canne à sucre de Chouch, dans le sud de l’Iran, mardi 9 avril. Les
ouvriers ont entamé une grève quand leur accord salarial passé avec
la direction en février dernier n’a pas été honoré. Tous les employés
ont participé à cette dernière protestation, y compris des ouvriers de
la production et des sections de la récolte de la canne.
Depuis le début de 2008, les grèves et manifestations contre les
salaires impayés se sont succédées comme une traînée de poudre à
travers tout le pays .