RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT EN SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION

DANS LES GRANDS PAYS INDUSTRIELS

ANALYSE STATISTIQUE DES INVESTISSEMENTS SYNTHÈSE

Canada, Corée du Sud, États-Unis, Japon, Union européenne
dont Allemagne, Finlande, France, Royaume-Uni, Suède ; principaux pays non OCDE

Février 2007

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Étude réalisée pour le Ministère de l' Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche par le Groupement Français de l' Industrie de l' Information (GFII) avec la collaboration de M.V. Études et Conseil

Actualisation de l’étude réalisée en 2003 et 2005 pour le Conseil stratégique des technologies de l’information (CSTI) Avec le concours du Ministère délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche

Remarques méthodologiques : - Les statistiques relatives aux 9 pays membres de l’OCDE (États-Unis, Canada, Japon, Corée, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Finlande, Suède) sont élaborées à partir des statistiques globales sur la R&D publiées par l’OCDE. Celle-ci, dans leur dernière livraison (septembre 2006) valide les données chiffrées jusqu’aux séries 2004. En conséquence les données fournies pour 2005 et 2006 ne sont que des estimations. Chaque fois que nous n’étions pas en mesure de faire des hypothèses sur la tendance d’évolution pour l’une ou l’autre de ces années, nous avons purement et simplement reconduit à l’identique la donnée relative à l’année antérieure. Ce qui peut alors apparaître comme une « stagnation » de l’indicateur reflète en fait ce biais méthodologique. - Chaque fois qu’il s’est agit de construire à partir de ces données un indicateur structurel (ex. : dépense de R&D STIC par habitant) cet indicateur est construit sur les chiffres pour 2004 puisque les données 2004 sont les données fiables les plus récentes effectivement validée par l’OCDE. - Les valeurs exprimées par une unité monétaire le sont en dollars PPA (à Parité de Pouvoir d’Achat). Il est en effet indispensable pour établir des comparaisons internationales de ne pas se référer à une unité en monnaie courante ($ ou €), mais de prendre en compte – au travers d’une approche en parité de pouvoir d’achat (PPA) – la force réelle d’une monnaie. Les tables de conversion entre les monnaies locales et les $ PPA sont établies annuellement par l’OCDE. - Quand l’étude évoque l’Union européenne, il s’agit de l’Union de 25 États membres.

II

R&D en STIC dans les grands pays industriels

1 – En valeur absolue la R&D STIC des États-Unis représente plus de 2 fois celle de l’Europe et du Japon
Investissement total R&D STIC (en Milliards $ PPA)
67 69 67 68 70 71 71

32 27

35 29

30 30

30

27

32 30

33 32

34

32

Etats-Unis Japon Europe

En valeur absolue, le montant de l' investissement total en R&D STIC réalisé sur le territoire américain (67 milliards de $ en 2000, 71 milliards en 2006) est systématiquement plus du double de celui constaté en Europe des 25 (environ 32 milliards). Entre 2000 et 2005, l’écart ÉtatsUnis/Europe a augmenté de 11,4%. L’Europe affiche aussi désormais un décrochage avec le Japon, ce qui n’était pas le cas en 2000

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2– L’intensité de la R&D STIC est en Europe près de 4 fois moindre qu’aux ÉtatsUnis et au Japon s’agissant de la dépense par habitant…
Dépense R&D STIC totale / habitant
252 216 228 241 241 237 249 262 245 249 (en $ PPA) 268 250

247

238

Etats-Unis Japon Europe 71 77 65 60 66 69 69

Japon et Etats-Unis dépensent entre 250 et 268 $ PPA par habitant en R&D STIC, contre 69 $ PPA en Europe (valeurs 2006). Alors que cette dépense par habitant est assez stable aux EtatsUnis ; elle augmente de 24% au Japon entre 2000 et 2006. En Europe des 25 elle baisse de 2,8% entre 2001 et 2006. On constate une forte variabilité de cette dépense de R&D STIC par habitant, puisque ce paramètre varie dans un rapport de 1 à 7,4 entre la plus faible valeur constatée pour la moyenne au sein de l’Union européenne à 25 et la très forte valeur constatée en Finlande. L’Europe apparaît sur ce critère comme un ensemble très hétérogène. Les grandes économies de l’UE (France, Allemagne, GrandeBretagne) affichent des valeurs supérieures à la moyenne européenne (UE 25), mais ces valeurs sont cependant plus de deux fois moindres que celles notées aux Etats-Unis, au Japon, en Corée.

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

(2004, Dépense R&D STIC totale / habitant en $ PPA)

491

318 245 66 Europe des 25 88 111 124 164 249 259

Allemagne Canada Japon Corée Suède Finlande Etats-Unis Royaume-Uni France du Sud

III

R&D en STIC dans les grands pays industriels

… et de plus de 2 à 3 fois moindre qu’aux États-Unis et au Japon s’agissant de la R&D STIC rapportée au PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB
0,86% 0,87% 0,83% 0,84% 0,84% (en %)

0,83% 0,69%

0,84%

0,69% 0,64% 0,62% 0,60% 0,57% 0,56%

Etats-Unis Japon Europe 0,25%

Les mêmes constats sont vrais s’agissant du ratio R&D STIC rapporté au PIB mais cette fois le rapport est de plus de 1 à 2 entre l’Europe et les EtatsUnis, et de plus de 1 à 3 en faveur du Japon. On relève qu’aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe ce ratio est déclinant : l’intensité de la R&D STIC rapportée au PIB décroît de 18,8% sur la période aux Etats-Unis et de 21,8% en Europe. Seul le Japon maintient un niveau élevé (0,84%). On constate là aussi une très grande variabilité de ce ratio R&D STIC rapportée au PIB entre les neuf pays étudiés, y compris au sein de l’UE 25 : alors que prise dans son ensemble, l’Europe affiche une valeur faible (0,26%), la Finlande (1,65%) ou la Suède (1,05%) se classent parmi les 3 pays affichant une valeur supérieure à 1%

0,32%

0,33% 0,27% 0,25% 0,26% 0,27%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Dépense R&D STIC totale / PIB
1,65% 1,30% 1,05% 0,84% 0,60% 0,52% 0,41% 0,40%

0,28% 0,26%

n

ni s Ca na da

de

e Fr an c

Données 2004

3 – Le différentiel d’intensité en R&D STIC au détriment de l’Europe est plus marqué que le différentiel au niveau de la R&D dans son ensemble
Le fossé entre États-Unis, Europe et Japon est nettement plus marqué s' agissant du différentiel relatif à la R&D STIC qu' ne l' pour la R&D dans son ensemble. Le différentiel d' il est intensité (mesuré en dépense par habitant) de la R&D est au niveau global de 1 à 2 en faveur des États-Unis, il est de 1 à 3,7 s' agissant spécifiquement de la R&D STIC. Le même constat, légèrement atténué, est vrai si l' prend on le Japon comme point de comparaison.

IV

ag Ro ne ya um e-U Eu ni ro pe de s2 5

Ja po

an

tsU

nl

Et a

Al

le m

Fi

R&D en STIC dans les grands pays industriels

4 – Le « décrochage européen » en matière de R&D STIC tend à s’accroître
Différentiel d' investissement R&D STIC
4,8 6,0 -0,6
2000 2001 2002

(en Milliards $ PPA)

-2,8
2003

-1,4
2004

-1,4
2005

-2,2
2006

Le différentiel entre les volumes d’investissements en R&D STIC des États-Unis et ceux de l’Europe tend à s’accroître, passant en valeur absolue de - 35 à - 39 milliards de dollars. Avec

Différentiel Etats-Unis/Europe des 15 Différentiel Japon/Europe des 15

-35

-35

-38

-41

-39

-39

-39

le Japon, le différentiel en valeur absolue qui était encore positif au bénéfice de l' Europe en 2001 (de 6 Md $ PPA) devient négatif dès 2002 et s’affiche en estimation 2006 à - 2,2 Md $ PPA

5 – La R&D du domaine des STIC est la seule où l’Europe affiche un tel différentiel négatif avec les autres grandes économies
Différentiel d' investissement R&D entre l' Europe des 25 et les Etats-Unis, par secteur (2004, en Md $ PPA)
39

Dans aucun autre domaine de la R&D à finalité technologique on ne retrouve un tel différentiel négatif, alors que les STIC sont des « technologies habilitantes » conditionnant les performances de tous les secteurs d’activité. On remarquera de plus que sauf dans le domaine de l’aérospatial cette hiérarchie de la « balance R&D » reflète assez fidèlement celle de la balance des échanges commerciaux entre Europe et Etats-Unis

9,86 2,8
Aerospatial et Défense Automobile Chimie TIC

0,55
Indus. pétrol.

-4,2

-1,26

Industrie pharmaceutique

6 – L’érosion de la part relative de l’Europe et des États-Unis dans l’investissement mondial en R&D STIC se fait au bénéfice du Japon et des pays non OCDE
Part relative en R&D STIC au sein des 9 pays
50,8% 46,5%
2000

20,6% 22,3%

24,2%

20,9%

2006

La baisse de la part relative de l’Europe et des Etats-Unis dans l’investissement en R&D STIC est de -4,3 points pour ces derniers et -1,3 points pour l’UE. Le Japon enregistre sur ce critère une faible hausse. Il ne s’agit ici que de la part relative au sein du total des 9 pays OCDE étudiés. La part relative des Etats-Unis et de l’Europe se révèlerait en déclin beaucoup plus marqué si l’on prenait en compte l’investissement en R&D STIC au niveau mondial ; l’Inde et la Chine profitant de cette érosion des positions relatives des pays développés.

USA

Japon

Europe

V

R&D en STIC dans les grands pays industriels

7 – La R&D STIC autofinancée par les entreprises européennes est faible en comparaison à celle constatée aux États-Unis et au Japon
Dans les trois ensembles économiques constitutifs de la "triade", les financements émanant directement des entreprises du secteur des STIC représentent toujours plus de 80% des investissements globaux accordés à la R&D STIC (78,7% pour 2003 aux États-Unis ; 84,7% dans l' Europe des 25 ; 90,7% au Japon). De par son importance dans les financements totaux, le financement privé de la R&D STIC est, le facteur qui influence, de façon décisive, le niveau en valeur absolue et la progression année par année de la dépense R&D STIC globale.
Investissement total R&D STIC des entreprises (en Milliards $ PPA)
59

58

56

55

55

55

56 Etats-Unis Japon Europe 32 27 31 27

27 28

28

31

30

31 25 23

31 26

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

Comme pour le financement global de la R&D STIC, ces niveaux en valeur absolue recouvrent de fortes disparités s' agissant de l' intensité relative de la dépense R&D STIC des entreprises, que cette intensité relative soit mesurée en rapportant cette dépense au PIB ou au nombre d' habitants du pays étudié. Le différentiel d’intensité entre, d' part, l' une effort des entreprises européennes d' côté, et les un entreprises japonaises ou des États-Unis de l’autre est important. Rapporté au PIB, l' effort de R&D STIC des entreprises européennes est plus de deux fois moindre que ce que l’on constate pour les deux autres pays. Rapporté au nombre d’habitants, il est environ 3 fois moindre.

Intensité relative de la R&D STIC des entreprises Etats-Unis 2000 2001
R&D STIC des entreprises rapportées au PIB R&D STIC des entreprises pro capita ($ PPA) 0,69% 212 0,69% 215

2002
0,64% 200

2003
0,62% 194

2004
0,60% 193

2005
0,57% 194

2006
0,56% 195

Japon
R&D STIC des entreprises rapportées au PIB R&D STIC des entreprises pro capita ($ PPA)

2000
0,64% 199

2001
0,67% 208

2002
0,71% 218

2003
0,74% 216

2004
0,76% 225

2005
0,73% 238

2006
0,68% 243

Europe des 25
R&D STIC des entreprises rapportées au PIB R&D STIC des entreprises pro capita ($ PPA)

2000
0,24% 75

2001
0,24% 81

2002
0,26% 66

2003
0,26% 60

2004
0,26% 67

2005
0,25% 72

2006
0,22% 72

VI

R&D en STIC dans les grands pays industriels

8 – Les tissus industriels des pays développés affichent une orientation plus ou moins marquée vers le secteur des TIC A) Incidence de la R&DB) % de la valeur ajoutée Les tissus industriels des pays étudiés sont Données 2003 STIC sur la R&D totaledu secteur des TIC dans le plus ou moins orientés des entreprises total de la valeur ajoutée des vers le secteur des TIC. des entreprises L’incidence de la R&D Finlande 62% 14,9% des entreprises du secteur des TIC par Corée 56% 13,2% rapport à l’enveloppe Japon 35% 7,58% globale de R&D des Canada 35% 7,61% entreprises tous secteurs confondus varie ainsi France 32% 8,5% d’un facteur d’environ 3 Etats-Unis 31% 10,47% à 1 entre les pays Suède 31% 9,0% (Finlande, Corée) dont la R&D industrielle est très Allemagne 20% 6,93% orientée vers les TIC et Royaume Uni 20% 10,8% les zones (Europe des UE 25 19% 8,0% 25, Allemagne, …) pour
Note : pour le paramètre B) les données OCDE les plus récentes sont relatives à 2003. C' donc sur cette année 2003 que porte la comparaison est
Incidence de la R&D STIC sur le total de la R&D des entreprises (2003)
62% 56% 35% 35% 32% 31% 31% 20% 20% 19%

lesquelles ce même paramètre est inférieur ou égal à 20%.

On relèvera que cette hiérarchie ne se reflète que partiellement dans le paramètre « valeur ajoutée du secteur des TIC/valeur ajoutée totale des entreprises ».

A ll em ag ne R oy au m e U n i

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Ja po n

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9 – Les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises sont quatre fois plus importants aux États-Unis qu’en Europe
Crédits publics de R&D STIC pour les entreprises
(en Millions $ PPA)

U E

25

8 510 6 904 7 106

5 641

5 764

6 213 5 196

Etats-Unis Europe des 25 2 399 2 453

2 210

2 371

2 212

2 006

2 252

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’importance des crédits publics en R&D STIC, bénéficiant aux entreprises et dont une large part relève des crédits défense est un facteur explicatif important du différentiel Etats-Unis/Europe. Les crédits militaires ont toujours joué un rôle moteur dans les politiques de R&D aux États-Unis, particulièrement dans le domaine des STIC. Mais l’accentuation de ce phénomène est nettement marquée dans la période récente.

VII

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Cependant le fait que le Japon affiche des positions fortes sans transfert massif de crédits publics vers la R&D privée montre que le « modèle américain » n’est qu’un scénario parmi d’autres d’articulation privé/public lié aux impératifs de puissance militaire de ce pays.
USA : évolution de la structure de la dépense publique de R&D STIC
( M $)
R&D STIC sur crédits civils Recherche STIC sur fonds défense Développements STIC sur fonds défense

1909 1662 1476 1270 735 1590 814 8 795 9 913 912 1171 1213

1810 1350

1810 1380

10 578

10 549

6 277

6 212

7 571

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

10 – Crédits publics de R&D STIC : de meilleures performances européennes … mais qui ne modifient pas les constats de base
Crédits publics de R&D STIC (en milliards $ PPA)
Etats-Unis Japon Europe

13,0 11,6 10,0 8,3 8,6

13,7

13,7

3,9 2,2 2,4

4,2 2,6

4,5 2,7

4,5 3,0

4,6 3,1

4,7 3,3

4,8

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’évolution des crédits publics affectés à la R&D STIC modifie la hiérarchie constatée au niveau des investissements globaux de R&D STIC. En raison de la faiblesse des crédits publics de recherche affectés à des technologies à finalité industrielle (hors spatial), le Japon passe ici nettement au 3ème rang. Mais l’Europe est largement supplantée, avec un écart sur les ÉtatsUnis qui s’accroît de 104% entre 2000 et 2006 alors même que les deux économies ont des tailles comparables.

11 – L’effet levier des crédits publics de R&D STIC sur les financements privés est en Europe comparativement insuffisant, sauf en Finlande et Suède
Le différentiel des crédits publics alloués à la R&D STIC est moindre que ce que l' constate au on niveau des investissements privés. Toutefois si l’on considère les crédits publics comme un levier stimulant l’investissement privé, il faut constater qu’à 1 $ de crédit public correspond 9,7 $ d’investissement privé au Japon, 4,2 $ aux États-Unis et 5,5 $ en France et en Europe. Toutefois ces dernières valeurs proches reflètent des situations contrastées. La performance du Japon s’explique par l’importance de sa R&D privée rapportée à des crédits publics de R&D STIC relativement faibles (du même ordre de grandeur que dans l’Europe des 25). Les Etats-Unis affichent une valeur faible en raison du volume très important de crédits publics de R&D STIC. A contrario la valeur (5,5) constatée en Europe et en France s’explique non tant par le volume des crédits publics que par la faiblesse relative de la R&D privée.

VIII

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Ratio R&D STIC des entreprises/R&D STIC sur fonds publics (2004)
14,4 14,4 13,4 12,0 9,7 8,2 5,5 5,5 4,5 4,2

Ca na da

nl an de

Ja po n

25

i Fr an Ro ce ya um eU n

ag ne

12 – Une R&D STIC civile deux fois plus importante en Europe qu’aux États-Unis, mais des crédits militaires de R&D STIC 10 fois plus importants aux États-Unis qu’en Europe
Crédits de R&D STIC sur budgets civils (M $ PPA) Crédits de R&D STIC sur budgets défense
(M $ PPA)

2861 2 112 1 270

3032 2 321

3314 2 453

3326 2 604

3399 2 807

3463 2 947

3463 3 095 8 483

Al lem

Fi

EU

US A

11 126 9 966 Etats-Unis Japon Europe 7 012 7 026

11 928

11 929

1 590

1 476

1 662

1 909

1 810

1 810

Etats-Unis Japon Europe

1069 114 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2000

1119 128 2001

1199 129 2002

1196 137 2003

1222 147 2004

1245 1245 155 162 2005 2006

13 – Des typologies de R&D STIC très différentes au sein des neuf pays étudiés
Les leaders absolus : il s' bien sûr du Japon et des Etats-Unis. Ces derniers affichent une part agit relative dans l' investissement total en R&D STIC au sein des 9 pays étudiés de 45 % environ, en diminution de près de 4,3 points sur la période. Le Japon voit au contraire sa part relative rester quasi stable. La part relative de l’Europe est-elle aussi en déclin

Evolution de la part relative de chaque pays dans la R&D STIC (en %)
2 000

0,60 0,50 0,40 0,30 0,20 0,10 EtatsUnis Japon Corée du Sud Allemagne France Canada RoyaumeUni Finlande Suède

2 001 2 002, 2 003 2 004 2 005 2 006

Europe des 25

IX

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Un peloton hétérogène : il s’agit de tous les pays dont la part relative au sein des 9 pays étudiés est inférieure à 10%. Leur profil n’est cependant pas homogène. France, Suède, Royaume-Uni, Canada voient leur part relative dans l’ensemble de la R&D STIC s’éroder. La Finlande affiche une valeur stable, à un niveau (1,55%) supérieur au poids de ce pays dans l’économie mondiale. L’Allemagne voit sa part relative se redresser légèrement (+0,03%). La R&D sur l’ « informatique embarquée », domaine d’excellence de l’Allemagne, semble à l’origine de ce rétablissement.

14 – Des politiques publiques de R&D STIC contrastées
Les crédits publics alloués à la R&D STIC progressent en moyenne de 56% sur la période 2000-2006 pour les neuf pays étudiés, mais de 24 % seulement au sein de l’Europe. Certains de ces pays (dont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Europe dans son ensemble) affichent un léger hiatus entre la progression de la R&D sur fonds publics (plus forte) et celle de l’investissement privé. Les pays à valeur moyenne : en dehors des «volontaristes » (cf. ci-dessous), on note que seuls la France, le Royaume Uni et le Japon se rapprochent de la moyenne des 9 pays (+ 56 %) avec un écart de moins de 10 points. Les retardataires : les autres pays, Allemagne (+ 11%) mais aussi Europe des 25 dans son ensemble décrochent par rapport à cette évolution moyenne des budgets publics de R&D STIC.

Évolution en valeur indiciaire des crédits publics de R&D STIC
Etats-Unis Japon Allemagne France Royaume-Uni Corée Canada Finlande Suède Total Europe des 25 2000
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
104 110 101 112 113 114 100 103 101 106 106

2002
120 116 105 120 130 128 104 109 129 119 115

2003
140 123 107 127 131 136 109 111 155 133 115

2004
157 133 109 130 129 147 113 119 154 145 118

2005
164 139 110 139 149 167 121 126 162 153 120

2006
167 146 111 145 152 184 124 133 169 156 124

Les volontaristes : il s’agit des pays affichant, s’agissant de la progression des crédits publics alloués à la R&D STIC, une évolution supérieure à la moyenne des neuf pays. On trouve dans ce groupe restreint la Corée (+84%), la Suède (+69%), les États-Unis (+64%).

15 - Des politiques publiques européennes en R&D STIC bénéficiant moins aux entreprises
Le plus ou moins grand dynamisme des politiques publiques dans les financements de la R&D STIC se traduit aussi par le soutien des Etats à la R&D des entreprises. Les valeurs absolues classent les États-Unis en tête de peloton, de très loin, devant la Corée, la France et l’Allemagne. Mais les évolutions en valeur indiciaire divergent radicalement entre États-Unis, Corée, Finlande et Suède dont les crédits de R&D STIC bénéficiant aux entreprises progressent de plus de 20% sur la période, et tous les autres pays – dont la France – qui voient leur soutien à la R&D privée rester à peu près stable. Alors même que, dans certains cas, France et Canada par exemple, les crédits publics dans leur ensemble traduisaient une politique volontariste, celle-ci a essentiellement bénéficié aux organismes publics de recherche.
X

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Evolution des crédits publics de R&D STIC exécutée par les entreprises
Valeurs en M$ PPA

Etats-Unis Japon Allemagne Corée du Sud France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Total Europe des 25

2000
5 641 434 487 499 623 125 404 101 69 8 382 2 210

2001
5 764 374 544 717 686 155 441 103 71 8 855 2 371

2002
5 196 420 497 589 736 137 349 113 73 8 109 2 212

2003
6 213 389 480 542 673 127 554 117 77 9 172 2 006

2004
6 904 378 499 566 679 131 475 125 81 9 838 2 252

2005
7 106 399 518 581 673 132 474 127 82 10 092 2 399

2006
8 510 407 533 603 680 142 479 129 84 11 567 2 453

Evolution en valeur indiciaire des crédits publics de R&D STIC exécutée par les entreprises
Etats-Unis Japon Allemagne Corée France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Ensemble Europe des 25 2000
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
102 86 112 144 110 124 109 102 103 106 107

2002
92 97 102 118 118 110 86 112 105 97 100

2003
110 90 99 109 108 102 137 116 112 109 91

2004
122 87 102 113 109 105 118 124 118 117 102

2005
126 92 106 117 108 106 117 126 119 120 109

2006
151 94 109 121 109 114 119 128 122 138 111

XI

R&D en STIC dans les grands pays industriels

16 – Des tendances nouvelles par rapport aux précédentes études
La consolidation des chiffres 2000-2004 et la prolongation des séries par des estimations pour 2005 et 2006 plus fiables permettent de formuler les constats suivants : Des pays tels que la Corée, la Finlande, la Suède poursuivent avec constance des politiques très volontaristes, tant au niveau des financements publics que des financements privés, de spécialisation de leur R&D dans le domaine des STIC. Portée par cet élan décennal, la Corée du Sud devient sur la période étudiée le troisième pays contributeur à la R&D STIC globale au sein des 9 pays étudiés derrière les États-Unis et le Japon. On notera toutefois qu’en Corée la dépense de R&D STIC des entreprises, très dynamique, progresse cependant moins que la dépense de R&D des entreprises tous secteurs confondus. La R&D STIC n’est plus le moteur unique de la croissance des volumes de R&D dans ce pays. De grandes économies développées (France, Royaume-Uni, Japon), ayant une tradition ancienne de R&D STIC, qui semblaient en 2003 décrocher nettement de la moyenne enregistrée sur l’ensemble des autres pays (s’agissant de l’évolution des volumes de R&D STIC), semblent entamer un sursaut en recollant à l’évolution moyenne à partir de 2003. Mais cette évolution positive est d’abord le fait des crédits publics, la faible intensité de la R&D STIC privée étant une donnée persistante. Le Royaume-Uni passe, en grande partie grâce à une politique publique ad hoc, du groupe des « retardataires » au groupe des « volontaristes ». L’Allemagne qui, dans les deux précédentes éditions de l’étude, voyait sa part relative des volumes totaux de R&D STIC s’éroder semble sur la base de la révision 2006 amorcer un redressement. On peut faire l’hypothèse que celui-ci est probablement lié à la montée en puissance de la R&D sur les TIC « embarquées » c' est-à-dire intervenant dans des produits manufacturés non TIC (automobile, aviation, machine outils…) Le fait marquant de la période étudiée est cependant la très nette inversion de tendance au niveau des financements en R&D STIC des entreprises américaines exécutée intra muros : ces financements se situent depuis 3 ans sur un trend négatif de – 2%/an en termes réels (ce qui correspond à une quasi-stagnation en $ courant). A contrario la dépense publique américaine de R&D STIC, où les crédits sur budgets défense sont prépondérants (85%), continue à progresser fortement. Ce découplage nouveau des rythmes d’évolution des financements publics d’une part, des financements privés d’autre part a pour conséquence une évolution sensible de la structure des financements de la DIRD STIC totale aux États-Unis dans laquelle la part des crédits publics augmente de 12,3% à 19,3%. Les États-Unis sont le seul pays étudié à connaître une telle évolution. On constate aussi aux États-Unis un brusque tassement de l’indicateur d’intensité de R&D STIC intramuros (mesurée par rapport au PIB) qui passe de 0,69% à 0,56% sur la période, phénomène que l’on ne constate pas au niveau de l’intensité de R&D tous secteurs confondus. La R&D STIC n’est plus aujourd’hui aux États-Unis le moteur principal de la dépense de R&D tous secteurs confondus. Fait nouveau, on relève une nette érosion des positions des États-Unis et de l’Europe s’agissant de leur part relative, au sein des 9 pays étudiés, dans le financement de la R&D STIC sur fonds privés. Ce constat est particulièrement vrai pour les États-Unis qui perdent 4,3 points en part relative pour ce paramètre entre 2000 et 2006. La dégradation de la part relative de l’Europe et des États-Unis serait sans doute encore plus marquée si l’univers de référence, incluant des pays comme l’Inde et la Chine, était plus étroitement ajusté aux contours réels de l’économie globale (cf. ci-dessous). Dans le même temps les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises américaines progressent de 104%. On peut se demander si les chiffres ne captent pas ici une évolution duale des budgets de R&D STIC des entreprises américaines : d’une part une R&D « courante », non stratégique, qui peut être aisément externalisée et/ou délocalisée ; et d’autre part une R&D

XII

R&D en STIC dans les grands pays industriels

stratégique et de long terme (architectures massivement parallèles, traitement du signal, bioinformatique, optronique…) largement financée sur marchés publics et marchés militaires.

Cependant rien ne permet sur la base des données OCDE et d’autres sources consultées de dire que la montée en puissance de la R&D dans les pays non OCDE (voir ci-dessous) s’accompagnerait d’une « perte de substance » du potentiel de R&D des économies développées, bien au contraire. La montée en puissance de la R&D des principaux pays non OCDE n’est donc qu’une facette de l’internationalisation des activités de R&D. Le rapport OCDE souligne : « L’internationalisation récente de la R&D présente trois caractéristiques distinctes : elle est beaucoup plus rapide que par le passé ; elle concerne un nombre de pays croissant ; elle ne se limite plus à l’adaptation des technologies aux conditions locales. Il semble que ce dernier phénomène soit une tendance nouvelle et originale. Auparavant, les grandes entreprises mondiales conservaient leurs principales activités de création de technologies près de leur siège – comme le montrent les données de R&D et les brevets. Aujourd’hui, elles semblent non seulement chercher à se servir dans d’autres pays des connaissances acquises dans leur pays d’origine, mais aussi à exploiter les centres de connaissances du monde entier. Il s’agit véritablement de trouver des sources de connaissances à l’international ». Il n’est donc pas approprié, en matière de R&D STIC d’utiliser le terme de « délocalisation » au sens que l’on donne d’ordinaire à ce mot : la forte croissance des activités de R&D dans les pays non OCDE signe : 1) plus qu’un transfert de ressources et d’activités une volonté des entreprises de redéfinir la «répartition globale » de leur effort de R&D (en prenant entre autre pied sur des marchés à fort potentiel) ; 2) la volonté de mobiliser une main d’œuvre intellectuelle abondante, bon marché et parfaitement formée disponible dans ces pays, alors que les ressources humaines disponibles dans les pays développés sont désormais plus rares et plus chères.

Plus qu’à une délocalisation, on assiste à une globalisation des activités de R&D en général – et des activités de R&D STIC en particulier – avec pour objectif de mobiliser les fortes compétences et ressources des personnels scientifiques de pays comme l’Inde ou la Chine (mais l’éventail des pays concernés ne se limite pas à ces deux pays
Un essai d’estimation de la R&D STIC des entreprises dans les principaux pays non OCDE aboutit aux évaluations consignées dans le tableau suivant (données 2005) :
Série 1 Chine Inde Brésil Russie Taiwan Israël Singapour Total 1 en Md $ courants 38,7 10,7 7,3 3,9 4,9 2,3 1,3 69,1 Série 2 États-Unis Japon Corée Allemagne France Canada Royaume Uni Suède Finlande Total 2 EU 25 en Md. $ PPA 54,9 28,6 11,5 8,2 6,3 4,9 4,3 2,7 2,4 123,8 25,6 en Md $ courants 54,9 34,1 16 7,8 5,7 4,8 5,1 3,63 2,31 132 22,1

Source : Institut Battelle pour les pays non OCDE (série 1), OCDE pour les autres pays (série 2) ; données OCDE pour la conversion pays par pays des Md. $ PPA en milliards de dollars courants

XIII

R&D en STIC dans les grands pays industriels

De ces chiffres on peut déduire avec une faible marge d’erreur : que la R&D TIC des 7 pays non OCDE pris ici en compte représente plus de la moitié de celle financée et exécutée intra muros dans les 9 pays étudiés, qui représentent plus de 90% de la R&D des pays développés ; qu’un pays comme la Chine dispose d’une R&D TIC qui serait d’ores et déjà supérieure à celle du Japon et la situerait au 2ème rang mondial ; qu’un pays comme l’Inde avec une R&D STIC de l’ordre de 10 Md. de dollars devance d’ores et déjà tous les pays européens et affiche une valeur qui représente la moitié de l’effort européen dans son ensemble ; qu’un pays comme Taïwan pèse autant que le Canada ; qu’un pays comme Israël pèse autant qu’un pays comme la Finlande, dont l’effort de R&D STIC est pourtant exceptionnel.

XIV

RESEARCH AND DEVELOPMENT
IN INFORMATION AND COMMUNICATION TECHNOLOGIES IN THE MAJOR INDUSTRIAL COUNTRIES

STATISTICAL ANALYSIS OF INVESTMENT

SUMMARY

Canada, South Korea, United States, Japan, European Union
(including Germany, Finland, France, United Kingdom, and Sweden) and main non-OECD countries

February 2007

ICT R&D in the major industrial countries

Study prepared for the French Ministry for Education, Higher Education and Research (Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) by the French Association of Electronic Information Industry (Groupement Français de l’Industrie de l’Information: GFII) in partnership with M.V. Études et Conseil

Update of study prepared in 2003 and 2005 for the Strategic Advisory Board on Information Technologies (Conseil Stratégique des Technologies de l’Information: CSTI) with the assistance of the French Minister Delegate for Higher Education and Research (Ministre délégué à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche)

Methodological principles: - The statistics on the nine OECD member countries (United States, Canada, Japan, South Korea, Germany, France, United Kingdom, Finland, and Sweden) are compiled from the OECD’s general R&D statistics. The latest release (September 2006) corroborates the quantitative data up to the 2004 series. As a result, the data provided for 2005 and 2006 are only estimates. Whenever we were unable to make assumptions about trends in either year, we simply applied the previous year’s figure. Thus what may appear to be a “stagnant” indicator actually reflects this methodological bias. - Whenever we have had to use these data to build a structural indicator (such as ICT R&D spending per capita), we have taken the 2004 figures since they are the latest reliable data validated by OECD. - Monetary values are expressed in U.S. dollars on a Purchasing Power Parity basis (PPP$). The reason is that international comparisons need to be expressed not in terms of nominal currency units ($ or €) but in PPP terms, which reflect a currency’s real strength. OECD prepares annual tables for converting local currencies into PPP$. - Unless otherwise indicated, “Europe” or “European Union” refers to the 25-member Union (EU25).

II

ICT R&D in the major industrial countries

1 – In absolute-value terms, U.S. investment in ICT R&D is more than double that of Europe and Japan
Total ICT R&D investment
69 68 70 71 (PPP$ billion) 71

67

67

In absolute-value terms, total ICT R&D investment in the U.S. ($67 billion in 2000, $71 billion in 2006) is consistently more than double that of the EU25 (ca. $32 billion).
U.S. Japan

32 27 29

35 30 30 30 27 32 30

33 32

34

32

Europe

Between 2000 and 2005, the U.S./Europe gap has widened by 11.4%. Europe now also lags Japan, which was not the case in 2000.

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2 – ICT R&D intensity in Europe is almost four times weaker than in the United States and Japan, in terms of spending per capita
Total ICT R&D spending per capita
262 249 245 249 (PPP$)

247 216

252 228

241 238

241 237

268 250

U.S. Japan EU25 71 77 65 60 66 69 69

Japan and the United States spend between PPP$250 and PPP$268 per capita on ICT R&D, versus Europe’s PPP$69 (2006 values). While this percapita figure is fairly stable in the U.S., it rose 24% in Japan between 2000 and 2006. In the EU25, it declined 2.8% between 2001 and 2006. ICT R&D spending per capita is highly variable: we find a 1:7.4 ratio between the lowest value (EU25 average) and the very high value observed in Finland. On this criterion, Europe displays strong heterogeneity. The major EU economies (France, Germany, United Kingdom) register values above the EU25 average; however, these amounts are less than half those of the United States, Japan, and South Korea.

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Total ICT R&D spending per capita

(2004, PPP$)

491

318 245 111 66 88 124 164 249 259

EU25 U.K. Germany France Canada U.S. Japan South Sweden Finland Korea

III

ICT R&D in the major industrial countries

ICT R&D intensity measured by the ratio of ICT R&D to GDP is more than 2-3 times lower in Europe than in the United States and Japan
Ratio of total ICT R&D spending to GDP (%)
0.87%

0.83% 0.69%

0.86%

0.83%

0.84%

0.84%

0.84%

0.69% 0.64% 0.62% 0.60% 0.57% 0.56%

The same findings are true of the ratio of ICT R&D to GDP, but here the EU25/U.S. ratio exceeds 1:2, and the EU25/Japan ratio exceeds 1:3.
U.S. Japan Europe

0.32%

0.33% 0.27% 0.25% 0.26% 0.27% 0.25%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

We also note that the ratio is declining both in the U.S. and Europe: in 2000-2006, the intensity measured by the ratio fell 18.8% in the U.S. and 21.8% in Europe. Only Japan is maintaining a high level at 0.84%. Here as well, we find an extreme variability for the ICT R&D/GDP ratio among the nine countries studied, including in the EU25. The EU25 average is a weak 0.26%, whereas Finland (1.65%) and Sweden (1.05%) are among the three countries scoring above 1%.

Ratio of total ICT R&D spending to GDP
1.65% 1.30% 1.05% 0.84% 0.60% 0.52% 0.41% 0.40% 0.28% 0.26%

Finland

South Sweden Japan Korea

U.S.

Canada France Germany U.K.

EU25

2004 data

3 – The ICT R&D intensity gap in Europe’s disfavour is wider than the gap in total R&D
The gap between the U.S., Europe, and Japan is distinctly wider for ICT R&D than for total R&D. The intensity gap (measured by spending per capita) for total R&D is 1:2 in favour of the U.S., but 1:3.7 specifically for ICT R&D. The gap between Europe and Japan is similar, albeit slightly narrower.

IV

ICT R&D in the major industrial countries

4 – The “European lag” in ICT R&D is increasing
ICT R&D investment gap
4.8 6.0 -0.6
2000 2001 2002

(PPP$ billion)

-2.8
2003

-1.4
2004

-1.4
2005

-2.2
2006

U.S./EU15 gap Japan/EU15 gap

The gap between U.S. and European ICT R&D investment is widening. In absolute-value terms, it has grown from -$35 billion to -$39 billion. The absolute-value gap with Japan, which was still positive in Europe’s favour at PPP$6 billion in 2001, turned negative in 2002 and is estimated at -PPP$2.2 billion for 2006.

-35

-35 -38 -41 -39 -39 -39

5 – ICTs are the only R&D sector in which Europe displays such a negative gap with the other major economies
EU25/U.S. R&D investment gap, by sector (2004, PPP$ billion)
39

In no other technologyoriented R&D sector is the gap so negative, despite the fact that ICTs are “empowering technologies” that determine performance in all economic sectors. Interestingly, apart from aerospace, this ranking of the “R&D balance” is a rather accurate reflection of the EU25/U.S. trade balance.

9.86 2.8
Aerospace and defense

Automotive Chemicals ICTs

0.55
Oil industry Pharmaceuticals

-4.2

-1.26

6 – The erosion of EU25 and U.S. relative shares of total ICT R&D investment is benefiting Japan and non-OECD countries
Relative share of ICT R&D in 9 countries studied
50.8 46.5

20.6 22.3

24.2

20.9

2000 2006

The EU25 and U.S. relative shares of total ICT R&D investment fell 1.3 points and 4.3 points respectively. On this criterion, Japan registered a mild increase. This concerns only the relative share among the nine OECD countries studied. The decline would be much steeper if measured against global ICT R&D investment, as India and China are benefiting from the erosion in the developed countries’ relative positions.

U.S.

Japan

EU25

V

ICT R&D in the major industrial countries

7 – European firms self-finance less ICT R&D than their U.S. and Japanese counterparts
In the three economic subsets of the “triad,” self-financing by ICT firms still accounts for more than 80% of total ICT R&D investment (in 2003: 78.7% in the U.S., 84.7% in the EU25, and 90.7% in Japan). Because of its share in total funding, private financing of ICT R&D is the chief determinant of total ICT R&D in absolute-value and annual-growth terms.
Total business ICT R&D investment (PPP$ billion)

58

59 56 55 55 55 56 U.S. Japan EU25 28 31 30 25 31 23 31 26 32 27 31 27

27 28

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

As with total ICT R&D funding, these absolute values encompass high disparities in the relative intensity of firms’ ICT R&D spending, whether measured against GDP or against the country’s population. There is a wide intensity gap between spending by EU25 firms and by their Japanese and U.S. counterparts. As a share of GDP, European firms spend less than half on ICT R&D than their Japanese and U.S. rivals. On a per-capita basis, they spend about three times less.

Relative intensity of business ICT R&D U.S.
Ratio of business ICT R&D to GDP Business ICT R&D per capita (PPP$)

2000
0.69% 212

2001
0.69% 215

2002
0.64% 200

2003
0.62% 194

2004
0.60% 193

2005
0.57% 194

2006
0.56% 195

Japan
Ratio of business ICT R&D to GDP Business ICT R&D per capita (PPP$)

2000
0.64% 199

2001
0.67% 208

2002
0.71% 218

2003
0.74% 216

2004
0.76% 225

2005
0.73% 238

2006
0.68% 243

EU25
Ratio of business ICT R&D to GDP Business ICT R&D per capita (PPP$)

2000
0.24% 75

2001
0.24% 81

2002
0.26% 66

2003
0.26% 60

2004
0.26% 67

2005
0.25% 72

2006
0.22% 72

VI

ICT R&D in the major industrial countries

8 – Measuring the ICT share of developed countries’ industrial structures
2003 data

(A) ICT R&D share of total business R&D

Finland S. Korea Japan Canada France U.S. Sweden Germany U.K. EU25

(B) ICT-sector value added as % of total business value added 62% 14.9% 56% 13.2% 35% 7.58% 35% 7.61% 32% 8.5% 31% 10.47% 31% 9.0% 20% 6.93% 20% 10.8% 19% 8.0%

The table opposite shows the ICT share of the developed countries’ industrial structures. The ratio of ICT firms’ R&D to total business R&D in all sectors accordingly varies within a range of about 3:1 between countries that are very heavily ICT-oriented (Finland, South Korea) and regions and countries (such as the EU25 and Germany) in which the parameter is smaller than or equal to 20%. Note that this ranking is only partly reflected in parameter B, “ICTsector value added as % of total business value added.”

Note: for parameter B, the latest OECD data cover 2003, which is why the comparison concerns that year
ICT R&D as % of total business R&D (2003)
62% 56% 35% 35% 32%

31%

31% 20% 20% 19%

Finland

South Korea

Japan

Canada

France

U.S.

Sweden Germany

U.K.

EU25

9 – Public funding of business ICT R&D is four times greater in the United States than in Europe
Public funding of business ICT R&D
(PPP$ million)

8,510 6,904 6,213 5,641 5,764 5,196 U.S. EU25 7,106

2,210

2,371

2,212

2,006

2,252

2,399

2,453

One of the main determinants of the U.S./EU25 gap is the size of public funding of business ICT R&D, a large share of which is included in defence spending. The Defence R&D budget has always been a key contributor to the U.S. R&D effort, particularly in ICTs. But the phenomenon has sharply intensified in recent years.

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

VII

ICT R&D in the major industrial countries

However, the fact that Japan holds strong positions without massive public funding of privatesector R&D shows that the “American model” is only one of several possible scenarios for private/public interaction, shaped by the country’s military-power requirements.
U.S.: change in public ICT R&D spending mix
($ million)
Non-defence ICT R&D funds ICT research on defence budget ICT development on defence budget

1,810 1,909 1,662 1,476 1,270 735 1,590 814 9,913 8,795 7,571 6,277 6,212 10,578 912 1,171 1,350 1,213

1,810 1,380

10,549

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

10 – Public funding of ICT R&D: Europe’s better performance does not alter the basic findings
Public funding of ICT R&D (PPP$ billion)

13.7 13.0 11.6 10.0 8.3 8.6

13.7

U.S. Japan EU25

3.9 2.2 2.4

4.2 2.6

4.5 2.7

4.5 3.0

4.6 3.1

4.7 3.3

4.8

The shifts in public funding of ICT R&D alter the ranking by total ICT R&D investment. Because of the small volume of public research spending on industry-oriented technologies (excluding space), Japan has clearly slipped to third place here. But Europe has been largely outpaced, its gap with the U.S. widening by 104% between 2000 and 2006 despite the comparable size of the two economies.

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

11 – The leverage effect of public ICT R&D funding on private funding in Europe is comparatively inadequate, except in Finland and Sweden
The gap in public ICT R&D funding is smaller than the gap in private-sector investment. However, if we view public spending as a lever that stimulates private investment, we find that $1 of public funding is matched by $9.70 of private investment in Japan, $4.20 in the United States, and $5.50 in France and the EU25. But the last two values, despite their closeness, reflect contrasting situations. Japan’s performance is due to its substantial private R&D, whereas its public ICT R&D funding is relatively modest, on the same order of magnitude as that of the EU25. The U.S. value is low because of the high volume of public ICT R&D funding. By contrast, the $5.50 figure for the EU25 and France is due not so much to heavy public funding as to the relative weakness of private-sector R&D.

VIII

ICT R&D in the major industrial countries

Ratio of private funding to public funding for ICT R&D (2004)
14.4 14.4 13.4 12.0 9.7 8.2 5.5 5.5 4.5 4.2

Japan GermanyEU25 France U.K. Canada Sweden Finland South Korea

U.S.

12 – ICT R&D funding on civil budgets is twice as high in Europe as in the United States, but ICT R&D funding on defence budgets is ten times greater in the United States than in Europe
Funding for ICT R&D on civil budgets (PPP$ million)
3,326 3,399 2,604 2,807 3,463 2,947 3,463 3,095 9,966 8,483 1,909 1,590 1,270 1,476 1,662 U.S. 1,810 1,810 Japan EU25 7,012 7,026 U.S. Japan EU25 11,126

Funding for ICT R&D on defence budgets
(PPP$ million)

3,314 2,861 2,112 3,032 2,321 2,453

11,928

11,929

1,069 114 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2000

1,119 1,199 128 129 2001 2002

1,196 1,222 137 147 2003 2004

1,245 155 2005

1,245 162 2006

13 – A wide variety of ICT R&D profiles among the nine countries studied
Absolute leaders: these are, of course, Japan and the United States. The latter accounts for about 45% of total ICT R&D investment by the nine countries studied, a decrease of nearly 4.3 points in the period. In contrast, Japan’s relative share has remained nearly stable. Europe’s share has been declining as well.

Change in each country’s relative share of ICT R&D (%)

2000

0.60 0.50 0.40 0.30 0.20 0.10 U.S. Japan S. Korea Germany France Canada U.K. Finland Sweden

2001 2002, 2003 2004 2005 2006

EU25

IX

ICT R&D in the major industrial countries

The rest of the pack includes all the countries with relative shares of less than 10% among the nine countries studied. Their profiles, however, are not uniform. France, Sweden, the United Kingdom, and Canada are experiencing a decline in their relative shares of total ICT R&D. Finland’s share is stable at 1.55%, a level that exceeds the country’s weight in the global economy. Germany’s share has edged up 0.03%, apparently thanks to R&D in “embedded IT”—an area of German excellence.

14 – Contrasting public policies for ICT R&D
Public ICT R&D funding rose an average 56% in the period 2000-2006 in the nine countries studied, but only 24% in the EU25. In some of these countries (including France, the United States, the United Kingdom, and the EU25 collectively) there was a discrepancy between the increase in State-funded R&D and that of private financing of R&D. Countries within the average: Apart from the “proactives” (see below), only France, the United Kingdom, and Japan converge toward the nine-country average (56% growth) with a deviation of less than 10 points. Lagging group: The other countries—including Germany (11% growth) but also the EU25 in the aggregate—lag behind this average growth in public ICT R&D spending.

Index for public funding of ICT R&D
2000 U.S. Japan Germany France U.K. S. Korea Canada Finland Sweden Total EU25
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
104 110 101 112 113 114 100 103 101 106 106

2002
120 116 105 120 130 128 104 109 129 119 115

2003
140 123 107 127 131 136 109 111 155 133 115

2004
157 133 109 130 129 147 113 119 154 145 118

2005
164 139 110 139 149 167 121 126 162 153 120

2006
167 146 111 145 152 184 124 133 169 156 124

Proactive group: these countries post above-average growth in public ICT R&D funding. This small group includes South Korea (84% growth), Sweden (69% growth), and the United States (64% growth).

15 - European public policies in ICT R&D are less directed toward firms
The varying intensity of public policies for ICT R&D funding is also measured by State support for corporate R&D. In absolute-value terms, the United States ranks at the top, far ahead of South Korea, France, and Germany. But there is a radical divergence in the index profiles of the United States, South Korea, Finland and Sweden—whose public ICT R&D funding of firms grew more than 20% during the period—and all the other countries (including France), whose support for private-sector R&D remained more or less stable. While in some countries, such as France and Canada, public funding broadly reflects a proactive policy, the main beneficiaries have been public research agencies.

X

ICT R&D in the major industrial countries

Public funding of business ICT R&D
PPP$ million

2000 U.S. Japan Germany South Korea France Canada U.K. Sweden Finland Total EU25
5,641 434 487 499 623 125 404 101 69 8,382 2,210

2001
5,764 374 544 717 686 155 441 103 71 8,855 2,371

2002
5,196 420 497 589 736 137 349 113 73 8,109 2,212

2003
6,213 389 480 542 673 127 554 117 77 9,172 2,006

2004
6,904 378 499 566 679 131 475 125 81 9,838 2,252

2005
7,106 399 518 581 673 132 474 127 82 10,092 2,399

2006
8,510 407 533 603 680 142 479 129 84 11,567 2,453

Index for public funding of business ICT R&D 2000 U.S. Japan Germany S. Korea France Canada U.K. Sweden Finland Total EU25
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
102 86 112 144 110 124 109 102 103 106 107

2002
92 97 102 118 118 110 86 112 105 97 100

2003
110 90 99 109 108 102 137 116 112 109 91

2004
122 87 102 113 109 105 118 124 118 117 102

2005
126 92 106 117 108 106 117 126 119 120 109

2006
151 94 109 121 109 114 119 128 122 138 111

XI

ICT R&D in the major industrial countries

16 – New trends since earlier studies
By consolidating the 2000-2004 figures and extending the series through more reliable estimates for 2005-2006, we can draw the following conclusions: Countries such as South Korea, Finland, and Sweden are consistently pursuing highly proactive policies, as regards both public and private funding, to specialise their R&D in ICTs. Driven by this decade-long momentum, South Korea, during the period studied, became the third largest contributor to total ICT R&D among the nine countries examined—behind the United States and Japan. However, ICT R&D spending by South Korean firms, while very robust, is growing more slowly than allindustry corporate R&D spending. ICT R&D is no longer the single driver of the country’s overall R&D growth. In 2003, some leading developed economies with a historical ICT R&D tradition (France, United Kingdom, and Japan) seemed to slip far below the average ICT R&D growth recorded for all the other countries. Now, they appear to be rebounding back to the average growth rate since 2003. But this positive trend is chiefly fuelled by public funding, whereas the intensity of private-sector ICT R&D has remained persistently low. The United Kingdom—largely thanks to a targeted public policy—has moved from the “lagging” group to the “proactive” group. In the two previous editions of our study, Germany registered a decline in its relative share of total ICT R&D volume. Today, on the basis of the 2006 revision, it appears to be recovering. We may assume that this is probably due to the ramp-up of R&D on “embedded” ICTs, i.e., incorporated into non-ICT manufactured products such as automobiles, aircraft, and machine-tools. The highlight of the period studied is, however, the very clear trend reversal in the funding of inhouse ICT R&D by U.S. firms: in the past three years, their funding has been trending down by an annual 2% in real terms, i.e., a near-stagnation in current $. By contrast, U.S. public funding of ICT R&D, primarily out of defence budgets (85%), remains on a robust growth path. This new divergence between the growth paths of public funding and private funding has significantly altered the structure of total U.S. funding for ICT domestic R&D expenditures, with an increase in the public-funding share from 12.3% to 19.3%. The U.S. is the only country studied to experience such a shift. The U.S. also recorded an abrupt slump in the ratio of in-house ICT R&D to GDP. This intensity indicator declined from 0.69% to 0.56% during the period. The intensity of allindustry R&D did not follow the same pattern. Today, ICT R&D is no longer the main engine of allindustry R&D spending in the U.S. A new development is the significant erosion of the U.S. and EU25 relative shares of privatesector ICT R&D funding in the nine countries studied. This is especially true of the United States, which lost 4.3 points of relative share between 2000 and 2006. The decline in the U.S. and EU25 relative shares would probably be even steeper if the reference universe—including countries such as India and China—were more closely adjusted to the actual profile of the global economy (see below). Meanwhile, public ICT R&D funding of U.S. firms rose 104%. The figures may capture a dual pattern in U.S. firms’ ICT R&D budgets: on the one hand, “regular,” non-strategic R&D that can be easily outsourced or relocated; on the other hand, strategic, long-term R&D (massively parallel architectures, signal processing, bioinformatics, optronics, etc.) largely financed through public procurement and defence contracts. However OECD data and other sources examined provide no evidence that the R&D ramp-up in non-OECD countries (see below) is paralleled by a “loss of substance” for the developed economies’ R&D potential—quite the contrary. The growth in R&D among the main non-OECD countries is therefore only one facet of the internationalisation of R&D activities. The OECD report emphasises that:
XII

ICT R&D in the major industrial countries

"Current R&D internationalisation has three distinguishing characteristics: it is taking place at a much faster pace, it is spreading to an increasing number of countries, including developing countries, and it involves R&D that extends beyond adapting technology to local conditions. The last of these phenomena may represent a distinctive new trend in the internationalisation of R&D. In the past, the evidence suggested that major global firms kept their key technology creation activities – as evidenced by R&D and patenting – close to their home bases. Now, however, they seem not only to seek to exploit knowledge generated at home in other countries, but also to tap into worldwide centers of knowledge. This implies genuinely international sourcing of knowledge."

It is therefore inappropriate, when discussing ICT R&D, to use the term “relocation” in its ordinary sense: the brisk growth of R&D activities in the non-OECD countries reflects the following: 1) more than a transfer of resources and activities, a determination by firms to redefine the “global distribution” of their R&D programmes (by, among other things, entering markets that offer high potential); 2) the determination to tap an abundant intellectual workforce that is cheap, perfectly trained, and available in the country, even as human resources available in the developed countries have become scarcer and more expensive. Rather than a relocation, we are witnessing a globalisation of R&D activities in general—and ICT R&D activities in particular—aimed at tapping the strong competencies and resources of science workers in countries such as India and China (but the spectrum of countries concerned is not confined to these two).

XIII

ICT R&D in the major industrial countries

A test estimate of ICT R&D by firms in the main non-OECD countries yields the figures reported in the table below (2005 data):
Series 1 China India Brazil Russia Taiwan Israel Singapore Total 1 Current $ billion 38.7 10.7 7.3 3.9 4.9 2.3 1.3 69.1 Series 2 U.S. Japan S. Korea Germany France Canada U.K. Sweden Finland Total 2 EU25 PPP$ billion 54.9 28.6 11.5 8.2 6.3 4.9 4.3 2.7 2.4 123.8 25.6 Current $ billion 54.9 34.1 16 7.8 5.7 4.8 5.1 3.63 2.31 132 22.1

Source: Battelle Institute for non-OECD countries (series 1), OECD for the others (series 2); OECD data for country-bycountry conversion of PPP$ billion into current $ billion

From these figures, we can deduce—with a small margin of error—that: ICT R&D by the seven non-OECD countries in series 1 accounts for over one-half of the in-house ICT R&D in the nine countries in series 2, which represent over 90% of the developed countries’ R&D; a country such as China has an ICT R&D sector that already exceeds its Japanese counterpart and would promote the country to the second world rank; a country such as India, with ICT R&D of about $10 billion, is already ahead of all the European countries and posts a figure equal to half of total EU25 spending; a country such as Taiwan weighs as much as Canada; a country such as Israel weighs as much as Finland, despite the latter’s exceptionally high ICT R&D spending.

XIV

RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT EN SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION DANS LES GRANDS PAYS INDUSTRIELS ANALYSE STATISTIQUE DES INVESTISSEMENTS EN R&D VOLUME 1 : SYNTHESE DES DONNEES ET ANALYSE AU NIVEAU DES 9 PAYS OCDE

Canada, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Union européenne
dont Allemagne, Finlande, France, Royaume-Uni, Suède Pays non OCDE

Février 2007

Étude réalisée pour le Ministère de l'Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

par le Groupement Français de l'Industrie de l'Information (GFII) avec la collaboration de M.V. Études et Conseil

2

RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT EN SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION DANS LES GRANDS PAYS INDUSTRIELS ANALYSE STATISTIQUE DES INVESTISSEMENTS

Canada, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Union européenne
dont Allemagne, Finlande, France, Royaume-Uni, Suède – Pays non OCDE

Février 2007 3

4

Sommaire

INTRODUCTION...................................................................................................................... 7 1. SYNTHESE DES DONNEES AU NIVEAU DES GRANDES ZONES ECONOMIQUES DE LA "TRIADE" : ETATS-UNIS, JAPON, EUROPE DES 25........ 15 1.1. UNE FORTE DIFFERENCE D'INTENSITE DE LA R&D STIC ENTRE EUROPE, JAPON ET ETATSUNIS ........................................................................................................................................ 17 1.2. UNE DIFFERENCE PLUS MARQUEE S'AGISSANT DE LA R&D STIC QUE DE LA DEPENSE INTERIEURE DE R&D (DIRD) DANS SON ENSEMBLE ............................................................... 18 1.3. UNE TENDANCE A L'ACCROISSEMENT DU "DECROCHAGE" EUROPEEN ............................... 20 1.4. LA STRUCTURE DES FINANCEMENTS EN PART RELATIVE N'EST PAS LA VARIABLE EXPLICATIVE ........................................................................................................................... 22 1.5. LE FINANCEMENT DE LA R&D STIC PAR LES ENTREPRISES.............................................. 24 1.6. LES FINANCEMENTS PUBLICS DE R&D ATTRIBUES AUX ENTREPRISES .............................. 31 1.7. L’EVOLUTION DES CREDITS PUBLICS DE R&D ALLOUES AU SECTEUR DES STIC : ETATSUNIS, JAPON, EUROPE DES 25.................................................................................................. 34 1.8. LES CREDITS PUBLICS DE R&D STIC SUR BUDGET DEFENSE : UN FACTEUR ESSENTIEL DES VOLUMES DE R&D STIC SUR FONDS PUBLICS ......................................................................... 38 2. COMPARAISONS AU NIVEAU DES 9 PAYS ................................................................ 41 2.1. UNE PREPONDERANCE DURABLE DES ETATS-UNIS ET DU JAPON, UNE MONTEE EN PUISSANCE DE LA COREE, UN DECLIN RELATIF DE L’EUROPE .................................................. 43 2.2. DES ECONOMIES OU L’INTENSITE DE R&D STIC EST TRES VARIABLE .............................. 45 2.3. UN FACTEUR EXPLICATIF ESSENTIEL : LA R&D STIC SUR FONDS PRIVES......................... 46 2.4. DES FINANCEMENTS PUBLICS DE LA R&D STIC TRADUISANT DES POLITIQUES PLUS OU MOINS VOLONTARISTES, ET PLUS OU MOINS EN PRISE AVEC LES REALITES INDUSTRIELLES LOCALES.................................................................................................................................. 48 2.5. LES CREDITS PUBLICS DE R&D STIC BENEFICIANT AUX ENTREPRISES ............................. 51 INDEX DES INDICATEURS ................................................................................................. 53 INDEX DES TABLEAUX ....................................................................................................... 54

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6

Introduction

7

8

Le présent rapport – et le volume d'annexes qui l'accompagne – constitue l’actualisation de la version de novembre 2005 de l'étude "Recherche et développement en sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) dans les grands pays industriels : analyse statistique des investissements, aspects réglementaires et fiscaux, indicateurs de compétitivité". Cette précédente édition était elle-même l’actualisation d’une étude réalisée pour le CSTI (Conseil Stratégique des Technologies de l’Information) en 2003 .

L'objectif de cette consolidation du socle statistique par actualisation récurrente est triple :

1) disposer d'une estimation aussi large mais aussi fine et aussi à jour que possible des volumes et des tendances de l'investissement, tant public que privé, en R&D STIC dans les grands pays industrialisés ;

2) consolider la méthodologie mise au point les années précédentes pour estimer aussi finement que possible les investissements en R&D STIC. Rappelons que la constitution - à partir des séries publiées par les appareils statistiques nationaux ou internationaux - séries qui ne sont pas conçues pour alimenter ce type de réflexion - d'une base de données comparative à couverture géographique large (9 pays traités) sur l'investissement en R&D STIC pose des problèmes méthodologiques redoutables. Des données fiables ne peuvent résulter que d'un processus itératif reflété par les 2 études précédentes. Cette itération a visé à cerner progressivement les difficultés méthodologiques et à affiner les hypothèses permettant de réduire l'incertitude sur les estimations raisonnées sur lesquelles se fondent nos analyses. En aucun cas, en effet, les données chiffrées présentées dans ce rapport ne sauraient être confondues avec une mesure statistique directe (procédant par exemple par enquête sur échantillon). Même, et surtout là où elles prennent la forme de grandeurs concrètes (unités monétaires essentiellement), les données proposées dans ce rapport ne sont des mesures directes mais des indicateurs – même s’ils répondent bien sûr à toutes les exigences qui garantissent que ces indicateurs ont un sens en termes d’ « outil d’intelligibilité » et de support d’analyse.

Ces données chiffrées sont en effet entièrement construites, faute d'autre approche possible, sur un "jeu d'hypothèses", à partir d'un socle statistique préexistant : celui du corpus de données sur la R&D élaboré par l'OCDE et par ses pays membres dans un cadre méthodologique normalisé. L'objectif implicite de la présente étude a été de réduire l'incertitude affectant les données "indicateur" : il semble qu'au terme de cet effort, l'incertitude résiduelle soit de l'ordre 9

de 15% sur les grandeurs affichées. Ayant toutefois un impact de même sens et de même amplitude relative pour tous les pays traités, cette incertitude n'affecte cependant ni les hiérarchies entre pays, ni les tendances observées sur une période de 7 ans (2000-2006).

Une illustration simple de cette complexité méthodologique peut être donnée au travers de la question du périmètre de l'étude : qu'entend-on par "Sciences et technologies de l'information et de la communication" secteur dont on prétend mesurer l'investissement en R&D ? La seule définition internationale normalisée est celle arrêtée dans une série de travaux de l'OCDE et qui définit le secteur des STIC à partir de 5 codes d'activités empruntés à la classification internationale d'activité ISIC/CITI3 élaborée par l'ONU. Précisément, ces activités constitutives du secteur des STIC au sens de l'OCDE sont : - Division: 30 - Fabrication de machines de bureau, de machines comptables et de matériels de traitement de l'information, - Division: 32 - Fabrication d'équipements et appareils de radio, télévision et communication, - Division: 33 - Fabrication d'instruments médicaux, de précision et d'optique et d'horlogerie, - Division: 72 - Activités informatiques et activités rattachées - Division: 64 - Postes et télécommunications, groupe 642 – Télécommunications.

Les trois premiers items relèvent principalement des industries manufacturières, les deux derniers des services.

Ces codes et leurs subdivisions sont loin de dessiner conceptuellement un périmètre qui épouserait fidèlement les contours du champ des STIC dans son ensemble tel qu’il se dessine aujourd’hui, et par voie de conséquence l’étendue de la R&D qui relève de ce champ. Certains secteurs de la R&D STIC, en particulier tout ce qui touche aux applications de contrôle numérique "embarquées", sont exclus du champ de la définition OCDE. De même, la R&D logicielle lorsqu'elle n'est pas exécutée par les SSII spécialisées, la R&D des éditeurs de progiciels (sauf dans le cas américain), les activités de R&D STIC des bureaux d'études indépendants ne sont pas comptabilisées dans notre approche en raison des limites inhérentes à la définition OCDE. Quelles que soient les limites évidentes de cette définition, on se vouerait toutefois à l'échec en s'éloignant de ce périmètre : sans un enracinement constant dans un socle statistique comparatif éprouvé (celui des séries "R&D" de l’OCDE en l'occurrence) une étude

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de ce type n’a aucune chance d’aboutir tant les pièges méthodologiques des comparaisons statistiques internationales sont redoutables.

Plus d'ailleurs que la question de la définition du domaine des STIC définissant le périmètre de l'étude, la véritable difficulté méthodologique de ce chantier intellectuel s'est révélé être la difficile "réconciliation" au sein d'un même cadre d'analyse des séries relatives à la DIRDE (dépense intérieure de R&D des entreprises) reconductibles à une nomenclature d'activités (aussi insatisfaisante soit-elle) et des séries relatives aux financements publics qui ne sont aujourd'hui ventilés que dans le cadre d'objectifs socio-économiques larges (défense, environnement, énergie, etc.). En aucune façon, les séries statistiques nationales ou internationales disponibles aujourd'hui ne permettent de résoudre directement cette contradiction. L'un des paradoxes mis à jour par l’étude est que, alors que les statistiques visent - c'est là l'étymologie même du mot – à nourrir une réflexion sur les politiques optimales à mener dans un secteur particulier (ici le soutien aux STIC) l'analyse statistique des crédits publics de R&D dispose de cadres encore moins adaptés que les statistiques relatives aux financements privés de R&D. On verra en plusieurs endroits de la note méthodologique détaillée qui a été inclue dans le présent rapport (cf. volume d’annexes) que l’amélioration des instruments de mesure statistique de la R&D et de l’innovation en général, et de la R&D STIC en particulier, (amélioration souvent souhaitée par les organismes statistiques eux-mêmes), se heurte à des contraintes opérationnelles – mais aussi politiques - non négligeables qu’une démarche ponctuelle et isolée ne saurait surmonter.

On notera enfin que dans notre étude, les valeurs exprimées par une unité monétaire le sont en dollars PPA (à Parité de Pouvoir d’Achat). Il est en effet indispensable pour établir des comparaisons internationales de ne pas se référer à une unité en monnaie courante ($ ou €), mais de prendre en compte – au travers d’une approche en parité de pouvoir d’achat (PPA) – la force réelle d’une monnaie. Il serait idéalement souhaitable de se référer à des données en monnaie constante (pour que les comparaisons ne soient pas affectées par un différentiel d’inflation) ou retraitées pour neutraliser les effets de change. Cela n’a pas été fait ici en raison de la complexité de ces retraitements. La plupart des séries statistiques comparatives OCDE

11

sont d’ailleurs libellées en $ PPA, cette mesure étant considérée comme suffisamment fiable pour établir des comparaisons solides. S’agissant d’une étude destinée à un public français et européen, le lecteur exigeant fera remarquer que des valeurs monétaires exprimées en euro PPA eussent été préférables. Il n’a pas été possible d’aller dans cette voie car, à notre connaissance, Eurostat ne publie pas, pour des séries statistiques longues (les nôtres couvrent la période 2000-2006) et dans un cadre géographique large (qui, par exemple, prendrait en compte des pays comme la Corée du Sud et le Canada traités dans notre étude), de tableaux de correspondance permettant de passer d’une donnée exprimée en monnaie courante quelle qu’elle soit, à une donnée en € PPA. Les tables de conversion en $ PPA établies par l’OCDE depuis de longues années et pour plus de 25 pays sont donc l’unique point d’appui possible s’agissant d’exprimer des données à parité de pouvoir d’achat.

L’étude publiée en octobre 2003 comportait un volet sur les incitations fiscales à la R&D en général, et à la R&D STIC en particulier. L’actualisation de cette partie ne faisait pas partie du programme des versions 2005 et 2006. Pourtant le tableau général des incitations fiscales est en constante évolution : le cas français en est un exemple, avec la modification profonde en 2004 des règles du crédit d’impôt en faveur de la R&D des entreprises. Or il faut rappeler que le crédit d’impôt et ses variantes constituent dans certains cas une modalité importante de l’effort public en faveur de la R&D STIC : en 2003 nous avions estimé que cette aide publique indirecte qu’est la défiscalisation représentait plus d’un tiers des financements budgétaires directs dans la R&D STIC aux Etats-Unis, plus de 43% de ceux-ci au Canada. On gardera donc présent à l’esprit, en lisant cette étude, que la mesure des investissements directs dans la R&D STIC n’est qu’une mesure approchée de l’effort global d’une nation en faveur de cette R&D. On avait toutefois noté en 2003, et ce constat est toujours vrai en 2005, que l’incitation fiscale amplifie les différences de performances des différents pays développés en matière de soutien public à la R&D (documenté dans la présente étude) et ne les réduit jamais. La plupart des constats formulés ici sont donc valides, même en l’absence d’une actualisation de la partie « Cadre fiscal et réglementaire » de l’étude publiée en octobre 2003.

Deux facteurs importants mais de sens contraire affectent les données présentées dans cette étude :

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-

le premier est purement méthodologique. L’appareil statistique de l’OCDE qui sert de point départ à nos évaluations est en constante évolution. Alors que les statistiques publiées en 2003 ne permettaient d’apprécier que très grossièrement la R&D des activités de service (sauf pour les Etats-Unis et la France), les séries publiées en 2005 et 2006 permettent d’affiner l’analyse de ce compartiment. Il en résulte parfois, et pour certains pays (Japon, Royaume-Uni) une revalorisation de l’effort de R&D STIC ;

-

le second est lié à un facteur structurel. Depuis 2000, on assiste pour les entreprises globales et tout particulièrement les entreprises anglo-saxonnes, à une localisation des activités de R&D vers des pays (Inde, Chine) à plus faible coût de main-d’œuvre intellectuelle. Les entreprises du secteur des TIC sont à la pointe de cette démarche d’internationalisation de leur R&D. Celle-ci a pour conséquence que la R&D STIC de ces entreprises est plus difficilement cernable au travers des séries de l’OCDE. En effet la DIRDE (Dépense intérieure de R&D des entreprises) sur laquelle nous nous appuyons (cf. note méthodologique) pour évaluer la R&D STIC financée par les entreprises est tout d’abord une donnée « en exécution » et comme son nom l’indique une mesure relative à l’effort de R&D ans le périmètre d’un pays donné. Il s’ensuit une sous-estimation des financements de R&D des entreprises lorsqu’une part significative de leurs activités de recherche est réalisée à l’étranger. Certes cette R&D financée par les entreprises et exécutée dans un pays tiers devrait se retrouver dans la statistique OCDE relative au pays d’exécution sous le vocale « DIRD exécutées par les entreprises et financées par l’étranger ». Mais d’une part il n’est pas possible en l’état actuel des statistiques d’analyser ce poste de façon à réaffecter dans la R&D financée par les entreprises d’un pays donné la part qui leur revient ; et d’autre part les pays où ces R&D délocalisées sont exécutées (Inde, Chine, Taïwan, Singapour, Israël.) échappent encore au cadre d’élaboration des statistiques OCDE. Ce facteur de délocalisation de la R&D, qui a vocation à s’amplifier peut avoir potentiellement une influence non négligeable sur nos données ; il est certainement déterminant dans la tendance négative (sur un rythme de 2% l’an) observée dans la présente étude et affectant les volumes de R&D des entreprises américaines.

Quoi qu'il en soit de ses limites, ce rapport pose des questions, déjà formulées en 2003 et 2005, et qui mériteraient d'être approfondies. On n'en relèvera ici que quelques-unes :

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- Quelles sont les conséquences à terme – conséquences économiques, géopolitiques et sociétales - de la prépondérance écrasante et croissante des Etats-Unis dans la R&D STIC ? - L'Europe aujourd'hui distancée, alors que son potentiel humain la désigne comme une "grande puissance" virtuelle en matière de R&D STIC, peut-elle à l'échelon d'une économie continentale, intégrer ses efforts dispersés de R&D dans un projet industriel porteur, comme ont réussi à le faire des pays aussi différents que la Finlande et la Corée ? - L'équilibre non optimal constaté en Europe – et en France tout particulièrement - entre financements publics et financements privés est-il susceptible d'être amélioré et si oui au travers de quels leviers ? - Quelles politiques faisant un usage économe de la ressource budgétaire et misant sur une panoplie de soutiens directs et indirects, sont susceptibles en France et en Europe d'amorcer une spirale vertueuse où l'effort présent de R&D dans le domaine des STIC serait le garant des parts de marché et de l'autonomie géopolitique de demain ?

Cette étude ne prétend pas répondre à ces questions, mais simplement les poser. Et les poser sur la base de diagnostics fondés sur des données qui rendent raisonnablement compte des ordres de grandeur et des tendances, dans un cadre comparatif international. Notre objectif serait atteint si cette étude stimulait le large débat qu'appellent ses conclusions, au-delà des querelles de chiffres, mais en faisant des chiffres un apport essentiel à ce débat.

14

1. Synthèse des données au niveau des grandes zones économiques de la "triade" : Etats-Unis, Japon, Europe des 25

15

16

1.1. Une forte différence d'intensité de la R&D STIC entre Europe, Japon et Etats-Unis
Un constat important formulé lors des précédentes études demeure plus que jamais d’actualité : quel que soit le paramètre utilisé pour mesurer l'intensité de la recherche-développement STIC, le différentiel entre l'Europe des 25 et les deux autres grandes zones économiques de la triade (Japon, Etats-Unis) est nettement marqué et oppose d'un côté l'Europe, où cette intensité est relativement faible, et d'autre part le Japon et les Etats-Unis, où les niveaux d'intensité de la R&D STIC sont comparables. En valeur absolue, (cf. ci-dessous tableau 1.1 et graphique 1.1) le montant de l'investissement total en R&D STIC réalisé sur le territoire américain (70,8 milliards $ PPA en 2005) représente 2,2 fois celui constaté en Europe des 25 (31,9 milliards de $ PPA en 2005). De plus, alors que l’Europe devançait légèrement le Japon jusqu’en 2001, l’Europe se retrouve désormais derrière le Japon (avec un différentiel de l’ordre de 3 Md $ PPA) s’agissant du volume global de R&D STIC. Le différentiel entre Europe d’une part et Etats-Unis et Japon d’autre part est également très net si l'on prend en compte deux paramètres d'intensité relative de la R&D STIC. Ainsi, la comparaison du ratio "Dépense totale R&D STIC/PIB" (cf. infra graphique 1.2) fait apparaître un déficit d'intensité très marqué au détriment de l'Europe des 25 : en 2004 (dernières données non estimatives) ce ratio s'établit à 0,56% pour les Etats-Unis et à 0,84% pour le Japon, alors qu'il n'est que de 0,25% pour l'Europe des 25. Rapporté au PIB, l'effort de R&D STIC aux Etats-Unis et au Japon est donc plus du double de celui consenti en Europe. Ce différentiel a, de plus, tendance à se creuser, puisqu'en 2000 ces mêmes valeurs étaient respectivement de 0,83% pour le Japon, 0,69% pour les Etats-Unis, et de 0,32% pour l'Europe des 25. Ce différentiel d'intensité au détriment de l'Europe des 25 est également très marqué si l'on s'intéresse à l'indicateur "Dépense R&D STIC totale/habitant, en $ PPA" (cf. infra, graphique 1.3) : les Etats-Unis avec 244,6 $ PPA par habitant et le Japon avec 248,7 $ PPA par habitant investissent presque 3 fois plus que l'Europe des 25 (79,6 $ PPA/habitant).

Tableau 1.1 – Total des investissements en R&D STIC (M $ PPA)
2000 2001 69 432 28 779 34 734 2002 67 302 30 146 29 565 2003 67 953 30 132 27 319 2004 69 675 31 635 30 214 2005 70 792 33 389 31 973 2006 71 213 34 150 31 973

Etats-Unis Japon Europe

67 280 27 298 32 069

17

Graphique 1.1 – Investissement total R&D STIC
Investissement total R&D STIC (en Milliards $ PPA)
67 69 67 68 70 71 71

32 27 29

35 30 30 30 27 32 30

33 32

34

32

Etats-Unis Japon Europe

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Graphique 1.2 – Ratio dépense totale R&S STIC / PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB
0,86% 0,87% 0,83% (en %)

0,83% 0,69%

0,84%

0,84%

0,84%

0,69% 0,64% 0,62% 0,60% 0,57%

0,56%

Etats-Unis Japon Europe

0,32%

0,33% 0,27% 0,25% 0,26% 0,27% 0,25%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

1.2. Une différence plus marquée s'agissant de la R&D STIC que de la Dépense Intérieure de R&D (DIRD) dans son ensemble
Certes, une partie de ce différentiel d'intensité de l'investissement dans la R&D STIC reflète le fossé souvent relevé au niveau de l'effort global de R&D entre Etats-Unis, Japon et Europe des 25. Il faut cependant souligner que le fossé entre ces trois zones est beaucoup plus marqué s'agissant du différentiel constaté pour la R&D STIC qu'il ne l'est pour la R&D dans son ensemble (cf. infra tableaux 1.2 et 1.2bis).

18

Graphique 1.3 – Dépense R&D STIC totale/ habitant
Dépense R&D STIC totale / habitant
251,7 216,4 227,5 (en $ PPA)

246,7

241,2238,0

240,9 237,4

244,6 248,7

Etats-Unis Japon Europe 85,5 92,4 78,4 72,2 79,6

2000

2001

2002

2003

2004

Si l'on prend en compte l'indicateur "Dépense intérieure de R&D par habitant", les Etats-Unis dépensaient en 2005 2 fois les sommes investies par habitant en R&D, tous domaines confondus, dans l'Europe des 25. S'agissant de la R&D STIC, les Etats-Unis dépensaient, toujours en 2005, près de 3 fois les sommes investies par habitant en R&D STIC dans l'Europe des 25. En d'autres termes, alors que le différentiel d'intensité (mesuré en dépense par habitant) de la R&D est au niveau global de 1 à 2 en faveur des Etats-Unis, il est de plus de 1 à 3 s'agissant spécifiquement de la R&D STIC.

Le même constat, légèrement atténué, est vrai si l'on prend le Japon comme point de comparaison. S'agissant de la R&D STIC, en 2005, le Japon dépensait par habitant 3,12 fois les sommes investies en R&D STIC dans l'Europe des 25. Tableau 1.2 - DIRD aux Etats-Unis et DIRD au Japon rapportées à la DIRD en Europe des 25
Tableau 1.2 : DIRD aux Etats-Unis et DIRD au Japon rapportées à la DIRD en Europe des 25
(calculées à partir de la dépense DIRD par habitant)

2000
Rapport Etats-Unis/Europe des 25 Rapport Japon/Europe des 25 2,17 2,61

2001
2,10 2,59

2002
2,38 3,21

2003
2,52 3,37

2004
2,29 3,22

2005
2,15 3,17

2006
2,20 3,33

(calculées à partir de la dépense DIRD STIC par habitant)

Tableau 1.3 : DIRD STIC aux Etats-Unis et DIRD STIC au Japon rapportées à la DIRD STIC en Europe des 25 2 000 2,89 2,53 2 001 2,72 2,46 2 002 3,07 3,03 2 003 3,33 3,29 2 004 3,07 3,12 2 005 2,95 3,12 2 006 2,97 3,19

Rapport Etats-Unis/Europe des 25 Rapport Japon/Europe des 25

19

1.3. Une tendance à l'accroissement du "décrochage" européen
Au-delà du simple constat relevant un très net différentiel d'intensité de l'effort de R&D dans le secteur des STIC entre les trois zones de la triade, il faut noter que ce différentiel continue de se creuser, toujours en défaveur de l'Europe sur la période 2000-2006. Ce second constat est illustré par les graphiques 1.4, 1.5 et 1.6 (cf. infra). Avec toutefois ce constat négatif supplémentaire que le décrochage avec le Japon qui n’était pas sensible jusqu’en 2001 est cette fois très net. En valeur absolue, ce différentiel entre Etats-Unis et Europe des 25, s'agissant de la R&D STIC (graphique 1.4) passe sur la période 2000-2006 de 35 à 39 milliards de $ PPA en faveur des Etats-Unis et culmine en 2003 à 41 milliards. Dans la comparaison avec le Japon, le différentiel qui était encore positif au bénéfice de l'Europe jusqu’en 2001 inclus devient négatif dès 2002 et s’affiche en estimation 2005 à -1,4 milliards de $ PPA. L'analyse en valeur indiciaire rend bien compte de cette dégradation de la situation européenne par rapport à celle du Japon : alors qu'au niveau de l'investissement global en R&D (DIRD), tous domaines confondus, les trois zones de la triade enregistrent une évolution globalement similaire, s'agissant de la dépense de R&D STIC, si les Etats-Unis et l’Europe progressent à des rythmes comparables (mais à partir de niveaux en valeur absolue très différents), le Japon poursuit l’accentuation de son effort de R&D dans le domaine des STIC et passe de 100 à l'indice 125. Graphique 1.4 – Différentiel d'investissement R&D STIC
Différentiel d'investissement R&D STIC
4,8 6,0 -0,6 2000 2001 2002 -2,8 2003 -1,4 2004 -1,4 2005 -2,2 2006

(en Milliards $ PPA)

Différentiel Etats-Unis/Europe des 15 Différentiel Japon/Europe des 15

-35

-35 -38 -41 -39 -39 -39

20

Graphique 1.5 – Evolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs
Evolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs

107 100

105

112 110

114115 109

121 119 117

127 125 117

135 128 120

104

103

Etats-Unis Japon Europe

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Graphique 1.6 – Evolution en valeur indiciaire de la DIRD STIC
Evolution en valeur indiciaire de la DIRD STIC
124 108 107 100 103 92 85 112 117 112 104 100 101 94 100 105 106 100 Etats-Unis Japon Europe 126

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

On notera qu’aux Etats-Unis et en Europe, la R&D STIC progresse moins vite que la DIRD tous secteurs confondus alors qu’au Japon cette valeur indiciaire de la progression de la R&D STIC est en phase avec la progression de la DIRD tous domaines confondus. En Europe la R&D STIC est de 35 points inférieure à l’évolution indiciaire de la DIRD dans son ensemble; aux Etats-Unis, de 14 points inférieure. Ce « décrochage » entre la progression de la DIRD globale et la DIRD STIC est donc particulièrement sensible En Europe. Aux Etats-Unis il semble que désormais la R&D en sciences de la vie joue nettement le rôle de moteur de la croissance de la dépense de R&D nationale qu’à longtemps joué le secteur des STIC.

21

1.4. La structure des financements en part relative n'est pas la variable explicative
Dans les trois ensembles économiques constitutifs de la "triade", les financements émanant directement des entreprises du secteur des STIC représentent toujours plus de 80% des investissements globaux accordés à la R&D STIC (78,7% pour 2003 aux Etats-Unis ; 84,7% dans l'Europe des 25 ; 90,7% au Japon). De par son importance dans les financements totaux, le financement privé de la R&D STIC est pour les trois zones, et sur toute la période, le facteur qui influence, de façon décisive, le niveau en valeur absolue et la progression année par année de la dépense R&D STIC globale (cf. infra, point 1.6). On notera toutefois qu’amplifiant un constat déjà sensible dans les études précédentes, la part relative des financements privés en R&D STIC a tendance à s’amenuiser au profit de la part relative de la R&D STIC financée sur crédits publics.

On notera aussi qu’alors qu'au niveau de la DIRD dans son ensemble, les entreprises européennes contribuent moins que leurs homologues américaines à la DIRD globale (avec un différentiel de 7 à 8 points), les niveaux de contribution des entreprises à la DIRD STIC sont comparables aux Etats-Unis (80% en moyenne sur la période) et en Europe (85% en moyenne sur la période).

22

Graphique 1.7 – Structure des financements de R&D STIC aux Etats-Unis
Structure des financements de R&D STIC aux Etats-Unis
14,3% 14,4% 17,0% 19,5% 21,1% 21,9% 21,9%

85,7%

85,6%

83,0%

80,5%

78,9%

78,1%

78,1%

% R&D STIC financée par l'Etat fédéral et autres % R&D STIC financée par les entreprises

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Graphique 1.8 – Structure des financements de R&D STIC en Europe
Structure des financements de la R&D STIC en Europe
12,3% 18,0% 16,9% 16,4% 16,2% 16,7% 18,3%

% R&D STIC financée sur fonds publics 87,7% 88,0% 84,7% 83,4% 84,7% 85,3% 85,3% % R&D STIC financée par les entreprises

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Graphique 1.9 – Structure des financements de la R&D STIC au Japon
Structure des financements de la R&D STIC au Japon
5,1% 5,2% 5,0% 5,0% 5,0% 5,0% 5,0%

94,9%

94,8%

95,0%

95,0%

95,0%

95,0%

95,0%

% R&D STIC financée sur fonds publics % R&D STIC financée par les entreprises

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

23

1.5. Le financement de la R&D STIC par les entreprises
Les valeurs absolues (en milliards de dollars PPA) des investissements des entreprises privées en R&D STIC sont reportées dans le graphique 1.11 page suivante. Alors que sur la période 1997/2003 Europe et Japon étaient sur des valeurs proches s'étageant de l’ordre de 25 milliards de $ PPA, les séries 2000/2006 font apparaître le décrochage des entreprises européennes (qui en 2005 ont consacré 26 milliards de $ PPA à la R&D STIC) par rapport à leurs homologues japonaises (qui la même année investissaient 31 milliards de $ PPA). Les valeurs affichées pour les Etats-Unis, s'étagent de 53 à 59 milliards de $ PPA (pic constaté en 2001), soit systématiquement plus du double des valeurs constatées en Europe des 25. On constate un grand parallélisme entre cet histogramme et celui du graphique 1.1 qui affichait les valeurs absolues de la DIRD totale STIC. Ce parallélisme s'explique par le fait qu'étant largement prépondérant (de 80 à 90%), le financement des entreprises dans la R&D STIC donne son allure globale à l'évolution de l'investissement total en R&D STIC. Comme pour le financement global de la R&D STIC, ces niveaux en valeur absolue recouvrent de fortes disparités s'agissant de l'intensité relative de la dépense R&D STIC des entreprises, que cette intensité relative soit mesurée en rapportant cette dépense au PIB ou au nombre d'habitants du pays étudié (ratio pro capita ; cf. valeurs dans le tableau 1.4 ci-dessous). Le différentiel d’intensité entre, d'une part, l'effort des entreprises européennes d'un côté, et les entreprises japonaises ou des Etats-Unis est alors important. Rapporté au PIB, l'effort de R&D STIC des entreprises européennes est plus de deux fois moindre que ce que l’on constate pour les deux autres pays. Rapporté au nombre d’habitants, il est 3 fois moindre.

Tableau 1.4 – Intensité relative de la R&D STIC des entreprises des Etats-Unis
Tableau 1.4 - Intensité relative de la R&D STIC des Etats-Unis 2000 2001
dépense R&D STIC des entreprises / PIB dépense R&D STIC des entreprises pro capita ($ PPA) 0,69% 212 0,69% 215

2002
0,64% 200

2003
0,62% 194

2004
0,60% 193

2005
0,57% 194

2006
0,56% 195

Japon
dépense R&D STIC des entreprises /PIB dépense R&D STIC des entreprises pro capita ($ PPA)

2000
0,64% 199

2001
0,67% 208

2002
0,71% 218

2003
0,74% 216

2004
0,76% 225

2005
0,73% 238

2006
0,68% 243

Europe des 25
dépense R&D STIC des entreprises / PIB dépense R&D STIC des entreprises pro capita ($ PPA)

2000
0,24% 75

2001
0,24% 81

2002
0,26% 66

2003
0,26% 60

2004
0,26% 67

2005
0,25% 72

2006
0,22% 72

24

Cette moindre intensité relative de la R&D STIC des entreprises est le facteur explicatif essentiel des différences constatées entre Etats-Unis, Japon et Europe des 25. Elle reflète en partie la structure industrielle différenciée des trois zones : la part relative des entreprises du secteur des STIC dans la valeur ajoutée globale des industries manufacturières est, dans l’Europe des 25, 52% moindre que ce que l’on constate au Japon et 46% moindre que ce que l’on constate aux Etats-Unis, ainsi que l’illustre le graphique 1.10 ci dessous. Graphique 1.10 - Part de la valeur ajoutée des entreprises du secteur des STIC dans la valeur ajoutée totale des industries
Part de la valeur ajoutée des entreprises du secteur des STIC dans la V.A. totale des industries (2005)
14,00% 12,75%

6,78%

Europe

Japon

Etats-Unis

Ce facteur structurel est également décelable dans les données illustrées par le graphique 1.13 ci-dessus. Alors qu’en Europe des 25, l’incidence de la R&D STIC sur la R&D totale financée par les entreprises est de 21% en moyenne sur la période étudiée, cette incidence est de 30% aux Etats-Unis et de 35% au Japon.

Graphique 1.11 – Investissement total R&S STIC des entreprises
Investissement total R&D STIC des entreprises
(en Milliards $ PPA)

58 53

59 56 55 55 55

25 25

27 28

28

31

30 25

31 23

31 26

32 27

Etats-Unis Japon Europe

1 999

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

25

Graphique 1.12 – Taux de croissance annuel des financements R&D STIC des entreprises
Taux de croissance annuel des financements R&D STIC des entreprises

12,3% 11,6% 8,3% 8,0% 5,2% 4,2% 3,0% 3,9% 2,4% 8,7% 6,5%

2 000

2 001

2 002

2 003 -2,0%

2 004 -2,0%

2 005 -2,0%

Etats-Unis Japon Europe

-6,0% -9,0%

-18,1%

Graphique 1.13 – Incidence de la R&S STIC sur la R&D totale financée par les entreprises
Incidence de la R&D STIC sur la R&D totale financée par les entreprises

35% 32% 31% 27% 33% 32% 27% 21% 18% 32%33% 31%

35% 30%

35% 31%

35% 30%

20%

20%

19%

Etats-Unis Japon Europe

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Que le différentiel d’investissement dans la R&D STIC reflète des spécialisations industrielles des zones de la triade est aussi perceptible dans les données illustrées par le graphique 1.14 cidessous, qui affichent la différence d’investissements en R&D consentis par les entreprises américaines et européennes dans 6 secteurs. Le secteur de l’électronique et de l’informatique est le seul où le différentiel entre les deux économies soit aussi massif, au bénéfice des EtatsUnis.

26

Graphique 1.14 – Différentiel d'investissement R&D entre l'Europe des 25 et les Etats-Unis par secteur
Différentiel d' investissement R&D entre l'Europe des 25 et les Etats-Unis, par secteur (2004, en Md $ PPA)
39

9,86 2,8
Aerospatial et Défense Automobile Chimie TIC

0,55
Indus. pétrol.

-4,2

-1,26

Industrie pharmaceutique

Source : OCDE, base ANBERD

À cette différenciation des tissus industriels qui rend compte de la moitié du différentiel négatif – en défaveur de l’Europe - d’intensité de la R&D STIC constaté dans la comparaison avec les Etats-Unis et le Japon, s’ajoute le fait – illustré par le graphique 1.15 1 que les entreprises européennes du secteur des STIC sont moins « R&D intensive » que leurs homologues américaines et japonaises. Rapporté à la valeur globale de la production des entreprises du secteur des STIC, l’investissement total R&D de ces mêmes entreprises représente 3,3% de la valeur de la production aux Etats-Unis et au Japon, contre seulement 2,1% en Europe 2 .

1

La comparaison se fait ici sur les valeurs pour l’an 2000 car depuis 2001 les données en valeurs absolues de la production industrielles ne sont plus actualisées dans les bases OCDE. Le ratio R&D STIC/Valeur de la production STIC présenté dans ce graphique 1.15 peut apparaître faible. Ceci s’explique essentiellement par le fait qu’est intégré ici dans la valeur de la production le chiffre d’affaires des services, dont le chiffre très important des opérateurs de télécommunications. Parce que les volumes de R&D de ces opérateurs sont faibles, la prise en compte des services a pour effet mécanique d’abaisser le ratio affiché dans le graphique 1.15. Cette prise en compte est cependant indispensable si l’on veut rester cohérent avec le champ des STIC – tel que le définit l’OCDE – utilisé tout au long de cette étude. On notera cependant que si l’on ne prenait en compte pour établir ce ratio que les industries manufacturières STIC, les valeurs affichées seraient les suivantes : Etats-Unis, 14,7% ; Japon, 10,2% ; Europe des 25, 10,3%. Le différentiel défavorable à l’Europe subsiste donc même si l’on ne prend en compte que le secteur manufacturier, même si l’Europe et le Japon font alors jeu égal. Ce constat n’est pas contradictoire avec celui énoncé au point 1.4 qui relevait la similarité des structures de financement – réparties entre financements publics et financements privés – de la R&D STIC entre l’Europe et les Etats-Unis. Si les structures de financement sont comparables dans ces deux zones malgré la moindre intensité de la R&D au sein des entreprises européennes du secteur des STIC, c’est, on le verra plus loin, que les financements publics sont également moins importants en Europe.

2

27

Graphique 1.15 – Dépense R&D STIC des entreprises rapportées à la valeur de la production STIC
Dépense R&D STIC des entreprises rapportées à la valeur de la production STIC (données 2000)
3,3%

3,3%

2,1%

Etats-Unis

Japon

Europe de s 15

Le produit de ces deux facteurs : moindre spécialisation industrielle vers les STIC du tissu économique européen, moindre intensité de la R&D des entreprises du secteur des STIC rend compte des différentiels – défavorables à l’Europe – constatés précédemment.

S’agissant de l’évolution dans le temps (taux de croissance annuel, cf. graphique 1.12), si on note dans les trois zones de la triade une même sensibilité de la R&D des entreprises à la conjoncture (freinage de l’investissement après l’éclatement de la « bulle Internet »), les schémas relevés dans chacune des trois zones illustrent que ces ralentissements conjoncturels semblent plus marqués en Europe. Au Japon, si la croissance de l’effort de R&D STIC des entreprises reste positif (sauf en 2004 où il aurait été nul) on note que cette croissance a tendance à décélérer régulièrement sur toute la période. Aux Etats-Unis, la décélération de R&D des entreprises du secteur des STIC est beaucoup plus rapide qu’au Japon sur la période 2000/2002 avant de se stabiliser sur un niveau de décroissance de l’ordre de - 2% l’an.

En comparaison avec les évolutions clairement orientées (à la baisse) relevées aux Etats-Unis et au Japon, le comportement des entreprises européennes apparaît beaucoup plus erratique. Il semblerait qu’elles aient amplifié le phénomène de « freinage » de l’investissement en R&D STIC sur la période de mauvaise conjoncture (2002-2003) avant de redresser nettement leur effort. Toutefois l’acquis de croissance sur la période 1999/2005 est négatif (-3% en 7 ans).

28

Globalement, malgré des différences notables dans les schémas relevés dans chacune des trois zones de la triade, on relèvera un fait nouveau et important qui n’apparaissait pas dans les études précédentes : la dépense en R&D des entreprises du secteur des STIC a tendance à rester étale en termes courants (ce qui signifie une érosion en termes réels, au net de l’inflation) aux Etats-Unis et en Europe, et n’augmente qu’au Japon. Même si cette observation sort du champ de cette étude, on relèvera que cette tendance au repli de l’effort de R&D coïncide avec une période de fortes contraintes sur les marges des entreprises du secteur ; les volumes d’investissements en R&D apparaissant corrélés à la variable « rentabilité opérationnelle ».

Tableau 1.5 – Évolution de la part relative de chaque zone de la triade dans la dépense mondiale des entreprises en R&D STIC
Etats-Unis Japon Europe 2000 49,4% 21,5% 24,1% 2001 48,1% 21,3% 24,7% 2002 45,8% 22,6% 20,6% 2003 45,6% 22,8% 19,0% 2004 44,4% 23,2% 20,7% 2005 43,7% 24,0% 21,6% 2006 43,2% 24,0% 21,2%

Ce relâchement de l’effort de R&D STIC au niveau de la triade se traduit par une dégradation marquée de la part relative des Etats-Unis et de l’Europe dans la DIRD STIC mondiale financée par les entreprises. Ce constat conforte l’hypothèse d’une délocalisation significative de l’effort de R&D des entreprises vers des pays tiers à faible coût de main-d’œuvre tout autant qu’une montée en puissance de la R&D STIC des entreprises de pays (Corée…) n’appartenant pas à la triade. Cette érosion des positions des pays développés –hors Japon - est particulièrement nette pour les Etats-Unis qui perdent 6,2 points en part relative, et dans une moindre mesure pour l’Europe qui perd 2 points, tandis que le Japon (phénomène lié à la compétition/collaboration avec la Corée ?) réussit au contraire à augmenter sa part relative de 2,5 points.

L’étude de l’évolution en valeur indiciaire des enveloppes financières que les entreprises de chacune des trois zones ont accordées à leur R&D STIC permet d’affiner l’analyse. Cette évolution indiciaire est documentée dans le tableau 1.6 ci-dessous. La dégradation des positions relatives des Etats-Unis et de l’Europe au plan mondial est liée à une érosion des investissements de leurs entreprises dans la R&D STIC : sur sept ans (1999/2005) le volume de R&D des entreprises européennes du secteur des STIC passe de la valeur 100 à la valeur 97 ; aux Etats-Unis, de la valeur 100 à 108 ; tandis qu’au Japon ce même paramètre passe de l’indice 100 à l’indice 123. Combinée avec le constat de dégradation de la part relative de la

29

R&D STIC de l’Europe et des Etats-Unis, cette analyse en valeur indiciaire révèle que désormais Etats-Unis et Europe voient leurs enveloppe de R&D STIC financée par les entreprises progresser moins vite que l’univers de référence (ici 9 pays). Encore faut-il relever que cet univers de référence est ici par construction limité pays couverts par l’étude : c’est par rapport au total des financements privés de la R&D STIC dans ces 9 pays qu’est appréciée l’évolution de la part relative de chaque pays. La dégradation de la part relative de l’Europe et des Etats-Unis serait sans doute encore plus marquée si l’univers de référence, incluant des pays comme l’Inde et la Chine, était plus étroitement ajusté aux contours réels de l’économie globale.

Tableau 1.6 – Evolution indiciaire des financements des entreprises à la R&D STIC
Etats-Unis Japon Europe 2000 100,0 100,0 100,0 2001 103,0 105,0 108,7 2002 96,8 109,9 89,0 2003 94,9 109,3 81,0 2004 95,3 114,4 91,0 2005 95,8 120,8 96,9 2006 96,4 123,2 96,9

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1.6. Les financements publics de R&D attribués aux entreprises
Les données précédentes documentent les investissements autofinancés de R&D des entreprises du secteur des STIC. A ce financement par les entreprises, pour prendre l’exacte mesure de la R&D STIC contrôlée par le secteur privé, il faut ajouter les crédits publics de R&D STIC exécutée par les entreprises (mais non financée par elles). La comparaison ne portera ici que sur les Etats-Unis et l’Europe 3 .

En valeur absolue, les crédits fédéraux américains de R&D bénéficiant aux entreprises du secteur des STIC passent entre 2000 et 2006 de 5,6 milliards de dollars à 8,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 44%. Si on constate donc une certaine décélération de la progression de ce poste, les crédits publics de R&D bénéficiant aux entreprises américaines restent à un niveau très élevé et continuent de progresser. On verra que l’importance des crédits sur budgets « défense » rend compte de ce constat. Dans le même temps, les crédits publics européens bénéficiant à la recherche des entreprises du secteur STIC passent de 2,2 milliards de dollars (équivalents PPA) à 2,4 milliards $ PPA, soit une augmentation de 13,5%. Graphique 1.16 – Crédits publics de R&D STIC pour les entreprises
Crédits publics de R&D STIC pour les entreprises
(en Millions $ PPA)

8 510 6 904 6 213 5 641 5 764 5 196 Etats-Unis Europe des 25 7 106

2 210

2 371

2 212

2 006

2 252

2 399

2 399

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Les financements de R&D publics bénéficiant aux entreprises sont, au Japon, très faibles (moins de 1% du total de la dépense R&D des entreprises tous secteurs confondus) et particulièrement faibles dans le secteur des STIC (cf. Chapitre 3, analyse relative au Japon).

3

31

En valeur indiciaire les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises passent aux Etats-Unis de la valeur 100 à la valeur 151. En Europe, cet indice passe de la valeur 100 à la valeur 109 sur la même période. Plus faible, la progression de ce poste est aussi moins régulière en Europe où elle régresse en 2002 et 2003. On notera que cette évolution en valeur indiciaire des crédits publics de R&D STIC bénéficiant, aux Etats-Unis, aux entreprises, est nettement plus élevée que l’évolution indiciaire de l’investissement américain total de R&D STIC sur la même période (cf. supra, graphique 1.6). Ce dernier passe entre 2000 et 2006 de l’indice 100 à l’indice 106, soit 45 points de moins. Ce découplage est encore plus marqué entre l’évolution positive des crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises d’une part, et la R&D STIC autofinancée par les entreprises d’autre part. Cette dernière passe, on l’a vu (cf. supra, tableau 1.6), de l’indice 100 à l’indice 96. Tout se passe donc aux Etats-Unis comme si la progression régulière et forte des crédits publics bénéficiant aux entreprises venait compenser la décélération de l’investissement de R&D autofinancé par les entreprises. Etant donné d’une part, la forte corrélation constatée aux Etats-Unis entre « crédits publics de R&D STIC sur fonds défense » et « crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises », et d’autre part l’hypothèse formulée ci-dessus que des phénomènes de délocalisation expliquent en partie la croissance négative de la R&D autofinancée par les entreprises du secteur des STIC, on peut se demander si nos chiffres ne captent pas ici une évolution duale des budgets de R&D STIC des entreprises américaines : d’une part une R&D « courante », non stratégique, qui peut être aisément externalisée et/ou délocalisée ; et d’autre part une R&D stratégique et de long terme (architectures massivement parallèles, traitement du signal, bioinformatique, optronique…) largement financée sur marchés publics. Cette accentuation des soutiens publics à la R&D STIC des entreprises explique aussi un constat relatif à l’évolution de la structure privé/public des sources de financement de la R&D STIC au sein de la triade (cf. supra, graphe 1.7) : ce n’est qu’aux Etats-Unis que l’importance des crédits publics s’amplifie aussi nettement (passant de 14,3% à 21,9%) sur la période 2000/2006 au sein de cette structure de financement.

Dans le même temps, en Europe, les crédits publics bénéficiant à la R&D STIC des entreprises passent de la valeur indiciaire 100 à la valeur 109, légèrement supérieure à l’évolution de la R&D STIC totale qui, elle, reste sur un niveau d’indice oscillant autour de la valeur 100 et à l’évolution du poste « R&D STIC autofinancée par les entreprises » (qui passe de l’indice 100 à l’indice 97). Alors qu’en Europe, les crédits publics dont bénéficient les entreprises en

32

matière de R&D STIC « accompagnent le mouvement » général des crédits de R&D, aux EtatsUnis, les crédits fédéraux jouent très nettement un rôle de substitution/complémentarité de l’effort de R&D STIC des entreprises américaines. Graphique 1.17 – Evolution en valeur indiciaire des financements R&D publics STIC attribués aux entreprises
Evolution en valeur indiciaire des financements R&D publics STIC attribués aux entreprises

151 110 102 100 107 92 100 102 91 109 122 126 109 Etats-Unis Europe des 25

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Ce dernier constat se reflète dans la part croissante qu’ont pris, dans la période 1999/2005, les crédits publics dans l’ensemble des dépenses de R&D STIC exécutées (et non plus simplement financées) par les entreprises américaines (cf. tableau 1.7 ci-dessous). La part relative des crédits d’origine fédérale concourant au volume global de R&D STIC réalisée par les entreprises américaines passe de 10,5% à 13,2%, soit un gain de 2,7% en part relative. Sur la même période, la part relative des crédits d’origine publique concourant au volume global de R&D STIC réalisée par les entreprises européennes reste en gros stable, passant de 8,4% à 8,2%, avec un fléchissement en 2000-2001.

Tableau 1.7 – Part des crédits d’origine publique dans la R&D STIC exécutée ou soustraitée par les entreprises
USA Europe 2000 10,5% 8,0% 2001 11,0% 8,2% 2002 12,8% 8,5% 2003 13,2% 8,5% 2004 13,2% 8,5% 2005 13,2% 8,5% 2006 13,2% 8,5%

33

1.7. L’évolution des crédits publics de R&D alloués au secteur des STIC : Etats-Unis, Japon, Europe des 25

Les valeurs absolues des crédits publics affectés à la R&D STIC (quel que soit son lieu d’exécution) sont rapportées dans le graphique 1.18 ci-dessous. La hiérarchie entre les trois ensembles de la triade est ici différente de ce que l’on avait constaté s’agissant de l’investissement global en R&D STIC ou de l’investissement des entreprises. Reflétant la faiblesse relative, au Japon, des crédits de recherche publics affectés à des technologies à finalité industrielle 4 , ce pays se classe en dernière position s’agissant des volumes de crédits publics affectés à la R&D STIC. Les niveaux constatés sont 1,8 fois moindre, pour ce critère, que ceux relevés en Europe. Mais à son tour, l’Europe des 25 est nettement supplantée (le rapport en de l’ordre de 1 à 3) par les Etats-Unis (alors que les tailles de leurs économies sont comparables).

Graphique 1.18 – Crédits publics de R&D STIC
Crédits publics de R&D STIC (en milliards $ PPA)

13,7 13,0 11,6 10,0 8,3 8,6

13,7

Etats-Unis Japon Europe

3,9 2,2 2,4

4,2 2,6

4,5 2,7

4,5 3,0

4,6 3,1

4,7 3,3

4,7

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

4

La seule exception notable étant le secteur de l’espace.

34

De plus, l’effort de R&D sur fonds publics dans le secteur des STIC progresse aux Etats-Unis beaucoup plus rapidement qu’il ne le fait au Japon, et de façon plus nette encore, en Europe des 25. Exprimé en valeur indiciaire, le volume de crédits publics affectés outre-Atlantique à la R&D STIC progresse sur la période 1999/2005 de l’indice 100 à l’indice 164, alors qu’il progresse de l’indice 100 à l’indice 146 au Japon et de l’indice 100 à l’indice 120 en Europe des 25. On relèvera qu’au sein de la triade les crédits publics affectés à la R&D STIC progressent plus vite que la R&D STIC totale aux Etats-Unis (qui passe de l’indice 100 à l’indice 113) et en Europe (qui passe de l’indice 100 à l’indice 111). Par contre au Japon, l’évolution de ce poste « financements publics », tout en étant plus rapide, est plus en phase tant avec l’évolution de l’investissement total en R&D STIC (progressant de l’indice 100 à l’indice 127) qu’avec l’investissement autofinancé par les entreprises (passant de l’indice 100 à l’indice 126).

En Europe, l’évolution de ce poste « financements publics de la R&D STIC » est légèrement supérieure à l’évolution de la DIRD en général (la première affiche en fin de période un indice de 127 contre 120 pour la dernière) et est significativement supérieur à l’évolution du poste « R&D STIC autofinancée par les entreprises » (indice 108 en fin de période). Dans une mesure moindre qu’aux Etats-Unis mais de façon très nette tout de même, la progression des crédits publics permet de soutenir le volume global de la DIRD STIC malgré l’évolution très contenue de la DIRD STIC autofinancée par les entreprises.

Tableau 1.8 – Evolution en valeur indiciaire des crédits publics totaux affectés à la R&D STIC (tous secteurs d’exécution confondus)
USA Japon Europe 2000 100 100 100 2001 104 110 106 2002 120 116 115 2003 140 123 115 2004 157 133 118 2005 164 139 120 2006 164 146 120

Ces évolutions différenciées de la dépense publique R&D STIC aux Etats-Unis et au Japon, systématiquement plus dynamique que l’évolution des crédits de R&D émanant du secteur privé dans ces mêmes pays, reflètent peut-être des politiques publiques volontaristes conscientes des enjeux à long terme de la R&D STIC.

Bien que ce constat soit vrai tant aux Etats-Unis qu’au Japon, les modalités d’ « interaction » entre cette R&D publique STIC et la R&D financée sur fonds privés apparaissent cependant

35

radicalement distinctes. Alors qu’aux Etats-Unis le soutien direct de la R&D STIC des entreprises par des fonds fédéraux est important (cf. supra), il est au contraire inexistant au Japon – en tout cas sous forme de flux contractuels et monétaires.

Le différentiel d’investissement public R&D tous secteurs confondus entre Etats-Unis et Europe est constamment positif au bénéfice des Etats-Unis et passe de 2,5 à 36,3 entre 2000 et 2006, alors que s’agissant du seul différentiel entre Etats-Unis et Europe au niveau des crédits publics de R&D STIC, le différentiel s’accentue certes, mais d’un facteur de 1 à 2. A rebours de ce que l’on pouvait constater en 2003 le fossé entre Europe et Etats-Unis s’accentue désormais plus rapidement au niveau de l’effort public global de R&D qu’au niveau du seul soutien public à la R&D STIC.

Le différentiel entre Europe des 25 et Japon est lui positif en faveur de l’Europe, quel que soit le paramètre auquel on s’intéresse. Mais si ce différentiel est à peu près stable à environ –1,7 milliards de $ PPA s’agissant des crédits publics bénéficiant à la R&D STIC, il a tendance à se creuser (de 7 milliards de $ PPA sur la période 2000/2006) s’agissant de l’enveloppe totale des crédits publics affectés à la R&D (CBPRD). L’effort budgétaire japonais de soutien à la R&D STIC, rapporté à celui de l’Europe, se maintient donc, alors que l’écart entre Japon et Europe à tendance à s’accroître au bénéfice de cette dernière s’agissant du CBPRD total.

Graphique 1.19 – Différentiel entre crédits publics R&D STIC
Différentiel entre crédits publics R&D STIC
(e n Milliards $ PPA) 8,9 8,9

8,4 7,1 5,4 4,4 4,5

USA/EU25 Japon/EU25

2000 -1,7

2001 -1,7

2002 -1,9

2003 -1,8

2004 -1,7

2005 -1,6

2006 -1,5

36

L’accroissement de 1 à 2 du différentiel entre crédits publics de R&D affectés au secteur des STIC aux Etats-Unis d’une part, en Europe d’autre part, s’explique par le fait que, année par année, la croissance des crédits publics est aux Etats-Unis systématiquement supérieure à ce qu’elle est dans l’Europe, ainsi que l’illustre le graphique 1.20 ci-dessous. Même si, sur la période 2000/2006, les crédits publics européens de R&D affectés aux STIC connaissent des taux de croissance positifs (sauf en 2003 où cette croissance est nulle), les taux de croissance des crédits américains (qui de plus partent d’un niveau en valeur absolue beaucoup plus élevé) sont le plus souvent supérieurs. Le différentiel en valeur absolue déjà important constaté en 1997 ne peut donc qu’augmenter puisque l’accélération des crédits publics américains affectés à la R&D STIC est toujours plus forte que celle constatée dans le même temps dans l’Europe des 25. On relèvera également que la croissance des crédits publics de R&D affectés au secteur des STIC est le plus souvent plus élevée au Japon qu’elle ne l’est en Europe 5 .

Graphique 1.20 – Evolution du taux de croissance annuel des crédits publics de R&D STIC

Evolution du taux de croissance annuel des crédits publics de R&D STIC
20,0%

Etats-Unis Japon Europe

15,0%

10,0%

5,0%

0,0% 2001 2002 2003 2004

-5,0%

5

C’est pourquoi en valeur indiciaire, le Japon passait de l’indice 100 à l’indice 131 s’agissant des crédits publics de R&D STIC, alors que l’Europe passait de l’indice 100 à l’indice 115. Cela ne se traduit pas encore, dans les valeurs absolues, par un rattrapage du Japon par rapport à l’Europe s’agissant du volume de crédits publics « R&D STIC » parce que le Japon partait d’un niveau deux fois moindre que celui constaté en Europe des 25 pour ce paramètre.

37

1.8. Les crédits publics de R&D STIC sur budget défense : un facteur essentiel des volumes de R&D STIC sur fonds publics
L’analyse des crédits publics alloués à la R&D STIC peut être poussée plus avant, en distinguant les crédits publics relevant des budgets civils d’une part, des budgets « défense » d’autre part. Cette approche est intéressante car elle conduit à mettre en évidence que le différentiel noté entre les trois zones de la triade au niveau du volume global de fonds publics alloués à la R&D STIC, différentiel très positif en faveur des Etats-Unis, s’explique essentiellement par l’importance sans équivalent des crédits « défense » qui, aux Etats-Unis, financent des recherches dans le secteur des STIC, ainsi que l’illustrent les graphiques 1.21 et 1.21 bis ci-dessous.

Si l’on ne prenait en compte que les crédits publics sur budgets civils affectés à la R&D STIC, la hiérarchie entre les trois zones de la triade serait complètement bouleversée, l’Europe, avec plus de 3,4 milliards de $ PPA (valeur 2004) supplantant largement les Etats-Unis et le Japon. La forte mobilisation de l’administration américaine à partir des années 1998/1999 sur les problématiques de la « société de l’information » se traduit aux Etats-Unis par une poursuite de la progression des crédits civils de recherche STIC de près de 50% sur la période 2000/2006. Le différentiel entre Europe des 25 et Etats-Unis, positif en faveur de l’Europe s’agissant des budgets de R&D sur fonds civils reste sur la même période stable (environ 1500 millions de $ PPA).

Graphique 1.21 – Crédits de R&D STIC sur budgets civils

Crédits de R&D STIC sur budgets civils (M $ PPA)

3314 2861 2 112 3032 2 321 1 590 1 270 2 453

3326 2 604

3399 2 807

3463 2 947

3463 3 095

1 909 1 476 1 662

1 810

1 810

Etats-Unis Japon Europe

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

38

Graphique 1.21bis – Crédits de R&D STIC sur budgets défense

Crédits de R&D STIC sur budgets défense
(M $ PPA)

11 928 11 126 9 966 8 483 7 012 7 026

11 929

Etats-Unis Japon Europe

1069 114 2000

1119 128 2001

1199 129 2002

1196 137 2003

1222 147 2004

1245 155 2005

1245 162 2006

On notera que si l’on s’en tient à ces crédits civils de R&D STIC, même le Japon supplante les Etats-Unis.

Le tableau est radicalement inverse si l’on considère cette fois (graphique 1.21bis) l’évolution des crédits publics de R&D STIC sur budgets défense. Progressant de 7,2 à 11,9 milliards de dollars sur la période 2000/2006, les crédits de R&D relevant du Department of Defence sont sans commune mesure avec ceux relevés en Europe. Les crédits publics de R&D STIC sur budgets défense représentent en 2005 près de 84% de l’effort public américain de R&D STIC. C’est l’importance des crédits défense affectés à la R&D STIC aux Etats-Unis qui est le facteur essentiel du différentiel constaté avec les autres zones de la triade, s’agissant des volumes de crédits budgétaires consacrés à la R&D STIC. On trouve là une illustration très nette du fait qu’aux Etats-Unis, les crédits défense sont le principal vecteur de la R&D STIC publique, ce qu’on ne retrouve à ce niveau dans aucun autre pays et probablement dans peu d’autres secteurs. 6

6

Seuls le nucléaire, l’aéronautique et le spatial affichent peut-être un rôle aussi important des crédits défense.

39

40

2. Comparaisons au niveau des 9 pays

41

42

2.1. Une prépondérance durable des Etats-Unis et du Japon, une montée en puissance de la Corée, un déclin relatif de l’Europe
Sur toute la période étudiée, la prépondérance des Etats-Unis et du Japon par rapport à toute autre économie nationale reste incontestée s’agissant des volumes de crédits publics et privés affectés à la R&D STIC. Cette prépondérance est illustrée, tant en valeur absolue de la DIRD STIC (graphiques 2.1 et 2.2, Tableau 2.1) qu’en valeur relative par rapport à la dépense mondiale de R&D STIC (graphiques 2.3 et 2.3bis). Graphique 2.1 – Volumes des financements totaux alloués à la R&D STIC

Volumes des financements totaux alloués à la R&D STIC (en M$ PPA)
80 000 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 Etats-Unis Japon Corée Allemagne France Canada Royaume- Finlande Uni Suède

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Europe des 25

Tableau 2.1 – Investissement global en R&D STIC dans 9 pays
Unité : M $ PPA
2000 Etats-Unis Japon Corée du Sud Allemagne France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Total Europe des 25
67 280 27 298 7 279 7 970 6 679 5 976 4 928 2 936 2 060 132 405 32 069

2001
69 432 28 779 8 881 9 039 7 375 5 873 5 358 3 281 2 118 140 137 34 734

2002
67 302 30 146 9 450 8 971 7 911 5 449 5 826 3 030 2 230 140 315 29 565

2003
67 953 30 132 10 561 8 855 7 381 5 081 5 510 2 613 2 422 140 509 27 319

2004
69 675 31 635 12 433 9 175 7 468 5 244 5 234 2 858 2 565 146 288 30 214

2005
70 792 33 389 12 876 9 496 7 499 5 305 5 378 2 934 2 585 150 255 31 973

2006
71 213 34 150 13 429 9 756 7 611 5 696 5 443 3 055 2 659 153 012 31 973

43

Mais le fait significatif sur la période, reflété dans le tableau d’évolution en valeur indiciaire (2000 = 100) de la dépense totale de R&D STIC dans un pays donné (tableau 2.2 ci-dessous), est peut-être l’évolution différenciée au sein du groupe des 9 pays étudiés. Alors que sur la période et pour l’ensemble de ces pays, l’évolution en valeur indiciaire est de 16 points (l’indice passe de 100 à 116), on constate que certains pays progressent plus que la moyenne. C’est le cas, comme on l’a déjà relevé dans les rapports précédents de la Corée du Sud (qui passe de l’indice 100 à l’indice 84), du Japon (qui passe de l’indice 100 à l’indice 128). Mais le constat le plus important est sans doute que de la DIRD STIC des Etats-Unis (qui passe de l’indice 100 à l’indice 106), mais aussi celle de l’Europe (l’indice oscille autour de la valeur 100), voient leur DIRD STIC progresser nettement moins vite que dans l’univers de référence constitué de 9 pays. Tableau 2.2 – Evolution en valeur indiciaire de l’investissement en R&D STIC dans chaque pays
2000 Etats-Unis Japon Corée du Sud Allemagne France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Ensemble Europe des 25
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
103 107 122 113 110 98 109 112 103 106 108

2002
100 112 130 113 118 91 118 103 108 106 92

2003
101 112 145 111 111 85 112 89 118 106 85

2004
104 117 171 115 112 88 106 97 125 110 94

2005
105 124 177 119 112 89 109 100 125 113 100

2006
106 127 184 122 114 95 110 104 129 116 100

Tableau 2.3 – Evolution de la part relative de chaque pays dans l’investissement global en R&D STIC
2000 Etats-Unis Japon Corée du Sud Allemagne France Canada Royaume-Uni Finlande Suède Ensemble Europe des 25
50,8% 20,6% 5,5% 6,0% 5,0% 4,5% 3,7% 2,2% 1,6% 100,0% 24,2%

2001
49,5% 20,5% 6,3% 6,5% 5,3% 4,2% 3,8% 2,3% 1,5% 100,0% 24,8%

2002
48,0% 21,5% 6,7% 6,4% 5,6% 3,9% 4,2% 2,2% 1,6% 100,0% 21,1%

2003
48,4% 21,4% 7,5% 6,3% 5,3% 3,6% 3,9% 1,9% 1,7% 100,0% 19,4%

2004
47,6% 21,6% 8,5% 6,3% 5,1% 3,6% 3,6% 2,0% 1,8% 100,0% 20,7%

2005
47,1% 22,2% 8,6% 6,3% 5,0% 3,5% 3,6% 2,0% 1,7% 100,0% 21,3%

2006
46,5% 22,3% 8,8% 6,4% 5,0% 3,7% 3,6% 2,0% 1,7% 100,0% 20,9%

Un ensemble de pays (Japon, France, Allemagne) affichent des valeurs proches de la moyenne globale (indice 110). Mais l’évolution la plus surprenante est celle enregistrée au Canada dont le volume global de R&D STIC baisse de 5 points sur la période 2000/2006. On avancera ici 44

l’hypothèse que cette évolution négative tient peut-être à une particularité de la R&D au Canada : ce pays était jusqu’en 2000 une « plate-forme » d’externalisation de la R&D d’entreprises américaines du secteur des STIC (et d’autres secteurs). Les volumes de R&D enregistrés au Canada sont donc déterminés par des centres de décision qui ne sont pas canadiens et qui ont désormais tendance à délocaliser leurs activités de R&D dans des pays à plus faible coûts de main d’œuvre (l’étude 2003 mettait en évidence que l’attractivité du Canada pour la R&D des entreprises américaines était avant tout lié à l’exceptionnel effort de défiscalisation de l’effort de R&D consenti tant par le gouvernement fédéral canadien que par les provinces). Si cette hypothèse se vérifiait, elle conforterait l’idée souvent avancée que les activités de R&D qui procèdent d’une simple logique d’externalisation ou de délocalisation sont éminemment fragiles. Graphique 2.2 – Evolution de la part relative de chaque pays dans la R&D STIC
Evolution de la part relative de chaque pays dans la R&D STIC (en %)

2 000,00

0,60 0,50 0,40 0,30 0,20 0,10 Etats Uni s J a po n C o r ée d u A l l e ma g n e Sud Fr a n c e Ca na da R o y a u me Uni Fi n l a n d e S u èd e

2 001,00 2 002,00 2 003,00 2 004,00 2 005,00 2 006,00

E ur o pe de s 2 5

2.2. Des économies où l’intensité de R&D STIC est très variable
Le tableau 2.4 ci-dessous illustre un autre constat important : l’intensité de la R&D STIC (dépense totale de R&D STIC dans un pays donnée rapporté à son PIB) varie très fortement au sein des douze pays, dans un rapport de 1 à 5,5 entre le pays (Royaume Uni) affichant la plus faible valeur et le pays (Finlande) affichant la valeur la plus forte. Alors que la moyenne arithmétique globale est pour 2006 de 0,72%, seuls 4 pays (Finlande, Corée, Japon, Suède) sont au-dessus de cette moyenne. Hors pays scandinaves, tous les pays d’Europe sont moins « R&D STIC intensive » que l’économie de l’univers de référence constitué de 9 pays. La Corée non seulement se classe au deuxième rang s’agissant de cet indicateur d’intensité, mais c’est aussi pays où cet indicateur progresse le plus.

45

Tableau 2.4 – Dépense totale en R&D STIC rapportée au PIB
Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25 2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32% 2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

2.3. Un facteur explicatif essentiel : la R&D STIC sur fonds privés
Le graphique 2.3 ci-dessous illustre l’évolution sur la période 1999/2005 des financements privés de la R&D STIC. L’allure d’ensemble de ce graphique est remarquablement similaire à celle des graphiques 2.1 et 2.2. Ceci reflète simplement le fait que dans toutes les grandes économies les financements privés de la R&D STIC excédant 80% des financements totaux, ce sont ces financements privés 7 qui donnent leur dynamique à l’ensemble des financements de R&D STIC. Graphique 2.3 – Volumes des financements privés alloués à la R&D STIC
Volumes des financements privés alloués à la R&D STIC (en M$ PPA)
70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Etats-Unis Japon Allemagne Corée France Canada Royaume Uni Suède Finlande Europe des 25 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

7

En provenance de firmes ayant leur siège social dans le pays considéré ou de firmes ayant leur siège social à l’étranger : il s’agit ici du financement « intra-muros » de la R&D STIC dans un pays donné, quelle que soit la nationalité du financeur.

46

Tableau 2.5 – Volumes d’investissement en R&D STIC des entreprises
2000 Etats-Unis Japon Allemagne Corée du Sud France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Total Europe des 25
57 683 25 072 7 053 6 629 5 791 5 676 4 183 2 815 1 911 116 814 28 139

2001
59 413 26 331 8 115 8 140 6 380 5 572 4 519 3 158 1 964 123 592 30 583

2002
55 849 27 565 8 010 8 620 6 843 5 136 4 856 2 874 2 067 121 820 25 052

2003
54 732 27 392 7 876 9 678 6 257 4 754 4 532 2 425 2 257 119 902 22 797

2004
54 951 28 681 8 175 11 480 6 313 4 904 4 275 2 672 2 387 123 839 25 593

2005
55 280 30 287 8 486 11 788 6 263 4 943 4 267 2 739 2 398 126 451 27 265

2006
55 612 30 893 8 741 12 235 6 326 5 324 4 309 2 851 2 461 128 752 27 265

Tableau 2.6 – Évolution de la part relative de chaque pays dans l’investissement privé STIC global
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Etats-Unis Japon Allemagne Corée France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Ensemble Europe des 25
49,4% 21,5% 6,0% 5,7% 5,0% 4,9% 3,6% 2,4% 1,6% 100,0% 24,1% 48,1% 21,3% 6,6% 6,6% 5,2% 4,5% 3,7% 2,6% 1,6% 100,0% 24,7% 45,8% 22,6% 6,6% 7,1% 5,6% 4,2% 4,0% 2,4% 1,7% 100,0% 20,6% 45,6% 22,8% 6,6% 8,1% 5,2% 4,0% 3,8% 2,0% 1,9% 100,0% 19,0% 44,4% 23,2% 6,6% 9,3% 5,1% 4,0% 3,5% 2,2% 1,9% 100,0% 20,7% 43,7% 24,0% 6,7% 9,3% 5,0% 3,9% 3,4% 2,2% 1,9% 100,0% 21,6% 43,2% 24,0% 6,8% 9,5% 4,9% 4,1% 3,3% 2,2% 1,9% 100,0% 21,2%

On notera que la part des Etats-Unis, même si elle reste largement prépondérante, s’érode rapidement : l’autofinancement des entreprises américaines en R&D STIC qui affichait une part relative de 49,4% en 2000 (et de 50% en 1998) décline régulièrement sur toute la période pour s’afficher à 43,2% (valeur estimée) en 2006. Rappelons que, plus qu’un déclin de la R&D STIC des entreprises américaines, cette érosion de la part relative des Etats-Unis s’explique probablement par des logiques de délocalisation de certaines activités de R&D STIC conjuguées au dynamisme de la dépense privée de R&D STIC dans des pays (Japon et Corée au premier chef) pour qui l’exécution intra-muros de cette R&D reste la règle. Cette différenciation entre des pays où l’évolution de la R&D STIC financée par les entreprises (et exécutée intra-muros) reste dynamique et d’autres où ce financement stagne est clairement lisible dans la traduction en valeurs indiciaires de ces mêmes financements privés (cf. tableau 2.7 ci-dessous). Alors que dans l’ensemble des pays étudiés la progression de ce paramètre est de 10 points (passant de l’indice 100 à l’indice 110), trois zones (les Etats-Unis, le Canada et l’Europe des 25) affiche des progressions nettement inférieures et reflétant un déclin en valeur courante de la R&D STIC financée par les entreprises (ce qui correspond à une régression 47

encore plus forte en termes réels si ces chiffres étaient déflatés). Par contre tous les autres pays connaissent une évolution proche de la moyenne constatée dans l’univers de référence. Quatre pays se distinguent même par le dynamisme de la dépense de R&D STIC financée sur fonds privés : la Corée (qui passe de l’indice 100 à l’indice 178), la Finlande (qui passe de l’indice 100 à l’indice 125), le Japon (qui passe de l’indice 100 à l’indice 121) et l’Allemagne (qui passe de l’indice 100 à l’indice 120). La logique de rattrapage de l’Allemagne, qui dans la précédente étude appartenait au groupe des pays où l’investissement privé en R&D STIC était le moins dynamique, est particulièrement notable. La France affiche une performance exactement en phase avec la moyenne globale (108). Ce maintien de la France dans le gros du peloton des pays étudiés pour le paramètre « R&D STIC financée par les entreprises » semble le signe d’un arrêt de la détérioration de la position des entreprises françaises s’agissant de leur part dans le volume global des financements en R&D STIC des entreprises des économies développées.

Tableau 2.7 – Evolution en valeur indiciaire des financements privés à la R&D STIC
Evolution en valeur indiciaire de la R&D STIC financée par les entreprises
Evolution en valeur indiciaire de la DIRD STIC financée par les entreprises

2000 Etats-Unis Japon Allemagne Corée France Canada Royaume-Uni Suède Finlande Ensemble Europe des 25
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
103 105 115 123 110 98 108 112 103 106 109

2002
97 110 114 130 118 90 116 102 108 104 89

2003
95 109 112 146 108 84 108 86 118 103 81

2004
95 114 116 173 109 86 102 95 125 106 91

2005
96 121 120 178 108 87 102 97 125 108 97

2006
96 123 124 185 109 94 103 101 129 110 97

2.4. Des financements publics de la R&D STIC traduisant des politiques plus ou moins volontaristes, et plus ou moins en prise avec les réalités industrielles locales.
Le rôle prépondérant des Etats-Unis est également très affirmé si l’on s’intéresse à l’autre composante des financements de la R&D STIC, les financements sur fonds publics. Sur ce poste, les Etats-Unis dominent encore plus nettement, puisque sur ce critère aucun autre pays développé ne représente plus de 15% de l’enveloppe de crédits budgétaires publics alors que

48

les Etats-Unis affichent une valeur de 61% en fin de période. De plus, le poste « R&D STIC financée sur fonds publics » affiche aux Etats-Unis une très forte progression (en valeur indiciaire il passe de la valeur 100 à la valeur 164) alors qu’il se situait déjà en début de période à des niveaux en volume exceptionnellement élevés comparés à ceux relevés dans les autres pays de l’échantillon.

Tableau 2.8 – Part relative des financements publics alloués à la R&D STIC
Evolution de la part relative de chaque pays dans les financements publics globaux de la R&D STIC
Evolution de la part relative de chaque pays dans les financements publics globaux de la R&D STIC

2000 Etats-Unis Japon Allemagne France Royaume-Uni Canada Corée Finlande Suède Europe des 15
58,0% 15,6% 6,4% 6,2% 5,2% 4,6% 2,1% 1,0% 0,8% 27,5%

2001
56,9% 16,2% 6,1% 6,6% 5,5% 4,9% 2,0% 1,0% 0,8% 27,4%

2002
58,6% 15,2% 5,7% 6,3% 5,7% 4,9% 1,8% 1,0% 0,9% 26,5%

2003
61,2% 14,4% 5,1% 5,9% 5,1% 4,6% 1,7% 0,9% 1,0% 23,8%

2004
62,7% 14,3% 4,8% 5,6% 4,6% 4,6% 1,6% 0,9% 0,9% 22,3%

2005
62,1% 14,2% 4,6% 5,7% 5,1% 5,0% 1,7% 0,9% 0,9% 21,5%

2006
61,0% 14,7% 4,6% 5,8% 5,1% 5,4% 1,7% 0,9% 0,9% 21,2%

La position relative de l’Europe apparaît ici en phase avec celle relevée au plan du total des financements, puisque l’Europe des 25 fournit un effort sur crédits publics représentant un tiers de celui consenti aux Etats-Unis, alors qu’au niveau des financements totaux, la contribution de l’Europe représentait 40% de la DIRD STIC totale constatée aux Etats-Unis et 41,2% au niveau des financements des entreprises en R&D STIC. La part relative de l’Europe dans l’enveloppe globale de crédits publics bénéficiant à la R&D STIC est de 0,28 pour mille en 2000 et de 0,21 % en fin de période La position relative de l’Europe ne se dégrade malgré une évolution dynamique des crédits publics affectés à la R&D STIC sur la période étudiée. Ce dynamisme ne permet cependant pas de rattrapage des Etats-Unis sur ce paramètre puisque l’enveloppe de crédits fédéraux américains alloués à la R1D STIC progresse de façon plus vive encore. Alors qu’elle faisait à peu près jeu égal avec l’Allemagne en 2000, la France creuse un écart de près de 250 M $ PPA avec son voisin d’outre-Rhin pour se classer, en fin de période (2006), au troisième rang mondial (derrière les Etats-Unis et le Japon) par les volumes des financements publics à l’effort de R&D STIC. Malgré cet effort soutenu de 2000 à 2005 inclus (l’évolution en valeur indiciaire passe sur cette période de l’indice 100 à l’indice 139), la France voit cependant stagner sa part relative dans 49

l’enveloppe globale de crédits publics alloués à la R&D STIC sur une valeur de 0,61 pour mille. L’accélération des financements publics aux Etats-Unis est telle dans le même temps que seul ce pays progresse, améliorant leur position relative sur ce critère – alors que tous les autres pays voient au contraire leur position relative globalement stable. Dans le cas des Etats-Unis, le décalage entre l’évolution positive (+ 7%) de la part relative de ce pays au niveau des financements publics de R&D STIC, et l’évolution négative (- 12,5%) de la part relative de ce même pays s’agissant des financements privés est particulièrement marqué. Tout se passe comme si l’inflation des crédits publics de R&D visait à compenser la déflation des crédits privés de R&D STIC. Graphique 2.4 – Volumes des financements publics alloués à la R&D STIC
Volumes des financements publics alloués à la R&D STIC (en M$ PPA)

2000 16 000 14 000 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 Etats-Unis Japon Allemagne France Royaume Uni Canada Coré e Finlande Suède Europe des 25 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Tableau 2.9 – Volumes des financements publics alloués à la R&D STIC (M $PPA)
2000 Etats-Unis Japon Allemagne France Royaume-Uni Corée Canada Finlande Suède Total Europe des 25
8 282 2 225 917 887 745 650 300 149 121 14 276 3 930

2001
8 616 2 449 924 996 840 741 301 154 122 15 142 4 151

2002
9 959 2 582 961 1 068 969 830 313 163 156 17 000 4 513

2003
11 628 2 740 979 1 124 978 883 327 165 188 19 014 4 522

2004
12 993 2 954 1 000 1 155 958 953 340 178 186 20 718 4 621

2005
13 559 3 102 1 011 1 236 1 111 1 088 362 187 196 21 852 4 708

2006
13 559 3 257 1 015 1 286 1 134 1 194 372 198 204 22 219 4 708

50

Tableau 2.10 – Evolution en valeur indiciaire des financements publics à la R&D STIC
2000 Etats-Unis Japon Allemagne France Royaume-Uni Corée Canada Finlande Suède Total Europe des 15
100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

2001
104 110 101 112 113 114 100 103 101 106 106

2002
120 116 105 120 130 128 104 109 129 119 115

2003
140 123 107 127 131 136 109 111 155 133 115

2004
157 133 109 130 129 147 113 119 154 145 118

2005
164 139 110 139 149 167 121 126 162 153 120

2006
164 146 111 145 152 184 124 133 169 156 120

Ce décalage entre ce qui a été constaté s’agissant de l’évolution des parts relatives de chaque pays dans la R&D STIC globale sur financements privés d’une part, sur financements publics d’autre part, s’explique par le fait que les administrations publiques impulsent de façon plus ou moins volontariste la R&D STIC au travers des instruments qui leur sont propres.

2.5. Les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises
L’importance des soutiens publics américains à la R&D STIC bénéficie de façon massive aux entreprises des Etats-Unis, dans des proportions qu’on ne retrouve nulle part ailleurs – bien sûr en valeur absolue, mais aussi et surtout en valeur relative Le graphique 2.5 donne une image très concrète de l’importance des crédits publics de R&D STIC bénéficiant au tissu industriel américain, crédits qui ont eu nettement tendance à augmenter sur la période 1999/2005 après avoir déjà enregistré une forte progression les années précédentes. L’importance des crédits militaires est ici décisive. Graphique 2.5 – Evolution des crédits publics de R&D STIC exécutés par les entreprises
Evolution des crédits publics de R&D STIC exécutés par les entreprises
2000 2001 9 8 7 6 5 4 3 2 1 000 000 000 000 000 000 000 000 000 Etats Uni s J a po n C o r ée d u A l l e ma g n e Sud Fr a n c e Ca na da R o y a u me Uni Fi n l a n d e S u èd e

2002 2003 2004 2005 2006

E ur o pe

51

Selon ce critère (volume de fonds publics investis dans la R&D STIC et bénéficiant aux entreprises), la France se place au second rang, l’Allemagne au troisième rang et Le RoyaumeUni au quatrième (cf. tableau 2.12). Tableau 2.11 – Volume des crédits publics R&D STIC pour les entreprises
2000 Etats-Unis Japon Corée du Sud Allemagne France Canada Royaume-Un Finlande Suède Europe
5 641 434 499 487 623 125 404 69 170 2 210

2001
5 764 374 717 544 686 155 441 71 190 2 371

2002
5 196 420 589 497 736 137 349 73 173 2 212

2003
6 213 389 542 480 673 127 554 77 149 2 006

2004
6 904 378 566 499 679 131 475 81 175 2 252

2005
7 106 399 581 518 673 132 474 82 175 2 399

2006
8 510 407 603 533 680 142 479 84 177 2 399

52

Index des indicateurs

Graphique 1.1 – Investissement total R&D STIC...................................................................... 18 Graphique 1.2 – Ratio dépense totale R&S STIC / PIB............................................................. 18 Graphique 1.3 – Dépense R&D STIC totale/ habitant ............................................................... 19 Graphique 1.4 – Différentiel d'investissement R&D STIC........................................................ 20 Graphique 1.5 – Evolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs ................................ 21 Graphique 1.6 – Evolution en valeur indiciaire de la DIRD STIC ............................................ 21 Graphique 1.7 – Structure des financements de R&D STIC aux Etats-Unis............................. 23 Graphique 1.8 – Structure des financements de R&D STIC en Europe .................................... 23 Graphique 1.9 – Structure des financements de la R&D STIC au Japon................................... 23 Graphique 1.10 - Part de la valeur ajoutée des entreprises du secteur des STIC dans la valeur ajoutée totale des industries................................................................................................ 25 Graphique 1.11 – Investissement total R&S STIC des entreprises............................................ 25 Graphique 1.12 – Taux de croissance annuel des financements R&D STIC des entreprises .... 26 Graphique 1.13 – Incidence de la R&S STIC sur la R&D totale financée par les entreprises .. 26 Graphique 1.14 – Différentiel d'investissement R&D entre l'Europe des 25 et les Etats-Unis par secteur................................................................................................................................. 27 Graphique 1.15 – Dépense R&D STIC des entreprises rapportées à la valeur de la production STIC ................................................................................................................................... 28 Graphique 1.16 – Crédits publics de R&D STIC pour les entreprises....................................... 31 Graphique 1.17 – Evolution en valeur indiciaire des financements R&D publics STIC attribués aux entreprises.................................................................................................................... 33 Graphique 1.18 – Crédits publics de R&D STIC....................................................................... 34 Graphique 1.19 – Différentiel entre crédits publics R&D STIC................................................ 36 Graphique 1.20 – Evolution du taux de croissance annuel des crédits publics de R&D STIC.. 37 Graphique 1.21 – Crédits de R&D STIC sur budgets civils ...................................................... 38 Graphique 1.21bis – Crédits de R&D STIC sur budgets défense ............................................. 39 Graphique 2.1 – Volumes des financements totaux alloués à la R&D STIC............................. 43 Graphique 2.2 – Evolution de la part relative de chaque pays dans la R&D STIC ................... 45 Graphique 2.3 – Volumes des financements privés alloués à la R&D STIC............................. 46 Graphique 2.4 – Volumes des financements publics alloués à la R&D STIC ........................... 50 Graphique 2.5 – Evolution des crédits publics de R&D STIC exécutés par les entreprises...... 51

53

Index des tableaux

Tableau 1.1 – Total des investissements en R&D STIC (M $ PPA) ......................................... 17 Tableau 1.2 - DIRD aux Etats-Unis et DIRD au Japon rapportées à la DIRD en Europe des 25 ............................................................................................................................................ 19 Tableau 1.3 – DIRD STIC aux Etats-Unis et DIRD STIC au Japon rapportées à la DIRD STIC en Europe des 25 ................................................................................................................ 19 Tableau 1.4 – Intensité relative de la R&D STIC des entreprises des Etats-Unis ..................... 24 Tableau 1.5 – Évolution de la part relative de chaque zone de la triade dans la dépense mondiale des entreprises en R&D STIC ............................................................................ 29 Tableau 1.6 – Evolution indiciaire des financements des entreprises à la R&D STIC.............. 30 Tableau 1.7 – Part des crédits d’origine publique dans la R&D STIC exécutée ou sous-traitée par les entreprises ............................................................................................................... 33 Tableau 1.8 – Evolution en valeur indiciaire des crédits publics totaux affectés à la R&D STIC (tous secteurs d’exécution confondus) ............................................................................... 35 Tableau 2.1 – Investissement global en R&D STIC dans 9 pays ............................................. 43 Tableau 2.2 – Evolution en valeur indiciaire de l’investissement en R&D STIC dans chaque pays..................................................................................................................................... 44 Tableau 2.3 – Evolution de la part relative de chaque pays dans l’investissement global en R&D STIC.......................................................................................................................... 44 Tableau 2.4 – Dépense totale en R&D STIC rapportée au PIB ................................................. 46 Tableau 2.5 – Volumes d’investissement en R&D STIC des entreprises.................................. 47 Tableau 2.6 – Évolution de la part relative de chaque pays dans l’investissement privé STIC global.................................................................................................................................. 47 Tableau 2.7 – Evolution en valeur indiciaire des financements privés à la R&D STIC ............ 48 Tableau 2.8 – Part relative des financements publics alloués à la R&D STIC ………………..49 Tableau 2.9 – Volumes des financements publics alloués à la R&D STIC (M $PPA) ............. 50 Tableau 2.10 – Evolution en valeur indiciaire des financements publics à la R&D STIC ........ 51 Tableau 2.11 – Volume des crédits publics R&D STIC pour les entreprises ............................ 52

54

RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT EN SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION DANS LES GRANDS PAYS INDUSTRIELS ANALYSE STATISTIQUE DES INVESTISSEMENTS EN R&D VOLUME 2 : INDICATEURS PAR PAYS

Canada, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Union européenne
dont Allemagne, Finlande, France, Royaume-Uni, SuèdePays non OCDE

Février 2007

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Étude réalisée pour le Ministère de l'Education, nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche par le Groupement Français de l'Industrie de l'Information (GFII) avec la collaboration de M.V. Études et Conseil

Actualisation de l’étude réalisée en 2003 1 et 2005 pour le Avec le concours du Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies

Remarques : - Ce rapport présente des données actualisées par estimation jusqu’en 2006, sur la base des séries statistiques relatives à la R&D et publiées par l’OCDE en juillet 2006 (dernières données disponibles). - Les valeurs exprimées par une unité monétaire le sont en dollars PPA (à Parité de Pouvoir d’Achat). Il est en effet indispensable pour établir des comparaisons internationales de ne pas se référer à une unité en monnaie courante ($ ou €), mais de prendre en compte – au travers d’une approche en parité de pouvoir d’achat (PPA) – la force réelle d’une monnaie. Les tables de conversion entre les monnaies locales et les $ PPA sont établies annuellement par l’OCDE. - Quand l’étude évoque l’Union européenne, il s’agit de l’Union des 25 états membres alors que les études précédentes documentaient un agrégat de 15 pays.

En 2003 l’étude avait été réalisée pour le Conseil stratégique des technologies de l’information (CSTI), sur un financement du Ministère de la recherche.

1

2

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Sommaire
Remarques :.................................................................................................................................. 2 3. Indicateurs par pays OCDE...................................................................................................... 6 3.1. Etats-Unis .......................................................................................................................... 8 3.1.1. La part relative de la R&D STIC aux Etats-Unis dans le contexte mondial............ 10 3.1.2. Les indicateurs de la R&D STIC aux Etats-Unis..................................................... 11 3.2. Canada............................................................................................................................. 24 3.2.1. La part relative de la R&D STIC au Canada dans le contexte des 9 pays étudiés... 26 3.2.2. Les indicateurs de la R&D STIC au Canada............................................................ 28 3.3. Japon................................................................................................................................ 40 3.3.1. La part relative de la R&D STIC au Japon dans le contexte mondial ..................... 42 3.3.2. Les indicateurs de la R&D STIC au Japon .............................................................. 43 3.4. Corée du Sud ................................................................................................................... 54 3.4.1. La part relative de la R&D STIC en Corée du Sud dans le contexte mondial ......... 56 3.4.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Corée du Sud .................................................. 57 3.5. Allemagne ....................................................................................................................... 68 3.5.1. La part relative de la R&D STIC en Allemagne par rapport à l’ensemble des 9 pays étudiés................................................................................................................................. 70 3.5.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Allemagne ...................................................... 71 3.6. France .............................................................................................................................. 84 3.6.1. La part relative de la R&D STIC de la France dans le contexte mondial ................ 86 3.6.2. Les indicateurs de la R&D STIC en France............................................................. 87 3.7. Royaume-Uni .................................................................................................................. 98 3.7.1. La part relative de la R&D STIC au Royaume-Uni dans le contexte mondial ...... 100 3.7.2. Les indicateurs de la R&D STIC au Royaume-Uni ............................................... 101 3.8. Finlande......................................................................................................................... 112 3.8.1. La part relative de la R&D STIC en Finlande dans le contexte mondial................... 114 3.8.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Finlande........................................................ 114 3.9. Suède ............................................................................................................................. 124 3.9.1. La part relative de la R&D STIC en Suède dans le contexte mondial ................... 126 3.9.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Suède ............................................................ 126 4. La R&D STIC dans les pays non OCDE ............................................................................. 136 4.1 – Cadre méthodologique et remarques préliminaires..................................................... 138 4.2 - Un premier cadrage : l’estimation de la DIRD dans les pays non OCDE ................... 142 4.3 – De l’estimation de la R&D totale à l’estimation de la R&D STIC des entreprises des pays non OCDE.................................................................................................................... 144 4.3.1 - Valeur moyenne au plan mondial de l’incidence de la R&D TIC par rapport à la R&D totale des entreprises............................................................................................... 144 4.3.2 – Estimation du coefficient d’orientation des tissus industriels de chaque pays non OCDE vers le secteur des TIC ......................................................................................... 146 4.3.3 – Estimation de la R&D TIC des industries des pays non OCDE .......................... 148 4.4 – Aspects qualitatifs du développement de la R&D STIC dans les pays non OCDE.... 150 4.4.1 – Quelle croissance pour la R&D des pays non OCDE ? ....................................... 150 4.4.2 – R&D dans les pays émergents : une nette différence d’attractivité selon les pays. .......................................................................................................................................... 151 Index des indicateurs................................................................................................................ 154 Index des tableaux.................................................................................................................... 160 Annexe : L'internationalisation de la R&D…………………………………………………163

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

3. Indicateurs par pays OCDE

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.1. Etats-Unis

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC aux Etats-Unis. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits dans le volume d’annexes pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.1.1. La part relative de la R&D STIC aux Etats-Unis dans le contexte mondial
Indicateur 3.1.1 – Etats-Unis : évolution de la part relative dans les financements en R&D STIC au sein des 9 pays étudiés
Evolution de la part relative des Etats-Unis dans les financements globaux de R&D STIC

58%
5 1%

57%
50%

59% 46%

61%
48%

63%
48%

62%
47%

61%
47%

49%

48% 4 8 %

46%

44%

44%

43%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

d a ns l 'e ns e mb le d e s inv e s t i s s e me nt s d e R &D S TIC d a ns l e s c réd it s p ub li c s d e R &D S TIC d a ns l e s c réd it s p ri v és d e R &D S TIC

La part relative des Etats-Unis dans les financements totaux, au sein des 9 pays étudiés, de la R&D STIC représente, selon le type de financement auquel et l’année à laquelle on se réfère, entre 44 et 63 %. Si la part relative des financements émanant des "entreprises et autres" a très nettement tendance (on l’a déjà relevé au chapitre 1) à s’éroder (– 4% entre 2000 et 2006) la part relative des crédits publics américains bénéficiant à la R&D STIC dans l’ensemble des crédits publics évolue dans un sens exactement contraire, enregistrant une forte croissance et passant sur la période de 58 % à 61%. En conséquence, la part relative des Etats-Unis dans les financements totaux, au sein des 9 pays étudiés, de la R&D STIC se stabilise à partir de 2002 sur une valeur de 47%. On relèvera que cette part relative au niveau des financements de la R&D STIC excède largement la part relative des Etats-Unis dans le PIB mondial (les EtatsUnis ne représentent que 27% de celui-ci). Constat que l’on ne retrouve probablement que dans deux autres domaines : la R&D à finalité militaire et la R&D dans les biosciences. La part relative des Etats-Unis dans le financement mondial de la R&D STIC est même significativement plus élevée que leur part relative dans la production et les volumes mondiaux d’exportation des « équipements TIC » tels qu’ils sont documentés dans le tableau 3.1.1 cidessous. Pour les deux types d’équipements pris ici en compte (ordinateurs et machines de bureau, équipements de communication), les Etats-Unis ne représentent « que » 34% environ de la production mondiale (et 16% des flux « export »). L’effort de R&D STIC aux Etats-Unis

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

apparaît donc « surdimensionné » par rapport à son impact en termes macro-économiques et commerciaux. Bien sûr, et on le verra plus loin, c’est l’étroite imbrication entre R&D STIC et puissance militaire qui explique ce décalage apparent.

Tableau 3.1.1 – Etats-Unis : part dans la production et le commerce mondial de biens TIC
Part relative des Etats-Unis dans la production mondiale Part relative des Etats-Unis dans les volumes d'échanges mondiaux Ordinateurs et machines de bureau Equipements de communication 34,0% 34,4% 17,0% 16,4%

Source : NSF sur la base de données WEFA 2000

3.1.2. Les indicateurs de la R&D STIC aux Etats-Unis
3.1.2.1 Volume et structure des financements STIC aux Etats-Unis Indicateur 3.1.2 – Etats-Unis : financements de la R&D STIC
Financements de la R&D STIC (en Md $ PPA)
1,3 8,3 1,4 8,6 1,5 10,0 1,6 11,6 1,7 13,0 1,8 13,7 1,9 13,7

57,7

59,4

55,8

54,7

55,0

55,3

55,6

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financé e par le s e ntre prise s Autre s finance me nts R&D STIC

R&D STIC financé e sur fonds fé dé raux

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.1.3 – Etats-Unis : structure des financements de la R&D STIC
Etats-Unis : structure des finance ments de la R&D STIC (en Md $ PPA)
2,0% 12,3% 2,0% 12,4% 2,2% 14,8% 2,3% 17,1% 2,4% 18,7% 2,5% 19,4% 2,6% 19,3%

85,7%

85,6%

83,0%

80,5%

78,9%

78,1%

78,1%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financé e par le s e ntre prise s Autre s finance me nts R&D STIC

R&D STIC financé e sur fonds fé dé raux

L’indicateur 3.1.2 de la page précédente retrace l’évolution sur la période 1999–2005 des dépenses intra-muros en valeurs absolues (millions de dollars courants) de R&D STIC aux Etats-Unis, analysées selon trois sources de financement : financements sur fonds publics (fédéraux ou locaux), financements des entreprises (qu'elles soient américaines ou aient leurs sièges à l’étranger), enfin les financements sur fonds propres (non publics) des universités et des instituts sans buts lucratifs (ISBL) 2 . Les financements totaux « intra-muros » de la R&D STIC aux Etats-Unis passent de 67,3 milliards de dollars en 2000 à près de 71,2 milliards de dollars (donnée prévisionnelle estimée) en 2006, soit une croissance globale assez faible de 6 % en valeurs courantes, ce qui signifie probablement une érosion hors inflation. Cette croissance modérée est la résultante du tassement très net des financements des entreprises (qui passent de 57,7 milliards de dollars à 55,6 milliards de dollars) et d’une forte hausse des financements sur fonds publics, qui passent de 8,3 à 13,7 milliards de dollars (+ 68%). Même si la R&D STIC financée par les universités ou les ISBL (Institutions sans but lucratif) sur leurs fonds propres ne représentent qu’entre 2 et 2,5% du total, ce poste, passant de 1,3 à 1,9 milliard de dollars progresse de 46 %. Ce découplage des rythmes d’évolution des financements publics d’une part, des financements privés d’autre part, a pour conséquence, ainsi que l’illustre l’indicateur 3.1.3 ci-dessus, une évolution sensible de la structure des financements de la DIRD STIC totale aux Etats-Unis au sein de laquelle la part des crédits publics augmente significativement. Les Etats-Unis sont le seul pays étudié à connaître une telle évolution.
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Les Etats-Unis sont le seul pays pour lequel cette troisième source de financement a été prise en compte, ce poste étant négligeable pour les autres pays.

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.1.2.2 Intensité de la R&D STIC aux Etats-Unis Le critère « intensité de la R&D STIC » est documenté dans l’indicateur 3.1.4 ci-dessous par le ratio entre la dépense totale de R&D STIC aux Etats-Unis et le PIB de ce pays. On relèvera que les Etats-Unis affichent, certes, des valeurs élevées mais non sans équivalent, et partagent cette fois la tête du classement selon ces critères avec d’autres pays, ainsi que l’illustre le tableau 3.1.2 ci-dessous. Le ratio DIRD STIC/PIB régresse de 0,69% à 0,56% entre 2000 et 2006, en raison essentiellement de la contraction du volume des financements par les entreprises de la R&D STIC. Suivant ce paramètre, les Etats-Unis se classent au 5ème rang mondial derrière la Finlande, la Corée, la Suède et le Japon. Avec, en 2004, un investissement R&D STIC par habitant de 244 $, les Etats-Unis se classent au second rang mondial, mais font pratiquement jeu égal avec la Suède (248 $/habitant) et surtout affichent une valeur presque deux fois moindre que celle relevée en Finlande (480 $/habitant). Indicateur 3.1.4 – Etats-Unis : ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) aux Etats-Unis

Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) aux Etats-Unis

0,69%

0,69% 0,64% 0,62% 0,60%

0,57%

0,56%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.1.5 – Etats-Unis : ratio dépense totale R&D STIC / habitant aux Etats-Unis
Etats-Unis : Dépense intra-muros de R&D STIC par habitant (en $ PPA) 252 246 244 241 241

2000

2001

2002

2003

2004

Il n’en est pas moins vrai que selon ces indicateurs, les Etats-Unis se signalent par une intensité de R&D STIC nettement plus élevée que celle que l’on relève en moyenne au niveau des 12 pays étudiés (cf. tableaux ci-dessous), et surtout que celle que l’on constate en Europe des 25 : on l’a déjà souligné au chapitre 2, l’intensité de la R&D STIC est aux Etats-Unis deux fois plus élevée qu’en Europe si l’on se réfère au ratio par rapport au PIB ; elle est trois fois plus élevée si on se réfère au ratio « dépense par habitant ». Tableau 3.1.2 – Etats-Unis : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.1.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D aux Etats-Unis Indicateur 3.1.6 – Etats-Unis : incidence de la R&D STIC sur le R&D totale (publique, privée)
Etats-Unis : incidence de la R&D STIC sur la R&D Totale (publique, privée)

32,2% 30,8% 31,9% 30,8% 29,5% 30,7% 30,0%

10,3%

9,4% 9,7%

10,1%

10,3%

10,4%

10,1%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Ratio DIRD S TIC des entreprises / DIRD totale des entreprises

Ratio DIRD fédérale S TIC/DIRD fédérale totale

L’indicateur 3.1.6 illustre, d’une part, l’incidence de la R&D STIC financée par les entreprises sur l’ensemble des investissements de R&D de ces mêmes entreprises ; d’autre part l’incidence de la R&D STIC sur fonds publics sur l’ensemble des budgets publics de R&D (CBPRD). Sur le premier critère, avec une incidence de la R&D STIC passant de 30,8% à 30% de l’enveloppe globale d’investissement R&D des entreprises, les Etats-Unis affichent une valeur qui n’est pas exceptionnelle : elle est nettement inférieure aux valeurs constatées en 2005 en Finlande (62%), Corée (57%), Japon (35%) et même de la France. Mais elle est supérieure à celle de l’Europe des 25 (19%). En revanche, même si elle reste stable (malgré une forte croissance en valeur absolue, déjà soulignée) à un niveau de l’ordre de 10,1%, la part relative des financements de R&D STIC dans l’ensemble des crédits publics de R&D est comparativement élevée : parmi les autres pays, on ne trouve pour cet indicateur de valeur supérieure à 10% que pour la Finlande (11,1 %), le Japon (10,6%) la Corée (10,7%) et la France (11,7%) (données 2005). Signalons que si la part relative de l’enveloppe de crédits publics « R&D STIC » dans l’ensemble des crédits publics de R&D américains reste stable sur la période malgré une envolée en valeur absolue, c’est en raison de la croissance concomitante et plus forte encore

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

des budgets publics accordés à la R&D dans les domaines des biosciences. Malgré sa forte accélération, l’investissement en R&D STIC ne progresse pas en part relative dans l’ensemble des budgets américains de R&D : ce constat est clairement illustré par l’indicateur 3.1.7 cidessous comparant l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD dans son ensemble – qui passe sur la période de l’indice 100 à l’indice 120, alors que dans le même temps la DIRD STIC progresse seulement de l’indice 100 à l’indice 106. La R&D STIC n’est plus aujourd’hui aux Etats-Unis le moteur principal de la dépense de R&D tous secteurs confondus.

Indicateur 3.1.7 - Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et la R&D totale
Etats-Unis :évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et la R&D Totale

104 100 100 103

103 100

109 101

117 104

117 105

120 106

2000

2001

2002 2003 2004 2005 DIRD DIRD S TIC

2006

3.1.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises L’évolution en volume de la R&D STIC des entreprises, déjà retracée dans l’indicateur 3.1.2 est isolée ci-dessous dans l’indicateur 3.1.8. Le financement des entreprises à la R&D STIC passe de 57,7 milliards de dollars en 2000 à une valeur estimée de 55,6 milliards de dollars en 2006, soit une décroissance de 4% en termes courants (hors inflation). Les valeurs déflatées illustreraient une érosion plus vive encore. Alors que l’effort financier des entreprises américaines en faveur de la R&D STIC avait connu une nette croissance sur la période 20002001, correspondant en large partie à la montée en puissance des développements Internet, les taux de croissance de l’investissement des entreprises américaines en R&D STIC (exécutée intra-muros) est désormais négatif (d’environ – 2% l’an), en raison d’une probable

délocalisation de certaines activités de R&D vers des pays à plus faible coût de main-d’oeuvre.

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.1.8 – Etats-Unis : financement de la R&D STIC par les entreprises aux EtatsUnis

Financement de la R&D STIC par les entreprises aux Etats-Unis (en M $ PPA) 57 683 59 413 55 849 54 732 54 951 55 280 55 612

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Indicateur 3.1.9 – Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D totale des entreprises
Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D Totale des entreprises

113 100 100 103

113 97

109 95

110 95

111 96

112 96

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

T o t a l d e la R &D f in a n c é e p a r le s e n t re p ris e s R &D S T IC f in a n c é e p a r le s e n t re p ris e s

L’indicateur 3.1.9 confirme – au niveau des seules entreprises cette fois – le décrochage des crédits affectés à la R&D STIC des entreprises d’avec l’évolution des financements de R&D des entreprises tous domaines confondus. Analysée sur la période 2000-2006, l’évolution en valeur indiciaire (2000 = 100) de ces deux postes fait apparaître que la dépense de R&D STIC régresse de 4 points alors que la progression de l’ensemble des dépenses de R&D des entreprises est de 12 points. Déjà amorcé dans les versions précédentes de l’étude, ce découplage a tendance à s’amplifier. On verra plus loin (cf. Indicateur 3.1.14) que, analysée en

17

R&D en STIC dans les grands pays industriels

valeur indiciaire, l’évolution négative des financements de la R&D STIC par les entreprises privées aux Etats-Unis contraste avec la bonne tenue des financements publics pour ce même secteur. Indicateur 3.1.10 - Etats-Unis : évolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises aux Etats-Unis
Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises aux USA

Millions $ PPA Valeur indiciaire 122 102 100 5 641 5 764 92 5 196 110 6 213 6 904 126 7 106

151 8 510

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’indicateur 3.1.10 ci-dessus éclaire un autre aspect de la R&D STIC des entreprises américaines : celui des crédits publics dont elles bénéficient, le plus souvent sous forme de contrats de recherche, et qui renforcent leur propre potentiel de R&D STIC. Du point de vue des entreprises, on est ici dans une logique « en exécution » puisque les entreprises ellesmêmes ne sont pas à l’origine de ces financements (qui n’ont bien sûr pas été inclus dans les volumes de R&D STIC autofinancés par les entreprises présentés plus haut). Passant entre 2000 et 2006 de 5,6 milliards de dollars à 8,5 milliards de dollars, ces sommes apparaissent considérables et progressent fortement sur la période (+ 51%). En valeur indiciaire les volumes de crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises passent donc de l’indice 100 à l’indice 151, soit 55 points d’indice de plus que l’évolution de la R&D STIC autofinancée par les entreprises. Jouant exactement dans le sens inverse de l’érosion de la R&D STIC financée par les entreprises, les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises compensent et au-delà la faiblesse de l’autofinancement privé. Il n’est pas exagéré d’affirmer que les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises « subventionnent » un fort potentiel de R&D STIC au sein des entreprises américaines, malgré le tassement de la R&D exécutée par les entreprises sur leurs fonds propres. Ce niveau exceptionnel des

18

R&D en STIC dans les grands pays industriels

crédits publics de R&D STIC exécutée par les entreprises américaines est bien sûr à mettre en relation avec l’importance des crédits publics de R&D STIC sur budgets défense, dont la grande majorité va aux entreprises (cf. infra). Il s’ensuit logiquement que la part relative des crédits publics dans les volumes de R&D STIC exécutée par les entreprises progresse, ainsi que l’illustrent les indicateurs 3.1.11 et 3.1.12 cidessous. Les crédits publics, qui représentaient en 2000 8,9% des volumes de R&D STIC exécutée par les entreprises, en représentent aujourd’hui environ 13,3%. On verra plus loin que ces crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises sont essentiellement liés aux très importants budgets sur crédits militaires.

Indicateur 3.1.11 - Etats-Unis : Financements de la R&D STIC exécutée par les entreprises aux Etats-Unis
Structure de la R&D STIC exécutée par les entreprises aux USA (en M $ PPA)

57 683

59 413

55 849

54 732

54 951

55 280

55 612

5641 2000

5764 2001

5196 2002

6213 2003

6904 2004

7106 2005

8510 2006

R&D STIC sur fonds publics

R&D STIC autofinancée

Indicateur 3.1.12 - Etats-Unis : part de l'autofinancement et des crédits publics dans la R&D STIC exécutée par les entreprises
Structure des financements R&D STIC des entreprises américaines

91,1%

91,2%

91,5%

89,8%

88,8%

88,6%

86,7%

8,9% 2000

8,8% 2001

8,5% 2002

10,2% 2003

11,2% 2004

11,4% 2005

13,3% 2006

R&D STIC sur fonds publics

R&D STIC autofinancé e

19

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.1.2.5 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.1.3 – Etats-Unis : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part

Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises

10,6% 12,75%

30%

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises (30%) est environ 3 fois supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises. Cet écart s’explique de plusieurs façons : d’une part services et industries manufacturières du secteur des TIC sont bien sûr des activités de hautes technologies pour lesquelles l’investissement en R&D est intrinsèquement élevé ; d’autre part les TIC sont des « technologies habilitantes » et la R&D dans ce domaine a des débouchés dans d’autres secteurs de services ou manufacturiers que ceux relevant des TIC. 3.1.2.6. Les crédits publics de R&D STIC aux Etats-Unis Indicateur 3.1.13 - Etats-Unis : évolution en R&D STIC sur fonds publics
Etats-Unis : évolution de la R&D STIC sur fonds publics (M $) 13 035 13 738 13 739

9 959 8 282 8 616

11 628

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

20

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’évolution des volumes de financement de R&D STIC sur fonds publics (essentiellement fédéraux, les financements en provenance des Etats, inclus dans ces chiffres, ne représentant globalement que moins de 1% de ces sommes) est illustrée par l’indicateur 3.1.13. On a déjà souligné au chapitre 2 qu’aucun autre pays, ni ensemble de pays, ne consacre des sommes aussi importantes au soutien, sur budgets publics, de la R&D STIC.

Indicateur 3.1.14 – Etats-Unis : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics, en valeur indiciaire
Evolution indiciaire de la R&D STIC sur fonds publics et sur fonds privés

140 100 100 104 103 120 97 95

157 95

166

166

96

96

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises R&D STIC financée sur fonds fédéraux

L’indicateur 3.1.14 montre d’ailleurs que la progression de l’investissement en R&D STIC sur fonds publics est désormais beaucoup plus rapide que l’évolution des budgets privés, puisque ces derniers passent sur la période de l’indice 100 à l’indice 96, tandis que les fonds publics de R&D STIC progressent globalement de l’indice 100 à l’indice 166.

Malgré le transfert massif et croissant en valeur absolue de crédits publics de R&D STIC en direction des entreprises, les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux autres exécutants que les entreprises, croissent eux aussi rapidement sur la période. La part relative des crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises décroît, passant de 68,1% du total de l’enveloppe à près de 62% en fin de période.

21

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.1.15 – Etats-Unis : Financements publics de la R&D STIC selon la destination
Financements publics de la R&D STIC selon la destination
(en M $ PPA)

5 416 2 641 5641 2 852 5764 4 762 6213

6 131

6 632

5 229

5196

6904

7106

8510

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Cré dits publics R&D STIC pour le s e ntre prise s

Autre s cré dits publics R&D STIC

Tableau 3.1.4 – Etats-Unis : financements publics de la R&D STIC selon la destination

2000
Crédits publics R&D STIC pour les entreprises Autres crédits publics R&D STIC 68,1% 31,9%

2001
66,9% 33,1%

2002
52,2% 47,8%

2003
53,4% 46,6%

2004
53,0% 47,0%

2005
51,7% 48,3%

2006
61,9% 38,1%

Indicateur 3.1.16 - Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D totale sur fonds publics
Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D Totale sur fonds publics 142 140 120 104 157 156 166 164 169 166

128 113 100100

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

C ré d it s p u b lic s d e R &D S T IC

C ré d it s p u b lic s d e R &D t o u s s e c t e u rs

Il faut enfin relever que l’effort soutenu consenti par les pouvoirs publics américains en faveur du financement de la R&D STIC, s’il a souvent été mis en valeur et a donné lieu à la mise en place de structures spécifiques (National Coordination Office for Information Technology

22

R&D en STIC dans les grands pays industriels

R&D), n’apparaît pas exceptionnel si on le resitue dans le cadre global de l’évolution des dépenses publiques de R&D, ainsi que l’illustre clairement l’indicateur 3.1.16 ci-dessus. On remarquera que l’évolution des crédits publics de R&D dans leur ensemble et celle spécifique aux crédits publics de R&D STIC sont remarquablement en phase. La R&D STIC sur fonds publics représentant comme on l’a vu environ 10,4% de l’ensemble des crédits publics américains de R&D, ce n’est pas cette importance relative de la R&D STIC qui peut expliquer cet impressionnant parallélisme des deux courbes – d’autant plus frappant que si l’enveloppe globale des crédits publics de R&D a été documentée à partir des séries NSF, l’évolution des crédits publics de R&D STIC a été documentée sans référence directe aux données NSF, mais au travers d’une recherche spécifique sur documents budgétaires. Ce qui est mis en évidence au travers de cet indicateur, c’est l’accélération globale de l’effort public de R&D aux Etats-Unis (qui mériterait cependant une analyse sectorielle plus fine, tous les secteurs n’en profitant pas également).

La R&D STIC américaine sur fonds publics affiche enfin une spécificité forte : l’importance des crédits militaires, relevant des lignes budgétaires attribuées au Department of Defence (DoD et ses agences spécialisées, DARPA et NSA), ainsi que le fait apparaître nettement l’indicateur 3.1.17 analysant la structure des crédits publics américains de R&D STIC. Les crédits d’origine DoD représentent en moyenne sur la période 85% des crédits publics américains de R&D STIC. Un ratio que l’on ne retrouve dans aucun autre pays. Indicateur 3.1.17 – Evolution de la structure du budget public R&D STIC aux Etats-Unis

USA : évolution de la structure de la dépense publique de R&D STIC
( M $)
R&D STIC sur crédits civils Recherche STIC sur fonds défense Développements STIC sur fonds défense

1810 1909 1662 1476 1270 735 1590 814 9 913 8 795 7 571 6 277 6 212 10 578 912 1171 1350 1213

1810 1380

10 549

23
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.2. Canada

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC au Canada. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en Annexe 1 pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

24

R&D en STIC dans les grands pays industriels

25

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.2.1. La part relative de la R&D STIC au Canada dans le contexte des 9 pays étudiés
Indicateur 3.2.1 – Evolution de la part relative du Canada dans les financements de R&D STIC
Evolution de la part relative du Canada dans les financements globaux de R&D STIC

4,9% 4,5% 4,6%

4,9% 4,9% 4,6% 4,6% 4,2% 4,5% 3,9% 4,2%3,6% 4,0% 3,6% 4,0%

5,4% 5,0% 4,1% 3,5% 3,9%3,7%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

dans l'ensemble des investissements de R&D S TIC dans les crédits publics de R&D S TIC dans les crédits privés de R&D S TIC

La part relative du Canada dans les investissements totaux en R&D STIC au sein des 9 pays étudiés apparaît modeste : au niveau de la part relative dans les financements totaux de la R&D STIC, le Canada « pèse » 4,5% des financements mondiaux en début de période (2000) et 3,7% en 2006. Il faut cependant souligner qu’avec ces valeurs, la part relative du Canada excède celle de pays comme la Suède et la Finlande. Le poids du Canada est donc loin d’être négligeable dans le contexte de la R&D STIC dans les pays développés et excède la part relative de l’économie canadienne dans le PIB mondial (2,4%). Ce poids relatif du Canada dans l’investissement mondial de R&D STIC excède d’ailleurs aussi largement (dans un rapport de 1 à 2 et plus si l’on ne considère que les financements privés) la part relative du Canada dans la production et l’export d’équipements TIC telle qu’elle est documentée dans le tableau 3.2.1 ci-dessous (données 2000). Toutefois, s’agissant du Canada, on constate que pour deux indicateurs retenus (investissement total dans la R&D STIC ; investissement privé) la part relative du Canada s’érode rapidement alors qu’elle s’était au contraire rapidement accrue jusqu’en 2001 - ce que l’on ne retrouve à ce degré dans aucun autre pays. Tant cette volatilité des volumes de financement de la R&D STIC que le « surdimensionnement » de la R&D STIC financée au Canada sur fonds privés tiennent à une même caractéristique : grâce à une politique très audacieuse de crédit d’impôt recherche, ce pays se classe au premier rang parmi les pays développés pour son attractivité sur les investissements en R&D d’entreprises non-canadiennes. En conséquence, ce pays est devenu

26

R&D en STIC dans les grands pays industriels

une « plate-forme » de R&D en Amérique du Nord pour de nombreuses sociétés noncanadiennes (essentiellement américaines). Les financements d’origine étrangère au sein de la DIRD canadienne tous secteurs confondus sont d’environ 18% et ce pourcentage était en 2002, selon un expert de l’Office canadien des statistiques (Statscan) de l’ordre de 25 à 30% au sein de la DIRD STIC. Mais cette R&D STIC délocalisée est aussi fragile, à la fois parce que très sensible à la conjoncture et surtout parce que les grands groupes américains du secteur des STIC explorent depuis 2002 des opportunités de délocalisation (Inde, Chine, etc.) encore plus intéressantes que celles qu’offre le Canada. Bénéficiaire des phénomènes de délocalisation de la R&D STIC au début de la décennie, le Canada en est désormais la première « victime », soumis à des centres de décision sur la localisation de l’investissement R&D qui ne sont pas situés sur son territoire et ne s’embarrassent donc pas de considérations de « patriotisme économique ». La part relative du Canada dans les financements publics de la R&D STIC est, elle, en phase avec le poids économique de ce pays et a, elle, progressé, passant de 4,6% en 1999 à 5,4% (valeur estimée) en 2006. La part relative des crédits publics dans la DIRD évolue donc (et compense en partie) en sens contraire de la part relative des financements de R&D STIC des entreprises 3 .

Tableau 3.2.1 – Canada : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC
Part relative du Canada dans la production mondiale Part relative du Canada dans les volumes d'export mondiaux Ordinateurs et machines de bureau Equipements de communication 1,4% 1,4% 2% 2,0%

Source : NSF sur la base de données WEFA

3

Dans la précédente version de l’étude une erreur sur ce paramètre s’était glissée à ce niveau et ce pour toute la période étudiée, affichant indûment un pourcentage faible, légèrement supérieur à 1%

27

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.2.2. Les indicateurs de la R&D STIC au Canada
3.2.2.1. Volume et structure des financements STIC au Canada Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC au Canada, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises et autres » sont illustrés par l’indicateur 3.2.2 ci-dessous. En valeur globale, ces financements régressent de 5,97 à 5,7 milliards de dollars PPA entre 2000 et 2006 (valeur estimée). Le Canada est le seul pays étudié où les crédits globaux affectés à la R&D STIC régressent en valeur absolue. Indicateur 3.2.2 – Canada : financement de la R&D STIC par les entreprises et l'Etat fédéral au Canada
Financement de la R&D STIC par les entreprises et l'Etat fédéral au Canada (en M $ PPA)

300

301

313

327

340

362

372

5 676

5 572

5 136

4 754

4 904

4 943

5 324

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par le s e ntre prise s

R&D STIC financé e sur fonds publics

Tableau 3.2.2 – Canada : évolution de la structure du budget R&D STIC au Canada

2000
R&D STIC financée par les entreprises R&D STIC financée sur fonds publics 95,0% 5,0%

2001
94,9% 5,1%

2002
94,3% 5,7%

2003
93,6% 6,4%

2004
93,5% 6,5%

2005
93,2% 6,8%

2006
93,5% 6,5%

La structure du financement de la R&D STIC exécutée sur le sol canadien est illustrée par le tableau 3.2.1. Entre 2000 et 2006, la part des crédits publics croît, tant en valeur relative qu’en valeur absolue, passant de 5% à 6,5%, ce qui, en part relative, est une augmentation très significative. Cette augmentation de la part des crédits publics est à opposer à la diminution des crédits sur fonds privés : tout se passe comme si, au Canada, les crédits publics avaient, entre

28

R&D en STIC dans les grands pays industriels

autres objectifs, celui d’amortir des fortes variations des volumes de R&D STIC financés par les entreprises. Le même constat avait était fait pour les Etats-Unis. 3.2.2.2. Intensité de la R&D STIC au Canada Indicateur 3.2.3 - Canada : ratio dépense totale la R&D STIC / PIB (en %) au Canada
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) au Canada

0,69% 0,65% 0,59% 0,53% 0,52% 0,49% 0,52%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC au Canada est exprimée dans l’indicateur 3.2.3 ci-dessus par le ratio DIRD/PIB. Les valeurs constatées pour cet indicateur placent le Canada dans une position médiane parmi les 12 pays étudiés (c. infra tableaux 3.2.3). Pour l’investissement total de R&D STIC rapporté au PIB, le Canada affiche une valeur passant de 0,69% à 0,52% sur la période étudiée.

29

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Tableau 3.2.3 – Canada : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

Indicateur 3.2.4 - Canada : dépense de R&D STIC / habitant

Dépense R&D STIC / PIB par habitant au Canada
193

189 184 176 169 164 171

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

30

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.2.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D au Canada Indicateur 3.2.5 - Canada : incidence de la R&D STIC sur la R&D total (publique, privée)
Canada : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique, privée)
Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

49,0% 38,2% 35,3% 35,0% 34,7% 33,6%

40,7%

5,8%

5,6% 5,6%

5,6%

5,6%

5,7% 5,8%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’indicateur 3.2.5 illustre d’une part l’incidence de la R&D STIC financée par les entreprises sur l’ensemble des investissements de R&D de ces mêmes entreprises, d’autre part l’incidence de la R&D STIC sur fonds publics sur l’ensemble des budgets publics de R&D (CBPRD). Sur le premier de ces paramètres, le Canada se classe parmi les pays dont la R&D privée est nettement « orientée STIC », même si le passage de la valeur 2000 (49%) à la valeur estimée 2006 (35%) reflète la forte contraction du volume de R&D du secteur des STIC. Selon ce critère, le Canada se place derrière la Finlande (62%) et la Corée (57%), mais affiche une valeur égale à celle constatée au Japon (35 %) et supérieure à celle relevée aux Etats-Unis (30% en moyenne sur la période). Le Canada supplante sur ce critère et sur l’ensemble de la période étudiée l’Europe des 25 (20%), la France (31%) l’Allemagne (21%) et le Royaume-Uni (18%).

La part relative de la R&D STIC financée sur fonds publics au sein de l’ensemble des crédits publics de R&D est, elle, beaucoup plus modeste (5,7% en moyenne sur la période, au niveau de la moyenne européenne). Le Canada se classe ici derrière la Finlande (11,1%), le Japon

31

R&D en STIC dans les grands pays industriels

(10,6%), la France (11,7%), la Corée (10,7%) et le Royaume-Uni (8%). Ce « découplage » des deux indices est assez spécifique à la situation canadienne. Tout se passe comme si, hors du mécanisme de crédit d’impôt très incitatif qui explique une délocalisation vers le Canada d’activités de R&D, l’action directe des financements publics n’accompagnait pas la forte orientation du tissu privé de R&D canadien vers les STIC. Le Canada est peut-être au sein des douze pays l’une des meilleures illustrations d’un « modèle libéral » de la dynamique des financements de la R&D STIC.

Indicateur 3.2.6 - Canada : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs au Canada
Evolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs au Canada,

130 114 114 115 100 121 126

98 91 2000 2001 2002

85 2003

88

89

95

2004

2005

2006

Finance me nts de la R&D STIC

Total de s finance me nts de R&D

L’indicateur 3.2.6 permet lui de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs confondus à l’évolution de la DIRD STIC. On note alors que la dépense globale intramuros de R&D progresse assez régulièrement à un rythme soutenu, passant de l’indice 100 (2000) à l’indice 130 (valeur estimée 2006), la DIRD STIC se tasse, passant en valeur indiciaire de l’indice 100 à l’indice 95. Il s’agit là d’une nouvelle illustration du fait qu’étant très fortement déterminée par les logiques de délocalisation et/d’externalisation de leur R&D par les entreprises américaines du secteur des STIC, les volumes de R&D STIC sont au Canada très volatiles, ce qui ne se vérifie pas pour d’autres secteurs (le Canada reste une importante plate-forme de R&D délocalisée pour les industries américaines aérospatiales, pharmaceutiques et de l’automobile). A partir de l’exemple canadien, on peut donc formuler l’hypothèse que la R&D STIC est particulièrement sensible aux logiques de délocalisation. 32

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.2.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises au Canada Indicateur 3.2.7 – Canada : financement de la R&D STIC par les entreprises
Financement de la R&D STIC par les entreprises au Canada (en M $ PPA)

5 676

5 572 5 136 4 943 5 324 4 904

4 754

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

La sensibilité conjoncturelle des financements des entreprises à la R&D STIC au Canada est également illustrée par l’indicateur 3.2.7 qui documente les valeurs absolues (en M $ PPA) de ces financements. On retrouve ici la forte contraction depuis 2002 des volumes de financements privés bénéficiant à la R&D STIC. Malgré un redressement de la valeur estimée 2006, cet indicateur est loin de retrouver les niveaux atteints en 2000. L’indicateur 3.2.8 (cf. infra), qui compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC par rapport aux financements globaux (tous secteurs confondus) de R&D par les entreprises, indique de plus que cette fragilité est spécifique à la R&D STIC puisque la R&D sur fonds privés dans son ensemble progresse. On retrouve ici des courbes qui ont exactement la même allure que celles de l’indicateur 3.2.6 qui portait sur l’évolution en valeur indiciaire de l’ensemble des financements de la R&D STIC : c’est bien, au Canada, l’investissement des entreprises qui détermine la dynamique d’ensemble de ces financements.

33

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.2.8 - Canada : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs financés sur fonds privés
Evolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs au Canada,

130 114 114 115 100 121 126

98 91 2000 2001 2002

85 2003

88

89

95

2004

2005

2006

Financements de la R&D STIC

Total de s financements de R&D

Indicateur 3.2.9 – Canada : évolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises
Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises au Canada
124 110 102 137 131 125 127 132 105 106
Millions $ PPA Valeur indiciaire

155 100

114 142

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Le faible « interventionnisme » des pouvoirs publics canadiens 4 dans le financement direct (puisque l’essentiel de l’incitation passe par le crédit d’impôt recherche) de la R&D STIC est
4

Fédéraux, mais aussi des Etats fédérés qui globalement n’apportent que 1% des financements publics de la R&D STIC, 78 % de ces crédits émanant de deux états seulement : Ontario – pour plus de 50% et Québec pour environ 28%.

34

R&D en STIC dans les grands pays industriels

également mis en évidence par l’indicateur 3.2.9 : les crédits publics de R&D STIC bénéficiant directement aux entreprises se situent sur la période à un niveau moyen de 130 millions de $ PPA, soit en moyenne, 2,6% des volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises canadiennes. On notera, de plus, qu’en valeur indiciaire, les crédits publics de R&D STIC canadiens bénéficiant au secteur privé, malgré une embellie en 2000-2001, ont tendance à stagner sur la période, puisque de l’indice 100 en 2000 nous passons en fin de période à l'indice 114 : cette progression apparente recouvre une stagnation en valeurs déflatées. Ce qui est parfaitement en phase avec les objectifs affichés du gouvernement canadien d’une limitation des soutiens directs (au profit du soutien indirect que constitue le crédit d’impôt) à la R&D à finalité « technologique ». Tableau 3.2.3 – Canada : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises canadiennes
R&D STIC autofinancée par les entreprises R&D STIC des entreprises sur fonds publics 2000 97,8% 2,2% 2001 97,3% 2,7% 2002 97,4% 2,6% 2003 97,4% 2,6% 2004 97,4% 2,6% 2005 97,4% 2,6% 2006 97,4% 2,6%

3.1.2.6 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.2.4 – Canada : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part

Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises

10,6% 12,75%

30%

35

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises (30%) est environ 3 fois supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises. Cet écart s’explique de plusieurs façons : d’une part services et industries manufacturières du secteur des TIC sont bien sûr des activités de hautes technologies pour lesquelles l’investissement en R&D est intrinsèquement élevé ; d’autre part les TIC sont des « technologies habilitantes » et la R&D dans ce domaine a des débouchés dans d’autres secteurs de services ou manufacturiers que ceux relevant des TIC. 3.2.2.7. Les crédits publics de R&D STIC au Canada Indicateur 3.2.10 – Canada : financements directs de la R&D STIC par l'Etat fédéral
Evolution de la R&D STIC sur fonds publics au Canada
(M $ PPA)

300

301

313

327

340

362

372

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Malgré ce relatif non-interventionnisme de la puissance publique canadienne dans le financement de la R&D à finalité technologique, les crédits publics affectés à la R&D STIC n’en ont pas moins augmenté sur la période, la R&D STIC restant une priorité au sein des programmes de recherche publique. Cette augmentation est retracée dans l’indicateur 3.2.10 cidessus. Les financements publics passent sur la période de 300 M$ PPA à 372 M$ PPA, soit une augmentation de 24% en sept ans. L’évolution en valeur indiciaire de ces financements 36

R&D en STIC dans les grands pays industriels

publics (cf. ci-dessous indicateur 3.2.11) est positive et joue « à contre cycle » par rapport à l’évolution en valeur indiciaire des financements privés. Ces derniers régressent de 6 points d’indice alors que la dépense publique progresse de l’indice 100 à l’indice 124. Signalons enfin que la part des crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC sont au Canada de l’ordre de 6,6% en moyenne sur la période 2000-2006 et qu’elle a tendance à décroître puisque son incidence était en 2000 de 7,3% alors qu’elle ne serait plus (valeur estimée) que de 6,5% en 2006, après avoir connu une érosion lente mais régulière. Indicateur 3.2.11 – Canada : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics, en valeur indiciaire
Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics au Canada, en valeur indiciaire
R&D STIC financée par les entreprises et autres R&D STIC financée sur fonds publics

124 121 104 100 98 100 94 90 2000 2001 2002 84 2003 86 87 113 109

2004

2005

2006

37

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Cette décomposition des budgets publics canadiens de R&D STIC entre crédits civils et crédits militaires est illustrée par l’indicateur 3.2.12 ci-dessous. Indicateur 3.2.12 - Canada : part des crédits civils et des crédits militaires dans la R&D STIC sur fonds publics
Part des crédits civils et des crédits militaires dans la R&D STIC sur fonds publics au Canada (en M $ PPA)
22,4

22,6 22,5 24,2 22,3 20,6

22,0

330 281 241 244 292

340

343

1999

2000 Crédits civils

2001

2002

2003

2004

2005

Crédits militaires

Tableau 3.2.4 – Canada : part des crédits civils et des crédits « défense » dans les financements publics de R&D STIC
Part de la Recherche STIC civile dans la R&D STIC sur fonds publics Part de la Recherche STIC "Défense"dans la R&D STIC sur fonds publics 2000 92,7% 7,3% 2001 93,4% 6,6% 2002 93,4% 6,6% 2003 93,3% 6,7% 2004 93,5% 6,5% 2005 93,6% 6,4% 2006 93,5% 6,5%

38

R&D en STIC dans les grands pays industriels

39

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.3. Japon

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC au Japon. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en Annexe 1 pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

40

R&D en STIC dans les grands pays industriels

41

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.3.1. La part relative de la R&D STIC au Japon dans le contexte mondial
Indicateur 3.3.1 - Japon : évolution de la part relative du Japon dans les financements globaux de R&D STIC
Evolution de la part relative du Japon dans le total des financements de R&D STIC
21,5%
2 0 ,6 % 2 0 ,5 %

22,6% 21,3%2 1,5 % 15,2%
2 1,4 %

22,8%
2 1,6 %

23,2%

24,0%
2 2 ,3 %

2 2 ,2 %

24,0%

15,6%

16,2%

14,4%

14,3%

14,2%

14,7%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

dans l'e nse mble de s inve stisse me nts de R&D STIC dans le s cré dits publics de R&D STIC dans le s cré dits privé s de R&D STIC

La part relative du Japon dans les investissements globaux en R&D STIC en fait le second contributeur mondial avec un niveau moyen sur la période de l’ordre de 21,6%. Cette part relative a tendance à progresser légèrement : le Japon « pèse » 20,6% des financements mondiaux en début de période (2000) et 22,3% en 2006 (valeur estimée). On verra que d’autres indicateurs reflètent ce rebond du Japon dans le contexte mondial de la R&D STIC, essentiellement dû à la R&D financée par les entreprises. Cette part relative du Japon en matière de R&D STIC excède largement son poids économique relatif, puisque le Japon ne génère par ailleurs que 8,8 % du PIB mondial. Ce poids relatif du Japon dans l’investissement mondial de R&D STIC est en revanche plus en phase avec le poids relatif de ce pays dans la production mondiale d’équipements TIC (cf. tableau 3.3.1 ci-dessous) : le Japon génère environ 28% (donnée 2000) de la production mondiale en valeur d’ordinateurs et machines de bureaux et environ 22% de la production mondiale d’équipements de communication. On notera que cette performance du Japon est essentiellement liée à l’importance de la part relative de la R&D STIC de ses entreprises puisque celles-ci affichent une part relative de 21,5% en 2000 à 24% (valeur estimée) en 2006. A contrario, la part relative du Japon dans les financements publics de la R&D STIC, si elle reste supérieure au poids économique de ce pays dans le concert mondial s’érode, passant de 15,6% en 2000 à 14,7% (valeur estimée) en 2006.

42

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Tableau 3.3.1 – Japon : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC
Part relative du Japon dans la production mondiale Part relative du Japon dans les volumes d'export mondiaux Ordinateurs et machines de bureau Equipements de communication 28,6% 22,1% 10,8% 12,5%

Source : NSF sur la base de données WEFA , données 2000

3.3.2. Les indicateurs de la R&D STIC au Japon
3.3.2.1 Volume et structure des financements STIC au Japon Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC au Japon, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises et autres » sont illustrés par l’indicateur 3.3.2 ci-dessous. Indicateur 3.3.2 - Japon : financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics au Japon
Financement de la R&D STIC, par les entreprises et sur fonds publics au Japon (M $ PPA)

3 102 2 449 2 582 2 740 2 954

3 257

2 225

25 072

26 331

27 565

27 392

28 681

30 287

30 893

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

En valeur globale, ces financements progressent de 27,2 à 34,15 milliards de dollars PPA, soit une progression de 27% entre 2000 et 2006.

La structure du financement de la R&D STIC exécutée au Japon est illustrée par l’indicateur 3.3.3 ci-dessous.

43

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.3.3 - Japon : évolution de la structure du budget R&D STIC au Japon
Evolution de la structure du budget R&D STIC au Japon
8,2% 8,5% 8,6% 9,1% 9,3% 9,3% 9,5%

91,8%

91,5%

91,4%

90,9%

90,7%

90,7%

90,5%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

% R&D STIC financée par les entreprises

% R&D STIC financée par l'Etat

Entre 1999 et 2005, la part relative des crédits publics augmente, passant de 8,2% à 9,5%, ce qui en part relative est un incrément significatif. Corrélativement, la part des entreprises diminue dans la proportion inverse. Cette structure du financement de la R&D STIC au Japon est typique, par son profil, d’un pays où l’Etat est peu interventionniste dans le financement de la R&D à finalité industrielle. Cette typologie de structure de financement s’apparente à celle que l’on retrouve en Corée, au Canada, en Finlande et en Suède ; elle est par contre radicalement différente de celle relevée au niveau global de l’Europe des 25 où les financements d’origine publique sont de l’ordre de 15,3% du financement total de la R&D STIC sur la période 2000-2006. Le rôle des crédits publics est au Japon également moins marqué qu’aux Etats-Unis, où ces derniers ont une incidence de 17% (état fédéral et ISBL) dans le financement total de la R&D STIC. La modestie de la part relative des crédits publics n’empêche nullement, comme on le verra plus loin, une politique volontariste des pouvoirs publics japonais en la matière.

44

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.3.2.2 Intensité de la R&D STIC au Japon Indicateur 3.3.4 - Japon : ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) au Japon

Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) au Japon

0,87%

0,86%

0,84% 0,83% 0,83%

0,84%

0,84%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC au Japon est exprimée dans l’indicateur 3.3.4 ci-dessus par le ratio DIRD/PIB. Ces valeurs placent le Japon dans le peloton de tête pour les 9 pays étudiés (cf. infra tableau 3.3.2). Pour l’investissement total de R&D STIC rapporté au PIB, le Japon affiche une valeur de 0,84% en moyenne. Cette même valeur est de près de 0,25% en Europe et de 0,60% aux Etats-Unis. Seules, la Finlande (1,55%), la Corée (1,3%) et la Suède (1,04%) affichent des valeurs plus élevées que celles relevées au Japon. Tableau 3.3.2 - Japon : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%
45

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.3.4 bis - Japon : dépense de R&D STIC par habitant ($ PPA)
Dépense R&D STIC / PIB par habitant au Japon
($ PPA)

215

227

237

237

249

263

269

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

3.3.2.3 - La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D au Japon Indicateur 3.3.5 - Japon : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)
Japon : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)

34,9% 34,0% 34,6% 35,3% 35,0% 35,0%

35,0%

Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

10,4% 10,2% 10,7%

10,6%

10,6%

10,6% 10,6%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

46

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.3.5 illustre d’une part l’incidence de la R&D STIC financée par les entreprises sur l’ensemble des investissements de R&D de ces mêmes entreprises, d’autre part l’incidence de la R&D STIC sur fonds publics sur l’ensemble des budgets publics de R&D (CBPRD) au Japon. Sur le premier critère, avec une incidence de la R&D STIC d’environ 35% en valeur moyenne sur la période de l’enveloppe globale d’investissement R&D des entreprises, le Japon se classe parmi les pays dont la R&D privée est nettement « orientée STIC » : sur ce critère, le Japon ne le cède qu’à la Finlande (62%), à la Corée du Sud (57%) et affiche une valeur supérieure à celle constatée aux Etats-Unis (30%) et de l’Europe des 25 (22,5%). Le Japon supplante également sur ce critère toutes les grandes économies : France (32%), Allemagne (21%), Royaume-Uni (18%). La part relative de la R&D STIC financée sur fonds publics au sein de l’ensemble des crédits publics de R&D est, elle, plus limitée (10,6% en moyenne sur la période), ce qui classe le Japon au 5ème rang parmi les douze pays étudiés, selon ce critère. Le Japon fait ici presque jeu égal derrière avec la Finlande et la France (11,7%), et affiche une valeur légèrement supérieure à celle constatée pour les Etats-Unis (10,3%).

Indicateur 3.3.6 - Japon : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs
Evolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs au Japon

128 105 100 105 110 110 114 110 119 116 125 122 125

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Financements de la R&D STIC

Total des financements de R&D

L’indicateur 3.3.6 permet, lui, de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs confondus à l’évolution de la DIRD STIC. On note une similarité très grande des deux courbes qui progressent au Japon régulièrement mais modérément, de l’indice 100 (2000) à l’indice 128 (valeur indiciaire 2006 estimée pour l’ensemble des crédits de R&D (DIRD), de l’indice 100 à l’indice 125 pour la DIRD STIC. Si l’on tient compte (cf. infra) que ce sont les 47

R&D en STIC dans les grands pays industriels

financements de R&D des entreprises, qui en raison de leur poids relatif (plus de 91% du total de crédits affectés à la R&D STIC) détermine l’allure générale de ces courbes, on peut en déduire que les entreprises nippones ont une gestion régulière, prévisible et relativement indépendante du secteur d’activité de leurs investissements en R&D. Au Japon, à la différence de ce que l’on a constaté aux Etats-Unis ou au Canada, il semble que les investissements des entreprises ne soient pas une variable d’ajustement dans le compte d’exploitation des entreprises, dans le secteur de STIC comme dans les autres secteurs. 3.3.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises au Japon Indicateur 3.3.7 - Japon : financements directs de la R&D STIC par les entreprises
Financements directs de la R&D STIC par les entreprises au Japon (en M $ PPA)

25 072

26 331 27 565

27 392

28 681

30 287

30 893

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Ces données illustrent un découplage de l’investissement de R&D STIC financé par les entreprises nippones d’avec les cycles conjoncturels auxquels sont soumises les entreprises du secteur des STIC. Les volumes de financements progressent sur des niveaux déjà élevés qui font des entreprises japonaises les deuxièmes contributrices mondiales à la R&D STIC sur fonds privés. L’indicateur 3.3.8 (cf. infra) qui compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC par rapport aux financements globaux de R&D par les entreprises et réalisée au Japon, confirme le phasage étroit entre le volume de R&D STIC financée par les entreprises, et le volume total de R&D financée par les entreprises tous secteurs confondus. On retrouve ici des courbes qui ont exactement la même allure que celles de l’indicateur 3.3.7 qui portait sur l’évolution en valeur indiciaire de l’ensemble des financements de la R&D STIC : c’est bien, au Japon, comme dans tous les autres pays à faible « interventionnisme d’état », l’investissement des entreprises qui détermine la dynamique d’ensemble de ces financements.

48

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.3.8 - Japon : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs financés par les entreprises
Evolution en val. indice des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs financés par les entreprises au Japon

124 105 100 104 110 108 112 109 117 114 121

126 123

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Finance me nts de la R&D STIC par le s e ntre prise s Total de s finance me nts de R&D de s e ntre prise s

Le Japon se signale par une grande étanchéité – en tout cas en termes de transferts de crédits entre budgets publics et financement privés de R&D. Tous secteurs confondus, les crédits publics représentent environ 1,3% des crédits de R&D exécutés par les entreprises (contre environ 13,3% aux Etats-Unis, 8% dans l’Europe des 25, 9,7% en France) et il semble que cette proportion soit encore moindre – et donc négligeable – dans le secteur des STIC, puisque l’essentiel des crédits de R&D publics nippons bénéficiant aux entreprises relèvent du secteur aérospatial. 3.3.2.5 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.3.3 – Japon : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part

Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises

9,16% 8,53%

35%

49

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises (30%) est environ 3 fois supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises. Cet écart s’explique de plusieurs façons : d’une part, services et industries manufacturières du secteur des TIC sont bien sûr des activités de hautes technologies pour lesquelles l’investissement en R&D est intrinsèquement élevé ; d’autre part, les TIC sont des « technologies habilitantes » et la R&D dans ce domaine a des débouchés dans d’autres secteurs de services ou manufacturiers que ceux relevant des TIC.

3.3.2.5. Les crédits publics de R&D STIC au Japon Le fait que les crédits publics japonais représentent en part relative une fraction limitée de l’enveloppe globale de financement de la R&D STIC ne signifie nullement qu’il n’y a pas de politique publique au Japon en matière de R&D STIC, ainsi que l’illustre l’indicateur 3.3.9 qui compare l’évolution en valeur indiciaire des crédits publics et des crédits privés alloués à cette R&D STIC. Passant sur la période de l’indice 100 à l’indice 158, la dynamique des crédits publics excède celle des financements émanant des entreprises qui, sur la même période passent de l’indice 100 à l’indice 124. La R&D STIC continue semble-t-il d’être une priorité pour le gouvernement japonais, priorité se traduisant par une évolution très positive et très régulière des crédits publics alloués à la R&D STIC.

50

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.3.9 - Japon : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur les fonds publics, en valeur indiciaire
Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics au Japon, en valeur indiciaire
158 150

143 133 124 119 110 108 106 111 115 122

125

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

L’indicateur 3.3.10 ci-dessous répercute en valeur absolue cette croissance significative des crédits publics de R&D STIC, qui progressent de plus de 30% sur la période.

Indicateur 3.3.10 - Japon : financements publics directs de la R&D STIC au Japon
Financements publics directs de la R&D STIC au Japon
(en M $ PPA)

2 225

2 449

2 582

2 740

2 954

3 102

3 257

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Signalons enfin que la part des crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC sont au Japon de l’ordre de 5% en moyenne sur la période 2000-2006. La difficulté à apprécier les crédits de R&D militaires, et plus particulièrement ceux affectés à la R&D STIC, doit cependant conduire à interpréter ces données avec prudence, même s’il est 51

R&D en STIC dans les grands pays industriels

sûr que la contribution des crédits sur budgets défense constitue une part très minoritaire de l’enveloppe globale des financements japonais à la R&D STIC. Cette décomposition des budgets publics japonais de R&D STIC entre crédits civils et crédits militaires est illustrée par l’indicateur 3.3.11 ci-dessous. Indicateur 3.3.11 – Japon : évolution de la structure du budget public R&D STIC
Japon : évolution de la structure du budget public R&D STIC

5,1%

5,2%

5,0%

5,0%

5,0%

5,0%

5,0%

94,9%

94,8%

95,0%

95,0%

95,0%

95,0%

95,0%

2000

2001

2002
Crédits civils

2003

2004
Crédits militaires

2005

2006

52

R&D en STIC dans les grands pays industriels

53

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.4. Corée du Sud

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC en Corée du Sud. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en annexe pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

54

R&D en STIC dans les grands pays industriels

55

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.4.1. La part relative de la R&D STIC en Corée du Sud dans le contexte mondial
Indicateur 3.4.1.1 – Corée du Sud : évolution de la part relative de la Corée du Sud dans les financements globaux de R&D STIC
Evolution de la part relative de la Corée dans le total des financements de R&D STIC 9,3%
9,3% 8,1% 7,1%7 ,5 % 5,7% 6 ,3 %
5 ,5 % 8 ,5 % 8 ,6 % 8 ,8 %

9,5%

6,6% 6 ,7 %

2,1%

2,0%

1,8%

1,7%

1,6%

1,7%

1,7%

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

dans l'e nse mble de s inve stisse me nts de R&D STIC dans le s cré dits publics de R&D STIC dans le s cré dits privé s de R&D STIC

On constate, comme c’était déjà le cas dans les deux précédentes éditions de l’étude, que la Corée du Sud est, de tous les pays étudiés, celui dont la part relative dans les investissements globaux en R&D STIC s’accroît le plus fortement sur la période 1999-2005. Au niveau des financements globaux de la R&D STIC, la part relative de la Corée du Sud progresse de 5,5% à 8,8% soit une progression de plus de 3 points, ce qui est considérable dans une analyse en part relative. Cette progression reflète avant tout l’effort de R&D STIC des entreprises. La part relative des entreprises coréennes dans l’enveloppe totale de l’univers de référence (9 pays) allouée au financement privé de la R&D STIC progresse de 5,7% à 9,5% ; il s’agit là aussi parmi les pays étudiés de la plus forte progression enregistrée. La part relative des crédits publics coréens dans l’ensemble des crédits budgétaires mondiaux en R&D STIC passe de 2,1 à 1,7%. En valeur absolue et au niveau de l’investissement total (public et privé) en R&D STIC, la Corée du Sud multiplie par 1,84 le volume de ses financements sur la période 2000/2006. La part relative de la Corée du Sud en matière de R&D STIC excède largement son poids économique relatif puisque ce pays ne génère par ailleurs que 2 % du PIB mondial (mais 8,8% de la R&D STIC). Ce poids relatif de la Corée du Sud dans l’investissement mondial de R&D

56

R&D en STIC dans les grands pays industriels

STIC est même « surdimensionné » si on le compare au poids relatif de ce pays dans la production mondiale d’équipements TIC (cf. tableau 3.4.1 ci-dessous) : clairement, l’investissement massif privé de la Corée du Sud en R&D STIC vise à conquérir des parts de marché dans le futur. Une stratégie qui semble payante puisque la Corée du Sud voit son poids relatif dans le commerce mondial d’équipements TIC (essentiellement destinés aux marchés de grande consommation) croître rapidement au détriment de son voisin japonais dont le poids relatif s’érode. L’exemple coréen (mais aussi, on le verra, l’exemple finlandais) démontre bien qu’il existe une corrélation directe – mais différée dans le temps entre accroissement de l’effort de R&D STIC et accroissement des parts de marché. Tableau 3.4.1 – Corée du Sud : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC
Part relative de la Corée du Sud dans la production mondiale Part relative de la Corée du Sud dans les volumes d'export mondiaux Ordinateurs et machines de bureau Equipements de communication 2,2% 4,5% 1,7% 3,0%

Source : NSF sur la base de données WEFA, données 2000

3.4.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Corée du Sud
3.4.2.1. Volume et structure des financements STIC en Corée du Sud Indicateur 3.4.2 – Corée du Sud: financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics
Financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en Corée du Sud, M $ PPA

953 883 741 650 11 480 8 140 6 629 8 620 9 678 830

1 088

1 194

11 788

12 235

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

57

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC en Corée du Sud, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises et autres » sont illustrés par l’indicateur 3.4.2 ci-dessus. En valeur globale, ces financements progressent de 7,28 à 13,43 milliards de dollars PPA et sont multipliés par un facteur de l’ordre de près de 2. Parce qu’elle anticipe sur des parts de marché futures, la Corée du Sud est le seul pays qui affiche une progression forte des financements des entreprises sur les deux dernières années, indépendante des cycles conjoncturels car encore en phase d’« ensemencement » (à des niveaux toutefois déjà considérables en valeur absolue) et de conquête de positions commerciales. La structure du financement de la R&D STIC exécutée en Corée du Sud est par ailleurs illustrée par l’indicateur 3.4.3 ci-dessous.

Indicateur 3.4.3 – Corée du Sud : évolution de la structure du budget R&D STIC
Evolution de la structure du budget R&D STIC en Corée du Sud
8,9% 8,3% 8,8% 8,4% 7,7% 8,4% 8,9%

% R&D STIC financée par l'Etat % R&D STIC financée par les entreprises

91,1%

91,7%

91,2%

91,6%

92,3%

91,6%

91,1%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Entre 2000 et 2006 cette structure reste très stable, la part relative des crédits publics se situant sur une valeur moyenne de 8,9% (ce qui établit la Corée du Sud à un niveau nettement inférieur à la moyenne constatée pour l’incidence des crédits publics dans les 9 pays étudiés). Les crédits des entreprises représentent systématiquement plus de 92% de l’ensemble des financements de la R&D STIC, un niveau que l’on ne retrouve qu’au Japon et en Finlande.

58

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.4.2.2. Intensité de la R&D STIC en Corée du Sud Indicateur 3.4.4 – Corée du Sud : ratio dépense totale R&D STIC / PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) en Corée du Sud
1,30% 1,15% 1,09% 0,95% 1,08% 1,30% 1,30%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC en Corée du Sud est exprimée dans l’indicateur 3.4.4 ci-dessus par le ratio DIRD/PIB. Sur ce critère, la Corée du Sud fait sur la période 2000-2006 un "grand bond en avant" puisque ce ratio passe de 0,95% à 1,3%, ce qui classe la Corée du Sud en deuxième position parmi les neuf pays étudiés, derrière la Finlande (1,55%).

Tableau 3.4.2 – Corée du Sud : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

59

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.4.5 – Corée : dépense de R&D STIC par habitant
Dépense R&D STIC / PIB par habitant en Corée
($ PPA)

263 223 188 154 200

272

284

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensification de la R&D STIC en Corée est aussi très impressionnante si l’on s’intéresse à l’autre mesure de l’intensité de cette R&D : la dépense en R&D STIC par habitant. Entre 2000 et 2006 (valeur estimée) celle-ci par de 154 $ à 284 $ PPA. Une progression que l’on ne retrouve dans aucun autre pays et qui marque une politique très volontariste de développement de la R&D STIC, tant de la part des entreprises que de la part de l’Etat.

3.4.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D en Corée du Sud Indicateur 3.4.6 - Corée du Sud: incidence de la R&D STIC sur la R&D totale
Corée : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique, privée)

53,3% 45,1% 44,3% 36,3% 46,5% 50,1% Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises Ratio DIRD publique

35,4%

9,3% 8,4% 9,8%

9,9%

10,1%

9,9%

9,9%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

60

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.4.6 illustre d’une part l’incidence de la R&D STIC financée par les entreprises sur l’ensemble des investissements de R&D de ces mêmes entreprises, d’autre part l’incidence de la R&D STIC sur fonds publics sur l’ensemble des budgets publics de R&D (CBPRD) en Corée du Sud. Sur le premier critère, avec une incidence de la R&D STIC passant sur la période de 35,4% à 53,3% de l’enveloppe globale d’investissement R&D des entreprises, la Corée du Sud se classe avec la Finlande (et avec un ratio comparable) en tête du peloton mondial des pays dont la R&D privée est très « orientée STIC ». De plus, l’évolution très forte de cet indicateur reflète des choix très conscients des conglomérats coréens de réorienter leurs portefeuilles d’activités, jusqu’au milieu des années 90 assez marqués par des activités « lourdes » (sidérurgie, construction navale, etc.) vers des activités de haute technologie, et parmi celles-ci plus particulièrement vers les STIC. Sur ce critère, la Corée du Sud supplante le Japon (35% en moyenne sur la période), les Etats-Unis (30%) et surtout l’Europe des 25 (19,2%) et toutes ses grandes économies : France (31%), Allemagne (21%), Royaume-Uni (18%). La part relative de la R&D STIC financée sur fonds publics au sein de l’ensemble des crédits publics de R&D est, elle, plus limitée (10% en moyenne sur la période), ce qui classe la Corée du Sud au 6ème rang parmi les douze pays étudiés, selon ce critère.

Indicateur 3.4.7 – Corée du Sud : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs
Financements totaux de la R&D tous secteurs et de la R&D STIC en Corée du Sud, en valeur indiciaire

171 122 100 2000 115 2001 130 121 2002 2003 2004 145 133 154

177 160

184 166

2005

2006

Financements totaux de R&D S TIC Financements totaux de la R&D (DIRD)

61

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.4.7 qui compare l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs confondus à l’évolution de la DIRD STIC, illustre bien que cet exceptionnel accroissement du poids de la R&D STIC est un choix de spécialisation économique assumé à l’échelle du pays tout entier. Alors que la dépense globale intra-muros de R&D progresse de façon soutenue de l’indice 100 (1999) à l’indice 166 (valeur estimée 2006), la DIRD STIC connaît une évolution beaucoup plus dynamique (passant de l’indice 100 à l’indice 184). En résumé, la Corée du Sud apparaît comme un pays qui, depuis une décennie, investit massivement en R&D – tous secteurs confondus – mais en ayant clairement identifié les STIC comme priorité thématique.

3.4.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises en Corée du Sud Indicateur 3.4.8 – Corée du Sud : financement de la R&D STIC par les entreprises
R&D STIC des entreprises en Corée du Sud
(M $ PPA)

11 480 9 678 8 140 6 629 8 620

11 788

12 235

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Les entreprises du secteur STIC coréennes semblent, comme les entreprises japonaises, découpler l’évolution de leurs investissements en R&D STIC de celle des cycles conjoncturels. Leurs financements de R&D STIC, documentés par l’indicateur 3.4.8 (valeurs absolues, en M $ PPA), s’accélèrent sur toute la période. La Corée du Sud se situe désormais là aussi au troisième rang mondial pour les volumes de financements privés alloués à la R&D STIC.

L’indicateur 3.4.9 (cf. infra) qui compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC et des financements globaux par les entreprises de R&D, tous secteurs confondus, indique, de plus, que cette non-sensibilité conjoncturelle est spécifique à la

62

R&D en STIC dans les grands pays industriels

R&D STIC puisque la R&D sur fonds privés dans son ensemble progresse de façon plus régulière. On retrouve ici des courbes qui ont exactement la même allure que celles de l’indicateur 3.3.7 qui portait sur l’évolution en valeur indiciaire de l’ensemble des financements de la R&D STIC : c’est bien, en Corée du Sud, l’investissement des entreprises qui détermine la dynamique d’ensemble de ces financements, en raison de son poids relatif.

Indicateur 3.4.9 - Evolution du financement de la R&D STIC et de la R&D totale des entreprises en Corée du Sud, en valeur indiciaire
Financement de la R&D tous secteurs et de la R&D STIC par les
entreprises en Corée du Sud, en valeur indiciaire

173 123 100
2 000

178 159

185 164

130 121
2 002

146 159 133

118
2 001

2 003

2 004

2 005

2 006

R&D STIC financée par les entreprises R&D tous secteurs financée par les entreprises

L’indicateur 3.4.9, qui compare l’évolution en valeur indiciaire de la R&D totale (tous secteurs) financée par les entreprises et la R&D STIC financée par ces mêmes entreprises. On constate que les deux courbes ont globalement la même allure, même si la R&D financée tous secteurs confondus progresse constamment moins vite que le poste « volume de R&D STIC financée par les entreprises ».

63

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.4.2.5 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.4.3 – Corée du Sud: incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part

Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises

7,49% 17,4%

57 %

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises (57%) est très supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises. 3.4.2.6 - Les crédits publics de R&D STIC en Corée du Sud Le fait que les crédits publics sud-coréens représentent en part relative une fraction limitée (10,7%, valeur 2004) de l’enveloppe globale de financements de la R&D STIC ne signifie en nullement qu’il n’y pas en Corée du Sud de politique publique de soutien à la R&D STIC. C’est exactement l’inverse qui est vrai, comme l’illustre l’indicateur 3.4.11 (cf. page suivante) qui compare l’évolution en valeur indiciaire des crédits publics et des crédits privés alloués à cette R&D STIC.

64

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.4.10 – Financement de la R&D STIC sur fonds publics en Corée du Sud
R&D STIC sur fonds publics en Corée du Sud
(M $ PPA)

1 194 1 088 741 830 883 953

650

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Passant sur la période de l’indice 100 à l’indice 184, la dynamique des crédits publics apparaît en phase avec celle des financements émanant des entreprises qui, sur la même période, passent de l’indice 100 à l’indice 185. La Corée du Sud est, avec la Finlande, le seul pays où l’on puisse mettre en évidence une évolution coordonnée des crédits de R&D STIC publics et privés au service d’un « projet industriel national » d’ensemble. Dans les deux cas, l’efficacité de la dépense publique n’est d’ailleurs pas liée à son volume en valeur absolue (relativement modeste dans ces deux pays), mais à sa parfaite « synchronisation » avec les priorités du tissu industriel national et de ses stratégies de « reconversion » vers les STIC. Cette synchronisation passe par le volume de crédits publics STIC bénéficiant aux entreprises, paramètre illustré par l’indicateur 3.4.12.

65

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.4.11 - Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en Corée du Sud, en valeur indiciaire
Financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en Corée du Sud, en valeur indiciaire

185 167 173 147 136 146 128 114 123 100 130 178 184

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

Indicateur 3.4.12 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Corée du Sud

Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Corée du Sud
Millions $ PPA Valeur indiciaire

144

118 717 100 109

113

117 581

121 603

499

589

542 566

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Signalons enfin que la part des crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC sont non négligeables en Corée du Sud puisqu’ils afficheraient, en valeur moyenne sur la période,

66

R&D en STIC dans les grands pays industriels

une incidence de 20%, avec cependant une nette tendance à la baisse, ainsi que l’illustre l’indicateur 3.4.13 ci-dessous 5 . Il semble évident, d’après cet indicateur, qu’en Corée du Sud les crédits de R&D STIC sur fonds défense ont joué un rôle de renforcement initial du socle public de R&D STIC.

Indicateur 3.4.13 - Corée du Sud : évolution de la structure du budget public R&D STIC
Corée du Sud : évolution de la structure du budget public R&D STIC
12,2% 11,4%

15,7%

12,6%

13,3%

13,3%

13,3%

84,3%

87,4%

87,8%

88,6%

86,7%

86,7%

86,7%

2000

2001

2002
Crédits civils

2003

2004
Crédits militaires

2005

2006

5

On a déjà noté pour la Corée que la difficulté à apprécier les crédits de R&D militaires, et plus particulièrement ceux affectés à la R&D STIC, doit cependant conduire à interpréter ces données avec prudence, même s’il est sûr que la contribution des crédits sur budgets défense constituent une part non négligeable de l’enveloppe globale des financements coréens à la R&D STIC.

67

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.5. Allemagne

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC en Allemagne. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en annexe pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

68

R&D en STIC dans les grands pays industriels

69

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.5.1. La part relative de la R&D STIC en Allemagne par rapport à l’ensemble des 9 pays étudiés
Indicateur 3.5.1 – Evolution de la part relative de l'Allemagne dans les financements de R&D STIC des 9 pays étudiés

Evolution de la part relative de l'Allemagne

(e n %)

6,6% 6,8% 6,6% 6,6% 6,6% 6,7% 6,4% 6,5% 6,4% 6,4% 6,3% 6,3% 6,3% 6,1% 6,0%6,0% 5,7% 5,1% 4,8% 4,6% 4,6%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Dans l a R&D STIC total e Dans l a R&D STIC sur fon ds publ i cs

Dans l a R&D S TIC su r fonds pri vé s

La part relative de l’Allemagne dans les investissements globaux en R&D STIC augmente 6 légèrement tout au long de la période étudiée passant sur la période de 6 à 6,4% des financements totaux alloués à la R&D STIC dans l’univers de référence (9 pays). L’Allemagne conforte, au sein des 9 pays étudiés, son 3ème rang mondial 7 . Cette progression diverge d’avec l’évolution du poids de l’Allemagne dans le PIB mondial qui était de 7,71% en 2000 et de 7,23% en 2005 (données OCDE). Cette croissance de la part relative de l’Allemagne dans le total de la R&D STIC des 9 pays étudiés est la résultante de deux évolutions de signe contraire pour chacune des composantes de la R&D STIC : alors que la part relative de la R&D STIC financée par les entreprises se redresse significativement entre 2000 et 2006 (passant de 6 à 6,8%) la part relative de la R&D STIC sur fonds publics décroît de façon marquée (passant de 6,4% à 4,6% ce qui en part relative est une régression importante). On ne retrouve dans aucun autre pays cet « effet ciseau » entre les parts relatives des deux composantes de la R&D STIC que l’on relève pour l’Allemagne.

6

Dans l’étude publiée en 2005 on constatait au contraire une légère érosion des parts relatives de la R&D STIC allemande dans toutes ces composantes. Cela tient au fait que pour les années 2004 et 2005 qui n’étaient alors que des estimations, nous avions retenues des valeurs basses, que cette édition à revu à la hausse. La R&D STIC en Allemagne reste dynamique, en particulier pour tout ce qui touche à l’ « informatique embarquée ». Ce constat n’est vrai qui si l’on analyse la part relative de l’Allemagne au sein de l’ « univers de référence » constitué des 9 pays étudiés. Si l’on introduisait une perspective mondiale, en tenant compte de la R&D STIC dans les pays émergents, la part relative de l’Allemagne, comme celle de la plupart des pays développés, serait en régression dans ce référentiel mondial.

7

70

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.5.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Allemagne
3.5.2.1. Volume et structure des financements de R&D STIC en Allemagne Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC en Allemagne, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises» 8 sont illustrés par l’indicateur 3.5.2 ci-dessous. En valeur globale, ces financements progressent de 22% sur la période, passant de 7,95 à 9,75 milliards de dollars PPA, ce qui place l’Allemagne au premier rang pour le volume global d’investissement R&D STIC au sein de l’Europe des 25. Indicateur 3.5.2 - Allemagne : structure de financement de la R&D STIC
Allemagne : structure de financement de la R&D STIC (en M $ PPA)

924 917

961

979

1 000

1 011

1 015

8115 7053

8010

7876

8175

8486

8741

2000

2001

2002 Entreprises

2003

2004 Secteur public

2005

2006

Cette évolution est marquée par un léger tassement sur 2002 et 2003 (période de crise des développements Internet), mais se redresse nettement à partir de 2004. Les crédits publics évoluent, en valeur apparente positivement, de façon modérée mais continue, sur toute la période (+ 11%). Il est toutefois probable qu’en termes réels (valeurs déflatées), ce poste subirait une baisse. Parallèlement l’investissement en R&D STIC des entreprise progresse de 24% sur la période soit nettement plus que l’inflation cumulée sur la même période.

Y compris investissements de R&D financés par des entreprises étrangères mais exécutés sur le sol allemand. A la différence cependant de ce que l’on constate au Canada, en France et en Royaume-Uni, ces financements de R&D émanant d’entreprises étrangères, ne sont pas très importants : au niveau de la DIRDE totale (R&D exécutée par les entreprises), ils représentent environ 2% des financements, soit cinq fois moins qu’en France et dix fois moins qu’en Royaume-Uni et au Canada.

8

71

R&D en STIC dans les grands pays industriels

La structure du financement de la R&D STIC exécutée sur le sol allemand est illustrée par l’indicateur 3.5.3 ci-dessous. Cette structure reste globalement stable entre 2000 et 2006, ce qui indique que crédits publics et crédits privés ont, sur l’ensemble de la période, des évolutions comparables.

Indicateur 3.5.3 – Evolution de la structure du budget R&D STIC en Allemagne
Evolution de la structure du budget R&D STIC en Allemagne

11,5%

10,2%

10,7%

11,1%

10,9%

10,6%

10,4%

% R&D STIC financée par l'Etat % R&D STIC financée par les entreprises

88,5%

89,8%

89,3%

88,9%

89,1%

89,4%

89,6%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

3.5.2.2. Intensité de la R&D STIC en Allemagne Indicateur 3.5.4 - Allemagne : ratio dépense totale R&D STIC / PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB
(en %)

0,42% 0,41% 0,40% 0,40% 0,41% 0,41%

0,37%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

72

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’intensité de la R&D STIC en Allemagne est exprimée dans l’indicateur 3.5.4 ci-dessus par le ratio DIRD/PIB et dans l’indicateur 3.5.5 ci-dessous par la dépense intra-muros de R&D STIC par habitant. Indicateur 3.5.5 - Allemagne : dépense R&D STIC / habitant
Dépense R&D STIC / PIB par habitant en Allemagne
($ PPA)

109 105 103 105 102 103

92

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Tableau 3.5.1 – Allemagne : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

2000 Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Europe des 25 Royaume-Uni
1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,32% 0,33%

2006
1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,41% 0,25% 0,28%

Pour le ratio volume total de R&D STIC rapporté au PIB, l’Allemagne affiche une valeur qui passe sur la période de 0,37% à 0,41%, gain significatif sans équivalent sauf en Corée. Cette embellie reflète le redressement des financements privés dans ce domaine. Les valeurs constatées pour cet indicateur placent, dans les deux cas, l’Allemagne en 8ème position au sein

73

R&D en STIC dans les grands pays industriels

des pays étudiés, et faisant jeu à peu près égal avec la France. Ces valeurs sont en dessous de la moyenne constatée pour les 9 pays étudiés (0,50%). 3.5.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D en Allemagne Indicateur 3.5.6 - Allemagne : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)
Allemagne : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)

22,3% 20,2%

21,0% 20,0% 20,0% 20,7% 20,7%

5,5%

5,5% 5,5%

5,4%

5,5%

5,4% 5,3%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises

Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

L’indicateur 3.5.6 montre que la R&D STIC se situe en Allemagne à un niveau relativement stable, que l’on s’intéresse à la R&D financée par les entreprises ou à celle financée sur fonds publics. L’incidence de la R&D STIC sur la R&D autofinancée des entreprises, tous secteurs confondus, passe de 20,2% en 1999 à 20,7 % en 2006 (valeur estimée) après un « pic » de 22,3% en 2001 à la veille de l’éclatement de la bulle Internet. Cette valeur est inférieure à celle constatée au niveau de l’Europe des 25 (27%) en début de période, mais elle est pour 2006, supérieure à la valeur de l’Europe des 25 (qui pour ce critère a régressé à 18,6%). Cette bonne tenue de la part de la R&D STIC dans l’ensemble de la R&D des entreprises semble refléter l’importance dans la production industrielle d’applications d’informatique « embedded » (« enfouies ») liées aux secteurs de spécialisation de l’économie allemande : construction automobile haut de gamme, machines et contrôles de process industriels, instruments de mesure et automatismes.

74

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Sur le critère « Incidence de la R&D STIC sur fonds publics dans l’ensemble de l’investissement public de R&D (CBPRD) », l’Allemagne affiche sur toute la période un ratio stable, de l’ordre de 5,5%, moitié moindre que celui constaté en France.

Indicateur 3.5.7 - Allemagne : évolution des financements totaux de R&D (publique et privée) et de la R&D STIC
Allemagne : évolution des financements totaux de R&D (public+privée) et de la R&D STIC (vale ur indiciaire )

119 105 100

118

115
114

116
119

121

119

103
2001

108

111

2000

2002 DIRD totale

2003

2004

2005 DIRD S TIC

2006

L’indicateur 3.5.7 permet de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs confondus à l’évolution de la DIRD STIC en Allemagne. On note que la dépense globale intramuros de R&D progresse régulièrement de l’indice 100 (2000) à l’indice 119 en 2006 en termes réels (ce qui correspond à une croissance faible en valeurs déflatées). La DIRD STIC suit l’évolution de la DIRD totale sur l’ensemble de la période, mais connaît une brusque embellie entre 2001 et 2003, au plus haut du cycle conjoncturel et de la bulle Internet, avant qu’un couplage étroit avec l’évolution des volumes totaux de R&D ne se réamorce dès 2004. Mais au-delà des variations conjoncturelles, les deux courbes sont en Allemagne globalement en phase, soulignant le fait que dans ce pays, au travers en particulier des applications « embedded », la production STIC est moins un compartiment de production autonome qu’un « input » des autres grands secteurs de spécialisation, déjà évoqués ci-dessus, de l’industrie manufacturière allemande.

75

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.5.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises en Allemagne Indicateur 3.5.8 - Allemagne : financement de R&D STIC par les entreprises
Allemagne : financement de la R&D STIC par les entreprises (en M $ PPA)

7053

8115

8010

7876

8175

8486

8741

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Les volumes de R&D STIC autofinancée par les entreprises en Allemagne sont retracés par l’indicateur 3.5.8 ci-dessus qui documente les valeurs absolues (en M $ PPA) de ces financements. On note sur la période une augmentation (+ 21%) des volumes d’investissement des entreprises en R&D STIC. Cette augmentation en valeur absolue du seul paramètre « R&D financée par les entreprises » permet à l’Allemagne d’augmenter légèrement (elle passe de 6% à 6,4%) sa part relative dans le total des investissements privés en R&D STIC réalisés dans les neuf pays étudiés. L’indicateur 3.5.9 ci-après compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC et en R&D réalisée sur le sol allemand tous secteurs confondus. On retrouve ici des courbes qui ont exactement la même allure que celles de l’indicateur 3.5.7 qui portait sur l’évolution en valeur indiciaire de l’ensemble des financements de la R&D STIC : les financements publics, bien qu’en augmentation, ne jouant nullement (voir ci-dessous) à contre cycle par rapport à l’investissement privé et se situant à un niveau modeste, c’est l’investissement des entreprises qui conditionne la dynamique globale de l’investissement en R&D STIC.

76

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.5.9 - Allemagne : évolution des financements de R&D STIC par les entreprises et de la R&D tous secteurs
Allemagne : évolution des financements par les entreprises de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs
(valeur indiciaire)

120 115 114 100 2000 104 2001 109 113 112 117 116 117

124 121

2002

2003

2004

2005

2006

DIRD totale des entreprises

DIRD S TIC

3.5.2.5. L’aide publique en R&D STIC aux entreprises en Allemagne L’indicateur 3.5.10 de la page suivante documente, pour l’Allemagne, les volumes de crédits publics de R&D STIC qui bénéficient aux entreprises. Ceux-ci sont retracés d’une part en valeurs absolues, d’autre part en suivant leur évolution en valeur indiciaire. La structure de la R&D STIC exécutée par les entreprises allemandes, en valeur absolue, analysée en « crédits publics » et « autofinancement », est illustrée par l’indicateur 3.5.11. Le tableau 3.5.4 documente, lui, la part relative de l’autofinancement et des crédits d’origine budgétaire dans les volumes de R&D exécutée par les entreprises. Ce dernier tableau met en évidence que les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises représentent en moyenne 6% de la R&D STIC qu’elles exécutent, ce pourcentage étant en constante régression. Ce critère situe l’Allemagne immédiatement derrière les EtatsUnis (entre 10 et 13% sur la période), la France (10%), le Royaume-Uni (7%). A la différence de ces trois pays, c’est cependant moins le poids relatif des industries de défense qui est ici le facteur explicatif essentiel, mais la forte imbrication traditionnelle en Allemagne entre recherche publique et industrie. On remarquera que l’évolution en valeur indiciaire des crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises est positive, malgré un tassement sur 2004 et 2005. Il s’agit là cependant de valeurs apparentes : en valeurs déflatées, les volumes de financements publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises régressent.

77

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.5.10 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Allemagne
Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Allemagne

112

Millions $ PPA Valeur indiciaire 109

544

106 533 102 102 518

100 487

497 99 480

499

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Indicateur 3.5.11 - Allemagne : structure de financement de la R&D STIC exécutée par les entreprises
Allemagne : structure de financement de la R&D STIC exécutée par les entreprises (M $ PPA)

7053

8115

8010

7876

8175

8486

7969

487 2000

544 2001

497 2002

480 2003

499 2004

518 2005

533 2006

R&D STIC autofinancée par les entreprises Fonds publics de R&D STIC excutés par les entreprises

Tableau 3.5.2 – Allemagne : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises allemandes
Fonds publics de R&D STIC excutés par les entreprises R&D STIC autofinancée par les entreprises 2000 6,5% 93,5% 2001 6,3% 93,7% 2002 5,8% 94,2% 2003 5,7% 94,3% 2004 5,7% 94,3% 2005 5,7% 94,3% 2006 6,3% 93,7%

78

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.5.2.6. R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.5.3 – Allemagne : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part.
Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises 6,82% 5,63%

22%

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises (22%) est environ 4 fois supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises. Cet écart s’explique de plusieurs façons : d’une part services et industries manufacturières du secteur des TIC sont bien sûr des activités de hautes technologies pour lesquelles l’investissement en R&D est intrinsèquement élevé ; d’autre part les TIC sont des « technologies habilitantes » et la R&D dans ce domaine a des débouchés dans d’autres secteurs de services ou manufacturiers que ceux relevant des TIC. 3.5.2.6. Les crédits publics de R&D STIC en Allemagne Indicateur 3.5.12 Allemagne : financements publics de R&D STIC
Allemagne : financements publics de la R&D STIC (en M $ PPA)

961 917 924

979

1 000

1 011

1015

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Les valeurs absolues en millions de dollars PPA des crédits publics allemands de R&D STIC sont retracées pour la période 2000-2006 par l’indicateur 3.5.12 ci-dessus. L’augmentation sur

79

R&D en STIC dans les grands pays industriels

la période (+ 11%) est positive en données courantes mais marquerait une érosion en termes réels si on raisonnait sur des valeurs au net de l’inflation. L’indicateur 3.5.13 ci-dessous, qui compare en valeurs indiciaires l’évolution des crédits publics (civils et militaires) de R&D et les crédits de R&D STIC autofinancée par les entreprises, indique que l’effort des pouvoirs publics en faveur de la R&D STIC est modéré (+11%) mais continu sur la période. Cependant l’investissement privé allemand en R&D STIC apparaît plus dynamique que l’investissement sur fonds publics.

Indicateur 3.5.13 - Allemagne : évolution des financements de R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en valeur indiciaire
Allemagne : évolution des financements de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en valeur indiciaire

124 120 115 114 112 111 107 100 101 105 109 110 116

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

Indicateur 3.5.14 - Allemagne : évolution de la dépense publique de R&D (CBPRD) et des financements publics de la R&D STIC
Allemagne : évolution de la dépense publique de R&D (CBPRD) et des financements publics de la R&D STIC
(valeur indiciaire)

101 100

105

107

110
109

113
110

116
111

102
2001

105
2002

109

2000

2003

2004

2005

2006

80

Total crédits publics de R&D

Crédits publics de R&D S TIC

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.5.14 ci-dessus permet lui de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la dépense publique allemande en R&D STIC à l’évolution de l’ensemble des CBPRD (crédits budgétaires pour la recherche et le développement, à finalité civile ou militaire). On note que les deux courbes sont étroitement en phase mais que sur les années 2005 et 2006, les deux courbes semblent se découpler, la R&D publique en faveur des STIC apparaissant moins dynamique. 2005 et 2006 n’étant que des données estimatives, on se gardera de faire de ce dernier constat l’amorce d’une tendance réelle.

Indicateur 3.5.15 – Allemagne : structure en exécution de la R&D STIC sur fonds publics
Allemagne : structure en exécution de la R&D STIC sur fonds publics (M $ PPA)

430

380

464

499

501

493

457

487
2000

544

497
2002

480
2003

499
2004

518

499
2006

2001

2005

Fonds publics de R&D STIC excutés dans le secteur public Fonds publics de R&D STIC excutés par les entreprises

Si l’on analyse, comme le fait l’indicateur 3.5.15, les secteurs d’exécution des crédits publics de R&D STIC en distinguant les crédits publics exécutés en entreprise d’une part, d’autre part les crédits bénéficiant à des structures publiques de R&D STIC, on constate (cf. également indicateur 3.5.16 ci-dessous) que les crédits publics bénéficient majoritairement aux entreprises, mais que cet équilibre a tendance à se modifier au bénéfice du secteur public. Tableau 3.5.4 – Allemagne : secteur d’exécution des crédits de R&D STIC financés sur fonds publics
C excutés par les entreprises excutés dans le secteur public 2000 53,1% 46,9% 2001 58,8% 41,2% 2002 51,7% 48,3% 2003 49,1% 50,9% 2004 49,9% 50,1% 2005 51,2% 48,8% 2006 52,2% 47,8%

Signalons enfin que la part des crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC est en Allemagne bien moindre de ce que l’on a relevé aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni.

81

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Cette incidence relativement faible des « crédits défense» dans la R&D STIC place l’Allemagne nettement en dessous de la moyenne européenne, où la R&D STIC sur fonds défense est de l’ordre de 26% du total des CBPRD STIC. Indicateur 3.5.16 – Allemagne: Ventilation des crédits publics de R&D STIC entre fonds publics et crédits défense.
Allemagne : évolution de la structure du budget public R&D STIC

14,1%

13,5%

10,3%

12,1%

10,8%

10,8%

10,8%

85,9%

86,5%

89,7%

87,9%

89,2%

89,2%

89,2%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Budget public civil R&D S TIC

Budget public militaire R&D S TIC

82

R&D en STIC dans les grands pays industriels

83

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.6. France

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC en France. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en annexe pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

84

R&D en STIC dans les grands pays industriels

85

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.6.1. La part relative de la R&D STIC de la France dans le contexte mondial
Indicateur 3.6.1 - France : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC
Evolution de la part relative De la France dans le total des financements de R&D STIC
6,3% 5,8% 5,9% 5,6% 5,7% 5,6% 5,6% 5,3% 5,2% 5,0% 4,9% 5,0% 5,0% 5,3% 5,2%5,1% 5,1% 5,0% 5,0% 6,2% 6,6%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

dans l'ensemble des investissements de R&D STIC dans les crédits publics de R&D STIC dans les crédits privés de R&D STIC

La part relative de la France dans les investissements globaux en R&D STIC, apparaît très stable sur toute la période étudiée : s’agissant de la part relative dans les financements totaux (9 pays) de la R&D STIC, la France « pèse» 5% des financements mondiaux tant en début de période (2000) qu’à sa fin (2006). Ce chiffre place la France au 4ème rang mondial. Le poids de la France dans le total mondial des financements de la R&D STIC excède légèrement la part relative de l’économie française dans le PIB mondial (4,2%).

Cette stabilité de la part relative globale de la France dans l’investissement de R&D STIC total au sein de l’univers de référence (9 pays) résulte de la conjugaison d’une baisse (-0,1%) de la part relative de la France dans le total des investissements en R&D STIC sur fonds privés, et d’un léger tassement (après une augmentation sur la période 1999-2002) de la part relative en termes de crédits publics bénéficiant à la R&D STIC. On notera que s’agissant des financements publics comme des financements privés, la part relative de la France dans l’investissement mondial de R&D STIC excède nettement son poids économique relatif dans la production et l’export d’équipements TIC (sauf pour le compartiment « export » des équipements de télécommunication où le poids mondial spécifique d’Alcatel a un impact très positif sur cette valeur).

86

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Ce décalage entre parts relatives dans la R&D STIC et poids relatif dans la production et la commercialisation de « biens STIC » pourrait indiquer qu’à l’instar de pays comme le Canada et le Royaume-Uni, la France joue dans le domaine des STIC le rôle d’une plate-forme de R&D délocalisée pour des groupes étrangers (IBM, Xerox, HP, etc.) en raison de l’excellence des populations de chercheurs formés par une recherche publique de haut niveau (en appui de cette hypothèse, on notera que la France affiche une incidence élevée des financements étrangers dans la DIRDE 9 tous secteurs confondus - plus de 10% - que l’on ne retrouve parmi les grandes économies qu’au Canada et au Royaume-Uni, et qui serait encore plus marquée dans le secteur des STIC). Toutefois l’actualité récente a montré que cette R&D délocalisée en France pouvait être fragile.

Tableau 3.6.1 – France : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC
Part relative de la France dans la production mondiale Part relative de la France dans les volumes d'export mondiaux Ordinateurs et machines de bureau Equipements de communication 2,3% 2,7% 3,4% 4,2%

Source : NSF sur la base de données WEFA, données 2000

3.6.2. Les indicateurs de la R&D STIC en France
3.6.2.1 Volume et structure des financements STIC en France Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC en France, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises» (y compris investissements de R&D financés par des entreprises étrangères mais exécutés sur le sol français) sont illustrés par l’indicateur 3.6.2 ci-dessous. En valeur globale, ces financements progressent de 6,7 à 7,6 milliards de dollars PPA soit une progression de 13,4% entre 2000et 2006 (valeur estimée). Cette évolution marquée par une « embellie » jusqu’en 2002 est ensuite nettement affectée par la contraction des dépenses financées par les entreprises. On notera que les crédits publics, eux, évoluent globalement de façon positive sur toute la période (en valeurs non déflatées).

9

Dépense intérieure – en exécution – des entreprises.

87

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.6.2 - France : structure de financement de la R&D STIC
France : structure de financement de la R&D STIC
(e n vale ur absolue , M $ PPA) 1 068 1 124

996 887

1 155

1 236

1 286

5 791

6 380

6 843

6 257

6 313

6 263

6 326

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D S TIC financée sur fonds publics R&D S TIC financée par les entreprises et autres

La structure du financement de la R&D STIC exécutée sur le sol français est, elle, illustrée par l’indicateur 3.6.3 ci-dessous. Entre 1999 et 2005, la part relative des crédits publics augmente régulièrement passant de 14,7% à 17,8%, ce qui en part relative est une augmentation très significative. Corrélativement la part des entreprises décroît, passant de 85,3% à 82,2%. Indicateur 3.6.3 – Evolution de la structure du budget R&D STIC en France
Evolution de la structure du budget R&D STIC en France

13,3%

13,5%

13,5%

15,2%

15,5%

16,5%

16,9%

86,7%

86,5%

86,5%

84,8%

84,5%

83,5%

83,1%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

% R&D STIC financée par les entreprises

% R&D STIC financée par l'Etat

Cette évolution de la structure du financement de la R&D STIC en France s’explique, pour partie, par le dynamisme relatif des crédits de recherche publique STIC, plus soutenu que la R&D du tissu industriel STIC français.

88

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.6.2.2 Intensité de la R&D STIC en France Indicateur 3.6.4 - France : ratio dépense totale de la R&D STIC / PIB (en %)
France : ratio dépense totale R&D STIC / PIB
0,47% 0,45%

(en %)

0,43%

0,43% 0,41%

0,41%

0,41%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC en France est exprimée dans l’indicateur 3.6.4 ci-dessus par le ratio DIRD/PIB.

Tableau 3.6.2 – France : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

Les valeurs pour cet indicateur placent la France en dessous de la moyenne (arithmétique) constatée pour les 9 pays étudiés, mais au dessus de la valeur (0,25%) relevée pour l’Europe des 25. La valeur française reste stable sur l’ensemble de la période, mais après avoir nettement augmenté sur la période 1999-2002. La France se classe selon ce critère au 7ème rang des 9 pays étudiés.

89

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.6.4 bis - France : dépense de R&D STIC par habitant
France : dépense de R&D STIC par habitant ( $ PPA)

130 121 110 121

123

123

125

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC peut aussi être mesurée par la dépense de R&D STIC par habitant. Sur ce paramètre on constate une tendance continue et modérée à la hausse, même si les valeurs les plus récentes ne retrouvent pas les valeurs élevées constatées en 2002 avant l’éclatement de la « bulle Internet ».

3.6.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D en France Indicateur 3.6.5 - France : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique et privée)
France : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)
32,4% 31,0% 28,9% 32,0% 32,0% 32,0% 32,0%

Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

10,2%

10,4% 10,7%

11,0%

11,4%

11,7%

12,1%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

90

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.6.5 retrace l’incidence de la R&D STIC sur fonds privés sur la R&D autofinancée des entreprises tous secteurs confondus d’une part, et d’autre part l’incidence de la R&D STIC au sein de la R&D globale financée sur fonds publics. Le premier de ces paramètres augmente très légèrement (+1%) sur toute la période, sauf en 2001, pour se stabiliser ensuite sur une valeur de 32%, supérieure de 6 à 7 points à la moyenne européenne. L’incidence de la R&D STIC au sein de la R&D globale financée sur fonds publics augmente régulièrement sur la période, passant de 10,2 à 12,1%, croissance qui ne semble pas affectée par les coups de frein budgétaires qui sont sans doute plus marqués dans d’autres secteurs faisant l’objet d’une attention politique moins soutenue. Indicateur 3.6.6 - France : évolution des financements totaux de R&D STIC (publique et privée) et de la R&D STIC
France : évolution du financement de la R&D STIC et de la DIRD totale en valeur indiciaire

114 100 110

118 113

113 111

115 112

116 112

119 114

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

DIRD totale

DIRD STIC

L’indicateur 3.6.6 permet, lui, de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs confondus à l’évolution de la DIRD STIC en France. On note que, en dehors du phénomène conjoncturel de « bulle Internet » la dépense globale intra-muros de R&D tous secteurs confondus et la dépense globale intra-muros de R&D STIC progressent de concert : la DIRD STIC, arrive en fin de période à l’indice 114 après s’être hissée à l’indice 118 en 2002. La DIRD globale passe, elle, par une progression très régulière, de l’indice 100 à l’indice 119.

91

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.6.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises en France Indicateur 3.6.7 France : financement de la R&D STIC par les entreprises
France : R&D STIC des entreprises (en M $ PPA) 6 843 6 380 6 313 6 326

6 257

6 263

5 791

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

La sensibilité conjoncturelle des financements des entreprises à la R&D STIC en France est illustrée par l’indicateur 3.6.7 qui documente les valeurs absolues (en M $ PPA) de ces financements. On note sur la période une progression de 9% des volumes d’investissement des entreprises en R&D STIC (soit probablement une stagnation en valeurs déflatées), malgré une croissance rapide entre 2000 et 2006, 2003 enregistrant une brusque contraction de ce paramètre.

L’indicateur 3.6.8 ci-dessous, qui compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC et en R&D réalisée sur le sol français tous secteurs confondus, indique de plus que cette sensibilité conjoncturelle n’est pas spécifique à la R&D STIC puisque la R&D sur fonds privés dans son ensemble progresse suivant une courbe de même profil. On retrouve ici des courbes qui ont exactement la même allure que celles de l’indicateur 3.6.6 qui portait sur l’évolution en valeur indiciaire de l’ensemble des financements de la R&D STIC : c’est bien l’investissement des entreprises qui détermine en France la dynamique d’ensemble de ces financements.

92

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.6.8 – France : évolution des financements par les entreprises de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs
France : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)
118 118 109 113 110 108 100 100 109 110 109 108 110 109

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

DIRD STIC

R&D tous secteurs

L’indicateur 3.6.9 de la page suivante met en évidence une spécificité que la France partage avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l’Allemagne : l’importance relative des crédits publics de R&D STIC qui bénéficient aux entreprises. L’indicateur 3.6.9 documente cet aspect à la fois en retraçant les valeurs absolues de ces crédits publics dont bénéficient les entreprises et, d’autre part, l’évolution en valeur indiciaire de ces crédits. Le tableau 3.6.3 documente, lui, la part relative de l’autofinancement et la part relative des crédits d’origine budgétaire dans les volumes de R&D exécutée par les entreprises. Ce dernier tableau met en évidence que les crédits publics représentent une part non négligeable (environ 10,5 % en moyenne sur la période), une valeur qu’on ne retrouve à ce niveau que pour le Royaume-Uni et les Etats-Unis : le poids relatif des industries de défense dans ces trois pays est ici le facteur explicatif essentiel. On remarquera cependant que l’évolution en valeur indiciaire des crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises (à peu près stable puisque passant de la valeur 100 à la valeur estimée 109 en 2006) est nettement inférieure à l’évolution globale de la dépenses publique en R&D STIC qui est passée, on le verra plus loin, sur la même période de l’indice 100 à l’indice 145. En d’autres termes, l’effort accru de R&D STIC public a apparemment peu bénéficié au tissu industriel STIC national.

93

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.6.9 – Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en France
Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en France
Millions $ PPA Valeur indiciaire

736 686 623 673 679 673 680

100

110

118

108

109

108

109

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Tableau 3.6.3 – France : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises françaises
2000 90,3% 9,7% 2001 99,5% 10,7% 2002 106,7% 11,5% 2003 97,6% 10,5% 2004 98,4% 10,6% 2005 97,6% 10,5% 2006 98,6% 10,6%

3.6.2.5 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.6.4 – France : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part
Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises 9,13% 6,27%

32%

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D

94

R&D en STIC dans les grands pays industriels

STIC / dépense totale de R&D des entreprises (32%) est environ 3 fois supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises. Cet écart s’explique de plusieurs façons : d’une part services et industries manufacturières du secteur des TIC sont bien sûr des activités de hautes technologies pour lesquelles l’investissement en R&D est intrinsèquement élevé ; d’autre part les TIC sont des « technologies habilitantes » et la R&D dans ce domaine a des débouchés dans d’autres secteurs de services ou manufacturiers que ceux relevant des TIC. 3.6.2.6. Les crédits publics de R&D STIC en France Indicateur 3.6.10 – Financements publics de la R&D STIC
France : R&D STIC sur fonds publics (en M $ PPA) 1 124 1 155 1 236 1 286

996 887

1 068

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Les valeurs absolues en millions de dollars PPA des crédits publics français de R&D STIC sont retracées pour la période 2000-2006 par l’indicateur 3.6.10 ci-dessus. L’augmentation sur la période (+45%) est significative. L’indicateur 3.6.11 ci-dessous illustre clairement le fait que les crédits publics ont sur la période nettement plus augmenté que les crédits privés. Indicateur 3.6.11 – Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en France en valeur indiciaire
France : évolution des financements par les entreprises et sur fonds publics de la R&D STIC
139 130 127 112 110 100 108 120 118 109 108 109 145

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

Total crédits privés de R&D STIC

Crédits publics de R&D STIC

95

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.6.11, qui compare en valeurs indiciaires l’évolution des crédits publics (civils et militaires) de R&D STIC et les financements des entreprises en R&D STIC, illustre bien que l’effort des pouvoirs publics en faveur de la R&D STIC est soutenu et régulier, mais que depuis 2002 il n’est plus en phase avec l’évolution des financements privés qui stagnent.

L’indicateur 3.6.12 montre par ailleurs que si les crédits publics (civils et militaires) de R&D STIC sont en phase avec l’évolution du CBPRD (Crédits publics pour la R&D), l’effort budgétaire en R&D STIC est significativement supérieur (on se souviendra cependant que les valeurs 2005 et 2006 ne sont que des estimations). Indicateur 3.6.12 – France : évolution de la dépense publique de R&D (CBPRD) et des financements publics de la R&D STIC
France : évolution des financements publics de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs
139 127 112 120 130

145

122

125

129

109
100

114

118

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Total crédits publics de R&D

Crédits publics de R&D S TIC

Indicateur 3.6.13 – France : lieu d'exécution des financements publics de la R&D STIC
Lieu d'exécution des financements publics de R&D STIC ( M $ PPA)

623

686

736

673

679

673

680

265 2000

310 2001

333 2002
S ecteur Public

452

476

563

606

2003

2004

2005
S ecteur Privé

2006

96

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Le fait que l’effort accru des pouvoirs publics en matière de R&D STIC ait moins bénéficié aux entreprises est aussi clairement illustré par l’indicateur 3.6.13 ci-dessus. Incidemment, cet indicateur démontre cependant que la France est, avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, l’un des pays où les entreprises absorbent une part très significative de crédits publics de R&D STIC. Signalons enfin que la part des crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC est en France significative, de l’ordre de 44% en moyenne sur la période 2000-2006 et reste globalement stable. Cette décomposition des budgets publics français de R&D STIC entre crédits civils et crédits militaires est illustrée par l’indicateur 3.6.14 ci-dessous.

Indicateur 3.6.14 – Evolution de la structure du budget R&D STIC en France
Evolution de la structure du budget public R&D STIC en France

43,8%

45,3%

44,5%

44,8%

44,3%

43,4%

41,7%

56,2%

54,7%

55,5%

55,2%

55,7%

56,6%

58,3%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Budget public civil R&D STIC

Budget public militaire R&D STIC

97

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.7. Royaume-Uni

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC au Royaume-Uni. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en annexe pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

98

R&D en STIC dans les grands pays industriels

99

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.7.1. La part relative de la R&D STIC au Royaume-Uni dans le contexte mondial
Indicateur 3.7.1 - Royaume-Uni : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC
UK : évolution de la part relative des financements de R&D STIC
5,2% 5,5% 5,7% 5,1% 4,6% 5,1% 5,1% 3,3%

3,7% 3,6%3,8%

4,2% 4,0% 3,9% 3,8% 3,6% 3,6% 3,7% 3,5%3,6% 3,4%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

dans l'ensemble des investissements de R&D STIC dans les crédits publics de R&D STIC dans les crédits privés de R&D STIC

La part relative du Royaume-Uni dans les financements de la R&D STIC dans l’univers de référence (9 pays) en R&D STIC est globalement stable sur toute la période étudiée. Cette valeur situe le Royaume-Uni au 7ème rang des 12 pays étudiés en 1999 comme en 2005. Cette stabilité de la position relative du Royaume-Uni est la résultante d’une stabilité tant du poids relatif de la Grande Bretagne s’agissant des crédits publics de R&D STIC que du poids relatif de ce pays dans l’enveloppe totale de crédits privés. Cette part relative dans les financements globaux de la R&D STIC reflète le poids relatif du PIB de ce pays, de l’ordre de 4,2%. Elle reflète également le poids de l’économie britannique dans la production de biens STIC (tableau 3.7.1)

Tableau 3.7.1 – Royaume-Uni : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC
Part relative du Royaume-Uni dans la production mondiale Part relative du Royaume-Uni dans les volumes d'export mondiaux Ordinateurs et machines de bureau Equipements de communication 6,0% 3,0% 6,9% 5,1%

Source : NSF sur la base de données WEFA, données 2000.

100

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.7.2. Les indicateurs de la R&D STIC au Royaume-Uni
3.7.2.1. Volume et structure des financements de R&D STIC au Royaume-Uni Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC au Royaume-Uni, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises» 10 sont illustrés par l’indicateur 3.7.2 de la page suivante. En valeur globale, ces financements progressent de 44% sur la période, la plus forte progression parmi les grandes économies européennes (l’Europe des 25 dans le même temps ne progressant que de 10,6%) passant de 4,4 à 6,3 milliards de dollars PPA. Cette progression est régulière sur toute la période. Les crédits publics évoluent positivement de façon soutenue et continue sur toute la période (+83%). Les crédits privés font de même, mais à un rythme moitié moindre (+34%), mais ils ne manifestent pas la brusque dégradation conjoncturelle à partir de 2002 enregistrée dans la plupart des autres grandes économies.

Indicateur 3.7.2 - Royaume-Uni : structure de financement de la R&D STIC
Royaume Uni : structure de financement de la R&D STIC
(M $ PPA)

745 4 183

840

969

978

958

1 111

1 134

4 519

4 856

4 532

4 275

4 267

4 309

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D S TIC financée par l'Etat R&D S TIC financée par les entreprises

Y compris investissements de R&D financés par des entreprises étrangères mais exécutés sur le sol britannique. Ils représentent environ 22% des financements de R&D STIC émanant des entreprises, de ombreuses firmes américaines ayant « délocalisé » une partie de leur effort de R&D en Royaume-Uni.

10

101

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.7.3 – Evolution de la structure du budget R&D STIC au Royaume-Uni
Evolution de la structure du budget R&D STIC au Royaume-Uni

15,1%

15,7%

16,6%

17,8%

18,3%

20,7%

20,8%

84,9%

84,3%

83,4%

82,2%

81,7%

79,3%

79,2%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

% R&D STIC financée par les entreprises

% R&D STIC financée par l'Etat

La structure du financement de la R&D STIC exécutée sur le sol britannique est illustrée par l’indicateur 3.7.3. On notera que la part des financements publics progresse nettement, passant sur la période 15,1% du total à 20,8%, signant un accroissement très significatif des financements publics. 3.7.2.2 Intensité de la R&D STIC au Royaume-Uni Indicateur 3.7.4 – Ratio dépense totale R&D STIC / PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) au Royaume-Uni

0,33%

0,34%

0,34% 0,31% 0,28% 0,28% 0,28%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC au Royaume-Uni est exprimée dans l’indicateur 3.7.4 ci-dessus par le ratio DIRD STIC/PIB. Sur ce critère, le Royaume-Uni affiche des valeurs faibles qui 102

R&D en STIC dans les grands pays industriels

placent ce pays au dernier rang des 9 pays étudiés, sur un niveau très proche de la moyenne de l’Europe des 25. Le Royaume-Uni est l’une des grandes économies européennes les moins « R&D intensive » dans le domaine des STIC. Ce qui, on l’a vu, en raison de son rôle de plateforme en Europe de nombreuses entreprises américaines ou japonaises du secteur des STIC, ne l’empêche nullement d’avoir un poids significatif dans la production et les échanges mondiaux de ces biens.

Tableau 3.7.2 – Royaume-Uni : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

3.7.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D au Royaume-Uni Indicateur 3.7.5 -- Royaume-Uni : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique et privée)
Royaume-Uni : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique, privée)

24,3% 22,7% 20,9% 20,5% 17,5% 17,5% 17,5%

7,7% 7,2% 7,3%

7,3%

7,3%

8,0%

7,7%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises

Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

103

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.7.5 confirme que si l’on s’intéresse à la R&D financée par les entreprises, le Royaume-Uni se classe au derniers rang parmi les 9 pays étudiés, avec une incidence de 17,5% de la R&D STIC sur l’ensemble de la R&D financée par les entreprises. La R&D britannique affiche une faible orientation vers le secteur des STIC. La R&D STIC sur fonds publics est comparativement plus significative : sur ce critère la Grande Bretagne se classe au 5ème rang des 9 pays étudiés. L’indicateur 3.7.6 qui permet de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD, tous secteurs confondus, à l’évolution de la DIRD STIC, montre qu’au Royaume-Uni les volumes de financements de la R&D STIC sont sur toute la période plus dynamiques que ceux de la DIRD dans son ensemble. Mais au final, les deux courbes sont en phase. Indicateur 3.7.6 - Royaume-Uni : évolution des financements totaux de R&D (publique et privée) et de la R&D STIC
Royaume Uni : évolution des financements publics et des financements par les entreprises de la R&D STIC

130 113 100 100 104 127

131 129

129 126

149 134

152 142

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

3.7.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises au Royaume-Uni Indicateur 3.7.7 - Royaume-Uni : financement de R&D STIC par les entreprises
Royaume Uni : financement de R&D STIC par les entreprises ( M $ PPA)

4 183

4 519

4 856

4 532

4 275

4 267

4 309

104

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les volumes de R&D STIC autofinancés par les entreprises au Royaume-Uni sont retracés par l’indicateur 3.7.7 qui documente les valeurs absolues (en M $ PPA) de ces financements. On note, sur la période, une augmentation faible (+3%) des volumes d’investissement des entreprises en R&D STIC, et qui subissent moins qu’ailleurs de tassement dans le reflux conjoncturel des années 2003-2004. L’indicateur 3.7.8 ci-dessous compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC d’une part, et en R&D réalisée sur le sol britannique, tous secteurs confondus d’autre part. Ces courbes reprennent mais atténuent les constats déjà illustrés par l’indicateur 3.7.6 qui portait sur l’évolution en valeur indiciaire de l’ensemble des financements de la R&D STIC : l’évolution des financements des entreprises en R&D STIC est plus dynamique que celle des financements totaux des entreprises en R&D. Le renforcement de la R&D STIC privée au Royaume-Uni diverge d’avec l’effort, moins soutenu, de R&D des entreprises britanniques. On peut également formuler l’hypothèse, que la forte progression de la R&D STIC des entreprises britanniques sur la période est liée aux investissements Internet du secteur des services, particulièrement développé outre-Manche. Indicateur 3.7.8 - Royaume-Uni : évolution des financements par les entreprises de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs

Royaume Uni : évolution des financements par les entreprises de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs
(valeur indiciaire)

128 119 110 129

139 137

115

117

108
100

102 95
2001 2002

104
2003 2004 2005 2006

2000

DIRD totale des entreprises

DIRD S TIC des entreprises

105

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.7.2.5. L’aide publique en R&D STIC aux entreprises au Royaume-Uni L’indicateur 3.7.9 ci-dessous illustre l’importance relative des crédits publics de R&D STIC qui, au Royaume-Uni, bénéficient aux entreprises. Ceux-ci sont retracés d’une part en valeurs absolues, d’autre part en suivant leur évolution en valeur indiciaire. La structure de la R&D STIC exécutée par les entreprises britanniques, en valeur absolue, analysée en « crédits publics » et « autofinancement », est illustrée par l’indicateur 3.7.10.. Ce dernier tableau met en évidence que les crédits publics bénéficiant aux entreprises britanniques ont tendance à s’amenuiser passant de 10 à 8 de la R&D STIC qu’elles exécutent. Cependant pour ce critère, le Royaume-Uni reste assez bien placé, derrière les Etats-Unis (13,2%, valeur 2003) et au même niveau que la France (8,5%). Cette importance dans ces trois pays des crédits publics (qui restent cependant toujours très minoritaires) dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises est liée à l’existence de fortes industries de défense dont la R&D est en partie financée sur contrats publics. On notera que, sur la période 19992005, les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises augmentent modérément (+9%), moins vite que l’ensemble des crédits publics de R&D STIC (+83%). Indicateur 3.7.9 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises au Royaume
Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises au Royaume-Uni
Millions $ PPA Valeur indiciaire

137 554 118 475 86 117 474 119 479

109 100 441 404 349

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

106

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.7.10 - Royaume-Uni : structure des financements de la R&D STIC exécutée par les entreprises
Royaume Uni : structure des financements de la R&D STIC exécutée par les entreprises (e n vale ur absolue , M $ PPA)
404 441 349 554 475 474 479

4 183

4 519

4 856

4 532

4 275

4 267

4 309

2000

2001

2002
Autofinancement

2003

2004

2005
Crédits publics

2006

Tableau 3.7.3 – Royaume-Uni : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises
2000
Autofinancement Crédits publics 91% 9%

2001
91% 9%

2002
93% 7%

2003
89% 11%

2004
90% 10%

2005
90% 10%

2006
90% 10%

3.7.2.6 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.7.4 – Royaume Uni : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part

Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises

11,9% 8,89%

18 %

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises.

107

R&D en STIC dans les grands pays industriels

En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises (32%) est environ 3 fois supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises.

3.7.2.7. Les crédits publics de R&D STIC au Royaume-Uni Indicateur 3.7.11 - Royaume-Uni : financements de la R&D STIC sur fonds publics
Royaume Uni : financement de R&D STIC par les entreprises ( M $ PPA)

745
2000

840
2001

969
2002

978
2003

958
2004

1 111
2005

1 134
2006

Les valeurs absolues en millions de dollars PPA des crédits publics britanniques de R&D STIC sont retracées pour la période 2000-2006 par l’indicateur 3.7.11. L’augmentation sur la période (+ 52%) est très positive, mais s’insère dans une augmentation du même ordre de grandeur, mais encore plus soutenue de la R&D sur fonds publics dans son ensemble (CBPRD), ainsi que l’illustre l’indicateur 3.7.12 ci-dessous. Celui-ci indique clairement qu’il n’y a pas, au Royaume-Uni, de politique spécifique de soutien public à la R&D STIC : celle-ci accompagne un renforcement continu et significatif de l’effort de R&D (civil et militaire) financé sur fonds publics.

108

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.7.12 - Royaume-Uni : évolution du total des crédits publics de R&D (CBPRD) et des crédits publics de R&D STIC
Royaume Uni : évolution du total des crédits publics de R&D (CBPRD) et des crédits publics de R&D STIC
181 191

172 104 141 100 127

170 174 129 126

134

142

2000

2001
CBPRD

2002

2003

2004

2005

2006

Crédits publics de R&D S TIC

Indicateur 3.7.13 - Royaume-Uni : évolution des financements publics et des financements par les entreprises de la R&D STIC
Royaume Uni : évolution des fiancements publics et des financements par les entreprises de la R&D STIC
149 113 100 108 130 116 131 108 129

152

102

102

103

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

DIRD STIC des entreprises Crédits publics de R&D STIC

L’indicateur 3.7.13 permet, lui, de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la dépense publique britannique en R&D STIC à l’évolution des financements privés de la R&D STIC. A la différence de ce qui est constaté par exemple en Allemagne, l’évolution des financements publics apparaît nettement plus dynamique que l’évolution – quasi nulle – des financements privés de la R&D STIC.

109

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.7.14 - Royaume-Uni : lieux d'exécution de la R&D STIC sur financements publics
Royaume Uni : lieux d'exécution de la R&D STIC sur financements publics (en valeur absolue, M $ PPA)
349 432 404 442 359 401 471

554 404 441 349

475

474

479

2000

2001

2002
Secteur public

2003

2004

2005
Entreprises

2006

Si on analyse, comme le fait l’indicateur 3.7.14, les secteurs d’exécution des crédits publics britanniques de R&D STIC en distinguant les crédits publics exécutés en entreprise d’une part, d’autre part les crédits bénéficiant à des structures publiques de R&D STIC, on constate que sur la période étudiée, l’augmentation des crédits publics de R&D STIC bénéficie plus nettement aux instituts de recherche publics. Toutefois cette progression ne se fait pas au détriment des fonds publics de R&D publics bénéficiant aux entreprises qui dans le même temps progressent de façon limitée (6,7%).

Tableau 3.7.6 – Royaume-Uni : secteur d’exécution des crédits de R&D STIC financés sur fonds publics
2000
42,0% 58,0%

2001
52,6% 48,1%

2002
36,0% 45,6%

2003
56,7% 35,7%

2004
49,6% 37,4%

2005
42,7% 36,1%

2006
42,2% 41,5%

Les crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC sont, au Royaume-Uni, à un niveau élevé (59%, valeur 2003), ce qui, pour ce critère, positionne ce pays nettement derrière les Etats-Unis (85%) mais à un niveau comparable de celui de la France (31%). Cette forte incidence des « crédits défense » dans la R&D STIC place le Royaume-Uni très au-dessus de la moyenne européenne, où la R&D STIC sur crédits militaires est de l’ordre de 26,5% du total des CBPRD STIC.

110

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.7.15 - Evolution de la structure du budget R&D STIC au Royaume-Uni
Evolution de la structure du budget public R&D STIC au Royaume-Uni

65,0%

66,0%

65,6%

65,8%

65,8%

65,8%

65,8%

35,0%

34,0%

34,4%

34,2%

34,2%

34,2%

34,2%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Budget public civil R&D STIC

Budget public militaire R&D STIC

111

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.8. Finlande

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC en Suède. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en Annexe 1 pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

112

R&D en STIC dans les grands pays industriels

113

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.8.1. La part relative de la R&D STIC en Finlande dans le contexte mondial
Indicateur 3.8.1 -: Finlande : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC
Finlande : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC

2 ,2 %

2 ,3 % 2 ,2 % 1,9 %

2 ,0 %

1,6% 1,0%

1,6% 1,0%

1,7% 1,0%

1,9%

2 ,0 %

1,9%

1,9% 0,9%

2 ,0 %

1,9%

0,9%

0,9%

0,9%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

d a ns l 'e ns e mb le d e s inv e s t i s s e me nt s d e R &D S TIC d a ns l e s c réd it s p ub li c s d e R &D S TIC d a ns l e s c réd it s p ri v és d e R &D S TIC

La part relative de la Finlande dans les investissements globaux en R&D STIC se situe à un niveau modeste de l’ordre de 2%. Cette valeur situe la Finlande au 8ème rang des 9 pays étudiés, s’agissant de sa part relative dans la valeur totale des financements de R&D STIC. Cette part relative dans les financements globaux de la R&D STIC est nettement supérieure au poids relatif du PIB de la Finlande au sein de l’économie mondiale qui est sur toute la période de 0,4%.

3.8.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Finlande
3.8.2.1. Volume et structure des financements de R&D STIC en Finlande Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC en Finlande, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises » sont illustrés par l’indicateur 3.8.2 ci-dessous. En valeur globale, ces financements progressent de 47% sur la période. Si l’effort de l’économie finlandaise en faveur de la R&D STIC se poursuit, c’est à un rythme inférieur à celui enregistré dans la précédente étude, où l’on voyait la Finlande multiplier par 2,5 son volume global de R&D STIC (il est vrai en partant de niveaux très bas). Malgré cette progression, la Finlande reste sur toute la période au 9ème rang au sein des 12 pays étudiés par le volume total de R&D STIC, et au 5ème rang au sein de l’Europe des 25 (dépassant désormais 114

R&D en STIC dans les grands pays industriels

l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne). Les crédits publics évoluent positivement (+ 31%), mais de façon moins soutenue que les financements des entreprises (+ 49 %). En conséquence, la structure des financements de la R&D STIC en Finlande connaît un renforcement de la part relative des crédits privés, ainsi que l’illustre l’indicateur 3.8.3.

Indicateur 3.8.2 – Finlande : structure de financement de la R&D STIC (valeurs absolues)
Finlande: sources de financement de la R&D STIC
( M $ PPA)

149

154

163

165

178

187

198

1 911

1 964

2 067

2 257

2 387

2 398

2 461

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Fonds publics de R&D S TIC

R&D STIC autofinancée par les entreprises

Indicateur 3.8.3 – Finlande : structure de financement de la R&D STIC (%)
Finlande: structure du financement de la R&D STIC

7,3%

7,3%

7,3%

6,8%

6,9%

7,3%

7,5%

92,7%

92,7%

92,7%

93,2%

93,1%

92,7%

92,5%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D S TIC financée sur fonds publics

R&D STIC financée par les entreprises et autres

115

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.8.2.2. Intensité de la R&D STIC en Finlande Indicateur 3.8.4 – Finlande : ratio « dépense totale de R&D STIC/PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) en Finlande

1,64%

1,65%

1,59%

1,55% 1,53% 1,53%

1,55%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC en Finlande est exprimée dans l’indicateur 3.8.4 par le ratio DIRD STIC/PIB. Sur ce critère, la Finlande affiche des valeurs très fortes qui la placent en tête des 12 pays étudiés. L’économie finlandaise est probablement la plus « R&D intensive » dans le domaine des STIC au plan mondial.

Tableau 3.8.1 – Finlande : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

116

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.8.4bis – Finlande : « dépense de R&D STIC par habitant
Finlande : dépense de R&D STIC/habitant ($ PPA)

149

154

163

165

178

187

198

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’exceptionnelle orientation en Finlande de la R&D se révèle tout particulièrement si l’intensité de la R&D STIC est exprimée par le paramètre « dépense de R&D STIC par habitant » : celui-ci atteint en Finlande un niveau que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. 3.8.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D en Finlande Indicateur 3.8.5 – Finlande : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale
Finlande : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique, privée)
58,1% 59,9% 58,7% 61,9% 63,0% 63,0% 61,3%

Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

11,3%

11,1% 11,3%

11,1%

11,1%

11,1%

11,1%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’indicateur 3.8.5 souligne cette orientation massive de la Finlande vers la R&D STIC. L’incidence de celle-ci au sein de la R&D des entreprises finlandaises est de 63%, un ratio que l’on ne retrouve nulle par ailleurs. Dans le même temps, la DIRD STIC sur fonds publics se situe elle aussi à un niveau élevé de l’ordre de 11%, niveau que l’on ne retrouve qu’en France, 117

R&D en STIC dans les grands pays industriels

au Japon et en Corée (pour ces deux derniers pays à un niveau légèrement inférieur). Ces valeurs signent l’orientation « monothématique STIC » du tissu industriel local dominé par Nokia, N°1 mondial de la communication mobile. Indicateur 3.8.6 – Finlande : évolution du total des crédits de R&D et des crédits de R&D STIC
Evolution du total des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC, valeur indiciaire
105 100 103 111 108 125 114 121 118 122 128 125 129

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

DIRD S TIC Total des financements de R&D (DIRD)

L’indicateur 3.8.6, qui permet de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la DIRD tous secteurs confondus à l’évolution de la DIRD STIC, montre qu’en Finlande l’évolution des volumes de financements de la R&D STIC est plus dynamique que l’évolution globale de la DIRD, pourtant elle-même très positive. La DIRD STIC passe sur la période de l’indice 100 à l’indice 129. Il est normal que ces deux courbes aient un même profil puisque la DIRD STIC représente les deux tiers de la R&D finlandaise dans son ensemble. 3.8.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises en Finlande Indicateur 3.8.7 – Finlande : R&D STIC financée par les entreprises
Finlande : financement de la R&D STIC par les entreprises
(M $ PPA)

887

996

1 068

1 124

1 155

1 236

1 286

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

118

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les volumes de R&D STIC autofinancés par les entreprises en Finlande sont retracés par l’indicateur 3.8.7 qui documente les valeurs absolues (en M $ PPA) de ces financements. On note sur la période une augmentation (+ 29 %) des volumes d’investissement des entreprises en R&D STIC, qui se poursuit y compris sur la période la plus récente et semble peu sensible aux cycles conjoncturels. L’indicateur 3.8.8 ci-dessous compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises en R&D STIC d’une part, et en R&D réalisée en Finlande tous secteurs confondus d’autre part. L’évolution des financements des entreprises en R&D STIC suit très exactement celle des financements totaux des entreprises en R&D. Pesant plus de 60% des financements de R&D des entreprises finlandaises, la R&D STIC donne bien évidemment le « la » à la dynamique d’ensemble des crédits privés finlandais de R&D.

Indicateur 3.8.8 – Finlande : évolution des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC financés par les entreprises

Finlande : évolution des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC financés par les entreprises
105 100 103 112 108 125 114 118 121 119 126 125 129

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D S TIC financée par les entreprises Total R&D financée par les entreprises

3.8.2.5. L’aide publique en R&D STIC aux entreprises en Finlande L’indicateur 3.8.9 ci-dessous illustre l’importance relative des crédits publics de R&D STIC qui, en Finlande, bénéficient aux entreprises. Ceux-ci sont retracés d’une part en valeurs absolues, d’autre part en suivant leur évolution en valeur indiciaire. La structure de la R&D STIC exécutée par les entreprises finlandaises, en valeur absolue, analysée en « crédits publics » et « autofinancement », est illustrée par l’indicateur 3.8.10. Le tableau 3.8.2

119

R&D en STIC dans les grands pays industriels

documente lui la part relative de l’autofinancement et des crédits d’origine budgétaire dans les volumes de R&D exécutée par les entreprises en Finlande. Ce dernier tableau met en évidence que les crédits publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises finlandaises sont très faibles, représentent environ 3,4% de la R&D STIC qu’elles exécutent 11 . Indicateur 3.8.9 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Finlande
Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Finlande Millions $ PPA
Valeur indiciaire

118 105 100 69 103 73 71 77 112 81

119 82

122 84

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Indicateur 3.8.10 – Finlande : sources de financement de la R&S STIC exécutée par les entreprises
Finlande : structure de financement de la R&D STIC excutée par les entreprises (M $ PPA)

69

71

73

77

81

82

84

1 911

1 964

2 067

2 257

2 387

2 398

2 461

2000

2001

2002

2003

2004

2005
Fonds publics

2006

Autofinancement

Dans la version 2003 de cette étude une erreur importante s’était glissée dans la construction de cet indicateur, faisant apparaître une part importante des crédits publics comme source de la R&D exécutée par les entreprises. En fait il n’en est rien : la faiblesse des crédits publics bénéficiant aux entreprises rapprochent plutôt la Finlande des paramètres enregistrés en Suède.

11

120

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les fonds publics de R&D STIC bénéficiant aux entreprises sont très faibles : l’exceptionnel effort finlandais en matière de R1D STIC est presque exclusivement financé par les entreprises.

3.8.2.6 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.8.2 – Finlande : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part
Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises 12,63% 22,87%

63 %

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet, les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises est très supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises.

3.8.2.7. Les crédits publics de R&D STIC en Finlande Indicateur 3.8.11 – Finlande : évolution des crédits publics de R&D STIC
Finlande : financement de la R&D STIC sur fonds publics
(M $ PPA)

149

154

163

165

178

187

198

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

121

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les valeurs absolues en millions de dollars PPA des crédits publics finlandais de R&D STIC sont retracées pour la période 2000-2006 par l’indicateur 3.8.11 ci-dessus. L’augmentation sur la période (+ 33%) est positive, mais inférieure à l’augmentation relative des financements privés ainsi que l’illustre l’indicateur 3.8.12. Ce soutien public (cf. indicateur 3.8.13) est par contre strictement en phase avec l’évolution positive mais modérée de l’effort finlandais de R&D, dans tous domaines confondus, soutenu sur fonds publics.

Indicateur 3.8.12 – Finlande : évolution des crédits publics de R&D tous secteurs et des crédits publics de R&D STIC
Finlande : évolution des crédits publics de R&D tous secteurs (CBPRD) et des crédits publics de R&D STIC
128 126 135 133

103 100 100 105

109 109

111 113

121 119

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

CBPRD Crédits publics de R&D S TIC

Indicateur 3.8.13 - Finlande : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics, en valeur indiciaire
Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en Finlande, en valeur indiciaire

141 123 103 106 129 112 114

149 123

150 129

154 137

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

122

R&D en STIC dans les grands pays industriels

L’indicateur 3.8.13 permet, lui, de comparer l’évolution en valeur indiciaire de la dépense publique et de la dépense privée de R&D STIC en Finlande : l’évolution des financements publics apparaît légèrement moins dynamique.

Si on analyse les secteurs d’exécution des crédits publics finlandais de R&D STIC en distinguant les crédits publics exécutés en entreprise d’une part, d’autre part les crédits exécutés par des structures publiques, on constate sur la période (cf. tableau 3.8.4 ci-dessous) une stabilité sur un niveau de l’ordre de 45% de la part relative des fonds publics de R&D STIC exécutés par les entreprises.

Tableau 3.8.3– Finlande : secteur d’exécution des crédits de R&D STIC financés sur fonds publics
Secteur public Secteur privé 2000 53,6% 46,4% 2001 53,7% 46,3% 2002 55,3% 44,7% 2003 53,4% 46,6% 2004 54,2% 45,8% 2005 56,4% 43,6% 2006 57,6% 42,4%

Les crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC se situent en Finlande à un niveau très modeste, même si la part des crédits « défense » tend à croître, faisant plus que doubler sur la période (en partant toutefois d’un niveau très modeste) : sur ce critère, ce pays se situe au dernier rang parmi les 9 pays étudiés.

Indicateur 3.8.14 - Finlande : part relative des crédits militaires et civils dans les crédits publics de R&D STIC
Finlande : part relative des crédits militaires et civils dans les crédits publics de R&D STIC
1,2% 1,4% 1,4% 2,6% 2,1% 3,0% 2,5%

98,8%

98,6%

98,6%

97,4%

97,9%

97,0%

97,5%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Budget public civil R&D STIC

Budget public militaire R&D STIC

123

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.9. Suède

NB : les pages suivantes présentent et commentent une sélection d’indicateurs relatifs au financement de la R&D STIC en Suède. On se reportera à la base de données complète Excel et aux tableaux de données reproduits en Annexe 1 pour disposer de l’ensemble des données statistiques pertinentes.

124

R&D en STIC dans les grands pays industriels

125

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.9.1. La part relative de la R&D STIC en Suède dans le contexte mondial
Indicateur 3.9.1 – Suède : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC

Suède : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC

2,4%
1,6 % 1,5 %

2,6%
1,6 %

2,4%
1,7 %

2,0% 1,8 %

2,2% 1,7 % 2,2%
1,7 %

2,2% 0,9%

0,8%

0,8%

0,9%

1,0%

0,9% 0,9%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

d a ns l 'e ns e mb le d e s inv e s t i s s e me nt s d e R &D S TIC d a ns l e s c réd it s p ub li c s d e R &D S TIC d a ns l e s c réd it s p ri v és d e R &D S TIC

La part relative de la Suède dans les investissements globaux en R&D STIC est de l’ordre de 1,7%, et progresse légèrement sur la période étudiée. Cette valeur situe la Suède au dernier rang des 9 pays étudiés en 2003. Bien que modeste, cette part relative dans les financements globaux de la R&D STIC est nettement supérieure au poids relatif du PIB de la Suède au sein de l’économie mondiale, qui n’est que de 0,6%. La Suède enregistre une performance plus modeste, en phase avec son poids économique relatif, s’agissant de sa part relative dans l’enveloppe globale des crédits publics de R&D STIC (en augmentation, significative pour une part relative, de 0,8% à 0,9% sur toute la période).

3.9.2. Les indicateurs de la R&D STIC en Suède
3.9.2.1. Volume et structure des financements de R&D STIC en Suède Les financements en valeurs absolues de la R&D STIC en Suède, différenciés en « financements publics » et « financements des entreprises » sont illustrés par l’indicateur 3.9.2 ci-dessous. En valeur globale, ces financements progressent de 32% sur la période (l’Europe des 25 dans le même temps ne progressant que de 11%), passant de 2,3 à 3 milliards de dollars PPA. Les crédits publics de R&D STIC évoluant plus vite que les crédits privés, la structure de

126

R&D en STIC dans les grands pays industriels

financement de la R&D STIC se modifie progressivement dans un sens donnant une plus large part aux financements publics (cf. indicateur 3.10.3)

Indicateur 3.9.2 – Suède : financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics
Financement de la R&D STIC, par les entreprises et sur fonds publics en Suède, en M$ PPA

122 121 156 186 188 196 204

3 158 2 815

2 874 2 425

2 672

2 739

2 851

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financée par les entreprises et autres

R&D STIC financée sur fonds publics

Indicateur 3.9.3 – Suède : évolution de la structure du budget R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics

Evolution de la structure du budget R&D STIC en Suède 4,1% 3,7% 5,1% 7,2% 6,7% 6,5% 6,7%

95,9%

96,3%

94,9% 92,8%

93,5%

93,3%

93,3%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D STIC financé e par le s e ntre prise s

R&D STIC financé e sur fonds publics

127

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.9.2.2. Intensité de la R&D STIC en Suède Indicateur 3.9.4 – Suède : ratio dépense totale R&D STIC /PIB
Ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) en Suède

1,35% 1,23% 1,21% 1,01% 1,05% 1,04% 1,04%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’intensité de la R&D STIC en Suède est exprimée dans l’indicateur 3.9.4 par le ratio DIRD STIC/PIB. Sur ce critère, la Suède affiche une valeur très forte qui la place en tête des pays étudiés juste derrière la Finlande et la Corée, à un niveau trois fois supérieur au niveau moyen enregistré en Europe. Il se confirme que les économies scandinaves affichent une forte affinité avec la R&D STIC. Tableau 3.9.1 – Suède : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB

Finlande Corée Suède Japon Etats-Unis Canada France Allemagne Royaume-Uni Europe des 25

2 000 1,55% 0,95% 1,23% 0,83% 0,69% 0,69% 0,43% 0,37% 0,33% 0,32%

2 006 1,55% 1,30% 1,04% 0,84% 0,56% 0,52% 0,41% 0,40% 0,28% 0,25%

128

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.9.4 bis – Suède : dépense de R&D STIC habitant
Dépense de R&D STIC, par habitant en Suède ($ PPA)

330

369

340

294

321

330

343

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Cette très forte orientation de la R&D suédoise vers les STIC se traduit par un niveau exceptionnel de l’indicateur « dépense de R&D STIC par habitant ». 3.9.2.3. La place de l’investissement en R&D STIC au sein de l’investissement global de R&D en Suède Indicateur 3.9.5 – Suède : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale
Suède : Incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique, privée)
35,8%

37,8% 35,0%

30,5%

30,0%

31,0%

31,0%

Ratio DIRD STIC des entreprises / DIRD totale des entreprises Ratio DIRD publique STIC/DIRD publique totale

7,5% 6,2% 6,0% 6,8%

7,4%

7,4% 7,4%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

L’indicateur 3.9.5 nuance toutefois cette orientation forte de la Suède vers la R&D STIC. L’incidence de celle-ci au sein de la R&D des entreprises suédoises, est de l’ordre de 30 % (valeur 2005) à un niveau comparable à celui de la France. Cet indicateur connaît une nette érosion que l’on retrouve dans peu de pays. Alors que, dans le même temps, la DIRD STIC sur

129

R&D en STIC dans les grands pays industriels

fonds publics progresse modérément mais continûment en Suède puisque l’incidence de la R&D STIC passe de 6,2% à 7,4% de l’enveloppe totale de crédits budgétaires affectés à la R&D. Indicateur 3.9.6 – Suède : évolution du total des crédits de R&D (DIRD) et du total des crédits de R&D STIC
Suède : évolution du total des crédits de R&D (DIRD) et du total des crédits de R&D STIC
112 103 100 104 103 89 104 112 97 115 120

100

104

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

DIRD S TIC Total des financements de R&D (DIRD)

L’indicateur 3.9.6 illustre bien le fait qu’en Suède, l’évolution des financements de la R&D STIC se révèle plus erratique que l’évolution globale de la DIRD, très positive. La DIRD STIC passe sur la période de l’indice 100 à l’indice 104, la DIRD dans son ensemble, croît à un rythme plus soutenu (+20% sur la période 2000-2006). On semble être en présence d’une réorientation de l’effort de R&D en Suède de façon à ce qu’il soit moins dépendant du seul secteur des STIC. 3.9.2.4. L’investissement en R&D STIC des entreprises en Suède Indicateur 3.9.7– Suède : financement de la R&D STIC par les entreprises
Financement de la R&D STIC, par les entreprises en Suède (M$ PPA)

3 158 2 815

2 874 2 425 2 672 2 739 2 851

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

130

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les volumes de R&D STIC autofinancés par les entreprises en Suède sont retracés par l’indicateur 3.9.7 qui documente les valeurs absolues (en M $ PPA) de ces financements. On note sur la période une stagnation des volumes d’investissement des entreprises en R&D STIC, qui ont culminé en 2001 à près de 3,16 milliards de dollars PPA avant de se tasser et se redresser vers un volume de l’ordre de 2,8 milliards $ PPA.

L’indicateur 3.9.8 compare l’évolution en valeur indiciaire des financements des entreprises suédoises en R&D STIC d’une part, et d’autre part en R&D financée par ces mêmes entreprises tous secteurs confondus. On constate, là aussi, une réorientation de l’effort de R&D autofinancée par les entreprises vers d’autres secteurs que les STIC : la R&D STIC financée par les entreprises connaît un assez brusque décrochage à partir de 2002, alors que l’ensemble des investissements de R&D des entreprises, tous secteurs confondus, continue de progresser plus régulièrement. Tout se passe comme si, à partir de 2002 les entreprises suédoises avaient plus mis l’accent sur d’autres domaines de la R&D (biotechnologies), s’écartant nettement, à l’inverse de son voisin finlandais, d’une « mono spécialisation » STIC.

Indicateur 3.9.8 - – Suède : évolution des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC financés par les entreprises

Suède : évolution des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC financés par les entreprises
112 100 102 104 100 86 99 95 97 108 111 115

101

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

R&D S TIC financée par les entreprises Total R&D financée par les entreprises

131

R&D en STIC dans les grands pays industriels

3.9.2.5. L’aide publique en R&D STIC aux entreprises en Suède Il n’a pas été possible dans le cas de la Suède de documenter les crédits publics bénéficiant à la R&D STIC des entreprises dans ce pays en raison des valeurs très lacunaires fournies par la Suède à l’OCDE sur ce point. 3.9.2.6 - R&D STIC des entreprises et valeur de la Production TIC Tableau 3.9.2 – Finlande : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part
Part des services TIC dans la Valeur ajoutée des entreprises Part des biens TIC manufacturés dans la V.A. des entreprises % R&D STIC sur R&D totale des entreprises 12,64% 6,96%

30 %

Les données OCDE ne permettent pas de construire un ratio qui rapporterait la valeur de la production de biens et de services TIC à l’investissement total en R&D STIC des entreprises. En effet les séries OCDE sur la production documentent des valeurs relatives (en %) rapportée à la valeur ajoutée totale des entreprises tous secteurs confondus : part des services TIC dans la valeur ajoutée des entreprises d’une part ; part des biens TIC manufacturés d’autre part. On note que tant pour les services TIC que pour les industries manufacturières TIC, le ratio R&D STIC / dépense totale de R&D des entreprises est très supérieur à l’incidence des TIC dans la valeur ajoutée totale des entreprises.

3.9.2.6. Les crédit publics de R&D STIC en Suède Indicateur 3.9.9 – Suède : financement public de la R&D STIC
Suède : financement publics de la R&D STIC (M$ PPA)

156 122 121

188

186

196

204

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

132

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Les valeurs absolues en millions de dollars PPA des crédits publics suédois de R&D STIC sont retracées pour la période 2000-2006 par l’indicateur 3.9.9 ci-dessus. L’augmentation indiciaire (indicateur 3.9.10) sur la période (+ 144 %) est la plus forte relevée dans l’Europe des 25, et nettement supérieure à l’évolution globale – elle même très positive – des crédits publics globalement affectés à la R&D (ces derniers augmentent de 69% sur la même période).

On est donc bien en présence, en Suède, d’une action très volontariste des pouvoirs publics de renforcer le socle de compétence STIC du pays. Ce constat est d’autant plus intéressant que cette politique publique apparaît à ce stade peu en phase avec l’orientation de la R&D privée qui, on l’a vu, tout en restant à des niveaux d’intensité élevés, a tendance à marquer le pas. Ce « divorce » entre l’évolution des financements publics et des financements privés de la R&D STIC en Suède est bien illustré par l’indicateur 3.9.11.

Indicateur 3.9.10 – Suède : évolution des crédits publics de R&D tous secteurs et des crédits publics de R&D STIC

Suède : évolution des crédits publics de R&D tous secteurs (CBPRD) et des crédits publics de R&D STIC
155 129 100 101 123 136 150 169 164

154 150

157 162

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

CBPRD Crédits publics de R&D S TIC

133

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.9.11 -– Suède : évolution des crédits publics de R&D STIC et des crédits privés de R&D STIC
Suède : évolution des crédits publics de R&D STIC et des crédits privés de R&D STIC
162 111 169 115

155 129 101 100 104 99 100

154 108

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Crédits publics de R&D S TIC R&D S TIC financée par les entreprises

Il est très frappant que sur tout un ensemble de critères, la Suède et la Finlande, bien qu’ayant pour point commun un très haut niveau d’intensité de la R&D STIC propre aux seuls pays scandinaves, divergent dans la plus ou moins grande priorité donnée à la « spécialisation STIC » et dans les modalités politiques d’articulation entre R&D publique et R&D privée. Les crédits militaires dans les crédits publics de R&D STIC se situent en Suède à un niveau non négligeable, de l’ordre de 28%. (la valeur 2002, très élevée, semble être un « artefact statistique » par exemple dû à un changement de méthode dans la comptabilisation de la R&D défense). Mais au-delà de cette éventuelle anomalie dans la progression de ces crédits de R&D STIC sur budgets défense on retiendra que ces crédits se situent en Suède à un niveau comparativement élevé. Indicateur 3.9.12 – Suède : Structure des crédits publics de R&D STIC
Evolution de la structure du budget public R&D STIC en Suède

28,4%

29,3% 37,9%

32,4%

26,8%

28,0%

27,3%

Budget public militaire R&D STIC Budget public civil R&D STIC

71,6%

70,7% 62,1%

67,6%

73,2%

72,0%

72,7%

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

134

R&D en STIC dans les grands pays industriels

135

R&D en STIC dans les grands pays industriels

4. La R&D STIC dans les pays non OCDE

136

R&D en STIC dans les grands pays industriels

137

R&D en STIC dans les grands pays industriels

4.1 – Cadre méthodologique et remarques préliminaires
La présente étude met en évidence, comme l’actualisation publiée en 2005, un affaiblissement de la R&D STIC financée et exécutée intra muros par les entreprises américaines et dans une moindre mesure européenne. Ce qui nous a conduit à formuler l’hypothèse d’une délocalisation croissante des activités de R&D des entreprises vers des pays non OCDE. Publié le 4 décembre 2006, le rapport OCDE « Science, technologie et Industrie : perspectives de l’OCDE » 12 propose dans son chapitre 4 (que nous reproduisons in extenso en annexe) une analyse très complète de l’Internationalisation de la R&D. Cependant cette analyse traite de l’internationalisation de la R&D dans un cadre général et ne donne aucune indication spécifique sur l’internationalisation de la R&D STIC. Il ne semble pas cependant (cf. ci-dessous) que l’internationalisation de la R&D STIC suive des schémas différents de ceux constatés pour la R&D dans son ensemble. On retiendra en particulier du rapport OCDE que l’externalisation de la R&D vers des pays de l’OCDE (et en particulier vers l’Europe : Irlande, Royaume-Uni et…France) continue de représenter des volumes importants. Rien ne permet sur la base des données OCDE et d’autres sources consultées de dire que la montée en puissance de la R&D dans les pays émergents s’accompagnerait d’une « perte de substance » du potentiel de R&D des économies développées, bien au contraire. La montée en puissance de la R&D des pays émergents n’est donc qu’une facette de l’internationalisation des activités de R&D. Le rapport OCDE souligne : « L’internationalisation récente de la R&D présente trois caractéristiques distinctes : elle est beaucoup plus rapide que par le passé ; elle concerne un nombre de pays croissant ; elle ne se limite plus à l’adaptation des technologies aux conditions locales. Il semble que ce dernier phénomène soit une tendance nouvelle et originale. Auparavant, les grandes entreprises mondiales conservaient leurs principales activités de création de technologies près de leur siège – comme le montrent les données de R&D et les brevets. Aujourd’hui, elles semblent non seulement chercher à se servir dans d’autres pays des connaissances acquises dans leur pays d’origine, mais aussi à exploiter les centres de connaissances du monde entier. Il s’agit véritablement de trouver des sources de connaissances à l’international ». Nous verrons que d’autres analyses confortent ces constats.

12

ISBN 92-64-02850-1

138

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Le terme de « délocalisation » s’agissant de la R&D en général (et il n’y a aucune raison de penser que la R&D STIC suive un schéma différent) est donc à utiliser avec précaution : une étude récente de Duke University (cf. point 4.5) montre que l’externalisation des activités de R&D est le seul type d’externalisation qui ne s’accompagne pas d’une contraction de l’emploi (ici emploi scientifique) dans les entreprises américaines renforçant leurs activités de R&D dans les pays émergents. Ce constat est tout à fait compatible avec la tendance statistique observée d’une contraction de l’ordre – 2% / an des volumes de R&D STIC des entreprises américaines. En effet les financements publics de R&D STIC (cf. chap. 3, étude de cas des Etats Unis) bénéficiant aux entreprises américaines (et exécutées intra-muros) sont en forte progression et compense et audelà le fléchissement de l’autofinancement de la R&D STIC des entreprises américaines. Il n’est donc pas approprié d’utiliser le terme de « délocalisation » au sens que l’on donne d’ordinaire à ce mot : la forte croissance des activités de R&D dans les pays émergents signe : 1. plus qu’un transfert de ressources et d’activités une volonté des entreprises de redéfinir la « répartition globale » de leur effort de R&D (en prenant entre autre pied sur des marchés à fort potentiel) ; 2. la volonté de mobiliser une main-d’œuvre intellectuelle abondante, bon marché et parfaitement formée disponible dans ces pays, alors que les ressources humaines disponibles dans les pays développés sont désormais plus rares et plus chères. Plus qu’à une délocalisation, on assiste à une globalisation des activités de R&D en général – et des activités de R&D STIC en particulier – avec pour objectif de mobiliser les fortes compétences et ressources des personnels scientifiques de pays comme l’Inde ou la Chine (mais l’éventail des pays concernés ne se limite pas à ces deux pays, comme on le verra cidessous). Pour cette dernière livraison de l’étude « Science, technologie et industries : perspectives de l’OCDE », les services statistiques de l’OCDE ont pour la première fois recueilli des données sur la R&D et l’innovation dans des pays comme la Chine, l’Inde, Taïpei, etc. Cependant l’OCDE souligne les importants écueils méthodologiques liés au fait que la plupart des pays émergents n’étant pas membres de l’OCDE, ne relèvent pas de son système de production statistique. Il n’est donc en aucune façon possible d’approcher la question de la R&D STIC dans les pays non OCDE sur la base du socle statistique (OCDE) dans lequel s’enracinent nos évaluations pour les 9 pays traités dans les précédents chapitres de la présente étude.

139

R&D en STIC dans les grands pays industriels

Une autre source, sur laquelle se base l’intégralité des évaluations qui suivent dans le présent chapitre, sont les données publiées par l’Institut d’étude Battelle (www.battelle.com), qui outre ses propres activités d’exécution de contrats de R&D pour le compte de tiers (pour un volume de 3,7 milliards de dollars en 2005) dispose d’un département de veille sur l’activité de R&D des entreprises. Les comptes rendus de cette activité de veille et de conseil sur la R&D et son optimisation sont publiés dans le magazine (en accès libre) R&D Magazine (www.rdmag.com). C’est à cette publication, et en particulier à son édition spéciale « 2007 Global R&D report » publiée en septembre 2006 que nous empruntons les données de base alimentant le présent chapitre. Pour illustrer la difficulté d’une évaluation statistique de la R&D des pays non OCDE, nous comparons dans le tableau 4.1 de la dépense R&D de certains pays telle qu’évaluée par l’OCDE d’une part, par l’Institut Battelle d’autre part.

Tableau 4.1 : Estimation de la DIRD totale dans certains pays non OCDE (valeurs absolues en milliards de dollars courants) A : Donnée B : Donnée écart A-B écart en % Battelle OCDE entre A et B 109 94 15 13,8% 33,3 24 9,3 27,9% 17,4 17 0,4 2,3% 11,9 15 -3,1 -26,1%

Chine Inde Russie Taïpei

Cette comparaison indique : que les chiffres publiés par l’Institut Battelle sont – à l’exception de ceux fournis pour Taïpei – plus élevés que ceux fournis par l’OCDE ; que cette majoration des chiffres Battelle ne modifie pas les ordres de grandeur s’agissant de la dépense globale (DIRD) en Chine, qui se place selon les deux sources au quatrième rang mondial (immédiatement derrière les ETATS-UNIS, l’UE 25 et le Japon) des pays classés selon l’importance de leur DIRD ; qu'en revanche, dans le cas de l’Inde, l’estimation Battelle est supérieure de près de 28% à celle donnée par l’OCDE.

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Ces différences parfois importantes reflètent probablement des différences méthodologiques dans la façon de comptabiliser la R&D. On émettra l’hypothèse (sans avoir aucune visibilité méthodologique la confortant) que les problématiques TIC peuvent être à l’origine de ces estimations très différentes. Il est en particulier significatif que le plus fort écart soit noté à propos de l’Inde. Or on sait que dans ce pays, les développements logiciels (compilation de programmes informatiques) réalisés pour le compte de passeurs d’ordres occidentaux sont particulièrement élevés. La valeur de ces « développements » est sans doute en partie comptabilisée dans l’estimation Battelle, alors qu’elle n’est peut-être pas prise en compte par l’OCDE pour qui la définition de la R&D est à entendre au sens du manuel de Frascati, ne prenant en compte que les efforts de recherche et développement qui visent à la production d’innovations technologiques, et ne prenant pas en compte les simples développements de logiciels (comptabilisé par l’OCDE dans la production, et non la R&D, du secteur des services informatiques). Dans la suite de ce chapitre, nous avons fait le choix de nous référer systématiquement aux chiffres Battelle, nous éloignant de la source OCDE utilisée pour les 9 pays faisant l’objet de cette actualisation. Ce choix obéit à plusieurs raisons : les estimations Battelle couvrent une palette de pays non OCDE plus large que celle à laquelle l’OCDE fait référence dans son récent rapport (dans lequel l’attention est avant tout focalisée sur la Chine continentale), et certains de ces pays sont intéressants dans le cadre de la mesure de l’effort global de R&D TIC ; les estimations Battelle nous semblent plus proches des logiques d’entreprise puisque ces chiffres sont produits à partir d’un effort de veille systématique sur les budgets et les logiques d’exécution de la R&D au sein d’un large panel d’entreprises « R&D intensive » ; il nous semble intuitivement que les estimations de l’OCDE pour l’Inde, en ne prenant probablement pas en compte le développement logiciel, sous-estiment la R&D STIC dans ce pays important 13;

Il faut cependant souligner que pour les 9 économies développées dont la R&D STIC est estimée dans la première partie de l’étude, les développements logiciels ne sont inclus dans les estimations que s’ils font partie intégrante d’un effort de R&D au sens du Manuel de Frascati. Les données présentées dans ce chapitre 4 ne sont donc pas et ne peuvent pas être homogènes avec celles fournies dans la première partie de l’étude. Une autre différence importante est que pour les 9 pays OCDE pris en compte, toutes les données sont exprimées en dollars à parité de pouvoir d’achat ($ PPA) alors que les données sur les pays émergents sont données (aussi bien chez Battelle que l'’OCDE) en dollars courants, empêchant toute comparaison terme à terme.

13

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-

ils sont complétés d’indications qualitatives qui éclairent les logiques qui soustendent ce recours par les sociétés des économies développées au potentiel de R&D des pays émergents.

4.2 - Un premier cadrage : l’estimation de la DIRD dans les pays non OCDE
La DIRD (tous domaines confondus, pas seulement STIC) pour une sélection de pays OCDE et non OCDE est rapportée dans le tableau 4.2 et le graphique 4.1 ci-dessous Tableau 4.2 : DIRD totale (tous domaines confondus) pour une non OCDE PIB 2004 D.I. R&D DIRD 2004 DIRD 2005 (Md. $ ) en % du (Md. $ ) (Md. $ ) PIB (val. 2004) Chine Inde Brésil Russie Taïwan Israël Singapour 7 262 3 319 1 492 1 408 540,2 129 120,9 1,5% 1,0% 1,0% 1,30% 2,20% 3,60% 2,80% 108,9 33,3 22,9 17,5 11,9 6 2,3 sélection de pays OCDE et DIRD 2006 (Md. $ ) (estimation) 136,3 38,8 25 22 14,4 7,3 2,91 DIRD 2007 (Md. $ ) (estimation) 149,8 41,8 25,6 23,3 15 7,7 3,1

124,3 36,1 24,4 20,7 13,9 6,9 2,73

Indicateur 4.1 :DIRD des pays OCDE et non OCDE (les pays non OCDE apparaissent dans un jeu de couleurs différentes)
D IR D (M d. $ ) de s pa y s O C D E e t no n O C D E
(2 0 0 4 ,2 0 0 5 ,2 0 0 6 ) 350 300 250 200 150 100 50 0
Ja po n Fr an ce U SA ag ne hi ne In de or ée Br és il us sie R U E Ta C C ïw an 25

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A lle m

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De ces chiffres globaux – qui, répétons le, ne concernent pas que la R&D STIC - on retiendra : que la Chine se situe dès 2004 au quatrième rang des « grandes puissances » en termes de dépense totale de R&D et qu’elle est en passe de dépasser le Japon pour le volume global de DIRD, qu’un pays comme l’Inde à une dépense totale de R&D (DIRD) qui est du même ordre de grandeur que celle de la France, que des pays comme le Brésil et la Russie sans atteindre les mêmes ordres de grandeur, dépassent le seuil des 20 milliards de $ de DIRD ce qui les classe devant tous les pays européens à l’exception de l’Allemagne et de la France, que des pays comme Taïwan, Singapour et Israël, dont on sait par ailleurs que l’effort de R&D STIC y est important, s’ils restent en dessous du seuil des 10 milliards de $ atteignent des intensités de R&D (volume de R&D des industries rapportées au PIB) élevées, supérieures à celles constatées dans les 9 pays OCDE pris en compte dans la première partie de l’étude.

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4.3 – De l’estimation de la R&D totale à l’estimation de la R&D STIC des entreprises des pays non OCDE
Pour passer de l’estimation de l’ensemble de la DIRD des industries14 dans les pays non OCDE à ce qui relève spécifiquement de la R&D industrielle TIC, nous conjuguerons deux hypothèses : la première tient à la valeur moyenne au plan mondial de l’incidence de la R&D TIC par rapport à la R&D totale des entreprises. Cette première hypothèse est documentée au point 4.3.1 ci-dessous ; il faut faire varier cette moyenne globale en tenant compte – empiriquement – de la plus ou moins grande orientation des tissus industriels de chaque pays vers le secteur des TIC.

4.3.1 - Valeur moyenne au plan mondial de l’incidence de la R&D TIC par rapport à la R&D totale des entreprises
Cette valeur moyenne est donnée par une étude du cabinet Booz, Allen et Hamilton que reprennent les estimations Battelle. Elle est illustrée par le graphique 4.2 ci-après.

S’agissant des pays émergents, la méthode empirique proposée ici ne peut viser qu’à estimer la R&D des entreprises ; il n’est pas possible, comme c’est le cas pour les 9 pays OCDE étudiés, de documenter la R&D TIC financée sur fonds public. Les comparaisons sur les volumes de R&D TIC entre pays développés et pays émergents ne peut être tentée que s’agissant de la R&D des entreprises.

14

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Indicateur 4.2 – Répartition sectorielle de la R&D industrielle mondiale
Répartition sectorielle de la R&D industrielle mondiale

autres 7% Télécom 2% Aéronautique, espace, défense 3% Biens de grande conso. 4% LogicielsInternet 5% Chimie Energie 7% Technologies de process 8% Construc. Automobile 18% Electronique et informatique 25%

Médical et pharma. 21%

Si l’on retient ces données s’appliquant en moyenne globale à la ventilation de la R&D financée par les entreprises, on constate que la R&D TIC des industries pèserait environ 32% du total (ces 32% se ventilant en « électronique et informatique - incluant les équipements de télécommunication » pour 25%, les services de Télécom pour 2%, l’industrie du logiciel et de l’Internet pour 5%). On remarquera que cette moyenne globale indiquée par Booz, Allen et Hamilton est parfaitement en phase avec ce que nous avons constaté pour 6 (sur 9) des pays OCDE étudiés dans la première partie de l’étude, où globalement la R&D STIC des entreprise représente un tiers (+ ou – 2%) de la dépense totale de R&D des entreprises. Parmi les 9 pays OCDE étudiés, seuls s’écartent significativement par excès de cette moyenne la Corée et la Finlande (pays dans lesquels la R&D TIC représente un peu plus de 50 % de la R&D totale financée par les entreprises) et s’en écartent significativement par défaut l’Allemagne et l’ensemble UE 25 (toutes deux affichant un ratio de l’ordre de 20% pour ce même indicateur.

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4.3.2 – Estimation du coefficient d’orientation des tissus industriels de chaque pays non OCDE vers le secteur des TIC
Les exceptions Coréenne, Finlandaise ou Allemande indiquent qu’il faut « corriger » la moyenne (32%) constatée au plan mondial d’un facteur reflétant la plus ou moins grande orientation des pays industriels vers le secteur des TIC. Depuis 2005 15 l’OCDE publie en coopération avec l’Office Européen des Brevets (OEB) un «Compendium des statistiques brevets » concernant les brevets déposés auprès de l’OEB à couverture « triadique » (c’est-à-dire qu’au-delà de la protection recherchée auprès de l’OEB pour l’ensemble de l’Europe, ces mêmes brevets font l’objet d’une demande de brevets pour les Etats-Unis d’une part, le Japon d’autre part. A partir des codes de la classification internationale des brevets (CIB), cette publication OCDE/OEB évalue la part relative de 30 pays déposants dans le total des brevets TIC. Surtout pour un pays donné, cette même source indique la part des brevets TIC dans le total des brevets à couverture internationale de ce pays. On constate qu’en raison de très fortes différences de cultures d’entreprises en matière de protection de l’innovation par le brevet, les pays non OCDE ne comptent que pour une faible part du total des brevets TIC déposés mondialement. Par exemple en 2003 (dernière données disponibles), la part relative du Japon dans le total mondial des brevets TIC est de 17,9% alors que celle de la Chine est de seulement 1,8%, (rapport de près de 1 à 10) alors que pour cette même année 2003, la DIRD industrielle du Japon n’est que de 30% supérieure à celle de la Chine (rapport de 1 à 1,3). Plus significative de la plus ou moins grande orientation de la R&D industrielle d’un pays donné vers les TIC, est la part des brevets TIC par rapport à l’ensemble des brevets déposés par les déposants d’un pays donné. En effet pour un pays donné il n’y a aucune raison de penser que dans le secteur des TIC, toutes choses égales par ailleurs, on ait moins recours à la protection par le brevet que dans les autres industries.

15

Ce document a été actualisé en septembre 2006 et c’est à cette édition récente que nous nous réfèrerons.

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Le tableau 4.3 documente ainsi la proportion de brevets TIC dans l’ensemble des dépôts de brevets d’un certain nombre de pays non OCDE.

Tableau 4.3 : proportion de brevets TIC dans l’ensemble des dépôts de brevets d’un certain nombre de pays non OCDE % de Brevets TIC Ecart avec la moyenne mondiale Singapour 62,70% 1,80 Taïwan 45,00% 1,29 Israël 41,80% 1,20 Chine 38,80% 1,11 Russie 23,80% 0,68 Brésil 15,70% 0,45 Inde 14,80% 0,43 Moyenne mondiale 34,80% 1,00 Ce tableau indique que certains pays (Israël, Singapour Taïwan et dans une moindre mesure la Chine) présentent une spécialisation de leur R&D vers les TIC (comme c’est le cas de la Finlande ou de la Corée dans les 9 pays OCDE étudiés), alors que d’autres pays – Russie, Brésil – présentent une « orientation TIC » plus faible que la moyenne mondiale. Le cas de l’Inde est sans doute un cas particulier : si la part des brevets TIC dans le total des brevets TIC de ce pays est relativement faible (14,8%) c’est probablement en raison du fait que dans ce pays, la R&D TIC est très orientée vers les développements logiciels – qui ne sont pas brevetables dans le cadre d’une demande de brevet au plan international. Pour l’Inde, la part (au travers de l’indicateur « brevets TIC documentés dans le tableau 4.3) de la R&D TIC serait donc sans doute fortement sous-estimée si l’on s’en tenait à cet indicateur brevets. On remarquera que dans le cas des 9 pays OCDE étudiés, la hiérarchie entre pays s’agissant d’une part de la part des brevets TIC dans le total des brevets des déposants d’un pays donné, d’autre part des volumes de R&D STIC des entreprises sont exactement superposables, et que le ratio «part des brevets TIC » se révèle, pays par pays une approximation satisfaisante du ratio « part de la R&D TIC dans la R&D totale des entreprises 16 .

Cette superposition des deux ratios n’est vraie que s’agissant de la R&D STIC financée par les entreprises, ce qui est logique puisque ce sont surtout les entreprises qui protègent les résultats de leur R&D par le brevet.

16

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

4.3.3 – Estimation de la R&D TIC des industries des pays non OCDE
Pour estimer (il est important de souligner qu’il ne s’agit que d’estimations, où les ordres de grandeur sont plus importants que les valeurs absolues) la R&D TIC des industries des pays non OCDE, on « corrigera » la valeur moyenne globale de la R&D STIC sur l’ensemble de la R&D des entreprises, en retenant pour pondérer cette moyenne pays par pays, l’indicateur « écart avec la moyenne nationale » du table 4.3 sauf pour l’Inde et le Brésil où l’on retiendra un coefficient neutre de 1. De cette façon, l’estimation (en %) de la R&D STIC sur la R&D totale des entreprises, et pour les 7 pays non OCDE étudiés varie comme le documente le tableau 4.4 de la page suivante. Tableau 4.4 : Estimation (en %) de la R&D STIC sur la R&D totale des entreprises, et pour les 7 pays non OCDE Incidence moy. coeff. de spéciali. de la R&D TIC vers les TIC Singapour Taïwan Ïsraël Chine Russie Brésil Inde 32% 32% 32% 32% 32% 32% 32% 1,8 1,29 1,2 1,11 0,7 1 1 Incidence recalculée de la R&D TIC 57,6% 41,3% 38,4% 35,5% 22,4% 32,0% 32,0%

Il suffit alors d’appliquer aux valeurs du tableau 4.2 – qui documentait la dépense totale de R&D tous secteurs confondus pour ces 7 pays non OCDE les % de la colonne 3 du tableau 4.4 pour aboutir à une estimation de la R&D TIC des entreprises de ces 7 pays. C’est ce calcul que reflètent les valeurs du tableau 4.5. Tableau 4.5 : Estimation de la R&D TIC des 7 pays non OCDE Incidence recalculée DIRD industrielle TIC estimée de la R&D TIC (en milliards de dollars 2004 2005 35,5% 38,7 44,1 Chine 32,0% 10,7 11,6 Inde 32,0% 7,3 7,8 Brésil 22,40% 3,9 4,6 Russie 41,3% 4,9 5,7 Taïwan 38,4% 2,3 2,6 Israël 57,6% 1,3 1,6 Singapour 69,1 78,1 Total

2005 48,4 12,4 8,0 4,9 5,9 2,8 1,7 84,2

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Si maintenant (et pour la seule année 2004, pour laquelle les estimations sont plus fiables) on compare ces valeurs à celles estimées pour la R&D TIC des entreprises des 9 pays étudiés, on aboutit aux valeurs illustrées par le tableau 4.6 ci-dessous : Tableau 4.6 : R&D TIC des entreprises des 9 pays étudiés en Md. $ PPA Série 1 en Md $ Série 2 courants 38,7 Etats-Unis 54,9 Chine 10,7 Japon 28,6 Inde 7,3 Corée 11,5 Brésil 3,9 Allemagne 8,2 Russie 4,9 France 6,3 Taïwan 2,3 Canada 4,9 Israël 1,3 Royaume 4,3 Singapour Uni 2,7 Total 1 69,1 Suède 2,4 Finlande Total 2 123,8 EU 25 25,6
(données 2004)

Il n’est pas possible de comparer terme à terme les deux séries de valeurs (7 pays non OCDE : série 1 ; 9 pays OCDE : série 2) puisque la première est exprimée en milliards de dollars courants, tandis que la seconde est exprimée en dollars PPA (à la seule exception de la valeur pour les Etats-Unis qui servent de pays de référence). Cependant de la comparaison de ces séries on peut déduire avec une faible marge d’erreur : que la R&D TIC des 7 pays non OCDE pris ici en compte représente la moitié environ de celle financée et exécutée intra-muros dans les 9 pays étudiés qui représentent plus de 90% de la R&D des pays OCDE ; qu’un pays comme la Chine dispose d’une R&D TIC qui serait d’ores et déjà supérieure à celle du Japon et la situerait au 2ème rang mondial ; qu’un pays comme l’Inde avec une R&D STIC de l’ordre de 10 Md. de dollars devance d’ores et déjà tous les pays Européens ; qu’un pays comme Taïwan pèse autant que le Canada et plus que le Royaume-Uni ; qu’un pays comme Israël pèse autant qu’un pays comme la Finlande, dont l’effort de R&D STIC est pourtant exceptionnel.

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

4.4 – Aspects qualitatifs du développement de la R&D STIC dans les pays non OCDE
Le récent ouvrage de l’OCDE (décembre 2006) « Science, Technologie, et Industrie : perspectives de l’OCDE 2006 » donne une analyse détaillée de l’internationalisation de la R&D (chapitre 4 reproduit en annexe de ce volume). Le document « 2007 Global R&D report » (N° spécial de R&D Magazine de septembre 2006, www.rdmag.com) complète le rapport de l’OCDE. Ni l’un ni l’autre de ces documents n’aborde pas spécifiquement la R&D STIC. Cependant, même s’ils ne sont pas spécifiques, un certain nombre de constats qualitatifs issus de ces rapports méritent d’êtres relevés.

4.4.1 – Quelle croissance pour la R&D des pays non OCDE ?
Le Graphe 4.3 ci-dessous illustre les taux de croissance de la R&D des entreprises dans un certain nombre de pays non OCDE. Indicateur 4.3 - Taux de croissance de la R&D des entreprises
Taux de croissance (2004/2005) de la R&D des entreprises
9,65% 7,48% 6,59% 6,28% 5,80% 3,74% 3,60% 2,46%

Si ng ap ou r

Ta ïw an

Ch in e

In de

Is ra ël

Ru ss ie

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150

Br és il

Co r

R&D en STIC dans les grands pays industriels

On relèvera d’abord que ces taux de croissance sont globalement en phase avec les taux de croissance des économies correspondantes. Mais surtout on note que ces taux de croissance de R&D dans les pays non OCDE sont – à l’exception du Brésil – systématiquement très supérieurs à ceux enregistrés dans les 9 pays OCDE étudiés dans la première partie de l’étude. Ce qui signifie que non seulement ces pays non OCDE produisent d’ores et déjà une fraction notable de la R&D (et plus spécifiquement de la R&D STIC) au plan mondial, mais, en raison de ce différentiel de croissance, les pays non OCDE, si leur progression continue à ce rythme généreront à terme de 5 à 8 ans des volumes de R&D STIC tout à fait comparable à celui noté pour l’ensemble des pays développés. La montée en puissance de la R&D STIC dans les pays non OCDE n’est donc en rien marginale, et à relativement court terme ne pas prendre en compte la R&D STIC de ces pays serait sous-évaluer très fortement les volumes mondiaux de R&D STIC.

4.4.2 – R&D dans les pays émergents : une nette différence d’attractivité selon les pays.
La figure 4.4 page suivante (extraite du volume « Science, Technologie, et Industrie : perspectives de l’OCDE 2006 ») répercute les résultats d’une enquête de la CNUCED, auprès d’un panel de responsables occidentaux de services de R&D et mesurant (en % des réponses) leurs priorités de localisation de leur R&D dans les pays non OCDE.

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 4.4 : Priorités de localisation de la R&D des entreprises dans les pays non OCDE
70 60 50 40 30 20 10 0

On note sans surprise que la Chine et l’Inde apparaissent comme des priorités géographiques dans la localisation dans les pays émergents. Ces deux pays combinent l’avantage d’être des pays à fort potentiel de marché, et des pays où la main-d’œuvre intellectuelle susceptible de participer aux activités de R&D « offshore » est la plus abondante. La corrélation entre plus ou moins grande attractivité des pays non OCDE et importance de leurs populations de chercheurs est clairement mise en évidence dans le graphique 4.5 de la page suivante. (extrait de « 2007 Global R&D Report, R&D Magazine, sept. 2006). Ce graphe donne en abscisse l’intensité de la R&D mesurée par le ratio DIRD/PIB et en ordonnée le nombre de chercheurs et scientifiques par millions d’habitants pour un pays donné. La taille des cercles pour chacun des pays mentionnés est proportionnelle à l’importance en valeur absolue des populations de chercheurs qui y sont disponibles. On voit que des pays comme Israël, la Suède la Finlande affichent déjà des niveaux d’intensité de la R&D très élevé (plus de 3% du PIB) qui laissent une marge de progression limitée pour une croissance soutenue des activités de R&D (STIC et autres).

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

A contrario des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil offrent des « bassins » de population scientifique importants, tout en n’ayant encore qu’une faible intensité de leur R&D (sur des valeurs de l’ordre de 1%) ce qui laisse une forte marge de potentiel pour le développement de la R&D (en général, et de la R&D TIC en particulier) dans les prochaines années. Indicateur 4.5 – World of R&D 2005

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Index des indicateurs
Indicateur 3.1.1 – Etats-Unis : évolution de la part relative dans les financements en R&D STIC au sein des 9 pays étudiés ................................................................................................. 10 Indicateur 3.1.2 – Etats-Unis : financements de la R&D STIC ................................................. 11 Indicateur 3.1.3 – Etats-Unis : structure des financements de la R&D STIC ............................ 12 Indicateur 3.1.4 – Etats-Unis : ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) aux Etats-Unis .. 13 Indicateur 3.1.5 – Etats-Unis : ratio dépense totale R&D STIC / habitant aux Etats-Unis........ 14 Indicateur 3.1.6 – Etats-Unis : incidence de la R&D STIC sur le R&D totale (publique, privée) .................................................................................................................................................... 15 Indicateur 3.1.7 - Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et la R&D totale………………………………………………………………………………... 13 Indicateur 3.1.8 – Etats-Unis : financement de la R&D STIC par les entreprises aux Etats-Unis .................................................................................................................................................... 17 Indicateur 3.1.9 – Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D totale des entreprises .................................................................................................................. 17 Indicateur 3.1.10 - Etats-Unis : évolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises aux Etats-Unis.......................................................................................................... 18 Indicateur 3.1.11 - Etats-Unis : Financements de la R&D STIC exécutée par les entreprises aux Etats-Unis ............................................................................................................................ 19 Indicateur 3.1.12 - Etats-Unis : part de l'autofinancement et des crédits publics dans la R&D STIC exécutée par les entreprises .............................................................................................. 19 Indicateur 3.1.13 - Etats-Unis : évolution en R&D STIC sur fonds publics.............................. 20 Indicateur 3.1.14 – Etats-Unis : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics, en valeur indiciaire.................................................................................... 21 Indicateur 3.1.15 – Etats-Unis : Financements publics de la R&D STIC selon la destination .. 22 Indicateur 3.1.16 - Etats-Unis : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D totale sur fonds publics............................................................................................................... 22 Indicateur 3.1.17 – Evolution de la structure du budget public R&D STIC aux Etats-Unis ..... 23 Indicateur 3.2.1 – Evolution de la part relative du Canada dans les financements de R&D STIC .................................................................................................................................................... 26 Indicateur 3.2.2 – Canada : financement de la R&D STIC par les entreprises et l'Etat fédéral au Canada........................................................................................................................................ 28 Indicateur 3.2.3 - Canada : ratio dépense totale la R&D STIC / PIB (en %) au Canada .......... 29 Indicateur 3.2.4 - Canada : dépense de R&D STIC / habitant……………………………… 27 Indicateur 3.2.5 - Canada : incidence de la R&D STIC sur la R&D total (publique, privée).... 31 Indicateur 3.2.6 - Canada : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs au Canada.................................................................................................... 32 Indicateur 3.2.7 – Canada : financement de la R&D STIC par les entreprises.......................... 33 Indicateur 3.2.8 - Canada : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs financés sur fonds privés............................................................................. 34 Indicateur 3.2.9 – Canada : évolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises................................................................................................................................... 34 Indicateur 3.2.10 – Canada : financements directs de la R&D STIC par l'Etat fédéral ............. 36 Indicateur 3.2.11 – Canada : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics, en valeur indiciaire........................................................................................ 37 Indicateur 3.2.12 - Canada : part des crédits civils et des crédits militaires dans la R&D STIC sur fonds publics......................................................................................................................... 38

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.3.1 - Japon : évolution de la part relative du Japon dans les financements globaux de R&D STIC............................................................................................................................. 42 Tableau 3.3.1 – Japon : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC .......... 43 Indicateur 3.3.2 - Japon : financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics au Japon...................................................................................................................................... 43 Indicateur 3.3.3 - Japon : évolution de la structure du budget R&D STIC au Japon................. 44 Indicateur 3.3.4 - Japon : ratio dépense totale R&D STIC / PIB (en %) au Japon .................... 45 Indicateur 3.3.5 - Japon : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)......................................................................................................................................... 46 Indicateur 3.3.6 - Japon : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs ............................................................................................................................... 47 Indicateur 3.3.7 - Japon : financements directs de la R&D STIC par les entreprises ............... 48 Indicateur 3.3.8 - Japon : évolution en valeur indiciaire des volumes de R&D STIC et de R&D tous secteurs financés par les entreprises ................................................................................... 49 Indicateur 3.3.9 - Japon : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur les fonds publics, en valeur indiciaire ........................................................................................ 51 Indicateur 3.3.10 - Japon : financements publics directs de la R&D STIC au Japon ............... 51 Indicateur 3.3.11 – Japon : évolution de la structure du budget public R&D STIC .................. 52 Indicateur 3.4.1 – Corée du Sud : évolution de la part relative de la Corée du Sud dans les financements globaux de R&D STIC........................................................................................ 56 Indicateur 3.4.2 – Corée du Sud: financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics ........................................................................................................................................ 57 Indicateur 3.4.3 – Corée du Sud : évolution de la structure du budget R&D STIC................... 58 Indicateur 3.4.4 – Corée du Sud : ratio dépense totale R&D STIC / PIB .................................. 59 Indicateur 3.4.5 – Corée : dépense de R&D STIC par habitant………………………...… …58 Indicateur 3.4.6 - Corée du Sud: incidence de la R&D STIC sur la R&D totale....................... 60 Indicateur 3.4.7 – Corée du Sud : évolution en valeur indiciaire de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs ............................................................................................................................... 61 Indicateur 3.4.8 – Corée du Sud : financement de la R&D STIC par les entreprises ................ 62 Indicateur 3.4.9 - Evolution du financement de la R&D STIC et de la R&D totale des entreprises en Corée du Sud, en valeur indiciaire ...................................................................... 63 Indicateur 3.4.10 – Financement de la R&D STIC sur fonds publics en Corée du Sud ............ 65 Indicateur 3.4.11 - Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en Corée du Sud, en valeur indiciaire............................................................................ 66 Indicateur 3.4.12 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Corée du Sud ......................................................................................................................... 66 Indicateur 3.4.13 - Corée du Sud : évolution de la structure du budget public R&D STIC ...... 67 Indicateur 3.5.1 – Evolution de la part relative de l'Allemagne dans les financements de R&D STIC des 9 pays étudiés ............................................................................................................. 70 Indicateur 3.5.2 - Allemagne : structure de financement de la R&D STIC ............................... 71 Indicateur 3.5.3 – Evolution de la structure du budget R&D STIC en Allemagne.................... 72 Indicateur 3.5.4 - Allemagne : ratio dépense totale R&D STIC / PIB....................................... 72 Indicateur 3.5.5 - Allemagne : dépense R&D STIC / habitant .................................................. 73 Indicateur 3.5.6 - Allemagne : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique, privée)......................................................................................................................................... 74 Indicateur 3.5.7 - Allemagne : évolution des financements totaux de R&D (publique et privée) et de la R&D STIC ..................................................................................................................... 75 Indicateur 3.5.8 - Allemagne : financement de R&D STIC par les entreprises......................... 76 Indicateur 3.5.9 - Allemagne : évolution des financements de R&D STIC par les entreprises et de la R&D tous secteurs ............................................................................................................. 77

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.5.10 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Allemagne.............................................................................................................................. 78 Indicateur 3.5.11 - Allemagne : structure de financement de la R&D STIC exécutée par les entreprises................................................................................................................................... 78 Indicateur 3.5.12 Allemagne : financements publics de R&D STIC ......................................... 79 Indicateur 3.5.13 - Allemagne : évolution des financements de R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en valeur indiciaire......................................................................................... 80 Indicateur 3.5.14 - Allemagne : évolution de la dépense publique de R&D (CBPRD) et des financements publics de la R&D STIC ...................................................................................... 80 Indicateur 3.5.15 – Allemagne : structure en exécution de la R&D STIC sur fonds publics .... 81 Indicateur 3.5.16 – Allemagne: Ventilation des crédits publics de R&D STIC entre fonds publics et crédits défense............................................................................................................ 82 Indicateur 3.6.1 - France : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC............................................................................................................................. 86 Indicateur 3.6.2 - France : structure de financement de la R&D STIC...................................... 88 Indicateur 3.6.3 – Evolution de la structure du budget R&D STIC en France .......................... 88 Indicateur 3.6.4 - France : ratio dépense totale de la R&D STIC / PIB (en %) ......................... 89 Indicateur 3.6.4 bis - France : dépense de R&D STIC par habitant........................................... 90 Indicateur 3.6.5 - France : incidence de la R&D STIC sur l'ensemble de la R&D (publique et privée)......................................................................................................................................... 90 Indicateur 3.6.6 - France : évolution des financements totaux de R&D STIC (publique et privée) et de la R&D STIC......................................................................................................... 91 Indicateur 3.6.7 France : financement de la R&D STIC par les entreprises .............................. 92 Indicateur 3.6.8 – France : évolution des financements par les entreprises de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs ............................................................................................................. 93 Indicateur 3.6.9 – Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en France .................................................................................................................................... 94 Indicateur 3.6.10 – Financements publics de la R&D STIC...................................................... 95 Indicateur 3.6.11 – Evolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics en France en valeur indiciaire........................................................................................ 95 Indicateur 3.6.12 – France : évolution de la dépense publique de R&D (CBPRD) et des financements publics de la R&D STIC ...................................................................................... 96 Indicateur 3.6.13 – France : lieu d'exécution des financements publics de la R&D STIC ........ 96 Indicateur 3.6.14 – Evolution de la structure du budget R&D STIC en France ........................ 97 Indicateur 3.7.1 - Royaume-Uni : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC............................................................................................................. 100 Indicateur 3.7.2 - Royaume-Uni : structure de financement de la R&D STIC ...................... 101 Indicateur 3.7.3 – Evolution de la structure du budget R&D STIC au Royaume-Uni............. 102 Indicateur 3.7.4 – Ratio dépense totale R&D STIC / PIB........................................................ 102 Indicateur 3.7.5 -- Royaume-Uni : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale (publique et privée)....................................................................................................................................... 103 Indicateur 3.7.6 - Royaume-Uni : évolution des financements totaux de R&D (publique et privée) et de la R&D STIC....................................................................................................... 104 Indicateur 3.7.7 - Royaume-Uni : financement de R&D STIC par les entreprises................. 104 Indicateur 3.7.8 - Royaume-Uni : évolution des financements par les entreprises de la R&D STIC et de la R&D tous secteurs ............................................................................................. 105 Indicateur 3.7.9 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises au Royaume.............................................................................................................................. 106 Indicateur 3.7.10 - Royaume-Uni : structure des financements de la R&D STIC exécutée par les entreprises ........................................................................................................................... 107

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 3.7.11 - Royaume-Uni : financements de la R&D STIC sur fonds publics............ 108 Indicateur 3.7.12 - Royaume-Uni : évolution du total des crédits publics de R&D (CBPRD) et des crédits publics de R&D STIC ............................................................................................ 109 Indicateur 3.7.13 - Royaume-Uni : évolution des financements publics et des financements par les entreprises de la R&D STIC ............................................................................................... 109 Indicateur 3.7.14 - Royaume-Uni : lieux d'exécution de la R&D STIC sur financements publics .................................................................................................................................................. 110 Indicateur 3.7.15 - Evolution de la structure du budget R&D STIC au Royaume-Uni ......... 111 Indicateur 3.8.1 -: Finlande : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC............................................................................................................. 114 Indicateur 3.8.2 – Finlande : structure de financement de la R&D STIC (valeurs absolues) .. 115 Indicateur 3.8.3 – Finlande : structure de financement de la R&D STIC (%) ......................... 115 Indicateur 3.8.4 – Finlande : ratio « dépense totale de R&D STIC/PIB .................................. 116 Indicateur 3.8.5 – Finlande : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale........................... 117 Indicateur 3.8.6 – Finlande : évolution du total des crédits de R&D et des crédits de R&D STIC .................................................................................................................................................. 118 Indicateur 3.8.7 – Finlande : R&D STIC financée par les entreprises..................................... 118 Indicateur 3.8.8 – Finlande : évolution des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC financés par les entreprises ............................................................................................. 119 Indicateur 3.8.9 - Evolution des financements publics R&D STIC bénéficiant aux entreprises en Finlande ............................................................................................................................... 120 Indicateur 3.8.10 – Finlande : sources de financement de la R&S STIC exécutée par les entreprises................................................................................................................................. 120 Indicateur 3.8.11 – Finlande : évolution des crédits publics de R&D STIC............................ 121 Indicateur 3.8.12 – Finlande : évolution des crédits publics de R&D tous secteurs et des crédits publics de R&D STIC .............................................................................................................. 122 Indicateur 3.8.13 - Finlande : évolution du financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics, en valeur indiciaire...................................................................................... 122 Indicateur 3.8.14 - Finlande : part relative des crédits militaires et civils dans les crédits publics de R&D STIC .............................................................................................................. 123 Indicateur 3.9.1 – Suède : évolution de la part relative du pays dans les financements globaux de R&D STIC........................................................................................................................... 126 Indicateur 3.9.2 – Suède : financement de la R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics .................................................................................................................................................. 127 Indicateur 3.9.3 – Suède : évolution de la structure du budget R&D STIC par les entreprises et sur fonds publics....................................................................................................................... 127 Indicateur 3.9.4 – Suède : ratio dépense totale R&D STIC /PIB ............................................. 128 Indicateur 3.9.5 – Suède : incidence de la R&D STIC sur la R&D totale ............................... 129 Indicateur 3.9.6 – Suède : évolution du total des crédits de R&D (DIRD) et du total des crédits de R&D STIC........................................................................................................................... 130 Indicateur 3.9.7– Suède : financement de la R&D STIC par les entreprises ........................... 130 Indicateur 3.9.8 - – Suède : évolution des crédits de R&D tous secteurs et des crédits de R&D STIC financés par les entreprises ............................................................................................. 131 Indicateur 3.9.9 – Suède : financement public de la R&D STIC ............................................. 132 Indicateur 3.9.10 – Suède : évolution des crédits publics de R&D tous secteurs et des crédits publics de R&D STIC .............................................................................................................. 133 Indicateur 3.9.11 -– Suède : évolution des crédits publics de R&D STIC et des crédits privés de R&D STIC................................................................................................................................ 134 Indicateur 3.9.12 – Suède : Structure des crédits publics de R&D STIC ................................ 134 Indicateur 4.1 :DIRD des pays OCDE et non OCDE ............................................................. 142

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Indicateur 4.2 – Répartition sectorielle de la R&D industrielle mondiale ............................... 145 Indicateur 4.3 - Taux de croissance de la R&D des entreprises............................................... 150 Indicateur 4.4 - Priorités de localisation de la R&D des entreprises dans les pays non OCDE152 Indicateur 4.5 – World of R&D 2005…………………………………………………… …152

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Index des tableaux
Tableau 3.1.1 – Etats-Unis : part dans la production et le commerce mondial de biens TIC .... 11 Tableau 3.1.2 – Etats-Unis : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB.............. 14 Tableau 3.1.3 – Etats-Unis : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part...........17 Tableau 3.1.4 – Etats-Unis : financements publics de la R&D STIC selon la destination ........ 22 Tableau 3.2.1 – Canada : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC ....... 27 Tableau 3.2.2 – Canada : évolution de la structure du budget R&D STIC au Canada .............. 28 Tableau 3.2.3 – Canada : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises canadiennes........................................ 35 Tableau 3.2.4 – Canada : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part ........... 35 Tableau 3.2.5 – Canada : part des crédits civils et des crédits « défense » dans les financements publics de R&D STIC ................................................................................................................ 38 Tableau 3.3.1 – Japon : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC .......... 43 Tableau 3.3.2 – Japon : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB ..................... 42 Tableau 3.3.3 – Japon : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part ........... 49 Tableau 3.4.1 – Corée du Sud : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC .................................................................................................................................................... 57 Tableau 3.4.2 – Corée du Sud : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB..........56 Tableau 3.4.3 – Corée du Sud: incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part.............................................................................................................................................. 64 Tableau 3.5.1 – Allemagne : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB........ .70 Tableau 3.5.2 – Allemagne : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises allemandes................................. 78 Tableau 3.5.3 – Allemagne : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part.............................................................................................................................................. 79 Tableau 3.5.4 – Allemagne : secteur d’exécution des crédits de R&D STIC financés sur fonds publics ........................................................................................................................................ 81 Tableau 3.6.1 – France : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC ........ 87 Tableau 3.6.2 – France : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB.....................85 Tableau 3.6.3 – France : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises françaises................................................. 94 Tableau 3.6.4 – France : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part ........... 94 Tableau 3.7.1 – Royaume-Uni : part dans la production et le commerce mondial des biens TIC .................................................................................................................................................. 100 Tableau 3.7.2 – Royaume-Uni : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB 99

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R&D en STIC dans les grands pays industriels

Tableau 3.7.3 – Royaume-Uni : part relative de l’autofinancement et des financements publics dans les volumes de R&D STIC exécutés par les entreprises.................................................. 107 Tableau 3.7.4 – Royaume Uni : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part............................................................................................................................................ 107 Tableau 3.7.5 – Royaume-Uni : secteur d’exécution des crédits de R&D STIC financés sur fonds publics ............................................................................................................................ 110 Tableau 3.8.1 – Finlande : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB......... .112 Tableau 3.8.2 – Finlande : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part ......... 121 Tableau 3.8.3– Finlande : secteur d’exécution des crédits de R&D STIC financés sur fonds publics ...................................................................................................................................... 123 Tableau 3.9.1 – Suède : ratio d'investissement R&D STIC total rapporté au PIB................... 128 Tableau 3.9.2 – Finlande : incidences comparées de la R&D STIC financée par les entreprises rapportée à la DIRD totale des entreprises d’une part, et de l’incidence des biens manufacturés et des services TIC dans la valeur ajoutée totale des activités marchandes d’autre part ......... 132 Tableau 4.1 : Estimation de la DIRD totale dans certains pays non OCDE ............................ 140 Tableau 4.2 : DIRD totale (tous domaines confondus) pour une sélection de pays OCDE et non OCDE ....................................................................................................................................... 142 Tableau 4.3 : Proportion de brevets TIC dans l’ensemble des dépôts de brevets d’un certain nombre de pays non OCDE...................................................................................................... 147 Tableau 4.4 : Estimation (en %) de la R&D STIC sur la R&D totale des entreprises, et pour les 7 pays non OCDE..................................................................................................................... 148 Tableau 4.5 : Estimation de la R&D TIC des 7 pays non OCDE ............................................ 148 Tableau 4.6 : R&D TIC des entreprises des 9 pays étudiés ..................................................... 149

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