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HISTOIRE
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COMPAGNIE JÉSUS DE ENFRANCE

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HISTOIRE DELA

COMPAGNIE

DE

JÉSUS

FRANCE iU'~EN OMGMES A LA (i528-i762) TOMEtV SOUS HtNiSTÈBE BE RtCHEMEU LE PB~Mt~RB fART)R (<6M.i6M) Ma t.eP.HoïMrtFOUQUBRAV.8 V. SUPPRESSION

PAR!8 ~<M<M-<&M ÉTUDES
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AVANT-PROPOS

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On ne s'étonnera pas du sous.iitte de ce nouveau volume, a! t'en songe &la part prépondérante de Richelieudans le gouvernement de ta France durant tes vingt dernières années du fe~no do LouisXttt On verra du reste que te cardinal se montra, lui aussi, pour la Compagniede Jesua un protecteur, mais protecteur autoritaire, jatou\ et gattican. C'est assez dire que la situation des Jésuites français sous son long ministère '.ut parfois deHeate et qu'U leur fattut une prudence constammenten eveit oatimc et taur indopon" pour pouvoir garder tout ensembleMon danco. tei of ta certaines poraonnatit~sindiscr&toa u matadraites o durent ctra désavouées par les Supoftouttt;mais a tout prends, t'Ordrc do ttaini Ignace fut gcneratetnent bien vu de ttichotieu, et, sans se mettre a son service, put conserver avec ses bonnes grâces te beneNco de son puissant patronage. Le fait est d'autant plus rcmar<ptabtoMue les ennemis da la Compagnie pronterent do tout pour la compromettre et provoquer contre etto t'animoaitodu gMnd muMatro a t'apparition des tibottea critiquant sa poiitiquo, au moment de la brouille du Mi et do ta reine mère, tora dos polémiques aur te pouvoir tomporot du Pape, dans les eennits entre séculiers et réguliers, dans d'autres circonstancesencore, les adversaires des Jésuitesne manqueront pas d'attribuer, sinon a leur action directe, au moins a tour inspiration, tout ce qui faisait oba!ae!c a l'autorité susceptible du cardinal. Mais la tactique no réussit pas. Grâce a sa clairvoyance, a sa large eomprchen"ion de t'interet national,

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AYANT.PMOP08.

Richelieu sut rendre justice à des hommes non moins zétés pour le bien du pays que pour celui de la religion. Puis, nous devons l'avouer & la louange de Louis Xtti, jamais ce prince surnommé le Juste, et très capable à l'occasion d'imposer sa volonté, n'aurait permis une offense grave ni un dommage sérieux à l'encontre d'une société religieuse qu'il aimait fort, qu'il défendit efucacement, qu'il combla de bienfaits et de témoignages d'affection. Au souverain, bien plus encore qu'au ministre. la Compagnie de Jésus doit se proclamer redevable du succès des œuvres entreprises en ce temps-là par ses enfants une trentaine do fondations nouvelles; le progrès des établissements antérieurs; le développement des travaux apostoliques à l'intérieur du royaume l'accroissement des missions du Canada, de Constantinople et du Levant; l'influence spirituelle sur les milieux les plus divers, sur la cour, la noblesse, le clergé, les autres ordres religieux l'avancement des hautes études et de l'enseignement secondaire; et un certain renom de gloire acquis à la France par des Jésuites français dans le domaine des sciences, de l'érudition, des lettres et des arts. Nous serons obligés, vu l'abondance des matières, de donner deux tomes portant le même sous-titre. A la nn du tome V, avec la mort de Louis X!H, s'achèvera la tache qui nous était assignée. Un autre publiera les volumes suivants déjà ~n préparation.

H!bL!OGRAPmE

DES

TOMES

!V ET V

L~ (CONTtMWT USTE)'KSUOCOMEXTS ET OUVRAOBS ESCORE !<t)X CiTBS).

1. SOURCES MANUSCMTE8 i° HEC~M~S CCCfME'<T8 t)E CONSERVES LACOMt'At.NtE. DANS Historia Missioois Canadensis. An~iao historia. Anglia, Ep!sto!aeCeoera)ium. Ptandro-Betgka, Episto!ao Generattum. nermaoia Superior. Eptstotne Gonerattum. Mediotanpcsts. Ep!ato!ae Geoefat!unt. Kheni !nferioris prov!neta, Ep!sto!)p Cenera!!u)M. Archives do la province de France, Bccue!! de lettres adressées au P. Petau. 2" noctMEKTS COSSEaV~S M?!8 ~ES ABCMtVES MBUOTMÈQMBS ET rcel.IOuas. Pt:BUQt)E8. Paris, bibliothèque nationale. mss français 3tM!8-3670.:«t77. 30?H. !)7S8. t0708, MH!M,i6i!:0* i«itt<). «K79. i77<7.20983. S~UNi. msa latins 97t;H,i3i:)7. i3t3H. mss italiena, M. fonds Dupuy, 4M.7~ 378. ~2,473, 703. 7C7. HK9. – Vc. Colbert, ). 4< htO. M3. Paris, BiN:othèque.Sa!nte.Conev:eve. mss. 3M, 3238. ~M. Archives nationales M, 2ti MM, 287,388; – H, i802. Paris, Archtvos du Ministère des A<Ta!rc8étrangères. Constant!nopie, correspondance, 3, 5; Turquie, correspondance, 3, 4. i60; – Turquie, supplément i, 2, iO. Roma, Archivio Vaticano, Nunziatora di Francia, o. <M*87, 0$, 3 Nunziatura di Savoia, S8, S9. Bar3U8,39:W<. 4it). 422, 442. ber:ni. XXXtX.

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mBUOGRAPtOE
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Iloma. MMiotheca Yaticaoa, Barberini latino MOO, 8!03, 8«9, 8t8U, M~8, MM8. lloma, BiMiotheca Pia, HC. i4â. /~OM«,Bibliotheca Corsioi, 7t:t. /~to, Archivio di stato, Gesuit. cotteg. ?«n«o, Arehhto di Stato; Storia det!a reate casa, Lettere ministri; tnaterie ecctesiastice. reoe:M. Archivio di Stato, Dispacci di Conslantinopoli; Dispacct di Aleppo; Det)beraz!oo! de! Senato; Decreti del Senuto. Archives départementales, Ardèche. Am'go, Aube. UouchesV'') aMcc, du.Xhùne, Côtes-d'Or. nard. Gironde, ttaut~MarnR, Hérault, lndreet-Loire, tsërc, l'as-de-Catais, t'uy-de-Uôme, SaùMp-et-Lotre. faroet'Uaroone, Vendfp, Vosges, séries D. H. ~'tvtHcc,Archives communa!es, Atby, Arles, thtpaumo, Hesan~oo. Cha!oo-sut'-SaAoe, C))Hr!cvt!te,C!ennont-Fefraod, Chaumont, Eptoat, hejus, t!fsdm. Maçon, MontpeUicr, Pamiers, t'ontoisc, )'orrentruy, Rennes, 'l'ours. SériMAA, M, GH. ~r«Mfp, h;M<oth~qucs )nunic}pa!es A!x, Boutgei;, La HoeheHe, Louviers. ~«MCf, Archives du grand séminaire de Viviers. Archives de la Visitation de Nevers. t!. 80UHOB8 tïaPMMËEa i" XKCHtt.SOE Mt~MEXfSET QHMA'.KS COXTEMt'OHttSS. « <)«M ~pufc~tf~OM< «)ff«ft<' tf~ f<tf~ fOttffele jMfOHM J~Mttf, par MM~ 6<ft)~t<M<<' t., MDCXHX. pftTtOMMa <fft)"M<)ff «M (s. <n'8"). <<« CAoMM'Mtt)< ftMM~MtMCMt f. ft ;tUM <<M<H&tHg<M~A<f pat teP. ~OW'M (P<'î)8, M85,io-ta). Mtu~o(j. L. Ouel de), «:M«'M(t'a~b. )66&. )n.fQ!.). a M)!<M 8. d'"M (M)enoe), J., «f*p"i~ "M.f(t<'Montff< ~mHt< (Pont'tt'Mootp<~h<< Mn, t69&,n. t). t 8. J Hatnt;))Mna(Joaanea), J., ?<*~MM<tfo<toc~to«<<«t (Uuatt.MDCXXKX, )o~. Bo~f< (Jean), Ae<<~e<~ ~Mede C' (M!o. MOCXXXYi), )o. BREMtK) <M<0<0<M fier (~Mn~a'JOMpb).8. J., M<'t<!«0t) H~t~ff de ~MC~MfO ~tM <4' tMo~o~Mtc ~ fieJ<'tt<<«Ht<H A'OMt'e~e ~ot)fe, ttaduettondu P. Nar<)«(Montrât, ttH?,tn-tt"). CAOMM fout' «Xnte. <M<M sa <~f«<ft~pft~ffMottet N. en (Nieulas), J.. Ao lie 2 «M~Mx-H~ fft t'tp <tefo"~Mf (BntMUM, UCMHV,<a.t°). M Ct:tM<T t<t~'f<'t<a et A<etftK-~« &w (Rouen,NDOXU. M (Louis),N.J., tn.to).). Cn~ot-MM (Samuet),tc~<~cj'<?. (Pa~ts,t830,3to'8:). XMCtMM(MeoCi, <K"tfM, pab!)t;Mpar Adamet 'fanceM (Pa~e, t898, <a tn.t). OMBT<~ae'}ae<), Map MOf<~atM ~'<<Med &eMc ~e~<*<t~fo~H~eMf<'t«e<<eAoMh.MM XXIII. (Camton,~f-awMh <tt~<M<a, Pa~h, ta80, toMuceo! .V''wo<<e< ~enf~, t~fntef due de ~ontHtOfcncM «e tNhMon), (PaH9,t66&, to.M). ), fEnmEn te MMuM~xe '<'A<t«< (Jérémle de), (Paris.<62â.ta'ta). J., OM <n~« ~x P. CH~OtGA)«Mt8(ftr.),8. Le ~«<f~<n<!j!<'At~f s<M<~MMOtfp <Mf publiépat Lathe'te (Path, <9ta, tn.a~.

MBHOGRAfHtE
fieottcs (Hugo). t'pistolae (AïMtetdam, MDCt.XXXVM,<o-4''). de la M~a<e maison de Sat'o~e Gt:Mue<o'< (Samuel, ildstoire ~Mfa~tgue (Tttfto, )7M. 2 to-M.). jASMftt (CoMftii), fpMcop< ~pr~~it. ~M9<Mf<aM< (Pat!s. t6tt. !a.fot.). Jot« Motde .W" ? fardtMt (te MM~t~tt ~M a /<"< durant te grand oyo~c de la co«r annees JC3C.~C3~(Ams)efdam, IGU, to*~). t~tca-ot (Claude), Mémoires four~cfftf fi la vie de Du t'e~<e< de NoufanM, <t&~ lie Aftfa~C~raM (Cotosne, )738,2 io.tZ). LEMBB&ePierre), ~<'fMf« <tM actes, titres et m~MoiMt Mnffn)«')< les a~ttM ( Jtt Clergé <<efroHM ~a~i', t7t6.<750. t3 to.fot.). tc«f~ <~ t<t ~V..<MM ~<MMM. publiées par FaugOre (Path, tM8, 2 )n.8"). Af~fft <~ tn ttM<-rMt<e~fe J~'We de ~ofornottMt (Patio, <68t, ~-f).. t' M'M tfe ~M. < o~nehtt* ~ans<'f)ttt<, fr<'<~M<'d')"pres, et de quelques OMitM d<' Bat~n'tMe. abbé de .satt)f-< «an, atw des personnes <) M. Jean CM rf~'ff fema~MM historiques ft <A~o~~u«, pat fMorots Du Vivier (Co!0!;oe. MDCCII, in-t6). Actf't! ~f M. t «x ~<<(de Pau~ (Paris, <S83, 2 <o.8°). MtmtBBK (t~aofoi~, Œttf~M de. (Co)). des Grands EcdwatM, Paris, tM9, r. to.~). ~t-moi~M df .Mo~ffM .Votf. publiés par de ChampoHton-Ftgeae (8of!<M de tHta. <o)Mdu Ffance. Pario, t8M, 9 to-8°). At''moiyf~ de Mu))<fh<t< UtoMetdam, 0)a, 9 tn'M). .Wmetf~ df .Woo~~nt tCott. Miehaud, 3* sèr., t. \'). . ) ~fmottv< df Mootff~x <Co!t. Ntchaud, 3' sér., 1. )));. .~fmotf~ ttf' t.otfutt d Ot~<t<x tCo)). Mtettaud, a° e~t., t. <X). sibi .V~fff<o poM«M, Anf f<< f~Mtotuf a<fan«<' t<fo<«Kt <M<M<WMm muluo fon/MfM«Mm, ~ft« f~ fon!'<f«t<t"M<' dt~oof. ~Mjrto c<~)<«M A«'p<'M tm~yf~oM tAottf~ptap, t635. h) f) O~taff CaMt df «fffMtto .<tA<<m<~< ~t~f~ pOtOMtc~fm (<).t., <<HO,.)o't~ ~«<f<')t contre ff< f«<omn)M do, PttHt)t:n. ~~ofogtc ou ftf~ftXf pour tM < tftftf <'t)M<'M<< (Pa~)~. )G25,)n-a'). Penn~ (C)aude). 8. J., N<<f"i'<'fH<~<'< fff~tfo~~Mf, <!Hf<'tt)<' <*< o~«tf, 'h' ~o M < ~<' df CAo<on*~Mf*<a'!H<' (Chaton, MOCt.)X. )n-M.). df «)<'<<<<'dM < t<MW')M(Paris, )673, PouEaeMSB(Matie de), Af fAfo~M'')' !o ~). <~M<t<'<ttH))fpoMMfn<* ~MtfMttfMMf «~«<ta<f<n*<<ttn~frt auto Ao~un~n pfo<')'<* dfntf Mp~not' df Wc~f~fM (t. t.. tSM. in.t°). fh' <tM~~)o a<BtBOt (Mtehet). 8. M~fatM* <.f~Mji df cotfo'fo «'motf, <))aM««~ttuit (Patte. <M), tn't" HtBHMH(Antolne), N. J., ~on'Mfoh <t)<'<<<~< «'ft~f n tA<<<o<f~d« CA~ftw' poMt' MOMe <« O~fMt (Patb. t905.t9)9. a tôt., tn.~). tn" de), <K"M fOMp~fM puNt~es pat Tenant de <.a Mtc*~ (MonoMt OEKmt, Tout (Pa~o. tSM a tn.O). ~WaMott sur <'Mta&~f'm''n< <tM M~M d" ~«<af'Mff<'MMt< (a. 1. o. d. – MM t63& tn.)~. ~MpOMtfa" ~tw <M<<f«M t~fo~tf pour f't MftfMWde ~r<< eonftv ~<'d<<* fouM d Htt ~MK~e e (Paria, MDO<<Vtt.h) 8*). Htcuen (EdmoMd), ~<o«on de c<' qui *'<t 1.. tM9, in'&'). ~OMf MNof&oanf f Botto~o (Pettua). N. J., De wtfo ft t~tM ~MMi<fMachf< de Ao ~ofAf/bMfaMM fafdtnoM*, t<AWderfm <Patb. )0~, )o'9°). ont M<«<*HM 8«.Ant), N<<fo<M <tMtna<t<<« <*< fe~<~M ~xp fM OffotMa /!afft)t pour la M'tf<'M"ot d<'< <n/MfMM (Pâtit. <636, tn.8"). S~t~tne (J. B.). S. J.. t dt- .M. de ~«~ (Paris, «M. to~. 8~MBEtu (Aotatoe). 8. J., y~oftatM~df ~«pfM<,~<'A<<Ma<< ~po~~tto. ff df df~eth pM't~td~ (Rotne, MUCXXXV, tn-t°). <'etM(<t~ ~omat)< PottM/~fM <n ~pcottdf o/<<' livre /~« par un ~«Me pour f~Nttf~fM de ~'o<~ eoo<fe <<* po'tf ~f'~OMM « ~f<'M<ffe apologie (Pa~s, t0t3. in'

dit du l'leu;. 1:01'(11110' y<')tMM«'«< d'<tfw«))d ~e«t<catd<n<!< lIeRfd'l'lIeli deMcAfMfM (ADlsterdam. (AmstMdatn, politique 2 tn.t~) MDCLXXXVOi. ewCLXXwp~a In·ta).

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B!Bt.tOGRAPHtE. OUVRAGES O'AOMCRSNOS COSTENPOBAtSS

AtencrettUB (Cb. d'), Histoire de la ville de Monlpellier depuis <on origine <M~«'d nos temps (MootpeM)ef. MDCCX~XVtt, <a.fot.). 3 AtMNK (J.). Histoire du collège de fanaM (Meanes, MO?.!a.8''). AMtM <~OH)s.BMenne), Histoire de la pWe ? ta ~e<AfMe(Pah$,t?56, 2 ttt"t. BotMt (Adt)en), Vie de Code~fo~~e~Moc: (Amste~dttn, <?n, to-)3). Wcd'f(tmon(< Bicher (Liège, r't, tn '<). BM~Ott(€ de). MfaWe<~ Marie de ~'t;nfe, reine d.tn~Mfrff (Paris, ta~7, t~"). BABBtiBB-PmtC.), ~«fo<r<' <ft<coW~e de fomtfra (M. son oW~tae ao< ~oMM (Pott, t9U, )n.8°,. BM*ttT (Hen~), f«o< A~to~/aMf sur les écoles de CAotoH.~ur-Sftdnc (Chaton, t87~, )n~'). B~Htt.t (touh). Aa dMcA<'f«f Chevreuse (tatta, t90, tn-8°). (le Bc~M et c'ABB~ttMtT. fft t <m'fMtM<e ~'«Kfhf.f<'M)<<' t d tO~on, <M5,to-8"). BBAtf~AU Henri de), ~Mfmo<ff<our «'<T<~o t'Aftfot'f de <*Aa~f< duc de )M" ~t p lorraine (Mett, tM6. ia.t9). B~ou<) AbM). t~o~f d<'la t<~<'de eopcMM«'(AtM9.<sce, <n*a"t. M BstT<~T et CK~EV,t «fm~f OftnM<fa<<«Mhistoire onftMttx*f< moderne de la p<Mcde CAn~)).<Mf.so(!jt<' (!.yan, MOCLXII.a tn.t"). BtiMOK <jMepb), ta Syrie f< ht y(-r~ .som~ ait .Vf~' ~fff <t'e)tteM, ta& to a--). BBSSO!) d tttfff~ (.<M))nfM (t'AbM), te )~famfa< de fron~t'cm~M, <669). BMsoEt 4,quM ~.). A'offA~MtHtv ~onfohe (Pa~b, na2.39, < io-M.). BotMEtu.AtCK~ttt do), ta ~<fAM<0d'.ttj)M)M<nt (C" (fatb. <883,to. BoMnBT <t<t J'.Jt<«pnM"anO)y ~atotne),8. J., tcj)0f/o<< M«M<t<nn<tt<v<0t<<*d)t «.yoa, tM?. <o.ta).. BotCHteo (Bpnest), les de tiaofndM (BttMfMM la ~o~W d'~mt'foMoa de de < /)?Mff.t. X. <S68t.. pofM~tT (OuOtaome t)yac!n)hf), M~tot~ df< ~xft'~M ff df< négociations ~tt< traité d<' tt'M~AHKc(Patb. )!S?, 9 tn.t°). p~f<'d~n< ~fo<)~ du ~)<M de M'M~Aahf (Pa~. <?)). a tn ~). BotRBos tOeoT6~)' A'ottfe Ah<0)~o< sur le eoK~aede ~ontouton (<t.t. n. d., ta.8'). Bt)&M!tt)(Heot~, ~Mtof~ MfMfa~ dM «'a«mM< MMotfM.f ~MtMff.t. tV. V, <a VI (Parle, t9ao.t92?, <o*8''). Bâtée (Ottto~o). CMCWpMoneMpfMcd~ la < <M<' PoWt (Pat~, 006,9 to'M). de a BM~ae tV~M do La). 8. J.. le ~aM~t<<m<'W ~m«)<m daM ~ffAfFcAMd~ <e<ca<'f t. ~Hj!<fMM, Vf), tMt'MptembM, <0)0. BBoeua(Bon), de), Saint t'tnMat de Paul (Paris, MO?.to-H). BMM*eo<JaMpb),~OMM~CuMenoM (Boo~, <899.ta*8°). ~MmotM'tAhtoW~oM 'a cWe d<'BoH~ <Boufg,&tn.8°). de ~M~a<f<'<e< ~toM~e df BoMM(Annoles df .soff~Md~OtMf<!«ot)df<<a, tMO. df Baoeten (Joseph), S. J., AfMyfj) M<'d<~M &o<n<*t'y<'ao < dans ~<'fAe~<t de <c<MMMt<g<NM~, tM. annfe t0t9. t. CtBDBMfocB d~fMf) (A)rM9. (Adotphe). te eoM~" ~M ~<MMM (a89, <o'8°). CnAUt~ (0. t..). Histoire t<e?'ot«~<M (Tours-Paris, t8<t. 4 ta'8"). CBAB~nMT de f~M~ .ttM (Parle. <a78,2 tn'8°). (B ), ~Wotfe la guerre <'<* Cn~MT(Henri), 8. Mude «tf ~a lie <'<les tphtfM dM P. te ~Moyt)f, Paîh, t88?, tn.8"). yM<<Mnco«o!M ,~He<e~M (Lille, <890.tn.8"). CoapAtBt(M. CI.). MMdM~«<oWotKM t'.<M~o<< (Albi, <Mt, tn.t°). <t~ Conso!)(AbbéGotuoTM de), ~ouMMA~foW~Mede t'~re~ft'~M de <?MHM (PathrRennM, t880.)80, to~). Coc&stMBDBLtt.t«t (AbM K. L.), W<fo<Mde. ~(Mp~a~M de Sofn~MfpA tPatte. M8?, 2 ttt.8°). Cotsm (Victor), Madame de MaM<e/bf< (Pa~t, t85~, tn*8").

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OBUOGBAPHtE. CasMMts MOOOUHV, (FMo~ob), to-~). B~h'nao.n ~~nmftthtttt Caaadcottt «'M Aot'ae <e« Vnf~a Ffanctae ffanc~ae MM<feCMt MM décent tPati~. (Paris,

CtMCtB(M. de ~). te posément de BoM~o~Medepu~ Ma <M~)<ae~M& sa cAufe (DHoo-Patb, t89t. a ia'8°). Cean! (Odette de). 8. J., Nh«)fM de saint f~onfo~ N~ (t.yoa.Pa~9, 1893, 10'8"), e<K<f e AoM«~M d t'ae wocotton et une d<~fdce d "D~tN. (ChMtea).8. (Paris, 1861. 10-1<1). ~)fuea HBC~sot tPMOfota),~Mfofre de ~<Mttn'a<(Moatt~a), 1868,tc-S°). 06B<ot (J. M.), M'~otM d «H coM~e M)Ma<e<(M< [Bayonne}(Agen, t8M, tthM). (Eptoat, 1901, <o-8'). DMtms et DBCB). N~fo'~tttt cc«~ed~tno< Onoz (S~aphto). «Mo~e f<« collège de BMN«fOM (HeM~on, <a<8,2 to-8''). (Pa~h, <M5,a <D-8°). D~to~t(J.'B.). ~ofM dx for~M~t tfe foHfoMM dans WfonaM .~OMf~eMtcr OtMt (faut), 8. J., t«'&t<MfMen<des ~t<~ c< <t<' «<'ta<MM tTAMfo<~religieuses publiés & t'oeMeton de Jubilé <pbcopa) dt) M M" de CabtMte~. 1. H (Paris, M99. tn.& DnMtt et RtDt.T,Ae <WoHoft « ~e cardinal f~ ~Met'eM (ChamM~y. ta78, !o-a'). AhofaM.p~Mt (f~at (ChamMty, tMO. )n-8°). (Paris, '?«, < it~a°). UHf (BOtet), W<toneMcM«o~M9t«'du J<rM'< Aou<<.te'e~<'M<<(Pat)9, Mcfmonto"~f~ ttn-ott-fBMKR (Uutta<e).B"coM~ t92). <o'8"). ~G'<)M tGu~ta~e).te P. Joseph f< Richelieu tPads, )89t, 3 to.8~. et (Rouen, t~*tt.tE (Mon), ~Mtow de < ~f~e M~~o~o««t<Me <ftttMoc~ede ~OMM tsea, )(o-~). FAMtft(KmHe) tMoakt '<M collège d'.tt~ (At!es, MO),to.s°). pAtCtUot (Jean), te <'o<f~e dea ~M«e< <) .Woo~eM'ff (MontpetMet, Ot). In,8», FMtn' (Justin), Note sur t'~duf<'«0)t <~ ~ettt'e cardinal de Aorfo<ae (WmohM <fe<a aoc~M d'~fcAf'ofo~'e fo~M~e, a' «tte, t. XV), 1888). ~uc6 t(.o)t!aume de), ~<!<o~ dea pM~~oM~ de ~M«M (Patte, <a50,to.8"). rie de .~«We.~ce des ~M<M< (Po!UeM, 1818, fm.uE tPattt), ~fMfofM <ttf aln.SO). tHen~), 8. J., ~fffo~ u~ fAe foaM~~ pm) «tff o~ Me SocMy o~ ~M< t~onJoo, <at?.<aa9, tn.a°). 8 fontotB (MaKtMttt),8. J.. ~tohe des .t~M.j~aWHMM (Parle. tSMO. )aS°). cotx'de Varie de Wdtfta < ~MM.Stt~fn à foKttBB~t (Méat)). 8. J.. Ae df to"<* <<W(Ncpuedes ~He)«oo<t M<of<~uM, LX~tX, <0<M). A t. M FaQM~ftt'AbM). MM'M't,<'<'<<<< AhtoMqMe(AMaa, M.to-8~ du t-MBt (l'Abbé). tu ~otM~M~tM ~aM<'<e (Pat! tate, )n.a"t. Mt~ee (AtetandM). Le collège de ~ott~a (Patta, ta!0, <a.a°). et OBe~tt (A)etaodM~!hat!cs),ta tatt<Med<Mo<~ tanc~n foM~e <t<n~eM«f (Mon)petUef. <aax.!a.~). dM df Qt.<n<(Aototne). <t<t< de <Attt<'<M fOttF<-M< ~M)w<<fAe<tt< df ? < tMe «oM~M (BoomM. ta??. <a-&% de Ota~UM (Bugeae). N<~o<Mde Tours (TouM, 1873, atn~. <87e,ta-8°). CM~fo!) Etteone), A'tntffMeMon ( publique a ~<MM <K<m<-a, ONMm (Kosene). Aeu« ~M et Mf~MM <Pa~~ )9«, tn.a't. – ~o/M* de ~«)<~ dM AtM* «tête (Pa~, tett. )n.a°). MMMKt) de). Nftfotfe de t'~Mpt~e OMomon, <Mt!.de t'attemand par Doehet, (M. Pa~tt.tatt.atn.S*).. Noh~<tMt-Na<a<M HANM(Oeoya de), A'oWtehistorique <Mr ta potelé (Patta, tM2.to's*). d ta ~OHM (Pads, tht)MO!)ttn.B(C" d'). ~<fctM de <a ~e))n<onde ta ~feiM tfm, tn-8°j. HEffMRf(Paot).aWe de Wd<c« da<M Pa~-No< (Bto<et!e<.<8?6, to-a~. «h6M de doctorat, 8. HoMOM,De poM«c<<<HMeAe«aMMayua ~f<«a M&eM<< Clodoaidi, MM. <o.<°<. Ht BTtuet MACtt,Mf«oHHa<~ Ahfo~Mede fa ville de Pof« (Patth, <7!9. «a-8°). J«~a (N"), ~«<o<~ de <'<~M<e catholique ea ~anM, <. XVM(Patts, 18C9, · tn~")..

m~tUMAPtttE.
~<" riosia 'ugabourg, 4T54,ell). w~SS'~Rh~ ~BBK (Ptt~ppe,, 8. J., NofMM~tf~ CoaWfta, 1. XV (Paris, n28. to-fot.). ~BBEt OE On-w.MhMrede «~<t<W d« CCM~ ~o«~<<. (Besançon, <8M, de IQ'S"I, ~cu~M(~é<ÏMc). mémoire <t!<<.MdM <:afMM(~t«e de < NMot~M~ raire de iiwnce, 1911). (P~fe-Ftan~ot:), Histoire de la Co'<~dtd<OH ~~fM.f)~ (pa~)~, ~3~ 2 10-121. .V~<~?8~)?' les 'M (~o~ 1/urDiArrn,1899). ~~«~~te <Tt)<'oph)!e). W<fo«'e de f't'M~e OM«~f)tt(Pa~)s t855, )n-4~ <.EBMt (Meo~),MMtoftede ta oille de ~foafou&oft (Montaubao. )at) 2 ttH~ ~)" ~° ~<<6<)M (Moataobao,tMtJ 9"'< 111.8"). ~t! Ct.BBc? (Ch~tien). ~ewfft MfaM«<fwf))t de foy d.~Mt<tA'oMt Mc f ~ftofc IParls, ItlU,ln.12), ).tca<M&(Etntte). ~o<<M d.- < Mht&~t~M~tt JM Pères de "e t'omDooMtode 't jMtM en ~OHttt 1 Paris, )X6~ <.<.<< LE T<c (Shte), M«f<.<<e ~-nnfc (Pa~ 1898,tn.8~ <-A<ftMo~~M<- ta ~'oMt-f~e dfMJtOtt, J:~At'M<'hdM <tf9f de ~(i~ df t6~*7'" ~°'" ~"<&~ .W« .M«< de t7'<c<tf,t<!t,o<. fe (PaW:. 1671, In.4"). M<MM(M)h). 8. J.. p. ~<-on B~&fM~(Pafb, <M7. )o.)?' d<' Af < ~«()<' .~t<f< (Pat)s, t8M. )n.)3). ~fMOt<M pour M~).f <) </~hi~ d~ <'oft.No~n< t< <) ta rie de lié ~f,e tM9ft~Med<'S<t<n~Vot~f~e )fMftuM~'<M(h', MttCC!!).)),3 <a't9). Mt:~)tR (t'Abb~,Nt<fo<f<'dMf<'<ttt. ~<t~<)M)«f tMontMutt~ut.M~. t89R.io.~) MEtEB~)beH de), tM prcM<<'<M coxfMtcftM ~ftHt~<<<~)« t~onf~ ~on~a)o~ f 1919.IIHIQ Mtc<(ot(VinMn)). M<<ohade<'fM~~ u«<Mt«t)(Pa~, <?').)n~}. Mts (Qabrlrl de), /<x'AfMfM c~<<tmnftftttde .~f)<<' (Patb. <uu7. ttt-8~. P6t!)t.<.tt~ottK.t,At~fMfjf<t~f<m~,M t~.Mt ffMftM )P<)tt9.t9t9 in.8") Pno~ (M.), td'"(.nd ~<<-A<.f !Paris, tMC,a b.a~. t«N)-<u.<o ffdMac dM~tt~M de ~tifott (~t'xo d~to .snf<('<~ Mf«<<cdet~tt< M 188ti-11I8~" Ht~ttK(A. J.), t'«e ~~<ed<'f~~of<~MCHM foM~~do J~M~M d'~r/ft n~fMc d uHopftf.) Atifof~M <Hf coM~~ d'~tf/M (MaMetMe, taa7, BApts(MM6),.V<'m"ifM. ubliés pat Aut'tneau (Paris, MM. 3 !n.a'). p <o-a" Hf6<nm' (~a)~.A)ffcd). <o «'«~o~n<<-<ef~~ dM~')<fawMMd (Pa~h. )aot, '0.8°). MMtttn (t~tnh)..SoM A«M~ XIII, ~«~Men~ <H~d<~ Mt~mp~of< d~ ~~ffi dM dx t'aMttfn <Pa~tonpo. t9<a, to.a~. Mette (AmM~e),.VodoMede ~o~aofMf~ (Path, t~a. <o.8~. Btc~Bo(M"), Les ptM)~r.M~<<tM foW.~Nt <paH<.ta8~. tn.s°). Bten~no <M.),~fo<~ dM d<e~<M d~ BM<tofoM de ~o<nt.C~«)de <-< «ieMO~on. 18111,in·a°). Roaoe~tcat te< d~n~Mtemps dMsiège do (En).P!we). ~cfAcMe(PMb, t69tt, In.So ), 8*)~E*Btu<e, <'oW*~<d (Pat)<, tSeo. < to.~). 8~tt.P)eaae ORJtM~ (La R'" Mtte). Ke de la ?" .WM fA<«fd de ~af<-< <PH. boMC,tt)<o.t[..a°(. 8tK«.8AU<Em(Ceoe*Mtede),AteoM~de~<-HaM(a"MpMHd<'ta Rot. ~~fA<'ato9 d~M<W tMatHf. t. XLVt,<9t9~. 8eu)M)]t:t)o <-VdMf<tMott (A.). MOfato da <o ('om~Mtc de MtM M ~Mfe <ûM< tonftca f~e <PaH~.8918. to-8°). 8MOtMt6(Auj;o<!e).W<~o<f<' t<'o''f<!&fe du wfpMeMf de Dieu Julien ~<tt<Ho<f (Patte.PoMteM,<895,2 tn.& ). 8tMM<jHto(Aan~a), f)f< o/tAe OM~oto/and ~ (London, tasa, to-~). 8cMB (Benjam)o), Les <'OMOd<MM ~anfo~ (Oathec, )8M, <n.a°). T<tSto?t(Bthe!Mdt..), yAe«<fo~o/'Me~e<odM<aF'ond<t,<)n(!on. tOOt.tn-8").

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1

U)Ht.tOCt~t'tHE.

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TopM (UMttM),~o«« AW el ~fM<cM (pa~9, <MG,))!-S°). T~nou~M tt'b.), te collège tte fe~)9Mf«t (f<Mp:gnan,8a8, to.8"). t V~tM (Oomenifû),8. J., M f<t(fM~«-~ o ~0x0~ t~tto e M~~ooro/o fom~MMe <M tttMo c<M« jiacottt ~Tmta. t9t0. tn-s ). di VMiBBt (Louis). ~«<o<fe dit follège fte fo~o~M~ (Ponentn)y, t866.to*S~. t'(<'<te /HenAft)f~Mf~«Wettef~cotMattMt t'ar une religieuse UMuMne t'< (parie, t893, to'ft**). t te de <WmfM «'~t <<fUf e 0<M .Yo« CrMt<t~<? ~ff~ tPa~)~, t8M, tn.O). d Xem (Joseph), )~t)tt~< (<«.<nc«--t'tmr. le f«t)< <te ~f~ <Utt~Patb, <. d., )0't6).

CHAPITRE PhEMtEK
LES PRBMtKRS HBBH.BS CO~B BtCMKt.t~

(<02~i626)
est proma ait e.ndtuatat. SoOMnaiye. – t. ttifhctioo –~ H entre nu mtotst~e;. ~a ['o)}t)')))c. 3. U'~te des J~uh~'a dam t'atïah'o du toachtgo axK~'s. – t. Choi\ du fonftsscnr 'te Madam'' do t~uc< th nr!eUe-M:tfte – Affatro de ta attctim'. – t~cs pn'tuip~ hhettes ccnhe ta )iotiti<(ue )te Michpttru fan~s~nten' aMtibuM au\ J~uit' ).)tfmoMt<t« «~ r~~) condant))~ )'af le pr~ût de t'an<. et Ct'mu)~ par ta Sorbounc. – t). )nt<'ne)ttion h0!)<))o ))e t'oheraite de )'a)it). aoutcesoanuac~tea HMuett) dp deeumm~coaM~t t. dans h Compagnte t a' Cattia, 6etnta)tun< ad tM~ntot: Kf~tot. b) tfaneta, ept9)"~Ceneta))t)m; e) ftaoeta. KpjstotB ad t:entfatetD. X. Mutna. Bit'). Coreint, fnd. ~0. )t). t)')tM. Atthht" Yatteanu. finnetatufa dt f~unrta, o. 69, 6t. <(N. 00; – Bittt. plat, n u. «o. )M. tV. Paris, Btt't. nationale, ?. asu. tOtM; f. Oupo~. ~ot. )t~. V.fath. tMhhet dM Mtots~~ode~ A<!a~<'<t'tMos~tM, Rome. to~tPtpoMttaate, t'~ VI. Paris, eth))o<h~<)ue de )')n«t)u). to!tertt"o Codehoy. <o). KV. 8ottMea tmp~tm~ea ) .Wn)0ff*< de Mx'AfM<M. ~.e ~ffure – Af~fuM ~t)(< Jt~tt<<f. – Atcnet. t<M)ft< de HtcAft~tt. C'Atgeot~, < "<ffr<<o~tftt«'<oyt'M. – ~t)n"f« (<<*< f<tM<x .h'«t«M. «.< Mkoft.tf. Btuce. ~m~hc <;araMC, ?<'<'« «M~o~ ~cafa~Qt'. PntttMt~)« tt)<'ff)< doc. ttt'. – tffftffb A'HtXtt <~orttt<v, t. ~)). – tta)'tn, Nt~f'X~ du ~«tMt'aXMff. – t.t)fIe).M<<tnor<' .t« <t''p))f tf~ AnM<<UM. – Baittet. t'<f de <!Mtf. – ttou séant. Hnf"~ <<«<M'M de tfMt~.tttf. HMotatt*. Nhtot~.ht MttMnot d<-N"'AfhtH. tte Ba))too. H~t~~t~M"~ tfa ~anff. B<'ft<Meet f<' CtMHaa) )tou<Mayp. te <r'h'Mtd<' 'fe~tfM~tt; &n C<tfm~t<~< ~~foaM.– ~taMao. M<<f''<)~o~t)'y<'tfft~<Mt)ttfe'<et.t 'hpt"t!)"t)f. – taao)n. < jMfpA tt Wf~hfa.

t. Bans!o <ra!M <0aetW<6ao,qui scellaitla <~eone!Ma<itM) du de Looia X)Mavec la rehta m~re', il avait été convenu que l'on t~compettsctaUles services de Richelieuen demandant pour lui !o chapeau de cardinal. Mais, prévenu secrètement que cette nomination no tWMriait Très point à Sa MajeaM chrétienne, le Pape Paul V oierefusa toujours aux pressantes instances du marquis de Coonvres, mbassadeur à Rome. Ce fut seulement en i682, a après la mort du cardinal do Hotz, que le roi consentit, sur la 1.Voitome 1.tM, . t. p.4M.MO. t <!t, e
COMMOMBM<)Ss)!–T.)t. f

SOUSMCHEUBU. PMM~ME PAMTtE. prière de sa mute, &la promotion de Févéque de Lucon 1. D'après le bref adressé au prêtât par Grégoire XV, le nouveau pape prétendait surtout récoopenser les travaux dp controversiste et du théologien, t'enctturager dans la voie où il avait débuté d'une manière éclatante~ « Dans i~ite que nous avons à soutenir contre le prince des ténèbres, lui éorivait'U, votre science et votre piété ont été, en vos contrées, comme un giaiye de salut pour abattre l'orgueil des hérétiques, et exercer une sainte vindicte parmi toapouptM croyants. Or sachez que vous nous aurez comblé des preuves de votre reconnaissance si, vous montrant semblable à vous-même, vous continuez & augmenter en Franco la dignité de t'Ë~tise, et s) vous écrasez les forces de l'hérésie sans vous laisser arrêter par aucune difficulté, en marchant avec confiance sur les aspics et les basilics. Ce sont là les grands services que t'Ëgiiso romaine o\e et attend de vous. Uuant & nous, certain que notre espoir ne sera pas dé~u, nous vous embrassons avec amour dans notre charité paternotte Il Les services espérés du nouveau cardinal n'étaient pas précisément ceux qu'il devait rendre un jour. L'évoque de Lucon Mvétu de la pourpre romaine no sora plus qu'un homme d'Ëtat moins soucieux des intérêts spirituels do t'Ëgtiso que des avantages temporetsde son pays. Au début toutefois, satisfait d'une dignité longtemps ambitionnée, it ne songeait qu'A se rendre utile au Saint-Siège comme Ala couronne, et donnait &ta Compagnie de .tésus des marques d'une sincère affection. ttépondant te r' décembre aux compliments du P. Coton, il lui disait Il Mon Père, en quelque temps que vous me ~<vori''iexdes teamoignagesde vostre ttonno votontt', jo les Mcevray touajoura comme prooédans d'une personne do mérite et de grande considétation parmi tous les gens do bien. Cetuy qu'il vous plaist me rendre présentement sur le sujet de la dignité que je dois à la bonté du Roy et do la Reine, m'ost d'autant plus agréable qu'on vous réjouissant avec moy de 1. HanotaM. ~h~p <<« fat'<f<<t0~ ~c ~<<A<M, )t, p. <Metauh. –Wmo~M t. de WtAtMfM, 90?. 1.1, 9. Uutre M/~n<e ~f<<tf<DOM.e <~ ~a/h<,t'~t~qno e t.utoo a~att te d dft poinf< eu tMb!M a leaeh~Mûtnes dosondtattsouno ~MtmfMoa eaMt~ama peut qui eut untrèsg~osoee~s, ~pandH-dana fut toutelafMBM traduitdeosta ptupMt et t dea d <o)M ) tangae~e t'BuM,w, en tu~f,enarabeet dan*Mtomedes sauvages d'A* o A e M me~tque. (UpNcanx. " M/&fMet ~ofW~He /~<tHfahe ~t~onf,t. H, p. St.) 9. Brefdo O~gotM RkheUeo, 3 MTemhtoOM. B!bt.CoMtnt, ?0, XV t cod. ( miscell., &3.) p.

9

tBS Pt~tERS

H0BHES.

3

l'honneur reçu, vous me promettez quand et quand l'assistance de vos prières pour m'en acquitter à la gloire de Dieu. Je vous en remercie et voua supplie de croire que la pourpre dont il a plu à Sa Sainteté de m'honorer, ne me donnera point de contentement parfait, que lorsqu'en servant t'Ëgtiso et le Roy je pourray rendre à vostre Ordre en général, et à vous en particulier, des preuves du désir que j'ay d'estre, mon Père, au~ctionnéà vous servir*. 8. Marie de Médicis,ayant obtenu le chapeau pour son grand aumônier, voulut encore le faire entrer dans le conseil; mais les préventions du roi allaient lui rendre !&tache difficile.Tous les ministres a qui Louis Xt!! avait accorda sa conflancedepuis la mort de Conoini, lui avaient représenté ce prélat comme un esprit dungereux et dominateur. Aussiavait-il coutume de répondre à sa mère, torsqu'etto vantait le xète et les talents du cardinal <' Je !o connais mieux que vous. Madame,c'est un homme d'une ambition démesurée En<0~ te comte de se joignit au prince de Condé et à M. de Puysieux Schomberg pour faire donner la présidence du conseil au cardinal de La Rochefoucauld, non par estime de sa personne, observe jalousement Richelieu, mais pour m'oater t'espôrance de t'occuper et à la Meinol'honneur d'avoir part dans ce choix n. Cependant, opr~s ta disgrâce do Sillery, le marquis do La Vieu. ville s'entendit avec Mariede Mëdicia,et tous deux convainquirent le roi d'appeler t'évoque do Lueou mais cette fois ce fut celui-ci qui montra pou d'empressement ii prétendit que te fardeausemblait trop lourd pour sa santédëticato. « Si nonobstant ces considérations, ajoutait-il, Sa MajestéN'anermiten sa résolution, tecardinat ne peut avoir autre réplique que t'obeiaaanco*. tt se Htainsi ordonner, au mois d'avril t6}H,d'occuper une place qu'il desirait avec passion. Quelquesmois plus tard, te 19 août, te marquis de La Vieuvitteétait &son tour disgracié; itichetieu avait gagné la pleine connance do Louis XM);itdevint t'ame du ministère et le vrai chef du conseil sooala présidence nominale du cardinal de La Hochefoucautd.
Jusqu'alors Richelieu s'était montré le partisan des Jésuites; it t. t<c«M do RtcheUeo au P. Cotoo, t" dt'cetnbM <692. (B)M. de t'iM)!tu'. tôt. Qodeffoy. wt. XV.f. 40).) 2. O~&ct. ~<o(fe dit M~ne <f<OM~ ~W t.1, p. ~)3. 9. ~MmotMtde WeAeMeM, p. 207. t.1, 4. Ibidem, p. M9.

4

– FRBMtÈHB PAKTtE. sousMCHBUBU.

les jugeait spécialement capables de tenir tète à FMrésie; il les aimait d'autant plus que les protestants cachaient moins leur haine pour la Compagnie. « La bonté de Dieuest si grande, avait. 11écrit un jour en s'adressant aux Calvinistes, qu'elle convertit d'ordinaire en bien tout le mal qu'on veut procurer aux siens. Vouapensez nuire aux Jésuites et vous leur servez grandement, n'y ayant personne qui ne reconnoisseque ce leur est une gaude gloire d'être Marnes do la bouche même qui accuse l'Église, qui calomnie les Saints, fait injure à Jésus-Cbrist et rend Dieucou. le pable. Ce leur est véritablement chose avantageuse, nous outre les considérationsqui voyonspar expérience, on ce que, les doivent faire estimer de tout le monde, beaucoup les aiment particulièrement parce que vousles haïssez*. avait défendu les Kndiverses occasions l'évoque de Lu~on Pèrea avec vigueur, et ceux-cise basant sur le passé comptaient talents que, parvenu pouvoir, il ferait servir ses admirables mais encore au nun seulement à la grandeur do la France, Vite!. triomphe de la foi. Têt était en particulier l'espoir du P. IcseM, quand il écrivait au nouveau ministre cette lettre de félicitations a tllustrissime et KévérendissimoSeigneur, il est enfin arrtvé Févénement déairé de tous les gens de bien et qu'ils attendaient a appela VoireSeigneurie pleins de connanee le roi TrêsCbréiien Il convenait en eQet de à siéger dans son conseil, Illustrissime mettre en évidence votre rare et grande sagesse, comme on Oam' beau sur le chandelier, pour répandre sa lumière non dans un cerelo Matreint, mais dans tout le royaume. Jo n'en doute pas. toua ceux qui ont à cœur le bien général se sont réjouis pour eux-mêmeset pour le royaume tr~schrétien; ils ont fait des vœux ses conseils pour Votre Seigneurie Illustrissime, persuadés que un nouveau lustre Aun État dé)&très très éclairés donneraient florissant. Quant & moi qui prévois nettement Futilité et les avantages quien ~sulteront, non seulementpour l'administration du paya, mais aussi pour le bien do l'Église et les progrès du catholicisme, je m'empressedo joindra aux félicitations do tous mes compliments et mes vœux. Je ne cesserai de demander il Dieu,dans mes prières, qu'il conservelongtemps sur cette terre un prélat qui unit a tant de sagesse une si hautepiété. Je sais, en eNet. avec quel zèle VotreSeigneurie embrasse tout co qui te* M. t. Mehe)!ea, pWot<paM.< po<n~(~ /Mea~oMtM.cha~.

UBBU.ES. LES PREMIERS
touche à l'honneur de la Majestédivine, avec guette ardowette poursuit FerMUr et i'impiété qu'elle a réfutées dans de <t~9 doctes ouvrages. C'est pourquoi me lenable que Dieua voulu donner à la France une marque insigne de oa proteeNon en élevant Votre Seigneurie à un poste brillant, où eUe pourra r rendre de nombreux services et travailler par dea œwvtwsatantes à la sauvegarde et à t'e~ensioo de la SamteËgMse.Je n'ignore pas quelle fat de tout temps sa bienveillance enveM à lui notre petite CotnpagtMo. me plais a~~jo~~Fd'hu~ en mani~e et j'ose lui demander de fester ma profonde reconnaïsMaco, son vouloirbien toujourata pMM~et', afin ({n'appuyés MM' antode Dieu et rite noua puissionsen paix noua dépenser au service du prochain, dans la mesure où le permettra ïe nombre de:< sujets et l'esprit de notre institut. Kn attendant, je dépose hum' do Moment aux pie<h. Votre Seigneurie Illustrissime, avec jmoa dévouement et ma soumission,!ea respects de cette Compagnie dont Dieu m'a eonQôen partie le soiu. Si ces homn~ea ~pondent qu'imparfaitement auxmôriteade Vot~eSB~goea~ Illustrissime,dumoinsnoasprieronaMeu.MOveraioBtn~tÏM~~ sea dona.– de la comMerde phMenp!usde ses ~cea~de Momoje 3 juin t<ta~ Qu'on ne a'etonne pas des tormea.élogieux de cette lettre. Le P. ViteUeschiee connaissaiten hommea; it avait deviné le g~nia de Richelieu. Parvenu au pouvoir, te cardinal avait Achoisir entre deux politiques celle do Henri tVou cello doMariede Medioi9:t'amitié do t'Kspagncou l'abaissement de la maison d'Autriche. Or le choix etoU fort deticat. Comment concilier ensemble, dans les rotations extérieures, les intérêts du pays et ceux de la ratigion? '<Le roid'Kapagrne,observa Richelieu dana ses~M<MnM,aodit chefdes catholiques, et par jo nesaisquenorencontMd'aiMres ot d'artinoes, non par piété, so trouvo en effetavoir se~ inMrets le plus souvent Mes vec les leurs. a Aucontraire les intérêts de a la Franco, opposés&ceux de l'Espagne, s'accordaientd'ordioaiM avec ceux des États protestants. ~a nouveau ministre n'hésita point; dominé par uno Ncute pensce, la prépondérance de la ! menaMbiefrançaise, it reprit hardiment t'oeuvrede Henri <V. t son KètoA ôtouNeFt'Mresie dans le royaume lui espérait que ferait pardonner t'attianco avec les protestants contrel'Autriche, a Joie t. LeMtp <KBCmt daP. af otdtaatdeBteheMea, t6M. OatUa, Oeo. ( Bpht. adetteMM, tOt3.!OM.) t.

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SOUS MCHEUEU. PREMIERE – PARTIE.

Imbu du principe gallican, que dans la gestion des affaires temporelles le pouvoir dvildoit être soustrait à tout contrôle de l'Église, on le vit assister coup sur coup la Hollande contre l'Espagne, le Palatinat contre la Bavière, les Grisons contre les Valtelins, et fiancer une 611ede France à l'héritier du trône d'Angleterre. Cette conduite, avoue un écrivain protestant, « était évidemment destinée à arrêter les progrès du catholicisme; quoique l'alliance française fût d'une nature exclusivement politique. Je protestantisme devait néanmoins en recueillir un grand profit, précisément à cause de l'union étroite des intérêts religieux et politiques* Aussi fut-ce un scandale, et à la cour romaine, et en France, parmi ceux qui s'appelaient les Aon~f~/Ao/t~M~. Ils néirissaient Richelieu du nom de fo~Ao/t~Mp et lui appliquaient les paroles de l'Écriture, /M/<M ~~p~M <ïM~/<M<M « Vous prêtez secours à l'impie, vous vous joignez à ceux qui haïssent Dieu, et ainsi vous attirez sur vous-même la colère du Seigneur. o Quant à la Compagnie de Jésu~, son attachement au Saint-Siège et aux doctrines romaines était trop connu pour qu'on pût se méprendre sur ses véritables sentiments. Malgré la prudente réserve corn. mandée par les circonstances et dans laquelle elle se tint toujours, elle M vit cependant accusée d'être l'instigatrice de l'opposition faite à la politique anti'espagnote de Richelieu; on même temps on lui attribua l'inspiration des principaux pamphlets dirigés contre les actes de son gouvernement. Nous allons dire quel fut, en fait, le rôle des Jésuites français dans les aSaires épineuses de cette époque. 3. A peine Richelieu était-il entré dans le conseil, qu'on y mit en délibération ie mariage de Henriette-Marie de France, troisième. BHode Henri tV, avec Cbarles, prince de Galles, héritier présomptif du trône d'Angleterre. A vrai dire, l'idée d'une semb!ab!e alliance notait pas nouvelle. En i6i2 il avait été sérieusement question du mariage de Madame Christine, sœur du roi, avec le prince Henri, fils de Jacques I' puis, après sa mort, avec le prince Charles son frère 2. En 1620, le duc de Luynes essaya de renouer des négociations pour fiancer Madame Henriette au même prince Charles; mais alors le roi d'Angleterre et Bnchingham, son favori, méditaient une alliance avec l'infante t. Ranke, Mo~ de la PapattM N <M peM<fan<xn*e<]<vn'<Mc<M, p. t8t. t. tV, 2. Voirtomem. p. 332.

LES PREMtENS UBELLES.

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à la nn de janvier 1624, d'Espagne. Après l'échec de ce projet, s'étant assuré que ses avances seraient bien remues, Jacques demanda pour le prince de Cal!es la main de Madame Henriette. Dans la séance du Conseil où l'on examina le côté politique de cette union, Richelieu exposa avec une grande netteté les intérêts et conrespectifs de l'Angleterre, de l'Espagne et de la France, Restait la question reliclut en faveur de l'alliance proposée'. fallait gieuse, hérissée de difncultés presque inextricables. Il obtenir, en eNet, que la sœur du roi Très Chrétien pût pratiquer librement sa religion dans un pays o& l'hérésie était ofncietlement reconnue, et qu'elle ne subit pas l'injure de voir persécuter ses sujets catholiques. Jacques I" avait envoyé en France deux ambassadeurs extraordinaires lord Kensington, plus tard comte do Holland, et lord Hay, comte de Carlisle. Pour s'aboucher le cardinal de avec eux, le roi nomma quatre commissaires Richelieu, le garde des sceaux d'Aligre, le marquis de La Vieu. ville, surintendant des finances, et M. Loménie de La ViUe-aux. Les Clercs, secrétaire d'État, chargé des auaires d'Angleterre. où se conférences s'ouvrirent le 3 juin (i62~), à Compiègne, trouvait alors la Cour2. Les ambassadeurs de Jacques t~ déclarèrent que leur mattre accorderait sans peine à la France les articles onertsa l'Espagne, à l'exception cependant de trois. Le premier regardait la liberté le second octroyait de conscience pour les catholiques anglais; les officiers de la maison de la prinune église publique pour le troisième portait que les entants issus de ce mariage cesse demeureraient, jusqu'à l'âge d' douze ans, entre les mains de leur mère qui les élèverait dans sa religion. Sur les instances des commissaires français, les ambassadeurs anglais flnirent par'concéder ce troisième article. « La plus grande diMculte fut sur le ou sujet de la liberté de conscience en Angleterre, ou publique » tolérée secrètement 3. En vain les commissaires réclamèrent la liberté publique, assurant que cette concession était absolument nécessaire au roi de France pour lui servir de garant auprès du Pape, sans l'aveu Les ambassadeurs duquel on ne pourrait conclure le mariage. ne pourrait accorder awx répondirent que le roi d'Angtoierre t. Vf. Ae«~ de ~MeteKeM, de 9. JtMmottM ~Mctc«<M, p. 289. Avene!, t. t. suiv. et p. &M t. Mt.
2. BntM. OomM«c cat<!Mdor, t. M23.M2S.P. M9. –OrMM, 3.~Mmo<M<<e~McM<eM.t.t.p.M2. op. e«., l, p.

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SOUSMCHEUEU.

PRENDRE PARTtE.

catholiques la liberté publique de conscience, sans violer les lois de son royaume et sans s'exposer à une révolte générale de ses sujets its promirent seulement que Jacques i" et le prince de Galles s'engageraient par une simple lettre &traiter les eathotiques aussi &voraMemeni qu'il leur serait possible. à condition qu'on n'eu pariât point dans le contrat. Richelieu résolut alors d'envoyer à Londres le marquis d'Ëfnat et N. de La ittc-auxCtercs, pour négocier directement avec Sa Majesté Britannique les articles sur lesquels ses représentants n'avaient pas osé pren'Ire une résolution. Mais déjà le mariage était décidé en principe'. JJ restait à s'entendre avec Rome ot à obtenir du Pape une dispense. Or Urbain YiMne semblait pas enclin à l'accorder. Par deux brefs, il avait adressé à Louis Xttt et à la reine mère de graves représentations à ce sujet. Le nonce. M~ Spada, avait reçu l'ordre do s'opposer de tout son pouvoir à une aUiance < onsidérée comme funeste aux intérêts de r~gliso. Dès lors on s'eftorga de modifier les sentiments de Sa Sainteté. Au mois do juillet, le marquis de La ViouviHe, dans un entretien avec le P. Arnoux, lui demanda s it serait disposé eutreprendt~ le voyage do R'uno afin d'expliquer au Pape les avantagea de cette affaire matrimoniale. Le Jésuite se déclara tout prêt A rendre service, pourvu toutefois que dans ses instructions il n'y eot rien de contraire A t~aconscience et a son zèle pour la réputation du roi. Apparemment le P. Arnom< n'était pas homme à mener & bien pareiHa négociation 2. Le P. de Séguiran. confesseur de Sa Majesté, no pouvait non plus, dans la circonstance, servir d'intermédiaire à Richelieu il était d'avis – et no l'avait pas caché au roi – que Rome exigeat toutes Jes conditions féc!amees autrefois par la Cour d'Espagne s. Louis XtM, circonvenu par les subtues raisons de son ministre, que soutenait !e eardinat do La Rochefoucauld, persista dans ses vues optimistes sur t'avenir de sa soeur et dans ses dispositions conciliantes & l'égard de Jacques le,. On chargea le P. de BéruHe do foire valoir aopres de h cour romaine les motits de l'utilité publique En mémo temps Richelieu écrivit AM" de Marquemont, le priant de trant t. C<. HOët, t, p 422. DeBaillon, C WMWeMe.J~a~<' ~e~<tnc<~Me d~!<* gleterre,p. 38. 7JatMet (AtthitM tCM. <ti a.LetU nonce utard.BMbe<!nt, <du a Vat, Konz. Pfaada. n. 4<0, . 970, )) f M
a. Du tt6)ne an même, <4 aoM M:< M&~M, a. <M. f. M.toa). 4. M~nMUM donné &M. de B~oMe (Bib!. Nat., <a9. ?. My<M, at0-23t). f. t.23t).

LES PREMtERS LIBELLES.

quilliser le Souverain Pontife le roi, disait-il, a pris toutes ses assurances relativement au salut de Madameet de ses serviteurs; il y a lieu d'espérer Beaucoup de ce mariage pour le bien générât du catholicisme en Angleterre. Le pape, anxieux, remit l'examen de l'auaire à une congrégation de cardinaux'. Entre temps, le confesseur de la reine mère travaillait de concert avec le confesseur du roi à faire prévaloir les véritables intérêts do l'Église. <' Je sais, écrivait le P. Générât au P. de Séguiran, que le P. Jean SuBren et vous unisses vos efforts ann que l'on tienne compte des avantages de la religion catholique. Je ne doute pas que VotreRévérence ne s'y emploie sérieusement, car je connais son esprit de charité et son aèlo pour la gloire divine; il est cependant de mon devoir de lui déclarer en peu de mots combien il me plaira qu'elle s'y livre avec ardeur. Elle fera ainsi une chose très agréable à Dieu, très utile à de nombreux catholiques, dont la foi et la piété sont comprimées par la violence, et qui no peuvent rendre à Nôtre-Seigneur l'honneur qu'il attend de tous les chrétioas. Ces malheureux espèrent, a l'occasion du mariage, quoique faveur divine, quelque secours, grâce à ceux dont la voix et les prudents conseils sont plus écoutés du pieux roi Louis Xt!t; leur espoir repose en Votre Révérence. Puissent-ils n'en être pas frustrés. Dieu ne vous a peûMtre permis un si lacilo accès à l'oreille et au coaur de Sa Majesté Très Chrétienne, que pour promouvoir une ouvra si importante et si digop d'une âme religieuse. Je vous la recommande donc positivement et le plus fortement qu'il m'est possible~. e D'Augleterre et d'Ecosse les catholiques adressaient lettre sur lettre au roi do r~nco. Ils lui exposaient leur misérable situation; ils le remerciaient do son bon vouloir et de ses efforts pour apporter quelque adoucissement à leurs maux 3. De son côté, le P. Richard Blount. provincial de la Compagnie en Angleterre, écrivit au nonce du Saint-Siège a Paris. Dans l'incertitude des conditions qui seraient adoptées par les deux rois, il plaçait sa confiance dans la divine Providence il mettait toutefois M" Spada en garde contre les interprétations captieuses qui seraient données t. LeMM noofe,0 sept. <63~ du di (AKMt. Vat.,NOM. ~aada, n. 69,f. io,. tM). a. LettM doP.VUeMeMMao Séguiran, P. de t&JniUet <Mt(PMBe!e, Oen., Bpht. <.)V). 89. a. DeB&Htoo. o~f.,p.

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SOUSRICHELIEU. PRBSUERE PAHTt~.

aux conventions matrimoniales, si t'en n'avait soin de les rédiger de manière à éviter toute équivoque*. Les articles de mariage furent signes à Paris, Je 10 novembre i624. On donnait à la princesse huit ce~t mi!!e éous de dot, moyennant quoi elle renoncerait, pour elle et ses descendants, à tout héritage provenant de la couronne de France. On lui assurait, ainsi qu'à toute sa maison, le libre exercice de la religion catholique. Elle avait droit à uneobapone dans toutes les maisons royales et en quelque Mou qu'elle se trouvât. Elle aurait à sa cour, outre un évoque, son grand aumônier, vingt-huit prêtres ou religieux pour desservir ses chapelles. On lui laissait le soin d'élever sea enfants jusqu'à rage. de treize ans, comme aussi le choix des personnes commi~s à leur éducation. Outre les articles généraux, tiscns'nous dans le ~fc<Mc/«!HfoM, il y en eut trois particuliers i" les catholiques, tant ecclésiastiques que séculiers, prisonnieM depuis le dernier édit, seraient tous nus en liberté; – 8° les catholiques anglais ne seraient plus recherches pour leur religion; a° ce qui se trouverait en nature des biens saisis sur les catholiques, depuis le dernier édit publié contre eux, leur serait restituer Aussitôt après la signature des articles, Jacques s'ompreMa d'élargir un certain nombre de prisonniers, prêtres ou taïq~s, qui attendaient leur condamnation ou bannissement ou &la mort t il fit restituer les amendes a ceux qui les avaient dé}&payées, et donna l'ordre de surseoir &l'exécution des lois pénales contre les insoumise C'était l'apaisement, si l'on eut persévéré dana cette voie. Maisbientôt le P. Btount constatait une repriM dea mesures violentes et se plaignait avec raison de la faiblesse du marquis d'Effiat, notre ambassadeur A Londres. « Depuis le départ de M.de La Vitte'aux-Ctercs, écrivait-il a M~Spada, on no tient plus aucune des promesses faites en faveur de la religion. La perséou' tion recommence et s'accroît de jour en jour. En vertu des anciennes lois de nombreux catholiques sont poursuivis pour le seul motif de religion, et plusieurs ont été jetéa dans les fera tout cela à Londres même, sous les yeux de l'ambassadeur de Franco, qui ne jouit d'aucune autorité, et au détriment du Roi Très 1. Lettre doP. Btooot Spada.AfeMt. at.,Knm. t Francia, . 6t, f. <?.tCf. a ( d o V ~eeo~ e/~e M~A p~e~cc, t. Vt).p. M.
2. Le MeFCHfe ~<Mf<t<o, t. X, an. 16it, p. <SMS7. – et. Btuce, <M).<M., t. <6MMM, p. 98?. 8.1e dlereuro jranÇata, 1. lilll, an. t637, p..93.1f1ft. A. SlrfeJdanll, ticeao/ ~tMo/ <~MMMo~a~. a. ~e Me~t~e /~oM~h, p. xnt, – <037. op. <93.t"< -.A. StdeMana, t. tV. )49. Bmce, op.fM.. t. t6M.<62a. p. <t0.

LES PKEMERSUBBU~S.

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Chrétien,avili dans la personnede son ministre » Cette coupaNe incurie valut au ~présentant de LouisXtH!abienvei!!anceduMi d EtHatle d'Angleterre Jacques demanda pour le marquis suicordon bleu du Saint-Esprit, qui M fut accordé l'année vanter Pendant qu'on réglait en France les conditions du mariage on et qu'on délibérait à Rome sur l'opportunité de la dispense, la de ecclésiastique s'occupait à la cour de former la maisond'abord les yeux sur Le cardinal de Richelieu jeta future reine. et lui proposa Duvergier de Mauranne. qu'il traitait alors en ami, i'omce de confesseurde Madame. Vivementpressé d'accepter par le P. de BéruUe qui croyait à sa vertu. l'abbé de Saint-Cyran ce s'excusa,prétextant qu'il ne se sentait point propre à ministère. tout Le cardinal se montra si oNenséde son refus, qu'U rompit I! neréusstt pas commerce avec lui et ne voulut plus le voMdésirait confier davantage près de i'évéque de Poitiers, auquel vain le nonce suppna le prélat, la charge de grand aumônier. En au nom de Sa Sainteté, d'accepter au moins pour quelque temps de de une position si délicate; M~' La Bocheposay.comme t abbé Saint-Cyranson ami. ne consentit à aucun accommodementPère Lea amis de la Compagniesouhaitaient qu'on ebotsMun ce Jésuite pour confesseurde Madame.La reine m<'repartageait sentiment, persuadée qu'on rendrait ainsi à sa nUo un éminent service. On mit en avant les noms des Pères Jacques Gordon, avait songé à la Domi. Jean SuSren et Pierre Coton\ Le ConseM nation de ce dermer. comme pouvant être agréable au roi il ohoisitlo d'Angleterre. Maisje P. (.énéra! avait d'autres .'ues Hommedo do Toutotse". P. Barthélémy Jacquinot, provincial science, de prudenceet de vertu, le nouveau cojf~seurdo Madame reçut un très cordialaccueil à la cour. Les ambassadeuraanglais eurent beau déclarer queleurs instructions portaientde n'admettre V <~Mw. at..Noat.<M M aunonce t. Let~edoP. Moum Spada. M~Mt62& o.406. f.2). ftaneta.
2, Glitret, op e3t., t- 1. p. 480. ~"<A~< ~.<.« L~<, ?& p. t?t.<M. ~S; de Saü~t·CVran, 3B.cote. vie de N· p. <" < Gdk. ~tu~X~ 0.69. tol. 20~. it. 68. 1. 13a). D~mneta, ~X ~S~< ~~onM, AM pt~eajMMOee. ao P. de MtoMB.Njatn <6a4<Hou&M~. M<W!<'f«M 'l'et. D. XV). MM < JotMet "Mt~ito P. G<nM au P. d. MMB~MM. <& tn6dtb. doe. lit, (CaM~oo,DocotoentB Cea-, t. M). -€h OaMMe,~e« oM~a~ p. «).

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SOUSMCHEUEO.

PMNtEttB PARTtE

aucun religieux de la Compag~i dans la maisondola princesse, le roi et la reine mère n'en 'sièrent pas moins dans leur résolution. Mariede Médicis disait hautement qu'elle faisait de la présence des Jésuites près de sa &Ue une condition absolue de bon consentement au mariage*. '< Le P. Jacquiuot, écrivait le nonce te février t625, a commenceà entendre les confessions de Madameet à t'instruire deux fois la semaine des principaux points de la religion catholique. Les représentants de Jacques ler se sont plaints qu'on ait choisi un Jésuite comme confesseur, se déclarant prêts à accepter des religieux do tout autre ordre. Le roi leur a répondu qu'its n'avaient point à s'occuper de la conduite de Madame,tant qu'elle restait en France quand elle irait en Angleterre, lui-même etSaMa{est6 ttriianniques arrangeraient entre eux sur ce point comme sur lesautres~. n MaisLouis Xttt avait compté sans lesmenéesdes diplomatesanglais, ils manœuvrèrentsi bien qu'ils gagnèrent quelques évoqueset ébranlèrent l'esprit de la reine mère et de ceux qui gouvornoient son conseit* On Ct aussi intervenir les amis des Jésuites, pour leur conseiller de renoncer spontanément A la mission qu'on avait voulu leur confier4. Maissur qui les en décharger? LeP. Jacquinot, tout te premier, attira l'attention du nonce sur les Pères de l'Oratoire. H"' Spada s'empressa do communiquer ce renseigne' ment à Richelieu, en ajoutant que M. de Mrutte était vraiment un sujet demérite et très estimé ARome. Le cardinal so contenta de répondre que c'était en effet un homme &mettre an avant et qu'il pourrait servir t'Égtise dans la Grande-Bretagne~,tt et consultaensuite te comtede TitMèrcs M.de La ViMe-aux-Cteres, et leur demandas'ils ne connaissaient point a Paris, outre le f. Jacquinot, quelque personne propre a exercer la charge do confesseur de Madame. Si vous ne pouvez prendre un Jésuite, répondit le comte de TiUières,vous ne trouverea pa« mieuxque Hèrutle". o Quelquetemps après, le fondateurdo l'oratoire était désigné pour remplacerle P. Jacqoinot.
). OMMM,Op. <M., p. C. z. i.eUte 'io 'tonee a Ba~be~ot. <t MwHeft6M (Archiv. Va), Nooz. dt Pfoae!e, n. <!<,f<4<). ). 3. OaMeae, c. Volt, &copfopM, une teUMdu P. ~acqotnot a Jezooe CMm~dde Matet, <9MtWor t6a&,datM ta t « de la AA?~M~<'~~c CMeofd de ~aM par la mère Saint-Me~MdeJeaaa, p. M. cote. 4. Hapto, op. fM., p. t7<. &.LeUte de hpada & Barbette!. M Mw~Mt6M (AtfMv. Vat., Nnaz. di ftaocb, o. M, f. 29.M). C. Du mPmeau taCme(MMfM, f. B2*M~.

t.E8 PRBMŒBS UBEtJLBS.

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Au commencementdu mois de décembre 1634, Urbain VM! conformément&ravis de ta congrégation des cardinaux, setésotut en faveur du mariage; il en prévint le roi de France par un bref du 30 do même mois', a Les regards du monde terrestre, aussibien que ceuxdu monde spirituel, sontnxéssur vous,écrivitit &la jeune princesseM;puis il t'exhortait à devenir l'Esther de son peuple opprimé, la Ctotilde qui soumit au Christ son victorieux époux, l'Audebergedont le mariage implanta en Angleterre la foi chrétiennes. Le bref de dispense fut envoyé au conce; mais, avant de le remettre à Louis XH1, Spada devait attendre (lue Fatticte du contrat relatif à la tolérance des catholiques eut été conQ'Tnépar une déclaration publique de Jacques )". Le roi <t Angleterres'en tint aux clauses secrètes, affirmant qu'U ne pouvait faire davantage~.LouisXtt! promit MtenneMement qu'eu tant qutt dépendrait de lui «le contenuezditxariictes concernant la religion set oit gardé et accomply a. Madames'engageaégalement, si Dieu bénissait son union, à ne mettre que des catholiques auprès de ses enfants~ Urbain VtMse contenta de ces promesses et ordonna de délivrer la dispense. Lu solennitédos fiançailles fut sétéhrée le jeudi 8 mai M25, et la cérémonie du mariage te dimanche suivant dans le parvis Notre.Kame' Jacques t" étant mort le 0 avril, MadameHenriette devint, pour son malheur, reine d'Angleterre. Kéele M novembre t0u9. elle n'avait pas encore seize ans. t'no carmélite, la Mère de Madeleine Saint-Joseph, l'avait préparée à la piété, et aa foi était inébranlable; mais Mariede Médicisl'avait élevée dans la f) '~oMté l'ignorance. Cour tendre et générous, esprit prompt et et ouvert, l'épouse de Charles 1" allait rencontrer dans son nouveau royaume des inimitiés qu'elle nosaurait pas con)urer. Rllepartit ta a juin, sous la condo ? du duo de Buettingham.Sa maison françaisese composait do cent-ah personnes, y compris les domestiquesdo toutes sortes. A la tête du cte~é se trouvait, en qualité de grand aumônier, Dauiel du Ptexsis, éveque de Nende, parent do ttichelieu. Le P. de Bérulte avait le titre de t. Bfcîd'U~ato V)))&LatthX)U. ~d~eobteMM 8 d (BiN. o CMpeotMa, eo!t. t PetMte, XIU, 899). 1. 2. Cf.
De BtUtoo, op. < p. 45. 3 ~mntfM <f<~<cteMf«.t. t, p. a9î. – ne Battton, o~. 45. 4. Metatatton do M maM M2~. aux AMMw. e< ANa)~c~ p. <t, t!Me d BtMes~ea, par MoQfnaye.~ep.tfcB~MMeeftO~oiM.p.530. 5. t~Mte de Madame&Urbain VMt.e awtt) tOS5 <Btb!. Nat., Doaut, <. vol. 4M!. G. Ae .VeMMfe~OMfo~.t.X), ann. <625.p. 8M.

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SOUSMCHEUEU.

PREMtëM PAM~B.!

confesseur ordinaire. Puis venaient quatre aumôniers, deux chapelains, deuxclercsde obapelle et douze prêtres de l'Oratoire parmi lesquels le P. AchilledeHarlay-Sanoy,ancien amba~adeur de France à Constantioople*.Ce grand nombre d'ecclésiastiques devait donner de l'ombrage aux Anglais ils les regarderont comme autant d'ennemis du protestantisme, venus dans leur pays pour y rétablir l'autorité du Pape sous la protection de la jeune reinee. En fait, ce mariage tout politique, voulu par Richelieu, ne servira ni la religion, ni même l'alliance angto. française. 5. Quelquesjout's avant le départ de MadameHenriette, le St mai, le cardina! Barberini, neveu d Urbain Vit!, était prrivô à Paris en qualité de Légat. Il venait traiter avecle roi de France les aSaireade la Vattetino. Étroite et fertile vallée de vingt lieues de longueur, la Yatielino reliait le Milanaisavec le Tyrol autrichien, et interceptait les communicationsdes Vénitiensavec la Suisse et la Franco. On conçoit quot intërct les Espagnols avaient à s'en emparer. Etto avait étô .cédée aux <!risons par les ëvequea de Coire au commencement du xvt siMc!o.Maiscomme tes Grisons, de.. venus protestants, persécutaient tes Vattetinarestes catholiques, ceux'ei s'insurgèrent et se placèrent sous la protection de t'Kspagno. Répondant & leur appel, le duo de Feria, gou. verneur du Milanais, se rendit maître de toutes les places fortes do la fattee Or, la France n'avait pas moins d'intérêt que l'Espagne a ne ménager un passage au nord de t'itatie; aussiles Grisons furentils bien accueillis de Louis Xttt, quand ils vinrent en iu20 implorer son aecouracontre t~s Vattelins révoltes. Le gouvernement français ne pouvait se dispenser d'intervenir on faveur d'anciens alliés, et il le lit sans retard. Mais, au lieu d'entreprendre une action militaire, que lui interdisaient alors les troubles intérieurs du royaume, il out recours A la voie des négociations. Bassompierrese rendit t la cour de Madrid, ann de protester e~oiro l'invasion de la Vattetico. Par le traité du 25 avril <6ai, Jes Espagnols promirent d'évacuer t. CtHonMayp, te c<!Mf<Ma< deM~Me 3.Ot!<~t, op. 1.1,p. 4?a. <? eaf<Mw~MfAeMe", p.to.

9. M ~cw~e/hH!f< p. 395.401, Mt, M4.

1. )V,an. t6:o, p. t74. – 0. Haootaot, cp. M< t. M,

LES PRBMtERSMBBUES.

<S

les forts dont ils N'étaient emparés, poa.vn que les Grisons accordassent une amnistie générale aux YatteMnset f 'on es supprimât dans Je pays toutes les nouveautés préjud! dans au culte catholique. Les Jésuites purent ainsi renh leurs aneiens domiciles, d'où ils avaient été exilés neuf années auparavant Au début de ce conOit qui intéressait l'équilibre européen, le pape Grégoire XV, tout en conservant une attitude impartiale entre les deux couronnes, avait réclamé une garantie efficaceen faveur dé la vraie religion. JI faisait A Philippe IV et à Louis XMtune obligation de conscience de ne tolérer dans la Valteline que le seul exercice du catholicisme. A cette époque, le P. Arnoux et*))*encore confesseur de Sa Majesté Tn's Chrétienne. M~'Cofmi, nonce à Paris, reçut l'ordre do lui rappeler grnve~fnt qu'il ne devait rien épargner pour éctairer sur ce poi~ la piété du rop. Mêmerecommandation fut faite lors de t'entrée en charge du P. de Séguiran. Sa Sainteté, écrivait au nonce le secrétaire d'État, veut que Votre Seigneurerie suiv~ toujours la tn~mo ligne do conduite, qu'elle remontre forietucut au successeur du P. Amoux& quels dangers la religion catholique se trouvera exposée dans la Yatte. Une. si ce pays retourne sans condition sous le pouvoir des Grisons~. )t semble que le haité do Madrid avait donna sur ce point des garanties suffisantes; mais les Espagnols ne s'empressèrent pas de s'y conformer loin d'évacuer la Vattetino, le marquis de Fuent's conseillait A Phitppe <V de s'assurer encore do Monacoet do Finale. C'était le moyen do donner des fers A t'tiatie'. La France sottioitait le Pape de contraindre t'Espagne à remptir ses pr~measM, <mand un Coup do tête des Grisons vint compliquer la situation déjà fort embrouiUée ils entreprirent de recouvreF par ~eaarmes ce qu'ils avaient perdu. Grégoire XVne vit atora de satut pour les catholiques que dans la protection de l'Espagne, ot it eut recours au P. do Séguiran et au cardinal de Hetz pour obtenir que la France n'exigeât pas avec trop de rigueur t'exécuta du traité de Mat. M M<wuM p. oj). t. M, 9a?. ~<tfo<t, Vttt.an.<oa9, 9M. PtaMan, t. p. WM..Sof. p. Vt,t. Vt.a. «.tS. KotdMa. 2.Dépêche e Cotstat, oet.<63< 0 d'ARoetcMa (AtcMv. BtM. o. tM, Vat., l'la. f. 8,0).
.t. t.pdo*to!o&CoKto!, 4 JuHîet M9a (fMffem, a. )<o, f. 6?.?0). <. Bougeant, N~fotM <ft) ~o<M tt~~p/)at<e, 1.1, p. <M< do

SOUS CBEUEC. PRBMt~RB PARTtE. M le drid. Dans l'entretien dpM. BaM reotM~en que !e P. de Ségoifan eut avec !e roi Ségoiran sur ce sujet, Louis XM! nnit par toi dire o qu'a Rome ils étaient tous Espagnols M. « Eh bien! répliquait le cardinal Ludovisio, qu'on dise si l'on veut que le Pape est Espagnol, mais qu'on avoue aussi que, comme chef de t'bgtise, Mne peut faire autrement'. Lorsque le chancelier, Mrutart de Sillery, prit, eù 1623~ la direction des affaires, le nonce écrivit à Rome que les inté* rêts religieux dans le pays on litige étaient de plus en plus compromis. « Le chancelier, disait-il, anectionné aux vieilles maximes de Henri iV, se propose, tout en conservant la paix en France, de tenir toujours occupé le roi Catholique, afin qu'il ne puisse songer à de nouvettes entreprises ni tenter de nouvelles acquisitions. Les motifs de conscienceont moins de Et il se plaignait du force sur lui que la raison d'État. de Séguirat; et du cardinal de La Rochefoucauld,auxquels il P. ne trouvait pas la souplesse et le dévouement désirables~. Faut-ils'on étonner quand Philippe tV, inndète à sa parole, non seulementcontinuait de garder la Yattetine,mais encoreenvahis' sait. de concert avec l'Empereur Ferdinand, une partie du pays des Grisons? La France, Veniseet ta Savoie,intéressées à arrêter les progrès desdeux branches do la maison d'Autriche, signèrent te 7février 1623un traité d'alliance otfensivo et défensive pour obtenir et, au besoin, imposer t'eséeution du traité de Madrid. Ann de détourner forage prêt à fondre sur elle, t'Kapagne offrit de remettre la Vattetineentre les mains du Pape, jusqu'A t'entior accommodementdu différend. Le nonce, d'accord avec !e P. de Séguiran et t'nrchovéque do Tours,Mertrandd'Kscbaux,favorisa cette solution LouisXMty consentit, &conditionque les forts 3. seraient rasés et t'anairo réglée dans trois mois*. La mort do Crégeire XV,survenue te 8 Jttuitet<693, occasionnades retards, et rien n'était encore décidé quand le cardinal de Richelieu entra au ministère. Les Valtelins, persuadés que lour sort dépendait surtout de la France, avaient résolu d'envoyer une ambassadeALouis XtH; <6 t. t.t)(Ïo~)e CoMtnt, A <6:3 Pta, MJntMet (AKhtv. BtM. n. «o. f. ?<.??). Vat, à 28mait6M(t&~em, «a, f. aa3-9M). n. 2.Coraictt.u<ot!t!o,

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9. Lettre du nonce ft BMbe~nt, 29 mais <62~ (AKMt. Va)., Bibi. P!a, n. «, f. 60, a?!. 4. Zc~ereMM /Wn)foh, t. M, Mn. tM?, p. 60.

LES PRENMRSUBBH.~

mais craignant que ta négociation ne trainat 'en longueur, Us eurent recours au P. Générât de la Compagnie pour obtenir le P. Yi' plus facilement une audience du roi. Le 9 avril t624, P. Sufla lettre suivante au tellescbi écrivit, & leur prière, ffen, confesseur de la reine mère « Les catholiques de la Yaitenneenvoient des ambassadeurs au Roi très Chrétien; ils comptent beaucoup sur votre bienveillance et votre charité chose pour mener & bien leur entreprise. H s'agit d'uneet ta qui et le progrès de la religion plus intéresse la sécurité grande gloire de Dieu, si elle réussit comme on le désire. Je ne doute pas que le Roi Très Chrétien, à raison de sa haute piété, ne veuille favoriser la foi catholique; mais il peut arriver Si que sou bon vouloir soit entravé par des conseils opposés. donc Votre Révérence peut obtenir de la reine mère, qui prend part aux délibérations importantes, qu'on ait surtout égard l'honneur de Dieu et au bien de la religion, sa démarche sera certainement conformeà l'espnt de notre Institut et très agréable à Dieu. Je m'abstiens de toute autre recommandation, laissant tout à votre prudence et à votre charité'. é Les sentiments do ViteHoschi taient partagés en France par à les AoM< c~Ao/t~M. Leurs chefs firent une forte opposition avait pria parti pou Richelieu qui des son entrée au miniatere les Grisons A entendre Micholde Marittac, « les principaux du eonMii aoroient dinamés comme peu soucieux do la religion, ai oo s'a~t'm~ssoit à vouloir conserver aux Grisons la souveraineté Murla Va!teiino;cela n'étoit pas ;usto; Mou y étoit ouonaé; et il étoit &craindre que ce ne fut l'heure, que plusieurs âmes très Muntesprévoyoient, de la punition do cet État, si on négtigeoit les moyensque Dieu présentoit do ruiner t'héreaio~. Urbain Y<M.comme Grégoire XV. avait surtout à cœur te salut des amea. Les instructions données a~c~aini furent donc renouveléesa M"'Spada, son meeessenr. Pois le Pape dressa un auraient droit projet de transaction d'après lequel les Espagnolsferaient la dede passage par le territoire contesté quand its en mander Le commandeur de SiHery. ambassadeur à Home, y donna son approbation. Mais, pour MeheMeu,les ménagements dus au SouverainPontife ne balancèrent pas longtemps les intérêts du pays. Il n'hésita pàs à désavouer la conduite de notre Cen., aoP. oavril<6M (Pmae<a,BpM. t. IV). ). Let)M V)te!tMcM anCtea, dnP. t. t. p. a. AM'ao<M< (feBteAeK~M. 862.
3. tee ~eyettM /faHfOt<,t. X, Ma. M-M.t~ <N9* ~e<tM ~oHfo«, t. aaa. M!M,P. <?' CO!)PMMB ~<Ji. M t. tW.

~8

SOUS MCHEUEU. – PREMtERB PARTIE.

ambassadeur. Le marquis de Cœnvres, député vers les Suisses et les Grimas, envahit la Valteline, le 25 novembre i62~, et s'en rendit mattre en trois mois. Cela fait, le ministre de Louis Xttt invita la cour de Rome à régler amiablement l'affaire avec lui. Et c'est &cette nn que le cardinal Barberini vint à Paris comme tégat du Saint.Siège au mois de mai t625 t! était accompagné d'un thé 'togien consulteur, le P. Eudaomon-Joannès. jésuite, grec de nation, très connu par de solides écrits publiés autrefois en faveur du cardinal Bellarmin contre les théologiens anglicans. Le cardinal Barberini professait, comme le pape Urbain Vttt, une haute estime pour la Compagnie de Jésus. Cependant des gens malintentionnés voulurent profiter de son béjour dans la capitale pour l'indisposer contre les Jésuites français, a Monsieur le tégat, raconte le P. Garasse, ayant fait soo entrée, laquelle fut aussi magnifique qu'on sçauroit imaginer, nos ennemis ne perdirent pas leur tems, car, aussitost ils tachèrent de gagner son oreille et de b!amer nostre Compagnie. Les uns tacho!ont de le divertir de nos maisons, lesquelles néantmoins il visitta et fut reçu très honorablement dans le co!tpge~. Les autres lui portèrent tous les libelles diffamatoires qui avoient été composés contre nous depuis trois ou quatre ans. tt y en eut encore qui furent si étourdis que de t'intimider au sujet du P. EudaemonJoannès, duquol ita disoient le nom cstro odieux à Paria aux gena de lettres et nommément a cet auguste Parlemout, lequel ils prétendoient avoir esté oSensé par un écrit dudii Père. Et M. Servin s'oublia si fort que do proposer cette affaire au parquet des Gens du Roy et former quelque sédition, pour ordonner prise de corps contre luy. Mais M. le Procureur Générât te renvoya bien verte. méat. Le diable donc, voyant que t'entrée lui estoit fermée par cette voye, it tacha de dinamer le Pt're auprès du Hoy. comme l'un des plus factieux Jésuites du monde et le plus grand ennemi de son Etat. Le Roy t'aiteodoit en coite qualité et avec prévention d'esprit. mais il lui fit un accueil royal, après l'avoir ouï, et le caressa plus qu'on avoit attendu, dont ses ennemis demeurèrent chargés de honte~. n Louis XtH et Biche~u se montrèrent d'autant plus prodigues d'bonneurs envers le égal, qu'ils étaient bien décidés a ne rien t. te Mercure et ~anfo~, 1. X,ann. t6M,p.SMet H)tt. t. XI,ann.<6!5, <85 p. sulv. 9.MMeduP.H)teaa auP. <Mo<Mt.Join)6ï5(Franda, pM. d Oen., tV). tC B a <. a. Oan<se, /~fMau CMy. (OaMyon. op.c«.,p. <MO).

berini, dans sa première audience. demanda, au nom du Pape, la restitution des forts de la Vattetine,!o roi répondit qu'il s'en tiendrait au traité de Madrid,et il nomma pour négocier avec le représentant du Souverain Pontife trois commissaires,parmi tes~ quels se trouvait !e cardinal .de M!chetieu.Barberini.qui n'avait que vingt-quatre ans, était trop inexpérimenté pour se mesurer avecun aussi habite diplomate. Bientôt convaincu que les commissaires français ne se prêteraient à aucune transaction, il rompit brusquement les pourparlers, et le 28 septembre, sana avoir rien conclu, il quitta la capitale'. L'affaire ne fut réglée que l'année suivante par le traité de Moncon(5 mats 1626). Les fortsdevaient être remis au Pape pour les démolir; les Valtelius rentraient sous l'obéissance dee Grisons; l'exercice de la seule religion catho~uo était maintenu dans la vallée, et la disposi. tion des passages laisséeà la Franco~. 0. Le cardinal de Richelieu n'ignorait pas que les Aonsfo~Aolui /tyMM reprochaient d'emptoyer les armes du Roi TrèsChrétien à relever, dans les pays étrangers, t'héréaie qu'il combattait dans ne le royaume. De leur critique il n'avait nul souci3.Toutofoia se dans un entretien avec <aisait.itpas illusion,torsqu'it prétendait, M"'Spada, qu'il obtiendrait quand il le voudrait l'approbation écrite non seulement de la Sorbonno mais encore de la Compagnie de Jésus*? Pourquoi donc alors N'en prendre surtout aux Jésuites, quand parureut « djux méohams livres "où sa politique extérieure était violemmentattaquée commeune trahison envers '1 t'Êgtiso? Le premier, intitulé ~My~MM ~o/<~M 6tait un recueil do huit mais anolettres daos lesquelles des personnages illustres nymea,exprimaient teur opinionsur les anairea du temps, sur les princes et leurs ministres~. L'auteur s'appuyait autant sur des raisons politiques que sur des princ~pea religieux. C'était un put. X),ann.)03&,p aM.–Cf.Ot~at.op.c~4.tt.p. t. te .~e«M<w~<tMf<Xjt. 461. –
a. te .t~MHM ~aMfe<<,<. XM,Mn. t628,p. 20t. PtaaMn, op. c~ t. M.p. 9:9. – Boogeaot, op. f~ 1.1, p. «o. 3. Cf. Fagales, op. e~ 1.1. p. M). 4. t~eMM deSpada au card. Me~tatM d'Etat, 23 cet. t625 (AKMw.Vat., Non&.dt PMnda, <ot. MtV, f. aM.3&9). <?< 6. ~t~<o<~opoMMea. oe M< trp~o~ o~foo~ cfM~M <MtM<WMm mM~eo A Mn~<<M«MMffe~e<cotM<~eMt«oM~B<At"eM,<6!5).Vo<)rt'ana!yMdtce!'beUe dt 1 conflde,u:1I leenet eonalclerattone dlgna; (ADveh, 62&).Voir1'00&"88 ce ~ihalle dans Ae~MO'~ ~uMc, t. p. ?M-?79.

M LES PREMMRS UBBLMS. 1 n~ntaniof B~manemnmttt l'Espagne.Lorsque Baraccorder qui pût contenter sérieusement'Eana~sna. LoMOMeBap-

20

SOUS tMCHEUEf.

PREMERE PARTIE.

blieiste tout dévoué à ta maison d'Autriche, dont il soutenait la cause contre la France, tt reprochait à Richetieu la conclusion du mariage anglais, et le rendait responsable des malheurs q~e pourrait entratner l'alliance d'une princesse catholique avec un prince protestant. Il montrait a Louis XtMque prendre les armes pour rétablir I'é!eeteu'' palatin, gendre de Jacques )* dépossédé de.ses États par le duc de Bavière, serait manquer à sa conscience et an bien de son peuple'. Tont le monde était convaincu que tesJu~~M y~o~ avaient été écrits en Allemagne, mais personne n'en connaissait Je véritable auteur. Les ennemis de la Compagnie, espérant faire retomber sur les Jésuites français la mauvaise humeur de Richelieu, attribuèrent cet ouvrage au P. Jacques Keller, recteur dn cottcge de Munich, qui possédait toute la confiance de i'étecteur de Bavière. Les explications do P. Coton et du P. Suffren semblèrent dissiper tous les soupçons du cardinal ministre. Le second libelle, intitulé ~~wow//o ad ~ycw, traitait le même sujet que le précédent, mais seulement du point de vue tbéotogique. D'après le titre complet de l'ouvrage, on y démontrait brièvement mais vigoureusement, hreviter et M~t'a~, que la France s'était couverte de honte et de déshonneur Il Le dedans du livre, déclare Richelieu dans ses jy<~M<Mt étoit conforme à M, ta fausseet calomnieuse inscription; on y déduisoit au long, avec un styie envenimé, qu assister les Hollandais contre t'~pagne, le Palatin contre Bavière, Savoie contre <!ônes, Venise contre la Valteline, étoit faire la guerre directement contre tes catholiques, violant tout droit divin et btimain. L'auteur, parmi son discours, mê!oit des injures atroces contre le cardinal qu'il appeloit le boute-feu de cette guerre, le promoteur du mariage d'Angleterre et l'auteur de la dernière tigue avec les protestants et autres mauvais catholiques Une telle appréciation se conçoit sous la plume de Richelieu, encore tout ému des attaques dont it avait été l'objet. Toutefois
2. Lettres du cafd. Spada, t8 juin. tW Juillet et septembre <6)6. ~Aïchtt. Vat., NMBa. di Francia. n. 400, 495.436, COt.) 3. C. C. yAeot09< ad ~MttOftCMttt~'W. f<'pPMe&~«Ot<(M<M)tM 0<<BMH<M< ex CeW<~ <t ~oMMMM~0~0, /MfMM<m< AMM««MC.p~wp ~f~ ~Ma ~cp«M' e<ttCfMoe detnoMtra~Mf CaM~M /hf<e <M~Me<'<M<p<«m /beatM <tt«Me e< <t~tMtttB< ~e««Mt Aoc <eMpore CM~a coMoMeo* omisse, MfM~M~ MiMp~e prosequi MM poMp. (Aogoetae Francorom catn facultate catholle. Magtsttat., Mmo <626). <. ~e'me<f€< de Bfe&eMeM, t.t, p. 360.

t. Le.VefffM < Met /<ntf0< 1. X)..ann. 6M.p

sotv.

sinon avec humilité < avoir présenté son ~~o~~M~ ~~t, Ce n'était pas un vulgaire du moins avec venté et Méliié »? c'éiaitmn pamphtétaire,recourant& decalomnieuses inventions théologien possédant, avec les notions d'une saine politique, la connaissance des aSaires et des hommes. Son tort était de se renfermer dans le domaine de l'absolu, de gâter nne thèse juste en soi par des exagérât ious regrettables. Partant de ce principe favoriser l'hérésie. qu'un souverain catholique ne peut jamais ni dans ses Etats ni au dehors, il en tirait des conséquences démesurées et ne recutait devant aucune conclusion pour peu De tous côtés, qu elle lui parut renfermée dans les prémisses. des questions j'en choisis quelquesdisait-il, on se pose bien unes pour les suumettfM au Mi. On demande donc si un roj, allié puhtiquement avec des hérétiques, peut être averti par les États de son ruyaume? s'il pèche mortellement en agissant de la sorte? M par Je fait seuJ de faire ia guerre aux catholiques et de favoriseri'hérésie, il n'est pas excommunié? si ses conseillers n'encourent pas la même peine que lui'?. si on peut lui résister par les armes? s'il ne serait pat<possible d éiabKr un protecteur de la <~Mgtonet des faihies/quetqu'un qui régn&t à coté de lui? L'auteur M et qui pourrait exercer ou donner ce pouvoir cea questions, mais it ne cache pas qu'il répond pas A toutes serait porté &les résoudre afnraaativement. U compare, en eoet, la conduite de Louis X~Hà cette de Josaphat, châtie par le Sei. gneur p~Hr son alliance avec Ochosias, roi idolâtre d'fsrat'L il lui rappelle que itenri <Vavait été assassiné par la permission de Mcu, au moment, o& it s'apprêtait à porter secours &des princes Lérctiques contre les catholique!)'. On le voit, i'~</wo~MH du théologien anonyme attaquait des opinions patronnées par Jes Parlements, acceptées comme des maximes d'État par les t'niversités et passées depuis longtemps dans les habitudes de la politique française. Aussi l'émotion futelle vivo à la cour et à ia ville, grande l'irritation dans Jes régions du pouvoir. Mais quel était l'autour de cet écrit? Pour mieux dérouter le public, l'ouvrage se présentait comme la traduction latine d'un livre français ~<&Mo/<Mo.M; C~~eo M f~~MM! ~OM~aM. Avant de l'introduire en France, on l'avait répandu en Flandre traduit en Wallon, ce qui le lit attribuer par dansAcN~wne /ir<!Mfe~,XI,eon der~dMOMMo t. t. VoitaoatyMdëtaiU~e e t6M,p. 1071tM)iv.

S! LESPMtUt-aSLJBË~LES. te n'avait-il pas raison lorsquu prétendait l'écrivain anonyme n'avait-il pas maison ï<Msqu'Upréieoda!i

9S

SOUfMCHEUEU. PRENDRE PARTIE.

quelques-uns au fameux prëditiateur de la Ligue, Jean Boucher. L'archidiacre de Tournai protesta qu'il n'y était pour rien et se justifia publiquement de la catornuie U'autres l'attribuèrent à Jansénius, qui plus tard écrivit contre la France un ouvrage encore plus insultant puis à Scioppius qui en était bien capable. « Je ne doute pas, écrivait le secrétaire d'état Phetypcaus à M. de Béthune, ambassadeur à Rome, que vous n'ayez vu par de là un mescbant libelle que l'on tient avoir esté composé à Borne contre le Boy en forme de remonstrance. Ce libelle a couru par toute la France. L'on tient que l'auteur est Gaspard Scioppius, Attemand Les ennemis de la Compagnie prétendirent que le por. nicieux écrit avait été médité de concert avec ta cour de Borne et !es Jésuites. Les uns nommaient te P. Scnban! qui sediscutpa; d'autres le P. Kudaemon-Joannès~: ce dernier, lors de son voyage avec le cardinal Barberini n'aurait eu d autres maximes, dans ses entretiens A Lyon, Avignon et Paris, que celles dot'.4< « MOMt~M. Mais ledit cardinal et tous les Jésuites, mandait de M~'dcMarquemont, déchargent fort sx mémoire de ce crime, Borne et ceu~ q~i ont considéré ses arires compositions semblent ne recognoistro pas son style en cetie-cy~. » tt est tout a fait faux, /a/~<mo. écrivait de son côté te cardinal secrétaire d'Etat, que ce Père soit fauteur des livres incriminés Les ~Jeptes de Théophile de Viau, trop heureux do se venger du P Caras!.e, te signatéront comme le vrai coupante, tts espéraient le faire poursuivre pour outrages envers la France et son roi. Souvent, raconte le vaitthnt polémiste, je m'entendois saluer par ta ville avec ces parâtes ~~MOHt~o<M/ Du ~y~. contre notre Compagnie, N'en attoit Moastijr, esprit enragé parcourir toutes les boutiques des libraires de la rue SaintJacques, demandant & haute voix si on n'avoit pas I'M)OH~<oM du P. Carassus contre le Boy? Banpban, d'un autre costé. lit un sanglant tibetto contre nostrc Compagnie et nommément contre muy, me dtsant autour.de ce malheureux livre H Le P. Harasse se défendit et rencontra dans le cardinal de La Rochefoucauld, te 3t d n. t.8pa'!aà Barberini, oet. t625(Archiv. NuM. t Francia, 6), f. <58). Vat., t'<e Cf.BaHtct. fte WcAef. S<). p. a<not. <6M(Mbt. ft. )€69, M;. X. he~'MMa Mthuoo, P nat~ a. S~ada Bathe~ot, ) cet. t6M(AKb!t.ft. NOM. FMaeta. . 6t. f. à Barberini, oct. 1625 31 3 (Archiv. Vas., Nuoi.di Fronela, rA,r. n a 458). a Phetypeaa* dutntn.des AC.BtMng., (ArcLiv. 4. MaMoemont Rome, eo~fesp.. t.xxxvth.f.~t). 30déc.<6Ï5 &. athettotaSpada. (Archiv. Nonz. Francia, M, L690). Vat. di o. B 6. Garasse, aMvray. p. ?. ~c«

LES 1

PMEMKRS

UBEUES. 1 ar_W f_ u tn 1

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duc de Montmorency et le procureur général Mathieu Noté, des amis qui cautionnèrent sa probité. « Le Roy, qui a sceu le vrai auteur, nous a fait ennn cette faveur de dire, en présence de plusieurs seigneurs, qu'il scavoit que ce n'estoitpas un Jésuite. M~le cardinal de Richelieu et M"'le Nonce nous ont fait l'honneur de déposer le même et de dire publiquement que l'auteur de cet avorton ne fut jamais un Jésuite, ni bon ami des Jésuites" M Kn vain avait-ou fait planer sur plusieurs religieux d'indignes soupçons, jamaison ne put avancer contre eux une accusation formelle. Cependant les accusateurs ne s'avoueront pas t'/wo~tOMne pouvait avoir été insvaincus ù les entendre. pirée que par l'esprit de l'institut dont elle rendait la doctrine, ft le Souverain Pontife avait positivement afOrmé qu'un Jésuite on était fauteur. Ce bruit pénétra jusqu'à la cour de Savoie, et le P. Pierre Monod, confesseur de la Sérénissime princesse, en avertit le P. Cène)a!. Vitetteschi lui répondit, le 25 janvier iMâu: Il Jamais le Souverain Pontife n'a pu affirmer ce!a, carit connaît le véritabte autour du libelle, lequel, je crois, n'est point non plus ignoré du MuiTrès Cbt~tien. Votre Révérence aura donc soin do dire à qui df droit la vérité, et elle prontera de la première occasion pour montrer la fausseté des accusations dirigées contre nous, la malice des calomniateurs et je dommage que la crédulité peut causer à lu réputation du prochain. Dieu, on qui repose notre espérance, fera tout servir au bien générât et aussi à notr" profit spirituel, si nous suppurions patiemment tes injustes traite. menta des bonnncs~. 7.Michetieu, dès l'apparition des deux libelles, s'était bien promis do les faire condamner part'autorité judiciaire et l'autorité religieuse. Le 30 octobre iu25, une sentence du prévôt do Paris déclara "tesditt tivres pernicieux, méchants et séditieux, remplis de faux bruits, et contenant plusieurs maximes etpropo. sitions contraires A l'autorité des rois étabtis do Dieu et a la sûreté de leurs personnes, au repos des peuples, et tondant à les induire a rébellion sous un taux et simulé prétexte de religion Htteordonnait en conséquence qu'ils seraient lacérés et brutes en place de Grève; enjoignait a toutes personnes, de quelque qualité qu'ettes fussent, d'apporter les exemptMros en leur post. ?<(?"<, a?,88. p a. LettMduP.O<n~a)aoP.Mono<t, 2ata!)t)et<C26(t.ngt!t)n.,Ep!st. 1. tV). Ceo.,

PARTIE. SOUSMCHEUËU. – PREMtËRE

session au greffe do Chate!et pour être supprimés. et défendait .<à peine de la vie~.aux particuliers de tes lire et retenir",aux ni expoimprimeurs et aux tit~raires « de les imprimer, vendre, sert Quelques jours après la sentence du prévôt, le 16 novembre, la Faouité de Théologie se réunit en assembtép extraordinaire au collège de Sorbonne. Sur la proposition de Si' Ueorgett Froger, syndic, on nomma une commission de huit membres, charges d'examiner la doctrine des tibeites et d'en faire un rapport à t'assemblée dut" décembre~. Dans l'intervalle, le nonce intervenant auprès de quelques docteurs, leur demanda de dresser une censure en termes généraux sans spécifier ni condamner des propositions particulières: on éviterait ainsi « le risque d'oCenscr le Saint-Siège et de btesser les maximes de conscience les ptua universelles par trop de zète de Spada n<' pour la défense des droits royaux~ a. La dëmarctt'' fut pas tout à fait inutile. Le <" décembre, la Fatcaitc, après avoir entendu le rapport de ses commissaires, déotara t'.i~MOH~to <t</ ~fafM "ent!crement exécrable et détestubte.remptiedecatom' nies noires et d'injures atroces.et contenant beaucoop de choses Partant, elle contre la vraie et saine doctrine de t'~tise les magistrats pliait et conjurait les Révérendissimes protats et le zèle qu'ila ont &l'honneur do Dieu, à la justice, séculiers, par au salut du Roi et au bien générât de son État. de châtier exemplairement par toutes. voies justes et raisonnables ce reste survenu, après une ample vendange, de tant de malheureux assassins du passé Sans attendre la censure do la Sorhonno, les tenants du gatti canisme s'étaient empresses de remuer t'opinion au pront de teura doctrines. Sous prétexte de défendre l'honneur de ta Franco et la personne sacrée du roi, des écrivains aux gages doRiehetteu saisirent l'occasion de réveiller d'anciennes querelles. En ce temps'tA vivait dans la capitale un ministre converti, -térémie Verrier, jadis professeur de théologie catviniato à Kimes. Catholique do nom, mais plus soucieux des prétentions de t'that quo ~MtoM~ofX t MMMM, do d t. Mentepte p~wOt e Parle,80octobreM6(.tnw~M .?"«?. < <.P 78?. Mt. t nt. p 60,8t).Cf. ~<'M"M' «.P. <0o. 9 D'~enM. toHM~o~MdtftorMM.t )'.p <M& Va). & (MMmbM (Arcblv. Non!,dt t~MCta,o.6t. 8. DeSpada BatbcHnt.6 r. r.711), CoM. t" 4. Censure la Sorbonne, dëc.<025DAtgcntK, ~t~ 1.)). P. M,p. de ( tOa}.

LES PREM!ERS UBEU.ES.

3~ a

des droits de rË~iise, il entreprit à la demande du cardinal, a une reptation de r/t<~M<ont«od ~eye~M*.En quelques semaines des il eut composé J~ C~o/~Me <f~a<, ou <~MCOMM ~o/<e alliances du Roy ~M CAfM~~t, contre les calomniesdes ennemis Le P. de Bérulle, paratt-tt, approuva cette répli<~ MM E~ elle lui fut remise mémo il proposa d'ajouter quelque quand ques lignes, qu'on aurait insérées de fait dans !e corps de t'ouvrage~. Par contre le cardinal de Sourdis dénonça dans t'assembtéedu clergé un livre dont le seul titre tuisemMait n un sujet de scandate* Quoi qu'il en soit, tout n'était pas également estimahte dans a'uvre de Fet rier '<il picquottait ouvertement nostre Compagnie, dit le Il. Carasse, et moi nommément comme si ('eusse étô Fauteur de j'/tf~HoM~o o. Le Ca~o/t~M? J ~~< fut suivi d'uno autre réfutation encore inspirée par KicheMeu. Ette était due à la ptumedeMaydu ~hastoÏet, mattM des requêtes, avocat générât au Paiement de hennés. Sous ce titre, ~i~<<~Mw ~A~u~~ sans ~«~s<oM -<Mf~/«. «<'«<'<libelles <M/ow«~ <MM ~M< en .4~MO~H~ l'auteur ~prenait les arguments dévetoppés par ferriet*, et, comme lui, ne ménageait pas los Jésuites, tt'autrea publicistes prirent goût à la même besogne bientôt !e pays se trouva inondé de réfutalions, oie tnanitestes, de pamphtets violente et passionnés. Deviuant o~ cette campagne dop!umo pourrait aboutir, les huguenots eux'méates, par haine de la Compagnie et des doctrines fomaincs, sa mirent & défendre dans teura écrits lo gouvernement qu'ils combattaient les armeh à t~ main~. Dans t'autre camp personne n'osait pt'ta sodéctarer&~M c~o/t~wp, ni même, sansatter jusquo-tâ, prendre seulement la défense des Jésuites, tant on craignait le courroux de ttichetieu. Le sieur Pelletier eut p"ur< tant to courage d'étovor la voix en faveur des accaséa et de Loin de calmer les esprits, cet publier pour ou< une ~o/o~K' fournit un nouvel aliment de discorde. Ferrier, le conai"puscute dérant comme une critique dirigée contre lui, en entreprit la réfutation. Mettant hum de cause les Pères Jésuites pour s'atta31 J n. t. Spada BMbe'tnt. ott. tOM a (Naox. t Ftaneta. M.f. MS). 0 2. Housaa)e. l.Pearcllnal a llAruflet lc curdtnof v°Hic~hetteu, d e d p,.03.00. p. 3.60. a. ~'Mtf~.tMatM <«MM~~<ffet~. ayante a Mnov.«!25. 2 MouMa~c. c«nM<M<M'M<*t tt <'Hf~<<)a<<ft~<tAfM<'«, d ~<' ~e (to e WcM f~oy. p. 71. MM t.CafaMe, &. .Hubaull ao<sa <ht<o ~oW<CM ~MfMMM d in M libellis ~K~'w~aMaa a nno taiMnn~eealibelle.écritspour ucontre d o (p.<(?*«?), (ÏonoO MbMogMpf!e JapotiUqoedeBtcheMeu. B.Apologie ff~tMepn«r (M ox ~fM ~«Met <oH<fe (a)omM<M <eu~ de ( ct)ne<7)<<, par leeteurPelletierPuis, <C20, p.80). tn*8,

SOUS 26 MCHEUEU. PMMtËRE PARTtE. –-– &ïa --–t~ – ~––– de t~~it-A* il *ttttt 1- seule Pelletier, l'accabla de récriminaquer personne eu lui opposant sou propre dévouement à ia cause du Roi, tions, de l'État et du bhn public. Maisd'autres allaient bientôt s'en prendre aux yetigieux de la Compagnie. impatiente de dire son mot, ''Université de Paris entra en lice. Tarin, son recteur, feignit de croire que le P. Pierre Coton était t'ajteur véritable de J'~tuo/p~~ parue sous le nom de Pelletier. comme il L'Apotogie du Frère Pierre l'appelait, devint entre ses mains, grâce aux notes venimeuses dont il accompagna une nouvelle édition, un violent pamphlet contre la Compagnie. Cet ancien éjève du collège de La Flèche, ou it avait d'abord batayé les classes, puis servi do marmiton aux pensionnaires, fut continué, de trimestre en trimestre, un an et demi dans sa charge de Recteur de t Université. w~ re contra 7~M)/<!< Peu lui importait la sentence ~<<ï /< du prévôt de Paris, menaçant de peine de mort quiconque lirait ou conserverait les J/o /)o/</<f<! et !4f/Hton~)o ad ~«. Ami de l'avocat généra! Servin, assuré de l'appui df plusieurs membres du Parlement, il ne se contenta pas de !iret/t</woM~o, it nt un extrait des propositions tes plus dangereuses, les plus compromettantes, et les pub!ia Mus le titre Co/~« </of~<M«~ ~Mt<!f<!CfO//P<~a f</t/a </PM)Mt<0 ~M~WMNM ~f~OfM. « Kt faire le volume plus gros et ptus odieux, raconte <:arasao, pour il prit la peine de lev er des registres de Paris, de Rouen et de Mjon tous les orrests qui avoient esté prononcés contre nous, au nombre de soixante-quatre, depuis t pstabiissementde nostre Compagnie en Franco, compilant tout ce qui est 'te plus atroce, et je faisant imprimer aux despens de l'Université. Le roi averti par le P. de Séguiran du préjud! ;o que pouvait causer a sa personne t'imprudenio puMicaiion du Recteur, montra do l'indignation et commanda & M.le Chancetierd'en faire justice M AMgreen écrivit au lieutenant civil et lui Meommanda Faffaire comme très importante au service de Sa Majesté. Or ce magistrat, Il très intime du Recteur et par conséquent fort peu favorable à nostre Compagnie, sa contenta d'en faire une réprimande & l'imprimeur C'était bien mal comprendre la volonté royale et traiter bien doucement 1 Université; celle-ci cependant feignit l'indignation et, pour défendre Tarin, présenta au chancelier un mémoire contre ics Jésuites, a les gens t. Garasse, ~e« au ffoy. p. ?t. 2. GaMMC,M. p.

LES PREMIERS UBELLES.

27

de Clermont comme eUe disait avec dédain. Elle y soutenait mme « l'exécrabte libelle d'où l'on avait extrait les Co/!t<a que ne pouvait avoir pris naissance que chez eux, parce <~«c~'MM!p, qu'il était conforme à l'esprit de leur Société. "Mût à Dieu, disaient les rédacteurs du factum, qu'ils ôtent cette opinion et fassent preuve du contraire. Quant à nous, puisqu'ils réduisent l'anaire a ce point quits nous contraignent de faire voir à tout le monde que c'est d'eux et avec eux qu'il y en a qui ont tel sentiment ou font <"ts discours, nous soutiendrons par leurs propres écrits et livres cette cause, qui n'est point tant notre cause que ceMe du royaume de France et de tous les gens de bien En présence des passions déchatnécs, la Compagnie ne crut pas devoir garder plus longtemps te silence. Les Jésuites de l'aria décidèrent que, d~s 1 ouverture de t'Avent, les Pères préavec uniformité de paroles coniM dicateurs protesteraient les calomnies répandues dans le public. le premier dimanche, le P. Coton il Saint Faut, le t*.Sunren à Saint-Gervais, le P. Garasse à Saint-Merry, le t*. Caussiu &Saint-Louis, afurmèrent quasi en mêmes termes que ta Compagnie de Jésus était complètement étrangère à la publication des livres incriminés, et que, loin do tes approuver elle Marnait tout ce qu'ils renfermaient d'injurieux pour te roi et son ministre. Cette protestation, enteaduo de plus de dix mitto personm's, fut bientôt connue de toute la ville, en sorte qu'aucun homme de bonne foi ne put désormais douter de t'ionu~) ce des religieux. < Ce désaveu uéantmoina, ne noua servit de rien, observe le P. Garasse car le Hcetoup prit de M occasion de nous calomnier derechef et de dire publiquement que nous n'avions garde d'écrire ou d'imprimer nos sentiments, mais que nous nous contentions de les déclarer do vive voix, taquette manière est sujette à désaveus. Il L'avis était bon A suivre. A leurs protestations verhates contre les libelles, les Pères résolurent d'ajouter une protestation écrite contre te rectaur do t'Université. Mais n'était'it pas à craindre que réc! de la publicité no soulevât une nouvelle tempête. Et d'ailleurs a qui adresser la requête? Le Parlement la rejetterait; le corps universitaire la regarderait comme une injure à son chef; et Richelieu, que Tarin semblait défendre, ne la laisserait peut-être pas parvenir au conseil du roi. On prit donc le parti t. Wme<re<fe t'CtUeeMMp (leParis nuc~NMeeM~f defronce (O'AfgenM, · CoM. t. ~Mdfc.,)t, p. 'M). 2. Gâtasse, M. p.

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SOUS t:HEUEU.PBEMt&M M – PARTIE.
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de présenter à « Nessienra de Sorbonne » une sorte de remontrance pour qn'it leur plut imposer silence au recteur, si faire se pouvoit Ktto fut rédigée par le P. Garasse, sous la forme d'un cas de conscience à résoudre par la Faculté. On demandait si le recteur n'oSensait pas Dieu mortellement en persécutant les Jésuites, et si ceux'ei n'étaient pas <bodës en raison d'exiger de hti une réparation d'honneur, ou, à tout le moins, de se plaindre publiquement de ses criantes injustices. Après avoir rapporté les principales attaques dirigées par Tarin contre la Compagnie. le P. Garasse disait en unissant S'il n'étoit question quo d'endurer en notre pa<ticuner, nous baiserions les vestiges do M. le Recteur, et forious comme saint Ignace, te grand martyr d'Autioche nous caresserions les ours et les lions qui nous perse· cuteni. Mais estant question d'un corps injustement outragé, et d'un sujet qui ne nous rendrott pas martyrs comme saint tgnacj, mais victimes de toutes les malédictions du monde, permettez-nous qu'il nous Mste quatre choses, lesquelles ou ne nous sçauroit ravir sans injustice la ptume pour nous défoodM modestement; la voix pour nous plaindre justement; tes poulmons pour soupirer doutcement dans nos angoisses, et nos vmux pour les présenter a Dieu dévotement on faveur de ceux qui nous aH!igeut~. a Cettoremottirance futMmise au ?' rioger, syndic; 11la corn' de muniqua d'abord au ti' t'uvai et a quelques autres gens bien do teor corps Tous reconnurent qu'etto était juste et fondée, mais ils avouèrent qu'elle ne servirait qt''A surexciter davantage un homme qui M sentait soutenu par quoique puis- · sant ennemi des Jésuites. Et en eOct Tarin, informe de leur «invectiva cruellement contre eux et tacha de monjémarc!)~. t~cr en sa harangue que la Sorbonne n'avoit aucun droit de correction sur lui au contraire c'estoit tui qui avoit du pouvoir sur la Sorhonne, pour la convoquer quand bon lui semble Cette conduite du Recteur dëtermlna les Pères à porter t'anaire au conseil royal. Ils no pouvaient sans doute compter sur le bon vouloir do Richelieu; mais ils regardaient comme un devoir de conscience de ne aëgMger aoona moyen de sauvegarder l'honneur do la Compagnie. Le P. Coton, de concert avec le ). CaMW.p. ?t. a. MtMf. p. 7<ma. 3. OtM~M. M. f.

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LESPMMtBRS UBBU.ES.

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P. deSégniran, adressa donc au roi en son conseilla supplication suivante « Sire, comme ainsi soit que par les réitérés discours de M. le Recteur de t'foiversite, et par tant de libelles duiamatoires qui se crient et vendent par les Mes tous les joun, on fait accroire au peuple que nostM docttine est duférente de la commune de i'ÉgUse, et notammentqn'ette enseigne d attenter à la personne sacrée des Mis, cstop la puissance absolue que le ciel leur a donnée sur leurs sub}eets, les déposséder, et révolter les peuples contre les sapénoritez établies d& Dieu horrible calomniequi ne combat pas seulement la ve~té, ains est baatanto (capable) de mettre le gtaivo à la maindes furieux et la sédition dans les âmes factieuses, qui se tiendroient par noe conscience ptTonee assez autboriscz et asseoMaen leurs damnables desseins, quand ils c~ifoient qu'un Ordre de religieux, qui est en estime de doctrine et de vertu, approuwe)poi< tenM attentats, et quoy que très cx~CMtdes abominables. Jomet ausai que têts libelles, rempt}'' d'impostures, sèment la division parmy vos &ubjcctt.qui partaRcnt ieurs jugements, les uns A accosw, les autres A les excuser. Ptaise A \'ostra Majesté, comme duement informée de la vérité, défendre sous griesvcs peines, tant audit Recteur qu'à tous outres, do descrier la doctrine des dits Pères on quelque manière que ce soit, et do ne dire, cacrire, improuver ou publier tttnse aucune contre la réputation tant de leur Ordre que de tcurs particulières pcfaonnes. Attendu mesmement que tous les autres princes do l'Europe, osians ogatement intéressez on ceste leur protendue doctrine, aucun d'eux no s'en est formalisé jus. qu'&présent: veu aussi qu'on no les peut représenter si mes. cbans sans taxer VostreMajesté,vostre Consoit, vos Parlement et plus do cent mille personnes de qualité, qui jusqucs Amainte. nant leur ont coulié t'iustructioa do tours eofans, lesquels sont autant de tesmoins de leur dttotrine et déport~ment, qui ne les doivent souffriraius les exterminer si ce dont on les accuseestoit fondé en vérité M A la requête des PP. Cotonet Séguiran. t'Univorsiteen opposa une autre signée du ttecteur, dans laquelle elle prônait la moderation dont elle et les autres académies du royaume avaient tou}oursusô envers la personne des Jésuites, et elle sa plaignait t. le .Vew)M 1.XI, /)-aMfot<. aan.Mae, p.80,8t.

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sous MCHEUm – PHEMtËRE PARTtE

de la manière soi-disant indigne dont ses suppôts avaient été traités dans l'Apologie que ces Pères avaient pubUée sous le nom de Pelletier. Quant aux reproches adresses à la doctrine de leur Ordre, elle n'avait rien dit qui ne fut complètement wai; et par conséquent « Maistre Pierre Coton et Maistre Gaspard Sëguiran » avaient eu tort de soutenir ie contraire; ce qu'eUe offrait de faire voir, soit en présence du roi soit en la cour du Parlement, « sans invective ny passion aultre que celle qui doit estre apportée a la défense de la vérité' M. Richelieu, encUn à faire retomber sur les P~res Jésuites la responsabiiitô des pamphlets publiés contM sa politique, ne se soucia point de leur faire rendre justice il s'appliqua plutôt a les mortifier; it .Ct porter au Parlement et la suppMque du Hec. teur et celle des PP. Coton et Séguiran, bien que cette demi&t~ ne fut adressée qu'au roi en son conseil. Maisles choses en restereni là pour le moment d'autres graves conflits, d'autres libelles plus méchants nreut oublier cette futile querelle. t. ~M<'m, 83. p.

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CHAPITRE t!
t-M CKtVeaStT~S PB FRANCE COKTNB LES J~SUTES

(i622-t626)
SoaMoahre. -1. L'Unt~e~t~ de Pads s'oppose t'~tabUssemcntd'un eoU~ee do ta Compagnh' & Pontets. Elle pmfêeha l'achat du coM~e du Mans. .<- Vicissitudes do t'UnhetsUé de Tournon. – t. Les Un~eK)Ms de France &<liguent contre elle. a. Elle est tiuppr!nt~. – < ~Uniwrstté tte Pada et le collège d'Angoutôme. aoMcea manuscrites h 1. ileçueils dofumente conaerséa dana la Compagoto df fMn. Ha.Ephtotae GpMMttam)-b:tMnefa. Ephtotac adMnetatem; –c~Fanciae ) a) hhMWat -di t.ugdunensie, eptsMao t.eceMXu'n! – fi Lugduneo~a. fundaMoneacottcatoMm;- e!t.u8<)unen-'h. tphtotaaattCeMtatem; e'Tf'osana. BptaMtaea.iGpoefatenx b) pm~?'~ '°" ti Bpt«o)aeea~tnaOuo t"ea'ort)m. Aeo toog~saMonum j) prolineluilulit. «. Paris, Afthtwa eaMonatt-a.M «t et MMssa. <)t. paWa. et6)toth~ua na)<ot)e)e.ma. (f. Sta~ AtfhKea depatrh-mentatea de t'A~ehc. de ta Mautp~aMnne. detachaK'atp.e~fteO. AffoiTM conMauna!Mde poatoiM. eMe BB.

Not~oea t tmp~m~a ~<wM /~<tftfo~. ~t~M. fMMj~,«f. C<.n)~<MM')<f)u –~una~~«oM~MM ~w«M OH fa~m~t. t.ett)a~pen<)<-t. dfott. 7 ~?~ ~? dit A<< ~M~nAMaM~. de~.w..M. ~e J~M«M BottMtintde.M~ eoWae ~t ~faot.Mnx-.tx.MaMo<taoea. ~f.oufda' de't.~MW ~<. ~F«. ttaodet. ~Mo~ < ~naou. ~~fM<M 'tft a~<.M. NMtat~- <'cW~eClermont A~~m<.tc<!M)nA Dnpoan'ft~ef, DM d a" t. ).Tn!versi~ de Pa~a.oo a~aq~ant tes doctrtnea romaines do la Compagnie do J~sHs, n'agtMa)i<.e!!e, :oï0!uoeMol'avait < prétendu, que par amour de la vônM, sans invective ni d passion '<?Meat dMQcHe e le croire, quand on la voit déployer tant d'animosité contre aa rivale stn ta terrain de la liberté d'enseignement. Au lieu d'accepter loyalement une eoncurrenoe destinée a décupler les énergiea des professeurs, elle consuma ses forces en de stériles débats, aCn d'entraver les progrès de collèges florissants qui ~a!aaient trop ressortir & son gré la décadencedoses propres écoies. C'estainsi qu'on Ja vit s'opposer &tafondationd'un cottëge&Pontoise,aragrandiMomentde celui

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– PARTtE. SOUSMCHEUBO. PREMtÊRE

à la reconnaissance MB'aIe <to tFUniversité Mgate de t Paris, & tft mpnnn~Maan~a de Toumon et de celle d'Angoutéme. Louis XJH, par lettres patentes du 23 septembre t6H, avait permis au cardinal de Joyeuse de bâtir, fonder et doter sufnsamment à Pontoise une maison et résidence de Jésuites. sans que toutefois lesdits religieux y puisent tenir école pour i'instruotion de la jeunesse' M. Les habitants de !a ville, heureux de la concession royale, avaient facïKté l'installation des Pères et cherché à leur être agréables de toutes façons. Ils espéraient pouvoir un jour leur confier le collège fopdé en t56~ par les soins de la Confrérie-aux-C!ercs~. Le 37 janvier t<;20, ils autorisèrent les échevins à <' solliciter le plus fermement possible cette faveur et à se pourvoir auprès Ju roi Il pour obtenir des lettres de Sa Majesté n. Elles leur furent accordées !o 2tmar8i62i~ Mis an courant de toutes ces démarches, le P. Général ne se – il pressait point de donner son approbation. Déjà en «t0~ – Université do Paris s'était opposée à l'ouverture le savait d'un collège de la Compagnie à Pontoise. N'était~ pas à craindre qu'on rencontrât les mêmes difficultés, lesquelles deviendraient peut-être une occasion de troubles pour les maisona de Paris? Sa Paternité écrivit donc au P. Armand, provincial d'exfuniner sérieusement la question avec ses consuïtours et do lui transmettre leur avis, se réservant, aprèa l'avoir reçu, d'en délibérer !ui'mémo avec ses assistants*. Malgré ces hésitations et ces têtards, les habitants no renoncèrent pas à tour dessein; ils prièrent M. d'Matincottrt, <' !eur .!o solliciter en leur nom du P. Générai l'approbation seigneur si ardemment déairéo~. Devant leur insistance, appuyée par un vœu de la congrégation provinciale, VitoHeschi se détermina, losnon sana quelque inquiétude, adonner son consentement' truit par l'expérience des difncnttéa qo'entraMtem presque necetteaïrement une teUo mesure, nous serions porté A ne point
<t~ t*)nm<i~~Tt< à Pnma de Clermont A

t. Voirt. ttt, t. Il, chap. p 3M.ComptM ~M«<M f<M~<'meat, p. 335. 0!' t. V), <6)9 comm. e PontotM. d BB. 2.MMMMUon Corps e wtMc. do d 37maM (AKMw. Lea t0. <,reg. <M&-<683). C&an'eaUor. MM<fMA~M~o<)c.p. Cf.<<a o t'e~eeattoo pyedes 8.Le<aseptembre sotMatde Boave!tta patentes rdonnèrent t. p mMte* dMMt-d~oM ~<M«e<. M. . 608.Ma). (~M'tafes a.teMMadaP. Get!eMtanP.AnMn<Md6c.t6at,<9sep<. MM(Ptaae!a,EpM. ~en~t.tV). MmaMMaa FMd.coll.,LH, &.LettredoM.d HaUoeooH MaêM), auP. (Ptaneta, o. <M). <Mt. 6.~etaeoasjt. Pmw., <? Lo~dm,fondât <o!t~ t. vt. a. <M.

LESUNiVERStTËS C(H<iaSLES JÉSUITES.

3~

l'adopter, mandait-il au P. Armand. Maispuisque !a congrégation provinciale le demande, je permets à Votre Révérence (si elle juge avec ses consulteurs que les inconvénients puissent être sufnsamment évités), de changer la rés!dence en coUego. j'y mets cependant une condition, o*e8tqu'elle signifie aux habitants de Pontoise qu'on commencera les classes seulement à Fessai, en sorte qu'il nous soit loisible de résiner le contrat et de renoncer à l'enseignement s'il doit on résulter quelques troubles H Les difficultés prévues par le P. Vitettesobi ne tardèrent pas à surgir. L'Université de Paris résolut d'empêcher l'ouverture du collège, comme contraire à la clause précise et conditionnelle do l'admission de la Compagnie à Pontoise. Le 3i mai t683 elle dénonça son opposition à la ville de Paris: laquelle arrêta d'intervenir en cette <~jse et de présenter requête au Parlement, son juge naturel. Les Pontoisiens, d'autre part, portèrent leurs réclamations au Conseil du roi; ce fut en vain le Conseil bien de retenir te procès et différend des parties accepta mais par un arrêt du 3 février i62~ il débouta la ville de Pôntoise de l'entérinement des lettres patentes que Sa Majesté révoqua avec défense de s'en aider~ M. En 1637 les habitants, soutenus par la duchesse do Guise, rencuvolèrent leur tentative' itsne réussirent pas mieux que la Les otuciers, première fois~. Il en fut de même on iB~ë. échevins et syndic de t.) ville avaient oncoro décidé, malgré l'abstention du procureur du roi, do confier le collège A la Compagnie*. Mais t'Univorsité do Paris, de plus en ptua hostile à cette entreprise, recourut au Parlement, et la cour, par arrêt du 2 juillet 1650, nt défonto aux Jésuites « d'enseigner au collège et dans la vitto et faux-bourgs do Pontoise, d'y tenir écotos ou études, ni même do s'ingérer audit collège dans aucune direction ni instruction, directement t.u indirectement'' H. 2. Pour empêcher le succès des Jésuites, les Universitaires sembtpJent n'avoir d'autres ressources que d'empêcher la fondation ). LettreduP. <Mo<M)auP. Aïmand, <~janvier t6M(PMne}a, Geo.t. tV). BpM. 2. Bcqu<te lavilledeParisao Patentent, uin <623~oaa<ea es <o<*<HM<K de j ( d du 9 .MMMM,t. p. S<0. AKM conseil, fëwttef62).(Mtffem, 9M.) f.te Il, S«) ) C p. t. McfCttM/h!woh, X,aoo. t6~,p.403.Le JMe~Ct~e ~Mf~, t. l, p. a<t.aM. 3.t.ogdnn.. Fondât. oHpg.,Vt.o. <23. t. c 4.0<Ubemt!on JuU! Mf. (Archiv. dut? eomm. Pontobe, B, , f. <89). da B t 6. <*oMp<M rendusaM Pa~emea~, Vt, p. 235. t.
COaPACMB B <<M;S. B T. M. 3

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– PAMTtt: SOUSMCtiEUEU. PMEMiKRE

ou le progrès de leurs établissements. Ce n'était pas toujours chose facile, car le roi, les ministres, les prélats, les plus puissants personnages de la noblesse ou du clergé favorisaient une œuvre dont l'utilité s'imposait. Ainsi Louis XH!, reconnaissant du service que les Pères rendaient à la jeunesse française, les aidait de tout son pouvoir. Ayant su que la dotation du collège de Paris était devenue insuffisante par suite de l'augmentation du personnel enseignant, il résolut d'y pourvoir. En i62i il s'adressait a son grand aumônier, le cardinal de La Rochefoucauld, et le bénénces. L'estat de priait d'appliquer à cette maison quelques mes affaires, lui écrivait-il, ne me permettant pas d'y contribuer de mes propres moïens. j'ay appris qu'il y it plusieurs maladreries vacantes et auxquelles il n'y a, grâces à Mieu, maintenant aulcuns malades n'y aultt'es charges. J'ay estimé que le revenu de celle qui est près de ma ville du Mans, de celle qui est proche de Beauvais et de celle de Pompone ne sauroit estre plus utiUement employé qu'à l'effect susdit. Et pour ce j'ay bien voulu vous en advertir et prier d'y donner vostre consentement et de vouloir faciliter l'union des dites maladreries au collège des Pères Jésuites'. '< L'exemple du roi était, peu après, suivi par l'évéquo de Luçon. L'acte d'une donation qu'il ttt le 8 janvier i622, nous montre Ce « Il n'est personne qu'il pensait alors de l'Ordre de saint Ignace. disait le prélat, combien le qui ne voie, personne qui n'admire, est redevable à la uorissanto Compagnie de peuple catholique Jésus, dont les ouvriers travaillent avec tant de succès a la vigne du Christ. Cen'est pas sans un vif sentiment de plaisir que nous constatons surtout les fruits abondants et incroyables que la France entière recueille du collège do Clermont, placé en quelque sorte au cœur du royaume pour être dans l'Univers chrétien une source de vie et des plus purs sentiments. Touché de ces motifs, nous pensons qu'il est du plus haut intérêt pour la gloire de Dieu et l'utilité de l'Église, que nous aidions et favorisions selon nos forces la Société de Jésus. C'est pourquoi, de notre plein gré et librement, nous promettons de payer chaque année au collège de Clermont la somme de mille livres, a prendre sur quelqu'un t!c nos bénénces. jusqu'à ce que nous puissions la remplacer de même valeur ou par une penpar un bénéfice ecclésiastique 14cet de mt-.ms. t. Lettreduroi aucardinal La Rochefoncanld, t6M.(Archtv. 8 f. d nat/.fr. 9768, i70). Mi.) Réponseu cardinal, déc.(BiM.

LESUMVERSiTËS COXTRE ESJÊSUtTES. L

3S

sion équivalente. Ce que nous promettons d'exécuter volontiers dans l'espace de trois ans, en témoignage de notre sincère affection envers la dite Compagnie*, a Le collège parisien regorgeant d'élèves avait aussi besoin de dilater son enceinte. La cour de Langres où les Pères s'étaient établis après avoir quitté l'hôtel de Clermont, avait son entrée sur la rue Saint-Jacques. Resserrée à gauche par le collège des Cholets, à droite par le collège de Marmoutiers et celui du Mans, elle s'étendait en profondeur jusqu'à la petite rue Sainte-Barbe. L'ensemble des bâtiments formait ainsi un carré long, fort étroit et rétréci encore à ses extrémités~. On conçoit le désir d'agrandissement qui bantait les Jésuites. Ils avaient commencé par acheter le long de la rue Saint-Jacques huit maisons particulières quatre en montant, adossées aux Cholets; quatre, en descendant,, adossées à Marmoutiers. Ils portèrent eusuite leurs vues sur le collège du Manss. Ce collège, fondé vers tMO, devait son origine aux libéralités du cardinal Philippe de Luxembourg, évoque du Mans. Le prélat y avait institué douze bourses pour les jeunes gens pauvres de son diocèse désireux d'étudier en l'Université de Paris Mais l'enseignement y fut suspendu en 1623, a cause de l'insuffisance des revenus, et Charles de Beaumanoir de Lavardin, qui occupait alors le siège épiscopat du fondateur, permit au Principal de louer les chambres au profit de l'établissement. Les Jésuites se présentèrent pour acquéreurs; mais l'Université da Paris ayant eu vent de t'a'taire, et pressentant une diminution de son inuuence clans la perte d'un de ses coUèges, s'opposa par un acte du 12 septembre 1095 « aux entérinements et vérifications des traités et conventions faites ou à faire avec les prêtres et écoliers du collège de Clermont ». Cela n'empôoha point M~'de Beaumanoir de passer le ii octobre avec le P. Filleau, Recteur, un contrat avec toutes ses dépendances par lequel il cédait le collège du Ma<M aux Jésuites. Ceux-ci s'engageaient de leur côté à acheter pour ledit seigneur évêque une maison choisie par lui dans t. Acte donation e t.ooolivresde rente,traduitsurletextelatin envoyé de d au P. Cénera). Cf. c onnuae t6M (Ffaoctae istoria, (EpistotaeaKttnaMum). ~</<'<ae h t, 111). 2. Vottrtomett.p )4, t85. 3. Bmond, BMotredit coM<~ &M/h de ~e.OMt!«~. «t. p. no,
4. Cf. Meindre, ~M/otre de Paris, catalogue des principaux collèges. 8. Acte d'opposition de l'Université, M sept. )6K. (le ~efeMM- Jésuile, t. t. p. 763.) –Cf. Dupont-Ferrier, Du coM~e de t'moM<aM <Mc<e~OMfs.OMHd p. M,.a8.

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SOUS MCHEUEU.

PREMtEBE PARTIE.

*–*A~t~ I~.n~A A~t~~MM~~tt~~ ~n <n~wtt<t-tf~<: Tt~ttt~ la capitale, jusqu'à concurrence de trente.trois mille livres 1. Dès qu'il eut connaissance de cet acte de vente, Tarin présenta, il demandait au nom de l'Université, une requête au Paiement fut déclaré nul comme préjud!dab!e à la fondation que le contrat et contraire aux intentions des fondateurs. Deux jours après, Je du collège) du Mans porprincipal, le procureur et les boursiers taient plainte à leur tour2. On était à ta fin d'octobre. La chambre des Vacations, en remettant l'audience au lendemain do la SaintMartin, défendit néanmoins aux Jésuites de mettre le contrat à exécution et de faire aucune démolition ou nouvel ouvrage, à Les i'~res et peine de tous dépens, dommages et intérosts~ n. devant une Cour t'évêque ne jugèrent pas à propos de parattrc dont ils n'attendaient aucune justice. Le 22 novembre ils résilièrent le contrat et nront signiOer à l'Université leur désistement

3. Les Jésuites n'avaient pas réussi dans leur tentative pour ouvrir un collège à Pontoise et pour agrandir celui de Clermont, Ils furent plus heureux ù La Ftècbe ils obtinrent que tours élèves ne seraient plus sous la juridiction de t'Université d'Angers et ne pourraient ~tre cités que devant le prévôt de la vitte Par contre ils échouèrent à Toulouse où leur fut refusé le privilège de conférer les grades, comme ils en avaient le droit en vertu do la bulle de Jules !<!< Mais, dans le même ordre de choses, t'attaire qui eut le plus de retentissement fut celle du collège de Tournon, lorsqu'en <622 le roi l'autorisa par lettres patentes à donner les grades en théologie, y compris te doctorat. Un simple exposé des faits noua montrera ce qu'il faut penser du reproche d'empiétement adressé dans cette circonstance & la Compagnie je J~sua par quelques historiens. On se souvient que ce collège, établi en 1536 par le cardinal François de Tournon, puis honoré en 1552 du titre d'Uni' eraiié, avait été conBé aux Jésuites en i66i avec tous ses pnvit&ges~. d si t. Contrat nlreles J~aKesctCharles e Beaumanotr, oct. <6M(AMMt. e Na)., MM. f. 2M). 388, t6M ~CfCMM t. t.
(te 2. ReqoMMda 22 et 24 oct. a. AKM da25Mt. <M&~MJem, p. 258). désuile, p. 7M, 707).

C desMsaXes tATcMv. MM, f. M8). f.Dt)pont.Fen!ef, oat., 888. 4.Acte de(Maternent Le 6. CLDeRocbcmonteht,collège Ccnr~If, t. t, p. t0&. 6. Ibidem,p. MB.
7. Voir 1.1, p. 288 et ao~.

LES UXtVERStTËS MSJÉSUITES. CONTRE

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En fait, l'Université de Tournon ne comprenait pas toutes les facultés. Ce n'était alors qu'une modeste école de grammaire, de philosophie et de langues, autrement dit une Vacuité des Arts dont les gradues jouissaient des mômes avantages que ceux de l'Université de Paris. On n'y vit jamais aucun professeur de médecine ou de droit. L'enseignement de la théologie n'y fut autorisé qu'en i58f. Après t'édit de rétablissement de la Compagnie, Henri IV confirma les droits d'Université jadis octroyés au collège « à cause de la profession des lettres latines, grecques, hébraïques, chatdes, morale et naturelle philosophie et it les étendit encore en permettant les leçons de métaphysique, de mathématiques at de théologie '<tant schotastique que positive2 H. Le comte Just de Tournon, ayant reçu du roi plein e pouvoir, fit constater ces droits t'anné 3 suivante, t it fut convenu entre lui et le P. hicheome, provincial do Lyon, que <'doresna~ant on tiendroit lecture de la langue hébraïque, de mathématiques, do philosophie entière et parfaite et des autres sciences M, comme dans les grands collèges et universités de rtnstitut~ H. t n nouveau contrat fut passé à ce propos, puis soumis au P. Général, auquel on demanda son approbation*. Et comme la présenco de nouveaux professeurs nécessitait une augmentation du revenu, le ~omte promit une rente annuelle de quatre mille livres, jusque l'union d'un bénéHce d'égale valeur. Ce don 1 ithMtro et puissant Seigneur de Tournon n, généreux de à plusieurs autres, lui mérita le titre de « second ajouté fondateur de t'Un'versitô~ u. Celle-ci, au début du xvtr sifete, était assez uonssanto. Il y avoit, dit uu témoin (le chanoine Dobane), environ cens escottiers estudiants à Tournon, la ptuspart gentilssept hommes; non pas tant seulement des provinces voyainos, mais des plus estoignëes Picards, Normands, Bretons, Cttampenoys, Tourangeoia. Au logis où j'<stois en pension. nous estions vingt escoUiera, dont le plus honorable, tant à cause de sa nayssance et profession, estoit messire Fran~oya de Gondi, nta de feu M. le duc de Retz, abbé do Saint-Aubin et du despais archevesque de Paris, tt y avoit aussi deux chanoynes, comtes t. HMoiM ma.delafondation Fuodat. oUeg.. IV, n. 58). t. (Tolosan.. e D. 2. PaU'ntes doHenritV.octobre60t(AfeMo. t det'A~deche, coU. e Toumoo). d 3. MtM ducomte Justau P. OeneMt duco)t.S'*JoMphLyon). a (ATcMt. t. 4. Donationucomte d deTournon fondâtcoUeg., IV, n. Ot). (Tolosan. 6. LeMM P. Général u comtede Toumon. août <605. t,ugduo. du a 23 ( Ëptst. Gtn)

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SOUS MCHEUEU. – PRKM!EBEPAimE.

de Saint-Jean de Lion, l'un appelé le comte de Coitenson, t'aniM le comte de Kebe, qui est à présent archevesque de Narbonne. H y avoit dix escottiers de Tours et les aultres estoient Auvergnats, Foresien~, et moy seul du pays de Vivarois. JI y avoit aussi d~ns la dite ville quantité d'escoiiiers Flamands, Lorrains, Allemands, Suisses, Piémontois, Milanois et Savoyards. U y avoit aussi quatre Irlandais de fort itonnemayson et quelques Anglois. Enfin c'estoit une académie peuplée d'aussi bolle jeunesse et noblesse qui fût en France*. Les troubles do la régence, suivis de la révolte du Languedoc, mirent On à cette prospérité. La ville prit l'aspect d'une place de guerre et en subit toutes tes charges. Au duc de Montmorency qui ordonnait do lever sans dehu un subside de huit cents livres pour le transport des munitiuns, los conKotre til!e se trouve snts répondirent ie 2t juillet t621 réduite en extroame paouvreté et néc~sité, n'ayant pour lors au!cung cocttnerce pour gaignier et profuc'er, le peu de profnet qu'elle soutoit faire au moyen des escoUict~ cessant par le peu de nombre qu'it y ou a depuis phtsieura annce~. Il Jusqu'à cette époque. lo collège de Touruon. quoique plusieurs fois nanti do toutes les autorisations requises pour ta » do son programme d'études et la colprofession entière lation du la maîtrise es arts. n'avait joui do ces faveurs que cause de l'opposition do iTnid'une manière spéculative. vorsité de fouiouso~. Le m"ment semblait venu, si l'on voulait des privilèges inoontesprévenir la d' cadouce, d'exercer enuu et métne d'en augmenter t'étendue. On résolut de pro. tables, fiter du passage de Louis X)tt & Lyon, en 1022, pour obtenir, avec une nouvelle confirmation des prérogatives univorsitairea, l'autorisation de conférer les grades en théologie. Le roi donc il se fat informé qu'en Vivares, Uanphiué et Lyo)moi<) ne trouvoit aucune Université ou il ao tist ie~on de cotte science, il comprit qu'au coUègo dos Pères Jésuites de Tournon attendre d'un tout le bien que ces trois provinces pouvaient des personnes doctes et caétablissement d'où sortiraient pabies d'être promues aux chargea ecclésiastiques; et il donna, le 22 décembre, des lettres patentes, par lesquelles il mainde CMn<< 1. Mémoires duehano)neDcbane<AKMt.da St'mtnatM Viviers, ms. n. 0). 2) <M< 2. MetMaHoo eoneut", JotMet (AteMv. de l'Ardèche, des dép. Tournon, B 20t). 2& 3.Lettre duP. O~neMt P. AMOM, maKt6Za(A~ottan. au Esptat. Oeo.,t. M}.

:? LESfXtVERStTËS COXTRE ESJESUTES. L «~t- t--~tt~–~ ––n!t tnM<*<TK*ntena!t le programme d'études du collège, approuvait l'augmentation de ses revenus et confirmait ses privilèges universitaires en tes étendant à la théologie'. Le P. Générât apprit avec joie ce nouveau bienfait du Roi Très Chrétien, mais tout de suite, il prévit et redouta une nouvelle opposition de Université de Toulouse. M pria le P. même en Arnoux alors présent dans cette ville de, solliciter son nom s'it le jugeait a propos l'appui du premier prédu Parlement dont l'autorité serait d'un grand poids sident dans cette aiiaireï. Les appréhensions du P. Yiteiteschi parurent tout d'aburd mal fondées. t)ès le C mars t0a:i, les lettres au Parlement patentes de Louis XHt avaient été enregistrées de Toutouse'. Les Pores du c"Ufge envoyèrent alors à Home un Mémoire de graduer pour demander au Souverain Pontife t'autorit~tion à quoi, ajoutaient-ils après t'exposé de la reex théologie; quête, Sa Sainteté sera d'autant plus facilement induite, qu'elle verra que ce n'est pas une nouvelle érection, mais une simple ont amptiation, et que ses prédécesseurs, par huttes expu's, les tniverMtes, conférer concédé a nostre Compagnie d'accepter tes degrés. etc., et en demie!' lieu que Sa Majesté nous t'a déj~ accordés o. Cette instance auprès du Saint-Siège avait toutes chances de succ''s, maia, par suite de eircunotances que nous allons rapporter, ello resta guspendue. 4. Les lettres patentes de décembre <u22, destinées a sauver de la décadence le collège de Tournon, faittiMni le perdre complètement. En euet elles exciteront la jalousie de rivaux envieux et susceptibles. L'Université do Valence, où pourtant l'on n'onNeiacgnaitque le droit, avait toujours vu avec déplaisir les faveurs sa voisine. Cette fois, elle ne aocontenta pas de se plaincordées a dre elle voulut nuire directement et sollicita tes raiveraités d'AM, de Toulouse et de Cahors de se joindre à elle pour frapper un grand coup. La première refusa, dans une assemblée solennelle, de soutenir une lutto qu'elle déclarait incivile mais les d (Le t. Patentes u22décembre CM, faveurdo collège e Tournon. ~e~MM d < ea /!r't<!po't X,ann. tB~t,p. 408.) c x. Lettre duP. C6n~m! P. Arnoul,20marst023<Mja!tce. au
3. A~M do Parlement de Tou!oa<e, 0 man tt, H7). MM (Archiv. do ta Haute~Cafonne,

Fandat. deTournonuSouverain a 4. Requête desJésuites PonMfe, M. M (Tolosan., t colleg.,. tV,o. 68.)

40 .11~

deux autres acceptèrent; avec les juristes de Valence eUes protestèrent contre l'enregistrement des patentes et s'opposèrent à la collation des grades par les Jésuites de Tourn on Le Parlement de Toulouse, circonvenu par les adversaires de la Compagnie, n'hésita pas à rapporter son arrêt du 9 mars, sans avoir entendu la défense des religieux, et à faire inhibition au collège de Tournon (i9 juillet 1623) '<do prendre le nom, tiltre ni quanta d'Université, ni bailler aucunes matricules testimoaiales d'F~iude, ni aucuns degrez en aucune Faculté, ni aucune nomination aux bénéCces à peine de nullité, <*t utre arbitraire a Mais les Jésuites ne tinrent nul compte de cet arrêt, les titres de Tournon leur paraissant indiscutables ils continuèrent à délivrer, conformément à leurs droits antérieurs, des lettres testimoniales d'étude en parchemin, scellées du sceau du secrétaire et signées de la main du Recteur. Par un nouvel arrêt du ti août le Parlement de Toulouse déclara Il nuUes et de nul eBect et valeur les lettres expédiées. avec inhibitions &ceux qui les avaient obtenues, do s'en aider et servir, ni prendre le nom et qualité de graduez, à peine de faux et autres peinM portées par les ordonnances 3. » Alors les Jésuites recoururent à la justice du roi ils se pourvurent devant le Conseil privé pour faire casser l'arrêt qui leur était défavorable et maintenir l'Université de Tournon eu la possession et jouissance ues privilèges, droits et pouvoirs accordés par les lettres patentes do <622~ ECectivoment, l'anairo fut évoquée, et le Conseil ortlonna (i5 décembre 1633) qu'en attendant le jugement, Il lesdits recteur et régens do ladite Université de Tournon jouiraient des mesmos privilèges, authoritez, prééminences et libertés dont ils jouissoient auparavant les dites lettres de décembre <62~ Ce dernier arrêt, rendu sur la requête du syndic des Jésuites, fut oigniHé aux syndics des Universités de Toulbuso, de Valence et de Cahora, assignées a comparaitre dans deux mois devant le Conseil « pour, parties ouyea, leur estre faict droit ainsi que do raison x. 1.Cf.Baudet, /<0t~e ffp't'P«<w«<M C~OM,p. «t. – MaMtp, rif., de op. p.8t. 2. AMM Parlement e Toulouse. 9 juillet<M3 jMc«'Mre do d ) (~e ~M~e, t. 1, p. 2M). 3. AMM duParlement Toulouse, août)M3(~oAfe«'M~e de tt ~tHfe. p. 9M). 4. BeqoMe esJésuitesau Conseil rivé(CoodreMe. d W~e<<'<p ~M~a~ede ~a ttot~anceel det p~ea~e de Cempa~Mte.M«M, 0, p. MO). de t. 6 Attetdu CooseUrivé,<5décembre (~e A~CMfe MnfoM, X. p.<M). <6!3 1. p ~ c. Ibidem,p. 4<7.

SOtJS MCHEUEU. – PRENNE 1

PABTtE. 1

LESU~VERStTKS COKTHEESJ~SMTES. L t t tt t – 'A-– t~t~ ~t~t~X Dans ces conjonctures, les Universitaires de Valence cherchèent de nouveaux appuis; comme si leurs collègues de Toulouse i de Cahors ne suffisaient pas. Us requirent !e concours non entement de l'Université de Paris, mais encore de toutes les utres Universités françaises. « L'intérêt qui touche la conservaion des Universités de ce royaume vous est commun et à no~s, eur écrivirent-ils, et nous avons creu de notre devoir do vous tonner advis d'un nouveau dessein qui s'est depuis peu formé )n en quartiers à nostre commune mine; aBn que, le mal vous estant ~ogneu, nous puissions le prévenir à son commencement, )t par bonne intelligence empescher le progrez qu'il pourroit aire. Après avoir rappelé les lettres patentes de 1622, obtenues par tes jésuites, et tout ce qui s'était passé devant le Parlement le Toulouse et le Conseil du roi, l'Université de Valence ajoutait Nous ne doutons point que vous ne jugiez sainement de la Us :onséquense qu'un tel commencement peut apporter; car ils seront déclarez capables de faire les Jésuitesj espèrent, quand tes promotions et conférer los degrez en l'une des facultez, do le pouvoir faire en toutes, et par ce moyen tour dessein s'achemi. nera peu &pou à la ruine des t'niversitez. Joignons donc] nos. trc intervention avec la vostre en la donense de cette cause, pour; que la postérité ne nous puisse Masmer d'avoir, par Mstre connivence, laissé couler dans t'Estat une telle nouveauté, caquette ils prétondent d'estabtir dans un petit tien pour en tprès la faire suivre par tous leurs collèges. Vousnous obligerez grandement de nous taire part, a'it vous ptaist, de vos bons [tvis et résolutions, lesquelles nous embrasserons avec tout t'honneur et respect qui nous sera pus<.ibte a Pareille invitation fut accueillie avec empressement par t'Univeraité de Paris, convaincue que, Mtes Jésuites triomphaient, la jeunesse accourrait en foule prendre ses degrés à Tournon8. Puis, à son tour, elle exhorta toutes les Universités du royaume à intervenir dans une affaire intéressant ta conservation de leurs communs privilèges. Bordeaux, Beims, Poitiers, Caen, Bourges, Ortéans, Aix, Angers répondirent à l'appel et envoyèrent à Paris des députés a. Ainsi toutes les Universités de France, sauf Pau et MontpeMier, confondues dans un même sentiment d'hostile de M dn deVolenee ao*UntveM!MaFmnce, mars t. Lettre B~ndtc )'OntMK)M du <M<Jootda!n, N~tofM t </a<MM<M de de ~of~, pt~ceeust., n. LXV). j ( t. X, 2. Le~e~MM/~ONM~. son. <62<, 422. p. t 3. Voirlesdécrets e p!u<teoMnWeM!Ma~fCMfe~tMtte.. p. 749-Mt). d U (fe

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SOtS MCMEUEU. – PhEtMEREPARTiB.

jalousie, se liguèrent contre la Compagnie de Jésus représentée par le collège de Tournon, C'était un réveil de l'antagonisme latent, mais toujours vivace, entre tes écoles séculières et tes congrégations religieuses'. Uans un apf~MsMM~< en forme de requête, présente aa roi et à son conseil, MeFromont, député de t'fniversité de Valence, parlant au nom des t nivcrsit&t françaises. ctabtit un parattète entre celles-ci et les Jésuites, et dénonça tes entreprises de la Compagnie comme préjudiciables aux intérêts généraux de i État. « Les Universitez sont corps séparez, faits & pièces rapportéps, de toutes professions de personnes privées, recluses et solitaires, qui n'ont aucune intelligence ni dessein que sur leurs livres, ayant renoncé à tnut maniement et counoissance d'aitaires. Les demandeurs, au contraire, font un corps oni, puissant et dinox par tous les coins de h France, voire de la terra c'est un scut esprit qui agit en pius!eurs testes. ils ne subsistent que pour eux et ne travaillent que pour s'agrandir, ne mesurant leur charité qu'a l'aune de tours intérêts, t Les Universttéa, comme Mtea aisnées de ta couronne, no relèvent que do t'autorité des rois; les .~suites ne reconnaissent d'autre supérieur que leur <:Anéraj. Les Universités ont toujours combattu pour les droits et les Jésuites ont toujours Mtu* privilèges de t'Êgtise Gallicane tenu l'opinion contraire et se sont affranchis de la puissance et juridiction des évoques n. <' Si Vostre Majesté lour accorde le droit des promotions, pourquoi non pas aux Barnabites, aux pcres de i'Oratoire, A ceux de lit Doctrine chrétienne, et autres qui se présentent tous les jours? voire & tous les Ordres des Mondians qui enseignent, preschont et font los mesmes fonc. fions?. Tous ceux-Jtê attendent avec impatience le succez de ceste cause, pour auMitosi se mettre en campagne, et par sottieitations ou importunité. comme tes Jésuites, suivre la piste et le chemin qu'ils auront frayé. Que si te privilège est rendu commun, et qu'il soit loisible à tous les réguliers de promouvoir et conférer tM degrex, it y aura enfin autant d'Universitex en France que de villes ou de bourgs, qui est la ruine du royaume, ainsi que les plus clairs-voyons ont jugé des long temps. Car la t. t.'UotweM)MParisM dMtosoapar une aohnostM de MttteaMte;rite ne se contenta as do demander Intervenir fMei~,elfeeepptfa ncoM M~MM 0 au e Sa de p tMtteindfe nombre eot~gM les~<o!tM,disait-elle, le de. où t'~tatentlntrodults 'l Mb!epHcen)Mt et nonobstant justesoppositions anclens ollèges, de les dea des a 6ubreptlcemt'ot e<oonot'ttant FranceppoatMoM andeoa o coH~a. Univerc Un!M~autrecomoanantez t)Mes Ptanec e. et deteat dêfendn) et de d'co«ab!)faoeoa aotrea t'aveaif.~ J~~M~ ~MMe,1.1.p. 9M.Keqaete u t? Jo!otOM.) ( d

!.? C tES MXh EMStT~S ONTRE tÊSMTES. occasionne de quiMer to comado fréquence quitter te trop grande fféaucnce des collèges occasïooae nécessaires à la merce, l'exercice det'agricutture et autres arts vie et société politique, pour se précipiter aux esohotes. sous et augmenter sa condition t'espérance que chacun a d'accrotstre en portant une robe plus longue que d'ordinaire*. Un tel plaidoyer, où l'on mettait en avant l'intérêt publie, ceux du devait nécessairement impressionne!' des juges, comme du point de vue Confit privé, habitués à considérer tes choses tes idées exposées dans politique et dont plusieurs partageaient t'.t'~MMMM~. Le P. Générât avait approuvé les premières démarches par les. le libre exercice de ses quettes te collège de Tournon réclamait droits. Mais, quand it apprit la ligue formée par les f nivelés de France, tt ctwgnit que le débat, restreint d'abord à un seul ta étahtisscment. ne pt'H 'tes proportions plus vatttcs, et que à cette occasion, n McomCompagnie etto.tn.~ne ne fut inquiétée manda donc au P. de Sésuirande faireen sorte qu'on no «'occupai ou du moins quo plus, s'i! était possible, du procès de Tournon, te Conseil ne déchut rien qui pût nuire aux autres cotteges?. Cette tigne de conduite était d'autant plus sage, que tes t'niverM sitcs dans teurs requêtes ne visaient po<; seutonent le droit conferev les Rrndea. mais sussi t'étenduo de t enseignement dans des futurs à teacottéges déjà fondés, et jusqu'à l'existence l'égard cott<*gps. fut possible Cependant la cause était trop avancée pour qu'U de reculer. On no devait plus songor qu'à parer tea coupa des adversaires et a diminuer l'éclot d'un triomphe presque assuré. La veitto du jugement, le 30 Mptembre. le eyndie de t Université do Tournon demanda et obtint dos lettres en forme do reqnéte ctvitc contre t'a) réi du Parlement de Toulouse, afin que celui-ci remit les parties « en tcj catat qu'ottea esloient auparavant~. tt'autre part. tes t'niversitaires ne tf~rent pas inactifs. Le recteur de t'Univorsii~ do Pa~a était atora M'Jean Auberi. régent de rhétorique au cottege do Catvi; it se distingua par uno ardeur infatigabte cemro tes Jésuitet cola lui valut l'honneur d'être tnaintenu dans ses fonctiona deux années consécutives. en Quand vint to moment décisif, it n'épargna rien pour battre deValence .V«v"~ ~"< t. t. p. M~ ~f d t. neqaCte et'UotMK)M ~Moda,Mpt~O"' 3.~tUodu P.Mn~t m.P.de S~tMa. t" ~HtetMM S. MeqaOte ~ndtf deTootaoo.ao du eept.t6M<Ac~wM~anf~. t. Jt. ano. «Ht, p. 400;.

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SOUSMCHEUEU. – PHEHtËM:PARTtE.

brèche le crédit de la Compagnie it multiplia ses visites aux juges et, en affectant la modération, it sut les gagner à ses idées Admis te 37 septembre &plaider devant le Conseil la cause des Universités de France, it parla en latin, selon l'usage, avec beaucoup de force et d'adresse si bien que le garde dos sceaux ne put se retenir de le complimenter. Comme le Recteur avait fait allusion à la naissance du roi, dont c'était t'anniversuire, M. d'Atigro lui répondit « que les fniversitez devaient espérer aussi, qu'en mesmejour qu'il a voit pieuà Uiou de donner ta vie au Roy, Sa Majesté conservoroit cotte des Université~ ApW'sUllecourte le Conseil refusa de casser t'ar~t du t'artfment de délibération, Toulouse comme le demandaient tes Jésuites. saut aux demandeurs, ajouta-t'U, su pourvoir par requestc civile contre ledit arrest audit Parlement3 M. 5. Les choses ne pouvaient en rester là. i)< le lendemain, les Jésuites de Tournon présentèrent au Conseil privé une nouvetto supplique, par taquette ils réclamaient la jouissance des droits et privit"ges dont ils étaient en possession avant les lettres patentes do Louis XHL Le Conseil no voulut point trancher luimême la que'.tiun;ii ordonnaseulement que les Reoteuret Syndic do t'Uoiversité do Tournon jouiraient de leurs anciennes prérogalives, jusqu'à ce que le Partotnent de Toulouse eu eut arrêté autrement*. En attendant le jugement déOnitif. des <V~o~M furcttt échangea entre les parties, et la lutte se poursuivit avfo ardeur devant l'opinion publique. Les Jésuites nreot cunnattro les raisons qui militaient en leur faveur. u La profession do religieux, disaicnt-itx, tes exctut bien de la lecture do ta médecine; mais, pour la théologie, ceste quatité leur donne plus d'advantage qu aux séculiers, pour estre moins distraits es amures du monde ot avoir l'esprit plus Mbre, à causa de la pureté de vie. Et, de faict, tes grands docteurs do t'Êgtiso ont esté Religieux, comme sainct Basile, satoct méfosme, sainct Augustin et sainct Grégoire. Aussi, tant s'en faut que les religieux se Boientintroduitadan*! los Universitez, qu'au contraire te sont tea ttcHg!eux de aainct Benoist et de sainel Augustin t. Jourdain, p.f~ p. <08. JeanAubert utrecteur f duat mata<6aa M mars ao o toa&. 2. RëponM dutbitaceOft auMCtaut t'UntweMJX We<fMM t!e (te ~Mj-o~,p. <t0). 3. Atf<'t Conseil du ptt~. 97sept.tMt (M~eM.p.4<?). <.Ordonnança duConseil 28eept. t6M(~' .Ve~ufe pt! /iranfoh,t.X,ann.tMt, p. 4M).

4S LESUXtVERStTËS COXTREESJËStJiTES. L .––.t t– –––SA*t, tt~t~~mc. tt*~ct«httB~ nt~Mnouqui ont gouverné tes premières Universitez. Ce n'est chose en ont au Pontvelle que tes Jésuites ayent des Universitez; ils a-Mousson, à Otmus, à Gratz, à Prague, à Vienne en Autriche, à Lisbonne et en ttatic ils ont pouvoir de bailler des degrez à ceux qui ~nt estudié en leurs Uoiversitez. Et quant à celle de Tournon, it ne faut pas craindre qu'eue soit tirée en conséquence pour autre, en faveur dt's Pères Jésuites; d'autant qu'ils ont trouvé t'fniversité établie, quand ils sont entres à Tournon, et les ttuitcs et lettres patentes enregistrées au Partement*. En ce qui concernait la lecture de la tttéotogie A T~urnon, le syndic du cottage montra combien cet enseignement y était avautageux pour le royaume et pour t'Égtiso. « f En toutes tes Univorsitez de France, hor~ qu'en Sorbonno et celle do Toulouse, on no fait point de t<*etnr«ni de profession de tbcotogic, si ce n'est par quelque t!)'n!"gat. ou par quoique jeune docteur régent la pour s'accréditer durant quelques mois. Et, où on enseigne la théologie scotastique, sans faire thcutogip, on se mntonte dolire cas de la muraue lui est la principatto et plus nécessaire pour tes curez, ny dp la positive n<'n moinsnéeoa'iaire contre t'hérésie. a Lo:! Universitex do ttio et d'Orange estahnes par les Hetigionnaires qui gastoot et perdent le Vivarais pt le itauphinc, sont voisines do cctto do T"urnon il ''st donc expédient que la lecture y soit faicte do la sainte tth'otogie, at!n que les bons escoliers et docteur-! qui est sortiront, puissent ramener les esprits égarés. – :)"t,'étautiti~'mout du cette Université et la profession de théologie feront que les sujets du Roy, qui sont contraints d'atter chercher en Avignon, à ttoto ot à Chamhéry et autres Univorsitéz étrangères, tes tcfona do théologie et d'y prcndro tours degroz, domeuroront dorcsnavant en France, et los étrangers tnesmo seront convifs à y wenir~. Ces raisons auraient du former la bouche a tous les opposants; elles no furent malheureusement pas écoutées. Les adversaires de la Compagnie ressuscitèrent, aeton leur tactique habituelle, les ancien uea catomnies, en imprimant un recueil do tout ce qui avait été autrefois publié contre elle. On Ht aussi courir contre !e<)Jéauitea un papier volant dea raisons sur lesquelles estoit intervenu i'arrest du 37 septembre t62~. Il Sous prétexte do de yoMMtOM (Ae~tewre ~'<tMfo~, t. AMmofM J~H~Mpouf <'<y«<MMfM <fM <N!0.<6'!).("~M) a. ~Mem,p. «;ï.t66,passim. MMsip. cM.,p. 82. Cf. op. 3.~o ~eMM~c t. /)ranfo<t, X,p. 460.

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SOUS RtCHEUEU. PhEMiÊREARTIE. P

défendre les Universités de France, on s'eoorcait de prouver « par les propres escrits et pièces des Révérends Pèresj qu'ils n'entreprennent pas seulement sur les droicts des Universitez, mais aussi contrarient et préjudicient grandement à l'autorité dn roy, à la justice ordinaire de Sa Majesté, à la dignité et au pouvoir de Messieurs les Cardinaux, Archevêques et Ëv~ques, aux règles et professions des autres religieux, à la jeunesse estudiant soubs eus, à ceux qui entrent on leur Société, au bien et repos des villes qui les reçoivent, à des sciences, à t'anti. la perfection et a<txcommandemens de l'Eglise, etc., et mesme au pouvoir qn'té do Sa Sainteté' Ainsi, d'après cette énumération, il n'y avait dans le royaume et sur la terre, qui n'eut à se plaindre personne, de la Compagnie, néau des individus, des famittes et de tou*e institution. Les P~MM des UtJversitez de France concluaient en demandant non seulement la révocation de toutes tes Lettres que les Jésuites avaient obteaues pour s'attribuer tes num, titre, qualité, droits et privilèges des Universitésn, mais encore l'interdiction Il à eux et à tous autres ttetigieux de poursuivre à i'advenir t'cstabtissement d'aucun collège de plus en ceux qu'ils ont ès villes où il n'y a Universités, ils ne pourront doreanavant faire plus de trois classes, pour tes langues latine et grecque seulement », Us auront ainsi, ajoutait'oa, plus de tuisirs~' de servir t'Ëgtiso, le Roi et leur patrie, ct ~etont d'autant plus obligez de prier Mien, comme ils fout profession M. Les Jésuites de Tournon, forts de lours privitegea antérieurs aux lettres patentes de décembre t682, ne se prcssèrfnt pas de paraltre devant If Parlement do Toulouse. P. <tén''rat. it est vrai, n'avait pas renoncé à réclamer pour la Compagnie l'exercice de tous ses dmits; mais, afin do no pas exposer l'ensemble des collèges à quoique avanie, il désirait qu'on fut assuré d'abord de l'approbation du Consoi! privée Cunuant on la bienveillance de cetoi-ct. !o comte do Tournon lui présenta une requête où il demandait que le procès pendant devant te t'artement de Toulouse fût renvoyé devant une autre Cour, pour cause de suspicion légitime en effet, il y avait des parentés, alliances et amitiéa h entre Messieurs du Parlement do Toulouse et les professeurs de l'Université de la même ville. LeConseil reconnut le bien fondé
i. MfeMM do9 UnherstMs (~f JMefO'fe ~tM~e, t. ), p. 253'. CL D'AtgfnM 1. 266). (CoMffho jM~)Cfo~Mw, Il. P. Il, a.~M~em. 3. Lettre du P. G~n~at au P. de SOgotMD,cet. <621~F~aDc~a, ? Epht. Oen., t. tV).

LESUX!YERMTKS CONTRE ESJ~UtT~. L

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de ce motif, évoqua iui'même l'affaire et donna aux Universités de Toulouse, de Valence et de Cahors assignation de comparaître*. L'Université de Paris comprit alors la nécessité, pour abattre i'enofOMcommun, de réunir une seconde fois en un seul faisceau les forces de tontes les Universités françaises La plupart répondirent à tappet par l'envoi de députés ou pat des procurations au nom du recteur. M*Aubère. On convint en outre que la ligue universitaire ne bornerait pas son action à l'affaire présente, mais qu'eue l'étendrait à celles qui pourraient survenir sur tous les points du royaume. Bientôt, dans une réunion générale de toutes tes FacuMcs,l'Université de Paris donnait Ason Recteur le pouvoir et te soin de conserver et défendre par toute voie due et rai~onnaMc. les droits des Universités, suivant ftes précédents arrests] du Paiement de Toulouse et du Conseil privé Le Reoteut défendit avec une habite vigueur, non toutefois «par les intérêts qui lui étaient connés. voie due et raisonnable C'est sous son inspiration que fut rédigé contre le comte de Tournon unJtA'wouc dans teque!, au Moud'exposer fidèlement les faits, «n énuméraitcfmptaisammeut" quinze ft'audfs",disait-oa, auxperdre <esUuivorsités\ tjuoUostesJésuiiesavaienteurecourspour ce~ rengioux reconnaissent, en Kux'mémos, concluait le ~wo~ évoquant i'anairo au Conseil, que leur cause est très mauvaise, puisqu'Hs refusent pour juges ceux qui ont été leurs protecteurs et sont encore A présent leurs bienfaiteurs, plus qu'en autre ville du royaume' M. Au mois de mars t626 le Conseil allait s'occuper du procès, · lorsque la comte de Tournon fit présenter des Lettres ~'J~<~ dont l'effet devait tout suspendre pour six mois. Il n'en fut pas tenu compte et, le 27 mars, le Conseil prononça un arrêt qui renvoya do nouveau tes parties devant le Parlement de Toulouse. celui-ci d son tour ordonna, !e 20 août, l'exécution de son arrêt du iOjuiMet tu23". Ainsi so trouvèrent supprimés les titres et 1. Cf.t'oodKtte, p.W.. t. M.p. 203.2~. " dest'x.<M«t<)t 1 !VpmowfuM~e le eeW~~c yoH''<wt (~Mttt~M J~M~M, . )tt, ia 6 d'Olive rofesseur &tttn~eMtM de Bande! enattribue tMacMan PtetM p. <6S). p f</«<ce«M<e t'nAo«. . tMj. CahoM p (W~M'e~c f. C. 6. ~MHa~M <<< MMMHtM à 7. Onappelait fMM'f~<t<ee!!ssque !eMtacMtdatt tousccu< étaient & d qu< forcés 6'abMoterpoo~ de teservice ublie. p do
t&t8;a~<t 8. AKMdu ConseiiptM.atOMs (Le ~ewc ~aHr~t, ). Xt, ann. <620. p. «o). PattementdeTouîouM.MaoOMMO t. ttt, f. 49). x. Mctct du ta~tUa t02&<~MMO~ dea <tx-<h<«tt< ~M~«, a. DttpM déotets et procuration (Le .VM'fMM ~M~e, t. ), p. 734.7M). t. ~«wtM dea <o).d'<aM< J<'<M~e<, . 4t. p

M

SOUS RICHELIEU.

PREMIÈRE PARTIE.

privitèges d'Université accordés au collège de Tournon par I~s bulles des papes et les édits des rois. Le dénouement a de quoi nous surprendre. Jusque-ta le Parlement de Toulouse et le Conseil privé, s'étaient presque toujours montrés favorables à la Compagnie de Jésus. Comment donc s'expliquer qu'ils aient consenti à sacrifier les droits indéniables de l'un de ses collèges ? Une lettre du 3 septembre i626, adressée au P. Généra! par le P. Pierre Lacaze, supérieur de la maison professe de Toulouse, nous donnera la solution de l'énigme. Dans les débats devant le Conseil, dit-il, la question politique domina la question scolaire. Influencés par les libelles répandus à profusion parmi le publie, les conseillers et les ministres, au moins en majorité, se laissèrent persuader qu'il importait au bien de t'Ëtat de ne pas reconnaître les privilèges universitaires à une Société toute dévouée au Souverain Pontife, exempte de la juridiction des Ordinaires et obéissant à un Général étranger, que l'on s'imaginait hostile à la France. Au Parlement de Toulouse; la même préoccupation détermina la conduite d'un certain nombre de magistrats. Le premier président, les présidents et les anciens. conseillers de la Grand'Chambre restèrent dévoués aux Jésuites; mais les jeunes conseillers de ta Chambre des Enquêtes embrassèrent le parti des Universités. De plus, suivant un usage établi depuis plusieurs années &Toulouse, les présidents et les conseillers qui faisaient partiedes Congrégations de la sainte Vierge, devaient s'abstenir de siéger dans toutes tes causes concernant la Compagnie en6n, chose absolument nouvelle, la même abstention fut exigée, dans l'affaire présente, de tous ceux qui avaient leurs fils au pensionnat de Toulouse. Cr&ce à toutes ces' exclusions, l'arrêt contraire aux Jésuites fut rendu à l'unanimité moins une voix'. Cependant l'acte de la Cour suprême du Languedoc ne consacrait pas un droit commun pour toute la France il ne concernait qu'un seul collège de la Compagnie, les quarante autres restant parfaitement libres de renouveler des tentatives semblables dans leur contrat avec les municipalités, en vertu des privilèges qu'ils avaient obtenus du Saint-Siège. On comprend toutefois que, devant le parti pris d'hostilité, les Jésuites n'aient montré nul empressement, qu'ils aient même retenu sur une pente dangereuse des fondateurs trop zélés. C'était sagesse, comme on le verra t. Lettre duP. Lacaze n P. Généra!, sept i626(To!oMn., adCen-,t. t, a 3 EpM n. t6).

LES UXtVERStTËS CONTRE LES JË4MTBS.

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~'t~A~ ~«~~mc~wM~t&~t~ &1&t~tt~~A~~t~ ~t <îMt* et surpar l'affaire d'AngouIème, assez semblable à la précédente venue à la même époque.

M. La famille des Valois-Angoulème avait toujours protégé les lettres et les arts. Jean le Bon, frère du poète Charles ~'Orléans et grand-père de François I", conçut le dessein d'établir une Université dans le chef-lieu de son Comté; mais il mourut avant d'avoir pu réaliser son projet. Son petit-fils François, devenu roi de France, accomplit le vœu du « bon ComteJean "en accordant à Angoulême, par lettres patentes du mois de décembre i5i(;, « collège, écoles et Université en toutes facultés et sciences' M.Les mattres, gradués, écoliers, bedeaux, messagers devaient y jouir de la même juridiction, puissance et autorité, des mêmes privilèges, immunités, exceptions et franchises que ceux des Universités de Paris, Poitiers et Toulouse. François!" voulait ainsi récomdans les guerres anglaises, penser les bons services rendus clefs et frontières du royaume, du « par l'une des principales costé et endroit du duché de Guyenne ». il était convaincu que les écoles serviraient beaucoup à la prospérité de la vilit:, comme au pronct et instruction des pauvres et jeunes personnages des pays circonvoisins, et à l'exaltation de la saincte foy catholique~ L'Université d'Angoulême eut à lutter dès sa naissance contre celle de Poitiers qui, redoutant une rivale, résolut de s'opposer u l'enregistrement des lettres patentes du Parlement de Paris. Sur la requête présentée le 7 mars i6i7 par le procureur Deschamp, chargé de défendre les intérêts des Poitevins, l'avocat général conclut à l'audition des parties dans le délai de trois semaines. Par suite de longueurs dans la procédure, la vérincaHondes lettres patentes n'eut lieu que les 2 avril i5M. La vil!e d'An~oulême, eo possession de son droit, n'en avait pas encore pronté, lorsque Louis Xll!, par un brevet du 10 mai 1623, permit d'y établir un collège de jésuites s. Un article du contrat, passé le ii juin entre la Compagnie et la municipalité, regardait spécialement les prérogatives universitaires. Le maire et les écbevins, afin d' « honorer et illustrer ledit collège », accordaient aux religieux de jouir du droit d'Université « pour lettres humaines, philosophie et théologie H, conJM~M du collège ~ff'e e< ). VoirtomeHt. p. 6i2et soiv.– Cf. BotMonnade, <f~M~oMMme, p. 3*6. )5t6 2. Lettres atentes e Fmncoht", écembre (AMMv. d d comm.d'AngoaMme.AA, p 6, f. 81).
3. Cf.tome M. p. 6t9. Cf. tome nï. 6M.

COMPMtMB <ÉM)8. T, tV. M

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SOUS RiCHEUEU. PHEMtKRE – PAHTtK.

cédé par les lettres patentes de Françoise, con&rmé de règne en règne et nommément par Louis XtM avec, pour eux et leurs écoliers, tous Jes privilèges enregistres ès cour de Parlement à Paris 1 Peut-être cet acte n éveilta-t-il pas tout de suite les susceptibilités de Poitiers et de Bordeaux, mais les progrès rapides du nouveau collège tirent bientôt craindre à ces deux villes une concurrence plus dangereuse encore si les Jésuites s'avisaient d'user de leur droit d'Université. Les docteurs de Poitiers, dans leur décret d'union avec les universitaires de France contre les Jésuites de Tournon, attirèrent l'attention de leurs collègues parisiens sur la situation exceptionnetto du collège Saint-Louis à Angoutême Le recteur Jean Aubert s'empressa d'intéresser à à cette cause le Parlement de Paris, auquel Angoutème ressortissait, et demanda qu on entev&t aux Jésuites de cette ville le droit d'Université concédé par tes lettres patentes do <5<(}.Mais, à la nouvelle de cotte démarche, ta municipatité augoumoise protesta énergiquement, le tl mars tM25~. L'évoque et le chapitre se joignirent en cette circonstance aux maire et échevins, et tous ensemble revendiquèrent pour la ville la jouissance de son droit d'Université. tts obtinrent au mois de juin un arrêt du Grand Conseil qui, reconnaissant la justesse de leurs réclamations, les maintenait en possession de leurs privilèges. '<Quant à l'Université, y est-il dit, il a esté ordonné qu'elle sera estabtio et instituée en ladite ville ~d'Angoutème) toutesfois et quantes, par t'advis commun desdits é~equo, chapitre, maire et corps de ville, à l'exemple des autres Universitex du royaume, suivant les lettres de concession octroyées par te roy François f', entaque!te seront agrégez tes rettigieux do ladito ville et mesme tes Jésuites, tout ainsy qu'ils sont aux Universitez do Poictiers et de Hourdeaux*. Cet arrêt ne découragea point les opposants. le t8août,J<'an Tarin, successeur de Jean Aubert, présenta au Grand Conseil une requête par laquelle "tes Recteur, Doyens, Procureurs et supposts de l'Université de Paris demandaient l'annulation du contrat passé entre la municipalité d'Angouteme et les Pères de la Com1.Contrat otrela 'tUe et lesJésuites, juin t622(<<«MafM <o(.<t<M<M. e « des t. Il, p.693,cote). 2. Décret d'untoo UntteMih; PottteM det de avectes UnheKiMs royaume do Jésuite,t. p. 7~ ). (Ae~eKMM 3. Détibetattondu deville,11mafst625 comm. 'AngouMme, d BB, corps (Archives 6,f.t68). Cf.BotMoanade, cM..p. 6t, 65. o/
4. Arrêt du Grand Conseil, juin t6M (Archives de la Charente, D, 7, n. 6.)

LES UNIVERSITÉS CONTRE LES JÉSUITES.

5t

que pagnie de Jésus. Msavaient été avertM, <t)8Meot-MS, les jésuites"voutans s'introduire Men cette ville « pour y tenir cotiège et y instruire la jeunesse, avaient trouvé moyen de faire annexer à leur prétendu collège la prébende préceptoriale, et non contents de ce, auroient faict unconiract par lequel supposant que ladicte ville a droict d'avoir Université, et ce en vertu de lettres qui n'ont jamais sorti effect, ils se seroient faict céder ledict prétendu droict, et à présent sous prétexte de faire homologuer l'union de ladicte prébende, veulent faire indirectement autoriser par le Conseil la qualité d'Université qu'ils donnent injustement, sans tiltre valable, à leur dict collège, qui est une usurpation préjudiciable à toutes les Universités de France et particulièrement à ceUe de Paris H. LesJésuites d'Angoulême, instruits par les mécomptes qu'éprouvait alors te collège de Tournon, se montrèrent peu soucieux de s'engager en la poursuite d'un procès dont l'issue serait d'autant plus douteuse qu'ils y interviendraient à un titre quelconque. tt'aitteurs, leur sorait'ii jamais possible d'organiser une Université dans une vit!e où, comme le passé l'avait prouvé, tous les éléments de succès faisaient défaut? Ils résolurent de séparer leur cause de celle du maire et des éohevins, de l'évêque et du chapitre, etde conserver peut-être ainsi à la ville le droit d'Université dans lequel elle avait éjté maintenue par t'arret du mois de juin. Dans une requête présentée au Grand Conseil le ti septembre 1625, ils se contentèrent de protester contre les fausses allégations du Recteur de l'Université do Paris. Celui-ci, disaient-ils, Il sous un prétexte imaginaire avait supposé qu'ils voûtaient s'attribuer la direction de l'Université accordée &la ville par le roi François alors qu'ils ne prétendaient qu'à la simple administration du établi par le Roi ( Louis Xt!t), consenti par i'évesque, coitège En conséquence, le syndic postulé et entretenu par ladite ville de la Compagnie suppliait le Grand Conseil de lui donner acte de la déclaration suivante Quêtes Jésuites n'ont jamais entendu former ni gouverner ladite Université d'AngouIesme, ni contrevenir à t'authorité dudit sieur Recteur 2. » Cependant l'évêque avecle chapitre, lemaireavec tes échevins, conseillers et pairs de la ville, continuèrent à solliciter t. Requêtede t'Un~eKttée Pattean GrandConseil, août )626(Ae~<fd )2 CMr<'7<!aM«e,t.),p.t96) 2 Requête deaJtsattesaa Grand 4 Conseil, sept t625(LeMefCMfe ~M«e,t. 1, p.200).

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SOUS MCHEUEU. PREMIÈREARUS. – P

l'exécution dn contrat et le maintien de leurs privilèges antérieurs. Après la plaidoirie des avocats, le Recteur Tarin demanda à être entendu; puis tes jugea, n'ayant aucun égard à la requête du syndic du collège, déclarèrent le i9 septembre 1625, nul et résolu M sur le point en litige le contrat de t622, sans qu'à l'advenir les maire et eschevins pussent j prétendre droiot d'Université en ladite ville d'Angoutesme' Cet arrêt peu libérât, arraché en quelque sorte au Grand Conseil par les intrigues de Tarin et consorts, froissa d'une manière très sensible t'amourpropre des Angoumois. Cen'est pas sans raison que les historiens de la ville se firent t'écbo des do!éancea de leurs compatriotes. Tous ceux qui ont parlé de cet arrêt « ont étc unanimes pour le Marner et pour regretter qu'on ait si à la tégèM tésé les intérêts de la population ». Il eut du moins un avantage débarrasser les Jésuites de leurs ennemis qui « ayant obtenu gain de cause ne se préoccupèrent plus du cottège~ Les Pères de la Compagnie, noua le savons par ta déclaration du syndic d'Angoutême devant le Grand Conseil, ne tenaient pas au titre plus brillant qu'utile d'université ce qu'ils déiraient avant tout c'était la connrmation de t'étaMistement du collège. tts t'obtinrent de Louis Xt!), en 1827, par l'entremise du marechai de Schomberg, gouverneur de la province~. <0 t t.A~t. do GMedConMH,septembre635(Le JMf<M /htwfo«,t. XI,ann. t M2a,p.0<w. 9. De MasiioogoM, LesJ~M~e~'~n~oxMmc,69.– Ho!Moonede, <«., < d p. 9? P.3. Lettres d la Chwente. n.0). X<U. <62?(Afch!<fe!.dc D,t, patente: e Louts juin e Pendant cesdéme!<~vec t'UnWeKtte, coagn'jtaMon~ a te9 avaient u t'Mvinftatea ouwmm au t'ao lieu.Panntles~M<t<<o<<t on'Hfat tesotode pïcseotM P. GeoMet, concernait pennb&ton la dedonner Mit~~ctfM <p<W~M~ auxcommunautés de Vitette~bt aet~tattttsenee. Of.acause 6'anduombtede da demandes on femmes. auraitdea!ttn'avoir eouMqo'am PP.Pm*<nt!aan. G~M<refusa a Cette LeP. K c d Mesxte,epoadtt-H, ~taMte ourde justesmotth,est d'un usage ommunansla t p o t a t ~Mo«M Compagnie.On continuadonca demandera peftnh~on Romeo«e~ (<et<t PMt.,tMt). Cong.

CHAP!TREtM
tKE StITE D'AFFAIRES DËSAGB~ABLBS

(<<;2W026)
Sommatre. – Vofatton du jouno Favier. 2. Les biens .~<îahe<tc-4!cMr<'adu t'.Arooux.4.A~t!~AmbroiscUuvot.–&. \'<.tsht etTh~e~ttette Viau. 6. DtsgrâM du P. <:o S'~uirao. par la eoor ao Il. Jean Sufr~en sox Buccesseat'. <<M collèges. :1. Le P.Andf 7. Accueil fait

SourcM maauaefttea t. Recueils de Documents coo~ene~ dana la Cnmpagoio a) Ep)<totae eeeefattnm m) e~tercot b) tMtne~. Eptatotae MoeMttun) –c) ftaoeta, Epi~otae ad Cenefatrm; "'t) Lugdunfoaia. t:phto)aetieneMHon) -e) ).jgt<uneMit, EphMMed CeMotem, "0 tMoctae historia -s) Kraocta, t'undattocea eoHes)on<<n. H. Roma, ATchb~ ~aUtaoo, SonttatuM <!) FraMfta, n.eo, tB, a: sw, 40t – ctU. Pia, B* M. t)t. Parb, B)M)oth6qM' hattonatt), t. (f. saxt 8<m. 3~8. K. *))t, BH'))~h<\tue muotctpate, maattsft)t9, eot~attoadacca de Petruse. V. tatpenMaa. N)M)ut))~He tuM)th<pate< manuet~ta. eeUecMua Fe)MM. NeeMea tm~tm~ea) Atenet, ~MfM<<e N'fAeMfM.–MAno~tttea'fM~M. –jMA)M<«'< t~f MotAtft' Mo~. –pMCfa tf~&a<t.F <tf< <M<fm6~<'oa~"rM<M ft't t'~M~ – ~ttttOtM des Mt<t)MM<t J~M«M.– GM~aM~.?''<-<<«H eM~(CaMyoa, CotMMMXt ttKWM. <<<<e. W'. – O't'~eaua.ta t~e<h' P.<frMCot"<t. C<~fda~a,M~s<e~')«S<?<ftot<<Je)~p.v~– jMM. ))ne.n<t~tt«<'<fffAr<Mt~"M'f<' !')<~<<<'B'q~. -~MotrM fAMMM~MM<MMy att~tf fNt«e)rf<<<. B)f~ Huquet. <h<fo<M-du Po~Mnott ~~o~oad~.– Jour. data. MMo'M de ft/n<rM'<t<t' de Paris. Pmt, «~Af~AM sur tt CoMjM~~e <t.: J~<M. l. tV.

<. A !'eMtop!e~es uMvot~Maipca, les autres ennemis da )& Compagnie no perdaient aucune occasion de la combattre et de la vilipender. Sans aller jaaqu'à menaccrson existence, ces atta. quea et ees catomnies pat ticutièfea tendaient cependant à i'aSaiblir, en tournaht contre elle t'opinion à un moment donné un assaut général aura d'autant plus de chances de réussite, que Jes esprits auront été plus prévenus, les passions plus surexcitées. Entre i63~ et 1626 survinrent plusieurs aHahes désagréables 'nu allaient singulièrement assombrir Jes dernières années de la belle carrière du ceiebre P. Coton. Placé à la tête de la province de France, après avoir abandonné au P. Nicolas Vilhiès le gouvernement de celle d'Aqui-

SOt~S MtCHEUEU. PREMIÈREAWtE. P <a!no t'nn«!«n «ntttonc~ttf~nHotm! tV ~<ttn t~~tt. Vttt taine, l'ancien confesseur de Henri IV et de Louis X!Marrivait à Paris le 2~ janvier i625. A la cour comme partout ailleurs, it rencontra l'accueil le plus bienveillant. « Le cardinal de Richelieu qui estoit enfermé dans son cabinet avec les ambassadeurs d'Angleterre, quand il lui atta rendre sa première visite, n'eut pas plus tost esté averti qu'il estoit dans son autichambre, qu'il quitta les ambassadeurs, disant qu'ils luy perniettraient bien d'atter embrasser son bon ami, et il t'embrassa euectivementavec de grandes démonstrations d'amitié. Toute la cour le vint voir en foutte. Le Roy et les Heynos i'attèrent entendre le jour de la Puritication à Saint-Gervais, où il devoit prescber le caresme, et, à certaines gens près dont le jugement suit toujours la mauvaise volonté, il fut applaudi universellement et écouté avec avidité d'une multitude innombrable de peuple qui l'avoit toujours regardé comme un saint Il Un début aussi heureux semblait présager des jours tranquilles à ce jésuite que le peuple de Paris avait surnommé fange de la paix 2. Maisla Providence en avait disposé tout autrement. Le P. Coton, dont la douceur était proverbiate. savait montrer la plus grande énergie quand il s'agissai de défendre les intérêts des âmes. S'il lui fallait par exempte protéger une vocation sincère contre les abus de l'autorité paternotle, oa le voyait allier une invincible fermeté aux ménagements 'une légitime condescendance. On en trouvera ta prouve dans te fait suivant que le P. Harasse nous a conservé. Un maltre des requêtes nommé Favier, avait un n!s qui donnait tes plus belles espérances. Le jeune homme, ayant entendu l'appel de Meu, sollicita de son père l'autorisation d'entrer dans la Compagnie de Jésus; rebuté plusieurs fois, it résolut de suivre le conseil évangélique plutôt que d'être inndéio à Dieu it quitta secrètement la maison familiale et se réfugia en Lorraine, au noviciat de Nancy. Mais il n'y fut pas longtemps en repos. Le père désolé, presque au désespoir, présenta requête au Parlement contre tes Jésuites ils avaient ensorcelé son nta pour mieux l'accaparer et le corrompre do leurs pernicieuses doctrines et afin deroogager plus avant dans tes secrets de l'Ordre, on lui avoit fait changer de nom par la substitution d'une lettre, t'appelant François Xavier au lieu de François Favier M.La Compagnie
a. OaMsse, ~Mcf<ait tfay.

8t

Vie t.D O~Mans, ditP. PierreCoton. . tCS. p
p. 21.

UNE SMTE ~'AFFAMES DÉSAGRÉABLES.

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nde dire? (est-il besoin de le dire? ) oo s'était point rabaisséeà des moyens s'était point rabaissée à des moyens aussi ridicules; le novice était allé en pleine liberté ;,il n'avait été ni séquestré, ni séduit. Pour en convaincre tes siens et !e Parlement, le P. Provincial de France, d'acord avec celui de Champagne, le nt revenir à Paris. Aussitôt arrivé, on le conduisit chez le Procureur générât, en présence duquel it fut remis à M.Favier. Et dans cette circonstance tout le monde admira "ta modestie du P. Coton qui souffrit sans s'émouvoir, devant plus do cent personnes d'honneur, tous les outrages que la rage pouvoit suggérer à un père irrité'. L'enfant, de son coté, «après des difficultés merveilleuses, fondant en larmes et en sanglots, se jeta aux genous do M. le Procureur générât, et a haute voix fit vœu de vivre et de mourir jésuite ce qui cuida faire sor~ le père des bornes de la raison. Malgré les plus vives inst <ces, il refusa de rentrer chez ses parents et fut laissé à la disposition du P. Provincial, Cetui-ci pensa que, sans mettre en danger une vocation si solide et si sincère, it pouvait condescendre quelque peu aux exigences paternelles. Il pria donc Lo'jis Xttt de confier le novice à son père pour trois semaines; après ce laps de temps, on le laisserait libre de suivre ses désirs, s'il y avait persévéré. Le Roy fit l'honneura M.Favior de l'envoyer quérir, et lui commanda de traiter son fils avec toute sorte de douceur, luy donnant une entière et pleine liberté pour mettre en effet sa vocation. Le père néantmoins le tenoit fort otroitement serré dans son logis, luy faisant des indignités incroyables, jusques &luy faire déchirer sur le dos en mille lambeaux la soutane et les habits qu'il portoit. En quoy cet enfant montra des effets d'une merveilleuse générosité, demeurant jour et nuit, l'espace de quinze jours ou trois semaines, déchiré et demi-nu au cœur de t'hyver, résolu de mourir ptustost que do revcstir un habit séculier. M Le délai fixé par to roi ayant expiré, le matira des requêtes n'en continuait pas moins à tenir son tits enfermé. MaisFrançois, résolu plus que jamais de rester fidèle à Dieu, parvint à s'enfuir et revint à Nancy d'où il fut envoyé en Attemngne. N. Favier se plaignit de nouveau à Louis Xttt ot fatigua le Parlement de ses clameurs. Mais on ne l'écouta plus ses indignes procédés envers l'enfant tui avaient aliéné toute sympathie <. Le malheureux magistrat ne le pardonna pas aux Jésuites et, quoyque dans la suite du temps il leur rendit son amitié, ce ne fut qu'après
1. Garasse, au vray. p. 123-128. Récit

56

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PREN~MÎ t

PARTtE.

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leur avoir fait sentir des effetsde sa haine, d'autant plus que les temps lui en donnèrent plus doccasion <. n a. Au dire des calomniateurs, la Compagnie, non contente de séquestrer tes personnes, savait aussi accaparer les fortunes sous prétexte de fonder des maisons d'éducation, elle aurait acquis des richesses considétaMea. Laceusation, déj& réfutée maintes fois, se renouvelait alors avec insistance. Le P. de Séguiran dut en avertir le P. Coton, absent de Paris et occupé à la visitede la Province. Il lui dit que les faux bruits répandus commençaienta mal impressionner la cour. Richelieului-même, parait-il, conseit!a!tau roi de ne plus accorderde lettres patentes aux villes qui demandaient des collègesde la Compagnie.Favorable d'aiUeurs & la liberté d'enseignement,te ministre n'était pourtant point d'avis de multiplier tes établissements d'instruction secondaire. Il redoutait tes suites pernicieuses du demi.savoir, les atteintes souvent irrémédiables qu'il porte A la piété, au respect. à l'esprit de soumission, a tous tes sentimenta (lui sont te lien des sociétés humaines s H. Dans un Ëtat bien ordonné, peosait'it, la culture tittéraire ne doit pas être générale. Pou idée était donc do réduire te nombre des collèges; on la retrouve dans un cur!eu< projet do ~~w~~ pour toutes tes aOairesdu royaume réd!gé vers <625et publié parmi ses f~MfM; entait, otto uefnt jamais mise A exécution. Maison voit commele moment était opportun pour attaquer tes établissements de la Compagnie, Ils étaient beaucoup trop riches, prétendait-on; et t'~n s'oubr~ait de persuader au rui de ne plus leur attribuer de secours temperas. Sans attendre son retour à Paris, le P. Coton s'empressa de détromper Luais Xttt, dont on pouvait surprendra ta bonne M. !t lui écrivit de Tours te ta juillet i625: t<csmosmes ennemis (do et t'ÉgtMO de votre servicej voulurent Mire accroireau fou Hoy, le grand Henry, vostre pore, que nostre Compagnie ostoit si t. D'OtMane, p. tM. ~.c~

–~–At~

9. Jootdato, M«to~<' <<<* f~t<M<'<<M ~aW<. p )4S. de coU6ge8 voaïû)!<.MaaM.ond!Mau tel dao<Patts, Rouen. qu'it n'y att p!ux de Noaa co a'eat wU!eaydire au Mt dans eo ~feMCM~ qu'il ]~<~<M, et c plus de collèges Il ce n'ea' èl villes c, après QOlQmde8: parle, Roucn, Amiens,vole3, OiJoa, PctMeta. Beoaet. la HMchp. Pan, qui sont en )eMe a<Lyon. To!oM, BoT<ieao)t, ao< tteMe en nostM myaomo que tout ccot qo oo cf~nohtmKoaa y (xtuMoxt e!tMco~mod~~)eo~ cnwoiM. patUeuMtMmeate~tMCM woutoot'to'co ehaeooe aux leU,es y pourront estre commodément envolez. Matis,oulon8 qnea chacnna d'tcettM Mait deoa coU~ges, t'na de tëcnMeM et t'antM de Pf. MM!te9.et A cause du grand nombre df KnoMM ')n! se trouve dans Paris coua Mn!oo! qu'il y en ait quatre, trois de sëcutteMet an de bottes (Avenel, Ae~ej* du c«f<f. de Richelieu. t H, p. 0'

U?!BSUITE tTAFPAMES~SACaëAB~ES.

5~

riche que nous regorgions de hénéBcea; Araison de qaoy je tu contraint de porter un dénombrement de tous nos biens à M. de Bettiévre, lors chancelier, à M. de Sutty, surintendant générât des Bnances, et à messieurs les Secrétaires d'Estat, ce que j'oSre encore de faire pour te présent – faisant voir que nous n'avons pas deux cents francs par homme, y compte* nant vivre, vestir, librairies, sacriatiea. bastimens, procès. viatiques et toute autre despense, tant commune que particulière et, touchant les benôBcea,que nous nommerionsplusieurs ecclésiastiques en France dont !e moindre a, lui seul, plus de bénéficesque nous tous ensomhïe.Et cela fat vëpiOëpour clore la bouche &la médisance.et sommes ppêta d'en iaMe encore la preuve si VoatMMajesté le désire. Si nostre Compagnie, Sire, ne faisoit la guerre à Sathan et à ses supposts, nous ne serions en ces peines, et les ennemis de la vérité nooa laisseroicnt en repos, ains diroient Mon de noua et nous tonetoient a Yostfo Majesté. Maintenant, comme ils sont et comme nous sommes, ilsne se désisterontjamais. Aussi sera-ce un eSect de sa grande bonté et de la sapiencoqui accompagne )<ouis.te.Juste,do nous prendra, a'it luy plaist, en sa protection, comme t'ont toujours raietle feu Roy, son Père, et la Heyne,sa chère et très honorée mère, et Vostre Majestémesme, Sire, l'a fait Jusqu'à présent. Soustels auspices et ceuxde la grâce de Dieu, nous continuerons, partout QUil tuy plaira de nous establir, d'estw ce que noua luy sommes, totalement acquis et redawabiea.et d'en produire les eOectaet los preuves, à l'endroiet tant do ses propres sut'jects que de tous étrangers. u A la marge do la minute de cette tettre, lu P. Cotonavait ajouté la nota suivante Il C'est pour rospondre en générât aux eatran~caimpressionsque le grand favori (Richelieu sans doute) a mis deapuiapeu en l'esprit du Moy.'M«~«~?<M'~ ~Mo ~MM~o M~aoM'f <H ~p~M/o, chose maintenant qui doit estre seereto. Plaise a Dieu qu'estant a Paris j'y puisse apporter quelque remède '.M 3. Maintenirt'oxistencodes collèges et voitier Aleur entretien, ne fut pas le soul soucidu P. Coton pendant son dernier Provin. ciatai; il eut aussi b défendre l'honneur de qnetques'uas de ses t. tv, < 1.Lettre o P. Coton tLouia 13f'Met t~~ (Ptat, /!ecAe~AM, d XtU, p.640).

S8

SOUSRtCHEUEU. – PREMtÊHE RAMTtE.

confrères les PP. Jean Arnoux, Ambroise Guyot, André Voisin, de Séguiran, François Garasse – injustement pourGaspard suivis par des ennemis acharnés. t.e P. Arnoux était alors l'un des prédicateurs tes plus en renom il était recherché par un si grand nombre de prélats que le P. Général dut se réserver la disposition de sa personne tt venait dedonner avec grand succès le carême de t63~ dans la cathédrale d'Orléans, lorsqu'il fut appelé pour prêcher à Paris; c'était avec car, malgré son éloignement de la cour, congé exprès du roi le religieux n'avait point perdu les bonnes grAccs de Louis Xttt Son arrivée dans la capitale, la veille de la Pentecôte, porta ombrage à plusieurs courtisans. M'ayant rien sceu do ce voyage, quelques-uns de ceux qui geuvernoieut alors, et qui estoient des plus puissants ennemis de nostre Compagnie, tirent tous leurs efforts pour le renvoyer incontinent après les fêtes. Et si ce n'eus! esté les prières do Madame la comtesse de On parvint Saint-Pot, on croit qu'ils en fussent venus à bout toutefois & h fermer l'entrée ~de la cour et à empêcher le roi d attor l'entendre à Saint*Gorvais, où it prêchait l'octave du Saints Sacrement avec un grand concours de tous les ordres, non sanscstro esp!é dans toutes ses paroles Le ~te du Père n'en fut pas refroidi; i! ne cessa durant trois mois, d'exercer son fructueux ministère dans diverses églises et plusieurs communautés religieuses. Vers septembre, il partit pour Komo où t'invitait depuis longtemps le P. Vitettesobi Soit faveur du P. Général, soit pèlerinage do dévotion au tombeau des saints Apôtres, ce voyage d'un religieux n'avait pas est tui-mcme do quoi préoccuper l'opinion. Mais l'ancien confes~ur du roi avait des ennemis personnels qui no manquèrent pas do donner a l'événement des motifs odieux. tt ne fut pas si toat parti, qu'on vit des tibt" contre luy, comme ayant esté appelé par te Papo ou par nostre T. R. P. (Générât) pour sçavoir de luy tous les secrets d'Estai.juaques aux confessions du Roy tt'autres diaoient qu'estant mal content do nostre Compagnie, il attoit a Romo pour demander dispense à ses v<fux, et la calomnie alla si 1. Cf.CotdMa, ~Mto~. P. Snf.~<t<, Vt,t. V), . 65. n de 2. Lettre Spada 7 < (AMhtw. Nuo:. di tMtttta, &BMtwt!n!,JoUtft 6~< Vat., 0.40t,f. <28). 3. OMNMp, aM MfM <~o~ p. 2. 4. Ibidem. 6. Lettrede Spade, JotUet, dMc. d~& ?

UNE

8U!TE

D'AtPAtRES

PËSAGREABLES.

1

59

–~ –t. A.<t. *nnm< & tn *na!e<tn ~t'~tiaeao nMtP avant que plusieurs évesques vinrent à la maison professe pour » en estre instruiets'. ? Pendant que ces bruits, inventés pour perdre la réputation du prédicateur, couraient le royaume, le P. Amoux vivait à Rome dans la solitude et la pratique de ses devoirs religieux. M fait peu de visites, écrivait à Peiresc son correspondant romain; on le voit rarement u l'ambassade, et il refuse pres» 81 n'acceptait que de que toutes les invitations du dehors2. c'était l'année du jubilé, prêcher ta parole de Pieu. Comme fois A Saint-Louis des Français et à Saintil paria plusieurs Jean de Latran, et le public y accourait en foule, à la suite des cardinaux et des ambassadeurs~. Au milieu de ces travaux de soupçonner le nouveau apostoliques, le jésuite était loin et dont it faillit être la complot tramé en Franco contre lui victime. Un jour, un des Pères de la maison professe de Paris reçut on du Procureur généra! l'annonce d'une étrange nouvelle Arnoux pondant son voyage avait dérobé la vatise du P. et on y avait découvert tes pièces tes plus compromettantes~. Cétait un raconta~o. reposant toutefois sur un fondement bientôt connu. Le P. Arnou< avait donné sa confiance à un jeune homme nommé Oudin il lui écrivait souvent et lui recommandait certa!nes aUaires concernant le service de Dieu et tes intérêts de la Compagnie. Il Mais, commec'estoit chose importante et qui méritait le secret, ito avoient convenu certains termes ordiOr ce malheureux, naires dont ledit Oudin avoit la listes soit qu'il ont succombé aux tensoit qu'it fat un hypocrite, tations. so mit a mener une vie dissolue oit il perdit sa fortune; tombé ensuite gravement malade et n'ayant pas d'argent monnaie avec les pour payer ses dettes, il résolut de battre P. Amoux. tt les lit ottrir pour deux mille livres lettres du d'abord & la comtesse de Saint.Pot, puis au P. Mornac, procureur du collège de Clermont. Ne recevant do ces deux

t. Garasse, f~ p. 6. op. p. 0. m ce t M<M9 a. Nouat'atoo!pas latet~eëtftte doRotne Peireie, aisnouseono~ t A rapport arunelettrede tnt.mfme aonfrère, a~ M~!MMM(BtM.mun.d'Ait, p t. dePetMM. t)), fol. t32). correspondance M au ( duP. de CM~oHM P. René A;MOt<, janviert<!25Prai,op.e«., 4.Lettre p. 4M). 6. Gâtasse, 7. p.
2 CaMMe, N~fM "Mf~

60

– SOUS MCHEUEC. PBBMÏÊME PABTiE.

côtés aucune réponse, il vendît enfin la correspondance à nn grand seigneur, ennemi mortel des Jésuites. Ap"&s l'avoir par. courue, Facquéreup s'imaginant avoir en sa possession le moyen de les perdre, courut à Compiègne la montrer au roi. Louis XtH renvoya les lettres au chancelier, lequel en confia l'examen à MM.Le Doux et Du Chatelet, maîtres des requêtes ordin~ures de l'Hôte! Tandis qu'ils remplissaient consciencieosMnent leurs fonctions, on répandit dans la capitale tes bruits tes plus absurdes, tes plus invraisemblables, qui, comme it arrive d'ordinaire, n'en trouvèrent que plus de créance. Cet Oudin était un Jésuite, de ceux qu'on appelle w-ro~ ne revêtant pas l'habit de la Compagnie, mais admis ta la participation de tous ses mérites. tt était entretenu par le P. Générai comme agent et correspondant; c'est lui qui recevait les lettres en latin et les traduisait en français pour tes plus chers confidents do la Compagnie. Quant aux documenta découverts, ils étaient excessivement graves, et pour preuves on en St circuler de prétendus résumés, bien que les lettres du P. Arnoux n'eussent point quitté tes mains des magistrats enquêteurs. On y lisait que les Jésuites délibéraient sut toutes les affaires de t'Ëtat; que le procès-verbal de ces délibérations faites à La Flèche était envoyé au P. Générât; que !o P. Arnoux se trouvait fort avant dans ces machinations, et que dans ses lettres on chiffres il traitait to roi avec mépris, le désignant par un zéro. Href, dans toutes ces missives, au nombre de plus de trois cents, écrites par le P. Arnoux depuis sa disgrâce, on voyait « toute l'intrigue et l'esprit de cabale de la Société ett'euet de son gouvernement~ Le plus répandu de ces résumés avait pour titre .V~Mt~ les CM~<?tMH< ~MCt/MKMr ~0<H~ </Mlettres ~MCle P..ttVtOtM, avoit MC~M ton MOM)M!~ ~Mt~P, OM<~n, 0/M~ ~M'~ /M< cA<M~de la COMf, XPM~ (tM ~Oj/ <M~ par Mn<~ CMH* ~ missaires ~M~S ~a~ ~a/M~ ~OKf t?PO~ /M<~t<M lettres informer ~Mfle co~~aM ~< icelles. C'était un misérable pampblet que fauteur, pour mieux tromper le public, présentait sous une apparence officielle. Dirigé principalement contre !o P. Arnoux, il reproduisait bri&vcmeot les bruits répandus au moment de sa disgrâce, et prétendait en prouver la véracité par des extraits supposés de la correspondance 1. <)<'M<~M <t<'««t-<M<oM (. Ht,p. note. J~Mt/M, 2. /Mem, p. 2-9,note.

UXESUITED'AtTAiRESDËSAGRËAPLKS.

0<

incriminée; mais l'ensemble présentait si peu de vraisemblance que pour tout esprit rénéchi l'illusion était impossible. Oudin mourut pendant l'enquête. Celle-ci, poursuivie avec un soiu minutieux, devait révéler l'exacte vérité. Les maîtres des requêtes, Le Uonx et Do Chatelet, déclarèrent en plein conseil qu'ils n'avaient trouvé dans les lettres Mchose aucune digne de b!asme ou qui put estre soupçonnée contre l'Estat* ». Le jésuite ne méritait qu'un reproche, celui d'avoir eu trop de confiance dans un homme qui ne s~n montra pas digne. En somme, disait le nonce, cette intrigue ourdie par la malice humaine, la Providence divine, l'a fait tourner à la gloire de Dieu et à l'avantage de la Compagnie! H Le P. Général, de son côté, avait interrogé 1 ancien confesseur du roi et bien vite reconnu l'imposture, aussi s'empressa<-il d'exprimer à LouMXi!! son intime conviction. « Rien ne me serait plus pénible, lui ccrïvait-il, que de voir un religieux de la Compagnie manquer de respect envers Votre Majesté, surtout s'il s'agissait du P. Arnoux. qui aurait ainsi répondu par la plus noira ingratitude & tous les bienfaits dont il a été comblé, et je no manquerais pas do punir d'une fa<;on exemplaire une si grande faute. Mais, grâce à Dieu, je puis le certifier, ce Père, que je connaia intimement et par ses lettres et par ses entretiens, a toujours montré un profond respect, une cordiale aueetton envora Votre Majesté, et témoigné la plus sincère gratitude pour les faveurs reçues de sa royale munincence; ce qu'il continue de faire maintenant. Quant aux papiers récemment découverts, où il est question do Votre Ma}esté, les explications du Père me semblent si satisfaisantes qu'à mon avis elles méritent une entière créance, et l'obtiendront sans aucun doute de votre parïaito justice*. Le P. Coton pouvait, comme le P. Cénéral so porter garant des bons sentiments du P. Arnoux, mais il n'eut pas à intervenir directement dana une cause où, pour faire triompher l'innocence, il sufnsait de l'intégrité des magistrats. Il n'en fut pas de même dans une étrange affaire où se trouvèrent impliqués ~ea religieux de la résidence do Dieppe. d 2. Spada barbetint. & & < mars<M5 Vat., (AK&W. NOM. i PMMb,o. 899.& M.~ ad 3. Lettredo P. viteMeMM à t~ote Xttt, M toaMM3~ (Bpb~Gcn. e]HeM09, t. t).
1. 6MMM, o~. cit., p. 7. 8.

62

SOUS

RICHELIEU.

PMMtËRË

PARTIE.

)L ~–J~–A~-t–* 4. f~tt~ .~tt~ Cette ville, t' l'un des –t. plus ardents foyers du calvinisme, ne possédait que depuis peu une maison de la Compagnie, bien que, dans le passé, elle eût été plusieurs fois le théâtre de ses travaux apostoliques. Nous avons mentionné au cours de cette histoire les succès des PP. Antoine Possevin et Olivier Manare en t570, et le séjour prolongé du P. Jean Gontery en <608, sur l'ordre de Henri iV. Deux ans plus tard tes habitants s'assembJèrent, et même se cotisèrent, pour fonder un collège mais, remarque un vieil historien, bien que le zèle de quelques'uns eût paru en l'exécution de cette entreprise, la froideur de quelques autres la fit avorter2 ». Au mois de juin i6i8, quelques Pères étant revenus cvangétiserla ville, leurs partisans songèrent à les y établir en simple résidence, à titre de missionnaires. Même ainsi, on se heurtait à de fortes oppositions, quand survint une circonstance qui fit tomber les préjuges. « Comme la peste moissonnait le peuple, deux de ces Pères s'exposèrent au péril pour l'assister »; par leur charité, leur courage « à risquer leur vie pour la conservation de cellede l'âme et du corps des Dieppois », ils gagnèrent Il les cœurs et les affections de leurs ennemis ». Dès lors disparut la malveillance qui avait empêché jusque-là leur établissement 3. La chambre de ville les admit en 16i9, ù la condition qu'ils ne d pourraient avoir qu'une maison d'A<M~cp, estinée à recevoir les missionnaires du Canada, soit à leur embarquement soit à leur retour 4. Les Jésuites s'installèrent « rue du Bccuf, proche de l'église Saint-Jacques », dans une maison qu'ils acquirent pour quatrorze mille livres, grâce à la libéralité d'un généreux bienfaiteur, Alexandre Bouchard, sieur de Caudecoste En 1625 la modeste résidence de Dieppe, dépendante du collège de Rouen, était composée de trois religieux, le P. Ëtieune Chapuis, le P. Ambroise Guyot et le Frère Benoit. Or, il arriva qu'au commencement de cette année, le P. Guyot fut accusé faussement du crime de lèse-majesté, enfermé dans les prisons de Rouen et enfin reconnu innocent par le Conseil du roi. L'auaire n'eut pas alors un retentissement considérable, maiselle devint, <

1. Voir tome t. p. M5.546 tome iH, p. <6:. 2. AsseUne, Les OH~o"«e: et cA<wt<oMe.< de la o<Me de Dieppe, t. Il, p. )7&. 3. AMeHne. op. cil., t. H, p. 202. 4. JtMmo<re< t-AfoMoto~MM ~OMf<cft'<t <tf~<o«ede Dieppe, t. M,p. 129. 6. Fondation de la maison de Dieppe (fMnc)a, PNodat. colleg., cabler B, n. 42')

UXE

SUITE

O'AFFAtRES

DËSAGRKABLES.

63

~1– Généra! au en 1762, sous t~ -~t–– la plume du ~tît~-A substitut du w~«~~«*t Procureur ~A~~M~t de Rouen, le prétexte des plus perades insinuations', Parlement renouvelées et amplinéeseni8~i parM. Floqnet, dans son Histoire du Parlement de Normandie 2. Le P. Garasse a raconté ce drame judiciaire tel qu'il l'avait appris du P. deBrébeufetdu P. Guyot3; nous suivrons donc son récit comme celui du témoin le mieux informé. Auxenvirons de Dieppe, dans la paroisse d'Estran, demeurait un meschant prestre nommé François Martel, qui cachait sous les dehors d'une vie régulière une âme vile et criminelle. Il avait choisi pour confesseur le P. Guyot; mais, comme il l'avoua depuis, il abusait des sacrements; hypocrisie sacrilège que, dans sa candeur excessive, le jésuite n'avait point soupçonnée. Celui-ci entretenait donc avec le fourbe des relations amicales. Un jour ~u'il allait le visiter « par manière de promenade avec le Frère Benoit, il rencontra*" quatre pauvres soldats espagnols qui lui demandèrent l'aumône ». Comme il n'avait point d'argent, il leur dit de l'accompagner chez « un homme do bien où ils trouveraient quelque secours. Chemin faisant, on parla dos affaires de la Valteline qui occupaient alors tous les esprits. A la cure d'Estran la conversation reprit sur le môme sujet; les Espagnols, en bons patriotes, chantèrent merveilles de leur pays et du gouvernement détour souverain. '< Plût A Dieu, s'écria le P. Guyot, que le roi de France fut aussi bien servi que celui d Espagne » A ce vœu d'un Odèlc sujet, le curé repartit que le roi d'Espagne méritait d'être roi de France. Le Père et son compagnon relevèrent ce propos avec une indignation bien légitime, mais si vive, que François Martel, outré de dépit, résolut de se vengera la première occasion. Elle n'allait pas tarder. Peu de temps après, ce mauvais prêtre, dont on avait enfin découvert les crimes, fut arrêté avec Nicolas Galeran, son domestique et son complice, et emprisonné à la conciergerie du Parlement de Rouen. Misà la question, il s'accusa d'une faute dont il n'était point coupable, en prétendant qu'à la suggestion du P. Guyot il était entré avec quatre Espagnols dans un complot contre le roi. Cette délation fut aussitôt prise au sérieux par io premier président, Faucon de Ris, qui croyait avoir à se plaindre du P. de

t. <om~« <~ CoMM~MMM la Doctrine et de <<e~ société disant e J~M se d ()762.)n-M;.p.t70.<M. 9. Ftoquet, Histoire <f" P«~<'Me')< A'efaMtKMe, t. tV, p. 4<9-4M. 3. Garasse. ou way. p. 23. Récit

~4

SOUS MCBEUEU.

PREMIÈRE PARTTE.

Ségmran. Mavait convoité la charge de Garde des sceaux, et quand M. d'Aligné lui fat préféré, il n'avait point caché son ressentiment contre les Jésuites, d'ailleurs bien étrangers à son échec: ils me le payeront », s'éiait-it écrié. plupart des membres du Parlement étaient, comme lui, mal disposés envers la Compagnie. Un autre président, à la nouvelle de l'accusation portée contre le P. Guyot, dit aussi « Voilà la meilleure affaire qui se soit jamais présentée, à jaquette il faut servir le Roy. » Faucon de Ris, se sentant appuyé, n'hésita pas, sur une simple dénon dation qu'il ne prit pas soin de contrôler, à lancer un mandat d'arrêt contre tes trois religieux de la résidence de Dieppe. Pendant qu'on allait tes saisir, le curé d'Estran, dont tes autres crimes n'étaient que trop réels, fut condamné à être brûlé vif, et Galeran, sonvatet, à être pendu. Toutefois, sur le point de paraMre devant Dieu, le calomniateur eut remords de son mensonge il le rétracta publiquement en présence de dixou douze personnes. Sa déposition fut écrite par un greffier dans la prison. Une seconde fois, sur le lieu du supplice, interrogé « s'il persistoit dans la décharge du P. Guyot, il dit qu'oui, et qu'il le reconnoissoit pour innocent Le grefner prit encore acte de cette suprême rétractation, et, comme il le devait, la joignit au procès-verbal qu'il remit devant témoins au premier président. De quoi vous mêlez-vous? lui dit Faucon de Ris visiblement contrarié. – De ma charge, reprit l'honnête fonctionnaire il ne m'est pas permis d'opprimer les innocents. Et comme le président s'apprêtait à déchirer le rapport « f;ardez-vous-en bien, lui dit le grefner, je vous l'ai remis pour le présenter à la Cour quand il sera besoin. » Cet incident aurait dô faire réuéchir Faucon de Ris; mais il résolut de n'en point tenir compte et commença d'instruire te procès des trois Jésuites. Bientôt le P. Cbapuia fut élargi et cooné à la garde du P. Honoré Nicquet, recteur du collège, pour en répondre à la première réquisition. On agit de même a l'égard du F. Benoit, et l'on ne retint que le P. Guyot. Interrogé par le premier président, le religieux avoua sans détour la rencontre avec les soldats espagnols, l'entretien sur la Valteline, la scène chez le core Martel et le propos sur le roi d'Espagne « mieux servi mais il ne se connaissait pas d'autres que le roi do France Faucon de Ris vit bien qu'il n'y avait pas dans ces faits crimes. matière à condamnation; toutefois l'on pouvait, en poursuivant l'affaire, soulever du scandale, donner le change & la crédulité

publique, ameuter l'opinion contre les Jésuites il y avait donc tout pront &garder le Père soaa tes verrous. Cependant les confrères d'Ambroise Guyot ne le laissaient point sansdéfense. Le procureur du collège de Rouen, )e P. do Brébeuf, futur missionnaire du Canada, courut à Paris informer le P. Coton, lui expliquer la trame du complot il avait entre tes mains la preuve certaine que le premier président, pour arriver à ses nns, n'avait point honte de suborner de faux témoins. Le P. Provincial, anxieux, réunit ses consulteurs. Fattait-it dénoncer t'indigne conduite de Faucon de Ris? En attaquant de front un si haut personnage, n'allait-on point s'atiéoer tous les Parlements? Mieuxvalait peut-être s'expliquer avec lui directement, lui montrer par une démarche conBdeotiette qu'on n'ignorait ni ses desseins ni ses procédés. Cette tactique prévalut, et l'on choisit pour l'exécution un ancien recteur du collège de Rouen, jadis en bons termes avec Messieursde la Cour, le P. Jean Phetippeau. tt partit en poste, le 28 janvier, avec le P. do Brébeuf, et dès sou arrivée il alla saluer Faucon de Ris qu'il connaissait personnoUement. Le président se tenait alors à l'écart dans une satte où se trouvaient plusieurs groupes de visiteurs. Quand il aperçut le jésuite, il devina aussitôt la raison de sa présence et fit semblant de ne pas le reconnattre. Froissé de cet accueil, Jean Phetippeau, qui avait moins de souplesse que de sang-froid, ne se laissa pas déconcerter avec courage il déclara le but de sa visite, affirma l'innocence du P. Guyot et protesta contre les fa'tx témoignages qu'on s'eNorçait de recueillir à Rouen et à Dieppe pour faire condamner un innocent. « Je voudrais bien, s'écria Faucon de Ris, que vous me disiez en présence de ces Messieurs ce que vous venez de me dire en particulier. » Et il s'approcha de la cheminée où tout un groupe se chauSait. « Je suis prêt, reprit to Père avec assurance, de voua maintenir en présence du roi lui-même ce que je viens de vous dire, dont je prends ces messieurs ù témoins, que vous avez sollicité des personnes contre te P. Ambroise. » Et &l'appui de son reproche il exhiba plusieurs lettres signées; C'est une animosité particulière puis en se retirant, it ajouta vous couvez depuis longtemps contre le P. de Séguiran. M que Une si grande liberté de paroles ne pouvait qu'aigrir davan' tage le premier président. S'il ne trouva rien à répliquer, il se promit du moins de montrer par des actes bon irritation. Cependant il s'aperçut bientôt que ses singulières pratiques, ébruitées par la ville, avaient ému le r-v. public. On vv~aauvaywv commençait u jravuvaai en à prendre vu
CMPAemB M <ÉSt;9. – Tt M. B

UNESUITED'AFFAmES D~AGR~ABLES. .A~- ~tt~* t w~'t~ït-A

85 ~~–

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MMML SOUSMCH6UEU.– PREMïÉMB

faveur Faccnsë, et en suspicion le chef de la magisîratMe; an sein même du Parlement il y eut quelques hommes assez courageux pour lui tenir tête. t!n jour qu'on plaidait une eause importante et que les Gens du Roi étaient en retard « Voila ee que c'est, dit Faucon de Ris impatienté, comme le Roy est mal servi. Et c'est pour cette parole, Monsieur, riposta le président de Saint-Aubin, que vous voulez rendre le P. Ambroise criminel de l&se'ntajesté. a t'ne autre fois, M. Nicquet, avocat général, jusquelà très contraire aux jésuites, déclara franchement que si l'on continuait à mettre tant de passion dans l'affaire Guyot, il quitterait le Parlement et porterait plainte au Conseil du roi. En fait, la cause fut évoquée au Conseil, grâce aux amis du P. Coton. Un huissier à la cbatne, nommé Mauroy, se rendit à Rouen et remit au premier président, le 2i février, une lettre de cachet. Aux termes de celle-ci <'toutes procédures, charges et informations faites contre le P. Ambroise Guyot seraient envoyées au roi, et cependant ledit Père mis entre les mains de l'huissier do son Conseil, pour estre remis par luy ès mains de coluy qui Au bout de six jours seulement sera ordonné par Sa Majesté de lacMauroy revint avec les pièces du procès et en compagnie cnsé, qui fut donné en garde aux Pères de la maison professe. Assures de son innocence, tes Jésuites se tinrent en repos, tandis maintes intrigues. que les partisans de Faucon de Ris formaient conseillers d'Ktat qu'ils Ma appelèrent à leur secours tous les savaient « à leur dévotion Quand l'affaire vint en délibération, on entendit M. Favier. malire des requêtes, encore sous le coup du chagrin causé par le départ de son fils, Ne répandre en amères invectives contre la Compagnie de Jésus tout entière, et lui repro. A vrai dire, conclut-il, tout cher la doctrine du tyrannicide. Hnstitut est coupable, si le P. Ambroise ne l'est pas. il y va de l'intérêt du royaume de se défaire d'un Ordre A l'occasion duquel on agite ai souvent cette malheureuse question du meurtre de nos rois. Charles Miron, évoque d'Angers', n'eut pas do peine montrer le danger d'un tel raisonnement et l'injustice de la solution aisé* proposée. a Plusieurs faibles esprits, dit-il, se persuaderont e i. LemamMctM nous8vonantretesmainsdit M. d'AngeM t,e tette de auo MnitCMM, M.KtMfdetduP.CaMyon faatMtnentM.Ang~nnes JaMuM porte C M'îon. tCque 'An~ le '!ecetteville. hat:M e d moufntfta~ siège e~quo tteBMOM, rao< b s d p s'asM potatue passadoceaiègeurcelui e Lyon, ntMa.C'est iendelui qu'H D. de écrivait cettedate,ajoute quiestaajoMd'ha! archevesque L}fon après teoy, ui q Cf.CaillaCtW!«0!)a, M, p tM. t.

UNESUITED'AFFAIRES ~)6SAG!~ÊAB~ES.

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ment qu'une doctrine, qu'on veut faire croire embrassée par des personnes reconnues savantes, est soutenable en elle-même; et chasser les Jésuites pour cette cause, c'est gâter nos anaires et tomber dans l'inconvénient que nous voulons éviter, surtout quand on verra que des gens savans et hommes de bien ont mieux aimé souffrir le bannissement que quitter la doctrine qu'on tem impute. Ainsi je conclus que ceux qui remuent ces questions oiseuses font un très mauvais service au roi. Je ne m'arrête pas à justifier le P. Ambroise, puisque M.Favier le reconnatt lui-même innocent, mais je dis que le meilleur service que nous puissions rendre à l'État c'est d'étouffer à jamais ce procès et cette ques. tion'. M. de Léon appuya M. d'Angers et fut suivi de messieurs de Kesmond et do Fouquet; mais ilsno parvinrent pas à ébranler la majorité du Conseil qui demandait !o renvoi du procès au Parlement de Rouen. Le chancelier d'Attgre allait prononcer i'arret quand !I. do Turquan, le rapporteur, « se leva tout en colère a et protesta que personne au monde autre que le roi ne pourrait lui arracher ce procès d'entre les mains; car il importait souvet ainementau service de Sa Majesté que la cause ne sorttt point du Conseil et que la question de doctrine fut étounée à jamais~ L'examen impartial de J'affaire conduisit à l'acquittement du P. Guyot. Laissé a la disposition des supérieurs, it ne retourna point à la résidence de Dieppe et fut nommé à celle de Pantoise. C'était un bon religieux que l'éprouve sanctifia, en fortillant sa vocation. Il n'en fut pas de même du P. Voisin dont nous devons maintenant conter los malheurs. 5. Nous avons dit ailleurs, en parlant de la Doc~tMe cMr/e<Mc du P. Harasse, comme quoi le Parlement de Pâtis avait condamné la mort le po&tolibertin Théophile de Viau, et comment cotui-ci, ) Garasse, 30,31. t<. 3 Garasse, op. f~ p. 22.32. 3.En)020 futsérieusement il de la d que~Uoo auppîhncf ~stdenco e Dieppe. Onla tonseftacependant quandonconnutlesraisonsd'nOttte tmfmede neccMJM e que titvaloir eP. Honore t recteur u f~ttege d deMoaeo. Louls Nicquel, XIIIencontirme )'p<a)')t9sempotlettres du 0 juin t027, vecdéfenseuxMsuites de par a a « patentes tenireecte fatmaucuno tectuM B ny oyleçon nefut publique .maistesteM&MeUon maintenue danstontesa ttauent,cardansunetettfodu tt maM fM l t637, e etechewtnsattestentquelesMtesdela Compagnie àgoavet* « nutt.lesmaire etaNte Dieppe avotfntomntpncf y enseigner controverses. casdoconscience toutteses t à les tes et l avec et an partiesdesmathématiques grandsotn aMMotte. contentement eaustae* et lionde toutela ville. (Dofondtttoao e Franclm testdentiae, Mstoria, n. 40.) Ht,

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SOUS MCHEUEt'. PREMIÈRE PARTIE.

échappé d'abord par la fuite, avait été de nouveau arrêté*. U était depuis plusieurs mois détenu à la Conciergerie lorsqu'ennn on instruisit son procès. Ce fat très long un an et six mois, pendant lesquels ses amis le représentèrent aux juges et au puMio comme une malheureuse victime des Jésuites. Lui-même dans une ~oA~?c au roi se plaignit amèrement des prédicateurs, courageux censeurs de sa conduite, et particulièrement du P. André Voisin de la Compagnie de Jésus. '< J'ay veu, disait-il, mes accusateurs faire en leurs sermons de longues digre&sions et quitter l'évangite pour prescher au peuple que j'estois athée, impie et abominable. Un h~mmo qui fait profession de religieux, le P. Voisin, jésuite, s'est jeté dans la vengeance d'un tort qu'il n'a pas receu et s'est forgé des sujets d'oCense pour avoir prétexte de me haïr. Cet homme a fait glisser dans les âmes faibles une fausse opinion de mes mœurs et de ma conscience, et prostituant l'auihorité de sa robbe à l'extravagance de sa passion, il a fait éclat de toutes ses infâmes accusations contre moy. !t a pénétré tous les lieux doses cognoissancos et des miennes pour y répandre la mauvaise odeur qui avoit rendu ma réputation si odieuse A vrai dire, le P. André Voisin, prédicateur d'un grand zèle et animé des meilleures intentions, manquait parfois de mesure. Un jour, n'avait-il pas eu le mauvais goût de blâmer du haut de la chaire la fastueuse collation donnée par Richelieu aux ambas.. sadeurs a l'occasion du mariage anglais, et qui n'avait pas coûté moins de quarante mille livres? Le puissant ministre ne lui par. donna jamais~. Assurément un homme apostolique pouvait et devait condamner au nom de la morale Théophile de Viau, 898 oeuvreset sa coterie; mais le P. Voisin fit plus; en dehors des fonctions sacerdotales il mena campagne pour attirer sur le prince des libertins les foudres do la justice. Sa conduite inconsidérée fut désapprouvée du P. Général, qui retarda les vœux t. Vo!fome)H.liv. ))!,chap. , n. b, p. 666.569. t v t. dp 2. <BMtw< puMteea ar Cb. AMeanme,H. p coM~fMde Théophile t <<tM. ffe t)M~e p. 33?,M2). Cf.LacMw,Af p'cfM </« desyAfO~Affe«a". oMtteM et a. e Cettecollation, ceque nousseeomM Ingénieux autres t qui mtUe en c M<K8, quatre avaientbaw dela dresser, oûtapourtetno!n9 uatante o t enfontatoes'eaude senteuteteo feud attt0<e. d articles enconatutes. partuma, en M qui Jamais athn'aMtt ate!!o as"McenM. eutquc!qoea P m Uy M~difatcnM B'ëthaof* cetabusetcette(mpetCutte. tSMOt untropgrand et<teM!{'Mnt M)e puissamment par dodire c a Bienleur valutde n'estrepasjésuites; arunde nosPeteaa'estant vancé omofMOM eussent e«e ou & Satnt'Andte~ft.AKS, ouatante cinquante Maternent, que de a o mieux q t<np!oyetfonder n hôpttat uà faireonecoUaUon trois hcut~ eneut 800ton8êpeude~onMapïesetfut€nass6deFMBceB(Gata&M,~<«OMtM~p.6)).

solennels d'un religieux si peu pénétré de l'esprit de saint Ignace*. Elle fournit aux partisans de Théophile un excédent moyen de défendre le poète, en accusant les Jésuites d'animosité particulière contre lui. Au commencement du mois d'août i6a&, le procès touchant à sa fin, « nos ennemis, raconte le P. Garasse, Srent tous leurs efforts pour y engager les Pères de nostre Compagnie, nommément le P. André et moi. Tous les jours on faisait entendre au Roy nue nous sollicitions contre le criminel, et ceux qui taschoient de lui sauver la vie, sçavoir M. de Uancourt et M.de La Roche-Guyon, prioient publiquement tes juges de n'avoir égard aux calomnies du P. Voyain qui en faisoit sa propre cause. Car, pour moi, on connutbientost que je ne m'en mes!oisen façon du monde, et bien m'en prit, car j'estois e~pié de toutes parts. Le malheur voulut que !e P. Voyain, qui se confloit entièrement & quoiqu'un des juges, fut par lui trahi publiquement. Car it porta en pleine chambre les écrits et tes mémoires dudit Père, par lesquels il remontroit à Messieurs qu'il y alloit de la cause de Dieu et que la mort de ce malheureux seroit un sacrifice très agréaMe (au Seigneur~. M Ce zèle intempérant produisit sur tes juges un e8et déptoraMe, et l'on entendit deux présidents s'écrier <'que le P. Voyain méritoit miuux la mort que Théophile un autre nt observer que l'opinion des Jésuites no devait pas prévaloir au Parlement Ainsi la situation do t'accusé s'améliorait; celle de l'accusateur devenait critique les amis du poète rcsoturent de faire condamner le jésuite. MM.de Liancourt et de La Roche-Guyon se montrèrent tes plus acharnés à sa perte. Cesjeunes soigneuravoutoient mat de mort au P. Voysin et avoient dit publiquement qu'ils lui passeroient t'épée au travers du corps en quelque lieu qu'ils le trouvot oient. En aHondant, ils cherchèrent à lui ravir la réputation et l'honneur. A l'instigation de Théophile, ils l'accusèrent d'un crime infâme qui, dit le P. Garasse, ne vint jamais en pensée X personne qu'a ce diable incarne Comme ils avaient accès auprès du roi, ils lui racontèrent tes bruita qu'eux-mêmes répan* daient a la cour. Si absurde que fût la calomnie, elle ne laissa pas d'effaroucher Louis XtH, o ennemi de toutes sortes d'oraoP. VoMo. décembre 2 t. ~tttea ditP. <Ko~at P. Atmaod, juillet <62t< ao t5 <M)(P.<'ne)a, Bpht.Oeo.,. )V). t
2. OaîMM, petit ou vray. 3. ~Mdem, p. 68. p. 62.

UNE SUITE O'AFFAMES DESAGREABLES. m-

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SOUS MCBBUBU. – PREMIÈRE PARTtE.

dures '< et il s'écria mdigné « Le P. Voysin est le plus méchant homme de mon royaume. M A peu de temps de là, le P. Coton reçut du chancelier le MUet suivant Mon Père, je vous escris parle commandement du Roy à ce que vous ayez, la présente vue, sans détay et sans répUquo. à renvoyer le P. Voysin hors de France Pourquoi cet arrêt d'exil? Etait-ce pour punir, sans enquête et sans jugement, une faute imaginaire? Non pas. Au dire de M. de Uéihune, il avait été dicté par Richelieu, surtout à cause de « certains propos indis* crets » que Je P. Voisin s'était permis contre tes profusions du favori. Celui-ci profitait du mécontentement générai que le jésuite avait provoqué, pom le faire chasser de sa patrie. Chargé d'exécuter un ordre aussi sévère, le P. Provincial chercha le moyen d'en dérober la connaissance à son subordonné. Répondant à un désir précédemment exprime d'aller à Morne conférer avec le P. Générât, it lui proposa do s'y rendre tout de suite, afin do prendre part aux fêtes du jubilé. liais André Voisin, qui devait prêcher la station do t'Avent dans l'église Saint.Paut. déclina l'offre de son supérieur, no voulant pas, disait.it, saor!upf une u)uvre apostolique à une satisfaction personnelle. On insista on combattit son esprit jusques au troisième jour do septembre, auquel ie P. Ignoco {Armand), député procureur pour la congrégalion fgénératcj, dit publiquement qu'il ne partirait point qu'it n'eust veu te P. Voysin&cheval. Cette paroto quiiuifutrappurtéo par quelqu'un, lui donna un estrange martel en teste et lui Qt connoistre que uos prières n'estoicnt que des déguisements de la volonté du Roy, de façon qu'on fut contraint de lui dét-ouvrir la secret de l'aiiaire M. A cette nouvelle, te Père aurait voulu tenter une suprême démarche auprès de Louis Xttt, se jater à ses pieds pour prouver son innocence et demander justice contre aes calomniateurs. Neanmoina, sur tes inatanccs du P. Coton, it résolut d'obéir au commandement du roi et, te 4 septembre, it partit pour Rome. Les principaux amis de Théophile, VaUaux. Oea BarreaM, SaintMmy, qui t'avaient si indignement calomnié, l'attendirent Nur la Mute, au~ environs de Lyon, dans une maison près de laquelle il devait nécessairement passer. Lorsqu'ils l'aperçurent. ils se lui tirent mille caresses d'abord et portèrent A sa rencontre, des protestations estranges d'une amitié sincère, et sur teur t. Garasse, op.e~ p. 60.6).

UNEUITB S O'AfPAtRES h?AG!~AB~Ë5.

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départ lui persuad&rentpar tenu cajoleries d'entrer dana tewp carrosse. ? M ila lui firent mille indignités. jusq<tesAle sonfOeteret lui tirer la barbe et lui donner des coups d'~pet~n dans le ventre, ce qu'il endura patiemment sans répondre une Cette scène de brutalité révoltante ne montreseule parole t-ette pas clairement que ht haine seule avait aussi inspM les outrages et ta catotooie? Arriveà Home.le Père n'eut d'autre souci que de se réhabiliter aux yeux de LouisX)H. Ëchappaot au couple de ses supérieurs, ses il n)utUp!!aH dontarehes à l'ambassade de France, au Vatican et auprès des plus iuOuentspersonnages. Ko vain le P. Ceoérat voulut-il, pour te ramener a t'observation de la rëgte, J'envoyer dans quelque résidenceoù Savocationcourrait moioade dangers. t'tbain VtH, prévenu eu sa faveur, le retint à Rome. Ce que c vuyant, te p. YJtetjpiicbi rut devoir avertir not~ ambassadeur. « Um'envoya, écrit cotui'ci, le P. Battbaxat',assistantdo France. tequet me vint trouver. me dist que le P. do Seguiran lui avoi~ fait sçavoir que t inteMtiondu Hay esloit que, pour certatos avoit tenus assex iodiscrôtemeat, Sa propos que !te P. Voisin} Majestén'avoit point agr~aMoqu'il demeurast en Franco et que peut'eatrete voudrait'eite aussi peu ici. Moquai il m'adverttssoit, auo quej'advisasao le te'nperamant queyy voudrais preodra; a qui sera de parler au Pape sur ce HMbjcct la première occasion te verray, oOoda pénétrer en quoy Sa Sainteté a besoin que je du service dudict pfro, et, selon ce que j'apprendray, je me ~ouveroeray en ce aub~eei.soit à le ta!sMf !eyjusquea a ce que j ayojFe':eH quelque commandement du Roy, ou bien &m'employer que dea maintenant Sa Sainteté le laisse aMor~. p De Ce que France, le ministfod'Ëtat ~poodit a H. de Bëthune le P. Bttttbazafvoua a dit du P. Des VoiMM (sie) est véritable. t.'on parlera au P. Cotonet au P. de Seguiran pour te faire retirer de Momn.~o voif~ part voua y pourrez donner tea maina, mais en sorte que cet ordre semble plus tost venir de MaSQp<9* rieurM de vostro poursuite~. que Le religieux, obligd de quitter Bomo, no se rendit pas au collège de Porrentruy où 11 était envoyé. Espérant toujours recouvrer t estimedu roi, it vint se cacher dans les environs de
9. Lente de M. de BMhuae & PMypeaut. 0 <t<€.<6C& (BiM. Mt., f. f t?t). a. PMtpeao' t e«hun<, t<~M<!M <6M. (BtM.a~ f. fv.8C69, t M.)

t. CaMM< 68,M. p.

sa!?,

18 SOUS CHEUBU. PRES'ÊRE M t'ARTtE. ~tt~~M~~A~~A t~~é~~w~tt~ ~– -t– amis il *t Paris. Grâceà l'intervention de quelques put se cocotier la bienveillancedu chancetier, et celui-ci pria Sa M~estéde lui de per<nettr& rentrer à la maison professe. « C'est moi, répondit LouisXttt, qui ai commandé au P. Provincial de !e faire sortir du royaume, et je l'ai fait à bon escient; et aujourd'hui qu'il refusa d'obéir à mes ordres et à ceux de son Général, je devrais le laisser retournera Paria! Non,je n'y consentirai jamais*, » Malgré un refus si catégorique, !o P. Voisin persévéra dans son projet. Mvint à Paris ou il logea, selon tes uns chez M. de selon les autres, chezun président de ses amis; mais il Modernes, échoua dans ses tentatives,comme nous l'apprend le P. Le Jeune. « Apresavoir icy demeurétrois ou quatre jours, et escritdiverses lettres sans lieu ny datte, il a faict prier la tteyne Mère d'obtenir du Hoy qu'il se vinst jottor à ses pieds, ou pour se justiner ou pour luy demander pardon. s'il avoitouencéen quoique chose, avec promesse do le mi~x servir cy après. La Reyno Mèreen parla au Royqui respondit qu'il ne le vouloitpoint voir; et tout cela s'est passé si seorettementque nous n'avons rien sçou que quelquesjours après. On ne sçait oùil est, ny ce qu'il a iaict du despuis Invité par le P. Générât à se retirer au eo!!ège de Chamhéry, ie malheureux dévoyé promit d'obéir et n'eut pas la courage de tenir sa promesse. Nousne le suivronspas dans sa vie errante. A Lyon H séjourna plusieurs semaines au couvent des Carmes3. Venu ensuite dans Avignon, il n'écouta point le pro-té~at qui t'exhortait a se soumettra*. <t se montra mémo insensible aux avances charitables ot patemeHes de ses supérieurs. ttevant ce scandale pub!ic, le P. Vitelleschi se vit contraint do menacer d'une peine sévère to religieux inude!o\ Sur son ordre, le P. Etienne Charlet, Provincial de Lyon, enjoignit au P. Voisin, au nom de la sainte obéissance,dose rendre au co!go do Cbambéry avant quatre jours, sous peino d'excommunication ipso /<M~. Les supérieurs ne demandaient qu'un signa do repentir pour ouvrir leurs bras Ateofant prodigue; ita n'eurent point ce t. t~mMdo . tanaeeAMnand ~se~ttea 90P.O~n~a!, tMO etduP. P Be~h ?mat (PMoe)a, adUen... <V). t Kpttt.
a_~e«Mda P. toJenno au P. Provincial de Lyon, 20 mais )690 (PMMhe MxtMta, 1. IIJ. 3. ~Ute du P. G~Mt au P. Com)o)t)oe de .MMa, tt Mût t690 <Bpht. Gen. ad BincM, 1. <BtB-M?9). 4. t~Xtedtt P.Bt. GuyooaoP.Wn~a). <nut.t026(t.ugdao., Ep!st. ad Oen-.t.M). 0. t.eUtedt) P. Oén~at ao P. Chenet, aaMpt. tûM t. s. PMrepfbm <~a<unt J'. CA<tW«,21 cet. <620 (t.Mdoo.,Bpht.edOen.. th. a «<ag(!an.,~t«. Oeo., t. ))~.

UNBSUITE D'AFFAtRBS DËSAGBEABLES.

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bonheur. André Voisin se soumit à l'injonction do P. Provincial, mais il ne changea ni de sentiments ni de conduite. Aveuglé par l'orgueil, l'infortuné n'aspirait qu'à retourner à Paris et ne tenait aucun compte des prescriptions de la règle*. Le voyant incorrigible, le P. Général lui permit, suivant son désir, de passer à un autre ordre religieux' 6. Richelieu s'était montra bien dur à l'égard du P. Voisin, pour quelques paroles de critique; il allait bientôt sacrifier un autre jésuite, coupable de n'être pas assez souple à ses volontés. Le confesseur du roi exerçait depuis quatre ans une charge délicato qu'il n'avait point recherchée. Par sa réserve, son intégrité, sa vertu, il s'y conduisait de façon à mériter les é!oges du nonce et du Souverain Pontife3. Mais, s'il évitait d'empiéter à la cour sur les droits de personne, it no renonçait pas pourtant à aucune des prérogatives inhérentes à ses fonctions. Or, ce qui était chez lui simple accomplissement du devoir, fut taxé d'orgueil par les malveillants. Un trait montrora !a pué* riliié de leurs griefs. Louis XtH,comme Henri !V, avait toujours pendant la messe son confesseur auprès de lui. M"' do L'Aubcspino, évéquo d'Orléans, froissé de voir un religieux à cotte place d'honneur, prétendit que c'était faire outrage à la dignitédea prélats, &qui seuls appartenait de se tenir aux cotés du roi pendant l'ofneo divin. s*tr ses plaintes, Sa Majesté décida que désormais le confesseur se placerait parmi les aumôniers. Le P. de Séguiran n'avait fait que suivre la couseroit bien marri tume de ses prédécesseurs. !l déclara qu'il do ne pas rendre aux Seigneurs pré!atb l'honneur et la respect qui leur eat du~ Le bruit courut cependant qu'il avait prétendu A 1~préséance sur les évoques et les princes de l'Eglise, Intéressés dans la question, les cardinaux do La Rochefoucauld et Richelieu le défendirent cette imputation, dirent'ila, était pure calomnie* Quant a Louis XUL il avait exprimé plusieurs fois au P. Gêné. rai la satisfaction avec laquelle il recourait aux lumières d'un 25 < (fMnete, t. Lettres P. <Mn6Mt P. Filleau au P. SuCten, JaiHet 6M du au et BcM.Gen.,1.!V). 2, Lettre doP. Général P. Mae).t" die. taxa(t~gduo., pM.Geo.,1.1~. M E a< (AMMv. BtM. la, Vat.. P 3. Lettredo CoMtnt aoMtd.Ludoviaio, jao~ef MM dtPMn. IG24 a. Ita, 1. 17,18), nlOêmo mhne.23février (.\rehl'.Vllt"Nooa.dl PlanO au m Vat.. aM) cia, t49. n.<S).Oo 6n!oao tme. 23 M'~ett62<(AtchW. KoM. t. M <.o th. . M.f. 66.68). St'ada& p~fa<M du <6M <.Il, 405, <tM<)Keme~p< 9 dMC~~<. pMe~'ce~ot~ des t.udowte!o. (MMeM. BM. P. o.Ibidem.

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SOUS MCHEUEU.– PBEMtÈttEAttTiE. P

religieux du plus grand mérite'. Men fallut, en enei, au P. de Séguiran pour se maintenir plusieurs années en dépit des intrigues qui se déclarèrent dés le début. Richelieu, en parvenant au pouvou, lui montra d'abord beaucoup de bienveillance; mais quand il eut constaté l'esprit d hostilité régnant contre lui à la cour, il ne fit rien pour 8'y opposer. Cela s'explique. Le jésuite, dans l'exercice de ses fonctions, ne prenait conseil que de sa conscience il ne savait point natter les puissants, ni capter leurs faveurs par d'adroits témoignages d'admiration. Or le ministre de Louis Xtit prêterait les hommes disposés à approuver ses actes. Pour tes indépendants il n'avait que froideur, en attendant l'occasion de les ctoigaer sans éctat. H fallait à sou absolutisme un entourage de serviteurs complaisants; le P. de Séguiran n'en était point son éloignement fut résott!. Mais par qui le remplacer? CboiMfait-ou encore un jésuite? L'affaire des libelles Afy~~M/<o/~<c<!et J</M<oM~<o<t<M< avait indisposé RicheUeu contre la Compagnie los désagréubtes aventures des PP. Arnoux, Guyot et Voisin avaient encore augmenté los préventions contre elle ù la cour. Par aitteurs t (hatoiro était vu d'uneeit favorable, depuis que le P. deBcruite avait gagné les bonnes grAces du ministre en assurant par son habileté to mariage do Henriette de France avec le roi d'Angleterre. Un songea donc d'abord à prendre le successeur de Séguiran parmi tesOratoriens. Les ~suites, écrivait te sieur de VatavozA Peiresc, sontici en fort mauvais prédieamcnt, tant it cause des lettres du P. Arnoux que do la déposiiiou de ce matheureu!! prMre (Françuis Marte!), comme aussi parce que tu cardinal ne tes aymo point à cause du tivro qui a esté fait à Home contre tuy. On parle de donner au Roy pour confesseur te P. Chantetoube, do ceux do · l'Oratoire. Jc ne scay si cela se pourra faire M En enet doux obstacles s'opposaient & la réalisation do ce dessein la conduite irréprochable du P. do Séguiran, qui ne donnait aucune prise a la critique~ la vo!on<6 formetto du roi qui tenait & garder son confessfur. Quels moyens employer pour prévenir l'esprit do LouisXMt etto détacher d'un religieux estime? La calomnie ne pouvant atteindre la personne du confesseur, t. Ontesait parunet~ponM P. U~mt «o n'SM do t6?M ooe lettreMogjteoM à do ~a!9X)tttEpM. eo.<n<itetMe, .1). O d 1 2. t<ettf0 Vah*e< de APftMM<B)b). C~fpentMs, cott.PetMM. 49,f. de MM. t. <<e da u dua 389.300). nonce a~oauMt p~etda chohtt nOMtotien p (t<cUm Janv.620, t AttMw. Nunt.di Ftaneta, . ?, t. 8)). Val., n 3. Lettre P. Oëaëtat M<'~n~ot. 28d~e.<Mt(OaUia, du à t Epitt.Oeo..t. IV).

UKEMTEA~FAinES S ~ DËSAGBëABLES. ~&
on lui reprocha une aitidude trop raide, une direction trop étroite. Pendant plusieun moison ue cessa de parler sur ce ton si bien qu'à ïafin le roi, sans rien perdre de son estime pour le P. de Séguiran, sembladésirer un antre confesseur.L'intrigue ne réussit toutefois qu'a moitié. Le cardinal de La Rochefoucauld, grand aumônier, intervint fort opportunément; avant qu'on eût proposéle P. deChanie!oube ou tout autre, it engagea Sa Majesté à se mettre sous la direction du P. SuSren. déjà confesseurde la reine mère. LouisX!Magréa ce choixet s'y arrêta si résolument que rien dans la suite no put te faire changer d'avis Néanmoins il fallait obtenir aussi le consentementde Marie de Médiciset du jésuite mi-même. Le vingt'unicsme jour de décembre, raconte Garasse, le Roy après une délibération de six mois se résolut de se défaire du P. Séguiran et de substituer te P. Suffren a sa place. Il appela pour ce sujet M.le cardinal de La Rochefoucauldet lui déclara sondessein avec commandement exprès de le faire scavoir &la heine ~amère, ce qu'il Ot avec M.le Cardinal de Richelieu. Car tousdeux allant trouver tatteine mère dans sa chambre lui Mrent entendre la volonté du Roy son Ob. A quoi d'abord la lieine, commesi elle n'eust rien sceude raCaitc, pria Messieursles Cardinauxde no passer outre, jusqu'à ce qu'oHe eust parlé au Hoy. MaisM. le Cardinal de Richelieu la pria de no rien remuer ci d'acquiescer a la volonté du Roy, d'autant que c'estoit une attaire vuidéf~ qu'eUo pourroit aigtir l'esprit de son Ots qui av"it résolu ce changement depuis le jour de la Pentee~to~?juin), jurant par !effu que voilà, se tournant du costédola cheminée, qu'il avoit emposché le coup et tuttô contra l'esprit du Mo)t'es' paco d'un demy an tout entier. La Heine trouva grande difncuttô &consentir6 ce changement, croyant d abord que la Roy lui voutustoater le P. Suttren. Maisquand elle entendit que la volontédu Roy n'estoit pas do la priver dudit Père, eito montra une grande facilité, les priant néantmoinsde ne to taire pas s~avoir à nos Pères jusqucs &ce qu'elle enst par!6 au ttoy pour lui fairo entendre Ms raisooa. "Commeitsestoiont sur ces contestations, te ttoy survint dans la chambre do la Reine mère et voyant quelque dispute entre elle et les cardinaux, it luidit d'abord Madame, c'en est fait ;j'ai « résolu de prendre Je P. Suttren. – A quoi la Reine lui dit di f. t. Awwht nnntto, del 20<!<o. tA~hh.Vat.,KMn<.rancis, o. 899, 458). t6M

SOUS MCHEUËU – PREM!ËRB PARTIE.

« Sire, je ne scais si vous ne premièrement comptez pas sans '< l'boste. Car je m'asseorequ'itnevoudrapas.LeRoytuirepartit ccJ'ai bien préveu cela mais je lui ferai commande!' par son Supérieur.–Mais quoy, dit la Reine, Sire, n'avez-vous point « songé à ce qu'on pourra dire, et faire courir le bruict que c'est une de mes inventions et que je vous ai donne le P. Suffren « pour sçavoir l'estat de vostre concience. M n'est peut.estre pas expédient que vous et moy ayons un mesme confesseur. Le Roy ne répondit rien à cela sinon qu'il y avoit bien pensé et qu'il avoit déctaré sa volonté à M"'le Cardinal de La Rochefoucauld et qu'il n'en voutoit ptus entendre parler'. a Le grand aun-~ior, de retour à Sainte-Genieve, dépêcha un carrosse au P. Cotou, le priant de le venir trouver sur les six heures du soir. Le P. Provincial, o~upé à la préparation de son sermon du lendemain, s'excusa par lettre et décida d'envoyer à sa place deux Pères dont l'un était le P. Lallemant que le cardinal avait connu à Rome. Tous deux furent aimablement reçus; cependant M~ do La Rochefoucauld ne voulut point leur faire de communication de vivo voix; il se contenta de leur remettre pour le P. Coton un pli cacheté, dans lequel il lui déclarait la volonté royale et lui racontait ce qui s'était passé chez la reine, tt était de sept à huit bourfs quand les Pères revinrent à la maison professe. Le P. Provincial causait avec le P. do Séguiran dans la salle de récréation. Après avoir lu le bUtot, il continua son entre. tien avec une grande tranquillité sans laisser paraître la moindre émotion puis, au son de la cloche, il 8e rendit à la chapelle pour la récitation des litauies. Quand elles furent terminées, il recom. manda aux prières de la communauté une affaire importante, et se retira, selon sa coutume, devant le Saint-Sacrement où il demeura plus longtemps qu'à t'ordiMairo. Le lendemain, de bon matin, Il il s'en atta trouver le R. P. S6guiran dans sa chambre et luy dit d'abord Mon Révérend Père, je viens vousdonnorune nouvelle, laquelle peut-estre vous estonnera. n Le P. deSéguiran t'interrompant N'est-ce pas, mon Père, que je ne suis plus confesseur du Roy? – C'est cela mosme, A ces paroles le R. P. Séguban se tournant reprit te P. Coton. vers soo oratoire, commença à bautte voix le Te ~<*MM /aM</<MHM~. Uo quoy le R. P. Cotondemeura estonné et grandement édiné. » Après quelques réllexions sur l'état présent des affaires, le t. Garasse, aMpfoy.p. <t2.<t4. ~c«

UXE SUITED'AFFAIRES ttÊSAGRËABLES.

T?

P. Provincial dit quit était résolu, « devant que passer oultre M, Hvoir le roi et à lui faire entendre le préjudice que pourrait lui causer ce changement. Mais te P. de Séguiran t'en dissuada, « d'autant, dit-il, mon Père, que la chose est faicte et qu'il n'y a plus de remède ». Ensemble ils altèrent chez le P. Suffren qui, ne songeant « à tien moins o, préparait tranquiUement sa prédication pour Saint-(!ervais. A la vue des deux Pères, it eut un soudain saisissement. Le P. Provincial lui ayant annoncé la décision du roi et lu le hiitet du rand aumônier, it se défendit longuement de porter un si tour~ fardeau, jusqu'à se jeter aux pieds de son supérieur qu'il suppliait par ces paroles Si ~w<~~o~M,a~HKï Mo~.« MonPère, lui répondit le Il. de Séguiran, il est temps de se sacrifier pour la Compagnie; il faut absolument accepter cette charge, ou voir périr la Compagnie en France. Le P. Sutfren se résigna. MLa seule consolation que j'aye en cette affaire, dit-il, est que je ne vivrai plus guéros, et que je verrai d'autant plus tost Nostre Seigneur car il est impossible que je puisse durer longtemps en cet estait Uans ces sooncs, si bien décrites par un contemporain, on no sait ce qu'il faut le plus admirer ou du joyeux empressement avec loquel Je P. de Séguiran abandonna un poste d'honneur, ou de la vive répugnance que le P. Suuren mit à t'accepter. Le premier prit congé de son royal pénitent par une lettre qu'il adressa au grand aumônier, tt le priait df remercier de sa part Sa Majesté do l'avoir déchargé d'un oMce dont il s'était toujours jugé très ~ndigne; do lui faire agréer ses excuses pour les fautes qu'il avait pu commettre dans une charge si difficile; de lui demander en quet thu il devait se retirer d'invoquer sa libéralité pour te paiement d~< gages do quelques serviteurs3. Le lendemain u la messu, la roi ayant reçu du cardinal de La Rochefoucauld la lettre du P. do Séguiran, ta lut c* ta relut avec une si vive émotion, que l'archevêque ~e Tours et t'évoqua d'Auxerre s'en aperçurent et s'approchèrent pour en demander la cause. Le P. Séguiran, tour dit-il, est un très bon homme et très bon reti. gieux jo n'ai aucun mécontentement do tuy je veux qu'il soit payé jusques au dernier sot et qu'il sa retire où il voudra je m'en remets au Provincial. Au reste, it a tort do me demander t. GaMase, t<5,tto p.
2. ~Mem.p.

3. (!aTa9M,p. )t?.

tt7.

78 SOUS MCHEUBU. PRENDRE – PARHE. ––. ~– !t <––~ ––~t *-&- a~~tt––~ n~ipardon; car il m'a toujours servi très ndettement. » Puis il chargea les deux prélats de lui rappo' ~r ces parot~ comme témoignage de son entière satisfaction*. Le P. de Séguiran avait aussi écrit au P. Vtietteschi, et lui avait dit toute sa joie d'être déchargé d'un emploi si délicat et si redoutable. Le P. Général voyant qu'il considérait son apparente disgrâce comme un nouveau bienfait de la bonté divine, le félicita do ses religieuses dispositions. Mais, ajoulait-il, je veux surtout remercier Votre Révérence de la maniera dont elle s'est acquittée de son emploi, ne s'épargnant au<'uno peine pour la conso!ation du roi Très Chrétien, le bien générât du royaume et aussi de la Compagnie. Je lui suis vivement «connaissant du soin avec lequel elle a traite los auairos contres à sa prudence et a sa charité. De nombreux cottpges et moi en particuiier lui devons les plus grandes obligations; aussi est-ce en mon nom et au nom do toute la Compagnie que je veux la remercier encore une fois do sa sollicitude et de ses labeurs. Pu!sse le divin distributeur des grâces la combler de ses dons et de ncs conso* tations~. » 7. Le 39 décembre le P. Suttrcn se rendit au Louvre pour se présenter au roi et savoir ses volontés; il en tut très favorable. ment accueilli. Louis XIII lui dit que, se nant a Mprud'hommie a, it avait depuis longtemps formé le dessein do le prendre pour Cftnffsaour, et qu'ayant su do la Reino m~'re Il le contentement qu'elle avoit do ses entrctïens M, il avait résolu do lui remettre sa conscience entre tes mams. Car, repeta-t'it à trois reprises, <' je veux me sauver, à quelque prix que ce soit Puis il ajouta Au reste, je no veux point vous obliger d'assister tous les jours à Ma messe it sutura que vous veniez me voir une fois la soma!)he et, quand j'aurai besoin de vous extraordiuairpmoni, je Vfua envoyerai un carrosse. Asseuroz tous vos Pères que je n'ai rut mécontentement du P. Seguiran ni d'aucun do la Comp et qu'en toutes tes accusations qu'on me fera do vos Pères je m'csctairciray avec vous. Puis il le congédia avec do tr~s nonnes paroles, tuy redisant souvent Ayez soin do mon Ame, car jo mo veux sauver~ n. t. ~Mem.t.. ~?. <te. 9. t.cUM P. '):<)cMb< do N~go!îan, du aoP. 36Jaia)MO(Francia, pht.Oen., B 1. !V 1.
8. CMM:e, p. 118, t<9.

MSAGRËAB~S. t;KE SUITE&AFFAMKS

?a

Marie de Médicisse réjouit beaucoup du changement de confesseur elle savait que le P. Snnren ne donnait pas la moindre prise aux calomnies portées contre ses frères en religion. Pour exprimer son contentement elle dit nn jour qu'il n'estoit pas Cet comme tes autres Jésuites et que tout en iroit mieux éloge blessa un des seigneurs présents, lequel nourrissait de tout autres sentiments a l'égard de !a Compagnie. <' Madame, rcptit-it, je vous respondrai sur ce point par le narr& tt'nne histoire qui est arrivée ces jours passés. Je pris dernièrement dans une de mes maisons une nichée de touvoteau\, et une dame, qui a bien t'hooneur d'estro connue do Vostre Majesté, Mtant entrée dans ma salle où j'avois faict porter ces louveteaux, me pria de luy eu donner un. Je luy présentai toute la nichée et <tte, faisant estat de se contenter d «n seul, les considéra tous fort attentivement, en prenant tantoat t un, tantost it autre, et < nfin, après les avoir tous regardez entre tes deux yeux, elle les tctta par dépit, disant qu'ils estoient tous louveteaux et tous Ce fotanta d'une louve, et que le meitteur ne valoit rient. mordant apologue montre t'ien do quette haine certains courtiaanh poursuivaient les Jésuites, Ils s'entpre~scrent de le raconter au roi qui le lendemain le rapporta au P. Suttren. Ceux qui fréqueotaiet~ le plus la personne de Louis XtH eurcnt recours a toutes sortes d'artinces pour le détourner do son nouveau confesseur, le représentant comme un homme scruputoux, d'une sévérité outrce et si farouche qu'au moindre pceh~ vcnict il imposait dos jeunes et des disciplines pour penitfncQ-' Le jour mémo ot') Sa Majesté devait se confesser au l'ère pour la première fois, to 3~ dëc"mbre, voitte de Ko<'t, des gens mat intentionnés allèrent par tout le Louvro racontant Il que le ttoy n'avoit pu dormir de la nuiet pour l'appréhension d approcher te P. Suttrt'n, et qu'il n'y avoit pas d'apparence de le tenir dana cette servitude et géhenne d esprit n. Au grand déplaisir de ce8 intrigants, ta roi se rotova du trihnnat de la pénitence si Mtisfait, si consola, qu'il se rendit aussitôt prfa de ta reine mère pour lui déclarer son contentement, disant à haotte voix que jamais il n'en avoit receu de pareil do ses con. fessions, et qu it csperoit toujoura aller de mieux en mieux:' t. OaïMM. rit., p. 120. op. ?. <~<tM nonceau eaïd)na) ecrétaire Ëtat 2 janvier<626 du s d (AKhW. Nat., KaM. t Francia. .M, fol.9~. d n 3. OaMMC,p. <Xt.

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80

I;JU.IIn"U"
SOUS MCHEUEU.

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PRENDRE PARTtE.

Tous les bons serviteurs de Louis XH! faisaient l'éloge du nouveau confesseur. Notre ambassadeur à Rome, le comte de Béthune, écrivait « L'on ne pouvoit faire un meilleur choix que du bon P. SuQren, estant, selon mon sens et par la connoissance que j'ai eue de lui six mois durant, un des meilleurs et moins intéressés religieux que je connoisse Richelieu n'en a~ ait pas une idée moins avantageuse il te représente dans ses Mémoires comme un personnage de grande pieté et simplicité, éloigné do menées et d'artiBces~ M.Toutefois t'humb!a religieux n'allait-il pas. justement par sa vertu et son mérite, acquérir sur l'esprit de t<ouis Xtt) un ascendant capable de gêner i'inttuence du premier ministre? A raison mém~de sa charge, ne se croirait-il pas oMigo à donner au roi des conseils qui dérangeraient tes plans d'une certaine pontiquo peu embarrassée do scruputos? Préoccupé de cette crainto, le cardinal eut l'idée do faire la teron au jésuite et lui écrivit en ces termes Ayant p!eu au roy faire choix de vostrc personne pour estre son confesseur, t'aucctton que je porto à vostt'Mordre et la c')gnoissance que ~'ay du bien quo vous pouvoa fairo en servant, comme vous ferez, Sa Majesté en cette charge, h<e faiot désirer que vous !a remplissiez en tant d'années qu'i) ptaira A Uiou de vous laisser au monde. C'est cequi faici que m'asseurantquo voua ferez quoique cas da mes avis sur le procédé que voua awe&a tenir on cette condition nouvello. je vous toucherai un mot par la présente do cf que je juge nécessaire, tant pour vatre conduite que pour l'honneur et maintien de vostre Compagnie, que j'ay tousjoura aimée. Il Ke vous m"s!c!!donc point, je vous prie, des anaires d'Est~t, parcf qu'outre qu'eHes ne sont point de vostre charge, n'en cognoissant point les suites, il vous seroit impossible d'en porter un jugement certain. N'anex chez le Moyquotorsqu'on vous y appellera, aQu que, no rendant point votro personne commune et ordinaire, ce que vous déNtpexpour le bien soit de plus grande fonsideration. Il Ko parlez d'aucune des affaires du tiers et du quart qui intéressent les aécuMefs non seulement parce que vous n'êtes pas eataMy pour cela, mais d'autant que vous seriez accablé, ne pouvant par!or pour tous ceux qui en vous recherchant vous dé" toumeroiont des dovoira do vostre profession. t. LctMoeBOthunePMypeaait, d., t6ao(e)bt. at., f.fr. 80!8, a<). d t e. a 2. ~t'mo~-M J!fcAe~e", de 1.1,t. VMt, t!<). p.

UNE SMTB D'APURES
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DK8A6HÉAB~6S.
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« N'ayez point l'ambition do disposer des eveohes et des abbayes, estaut chose qui doit dépendre immédiatement du Roy, ainsi que toutes les autres grâces! à moins que vous ne seussiez quelques raisons qui vous obligeassent en conscience de parler pou!* empescbet que les grandes chargea de t Égt!scfussent rompttes par des pet~onnos indignes <tetes possèdes. f K'emptoyea on vos sermons que trois quarts d'heure au plus, aHo que dans l'attention que les moina dévots ont accoutumé de donuct pour peu de temps, les honnes âmes reçoivent tes bonnes instructions que vous voudrez leur donner. .aur ce qui est de vostre "rdre, embrassez peu tes affaires le concernent et quand il sera nécessaire d'en parter, tatssex qui te faire à d'anhes de la Compagnie, ann que chacun voie que vostftt Ordre déshe ptuftosi obtenh du roy ce qu'it demande par justice que par le respect den &son confesseur. FaitCitqua vos f~t c:* se rendent xoMmisen ce qui se doit aux thdinaires qui Nonttes puissances tè~iitmes estabties par t'Ëgtiso, Uu'itt no donnent point de jalousie ans autres religieux, qui estant ptus ancioas, portent d'autant plus in~patiemment d'eatre traita par tes vostres comme tt'its csto!ent inférieurs. Une non seulement vos Pères ne a'enbrcent pas d'ostablir des eot!&gesau< tieux oit Us trouvent do ta résistance, maia mesme qu'ita n'aiitent pa~ partout où ils sont appetës. Qu'aux lieux où ils sont déjà e~tatdis, ils se contentent de prcscher, fonfesser, cat~obisof et instruire la jeunesse sans prendre cognoissanco des villes («c). des partieuttera et des acerets des famiMos. Il ~aiiea que désormais vos Pères ne poursuivent ptua d'unions de bt'n~ncea a teurs collèges; oar outre que e'eat porveftir i'intcntion dos font.ateuM. ee grand soin qn'ita ont de bien fonder leurs maisons leur attire t'cuvie et fait dire qu'ita s'attendent moina que tt's autres religieux Ala providence divine. Que vu') aupërieurs prennent soigneusement garde, je vous ptio, qu'aucuns de vosire Compagnie ne fassent imprimer des livres contenant de maMva!seamaximes contre tes justes regtes dos Ratats voire qu'ils s'abstiennent d'an mettre en avant aucune qui puisse estre prisa en mauvais sens. Il Tout cela estant, la roy continuera à avoir de voua la saiis. faction que vostro réputation luy a des}a donnée, vous maintiendra, ainsy que vostre Ordre, en la créance en laquelle il doit désirer d'estre dana le monde, et voua Requerra do plus en plus de louange de la bouche mesme do ceux qui voua voudroient B eotMcstE ot:<<<t – t. M.. <.

SOUS MCHEUEU. PHEMtt~EART)E. P ma!; qui est ce que je sais que vous méprisez, mais pourtant oéeessairppour le bien dovostre Compagnie'.a1) Cettelettre est à rapproche! de coUe de Luvncs écrivait en <6~<au P. de Seguiran le dueque M. au confesseur laissait du roi pleine liberté le curdin~t te charge d'entraves. Pourtant si quelqu'un n'avait pas besoin de ces instructions c'était aspurëment P. SuQrea, dont la conduite métioutcuses. irréprochable à la cour avait donne depuis longtemps des garanties aufOsantes. Maisn'est-ce point sa seule quaMtede jésuite qui ou'usqueet mot on dcBanco KichoMeu? Sous to forme embarrassée des avis, ou plutôt des ordres, on devine <ju'ii n'est pas loin d'admettre les défauts reptoch<!a la Compa~oie de Jésus par ses ennemis; it à semMe croire qu'elle cherche à so rendre indôpoudantodo la hiérarchie ecclésiastique et Aenrichir ses collèges par t'uuion do grosbénënces; qu'~Momépris.!los autrea fanti!t<'sro!igie«seset SHplalt aux intrigues politiques. S'il a encore quetque estime pour eUe, il parait bien refroidi dans sou aUectian; il désire qu'oHenes'accroisaoptus.qu'otte recutedevaut le moindre obs. tac!o et refuse môme les étalements qu'on lui otMra. Quantaux recommandationslégitimes, pas besoinn'était de les appuyer sur tes motifs do !a prudence humaine. Le p. SuUren entendait au fond du efm une voix plus impérieuse celle de la conscienceechiree par los prescriptions do t'mhtiiut et dirigée par dea principes aurnatu~ Uansla place que J'ai été force d'occuper par obéissance à tordre do Dieu, dis«it<i< P. ûë. au nt'rat, j'ai résolu de consoner nue cooduito telle qu'etio no puisse onrir quoi que co noit de contraire a !a modestie, ta aia MmpMcite, pauvreté re!igieuao.C'estla regte quej'ai toujours atti~io,a !a grande sat!sfactiondu roi, do la rfine et de toute ia cour, depuis onao ans que j'y suit!, et je ne m'en départirai ter. tninomeni point. Car, ainsi quej'ai ou l'honneur de vous t'écrire, je no voisni motifs ni nécessitedo changer. Je croisau contraire qu'H importe plus que jamais à la gloire do Dieu, à !'ediQcation du prochain, Al'honneur do la Compagnie,de conserver jusqu'à la fin la mente manière do vivre. J'espère d<'nc que VoiroPatermie voudra bien, danasabontu, m'accorder ieagracoa queje lui ai demandéeset queje lui demanda encore, afin que, si teafonctioM do confesseurdu roi doivent bientôt passer do mes malim dana coMea d'un rcngiotM d'un autre Ordre, comme !e bruit s'en eat d~S~T~& dit–~ < cfe RIeAelien,1.11, tao), p, tG~,

M

UXES~TE P'AFFAiRKS OËSAGMëABLES.

83

a den do change répandu, toua soient obMges d'avouer qu it n'y dans OM manière de vivre, et qu'ils n<:puissent rien trouver à y reprendre 1. La Ça do cette lettre nous apprend que dans certain milieu on n'avait point encore fenoncô au projet d'enlever aux Jésuites de la dnMOtion la fouaciooco royale. Ma~ Louis XM!s'attacha tellement à son nouveau confe~eur. qu'il ne voulut plus entendre P. parier do changement~. Kt le P. Sunron, encouragé par le Ge-, n~rai', mit tout son soin à rempMr dignement ses deHoaies fonctiens. f. t~Htcdu P. Sontenau P. C~Mt, t5 février'690 (Pral.op. f~. 1. tV. p.:.73}, 3 )&M<AKhW. Vat..
Lettre du Nonce au cardinal t. 3:'). %uns. dl J1tanr/a, n, eec~tatM dt~t. jander

a 3. Lettres P. (M'osât o P. Sonteo.36 janvieret 93 ~"Het t6M(~anda, du 1 t;t.ht.Geo.. .1~.

CHAPtTMEtV
%tTAOttS COXTHK LE P. OAMS~t!

(tu~.t62tt)
A fomprftnfttn' h' f. <ctcn. aoaiKOatfe. – t Onctu'tfh'' – L<* )'f)pnr O~ict < )'t<f)«. c.xa~e 3. tiruit :)«a<)OM t~ ~nh'w t~'ond t'ar Non .t~'f~'a" f.)H .tûtouf t. t'xt'ttf.ttton ttQ cet outca~e. uo ta .<n'M<t't<')fAf"/o'~<~)'t'. ffr)}'!<'a <')i))q))''s <!<' ~'tnt-Cyran. – &. t n titw)te contr" Mtcht'ticn hnMcn)p)t) <t. I.a .<t'umH).' )f'At-f~u~<~)(c ptt cpnsx~o < a<~)"')* il Gat.x.o. en Soybonne. do dotunn'ttb Soureea tnanasc~tM ) t. ttffthib to))''Pt*t dana h Cotn~aante b} ttanctao tpht")~et t()ht")ae atftantta.Bt'~to).<e<.enetra)ium) – et ~~uttanta, Cem'fattun). tt. aoma. AMt'X)a VaOtaoo. ~unttamr.' dt ffanf)a. o. 3:B. saa. )M. t~m~M, B)b)totbf'tw toutitf~'atc. <nM. de pufo ton)foean. 8c<w:ea <n)prtm~a! t.afSMe. S. t. ?<'« ntt oM~ tCaM~on. pe<'t'm<)<< tnM)M, << <))' de ~pofo~e do ffo~))<'<< HOMMOt. t<ot<yOt< ho~ contre les n<A?«<M << <t&f<r<)a< t)<M* fM tt~e; (!M~x'))M ftu <<<MfM~ tf~<h<t~. ogtet. J«a<n)t<)< et f~ttut~ de <a fto~ftfte fMtr'MMede t'rot)fut<Mf))~MM.– teJft~M~e ~fo'tfox, 1. !Ht. –H'Atsc))* gré. Ct)M~«<t~t<tM<-<<tntm. – pahaf, Mm'fM, 1.1. Rafan. <onv< 1.1. – Ma)hMt'< t. t. X. A. ~<fn«-~ {f« ~anM<tt<B<f. – ta'ffW' t'" ~*«f~< fo<np~ nat'h). Mo<M fo~d<< du p. UaMMt fft'tu~ t~t~a~ <t<)<fB de ~'M«c< OU}. fba~f). tM OhtttOf~MM <f~ta n~M&M~M tfM ~ttfM.

t. hea incidents p<ntb!ps de <6aa aon)Maiant pr~ta~pF une tM~o g~n~M!ode boucHeMcootre la Compagne. L'ao t6~8 oo a'ouwfttpaa soua de n)e!t!oMM L attapices:. e P. Coton tout to prémtcFfaUMt <M ~ victime d'une attaque poynde. Chaque onnéo, la Mte de la C{Mone!sioM c~MbraJtsoteoneMentent la n!a!son su & da Paris, t<o par ~aK! poufNon aouveaueonfesseut', roi, professe s'y M0<< le ))"janvier. aOod'asaMtct'auxt~pfes et au sormo!) Le P. ~o Joune, ofatcMf<tiat!MgM6 !a pMvioca do ~yoo, pt~' de eha sur !a royaotô do J~suo-Cht'!ai façoa à n~riter les éloges do de LouiaXMt'.Appâta cérémonie, tBadis que Sa Majestés'entre. tenait avec !a P. Coton, quelques. eouFi!saas s'approchèrent et l'un d'eMx, te duc do La Moche-Hayon,désirant surprendre te 1.Samac, ~M tt~ N af Oof. (CaMjco, <«~ doc.Mt, . Mt). p

COXtRBLE P. GARASSE. ATTAQUES

M

P. Provinciatdan~ses paroles, lui posaà brû!a'pourpomt ce cas de foascience Uo criminel do ieso-majestéest-ii ohMgéd'avouer sua crime quand il n'y a ci preuve ni témoin. C'était entamer indirectementla question du tyrannioide. L'archevôquo deTouM et i'éveoao d'Anxerro, présents à l'entretien, éventèrent le piège .-t n~pt signe au iéauite d'esquiver la réponse; mais un docteur :n~er.toSo.bonne, M. de M. curé de SaioMïennain-rAMxer~ois. ta P. Coton dans la députe, Il répondit qo'eo vint et en~age~ ~~nerat un homme n'est point oMtg~ do coopeMFà sa nMtt; et 'uantmoins que !e crime pouf~it cstpe tel, td <S!M)fme si a. Lecuré l'advouer au :Méjud!c!ahte publie, qu'il seroit tenu de cette doct~oc ~c Saint-Germain a~teva forteotent contre p~estoit hectique et contraire au sentiment de tendant qM'eMo la Sorbonno Pour mettre On à une discussion de plus en ptua orageuao. le roi pria !o P. Coton d'exposer par écrit son sentimentet do le montrer au grand aumônier. Le P. <!u@riM. casuiatode la maison professe, fut employé pour d~dMirele ( as, ce qu'it fit avec beaucoup d'adresse et ncs P~rea l'ayant communiqué & M. <o cardioat do La Rochefoucauldsuivant le conutandement qui en avoit esté foict. ledit aieur de Né écrivit une dispute tr~ scandatcusc ta~essas, par laquelle it <a8chuit de montrer que noa auteurs, et notamment SuarM et hcxsius.avoiontenMigne une doctrine les pernicieuse a ta Sa. ( ~e personne de nos Roys~. On ne tiait ce qui serait advenu ai la question eo! ëM portée <!<'vant Sorbonne et te Parlement, toujours hostiles à la €om'' !a de t~goio. Maisle profnreurgcnerat fittppt'ima tia propreautorité i~erit du cure do Saint~ermain. etju~na tes fuites ttevanUe Kt!,entuiesp~quant<a deptrino~tc tawa~~otogien' R;cnet!oun'était point intervenu danttcotto a<faîre;~Mmoin9 t'.usles yeux étaient tonmea veMlui pour saisir an moindrosigne -o opinion. Le P. Provincial sut & p~po!) gagoer oa iawMpen lui demandant !a permission,<p~ accorda ~tontieM, d'imprimer icpart, Mua!e titre de P<~MM </pla CoM~~M~<~~Ms par j!f" t<tf<ftMaf ~<f~/<eM,quetquaa oittraitade Noa t!vra coN~ iea tninisireado Charentoo. CcMe opportune publication déjoua tea < usas desadversaires. Comment resM8citO!' vieilles quere! de MM t. AwtM !<nn«o, Jtaw!et (AKMf. Ko)))), PMOtta, a9<. de! t<t di Va)., B. f. !69.9?0).
«MaMe, op. e~, p. 131-123.

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SOUSR!CMM.!EU. PMMtËRE PABTtB.

contre une Compagnie que le tout-puissant ministre paraissait protéger ouvertement'? P. 2. Cependant une polémique toute récente leur fournissait des armes, sinon contre tout t'Ocre do saint tgnace, au moins contre l'un de ses membre!, les plus zétes, te P. François Garasse. Itopuis la reprise du procès do Theophitet mars t6â~) l'animoait6 grandissait dans un certain clan contre fauteur de ta ~oc~Mp fM~eM~p f< ~M«~ ~M t~. 81s'agissait de sauver la tête du ~ ticoncietM. MM.de Liancourt, do La Hochc-Cuyon et Montpoète morency dans la noblesse, les Pasqnier dans la bourgeoit-io, surent ~iaMir un courant favorablo au prisonnier, en menant des attaques furieuses contre Caras~e et son livre, témoins à charge dont il fallait détruire t'autorHë à tout prix. Chose étrange, ils furent anivittdans teurassaut par uncco!e)<iastiquo,François O~ier, prieur commendataire de Chomeit. On no sait tropquetto mouche lepiqua. Visant a ta réputation d'homme do lettres, il avatt des relations assez intimes avec tes beaux esprits et vivait en bons termes avec texnt&dKuenno Pasquier: secrot-itattpmt par lis trait)* lancés contre eu< cëda't'it a leurs iuatancea, ou t<ien,désireux de mettre la main a ta plume, vit-il une chance de succès dann t'audace mémo do so mesurer aven un potémiate fameux? Poussa aanx douto par toux ces motifs à la fo!a, il publia ~<'M<fHt el f~Mw~ (le la ~of/Mn~fM~~MA' U's l'éplire deditatoire Au<Bit. PP. Jesuitea n i! diverse son venin. <!arasse, dit'it, mieux pourvu des conditions nécessaires a un pn~'te aatyriquo et a un farceur, que non pas des quahtex convenables a un docteur catholique, a fait depuis naguère un livra qui porte un tilire spécieux d'escrU contre les athées, et qMi.&parier stuceremont et comme devant Dieu, est un ctoaque d impiët~ et une «entine do profanationa, Mn ramas do bouMonnorieset do eonteafaeetieus, uno satyre de matignitôot de mosdisance contre innoia gens do bien et de mériter Il Poire croire quo la ~ac~Mp fM~Mc est un odieuxtibette, têt pat donc te but du prieur ftgier. Pour y parvenir tous les moyens lui sembtcnt honnates: mensonges, Insinuations, calomnies on t'entendra reprocher a un oMettont religieux do sa tivrcr lui-mèmo aux viees qu'il combat dans les autres. t. Attht det~ionUo, janvier <0 <626 R (Atfhtw. at.,NOM. PMac!a. .398, . w dt f a6M78). aox 9. ~emMttetecw'fede~nBoc~W«ec"Wc<M8(te ff<)fO<<Ca)'<tM~,Ëp!6tfo M. PP.~Mottes.

COXTtΠATfAQUKS

P. GARASSB.

M

Ce fut à Poitiers; où il s'était retiré sur l'ordre deses supérieurs aussitôt après la publication hâtive de ta Doctrine CM~<M~ que le P. François Garasse connut les attaques dont it était t'omet. fout d'abord celles des jeunes tibertins et des Pasquier remurent, moins pour son propre honneur que pour leur effet probable aur tes juges de Théophito. Craignant donc que te procureur général ne se laissât influencer, il crut bon du lui adresser le t4 novembre (t623) un mémoire apologétique. Il Monsieur, écrivait-itdans la lettre d'envoi AMathieu Mo!~je voua demande pardon, si j'oxo prendre h hardiesse d'interrompre vos sérieuses occupations pour vous prier de jeter tes yeux sur cotte apologie. Je l'ay jugée nécessaire pour dissipa, sous i'auihoritô de vpstre nom, tes calomnies qui se sont formées contre moy depuis la publication de mon livre. Jo suis otdigé do faire voir que <cs maximes do mon livre no sunt pas de mon invention et que théophite est abnudonnô aux impiétés par la déposition de st's propres escripiz, quand vous n'auriex d'autres preuves do ses atheismea et vitainies. Ceux qui me suscitent tes accusations, que vous ptendresa'it vous p!u<st la peyno do voir, sont les enfants de fou H. Pasquior qui ont imprime de moy choses horribles. t'ermettex-moi, H'it vous ptaist. que je défende mon innocence sans tes oneneer, et que me mettant a t'abri do vostre authorite je fasse voir a tout le monde que je suis. Monsieur, vostre très humbïo serviteur. tte Poitiot~, novembre tOM'. A cotte date !e jésuite devait encore ignorer ta C<M«M~du prieur Osier r~ptnduo dans Patisau mois d'octobre, (jtuand il on eut pria connaissance, it ne vuutut point rester sous io c~updea calomnies tancées ftar un personnage dont la conditinn pouvait en imposer. Augmentant donc et refondant son mémoire à Mathieu Moto, Mnt parattrea !« Un de décembre ~o/t)~f~~w<{uM <?o)~M<tM~oM~ <UM /«<'<'COM~ ~A<?M~ et /<Mj! </C <*les no~t a~f/C. Il Je euntesso, ~erit-i! au début, qua j'ay hataneé longtemps en mon esprit la résolution que jo viens)de prendre touchant cette responao apologétique, ot n'eut été te commandement exprca do t Apuatrequi m'enjoint de rendre mon ministère honorable, de peur que la parolo do Dieu n'en soit méprisée, assurément j'eus penché du caste du sitenea dans tequet j'eus trouvé du soulagement et du mérite mais, puisqM'M a plu a mes ennemis m'envier Jo repos de mu études particuliers (s/ctpar tes efforts et les Nacoussos 1. t~tttf!tt'*y. OsMMe M.MoM. & fttt poN~epar t.afh<'0fe MfMO<M f~< <nAf« P.COMOMM, (!9n<~<'<e t'to~t ~W~a~e~effonfp, ftt, p. cooeteott.}. fte

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SOUSH!t:t)EUEU. – PRENt~BRP~BTtE.

violentes qu'ils ont donnesà la robe que je porte et à la fonction quej'exerce, ils m'ont ravi les moyens de me taire. Si je crie doncques, je protesteque ce n'eatny par la violencede la douleur que je sens, ny par Fexcès de l'injustice qui m'est faite, mais par le juste ressentiment du tort qu'on a fait à mon ministère*. Apt~savoir montré combienii était inconvenantpour un ecclémastiquede se faire le défenseur deslibertins et d'accabler d'injures un religieux qui combattait leur Immoralité, Garasse examine tour à tour los griefs articulés contre Ha conduite et et livre. En des pages alertes, il f)age!teimpitoyablement le censeur de la Doctrine fM~M~, lui renvoyant avec esprit soa reproches do mëcbanpoto. d'indécence et de bouMbnnerio. Il Je proteste, déclarait-il en Unissant, que comme voicy la première apologio qui aort de ma plume, aussysera-t-elle taderxiere pour actionset auaiMs per8onnei!es~. t~nis, tendant ta main &son adverfaire et lui pardonnant de bon c«'ur Vivonsen paix, disait-il, c'est ce que je lui demande; vivons en gens do bien, c'est ce que nous dovonafaire; vivons en bons ecctcsiastiques,c'est ce que tout le monde attend do aooa; vivons en bons amys, c'est ce qu'il doit procurer et que Je no luy refuserayjamais, n Ce dernier appel fut entendu, d~s que de graves et honorables personnages s'entremirent pour amener une rcconcitiationentre tes doux auteurs. <:aratse le premier écrivit uno tettro d'estime ft son adversaire, qui répondit sur le même ton*. Apres la publication de ces tettMs de part et d'autre, le jésuite ni encore paraître, sous !a pseudonyme de Guay, un ~OMtwoM ~p. M~t~ de cf ~tMa f/tt ~ff~ ~ot~ co~~ le livre f~ At Doctrine <'w«'tM<~ y afnrmait que le prieur do Chomoilavait it fotracM sa C~MM~ 3. Quottefut, dans la Compagnie de Jesua et dans le pubUc, l'impression produite par t'~o/o~tp Jp ~w~oM ~~t~a~Mo~ premifTO édition (de Poitiers, décembre <023)deMta te P. <:enerat. Avec raison il déplorait la méthode excessive et viotonto de l'autour. Que Dieu pardonne a nos Pères du foMegc do Poiiiera qui ont laissé parattro ce livre, nouveau
9. hataMo, ~pnfo~f. p. ??. a. ~Mes!, chap. «o. Co. 4. ~e~M <tM f~Mfo~ CoMM'Md .V. Ogier, ~ouf'Awf ~fOHfWo~oM.fi M. P. pOtMf<f"<Mf <~<ff «Mf~f t)M'<MC <t~. S. M!ftMO,~matt-M. 1. XXXt,p. 88).

t. ~pofo~f<tf~)fo« Mo~M.attn'Meam teeteaM.

ATTAQUES

CO?fmE

t~

P.

TARASSE.

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sujet de sollicitude pour moi M,écrivait-il le <8 janvier i63~ au Recteur do cott&gedo Cteymont'. Sur cette remarque, ou de leur propre initiative, les sapériem~ supprimèrent la plus grande partie des exemplaires, tandis qu'une seconde édition se pt~parait A Paris. C'est la seule que nous connaissionset par suite nous ignorons en quoi elle difMrait de la p~mière". Sacs doute tes passages tes plus vih contre te prieur Ogier avaient disparu. Pour éviter dfHMl'avenir de pareils ëcaris; le P. Général ordonna au t*. Gatesse (et cette fois en vertu de la sainte de ne plus faire imprimer aucun ouvrage sana .Maoce) et l'avoir envoyé à M~tno obtenu de là même l'autorisation~. toutefois it apprit avec bonheur le encens de l'Apologie et ..es heureux r~ut~ts t'apatsen'~ni do la tempête soulevée p:n la ~oc~)~ c<~(Mp et la ~coacitiatton do l'auteur avec t'tftfr'. Pcn<!anta quorelle, le célèbre <:uez do Battae, jadis élève l <to tarasse, avhit pria parti pour le prieur il critiquait vivement le style trop negii~ de son ancien mattto. Mais te jésuite m' se tai. ~a pas faire. itans la ~c~tOM~</««fMf «cHf de C«/M<, il se permit de signaler &eemi'ci (/a~c <tM ses propres défauts le eutto exagère de 10 forme, le ton emphatique, la lenteur et la Minutie dans la composition. vca lettres, lui disait.it, no sont qu'un pre~itt de toutes metanehotienoire et d'une gloire magniMquequi approche do bien près du frénétique. Vos périodes sont des périodes tuna* tiques; vos locutions sont dea ampoules; voa virgules sont dea Fodomontadct); vo'i intarponctuationa Mnt des menaces. Vous Mtes une nevre de woatreestudo, et, quand voua composez, on peut dire que vousAtea ou dans le frisson ou dans Jia thateur, Jamaisdana r~gatité et le tempérament d'un homme sain\ n A ces coups droitf. portés d'uuo main un peu lourde. Matzae e it crut plus sage et plus respectueux de subir p~ponditpoint; c't aUeocales reproches d'un vieux professeur, et même de Mn'fef dans ses bonnes gr&ees.
Cependant it existait un parti qui ne devait jamais parde au t <<eUM V)t<-)teMh! P. Mtteao, M janvier <69t (PMada, Ep)at. «eo.. ). tV~. 1. t". ~ot. )<a&.a. t~. 9 Cf. NommenroKet. < 3 LtUM de ViteHMtM&MaMMe,Mf~ttet <6M «'mad~ E~«. Ocn., t. tV). < pp même ao P. dp Matme~anM, 8 <Mtt <6M (F&<<f«n). & ~MpOMM «tf~ ~o<Mj!e an <<e)~de C~ac, p. 7, 8.

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SOUSHtCHEUEU.– PREMtÊRE PARHE.

donner à Garasse ses vigoureuses ripostes. La rude correction inuigée dans l'Apologie à Etienne Pasquier réveilla l'ani. mosité de ses enfants. tts pressèrent un avocat de réhabiliter la mémoire du grand homme. La réponse d'Antoine Memy, Paspubliée d'abord sous le titre de ~e~MMf ~OM~~~<~MM~ parut ensuite sous celui d\/t~<-C<Hw~. C'est une misé~ ~M< rable parodie de Recherches des ~f~c~M on le jésuite avait si bien disséqué le mortel ennemi de son Ordre*. Le voyant si mal défendu, François Garasse ne se donna pas la peine de répliquer. Quant aux attaques personnelles, il avait promis de ne plus les relever, et it tint parole. Qu'ils partent, esctivent, qu'ils invectivent contre moi, avait-il dit de qu'Hs ses calomniateurs dans son Apologie, qu'ils esvantent leur colère, qu'ils remplissent le monde de libelles, qu'ils profanent mon non. ils n'auront jamais autre response de moy que celle de Sophonie Pax, pax, pax, a lacie ~OMXM~M!o~M~o est dies ~ OMH)M<t M MO~MMA~. Aussi bien Harasse n'avait entendu guerroyer que pour la défense de la foi. Sa campagne, on ne pent le nier, mit le désarroi dans le camp des libertins; elle contribua dans une certaine mesure à la condamnation de leur coryphée. Par un arr~t du i" septembre 1625, le Parlement prononça contre te poète Théophile de Yiau une sentence de bannissement. Peine le rapporteur do Fanairo, CnHlégère au gré de plusieurs tauma des Landes, et d'autres magistrats intègres l'avaient jugé digne de mort; mais « la cabale du duo de Montmo''ency, secondé de la Oeur de toute la jeunesse, fut si forte. qu'on trouva moyen de faire passer son procès pour une entreprise des Jésuites », et de capter ainsi l'indulgence du Parlement « auquel ils étaient odieux* ». Quoi qu'il en soit, t'œuvre apologétique du P. (!a rasse n'était des pas achevée. En publiant La Dof~Mp CMtWtMC Ap<MM' esprils, oit il combattait les maximes do l'athéisme, il avait promis de la faire suivre d'une seconde partie l'exposé de la doctrine chrétienne, tt a'y mit au commencement de t'anaée <62~. Mais aucun dogme n'ayant été respecté par les incrédules, il 1.Voirtome)U,p. 665,566. CofaMM, p. 857.360. a. Rapin, B<<M<~ ~nM~H~Mc, dit Audiredomême uteur. GuUtaume a p. )90-)93 a desLandesomba t malade 'unesi f[randenjustice d D faitea sonrapport (p. i93). I
2. Apologie de fraMpott

LE C ATTAQUES ONTRE P. (.ARASSE.

M

fut nécessairement amené à écrire un traite complet. Pendant ce vaste ouvrage qui parut à la près de deux ans it s'occupa de nndeit;25. La MMt~e <A~/o~~Me des vérités capitales de la religion c~MMe était dédiée au cardinal de Richelieu, et divisée en trois tomes comprenant chacun trois livres. Dans le premier tome, l'auteur traitait de l'athéisme, de Dieu, de Jésus-Christ; dans le deuxième, de l'homme, de rame raisonnable, de Fêtât de l'Ame séparée; dans le troisième, de tËgtise, des vertus et des vices, du monde et de son gouvernement. S'adressant aux gens du monde, it écrivit en français, s'éloiles gna le plus possible de la forme scolastique, et préféra la sécheresse du raisonnement. S'il cite procédés littéraires à tes auteurs grecs oulatins. c'est en sa propre langue; il appuie ses preuves de récits historiques, développe sa pensée par des images ou des comparaisons, et termine chaque livre, A parfois même les chapitres, par de courtes élévations Dieu, aux anges, a la Vierge Marie. des prières à Notre-Seigneur, Mieuxécrit que ta Doc~nc cw«?M«', t'ouvra~e, gâté par les défauts de l'époque, n'est assurément pas un modcto de bongoùt; mais i! ne mérite puiut tous tes reproches que lui adressent de confiance beaucoup d'écrivains quino t'ont pas lu. tt n'avait pas encore vu le jour, que tes beaux esprits ou tes libres penseurs dators partaient déj& de todétérer à la congrégation de t'/w/M. Ceux qui se sont obligés tarasse tes raillait sans amertume. d'en porter les nouvelles Home auront une bonne commodité cotte année (cette de jubilé); car ils pourront y gagner l'indulceite.ci genco pténière do leurs autres fautes, et pardon pour qui n'est pas des plus grosses Au surplus, de précieux encouragements le consolaient et le soutenaient. Des littérateurs en vogue, Jacques Sirmond, Matherbe, Racan, Uatzac, auxquels it avait communiqué des feuilles de son manuscrit, ne lui ménageaient pas les éloges. Malherbe du livre en préparation par exemple défiait ainsi lesdétracieurs à Efpritsquieherchex tHesdtre, e AdfesseK'ousn d'autrestiem e Ceste(puwre stune(Bu'redeDieu Garassen'a fait quet'escrtre t.Ac.S!oB)M<<cto~Me,adtNtbsement8,n.XVt. t. d 2. ŒMCfM a.ŒMcn co'M~tM de .VnMct~e (Co)twUon ea Onode ËMha!M), t,
p.M6.

?

SOUSMCHEUEU.

fRBMiÊM PARTtE.

Non moins hyperbolique, Matzaorangeait te jésuite « parmi les Pères des derniers siècles' o. Et Bacan arguait des beautés de son livre pour prouver l'immortalité de t'ame contre les impies «ratai escho!icr 'Ëspicofe. d Quandtu voistesdoctesmeneiUes ~ Cu'afait naistMeoses tondues eU!e~ Cegrandornement unos jours, d Peux'tucroire,csp'tinMe!te. d Que tant d'admirables hcours Soientpartisd'uneâmemofette'? Toutefois, quand il s'agit de doctrine, les témoignages des plus grands littérateurs ont pou de poids. JI nous faut avoir t'avis des juges compétents. Or, la Somme ~o/M~M~ soumise par parties à des théologiens romains et Adeux des principaux mem* bres de la Sothonne re~ut leur comptète approhatioo. Cc!)e des docteurs Froger et de Mootereut était formutée en ces termes Nouasoubsaignés, docteurs rôgons en la Faculté de Théologie de Paris, certiOons avoir lu et sérieusement examiné trois livres do la &MnM<c ~o/o~wc. auxqueto nous n'avons trouvé chose ne soit conforme à la doctrine que tient t'ËgtMe catholique; qui au co~trairo, nous le («c) jugeons très digne d'être mis en lumière pour servir d'antidote contre les impiétés des athées *'t libertins de ce temps' r~ Kst-co a dire qu'il no se trouvât rien a reprendre dans cet ouvrage? Nonassurément. Garaase, dit le P. Rapin, n'avait pas l'esprit aussi exact que demandait cette étendue de capacité dont il avait 't réputation; il se méprenait quelquefois dans les citations qu'il faisait it avait lu tes auteurs anciens avec trop de rapidité, metaatteura sentiments aux siens. dooaani souvent leurs pensées pour tes sienncs a. routons qu'il publia la Sommesans l'avoir corrigée assez sérieusement. Un plus grand souci do l'exactitude, une vérification attentive des textes lui aurait fait éviter bien des fautes. Dans certains traités on remarque de a t. Lettre BatMcu B.P. GMMM, d. (eR'f~d<' ~<<:0f, aî)<,MM. t, a. < P p. <M). 2. ~p~MtMMtfpoMf nu fomMenceMM~ MpM P. Co<'aMe MfMt'e ~M ff" ~OM<M (<B"p«'«fc acon.'puMtees Tenant Tour,t. t, p. Me.) M deLa tM<mp<M. ('at ttesdoctenM Frogeret deMoateteniPMt,~e<'AcMAM, <. IV, 3. Approbation ( ?.?& p. ?6'.
4. Beptn.~<~e<fcd"~a<M<'n'<mf,p. t89.

1

j

1

ATTAQUESCOMRE LE P. GARASSE.

M

d'importants pM~a que les esprits mal tournés se garderaient bien d'attribuer aux typographes; de môme, eertainea manières de parler, toutes nouvelles et à double entente, risquaient tort de Donne veine* pour n'être pas prises dans le sens de l'auteur. de Hauraone. Noncontent de tirer bon parti des fautes Uavergier t-eoUes,t'abhé de Saint-Cyran, prodige de mauvaise foi, entreprit, à l'instigation de Jansénius. de travestit t'ouvre de Garasse. Kipn n'est plus facile que de défigurer la pensée d'un écrivain en isolant ses phrases de leur contexte. Saint-Cyran fit subir cette tortore a la Somme ~A~o~t~Mc. Puis, avant même de livrer è l'imprimour sa perfide censure, it en répandit à Paris parmi ses adeptes tes passages les ptus méchants. Ues ~u'U les connut, le ou jf suite se récria IlToute la vengeance que je désire do cetuy est qu'ils do ceux qui ont diMamé et deamembré mes propositions, ~~achentque je tes désavoue pour miennes en l'estat qu'ils les ont comme ils en publiées, et que sij'avois autant d'heures à perdre à l'examen de mes cscrits, it n'y a liv re au monde, quelperdent que saint qu'il puisse estre, dans lequel retranchant, adjoustant, substituant, changeant, biaisant le sens, comme Ha font dans ma SoMWf, je ne trouvasse autant d'hérésies comme Ëpiphane et Théodoret en ont rccognu et de&faict par leurs docks volumes. L animosité des Aristarques me faict cruire que si je faisois im' hérésies primer !o symbole des apoaires on y tfouveroit des centaines~. et les amis de Cependant, divulguées par les fils de Pasquior leur Théophile, tes critiques acerbes de Saint-Cyran fanaient chemin au préjudice de la Compagnie; elles parvinrent jusqu'à home otto Il. Général s'en émut. Bientôt le P. Coton reçut l'ordre de soumettre à une nouvelle révision la doctrine incritninée. Il en chargea un homme de science solide, de jugement sur, le P. Jean pouvait écrire Suuren; etcemi-ciaprèsanesamenconscienoiotM J'ai lu les propositions erronées et scandaau P. Vitetieschi leuses que quelqu'un avait extraites de la Soww<??%<fo/o~Medu P. CaraMe. et qu'il allait livrer h l'impression. Je tes ai eonfrontMeaaveo le contexte do l'auteur. J'avoue qu'il y a en cetui'ci certaines propositions qui, A première vue, paraissent hardies. ou Cependant si on tes considère avec la rigueur de l'École, toutes, t.lbid~m. <cWf"«' ~<co'wWeH~t<'MM'~epM~'wh<<'dM'M<M<~ ~KaMMC.A'o~M (M<a a de .so~tee<des ~~opM~MM «~o~e M~a par f'a feMMtr nonyme d" P. ~'aafof<Of'fOM'M. SoMBte théologique

M

SOUS ~CtiEUEU.PKEMtÈKE M PARTtE.

à peu près toutes, peuvent se défendre; et les conséquences on qu a voulu en tirer soat, pour la plupart, ou ridicules ou fausses ou frivoles. QM~M~~C~Mf, a~ MO~MM tfC~t~~M ~C~~Mf. Maiscelui qui a recueil ces propositions et qui en a déduit ces conséquences est mat ~tteotionné envers te P. Garasse il n'est donc pas étonnant qu'il ait vu des fautes où it n'y en a point » Cettejuste appréciation était bien faite pour tranquilliser le P. Général; mais Uë'ait écrit que la personnalité de Garasse donnerait plus d'un souci aux Supérieurs. Tandis qu'on attaquait j'orihodosie de sa doctrine, parut uniibeih qui le tit aoup~onnef de révolte contre le pouvoir. 5. Les ~M<!<~tOM~ po/~cae étaient une sang~nte satire du cardinal miniatte et de sa pnUtiquo. Elle n'avait que quelques pages l'autoui- anonyme, partisan do l'Espagne, y résumait touf sessriefsensoiï&nto et onze questions, souvent injurieuses, parfois trôs impertinentes. Qu'onen juge. «N'est.it p~ expédient, au milieu des aS~iMs, de lire quoi. quetbis les sept psaumes de la pénitence? «N'est'iJ pas une lumière de t'ËgMse celui quia auua)6ta guwFû contretous les défenseMra e t'Égnso, et n'a t-itpasaceom. d pli Ma évangéliquesparoles de la &aintaÉcriture /MM~a oy</c<M/we~M? et e Pendit y avoir un homme qui ne soit ni chair ni ni huguenot ? Et si un tel homme venait poison catholique a mou< tir, où irait-il ? « Si Robert, docteur de Paris et fondateur de J'ancienne Sor. bonne, venait à ressusciter, ne précherait.M pas en cour sur ce texte do saint Luc JM</a, MM/o /<MMAo~wM~M ? e ~ « Parce que tes paroles do t'Êcritufo sont un peu Judas Iscariute n'a.t.U point étô cardinat soua te ubscures, pontificat de Jésus-Christ? '1 « Les cardinaux sont-ils oMig&tde croire qu'il y a un enfer pour eux? Comment yseront.itareçus par Ce'hère sur le seuil, en courtisanN en soldats, ou de l'une et Fautre aurte? ou «Ne seront-ils pas tenus d'y travailler aune alliance entre l'eau et le feu, le froid et le chaud '1
t *vt~'?M' "'t t'< doP. 8uBh!aaaP. G~M!, <3M.~t620 8uflteo au P. Géndral, 18 février 1628 (dan8 (dMap~t.~A~ Piaf, Recherrhea,

CO~MBLE P. ~RASSB. ATTAQUBS

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« K'ya't-iipas espoir qu'ils parviennent aussi à établir la paix entre Dieu et Betiai ? f Judas fut-it docteur en théologie, en droit civil, ou en droit canon, ou rien de tout cela? En enfer attise-t-il le feu de la discorde parmi tes diables, ou mënage-t-it entre eux des alliances, ou fait-il t'un et l'autre ?? . <' Pourquoi i'Htutrissime Seigneur cardinal officie-t-il poutificat<'mentavec bottes et opérons ? N'a-t-it pas appris cela dans les tp~ons.du docteur Richer «a, quand et comment sera enseveli i'ttiustrissime Seigneur? Uui suivra ses funeraiUes? Le~uera't'it en mouraut ses Mens à !a Sorbonne, et quels sont-ils Un bréviaire ou un g!aive ? Un chat'eMurouge ou un casque ? Et oA peindra't-on ie bréviaire ?sur devant ses yeux pour )eso!,paMequ'Hi'afou~ao&pied8?ou commence a te lire ?. a ~u H Les autres questions n'étaient pas moins oBensantes quelquesunes ne respectaient ni les infirmités ni ia vie privée de Richelieu. ) raitôen disciple de Machiavel, te cardinal montra une irritation pt ochede !a fureur. Toutes les blessures faites son amour-prot'K' par t'~MtOM~o a~ F~~Ms'étant rouvertes, it eut le tort de n<'pas contenir son ressentiment; il alla jusqu'à jurer la mort du mupaMe a'it te trouvait. Et que ue fit-il paa pour cela? « Moyens tout lui fut bon. Ses informaindignes et hommes infâmes~ teurs cherchèrent d'abord parmi les polémistes du temps. Le nom de tarasse s'ourit & eux et tes ennemis des Jésuites s'ingenit'ront & confirmer leurs soupçons. O'aiMeursit ne fui paadifu* ~i!e de le faire partager & Richelieu. Voutui-it obtenir des aveux tn feignant la conviction? voulut.il simplement se venger sur quelqu'un d'une ouenae impunie~? noMst'ignorons mais nous Mvons qu'il usa do procédés inexcosaMMS.Laissons Harasse luitnome nous en Mire te récit. Environ le 20' de janvier {<6a6{ fut apporté d'AHcmaguo un livret do quinze ouMixe pages QtM~tOHM~o/Mcae ~Mo<~e~«M. Ce livret, tr~s ingénieux et plein de venin, portoitto ttomdeN. deBassom~ierre on ces termes: ~aMow~e~oetM~<t~ «~M~Aa~. Uodeux copies Mutes qui furent portées dans Paris, ). v'OMMonMpoMM'ttf, i ~"of<M&<Mf<te; «~nMfhten Inojoriaxto SoF6o"<f<tt '«f&M) <MM<WM<Mo de <n<Mt<tof<6M<, tM~ef< p~MMeMt<' M<me ea~tnaM Mtf~eMm de NMpcMo. «ce annotOïWiCMMt ~tt'Motf «tpeWoM'm BoMompet'~f'Mf<d«< o~pfotap<t. t. KtMtd, O~ad~eM~ <<' WpM&K~e ~MfM.t.Il, p. 88t. Ae< < la dM 3. LcMM deLaToutao P.G<o.,<& duP. janvier620(fMaetao t Bpht.,t. <,f. 45).

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SOUSMCHEUEU.

PARTtE. PMEMtÉBE

t'uno fut donnée à M. de Metz à l'issue do Louvre, et l'autre à M.te Lieutenantcivil, lequel t'ayant leu la nt voir à M. le car. dinal de Biehetieu. qui d'abord montra des ressentiment inoM'yab!eset nt toutes tes diligences ponrsçavoifd'où et de quelles mains venoit cet escrit. Buon, tibraire, homme très honorable pour sa qualité et ami de notre Compagnie, sçachant toutes tes inquiétudes de M.le Cardinal, le fat trouver pour lui faire entendre que c'estoit luy qui avait Nceu le paquet, lequel lui avoiteste covoyô de Kaocy. M.le Cardinal voolut s'est~taiM~ decette affaire, et pourcet eNectil appe!a!o tacteurdo tnessagct de Nancypottrs~avoipde tuy la v~~té, lequel avoua franchement qo'i! avoit apporté ledit paquet à H. Bu"o; et eoquh plus outre d'où il l'avoit pris, Mapend~tqu'on l'avoit jette par la feneatK? de la chambre basse, suivant le dyle ordinaire ushé entre les messagers do France. Cesdoux copies desquellesj'ay parlé, en tirent osotorem. millier dam hu!t ou dix jours, n'y ayant bou eapr!t dansParis qui n'en vouiût avoir copie escrito a la main, a quelque prix que eefuat. Nosennemis ne laissèrent point etuuter cette uceasiou, maia tasohèrent de persuader à M.le Cardinatqu'Mvenoitde ma veine et doma plume. Les prinoipau!!catomniateursfurent ceuxqui ont esté ey-dcvant nomm~a,ravoir Pavereau, t<anomaa,Ou Moustier, Saint'Mëmy, ViUieraet Sxint'Germain, lesquels gagnèrent iettoment la créance do M. le Cardioa) et doaea domet!iqnes, qu'on m'aeouMit pubMqacment d'avoir eomposô, ou du moins donne dea mëmoireapourla compositiondudit livret. !<os Pores,ayantapria tes eneatacatrangea quecette calomnie avoit opère dana t'psprist dn ttoy et de N. le Cardinal, furent d'advia que j'allasse trouver mondit Seigneur to Cardinal pouf luy taire entendre mon tnno~nce; eoqneje na io 90 de~onvief Car l'ayant salué dans Chaillot aur le poinot qn'ii t~ortoit pour ouyr messedana t'eglihc des Perja Mihimea.jetuy proteatay que Jo brnitqoeseadomestiquca fa~soientcourir estoit grandement préjudiciable et contraire &ta uMieaiaMonque je faisois publiquement d'estro son trea hmhMo serviteur. A ces paroles M.le Cardinal me prenant par la main me dit avec un accent plein de cotêro « Neditea point, monPère. que ce sont me<)domeNuqMca: car p!ua de cinquante personnes d'honaeur m'ont assuré u qu'homme du monde ne peut avoir faict ce liv re que vous "Mut ".Sur quoy me trouvant eatonn~d'at<ordet prenant do nouvellesforceade moaïnnooenco,je tnidonnay poufosiag'ema part

C tB ATTAQUES OKTHH P. CA!tASSB.

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do paradis, et je tuy juray monsatutquej'eateia injustement calomnié. Ce jurement prononcé avec grande force, en présence do plus de cinquante personnes d'honneur, désabusa l'esprit de M. le Cardinal, eu sorte que me prenant par la main <' Ha, mon P~'fe, je le croîs et n'en vem: d'autre prouve; mais quiconque Mit, qu'il s'asseurepoint que pour les intérests du Hoy, j'en sçauray Mea tirer justice; car, « pour ce qui me touche, je le pardonne volontierset de bon CtHUt'. ~'adioatay, pour une entière justiScation, que, gracesa Meu, je n'avois pa» perdu le sens oommun depuis deux mois, auquel temps je tuy avois dédié ma Somme de ~~o/o~ tasehant de ypconnoish oson <aetitc en tormea trla honnorables.Il Je te cto!a, mon t~re. et n'eu soyea plus en peine. fépartii <.Kêant. moinH,'aprés-dinee mesmede ce 90 de janvier, nous apprismes, t par le rapport de M.le h~sideut de Lamoignon, que l'esprit de M.le Cardinal ~sioitsi fort provenu <Iecette créance que, tacite' mont et sous-main, il Msoit faiM des onquestes par LaUbtnaa el Favereau. qui se pottoit en qualité de dénonciateur; ce qui fui cause que le lendemain ~7. le P. Cotton, par l'advis de ses conitutteurs. trouva hon do me faire jurer sur les saints Ëvaneites t't sur ta part de mon salut, de tuy dire si, directement ou indircctement, j'avois contribua a la composition de ce tibette. Je juray d&)Mhef.estant a genoux devant le f. Cotton, mon Provincial. et tes ptiocipau~ t'&retde la maison et du collège, que j'eatoia entièrement innocent et tormioay mon jurement par eea paroles, tenant la main sur le canon da la messe 7~<t ~M t~ W~W~ <~Aaff sancla ~t<!0~/M. Cela fait, le P. Cotton et le P. de Séguiran partirent pour aller à Chaillot trouver M.le Cardinal et luy donner toutes les asMuranees que la Religion et la prudence humaine peuvent donner en ce cas. H. te Cardinaldit froidementqu'il estoit marry de la peine qu'ils avoiant pris, et que j'avois tort do me mettre en peine, apr~s t'asseurance qu'il m'avoit donnée le jour devant; quiconque fust. au reste, l'auteur de ce livret, qu'it a'en repen. tiroit. NosPtrea luy dirent derecbef qu'ils mettaient la main ao feu pour soutenir mon innocence. Le P. S~guiran luy ayant dit qu'it voubit estre bruste pour moy, M.te Cardinalse déclara pins qu'il n'avoit falct, luy disant « MonPère, je vous conseille de feapondre pour voua mesmo. LeP. Coiton ajoata /H~–~ M< M~ M<M«o. Car oo U est innocent, ou il est ta~~ CM)MMtB <«t9. – t. M. t)<: 7~

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08

sous MCHËUEU.

t'BEmËRK t'AHTtE.

« nichant homme du monde, ce que nous n'avons pas recogneu M jusques à posent. ~'ap~s-dinée du mesme jour 87, on plein conseil, M. fe Cardinal produisit ce libelle, et dit hauitement quii sçavoit de bonne part quej'estoia innocent, et que c'estoit une calomniede nos ennemis, laquelle estant découvertemêritoit d'estre chastiée exemplairement. Ce tesmoignage deschargea nostre Compagnie, estant donné en présencedu Roy par la bouche de ceiuy qui se tiontoitle plus interesse. On no laissoit pas neantmoins d'assurer publiquement que, le lendemain 28, mon Mvre dovoit estro brusté par la main du bourreau, en Ïa cour du Palais. Lauemas et Pavereau Inisoientdes assetnbtées dans la maison do SaintUermain, ausquellos on examinoit tous mes iivres pour en tirer quelque conformité du atyte; et en effetils portèrent AM.Je Cardinat un papier dans lequel il y avoit vin~'cinq ou trente cooformitez pretenduea, la plus part ai honteuseset ridicules, que mondiot Soigneur ne jugea pas a propus de tes faire voir a perconno, et ai ne laissoit pas neantmoins d'asseoir son jugement par une préoccupation funeste, disant à tous nos t'eres qui le voioient que j'avoia tort et faitioisdéshonneur à noatro Compagnie; que je me perdroia, a'MSn'y proaoient garde, et mettrois nostre Société en peine. Il Favereau et Lauemas payèrent bien plus avant. Car ayant trouve le movondo retirer quelques feuilleseacritetdoma main, Us coutrenrent mon caractère et cacrÏvirent une lottre en mon nom A un imprimeur do Venise, par taquone je le priois de m'envoyer une centaine des fy~f~oMj ~o/~w~ que j'avoit. faictes, lui recommandant sur ioutoa chose!)Jo secret. Ayant dressd et minuttu cette lettre, Mata portèrent il M. Je Cardinal, qui la montra au P. Cotton,pour ravoir si c'eatoit moncaractère. A quoi te Père repartit que, sur sa part de Paradis, c'eatoit une digne de mort, luy protestant, au pure calomnie et une &UMeM de m'envoyer le Jendemainavec des papiers escrits do ma reste, main, pour découvrir la vérité du faict. J'y fus troia ou quatre fois, mais en vain, car jamais jo ne sceua aborder mondit Sol. goour le Cardinal, pour luy faire entendre t'impoatenre de mes onnemia. Le Roycependant et la Reine disoien~que c'estoit moy qui avois composé ce MbeMe. que le P. Snnron ayant appris par Ce ie rapport de ceux qui hantoicnt plus franchement la Cour et la Beiae mère, résolut de faire ses plaintes au Boy. Et en eNect,

LEP. 99 COXTRE 6ARA8SE. ATTAQUES la veille de la. Chandeleur, devant que de confesser le Roy, il se jetta à ses pieds luy disant Sire, je demande à Vostre de !a partde nosPères qui sontplus « Majestéprotectionet justice, persécutez et opprimez maintenant qu'ils n'ont esté du temps mesme du feu Roy vostre père de 'glorieuse mémoire, quand il n'estoit pas encore dans le giron do t'Egtiso cathoUque. ces paroles, te Roy se mit en action et dit au P. Suiuen d'une Si vous estes afOigez,vous le méritezbien. Car \oix passante est-ce qne le P. Garassusescrit centre moy et contre pourquoy M.te Cardinal de Riohptieu'~ Le P. Sun'ren cuida pasmer à ces paroles, et prenunt des a forces de nostro innocence, it dit au Koy « Si le P. <:aifaMMs esorit ce Mvro,je veux estre chastié pour luy et subir toutes les rigueurs do justice. Je prie Yoatre Majestéde se aouvenir do ce qu'elle m'a ptomi~, quand j'entray en cotte charge qu'aux accusationsqu'on feroit contre nous, elle garderoit une oroiMeAnoatro innoceoee, poura'esotaircir avec moy. – Mais qui quoy, dit !e Roy. c? n'est donc pas le P. <:ara8sua a faict me n ce livre'? Ccpendan' ~atfemaN l'a juré. Le Père no laissa pas écouter Foc~asionpourtuy faire enten. de dre les quaMt~a LaMemaa. ui avoit esté déctaré infâme par q arrest, luy remonstrant que Sa Majestéestoit oMi~ée on cons. ciencode fermer tes oreilles tant à Lauomaaqu'à Du Mouatieret autres semblables, qui font triomphe do calomnier noatre Compagnie et tuy rendr ) de mauvais offices.il promit au Père qu'il n'en croiroit rien !ua, et que désormais il no ao taiaserdt pas prévenir a Lanbmat. La Reine régnante aoua lit la meamofaveur d'en parler ASa Majesté et de luy faire entendre que c'eatoient dea ennemia de n4)stro Compagnie qui probablement avoient composé ce livre pour noua rendre odieux, et qu'H n'y a point d'apparence qu'un homme qui dit la messe chaque jour ait mis la main a un ai m&chaot ouvrage. Si dans la C~ur du Roy nouacationspersécutez A l'occasion de ce tiboMe,nos auait'ea n'pateient paa en maittour ordre dana la Cour du Parlement. Car ce livre ayant esté bru"!6 par arrest des Chambres asttombtéca, M. Servin, qui avoit sur to ctcur la des mémoiredu ~on'j'Kc< ~oyM~ invectiva furieusement contre juges a un décret de prise de corps. moy, suscitant les esprits dc& ApfôHsa harangue, un des plus anciens conaciMeraecctéaiasP t6M(PMneho t. <,<. 0). Bpht.. t. Cf.t~MMdo.foCten, OjMwtM d to!t «t.p. 6M. 2.OowMae tatt~quoe CMMte, <<

PART!B. SOUS CHBUEU. PRENtËRB M tiques, se levant en colère, jura le nom de Dieu que j'e~ntoofrois, a'Uestoit un de MMjuges. M. le Préaident d'Osembray et M.Oostandes,Doyende ta Cour, s'opposèrent fortement Ala con* juration de Sorvio, me donnant ndvis de tout ee qui s*estoit passé, le troisième jour de tovrïor, auquel jour je recMSsur le tard adwta de me sauver la nuiot suivante, d'autant qae la brigue de Servin estoit si forte que, to lendemain quatrième de' février, l'on debvoit asseurémcnt décréter prise do corps contre moy, et me mettre on la Conciergerie. b « Nos P~s, devant que dé rien détopnMnpf.tpoMvèt'cnt on le P. Taeon chez 'a. le Procnrour Centrât, pour d'envoyer prendre son conseil. Le Père y fut sur les huict heures du soir, et ayant faict entendre a tnoadit Soigneur !o Procureur Henérat J'advertissemcntqu'on nous avoit donné, il conseilla à nos Pèrpa de ne rien changer pour cette nuiet, d'autant, tuy dit-il, que te le dessein de vos ennemia aeroit de donner reapouvante au et P. CarassMa le rendre criminel par! son ahaenco. Au reste, de ma part qu'H n'aye point de peur, pour co qu'eo dites'tuy tout cas on ne peut décréter prise do corps contre luy que sur !ea eonctusionades Cona du Boy, ou aur tes plaintes do M. te Cardinal de Richelieu, K'i! se rend partie. Or, quoy qu'i! puisfo arriver, je hty en donneray advia quatre hoarfs <' devant pour te moins, et on quatre heu~a, dit.it, on iait bien do h besogne. le bruit courut cependant par toute la ville do Paria que j'eatoia dana la Conciergerie, prest d'estre mené en Grève, opinion qui'a'eohauBf ai fort dans t'eNpritdo ta popu!ace, que plus do miûo personnes accoururent, qui au Palais, qui vera la Urêvo, qui dana ncatra maison, pour voipa'it eatoit véritable. «eux princes, sur cette rumeur, envoyèrent à Saint-Louis, pour me prier de me sauver en tour hostet, et ce bruit ayant esté porto dana t'assemblée du Ctcrge, on s'apporceut, au diacoura et au visage do plusieurs Êvcsques, {d'}un ressentiment et td*]une aNectionMon différente. Lesuna en triomphoient comme d'une chose faicto, et les autres en tesmoignoient de FaMictiotn En suite de ces opinions, Il, te Cardinal et ses domestiques, ou ceux qui tuy pensoient faire plaisir, n'ont laissé couler aucune occasion, durant te oaresmo pasaé, de calomnier et d'afMger nos Pères, syadiqt<«nttours prédications, teur imposant des leur choses hon.e<Me9, envoyant, on ottMre do vérité, des épigrammes impudiques, après t'~iop ~OMa, les coudoyant et MO

heurtant dansi'estomach à l'issuo de la cbaiM, tes trompetant et injuriant par tes rues avec des atrocités non pareiitea. « L'un de ceux qui a'estpot'té le plus ardemment contre nous, a esté cet homme de néant, nommé Tarin, Recteur de t'Uni* veraité; lequel, comme j'ay dit, de pauvre garaon bailleur (balayeur] de classes de La Flesobe, et fils d'un meunier de e Mochefort n Anjou, ayant esté promeu à cette charge, a taseM ses ingratitudes 'eSacer ton~a les obligationsqn'ii nous a, par tous prattiquant et mesnageant tes sujets imaginaMespour nous donc, se présentant te jour de la Chandeleur perdre. Cetuy'ey devant le Roy, pour luy donner le cierge, suivant la ct-ntume, so fit accompagner d'anë trentaine des plus factieux do t'~aiversitê et, apr~t avoir dit quatre ou cinq tnota &la tonange du actions, il se jetta comme )toy, qui est le thème de MmMaMes font forcené à genoux devant Sa Majesté, tuy disant « Sire, je nuisioy de ta part desUniversitezdo France, pour vousdire que ce sont les Jésuites qui ont composétes livres intitulez ~tcftMO. et .< M~oatF~MH ~««~«Mtc~o/tftfoe. NousNouapresentonsa VoatMMajese.Sire, enquatit6de~énoac}ateurspourdescharger nostMconscience. Aces paroles, le Royt'intertwnpit disant Jo suis bien ayse du so!n que voua avea du salut de mon Estâtet de ma vie; passez outre. Cesparoles assommèrentai fort d'eatonnement t'esprit de ce jeune garçon, qu'it ne aceut jamais dire autre chose, si ce n'est fOeiet! 0 terre! et N'égara si toing qa'it apprêta à rire à toute t'aMistanee qui catoit très belle et tt~a honorab!e<.» Lesennemis do la Compagnie n'ayant pas réussi dans ieura projetaeontreto P. Garasse,incriminèrent unjésuite d'Allemagne, ad ~~t. comme ita t'avaient fait autrefois pour i'M~o s Michotieu, ans contrôler la vérité de leurs assertiona, se laissa au mois de persuader. MHy a trois jours, eerivaii te P. %uurenla conduite juillet 16~0, le cardinal s'eat plaint devant moi de d'un des Nôtres a sonôgard. Jo t'ai défendu comme j'ai pu, en disant que personne parmi nous n'était capable d'one si noire ingratitude; mais je ne crois pas avoir complètement dissipe ses soupçons.Prions Dieudo t'eetairer afin qu'il comprenne combien !a Compagnie fui est toute dévouée.S'il ne nous conserve pas son affection, nous devons nous attendre à toutes sortes de désagréments 0<Mt < t. OM)MM, a<t :my. p. <M-<M. M (Franciae 1.1,o.63). a Bpbt., 9. )~MM SoOteaoP. G~mt, 9$it)U!M M doP.

COKfBE~E P. ~MANB. ATTACHES '11-

toi .&A.a.&

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SOUS

MCHEUBU.

PMSUËRE

PARTtE.

En fait, Richelieu ne cessera d'estimer les Jésuites, maM Il saura bien leur faire sentir parfois sa rancune de ne trouver parmi eux aucun admirateur attitré de sa poUtique. 6. Tandis qu'on menait grand bruit contre la Compagnie de JesMsau sujet des CM~~MMM~o/~f~, Saint-Cyran compilait dans l'ombre et publiait La sommedes ~!M~ /<!MMp~ capiM~ MM~MK~~la Somme ~<'0/O~M<? P. ~MfOM Garasse. du Elle ne comprenait pas moins de trois volumes in-quarto, plus ennuyeux et malhonnétes que nuisibles. Il fallut des coups plus forts et partis de p!us haut pour ruiner le livre du Jésuite. Au mois de février (t626), Jean Tarin; Recteurde rUniveraité, le dénonçait Ata Sorbonneet en sollicitaith censure.Le P. Garasse persuadé que la tiate des propositionsprétendues fautives avait été dressée pa. Docteur Filesac, se préparait à écrire contre tui; maiail en fut détourné par le P. Général it quoi bonjeter t det'huitesur !efeu? '? Le a mars la Faculté confiait à plusieurs de ces membres t'esamen de l'ouvrage. Le 2 mai elle entendit leur rapport et, à une forte majorité, déclara que la Somme ~~o/oy~Mcméritait une censure ?; mais les docteurs qui l'avaient approuvée demandèrent le temps do préparer leur défense un m~is leur fut d'abord accordé, puis te délai fut prorogé jusqu'au t" juillet. A cette date, les réguMorsqui M trouvaient en grand nombre dans t'assemblée J!reni décider à la pluralité des voix qu'on attendrait encore un mois ou deuxann que l'auteur pût « de sa franche volonté rétracter ce qu'il avait écrit aveo trop pou de piété, de vérité et do modestie Enfin le i" septembre, la Faculté, après avoir obtenu du Parlement un arrêt qui éliminait de rassemblée la plupart des« Dooteursreligieux oumendiana~ jugea que te livre du P. Garasse devait être condamné comme contenant plusieurs propositionshérétiques, erronées, scandaleuses, téméraires, et plusieurs passages de t'Ecritura Sainte et des Saints Pères mal cités, corrompus et détournés de leur vrai sens. et des bouCbnneries sans nombre, indignes d'être écriica et lues par des chrétiens et des théologiens n.
1. LeU,e du P. Généralun P. Armand. IfluUle11626¡ au P. de La Tour, 28juillet Too~ 38to)t!~ MM; eo P. P. C~Mtoo P. A~M(t. <4~t)îet )6M<an P. deLa t. t.eUte<h! OamMe, t< JoMtet.aeaoOt tcan. (PMne!aeEpht-, t. tV). 2. <~)tM de M. Lambert, 9 mat <6M (Archiv. Vat-, NuM. d) fMnda. n. 395, f. 954). 3. An« du faoût )6!!0 (Le ~w<ye XU. <630,p. 626-53?). 4. CcNMM<fela ~omme ~oh~Me ~OHfch, t. (b'AtgeaM, CoMeet.~<< t )t, P. Il, p.2S)Oetaa!t.).

CO?<TRB P. GAHASS8. LE ATTAQUES

<M

Revue et confirmée le t6 du même mois, cette censure était injuste. En euët les propositions taxées d'erreur ou de scandale présentaient bien un sens condamnable, si eties étaient considérées isolément; mais, rapprochées du contexte, elles étaient au contraire susceptibles d'une favorable explication. La Sorbonne, avec un parti pris évident (puisqu'elle réoasa en cette circonstancetes Docteursréguliers), ne tes envisagea que de la première manière elle agit avec la même mauvaise foi que Saint-Cyran. Le P. Garasse n'avait pas attendu a Paris la décision de la Sorhonne; il s'était retiré do son plein gré a Bordeaux, loin des avaniesque ses adversaires,Des Barreauxet consorts, cherchaient dans tes mes et jusque'! dans les églises. tt trouva Alui sMscHer auprès de nobles et inébranlables amitiés le dédommagementde tant d'injures, mais ce qui soutint surtout son courage, ce fut la consciencede n'avoir combattu que pour la cause de Jésus'Chdst. Mevonudans ta province d'Aquitaine A laquelle it appartenait par sa naissance, il se consacra tout entier au ministère apostoHquo. Les dernières années de sa vie ont été marquées par un dévouement, une intrépidité que tes historiens tes moins bien' veittantaont été forcéado reconnattre Dansl'intervalle de ses prédications, il rédigea quelques-uns MM/<w<'M de ses souvonira ~<~ ait vray </M/)c~~M<<o~ fOM~ M//e~P<!M~~OM /~J~~<CoW~e~M~M~MM~ ~3 ~M< fait par le R. P. ~a~fOM f<?oy<M<p, en ~aM/t<H~ AonH~~o~c. Cette rotation, a laquelle nous avons fait frit de targcs emprunts, est écrite dans un style original, nerveux, animé non par la passion, mais par t horreurdu vice, l'amour de la vertu et le zêle do la vérité. Pour l'époque o'eat un écrit très français on oubue vite te manque de goût et de mesure quand on est entralné par le mouvement de la pensée, la vivacité de l'expressionet t'éttqueneo d'une âme convaincue.Carasso n'avait pas la prétention d'être un styliste, ni même un littérateur il ne voûtait être qu'un apôtre.!t n'écrivait pas pourplaire, mais pour combattre l'impiété ou défendre l'iuqocence. t<est un narrateur véridique et sincère nous pouvons le croire quand it à BoîdeM*ranoêe étant aaMM!teespeaUfMa d t euh'antc, ).Un Ueed<MM <630 tt setiteofe~met lesmouranteoot!eaf aveo a PotUeM. te 06ao p et quand la y<(6wM, la <Mta<Me lessecours te!ts!on: gagnauf~sd'eotttaterrible de Medo a tt CMCnMt dans 'admtmMas Mn~tneatatnmtMM.villed~ttda gtavet d le Joio d cofnba <4 M attestant nM~ (BtM. sursontombeau tascttpMoc une MMitqoe mua.doPo!Uet9, mas. deDom Fonteneau, 368). XXXtt,

i04

SOUSMCHEUEU.

PREMtËREPARTIE.

Mppo~e des ëvéoemeots dont il a M le témoin, parfois même i<m des acteurs ou lune des~etimea. Aussi le mettfoos.MM encore à on~ut; daM l'exposé des faits qui vont suivre: les est plein son ~.it, éclaireront d'un déta~caraoté~quesdont jour plus vif les témoignagesd'autres contemporains, étfaogeK d'la compagnie.

V CHAPITRE
LA pWESTtON i~BS RËCUUBRS A t.'A8SBMBHÊB GÈt~BAM (i620.i626) SonMnaiM. – t. La question des MejfuMe~. – 2. tnaovaHoa'de t'évoque d'Of4. la question tcans. 3. DiMcuttés des Jésuites avec )'~vt'oue de Po!t!cM. des prtwitcgcs en Sorboune; il Paris; dans le d!ocescsdeLantn~ea. – 6. L'eveque de Seei! et les Jésuites d'Atcu~on. – C. Assemblée de t6%< plaintes de 7. t.'A!iMmbt<e soMtteni te curé t.utthHMMe Le Preste, t!~quo de Quimper. Etienne tUnet pour la de la Bonssac contre les Jésuites. 8. tJu livre du défense des (<rtwtMges. – 9. D~axtMon do t'évêque de Chartres, ou Règle. Mt~tf coa(M les K~uMers. – 10. Con')u~ etnMtse de t'AssetoMee. – H. Corn. tnent la Wc~<«<<H)t est nccuotNie & Home. – t2. Condamnation par t'Assetn. t)!ee da t(<25de demi HbeMM faussemeotattrtba~ aux Jésuites. –13. io~efeace du partemeat. – t4. Bcsistfmce du cturge et rô))) de tticheUeu. SoMMea cmaMM~ttea t. RMueOe do eoeutoeot.) cooeeM~ daot la Contpagote i a) Franciae historia 1 b'FMncta. Ept8to)aegeneMt)um;c) Attuttanta, Ep)ato)ae tieneMtttm. H. AMhhea de la pM<taea de fatia; papiers Rolland. lit. AKMM< de la province <!eLtoo. IV.Noma. AMhhto vattean". NmHtato)~ 'H tTaocta. n. 6}, M,~ 4u9. «& tM~. < S'RT. v. PaWa,BtMtetheque naUooate. f. Hopny. MXHt SMtMea ttaprtm6ea le M<TMttf ~ronfott, ana. <(?*, <<!?). – MeM)'M' J't<f. Vat«<fMdieN<fA<Mftt.–BeaU' a eaKMM,N<<e«u M<<dans CamfC, ~ef.t<Mt).d< du t~t~h~. de OM~f. – CuMcfM""du <of)tto. ~'<)<t:<ott<M FMttoe. – M«h~ J.Mp<KMe a<tr pf<x<<r~<ttt.<- dea «MemM~ ~tt~Mtf: <«<ftMsAt. )t. – Et. etnet, f/MMtt~ d'M<tf~nd pt~/at. – B~t~eNtrc, teMfcMf J~t~M-MM. – <)H"a<M<tM <o<' '<« ~ '<fM<M J~M«M. O'Awtaay. AM)M<M< fonoto Hap))). M<<<e<M JoM~tftmf. 9~Mt< «dt~maMaMM. – ttttoTto 8M. ~fcmeTtot<~otd«e. – C*Mdata. N<t<Wo SM~ <o<~ JfM. P. Vt. fMet, A<'< jM«'n<<~ au ~fM' t<Mc. fByot.~moHdWfA~. oettour. t'M PMt, Ne<AeMA«.t. tv. Men'Hte. M«<otM eoM~ de ~<m~M'. «t«c< « PaM~~M. DU CLBMÈ

I. Noas sommes acrivëNà ooe époque où Je ~eU!can!sm& dev!eat de plus en plus agissant. L'autorité ponUBoaïe,d'abord contesMedana~'ordMpolitique, rest~assi mainteaaotdans J'or. dre MU~iao~ parceax-Mm6mesq<ti,aux-EtataGénéï'aMxdeM~, l'avaient soutenue avec ardeur contre les audaces du Tiers Ktai Edmond Richer peut se consoler de la condamnationdu t. Voiromeit, p. 340 s. t l et

Ma

SOUSMCREHEU. Pt)BM)ÈREARTtE. P

Z.<M en voyant adhérer à ses théories schismatiques la pludes curés de Paris et des docteurs de la Sorbonne. Dans part cette France qui se croyait unie avec Rome, l'opposition gallicane se glisse partout; bientôt eUe va se manifester bruyamment par une attaque générale contre tes privilèges des Réguliers. A vrai dire, depuis le xm* siècle, la magistrature et le clergé avaient souvent cherché querelle aux Ordres mendiants. Plus tard, les décisions du concile de Trente ne parvinrent pas à empêcher les disputes entre tes Ordinaires et tes Religieux. Des conflits de juridiction s'élevaient à tout propos. Si encore on avait plaidé en cour de Rome. Mais non; tes Parlements s'étant arrogé le droit de contrôler tes actes du c!ergé, on vit des pré. lats chercher auprès des cours séculières un appui pour leur opposition à des privilèges accordés par le vicaire de JésusCbrist. a. Les Papes avaient, entre autres, donné aux Religieux te pouvoir d'entendre tes confessions Jn tout temps do l'année. En laissant aux ndè!es la liberté de choisir un confesseur, ils voulaient les attirer en plus grand nombre au sacrement de péni. tenco. <.Or, écrivait le nonce BenUvogtio le & juin <6t9, it y a en France des évêques et des curés, surtout des curés de Paris, qui prétendent que ni tes moines ni tes Pères Jésuites ne peuvent entendre les confessions ni administrer la sainte communion aux jours des fêtes principales~. Il Pourtant la question avait été tran. chée une fois déjà en 1592. lors du démé!é entre les curés de Douay et les religieux de divers Ordres. Un bref de Clément VfH avait condamné los prétentions des premiers et eonOrmé tes privilèges des seconds, en leur recommandant d'en user avec respect et modérationa. A Paris, sous Henri de Gondi, cardinal de Betj!,les réclamations des curés furent vaines le prélat, conseillé parte nonce, ne les écouta Mais il n'en fut pas do pointa môme à Orléans. Au printemps do i6i0. t'évéque, Gabriel de L'Aubespine, déclare aux PP. Jésuites et autres Réguliers de sa ville épisco. pale qu'ils auraient A s'abstenir de confesser <:tdonner la communion, huit jours avant et huit jours après la Pentecôte, et 1. VomomeMt.p.295et6.
<a)0(AMn:~M~ 'M ~w-

2. Lettte de BeoUwogUo an Mc~tatM d'Ëtat,~Ju'D fM, < tt), p. 347).

S.Brefdu22décembre 6M < (O'AwHgny, AMMm~M c~wtoh~oMM. t. h p. geo). r 4.Vo!f lushaot. p

LAQUESTÏOX HËUUUEt~ D!-S t0? comme les Pères de la Compagniereprésentèrent que, vu leurs privilèges, cette prohibition ne pouvait les atteindre, l'évêque la leur Qt signifier juridiquement par voie de notaire. U écrivit ensuiteaux députés du clergé, alors réunis AParis, pour les prier de t'aider dans une cause qui leur était communeet de s'efforcer, à l'occasionde cette assemblée, de maintenir aux prélats et aux curés leur autorité et leur juridiction. MEn apprenant cette nouvelleau cardinal secrétaire d'État, Bentiviglioajoutait « Les députésont embrassé, dit-on, cette affaireavec chaleur ils attendent pour la traiter que les cardinaux soient présents, a0n d'entendre leurs avis; au reste les Jésuites ont accédé à l'ordre do Févéqued'Orléans*. C'étaitde leur part un acte de condescendance, et nullement une renonciationà des privilèges qu'ils n'avaient pas le droit d'abandonner. Le P. Général et le P. Chariot.alors provincial de France, comptaient tenir ferme dans une aSaire intéressant la liberté du ministère apostoliques. Maisla vivacitéet l'impressionnabilité de M"* L'Aubospineréclamaient des ménagements. de 11ne faut pas l'irriter, mandait Bentivoglio & Borghèse, car d'une nature très ardente, il e<~ hommeà porter tout à l'extrême, ne serait'ee que pour avoir la satisfactionde faire parler do ses nouveautés. Il s'est déjà cahné un peu, et, commeil est mobile et changeant, on peut espérer qu'une autre fois il se montrera De fait, l'évoque d'Orléans, plus favorable aux religieux3. revenu a des sentiments plus modérés, ne renouvela pas son ordonnanceà l'occasionde la Toussaint;en conséquencele nonce s'abstint de lui communiquer un bref comminatoire par lequel le Souverain Pontife condamnaitses mesuresantérieures*. Cependant l'innovation de M" de L'Aubespine, alors que certains exaltésparlaient déjà de convoquer un concilenational en faveur des curés contre les Religieux, oBraya les cardinaux de Itetz et de La Rochetoucauld.Ann de prévenir le retour do sem' blables nouveautés, ils jugèrent indispensable l'intervention simultanée du Pape et du roi le Souverain Pontife presserait Louis XH1d'interposer son autorité auprès des évoquesles plus exigeants, en les laissant libres de soumettre leurs griefs au Saint-Siège. Résolution fut prise d'agir en ce sens~. Nous no t. BenMvcaUoa lettre BoTBhtM, déjàctMe.

a. Lettre du P. C~nCMi u P. Cha~M. o t t!~ot)!et <6t9 <fMne!a.Spisl. <Mo.. . M)). 8. Bent!t06t!o&BM~!)6so, 0 nov. M<0 (AMtt:<o~f<! ~OM<«, t. ht, p. MO). <? 2 4. Do <n6tne tn@me, oot. t<UC(tM<tpm, 6~). ao at p. a BenMtogMo BoîsMse, M sept. MM (op. Wt-, p. MO).

~<M

SOUSMCBBUBU.<

PBNatBRE PARTtE

savonstrop ce qui s'ensuivit, mais nous constatonsau contraire que le cas de l'év&qued'Océans ne testa point isolé. APoitieïs, à Langues,à Alencon, à Quimper, a Hennéset ailleurs tes Jésuites eurent maille à:partir avec.I'Ordinaire. 3. Henri-Louis Chasteigaier de La Hocheposay,depuis sa nomination à l'évêché de Poitiers, en i6tt. s'était toujours montre favorableaux pères de la Compagnie. Graceen partie à sa bienveillance, deux prieurés avaient ét~ unis au coHège SainteMarthe<.Rieo n'était encore venu troubler la bonne harmonie et les études prospéraient sous le gouvernement du P. Lespantard, d quand M-" e La ~ocheposays'a'asade choisir commegrandv!caire Duvergier de Hauranno, auquel il céda l'abbaye de Saint-Cyran en Brenne. Ami de Jansénius, esprit inquiet, présomptueux, farouche, se communiquantpeu, et fort particulier en toutes ses manières so,)uvorgier, nous le savons,n'aimait point les Bisde i saint Ignace. Mard!et entreprenant, il gouverna l'éveqoc et le diocèse, exerçant son inOueneoau profit de son ambition et de ses antipathies. Bientôt les curés poitevins, endoctrinés par lui, ne montrèrent « moins préoccupés du salut des âmes que de l'afauencadesndètesautt messesdes Jésuitesa Un capucin, le P. Athanase, donna dans ces jalousies. Tr&a gonte du peuple, it déclare, pendant le carême do 1620, du haut de la chaire do Saint-Porobairo,qu'il y a obligation de précepte <.d'assister de trois dimanches l'un, pour le moins, A la messe de paroisse<n, et cite â l'appui de sa doctrine certain décret d'un concile provinoialdo Bordeaux. !<e8fldêles N'étonnent,s'alarment du nou. veau joug dont ils sont menacés, se répandent on plaintes dans la vitle et viennent en foule au collège des Msuttes pour les con. Nulter.Le P. Viguior, qui enseignait alom les cas de conscience, fut chargé par le P. Rectour de réfuter la doctrine étroite du capucin.11la fit en dictant un petit traité qui ne permettait pas do réplique Aussitôt Hnvergier de représenter a l'évéqMeque c'en est fait de son autorité a'H ne soutient les prétendus droita de la paroisse.M"do La Rochoposayentre complètementdans ces .M.K~ aident olJand B Il'Bree.,lIle), 9. la du

Btpto.'H~. dit Je<M<'n<<tae, 80. p. 9. fmet, ~< ~WM~~M MM jttw <?<?, p. ?a te ~fettH) ~jmttf, 1.1, p.2. B. ttap!n, op. c«., p. 7t.

LA QUESTION PES H6CUUBRS.

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vues et, le 30 mars, quatrième dimanche de ca~me, it publie l'ordonnance suivante <' Estans advertis du troaMe qu'on apporte depuis quelques jours aux consciences de plusieurs personnes, sur l'obligation que ohaonn a de fréquenter son église parochiate, et désirant y remédier par le pouvoir de nostre charge, nous déclarons et ordonnons qne le décret du dernier concile de Bourdeaux sur ce sujet sera entièrement observé, duquel la teneur s'ensuit « Qoe tes curez ayent à dénoncef Mtours paroissiens cet ancien décret de t'Ëgtise par lequel tous coux-!a sont excommuniez qui par trois dimanches suivais ot continuels n'assisteront à la messe paKtchiatc, que tes confesteurs soyent soigneux d'interroger teurs péntfenis s'its ont detinqué en cet endroit, tear proposant devant les yeux h gt avi<6du péché, afin qu'its ayent & sen '< gardet' & t'avenir*. Cette ordonn"uee adressée au blétropolitain fut soumise à l'examen d'une commission et eonnrmëe le i0 avril. Le cardinal de Soardts, lui aussi, excommuniait les contrevenants et de(enthtit à tontes personnes de diseoter la qMpation~. Cn nt alors courir toutes sortes do bruits au sujet des propos tenus par les Jesuitef. soit entre eux. soit avec les membres de la Congrégation do la Sainte Vierge; on citait même tours paroles Ceux qui estoient assemblés à ce synode (de Bordeaux) estoient <!eaign"rans. Co n'est pas aux évosques à décider la question présente. Le conoMode Bourdoaux n'a pas eato approuvé par le Pape. Ce que le Pape en a dit ne se doit pas entendre comme Monsieur do Poitiers t'explique. t/interprëtation irançoiso faite par tea mestnes évesques synodaux ne respond pas &leur t'usinât Sans s'informer de l'exactitude do ces dires, M~de latin, eto. La Mocheposaydécida de nuppt~mer !o eours de cas de ~or science et tes assomMéea de la Congrégation~ d~nt faisaient partie plusieurs magistrats du Prësidiat; puis il chargea son ~rand vicaire d'aller signifier ta double suppression aux Jésuites. Duvergier choisit mal son temps; rencontra et reconnu a la porte du coUegc par la foute des etcvea sortant de classes, it fut traite ppu respec30maM16!o(Annales MMttM<M des t. M~onaoMf<*~ff~tte '? ~oMeM, de ~<fM. t. n, p.6M). Mf.Ae~ft«w J~M< t. <,p. 2. i 2. <'oM/?fma«oft decelleonfoHaanee. te e~rdina)o Sourdis par (HateaM, ftt., p. <02) 3. AeMefCM~P t ~<M«e,. t, p. St.3!. t. H~oanoHM «tp~tmoat M eona~o~eK ~nno~ dea Mt-tt~cat. t. M, p. 6!0).

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SOUStUCHBUEU. PREM~RB PARTIE.

tueusement. Quant aux Pères, Us promirent d'obéir. Maisl'évêque no se contenta point de leur bon vouloir pour Favenir; il exigea des excuses pour !e passé et une rétractation publique. Puia, ann de venger l'insulte faite à son grand vicaire par leurs élèves, il leur défendit d'exercer aucun ministère auprès dea moniales de la ville1. Acette nouvetto, M" t'~besse de Sainte-Crois, Charlotte Ftandrine de Nassau, fit observer au prélat qu'& l'égard de son monastère telle interdiction laissait quelque tache après elle Est'ce qu'ette-mémo ou ses nt!es o donnoyent scandale à la maison des Pères, ou les Pères à la sienne ? KUevouloit estre éclairée de ce doute atin d'en faire faire la punition requise Lui fut Monsieur l'évesque que rien oo le mouvoit que le répliqué par seul nom de Jésuites; qu'il voutoit les ranger aux termes de leur restabtissoment et à l'observation des saincts décrets et recognoissance de sa juridiction ordinaire, sans av~it recours a t'extraordinaire. contre tes libériez do t'Ëgtise Gallioane » Devant une explication si naïvement claire, t'abttcsse a'inciina mais saobant à quoi s'en tenir, elle adressa des lettres do plainte a ses amis de la cour. Elle no pouvait, disait-elle, maintenir t'ordre et la discipline dans son monastère sans le secours des Jésuites; olle priait donc le roi de lui accorder sa protection~. !'n consoitter d'État vint a Poitiers et recueillit les dépositions de& parties. H était peine de retour dans la capitale, que t'évoque reçut une lettre de cachet par laquelle Louis X!tt lui ordonnait de rétablir tes choses dans t'état o~ elles étaient, do laisser les Jésuites exercer leurs fonctions dans tes maisons religieuses et surtout dans l'abbaye de Sainte'Croix; enfin do ne rien innover en matière de religion dans une province si gâtée par le protestantisme'. La teiiro du roi no parlait pas de la Congrégation do ta Sainte Vierge. C'est que Monseigneur, & la requête de9 Pères et sur la communication des bulles et statuts do cotte pieuse société, avait tcvè son interdit; cela, it est vrai, à des conditions excessives ainsi aucun nouveau membre ne pourrait être reçu désormais sans son consentement, et il se réservait le droit, si bon lui semblait, do tes obliger à faire en sa présence leur acte de consécration' t. Raph,op.rit., p. 71,M. 2. te ~'eMfe <?')<<?, 1.1,p. <, 9. a. Bap!o, . M. p – 4. Repta, . M. Cf.De~oof, AMMx~M PoMfM, . «, <a. a p p 5. O~cMnoHM M'' ffeAa ~ocAe~o~o~ fa CM~~aWon,M moit020 de sur des (~'MK~M <0<.(tt<OMt )t, p. Ott). .t.

CUESTMN

DES RëCUt.<Bas.

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.);t.~AtA 1- n f'A~~t ~t<tï< ~~ooA ~tt~M<m Durant tout le démêlé, le P. Mènera! n'avait cessé d'exhorter les Pères au respect et à la déférence envers t'évoque'. U écrivit au cat~iual do Sourdis, pour le prier de prendre la défense de religieux dont la doctrine était conforme l'opinion commune des théologiens~. Mais, par ailleurs, H btam& la conduite de ses subordonnés sur plusieurs points on avait manqué de prudence en intervenant tes premiers dans une affaire relevant de l'éveque diocésain, et l'on n aurait pas dû accepter, même tacitement, les conditions imposées aux congréganistes. Hy avait ta une grave atteinte aux privilèges de la Compagnie, et mieux eut valu dissoudre ta Congrégation; il fallait doncs'euorccr de lui rendre son indépendance primitive~. Ces: du reste ce qui arriva peu de temps après, lorsque t'évoque de Poitiers se fut rendu compte par tui-mémo de la bonne édification que cette confrérie pieuse c< cbaritabtt; donnait à toute la vitto*.

t. Cette querelle apaisée, d'autres n'avaient pas tardé à surgir. Au commem ement dp 1022, un docteur curé de Paris se plaiKuit. dans une assemblée de Sorbonne, do quelques religieux qui, disait'it, excitaient te peupit* à décaisser los paroisses. Vautres dénoncèrent à ce sujet certain livre d'un Cordelier, Kmmanuet Kottriguo, contenant plusieurs exagérations touchant les droits des Kegutiers. Six mois plus tard, sur le rapport des commissaires chargés d'examiner l'ouvrage, la Faculté 8e disposait a le condamner~; mais le if André Huval, devinant tout le parti que les Hichéristes pourraient tirer de la censure, s'y opposa énergiquement. Il pressa rassemblée de xe rien faire au mépris et en haine si bien qu'on décida de ne point passer outre sans du Pape savoir la volonté du roi. Les cardinaux de La Rochefoucauld et de S<mrdisjugèrent alors que le plus pressé était d'obliger les Riché. ri&tosà se démasquer; on leur demanderait dono de souscrire aux deux articles suivants <' t" Le Pape, comme pape, peut faire des toix qui obligent en conscience tous et chacun des Mdcteschrétiona – 8" Mpeut donner des privitfgea aux religieux pour «en.). t. LeMtpaamPP. AnMM.Sa~Mo.~pMtatdtPMnc~etAquManta.Bpht. ancardinal oSoutd! M~ta <6M(GaU)a. Gct). d )~MM9tt't <Mn~a) P. Bp)«. t. 11 e*tMM9, <0<3-t8?9). 9. t~UîM aoP. Suffren, 1 au ( a5jo!Uet 620, P. tMpao''tJ.a? oet. 1620Aquttao., KcM. <n.,t )t) 0 4. Coidan,N«t. sac. ~eM, . Vt.lib. V. a. M. P a < Ptaeda, 5. ~eMn! dononce ancard.Ladottsto, Jaio<6N (AKMv. NoM. M Vat., C a. 38,fol,312). Cf.DAtgeot~, olt.~M(t<c<ofunt, P. Il, p. <M,<8<. <.Il,

«9

SOUS tCHBttEU. PMKUtÊRB K – PARUE.

entendM les confessionspar tous tes diocèses'. M viseur de Sorbonne,s'eHbrçaen vain d'obtenir deRiobelieu, proHichwet doses adhérents la signature de ces deux propositions, qui tiennent cependant à l'essence mê~o de la diMipUneet de la foi. L'ancien syndic prétendit défendre par son re~s .<l'indépendance de t'au. torité souveraine. teatihertésetunmunitesduroyaume et la vieille doctrine de la Sorbonne 2 Il présenta dans ce sens une ),. Mquete au ConseUd'htat. sans avoir honte de recourir à un tribunal sëonUercontre raction de Ms supëneum ecctés!astiques.Et i'on vit nn ëvôqae, Jean de Vionx.Pont.le ~compenser de son ~!e en lui confiant un canonicat vacant dans ja cathédrale de Meanx Deuxansap~es, ce sera toute une assembMede préiatsqui s'em. parera des théories de Biche, pour leur donner droit d~ cité en France. U'ic)là notonsencore quelque manifestationdd catiica. nisme ép!scopat. En 1633 t'archevcquo de Paris, Jean François de t:ondi. voulut défendre à tous tes religieux de son diocèsede confes. ser pendant la Semaine Sainte et t'octave de Pâques. Le et les cardinaux de Sourdis et de La HochefoucauM. nonce d'accord pour s'etever contre pareille interdiction, en reMrcrent a Home. Quoique la mesure ne dat être appliquée qu'une seuto fois dans l'année, le Saint-Père maintint les droits des religieux: t archevêquese soumit*. Quelques mois plus tard, le 10 septembre, Sebastien Zamet, évêque de Langres, défendait aux habitants du Cbaumont de se eonfeascr et de communier aitteurs que dans t'cgtiso paroiasiate. depuistes Rameaux jusqu'à ta Quasimodo sans une permission pa~iouti&rodu doyen et des chanoines, curez de ladite église~ Ëst-i! vrai que les ;ésuites de Chaumont so soient conformes à i'o~onnanee épiscopate? Le .M~M~ foM taMrmec; il so trompe. Los Pères du cottëgo ue la con. nurent que to mars t0a&. dimancho do ta fut tue au pr~e de l'église paroissia!e, et dès PaMion. où elle Je ils firent Mgniner aux chanoines par un notairejeudi suivant apostolique
a~Mf<M~. . 367.36~ p 8. FM~fM,p. 369. 4. ~x ~x avril Val., tla, o. 63 fol. 2t2-U3}. ~~onnanco de t-~fqa. de t.M~, Msept. MM (AMbtt. t.mm. de Chaumom, 9.13). 0. Ao~<wMM/yonfoh, t. X, n. <MM. MO. p.

t. ~M~<~M~o<f<ca< (f~MMonet p.SM. <. M ~eAef, f 9. W<f. <~

LA CES RËCUUMS. QUESTION

fia

leur appel en cour de Home, déclarant a se maintenir, et tew dit collège, en tours dits privilèges M. Uan<une supplique à la Sacrée Congrégation, les Jéanitea avaient demandé « t" Si une fois approuvés pour los confessions ils avaient besoin pour tes entendre, même oettes des inurmes, d'une nouvelle autorisation des ouréa, dans quelque temps de t'anneo que ce fut, même dans le temps paacat? a" S'ils pouvaient donner la communion à toute sorte de peMonnea.aussi en quelque temps que ce fut de l'année, c<cept6 seutement le jour de Pâques? <- 3~S'iis étaient tenus un non d'observer la dite défense de J'évoque de Langres'. u La sacrée Congrégation répondit, à la première question nô guthement, à la seconde affirmativement, et a ta troisième que !a défense de t ëvequo de Langres ne devait point être ob" spr~ce~M. En agissant commeil avait fait, Sébastien Xamet avait cédé à t importunitédes cttanoines de Cnaumont cependant it avait t:ttMeten Jésuites confesserau temps de Paquea comme à t'ordi. oitite'. Ma qu'il eut reçu ta déclaration de Momo, il a'em* (tre~iade révoquer Nonordonnance de 1623 par un acte pu. htic qui témoigne assez de son humble soumissionau Saint. Sh'ge*. 5. h'Mvequode S~ez, Jacques Camua, dans une eirconatance semblable, montra moins do dooititô. Nous avons dit. au tome ttt, avec quet peu d'omprcssemoat il avait permis aux Msuitos de s'etabtir dans la petite ville d'Atencon~. Leur fou&soétait a peine ouvert que, sous t'inituence d'ua cure do sa ville épiscopale, membre do l'Oratoire it prit contra eux mtoattitude hostile. Sans dire pourquoi, il leur défendit d'exercer dans leur chapelle aueuno des fonctions du ministère, de prêcher, de confesser, de donner la communion, et m<)mo, aux jours do" fêtes principales, do dire la messe~. Eu vain te t. tf~e<< f~ ~aMt~M <fM <~nt)<t<M <oM<t<tM. ))t, a<. t. o~t du Cf. MM<o<M o~t'~ttMt' fnW~~B)bt.nundoC!)ao!noot, ?). p. note). ( t mM. 3.W~OMtf la x«ft~ CoMjt~tt~oM )<.e.VeK'Mfe ~«nfo~,p. 8«, a)!t). a. ).eUMdn tMn~mt P. Armand, P. a': <aonOt 6!K(t~nda, t!pht.Oen., ) 1. /Vl.
4. 0<'e~ay<tMoM < <<r~M<' top~fM, 39 Mpt. t62t fte ~Mx~e fh' ftf /~aMf«h p, 8t). 8t5). t. Totne )t), p. &29,MO. 6. Cf. HooMate, te P. MMtMe<'<l'oratoire, p. 60t. ?. AtMfMf<!HMW«' (ftaadae hhtoHa, t.t. Mt, o. 6!).. AtMpMf<!HMM«<' ~CM Ut,o. na <:OBM6!<tB <e<t:N– T. «. 8

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SOU& MCHEUEU.

– PRËMtÈRE PAMtE.

P. Jean-Baptistede Saint~wo P. Jean-Bapt!ste de Saint-Jure s'eCor~ de lui pefsoadep combien s'eCorcade toi persuader cette ïoterdicMoo. ceMe contraire & ta <t!aMnt:n~ << concile de interdiction, contpaim à la discipline du Trente et aux pièges de t'tnstitut, nuirait au Mon des âmes, seu! but du nouveau collège d'Alençon; en vain la reine mère et le cardinal de Richelieu joignirent leurs remontrances à celles du P. Recteur; Jacques Camus, loin de céder, exigea l'exécution rigoureuse de ses ordres. Le nonce du Saint-Siège Ottavio Corsini. qui tenait l'évoque de Séez pour un homme de vertu, ne put s'empêcher de lui manifester sa surprise. Après lui avoir rappelé pour quels sages motifs les Papes ont accordé aux Réguliera, entre autres privilèges, celui de confesser en tout temps, il ajoutait En le nombre des confesseurs vous restreignez aussi la restreignant liberté des pénitents. Eu retuoant à des religieux l'usago de leurs privi!èges veux troublerez la pah;, car, seuls les Souverains Pontifes qui les ont accordés sunt maMres de tes réformer; et il no peut venir à l'idée de Voire Seigneurie Ëminentisaime que ces privilèges soient sans valeur. Et Corsini, rappelant que l'année précédente l'archevêque de PariMavait reçu un Marne du Pape pour avo;r voulu retirer tours pouvoirs aux MeguMera à l'occasion des totea pascales, suppliait l'évoqua de Séez de répondre aux intentions de Sa Sainteté, et do ne point priver toute J'annéo une petite ville, comme Atençon, du secours spirituel de quelques Jésuites'. Ces considérations, ces prières adressées le représentant direct et autorisé du Saint-Siège n'eurent par aucun euet. Non seulement Jacques Camus ne voulut rien changer à ses' déci* aions, mais bientôt il tes aggrava par un mandement dans lequel it déclarait excommuniés les prêtres qui entendraient tes confessions ut les Mè!es qui se confesseraient hors de !'ég!iso paroissiale on sans l'autorisation du eurés. do scandale pour les uns, de moquerie pour les autres, Sn{ot t'excom. munication du prélat, même en supposant sa validité, n'at. teignait point les habitants d'un faubourg d'Atenpoa, celui de Monsort, situé dans to diocèse du Mans. tta continuèrent donc à fréquenter Io collège, Charles de Beaumanoir, leur évoque, ayant donné aux Pères pleins pouvoirs; mais eux se glissaient des ndèies des autres quartiers sans parmi que tes
2. ~<McfMOMHMMf (~Mttao MstOfh.t. ))), n. MM. 60).

A~)..

CoM)ot& Camnt, à Jacques 28d6c.t023 nat.. :nopay, MX)V, (B!M. f t.

corfessenrs puissent toujours tes reconnattre. M"Camus, s'apercevant un peu tard que son autorité était compromise, laissa faire*; puis de vives réclamations s'étant élevées de toutes parts, il finit par permettre aux Jésuites de confesser ses diocésains dans la chapelle du cottège, excepté quatre fois dans l'année, la veille et le jour des solennités principales, où ils pourraient entendre les confessionsdans tes paroisses~. t'n grand pas était fait; mais on ne pouvait en rester t&. Le P. Provincial n'avait pas le droit de renoncer à des privilèges accordés par le Saint-Siège en faveur, non des religieux, mais des fidèles. Il profita de sa visite, pendant t'été de i625, pour ccrireà t'évoque de Séozune lettre pleine do déférence et de fermeté. Aprèsavoir signalé, dans tes restrictions apportées au ministère de ses subordonnés, leur caractère d'innovation, puisqu'elles étaient contraires à la discipline du c~noite de Trente et à la pratique universelle de t'Ëgtiso, it suppliait le pré!at d'en reconnattre los désastreuses conséquences. Tellerestriction, disait.it, parnous approuvée devant ou contre le jugement du Saint-Siège, révoqueroit en doute toutes les absolutions que jusqu~s à présent ona données à têts jours,pour ne rien dire do l'espèce d'infamie que porte avec soy l'interdit d'une chapelle detempa en temps.A bien dire, d'une église MU telle restrictionnouvelle semMenodénoter autre chosesinon que le Saint-Siège a erré, ou du moins a eu tort d'exempter tes Religieux et de leur conférer te pouvoit ut los privilèges qu'ils ont, non pour eux, n'en ayant que la peine, mais pour ayder au salut des Ames, en servant messieuMtes évesq~es et soulageant les curez qni sont occupezau baptême, mariage, extrosme-onctiou, sépulture, visitation des malades, et au service do leur église. Mepréhensionqoin'a estéMcte pamnaucun concile (Beuménique et qu'il est matay«éde fairesans oHensM'to pasiouruniveKet de t'ÉgUse,lequel tenant la place de Saint Pierre, a intendance et juridiction sur toutes tes ouailles de Jésus'Christ sans exception. M r Rappelant ensuite t humM«emontrance adressée au Saintsur le même sujet par le synodeprovincial de Bordeaux, il Siège suppliait toprétatdetaisser les Pères d'Alençonexercer librement leur miniatèrejusqu'à la décisiondo Souverain Pontife; « autrement, ajoutait-il, ce seroit prévenir son jugement, vous en comeurle t. Kottce eoMtge (AKbtv. det.ym!). pMV. d'Aten~cn
a. MfdcM. Cf. PMt. Retherches, t. <V,p. MO.

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SOUS PARBE. MCBBtmt. PRÉFÈRE

mandant, nous en obéissant. Ooo si vous estimez de oeteponw&if faire, octroyez-moi do moins que j'attende la t'eaponsede nostre Père Général, sans l'autorité et consentement duquel je ne puia contrevenir à ce qui se pratique en nostre Compagnie par toute l'estendue de la terre. M En Poissant, le P. Coton faisait appel à la piét~ et prudence singulière n de t'évêqne, à son zèté pour « la et protestait de sa très gloire de Dieu, et le saint des âmes n'était pas contraire au dehumble obéissance pour tout ce qui voir de sa charge*. C tt faut croire que M~' amus se laissa convaincre, car désormais ne trouverons plus aucune tt~co de dissentiments entre tui noua et tesJésuites. Maistoutes cesréconcihationsparucatiôres ne changeaient rien aux tendances gallicanes de t'~piscopat. Le concile provincial tenu à Bordeaux en 162~ sembla donner t~dson aux adversaires des Régnïicra il renouvela les règlements de celui de i68a qui restreignait !euM privHègea; il défendit de bâtir des monastères, des églises ou des collèges sans la permission de l'Ordinaire il frappa de censure les prédicateurs qui parieraient contre FoMigation d'assister Ala messe paroissiale un dimanche au moins sur trois; il prétendit qu'en 1632 te Pape Grégoire XVavait défendu aux RégaMers de prêcher et de confesser sans l'approbalion et la permission de t'Ordinaire~. Or, comme le P. Générât le 8t observer au P. Charles de La Tour, la boMe do Grégoire XV n" limitait les pouvoirs des Réguliers que par rapport aux confessions des religieuses, et cela ne regardait aucunement la Compagnie puisqu'ette s'interdit eUo-mcme l'exercice ordinaire de ce minhttère. et n'ailleurs, ajoutait Vitellesohi, il est certain par la déclaration de la Sacrée Congrégation des cardinaux, qui a suivi cette Butte que nos privilèges n'ont point été atteints et que les Nôtres une fois approuvés peuvent entendre tes confessioaa comme auparavant*. » Et !o P. Général ne cessait de recommander aux Supérieurs do voitter avec soin à la conservation des privilèges do la Compagnie. <' Manous ont été accordés par tes Souverains Ponines; nous ne devons ni ne pouvons les abandonner ou en faire Si pou de cas, puisqu'il s'agit de l'autorité même du Saint-Sivgo. 2 è (Ftanctaehhto~a,t. tM. ). Lettre P. Coton JacquesCamus, 4août<6M du n. 67). ~V. S 0~oW<Papse.V~ 8. ~ecfofa«oae<acf. Con~f. one<M<t'pe~Con«.&C. C de &:emDt<t<m (Le.Were"M ~'ancoff.t. X),aa. <6:5, . 692-690). p ~<p< au t <.t~ttMdevitetteschl P. de t~Toor.<"dêc.tM?(~anch Bpbt. Ooa.,. tV).
2. Labbe, M<'M<aM~a ConWMa, t. XV. p. M8. M J[e ~MWF~'fNMfo~, t. X, an. M2t,

!<A(~ESWK'! DES BËCUUERS.

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*n!Ott<t<MM«it!f!nnnnBn<!a<*no nous devons ~pondonc on nous signifiedemodiBernos usages, t«ma<tn<Mmo~A<MMt– dre avec modestie que noua ne pouvonsy consentirsansta volonté formelle du Pape En enet l'heure était venue d'one brmble mais inébrantaMe resistaaoe. « Oneniendoit sourdement, dit un contemporain, des menéescontre les Réguliers et les pnvitégies, et dea propositions aucunementscandaleuses contretoute taMoinoorie(car c'est ainsi qu'ils parteBtdesOrdrea reMgieox)laquelle, à !eupdipe,HfaUoi< réformor et contenir en son devoir*. »

6. Beaucouppensaient alors tlue la prochaine AssemuMe ëoôg rale du cter~ y pourvoirait. Eue s'ouvrit au moisde mai 1625. ou Aen juger par divers incidents pariiouMors locaux, il semble t'ien que bon nombre des tMpuieaa'y rendirent avecl'intention de se prêter aux mesures rigoureuses que tes plus exattéa proposeraient nul doute que ptuaieura prélats iouuenta y apportèrent t'iutentioo très arrôtee d'y faire triompher ieura prëientiona gaiticancs.S'it faut en croire le P. Garasse, le plan d'attaque contre les Religieux aurait été concorté le propre jour de Saint-Thode maa,1684.entra deuxÉvoquesdes plus pulssans touteta France à Notre-Damedes ArdUtioressous prétexte qui se reaconirêrout d'une neuvaioe~ Cesdeux Èvêqucademeurèrentdix jours chez les Pères do t'Oratoire, traitant de leun anaires. Et commeje près. choist'avent à Saumur, jo découvris une partie do leur dessein et en donnaiavisau P. Seguiran. teque!estoit alors Ala cour.Durant etteneuvaine ils ne laissèrent pas de traiter avecmoi fort famitninôrement, ne perdirent aucunede mes sormona; et, los fêtes de NoHtestantvenues.Fun d'eux agt'ëa queje lui quittasseiachaïro. Car en e8e<c'est un des Évêquesqui s'en acquitte le mieux et te ptus dignement do la France. Le B. P. S<'guiranprévoyant te danger docette assemblée, Mten sorte avecM. le Cardinal de La Rochoiouc~utt'que le Roy commandât&M. teChancetier de ta convoquer à Montargis et de t'êtoigner de Paris, pour éviter toutes les ligues et factions des esprits remuons. Aussitost,un des Évêques quej'ai nommés s'ap* 8 auP; t. ~eUMa p. VMetîeMM Ntqnet,sept.t625 du ooP. (~<<feM); (ÏeMgotMO. 8 <Xc.6M t (~<'mm).
2. Oam's?, ~'M <mt'f<!N. (CMamB,e~. eM-, p. 49). 8. Il a'agtt sans donte de Mbnof d-Bahuopet. Mqae de Charltes, et de CaMet de ~AubMp!oe. ét~qoe d o~MaM,eppeM* &tooM un tô!e tmpMhmt dans t'aManbMe de t6a5.

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SOUS MCBEUEU.

PREMiËRE PARTIE.

perçeut de la ruse et en jetta te blasme sur le P. Ségutran; s'en vint nous voir à nostre maison professe, pour nous prier d'oster ceste fantaisie, disoit-il, de l'esprit dudit Père, qui s'attireroit par ce moyen !a haine de tous les Ëvêques de France. Séguiran se laissa aller aux prières qu'on lui en tit de dehors, car dedans il n'en fut jamais importuné par nos Pères*, » L'AssemMée se tint donc à Paris et s'ouvrit au couvent des Grands Augustins, le 23 mai i625~. Parmi ses travaux nous ne retiendrons que les discussions relatives à la question des Réguliers et aux affaires de la Compagnie. La campagne contre les religieux s'ouvrit par l'examen des démêlés du D' Louytre, doyen de Nantes, avec M~René de Rieux, évéque de Saint-Pol-de-Léon, au sujet des Carmélites 3. Le docteur, subdéiégué des cardinaux de La Valette et d<.La Rochefoucauld dans l'affaire du Carmel, avait menacé de jeter l'interdit sur la maison épiscopale du prélat, si les Carmélites de Morlaix, réfugiées dans le diocèse de Saint-Pol à cause de la contagion, refusaient de reconnattre M de Bérulle comme visiteur. L'Assemblée déclara « abusif, nul et de nul eNet » tout ce qu'avait fait le doyen de Nantes*. A partir de ce moment il n'y eut presque plus de séance où quelque prélat ne vint récriminer contre telle communauté, telle abbaye, tel religieux do son d:ocèse. A entendre ces plaintes, on aurait dit l'exécution d'un plan combiné d'avance pour provoquer t'Assemblée à des actes de répression. Pourtant, combien la plupart étaient injustes ou mesquines Le i? juin, Guillaume Le Prestre, évéque de Quimper, porta une accusation contre les Jésuites de cette ville; mais elle ne fut discutée que le surlendemain, lorsque l'évoque de Chartres, Léonor d'Estampes, présenta un rapport sur cette aSaire. En voici la substance « Les Jésuites s'étant, en 1620, tumultuairement et par la faveur du peuple, introduits dans la ville de Quimper, auroieni disposé le mesme peuple à demander avec importunité audit Seigneur Evesque son consentement pour leur establissement a et le prélat, « pour éviter quelque désordre, auroit esté contraint de le leur accorder, à condition toutefois que cela ne pourroit apporter aucun préjudice à ses droits ny t. Garasse, c«., p. 4a. op. a. Voirtomem, p. 67tetsuiv.
4. Le JM~CM~e /hmfo~, 2. Le Mercure yhKtpoh, t. XV, p. 63t. p. Mi et Bott.

LA QUESTION DES RÉGULIERS.

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A son chapitre, soit pour te spirituel soit pour le temporel Le récit que n~us avons fait, sur pièces authentiques, de la fondation de Quimper, au tome lit do cette Histoire nous disdans ce préambule. U pense de relever les erreurs contenues Le Prestre, quels que fussent les motifs déterest certain que M~ minants de sa conduite, avait donné un très libre consentement à l'érection du collège. tt n'est pas moins vrai que les Jésuites en promettant de respecter les droits de l'évêque et du chapitre entendaient bien que la Compagnie serait à son tour acceptée avec ses conditions ordinaires d'existence. JI en fut du reste ainsi pendant plusieurs années. Me<620 à t625 les Pères purent exercer le ministère en Cornouaille et dans la ville épiscopale sans aucune récrimination de la part de personne. Le i" janvier i6~. Guillaume Le Prestre, en témoignage de sa bienveillance, avait même voulu présider dans ta chapelle de la Compagnie les solennités du saint Nom de Jésus. Le matin il y célébra la messe en présence d'une foule nombreuse; et comme le local était trop étroit pour contenir les tidètes, il leur donna rendezvous pour le soir a la cathédrute. Là, H leur adressa sur le mystère du jour un sermon auquel il mêla Jes louanges de la Compagnie, se félicitant du bien que les disciples de saint Ignace opéraient dans son diocèse. Uurant tout le cours de cette année ses sentiments ne se démentirent point, et non plus ne languit le zète des Jésuites à lui donner satisfaction 3. Dans les premiers mois de <625 il modifia soudain son attitude. Les Pères avaient-ils donc changé de conduite? Nullement. l.eurs muvres devenaient ptas fructueuses que jamais: les classes étaient suivies par de nombreux élèves; grâce aux congrégations de la sainte Vierge, l'esprit de piété se répandait dans toutes tes classes de la population tes communions, de plus en plus fréquentes dans toutes les églises, en étaient un signe évident. Mais des ndètes de tout âge et de toute condition assistaient avec assiduité aux exercices de dévotion dans la chapelle du collège, et tes curés de la ville craignirent de voir diminuer leur propre influence. Alléguant qu'ils avaient charge d'Ames et que c'était à eux de les diriger, ils se plaignirent ù t'éveque de ce que tes Pères leur enlevaient leurs ouailles. C'est alors seulement que de des t. ~o~M< f~p~Me f~or~M (Collect. ~e~.f~aM~ desaM.gén. et du clergé, . tt. p<607 eott.). t 2 Voir tome H!, p. M6 et aut*. ~SMMM.coMf~fcM'hop~MMh h 8. t«<erae oMnMoe (FMndce tstor.,t. t)), n. 62).

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SOUSMCHEUm

PREMBËRBARTIE. P

M" Le Prestre crut s'apercevoir que tes jésuites sur empiétaient ses droits, et rendit contre eux ope ordonnance qu'il essaya de dans i'AtaemMée jostiner du clergé'. Leur reproohant, nous dit le d'avoir exercé le ministère sana rapportdeLéonor d'Estampes, avoir été examines ni approuvés par lui, et ~ns lui avoir exhibé leurs pnvUèges. it leur lit défense, le 37 mars t625, <. d'entendre les confessions et de donner la communion depuis le dimanche des Rameaux jusqu'au dimanche de Quasimodo inclusivement. en outre ii déclarait.. rebeMea et excommMn!és, suivant la teneur du canon OMHM M~MM~Mp spa-tM, toua ceux qui n'obéiraient pas ponotueMementSM. Cette ordonnance, le rapport poursuit esté signiné a ayant Léon Le Fèvre, vico-reoteur [du coHôgo], ii y auroit fait response avec évident et autorité mépris de la dignité dudit Soigneur C'est grave; mais, Evesque on nous donne tea par bonheur, termes de cette réponse Los Jésuites a\oient juridte. que voici tion de Sa Sainteté qui avoit universel sur tout le monde pouvoir ans ils avoient exercé depuis quatre dans ladite [le ministère] vit!e, à la vue et sans opposition dudit Seigneur Kvcsque; quant aux privMéges, qu'ils sont pMstx a tes montrer et qu'ils se trou. vent an droit commun des privées; et pour le canon <hMMM M~M~Kf ~~M. qu'il ne denbud aux privilégiés d'entendre les confessions au temps de Pâques, non plus qu'aux évesques et à Sa Sainteté, qui no sont curez immédiats ni propres prostrés ~des et io peuvent paroissiensj. et leurs détégués; par eux-mêmes [ennu les Jésuites de Quimper n'avaient aux pu] contrevenir conditions de leur établissement, n'en ayant admis d'autres que ce que la Compagnie pratique par toute ta Franco sans contrMdit~. “ Héponso parfaite. o& i'on chorchorait en vain ta t. CoMect. e* ~c~M'tûM. d t. e. 2. Ce ~°'°'" T"' du <}"?~ de t~ao (Uu ta<5. Mua hnoM-at )tt) Mt aloal eoctu: Om~ M~~M .~M, cA~f. c,,m <~ aa~M .M«.~ <<a peM~ oMM<o pMM<a < < M~~ M?~M~~ ~l' W'~a~ M~<, ~M~, M~ McMMampeMtMp<Mh<(~a BM)p~o Mce~efe. eMMa~ Mt~M. <nM Mn ~M~<M«mo~ofeeye a~ ~a~ PM ta tact preMWtMMc~te~ K~ 'S~~cS~ le pape et t~eqac sont le o propre a~M <t Mt datt au'oD remplit dob!~<m ?~ ~"f'eu~ de Mnc~p~~ les temps de Mn<e t usagodola pulasance des clés, dontp!a sont les M. p~mteM depo~ta)~ Ao~ le V Mnd do lattan (MM M.a X) d~Me.M) que tes ~M~M~t absoudre librement et licitement MM qui se pM'se.teMn~ ~.efqXS, p"&~S~' au canon ~?"< (0-AM! ~.t t. p. M et sul9.) 3. BtppoU de Monoï d'Estampes (Coll. des pMCM.M~oM. 1. c.).

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DES RËGCUBHS. LA QUESTMM

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moindre trace de mépris; si elle blessa Févêqne de Qntmper c'est qu'eUe était sans réplique. Mais à qui la tante? Guillaume Le Prestre reprochait encore aux Jésuites de soumettre aux mesures disciplinaires, en usage dans tes collèges, les élèves ecclésiastiques sur lesquels it avait seul le droit de correction puis d'avoir choisi pour la construction des nouveaux bâtiments un lieu comprenant, disait-il, « le tiers de la ville a ttii'exagération est évidente; quant à l'ensemble du grief, il hfpsoio d'explication. Conformément aux le~trea patentes du toi, la ville de Quimper Mvaitacheté pour hatir le collège quelques maisons et des jardins~. H~ Le Prestre prétendit que l'emplacement choisi ne pouvait &treaccordé par le conseil de ville, attendu que lui seul, en et qualité de seigneur féodal de Qnimper, avait droit d'en jouir des Molaires" d'en disposer. A la requête du chapitre, les juges défendirent aux Jésuitt's de démolir ni de bâtir dans le fief d'amende pour tous les fpiMopat a peine de cinq cents Mvrea Maisil intervint contreviendroient. matons et ouvriers qui y interdisant aux chaune décision toute contraire du Presidia!, nniaes de poursuivre leur opposition. Ce tribunal permit en même temps de déblayer i'emptaeement et de faire les préparatifs des bâtisses. Mautà donner ensuite une indemnité au de Ronnes prêtât. Celui-ci appela do cetta sentence au Parlement formé de la meilleure partie attendu, disait-il, que le Prësidiai des babitann, était inhabile à connaître de la question ». Plusieurs fois le Parlement se prononça contre t'évêquo Atora Guillaume Lu Prestre se plaignit de t injustice des arrêta, soua prétexte que la plupart des conseillers, appartenant a !a Congrégation do la Sainte-Vierge et ayant leurs enfants sous la direction des Jésuites, étaient plus disposéfen leur faveur~. En somme la ville se trouvait soute en cause dans cea démotés, et t'ôvêquo attribHait tout aux Jésuites. Comme conclusion de son rapport, Léonor d'Estampet demandait Al'Assemblée, au nom de bl"Le Prestre t" Qu'elle s'entendit avec le Pape sur la confection d'un Me9. Aehata dea tt.ta. M~to et 6 sept. t<t2t et 2? maM <6M (Areblvesdu ~nb. lére, D. 6). temporelle dea a.' Terme cmp!oyé en Btetegca poat désigner 'o ~MteMon ~~aqaes. do D.

t.Cf.f!en't!!<o~.f~p.M.).

de a <AKb!w. MoiaMK, 0.) ~~t du Parlement Beonea,juin <a:5 5. Cf.fteuMte, p.e«.. p.2M6. o

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sous MCHBUEU. PRMUËRE PARTIE. « los Exempts et particulièrement tes Jésuites glement afin que puissent être réduite aux termesdu droit commun »; et qu'elle en Ht un artiole des remontrances à soumettre au roi. a*Qu'attendules « habitudes » que Jésuites etQuimpéroisont au Parlement de Rennes, il ptot « à Messeigneurs e t'Assemblée d sejoindre avecle suppliant pour lui faire obtenir a uueévocation de toutes affaires dudit Parlement de Rennes au Parlement de Paris ou au Grand-Consoit. 3*Qu'il fat détenduaux Jésuites de de soumettreleurs élèves ecclésiastiques aux mesures Quimper disciplinaires communesà tous les autres L'Assembléeadopta gravement ces conclusions,mais remit & s'en expliquer dans une séance utténeureoù vu l'importance do la matière, tous les prélats l'on convoquerait, présents à Paris. Le 9 juillet, t'évoque de Chartres retu devant eux son ayant rapport sur les plaints de Guillaume Le Prestre, t'Assemblée décida qu'il serait pourvu par des règlements généraux « aux prétendues exemptionsdes Jésuiteset de tous autres Moineset Religieux Puis elle ordonna la comparution du P. Provincial pour rendre compte de la conduite de ses subordonnés~. La P. Cotonne se trouvait pas à Paris, et le P. de rieur de la maison professe, était retenu au Marguestautd.supé. lit par la fièvre. Ce fut le p. Ignace Armand qui se présenta, pendaut lu séance du ai juillet. )i dit qu'en t'ahsence de ses supérieurs it estoit venu pour assurer t'Assembléeque ceux de la Compagnie no a'escarterent jamais de l'honneur et du respect qu'ils doiventaux prêtais, et que ses supérieurs n'avoueront [n'approuveront]jamais ce qui sera fait au contraire. Knquiss'it vouloitavouer {oudésavouerala du Vice. Recteur de Quimpor, laquetteaeatô lue mot àrcaponse a dit qu'it mot. n étoit que partiouMerre!!gionx.et qu'il en communiqueraitavec ses supérieurs, ne devant entrer en dispute sur cetiequestion.A a quoy M'"le Président reparti que ta présente AssemMée s'of. ne froit pas do disputer; qu'elle ne faisoit qu'ordonner et décider. et partant qu'il eut à prendre un certain dans Joque!il eut à faire foy, de ta part de ses supérieura. temps de l'aveu ou désaveude tarespoDso à tuytue; au deSautdo ce, t'Assembléeprononcera, ainsi que la gravité du fait te requiert.
t. 3 ?S?~C'(<'oM~.dMpw~aM..t. ~Mdem.Cf. Annales <fM MM~o<u ~u~, t. itt, p. 80.M. e.

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LAQUESTKM RËGUUERS. DES i83 M Ledit religieux Ignace a dit ne pouvoir prendre ce temps déterminé, nedépendant point de luy. Quoy fait, Ms'estretiré <. a Onne le revit plus. Guillaume Le Prestre, pour soutenir fes droits temporels, adressaau roi une requête o~ il demandait qu'il ptnt à Sa Majeaté, sans avoir égard aux arrêts du Parlement de Bretagne ni à la sentence du Présidiat, <* ordonner que tes Jésuites ne pourront prendre aucune place dans la ville, que du consentement duditsieur Evesque &.Le Conseilprivé, par arrêt du 25 août 1625 renvoya la requête en la cour du Parlement de Rennes pour estre fait droit aux parties aur l'appel interjeté H. L'aNeirene s'arrangea pas de si tôt. Ennn au mois de mars 1626, à la suite d'une transaction, tes habitants consent!rent & payer, pour les droits seigneuriaux de févêque, une indemnité de seize cents livres s. Maisrevenonsà t'Assembléedu clergé. 7. Le t9 juillet elle «vait entendu les plaintes de M. Vincent Charnass~, curé de La Boussac, au diocèsede Bo!, contre tes jêsjites de Rennes, :t les ayant prises en considération, avait de chargé t'archovcque de Bourgeset t'évoquede MaiMezaia Mre un rapport. De quoi s'agiasait-i! donc ? était situé le Dans tes limites de la commune do La Bouaaao de lirégay (ou Bregain). uni au coHège prieur de Sainte-Marie de Rennes par Paul à la charge pour tes Jésuitesde desservir t'égtise*. Devenus par le fait curés primitifs de la paroisse, ils entendaient y exercer tes fonctioups~ccrdotate' C'était tour droit et mêmeleur devoir; pourtant, verq 1638, Vincent Charnass6, soutenu parson évoque, AntoineHovot,entreprit des'y opposer. Déhoutéde ses prétentions par le Présidiat do Rennes il en ap. pela au Parlement qui d'abord lui donna raison; puis, revenant sur son premier jugement, la Cour. par deux arrêts, reconnut tes titres incontestables des Jésuites, leur permit de saisir le temporel du curé et les maintint en possessionde H eétéb.er la gMnd'messe, faire t'oMco divin et toutes les fonctionscuria!es dea))o<-d«a<M t. MMÛa espMe(~.wetbam de t'AMetnbMc do ete~ (~MH~M d ~t)MM.~<M.p.70.?'! au Le <fM MMfMM. t. <U. 89).
a. HeqnMedoG. ftestM ~(~nxa~ p. 3. b'<!w<'qoc Quimper.commeseteocaf da Nef,aoMtt voulu qo'on N!!tse: atmea de tant eapieMe qu'en bo<Met <oftea*ttîM"d3M t'egHMet aattcsMeot.t~habttantaKto~Mnt d!Mnt que ta supMotMë appartenait au roi t cause de la coneesdoo de r<M:tto!M<e ta ville tour la eonatMcMonet t'eotKUeo do coHegetCtplus tard & tes amies du roi foMnt tentée posées (HeMttte.p. a), M). 6. ~t<oSaBe<aeSe<M<. 287, n. M. p.

<M SOUSMCHEUEU. PKEMtËRE PAMiE. ~~t'A~.t!–-t-t- La en 1 éghse de Boossao aux quatre fêtes solennelles de l'année. avec défense au sieur Cbarnassé de tes troubler à l'avenir “ u.. y C'est alors que le curé, désireux de faire casser les arrêsts rendus contre fui, résolut de recourir à l'Assemblée générale du clergé. Là, il était sur de recevoir satisfaction. Dans la séance du 6 août, présidée par le cardinal de Sourdis, elle ordonna, sur es conclusions de l'évèque de Maillezais qu'on accorderait à H. Vincent Charnassô cent cinquante liv res pour frais de procédure et que le cterge se joindrait avec le dit recteur de La Bous. sac pour poursuivre au conseil du Roy la cassation desdits arrests et tout ce qui s'en est suivi et pour obtenir évocation au môme conseil de tous les proc~ et dia~rends .,u.s et à .nouvoir.. entre lui et tes Jésuites. Après quoi, on chargea les agents généraux du clergé Ild'en faire tes poursuites et ditigences nécessaires, on attendant que rassemblée eut dressé nn règlement sur cette matière~. M 8. L'annonce d'un ~w.~< pour remédier à ce qu'on oppelait tes abus des Réguliers, revenait comme un refrain dans toutes tes décisions prises à leur sujet. L'évêque de Chartres avait été chargé de le formuler; on t'attendait avec impatience. MMttem~ tes travaux de l'Assemblée préoccupaient alors tcus les e~.L.p. Etienne Mnet, provincial de Champagne, étant venu & Paris et s'y étant rencontré avec t'évéque de Langres qui l'appréciait fort, tous deux s'entretinrent de la question du jour. Sébastien Xamet. enronédans l'Oratoire se montrait peu favorable aux privilèges, mais animé d'unie Macère .tétait disposé 6 entendre raison. Le P..re lui avoua franchement sa pensée et ses craintes si t'Assemblée n'y prenait garde, tes opi. nions qui semblaient y triompher la mèneraient à des mesures injustes et ittégates.M. de Langres.ébraate sinon convaincu, te pria de proposer les inconvénients qu'its'imaginoit et de dresser La chose avait trop 'lotion' d'importance pour ?°~. autres occupations, reculât devant ce travail. Mlit parattre. sous le pseudonyme do François de Fontaine, ~a~. <a la ~Me ~<.<~ Rc~gt~lier~. 'SMa!<62~.<Mna~de< Mw~aM. t. Mtt. 6M ~°~ <.<)<,?;?..?,) 'oM~M. 3. GMaMp, J., ~c~OM S. ffa~ p. 49,40. ~1.

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Croissant la hiérarobio, d'après saint Thomas, l'ensemble des pasteurs et des ndèiea subordonnés à un chef unique i'auteur montre que les religieux, comme tels, ne peuvent la troub!er. « LesPapes et les conciles, disait-H, tiennent que les évoques et lescurez succèdent aux apoatres etaux disciples deJésns-Chriat; cela est très vray mais aussi il est vray que tes papes et les conciles ont employé tes religieux et tes ont comme insérez dans ceste hiérarchie, comme fonttesBoys qui, outre la miticeordi' naire et qui va aux despens du Roy, ont des cornettes blanches où s'assemblent les volontaires, qui sont bien souvent les pfe* utiers aux coups, et moyennant qu'ils facent bon devoir et soient soubs i'authorité duMoy, touttemondoiestouc.iesaymeettea admire. Outre ceux qui de droit sont obligez do procurer le salut des âmes, Dieu et son vicaire en iorre ont des troupes d'élite quiis ~n\o\ent au secours, et, pour mieux s'acquitter do leur charge, ilsleur donnentdes privit~ges et des armospourcombattre renfer, tespcchez eUes mathcu~qui accab!enttesames. Con'estdunc pas trouMer la biôrarohie, mais la secourir, vivre et mourir pour son service. Les premiers honneurs doivent être rendus aux évoques et les seconds aux curez; cela est hora de dispute. CequoleareMgieux demandent ce n'est ny grandeur ny honneur, ny revenu, ny séance, ny rien qui esclate; ils no demandent que anepaang et eau travailler jour et nuit servir et consolor tout le monde prescher, confesser, visiter hoapitaux et prisons; on ne doit donc pas «ppetor cela troubler la hiérarchie. L'ÊgMao orientale n'a jamais eu celte créance, veu qu'aujourd'hui même on n'y fait quasi ny patriarche, ny arehevesquo. ny évesque sinon les Roi!gieux do l'Ordre do saint Basile M Et a co propos te P. Binet rapporte un mot du saint évequode <:eueve, dont le clergé do France poursuivait &!otala hNatiOcation. a jour, raconte'M!, que j'avois l'honneur do discourir avec luy et que je luy touchois en discours familier cette corde, il me dit avec sa sérénité angélique Je ne scay où ces mesaieartt vont forger cette hiérarchie et où ils vont imagmer ces distinc. tiona quand it leur plaira, je tour montreray que les religieux sont une des plus importantes pièces de la vreye hiérarchie de rEgMso et y a tel qui fait semblant de vouloir battre seulement les religieux, qui voudroit avoir abattu Ics évëquescttePapo d'Ma 4. E. Btnet,S.J., F!e~po!Me demnMdM ~fondp~at. p. tox. OM~ a. B.Btoet, . J., ~M~ot~e demandes fuM a"~ < grandp~fat. p.87,88,99, . M 8

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mesme. Y~ons, dH-U,Mlas' ~onsetsecwons-uousdo ceux que ta bon Dieu nous envole quand nous aenons encore dix Ms autant que noua sommes, cettea, noua ne serons paa encore la mo~ô de ce qu'M faudrait, tant Mest ~ay que <o<tM wMnd«$est <n MX~t~nopoM<«s<. » Pourquoi donc eneBot, contrairement à t'eap~t de ~ÈvangHe se priver du aeccuMdeaReUgteax~AwaH-on quelque chosesù leur yeprooheF?tc~eP. Bmetexamwe succesa~emeut tous les griefs tant de Ma rebattus «Les MUgteux sont trop attachés au Pape et se voudraient rendpe p~ pa<ssants que~e~ ovesques » Usfont déserter les paroisses et atthent tout à ewx; Maabusent de ~ews privilèges, se tout trop mdepoadants des OcdmatMs < et quasi M)M~e~ts. Msm&pr~ent les eco~asUques et meMMafSles cm~a et empiètent sur eux ne suivent pas les maximes dt) t'oyaume .< Maemp~eat tes metUeuMa chE~pMet se feude~ f comme de pet~a sou~emms~ Ce~ Mppoohea n etatent pas nou veaux on les avait faits aux Ordres les mieux d~sc~p~~nêa, M< aux g~ax tea plus édmant~. Le P. B~et tnoutM qu'Ua sont in~tc qu'on sfen prévaut comme de moUta 4MusoMes, ue sous prôte!i q de combattre les abus des p~\Megea, on chercbe à aMpp~mer p~Megea meMea. Ce qui est fort a pesev, Messogneo~. o* qu'ou n'attaque pasencecy ~~Mg~HeM aeutement, mais l'aut tHe du Samt'S~ge mais yuo~ de rRgU&e (t~a~tout ceM abouti un gfaud paftage); tuatab~ conçues gênotaux, Na~ts cauon~a, la doctrine g&nêtate de t EgUM,fe~uc de )'t!u~eM Qipratiquée par taut de Mèctes; et tout cee, pou point d' boauouret de pou~oh', et pow uu su~otque taut do gt cardinaux hieu sages, taut de aaMuset ~eueraMes ~e;Ma~d a\OMut Mau~M dans le gouvernement de t'Ëgtke u'out voulu tomuer\" Auu d'apa~My t'otrage et de calmer les esprits, le P. aurait voulu que le cannât de La ttocbetouoautd '<a\e< qu'autre q~ lui MssemMat Iltut choM pour arbitre du dit Car H a mo~eu.aj~outott-H,dottou~ef uu hon aooord, d à MeaaeigneuM les pvelaAaet à mesateut~ les curez plus Muta qu'Ua n'eu dêatMnt, et tayaut aussi aux rolig liberté de ~ouh' de tours dM~ts*. M
t. <Mdem,p.?9,60. a. <Md<Ht.p. M. MMM. a.MMeM.p.aM.aM.

·

4. MMem.

· < DES M QOESTKMRË6UUBR8. <87
L'ouvrage du jésuite fut traduit en toutes les langues. Quant au moyende conciliationqu'il avait proposé, l'Assemblée ne te goûta point elle ne voulait d'autre arrangement que la renonciation des ReMgieux à tours privilèges. Un des premiers archevêquesde France, raconte le P. Garasse,voyant qu'on ne nous porta cette parole de la part de FAspouvoitnous OëchM', e sembMe.que noua vinssions &renoncerfranchement t librement aux privilèges ultramontains, ot qu'ils nous promettoient que, et qu'en effet pour un privilège, ils nous en donneroieut quatre, cette parole nous tierionsévesques dans leurs diocèses, n porta bien vilement et lui fit voir qu'elle a un homme qui ie renvoya tendoit manifestement à un schisme et estoit très scandateuse. Unavançoit de sembtabtesdiscours qui n'estoiont que des avantsc.turiera d'une rcbeUion. et on entendit un des principaux Hicheyistesdit~ pubMquementque ai ia corde se rompoit, on l \crroit MeMtOte Pape et les Jésuites confinez au-delà des Monts*. L'inutile démarche tentée auprès du Provincial de la Compagme de Jésus)fut probablement renouvelée auprès des supe. rieurs d'autres Otdtres; mais tous durent répondre qu'ils ne Souverains pouvaientrenoncer a des privilèges accordes par tea Ïo droit de aux évêques Pontifeset qu'ils no refonnaisaaientpoint modifier r~nv-e du Saint-Siège. Aus~i bien, la plupart des membres de t'A~omMëe n'avaient pas non plus, uroyons.nous, cette nretontion.ia. ils n'apercevaient pas la tendance au schiame et <mecachait leur hostilité à t'atat reM~ieMX. nous verrons bien. ils tôt que, tout en désirant la suppression des privMMgos, du Souverain Pontife. n'oserontrien faire sans le consentement 0. Leurs visées furent nettement formulées par Monor d'Es. enfin &la tampes, dans le ~/fMMM~si somont annoncé qu'it tut d'ootobre. séancedu7aoat. Onte d!scutaauxmoisde septembre et <<fMc~<' Il avait pour titre ~f/a~~oH <MM~e~M~«A' C<<!U~a personnes J<'N '/<'~<!n€CSMf cn~fMM ~M/Av~ contre f<tM~oM~Meo~a/e, aotM ~~<<* de ~M~a ~ ~MMp~M, f.e~ p~MM/<~M~. Danscett) Û~/<t«!~oH,tea prôtondnea« entreprises dosHegntiers n étaient tout simplement l'usage des droita &eux coMerés
2.

1.OarMM. aM M<'« t~

.Me~m'e~OMfob, p. ))& ctaoW.

p.M.

<a8

SOUS MCHBUBU. PMtUËRE PARUB.

par les Papes toutes les restrictions apportées a l'encontre par certains évéquea, et dont nous avons parlé plus haut, étaient consacrées; d'autres, ni moins rigoureuses ni plus légitimes, étaient proposées comme règle à suivre dans l'avenir. En un mot, on boulevelsit l'organisation et tes statuts des Ordres religieux; oubliant, ou feignant d'ignorer, que tes Réguliers sont dans la pensée du Saint-Siègetes auxiliairesde i'Ëgtise, on voulait en faire tes auxiliaires du clergé hiérarchisé sur place. La prétention était de conséquence; et sans doute Léonor d'Estampes le voyait, car en finissaut it soumettait son œuvre & l'approbation du Souverain Pontife. Dca qu'il connut la ~<<t<M<, le nonce, ?" Spada, s'en émut; it pria le cardinal de Sourdisd'user de toute son innuence pour qu'elle ne fut pas publiéj. L'archevêque de Bordeaux toi promit qu'elle ne te serait point avant t'envoi d'une deputai~on à Home. ttu reste, ajouta-t'it, j'ai ou soin d'y faire apposer la formule sauf le hon plaisir de Sa Sainteté. » – Précaution vaine, repartit le nonce, puisque déjà on est en train d'envoyer la ~c~<<M< à tous tes évoques et d'en presser l'exécution. François de Sourdis eut beau renouveler sa promesse, i! laissa le nonce pou rassuré, o Je doute fort qu'il réussiase, é~ivait Spada au cardinal Barberiui de mon oot4 je n'ai pas manqué d'agir discretomoutauprès des évéqueabien at!eetionné9au Saint* Siège; tous ~gardent la chose comme très difncite nous connaîtrons bientôt te dénouement '< Les démarchea du nonce ne restèrent pas infructueuses, car dans la première séancedu 2u octobre t'AssemMéo )a résolu. prit tion suivante Sur ce que M*' e cardinal de Sourdis) remontré l a que le Règlement fait pour tenir en devoir tes HéguMera. dovoit estro présenté à NostroSaint'Père, pour eahe autorisé et approuvé par son très grave jugement avant d'est ro divulgué et publié'et qu'estant, commeil est. conformeaux saints Décrets et à l'usage et pratique doce royaume, duquel SaSainteté corno!t les nécessitéset besoins,it no doutoit pas que non seulement Ëtta l'agréeroit mais le loueroit; délibération prise, d'nno commune voix a esté ordonné qu'it soroit escrit à Sa Sainteté avec toute soumission et respect; cependant que ledit Règlement no seroit envoyé, ny publié, ny divulgué et que Mcsseigneurales évesques de Chartres et do Valence iroient de la part do t'Ast. Spada BatbMM,cet.MK(AMb. Nuat.tUPtaneta, M.f. 4M.M4). M A Vêt., a.

LA DES M QUESTION ËCUUERS.

t~

semblée en assurer H" le Nonce et le supplier d'y vouloir joindre ses bons ofnces Dans la seconde séance du même jour, t'évêque de. Chartres donna lecture de la lettre qu'il avait été chargé d'écrire au Saint-Père. Après un bel é!oge du Souverain Pontincat, après des louanges bien méritées à l'adresse d'Urbain ~Mt, l'auteur traçait avec plus d'art que d'exactitude un tableau peu loyal des prétendus désastres causés par tes privUèges des RéguUers A Rome, heureusement, on n'était pas dupe; on ne se faisait pas illusion sur le but que poursuivait t'Assemblée. Aussi le cardinal Barberini, écrivant au nonce, approuvait-il sans féserve st's instances auprès du cardinal de Sourdis, et lui recommandait-it à nouveau de s'opposer de tout son pouvoir a la publication du Règlement, a acte si peu respecteux envers le Saint-Siège et qui entt'ainorait tes plus déplorables conséquences ». n Au reste, lui disait-il, Votre Seigneurie peut assurer les évéquea que Sa Sainteté leur dunnera toute satisfaction conven uab!p e: plus qu'ils no pensent peut-ctre » 1n. Personne j)o doutait que la Compagnie de Jésus ne fut particulièrement vis6o par la fameuse Déclaration. En effet, il s trouvait doux artictes qu'on no pouvait appliquer d'autres qu'à aea propres membres. 0'apfèa te premior, aucun évéque ne donnerait plus les «rdrea sacrés ni les dimissoiroa Aaucun relis!eux qui n'eM déjà fait vœu mdennet de pauvre'é. O'aptès le second, toutes tes fois qu'un religieux sortirait de son Ordre une <' pension congru.: et suffisante p~ur l'entretien de sa vie serait levée par t'évoqua sur la maison dont il serait parti. "La-dessus,rapporte Garasse, comme six Evcsquos ou Archevos')ues noua fussent venus voir tous ensomMe dans la maison professo, entre lesquels estoient les doux de Saumar qui désiroient fortjustifner leurs règlements et nous faire croire qu'ils ne ton* choient en façon du monde nostre Compagnie, mais seulement un tas do Cordoners vagabonds qui soulevoient un grand scandale dans t'Egnse de Dieu, nous leur ftmea avouer que ceq deux articles que je viens dé cotter no visoientque contre nostre Comtes pagnie, et que le dorBior avoH esté auggufe AMeaaieura Eves1.PMcts'Mthat < ~ancodu20och&M. ms., a. Pfoeèa-tetba) 2.séanee duZOOftobîo. m<,
C<M)PA6ftB M <6tt<. – t. M.

3. t~ttM de Bpadat Batbet!o!,2< Ot'. f 3t0.92t).}, -S2t).

t6M (AKht*. Vat., Nna<. <j<Ptane~, a. 406,
0

~0

SOUSRICHELIEU, PMEMtERE PARTIE.

ques par un homme assez connu, sorti de chez nous, cornue l'un d'eux nous confessa franchement'. M Maispourquoi ces démarches des prélats auprès des Jésuites? C'est que déjà le P. Provincial, les supérieurs locaux, le P. Binet, d'autres encore avaient montré par leurs actes et leurs écrits l'incompétence de t'Assemblée dans une matière réservée au SaintSiège, et leur ferme intention d'en appeler à Rome. Si l'on pouvait les tranquilliser, empêcher leurs protestations, leur faire croire que l'entreprise est sans portée, combien cela faciliterait la réussite Car ce que les évêques, eux, veulent demander au Pape, ce n'est pas à proprement parier un jugement, mais la simple « confirmation du règlement concerté contre les prétendues exemptions dos Réguliers »; et ils entendent solliciter cette comirmation, non par devoir, mais par '< convenance et bienet aussi par tactique, séance pour eiouner les plaintes de cherchent à se détacher do l'obéissance certains intéressés qui qu'ils doivent aux seigneurs prélats establis par le Fils de Dieu pour connoistre, ordonner et disposer en son Eglise, sous la direction et souverain gouvernement du chef visible séant à Rome, l'autorité duquel les prétendus Réguliers font mal à propos servir à leur intérêt Ainsi, âpres avoir supprimé en pratique les privitfgcs accordés et de tout temps maintenus aux Religieux par les Papes, on demandait au Pontife régnant tout autre chose encore que son approbation, fa connivence. Etait-ce audace ou naïveté Sans doute, dans cette conduite assez incohérente, il y avait surtout do l'hésitation. es membres de t'Assemblée, résolus pour la plupart de restreindre les privih'gea, n'étaient pas tous également imbus des préjugés gallicans. Les plus sages retenaient tes plus emportas. Ceux-ci persuadés au fond de l'illégalité de teum'uvre, auraient voulu forcer en quelque sorte la main au Souverain Pontife. On en a une preuve dans leur peu de loyauté: en dépit do toutes les résolutions inscrites aux procès-verbaux des séances, M<'<« t. OafBMC, an e'ay. p. 4t. 45. d s Kl a. Votete tftte du proce~ftbat(séanceu 24oelobroi a Surcequi a MM p monstre Mto)tnfcMMifeour tirer unfruit cettaiodu règlement otatt qui qu'il dM e'cmpMona M~M, dofaired~putatton MMecntetMcontrelesp~tenduM des P~tatsdeweM Sainteté, eo pouMutvfe Sa de pour MptMso <)uet'tu't)n seigneurs et dorendraencetteM')Con)te estantconvenable bienséant t'obetsh ecn'iHTUtto)). do !'ateuet l'approbation s de sance ettduean chefwMbte t E~ise, duquel ervira qui l tt été.. e~pMa pourftoanertMpta)ntcs, e sceau t~ assuré pourobtentfes efTet< de m<de t'Atsembteo tG25.) tffocts~Mbat
9. ~<<teM.

CO~AMXATtOX UE U~

UBËLLËS.

i3)

ils laissèrent, avant tout recours à Rome, divulguer le texte de Dès lit ~c/<!f<!«<M<. le iO octobre elle avait été envoyée, au moins manuscrite, daoa plusieurs provinces ecctésiastiques avec une lettre très ferme, invitant les archevêques et évoques & la faire exécuter dans leurs diocèses*. Et quand, le 5 novembre, oo revient sur la question, l'Assemblée, il est vrai, proteste que lesdits règlements ne seront distribués par ordre et ne seront pris en exécution, que premièrement ils n'ayent esté approuvés mais en même temps elle avoue qu'ils sont par Sa Sainteté et no prétend nullement empcscher imprimer et divulgués ceux qui par curiosité les voudront avoir eu puissent prenquj dre de l'imprimeur ou d'ailleurs~ On serait tenté de croire à une comédie. Tout ce que l'on peut dire à )a décharge de f .ssemblée, c'est que !o secrétaire, Kichard, prieur de Lansac, avait agi & son insu, et que rien jusque-t~ no s'était fxit ofnciettement. 81avait encore on sa possession, au mois de novembre, cent vingt-cinq exemplaires de la D~c/oya~oH remettre te 0 du mémo moia signés de lui, qu'it consentit les mains du nonce. M'' Spada, en écrivant à honte ces entre derniers renseignements, reconnaissait que beaucoup do mais pas « au nom do t'As' copies avaient été déjà divutguéea semt'ïée~ 11. L'évoque de Chartres avait été désigné pour porter a Romo, avec te texte de la ~c/ara~on, une lettre < oneetivodes députés du etorgé sollicitant t'adhésion du Saint-Pore, Avant son départ, )o nonce lui signala le mauvais cuct que produirait à !a cour pontinca!e la vue d'un texte imprimé. tt serait aussi préférabte, ajouta-t-il, de remplacer le titre do C~c/oM~OMpar celui de ennn. dans ta lettre à Urbain VUt, H conviendrait .M~Me; de présenter te rt'gtoment comme un simple pr~et en évitant s'H surtout d'exprimer le déplaisir que ressentirait !'A8<iemb!ée n'était pas approuvé*. Léonor d'Uatampcs promit de tenir compte do ces observations; mais, à ce moment même (il t'igno. tait comme le nonce) son voyage n'avait plus aucune raison et dece p & < t. LeUM meMtcuM atchewMqtM;évottOM toyamne ontétapes* d chefet prévenire'e! entreprises esR<so))et<"(te .VfMMM~M~o~.t.Xt, ! p. 715). d 2.PtOf~s-~Mbat séance o t nov.t6M. tn~ dt Vat. NuM. Ftanch,o. C9,f. 490, :<.<ett<eo Spada,7 nov.t6~S(AKMv. t d 4U)j. 4.Ibidem.

132

SOUS RiCHEUEU. – PBEMtÈRE PAUTiE.

d'être. Déjà un exemplaire imprimé de la Déclaration était parvenu à Rome, et Urbain ViU en manifesta tout de suite un très vif mécontentement. Le 5 novembre notre ambassadeur, M. de Béthune, écrivait You~ saurez que le Pape au secrétaire d'Etat Phelypeaux de grandes plainctes de la /)<V!~OM qui a esté faicte m'a faict par t'Assemblée du ctfrgé contre tes Réguliers, m'ayant dit jusque-tà Sa Saincteté que l'Evesque de Spatatro [Marc-Antoine de Dominisj avoit commencé en ceste façon sa désobéissance à t'Egtise. Avant de détibérer sur les abus reprochés aux RcUgieu\, tes prélats dévoient en parler au Roy et le supplier d'en faire escriro à Sa Saincteté; ils dévoient observer le respect qui a esté toujours rendu au Saint-Siège. parler au Nonce et lui faire entendre leurs plainctes, devant que d'en donner connais* sance au public, comme ou a faict. Me tout cela Sa Saincleté accuse particulièrement M. le cardinal de Sourdis. M'ayant adjousté à ce que dessus qu'Elle est toute preste, non pas de démais puter des Italiens pour aller informer dans les diocèses, telles personnes que Sa Majesté luy voudra nommer'. Les justes réprimandes du Saint-Père durent être aussitôt on communiquées aux principaux membres de t'Assemblée refroidirent leurs ardeurs gallicanes. Pronpeut croire qu'elles tant de la circonstance, M"'Spada sut mnn"'uvrer avec tant d a propos que, conformément au désir d't'rbain VHt, la ~<'c/<!<a~«M contre tes Réguliers resta sans effet. « Mais, écrivait le nonce A Barberini, cette suspension sera-t-elle de longue durée? Je n'en suis pas certain, et j'attendrai d'en être bien assuré pour vous mieux renseigner. J'en dois dire autant d'une censure qu on vient et qui me parait indide décréter contre t ~MOH~oad /M d'une si grande Assemblée. Je me demande comment je gne » pourrai y apporter quelque remède~. Spada faisait allusion & affaire qui nous touche très particulièrement. une nouvelle i2. La censure des libelles anonymes J!<! ~o/<«c<ï et ad faussement attribués à des Jésuites, ne /i<~HOM!<!0 /~€M causa pas moins de soucis aux députés du clergé que leur entreprise contre les Ordres religieux. Les discussions qu'elle souleva 6 < nat., t. LettredeBéthane& Phelypeaux,décembre 625(BiN. mss.fr., 3677, f. 17Õ). 2 1626 'Archiv. Nonz. di
Barbertni, janvier 2. LettredeSpada n. 6N,f. 27. ?3). 3. Voir plus haut, ehap. t, n. 6 et 7, p. <9-26. Vat., Francia,

UE CONOAMKATtOX DEUXUBELLES

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sur les doctrines romaines furent comme un prélude de la grande bataille qui se livrera bientôt autour du livre du P. SantareUi. H nous est donc nécessaire d'entrer ici dans quelques détails. La Faculté de théologie avait prié l'Assemblée de i625 de ne les deux audacieux libelles pas se dissoudre sans avoir condamné du vieux restes des doctrines parricides ». Dans la séance ad 7 novembre, quelques prélats ayant dénoncé l'o~o de l'examiner. /~<w, on chargea aussitôt Léonor d'Estampes de Chartres en faisait son rapQuelques jours plus tard l'évêque C~s~-c de rédiger une ~c/a~M port, et on lui commandait ..u nomdu clergé. A cette nouvelle, le nonce alla trouver plula sieurs évoques dociles à ses conseils et leur demanda que censure projetée fut conçue en termes très généraux, comme l'avait été celle de la Sorbonne. Maisune telle réserve ne pouvait il s'attacha beaucoup moins à censurer plaire au rapporteur les libelles qu'à établir les principes du régalismc. 1)'après un tard, son travail, lu en procès.vorbal qu'on devait renier plus aurait été approuve. français dans la séance du 29 novembre, y convié l'autour pour donner sauf certains points. et on aurait censure de la vouloir mettre plus de couM et d'autorité à ladite en latin et la faire imprimer L'évêque obéit, et sa traduction, peu rigoureuse puisqu'il parut avoue s'être attaché non pas aux mots mais aux choses décembre 1625. sous ce titre imprimée, avec la date du 13 C~MM/tMM, ~-cAK~tt~'MMt, ~CO/XM-MMC~~W~tyMP ~M! Mf/M~C/S COMM~M tM~M~f~. rM/M~ /~t ~f/Mf~ e~ /aM~ïM /<&< ~M~~M (Jugement de aMo~yM~s ~M~~M des cardinaux, arcitevéques. évoques et autres qui se sont trouvés en l'assemblée ecclésiastique de toutes les provinces du Royaume, sur des libelles diffamatoires sans nom d'auteur)~. Sans doute le texte de ce ./My<'M<~rénétait et résumait les du idées que Léonor d'Kstampes avait émises dans son rapport 29 novembre, mais n ayant pas été soumis à la connaissance de l'Assemblée, celle-ci ne peut être en rigueur tenue responsable de toutes les erreurs qu'il renferme. Et il y en a de fort graves. Entendons d'abord l'évoque de Chartres nous déclarer te sans fard, sans adulation et médisance, ce que la Religion enseigne « H est donc à scavoir, dit-il, touchant l'authorité des Roys des de ( des 1.Extraits procès-verbaux tAss. du clergé. ~MMa~M M~~ont. t!),p. 88). suiv.

t.

t. 2. Le J~t-CM~ /'tY<))f<"<, XI, p. <OMet

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SOLS HtCHEDEU. – PBEAMEHE t'AHTtE.

qu'ouïe l'universel consentement des peuples et des nations, les prophètes annoncent, les Apostres confirment et les Martyrs confessent que les ttoys sont ordonnez de Dieu, et non ceta seulement, mais qu'eux-mesmes sont Dieux. non par essence, mais par participation non par nature, mais par grâce non pour toujours, mais pour certain temps, comme estans les vrays tieutenans du Dieu Tout-Puissant, et qui, par l'imitation de sa divine Majesté. représentent ici-bas son image. M Apres cet hymne emphatique à l'omnipotence royale; le prélat courtisan ose avancer les propositions suivantes « Le h<'y a en sa disposition la vie et la mort de tous ses sujets. Chacun de ceux-ci est oblige d employer tout son pouvoir pour amptiner t Estât dans lequel il est né, principalement parce que Dieu l'a ainsi ordonné. – Encore qu'un prince ravisse nos biens et qu'it nous osto nostre liberté, qu'il nous surcharge et nous fasse tout le mal que Dieu annonçoit à ceux qui luy demandèrent un ttov, nonobstant tout cela, il faut obéyr au Prince pour fascheu\ qu'il puisse cstre. ~t s'il persécutera hengion.s'tt a lesarmes la main, s'il e~oso les udeiies au martyre: néantmoins, si nous voulons uhéyr à i'Ëscrituro, il vaut remporter une victoire céleste par l'effusion de nostre sang que do souiller la renommée de la patience des Chrestiens, en lui résistant t'épée au poing. Quant aux alliances avec tes hérétiques, it ne faut, dit-it, répondre qu'un mot C'est que le Koy a faict l'alliance parce qu'il ta voulu; a entrepris la guerre parce qu'il estoit juste et raisonnabte. qu'il ou pour mieux dire qu'une telte guerre est juste parce qu'il t'a entreprise'. Il Jamais peut-être le gallicanisme politique ne tétait exprimé avec autant d'audace. Ces maximes parlementaires que te Tiers. Ktat aurait voulu faire déclarer toi fondamentale du royaume, un évéque tes érigeait en dogme de foi. C'était dépasser toute mesure. Le nonce oifrayé réclama. Sur ses remontrances, la majorité de t'AssentMée s'empressa de désavouer Léopor d'Hatampos et set complices Puis, afin de décliner toute participation à une œuvre ~schismatique, olle résolut, le i 2 janvier 1626, sur la proposition du cardinal de La Yattette, de publier une nouvelle censure, portantla simple condamnation des libelles sans aucun exposé de doctrine. Séance tenante t'évoque d'Angers, Char!psNiron, rédigea t. CensnMdesUhettM, t3d~ttmb)ret6M,paTMooo)rd'Bstan)pe8(te.V~<'M<v /~Mf~, p.MM). 2.Vtth~to JVemoWe 8M. Mfon~/e,. V),p. MtM. t

COSUAM~ATtOX

DE DEUX UBELLES.

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–t à fait suffisant. t't~t~ a nn texte très court, – mais t~t tout A ~!t -H:~––< L'/t<~n<MM~od et les ~«a étaient condamnés « commecon< <fM ~o/t~ca tenant plusieurs choses fausses, téméraires, scandaleuses, séditieuses, contre l'utilité, la tranquillité et la prospérité du Moyaume, et contre la personne du Roy, son autorité et son conseil

<3. Loin d'apaiser tes esprits, cet acte, tréa correct, ce tit que les exciter. Le Parlement avait adopté rœuvro de t'évêque de Chartres. Quand l'avocat générât, t~ouisServin, apprit que t'Asscmhtée s'apprêtait ù la renier, il dénonça dans un violent réquisitoire les menées factieuses du nonce, qu'il désiguait par la méprisante quatiOcation d étranger; et la Cour, par arrêt du ~t janvier 1626, ordonna que le Procureur générai auroit <:om<n!sMonpour informer desdites menées, séductions et subornatoutes personnes de tions En même temps, elle défendait s'assembler pour remettre en question la censure de Léonor et d'en publieraucune autre, sous tes peines portées d'Estampes contre tes criminels do téze-majesté Cet arrêt était à peine connu du puhiic, que parut é~atement !a censure dressée par Cher'es Miron, la soute ofnciettement admise par t'Assernt'téo. Aussitôt, ft rihstigation do Louis Servin, nouvel arrêt du Parlement, irrité qu'on méprisât ses ordres ciLa <~oura ordonné et ordonne que ledit arfcst du 21 janvier dernier sera exécuté selon sa forme et teneur. Fait défenses a toutes personnes d'y contrevonit sous les peines y contenues: a cassé, révoqué et annullé comme attentat les actes des détihérations des '.cas dudit ctergê, ai aucuns ont esté faits au préjudice dudit ~'freat leur fait inhibition et défenses d<! ptusa'assembter, publier, n'y faire imprimer aucunes délibérations contraires à celle par eux faicte le t3 décembre dernier, sous les peines portées par ledict arrest~. Le Parlement avait-il donc t'espoir d'intimider les évoques? Knce cas il setrompait. Son ingérence souleva leur indignation. ns convinrent, le <9 février, de convoquer tous les prélats, non députés, présents &Paris, afin de concerter les moyens qui se Le lendemain, pourroient prendre pourtirer raisondudit arrost on décida d'envoyer au chancelier une députation de trois 3. AM<'t du18M~ter<620~on~Mdes<o<-<ow ( ~M~M, t. t«. p.M). 4. ËttMU pMb~vMbaatdesA5!.duclergé.séance des dut9 Mttter(~nnatM des <oMha<M.p. no).
t. AtrCtdu 'h<Jantïet t. CctMM« Mt~cfM&t'e .V<'<TMfe 2) t6M<0'Afgentté, /ira«fe«. .. to?8-<OM). (~ <<)M.~xJ.. H. t'. tt, p p 2.Arrat u21Janvier 626 d 1 (t)'Argen·té, Jud.,1.Il, P. Il, p.199). ('oll. f.<99).

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SOUS MCB8UEU. – PREMtKM PABTiK.

évoques, qui demanderaient l'évocation de t'anaire au Conseil privé, ou, si besoin était, iraient jusqu'au roi lui présenter de très humbles remontrances contre l'acte inquatinabie do Parlement. La réponse du chancelier fut dilatoire, et t'Assemblée parvenue au terme de son mandat dut se dissoudre te ~2février. Auparavant, eUe eut soin de supprimer dans le proc&s-verbat ce qui avait trait au ~cMfMt do Léonor d'estampes t&. Maisles évoques étaient toujours un peu honteux de ce fattum. imprimé ailleurs et sous leur nom. Ils recoururent au cardinal de La Rochefoucauld qui, ne faisant pas partie de l'Assemblée, en avait cependant suivi avec anxiété tous les débats Avec lui ils avisèrent an moyen de sauvegarder t honneur du ctorjsré". Les 26 et ~7 février, tous les prétataet députes présents a Paris se réunirent à t'abbaye Sainte-Geneviève et stj~n~rcnt une Nous soussignés. Cardinaux, Archeprotestation ainsi conçue vesques, Evesquea, et autres ecclébiastiques, taht députés de t'As aemhtée ~éaérateductergé na~uères tenue &Paris, qu'autres prêlats trouvés do présent audit Paris et à la suite de la cour, déctarons il tous qu'il appartiendra qu'encore que noua détestions et condamnions deux certains libelles latins publiés contre ~honneur et l'autorité du Kov et le repos de son Kstat. et approuvions tous ia < ensure faito par ladite assombtéo, y lue et approuvée te i3 de janvier dernier sigme de M" !e t~ardittat do t~ Vatette y présidant, et Micbard, secrétaire, pour 1 envoyer dans tous tes diocèses; néanmoins nous ne pouvons approuver un certain discours latin, publié sous te titre de .~<w<'wf des M~/M~M~, ete. daté du t~ décembre <0~. En désavouons et improuvona respectivement la publication et impression, comme faits sans charge ni pouvoir de ladite AssemMép, ni do nous; et ledit iibeUe n'ayant jamais été lu ni vu daus'tadito Assemblée, ni par au* unde nous que depuis ladite publication, nonobstant certain acte prétendu, signé dudit Kicbard sur l'un des exom* ptairps imprimés, et tes arrêta aussi donnés par surprise sur c'' sujet, tes 21 de janvier dernier et <Hdu présent mois. i~ait en t'Assemblée tenue à Sainte't.enovieve les 20 et 37 février <ea6 Il
t. Lettre do Spada a Barbe~ot.M M~f. tO~a (AM))!v Vat.. KoM. <HFfaacta.o. 65, f. )')9). 2. ~em.f. <09~.<t0.

des «o<.<~M< de a.Mc~'fnMoHt/M ~?'<M~M<'m~e< <M<'m&Mc(~nMofe< !H,p. M).

CO'<OAM!<AT<0'<:tJBELLES. UËUEUX

07

Quand il s'agit de souscrire à cette déclaration, iesév&quesde Chartres, de Soissons et d'Avranehes se sépareront de leurs cotà tègues; ils mirent du moins commecondition teursigoatureque trois proposi~ons suiles autres signataires adhéreraient aux t" four quelque cause et occasion que ce puisse estre, vantes il n'est permis de se rebeller et prendre les armes contre le Roy. 2° Tous subjects doivent ohôyr au Moy, et personne ne les 3"Le Roy ne peut esfre peut dispenser du serment do ndétité. ce soit, ni sous quelque prédëp~c par quelque puis~noe que texte et occasion que ce puisse estre'. » )t ne fut tenu aucun compte détours exigences, et l'évêque de Chartres soutenu par ie Parlement s'entêta dans son refus. Onne sait ce qui serait arrivé, si tth heneu n'avait entrepris de le ra.ncoerade meilleurs sentiments. Ce fut difM<e. <. car il estoit constitué on dignité. apnucstton de faire rétracter un homme eussent bien voûta que la pt!y& de personnes puissantes qui moitié <' dispute M atteophts avant ".Kn<m moitié par douceur, ~onor d'~tampes a te cardinal ohtigea par autorité Kous soussigné, évoque de Charsigner Mnedemi.rétractation le tres. déclarons qu'en la dèclaration que nous avons faite par .mmandoment ductergé, pour ri-fuler et condamnerles livres noua en ~/MMM~o /~Mn et .Vy~~« ~o/~tfa, souscrite de date du i3 décembre a dernier, nous n'avons ou autre intention été tenue en ce royaume que do suivre la doctrine qui a toujours de nos roya que de !em' tant pour la sûreté do la personne Ktat. sans avoir voulu ni entendu en aucune façon condamner ni l'opinion contraire ni aucune autre d hérésie. Fait & l'aria, cf ~7 février tu3u. L. d'Kstampcs, évoque de ChartrM'. C'étaU une médiocre satisfaction dunnén aux autres prêtais: ils s eumnientôront. Le t'artoment, lui, la regarda comme un*'ira. hison. Mans son dépit, it cassa par un ar~t du 3 mars lesdélihératit'ns do i'Assemntée de Satnte.t.encviéve, défendit anx éveques el leur enjoignit, sous présents a t'aris do se réunir do nouveau, peine do saisie de leur temporel, de se retirer dansquinM jours a en leurs diocèses' Ce troisième arrêt fut signifié te 7 mars za~tt~f <62S ~f(te et 'tM 1. p<')ftt«t~oa t~f'M <~ <'Atttft~ <feM<Mt"M. c~ /)wtf" t. Xt,enn.1620, 05. 196). p. de t. 9..M<'wo)t~' ~<<tff<c". f 30!“ est
dans les .V~mo'~ < Mic/'c~ex. mats l'errent 3.00 <MOM a 3 dMembM! twM'*ntc. <. ~Mo«-<-< (le MfA~'M. 1.1. p. 3aT. t. )H. p 96) &.<!<~ << maM 7M.!0!~M<w<<«<MMMf~'M

08

SO~'SMCHEt.)KU.

PREMtKRË PARTIE.

l'archevêque d'Auch, M~' de Trapes, chez lequel se trouvaient réunis six archevêques, vingt évoques et plusieurs ecclésiastiques du second ordre. C'était la cause do la religion qui était enjeu; it importait de ne pas laisser un tribunal laïque empiéter sur la liberté des jugements épis< opaux. L'archevêque d'Auch soutint sacrés de t'Kt;tise. éncrgiqucmentavec t'évoque d'Angers lesdroits du Parlement « en présence et par l'aveu JI répondit aux envoyés de tous M Messieurs du Parlement de Paris n'ont aucune autorité surie clergé de Franco que nous représentons et qui ne retève que du rov. leurs arrêts sont un attentat intotérabte contre l'honneur de Dieu et l'autorité de Sa Majesté, et par conséquent tendant n la subversion de la Religion et de t'Ëtat. Les prêtais ont pou voir et obligation, de droitdivin et humain, de s'assembler pour tesan~ircs del'Église quandles occasions terequi&rent. ils sontassemhtés A présent pour résoudre certaines questions urgentes et surtout afin d'obtenir du pour aviser à co qu'ils pouvent et doivent faire il s'agit, comme préjudiciables rov la caution des arrêts dont A l'autorité de t'~gtise et de Sa Majesté, faire défendre aux dits du Parlement d'en donner de semblables à l'avonir, et détromper tes peuples de la créance qu'ils pourraient y avoir au préjudice du salut de leurs Orneset du respect dô &la religion t. li Cette réponse jeta quelque désarroi parmi les membres du Parlement. Cependant deux jours aptes, le 0 mars, il déclara dans un quatrième arrêt, rendu par dix-sept voix contre quinze, ladite réponse nulle, impérieuse, calomnieuse, tondant à la en mémo temps destruction des lois fondamentales do t'Ëtat d'Auch et t'évoque d'Anil décrétait d'ajournement t'archevéquo Lo toi étant gors, et ordonnait la saisie do leur temporel d'exécuter son absent, la reine mêre défondit au Parlement arrêt avant le retour de Sa Majesté. Dans l'intervalle, Richelieu te schisme, tt iattoit, dit-il, intervint d« nouveau. empêcher maintenir l'autorité do t'Ëgtise, et no pas réunir le clergé, violer cello du Parlement qui, eu beaucoup d'occasions importantes, est nécessaire & ta manutention de t'Ëtat. Le cardinai intéressé en ces doux corps par la dignité qu'il a en t'EgIme et par ta qualité do premier. ministre, sans Messor les droits d'aucune des parties, par un sage tempérament, les tnit d'ac< MM"M~"<' ~'WM-det~ t. ~ftaM~OM f<wt<'c~M'd'~MfA<Ja8M, ~f M t. XV). . «?). Cf.Poyo). me~ Wf~f, 1.H.p. 26),lob. ~<!W< p <t<'«oM~OM.1.t)!, p. 0~. (<<MOMfM 3..t~ dit 0 mo~ M-M

ME COXMMXATtOX HBEHES. UKfX

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cord. !t conseilla au roi d'évoquer à sa propre personne la connoissance de cette aCaire; ce qui fut fait par arrêt du ConA quoi le Parlement ne déférant pas abso)ument stii. comme it eût du, te cardinal crut devoir conseiller au Roi. grande douceur et force tout eosomMe.. [Sa Majesté) envoya quérir quelques-uns du Parlement qu'elle reprit de leur faute; pu!s messieut~ du ctergé, auxquels elle dit qu'eMe les mainticndroit toujours en tours immunités, n'approuvoit pas les arrêts du Parlement contre eux, mais aussi qu'ils se devoient abstenir eu tours réponses de termes qui piquassent cette compagnie'. Le cardinal de ).a Hocbefoucautd entreprit alors de justilier la conduite de t'~p~copat français, dans un ouvrage a'!ress6 au roi et intitulé ~<Mon< ~o«<' le </t~<tt~w fait ~af /< t't~M~ </Pce tOyaMWC~'WM~M~ publie (!<Cf .'f ~e <' jMycM!pn<des fHr</<M«Mjr, L autour M~cAcK*t< etc. «n y tnontre que cet écrit est marque au sceau du schisme erronés de l'article présenté par le retrouve tes principes fiera aux t'.tats<:énéraux de iûH et la doctrine qui a fait condamner le serment de ndétité exige des catholiques par le roi d'An~etorre: encore celui-ci uo prétondait-it étahiir qu'un point do police et de discipline, tandis quo l'évêque de Chartres présentait ses maximes comme autant d'articles do foi~. On croit gëneratement (et la chose est très vraisemblable) que l'ouvrage, paru souste nom du eardiaai do !<a Macbe. foucauld, avait été composa par IL P..tésuitu Jean PhéMppeau*. Hicber prit la plume pour le réfuter en exposant à nouveau ses opinions bétérodoxea~. Toutes ces députes le ravissaient, et !'on raconte qu'à Ja vue dos suc~s régalistes et gallicans dans te domaine reMgieux et poniiquo, Ha'écria un jour avec JV«Mevivit H~o ~oc~M<o(Ma doctrine est pleine orgueil de vie)' Peut-être avait-il raison, si l'on en juge par les cntérpa qu'un ouvrage venu do Home décbatnait en ce mo. menHa même su, les Pères de la Compagnie do .Msus. <f<* t. JV~tOb~ ~<«'M<( t, p. 367. d o. 2.t.eUM 8t)ftd91 do (Archlv. Xunt. t t'Mnc!a. 403. Va)., Batbetint. t0 no*.t020 î. C99, C9tt. a. C'any, op. ftf.. t. 1.p. 388. 4. Cf.aornute~og~ ~f ~aCf<' Jf"M,t. Vt, c. 0?4.N 1. e<M. de tMf«M«'w <MfM)~f à. L'oatMtte e Richer vait t'oot OtMCot"'M<'<o«o/M d a < t fa~Noho'M <ettMHt'cM.M<< '«~<'a<~e oM< ~oNtte tf<«'fo<< o < po"f lesf<'«<< yA<* dft)H<f<' < AoAnfAf/hMcoMM.fOt~tO «'A<«w~M« «' t<'M'~<,pnf f< t – enMo~Mf,028. Cf. <tatttet.Af t<'f~ntOt)~M<c~f, p. 859. !')oM<<fM!Mfoh <teutw. LeLoog. Bibi.A'of.. M. , 665 M 6. Pu)ot,op. cil., t. M,f. x6~

CHAMTME i Y! 8.I'IRE '$var nwanx'r LH PARI,tiM~'T, 'U'¡ SA!iTARtiLU (~~)
1. ,),~ "?"3~ 'e <n.p. ')'f"X~

l'uu da la rue de 'r~t~ Sniut.laccluolf, recevait sis des mieux acbalandés parmi let4que, publicnlione ""toioo ~IIIo"1U itnlien i» liviv du jésui tl un le x~ el ile jiolesfale ItW atti Pvnti~eis puP»itenliae, s nt·ynmendn p-~ '& <“ le d. ~°°' p. Georges de t.a '< .'auvrit. pn"o" quel ~dao. ~i. X .pc~t n. !'Mn des ~J~ ou devait les envoyer .~=:?s=~ ratint lee six exompJraircs Par prudcnce il earYOn:aut de Sprbauue, cinq. docteur Un n'ODporta que ,.CnM~

.1 ce tnn.U<!c 't' .«mer .Mnac.. i.a.is c.~ tn.n.-o du l'aile t'at'c t'1 elu f. Pn. < "c.).tu #les 7. u..)e ,lu 1I[101'e; Ju,nitcx ¡lit ,njct 1'.lrlelll('III, roi t 1'ls,III' "31':l1..Sfl1' .11'\allll~ 1' porlre au 10. I.a Il,1'11'311' i~ il sl¡.:III.'I', du l'. ('01011, 110 la tll"'r!anUioli t'ail. 1'1 alti la 13 C,'IDI,agll'o: a) vorUIIII"II18 r.'nscmra riana d)It:U\f1lSel t:1'rell' X~ 1',1;1"111: 1 i.nectte·us du c) £11,.lo'ae ga,upcea ineauscritea W, 41ti. Io)t'fanrl:lI't:pISI",aeldi 1'raneia. Q, 1"aohI81¡¡,la: a1L ~?. A't"hht'S m .Õa' p6 fil Wriw·frv~rutieimrttm. ,aj-,h,au, sa yESs~sM:~– 1J'It:ptn', rPeR~eAeliere. Aunutes dea A"n~otrâ 'les Lo~ '.urmnitea in.~rfita, rt. il, 1.<' lïe ela l'. l'eorre de Saur<:ea 1mpflméell, nu e·wJ jEara)014 JW« )*Oîlt-30 aur te l'nrloment ~~yy. )·, )t.~ei! ,1!'e"'er Aiatoriyuo fa1i1' i~ l, Iv. f fou. l'rat, 1 '¡j,'h" pu, ut, I:u/ ton,

SoJlUDatre: S. "A). nichetic. ,-cxi.tcn.

.tans le magasin peu après le P. do La Tour, avait remarqué un rouvrage et obtenu du frère do M. Cramoisy d'emprunter aussit&t arnvés Les autres, <~emp!aire pour i'étudier à loisir. Saint-Antoine furent distribués à cinq théotogiens (lui les t ue la manière .\amiaèrent sans retard. Ha reconnurent do suite à traités .tont procédait l'auteur, et surtout aux sujets scabreux mal .tans tes chapitres «x et xx\t, tout le parti que des gens iivro. Au~ te P. Coton. intentionnés sauraient tirer d'un pareil recoud le mis au courant, u'eut.it plus de repos qu'il n'eut car celui qui le si\i. meexemptaire. La chose semblait aisce, on théo. .t. tenait avait un frère .truite. M La Mothe, étudiant t<e soir morne cetui'ci reçut tot;ic au cott~e de Ctermont. elrorts pour retuettre lit maison prort.tdre de faire toux ses t. s~een possession de son bien. Le lendemain donc tf jeune e s'en va trouver son h'ére qui actueMptMOttt stoit ~!igieu\ et le sur la lecture des deux chapitre [tes plus dangetOMX ce qut ttéta~ n.on f~re. je s.a:s bien voyant, it 8'cscria de vous vous amène icy. YoitA un livre qui est capable – <eat pour cela, dit Maistre La ruiner entièrement. de me ~'the, que je viens vous conjurer au nom de Dieu soit parlé. donner ce livre, ann que jamais plus il n'en avec les A la bonne heure; le voilà, do très bon cwur. voir extraits et mémoires que j'en avois faict pour tes fatre chose suis.je mar~ seutement. A vostrc Provincial. ~'une c'est que eo matin, comme je le Msoia. est entré dans mon cstndo un Pocteur de Sorttonno. dos ptus animes contre vo~tre Compagnie, qui ne manquera pas de vous susciter ta'deMUS quelques querettes'. Cet adversaire, en euet. avait eu te temps de noter plusieurs ne s'étaient pas écoles que passages, et vingt-quatra heures et des copies s'en répandirent dans t't'niversité. au Parlement à ceotaiuo dans tes s'en aitoicnt jnsqu'a la Cour. Nos ennemie ~<WM .s«~w~M, demandant boutiques des libraires, Il ~MM~CM. ~MM~~M Les Pérex n faUait arrêter cet esclandre. Mais que M)re? et dévoué, le procureur rêsotureutdo consulter un ami puissant dit que le Koy générât Mathieu Moté. '< Ce bon seigneur nous les avoit accu la diugenco que nous avions apportée pour retirer son advia nous np exemplaires et qu'il nous en avoit loués; qu'à
1. OMaMe, We« ait e~a~ p. «o.

LE DEVANT PARLMEKT. LE HVRE DE S.tXTAMEt.U _d

iM

livres de Mariana, BeUarmin et autres qui avoient traité les mêmes matières; qu'asseurément !e livre seroit bruslé par arrest et que toute la querelle s'assoupiroit dans ses cendres. HSons par. tager cet optimisme, tes Pères attendirent les événements qui ne tardèrent point, !ouvrage étant introuvable à Paris, un président de la grand'chambre, très hostile aux Jésuites, dépêcha un exprès à t.yon où it so vendait depuis quelque temps sans avait choqué personne; huit jours plus tard le magistrat recevait le fameux traité et en connaît l'examen au docteur Filesac, un émute do B!oher. un docile serviteur de Richotiou, un homme tout acquis aux doctrines gallicanes'. 9. Mais quel était donc ce livre incendiaire et capable de faire bannir do France la Compagnie de Jésus? Le ~ac/<ï~ de hae<M<,etc. était le premier volume d'une somme de théoto~ie morale qui, dans le projet de Santarelli, comprendrait toute l'explication du dëcatogoe. A propos du premier commandement, fauteur traitait do l'hérésie, du schisme, de t'apostosio et de la puissance du Pape, successeur de saint Pierre. Sur ce dernier point il suivait la doctrine, & la fois si logique el ai conciliante, admise par Bettarmin et les théologiens du Saint-Siège. Dans le ptan divin tout est subordonné & ta fin suraaturoUe; – or saint Pierre et ses successeurs ont reçu do J<'sua't:hris<la charge de conduire les hommes cette nu – donc Ha ont dans les matières spirituelles un pouvoir direct et immédiat, et, en vertu de cetui'ci, mais indirectement, on pouvoir, suprême aussi, dans les matit'res temporelles relatives à la fin dernières' Comment et de quel droit un roi chrétien pourrait-il se soustraire a la juridiction du représentant do Bieu? Au touvorain pomifo a été concédo le pouvoir te plus étendu do Mer et de dé!!orious tes chrétiens, quels qu'ils soient3 – donc il peut diriger et critiquer h conduite des princes, tes empêcher de faire des lois contraires au bien des âmes, les punir de peines ecetéaiastiqueN, tes excommunier, les déposer, défier leurs peuples du torment do MéMié~. B'aMteurs. wn'eat-co pas une obligation pour un peuple chrétien de ropoussor un prince iundéte ou hèret. GaMMe. t;t. p. 2. Cf. BettMmtn, aom.~o<5, ?. op.t. Il, p. <?. ?<3. Bettatmtn, ~<otMht~-~apnf,8. Op.1.X)t, p. < 4. Bd)aMo!n, De~om.~'o~t.,7.op.t. Il. p. )M.

– <M SOUSMtCHEUEU. PHMMKRE PAHTtË. -t~t -–~–~ –? dehvions craindre ny pis ny mieux que ce qui estoit arrivé aux

ORYANT PAHLEMEKT. LE LE UVMECE SAKTAHELU

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tique qui s'onbrcerait d'entraîner ses sujets dans l'hé~sie ou tinHdétité? Or, c'est au Pape, chargé de veiller aux intérêts de ta religion. de décider si un roi est, ou non, coupable d'un tel crime; c'est donc à lui de décider si le prince doit être, ou non, dépossédé de son trône des Cesthéories devaient soulever la cot<<re régaliens mais elles eanouistes. C'est pourquoi le ) talent alors admises des meilleurs livre du P. Santarelli fut approuvé sans réserves par les réviseurs romans. O'abord par ceux du P. Générai, qui eurent cependant le tort d'oublier ou do négliger ta recommandation faite autrefois de ne plus toucher aux questions irritantes s'ils avaient été puis prudents, ils auraient oblige l'auteur à émettre simplement !e principe du pouvoir des clés sans entrer dans le détail de toutes tes conséquences. Mais ces réviseurs vivaient dans un paya où l'ou regardait comme un avantage pour les rois d'être sujets du Pape; ne sont-its pas excusables de n'avoir pas songé à la monta' Hté peu orthodoxe do t-ertaios milieux français.? Au surplus, ~M~t passerait à en sortant de leurs mains, le 7f<!fM~ mettesdu Vice.Cérant do Rome et recevrait t'estampitta du Mattre du Sacré Palais. Ce dernier ne donna t'/H~<Mo~«' que sur l'approbation do deux docteurs: et il pouvait to faire sans crainte après ce témoignage élogieux du P. Vincent Candide, professeur de théologie, de J'Ordre de saint Dominique. Il J'ai lu avec la f~M etc. du ~cAMM)~ plus grande attention te ?~w~' '/<?~W~~ très révérend P. Antoine Santaretti, dans lequel je n'ai rien la sainte foi on aux bonnes mœure. trouvé qui soit contraire cet ouvrage me parait être plein d'érudition et fait ttien plus, avec une remarquable intelligence. Toutes les choses y sont éclaircies et prouvt'ea par des raisons tirées de ta théologie et de l'un et t'autro droit; et l'auteur y appuie ires & propos sa propre doctrine sur l'autorité d'itiustre!) écrivains et sur des sentiments d'un grand poids. C'est pourquoi je juge que ce livre est trfa digue de voir le jour pour le bien et t'avantage d'un grand nombre~. Assurément le P. Dominicain ne pouvait M douter que certaines opinions, sur l'étendue du Mouvoirpontificat, allaient offusquer, dans le royaume très chrétien, deb parlementaires, des docteurs do Sorbonne et mcmo to cardinal ministre.
i. MMfm. Cf. J. <!eLa Scn~M. Aa ~<ofc~e do~<'<h<<~)f!p. Ot et eohantM. 9. ~offNtu«feNoeM<<,NfA<<M)0<f.f'j)pyo6HMo~. )<nf<'nM<Cf«t<tM<,Bo)n8e, MJaouatU tM&.

SOUS tCHEUE~ PREMIÈRE R PARTIE.
3. En examinant le ytac~o~M <~?~<M~~<, docteur Filesac ne le se proposait d'autre but que de fournir au Parlement des armes contre la Compagnie de Jésus. Lesextraits qu'il en fit ne donnaient point une idée juste de l'ouvrage. C'était des propositions isolées, dont la rigueur était adoucie dans le contexte par des expti cations préalables. En voici plusieurs. Le Pape a sur les princes une puissance de direction, donc il en a une de correction vu qu'il ne peut avoir cette-ta sans celle-ci, pourquoi donc ne pourra.t-it corriger et punir les princes méchants par censures ecclésiastiques? « Pour raison de foi, ou pour quelque ~rand péché, et fort co~nu, si l'Empereurou le Hoi est incorrigible, le Pape peut le déposer. Le Pape peut avertir les rois de tours devoirs et les cbastier. M a été dit Msaint Pierre et à ses successeurs Pais mes brebis. Or, c'est la propre du pasteur de cbastier ses ouailles do la pein~ qu'on juge plus supportante. Donc, si pour !e bien public i! échoit quelquefois que la prudence et la raison dictent qu'il fài!!e chasti~r le prince désobéissant et incorrigible par peines temporelles, voire le priver du royaume. le Pape peut imposer ces peines, vu que les princes sont du bercail de t'Elise' ToUes sont quetques-unes des prétendues erreurs trouvées par Fitesao dans le livre de8antare!H. Eïtesexcitôre.t au plus haut point la fureur de Servin et consorts au Parteme! de Tarin et de ses adeptes dans t'Univorsité. Elles provoquèrentRussi l'irritati~n de ilichelieu. Ces maximes, lit-on dans ses sont <WM< capables de ruiner toute t'Ëgtise de Dieu &taqut:!o les puisaanceK temporellesdoivent être soumises par amour, qui est la sou.siss:sR de la grâce, non par <or<:eet contrainte, qui est la soumission de t'enfer U y aurait peu d'assurance dans les Etats si elles avoient tieu. Qui est !o prince a qui on ne puisse faussement impa. ter des crimes, plus facilement de t'insufnsance & gouverner, et davantage encore de la négligence a s'en acquitter comme il doit? Qui seroitte juge de ce<tchoses? Qui iesconaidéreroitsans passion et sans intérêt ? Ce ne seroit pas le Pape qui est prince temporel et n'a pas tettemeni renoncé aux grandeurs do la terre qu'il y soit indifférent. Mn'y a que Dieu seul qui puisse être juge; aussi les ~PMpMtUoM extraitesdolivredoSanetMe! (~n~M MM<!an< 1. n), p. <M,)&<). < "Mpttsnie évfdent t de MM~M loi. Marine, e Bet<Mm!n, ScatM. ~~MS~ quele Pape autres ne IIIOJeos eufdsalent pas.

LE UVKE PE SAKTARELU DEVAIT LE PARLEMENT.

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rois ne pècbcnMts qu'envers lui, a qui seul appartient ta connaisM est probable que le Pape étabtiroit sanco de leurs actions. mieux son autorité tégitime, s'il arrêtoit le cours des écrivains d'autant que cela donne qui ne lui prescrivent point de bornes, lien à beaucoup de gens mat affectionnés au Saint-Siège de ravaler » sa puissance au delà de ce qu'eue doit être en en'et Maintenant que nous connaissons les sentiments de Michetien, nous comprendrons mieux son rote dans toute cette affaire. Quant au\ Il gens mat aneciionnés au Saint-Siège ",its étaient toujours de Jésus. On a vu prêts & s'en prendre d'abord à la Compagnie les déjà, dans diverses rencontres, &queues extrémités pouvait où les ménera-t-etto, s'ils la sentent parentraîner leur passion '? tagée parle favori du roi? Servin n'eut pas plus tôt re~u les extraits de Fite~c qu'il se proposa do s'en servir avec éclat d~s la première occasion. t.QU'sXm s'étant rendu au Parlement, le 6 mars, pour la vérifi. cation de quelques édits, l'avocat général, selon la coutume, dut le haranguer. Tout le monde attendoit avec une extrême impa. <!encoqu'il tombât sur los Jésuites ce devoit estre le bel endroit » ~du discoure; maisit y fut peine qu'on cessa de t'entendre~" Sa tangue embarrassée brouittait les mots; tout à coup, frappé L'émo. d'apoptesio, il tombait aux pteds du procureur générât. de ce débat, l'ennemi. mor* tion fut gran'Ie de voir, il l'ouverture tci des Jesnites foudroyé sana avoir le temps de se recoanattre ni de donner «n signe de repentance Oo put croire un instant que cette murt tragique refroidirait l'nrdeur de la poursuite. Il n'en fut rien. Dès le lendemain, tes ppocéduret furent reprisas par Omer Tato. te successeur d'ofQce de Servin. t<esJésuites avaient le droit do omptor sur fa bienveit. tuneo it était leur obligé ct avait promis au P. Sirmond de tefr montrer un jour les eHctsdo sa gratitude. Maissa promi'Te ttaranguo tes déçHt c<lour nt presque regretter son prédécesseur. H eochéritsut'tes mémoires et dur t'inimitié de M.Servin si odieusement, que M.le Procureur Général fut obligé de te tirer par la robbe deux ou trois fois. it rapporta non seu!emont tout co qui s'estoit faict contre nostre Compagnie depuis l'an i57!t, mais aussi les plus furieuses catomniet que nous ayons souucrtes en <f<* af'~e~f". 1. 1.il.3S8. t. AMm<Af'<
2. 0 OtMans. La t to < 3. Garas'.e, ~e't o« tM~ L Garas'.e, llécil ot< tM~
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HtCHEHEU.

PREMtÈHE PAHTiE.

toute l'Europe depuis nostre naissance, faisant à tout propos ia lecture de ce qu'il pensoit estre le plus propre pour animer l'esprit des juges contre nous. Et en effect Je fruit de son plaidoyer fut un grand et générât effarouchement de la Cour, et disait-on publiquement que Servin, en l'espace de vint-cinq ans, n'avoit pas tant endommagé nostre honneur que M. Talon dans une matinée'. Sa réputation de "grand justicier') donnait encore un surcrott d'autorité aises paroles; aussi, sur ses concisions passionnées, le Parlement décida-t-i), dans Ja séance du 13 mars, que le livre de Santarelli serait « lacéré, fustigé et brus!é par la main du bourreau dans la cour du Palais Miseen goût par cette première flétrissure, la rage des magistrats s'acharna sur les victimes. « Quelques juges fort anime!: conclurent que l'exécution se feroit dans la seconde basse-cour do la maison professe, tous nos Pères présents. D'autres estoient d'advis de le faire brusier à la fontaine de Birague qui est justement au milieu de la rue Saint-Antoiue, tout au-devant de nostre église. Kéantmoinsundes Présidents qui ne nous a jamais monstré beaucoup d'affection, détourna to coup par une cbresiienne et puissante considération, pour ce que nous estions au commencement du jubilé et que nostro église estant nommée la seconde pour les pardons, it auroitun abord incroyable de peuple qui rocevroit d~ scandale de cette action, au lieu de gagneras indulgences, lesquelles seroient grandement décréditées. Cette mesme raison animoit que!ques autres à pousser plus avant, et t'afuuence du peuple servoit de motif à ieurpassion et à leur animosité, i cari ils nedemandoient autre chose que nostre abaissement et confusion. L'affaire alla si avant, qu'on mit en délibération d'interdire nostre église, ou de prier M~ de Paris d'en nommer ou d'en substituer une autre pour la visitte des pardons affin qu'on eust le moyen de faire l'exécution dans nostre basse-cour sans scandale. On revint néantmoins à la première réso!ution, quelque chaleur que M. le premier Président tcsmoignat du contraire. et le livre fut bruslé. dans la cour du Palais avec une affluence incroyable du peuple Cet autodafé ne pouvait satisfaire ceux qui rêvaient la ruine même des Jésuites, et sur-le-champ ils proposèrent contre eux d'autres peines. « La première fut de nous interdire les chaires de la prédication, qui eust esté un aSront insupportable, pour ce 1. Garasse, <M. p.
2. Gatassp, p. j4a, 149.

que que c'estoit sur le milieu du caresme chaires tant de la ville que de l'Université. La seconde ntpiiteures fut de fermer le cotiège de Clermont, ou à tout le moins de noua interdire la lecture des haultes classes, retenant seulement la les confesgrammaire. La troisième fut de nous deBendro toutes et qualité qu'elles sions d'hommes et do femmes de quelque estat fussent. A ce point M. Deslandes, doyen de la cour. nostre unique tout transporte décolère support en la grand'chambre, s'enleva «Messieurs, à quoi pensonset dit avec un courage merveilleux: nous?Nous avons entrepris de nous faire moquer de nous par toutela chrestienté, car si nous desnendons aux Jésuites les con« fessions d'hommes et de femmes de quelque condition qu'ils soient, it faut que nous déttendionsauttoy et à la Meinemère de se confesser au P. Suitren et que nous leur nommions un confesseur'. 5. On avait rarement vu de séance aussi orageuse (lue colle du t:) mars t62(;, '<ny si grande affluence de peuple, ny entendu à la chambre du conseil un si grand bruit de juges, DU était deux heures de l'après-midi quand elle prit tin. Le P. Garasse revenait alors de Saint-Merry où il prêchait le carême sur le Pout.auhoubte, it rencontra le carrosse do M. de Lamoignon, un des plus insignes amis de la Compagnie, qui se dirigeait à toutes hrides vers )a maison professe. Mon Père, lui dit le Président d'une voixtremblante, tout est perdu A l'heure que je parle on fait hrustcr le livre de Santaretty et demain on doit donner l'arrest tie vostre bannissement. Je m'en vais trouver le P. Cotton pour luy porter ceste fascheuse nouvotto et consulter avec vos Pères ce sa conflue nous avons à faire. Le P. Provincial ayant réuni lui-même irait, accompagné des PP. Jean sulte, on décida que Snuren et Ignace Armand, se jeter aux pieds de Louis X!t! et implorer s~ protection. Par malheur, ceux qui avoient suscité ceste bourrasque avaient aussi prévu la démarche des Pcres et trouve moyen d'éloigner le roi; il venait de partir pour la chasse et ne reviendrait que dans deux jours. Alors le P. Provincial demanda audience à la reine mère et la pria de commander au premier président de surseoir toute nouvelle délibération jusle P. Coton, qu'au retour de Sa Majesté. Mariede Médicis, écrit y eût volontiers consenti, mais monsieur le chancelier, qui <-CatMSf, ~9. <M). p.

)4~ LE U\RK DE SAKTAMËLL)DEVAM LE PAM.EMEXT. ·. v ·v·_ 1 -4 -_w.<t 4les et nous tenions ~nn

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SOUS MCBEMEU. – PREMtÈRE PARTIE.

cependant ne nous est pas hostile, l'en détouma'. » Le désir de Richelieu avait sans doute éteint chez Mariltac tout senplaire & timent de justice et de commisération. Car, dans les dessous de cette affaire, on trouve partout la main du cardinal. Désireux de tenir Rome en respect et de rendre populaires les doctrines réga. tiennes, il n'était point fâché des rigueurs et des excès du Parlement il lui tachait la bride contre les Jésuites, tandis qu'il paralysait le bon vouloir du roi et de la reine à leur égard. Les sachant très utiles et les estimant, it ne cherchai point leur ruine, mais leur humiliation, leur docilité, leur soumission, peut-être leur reconnaissance, et au moment propice il saura se donner l'avantage d'arrêter la persécution. 6. Revenus du Louvre à la maison professe, les Pères reçurent un ordre du Parlement qui citait les supérieurs des maisons de Paris et sept des plus anciens profès, à comparaMre le lendemain devant la cour pour leur faire remonstraoee et te~urprononcer l'arrest n. Cette convocation, raconte le P. Garasse, Il estoit une finesse do deux présidents, lesquels s'estant imaginez que le P. Sirmond, le P. Moratet moy n'estions pas de l'advis do Santaretty, serions pour désavouer publiquement sa doctrine en pleine chambre du conseil, et que par ce moyen on pourroit former un schisme dans nostre Compagnie. Mais, grâces à Dieu. ils ne purent trouver d'ouverture pour découdre et deschirer nostre robbe 2. )J Au lieu de signifier la citation par un huissier suivant l'usage, le procureur générât l'avait fait connaltre aux Pères par un substitut, chargé de les prévenir que la comparution de tous les personnages désignés n'était pas obligatoire il fut donc résolu, sur cet avis, que seuls les supérieurs de Paris M rendraient au Parlement. Le lendemain 14 mars, le P. Coton, provincial de Franco, le P. Filteau, recteur du collège de Clermont, le P. Brossault, recteur du noviciat, le P. Ignace Armand, remplaçant le P. de La Tour, supérieur de la maison professe, empêché par ta.matadie, arrivèrent au palais vers 9 heures du matin. Accueillis par six huissiers, il furent conduits à la chambre du conseil, a travers une foule de curieux qui par sa contenance leur témoigna res1.LettreduP. Coton t'. Général, marst6M(Eptst. . Cotont). au te P 3. OMa'se, . t&3. p 63.
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t.E L'YRE DE SAXTARELLt UEVAKT PARLEMENT. LE

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pcct, sympathie et intérêt. Il n'en fut pas même des juges, le )'. Coton nous t'apprend. « Entrés dans la salle où se trouve la première chambre, nous restâmes debout, la tête découverte devant tes magistrats qui ne répondirent par aucun salut au n'être, pas môme par une légère inclination de tête'. M Le premier président, M. de Verdun, leur reprocha d'arriver en retard et en si petit nombre. Mathieu Mo!ôles excusa il leur avait Cxé l'heure lui mêmeet les avait prévenus que la présence des supérieurs suffirait. Ensuite il fut procédé à t'interrogatoire. Beaucoup d'historiens l'on reproduit d'après Le ~M~CMfe O /<aHfOM. r le P. Garasse en nie l'authenticité. Les rédacteurs du t/f«~ dit-il, Il ont dressé tout un procès-verbal des demandes fie M. te président et des responses du P. Cotton, auquel je puis dire en conscience qu'il n'y a pas un seul article de véritable~ M. Denos jours, M. Fayard ne parle pas autrement. Cet interrogaloire n'a rien d'authentique nous l'avons vainement recherché et fait rechercher dans les registres et les minutes du Parlement do Paris déposés aux Archives nationatcs~. Tenons-nous-en donc à la relation du P. Provincial, la complétant par quelques détaits empruntés à celle du P. Garasse, identique quant au fond. Le premier président demanda d'abord au P. Provincial quel t'tait son nom, ses fonctions n'était-it pas supérieur dos Jésuites de France, et tes Pores qui l'accompagnaient, supérieurs des maisons de Paris ? Le Père, après s'être nommé, dit qu'il n'avait point sous sa juridiction tous les Jésuites du royaume mais seutetnfntceux de la province de Franco; it indiqua ensuite les noms et tes titres do ses trois confrères. Après quoi, d'un ton grave. M. de Verdun N'adressa au quatre Pères conjointement. Mes Pères, la Cour a désiré que vous prissiez la peine de venir icy pour vous faire entendre sa volonté à l'occasion d'un livre do Santaretty, religieux de vostre Compagnie. Vous estes srands dans le monde, mes Pères; vous gouverne!: la plus grande et la meilleure partie de l'univers; vous commandez dana les haires; vous disposez des consciences; vous moulez la jeunesse vostre gré, et qui plus est vous avez l'oreille quasi de tous tes princes~. La cour s'estonno fort de ce que, depuis quelques Lettre duP. Coton anP. Centrât,14maM<6M (PMcdchiatorSa,Ht, n.too). t. a. Garasse, tM. p. 3. Fayard. )~e<'f'< «M* de t. < A~oW~t«' le parlement PH<<9,Il, p. 66. 4. LeP. Cotonuraitpuinterrompre président a te d0fcettephrase !e<aitd'avoir ''oreM)o tousleaprinces rouM ceux-ci de n'envoulaient à la p que point d'admettre pouvoirndirect upapedanalesaBaifeae)np«K!!e9. Compagate te d I t

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SOUS MtCHEUEU.

PBEMt~RE t'AHTtt!.

années, plusieurs méchants livres estant sortis au jour contre l'autorité du Roy, nostre Souverain, vous n'avez jamais dée!ar< vostre sentiment en faveur du prince naturel. -Toute la France est témoin, repartit le P. Coton, que. depuis une vingtaine d'années qu'it a plu au roi de nous rappofcr par édit. noos n'avons pubtié aucun livre sans témoigner notre singulière affection au service de Sa Majesté. – it n'est pas question de cela, rcprtt le premier président, mai~ de combattre par raisons las fausses maximes du tivre de Santaretty et de quelques autres sembtatdes, qui assujettissent mat à propos la couronne dit Roy au Saint-Siège de Rome 1. La Cour désire savoir de vous i" Quel est votre sentiment, au sujet du pouvoir du Souverain Pontife sur tes rois; Pourquoi vous avez si longtemps dinéré de satisfaire A l'arrêt de t<lti et a celui de «m, qui vous ordonnaient de ptésentcr a la tour, dans t'esnat o do six mois, une nouvelle ratincation du décret qu'avoit porté votre Uénérat !Aquaviva;, quand it s'agissait du tivre de Mariana; « ~Pourquoi, lorsque tant de vos Pères écrivent en faveur de la doctrine qu'on appelle indirecte, contraire aux lois fondamentales du Royaume, aocun d'entre voua n a écrit,ni prêché dans te sons opposé. Hëponde!!& ces questions. M Je répondis a ta première, rapporte le P. Coton, que nous n'avions d'autre sentiment que celui des Universités catholiques. « A la seconde, que Votre Paternité avait confirme le décret de son prédécesseur touchant la dangereuse doctrine du tyrannicide) « A ta troisième, que nous avions jugé plusà propos de garder le silence sur ces questions, puisque, on tes traitant, il nous aurait fottu combattre le torrent des docteurs, même saint Thomas, saint Bernard, t.erson et beaucoup d'autres auteurs étrangers et français, ce qui aurait été difnciie; et parce que, si nous avions combattu l'opinion contraire, qui est la plus commune, la nôtre aurait aussi été condamnée par les écoles d'Italie, d'Espagne et d'Attemagno, et que nous aurions eu, dans cette cause, plus d'adversaires que de partisans. C'est pourquoi, nous avions pense qu'il valait mieux étouuercette controverse, d'autant plus que nous avons un Roi qui n'est ni un tyran, ni un usurpateur, tes seuls dont partent Santarelli et tes autres; en sorte t. OataMe, t«., p t65*<6!. op.

DEVAIT LEPARLEMENT. LELhRE HESAKTAMELU

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que ceux qui, sous ce rapport, feignent de craindre quelque triste accident, semUeut faire injure à notre souverain. Vous a Le premier président, reprenant la parole. ajouta avez vu dans quels périls nous ont jetés tes libelles diffamatoires intitulés Af~«'«<! ~o/~tca, ~tt/moM~toad ~~f~, (~Ma~~oMM pourquoi donc, vous qui t;tesinstruits et éloquents, ~<M~/<&~<c<!< Nous répondîmes, n'écrivez-vous pas dans un sens contraire? que nous écririons toutes tes fois que nous pourrions le faire – tt ne s'agit pas d'attendre, réplique te premier a propos. président; il vous faut écrire; et de plus, vous allez signer de suite les quatre propositions dont to grefncrde la cour va donner lecture. Lisez, greffier, à haute et iutctH~ibtc voix Le grenier lut alors les quatre propositions qui suivent i" Que le Roy ne tient son ttoiaume (lue de Dieu et de son 2" Que le M<'yne rccognoit aucun supérieur en son cspée. ttoixume, que t'icu seul. – :t° Que le t'ape ue peut mettre le Ho\ et son Hoiaumo en interdit, et dispeh.~er ses subjets du serment de <id~it6 qu'ils luy doivent, pour quelque cause et f Que le t'apo n'a aucune puissance, ni occasion que ce suit. directe ni indirect' médiate ni immédiate, eoactivc ni directive. sur te )toy, poxr quelque cause et occasion que ce soit~. u Voita, dit te premier président a la nn dota lecture, tes propositions nuxquottes vous devez souscrire. Vous obtiendrez, en outre, de votre t'~re <!<'nerat,qu'il censure et condamne le livre – IlJe lui repondis, rapporta te t*. Coton, que ces cloSantarcni. un mur examen et que, ait premier créaient propositions elles présentaient deux choses itnpossibtcs ta promicro, énonce, que notre t'e~'c t.enerat condamnât ce qu'avait approuve le Battre du Sacré Ratais, puisque, s'it le faisait, il provoquerait sur lui les rigueurs do l'Inquisition; la seconde, que la propo< siiion oit il était dit que le Pape ne peut pas excommunier le ttoi était injurieuse au Roi lui.mômc, qn'fUe le mettait, pour ainsi par!cr. en dehors du berçait de Jcsus*Cbrist et de la communion des Crêtes. A laquelle préside le Souverain Pontife, Vicaire de Notre Seigneur Jésus-Christ et successeur de saint Pierre 3. Le P. Provincial s'arrêta sur ce dernier trait qui no fut pas sans produire quelque émotion; puis, au nom de ses confrères, P d (PMncnt&t. rov..t. n), n. tOO). t. RelationuP Coton au<Jésuites (tEavtes t ~'reuvM, 37&h). e n 2. AtHetes proposOt d déjà 3. Relationu P. Coton citée.

f5â

SOUS tUCHE~EU.

PBEMtERE PARTIE,

il pMa la cour de vouloir bien leur remettre les propositions par écrit et leur accorder le temps de se concerter dans une salle voisine. i! fut fait droit à leur demande, et on les au bout d'un quart d'heure. Tous avaient décidé rappela qu'ils ne pouvaient souscrire des propositions contraires à une doctrine autorisée et généralement enseignée dans t'Égti~e, et ils étaient convenus de la déclaration suivante qu'ils remirent au premier président. « Nous supplions très humblement la Cour d'avoir pour agréable que nous ne tenions ni signions autre chose touchant ces quatre articles que ce que tiendront et signeront les Prélats, les Universités et les autres Ordres religieux antérieurs au nôtre car c'est tout ce que nous pouvons'. n M. de Verdun ordonna aux Pères de se retirer quelque temps, pendant que les magistrats délibéreraient sur leur déclaration. Cette-ci était sage, habile et humble tout à la fois. Sur le point en litige, les Jésuites ne prétendaient point penser mieux que les théologiens des autres familles religieuses et des autres corps savants. Or n'avait'on pas vu, mémo en France, des évoques et des prêtres séculiers suivre la doctrine de Santarelli; n'avait-on pas enten<:Mle cardina! du Perron la soutenir aux derniers États Généraux? Pourquoi donc alors exiger des seuls Jésuites ia promesse de n'admettre que l'enseignement contraire? Le raisonnement était juste, sans il embanassa et réplique ~ois-.a les juges. lls se persuadèrent, dit Garasse, qu'en pariant de se ranger à l'avis des évoques nos Pères faisaient allusion aux animosités présentes de la Cour et du Clorgé, où journeltomeRt on ne voyoit autre chose que des excommunications des Prélats contre le Parlement et des arrêts du Parlement contre les Prélats. La Cour donc s'imagina que c'estoit une espèce de moquerie, à laquelle pourtant it est certain que nos Pères n'avoient passongé. » La délibération se ressentit de la mauvaise humeur des magistrats. Quelques-uns, entre autres te président de Ncsmcs, voûtaient qu'on retint prisonniers le P. Coton et le P. Armand; mais d'autres objectèrent le ridicule d'une mesure ai odieuse, si injusiiQée; de part et d'autre on s'échauffa si fort, que le premier président leva brusquement la séance et renvoya la conclusion à un autre jour. Les Pères furent congédies vers 1 heure do t'apr~s-midi~.
t. Déclaration des eopMeaM de Paris (ŒnTrea et ëpTfatas, n. 87 M<). 2. Garasse, p. <M.)6t.

7. Dans la soirée, le P. Provincial se rendit auprès du nonce pour lui rapporter les événements et aviser avec lui. Spada se montra très réservé; il témoigna sa peine du discrédit où se trouvaient les Jésuites; il donna des consens de modération; mais ii aurait cru manquer à son rote en intervenant comme représentant dn Saint-Siège dans une anaire où celui-ci n'était pas intéressé dhectement et où il serait redoutable de provoquer le dépit de t;nhcueu. t.e cardinal secrétaire d'État lui recommandait de soutenir la cause dos Pères avec cette prudence que demandent des matièressi délicates, danstesqoeMes souventil vautmieux se taire VotreSeigneMrioiHustrissimeu'ad'autre attitude que parter* a prendre que celle de directeur, sans employer !e nom, ni la personne, ni l'autorité du Saint-Père, comme elle a fait très sageme'~ jusqu'ici~. H Quant au pape Urbain Vtt!. son impression nous est connue par la correspondance du cardinal Barberini. la première nouvelle que Sa Sainteté eut par vos lettres de !a commotion qu'avait causée a Paris la doctrine contenue dans tes chapitres x::x et xxx) du haité de ~pf~t, elle jugea, par le souvenir de ce qui était arrivô autrefois, de tout !o mal qui pouvait en résulter. Elle se plaignit amèrement de nos écrivains et particutièrement des Pères de la C"mpaguio à qui les Souverains Pontifes ont si souvent reeomtunndé de ne pas agiter cesqucstiona do l'autorité ponti8cate,qui, uaics et catholiques en principe, trouvèrent cependant toujours nfait une grande résistance, etqui, traitéeasaua autre besoin que 't en faire parade devant !a publie, ne servent qu'à exciter les susceptibilités jalouses des princes, à les irriter contre le pouvoir des papes @t& prévenir contre eux au détriment de l'infailliblo les vérité. Sa Sainteté a chargé !o cardinal Magalotti de faire de s~vèroa reproches au P. t.énérat pour avoir laissé imprimer cet ouvragée » Xotre ambassadeur a Rome, M. de Béthune, aurait voulu du l'ape une protestation tormoHe et publique. Dans une lettre A ttichetieu, il disait au sujet du livre condamné J'en ay parlé au remonstrant que .sa puissance spirituelle no s'augmen' t'ape, luy tcroii point par tels écrits, et quenéantmoins il en pourroitnaisire plusieurs inconvénients et scandales dangereux. Maisit no so porto & di <.Lettre deBarberini Speda,20few!eftMC(Arcblv, at.. Nno?. Pmnt!a. V n. ~00, 489). <620 2. Dumtme même.awtt! (MM~x). au 3. LeUtode Batbe~tntSpade, tHMM, ~a dMe. à M 4

OEVAKT PARLEMENT. LE t.E t.tVMEDE SAKTARELU 1

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SOL'S MtCHEUKU.

MEMBRE PAUT)E.

[pasjjusques icy, quelques remonstrances que je tuyaye faites, à en faire décret ni deCense générale. ~t veut bien seulement; deaendre, comme il a faiot, au Maistre du Sacré Palais, qui a la charge de donner permission d imprimer. de no point souQrir ny permettre d'ore en avant que tels livres, qui toucheront en quelque façon que ce puisse estro caste matière de la poissant e des Papes sur tes Kovs et leurs royaumea, paraissent on puh!ic H Dans une autre tottre & Phetypoau\. l'ambassadeur disait tes M. regrets et les décisions du P. Vitetteschi. t.e P. <;én6rat des Jésuites, auquel j'ai parlé du nouveau livre, m'a tesmoigné on ht s ~rand sentiment qu'il ait esta mis en tumi'-ro, estant un homme advisé et le plus s~ge politique wcc quij'ayojamaM traité, ~n. pour y estto sa pcnnissinn, et. n'est pas a dire qu'U ayt ou cottnoissanc'' de la doctrinoqu'it cn))ten"it; ce manquement estant an. rive par la relation do ceux auxquets it «voitdonne charge d'c\aminor les tivres. no pouvant pas fournir il les lire par luitnesme. Ledit Cenctat, pour tesm"igoer son aUcction eu ce qui peut satisfaire le Moy, et le désir qu'il a de luy omptairo, m'a dit qu'il avoit escrit parh'ui aux supetieurs de sa C'ttnpaguie d'achc. ter et de retirer autant d'exemptaires <mi se <rouver<'i<'ntdo ce livre, m les suppritnant. Et non content de cet expedieht et do lit preuve qu'il m'a t~nduo de son desp!aisir en ce rencontre incs père et imprévu, il team~ne aussi sa doutour par des lettres do soumission qu'il escrit au Hoy, à la tteyno mère, a M. le car. dinal de ttichetieu et aux MM.es cardinaux t qui sont prêseu. tement on France?. u Ainsi, d'après les lettres que uuus venons de dter, on htamait sévèrement a Homo, commeinopportune, ta publication d« ~< etc.. maison ne niait pas pour cola ta juridiction t~t~ spirituelle absolue du t'ape sur les r''ia comme sur les peuples, ni sa puissance indirecte sur tes souverains dans t'ordro temporel. ~uand donc te P. HënH-atutréimprimer t'ouvra~edu P. Santaretti sans les deux chapitres incriminés, il n'entendait pas du toul re. noneoraux Il principes vrais ot catholiqucs; n il voulait seutcment écarter une pierre de scandale~. 8. Cependant toutes ces mesures tardives no pouvaient amc1. ~ettM tteM.<!etMU)M9& mai nat.,ma. I x. MMmne Phetypcau*.awt!!MOtOM. f HttheMco. <6M<BtN.ol.40).ff.. 3679, . a;). & t f cat., ~M., BMbMtnta 8p&da. awt)<62a (AKhtt.Vot.,NuM.dtpMada,n. toc.f. tM. 172),

LKL~REt)ESAKTAHELt.) m PAHLM~T. DBVA\T

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tiurer la situation des Jésuites français. Pour les soustraire au périt imminent, le t*. C~ion ne comptait plus que sur Louis XttL Ayant appris son retour !o samedi soir (t~ mars), il résolut de se couver le lendemain à sa messe et ensuite t'informer de tout. « M satua le Hoy, dit le t*. tarasse, mais noreceut pas t'accucit ordinaire de Sa Majesté, laquelle se defnt de iuy le pius tost qu'elle peut, ce qui n'douhta son afHiction*. t"ut semblait desespêrô. Cefut le moment que Hichetieu choisit potn' se posft* en oncitia* hamaitta perte des Jfsuitps lui, désirait scuteu! Le !'tU !pM!fn< tctttpnt les h)ide* aptfs tes avoir hnmitics. (tn voûtait, a*f-it écrit dan'<ses <WwH«< leur defondtedo ptus onseigncrot uMvrir leurs ~c«tf8, ou tc<tchasser <nôtnede frauce. Le cardioat dit aM tï"y qu'il y a cet tains ahus <jn'nnabotit ptus aisumentea testoM* tant )ju en tosYoutaotdt'ttuitcuuYcttetnfttt; hienqtt'aucuttcs fois on sache des opinions trot manvaises, il est dangctCMX s'y oppo. de eUes sont cot~rees du pr~'tcxtMdo la <et', priMcipatcmmt tjuand il ftuit it'ut <jttc Sa Majesté hmat to Partcntent do factetigi"n: tion qu'il avoit taictc en taisant ht ~tet*to ti~tMet ptnpëchant quo telle pet ttici«usc ducttittc n'H~t cnMts MM royaume mais il co tattoit mettre or.tre qu'its ne passassent jmqM'aMp"i)t< tlui p"u v'tit être aussi pt~judteiattto a son st'tvicc c"mme tour artion y avait étt~utile tt fut d"ttf décida dans le ~nseit <ptelu r«i ordonnerait au t'artem~ut par une tottM de cachet, do surseoir A t'aMairedcsJusuitca; OHm''mctctnp!tonpt<'p~craita ccu~'cidcs raisunnahto~ cunditiuns<jui donneraient a taCoMrMnQsattsfaction Le lundi tMmaM, tMt*. <:oton, déjà soutnant. v~utut pr~eher x Saint-Paut commo & t'ordinaire nu totam' il fut oidigo de su mettre au lit. \ct':) io miliou do !ajourt)Ma un getttithotnmo vint, do ta p'~ do Louis Xttt, rinvitcr à sf rendre au Louvre; mais. quand il vit. son ct~t. il ne lui permit paa de se taver. affirmant que 10roi serait dêsotc d'oxposof acs jours. Atot atoPt'r« so con<onta de dicter au < ttaftrix, son soeitts. un t'ittet dans tcque! il disait ou substance « que «'it y attoit du service de Sa~ Ma,)fsh\ il n'y avait tiohwfa qui le poust cmpOiicherde M por<cr i'occom' t'ttis. il envoya ou L"uvre, à «a ptissemont do aoa volontés to f. tgnaco Armand et le t\ Chartes do La four, supérieur place, do la maison professa t. OaMMf, <M. p. 2. ~mo'fft (h* /)M<'t<f«, t, f. 9M. ). a. ~e~0)~eap~9~ 9tt)'ttn).<7maM <OM«tebt*. ot.,KttHt.dt Y tMnc)e,n. 9, 6 U fot.0!*M). · 4. OataMP, <M. p.

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SOUS MCHEUËU.

PREMtKRE PAHTtE.

introduit danste conseil, raconte le P. Armand, j'excusai datwd te P. Provincial et j'ajoutai qu'il m'avait chargé de recevoir les ordres qu'on lui aurait donnés. Sur le commandement du tto<le carthnai m adressa la pa~te et me dit « Vous M'ignorez Il pas. mon Père, tes plaintes qu'a soulevées dans te Parlement !e livre de SantareUi vous avez été appeté ici pour apprendre que Sa Majesté veut protéger la Compagnie. liais, au point ou en sont les choses, il est absolument Nécessaire de donner quoique satisfaction & la Cour, qui ne pense & rien moins qu'~ vous expulser du royaume. Or, êtes. vouais a désapprouver a mauvaise doctrine contenue dans ce livre, pernicieuse aux t~is et a~~ hoyaume. et it ajouta beaucoup de choses semhtabtcs. Ayant consenti a cette demande, on noas pria do nous retirer jus<ma ce qu'on eut tihetté tes artictes qu'on voulait nous faire signer. Pmson nou..rapp.a. et le Mi me remit entre les mai~ ta formule et la déclaration projetée. Elle contenait les trois points suivants i" Nous desapprouverions la mauvaise doctrmo contenue dans le livre susdit contre la personne des rois et des princes, et contre leurs États qu'its ne tiennent que de Dieu et qu'ils poss.dt.ni indépendamment de tout a" nous autre; souscr.r~ns la censure du même livre qui pourrait être faite pat. le Uer~ ou par la Sorbonne; nous p~fessorions sur cette matière ta doctrine que les Avcqu..s de France, i'Untversité et la horbonne enseignor~ent communément' t) Le P. Armand représenta humblement au Consoil que le P. de La Tour pouvaient P~ aucune détermination sa~ ave~oosut éteurPereProvineia).A la ho,no froidement Kiehetieu. mais je vous advisede heure, répondit ta pari du~v <~it faut signer ee!a, ou faire état do sortir du ro aume; non que le ray vouscha. m~ H misses faire la Cour du Par~t. tt sufnra que six ou sept Ido v<~ pères) signent !e désadveu. au plus une douzaine?. u Ce dé~veu était bien diMérent de celui que t. Parlement avait e.igé et que pas un catholique, a t'exempte du P. Colon, .aurait pu tdgner a cause de certame.pression, schi~ 'iq~s. 81 demandait toutefois & .tre e~min6 soigneusem~: afin de savoir jusqu'à quel point la conscience de~ign~ "HMataM~s pourrait être engagée. 1. SX~ au (Francia, 2. cotasse,p, '61, E~. oen.

t.6 LEMVhBCE SA~ARELUDEVAIT PARLEMENT. <57 &. Les principaux Pères de la maison professe et les théolose réunirent avec les cousulteurs giens du collège de Ctermont de province, pourdétibérersur les propositions que <eP. Armand de avait rapportées du Louvre. L'heure était grave, H s'agissait maintien l'honneur de la Compagnie, de sa ruine ou de son au couperet sans s avilir. dans le royaume, Il fallait échapper On pressa doao chacun des articles. on le tourna dans tous les dans sens de façon à ''entendre, a l'interpréter, à l'admettre vérité cathocelui-là seulement qui no blesserait point ta lique. contenue Article Uésapprouver la mauvaise doctrme des rois et des dans le tivro do Santarelli contre la personne ne tiennent que de Dieu et princes, et contre leurs États, qu'ils de tout autre. Les Pères jugèrent possèdent indépondanttnent non pas qu'on pouvait en conscience signer la premicre partie SantareUi fussent fausses, mais, pour que les c~uctusions de elles étaient dangereuses, irritantes; l'époque et certains pava. donc tour exposé était nuisible et capable de trouver la tranquil!ité publique. Ouant à la seconde partie, on décida qa'eUo son sens obvie, car il est vrai que les pouvait être admise dans d'aucun rois sont des princes souverains, nu tenant !our puissance de supérieur temporel. autre et ne reconnaissant point Souscrire la censure du livre de SantaretM qui Articto Si la ou par la Sorhonne. – pourrait être faite par te Clergé no rien censure émanoit du C!orgé, on pouvait raMonnahtoment craindre. Aux États Céuéraux do iO~. en s'opposant a l'article ioi fondamentale du royaume, et proposé par lu Tiers comme tout récemment encore, à t'Assemblée générate do i0a&. en désavouaut tes théories de t'évoque do Chartros, le Ctorgé français s'était montré sufnsammont attaché à la chaire do Saint-Pierre de et à l'enseignement de l'Église. Mais ai la censure émanait la Sorbonne, n'avait-on pas tout &craindre de certains docteurs JI est vrai; dont les tendances setusmatiquos étaient connm's? ne manquaient pas non plus, par contre, les docteurs orthodoxes tsamuett, Uuvat, Bevordy et phtsiouM autres universellement aurait estimés. Eu outre, dans le texte proposé, il appât att qu'on celle de la te choix de signer ou la ccnsuro du Clergé ou lieu d'pttoudre du premier un jugeSorbonne; or on avait tout # ment acceptable. Néanmoins plnsieurs Pères flairaient un piège ~ ontes entratna en teurrappetani t'Miome KMMoMMMM~MfMa/tM on pouvait en effet sapposerque la formule dressée ~Mt~o&e~

<S8

SOURtCHË~EU PREMtEBE R – PAMtE.

par Miohetieu dans un but de conciliation ne cachait point d'embûches. 3~ Artiote « Les Jésuites professeraient la doctrine que tes évêques, l'Université et la Sorbonne enseignent communément. M Cette phrase ne peut avoir qu'un sens quand sur un point de doctrine il y aurait unanimité entre les évoques, les Universites et la Sorbonno, les Jésuites suivraient. Nos théologiens pensèrent qu'on pouvait s'y obliger sans so compromettre; cet engagement restant d'ailleurs subordonné à la clause convenue, et toujours sous-entendue en pareil cas, so/po Bcc/Mtac~w~f~o )<aconsultation terminée, on rédigea la déclaration suivante Nous soussignés, déclarons que nous désavouons et détestons la mauvaise doctrine contenue dans le Uvre do Sanclarellus, en ce qui concerne la personne dos liois, leur autorité et leurs États, et que nous reconnaissons que t ours Majestés relèvent indépendamment de Uieu sommes prêts d'épandre nostre sang et exposer notre vie en toutes occasions pour la conOrmation de cette vérité; promettant de souscrire à la Censure qui pourra être faite de cette pernicieuso doctrine par le Clergé ou la Sorfjonno, et ne professer jamais opinions ni doctrines contraires celle qui sera tenue en cette matière par ta Cierge, les Universités duttoyaumo et la Sorbonne~. Le P. -Armand porta cette formule au P. Coton qui l'approuva et signa le premier. Au moment de souscrire à leur tour, plusieurs des autres Pères, malgré les considérations exposéM ci-dessns, hésitèrent et même furent sur le point de refuser, Ils aimeraient mieux, disaiont-its, sortir du royaume que t!e signer des propositions pouvant paraltre contraires Al'enseignement de t'Kgtise. Alors, raconte un témoin, le P. Armand noua pria da ne faire aucune difncutté, et nous dit par deux fois les larmes aux yeux Cp</fH<~uM ~w~o~, Pa~M Mtp<. e donnons point cette afuicN f~ tion ù nostre M. P. Provincial qui a signd te premier; et, après t. SofMUedtMUMtot) Ptrea w OaMMe. tM.<68. <M«to8!qop<tM doPMta. oh p. PMt, ~ecAe<f<<-<. )<.:69.?65. p, l'ratttonooen oteconstater consultation llethoi-ches,tV,Le t. t. 1% LeP. PMt tlonooea n noteletested'nue d'nneconsotteMon de nosthëeto~tcns HotneorteM)6m« onpeuty constatef tcorJagemeot do e sujet. quo fat fontbfme&eetotdeaPadstfos, i! Noo~ onnons (MthMUood'ap~ad'A~enM p. n. p.ao8),te~~«Na~<'< d cette (t. H, des M<.<~f«M ~.<~M (t. lit, p. <M)et tes ~ow<f<'t ~<fA<'MfM (1.XVtth nons cependant plusieurs un cette phM<es surprennpnt pea.pat exemple pMmcsM de s répandreonoang qu'onne demandait potnt. – « reursmaje~tet relèvent in~peodamment Dieu etc. LaeenadacotedectataMon.dan~CaTa~se.etH de B. tte~atténue: a Noua ? recognoissons le Bot w M<'<~ ~MtM«'~ <<<< quede D!eo que f<~« seul.0

LE HVRECE SAKTARKHJ OEVAKT PAM.EMEKT. LE

<5&

tout. souvenons'nous de Venise*. Si nous sortons une fois de France, nous n'y rentrerons jamais plus, et le service de Dieu en déct~rra visiMement. MDe leur côté, les théologiens du cottage do Ctermont ajoutèrent que, pour éviter les maux dont on était menacé, on pouvait signer, ~««! ~<t<~Htof ca~MMin coM~on~w tt<MM, ourvu qu'on réservât les droits du Pape et du P. Général. p Tous alors se résignèrent, mais en protestant que s'its apposaient leurs noms c'est qu'Us croyaient les propositions véritables dans tel sens déterminé tO. Il L'acte estant faict authentiquement et en forme, autant <juUse pouvoit, te P. Tacon, Procureur des Provinces, fut député pour aller porter nostre signature au Roy, qui i'attendoit avec impatience, mettant à tout propos !a teste il la fenestre, pour vuit s'il découvriroit quelque Jésuite. Et eaun ayant veu le )'. Tacon et son compagnon qui entroient dans le Louvre, il se tourna vers la Reine sa mère et s'escria Les voicy, madame, los votcy a, et donna deux pistoles a celuy qui lui en apporta ta non. vctte te premier. Le Pt're donnant ce papier à M. le cardinal de tUchetiou suivant sa commission, le Koy y accourut aussy tost pour le lire entre ses mains. Et aprex avoir parcouru les noms de ceux qui avoient signé, il dit tout hault Je les cannois tous Incontinent aprex il monta a cheval, laissant la excepté deux. commission, et chargea M.do La Vitto.aux*C!eres de porter nostro signature le lendemain à la Cour du Parlement avec expresse deMensode passer outtro '< !Uc!tetieu prétend a tort dans ses W~o~M « que la Cour se contenta de ta déclaration du te mars et qu'il « empêcha ainsi la ruine des Jésuites < Le Partomont était trop anime contre la Compagnie de Jésus pour cesser aussitôt ses procédures. Lorsque le H mara, M. do La Vitte.aux'Cterca leur signifia l'ordra do Sa Majesté, tes magistrats, no tenant aucun compte do la soonnsaion des Pères ni de la Il défense expresse o du roi, refusèrent d'abandonner l'affaire dont ils étaient saisis ils prononcèrent, séance tenante, un arrêt ptus sévère que le précédent <°Les Jésuites devaient désavouer t'~i~woH~to ad ~ycw en mesmes termes t. Chassef eVenise tCoa.!aM cheonataneN noua d eo t te; avonswttca(.!tt. ( p. 9tT.2<9), J<!so)<My poMnt ao'ca t6M. que tf9 rentrer n
2. UMMse, p. <M, t6'). 3. Garasse, p. <69. Mo.

4. ~fmo~Mde ~tfAeMfM, p. 3C9. 1. t,

<60

SOUS !UCttËUEU. – Pt)EM!t:HE PARTIE.

que la censure qui eo avait été faite par la Sorbonne, et bailler acte » qu'ils détestaient le livre de Santarelli; 2" Le Provincial de France commanderait aux autres Provinciaux du royaume de faire signer la censure par les principaux Pères de chaque maison – 3° H chargerait deux Pi'res l'un en français et d'exposer, 1 autre en latin, le sentiment de la Compagnie touchant If doctrine de Santarelli; lequel écrit serait au bout de huit jours déposé au greffe du Palais. Il Autrement et à faute de ce faire dans ledit temps, et iceluy passé, sera procédé à l'encontre d'eux comme criminelsde lèze-majesté et perturbateurs durepos publie. Et sera le présent arrest signiné au Provincial de ceste ville de Paris, à ce qu'il ait à y satisfaire 1. » Dans l'après-midi du même jour, le président Des Landes et le procureur générât blatliieu Molement connaWre aux Jésuites !a teneur de l'arrêt, lesengageant Aprendre les mesures convenables avant qu'il leur soit signiué. « Nous priasmes M. le Procureur Générât, raconte ~e t'. Carasso, de remonstrer il la Cour les deux articles suivants. Le premier, qu'il n'estoit point ù ta puissance du Provincial de France de commander aux autres Provinciaux. Le second, qu'il estoit hors de son pouvoir d'assigner deux hommes qui peussent en si peu de temps traicter et approfondit une matière de si grande importance, et que nous jugions que !a Cour nous avoit donné trop pou de temps pour escrire, veu nommément que ceux qui le pouvoient faire avec que!que honneur estoient occupés ou leur prédication du caresme ou à )eur iccou de théotogio. Mathieu Motc se chargea bien votoniiers de porter cette rt'-c!amatioo a la Cour qui y fit droit. Elle accepta que « sans user du terme do commandement te Provineia! de France s'employât seulement à faire signer le désaveu par les autres Provinciaux; puis elle donna terme de trois semaines ou environ pour exposer en fronçais et en latin la doctrine de ta Compagnie Au milieu de ces événements !a matp.die du P. Coton avait empiré. Six des principaux médecins de t'a<is, réunis en consultation, venaient de déclarer qu'elle <'tait mortelle et qu'il ne vivrait pas plus de huit ou dix jours. Hecueiltant ce qui lui restait de force, le P. Provincial écrivit encore au P. Yiteltcschi, te 18 mars, pour lui apprendre les nouvelles exigences du Par1. AffM 17mars<M<! du t~chtt. oa)..M. 4)..– Cf.D'ArgentM. x.t). p. 2on. 2 t. tt. Garasse, <80. p.

LA MORT OU P. COTOX.

<6i

-1r.xi lement. Maintenant, ajoutait-il, nous attendons que l'arrêt nous soit officiellement siguiué. !l n'y a aucune difCculté sur le premier article parce que <~ Hbctte ~~<oH~<o ad Regem est un danger et un grand scandale aux yeux du Clergé et de l'Université qui l'ont condamné pour cette raison. Quant à l'obligation d'écrire dans un autre sens [que le P. Sautarellij, nous la remde manière à satisfaire le roi et plirons avec le secours de Dieu, le Parlement sans rien céder des droits du Souverain Pontife. Votre Paternité verra combien il a fatlu que la Providence nous assistât pour que les sentences ~A ~'o/o du Parlement aient abouti à ces deux ou trois points; autrement nous aurions été certainement exilés de France~. Sur les cin<j heures du soir, le même jour, un huissier se présenta à la maison professe pour signifier au P. Coton l'arrêt du i7 mars. Deux des médecins du roi étaient alors dans la chambre du malade. Le Père les pria de loi permettre de se lever affin Ils n'y voulurent d'entendre avec décence t'arrest de la Cour de se mettre sur son point consentir, et lui pcxnirent seulement avec la soutane sor tes épaules. L'huissier étant entré deséant manda p:ndon au vt'nérabh' religieux de la pénible mission qu'i! était obtigé de remplir, et durant « un quart d'heure ou environ » lit lecture de l'anét renfermant tes exigences énoncées plus haut. 'Juand il vint a la clause i!nale ou autrement il sera procédé contre eux comme crinunets de It-ze-majesté on vit le P. Coton Il sang!<'tter et soupirer profondément u. L'huissier ayant faict sa e!):n gc. luy demanda s'il avait qm-ien ces propres quc chose & respundre; et luy ayant respondu ~ous o!<éirons il la ':our et exécuterons 1 arrest selon termes la vo!onté du Hoy l'huissier, qui tenait sa plume pour escrire, Priez le P. Cotton de ne rien dit tout bas à un de nos PU'es de faire seulement un ~este, et qu'on me laisse rcspondro mais faire le surplus; car asseurément la Cour gtoseroit sur sa restrouvé h'es bon et pouse que!!c qu'elle fust. Le conseil fut commo venant d'uu a'uy particulier do nostre Compagnie. Le Père donc ayant rcspcndu par quelques gestes et congédié l'huissier le plus honnestonent qu'il tuy fut possible, dit. en présence des médecins, les tnrmcsaux yeux Il Hélas! faut-il que je meure « comme criminel de léze.majcsté et perturbateur du repos public

18mars<620<Ep!sto!ae Cotont, par P. P' citée a 1.Lettre duP. Colonu P.G'-oéM), Prat, t. V,p. 47t)..
2. Garasse, p. <82. t83. )M8~ p. <82. t83.
COMMG!t)H 0': ~C~ – T. 't.

162

SOLS tUCHKUEU.

PREMIÈRE PARTtE.

<' aprez avoir servy deux Roys de Franco, l'espace de vin~t ans, <' avectant de (idétité » H. Profondément atteint dans sesattections les plus intimes par le dernier arrêt du Paiement, le P. Proviuciat passa la nuit du t8 au 19 mars dans une agitation féhrite qui, sans doute, précipita sa fin. Vers minuit, ayant remarqué l'altération de ses traits, le frère infirmier lui recommanda do se tenir en repos et de penser Uieu. Ces derniers mots le frapp'-rent. Eh quoi: mon frère, lui dit-i!, suis-je proche de !a mort? – L'infirmier avoua qu'il lui donnait a peine quelques heures de vie. Aussitôt le malade fit appeler le P. i:crtrix auquel il se confessa a ~euoux. Ensuite il s'occupa (le remplir tes derniers devoirs de sa char.e. !t manda près de lui te t'. F)a)h;ois Tacon et le P. !gnace Armand. Au premier il recommanda d'un sens fort rassis toutes tes auaircs temporcUcsde lit Compagnie en France. Puis, s'adressant au second, il lui di) .< ~ox Père, puisque Uieu m'appelle en ft estat et au fort de nos auain's. je vous remets lit provim-e entre les mains, !<yantreçeuc de vous, et vousdL'darc.sit vous ptaist, Provinciat, jus<;ucs a ce que autrement en soit ordonné par nostre H. P. Céuéra). n Le P. Annaud, tout en tarmes. objet ta son s''and âge, Mon Père, reprit le P. <:oton d'une manière pressante, vous voycK l'afiliction en taqueUu je meurs. Je vous prie, ne t'au~nenh'x pas par votre refus. » Ces paroles déeidt'rent )e P. Armand, auquel !e matadc demanda aussitôt sa nénediftion. Le vice-provineiat s'excusa disant que c'était au supérieur de hénir l'inférieur. Souvencx-vous. mon Père, repartit le P. C"tou que j'ay esté vostre dist iptc et en cette quaiité ne me refusez Le P. Armand s'exécuta, puisa1\ pas ce que je vous demande. son tour le P. Provincial voutut Lien donner ù toute la communauté sa dernière bénédiction. A partir de cet instant, it ne pensa plus qu'aux intérêts de son âme. JI bénissait itieu de ses souuranccs et lui onrait te sacrifice de sa vie. Vers quatre heures du matin, se rappelant que c'était le jour de saint Joseph, il voûtât le sanctiCer lit pri're et par demanda au P. I:pr!rix de réciter tes matines do la fête avec lui mais, après te second nocturne, ses forces le trahirent et it dut s'arrêter. Vers5 heures du matin, it lit introduire dans sa chambre les frères coadjutcurs et les novices venus comme d'ordinaire A t. UMasse. ttt. )'.

(;.

LA

MORT

Df

P.

COTOX.

<ti3

,n _¡"ton 1.~ ~i~ .cno 1~ ~nnn ai1 nnu la maison Saint-Louis pour le service des messes. Il leur dit que depuis de longues années il désirait mourir en la fête de saint Joseph et que ses vœux allaient être exaucés; ne pouvant avoir au )a consolation de célébrer le naint sacrifice pour se préparer de Xotre Seigneur d'y il les priait au nom grand voyage assister eux-mêmes et d'y communier à ses intentions. Apres ta communion de nos frères on lui apporta le saint Sacrement. » An son de ia clochette annonçant l'approche du l'entrée de métré, il se teva et se mit a genoux sur le plancher. A mots de t~ vangite «~ /toc ~'trc Seigneur, il )c satua par ces avec une dévo M«'Mx «<c? tt te tccut «</ M«/« «/ t'c~M~ ~OM<~M< lion angétiquc, et demeura près d'un demi quart d'heure, toujours il genoux, soutenu sur les bras de deux religieux. Porté ensuite sur son lit, il demanda t'Kxtrémo-nnctiou. La cérémonie Ut tait pas achevée, que poussant deu\ protonds sounirs il rendit sot ion'* a Xit'u. t) était environ <:ht'urcsdn matin, et t égtise de ta maison prott-~sc, en ce temps du juhité, se trouvait rcmptic do iidctcs. Comme ou se mit a tendre tes autels en noir, its apprirent bienM la mort <!nserviteur d'' t~ou. ~n exposa te corps revêtu des ornements ~ccrdotaux, d'abord dans une ehapettotatérate; puis pourper)))<ttre a la fonte d\'n approcttor plus facilement, on dut le transporter dans lit sacristie. !t y eut alors atttuonce de personnes j'i< usesqui voûtaient lui baiser tes pieds ou faite toucher à sa <)' pnuitto divers objets. fans tes autres égHst-s de la capitale, t'usquc h's prédicateurs tenr andnoire t'ame du jésuite <t') carême rccomntandocnt on entendit des sanutots et des )nouveu<outtt cstranges 'h tout, ')')) furent des tesmoinnagcs irréprocttatdcs de la vertu de co s.unt tfomme t)'ai!tenrs la nouvette du grand dcuit de la Com(tfnic ne tarda pas a être connue de toute la ville, et te peuple accourut de tous les quartiers vers t'égnse Saint-Louis. )t y cust. depuis midyjusqua sept heures du soir, le plus concours qui se soit veu de mémoire d tx'mme. On vcit (;mnd Licutost les partes et tes fenestres entevécs de tours gotts. les axuoircs rompues et tout comme au uittagc. !) n'y yavoit rien qui )" ))st résister aux ondées, je ne dis pas d'une simple populace, mais des seigneurs et dames qui rcmplissoicnt nos trois basses t'èrcs ~"nrs, nostre sacristie et une partie de nosho jardin.Xos ')u cottégc et du noviciat trouvèrent une grande résistance Mnos portes, pour ce que les rues de Saint-Antoine et de Saiut-Paul

t~

SOUS :t)CHEt.)EU.

PREMIÈRE PARTIE.

estoient ou pleines de monde on embarrassées de carosses. Plusieurs personnes de qualité disoient que le concours n'avoit pis été plus grand aux honneurs du feu Roy Henri IV. » Vers les six heures du soir, on voulut transférer la bière découverte de la sacristie dans le ctxrur, avant de réciter t'on'ice. L'hon neur de porter les précieux restes échut aux PP. tenace Armand. de la maison provice-provincial, Cttartcs de La Tour, supérieur fesse, Jean Suu'rcu, confesseur du roi et de la reine Mère. et François Garasse. L'encombrement rendait leur t~cttc bien difncite; ils tirent si~ne il deux frères coadjutcurs <te les aider aussitôt plusieurs gentilshommes se présentèrent, trop heureux do rendre ce dernier devoir au serviteur de ttieu Autour du catafalque les religieux commencèrentà psahnodier l'office des morts, mais « on ne s'y entendoit p:<s. tant estoit grand le bruit do ceux qui se pressoient p"urapproct<er,et tant il y avoit de gens dans cette grande assemblée <;uidonnoicnt des Sur la fin de marques éctatantes d'une forte et vive douleur les regards vers t'entrée t'ofuce, un tumulte extraordinaire attira do l'église. C'était t'archevequo de Paris <mia t aide de ses dômes. au milieu de la toute. tiques essayait de se frayer un passage de Saint'Ctoud quand il apprit la mort du ttetirôa'.a campagne religieux son ami, il était accouru en toute hato a lit maison professe &travers ta multitude, qui n'avait point trouvé ptacc dans to sanctuaire, il se faufila comme il put et arriva, son roehet ton déchiré, presdu cerfueii au moment oùt'en commeu'-int t'absoute. Se tournant de t"uttt costcx. il imposa silence, et prenant l'encensoir lit trois fois te tour du corps, puisl'alla baiser au front, et revenant h ses pieds luy dit tes oraisons qui rest"ient de t'omeo. La foss' et de ses propre mains le voutut mettre en terre'. apr' s avait été creusée devant t'autet du c~té de t'épttre~ t'avoir bénite, t'archevéquo y jeta ta première poignée de terre et les nobles personnages dont it était entouré suivirent son exempte. Pendant plusieurs jours, on eut de lit peine x <ontootcr toutes les personnes qui réclamaient un souvenir. Princes et prélats, dames et seigneurs de lit cour, bourgeois ou g'ns du peuple. demandaient quelque objet qui eut appartenu ou touché au cote. bre jésuite. La reine mère obtint la mëdaitte de son chapelet; 2 «p. t. OaMMe. MMM. Cf d'OtMaM. <f., p. 220, 22. p.
2. Le cofp'! du P. Coton fut plus lard, sur la demande dé aon frère, transporté dans r~ttM du collège de Roanne (D OttMM. (' 3t2).

t)L LAMORT t* COTO\.

<65

)! de ~uerchevitte, son rctiqnaire on envoya son bréviaire & ~F de L'Aubespine. Tout ce qu'ou put ainsi distribuer fut reçu comme des retiqucs. Longtempson n'eutondtt que louanges et bénédictions à la mémoh'e du confesseur de Henri 1\' et do LouisXttL En témoignant -ts regrets, !e roi dectara (;u'i! te croyait bien haut dans te ciel. te cardtnat de La Xocbcfoucautd, qui l'avait vu do près il la coût. t'appp!at< ua bonnHo sans teptoche et d'une intégrité de vit in:tt<t'rahtc 1. A la ncuveite df son ttcpas, t'évoque d'Ortéacs d)~:))< Je ne sais qui, lie ta Contp.~nic, de t't'~Hso ou de ta F~nco a ta ptus tar~c part une si grande perte. Je puis assurer <t)tmoins que le t*. Coton, d'une innocence et d «ne douceur Le ;)'!nnratdc- était di:,ne de t'atnout' de tuus les hommes eu lui )rcis indices de la plus haute )'. det!<'nd!e avait remarque pofccticn, une union c«uttoue)Ie avec Hieu, une douceur que non n'a:~ri!,sa!t et une si grande t-~atit'-de vie qu'it n'avoit jaLe garde des )).:tis paru un moment duh-rent de tuy-mesmo aux,~ariitae, louait snrtuut sa p) ob!te et la doiturc inttoxihte <t.son ta'ur~.Au dire d'And'e du Sanssay. évoque de Hcttdéem, cttnndent de t ran'<'is de Satcs, le saint prêtât professait pour le t*.C't)un une atTeetneuse estime, et en toute rencontre il partait de lui ave< i~tnpattue et Vt neration
)<t'd~.)f)".<<t'ïM ?.H~frtus.)t<«<tuf")",H)'. :t.)H)~tMm,)'.3~. .<tM). ~·. ')tutt'))u<,t.t' Il, c. 13.

CMAP!Tt!K VU
m ttVRE M StSTtHELU ;t62C-«;a7) t~ SUBBOXXH

So!0tnaire:).).t'sjt"<uth's'st)u))h'))pn) autan) '())')ts~ou«')t<.t)a)tft)t!) t~Xt.Hs. )!)C)i"h<)) ))')n )t\)n.–t',t')f)')')tn.'th('iti.tti')))tt))hhah) !;( !<o)nt')':tM<ct'' 'h'< ro)! t..t)),f'it«'))t .sto' )< t'ot'tuitt' d<s J< "ttttfs ~)x .t~ tt~n~ t'.tttanf S.)))'.n')h. ~.).)' 7 ««<«<t<s <<«)<« tstttt'n~n" t.tS'uhut'x' – t'. <cn'))'tt'<t ')" )n')~c' )'t0t't.))i<"t ht'tuoh'htchtt'ttt ')n <~un. – 9. )) uh)it'))t ).< -o"))tissi<'))ttc)t M. )!i<'h'h'u '-e tt"')'))' a intotctxr. t'nj))*. ~u(b'))))tt' <') hm'' h:i t'~is'am'fs <).' t L)))\t-t~tt' (0. SM ttiftk'uit't :«'. )c)'.t))t')m'))t.–)<. tt)))''th!n)t)))'.ti~))r).))t'))tH':)h'))tSt)').t<)fsU t:tt\')t. tt'xsm~ j'arntc ~cnd.tm r <)).«))' <)<*):< SOtt~cea Maauscfttes t. Rcfuetts de documenta t "u~ttt. 5 d.)ns ta ~"t0)'agnte f< ttaoeiau ttiMona, t. ))). b) traxfiae t:9)'h)o)ae. – t ) Hamiaf t ()t;to):w <ttwM))um. d)Can)ra'')aett!itt'tia. X. t~'ma, AM))hio~a)icauo, ~un~tjtUM <)) tfancta, n < 3''t, t(M. tôt.. tta, n;<, nj. tU. ))). t'jris. orfhhft ')u mtnisX'fc de~ AffattM tt~ang' f'<. )t"i))e, t'~rMj~nxtanf' <"). X\&tX.etSuppte'm'ut,to). H. )~. fatt' Mb))o)b. oatinnatc. 0~9. fran'at~. 3«M,3<.W; x~s. i)a)h'))9, Ct; ox'i.taOm, MM.. t.~tt. VtntOt)~~ aou)-eea<n)p)r)m6e9!~f VftY)'t<<«M. ~fhx'ftttM. t.ara~f, ~«<«tt t ). (<)3[)!t ):))a«<)). onx'Mto)t)')«, d<.f. ))).– tUOtt'f, /~«<)"o t-<~t<«ftf<)tt <'f)t~"f< f'f Sotto'ox'. U'fRfu~ tu<~t<j~~Mj<f)'<rt))<). – ~<n'f<ta<t), M<' f0)t~ ttf < f nxftt't.' <'<tt«. – Ct))a).)<m")t'< <i)'A<)'. t'' < «t'ttnttf H)"«sa)' B''f"<~f«f <«f<<t))<t<~ ~tfA<ttf".– Pta), ~icfAtff/.f* *<!< tft <CM<~o~M)<'.ffj.'tt'. t.n.

t. <<cP. Coton M<(tt<peiftc descendu dans la tombe, <}Ho A son successeur devait s'occuper do snttshure au dernier arr~t du Portentent. On Mol-appelle fju A la date du 17 mars la cour avait donn6 aux Perps trois jouM pour hai!!er acte ~u'i!a suus. crivaient &!a censure de la tacuhede théologie contre t'MtOM). ~to <!f/ ~f~n et d<)avoMa)OMt doetriHe de San<arc!M< deh) lit <<<' donc le 20 tnars. Ce jour-là, le P. François Tacon remit expirait auprocutcur genoraj, de ia part des Jésuites do Paris, une nouvelle déclaration portant les signatures dos mêmes religieux qui avaient signé !A première. EUe était ainsi conçue Nous sous-

).E U\HE DESAXTARELU SOMOKKE. EN

167

tout signés, Religieux de la Compagnie de Jésus, souscrivons en si cela étoit inséré mot a mot, à la censure d'un et partout, comme iaqueHeaété faite libelle qui a pour titre ~~oH~M~~ctM, en Théologie de par nos tressages Mattres Messieurs les docteurs la Faculté de Paris. /~Ht, Comme it y a dans le livre d'Antoine ~AM~M~ lequel a été Sanctaret intitulé de //<M! ~o<M la Cour du Parlement, ouantité de condamné depuis peu par choses scandaleuses, séditieuses, qui tendent au renversement des États, à retirer les sujets de l'obéissance due aux Rois, aux l'rinces et aux Souverains, touchent leurs États et mettent même leurs personnes en grand danger et périt, nous les improuvons pareillement, rejetions et condamnons'. Par cette déc:ara<i<tntrès explicite et pnssabtement ampoutée se tr"uvait exécutée la première partie de t'arrét du i7 mars. Mais il exigeait en "t'tre qu'au bout de deux mois le Il. Provincial de rrancc rapportât au greNe de !a Cour pareil acte signé des quatre autres Provinciaux, des Recteurs et de six des plus anciens Pères de chacun des co!h''gcs qoc la Compagnie avait dans to de royaume. Or, par su:te du déct'-s du P. Cotun, la province et le P. Armand franco n'avait p!us ofmie!tcmfnt de supérieur, Garasse, qu'it ne dehvoit pas prt'n. jugea fort à dit <he la quatité de vico-provinoiat pour no s'ambatrasser p"in< d«n-<ces anairps et avoh } prétexte)de représenter que, nous es. t.<ntsans supérieur et sans chef. tout ce qno nous ferions seroit ~uhjcct à déxadveu. Kucnet, au nom du P. Fran'joisTacun, pt'u. eurenr de n"s Provinces, nous présentasmps rcqueste à la Cour il co qu'il lui p!eMstnous doum'r un peu de répit ju~qu'tt ce que nous oustions respuusp de nostre P. ttt'nt'rat, veu que e'c''< &lui t'eut de nommer les Provinciaux que nous n'esiisons pas capitu' fut laissé aux tairoment comm'' tes autres Ordress. Tant de Jésuites, qu'en fait on signa plus tard dans h'a tieutes villes du rt".sort du Pnr!cm''nt de Paris, et encore conditionnt'uetnent~. Cesdeux points rég!és, restait une ttoisit'me exigence de t'arrèt, !a plus difnci!e Msatisfaire publier eu français ''t en htia un exposé do ta doctrine contraire a cet! de Sautart'tti. Les Jésuites jugèrent ne pouvoir a!!<'rjusque.ta. C'eut été agir contre leur conscience; ils aimaient m!ou< se retirpraaus éc!at du royaume; '!f&Jt~nn.a touchant ps th~M ~)o< ) t. Ot-t!M~'o)) Ct)Mec«o <0tt'M,t. tt. P.tt. r. 207.) ~mMt (D Atg''ntt< '~e ')(«).<<'«<.
t. Ht, n. 3).

2. GaMMP, op. ft7.. f. 20t. 3. MtmoiM du P. t'tnct sur cette a<Mfc (Campan)ao htstoth,

<68

– PREM~HE SOUS tMCMEUBU. PAhTtE

lo P. Sunren le déclara au cardinal do Richelieu et a ta reine mère'. « Si tes magistrats, écrivait te Il. de La Tonr, veutcnt absolument nous contraindre a pat ter du pouvoir de déposer tes rois qu its refusent de reconDattre au Pape, nous dirons franchement qu'ii est impossihte de te nier puisqu'il a toujours été reconnu dans l'Élise. Mou nous aidera; quelque chose qui arrive a ses serviteur, il le fera tournct- a leur bien 2. La protection divin' en enct, pouvait seule tirer !es Jésuite: de ce mauvais pxs; elle ne se lit pas attendre. t~n remarquatti< n tôt dans les hantes régions du pouvoir uno te.<ctio)t tavorahh'. soUicit' par h' P.r.t)n)ht, se montra dispos x n'teKMhe!i<-)t. nir ranitnosité des parletnentaires. tie Medicis protnit Mu )'. Snut< n son concours et sa proh'ftion. L< roi t~mui~na uxe particutiete hienveittance comme h- )'. Ar<nandlui remettait une iettro du P. (.cnérat et le suppHait 'h' n'' pa'<p< rmcttrf <tne te Parlement torcat la Compagni'' a s'<itct. il r~p-indit av<'c émotion <ptit y ponrvoiroit tout de bon t.t il prit a témoin de sa promesse !e cardinal de La H0fh''tom-:<utd, pr<t.( nt t'cntr< tien Les Jésuites et leur antisattrilntaient cf rfvitetmnt.' t'intcrcesMon du P. Coton <juo dos âmes )nivi<egiecs. Marx?Te~.nnier a Vnh'nce, la mère Co~mnt- du Saint'Hsprit 'hdh'J ta mère de Mate! A Hutnne, créaient dejM est possession de lit féticit~ étornejh' Je crois que les priercsdu d'-funct ont este t'\«uceex, écrivait le P. Lejeune ait P. Provituia! do Lyon, car hier, jour de Kostn-ttame )~ mara}. te )t<'y s'estant communit! promit d'évoquer tout ftsoy. K<de faict, .tpres h' disné, it manda quérir Kon Procureur généra! et luy commanda que le Partemeot ne tfaitast aucuueme tt au.}ourd'huy de no'.tre anaire. K<ce matin te ttoy a commenw do faire ses stations pour ~oi~ner te jubilé, et a visité cinq ég!i80&il pied. quoyqno fort étonnées, et a este A huit heures en la "astre de Sainet Louys, et après avoir faiet sa prière a dict au P. Ignace ~Armand}et <tuP. Jean Sunren qu'a oBKc heures il aMcmMefoit son consfit pour oo~ro affaire. A onxe tt~urea dis matin, ta Moyne régnanta a aussi esté a pied en nostre esgtise avec toute Haeuitte, et après sa prière, qui a esté t~Htpdu P. Armand P. Général, au 36toan )696'PMt.~f/~t. t. V. p. 475). a.LettM P. de t.aTcM.0 awtH ŒMoc. bt.pMt.. <.t)t. n. a9t. du )f!M M 9.t<fUM P. Armand, tnMt,d<'jà)«'e. du 20 c <.Cf.ftat. ~<'<'t<< t. tV,p. 8M. AM,

LE UYMEPE SASTAttEt EX SORBOXXE t.t

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d une petite dem y-heure, a tesmoi~ne & nos Pères un t< es grand ressentiment de nos ati'aires et do ta mort du P. Cotton, et a dict <pte si cela dcpendoit d'elle, elle mestroit hiontost ordre, mais tjneto Roy Y travailluit en son conseil. Sur les quatre heures du snir la Royne )!ero est venue, mais en carrosse, ne le pouvant aucnnemont faite à pied. Monsieur le cardinal de ta Valette s'y c~t neuve et Monsipt)!'!tchevesqut de Paris qui a donné la tu ~diction. Et au sortir de t'ËsgHse, la !teync Morea diet il nos h <cs qn'' le Hoy en son cona<H f~voitfort travHUt~ pour nous à onxoh< «rcsdis matin et et' soir Monsieur te cardinal de La hoche* f"nc;ndd, 'lui s'fst grandement fn)p!<è pour noua, nous Qmandé ')n<nuus ne fnstions ptus <'« po~nc, une tout ostuit acc"mmode t <ptele Hoy a\"it r<;mcdiM tout, ntt'is nous no savons pas en* à m!6 fn 'ntt'tte faeun'. Il t'no h'ttrc postérieure du t*. Annand an P. ~m'rat n"ut apprend tpte t.ouis Xtt) ordonna au fremier t'n sidt''tt, M. de Verdun, d avenir lit C'~urde ne plus rien remuer <"))tt'' h'sJt'stntfs'. t.c tnartn d'' t't~ptes, le cfttdinatdc nicheUcu, acc'ttupa~n~ d'un )'<m:)t'' cutt~e de seigneurs, tint lui aussi a la maison proteste t'"nr ~t~n'r tes indut~enpt's. He~u Mla porte do t'egU"<'par t' Ignace Armand, il tut conduit ju''<pt'au pied du mathc'autot "x. après av"ir pri~ !cbornements hacfe'i, Hcetehra le Saint Saf.itke. Son aftion de (.:r~cfs terminée, il a!ta sur la tomba du t*. Coton, montrant de restes et de parotes Je Fessenttment 't't it a~oit de sa mort Tous tes gentiisuommesde son entuurago ptitent cettt'vistto pourunhun ausuro ttr~ponditeueuet au t'. Atmand. <ptitui recommandait ta Compagnie, ~uaSa Majesté t\oit dej)~ ordounô au t'artement do uo plu s'occuper du thr.) 'io Santaretti et ~u'ette le lui commandeDtit encore. Les magistrats se voyant ahandonnea 'to ttichetiou penseront ')mts n'avaient plus qu'a oh~ir, < bientôt M. de Verdun attatt 'ssuter te roi de leur parfaite soumissiont. :t. t<.<' ttarasso rapporte au coutritiro que ta Cour ne s'adou* t'. cit en ta<;on aucune et it ajoute t.e propre jour assigné t')u reat nous fûmes sommes de représenter au ~reue la dép~r claration nue nous avion'' faicte touchant la souveraineté des t. )<e)tM<<nLejeune P. Chatte!. P. tm 20tn~a <M& tPtaxttaehhto~a.t. t t, n.6~). ?. ~ttt)' dof. AtMtn'< P. OCc~tat.avriltMO o au tt. t~M<'m, a9). 8. Oata'M'. a'<o. p. <.Lettre Uof. Armando P. O~n~Mt. a<t)tt<:M a 9: (t'tat. 1. V.p,

no

SOL'S ntCMEUEL'. – PHEMi~RE t ~RTtE.

Bovs*.Mtcrhant plusieurs aanéesaprest'évéuemcnt,auteurdu Récit ait t'w~ a ou ici un défaut de mémoire. Unexposé doctrinal, /« portant le titre do Déclaration < ~Mt/fx < Paris ~OMcAow~ .~oMt'<'fM~«'~/MPapes f~ </M Roys, fut Lion rédigé en français < et traduit ensuite en latin, mais jamais i! ne tut présenté au l'arlentont, ainsi <p)'it ressort de plusieurs lettres du P. Armand an ?. Générât. « t:ommo nous avions lieu de douter, lui écrivait-il le i6 avrit, (lue le Parlement voulut ottéiraux injonctions du roi, nous tenions pt~'tc notre rédaction pom tu présenter si ron venait t'exiget'. Jusqu'à présent on no nous a rien demandé et it y a cependant trois j(nn~ <juo !<)terme du détai a <'xpiré. Ox nous donne mémo t'cspoir <ju'"n no nous la demandera pas'. » Mémo note n la date du V mai Le dépôt do !a dée!aration n'a pas été téctamé Il Et dans une dépêche du :!8 mai, le seetéfaire d'Ktat t'hctypoaux tnandait A M. de Héthunc « Les t'êtes Jésuites inxnt faict <jjue!tjue difncu!té, )a C"tn' ne les en a pas pressés davantage 4. AuMi hien, A en juger pat* le texte <ptc nous a c"nsorvé <;ades rasse, lit ~<'fAM~/<o~ Jésuites pari-tiens u'aurait pu onh) t'artement. On n'y avait rien 'édé des droits du Sou. tenter vcrain t'ontifo, comme le t'. C"tou, !a voiue de lia tn<nt, rayait promis au t.énéraL C'était un exposé do ptin' ipes, tout haut tes rapports entre i'r~tise et t t~tat, la juridiction du Vicaire de Jésus'Chrisi et la souveraineté du roi. Mais <m n'iu diluait point tes limites o)) ces deux puissantet sa t'eucontraient, et on omettait tt's cas partieutiers «u lit première doit s'exercer sur la se<"ndo en vertu de lit snhordinat!ou du temp"ret au spirituel; par suite. M n'était point parte dM hodép.'sition des rois, ni de tx rlispenso du serment do fidélité. t'on'tncttement examinée jus~u'~ une virMUte pxr uuinxo tttéotogiens .tésMi!cs. cette dé' tarati"n fut approMvée sans réserve par la cardinal de La Hothefou<autd, André ttu* val et prieurs autres ductours do Sort'oune. t.e nonce du assura Saint'Sié~e <ju'"n en sfroit satisfait A Homo" 4. Les Jésuites français étxieut donc tirés de t'cmharras oit
9. t~Utf du t'. AtinanJ au t'. U.'n~t. )'i a*ft t6~9 t'MnchP Kp)s)., t. t). J. t<e)h<'d't rn~tm' au tnffnp, ?<nat f~ft'M). <- Phft~'MUt a tMtt)un~, as mat tM'i ))))M. nal., 30JO. f. a:.). 6. Oata~p, f~. f<t., p. x:<. C. (!a)a<'i<c. p. a?7.

t. <:OtM<c, p. 2M.

HVRE DE SAMARELLt EN SORPOXXt: n v A

n<

les avait jetés la publication malcucontreuse de leur confrère italien. Maisétait-ce à teur honneur? Leur refus de ne point comhattre la doctrine de Santarelli, dans co qu'elle avait de plus contraire au ~atticanisme politique, nous permettra do mieux apprécier l'ensemble de leur conduite. M. t'abbé Puyo!, auteur d'une vie d'~f/Mton~ ~tcA~ leur reprothe de n'avoir pas été « à la taille de ces énergiques religieux qui préféraient être expulsés de Franco en tM3', et de Venise en i<!08~ plutôt que do reconnaître des faits par Kt i! ajoute lesquels la puissance pun<!Hca!o était blessée La forte !i~née des enfants de saint Ignace, la puissante sève ''spagnote avait fait ptace A une m'uveHc postérité qui, en se nfttionatisant, eser<;ai<peut-être une ptus grande !n<!uence. mais en mOne temps pordatt quelque chose do la vigueur origineUe' Ce jugement nous paratt sevcro. M. t'uy"! a vu, dans !a Wf/<o« signée p:tr !s Jesnites le «t mars t62C, plus que coux'ci 'ott pn tendu y mettre, plus qu'ils y ont mis reettetxcnt. Le t'ar!en)cnt. lui, ne s'y est pas trompé; de tA son les :<ttët du H tnars. Happotons !a situation à cette date tesmtes ont desavoué !o livre de Santaretti comme duiestatde et scandateux (entende: vu t'~tat des esprits en France); its ont recunnu que te~. rois rctcteni ind''pond!tn)n)en< de Dieu (eatende: quant au tempère!) ils ont pr"mis do s"us' rire à tout la <ensure que f"t)nuterait !p <tor~ ou la Sorbonne. M&!<. aux yeux des juges n'est qu'une t't'happatoiro. Oui "u non. disent-ils aux Jésuites, admettox-vous !e pnuvnir indirect du t'ape sur le tt'mp'uet du noi? si oui, vos désavcut u'"n< aucune portée: si non, espnsex la doctrine 'ontraire dans un é<rit fraufais et ~atin. Or a etto dernière inj"nction tes reUgioux fépttndont ptutot sortir du royaume que de refuser au Pape un pouvoir qui cat une conséquence inétuctaMe do sa suprématie spiritueHe. Kt ta-dessua Ri' !te!ieu. trop théologien pour ne pas, A part s"i. d"uncr tort au Partotnent, arrête !a procédure. Ainsi tes Jéauih's sont sau~é' Mns avoir eu rien tdessé ta puh"a<M'c p~ttincato. Co qu'on peut hur reproctter c'est, !o t« mars, une déclaration équivoque. Mais e:) face de t'exputsion imminente et du détriment qu'en éprouveraient leurs œuvres et même !a reli< t. L'atr~t 'c<t'nt!')on du2')dfeembro 50. est d 3. L'attft do bann~ement est du <4 juin «oc. 3. t'oyo!,A~Mnwt //M< t. M.p. 280.

SOLS tCMEU&U. M PttEtMÊBE PAM1E.
gion en France, ils sont excusables d'avoir saisi la planche de salut qu'on leur'tendait, d'avoir recouru à des expédients qui, sans ternir t honneur, aidaient à gagner du temps et pouvaient .apaiser les ennemis. Ce qu'on peut encore leur reprocher, c'est d'avoir, justement par l'équivoque, fait un semblant de concession. Et où lie va-t'on pas quand on entre dans cette voie? t'en a peu le virus gattit an va s'infiltrer dans les esprits, et un jour viendra où les l'ères français, non plus sous le coup de la persécution <mais en pleine faveur, signeront la rf.:rettahtc dë<taration du 2~ mars t7t3. Tel est notre jugement, a quatre si<c)cs de distance. Disons que! fui celui de ttome au lendemain monp do la tourmente. Voyant t("! choses de haut et indépendamment des circonstances particutit-rcs, t'rhain V)H, d'aiitcms t.ot dispose a sou. tenir la Compagnie. se montttt très mcc<.nten< de ta tonduito dt'st'~res; il désapprouvait surt'tut leur eM~a~onent de suuscrirc à la future censure de la Sorhonuo. Votre Seigneurie tttustrissimc, etri~ai) au nonce te cardinat Barhcrioi. fera entendre aux prmeipau\ d'entre eux & que! notatdo danger ils se sont par lit exp'tscs. Quant & ta manicrt' d'apaiser la tempête et do recouvrer teur crédit, Sa Sainteté a fait savoir au P. t.enërat qu'on se gatde t'ien d'emptoyer des moyens qui devraient, A t'aident d.-mma~o de la Compagnie, être réprouves par te jugement inf~ittitda du Saint.Siogo' Le Souverain t'ontife htamait aussi t'edition expurgée du livre de Santarctti, et recommandait au u"nco d en empô*hcr ta diMosion. ).c )'. Centrât do 'i'.u coté aurait désire qu'on ne prtt aucun parti avant d'avoir reçu une direction de h..)ne. Mais il cela ta P. Suuron réptiquait que le t'artoment n'avait pas laissé to temps d'agir avec une pareille tonteur; et, t~' ~6 mars, il écri. vait au P. Assistant Je ne doute pas que pout'e<.hc, a ttomo, eu n'ait jugé que nous nous sommea trop prfcipitt:.s A soust'rh'e ce quo le )toy demandoit, et Acensurer Santarctti comme le Parlement t ordoanoit; mais, comme j'escrivis par mes dernières, qui eusse ven la furie de nos ennemis, t'anhaitement de nos amis, t'ovident danger ou noas nous trouvions ou de quitter la Franco ou. pour le moint, do quitter le cottega do Ctormont, et (l'ailleurs t impossibitite d'obtenir du dctay, les impressions qn'ou avoit donn6 au Ituy coMtrc nous, etc., eusse juge que ce que eo saino <_LeXM ))Mbetini<t de Spa<!a, 3! a~t t<HG fAtChh. ~)..XuM.tMtMCtta, V D.6~, . )&3,5t). f t

D EXSOMMEE. LEUVHK ESAMAHELD

H3

conscience et sans offense de Dieu nous pouvit~s dire ou escrire, le devions plus tost faire que nous mettre cu ce danger, et tiens assuré que N. H. P. Cénérat et Votre ttévéreoce aiant veu nostro déclaration no trouveroient rien à redire, sinon qu'"n n'a pas attendu response do Homo et des auttres provinciaux; mais quel molien? Le Roy ne nous avait baillé que vingt-quatre heures, et le t'attentent trois jours, et si précisément qu'on ne nous en rahatit pas une heure. t.a Providence de Dieu, qui a envoyé Votre ttévérence ù t!"n)o, a voulu qu'cUe aie expérimenté en France quelque chose seuttdabte, <nais je t'assure que l'affaire estoit bien réduit et! d'auttres extrén'ites ptus grandes que de son temps. « Je recognois hion, par une lettre que S. tt. It. <<enera! m'a escrit du t~ avril et m'a esté rendue par M. le cardinat nonce, qu'il ne dcsitoit aucunement qu'avant que nous eussions sa resputtso nu d~c!:trAt le ttcntifuent de nos t'c'res on telle tuaticro mais je crois que Votr<'ttcvpron< e nous étondra d comme ses entants, <nt' à tneu no ptaise que nous aiuns eu la moindre pensée de desunéir ou de mescontcntfr Sa Paternité. J'attends eu h"nne dévotion le senti'Meut de Votre ttévt'-renco pn t)"stre proct dcr, aft!n que. si quoique aultro «ccasiou arri* voit, nous scaetti<t)ts comme il faut faire, et n anray jamais difficulté a "bcir, qu"i qu'i! en arrive, a t'exempte de Hetuy o6<f/<C<~<MW attt lie MCt</<*f< ~<?«/ <tM< < 5. tt importait, on effet, d'être pr'paro il tout événement, car on était toujours mcnaeu do co«o censure du livre do S~ntareUi a taquotto on avait promis de suu::crire. Ce fut ta So< honoo qui se chargea do t~ dresser. Encouragée par les partemontaire~, la fraction gallicane do ta Faculté do 'titéoto~it} entreprit do faire condamner ta doctrine du jésuite italien comme fausse et hérétique, t! ne s'agit ptus, comme au t'artement, d humilier un ordre t cti~icnxdévoué au C'est Pape t'attaque est diriséo contre ïeSaint-Si~ptui-mémo. la aeconde phaso de i'anaire Santaratti nouii y rotrouvorona encore r)int!ucncodetUchoticu.Ce<todQOtriu<'dupouvoirindiroct, que beaucoup de français considèrent comme catholique, il no lui doptatt pas de la voir condamnéo par un jugement doctrinal. ~e pouvant !o demander à i'Assembtéo du ctergo qui n'est pas 1.LcmodoP. Su~coanP. ChMttt, <;N~ta 6M 2 ( < (~. to~ontt'~a).

SOUS tUCttEUËU.

t'HEMtHRE t'ARTtE.

réunie, il laisse lit S~boone la tbrmuier, quitte à réprimer tes excès de son xéte au montent voulu. Kdmond tticttcr nous a transmis une /~<<o~ <<!A/edeta lutte ators eugasée entre docteurs gallicans et docteurs ultramontains Nous h résumerons et) la contrôlant par la correspondance du nonce avec le cardinal ttarberiui. et celle des Jésuites avec tcurt.énérai. La ptupart des docteurs séculiers brAtaient de profiter do la eirconstancf pourafnrmor teurs opinions." ttétoit temps,disaientils, d'empéctu-rte coûts t-t les t-m.ts d'noc doctrine tant prcjudiciat~ rt~tise pt au sahtt des âmes <jm avoit domté un titre sp' cicu\ la L~uo, mis tout ic ttoyaume de t rance, voire toute < Kmopo,on confusion, causé la mort de pmsiours mittions de ctnctiens et parricide des deux derniers do nos rois. Uocttiuc pernicieuse. Ilui '<induit de soi et porte imperceptihtement tes esprits A des ahoninabtes entreprises, non seulement d'attenter :)!a vie des rois et princes souverains. mais aussi & renverser tes Ktats et poissâmes poHti~ucs <pte Uicu a établis en sonvcraineté, pour y dm et tant <met'Hgtise dmcra, c'est-à-dire jusqu'à la consommation des siectes H. t:et état d esprit en Sot bonnefavorisait tes desseins de tUchetiou. Cependant ox no pouvait rien entreprendre sans t assentiment du syndic t~ro~er, théologien anim" des moitteures intentions a !'ésarddttS:tint.Sie~e. <tn lui députa t'itesac, son ancien profcaseur, dont t'a~e et l'autorité lui en imposèrent, et, bientôt gagné, il roptit te noctem- ttouucnant, doyen de la t'a< utté, do convoquer asscmbtée dans ta<ptette on procéderait à pom te tH ma) s nno t'e\ame)) du 7M/ </<<~M«' Le syndic avait :<peine cédé <pt'it io regretta. t)ans lit soirée du ayant communupté sa résotution au U' thna!, eotni.ci le bt~ma vivement tt n aurait pas d~ promouvoir cette attaire: il avoit tout ~até cela attoit plus toin <pt'it ncvoyoit. Et sur ce jttuvatt tni représenta tant de chose, ~u'it tui lit chauler d'avM< rr Maisil était trop tard pour conhemander t'assemblée. Le tende. main donc, eu la salle d<*la S'u bonne, quarante et un docteurs se trouvaient réunis daus le nombre, pas plus da trois regatiers les autres étaient occupés a des statious de carême en province. t. nichp), to« r~t.~ </<- ~)«it'<-<fpM~ .~or~ton- M(~ mf<M' «. eM <"o) tif. 2tfe ))«);<6.i<ff."<<< < ~a«W''t ~c'~( /t!<f{e<' ~<;?7 2.
? fo.'MM t'ett~Mf, p. )«. 3. Sfada &B~hMeni. n tnat~ tMC <~ch!t. Vat., Kun!. dt Francia, n. 66, f. 63.. 4. ~t /'t«oMt f<~a~'y< p.

LEHVHE ESAKTAHELU D ENSOMBOXXE.

i~

En qualité de syndic, Froger exposa le motif de la convocation, puis it ajouta aussitôt que, reûexion faite, it lui semblait dangetpux de deliixéror sur une matière aussi grave sans eu avoir yeçu t'aveu de l'autorité ecclésiastique, et qu'on ferait bien de s'en tt-mr ta. Maisle doyen, ami de Hicher, fut d'un avis contraire; la aeutté s'y rangea, et tout de suite elle nomma une commission pour examiner le livre de Santarelli et en faire un rapport à la prochaine assemblée. Ann d ëetairer les docteurs chargés de ce soin, les Jésuites jugèrent a propos de leur faire parvenir par l'entremise du roi et 'ht chancelier quelques comtes observations. « l'iaiso au Uoy de faire voir A Messieurs de la Sorbonne et à ceux qui examinent ce livre et en doivent faire un extrait: t* S'it n est pas vray qu'en tout te ti\ re dontil est questioni! n'est nuttenteut parlé du hoy en particulier. – S'il n'est pas vray que t"ut le traite de la puissance du ~ape regarde autant t'Ëmpetcur, tf itoy d Kspagne, cetuy de Pologne et tous les princes souS'it n'est Ytr.tius, tant d'Attemagne et d'ttauo que te ttoy. – pas vray qu après avoir traiite de la déposition des ttoys au chapitre \XX, it traitte aussi de celle du Pape mesme au S'il n'est plis vray que ta mesme matière fut agitée suivant. – aux derniers Estais Généraux et que feu Monsieur te cardinal du rcn'onafoict imprimer sa harangue, taquotte contient ta mesmo <etrino t't faiet voir que saint Thomas et grand nombre dé docteurs de la racuitti de Paris l'ont enseignée et imprimée dans tours y S'il n'est pas vray j qu'en ce cas; il faut aussi. ouvres. ~fendre lit lecture de tous lesautuurs quisouatiennent la mesme 'tpiuion. – <~S'il n'est pas vray que c'est faire injure signateo & S:)M:tjest~de dire que le tivro est ptus cr.'indre pour tuy (s<c) <ptepour les autres souverains, comme s'il avoit rien approchant des qualités d'un tyran, d'un usurpateur et d'un prince mat contntionne attondv que l'auteur ne parle que de ceux*ift. – 7°S'il n'est pas ray qu'il vaut mieux faire comme autres soulos faici aux Ratais Généraux du Royaume, \<-fains,ei comme it fut <tui est d'cstouuer et aupwimet' cette prétendue doctrine plus t"st que do l'eventer et putttier davantage par contestations, attendu que lit thf <c est une opinion et que t'Egtiac n'a rien décidélà-dessus t, ù de ). 6 Observations MessJetiM taSotbonoe (FMne!ao hhtoHa,t. tH, n. ?o, sans date).

m;

speoiatement à Louis XMtne fut pas suivi, et tes commissaires no tinrent aucun compte de ces sages observations, si toutefois elles tour furent communiquées. Le i" avril, ils donn&rent tccturc de leur rapport dans lequel ils s'étaient appliques faire ressortir ce <juole ti~e contenait do p!ns tort sur les rotations des deux puissances 1. Ils conclurent qu'une telle doctrine devait être condamnée comme « nouvelle, fausse, erronnee et conlrairo à la parote do Dieu rendant la dignité du Souverain Pontife odieuse, ouvrant le chc~ min au schisme, dérogeant & l'autorité souveraine des rois qui ne dépend que de Dieu seul empêchant la conversion des prince!} infidèles et hérétiques; troublant lit paix publique; renversant les royaumes, tes Etats et tes républiques; détournant los sujets de t'oht issanee qu'ils doivent a tours souverains et les induisant des factions, rehettions et attentats a la vie do tours princes x. Les partisans des doctrines romaines. Uuvat, Mancterc, tsam. bert, !<c Ctorc, Fro~of demanderont oit vain <m'<.nse c.'Qtontat d'une censure H~a!o, comme on avait fait pour r~/H)< censure <jui justement « avoit ett'- bien reçue do tout le monde, mëtuo du Saint t'ero~ L'avis contraire pt'evatut; il fut d~cid~. a lit majorité, que la doctrine de Santaretti serait condamnco 8e!"n tft formute proposée par tes rapporteurs, ftn n"mma une commission pour redigef un te\te amptet on donnerait ensuite une approbation définitive. Averti de ce <)ui se passait, le car. dina! Spada sortit enfin de sa tëse~ve et prit auprès du couver* noment une attitude enorgioue. <técrivit le soir mémo a Miche. tieu. Il Monseigneur, nous voici plongea dans le plus grand embarras <pti fut jamais; nous voici a ta veitte d'un schisme, an serment d'Angleterre. Si Votre Seigneurie Htustri'<sime n'v met !a main et ne se déetare ouvertement, si elle n'v remédie pa'i avant demain matin, il ne sera plus temps. M. ritesac a amené le syndic do la Sorbonne a une réunion extraordinaire. On a nommf un petit nombre d'examinateurs, et parmi ce peu beaucoup de ttiebcïMes. Snr Mn simple et premier rapport to toup a et< porte, et demain matin en une nouvoHe assemMue extraordi. naire on se propose d'ordonner la publication de ce <p)ia'ost fait. lion 1 Est-ce donc avec cette précipitation et tous ces mat. <Relation foqut &'<'s< en Sotbonne, o<tM <~tcMw. \u))< do t'as~ te<" e Vêt. mtMRt)a,n.M(',f.2!). M< S'f"~ < t~ofl. I;Cnttt', dctd·e·1. Il, Il. Il, p.:UO,} 9. Relation <'<Mo6f<. 7. p

SOUSHtCHEU~. PRËMtËttEPARTtE. .t~–– -––t< t~ 6. Ce dernier conseil qui s'adressait plus

EX ~E UVRE OB SAXTARELU SOMtOXNË.

~7

tmneges que doivent se décider des points de doctrine de cette au mortel portaaco? Est-ceainsi qu'on prétend donner le coup de la Sorbonne est un Saint-Siège,dans un temps où te proviseur cardinal de Richelieu?Etc'estun Pitesae. connu pour la créature de Sa Seigneurie Illustrissime, qui a le front de s'en faire le cardinal. promoteur sans craindre de nuire A la réputation du tous tes a eu le codage, en présence de t'n cardinal du Perron États, de défendre les droits de l'Église apostoliqueaux applaudissementsdo tout le royaume, et autourd'hui on n'entend parler de la cause de Dieu qu'avec des gémissementspar ceux qui ne peuvent l'aider autrement que par des gémissements.Je supplie humblement Votre Seigneurie Illustrissime d'ôter le masque de honte à tous les gens de bien, et de donner de si bons ordres que demain Mne se parle do rien a la 8orbonne. Je pense qu'il n'est ni du service de Meu, ni de celui du Roi, qu'étant aussi juste et aussi pieux qu'il est, il se commette sous ses yeux ces u impiétés et qu'on fasse croire ce qui n'est pas' ne donna aucun ordre. Danslas18 probable que Richelieu est semblée du samedi avril, après ta lecture du projet do censure, quelques docteurs des plus considères, tels que ttuva!et tsambort. sévèsupplièrent leurs cottèguesd'adoucir les qualificationstrop tes expressions « orronnee et contraire à res, de aupprimer la parole do Dieu La censure, vivement appuyée par Hicberet Fitesac,fut approuvée dans tes termes où elle avait été proposee~. Le nonce, très contrarie, s'onorca encore d'obtenir une intervention dj gouvernement; mais les docteurs, avoue Kicbetieu, étaient « soutenuspar la Cour qui cro) oit, en tes défendant, maintenir l'autorité royate~. Spada. se doutant qui les appuyait, se de i rendit au t~uvre. Reçu par Mario Medicis, l lui déclara que le cardinal ministre s'était oui considérablementen cette anairo, et qu'on en parlerait à son désavantage dans tous les pays étrangora. La reine répondit qu'après tout le mal qu'on avait déjà dcbM sur son compte, ses ennemis pouvaient difficilement oser davantage. Ce peut être vrai pour la France, repartit le nonce, mais non pour les autres royaumes. A Rome surtout, j'ai rendu jusqu'à ce jour au cardinal de fort bons ofOces,hormis en cette 6t. à t" (Ob!. 1.t~UtedoSpada nMtfMfU. avril<6M nat..nM.Uatt''n.ttt.f. a&). tefa~<f«t<N<fM~eW~cat<t<n<!<<<<!t'. tM. €f. MoUMaye, WcAfMex.p. C"M. daH<M deSantaKH! (U'At6<'nt~, Jt«<«'t. tt, tt. p 2tt). 2. CenmM ftcNM<'Me't, HC n.~dMotfM H<M<'f<e't, –'p. -)3t. MtMoffM p. ~3t.
COBM'~tE fE <~OS. T. M.

~8

SOUS

MCHKtJEU.

PMEM~HE

PAMTtH.

Htfaire affaire dont i'imnnptanfM dont ~importance no mn .~nm~t ~< de me à ne me permet paa .t~ lairet. 1) La censure, présentée d'alrord au roi et au cttancetier qui en exprimèrent teur contentement, fut ensuite impriméeen latin et en français et mise en vente to lundi a avrit. Au dire de Hicttor la acuité de Théotogie et les docteurs de Paris furent lors grandement loués et bénits par les bons serviteurs de Dieu et du Moiet par ceux qui aimoient t'itonneur. la tranquillité et le de la France ». L'Université de paris tint, le 33 avril,repos une assemblée extraordinaire; elle y décréta Il qu'on devoitgrandement louer la sacrée Faculté de Théologied'avoir jugé si saine. ment, pieusement et religieusement, et d'avoir, si a propos pour t'état de la chrétienté et principatement de la r'ranco, rotové lu tumiére de raucieuno et véritable doctrine, imité la vertu de tours anciens, et fait chose tr~a digne de la profession qu'its font do défendre ta vérité ». Parte même décret, it fut ordonné que la censure sorait conservée dans les archives universitaires et lue tous les ans publiquement &la processiongénétato du mois d'octobrea. Les Universitésdo Tuutousc, do Valence,de Bor. deau<. de t'oitiers, do BourRfs.de Caonet plusieursautres con. damuèrent aussi le livre de SantareMiet ordonnèrent la censure do Sorbonnoserait inscrite dans tenrs registres que KaMicatM t'artomontaires triompttaient; quotques.nus même et prédisitiontdéjà la chute prochaine des Jésuites. Maistôt n'était point le ptan do ttichetien. On te vit bien, quand t't'nivoraité présenta requête à la Cour pour obtenir t'enrogistromeot do son décret, fout en remerciant le tiédeur. Tarin, de son xéte pour les droits de la royauté, Louis X)tt, &t'ins~ation du ~ardinat mi. nistre. lui intima t'ardu' do cesser toute démarcha oMpr''sdu t'arïcmont.. U'autant. lui mandait.it. (lue cela ne pourrait sinon rembraspr une division que j'ai éteinte, qui paroissoit entre vous et tes Pères Jésuites, nesquo!~ ont désapprouvé ledit tivro comme mécttant et pernicieux, et que le bien da mes aMairesno comporte point des partiatitex dans ce Il Mienptus, craignant que 'farin Il pressé par aucuns!<oyaumo\ A qui toutes choses nouvottes plaisent ne devrai pas A ses eonunando.

Ucupt t)e H.'nhtMttf. ao owtMtc~t (O-A~n)~, faM. ~Mf., 1. )). f. H, l" alal. t. tt'At{!<')~ê,f. 3~0. ~'tfnheMXc, rnaUMO. (n'Atgeat~. t«~. Jt«Mc., p- <t~.

a. K~ ltvlarlon W~iloGfe, ~ p. lot.

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ni écrivit le 3 mai ~tt t~n~Mt~~ttMfAcÏ~AT~t monts, le roi ~A<t!~t t~ <t n~nt au premier Président, Xt.de VttTt~Mn Verdun, le chargeant de veiller à l'exécutionde sa volonté. « En cas, lui disait-it. (lue ce remède ~ord~ donné au Bectaur} soit trop faible, ce sera &vous à en prendre un tel sur-te-cbfunp, que j'aye le contentement q«e je m'en promots'. a Quelques audacieux conseillaient a tarin do passer outre, sous prétexte (lue la lettre du roi n'était pas revêtue du grand sceau; mais ils ne furent pas suivis par la majorité~.

7. Uant le coup pott~ aux doctrines romaines par la Sorbonne, le cardinal Spad~ n'avait pas eu do peine à reennnaKrola main cachée de Hichotiou.Aussi ne fut'it pas dupe de ses hypocrites excuses,torsque te ministre lui envoya le P. de Bet"!to pour lui exprimer ses regrets de n'avoir pu empêcher !a censure et toi faire ente)«h'e que te roi était circonvenu par des gens qui In de t emplissaient crainteset de soupçons. l.enonce, outre de cotte se plaignit amèrement de la conduite de Michetieu duplicité, Il se pique, dit-il a Berutto, de faire le bon Français pr~'sde la personnedu roi quand tes intérêts do Borne et du t'apo sont en jeu, mais il manque a foire !o bon catholique ou no le fait qua pou rondement et par manière d'acquit. A la. vérité, jo l'estime et te tiens pour homme de t~to. de ressources et d'un grand ncdit; cependant quii le sache, je na cesserai de faire retentir ce partout tnea reproches, ~usqu'& qu'il m'ait donne sujet d'atten' thé de sa part un remcde prompt et sfhieu~. A Bome, le Papa et les cardinaux étaient sons le coup d'une émotion non moins vive, dont nous retrouvons l'écho dans lit correapondancadu cardinal do Marquomont. ~i0 roy très chrélieu, tito aisnA de t'6{;!iae, n'est donc plus dans lit bergerie d'icottp, puisqu'on ne vcult pas qu'il reeognoisae le Pape pour
t. Copte do h tctttc du ~ut n M. de Yefjun. 3 tnat t~M (Atthh. Va! Kunt. di fMneta, u. t. &)&. &<}. 9. C). Jotthtatt), Wit.~<' <'(/o<t'<'M<M ~<rh, p. «t. <~ 3. Sp9(<a<) MbM<n!. B Muata~t BteheUsufera retomber te< tott* ~urte < de H~uttp t!))M.nal., f. Italien, et. fo). ta). )<e~aoctoh~etMt le P. H~Mm) ~tthattau f. Cha~ tel u M!c~ P. Monodpattant a PontthMt'teat)ftM'' te eetdtnat do HteheMeo te OMttde tôt ces paMtes On tn'a woutu(hat(;e~d'awo~ voulu n)e«M ma) ta Compacte toM do ta<Ta!<e ~Saotatetty. Celan'est point. CefuMte ca~MnahtetMMtteqot fett toute <eMe d trame t't ato)t tuoetu irmUeete!m)ut) (Ï9toute la fMf)t< 00 t)uo)t~f <om fa!My wotf h< n~moin's. t) t«)bt. n«., t. hOo. M58, fct. t<9.t R~ttttf. mott en t6M. t)<tpottt.ttt M ttûfenJMe<t))<te Maceu~ttana '(<))no tout m'Hetoent pmtnë?a. Au t<MtMtt<son C t't&tattonaM catdinalat au mob tt'aoM t63?. ~euaprf'< tedfnoupment de t'attatte San<~ te)< pMato 'tm' te pape n'avait Hexwna lui Mpmfbff<h)t)9tp<c!MO))<tf)nfts <!<(;tatM l'ourle Stint-a~-gf. Cf. t<Qu.sa}p. fff.. p. t?< ft M~. <

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PARTIE. PHSH~HE SOMR!CttEMEU.

son pasteur* M,s'écria Urbain VU< et il «Majusqu'à dire que ta censure de Sorbonnoa étoit de tette qualité, quo d'une façon ou d'une autre il était nécessaire qu'H.en appardt quelque réparatif'n, qu'il en faudroit parler en une congrégation de bon nombre de cardinaux ou en plein consistoire,et.sï cola nesufnsoit écrivait C pas. qu'tt faudroitassomMerunconcite~ M. ette censure, a Hichetieu. n'a pas moint scandalisé la encore Marquomont cour de Mômeque le livre de Santaretti n'a irrita ta France. Le cardinal Magatutt:a dit à M.t'Ambassadeur que cette occurrence a plus touché et affligé !e Papo que no fist la ptiso des forts de la Valteline, et certes j'ay moi.mcsme ouy Sa Sainteté en public, dans sa congrégation du Saint-O~ce. et on particniier dans sa chambre, en parier avec beaucoup do douleur et de sentiment. Il est quasi tmpossible. qu'it ne se fassequelque rupture à nos liaisons, si l'on n'apporlo quelque tenitifa ces aigreurs~. no telles remontrances nreni comprondre à itichetien que ja Faculté de Théologie,dépassant toute mesura avait notoirement Mc:ts6J'autorité du Saint-Siège. « Par cotte censure, avoue-t-il dans ses ~wof~, [les docteurs do Sorbonne) condamnoient comme hérétiques beaucoup de propositionsensemble, de i'avitt de rÉgiiae desquels («e) piusieurs et la plupart dos docteurs ont été, et aucuns saints et doctes personnages sont maintenant. Rtoi bien cette opinion[de SantaroiM)est mauvaise et non recevable on France, H est permis de n'ctra pas d'une opinion sans condamner l'autre d'hérésie, qui diviserait la robe da Jesu~ Il Christ qui est son ËgMM*. te cardinal ministre n'avait nulle envie de se Ajoutonsque brouiller avec ta cour de ttome ni avec tes bons catholiques de France. Mva donc reprendre le ro!o de paciticat~ur qu'it a d~a le Cterge; it y rempn rannee précédente entre le Parlement et de la Sorhonna au soin sera aide par tes disputes qui régnaient depuis la censaro de Santaretti. B. A peine avait'eMe été publiéo que les doatours uttramontains, Uuvat, Mauctere,Poulet, taamberi, Beverdy, protestt'rent coot~o l'audace des Mieheristca.Ils dirent avec raison que !a t<ou!< o*t« aat., de c ). t.cUtedu ardinal M<Kqnemont~XtM, tM6<tHM. ?. S6G8, t MI, a t~t! X tt. a ma) <6M (~Mhtw.des A<T.
3. jt.e«te du cachât do Ma~aMMnt p EtMnt: MoMP. CotM~ t. XXX)X. . &). p. 3. Mttx~'opa Htehew. 7 mtt <M6<~<~<-m. 9~. t..MftttOtn't '? «hh' «< t. 1. p. «tt

HVBB PB SAXTAHKt.U ËK SOMOXXE.

~8~

tacutté, surprise par la violence et l'astuce de quelques-uns avaitviotoles toisde sa discipline intérieure u ils aimaientmieux tnourir, déclaraient-ils, que souscrire à une censure contraire ~ux toncites tecuméniques et injurieuse au Saint-Siège'. Hésoius ou <)e fait*erévoquer oud'en adoucir les termes, ils tentèrent, paf ia desinstancesamicales,d'amener leurs confr&res aiticans Acorn* g j'tendro la gravité do i'oMensofaite au Pape et il ta religion. y y réussissant point,Us songèrent encore&organiser une contre. mais los docteurs mendiants K'ouh''reot,et !o Prieur .ts~emMée; desAugustinsreiusa une salle pout !a réunion~.Manst'as'iembteo <tela Soruonno du 2 <nai, ia majorité des docteurs protestèrent vtotommentcontre ceux <jui voulaient revenir sur la censuM. AtorsMauciercmenaça d'en appeler AJ'autorité supérieure et, {tussantau< actes, tie rendit au t~ou~reavec ses amis. L~. ie «' thna! lit entendre Mar<e Mtdids <.qu'it estoit prêt, avec de la meiMouro do son couege, d'espanohcr sonaang~ sortir ou partie du royaume plus tost que de souscrire a la censure de Santatctiy~ Aprescotte démarche, (famnteto P. Carasso, « nous vein)?sun grand changement aux auatres de leurs Majestéset de la cour. Car M.de Mariuae. a prient garde des sceaux, dit courageusementa la Meinentore ~uit n'estait pas temps de faire des martyrs, e< qu'il valait mieux pstouQerces semences de dM' hiou' itiehoMeude son cot&lit savoir au cardinal Spada ~u'i! o)ai<décida Aintervenir eu <jua!it~do Proviseur do Sorbonne. ~e Pape, dit-il, a fort à cepur la révocationde !a censure..do veuxlui donner cette satisfaction sans~ue les gens du Parlement puissent crier contre mui sur cet aftioto~ u Maisit se contenta d abordd'amuser le nonce et la eour da Hotnopar des nc~acia* lions dont le P. de Beruttc devint te principal agent, Son idêo t tait quo !a Sorbonne dressât uno nouvelle conattfe en termes scneraux, sans condamneraucune propositiun particulière. pour yparvenir, il fallait d'abord qu'un eertaia nombre do docteurs lui adressassentune lettre danstaquette i!a se plaindraient de ta P façondont on avait procédé la première fois, <<e . de Herutte, chargé do la rédiger, obtint en trfs peu de jours vingt-q)Mtpe t. ~Ment.~«M t deButât a Ma~, iaMtet6M <" dt a t (AMMt. Noaa. FMafÏa. Vat., n.<M. t0~. f.
?. Cf. Puyott op. f~ t. )). p. a<o. cote a. :<. OttaMO, a!9.9:0. p.

4.tMt~M.

&. )LeMMM, W)totf<' <fe<OM<< t. XXtV. ~fW,

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sms tMCMM t~.

PMEMtKMB PAMTtE.

~natures; encore avait-il cru plus prudent de no demander leur adhésion qu'à un petit nombredo retirions*. t.c cardinal ministre n'avait pas encore jeté tes yeux sur cette pétition, que parut un arrêt du Coosoitqui prétendait resoudM toutes les difncutMs~.t/aHaire de la censure s'était co'npUqueo, en en'et, do la question des docteurs re~utiots dont le t'artemont voulait restreindre le no'nbr~ des voix pour tes décisionsconcorcant la doctrine~. t)onc,pat' rarrôt du i8jutttet, le roi, dëshant en finit*vectoutes ces discussions, voqua la cause itsa personne, a é défendit au Patentent do s'immiscer dans les anttirM dM ht Facutte, et commanda au syndic do celle-ci d'expédier au Conseil tontes les pièces relatives &ta condamnation de SantaretHet & t'admi'Miondes Hc~ntiet~ t<ot'artemont, ne tenant aucun compte de la volonté royale, dcc!da que de tr~'s hutnbtos remontrances soraient adresséesA Sa Majestéet contmua do detiberer sur lu présence des doctoum re~uticM aux Assembles do ta Sorhonne; il arrêta memo.te juillet, que tes Supérieurs des quatre Urdrea mondiants ne pourraient envoyer plus de <tfux Religieux do chaque couvent « pott) assister et avoir voixdetiberativttaux dites assemblées~ s Matgrôcette défense tes ttoguMors, 'autorisant des tettrfsdu roi, vinrent en grand nombre a t'assotnbtoo du mois d'aont. Maux députes du t'artement se fendirent en Sorbonnopour verinor te fait, et, a la «nite do lour procea'verbat, f'arret défavorable aux Ordres mendiants fut maintenu et confirme dans toute sa rigueur~ Ator: fatigué de cette obstruction, te nonce nt entendre tM plus vives ptaintes; il représenta au ministre que ce demete hritant tratnait depuis six utois, au grand seandate du publie it était temps d'exécuté?tes promessesdont Son ËminencaN'était moatr~o prodigue, il fallait en nni<'at qu'on n'fn partat plus. Mehatieu répondit que satisfaction seraHdooneo au Saint-Siège!. Defait, te r novembre. )Laoïs Htsigna un arrêt de son Conseil X dans lequel, rappelant celui du juittet, it en ordonuaH a~awttt &Ba<bct~t. '6M(MN. t. naMon. fo). )a,69. nat.. Qt. < -.M«MaQM< t. Spitda di <!e<!ottea~(A)t<'tt~.Kuae. PMneta, fol.t<8.t&&). < Vat., n.420, 9.t~UM<!o P.6~n<'tat Binet, anP. <tmat<6M (~aoeta, Bp!t.Geo.,. tV~. t & t6'!0 a. Spada aMtMtat, Vat., di t&Jutttet (Atet)!w. NuM, PMne!a, n.CO.f. 4.A~t duCooMH, t6M ~f~ff /)w<f<!<<, en. MM, «!). t. Xtt, tSJutMf) (Ae p.MO). &.AMCt Pattement. Jutllet6XO du 3t t (O'A~ent~, ~tMKc.. P. M. 9M). < M. p. t'oM. &~uy«M.<t août<MO 0.t.eMM doMauetMc (A<eh!t. Nun)!. t~aM~. dt Ve< o.MO, <CO, –Cf..W<no<~< WeA<'M<'M,t. f. <M) t. p. <aa. 7. Spadta Moot. CMbeWat, 30ju)!!<?t <620(Ateh!t.Va< dtFMOfte, <03, <<!?. 0. 468).

).(! t.hME PR SAXTAR~t.! EX SOMMONS.

<M

~exécution,sansa~oir égard &Farrét du Pariemontrendu le 2~do mémo mois. tt défondait en outra à tous ses sujets de quelque profession, qualité et condition qu'ils fussent, de composer, traiter, ni disputer do i'aftirmativoou négative des propositions coMcornantle pouvoir et ~autorité souveraine do !ta Majestéot des autres rois et souverains. a peine d'être punis comme séditieuxet perturhateursdu ~pos puMio'. HCetartM fut s)go!Me dans t'assemtdeo du i" décembre. la FaouMo Késagréabto rUmvepsii6,à la Sorhonnoet à la mag!stt'atut'c. r'ate~eoUon du roi ne fit que les exciter à la résistance. Deux so cas d'insoHmissioK prodtostrent aussitôt. L'arrêt du 8 noveothro maintenait aux docteurs réguliers le droit do participer aux assomtdéosde la Facutté or, les docteurs sfcuMersretusurent do renregiatrer, sous prétexte que le Par!c. meot avait donné une décision contradictoire~. – t.'arrét du défendait a qui que ce fnt do traiter tes questions a nove)nbrH relatives aux deux puissances or, le recteur do l'Université prit l'occasion d'uoo thèse du dominicain Testefort pour rappeler et condamner !« doctrine qui attribue aux t'apos un pouvoir indirect ou direct sur te tomporet des rois~. Les évoquesprésents à Paris s'élevèrent contre t'uaurpatioM du recteur, auquel il M'appartenaitnullement de trancher une question de théologie~. Au surplus c'était trop de désobéissance, t'autorit'; du roi se la trouvait compromise, et dans son ontourago on conaeiMai~ t.o maréchat deSohomherg était d'avis « de ae débarréprt'sitioH. rasser do ces pédants qui chaque jour mettaient aux priées Sa Le P. do <téruHedisait que l'exil de Majesté avec la Papa t~itesacet d'un do ses collèguos, durant trois Mois. produirait plus d'an'ot que dix arrêts~. U'autres proposaient !es chatimanttt avait un autre dessein aborder les ptussév&rca.MaisKicheMeu de front tes insoumis, forcer ia Sorhonne. t'Université, !e Partemont à a'incMnordevant les voïentéa rayâtes. 9. )) dompta en premier lieu !a Faculté de ilidologie. !<o de a janvier <027. Philippe do Ccapéao,Avôque Nantea,ao rendit a t'assomMée,porteur d'une ïettre de cachot, ~o roi y ordonnait <6M t'oM. ). A~M dueoaMtt a ooweNtbta «yAtgoaM. ~<f<c., aaa). pttw~. p. t <a:! n. x. LeUte anoaco.oa!t Xttt, ea~tM (AMM*. Mu)!dt FMaete, d Vat-, J f 40<, tt 0) doh fe!<e(bH a. Condamnation ~6!e<!o (u'Atgen)~ eM., .935). p 4. Wtno~vt f<< We~fMM, p. 4M. 1.1, 6. HoOM~e, op.e~p. t6N.

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SOtS HtCMUt.tKU. PKMMKOE AtWK. P

aux docteurs. dans les termes les plus impératifs, d'enregistrer arrêt du Conseilconcernant les Ordreamendiants et de cesser toute contestation relative au livre de Santaretti'. Lu Faculté conclut d'une voix unanime que l'arrêt du 2 novembre Mrait enrt~ishé Quant au Uvro incriminé, t'évéquo doKan!cs déclara que le roi tenait a savoir si la majorité des docteur acceptait ou rejetait la censure du 2 avril <6~6. Après en avoir dëtib~ré dans'M~ns grande agitation, la Facu!~ dédda unanimement que t ouvrage du jésuite devait être condamné comme mauvais et potMicieux; mais dix-huit docteurs seutetnout po~isteteut a maintenit'ta première censure, cinquante t'ofusorentd'en MfonnaMre ta vatidité et sotticitôront l'autorisation d'en drosser uno attirer instrMit de cette délibération et du désaveu de h cenbure, !o t'ape commanda au nonce do s'opposer a toute censure nouveno~. Quoiqu'il en dut advenir, la Sorbonne était soumise. ttichetieu ne ménagea pas davantage t Université une déetaration royato aunuta en torntea sovëre:) le décret du Recteur Mazurecondamnantla thexode Testctbrt~ t~'humiMation 'abattit n Mazure, qui s'imagina Mtever lion erédii en se disculpant point tui.mémo devant LouisXHt. Le ~janviet', it se rend au Louvre en hatut de ct'rémonie et suivi dea t~cuttés qui rempt~ent tout le cabinet du t'oi\ '< Sire, lui dit-it, votre UniveMité.. est grandement traversée et aMigée. pour vous avoir scrv! ndé* temont. On veut. donner couraa cette damnable et pepoiciotts~ doctrine quia enfanté la Mgue. Noussommesignomi~teusement. aoiea et persécutez pour avoir soutenu que vous ~tes souverain et ne ponvea être déposé. Sire, le mat est si grand ets'augmentM si tort, qu'ito'y aquo Votre Majestéseule qc! puisM y remédier et teamenaceset vieteocesqu'on nous Minons réduisent josqu'au point de demander vot~eprotection. Et aCn que toute la France connoisse que ce que nous wou~disons est vérïtaMe, et que h postérité aaone que noua vous avons rendo tous les dovoirade notre ndétité, nous vous supplions, Sire, que noua soyonsjugéo
9. <MtnpteMada de h t~aate de Soîhoaoe. a ~ot!et t09T (AKMw.V~t., «OM. d! ~<ranf)a.n. ~M.f. 818). – pMc6netha< do M~que de NetXet (MMMn,o. «a. t tM'taa). Cf. ~WM~Mf~. p. a<t ~aM<fM d<<e~M~,t. t, p. 43$. 9. Samtoath delta MMMttoM~atta. <uttt<~ de la ee<Mtt)'aMotto<tMod'An<eo!o 8<u<)aM)!o (AKMw.Vat., NttM.di pMn~a, n. <M, t. )0~<5).

t. t~uoduMta h8c<bot)M, 3 ~Mtst <SM M~~w.~ ~«fe«, <.~M,M!. t0)' MM~c'

mnatant 9.BMtMMoo ta<!&aet doMe<eat ta ~M deTette&tt ~f. <M<M Mo tH~p'<t<)p«~. an.t6M, . «). XII, t.!t<.–Cf. p ~me<M< S.FMth'M, p. D'Aw«aoy, <'A<'otM~<~tM<,4tt. 1.1,p.

t~ HVttE &E SA!4TAMt.UEX StMWOXXE.

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eu votre Parlement, ou sont ceux que nous a donnez pour juges naturels Votre Najostôen son avènement à la couronne, ainsi <~tevos prédécesseurs*.MLe roi se contenta de rëpondfM « Je vous remero!e de i'auection et du soin que vous avez pour moi; mais je ne trouve pas bon que vous vous mestioz de ce qui touche la Foy c'est à faire aux <!octeurs.MonMardedes Sceaux LeRecteur fut matmeuô par M.de NaMttac. vousdira le teste <.Vousavez fait, hu dit-il, un décret que vous ne pouviez pas faire, vostrc profession n'estant point de théologie, et l'avez hastt sur un faux fondement, disant que la thèse [de Testeîort) avo;tété condamnée par la Sorbonne, ce qui n'est point. u Une discussion s'étant onglée, le Garde des Sceaux interrompit Maxureet lui imposa -silence« de la part du Roy M.En vain ie XtHde lui permettre de parter. Sa Majestô hpeteur suppUa LouM '< C'eat assez~ L'fnivetrsité dut se t'é~udre, lui réponait jusqu'& tMUvelordre, A ne plus censuret' les œuvrea des theologions. t0. Le Parlement n'aHait pas être aussi laeile à soumettre. Il lui parut que la Sorhonne, en révoquant la censure du ~a~ <~~M~, avait porto atteinte A ses propres arrêts contre le mêmeouvrage. C'est pourquoi, !o janvier, il Marnafetto revocation, la déclara une entreprise contre t'autoriM du Roy, la soreté dasa personne et de son Estât et ordonna que la censure serait enregistrée au greC~do la Faculté <tpa< et t avril tO~Q de thcoto~ie pour y avoir recours quand besoin seroit a. En outre, i! défendit à toutes personnes de quoique état et qualité qu'etteatussent d'~erire ou mettre en dispute aucune proposition contraire à ladite censure, & peine do crime de tëse.majeate. A cette audacieuse provocation le roi répondit, le ta janvier, en donnant oao ~<<M~~oH par taquotta il interdisait A la Faeuttô de traiter, en quelque sorte et manière que ce fut. auairedeSautaratM: de publier aucun acte de ses detiberatioM précédentes sur cp sujet; de m'en délivrer aucun extrait <m t opie,sans «a permission expresse,a peine do nuMitôet désobéis* sanee et d'encourir son indignation. Maisle Parlement ne fit aucun cas de la Déclaration royate; revenant li la charge, il ordttnna, le 35 janvier, que son arrêt du 4 serait exccuMselon <!a (te M~MM t. HaMagaa Rettea~MMoM ~Hfett, p.!?}.
2. ~e ~'jnM ~aft~ott, p. ta'39.

teneur, ovfe défense&toute personne d'y contrevenir de punition exemplaire sous peine Amsi tes magistrats de la cour suprême, aoua pretextt de défendre t'iadépendanoe du roi, résistaient ouvetteMent à ses ordres, Le 39 janvier, un nouvel arrêt du Conseil lour fit « expressesinhibitions etdenenses do connaîtrede cette attire et chargea les sieurs cardinaux, prélats et autres que Sa Majesté dfputeroit de décider « en quels termes sero!t n~ue la censure de la pernicieuse ot détestable doctrine cantot t hu livre de Santaretti t<cParlement ne cédn pas tout do te; il résotut, le i'" Mvrier, do faire d''s remontrances au roi, et désigna !o président Le Jay pour se rendre avec quatre conseilterf à la Sorbonne où t'nn préparait, disait'on, une d~eotaration contraire à la censure primitive En cHet, la Faculté do Thfotogie, fort embarrassée au milieud'ordres oontradictnifM, tenait alors une assemblée ordinaire; elle vettait de conchue ~u'ette se soumettrait aM!: injonctions du roi, torsque sur~ittrent tes dëputea du t'artement. Le Jay déclara qu'ii était envoyé par la Cour pour retever le courage do ceux qui défendaient les droits du pouvoir royat il promit a Fitosaeet aux ttteher~teNt'assistance des magistrats, et menaça au contrairo de leur ressen' timent te ?' Ouvatct teauttramontaina. Maittcesderoiersripos* tt'rent qu'en dépit du Parlement, et contre lui, its soutiendraient jusqu'au bout la doctrine do t'Égtise. Sa missionremplie, le Jay M retira emportant l'original de la eonotusinn priao ait début de t'assamMee 4. A la nouvelle de cotte démarche, Louis Xt!) pensa qM'it no pouvait plus longtemps laisser do tettos bravades impumes. tt manda au Louvre le premier président, te président Le Jay, tea gens du roi et tas conseiMeraqui avaient M députes en Sorbonne. La, en présence des cardinaux de ttiobetieu ci dp La Koohefoucautd,du garde des sceaux, do Marittao,et du <nar~tbat do Schomberg, il leur dit vous commande, et sous mon indigaation.de ne plus vousmeIet'ftcsatMrps peina d'encourir de ta Sorbonne. Si voua continuez de vous y Mgërcf, je voua forai voir qui est le matttc do voua ou de moi. Mohetica t. Mttxmtoou NoyaM d Ooeteote Paeu!M Th6o!o)!!?, dola de ttoyeo, Stntttoet – <tu tMw!e~ (O'AtRenM,aM,9M). AMÊt t3 taM duPosément dua& p. ~n<!ef ~M~em, Mt). p. 3.
At~t du Paiement. <" M<t!at )8M (0'Atcentf. p. 252). 9. PMt~'tCtM du pt~Ment te <tay(O'A~em~, C!'M.jM<Mc., ataj. p. 2&3), 4. P,od8o1'crhat du pl4!sldeot )OM(tP ~effHfe ~OMpo~,p. at). 8. A<f~dMCon<eu,39 ~ao<!et1097(D'Argenlte, f~pn~ois,p. ail-*

<8~ .A sa forme et

soustOCME~EU. PRRM!K!<R t'AttTIE.

KKSOMBOXXK LE ).~RB MKSAXTAMË~H

iM

_I~_ 1.1,1:· hrlAnA:' 1.0-.1 ~%n les a.onnn.nl,oQ reproones uo prenant ensuite lit pa~te, mohva et adouci Sa Majesté. U faud~it, dit-il, êtra fort mauvais ttt6o!ogieM pour connottre que le Roy no retôvesa couronne et le tomporet ne pus de son E~tatque de Dieuseul. Maisil faudroit bien t'estre aussy pour no sçavoir pas que le Hoyne peut, ni par l'autorité qu'ii a donocoàse'.t'artemens, ni par celle qui réside en sa personne, ni pat' le pouvoir que la Sot bonnea du Saint'Swge, faire ou pro. noncerun articledo foy, s'it n'a premièrement est~déclaré tel par rÉgnsc en ses conciles tccMnténiques.81 n'y a point de docte théologien, do non sujet ni d'homme de bien qui puisse no tenir tes pa& propositionsdo Sanotaret pour méchantes et nhominatMea. HMosont <6mer.nre8.scandateuses. pertmnatives du repos s des ~tats et donnent grande occasion d'envie contre le Saintjuste, mais Siège. Hn cette consideratipn il est non soMtement cours d'un si petn!cioux tivt'e, non neceasairc, d'ompesoher le seulement en le faisant nruster. maison outre par la voye do t'Êgnse, en !o faisant condamner par uno censure authentique, seule capabte do calmer beaucoup d'esprits. Lo ttoy a toujours eu cette pon~o, et Sa Majestéest ftdete témoin que ceux qui ont t hanncuf de la servir en ses conseil n'ont jamais eu d'autres sentiment!.Maison a estime qu'il fatoit parvenir a cette Qn par une voye innocente, et non telle qu'ette mit !a personne du R'<y en plus grave péril quecotui qu'on veut cvitor. ).o ttoy attend une censure do Homo. qui fera d'autant plus d'en<'t qu'elle viendra d'une pari que beaucoup tiennent partie en causa. Si Sa Majesténe la reçoit, otto en procurera une en son royaume, qui puisse être soutenue par tout le monde et qui édifiotoute la chrétienté au lieu do ta diviapr<. Ce taagage forme, mais ptoaure, brisa les dernières résistances des magistrat: Msormais le dénouement do t'anaire Santarotti ne dépendra ptusque do Richelieu, Quand, ndëte Asa promesse, en ta it voutMtprcsspr cour do Rome condamnationde t'ouvrago, ta nunce lui tit entendra que le t'apo ne serait pas dispose & tenter une entreprise qui avait soulevé d~a tant de difMcuttéa Par aitteuM les tttch~ristes ne M «ttuchtioat nullement do «o Un soumettre au Saint OMeo. instant le cardinal ministre eutie du dossein do recourir &i'assombMo cterge; mais il t'abandonna t dea!che!!euditde<aate Roy ~wt!efoaye a en t t, o Ceque M.te cardinal (D'Ar8\'ntrf.nI, 2~6). p.BatbMtatA 23~tHeî )69? dt (AMhh. N'to<. ~neta, Vot.. a. ëiMMth – 8paf!a. 9tM*t!at (AKt)!w. tCM des d'Utbtto n< HteheMao, V a n. 4M,f< 88?.89t). Btef t. ~fTatMe Home, ËtMt)8<!tM. Mpp!~eo<,tV.f. Mt).

SOLS h)t:HKLm.

PM:Mft:HE MHTtt:.

mentot. et ton crutqu)tsere<na(tau~a/« ~'<o. Loin de là; s'taxt souvenu qu'it était proviseur de Sorbonne, il manifesta un jour t'iutention de se rendre avec plusieurs évêques A t'as. semHée des dwtcut*. atin d'y dresser une nouvelle censure Ce fut une surprise ~énérate. et le nonce s entptoya, suivant ses instructions parer le coup. JI nt partager tes vues du Pape au cardinal do t.a Hochefoucautd et à t'archevequo de Paris, et ceux-ci trouv'rent de si graves raisons pour convaincre Hicheiieu 'ju'it ren"n' a tout de bon a son projet ttus lors, l'atrairc Santan'Hi passa dans le dumaiue de t'histoire. H. Afin de ne pas intenompro le récit de la seconde phase, nous avons omis plusieurs in. idcxts particuliers a la Compagnie de Jésus. Et d a)mtd <)ueHeavait été t'attitudo du P. (.t-nerai dès la pren)i''te menace d'une censure? Hedoutant qu'elle no fut une source d<tracasst'ries pour les Jésuites français, it s'était empressé de les recommander a la roino uu're il leur avait ensuite tracé la conduite tenir, dans la circulaire suivante adressée aux cinq provinciaux Bien que Votre Hévercuce et les autres Pères attachent une grande importance ù l'allaire présente, très ~fave en oifet, non seutotnent pour ta Compagnie a<aisencore pour i'~gtise et la cause de Uieu. cependant le devoir de ma charge et le souci de répondre aux intentions du Souverain Pontife m'obti~ent & vous donner quelques avis. Il Avant tout que les Xotres n't't rivent, ne signent et n'itupriutent a'<sotument rien désormais sur la question qui s'agite; car te Saint Père a ajouté de vive voix l'autorité de sa feornmaadation au décret et Al'ordre très sévères que je vous ai dernièrement envoyés. Le roi Très Chrétien et les autres ne trouveront pas mauvais que par respect pour la volonté du Souverain Pontife, nous nous imposions un silence absolu dans une affaire qui est la sienne. S'ils demandent notre sentiment ou s'ils craignent que cette doctrine soit un danger pour le royaume, nous irona tous, et vous les premiers, nous jeter aux pieds du vicaire de Jésus-Christ pour le supplier au nom de sa sollicitude paternelle pour la
). Lettre de Spada à Barberini, 9 avrt) t627 (Archiv. Yat., NoM.dt Fmcde, a. 40<, f.320). 2. ~ettrM de Barberini à Spada, 23 février et 9 maM t627 (/&t<~M, o. 406, f. 887 €t&36). 3. Spada a Batbefiai. 22 tdvrier t627 tBtbL nat., italien, M. f. an). Cf. Hon&Mye, op. cil., p. t-2. )?3.

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ES LEHVHËDE SAYTAHEU.! SOMO~E.

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tu' incompatible avec France, de !u' accorder tout ce qui c'est pas iocompatiMe à tout souBrir plutôt sa dignité, et nous nous tiendrons disposés désirs de Sa Sainteté. que de ne pas obtempérer aux .< Quant à ce qui concerne directement la censure de la Soraucun motif à y bonne. les Nôtres ne se laisseront engager par et inscrire, quand môme it faudrait supporter de nouvelles plus fidèles à la vérité et à l'obéisterribles tempêtes pour rester sance due au Souverain Pontife. Mais,puisque cette affaire importe a l'honneur d~ la France et à la dignité de la Sorbonne eUede mëme, tes Nôtres s'euorceront de tout leur pouvoir, auprès ceux qui sont susceptibles d'une pareille démarche, de les porter à renier et à révoquer cette censure, laquelle du reste est btaméo, nous dit-on, ou du moins désapprouvée par la partie la plus saine et la plus nombreuse des Sorbonistes. Konn it est très juste et tout à fait nécessaire que tes Noires suivent en tout la direction de l'illustrissime Noncedu Saint-Siège, à <.trecourent aussi dans lours difficultés à la prudence et la et de nos autres coopération du cardinal de La Rochefoucauld leur sagesse et leur piété. protecteurs, si recommandab!os par de la gloire Car, comme ces seigneurs sont conduits par la pensée de Dieu, leurs avis et leurs tumit'rcs peuvent être d'un grand secours pnur mener les choses Ala Hndésirée. Uieu nous aMistera du haut du ciel et fera tourner les éprouves à notre plus grand bien Nous avons vu que tnatgré les monéas poradesde leurs onnenns tes Jésuites ne furent point enveloppés dans tanuuvette tempête. catmo Pendant qu'elle faisait ra~o autour d'eux, ils jouiront d'un n'étaient plus accoutumés. « Nous auquel depuis longtemps ils sommes en paix, écrivait te Hmai 1626 le P. Charles do la Tour au P. Générât it ne nous reste plus de la tourmente passée que la réputation do notre MéUtéa la doctrine re~e dans rËgtiso de tMeu. Nous rendons d'intinies actions de grâce il la miséricorde du Seigneur pour tant et de si grands bienfaits et nous reconVotre naissons que nous en sommes redevables aux prières do Paternité et de toute la Compagnie
A la un de juillet Comme en éveit. un incident nous les haines faillit soulever dans raconte Garasse, estions, toujours les dou-

1. Lettre du P. Vitelleschi aM PP. Pto'todaox. t.

6 ma) t62G (t-raoc'a. B)')st. Gen., t. iït.

~UiUre du P. de Lt 'four au P. VtteUetehi. 8 mai tGM < fMactap bhtofta. n.90).

<SU a_

SOLS tUCHKtJEU. -t_8ft.

t'HMHËHE

P.UmK.

cours de la sécurité, M'evesque de Cettoy par trop d'affection, cuidarenouve!ter tesptayesqui eommencoient à se fermer d'elles. marnes. Cnr ayant este prié de prescher le jour de saint Ignace dans nostre egtiso de la maison professe, il le fit avec plus de passion et de véhémence que noua no l'eussions d<itu. prenant pour sua thème tes paroles de saint t,uc, chapitre XXi, C«M< a<«~fr~M ~r~f/M ~<c<<oM~, Mo/t/c ~w<'<; et il rendit raison pourquoi, preschant ia la feste d'un confesseur, il ovoit choisy les paroles que t'Ègtisf a coatume d'appliquer aux Martyrs, d'autant, disoitil, que les Jcsuhes en c~ temps sont de vrays martyrs et leurs ennemis de vrays tyrans et de vraya persécuteurs; et puis se tournant devers ta chapelle do nos saincts, qui garde tes os du feu t*. Cotton, il apostropha ce grand serviteur do Dieu avec des paroles si peines de véhémence, qu'on n'ontendoit en son auditoire que t)nn)fs et sanglots, ot l'appela cinq "u six fois glorieux martyr et dfnenseur d<' t'authurité do t'r:gtise. Ces paroles no ptourent pas n tant son auditoire, car il y en eut qui s'en attèrent immédint0nft)t aprcz soustever l'esprit des jugcM. Ce qu'ils nrent avec tant d'enieacf. que le lendemain, pronierjour d aoust, il y eust arrcst contre H" t'ëve~qua de ttettey et commandoncnt au Catdicn du grand c"uventdcs Cordeliers. oit it doh\oit prcscttor le jour suivant, de tuy fermer lit chaire do son egli~ 1> t.raco a ta hifnvfiHanco do t.<tuis Xt!t. t'unairc n'eut aucune suite ft)ct)cuso pour ta Compagnie, fou do temps après, le Souverain Pontife s'étant ptaint a M.de Ucthnno de quetquos propos et lettres écrites inconsidérément par un docteur <toSurbonne le roi fit ohservfr a sou ambassadeur qu'il <<dtait.. ptus tostrire que se piquer de pareittes choses. Ce que je suis moy.mesmo ntdi"<; do practiqucr, ajoutait- a l'endroit do gens do tncsmo cattn'gorie que le xcte a porté, en preachant .MParts, dans des méditations et exhortations extravagantes et qui pourroient estre dites séditieuses et foctieuspa, u'cstoit que les deportcmons de telles gens sont recogncus bons et sincères d'aUtcurs. Aiusy est-il raisonnabie, si en do tcttesoccaMons j'apporte une grande patience, quetot'ape ext'nse parettaritt' ces indise'étions~, u t. Jeao.FtetM le Camus, diMtptettamt deMtntffanM~de Sales. e 2. Cara<.tp, < )'. 23t'M3. tettfesdunonee Lp< op. au!.<~d)t)a) Hatbettn! etcettM dMPP.Annant) smtfmau P. M~n~ta) <'t eontittncnt <t""tetan<doan~ MfCataMe. 3.Lettfette Louis XtttftM.de tM'thune.23 tMG(Btb). fmo'jMu. f. 88~ ao~t t)ot..

CHAPtTM YHt URt6~ tM FOSttATtOXS o
tcntathe d'ctabtt~ftoeot dans ta ville et infructueuse t.Kou~-Ue Sommatre: a dttCo)~e<rA)bt.fn'' M.d'.onproffssea .).' 't'rovps. fondation d'un cottage a r.. Ët.'bH~ftocnt do Saint.Mthtc). La r.'siden.t. )!u)dt-au'i. A t.a))i:t'estc9t'<rea~u)ttcot -<t.t< f~sid.'ht~ de M.o~xnos. Mont~eOt''). du fo))~f du cnjtt' 8. fondation tcur r. skten' ft pn-nn' )'< la 'On-tion des J~uHc~ au < oMt;" do Pamter". 'J. M' <a~)iss<'u'cnt ))e t.a Uofhcut'. \a«))pb. du toU'do )U.t'cn')a<to)) t. necuet~ do dffu)))Ct)tat"n~t<tS<'ana t.)f.omp3s"to e)Aqu)Sources manuscrites. –c! ~ampaxit. ).<;ntta))un) t.tAquiMuta. Ep~'otae ad '.t-ncfatofa taota. tp~tob" GenctaOun) – t) ~o~osat)a. Ep~tntat' – d) traoOa. t)'ht"tac txitMtae Ccherat~'t') tfaoehc htstofia;– '.pMfattmu! -t)A')ut)an)aeht9tofia:–H)Cat!)pantaehh'or)a;–h) – )) A'tuttauta. t'umtaUonfatoXt-stomn). – h) Campauta. tundat' tototaMt' hhMtda n') T..toaana. yuodaUot't-s ''Mucta. ~undaUt'nM cuXegtoTcna <ionf9fo))cs't" ad cttefnot m <.a))~. tp~totao Ceuftattutn u)Ey)ato)aeMM)putn. coXfginrutn t))\athcf.<tn'MM. p)tph<Qtaot:t')')fO)tnn)tt); t-'ttp); Hndtf)ro)r. )). faht. mbttothC~ue de ))))"t'u). )U. Atthhe~t'~mtUUt'atf~de H")t-s. A)).). M(.t)))'ft)ier.t~m)pf. t<c!)<uf)hcpt.Mo5e))p, 'tp)a c)~udp,dota!)'-U}f. )t. AKt)ht-9dcpaMfn)p"ta'fs<)uTaM. do t.' Haute Mamc. de t'Attelé. ttf ) H'~auh. A~httPt 'Uoft'MtnM de COtdpaut. l'1. Btttttothcquo muntttpato df)~ ttothe'te. Ca~<-<.f.J.. <t)<<ttoa<~mtt)<t-<t)eto'~<t<«')< aoMeeatmnfHn<eat~.t~"n-< .'<-<.<.P. ~).-Gfn<te)f. f))t<)Wf~ -Cor-a~. M))<o~"Saf<~tX.< -.tuKtt.n~ut – Compatn'. ~<Hftf< A)i<u~t~"M <'M'"Q"~ t'f!' P~'vo J~M««. U~otOt~* «oH~ t'ff ht t~e <t'.<(&<. – Oe MobtUtM). M '<e Rothm). Hx~tM f««'f~ .t.f f.)M)MM' .< .Vottfjt~tfF.dana J~u< Oudnu. Kto&t'MnHMt~~ CA"~<'ttfe~~a<n< rtffht d'~fo.~ fFSMh-o"ip. HJ'tc~f tte h' ""<' de ttf <.f«''Mt"~ Mt<H" Wa"af~ f.tf'W <<M '.efotn.o ~.xtM.tJMf'n~fM' tfMttfMfff.– fauft))"n.<Wof"~ th- N~fM< <<"M')' tatMMttd. ~~tuxf ~T)< et f«nf<Mt fut~H~ ''<- Mant~ttfff. – Arc~M, M'tfotn! '<f r<Hf (te t~' ~<ofAf< Oc ~ttun– ffmtf) Sf&a«~n <<. de fa t )/f'' t'onnff. t.a'tctOMd. les orf~tn~ Ah~f~uM t'.t)t)~M. dea. ~n"ntf< ttF t'nnttM. – ttff~eth' M:"))'. Hxtojfe.h) fo)t.~ .Vn~)~ < daM.t' Xt.–t.. <:u)MUd. <.<"<<<M'OMn''tjfo<tt~f«ff. <«~n.f')'t't. t<-n!9"<

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CHEmKRË PAHUE.

notre attention, carit fit du bruit dans son temps et n'a pas touété présenté d'une façon comp!ète et jours impartiale. Nous avons dit déjacommeot, en <6u~ et en t6H, t'inQuence prépondérante des Pithou avait fermé aux Jésuites l'entrée dp cette ville'. La mort de François Pitbou, loin de faciliter les choses, vint plutôt les compliquer. Par son testament du 25 novembre iUt7 it avait té~u~ sa maison à la municipalité pour y fonder un collège. à la érudition expresse que les Jésuites n'y seraient point admis Ma)~les héritiers du défunt ayan) proteste eontrt; ce legs, les éehevius ne purent s'ectend;'e avec l'exécuteur testan notaire. L'évoque, Hene de Brcstay, le oha. et noino Jacuups KivcHo prout< fent de la hrouitto pour'tppe!er à Tt~yes quelques religieux de !a Compa~ie, en attendant ia pos. Mbintp dp les introduire comme instituteur~de la jeunesse. Eu <a<9. je F. ChM6!ophe Nevelet s'inataHa~cs la maisondu chi. noine, et il y dentourp deux ans, occupé aux fonctions du ministère, matgré les t~etamatiunsdesma~iatratN municipaux~, tt fut e rctnptacé en iMt par les PP. imhert !!o<-t t Pierre Le Camus\ Le 2 juin de la n~rnM annue. Jacques XivuHph'gna aux Jésuites tous ses î:~ns meubtcs et immeubles eonoant dans un meilleur avenir, il demandait qu'on instituât en Noenom tes deux petites classes dit futur coltêgo' Ace moment tes animosites contre tes Pères s'étant un peucatmées, teurs anus et eux.tnamea a'imagi. nt~nt que la municipalité ne s'opposet'ait plus à un établissement routier ils MttipiM.rcnt donc de Louis Xtt) une autorisation qui leur fut octroyée par un brevet du 30 janvier t8g3:. Quand le P. do Séguiran le présenta au garde des sceaux, celuici Ut des objections se rappelant ~'opposition des habitants en ICit, il représenta au roi qu'il serait bon de tea consulter. Or, nne assemblée consulaire, tenne A cet effet, décida d'envoverA Paris une députation, laquello sotqttierait humblement Sa Majesté, « pour l'utilité ds ladite vitteet obvier à ta désunion de Mababitana. qu'il lui ptnst les vouloir dispenser dudit csiaMist. Vott ome))).p. 3?)ft suiv. t ~.TMtMnent ~n~oia Hthoa.20novembre (Arth)t. omm.. Oib.A.30, de )6<? O r P.aaal.
3. Werc'M /«)t)ro' t. X, aon. <M). p. <o6-<08. – OrojtM, .~MoftMcoMf' «'ff<ft)<~<<~i<f<<MM.J~M~<.p.M. t. ~ettM du P. 0<n<~ au P. Xewftet, a Dttw. <6t9 (Camnao.. Bt'ht. Heo t. )) f'. Grosley, ao P. ~Mn Soutet. r., Du même au P. 3pau 3ou,el, il août lt"?l (ilsi leni). août «H9 [M< ~n)). H. CMstfy. ~MO«M poMf «fc<r. p.ut. 7-Bretetdu fo)t'jfme«f)f)tau< Jeunet d\')ab))t une tt'~JeneotTfoyc<())tb) dd t <M)))o). Co)). Oodf-f~. 1. XV, f. t22).

XO~EL

KCHECUAXS L~ V)~K

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t ~)t*~ –t .t ~–t t~. U ~t~ sèment." Les députes obtinrent ce qu'Ut désiraient. Le P. de Séguiraa leur ayant demandé au moins la concession d'un simpte Ao~tfc ou pied à terre pour les Pères do passag'), ils répondiront « qu'ils n'avoient point charge de consentir Acela Sur les entrefaites, Jacques Xivette tomba gravement matxde; '<esentant ptt's de !~aHn, il dicta un nouveau testament par tequot révoquant le précédent eteupprimanttactause relative Mla fondation de doux petites classes, il laissait aux Jésuites tous les biens qu'it possédait aux villages de r'euges, Auboterre et MontsttMm, ses livres, «moments d'église et argenterip, ptus deux mitto livres pour acheter uue maison à Troycss'ita pat'veuaient & s'y ~tahUr sinon,~tadito soMmo serait employée autrement à leur proÛt. Suivaient divom legs a sa famille et à des (Buvrcs charitables. Knnn il institmut, comme exécuteurs de ses volontés, sou frère, Jean civette, et M. Louis ~ovetot. archidiacre et chanoine de t'égtisadeTroyes. tt mourut pieusement dans les promifrs jours doi'aoneoitm tteus mois avant son décès, tes Jésuites avaient <mitt~sa maisou, oit ils teut'vaientrhospitatité, et s'étaient toges dans le voisinage du prieuré Saint*Uuentin ils craignaient en puât qu'on lour reprocttAt d'avoir iatmenc~ ta testateur. Mais maigre celte précaution, tes twritiors ~atureta attaquèrent le testament les t'erca, disaient its. u avaient tellement pratiqué leur parant, qu'its s'étaient rendus mattres da sa maison et de ses volontés sana que tedict Nivelle usast contredite a. Pouravoir la paix, on consentit à une transaction pm' laquelle )<'sheritiora rentr~reat en posses. sion d'une partie des domaines, rentes ot vaisselle d'argent du défunte Cependant i'iuHta!tation des Jésuites dans une maison do louage avait jeté t'atarmo parmi tours advemaiMs. La tO octobre tm3, une assemblée do t'ëcbevinage dénia aux PP. Mar~uenat et r'agot le droit d'avoir une demeure particulier'' c'était une innovation, un établissement déguisé, dont on tes préviendrait du Il se dé* A la remontrance qui leur fut adressée, les Jésuites partir répondirent que leur domicile n'était destiné qu'aux retigietM de passage a Troyes ou qui viendraient y séjourner pour des prédications ils proposèrent do donner lA-dessus telle déclaration

etM))<r. AKht'.eomm., Voir MiiMMtton 1.QMste), ~<'mo<ff<poMf<f~t'<f, p. U& A. ton&utetfM. so, fu).'!6a.a:o.
2. GM*)ey, '«~'M. P. <Utt
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SOUS HtCttEUKU.

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qu'on voudrait, et ils ajoutèrent qu'ils avaient un brevet du roi, en vertu duquel ils continueraient d'occuper lour maison 1. hevant cotte légitime résistance, tes maire et echevios envoyèrent une nouvelle deputation il Sa M~jestf, ta priant « de tes vnutoir décharger de t'estabtissoment et demeure des Jésuites Le roi assura les députés de ses bonnes intentions; mais le Conseil, persuadé que l'opposition venait do ceux qui occupaient les afnn principales charges, refusa do donner le moindre arrêt, qu'il ne parût pas que tes Jésuites eussent cato chassés ? A do nouvettes sommations du maire, qui feignit de craindre que la continuation de teur séjour n'eschautfat tes esprits tlu peupto tes P~ifs répondirent par une fin de non-recevoir ils étaient venus, dcctarèrent-its, appotes par )~' t'évoque, approuves par tes anets du Consoil privé du tu novembre tUi7 et de la Cour de Partemont du ~janvier tt~O, et le roi. par brevet du 30 janvier i6:M, leur avait permis de s'etabtir dans ta vitte; Us no pouvaient donc on sortir, A moins qu'on leur montrât par écrit la vo!on<~de Louix Xttt mais alors ils protchtaient d'obéir incessamment et sans diuicuttes tJnedémarche fut tentée auprès do t'évoque, auquel on demanda d'ea~a~ertes Pères la soumbsinn. Mundes par M" do Urestay, tes rft~ieux protnirent do quitter teur mfnsun. s'i) lui ptaisoit do tes toger prca de sa personne Ue plus, ils dëctarerent par ne s'établiraient jamais Troyc:< écrit, te )Mjanvier <02~, qu'ils par toUege. es~Uso. communauté, résidence ou hospice oy au. froment sans l'autorisation du roi et consentement des trois ordrcs de la ville. Tout cela ne pouvait s'tttsfaite tes opposants, tts remontrèrent, dans uno assemblée do t'echevinago, qu'il n'cstoit point il propos de recevoir tes dites oures, parce que, tes Jésuites su '('tirant t'cveacttô, c estoit ta même chose que leur domouro eu la maison qu'ils avaient toueo «n resutut donc do recourir Sa Majesté, pour avoir ta'dcssus sa volonté et commandement par c-fript Le conseiller d'Ktat Jacqufa Vignier, potit-iits do Kicotas Vit;niet'. ancien compagnon ti'esit des Pitttou, fut ehnr~ par Louis Xttt de s'informer sur hs tioux des vëtitabtes dispositions de ta ville. Hea son arrivée à Troyos, il fut circonvenu pnr les A t. ni'XMfaOont <0ottob~c'JM(~ch)t. fonu')., .3t. f. t et eu)*. . du ) ) G~eftnhn )'!<:< cotom.. ))~)tMta))m)dt) (Atth)w. A..<t.f <-?!. ;a.UOtMt.Xiundu )'< )&Jan<)ef <t6~< f. ~).
4 <:m<tey, WMo'tf).? t«-)t7.

NOUVEL U.~SLA\)LLH ~CHEC UETHOYKS.

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adversaires des Jésuites'. On provoqua quelques attroupements dans los rues, et Yi~nier, dans son rapport au Conseit, ne manqua ))as designaler comme une manifestation do la votouté populaire ics cris do quelques gens sans aveu, pays pour la circonstance~. Puis les meneurs,.afin d'atteindre plus sûrement tour but, enga.rcrent le maire à se rendre en personne il la cour pour supplier Sa Majesté de rctabtir la paix dans la vitte". Ason retour, le t juin, it put annoncer tal'échevinage que le roi lui avait exprime sa volonté en ces termes « Jo ne veux pas qu'il y ait coHège ni maison des Pères Jésuites on ma ville de Troyes, mais pourra t evesque.en avoir un ou deux. si bon tuy semble, à sa suite pendant son séjour en la vitto pour t'assister en ses fonctions ~piritucttcs Cette solution était conforme, on le voit, aux otfrcs faites par t< s J<suites i janviot. ils ne tirent aucune ('csistance comme le ils t'avaient promis, et remirent au maito les ctt'a de leur de. meure. Maison tem demanda ou outre de se retirer doucement de la ville, srainto que leur ptêsenee, au jour de t'assemblée ~cn~rate des t~tata et mestiera~ ne causast quelques rumeurs Ce prétexte n'était pas suricux ii montrait ~armi le puupto assez t'bostiH~ insurmontahto des eebevins. C'est pourquoi tes J)''suitfane pront~rpnt point do la permi'si'tu qu i!s avaient de se ntu~ict' a i'év~ftt~: itt proféreront sortir d'une vitto ou ils ren. contraient tant d'ubstao!es Pour!ont ce n'était pas sans J'espoir do s'y établir un jour Kou<t comptons pour cela sur la Providence, rivait !o P. Centrât au P. ttecteur de Cb~ton!). Et il donna t'ordro dM couserver soi;;neusoment to mobilier destina au futur cottège. et do réserver tes rcntft provenant de la dona. lion de Jacques ~iv~tte Le journal du temps, ~.p.Wcff«~/<a«;oM, apr<a avoir raconte les incidents qui précèdent, ajoute \ouavorro))8 cy.Mpr~s vittes qui no ressombtont pas à celle do Troyes. lest'!usicur!) qucUea reebfrfb~'nt et roeoureni les Perça Jésuites ft leur tirent bas)ird« beaux coUt'gea~ Et parmi cites. il cite la ville d'Atbi. 1. MhMtaOon )Umat )Mt (Afthttcatnm.. .a<.f. 97.:"<). da A 9 OM~tf), <5t. f. 3. MtMfattoadu !tama)(AKhtt. omm., A.St.f. 9' e
). 5. n. 7. 8. neUMMUon 'tu < juin (~'W<-<«.f. 99'. ao). Gto<!ey. t'. 103. H~)Mfa«"n du n«))< de juin t~t (Afthiv tonn).. A. 3), fat. 3)). Letlte du P. Hfn~n) nu f. l'aul DuM. X no*. (';<)tn)'an. t:pht. Mn. ). )). t<' .Vf~"tf /t<'f';<)fit. 1. X. an. <63), 't0i).

)04

SO~S RtCHKt.tEU. PREMËREPAttTtE.

Le P. Cordara, dans son lliduire de la CoM<~M~n~ ~<M, <~ la fondation d'Albi on Hm 1. Cen'est pas tout à fait exact place quelques classes avaient été ouvertes un ait plus tût, au mois d'oc~o~c~ <nai~sans doute notre ~ieit historien a surtout tenu compte du moment où le cottc~e devint comptot par t'adjonotijn des humanités et de la rhétorique. Quoi qu'it en soit, les Jésuites étaient connus et désiras de la population albigeoise depuis tu On du xv<° siècle. Le cardtnat Laurent Sttozzi. evêqued'Athi de <Mt M1M7. tpsavait introduits dans son diofcsp, et le P. Auger, après avoir proche en i57t dans la ville episeopatc. y taissa une si ttonno odeur do savoir et de piété que les consuls projetèrent do « ptanter dans leurs tnurs une pépinière df ta Compagnie de Jusus~ ~o dessoin, dont un n-tfouve les traces de temps à autre dans les d<tiu6ratiuns de t'echovinage, resta de tonguos années sans exécution Cependant rien u'était nét:ti~e p[.ur le faire réussir. Quand Alphonse d'ED'eoc fut nonune a t'ev6ct)6 d'Athi (rt8)t), tes magistrats lui uront eonnaUro tes \mu\ de la puputaUon et le puèrent de leur prêter '<on appui i. !<ea Lyott, d'une famiMeoriginaire de Horence, te nouveau prêtât était un savant, un ami dos lettres et dca études historiques ausqnettes il cottsacrait ses !oisirs. tt approuva et encou. ragea ta fondation d'un cottego de J'~uites. car, di~ait.it, it n'v a meilleur tno~cn d'entp<'chfr que ta peste du t'hér~sio no puttute dedans ta vitte.quodohit'n endoctrtnerta jeunesse. comme ont aefoMstuntM faire ct'u~ do cestu Contpa~nio de Ht il m'omettait sa part une rente de douze cents livres. Lorsqu'on tM8 il pour lit s~n entrée dans sa ville npiscopate, la Compasnt~ de J~us, frappée par tes arrêts du Partement de Pat'is. pouvait difticite. ment ouvrir de nouveaux cotit'ses. H fallut donc so conteuter d'envoyer AAttu des predicateuM. t.ca PP. ttiehard, Sevorin, <:attior vinrent y prêcher des stations d'avent et do carême Apres redit dcrotaMbsemeot, tcs<ooauta, toujoura d'occQF<t vec t't've' a que, rcnouve~'t'ent souvent dans toura d6tit<erations le projot de conner aux Jésuites !our cottegeSainto'Uenuno, tnai:) au oitieu
9. t)upf)!'t"e des fQO<t)t< t'<'tfque, 5 cet. tM) (AtfMt. eomm.. nu. 8)). A 3. tMhMfatton* dMMet 97 mat )M3. t" MM tM5 t~"tem, M. 2Jt, foi. a), 99.¡ fol. '!t, <. Com~t~, «tf ?<«'<<'<<if<fn)r<<)M<') f tt&'a' p. )0t. to~. &. LeUfo <t'A!phonM d Btbfoe aot euMoh, )&90.t)Me par Conipa~r~. p. <05. j.ute. 0. LettMt dM fP. AteMn'ha tteo~t tt Jac~nM Gordon am t0f)<ot<, 15 oct. et )< now. tMt (Atthtt. tomn)., GC.. a<).

1. Cotd9M, W~nr.Xw.Jf~<.P. V),ttt). tS.n. )M.

fomvnox

com~E

tt'ALBt.

le Languedoc et aon~ des troubles continuels (lui d~o!a:ent remettre à d'Atbi eut beaucoup à souffrir, il fallut toujours de tous les ~u<. Elle plus tard une en.rcp~.b~ Fannée <GM. AceMc époque. !epr.nuerp~~.uspensjusqu'à sidont duParlement deTcu!ou.e. M. Ma.uy.r, entremise les députés aux consuls pour la faire aboutir. Par son en négociations aveo le P. B~ do la ville eu,n< mois .te ,ua; un contrat de t, provincial d. T.utouso, c<au ..uinnt et on .ign6 dans le pat~ ~seop~ ~datic~.ah successeur do son onclo depuis Ah.honsc d'Etb~e !t. avec do g~n~n-o Il fut résolu de débuter par deu. cta~. on ajou.c.ah tes bu~an. cents Hv~ do ~nu.: l'onte A .urequ~a L.o~que. et uno classo d. philosophie .ndt. centcmquante.hos ,n,.ucHe ,non<cra;tadcu~mi)ted~ aux Kn plus, il serait ~ib!e q.a.r. ~Utc livres. ils ou des parheuh~. Y.~ t~ dons de Fé~que. du c~r~ .ant raient <.o~uq~ do .u~ g~e de nui~i jour p~ d~ d .nt~ et de toute a~; de tout qu'au, .nuraitt. c.,nn~ au local, ne on Quant et e.<raordina!.e i np.s;on ~d.nai.e abandon~, on le coU~.Sa.ntc.n~sc.ait de douze conçue, ptusku~ niaisons qu'on acb6<c. a;'jusque mille üvres 'Juc,cbi d.nna.on app.ubaUon\ et le lirésident Le A leur obtint faeit.mon< !u ptacut du roi c-aoM ta~. ~r ma~n. dan. tn.taU~ a T.~e. te H.c.ob.e. les J~u.tc. furent la avait an~ag~i don.ptu~u~d~pondai.md. t. ,atadrene Sa;nt.t.a.a~~ T~d~fu~ h dMton du P. J.r.~<' de Sa.nt.At~n. (. ..Q.ub~ou. .uunc.pa~. Les a~ d~ag!st~ r~oq.,p dM renou~U~ent annat~ dans avant de quiMer leur charge, Inscrivirent ~~and~d. ~!a:~un. ~a!c c.Mo.n roducUon de c.mm.nc~ t~'u ~u)Uc. d~aicnt.quc )!dc!t~ t~motnde P~c~oi~emantuf-ecotnn~un s; t!~cnd« ~'u.-do nos au< el entre si a~tdan~e nu~ainct~aacct~M. ca<:ef cc~-uM qu'it~ aycnt do bonnes volontés pour pouMu~re t a*~t6M(A~htw.omn.B~69.foL t. WttMMtton~ <8MM< m9M.3eH it, YI, AA, 19ma' (A,hl9,eomm.. 10.fol.SU-SU), d 2. Contrat e rOmlaUOD, IGI3 tt aot'llGa3Tolot. p/SI, ea.,1.1 Q I ( 8 P. Jaclittinui, "l-X. fol.Ht). Y~thohfuXatct, n <ht<n d -t <.MMtet roi, 9 ao~ 'M (Afchtt. uTa~. 0. 9. 'o'-to. fol.331 do etao~.t. AA. comm.. 19mai)02a<AMh)'. a. CcatMt efondation, d

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SOLS HtCHEHEL'. J~ ~~ttt~-

estat'ti'.sement du collège gouverne par des maistres Jésuites. t'Iaise il Dieu que les assideus soins que nous y avons apodes fort volontiers set vent do fondement stable et immuable au bien et Les nouveaux conprogrès do toute notre jeunesse albigeoise'. suls se montèrent dignes de leurs devanciers. Crace ta une augtttentation de revenus on put ouvrir, d~s la rentrée de <62~. les classes d'humanités et de rttetoriquo~. ha classe do p!)itf'<:opbio ne put être créée qu'en Hi~a; après quoi le t'. Général conféra aux consuls d'Athi tes titres et privi!cgcs do fondateura~ Tan'Ht que la provins de T~utnu<e «'exrichis'Mtitainsi d'un étatdisscntcnt scolaire, celle d'Aquitaine jetait Hordcaux les fondements d'une maison professe. Uepuis quinze ans elle était vivement dt'sireo par les Supérieurs; tucnto on avait été sur te point d'at'nutir en 1010. A celle époque, fin ric!)omarchand avait commence de hatir preadoSainte-Cotond'o une maguiûque égiise, destinée A servir de paroisse; mais il mourut, taisant la construction inachevée, t/arehevcquo résotut do ta donner A la Compa. ~ttioaveosfs d''pendaoces~, pour !rpction d'une tnaison professe qucLouisXtH autorisa' t/annee suivante un des principaux con. scU!ertt du Parlement do Bordeaux, très tict)o et aana enfanta. promit un logs da vingt mille ccua à !a ntOno intention* tt semb!ai< qu'on n'avait p!us qu'A mettre la main A t'œuvre. quand toutes les fspt'rances s'évanouiront comme un rêve. Le cardiuat de Sourdia. brouitté avec tes Jésuites au sujet do la résidence do Saint*Haeairo, leur retira passagèrement se!)favcuM, et le génôreux magistrat, on no sait pour que! motif, révoqua son testatnent~. Nais tes Supérieurs de ta Compagnie no furent point de. tournes par ces dehoirca d'une entreprise qu'ita jugeaient nécessaire; ils devaient un jour reusair,graco à l'appui eiaus !!beratites de ptusiourf nobles petsonnagoa. En <023 un président au Paiement de Bordeaux, Jacques Le Comte, fcda.aux Jesuitfs une maison qu'i! avait acquise au prix 1.T)-<tamfntfoMu!atMt!<' t';?3((!an~Ho)tan(!. ~<~owW~f«~<-(/e~' <'W<'<r)~, n. 8)').«ndtM.)).
t,'Uf<a<!ann.,H)M. '6M(To!oMn.,m<Hor.pmt..)59&.)aM.n.)5).t.'augfaentauon du tpffnu ('totfcnft)t de t'untot) que t'<<)ueaM)t fattc Junfteufëde 8a)o(.Afr~oe (t&<~<m).

r«Em:HE _t

t'A)n)K. t

3. bettresIl'sUmonlales P. VIlt'lIescbl, du f. 2l1Ju!fI tall(Yarlae '!ltullates, 4. t~tt~M n"oduMUment doP. vUcttcM-M. ? t0tt(vatheacuttatea.f. tt~ij. t<-at)tnnnhte<t ttoS'.Cotombe ~iottet. m~M t Afft))~. am 98Ju);) <C)0 ( t)toc6<a)a' mj. C.1.toanowttdoBetteao, 92t.B23). p.
6. PeteatM du rot, 7 maM <a)0 (Atcht*. <Ïela <:)Mndo. J~oXM. Il. (6~). '). W<f<e ~<'<t<t~~«<'<;t<'t)<~e la M«~o" ix~/}'<!<' <h' Bo<Jf«M~ f~&tJfHt). 7, ~<<n.

MAtSM PROFESSE DE ttOHMEAUX.

<39

de dix-sept mUtetivres'. l'eu après, un ami tout dévoué, JeanJaubert do Barraut.évoque de Bazas, donna une forte somme « pour l'achat de places et autres choseanécessaires au logement des reti~!eux~ ".OoaUait s'instatter, quand des gens malintentionnés firent opposition auprès des autorités de la ville etdugouverneur de la province. Le duo d'Êpornoo, d'ordinaire sibienveittant, re. maison présenta au\ Supérieurs « qu'il ne pouvoitsouiMr qu'une fust bastio si proche du cbastoau etcitadettede ta ville, religieuse telle qu'cstois' ta nosh M.et qu'ainsi il prioit nos Pères de M pourOnattendit un peu, dans l'espoir que les oppovoiraitteurs~ sants reviendraient à des sentiments plus équitables, et l'on Elles multiplia les dumarches pour éclairer le gouv~rneu)'. n'obtinrent aucun succès et il fallut bien obéir. Voyant l'embarras des Jésuites, le ptemier président, Marc-Antuino de fourgues, < urit et vendit aux Sup~rioura sa maison paternello, ptuscontratc que la précédente'. Plusieurs immeubles voisins furent uobft~ dans la rue Saint-James, et Jacques de Courdana ta gués, aumônier du toi, donna une maison qu'il possédait mHte même rue. On ne dépensa pas moins de <jnixao<e.<reizo de bâtiments et de terrains destina <' la livres pour l'acquisition maition professe et à son cotise. Les tiboratitéa de bienfaiteurs restés inconnus permirent d'en payer tout do suite une partie' L'aménagement M nt sans retard. Toutes los mesurea étaiaut déjA prises pnurtarrivëo proctmino lies Porcs: to cardinal d~Sourdia avait obtenu du P. Cénorat que la cbapoMo fut placée sous le vocable do Saint t'ran<;oi''Xavier, et il avait fixe l'époque do ta bénédiction sotennetta. Trois jours avant la date convenue, tcsautocitésciviles enjoignirent au P. Pfovtociatdc ne pas ouvrir ta maison professe. Les motifs de cette défense no sont point donnés par tes documents qui relatent le fait nous savons seulement quo la président do Courguos et te cardinal de Sourdisemptoyeront toute leur influence u dissiper tes prétostcs, a démasquer tpscahtmnioa, la mauvatse foi dea opposants. La défense fui tovéo, et, to it no* vembre <6~, eut lieu t'inaMgurationde!acbapo!to'aveo grande fond. t. Donatto tntefwtto< t!om0<MpMfM)!<<Aqa)tan.. co))fa.). n. Co). ~ <fe 2. '~<~<r<' < M<aA<fHtfnt.
a. ~Men). Annales twt)ae)MAqu)tan)ap, <52~,pMf<Mtum<!omO<tntUa. (Aquttatt.h~totta, n. :t). 5. ~ftfe'n et '.WwM to'<f/)f'o<< t<fo6h«eMC<)t de <<tm<t<<on~fe/i'~e (AMh)tf* (~ot. do t-tanee).

0, 11 d'une I par s'agI évidemment chapellelro'iwlre,On1'011 IeliLellru annuehas ta pKm~feptetfede t'tsUeo Satnt.Ftaotots-Xawtef po~e te <9 co*tntque ))&'ag't ~tdenMnentd'uoo chapette('MwJMtfe. fut pattesle Mnuft'M Oo

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S(Jt S HtCOEHEU.

PhKMtKMRfARUK.

affluence du peuple, de la bourgeoisie et de la noblesse. Le Parlement tout entier avait accompagné son premier président dont it pat tarait la joie et la bienveillance. L'archevêque après avoir cétébré le saint sacrince, prononça un discours de circonstance o& après s'ôtro étendu sur les louanges de la Compagnie do Jésus, il invita les fidèles a fréquenter le nouveau temple et à ne pas lais. ser dans le besoin tes religieux qui s'y dévoueraient au ttien des âmes'. Cet étoquent appel & ta charité troava de t'éctx' dans tous tes eu'ors. Parmi les insignes bienfaiteurs de la nouvelle maison, t'ancit'nne histoire manuscrite mentionne JeanJaubert de Uarraut et le président de Gourgucs. t.o premier devenu archevêque d Artcs nt un legs de quatre mitto livres, donna sa bibliothèque, estimée cinq mille écus et Il pour gage dernier de non immorietle atfeclion, voulut cst~ enterré dans nostro église M.Le second, déjà fondatcnrdu nr viciât <!oilordeaux, tesmoi~na grande satisfaction de ce que te.~tuicite doses parontzot le lieu de sa naissance nous hervnit do retraite, et it pstoit de volonté de le donner gratuitemont, si les cohéritiers de na famille n'y fussent apporté quetqoo obstacle. UameOtive de Lestoonao,son épousu [lui! ayant aurvescuet imitant ses exemples, a suppléé ace qu'il n'a peu exô. cuter, ayant tégué par son testament la somme do quarante miUo tivMt! pour estra employée au bastiment de l'église et de la maison profe'.se~'t. Le P. <:énéra) avait désigné pour premier supérieur, on le ~<M~, P. Jacques do Moussy,ancien provincial d'Aquitaine mais celui-ci. de santé précaire, dut être bientôt déchargé do ses foneth'xM.A t'automna 1025 arriva do Home, pour le rftnptxcer, le P. Chartes do Lorraino~. Prince d'une ittustro maison et ancien évequo de Verdun*, Chartes do Lorraiuo venait do faire profession au collège Komnin, .un an seulement apn's se~ prcmiert! VŒux; it avait demandé, comme une faveur, la régence d'une petite ctasso do grammaire, puis convoité les périls des missions toiutainos. Ces dfu< grâces lui furent refusées le P. Vitetteschi pensa que son nom, ses aptitudes, ses vertus le rendraient plus utile &ta tête do la noubre)6M.et le MnetQatMontftt Mettt)eat ma)<6!S~t pfnbteqoo ~)M am l cette e ~tat)mte 'iut)'mpheetnM) lamaisontumatM do t fmajotis)u)nt)<)aehe~ t':6~. co t 1. '~fo~MOtttM ~on))!< annatft<M<. <H<M'<. 3. to )'Ms uP.tMo~Mt P.tteMooa)t,Oaattetet8 septembre (Atottan., d ao <G2j t Et.ht.0''o..t.t)). 9. Voirtotnett, Ht.t)t. c.tt, o. U, .480. Do – LaubtOMt!, ) ~nt'todu MfoC~ff<'< p dr t"r«'<nc,p. <M'<80.
2. ~«~f lie t <o<a&t'«<'Mfff<<

DEt<un&EAHX. M.USO\ FBOt'ESSE

~Ot

vette maison professe de Bordeaux. En annonçant sa nomination, !t est donc de trois le P. Chartet, assistant de France, cernait .rands talents do gouverner, de prescher, de converser, Lèpre' Mier s'est vu dans la conduite pleine d'une prudence toute apiritHpttoqui, ayant paru dès le noviciat, nous a fait naltre do belles de son gouvernement. espérances do ce qu'on peut se promettre I,o second paroissoit avant son eutrée dans la Compagnie, quand lit il faisoit l'apostre dans son évesche; et dernièrement encore il ses aaune prédication &Saint-Louis avec grande satisfaction de M.le dtteurs, partieutit'rement de M. le Cardinal do Savoye, de Pour le talent Cardinal Bentivogtio et do M.nostre ambassadeur. tous t!c la conversation, il est si aimable qu'il a rdvi le cœur de de tes nôtres sans réserve d'un s.'ut. t'tusiours proposoient )<-réunir ici; mais noua avons jugé qu'il commenceroit mieux en France. pour le salut des âmes et pour la gh'ire do Uieu A llorileaux, Charles do Lorraine no démentit point les promesses de tics débuts dans la vie religieuse. Sa noh!e simpUcite, )Hdistinction do ses manières, t'ëganM de son caractère lui gavénéraient, tes ~naient toutes tes sympathies; ses subordonnée conpersonnes du dehors recherchaient aea entretiens plusieursRome charité, t'eputé & versions furent le fruit de son exquise <n t628 par la congrégation provinciale d'Aquitaine, il se retira dans (ptotquos jours au noviciat do Saint.Andro pour s'y retremper s'unir do intérieurement t esprit dosa vocation. C'est là que pressé H'.btint du P. Cem-rat d'ajouter ADieu par des tiens plus étroits, A s~ obtigations de profes deux autt'es v.~ux qu'il prononça to de Mdécembre. Mov. Char!es do Lorraine, do la Compagnie Sainte Trinité de Jésus, jo voue et promob en l'honneur de la Tr&a on toutes ctto~ toujours chercher la plus grande gloire de Uieu de fais VtMU dé. graves et do quotquc importance. t!e plus, jo t'ttnmafutea Conception do fondre jusqu'à t'ettuaion de mon sang Cedésir la Bienheureuse Vierge Marie, ma treadouco mero Dieu no pouvaient intense de ta perfection, cet amour ai pur de attcr sMs une charité ardente pour to prochain, et, quand deua on ans plus lard la peste décimera la population de Bordeaux, verra le Supérieur de la maison professa ambitionner t'honnou! de <!esacriuer sa vie au chevet des mourante. La biographie siècle. Kousne Fittuatre et Batni retigioux a ot6 publiée au xv)u* op. p. (Ce a d'A.~t~tnc Laubrussel, <-M., t02) t. LtttteduP. Charlel u provincial 9. Lau~M- op.ftt.. 3t2. 3. LaubTUM'-).<'<t.. 2'0. op. p.

SOLS RtCHEUEL. Pouvons y insister davantage pouvons v insister davantage

t'HEMt~RË PARTIE. il nnn<! faut nnt)rsn:ur<t la ~n il nous faut poursuivre le récit des

nouvelles fondations.

t. En <(<26,la province de Champagne s'accrut d'une petite résidence à Saint-~ihiet. Cette ville peu importante était pourtant !e siège d'un parlement, auquel ressortissaient plusieurs maisons de la Compagnie; de là, pour les l'ères procureurs, la nécessité d'y faire de fréquents voyages et séjours afin de dé. fendre les intérêts qui leur étaient confiés. Or, le P. Vitetteschi ne voyait pas sans inquiétude des religieux vivre ainsi en dehors de ta communauté; il recommanda au P. Houvot, Provip ial, de remédier le plus tût possible aux inconvénients d'une pareille situation'. L'an tM3 une oxceUente occasion se présenta. Un jeune homme du paya, .teau Bettemps, étant entré au noviciat, ses parents, riches marchands de Saint-~tihiet, <'lui laissèrent tous leurs biens (environ cent six mille quatre cents francs ttarrois) avec plein pouvoir d'en disposer pour la fondation d'un* résidence u en cette vittc~. Avant de prononcée ses premiers vœux, le jeune novice donna tout de suite aux supérieurs soixante mille francs dont ils profitèrent aussitôt. Une maison fut achetée et agrandie. Le i8 septembre 16~5. le duc de Lorraine autorisa le nouvel établissement et amortit tous tes fonds de terre qui lui étaient destinés, mais imposa comme condition, qu'il no serait jamais collège~. l'el était aussi le désir des Supérieurs de la Compagnie tu résidence de Saiot-Mihiot dépendrait do !'t niversité de Pont.a. Mousson.Au mois do février 1626, l'installation étant achevée, le P. Recteur, Philippe Ptumeret, vint célébrer ta première messe dans la chape)te\ A la Hn de t'annce, la communauté, dont le P. ~tcotasAubertin avait été nommé supérieur, comprenait cinq religieux trois Pères et deux Frères coadjuteurs, sans parler des Pères Procureurs que lours affaires appelaient dans la petite ville où ils séjournaient parfois longtemps*
1. a Prime informatio de acceptattoae domù9 8t)ntn)e!tanae D (Campaa. Fundal. Co!tes,t.))),a.)<4). a. )MMf'~ ~f la Mnfxoa ~e Conjpftnntc ù .So<o<-WA~< (Archtt. de la MeaM. H. -traites de Saint-Mibte)). 3. t. Secuoda totoftnattodeaccpptaHonodotnQsD (Camp. Pundat coll., t. !!), n. 113). Cf. CaffM. CMfa~ Pror. M~ t. Il, p. XLIII. 4. tM.)M/M la Mf«<oM.Cf. Carrez, p. XHV. – « Pftma taformatto B d~Jacltée. de ~MfM. 6. LeUfe du P. Gêné.j) an P. Btnet, 30 dét. t629 (Catop.. Epist. Gen., t. 1). Utt. aoo. mas. i626 (Cam)'. historia, n. t0)'

Très bien accueillis dès le début, les Jésuites ne tardèrent pas à jouir d'une grande considération et, malgré leur petit nombre, à recueillir des fruits abondants. On les désirait dans les bourrendre on les gades environnantes, et quand ils pouvaient s'y Aussi les supérieurs son recevait « comme les envoyés du ciel à multiplier les ouvriers sur une terre gèrent-ils sérieusement aussi bien préparée, en mettant a Snint-Mihiet le Troisième An de la province~. Le P. Vitetteschi. d'abord opposé, se laissa ensuite convaincre~. Uo fait, on no passa jamais à l'exécution, bien qu'on eut obtenu, le C juillet iM28. les lettres patentfs du duc de Lorraine*. C'était alors Charles !V, auquel à cette époque le P. t:énéral se voyait contraint de refuser une faveur ardemment désirée. Depuis H, poussés par plusieurs années ce prince et son frère, François de leurs conseillers qui supportaient impatiemment quelques-uns le joug de l'étranger, demandaient au premier supérieur des Jésuites la formation d'une nouvelle province, dite de Lorraine'* elle serait gouvernée par un religieux originaire du pays: eUe situées dans la engloberait toutes les maisons de la Compagnie Lorraine, le Ban-ois et le comté do Bourgogne, de plus les cottfges de Mot!:et do Verdun et encore, s'it le fallait, les collèges allemands de ttaguenau. do Motshcim et do Bockot.heim, établis non loin de la frontière~. Tel était le plan proposé, et Leurs Altesses en poursuivaient avec insistance la réalisation. Maisle P. Général la y voyail les plus graves inconvénients c'eût été désorganiser et par contre'coup toutes les autres, et province de Champagne mécontenter les habitants de plusieurs contrées; les villes do Metxet de Verdun appartenaient à la France; le comté de Bourgogne dépendait des P«ya'Bas; quanta empiéter sur l'Allemagne, ce serait très peu pratique 't à cause de<- umeura et façons de vivre si ditTérentes" enfin, céder aux caprices des ducs de Lorraine était créer un précédent sur lequel ceux de Bavière, de Savoie, o. SammiftU. h)"tuf)a. U0. domo (Campaa. d t.. tnfonxattoeadmttttnda pMbationb ~&«<<'<M. O t aumaitOM Epist. en... )). a (Campan da 3. t~tt~e P. Général uP.JeanFouttef. B.<M. deMeurthe.pt-MoitUe, f. 95). 4 Patentes uHJuillettMa(ArchW. d t Epht ad Gen.,t. t. du 6. Lettre P. t'tnetau l'. C~néta)t déc.t6M(Campan., d 2! a duducFrançois M.virion,sonagent&Motne. mai)6M(Ateh~es e 6' Lettre H. <628). MeutH<e-et-Mose)te.
7. L€ttK8daducFfanfohetdudacChat!e<.29jotnt629(W'/<'M');doducFMnqoie. 21 juta t6M (~fffM). ,« 8. Mémoire du P. Hioet fatt par le commandement de M<"le duc Ffanqo!$ (Cam. pan. HtBtoT.. 1.1)). n. 3).

RËStDE~CË ttË SAtXT MUUËL. < t .< 't –-t-JL~t-

203

Mt

SU~S HtCHEt.tKf.

f'H~UKHK PAUTtH

de l'arme et le grand-duc de Toscane pourraient un jour s'appuyer'. Vitetteschi, désote de blesser des princes qui, suivant la ttadition de tt'ur famille, s'étaient toujours montres des prolecteurs et des bienfaiteurs insignes, no crut pas cependant pouvoir leur sacriUer les intérêts de la Compagnie~. Ce refus lui attira d'ameres récriminations et tes rapports du d'to (Htartes avec les Jésuites furent quoique temps très tcodus*. Peu a peu tout s apaisa, et Leurs Altesses unirent par renoncer à leur entreprise. 5. Durant tesdeuxannt'esquisuhirantta fondation de SaintShhit't. tesnnnatesde la Compagnie no mentionnent aucun nouvel etat'tis<.e)n''nt. C'est qu'alors les circonstances n'étaient point favorables. Ho i027 tes esprits se trouvaient encore sous le coup do la profonde émotion produite dans toutes les t niversites du royaume par ta censure du livre de Santaretti; en iu2H le siège de La Hochctte faisait l'objet de toutes les préoccupations. Et puis Hiehetiou, nous t'avons vu, était plutôt opposé il la multiplicité descott~'s. Uurant tes quatre premières années doaon nunistt're. aucun nf fut érige. Plus taKt seutetnent, quand it eut terrassé par les armes le parti protestant, it comprit quo son triomphe no serait ni complet ni durable, a'it no parvenait & les 'amener par la persuasion a la foi de leurs pères; or, pour atteindre ce but, rien n'était plus efnoaco que la fondation do collèges catholiques dansdes vittcscommoLattochette. Mnntanban.~ootpt'itier, Xtmoa, tongtemps infectées du venin de t'hercsie. ha jeunesse de ~tontpcttier fut confiée aux soins des Jésuites en tu~U. dire vrai. les religieux de la Compa~niH étaient connus dans cette ville depuis longtemps; it y étaient venus x divo~ea époques et s'y était'nt fait respecter malgré t'opposition des catvini'itot. Qu'il nous suMae do rappoh'r le succès do plusieurs missionnaires en l'au t«u0, fpa conversions opérées par les PP. Haymond des Elroits et ttichard Corberun do 1003 fi <005 M7. a. t~ttres du P. COa~tau f HeH)H"o'),a) tooM )6tt. ou P. Jatet (Campan.. Hp)st. Oeo 1. 1). 1. Cordara. ~«~f.of.7<'<'<. p. V).1.XVH. . a Sos.
95 eoOt <M3

du P. Mn~atati P. Jean Fouttef, OJant~r <GM (Campan.. Bpht.Gen., <. Mtre &. Votf Registres de< nfnMfaOoas do chapitM de tf.oo & <oo5. (AKhh. de t UeMutt, (;. 0. A'~fntf «<}«.«!<-<6'H. ff. L. Gutfaud. ~Mf/M <"< la ~f/hfM'' M ~o~M~~ t. ), p. 0<o-6tt

3. LettM dudocPMOcoitVirion, février (ArfMw. Meu~he~t.Mo'-cttp. 6 6 <03< de vo V<tescht, la sept. )M2(Ef~to).Pftncipum. 1. VI).

A UT~ KTAHUSSËMEYF CUt.t.ECK ~OXTPELHEH.

~3

force force de .h. i6u8 et t607 P. Henri Adam tes controverses du t' Ilanri Adtim en 1608 ot t(;07 voir et d'entendre tes disciples de saint Ignace, les bérettqnea bonne grâce. les comprirent mieux et se mirent à tes traiter avec sur tes ministres des tn 1608 le P. Léonard Patornay remporta et la considération victoires doctrinales qui lui valent l'estime a des séances de la de l'Université. Dès lors it fut convié tantôt Kcultéde médecine et contraint d y occuper la première place de droit, où les tantôt à des«disputes de chaire a la Faculté et se déctaratent très concurrent l'appelaient '<Révérend Père Galtier, en i609. eut la Le P. Mernard hnuorés de sa présence abjurations; il s'était tellement attaché joie de recevoir quarante hautement les cathoUqucs (lue ceux-ci a son départ témoign'-rent un autre pré)cur peine d'avoir A sa place t'année suivante dicateur A IV les calvinistes, jusque-tà comprimés \pr.sta mort do tteuri relevèrent la tute, et tes consuls do Montpar sa main puissante, leur vieille haine contre les Jésuites. pellier sentirent se ranimer P. Jacques t.eorge \ousavoosraconté plus haut l'opposition que le devenue l'un des plus ardents foyers tpncontra dans cette ville moins que delà réhettion contre le pouvoir toyat. Une fallut non à l'obéissance et y tuute l'autorité de Miehe;ipu pour la réduire .-tablir la Compagnie de-tésua. une Chambre des Montpellier, sic~e d'un évécité, possédait le xt~si.cle. une Université comprenant Cumptos et aussi, depuis et des arts les Facultés de tbéolosie, de droit, de médecine ville enseignèrent les belles. la t ontftemp' des mallres gagés par mais, a partir do iM~ les troubles dans l'~ole.mage lettres civils et religieux intprrotnpircnt les études; l'Ëcote-magefut se ot débordée transforma en hopitat. La jeunesao, licenciée lorsqu'on iMti Henrt tV livrait A beaucoup do scandales et rostabtir le collège qui <-l.argea les consuls de faire remettre sa ville de Montpellier. Le bon roi to dota jadis solioit estro en d'une crue do douze deniers imposée sur teeeldébitédansta proC'était un revenu, assez modique, de vinco do Languedoc t. CLCh~at. .S~d~ Mt,. L. GniMud. op. ~M.M<-mm«<M ~c<9' p.20?- Oudon. P.3Me< <f<Mh.~ d~<.<~f. p Ott~t3.

d21-G25. 2. Dudon, oy. rü., p. 2311, L, Oulraud, op. ttl., p. Cf. L.Oultaud. op. tu., p,628-62U, Volrl. III, p. ~,o, 1. Il, p. :\40, Ristoirede Grt;lflr drJlonlprlltrr, S~ de

(4rtbl,e!'o duœllège Monll'elller Heml ~ pourlerélablls5ell1enl 1 6. patentesde

200

SOUS tttCHËHEU.

PRMHFRE PARTIE.

deux mille quatre cents livres mais, par le fait- et la chose est a retenir -le nouvel établissement sera désormais considéré comme de fondation royale. Il s'appellera le ~wmaw~; Usera co~p administï~ par huit notables, quatre protestants et quatre catholiques, sous le contrôle du conseil municipal; il sera dirigé par un principal protestant, mais le reste du personnel sera miparti enGn un jour viendra où le corps professoral aura le privilège de conférer la maîtrise es arts Comme local, après quelques années d'installation provisoire, les consuls choisirent dans l'lie de Cézelly un immeuble jadis légué a la ville. Le premier principal fut Isaac Casauhon~ La divergence desdeux religions, qui tendaient sans cesse à prévaloir l'une sur l'autre parmi les habitants, nuisait beaucoup aux études. Au point de vue do la formation morale, les parents catholiques étaient loin d'avoir confiance en des maîtres dépendant d'un principal calviniste et choisis par une municipalité où l'esprit de la réforme dominait. Aussi voyons-nous bientôt les évoques entrer en lutte pour sou. tenir les intérêts de leurs ouailles et préserver de l'erreur les âmes des enfants. En t604, umccord, plus tard approuvé par le roi, est passé entre le Conseil de ville et M"Jean de Cranter. Il est convenu que lo prélat présidera toutes les délibérations des huit administrateurs; qu'il verra et approuvera la liste des livresmis entre les mains deséloves; qu'aucun auteur ne sera lu qui puisse oSenser l'une ou l'autre religion Pierre de renouilict, compatriote et ami de saint François do Sales, nommé en iMM A l'évéché do Muntpellifr, résolut de maintenir et même d'étendre les droits de son prédéces~ur A doux reprises il obtient des lettres patentes affirmant son autorité sur le eott~o. Noutination desprofeswxrs et collation des grades lui appartiennent, et quand la municipalité lui résiste, il sait trouver un appui contre ollo dans le Parlement do Toulouse* Visant à catbotieisor J'enseignedo l'oférauls. Jesu.tM. cott~e~a)).- Cf.Faucillon. «~a.- .ff< Le ~M<~< .Mo<«. de pt-M~ p s. ). ~<J<*m.
a. Patt-a~ ~e )~nft n' donnant poutotf de conférer te Rtade de mo))M a~o n~pmhM <fH)7 (AfthhM de t'H~auH, collège foya)). Cf. t.efmatn, to ~wfMf/ft Jf~ft f<t<tf~t e«~<'i;t ~<o<~pfM<< j). 97. 3. Omtoa. op. t/ p. ~2. ~0. – (,. t:u)MuJ. «p. M?. 4. Accord entre )'ti<f<f)ue et le ronsell de ville, f<f..Mt. tMt (Aftb)t. Il MOtn., GG.t. e. t'atcntcsdo tuai t6)o approuvant l'accord de tGOt (An))~. tOtpta., Grand Tha. )otnu<. )t. p. 373). tt patentes tonOrmathfs. sont <0)3 c))fc< par nudon. op. f<t.. Aotrt c< &jfMMfo~, p. 237, 238.

6. A~to du t'attententea faveurde ''fnou)))et out la ditM~ot) u to))f-ge, d ~

COLLEGE t~ABUSSEMEKT

A MO'<TPELHEH.

207

ment, il fève déjà de le conner aux Jésuites; il tache donc de les fixerà Montpellier, et après la prise de la viUo par Louis XH!, en 1623, il parle de les y établir en résidence. Le P. Yitelleschi donna son consentementl; toutefois, durant du coluuelquea années onse contenta d'une mission dépendant zèle des PP. Jacques George et Alexanlège deHèziers. Grâce au drp Hegourd, elle sufntà inspirer auxcatholiqueslo plus vif désir d avoir des Jésuites pour instruire leurs enfants~. Onentama donc des négociations: mais elles furent lentes le projet n'était pas en faveur auprès des consuls, et l'insuffisance des revenus enrayait tes supérieurs de la Compagnie. Ap~sta soumission du Languedot, en 1629, les circonstances devinrent plus favorables. Aux t actions consulaires du mois de mars, la ville élut six consuls chancelier de catholiques et, on première ligne, F$an':oishancbin, médecine, un nouveau convertie Au mois de juin, taFacuttédo l'rivas tombait au pouvoir des troupes royales, et !'cnouiHet renobtenait sans peine l'autorisation contrant Louis XIII daus A!HM <~ MMMan! Par brevet du do mettre les Jésuites au fo/ t6 juulet i620. le roi le leur octroyait e avec ses revenus, déKn même temps Sa Majesté pendances, privilèges et exemptions de tenir la main audit estabnssement, mandait au sieur Evesque et ordonnait aux coosuts et tous autres qu'il appartiendrait d'oxéuterau plus Mt na pr~aente volonté Fenouillet, sana pordr? do temps, prunta de la présence de niehelieu a MontpelHer puur installer les Jésuites. 11 fallait ce. les idées calvipendant ménager l'opinion du Conseil de ville ou Le premier consul, Ranchin, lo counistes dominaient toujours. les ique la 20 juillet; il donne commuoication du Bravet que t'~ros lui ont remia coux-ci, ajoute-t-il, ont la permission de Hiohelieo lévéquo, et, moyenoaut l'acquiescement du Conseil, de les établir avant son départ suivant .'ordre du leur a promis toi. Après eu avoir délibéré, le Conseil répond q' si to car* <)ioa!veut établir l<'s Jésuites au collège, il no donnerait aucune J )0)5et 'a K*<'f '"ta )Aftb)t. de HMMut). ~otte~.to))~a M~a)). JatMet f. .. u)Mt)d. f«, t'. 748. tG op. 20 t. Lettre duP. O~tat au P. Ba~MMmy Jacqutaot. dte. t6M(Mo9..Eph). (;en.,t,l), auP. 39 2. du . O~aOM) J. Oeotnc. M'f'e' 'M9.auP. H~oufd.<0oct. Lettres P 20 <n<u a y<-nont)!<!t, <6!j f.M (MMfM). Lettredu tard. de LaRochefoucauld C p.79t.notet. d (Dlbl. e &0cne*)~p. ms.3Ma,f. 39<). f.autraud.op. 3. FaofXton, f't.. t' 2 et6ut<r. f'p. d a <)&< a. Brevetpour)'t)aM)MCtne"t Jt'M)te9u co!)~. tOjuillet tCï3(Atcb)t. e n~Mutt.luttes).

v atHtéaioo. mais ne nrétendaU nas meth'e emneschemenL ni nan adhésion, non prétendait pas mettre empeschement, plus tien payer dans le cas où les Pères demanderaient des fonds pour tes premier frais d'installation, ou si tes revenus de la crue devenaient insuf usants' Puisque le cottè~o était de fondation royate et que t'évoque avait le choix du personnel, t\'ncutttet pouvait regarder cumme une simple formatttu la délibération du Conseil. Htte n'était pos terminée <)u'it conduisit les PP. Carrel et de Sainte.Cotombc e dans i'tte do Cézetty, leur Ht prendre possession des bâtiments scolaires, signiua aux anciens mattros qu'ils n'avaient plus lieu u prétendre et dressa un procès-verb.d en ttonno forme Quelques jours plus tard une épidémiG violente se déclarait :< MontpcUier. ttcaucoup d'habitants s'enfuirent; hancttin et r'c. nouittot rcstt'rent à leur poste. Pendant dix mois ce fut une enravanto mortalité Les Jésuites oo purent ouvrir tours cours mois d'octobre t(i:!0*. qu'au N'ayant fait aucun contrat ni débattu aucune condition, ils se trouvèrent bientôt dans la ~ne. Louis XtU vint a leur secours Kn conurmant son brevet par des lettres patentes, données au camp de Maurienno (juittoHMu). il leur permit d'actopter tous te~s. donations et fondations qui leur ont este on seroient faic' teaa t'adveni! Par autres patentes du 2 août <63:ï, il aug. do deux mitt*' quatre cents livres le revenu primitif menta h'aUteura le zèle et tes utiles travaut des rengieus tt's recomman. dèront t'ieut~t il la t'ienveittanco du public; tes prem!cR) fro!Metnents rcsaentia par la muMeipatita N'adoucirent et dispafurent. Kos P6< dit une ancienne relation manuscrite, exercèrent dès Sabord teurs fonctions avec anccca: ou vit un ~and nombre de conversions; les sacrements furent fréquentes, et tout ce qu'it y a de gfand et de considérable dans la vitta s'attacha si fort à nous qu'ils noua ont comtes'' depuis l'amour et t'estimo dont it~ nous honorèrent dès le commencement~, t Comme preovcs de cet attachement nous mentionnerons, en i0:ti, un don du Conseil de ville do « soixante douzaines d'ais 1. M))b<'TaUonConMtt w))tc. ujuittet)f.39(AMh)*. du ttc a tomm BB,t. tM5t6M~. 3. Faucillon, < p.o, to..
a. Voir tteahtrfa do ehapilrp, 14 août )6ï9 (AKhh. de t'H~aot), Rfi!)!ttMt<p!!ulolres).

M

sous HtCXKt.!EU. PRHAUÈBE t'AHUE.

4. Cf.Oodon. / f~, p. M9. « 5. PaK-otM JttHtctSM(Afch)v. t'HeMott, do t do Reg~tredM T~MttMt.t63)t. a. PatmtM 2 août<&M do de (~Kh)w. tH~aott.MtattM). 7. ~oMee eurteco!). o Montpett)e~(Lugdua. Prov..t. ), o. <). d tH9t.

ËTABUSSPMEXT b LX COLLEGE A MOMPEU-'ËR.

S09

l'abandon par l'évoque pour la réparation du coUëge en <633, aux bâtiments et estimé deux mille cinq d'un fief noble, oontigu cents Uvrea='; en iM8, une rente annuelle de cent écus accordée « des lode et ventes dus par le dioc&se~; en M~, la remise au roi qui voulut à cette occasion prendre le titre de fonda. teur*. Avec l'évoque FenouiUet, le cardinal de Richelieu avait été t'on des principaux promoteurs de t'étabtissement dea Jésuites à son rôle prépondérant, Montpellier. Dès que le P. Générai connut it s'empressa de t'en remerciera o Ce signalé service. lui écrtvait-il, no me permet pas d'attendre plus longtemps pour exprimer à Votre Seigneurie Éminontisaime, au nom de tous, nos son. timena de profonde soumission et d'aBectueuse reconnaissance. t'armi tes nombreuses ohtigationa dont la posante conservera un éternet souvenir, il faut mentionner en pfcmière ligne le soin avec ïequet \'<ttro Seigneurie s'efforce d'accrolire les progrès de la religion catholique" Ricbeiieu n'était point fâché qu'ou reconnut à Homo sou zè!o Acombattre le protestantisme duns le a sc~ !tonnes ~tyaumo très chrétien. Sans doute faut-il attribuer alors aux œuvrea do la Compa. dispositions le nouvet élan donné goie de Jésus, Itien qu'en l'année tO~Oon compte cinq nuuvetto& fondations: uno résidence à Haronnea, et quatre eoHegcs. Laugres, La )toche!!o, t'amiera et ~aanes'. 0. L<~debubde Marennca nous montreront la façon dont s'éta. htissait é cette époque une résidence suivant t'écrit dos Constitu<ions. Témoin fruits do salut que tes missionnaires du cot~'go de des
< Et<t dM contrats et <<atMdaeq ~tUoa dofot~ge 8U1\88),Cf. Faudlloo, mp.eil., p, 19,

t.D~MfattooduSfMM)63t(AM'w.comŒHB.<6~<M9). de
(AKh)'.

( H~mu)), <c-

dat'H~fau)), ~uttMj. d~M~t'~uaparta d)oetM (AMhh. d'o~ "'3"Don t.BondetodtO'co~pa~teMtt~ a Meitaussi ea'oï~ unelettrede temetMem<-nM 6. l'a lieu avant, ~«ette~tM n t ''we'tae Dadon. ;).t~ ~x-uMM' o. tX). (voir G a 1 <aoow. 0ï9(RptU. eo. d ett~no<, .)0<3. a 0. t~MM P. Général BtthfHeu. du IG1:!), a ) f fondu PMnfntat de Lorraine aa par 7. LatnfnM annéetMO eott6goat encore ville d ')<M oa BnaqueMO, principale u comtédoSaay'WeMtndu te due BcfheoMto enttHtMt)9 dlrectlan P. Nt. Lell i tfaattdeMCOutMf. ftastfafurent naugurdea t~ a<rM colasPago!de la t~toee de Champesne. un personnel m«M~; ainsi. d Cat)~th'!t:< toadiuteuK, y awatt emKtta'cutdelapMttaM )) d Mntcattef esfrères et to~tteuM deutdeChato* deux dem dola n~manta SoptHeon!. de la Cermaote f l ayantc'a paane)maie.d<-aatio de tonnée.le nouvel tabttsMmcnt ft~ aan. ah o)!emanda; Il de Uettaante npet)eo~c. ce a'ytrouvait quedes plus 8 !.t0theo )t c'est pourqcol )t n'appatttent ('as AcotM httto'M. ('aa pourquoi n'appartient AcotMhtttotte.
t«MHt.~)KnK<KK–T"r.

Xtu C1I.

SOUS MCHSt.tEt.

PREMtKMEPARTtK.

'1 y a'l '1 e__ Saintes produisaient dans la contre, une pieuse femme, N" de Capus. veuve de Jacques de Bryan, résolut do leur donner toute facilité d'avoir un contre de ministères dans la pot!to ville de A cet Maronnes sans estre à charge & aucun des habitans effet elle té~ua aux religieux tous les biens qu'ellc possédait en Saintonge quotqucs rentes et quelques aires de marais saiants '< situés en la parfisse de Saint'Just et autres Heu\ Apr<~sa mort, arrivée co octobre 1~8, les exécuteurs tcs<an<ontaires&i~niuct-ent le to~s auxJésuites de Saintf s, et le t*. t'rovineiat d'Aquitaine accepta la donation sousle bon plaisir du P. <!cnertd. informe des clauses du testament, YiteUcscbi répondit qu'on devait louer le dessein do la fondatrice, mais que, gardien do t'inté~rite do l'institut, il ne pouvait appn'uvor certaines conditions~. Puisque Votre Hévérenct', ëcrivait-it au )'. t'rovinciat. m'assure que tt"* doCapus o'a jamais ou la pensée de nous demander rien d'uppoter aux Constitutions, je vous envie toutes les indications nccfssaires pour rédiger un nouveau contrat Le it janvier i(!30 les t'P. tgnace Mah"<ct)t. provincial, et nernadin Sica" fond~ do pouvoir du Hecteur do Saintes, se rendirent au bour~ de Saint-J<<~t«u fut pns~ dnus la maison do M' tmrand, l'un dos c\ccutfur'' testamentaires, un n"uvel acte de donation par tcque! le mUègf' de Saintes était mis en pleine, recHo et actuelle posses~!<'nn du tons !es biens Kt ce, affin dont avait juui la testatrice sans aucune réserve. au bour{: de Maronnes, comme le ptun grand et le p!us que notatdM. il v a\e un" rexidencf desdits ttéverends t'eres qui soit semée comme ung membre dud!ct «)!b~o do Xainctes et dospendo ontieromcnt de la direction du Heett-ur dudiet <o!tego: A taquette résidence puissent estro nturria et entretenus autant do Petff que le revenu desdits mh'f's le pourra permettre, suivant ce qu'il sera ju~' et advise par ledit Il. P. t'rovinciat et ses su'cftitcurs. Cn nouveau contrat prévoyait aussi !o cas où t'autfmentation des revenus permettrait do cbanKcr )a resi' dence en eu!b'ge ou en ma!~on do pf'bation, et il fut convenu que d''s toya t'<tah!)sscmcnt serait autonome'. A peine iostattés Maronnes, les oussionnaircx répondirent

tp<)JcottaMatfnnfnMfn t'unj.eott., t. oContMftm <'tnfo'!at')'t)Ka M (A'juttan. ). )). n. tt). Onap~tatt«< te pctUtiaMta d nntnaMh <att<' Mtant. le te d ci 2. ?ious aton*t'ntntte)tomC tulameuldeai"' de Cepmet no conna!<Ma< ~OIlS'avons n liolni retrouvé te:tame"<pM"*de Call1lli ne eOl1naluOnl a l ')"e pas )Mthu<e< ne pouvait dmfOtceP. f:t'n~a).
9 Lettte du P. U<'n<!tat n P. Matfito!. a? f))!)ft t<.?9 (A~uHeo. prist. Cen, 1. 11). a 4. Coliltacltis enx'ndatt's

HEStDK~ MAHEXXES. HK

2)t

aux intentions de la fondatrice de manière à mériter les étogea du P. Hënerat'. Ils curent néanmoins à subir diverses contrariétés tant de lu part des hérétiques que de celle de certains catholiques qui auraient préfère d'autres religieux. Ceponda* la majorité de la population leur était favorable. l'ne famille inttuentc du pays voutut metue construire il ses frais une eha{)fUe en t'tnmneur de la Sainte Vior~o~. Hientot le P. Provincial d'Aquitaine songeait à mettre dans la petite ville un Troisième An de prottation~. <\u mois de février tG33. à l'instante prière et requête des t<at'itants on obtenait lettres patentes do Louis SIII Permettons et accordons auxdits Pères Jésuites d avoir une maison et dt'mourc audit lieu lie )!ar<'nnfs comme tt ptus propre <*< commode (des lies adjacentes du Brouago) instmite tes habitants d'icelles en la vravc retigion, j'our ('i~t~ et b"nncs m"'uts, vaquer a la convct~ion dts de~t'~es t < faire les e~crcict's ordinaires à ceux de leur profession. u t.e n'i permettait <n "utre d'accepter ju:'qu'A six mitto tivpfs df revenu annuel cu ttiens d'Kt?!!fo ou autres*. Cette mémo .(«née le noviciat de Hordcaux no pouvant contenir tous t<'s t'~n's appeies « faire toxr troisième probation. quetqnes'ttnt turent envovts A Maronnes avec un Père instructeur' Matbout rcuspment on n't'n avait p'.int nui avec les <dt!ttacto<)natecause d't difticuttea soutevecs par tes tteritier)' de rifts; de Capua, la maison d'' Marenm's ne tarda pas il !io trouver dans un'* hituation trett emt'arrassante. L'union d'un priaurc, .mowtô m tu33 par t'évoque. Jaequfa Haout' permit do tenir b"n quelque temps, Iloux ans ptua tard, daua t'imposaibitité do sutttrc il t't~ntretien d'un nombreux porsonoet, Marenncs redcvcnait bimpte residcuce dépendante du co!t<-go de Saintes~. 7. Par contre, dans la province de Champagne, a Langres, en 10:10,tes P~'res attandonnerent tcur t~sidence pour prcndro t.eUfM P.<~at'fat u P. PMttnfht. ~ept.et du a ? t:r~ UtO.. ft) LX)aan «t~ (AquHaaho n Htatona, M) d~emb. <MO (Atu)Hn.,

3. t.ettfc'tu P. Afotud HohjtMau P. Mn~at, tO Mtttft <M3 (Aqu)tan., t!ptot. aJ t.fn.. 1. Il, n. 3). t. Patente* de t.oah X)tt. ~wttft <MJ (AMh~. de h OMn.tc. H :.8, t. )3) t<eUfe!du P. G~fatauP Boh;tc. t'.Jut)tet tOM; aa P. P'fMp de Otta~x, t'tt. mat au P. t.uOtaumc Anatnot. 10 fnaM tMt (Aqo)ten K~t. (!fn.. 1. «). Le))fe< d'union, t'~ ~ac')ttM naout. du t'tteoto s'.Barth~temy de t.a)anje, att)) <C3j<Atftd* do t& OtMndp. H. S8. fut '53t. Afto eona~. )')atiat. AluHan., t'.M. – Catato~t Pror. Aquttan.. t6t7.

2)3

– PARTtE. sous tUCHEUEU. PRENDRE

la direction du collège municipal. La chose n'alla pas sans dif6cu!téa. Nous avons dit déjà, au tome JM, comment t'évêque, Sébastien Zamet, avait dû remettre à plus tard l'exécution d'un dessein qo'U jugeait très utile au bien de son diocèse~. Dans la viito, dans Je chapitre et parmi leq autorités locales, tes esprits étaient assez divises à l'égard des Jésnites; aussi l'opposition releva-t-eUe la tête, quand on apprit qua le prélat s'employait de nouveau à leur coniier l'instruction de la jeunesse. Parmi les biens qui devaient former leur dotation se trouvait le prieure de Tronohoy, uni la résidence de Lan. en 1623 par Urbain Vj! En consentant à cette union, grès évoque et chapitre avaient spéciM qu'eUo était faite en vue du futur co!R'ge~. Or, vnici qu'en i626 quetquea c!)auoinea mécontents interjetèrent appel comme d'abus; en môme temps un certain n"toLre do notabtoa présentèrent requête a !a cour contre les projets de Sébasnpn Zamet; les officiers du siège roya!, de t'é!ec<iun et du grenier à sel intervinrent dans le même aena auprès du conseil royat et allaient jusqu'à demander l'expulsion, dans les vittgt'quatre heures, dea Jésuites domicitiés à Langrea*. Cependant les Pères ayant pour eux, avec réveque, la nreil. !euro partia du chapitre et de la villo, «htinrcnt on 1037 des lettres patentes les autorisant à a'étabUr au cdtège. Sur co, nouvol obataoto. Quand on présenta les patentes au garde des sceaux, M.de MarUiaosoUieitô par un Père do t'Oratoire Miusa de les sceller; it fallut, pour obtonir les formalités néccsaaircs, lui promettre que les Jésuites abandonneraient aux Oratoriens !'enseignemant de la <héotogio\ Ayant eo main toutes les pièces requiMs, t'évcque et les religieux do la Compagnie attendirent cepondan! une occasion favorable pour a'en servir. Justement, le 25 af'ût i62H, expi1.Vo)ttome)H, t. U),c. <)t, e, p. 507 8u)t. n et ~)(ffn). 3 Acte at m<M du MMt)MdM<<M<'ompf<-< fMxttuoa ~~<'m<'n<. Vf. t. p. na. Cf. < om~<<'< <fM<h« au ~a~t<'Me«<. p. <?0. t?7. & ~ttre do P. t<aj;uUto P. Jouvancy, donnant n apwu htstoHqoee la au lui u d to fondation, MOtt:on(PMndtto t''totia,. Ht, n. 82,f. 2;t7,2M).-.Lettro du t H P. 0<a6ntau P. Suu'Kn. aoûttcao ~Mnda Ep)ot.<:ta., t. tV). pans cette t9 affaire . de Ma~ttaf taitpeur les ft-~t de l'oratoire ne manouatent do M é qui pas & paMt'Mt Langtea; quanta M.de Bem))e. novoulutpas !nte~<a)tn dansla tt crainte dpMtttuttefa tt)chc))eo mata !<o'at'tatt asdetnftHJf qood'évincer B, miens p les~uHe<. Voir0 tct)M Ma~ttheTabafaud, <t ~«t. <fncoffMoot Déraille, de ) t t. p.tt!< – Pf"M!,.<)<-6M~f« p. !)t. ~«JMf~.

~STAUATtO\ AU COURGEDE t~XGR~S.

20

rait le bail fait avec l'ancien principal. Ce-jour-là donc, M'' Xamet et les t hauoines, de concert avec le maire et les tchev!os, résolurent de mettre les Jésuites A ta tête du coMège. ttès le lendemain. malgré une ordonnance contraire do gou* verneur de la ville, injonction était faite au principal de quitte*' les iieux. JI y eut contestation et i'aaaire fut portée au Parlement. Deux arrêts de la Cour, l'un du 7 décembre 1628 et l'autre du 8 février iM29, accordèrent au principal et aux régents une prolongation do charge pour une année pendant lequel temps lesdits évêque, chapitre, maire et échovins pourront se pourvoir de personnes capables pour la direction du cottëge' A ce moment, le parti contraire aux Jésuites renouvela ses menées et mémo adressa ac roi une pétition où t ou disait que ces religieux n'étaient nullement utiles 2. (h, t'etmcmb!e de la population pensait tout autrement. Xous en avons la preuve d'abord dans les nouveUes lettres patentes octroyées par le roi au mois de mai t630. Louis XtH y déclare positivement avoir été sollicité par ses Il chers et bien ftimés les doy~n. chanoines et chapitre, maire ot échevins, bourgeois et habitaots de sa viUe de Langres p; ce sont eux le seing et direction qui ont prié Sa Majesté de donner de leur <o!!f~ej aux Po.Ms de la Compagnie de Jësu" atin d'y reatab!ir en son entier la discipline scolastique et em* peschor les désordres que la licenco des préoepteora y a sou~entefoïa introduits' o. Mais. pour connattre les vraies dispositions des habitants, il faut surtout considérer l'accueil qu'Us ureot aux nouveaux mattros. Les lettres patentes étaient peino remises nux ofUcieM du a)cge royal, que ceux-ci los enregistraient Mua la moindre objection, et le 28 mai, avec le consentement du conseil municipal, Ëtienoe Voinchet. lieutenant civil, mit les PP. Jean Poorier, provincial, Antoine t'févostet, supérieur de la résidence, et plusieurs autres en possession du collège, de la maison preceptoriate et du prieuré de Saint-Gpngoutph. Au cottcgo, raconte le prooësverbal, étaient présepa un grand nombre de porsoaoes. a quatre ou cinq cents, lesquels avec acclamation de jusques joye ont remercié le Roy du diot estaMissemont, et avec le f<*M~U< CM 1. CotaptM ~<!t~MHf, ~7.. p. 9. VotfcelleteMM PMod,op. cM.,p. 99. dena 3. Patentes demal 1630 dela D. (Arebiv. Haute'MMnc, t0, a tasuiteduproees. verbal e tiostattaUcaea ~~attea). d d

St<

SOLS tOCHEUËU.

PM~ttKHË

PAttTtË.

corps de ladite ville preste consbntement à icetuy avec toute modestie et alégresse, ayant les escoliers et autres assistants, en signe de resjouissance. crié Vive le Roy A plusieurs et diverses fois La ctuche du cottège sonna a toute volée pour advertir un chacun de tadiete prise de possession o, et aussitû' il y eut grande affluence de notables habitans, ecctesias. tiques, otnciers de police et autres )pe~sonne8~de tuute qualité u. Cette foule suivit le lieutenant civil et les Pères à la maison preceutoriate et au prieuré de Saint.<:eogoutph dans l'église elle chanta le Te ~«M<; « et it n'y a eu aucune rc< tamation faicte ou emposoboucnt forme, ains ptusienrs grandes exclamations de joye, de Vive le Hoy, réitërces par un long temps A diverses reprises' A lire ce procfs-verbat on a l'impression que l'opposition aux Jésuite'! avait ctë le fait d'une minorité la foule les désirait, et maintenant exaucée elle manifeste hico haut sa sympathie. H'apr~a un contrat passe avec la ville, tes P~res devaient ensoiguer le latin et le grec dans les trois ctnssvs déjà oxistantea. et itsnuratpnt tes revenus, LionNet bâtiments du collège. Le chapitre accorda la jouissanco de la préhende prccoptoriate, et la municipalité promit une rente de cent cinquante livres. Si le revenu total, y ccmpria colui du Tronchoy, montait Adeux mille quatre cents livres on ajouterait uno quatrième classe, puis une cinqutèmc pour une augmentation do mille livres' Ettes furent, de fait, in''titue<'s dans la suite, ot en t0(t3 uno donation particu' libre permit de fonder une classe do phitosophie~. Se trouvant mat logés dans l'aiicien collège, les Jêauitfs le vendirent et s'établirent dana une do sesdôpettdances, le pticure de Saint.Gongoutp!)*, où ils firent quelques constructions. Mais co local, situe à une extrémité de la ville, n'était guère favorable à l'exercice du miniatôro: aussi cborcha-t-on bientôt & s'en débarrasser. Kn i053 il fut acquis par les religieuses Visitandines, et l'ou acheta dana te plus beau quartier do Langres une maison vulgairement appelée le 6~M<PoMMp. C'est là que sera bâti, et restera désormais, to collège do la Compagnie do Jésus. Pour t. PMCê~Mbat HMtattaUoa, do 28nxt tMO (Archir.de la Baute-Marne,)0). D. 2. fom~M~MfhM fHf~MfMt, Vf,p. t7H73. au t. t. Un atcofCornent Mgaa&cette Intention qaatMmilledna centsHwrea. ~Mfm.) 4. Leprleurd 8a)nt-0eagoutph de avait«e uniau collègentM9.pareoo~qoent e avant'<o<Mdt!et!oodetP~M:,tMt! t cn!eaffat<of,MM d'BscaM )'~p)scopatdeChat!ea (CoMp~M ~<'N<h«,06). p.

tOXDAU~

MU COD.ECK DE )~

ROCHELLE.

8'5

t t~– –t t~?t t! en placera Ueu de t'SQ~t l'ancien, ~ttt w~tn~~Pa apprendre à la postérité qu'il tenait de la chapelle et aules armes de la v ille au-dessus de la porte dessus du maMre-autei'. Dans les premières années, et jusque l'entrée en possession du prieuré du Tronchoy, la situa~on Onanci&refut assez pénible. Maïs ensuite on moissonna dans la joie ce qu'on avait semé dans les larmes; si bien que !o P. La~uitte, écrivant au P. Jouvancy il y a p''u au commencement du xvm siècto. pouvait dire ait été plus traversé que celui de (tecottègesdontt'étatdissemtnt Langrea, mais il y a, à présent, peu do villes oit nous soyons plus aimés et où nos miuistères soient mieux rc~us*.

8. A !<aHocttetto, au contraire, les débuts furent très faciles. L'initiative de "!che!ieu~, la volonté expresse du roi, tes instances des cath"tiqups ouvrirent los voies à la Compagnie. la citadelle du oahiAprès avoir réduit par un s:ège célèbre le i8 novembre t6~8, nistne, Louis Xttt. de retour AParis, signait, Je brevet qui suit Il Considérant le fraict que les Pères Jcsuitea la conversion des peuvent faire en la ville de La Mocbetto pour âmes, Sa Majesté leur a accordé le lieu nommé Saint-Miche!, n'y estabtir, et veut que appartenances et deppendances. pour ~èa &présent ils en prennent possession, déctarant Sadite Majesté dana ladite ville, elle leur que si otto déairoit estabtir un coUé~c Il en donneroit la direction.. En vertu de l'acte myal, la P. Ignace Matescot, provincial furent mis eu possession d'Aquitaine, et la P. Jean de LaBonaudio Corisay, doyen de t'église de la maison Saint-Mittn't par~'achitK cathédrale de Saintes~. On y mit d'abord une simple mission Nous la dépendance directe du P. Provincial, taron espérait l'érection le P. Générât recootman' prochaino d'un collège", En attendant, « des hommes d'une insigne modeatie, hrataota dait d'y envoyer do zote. des ouvriers infatigatdes qui, vivant au milieu des At'. religion par t'ootat de hérétiques, les attireraient doucement teuM vertus~. t. Com~M fMtdtM.p. t7t. a. LettredoP. LagoMte, e!Me. déjà 2 (OaMta, Ocn.ad au Bpht. B tettMdo P. <Mn<fa) tMd.de RteheHeu,no~.)628 o (Aqo)tao Fand~.fOtea., t. H. .0):.Vo!r t. ) < Da Janv!eftM9<MMM<). 4. BMteida8no*. 628 t!iteMoa. <6)8*MM'. tnemeMtBttM,a< 1. HecaeH da d Fanda',.01le3', Il, a. U' VoirRecaell a 1628 . da 4. Brevet 18DO~, (Aqa)tan., ma. f BtM. det r. ~aUtot. OMtotM. deLaBoet~ette. t <a3, . tt. ~ft~f~fM< t). &. 'c6~.~~fof'vt~ la WM<'<&' <0tnatt0:9p. M9. A t a duP.G<a~at oP. Rots<et0. fAqattao.. Bpbt.Oeo.,. <Ï). 0 t<eUM tCN a M 7.Dumêmo u P. MaÏescot. HMter (FM<f<'w).

2X.

SOLS MtCHEUEt). – PHEMtERE PARTIE.

L'exercice du coite ayant été rétabli à La Rochelle, les catholiques revinrent dans la ville en grand nombre, mais Us ne savaient à qui confier l'éducation de leurs enfants. Ils se plaignirent au roi de n'avoir pu « les rappeler jusqu'ioy, pour n'avoir « Les auppnans, ajoutaient-ils, ont moyen de les instruire recouts à Vostre Majesté, afin qu'il Luy plaise estabtir nn collège, !uy continuer le revenu cy-devant anccté pour ceux qui en avoiont la charge, et ie pourvoir de précepteurs qui, avec la doctrine, donnent tes impressions d'une vraye piété. » Puis, faisant allusion au brevet du 18 novemht~*i628, ils réclamaient formellement les Pères Jésuites, '< ayant désjà esprouvé en ville !')ttitit6 de leurs travaux en l'instruction du peuple et conversion des Ames, et s'asseurant qu'à l'advenir leurs soins en l'éducation de la jeunesse seroient utiles à ceste province'. ') Les supérieurs de la Compagnie2, Louis XH! et Richelieu étaient trop d'accord sur ce point pour que les choses traînassent en longueur. Par lettres patentes du mois de décembre 1629, le roi « ayant agréé et receu avec plaisir l'advis a du cardinal ministre, donna aux Jésuites les b&timcnts et les revenus de l'ancien collège et pourvut par une dotation de doux mille livres de rente annuelle à ~00tretien doa professeurs~. Ueux mois plus tard, le H février i63u, les religieux de la Compagnie, abandonnant aux Récollets la maison Saiot-Michet, se transpo! tarent au coUôge~.Le lendemain eut lieu l'inauguration solennelle des classes. Le gouverneur par intérim de la ville et de la province~, le chef de la magistrature de l'Aunis, les principales autorités civiles et militaires y assistaient. Le professeur chargé du discours d'usage prit pour sujet « La Hénovation de LB' Rochelle '). C'était i'œovre de l'avenir, et le nouveau collège devait y contribuer. Sous le premier Recteur, le P. du Tertre, 1. Requête escatholiques, fond. d <629(Aqatt)m.. coU.,. M,o. 5). t 6 2. LeUM P. Oén&mt P. JeanSatEfea. du an 20dée. t6M (Pmoeta,Epbt. Oen. P t tV~. umêrneau . Ma)eM:ot, D M<Mc<629(Aquttm. Gen.,. Il). t Bp!st. 3. Patentes uroi,décembre (Aquttan., coll.,t. Il. n. 96).VoirMM. d <629 Fond. de ma.308, at.3M6. f La RocheHe,
< ~< 4 AKere, N<x<on<' <<' ~oc~et<< t. M,p. 609. Le coUege de La BocheMe ayant été bat) sur un fond appartenant aux religieux de Saint-François, ecox-e) après le transfett des Jésottea, en revendiquèrent la posseMtoo, bien qne te roi les eût tcdemntaëa par h don de 8a!nt-Mtehe!. LM syndics de la vUle MottnrenUe droit dea Jésuites et en t6M un arrêt du Coaeet) termina ie con<!)ten teaffawot. (~'otf AMeM, tom~ U, p. 520. Bibliothèque de La Roche)!e, ms. 287. f. t-a; – M9. 308. f. 87. 40, 4t). ). 5. Le gouverneur de La Rochette et do pays d'Auots netatt plus Tolras (cotnmë et ce n'étatt pas encore Rtchelleu nommé le H décembre en )M6, pnls démiseionBaire), t630 Nouf.Ignorons quel fat l'intérimaire.

tOKOATtOX DU COLLËGKDE LA ROCHELLE,

ai?

les débuta forent modestes. Déjà cependant bon nombre d'enfants de familles hérétiques fréquentaient les cours. Durant le carême on prêcha d&xa la chapelle tons les vendredis sur la Sainte Eucharistie, et deux autres fois la semaine sur des matières controversées. Maisle local était beaucoup trop petit pour l'afOuenco des auditeurs; ce que voyant, les Pères de l'Oratoire. offrirent et la foule avide spontanément tout église de Sainte-Marguerite, nombreuse. Plusieurs conversions de la parole de Dieu s'y pressait furent le fruit de ce premier apostolat. On remarqua entre autres eeUe d'un capitaine, gentilhomme de bonne maison, qui voulut donner un témoignage publie de M.recounaissance aux religieux de la Compagnie. tt fit sou abjuration solennelle en présence de tuutes les notabilités de la ville, et quand it eut achevé sa formule il la remit aussitôt à un Père Jésuite en disant « Voilà, mon Père, l'acte do ma professiun de foi, car c'est à vous, aprèa Dieu, que Je dois mon entrée dans le sein de l'Ëghse'. A mesure que les Pères étaient mieux connus, ils étaient plus à la reine, le appréciés. La magnifique fête qu'ils offrirent de leur gagner les Rochelois. Ils ~t novembre 1632, acheva tirent dresser un beau théâtre dedans la cour de leur collège, raconte un témoin. Leur intention estoit d'ouvrir les jeux à une heure de relevée; [mais] la Reyne no s'y rendant qu'à quatre heures du soir obligea d'exhiber ceste action aux flambeaux, qui la fit bien plus agréable et plus illustre. D'abord Sa Majesté fut xatuée par dix-huiet députés de différentes nations, chasonn d'eux vestus à sa mode, et qui parloient autant de langues naturelles. Itare entreprise et bien fort intriquée (sic), mais qui se rendit aisément à la main de ces Pères, d'autant que l'océan leur fait présent, de jour en jour, de force jeunesse estrangère, laquelle tous les endroits de la terre. peut s instruire a leurs leçons de La suite fut des victoires du Roy qui s'y représentèrent sous le nom de l'~ercM/p Gaulois, conformément an dessain des arcs de la triomphe. Sur la fin dos actes, cette jeunesse florissante de gentilshommes escholiers – fit triompher ptuspart composée son grand héros dans un superbe chariot orné de toutes sortes de trophées, tiré par des lyons, et, en le convoyant, cria mille Vive le Roy, et autant de Vive la Reyne qui en sortit bien satisfaite. « Voilà sommairement comme le Collège Royal conjoignit ses n tnit!a historia, . 45). t. Cotte~! opeUant (Aqnitaoïae R

2)8

SOUS HtCHEUEU. –

tHEM~HE t'ARTtE.

devoirs à ceu~rde la vUie dont il fait à présent un membre fort considérabte Le ton de ce récit, da à la plume de David de Fos, avocat au Présidial, montre assez que La HocbeUe, naguère si caJviniste, ~taitdéju ti~re de son cottège catholique: or it n'avait que deux ans d'existence. Les méthodes d'enseignement, l'apostolat au dehors, t'érectioad'unecongtégationdoIaSainte Vierge, bientôt florissante, contribuaient plus que tout le reste a faire aimer la Compagnie de Jésus. Le zè!o et la prudence des missionnaires, leur dévouement désintéressé au bien commun dissipaient tous !e<< préjuges*. Sous le gouvernement du Il. Mautas, successeur du t*. du Tertre, il fallut songer a de nouvelles constructions. L'on commença par l'église, pour laquelle le roi et !e cardinal se montrèrent trcs généreux, car ils désiraient son prompt achèvement. File fut consacrée, le 8 août <638, sous le vucabtode la Sainte Vierge, par i évéquo de Saintes s. Avecle souvenir de la munificence royate nous devons rappeler le nom d'un autre illustre bienfaiteur, M. do YiUemontev, mattro des requêtes il pnurvut si Uhéfa!emcnt à l'entretien des religieux, que le P. Cénérat lui envoya des lettres de participation aux mérites de la Compagnie <t. Parmi les fondations do l'année 1630 nous avons signa!<! celle de PamieM. Co nom doit évoquer dans.t'esprit du lecteur to souvenir des origines do la Compagnie de Jésus en France. Pamiers fut la seconde viUe du royaume A posséder un collège de Jésuites mais i! ne subsista que peu de temps ouvert en 1559, il tombait en <602, avec ses bâtiments et ses revenus, au pouvoir des reformés, devenus mattros de la viUe. Des démarches faites en 15<t7pour le rétablir rcstereRt sans résultat~. Mais tescathoMquesdu paya ne désespéraient pas de sa restauration, et nous voyons l'un d'entre eux, Jehan de Soubreville, léguer une partie de sa fortune, t'importance métairie de Pégnthe, pour rcntretien et l'ameublement des Pères Jéanites, quand ils auraient repri< n ~ftM~OM ff ~«t <'< ~fM~a <<-«<<de ~tf fM WMfic t~ ff t ~«'A<'M<MM <feMotft~w««<<t~f<-<t< Mo~f ~<'<e«~. (BtN. e La HotheUe d n. 3289). ÏmfîttnM. 4.t<et<MS P. G<o<Mt P. Mautaa. 8 Jutttet,<9nov.<633 du aa 9 (Aqattao., Eptot. (Jeu.,l,II).
6. Volt tome ), p. t69.287. 2. Lt-ttre do P. GCo~at an P. Sicard, 8 maM <0!t (AqnHM.. t "f" Bp!st. Geo. t ti) Meo., t. t);. 3. At-etM, ~wAf~. t. If, p. 6M.

M~ABHSSEMEXT DU COLLEGE UE PAMtEHS.

2t0

les évêques qui succédèrent possession du collège De leur côte, on t579, se montrèrent toujours a Hobert de Petgé, mort favorables à la Compagnie. Sous t'épiscopat de Bertrand de Uarrau, le Conseit d'Etat, faisant droit &la requête des catholiques contre les prétentions des syndics réformés, décide, te 7jan. vier 1002, Il que les fruits de la mettftio de Péguthé seront régis et administrés par iceux bourgeois catholiques de la ville choisis par te sieur évesque puis, prévoyant le rétablissement du cotK'gf, i! ordonne dès & présent que tadito metterio demeurera aux Jésuites selon l'intention de Jehan do Soubrevitte~ Joseph d'K'<parH's, qui remplaça Bertrand de Barrau sur le sottisifge de Pamiers, aima si sincèrement la Compagnie qu'il d'entrer au noviciat. La mort t ita du Souverain Pontife la faveur à Toul'empêcha d'exécuter son dessein; mais avant d'expirer, t.'uso, le & décembre t625, it prononça ses v(Bux de dévotion, tout constdé par la pensée qu'au jour de la Hésurrection it aurait sa place marquée parmi tes enfants de saint Ignace 3. Son successeur, Henri de Sponde, filleul de Henri tV, était un il avait retrouve la foi en lisant tes ouvrages de «tnverti Uu Perron et de Bettarmin~ Pans un voyage à Home en <600 il des reçut la prêtrise, <!t la connaissance do Baronius et conçut de faire un abrégé de ses ~HWt~ qui parut en lors le projet i(H2. Nommé à t'avcché do Pamiera par Louis XHtau commen< omohtdo i02u, et sacré à Home par le cardinal de Marquomont, il revint en Franco et <!tson entrée dans aa viUe épiscopa!e Je Ëmu des ravages causés par t'hérésio dana son mai iM7 diocèse, il appela les Jésuites a non secours et les établit d'abord de les employer près de lui comme missionnaires, puis U résolut P. Racapé. supérieur a l'instruction de ta jeunesse.Appuyé par le de la mission, il pria !o P. Lacaze, provincial de Toulouse, de lui envoyer quelques professeurs. Mais on ne pouvait rouvrir le on lui collège saot l'autorisation du P. Générât. Pour l'obtenir, d'une dotation sutnsantc les revenus ~tt entrevoir la possit'itite de Péguthé montaient à 900 livres; Henri de Sponde, te chapitre et la vilto donnaient déjà 700 livres aux PP. M:8ionnaires; bén~uM d'environ i'évcque de Mirepoixavait l'intention d'unir un case de aMM (Arehtv. comm., a). deJean SoubM'tUe, t57< t Testament t602 d 7 Jao'ler'GO:! V, X, e 00. Cf. H,Boites). 2.CoïdMa, 9 At~t dueonMtt, Jao*tM (Ateh~ea ot'At!<~c. M~~oWn l:ellin t'f«M«', t. Il, IlialorlnSor.Jt'a~t,P. \'1, 1.X 0, uo, Cf. MM~' l'Arialaniu, )t, 3. Cordais, &69, p. 1.XtU, . <?) StMMO, f<< t. XI,p. M. Horter, op. ~4. fAW<~t<n. ~<<o p o~.e« 1.1,p. 6M.

~0

SOUSMCHBUEU. – PREMtKHE PAHTJC.

800 livres, et l'on espérait un secours annuel des États de la province; au total on arriverait à 3.000 livres environ'. Avec cet avenir un peu vague en perspective, les Jésuites furen* rétablis au collège de Pamiers l'an 1630, par un arrêt du Conseil donné le 8 septembre à la requête de l'évêque, du chapitre et des consuls ti n'était que temps pour la jeunesse, car tes reformés n'étaient jamais parvenus à réorganiser l'enseignement. Les bâtiments scolaires n'avaient pas été mieux soignés que tes élèves. A peine les Pères eurent-ils ouvert deux classes, le <8 octobre, qu'ils éprouvèrent tes plus grands embarras. La maison ne comprenait que trois chamhreb, peu do mobilier et aucun livrai La chapelle avait été mise en un tel état qu'on fut obligé de célébrer tes offices dans t'écurie ou M.do Hoban tenait ses elte. vaux tes ressourcfs sur tesuuoUes on avait compté faisaient défaut. L'évoque s'était retiré a Paris où i! s'occupait deses travaux historiques, et tes administrateurs de la métairie de Péguthé employaient &leur uropre usage tes revenus destinés au collège r~ attendant de pouvoir mettre ordre à tout cela, on s'ingénia pour entretenir trois régenta chargea de cinq cesses. LeP. Générât voulut qu'en plus it y eût ioujou~a un missionnaire pr~t à répondre aux besoins spirituel de la population Plus tard Malement, grâce a de libérales donations, le collège de Pamiers, sorti des difncuttés matérielles, atteindra son plein dévotonpe. ment. tu. A l'époque qui nous occupe, la catholique Bretagne n avait encore que deux collèges da la Compagnie t'un aMennes, l'autre & Ouitnpcr. Un troisième fut fondé à Vannes durant t'annéo <630. L'ancienne capitale dea Vénètes avait joui dans le passé d'une certaino importance les ducs de Bretagne y résidaient, et ce fut dans aef mura que les Ktats du paya Baoctionn&rentla réunion de la province & la France (<53~). Vers la 60 du xvf siècle elle perdit son Parlement au pront de Hennés, sa rivale (i5C2). Pour ce qui concerne l'instruction publique, il paratt qo'ette n'eut t. Lettreda P. LMMouP. G~o~M). )630(Toto: Fondet.eoueg.,. ), a 2 Jo)o t o. M).Cf.Cordera, W~.~«f. ~Mx,P. V), ).XV, n.S5. 2.AftM toaMt), Mpt.t6M(AtcMw. dn 8 tomm.,o! t t). 3. OotdaM.f. <<ttM<!o t P.G~Mteu P. Nattto,t5ioUtei M9! P. MMHo, < aa ao P. RaM~,tajan~et <63t 'R)!<M., Geo., . t). tSJoHteHeM; < Bptat. ) 4. Lahond6<, t. JxKf~M <~~omffM, H,p. tM,cote. 6. LettMdaP.0<a<mt P. Baeat~, d~c.t63a(To!o9., Gen.,t. 1). su 4 Bpht. c.Eatnëtne omfme, a ? mat t634«M~fM).

DUCOLLÈGE OEVAKXES. ~OXOATtO?!

Mi

longtemps que de petites écoles. Eni57~ seulement elle décida la construction d un collège pour l'enseignement dea « bonnes lettres Noble homme Jean Bricon, sieur du Pé. donna le. terrain René d'Aradou, chevalier de l'ordre du roi, céda une maison voisine avec ses dépendances*. Quatre ans plus tard, la bâtisse étant achevée, le nouvel établissement prenait le nom de SaintYves, et l'évêque, Louis de La Haye, tr~s zélé ami des lettres, lui unissait tes dîmes des paroisses de Quistinic et de Saint-Avé et du vicariat d'Arzon Le personnel devait comprendre un principal, cinq régents, et deux économes, t'uo chaQoiae.i'autMtaïc. Maisles bons régenta et pédagogues étaient rares saasdoute, car en iMOcous voyons Jacques Fahry, sénéchal de Vannes, M plaindre que « la jeunesse est mal instruite et enseignée a. En 1593, désiMux d'avoir de hons maîtres, i'év6qao Georges d'Aradon, successeur de Louis de La Haye, proposa le coHfge Saint.\ves au P. Aquaviva il y aUait. lui disait. de l'intérêt non seulement du diocèse, mais de toute la province Avant même que les Supérieurs do la Compa. gnie aiont pu prendre ce projet en considération, il dut être abandonné en euet, les guerres de h Hgue forcorent les habitants de Vannes Ase réfugier danst'enoeinte des murs, en dehors de taquettese trouvait tocottôge~. Apr&srentrée de Henri tV · dans Paris survint le banuissameot des Jésuites, et l'institution Saint-Yves continua de végéter sous des maîtres inoapab!os. Cependant la prospérité des collèges de Mcnnes et de Quimper ne pouvait manquerd'inspirer auxVannctais la résolution d'appeler ta Compagnie do Jésus. En tttaB, des pourparlers sont engagés avec les Supérieurs" mais, par suite de divergences do vues. tes négociations traînent jusqu'en 1629 Le 7 mai do cette année. l'évêque, Sébastien de Kosmadec, donne son approbation a rétablissement des Jésuites moyennant que los habitants do Vannes l'aient pour agréable et que par assemblée publique et général Le même consentement ils approuvent ladite installation f .fMA" 1.Sut tes origines uMX~edeVannM.w~t.aUemaod..)<!«"<"< d e )aanM.t'.<8) taa~.–NfM<<' f<w'~«'W<w"<c.t.Xt. t899,CoM~<'<t<' ) ~~tot~f~x eoMafd<'aa"<'<.f. 7 et M't*. <8M. . 39tetaatw. Allantc, p fan't. t.tt, 2.~WNM~M<Mf'r')f~'(~Moeta, eotteg., n.tM). 3.Oîdoooaoee 2t aoOt&Mehëe La!tetM<K!, du op.f~p. 180. t pat au 20 t. LeMM d'AMdoa P. AquaMM. joUtet 693(Bt'iBt. de0. t BptMop.). 5. La)teman)t. o~.f'< p. 187. t.tt.t60). 0. tafotmaUodeeot)tgto(PfMtta,Paodat.eoU<8. P.UtteMe enauaemM. 1031. S. LaUemaad. c«.. p. <89.– AUaaic, f~ p. 0. – /«'' "e <'fMM~ocMM)< e~. op. sMOMdafM, t. Xt.p. 395.

2~

SOLS RtCMEUË~

PBEMtKRE PARTIE.

jour une assemblée de la communauté présidée parte duc d& Brissao, lieutenant général pour le roi au gouvernement de Bre. tagne, arrêtait Jes conditions du futurcontrat Au mois d'août de année suivante furent obtenues les patates rova!es~. et le P. Omet, :.ccteur duooUège de Rennes, vint a Vannes pour prendre possession de Saint.Yves et régler tes derniers arrangements. Outre la somme dedix.huit mille livres pou.. d~coastruct.oas nécessaires et une auhededeux la .nmopourramoahtement. ville devait fournir une tente annuelle de deux mille cen~ nua. Mate livres, provenaot quinze cents, des dttnes des deux pa. tasses aane~.cs; cent quarante, déjà et cinq cents, des dénier de l'octroi. La pt-chendo prcceptoriaie Compacte promit d'iriftitucr quatre classes une de .hetorique, une d'humanités et deux de grammaire Aussitôt apt~s la signature du contrat, on fit réparer les anciens bati.uents et construire seize chambtcs pour les Pères- on acheta plusieurs maisons tiontigut'o et jardint voisins; on ferma la cour et l'enclos. Le tout fut amenai <m.ctant do diHgonce. que quatre classes purent ouvrir avant h fin de i0:!u. t.'inaugu. ration faillit être troub!ëe par une dispute de prëscan.o ontw 1 ~que et le président duprcsidia). moi.!tout finit par ranger t amtatdo et !ecoUn:p, favorisé partes trois ordres de ta ~mo, fut frêqucntt'dès !c début par un bon nombre d'etèv~s'. Ucux ans oe étaient pas ..cou)~ flue, aur t'initiativo de ttenrv Colombel, fteurdeKercado, la ville, décidant d'avoir une cinquième classe, augmentait de deux cents livres terevoaunnnnot\ t'oiMSa tmo !ot-o!!egodcVan))esdeviQ<dep!usonptusnorissant. sonate gouvernement des l'ères Hartbe!emv Jean de La Cour et Mcotaa do Sainte.Cenavieve. En t~n Yimont, il comptait d~& quatto cents etewea.Dans la suite ce chiure a't'h~a jusque douze cents, lorsque de nouvcUes donations permirent d'ajouter aux classes de lettres un coura dopltilosophio et un autre de théo. Jogie mora!c'. ~S.~J~ 100110, o rotée) r, Iaila~aaad, op.rft.. P. 1811, du ''°" numé-

~tbtba'u')" l'établissement ~f'~o classe. tj~tte~ tM5~tchtv. do d'une a blothlbati, D), nas. Qnand fondés ar tooteate<t)aMe<u<d))e.,t~ oofM MsMs te p f'a s sont .ont tocon. n~ ~y?' le eoltege toutesles classes dont ta noms anooeHemcnt nus. Quand fut la 8usdlles, ville pOJa" annuellement

~&)~~?.)~ Mût )<!M(F~da. c~sa.'e~ne.. Vitudai. eolleg., 1. Il. n. 131), 3. PMee)pt)!fon!Mf<o< a~coti (Pfancta. Funtat. eo!<f8., 1. Il, a. tt~. <. HUeMp annuae cotteg)) Venetentt<, )03) ~<.M<.w.o. 131).

UEVA~XES. FOXDATtOX UU COLLEGE

223

tcer Parmi les bienfaiteurs de Satnt-Yves il faut placer au le roi !.ouis Xt!! Pour témoigner aux Jésuites de au premierrang Vannes sa vive il satisfaction du grand seing qu'Us apportent en l'instruction de la jeunesse il leur donna, au mois d'août i63~, ~ou parc do Lestrenio'. Située à moins d'une lieue de Vannes, sur la routede Nantes, cette propriété était environnée de murs et contenait environs six hectares. La proximité de la mer. la solitude. tes boi~d'atentour. t'avaient prédestinée à devenir la maison 'te campagne du collège. 1.'exemple du roi suscita do nombreux imitateurs: qui, donnnit une terre; qui. constituait une rente, et toujours on vue J'aider les Jésuites dans leur apostolat~. Ainsi, to 5 novem)'tc t63(t, Laureut Le Moyno.sieur de Saint-Julien, et Olive Tenier sa femme, désirant participer aux prières et mérites de la Compagnie de Jésus et donner moyen aux Pères, d'exercer tours fonctions au satutdca a mes'transportèrent au cottegeSaint-Yves la propriété otjouMsaoco do la maison dite de Toutboutonpres do Pontivy. Ils demandaient seulement au P. Général d'agréer tes 'p)e te revenu fat emptoyé aux frais d'une mission donnée par au audict t'< reade Vannes quinze jouM ou environ par chascun Pontivy, et huitjoura ou environ en h ville de Hottau~ My eut d'autres fondations do ce genre, et tes religieux do la Compagnie ne rendirent pas nmins de Bfrvice à la Basse Bretagne par la prédif«<ion que par l'enseignement. elde ~uhttatt etdMMteu~a si"t' thtM.otHM tMdXondest'arotMcade Satnt.A~ -t'Anon d'Atabon. et CedfM)ftfut ano~M bulledu pape tonocentX)), du par X dfMtnbM' t69t.CT.~ttemao~. f' f. t~. tOQ. t "< n' tA'tb)<M duMo~b)haa. 1.DonaUoa laroiduparedeLf~tMote par D'. ?.Votta K)atde< dufo)~<;e<Anbt'rfdaMoïbtbtO. (Uî€<' <). 3.t)ooa«oode tnatMoe Ttta)bou)ûo(~M,t)aMei. la d

CHAPITRE.

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COLL~OKS

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SaaMoatte i. A Mct~, Mto fo t'honnpttr 'to la duehc&se d« La VatoMc. – < «<~ tconhts scohtroa au eoU~o d~ t'aft~ de Toul soutint on acte 3. tA-t'~uo ['uMtc à t't ohCKh'- de font-à'NonsMn. – 4. Ct-ëtenttons de<t jurhtea do Cette LoheMt! – D~od et Mv~quo An~tmcntt-c les J~uttf's d'~n~ou~mo ')<* La HochpfouMutd. tt. du t'aftexx'm tt'Att en PrOïenep: SustcpttUttt.~ ?. t)uerc)to avec ta ~ou~ffneur 'te La fMche au sujet tt'un droit <<<* t~'tx'. M. t'oa mulinerio d'oUcn' au coX'~c de ttennea. – t'. Les J&suttca gMëa 'ho'' do !euM dt~hs t't. t'tenfatts t'usage ft e~gencct ') far les t t)hefst«'s. U. ConstyucOon tte nomvttM ~ytoce de Condé è ttou~pM. t'gt~fa en pro~tnc~ et ttaas la tapitate. ); tn'dtnt .<u~ue< donna ))eM )a pesé do )~ pMtn~yf doC!fnnoat. M. L~totsedu aottctat tte penstonnat aucoM~o ptcrMttu t'afts. H. t)cureu6e t))) de deut tnsigopa btcnfatteunt. Sonfeea toanosc~tMa 't. ttMQftto de documents fon~M~t dans ta Cumpa~cte t a) ~aofta. tt~ttohe cenetation)) – b) ttanfta. Cphtotae a<< Ccot~atetat – f) tMattae t)tt!o~ MMo~a; '))eamt'an)ae e) t.u<duufm)t htMo~ta. Il. Af<'ht«*t!e ta ~o<)nfe (!e Paris, pat'tendu ~r~tMeot ttottomt. )H. Pa~t, AKtttMa natt"uat< )t. <Mt. t~. Paris, BiMtotMque de t'AMenat. mM. t«a. a. v. tenoet. *ît6)<M du fattMneot. V). AMhhMd~pattffNtotatM <!e la Sarthe, de ('AH)ey.du t~ey. 0). <Kt)hM fomounates de th'~p. Soupcea ttap~tto~es) O'tnfeotK. <WMMo~t«f<f<o~um. ~M~Mt~~xt~ –6tNA'e <c'< nx tf<t~ tCaMtQt), Bof. faAt., M). AbMm. M~<o'M tf~f</a<MM«~ <~ ~oot 't'J~OHMoa. – Mt'ehto. ~M<t~«t"ft'~a~M"'«<<'<< – 'om~<M-~a<f"'o~ ~tftfpt~nt. ). Vt. <)t. OanMon Poo)~. <~< ~««~ ') M~tt. – CaMton. M)«ott< dt< de <<tKotn~ ~f~s?. C. y~tto. < nfrtT«M (le ~'Mtt ') Metwon. ''<Mt~«'"<' M – fa<(ff..Vof~tttf fAtufffo') MMMUi)))et.< (ft«)jt"F<ffn(t<'ft<.otVtt<'tf.–He J~M«M « ~tt~'tMmf. E")t'"nnade. M~t-dt M)<~<t<jf<'t'f(f<<t'aaMt''m< Ct~M. H«<o<n' d~ <te d~ <.« ~~Af. tôt* <t~ De Mont' femett. A" ~Meou Do poftn'ta"n)eh. Mt.W<f<])~~ J.o ~M~. de ~Mf. fatMa~ M"'f< tofOtM, M<«o)M dea ~<pM ~fM)n«. H'Auoatp, M" Xa~na). M~'offe't" t~yt <fttttWn<vtd~Con<f< f<.an)'~) )te La Faite. Pf~r<pftOM de tt)~<t. Chan<t. AMfnnf<f<tW<Mungt.–Oton<tet. MM/t)twfuM/tr<)ftfO<<f. <.ctma)o Ctttf. ttM~ott. t)Ottt<M< <? ff) tW~ Pa~<t. Mut'a'tt et Ma!)'. P<t«aa!)<t~ fa t'<H<A«t~~tt<'ff ftt~ft. ~e tfa <!t rue Sftfnt ~'tfotn?. e<non< M«to<M'h' MCnana), ~.M ~u«ft ttMH't. 0. de La noiie~p, .\o«f< auf ua M<<~ d? ~tM Mt~~ <~«<< <t'<W~<' «)t)tfft«<< p<tf fM OtvAtfM~t ~U«~.

t. Apf~sie r<jcitdos nouvones fondn<!ona, n nous faut M!a<pr lea faits les p!u!< aotitaota do t'hiatoh'o dea oDc!et)a coHt'gca

LA VtE DES AXC)E\S COLLKGËS.

sas5

durant les six premières années du miniat&ra do Hicheiieu. En <6a~ le duc de La Valette, fils du duo d'Ëpernon, résolut, l'occasion de son mariage, de faire une entrée solennolle dans la ville de Vota dont il était gouverneur. Il y amenait sa jeune femme, Cahriotte de Bourbon, u)iode Menri tV et de la marquise de Yerneuit. ).n vieiUe cite «e mit en frais pour procurer a ses illusires hôtes une réception brillante, et le collège fut appelé .'( y contribuer. Le 19 avril !o mattre-échevin. Jean-Baptiste de Yitiers, ayant assemblé les trois Ordres, on charga une commistion de prendre les mesures convenabtex. Sans s'arrêter à aucun projet « les sieurs commis trouveront bon do s'adresser aux Perea Jcsuitcitcomme Aceux dont les inventions cs-setnb!ab!es tiubjects .traient paru avec satisfaction dans toute la rrance a. Les Pères tinreut it honneur de témoigner, en cotte occasion, leur reconnaissance cnv<'rs ceux ft ~ui après Dieu et Sa Majesté its devaient leur etautissement dans la vitte. Do ptusieurs desseins <p)i)a dressèrent a la hâte. on choisit to plus faci!c un CoMt&a~ ~'A<<HMe«~ fnHtw/t' ~f«' /f~ ~Mo~ ~A'wpM~.Ceu<-ci, sous la forme de divinités païennes, devaient rivaliser A qui recevrait le )nieu]< la duchesse, et lui adresser un eomptiment !orsqu'ft!e passerait au milieu de leurs palais enchantés, construits à t'entrée do la ville, entre la cathédrale et la porto Saint'Thibaut'. Sur tout te parcours, les maitioua étaient tondues do magniHuuos tapisseries, ou ornéea de Oeura et do verdure. Onze compagnies d'infanterie et trois corps de cavalerie formaient la haie. ttevant la fontaine Saint-Xico!aa un arc do triomphe trèa élevé représentait le temple de Neptune. t<e Moude t'Ondu nt danser les oaïadoa au chant des arènes nageant dans i'eau. fn pou piua t«!n M trouvaient rangés quatre ceutNcnfonta, diviséa en 'tuntre compagn!*a. « )ta étaient couverts do sole, satin, taffetas ou auttre hello matière, le tout conforme au~ tivrcea de Nadamo. htane et bien; le panaeho incarnat, btanoe'bteu; l'escarpin blanc; tes baw incarnadina; tes armes grandement MtuiMnhN. Chaque capitaine do compagnie vint faire un compliment a la princesse. A t'cntréo do la place Boyate, second arc do triomphe le pa' lais ~e la Terre. )~ dae<se Flore, accompagnée do nymphes, t. <ont~(<~n)«"fon<~W<' fty /W<'M<Mfn~, f~<'tt~)«<. ~ ~ncf Mf~f .MM'~mf <fu< f«<' Ao<«<<*<? A 'tf eNf<tt <?* ?<< c'e<tnnerelation têtes, dM duo probablement P. Motet<Cf. ommettos~. t~ t. V.tel. toao). otf au B op. V Aft v. w. A M~ a~,we cv nota)t. v Vtan<Mn'PoaM. n /~M~M w..vp.. p. ««0 M,et uwv ~.n. muaavu vvavcv
C'WtCt)tB['K~t*T.tt. )~

MC

SOUS MCHEHEU.

PREMtÈHE PARTtB.

parsemait le sol do fleurs; le dieu Pan venait lui oSrir ses hommages les sytvaina et tes satyres marchaient en cadence au son d'un concert exécuté par tes muses. Au bas de Fourniruo se dressait le palais de t'Air. Xéphir, Eurus et tes autres messagers du dieu dansaient, tandis que des rossignols artiticiels faisaient entendre un chant mélodieux. Sur ta place Saini'Ëuoono on trouvait !o palais du Feu, haut de cent pieds. A l'entour, des hommes armés de torches en forme de lettres ftambtoyantes, traçaient en marchant des devises et des anagrammes à l'honneur de la duchesse. De là on la conduisit à la cathédrale oit un Te ~«nt fut chanté puis ou gagna <*nbon ordre l'hôtel du gouverneur. Le 25 ao~t, dans la grande salle du palais, les étèveajouèrent Philis tf~OMt~ ou ~<M~OM~ A'~M~Aft<T~<M~a~M des <Mf~'ApM"e!MPM~C el «~PMfde .Vc</aM~la </McA<"t~ La tWe~P M) f/f la ville de <V~ Parmi les acteurs, on remarquait Bernard de Xogaret, proche parent du duo d'~pomon. Tous s'acquittèrent habilement do leur rôle. « Les enfants de Metz, dit un chroniqueur, ont prouvé en cette occasion qu'its sont aussi bien nés puur l'olive quo pour la palme, ayant autant d'adresse et do bienséance aux exercices et gentiMe~bea la pai< que de courage do aux onets du champ de bataille 1. Le t~ariage du duc de La Y«!ette avec CabrieHe do Bourbon avait é<~ tnénagé par le frère de ce!!e ~i, Henri do Mourhon. évoqua nommé de Metz. Ce jeune prêtât fréquentait ators tes coun' du cottage de Ctermont, avec un autre Ots tégitimé de Henri t\ le comte do Noret. Tous deu!! tic fi~nataient par leur piété et leur anvoir. Le premier était membre de la congrégation des ppns!pnnn~es depuis tu3t te second devint en tM:! préfet d'' la congrégation dt'a externes~. L'évoque de Nottt avait déjà défendu brUtamment des thèses de philosophie, d" ptns!que et d'astronomie~, torsqu'it soutint, en iua5, uu acte puhtiu do théologie fur les traités De ~<'o M~M ~Mu, et F~ !~A« /He«~M~o. Quaoi toute la cot'r, raconte le P. Harasf' le dissuadott de faire ses réponses chez nous, mais do faire cet honneur & la Sorbonne, auquel cas it n'y anMit pas do poiua d'y amener le ttoy. Ce bravo princo se résolut ou do t. Combat<Af)«oe~ dtépMVhnMoo-t'onM, W(.,p. 28,29et cote <0. ' np. 3. Cata)on. <fo<~e W H~f~ Mn~f~o~tfMt, O* p. a. ttUMdut'. U<n6ta! P. ~UtM, < Mt.<63< aa (~Mnch. pttt.<:ef!t. )V). E

V)E DKS AX(U6?!8 COLLÈGES.

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ne point répondre, ou de faire cet honneur à ses maltres o M avait doublement raison, et t'en ne s'explique guère la défiance dea courtisans. Ne savaient'ita pas que Louis XtH se plaisaità honorer de sa présence les solennités scolaires du coUége de Ctermont? Sa Majesté avait eUe.môme présidé la dernière distribution des prix, doot elle avait daigné faire tes frais, et s'était vivement intéressée à la tragédie de ~M~tfe jouée par les élèves Le roi accepta donc avec plaisir l'invitation du jeune prince qui lui avait dédié ses thèses. Les gravures du placard imprimé reproduisaient des scènes d'un dessin admirable. Louis XtH était assis sur un char de triomphe, tratné par quatre chevaux vus de front. Tout autour se déployait une guirlande de petits médaillons, supportés par des génies et représentant les principales vittes fortes de la France. La dispute eut lieu te jour de l'Epiphanie t625, devant « la plus royalle et illustre assemble qui entrât jamais uu collège de Ctermout~ Aux côtés du roi avait pris place toute la cour; les ambassadeurs dea puissances étrangSrpa; le uonee du SaintSiège; les cardinaux de La Rochefoucauld et do tUobeUou; un ~rrand nombre d'archevêques et d'évolués; les prèsidents do h'utc!!tes chaptbres de justice: les chevaliers de t'Ordre du Saint. Ksprit; une foulo de dneteurs doa quatre Fueut~s; bref tout ce quo la capitale comptait de personnages distiugués. Ou remarqua qxo Louis XH! suivait la dispute avec la plus grande attention; plusieurs fois, do ta maio, it Ut taira tes chuchotements indiscrets de son entourage un pou mondain; it pria les t'veques d'argumenter, voulut que tous parlassent latin et que la discussion ne sortit point des formes ordinaires do l'école. Daus l'attaque comme dans lu riposte, elle fut digne do t'honorMbto assistance 4. Trois semaines plus tard, te 27 tanvior, dimanche do la Saptuagésime, le roi revint au cottogc de Ctcrmont avec to même appa. rcit pour assister encore & un tournoi presque Mmbtabto. Le comte de Morotallait Houtonir ses thèses </H«'f~« ~At/o~o~<a. On <it cette fois t'évcquo do Metz argumenter contre son frère, et tous deux faire assaut do subtilité, do talent et do bonue grâce. A ta grande joie de Louis XHt, un gentilhomme do sa suite, t. RaMMe, «M ~f« Bof. <~<t/ (CaMyon, <aM.,H.p. 20). t x. UttMaeann. 62t(~MnttaohtttoHa, o. 31,M). t. Ht, < 8. ti~raMe, <
<. WfffN.

~8

SOUS RICHELIEU.

PRENDRE PARTIE.

connu pour bien manier Fépee, voulut montrer qu'il savait aussi manier le syllogisme il s'en tira fort dextrement, et à l'issue de la séance. Sa Majesté, ravie dA son savoir, l'honorait d'une charge vacante. Reconduits jusqu'à la porte du coliègp à travers la cour des élèves ornée d'un arc de triomphe, le roi et les seigneurs ne cachaient point leur satisfaction jamais on n'avait vu, même dans ITniveraité de Paris, dispute plus habilement conduite devant pïusmaguiuque auditoire t. 3. L'année suivante (t626) l'Université de Pont-à-Mousson célébra une f~to littéraire non moins soteonette. Le prince Kicotas'Fran~ois de Lorraine, évêque et comte do Toul, venait d<ter'niner son cours de philosophie, pendant lequel it avait donné à ses condisciples t'exempte du travail et do l'assiduité. Le 2~ féson vrier, il soutint un acte public en présence de François de la cour ducale, des Facultés en nf're, dp Chartes 1\' son frèr«, costume '!t des notabititês du pays. Le prince ayant Mtisfait & l'attente gonërate. le doyen de la Faculté de Théologie demanda candidat la collation des pour l'illustrissime et très digne Alors le chancelier to proclama successive* grades académiques. ment bachelier, licencié, docteur es arts et en philosophie, < lui romit tous les insignes de sa nouvelle dignité l'anneau, le livre, le bonnoi carré, aurmonte d'une touue de soie bteue, et to manteau violet a borduro rouge. Le prince fit ensuite sa et promit sur profeM:on do foi, agenouillé devant le Recteur, la religion catholiques. tes Évangiles de garder toujours En iu3T t'évoque de Toul sa disposait & sabir la ~H~tce sur les vertus thcologates et le sacrement de pénitence. Dej& l'on imprimait à Anvcra '< avec un grand luxe de gravure Il les thèses qu'il avait dediëcs au pape Urbain YitL lorsque, le 8 septembre, des lettres de ttomo annoncèrent sa nomination au Il ne pouvait plus, revêtu de la pourpre romaine, cardinalat descendre dans la I!ee, ni suivre les cours ordinaires pour achever sa iheokgie. Deux Jésuites lui donnèrent des leçons partieut. ana. t. UtKMe <6M~ (Penche htatorta, iït, < M, 55).te ~e~M~ ~nn~. 1.en. 1025, 878, p. <8t~83. – B. MMttn. fo«<MMOt<,
J. p. ~M~~<~d<'<t<o<'M<<f<t<! ~nM-~ouMM, p. 98. Pnfrc~W cardlrrnl de Lorraine (dans Mémoires ~mof~M 3. Paelet..late aur E'vdercolton d'urt~enne ~!e, t. tM8, p. 101. <fc fn soc<<'M~rcMo<o'!<e <.o~<t<ta, 3° cof<«"f'<XVt, 1888, p. <0?. 3. PawteT. A'ofe < tVd«Cf«oH ffMM~eMHe

COLLÈGES. LAYtEDESAKC!EXS

S29

itères*. En reconnaissance, il voulut, cette année-là, faire comme <OMO~~ tes frais d<* la distribution des prix du cottège~. Lorsqu'en i629 it quitta t't niversité. où il avait étudié pendant sept ans avec tes plus beaux succès, il fat salué avant son départ par de touchants adieux. Ses condisciples le complimentèrent en quarante langues, tant anciennes que modernes, et jouèrent en son honneur un drame intitule Jw~t~M, ~M ~Mw patriarche de l'eiaise. L'auteur, bien inspiré d'otirir un M beau modèle au uue te~on très louange jeune cardinal, avait su mêler la cfncace~ t. Mais tout n'était pas f~tes où événements heureux dans la vie extérieure des coDèges. Quelques-uns subirent vers ce tempslà des difnouttéa ju des tracasseries venant de causes diverses. A l'Université de Pont-à-Mousson, tes idées d'indépendance dont étaient imbus les professeurs de droit menaçaient toujours de troubler la paix. Longtemps assoupies, eUes se réveillèrent sous te Mctdrat du P. Philippe Nicaud. Les étudiants Allemands imaginèrent de se grouper en jVo~oa, et demandèrent au duc Henri Il de lenr accorder cette faveur. C'étatt une innovation dangereuse, et le P. Recteur ne manquait pas de bonnes raisons pour s'y opposer La requête des juristes avait été renvoyée au conservateur. Antoine de Lenoncourt, primat de Lorraine. it vint au Pont, et essaya de régler paisiblement t'auaire en convoquant au collège le conseil de l'Université. Mais les professeurs do droit refusèrent do s'y rendre, ne voulant pas tenir séance chez les Jésuites. Le primat dut se retirer sans avoir apaise te conuit. Il fallait pourtant prendre une décision. Mandé à Kancy par le duo de Lorraine, le P. Nicaud combattit auprès de Son Altesse les préientiona des étudiants, Il rappela l'exemple de Cujas et de Grégoire de Toulousa, l'un et t'autre opposés aux dans des circonstances toutes sembtabtfs céder aux ~V~MMM Allemands serait créer un précédent dout s'autoriseraient les autres étrangora bientôt it ne serait plus possible de maintenir la tranquillité dans la vitto. Le duo n'osa rien résoudre avant d'avoir examiné les usagM des autres universités; mais son enquête no fut pas longue. Les Allemands ayant insisté pour <.Abnun, p.Wt.,p. Ma. – MMUp, f«., p. 205. op. o wn PonM.MoMMa. leBecteordo coU~ge ~suHe9 des 4. Nous vons qo'& a êtahen nometemps Recteurdptoutet*Un!veK!M.
a. MatUo, op. cM., p. a* <. 9. AhMtn, op. f«, p. 4M.

2:t0

SOUS HtCHEUEU. – PREMtËRE PARTIE.

avoir une réponse favorable, il leur déclara ne vouloir plus entendre parler d'une mesure qui tendrait à distinguer les étrangers de ses autres sujets. Irrités de ce refus, les juristes n'attendirent que l'occasion de témoigner leur mauvaise humeur. Elle se présenta au mois de février i6~. quand Biaise Jaoquot fut nommé professeur et doyen de la Faculté de droit. Le Recteur ayant voulu le soumettre, avant son entrée en charge, aux cérémonies d'usage, ses collègues feignirent de croire qu'on lui demandait un serment d'obéissance, et protesteront contre une forma!it6 qu'on n'avait jamais exigée d'eux-mêmes et contraire, disaient-ils, aux statuts de la Facolté. Biaise Jacquot se présenta quand même à la proffssion de foi et reçut du Recteur la permission d'enseigner. avec défense toutefois de commencer ses cours tant que Sou Altesse n'aurait pas statué sur le nouveau conflit. Henri Il, après en avoir délibéré dans son conseil, ordonna le 12 mai que tous les professeurs, juristes et autres, avant d'entrer en charge, feraient la profession de foi conformément ù la huile do Sixte-Quint, et prendraient acte du Recteur n. Comme le notaire de 1't'niversité avait négligé de tenir les procès-verbaux des cérémonies précédentes, Je P. Mcaud convoqua le i9 janvier iU25 tous les professeurs de droit et de médecine, sauf Biaise Jacquot, pour régulariser leur situation. Tous se soumirent et la paix un iastant troublée se trouva ainsi rétablie'. 5. Un cotlége qui ne sortait d'un embarras que pour tomber dans un autre, fut colui d'Angouléme. Nous avons raconté, tout à ses débuts, ses difficultés avec l'évéque, Antoine de La Rocheibucauld.puis avec l'Université do Pariss. Cette seconde querelle n'était pas nnie que l'évéque en suscitait une autre. D'ailleurs, depuis les premiers démêlés, et bien qu'il eût promis de protéger désormais les Jésuites, il n'avait cessé de les tracasser de toutes manières. Ainsi leur défendait-il do confesser les habitants de la ville ou de prêcher au dehors sans avoir « chaque fois au préalable demandé son autorisation et la permission du curé de la paroisse; il en vint jusqu'à leur interdire tort ministère hors de leur coDège, et là encore ne devaient-ils l'exercer que pour leurs seuls élèves 3. Longtemps les Pères obéirent sans mur2. Voit tome tu, p. 6<2 et sait., et plus hant. ebap. n, n. 6. 3. A. deMMMUt!oe8,Ae)~~M</Md~M~oMM<!te, p. Ot.

t. E. MaTtto. <-«., ao-9!. op. p.

LA VIE DES ANCIENSCOLLÈGES

23<

murer, mais ils necrurent pas devoir céder aux exigences épisco. pales'dans le conuit survenu lors de la construction de leur ég!ise. La chapelle provisoire, « un petit mécbant trou où les écoliers ne pouvaient se ranger étant devenue insuffisante, les Jésuites commencèrent à élever un nouvel édifice, et pour emplacement ils choisirent, sur les terrains acquis par eux, une ancienne salle de déclamation et une partie de la « place en chaume » qui s'étendait au devant du collège, en face des écuries de l'évèché. Comme les palefreniers de Monseigneur avaient la singulière habitude de conduire là le fumier de ses chevaux par une rueUe voisine, le maire, pour accommoder les religieux, lit clore cette issue. /M</c !raf Prétextant que l'endroit choisi n'était pas convenable, Antoine do La Rochefoucauld enjoignit aux Pères, sous peine d'excommunication, do cesser leur entreprise il se gardait bien d'explique le véritable motif do sa défense, et pour envenimer l'auairo soulevait une question de droit canonique. A son ordonnance, signifiée le 3~ septembre i6~. les Jésuites d'Angouléme repondirent dès le lendemain par un acte d'appel &l'ar' chevéquo de Bordeaux, et suspendirent les travaux do construction, en attendant la conclusion du procès en cours avec l'Université de Paris. Ils les reprirent à la fin de tu25 Sur q~i, le 23 janvier i626, nouvelle ordonnance de l'évéque, dont il ne fut tenu aucun compte. Fne troisième, signifiée le 30 du même mois, ne produisit pas plus d'eHet; mais cette fois les Pères rédigeront de « Trèshumbles remonstrancesàMonseigneur le Hévércndissime Evesque d'Angoulesmc a. Appuyésur les privilèges re~usdu saints Siège. ils aflirmaiont avec modération leur droit de bâtir des églises ou oratoires dans l'intérieur de leurs établissements, d'y ériger des autels et d'y célébrer la messe avec l'approbation de leur Provincial ils déclaraient toutefois ne vouloir user de ces privilèges sans le bon aveu a de l'autorité diocésaine. '< Nous ne désiron'! rien tant, disaient-ils au prélat, que de vous servir et condescendre, en tout ce que nous pourrons raisonnablement, à vos volontés, comme nous l'avons fait voir au fait des confessions, prédications et autres fonctions de la Compagnie que vous nous avez interdites horsdenostre chapelle. Nousprétendons tant seulement par là vous faire voir ce qui est de nos droits, a6nqu'il vous plaise nous estre d'autant plus douxet favorable, que nous sommes retenus à user d'eux pour vostre considération 1. CoMpfetM~Mt p(tWe<MeM< t. Vt,p. M5. OM </ePaW<, r

2~

SOUS RtCHEUEU.

PRMUEREPARTIE.

et aspect.. Et comme l'évêque les avait menaces d'excommunication, ils ajoutaient «Nous ne croyons pas, Monseigneur, que vous vemthez atterô cette extrémité, à Dieu ne plaise. Yoaaagréerez plus tost, s'il vous plait, par les considérations susdites, que nous nous servions de nostfe édifice pour une chapelle à y dire la messe, en attendant Dieu noua ait donné la commodité que debasura.tteurs. C'est ta irèshumbte prière que vous font par cet eserit, de Vostre Seigneurie Révérendissime, tes très humbles et très ndètes Serviteurs) en Jésus-Christ, tes religieux de la Compagnie de Jésus du collège Saint.Louys d'Angoulesme' u Ce n'est pas là, croyons-nous, le langage de gens insoumis et intraitables. L'historien du Co/ donc ~~oM/est malvenu de reprocher aux Jésuites, dans cette drconstance, leur ton hardi et m~ne hautain, Ja fierté d'un Ordre qui se savait indépendant de la juridiction éptseopaieet qui aimait à le faire sentir Les frôs humbles remontrances Il auraient du convaincre 16v<'que elles no servirent qu'a l'irriter davantage. Sous prétexte que dea copies couraient dans le public et pouvaient t'abuser. il Utrédiger une requête oùl'on de réfuter les aUégations seifo~ait des Pèr<-s.comme contraires à lour admission dans le et à l'édit de teur retabUsaement. Sur tes conclusions de royaume son promoteur que tes Jésuites ne pouvaient s'aider de leurs privilèges 1). t évêqueMndit. to <2février i0~. une ordonnance par laquelle il défendait aux religieux du collège "de bâtir église, niconverUr en église le' bat!ment naguère paracttevc. ni d'y ériger aucun autel, fo.aute pareillemont de ne publier ni soutenir qu'ils peuvent [le faire saM la licence des évoques, pour autant que cela est rompt! d'impteM et d'horreur H. Eu cas de contravention, il exconunuoiftiticsdits Jésuites et interdisait ledit lieu et prétendue église, tt prescriviten même temps aux cu)~" et aux prcdicateuMdo publier s~ santonce au prône des messes paroissiales, pendant trois dimanchesconsécutifs, et de lui en rapporter les certiucats' t.e i4 février, forts ile leur t~on droit, tes Jésuites en appelèrent de la sentence episcopateau cardinal deSourdia, par un acte quifutMgniué au promoteur le même jour. Que si « nonobstant 'T~a h~mMestemonstmatM. ctt~s par. asMogoes.62,M. Cf.tf Vtr. M e .t~ p. CM~e/tfott, t. xn.aon.t629. p. t<9. 2. 2. BoiMoonade, B~<. ~"coM~f e~/M ~f<-e <f Af~M /~oMfcf)., eon. <6<6. tM~oM~me, p. 60. collège 3. Le blercr~re fYarr~oia, t. XII, enn. 1616, p. t62, f08.- – p. 162, i03. Con~tMrt:ptlna ait Cnmytes t-tn~t a.t t. )6&.
~tffmeat, Vt, p.

LA VtEDESAKCt&KS COURGES.

233

ledit appel, lui disaient-ils, vous voulussiez passer outre au meprisde Fautorité dudit seigneur cardinal, comme vous avez cidevant fait, vous déclarent lesdits Jésuites qu'ils sont appelans desdites inhibitions et de tout ce qui poapfoit faire en suite d'iceUpa à N. S. P. le Pape, où ils protestent de se pourvoir, toutes foiset quantes, tant contre vous que contre ledit seigneur évesque et tous autres, vous enjoignant, de l'autorité du SaintSiège, faire seavoir lesdites appellations et le contenu en ces présentes a ieetni seigneur évesque, afin qu'il n'en puisse prétendre cause d'ignorance'). Kn même temps, a6n d'éclairer l'opinion, les Jésuites publièrent une Apologie où, s'autorisant du droit canon et des décrets des eoncites, ils déniaient toute valeur it la sentence épiscopale. Haus~m ordonnance, Antoine de La Rochefoucauld s'était plaint d'une certaine t'emontrance portant qu" les Pères n'entenCette remondaient pas demander sa permission pour bâtir. – ne porte pas cola, mais tout le contrance, répund l'Apologie, traire, puisque par eltc'meme nous vous demandons, sur la tin, expressément permission avec très humbles prières, p Dans la même ordonnance, l'évêque avait invoqué l'autorité du roi. – Maisquand t'ien même, fépliquent les Jésuites, le roi voudroit que nous fussions sujets aux évesques en toux cas raisonnables, veut-il pour cela que contre toute raison nous soyons oppressés par aucuns d'eu~: on qu'n nous traite ici autrement qu'en tous les autres tieux de son royaume, où nous avoua l'exercice libre 'te toutes nos fonctions?. Nous avons obéi, Monseigneur, avec beaucoup d'incommodité trois ans et plus, en tout ce que noua avoxs pu, sans altégufr n"s droits et privilèges au fait des conh'sstona hors du coltègo, noua avons toujoura demandé congé aux curés, outre votre approbation, pour ce que vous l'avez ainsi voulu pour tes prédications, vous ayez désiré qu'on demandât congé /o<tM~Mo~M,nous l'avons fait; vous tes avez défandues entiômeut. nousavonacessé du tout. Et ainsi des catéchismes, missions et autres fonctions que vous nous avez refusées. Parmi les payens ou barbares, on nous permet d'ériger des autels, do prêcher, de faire le service divin en tout lieu, et dans une ville catholique, chez nous-mêmes, dans notre sol, cela nous est dénié. Le Roi entend-il cela, je voua prie? et l'édit de notre MstablisI sèment on dit-il mot? »l
< 1. Compta t~n~)'< f"< J'a~Mpn~, t. Vt, p. 966.

0 c

S3t

SOUSMtCHEttEU. – PREMtÈBSPAHTtE.

Les religieux démasquaient ensuite le prétexte ridicule de l'opposition du prêtât « Vostre censure est nulle, parce que vous faites du juge en vostre propre cauae, s'agissant ici de nostro Nemo sibi ~Mc~- esse chapelle et du fumier de vos écuries ~o~M< Mais qui sera le juge qui nous biasme d'avoir Lasty en la nécessité où nous sommes, aux despens de la ville et des aumosnos des gens de bien, une chapelle à faire le service divin en un lieu le plus commode que nous ayons, tout entièrement nostre, distant de vos estables (écuries), une grande place entre deux, et selon le jugement de tous, assez décent et convenable? Vous seul estes d'&dvis contraire, Monseigneur* n. L'o/o~t~ se termiuait, ainsi que tes ttemontranees par une protestation de soumission à l'évoque et non pas. commele dit M. Boissonnade. '<par un refus d'obéissance <m no sait pas au juste comment se termina ce ridicule conflit. Sans doute Antoine de La Rochefoucauld comprit que sa cause, assez mauvaise, n'était soutenue par personne, tte teur coté les Jésuites ayant persévère dans leur légitime uessein, n'y furent plus contrariés: l'apaisement se fit et la chapoUe, objet des dobats, fut ouverte au culte. Maisjusqu'il la mort du prélat, les relations restèrent froides entre t'ëveché et la compagnie. 0. Partout, suivant to dé~ir dit t*. Général, tes Jésuites s'eSorcaiont do donner l'exemple de la soumission à l'autorité ecclésiastique comme a l'autorité civito. Maisla utatveiHanco les observait do si près, interprétait si faussement leurs intentions, clu'elle trouvait encore a redire aux actés les plus inouensifs. t'n fait entre beaucoup d'autres. C'était là coutume au collège d'Aix en Provence, comme dans toutes les autres maisons do la Compagnie, d'honorer particulièrement ta saint fondateur le jour do sa fête, en exposant son image au-dessus du mattre-autet. Or, a Aix, cette place était occupée d'ordinaire par un tableau do saint Louis. )t sembla scandaleux à certains esprits mal tournés que !o portrait du saint It roi fut caché, mémo un jour, par celui do saint Ignace. Le 30 juit. têt i627, MeDocormia, avocat générât au Parlement, ne dédaigna point de venir à t'égtiso pour inspecter les préparatifs de la déco. ration et, « quoy que rien ne pareost encore parce ~ua le treillis estoit tecdu, se doubla que l'on mettroit saint jgndce couvrant t. ~f JMewf<' /htnfo~.t. c., p. )60,)s<. 2. BoisMaoade, W<<o<<e M~f~e ~c<'e <<M f< d~npouMme. 63. p.

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LA YtE DES AKCtEXSCONGES.

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saint Louys Il demanda le P. Recteur et lui St des observations. te P. Ctaude Sunren tenait à ne froisser personne; il promit donc que le grand tableau du saint roi resterait en vue; du moins, s'it devait être caché ou en placerait un autre plus petit au-dessus de celui du Mienheureux Père. Puis, MeOecormis insistant, il promit tout à fait que le tableau de saint Ignace ne seroit point devant cetuy de saint Louys Nonobstant tout cela, ledit sieur advocat ne laissa pas d'aller Onla mit sérieusement en délibéproposer t'aufure à la cour. ration, et furent « plusieurs choses dite:! là-dessus, entre autres. xu'it ne fesoit point beau voir qu'un Espagnol tournast !e dos à Sur les conclusions du un saint Louys et à un Roy de France la chambre des vacations nt défense au procureur généra!, Recteur du cottège et autres ayant charge dans l'église d'iceluy, d'oster ni changer de sa place ordinaire l'image et portrait de saint Louys qui est au maistre'autet, pour quotquo cause et prétexte que ce soit, & peine de saisie de tous tes revenus et gages établis pour t'outretion dudit coUcgo, et autres arbitraires u. Vers tO heures du matin un huissier se présenta au collège Moyat'Bourb"u pour intimer l'arrêt, t~eP. Recteur répondit qu'H <'cstoit prest pour ob~ir &la Cour, mais qu'olle eust oagard aux autres églises, et à Aix et aiUourf, qu'on ne faisoit aucune difn* culte, le jour des festes des Saints particuliers, de mettre sur l'image du mostro-authet le tableau du Saint dont on faisoit la lesto, et que dans Paris mesmo, en la présence du Roy, qui ne manque point d'aller à nostfo église tous les ans te jour de saint Ignace quand il est dans Paria, on couwroit !o tableau de saint Louya, pour y mettre dessus eoluy de saint tgnacc. Et quo de plus la Cour n'avoit point eu occasion de faire arrest, puisqu'au seul signe de t'Advocat général susdit, il s'estoit porté a condescendre à sa volonté, ayant commando au sacristain de lesser l'image de saint Louya en sa veuo ordinaire, et togcr aiiieurs io tableau de saiut Ignace. « Nonobstant ces respousea, on obéit lat'arrest qui, estant sceu par toute la ville, feut cause que te lendemain y eut meilleure compagnie tout le long du jour, parce qu'on vonuit voir comme quoy les deux images estoient disposées'. Tel est, au vrai, le récit de cet incident, présenté par un auteur do xvor siecte comme un exemple do l'insupportable ambition du f<.«jr.1.1,p. 43,4t. t. MteMo,<H<M<Mfo~e ~«t ~ot«<t«)t

23f:

SOLStUCttEUEU.

PREMÈREPARTIE.

des Jésuites*. N'est-ce pas plutôt une nouvelle preuve que te~ actions les plus innocentes ne sauraient trouver grâce auprrs des esprits prévenus De ta, dans t'ttistoire impartiale, la nécessité de remettre en lumière certains faits qui p~r eux-mêmes n'auraient qu'une bien minime importance. 7. C'est le cas pour le din<heod survenu, eu t030, entre le cottège de t.a t~~che et le gouverneur do cette ville. Tous tes historiens du ticu l'ont rapporte, mais pas toujours sous sou véritable aspect~. Il sera facile de remuer leurs nombreuses inexactitudes A t'aide des procès-verbaux do t'atiairc conservés a la Bibliothèque de t'Arscnat. A la mortdeCuiHautuo Fouquet, marquis do t.a Varenne, son n!s, liené de La Vareuno, baron do Sainte-Suzanne, lui succéda dans le gouvernement do La t'tcchc. Autant te père avait mon. trd d'affectueux empressement à favoriser les Jésuites, autant le tua déploya de t!<'tcingénieux à tes tracasser. Contrairement aux derpieres voh'ntea paternelles, it refusa do tour payer une sonuno de douze mille livres qu'il avait été chargt' de leur remettre pour t'ae)n'ven)ent do teur éguse bientôt, s"us pretfxto do revendiquer un priviRge illusoire, il passait à t'hoatitité ou~orte et brntah'. Voici à quelle occasion. En vertu d'une autorisation donnée fi son père par tteuri IV, M. do La Varenne avait le droit do pécher dans les fusses do La Hccbe il prétendit l'exercer m~tno dans ceux qui traversaient la propriété des t'ères. Les religieux protestèrent, exhibant leurs titres furmels eux souts, par suito de ta cession du domaine royat, avaient !o droit de pêcho daus tes douves du coltège~. t'n jour – te t8 mars t03U – un de tours domestiques y ayant pris du poisson, le gouverneur le lui fit enlever par son mattre d'hotet et lui défendit a peine des étrivi&rcs de jamaM rcc<'m. moncer. Averti, le P. Procureur courut chez M. de La Varenne; mais eu vain lui remontra-t-il doucement t'i~osttco de ses ?<'<" cédés..<Si je n'ai pas la justice pour moi, répliqua to marquis, t. tt)M<<~ <<t .tt<ft~ <~ <oM<««))) J~ttt/M,1.1)). n. t. 2. Ctefe. '<~t<' fAm~~f t'< ~7~f<t<.~<)nery.p. 3i3, «« ~tt* M AH ~fAf -Ch. de MootM)'. ~o~'f de Laf~A< – Marchant Burbure, de ~«m AMh~~ < fn<<Mf ~f<ot~< f/f t" ~7ftAf. el </M~M~
3. Mémoires et titre touthant te dfott de t<tbe (Archives. de la Sattbp, U., t. f. t2). attaqué par M. de La Vatenne

!.A VtEUES AXCiEXS OLLEGES. C

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douves quand boa me semj'aurai la force; jo pécherai dans les htera, et je défends aux Jésuites d'y pécher tendre Trois semaines après, le 6 avril, ses serviteurs viennent y « un pou des engins. Le Frère cuisinier les aperçoit; homme extravagant et mai assuré de son esprit o. il se fâche, lance des trouvent prudent de se pierres et hlesse l'un des pêcheurs, qui retirer. Maisle soir mémo, ils reparaissent. Alors le P. Nimstre, en barque, s'approche d eux. leur enjoint au nom du roi de s'en du attor, et, Il par advis de conseil, pour maintenir les droits mailles de tours htets. c"tt<?e. itcoupf quelques En usant de ces moyens les Jésuites avaient suivi le cooseU des 9 « gens do htstiet! )ts ne tardèrent pas a s'o.t repentir. t.e avril, de basions le gouverneur lui-même. &la tête d'uno troupe armée A feu, de piques et de portuisanea s'apprôto à surveittor de loin ses pécheurs, et il leur prêter main-forte s'it le faut. Les t'eres sont inquiets, t~ la part du Recteur, (Uaude Loiret, to professeur d'Écriture Sainte et un autre se rendent & l'hôtel de ville, pour demander protêt Uoncuntre les sévices dont on les monaM sous maire et tesëettoprétexte de pesohe dans tes foMoz Aussitôt le trouver le gouverneur; ils le supplient d'empcsctter vins vout vx'tonce on la personne ou t'iena desdits p~-rea qu'il so commist -Je n'ai point cette intention, répond La Varonno: mais je veux à deux M* pêcher devant leur maison comme c'est mon droh; '<je mo tiendrai près fois pnoea ils ont repoussé mes gens: cette et voua pouvez <' assurer tea avec mes ttommos ''n personne Jésuites qu'ils ne sounriroot Qulcun tort Losofficiers municipaux portèrent ces paroles do sûreté Il au coUe~e. Maisles Hetigieux, connai~ant lu caractère emporte du marquât, avaient, diaaiont-ita, justes raisons d'appréttonder". Ils prièrent donc les maire et cchevioa de restor auprès d'eux Il et estro présena p"ur empesot<fr qu'it ne leur fust faict désordre Lea magistrats aeceptt'reot ot n'eurent pas attendre longtemps. Comme!ta so dirigeaientvora te mur d'enceinte, lesdomestiquea du gouverneur commentaient & jeter teura Mota dans les douvea. A une centaine do pas se tenait M.de La Varenne, entouré d'hommea armés. Debout sur la muraille le procureur du roi, Chartes Marsellier sommait au nom de la loi les peohouradoso retirer. N'étant de d le euttoaste<ptoc~a-wbam t'bote) e <t)tea touchant t. Pouree ~c)tnoo* detAKCdifrérend'entretesJésuitesde La F)feheft M.doLa Varenne <B)M. d a C ntaonMttt P. ~otte cooMtt6 LaH<fhe. f.de d'an 4 nat,mM. «8) et!eM~moiM Rothemontttt. c«.. t. t. P '69tt M3. op.

23S

SOt S RtCME~Ef.

PHEJtttËRH P~RTtK.

pas ohé!, il conseille aux Jésuites Il de laisser sortir leurs escholliers pensionnaiMs et taira donner sur tes dicts domestiques et Les Pères refusent crainte de séditions a. Se tourpescheurs nant alors vers les officiers municipaux, M' Marsettier leur dit qu'il faut faire prendre les armes aux habitans pour défendre tes droits du collège coutre les prétentions du gouverneur A quoi le maire s'empresse do repondre qu'il no consentirait point, p'tur cette affaire, a une rébellion. A hout de moyens, le procureur du roi se tira de son rôle quelque peu ridicule en dressant un proces-verhat qu'il enverrait au roi et on menaçant les de pfis"n. Ceu~.o!n'en continuèrent pas moins Il la dicte pécheurs pec!te à laquelle s'opposèrent les dicts Pères Jésuites par un acte qu'ils firent dresser par un notaire )'. t.a-dossus les dt'ux partis se rcptiprent en bon t'rdre. Maisle titit~e demeurait et tes choses ne pouvaient que s'envenimer. Kn etiet. le jour suivant, les Pères apprirent do personnes d'honneur et dignes de foi qu'oo avoitdo tuuuvnh dcsseings sur le collègo te marquis avait convoqué plusieurs tant bouchers que auttres personnes du dehors do la vitte. avec armes, picqs et auttrcs fb'rements o. Le P. tteotour s'exagéra peut-~tre le danger: toujours est-il qu'it lit fermer les portes d'' la maison et do t'égtitie, el ordonna do suspendre les murs. Ce fut < aoso d'un t;raud dmoi dans la petite ville au habitaient de notubrou): externes les uns prenant parti pour les Jésuite et les autres p"ur to gouverneur, un pouvait craindra de graves d'surdres. Le jeudi « avrit teaofnc!ora municipaux exigèrent du P. Itcclour la réouverture des ctnsses J'y contiens votontiors. teur r~pondit'it. mais a la condition que vous prendre!! sous votre fauvcgardo nos personnes et nushiens. uLetuaire ass)traqu'Hctupcct)erai< toutes voies de fait, et les o~et nés furent adm!sau'< cours d~s le tendemain'. Lt) bruit do cette querette étant veau à Paris, les courtisans n'épargnèrent p"iut tes quotihots au gou semeur do t.a Ftcctte. On riait de c bon marquis do La Yarenno qui n'avait ost- utter au ai~'go de La HocttcHe et qui avait t'té ttardimcnt et en homme intrépide assit'gt'r t<' cottogo; pondant que la nnbtcs&edor'fanco servait vaillamment Sa Majesté sur les champs de bataittc, lui allait à la guerre des grenouiMct p. t<cConsfit d'H<at, auquel !o t. Ptot~&'tfttMOt cités.CLSttnp~, f~ p. <a. – pp MontM~. <'«., d~ja cp. p. M. 2. Mftnoite [oann!tt)t 'unPèreJ~n)<f,d~a ttt~.Cf.i!pnofhemontftt, f~ d 0~. t. p tM.

CO~KGES. I.AVtEUM AKOESS

239

f. Xoiret avait porto plainte, envoya un mattre des requêtes pour procéder à une information. instruit du rësuMat de Fenqucto, Luuis xm Ut savoir au gouverneur, par une lettre de cachet, à ou on avait trouva ses procèdes fort blâmables, et qu'il eut !o mactcsser ses violences contre tes Jésuites. Ko même temps tmis d'EMat, le duo do Montbazon et le prince de Condôs'entre' tXt'ttaient pour apaiser le diiferend. Peine perdue ni la lettre ~u rui. ni tes moque~es de la cour, ni les conseils d'amis ne pat'vinrent ti eaimer Hcn6 de La Varenne. !t no s'apaisa qu'en <oa~, toM' uo tes Jésuites désirant avoir la paix, lui oS'rireot, pour l'abandon do son pt~tondu droit do p~che, une somme do mUte t eus U los accepta saus se faire pri<'r. C'est là fans doute qu'il voûtait en venir 1. 8. Mu Haitqu'an x~u' si<'cte ia turbulenco do la gent ëcoUere n'était pas te tn<'indrc souci des directeurs de «dtt'ge. Les Pores de la Contpaguie d" J~us, tnatgrt' leur vigitanco et leur disciptiae, no parvenaient pa~ t"~ouM a éviter h'a abus résultant sur<"ut du grand nombre des e!cve9 (:eu<-ei. presque t"us extomes p! diss~tninét dans ditMrents quarticfa, échappaient aisément au cantr'~o des mattrea et pouvaient préparer dans t'ombro det ava))io9tnattenduo! t.t' toHcgo do Hennés comptait t'n tcao plus de quinze cents )t)unfs gens do tuut agf et do toute provenance, depuis tes olasses d de grafnmatt'o jusqu'au co<n'!<e theo!og<e th', il prit uo jour fnntaisi<' il que!quca ~are~'ux de ntachinor une petite r~votte contre !'aut"rit~ sc"!aire. Us M plaignaient do ne pas avoir a~C!! t)t) eunges, et rea'dun'nt d'<tenh' de vivo force ta auppt'oMh'n do certain''s ctasses. Un jeudi matin, le 3 mai t6~, tes rebeUca, au nombre de sept. eo rendirent au c<'u<'go pt~cedes d'un ufre et do 'u< tamtmurs. Loprincipat mcnt'uf,Jean J'~set m"ine do haute '.tature, presque p"int de harbo, hahiHAdo noir. parut !o pro* mier devant ta p"rtc, t'efp~c nue et proférant des Masphomea sccrabtcM Les autre)) se rangèrent autour do lui, degaincreot u. <t, à son exemplo se mirent li frapper indifféremment ceux do Les Pères !cur!) camarades qui se présentaient pour entrer «yant voutu intervenir, Jos<)et avec menaces et jurements leva son arme sur !o professeur de t"giquo. Cependant tes bons e!evcs t f. 1. t. De MontKy. ·. e. 'Cf.GuHtotto enMtfdanstatoXf.tattaatde 3.5f043.t.<M z. Cenomt)teau6""n<a ( 1. ?<' de CotMn, fo"<M'' /i<<fcW~ < t~f/if'<*< te /?<'<'w<.)t),p. 0~.

~t0

– SOUS RtCttKUEU. PHËHtËME PAHTtE.

s'efforçaient de fraaoMr le seuil; il s'ensuivit une bagarre dans laquelle trois jeunes écoUe~ des classes de grammaire furent blessés. Après ce bel exploit, nos mutins se retirèrent satisfaits de leur manifestation, et sans trop penser Ases suites. Plusieurs, pour la circonstance, s'étaient quelque peu déguisés: mais ioum tnattres les avaient tous reconnus. Kn portant plainte au procureur général, !c P. Recteur put lui donner leur nom, leur signalement et l'adresse do leur domicile Pt's to 8 mai, l'avocat général Busnel prit contre eux des ccn' ctusiuns et demanda qu'ils fuMont amenés par deux huissiers devant le P. Recteur pour recevoir un juste châtiment. Le tendomain, la t~our rendit un an'~t par tequet e!to con8ait.au sénf1 hat t'arrestation des coupables Nous ignorons la peine qu'ils subtrent; mais nous voyous que, pour empêcher ttdte récidive. le sénéchal multiplia les visites domicUiaires, Maisit les psp~e< pougnartK et auttrea nrmca o, interdit aux étudiants d'en avoir et d'en porter, et aus mattres de pensions de leur on soutMr, les rendant responsabtes de tous les méfaits que tours jeunes hôtes pourraient commettre A main armée Cans la suite un no trouve plus l'intervention do la police dans de semblables aQaires et t'on peut croh'e que cette grave muti. aer!e fut un cas Isolé. 9. Koua avuna hignaiô tout à l'heure la prospérité du coUfge do tiennes. Uan" d'autres vittca encore, la Compagnie prenait de nouveaux accroisseMenta. A TuMe A Chaumout à Embrun &CharteviUe à Moulins s, à Heïma on augmentait le nombre des classes. A Paris, on <830, au collège do Ctarmout. la classe de eioqu~mo était tellement fréquentée, que tes Pères féso~rent de la diviser en deux sections après Pâques. Le rectcar do i'Univeraitô ayant appris fo projet, s'en émut. Il alla se plaindre au prenner ptés!d<<nt du Parlement si on !aisso t. M~ao!M P. Reeteo~ du tAKhhea doPa~aceott tataottsJe la efand'thMub~). 3. Cottdottott t'MOtatR~cCM) de el &n<tde taConf,a et 9 tnattMt (<6<J<'M). 8. ~M(f<'M.Parfouru, rnMMwWe C~. ~M 'f~MM~M (.<«f)«~<~~f/H~nf. (. )! VoitaoM) . do tiatat~auweaf, coM~f ~cnnM 6 le (<f p. M)*S9t). (~uM~tn t<' AnfW<' (w~~o~~w dWf.<'<.K~<<t<!iLV)), na, no~. ). p. <.CotdaM. N~tof.Sof.~M't.P. Vt. t.. X.n. )('S. &. UM. tnM.t62< aM. o. (Campanta tatoH8, a?). & 6. Potn)~. W<fo<tv~<-<.t~M..V<'WMm<'<. ). H, p. MO. ?. UU.aao.tn:<. M7Oompan)œ < ( o ht~totie, . <)).
S. Afcb! do t AOtet. ?. 9. Cf. Bouehard, M<jf. ft" foM. de .Vo'~M. M. FoodaMoa d'un couM de tbM<e par Ffantob BMttMt (AKhtt. de la Marce, D. tB8).

LA YtE DES AXCtEKS COLLEGES.

Mt

faire les Jésuites, dit-il, bientôt ils auront deux coitèges dans cas on une seule maison. M. deChampigny répondit qu'en tous lois <~ ~M~J~M~ac saurait bien les forcer a l'observation des Vraiment, les mM~H jas et /~f~ aï<pn~M<, eus co<w~w<M~ d'un rèlois du royaume n'avaient rien à voir ici; il s'agissait glement intérieur, et les Pt'rea étaient parfaitement libres de deséteves. Devant prendre une mesure très favurabte aux progrès le Parlement, ils y l'opposition d'! t't niverait~, soutenue par renoncèrent. Ainsi la menace do mesquines tracasseries paralysait les plus louables etforts ou empêchait l'usage de droits incontestables. A Pau, les Jésuites auraient pu, d'après les patentes royatcs, tes grades, enseigner ta philosophie et la théologie, conférer d'Ortbcz. Ils j.mir de tous les privilèges de l'ancienne t niversité s'en abstinrent daua la crainte de voir leur cottègo de Pau exposé :n)Xmêmes vicissitudes que cotui do Tournon, contre lequel setaifut liguées toutes les t nivcrsitéa du royaume Maiste Partomont de Navarre n'approuva point teur timidité; par un deoMt du 2~ juillet itHO, it tour ~rdouna de conférer les diplômes de baccalauréat, do licence et de doctorat au\ eteves dûment examines P"ur<tuoi. on cUo~ leur disait.en, obliger les étudiants Marnais à émigrer dans tes Univcrsttca voisines, quand, de par ta volonté f'yate, te collège do Pau avait les prérogatives uni. vpraitairea' ToutcMa la Cour no prétendait rien imposer que sous le bon ptaisir do L~uis Xttt. tio son côtu le P. Vitetteschi, ne voulut donner aucune auquel le P. Provincial on avait référé, de bien connaître les anciens statuts de t't'niautorisation avant vorstto d'Orthex et les intentions do Sa Majesté. En fait, et sans doute pour éviter têt éclats de la jalousie, aucune décision no fut '"M. n UoheMt'athde jMotUa, a~dt tMo fn'At{;ant~, JffM. 1. DectettXt) )))?); t. p. a)t;. do Toumno.

do toX~e Atootoo~. 2. Nous etona fafnnto l'lus haut tea dt~tutt~ des dtWMQM tout ~M'eot')pt''<. 'toc dans ptmteHM auttea tU)M tea ~~uttea eofcnt a<«: <M UnheMth~ tmatc". auxqueUM tfUM MUt~ft étaient )neoTpOt<a. Ainsi, à a Ret'MOa la Avignon, tiow dtMM mottft (ChoMat. o~. f'f.. p. aM et M~.h ato~) 32t et ~n~. < <atMtM do l'acte d'aa~aUoo tut longtemps cnntM~e (Caoty, f/t. f«.. p. – Vorln, Atcht*. <s~ «. t' Cttt et Mh.h a Mt" quand te cot!~< d<~fno df fette~t so ~f~ta to droit do ptMdMtM ftttn e~e~M cM < uni à t'unhf~'M! cotaens et de eonffMt les cMdM; oa~ elle eo ptoOta pour mettre OMtado a"t t de dbputMpub))q"M et traiter les <t('tM des Pt'Ma a'fe unepaHh))<ô manifeste a là. tonRuc 'metf)tt) qui ne fM<a ~0 fo t<M), toM du tnm~fcft de t UtdtCMtM BcMnron t« <'M<)Cf. Archives cotntn do Uù)e. n. <47<, rc<)n6tM6< ptatotMdM J<'<o)tM; ~e fcM~e '<e t.~f, – ~eawr!ef. « MW<.fc fnutf/tc.CoMtf. p. ctttn~ttton. f. <tt et tt))*.).
:··1V W V n.yaua w -or M

2t cuf~aNavattHUta. jn)))ct<6M(Aqnitan. n. M). MM.. 3. Dettcmn) aopMmao a t. LettM duP. MnêMt a P.Matf~tot, 8jant)et<690Aqoitan. ( Bpb).,t. M).
COSM'~tt. CE <K<f. T. tt.

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SOt!S tUCHEUEU. – PREMERE PARTÏE.

prise. Du moins, nous ne voyons nulle part qu'on ait continué les négociations au sujet de la collation des grades. Les annales de la Province d'Aquitaine nous ont seulement conservé le souvenir d'un buttant tournoi théotogique auquel assistèrent trou évoques et un grand nombre de membres du Parlement. JI fut suivi de la conversion du Président Gassion qui, après avoir abjuré l'erreur, retira son ttts des mains des hérétiques pour le confier aux Pères de la Compagnie iu. !t arrivait parfois que des ennuis étaient causés aux Je. suites par tt's plus insignes bienfaiteurs de leurs maisons. Ainsi, à Bourges, euront-its quelque peine a satisfaire pleinement le prince de Condé. ttenri H do Bourbon, gouverneur du liorry et du UourbonDais, duc et pair do Chateauroux, avait manifeste t intention d'ériger dans cette petite ville un collège de la Compagnie auquel il destinait quatre mille livres de revenu Les supéneurs lui représenteront le tort que ce nouvel établissement ferait à celui do Bourges. No serait-il pas préférable d'assigner u ce dernier I~s fonds disponibles afin de le rendre parfait et accomply on do grand collège selon la forme de) tnstitot ~? Lo prince qualité accueittit favorablement la proposition; H"n seulement il conncntit Ii augmenter de quatre mille livres to dotation de Uourgfs, il joignit encore un don do douze mino livres pour ta construction des bntimonts. Par un contrat passé to tO juin t02~, le P. Jean t'oissey, recteur, promit d'ajouter Mt'cnsoignetnent des lettres et do la pbitusupbie colui do lu ibéotogio, de t'~criture Sainte et de t hébreu Le 35 octobre suivant, to prince et tt':i notabilités de la ville assistaient A t'iuauguratit'n sotennotto des cours. Je veux, avait dit to gouverneur du Iterry, défendre et proH téger la Compagnie do Jésus comme si en étais le générât. il tint par"te. JI eut d'ab"rd à lu secourir dans un démété avec t'LniverMte do Bourgps. Celle-ci, 'ontrariëc de t'importance acquise au coltcgo par t'ndmission du haut enseignement, ne tarda pas ri manifester sa mauvaise humeur. Uopuis i57~,
). Annate* pMt. Aqttttantae, tMO (A~u)tao. bts)., n. )5;. 2. PMJet d'ctabtbMMfnt <<Cb.!tfauruot (Atchh. du Cttfr, D. 3ï). –D'Auti:ate, ~xto~e ~f< ~~<<)<M<A (.'oxf/f. t. )tt, p. )4t, )4~. 3. t'tancta, t~nnJat. coXfj}.. t. 1, n. 98. C'nMp~<'< <v«'~< <tM~f/t'Mfo~. 1. V)t. 1. Ht, p. <6t. p. )4n. haynal, ~<i'fo<reftMB'r~, CootMt du tGjuin <OM(Francia, Poatlat. coHea.. t. 1. n. 8.).

LA V)K DES AKCtEKS COLLËGES.

~3

redate de l'incorporation du collège, le P. Recteur comme des Arts avait coutume de présentant le déeaaat de la Faculté du Recteur de l'Université. Cette prêter serment entre tes mains formalité à laquelle on s'était soumis jusqu'alors, le P. Foissoy avait volontairement omis de la remplir. L'Université en prit aux philosophes de SMUte~larie. prétexte pour refuser les grades décida « qu'on ne Quand arriva le moment des examens, elle des arts et nomma des dépouvait passer outre à la maîtrise le prince les motifs de <' putés pour expliquer à Monseigneur cette mesure Les Jésuites, de leur côté, ayant exposé leurs raion convint que désorsons, Coudé trancha en leur faveur mais le Recteur du collège serait exempté du serment 2. L'harmonie semblent donc parfaite entre los Pères et le gou. verueur du Berry, quand un léger incident menaça de la trouHor. Le contrat du i6 juin formulait plusieurs conditions opposée à t'iasiitut. Le P. Vitettesohi refusa de le ratifier s'il n'était renoncer à tous tes avan. pas corrigé. '< Mieux vaut, disait.il, seul point des Constitutions. » tages oQ'erts que d'enfreindre un U ne pouvait approuver l'obligation civile d'enseigner la théo. non plus que la togie et de donner deux miMions perpétuelles, lours clause finale par laquelle les P~re. seraient déchus de tous droits, s'its négtigeaieut quelqu'une des conditions du contrat~. tt signalait en outre quelques formules surannées, par exemple et quelques la préscntatiou d'un homme vivant et mourant do Société du comme cette expr~aiou~ dérogeant a t'usago, Mais ces derniers défauts, ainsi que le faisait nom de Jésus observer le P. Foksoy, devaient être attribués au stytc du notaire renonçait tout on public. Quant au droit de main-morte, Coudé y conservant la <tct!on remédiai Quoi qu'il en soit te P. Général inststait pour qu'on du moins au vice essentiel du contrat, et ann de tranquilliser M. le Prince sur les intentions do la Compagnie, il imposait au Itoctour et &ses successeurs, uu uum do l'obéissance religieuse, d d du 1. PtaintM Recteur e rUahwM. f j"U)ettCM<AttM'_e la PM'. de du Cf.An-bhM Cttft,K. t037. doPfé~deot ottand). R Paris,Papiers <C30 au aa 2. i~UM t'. Grandamy P. M~dt. 9 janvier ~fancta.E~t. adCeo., 1. 0, as). t. M BttoHcenst (FMOcta.Fuo<h'. )'<-H °f la ''3; 'N~a'nda contMdo l q &coo-tCtMf 'UKmtnse dM)~6Ufe <ier uitôt au dM«n&e M < Coutume o<M'! n ceOe~nemoufaat oint le seigneur au. p OMMmmuoauM) passant tehappa~ea lieu exerceresdroitsau~aetadoouaU tou~ttoMda la MCCM. t autrement M)t po sion, ad Gea., a tMO
~LeUfedo P. PotMe~ au P. Général, t. t,n. M). Janetet (Francia, Efitt.

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SOUSRtCHEUEU. – PREMtÈHE PARTIE.

l'obligation d'enseigner au collège la théologie et la langue hébraïque, et d'envoyer chaque année des missionnaires évanLa mort du P. Coton, surgétis~r ChAteauroux et les environs venue au moment des pourparlers, ne permit pas d'apporter immédiatement au contrat les modifications désirables. Le nouveau Provincia!, te P. FiHcau, trouva M. le Prince très con" ciliant sur les points principaux, mais moins bien disposé sur les secondaires Pour faciliter les choses on envoya de h«me une formule se rapprochant le plus possible du projet primitif~, et, te m octobre i<t27, un nouveau contrat fut passé à Hourges entre les Pères du cottège Sainte-Marie et le prince de Condé. Après l'indication des seigneuries, terres et fermes d'o~ proviendrait la rente annuelte de quatre mille livres, venait t'énoncé des clauses dont plusieurs août A remarquer 1° Cette cession étant faitt~ en vue de rendre le collège de Bourges parfait et accompli, on y tira, à l'instar des cottèges de Lyon toutes les mfsmes facultés Tournon, Avignon et autres lieux En outre, le il. dénotât ordonnera aux supérieurs et sciences d'envoyer chaque année en temps convenable quelques Pères, approuvés de l'Ordinaire, pour faire des missions tant à Châteauroux qu'aux lieux circonvoisins, selon lit forme et tnstitnt de ladite Compagnie 2" De plus, tes Pères moyennant ta sommede douze mittotivr''s que Monseigneur leur a payée comptant, seront tenus de construire « dans deux ans, ou ptus tost si faire se peut un corps de logis où ils seront tpnns de loger Monseigneur le duc d'Anguien et autres enfants de mondict seigneur le prince, ~i aucuns en naissent, tant qu'il plaira audiet seigneur les tenir au coHège pour y estudier 3° A l'endroit le plus apparent des constructions nouvelles « seront apposées les armes de Condé, et aussi une plaque de marbre sur laquelle sera faite mention sommaire, en grosses lettres d'or, de ses libéralités et munificences aun que chascun recognoisse qu'il est insigne bienfaiteur desdits Pères ». t" A l'ouverture annuelle des classes, A laquelle seropt invités mondit Seigneur le Prince, messeigneurs ses enfants et descen1. a !n~t)<uUo et bebraitae,8 mars<62C (Variaet'acuOatps pro – Theotcs'ae tingaM tarifa eo)tegti9. Fundatiomi~toamnprooppidoCaatri-Hodntph) 9 mars t6ï6 (~<~cm). 2. Lettredu P. Filleauau P. Généra).2Csept. 1626 (Francia,Epist. ad Gen., t. t. n. 69). 3. Lettredu P. Généra) u P. FotMey, 0 juin t626(Francia,Eptst.Gen., t. !V). a 3

VIE DES A?<C)EK§COLLEGES.

dans d'eux onfera mention honorable par quelque beau discours des dites libéralités et bienfaits a, pom'en ran~tchir la mémoire au public et aux auditeurs. 5° Si tes Pères viennent « à manquer et défaillir d'entretenir ils seront « privés de la le collège en ladite forme et qualité. des choses cy dessus "et Monseigneur le prince en jouissance pourra autrement disposer. Toutefois en cas de cessation, ils no serout point tenus à la restitution ni de la somme de douze mille livres employées à la construction des bâtiments, ny des intérêts d'icelle (;" Et devront les Pères Jésuites faire approuver le présent contrat par leur Révcrendissime Père Cénérat et délivrer à mondict Seigneur les actes de ladite approbation dedans six mois' Bien que ce contrat ne fAt pas tout à fait conforme au projet envoyé de Rome, le Il. Vitelleschi le ratifia mais dans ses patentes il eut soin d'exclure en termes formels toute obligation civile pour les ministères de t'Institua. Cette rcstrtctiun irrita le prince de Condé. ~c parvenant pas à le calmer, le P. necteur eut l'imprudence de lui promettre d'obtenir dans trois mois une nouvelle approbation qui le satisferait pleinement- Or, le maintien de la restriction paraissait un devoir de conscience au P. Général. Loin d'y renoncer, il recommanda au P. Filleau de faire tout le possible pour amener le prince à ne rien exiger de contraire aux Constitutions L'n expédient fut alors imaginé le notaire qui avait dressé le contrat, accepterait au nom du prince les lettres (l'approbation du tiénérat portant la restriction, mais il se cou* tenterait défaire mention de ces lettres a la suite du contrat en ne citant que les premiers mots et la data ViteUcschi agréa la solution proposée, pourvu que le notaire reçût du prince, en présence de témoins, le pouvoir d'accepter les patentes d'approbation, puisqu'il n'avait aucune autorité pour le faire de lui. même'
Ainsi se termina en 1631 cet incident qui avait duré plusieurs 1. Contrat du t6 cctobM '62! (Ftaneia, Fundat. eoUeg-, t. t, o. 9B). 2. Patentes du P. GenéTat. 7 février <6M (uailla, Variae Facettâtes p Lf-tt. du P. Générât au P. HUeaa, 27 Janttet 1628 (Fraacia, BpM. Gen., t tV). 49) 3. du P. Filleau au P. Générât, 25 Jantter <MO(Francia, Eptst. ad Gen. 1.1 Lettre 4. Lettrée P. GeatMt ao P. PUleau, 25 mars 1680(Francia, Bpist. Gen t tV) J &. a Notanda toconttactu Bitaricensiu (Francia, Fundat. eoUeg. t.) n'9o' 6. UBUredo P. Oéaétat <MP. jMqafnot, 3 janvier t63t (Ptaneta,' Bpist Cen. 0" t. 1\'),

2M

SOUS RtCHEUEU. – PREMIERE PARTtE.

Mtnées. D'ailleurs on n'eut point à regretter d'avoir établi l'enseignement supérieur au cottège de Bourges il y prit une grande mportance les cours étaient suivis par un nombre considérable d'auditeurs, au milieu desquels on voyait de temps en temps d'illustres personnages et le gouverneur du Berry lui-même. 11. A part les quelques difficultés mentionnées ci-dessus, les collèges et maisons do la Compagnie poursuivaient leur oeuvre bienfaisante, dans tout le royaume, avec une tranquille prospérité. De généreuses aumônes permettent alors la construction de nombreuses églises. Cettes du noviciat de Rouen, des collèges d'Eu, de Limoges et de Reims s'achèvent cette du collègo de Sens est commencée; celle de Mauriacest ouverte au culte, on Béziers.à Auch, àAurillac, à pose la première pierraa Rennes',& à Chaumont. Carpentras, L'église do Chambéry s'élevait peu à peu, <}uand le t4 février 1627 un violent incendie détruisit une partie du collège. On découvrit le lendemain que le sinistre ne pouvait venir que d'une main criminelle restée inconnue. Mais,dans cette pénible circonstance, les Jésuites purent éprouver combien leur dévouement a la jeunesseleur avait gagné de solides sympathies: sénateurs, religieux, bourgeois, artisans, tous se firent un devoir de leur porter secours~. Le premier étage, où se trouvaient les chambres des l'ères avait été le plus endommagé de tous côtés on tour offrit en ville des logements. Les classes n'ayant pas été détruites, il n'y eut pas d'interruption dans los études. Leduc de Savoie, Chartes-Emmanuel, que le P. (.énéral avait déclaré fondateur en i6i2, se chargea de reconstruire tout le cott~go~. A Paris, rue Saint-Antoine, l'ancien hostel d'Anvitte et la modeste chapelle aménagée en 1580 par les soins du cardinal do Bourbon ne suffisaient plus depuis longtemps au développement des œuvres de la maison professe. Les Pères achetèrent quelquesmaisons voisines, sur l'emplacement desquelles ilsprojed votrG.de 8atot-8aotear,op.c<f . 7 t. Sutta CQJ1struclion del'égliseeRennes, p et sut*.

9. LeUMda président do Sénat au Pttnco Thomas, {MMMmeurde apote, t&fewher t6M S (t.ugdtio. historia, t. t, o. M). 3. a Natr6 de t'embrazement du collège de Chambéry B (Logduo.. Pundat. eo)teg., t. n. n. <38). Note du P. L. Mtchaette sur les dons de ChaHes-Bmmanuet (M'<<fB), n. t49).

deLa Force, MeW~«cM fa~ t. H, . 95 de 4.VoirtomeIl, p. 36,37;Plgaolol p B etMtv.

LESCOXSTttfCTtOXS DEGLtSKS.

2M

talent de construire une église*. Maisil fallait des fonds. Parmi lesdonateurs signalons Louis Xll!, heureux de montrer sa reconnaissance « envers un Ordre qui lui fournissoit des guides dans la voie du salut Sa Majesté décida qu'on prendrait chaque année deux mille livres sur l'Abbaye de la Couronne, récemment unie au collège do Clermont, et deux mille autres sur le trésor royal~. A la suite de la Congrégation provinciale de t625, le procureur délégué à Home présenta au P. Yitellcschi deux plans de la future église. Le P. Générât approuva tout d'abord l'idée d'une nouvcite construction quant aux plans, il se réserva de donner plus tard son avis il entendait qu'on fit grand et beau. IlCe que nous voulons surtout, dit-il, c'est que l'église soit digne de saint elle est dcdiée. digne du roi Très Chrétien qui lui Louis qui des revenus, digne d'une ville si grande et si populeuse. assigne Aussi désirons-nous, autant qu'il sera possible et que l'emplaeementle permettra. qu'oUene soit pas noiablementmoins vaste que Sur les plans proposés che avait seulecelle du <;esùde ttomo ment trente perches de longueur, un quart de moiusqu'à home; le P. Général aurait désité qu'elto en etlt trente'ciuq. Il exhorta les Pcrfs & cutuptcr sur )o secours de !a Providence qui ne fait puint défaut aux œuvres entreprises pour la gloire do Dieu et le Hunsune lettre du 30 décembre i626, il permit saint des âmes nu P. Filleau, provincial, d'appeler à Paris le Frère Martellangc, architecte en renom, et de lui adjoindre un compagnon pour surveiller les travaux. Au mois de mars i027 tout était prêt pour la pose de la Le dimanche 7. rapporte un témoin, le Roy premier'' p:orro. s'estant confesse et communié, vint outfr les vesprcs et la prédication en nostre égusc, et âpres cela mit la première pierre au fondement de la future, Il tesmoigna pendant l'action une grande piété, ayant toujours demeuré la teste nue tout !o temps que
fo'e a. OfOM, /o'f<'f«/~H<~Mf(/<'<o ~<««f< t. )), p. 3S2. n. &3.M~.Ce <htteM ceMf époque 3. Lilt. anu. )nM. t'H~' tF~oeiae hbtotta.t.m. (tt août t6ï6) que (M Pères de la tnatson profMse ac'jotKnt une maison de campaà laquelle Hs donnèrent le oomde.Vo<t<ot<<.<. Elle aneap~eMe ta ~o«f-)«MM. < fut connue plus tan! sous le nom de .Vo«ot) <tM ~HfAow, tnats i) est inetact quo Louis XtV en ait fait don & son confesseur. Quand le P. de La ChatM commenta a remplir celle tbaff:e )t y avait près de cinquante ans que <M Jeauttea éta!ent propdetattesde tatHta.Cf Cumplts ~<w<M<'h<«r~'mf))~ V).5t. <. Acta congr. pMV., t625. 6. «'<<<cm. 6. Lettre du P. Général au P.H)!eao,3f dec.t620(FMnc)a Epiât. Geo.,t. tV).

1.t)<* ~no~a), t''<<~<' M

M.53. ~a<)te~n<Ht.<t)<o«tf.)).

a;o ~m -–

SOUS HtCHSUEU. – PBEM!ÈHE PAHTtK. ttt––

C~ t~- -– Monseigneurl'Arehevesque fit les cérémonies qui durèrent près de trois quarts d'heure. Quoy que !e temps fut fort fascheux, le froid grand avec des Mmats de neige et grésil, chacun demeura fort satisfaict de l'action. Le Roy mesme mit les quatre médailt<:s au quatre coinga de la tabte de marbre qui est enchâssée entre les doux pierres fondamentales, et avec une truelle d'argent au manche d'ébèno priut le mortier fort décrément et de bonne grâce, et le deschargea sur les jointures de la pierre et du marbre Les historiens se partagent au sujet du plan do t'é~tise, les uns l'attribuant au Frère MarteUange, les autres au P. François Derand. Tous les deux, selon Piganiol de La Force, auraient dressé chacun leur projet. Martettan:fe, dit-il «qui étoit ttabite architecte, s'étoit proposé dans son dessein d'imiter t'égtiso do Jésus de Rome, qui a été bâtie par le fameux Vignote, et qui est une des plus belles qu'il y ait en ttalie. Le P. Ufrand au contraire n'avoit copié que lui-même, et malheureusement les Jésuites préférereot son dessein à celui do )!arte!taoge~ Le biographe de codernift'.M. Cttarvet, est dum~mo avis. On ne trouve pas dans cette œuvre, observe-t-il, t~ simplicité qui caractérise tes ouvrages de notre artiste et qui devint un défaut aux yeux des Pères qui attachaient on co moment à l'éclat une importance telle qu'ils le confondaient presque toujours avec le bon goût. Le P. Oerand a dA ~tre influencé par la façade d<* l'église Saint-Gorvais et Saint'Protais avec laquelle on trouve Il ce serait pasimpossit'tencaHmoina que ptuaduneanatogio. Martettange, en saquatité de religieux d'un Ordre où l'obéissance et l'humilité sont pousseea t'extrémo, (ut fourni des des dessins et mémo la surveillance qu'on était en droit détails, d'exiger do lui. Ce St'rait à cette tirconstanco qu'on aurait pu lui attribuer d'être aussi l'auteur de la composition » Et M. Charvet ajoute que, faute de preuves écrites, il en est réduit à des conjectures. Plus heureux que lui, nous pouvons donner le mot de l'énigme grâce à un recueil de plans conservés a Uuimperuù il avait été apporté en i667 par te Frërocoadju* teur Charles Turmel. Sur l'un des dessins de cette collection nous trouvons la note suivante dont nous respectons le style

1.LettteduP.Tacoa P.PMCOfeufgOnéMt Compagole, au de la 10!DMet6??(FtM. c!a,Fondât, otteg., .1,n. 9~. c 1 t. tV,p.372. PtgaototdetaForce, «~.c«.,
3. Charvet, ~HcMo~ ~a~c~cn~f, p 207, 208.

LESCOXSTt~CTtO~S UËGUSES.

3~

at élévation « Le plan et étévaiton do t'Ëst!se de Saiot-Louvs de la rue l'Église Saint-Louys Saint-Anthoiue, à Paris, premièrement planté et estevé jusques aux impostes par l'ordre du Frère Martettange, continué par le P. Oorand et achevé de conduire par Frère Turmel, dont la et première messe fut dite par le ca~tinjd de Richelieu, le Moy toute la cour y assistant, t0~2'. Cette note, très probablement de Turmet, établit clairement la part respective des trois architectes de la Compagnie dans la construction de l'église artu~Uc Saint-Paut-Saint-Louis~. Le plus habih* et le plus justement cétèbre des trois~ était Martel!ance. Si les supérieurs lui avaient laissé une complète indépendance, sans doute il aurait su éviter tes défauts remarqués nar <"U8les connaisseurs dans cet <;dittce, qui n'en reste paa moins un atHa~c tri's intéressant d'art français et d'art les Pouf quel motif n'a-t-il pas seul Il cunduit italien* nuus t ignorons, t'no travaux jusqu'à leur entier achevt'n~'nt, lettre que lui écrivait le i~ st'ptcn'bro i628 le Il. t;énérat nous apprend qu'il s'était ptaixt t'a haut heu des modincations apportées à son plan primitit. et Mteitcsthi. un peu surpris tui-n~mc do ces changements, t'encourageait à la patience. source do tant de mérites' Aussi bien cet artiste réputé n'avait point perdu l'estime des supérieurs, et bientôt, à Paris même, ils le choisiront comme architecte d'une autre attise .Vo~M B tffMf~ptoMt 'fV'~fM M~tfo~ t. Vo)f nu~Ja t.aRo::Mte, ler tt.o?'t6?2. (Jf«M<"«' fi <"f'-HMMM u(«fft«~ /<~«<<'< <"< urn~e" '~)!«f" '< .~t \(.f<w'-t '<tf««-«~. tenuea PMhte 7 awttt<HtX). e deta J~a~donue~parTutmel st tocatm~e lestatatognea Lptaftho~edes par *tnt& ma~o profère Nous voyous cOftque t'taa':obDemad <o y CoMp~te. En ancéea ~e le )t)Mdepf«~f<)« /<t&t-<ca< t6M a en «no et rcata ptuskuM de wMn< Moh 'luiprendfe titre. Turmel, c'e~tChattM ~omettt. p. tOO). a Mo8~P' de MatteUaa~e a. Nous <oa$ donneunecourte d~a à né DeMod, danstMV"~s en )Mt.entradansla Cftapagn!e Rome ffancots faitaeaetndts a def~MamatM, e M ici et mourut n <Mt.Apt~svoir ëtf profesMUT e a <:oU~e, a'ettop& M d'arcMtecture e dotbeoto~e t protêt les mathemat~aesu totot~fe de tacoa~Mton a etétaitun t de)6?3 Il Mthrait en memacmp~u parUr E mUade Ufat appeM Agde ar t'ewe. a p t djrectcofteszeMettt~ ~oote. tantto<nM S decetteville,Maetu!,et y mourut. ursestalentset sestraMMto!r Ohatoue paestm). Tel(M'foe .Vn t<'M""9< en O en eatmdanala Compagote <6M. a te Chattes nnnet,ce a Quimper <597. T d'abordcomme McftM aux <ottde bonnebéateafpth)u6 travauxd ateMtectn~, est 'te /!t<'f'f"eent62? au cottage Rouenpatsbientôt tat.tnemeptwD~e/e<« a a 1667, &Otte<tM.Bto!a. Paris.a Vannes. BnunaQuimpet, depuis ~-fn'<A'Mft'e a de ans.dontdoqoantec il estarchilectus; 'estHqu'Umourut t âge quatre-tingts M au e On d ')t)atM paasés anala Compasoie. y avaitadmiré napplication tM~att tM ptctc. dansla 4. Mareet Reïmond. deh<foM<ff-~f/bfM<e ~et«edMPeMt.~f<M<dM, tAMt' aon~e,. tV.p. 47tt tôt*.). t
6. LettMdn P. Gen~t au Fr. Martettange. « sept. t6M(Ptantta, Epbt. Oea., t.tV).

8SO

SOUS tUCHEUEU. – PREM~RE PARTIE.

fa. H semble toutefois qu'il n'eut aucune part dans t$ reconstruction alors entreprise du collège de Clermont. Les ancieus bâtiétaient devenus trop étroits ments, « fort vieils et eaducqs et très incommodes.Obligé d'abattre et de rebâtir par parties, on résolut de commencer par l'habitation des pensionnaires'; et ce fut, croyons.nous, sur les plans d'Augustin Guillain, architecte de la vitte~. On ne s'expliquerait guère autrement sa présencn à la pose de la première pierre. Ktte devait avoir lieu le 8 août iM8. Quelques jours auparavant le P. tenace Armand et plusieurs autres Pères se présentaient au Uurcau de la YiUe et invitaient le prévôt des marchands et les échevins à mettre eux-mêmes la pierre fondamentale du nouvel édiOce. Le prévôt leur répondit qu'ils estoieut les biens venus, que la ville estoit disposée df satisfaire officieusement à leur désir tant par la considération do leur mérite particulier, que par ce qu'ctto doibt au ~rand exo~cice des bonnes lettres qui se faict «udict cottage; pour ce leur promet de le visiter mardy prochain, sans cérémony néant. moinps et sans archers, ce qu'etto n'onireprcnd jamais <ans lettres du r~ u Au jour convenu, le prévôt des marchands, Nicolas de ttaitteut; les échovins, Pierre Parfait, Ucnis Maittet et Augustin Le ttou\; le procureur du roi,' Cabriot Payen; le sHerétairc do la mairie Guillaume Clément, et tf receveur de la ville. Chartes Le Bor, so rendaient « en carrosses Il nu cott~p ou plusieurs d'entre eux avaient leurs enfants. Hccus sotpnnetlement et Il avec grandes exclamations de joyc ptr une muttitudo d'escoliers tant grands que petits puis conduits au lieu et endroit qui estoU prépare ils les Pères par la première pierre suivant les formalités d'usage, poo&ront la truelle et le marteau d'urgent leur étant prést'ntés par l'architecte Huittain. Sur cctto pierre fondamentato ils ptacôront une plaque de marbre noir portant leurs noms en lettres d'or; puis ils mirent par-dessus quatre des médailles gravées à cette occasion et représentant d un côté le portrait du roi, Et de l'autre les armes do la ville avec diverses inscriptions. t. Lettres uP. 0<n<fat P. Pitteau tauP. Attnand, tnaMtOM d ao e (M«f<'m). 2. Emond, Histoire collège ~f.fn< là.Ht. 'tM toM«

3. Pmets-teTba! de la pose de la première pterM dea Moments du eollège de Ctertront (Rftt~tKS du Bureau de la ville de Paris, 13 août <625-t4 août 1628, Atthites nat., H. W2, f. M2).

DU CO'<STML'CTtO~ PEXStO~AT OE PAHtS

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tous les escoliers ce pendant y avoit une musique doulce, et ont recommencé à crier f<K~ dans la La cérémonie achevée, ces messieurs furent menés et là complimentés par quelques-uns grande cour du collège, vestus en mariniers très gentitz, chaseun ung des étoves salle aviron en la main ». On les conduisit enfin à la grande se sont préoH leur fut servie une collation, après laquelle vers sentés deux jeunes escoliers qui ont récitez ptusieuM et de la réparation bastiments hancois sur le subject des vietz et aussy à la louange de la ville. Ce faiet, messieurs d'icoulx, de part et .te la ville s'en sont retournes avec remerciements dauttre'. Mats Assurément, des deux côtés on avait bien fait les choses. la fête allait avoir un lendemain inattendu. de faveur; d'au. L'université fut froissée de tant de marques messieurs de la tant plus qu'on publiait de tous côtés que ville étaient devenus les patrons de Ctermont et avaient payé A aux Jésuites une somme de tu.OQO livres pour les ai.ter de la ccrémome, Donc le lendemain rebâtir leur cottage~ de tTnivetsité, Nicolas Le Haistre. convoqua une le Recteur assemblée extraordinaire au cutt~o do Beauvais punr consuttor ses collègues sur la conduite à tenir dans une si grave circonstance, Un convint qu'il fallait avant tout porter plainte au prévôt des marchands, et ensuite recourir au Parlement :.atts. si les réponses do la Municipalité ne paraissaient pas « doyens. faisantes. Le il août, le Mectour accomp"gné des et bedeaux portant masses Il se rendit à la procureurs, suppôts Chambre de Yitto. introduit aupr~ du prévôt et des échavina, il teur exprima ~s amers regrets et ses vives appréhensions. d'une telle Ke doit~n pas craindre, dit.it, que les Jésuites ners viennent à s'en prévaloir contre marque de bienveillance, no et à faire croire que leur cottcge, auquel Il cette l'Université au)ttoris6 ville s'est opposée d.'s t'aonée t56~. est maintenant mesme fondé et ttasty de ses par adveu public d'icette, voire deniers-~ "? ces doNicolas de Bailleul ne se laissa point troubler par léances trop intéressées it répondit « que la ville les prenait 1.Ibidem, . 6M'-6M f aJourda)n.<M~ede<tn'fff<M''cfOf'),p. du (Registres Bu. du 9 P~c~Mba). dela ftqu)8)t!on .eeteurde rCnhtMtM f Afthtv. at..H. !802, . 62tv.c-'&). N d reaude la*U!a e Parla,

~5& ~tt

SOUS

RtCHËUEU.

t'REM~HE

PAttTtE.

en t~~nt~~ ttapt n mAmtt ~t~ Atn!t «~t~t~w~t~ ~<M~ ~A Recteur se bonne part ".même elle était contente que !c soit venu esclaircir d'un tel faiel, qui s'est passé tout aultre. ment qu'on ne lui a faiot entende, et auquel ladicte Université M'a re~u aucun préjudice M. En enet, ta prévôt et les échevins avaient as~Mté à la pose de la première picue sans marque du magistrat et par un simple office de particntier~ ce qui s'est passé en celte occasion a été sans aucune inteniit'n de pré judicicr aux droicta de l'Université; la vitto ~ait ce qui tuy est deub et tny départira toujours très vo!ontieM aOeOiou ot protection pour t)oc"nder ses bt')M dessoins' On t'u resta là, le !tecteur ayant bien voulu se Ot'ntentcr do ces assmances; mais il setivra s:<nsdou!<* do triste ronexionssur les pt'u~s "& rapides que les Jésuites avaient faits est quelques années dans les ran~s de la )'omgp"isio parittieune~ i3. Leur noviciat de Paris n'était pas tm'ins M~ri~ant que leur et lit aussi <'ncummenpa en tOJO !a conhtruction d'une cott~ ogtise. r.tevée ~race il la muoUhenco do r'ranc'us Sublet dos K"vers, ello sera pia~e suua !o vncabtf do saint François Xavier, t'apure des Indes. La prenut-rc pierre fut posëo le 30 avril par le prince Henri de Bourb"u, evcqae de Net:!et abbé de Saint.Uertnain. Le Fr~re Martettango en avait dresse le ptan. at cotte fois obtint du P. Général « l'autorisation formelle de faire tout ce qu'il jugerait à propoa sans avoir A ouivro les ordres do personne~ «. Bien të~itinto t'~cnce. car, daus aucun art. la liberté de conception et l'unité do dirocti'<n ne sont aussi nécessaires qu'on architecture. Livre a tui-mCtno, MarteUango construisit un mt'nu. ment dont tes auteurs eontempomina ont vanté tes f"rmes régu. lières et tes propt.rti'tna élégantes. Crace aux descriptions et aux dessins qu'ils ont laissés de cotte église, auioufd'bui dlaparuo, il est facile do n"us en fairr une idée*. Elle était petite. A l'intérieur elle avait soiae luises de ton. t. Wth'M. a. Jourdain, f~ p. 113. 3. Germain rhc.~jM'f<<HM U MoMreHo f<M<- ~'«f~,1. H. ;). 8')<.M~n <<<' <~ ')ne MaHeManse tMt-~9. f'tttomnX'temeatte toa!tM,ttonttotoasdan<)p catalogue ottt!powetepM<e<u< tttM Tunndutame d'aMt.ftMtf, eot teUeeao~e.tA <))<, c <~<-««-t<Ht. deMtef, qoU eul nou; Mo*8MordtMte ~te t'atoas onpo~ta p!m TUfUleJ cmnme rne/fclua p Ce nousl'a,008dit, emporia nper~or:nu. plus tardAQuXnMf lusieurs estinsde sondernier, p d mettre fntMautres!oplande Ka'<M notMa;de Paris ce .d)tM plan,quelque eu tnodtQo alourdi, oetM du et p euitM OutmMft.uratent adopterpar cette tUtepourt'~gHM q to~co de fait dotent deLa Roset)?. (B. op.f<t.. t?). 4. L'~the duoottetatdep. Parisa~att"on entréerue du P<jt'de*Pey Bona* (toe

DEPARtS. t.KGUSEDUKOYtOVf

2~3

dana œuvre gueur sur sept toises deux pieds' do largeur Deux murs toises tluatre pieds do hauteur sous c!of et sept une net cont'nue !ar~o do vin~t-aept do refend dctcrminaicnt pieds, et laissaient droite et à gaucho doux espaces p"ur La nef procuapoHos de cin~ pioda, tturntoutce~ de trihanct. prt-ment dite, tonguo do six toist's, u'avai) ~uo deux arcades; ensuite uno crcis~o ou bras do croix rcpromit, sur une t"hsuouf do cinu hxsc-), t"uto la largeur do r~ditico; puis venait to ch't'ur a\cc on'~ ncutc arcado, et entin uno ahsido deuilcireutairo ou «ait situé le rctaMe de Fau<p!. iteu\ cscatiers a tour mados'ouvraient dans !o pr"tunM)nput des potitt bas'c't~. dct doux "rdres dor! )uo et h'ni(;uo. Le purtait tt:ut d'rn Sancto t'raociacu Xavcri" frise ~n !is;t)t rinsctiption Sur la \.tvcr. S.). Sacrum ~S. t'rauo. L'ordre dnm)uor'~u:ut sout au dedans do t Jditico. Les m'u!ptUMs dos tu' t'~tt". n'ptMscntaipMt dos «jtjt'ta sprvnut aux c~rontottifs !itur~i'p<o~. Sur lit fri<.oou voyait attorner !pa h-ttres S. <;< S. nnttctatccs; initiâtes <juirappotatent Saint !'rau':<tis, pa. F. trondo t'u~tiso,t'< t r.tnt;"iH Suhh't.s'tn f"ndat<*ur. st A co pr '?'"<, ~o~, Jt' dotsroxtar'pter'pt'on ne <)m'au<cur de lit ~«)«/~<M« p' ut d'.unor tr"p do tuuango~ il lit rc< "nnainsancodo:) J~~uitca avf~cp hipataittour. ~ou soutonoot !tesam~"8"at a la clef de h Vt'utc, on tt's n'Ut. 'ntre mtcare il d'autrex cndmits c) !or~'tU'un y ponxp !o tuoin". 'Jui ~t.co, par c\emptp, ~ui n'avi~roit do les aHerchprt'hct aur ta hahMh-tdo 'p)i ronfMunotMSanctuniro'pttcs on y t)"ut cppt'udant, ft <tU!tnd «'~ardo de pt'tN "n voit fur les pita~t~sa hauteur d'appuy. <pti en rctifnncut têt ttav~o' !n /M/ '/<' «'~f, &t<<Ht'. '"«' tf'~f~ <««fM««t'</f ~&/f,< d'ma un </<w< ~'«3f«' cuu)p"8t'nt tca artacs dux S'thtot~. u uui H. Xous ne pnuv'ns oubtinr. on tt'rtainnot en chapitre, de un rappoter la ut<'m"irH d.' deux in~s'f's hienfaitcur!*<p~i par <dttinront d" untr <our vie d;m'<do!. cQtnmuprtvit~c tn's raru naut'sdo Jc'smtea.
h'<' (~'<p othnttf't t'f)f tft me< M~~t."nt

t. Ladite tat-iH ~ifO* m. ur~. te fft) Atft) t~.t te ''CM'tan tn~«e '0 to.3!tt. r.
ta et <o)*. t'bat'f). ttton'ts!. <«'/)<?.. ~«.' /).~fw«'. t. Il, t' 97-<K'. <'o~<<. ). Vt. p. )M.3VJ. – Cf. ttathm et 3. P~anM de L.~~te. ~Mft<pt'"n ttcuMM < Ut. ('. 6~. -n f<! fW. ~'ft'f'f'o'f' /n'h~J<' jja~n), detca)h<'))h!empnm<OMM<tft dans tp< tnfotf~ autcuKte detat) do )aM''n)fntanone) Je cette ~6)hc.

nffDp~t tp )f.)))fu ')" )~<a<'))w)))fnt, ))"uot~t;t"a)tff.

))n)t~- d.' te f'W

?1

SOUS RtCHEUEU.

PRËM~HK PARTIE.

Arnauld do Borret, conseiller au Parlement de Toulouse, avait largement contribué ù la construction do t'égtisodu noviciat dans cette ville, donné au cottcge deux propriétés rurales et fondé une chaire de thcotogie'. Magistrat intègre, il s'~tait montre pendant vingt-huit aussi conatanunent juste dans l'exercice de ses fonctions Marié à Mariede Cuihert qu'on le surnommait la toi vivantede Costa (ou de La Costo) et connaissant l'attrait de celle-ci pour la vie rchgicuso, ii~vait abdiqué ses droits d'époux par un billet daté du H novembre it!05 et remis au P. Jésuite Charles de Chezel. t'eu aprfs il omettait te vteu de chasteté entre tes mains dos Vicaires généraux, et Marie do Costa entrait au monastère do SainteCathctino de Toulouse, fondation nouvelle à laquelle il avait activcmcut participô Lui-même,depuis lors, vécut comme un véritahte religieux puis, à t'age do soixante ans, il detxauda aux Supérieurs de la Compagnie la faveur d\ tro admis a titre d'hôte perp~tuot dans une de teurs maisons, otiraut à ce propos mille ecus pour tocottt'~ doToutousc\Cefutt& qu'on le rcoutd'ahord, en tu! ttaos la suite il vint habiter au noviciat où il mourut, en <M4, apr~s avoir fait t admiration do tous par sa pieté, son renon~emont ot sa ponetuatito' Quotquesam~os ptus tard, en tuan, mourut uu cottoge d'Avignon M. Louis t!cau, cttauoino des Uont, protonotairo apoatotiquo et vicaire gen' pat du diopfsp. <;uéri d'une malntlio grave par t'intercc~iun do saint tgnaeo et do la Sainte Vierg", il avait fait de grandes tnr,,t~ct< aux i'eros. construit Asts frais un oscatier monumnn<"t. une vaste ttihtiotttùtjue, ot r~signom faveur du cot. t''g'* t'' prieurt* do Cadcrousaf. Vfts la nn do sa vi< il v<tut<ittie retirct' dans unL'mnistm de la Compagnie pour N0pr<;t.arer il la mort. On lui pcnnU de prononcer tes v<Mux simph's do rctigionte a St'ptt'uu'rM tt!2t, et sept uns apt~'s il rendit son Omo à Dieu, taisant au t-uti~ ~'i« e<'ntsecus du rfnto ot t~a tivrcs dont tes t't'ros avaient t'usagodcpuia longtemps~. ·
t. "tt.fontjathtdeU' H')tfCte.(HQme.Af<:hh.t]i N~<o,0~a)t.fo))t'a. faccoat~.– L<'nf0 tttt P. <.<'wM) a M. <!e tte~et, 8 to~M t' (~()uitaf). ~pht. <.ff).. 1. li. Le (*.Pau~ijne* a<a)t h)<~ uno vie Mant)*ft))f, )'n'tMt)h tnfot t~fJttc, de M. de Bowt. 9. CufdaM. M~f..<;Mf. ~x. f. Vt, 1. tX, o. n~. 3. Con))tun))tat)jnftcM"' M.Tt). futte.tie tou'tust-.Cf. )H<~effn<')<H<fo~x'(nou. tfite ('dt~nn, Mt')<;)nt)M',p. M). t. n htfottna))oN.d<c))<*c. 5. Lftttt' du t'. ttuman nu P. <n~nt. ao MM <0)) (Totot, f!)'ht. (!en.). c. Conhfa. t. f. T. ChtMMt, Af ~Ut~M W f<'<~ MMt't~ Mtt<f)t)OH, 2)7.

CHAP!TBEX
HM TRAVA~ At'OSTOHO~KS ET SCtEXTtHOUKS

M <62~ A 1630
~t~n~ f. d.. m~.on. et m.~on.. =t. tt~id.ne~ Sommaire t'~dtcatcu.s t. t.aeont.c~.se 3""s.i.o.~i..<crtcu~. -r..t.<.o~htstott.-ns. dc.ta~.o – Les t-x ).M ~'h.ittt-i:MC.-tiqucs. tes t-rttdito. –t;. lU. de b e). (.art p.~pa. vic.i.ucs L<s.)~uhc, h ~at~. .). t'otdro du s df. co,,b-r~a"ons ,)~t. us~. P~.ta la C~ -'M.).. aur & t'ay. ).v..)o).nt <)<-sYi.i.a.))..< t:'ab)i~ .en! ), -H. Ve,~ M- de Satnte.Heuvc. Koh~.a.c.M.n d.. t.U'-s~. ~~cX'~tio.. do h )hssion. det t't~rM )?. Fondation c..nsen<i! .):'os la <HU'e aou~-es maousofttea ) t. hMUcm do tt.cumcota -0 ~MM). tfa".).. h- t.); ~'ht-be c?.S).<)..r!a)iun). .) ~-du,.M. <;<ef."tu,= ~be cl) ~n~. <;f..<-raUu.u ..d dh<t a.! f.n. t!) Ef'to'ae ~.ncfattuN Oa.t~to'a. foU~t.'fum. t.b'oria. ).Cam)))ti'a. f.toda't.'ma t.) Aanttantae VaUcano. Kuw.Jh.ta .tt ffaw)a. x. M. at. f). ftoo.). <"h"t.. ))). Paris, Uit)))"t'" <)' s.<)))tc '.pnrYt~o. fn9. 3ja'< n t'arx. ))))!!t"tttp.)uc de nu~Hut. cnt~e'toM bo~t-ff"). Jnum.)' do t.cbn.e. tM"fn''<. ntt')iu))<t'.(uc tt)m))tij'jh'. a' *~a

*<.).d" .W,< a.~M (mp~meea «.< MM. ~n~ Mfa~ ~Tf.~ < n..<e.iU<. P. )V. M. s~. J~ ~ntaM. ~< t. <Y' AX-x. M~ f ,<M.t. ~h. ~o.t.< ~s~ -M.chtu./t.)'?' ~m~at. B.&~< ~no~. ~.T.'t~ M' '-A."< ~c~o. W~ ~L. M. "~wa)C. <c)te~. <-< < ''ot.< en~ S..t.tt.< Af.).f..M~ 1:11,,11; ~t ~f~e.r. ~f. "T" C~n..cJ. M..«.~d.. ~F.~<). Mtn-dc t-t M.M~t~~t'f' .<f'f. ~f t''< S.c, M'e~t BttVM. tM <:ui)heftn~. ~C~e "w .M< <M 7~~t.«~ ? ..I .h~< S.1in' ";II~c"'I/\1 Punl.-A1. Au PorucroU!l. t'A)~!t)<<< '<et'ot'ttVdft t/MMfotO.

de la t. A tucauro ~UHs'étendait to champ ou~.rt aux œuvres faciliter ses travaux aposh'Unous l'avons vue. pour C<tmpHHo!c, ne crMersous lo nom de r~idcncos cert;una domicites dont fptos, ofucieUcmcnt& neo c'avait ct6t~!6 p~r!cp"int t'tnstiiut. Comme fois recourir au P.Gcnciat, et iaforotede ce sujet, il fallait chaque En 1028 ces établissements Matait en quelque sorteindeternMnéo.

SOUS MCHEHEC. fHEMt~HE ARUE. P tt n&e~nr~~M~ <t~t <~w~ assembléer~f~trSwt~ÏQt~Lyon ~I~w~.t~ -t~~A~t~:– demanda des éclaircissements au provinciale de P. Vitetteschi. « Les Pères de la Congrégation, disait un des jMo~M/~o, désirent savoir de Votre Paternité si les domiciles vulgaire mentappetés résidences, bien quece nomne se trouve pasdansles Constitutions, peuvent être établis avec des revenus et durer perpétuellement en quoi i!s ditfèrent des ct'ttè~es et des maisons professes quelles règles po<)n duivpnt présider à l'érection et Ala conservation do ces établissements o~ résident un petit nombre des Nôtres, spécialement appliqués à procurer le salut (les âmes'. « Il y a deux sortes de résidences, «'-pondit en substance !e P. Génërat. Les unes sont considérées cotUtne un eonxnoncement de e<'U6gcparce qu'ou a Fospurance do les transformer un jour en maisons d'enseignement; sans cela, cUesnt'p«urraifnt avoir de revenus. Les autres sont membres des coUè~es d"nt elles dépondont par exemple la residt'nmdoTuscu!u)n rctat~ementaucttiï~go homain, ot la résidence de Pontoise rctatiYemcnt au collège do Ctermnnt H Paris. Ces résidences, membres de coHc~os, peuvent t'tre pprpetuo!!es, mais elles ne peuvent administrer tfs biens attribues pour elles ces coHe.trcs. Hn dehors (le ces doux catégories on ne saurait admettre de résidences avec des revenus; car d'après !'tustitut, les coUt'ges seuls et los maisons (le probation peuvent en avoir. Quant au modo d'érection do ces domiciles stables, il dépend de plusieurs circonstances, d'abord des ressources qui sont ouortes, mais surtout dos fruits qu'ils sont destinés à produire~, n «utre les résidences composées d'un certain nombre de Pères sous t'aatoritt' d'un supérieur, !a Compagnie étabtitisait parfois des maisons de mission, dans lesquelles demeuraient tomporai. remcnt ou pondant toute l'année un ou deux prêtres avec un compagnon. Ces maisons ne devaient pas avoir de revenus porpétuota; aussi le P. YitoUescbi htama.i.it soy~remcnt certains abus qui s'étaient introduits sur ce point dans la province de Lyon; il protesta qu'it ne les aurait jamais permis si on l'avait consulté. Le Il. Provincial rc<.ut i ordre de rcsiHet' les contrats et de tout ramonera la forme do t'tnstitut'. Les maisons do mission et les résidences, de m~mo que les collèges et tes maisons professes, étaient autant do centres d'où rayonnaient do nombreux apôtres dont le P. Générât ne cessait 1. Acta congr. fo* tG28. F
2. ~tta Mogt. Prot., 3. Mtt/em. !tMpoa<. ad posta).

2j6

TRAVAUXAPOSTOUQUES ET s6tEXT<MQUf:S.

257

d'encourager le ministère « comme très utile, agréable à Dieu, cher à la Compagnie depuis sa naissance et abondant en fruit <!t)salut, si t'en observait exactement les règles des Missionuaircs' 2. Parmi les prédicateurs en vogue dans la période de i63~ a tC30nous citerons quelques noms des plus connus. C'est d'abord le P. Coton, qui parcourt en apôtre la province d'Aquitaine dont il avait l'administration. Nous le trouvons en i62~ prêchaut avec succès le carême à Poitiers, puis t'octave du Saint-Sacrement Le P. Coton, écrivait un magistrat de t'ontenay-te.Comte. cette ville, nous a presché l'octave de la Feste-Dieu avec un méritoire applaudissement et un fruit inestimable pour l'Eglise Ue Fontenay le provincial d'Aquitaine so rendit catholique2, te brave près de La «ochotto. au Fort.Louis, où commandait il avait converti. Les capitaine Arnaud que. deu\ ans auparavant, donna aux soldats do la garnison produisirent htstructious qu'il tes plus heureux réauttats. n ne pouvait, comme jésuite, songer a exercer son zète dans La RocheUe même, alors boulevard de thércaie; il voulut du moins avoir la consolation d'y célébrer les saints mystères. Le capitaine Arnaud transmit son désir aux Oratonona, en tes priant d'obtenir de la municipalité que le P. Coton pût leur faire visite et dire la messe dans leur égtise. Leconseil de villé se montra dans cette circonstance plus condest-endant qu'il ne l'avait été autrefois a l'égard du P. do Séguhan~ envoyé j'ar Uemi tV. Considérant que le P. Coton ne demandait délibéqu'à rendre visite à des amis, il conclut daps une do ses battait le recevoir. Le maire et les échcvins allèrent rations qu'U x sa rencontre, ouvrirent parexception la porto depuis tongtempa condamnée, du côté du Fori-Looia, aceueiturcut je religieux avec bonneur et le conduisirent a ia maison do l'Oratoire; ils t'u envoyèrent mémo des présents comme cela M pratique d'ordinaire a l'arrivée des grands personnages. Le Père répondit a ces prévenances avec sa distinction naturelle, une noble simplicité et qui charma tout le monde. On parla beaucoup, a La Hoche~o ailleurs, do la réception brillante faite à rUtustro ami do Menri <V par les magistrats huguenots; mais on se perdit en conjecturât) t. Ibidem. de a a. Lettre M.Beaty Dopay,<7juin t6:<(B)b< tfnatitat,co)).Ootteffoy, do carton f. 2t9). 269,
8. Vo~tome m.p. 168 Vo~tomeHt.p.tM
COMP~B CE <~t 9. – T. tV. *4

258

SOLSR!CBEUEU. PRE~nËRt;: PAHTtE.

sur leurs véritables intentions. Laissons-leur le mérite d'avoir uniquement fait preuve de tact, de bon goût et de totérance'. Dans le cours de ses visites provinciales le P. Coton eut l'oc. casion de revoir le Béarn it remarqua, non sans étonuement. que partout, et dans la ville do Pau spécialement, les calvinistes ne craignaient point d'encourir la colère de leurs ministres en traitant avec égard les religieux de la Compagnie et en tour connant leurs enfants~. Après avoir quitté la province d'Aquitaine pour gouverner celle de France, le P. Coton se fit entendre plusieurs fois dans la « )t commença ses prédications de cette apnée 162~, dit capitale. le P. Garasse, par la fête de la Purification, dans Saint.Gervais, suivant la coutume de Paris, parce que les prédicateurs de carême prennent possession do leur chaire tel jour. Le Roy, les Reynes, Monsieur et toute la cour y fut. La station fut suivie avec un grand concours, tant .que la petitesse du lieu le put – « Je ne saurois vous dire, écrivait Je nonce au permettre~. P. Générât, toute t'édiCcatiou, tout le contentement qu'ont procuré à cotte ville pendant le présent carême les prédications du fameu\ P. Coton qui nous ont empêchéde sentir aussi vivement l'absence du P. Arnoux*. » L'année suivante l'éminont orateur commettait a Saint-Pau! son trente et unième ou trente deuxième carême, mais nous savons que la mort ne lui permit pas de t'achèvera t~ P. Garasse dont le talent d'écrivain était assez discuté, se voyait très recherché comme prédicateur à cause de son caractère tout personnel et si original, Il prêche l'avent à Saini-Mcrrv et le carême à Saint'Etienna-du-Mont en 1625, et, fnietque temps avant son retour dans l'Aquitaine, sa province, le carême à SaintSulpice en i62(! Les chroniques des Ursulines nous ont aussi conservé le souvenir d'un de ses sermons donné Paris dans leur communauté pour l'inauguration de la chapelle des SaintesReliques. M"' de Sainte-Beuve t'avait invité à parler sur te culte des Saints. t! prêcha un admirable discours où il dépeignit ce lieu comme un petit paradis terrestre, en sorte qu'il laissa
3. GaritMp, Récit a" vray. p. 82-34 4. Lettre du nonce au P. Général, t5 mars <625 (Archiv. Vat., Kom. di Franda. o. 399. fo!. 871). 6. N<'c<< <my. p. 79, t6t. ait

t. Relationu Soclu8 u P. Coton, itéeparPrat, /<fcAf~M,t. tV,p. 40HM. d d c 2. ~<~<a Soc. MM. V). t. IX,n. 133. ~ P. 6. Voirplushaut, p. tM eta.

TRAVAUX

APOSTOLIQUES

ET

SC!EXTtF!QUES.

2~a

· '1 1 _.t. ~tf' ~.t.1~ n~no toute la maison dans le plus vif désir d'en jouir au plus tost' )) Avec les PP. Coton et Garasse, les PP. Suffren, de SégTuran, \'o\sin, Le Jeune occupaient les meilleures chaires de la capitale, tandis que les cathédrales des grandes vittes de France se disputaient les PP. Holtin, Jacquinot, Arnoux et plusieurs autres. Sur un théâtre moins éclatant, le P. Paul de Barry avait le mérite et la consolation de ramener à la foi les habitants de la petite ville de Paray. Quand il y vint en 1626 annoncer la parole de Dieu Il on Y comptait à peine douze familles demeurées fidèles Tel fut le triomphe do son apostolat, qu'il nt à l'Église tenaïtre dans la population la vie catholique et même le désir de la vie parfaite 2. Le Il. Mcotas Caussin, littérateur distingué, n'eut pas moins de réputation comme orateur. A deux reprises, en i62~ et en 1628 il avait ét< désigné pour prêcher à la cour de Belgique, mais si chaque fois il protesta de son peu d'attrait pour un emploi les instances de l'Archiduc, il obtint de brillant, et malgré rester en France avec la liberté de s'employer à de plus humbles ministères~.

3. A la prédication se rattache t'n'uvredes missions intérieures. du P. Générât, otte reçut alors Grâce aux recommandations dans les cinq provinces françaises une nouvelle impulsion. Jamais les Pères n'avaient laissé languir un apostolat aussi important; ils s'y consacreront de 16~ & tMU avec une activité extraordinaire. Les circonstances d'ailleurs réclamaient ce redoublement de zèle. En effet les victoires de Louis XtH sur les huguenots avaient eu pour conséquence le rétablissement du culte cathodo faire entendre lique dans tout le midi. C'était le moment dans les contrées les plus infectées d'hérésie les enseignements de la religion et d'y détruire les abus implantés par les ministres do Calvin. Dès l'année i622, des missions, dites royales parce le roi, avaient ét<- établies dans la qu'elles étaient fondées par '/<-MM~eut'c, p. 282,3M. Cette chapellecens. t Cf De Leymont..V«da<M<Mir était attenante a t'e~tse desUfMtUoes aM fMkde M- Je 8a)nte.Beaw tfutte e ette prenattjoaf pardeuxteoettes; placéedansla tt'MoM. lle~taitreM~ée ta'taeUe du aus hab!)ante< monastère. de de 2. Zettef,Le P. ~<"t< ~0 p. 27et cutv.Cf. ~tto~e de< ,<M~<. fMMce, Il, p, lot. a 3. Lettredu P. Géaefa) a P. CaoMto.t4 juin t621(Francia,Bpist. Gen-, t. <V). 2 Lettredu P. Généralau P. FiUeau. 8ja)t)et 1829(M~M.t. V).

230

SOUS MCHEUEU.

PREMIÈRE PARTtE.

province d'Aquitaine, à Bergerac, à Puymirol, & Clërac, à Duras, à à Nérac, à Condom, Tonneins, à Château-Jaloux et à Langognc. Toutes dépendirent d'abord du collège d'Agen, lequel y employait dix Pères, deux scotastiques et deux frères coadjuteurs. L année suivante !a mission de Bergerac fut aBectée au collège de Périgueux et celle de Ch&teau-Jaloux au collège de Bordeaux. tandis que celui de Tulle était chargé de fournir des missionnaires à Beaulieu, dans le limousin. En 162~ une nouvelle mission fut établie à Saiote-Foy par le collège do Bordeaux, et la résidence d'Ofihez devint une simple mission dépendante du collège de Pau~. Le zèle apostolique des Pères fut plus d'une fois secondé par d'éclatants prodiges, et bientôt tout changea de face. La connaissance et la pratique dea devoirs religieux remplaça partout les désordres que le calvinisme avait introduits. Cette transformation fut si rapide et si complète qu'on la regardait comme un miracle de la grâce. L'ouvre de régénération une fois accomplie, les missionnaires ne l'abandonnaient pas aux vicissitudes du temps. Afin d'on conserver tes fruits, ils associaient dans de pieuses confréries les personnes les plus fervcntct de la contrée. Le but n'était pas seulement d'accnmptir certains actes do dévotion surérogatoire; on devait encoro visiter les malades, secourir les pauvres et, par le bon exemple, porter le prochain aux </ela cAo~ établie ft Nérae vertus chrétiennes. La C~te en i62~, peut être regardée comme !o hpe de ces groupements d'élites~. L'apostolat, si prospère dans la province d'Aquitaine, n'était pas moins fécond dans les autres contrées méridionales où se trouvaient plusieurs centres hérétiques. Outre les anciennes missions de Gray, de Bourg, do Montéli'nar, de Die, d t'zcs, de Satins, de Pontarlier, de Paray, de Fréjus. dans la province de Lyon, do nouvelles missions furent établies Chabons, A Pilles, A Nyona en 1024; a Nimes et au Buis en i62~: à Arles, dans la vallée d'Aoste, à Saint-Paul-Trois-Chateaux, eu iUM; àKvian, à Baume, à la Mure en i(H7; dans la vallée de Pragola en i63(P. Les missions de Sommières et d'Annonay daus la province de Toulouse existaient depuis iM2, et celle de Lcctoure depuis t 1. Aqttttan!ao annales625-t027. Ptov. Aquitantaecatato~.

3. CordaM, Wt~. Soc. ~MM, P. tV, 1. )X, o. 133 et su!v. Cetatt une eotttté de femmes pieuses qui s'engageaient à secourir !eA indigents et &servir les malades datu les bOt'ttam. 3. Catalogl pM'. LogduMMh.

TRAVAUXAPOSTOLIQUESET SCtENTiFtQUES.

26t

t623. La mission de Privas fut créée en <62~; celles de i'ts!e et de Montauban en 1627, celle de Ramiers en 1628'. Durant la mémo période nous oe trouvons dans la province de Champagne qu'une nouvelle mission. ceUe de Vezelioe, établie en ttm et supprimée trois ans après Signalons aussi des excursions apostoliques plusieurs fois l'année, à Itoyars, imposées d'une donation par le P. Général aux Jésuites d'Auxerre, à !a suite de cette ville par François de de cinq cents livres faite au collège Selles, sieur do Montot, « trésorier général de la maison et des nuances de Madame la Comtesse de Soyssuns Dans la province de France on commenta eu 1630 à préparer les missions bretonnes dont nous aurons à parler plus tard. Avant d<*tes entreprendre il était nécessaire d'avoir des religieux Thomas qui lui possédant la langue du pays. Au P. Guillaume au noviciat des jeunes gens avait remontré l'avantage d'admettre le 30 avril « J'ai déjà parlant breton, le P. Général répondait recommande cette atfaire au P. Provincial et je viens d'apprendre les habitants qu'on s'en occupe. !l serait en elfet très utile que recourir pour leur consolation à quel. do cette contrée pussent au tribunal de la ques'uns do nus Pères, qui les entendraient chemins de la vie dans les pénitence et seraient leurs guides chrétienne. Pour vous qui comprenez le breton, je loue le zèle avec lequel vous instruisez les âmes et les diriez dans la voie de Dieu en travaillant ainsi au bien do prochain, vous acquerrez de grands mêtitoa~. 4. Uans leurs prédications l~s Pères de la Compagnie s'en tenaient d'ordinaire n l'exposition do la doctrine chrétienne et à la réfutation dc~ erreurs calvinistes. Néanmoins ils durent plus d'une fois combattre directement les ministres qui voyaient avec leurs adhérents. A la tète des peine diminuer le nombre de controvcraistcs d'alors nous rencontrons encore le Il. Coton, tl « Je dois écrivait do Hordeaux au Il. de ttcrullo le 23 juin «~ Pau avec M. Charles, ministre faire une solennelle dispute d'Orthiez que l'on tient habile homme, et quasi toute lu noblesse tco] qui me du pays en attend l'yssue pour se cathoticizcr faict vous supplier très instamment d'appliquer quelques messes
2. M~MM teXff* ù ce sujet <Mt )0ao (Ca~'an., Bptst. Oen.. 1. )!). t. t. n- 3). octobre )6!9(Cam:t'). tu~t. M))t, 8. ttoaa'ton du 4. Lettre du P. MaëM) au P. Ouittaott)" ThJ!aM. M avril <C30 (Ffancta. BpM Oen., 1. V;.

t. Catatoffl Mo~oac pM*

263

SOUS RICHELIEU.

PRECHE

!'ARm;.

à cette 60 et de m'obtenir quelques cotnmuoions générâtes des deux monastères de votre obéissance a Paris, ~<oM< ~o <~ moM<< ad Do y/o~am, sans spécifier autre chose sinon M«~M< Nous dirons eu peu dé mots l'ocque cela aussi me regarde casion et les circonstances de cette dispute. Durant une de ses visites au coHege de Pau, lorsqu'il était provincia! d'Aquitaine, le P. Coton avait entrepris, à la prière du Parlement, une série de conférences religieuses dans lu principale église de la ville. Un grand nomhro de protestants se pressèrent autour de la chaire, confondus avec les catholiques. Plusieurs reconnurent la vérité qu'ils emtn'asscrcnt immédiatempnt: d'autres, bien que convaincus, préférèrent pour divers motifs différer quctque peu teur abjuration. Parmi ces derniers se trouvait une dame de haute naissance qui craignait qu'on attribuât sa c<'nvet".ion n un entratnonent irrettét hi. t'n mois après !e départ du Il. Provinciat, elle résolut d'organiser c))c< oHo, entre tes docteurs des doux retirions, desconférenceseontr. dictoircs auxqueHes cHc invita le minishe d'Orthez et le P. Coton. Cotui'ci promit d'être tidète au rondex'vous. Le tninistrc avait mais quand il sut que! serait son pristetnemo cn~agetnoxt. antagoniste, i! se dédit atténuant pour excuse (lue la conférence n'avait pas t'approhation de sescotie~ues. La H"hio dame contprit que jea ministres n'avaient point confiance f)) la honte de leur caus< et itsufnt de que!qu<'s instructions parUeutieres du Il. Cotot: pour la décider sans plus do retard à se déclarer cathotique~. Lo P. A!exaadre tte~ourd n'était pas moins habite dans la controverse, ni moins redouté des ministres, ~ous avons raconté sa cé!6hro dispute avec Charnier au château de Lectouro et les conversions qui on turent le couronnement K'< <(!:M il remporta encore un hrillant succès dan~ une conférence qu'il out à Béziers en présence du duc de Montmorency, couvernuur du Languedoc, et do toute sa suite. Trento.sh hérétiques ébrantés par la force et la e)arto de ses arguments, abandonnÈrfnt la religion de Catviu Nous r''trouvons le même Père luttant victorieusement en tO~U contre le ministre La Paye & Heautiou et a Saintes. Ce fut le gouverneur de cette dernière ville qui les mit aux prises. Le comte 1. Lettredu P. Cotonau < df O.'ntX 2J Jutn <G2t Arrhiv.oa! M. Mt, pabtMe ( pat Houssaw,Les Co~)<«<'< ~f«nf< p. tt2). (le 2. RotcHu", )ttft ~eMt«to"t. Hw. c. v)). )t), a. Vo~tomo )H. p. 5&o suit et 4. Coniafa,M«<.~o<f<x. p. vt, ). x, t). ut.

TRAVAUXAPOSTOLIQUESET SCtEXTtFtQUES.

2~

de Parafera avait con~u quelques doutes subies croyances hétérodoxes dans lesquelles il avait été élevé; &medroite et sincère il voulut s'instruire, et s'adressant à l'évoque diocésain, Michel Hacul, il le pria d'autoriser une dispute entre un docteur cathoet La Faye furent choisis. lique et un ministre réforme. Regourd une foule nombreuse envahit le lieu de la conféAujour indiqué rence. On n'attendait plus que le signal de l'attaque, quand on vit tout à coup le champion des huguenots se retirer discrètement t!c l'assemblée où il ne reparut plus. Le champion des cathole sujet de la liques, ma!tre du terrain, prit la parole, expliqua ftinttoverse. exposa la doctrine orthodoxe et réfuta celle de Cahin. La fuite.du ministre et l'éloquence du Père triomphèrent ttt's dernières hésitations du gouverneur il se convertit sur-lethamp avec tuute sa famitte*. L'année suivante le Il. Rogourd, toujours intrépide, formait le ministre Ruvanel a une honteuse retraite puis, au mois do une ,juillet it)~, il engageait A Paris, contre le ministre Mcstréxat un grand retentissement. nouvetto intie qui eut, à t'époquf, C'était pendant une absence do Richelieu, alors avec le roi dans le Languedoc. Plusieurs personnes plus zélées qua prudentes )' espérant quelques bons résultats d'une conférence d'eu publique sur des matières de controverse, imaginèrent dans la capitale, et, l'insu de l'archevêque, oh. instituer une tinrent do Mane do Wdicis l'autorisation nécessaire. De leur de la réunion, le ministre propre initiative elles choisirent le lieu qui devait parler et le jésuite qui devait répondre; après quoi, la disoute commenta, présidée partes hommestes plus distingués, tels que M. do La Force ot le comnmndeur do La Porto, oncle dt' Richotieu ttouze jours durant, les discussions se poursuivirent au grand scandale des esprits timoréa. A cote de ceux-ci, de graves et sans appréhension la prudents personnages ne voyaient pas publicité d'un débat doctrinal, sur l'opportuuito duquel Fau. toritc ccctésiastiquc n'avait pas mémo été pressentie. Les uns défense parlaient de recourir au Parlement ou de réclamer une à venir on personne, formelle de la reine; l'archevêque songeait avec la crosse, interdire solennellement la discussion. Plus 1. ~Jem.n. <0). auP. cetteconférence. D~ft unetrUteducard.deLaHMhefoneautd Généralattira beaucoup mahta ~putatton jeAuito du y an début,oautatt pas éMt'ubHque, ntS. Mtb). demonde ~ettfe du2août<629. S'Oene~ètrp, 3:38.f. 2<t.2<9).
2, Plagel, fip. c~l., p. :'18.

SOUS RICHELIEU.

PR~HÈMK PAHT~.

cannes, le cardinal de La Valette et tes évoques d'Orléans et do Chartres s'entendaient avec le P. deOérutto pour terminer la conférence sans éclat “ Ette n'avait déjA fait que trop de bruit et quand Richelieu en fut informé il témoigna son mécontentement par cette lettre adressée de Pézenas à M. de Rancé. « Aïant appris comme la reyne, par brevet, permit une conférence entre unjésmte et uu ministre, et qu'en suite cette action a fait un tel es~at dans Paris que tou~o la ville en a esté scandalisée, je ne puis que je ne vous en tosmoigneestre étonné comment la revue dont la prudence est cogneue & un chacun, s'est en cela laissée surpMndre~ fi Coïncidence piquante &t'heuro mémo n.t le cardinal écrivait ces ttgnos. on té.mprimait cUez Cramoisy ~c~M<~o~ </Pla /0t. </<yc<«/M<fo~<. les ~«<«. Ht<M!~M~ C~O~~O~ Or, dans ce livre paru en i6t7, HicueUct.alors évéquo de Lu. on pféconist)it les conférences puhHques avec les protestants, ne durant rien plus, disait-il tonconuer tes occasions de que remporter à J'avantage de la vérité do nouvelles dép..uittes sur ourserreuts Ainsi c~ qu'avait «pprnuvé t'évéque, le cardinal e damait. Où donc était l'opinion juste? Uanste livre ..u dans la lettre? Peut-être l'expérience des atiaires avait.ctto appris au card~at ministre quoique chose que M. do L'on ignorait. A Homo, on était plus frappé de:) inconvénicntt que des avanta~'ade cca controverses pubtiquos. Le 8 le P. t.énérat écrivant au t*. ttp~ourd, lui septembre t629, marquait un vif dépta)sir de sa dispute avec Mestréxat. t.os uummcs sagca. disaitil, savent par expérience quo ces coméronces, lo'plus souvent inutttcH. sont parfois dangereuses pour le bien do la fetigiun aussi sont-elles condamnées par to Souverain Pontife. S'it venait à connattre co qui s'est passé à Paris, it ne manquerait pas do me taire appeler pours'enp!aindre3. Le P. Vitettescbi craignait que les adversaires do la Compagnie ne prontasscnt de quelque imprudence pour lui susciter d.'s queroitos. t! fut bientôt rassuré par !o cardinal do La Hocbefoucautd et M.de Sittcrv qui touorent comme il convenait le zole du P. negourd et le fruit, non seulement do ses prédications, mais encore de ses conféremes avec les hérétique~. Le cétèbM controversée était même tellement 1. !Y ~ta,ftfeB~ C<h.a<~ ~<p. t.. 39~ 'e).ea à M.de HMcé. JutUet)C~ (Avenel, 45S.aM. 30 op. f,t', 1.t)t. p. 39~).
9. t~UM do P. O~M) au P. H~oant. 8 t6M (FMnc)a. Bptot. Ocn 1. V) 4. Lettre du car.)t.,9) de La NochefouMutJsept. P. aa U~e~t. 2 aoOt <M) (Bib). de

TRAVAUX APOSTOUQt~S ET SC~TIHQUKS.

l'enapprécié de plusieurs personnages, qu'ils obtinMnt, par tremise de l'ambassadeur français à Rome, la prolongation de son séjour à Paris'. Outre les disputes publiques que nous venons de signaler, nous trouvons encore la trace de plusieurs autres, mais sans en connaître tes détails. Ainsi, en i62~, nous voyons le P. Audebeyt Maraux prises avec le ministre Pierre, de Sate~ en t6~6, le P. mesure aveo le ministre inay, à Annonay en i630. tincourt le P. Me< avec le ministre de Castel2. Le P. Cordara mentionne in curent encore, sans nommer les combattants, trois disputes qui lieu, à Pau.en 1625. à Ftoronsno <)tà Gignac en i626 De nombreuses conversious, mémo do ministres, venaient encourager et .'écompenser les travaux des missionnaires. Qu'il uous suffise de rappe!er ce qui se passa en tt!28 dans la petite d'Aubenas. Après t'entrée de François d'Ornano, ville herbue Mt-e du défunt maréchal, et lit destitution des magistrats cahimission. nistca, les Jesuitca du collège prccbt-tcnt une grande Six Pères é~it'nt continuettcntpnt occupés a instruira, confesser, a at'suudre ces âmes jusqo'titora rebelles à la grâce. Eu moins de trois semaines, deux cent cinquante famitioa abjurèrent~. La comme les plus opiniâtres plupart du ces hérétiques, regardés avouaient librement, dit Michetieu. qu'Ils avaient du pays, les désiré une telle occasion do se réduire, tes uns depuis six ans, autr<"<depuis dix, voire quetques'uns depuis trente; tant tes des respects humains, bien que petits et faibles <'n considération choses d;vinos ot de notre salut, sont quotqoefoM puissant et quasi néccMairoa pour notre conversion 5. Tandis que missionnaires et controversistes se tivraicnt a do fructueux travaux, tes écrivain') de lu Compagnie ne chômaient pns. Le P. fronton du t)uc venait do mettre la dernière main a son et grand ouvrage, la ~A/to~Mc gruco.tatino f~ ««c~« a t S"<-oc't~e. 'M. 3Ma.f. 2<t.2)9~.~«tMdu P. <~n''ra! u Mt.t.Je La Mt3. a 93M(.t.tGM. M.Jo Sillery, ~n.ter t<,30t!n)a. Kf)~.Gen.ad Ë~eMos. A ( tG'3). Oeo.,t. V).
t. Lellte do P. G6a<rat au P. Filleau, 31 aoOt t6M (ffaMte, EpM. f. M8. 2. 8on)meftMf<. o~) f-'t.. 1. )V. e. 2M- – fht,ft, op. < 3. Coradara. M.'t. AM. ~<'<. P. V). ). X, n. )0&: ). XI, n. <j2. <<«tte~MOe. X«),n. UO.– Cf. MaMa,Mn~MCM~'f'M ~.CnTdata, ~<'M,). «Ht, p. !)0. Mt). Mtchaud. t. 1, p. 430. 5..Vt~f'~t /Af~<

tt~–

266

SOUS MCHEUEU. – PHEMIERK PARTtE.

des aM~MMMc/f~a~~MM lorsqu'il fut surpris par la mort, à l'Age de soixante-dix ans (162~). Le JU~cMfcfrançais lui consacra un article très élogieux et non moins mérité Dans espace do vingt aua le savant jésuite e\huma des manuscrits, ou revit eu les enrichissant de précieuses notes, tes u-uvres de saint Jean Chrysostome, do saint Grégoire de Nysso, de saint Jean Damaacèxc, de Théodore Balsamon, de Mcephore Callisto, de saint Ignace martyr, de Jean Moschus, et les opuscules de plus de cinquante auteurs grecs jusqu'alors très pou connus. Amis ou adversaires, hérétiques uu catholiques, se plaisaient il reconuaUt'e sa science et ses talents, et tui-n~me saunait tes sympathies do tous par lit targeur de son esprit et ta douceur do son caractère. Uana ce rctiKipu\ ou ne savait quoi le plus adumet. de l'assiduité au travail ou de l'amour de lit prière il y persôvëta jusqu'à ta mort maigre de ouottes infirmités 3. Le P. Lnhbe n'a pas hérite A inscrire son non) dans le catalogue des plus maints personnages de franco au xvn" siecte Égah'ucruditionUFronton duUue,peut-ftr<'tncn)eted~paMant, !o P. Jacques Sinnoud acheva do publier t'n iU2!) tes .h<cw< coHf</<'s /<-/« <<««/<' < (Concilia antiqua Cattiae), c'est.a.dire les actes do ces grandes assemblées auxquelles assistaient tes chefs militaires et pohUques de la nation avec tes évoques qui ont fait la Franco. Cotte cottection, qui connnonco au totnps de rentre reur Constantin et Unit A pou pn'a avec to siecte. fortne trois votumes; à ta un de chacun on trouve des notes tre., estimées La réputation que Shtnond s'était acquise par ses touvrcs varices était universetto. t es prftniors écrivains do son temps, quelque parti qu'ils appartinssent, les Maronius et les Bettattnin connne tes Crotius ot tes Sauntaise, ne lui mena~ront point teurs Mmoi. gnagcs d'admiration. Quand le cardinal Ba.'berini, grand ami des lettres, voulut est tu~U p!aecr dans a.t ttibtiutttcque les pur. traits des savatts qu'it appréciait te plus, il ttt den~ndor celui du P. Sirmond. Il Xoos nu pouvons rffuspr cet))a un si grand prince dont nous avons tant de fois éprouva te hienveittanco e, écrivit
<. ~~M~Afffttftf~tot ~tt«Mt<fu <)ff/<tnfff~<t<«~fo<«h<. Cf. Somtnet'o'ct op. ftf.. t. ))). col. }t<t. 2. ~~<'<~t<M' /<'<tt< t. X, aon. <Mt, p. ?M ft autw. a. ~Mneh, Ë!o~. defonEt. – Abmfa. ~«to~f ff<.t f7))) fMt~<f<' ~<))t<.«..Vc)MM~. p. <t0, «7. – Uatootut. ~HMo~ tt<-ffj)., t. )X. p. ?G. <- t.abbp, A'oM<cM<Hft(~(a~u~ttf<. p. t23etMth. –Cf.~ittfoa.t. XXXVOt, Ae~cft-MM /r«n(0t~ t. ]t, p. t031) autt. p, 103rl eulv. – Le Alercure ,(/nl1J;!J, 1. 71, p. '/81, ?a). &. Cf. Sotntnettoget, f«., <- V)), fot. t2M.

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TKAVAL'.< APOSTOUQUES ET St:)EXT~UËS.

aô7

..A.1 .1.a faire te P. Uénerat au P. Armand; et la lu.: .1it lui recommanda de PoSnn un portrait, à l'insu, si possible, de t'intéresse, et peindro de renvoyer uHomo'. Le Pape Urbai't Vt)t considérant les grands services qu'un tel homme pouvait rendre la t'É~iise, souhaita ravoir auprès de sa personne, mais, u<'voulant point paraître imposer sa votante, il eut recours è t intenuediaire du cardinal Harborini. tnformô par fc dernier du détir du Souverain Pontife, YitoUescbiécrivit au f. Sinnond en lui exprimant Ja coosotation qu'il aurait tui-memo t!csa venue à ttotuo et l'espoir que sa santé no s'opposerait pas a i'c\ecu)inn de cf dcssoin t.'hmnbtc rcti~ious, tout en sed<'c!arajt -<"unusaux moindrea ~otnntesdo s"n supérieur, lui représenta les inconvénients d un si tong voyage et d'un séjour & t'etran~cr )'f ur un vieittard hfptuagent<iro. et surtout la dift!fu!<6 de continuer autoin at".tt.«au<. Ces ratsons ne parurent Rassurantes nu cardinal qui ihsista du nouveau, eu faisant vatoirtcs avantages 9 'ju ouraiont au\ savauts tes riches tr~sora do la vittc ~teructto MaisLouis Xtt) xu voulut pas souffrir qu'on lui ravM un homme <)~i faisait tant d honneur u son royaume, Il douanda ait t' t:en'r.d que Sh mondno quittât pas ta Franco, et tous a'inch)t''M?n< devont oa vototttAsouveraine. ~on se~te'ncnt !p P. Sirtnond. répondit \'i)fUt'4''hi, mais !a Compagnie tout entière est p!us entre fct<m'tins du Yottro Majesté treschr~tionno qu'entre les mieuncs; elle peut dune diaposet de toua tes retigicu~ soîon fon bon ptaisir. t'u'squ'eHo a daigm'' m'honorer de Muncommandetneut, c'est pou)' mui un devoir d'obéir avec une tordinto aMection'. e Pendant qut!t h;tin Vnt r~etam~it a Homo la présence du P. Sirmond, Phitippe tV. r"i d'Kspi~ne, dentaadait un autre jcsuito francaia. !eP. t'etau,commpprofQMeur d'histoire, pour le colte~o imperiat do ~adr~nrecotament fonde. Uana und tpttrp au P. <~nor.< it ann'tn~att sou intention d'écrire, N'i! !o fallait, au toi do France VUeth-sch!na voulut prendre aueuno dee!s!on avant d'avoir ''QusuItM!c principat intcre''sc; il lui transmit donc !a demanda et, "<)a rien lui imposer, M contenta de rappeler tes motifs qu'on nvai* du no point répondra par un refua a un Ni

Ibdét.tcao(Ptaneh, pht. Gen..1.tV). t. t~ttfcduP. Of~'at ou Atmaod, t 3. LtUM t'. <:ea''M) P. a~mond, ) ~ottet «tM(fMMtt, t!ph<.Tfo.. do au a t.V). Dur.}tneounfx'e, <8ntatt:C9(~Me~t). <639 a t <.Uan~tae txtub.«H,0 M-<o!)M (Bpht.Oeo. d dtMtMt, t) a 6..WMotfM N~.eft'n, X«V)X,f. 03. do t.

868

SOUStUCHEUEU.

PRETRE PAMtE.

puissant protecteur; cependant il lai laissait toute liberté d'agir comme bon lui eembterait Quette n'est pas votre délicatesse le p. Petau, de désirer oonnattre mon avis pour moi, répondit dans une matière ou c'était votre droit de décider par voos'même. Je ne saurais voua exprimer combien j'en suis touché, d'autant plus que vous mefaites juge de mon sort en m'ordonnant de vous dire sincèrement et librement tes obstacles qui pourraient s'op. poser au dessein du roi catholique s. Apr~s avoir expose avec franchise que sa santé délabrée le rendait incapable do faire le voyage d'Espagne et de supporter les cbatcurs accablantes du « Je m'abaudonue il la sollicitude de Votre pays, il ajoutait Paternité. t)uoi que vous décidiez, je le regarderai comme l'expression do la volonté de Dieu, et je furai eu sut tede l'oxccutet généreu'.ement, avec promptitude et avec joie. u Le P. Général n'insislopas. « Je savait, ~rivit.it :m f. Petau, que l'état do votre santé ne vouspennottfaitpasd'accederaudësudu roi catholique; mais il vous avait d'')uandé nommétueot ft avec insistance. Je devais, pour rccounaUro sa bionveitianco & notre ôgaF.i, mettre tous mes soins a le satisfaire. J'accepte v<'aIntimes excuses, si bien mutivt~'s; H no faut nullement exposer une santé prccaire que vous saurez encore employer fructueusement, comme par le Un jéamte Portugais, le passé. rhonnour de la Compagnie P. Pram.ois Macedo fut nommé professour d histoire &Madrid, et Uenia Petau put continuer de se livrer en franco à la composition et à la pubticitUuu de ses importants travaux. Kn iu~7 il avait mis a jour s"n fameux livre De ~f~o ~w. /w. Esptitmaut te titre, dans ta dédicatf au cardinal de tt!ct<etiou. its'c~prim;<it ainsi Saint Augustiu. au livre Xt'de ses Co/</<tOH< disserte savamment sur la nature du temps, ce qui no t'empêche paa d'avouer ensuite, au livre XXV., sun ignorance a co sujet. QuHst.eoque le temps? ëcrit.it. Si por~nno ne me le demande, jo te sais; mais si on m'interroge, je reste Acour! d'explications. tt no s'agit pas dans cet ouvrage d'étudier le temps en tui.memo, mais daoo aoa rapports avec t'existonca doa ttommea et des pouptea, et d'en faire M<rtircotto science part!ca. ), tiéreque nous appâtons/M science </<"< ~M~
En pareille matière, avant t'appatitiou du livre du t'. Petau, f. t~ttf« <iu C. ttt'oftat au P. Pttau. ïtjaotte~ '6M V). (PMaf)a, Kt')<H.nfn.. 3. ~UM do P. fc!9u au < OL-n~at, tU<e pat CbateXato. /.<- < ~«~ t.~'c~.). p. ats·at~. 3. Lemo do P. O~n~Mtau p. petao, )9 atttt )639 (t-Mneb, t:)tt. Oeo.. t. v) <. u. Pctau, ~<' ~<f~<MM t<'M~a< tox, dCdfcaM, au d<but.

ET ThAYAfX APOSTOUQUES SOEXTtFtQUKS.

269

ausa <'M)<'H<~M~<' t.! ~M~ofMHtde Scaliger faisait autorité; dit le dernier mot. l'orgueilleux protestant fe vnntait.it d'avoir on pourra On pourra bien ajouter ou retrancher à mea écrits, son servir avec une méthode nouvelle; mais la doctrine qu'its ` rien innover. renferment est tettement sûre qu'on n'y pourra mit le premier les principes géoméComme Archytos de Tarente ainsi les ai-je mis le premier t nques dans la science mécanique, fette était, en effet, l'opinion reçue dans la science des temps' du xvn~siècle. Protestants et catholiques, tous, pleins an début d admiration pour la science chronologique de ScaUger, le condont sidi-raient « comme un ~énie incapable de se tromper, ou ni corrigées que par luiles erreurs no pouvaient être aperçues .u.me~ ». Le P. P<;taudissipa ce préjugé, en réfutant un ouvrage surfait et en posant la base d'une chronologie universelle. L'écrivain ptotestant n avait point de méthode; il s'exprimait d une façon peu ctairH, et, pour déguiser ce défaut, il avertissait s~teeteuM de n'approcher point s'ils n'étaient initiés a toutes Petau, hetténiate, héles sciences et a tous les arts libéraux historien aurtm~Mnt, taunist'' consommé, théoto:den éminent, tout et même astronome, prit un malin plaisir, avant de montrop les fautes de Scati~er, &remanier to teste même de celui-ci inun exprimant les n~mes idées sous une forme beaucoup plus entendre le protestftti~ibto. on sotte que désormais pour bien Ace tant ii faudra recourir d'abord au jésuite. Un a reprocha dernier d'avoir traité son adversaire <'sans morei MaiaScaliger n'avait jamais cu'to pitié pour p<'rsunno it subirait maintenant la peine du talion. La cbronoto~e do Potau ne pouvait être, vn l'époque, to dernier mot do la science; etto prouve du moins, par le long crédit dont elle ajout, la supériorité de l'esprit qui l'avait connue. La F)oc~M~ <~ ~Mt~ se compose da trois parties. La pretraite mière, uniquement spéculative et base de tout l'ouvrage, selon les r&do la science d'ordonner et de disposer les temps gtes do l'astronomie. La seconde, application des principe précédants à l'histoire, roule tout entifre sur lea moyena de fixer à des temps déterminée les événements les plus importants. La troisième est une chronolugie de tous les faits historiques, depuis to commencement du monde Jusqu'à l'au 533 après Jésua.Chnst. te Lep, t. Cf. ChateUain, ~n<' ~h" p. M". l, Cf.Cba'ellaln, P. DenisPetitit, , 2.01), p 9. Ntceron, f' ). XXXVX, t~. p. o~. a. Chattitatn. <«.,p. 201. op.

2~0

SOUS

MCHEDEU.

PREMIÈRE

PARTIE.

L imoatience de l'imprimeur & t'nnnmntKt à l'approche ~a )n Foire de Franc. L impahence de i'!mnr!m<!ttp de la fort, ne permit pas à l'auteur de conduire plus loin son travail Cette c~oH~w comme l'appelle le P. Oudin, n~ /o«e, renferme que des faits et des dates; mais elle n'eu est pas moins, au dire des savants, un véritable chef-d'œuvre qui a servi de base à d'innombrables édinoes. Jean Athert t'abricius, célèbre professeur d'etoquence à Hambourg, regrettait que personne no t'eut continué jusqu'à nos temps avec la mémo cxacti. tude et en suivant la même méthode. « Denis Petau, disait-il, a écrit de merveilleuses pages, et, bien qu'il s'acharne trop violemment après son adversaire, il a conquis i'immortaUté daus sontivrede~~Mc~Mc~y~ Nous pourrions multiplier les étogicux témoignages rendus .t l'auteur par des protestants, enthousiastes de Scati~er; nous nuux contenterons d'invoquer celui d'un calviniste fr:m~tis, Ato~andrc Morus. ennemi déclaré des Jésuites. Il faut nécessairement. Denis Petau parmi les prme''a do lit cbrono~ eoivait-it, compter !"gie. Comment ne pas admirer te multiple gt'nie de cet homme, son érudition qui embrasse tant de choses a la fois, sa f.tçon de s'exprimer, qui est si latine et si harmonieuse? Notre admiration va si loin que nous le suivonssouvont d''préférence A ScaUger~. «n peut juger, par celte appréciation d'un huguenot, ce que dut ~tre celle des catholiques. Uenis Petau, drivait le cardinal Nons, est !o plus laborieux des hommes et, en fait do scienc'chronotttgique, non seulement personne en noire siècle n'est son égal, mais personne n'approotte do lui Pourtant quelques Pères do la Compagnie trouv'ront a rodiro à uno page importante du magistrat ouvrage ils reprot herent a l'auteur d'avoir abandonne, sur l'année de la naissance do Jésus. Christ, le sentiment do Baronius, qu'ils s'imaginaient ~tro celui do t'Ëgliae. Or to P. Petau, esprit largo et indépendant que le prcstigo d'un grand nom no pouvait arrêter devant une conclu. Mon logiquement tirée do données scientifiques, était M même temps plein de soumission n i'aatoriM infaillible dSt'Ëgtis" romaine, tt s'ompressa donc de publier une tettre do juatiCeation, où il montrait que son opinion n'étant point en désaccord avec l'ensoignement catholique, il était libre do t'admettre et de

<. Cn< pM Chatcttato, p. :08.

D.petao.DeCofMan~mpon<M, coteAlaOndela troisièmeartie. p t. C!t6 pa~Nteefcn, f«., p. t09.m. op. 8. Ibidem, «t. p.

97i ET TRAVAUX APOSTOUQUES SCtEXTt~QMS. la soutenir. Aussi bien, un soin extrême de ne rien avancer de toute son œuvre et suspect aux yeux de la foi apparat! dans fut constamment la règle de sa conduite d'empereur Julien, En i630 Denis Petau publia les t~Mf~s </<? dont l'impression commencée en i628 fut quelque temps intercette pubUoation t~)!Upue. On alarma en effet sa conscience les écrits d'un apostat, ennemi acharné n'atlait-etle pas autoriser de la religion chrétienne? Mais, pour le rassurer, les savants qui s'intéressaient a l'ouvrage annoncé, firent agir les cardinaux jugement desquels il avait toute Barberini et de Magni dans confiance. Sur leurs instances, il consentit à terminer l'édition s; toutefois il ne mit point son nom en tôto du livre, et dans la préface il reprochait à quelques éditeurs précédents d'avoir donné trop do louanges à l'empereur apostat. Vers la même époque le P. Jean Lorin, professeur d'Ecriture Sainte au cottcge romain, continuait les publications qu'il avait autrefois entreprises au cotise de Clormont. Les juges les moins favorables à la Compagnie ont été forcés do rendre hommage à cet interprète des Saintes Lettres itt<ont loué son vaste savoir, sa connaissance des langues anciennes, son esprit do sage oriti. avait acquise partout sa que. Prontant de l'influence que lui science de l'écriture, il s'employa de tout son pouvoir a pro. ta dévotion a t'tmmapager en ttatie, en Franco, en Espagne, cutée Conception de Marie. Co fut sur son conseil que l'Université de OAlese Ht une 1~ d'obliger tous ses doctoura au serment de défendre jusqu'à la mort ce glorieux pri~itégo do ta M.'re de ttieu'. U. Uansto domaine de t'ascétismo comme dans celui de l'éru. dition, la Compagnie «vait alors plusieurs écrivains marquants et encore connus do nos jours. Le P. Ëtiennc Binot. condisciple de François do Sales au eo)lcgo de Ctermont et plus tard lié d'une conatanto amitiô avec la saint évoqua do Cencvo, a laissé de nombreux écrits qui, sinon pour la perfection du stylo, au moins ceux du pour l'ensemble da la direction spirituelto, rappollent moins do il grand docteur*. Entre i6a~ et 1030 no publia pas t. lhldem. Vat-,Nao<.di Francia, t" a Ht~'de Bagftt Bauberlui, maMtOM(Archiv. n.M,f.6~K'MMO,p.«&Chatetta)o.t..Mt.2M. t oMntMm et~o~Mm, 40j. DKwe, «« AfortaM~ottuM M p. 9. Cf.OoQKtef. 20tnM9. . <t7.~to~e do<<M'~anfe~o~ntf, t. ). p. <0?.. Soc.~x', p et t. M.B~mocd. ~o(M duieH«mcn< t~te"et't francf.t. t. p. 12U entt. M

1

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t ¡

272 2

SOUS RtCHEHEU. – PREMtERK PAttTiE.

De restai ApK~M dix-sept opuscules. Signalons entre autres <M<ï/A~<rcM~des <~tpAAOM~a~~f~f~t ~Mf~a~O!~ (tG26). ~'<'n~o/a~<oM ~HM ~o~M f~ ~M<sont f/a«< des artf/< </M et ~A<ïM</o~nfMMM f/e J (t626). ~n~cA/c M)~A')co«/p ~<<'M la fontf~MH f/Mbon ~Ton (tG27). Le riche MMt'af /a ~o~<</0t~ </M et f<!C!'<~ ~r~n~f ~M/~f!~<CC /'0~f~ ciel, ?MO~</A HtO~P (<(!27). ~<'M<~< .<f)MtP)'<!M COM~'f a ~<' ~< À! M)07~ l MMf/a~t~;j~'CC< prières ~'0)} les ~M<M ~<'M«'~ ~y~ MMf <~OMCP 10/t<e/n~OM <~tr~M<C <'fC~a~OM,ant </M<'HH~ t la toute a?<<' ~<r/<fw o« M~«' f~n/~ton ~M'~t (i628-i62!t) binet avait de très beaux talents <récmain. tteaucnup d'esprit et de sens, un tout' p~rs~asif, une imagination somptueuse mais, emporté par sa faconde, il se perd cluelquefois dans un verbiage puéril ou de mauvais gont. Quand il sait se modérer, sa verve pittoresque nous chatmo et nous émeut; il escelle dans le symbolisme. Pour le fond de sa doctrine, nous pouvons nous en tenir l'opinion do sainte Jeanne de Chantât. Je n'ai jamais (.ut, dit.eUc, un esprit plus conforme en solide dévotion A celui do Monseigneur (François do Sales), en la conférence particulière des choses de Di.)~. Le P. Nicolas Cnussin avait dejA composé Le yr<oM<Afde la ~«'/<' la ~/o!f~ des o~MM</« /~)~, tors~u'it entreprit d'écrire Lti Cotir Aa<t<~<W/'<</<~)M~ fA~~t~tHC </M~<7!<)</<, <!«'f les les «!<Hf/ Le <y<'M! '/e fCMJ ~« </«HA fMtfMOM< W<~H volume, puhUt' en tu3~, eut une seconde t'dition en premier 1625: le second, approuve en <627 no patut qu'on iti29. et to troisicmecn t63t. S'il s'y houvo des fautes de style et de goût exeuba!dca & cette époque, elles sont bien rachetées par la solidité da fond, les qualités du développement, la vigueur et ta richesse do t'cxprcsaion. Aussi ce bet ouvrage, recuite quatorze fois en Francs du vivant de l'auteur, fut-il bientôt traduit dana toutes les langues de t'Europo Lo P. François t'oiré était Père spirituel au collège de Pont-aMousaon,quand il publia en i630 /.a triple coM<ow<p </ela jït~thetrreuse Vierge ~V~'e</e~<eM.Ce livre, fruit d'immensea rcct<e) cttca poursuivies avec une infatigable persévérance au milieu des occupations les plus variées, est considère depuis près do trois
B~mond, p. )3t, <3!. 3. t<!«fM de sainte Jeanne de CAnnfat. t. t). p. 14.

1. SMomeMoge), cot.tM5.t499. t. ), 4. Sommerwoget, M).909. t. Il,

THAYAfX APOSTOUQUES ET SCtEMtFtQ~ES.

27:)

siècles comme un des principaux monuments ôtevés à la gloire de Marie. H offre, selon t'espression de Uom Guéranger, un résume substantiel de ce que les siècles ont produit de plus magniLe nque et de plus tumineux sur la reioe du ciel et de la terre de poésie shte en a vieilli, mais il reste savoureux, tout imprégné et de p!été. Kotuns encore, pour terminer cette revue de l'ascédcuï excellents ouvrages, tisme, nécessairement iucomptète t'«'r<' f/x~ ~OM<l'un du P. Batthétcmy Jaequinot..tJf~~ rnutro du Louis Htselon ~~M '/a«s /e M<on~ (t(!28) et che"me, ~<«<v<'~«-<~<f <e f<H)~«t~o~~aA/p ci les /< o« ~)H<«< <c<<'(t6~7) 7. Les Pères uaiote, Salian, Solier et Hertri\ sont, de tG2t à tG30, les rcprc!.t-ntan<8de rhistotre dans la Compagnie do Jésus. Le P. Jean-Je~me Ka!'de voutut éctirc le livre d'or des t on. traits les gre~ations de la Sainte Vierge. Heumssant donc tous tes des collèges il composa plus edinauts cuxsi~nes dans les annales on it;:}~sous le t!ifo .t~w~/M Co~Mun vutmMc qui parut ~~C<P. ~M«(!/<A«A /<~ .S«Mf<H)«< «~««~ .U<Mt' (0//ff~ /o~&~M'< La )uen)e année te P. Jacques Satian donna le sh!cmo et de~ nier votutned~.t «Mo/M'/<'~twM ~Mt< depuis ta création doJesus-Chrat. Cet ouvra~ d'une du mondejusqu'à ta naissance erudttiot) humense. comprend, outre la vie intérieure du peuple de Dieu. td'ta~eau comptet de riesrelations avec tons les peuples do t'anti'tu'té. L'auteur le destinait a tMrvh' d'introduction aux do Raronius. At!n de le conduire a sa pep. ~<~ ptt/«<'< fection, il eut lit patience de le retoucher et de le transer!rojusAu dire des jugea :}U~ ~x fois tout entier de sa propre main. d autorisés. les ~M«H/<'<u f. Satian ~ctublont écrites avec la do" saints docteurs plume Kn 1~7 te t*. Fran' ois Sottier, dejA connu par divers ouvrages commencé asccUoucs traduits de l'italien et de l'espagnol, avait '/w (les (les et royMMM<c< la publication de t'<~o/~ t'«-/<~a~MC son manuscrit par ces Japon. Au mois oe juin 16~8 il terminait Je nuis seconde décade de mon llistoire Japonaise. A mots A" f. 1. Dom préface, Gucran,:er, << eox~oMne.
2. 3. 4. 5. 6. Xouf te'teoJM')" plus toosacMent sur ce Mjet au to'ne v, fhap. <M). Son)toeno,:f). t. tV, co). 720, tome V). M). t8!8. 8u)n)nc~0i!<'t. 1. t. col. 7M. Ab~nn, op. f'<, p (le t'.t~t~aMfe «c ~fonfe, t. ), p. tt7. l, De GuXhcnny. t~Hoto~e ~c t'.t~h~Mfe )e ~fHo<o~e COaP~GXtE t~tS. – T. Dt.

a?~

SOUS MCHEtLtEU.– PREHtKRE PARTIB.

la gloire de Dieu qui m'a donné, et à la louange de la Reyne des Vierges et à l'honneur des saints Ignace et Xavier qui m'ont obtenu les forces de le conduire à ce point, le soixa~te-dixième an de mon âge. Mtt mourut quatre mois après, dans la résidence de SaintMacairo près de Bordeaux. Le Père chargé d'achever l'impression de l'ouvrage y ajoutait quelques lignes a la louange du laborieux vieillard Les lecteurs, disait-il, lui ont cette obligation d'y voir clair maintenant dans l'Histoire du Ja, si fort embrouillée avant qu'il y eust mis la main, qu'on y connaissoit aucun ordre; la peine qu'il a prise pour le public mérite que la postérité qui jouira de ses travau\ en conserve et honore la mémoire Kn <6M un autre ouvrage tustorique d'un Jfsuiio fit quelque bruit au Parlement do Rouen. Le ~7 septembre, la Chambre des Vacations interdisait la vente d'une ?'«A/e CAfOMo/o~w publiée oous le nom d'uu sieur Tanquorot, et citait celui-ci à comparattro devant la cour pour avoir rangé parmi tes hérétiques un avocat du Parlement do Paris, Pierre do Cugnières, qui, sous Philippe do Vatois, « avoit auutonu les droits du Hoy contre tes abus et entreprises do la juridiction ccotosiastiquo Ce sont les termes de l'arrêt ?. Or tf véritnt~o autour, comme le deotara t'accune, était le P. Jacques Uortrix, recteur du cutiëgo de Honon. Le 20 dé. cemLro, apr~s un viotout réquisitoire do l'avocat ~én'at. Le ttUorchoia.cuntro "certains esprits desguiso)', cootrairesau droict commun et mal affectionnez à la franco u, toparh'moot condamna la ?~&/p C~o~~w coMmo « ettcripte en plusiours cndroick contre la veriM de t'ttistoiro, contre tes lois et bonnes maximes do t'Estat et ordonna que h's ptanchca et caractcrca en tioroiont rompus o. Toutefois t'urrét no dit mot des Jésuites dénonce par l'avocat général. Tanquerot et l'imprimeur en furent quittes pour do tcgèrca amendea. tt. Apresi'histoiro voici la poésie, roprfsonteo par tes PP. Collot, de Lidct et Le Moyno. Le P. Loui~ Cottot, successeur des PP. Potau et Caussin dans la chaire do rhétorique au cotR'go de La r'tèeho, donna au public un itMO un recueil do ses muvrespoftiquoN, contenant trois trau gédies ~t~<c«, .Sa~of, C~M~o~N; ne tragi-cotneuio, A« ~<'(?f. t. Abtam, p. p. tt6, t)0. o 9. te ~fCMM .<fo~. .XVt,ano. trao, p. 65t-SM. <

8. ~d~nt, p. M<. Cf. fttnofM dea ~oMf<on< ~M</f<, t. ))), p. 3M) WifofM dra Parlement de ~ofmotjfc. t. IV, p. <23 et autt.

Floquet

TRAVAUX ET APOSTOUCUES SCtENHFtQUES.

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naM~, et quelques opnscntea Rotrou. grand imitateur d'Euripide, de Plaute et de Séncque, oo dédaigna point d'imiter aussi te P. Cellot auquel il est redevable de deux de sea chefs-d'œuvre il a pris le sujet et les personnages de son C~o~o~ dans celui du la pièce la plus romantique qu'on jfsuite pour son S~Cpn~, il a puisé largement dans l'4<A~t, abrégeant puisse imaginer, les trop longues tirades, mais prenant les principales scènes, les personnages avec leurs noms, les plus beaux vers et les plus beaux traits qu'il se contenta de traduire 3. Le P. Claude de hidet, régent de rhétorique A Rouen et à Paris, pabtia un poème sur la Prise de La Rochelle, et une tragédie, Arsace, qui fut jouée sur le théâtre du cottfge de Ctermont au mois d'août 1030. A Rouen, il avait compté nu nombre de ses élevés l'ierre Corneille Lorsque plus tard il lui offrit son t'oau traité sur la thcotogie mystique des saints le grand poète remercia son ancien mattre en lui adressant, comme témoignage do reconnaissante affection, six stances de dix vers. Retenons seulement ta dernière qui résume toute la pi~co Je fus ton disciple, et pout-~tre Que t'houreux éc!ntde tm'a vers f.blouitassez l'univers Pour faire pou do honte au )ua)tre; Par une plus sainte !Mon Tu m'apprends da quello façon Au vicoon doit fairo to nuorre. Putssé.jo en user encore mieux, connnHje te dois ma gloire sur la terre. Kt Puissé.Jo to devoir un jour cette dea cieux l'lus connu ~uo do Lidot, Pierre Le Moyno nai~saU alors à la célébrité. Abandonnant la composition !atino que l'on cultivait avec soin dans tescottégcs de la Compagnie, U s'adonna do bonne t. SototnMtogf!, eot.CM. t. H. 3. B. DMtbitapt, yumant~Mte etott~tfM, . 2G9. (te< Ao p 4. fMtubtemeaten <C!0.<6ï)tCoMeH)oova)tatoMd)<-ntufaoo.Pat)ot tMpttt~cn). fêtât unottajucUon ta twMtpartafotataut<ufdîanut)qt!eoa Mtattqoe quelui<a)t)t versd uomoreMu la MoM~e. Cf.<KuoM'<Cof«e«fe, mt. <Mg3!ef, 1, de de < t. t da p. «. AaM. a Ayc<'e ~OMCM, <67. p. '6), 6. La M<o<o~<e <a<a<<, <on< dM ot< Mp~en~estM ~<<M~Me<~e~fe<MM de ta Of<!ee. Sommet'oget. < Cf. tV, col.1807, S09.
a. Chardon, Ka de ~offOM, p. tM. U&. 8. Ba Mte do la M<'o<o~e d<t M<M~, o eté t<ttopHtn<' par to Mercure, décembre t7:7. p. a8i)t. Cf. Ofa~M de (.'o~tctMe (Bdtt. Regaler, t. X, r. 3~.

3~

SOUS tUCHEUEf.

– PMEMt~E PJ~TiE.

heure à la poésie fraot aise. tt avait eonmtence, en <G26,sos etttdcs de theo!ogie & Pnot-a-Mousson, quand il fut obligé, pour un motif accidentel, de tes intet'rontpre. C'~t à itoims, où il avait été en' ~.«t«$ /c~«~p, recueil voye, qu it put'Uaen iG~9 Les ?ftOM~A<'$~<' de pièces diverties, chansons, tttaucp~, Mpigfatnnx's. sonnets, odes, </<* etetfies, eg!ogues. t'ue des odes -S«f /ft < o~~fy<«~«« l'isle 'A* M~ avait déjà paru en t037 Le recueil <'mnp!et.qui porltit ~'<M<~M!0<«r du t*. !\jurier, pM\iociai de Champagne, altira l'attention du Il. itp!t~sehi.Craignaut que l'inclination du t*.t<eMoyne pour la poésie ne le detournAt de travaux plus sérieux, il <tt fcontmander au ttccteur de Pont'u-Mou~ux de vciHer Apo que te jeune pcUgicux ne se tivr.U pas à la vctsitieatio!) au dchimen) de ses études Si{;na!ons eoct'ro pat )ui les écrivains de la mCrno époque, les PP. Jean t.em'echou, <!u!<')tgctet Vi~cr. Le P. Jean Leurcc!t"n, dont nous avons raconta la vocatinu si ~«~Mt«<<~<~ Cet éprouvée, est l'auteur des /~f~~Mts t't eut prieurs éditions. ouvrage qui obtint une certaine v"~ue est un recueit de pt")dc:neit ptaifans et facétieux d arithn)' tique, geumettio, a''tr"tog!t\ optique, ppr~pettive, n«'cauiqm', chyntio, ci autres rares et curieux secret')~ t<et'. Jutes'Ceaar Mutenger, le potetnisto qui releva avec faut do succès tca etreura do Uup!es<it- Mornay t"u' haut t eucharistie t, tu~7 d!vcr« travaux sur tes antiquité!) rontaines, co)))pubuaeo tnenees t"rsqu'U était pr~fseura t't'nivcrsitôde t'iso t.e P. Frant;"is \i~')'. ht'!)t'')itte di!'tint;nê, tradui'<it ''x tatinta ~t~f~o~M t'mtt~/tyMp d Hu''ehf, et coutp"sa un traita d's P~Mf~OttF <<0/<SM)f'<<' /M/'<a'/M<yff~M< t)o voit par cette esquissa rapide que, ~epuia tes huxddea ct't* des depbito!ogiejunqu'aM< p!u<< hautes spt''cn!ations de !a neifoee, les ~eauitfsoo restaient etrau~eM a aucun dcvetoppomentdtl'esprit humain.
) j 3 ) SotnmfttOKct, ). V. tôt. t3M, )~t. ~-n~c tto t'.t~nfM) au t*. t'"ut)ft. n&<nM. ajmmcno~,t.)V.cn). Voit t. Il, )'. 5~H. )2 now. )HM (C.))np!)n., Epht. Gen.. 1. t

5 Cen'est pa*fommejésuite f"< que tintenger ptofc~tota fh'' t op~avoir doute"o''dansb fontpa~ate, t'atat)nutth-e il aufsadfratcdp.) y MatM t fn pa<&6 fa~oMbtemeat attufitti pat le P. (!~M). Sawtnt ommf, d <620, h qo<')')up tdtfaTto st (! < MtfaHem«nt peuUterm, XMebe<atien sontn&tn!taat<' rtMtnpte une ('* paf t a il C en t<'aut~M te)eup~tteuta'adtntMnt la pMKMten tnoatat<< ahoK ?28 qoe (~Matn, p.t~ o t62-t6~. O.Sonttncttbset.t. eo).?M,?t9. VtH,

THAVALX KTSCtEXTtHO~ES.~ !m APOSTO!<t0~t'S
il. Un livre publié par le P. Jean Grillot et intitulé ~.yoM tle con~tOH, oit .V(!)«'<' ce ~<«s'f~~Me </<<M M~Mo</<* (t/< <r(!OtM< «;&tCMfCUt//e<~M«~P«)0~ ~M~tt~MM aUH!OM <cc~&fp nous amène &parler des victuncs quotaCotndessus fournit au H~au qui de <M8 & tu30 ravagea le pa~oie ceutroottetXtdtdo ht France. Mans cet espace de hoia ans, la seule province do Lyon donna au c!ot une gturïcuse phatange de <juatre*v!ns~ 'Martyrs de la chanté "t.'tndignatiundivioo, tisons, nousdans nno relation c<'atemfcsxcntk avec des oneta pradtporaino, s'est fait pu!!Matnmpn< ~tpux en ce toyamne do Franco, cette année t0~, et sin~nM~rc)neo<on la ville de t<you,ta<)uette a e<p<!r!)nont~au< despena de h vie da plus do soi\an<u tniUo pofsonnes, «ont'ien ttiou est tort itdc en la vougpancp <pt'!t prend de nus pcchca MOn attuau pesage dos troupes condMthmtt~n~r~!otnent!aeontaKton les en t'tthnoot par tonarq'ns d t~en~M.Le 8 août quot~ucs cas t!o pot.tRfort'nt s~natot it La <tuutotiùt dans les prent~ra jours t doticp~mh)" !o tt~au K'gnatt su<*inte ta ~Utc. L<'schâteaux do la n"!dcssc vo!s!no. les phtorcs<ptcs maisons de campagne uu la huur~coistM avah cru lui ~chxppot', les vUtagO!)ot sah~tfea qui c"m'ut)ne)tt tes cutcaux du Lyoaoa!s furcnt \!aU~ comme les vio!t!ca el etr<'itfa rues do la ctt~ Toua ccu~ qui avaient pu tt'"uvcr un aa!!o ou dehors, a'~aieot nt)d<). L' t't'Mtt Mtnimcs, Carntoa, M parlaCapueiua, <!<!co)!c<'<, Kèr<'at les quart!cr!< do la v!Uo ot les hôpitaux pour as&itet'!es tntdadca. Les rc!!gict)x do !a Contpogt)~ no n~tt'rcnt à toMacos huas pcrm puur coMMfeur tMuppp et prendre part a leur honul ra!ee~e)<cc. Pour furtoux qu'ayc eat<)tomat ono'ajaMaia t mtt'tfomptt ''a ~g!b)cs dea Jt'au!<C!i <?atxarciccN ordinaires da cchto C<'mpagtuo, tncsmutQoutdesstrmunN tea jours du dimao'' cho et de fcate, et les trihunau~ eftoioot toujours tvutpUs de dix ou dnuxoconfessoMrsIlui Mcevu!oot touaeeM~ qui s'y pj~seot'dent. ttavantago les aupôr!cMr!< pères nnetoas oc fa~oiont ot uuUo dif<h:u)tu d'aller au Htutcau, d'eateodre du rumpaU les 'uatadcs. do faire doa sertautM et oxhortationa en Ja cour de
9. Cf. AtfMtabc, ~ffo~ ef t<fM)nof fAaWfoM~. Ra~natj, .Va~Mf~o Bff <-< ~<-<~M n'f m<f<uMt ~n'<U)ft pfo~fttw tf~o~ fontpa~~o. t<<;on<<~o MtOfo~tfO.

t. Sommctwoxc!, col.<8ï9. 1.1«.

3. Betauot) cootagtoa Lyon ~c~f<M/)wHfo<t,XV, 1628 3& dela de (te (. M. p. tt outw. 30. 4.Relationéjàc)t<c, 35, d p.

SOUS CHEUEU. PREMmRE M PAMH!. Samot-LauMns,de confesserceux qui alloient &t'hospita! et aux mesmes jours les monastèresdes fillesreligieuses, partie pour dire la messe&celles qui n'avoiont point de prostré, partie pourtes consoter, et tes assister' là Sept de ces héros de la chanté, dont le P. a conser-~tes noms, tondront victimes Thcopbite Raynaud det'épid~mie Nous citerons parmi eux le P. François Bouton,ancien missionnairede Constantmopto.ouit avaitsounertuoo longue et dure captivité Sentant approcher sa dernière heure. il se trolna au pied du lit d un de ses compagnons, te p. tgnaco i'ompone. qui tQi.môn)o ëtatt au pins mat Apr&slui avoir adaunintstrô tes dernier sacMtttfn~, il étendit à ses côtés en !o priant do lui rendro te même service, Il alla peu après Mcovoir au ciel la recompose de ses travaux3, Ce fut ogatement au mois d'août 1638 que la la vittode RourKes.Plusdo six mille habitants poste éclata dans prirent la fuite. Ln maire et tes cchevins no désertèrent pas lour poste mais il ne resta qu'un sent conseillerau pr~idiat, avec deux membres du ctergô et un professeur de l'Université. Quatre religieux de la Compagnie ~quatre Capucins furent presque ~eutsa confesser et à consoler tes mourants. Deuxdes Jésuites, le p. Baraceet son compagnon succombèrent; les deux autres surv~curcot A ta su io des priera publiques ordonnées par le maire et d'un v<.u faita Noire-HamedoUcsse.ta matadic au mois do dec.'mt.ro ello avait fait disparut comptctomem près do cinq mille vieti<nos*. La mêmo anoep mourut a ttcnMsausprvieo des pestif~s le Frercseotastiquo C!a.,do ttousMt. Pourobtenh-de son .up~ricur la faveur ~'f~ ~~ga par ~u a plusieurs pratiques de dévotion en l'honneur do la Très 8.:nte Vierge. Sa demande ayant été exaucée, il prodige aux malades du grand bôptattps plus tendres soins pendant quatre jouM. après tes. & 11 v~if: peino algéde vingt-huit ans
t. Hetattoad~~ ttt~, p. 85. M. 8, tteintion ellèf,p,85.34. déja 3. Votr t. <H.p. 0«. 6)7. 625. ~t' :Aaett. de i'iaaee, 1. Il, p, 403, 4, Délibérations du conseil de .lUe (Archivescomm. IIB, n, mun, de Dou~8. tnaa. r, 0.18), cr, t.18f, 1?8. 114, 2301. IIs,nat. piatolre dit iterry. l, IV. p. ,n8, 6. ~hgemïw, p. M8. SM. ~no~e,u.

~8

AUSERVICECM PESTt~RËS.

3~9

Le Frère Jacques Vasserot.coadjuteurdu cottégedeCarpentraa, eut le même hooheur. le 86 décembre 1688. Dès l'apparition de la peste, il avait sollicité la grâce d'exposer sa vie au service des mourants. Après avoir fait une confession générale, il s'enferma dans l'hôpital, où, durant pmsieurs semaines, il dut remplacer les médecins, tous emportés par la violence du mat, et prodiguer presque seul aux malades les consolations de t'ame et les soulagements du corps. Atteint une première fois de contagion, il échappa comme par miracle et reprit avec une nouvelle ardeur son (Muvredo dévouement, t'ne rechute l'emporta !o lendemain do Km't, quand t'épidémie était déjà sur&on déctin*. Sept autres rougieux du mémo coMége tombèrent victimes de leur charité. L'historien du couègc d'AuriHao nous rapporte comment, en cotte même année, les C'u'do!icrsot les Jésuites, secondant le pré. mior magistrat do la ville, re)pvaient les courages abattus, soignaient les malades, enterraient tes mort~. Le P. Jean-François Martmcourt avait été au premier rang de ces braves. On nous t'aura gré do reproduho ici la lettre par iaque!!oit demandait au il. i'rtninciat la poru)!'miou de fie sacriMor. Uieu, provoqué par tes péchés apéciatemeut du misérable pécheur qui escrit ce mot, a afuigo natM AuriUao, deux pe~onnea ostans morles en deux di~rsos maisons, cette première nuit et matin de ia Visitation de la Vierge (:ijuit!et). Et bien que~ostimo qu'ii y a plus d'appré!<onsion quo do rée!, toutesfoh) tout est en euMy, et on croit et craint que la mal sera plus grand. K&tant inutue en la Compagnie et homme de néant, et d'aittours par mes péchés cau~e du mnt.joprioct domando à Votre Révérenceque de justico je m'expose. Si Votre Révérence l'accorde &d'autres, ce sera charité, mais pour moi co sera suivant te démérite do mes péchés et comme ta vengeance divme le t'cqu!ort. Et ai Dieu so sert de t:o moyen pour me donner îo ciel, casera nn exeéada sa mi~Hcordo. J'en prie Votre ttôvérence p~rto sang do Celui qui, comme jo t'cspore, lui auggérerade mot'ootruycr. Certainement, s'it faut avoir pou d'appréhension, en ce cas j'assure Votra ttévô renco, soit don de Dieu. soit mon estourdtsaemont, quo jo n'en ay point du tout. Et do bonne votontô a servir en ccato extrémité, 270. 1. CotdMa.op.fM., ««.a. )S3.–Ate8ambe,p. –W"('fos<t !t, p M8. ). 9. Wooh~.t. t,f. tt. comm. 'AoH)' d B.Boaqate~ of<ee<uf~e ~ fofM~etf~M~Mac, Cf. AMt!*M p. M. f des ()0t?.t6t0). . t30. 05. lac,M. MshttM t!t!)b<mt)on!.

?0

SOfS HtCXEt.tEf.

PREH~MK PARXK.

j'en sens plus que je n'en mérite. Plaise à Dieu me i'augmnteret que je puisse vivre et mourir pour Co!uy qui est mort pour nous. Par lequel, au saint sacrifice, comme j'oiTro & son Père ma vie et ma mort. l'unissant à son ourando. ainsi es mains do Votre ttevercnco. je iuy résigne la mort do ce tronc inutile, mais sec et propre à bruyères feux de sa juatice éternel. Je conjure Votre Hevërence par my.mcsme m'aydor à changer ces peines ès Mr. vicosd'une expiation, et ja la prie y joindre sa bénédiction paterne!!o t ne supplique si bumb!e méritait d'être oxaucco. Ce fut avec un joie toute sumaiureue que Je P. Martincourt se jeta au milieu de la fouroaMo qui consumait tant de matm'urcux. U v dépensa sana r~servo durant quelques semaines les h~sors de son ardente charité puis dévore ïui.mémo put- le ma! impi. toyable, il accueillit courageusement, tes yeu< ~.ur!o erucinx, la moft qu'il avait ambitionnée~. A Tournoo, dans dea circonstancea anatogue!), dix t'eres du co!t~e avaient oncri teurs servicfa au tunsutai. L'un d'eux, io P. t'ierre t'ournet, succomba bientôt A ta peiner t.'annco «iao ne fut pas moins féconde que la précédente en actions héroïques L'épidémie ayant reparu en Uauphine, les Jésuites nttcreoi comme de coutume au-devant de lu m"rt. t<c P. PiorM Brun no craignit pat de s'aventUMp au milieu des vit!oa et des bourgs tes pmaepronvts. tt était dans la petite vMt~de 'fboin quand il no sentit frappti mortellement en fcee vant la confession d'un malade abandonne, Il t4uec"H)ba quet. quos juurs âpres. beureu< de donner sa vie pour te prochain~. Au mois d'avril ta peste ectata dant Cédera. Le P. Claude do Sainte-Colombo, qui y pr<'<hait te catomo, s'<'tfrit ausaimt pour porter 6ooouM aus victimes du fléau. Les ëcbcvim), loin d'accedor à son deaif, rebug~'rcat o se ~fugior datM un vUtage ëtoigno do quetqttca mittea. Mentôt la eonto~ion s'~pndU jus. qu'au t!eu do sa retraite, et te Père, hcufou< do se sacfMief. pMdigua jour et nuit aux malades toua los soins do rame et du corps, ti mourut !ai mémodu mal qu'il avait aaroate par d~voMtnon~. t. t.eUM ttuP. MMUneoutt OcnfMt aoP. (TotoMoao necMtoatnm) ptov. ~a'fnu. a. Af~tnbe, . a: p CofdMa. X«t, a. tt?. 1. < CohIaM, X)V. . <9i. ). o
0. tfsdt< 3. Nadasl, <<HM'M ~ff. M<'moy& t mt. – ~Mofoof, ~«o~f, Il, <s? M. <M. p. MO. – CMdMa, t. JttV. a. <2t

AU SERYiCË DES PESWËHËS.

281

Au mois de juillet ce fut le tour de la ville d'Avignon. t!n t'èro et un Frère coadjuteur, envoya au secours des pestiférés, trouvèrent auprès d'cu\ uoo mort ttiorieusa. Ueux autres Pères et ceux Frères les tomptacèrent; au bout de quotques mois ces derniers succombaient, mais tes deux prêtres purent remplir leur héroïque mission jusqu'à la ttn de l'épidémie. En moins d'une année la ville avait perdu six mille habitants. Tant que dura la contagion, tes P&ras ae tinrent à la disposition des pénitents dans l'église du cottège restée ouverte, Le P. Antuine Fournier y prit !o germe du tuât, et fut la cinquième victime. Un autre t'èro du coUè~e organisa les secours contre le fléau, à t'zès, "ù tous tes ministres avaient abandonna teu' poste. Sa mort éditiauto contribua grandement à la conversion dos horctiques de ta vit te'. A Aix on Provence, la p~tc s'était dëctaree le 3i juillet. t.a encore tes Jésuites se dévouèrent sans merci. Fauria do Saint-Vincent tes cite en teto dea reti~iou~ qui en cette occasion se distinguèrent te ptus~ n. Troix Frères cnadjuteura. un novico scota'<tique et deux Pèrea <aoururent A leur poste do combat. Parmi ces derniers nous devons mentiounet' Ëtz~ar d Oraiaon, Hts atnè du comte de Boutbon. Sa famille l'avait pressa de )i0 reifugior prca d'otto et de «8 souatrairo ainsi au ucau; mais t'intr~pide apôtre, sourd à la voix de sea proches, ne jota nu plus fort du dau~'r, dan!* t~a huttes de SaintHutrope, ait gisaient tes pauvres do la camp'tgue décimes par la peste et la famim'. )t tomba au champ d'honneur~. Quelquos joufs ptus tard auccombait a son tour la recteur du fottogo, le P. JacqueN tanard. dont saint François do Sates Il )t <'st non «eutemont doctM religieux, mais encore d!aH tout spirituel et tout de Uicu~. Il H fut très fc~rott~ de la viUo et de la province on il jouiMait d'aoo grandt réputation de «aintotë\ Lo P. Jean Loyre. atteint de la contagion dana les infirmeries orguni~ea au couvent des Minimes, resta p!u9!onm MCtnaincaentra la vie et la mart. A peine guéri, il vola de nouveau avec un grand courago au Bocoura des p~tiferca de MaKeittc. t<Aencore Dieu le préserva, et it revint & Ai< « vïc' tt 1.Ch<MMt, ~M<~< h t'Mo'«'< <).tft~noM. aM-!3t. <.M p. 9. aoiXtbtM, foM~f'o~a~CoMft<m p. <&. te <f~<jf,

980. – ~Hofo~. ). M, p. t~. 8. CofdtM, t. XtV. o. <tn. Atpgambe. <.) <M <<M 1.1, p. M2. pMmM~t fvMe~«M< de ) <tM<!M<Mt. 6. CotdaM. 1. KtV, n. t<8 – Alegambe, p. 380.–M''Mn~< t. n, p. 65t. eh)n, .<tM)(t~<dit <o<M9<*0!~ Bourbon d'~tf, 1.1. p. M*M. f

M6.

2M

torieux œuvres. u plus glorieux {encore~ Le F. Philippe Le Port, coadjuteur de la résidence do Marseille, fut aussi respecté du fléau bleu qu'il t'a)trontat toujours avec une rare intrépidité'. Vienne en Daupbiné fut témoin do l'héroïque dévouement du P. Pierre Richard. Depuis longtemps déjà il avait fait t'appreutissage do la chariM envers les pauvres et les n)a!ades de la ville qu'il ne cessait de visiter. Quand la peste s'abattit sur 's, celui qu'ils n'appelaient plus autrement que tour p~re tt'cmptoya gencreusement a les aoenurir et perdit la vie dans t'accomptissement de sou périlleux miui'.têre. Tous le pleurèrent, et les consuls de Vienne, louant bien haut son z~te, promirent au P. <!encrat de reporter sur le cottego le témoignage de teur reconuaiManco~. En l'unuée t6~0 le ucau sovissait encore dans le midi de la Franco, et le dévouement des Jésuites no se ralentirait point.. Parmi les nouvette'' viotimet, nous nommerons tout d'abord le P. Louia ttouiitft, missionnaire a Montétimar depuis plusieurs annéca. A l'apparition de la peste, il conua le soin Jos viita~es a son compagnon et M chargea seul do la ville, d'où s'étaient enfuis tous ceux qui auraient pu la soulager. Chaque jour, après la célébration du Miot saorince, il parcourait tes rues, te cruci8!<à la main, baptisant tes enfants, administrant tes morts, mendiant pour tes retigipuxea eto!trees, relevant par se~ paroles et son exempte la ltopulalion abattue. Mais tant de fatiguea et la violence do t'épidemio vinrent à bout do M vaittancc. Quand 11tomba, la ville entière" parut frappée en sa personne ti expira ta t6 février, en pressant sur sa poitrine to cruniUs qui l'avait soutenu dans tous les combats*. Avec la peste, la famine avait visite la ~iite de Chambcry, et ces deux Ocau!: ontramaient à leur suite des misères sans nombre. Le P. Louis do Serres, recteur du collège, so muttiplia pour venir en aide & tant d'infortunes, (trace aux aumûnca recuoitties de porto en porto, il fit distribuer durant six tnoia des secours A six cents pauvres. Confiant dana la Providence, il avait donne t'ordro do ne rien refuser A personne. 1.Souttt~,AM Mtt~M f) .~OM~Mf, t9. p 2. t~eUte eatooM~au P. OOoM.:a ~nttet tMO(Lugdun., p);t.ad Gta.. d E e n. 69). – lettres doP. AMhtaot t duP. (Mc~atauxtooMÏt.<9et 30avril<0:a de Wtcnne, 50). f.CotdMa, «v. o. t<<.– AtEgttnbe,9!0.. 00. C totnm. t. (AKhtt. – Wnoh~. tt' P – Ategambr. M). – WHotoyc, p. 953. a 1. t. CuïdMa, Xtv, . t2o. p.

SOUS MtCHEUEU. PR~tÊME t'AKHE. 'I_a. et du mai des ses bonnes

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A)t)E COXGt~UATiOXS ALX REUCtKfSM.

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Plusieurs de ses subordonnés avaient déjà payé do leur vie leur dévouemeotaus mxtad~a, quand lui-même, le ajustât, partagea tour sort et leur gtoire*. Le P. Forier, dans son ~M~oMc des ~~M-~o~~MM, nous les Jpsnitcs du coMcge d'Embrun M prodiguant au montre chevet des moribonts et trépassant tour & tour, tandis que le Père Rectenr, seul survivant mais malade, servait en l'église t! employa au soulaNotre-Dame do chappetain et de tout2 « gement dos néce''<'i<<'ux non seulement !a pension des <tésu!ic!t au-'tossu~ de !a rente annuelle, plus de mille défunls, mais, esoua dont le co)icgo se trouva pour !ca années su!vau<es endebtô d'auttnt~ Des ï'apparition d fléau a Bordeaux, le P. ChartfNdo Lorraine, bien que sountant. '~a!t a!!e solfrir aux autorités do la ville; mais les tna~)''h\tts n'eurcut garde d'nccoptor sa demande; ils Meconton~runt do t'inscrire sur leurs registres pour servir de témoignage a ta p s~Dté*. Le supérieur de la maison professe dut même, sur i\'r'~o du P. Prov!nciat, «o reUrorquotques mois a~Saint-Mac'titcatin d'y t'établir ses forct's defait!antoa. Piu~eura autres Pcret so dispuh'rent !o poste de périt et d'honneur t'un d'entre eux y mourut, !o P. Bernard Cibot, qui fut inhumô dana l'hospice Saint-Mictu't, théâtre de ses exptoita' Nous avons sigcitt! les principales victimes do la charité dont nesannates et ics h stoires locales nous ont eonaorvcto aouvenir. D'autrea succondt~rent. Sombrons furent ceux qui, après a'eiro do dévoues, n'eutent paa la <;onNo!at!on cueillir ta paime du do leur ambition. Dieu, écrivait te P. Gcnerat martyre, objot au Recteur de Kud<'<,toa n resorvéa pour de nouveaux travaux, ann d'augmenter te m~rito de tour sacriSco". N <0. Pour eompt~ter !e tableau do rapoatotat des Jéauitea français) à cette ~o~Mo, il nous resta a dite la part priso par queique~una d'entre euj! à !a fondation ou aux progrès des con' grégatioas rctigicusts. 1.Utt<'MO (Lut:uo.hht.,1.1.n. M,60}. anauaf t 8. yo~. ~fo<~ ~M~~M.~WMMM, M,p. <<M.Mt. t.

9. W<& <. !t9ubtu<Mt.Ao tVt'tfH P. CAa~M de ~o~M~w, p. 9M. B. UtteMe 6000~0 <6M<A'tu!<an.ahtorta,n.~). Cf. t.afOM:), t~no~ft de, p. <M.

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0. t<eUfe P. G<o<M! P. Jean ~ebrot, tnaM<Mt(TotoMn. du au 6 BpM.Cen., t,l),

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à-Au temps Compagnie do Jësus établissait un collège & ttoaono, vivait dans celle ville une jeune Cite, Jeanne Cue~ard de Matet. que ttieu élevait peu Apeu aux derniers sommeta mys* tiques'. Ut s t'aaoëo tut9, quand elle n'avait que viust-troisans, Kotro-Sfigneur lui présageait déjà son rùto de fondatrice d'un ordre nouveau, dans des visions mystérieuses dont atoM eUone comprenait pas toujours ioseos~. Prévenue du gracpasinguuèrcs ~dondo contemptation infuse, oraisonde quiétude. extases), Jeanne avait besoin lie directeurs éclaires Dieu lui en donna dans la personne do p!usifurs Jésuites. Le P. Coton venait aouveot ri Hoanoe. t'n jour oUoentra par hasard dans un confessionnal on il se trouvait. Les parotos nuavemont ardoxtes du venerat'ta religieux répondirent si bien aux dispositions de sun Auto, qn'otto la tni dovoita tout entière. IlJ'avoue, dit.e!)e. qu'it a et~ !e pr<'mie!' ft're auquet j'ai déclare los miséricordes do Dieu envers moi. Sa douceur était un hou hameçon elle d'tnoait aux âmes les plus cratotivea ta oonnance d'* s'ouvrir a h)i~. Uana la suite, elle fui ton~tempa dirigée p«r des t'ere!! do ta Compagnie. Tour il tour tes t't'. AntoineParot, Jean de Yiitars, t'tntippe de Ncaux, Nicolas Uupont, Barthetemy Jaequtn"t, la guidèrent dans les voies de la perfection. Lo dfrtuer tiurtout fut pour elle « ju~o en dernier ressort de toutett i~ questiona capitdtett'. u M l'avait cxaminea avec Kotnet J'avait rasauroa eu lui déclarant que Dlou était bien fauteur do tout ce qui sa pasiMut en eHo. Uoodos premières questions qu'ette lui yountit fut ceito de sctt aspirations & la vio du etottre. tt lui nt a co oujet une réponse où paratt, avec une rare prudence, comme une vue prophétique de l'avenir. Apreo avoir demandé tumiore & Noire vuutt conseiitor f.eton son bon plaisir, jo me aonN Seigneur pour prcssô do vous di~ que co ne serait pas votre mieux d'etru enfermé dans un ctottra. L'état où les fréquentes visites do bleu voaa mettent requiert une condition oaiatemeat Mhro. t~a «racea cxtraotdmairca que voua Mcove!:demandeut une vocaUoa e<traordioairo, taquctto. si vous ôtes bien humble, voua sera

SULS n~OKt.)KL. ou àla

fBKAttKMEAttHE. P

1. t<e<~ ~t~ffa<f<' .<~«'CAf-t«~t .Vnff~, <~ /!M)<f«~j<-<'<~<On~<'<<M tf~a ~fMfa~et Aa~Mowmfot.pMla M~e Satnt.KMM ~MM. u~teu~ du do « d monMt~eo ~oa. CetoatM. bteadoeumeatO, a été<MM d'M~ testnMOKWte ftsavoiraVie t ot<s!nem. dela M et autographe M~fode atet taRecueil manant dola bièrede)~<y. fontenipoM~p. sa 9. vie Mto~ e. <ut. – l'le<f<- M. <<e la ~«M, p. &3. 9.e~t~f.et.t)t. 4. «edc A Jt. Volet,p. a?. Surle myaudMM dotaN6M deMatet. oJt w Bt<mM<p.«t.,t. V),p. 20?et eutw. o

seule, si voua allez prendre te voite quelque part, et il me semble que Dieu vous destine a aider le proch&!n. Donc, mon conseil est qu'attendant ce qu'il plaira au saint Amour do faire do vous, vcuNcontiHuioxdo !o servir Mètement dans i'état "n vous êtes, sans aoxictwoment penser a autre chose et, luisant ainsi, l'heure viendra ou vous verrez à découvert ce que vous devez entreL'avenir attait montrer t'opportunité do cette doci* prendre'. sion. Ce fut encore !o p. Jacquinot qui trancha (et certes au gré du Uivin Mattro) la queitHon de la communion fréquente. ttans une apparitiott, Noire Soigneur, après avoir enc"uragé!ajouoentte, avait ajoute hia A ton cnnft'ssour que je veus que lu me Mfoivcs toustc!<j<'))ra~. MLeP. do Vittar'), auque!Jeanne s'adressait alors, hésita; tnoia te P. Jacquiaot c<'nsu!t4 donna aMstitot toute pornussion. Combien il avait ainsi répondu au désir du Sacr~ Cn'ur. Jeans toi-m~n~ daigna le d~ctater a «a servante dans une do ses premières connnunions quotidiennes. <'J'ai boni, dit-il. el bénirai ce p~'re do ce qu'il a connu ta faim et qu'it y a pourvu. Je le délivrerai do sco ennomia aux jours mauvaif en compense de sa char!tô~ n Tuue!<ante parole, précieuse assurance donnée au\ apotret de !a communion fréquente. Ceci se p~oait au mois d'août <0~u. A partir da ce moment Notre Soigneur multiplie seafavoura; de plus on plus o!airotncn<. il manifeste à cette âme prMto~iee ft~n grand do~eia sur elle. Je t'ai destinée A instituer un ordre souf mon Xom et qui honorera ma Per~onno, incaruee paur J'amour des hutnmca. Uo mptno que j'ai chois! te btonheMrou~ Iguaco pour instituer uno compagnie d'hommeasonN mon Kum. jo t'ai oHohiepoMriattHuer uno congrégation de t!Ucs*. u Pu!t), daua des visions aucceaaivea, 10 but, io plan, io caractère du futur institut N0 p~oiseot. Le <5 janvier <&a5,pendant qu etto assiste a la tncMo du P. Coton, Jeanne do Mate! connait par rcvoiation le eoatumo que devront porter sea retigiousea la r<'bo Manche et, te manteau roo~o. Un poa plus tard, étant en oraison dana t egliM du cottêgo, eUo voit uno couronno d'épines au milieu do laquelle était marqaé le saint nom de Jésus aM-desauad'un ccour percé de trois ctoua et t.) 7~ ~? Jt/MM, 68,69. p. t. Vieautogf., . imm. c

AME AUXCOXGRëGATtOXS HEt.M~SBS. MS manifestée en son temps. Vous .· travaillerez pt~sqae pour voua

3. v<eaa!ogf..c. mo~. <. Vlo autogt., e. «st. – tYc de /« /?. dJ. ~<V<

p. &?.

286

SOUS tUCMELIEU.

PREMIERE PARTIE.

renfermant ces mots ~ntor ~~M~. Et Notre Seigneur lui dit de faire mettre sur le scapulaire de ses fidèles épouses ce qu'elle a vu dans cette vision', Puis H la pressait de se mettre à l'œuvre. Mis au courant de ces faits surnaturels, le P. Jacquinot fut d'avis qu'on ne devait pas attendre davantage. Quittant donc la maison paternelle, Jeanne, avec deux cumpa~ues, Catherine Fleurin et Marie Figent s'installa d'abord dans une maison appartenant a M. de Chenevoux. Cinquante ecus composaient tout leur avoir. Ainsi naissait dans le dénutuont l'ordre duVerbe lucarné. La Providence lui vint en aide. Bientôt une pieuse veuve, M" Claude Bernard, très instruite, hcs adroite et douée d'un véritable talent pour étevor la jeunesse, s'adjoignit à la nouvelle communauté; grâce à cette recrue on put commencer à recevoir des pensionnaires~. Avant même de quitter le monde, Jeanne de Mate! avait dressé un plan de Constitutions. Aussitôt réunies, elle et ses Sues les observèrent avec une édinante exactitude. Eu i6~7, profitant du jubilé accorde par Urbain VU!, la fondatrice, sur l'unitiative du P. Dupont, se rendit à Lyon pour demander à l'archevêque l'approbation canonique. Charles Miron lit examiner la requête par le R. Il. Morin de l'Oratoire; et celui-ci ayant donné un avis très favorable, le prélat, persuadé « que ce dessein était do Dieu approuva la congrégation pour Roannes. Ce n'était là que les modestes débuts do l'Ordre du Verbe h'camé. Sun développâment, entravé par do longues et humiliantes contradictions, no fut pas rapide. Le raconter nous entralucrait 1«iu de notre sujet. Quelques mots seulement sur le rote dos Jésuites et l'appui qu'ils donnèrent a la Mèrede Matolen diversfs oecationN. Ce furentdeux Pères de la Compagnie, AntuioeMittiou ot Charles Maitlan, qui lui conseilleront de s'établir à Lyon. Ëtto travailla près d'un an avec succès à la fondation d'un tnonastore on cette ville; mais, premier contre-temps, la mort soudaine de l'archevêque et l'apparition de la peste arrêtèrent son entreprise*. A la Su de l'année 1628, appelée par les PP. Arnoux et Jacquinot pour un établissement dans la capitale du royaume, eUo se rendit à Paris là, ceux qui avaient été jusqu'alors ses meilleurs soutiens, durent tout-a-coop l'abandonner. Elic venait de faire
2. Hette la R. ~F. de ~a<e~, p. M, t<M. 8. tMdeM. p. t08. 4. 7MdeM<,p. 110-lao.

t. Vteaato~c. <mt.– Wc,p. 87.

REUG!EUSES. AtDB AUX COXGRËGATtOXS .r_

287

une retraite avec le P. de Lingendes, quand arriva aux Jésuites des trois maisons de Paris la défense formelle du P. Général de s'occuper d'elle et de son œuvre. Que s'était-il donc passé? Son séjour dans la capitale. la renommée de sa vertu, le bruit de !;es projets avaient alarmé M°~de Sainte-Beuve, toute brùlante de zèle pour la prospérité des Ursulines. Celles-ci n'auraient-elles pas à souffrir de l'établissement d'un nouvel ordre, semblable au leur dans son but et ses moyens? Fondatrice du de noviciat du faubourg Saint-Germain, M*~ Sainte-Beuve était toute puissante sur certaios Jésuites parisiens; elle so plaignit aux plus inUuents d'une personne qui prétendait établir une compagnie do Jésuitesses, capable de ruiner tous les monastères .te Franco. Ces P~res, à leur tour, se plaignirent au P. Général des innovations de la Mère de Mate!et du P. Jacquinot. Or, à ce moment mémo, on s'occupait à Rome de la suppression d'un ordre de Jésuitosses creô depuis près d'un siècle par deux Anglaises. Vitotleschi pensa que l'heure était mal choisie de le ressusciter, et immédiatement il fnvoya la défense dont nous avons parlé Le P. Général fut obéi. Pendant trois mois, la Mère de Matol, top-~ chez la ducttosso de La Roche-Guyon~, resta sans relations avec ses anciens directeurs. Sur l'avis du P. Jacquinot, alors supérieur de la maison professe, elle s'était adressée à un Père Carme. Cependant ses amis travaillaient à dénouer une intrigue déraisonnable et fondée sur un malentendu. La P. de Lingendes écrivit à Home Il Elle ne songe nullement à fonder un ordre de JcsuiteMea elle a toujours été trop docile & nos avis. et ai elle avait eu jamais pareille pensée, nous aurions su l'en d''tourner. Son dessein n'est point non plus de nuire aux autres religieuses; elle veut seulement unir sa barque à la tour, pour conduire plus aisément et en plus grand nombre les personnes de son sexe au port assuré do la religion. C'est un nouveau pitoto qoi se joint à tant d'autres atin de faciliter le passage, n Puis ayant montré le caractère surnaturel de sa mission, son éminente vertu, ta sainteté de son entreprise, it concluait Voila, mon Hévérend Père, celle vous nous ordonnez d'abandonner. Le public, témoin de la que conduite que nous avons tenue jusqu'à présont, n'est-il pas en droit d'insulter à l'œuvro de Uiou, et avons-nousraison d'autoriser un tel scandale ~7 Cette lettre modifia du tout au tout le senh <<! e la ) d ~c~n<et.p. t2U Mtiv. et volt d 2.Sur la partpriseparladuchesseeLa RoEhe-Onyon. )?. pMStin. 3. Hedela ?. de ~atet, p. )36.

288

SOUS MCHEUEU. – PMEMt6RE PAHTtE.

timent du P. Générât; il laissa aux Pères de Paris pteino liberté de s'occuper d'une œuvre évidemment utile A la gloire de Dieu. L'orage apaisé, plusieurs personnes de distinction et de piété s'unirent à eux et aux Oratoriens pour obtenir du Saint-Siège une butte d'érection. Les cardinaux Cajetau et Bcntivogtio ayaut exa. mine la fo mute du nouvel Institut, t'approuvèrent, ainsi que te nom de t ~&e/nM~<' qu'ils reconnurent conforme Ason but'. La bulle donnée en 1629 ne sera exécutée que dix ans plus tard, après bien des difncuttés. «. S'il est bon de tavoriser les religions nouvelles, quand il est évident que leurs fondateurs sont conduits part'esprit de Dieu, &plus forte raison convient-il aux hommes apostoliques de prodans la mitico do pager les ordres qui ont déjA fait leurs preuves ne m'-gtigcrent jamais ce moyen ri pratique t'Ëgtise. LesJétiuites de travailler à la gloire de Nôtre-Seigneur. Ainsi en t620. un des Faut de Barry. apr~ principaux missionnaires du temps, le P. avoir converti, comme nuus t'avons vu, la popataiiou de Paray Aétabtirnu milieu d'elle parseaardfntes prédications, songea.t i! en prêchant d'exempte, la un<' commuoauté religieuse qui, maintiendrait dans la ferveur chrétienne. Comme on lui deman' dait de désigner lui-même l'ordre le ptus capable do répondre 1) ce dessein, il conseilla d'appeler les tittea de saint François <!c Sales. Le divin Mattre montra combien ce choix lui était agréable. car te jour )ncme de t'inauguratiou do ce monastère, où la Bien. houreuso Marguerite Marie devait plus tard recevoir les conN. deneea du Sacré.CtMur, le P. de Barry. miné par la névro. fut dubitcmpnt guéri pendant te sermon qu'il prêchait pour cett'' belle Mte" L'Ordre de ~otrc.ttnme, fondé pour l'instruction des jeunes fliles par te P. Jean do Bordes et la bienheureuse Jeanne de Lcstonnao. se développait alors rapidement. Honouvcttpamaisoot a'étovaient presque partout où ta Compagoio do Jésus possédait des collèges. C'est ainsi que nous voyons cette congrégation en s'établir, sans doute avec le concours des Pères, &Tournon t6a~ a Pan et à Saintes ea <OM; ~i à Aurillao en i03&; A Rodex, AIenconea t628; à Toulouse en 1030~ 2. S~ Il. p. for.
1. lbtdem, p. 140 ~r auiv.

~L

C..<MM~ ~o~. ch.«, p. M et Mtt. .~<o~

du taPoe J''J~«A~AfM~Me de AM~MM. p. 2M et <ait. Ve)r aussi ~ euteur, ta t<~<'<'oMe.~W)Me<~ AMtoHnoc, p. 628.

A)&E ALX CO~GBÊGATtO~S RBUCtEUSBS.

?9

Les Jésuites de Paris n'avaient ces&ëd'exercer leur ministère auprès des Ursalmea de cette ville Lorsque leur fondatrice, M"' de Sainte-Beuve, tomba dangereusement ~aatade en M30, elle Qt appeler !e P. Jérôme Lalemant qui arriva au moment on le vicaire de Saint.Jaeques.do-Ha<tt-Pas se retirait après lui avoir donné la sainte communion. « Mademoisette, lui dtt-it, je viens au nom d~ ma compagnie vous rendre le dernier devoir et je vous prie de me déclarer ce dont voua désirez que je voua fasse Ue m'oacir & Dieu dans mes ressouvenir en cette extrémité? souffrances et dans ma mort, r6pondit.ette, en union aux mérites de ta sainte m<'rt et pasfion de son très cher Fils. » Le Père lui demanda si elle ne désirait point recevoir t'extreme-onction t. [)e tout mon coun', répundit.et!e, el je voua prie d'aller vousmemo au-devant du prêtre t)ui la doit apporter et do hâter sa venue. Tous tea assistants furent edinée~ de ses vifs senthneots Remercions Oieu. lui dit le Père, de foi durant la cer~xunie. de ce qu'il vous a fait la grâce de recevnir tes saints saerements et de ce qu'il vous appelle ù Lui sL bien munie dea armes de t t Église..)t rocita &cette intention un ~/oM<!Pa~t et lui donna n< P i'absntution <H ~c«/o<MOf~. endant que le Père et h*a assistants atteroativement te~oe~~M <wM,elle ferma tes yeux et récitaient s'endormit doucement dH~ste Soigneup~. 0. t<esreligieux da la Compagnio~vaiant d'autant ptusa cœur d'aider tes auttcs congrcsations, qu'& coUe époque, grâce A la lutte vi~'ureuse de Louis X!H coutro le protestantisme, le champ do l'apostolat catholique s'ouvrait plus large que jamais. Celui d<*smission8enpa<<icutier,prenait, scus la protection du cardinal de Richelieu, un développement si coosidérahto que les Jésuites ne pouvaient y suture. Or, Dieu allait susciter une autre famille aurait pom' religieuse qui, sous te nom de ~-<~M de /a .VMs<uM, des campagnes. Pour l'accomplisprincipal objet t'evangétisation semunt de son dessein, it choisit M'~de Gondi et celui qui devait ôtre suint Vincent de Faut. Noua avons dit comment ~o dernier avait eu pour e<'t!aborateurs, dans une mission en Picardie, le P. Fourché et to ttectour du coUègo d'Anuens~. Encouragée par r~tabUMetnant desUfauunea d villes t. A eeUe tpoqop, ansplusieurs do province, N9'eM«62!). eatdOa Xohtheoaataffotdca~oue~: a)Mi&8a)nt'Mato{t632),6 a ( (tMt). AQutmpet ? C~py-eo'Vetots <)62t). Ptwnttctt6M),a Boutgea (tM3). 2 des Cf.CAfW~MM ~fM/~M.t. ). p. t79.<M. 0),2t<,224, 93. ? c<les~ftMMnea PaW~, 3M.:M5. tte de.'ia<n<e-BeMro 2. Dei~tnont, .Vo~ame p. 3.Votfome<H,p. 6)0. Voit tome <H, 6M. t p.
COHPACNtB os <~M. – M. M

990

SOUS MCHBJEU.

– PREMIÈRE PARTtE.

cet essai qui avait produit des résultais merveilleux, M°"de Gondi conçut le projet d'assurer, à époques fixes, aux paysans de ses terres, le bienfait de la parole de Dieu, en affectant à cette œuvre un revenu de seize cents livres. M. Vincent fut charge de trouver une congrégation qui accepterait ce legs en s'engageant adonner tous les cinq ans une nusaion dans les vittage!; dépendant du cbateau de Fotlevitte Plusieurs aonëcs se passèrent en d'inutiles recherches. le t'. Chartet, Provincial de France, auquel on Jetait d'abord adresse, opposa les constitutions de la Compagnie ~uin'admetta!ent, pour les ministères spirituets, aucune obligation civile. ).es Oratorienti, de leur côt6, ne bouturent prendra aucua engagctnent. Uovautce double refus on décida do former une congrégation nouvelle. Lo <7 avril <025. fut signe l, contrat de fondation de ce qui devait s'appeler la .VwoM. M. et M°' do <:ondi donnèrent une souu)te de quarante'cinq mille livres dont le revenu decait ~trc consacre à l'entretien d'un certain nombre d'ecctéa!ast!qucs, au choix dudit sieur de Paui Ïesqueta s'appliqueraient entièrement evanséQue!qupstu"isapt~sM. Vin' liserlo pauvropeup!edetacatnpagne\ cent réunissait dc<tprêtres séculiers, ao retirait ave~ eux nu euUtge dca Hons-Enfan'a, mi~ à sa disposition par t'arohovcquo de Paris, et tes animait do sa puissante charité. L'ccuvre nai~antp, auto. risée en France pay tettros patentes de LouisXttt au taoi~ domai <6a7, fut approuva par te pape Urbain VIII. le 0 janvier t0~~ t. Bm. e BMaUe, t<ttfM)<~ d Adtat ~<tu<, a~. p.
a. Ibidem, f. M. se. 3. Jag~tfo~t~Mt~oM~u~M ~fanff, t. XVt.p. M~.

CHAPITRE I X
LA MMStOX Ct' C~AUA

(i0i3.i6~)
SoNMoa~e t. t'rcmtcrs voyascs do fhampiatn. L'Af<&Mof<Of) Québec. de f. Misstoo des H~cottets. La .s'of~Md~ m<t<TA.it«<<t la CcM~'u~nt~ de .VoMfmo* e n'try. 3. Leduc dt? Vottadourct la WM'on dca J~utte~. 4. t'roxter départ d'' ~t)Mtonnatr<-s. K~tdenco da Kotrc-Dantp-des.Anses. – 5. Second départ. df la eolopie. t~n)an'hM du P. Soypm. 0. H!che)teu t~j'toKtb!~ situation .4M&c<<~– ?. Trot. t'rrnd en tMttt !rs afïairfs (tu Canad. <'om~a~nf<' tfM <'<'<t< &Mn)o départ. entreprise des ft~rea Kerth contre Québec. ~eu< Pèees prisonnifra. M. Quatrième départ et naufrax< – 9. Reddittoa do <}o6bcc. – H'. Conduite des Anghh t!) colons et des tutMtoun.ttrcs. t' aootcea <aaau<Mrttea < 1.Reçue)) do dotutnenx foa!em< dans t9 Compagnie o) fMMta ~)<Mtae Cfnffa))u<n. – &)Mntnuwnb bhMfhe tn)t!)«nta notao Franelae. tt. Parit, AMhhet caUanatft. t~f. M,a~. SoutceattnpttmCeat ~<(t<<(~< ff~<Jt'«t<fft. t'o~asf* du <~M~ CAon)~fof)t. – te M<~ <M~ ~Mt)fe< – f<t~da~ ~<t<e ~< fo<oat<)<,~t.teao. t y~e JMM~ ~tfa«an< <)H<~ doMtOfat~. «<)<< <.<M~w annuae Sot<ft<t«< ~~H. – 8asMd, M<<f<~M du Canada et ro~osM ~ue <Mft~t) ttfM«ft< t.t) /tt)« pûtt~ <<t<w)rfft<ot)<fMto~tft. – Catre~&n. ofum~M 'w'(h«, ]m. – Contafit. M<<f<M~'t C Sofff<<~«JMM,P. tt. – Gu<nto, de ~ B<<<ofM m<ont<o<f<m ~)f)(<t<M. <<<t Vc"wM< ~Mnc<. – De Charlevoix, M«to<w << ff'toM. Cteuttuo. M~<oWoa f<f«'oa<<e<<t A'ontvMe CoMft~M~tfu~otw~MMÏM M6r<<f<OM!t.–te Cte~ft). f<tn)<tt'~aM<MM)f)< ~{o fo~~an* <o]\'oxM«<~Mft«'. – totao~' ~nf<?<«' Qt<Co'it'~a. – 6taaoe, Somt~t <Aam~<a<!).– fatUco, H<«o<M tm!tt, M'ttofM <~Wt)t)a<M<TM/Wtn{<t<<.–eftMtt, <OM~ d'N<<<o(t~d« faaa<<a. – t Pj)~mM, pfonn<fM /~ant<tft <!ftn<Mm~~Me du ~<~<~ De notbcmontet', t« Jt~nfM et ta .YotwM<ffuttct.

1. Douze annéos s'étaient ccouMas depuia la destruction, en et i6i3, des colonies françaisesde SaiQi-Saaweor de Port.Moya!, et le retour des tniss!onaaiMs Jesuitea en France, Descirconstances provideaMeUcs, ue nous devons faire conaaMM,allaient q ramener en i625 Ïea Pèresde la Compagne de ~ësasdaoa i'~mô* rique du Nord, non plus sur les côtes de l'Acadie, mais sur les bords du Saint-Laurent. Samae! Champlain, qui avait accompagnéen i00&le sieur de

8M

SOUS R!CMEUEU. PRMDÉRBARTtE. P

Monts dans son voyage en Acadie, était revenu en France en i607, après qu'un arrêt du Conseil eût dissous, à la requête des commer~tntsdeSaint'Mato, ia Société fondée pour la colonisation Maisla pensée de l'intrépide tnarin de cette contrée lointaine se reportait sans cosse vers le grand Oeuve Saint-Lauréat qu'il avait remonte jusqu'au saut Saiut-Loais. H aspirait & revoir ce pays mystérieux on il espérait faire de nouvelles découvertes et amener ces pauvres peuples & la connaissance do Pieus. H parla de ses désirs à do Monta, & qui le roi venait de renouveler pour un an sa commission de lieutenant généra! de la XouveUcFrance (7 janvier <C08). Peu de temps apt~s, de Monts organisait une expédition à la Mte de taquotteit ptacaHIe courageux explorateur, comme son Meutenant particulier. Champlain, noua dit le P. do Char!evoi<. otait un h"tnmc de mérite; il avait un t:rand sons, beaucoup do pfnctration, dca vues fort droites o, autant de prumptitude dans la décision que de constance dans les entreprises, un courage à l'éprouve des contretemps les plus i)upr6vu&,un z~te ardent et d~aintorcM~pour la patrie, un ~and fond d'honneur et probité. Maisce qui met le comble à tant do honnoa qualités, c'est que, dans sa conduite, il parut toujou)~ un homme véritahtement chrétien, z~té pour le service do Dieu~pieiu do candeur et de religion. 81avait accoutumé de dire que ta salut d'une seule Amevalait mieux que ta conqu~to d'un empire et que tes rois ne doivent songer a étendre leur domination dans les paya où r~gno l'idolairie que pour tes aoumettM A~éaux.Cbrist Tous !e~ hiatoriona ont souscrit & ce portrait Mcie da t'homme destiné par la Providence à préparer les voica aux pionniers ffan~ais de t'Amérique du Nord PavUde Ronfleur, le <3atvri!<60a. Champ!ainarriva, le a juin. A Tadoussac, à l'embouchure do Saint-~auront; puis. remontant le Neuve, il s'arrêto, le ajuiUot. au pied d'an cap couronné do p'fst' noyers ot de vignea. Les sauvages nommaient ce lieu AfMcc cet endroit <eSaiot-Lam cnt a-dire passage rétréci, parce q~'en estMsscrré entre dooxeôtcs 6tevé~. C'eat !A que le cfi&bre navigateur établit te poste ou AotMa~M qat dev~t donner naissance tome t. VNtt )~ p. <a7.2ao. 9. )eMOSMtfeCAompf<!<n. <0 1.1, p.O.
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LAMtSStOXWCAKADA.

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à la capitale du Canada Le site était admirablement choM placé à cent trente lieues de t'emhouchure du grand leuve, Québec en commande tonte la vallée et poss&deun havre magnifique. Champlain ne montra pas moins la rareté de son coup d'e~t, quand it installa unantre poste dans cette position avantageuse oil s'éteva plus tard la ville de Montréal. Nous ne pouvons ie soi. vre dans ses nombreuses excursions, ni dans ses campagnes contre les Iroquois, ni dans ses voyages en France où il était contfaint de revenir pour traiter les intérêts de la colonie. Ce fnt en retournant au Canada, en tuti, qu'it rencontra, vcM la 6n d'avril, le navire qui portait à Port-Hoyat tes t'~res Mard et Massé. « Nous avons voyagé quelque temps do conserve avec Cbamptain, écrivait Mard au P. Cénérah C'est un marin d'une intrépidité à toute épreuve et d'une grande expérience, qui navigue depuis sept ans dans ces mers. Kousno pouvions le voir sans eirroi lutter avee une énergie extraordinaire et une rare habileté contre les gta~ona d'une grosseuf prodigieuse, et poursuivre courageusement sa route vers le Saiut-i.aurcnt au milieu des plus grands dangers~. 2. Matgré son dévouement sans bornes a t'ouvre de la cotoni*'ation. celle-ci resta tongtompa stationnairc. Do Monts s'en désintéressait. Or. ce qu'il faUait surtout à hcotonie, c'était uo puissant protecteur. Aussi Cuampiaic, revenu en France dans l'automne de itttt, o'adrcosa-t-it au comte do Soistons. en loi t'aisant valoir tes intenta de la patrie et ceux do la vraie foi. Sincèrement chrétien, Chartes de Mourhon accepta le r~te qu'on lui ottrait. Lo « octobre <6ta. !a rciue régoMte le nouxnait lieutenant générai et gouverneur de t« Xuuvptte franco: Champtain recevait huit juuts plus tard le titre de tifatenant particatier. Sa commission de commandant lui enjoignait non seulement de conserver to Canada sous t'ohéitsance de Sa Majc'dé mais encore do provottuef et d'émouvoir les eauvagesA la connais* sance et au service do Dieu, a la lumière de ta foi et de la rctigion, catholique, apostolique et romaine Le ct'mto de Soissona mourut quelques semaines après sa nomination. sanoavoir eu le temps de donner des marques de son bon 1. to;/<tj)M <'A«n)pf<tfft.p. )50.x:t.tattton,o/t.ett., t.t, p. ~t0. lie 1.1. 2. Lettre t*.Otant u P.(Mo~at(A'MfMe du a ttnnuae)0)a).

8. Comtnhatnn '!n <a oftobM t6t9 (Uiunnf. sn'axft t'A«m~to<t), t. t. f~tM Jm< de t'Aam~ht~H, 1.1, f. Mt.atO. UtteaUMs, N). Cf. te~M

Canada. Son neveu, le prince de Condé, auquel pour échntta succession, prit le titre de vice-roi de la Nouvelle France et conserva Champlain sous ses ordres En mente temps, pour avancer les aitairfs de la colonie, une société commerciale fut constituée, où pouvaient entrer tous tes marchands de Rouen, du Havre, de Saint Mato et de La Rochelle. On lui accorda pour onze années ta monopole de la traite des pelleteries, à condition d'employer une partie des bénéfices à fortiHet' t'étahtissement de Québec et à favoriser la conversion des sauvages soit en tes attirant près des Français, soit en leur envoyant des mi)!' Monnaires~ M. En tut~ Champlain t!< appel au z6!e dos Récollets, une des btanchea les ph)9<!or!ssantesde t'Ordredo Saint-Fran'.ois. Ces religieux avaient dans t'Amêriqua espagnole cinq cents couvents distribues en ving't deux provinces. Introduits en Francepar t.ott!s de Conzasue, duc de Never:),ils avaient formé en t6t3 la province de Saint-ttooya qui fournit A Québec ses premiers apôtres". La 20 mars i0i5 Louis Xttt accorda des lettres patentes pour leur t1tablis.Iomentdans la Nouvelle France. L'Assemblée générale du ctergc remit à Champtain unosomme de (ptinzo cents t!v<'cadMtineoa l'achat des nhjeta du eu!to. Les marchands associa onrirent d'embarquer sratuitement.de nourrir et d'pntrotonirs~mi'~tf) naircs. Les prcparaitfa terminas, quatre Mecottota. les PP. Uonya Jamaya.Jpan UothMo. Joseph Le CaMn, et to Frère Pacinquo partirent de Honfleur au mois d'avril. et arrivèrent à Oap!es<)!s Tadoussac le a!*mai après une heureuse navigation do trente ot un joun)*. Acette époque, les trouhtea qut allaient to royaume nuioaient grandement aux progrès de la cotonip.On M souvent quoConuo, chef do ta ligue des princes, fut arrèto et enfermé à la Rastiuo, puisAVinccnnes. Pendant aa captivité, le marechot de fitémincs te femptaca provisoirement dans scs fonctions de gouverneur du Canada. Au sortir d'' aa prison, le prince vendU moyennant trentctrois mille livres ~a charge do viee.ro! au duo da Montmorency, amiral de France. Ce dernidr Komma Champlain son lieutenant générât, et t<ou!s ttt adtoss~aafondateMfdeOMebec, 7 mai 1620. X te une lollre par Jaquotte il lui recommandait vivement d'agir iat. D!onm, W~ 1. t, p. 90. o~ a. aoHo.~~to~e ConaJfMM des ~anfah, 1.1, p. <M. 8. M)(on. «t.– Ptttattd,t, <68. t. <-Fedand. tN. 1,

SM _1-.1vouloir

SOUSRICHELIEU. PM6<mÊREARTtË. P '1- 2le

LA MtSStOX DU CAKAUA.

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bas en bon Français et en Hts dévoué de i'Égtise. « J'aurai bien agréabtea, lui disait-il, le sservices que vous me rendrez en cette occasion, surtout si vous maintenez le pays en mon obéissance, faisant vivre les peuples qui y sont le plus conformément aux toix de mon royaume que vout pourrez, et y ayant le soin qui est requis de la religion catholique, afin que voua attiriez par ce moyen la bénédiction divine sur vous, qui fera réussir vos entreprises et actions à la gloire de Mt'u, que je prie vous avoir en sa sainte et digne garde*, » Champlain n'avait rien de plus cœur que t'étaMissoment du catholicisme danata colonie, mais c'était là le moindre souci do la société commerciale fondée en i0t3. Une partie de ses membres étaient calvinistes; itssacriuaiont ait hancdeapeueteriest'hon* nour natx'uat et la propagande religieuse. !.oa Récoiteta, subis' saut les effets do leur mauvais voutoir, se voyaient refuser toutes h") mesures qui avaient pour but la conversion des sauMontagnais sëdentairea, disait vages. Il Si voua vouliez rendre aux m!)Miunnai~cs n des tammit '!c ta société, nous les chasseu rions Acoupa de batou~. n Il fut même défendu aux interprftea de donner aux religieux des tc'~na de langue indigène~. Et si le lieutenant générât Sf pormettait q'xtqucs observations, nos marchands n'en tenticnt aucun compte, car, pn dohora de son commandement. il n'était qu'un simvlo associé, au même titre que tous les autres. t'nte! état de choses ne pouvait durer; it compromettait non Mutoment t'tuuvre de la convcr~ton dos fauvagcs maia encore !o dévetoppement et la sécurité tt~too do la co!«nio. Uea plaintes nombreusoa ayant été adressées ft ta cour, Montmorency résotut lino d'opposer aux Mtaff~a«(~ <t'MOf«'< nouvone société commerciato; mois Il fut assez mal inspiré sur le choit des direotourtt il prit deux calvinistes, Guillaume <'t Ëmory de Caen, t'onote et te neveu, qui, pour obtenir plus aisément le monopole dea pettetcries, avaient manifesté to dessein d'embrasser ta religion catho. liquo. Aprea quelques déméiés, tes 'tpux sociétés so réunirent en une soute Mus te nom de CcH<~t~f t/c ~oM~Mto~Mc~. était Et!e ouverte à toua les sujets du royaume, et la traita des pelleteries lui fut assurée pour vingt-deux au'<<. t. Pe~Md,. <6M<M. t 2. Segatd, étoffe 'fM Canatfa. <C9. p. 8. FaiUoo, <5t. ), 4. PoatonM aMMotement toi onzeauttea anntcs pafMonhnn~oey.Mabte ajoota (PaUton, 1.<M,t8S).

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SOUS HtCHEUEU. – fMEaUËM PAMTtE.

La convention signée entre le duo et les sieurs de Caen porte que « ïe sieur deCnampiMa, lieutenant du vice'roi, aura ia préséance en tPMw, Mmmaodera à l'habitation de Québec et générale. ment daoslla ~ouveMe P'rance amfrançais et autres qui y <~sideront a. La compagnie c~mmereiate devait lui payer douze cents francs d'appointements annuels, entretenir dix ouvriers à son service et six familles de laboureurs, charpentiers et ma~oos*. ~uiltaume de Caen pendant son ptemiers~joarao Canada remp!:t bien ses engagements et sut plaire à tout le monde; mais après son dopant, les commis de M société M'pri~ntics anciens errements et se montrèrent plus qu'indUt'Mfents &la colonisation et K t'ewan~etisation du pays. Bien que Cbamptain, mettant le Canada sous la protection de f;aiot Joseph (tMg~~ favorisât de tout son ponvoirïeB Kecuueia.~nx-eïcQntrccarfesdana l'exercice de leurs BtinistèMa n'obUarcnt pas do luttait appr~ciabies. Ce. pendant un dictionnaire de la tangoo huronneavait Mébaucbû par !eP. Le €arondèsi'ann6e tQ<6, et le p. (.eorgesLe Bai)!if au roi en <6M quelques études sur tes tangues huronne, pt~sonta atgonqumeet moniagnaiso'. Il NosP&rcs.dit rauteur du Premier ~<MM~w< Vo~ d!aH<la A~OMte/~ ~rdMff, auro!ent bien vou!uetabtirdess~nMnaiMttAQaebeo. aux T<ois.Mhi6res. à Ta. dousasc pour y habituer, entretenir et élever tes enfants des ba~ barcs, mais comme c'eatoit une entMpriso à grands frais et que nos moyens estoient mëdioepas e, M Mut ao!)icitor dans la utero patria les aumônes oëeessairea. En tait, le premier essai de sëmi. nairo(tuai) ne réussit pas. Il t,es gardons côtoient plus Mbortins que les sauvages aduttea; la chasse et J'air des bois tes attiroient, ot on ipa retenoit plus dimcUement M Aussi bien les HccoMct&. leur petit nombro, no pouvaient se vu consacrer à la fois A t'iostraction des enfants et ta i'cvang~nsation des adultes, saoa parler dcatioiMqu'its devaient donner aux cotons fonçais. !ts r<~ï<tront donc d'appeler Ateur aide un autre Ofdre religieux, etsongcreat aux Jësuitesqui avaient déjà fait on Acadie j'apprentissage do ce rude apostolat. t. Le déBnitoire do la province de Saint-t~enya, dit t'abbô Perland, s'adressa A ces Pùros plutôt qu'a d'autres, parce que deux Mciétés avaient toujours t. FcthB<1.Mt. a. DépôtsoM t tada'ottoata Pêto ettopttfde Kotte-Se~eor fat h~tttace ao Canada, conime t'attesteotesnombteotMtsttsMétet~ea (ootoora l tn Mobonocuf. 3. ~Mtaod, M7. l,
4. Le Ctereq. ~<-m<<~ ~(OMf~MtM~, p. «9,9M.

tAMi8StO'<HUCAKABA.

M?

subsisté dams une union très étroite, travaillant ~nsetoMe dans pinsienra missions awe une entente iouta cordiale*. 3. Les Jésuites, de ~enr côté, souhaitaient beaucoup d'ôvangétiser ces fêlons lointaines, à peine entrevues par leurs ppemieM missionnaires La ~AMMa du P. Mard avait exaité l'ardeur apostolique chez un bon nombre de religieux. A La Fiecbe, pendant <U< ana, le P. Massé,ministre dea scotastiqoes, les entretenait souvent de son séjour et de Matravaux en Acadie, et ses récite les enttammaient d'un saint zèle pour la conve!*siondes tnSdôtes. Parmi les plus enthousiastes se distinguaient deux jeunes philosopbes, Paat LeJottneet Bar<h6!emy Vimont. Envoyés à Pans en i62a pour commencer au coUege de Cteftnontlears études théologiques, Ua répandirent autuuf d'eux le feu sacré dont ils hrûtatcnt. t.? P. Spirituel, Jean de La Nfctesche, ne pouvait qu'encourager !eora pieux ttéaira; il ne doutait pas, en effet, qu'au jour marqué pav Oieu la porte de la ~ouveMo Ffam o no fut rouverte à la Compagtue de Je n'ai pas l'habiJéaua même il dit un jom au P. Vimont tude do faire des prédictions; cependant je voM afurtne que voua verrez une maison de Jésuites à Ouébeo'. » Et non contect de prier & cette intention, il recommandait Fœuvfa & wa anua et il ses pénitents. Parmi eca derniers ne trouvait un neveu du duc de Montmoroncy. Monri de Lévis, duc do Ventadour. Ce grand seigneur, déboute du monde,s'était retiré do !a cour; ayant ensuite Mcu les ordres saoréa, il no souhaitait plus que contribuer A ta gloire de Jésns.Cbrist. n a'aneetionna tout do suite à la mission du Canada, et. quand la mort lui eut ravi le P. do La Bretesche, il choisit, pour le remplacer, un de sea fils de prédikcUon, !o P. Phi!ihort Koyr<'t, tout dévoué lui aussi A l'évangélisation de~ !odiens. Pt'ocuMUfauco!tugede<!ourgcs, Noyrotne rêvait que leur sacrinof sa vie et ne perdait aucune occasion de favoriser t'ouvre de Champtain. !i comprit sans peine quel puissant soutien oHe t. FedM<t. ?t!. t, t t. t, 2. CMOtiua, MhfoWf«' <'«a<M«t. <f"Moro~ ottWfte. <~<<f<ff<*N,p.<. ~ tt i) :t. ~a dintaathM MtM partaitde bonmatinateouojeune«-t~teut,thM"n a a s unmorceau ppain<)Mtla poehp, d quth maoseaipat tnid), s&!su la MMgaUe a ladoctrine htéUebne e atr1aat?d'na pulls.il allaitd'uovilla~a J'oratre, enseignant <M8 t am cofaats.Pendanta <'<mtte, o~etsMot doct~aebt6Ueaoe cet d onputte. t) a)!aH endantet*âne,avecooe ~gotahtéadn'tmbtf, MtnpMi e P e ta e M acnt et l nefcotMnte Mit queforttard, CpuMparle ~eûne. tEttooMM par epoatotat, unetoceeadonttsaote<!«taMd)tame! p~M!MUone! et de d h it fatmit)tto<t, ixati~U, tha MO de ( appteBttsMRemttttottnatK tes MOM~ea~ontttnento~Mo~oeJM<<Aocae <fon<t ~owto?, P. )t, c. M).Of.deRochemeoteh, op.e«., 1.1,p. t<?.

S98

SOUS MCHBUEU. PBEMtËREARTIE. P

aurait dans la personne de son nouveau pénitent auquel ce manquait ui vertu, ai zèle, ni influence, ni prestige. Justement le duo de Montmorency, fatigué des tracasseries que lui causait la cowp<~w<? des M~cAoHch, cherchait à se débarrasser de sa charge de vice.roi. Le P. Noyrot conseilla au duo de Ventadourde l'acheter, et lui montra comment it pourrait, dans cette haute situation, bateries progrès de la Mon protégeant les predicatouradet'Ëvan. gué. Heor! de Lévis se tai~a tacitement persuader, et bientôt Louis X)tt ratifiait, par lettres patentes de janvier 1025, l'acte passé entre tes deux ducs'. Ce fut à ce moment qu'un Père Récollet vint prier to nouveau vico.r.,i d'envoyer des ~suites au Canada. On ne pouvait lui faire plus agréable requête. 11écrivit donc au P. Général pour lui demander des missionnaires et on r<'cut une réponse favo. rabto?. f,o P. Coton, promoteur de la premicro mission en Acadio, «ait alors proviuoiat do France; dès qu'il connut la propositinn des tMcoMeta. il b~oit la Providence qui lui permettait de <eprendre une <euvre taquett~ il n'avait jamais renonce Cependant cène œuvre était trop aumatureHe pour ne point porter le cachet de la contradiction, et cettc.ci lui vint d'abord de certaines gêna qui prétendaient n'avoir en vue que t'intërèt de la foi. Le choix que nous f!mes des Jésuites, dit le P. Sa. gard, fut fort eontpariô par beaucoup de nos amis qui taschaient de nous en dissuader, nous apurant la fin du compte ils qu'a nous mottroient hors de nostro maison et du paya mais il n'y avoit pas d'apparence de cmira ceste moscognoiasance do cf8 bons Pères; ils noni trop sages et vertueux pour le vouloir faire et quand bien mesmo un ou deux partioutiera d'entre eux en auroient ta votontô. une hirondcHo no fait pas un printemps, ny un ou deux religieux, la communauté <.n vint aussi do la cow~w<' ~M M<<.tH~. Ptusieurs L'opposition associés étaient hu. guenots. et aimaient assez peu tfs ordres rctigieux; ils avaient ioiéré tes pauvres Récollets, mais ils redoutaient la venue des J~suitea qui avaient do puissants proteoteum à la cour et pou. valent faire arriver leurs plaintes jusqu'au pied du trône =' 1. ~<MMK'<t~ ~W(M'«M .W~ton~ P. tU. ~t.ettMda P.U~Mt aa P. Armand,t).c. a?jao.!ef <6MtFmoc!a. BpM. <:po.. ~IVJ, 8. TM, ~ctAefcAM. tv, p. M7. t. <.8a~ M~M du Canadae<to~apM ~e ~M WwMM Récollets ~eoMeM « on</&(~<our<o p eMt-cM(o<t <n/MeM<~ des p.aM. f 8. PMtaod. ats..
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LAMtSStONDUCAKAOA.

'!9a

En vain essayèrent'its d'entraver le départ des Jésuites que le roi avait approuvé. Le duc de Ventadour leur nt entendre qu'ils devaient non seulement y consentir, mais y contribuer; puis, pour couper court à de nouvelles difQoultés, it se chargea luimême des frais du voyage*. Le vice-roi avait môme oQert de pourvoir A l'entretien dea Pères Jésuites jusqu'à ce qu'ils eussent trouve des ressources suffisantes; mais cette générosité n'étant que provisoire, le P. Coton dut chercher tes moyens d'assurer l'avenir de la mission. Le oiei lui vint en aide. !t était à Amiens lorsqu'il reçut la visite du marquis de Rohault de Gamache, dont le Ma René achevait au collège de cette ville ses études tittéraire&. Ce seigneur, très homme de bien, consacrait une partie de sa fortune à dos œuvres charitables. Rien ne fut plus facile que de t'intéresser & celles du Canada; il promit, pour tes soutenir, d« donner, sa vie durant, une t~nte annuelle de trois mille livres. Dieu l'en récom* pensa en af~etant son fils à la Compagnie de Jésus. Dans le courant do l'année i62u, avant de quitter sa famillo, le jouno homme pria son père do consacrer à la fondation d'un collège à Québec une partie du patrimoine qui lui était destiné. Le marquis, consentant volontiers, remit au P. Coton, uno somme de seize mille écns~. 4. Il ne rfstait plus qu'à choisir tea misaionnairea. Déj& des religieux en ~rand nombres'étaient onerta prêtres, scoatatiquo< coadjute'tM. Mans uno letlro au P. Coton, t'! P. ViteUeschi lui signale tes PP. Chartes Latemant et Philibert Ncyrot, les Pfèrta Barthétemy Vimont, Jean Goacstro, Jacques Bécheret, Léonard Chauvin, rr<n~o!s Charton, Jacques Froment~; mais d'autres encore avaient soiticiM directement du P. Provincial la mémo faveur. Une mission aussi rude que. celle-là demandait do mates courages et dea aanMs robustes. Le P. Coton désigna pour le premier départ tes PP. Charles Lalomont, Eonomond Massé et Jean de Bfébfuf*. Le P. Lat~mant, ancien professeur de grammaire, de littérature et de mathématiques, était alors prmoipat du pensionnat au collège <to Paris; il fut mis à la tête de l'expédition Le 1. tMJcm. hht. a. Mooom. mtM., tt, c. ta. P. 8. Lettreda to f~~tM tOM(ttaneh, Bp!M.'Oea-,iV). t. 4. Mon. n'tM.. . hbt. c 6. tyepî~ Cha"tp!atn, <tatt Ma 11 o dotteMi'AImand a*dteeM Ueateoant ettqui

Mo n

SOUS HICHËUËU.

pREMtE~Ë PARTIE.

P. Massenous est déjà connu après une absence de douze ans, il retourne dans un pays où il avait laissé tout son cœur. Le P. de Bréheuf, le plus jeune des trois, deviendra le plus iUustre par l'héroïsme de ses travaux et de sa Mort. On leur adjoignit deux Frères eoadjuteurs, François Charton et t.m.ert Buret, dont le concours serait utile dans un pays où it faudrait tout cr<er. Nos cinq Jésuites s'embarquèrent à avril <C25, Dieppe, le sur un navi.'e commande par Guillaume de Cam. tandis que Cbamp!ain. maintenu dans sa charge de lieutenant générât, restait en France pour s'occuperdes auaires <!ola colonie. Arrivés à Québec, les Pt.tos y reçurent un trt-s n)auv;<isaccueil. de Caen a étonna de n'avoir reçu aucun ordt~e du vice-roi Emery à leur sujet: il osa bien déclarer qu'il a y avait point de place pour eux ni dans i'Aa&<<o~, ni au fort. ni ailleurs. Que faire? ienr taudrait-it donc retourner en t'fanco? Les deu< de Caen les v engagaient. Mais tes PI'. Hec..ttets t.-ur oH'rircnt une charitable hospitalité dans le couvent de Saint.Chartes. et les deux communautés ~curent plusieurs moiscAto à côte tetravaiHanteosembte dtns !a meilleure inteUi~ence~ '<. Cependant. désireux de ne point rester à la charge do ieurs hôtes, les Jéstutea cherchèrent un endroit favorable pour leur propre étabtissement. Ils choisirent, non loin des RecoUets. un emplacemont très agréable, alors connn sous le nom de fort Jacques Cartier, et, en plus, un assez vaste terrain situé entre rivière Saint-Chartes et le petit ruisseau Saint-Miche!. Us en demandèrent au duc de Yentndour la concession qui leur fut gracieusement octroyée le tu mars iu26, nostro volonté estant. disait le vice-roi, qu Us jouissent paisihtenx-nt de tous les bois. lacs, estangs, riviùres. ruisseaux, prairies, carit-rcs, pairrières et autres choses qui se rencontreront dans le contenu desdites terres, esquelles ils pourront bastir, si bon ieup s.mhie. une habitation, demeure, noviciat ou séminaire, pour aux et ponr y eslever et instruire les en fans des sauvages3
X' '!?~' auteurs écrivent son nom avec aeut t. mais lui et Ma fr~e J<t(ttne signalent ~otemoM/. t. Voir tome Ot, p. )99, 6ttt.4;)'5. ,< Lettres '< et au PMWneia) des HteoOets 28 juillet Cha.op)a!o p. dn ('onada. p. 868, et Ferlatid, l, 316, 3. Donation des terres de ~r de la Vacherie par dour, 10 mars 1626 (Atcblv. lIal., U. 2U),

DU LAMISStOKCANADA.
Le i" septembre 1625, les pères prirent possession du ueu où devait bientôt s'élever la résidence de Noire-Dame-des-Aoges. « ~ous. plantâmes la sainte Croix avec toute la solennité possible, écrivait le 1). Lalemant à son frère. Les Kéyérends Pères Récoltets y assistèrent avec tes plus apparens des François, qui Kous avons, depuis, après ie disuer an mirent tous à travailler. à déraciner tes arbres et à bestoujours continue, nous cinq, cher la terre tant que le temps nous a permis. Les neiges venant, noua fusmes contrainets de surseoir jusques au printemps Pendant la rude saison de Utiver uu'it passa sous la tente des se préparer à l'apostolat des Algonquins, le P. de Babeuf, pour sauvages, se livra surtout à l'étude des langues indigènes. Lea PP. Lutemant et Massé partagèrent leur temps entre la même étude et remerciée du saint ministère auprès de leurs compatriotes. Ueox interprètes avaient consenti à leur donner des tecoas de langue hurouue et atgouqoiue. Cette étude était d'autant plus à instituet- une importante que, d~ja, le P. Supérieur songeait < Xous o'avona pas fait autre d école pour tes onfnnt<) es tndieos mandait le P. Lalemant au P. Cénéra). le chose cette annep, f août iu2<~ 'jue d'acquérir !a connaissance des lieux, des personneaet de t'idtoate des deux nations. Pour tes Français qui sont ici au nombre de quarante-trois, nous ne nous sommes pas épardu sacrement de pégnéa. Après «ne exttortation sur la nècessito nous avons entendu leurs confession génér&teN. Nous nitence, leur donnous tous les mois doux sermons. Nos Pères, grâce à Dieu se portent bien. Tout notre temps, on dehors des ûsereicea à cultiver la spirituels et des o'uvrea apostoliques, est emptoyô terre Ces travaux manuels étaient neceasaafes~ & moins de s'exposer &mourir de faim. « Noussommès si éloignés df la mer, que nuua ne sommes visita par les vaisseaux français qu'une fois chaque année, et seulement pM ceux qui en ont droit, car cette navigation est interdite aux autres. En sorte que, si par hasard tesns. vires marchands perdaient ou s'ils étaient pris par les p t~tes, nous ne pourrions compter que sur la Providence divine pour Ason ~Hfo<<,t. XIII, P (~e.tfeffMrc 1. LettfMdo . Lalemant frère,f'août i6M an. 1626, 13). p. d<e. t6Z5
(Francia, Epist. Gen., 2. Lettre do P. Gfmrat ao P. Gh. Latemant, t" t.)V). a. Lettre do P. Lalemant ao P. (Mn., t" août <M6 (Carayon, Boc. <n~<< X)t, o. V!tt)

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SOUS

tt!CHEL)EL. Pn ~«nt

PREMtERK w*n ~–-

PAhTtE.

-– 1. En effet nous n'avons rien à attendre des pouvoir sauvages qui ont à peine le strict nécessaire; mais Celui qui a pourvu jusqu'à présent aux besoins des colons français, ne cherchant ici depuis tant d'années qu'un gain temporel, n'abandonnera pas ses missionnaires tout occupés de sa gloire et du salut des âmes. La moisson est abondante et Je nombre des ouvriers petit, mais les nôtres sont disposés, avec la grâce do Dieu, à ne se laisser abattre par aucune difficulté Il De la culture des terres dépendait pour une large part t'e\!stcnce de la colonie. Or la compagnie commotciate t'avait beaucoup trop négligée, ne pensant qu'à s'enrichir par la traite des pelleteries. Sans doute quelques familles do taboureurs étaient venues s'établir a Québec; mais on n'avait pris aucun.. mesure pour faciliter leur travail. Elles ne parvinreui u défricher quetques arpouts do terre qu'a force do courage et en ..urmontant tnitto obstacles, et quand elles purent récottor au deta du leurs propres besoins, eu tes contraignit à vendre le surplus au prix fixé par les associés des de Caen qui seuls pouvaient racheter. Et Champlain t'tait impuissaut contre ce monopote dout it redoutait les conséquences. Tout ceci observp.t.i!, no se faisait qu'a dessein de teuir le pays tousjouN nécessiteux et ostor le courage à chascun d'attt'r y habiter les commerçants voûtant uinsi avoir Il la domination entière sans que d'autres s'y puissent ae. croistre Les Jésuites, n'ayant rieu a attoodro ni des associés ni des sauvages, avaient donc pris to seul parti raisonnable de se hufUreA eux.m~nes par la culture du sol. Champtaio les en tuxc hautemont. Pteust à ttieu que depuis vingt-trois aus. tes sociétés [eotmnerciatcsj eustent esté aussi poussées du momo de&irque ces bons Pères; il y auroit maintenant plusieurs habitations et mesnages au païs qui n'eussent esté dans lea transes et apprëhonMons qu'ils se sont veues Quand au P. Générât, il feiioita tes missionnaires d'imiter l'exemple des premiers Pères envoyés en Ethiopie, lesquels joignaient le travail des mains aux œuvres de t'apoatolat 4.

tt~me nntt«<f nous nourrir.

6. Lorsqu'au t026, le ueutonantgëuérat revint a Québec, il était t, CH'o*!u8, m<M. ~<. caoo~ t, p. 15. 2. t oyo~e<<fe CAam~tatn. 1. Il, p. 224. 8. t'o~M do Champlain, Il, p. ~t. t. 4. LeMM du t6 (Francia, pht.Oea., B G6n~t ao P. Ch. Lalemant, dëc. <628

LA MiSStO~ DU CANADA.

303

accompagné de deuxnouveaux missionnaires Jésuites, tes PP.Anne de Xouë et Philibert Xoyrot, d'un Frère coadjuteur, Jean Goffesho, et de vingt ouvriers engagés à leur service pour travailler aux constructions. Une commission nouvelle accordée à Champlain t'autorisait '<à bâtir des forts; à instituer des ofCciors pour !a distribution de la justice, pour le maintien de la police et des odonuances; à faire la guerre et la paix avec les peuples sauvages à découvrir un chemin pour aiter par l'occident auroyaume tlu la Chioe et aux Indes orientâtes; en un mot à exercer sur les lieux tou:' les pouvoirs du vice-roi pour le bien et le service de Sa Majesté tr<'s chrétienne C'était eo somme t'autorité souveraine, mais toute nominale; tar, comment et sur qui t'exercer? Acemomenta colonie ne peut l si' suffire Acttc-nx'mo eUo n'est ni organisée, ni peuplée, ni cultivt'e. Ette est presque uniquement un entrepôt de commerce, un marchô de fourrures, en sorte que la direction réelle appartient au\ u)arctt!)uds qui ont établi des comptoirs aux TroisHiviercs, aux rapides de Saint'L"uis et surtout & Tadoussac. Québec mérite )< poioo le nom de bourg; moitiu missiou, moitiu factorerie, ses uattitants sédentaires n excédent pas cinquante à soixante, tant reti. gieux que traGquants. th'ux ou trois malheureusesfantittcsont appris Asubvenir x leurs besoins avec les produits tlu sol les autres tit~nt leur subsistance de la Franco. Tout dépérit sous le monop"!e des do Cuen fu changement comptât dans t'organisatioo de la CoM)~M<yMtf .Mon<Mw<'M~ Jf pouvait Meutremédier à une ruine prochaine et inévitable de la mission comme de la colonie. Aussi Cttamptnin, d'accord avec le P. hatemant, prit-il une réso. lution suprême. Pendant que te P. dp Kout' accompagnera l'infatigable P. Je Brébeuf au pays dos Murons, te P. Koyrot repartira pour Paris, avec ordre d'exposer au vice-roi le véritable état des choses. « Le secours qui nous est venu do France, écrivait te P. Lalemant à son frère, est un bon commencement pour cette mission; mais tes affaires ne sont pas encore en tel estat que Dieu puisse y estre sorvy ndettemcnt. L'hérétique y a autant encore d'empire que jamais; c'est pourquoy je renvoyé to P. Noirot, selon la permission que tes Supérieufg m'en ont faicte, ann qu'il parachève ce qu'U a commencé it est le mieux entendu en ceste anairo. J'envoye son compagnon avec le P. Brébeuf & cent lieucs d'icy à une de ces nations qui sont stables en leur demeure. J'eusse t. Pet!amt,t,ata.
9. PathmM, ~M p<oon<eM ~anpah dans t'/tm~W~Me du Nord, p. 2;0.

30t

SOUS tUCHEUEU. – PRENDRE PAM1E.

bien désifé estre de la par' mais nos Pères ne l'ont pas trouvé & propos, jogeans qu'il estoit nécessaire que je demeurasse !c\ tant pour testabusMment de notre petit domicile que pour t'entretien des François a Le P. Xoyrot, débarqué en France, te rendit à Rouen avec un jeune aauvage auquel l'archevêque fut heureux de conférer !o$ saint baptême; ensuite, it atta directetnent à Paris, où il multiplia ses démarches courses, visites, lettres, mémohes. it ne négligea rien pour gagner aux iutéreta de la Nouvelle h ance les personnages ~s plus ionuenta de la capitale Au vice-roi, à Louis Xttt et a leurs coxscitters, il exposa les mau\ dont souifrait la eotonie; il Htontra t'unique rouede dans la dissolution d'uuo Nociëtô commerciale où dominaient les calvinistes, et dans son remplaeement par une société de catholiques assez d'~intfresscs pour faire passer avant tont t'hoMeur de la mère patrie et la propagation de la foi catholique L'incfoyahte activité qui! d~ptoyait donna quelques soupçons aux ussocies de la CoMt~o~~ .MoH~<o~<My. ~ant de une ses A projets, ils employèrent tous les moyens pour tes faire ~chou' uMn~e, par esprit de vengeance, iht se tivrèfeot A des act~s eapablos de ruiner la mission pendant que teura afHdéa, en rance. empêchaient te départ dea seconfa destina aux retigieu~ et des munitions réetamëa par Champtain. leurs commis, résidant à Uuébec, réduisaient presque Alit famine les miMionnairfs et tes patho. Uquea ponr tes contraindra à se désister eux-mêmes de !enr entre. prise. Maisces menées odieuses ne pouvaient qu'oavrir les yeux aux moiM ctairvoyanta. Le P. ~yrot ré'Mttutd'en Unir et pour cela de N'adresser aa puissant du jour, aa cardinal de Richelieu. 6. Le vaillant missionnairp, tr~a hun adminiatrato'tt', homme actif et entreprenant, n'avait point toutefois ta p!<rote faeite; appréhendant do se troubler en présence du grand ministre. il se fit accompagner par le P. Ragaeneau. Mniaau scut accueil de Richelieu, toute timidité disparut; ~yrot aut s'exprimer Kans embarras, exposer avec chaleur, étoquonce même,l'objet de sa visite, et le cardinat lui prêta la plus grande attention 1. LeUMduP.mctOMt,<"aoOtt6M.(Ae.Vew<M/nfo~,<<m.aM.t6M,p.t2). a.MonumentaM6<tn!M.,e.tv.
~t. ~c. ~e< P. Vt, ). X, n. 220,

3. OMOiUus.op. cM.. 1. t. p. x. – Cofdafe, 221,

4.MonutMnta miss., .e. Matof. 1

LA Mt§8IOX BU CANADA.

3(K.

Au sortir de l'entretien la réso!utiou de Richelieu était priM: lui qui s'apprêtait à humilier le protestantisme dans le royaume, ne suuSrirait point qu'une société de quelques commerçants calvinistes perdit une colonie française ou y enrayât l'expansion du catholicisme. Prompt à passer aux actes, il supprime la compagnie do Montmorency et se charge d'en créer une autre qu'il tiendra sous sa dépendance. Il est déjà ~rand-mattre et surintendant général de la navitfation et du commerce. Afin d'avoir la haute maiu sur le Canada, il eu~a~e le duo de Ventadour à résigner la charge de vice-roi eu sa faveur; puis, ayaut trouvé cinq auxiliaires do hnnna volonté, il signe avec eux, le 29 avril t637, l'acte d'éta/ bUssement do la CuM~oy~)~ (les Cc~ .t~soft~s ou </t*« JVoM<c ~ottcp. Avec un parfait dcaintereMemeot. la marquise de t.uercuevitte cëdo ses droits sur t'Acadie et se fait inscrire pour une somme de 3.ttuU livres daos !a nonveHosoci~t'' .V~cMfp /ra«f0~ fait En puNiant l'acte d'établissement, le ~rnnd soin que monsieur le cardinal prend p'~ut' remarquer ramener à la Foy les peuptcs sauva~ea. Ktdo fait, on voit aux consid~rantu et aux artic!es de ce contrat que b'uis X!tt et non ministre poursuivant une <fuvre de chUMatiun catholique et française. Le tt<tycuntinunnt te m~medésir que le deifunt rny sou pcra avoit de faire rcehfn her et découvrir <'apaya. terres et tontrees do la Xttuvpttc France dite Canada, quelque habitation capable p"ury estatdir uuo cot'tuie, afin d'essayt'ravoe rabsistanco divine d'amener tes peuples qui y habitent a la co~n"issance du vray Dieu, les faire po!it er et instruire u la Foy et rpngion catholique, Monaeisueur le cardinat de Hime!ieu, estant ot)Ut?épar tosdovoira de M cttorgo de faire roussir tes eaintea intentions et desseins desdita s~isueuM Hoys, avoit ju~ que le seul moyen estait do peupler ledit paya de natut~tn fram.oM tathoMquM. pour, par leur exempte, disposer ces nations à la religion rhr<tieuno ci à la vie civile, et mpsme, y t'stahtissaat t'autorité royale, tirer de<'ditea terroa no'~ottomeHt découvertes quelque avantageux commerce pnur l'utilité des sut'jets du roy. Néantmnina ceux auxquels on av'tit confié co aoin n'ont pas été curieux d'y pourvoir iÏa ont agi « plus tost pour l'iutercat des marchands que pour t'advaucompnt du service de Sa Majesté ita n'ont eu aucun pntnoir et volonté de peupler et cultiver te h)~. t. Monam. n))~, P. !).c.M. – Pe~antI, 2:9. 1. Monam. h)~. mtss., P. !). c. M. – Fetiond,1, 2:9. t.
COMMt-ftS DB <tSt.B. – T. IV. 20

306

SOUSMCHEUEU.

PRBMËBEPARTIR.

pays; us ont tout fait <' poureSarouoher les Fraoçois qui y vou. drunt aller habiter M. « Les désordres estant parvenus Ace point, mondit seigneur a oreu estre obligé d'y pourvoir. C'eat pourquoy, après avoir examiné diverses propositions et ayant recogneu n'y avoir moyen de peupler ledit pays qu'en révoquant les articles cy-devant accordés AGuillaume de Caen et à ses associes, comme contraires à l'intention du Roy, mondit Seigneur le cardinal a convié les sieuro deRoquemont.Monot'. deLattaignantS.Dabton~, Duchesne' et Castillon, do lier uneforte compagnie pour cet enet, s'assembler sur ce subjet et en proposer les mémoires. Ce qu'ayant esté eueotué. ils ont promis a mondit seigneur le cardinal de dresser une compagnie de cent associés et faire tous leurs euurts pour peupler la Nouvelle Frauce dite Canada suivant les articles cy. après déclarés. La CoM~o~~tc des C<~ Associés s'obligeait à faire deux ou trois cents hommes dans la colonie dès i'aonée passer et elle <628, devait en transporter annuellement pendant quinze ans jusqu'au nombre do quatre mille tous Français et catholiques, Elle tes togerait et entretiendrait pendant trois années; après quoi eUe diatribuerait chaque coton une certaine quantité do terres défrichées. suffisante aux besoins de sa famille, et lui fournirait le grain nécessaire pour tes premières semaittes et pour la subsistance jusqu A la recette suivante, t~to pourvoirait A entretien de trois prêtres et à tous les frais du culte, durant qui<Ka ans. dans chacun des postes qu'on établirait. A ces conditions te roi faisait & ta compagnie tes plus grands avantagea il lui donnait en toute propriété teCanodacttaFioride' il lui remettait pour toujours !o trauc des cuirs, peaux et polleteries. et, pour quinze ans, tout autre commerce par terre et par mor, sauf toutefois tnpécho des morues et baleines déclarée libre pour tout Français: il lui promettait deux vaisseaux de guerre, armés et équipés, d..nt ello pourrait nommer les En outre, pour favoriser t'ouvre des futurs capitaines. colonq, Sa NajcsM 'our accordait a oux.mt'mes un certain nombre de privUéges. Tout artisan, ayant exercé son métier pendant six ans dans la Nouvelle Franco, serait réputé maître et pourrait tenir boutique A t. Contrôleur 6~M)<!es8<t)h!ea Broaage. en 2.BottMeoh deCatols. 3. Sycotc e D!eppe. d 4. Bchev!o lavtHe Matro<!e-G~ec. de du

tA M!5StONDU CANAOA.

30?

Paris et autres villes. Pendant quinze ans toute marchandise toutes provenantde la colonie serait exempte d'impôts, etde même les munitions à elle destinées, les vivres et autres choses oécessaires à son ravitaillement. Les descendants de ceux qui se fixeraient dans le pays et les sauvages convertis seraient censés et de réputés naturel français; ils jouiraient dans la mère patrie tous les droits inhérents à cette qualité sans être tenus à aucune formalité de naturalisation*. 7. Ainsi se trouva remplie, et au dcta de toute attente, la négociation confiée au P. Noyrot. Tandis qu'il la menait à si bon terme, it s'était occupé aussi, activement, en qualité do procureur, d'approvisionner la résidence de Notre-Dame-des-Anges. Les terres cultivées ne pouvant encore suffire à la nourriture da tout le personnel. il fallait faire venir beaucoup de choses de Franco. Crace aux aum&oes recueillies, le P. Noyrot put expédier à HonOcur tout ce qui était nécessaire, pour un an, à l'entretien des missionnaires et de leurs ouvriers. Cet envoi aurait du arriver à Québec vers le milieu do <627; mais le capitaine de La Matde, tout dévoué aux de Caon, épousa leur animosité contre les J&saites et arrêta les ballots destinés Ala résidence. Au mois d'octobre tes provisions de t'annéo précédente touchaient tour lia, et te Il. Lalemant réduit à ta famine se décidait à partir avec ses vingt ouvriers tMt'arque en France dans to courant de novembre, il rocut AParis une lettre du P. Centrât q"i t'exttortait A ne rion négliger pour venir au secours de la mission L'année suivants, 1038, Louis Xtt!, }Mr un édit daté du camp de La Bothette, conHrma l'acte d'~tabiissoment do la Cow~~a~ de la A'oMp<c ~M<ff qui compla bientôt plus de cent associés. Soutenue par do puissants protecteurs, la nouvelle Mciéte donnait déjà tes plus bettes espérances. EUe équipa quatre vaisseaux, placés soua le commandement de l'un de ses membres, Claudo de Roqucutont, lequel devait remettra & Champlain un brevet le nommant gouverneur et beutenant général du roi au Canada, it partit de Dieppe le 8 mai, accompagné do doux Jésuites, Chartfs Lalemant et François ttagueueau, et de trois Récot!ets\ Le t. ~eMey~tM ~nf~. p. aM-9M. ) 9. P~tand. , aat. & LpUMdo Otlaeral P. Leiemant, détembK (fmneia,BpM.Oeo., P. au 1& t62? ~tv). <.AKhWeadotama~oe, Ht. A', ao 6. Lettre doP. <M~Mt P. Memaot.17juint6M(PraDda, Bfht. Oea.. tv).

30f

SOUS tUCHEHEU.

PRENtËHK PARTIE

P. Noyrotaveodenxfrérpscoadjuteurs snivaUtaQottiUe, montéaur un navire chargé de provisions pour Notre-Uame-dos.Anges Ni les uns ai les autres nodevaient parvenir au terme de leur voyage. Un nouveau coup de force allait être tente contre tes pos:tea. siens de. la France au Canatta,et cette fois par des huguenot' français passes au service de l'Angleterre. David Kertk, hattite et hardi marin, n6 & Dieppe d'une mère franeaise et d'un père écossais, s'était fait donner par Chartes t" l'autorisation d'attaquer notre colonie renaissante. Aidé de ses deux frères, Louis et Thomas, it avait éttuipé Agrands frais p!u. siouM navires. La petite nott~ partit de Londres au printemps de 1628 guidée par un trattre, !o capitaine Niohet, dieppois lui aussi, qui avait commandéjadis un vaisseau des do Caon. SuperieuM en nombre, tes audacieux aventttfiera s'empareront faci~ment de Port'Roya! et allèrent mouiller devant Tadoussac, t'cmbouchure dll Saint-Laurent. On~taitaioMau commencement du moisde juillet, Champ!ain attendait d'un moment A t'autre les vaisseaux do la CnH)a<w des f~ ~AAof~, ~uand dem hommes, accourus en toute hatn du cap Tonrmen!e, lui annoncèrent t'approche de la Hotte anglaise2. Averti de la présence de l'enneiiii, le gouverneur préet du fort para quelqnes retranchements antoar de /A~<oH dont tes remparts n'étaient pas encore termines. Par t'imprôvoyance des de Caen, tout Manquait vivres et munitions. Les Msnitcs et les Hccottots ntirpnt lours récottes la disposition du commandant. Le tOjuittet. des Bagnes, prisottniers des Angtais. apporte. Mnt&Champtain une toure dansinquette ttavidK«r<h t'informait avait otnenu commitsion duruide!at:rande.Bretagne pnur prendre possession du Canada, tt t'invitait en même temps tt rendre le fort et fAa&w< nnn d'éviter une effnsioM de ttang absolument inutile. A cette sommation, le gouverneur, d'accord avec les principaux habitants, nt une t:M~' et nohte réponse f Nonsien! ayant encore des grains, hteda d'indc, pois et febvea, sans ce qne le pays fournie, dont toaNotdats de ce tieusepaasent ~e eontcntont] ans~i bien que s'ils nvaient tes mcittenres farines du monde. nouH ne serions pas dignes do paraître des hommes devant notre ttoy, Hinous rendions le fort et ~<~«~ en J'oslat que nous sommes maintenant. Je sais quo vous <!stimo<-CMat!o<, op.fM.,). t, p. n.
2. PattoMM. p~87a, a!B. Ferland, t. 9M.

LA MiSSMX UUCANADA.

309

rez plus autre courage, en attendant de pied ferme votre pe~ sunne avec vos forces, que si Jacbemont noua abandonnions une cbosetjui nouscstsi chère, sans premier voirt'essaide vos canons, approches, retranchomens et bateries. Nous attendons d'heure a autre pour vous recevoir, et ompescher, si nous pouvons, les prétentions qu'avez eues sur ces lieux 1. Champtain n'avait plus que cinquante livres de poudre, mais suivant son expression, en ces occasions, bonne mine n'est pmi défendue". Sa fermeté en imposa aux Anglais. Kertk, convaincu qu'il se heurterait à une résistance d~sesperJe, renonça pour l'instant à son premier dessein. Trouvant plus d'avantage a surprendre la notti!!e qui venait ravitailler Québec, il quitta Tadous. sac et croisa dans le golfe Saint-Laurent. A la hauteur de nie d Anticosti ou de t'Assomption. il rencontra les navires frant.'aiscommandes par Hoquemont. Cc!ui*ei se défendit avec courage contre des forces très supérieures après <)ixheures de combat, il fut forcé d'amener pavillon. !i M rendit Aces trois conditions vie sauve deafeti~ieu<, reapect des femmes, liberté à tous. Kcrth renvoya en France Hoquomoot et les colons, et jeta sur une mauvaise barque les ttëc<dtotsqui Oniront par aborder à Hayonne. Le P. !<oyrot, poursuivi par les vaisseaux ennemis, était parvenu '<c!)appor: il gagna, apr~'abion des dangers, mi do France. Uuand aux PP. Lalemant et Raguonoao, le vain. port quourtcs cunduisit comme pfisonMeFsenAngteterro~. D~qu'U apprit la captivité des doux missionnaires, io P. Vitel. d'ecripo au P. PtUcau, ppovinciat do Franco, tesch! s'cmpMMa l'engageant à faire tous ses efforts aMo d'obtenir leur mise en tibortc~. Craco ai'intet'veniion de Marie doMëdioiaeta l'influence do M tille, la reine Henfiette. los PeMs fnFent pfo:nptement detivfes et conduits do LondMa en Betgiqoo, d'où Us vinrent & Paris. Les tribulations éprouvées p:<r h mission du Canada avaient vivement ému !o cœur du Souverain Pontife; mais U no doutait pas qu'elle ne produittt un jour des fruits abondants oe salut Aussi le P. Général, auquel ii avait cunQd ses espérances, continua t.i! do la recommander ao P. FUtoaQ au P. La!emaat et mature toutes les éprouvcs H fallait poraôvcrer
1. )o~o~M~e MoMp~M.).tt,p.tM.<93. Cf. CteutiM.t.t. f.tS.–petttBd 8, ea a. Moaum. M<t. mt~. ). H. c. t. < Ctentio~. t.}, p. tMo. eoXa2~ 'eaaa~o~ o/ &f<!fepopcM. Montât, e.t&74.<MO. p. <8i.

9.~MM duP. U.<OtrJ P. KttMO. MtembM <u a t6M Bcht. u<B t tVt <.Lettres u meme aP. t~ktatot, Md~eembM (FMn<a, d < <62a ta P.KUeM,TMt.t6M 1 1·bldcm).

<0

SOUSUCHBHEU.PREMIÈRE t PAttTtB.

8. Cependantla détaxe de Roquemont entraînait les suites les plus f&cheusea pour Champlain et ses compagnons qui ne pouvaient, avant dix mois, recevoir aucunsecoursde la mère patrie. Au mitieu de sa détresse le gouverneur ne perdit point courage. Afinde faire durer le plus longtemps possible le peu de ivn's qui restait, la ration de chaque homme fut rédn!te à sept onces de pois par jour. La pèche, la chasse, les racines trouvées dans les bois, quelques morceauxde vennisondonnes par les aao~tges empêchèrent les Français et les religieux de mourir de faim pen* dant l'hiver*. En t629, la Compagniedes Cent ~Moct< arma de nouveaux navires pourravitailler le Canada, et Richelieuordonna au commandant de Raz!Uy de tes convoyer avec sept vaisseauxdu roi. lu était tassemMéodans le port de La Rooheno,prête A D6J& Motte partir, quand un traité de paix fut conclu à Suseentre LouisXHtet Chartes i". L'AngteterM étant devenuet'aUteedela Pranco l'ordre donné à Razilly n'avait plus de raison d'être et fut révoquer Au mois de juin, tes capitaines des navires ~~rchands qui avaient retardé leur voyagepour attendre teavaiaseauxde guerre, M décidèrent enHnà partir. ToutJ'espoir de la colonie reposait sur cette expédition maia elle n<'devait pas m!etM attehtdre son but que la précédente. Cinq Jésuites étaient parmi les passagers tes PP. Latemaot, Noyrot, Alexandreda vieux'Pont, Barthélemy Vimont,et te F~M do Matot,de la province Champagne. Le P. Vimont,était embarsur le vaisseaucommandé par le capitaine Dan!et. Co!ui.ct que poofséparta tempête sur rt!e du Cap-Bretoa, s'empara du fort qu'y avaient construitles Angh!a,!e démolitet en bâtit un autM à Fentrée de ia rivière du Grand'Cybou; il y taiMale P. Vimont aveo quarante bonuneset revint en Fmnceavec eoixante prison. nie~a*. Le capitaine Joubert, moins heureux, fit naufrage sur les côtes de Bretagne Quant au navire monté par les PP. Lalemant, Noyrot, de Vieux'Pontet !e Frère Malot,11alla 88brisersur lesrocheM det'tte de Canseau, près de la Nouvelle-Écosse. P. Noyroietto Le Frère Maïot, furent engloutis; les PP. Lalemant et de Vieux.
bu a. M e'<tatt dttUaaa~ ao a~ge de La BoetteMe.Of. A~ece!, &<MfM cognât de~cA~eM, M. <M, 463, 4M. <M, <M, 6)4,629. M) ttt, tM. t 9. ~McM, lU, 8M. <.BehMoodo wyaso Mtoar teeeDt«!M Oactet e!MepMpMttmatt,p.SM.–Cote!t' doa o j 8tatn9apeia, eo~afo< <a74.{660, <09. ftof o~ <Mo<<'pepeM, totoniat .6740.660,p. 105, p,

t. OKOttM, p. 99. 1.1,

LA M!ËS!OK DU CAKAOA.

Pont parvinrent à gagner le rivage*. Quelques jours après, le P. de Vieux-Pont rejoignit le P. Vimont au Grand-Cyboupour travailler avectui&i'évaagétisation des indigènes~. Le P. Laiemant recueilli par des pêcheurs basques fut conduit à SaintSébastien, où it aborda, après un second naufrage s. 9. Tandis que notre nottittemarchande était ainsi anéantie ou dispersée, Champlain et les habitants de Québec, privés de tout secours, se voyaient menacés de la plus crueUofamine. Étant parvenu à construire une barque de dix à onze tonneaux, le gouverneur chargea son beau-frère, BouUé, d'aller à Gaspe,sur le golfe Saint-Laurent, où chaque année se rendaientdes vaisseaux francaia pour la pèche de la morue s'il n'en trouvait aucun, il devait fairevoile jusqu'en France pour renseigner, sur la triste situation do ïa colonie, le roi, le cardinal de Richelieuet les associésde la compagnie. BouUé capturé avecson équipage fut Korthqu!, à force de questionner les prisonniera, par les frôres connurent,i'~iat désespéré du fort et de~aMa~oM*. Onétait au moisde juillet. Champlain de plus en piua inquiet, et craignant un coup de main de la part des Auglais,avait fait venir tcamixsionnaip<'s desHurons afin qu'ils ne Matassent paa au milieu des sauvages. Bientôt on apprend que dos sans secours vaisseauxanglais ont été aperçus derrière !a pointe Lévis, à trois miUesda Québec. Aussitôtle gouverneur convoque les Jésuites, les RécoUetaet les principaux colons, aun do pfendro teur avis. Tousconviennentque la résistanceest impossible il faut obtenir de l'ennemi les conditionsles plus avantageuses. Peu après co conciliabule, une chaloupe anglaise N'avance&u milieu de la rade, s'arrête et déploie un pavillon blano on répond en arborant un drapeau de même couleur. La chaloupe s'appr<he alors de terre et l'oMeier qui la commande, présente au gouverneur une lettre dans laquelle les deux Mres Louis ot Thomas Kerth déclaraient connaltre le déplorable état de la colonie, deman* datent la remise du fort entre leurs mains et promettaient une a composition honnOtoet raisonnaMo~n. Cbamplain proposa loi-même les articles de ia capitulation.
2. LaMMda P. 0<a<tat au P. V!mont, t0 mate <630(PMne! Bf!:t. Oea.,t. <V). 8. CMottoe,t. t. p. M. <. Pet!M<t,t, aa), 2M. – De ChMtevoh, op. cM~1.1. p. tes. a. Voyages de Mandats, t. H,p. 262,263. OMottM. H, 26, a?. –PMhnd, ),239.

t. t. CniQttne, p. <0.–F&M!on.C!p. c«.,t<MO.

3<a

SOLS MCHEUEf. PREMtÈRË PARTIE.

11" Avant toutes choses, Messieurs Kerth montreroient la commis. a" tb lui foumiroient un sion du Roy de la Grande.Bretagne. vaisseau pour passer en France avec tous les Français sans en excepter un sent. – 8° Les gens de guerre sortiraient avec teurs armes et tous les effets qu'ils pourroient emporter. Et on6n il ne Louis Kortk seroit fait aucune insulte ni violence à personne'. David resté à Tadoussac, produirait la com promit que son trère mission demandée et qu'on assurerait à tous le passage en France. En outre, les cfQciers au service de la compagnie sortiraient avec armesetbagagoa; tessotdata garderaient leurs armes, leurs habits et une roho do castor; les religieux, leurs robes et leurs livres. Tout le reste demeurerait dans la place2. 10. La capitutation fut signée le i9 juiUet 1629. Le lendemain, Louis Kertk prit possession du fort, de t'A~AtM~nn, du couvent dea Récollets et de la résidence de Notre'uame'dcs-Anges. On assure, dit le P. de Charlevoix, qu'avant la prise de Québec, Uavid Kertk avait reçu des aVM certains de l'accord survenu le a~ avril entre le roi de France et le toi d'Ang!eterra, mais qu'il feignit de l'ignorer. <' t! avoit fait de grandes dépenses pour son armement et it a'~itait natté de trouver dans la Nouvette'France beaucoup plus qu'il ne fattoit pour l'en dédommager, tt fut fort étonné de voir qu'il n'était le mattre que d'un rocher habité par une centaine de personnes, épuisées par une longue famine et à qui il faUoit commencer par donner du pain; d'un magas<n oo il n'y avoit que des peaux en petite quantité; do quelques maisons mat bâties et encore plus mat meublées. Ainsi tout le fruit do sa mauvaise foi fut do s'être ruiné. Il tt n'eut pas même, comme nous le dirons plus tard, la 'consolation d'avoir travaillé pour le prince qu'il aervait~. voici, d'apte ua reçu dcUvra par Louis Kertk a Champlain tout ce qui se trouvait dans le fort 7 canons, 7 pierriers, 5< boulets, M !ivM9de poudre, SOlivres de mèches, iA mousqoeta, 4 arqa'ebHses, 10 haiiebardca, 12 piques, 6 à 6 milliers de plomb, 53 armures, 8 pétards do fonte verte, une vieille tente et quelqoes ustensUes de ménage 4. t. DoOhMteMh,p. tM.– Ca~n<ta< es. t, p. p. 26?,X03. Ca<pM<far. p. 99. CfeatttM, p. 27, 98. 8. DeChattewo!, t?a, ~-CMmtos, . 29. t p t~o~ < MompFa<a,M,

< t'~oeet de C~OMptatt, h M, p. 9?o. 6B<o!B, N«<o<M de <a wtMtûu«eM /~anfs<<e< la ~ourcMc ff<!Mtc, 1.1, p. 188.

LAM!SS!0?) OUCAXAM.

3<3

Apres l'inspection du fort, Louis Kerth se rendit chez les HécoUets et les Jésuites, o traitant tes premiers avec autant de fourtoisie qu'il témoigna d'aversion aux autres et allant jusqu'à exprimer le regret de n'avoir pu commencer par démolir leur Pour tes colons, il sa crut intéressé b&timent sur ïeura fêtes a leur moutrer dea égards i) engagea ceux qui avaient dé& < hé dea terres &ne pas perdre le fruit de leurs travaux, et leur fit les oures les plus avantageuses s'ils consentaient à rester dans le pays. M promit même de les rapatner au bout d'une année, s'ils en exprimaient alors le désir. Le gouverneur, que ces pauvres gens consuttôrent, leur accorda son agrément, mais il les avertit que, si le roi ne reprenait pas le Canada dans un ils feroient mal de demeurer plus longtemps privés dea an, satut de ïeura aaoromenta et des autres secours spirituels, antea devant leur être plus cher que tous les biens qu'ils pouvaient posséder Tandis que Looia Kortk demeurait avec quelques colons & Québec, Thomas rejoignit à Tadouaaao son frère David qui a'y était arrêté, tt amenait avec lui Champtain, tea Rceottfta et les PP. Massé,de Noue et de Brabeuf. Une fois à terre, nos cathottques furent trattéa avec peu de ménagements. David Kerth no voulut leur permettre aucun exercice publie du culte; il montrait aiMi ce qu'on pouvait attendre de la toteraneo dea huguenots a'ib étaient reatés mattres dans <e payas. Quant au trattro. te Jécapitaine Jacques Michot. il ne cessait d'invectiver contre les leur dit Uun jour en présence de Oavid Kertk, suites. Messieurs, votfa seul but, en venant au Canada, a été de jouir des déponiMea de M. de Caen que vous avez dépossédé. Pa~onnoz-noua, Ilonsieur, répliqua le P. do Brêbeuf, noua ne vînmes que pour la gloire du Seigneur et nous nous exposâmes a mtUo dangers pour convertir ~es Indiens. – loi, Michel t'interrompit en criant Ah 1 Ah convertir les indiens; dites donc convertir iea castora. 1 C'est faux répartit te Père. Alors Michel, levant !e poing N'était le respect dA A l'amiral, je vous frappes'exclama – Le P: de Brébenf, homme d'une force rais pour ce démenti. néanmoins sou sang-froid et répondit peu commune, garda Rxcosez-moi; je n'ai pas eu Fintention de vous donner un démenti; ces mots sont ceux dont nous noua servons dans les
9. foMOpM de Champlain,

1.PMtunM, tM.. . 8M. op. p t. Il, p. 37S. 8 foUton, 2<7.–Pettmd,, 287. t~a~M de Champlain, p. 8N. t t), t.

3~

SOUS RICHELIEU,

PREMtÈMË PARTtE.

écoles, lorsqu'on avance une proposition douteuse, et ils ne comportent donc pas d'offense je vous prie cependant de me les pardonner'. Malgréces excuses, l'esprit malade de Michel s'empara de ce sujet et il ne parla plus que de cette insulte présumée, » Il s'emporta même en de telles imprécations contre Dieu et ses saints « Bon Dieu que Champlain ne put s'empêcher de s'écrier comme vous jurez pour un réformé. -Je le sais, répondit-il mais je veux être pendu, si je n'inuige à ce jésuite la correction qu'il mérite. » Deux jours après, il mourait dacs un de ces accès de foreur auxquels il était sujets, t~s Anglais lui rendirent les honneurs funèbres; mais après leur départ, les sauvages déterrèrent le cadavre, le pendirent selon son imprécation u et le jetèrent aux chiens. Ce qui montre, écrivait plus tard un missionnut <, o qu'il ne fait pas bon blasphémer contre Dieu ny contre ses saincts, ny se bander contre son Roy, trahissant sa patrie 3 ». Au mois de septembre 1629, David Kertk quitta Tadoussao avec cinq vaisseaux bien armés; il atteignit Plymouth le 20 octobre Huit jours après, les Jésuites s'embarquèrent à Douvres pour la France, ou ils furent d:stribués dans différentes maisons. Le P. Lalemant se retira au cottège de Bourges; le P. Massé revint à La Ftèchc le P. de Noue se dirigea sur Amiens et le P. de Brébeuf sur Rouen. L'année suivante les PP. do Vieux-Pont et Barthélemy Vimont étaient rappelés du Cap-Breton et envoyés, le premier, comme prédicateur, à Rouen; le second, comme préfet des études, à Vannes\ Quant à Champlain, it fut tout surpris, à son arrivée en Aagleterre, d'apprendre qu'un traité de paix avait été signé entre ce pays et la France trois mois avant la reddition de Québec. L'ambassadeur français, auquel it remit un Mémoire, lui promit d'obtenir justice et réparation Le gouverneur de la Nouvelle France rentra donc à Paris avec l'espoir de voir bientôt reconstituée une colonie à laquelle il avait consacré « toute son énergie, toutes ses affections, sa vie tout entière 7
<. Voyagea de Champlain, tt, p. 319-320. 2. Ibidem. P. n, c. vtn. – Cf. Parhmaa. M6, 887. Monnmenta. 8. Lettre du P. Le Jeune, 7 août t6M (Ne<a«o<Mdes .M<«MM, 16M, p. 9). 4. PeHand. t. 237. De CbarteMtt. 1.1?3. 6. Cf. de Roehemonteit, t. i76. 177. 6. Voyages de Champlain, t. t). p. 326. 7. FeWaod, t. 248 – De PtMMo, N<«o<re. de la diplomatie /h!Mfa<M, U.3M. – CoM)MMfofS<o<e papers, col. tS74-t660, p. <02.

CHAPITREXU
LA MtSStOK DE COKSTAKTtSOPt.B

(i623-iS30)
de Cyrille 2. L'inOueace à Saint-Penott. Une Mto huéraire BommaiM 3. Menées du patriarche Cy rille contre la Lucar combattue par M. de C~y. le patriar5. A Coastanttnopte, 4. Affaire des Jésuites de Chio. mission. pour faire ch~ che s'unit aux ambassadeurs protestants fait rétablir 7. M. dcC~y et exil de trois mtsi.~t. restation, eapttvM relative de des captifa et sécurité 8. Délivrance Satnt.Beoott. les J~uttea la misstoo. daus ta Compagcte e) Mt99)o t. aecueUs de documenta consenes Seorcea mMeac~tea t. 1 et VtU; b) ffMctt. EpHtotae ''«oefaUum, CoM~n'tMp~'taM. sur Jésuites. la pM~cfc de ~aoce. p)Mea manuscriles ~Wh~esde Ponde DnBibl. nationale, msa ft.. t6tso à <6<m (ambassade de M. M<y!. mMrts. 1 Clnq ceo\8 Colbert, vol. 483. puy. \'01. 1', 103 t~&X~es~ vol. III, coU. Godefroy, \'01,

Ha. dit'randa,Il, 61,6%Sn 30(k Vatleauo., l'iunJiatura VI, oma rehlvlo R A a. "0. dt ATCbttioMa'o. ispacet MostanUnopott. <?.<00. dt D vm.~cBMta.

de la i. Nous avons retracé, au volume précédent, l'histoiro mois de l'année mission de Constantinople jusqu'aux derniers i623'. A ce moment, le P. de CanUtao, son premier supérieur une santé et pour ainsi dire son fondateur, fut contraint par où depuis quatorze ans, au gré délabrée d'abandonner un poste d'Aurilde tous. il rendait les plus grands services. Le P. Laurent le P. Perrin et lac le remplaça, et, à la Bn du mois de novembre, un Frère coadjuieur~. envoyés do France, apportèrent quelque de la vigoureuse renfort; assez du moins pour ne rien ralentir aux œuvres apostotiques3. impulsion donnée jusqu'alors du P. de CanUlac. les élèQuelques semaines après le départ de mystère ves de Saint-Benolt représentèrent un drame ou sorte et t. VolttomeMi,p. 606 sntv. le 2.ProbablementCr,JeanDiron.
~X'd~} a~'d~

.eM (BtM. uai.. ma.

.6.M.

.)

3iG

SOt'S RtCHEUEU. – PHEAUËREPARTIE.

en grec vulgaire, dans la nefdet'égtise transformée pour la circonstance. Galata n'était pas habitué à pareil spectacle ce fut tout un événement. « Le sujet de cette action, écrivait le P. d'An* rillac, a été c~mme saint Jean Cbrisostome, aagé seulement de neuf à dix ans, se convertit de i'idotatrie et paganisme ù la foy deJésus-Christ, et comme apr~s estre converti en ce même bas aago, it convertit son père, sa mère et sa sœur. t.e jour désigné à telle représentation fut te jour même de la feste de saint Jean Cbrisostome, non selon t Église tatine mais selon t'Église grecque. Il y eust si grand concours, principalement des Grecs, que si t'égtise eust esté une fois plus grande de ce qu'elle est, it n'y eust peu demeurer. Hatre autres, it y eust deux ambassadeurs. à scavoir l'ambassadeur de France et celuy do Flandre ou d'Hollande, qui louèrent extrêmement les acteurs et faction, et en sortirent fort contens et satisfaits. EUe se représenta pour la seconde fois deux ou trois jours après, où vint M l'ambassadeur d'Allemagne, et l'église fut encore pleine pour cotte seconde fois*. )' Pareille solennité littéraire n'était pas un simple divertisaement eUe avait pour but, comme i'indiQue le P. d'Aurillac, d'honorer le glorieux évéquo en faisant connaître sa vie et ses vertus. Ce <.dialogue M,plus éloquent qu'un sermon, entr~oa Vos Révérences, disait quelques jours plusieurs conversions. apros un des principaux Francs de Galata, ont trouvé le moyen de gaigner tes cœuM des Grecs par ces actions pubti'juea, parlant en leur langue et louant tours saints, et s'accommodant encore en la célébration do leurs festea. et leur teamoignant que nous ne sommes pas tant atiénéa de leur Ëgtise~. » On avait beaucoup remarqué l'absence du patriarche grec, Cyritto. Bien qu'il eut exprimé le désir d'assister a la représon' latioo, notre ambassadeur, M. do Césy, avait répondu qu'il ne l'aurait pas pour agréable, et personne no fut étonné de ce refus. 3. Cyrille Lucar, né en i5T2 dans Ftte do Candie, avait étudié à Venise et à Padoue. M visita ensuite t'AUemagne où il se lia avec tes théologiens protestants dont il adopta l'esprit t. LeMM P. d'Aurillac Général, joutettOM du anP. 17 (MtM!o CoMtaaUaopoHtana, vitl, n. 39), a.OMMdttttttattn. 3. Lettre duP. d'AntiMM citée. déjà

3i7 U LAMtS8!OME CO~STAKTtXOPLB. Gr~ce et nommé archimandrite Revenu en ~~«n ~< n.~mmA archtmandfite et les doctrines. n~M d'Alexandrie, il fut par son parent Mététins Piga, patriarche la la réuenvoyé par ce prêlat en Lithuanie, où it s'opposa nion des luthériens et des catholiques, ce qui le fit accuser de tuthéramsme. De retour & Constantinople et élu patriarche d'At~andrie après la mort de Mététius Piga, it se rendit dans cette ville et en gouverna l'Église durant plusieurs années. tt éta!t parvenu par ses intrigues à supplanter, en <6t9, mais un mois après Théophile, patriarche de Constantmopte; il avait été renversé à son tour et remplacé son installation. Patras.Ia.Vieute. par Thimothee, métropolite de A la mort de ce dernier, Cyrille, remonté par la faveur du se servit do son grand vizir sur le siège de Constantinople, autorité pour répandre les doctrines protestantes dans i Ég!ise conduite no sougrecque. Son élection simoniaque et son indigne le cierge, malgré les remon. levèrent aucuno opposition parmi trances des mi'<stnm)aites do la Compagnie de Jésus. Le P. Généra! no vit de remède au mal que daua l'intervnnon de l'ambassadeur d<' France, qu'il réclama par l'intermédiare du p. de Séguiran alors confesseur du roi'. lie son côté, M" CorA aini. nonce du Saint-Siège & Paris, en montra la nécessite de ce rien épargner pour M. de Pa's:eus, et Louis Xttt promit obtenir un changement de patriarche~. < Grâce aux oMot s do M. do Césy, Cyrille no tarda pas A être de son siège, ainsi nue noire ambassadeur !'ann<'nca:t dépossédé au roi !o 30 avril <623. Il Sire, je n'ay pas mal employé le temps et mes ofacos. depuis la dernière despcsche quo j'ouvovai & Vostre Majesté, car j'ay moyenné en telle sorte la ruine du patriarche grec de Conatantinopïe qu'il est maintenant hors do siège par commandement du premier viz!r. Ce patriarche estoit un très dangereux hérétique, qui n'avoit autre but que t'atMbtissement ou la ruine do i'ÊgUse Romaine, et d'estabHr le calvinisme dans la Grèce et dana toutes les C'est chMe étrange qu'an patriarche de partyes or!fnta!es. l'autel Constantinopto uiast la réattto du Saint-Sacrement de et voutust ostor la confession, sana que les Crées nssent aucune démonstration do le vouloir changer, car il pipoit leur igno<6ao0t<6N (Ftanch.Epttt.Oen.. aa t. tjeMM t*.<;<n<M) P. de Mgn'M!). do <Vt d de & (AKb.Vat., Nooz. t ~NOtta. t. 2. LeMM CoM)n! ~ndoth),2<tantiof <6M o. 03,f. M).

3i8

sousMCBBLtEU. – PREMtËRE PARTIE.

rance. On tient qn'U est retiré chez l'ambassadeur de Hollande, et que les Pères Jésuytes sont fort menacés par luy et par l'ambassadeur d'Angleterre*. e Le nouveau patriarche, Grégoire, archevêque d'Amaz!e a au eut à lutter contre l'influence occulte de pats du Pont son prédécesseur. N'ayant trouvé aucun métropotite qui vouldt le mettre en possession de sa charge, it s'en plaignit au grand vizir et le jour mosmo, raconte M. de Césy, Cirille fut embarque, les taira aux pieds, dans une frégate, pour estre mjné à Rhodes, ou il aura tout loisir de commenter sur les lustitutions de Catvin~ e. Le 88 mai, les métropoUtes cooaen. tirent à introniser Grégoire et le 28 juin, Louis XUt félicitait son ambassadeur de la conduite de cette affaire. J'ay eu plaisir, lui écrit-il, d'apprendre le service que m'avez rendu au changement du patriarche. Voyez aussi de deBendre les Pères Jésuistes de ses vengeances comme d'autres, a Unque les pra. tiques des ambassadeurs d'Angleterre et de Hollande contre eux ne prévalent, et qu'Ua puissent plus facilement soubs mon authortté faire vaUoip le talent que Dieu leur a donné pour sa gloire~. Grégoire'ne fit que passer sur le siège de Constantinopte; t on le remplaça bientôt par Anthimo, métropolite d'And<inop!e, homme de bonne volonté, mais trop faible de caractère pour des circonstances aussi dif6ci!es*. Un ne devait pas tarder à s'en apercevoir. vers la nu do septembre, on effet, CyriUe repatut & Conatan* tinople, comme patriarche, grâce aux bons ofUces de ses amis les ambassadeurs d'Angleterre et de MoHandc' Les métropolites épouvantes firent partager leurs craintes A Aotbime" qui renonça de iui'meme & lutter contre son rusé et puissant adversaire. N. do Cesy en fut aussi surpris que consterné. e Si je n'estois icy, dit.H à M. do Pnisieus, je ne pourrois croire ce que je vous escris maintenant; mais vous entendrez, a'H vous p!aist, que ce matin ayant fait restab!M' le patriaMho Anthime dans son siège, il vient d'aHor chez l'ambassadeur de Motande où est CiriUe pour luy résigner ta patriarchat et t. t~MM deM.doC<:y Mt. 80avrilMM(Bibl. at.,Cr.MH6,f. <69 au p t.). 3. Datn6me o même,t9 malt6M(~&M<-M, a t t69). 3 Lettre daroi&M.do (Msy, 8Ja!o <OM 2 (BtM. at., fr. !0)50,. 335). o f 4. O~y au roi, OJotUet (&.<9«&,. Mt). <6!3 f 8. <May Pa):!eot(ibidem. 2M). a L 0. Dumême u m6meff. <atM,. 2)8). a f (

LAMtSStONMCOXSTAKTiKOPLE.

319

le renoncer d&ace soir. Et comme j'aUois faire fermer cette despesche on m'a adverty que ledit AniMmo venoit passer céans pour m'en faire des excuses, mais je ne Fay*pas attendu, luy ayant fait dire que j'estois aliô me pourmener, et que je tronvois bien estrange q't'H eust si tost changé de résotution au lieu d'aller doma!n veoir le visir pour le remercier de son restabUssement, et que pour moy je ne pouvois approuver ce qu'il allait faire. M a respondu qu'il n'avoit point d'argent et que, ponr avoir la paix avec Cirille, les Grecs lui avoient conseiUé de se contenter d'un aMhevesohé. Si j'en suis creu, sy ferai-je sauter CinUe pour la seconde fois, car il fera trop de mal, s'U dure'. 3. A peine CyriUe eut.U repris possession du siège patriarcat de Constantinople, qu'il nt imprimer à Winemberg, soua !e nom d'un de sas disciples nommé Zacharie, une instruction chrétienne remplie d'erreurs, et !a répandit dans tout FempiM. <' C'est, écrivait au roi notre ambassadeur, un livre capable d'infecter d'hérésie toute cette pauvre ÊgUse d'Orient, si on n'y pémôdyo; car il est entièrement plein d'oppinions calvinistes et iuth<!riennes, lesquelles so pourront facilement glisser dans les faibles et ignorans esprits des Greca. Je no double point que luy et les ambassadeurs ses amya n'essayent de faire quelque n'ai aux Pères Jésuites~. Bien qua les prévisions de M. de Cesy dussent un jour se reatiser, CyriUo tacha tout d'abord do Ha~aer les bonnes grâces des missionnaires et, par ïeu!* entretatse, ceUes de l'ambas. ttadeur de Franco~. Mais personne oo so laissa tromper par ces avances insidieuses. A Paris et n Borne, comme à Contantinop!e, on ne cessa do travailler & h déposition du perfide intrus'. Cyrille, d partir de ce moment voua aux Jésuites une haine mortello. Un religieux de Jérusalem, désirant obtenir un commandement dont il avait besoin, était aUu, aceumpagné d'un interprète do M. do Céay, saluer le catmacan. Après que celuy-ci < t. CdsyAPoMeat,a oet(Afe (Bibi. tt., h. <nt&6, at8).Lettredo nM'ee <6N f. n antard. MC~t~te d'Etat, MJ~tttt <6!4 o. <AtehtMs Naaz.dt fMDeta. 6t, Vat., f. 58).Cf.VeoMta, AKh.dt Mato,DtspMcttHcn~anMnop<e.o.e8,f.tM"t99. C a. C~t au roi, 3t janvier<6M (Htb). at., ff. <6)60. 239). o f. 9. tjtMMaannotMM (MtM. t9M t. Constant.. V)tt.p. M). 4. BadMftat Bpada.M ù avril<Mt(Atet)~. dt Vat.,NooB. P~aneta. 809,f. at, a. de &ta :3 20).CLt<MM Spada Propagande, mat ta:). (M<fem, n.6t, f. <30).

320

SOUS [UCHEUEU.

Pt~Mï~tE

PAHT<E.

l'eust regardé, U demanda si c'estoit un Jésuite sur quoy il luy fust respondu que non et qu'il estoit de l'ordre de saint François; à quoy il répliqua que le premier Jésuite qoit ver. roit, il le vouioit faire empâter. M Ces paroles, rapportées ù H. de Césy lui donnèrent A penser <' que le patriarche Cyritte [avait] faict faire quelque meschant of6ce aux Pères par quet81 voulut ~'assurfr que a~nbassudeuf ou par aultre moyen* de leur exactitude. Elles n'étaient que trop vraies, comme il ranuonça lui-même au roi, te 7 juillct <G2~ en lui rappf'riaot l'entretien qu'il avait eu avec te ministre turc. Sire, tes Pères Jcsuytes ont esté a la veille d'estre ettas~a d'icy et peut-eatre avec vioteuco et hasard de la vie de qu''I. qu'un d'eus, si hicu ne m'eust inspire d'aller vfoir le cay. Macan & leur occaston; car tursquo je tuy pariay du tuo. avoit tenu contre eux à l'interpretto OMiviet. il gage qu'il 01 comme t'estouno de ce qu'après les avoir menacés de h mort, ils ~toient encore icy, et me dit que je les foissf partir plus tost ce jour*tA que le lendemain, s'its ne voulloient e',tt0 mat traittca, m'adjoustant que c'estoient gens trt'a daugt'ffux Estais o~ ils habitoiHnt, et m'attegHa des exemples pour tuua me tirent cogautstro ctayroment que tes enoooia des t'èn't, qui tuy avoit'nt imprimé dans l'esprit ptusieurs mensonges que je luy Iaksay dire jusqu'au bout~. a M. 'te C~sy prit il son tour ta parole et lui rappela que rétabUssfmentdcs Jésuites à Constantinople avait été aut"t:s' par le Uraud Seigneur pour la consolation et service pa ticutier des ambassadeurs de France Lo caKmafan «'pa) it que t.atata possédait d'autres religieux qui ne refuseraient t js leurs services et qu'il faUait que les Jésuites sertissant df la ville, Sa majesté no pouvant trouver u estran~o que le Urand Seigneur enassast do son pays ceulx qui h' vouttoieut troubler t/ambassadeur, t'interrompant. lui dit qu'it u y avait aucune preuve contre les rérea, qu'it dém"utrfrait leur inuo. conco en dévoitaut la catonuie et que d'aitteurh « c'pstoit faire tort d la grandeur de rEmpiro ottomun de craindre que quatre pauvres Pert's fussent capables do le troubler Apres plusieurs autrcà raisons it conclut qu'i! no permettrait pas leur bannissfmeut sans avoir vu te Grand Seigneur et lui avoir fait entendre ses remontrances & ce sujet. le caïmaean Bnit par 1. C<sy Mt, 23JuintC2)(BiM. al., fr. tOtM.. 28?v., M8). au a. C~y au roi, JuHtet tMt (Mbt.nat., fr. )0)M.f 29St.SM). n f.

LA MiSSKM

DE MXSTANTPMPt.Ë.

328

accorder quelques ionM de détRt et ttMMMtt A t*HfnhnBe<t<tcnt< <t& tes jours de delà; et promit à l'ambassadeur de no rien faire sans l'avoir revu. Ce deslay, She, continue N. de Césy me donna le temps de pouvoir recourir aux remeddes ordynayres do pays <*ùquazy toutes eh Messe vendent; et après que j'eus vu les auttrea visirs avec des présenta, et que le mufti eût accepté ce ce que je lui envoyay, je pris rêsollution de retourner voir ledit caymacan: mais je pris à très mauvais ausuM de ce que, contre ta coutume des Turcs, il refusa uu très beau présent que luy envoyay en luy demandant audience. Toutes tuys je débattis sy beurecsentent la cause des buus Pères qu'il me promit et asseura do les laisser en repos, M condition qu'ils ne ee ntes!eroient qoe de pMcr Dieu. A quoy je MpUquay tant de choses que je la forcay de me dire que des chresUens, tes plus grands et les pretn!<'rs du pays. av oient fait plainte contre eux. Ht cella, Sire, se doit inta!mt'!cmpnt entendre du patriarche CytiUe ou de quelque ambassadeur'. Louis XtU ne douta pas que CyriUe ne fût appuyé dans ses projets de vengeauce par tes représentants de ttottande et d'Ang!eterre, et motue par le baile de Venise, car la Seigneurie, depuis ses dû)uc!caavec Pau! V. en voulait toujours à la Compagnie de Jésus. tt repondit donc il sunatnbas~dour.te t6 août tu2~ Je no puis moins que v«us tecotntnander Ici Pères Jésuites. tesque!s. ospnsrs Ala furyedo cayntacax, soruient pour souMrit'.Ni de bunne beure vous n'y fetxeddic! et mestue estant baitadcscbreaUeas hollandais etangMa~ <'nrecevraient du Mai, ce que je désire que vous éotaht!ssip! Ht si vous voyez que le batto de Venise tretnpe aux accusations qu'on leur impute, ~e désire que vous luy faciez sentir que cola no pourra jamais estre interpretté à bonne 6n et que moy, qui suis le protecteur de ces bonnes gens, anray sujet et moyen de m'en ressentir. Je crois qa'ea la deatitution de Cirille ron trotiveroit Mn Mces maux: à quoy – ajoota't-i) aussy est-ce c!toso à quoy il faut travailler !o sopteobre – je tno passionne pour la gloire de Dieu et ïo satut do tant de pauvres âmes qui sont en Orient La destituUon de Cyrille n'était guère possible qu'à une condition Mcoorif, de nouveau, aux « remeddes ordinaires du paya où qaasy toutes choses se vendent Louis X)Met le Souverain Pontife ne répugnaient point a employer cet unique moyen t. M*yM roi, jotMett6M.lettre d~ ttMe.

9. Do M<a Ctsy, 00 août et MptembM <6at (BtM. Mt.. n. t0t60, f. <M t, 4M < Da roi a Césy, aoOtet MptembM Mt.. 4M<). COHPABMBB<)!<M. t. tt. O

~M

SOUS tCHEUEU. RBNt~E R P MRTtE.

de sauvegarder la foi des Grecs contre les agissements du patriarche Ou était décidé a dépenser an besoin dix mille ëcus, dont trois mille seraient fournis par le Saint-Siège. Nais t'exe* cution présentait de graves difficultés. « Si les Vénitiens, déclarait M. de Cesy, descouvrent que l'argent qui sera envoya ioy part do Home. t'at!airo est ruynee. je dis ruyneo absolument 2 CaM ce cas, éorivaii'it au roi, iteat mieux valu feindre uoe~conciliation avec le patriarche « que de paroistre son ennomy et ne Et il ajoutait Il MHintpnant quo Vostre luy pouvo'r nuire. Majesté me commande de travaU~r à pa ruyne et me donne capëtance de quotquesMCouMde Konto.jo m'eu vais rec<nntoencer df nouveau Maisr~ son zc!e, hautement reconnu par le Saint Siëge M. de Ccsy no réussit pas dans son entrepr~e. Les ambassadeurs do ttottanoc, d'Angleterre et le baUe de V~niac enchérirent aut fos ou'M~de ramt'assadeur de France, et Cyrille conserva just.csJësuitcs qu'où tu33 to hi~e patriarcal deConstantinopto devaient donc ~attendre Acpruuver t'ientAt les enets de la cot~e do leurs )tu'8!ttn<!4 ennemis. Ette atteignit d'abord deux feres 'n'i~inairp"do Chio. On !iotiouvicot qu'it y avait dans cotte tto une résidence d<' J~suitea. depfndanto de la t'rovinco df SieUe* Comme it s'y y trouvait quotquo~ religieux Siciliens, dont ta nat!onatiM <!tait odieuse aux Turcs. M. de C~y aurait pr~Mrô qu'elle no comprit et que dfn <:recM des Fran':aia. t~s t'nnneo tu~ it écrivit dans ce fCMs t'cro <:eM6rat.Cetui.ci remercia l'ambassadeur de sa aM ttutticitude, maia it ne voyait aucun inconvénient & co que cette ma!s"n restât ce qu'elle avait toujours été depuis sa fondation sans éprouver aucune difticutta Les Pêroa, qui la composaient, pour la plupart natifs du paye, et sachant dt's leur bas âge les et itatienm'. outreprenaient de numbrausca tangues'grecque excuMions apostoliques dans les ttcs de t'arettipe!. d. C«~A M.deLa ViXe-am.CtetM, <août<Mt(AMttt.Vêt.,Naot.dt ~Moeh, n. < f. ?tM)3~. :t. t.eUM doM.de C~ au M<. anntt69t (tM<f<'m, MM~O). M. <.HMfdUttMtn M.de C<*ty, VOte «m n MJaottM (0)M. a).Ctoq.tcotaCotbett, t. <89. . tza). f
&. tLeUtM daC~'y à M. <) He~oX, 37 juin et 93 août tOM (BtM. oat.. rp. <0.t90. f. 0:0. CM'. 1. t~Ut~tto Ma'Mttnt ~SfaJe. 3) sept. tMttdeatudaat~tbc~nt.tO n. 62. f. )f)). (Ant)W. Vat.. o. ao). f. Ot; M*Hett635

f). Toma p. 0<0. )tt. '?. t~UtedoP. O~n-M! nM.de C~y, 0 MM!e~ {Otbt. ff. <o.<58. <t2). t6M 09t. f.

LA MtSS!OSCOXSTAXTtNOPLE. 323 PK
C'est ainsi qu'en t6a? un enfant et ancien missionnaire de Chio, le P. Dominique Maurice, appartenant depuia piuaïeurs annéea à la mission de Constantinople, fut envoyé avec on do sea compatriotes, le P. Jean Marqueso, dansl'lie de Chypre. Tous deux rctjnrent & Nicosie un exceitont accueil d'un noble habitant de cette ville, nommé Natheo Cigata. Mata bientôt, sur la dénonciation d'un consul vénitien, ils furent arreMs te 37 juin, comme espions du r"y d'Espagne et jetés en pr!sun. Heureusement le m"uasa!em, ou lieutenant du pacha, qui commandait alors A Nicosie, était ami de la France. Au tien de tourmenter tes PpMa, il dépêcha un exprès à M. Bordier, notre consul à Atop, pour l'intéresser &leur sort. Ayant l'ordre [du vizir}, lui mandait.it. je ne sceu faire autrement que do les tnettr~ en prison bien vray que <;a a esté n mon grand regret. Je w<'usenvoie ce mien homme exprès, qui est de nttion fran':<sp. lequel je voua rccoutmando, pour ft<ir<!do vous mieux représeutpr t'auairc comme c'est pa% et aller j'arter uu visir, tuy dire a !t est vray qn'it m'ayu cacrint les toUrcs que j'ay r~t~u du tuy pour punir tcsdita Jcauitca. Je u'ay {rien) voulu fêre quo je voyo Mncom* mandemoni o~pr~sdu vi«ir. car je douto que c~uy que )H] m'a onvoyô no Mit do la pari dea Vénitiens, dfpuia que [ifa{ veulent mai do mort à cette rei~iuM t'ordre dea iéauitea; et ennapirent la ruine do vostro na<i"u u Va même temp~ tf P. U"m!nique Maurice fCtiwit de M prison au~ PP. Casp;<r Manigtier el Joan Stella, misaiunnairea de la compagnie de Jesua à Alop, les priant d'intervenir auprès du con. sut aOaqu i! remuutratau grand vizir la tauMPtd dca accu~ttona portes contre doux pauvroa pr~troa qui ne Notaient jamais 'te. M. Hordior. trea touche de d'à eup~< que élu salut dM amM sut rcc!amer avec force en faveur do t'inn"eence, tandis plaintes, quo SI, do Cesy agissait pu!<-8ammontde son côté auprès dca miMstrea de !a Subti'no h'ttp La a? juillet, te pacha do Chypre re'~ut le commaudomont de rctachor ica deux Pèrea rctonua priMonniora Kicosie a 1.0 P. Uëuerat, mis an courant de cette déaogroabto aventure. Nodemandait quo faire pour en oviter do pareilles a ravemr. Il t. ~Mte dutoouMatftn Nicosie Bo~Jttf. do M. i~JoHM tM'r~Af€t)tw.duH!)ntt. MM AtT. dct Etmoa Co!t<<aM)oop)< t. ))t.f. <a< Cotte~ncadantp. a. t.tUM duP. MattWce eo<t~KaMant~ie~ Stetta.a tat)!ctt6'~(MtM. et Con<tt.. r, l, p. 133), · a*tUM. fr <0.)S8. M. f. oat.. 4. t<MtodeMt<pMhMap]Mha<!eCh}~c.Miat)'tt<M? (BtM.mt..ft.<0.tM,t.<t6).

3~

SOUS tUCHEHEU. PREMtÈHE PARTIE.

pria le P. SaSren, confesseur de Louis XIII, de soggéref au roi d'agir auprès de la Seigneurie et d'obtenir que les représentants de celle-ci laissassent en paix des missionnaires appliqués au seul service de Dien t. Ce n'était pas la première fois que notre gouvernement faisait appel à l'équité mais il ne pouvait point trou. ver d'écho dans !e cœur d'hommes avides qui sacrinaient tout aux intérêts matériels. AOn que vous soyez informe, écrivait outre ambassadeur à M. d Herbautt. pourquoy tes VénitioMsîavo. risent Cirille et tes hérésies qu'on veut estabtir <tede<a, je vous diray, Monsieur, qu'ils [ne] craitntent ri<'n plus en Levant que de vu; r 1 Église otaynt' ot l'autorité du pape prendre quelque m pied, croyant que si cet empire vono!t en quelque décadence, tes catholiques auruipnt plus tost rccour" au rov ou & cotuv d'Hs. pagne qu'A la Ffpubiique de Venise. C'est puurquuy !et Vénitiens désirent que tes Grecs demeurent plus tost en leurs schismes et tes voyr infectés d'hérésies, que n"n pas de rpe~noish'e les erreurs qui tes reudent du tnutattiéoés detËgl!<er<'n)ayoea. La rcsiden' e do Cunatnntinopto, bien que sous la protectiun immédiate de rambotMtdour ffttn'.ais, ne fut pas il l'ohr! des persëeutions. Le tnercppdi :H décenthro t027. H. deCésy fait venir les P''re-< à ti'tn palais et tcuf «pnrend qt:e le catmactn. il ta sotticitation du p:ttriarehe. des Htnhatwadeurs d'An~tetorro et do ttottaude t't du bailo de Venise so prépare &tpsfatfc arrêter le lundi suivant. Pour empêcher cette violence, it tes engage à rester quetquct. jours nupr* do toi. pendant qmt avisera au moyen de les pré. server de tonte avnui~. Kt qnct est donc leur crime, ou plutôt quettes nouvottc!! catutnnics a't-on pu inventer montreeux? Kntre '.<~<K' h) .C<o~M< autffM. " d~eetnbM < P au< ) t~?tPMOt!a. Ep)at.<~o..t.)Y). LfUM C~y Ilt'.t'-hc'amtt'MettMttX. ttc Mttttaired'Etat.2t août)0 (U)b!. f. M A "a< ft. <6)M). <t'<8). ~no Otante mhhbte fet!odM~M~ dpCdin arrivaa m!Mtotta<<tt< t't'. Ponusahet h' p. Aymaf u6ttn. ola t~o*tnte d 'tuatM «Mh C tto < M.da avaitobtenu leurfaveur tu t~an)w taf. Mattat ea'ojtatt oMhtopfp. C~ty à at Mof'fondu)t les fairetMtttfntt <!M))ca<)on, Mottenomdpntitfthaodt ('ou~ d'At"ta"')t!e Ca~M'.Ils furentdana etdo ftonfo)*. cettedernière tOteata par<roya te tee eutSotMhtm Undetf~M t6M.etaoMÛût eea<o) fM~ato dtt:sea avecoo <Qte~ da Keotnttnadattoo. unUteeau service Tottt peMuada Mata dea p~te tt de<tetttM cëtateat fut iftha dnCa)M que defËtpasMta d~ffutt~ qatt httatttfaattëttf.Atntt p et lui tttt.etootMfoawtdutpatMt'out eutMo~Q mutepbotfeaqonempfnnta t ttnq da M tnM~t'. (<<ettM C~y au P. (Mn~nd. Mtftef t'~9. M~. CoRM.. VtU. gMa– o t n. 38). t.<ttM doM..PMno"coMa). umême CoMt.,. ), a. <M).auro t (Mtee. ~~ant ~~top'~WM MW~o~M weh€. BectMt. wf~a~~t <neJ«*. P. Co~tto, t. XU.f. 9:t, 9!930t. 32~.M9,et t. ~V tadetg~~Mt. duP. Gutt)tetooP. 0<n<Mt d<fembM (M! Comt.,t. Vnt, eo 3. LettM t69? <- 48).

LANtSStOS COXSTAK~NOPLB. CB

325

autres accusations <'il y a que, ay le Grand Seigneur ne leaehasse, ils sont capables de soulever en on jour tous lea cbrestiens », On ne doit pas craindre de les arrêter, quoique Prantaia, disaient leurs ennemis, « veu que maintenant, lea François et lea Espagnole s'estant liés contre les Anglois, le pape travsilloit à fayre que ces deux puissances attaquassent l'Ottoman* M. Une fois encore M.de Césydéjoua le complot tramé contre les Jésuites; avant la fin de décembre, presque tous les Pères rentrèrent dans leur maison de Saint Benott que des amis dévoués avaient gardée pendant leur absence*. L'ambassadeur ne maaqua pas de s'en fétidter auprès du roi. <*Ça* lui écrit-il, sy le caymacau eust suivy les passions et les mensonges de cents qui les persécutent, ils eussent esté jettés dans la mer, afin que Vostre Majestf fust tfdttitte ou à comporter cette action, ou à s'en res* sentir en quelque maniete d'attt'rcr t'amitié qu'ette a avec i'Ottoman, laquolle leur est insupportable3. Fat!guo do rester Murla défensive en parant les coups des adversaires, M. de Cêsy résolut Méprendre vigoureusement roSensive eu dénonçant certaina do leurs actes comme une nouveauté irê~ dangereuse pour i'cmpira*. Cyrille avait fait venir d'Aogtetorre.au mois d'août 1627, toute une imprimerie, à la tête de taqueUe il avait placé un caloyer grec, Etudiant d'Oxford, lequel se promettait d'eatre un second ~auciut et d'achever do perdre la pauvre é~ise grecque, et la rendre encore ptus irréconeitiabto quejamaif avec la romayne, ce quy aéra fneiie – ajoute l'ambassadeur – sy on laisse fayre ces bons seigneurs et ce saint personnage de Cirille, lequel de jour à nuttre M fait cognoittre pour un méchant et pernicieux tterôtique, voire atbcyste, avec quy un ne peut plus venir à aulcun party ay aecom~~dement'* Au moment ou l'on a'y attendait le moins. trente Tnrca, conduits par un ou!cicr de police, fout irruption dans la maison du caloyer et saisissent tous tes caractères d'imprimerie qu'ils emportent chez le e<umacan. t'no foule furicuM brise les preMes et saccage tout ce qui lui tombe sous la main". Dca que t'ambassat. C~syauto). a~t~MmbM na< 7M). <M?(B)M. fr. <a.<M. e Afd).d) 8ta<o, a. Lettre baltoau eêatt de VeotM. janviertoaa (Veoexta, do 65&t, MO). Db~td di Constant n. «M.f.
3. M~y au roi, <S tMttct t6M (MM. Bât., ff. <0.<M. f. t). <. ~M<feM,f. 7 v.

'0 5. C~ya d'He<bau!t. août<M? nat.. (BtM. ff. t0.tM, f. 698!. < <6M a. o Mtada Coa<tant!ttop!a janvier (BtN. ~ f. Dopay, .7<,f. aat). e,a! a

?0

SOUS MCHEUEU.

pnBMtMS PARTIE.

deur d'Angleterre, !e baile de Venise et le patriaohe connurent remuement, ils « dirent entre eutx assez hault raconte M.de Cësy que c'estoit fait faire ce coup, pour moy qui avoya leur donner des anayreset empesoher que les Jéauystesne fussent attaqués, mays qu'il leur cousteroit dix mille esous pour faire noyer ou chasser d'ioy les Jëauystes.. co quoje aceus dès l'heure mesme, et )ne couliaut au commandement obtenu dcpuvs trois jours en faveur des bons Pères, me je contentays d'envoyer domander audience au canmacan pour le teodemain' hcs le iendetnain matin, les Pères étaient arrêts, avant que l'ambassadeur de Franco eut pu tuterceder en leur faveur. Nous avons retfouvo ie récit de l'un d'entM eux. le P. Jean Régnier, auquel nooa emprunterons tea principales circonstances de tour arrestation et de leur doulourousu captivitë~. 6. Tous tes Pères de la mission ne furent pas pria. Le supérieur. ta P. Perrin. était aiors a Smyrno; tes PP. d'Aottty et Mattin habitaient encore a t'ambasxade. Les PP. Hegcier et (.niUier et le rrèfe Amahio Fressange so trouvaient aeu!a a la résidence de Saiut.ttenott avec doux gentilshommes grecs, les sieurs Canachi. quand tu lundi janvier i62«, le vaivode ou {fouverneur do Galata ho présenta, accompagné d'un janissaire du patriarche ~'t de quetques hommes armés. t! commanda aux religieux et au~ gentitshotnmes de te suivro pendant que ses satellites s'cmpn. raient de tous tpa livres do la bibliothèque. Cbex tecaïmacan, où ita.furent conduits, déjà M.de Cëay était accouru pour protester contre cette arrcataUon arhitraira oa lui Otde heUeNpromesses qu'on n'avait paa l'intention de tenir. Aussitôt après son départ, tes captifs furent jetés dans un étroit cachot, sorte d'ogoMt d'une infection iutot~rah!o. Ou nuoB enchaîna par le cou, raconte le P. Régnier, comme do pauvres bêtes, avec des cottieM de fer reMës ensemble par une grosso chatne rivée au mur. )! ne peut se dire combien olle cous incommodait la nuit quand nous voulions reposer. Uèa qu'il connut ces indignes traitements, Famhassadèur fit tout son possible pour le soulagement des prisonnier; il obtint qu'on t<risAtleurs fera, et un lui permit de se charger de leur aour) itme. Le mercredi 26 janvier, dans t'apres-midi, les trois Jésuites et 1. ft<yea M!,? MvhM (OtM. fr. <o.n3,f. 9-12). «)<s Mt.. 9. a NatM)toaedet)apf)a!ontaepet6MuttonodenMttHnCona<tct<oeM!t.ooMtanno t6M (MtM. t. CoMt-, V)tt,n. 53~.

LAMtSStO~ E COXSTAtfHXOPH!. D

3~

dans la jusMce l'autre un des Canachi comoaraMut devant !a justice; raot~ resta comparurent le cachot parce qu'on n'avait tien contre lui. Ils rencontrèrent. comme interprètes au tribunal, un médecin maure, homme assez honorable mais ennemi dénote ambassadeur, et !o janissaire du leur demanda patriarche qui parlait bien gMC. Le janissaire d'abord, au nom du juge, qui tes avait envoyés dans co pays. Le t' Gnillier répondit qu'il2 avaient été envoyés par le roi de Qu'ètes-vous France, sous la protection duquel ils vivaient am –Servir venu faire à Constaatinople? ajouta le janissaire. Père.– Cepen. bassadeur et les marchands français, répliqua le il a dant, interrompit le caltmacan. voua êtes aussi à Chio, ou n'y Les missionnaires de Chio, lui fut'il ré. pas d'ambassadeur. pondu, sont de ce pays, et ils servent leurs compatriotes. Alors l'interprète maure Ura un livre cache sous ses vêtements et dit <'Le ct~macan est t~'s étonnô qu'on ait trouvé dana votre la loi d~ prophète. Il bildiotbèque c volume qui est contraire a de la Or, le livre ne portât point au premier fouillet la marque ré&idonee. tl n'appartient pas aux Jésuites. s'écrie le sieur Canachi, et, pour cette observation, on l'emmène hora de la salle d'audience, afin de l'interroger séparément. Commont se faitvotre il, reprit le janissaire du patriarche, que ce livre soit dans maison? 11 est bien possible, répondit le t\ t:uiUier. qu'après notre départ on l'ait glissé parmi les autres pour trouver contre noua un prétexte d'amusation. Il On emmena les Jésuite et l'ou commenta l'interrogatoire de Canachi. en lui promettant la liberté, s'il disait la voriM tout entière. a Savfz-vous, lui domanda-i'on, qui sont ces Pères ot pourquoi Us sont venusici? –Je n'en sais rien,car ilsyétaientavautmo).– ~Ju'avez-vous dit au Patriarche Avotre arrivée a Constuntiuople? – Je ne m'en souviens plus. D'où vouez-vous maintenant?– Lo janissaire traduisit cette De Rome où j'ai fait mes études. doraièro réponte on disant que t'accusé était envoyé par le Pape. Le sieur Canachi qui comprenait le Turc lui reprocha de n'être du Grand Seigneur, point un interprète ndole. Je suis sujet et je paye lo t~but aux ajouia.t.H, né & Napoli de Romauio, Turcs bien qu'ayant étudié en 'iatie. Au sortir du tribunal, les Pères rencontrèrent uu chrétien do leurs amis auquel ils racontèrent ce qui a'éta;t passé ils le de chargèrent d'en informât l'ambassadeur en priant celui-ci aûr qui pourrait leur servir do conseil. leur. envoyer un homme M. de Césy leorBt parvenir un billet dans le luel il les exhortait

3~

sous

htC8HJËU.

– PREMIÈRE PARTIE.

à garder bon courage et leur recommandait, s'ils étaient de nouveau interrogés, de ne rien répondre si ce n'est en présence de l'interprète de franco ou du résidentimpériat, et, mêmedan~ ce cas. de s'exprimer en peu de mots. Au reste lui-même allait s'employer activement à obtenir leur délivrance. JI visita le mufti. chef suprême de la religion mahométane. et un autre important personnage, Méhémet Etiendi, qui prirent à cœur la cause des prisonniers et ne t'abandonnèrent plus. Le pacha~ie )a mer, ou ministre de la marine, se montra aussi très bien disposé peureux. Nais leurs mortels ennemis, I'ambas<'adeur d'Angleterre et le baile de Venise ouvertement, l'ambassadeur de Hollande et le pattiarctte en secret, excitaient par toutes «ortes de calomnies le caïmacan A prononcer une sévère condamnation. Le volume incriminé, comme hostile A la toi de Mahomet, fut soumis n l'examen du mufti, lequel déclara qu'un Mlivre, même en admettant qu'il appartint aux Jésuites, no les rendrait pas coupables, t! n'était pas étonnant, observait-il, que ces religieux eussent des ouvrages contraires aux croyances mahométnnes et conformes aux leurs: d'ailleurs il n'avait cté ni écrit ni inspiré pnr eux. On ne put faire la preuve d'aucune des autres accusations dirigées contre tes Porea, savoir qu'ils avaient voulu empécttor la paix entre l'empereur et la Turquie que leur doctrine semait la discorde parmi tes Grecs; qu'ils cherchaient à faire nommer patriarche le xieurCanachi comme favorable à la r'~nco; qu'ils pervertissqient les jeunes Turcs, servaient d'espions d l'Eapagno et fabriquaient do la fausse monnaie. Uans leur cachot, où personne ne fut admis à tes visiter, les prisonuiera s'exhortaient à souffrir en Metex disciples de Jésus. Christ, et s'oubliaient eax.mêmps pour travailler encore, autant qu'its le pouvaient, an salut dea âmes. Ainsi, en dehors de leurs exercices de piété, entreprirent-ils de traduira en grec vulgaire t'a~eM</f~r~ Ils eurent la consolation do terminer cette œuvre avant leur élargissement, et de là faire remettre au P. d'Aultry, demeuré libre dans le palais de l'ambassade. Cependaut, malgré te zèle et les démarches de leurs protcc. teurs, le catmacan, sacrifiant les droits de l'innocence aux injustes réclamations du patriarche et de ses complices, condamna tes Pères à t'exit. Le vendredi 28 janvier. deux chiaoux, chefs des sbires, devaient prendre les prisonniers et les transporter a Chio ou ù Bhodes. Aussitôt que notre ambassadeur connut la sentence, il obtint par l'entremise du mufti qu'on en diaérat

DE 329 LAM!SSON CONSTANTtXOPLE. ~tt~ t – ~t -– !t J-–J~ __– t~i exécution; puis, allant trouver le caJtmacan, il demanda que les trois religieux et leurs deux compagnons fussent connéa & sa garde. « Pour une huitaine de jours, si vous voulez, répondit le Turc, mais à une condition, c'est que vous les renverrez ensa'te dans leur pays. MM. de Césy protesta que jamais il ne commettrait parcHte injustice si l'on chassait les Pères, il partirait avec eux et romprait toute relation avec le Grand Seigneur, car telle était la volonté du roi. Cela dit, il se retira en donnant les marques d'un très vif ressentiment'. Après quelques jours, ne recevant aucune satisfaction, il fit suspendre tout le commerce des marchands français et se rendit chez le mufti, pour le prier do prévenir le Crand Seigneur ou le Uivan qu'il était décidé à quitter Constantinople. Le bruit de son départ se répandit aussitôt dans le sérail. Le cadclesker, chef suprême de la justice, s'en émut et dit bien haut qu'on ne devait pas pour une affaire si peu importante se brouiller avec l'ambassadeur de France. Les ennemis de la Compagnie, sur le point d'aboutir, attaiont-ils donc perdre le fruit de leurs intrigues? tb<ouvrirent leurs hou<ses plus largement que jamais cinquante mille piastres, dont trente mille au cauuacan, furent distribuée:} pour le succès de leur méchante entreprise. Toutefois M. de Césy ne se montrait point inquiet, car ou répétait partout que les prisonniers '.eraient libérés au commencement du carême, dans les premiers jours de murs. Subitement les choses changèrent de face et l'on apprit qu'il éttit de nouveau question d'exiler les Jésuites. Le mufti et Méhémet Mtendi. interrogés par notre ambassadeur, répondirent qu'il n'y avait rien à craindre, que le catmacan ne devait ni ne pouvait prendre une telle décision, Ils se trompaient. On venait d'entrer en carême et les Pères s'attendaient & leurl' prochaine délivrance, lorsque le lundi 13 mars, à une heure de l'après-midi, les cinq prisonniers furent chargés de chaines: puis un chiaoux et un serviteur du caïmacan les conduisirent au port et les embarquèrent daus un caïque~ tout prêt a partir'. Alors commença pour ces géuéreux confesseurs de la foi un nouveau supplice dont le premier n'avait été qu'une ombre. Lettre balleau Sénatde Venise. mare t628(Vénéra. du 4 AKMt.dl Stato, f C 1.XtV,an. MM, 4M-4&4. Ms; di Coost.,n. )M. . 17). f.~c .MfffM~ /}'OMfO)!t, p. 2. Canot usage en daoelesmeM Levant du
3 Lettre de Y. de Thon à Dapoy. datée do Péra, M mai t6M (BtM. n&t., f. D~t")), t. 703. f. t26 v.). Lettre do balle au ténat de Yenke, t4 mare t6M (Venezta, ~tchtv. dt Stato, Dtepacci dt CoMt-, n, t06. f. ?X-S).

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SOMS tUCMEUEU. P!tBMiÈMï PARTIE.

SurveiUés pendant la traversée par de grossiers musulmans, qui lenr rappelaient les léopards da saint ëvéque d'Antiocbe, ils furent nourris au pain et à l'eau comme des esclaves destinés aux galères. Leurs premiers gardions les ayant dépouillés à peu près de tout, ils se virent exposas jour et nuit, à demi nus et sans couvertures, à toutes les injures de l'air, à la pluie, aux tempêtes. Dans les moments les plus durs, ils n'avaient d'autre ressource, raconte le P. Régnier, que de s'animer entre eux par le souvenir des quarante martyrs d'Arménie sur leur étang gtacé*. Ënun. après un mois de ces snuurances ils arrivèrent le 9 avril à Chio où its furent enfermés dans le château~. 7. Leur départ avait été si imprévu et si rapide que t'ambassa' deur français ne put rien faire pour s'y opposer, tt ne renun';a pas cependant u poursuivre leur mise en liberté, ainsi qu'il l'écrilui disait-il. jo suys révait au roi, le t9 mars ttt2H Sire, so!tu dochercher tous les tempuramens honorables quy me seront possibles, pour obtenir que le caymacan face rovouir ou les Pères qui sont partis d'icy, ou pareil nombre de ceuK de teur Compa~pie quy sont il Smirne. Mayaje ne scay si j'ose espérer le retour de ceux qui sont part!a, considérant te livre qu'on a produit contre eux, dans lequel il est parla do Mahomet en des termes capables de fayre bien du mat à ceulx qui a'eo trouvent saysis; et bien que ces Pères soutiennent qu'il a este supposé par leurs ennemis, it y a toujours de quoy fonder une avanie sur ce subject. J'ay toujours doux PetC8de leur Compagnie ausquets on n'a dit mot, et que j'essayeray do remettre en leur maison an traitant le ratour des autres M. de Cesy poursuivit avec une patiente ardeur ce double but, mais ce n'est qu'à force d'instances et do démarches qu'il devait triompher de tous les obstacles. « A t'beure où jo vous escris, mandait-il MM. d'Herbautt le <Hmars 1628, voylla l'ambassadeur d'Angtcterre quy, de concert avec le Baylle de Venise, s'en va demander au Caymacan l'esglise des Pères JésuytcN pour y faire la prescbc, résollus de ne nea espargncr pour l'obtenir, car il est vray que si le Jésuystes avoient perdu leur esgtise. difncitcment les pourroit-on tenir icy, et seroit les chasser de tout, veu < t. NafMUoae. déjàc!t<e. 2. Ad~h e <'oastantinop!e d Arehlv. dePranca. PMcM surlesJ~utte~ mas. ptow. f. 3?9,880.
3. Cesyan Mt, OmaM 1628 (Bib). nat, ft M.<&3, f. 20).

MtSS!(M)

DB CO?iSTAKTtXOt'LE.

33t

t – n~ -a~ ~t: ~4 A~t~ê~c qu'on ne peutt bastir en Turquie aulcune esgtise et que toutes celles de Galata sont occupées » Grâce aux bons officesde Fambassadeur de France, non seulement l'église de Saint-Benott tut conservée aux Jésuites, mais on leur rendit même toute leur bi* Bientôt M. de Césy put entrevoir comme prochain btiothèque le moment où tes Pères rentreraient dans leur maison. Ué}a la chose serait faitte, écrivait-it le 20 mai, sy le Baytte de Venise n'eust employé une nouvotte d~spance pour empescher le coup s. Ne pouvant lutter avec avantage sur ce terrain, notre ambassadeur recourut a i autorité personnelle de Louis Xttt que les Turcs avaient en haute considération. tt est besoing que Sa Majesté en escrive au Grand Seigneur et à ses principauté ministres. manda-t-il ait t*.Suuren. J ay desiré on avertir vostre Hévéreuce, afun qu'elle puisse employer ses ofûces puur faire quo tes dites lettres soient telles que l'affection que Sa Majesté porte à vostre Compasnve les doit fayro espérer; et croyez qu'en tout ce qui despendra de )nes soins et de mes ditigencfs, j'apporteray toute la chatteur que bmuriez attendre d'un do vos propres Pc<ea Le soin et la diligence apportés par M. do Césy eu cotte osea. sion ne ta'sst'rcnt rien Adésirer. Les autorités turques permirent d'abord aux PP. d'Auitry et Martin, qui habitaient toujours au palais de rambasaadf, d'aller en touresgiise de Saint Benoi~ puis, pour tenir tes oracmens et toutes choses en bon ordre avant môme l'arrivée des lettres de Louis Xttt, le H juillet tU28. un firman impériat les rétabtit dons leur résidence et te lendemain its en reprirent possession. M. François-Auguste du Tttou, ~onseitter au Parlement, de pasatge à Constautinople pour se rendre en Tt'rre Sainte, se nt un honneur do tes Il mener en Gatata M.Avec lui le sieur Lem{erour, consul de France à Jérusalem, ot une partie do la famille t'e M. de Césy attérent entendre ta me&wet disncr )t Saint~Benott, où tous tes François se trouvèrent Grande fut la et plusieurs Pérota aucctiopnës aux Jéauytea de cului qui pouvait s'attribuer le succès do cet heureux jo'e événement. En rapprenant au roi. il ajoutait « Dedire a Vostre

L ~oatdeVentM. 1. C~y& dHe~t'X.tOmaMt'.aa :~M.. f. )f).Ct. tt~e<tonatteat) n dt. d t" avril<6'M A~eh~. Ntato.Uhpatet i Coaat.. . <00.f. <07-«0). (VenM)a. C V du a (M(t9. onH.. ttt. n. &0). a. ~eMm P. d AuH~u P. M~Mt. 13oat tCM M f 3. C~ya d He'bauH, tnat<M8ft. tO.tM. . N). ( <t < (Mh9.Coott..VH. o. 6. MtmMImpérial enfaveur esJésuites. JoUïet 02a d M). 7. <eyo Mt.24juillet <6?8ft. t0.tM,f. 0). ( C a
4. C<&yau P. Sutîten. t" mai <6!S (B)M. nal., fr. t0t59. f. <2~. 6. Ctay au M), ma: t6M (ft. i0.t53, f. 6)).

333

SOUS MCHEUËU.

PHEHtËHEPARTIE.

Ma;eatécombien ce restabUssement est honnorable et quel désespoiren tesmoigne le BayUede Venise, ce soroit chose difficile à n~ présenter ma~ j'estime que voylla ces bons Pères en repos pourl' longtemps, car les lettres que j'attends de Yostre Majesté me pourront servir à obtenir quelque escrit de la main du Grand Seigneur pour empescher qu'à l'advenir ils ne puyssent estre troublés Le conseiller de Thou, peu favorable aux Jésuites, approuva très forl le zèle que notre ambassadeur déploya dans toute cette auaire. Ettc importait A la réputation du nom t~n~oia en Levant, écrit-il Ason auu Dupuy: car il est certain que lesdits Pères n'ont été pfMécutés que pour estre subjecta du roy et en cela vous me pouvez bien croire, car je n'ai pas grand subject de me passionner pour leurs intérêt:) n 8. Tout en s occupant de conserver et de faire rendre à la Compagnie de Jésus la maison et i'égusc de Saint.Bonott, M. do Césy n'oublia point do s'employer à ta dé!ivrauce des trois re!igicu\ emprisonnés dans t'He de Chio. Au m~is d'avril, le mufti et te pacha de la mer. ses amis, le prévinrent tlu'ordre avait été donné uu secrétaire d'état de dresser un commandement en faveur des Jésuites, mais qu'il ne sorait pas expédié avant que le caïmaeau ne reçut qoetquo honncato présent ». L'ambasaadcur supposa qn'U s'agissait des t'eres qui avaient été cbasst.tde Cucstantiuopte <.ou d'en <uirc yenir d'autres Uueite no fut pas sa surprise torsque, rendant visite aucaïmacau, cetui.ci lui présenta un corn. mandement du Grand Seignem pertm-ttaut ta venue de n'impotte quels retigieux hormis les Jésuites. Je no voutus pas accepter, raconte M.de Césy. – it me répliqua que te livre, quy avoit esté trouvé citez ces Pères et produit conhe cu< avec tesmoings, me. ritoit la mort t<o!ou loi des-musulmans, h mays qu'estant r'raneoys on leur avait sauve la vie. A quey lui ayant rcspondu ce que jo debvois contre la qualité dos tesmoings et des accusateurs, il tue dit qu'il me prioit de ne me pasfnscher. et que c'estoit une cbuse impossible pour cette heure de voir revenir lesJôsuvates < Mjntttet6Z8. eMacampdeMnt aBochettc.M),par d t L le quatreetttMt~MsantM auGMnd eigneur. tnuftl,au pMh< m~, et au eat. au S .tela n)Mao, aMU teat rtf~mmandt lerétablissement desJfsuttM !<atnt.ttMM)t. a autfemeat, ce <!tM)t.H.seraitrairecroirea une dtmtnattooe t'ancteano d d amjtte e. (Bibi. e c t tnsmut. et) Godetroy. XV. . 388.389). vol. f ?0~ F. A.de ~°" "°' 23 juillet "°t" 03, f. 18:~ v 3. C~eyutoi.4 avttt(ff. <e.<63, 331). a f.

toojoms Les PP. Guillier et Hégoier et !e Fressange enfermés dans te château de Chio, incertains du sort qui leur était réservé. En vain !e P. Perde, supérieur de la mï~on, fit <.<Mr, ar t'intermédiaire des principaux personnages de la ville, p une forte somme afin qu'on leur accordât la faveur d'habiter dans qneique maison particuUère, il neput Oéchir la rigueur des du caïmacan ~eôners*. Au mois de mai, le cadi ou juge reçut enSo tes mains du eoot'tttdFe de omettre tes prisonniers entre '.ut ft ança!schargé de les faire coado!rf à Smyrne; de !a ils de. ,aient prendre la mer pour rentrer dans leur pays~. tardive, prouvatt assez Cette déHvrauc~, n)nt"purensp'nent <r<'p la haine des ennemis l'innocence des ret)g!eu< contre lestluels <iola Franef avait xceumuh' tant de c~!umnips. Cependant, mal~ré rar~ent répandu & profusion, h mission dont on avait comà Dieu. Les t'ères que ph.té la ruine subsistait toujours grâce au patais de l'ambassade. puis de Césy avait hospitalisés r~tabns dans leur demeut~ de Galata, recommençaient a jonir tt'nne sécurité retative. Au~i, dés !e mois de novembre <028. te t*. t:en6rat .t'hosita-t-H pas & faire désigner par !o P. Pr"nnc!at doux autres missionuaires pour remplacer tes PP. <:uiUier et hé~nier A!a résidence do Constantinop!e s. Pb~iourafois encore le baitode Venise, b'patriarche CyriHe et t'ambassado'u' de HoUande essayeren' de soutever de nouvelles tempctes: ils ne purent réussir dans leurs maMvaiadost.cinx. t/ambassadeur d'Angtc'ert payait été cbans''ot le nouveau venu no desirait p'"nt ''ntrer en tign" avec cu\ fuonp avoit fait son deyancier* l'no imprudence de t'ambaMadeur d'AUemagno faittit tout do vuutoir prétendre de faire compromettre. <'il eut cette vanitë venir des Jesuyste«aubjecta de t'Empereuron <:atata. aUegaaot en quelques plaque c'estoit un article de paix et qu'il y on avoit Le calmate t'rand Seignenr ces do Hongrie po~eddées par et que, aans !e rpKpect cao répondit qu'il n'y consentirait point du roi de France, ceux qui se trouvaient à Saint-BenoH n'y reste' raient pas une heure. A la suite de cette démarche, le baitode t Cttyau roi,t" tnat(~. ta.tM, f. 40~3). A di d 2 ( LettM duballeau6<oat o veotM. t Juillet<098Veaezta. ttMw. Stato, n.t06.f. 3ÏM2&). (!)Cooetant.. DhMtet t B doP. aJLeUM G~Mt. 2no*.)6M(PModae otat... ). 4.C~yauM!.7oo<nt6M(Btbt.nat..n.<6.<M.f.68).
4, Cfa>,au '°1, 7 aol1' 1628 (Bibi. nal., rr, 16,1&3, t. 6S), f. 199). Lettre do P. d'Aottty ao P. Gt-ntta). &. Msyao tôt, < août t629 («' t août (M)M. Const.. Vtt). n. 69'.

DE LA MtSS!OX MNSTANTÏNUPLE. ·_ o r~e.el..W testaient P.

333 11~W nnaC

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3M

SOLS MCHEt.tEU.

PREM~RE PAMtK.

VeniseBt connue bruit que le caïmacan « ne vou!to!t point que les Jésuystes ni aultres religieux nouveauls demeurassent en ce pays M. de Ces; atapme demanda une audieuce. Le catmacan le rassura en lui disant qu'U ne voulait rien changer à la situase comportassent tion présente des religieux, pourvu qu'ils comme le modestement sana contrevettir aux loys ottomanes continuait à se plaindre que les Jésuites séduisaient patriarche tes entant du rit grec, tes Perea, sur te conseil de notfe ambassadeur, cessèrent pour quelque temps de les admettre dans aux faulses informations '). ils leur école; coupant court s'appliquèrent uniquement & l'instruction des enfants du rit latin Jusqu'à la un de t.on ambassade, Philippe de Harïay ne cessa de se tenir en éveil p"u*' rompre les trames perfides que Il des gens sanaparoMe.sansfoy, sans honneur''t saxa au!cuo<*considération s..ourdissaient contre la Compagnie Co Jésus et l'influence française dans le Levant. Louis X!tt, pour le récompenser de ses services, érigea en comté sa tcrrt* da Césy t. ~<-M. f ?. C~ytu M),a d~ffnhre<C<0 na)..ff. M.<33.. 2~*). <B)ht. f. 3. t~redc Hofdttf M"'deC~ )Hib).n9t.. & ft.~o.UM. 5~

CHAPtTKËXtU
HiS MtSStUXS t~ ~:VA*<T

(<M2a.tMM)
– ti~ JcsuXcs .t J.~ttMtt-t.t. Uf t. Projet d'"n ~tabti-~pmfot Sommaire à i~mt-ap. 3. E'ab!ct.t .)M Pt-aoebctttns. et ~tnt-sf~ tw~icn des A'-m~' eo<p~ 5. Aposto!~ .te. t'P. der..n)Ua<- et Qu~Mt. ). Mtnts' "y" coM~a'tons.te'aS&t. t t.. K.on.tet. t.M t.Mt. ?. 'Mbu~(on..tMt').S~ne< et!.j.M"~pa..t-Ah.p Mtd.ci.M ~ou~ et 'c"a~< -0. -H. t. )()ondp< titrent ch.('.Uep. f.'it ~.j~ & Xa~P.<U. L'W<)ue .tei~. ~n< et 8nccf-s ap.sto))quo h~UitM. de docomeoM ~n~n~ t. BM'.fth S.tw:ea ctaauMrttM. el '.aUta<< NtM'onM. MoefaUunt M)M)o CM.tantiMp-.Utaaa; -t.)~Mte.Ep)~o'ae <~ tphMtae <:efMtat't)taedp'M009. tpta<otM <.ecpp<))Utn )t. <Mht<M de h pto'toce de Catie. ttetuet) de n)be}f<'<p. c< )< A<fatrt-«t'ao~M«.Tttn<(t)e. ))) fMtAKhhMdoNtoX~MdM n ~MM~tMqw~e.n)M.tfa~a'<<e~<6t~<6<<.o. «epp< O~.t d) ~<o. Ciepac.) dt MnMMUo..poU i C'~Mtd) ~M'Wbt~ !M!)<'efa')< -tat ~et'ato PHirfoiredu l'A,¡aI¡'IIII,J/t8 irrl.fifsl.ouvaesclvd eOtlfCQSuuprtmé411J1 tiahlrath.lla't.mmta telolfon de l'élnGltasemenl rtea ~±~ I~oenmeale luPdits, dor, 11Il, ~mil~sit~laf'an, 1':rea de hr (.'OUlp"~lIjl' Il. JAsus IlrP~se. ofitigraili, 1. 1* Fleurlau, ~atpl dva :Ula9fnns de ·-· Letlrea ~il/innfea,hler»oirca NP· d® la Compogvl®.IP Jr:tns vn I eawnl. de des IRBtand. Retofiou stv'Ple. Catdala, fflalurfa SiA', Jeau, P. VI. S..in', Il'' 1 Vll· Pe8soa, l.oBUsle -Fi tn 'fnre ~ES5.-MC=.'t..S=!=:S! dans Revue A'Alah~fre Hlplo. P. fia menI. i'AltiplK de tJar·ny. enDrfe de Cèoy. lieu. .Mt~'t. M)R~'OM'

Jésuites raient eu 1 Fn aëtaMtssaut à CouM~ot'nopto !<'a !curac<:on sur tout roriont. Tel était le t'eanoir d'~<opce!'Mnjou<CaniUac; aussi i'avoos.nooa vu, en i<H&,eotre. nlao du P. de ~chercher te. centres qui pouppendre un long voyage pour l'établissement de nonve! ~m~sioM. !aient!e<n!eoxcon~n~& de Jérusalem, il avait ProBtant ue la bienveillance do patHaMhe cette ville, mais le promême voulu fonder un coHege dans des Franciscains, gardiens du jet éc!toua devant l'opposition être repris plus tard par un consul. Saint-Sepntore'. U devait 1. Voirtome!)t. p 60. 60.

3M

SOUSH:t:MEt.)KU. t'REMtËME PARTIR.

En tSat.LouiaXtH ayant appris que tes A'méniena empiétaient sur les droits des Cordctten et s'eubr<:aient de leur enlever la. garde des Saints-Lieux "dépeseha le sieur des Hayea vers le Grand Seigneur pour faire chastier t'iosotonco de ces naurpcteurs. Et ann qu'à t'advenir [les retigieu<! poussent estre pms promptomcnt secouru? au besoin, et que tes pèlerins qui vont visiter les sa!nts lieux y poussent recovoic de t'assistanc~, it lui commanda d'estabUr an consul eu Hiérusatem, puur les protéger sous son nom et tenir !a main à l'exécution dt's t'onunandemfus que sox ambassadeur ohticndfoit A la fut te en Ifur faveur'. « ).ou!s Ufs ttaycs, Laro))do Courmenin, remptit protupteme))! et iidMotncnt sa dou)'!o n)iM)i"u.LeU mai, toCrand Seignem'donna t'ordro au pacha do J~rusaton do rt'stituct* aux n'ioux francs tea egnsoa et lieux de dévotion de la vHte et des envirot)9 o, que de toute ancienneté ils avaient <' tenus et possédez d« tea en faire jcuir et d'fmpêcher qu'Us ne fusent « motestox nv trouh!ez parles Afn~uieos et par les aulrea nationx chrostiennca Pour exercet' les fonctions de t'o!Mut à ~ërutfateat, on choisit un de ces hommes avisca qui regardent le non t'enotn de la Franco comme intimement tic à i'avaxcement de la religion. A pfiuo nomme, le sieur Lempereur écrivit au P. Asai~ant de France pour te prier de soumettre au P. Gênera! un dessein qu'it avait co~u et qui, croyait.it, serait tr~ utile < a la gloire de Uieu, et t'hounenr du Muy et au eontentement de touto la chrex. tiontc La création d'un consulat dans Jérusalem, diaait.it, est de tp~agrande ~onséqut'nco pour t'iatcr~t particutier des Perça Cordctiorf et dea peterina. mais eUo oure un autre avantage. supérieur encore. Il Par le moyen d'uu canaat t'on pourra, av~c le temps, eatablir un cottège d'hommes doctes pour réduire en ta pristioe splendeur tous les cttrt'ftieas fehiamauquea enti~Mment dôvuy<}sdubon chemin. Or est ii que, M)tonta jugement d'un chacun et le mien aussy, l'on no peult faire élection de personnes plus capables que des Porea de vostro Société qui jour* nellement fontparoistre, soit par bonsMcmptestioit par érudition, qn'Hf n'ont aauradcsir que d'accroistre et au~mentpR te nombre dea élus. ~o désire avec passion (qu'on fasse choix de vostre Compagnie] tant pour la grande auection que jo luy ay vouée. que pour la grande capacité qu'un chacun recognoist en elle, t. t)M A Mayes, fo<oy.<f ern<~ du~u f ~t~~f~ fOf~o<oa~<'M<~<Mt aaH<'e M~ ~ ~)tM<ftM<f<<n~.1. p. 33).339. 1 ('. t. Cf. Rabhatb,
9. FM'~M. p. <M, 4:0.

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PROJETit

A ~ttJSALEM. &TABUSSEMEKT

3M

très propre &mettfe ce dessein à exécution.Ëo tout cecy il n'est Jtesoia que de patience et attendre que j'aye donn6 advia d'un ferme ettranquiHo eataMiasement n oe qui me concerne*. » e Le P. Général recueillit de divers côtés dea informationset toutes furent mvorab!es&la demande du consul. Le cardinal de La Hochefoucauidavait m~me promis do fournir les Mcours aêcessaires a ~entretien d'une nouvelle mission. Toutefois on craignait fort l'opposition des Cordetiers. Parviendrait-on à la vaincre? Ëtait-i! mente prudent d'essayer, on faisant intervonif Coloi ou le souverain pontite? LeP. VitoUeschi le pensa pas, ne avoir tout cxamioc il nt 6avo!rau P. Amtand, Provinciat Apt~s de France, qu'il ne jugeait paa opportun d'établir une maison de la Compagnieà Jérusatpm. Jtpertocitait seu!oment que deux P~res accompagnassent, comme chapelains, ie nouveau consul, a6o de voit comment ils seraient accepta par les Cot~eUers,et N'i!aérait po~ibte de vivre en bonne intettigenco avec eux selon <acnarftë curctienne et ret!gieu8o~.MaiM dut Fem'ncet'bientôt on à cet essai. par suite des craintes qu'il inspira aux <Ha aaiut de ftan~uM'. Dèsqu'ik eurent vent de t'enireprino,ib oc plaignirent ait P. YitcUesohi tort '{ue la pr~senottdo deu<JéHuito<! du cause* nut à !eur couvent. i!a allèrent jo~uu~a déclarer qu'oux-memea xeraieut obli~ de quitter Jôrmiaiem, si d'auto religieux y mettaient toa pieds. Le P Ccnera!renouvela donc au P. Armand Fordre de ne rien commenceravant qu'on eOttaplani toutea!eN t!in!cu!M'a. 8. Croirait'on. si nouMn'en avionNpour garant M. de Cêay, n'étaient pas moins opposes à ta nomination quo tes CordoMera d'un oonau!qu'~ la vennodes ~ë~uites?<*~ovoua dit~y, taandait notre ambassadeur o M. de Puy~ous, le ~3 avril <M3, que ne religieux (Cordotiera~ craigneot rien tant au monde que i'Mta. Jttiasementdu aieur LompereM: et un ntoyne franeois qui est ioy fa ConatantinopieJ.nomméle P. Nartin, proveo~, !uy M bien o~ dire qu'il ne ao tMuveroit pan bon mar<hant d'entreprendre ce voyage. Et avec m~me impudonee ledit P. Martina refunô de t. MtMduconsul P at t~mpe~otau.Aedttaat, septembre (MtM. <09) Coo~t.. o M <-1. .ut}. ctooWtte des n (tv)ttgoof Mayca (W~M, .oi).t:f.BtbÏHtt), fM., .933. nu. p 2. tnfdKnaMoMoMt~nMa pro MteuMotjmittoa CoMteat.,VtM, (MtM. t. a. LeUM 0<a<t<i t'. AtmtBd. d«KnbM (Pmatta. te). doP. ta 98 M!t Bpt~~ Oen., <.L6ttM OiHM00 KOM ae VCMtf. M CtMOM t029 (VtMNa, AttMt. dt 8tt) M!MM 00 doballe otëattde VM!tf. a Moctobre (VeoNta, <629 AMMt. 8Mo, dt f. O'patttd) Coottmt., o.SO, f. <M.t60j. ~aMt d)Coottmt., o.SO, <M.t60j.
eoM~este os ~tKt. – t. tt. aa

SOUS tt~MEHRU. PMENtÈME PARTtE. signer le traite que j'ay fait avec tes Arméniens. Mah je ne laisseray de passer outtre. Et lorsque ledit sieur ~empereur ira en ttiérusatem, it en sera le porteur, a8n qu'il puisse paf sa prescoco contenir tes uns et tes autres aux tonnes du traité, qui sera un moyen de tes faire vivre en meilleure » intottigeace'. Hisoqs'te toutefois, cette opposition manifeste contre le consul et tes Jésuites n'était point genërate parmi les Franciscains. Ainsi un religieux même de Jérusalem écrivait à l'un do ses confrères on Europe <. Ceu\ qui paroissent plus touchez du véritable honbcurde la famille franciscaine de Terre Sainte] que d'une vaine domination qu'ils n~prMent et qu'ils baissent, estiment, surtout aujourd'hui, qu'il no pouvoit rien arriver de plus favo. rahte à la custodio que ïa présence d'un homme d'authorito. et même que la nomination de dt'ux t'èrcs JesHitos pour résider avec tuy. !hcroyentqu'it n'y a rien de plus propre pour diminuer les fréquentes inquiétudes que ta famille reçoit des pacttaa et des autres commandons, quo la prJsonce d'un consm qui informera la l'orto do leur vioteuce et en sera plus cru que nous; qu'agis. txmt par luy et par des drogmans fidèles que nous n'avuns pas, il accommudcra les an'aires véritables avec beaucoup moins do {do. penscsj que nous ne faMQns.et empeaobora los faussas que nos propres drogmans nous suscitent pour en partager FutUo avec tes Turcs. Il Quant aux appréhensions At'cgard des Jésuites, te mcmo reti. gieux tes considérait commo'cu'et d'une jalousie sans fondement. i Il Si l'on voyoit quetqu«a.unes de tours ootreprises injustes, ators on auroit raison do N'uttarmerot de se ptaindro; mais quand on tes verra boroéNà la du consut, deux coota dcua do chapelle ronle, au désir au plus d'avoir une petite retraite pour tes leurs qui viendront visiter les saints tiou~ ce sera mal ~rvir. a mon sens et celuy de ceux qui sont enclins Ata paix, la custodie de Torre.Sainto, d'eatror, pour traverser ces dt'&s~ina,daus des vues qu'on détestera tôt ou tard et qui pourraient nous attirer to mat quo noua cbi'rctnoos à eviiet'. Votre hevercuee ou jugera a!s6. ment avec son bon esprit et sur la connaissance qu'etto a dosja acquise des vérihbtes ingrats de la eusiodie, dont je ne me dcpartiray jamais~. M t. Lettrede C~y ù Pn)<!eue. atd) t6!3.publiée le P. pMt 3 pat f~tfAe~M ~7' tfMt~ow c /hytQy, omteile 'vay,dans 4 ~pt't«* annéetMt. p. a7t.M9. ff~~Mn~Mf.
a. LeUM tfon ~.t~)co< ObteManMn ~Mto de ~Mtpn< Aun do ses tonf~Mt Mf <Maffa~. p~mc.. traduite de nM)M en nan~<). (MtM. Con.<Mt..t. 1. n.M~

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A JÉRMSAHM. PfMMET ÉTABUSSEMEXT U

339

Ces sages réflexions ne purent dissiper tessoupcons injustes dea Leurs craintes, sans six religieux qui composaient le discrète. doute, n'étaient que chimériques puisque te P. Vitetteschi n'avait mais elles étaient point accepté les offres du sieur Lempereur; entretenues par les perCdes insinuations des Vénitiens qui, redoutant pour leur inOuenco l'établissement d'un consul français Jérusalem, avaient persuadé aux Franciscains qu'on ne leur donnait un c~asut que pour les controUer et pour estabiir des Jésuites au Saint.Sépuicre et dans toute la Terre Sainte' ".Des au roi les députés furent donc envoyés & Paris, pour représenter la présence d'un consul français matheurs que pouvait entratner A Jérusalem et supptier au moins Sa Majesté d'ôtor tes deux t'&res Jésuites, et do vouloir bien que les propres religieux do la famille de Terre Sainte fussent chapelains du con&u~ Arrivés à Paris les députés confièrent leurs intérêts au baito de Venise qui se charma de plaider leur cause avec la sienao auprès du roi. Quelle nf fut pas la surprise de Louis Xttt lorsque te rusé Vénitien vint lui remontrer que le protectorat français en Orient Vous aurez à s~avnir, écrivit-il & était sérieusement menacé. M. de Césy, que t'ambassadeur de Venise me vint vooir. il y a sohisquelques jours, et mo voulut persuader que les ctn'estions de Jérusalem, même matiques qui rccognoissent !o patriarche tes ret!gieu< qui sont aux saints tiou<, voutoiont se retirer de ma des Vénitiens~ par protection et recourir à la leur seule [celle avoient que j'eusse do~eing d'y eatabUr les t'apréhen'iion qu'ita Jt suites, ce qu'ils donnaient à vostre désir, visant me mettre en faisons to jeu et mo priant do tes <'sc!air*'irlà-dessus 'do ce que vouttois que consul Lempepeur en la Sainte Ciité et comment jo vous vescusaiez avec eux. Ja luy rcsp!iquay là-dessus que je n'ovoya point anvyo d'ostabtir tes tpsdita Jésuites en Jérusalem, 0 tieux où se que j'y nvoy<tenvoyé Lcmpereur pour protéger teH et mes subjocta sont opérés les mystères do noatro Rédemption avec tes autres cbresi'ens qui les iront visitera L'nmbasMdeur de Franco à Constantinoplo eut beau protester. do son côté, qu'il n'avait jamais eu l'intention d'établir les Jésuites A Jérusalem, il ne parvint pas à détromper les Pères Cordeliers, trop conOants dans la parole du consul vénitien. Il Je n n t. t<<ttM M.de C<tyà M.de La Vitt~aat.CtetM, tuai t6~ (Oibt. al., ff. de <6.<59.f.?') 2. ~~<'M. f ?M. de Ctey, Juint62t<ttit)<!tt..ff.<o.tM, . <<~t. 0 n 8. LetttedoMt

3)0

SOLS

MtCHEUEU.

PREMBÈRB

PARTtE.

dépesche un messager ceajours-cy aux supérieurs et religieux de Biérusatem, mandait.il &M.de La Vilte-anx-Ciercs, pour leur aster, a'U est possible, le soupçon qu'ils ont d'estre chassés des SaintsLieux par les Jésuites ou par les Capucins* et se trouvant ic; maintenant un Père ou deux de Hiérusatem, je suys résoitu de leur jurer sur les Évangiles ou sur la Croix qu'on n'a point le desseins qu'ils prétendent' » Malgré les précautions prises par les Jésuites français de Constantinople, pour éviter tout ce qui aurait pu éveiller de nouveaux soupçons, les Franciscains n'en continuèrent pas moins à répandre le bruit qu'ils cherchaient à les supplanter dans la garde des Saints-Lieux, et un jour le P. Yitetiesohi recevra un avertissement de la Propagande à ce sujet. Bien que la Congrégation n'ait ajoute aucune foi ta l'avis qu'eUe a reçu de Constantinople touchant les menées et tentatives faites auprès des Turcs par les retigieux français (lui sont dans cette vHte, avec promesse de grosses sommes d'argent, pour usurper sur les P&res Mineurs Ohservaotina la garde des Saints'Lieux néanmoins elle a voulu par précaution qu'on vous communiquât cet avis, afin que vous reotterchiez avec soin s'il n'y a pas quetquo fondement En tout cas, Votre Paternité voudra bien ordonner expressément aux susdits religieux derenoncer entièrement taune telle entMpriau; car on ne saurait songer à enlever aux susdits Pères Mineurs Obaorvantina une très ancienne charge dont ils sont en possession depuis plus de trois cents ans, sans avoir rien fait pour être privés d'un si grand trésor, gardé et conservé par eux aux prix de tant de sueurs et do fatigua Le P. François Martin, alors supérieur de la résidence de Constantinople, n'eut pas de peine & se justice? d'une calomnie absolument gratuite. De son coté le P. Cénérat réitéra ses recommandations aux missionnaires d'éviter tout ce qui pourrait éveiller le moindre soupçon touchant la garde des Saints-Lieux~. 3. trréatisabtea & Jérusalem, les desseins du P. de CaniUac devaient mieux réussir ailleurs.
1. 8ortatt<aUMeotMCbse~MttnsetCapot)OBto)fPagn!e<t,~<'P.~)tMtA MM', t. l, p. 889 et e. e< Riche.

4. Lettre du P. Générai au P. P. Motttn, t" novembre t639! au P. Jean Amieo, 2 JaHtet <a« (Gat). mtM., Bpbt. Gen.

2.t~Mte deM.de C~ya M.de La Vu!e-ao<-C<eMa, tMS(BtM. a' fr. <0mai a <0.<M, f.<00). 9.Deete~ Saefae ensMgattoota de PMpa~ndade,edP. OeoeMhMn C a eocunanicata. ft fettiet<M9(M)S!. t. Constant., IX,n. 202).

HtSSMNSLBVAKT. DU MYRKB.

3tt

M. Des Bayes, lors de son passage à Constantinople en i69t, s'était entretenu avec lui de la marche à suivre pour propager la foi dam i'Orient. Ayant constaté qu'en bien des endroits tes consats français étaient privés de tout secours spirituel, il aurait voulu qu'its suppliassent le roi de leur envoyer quelques Pères de la Compagnie on eût ainsi ouvert la voie u la prédication évangélique non seulement dans les villes o& se trouvaient des consul~ mais dans tout le reste de l'empire turc. Au retour de son voyage, il passa par Rome' et remit au P. ViteUeschi un mémorial dans lequel il exposait ses vues. Le P. Cénérat tes approuva et s'empressa de le faire savoir à Louis Xit). Il Sire, un gentilhomme venu de Constantinople, a qui je conBe cette lettre, m'a raconté tout le Lien que la Compagnie pourrait faire dans ces contrées pour le service de Dieu en sorte que je me vois obligé de représenter au zéte si vit de Vostre Majesté, par t'intcrtUédiairo de ce même gentilhomme, les besoins spirituels de ces pauvres peuples. Si elle juge que la Compagnie puisse coopérer à l'accomplissement de ses saints désirs, jo la supplie avec la plus respectueuse at!ecti"o d'en disposer avec pleine liberté et enti''re autorité, comme elle sait qu'elle peut en user. Et nous tous, ses très obligés et très fidèles serviteurs, nous obéi. rons au moindre signe de Vostre Majesté, & laquelle j'oSpe en unissant mes plus humhtcs hommages Quand M. Dcs llayes présenta cette tettre au roi, il plaida la cause des consuls avec tant d'é)oqtteocp, que Louis XU! n'hésita Voulant favoriser point Adonner t'ordr~ suivant à M.do Césy Qutantque je le pourray t'estabtissement de tarouginn chreatienno es provinces de Levant, jo désire que vous vous employez do tout votre pouvoir pour obtenir dn Grand Seigneur une permission générale aux Pères Jésuites de pr~scher librement et publiquement, dire la mesc", confesser, administrer les saints sacrements et fairAtes autres offices propres a cette Compagnie, par toutes les terres de son obéissance où il y a des consuls cstabtis pour la nation fran':oise, tout aiusy qu'ils font eu Péra, saus qu'ils y puissont estre empeschés en aucune sorte que ce soit. Vous ferez en cela un oeuvre méritoire et duquel je vous scauray gré M t. DeaHayeB, tMo~ <<«AeMMf, p. <M. t<oa!9X))t, )<mas t6M(publiée a~!e 3. LeMfeaP. Général d p P.pMt,op.<-«.. piècesa:Ut)caU~ea, J p. 360). do roi&M.de <Mm ff. to.)59,ft. M9).Notons les 8. LeUM n (B)N. at., de n'haMtaiect P<M,eommee dit Loota 009 ah l J<ea!tea ConetaoUcopte pa. m XUt. Gatata.

3M

sous

R!CHEUEU. – PREMt&RE PAHTtE.

!<u!lieu, après Constantinople, ne semblait mieux convenir que Smyrne à l'établissement d'une mission de la Compagnie. Située sur la côte de l'Asie Mineure, elle c'était pas loin de t'!te de Cbio où le P. de Canillac s'était retiré malade en novembre 1623. Dès le mois suivant, accompagné du P. Jean Colaro, il était allé la visiter Smyrne était toujours le plus important marché du commerce entre t Orientet l'Occident, mais on ne reconnaissait plus en elle cette église de t Apocalypsesi célèbre par ses origines chrétiennes. Parmi ses soixante mille hattitants, les Turcs dominaient on y comptait aussi de nombreux t.recs et Arméniens. Séparés pn- la diversité delà langue et du culte, tous étaient unis dans une même aversion du catholicisme et du pontife romain. Les iideles du rite latin, privés de prêtres, avaient presque tous adhéré au schisme grec. Quant aux marchands des pays catholiques, la plupart, uniquement occupés des intérêts de leur commerce. s abstenaient de tout devoir religieux. Des superbes édilices qui faisaient autrefois l'ornement de cette antitlue Égiise. les Turcs n'avaient laissé à la disposition des ~rccs que celui de Saint-Ceorges. Les Arméniens seservaient comme chapelle d'une sa)te destinée A ~tro un dépôt de marchandises. Les Latins se réunissaient dans une chambre étroite chez le consul de Venise ou chez le consut de Franco M.Samson Xupotton. homme d'une grande piété et très ami de la Compagnie, exerçait ators à Smymo les fonctions de consul ;'our la nation française Havait ou d'abord comme chapelain un Cordctierje P. Pierre Peiron, auquel succéda Vincent Schiati, prêtre de Chio. Ce dernier ne sachant pas assez notre langue pour entendre les confessions, demanda son congé au moment do l'arrivée du P. de Canillac 4.On ne pouvait espérer que les Turcs permettraient aux chrétiens d'ouvrir un nouveau temple. Il fut donc décidé que les Pères de la Compagnie rempliraient les fonctions de chapelains et habiteraient pour plus grande sécurité dans la 1.Cf. BWèpc~t~Mt tf<* t tc<Hh«MfMco< <f< M< WMc ~SM<y<«<' des ta < Oce. d doP. G~rat aM d Aurtt~e.&Joit~ (Catayoo, <«ff/. . X).p. t62). –Lettre P. t lett634 (Gall. !M.. m Eptst.Gen.).
2. Fleuriau. ~<~ des A~~mM)! de K~ff.p. t«, n6. –Cordara,N' Soc.MM. (f. VI, ). XV, n. 2~2.208). 3. Cf. Léon Boor~o~s, SoMt~oM.Yo~o//o<t, nollce dans ~frMf <<<' a~e~te e< de M ~rot'cacf (1886-1887). ~tfA<t'e<fM«CM«'< de <~).~oh<'f~ ffn«ff, 2< ~he, t. tV. ).. 95.

4. a Narré e ta résidencee la Compagnie d d à Smyrne (Miss. Const.. in, n. t). t. tjettredo balleao sénatde Venise, cet. t024 (Vencria, dt CoMt., . 98, t" n Diap. t. tt&.U?).

MISSIONS _1 1

BU

LEVA\r. f~ t

SMÏRNH. 1. v

343

maison du consul. M. Kapolton fut heureux d'employer à leur entretien les trois piastres que, d'après un ordre do roi, chaque navire français, à son entrée dans le port, payait au consul pour l'usage de sa chapelle Sur ces entrefaites. M"do Marchi. ôvèque de Santorin et visiteur apostolique, abordait à Smyrne~. Il fut douloureusement surpris de voir que les Latins n'avaient, dans une ville si importante, ni curé ni église paroissiale. Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, il ordonna que la chapelle du consul de France, dédiée & Saint-t'olycafpe, serait désormais considérée comme paroisse, et il en contia l'administration à perpétuité au P.deCaniMac cta scssuecesseura.avecletitt'oetlesdroit~de curé'. Le Père accepta cette charge et, avec l'aide du consul, décora convenablement la chapelle dans laquelle il plaça le Saint-Sacrcmeut. A partir de ce jour il remplit l'office d'un vrai pasteur, rassemblant les match~ndset les matelots, les visitant dans leurs maisons ou sur leurs navires, leur administrant les sacrements et ne cessant, en public ou en particulier, do leur apprendre les devoirs du christianisme. Ala vue do tant de bien opor' par !c zélé missionnaire. de Marchi, devenu archevêque de Smyrne, désira que le supérieur de la résidence fat aussi son vicaire général. Le l'ère excusa de recevoir ce titre d'honneur; mais le prélat en écrivit à Môme.et le P. Général Qt au P. de Canillac un commandement exprès d'accepter le titre et les fonctions Parmi les nombreuses conversions dues aux soins du P. Supét'ieur, mentionnons celle du consul anglais, sur laquelle l'auteur du ~Vo~'<' la ~t</cMcc nous fournit quelques détails. Le sieur de consul des Angola, surmontant toutes les difficultés qui luy furent faictes tant de son ambassadeur que de ses marchands, se déclara publiquement catholique pour avoir le bien de jouir des prédications du P. de Canillac et de la conversation des Nostres. [Fidèle à leurs conseils et à la grâce] il advança tant en dévotion qu'un chascun le regardoit comme un miroir de vertu. L'an i62~, peu de mois après fson abjuration; il tomba malade & la mort, communia souvent de la main des Nostres, demandant ). LettreduP. Général P. deCanillac, nov.<624GaU. au M ( mts~ Epbt.Ceo). Cordara, c«.,n. ~09). o~.
2. Lettre do baUe au sénat de Venise, n. 99, f. 292.299;. a. Cordara, op. f~ n. 201. mars 1625 (Venezta, Uim. di Con~t.

4.Nart6. d~aettt.– Fleuriau, op.c~ p. t2t.

34t

SOUS

RICHELIEU.

PHEMtÈRE

PARTIE.

que publiquement on lui portast le Très Saint-Sacrement. Dans le temps qu'il eust disposé de ses affaires temporelles, il ne voutust qu'on luy parïast d'autre chose qae de Dieu et, pour ce, supplia le P. de Canillac de ne l'abandonner point, comme il ne Sst jusque à la mort D Le t'. Supérieur, non content de prodiguer ses soins ans Latins et voulant aussi pourvoir au saiut des Grecs, avait fait venir de Constantinople, en 1624. le P. Jérôme Oueyrot~. Cetui-ci. à peine arrivé à Smyrne, fut invite à prêcher dans révise Saint-Georges ce qu'it continua de faire les jours de fête et le carême~. l'eu de temps après, it oavrit dans ses appartements une ctaaso pour les enfants des Crées~. Le Métropotite y mena son nHeut et son neveu pour être instruits avec les autres lui-même, par suite de ses relations avec les Pères, vit tomber beaucoup de ses préjugés, connut mieux la Compagnie et se prit d'atteetion pour t'Élise latine L'instruction étant gratuite, le nombre des écotiers s'éleva rapidement à quatre-vingts. les parents, satisfaits des résultats obtenus, songèrent à se procurer un local plus commode seu! quelques calvinisles jaloux firent échouer le projet. Au reste l'enseignement se donnait dans des conditions très pénibles. Manquant de livres, le mattre était obligé d'écrire de sa main des .feuilles qu'it distribuait aux éi&vea. Mais cette peine fut bien adoucie par tes fruits merveilleux qu'on ne tarda pas A recueillir. Les enfmns, de retour Ala maison paternelle, rapportaient << leurs parents et à leurs domestiques les principes de ta doctrine chrétienne, qu'ils «vaient appris en classe, et leur inspiraient ainsi le désir d'entendre eux-m~mea ies ieçons du professeur. Afin de satisfaire ce louable empressement, le P. Queyrot ins* titua, pour les jours de fête, un catéchisme commun aux enfants et aux adultes. Au commencement des réunions, un des enfants récitait en grec vulgaire l'Oraison dominicale, !e Symbole des Apôtres et tes dix commandements de Uieo; puis venaient les interrogations sur les parties de la doctrine chrétienne apprise durant la semaine. Le Père expliquait une ou deux des prin1.a Narré.
2. Lettre da P. Général au P.Qneyrot, 30 nov. t62~ (Gall. mtM.. Epist. Gea.). 3. Lettre du balle de Constantinople aU sénat de Venise, 4 janvier <6M f~enezta. AKMv.dtStato, Senato, DettbemziontCoMt. Reg. XV, f. i63).–t<eKM do P.C<nemt au P. d'Annttac, 7 fet. )<?&(Gall. m<M.. Bpbt. Geo.).

~––~––-–A

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P. 4. LettreduP. GénêMian d'AorHtae. février 1 t626(0a!t. m!M.. ptet. en.). B C b. Lettredu P. G<neMt Métropolite Smyroe, sept. t627(Ep!:t. en.ad au de <9 6 Mtemos).

MtSS!OXS LEVAKT. SM~RXË. DU

3~

en chantant cipales ventés de la foi, et l'on terminait l'exereice à l'unisson les litanies de la Très Sainte Vierge. Tous, avant de se séparer, récitaient one prière pour !e Souverain Pontife. Par ce moyen on apprivoisait à l'Eglise cette nation tant aliénée du Saint-Siège' TeUe était ignorance religieuse des Grecs avant l'arrivée des Jésuites, qu'un grand nombre ne savaient pas même former îe signe de la croix. De gtaves erreurs s'étaient introduites parmi le peuple. Les uns pensaient que le précepte de la confession femmes n'obligeait les hommes qu'à l'âge de vingt ans et les le confesseur qu'âpres leur mariage. D'antres croyaient que n'était hé par aucun secret; de là, bien des abus ou l'on omettait une partie do ses fautes, ou l'on s'abstenait du sacrement de tontes ces idées fausses dispapénitence. Grâce aux catéchismes rurent, et avec elles la haine implacable que tes Grecs avaient vouée aux Latins et a la religion romaine, plus odieuse pour eux que les superstitions des Turcs. t!s finirent par apprécier la avaient appris a Compagnie de Jésus que leurs caloyers leur détester; on les vit fréquenter les Pères, leur demander conseil et même s'adresser à eux pour la confessfon 5. Aucun des missionnaires ne connaissait !a langue des Arméniens; ils n'avaient donc pu jusque-là s'occuper de cette nation qui méritait pourtant quelque intérêt. Plus dociles et de nature plus ouverte que les Grecs, les Arméniens no montraient leur pas & l'égard des Latins la mcme hostilité mais, pour ils ressemblaient u des ignorance do la religion chrétienne, et un évoque. Le curé ne païens. Ils avaient a Smyrne un curé savait ni lire ni écrire; il récitait de mémoire les prières liturl'n t'ère l'ayant prié, giques. L'évoque n'était guère plus instruit. de lui t'crire l'oraison dominicale en Arménien, par interprète, il dut la transcrire en lisant dans un livrer Quand le P. de Canillao fut contraint par l'état de sa santé de quitter la ville, on le remplaça par le P. Artaud Riondet qui savait un peu l'Arménien. Faute d'usage de la langue le nouveau tnissionnairo ne réussit d'abord qu'à moitié; puis, A force de et son ministère patience et d'étude, il acquit une grande facihté, fut dès iota couronné de succès*. t. e Kafrédelar~tdenee. 2. 7M<Tem. delarésidence Cordara,op.< n. 2t0. 3. a NMté
4. Lettre du P. R!ondet au P. OMfat,

20 avril t6M (Gatt. miss., Eptst. Gen.).

SOUSRtCHEUEU. PREMME PARTtH. A son arrivée à Smyrne, le P. Riondet n'avait plus trouvé comme consul M. Samson NapoUoa qui venait de partir avec l'assentiment de notre ambassadeur; il allait bientôt être nommé, en récompense de ses services, chevalier de l'Ordre de Saint~chet et gouverneur pour sa Majesté du bastion de France en Afnque'. Il avait laissé le vice-consulat à M. Jean Dupuy en lui imposant de garder tes Pères Jésuites comme chapelains et comme hôtes <. Ce fut à ce vice-consul qne le P. Hiondet remit, en arrivant, une lettre de Louis XH). dans laquelle le roi ordonnait <\ son feprésentant do conscrit. auprès de lui jps missionnaires et « de tes assister es nc.-a8.uns ..“ ilsen pourroieut avoir besoin, comme personnes disait Sa Majesté que nous avons on singulière considération Jean Uupuyvoutut que.ette lettre ftlt enregistrée en la chancellerie, et témoigna d abord aux Jésuites !a mcme bienveillance que Samson Xapotton L œuvre de l'apostolat se poursuivit donc en toute sécurité Les marchands <)oChio exdus do la chapelle de Venise commencèrent u fréquenter e!!o de France Les Pères entreprirent alors, chaque premier dimanche du mois, <un principatcs fêtes do l'année, et tous les dimanche de t'avont et du carême, des instructioM en diiférentea langue en f.ai8 après ta messe, en italion après tes vêpres L« chnpeUe étant trop petite pour contenir à la fois un ~rand nombro d'auditeurs, on tes intro. duisait par groupes; dès qu'une instruction était linie, les missionnaires étoient obligez d'en commencer une autre et cela jusque trois et quatre fuis de suite, pour contenter ceux qui navotont pu trouver place à la précédente o. Le eonsutde ~nMe interdit asos compatriotes la chapelle des Jésuites et il punit d'une amende ceux qui A la desrobée n avaient assisté n iours prédications « Cette amende, écrivait le P. Perrin, a esté apphquée it œuvres pies, savoir est à la réparation et fabrique de h chapelle do Notre-Dame de Constantinople. Dieu soit bény qui nous a fait contribuer, sans y penser, à une si sainte ~ntreprMo". 3. Lettre doM!au consul oSinyme. 9avti)ta~afNot~dela d < t~.). 4. K~N: a 0 Narré ela R"ldence. a 'S~'iSd .~S~ Venise. Jolliet n Decrell Senato, cte) Cooslanllnopoll, r, 6,.). 8. Lettredu P. Petftnd<j~ Reg.X~p,1: citée.
6. Heu~aa. f<<«< <~ .WM<oH)) c~ff p ,M Orammonl, 2. a Narrè de la Reaideacc. t '~AamMH Ar<M~M )~e<"?<

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MtSStOXS LEVAfiT.– 8MYMKE. UU

3~

Parte! les œuvres des Pères de Smyrne, nous ne pouvons passer sous silence les congrégations érigées en l'bonneur de la Trcs Sainte Vierge. au nombre de trois ce!!o dos marchands, celle des artisans et cette des écoliers. L'an t629, raconte t'aonatiste de la résidence, a à la sollicitation de plusieurs, pour accroistre la fréquence des sacrements, nous avons institué une congrégation pour les marchands françois et autres tatins du pays, de laquelle, outtrc les e\ercices ordinaires à toutes, Dieu a retiré des fruictz par la vocation d'un dos plus ttonestes et vertueux marchands quy fust enSm\rnc, loquel est à présent au noviciat d'Avignon.. Aceste congrégation on a adjousté celle des artisans tntins et grecs, ou laquelle les tatios passagers et habitans sont en grand nombre, qui ne manquent do s'advaneer à la crainte de Uicu ft en donnent des preuves tous te:! jours. At'inntation de <esdeux concertions do personnes âgées, les enfants de l'escolle ont, p)U'dt-votion à la Vierge, commencé la leur, t taquei:o ib ~e rassemblent tous les dimanches. lisent un livre spirituel eu de la ~ierge. grec, disent le chapeUet et chantent les litanies viennent d la puis s'en vont ouyr la messe, t.'aprês dtnor ils et y amencot quantité d'au! très Grecs. doctrine chrétienne tcotte <!nie, on la faict au< Arméniens fn leur langue, et puis les mousses des ëqui. t'en va au\ vaiMet frau'.ois induire pages'. En même temps que le culte de la Très Sainte Vierge, la dévotion à saint tgnaee s'était promptement répandue AStayrno, et le grâce aux miracles que Dieu opérait par son intercession Il t'nc femme turque qui tous les contact d'une de ses reliques. mois estoit tourmentée du mal caduc, ayant appris la vertu do cctto relique, pria un Grec do l'emprunter de nous pour ayder lu quelque femme chrestienue et la luy porter. Depuis que en ta maison do la femme turque, (son mat] ne la tourrotique fut menta plus, et craignant qu'ji!j oe la saisît « l'ordinairo si elle la demandâmes renvoyait, elle [tajgarda l'espace de deux mois. Kous souvent nostre relique au Grec qui. après plusieurs excuses et détays, advoua qu'il l'avoit portée a une femme turque, Maquette; en ayant rcccudu soulagement, faitoitdifUcutté de la rendre Un de nos Pères dit au Grec qu'il assearât la dicte turque que le mal caduc no la tourmcnteroit plus, puisqu'elle avoit eu recours a sainct Ignace. Elle le creut et renvoya la relique avec une t. a Nanêde la tésMepce.a.

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SO~S MCMKU8U.

PREMtÈhE PABTtE.

belle bourse faicte de sa main, où elle avoit mis un nom de Jésus, et depuis jamais le mal caduc ne l'a reprise*. Ainsi les premières années de la mission peuvent être nommées elles furent suivies de n quelques des années d'abondance années de stérilité lorsque les Capucins vinrent s'établir A leurs Smyrne~. Les Jésuites injustement dépouiiïés de tous anciens droits se trouvèrent en peu de temps sans maison, sans librement chapelle, sans revenus et sans aucun moyen de pouvoir non pas mesme de pouvoir célébrer !a exercer leurs fonctions, messe, comme it leur arriva souvent~ u. Kous raconterons plus tard les indignités de toutes sortes qu'ils préférèrent souurit' soins. plutôt que d'abandonner un champ déjà fécondi- par leurs afin de garder t'ordre chtonotogique des faits, four t'instant, racontons comment la Compagnie de Jésus parvint a s'introduire dans .ep. 6. Cette ville avait été visitée par le P. de CaniHac dans te voyage qu'il entreprit, en i(H5, a travers la Syrie. Ello lui pamt omir tous tes avantages requis pour uu centfo de mission. Or, a la même époque, le connut français d'Atcp proposait nu P. Coton d\ fonder une résidence semblable Acelle do ConstanA un <'<<.b!)ttin"p!e. pt t'éminent religieux se sentait fort porté favor~crait la propagation do la foi dans toute cette sempnt qui contrée et jusque dans la Perse. Toutefois it ne voulut point conseil. s'engager dans une affaire si importante sans avoir pris Il écrivit donc au comte de Brèves qui avait tongtemps représenté la Franco en t'rient, et lui demanda ce qu'on pouvait espérer d'un tel dessein. La réponse de l'illustre diplomate fut peu encourageante. Je vous diray. quant à la proposition que le consul d'Alep faict à ceux de vostre Compagnie, que j'y trouve de l'obstacle. do Jnita; et a Alep est une ville habitée do Mores, de Turcs, cause de la grande quantité do marchandises qui viennent do Perse. it y a bon nombre de marchands François, Italiens, et FlaAnglais et Flamands qui y résident. Quant aux Anglais les ennemis de nostre mands (Hollandais), vous savez qu'ils sont comme religion et en particulier de vostre Société, et partant, <<e ~ de 1. LtgMod. oMoM <M<wxt< ~M~fM '<ela CeM~Mfe JM<)< f« ~f0«f, p 0. «
~M ~M"<«' f/c~fre. 2. Ptfa~a.u F< p. n2. ~~M'WM~<< ~M 3. B~<- ~otwt B~~r<- ~~<<M de ~~M'M<mc«< <~M Pères ~M~rne. (Catayoo. op. fM.. p. <0t). <'<'wpM9"<ef" M r< <'<'MpM < de

MiSSIOKS LEVAKT. At~P. OU –

a49

ils verront [vos Pères] arriver par de là, Us ae manqueront point de ton? dresser des embuscbes et de les faire ci~noistre plusiost pour des espions que pour des ecclésiastiques. 11 y a d'autre part, d'ordinaire, un ou deux religieux de t'ordre de saint François qui sont envoyés do Gardien qui réside en Jérusalem. non seulement pour servir aux besoins des chrestiens, mais encore pour les exhorter à secourir de leurs autmosaes les Saints-Ueux. Si vos Pères vont [a Atep] ils seront ennuyée des dits religieux de Saint-François qui croiront qu'ils ne sont attéa par det& que pour !eur ravir los autmosnesqui leur sont faictes ordinairement et pour cette cause, ils seront pour se joindre avec lesdits anglais et Flamands pour faire chasser ceux de vostre Compagnie, qui, vivant en Alep, n'auroient pas le moyen d'y profiter. comme ik font en Couxtantinopte, attendu qu'il y a peu de chrestiens de nostre créance, et partant, un coUè~e n'y sera pas grandement utite'. n Ces difucuHés, trop réeues, n'auraient pu cependant arrêter le t*.Coton, mais son étoignementde la cour l'empêcha de donne* suite au projet. On y revint quelques années plus tard, sur de nouvelles instances du consul, et sur l'ordre du Souverain l'outife~. A!ep, située sur tes tivcs du Marsyas, entre l'Euphrate et la mer de CiUeio, était devenue par l'avantage de sa position un dos tnarcués les plus importants do l'empire turc. Elle ne le cédait qu'à Constantinopte et au Caire pour le nombre de ses habitants~. On y comptait en i62~ beaucoup de chrétiens do diBerentea nations, mais donnes de presque tout accours spirituel. Rome s atarmo do co déplorable abandon, et le pape Urbain VUt, d'accord avec les cardinaux do la Propagande~, résolut d envoyer en cette ville des Pères do ta Compagnie de Jésus\ Lo 2N décembre i62~, le P. ViteMeschi enjoignait an Provincial de Lyon de désigner doux Pères pour la mission d'Alep, et au P. de Ségairan de leur obtenir du roi des lettres ~e recommandation". Bientôt les PI'. Jean Stella et Gaspar Manit. ~eMre eM.deB~ea auP. Coton, nov.tOlB, d 6 pobU&) Pmt,Nff&e<'eAM, par Y,?7.
2. t<eMMdo P. Général au P. de Canfllac, 27 mai t6M (Oall. toss-, BpW. (ten.). 8. Cf. Massott, <Mtt. < foMMeMe ~«fo« <<OtM AeroMt, p. a?t. 4. La cooy~aUoo do la Pfotasande fut fondée paf Ot<go!M XVen )6M. 6. Cordara, W<<. &M'. ~MM. P. VI, 1. XV, n. at8. ~f~toffM <<« <.epOM<, J. t. p. 120 – Beseon, to S~he e< yef~e &H~<eou tW <«f<e. p. t9. a. LeUM dn P. (MaeMt ao P. t'omt~, M dec. <aat (Lagdan. Eptst. Gen., t. H). Lettre do m&me au P. deMeutmn, même date (FMtMta, i!p}st. Gen., t. )V). ).

330
gtier

SO~S PARTIE. MCHEUKU. PHEM~HB

s'emfurent avertis de se rendre à NapseUte où ils devaient C'est !à qu'ils reçurent tes lettres de cachet adressées barquer. à l'ambassadeur de France en Turquie et à notre consul d A!ep. de protéger les A ses deux représentants Louis Xttt ordonnait t< ea telle aorte qu'il ne lour soit donné aucun missionnaires et spirien toutes leurs fonctions ecclésiastiques empescbement ains qu'ils assistés par ïe& tuelles, y soient soigneusement consuls et auttres, comme chose qui tend A la gloire de Meu et à l'édification des cathotiques* t'artis de Marseitte le 32 juin iU~3, tes i'P. Stella et Manigticr à Ate~auti'arrêtèrent quelques jours a Matte et débarquèrent étaient dans drette le vendredi 18 juillet. Le dimanche suivant Us immëuiotemout à la maison du consulAlep et se rendaient mais un ils ue trouvèrent Lu, par matbenr, point le titutairo, certain Pierre utnvior qui a- ait aHertOé la cbargo sans posséder les quahtea requtses pour t'exercer u~ec honneur dans des circonstances d~ncates ou difCcitcs~.

t. t.ettto du & M. de OMy. tt f~. t<~ (BtM. lial., ttt.t5< f 4Mt publiée par Mebbath, up. «< p. a~. -< MtM du toi eu consul d'Alep inème date (Mi«. Conttaot. ). ). f. MH~ x. o !<)tt)p)!rhshna nattatto eomtn ~Ufx' dnabua Pattihua At~putn tntMtt MandetiMo ha). Ju). an. <G~ ad <4' <at. Aprit tOM Stante SteXa et t;ett)n)..< Mantj}tc<)u& (M~s. Cttoataat., 1. ). c. U~. 3. Pet)Q<M. "< t. )'. -'3f. Après 'lue tf' eonMhte. dU tft ameu~. tuMcm fM ~t)~~ en titre doMee, il att~a Mu«nt 'tue <MOtotattea ne toutant t'a* t~Met tat~Mnt €M)Mqu'XatM fabaifnt ~f~e~ sur te* i)ca< atTeftnt'fMtteo'a tbaf)! t ~at fOttUntMion.~ <n~tCt<de la totonte n-to'ahe et de* coloos ~tmas~M qut vivaient sous la )~otM))on de la t'MOtt.' e trouvaient alors tonti~a a dMagecta~H! e n'ao~nt ~Mt'M<Mh)uM foactt"f)")Me dat~de~~ttestn~M~ca. t'<tat) la M* d un cftta))) rtftft* 0)))<if~ qui ayant a~ft)~ pour trnit aa* <<? fOOMM<)'A"f <t au f ftent fte<6 dMla tcndttion de dun)p")tf)t)0 <roa&u)a< ~0)) de consul, etf!uUa du eaatM <e<t t hontcu~tnent <M~tdenM tMnfah <'t <t<ao)fMta Mafuttnw,otnme M) a~att fait f~f~temtoent faillie (ca~uttt<. la plus n'ao()e anttpathtp. n avais fais chasser les Mfonda d'A)cpt U ae Un< fa* & lui <)ue(co ~Mtntttt n'eutMnt tf "~tne sort. 0 M. yat;t!tM)n formulant eeUe affOMtton ne fait tjue ~umef une feqttfte adffMte f am tntf~atKa du roi p!tv le mandatée des t~~)<!et)t< funtah a Atfp. fAt~.M'taag. oblige a Oet~f 'juf!qt)''< doutes taf TM~utf. ect~ t. IV). Toutefob la ~oottte <tou< le seul point qui noua taMt~M tjUfttefui ~)tttMct la conduite du consul omw'ff &t'~fd dpaJ~uXf*? t~dt'comcnt' qae nom atun~ dans tea maint sont tottMdte* <oire<. t.M Pf. Nt~Uaet Mant; )'eMO"'nt de toautaia ~Ottotf et de dupHeXë tt.t«M o M dp t' < Jutt) )fM7. Atf. Kt~"K. Tut'tuto. catr., t. n), f. tt")t de tn0t))f le steut t'htHffe Caonp, Na~Mttto~,feodant a Atep. attMto va tMt que ce t. consul n a putott'<)t) les intenta des J~nttea fM<'<et'<, tV, n. t0). Par contre. nous atout pnuf ta d<feo:9 de t'teth) tttthtt~ t t" une teUfa de tut an f. t!otd!en de de ~n)Mt<tn en faMUt dea <a!M!onoatîM la Cotnpaso)~, 8 novembre tGj!) (Btbt. ashaMaet nal., ft. )0)60.f. a2);–2° < uoeteUMdutOMu)t~ntth'odA~p.ponptnt atUt des ~~uHM. au h~ttede' 'Veniseit Coo<tanHnop~,dans ):'ttt?t!e t) M t'tatnt. te 30 Joio t69!. que le consul français t'empiote, et n sain de cause, pour te* r<'Ma A itupt~ du thif (VeRMia, rcbtw.d) Stato. niap. dt Comteot.. n. tm, &76-&?9)t– a~ectin un temUtat ea bonne fatme du P. Qu~Mt. aMeetant. le atttt <63t, qoo

7. M. arrivants, ils furent contraints de se loger an /on~M~, on maison commune des marchands français*. Et aussitôt commença pour tes pauvres Pères une vie <!e contrariétés et d'épreuves, qu'on aurait peine it croire si elles n'étaient attestées par des documents irrécusables. Ils tes supportèrent avec une patience héroïque, les regardant comme le gage assuré des fruits spirituels qu'its devaient un jour recueillir. « La vérité historique, observe n ce sujet le P. Cordara, demanderait qu'on indiquât tes personnes qui se déclarèrent ouvertement contre la mission, les motifs qui inspirèrent leurs actes, ce qu'ils entreprirent contre la Compagnie et comment ils parvinrent a teur but. Mais la loi de charité nous oblige do ne dire que ce qui est indispensable pour l'instruction de la postérité~. Il t.ardons, nous aussi, dans la mesure du possible, la même réserve; exposons simplement tes faits est renvoyant aux sources le lecteurs qui voudrait connattto les causes de ces regret* tables événements. 81y avait à Atep un couvent dont le supérieur, en vertu do je no sais quel privitège, s'attcilmait le droit et le pouvoir de curé ordinaire dans toute t étendue des possessions turques en Orient. bos qu'il apprit ta présence des dcu~tJésuites, il teur dépêcha un de ses religieux pour leur signinor de no pas s'avancer plus loin, et leur défendre s'its séjournaient dans la ville, d'y esorcor aucune fonction du saint miniatt'ro. Les Pf'res bésit''ront obéir et tachèrent do gagner du temps, persuadés que, munis do l'autorisation MUprémedu Souverain Puntifo. Us n'avaient pas à Hosoumettro à une juridiction ioférieura et incerlaine. On eut alors recours à des menaces dont tes Pt'rcs ne so montrèrent point enrayés; ils y epposprent to titre do leur mission tégIUma provenant du Saint-Siège, auquel aucune autorité ne pouvait déroger. Le supérieur refusa d'on tenir compta. A l'heure mémo où i'on célébrait uno messe eotonuottodanstat'happttoconautaire, it lit afnchot' à la porta une sentence d'interdiction nvpo menace d'excommunication aux missionnaitra.s'ns orient onrir le aaint sacriOce ou enteadro les confessions dans la viHo. Les Jésuites la en appelèrent au Souverain Pontife et continuèrent dira

35< MSStO~S ~EVAKT. UU At.6P. ~mn'ayant *«*n~nm~tn chea lui tes nouveaux Ottiviep ~*n*tnnt recevoir «tt«atu! t«a nntttfttttttX pu

!M~feoitee(ATB)tMa.Tut'tu~. 1.)V.n. ?i)). f. C O le coneo! lliviera pmMs6 aabtMtb. e~, p.~0. op. t. e 8)n)p))ch<)ma nafMtto d<'ja ett~. P. Vf,h XV.n. 't9. a. Cofdara, A'.f. M<

352

SOUS tUCMEUEt?. – fRQUËRE PARTIE.

messe, non Plus dans la chapeUe consolai qnia~it été féroce, mais d'abord dans F~gtise des Maronites, & qmnze cents pas de la viUe. et ensuite en secret dans leur propre chambre. En même temps Us éorivtMnt à .'ambassadeur de France à Constantinople et attendirent sa réponse et celle du Saint Siège M.de Césy regrettait qu'on ne lui eut pas deatandé plus tôt son avis et ses conseils. « Je vous diray. ccrivait'it à M. do ha Vi!!e-atM.C!ercs. que j'ay reçeu un extresmo des plaisir de vo;r aller les Pères Jésuystes en Alep, sans avoir passé icy pour se munir des commandements oeccssairfs pour leur résidence. dont j'eusse retm~ ou avancé teNtabtiMetnpttt. selon tacogooi~ sanco que j'ay des auayfM du pays et de l'humeur de ceux qui gouvernent maiuteoant cet empiM. Et di~y encore une foys que tes i~ons t'tfM ue dehvroiont point atit'r en A!ep s'exposer à ta haino des Vénitiens, Aog!oys et Mamenta, sans venir ic~ RMad~ langue; et quaud i!s n'eussent eu d'au!tMs ennemi que les Pcre~ do Hicru~tem. leur tit'jour en Alep n'cust jamais esM qu'avec pétita. Je puis dire avec v~tô que personne n'aymc plus que moy tes pt'res J~uyatea, et croy to teut' avoir tesmoign~ mais do tels eNthar<p<ements mat A propos font recepvoir un < untrecuup à la dignité ~u roy, ce quy est très faschoux et de conHcqut'nce; et je crains bien que deux P.'fos que nous avons à Sm~nechexteconautno courront fortune, lorsque le tuu~MtMt de te Ucu't& saura comme ceu!'< d'Alep ont esté mat M~eus. C'eat pourtluoy je vous supplie, Mons!eut'. do parer et rester aux recherches que feront ces bons t'fps. attendant MOautre temps, car, pour cette heure. il est du tout impossm!u d'eu establir un soul en quelque endroit que ce soit de cet empire L'amuassadour n'avait que trop raison puur Atep. comme t'ev~notm'ut ce tarda pas & la montrer. Aux re!ig;euK qui avaient réduit les missionnaires A l'impuissance s'unireut d'autres adveraairos de Ja Compagnie, parmi lesquels se signala ~o consul vétMtieua. Atora, pour contraindre les Pères a quitter la ville, ou t~ttMdo C.tMat «n d'Alep Gafdiea de~MMhm.a c<wto. a!&(B)M. nat.fr. < ? 160,1~ < de May.e d~Mbre MM (Ard~ dn Mtn.des ACr. M~Kt. To~o)c.Co~poadaoce.1.)«, f. n~. Oeetetoto aetae S ConattmU9n!.<tePmp~aoda 99 hottet t6M.eo faveurdeaMM~d'Attp 0~. < Of.~rd~ t. SV,o. 9~0. StmpUdMtma na~MUo o. eiMe. a.~ettMde M.do C~ya M.de la VtMMat.O!eM<,iam!MMM (MbLaat. <a tD<. M.)M.f. 4M). f.RaMtath. fM.. 3:9 ff. C t..
AteMttodt

3~t<eUM du tooMt t~Uen au <M'a~de VeotM. 0 tOMa <6M(Vtnnta, HMOo, Dttp. <M Aleppo, o. t, f. <3'«).

MSSMXS

DU

~EVA~<T-

ALBP.

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n'eut pas honte de recourir à la calomnie.Le pacha gouvemeur de la province, étant alors absent, on adressa au moussalem, son lieutenant, une supplique anonyme dans laquelle les Jésuites étaient dénoncéscomme espionsde t'Espagoe, ennemisdes Turcs, perturbateurs de tous les Etats, et dont le Sultan lui-même avait tout à craindre si on ne se hâtait de les chasser ignominieusement. La supplique était accompagnée d'une forte somme d'argent, moyen de persuasion tout-puissant en ce paya. Après en avoir pris connaissance, le moussalem porta plainte au cadi contre les deux étrangers et demanda leur renvoi, sous prétexte qu'ils n'avaient aucun commandement pour autoriser leur séjour. Le juge, obéissanta cette injonction, leur ordonna, sous les peines les plus sévères, de partir dans trois jours pour Atexandretto,au ils resteraiont jusqu'à ce qu'ils eussent reçu le commandement sollicité par l'ambassadeur*. ).csPèressortirent d'Atep.te 3&novembre 1685.sousla garde de deux janissaires qui los remirent entre les mains de trois serviteurs do l'aga d'Alexandrette, venus à leur rencontre. Après onze joura passés dans la prison de la ville, ils furent connés au vice-consul aui les avait r~eiaméaet demeurèrent plus d'an moisdans sa maison, attendant toujours, avecla réponse de l'ambassadeur, l'autorisation de séjourner dans Alep 2. Maistes adversaires qui les on avaient fait chasser s'euorc&roatde leur en interdire le retour. L'aga d'Alexandrette,gagné à prix d'argent, ordonna tout a coup aux négociantsfrançais de lui apporter tes clefs do leurs magasins et déclara qu'il ne les leur Mndpait qu'après te dopart des Jésuites. Ceux-ci, no voûtant point faire tort au commerceda nos marchanda, perdirent alors tout espoir3. Le 10février i636, ita furent embarques sur un navire anglais, avec ordre au capitaine do ne tes débarquer qu'en France; « mais la Providencequi détruit les projets des hommes, quand its sont contraires à ses desseins, en ordonna aatremont* p. Sur les cotes do Malteil tt'&tevaune si furieuse tempoto, qu'on dut relâcher au port. La P. Maniguer se trouvait alors dangereusement malade; le capitaine, touchéde compassion, le mit & terre avec son compagnon pour en prendre soin. A peine le malade
3. Lettre do eoMol d'Atep&M.de <M<y, décerna Ma&(AKMtMdo Mta. des AN'. 8 BttMa., Tomate, correspondance,t. tt), f. t~). 8. CbtdMa, t. c. 4. ~Mmo~Mdu tecatt, t.1, p. Mt. <<eitte coMottcntuen do d'Atep ao Sénat de tMa ~taeaa, ~tniM, mafe <« 6 mais t~o Amble. dt Stalo, Dh)p.dt Ahtppo,o. t, f. ta, M). (Veneda, <Mcutv. (u OMW, UMp. <H AMppO, 0. ), f. 0, M).
tM~AOMB M <~09. -t t. H. a~

t. 8!mpUc!&tM Cf. OetdaM, oaMaUo. op.cM., . aM, o aa?.

35t

SOUS MCHEUEU.

PRBNËRE PARTIE.

fut-il ~Xt T ? suivant un avis reçu ~.<m~, du P Général firent voile vers Constantinople. Là ils solliciteraient la protection de J'ambafsadeur, et tacheraient d'obtenir du Grand Seigneur le commandement dent ils avaient besoin pour retourner et se maintenir dans 2~ septembre i626, écrivait le P. Atep'. Partis de Malte le Maniglier au P. Assistant, nous sommes a~ heureusement au port de Constan<inop!e le 5 novembre, si bien que pour faire environ six milles, nous avons consommé quarante-deux jours dans l'Archipel 8 M.de Céay n'avait pas attendu ce moment pour commencer les démarches en faveur des missionnaire.. Malgré tous les obstacles,'il parvint à faire respecter, avec leurs droits, la vo. iontôdu roi son mattre, et le i8 octobre <626 il pouvait annoncer une bonne nouvelle au P. Gënérat. Il Révérendissime Père, ce m'a esté un M~mo regret d'avoir oy-devant rencontré ques d~cuttes dans l'esprit des ministres du Grand Turcque!. touchant l'establissement d'une mission de deux Pères en Alep, et je prends Dieu tatesmoing sy j'ay manqué en ce pieux dessing ny d'affection ny de diligence; maya comme il n'y a rien au monde de plus changeant que les choses de cette Porte Ottomane, Notre Seigneur a permis qu'un nouveau visir, maintenant en charge, s'est trouvé plus capable de raison que son devantier m'ayant accordé aujourd'huy les commandements impëriauh '"cjay requis du Sultan pour l'establissement et seureté des deux Révérends Pères Gaspar Maniglier et Jean Stella et je supp!!e Votre Paternité Révérendissime de croyM que je n'es< mon S~ sans pour ~cr a toute la venérabie Société qu'homme du monde ne me f peut surpasser t" en aSechon de la servir o A Rome, on avait éta indigné des manœuvres faire échouer la nu~on. et l'on attendait avec employées pour anxiété le résultat dea démarches tentées par l'ambassadeur. Dès qu'il fut connu, le cardinal Ludovisi, au nom de la congrégatiM de la Propagande, et M. de Béthuno, au nom du Saint-Père, s'empres(G~SM~ -Lettre doP. 'MO ~'S' (Onll. m!88" piaL B cent. 2. Lettredu '~ov. <6M(Mt.C.MtMt.. t. l, 0, 133), a. Lettre deM.de~8' anP. Ot1nêral,ocl.1620BibI. rr. 18 ( DaL, se.tas,r. 48t). 24Jwo1620Veoeala, 6&!em, ( ArebJ\dl 8tato,D1spacc:1 d1Aleppo, f. 120), ~SSS~S~ Q,

MtSStOXS DULEVANT. ALEP.

39S

sèrent de remercier M. de Césy de son dévouement aux intérêts de la religion 1. Tout semblait promettre qu'un nouvel essai de mission réassirait. Outre les commandements du Grand Seigneur pour les autorités turques, on avait obtenu un décret de la Propagande recommandant aux religions d'Alep de ne point s'opposer aux ministères des Pères de la Compagnie2. Mais il semble qu'on ne prévoyait pas assez l'attitude hostile des consuls étrangers, surtout de celui de Venise; or celui-ci avait reçu ordre de la Seigneurie de combattre de tout son pouvoir l'établissement des Jésuites. Prévenu des luttes ù soutenir de ce c~té, le P. Maniglier avouait au P. Général qu'il comptait uniquement sur le secours de Dieu et les prières de la Compagnie. Sa confiance fut récompensée. La Turquie était alors en guerre avec la Perse. Le H janvier i637 le grand viair, ami de notre ambassadeur, partait de Constantinople pour rejoindre l'armée campée sous les murs d'Alep. Les PP. Stella et Maniglior s'embarquèrent le ai du méma mois sur les galères de Chypre, et parvinrent à Aloxandrette le t5 avril. L'aga, prévenu de leur arrivée, lea ni arrêter; maia a la vue du commandement signé par le grand visir, il leur permit do continuer leur route Deuxjours après, tes missionnaires rentraient à Alep d'o'~ ils avaient été chassés seize mois auparavant. Un de leurs mortels ennemis N'était vante d'avoir en mains onze mille piastres s destinées à leur procurer un second bannissemeut* n. A son instigation, les consuls d'Angleterre et de Venise les accusèrent, do nouveau, d'être des perturbateurs du ropoa public et d'avoir engagé les sujets du Grand Soigneur it se faira Francs, o'eat-à.diro catholiques romains' Le grand visir manda devant lui les deux Pères et leurs accusateur!): Vous êtes des imposteurs, dit-il à ces derniers; je connais ces religieux je les ai vus a Constantinople et j'ai signé mol-même le commandemout donné en leur faveur; je ferai mettre aux fera le premier de voua 1.t~M« det.ut!owhi de <May. <Me. (B!M. f~ totss, C tM).t.eMte &M. tt <6!a nat., de MthaM aun~mo ff. f. {Wfh'm, tO.tBO.M3). 3. neeKtam 0.de Pm~. tacacMAtepp.. JMV. 6M 89. 23 < <M)M. Constant., 1, 1. n. U9). 3.LettrednP.Stella oP. G~Mt, 29mat<M7MiM. e ( Coast.,.1, o. tM).– lettre t dutootat~aiUeod'Mep aut&Mt Veotse, de 28avrilt627 AMUt. U < Stato, (Venexta dt Aleppo, t, f. tWM). a. Dlsp. 4. BesMO. ep.cM., . 20. p 6.~tM<M(tu~epon~, t, p. t23. LeUM t. dueooao! éatttea w aubatte d'Alep de Venise 98 Archiv. Stato,Dbp.dl Cons. di CoMtMUBOpïe,avtUt69?(Venezta, tant.,o.tM, f. 6M-M9).

356 1-~t --t-

SOUS

tUCHEHEU. tt ~-––t

PREMIÈRE ~–A<-–

PARTtE.

–– '––Regardant ensuite les missionnaires avec qui les molestera. bouté, it leur dit « Ne craignez rien, rassurez-vous; je vous maintiendrai dans Alep; faites bien, vivez en paix et ne doutez point de ma protection 1. » tl ordonna ensuite au cadi d'enregis. trer au greffe un décret par lequel il permettait aux Jésuites d'en appeler à un tribunal suprême s'ils étaient désormais cités en justice 2. Le i3 mai, jour de l'Ascension, les Pères commencèrent à célébrer publiquement la messe dans une chambre qu'ils avaient touée mais ils essayèrent en vain d'acheter une petite maison où ils auraient pu ouvrir une chapelle pour l'exercice de leurs ministères. Aussi bien, dociles à 4a direction du P. Générât, ils procédaient avec une extrême circonspection, afin de ne pas donner prise à la jalousie des religieux dont ils redoutaient toujours la sourde hostilité 3. Quant aux catholiques, charmés d'avoir dans les deux missionnaires un secours longtemps désiré, ils assistaient aux catéchismes et aux instructions avec une touchante assiduité Lorsque le calme parut solidement rétabli, le P. Général crut le moment venu d'ouvrir une école, et comme ni le P. Stella ni le P. Manigtier no savaient le grec vulgaire, il conseilla nu P. Supérieur de Constantinople de rappeler l'un d'eux et de le remplacer par un autre missionnaire. La persécution à laquelle étaient alors en butte les Jésuites de Galata ne permit pas d'exécuter ce dessein D'ailleurs, à ce moment même la mission était dans la gène les subsides attendus d'Europe n'ard'A!cp rivaient point. Telle fut bientôt la pénurie, que le P. Stella dut retourner en France pour y recueillir des aumônes. Peu de temps après il mourait à Avignon, victime de sa charité au service des pestiférés* Le P. Maniglier, resté seul au milieu de ses néophytes, vécut plus d'un mois dans un dénuement absolu, réduitâunje&ne rigoureux et trouvant à peine assez de nourriture pour no pas mourir de faim. Les Francs eux-mêmes, prévenus contre lui par les ennemis de la Compagnie, lui refu-

t. Mlmoiresdu Levant, . l, p. 123. Lettredu P. Stellaau P. Général, t 26malt627 (MtM. Constant, o.<3)). t.
2. Cordara, op. c«., n. 227. 3. Le'tKa do P. Général an P. Manquer, 24 août !62? (GaU mise. Epbt. Gen.). Lettre do consul ~ntHeD,28jaio <627,d~adMe. 4. M~")o<t M du teeon!. ). c.

6. Lettre duP. Généta! Perrloet au P. ManigUer. décembm auP. t" <697(Gat). D 14septembre (M<<fem). miM.Ep!st. Geo.). um~meanP.MantgUer, t6M 6. BesMD, c«., p.Zf.–Ategambe.FefOMvictimae, 281. op. et p.

MSSMKS DULEV~T. – ALEP.

35?

saient toute assistance quand le P. Queyrot accourut de Smyrne à son secours, <'il paraissait plus semblable à une ombre qu'à un homme* Le remplaçant du P. Stella était à peine arrivé dans Alep que la peste y faisait son apparition s.. Les deux missionnaires n'hésitèrent pas à s'exposer au danger pour assister les malades. Cet acte de charité leur gagna l'estime et l'affection de ceux contraires. Mais les marqui jusqu'alors leur avaient été la contagion du mal ne leur fit perdre chands, craignant que deux hommes qui leur étaient nécessaires, les forcèrent de se retirer avec eux dans leur camp, c'est à-dire dans une vaste maison où plusieurs d'entre eux occupaient dea appartements tout en prosépares~. C'est dans cette retraite que le P. Queyrot, ses compatriotes, commença la composition diguant ses soins à d'un ouvrage polyglotte très utile aux missionnaires du Levant; livre admirable, dit le P. Besson, trésor de toutes les langues italienne, françoise, latine, grecque vulgaire, grecque littérale, arabe vulgaire et littérale encore~ A la fin de t'épidénue, le P. Queyrot otirit ses services au amitié. Ce prélat Métropolite grec qui avait pris les Jésuites en lui permit do faire des catéchismes pour les enfants et des conférences pour les ecclésiastiques dans la maison épiscopato\ Comme elle était située hors do la ville, les Pères durent se sépa. rer. Tous les lundis le P. Queyrot partait d'Alep pour M rendre au quartier des chrétiens, « ne portant qu'un peu de riz qu'il faisoit cuire sur un petit foyer dans une écuelle de cuivre, et un pou de pain dont il vivoit, sans user de vin, jusqu'au samedi n'étoit pas Ce Jour-là il retournait vers le P. Manigliera qui ensemble la journée moins rigoureux à son corpa etils passaient du dimanche Lesdébuts dos travaux sectaires du P. Queyrot furent modestes mais assez heureux. Ceste eschote va croissant de jour à autre, mandait-il à M.de Césy; l'on y compte maintenant jusqu'à trente enfans grecs qui apprennent en grec, en arabe et en italien, 1.BesMn, CM.. 22.“ p. op. 20novembre (mus.ConM., .1, o. t628 1 a 2. Lettre P. Queyrot o P. Gênera), du 148).

3. Af<'Mo<rM Levant, 1.1, p. 124. d)f 4.BeMoo,op.c«.,p.M 5 Lettre da balle au sénat de Venise, 6 Jaowter t6!9(Venezta Archiv. dt Stato, Msp. di Constant., o. t07, f. 3M-MO).

tMO(GatLmlM. 6. BesMO.p. LettreduP. GenerataaP.Qaeyrot, 24. t&Beptembre Epht. Gea.).

SOUS MCimmu.

PREMIÈRE PAWtE.

et espérons qu'avec le temps ceux des autres nations se serviront de nous comme les Grecs en l'instruction de leurs enfans, si Notre Seigneur nous fait la grâce d'avoir icy quelque maison t comme il est du tout nécessaire » Cerêve ne devait pasde sMotse réaliser. Lepatriarche deConstantinople, Cyrille, ayant appris que le métropolite d'Alep emptoymt un religieux de ia Compagnie pour l'instruction des jeunes grecs dans la demeure épiscopale, lit fermer l'école, et le P. Queyrot n'ayant pas d'autre local réunir ses élèves dut se résoudre à les licencier2. Dès lors pour il se livra tout entier à la prédication, comme son confrère. « Nos occupations, écrivait-il, sont de f<ureque!ques sermons. J'aypresché quelque temps en grec vulgaire mais comme il y a peu de gens icy qui l'entendent, a cause que la langue du pays est l'arabe, j'ay esté contraint de quitter et prescher en italien, comme le P. Gaspard (Maniglier) en françois. Les autres religieux ont un avantage sur nous, parce que les marchands vénitiens se servent d'eux et non de nous 3. » Malgré l'opposition du consul de Venise, Jcsins. tructions des deux Pères étaient tr6s suivies et la religion faisait chaque jour de nouvelles conquêtes. Ce succès, nous le verrons plus tard, devait leur attirer de nouvelles persécutions, Dieu voulant ainsi éprouver les instruments dont Use servait pour sa gloire. 9. Autant leur etabtiascntent dans avait coûté de peines aux Jésuites, autant leur installation Alep à Naxie présenta de facihté. ~axie, la plus importante des Cyclades par la fertilité de son terroir et le nombre de ses avait jadis été attribuée. habitants, avec le titre de duché, ù la famille vénitienne des Sanudo et devint le stegc d'un archevêché qui avait pour suffragants les évéches de Chio, de Tine, d'Audros. de Santorin et de Mitet. Apr..s l'occupation dos Turcs, la population fut astreinte à payer un tribut au Grand Seigneur; mais cette obligation remplie, elle jouissait du libre exercice de sa religion. Sous le régime des capitulations, l'ambassadeur de Franco se Bt le protecteur de t<ettm duP. Queyrot de Césy, tutnt6M(Bib) &M M f nat., ff t<!tt.o ~<.t 2.~t.nedeM.n,ne<~s.C.n~X Syrienais). B~X.~r' (Archiv. deFrance, Prov. Hecueilde Hpbeyréte). n~ moment partage suivitla fondatione du qui d l'empire latinde Coostaat!. nuple.

MISSIONS

DU

LEVANT.

MAXIE. -1. 1_.1l.m

359 D

Naxie, comme de toutes les Cyclades, contre les exactions des fonctionnaires musulmans En i626. les PP. Antoine Perrin et Dominique Maurice, au milieu d'une de leurs excursions apostoliques, avaient abordé dans l'itedeNaxie, poussés par des vents contraires, ou plutôt conduits an gentilparta Providence. Usfurent parfaitement accueillis par de naissance, nommé François Corohomme chrétien, espagnol nello, qui remplissait les fonctions de consul de France. Durant leur séjour, arriva une bulle du Souverain Pontife, accordant une indulgence plénifre à tous les tidètes qui recevraient les sacrements de pénitence et d'eucharistie avec les dispositions requises. Pour exciter son peuple à la piété et le préparer à la grâce du le minisjubilé, l'archevêque ne vit rien de plus opportun que tère de ces religieux étrangers, appartenant à un Ordre dont les habitants de l'tte, souvent en rapport avec les Pères de Chio, estimaient le z<e et le dévouement. Pendant deux mois, les PP. Perrin et Maurice se livr'-rent sans répit aux travaux de l'apostolat, no pouvant suture à entendre toutes les confessions, tant était considérable le nombre des pénitents Ce succès inspira au clergé et au peuple le désir de posséder une maison de missionnaires. L'archevêque, après avoir consulté la congrégation de la Propagande, pria l'ambassadeur de Franco à Constantinople de lui obtenir deux Pères Jésuites le bien spirituel du diocèse, disait-it, requérait la présence de cesrotigieux. On proférait des Français parce qu'ils étaient moins sujets aux Du reste on poursoup~ns de la part des magistrats turcs. voirait à leur habitation ot à leur entretien. M. de Césy vit dans ce projet un heureux moyen de répandre la lumière do l'évangile sur toutes les tles de la mer Egée. 11 pressa de vive voix le Il. Perrin, alors supérieur de la mission de Galata, de ne point laisser échapper une si favorable occasion 3; en même temps il intervint lui-même auprès du P. Général. Révérendissimo Père, les jours passés, monsieur l'Archevêque de Naxie m'ayant représenté le grand désir qu'avoit tout le peuple do son isle d'obtenir la résidence de deux Pères Jésuystes pour leur consolation, et ayant esté prié d'on escrire à Votre Seigneurie Révérendissimo, cet office avec lequel je la je n'ay pas voullu retarder davantage etont*. fagotez, c«., 1.1.p. 3M. MMde Kr~. p. 460 o~. 1.Cf.LMMtt, t 14 (Ntsa.CoMt... vm, n. 4t). 2.Lettreda P. Perttaan P. Gén<taj, avril t627 CordaM. cit., a. 232. op. o.238. 3.~Mde<n. Cordara, –

360

SOUStUCHEUEU. – PREMIEREPARTIE.

supplie d'agréer ce dessoing, en cas que Votre S. R°" le trouve raysonnable et bien fondé. Et véritabtem~at on juge que toute l'Archipelague ne doit pas estre abandonnée de tels secours spirituels. Considérant le notable fruiot qu'on peut y fayre en plusieurs isles où le peuple ne demande qu'à estre enseigné, et voyant qu'on travaiito à des establisscments incertains et hasardeux en plusieurs endroits du monde, je ue puys comprendre par queUe rayson on ne vouldroit pas ayder tant de pauvres âmes en ces quartiers de l'Archipelle, ou nous voyons que, quand vos Pères y ont été prescher, ils ne pouvoient fournir et satisfaire aux confessions. Ce que Votre S. K°" scachant mieux que moy, je ne me veutx étendre d'avantage, la suppliant me voulloir faire rcsponce et me croyre pour tousjours do cceur et d'âme, de Votre S. H* Mienhumble et tn'a affectueux serviteur. « JI est trt's important, ajoutait-il en post.seriptum, que Votre S. B" soit advertie que la prétendue résidence de Naxie no peutt estre sinon dépendante de Constantinople, puysqu'auttrement elle ne seroit ny seure ny selon le désir des Naxiotes et de moyen particulier' » La P. Général remercia l'ambassadeur de la bienveillance qu'il avait toujours témoignée à la Compagnie. Il se déclara tout disposé à permettre rétablissement d'une nouvelle mission mais il se réservait d'examiner à quelle résidence on devrait la ratta. cher, à Cbio ou à Constantiaopto~. Cependant le P. Porfin, sur les vives instances do M.do Céay, s'était déjà rendu à Cbio pour s'entendre avec les Pères Siciliens et à Naxie pourconnattre les conditions dans tesquèUoson pourrait s'y établira L'archevêque et le consul l'accueillirent '< moins Un rédigea un acte par comme un hôte que comme un père à lequel les habitants, d'un consentement unanime, donnaient la Compagnie, avec un revenu annuel, la chapelle ducale appartenant à une confrérie do pénitents, et une maison adjacente pour servir d'habitation. La mission devait dépendre do la rési* dence de Constantinople. Deux Pères la composeraient, l'un chargé des prédications, l'autre de l'instruction des enfants 4. Malgré l'unanimité exprimée dans l'acte de donation, quelques. f. ' t. Lettre M.de Césy de aoP. Cfo~a!,26JotUet697(B)bt. ?. t6<68, 4t6). net., AM.de M<y, 1septembre (Bplst, en. Ettercoa, 2 !M7 O ad 2. Lettre duP. Général t. <Ot8.t9M). 23a~ùt1627 t o 8.LettreduP. Perrin P. Général, an (MiM. CoMt, . V)U, . 45). t donaUoats Con;(.,. Xt, a. 46). Lettreda P. Pettio au 4. DoNNentam (MtM. P. Général, ottobre<627~~M, n. 47). 8 (

MtSSMXSDULEVANT.

NAXtE.

36i

uns se montrèrent mécontents que la mission dépendit de Cons« Gêtantinople et non de Cbio. Ils écrivirent sous main au P. de Sicile. Ce fut sans néral afin qu'il la rattachai à la Provioce doute en vue de concilier les esprits qu'on envoya aux Naxioies un Père Français, Mathieu Hardy, et un Père Sicilien, Georges Casa. Mais cet expédient ne servit qu'à entretenir la division 1. Sur les représentations de M. de Césy, le P. Général décida que désormais Naxie ne recevrait plus que des religieux grecs ou française Les premiers missionnaires trouvèrent dans l'ile de nombreuses s'efforcèrent superstitions et des coutumes extravagantes qu'ils Une entre beaucoup d'autres. d'abolir. Donnons un exemple femme qui avoit perdu son mary ou une mère qui avoit perdu sa .fille assistoient à leurs funéraitles comme des désespérez, ou plutôt comme des furies, s'arrachant les cheveux, se battant la poitrine, déchirant leurs habits et hurlant d'une manière épouvantable, mêlant avec leurs cris des blasphèmes contre la Providence. La cérémonie achevée, elles a'enfermoiont six mois ou un an durant dans leurs maisons sans en vouloir sortir, non pas même pour aller à la messe et à l'ofnce divin aux jours les plus solennels de l'année~. L'ignorance des vérités religieuses et le relâchement des moeurs n'étaient pas moins grands que la superstition. Les ecclésiastiques cux-mcmes vivaient dans l'oisiveté et la mollesse, célébrant rare* ment le saint sacrincoet s'acquittant très mai de leurs autres devoirs. Les missionnaires, sachant par expérience que la réforme des peuples dépond do celle de tours pasteurs, N'appliquèrent d'abord à l'instruction de eeox-ei quand ils forent instruits, tous ensemble travaillèrent &enseigner les Gdèlos, et avec tant de fruit ruines que bientôt la venté et la vertu régnèrent è Naxie sur les du vice et do l'erreur~. tO. Au centre des Cyclades il y avait une autre lie qui pouvait encore offrir & la Compagnie de Jésus un champ fertile d'apos4wH )M7:a. d. 1630; octobre < M30(MtM. 1.LeMMadu HatdyaaP.Oca~fa). Pt t. CotMt., XI, n. M.49.69). t. 80 a. LettredeM.de Mayan P. Général, juin <MO (Miss-Coost..Vtn. n. 8t). Cen.ad Etterooa,<0<3. LettreduP. G~rat &M.de C< 22octobretOM (6pt<H. t673). <M?
3. Flenriau, op. ).Vttt,n.t09). p. M2-M3. titi. ano. fMid. Natten~a. (M)M. CoMt.,

4. Pteadau..o~. M-, 235. c p.

PAMTE. SOUSMCHEUËU. PREMIERS ttt~i c-~–t'~ tolat. Quand tes Turc$ s'emparèrent de l'Archipel, Syra, l'ancienne nombre de familles Syroa, était devenue le refuge d'an grand EUe avait pour évoque franques qui y introduisirent le rit romain. en t687 Domenico Marengo, prélat fJein de zète et de pieté, mais mal secondé par un clergé grossier et ignorant'. Dans un de ses il au Supévoyages à Constantinople, au mois d'avril, exprima d'avoir deux Pèrea de la Compagnie, rieur de la résidence le désir non pour une mission temporaire mais pour un établissement stable. Comme i! était alors question de fonder une maison à Naxie, le P. Perrin ne put accepter les offres bienveillantes de t'évêque~. Celui-ci recourut à la résidence de Chio qui répondïtà son appel;i mais tes deux Pères envoyés à Syra en <629 n'y deme«rèrent au Supérieur do qu'une année3. De nouveau M~Marengo s'adressa le P. Générale Constantinople, Le Pd'Au!try, après avoir consuM suite au projet. Nous eu ignorons la cause peutne donna pas être los ouvriers apostoliques étaient-its trop peu nombreux pour divtMrainH leurs forces. Cefutseutementsousterègnedo LouiaXV où ils restèrent que les Jésuites s'établirent dénnitivementa Syra, jusqu'à la destruction de ta Compagnie~. 363 ). LaemtJt, ctt., p. <M.– Pa~oie!, op.c«.. t. 1, p. M7. op. daP.Pw!a auP. G~ra), a~tt )6a?(Mt~.Coo~ t. Vu),a. tt). 9. Lettre a.K~'aa<t,op.p.M.-Oa~ayoo.Boc.<M~d.Xt.p.~9. n. 65). 1.
<. t<MM du P. d'AottfyaoP. &. JLeMoh, op. cM-, p. t50. Oeo~at. Meept. )MO (MtM.Coatt-, V))î,

CHAPtTREXtV
PART PM8E AUX KVEXEMN~M POUTtOfR! (t62~-i630)

8a!nmaiM:L Insoumission 'te La Rochette. 2. Le fort Saint-Marttn do t)~ attaqua par les Aogtab. – 3~Hn on son) chassas par Sehomherc. – 4. Si<go dx La RocheUe; r~tts du P SuCceo et dM Jésuites aumôntera. – Eot~e du roi La HocheOe) d~cours du Il. Sufïren. 6. Joie dans toute la franco et fftea chez tes J~uhes. ?. ACfatro de la succciisioo de Mantoue. 8. Guerre du Languedoc, relation du P. Sun'rcu. – 9. 0))posiUo!t de Marto de Medtcb et do son parti à la politique do HtcheUm. – )0. Seconde intervention de ta France dans l'affaire de Mantouc. – La utaiadte du roi à Lyon d'après une lettre du P. SutTrea. – <9. ~ot<m~ <tM (fu~t. Seoreea taM~Mrttes ) t. Recueils de <!oeamen'a ecOMM~~daMta Coopeg~e a) Bpfoto' ho Generallum ad dtMfMSt b) catMa, ept~totae ceneMtiutD ad e!tent~; – e) fmo' ctae ttfstorta; – d) Aqttttaotse htetoria. t). Roma.ArehhtoVadeano, MuottetuM dtfMOfta.n. aas. u<.t'M)9,B)b)toth6qM 6ato<eGeoe<)6te,n<8.aao. aoureea unprtmeea < M~mow<~ MMft~tt, ~M~af, de fon~oy~aMaft, da B<M. Mmp~fM. – ~cr<MnW<. Atïct), ~«r~ t«a'tA<M<<). <!MMe<'tr<Mp«. r Mt'f, t. H. –~tvA(wj) tMr<fH«~de f<if«oft<' <<e FMate, e<r. tt. t. tu. – BodofMM~t. ~a <<fMt~< temps (tt <~e <tet<t HocAfKc,M<a<)0ttda oonM. – ttaate), N~fo<M de f~M'f. t. mt). Cordara, NtttoWo Sot'e'atX JMM,P. v. – oriSet, Histoire da ~ne <'e~"<a~M. –OettatMo. N~of~o BcaoM.N~Mre de ttùthtn-x~/htnfa'M.– <'Mt<<te ~(tote~. f8 t~ <;Mde. <t«f de ~oAa)). Areere, B<<<o<re de Ro~eXe. – tte fcllce. ~<<f< fMtf«OH« de ftWtM.

i. Tandis q<M Compagnie prospérait eu t~ance soHs la prola tection de Louis XtH et de Richelieu, le royaume avait dû Bapporter plusieurs guerres a<M<)ae!!e9 roi et eoo miM8tra avaient ét6 !e contraints soit pour r~primef les protestants, soit pour refréner les ambitions de la maison d'Autriche. Or, tes Jésuites ne pouvaient rester indiMerentsa des eotreprisea intéressant au ptuah~ut point la religion ou la patrie. D'ailleurs ils n'avaient pas cessé d'avoir les rctatioas !es plus étroites avec la cour. L'un d'eux, le P. Jean Suffren, n'etait-U pas le confesseur de Louis X!H et de Mario doMédiois? Accompagnant le monarque daMNea expddi-

3M

tMMmilitaires, en bonne place pour voir tes intrigues formées autour de Richelieu, c'est un témoin utileà entendre. Sealettres d'alors, comme aussi celles des aumôniers de l'armée royale, apportent à l'histoire quelques traits nouveaux, quelques détails intimes que les mémoires contemporains, pourtant si riches, ont omis de relater. A l'époque où nous sommes arrivés (t62%-i630), la réforme française était devenue un parti pontiquo considérable. Au dedans du royaume les huguenots trouvaient un soutien dans les mécontentsde toutes les opinions; au dehors. ils s'appuyaient sur l'Europe protestante. Communiquantpar La Rochelleavec l'Angleterre, par Sedan avec l'Allemagne,parCenève aven les cantons suisses, ils semblaiHnt toujours prêts à diviser les forces de t'Était IlDéjà en i63t et en 1628, Louis X!H avait du, à la tôte de ses troupes, guerroyer contre les révoltés~; l'avènement de RicheUeuau pouvoir ne changerait riea Ala volonté royale, à la nécessitéde briser une organisationdangereusepourta couronne. Loinde là, le nouveau ministre forcé par les besoinsde la politiavec que extérieure à s'unir aus princca protestants, aaifirait cette alliance, l'occasion empressement, pour se faire pardonner d'anéantu'te protestantismefrançais. OenouveUcsprises d'armes dea huguenots attaient bientôt la lui fournir. Leurs chefs, après le traité do Montpellier (t9 octobre 1633). ne manquèrent pas do prétextespour entretenir l'esprit de rébellion. En déliance de part ot d'autre, on no se hâtait guère d'oxé. euter les clauses de l'accord. Ainsi le gouvernement aurait dA démolir le Fort-Louis, élevé dans le voisinage de La Rochelle' mais tout au contraire le commandant, Pierre Antauld, continua même d'y entreprendre dea travaux de défense, et il en fut deTairaN. de sous son successeur, <!eande Saint-Bonnot,soigneur La Les Bochelois r<Mlam~ran<. vivacité même de leurs réclace fort n'avait été élevé que contre tes mations parut suspecte rebelles; comment pouvait-il inquiéter dea gens déterminés a l'obéissance~?Maiseux ne l'entendirent point ainsi, et, en 16~, sur leur appel, tes ducs de Rohao etdeSoubise organisèrent une nouvelle campagne. Le premier devait soulever les populations du haut et bas Languedoc,pendant que son frère croiserait avec
t, ,"DI, tome '11. p. 480.487.. 3. A~r~~t~M ~eM<U. p.Z<M.-De p. «o. – Rante, R<<<.de ~anee, t. lU, p. tM.

PAMTE. SOUS MCBBUEU. – PREMtÈRE < < t~-<–

de~MMM, 307. p. 1.DePtUee. MMt-edespyofMfeo~
La GMde.te <<Me ~o~oa, de

une sur les cotes de Bretagne, de Saintonge et do Poitou. Au mois de janvier 1635, Soubise surprit six' vaisseau du M; dans le port de Btavet*et s'empara ensuite de Fite de Ré où il 9'éiabUt.U en fat chassé peu de temps après par Toisas, tandis que le maréchal de Théminea contraignait les habitanta de La Rochotioà implorer la paix~. Dorant tes pourpar!er9, M.de CbatMtonconseilla au nonce de demander à la reine mère, pa? Fen* tt<em!se P. Sunren, ~u'on detnaoteïat la ville3. Lou!aXM<, du e la prière des ao)bassadet)rs d'Angleterre ot de Hollande, crut aofasant d'ordonner aux Rooholois restitution des MeïMecc!ô<. la de leur interdired'armer en guerre aucun vaisseau4. 8~aa~!q~!eset C'était !à aae condescendancedont Richelieu, qui en porte la Ms~onsabUité,ne tarda pas à se repentir. Toutefois rabaissement des huguenots fut un sujet de joie pour tous les catholiquea. A cette occasionte P. Général écrivit au P. do Sëguifan combien on se r~ouissait à Rome do la victoite du roi. n Puisse la soumissiondes rebelles, ëcriwait.;t,les amener à se conwertif et à no plus travailler qu'au bien pubMo~. Espoir bientôt déçu " la paix ne fut pas do longue durée au royaume très chrétien. 2. L'uniondo Charles t" awcola sfoar do LouisXtU,qui aurait dû assurer une bonne harmonieentre la Franco et l'Angleterre, ne Mrwitqu'a diviser !Mdeu<couronnea.Leduodo Bochtcgham, ministroet fewn do Charles t". N'était brouillé avec la reine HenrieMe;celle-ci avait beau réclamerl'exécution desconditions stipulées dans son contrat de mariage en faveur des catholiques, le miniatro affectait <!on'y avoir aucun égard. Au mépris formel des traités, la maison française de ta reine fut congédiée, et les Anglaisndetea au Pape se virent en butto à une crueUe peM~eu' tion. !<e)tcontestationa qui s'ensuivirent commencèrcnt à jeter de l'aigreur dans les relations politiques, et les Roobetoian'empross&reotde rechercher l'alliance anglaisai Soubise,réfugié à Londres, poussait Bucklaghamà voler au secoursde LaRoohetie, prétendant que la demotition du Fort-Louis avait cM UBQ des t. Andeoorn a dePû~.t.ouh.

PARTPMSB AOXELEMENTS POMfïQUBS. escadre Il

3M

8. ~mo~M de NMeMe", 1.1, aaa. – MfMMM~anfo«, t. XtV, ao. <8M. p. a0. AeqoM.op. fM.. p. <M et a. 8. t<<!<Me M. de ChaMtton ooEee. 11~utMettStt (AMbtv.Vtt., Naot. dt FMaeh, da au o* 89~ tell. 4. <f<'mo<fM aMettex, 1.1, p. SM. Benott, ~tXeffe de ~dM (feW<M)<M. de t. M,pfeavM, p. St. s. t~UM da P. <Mo6fa< P.de MaaiteB. 3 now. M 0. De f!M!M. B«!o<M. de <o <Mp<ODm«e t6M(rMae!aEBltt. Ota.. t.tVt. ~<mte<<e,t. Il, B.M9. – Orlffel, ~t. dM t~ de touta ~MM, t. p. 650. <.

368

SOUSMCH6UBU.

PMM~M PAM!B.

conditionstacitea de la paix avec ta France, et que le foi d'Angteterre était engagé d'honneur a la fairj observer. O'unautre oûté, le duo irrité de t'aC~ont que Biohetieu lui avait ïnuiëé ss refusant do le recevoir comme ambassadeur extraordinaire, jura qu'il reviendrait en France; le désir de se venger lui fit préparer la guerre. Le 20 juittet t097, il parut à la tête d'une puissante Motte devant t tte de Ré et attaqua le fort de Saint-Martindéfendu le brave Toiras'. pat' ~oumXtt! était alors dangereusement malade. Par prudence, Richelieu a'absUot de lui apprendre l'ouverture des hostilités; tnaM, sans rien laisser paraître de ses soucis, il prit les mesures les plus graves et les plus aagca, au nom do roi2. Une lettre du P. Suureo datée de Saiot'Cermaîn le <0 septembre t627, et adressée à Rome au P. Assistant,nous apprend que!!e mervoit. ïeuso activité déploya le cardinal jusqu'au rétablissement du souvefaio. « Sa Ma}est6,dit-il, étant malade, a étu quelque temps sans ttavotr la desceoto des Anglais dans n!e de Be. Lorsqu'ette est entrée en convalescence,on lui a fait connattre tout ce (lui s'etatt passé. KUeavait un grand dMr de recouvrer la santé pour aller en porsonao combattre t'eunemi, ot on a dA la roten!pcontre sa volonté. Maintenant les choses aont on honno voie, car on a trouvé un moyen tnfaUuMcde faire pénétrer dans !ofort {Saint' Marnn] des hommes et des mun!t!ons; en sorte quo !e9 Ang!ais (lui comptaient ie rëduire par la disette, n'osant point tenter un assaut pour l'emporter do force, n'ont plus aucune espérance de réussir dans !our entreprise. Ona eu recours aux Basques do Bayonno et de SainMoan' de-LuR se servent de barques plates, appelées pinasses, qu'i!s qui conduisenten haute mer avec des rames sana t'aide de voiles. Le canon des vaisseauxne peut leur nuire pareo qu'oHcssont basses et entrant dans i'cau jusqu'au bord. Arrivéea à (Monne, au nom!"e do quinze, on les a obarg~osd'hommes et de munitions. TreM~ ~nt pu ponotror dans le fort saM aucun danger et sans aucune rencontre; tes doux autres, ayant manqué t'entrée de la rade Ca ause do l'obscurité de la nuit, ont repass6 au milieu de c la <!otte angtabo Banssubir aucune porte.
t. AMntotfMde a<cM<en,<.t,p.<55. te W«'e«f<~nfct< NM.ann. MM, de p. M5. Cf. Btt))!b!, la <tMtAMM MMMMta, p. <«m). 3. Ct ~me ~MX~cMtc, a* e<f., t. «. p. 4M et Mtv. UetttM de Louis lui au marquis do Ramboaluet.

PART PM8EAM;ÊVËNEME?<TS POUT!QUBS.

367

H Maintenanton espère que l'on pourra toujours avec facilité employer le même moyen pour ravitailler le fort et en ramener les malades et les Messéa. Les ennemis au contraire perdent chaque jour bon nombre d'hommes; iia sont déjà obligés de débarquer tes troupes laissées à la garde dés vaisseaux, et jusqu'aux mariniers, et bientôt ils se verront réduits à l'extrémité; car Us n'ont presque plus de capitaines qui ne soient ou malades ou blessés. Nousaurons ainsi le temps de rassembler nos vaisseaux et de composer une flotte qui nous permettra de les attaquer et de les forcer à conclure une paix glorieuse pour la France. Déjà le roi do la grande Bretagne a fait des avances par l'intermédiaire de puissancesamies; mais on est résotu à chasser les Anglais par la force et à les faire repentir de la témérité avec laquelle Us ont osé attaquer la France à l'improviste et sans cause. Alors seulement on pourra consentir à quelque traité honorable et avantageux. Tout le monde est animé d'une telle ardeur à servir le roi et la patrie dans cette circonstance, que chacunest prêt à sacrifierses bienset sa vie. Les populations, les cités, les ports de mer qui se trouvent dans le voisinage font merveille. Encore quelques jours, et le 20 de ce mois la Ootte sera prête pour courir sus aux Anglais, et assez puissante non seulement pour les combattre, mais pour les mettre en déroute'. n 3. Dansl'extrême impatience oAit était de marcher à l'ennemi le roi, quoique très faible encore, no voulut point dinérer son départ plus loin que le 85 septembre, et le t3 octobre il pa;oignit son armée. Le 8 novembre, les troupes françaises, sous la conduitedu maréchal de Schomberg, forcèrent l'ennemi à lever le siège, et Boohingham retourna piteusement en Angleterre après avoir perdu la moitié de ses hommes~. Dèsle lendemain 9 novembre, le P. Suffren, qui avait accompagné le roi dans cette expédition, écrivait au P. Chariotune relation des événements dont il avait été témoin. <' Depuisla dernière que j'écrivis &VostreRévérence, par laquelle je luy donnoisadvis de la résolution que le roy avec son conseilavoit pris d'envoler cinq mille piétons et quatre cents
Lettîe do P. Su~ea au P. Chalet, eMtetaDi de PMoee, to septembre <6ï7, o tMdoUde t'ttaHen (Aquttmhe Mtto~a, <. t6M, MM. . M). t 0~!BM,op. eM., t.J, p. 60?. – Etcee, Domctttf. eatcmfaf, t. <M7.t6M, p. 4M.

368

SOUS MCHEUEU. – PRBMtËRB PAMTB.

chevaux pour chasser l'Angloia de l'iste de R6, la chose est arrivée en ceste façon. Pour plusieurs raisons; on trouva bon que tous ne passassent par un même lieu. On choisit deux lieux prin* cipaux: l'un s'appelle le Plomb et l'autre Brouage. Maiscomme par tous les deux il falloit aborder par mer, et que les vens sont souvent contraires, il est arrivé que M. de Chomberet M. de Marillac, estans allez en Brouage, ont este retenus jusques au huit de ce mois de novembre, sans pouvoir entrer. <' Ducosté du Plomb, la nuit du 30au 3i du mois passé, octobre, dix.supt cents [hommesj s'embarquent avec vingt.cinq chevaux. Les Anglais, les descouvrans dans leurs barques, tirèrent contre furieusement une heure durant, mais aucun ne fut btessé. Estans donc entrez en l'iste, les Anglois qui estoient en embuscade, le ventre par terre, couchez dans les vignes, les attaquent. Le choc dura long temps, cinq des nostres moururent, dix.huit ou vingt blessez; mais des Anglois trente mortz, plusieurs blessez et prisonniers, et bon nombre do jacobus trouvez et recueillis par nos soldas. Bref, en ce chco les Anglois furent tellement eslonoez que s'enfuians furent contrains do so retirer dans leurs tranchées, los nostrcs les poursuivans t'esp~e dans les reins. <'Cecy a teitemont espouvantë ces pauvres Anglois qu'ils résolurent, avant que toute l'armée du roy cntt'ast, de faire leur dernier effort contre la citadelle de Saiot.MarUn. Et do fait, le sixième de ce mois, novembre, depuis les trois heures du matin jusques a onze heures, on ne cessa de tirer coups de canon et mousquetades; car les Angluis, à la desesporade, vouloient emporter le fort. Mais le sieur de Toiras sortit avec ses (;eos et en tua quatre cents, blessa ou prit prisonniers deux cents. Trois gros vaisseaux angtois s'eatans esohouea furent bruslez. et des nostres n'y a eu que .roia ou quatre de tuez, peu de blessez. Ceste victoire nous fahmit espérer que si tes cinq mitto [pietooa] et quatre cents chevaux entroient, on les chassaroii tout à fait, et ainsi il est arrivé. <'Car la nuit du 7 au 8 de ce mois de novembre, M. de Chombert et M.do Marittac avec le reste estans entrez, te lendemain, la messe dito, le conseil de guerre se tint, où fut résolu d'aller attaquer t'ennemi et les faire desloger. On rangea l'armée; les bataillons disposez marchèrent par ordre contre l'ennemy. La seule veue de ceste belle armée espouvanta tellement les pauvres 1. MoaM!e aa8!!botappéeooa d'ot s Jacquest". f

PAHT PM8E AUX KVÊXËMEKTS POUTtQUËS.

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Anglois que, quittais te siège de Saint-Martin, s'enfuirent pour se jetter dans leurs vaisseaux. Les nostres volant cela N'en allèrent les attendre en un lieu où ils dévoient nécessairement passer, pour aller dans leurs navires; et là, les trouvant à commodité pour les tailler en pièces, se ment sur eux, en tuent huit cents, blessent quatre cents, prennent prisonniers deu< cents; les autres meurent dans la mer, et ce qui reste se retire dans tes vais* seaux. Des nostrcs cinq de morts, quatre do blessés entre tesquels est le Général des galères, et le frère de M. de Chapes. mais celui-cy plus dangereusement~ aiant eu l'os de la cuisse brisé. Ceste nouvelle a esté apportée aujourd'hui, 9 novembre, au tever du Roy, par M. de Betingau. Trout&'sept enseignes prises, sept pièces de canon. Le hoy alla soudain ouïr la messe, lit chan<cr to ?'c ~«M<. et, faute do chapeUe. la Cour l'entonna, et le Roy tout le fin beau premier, avec tant de dévotion et de ressenliment qu'on ne puuvoit retcnit' les larmes. Il La nécessité du fort de Saint-Martin estoit grande. Plusieurs mouroieot. les viandes toutes gastees. tl y a plus de huit jours que lo Hoyno dit qu'ils n'en pouvoieut plus, mais que s'itx pouvoient tenir justptes au 0. do ce mois, tout iroit bien. Kt eu otfot, ça esté te neuvième du novombra que cofi est aftivô. Ainsi se voit comme Uieu bénist la ttoy. Aussi est-il 1~ ~«« f~ ~H«'«< ~f«ta C<fec€<t< d tXQ/U. a La Roehette est bien e&tonn~o.Le ttoy a ordonna que ce soir tuutcs les pièces tirasseu<. et que les feux do joie se feissont ic~ f't aux environs, et dospc~h~ partout it co qupl'on rem'Tcia~t tneu ~<«/«c~ M)«'a&~<« <«/t«'. ntM~~M P. 8. ?iouNavons dit toute l'oetava dos Saints ~PM~Mt aM/f~<C~p~!</<tM CfeffpH<<MHt /'ttt&M<, de <a~< M<~o </c~<M ~~so~a~tM «/<!ef~f. « ~< ~C /(tC~M<M est 't

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t. L'oxpëditinn anglaise. observe Ranhe, ne produisit aucun uuttc résultat si ce n'est de précipiter avec une nouvelle ~'oorgiH 1.)~HfettoP. StttfMo au P. Chattet. 9 noMtnbM tM? (Aqa)tan. hht, o. SS;. ~Hfe un P. SuOrMo P. Chattet. noMtnbte'tM? au 9 hht, (Aqa)tan. o. SS;.
tONP~.X~ OEittm. – T. )t. tt

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SOUS MtCHEUBU.

PRKMfKHEPAHTtE.

Le moment était sur tes huguenots toutes les forces du pays' de porter aux réformés un coup décisif. Richetieu venu, en ooet, résolut de faire cesser le scandale qu'it avait donné aux cathocalvili(lues en accordant une première fois la paix au\ rebelles du temps !e nistes scandale qui lui avait valu dans les satires Il montra avec force à suruuMtde cfII'dinal de La ~o<Ap~ Louis X!)! !a nécessité de s'emparer de cette ville, foyerde toutes les révoltes ai on nota prenait pas cette fois, ou ne ta éprendrait roi jamais, et il faudrait tous les ans recommencer la guerre; le ne sera pas véritable roi de France, tant qu'il ne possédera pas La tt"choHo, et s'it parvient à s'en rendre mattre, il sera le plus de toute la chrétienté puissant souverain de l'Europe et t'arbitre laissa persuader, et Hichotieu nommé <' tieutonantLouis Xtt! se générât dans tes armées royales dirigea tes opérations du siège. four fermer l'entrée du port aux Anglais, que los ltochelois avaient <'ncoro appelés a leur secours, it fit construire dans t'Océan, comme autrefois Alexandre devant Tyr, une digue infranctussatdo, en sorte <juorien no pouvait plus pénétrer dans la ville ni par mer ni par terre*. La ttochetto était htoouéo. ttieutot ses or~ueitteusos muraittes xeraient des défenses inutiles; mais si grave était l'enjeu de la tuttequi se livrait autour d'ottos que, dans t'attente du dénouement, la vie do t'Kuropo entière resta comme suspendue toute une année. Enfin ia royauté t'emporta~ n. Uurant ce font; siège, on avait beaucoup admire t'ordro et la du foi. Un les disciptine uni no cessèrent do régner daM l'armée devait au xt'te et au dévouement que dos religieux, do différents Ordres, avaient déployés dans leurs fonctions d'innrmicrs ou d'aum"niors. Parmi eux se trouvaient trois Pères de la Comservipagnie do J'-sua. On peut v«)r par touM lettres tes grands la victoire, so plut-il cas 'p''ih rendirent; aussi Loui-)Xtt!, après à faire toar étogc' La correspondane de ces Jésuites n'est pa~ sans iot'Tét, nous y puiserons quelques-unes des particutarités qui accompagnèrent la reddition do La Rochelle. Les privations de toutes sortes et le fou des assiégeants avaient
~w~ MO~c<'f)M,t. H. p. 2!?. 2. Mégot). ~t<<.p''tfta~' MemotM du rot, mal <6M (Avenel, :<. WMO~<'< fie WfAetW. 1. t. p. <Mt-:Ot. Ae<~M'/e~<c~'t.n.P.80; 4. ~<<uM "~e ~e ta ~"cAe//c (Aftb. ruf. do <tH. de France, 2'a6fte, t. tn, t'.M'. ~e < «H~<'M"«o"'< 1. Il, p. 230. UPCaM~. t)'«<a~"< f. V, X' 6. '.u~dat; M"' 'f

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) 1. Maotœ, ~~<.de~~apOM~.V. p. 198.

étaient au commencement du siège, il n'en. restait plus que cinq mille, tellement fanatisés par leurs chefs et leurs ministres qu'ils auraient préféré mourir que de se rendre. « Messieurs, s'écriait dans un proche l'un de ces derniers, que faisons-nous en cesto vie? n'est-ce pas pour aveoir paradis? Le vray moyen d'y parvenir, c'est la persécution que vous avez en mains; mais c'est la persévérance qui fait tout. Kt ainsi s'encourageaient de mourir'. M"~do Hohan parcourait les rues, une épée &la main, et criant « Vo!cyl'espée de mon fils qui délivrera la cité; voicy i'espée que Meu a choisy pour vous donner la liberté~. M Le 26 du mois d'octobre, les habitants rtduitb A la dernière extrémité, entamèrent dea négociations pour les conditions de la paix. « Ueux des Boohetois qui estoient dans les vaisseaux, avec deux de la ville, estant allé à cet e8et trouver Nons}out'le it lour dit que toute la m)8éric«rde qu'ils pouvoient Cardinat, du ttoyestoit qu'ils auroicnt leur vio et leurs hiens saufs, espérer et la liberté de )a religion bans spéeiMet' bi ce heroit dehors ou dedans la vitto Les députés, après en avoir conféré avec le conseil de ville, revinrent totendemain, octobre, trouver le cardinal et deman. dèront,tua!a en vain, lu conservatton dotours anciens privilèges~. Supportant mal ce refus, ita s'écrièrent, avec insolonce « qu'ils avoient vivres et argent pour longtemps et que Braguant, leur capitaine do mer, venu avec l'armée anglaise tes secoureroit. – Monsieur le Cardinat !eur dit Quant Avos vivres, le Roy a dca sotdata dovant votre vitta pour tes vous faire consumer, caroa y demeurera dix ans s'it ext do besoin quant & voire argent <a ttoy en a bon besoin gardez'te ttien dans vos coures. Nais pour Braguant, quedirex-voua si jo voua le fais veoir? M– ils d)rfct que <eatMt chose impossible et qu'il leur faudroit donc cttarmer !e~ yeux. – Lora Monsieur to Cardinal commanda qu'on appetat Brngnant, le ministre Vincent et Faicao qui traitoientaveo le Roy sans !o sceu des ttoche!o}s. Lors les ttochctoia, eaionnés de cesto rencontre, parlèrent ptua bas et eurent commandement d'accepter dans vingt'quatre heures les ottrea du Roy. do la vie, des biena et de l'exercice de leur religion t. « Nutanda a !)t«ot)a. . 8~. defeddtttoneRapcUae (AquHaatM ?. ~&<<<fw. Cttf-ttt Jd< tettfetderites us PP.ttePatte(Ptaoc)aa a htttottt,t. tt, a. << t. KataodadeMddfttoae e Ruj'eOat'. &.M"tt'w. «odoMaacbt,Ot. Cf. p.

MHT PRtSE ALX ÉY~EME'<TSPOUTtQUES. 37) t t *t-–t~ 'ttdécimé les habitants de t- ville de –t~- de vingt _H~ qu'ils la }H~ mille plus

373 SOUSRtCHËUEU. P!~ERE PARTIE. t--t-t'<-–– **< < < Les habitants réunis en assemblée génératosous la présidence du maire Guitton nommèrent six députes, chargés do porter au roi tes articles qu'ils avaient coptes et le samedi 88 « tout ce traitté fut conclus et signé à la minuit' Les ministres calviùistes reconnaissaient que la divine Providence avait combattu contre tes Rocholois en faveur du roi. Ce jour-tu mesmele P. Mitairo (Martin) s'en aUaat pour faire quelque visite rencontra le ministre Vincent, tequot luy dit que Dieu estoit Papatin cestc année et que la superbe des Hochetois les avoit perdus, pt qu'ils remat~uoieni trois m!racies en faveur du Hoy f Que la peste, estant par toute la France, n'avoit point este au camp, quoique plusieurs quittans leurs maisons empestées vinssent trafiquer en l'armée. – Que les marées bautos et o~ages, qui r~gnoient ordinairement en la pleine lune de septombre, avaient esté retenus ceste ann<!aet que jamais on n'avoit veu tel catmeen teite saison. – 3" Que quand t'Annota voutust faire la troistesmo attaque, tonnerai feiat demauderqui d'entre eux voutoit H'ou'firamomirnu passer en despit detadiguo, N'otTrirent huit cents François (cutvinistcs) et quatre cents Angtois. au~quetz Mn fdbt faire la et no et jutCt' sur tea KvangHM, et prit.ou leurs noms, et furent appâtés les MvQUox. Ausquots, le tendemain. devant que d'atter au combat, on leur demanda derechef a'ihtperaJstoient; dirent qu'ouy. t.a marée venue on tes mit x t avant-garde <'tle ministre Vincent &la teste, lequel dit au Il. ttHaireMartin que quand il fust amvë à la portée du canon du ttoy. une fraieur to saisit et tous tes i)6vouoz, tettement qu'il lour fuatfoModo sa retirer?. –. t" Un quatrioma mirfMte ot parti' cutiera Providence do Dieu sur le Hoy et son armce. est que, quoique tos tempeatcs pas<tëean'aient pu faire jamais aucune ouverture butante (sufnaante) a la digue pour faire passer los vaisseaux, deux jours après quo to roy y est entré, moindre tempcsto a rompu ta digue en quelques endroits n! que librement tes vaisseaux y pouvoient entfer. ~<M MM~cfau~ «M~Met et A toutes tes créatures qui pouvoient t'cmpcseho~. '< '"a~, .<edimanebe 29 octobre, pondant que les maréchaux do camp entraient dans La Rochelle pout'disposertcsiogemoMct assigner les quartieM do la ville aux capitaines douze des principaux habitants vinrent IltFouvertoRoy, iuydemander pardon, conduits t. KttMhdej)et~M. ! ~«<MH. 9. !<to<ao<ït de Mddtttone e Hopt)!af.

PART PRISE AUXëvëXMBXTS POHT!Q~ES.

3~

de cent gentilshommes. par M. de BasMmpiefre, accompagnés de la chambre du Moy. Le M. !e Cardinal les re~eut A t'entrée M. le Cardinal, Roy estoit assisté de M. le Comte de Soissons, M. d'Angooiesme, M. d'Areourt, M. de Scbomberg. H. le Carde des Sceaux. Les dépota s'estant misa genoux, un d'iceux. appelé La Goutte, a faict la harangue d un bon dcmy quart d'heure, avouant franchement la réhetUon, en se remettant tout Araict à la miséricorde du ttoy. Le Roy luy a reparty en peu de mots, mais bien sensoz, se ptaignant que tant do fois ils luy avoient on eSect; enfin leur a promis oheis~nce do parolle, mais point M Hoy, a'itstuyestoient bonssuhjects'. promisqu'itteurseroitbon 5. Le lundi 3U octobre, âpres dmer. le eardina' <'ntra daus La Roet)c!!o et se logea au couvent de Sainte-Marguerite dont On trouva la les assièges avaient fait un magasin de guerfe~ ville toute pleine do morta, dans tes chambres, dans les maisons et dans les rues et places pubHqucs; la faiblesse de ceux qui restoicotMtantvpnuo «tôt point et le nombre de ceux qnimouroient étant si grand, qu'Us ne se pouvaient enterrer les uns les autres, et taitiaoient teura morts gisant où ils soient expiré sans que dans la viHf, pour ce qu'ils pour ceta nnfection en fat grande estoient si atténua déjeunes, qu'étant morts ils acbevoiout p!ut'~t de se dessécher qu'its np pourrissoient~. Le P. ttitaire Martin entra dans la ville avec le comto do Soisaons et une multitude de soldats; ordre avait été donné au a nMifo et au< mintstre') do ne point sortir do leurs ma!aun<<Mnde dans los ru~s'. n'atre point insultés Nercrodi, jour de Tonssamtz. to Hoy feiat son entrée à La Rochelle par la porto du Cigno. Les habitua de h viUe sortiront tous. et demandèrent pardon au tioy, à doux conta pas de ta et les régimena on bata!!te porto, tt faisoit beau veoir la cavalerie alla a Sainte.Marguertte faire chanter allant devant !o noy, qui le Te ~MW, où prescba le P. Sunren~ » La courte allocution que prononça en cette so!pnoe!!eciroons. tance ts prédicatouf du roi, fut une auito d'applications pleines ~< de t. EttMU tettfes..Cf.<M'<'«<<' ~cM«", 1.1. M9.– BoioMMtM, f~ <<<'s<'A<t Rochelle, t09. p. <~«<<-M ~'Mp< d H 9.. Sotantia e MtMttboe opeUM. &M. 3. ~tt)<M.W~fM<t. t. P. · <Notao<a<!eMddM!oQeRnpe!)ae. – o~. p. defe'Mittoae ofeMM. VotfRtdoeMitcttt, <-M.. <OS. B 0. a Motaotia tt P ~3 ~MM~M~~f~

3~

SOtS R!CMEUEU. PRËHit~RK PARTtK.

d'à propos, qui plureut égatement aux vainqueurs et aux vaincus. C'est en persévérant jusqu'à la On, dit-il, que tous les Saints ont fait la conquête du ciel cétébrép aujourd'hui par la sainte Église. Apr&savoir surmonté toutes les difficultés, Mles uns par le martyre, les autres par la pénitence, les autres par une ils sont maintenant couronnes de gloire et entière abnégation C'ext ainsi, Siro, qu'a fait Yostro Majesté en d'immortalité. t'acMui~iti"n do cette ville qui a la gloire de vous posséder A pté~ont. Apt't's avoir marement considéré tes ottstaeto-iqui s'y rcutuntrorniont, vous l'avez hardiment entrepris)', Il et vostro persévérance, tant de jours et do nuits redoubtéc. voua t'a mise entre tes mains Comme Oavid, ce patron et Modèle do tous les mis. réduisit A t'ohéissance tes Philistins, ennemis de Dieu et do 8"!) t.tat, vous avez réduit cette vitte. Sire, c'est ta défaitlance ctcxtr~tuo nécessité qui «jettex ses habitans entre vosbras connue a un asito trca asseuré do miséricorde vertu insigne l en v't))M, 't en taquetto voua surpassez tous tes ttoya do la terre. S'adrcstant ensuite «u\ hahitants ~a t.a ttachetto. t'oratour tes cunjuro, au n<'ntde leurs ptusetters intérêts, de rester dtMmnais ~d'os à celui qui, nndgré leurs égaMments, tcur a montré tant do douceur et do bontu. Il tta pauvre pcupto Hoehetois. s'écrie. t'it, pourquoi vas'in chercher t'eau troublée et boueuse de la M ~<~<<' terre d'Kgvpte ~'</<~<&< ~ via <t~M«M< ilia A«/a<M~jo ces patua et eaux puantes d'Angtetcrro, en mépri' aint tt's très claires eaux que tu as chez toy et que tu peux fucitetnent po~édor. Tu voutois vivre sanaHoy ctavois secoué le joug de son obéyssanco, mais Mto faut en avoir un. Si tu le desires équitaMe et juste, il ao nomma t<ouyate Juste; si tu aimes ta douceur et la clémence, it te l'a fait paroititre aujour<! huy; ai tes biens et tes richesses, it te laisse la libre jouyssaoca do ceux que tu possèdes. C'fat un Hoy doux et bc~m qui t't'st venu ce jourd huy visiter, duquel te cteurest entre tes mains do Uieu. et qui !« conduit par ta main de sa toute-puissance en t'esécution do ses saineics et royales entreprises. Hcnds'tuy to tribut, la gloire et l'honneur que tu luy dois; ne rc8i<t8plus Asa puissance car elle vient du ciel. n Le P. Suttron termine son discours en Mbortani !c roi a rapporter a ttieu le bonheur do ses armes et h n'aspirer qu'a la Sire, quo Vostre Majesté recognoisso que sa gloire des étus. victoire vient de Dieu ot non de vos armes, oi de vostro conseit; et cependant que vous jonchez vostre chefdo couronnes mortelles

PARTP!U8E AUXÊ~EHEXTS POUTtQUKS

ou de co monde, aspirez à i'immortette et à la gloire eteroette If vous nuisiez vivre sans fin au siècle des siècles'. le Louis Xttt ne se content pas de rendre grâces à Uiou pour les uutrages succès do ses armes; it voulut réparer solennellement en la commis par tes hérétiques contre l'adorable RucnarisUe, faisant porter en triomphe dans toute la vi!to~ Le vendredy les fust faite la procession générale du saint Sacrement par M. de Bordeaux tonoit le saint nrincipatcs rues de La liochelle. et do Sacrement. M. d'Angoutesmo et son Ois. M. do Schomborg tdancaHum~ avec un ctergo t<assompierre !o po~p. Le hoyaMoit ceutt seigneurs, tousie c!ot~e en main. Muestonsuivi de trois Louis XH! dues partant. Apres ces cérémonies expiatoires. do la religion cathot~ue; mais. ~cceupa de rt-tahUr roscrcice la population hugnenoto do la ville, il no pAt' ménagement pour immédiatement tous tes reUgioux jugea pM opportun de rappeler Pour cesto he~. écrivait le autrefois. qui y demeuraient les t'. Suffren, les pr~rcs de l'Oratoire auront les trois paroisses; couvent au t'astion de i'Kvangiie; tes Pères t'ërea Capucin un Woimps & la digue; nostro Compagnie &Saint.Michet. <pti est mtre la vieille et la nouvelle ville. tt y a assois de bastimont pour celle nous. pour te commencement', u t.e lecteur se souvient que nouvetto résidence deaJesuitea na tarda paa. commo nous l'avons raconte plus haut. Ase changer on un florissant coitege' K<tquittant L't Hochetto pour rotournet' Paris, to roi toujoum de paMur enclin aux actes de la plus tendre piëto. no manqua pas de remercier la Sainte Vierge dans t'egtiso de par Saumnr. a<!n ~otta.Uamo des Ardittiers'. 0. Cependant la nouvelle était parvonno ft Momado tabrittanto victoire remportée sur let tterettquca, et aussitôt le P. VHe!te<Mhi Très Chretienno~. En même onvovait ses fcticitationa~ Sa Majeatô au cardinal de Richelieu, dont personno n'igno. temps it écrivit rait la part prépondérante dans ce glorieux événement". Lo '°~' f' t ~~fe"<r' p. a ~<f<-<tt,)t!. – Cf.RodcMtneth!.)<M. p. p d n a e NotandaetcddtUoaoupellae. d nopfUM. 4. a KotandoeM'ddtHoae

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1.<5M. da ~ettM P. Mo~a!nutoi, 9 d~~bM M!a(Bpht.t)eo.ad. <Ute~«M. 1613). 13d~etnbM<02a(Oatt.Bpht.Oea.ad a *MMdo P. n<n<M! tUtheMeo. t. onteMM, toa.tO~.

& Ch. *M< o. N, p. 2~' 6 te ~w'M ~onf0<<. 1. XtV. an. '6!a, p. 710.

376 A

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Souverain l'ontife, de son côté, manifesta une profonde satisfaction, mats il ne voulut a faite aucune démonstration publique Le t8 décembre seulement, qu'it n'eut receu ta lettre du !toy H ttatta procession* itordonnaunecérémonied'aetionsdoa~tes. à pied depuis les AuguatiMBusques a Saint-Louya avec nettement fut chanté le Te Oft«n. toute tacomitive des Cardioautx. Entrant oa estoient tes ambassaLe ?f ~<Ht uni, !o Pape dit la messe deurs de France, de Ventte et do Savoie, et tous les Cardinaux. A la <h)do la messe fut pubHce indutgonco ptémëte, ce jour-ta, a ceux qui v!i<horo!cntles t~ttsca do Saiot-Louys et des August!n~ Ha!" co fut on Franco surtout <)ue la chute do t.a Rochettc, ce boulevard du calvinisme, combla de joie tes cahotiques, t'r~dicateurN. poRtHS.auteurs c&tébr&rentà l'envi la victoire du roi et la défaite dos huguenots. Les Josuites ne furent pas les domiers a prendre part A ce~ manifestations. Los t'érea du collège de Ctet mont niant esté priez pnr le onseit do vitto, do faire t'entrée du ttoy Paris, ta quchptet ttettes insoriptiona pour Hcctenr do t't'niversité et autres en furent jat«ux ita atttrcnt se ptoindrc ft diM quo ce leur ostuit faire une injure, comme s'it n'y avait point d'autres <p)ipeussent faire cea choses.ta que tesJ~Juitea; ma~ il leur fust rcapondu par Meneurs de ta vitto qu'H teur eat"!t libre do so servir de qui bon leur ttembtoit, comme ausat a eux do faire co qui bon leur aomMeroit et qu'ita