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Civil- Obligations S4

Cours+manuel= préparer fiches de td
Lire arrêts + les reporter ds le cours
-Alain Benaban : il est très synthétique et non analytique. Mais pour approfondir, il risque d’être un peu juste
-Philippe Brun : entièrement consacré à la responsabilité. De 2009. Bien
-Fabre Magnan
-Flourd Aubert et Sabot : Tome 2, est de 2011 ! très clair qui va assez loin !
-Malaurie et Nes : très court
-Précis Dalloz : 2009 mais parfois un peu complexe bien que complet

Note :
-interro 20 min
-2 galops d’essai : 1 commentaire & 1 cas pratique17 mars (2 h/10h) CP et 7 avril (3h/10h) Commentaire
-pondération orale

La responsabilité : c’est l’obligation de chacun de répondre de ses actes.
Elle peut avoir des objets divers car elle revêt diverses formes. La R morale ou bien
politique, administrative mais on va s’intéresser à la R civile : l’O mise par la loi à la
charge d’une personne de réparer le dommage causé à autrui.
La Responsabilité civile se traduit par une dette de réparation qui pèse sur l’auteur du
fait dommageable au profit de la victime.
Se traduit souvent en D&I qui est censé compenser le préjudice subit, mais le plus
souvent on trouve aussi une réparation en nature càd exactement ce qui a été perdu
(generally pour des biens matériels). La mesure de la R (l’ampleur de la condamnation
du responsable) est uniquement du préjudice survenule préjudice détermine l’ampleur
même si la faute est minime. Mais si P dérisoire la condamnation donnera à un
dédommage minime même si faute grave.
Traditionnellement on divise cette Responsabilité en Contractuelle et Délictuelle.
- responsabilité contractuelle, lorsqu'elle résulte de l'inexécution ou la
mauvaise exécution d'un contrat liant victime et auteur du dommage.
La source de l'obligation de réparer se trouve dans le contrat même.
- responsabilité délictuelle (extra contractuelle), lorsque le dommage est
indépendant de tout contrat liant la victime et l'auteur du dommage.
On dit que c’est une source initiale d’obligations : elle crée une O de réparation
entre des personnes qui n’étaient pas unis préalablement juridiquement. Alors que la RC
non car la source est le contrat. De celui-ci peut découler une responsabilité
contractuelle.
La Resp Civile occupe une place importante en droit car d’un pt de vue pratique, les
affaires en sont les plus nombreuses mais d’un pt de vue théorique elle participe à la
délimitation du domaine du licite et illicite ainsi que des conséquences. Evolutions les
plus importantes depuis le XIXème siècle, droit romain et anciennes coutumes françaises ;
intérêt d’une source commune de responsabilité car vengeance privéeresp civile et
pénale confondue mais différenciation car vengeance devenue peines d’argent.
Les lois germaniques ont établit le système de composition volontaire : délits/prix.
Distinction dès que l’autorité étatique à assurer le châtiment des coupables. 1804
séparation avec code civil par principe article 1382 et 1383 coexistant avec règles
spéciales de resp, parfois indépendantes de la faute aux articles 13841386. Grande
partie XIXème, ont bien fonctionné mais inadaptées selon évolution sociale, industrielle
et économique car accidents particuliers qui n’étaient pas connus (de travail, de la
circulation, de fabrication de produits…) or il n’y avait pas de faute, donc les victimes ne
pouvaient les prouverlimites du Code civil

Philippe Brun « l’ère des grandes métamorphoses » car la jurisprudence a fait face à
l’évolution et créait de nvx régimes de responsabilité. Ces mutations ont conduit les
juristes à rechercher les fdts de la Resp ailleurs que ds la faute mais « dans le fait
objectif dommageable »càd event origine mais non plus considération morale. Idée que
chacun doit supporter risques de son activité la Théorie du Risque.
Recouvre 2 idées :
 Du risque créelorsqu’un individu induit un danger ds la vie sociale, cela doit être
à ses risques et périls et non à ceux d’autrui. Tte activité dommageable, même
non-fautive, doit être génératrice de responsabilité
 Du risque-profit chaque individu recueille les bénéfices de son activité et doit par
réciprocité en supporter les charges
L’influence de cette théorie s’est montrée en droit positif :
 Explique la création de régimes spéciaux de responsabilité et en particulier le
régime des accidents du travail
 Loi 5 juillet 84 dites «Batinder » relative à indemnisation des victimes d’accidents
de la circulation
 Sur la J qui a crée le « régime général de responsabilité du fait des choses »
La théorie a fournit un support doctrinal et a ensuite être relayée par d’autres théories
(ex :de la garantie : un responsable doit garantie au corps social des conséquences de
son activité)
Ces théories ont eu pour intention de détacher la responsabilité de l’idée de la faute afin
d’assurer un droit à la réparation, que l’auteur de la faut soit fautif ou non. Toutefois cet
objectif ne doit faire peser une charge trop lourde sur l’auteur du dommage (fautif ou
pas) donc au XXème, différents systèmes ont été mis en place pour que la charge soit
repartie sur un plus grand nombre de personnes et non plus only de l’auteur :
 Dvlpt des assurances (loi 1930)
 L’essor des fonds de garantie (concernent domaines particuliers et sont destinés à
assurer une réparation minimum à la victime lorsque responsable est insolvable ou
n’est pas assuré) Le 1er :1951, fond de garantie automobile…
Cette évolution de détachement des idées marque « un déclin de la Resp indivi au profit
d’une socialisation des risques » càd idée que dommages réparés par assurances se
répartissent sur ts les assurés, puis dommages réparés par l’Etat avec fonds de
garanties.
Toutefois ces théories n’ont pas fait disparaitre la responsabilité civile fondée sur la
faute. En France existe projets de réformes/ ex : avant-projet Catala (UE) Art 1340 à
1386 : projet de faire un sous-titre sur la responsabilité civile.

Partie 1 : Les conditions de la Responsabilité
Civile
Le droit positif est caractérisé par la responsabilité :
pour faute
du fait des choses
du fait d’autrui
Ces 3 régimes ont des éléments communs car quel que soit le régime ou le cas de
responsabilité applicable, y a tjs une exigencefait générateur en relation directe avec
le dommage subit.
Dans tous les cas il y a « les constantes de la responsabilité civile » qui sont le
‘dommage’ et le ‘lien de causalité’

Titre 1 : la Responsabilité pour faute
Recouvre deux grands cadres :
-responsabilité délictuelle pour faute (ou « du fait personnel »)
-responsabilité contractuelle (ou « manquement contractuel »)
La Resp contractuelle suppose l’existence d’un contrat valable et que chaque fois que le
contrat conclu ne sera valable ou faute avant/après contrat ; on tombe dans la
responsabilité délictuelle
La J a posé principe important de « non-cumul des respté contractuelles et délictuelles »
cela ne veut pas dire que l’on peut choisir entre l’un ou l’autre mais interdit toute option
entre les deux régimes pour la victime du dommage. Lorsqu’un dommage se rattache à
l’exécution d’un contrat valable, elle ne peut invoquer que la resp contractuelle.
On a posé cette règle pour qu’elle n’échappe à des contraintes du droit des contrats
qu’elle a accepté en concluant le contrat /ex : évincer une clause limitative de
responsabilité ou des prescriptions.
Distinction entre faute délictuelle et manquement contractuel

Sous-titre 1 : la Responsabilité en cas de faute
délictuelle
Cela correspond à une faute qui cause dommage à une autre personne à laquelle elle
n’était pas liée par un contrat. On dit que c’est un droit commun de la responsabilité
mais est-ce vrai actuellement ? Ce qui est sûr c’est que c’est l’archétype le plus pur de
la responsabilité. Art 1382 et 1383 mais on ne cite et utilise que 1382. Pdt longtemps ce
texte a été admiré par son élégance et sa souplesse cependant il est critiqué today par
sa généralité et pour son application qui a conduit à traiter l’atteinte à la vie comme
celle aux choses. Il faut désormais les distinguer !
La mise en œuvre est tjs fréquente de l’article malgré de nbx régimes spéciaux, mais
pq ? même ds les cas où la R d’une personne peut être engagée sans faute de sa part, il
demeure quasiment tjs possible d’établir sa faute sur le fondement de l’article. Car en
prouvant la faute, l’article se déclenche !
 Son champ d’application général explique certainly que le Ccl lui ait conféré valeur
constitutionnelle dans une décision du 22 octobre 1982.
 Puis par décision du 22 juillet 2005, précision que la faculté d’agir en faute relève
d’une exigence constL, elle ne fait pas obstacle à ce que pour motif d’intérêt général le
législateur aménage les conditions ds lesquelles la Rté civile peut être engagée.
3 conditions par l’article :
une faute
un dommage
un lien de causalité

Chapitre 1 : la Faute
Pas de définition légale mais la seule indication du Cciv précise qu’elle peut être
volontaire ou non !
Logique qu’il n’y ait pas de définition car notion très large et correspond à un
« standard » cad directive générale où législateur dispose large pvr d’appréciation.
On peut dire que ‘erreur’ ou ‘défaillance de conduite’ et existence de la faute va surgir

de la comparaison de 2 attitudes :
 De l’auteur du dommage
 Celle qu’il aurait dû avoir
La référence va être l’attitude du bon citoyen, « le bon père de famille » selon CCivil

Section 1 : les éléments constitutifs de la faute
A l’origine, la faute était indissociable de l’appréciation morale ; ce lien a conduit à
distinguer 3 éléments traditionnels
 Matériel (le comportement de fait)
 Légal (la qualification juridique de ce comportement matériel comme nonconforme aux attentes du bon citoyen)
 Moral (l’imputabilité du comportement à son auteur càd qu’il devait être conscient
de ses actes pour être déclaré responsable)
Cette présentation a évolué depuis 60’s car moral abandonné.

§1/ : Élément matériel
La base de la faute réside dans cet élément matériel. C’est un comportement, un fait,
une attitude qu’elle a eu à un moment. L’article 1382 parle de fait de l’homme.
Ce fait de l’homme : cela peut être un comportement infiniment variable, comportement
qui constitue un fait positif aussi bien qu’une abstention. On parle dans ce cas la soit de
faute de commission soit une faute d’abstention.
La faute de commission ne pose pas de problème et a toujours été admise par la JP.
En revanche, la JP n’a pas toujours admis que la faute d’abstention ou d’omission puisse
constituer l’élément matériel requis par l’article 1382.
Mais nuance, certaines fautes d’abstention ne posent pas de problème.
 Tout d’abord lorsque l’abstention est accompagnée d’une intention de nuire alors
juges ont toujours été enclins à admettre la faute et donc l’application de l’article
1382 du CCIV.
 De la même manière les hypothèses d’omission dans l’action ne posent pas de
problème.
Ex : l’automobiliste qui roule trop vite et qui oublie de freiner.
 La reconnaissance de la faute d’abstention comme faute délictuelle est également
évidente quand la loi impose expressément une obligation qui n’est pas accomplie
par l’auteur du dommage. Ex : l’obligation de porter secours à une personne en
danger.
Les situations qui ont conduit la JP a qlq hésitations : Certaines fautes d’abstention
posent pb : l’abstention pure et simple.
La JP admet ajd que l’abstention pure et simple peut constituer une faute si le bon père
de famille placé dans la même situation ne se serait pas abstenu Ex : on ne dit pas à
qqn qu’il y a un trou sur la route et on voit qu’il va droit dedans.
Donc cet élément matériel e la faute qu’il s’agisse d’une commission ou abstention
relève du pouvoir souverain du juge du fond et peut être prouvé par tout moyen.
En principe, l’article 1315 du CCIV précise que la charge de la preuve incombe au
demandeur.

§ 2 : l’élément légal de la faute
C’est la qualification juridique du comportement de fait, càd de l’élément matériel.
Pour qu’il y ait faute il faut que le comportement soit juridiquement qualifié de
défectueux ou d’illicite.
Sur cette qualification juridique la CC° exerce un contrôle, elle vérifie que les juges du
fond ont correctement qualifié le fait. Et cela car il est nécessaire de contrôler l’unité du

Des personnes subissaient un dommage très important parfois du fait d’un comportement. . En revanche. ce terme a remplacé ce qu'on appelait avant le bon père de famille. On apprécie la faute intentionnelle en fonction de l’auteur du dommage et c’est chez lui qu’on recherche l’existence ou non de l’intention de nuire. c’est le cas de la faute intentionnelle. appelés les INFANS qui n’ont pas l’âge de raison.droit à ce stade pour qu’un même comportement soit qualifié de la même manière qlq soit le juge du fond qui statue. la tâche du juge est facilité. Pourquoi appréciation in concreto ? car un bon père de famille n’aurait jamais pu commettre de faute intentionnelle. § 3 : l’abandon de l’élément moral de la faute Traditionnellement. On est toujours dans le in abstracto et cela car la référence reste un modèle abstrait. mais simplement normalement prudent et diligent. et on en déduit que les faits de comportements matériels. selon qu’elle est professionnelle ou profane … c’est pourquoi la conception in abstracto n’est pas mise en œuvre de façon trop rigide. Pendant longtemps le droit positif avait ajouté un élément moral à ce noyau mais il a été abandonné. c'est ce qui fait la distinction entre la faute civile et la faute pénal. Dans cette analyse on comprend bien que des lors qu’une personne n’a pas conscience de ses actes. les articles 1382 et 1383 sont rédigés de façon très générale. Ca visait deux cas de figure : · les personnes souffrant d’un trouble mental · et les jeunes enfants. Cependant. on estimait qu’une personne ne pouvait être déclarée civilement responsable que si le comportement défectueux pouvait lui être imputé à faute. c’est une des fautes les plus graves. Cette appréciation s’oppose à la conception IN CONCRETO : tenir compte du comportement habituel de l’auteur du dommage ainsi que de ses caractéristiques subjectives. Le problème est que si on se place du coté de la victime cette conception était lourde d’inconvénients. par rapport au comportement de celui qu’on appelle le citoyen normalement prudent et diligent. Cela signifie qu’il n’y avait pas de responsabilité si l’auteur du dommage ne pouvait pas avoir conscience de la portée de ses actes. il n’existe pas un modèle unique de bon père de famille à laquelle tout le monde serait comparé (injustices sinon) et cela car une personne normalement prudente et diligente ne se conduit pas de la même manière selon qu’elle a 20 ans ou 80 ans. la CC° ne contrôle pas le fait pour qualifier le comportement. anormal mais privé de toute indemnisation car commis par une personne privée de la faculté de discernement. acte défectueux. C’est ce que l’on appelle la conception IN ABSTRACTO de la faute càd par rapport à un comportement abstrait. il paraissait injuste de le punir. « le citoyen raisonnable ». absolue par les juges qui vont comme même tenir compte dans une certaine mesure des caractéristiques importantes de la situation de l’intéressé. Il existe cependant une hypothèse ou la faute ne s’apprécie plus in abstracto mais bien in concreto. C’est la faute commise volontairement. On tient compte de tout ce qui lui est propre. il n'est pas nécessaire qu'il ait été commis dans une violation d'un texte. En l’absence de texte la qualification du comportement se fait par référence à ce qui aurait pu être dans les mêmes circonstances le comportement d’un citoyen non pas parfait. L’élément matériel et légal de la faute constitue le noyau dur de la faute. On n’a pas un modèle du bon père de famille mais plusieurs. mais qui varie en fonction des personnes en cause. La qualification juridique du comportement est facile lorsque le comportement de fait est et constitue la violation d’une règle légale. Toutefois. Banni par une loi du 4 août 2014.

Restait le problème des dommages causés par les enfants ou encore des dommages causés par des adultes privés de connaissances à la suite d’un malaise physique. La CC° avait jugé que cette personne n’était pas fautive car privée de la faculté de discernement. est apparue l’idée qu’il appartient à ces personnes irresponsables ou à leur entourage de contracter des assurances propres à couvrir leur acte dommageable. Elles sont de deux sortes A. L’évolution du droit positif vers cette conception s’est faite en deux temps :  législative : introduction dans le code civil de la loi du 3 janvier 1968 pour les personnes atteintes de troubles mentaux. Mais restait l’hypothèse dans laquelle le dommage est causé par une personne privée momentanément de discernement à la suite d’un malaise physique : décision de la CC° le 4 février 1981. L’I : les parents sont responsables du fait de leurs enfants et cette R suppose une faute de l’enfant. La personne qui a commis a priori une faute n’a agit que dans l’ordre de la loi. Notion qui n’existe pas dans le CCIV. Ce texte dispose que même si celui qui impose un dommage est sous l’empire d’un trouble mental il doit comme même réparation. Tout individu qu’il ait ou pas conscience de ses actes peut être soumis au principe de la R du fait personnel. L’élément moral de la faute est abandonné pour les mineurs. Section 2 : les faits justificatifs Ce sont des circonstances qui sans être imprévisibles. . l‘élément moral de la faute n‘est plus à prendre en compte pour constituer la faute. La CC° dit que pour retenir une faute à l’encontre d’un mineur il n’est plus nécessaire de vérifier si celui ci était capable de discerner les conséquences de ces actes. C’était initialement l’article 489-2 et qui est devenu l’article 1414-3. Depuis cet arrêt. § 1 : les circonstances extérieures à la victime. C’est une circonstance visée à l’article 122-4 du code pénal. mais qui retirent au comportement son caractère fautif. Le droit positif c’est lui orienté progressivement vers la conception d’une faute objective càd indépendante de l’état de conscience de son auteur. et ainsi à garantir l’indemnisation des victimes. l’ordre de la loi et le commandement de l’autorité de victime L’ordre de la loi est un fait justificatif aussi bien en matière civile qu’en matière pénale.  JPL : jusqu’en 1984 la JP a affirmé que le mineur répondait à l’égard des tiers de son fait personnel (de ses fautes) s’il avait la faculté de discerner les conséquences des actes fautifs qu’il commettait. La conception de la faute est désormais totalement objective. Deux arrêts du 9 mais 84 rendus en assemblée plénière ont effectué un revirement important. la doctrine considère que cette JP de 81 n’est plus valable compte tenu du revirement de 84 (même si concerne les jeunes enfants) car les évolutions législative et JPL ont posés un principe qui peut être généralisé : la faculté de discernement.Avec le développement des assurances. Cette notion est empruntée directement au droit pénal.

Sauf cas particuliers que la loi ne réprouve pas comme une transfusion. la légitime défense. Ex : arrêt 2e civile 18 juin 70 : le dommage causé par une personne ayant volontairement sa voiture contre celle de son agresseur pour l’empêcher de s’enfuir n’emporte aucune obligation de réparer. Relève du droit pénal. Deux séries d’hypothèses : A. la situation ou s’est trouvé l’auteur du dommage ne doit pas être le résultat d’une faute antérieure de sa part. le consentement de la victime ne retire donc pas à l’acte son caractère fautif. il est de principe qu’une personne ne peut valablement accepter qu’il soit porté atteinte à sa vie ou à son intégrité physique. En l’absence d’ordre ou de permission de la loi le commandement de l’autorité légitime peut aussi constituer un fait justificatif. En clair. pour les dommages corporels. Et degré évalué par les juges. le principe étant que la disposition spéciale qui autorise l’acte déroge à l’article 1382 du CCIV qui oblige à en réparer les conséquences. B. le consentement de la victime Le consentement de la victime peut supprimer le caractère fautif de l’acte. Donc on ne peut pas faire de tort à celui qui consent à faire ou à subir qqch. · l’obéissance à un ordre manifestement illégal ou arbitraire laisse également subsister la R. Désigne l’hypothèse dans laquelle un individu à délibérément causé un dommage car c’était le seul moyen d’en éviter un plus grave auxquelles les circonstances l’exposaient lui ou autrui. Si la défense n’est pas proportionnée alors la JP sera conduite à effectuer un partage de R. En revanche. il a été jugé qu’une simple autorisation de l’administration ne déroge pas le bénéficiaire de sa R. Justificatif emprunté au droit pénal aux articles 122-5 et 122-6 du code pénal. qui portent atteinte à l’intégrité physique de la personne. Remarques : · il faut qu’il y ait un véritable commandement. Article 122-4 al 2 du Code Pénal. dans certaines conditions peut le justifier. Ex : classique : l’automobiliste qui pour éviter un piéton doit être obligé de percuter un mur. § 2 : l’attitude de la victime Parfois. De ce fait justificatif on rapproche souvent une autre situation qui est celle de l’acceptation des risques par la victime : ce sont des hypothèses ou la victime consent à . Le CC° juge que l’acte de violence de la personne agressée se trouvait légitimé par la loi et plus précisément par l’article 73 du code de procédure pénale qui autorise tout citoyen à procéder à l’arrestation de l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant. R partagée entre l’auteur du dommage et la victime. L’idée : l’auteur du dommage n’est pas civilement responsable si compte tenu des circonstances ne pouvait agir autrement pour se défendre contre une attaque injuste et si sa défense était proportionnée à l’attaque. Pas du 50-50 dans tous les cas.A l’ordre de la loi doit être assimilé la permission de la loi. l’attitude de la victime peut expliquer le comportement de l’auteur du dommage et parfois. du comportement. l’état de nécessité. L’état de nécessité suppose donc pour être admis que le dommage causé soit sensiblement inférieur à celui qui a été évité. uniquement lorsqu’il s’agit de dommage matériel. L’idée est que des lors que la loi ordonne ou permet un acte déterminé celui ci ne peut pas être générateur de la R. Par ailleurs. Mais attention le partage veut dire que les juges estiment que les deux personnes sont R à un certain degré. B.

 une autre partie de la doctrine fait valoir que les droits subjectifs ne sont conférés aux individus que pour des fins déterminés et dans des buts d’IG Dans ce cas la. La JP est floue sur ce point. La JP a clairement fait le choix des critères subjectifs de l’abus de droit. elle a retenu en théorie une conception la plus large de l’abus de droit car de façon G . Donc on a le droit d’exercer ses propres droits mais dans la limite d’un abus de droit. Article 1382. Pour les différencier : en cas d’acceptation des risques il n’y a pas jamais d’irresponsabilité pour l’auteur du dommage. Partage par la JP dans des cas ou une personne accepte de se faire transporter en voiture soit par un conducteur sans permis soit en état d’ébriété. Qlq tendances de la JP : La tendance de la JP semble distinguer la nature des risques acceptés par la victime :  lorsque la victime accepte de prendre des risques normalement prévisibles c’est à elle qu’il appartient de prendre des précautions particulières afin d’éviter de subir un préjudice. Selon ces auteurs. En revanche cette acceptation des risques peut entrer en considération dans l’appréciation de la part de la R qui pèse sur l’auteur de la faute. Exercice d’un droit dans l’intention de nuire à autrui. critères liés à la recherche d’une faute dans l’exercice du droit.participer à une activité dont elle connaît les dangers. § 1 : la notion d’abus de droit A. C’est ce que l’on appelle un critère objectif de l’abus de droit. Mais parmi eux. Dans ce cas la JP décide souvent qu’il y a partage de R entre la victime et l’auteur du dommage. Déterminer le moment après lequel l’exercice d’un droit légitime devient abusif. l’abus consiste à détourner le droit de sa finalité et l’exercer dans un autre esprit que dans celui qu’il a été donné.  La victime accepte de courir un risque anormal càd un risque que normalement elle ne devrait pas accepter de courir. Il peut donc y avoir abus même en cas de faute légère. Ex . o Certains auteurs envisagent l’abus de manière plus large : il y a bus des lors que le droit à été exercé avec négligence ou avec imprudence sans les précautions nécessaires qu’aurait pris un individu raisonnable. les critères de l’abus de droit Définis par la doctrine qui s’est montrée très divisée. La JP dit que si au cours d’une compétition un sportif en blesse un autre un sportif ne peut se plaindre sauf en cas de violation grave de la règle du jeu. le seuil de l’abus peut être fixé à deux niveaux différents : o De manière restrictive on peut considérer que seule la faute intentionnelle rend abusif l’exercice d’un droit. Schématiquement on a deux grands courants de pensée :  une partie qui propose de retenir des critères subjectifs de l’abus de droit. Ex : Règle qui s’applique pour les dommages entre sportifs. Section 3 : la faute dans l’exercice d’un droit Hypothèse ou une personne a un droit et simplement en exerçant ce droit elle cause un dommage à autrui. Dans ce cas le droit positif décide qu’il peut y avoir faute délictuelle lorsque la personne exerce son droit en commettant par la même un abus de droit.

Catégorie réduite de droits discrétionnaires Ex : le droit reconnu aux parents de refuser un mariage de leur enfant mineur Ex : le droit de réponse en matière de presse peut être exercé librement Ex : le droit d’interdire de maintient d’ouverture dans un mur mitoyen Ex : le droit de demander le partage de biens en indivision. le fondement n’était pas suffisant pour trancher ce type de conflit. après cet arrêt. ces droits pourraient être exercés comme l’entend le titulaire même avec l’intention de nuire et le titulaire ne sera pas puni. A l’origine la JP décidait que le fait de troubler la tranquillité de son voisin relevait d’un abus du droit de propriété mais les troubles de voisinage étant extrêmement varié. L’abus de droit s’applique aussi en matière précontractuelle au stade des pourparlers. Détachée non seulement de l’abus de droit mais aussi de la faute et donc de l’article 1382 du CCV. Arrêt de la CA de 1865. D’abord la question a été traité par la JP sous l’angle de l’abus de droit et donc de propriété. Toute fois il faut nuancer car il est difficile de systématiser la JP en la matière car il semble qu’elle ait des appréciations différentes en fonction du droit concerné. on a des droits dont l’exercice n’est pas limité par la théorie de l’abus de droit.elle a tendance à sanctionner toute faute même non intentionnelle commise dans l’exercice d’un droit. Une personne qui avait pour personne un voisin qui avait un hangar avec des ballons dirigeables et les ballons atterrissaient souvent sur le terrain du voisin et donc il a posé des pointes et donc les ballons crevaient : abus de droit de propriété car exercé avec intention de nuire. Ce sont des droits discrétionnaires ou absolus. Autre série d’hypothèse : la question des troubles de voisinage. impossibilité de capter la télé … . Des le milieu du 19 e la JP a affirmé que le fait d’user d’un droit de propriété dans le but exclusif de nuire à son voisin est un abus de droit sur le fondement de l’article 1382 du CCIV. les droits dont l’exercice échappent à la théorie de l’abus de droit. Arrêt fondateur de la théorie d’abus de droit. Pour qu’il y ait trouble anormal de voisinage il faut que le dommage ait un caractère continu ou répétitif. B. Progressivement. Et cela car le droit d’agir en justice est un des droits fondamentaux et donc la théorie ne doit pas trop restreindre ce droit. plus elle sera restrictive. Mais les juges du fond sont souvent plus sévères et considèrent que pour qu’il y ait abus de droit il faut qu’il y ait une erreur grossière de la part du plaideur. le principe G étant que chacun doit supporter les inconvénients normaux de voisinage sans pouvoir être indemnisé. Plus le droit doit être protégé. § 2 : les applications de la théorie de l’abus de droit Historiquement la JP a appliqué la théorie aux droits de propriété. Le principe est désormais le principe d’une R objective détaché de la faute. La CC° a consacré le principe dans un arrêt chambre des requêtes du 3 aout 1915 l’arrêt BAYARD. La JP affirme cette règle en matière d’action en justice. Petit à petit la JP a fait de la R pour trouble du voisinage une R autonome. On peut commettre un abus de droit en usant de son droit de saisir en justice qqn. la JP a admit que la théorie pouvait également avec négligence ou imprudence. Mais en revanche lorsque le trouble de voisinage dépasse les inconvénients normaux (excessifs) le dommage doit être réparé même si l’auteur n’a pas commis de faute). A priori. Ex : défaut d’ensoleillement. De façon extrêmement résiduelle.

Pour prévenir. du fait ceux-ci risquent éboulement sur le terrain voisin. le voisin travaux aussi pour 25 000 €. En principe. Ex : pour acquérir un immeuble par faute de notaire ou gagner procès par faute d’avocat (par acte de procédure) mais only si victime prouve qu’elle aurait pu . arrêt rendu. -Exposition a un risque sérieux de dommage actuel et certain (assuré arrêt 2 civile 15 mai 2008 par Cdc°) qui justifie mesures prises par victime pour neutraliser le risque se rapproche a perte (d’argent) En l’espèce personne travaux sur son terrain. Distinction convaincante mais juridiquement aucune conséquence de cette distinction. soit a manqué un gain donc certain. sans un dommage subi par la victime il n’y a pas de R même si il y a eu une faute au préalable. On ne traite pas différemment l’atteinte et les conséquences de l’atteinte. Mais distinction entre préjudice certain réparable et préjudice non-réparable est incertain car situations intermédiaires car éventualité de P est sérieuse mais ne constitue pas une certitude. ce n’est pas un risque ou dommage hypothétique.  Le D futur : inévitable et peut être réparé à l’avance Quand personne invalidité physique. Section 1 : les caractères du dommage réparable. va pvr besoin tierce personne donc juge peut réparer les dommages à l’avance…  Les D éventuels : dont réalisation trop hypothétique et qui ne peuvent ouvrir à un droit à réparation Quand installation ligne électrique pourra risque incendie ou électrocution près de chez eux. En revanche. direct et doit correspondre à la violation d’un I légitime § 1 / l’exigence d’un dommage certain Doit être certain pour être dédommagé. Le dommage est pour eux l’atteinte matérielle portée à une personne ou à un bien. Donc la Jur a introduit le dommage qui constitue en…  une perte de chance : voir disparaitre une éventualité favorable de façon certaine Quand accident pdt chemin pour rattrapage d’examens. Pour être réparé. Le préjudice consiste lui dans toutes les conséquences patrimoniales ou extra patrimoniales découlant de cette atteinte. En revanche si chance perdue est suffisamment consistante alors le D sera réparable. la faute sans dommage ne peut donner lieu à une RC mais peut donner lieu à une RPénale. un dommage doit être certain.Chapitre 2 : LE DOMMAGE Tout aussi important que la faute mais est moins caractéristique. le D actuel : déjà accompli soit par perte de la victime. Tout dommage n’est pas nécessairement réparable. Mais 2 difficultés :  quand faut-il indemniser la PdC ?  comment l’évaluer ? 1) la Cdc° estime que les juges du fond doivent tenir compte de la chance perdue dès lors qu’elle ait été réelle et sérieuse puis que l’avantage escompté est définitivement perdu et qu’il en est résulté un dommage. la Cdc° dit qu’on ne sait pas si un jour incendie ou autre. Dommage est synonyme de préjudice ? Certains auteurs modernes ont montré qu’il peut y avoir des nuances entre les deux. Sur fondement 1382. C’est la JP qui a fixé les conditions que doit remplir un dommage pour fonder un droit à réparation au profit de la victime.

Ex : pour immeuble avec notaire si un mois après on peut encore recommencer la vente alors n’est pas définitivement perdue 2) la réparation ne peut être que partielle. ». peut-elle demander réparation de préjudice ? Le médecin faute et dommage est naissance.le caractère légitime a suscité 2 difficultés dans deux séries d’hypothèses : 1. ou acquière l’immeuble. Plus la probabilité de succès est grande plus l’indemnisation sera grande §2 / L’exigence d’un dommage direct La suite directe du fait dommageable (de la faute) mais appelle à 2 précisions :  Cette condition ne dit pas que la victime doit être l’immédiate car existent des victimes plus éloignées : « victimes par ricochet » qui subissent D directes en raison de ceux de la victime immédiate. Est-ce que la naissance peut-elle être qualifiée de préjudice légitime réparable ? la Cdc° de principe 1ème civile 25 juin 91 où la naissance n’est pas en principe réparable mais précise que de façon exceptionnel le dommage peut être réparable selon deux hypothèses :  Quand D moral spécial subit par la mère à la suite de la naissance (surtt qd par viol)  Quand l’enfant ne naît pas normaly constitué Q° de savoir si enfant handicapé peut lui-même demander réparation du préjudice à l’auteur de la faute.  L’exigence d’un D D est une autre facette du lien de causalité càd liée à la faute commise. Précision par J postérieur car même en concubinage adultérin. Jusqu’en 70 les chambres civiles refusaient à la concubine ttes réparations par ricochet subit de la mort de son compagnon.. Toutefois interprétation discutable en J. Plus récemment. Dans un cas pratique on a pas à examiner le caractère direct car le sera lors de l’examen du lien de causalité §3 / L’exigence d’un intérêt légitime Que la victime ne peut demander réparation lorsqu’elle présente caractère illicite ou immorale. . Pq ? Elle ne justifie pas d’un intérêt juridiquement protégé car le concubinage est une situation de fait et non de droit. Chambre criminelle a rompue avec cette J donc amenée à réunir une chambre mixte le 27 février 1970 que tte intérêt légitime peut justifier une R du dommage même si pas juridiquement protégé du concubine. Car ces situations sont tjs des « chances de. Ass plénière Perruche 17 nov.gagner  Faut que la chance soit definitly perdue. Les juges tiennent compte des probabilités des succès.Un enfant née malgré interruption volontaire de grossesse. càd que situation ne peut être rétablie et on ne répare pas comme si la personne réussit son exam. 2000 que enfant handicapé lui-même devait recevoir indemnisation et pas que la mère.

puis-je demander réparation ? La JP estime que exigence de légitimité n’est pas remplie lorsque victime demande réparation d’un préjudice résultant de la perte d’intérêt d’illicite. Civ 2ème. le Conseil Constitutionnel saisi d’une QPC de l’article 1er (devenu depuis L114-5 du code de l’action sociale et des familles) et de la disposition transistoire. de plus vient de réaffirmer 13 mai 2011. pas nécessaire établir lien de d’alliance ou de parenté. Mais la loi prévoyait son application à ttes les instances en cours. pour réclamer réparation de son handicap ? De nbx auteurs ont estimés que arrêt inadmissible car permettait de se plaindre de la vie reçue. Cela peut toucher aussi bien victime immédiate que par ricochet surtt quand victime I a pers à charge donc victimes ricochet vont aussi en subir le préjudice. Parfois J a refusé indemnités dans hypothèses où le lien était plus lâche notably dans cas où employeur pour disparation de son collaborateur sauf en cas où ce dernier occupait place d’exception ou qu’il est irremplaçable. Mais d’autres. 2005 :  « Maurice c/France »  « Draon c/ France » La Cour a limité l’application dans le temps en jugeant que la disposition transitoire constituait une atteinte aux biens des requérants car la loi avait rétroactivement retiré des créances de réparation sans justification proportionnée. Puis CdC° 1ère civile 8 juillet 2008 la loi ne pourrait s’appliquer pour les instances après son entrée en vigueur dès lors que la révélation du dommage était antérieure à celle-ci. que solution juste car le préjudice réparable n’est pas la vie de l’enfant mais l’handicap et les dommages qui vont en résulter. Mais CE reste sur application stricte. Décision 11 juin 2010 déclare constitutionnel le texte mais la disposition transitoire (prévoyant application aux instances au cours) contraire au principe constitutionnel de sécurité juridique et de SdP. Loi 4 mars 2002 « anti-perruche » only pour aller contre ce principe.Mais problème car la question : est-il légitime au regard de la pers humaine qu’un enfant puisse faire abstraction de la vie à laquelle les fautes commises lui ont permit d’accéder. soit rattaché aux 2 autres) §1/ Le dommage matériel Que l’on subit en cas de destruction ou dégradation d’un bien. . La Cour de Cassation et le Conseil d’Etat ont entériné cette interprétation par arrêt 1ère civile 24 janvier 2006 et 24 février pour le CE pour que loi s’applique pour instances nouvelles. donc certains parents ont saisi la cour européenne des droits de l’Homme et par 2 arrêt 6 oct. 2-hypothèses des victimes en situation illicite. Aussi lorsque atteinte à intérêt financier par perte ou manque à gagner. Mais *CdC° reste sur sa position de 2008 par arrêt 15 décembre 2011 1ere civile. Art 1er que « nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance » même si handicapé. 24 janvier 2002 Section 2 : les variétés de dommage 3 types traditionnels :  corporels  matériels  moraux (indépendant. Pour être VpR. Ex : travaille au noir mais accident. Depuis.

non –pécuniaires càd ttes formes de sentiments humains. blessures et mort. Peut être également par ricochet par douleur d’une disparition ou des souffrances subit par celle-ci. en n’excluant aucun chef d’indemnisation. certains arrêts vont très loin ds la réparation. que celui dans le coma alors que celui lucide a visiblement un préjudice moins important que celui dans le coma. 66. Ex : à l’honneur. §3/Le dommage corporel Lorsque atteint à l’intégrité physique de la personne . 1962. La solution retenu par la Cass retient une approbation car :  Elle va dans le sens du respect de la personne tombé en état végétatif chronique  On évite une situation paradoxale. les juges admettent la réparation par arrêt de 1833 mais depuis. Particularité de comprendre éléments matériels (frais médicaux.§2/Le dommage moral Réside dans une atteinte à valeurs extrapatrimoniales (hors). car les 2 derniers préjudices seraient subjectifs et dépende de la représentation de la victime. Car jusqu'à indemnité au préjudice d’affection subit de la mort d’un animal 1ère civile 16 janvier 62 au propriétaire d’un cheval qui s’était fait électrocuté et 150 000 d’anciens francs. . car si on prend en compte l’état de conscience de la victime pour déterminer le préjudice. aux convictions religieuses ou à l’affection… Le principe de la réparation svt contesté en doctrine et par le passé car ne peut pas monnayer des valeurs. ce préjudice moral à été jugé non-réparable toutefois hypothèse ou lien de la chose (historique familial) mais doit être spécifique. le dommage devait être intégralement réparé par celui qui l’a causé. état végétatif. chirurgicaux. on indemniserait davantage celle lucide. Jugement TGI Mans 14 oct. réparable en dehors de tt lien d’alliance et de parenté. Il y eut des critiques. Chapitre 3 : Le lien de Causalité C’est de la casuistique. la réputation. pharmaceutiques ou l’incidence économique de l’état de la victime qui ne peut plus se livrer aux activités dont elle tire ses rémunérations) et moraux (qui se décompose en différents types :  douleurs physiques éprouvées soit de l’accident ou traitement médicaux le pretium doloris / prix de la douleur  atteinte à son aspect extérieur le préjudice esthétique  privation des plaisirs attendus d’une vie normale le préjudice d’agrément La question qui s’est posée était de savoir si ces préjudices peuvent-ils être indemnisé si la victime est dans le coma ? Arrêt 22 février 1995 : même dans cette hypothèse. et supposerait la conscience de la victime. Le dommage existe donc objectivement. La J estime que octroi de D&I peut only de compenser ce qui est irréparable (ex : pour un ordi détruit) Depuis le XIXème.  Elle interdit ainsi à l’auteur d’une faute grave de limité son obligation de réparer en invoquant la gravité extrême du dommage qu’il aurait lui même causé. préjudice moral par mort d’un Teckel (90 €) ? Egalement hypothèse à indemnisation à lien d’affectation à voiture. Puis jugement du TGI Caen du 30 oct.

normalement ou raisonnablement de produire un tel dommage selon le cours habituel des choses.  20 juin 85. Alors que l’inattention en traversant et être un chauffeur ivre si. Civile 2èmeun ado commet vol et est pris sur le fit. celui qui devait ou risquait. Ce sont deux conceptions doctrinales du lien de causalité : Première conception : théorie de l’équivalence des conditions Elle place sur le même plan toutes les circonstances qui ont concourues à produire le dommage. Nombreuses décisions montrent bien une ou l’autre théorie. Ex : un étudiant est convoqué un jour trop tôt à son examen. Civile 2ème personne victime accident donc blessures à colonne vertébrale. Demande réparation ensemble des dommages subis : CA rejette car le préjudice est uniquement dû à « l’accident thérapeutique » (causalité adéquate). Les parents disent que c’est à cause de l’Humiliation : les juges ont appliqué la théorie de la causalité adéquate et jugeaient qu’aucun lien de causalité avec suicide même si aurait pu être élément déclencheur. soit aggravé selon particularités de la personne.  Dire que les causes du dommage correspondent à chacun des antécédents nécessaires. Mais il n’y a pas de définition plus précise. La CDC° n’a jms donné de déf° précise du lien de causalité mais contrôle cet élément (et nn les juges du fond).  On peut essayer de faire un choix pour ne qualifier de causes de dommages que l’un ou certains d’entre eux. cécité d’un œil. Il atterrit à l’hôpital avec une jambe cassé. il découle d’un concours de circonstances.  25 janvier 2000. CDC° casse et estime que intervention a été rendu nécessaire par accident de telle sorte que cécité ne ses saurait pas produit sans accident (équivalence des conditions). Le Lien de causalité est un instrument de politique jurisprudentiel mais rend difficile les prévisions dans ce domaine. Comment savoir lesquels sont les bons ? Et ont causé juridiquement le dommage. chaque circonstance en est juridiquement tenu. Sans telle faute le dommage serait-il survenu ? Dans l’exemple les 3 circonstances sont tenues en compte Deuxième conception : théorie de la causalité adéquate Tend à dégager parmi les différents facteurs celui qui en serait la cause efficiente. Après chirurgie. qui sont les antécédents du dommage. 2) La Jurisprudence La jurisprudence ne prend pas partie et prends les deux théories doctrinales pour garder la plus grande marge de manœuvre. en raison de la variété des faits. La J décide que l’auteur du dommage doit prendre la victime comme il . 3 cas de figures posent pblm particuliers :  Existence de prédispositions chez la victime arrive qu’un dommage qui aurait été minime chez une personne ordinaire. il traverse en relisant ses cours et se fait renverser par un chauffeur ivre. Civile 2ème  automobiliste fixe mal bagages sur son toit qui se détache au milieu d’un pré : un cheval a peur et devient fou en causant dommages à des tiers : les juges ont admis lien de causalité du fait du cheval par théorie d’équivalence des conditions. mais cet exploitant (au lieu comportement raisonnable) se met à humilier brutalement sur le voleur qui rentre chez lui et se suicide. Dans l’exemple : être convoqué un jour trop tôt n’est pas un facteur dans le cours normal des choses.  24 mai 71. Il est rare que le fait du dommage ait une source unique.1) Les théories doctrinales C’est un lien de causalité entre la faute et le dommage.

Avocat Général Sainte-Rose: on n’aurait jms dû admettre lien de causalité car le handicap a pour cause directe la rubéole et fait que médecin et lab n’ont pu analyser la maladie n’a pas provoqué directly le handicap. soit à un cocontractant de son propre cocontractant (cela relève hypothèse d’une chaine de contrat). D’autres hypothèses_   1 partie ne respecte pas le contrat et cause dommage soit au cocontractant direct. Sous-titre 2 : la responsabilité en cas de manquement contractuel Ne sera pas forcement contractuelle. Dommages causés en groupe sans indentification de/des auteur(s)  Soit action collective concertée : responsabilité de tous sera engagée. la R est contractuelle. Alors la partie engage envers ce tiers sa responsabilité délictuelle sur fondement article 1382 en raison . menait une vie normale. aussi que fautes distinctes soient la faute de l’auteur ET de la victime elle-même. La victime n’ plus à se demander qui a causé le dommage. à quel pourcent. malgré son état. Même base mais dommage à un tiers étranger au contrat. Alors la victime ne peut prétendre à réparation intégrale du préjudice : partage de responsabilité selon gravité respective des fautes mais n’y a jamais exonération totale de l’auteur fautif si sa propre faute a lien de causalité avec le dommage. Conseiller à la Cdc° Sarkos : souligne que ce raisonnement est une lapalissade sans portée car n’exclut pas que d’autres causes ont put contribuer aux dommages dont les fautes médicales. ils sont alors dits « co-responsables ». Théorie de l’équivalence des conditions. les médecins et le lab avaient obligation donner information à la mère lui permettant de pratiquer une IVG si maladie avait été contractée. Cet admission de lien de causalité déclenché controverse doctrinale (au sein même de la CdC°) : De Mr Sarkos et de Mr Sainte-Rose. donc le handicap est la conséquence directe de cette faute. L’affaire Perruche : préjudice subit par enfant est en causalité direct avec faute des médecins et du laboratoire. Erreur commise n’a pas permit d’exercer ce choix. mais cette responsabilité ne produit pas les mêmes effets selon le point de vue : .    l’a trouve càd si la victime. les juges considèrent alors que c’est bien la faute qui a entrainé l’intégralité de son préjudice.  Soit non concerté et aucune idée du nombre d’auteurs : Deux attitudes de la J  Aucun ne peut être condamné car on ne peut identifier le responsable  Mais d’autres arrêts ont pu retenir une faute collective en constatant que c’est le déroulement de l’activité du groupe qui avait été marqué par une imprudence Plusieurs fautes distinctes à l’origine d’un même dommage peuvent être des fautes simultanées ou successives Le principe est que lorsque plusieurs auteurs ont commis des fautes ayant chacune à l’origine du dommage. Selon lui.Entre co-responsbles il y a eu lieu un partage de la charge de l’indemnité versée à la victime : les juges du fond fixent souverainement la part de chacun en fonction de la gravité des fautes.à l’égard de la victime chaque co-responsable doit rembourser l’intégralité du préjudice : sont tenus IN SOLIDUM . Dans ce cas-là en principe.

 Si période précontractuelle alors engagement de la RD. On va d’abord s’intéresser à al preuve/l’impact du manquement/la question de l’origine/ de l’exonération de la responsabilité.  De même si contrat annulé alors anéanti rétroactivement ainsi ne peut servir de fondement à quelconque RC A) le manquement contractuel Ce terme traduit que c’est par référence au contenu du contrat que l’on apprécie le comportement de la partie défaillante et non pas à considérations morales. 1) la preuve du manquement contractuel La 1ère question est la charge de la preuve Est-ce au créancier de prouver que débiteur commis manquement ou au débiteur (qui ne s’est pas exécuté) de prouver qu’il en a été empêché dans conditions excluant tte responsabilité ? Le Code civil contient 2 articles contradictoires : 1137 et 1147 Article 1137 : « … » donne à penser qu’il appartient au créancier de prouver que D pas exécuté son obligation et qu’il en a été ainsi car le D ne s’est pas comporté en bon père de famille.même de son manquement contractuel Chapitre 1 : La Responsabilité contractuelle Section 1 Le Schéma classique : la RC dans les rapports entre contractants L’inexécution d’un contrat peut engendrer 3 sortes de conséquences:  Soit exécution forcée  La résolution si synallagmatique  L’octroi de D&I au créancier La RC peut être engagé seule ou à suite d’autres éléments §1/ Le régime légal de RC La mise en œuvre de la R. a) la définition des obligations de moyens et de résultats Obligations de Moyens : le débiteur est tenu OM lorsque promet d’apporter tous ses soins et sa diligence à exécution de son obligation sans en garantir le résultat. doit only prouver cette inexécution. le créancier doit établir 2 choses pour engager R :  Doit prouver que O° pas été exécutée  Doit prouver que inexécuté est dût à un manquement du débiteur (apprécié par rapport au comportement du bon père de famille) Système de l’article 1137 . victime d’inexécution. Dans cette hypothèse. suppose existence d’un contrat définitivement formé et valable. Auteur du XIXème Dèmogue a réconciliait ces deux textes par invention d’une distinction entre les obligations de moyens et les obligations de résultats. Article 1147 : « … » le créancier. Ex : celui qui pèse sur l’avocat ou le médecin. Appartient au d de se dégager de sa responsabilité en démontrant only l’existence d’une cause étrangère.

sur le fondement soit de l’article 1134 al 3 du CCIV soit sur le fondement de l’article 1135. Deux séries d’exemples :  les obligations de sécurité : Sont des obligations que la JP prétend déduire dans de nombreux contrats de la volonté tacite des parties. soit implicitement en décrivant le contenu de l’obligation contractée. ce sera au juge de trancher en interprétant le contrat et en recherchant qu’elle a été la volonté commune des parties et qualifier l’obligation. Que se passe t il en l’absence de toute précision légale ou conventionnelle ? Souvent est en cause une obligation implicite au contrat comme l’obligation de renseignement ou de sécurité. L’obligation est de moyens lorsque sa réalisation est marquée par une forte part d’aléa. le succès de l’obligation. Système de l’article 1147 Tte la doctrine et la J a adopté cette distinction.  Critère principal parfois combiné par la JP avec un autre critère qui est plutôt secondaire : lié au rôle plus ou moins actif joué par le créancier dans l’exécution de l’obligation. en cas d’inexécution. plus on va avoir une qualification qui va tendre vers l’obligation de moyen. Dans ce cas en cas de litige ultérieur. Cela peut être tellement implicite que ca peut être ambiguë : à la lecture des clauses du contrat on ne sait pas trop. Obligations qui font l’objet d’une JP très fluctuante et casuistique . La doctrine estime que ces O° doivent être qualifiés soit de « résultats atténués » soit de « moyens renforcés ». Dans ce cas quand ces obligations ne sont pas respectées.  En revanche pour les obligations « de faire » la distinction pose de nombreux problèmes. Cette opposition classique se complique par l’introduction de catégories intermédiaires d’obligations. Obligations créées de toute pièce par la JP pour améliorer la situation des victimes de dommages corporels à la suite de l’exécution d’un contrat.Obligations de Résultats : le débiteur est tenu d’une OR lorsqu’il s’engage à fournir un résultat. On a une JP extrêmement fluctuante. Ex : le transporteur ou l’entrepreneur. b) le critère de la distinction il arrive que la loi procède elle-même à la qualification de l’obligation contractuelle. Les parties au contrat peuvent préciser ce point dans leur convention. Le juge a un pouvoir souverain. Donc plus la part d’initiative laissée au créancier est importante.  les obligations « de ne pas faire » sont toujours des obligations de résultat car consistent dans l’interdiction d’un fait précis que l’on doit respecter. Pour engager RCL du débiteur le créancier doit simply établir l’inexécution de l’obligation et implique automatiquement la faute contractuelle. Quels sont ces critères ? : le critère principal de distinction : l’aléa du résultat attendu par le créancier. Soit expressément ce qui est rare. Elle est au contraire de résultat si ce n’est pas le cas. Est interdit au débiteur de se retirer de sa R mais seulement tenter d’établir une cause étrangère.  Comment les juges appliquent ils ces critères de distinction concrètement ? Deux principes à peu près suivi par les juges :  quand l’obligation en cause est une obligation « de donner » elle est qualifié d’obligation de résultat par les juges. c’est la JP qui va devoir opérer à cette qualification en se fondant sur un critère principal et un critère secondaire éventuellement. Ces O° sont en principe pour lesquelles. il appartient au débiteur de rapporter la preuve de son absence de faute pour se dégager.

En revanche pour les promenades à cheval : obligation de moyen. d’un parc zoologique. Article 1382 ou autres régimes de RDL. De façon G on peut dire qu’un grand nombre d’obligations de sécurité vont être qualifiées d’obligation de moyen lorsque le créancier conserve une part importante d’initiative pour son déplacement. car plus de participation active du skieur. 21 octobre 1997. Que se passe t il si le client se blesse ? L’exploitant est tenu d’une obligation de résultat entre le moment ou le client s’en sort dans la voiture et le moment où il en sort. 10 mars 1998.  l’obligation de sécurité en cas d’assistance bénévole : . Obligation existant à partir du moment ou le voyageur commence à monter jusqu’au moment ou il achève dans descendre. la JP a précisé que avant et après la montée dans la voiture. Et une obligation de moyen dans le cas contraire Arrêt 1ère civile. En revanche c’est une obligation de résultat durant le trajet. Ex 2: 3 types de contrats : pour les remontées mécaniques : JP assez fluctuante car la qualification de l’obligation a changé entre moyen et résultat selon les années :  - dans les 50’s : c’est une obligation de sécurité de moyen - arrêt 1ère civile.  Pour les vols en parapentes : la Cass décide que l’obligation de sécurité est ici une obligation de résultat quand le vol se fait avec un moniteur.  Avant et après le transport la R du transporteur est de nature délictuelle. Toutefois ces exemples ne doivent pas faire croire que la JP est aussi simple. l’ob de sécurité n’est qu’une pb de moyen. Arrêt qui a décidé que le transporteur de voyageurs est tenu d’une obligation de sécurité résultat pendant l’exécution du contrat de transport. 1ère. Accident de quai ou d’escale. Ce qui est déterminant pour les juges c’est la liberté de manœuvre du créancier de l’ob. C’est une interprétation casuistique. d’un club hippique ou pour un moniteur de ski. Ex : La JP a admis que l’obligation de sécu était de résultat pour l’exploitant d’un parc de jeux pour enfants. mais cette ob de sécurité résultat ne s’applique que pdt le client est dans la voiture. 9 octobre 96. La JP est ici fixé depuis un arrêt de la 1 civ du 7 mars 1989. Ex 1: le contrat qui se noue entre le créancier. exploitant d’un manège d’auto-tamponneuse t le client. Ex : la JP : obligation de sécu de résultat pour les contrats de balades à dos d’âne.Exemples :  l’obligation de sécurité dans les contrats de transport de personnes. l’obligation de sécurité dans les contrats impliquant le déplacement du créancier. la JP prend en compte la liberté de manœuvre plus ou moins grande du créancier et la coopération normalement attendue de lui dans l’exécution du contrat. l’exploitant est tenu d’une obligation de sécurité de moyen. d’un parc de loisirs aquatiques.  La JP a eu tendance à étendre l’obligation de sécurité à tout contrat ayant pour d’objet d’assurer le déplacement du créancier. Ex : la JP a décidé que l’obligation de sécurité est de moyen pour l’exploitant de jeux de plage. Avant et après. pour le club de vacances organisant des plongées sous-marines. elle manque de cohérence et on a de façon assez imprévisible les juges ont parfois du se montrer d’une sévérité. En revanche . cad le critère secondaire. 11 mars 86 : obligation de sécurité est redevenue une obligation de moyen et la JP a justifié son retour en disant « l’usager étant tiré sur des skis il est tenu d’apporter une participation active à l’opération tout au long du parcours » pour les télésièges : l’obligation de sécurité de l’exploitant est une obligation de moyen au départ et à l’arrivée. Civ. La JP décide qu’une OB de sécurité résultat pèse sur l’exploitant d’un manège d’auto tamponneuse. 8 octobre 1968 : obligation de sécurité résultat - arrêt 1ère civile. Arrêt 1ère civile.  Pour ce type de contrat.

Cette rigueur se manifeste également sur le terrain de la preuve. mais également le dommage lui-même. celui qui rend service à autrui est traité moins bien qu’une victime autre. Il y a donc un contrat parfaitement fictif conclu entre eux. La JP considère qu’il y a un contrat. L’art 1150 (dommages prévisibles uniquement réparables) ne trouve pas application. c’est au professionnel sur qui pesait l’obligation d’information d’établir qu’il l’a exécuté et ceux. « l’assistant » porte volontairement et bénévolement assistance à une autre. elle parle d’un contrat fantôme. Pour les 3 premières catégories de faute. Cependant la JP a finalement changé d’optique et de nombreux arrêts retiennent ajd qu’il y a une convention d’assistance qui est conclue dès l’instant qu’une personne. « l’assisté ». Cette rigueur a pu aller dans certains arrêts jusqu’à l’admission d’une obligation de résultat à la charge du professionnel. la JP a parfois tendance à être plus sévère à l’égard du professionnel débiteur de l’OB du conseil ou de l’info.  La faute dolosive Implique la volonté délibéré de méconnaitre son O° contractuelle mais pas nécessairement la volonté de causer un dommage. C’est pourquoi certains auteurs dont Madame VINEY.Pendant longtemps le droit ne considérait pas l’assistance à autrui comme un contrat. Ces relations entre personnes étaient qualifiées de rapports de courtoisie. elle peut . Concrètement cela veut dire que pour le blessé. Elle rend également inapplicables les limitations légales comme conventionnelles de responsabilité. En revanche. il sera dur d’obtenir des réparations au dommage subi car c’est une obligation de moyens. Cette hiérarchie permet de savoir quelle est l’efficacité des limitations de responsabilité éventuellement conclues entre les parties. Par conséquent lorsque l’assistant subi un dommage à l’occasion de son acte de dévouement. Les arrêts décident que l’ob de sécurité n’est qu’une OB de moyens à la charge de l’assisté. la majorité des arrêts décide que la convention d’assistance impose à l’assisté l’obligation de réparer le dommage en vertu de l’obligation contractuelle qui pèse sur lui à l’égard de celui qui lui a porté main forte. Et cela car.  Les obligations de conseil ou d’informations : Ici. de complaisance. Elle exclut toutes les limitations de respo. Enfin. Donc en cas de problème la responsabilité délictuelle jouait. qui elle pourrait se fonder sur les fondements de la RDL. d’ou une mauvaise indemnisation. qui peuvent être conventionnelles ou légales. par tout moyen. Toutefois. donc preuve de la faute de l’autre personne. Cette convention d’assistance génère également une ob de sécurité à la charge de la personne assistée. les limitations de respo ne fonctionneront pas. la qualification retenue est souvent l’obligation de moyens car on considère que cette obligation relève d’activités intellectuelles et donc aléatoires. On peut distinguer 4 catégories de manquement contractuel :  La faute intentionnelle (intention de nuire) La plus grave : c’est la faute qui comporte la volonté de causer non seulement l’acte dommageable. cette faute intentionnelle ne peut pas être assurée par l’assureur. Dans ce domaine la Jp reste très casuistique donc dans un cas pratique ne pas affirmer qu’une seule solution (en l’espèce tendre vers une telle obligation … mais si doute ne pas chercher à déterminé deux hypothèses distinctes une seule s’en dégage) 2) La gravité du manquement contractuel Il existe une hiérarchie des manquements contractuels en fonction de la gravité de l’inexécution. se sont prononcés contre une application des règles de RCL en matière d’assistance bénévole.

Quelles sont ces personnes qui ne sont pas de véritables tiers par rapport au débiteur parce que c’est le débiteur qui les a fait intervenir dan l’exécution du C. Cet arrêt crée une RC du fait des choses participant à l’exécution du C. depuis 1938 la CDC° décide qu’elle exclue aussi tte limitations de responsabilité. Depuis 95 on a eu très peu d’arrêts concernant le cas de responsabilité du fait des choses car ce ne sont pas les dommages les plus fréquents. il peut se retourner contre ceux-ci pour obtenir des dédommagements sur la base de rapport de droit qui les unissent. après 95 cet arrêt n’a pas été suivi A partie de cet arrêt il semble que la J distingue 2 situations :  Soit la chose se rattache par un lien nécessaire à l’exécution du contrat et il en découle une O° de sécurité de résultat  Soit ne se rattache pas.  Le dommage est causé par une chose utilisée par le débiteur pour l’exécution du contrat la Jurisprudence décide depuis arrêt 17 juin 95. Et pour cette raison. que « le D est responsable pour dommages causées non seulement par sa faute mais encore par le fait des choses qu’il met en œuvre pour l’exécution de son obligation contractuelle ». La plupart des manquements contractuels entrent dans cette catégorie 3) l’origine du manquement contractuel Le débiteur peut-il se voir imputer l’inexécution du C alors que c’est la faute d’une autre personne qui en est à l’origine ? Réponse positive dans 2 situations :  Le dommage causé par personnes dont le débiteur doit répondreresponsabilité contractuelle du fait d’autrui (en miroir de responsabilité délictuelle du fait d’autrui). C’est celle qui manifeste l’inaptitude totale de son auteur à assumer la mission dont il s’est chargé. N’entraine pas d’exclusion des limitations de responsabilité. . alors l’O° de sécurité sera only de moyens La distinction est incertaine en théorie et très peu utilisé en pratique. 2 catégories de personnes : les préposées (quand rapport de subordination /comme les employés) et les auxiliaires (= personnes auxquelles le débiteur a recours pour l’exécution du C sans qu’elles lui soient subordonnées / comme un sous-traitant ou un mandataire) le débiteur engage sa responsabilité pour ses auxiliaires mais à la condition est de les avoir librement choisis et non par quelqu’un d’autre comme le créancier (ne peut non plus donner avis ou conseil)!!!!!! (faire attention dans cas pratique) Le débiteur est donc responsable du comportement de leur comportement à l’égard du créancier à tel point que même s’ils commettent les fautes les + graves et bien le débiteur en subira les conséquences ! Une fois que D a répondu des actes. 1ère civile.  Les fautes simples ou ordinaires Une catégorie par défaut et ne va pas jusqu’à être qualifié de lourde.  La faute lourde Ne comporte pas un élément intentionnel mais tt de même grave car ruine l’économie du contrat. 4) les causes d’exonérations Event qui permet de s’échapper à sa responsabilité.être assurée.

C’est l’évènement qu’un homme raisonnable n’a . mais ne parle pas de l’extériorité. l’absence de faute est un event qui fait obstacle à ce que la R du débiteur ne soit engagée. les exonérations sont celles qui relèvent de cause étrangère. le D peut être libéré (si les autres conditions sont remplies) et on applique règle « à l’impossible. où D sera aussi responsable en cas de FM. Ex : arrêt 8 déc. Quels sont ces events ?  La force majeure  Le fait d’un tiers  Le fait du créancier a) la force majeure Principe posé ART 1148 . La grève n’était pas irrésistible car le transporteur pouvait recourir au transport aérien. L’article n’est pas d’ordre public càd les parties peuvent y déroger dans leur contrat. prévoit que D libéré de ses O° donc exonéré de tte responsabilité contractuelle lorsque inexécution ou mauvaise inexécution sont imputables à un cas de force majeure («cas fortuit » dans code civil). pdt un temps. S’agissant de l’OR. diligent. que l’on soit dans une obligation de moyens ou de résultats. Si event est irrésistible. Il n’y a pas de FM financière : le cout plus élevé n’est pas un cas de FM. elle s’apprécie in abstracto par rapport au fait qu’un homme raisonnable aurait pu prévoir. l’absence de faute ne permit pas au D de se libérer car l’article 1147 prévoit que le cas de cause étrangère. Signifie que lorsque exécution de substitution est possible. Si l’évènement est prévisible alors les parties doivent en tenir compte et l’intégrer dans leurs prévisions contractuelles. Cmt font les juges ? in abstracto ou in concreto ? La majorité des arrêts semblent apprécier le seuil de l’irrésistibilité par une approche abstraite qui se fait par rapport au citoyen moyen. Exiger un event normalement irrésistible/ pour un citoyen ordinaire = in abstracto  Un événement imprévisible Ca caractère est apprécié au moment de la conclusion du contrat. a voulu retenir cette seule condition pour caractériser un cas de FM mais CC° a tranché la Q° par arrêt Assemblée plénière 14 janvier 2006 où la Cass a maintenu les deux conditions classiques (irrésistible et imprévisible) et non plus seulement l’irrésistibilité. l’évènement n’est pas de force majeure. Quels sont les caractéristiques de FM ? 3 caractères :  Un évènement irrésistible  Imprévisible  Extérieur au D  Un événement irrésistible Un event qui ne peut être surmonté même au prix d’une exécution plus difficile ou coûteuse du contrat. L’exonération intervient selon certaines conditions. Dans ts les cas de figure. Car s’agissant d’une OM. Civile 1ère : la grève des marins ne constituait pas cas de FM pour le transporteur maritime qui s’était engagé à transporter des pèlerins en Terre Sainte. 98. Le pb est de savoir où l’on fixe le seuil de l’irrésistibilité*. Comme la condition précédente. nul n’est tenu » mais très rare ! Cette condition est tellement importante que la JP.Une remarque : l’absence de faute n’est jamais une cause d’exonération. même si elle est plus coûteuse.

. ne constituait pas le fait d’un tiers présentant les caractéristiques de la FM l’agression d’un voyageur par un autre démuni de titre transport et en état d’ébriété car aurait pu être évité par contrôle destiné à assurer le voyageur.La maladie. peut néanmoins constituer un cas de FM dans les cas où la participation personnelle et physique du débiteur au C est indispensable. présente caractère de la FM donc le débiteur est totalement exonéré de toute responsabilité. qui n’a pu ni le prévoir. pas d’exonération possible (arrêt 13 mars 2008 Civile 1ère). Mais est-ce que cela vaut pour toutes les OB de résultats. ou seulement pour les OB de sécurité résultat ? On ne sait pas. personne n’aurait pu l’empêcher. b) le fait d’un tiers et le fait du créancier  Fait d’un tiers : Doit présenter tous les caractères de la FM pour pvr exonérer le débiteur de sa responsabilité sinon aucune exonération possible. Cette JP est entérinée par les arrêts d’AP de 2006 car ils ne prennent pas en compte l’extériorité des cas de FM.pas pu prévoir au moment de la conclusion.  Un événement extérieur au débiteur Condition liée historiquement que si c’est le D qui l’a provoqué alors engagera sa responsabilité. qui par définition ne lui est pas extérieure.Partielle : le fait du créancier ne présente pas les caractères de la FM. La CC° dans arrêt 24 janvier 98 civile 1ère : un mouvement de grève d’une grande ampleur qui affectait le secteur public est extérieur à EDF. Et donc les juges ont conclu au caractère irrationnel de l’agression donc est aussi imprévisible. B) le préjudice Bien que l’article 1147 du CCIV ne l’exige pas formellement la RCL suppose un dommage comme toute RC. Cas de FM qui va exonérer EDF suite aux coupures qui cause dommages aux usagers La JP est flottante sur cette condition : . Exemple 2 : arrêt 23 juin 2011 Civile 1ère : décidait qu’était imprévisible et irrésistible l’agression d’un passager sur un autre à coup de couteauagresseur s’est soudainement approché et l’a poignardé ss la moindre parole et manifestation d’agitation anormale.Totale : si le fait du créancier. ni l’empêcher compte tenu de la maitrise du gouvernement sur les rémunérations. La SNCF est traité très sévèrement.  Fait du créancier (« de la victime ») : On distingue l’exonération totale ou partielle= . le déraillement provoqué pas un attentat prévenu par lettre 20 jours avant. Pas de signe annonciateur. . La J est aussi très sévère car rare (faire attention dans les cas pratiques) N’est pas imprévisible pour entreprise de transport le vol à main armée. Exemple 1: arrêt 12 décembre 2000 Civile 1ère : décidait que la SNCF tenu d’une obligation de sécurité de résultat pendant le temps du transport. fautif ou non. Alors : si c’est une OB de moyens il y a lieu d’une exonération partielle du débiteur / si c’est une OB de résultat il semble que la JP décide qu’il ne peut pas y avoir d’exonération partielle du débiteur.

La Cass a admis cette argumentation de la SNCF et casse l’arrêt d’appel car elle n’ pas indiqué en quoi la SNCF pouvait prévoir lors de la conclusion du C.Quel type de dommage ? Il peut y en avoir trois sortes :  le plus fréquent est le dommage matériel. relatif au transport de personnes. que « en cas de violation d'une obligation de ne pas faire. Si un dommage imprévisible survient. Pas prévisible donc pas réparable. colis qui est perdu. sans que celui-ci [le créancier] ait à rapporter la preuve d'un dommage ». la Cour de cassation a . L’étendu du dommage n’est pas prévisible. L’exemple type : qqn qui confie un colis à un transporteur. Toutefois. 2 arrêts du 28 avril 2011. il sort des limites de ce que chacun a prévu et accepté en s’engageant. Le transporteur doit alors réparer le dommage qui résulte de la perte du colis. puis. Ils se définissent de la même manière mais c’est le dommage qu’on retrouve souvent en matière contractuelle. Le fait de rater un avion est dommage imprévisible dans sa cause. Autrement dit.  Le dommage qui est causé par le manquement à une obligation de ne pas faire (type obligation de non concurrence) Depuis un arrêt de principe de la 1civ 10 mai 2005 CC° décide sur le fondement de l’article 1145 du CCIV. quand on viole une obligation de ne pas faire. Cela revient purement et simplement à supprimer la condition du dommage. Cas de figure exceptionnelle. que le terme du voyage ne train n’était pas la destination finale des voyageurs et qu’ils avaient conclu des C de transport aérien. Rare en matière contractuelle. Ce sont exactement les mêmes règles qui s’appliquent en matière contractuelle. le dommage doit être à la fois certain. c’est le cas des violations des obligations de sécu. La SNCF a invoqué l’art 1150 pour refuser d’indemniser des voyageurs qui avaient manqué leur correspondance en raison d’un retard du train. même si la victime ne prouve pas l'existence d'un dommage. Mais cette JP ne s’est développée que pour deux types de contrats : o le contrat de transport o les contrats de dépôts. Le seul manquement suffit à engager la responsabilité du débiteur. le dommage présente deux particularités en matière contractuelle par rapport à la délictuelle :  La réparation du dommage suppose qu’une condition soit remplie : condition posée par l’article 1150 du CCIV qui exige que le dommage soit prévisible pour être réparable. en matière d'obligation de ne pas faire.  Il est moins fréquent que le créancier éprouve un dommage corporel. Pourquoi ajout de cette condition ? Car chaque partie a mesuré en s’engageant les conséquences de son éventuelle défaillance. inexécution. on s'expose à engager sa responsabilité contractuelle. Ce texte de l'article 1145 était obsolète et sans conséquence. le débiteur doit des dommages et intérêts au créancier. et donc du lien de causalité. du seul fait de son manquement.  Les dommages moraux : tellement résiduels que pendant un temps la JP refusait d’indemniser le dommage moral en matière contractuelle. direct et correspondre à la violation d’un intérêt légitime. Le débiteur doit réparer tous les dommages causés. dolosive ou lourde. La JP a interprété l’article 1150 comme signifiant que le dommage doit avoir été prévisible dans ses causes mais également dans son étendu pour être réparable sur le fondement de l’article 1147. mais il ne réparera pas le dommage qui résulte de la perte des objets de valeur dans le colis SI il n’a pas été prévenu. La condition du dommage est supprimée par cette JP de 2005. y compris les dommages imprévisibles. L’art 1150 ne joue pas en cas de faute intentionnelle. jusqu'en 2005 . Comme en matière délictuelle.

Par exemple.  La qualité des parties au contrat.  Les dommages corporels ne peuvent pas faire l’objet de ses clauses allégeant la R. §2/ Les aménagements conventionnels de la respo contractuelle Le principe général de ces aménagements est que les clauses relatives à la RC sont valables.décidé. Mais elles connaissent 4 grandes limites :  la jurisprudence CHRONOPOST : la clause allégeant la R qui a pour effet de vider le contrat de sa substance. Si les clauses se trouvent dans un contrat à la consommation elles sont présumées irréfragablement abusives. Face à cette situation. on présume le préjudice : on considère que le manquement est tel que cela entraine un préjudice. L’appréciation du lien de causalité reste casuistique. C) le lien de causalité Exigence posée par l’article 1151 du CCIV. Ces clauses sont des causes valables. Texte qui fait référence à un lien suffisant entre l’inexécution et le dommage. sans que l'on ait à le montrer. en G prévoient que le débiteur ne répondra pas de tel ou tel type de dommage que pourrait générer l’exécution du contrat.en prévoyant qu’il répondra des cas de force majeure en G ou de cas de force majeure particuliers . il est très difficile de prouver juridiquement que la baisse du chiffre d'affaire que l'on subit est bien du à la violation de l'obligation de non-concurrence. d’alourdir la RC du débiteur. Ces types de clauses sont en principe valables. La doctrine en déduit que ce texte consacrerait plutôt le système de la causalité adéquate. quand on subit la violation d'une obligation de non-concurrence. peut être réputée non écrite sur le fondement de l’article 1131 du Code civil. la Cour de cassation a donc décidé que seul le manquement suffisait. Sur le terrain délictuel. Et a priori la JP semble plutôt encline à appliquer cette théorie en matière contractuelle. en cas de concurrence déloyale. C) les clauses pénales Ces clauses pénales ont pour objet de fixé à l’avance dans le contrat et .  Les fautes intentionnelles. Schématiquement ces clauses peuvent être de trois sortes : A) les clauses augmentant la R : les clauses de garanties Elles ont pour objet d’aggraver. Et cela de deux manières : . La raison pratique de ce régime de faveur est qu'il est très difficile de prouver le préjudice que l'on subit à la suite du non-respect d'un engagement de ne pas faire. en se raccrochant à cet article.en substituant à une obligation habituellement de moyens une obligation de résultat. en lui évitant de faire la preuve d'un dommage. En d'autres termes.  Les clauses limitatives de R : ont pour objet de fixer le montant max des D&I qui seront dus en cas de l’inexécution contractuelle. dolosives et lourdes écartent l’application de ses clauses. leur objet n’a fait l’objet d’aucune contestation en JP B) les clauses allégeant la RC Deux sortes de clauses :  les clauses de non R. la solution est la même : la jurisprudence décide que la concurrence déloyale implique nécessairement l'existence d'un trouble commercial. de faire une faveur au créancier victime d'une violation d'une obligation de ne pas faire.

On dit souvent qu'il y a entre les contrats soit une identité d'objet. Ce pouvoir modérateur est exceptionnel et conçu pour l’être. lorsqu’il constate que la somme convenue dans la clause. soit parce qu'ils portent sur le même objet. Et cela car la CC° décide que les juges du fond n’ont pas à motiver leur décision lorsqu’ils refusent de modérer la clause pénale. Une fois que le juge a motivé sa décision. C’est une peine privée prévue par les parties. lorsque les juges modèrent les clauses ils doivent précisément motiver leur décision en montrant le caractère dérisoire ou excessif des D&I. de celui qui l’invoque donc. soit d’appliquer 1152. Elles sont la pour essayer de forcer au max le débiteur à exécuter le contrat. Du moins. On trouve 3 catégories de groupes de contrats :   des chaînes de contrats : contrats portant sur la même chose en totalité ou en partie. Le juge ne peut pas réduire le montant de la clause a une somme inférieure au préjudice subi par le créancier. tout est déjà fixé. qui introduit dans le CCIV un article 1152 al 2. soit parce qu'ils concourent au même but. il ne peut pas l’augmenter non plus à un montant supérieur au préjudice réel. soit une identité de but. Ces groupes sont constitués de plusieurs contrats qui ont la particularité d'être lié entre eux. Ex : la vente successive d’un même bien  soit la chaine homogène : contrats de même nature et de même objet  soit chaine hétérogène : contrats même objet mais de nature différente le groupe de contrats constitué par le contrat principal et le sous-contrat : qui . Ex : retard dans l’exécution du contrat alors la clause pénale s’applique. En G elles fixent une somme qui est élevée et qui est donc dissuasives  effet comminatoire. Les groupes de contrat sont une figure juridique qui a été mise en évidence par la doctrine. est manifestement excessive OU dérisoire par rapport au préjudice réellement subi par le créancier. si le juge constate que l’inexécution n’a causé aucun préjudice au créancier il lui ai permis de réduire à zéro le montant de la clause. Ces clauses sont souvent utilisées pour dissuader le débiteur de commettre une inexécution contractuelle. 2ème intérêt de ces clauses : évite toute discussion après coup. En revanche. le juge a un pouvoir modérateur des clauses pénales. quelle est sa marge de manœuvre ? Elle se situe entre le montant prévu par les parties et le dommage. Ar t1152 et 1126 du CCivil. la clause pénale ne joue pas si il y a faute lourde grave ou intentionnelle du créancier.forfaitairement le montant des dommages dus en cas d’inexécution. l’application de la R contractuelle au-delà de la sphère des contractants En raison de l'essor d'un phénomène juridique qui est celui des groupes de contrat. Risque lié à l’efficacité de la clause c’est que certains créanciers en position forte se permettent d’abuser et d’imposer des CP déraisonnables. Depuis une loi du 9 juillet 75. Section 2 : le schéma atypique. dans les 1970’s. la jurisprudence a été amenée à étendre le régime de l'inexécution contractuelle au-delà de son domaine d'application naturel. Comme pour les autres clauses allégeant la R. En revanche. alors le juge peut modérer le montant des dommages intérêts convenu entre les parties.

1ère. que « le sous-traitant n’est pas contractuellement lié au maitre d’ouvrage et donc la R du 1re à l’égard du 2nd est nécessairement de nature délictuelle ». les CE restent des tiers les uns par rapport aux autres (dc doivent se fonder sur la RD pour agir) théorie de l’échelle non translative de propriété : lorsqu’on ne transfère pas la propriété alors Donc Arrêt Ass. Est-on dans la RD ou RCL ? La JP a oscillé. et 2 périodes jurisprudentielles. 79 : que l’action en garantie transmise aux acquéreurs successives d’une même chose était necessarily de même nature contractuelle. 9 oct.Pl de 1991. B) la RC limitée au chaines de contrat translatives de la propriété d’une chose Cet arrêt de principe date du 12 juillet 1991 Bess : a décidé à propos d’une soustraitance et u visa de l’article 1165. . A) l’expansion de la RCL au sein des groupes de contrat En 2 temps :  la JP a appliqué la RCL au sein des chaines de C d’abord aux homogènes puis ensuite hétérogènes  pour les homogènes CIV. C’est pq vive résistance de la 3ème chambre civile qui s’en est tenu à une lecture classique de l’article 1165 en décidant que lorsqu’il y a une gpe de contrat au sein duquel n’y a pas transfert de la propriété d’une chose.  Règle étendue aux actions en RCL de D commun par arrêt 9 mars 83 Civile 1ère. Intérêt de distinction : une des Q° que posent les gpes de contrats est la nature de l’action à R intentée entre contractants extrêmes (ceux pas directly liés par le contrat) 1) soit de la chaine de contrat 2) soit du gpe formé par le contrat principal et le souscontrat. Mais l’inconvénient de cette solution est que l’action en RC exercée par l’un des contractants extrêmes se heurtait non seulement aux clauses limitatives de R de son propre contrat (cad du contrat initial) mais aussi aux clauses présentes dans les autres contrats constituants le groupe.vient se greffer au contrat principal  soit pour en permettre l’exécution (ex : sous-traitance)  soit pour bénéficier des avantages procurés par le contrat principal (ex : sous-location)  les ensembles contractuels constitués par des contrats qui concourent tous à la réalisation d’une même opération économique : unis par un but commun.  Puis arrêt Assemblée Plénière 7 février 86 a généralisé la solution pour ttes les chaines de contrats en estimant que « le maitre de l’ouvrage comme le sous-acquéreur jouit de tous les droits et actions attachés à la chose qui appartenait à son auteur » Ces solutions ont le mérite de la simplicité puisque ce n’est seulement que la RC mais aussi une rupture avec une lecture traditionnelle de l’effet relatif des contrats que l’on pouvait avoir à l’époque (art 1165  effet qu’entre les parties)  La 1ère chambre civile pousse la solution plus loin par un arrêt 21 juin 88 qui a posé que « dans tout groupe de contrats la RC régit nécessairement la demande en réparation de tous ceux qui n’ont souffert du dommage que parce qu’ils avaient un lien avec le contrat initial » Point posiitif de cette JP : unification des groupes de C.

Consacre la 2ème position jurisprudentielle de la 1ère Chambre Civile. cad démontrer en quoi c’est une OB bcp plus générale. un balcon d’un locataire tombe sur un passant qui engage R du locataire de celui qui n’a pas respecté du contrat càd du propriétaire. La doctrine est extrêmement critique car scinde au sein des groupes de contrats qui n’a pas lieu d’être. Suffisait qu’il montre le non-respect du contrat donc automatiquement qualifiée de FD. Cours de Hasnain : Chapitre Deux .le 1re imposait l’autonomie de la faute délictuelle par rapport au manquement contractuel Idée que l’une des parties qui manque à ses engagements contractuels ne commet pas automatiquement une faute contractuelle vis-à-vis des tiers. de plus introduit fort déséquilibre entre situation des contractants extrêmes (car dans Bess agissent sur la RD donc plus avantageux) Chapitre 2 : La Responsabilité délictuelle en cas de manquement contractuel Hypothèse où une personne totalement étrangère au contrat et aux parties subit un dommage en raison de l’inexécution.La doctrine s’est interrogée sur la portée de cette solution : devait-elle être étendue à tt type de chaines ou only de sous-traitance ? Finalement on semble considérer que les solutions avant de 91 pour les chaines de contrats translatives de propriété doivent être maintenues. En revanche difficulté en Jp sur les conditions nécessaires de l’article 1382 : la faute visée s’identifie-t-elle à purement et simplement à l’inexécution. AP. IL FAUT MONTER EN QUOI le manquement contractuel est une faute détachable du contrat. La Jp admet depuis longtemps que le tiers peut obtenir réparation en engageant la RD pour faute de la partie à l’origine de l’inexécution. Essentiellement la chambre commerciale et exigeait que le MC pour être qualifié de faute D à l’égard des tiers présente le caractère d’une faute détachable du contrat ou devait constituer la violation d’une O° de prudence et de diligence. ou doit-elle présentée une certaine autonomie par rapport au manquement contractuel ? Càd le tiers : doit il simply prouver manquement ou en + que ce manquement constitue aussi à son égard une faute délictuelle. 6 octobre 2006 : impose que le tiers à un C peut invoquer sur le fondement de la RD un manquement contractuel dès lors que ce manquement lui a cuasé un dommage. Ex : un immeuble avec propriétaire qui ne l’entretient. C’est la Question de l’identification des fautes contractuelles et délictuelles : un manquement contractuel est il automatiquement une faute délictuelle ? 1) pdt longtemps la Jp a était divisé entre 2 grands courants qui s’opposaient apparemment : . Plutôt la 1ère chambre civile. -le 2nd admettait que toute inexécution contractuelle dès lors qu’elle nuisait à un tiers pouvait être qualifié en elle-même de faute délictuelle et suffisait à fonder une action en Rté sur l’article 1382.

dès lors qu'elle causait . et sans aucune difficulté. présente les caractères d'une faute détachable du contrat . On ne peut pas assimiler comme sa les deux fautes. pour engager la responsabilité de la partie défaillante. en engageant la responsabilité délictuelle pour faute de la partie à l'origine de l'inexécution. une faute délictuelle à l'égard des tiers. pour être qualifié de faute délictuelle à l'égard d'un tiers. C'est essentiellement la Chambre commerciale qui représentait ce courant . doit-il simplement prouver qu'il y a eu manquement contractuel ? Ou doit-il prouver en plus que ce manquement contractuel constitue bien. cette Chambre commerciale exigeait que le manquement contractuel. ne commet pas par làmême. c'est-àdire un manquement à un devoir général de ne pas nuire à autrui. C'est la question de l'identification. à son égard. mais il faut montrer que ce manquement est bien un manquement délictuelle. la faute visée par l'article 1382 s'identifie-t-elle purement et simplement à l'inexécution de l'obligation contractuelle ? Ou doit-elle au contraire présenter une certaine autonomie par rapport au manquement contractuel ? Autrement dit. ce manquement devait constituer la violation d'une obligation générale de prudence et de diligence. L'idée était qu'une partie qui manque à ses engagements contractuels. Première Section. Exemple : un immeuble. Mais tout manquement contractuel ne constituait pas une faute délictuelle à l'égard de tout tiers. une vitre de l'appartement du locataire se détache et blesse un passant. Une faute contractuelle est-elle automatiquement une faute délictuelle à l'égard des tiers ? C'est une question qui a longtemps divisé la Cour de cassation elle-même . ou encore. qui n'est pas entretenu par le propriétaire. on peut causer un dommage à un tiers en ne respectant pas son contrat. C'est l'hypothèse où celle où une personne totalement étrangère au contrat et aux parties subit un dommage en raison de l'inexécution du contrat. En effet. qui imposait l'autonomie de la faute délictuelle par rapport au manquement contractuel. ● Il y a eu des difficultés en jurisprudence.● Il y a des cas où le fait de ne pas respecter son contrat va générer auprès de la partie qui n'a pas respecté son contrat une responsabilité délictuelle. automatiquement. pour pouvoir agir sur le fondement de l'article 1382. L'idée est de dire que certes. des fautes contractuelle et délictuelle. le tiers. ● Premier courant jurisprudentiel. s'agissant des conditions nécessaires à l'invocation de l'article 1382 par le tiers. il y a eu une divergence jurisprudentielle très forte jusqu'en 2006. La divergence jurisprudentielle Pendant longtemps. loue un appartement à une locataire . représenté par des décisions de la première chambre civile de la Cour de cassation. dans certains cas seulement. une faute délictuelle. d'une faute délictuelle à l'égard des tiers. La jurisprudence admet depuis longtemps. La chambre commerciale montrait bien que la faute contractuelle se doublait. la fin du XIX ème. Ce dernier engage la responsabilité délictuelle du propriétaire. qui admettait au contraire que toute inexécution contractuelle. ou non. que le tiers peut obtenir réparation. ● Second courant. la jurisprudence a été divisée en deux grands courants contradictoires. au sens de l'article 1382.

constitue ipso jure. à l'appui de son action en responsabilité délictuelle. lorsque l'obligation contractuelle inexécutée est au contraire purement économique. Aux termes de cet arrêt. qu'elles soient liées ou non par un contrat. un manquement contractuel. Cet arrêt consacre totalement. pouvait être qualifiée en elle-même de faute délictuelle. Cet arrêt a affirmé que « le tiers à un contrat peut invoquer. de plein droit. quelque qu'il soit. le tiers qui l'invoque. doit montrer en quoi le manquement contractuel constitue une faute délictuelle à son égard. . la preuve du manquement contractuel suffit à établir la faute délictuelle à l'égard des tiers. qui repose sur une affirmation très générale. a été très critiquée par la doctrine. 99. dès lors que ce manquement lui a causé un dommage ». dans ce cas-là. et le lien de causalité entre les deux. Cette position. par exemple. sans aucune condition. et suffisait à fonder une action en responsabilité sur l'article 1382 du Code civil. sans aucune restriction. constituerait toujours. qu'elle a pour unique support le contrat (c'est-à-dire que s'il n'y avait pas le contrat. parce que c'est une très belle distinction doctrinale. doit prouver trois choses : le dommage qui a subi. La distinction n'a donc pas été adoptée par la jurisprudence. p. mais il n'est pas simple en pratique de distinguer sur quoi repose une obligation contractuelle. en quoi le fait de ne pas respecter ce que l'on a convenu avec UNE SEULE personne pourrait-il TOUJOURS constituer une faute à l'égard des autres gens. un arrêt du 18 juillet 2000. lorsque l'obligation contractuelle inexécutée traduit une norme de comportement d'application générale (exemple type : l'obligation de sécurité). une faute délictuelle. cette obligation n'existerait pas). la solution de la première chambre civile étant alors plus acceptable. dès lors qu'il cause un dommage à un tiers. représentée notamment par Denis Mazeaud (Répertoire Defresnois.146). pour obtenir réparation.un dommage à un tiers. qu'elle est assurée par le débiteur au profit du seul créancier. L'arrêt du 6 octobre 2006 ● L'assemblée plénière s'est donc réunie pour trancher la question. dans tous les cas de figure. ● A partir de ces réflexions-là.746) et Patrice Jourdain (RTDC. une partie importante de la doctrine. a proposé de résoudre l'apparente contradiction entre les positions jurisprudentielles. dans un arrêt de principe du 6 octobre 2006. La distinction doctrinale était à la fois intéressante. Mais cela n'a pas marché . Il n'avait donc pas à prouver la faute contractuelle. en proposant la distinction suivante : Premier cas de figure. Exemple d'une telle règle de comportement : l'obligation de sécurité au sein d'un contrat. c'est-à-dire la position de la Première chambre civile. sur le fondement de la responsabilité délictuelle. On se situe ici plutôt dans la lignée de la première chambre civile. La première chambre civile nous disait que le tiers. Deuxième Section. et permettait de réconcilier les deux chambres de la Cour de cassation. • • Deuxième cas de figure. 2001. fondée. le manquement contractuel. en effet. p. De nombreux arrêts rendus par la première chambre civile correspondait à ce cas de figure . qui a démontré que on ne peut pas poser une règle selon laquelle tout manquement contractuel. tout manquement contractuel. quelque qu'il soit. La critique était néanmoins plus nuancée dans les hypothèses où l'obligation contractuelle violée ne faisait en réalité que traduire entre les contractants des règles de comportement de portée générale s'imposant entre toute personne. une faute délictuelle . le principe d'assimilation des fautes contractuelle et délictuelle.

ni une courte prescription qui serait applicable au contrat. on peut penser à l'obligation contractuelle de non-concurrence. et notamment celles relatives à la responsabilité. le tiers agissant sur le même fondement que la partie victime de l'inexécution. La particularité de cette obligation est que par nature même. ce qui reste absolument et irréductiblement contestable. tout contrat devient pour ses contractants quelque chose de très risqué. pour que la solution soit acceptable. il peut agir sur le fondement de l'article 1382 . ni une clause attributive de compétence. La critique générale est de dire que l'Assemblée plénière a certes voulu simplifier l'indemnisation des tiers. c'est de soumettre l'action du tiers à un régime délictuel. En effet. Elle dit : admettons que l'on puisse poser comme principe que le manquement contractuel constitue en lui-même un fait illicite à l'égard des tiers. • Mais dans ce cas-là. s'il peut s'appliquer). en revanche. ni l'article 1150 (sur le dommage prévisible. Elle montre en effet qu'il faudrait. le tiers pourrait se voir opposer toutes les clauses du contrat. en principe. et dès lors qu'un tiers subit un dommage causé par le non-respect de l'obligation contractuelle de non-concurrence. ces obligations contractuelles de non-concurrence sont soumises à un régime de validité très strict par la jurisprudence. devient une faute absolue dont tout membre du corps social peut se prévaloir. soumettre l'action du tiers à un régime contractuel. Cela permettrait de soumettre l'action du tiers aux prévisions des contractants. parce que ce sont des dérogations aux libertés économiques individuelles. mais elle a péché par excès de simplisme. écarter par ailleurs les clauses contractuelles qui gênerait son action en responsabilité (parce que toutes ces clauses lui sont inopposables) . principe auquel on peut déroger dans le cadre d'un contrat) . Par exemple. ● La doctrine est assez partagée. alors que la concurrence est licite à son égard. et surtout fait de tout contrat « le siège de bombe à retardement ». elle se limite au cercle étroit des parties contractantes. il est énormément invoqué en matière de contentieux. illustré par Alain Bénabant. le manquement à un engagement contractuel pris envers un créancier déterminé. cette jurisprudence traduit un moralisme excessif. Il dit alors que cette jurisprudence favorise un bouleversement des prévisions contractuelles. L'arrêt de l'Assemblée plénière intervient. en outre. elle critique la position de l'Assemblée plénière sur un autre plan. dès lors qu'il subit un préjudice quelconque à la suite de ce manquement. pas porter préjudice à un tiers. qui a souligné que selon cette jurisprudence. qui sont des obligations qui n'ont vocation à régir que les rapports entre les contractants (et donc où le manquement à cette obligation n'est par définition pas une faute délictuelle). puisque l'inexécution de cette obligation ne peut. le problème est que ce tiers va essayer de profiter d'une relation contractuelle qui ne le concerne pas. à l'égard de qui la concurrence est licite (en vertu du principe de liberté de la concurrence. faite par Mme Viney . Il dit que finalement. car « l'assimilation sans aucune distinction ni limite des fautes délictuelle et contractuelle revient à traiter mieux le tiers que le cocontractant victime de l'inexécution ». Il ajoute que l'assimilation des fautes contractuelle et délictuelle est particulièrement désastreuse pour certaines catégories d'obligations contractuelles. tout en invoquant le manquement contractuel. mais globalement. le cocontractant victime de l'inexécution se verra opposer ces clauses contractuelles. et il y arrive ! Seconde critique.● Cet arrêt a une portée pratique énorme . Le tiers peut en effet. Au-delà de cela. une grande majorité des auteurs critique la position adoptée par l'Assemblée plénière. ▪ Pourquoi ? Parce qu'ainsi. deux exemples de critiques : • Première critique. Le tiers ne se verra donc pas opposer tout ce qui est clause limitative ou exclusive de responsabilité. .

Cette proposition est très pertinente. Pdt longtemps l’importance du principe nouveau l’a emporté sur les régimes spéciaux relatifs à des choses spécifiques. bien au contraire. L’évolution de la Jp peut schématiquement peut être découpée en 4 phases :  La 1ère phase de 1804 jusqu’au 1897 on s’est aperçu que la Rté principale fondée sur la faute était devenue insuffisante en raison notably du dvt du machinisme (donc accidents de travail pour lesquels on ne pouvait trouver fautes chez l’employeur). c'est une question qui sera certainement posée lorsque viendra l'heure de la réforme des contrats. Mais il n'y a aucune chance qu'elle puisse être adoptée par la jurisprudence.▪ Elle dit aussi que ce n'est pas choquant. par le contrat de travail. On a commencé à réfléchir pour trouver un système d’indemnisation plus facile des victimes :  La 1ère idée de la doctrine est de avoir recours à la RC . En revanche. Chapitre 1 : Le principe général de Responsabilité du fait des choses Section 1 : découverte et histoire de l’article 1384 al 1er. déborde la sphère des contractants directs (par exemple en matière de groupe des contrats). puisque la responsabilité contractuelle. Titre 2 : la Responsabilité du fait des choses Le dvpt de cette R à eu pour effet d’améliorer la condition des victimes en diversifiant les actions en R. Mais ce régime tend à se réduire car de nvx régimes spéciaux de R du fait des choses sont venues s’ajouter à ceux prévus dans le Code civil. A la fin du XIXème la JP a dégagé un principe général du fait des choses faisant de ces articles (1385 et 1386) des dispositions particulières. Cmt peut-on la décrire ? un article 1384 alinéa 1 dispose que « on est responsable non only du dommage que l’on cause de son propre fait mais encore de celui qui est causé par celui dont on doit répondre ou des choses que l’on a sous sa garde » Pdt tt le XIXème personne n’a donné une valeur particulière à cet alinéa car on le considérer comme transition entre la R du fait personnel (art 1382) et la R particulier du fait des bâtiments et du fait des animaux (1385/6). Mais théorie jms consacrée par la Jp ! . l’employeur s’engage à engager sa responsabilité donc si un accident survient on établit que l’O° de sécurité n’a pas été respecté ce qui doit entrainer la responsabilité de plein droit de l’employeur. Elle dit que l'on pourrait considérer cela comme une situation contractuelle globale. parfois.

Ont exigé la preuve positive d’un fait extérieur générateur du dommage (cas de FM ou fait d’un tiers). les machines peuvent être qualifiées d’immeubles par destination et donc doivent être traités comme des bâtiments. La chambre civile déclare responsable le propriétaire du remorqueur en décidant que la victime n’a pas besoin de rapporter la preuve de la faute de sa part. Section 2 : les conditions de cette responsabilité Les conditions imposées par la Jp se rapportent à 3 notions :  La chose  Le fait de la chose  La garde de la chose A ces 3. Le 1èr écho fut arrêt 16 juin 1896 Teffaine qui a commencé l’évolution pour arriver à la R du fait des choses actuelle. En 1927 elle a abandonné distinction entre choses normales et celles dirigées au profit d’une autre distinction entre les choses ordinaires et les choses dangereuses (celles qui ne pouvaient se voir appliquées l’article) comme les voitures. La Jp était encore prudente car estimant qu’il n’y avait qu’une préemption de faute à l’encontre du gardien mais admettait qu’il pouvait s’en échapper en prouvant son absence de faute. De plus ce n’est plus une présomption de faute mais de R et par la suite la Jp en a précisé l’application. Arrêt célèbre de principe des chambres réunies de la Cdc° du 13 février 1930 Jand’heur : 1ère fois qu’elle affirme la responsabilité du fait des choses en posant un principe général « la présomption de responsabilité du fait des choses établies par l’article 1384 al 1 à l’encontre du gardien de toute chose inanimée qui a causé à autrui un dommage ne peut être détruite que par le preuve d’un cas de force majeur ou d’une cause étrangère qui ne lui est pas imputable ». Avantage du système : écarte le pblm lié la fauteResponsabilité objective.  La 3ème idée fut le fait de 2 grands auteurs que Saleilles et Josserand de tirer partie de la partie « on est responsable des choses que l’on a sous sa garde » dont faut donner un sens général au mot « chose » et déclarer responsable de plein droit de tt accident par une chose que l’on a sous sa garde.  La 4ème phase est marquée par l’application de l’article aux accidents automobiles. Petit à petit a rendue la présomption irréfragable. faut en rajouter une 4ème :  La condition d’un dommage (n’ayant aucune spécificité par rapport à l’article 1382) §1/ Les choses soumises à l’article 1384 al 1er Ces choses sont très nbses dont aussi les choses inanimées (les animés sont les . Une solution plus favorable à la victime (prouver la faute)  La 3ème phase début XXème la Jp commence à se montrer + stricte sur la présomption càd que les juges ne se sont plus contenter de la preuve d’absence d’imprudence du gardien. Dans un premier temps la CdC° a refuse de l’appliquer aux dommages causés par les choses dirigées par la main de l’Homme (donc art 1382). Encore un système fondé indirectement sur la faute.  La 2ème phase commence en 1897 où d’autres décisions ont commencé à admettre que le gardien d’une chose inanimée pouvait être déclaré responsable des dommages de celle-ci. Non plus consacré car proposition était d’une efficacité limitée puisque la victime devait prouver le défaut d’entretien ou le vice de construction. La 2ème idée fut une proposition d’extension de l’article 1386 relatif aux bâtiments .

la neige… il ne faut pas les confondre avec les Res delictae : les choses abandonnées. Importe peu aussi que soit une chose comportant un vice interne ou que soit une chose dangereuse. 82 qui avait été prise sous la pression des assureurs -->ces alinéas prévoient que la victime doit prouver la faute du détenteur du bien dans lequel l’incendie a prit. Une partie de la doctrine est assez hostile à un dvt trop important de l’art 1384al 1er et a proposé plusieurs def restrictives des chose/4 distinctions doctrinales :  Qu’il ne peut y avoir FC que si celui-ci comporte un « vice propre/interne ». Par fois la Jp a fait application discutable de la notion de Res nullius car a décidé que la neige accumulé sur un toit constitue tjs une RN donc ne peut jms donner lieu à application de l’article 1384al 1er . C’est devenue une distinction générale mais abandonnée par arrêt Jand’heur. pour les véhicules automobiles la loi du 5 juillet 85/ les produits défectueux introduit ( ?)  Tient à l’existence des Res Nullius : des choses qui n’appartiennent à personne donc sans aucune garde. puis aux bâtiments pour tous les dommages qui ne sont pas résulte par la ruine (sinon Respté spéciale du fait des choses de l’article 1386).on pourrait considérer qu’elle passe sur la garde du propriétaire du tout. ainsi on ne peut avoir de Rté. Ex : une canette trainant par terre mais quand donne coup de pied en l’envoyant dans l’œil de quelqu’un alors on devient gardien. B) les limites du principe 2 séries de limites :  Tient à l’existence de choses qui sont soumises à un régime spécial de responsabilité comme celles visées aux articles 1385 et 1386 (animaux et bâtiments menaçant de ruine). Ex : le gibier. §2/ Le fait de la chose A) Définition Pour qu’il y a respté des choses il faut un fait : un rapport de causalité qui unit la chose au dommage.animaux). le code civil écarte aussi les dommages causés par l’incendie art 1384 al 2 et 3 qui résultent d’une loi du 7 nov. A côté on trouve différentes lois comme une qui concerne les aéronefs. de tte application  Les auteurs ont proposé de distinguer les choses dotées d’un dynamisme propre et ceux qui sont actionnés par la main de l’homme : consiste à dire que si choses actionnées il ne peut y avoir fait de la chose puisque la chose est un instrument entre les mains d’une personne (c’est l’homme qui en fait ce qu’il veut). jms consacré car serait de vider l’article de tte substance. toutefois cette doctrine qui critique la JP dit que cette jp ne nie pas les victimes car lorsque pers blessée par chute de neige elle peut recevoir indemnisation. A) le principe Ainsi article s’applique à tout type d’immeuble ainsi qu’à tout objet mobilier. Distinction retenue qu’au début XXème siècle mais abandonnée par arrêt Jand’heur puisque pas logique car la chose utilisée par l’homme est plus dangereuse ex : scie . Les victimes peuvent tjs invoquer l’article et établir la faute.

Par tt moyen y compris indices montrant l’absence d’autres causes possibles du dommage ex : l’effondrement d’un mur peut avoir d’autre cause qu’un bang supersonique causé par un avion dépassant le mur du son 2) le rôle causal La J vient parfois en aide aux victimes en créant une présomption de causalité qui n’est pas général. Egalement écartée par Jp et décide que l’absence de contact n’exclut pas qu’il puisse avoir un FC en relation de causalité avec le dommage  Puis la doctrine s’est demandé s’il ne fallait pas écarter le FC lorsque la chose était inerte au moment de l’accident. La Jp a était sensible jusqu’au 40’s à cette solution mais la Cdc° l’a rejetée dans arrêt Chbre civile 24 février 1941 (ado en traversant terrasse. tombe et se blesse : aucun raison d’écarter R) On aboutit à def suivante : « il ya FC dès lors que la chose a été d’une manière quelconque l’instrument du dommage sans aucune limitation » B) la preuve du Fait de la chose Incombe à la victime. Ne joue que dans des cas précis : - Y a présomption lorsque chose était en mvt ET est entré en contact avec la victime. Pour faciliter cette preuve la J la décomposé en *2 éléments :  Prouver l’intervention matérielle de la chose  Puis le rôle causal de la chose* Doit tjs prouver le 1er élément en revanche pour le 2nd elle bénéficie d’une présomption de causalité en sa faveur 1) la preuve de l’intervention matérielle Démontrer que telle chose est intervenue dans l’accident et non un autre (identification). La doctrine a essayé de limiter le fait de la chose aux hypothèses où contact matériel entre chose/victime. Au début 2000’s . chaise pliée au sol. Ces principes sont constants depuis une cinquantaine d’années. Font présumer cause du dommage Donc la victime ne doit que prouver l’intervention matérielle puisque bénéficie de la présomption - Pas de présomption si l’un des deux éléments fait défaut Quand chose était inerte au moment du dommage : on dit que l’inertie peut être « essentielle » (tjs inerte) ou « accidentelle » (chose en mvt mais arrêtée au moment accident) La J décide que victime doit rapporter le rôle causal que chose inerte présentait un caractère anormal __pour cela a 3 possibilités :  Soit du fait de sa position anormale  Soit de son mauvais état  Soit du fait de son comportement anormal (svt dû à vice de fabrication) Si victime ne parvient pas prouver caractère anormal les juges constatent que la chose n’a fait que « subir l’action étrangère de la victime » donc écarte l’article 1384 al1er.

c’est l’instrument du dommage. . A) la Définition jurisprudentielle de la garde Formule classique : gardien est celui qui détient l’usage. Idée : simple fait que la vitre se brise suffit à montrer son rôle causal Dans un premier temps on a vu que ces arrêts concernaient spécifiquement aux débris de parois vitrées. -Dans le 2ème. client d’un supermarché s’était cogné contre un plot de ciment rouge et blanc à la limité d’un passage piéton en le délimitant. dommage causé par boite aux lettres qui débordait sur un trottoir sans pour autant que sa position soit jugée anormale par les juges du fond. elle avait eu un rôle causal dans le dommage. La Cass a décidé que malgré la position normale de la boite aux lettres. Il a en theorie la maitrise de la chose et donc le pouvoir d’empêcher la dérive de la chose. Mais par cet arrêt la Cdc° ne renonce pas à sa solution de 2000 puisque le simple fait de l’avoir traversé suffisait à prouver rôle causal. il n’est pas nécessaire que la victime démontre le rôle causal en établissant son caractère anormal. 25 octobre 2001 18 setp 2003 Ont semblé vouloir donner une portée plus générale à la solution retenue en 2000’s. Cdc° décide que art 1384 al 1er applicable car « résultait de propres constatations des juges du fond que la baie était fragile et que la chose. -Dans le 1er.certaines décisions semblent rompre avec Jp constante et exigences du caractère anormal. Cependant la Cdc° a persisté dans cette voie par 2 autres arrêts . la direction et le contrôle de la chose. enfin admettre l’hypothèse de garde collectif. mais ici fait que la vitre était fragile rend cette vitre nécessairement anormale (une vitre ne doit pas être fragile) Pas de présomption quand chose en mvt et pas entré en contact avec la victime. Mais dommage réparé puisqu’il a été l’instrument du dommage. Incertitude levée par 2ème civile 24 février 2005 où personne heurtée baie vitré et était passé au travers. - §3/ La garde de la chose L’article 1384 al 1 désigne comme responsable celui qui a la garde de la chose. La Jp a dût dans un 1er temps définir la garde. puis poser une présomption. Jurisprudence très critiquée mais parallèlement à ces 4 arrêts d’autres arrêts ont maintenu la solution classique. avait était l’instrument du dommage ». 2 arrêts 2ème Ch Civile 2000 :  23 mars 15 juin La 2ème chbre civile a décidé que dans l’hypothèse où une personne heurte une paroi vitrée et qu’elle se brise en blessant la personne. en raison de son anormalité. Victime doit prouver caractère anormal de la chose. Dommage réparé car même si pas chose anormale. Dans les 2arrets il n’&tait pas question de vitre brisée.

Le propriétaire peut démontrer qu’il a confié volontairement la chose à autrui donc a transférer en même temps la garde Il peut par différents contrats (de transport. le dépositaire. l’emprunteur ou le transporteur devienne gardiens. de prêt. Càd lorsque chose déplacé à son insu. Sur le fondement de ce principe la jp décide qu’il n’y a pas transfert de garde . il en reste le gardien. 2 possibilités pour renverser cette présomption : - Il peut montrer qu’il a été dépossédé involontairement (hypothèse arrêt Franck). en l’espèce l’enfant était gardien de son bâton même s’il n’avait pas de faculté de discernement. B) L’existence d’une présomption de garde à la charge du proprio de la chose La Jp a était rapidement amenée à constater que le proprio de la chose était resté gardien de celle-ci. A cette occasion les juges ont décidé que le propriétaire n’avait perdu la garde du fait du vol. or celui-ci dit que c’est le voleur et non lui. Plénière rend arrêt 3 mai 84 Gabillet précise qu’un enfant en bas âge peut avoir qualité de gardien.Cette déf° résulte d’un arrêt de principe 2 déc. Il ne peut pas y avoir 2 gardiens. la JP a été amenée à poser une présomption de garde à la charge du proprio. et personne arrive en lui disant qu’il a tué le facteur avec sa voiture. il exercer nécessairement sur elle les pouvoirs de direction et de contrôle qui font de lui un gardien. de dépôt) puisque en principe le locataire. il avait cessé d’être le gardien de la chose. 41 FRANCK : propriétaire voiture garée dans la rue. Losque le proprio a conservé la détention de la chose. De plus en résulte que la garde est en principe alternative et non-cumulative. La loi et la Jp ont précisé qu’il ne fait pas tenir compte de l’existence ou non chez le gardien d’une faculté de discernement càd que ce n’est pas nécessaire pour être gardien. Le proprio est présumé gardien. Sur ce fondement. Ass. Recouvre l’hypothèse du vol mais aussi assimilé tous les cas où chose soustraite à la surveillance du propriétaire sans le consentement de celui-ci. CdC° décide que si le propriétaire d’une chose dangereuse ne transfère pas à l’utilisateur tous les moyens de contrôler la choses et ttes les informations nécessaires à sa compréhension et à sa surveillance alors il en reste le gardien. Le proprio doit prouver par tous moyens qu’au moment de l’accident. Difficultés : dans arrêt 19 juin 2003 Cdc° décide que propriétaire d’une tondeuse à gazon qui a confiait à son voisin pour lui tondre sa propre pelouse. La Cdc° consacre la « garde matérielle » dans cet arrêt et non pas la « garde juridique ». Lorsque dommage causé par une chose la 1ère personne que l’on recherche est le proprio en tant que gardien. le propriétaire doit démontrer que le contrat a véritablement entrainé un transfert de maitrise de la chose à son cocontractant de telle sorte que celuici a reçu ttes possibilité de prévenir les dommages que la chose peut causer. de location. Comment renverser la présomption de garde ? Comment prouver qu’on était proprio mais pas gardien ? Il doit démontrer qu’à la suite de certains events il a perdu la maitrise de cette chose. Mais 2 précisions sont à faire pour cette possibilité : - 1.

allant dans l’œil du voisin. donc le commettant reste toujours le gardien de la chose. Dans certains cas de figure il est délicat de déterminer si en confiant la chose sans passer par contrat. L’affaire ayant donné ces deux arrêts est une société faisant bouteilles d’oxygène donne à transporteur et au moment de livraison. une des B explose et transporteur ainsi que l’employé sont blessés. En outre a été précisé que l’existence d’un dynamisme propre de la chose permet de présumer que dommage provient de sa structure et non de son maniement jusqu’à preuve contraire. A également précisé que distinction garde structure/comportement peut être aussi être appliqué à choses inertes lorsque dommages causés par un vice interne (arrêt fiche TD orge et aussi arrêt 2003 pour cigarettes) . même si ce sont les clients qui les ont manipulés car cette manipulation est insuffisante pour opérer un transfert. Il faut distinguer les dommages qui sont imputables à la structure de la chose et sont ceux qui sont imputables a son comportement. Il s’agit d’une jurisprudence qui manque de cohérence et auteur Patrick Jourdain propose d’admettre principe plus cohérent en disant que jusqu’au passage en caisse le magasin reste responsable. Responsabilité délictuelle puisque contrat de vente nonformé-solution posée par arrêt 28 février 96. Mais la Cour relève qu’il était impossible de donner a transporteur la possibilité d’empêcher réalisation du dommage car impossible de contrôler la matière explosive des bouteilles. 2. une cliente non-identifiée avait cassé bouteille en blessant un autre/magasin déclaré gardien. du fait que la chose possède un dynamisme propre. Si c’est imputable à sa structure le gardien reste le propriétaire. Cdc° a rappelé que lorsque proprio confit chose à un tiers ne cesse pas d’être gardien lorsque le tiers n’a pas reçu toute possibilité de prévenir les dommages. le propriétaire lui a en aussi temps confié la pleine maitrise Jp liée aux supermarchés illustre cette difficulté : si on prend un produit sur un rayon et le bocal tombe en explosant. si le dommage est lié au comportement de la chose alors le gardien est l’utilisateur de la chose. Les qualités de préposé et de gardien sont ne principe incompatibles selon la Cass. Mais en réservant les cas de dégradation. dans le cas on l’on peut distinguer entre la garde de la structure de la chose et de la garde de son comportement. Cette 2ème précision depuis 2 arrêts de principe : 5 janvier 56 et 10 juin 1960 où CdC° décide que propriétaire de la chose ne cesse pas nécessairement d’être responsable même lorsqu’il en confit la plein maitrise à un tiers. La Jp recherche la personne la plus à même de contrôler l’état de la chose ou de déceler un vice. Idée que dans certains cas celui qui détient la chose n’a pas les moyens d’empêcher réalisation du dommage. Elle a posé qu’en principe que les magasins en libre-service sont responsables des dommages que peuvent causer les choses à la vente. il en acquière la maitrise (ex : le placer dans son caddie). Ici ne transfère que la garde du comportement. En revanche.lorsqu’un commettant confie à son préposé une chose dont il est propriétaire pour qu’il puisse exercer ses fonctions  Puisque que le préposé est lié par un lien de subordination. La Jp dit qu’il faut faire distinction entre structure ou selon que le dommage ait été causé de par son utilisation. Néanmoins a été jugée que lorsque client manifeste volonté d’appropriation de la chose.

le ballon cause un dommage à un tiers alors tous les joueurs sont gardiens du ballon et donc responsable sur le fondement de 1384. ce n’est pas parce qu’il a commis une faute qu’il est responsable mais parce qu’il a la maitrise de la chose. Que peut faire le gardien pour échapper à sa R ? Peut-il prouver le rôle passif de la chose (1§) ? Peut-il invoquer une cause d’exonération extérieure (2§) ? On s’est lgt demandé s’il peut s’exonérer en démontrant le rôle passif de la chose. de son côté. Ex : lorsqu’un groupe de joueures utilise un ballon. admis si la victime est blessée par un tireur inconnu. Le doute par rapport à la question du rôle passif de la chose comme exonération du gardien ne se pose que dans l’hypothèse où la victime bénéficie d’une présomption de causalité.Cette Jp est assez complexe car est parfois difficile de savoir si dommage est dû à la structure ou le comportement. La preuve de l’absence de faute du gardien n’est pas cause d’exonération. Boris Starck avait proposé que les gardiens devaient être considérés comme responsables in solidum à l’égard de la victime. doit établir le rôle causal de celle ci au moment du dommage. et donc cela a pour effet de raréfier la Jp qui distingue la structure et le comportement. §1/ Le rôle passif de la chose Le gardien peut toujours tenter de démontrer le rôle passif de la chose quand la victime. il est toujours en mouvement. C) l’admission exceptionnelle de la garde collective d’une chose Par exception lorsqu’une chose est sous la maitrise commune de personnes (les mêmes pvrs sur la chose) la Jp admet parfois une « garde collective » ou de « garde en commun ». Section 3 : les causes d’exonérations du gardien Du gardien quand on est passé par les 3 conditions précédentes. Solution contraire car la doctrine a fait une constatation selon laquelle que parfois même si la chose entre en contact avec la victime elle peut avoir eu un rôle passif. Une partie de la doctrine s’est prononcée en faveur de l’absence de possibilité pour le gardien de prouver le rôle passif de la chose lorsque celle ci était en mouvement est entrée en contact avec la victime. Les membres du groupe participent sur un pied d’égalité à la même activité (pas de leader) et exercent un même pouvoir. Pas retenue car ne correspond pas au principe selon laquelle la garde est alternative et non pas cumulative. une . Est aussi compliqué car rend plus difficile situation de la victime qui doit mettre en cause les 2 gardiens possibles. Ces critiques se sont taris sur ce pblm en raison de la mise en place d’un régime spécial du fait des produits défectueux. Est ce que la présomption de causalité est une présomption simple ou irréfragable ? Cette question a beaucoup partagé la doctrine. Dans tous les cas où il n y a pas de présomption de causalité au profit de la victime (cas de la chose inerte ou qui n’est pas entré en contact avec la victime). Car ce régime de R ne repose pas sur l’idée de faute. Cela est-il possible dans ce cas ? La vraie question se pose uniquement lorsqu’il existe une présomption de causalité. chose en présence d’un line de causalité. Autre exemple avec les chasseurs : un groupe de chasseurs a la garde collective des fusils et des plombs. le gardien est toujours autorisé à prouver que la chose n’a fait que subir l’action de la victime (rôle passif). il doit prouver au contraire de la victime que le chose n’a pas eu de rôle causal. Est il toujours possible pour le gardien de prouver le rôle passif de la. Une autre partie de la doctrine a estimé qu’il fallait autoriser le gardien de prouver le rôle passif delà chose. L’hypothèse classique est celle de l’escalator. mais il est certain qu’il le peut par une cause étrangère.

l’escalator est certes en mouvement mais n’a joué pourtant qu’un rôle passif. Un arrêt du 2 avril 1997. même partielle. 2ème ch civ permet de considérer que la jurisprudence a abandonné le rôle passif de la chose comme cause d’exonération du gardien. à partir des années 1940. Elle requiert un événement extérieur. La jurisprudence n’a jamais admis que le malaise / maladie du gardien lui permette de s’exonérer de sa responsabilité. On ne peut plus s’exonérer par le rôle passif. La jurisprudence. §2/ La cause étrangère A) le cas de Force Majeure Le gardien de la chose s’exonère de toute responsabilité lorsqu’il peut établir que le dommage est dû à un cas de force majeur. Caractère d’irrésistibilité : Il faut un dommage normalement irrésistible. En revanche si l’une des conditions fait défaut le gardien ne peut pas prétendre à l’exonération. irrésistible = Preuve difficile. l’exonération est alors totale. Un revirement de jurisprudence est opéré par un arrêt du 4 novembre 2010 : « la victime d’un dommage causé par une chose. La doctrine était très critique car elle estimait que cette solution fragilisait de façon inacceptable la situation de la victime.personne fait un malaise. semble avoir admis le rôle passif de la chose comme cause d’exonération du gardien. La preuve du rôle passif de la chose n’est pas admise en présence d’une cause étrangère = protection de la victime. B) La faute ou le fait de la victime Question de l’acceptation des risques par la victime : La jurisprudence a longtemps admis que l’acceptation des risques inhérents à une activité écartait la présomption de responsabilité de l’article 1384 alinéa 1er. tombe et se fait mal. normalement insurmontable. peut invoquer l’article 1384 alinéa 1 er du code civil à l’encontre du gardien sans que puisse lui être opposé son acceptation des risques » Une loi set intervenue pour exclure les sports automobiles de ce nouveau principe. . loi du 12 mars 2012. L’imprévisibilité va s’apprécier à la date du fait dommageable. le seul moyen de le faire c’est par la cause étrangère. imprévisible. L’article alors introduit prévoit que les pratiquants de sport auto ne peuvent R des dommages matériels causés à un autre pratiquant par le fait d’une chose dont ils ont la garde à l’occasion d’une pratique sportive ou d’un entrainement. L’événement doit être raisonnablement / normalement imprévisible pour le citoyen diligent/ prévoyant. L’évènement doit être extérieur à la chose signifie que les vices dont peut être affectée la chose ne peuvent pas exonérer le gardien de sa responsabilité. La jurisprudence admettait pendant longtemps que les participants à une activité était censé en avoir accepter les risques normaux. A priori aujourd’hui il ressort de certains arrêts de la cour de cassation que cette exonération du gardien n’est plus admise. Caractère d’imprévisibilité : se définit comme l’événement imprévisible en matière contractuelle. Caractère d’extériorité : l’événement en question doit être extérieur au gardien mais également à la chose. Ces 3 conditions doivent être cumulativement réunies pour exonérer le gardien.

 Le fait d’un tiers ne constitue pas une faute mais engage sa responsabilité en tant que gardien d’une autre chose : Le gardien reste responsable pour le tous envers la victime. Une fois la loi adopté la cour de cassation opère un revirement de jurisprudence par trois arrêts du 6 avril 1987. I.e qu’il va se retourner contre le tiers pour que le tiers contribue à la charge définitive de l’indemnité versée à la victime. notamment le train. Lorsque la faute de la victime ne présente pas les caractères de force majeure parce qu’au moins un des éléments de la force majeure manque alors l’exonération du gardien est partielle. Il faut cependant que le gardien démontre bien que la faute de la victime a été au moins en partie à l’origine du dommage.  Le fait d’un tiers ne présente pas les caractères de la force majeure mais constitue une faute qui lui est imputable : Le gardien reste entièrement responsable envers la victime. mais si celui ci est blessé par une chose qui appartient à la SNCF. Faute de la victime avec caractère de la force majeure =exonération totale Faute de la victime sans caractère de la force majeure =exonération partielle Arrêt DESMARES du 21 juillet 1982 la cour de cassation rompt avec ces principes en considérant que la faute de la victime n’exonère le gardien que si elle présente les caractères de la force majeure. Le partage de responsabilité est alors nécessairement égalitaire à 50/50.e il y a un partage de responsabilité qui s’effectue entre le gardien et la victime. elle revient aux solutions antérieurs = faute de la victime avec caractère de la force majeure =exonération totale et Faute de la victime sans caractère de la force majeure =exonération partielle. Exemple : le voyageur sans billet commet une faute. C) Le fait d’un tiers Cas où l’intervention d’un tiers joue un rôle dans la réalisation du dommage. . 2ème chambre civile. Les juges du fond apprécient souverainement la mesure de l’exonération partielle du gardien en fonction de la gravité de la faute de la victime.Question de la faute de la victime du dommage. Pourquoi ? Parce que la faute « voyager sans billet » n’a pas de lien de causalité avec le dommage. On distingue trois grandes situations :  Le fait d’un tiers présente les caractères de la force majeure : le gardien est totalement exonérer de sa responsabilité. sans que cette faute ait de lien de causalité avec le dommage. Evénement déclencheur qui conduit le législateur a adopté un régime de responsabilité spécifique pour les accidents de la circulation par la loi du 5 juillet 1985. Cette contribution du tiers à l’indemnité dépend de la gravité de la faute sachant que ça peut aller jusqu’à une contribution totale. Il peut arriver qu’une faute puisse être reproché à la victime. la victime pourrait invoquer l’article 1384 alinéa 1er sans que la SNCF puisse lui opposer qu’il voyageait sans billet. en revanche le gardien dispose contre le tiers d’une action récursoire i. Lorsque la faute de la victime présente les caractères de force majeure elle exonère totalement le gardien de sa responsabilité. Dans ce cas là le gardien principal reste responsable pour le tous envers la victime et peut ensuite se retourner contre l’autre gardien. peut-elle exonérer le gardien de sa responsabilité ? Le dommage provient à la fois de la chose et d’une faute commise par la victime.

parce que c'est important. Cette condition de l'appropriation est nécessaire et suffisante . La jurisprudence décide que tous les animaux sont censés être visé par le texte pourvu que quelqu’un en ait la garde. . Depuis la découverte du régime général du fait des choses par l’article 1384 du code civile cet article n’a plus grande utilité. Aujourd'hui. En effet la jurisprudence admet que les conditions pour appliquer 1385 sont en effet pour l'essentiel identiques à celles que l'on a dégagé pour appliquer l'article 1384 alinéa 1 er .. Il y aussi des régimes contemporains qui méritent une étude spécifique . Section 1 : les régimes traditionnels du code civil Les auteurs du code civil n’ont envisagé au départ que deux types très particuliers de choses comme faits générateurs de responsabilité : les animaux et la ruine des bâtiments car on n’est seulement en 1804. Il faut connaître les régimes spéciaux.Un animal approprié : Il suffit que l’animal soit approprié pour que l’article 1385 s’applique. §1 : La responsabilité du fait des animaux Elle trouve son siège dans l’article 1385 du code civil « le propriétaire d'un animal. il existe différents régimes spéciaux. on en remarque deux : le régime de responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1386-1s). ou celui-qui s'en sert. Il appartient toujours à la victime de prouver que c’est l’animal qui a causé le dommage son intervention matériel dans le dommage et son rôle causal. Par exemple. . on a un déclin de l'importance de ces deux cas de responsabilité. Un fait de l’animal : dès lors que l’animal a eu un rôle causal dans la production du dommage. - Un responsable : le responsable selon l’article 1385 du code civil est soit le . Quatre retiennent l'attention : il s'agit d'une part des régimes spéciaux traditionnels établis par les articles 1385 et 1386 du Code cfivil. S'agissant des deux autres. le gibier qui se développe dans les forets n’est la propriété de personne et les animaux sauvages d’une manière générale. et le régime organisé par la loi du 5 juillet1985 pour les accidents de la circulation. il faut un animal approprié. il faut les connaître. parce que ce sont les régimes de responsabilité du fait des choses d'origine : c'était ainsi que les législateurs de 1804 avaient envisagé la responsabilité du fait des choses. qui ont pour effet de refouler le régime classique de l'article 1384 alinéa premier.Chapitre 2 : les cas particuliers de responsabilité du fait des choses (régimes spéciaux) En Droit positif. Pourquoi les rédacteurs du Code civil se sont concentrés sur ces deux choses ? Parce que c'était à l'époque les deux types de choses les plus dangereuses qui risquaient le plus de causer des dommages. la victime peut avoir eu seulement peur de l’animal. Un animal sauvage peut être approprié. La jurisprudence a précisé que le contact (intervention matériel) avec l’animal n’est pas nécessaire.. dès lors qu'il a un gardien. ».

En tout état de cause.Les conditions de la responsabilité du fait de la ruine d’un bâtiment (art 1386) L’article 1386 est un régime de responsabilité qui pèse sur une seule personne et exclusivement sur cette personé : le propriétaire. A. ne sont pas des bâtiments les constructions provisoires. Ne sont pas des bâtiments. Le propriétaire est responsable du dommage causé par la ruine du bâtiment à trois conditions cumulatives : - Un bâtiment impliqué dans le dommage : La notion est entendue par la jurisprudence plus largement que dans le langage courant puisqu’elle désigne e tout édifice incorporé au sol ou incorporé à un autre immeuble. ce n’est pas une ruine. soit celui qui s’en sert. . soit d’un fait de la victime. le gardien est responsable et ne peut s’exonérer que en prouvant une cause étrangère qui est identique à celle étudié dans le régime général de l’article 1384 du code civil. qui ne sont pas fixées durablement dans le sol ou dans un autre immeuble ne sont pas des bâtiments. Si toutes les conditions sont réunies le propriétaire peut être déclaré responsable et peut s’exonérer en rapportant la preuve d’une cause étrangère : soit la force majeure. Par exemple un barrage est un bâtiment au sens de l’article 1386 du code civil. d’une part les immeubles qui ne sont pas des constructions réalisés par l’homme. c'est-à-dire qu'on a l'usage d'un animal. Une fois les conditions réunies. par rapport au droit commun.. La doctrine critique donc le maintien de ce régime. la cour de cassation décide que « la notion d’usage d’un animal se définit comme la notion de garde d’une chose » . Cet article 1386 est un régime de réparation qui avait été à l'origine instauré pour mieux protéger les victimes de ce type d'accidents. ce régime est maintenu. ». - Le dommage doit provenir du bâtiment. §2 : La responsabilité du fait de la ruine d’un bâtiment Elle trouve son siège dans l’article 1386 du code civil« le propriétaire d'un bâtiment est responsable du dommage causé par sa ruine . La notion d’usage d’un animal a longtemps été floue en jurisprudence mais depuis un arrêt de principe de la 2ème civile en date du 5 mars 1953. mais aussi de contrôle et de direction. quand on a sur lui un pouvoir d'usage. ce régime de l'article 1386 est moins protecteur que le régime de responsabilité du fait des choses fondé sur l'article 1384 alinéa premier. En dysfonctionnement dans le bâtiment ne relève pas de 1386. d’autre part.. qui était alors la responsabilité pour faute de l'article 1382. Le paradoxe est qu'aujourd'hui. plus précisément de la ruine du bâtiment : la jurisprudence définit la ruine du bâtiment comme la chute partielle ou totale de la construction. Si ce ne sont pas des bâtiments ils sortent de l’application de 1386 mais restent sous le champ de 1384 al 1er. - La ruine du bâtiment doit être imputable soit à un vice de construction soit à un défaut d’entretien : c’est à la victime de le prouver.propriétaire de l’animal.

qui obligeait les états membres de l’UE à établir une telle réglementation avant le 30 juillet 1988. soit elle agit contre la personne qui occupe le bâtiment comme le locataire et qui en a la garde et dans ce cas elle peut se fonder sur l’article 1384 alinéa 1er du code civil. Cette souplesse n’est plus aujourd’hui qu’apparente voire trompeuse en raison de l’intervention de la CJUE qui par une décision du 25 avril . Le problème est que pour cette grange il y avait un propriétaire mais également une personne titulaire d’un droit d’usage.1ère : Un régime qui ne tient pas compte de la distinction entre responsabilité délictuelle et responsabilité contractuelle. Lorsqu’un dommage est causé par la ruine d’un bâtiment la victime dispose d’un choix.L’articulation des articles 1386 et 1384 alinéa 1er du code civil Doctrine : La doctrine estime. pouvait être fondé sur l’article 1384 alinéa 1er du code civil ». Les auteurs ont soulevé le paradoxe de cet article 1386 qui n’a pas été abrogé malgré son évolution vers un régime beaucoup moins protecteur de la victime. Arrêt 2ème civile 23 mars 2000 : fait : effondrement de la toiture d’une grange. soit d’agir contre le propriétaire du bâtiment en respectant les dispositions de l’article 1386. cette nouvelle législation ne fait que s’ajouter au droit français antérieur. La victime assigne le titulaire du droit d’usage sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1 er du code civil. Cette solution aurait rendu obsolète l’art 1386. soit d’agir contre le gardien du bâtiment sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er du code civil. soit elle agit contre le propriétaire et dans ce cas elle ne peut se fonder que sur l’article 1386 du code civil. Cette option offerte par l’arrêt du 23 mars 2000 disparait si le prop est également le gardien de son bâtiment. - 2ème : En principe. C’est le même régime de responsabilité qui s’appliquer qu’il y ait contrat ou pas. Section 2 : La responsabilité du fait des produits défectueux Directive communautaire du 25 juillet 1985. de façon majoritaire. Peu importe que la victime ait ou non passé un C sur le produit défectueux. La France a adopté ce nouveau régime de responsabilité par une loi du 19 mai 1998 incluant les articles 1386-1 à 1386-18. Critiques de la solution jurisprudentielle : la critique principale de la doctrine a été de dire que cette jurisprudence crée une disparité de traitement injustifié entre les victimes du dommage causé par les choses. Ce choix s’est traduit par l’article 1386-18 du code civil qui précise que les dispositions nouvelles ne privent pas la victime de demander la réparation du dommage subit du fait d’un produit défectueux sur le fondement d’autres régimes de responsabilité. La cour de cassation censure l’arrêt d’appel et juge que « l’action dirigé contre le gardien. Lorsque le propriétaire et le gardien du bâtiment sont une seule et même personne. C’est un régime de responsabilité qui présente trois particularités : . La France ne s’est pas conformée à cette obligation dans les délais et elle a été condamnée par la CJUE (ancienne CJCE) le 15 janvier 1993 pour non transposition de la directive en droit interne. Jurisprudence : Pendant longtemps la jurisprudence a refusé d’accorder cette option à la victime puisse que la cour de cassation a estimé de façon constante que en cas de ruine d’un bâtiment l’article 1386 en tant que disposition spéciale excluait la disposition générale énoncé par l’article 1384 alinéa 1er du code civil. que les victimes devraient avoir le choix. Article 1386-1 du code civil dispose que le producteur est responsable qu’il soit lié ou non par un contrat avec la victime. non propriétaire du bâtiment.B. dans ce cas seul l’article 1386 du code civil peut s’appliquer. La victime pourrait agir contre le propriétaire gardien et ainsi évincer l’application de l’article 1386.

On se fonde sur les textes de droit national mais on applique les solutions de la loi de 98 (droit communautaire). s’il cause un dommage parce que défectueux.e. selon la CJUE.  Pour les produits mis en circulation avant le 30 juillet 1988. ni l’obligation contractuelle de sécurité du vendeur dans le cas où il y a contrat de vente et le défaut vient du produit vendu par le vendeur.. Pour les produits mis en circulation avant le 30 juillet 1988. ou la faute de l’article 1382 du code civil. - 3ème : Application dans le temps : le régime de l’article 1386 ne s’applique qu’aux dommages causés par des produit dont la mise en circulation est postérieur à l’entrée en vigueur de la loi créant le new régime càd le 21 mai 1998. i. L’option offerte à la victime. pas de problème. application de l'article 1386-1. même en appliquant le droit national. cela sera l'article 1384 alinéa premier. cela sera le producteur qui sera désigné comme responsable. même si le droit français désigne d'autres responsables possibles. Mais il n'y a pas eu d'arrêts la-dessus. Restriction des options de la victime. qui était repris à l’article 1386-18 du code civil. la victime en cas d’un dommage causé par un produit défectueux peut seulement invoquer la garantie des vices cachés (= garantie contractuelle attachée aux contrats de vente). En revanche la victime ne peut invoquer ni la responsabilité du fait des choses car elle reposerait sur le même fondement.  Si la mise en circulation du produit est postérieure à l'entrée en vigueur de la loi. sans être tenu d'interpréter la directive. En pratique. on n’applique pas 1386-1 et suivant donc le juge français doit appliquer le droit national antérieur à 1998.. de faire respecter le principe de canalisation juridique de la responsabilité sur la tête du producteur. on applique le droit français en s'inspirant de la solution de la directive. La Cour de cassation a précisé que le juge est tenu. mais de l'interpréter à la lumière de la directive. §1 : Le domaine de la responsabilité du fait des produits défectueux .2002 a interprété très restrictivement l’option offerte aux victimes par l’article 13 de la directive. Cela veut dire que si un dommage est causé par un produit mis en circulation entre 1988 et 1998. comprend seulement la possibilité d’invoquer des régimes de responsabilité reposant sur des fondements différents de celui mis en place par la directive. on peut penser que c'est le droit commun français qui s'applique. 2 hypothèses :  Produit mis en circulation entre le 30 juillet 88 et le 21 mai 98.  Si la mise en circulation du produit est antérieure à cette date. c’est uniquement les principes de droit français commun qui s’applique. Autrement dit.

le fabricant d’une matière composante. → principe de canalisation juridique de ce régime sur la tête du producteur (essentiel pour la CJUE). précise que le produit est mis en circulation lorsqu’il est sorti du processus de fabrication mis en œuvre par le producteur et qu’il est entré dans un processus de commercialisation.A.pour ces dommages modiques il semble que les victimes puissent se fonder sur 1384al. B. se présente comme tel. Toutefois si on ne peut pas identifier le producteur ce sont le vendeur ou le loueur du produit qui sont responsables.pour les dommages aux biens supérieurs à 500euros la franchise de 500euros reste à la charge de la victime § 2 : Le régime de la responsabilité du fait des produits défectueux A. La notion de producteur est définit par l’article 1386-6 du code civil : sont producteurs lorsqu'ils agissent à titre professionnel : le fabricant d'un produit fini. agissant toujours au titre professionnel. La notion de produit englobe également les composants d’un produit composite. en apposant sur le produit son nom. Le juge communautaire par un arrêt du 9 février 2006. 2ème précision : La légalisation nouvelle suppose que le produit en cause ait été mis en circulation et l’article 1386-5 du code civil précise que le produit est mis en circulation lorsque le producteur s’est dessaisit de manière volontaire (exclusion du vol). au loueur et à tous fournisseur professionnel du produit. Législateur : modification du 1er alinéa par loi de 2004 Condamnation 14 mars 2006 Loi 2006 Désormais en principe le producteur est la seule personne responsable. sont exclus par définition les immeubles.1er . 1386-2 il existe une franchise pour els dommages causés aux biens : le régime spécial n'est pas applicable à un dommage inférieur à 500euros : . le producteur d'une matière première. Qui est bénéficiaire de ce régime de responsabilité ? Toutes les victimes qui sont en mesure de justifier que le défaut du produit a porté atteinte a leurs personnes ou a leurs biens autres que le produit lui même.Le domaine de la responsabilité quant aux personnes Qui est responsable ? A l’origine la loi du 19 mai 1998 avait prévu que si la responsabilité visait au premier chef le producteur du produit elle avait également vocation à s’appliquer de la même manière au vendeur. Tous les produits du corps humain également. sa marque ou tout autre signe distinctif.Le domaine de la responsabilité quant aux produits Les articles 1386-1 et suivants s’appliquent aux produits mis en circulation • La notion de produit 1ère précision : la notion de produit définit très largement par l’article 1386-3 du code civil. Mais art. Un produit peut être tous bien mobilier. Les conditions de cette responsabilité . Tous les produits industriels mais également produits naturels. Également assimilé à un producteur l'importateur du produit. Au producteur on assimile celui qui. La loi ne distingue pas selon que la victime soit liée ou non a un contrat Ne distingue pas entre les consommateurs et les professionnels. CJUE 25 avril 2002 condamnation de la France pour mauvaise transposition de la directive en raison de l'extension de la catégorie des personnes responsables aux fournisseurs du produit.

mais uniquement sur les régimes de responsabilité de droit commun. Pour les dommages matériels cependant. il existe une franchise de 500€ : cela veut dire que pour le dommage supérieur. Cela veut bien dire que l'appréciation du défaut se fait en considération des données techniques de l'époque de mise en circulation du produit. . 500€ restent à la charge de la victime . Tous les dommages sont pris en compte. en fonction de la nature du produit. Il se définit comme en matière de responsabilité du fait personnel. puisque le dommage peut aussi bien être un dommage corporel qu'un dommage matériel. première condition de la responsabilité du fait des produits défectueux. Le défaut du produit consiste en une sécurité insuffisante de ce produit au moment où le producteur décide de le mettre en circulation. la Cour de cassation a pu admettre de façon assez souple le lien de causalité entre le défaut du produit et le dommage. • Le produit peut être aussi défectueux lorsqu'il présente en lui-même un caractère anormalement dangereux. a été mis en circulation postérieurement. Le produit peut être tout à fait intègre en lui-même. et le lien de causalité entre les deux. « un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre ». L'article 1386-4 précise toutefois qu'un produit ne peut pas être considéré comme défectueux par le seul fait qu'un autre. ● Deuxième condition. Cela ne signifie cependant pas qu'il n'y a pas de conditions à remplir. La loi de 1998 a opté en faveur d'une portée très large de cette responsabilité. En d'autres termes. mais au moment où le produit est mis en circulation. ● S'agissant tout d'abord du défaut du produit. Plus concrètement. il y a deux grands cas de figure : • Le produit peut être défectueux soit parce qu'il y a une information insuffisante sur les dangers liés à son utilisation. et uniquement de ces données-là. le dommage. on ne peut pas agir sur le fondement de l'article 1386-1. selon l'article 1386-4 alinéa premier. cet article prévoit que la victime doit prouver trois choses : le défaut du produit. pour les dommages inférieurs. Ces conditions de la responsabilité du fait des produits défectueux sont visées à l'article 1386-9 du Code civil . une responsabilité objective. et celles liées à un défaut de conception du produit.● Cette responsabilité est une responsabilité de plein droit. On ne s'intéresse pas à cette sécurité à n'importe quel moment. Il y a donc des situations liées à un défaut d'information sur les dangers du produit. mais si le fabriquant n'a pas informé son client que l'utilisation du produit peut présenter tel ou tel danger. ● Il faut que la victime établisse un lien de causalité entre le défaut du produit et le dommage qu'elle a subi. L'appréciation de cette condition de la défectuosité du produit se fait de façon abstraite et objective. le dommage. Parfois. et on rencontre les mêmes problèmes. on va considérer que le produit est défectueux. plus perfectionné. c'est-àdire qu'elle n'est pas subordonnée à la preuve d'une faute du professionnel responsable.

• ● Pour les causes d'exonération spécifiques à ce régime. à l'issue de ces trois ans. parce que l'on ne peut pas prendre en charge indéfiniment les risques liés à un produit . dans l'affaire du vaccin contre l'hépatite B et de son lien de causalité avec la sclérose en plaques. qui prévoit que « la responsabilité du producteur est éteinte 10 ans après la première mise en circulation du produit qui a causé le dommage ». Ce délai est prévu à l'article 1386-17. le producteur reste intégralement responsable envers la victime .Notamment. soit des causes spécifiques à ce régime. • La faute de la victime peut exonérer totalement. ● Pour ce qui est des causes d'exonération générales. qui prévoit que « l'action en réparation de la victime se prescrit dans un délai de 3 ans à compter de la date à laquelle la victime a eu. On en distingue deux types : soit des causes générales. il dispose d'une action récursoire contre le tiers. Lire les articles. connaissance du dommage. pour indemniser les victimes. s'est contentée d'une probabilité de lien de causalité (scientifiquement. Cela veut dire qu'en cas de fait d'un tiers. Si un dommage est causé par un produit défectueux plus de 10 ans après sa mise en circulation. elles sont plus nombreuses que dans les régimes de droit commun. la responsabilité du producteur peut en principe être engagée. le produit devient vétuste. Les exonérations de responsabilité Un certain nombre de causes d'exonération sont à disposition du producteur . • Le cas de force majeure exonère totalement le producteur de sa responsabilité. elle ne peut plus agir que sur le fondement de la responsabilité du droit commun. elle a 3 ans pour agir . Les causes d'exonération ou de limitation de la responsabilité 1. il faut que l'on soit dans ses 10 ans de sa première circulation. ce sont les mêmes que pour la responsabilité du fait des choses. En revanche. ● Lorsque ces trois conditions sont remplies. il est précisé par l'article 1386-14 du Code civil que le fait d'un tiers ne peut être invoqué par un producteur à l'encontre de la victime. et de l'identité du producteur ». ou partiellement. sinon une responsabilité totale du tiers. et que l'usure a eu un rôle à jouer dans le défaut. il n'y avait que des fortes présomptions). A partir de la date où la victime a ses éléments en sa possession. le producteur de sa responsabilité. du défaut. il y en a un certain nombre qui sont visées aux articles 1386-11 et 1386-12 du Code civil. • Il est par exemple possible au producteur de démontrer que le défaut du produit n'existait . ou aurait du avoir. B. Mais encore faut-il que la victime soit dans les délais impartis par la loi pour agir. la victime retombe dans le régime général de la responsabilité du fait des choses. la Cour de cassation. Ces délais sont au nombre de deux : • Un délai de forclusion. L'idée est que cette responsabilité est temporaire. Pour que le produit relève de cette responsabilité. mais une fois qu'il aura dédommagé la victime. on considère qu'après un certain nombre d'années. Ce délai est énoncé à l'article 1386-16. • Un délai de prescription. pour obtenir au moins un partage de responsabilité.

ce n'est pas une cause d'exonération . qui sont au nombre de quatre : . • 2. Cette cause d'exonération ne fonctionne cependant pas dans un cas précis. Troisième Section Le régime de l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation Malgré les efforts de la jurisprudence pour donner à l'article 1384 alinéa premier et à la responsabilité du fait des choses la dimension et la portée la plus large possible. les préjudices causés par un accident de la circulation nécessitant une indemnisation importante . les produits concernées par cette responsabilité du fait des produits défectueux sont les produits mis en circulation. l'alinéa 2 de ce texte précise qu'il y a une exception. pouvant ainsi diminuer voire exclure son indemnisation. Les limitations de responsabilité Deux remarques. ● L'article 1386-15 du Code civil répute non-écrite les clauses qui visent à écarter ou à limiter la responsabilité du fait des produits défectueux. • Une des principales causes d'exonération est le risque de développement. celui où le dommage a été causé par un élément du corps humain. C'est pour éviter tous les problèmes liés au sang contaminé. qui joue pour les dommages causés aux biens qui sont utilisés par la victime pour un usage professionnel. ce qui était un revirement de jurisprudence très important et entrainant des solutions aberrantes en matière de responsabilité du fait des choses. dite loi Badinter. la Cour de cassation s'est jointe au mouvement général. ces voix se sont alors mobilisées pour obtenir une législation particulière. volontairement provocatrice. et qu'il est apparu seulement après. de la Cour de cassation. et que c'est sans son consentement que le produit a été distribué. notamment parce que toute faute de la victime était prise en compte. n'a pas permis de déceler l'existence du défaut. Mais si on réfléchit bien. On estime qu'entre professionnels. Autre cause d'exonération. C'est-à-dire que ces clauses sont valables entre professionnels. les résultats concrets n'étaient pas satisfaisants pour les accidents de la circulation. le Parlement a adopté le 5 juillet 1985 une loi tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation.pas au moment où le produit a été mis en circulation. ou par un produit issu de celui-ci. qui décidait que la faute de la victime n'était de nature à exonérer le gardien de la chose que si elle présentait les caractères de la force majeure. pour tout ce qui est atteinte aux biens utilisés à titre professionnel. demandant une loi particulière en matière de sécurité routière : pour influencer et peser sur l'adoption d'une telle loi. Cette politique du tout ou rien. il est possible au producteur de prouver que le produit n'était pas destiné à la vente. et aboutissait trop souvent à priver certaines victimes de toute réparation. a conduit le législateur à réagir . qui est le fait que l'état des connaissances scientifiques et techniques. Cette nouvelle loi présente un certain nombre de caractères spécifiques. propre aux accidents de la circulation. elle a rendu un arrêt Démares du 21 juillet 1982. Là encore. c'est simplement que le défaut du produit n'est pas démontré. Le législateur a tardé à agir. au moment de la mise en circulation du produit. Les articles traitent cela comme une cause d'exonération. ce qui n'est tout à fait faux. Cet article a en effet été appliqué aux accidents de la circulation jusqu'en 1985. on sait ce qu'on fait. et on peut organiser sa responsabilité comme on l'entend. des vois de plus en plus nombreuses ont dénoncé cette situation très choquante en pratique. Toutefois. Dès 1966. ce n'est pas une cause d'exonération . Finalement.

A. Le système nouveau a un caractère profondément inégalitaire : le droit à indemnisation varie suivant la nature des préjudices subis (selon que l'on a affaire à un préjudice corporel ou un préjudice matériel). c'est l'indemnisation des victimes. à tondeuse à gazon autoportée. l'accident de la circulation. si elle paraît simple. et la victime de l'accident. voiturettes. On ne peut pas choisir entre la loi de 1985 et une autre responsabilité. quant à lui. A ces trois premiers éléments. les tondeuses à gazon classiques. ou tracteurs. à un chariot élévateur. §1/ Le champ d'application de la loi du 5 juillet 1985 On trouve ce champ d'application à l'article premier de la loi . a toutefois suscité un certain nombre de difficultés en jurisprudence. mais également tous les deux-roues motorisés. dans l'article premier de la loi. On pense aux automobiles. il faut en ajouter un quatrième. En revanche. a précisé. cela n'influence pas sur la qualification de véhicule terrestre à moteur. elle exclut tout autre régime de responsabilité. il fait ressortir trois éléments principaux permettant de cerner ce champ d'application : le véhicule terrestre à moteur.• Les dispositions de cette loi ont un caractère indemnitaire . en panne. Cela veut dire que lorsque la loi de 1985 est applicable. • • Les dispositions de la loi sont d'ordre public . c'est pour étendre la loi de 1985 aux caravanes et aux ensembles routiers (gros camions. La législateur. qui a du faire des concessions au lobby des assureurs. c'est-à-dire que la loi définit un droit à indemnisation qui est indépendant des régimes de responsabilité de droit commun prévus par le Code civil. bus. c'est-à-dire la personne responsable sur le fondement de la loi de 1985. 30t). cela signifie qu'elles peuvent être relevées d'office par le juge. Tout d'abord. mais également en fonction de la catégorie à laquelle appartiennent les victimes. • Les dispositions de la loi forment ce que l'on appelle un ensemble spécifique. ce qui est privilégiée. et mu/animé par une force motrice quelconque. La notion de véhicule terrestre à moteur ● Le véhicule terrestre à moteur correspond à tout engin destiné aux transports de personnes ou de choses. circulant sur le sol. elle a appliqué la loi à une moissonneuse batteuse. La jurisprudence entend la catégorie de façon assez large. la question de la faute est donc quasiment évacuée de cette loi. camions. Par exemple. il était indifférent que le moteur soit en fonctionnement. Fait aussi partie de cette catégorie tout ce qui est engin public de travaux. Cet objectif est nettement détaché dans la loi de l'existence d'un comportement éventuellement fautif de l'auteur du dommage . même si les parties au procès ne les invoquent pas. ● Cette notion. selon qu'elles étaient conducteurs ou pas au moment de l'accident (les conducteurs sont les victimes les moins biens indemnisées par cette loi de 1985). la jurisprudence a exclut l'application de la loi pour les presses à pailles nonattelées au tracteur.la jurisprudence a été amenée à préciser que pour l'application de la loi de 1985. . que doivent être assimilés à des véhicules terrestres à moteur les remorques et semi-remorques . ou à l'arrêt lors de l'accident . que l'on trouve visé à l'article deux de la loi : le défendeur à l'action. les engins à damages pour les pistes de ski. Cette différence de traitement s'explique par le fait que la loi de 1985 est une loi de compromis.

s'il peut démontrer une faute à l'origine de l'accident. Contrairement à l'exemple précédent. de changer de position. la notion ne peut être retenue en cas d'infraction volontaire. La jurisprudence refuse systématiquement. la jurisprudence a décidé. qui ne peut demander réparation que selon le droit commun de la responsabilité. que faire en cas de collision entre un véhicule terrestre à moteur et un train. pour l'instant. tramway. …). La notion d'accidents de la circulation Cette notion se décompose en trois éléments : la notion d'accident elle-même. Par un arrêt de la deuxième chambre civile du 12 mai 1993. pas de difficultés (train. • terrestre à moteur. sur un passage à niveau ? Le passage à niveau est-il une voie propre aux chemins de fer? La jurisprudence décide depuis un arrêt de la 2ème chambre civile du 17 mars 1986. la jurisprudence a fait le choix l'ensemble de l'accident. d'appliquer la loi de 1985 à cette hypothèse. c'est l'article 1384 alinéa 1 qui s'applique. Le problème est que la jurisprudence a été conduite à préciser les contours de l'exclusion voulue par la loi. il s'agit d'un accident ferroviaire pour l'automobiliste. d'où la solution de l'arrêt.● En revanche. que l'accident doit recevoir une double qualification : ▪ C'est un accident de la circulation pour la SNCF. • Les positions sont donc empiriques et compliquées. lorsque les tramways circulent sur des voies qui sont séparées de la rue par différentes infrastructures. mais cette voie n'était pas matériellement délimitée. le lieu de l'accident et le fait de circulation. mais sur laquelle il était matériellement possible d'aller. c'est-à-dire sur le fondement de l'article 1384 alinéa premier. en raison des différences jurisprudentielles : « pourquoi ne pas faire pareil pour le passage à niveau ? ». La jurisprudence a également été amené à se prononcer sur l'application de la loi de 1985 à un trolleybus circulant sur une voie propre. funiculaires. et un loi de 1985 est applicable pas le tramway du reste de d'appliquer la loi de 1985 à Cela a suscité la critique de la doctrine. ● Cette notion d'accident est entendue très largement. Première difficulté. parce que la jurisprudence n'a pas été très clair sur la façon de comprendre cette expression. contre toute attente. ▪ A l'inverse. • Deuxième problème. Par conséquent. ou sur celui de l'article 1382. comme un terre-plein ou un trottoir. en cas de collision entre un véhicule tramway dont les rails sont implantés sur la chaussée. parce qu'elle crée des difficultés en pratique. ▪ En revanche. fortuit. interdite aux autres véhicules. Dans ce cas. seul l'article 1384 alinéa premier du Code civil (responsabilité du fait des choses) est applicable à l'accident qui a pu concerner ces véhicules. Ce qui a posé problème. et indépendant de la volonté de son auteur. c'est l'expression « voie qui leur sont propres ». B. alors qu'il y avait tous les éléments pour dire qu'il y avait une voie propre au trolleybus . en cas d'accidents sur ces voies. Ce n'est pas la solution de la simplicité. Pour ce qui est des véhicules concernées. la jurisprudence décide que la lorsque les rails sont posés sur un site qui n'isole la circulation. ▪ Dans ce cas là. spécialement balisée. qui peut alors se prévaloir de la loi de 1985 pour obtenir l'indemnisation de ses dommages. puisqu'il s'agit de tout événement soudain. et la loi de 1985 ne . la loi a exclu de son domaine d'application les chemins de fer et tramways circulant sur des voies qui leur sont propres.

que le véhicule terrestre à moteur circule ou non au moment de l'accident . les non-conducteurs. d'engins affectés à un travail fixe sur un chantier. La jurisprudence décide aussi que le lieu de circulation peut correspondre à un lieu ou à une voie privés. la Cour de cassation fait tout de même des exceptions. la jurisprudence décide que la loi de 1985 est applicable à tout accident dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur. La jurisprudence est claire sur ce point : est conducteur l'individu qui est au commande du véhicule lorsque survient l'accident. une cour privée entre des immeubles. De temps en temps.s'applique donc pas . Cependant. la loi de 1985 n'est pas applicable entre les concurrents de la compétition. ce qui est assez fréquent en pratique. que cela soit pendant la compétition ou au cours des entrainements. un tracteur qui laboure un champ). au fait que le véhicule terrestre à moteur avait au moment de l'accident vocation à circuler. La jurisprudence a décidé que sont des lieux de circulation au sens de la loi de 1985 l'accès au parking d'un magasin. elle a décidé que lorsque la voie de circulation est fermée pour cause de compétition sportive. ● Du point de vue du fait de la circulation. puisque les lieux de circulation ne sont pas réduits aux seules voies ouvertes à la circulation publiques. Cela veut dire que si un concurrent cause un dommage à tiers qui n'est pas concurrent. de par la jurisprudence. même interdite à la circulation. ou qu'il soit en marche ou non. qu'il soit à l'arrêt ou en stationnement de plus longue durée. lorsqu'un travail effectué par un engin est indissociable de l'idée de déplacement. Dans de telles circonstances. il est placé par la loi de 1985 dans une situation défavorable par rapport aux autres victimes. ● Lorsque le conducteur est lui-même victime de l'accident de circulation. mais peut aussi être toute voie publique. Par exemple. C'est le cas de certains camions-magasins sur un marché ou une foire. La Cour de cassation a du faire différentes précisions. on relève alors des régimes de droit commun. C. Une victime L'article premier de la loi 1985 désigne trois catégories différentes de victimes : les conducteurs. parce qu'il ne commande pas véritablement le véhicule. la loi de 1985 redevient applicable. et que la personne qui commence à descendre du véhicule redevient un piéton. et les victimes par ricochet. et cela de façon durable. le fait de circulation se réduit. • . parce qu'il se traduit par une succession de déplacements et d'arrêts. la loi de 1985 demeure applicable (par exemple. il découle que la personne qui est en train de prendre place au commande est un piéton. En revanche. la Cour de cassation décide que l'application de la loi de 1985 est exclue si le véhicule est utilisé en dehors de tout déplacement pour un travail à poste fixe. Elle a en effet précisé. Un lieu de circulation est donc une voie publique ouverte à la circulation. que l'élève d'autoécole n'est pas un conducteur. concernant cette notion de conducteur. • Il est donc nécessaire de préciser la notion même de conducteur. il y a des cas où le véhicule terrestre à moteur n'avait plus vocation à circuler au moment de l'accident. dans un arrêt de la deuxième chambre civile du 29 juin 2010. Peu importe donc. peu important que le véhicule soit en mouvement ou à l'arrêt. ● S'agissant des lieux de circulation. que celui-ci soit en mouvement ou non. la doctrine et la jurisprudence se sont prononcées pour une conception extensive. De cette définition. ou encore un champ.

une jurisprudence défavorable au conducteur. le propriétaire du véhicule n'est pas responsable en tant que tel. et est ensuite blessée par ce même véhicule. c'est-à-dire par référence au droit commun : c'est celui qui a l'usage. ● Dans cet article sont donc visés le conducteur et le gardien du véhicule. C'est un choix de simplicité. Il ne l'est que s'il est démontré qu'il était gardien ou propriétaire de son véhicule au moment de l'accident. ou pire. La jurisprudence a en revanche beaucoup hésité dans la seconde situation. soit le gardien du véhicule impliqué. La jurisprudence a déduit de cet article que la loi tient pour responsable soit le conducteur.  Cependant. et subit une seconde collision avec un autre véhicule. la victime par ricochet. quitte son véhicule. même si cela n'est pas favorable aux victimes conducteurs. D. qui décide que même dans l'hypothèse où un conducteur est victime d'un premier choc. En revanche. Toutefois. Le conducteur est celui qui est aux commandes du véhicule au moment de l'accident. Dans ce cas de figure. la . et que cette faute entraine une diminution de son indemnisation. Si vous êtes conducteur au cours de la première collision. ● Les non-conducteurs sont les victimes pour lesquelles la loi de 1985 a été faite. Encore une fois. le non-conducteur est tué. Il semble que cette façon de considérer les choses ait été abandonné par un arrêt de la première chambre civile du 1er juillet 2010. L'article six de la loi précise que ces victimes par ricochet sont dans la même situation que les victimes directes. pour diminuer son indemnisation (si la victime directe a commis une faute. le système était très compliqué. la propre faute de la victime par ricochet ne peut pas lui être opposée pour diminuer son indemnisation. même si vous sortez de votre véhicule. elle conserve la qualité de conducteur. et blessées. Le défendeur à l'action : la personne responsable Il n'y a pas dans la loi d'article désignant clairement et très clairement le responsable. la Cour a essayé de conférer à cette victime la qualité de nonconducteur pour ce qui est du deuxième accident. Autrement dit. et le conducteur subi un dommage par ricochet du fait de la mort du passager. ● Troisième catégorie. ou même exclure. un arrêt de chambre mixte du 28 mars 1997 a précisé que cette dernière règle ne joue pas lorsque la victime par ricochet est le conducteur. Ce sont les piétons. la Cour de cassation précise que la faute commise par le conducteur peut limiter. qui subi un dommage du fait du dommage subi par la victime immédiate de l'accident. A l'inverse. ce qui implique que la qualité de la victime ne peut pas changer au cours de l'accident. C'est l'hypothèse où deux personnes sont dans une voiture. l'indemnisation du préjudice subi par ricochet. l'accident doit être conçu comme unique et indivisible. vous conservez cette qualité de conducteur pour la seconde collision. Le gardien quant à lui est défini de la même façon que le gardien de la chose au sens de l'article 1384 alinéa premier. et les passagers de voiture. Par conséquent. car les juges décident qu'il n'y a ici qu'un seul et même accident. où le conducteur est sortie ou éjectée de son véhicule à la suite d'une première collision. et est ensuite victime d'un second choc avec un autre véhicule. et les distinctions un peu subtiles. La Cour décide d'abord que si la personne qui conduit est éjectée du fait de la collision avec un véhicule. la victime par ricochet ne peut se voir opposer éventuellement que la faute de la victime directe.  Dans un premier temps. les cyclistes.La Cour de cassation a du également préciser la situation des personnes sorties ou éjectées de leur véhicule à la suite d'une première collision. l'article 2 de la loi de 1985 prévoit que « la victime ne peut se voir opposer la force majeure ou le fait d'un tiers par le conducteur ou le gardien du véhicule impliqué ». dans une seconde collision. ils ont un accident. l'indemnisation de la victime par ricochet sera pareillement diminuée).

si c'est pour appliquer les règles de la responsabilité du fait des choses ? ● La jurisprudence s'est prononcée. il peut y avoir dissociation de la qualité de conducteur et de la qualité de gardien. la notion d'implication devait différer de la notion de fait de la chose. l'existence d'un dommage . la victime dispose de deux débiteurs. l'existence d'une implication du véhicule terrestre à moteur. très rapidement en faveur de la seconde théorie. qui n'a plus qu'à montrer que le véhicule . et devait être totalement détachée de l'idée de causalité. et qu'il fallait donc se référer aux solutions dégagées sur le fondement de l'article 1384 alinéa premier. elle est à la fois conductrice et gardienne de son véhicule. Deux thèses doctrinales se sont alors opposées: • Certains auteurs ont soutenu que cette notion d'implication devait se comprendre comme le rôle actif du véhicule. Il est désormais acquis en jurisprudence qu'admettre qu'un véhicule est impliqué dans un accident ne signifie pas que ce véhicule a été la cause génératrice du dommage. et le commettant est gardien. • D'autres auteurs ont avancé que le régime de la loi de 1985 étant un régime autonome. ou contre les deux en même temps. c'est le cas lorsque l'accident implique un véhicule en stationnement. ● Dans d'autres hypothèses. les deux qualités se confondent en une seule et même personne. Mais dans certains cas. le préposé est conducteur. à quoi bon avoir fait un régime particulier. comme dans toute responsabilité civile. La victime a tous les choix possibles : elle peut agir contre l'un d'entre eux seulement. mais le propriétaire devenu passager reste gardien de son véhicule. fort logiquement. ● Souvent. il en devient conducteur. ait joué un rôle quelconque dans la production du dommage. C'est alors le gardien qui est responsable de l'accident. seconde véritable condition spécifique à ce régime. lorsqu'un préposé conduit un véhicule appartenant à son commettant. il n'est pas exigé que le véhicule ait eu un rôle causal . Seule la seconde était compatible avec les caractéristiques du système nouveau. il suffit que sa présence. au moment de l'accident. A. §2/ Le droit à indemnisation Ce droit à indemnisation des victimes d'accidents de la circulation est subordonné à deux exigences : la première. mais pas de conducteur . Autrement dit. on peut avoir un gardien. La jurisprudence décide également que lorsqu'un autostoppeur s'installe aux commandes du véhicule qui l'a pris en stop. Dans ces hypothèses où les qualités de conducteur et de gardien appartiennent à deux personnes différentes. de deux responsables pour l'exécution de son droit à indemnisation. Dire cela revient à simplifier la preuve pour la victime. notion que l'on ne connaissait pas en responsabilité. contre le conducteur ou le gardien. Par exemple. D'autant que la première était absurde : si l'implication est le fait de la chose.direction et le contrôle du véhicule. La condition du droit à indemnisation : l'implication du véhicule terrestre à moteur Le principe est simple : la victime dispose d'un droit à indemnisation. et qu'elle n'entrainait pas que le véhicule devait être l'instrument du dommage. dès lors qu'un véhicule est impliqué dans l'accident Toute la question qui s'est posée a été de savoir ce que l'on entend par cette notion d'implication du véhicule terrestre à moteur.

ce qui impliques tous les véhicules concernés par la collision sont irréfragablement présumés impliqués dans l’accident globale. il était automatiquement impliqué dans le dommage causé par cet accident. Lorsqu’il n’y pas de contact entre le véhicule et un autre véhicule ou la victime. Arrêt du 24 avril 2003. ou non. les juges sont assez flexibles à la moindre preuve. ● Dans un premier temps. qui projette des gravillons sur un trottoir est impliqué dans l’accident survenu ultérieurement à un piétons qui a glissé sur un gravillon. en cas de collision en chaîne. Dès qu’il est intervenu dans l’accident d’une quelconque façon. Précisions. Aujourd'hui cependant. car on distingue s’il y a eu choc ou pas choc. Au stade de la preuve existe toujours les anciennes distinctions. Il n’est pas nécessaire qu’il y eut un choc. La notion d’implication est facile à établir. (C’est ce que l’on retrouve de l’arrêt du 25 janvier 94). EX : Arrêt de 2ème civile 4 juillet 2007. La JP est assez compréhensible. Lorsqu’il y a choc. en cas de poursuite entre deux voitures. la présence a pu jouer un rôle dans l’accident.était matériellement présent lors de l'accident. Et ces abandons ont été consacré par arrêt du 2 ème civil. La victime ne dispose d’aucune présomption. c'est-à-dire que lorsqu'un véhicule était impliqué dans un accident. Après ces arrêts la JP a affiné les choses et a précisé que pour être impliqué dan un accident un véhicule doit être intervenu de façon quelconque dans la réalisation de l’accident. simplification de la notion d’implication abandon de l’ensemble des distinctions qu’elle faisait auparavant. L’absence de choc oblige la victime a prouver que le véhicule a joué un rôle dans l’accident. le véhicule poursuivit était impliqué dans l’accident du véhicule poursuivant. tec… Les choses ont changé grâce à 2 arrêt de la 2 ème civile du 23 Mars 94. la notion d'implication a été comprise de façon unitaire par la jurisprudence. c’est une présomption irréfragable. véhicule immobile. camion de balayage. l’implication du véhicule n’est plus automatique. il y a automatiquement implication. . la Cass a développé une JP complexe devant cette notion d’implication. 1. L'implication du véhicule terrestre à moteur dans l'accident Jusqu’en 94. 25 janvier 1995 « qu’est nécessairement impliqué dans l’accident tout véhicule qui a été heurté qu’il soit à l’arrêt ou en mouvement ». et la jurisprudence distingue l'implication dans l'accident de l'implication dans le dommage. Mais ce la ne suffit pas. car il y avait des multiples distinctions. il faut aussi prouver l’implication du VTM dans le dommage. peu importe qu’il y n’eut pas de choc entre la 1ère et 4ème voiture. cette appréhension unitaire n'existe plus. la Cass a décidé qu’il y a un accident complexe unique. dans ce cas là preuve du véhicule dans l’accident. l'une n'entrainant pas nécessairement l'autre. le véhicule.

Il y a une limite à cette présomption d’imputabilité du dommage a l’accident : elle ne s’applique qu’au dommage apparut au moment de l’accident. Il n’est pas nécessaire d’établir que le dommage est imputable précisément à tel véhicule dans l’accident global. En cas de collisions en chaîne. mais si le dommage survient plusieurs mois après l’accident. il existe une présomption simple d’imputabilité du dommage à l’accident. Il faut que ce dommage soit imputable à l’accident dans lequel le véhicule est impliqué. C’est une loi faite pour les victimes. il ne peut être impliqué car il aurait roulé sur un cadavre. Ex : un conducteur heurte une personne au sol. L’étendu de ce droit varie en fonction de Trois paramètres : - La nature du dommage. Implication du véhicule terrestre à moteur dans le dommage. La loi de 1995 a limité le nombre de ces exonération. Il existe des cas d’exonération de R au profit de la personne R. les cas de force Majeur et du fait d’un tiers ne sont pas exonératoire. et c’est au conducteur de prouver au cas échéant le contraire. mais celui-ci peut tenter de montrer qu’il n’a pas aidé au décès de la personne. conducteur ou non conducteur. C/ L’étendu au Droit d’indemnisation Le droit à indemnisation connait un régime très varié. La JP exige que l’implication du véhicule dans le dommage soit établie. elle doit nécessairement établir le lien de causalité.2. seul l’imputabilité du dommage à l’accident dans sa globalité est exigée. Le droit à l’indemnisation existe mais reste à voir son étendu. la présomption ne joue plus en faveur de la victime. arrêts début 2000’s. corporel ou matériel. La victime peut agir contre n’importe lequel des conducteurs des véhicules impliqués dans l’accident. - La nature de la faute . « seule la faute de la victime peut être exonératoire total ou partielle ». puisque le principe art 2 de la loi. Cette deuxième condition est apparue lorsqu’on a observé en pratique que la victime soit toujours blessée à l’occasion de l’accident. Le juge part du principe que le dommage vient de l’accident. Du point de vue de la preuve. - La qualité de la victime.

L’étendu du droit à indemnisation en cas de dommage matériel. La cour de Cass voulait fixer des conditions pour les exonérations partielles ou totales. Les conducteurs Pour les conducteurs le principe à l’art 4 de la loi. Ex : 16 octobre 91 le cyclomotoriste qui ne porte pas de casque. 2. et la nouvelle conception de la faute du conducteur sur son indemnisation 2 règles :  Le conducteur victime même s’il est fautif peut demander réparation à l’autre conducteur dont le véhicule a été impliqué dans l’accident sans avoir à prouver la faute de ce dernier.1. . Aujourd’hui la Cass a décidé d’abandonner cette question de l’exonération au pouvoir souverain des juges du fond. commet bien une faute en relation avec son dommage. 2ème temps : La cass a abandonner sa JP Arrêt Chambre Mixte du 28 mars 1997. La qualité de la victime joue. a. On doit savoir si la victime était ou non un conducteur. Evolution de la JP sur les critères permettant de savoir si l’exonération du R de l’accident doit être partiel ou total en cas de faute du conducteur. Cette JP était absurde. L’étendu du droit à indemnisation en cas de dommage corporel. 1er temps avant 97. quand dommage matériel. On considérait également que la faute du conducteur était nécessairement la cause exclusive du dommage si aucune autre faute ne pouvait être prouvé. la faute de la victime en tant que conducteur exonère totalement ou partiellement le R. en cas de doute. et en lien de causalité avec le dommage qu’il a subit. La faute a eu une incidence sur le dommage. Tout le monde est traité de la même manière. peu import s’il y en a eu un lien avec l’accident lui-même. la 2ème civile décidait que la faute de nature à exclure le droit a indemnisation du conducteur avait été celle qui avait été la cause exclusive du dommage. car le conducteur était moins protégé par la loi de 85 que la R du fait des choses. cela marche comme en dommage matériel. ART 5 de la loi : La faute de la victime a toujours pour effet de limité ou exclure de l’indemnisation. il appartient du responsable de l’accident de prouver la qualité de la victime. Précisions : - la faute du conducteur doit être certaine. même en cas de dommage corporel. pas d’intérêt à la qualité de la victime.

Ces victimes peuvent se voir opposé 2 types de faute :  La faute intentionnelle. Il ya des distinctions en fonction de l’âge et de l’handicap des non conducteur. Les victimes simplement protégés par la loi. Leur avantages sont très important. car le principe général est que la faute des non conducteurs n’exonère pas la personne R. 1ère situation : victime. La faute du conducteur qui est également victime exclu ou réduit son droit à l’indemnisation en fonction de sa seule gravité intrinsèque (à vérifier). monté sur le toit d’un bus. Il faut une deuxième condition. alors qu’un plus un camion lui obscur la vue. Depuis 97. Pouvoir souverain des juges du fond. ici c’est inexcusable. Dans la faute intentionnelle. b. avoir recherche volontairement le dommage. les piétons et les passagers. mais dans la majorité des cas. et se jette sur une véhicule qui arrive. La faute volontaire. La loi prévoit art 3 al 1. il y indemnisation totale. Ex : la Cass a décidé que le piéton qui décide de traverser une route nationale sans regarder si les véhicule arrive. qui est à la fois volontaire mais en plus on recherche le dommage. 10 ARRETS rendu 2ème civile. si celle-ci a été la clause exclusive de l’accident. » Différence entre faute volontaire et intentionnelle. Un piéton traverse en ville. ce principe n’a pas de porté absolu. il tombe et meurt. 10 juillet 97. Les cyclistes. alors que les feux le lui interdissent. On a peut être l’intention de commettre la faute mais on a pas l’intention de subir le dommage. . faute ou pas. mais ce n’est toujours pas une faute inexcusable. la personne ne commet pas de faute inexcusable. et traverse en regardant dans le sens opposé de l’arrivé des voitures. Ex : un piéton traverse en courant une voie à grande circulation à la sortit d’un tunnel. la JP a une approche extrêmement restrictive. Les non conducteurs. 16 à 70 ans. la victime peut se voir opposé sa faute inexcusable. La faute doit être inexcusable. définition « seul est inexcusable la faute volontaire d’une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger. prive la faute inexcusable de son effet exclusoire. La moindre incidence de l’automobiliste à l’occasion de l’accident. il faut en plus de cette faute inexcusable elle doit avoir été la faute exclusive de l’accident. La faute du fêtard qui monte sur un bus qui démarre. C’est une faute inexcusable. dont il aurait dû avoir conscience.

car plus vulnérables. les victimes de -16 ans.des associations sportives .80% : victimes super protégés. mais il faut pour cela la faculté de discernement.argument technique : allusion de l’article aux personnes dont on doit répondre ne se suffirait pas elle-même et ne pourrait se comprendre qu’avec alinéas 4.activités éducatives exercés par les mineurs en dehors de la famille .2ème situation. Alinéa 4 : vise responsabilité des parents du fait de leur enfant mineur Alinéa 5 : vise Rté des maitres et commettants du fait de leurs domestiques et préposés Alinéa 6 : les instituteurs et les artisans du fait de leurs élèves ou de leurs apprentis Ces cas dérogatoires résultent de 3 idées : .Les responsables investis d’une autorité à l’égard de la personne ayant causé le dommage . 5 et 6.Protection des victimes . 5 et 6 . Il existe la faute volontaire. Chapitre 1 : la reconnaissance d’un principe général SECTION 1 :L’ÉVOLUTION JURISPRUDENTIELLE Dès 1930 (époque où consécration de ce principe) l’idée a été lancée par le doyen René Sabatier qu’il était logique d’étendre l’interprétation de l’article 1384 aux personnes. exclu la possibilité de la faute inexcusable. Le législateur. . Indispensable bonne assurance pour les conducteurs Titre 3 : la responsabilité du fait d’autrui Responsable pour les actes commis par quelqu’un d’autre. de + 70 ans.5 et 6. Donc n’y avait pas en France de principe général de R du fait d’autrui te cette position jp s’est remis en cause par devlpt de nécessités sociales en raison des . art 3 de la loi.Les personnes responsables sont celles en situation de s’assurer Pdt lgtps le Jp a considéré que la liste de ces cas était limitative aux alinéas.d’expérience et de méthodes nouvelles pour les personnes « inadaptées » (handicapés ou délinquants) ces activités créent de nvx risques de dommage donc jp procède à une nvelle interprétation en 1991 de l’article 1384al 1 dans arrêt BLIECK donnant une autonomie à cet alinéa en en déduisant l’existence d’une principe général de Rdu fait d’autrui en dehors des cas spécifiques des alinéas 4. Ces cas sont annoncés dans l’alinéa 1er de l’art 1384 et les cas dérogatoires aux alinéas 4. Certains auteurs ont été contre dont Henri et Léon Mazeaud en avançant 2 arguments allant contre la reconnaissance : .. ou handicapé d’au .  Conclusion sur étendue du droit à indemnisation: loi consacre 2 catégories de victimes.

réaffirmant et étendant le principe à d’autre hypothèse d’où la R  d’une association sportive du fait l’activité de ses membres À partir de là. A l’époque la doctrine s’est rallié à eux bien que le temps passant. handicapés et mineurs). qu’en conséquence sa Rté pouvait être engagé sur le fondement de l’article ». Le 22 mai 95 2 arrêt.Est considéré comme un arrêt de principe bien qu’à l’époque certains auteurs n’y croyaient pas.les conditions concernant l’individu ayant causé le dommage . la Jp ne s’est plus arrêté. « tuteur peut être déclaré responsable pour les D causé par son pupille ».  Dans cet arrêt. Puis est apparu que les cas spéciaux sont apparus trop étroits et strictes et c qui a conduit la CdC° de généraliser le principe : Ass. B) la nécessité d’un fait dommageable illicite La Q° consiste à déterminer : si la personne dont on n’est responsable puisse se voir . Mais aucune exigence ne rend nécessaire la RdFP. -Arrêt 28 mars 2000. la pers était handicapée/ à l’époque la doctrine a déduit de cet arrêt que l’article n’a vocation qu’à s’appliquer que D causé par personnes potentiellement dangereuses par nature (marginaux sociaux. -Ensuite arrêts 22 mai 95 circonstances différentes car rugbymen mais dans les 2 cas l’association sportive déclarée responsable/ doctrine a dit que la personne D peut être soit potentiellement dangereuse par nature. Elle a mis le feu à une forêt appartenant à des particuliers (consorts Blieck) qui ont demandé repartions à l’association et son assureur sur fondement art 1384al 1er et non à l’handicapé. une personne handicapée mentale a été placée dans centre d’aidé géré par une association.- argument décisif : la RdFdes choses avait été utile et résultait du dvpt des exigences sociale avec le machinisme et transformation sociale. soit dangereuse par son activité. Il est désormais acquis que le champ d’application de l’article 1384 alinéa 1er doit être étendu sans aucune distinction à toute personne se retrouve placée sous la garde d’une autre. Depuis 91 a eu l’occasion de préciser bien que pdt 4 ans n’y a rien eu.  La CdC° a décidé que « l’association avait accepté d’organiser et de contrôler à titre permanent le mode de vie du handicapé ayant causé le dommage et donc. les nécessités sociales sont apparues. -arrêt 12 décembre 2002 2ème civile à précisé que « l’article 1384al 1er était applicable sans avoir à tenir compte de la dangerosité potentielle de l’activité exercée par le personne dont on doit répondre » a levé l’ambigüité puisqu’il a précisé que l’article 1384 alinéa 1er était applicable sans avoir à tenir compte de la dangerosité potentielle de l’activité exercée par la personne dont on doit répondre. Plénière 29 mars 1991 Blieck. Ici mineur classique donc pas potentiellement dangereux. SECTION 2 : LES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DE LA RTÉ On peut distinguer : .et ceux de la personne déclarée responsable §1/ Conditions de la personne causant le dommage A) l’identification des personnes dont les actes sont susceptibles d’engager la R d’autrui -En 1991.

reprocher individuellement le D qu’elle a causé ? De nbx auteurs ont estimés qu’il fallait prouver un fait illicite de cette personne sinon où serait l’intérêt de rechercher la Rté de la personne ayant la garde. la jurisprudence a démontré que d’autres types de personnes morales pouvaient être concernés (arrêt du 22 mai 1995). elle a décidé que cette association a la charge d’organiser. A) Les catégories de personnes susceptibles d’être responsables du fait d’autrui Après l’arrêt Blieck. Cette définition de la garde d’autrui fait ressortir que le nouveau régime de . tt fait déclenchant la Rté doit pouvoir permette l’application de la RduFait d’autrui §2/ Les conditions relatives à la personne responsable Quelles sont les catégories de personnes ? Critère principal. Pdt lgt Jp pas prononcé explicitement sur cette question mais implicitement dans ts arrêts ayant donné Rté du Fait d’autrui rendus entre 91 et 2003. de diriger de contrôler à titre permanent le mode de vie du mineur. Cette notion de garde a subi une évolution depuis 1991. 2003 où match rugby puis un membre blessé. il a été possible d’affirmer que tout groupement peut potentiellement être responsable du fait de ses membres (si les conditions définies par la jurisprudence soient réunies). Cette solution a été retenue lorsque le mineur faisait l’objet d’un placement au titre de la mise en place d’une mesure d’assistance éducative. Ex : dans un arrêt du 9 décembre 1999 la deuxième chambre civile a jugé qu’une association à laquelle un mineur a été confié en l’application des textes relatifs à l’enfance délinquante. B) Le critère principal du fait d’autrui : la garde de la personne ayant causé le dommage. La question s’est posée de savoir si l’article 1384 alinéa 1er n’avait pas à régir uniquement les personnes morales ? La jurisprudence a répondu par la négative à cette question car elle a montré que l’article 1384 alinéa 1er pouvait s’appliquer aussi bien à des personnes morales qu’à des personnes physiques. comment définir la garde Moyens d’exonération. la direction et le contrôle du mode de vie de la personne ayant causé le dommage. -le caractère permanent de cette mission. C’est le critère essentiel. à côté de la notion de garde issue de l’arrêt Blieck on se rend compte qu’une extension de cette notion s’est développée à d’autres situations. y avait un fait illicite. [Dans les cas pratiques pour appliquer l’article il faut vérifier ces deux éléments. 1) La notion de garde issue de l’arrêt Blieck 2 éléments ont été choisis pour caractériser la notion de garde : -il faut l’acceptation par la personne responsable d’une mission qui est définie par la cour de cassation comme l’organisation. Arrêt du 28 mars 2000 a décidé que le tuteur d’un mineur qui était une personne physique devait être déclaré responsable des dommages causés par le mineur sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er.] Cette notion de garde a depuis été appliquée dans d’autres espèces. Responsabilité pas engagée car aucune violation des règles du jeu imputable à un joueur donc aucune faute établie  Solution reprise et affirme dans 22 juin 2007 Ass Plénière réaffirme dans circonstances identiques La q° qui se pose : le fait générateur de responsabilité est-il uniquement la faute de la personne dont on doit répondre ou peut-il être étendue à tt fait illicite que ce soit d’un fait de la chose ou l’implication d’un véhicule ? Ça doit être oui.  Principe clairement affirmé par Arrêt civile 2ème 20 nov.

de diriger et de contrôler les activités de leurs membres au cours des compétitions sportives auxquelles elles participent sont responsables au sens de l’article 1384 alinéa 1er du code civil des dommages qu’ils causent à cette occasion. la famille n’est pas responsable sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er. qu’ils n’avaient pas les moyens d’exercer une autorité sur leurs membres : . Ex : la jurisprudence a refusé d’appliquer ce texte à une grand-mère à laquelle l’enfant avait été confié à titre permanent par les parents (arrêt 25 janvier 1995). Dans ces deux arrêts la cour de cassation a énoncé que les associations sportives qui ont pour mission d’organiser. Mais d’autres arrêts sont revenus au refus qu’un contrat puisse transférer la garde juridique d’une personne. Dans cet arrêt. Une seconde question s’est posée. la cour de cassation a admis une garde juridique fondée sur un contrat. Il y a des situations plus complexes que celles évoquées au dessus. Dans cet arrêt. un enfant handicapé était confié à mi-temps à une association spécialisée sur une base contractuelle. La notion de garde utilisée par ces arrêts est plus large que la première car la garde n’est plus une garde permanente s’exerçant sur un mode de vie. Tout type d’association sportive peut être visé (arrêt 12 décembre 2002 : concernait des majorettes). Un doute a été introduit par un arrêt du 25 février 2008. Ex : si le mineur le temps du week-end commet un dommage. La cour de cassation a précisé que les groupements ne sont responsables que du fait de leurs membres et non pas du fait de toutes les personnes qui participent à l’évènement qu’ils organisent (arrêt 22 septembre 2005). Ex : L’article n’a pas été appliqué à un enfant handicapé qui avait été scolarisé dans un internat spécialisé (Arrêt du 18 mai 2004). La garde juridique peut-elle trouver sa source non pas dans une décision du juge ou dans une disposition de la loi mais dans un titre conventionnel ? Ex : les parents qui veulent envoyer leur enfant dans un internat. Cette seconde notion a été initiée par les arrêts du 22 mai 1995 concernant les associations sportives. La maison de retraite n’a pas été considérée comme responsable sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er (pour la rendre responsable il faut essayer sur le régime classique de la faute et de l’article 1382). La majorité des arrêts aujourd’hui refusent d’appliquer l’article 1384 alinéa 1er à ce type d’hypothèses. La jurisprudence a développé une autre mission de garde. Cette garde juridique trouve sa source soit dans une décision judiciaire soit dans une disposition légale et la jurisprudence précise que cette garde juridique n’a pas besoin de se traduire par un pouvoir effectif exercé sur la personne protégée au moment du fait dommageable. Ex : arrêt du 15 décembre 2011 pose clairement le principe. Ex : un mineur qui retourne une fois par mois en famille et le reste du temps il est dans un établissement. c’est au contraire une garde occasionnelle qui ne s’attache qu’à certaines activités particulières de la personne ayant commis le fait dommageable. il concernait une maison de retraite qui hébergeait une personne âgée en vertu d’un contrat passé avec la famille. Ces principes ont été réaffirmés par différents arrêts. 2) L’extension de la notion de garde Elle se fait par l’adoption de la jurisprudence d’une deuxième notion de garde.responsabilité repose sur l’autorité que l’on exerce sur autrui. L’arrêt du 21 octobre 2004 a précisé que les associations sportives répondent aussi des dommages causés par leurs membres au cours des entrainements. Ex : Lorsque l’acte dommageable a été accompli par la personne alors qu’elle n’est plus sous l’autorité effective de la personne a qui elle a été confiée. Qui est responsable ? La jurisprudence aujourd’hui décide qu’il faut prendre en compte la garde juridique pour déterminer le responsable. La cour de cassation a refusé d’appliquer l’article 1384 alinéa 1er à deux types de groupements au motif qu’ils n’avaient pas la garde occasionnelle de leurs membres.

Cette conception a été remise en cause par la doctrine qui a développé l’idée que la responsabilité parentale avait tendance à se transformer en une responsabilité de plein . La cour de cassation décide que ces personnes quelque soit l’hypothèse ne sont pas responsable sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er. Le dommage causé par l’enfant faisait présumer qu’il était mal éduqué ou mal surveillé par les parents. Chapitre 2 : Les cas spéciaux de responsabilité du fait d’autrui Le code civil prévoit 4 cas spéciaux : -la responsabilité des pères et mères du fait de leur enfant -la responsabilité du commettant du fait de son préposé. -arrêt 11 septembre 2008 a décidé que les associations de chasse n’avaient pas pour mission. La cour de cassation a refusé cette demande. La chambre criminelle de la cour de cassation a levé toute ambigüité par 3 arrêts de principe du 26 mars 1997 en consacrant le caractère de plein de la responsabilité générale du fait d’autrui. on peut considérer que sont gardiens soit les personnes qui organisent et contrôlent à titre permanent le mode de vie d’un individu. Certains auteurs considèrent qu’il faut prendre en compte la situation de la victime et appliquer l’article 1384 alinéa 1er aux personnes qui gardent des individus de manière temporaire C) Les moyens d’exonération de la personne responsable. d’organiser. -On parle de lobbying (aspect politique) Au terme des différentes décisions des deux notions de garde. Ce cas de responsabilité était essentiellement lié à l’autorité que les parents détiennent sur leurs enfants mineurs mais aussi au devoir d’éducation et de surveillance que leur impose la loi. encadrent de façon occasionnelle le mode de vie du mineur. cela ferait peser sur ces personnes des charges trop lourdes. faute de la victime. Ex : l’arrêt du 18 septembre 1996 a écarté l’application de l’article 1384 alinéa 1er dans une espèce où un mineur séjournait en vacances chez sa grand-mère et avait heurté un piéton. Dans le cas contraire. Régime qui a le plus évolué ces dernières décennies. fait d’un tiers). Que fait-on du cas où une personne physique s’occupe occasionnellement d’un mineur ? Est-ce que cette personne physique peut être tenue pour responsable des dommages causés par le mineur sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er ? Ces personnes à qui l’enfant est confié. de diriger et de contrôler l’activité de leurs membres et donc ne doivent pas répondre de ceci. soit les personnes qui organisent. Elle doit nécessairement montrer l’existence d’une cause étrangère (force majeure. C’est pourquoi le fondement traditionnel de cette responsabilité était à l’origine une présomption de faute. Le piéton a agit sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er la grand-mère. contrôlent occasionnellement certaines activités d’individus. En pratique cette cause étrangère n’est pratiquement jamais établie. Ces deux exclusions : -on ne voit pas factuellement la différence entre le rôle de l’association sportive. -la responsabilité de l’artisan du fait de son apprenti -la responsabilité de l’instituteur du fait de ses élèves. De plus ces personnes ne sont pas en général assurées contre un tel risque.-pour les syndicats du fait de l’activité de leurs membres au cours des manifestations (arrêt du 26 octobre 2006). SECTION 1 : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS DU FAIT DE LEURS ENFANTS MINEURS Article 1384 alinéa 4. La personne responsable ne peut pas s’exonérer en prouvant son absence de faute. celui du syndicat et de l’association de chasse.

L’auteur du coup de pied reste non identifié alors que l’auteur du placage est connu. Elle a dans un premier temps retenue la faute subjective de l’enfant (s’il avait la faculté de discernement pour commettre la faute). Cette expression est porteuse d’ambigüité. Un fait même normal du mineur était suffisant dès lors qu’il causait un dommage. la jurisprudence a admis que la faute de l’enfant pouvait résulter du seul fait de l’anormalité de sa conduite (qu’il soit doté ou pas de la faculté de discernement). Les auteurs ont minimisé la portée de l’arrêt. La cour de cassation a affirmé que la responsabilité des parents était une responsabilité de plein droit qui ne cédait pas devant la preuve de l’absence de faute. Depuis les arrêts de 1984. de surveillance ou d’éducation. Dans cet arrêt. Pour les aider à supporter ce risque. Un autre des arrêts du 9 mai 1984 Fullenwarth a semblé aller plus loin en énonçant qu’il suffisait que l’enfant ait commis un acte qui soit la cause directe du dommage pour que la responsabilité des parents puisse être engagée.de droit car cette responsabilité parentale repose sur une idée de garantie et de solidarité familiale. les enfants sont incontestablement générateurs de risques supérieurs à la moyenne parce qu’ils sont inexpérimentés. Evolution générale vers une objectivation totale de la responsabilité des parents. Mais ce débat est réapparu. toutes les conditions de la responsabilité parentale ont évoluées. La cour d’appel les déboute de leur action car il n’a commis aucune faute. . Le problème de cette évolution est que les parents ne sont pas au courant. La cour de cassation casse l’arrêt et pose un principe : les parents peuvent être rendus responsables d’un fait non fautif de leurs enfants dès l’instant où celui-ci cause un dommage à autrui. La jurisprudence a également admis que le dommage peut résulter du fait d’une chose dont l’enfant avait la garde. A) Un fait dommageable de l’enfant L’article 1384 alinéa 4 vise l’existence d’un dommage causé par l’enfant. Elles doivent être cumulativement réunies : -un fait dommageable de l’enfant -qui doit être soumis à l’autorité parentale -qui doit cohabiter avec ses parents. §1/ Les conditions de la responsabilité des parents Ces conditions sont visées à l’article 1384 alinéa 4. Un élève de 12 ans est blessé à l’œil par un coup de pied suite à un placage effectué par un camarade plus âgé. sa responsabilité est nulle. Les parents de l’enfant blessé agissent contre les parents de celui qui a fait le placage. A parti de cet arrêt. La doctrine explique que pour la société. il faut les aider à contracter une assurance. La logique est qu’il appartient aux parents de supporter ce risque créé par les enfants. Cette solution a été retenue par un arrêt de principe du 10 février 1966. pendant une récréation une partie de rugby avait été organisée. il a respecté les règles du jeu. La doctrine a été hostile à cette formulation de l’arrêt Fullenwarth en expliquant que cette solution était injuste et contraire à la logique. dès lors que la responsabilité de l’enfant est établie sur le fondement de l’article1384 alinéa 1er rien ne s’oppose à ce que les parents soient déclarés responsables sur le fondement de l’article 1384 alinéa 4. Cette conception doctrinale a été entérinée par la jurisprudence à partir d’une décision du 19 février 1997 Bertrand. Suffit-il d’un fait quelconque de l’enfant qui cause un dommage ? Exige-t-on de sa part un comportement qui soit générateur de sa propre responsabilité individuelle ? La jurisprudence admet que le dommage peut résulter d’une faute de l’enfant. Elle serait d’avantage liée au risque. La cour de cassation a clarifié les choses : Dans un arrêt du 10 mai 2001 Levert. Celui qui a fait le placage n’a rien à se reprocher. Cette jurisprudence a été confirmée par un arrêt du 19 mai 1984 Gabillet. imprudents. Cette formulation semblait indiquer qu’un fait illicite du mineur n’était même plus nécessaire pour retenir la responsabilité des parents.

Les auteurs soulignent que cela est très abusif notamment dans des hypothèses où le préjudice de la victime ne serait qu’économique. le directeur de Peugeot aurait pu se baser sur l’article 1384 alinéa 4 et engager la responsabilité des parents. Il engage la responsabilité des parents sur le fondement de l’article 1384 alinéa 4. Depuis l’arrêt Bertrand 19 février 1997. il n’y a pas d’obligation d’assurance à la charge des parents. article 372 alinéa 2 du code civil. le premier motif est contraire à l’arrêt Levert. La cour de cassation avait considéré que la parodie d’une marque n’est pas constitutive d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil. Un cycliste qui faisait la randonnée est entré en collision avec un enfant qui faisait du roller. Elle est expressément visée par l’article 1384 alinéa 4. Cette condition de l’autorité parentale fait que seuls les parents peuvent être tenus responsables d’après l’article 1384 alinéa 4.Cette solution a été ensuite consacrée par deux arrêts d’assemblée plénière du 13 décembre 2002. C) Un enfant habitant avec ses parents On appelle cette condition : la cohabitation. Cette condition était logique puisque sous la plume des rédacteurs du code civil elle exprimait le fait que les parents ne pouvaient remplir leur devoir de surveillance et d’éducation que si le mineur vivait avec eux. La cour d’appel décide que les parents doivent être totalement exonérés de leur responsabilité pour deux raisons : l’enfant ne se trouvait pas sur la piste réservée aux cyclistes lors de la collision mais seulement près de celle-ci. l’accident était dû au comportement fautif du cycliste. L’article 372 alinéa 3 prévoit que les parents dans ce cas de figure peuvent pour exercer en commun l’autorité parentale faire une déclaration conjointe au greffe du TGI. Ex : affaire dans les années 2000 avait opposé les guignols de l’info contre le directeur de Peugeot. Réforme du 4 mars 2002 de l’autorité parentale. La cour d’appel ne respecte pas les règles d’exonération des parents en raison de la faute de la victime. Si la solution adoptée par la cour de cassation avait été faite par des collégiens ou des lycéens. -la solution consacrée par la cour de cassation peut engendrer des effets pervers. Une randonnée cycliste avait eu lieue. Si le cycliste avait percuté un majeur il n’aurait pu prétendre à aucune indemnisation de ses dommages. A l’heure actuelle. Cet arrêt de la cour d’appel est un arrêt de bon sens qui va à l’encontre des règles posées par la cour de cassation. En effet. la responsabilité des parents est devenue une responsabilité de plein droit ce qui a eu une influence directe sur la place de la cohabitation. De plus. Le code précise à l’article 373-2 que la séparation des parents est en principe sans incidence sur les règles de dévolution de l’exercice de l’autorité parentale. 3 grandes critiques peuvent être adressées à cette solution : -cette jurisprudence transforme les parents en assureurs bénévoles tout risque. dans ce cas le parent qui détient l’autorité parentale depuis la naissance en demeure en principe le seul titulaire. L’article 371-1 alinéa 2 du code civil dispose que l’autorité parentale appartient en principe au père et mère de l’enfant qui l’exercent en commun. On considère que le mineur cohabite avec son ou ses parents lorsque sa résidence habituelle est fixée chez eux. On constate que la jurisprudence tente à minimiser la place de la condition . La cour de cassation a censuré l’arrêt. B) Un enfant soumis à l’autorité parentale 2 éléments différents : -l’enfant doit être un mineur non émancipé au jour de l’accident -les personnes responsables sont les pères et mères en tant qu’il exerce l’autorité parentale. Il ya des situations où seul l’un des parents exerce une autorité parentale sur l’enfant. Ex : arrêt du 17 février 2011 (dans la fiche de td). -Cette évolution de la responsabilité parentale laisse craindre que le raisonnement soit transféré aux autres cas de responsabilité du fait d’autrui. la piste cyclable privée coupait une autre piste ouverte à tout cycliste.

on peut imaginer que l’enfant sera réputé cohabiter avec ses deux parents. etc… Il y avait deux principales critiques.de la cohabitation dans le régime de la responsabilité parentale. Seul ce parent cohabite avec l’enfant et donc lui seul est responsable sur le fondement de l’article 1384 alinéa 4. de surveillance ou d’éducation. Ce revirement apporte deux grandes modifications au régime de la R des parents :  Le fondement de leur R. le 9 mai 84. Dans les mêmes années. Le but affirmé de la R parental est de donner à la victime une garantie d’indemnisation. c’est un revirement de jrsp. En cas de séparation des parents. c’est une jrps très aléatoire. cette alinéa a été interprété comme faisant peser sur les parents une présomption de faute qui était une présomption simple. Arrêt Ass plénière. En cas de résidence alternée. 1 hypothèse où la cohabitation peut cesser : lorsque le mineur est placé dans une institution par décision de justice. On va s’attacher uniquement à la résidence habituelle du mineur sans tenir compte de circonstances concrètes. Depuis 1997. Rares sont désormais les cas où la cohabitation peut cesser entre un enfant et ses parents. Alors que son départ remonte à plus d’un an. La seconde critique est qu’en permettant aux parents de s’exonérer par l’absence de faute. la notion de faute d’éducation est floue. L’arrêt du 28 juin 2000. au résultat incertain. celle de présomption de R des parents. en l’espèce une mineure de 16ans après le divorce de ses parents a été confiée à la garde de son père si tôt après le divorce elle part vivre en concubinage avec quelqu’un. le père a été jugé responsable civilement. détaché des idées moralisatrices. Dans ce cas. Bertrand. c’est le ‘de plein droit’. ou une surveillance insuffisante. pouvant être renversé par la faute contraire. La R qui pèse sur les parents est de ‘plein droit’. L’arrêt du 8 février 2005 a été plus loin et a décidé que le fait qu’un enfant ait été confié à sa grand-mère depuis plus de 12ans ne fait pas cesser la cohabitation entre ceux-ci et leur enfant. En Jrsp jusqu’en 97. Solution qui a été reprise par un arrêt du 29 mars 2001. et celle devient une R totalement objective. A partir de 1984. elle est arrêtée pour vol à main armée. L’arrêt du 15 juin 2000 a précisé que la mise en pension de l’enfant ne fait pas cesser la cohabitation avec les parents. ou surveillance. la Jrsp a été marqué par une rigueur accru par rapport aux moyens d’exonération des parents. 19 Juillet 97. ces causes sont limitées à deux. permet aux parents de renverser la présomption de R qui pèse sur eux en prouvant « qu’ils n’ont pu le fait qui donne lieu à cette R ». elle n’est plus fondé sur la faute. l’enfant est logiquement réputé cohabiter avec le parent chez lequel a été fixé sa résidence habituelle. qui cède uniquement devant la preuve de la FM ou de la faute de la victime. Arrêt 2ème civile. avait déjà marqué un tournant car substitue à la présomption de faute. §2 / Les moyens d’exonération des parents Ces moyens sont visé dans l’art 1384 al 7 du code civil. marque l’aboutissement de l’évolution. Ce déclin est illustré par différents arrêts qui montrent que la cohabitation est devenue une condition purement juridique et abstraite.  Les causes d’exonération des parents. Wulenwarth. en . cela se révélait injuste aux victimes qui n’obtenaient pas indemnisation. plusieurs arrêts ont affirmé que la cohabitation ne cesse pas en cas de séparation temporaire de l’enfant avec ses parents. de moins en moins de juges acceptaient l’absence de faute des parents. la décision de justice transfert la garde juridique de l’enfant à l’institution. Le fait que les parents démontrent qu’ils n’avaient commis aucune faute de négligence. On ne sanctionne plus les parents pour une mauvaise éducation.

Le fait d’un tiers est absent. Cette R était classique de dire que c’était une R de garantie. La FM ne peut pas se produire à l’égard de l’enfant. La particularité c’est que cette R. désormais ces 2 régimes de R repose sur la nécessité de garantir les risque de dommages qui sont liées à l’activité de personne sur lesquelles le Responsables exerce une autorité ou un pouvoir quelconque. La jrsp. Il faut distinguer deux hypothèses : . mais il peut y avoir une action récursoire des parents envers le tiers. on n’a jamais encore vu cela dans aucun arrêt. En principe la victime peut agir contre le préposé seul. a évolué dans le sens d’une interprétation libéral de cet al 5.théorie.  Cet arrêt de 97 a eu une influence déterminante que le régime général de R du fait d’autrui puisqu’il a été suivit par les arrêts de la chr criminelle du 26 mars 1997 qui ont adopté la même solution. Au final en pratique il n’existe pas vraiment de cause d’exonération dorénavant. C’est un choix qui est aujourd’hui un peu limité parce que la Jrsp depuis une vingtaine d’années a décidé de limité les possibilités de recours contre le préposé. Elle est toujours partielle cependant. La Force Majeure. Est préposé celui qui rempli une fonction pour le compte d’une autre personne. Parce que c’est lui qui commende. dirige. soit peut agir contre les deux sur des fondements différents. pas plus que pour les parents. Cet arrêt de 97 a également une portée à l’égard des autres régimes de R du fait d’autrui. soit contre le commettant seul. ces 4O dernières années. Le lien de commettant à préposé : c’est le rapport de préposition Le commettant n’est Responsable que si l’auteur du dommage est rattaché à lui par un lien de préposition. Deux choses onté été dit par la Jrsp :  Cet arrêt réalise une certaine harmonisation entre la R parentale et celle des commettant. laquelle possède à son égard un pouvoir de surveillance. à la différence des deux autres cas. en fonction de la gravité de cette faute. L’élément essentiel est le rapport d’autorité ou de subordination qui existe entre le commettant et le préposé. Il reste donc qu’un seul vrai cas d’exonération qui est la faute de la victime. est une R de plein droit sans aucune cause d’exonération. Exonération partielle ou totale. la FM et la faute de la victime. Ce qui explique sans doute cette jrsp dense et complexe sur les conditions de la R du commettant. il y a dans certaines situations des immunités du préposé. SECTION DEUXIÈME : LA R DES COMMETTANTS DU FAIT DE LEURS PRÉPOSÉS Visé à l’art 1384 al 5 du code civil. C’est un régime Jrsplle. § 1/ LES CONDITIONS D’APPLICATION DE L’ART 1384 AL 5. Les conditions :  Existence d’un dommage  Les conditions de l’art 1384 : A. de direction et de contrôle. Qui est une R qui en principe s’ajoute à la R du l’auteur direct mais ne la remplace pas.

L’ami frappe un client. parce qu’il n’en est pas le commettant. sachant que l’arrêt de 92 est aussi exceptionnel car il est très rare que la R d’un clinique privée soit rechercher sur le fondement de l’art 1384 al 5. Cependant avec les évolutions sociales on c’est aperçu que les professions libérales étaient très diversifiés et s’exerçaient dans des conditions très différentes on amené à la Jrsp d’admettre un lien de préposition même pour un professionnel libéral. C’est un lien qui peut résulter des liens de familles. souvent contrat de travail. car il donnait des instructions précises sur la façon d’accomplir leur tâche. Ceux qui bénéficient d’une indépendance. 22 septembre 2010. soit en dehors d’un contrat. les mandataires. un ami vient aider un ami restaurateur pour l’aider à servir dans son restaurant. Deux situations. Un commettant unique. Si un service rendu ait des instructions précises et contraignantes. Car il avait donné des instructions à suivre dans son restaurant. le commettant au préposé. de concubinages. On parle de commettant et de préposé occasionnel. La Jrsp décide ainsi que le lien de préposition résulte de la simple possibilité pour le commettant de faire acte d’autorité en donnant des instructions sur la manière de remplir la tâche confié et ce en dépit du caractère temporaire de cette tâche et de l’absence de contrepartie financière. cela peut arriver dans des conditions exceptionnelles. Ex : un contrat d’entreprise.1. Ou commande d’un meuble à artisan. l’indépendance professionnelle du médecin n’est pas incompatible avec un lien de subordination résultat d’un contrat de louage de service le liant à un commettant. Ex :  Arrêt chb criminelle 14 juin 90. Cette solution a été admise afin de mieux protéger la victime d’une erreur médicale. les médecins et les chirurgiens ne sont pas des préposés. ne peuvent pas en principe être des préposés. . 3ème civile. puisque le lien découle simplement du pouvoir de donner des ordres. Le lien de préposition peut également exister en dehors de tout contrat. d’amitiés. La situation la plus courante est celle d’où ce lien résulte d’un contrat liant. Pouvoir concret de donner des ordres à leurs préposés. De la même façon la Jrsp décide traditionnellement que les associées. dans l’accomplissement et organisation de leur travail. Tout est une question d’espèce. soit le lien de préposition résulte d’un contrat. construction de maison. l’entrepreneur principale dans un marché de travaux n’est pas R envers les tiers des dommages causé par son sous traitant. il y a un certain nombre de contrat juridique évoque l’idée d’un travail commun entre les deux personnes. les avocats. donc exclu ce lien de préposition. il n’y a pas de rapport d’autorité. à presque égalité entre elles. le restaurateur a été déclaré R en tant que commettant occasionnel des dommages de son préposé occasionnel. Les professions libérales ne sont pas des préposés. A l’inverse du contrat de travail.  Arrêt de la chb Criminelle du 20 mai 76 : a jugé que les membres d’un équipe d’un candidat politique (maire) qui collaient des affiches électoral ont été qualifié de préposé du candidat. Le contrat de bail ne crée pas de préposition entre le bailleur et le locataire. Arrêt criminelle 5 mars 1992.

celui-ci reste sous l’autorité effective du commettant principale. obéissait à la fois aux ordres de la société de gardiennage et à ceux de l’entreprise utilisatrice de ses services.  De façon exceptionnelle. dans des arrêts isolés. et en même temps. itinéraire et chargement). ici l’idée est que la victime d’un préposé ne peut pas prétendre à une R lorsque le dommage a été causé dans l’exercice d’une activité régulière. Dans la majorité des cas c’est ainsi. cela n’existe pas. B. Ex : préposé qui est uni durablement à un commettant et qui temporairement mis à disposition d’un tiers. La Jrsp peut adopter 3 attitudes différentes :  La principale : la plus souvent la Jrsp recherche lequel des deux commettant avait au moment de la survenance du dommage. Ne faut-il pas admettre que la R du commettant était également engagé lorsque son préposé causé un dommage soit en tant que gardien d’une chose. c’est incompatible. au moment du dommage. Un intérim.2. Un fait dommageable illicite C’est une condition qui peut sembler évidement. fractionnement dans le temps du l’autorité exercé sur le préposé Ex : Mise à disposition à un client d’un chauffeur et son camion qu’il conduit. A l’inverse si le tiers donne des ordres spéciaux au préposé pour l’accomplissement de sa tâche il est alors le commettant. un berger était préposé des 20 commettants qui lui avaient leurs moutons. Ex : certains juges du fond ont admis que à plusieurs reprise un préposé à la surveillance de locaux. Un fait dommageable imputable au préposé. Le plus souvent c’est une faute du préposé qui déclenche l’art 1382. En l’absence de contrat les juges vont faire une analyse casuistique de la situation et de façon schématique vont décider qu’en l’absence d’ordre spécial émanant du tiers à la disposition duquel est mis le préposé. C’est plus rare en Jrsp. dont la R s’applique alternativement selon l’origine du dommage. connu parce que de façon claire la Cass a retenu le lien de préposition. La Jrsp décide que le chauffeur est le préposé du client pour tout ce qui touche à l’utilisation du véhicule en vue du transport de marchandise (horaire. Soit il y a une convention entre les commettants qui règle la question. car il possède le contrôle de la chose. à l’origine du dommage il y a la faute du préposé. la Jrsp peut décider que le préposé peut avoir deux commettants. La jrsp recherche s’il y a eu un déplace du lien de préposition entre le commettant habituel et le temporaire. qui peut admettre une attribution distributive du lien de préposition. . Pour ce qui est préposé gardien d’une chose. On hésite face à la personne R. 1. l’autorité effective. Une pluralité de commettant Dans un certain nombre d’hypothèse le préposé peut relever de l’autorité de plusieurs commettants . Arrêt 2ème civile. A l’inverse le chauffeur reste le préposé de son employeur habituel pour tout ce qui reste le fonctionnement et la conduite du camion. 9 février 67. le pouvoir de donner des ordres au préposé. soit en tant que conducteur d’un véhicule terrestre à moteur. en fonction de l’activité exercé et du genre de faute commise par le préposé. car le commettant est le gardien de la chose. R IN SOLIDUM. ie admettre qu’on puise être le préposé de plusieurs commettant à la fois. élément matériel et légal. faute objective. La jrsp a plu retenir de façon exceptionnelle l’existence d’un cumule du lien de préposition.  De façon encore plus marginale.

il n’y a pas d’abus de fonction ici. 2. certains arrêts l’ont admis. le préposé commet un délit avec sa voiture personnel. Qui n’ont pas la meêm appréhension de l’abus de fonction. R civile. On a des cas concret dans lesquelles cette notion est clair. le préposé est toujours dans le cadre de ses fonctions. violé et tué. Ex : chauffeur causant un accident avec la voiture de son patron alors qu’il l’avait emprunté pour sa promenade personnelle. On a eu 5 temps d’abus de fonction depuis : (dans un cas pratique ne pas rappeler les évolution Jrsplle. il n’y avait pas d’abus et donc R du commettant. dès lors que le préposé avait trouvé dans ses fonctions les moyens facilitant la réalisation du dommage.S’il y a faute c’est commettant qui est R mais sur le fondement de l’art 1394 al 1er . La dernière question qui se pose est de savoir si on risque de connaitre que la solution sans un fait illicite puise entrainer la R du commettant. 2ème civile. lorsque sans entré dans le cadre de l’accomplissement normal de ces fonctions du préposé l’acte dommageable a été causé ou facilité par les fonctions du préposé. la Ch criminelle admettait très largement la R du commettant. le commettant n’est pas inquiété. 8 avril 2004. lorsque le préposé agit sous ordre de son commettant ou s’il était dans la cadre ordinaire de son activité. Lorsque le dommage causé par le préposé n’a absolument aucun rapport avec le lien de préposition le commettant n’est pas R car il y a abus. Arrêt dans le domaine sportif. R du commettant. Le préposé conducteur. dans ce cas là on considère que le commettant peut voir sa R retenue éventuellement sur l’art 1384 al 5. la qualité de conducteur est compatible avec la qualité de préposé. Cela c’est révélé très compliqué. un ouvreur de cinéma après avoir indiqué le chemin des toilettes à une jeune spectatrice. et la chambre criminelle. Dans un arrêt de 53. La jrsp en a déduit que lorsque le préposé commet des abus de fonction pr que le commettant ne soit plus R. (viole et meurtre) La 2ème civile avait une attitude plus restrictive du commettant. Un fait dommageable se rattachant au lien préposition Art 1384 al 5 Exige que le dommage ait été causé par le préposé dans les fonctions dans lesquelles le commettant l’emploi. dans ses fonctions il a trouvé les moyens de son acte. en utilisant les moyens offerts par sa fonction avait eu l’intention d’agir pour le compte de son employeur sans . Ex : un jour de congé. mais leur porté est discutable. Cela ne semble pas être le cas. le commettant est R. a rappelé la nécessité de caractériser une faute du préposé pour engager la R du commettant. l’y a suivi. les chambres criminelle et civiles avaient une conception opposé de la notion d’abus de fonction. La jrsp exige qu’il ait un fait illicite du préposé. on des hypothèses intermédiaires qui suscitent des difficultés. Car le préposé n’aurait pas le contrôle la chose. la R du commettant ne peut être engagé que si le préposé. alors qu’en commentaire cela peut être utile)  En 1950. Le pb est d’identifier la notion d’abus de fonction. et donc admettait très peu l’abus de fonction. Qu’en est-il ici ? Depuis 1950 évolution très chaotique de la Jrsp. qui est la société qui gère le cinéma. Cette évolution en premier repose sur une différence d’approche de la 2ème civile. La difficulté entre ces deux hypothèse très marginale. que la loi de 85 peut être admis en action contre le gardien en tant que commettant.

Mais ce n’était pas un arrêt de principe ! Donc les choses sont resté de même. ‘le préposé doit être hors de ces fonctions’ en lisant ces arrêts on trouverait donc une 3 condition. » Cette condition du préposé qui est hors de ces fonctions résulte de 2 éléments. Elle condamne l’interprétation de la chambre criminelle. qui décide que le commettant n’est pas R. on dit qu’il est resté dans le cadre objectif de ses fonctions alors c’est la responsabilité du commettant qui sera engagé si le préposé cause un dommage.  Droit positif : après ces arrêts de 83 et 85 une discussion est née en doctrine. Il y aurait dans l’espèce de l’ouvreur de cinéma un abus de fonction.  17 ans après. le préposé est le représentant du commettant. Elle semble se ranger à la position de la 2ème civile. Ce principe connait un tempérament dans le cas où un dommage survient lorsqu’une personne s’adresse au préposé dans le but de contracter avec le commettant. et à engager la R du commettant. Si une des conditions fait défaut il n’y a pas d’abus de fonction et le commettant est R. mais pour les autres cas elle a gardé son approche des moyens de l’acte. car il y a abus de fonction lorsque le V utilise sans autorisation et a des fins personnels le véhicule qui lui est confié pour l’exercice de ces fonctions. Le préposé est en dehors de ses fonction s’il n’agit pas dans le cadre objectif de ses fonctions. et 15 novembre 85. il faut que le préposé ait agit sans autorisation et à des fins étrangères à ses attributions. et a des fins étrangères à ses fonctions. en précisant le sens du principe de ses précédents arrêts. a-ton 2 éléments ou 3 éléments dans l’abus de fonctions.  Devant cette divergence aussi radicale. sur le lieux du travail et alors que le préposé est au service du commettant. est après cet arrêt la chb criminelle a étendu cette notion dans ces hypothèses d’emprunt de véhicule. ça conduit à engager systématiquement la responsabilité du commettant. les chambres réunis de la Cass ont rendu un arrêt du 9 mars 1960. Elle se fonde sur le critère de la finalité de l’acte.poursuivre un but personnel étranger à ses fonctions. l’emprunt abusif d’un chauffeur pouvait entrainer la R du préposé. en l’espèce un emprunt abusif de véhicule du préposé à l’insu de celui-ci. sans autorisation. par 6 arrêts du 23 juin 88 et applique les mêmes critères que la chambre civile. « le commettant n’est pas R des agissements de son préposé lorsque celui-ci se place hors des fonctions pour lesquelles il est employé. 2ème civile= Finalité. L’ass pl est encore intervenue par un arrêt du 19 mai 88. Solution de principe est rattaché à une hypothèse particulière. A l’inverse de ce que décidait la chr criminelle. En principe tous les dommages qui se produisent au moment du travail. Pour ces cas d’escroquerie le préposé agit forcément dans le cadre objectif de ses fonctions. l’bus de fonction est caractérisé qui le préposé a agit hors de ces fonctions. le 10 juin 1977. le 17 juin 83. La cour de Cass a généralisé ses éléments de l’arrêt de 77.  L’ass pl est intervenu dans 2 nouveaux arrêts. Dans cette hypothèse si on applique la théorie de l’abus de fonction (le préposé n’agit pas dans le cadre objectif de ses fonctions). même fait d’espèce. ou elle a précisé la notion de l’abus de fonction en dehors de l’hypothèse de l’emprunt abusif. les Chb décident que le seul fait que le préposé ait eu accès en raison de son emploi au garage du véhicule ne suffisait pas à écarté la notion de fonction. La . C’est après cet arrêt que la chambre criminelle s’est incliné. un arrêt de l’Ass pl. Criminelle= Moyen de l’acte .

arrêt ROCHAS. lequel a seul la maitrise d’ensemble de l’activité dommageable. Toutefois le commettant peut être un petit employeur qui n’est pas toujours assuré et sur lequel l’indemnisation pèsera très lourd. 1. A. elle s’y ajoute. L’action de la victime contre le préposé seul. garanti. Les commettants eux-mêmes ont l’air de vouloir prendre en charge les fautes ordinaires de leurs préposés et ne se retournent contre eux qu’en cas de faute grave. Dès les années 70 certains auteurs ont proposé d’admettre que le commettant soit tenu de prendre en charge à titre définitif les dommages causés par des fautes simples ou ordinaires commise par le préposé dans l’exercice de ses fonctions. en l’absence d’une telle faute ni la victime ni le commettant ne peuvent .jurisprudence a corrigé l’application du critère du cadre objectif des fonctions en recourant à la théorie de l’apparence ou croyance légitime. La jurisprudence décide que ans ces hypothèses le commettant est responsable que si le tiers qui a contracté avec le préposé pouvait légitimement croire que le préposé agissait pour le compte de son commettant et dans le cadre du travail. La doctrine soulignait aussi que la solution était d’autant injuste qu’il n’était pas d’usage que les salariés contractent personnellement une assurance pour garantir les conséquences de leur responsabilité civile professionnelle. en pratique depuis les années 50 les recours des commettants contre les préposés étaient rares et n’étaient exercés qu’en cas de faute grave. Jusque là on admettait sans difficulté l’action de la victime contre le préposé puisque celui-ci restait personnellement responsable de ces actes. Le plus souvent c’est un salarié qui travail pour le compte d’un employeur. cet article interdit à l’assureur d’exercer un recours contre les préposés de son assuré. Action fondée sur l’article 1382 du Code civil. Dans cette hypothèse l’abus de fonction suppose que la victime de l’escroquerie ne pouvait raisonnablement croire que le préposé agissait au nom du commettant. seul une faute très grave serait de nature à engager les responsabilité personnelle du préposé à l’égard de la victime. La victime bénéficie de deux débiteurs au lieu d’un seul même si aujourd’hui la jurisprudence tend largement à limiter l’action de la victime contre le préposé. sauf à prouver leur malveillance. Les relations de la victime avec le commettant et le préposé. Cette proposition doctrinale prenait exemple sur la pratique et la législation. Alourdissement des charges qui pèsent sur le commettant pour améliorer la situation des fonctions. Solution critiquée par la doctrine qui faisait valoir qu’elle ne tenait pas compte de la situation particulière du préposé. Lorsque les conditions de la responsabilité du commettant sont remplies. La victime peut aussi agir contre les deux ensemble.com. Ces idées doctrinales ont trouvé une première consécration dans un arrêt de la ch. §2/ LES EFFETS DE LA RESPONSABILITÉ DE L’ARTICLE 1384 ALINÉA 5. C'est-à-dire que la victime peut agir aussi bien contre le commettant sur le fondement de l’article 1384 alinéa 5 ou contre le préposé sur le fondement de l’article 1382 ou sur le fondement de la loi de 85 s’il a causé un accident de la circulation. La Cour de cassation a décidé que « la responsabilité du préposé ne pouvait être engagé que s’il avait commis une faute « personnelle ». Depuis 1993 la jurisprudence tend à limiter les possibilités d’action de la victime contre le préposé. Article L121 12 du Code des assurances. en principe cette responsabilité ne se substitue pas à celle du préposé. du 12 octobre 1993. Il faut donc être assuré afin d’in tranquille. Il n’est donc pas juste que dans certains cas le préposé soit amené à supporter intégralement les dommages causés alors que ceux-ci peuvent résulter d’une faute légère dans l’exercice de ses fonctions.

engager d’action contre lui ».
La Cour de cassation s’est prononcée de nouveau sur la question, arrêt d’ass.pl. du 25
février 2000, arrêt COSTEDOAT. Arrêt de principe, « le préposé qui agit sans
excéder les limites de la mission qui lui a été impartie par son commettant, n’engage
pas sa propre responsabilité à l’égard des tiers ». Principe d’immunité du préposé qui
n’excède pas les limites de sa mission, sphère d’irresponsabilité. Cependant il y a
certaines limites.
La première limite résulte dans l’existence d’un dépassement des limites de la
mission. Plusieurs critiques, la notion de dépassement rappelle la notion d’abus de
fonction. Il faut donc dire que les deux notions sont identiques. Mais la jurisprudence ne
peut pas s’orienter dans ce sens car il n’y aurait plus de coexistence entre la
responsabilité du commettant et la responsabilité du préposé, on aurait deux
responsabilité alternative, soit l’une soit l’autre. La victime ne pourrait obtenir réparation
du commettant qu’en absence d’abus de fonction, à l’inverse s’il y a abus de fonction il y
a dépassement des limites de la mission et donc c’est le préposé qui serait
responsabilité. La majorité des auteurs n’a pas validé cette assimilation car cela confère
une immunité excessive au préposé. Si l’abus de fonction établit nécessairement que le
préposé a dépassé les limites de sa mission, il reste que cette notion de dépassement
des limites de la mission doit être conçu de façon plus large et doit pouvoir être
constatée même en dehors du cas de l’abus de fonction.
Deuxième remarque, pour identifier cette notion de dépassement des limites de la
mission il faut utiliser la notion de faute personnelle détachable des fonctions, venant du
droit administratif. Distinction entre faute de service et faute personnelle. Les auteurs
ont souligné qu’il pouvait y avoir une faute personnelle qui n’est pas dépourvu de lien
avec les fonctions, cela pourrait être le dépassement des limites de la mission. Deux
critères de la faute personnelle détachable de la fonction : la gravité de la faute (le
préposé n’est responsable que de sa faute grave, faute lourde, cohérence entre le droit
civil et le droit social). Toutefois ce critère présente un inconvénient, certains auteurs ont
pensé qu’il était difficile de déterminer la frontière entre faute et faute grave pouvant
entrainer la responsabilité personnelle du préposé. Deuxième critique sur ce critère, il
peut arriver que le commettant par son attitude, par ses directions ou par l’insuffisance
des moyens qu’il met à la disposition de son personnel, favorise les fautes très graves
commise par ses préposé. Dans ce cas ne serait-il pas juste que le préposé soit
immunisé ?
Deuxième critère opposé par Viney et Jourdain, constitue un dépassement des limites de
la mission la faute à laquelle le commettant ne pouvait normalement pas s’attendre.
Deux éléments : implique que le commettant n’ait en rien participé à l’acte
dommageable commis par le préposé, il ne doit pas l’avoir favorisé par des ordres,
directives ou manque de moyen fourni au personnel. Deuxième élément, ce critère exige
un certain degré de gravité, tout ce qui relève de la maladresse, de l’erreur, de la
négligence ou de l’imprudence ordinaire, sont des risques auxquels le commettant doit
s’attendre.
En clair on peut rarement se prononcer avec certitude s’il y a dépassement des limites
de la mission puisque la Cour de cassation ne s’est prononcée dans le sens d’aucun des
deux critères, elle n’a pas précisé cette notion.
Deuxième limite à l’immunité du préposé, posée par un arrêt de l’ass.pl. du 14
décembre 2001, arrêt Cousin. Cet arrêt a jugé que le préposé condamné pénalement
pour avoir intentionnellement commis, fusse sur l’ordre du commettant, une infraction
ayant causé un préjudice à un tiers, engage nécessairement sa reps personnelle. Il sort
nécessairement des limites de sa mission.
La ch.crim. a étendu la solution de deux façon, premièrement dans un arrêt du 7 avril
2004 en disposant que «le préposé était civilement responsable de ses actes en cas
d’infraction pénale intentionnelle même dans le cas où le juge pénal n’était saisi que
d’une action civile ».
Aussi dans un arrêt du 28 mars 2006 « l’immunité accordée au préposé doit

également être écartée dans le cas o celui-ci commet une faute qualifiée au sens de
l’article 121-3 du Code pénal ». Une faute qualifiée est une faute dans laquelle l’auteur
de l’infraction sans vouloir le résultat dommageable qui s’est produit, il a envisagé le
dommage comme possible. Mise en danger de la vie d’autrui, faute qualifiée.
Troisième limite à l’immunité accordée au préposé, en fonction des situations de
préposition. Hypothèse où un préposé n’est pas un simple exécutant et occupe une
fonction à responsabilités. La question était de savoir s’il fallait tenir compte de ces
fonctions à responsabilités pour diminuer l’immunité du préposé voire l’écarter ? Dans
un premier temps la jurisprudence a décidé que les préposés qui bénéficiaient d’une
indépendance dans l’exercice de ses fonctions, cette indépendance s’oppose à ce qu’il
puisse être immunisé, immunité posée par l’arrêt Costedoat. Les sages femmes ont
particulièrement été concernées par cette jurisprudence. Revirement par deux arrêt
de la 1ère civ. du 9 novembre 2004, premier arrêt un médecin salarié et le deuxième
une sage femme. Dans les deux cas la Cour de cassation a décidé qu’ils n’engagent pas
leur responsabilité personnelle à l’égard du patient s’ils ont agis dans les limites de la
mission imparties par l’établissement privé. Ces arrêts marquent la fin de la prise en
compte de l’indépendance professionnelle, le salarié reste immunisé s’il reste dans les
limites de sa mission.
2) l’action de la victime c/le commettant seul sur fondement art 1384 al 5
Le commettant n’a aucune cause d’exonération à faire valoir car resp de plein droit.
Seul moyen de défense : prouver qu’il n’était pas commettant ou qu’il y ait eu abus
dans ss fonctions
3) l’action de la V c/ le commettant et le préposé
Suppose que le P ait dépassé limites de sa mission alors il peut ê reconnu resp et
condamné in solidum avec le commettant donc V peut réclamer D&I en totalité à l’un ou
à l’autre.
B.

Les relations entre le C et le P

Q° : savoir si le C une fois a indemnisé la V, a-t-il un recours c/ son préposé ?
Ce recours est limité par Jp 25 février 2000 Ass Pl car désormais le recours suppose
que le P ait dépassé limites de sa mission
La resp du C est alourdi car va devoir assumé conséquences du D car moins de resp té du
P.

Conclusion du titre : «quels sont les rapports entre les différents responsabilité
d’autrui et comment ça se passe ? »
Hypothèse où a propos d’un même fait dommageable, on a les conditions de la resp du
Fait d’autrui de différents régimes qui sont réunies ?
H1 : un mineur cause D au cours activité sportive encadré par association.
On peut avoir une Resp de l’association sur fdt art 1384al 1er mais peut aussi de ses
parents sur art 1384al4
H2 : ado travaille pour un commettant, les D qu’il cause relèvent-ils de la resp du
commettant (1384al5) ou des parents ?
La V peut-elle agir cumulativement contre les différents responsables de la même
personne ou doit-elle choisir un fdt plutôt qu’un autre ? si oui peut-elle le faire

librement ?
Jp règles mais aniciennes/ mais principe du caractère alternatif des responsabilités du
fait d’autrui. Ce qui exclut a priori exclut leur cumul cependant ce principe résulte de 2
arrêts anciens :
- 2ème civile 18 mars1881
- Chbre civil 2 oct. 1885
On peut douter de la pérennité de la règle. Alors comment fait-on ?
- La jp actuelle a pu préciser un point qu’il est impossible d’engager resp des
parents en même temps que celle du centre éducatif auquel le mineur a été confié
par décision judiciaire (car fait cesser la cohabitation avec les parents)
- Mais si simply placement contractuel alors pas cessation de cohabitation alors resp
seront les parents et non le centre.
- Pour les autres hypothèses de concours, pas de règle précise ; soit règle
alternative de 81 et 85 (conduisant à dire que parents resp) soit on considère que
règles sont obsolètes alors on propose un cumul de resp entre ces différentes
personnes
(En cas pratique on est obligé de distinguer les 2 cas !! on ne peut pas trancher)

Partie 2 : La mise en œuvre de la
Responsabilité Civile
Deux voies possibles : la voie conventionnelle ou la voie contentieuse.
La voie conventionnelle suppose un accord entre les parties, accords qui doit concerner à
la fois sur le principe de la responsabilité mais également sur l’étendu de l’obligation de réparer.
Le plus souvent cet accord prend la forme d’une transaction par laquelle la victime renonce à
demander la réparation de ses dommage par voie judiciaire. Ce contrat de transaction est régi
par les articles 2044 et suivants du Code civil, assez fréquent quand un assureur est en cause.
L’intérêt de la transaction pour la victime est le dédommagement immédiat. Cependant la
transaction peut présenter des inconvénients pour deux raisons. La victime souvent renonce
globalement à réclamer en justice la réparation de son préjudice, cela veut dire qu’elle s’interdit
de demander un complément de dommage et intérêts au cas où son dommage s’aggraverait
ultérieurement. Aussi le procédé de la transaction a souvent donné lieu à des abus, il arrive
fréquemment que les victimes soient mal conseillées, dans un état de faiblesse après un
accident et qu’elles perçoivent des sommes dérisoires compte tenu des dommages subis.
Si la transaction n’abouti pas il reste la voie contentieuse. Suppose de faire un procès
pour obtenir le paiement d’une somme en compensation du préjudice.

Titre 1 : L’action en réparation du dommage
Chapitre 1 : les parties à l’action en réparation.

SECTION 1 : LE DEMANDEUR.
Qui a qualité pour engager l’action en responsabilité ?

§1/ LA VICTIME EST UNE PERSONNE PHYSIQUE.
Si la victime n’est pas décédée, la situation est simple, c’est elle qui exerce l’action en
responsabilité contre l’auteur du dommage.
Si la victime est décédée, la règle est que l’action en responsabilité qui lui appartenait
peut être exercée par ses héritiers. Ce qui a pour conséquences que les héritiers de la victime
disposent de deux actions différentes pour agir en responsabilité contre l’auteur du dommage.
Première action, ils peuvent agir à la place de la victime. Action successorale. C’est l’action qui
appartenait à la victime et qui a changé de patrimoine et s’est retrouvé dans celui des héritiers.
Deuxième action, les héritiers peuvent agir pour obtenir réparation en tant que proche de la
victime, c'est-à-dire en qualité de victime par ricochet, cette action prend le nom d’action
personnelle.
Ces deux actions peuvent être cumulées.

1.

L’action successorale.

Lorsque les héritiers exercent l’action de la victime à titre successoral, cela signifie qu’ils
recueillent les droits qui appartenaient à la victime. Le but est de réparer le préjudice éprouvé
par la victime entre l’accident et son décès.
Première précision, tous les préjudices sont pris en compte, corporel, matériel et moral. Pourtant
une partie de la doctrine trouve anormal que les héritiers puissent demander réparation du
préjudice moral subit par le défunt. En effet, selon cette doctrine, c’est un préjudice
particulièrement personnel et on doit indemniser que la personne qui l’a ressenti.
Deuxième remarque, la transmission de l’action de la victime aux héritiers a pu poser problème
en jurisprudence lorsque la victime en décédée sur le coup. Donc certains arrêts ont admis que
dans cette hypothèse que l’action successorale ne pouvait pas exister car la victime n’avait pas
eu le temps de ressentir son préjudice. La Cour de cassation a tranché le débat par un arrêt du
ch.mixte du 30 avril 1976 qui dispose que l’action successorale est transmise aux héritiers
pour faire valoir les préjudices de la victime, même morte sur le coup.

2.

L’action personnelle des victimes par ricochet.

Les héritiers disposent également d’une action personnelle s’ils ont éprouvé un préjudice du fait
du décès de la victime.
Cette action personnelle peut aussi appartenir à des personnes qui n’héritent pas de la victime
mais qui sont proches d’elle affectivement ou matériellement.

1.

Les conditions de l’action personnelle des victimes par ricochet.
Depuis l’arrêt de la ch.mixte du 27 février 1970 l’action personnelle des victimes par ricochet
n’est plus subordonnée à une relation juridique, une situation de fait permet l’action. La seule
condition posée pour l’action des victimes par ricochet est la stabilité du lien d’affection.
La jurisprudence a aussi précisé que la stabilité du lien d’affection ne supposait pas la
cohabitation. Cette jurisprudence, on peut penser aujourd’hui qu’elle sera étendue au
concubinage homosexuel. Il n’y a aucune raison d’exclure ce type de concubinage à cette
solution.
Cette reconnaissance par la jurisprudence du droit à indemnisation des concubins a
entrainé le développement de situations compliquées puisqu’à la différence du mariage le
concubinage n’est pas un lien unique. Une pluralité de personnes peuvent demander réparation.
Deux types de problèmes, le premier est le problème du concours. Une victime décédée avait

La jurisprudence décide que lorsque plusieurs personnes ont éprouvé un préjudice similaire qui vient d’un même fait dommageable. problème du cumul. Une personne a plusieurs concubins. . Il n’y a pas de différence avec les personnes physiques. y a-t-il indemnisation pour chacun des liens d’affection ? Les auteurs proposent une seul action pour le tout. le principe général est que cette action est refusée aux associations. La nature juridique de l’action personnelle des victimes par ricochet. époux. la question se pose de savoir si ce groupement peut agir en justice pour la défense de ses intérêts et la défense des intérêts de ses membres. c’est la personne qui doit réparation à la victime. de l’action est justice pour défendre l’intérêt collectif de l’association. d’une société. Pour les sociétés. L’indemnisation de la victime par ricochet doit être diminuée lorsque la victime immédiate a commis une faute de nature à la priver d’une partie de son indemnisation. Par exemple les associations de consommateurs agréées (Que Choisir). 2. Pour ce qui est de l’action collective. S’ils décèdent tous les uns après les autres. l’article L2132-3 du Code du travail autorise les syndicats à agir en justice en cas de préjudice porté à l’intérêt collectif de la profession qu’ils représentent. mais il peut être aussi la personne civilement responsable de l’auteur du dommage. en effet pour défendre l’intérêt général il y a le Ministère public. 19 juin 1981. ces personnes peuvent se regrouper en association pour faire valoir leurs droits en justice et dans ce cas là l’association a pour but de défendre les intérêts individuels des membres. types associations et syndicats. le défendeur peut être l’auteur du dommage. Ces groupements peuvent agir en responsabilité pour obtenir la réparation soit des atteintes portées à l’un de leurs membres soit des atteintes à l’intérêt collectif qu’elle représente. pour les syndicats. En principe facilement identifiable. une jurisprudentielle et une législative. c’est la personne dont la responsabilité est recherchée. L’idée sous jacente est qu’on ne veut pas mieux traiter la victime par ricochet que la victime immédiate. la loi peut habiliter à agir certaines associations qu’elle choisit. il n’y a aucune difficulté. Action indépendante de l’action successorale. Admet-on que toutes ces personnes puissent être traitées comme victime par ricochet ? La jurisprudence a admis le concours. §2/ LA VICTIME EST UNE PERSONNE MORALE. Le droit réserve des réponses différentes en fonction de la nature du groupement. une seule indemnité est émise et partage entre époux et concubins. associations de défense de l’environnement. C’est une action sociale.plusieurs concubins ou concubines ou encore avait un mari ou une femme et avaient un ou plusieurs concubins ou concubines. Il y a toutefois différentes sortes de défendeurs à l’action en responsabilité. d’une association. Arrêt ass. Le problème est les actions intentées par les groupements désintéressés. Cependant la jurisprudence refuse de prononcer des indemnités cumulatives. Toutefois la jurisprudence a tempéré ce principe dans l’hypothèse de la faute commise par la victime immédiate. Il s’agit d’un groupement. Pour les associations. c'est-à-dire que le concubin ou la concubine peut agir au même titre que le veuf ou la veuve. associations de lutte contre le racisme. la faute de la victime immédiate est opposable à la victime par ricochet.… Lorsqu’un groupement est doté de la personnalité morale. Pas d’interférence entre les deux actions. La situation de droit positif est la suivante. Deuxième hypothèse. deux séries de règles. Toutefois il y a des exceptions à ce principe. toute société à la personnalité morale et peut agir en responsabilité contre toute personne lui ayant causé un dommage.pl. c’est son rôle. SECTION 2 : LE DEFENDEUR. concubines. etc.

Que se passe-t-il lorsqu’un des co-auteurs à payer la totalité de la dette à la victime ? Une deuxième phase s’ouvre entre les co-auteurs. SECTION 1 : LE FAIT GENERATEUR EST PUREMENT CIVIL. Ce recours va fixer la part définitive de la responsabilité de chacun. c’est la phase de la contribution à la dette qui a pour objet de répartir la charge définitive de l’indemnité entre les responsables. tel que l’assureur. ils sont condamnés in solidum à l’égard de la victime. Celui qui a payé la victime a un recours contre les autres co-auteurs du dommage pour obtenir le remboursement d’une partie de ce qu’il a payé. l’article 2226 du Code civil porte le délai pour agir à dix ans.Que se passe-t-il en cas de décès de la personne responsable ? L’action de la victime peut être exercée contre les héritiers. Depuis la loi du 17 juin 2008 le délai pour agir est en principe de cinq ans à compter de la manifestation du dommage ou de son aggravation. Deuxièmement le recours de celui qui a payé la victime est divisé par le nombre de co-auteurs qui sont concernés. Pour protéger les victimes le législateur a institué une action directe contre l’assureur. C’est une hypothèse où la victime ne peut pas percevoir le versement de son indemnité par l’auteur du dommage. Deuxième type de défendeur qui peut apparaitre. c'est-à-dire que celui qui a payé ne peut pas demander le remboursement de tout ce qui lui est dû à un seul co-auteur quand il y en a plusieurs. Premièrement la part contributive de chacun dépend de la gravité respective des fautes. L’action en responsabilité engagée par la victime suscite parfois l’apparition d’autres défendeurs que la personne responsable. Action devant les juridictions civile. ou. Souvent la victime intente un procès contre les deux. Dans certains cas le fonds de garanti prend le relais et va permettre une indemnisation de la victime. article 2224 du Code civil. Le fonds de garanti peut avoir un rôle à jouer lorsque la personne responsable est à la fois insolvable et n’est pas assurée. on a un fait dommageable qui entraine la responsabilité civile et la responsabilité pénale. Ce principe connait une exception majeure pour les préjudices corporels. Lorsqu’un dommage est causé par plusieurs personnes. le principe est que chacun des responsables du dommage doit être condamnés à le réparer en totalité. Deux hypothèses : on a un fait dommageable qui entraine uniquement la responsabilité civile de l’auteur du dommage. les différents co-auteurs. la victime n’est pas obligée d’agir contre l’auteur du dommage mais peut agir directement contre l’assureur. Quelques règles doivent être précisées en cas de pluralité de défendeurs. Chapitre 2 : l’exercice de l’action en réparation. La fixation de cette part contributive est gouvernée par deux règles. c'est-à-dire que chacun est tenu de payer à la victime la totalité des dommages et intérêts qui seront fixés par le juge. Ce délais de dix ans est même porté à vingt ans par l’alinéa 2 de l’article 2226 du Code civil lorsque le dommage corporel a été causé dans des circonstances aggravantes particulièrement violentes. On dit que chacun des responsables sont co-auteur du dommage. SECTION 2 : LORSQUE LE FAIT GENERATEUR DU DOMMAGE EST CONSITTUTIF D’UNE INFRACTION PENALE. les fonds de garantie. c'est-àdire en cas de pluralité de responsables. Cette condamnation in solidum protège la victime. .

Une condamnation pénale de l’auteur du dommage entraine en principe une condamnation civile à des dommages et intérêts à condition que le préjudice soit établit. Comment fait-on pour indemniser la victime au civil ? Règles particulières qui établissent une certaine solidarité entre l’action publique (droit pénal) et l’action civile (celle qui relève du dommage). Ce principe donne deux caractères à la réparation. §2/ LE CRIMINEL TIENT LE CIVIL EN L’ETAT. soit elle va devant le juge civil soit elle va devant le juge pénal en se constituant partie civile. C’est de la fiction juridique. La juridiction civile ne peut pas dire qu’il n’y a pas de faute civile alors que le juge pénal a dit qu’il y avait une infraction pénale. mais le préjudice causé à la victime est un dommage civil qui relève de la responsabilité civile. . Solution consacrée à l’article 4 1 du Code de procédure pénale et par un arrêt de la 1ère civ. Cette option offerte à la victime ne subsiste qu’autant que survit l’action publique. La victime doit se constituer partie civile devant le juge pénal. Le but est d’éviter que la juridiction civile ne rende pas une décision qui contredise celle du juge répressif. Deux conséquences de ce principe. si l’action publique est prescrite la victime devra porter son affaire devant le juge civil. Il est souvent plus favorable pour la victime de se constituer partie civile puisqu’elle va bénéficier de plus grandes facilités du point de vue de la preuve. Si la victime a choisi d’agir au civil. Deuxièmement. l’infraction pénale génère une responsabilité pénale. §3/ LA CHOSE JUGEE AU CRIMINEL A AUTORITE AU CIVIL. L’article 4 du Code de procédure pénal impose au juge civil de sursoir à statuer jusqu’à ce que la décision du juge pénal soit rendue. Trois types de règles applicables. TITRE 2 : LES REGLES APPLICABLES A LA REPARATION DU DOMMAGE. Adage qui tient lieu de règle. Le principe est que le juge pénal qui est saisit à compétence pour juger de la responsabilité civile qui est attachée aux faits en causes. du 30 janvier 2001. le juge civil ne peut pas statuer s’il existe parallèlement une procédure pénale en cours. Ce qui signifie que lorsqu’une victime d’une infraction pénale subit un préjudice a deux possibilités. Chapitre 1 : les caractères de la réparation. D’une part elle présente un caractère compensatoire et d’autre part elle présente un caractère intégral. Le juge pénal à une primauté sur le juge civil. C’est un choix libre mais définitif.Lorsque l’infraction pénale a causé un dommage à la victime. §1/ L’OPTION DE LA VICTIME. une relaxe au pénale n’exclu pas qu’il puisse y avoir condamnation à des dommages et intérêts civile. mais à condition que la victime soit présente au procès pénal. L’objectif de la responsabilité civile est de replacer la victime dans la situation où elle se serait trouvée si l’acte dommageable ne s’était pas produit.

cette réparation a pour objet de rendre à la victime exactement ce dont elle a été privée. on peut aussi remettre à l’identique un bien détruit. §2/LA REPARATION PAR EQUIVALENT PECUNIAIRE. La somme d’argent ne peut avoir qu’un caractère compensatoire du préjudice. Aussi souvent les victimes ellesmêmes préfèrent demander une réparation par équivalent. §1/ L’ABSENCE D’INCIDENCE DE LA GRAVITE DES FAUTES COMMISE SUR L’EVALUATION DU PREJUDICE. s’en rapprocher le plus. On dit aujourd’hui que réparer tend à rétablir la victime dans sa situation antérieure c’est un objectif vers lequel on doit aller sans nécessairement l’atteindre. §1/ LA REPARATION EN NATURE Permet véritablement de rétablir la situation antérieure au dommage de la victime. il s’agit de rétablir la situation antérieure de la victime. Le principe de réparation intégrale implique que la gravité de la faute ne doit pas être prit en compte par le juge lorsqu’il fixe le montant de la réparation. Les dommages et intérêts en droit français ne sont pas punitifs. certains dommages sont irréversibles. il doit rechercher un équilibre entre deux excès. ils ont pour fonction d’indemniser la victime. On ne dit plus qu’elle va nécessairement retrouver sa situation antérieure. D’abord parce qu’il y a une totale liberté de choix pour le juge entre réparation en nature ou réparation par équivalent. Toutefois la réparation en nature.SECTION 1 : LE CARACTERE COMPENSATOIRE DE LA REPARATION. même pour des atteintes aux biens. par exemple en cas de dommage corporel ou en cas de dommage moral. C’est un équivalent de son dommage. reste exceptionnelle. La réalité rend souvent illusoire l’effacement total du préjudice subit par la victime. Réparation qui consiste à octroyer à la victime des dommages et intérêts en compensation du préjudice qu’elle a subit. Dans le domaine de l’évaluation du préjudice la Cour de cassation laisse entièrement l’appréciation aux juges du fonds. Le respect de ce principe par la juge est délicat. C’est la réparation la plus souple. Pour parvenir à cette compensation. La réparation en nature se fait en cas de réparation matérielle. il est parfois envisager d’obliger l’auteur du dommage à remettre en état le bien détérioré. il y a deux types de réparation. SECTION 2 : LE CARACTERE INTEGRALE DE LA REPARATION. elle n’efface pas le préjudice. la réparation est une compensation du dommage subit par la victime. En effet la réparation en nature oblige les victimes à rester en contact avec l’auteur du dommage. mais il doit aussi éviter une réparation excessive qui procurerait à la victime un bénéfice. le juge doit quantifier le dommage en une somme d’argent qui doit représenter « tout le préjudice et rien que le préjudice ». . Il doit éviter une réparation insuffisante qui n’indemniserait pas totalement la victime. Le juge prend le préjudice tel qu’il existe au jour du jugement. C’est la réparation en nature qui permet le mieux d’indemniser la victime mais n’est pas toujours possible. Il faut faire en sorte que le dommage n’ait jamais existé.

il est concrètement impossible que la gravité de la faute n’influence pas en partie la décision du juge. faut-il diminuer l’indemnité due à la victime lorsque celle-ci est assistée non pas part un tiers mais par des membres de sa famille ou des membres de son entourage. il n’est pas obligé de respecter le choix formulé par la victime. la jurisprudence en principe ne tient pas compte de l’usure du bien détruit ou endommagé. Premièrement. préjudice d’affection (plus indemnisé). La jurisprudence a effectué un revirement de jurisprudence par deux arrêts du 19 juin 2003. la réparation peut prendre la forme d’un capital soit d’une rente. Trois exemples. Après hésitation les juges ont décidé que l’indemnité correspondant à l’assistance d’une tierce personne ne peut pas être réduite en cas d’assistance familiale diminuant les frais. hypothèse où l’auteur du dommage et la victime ont tous deux commis une faute. préjudice lié à l’atteinte à l’honneur ou à la réputation (réparation symbolique). Le juge est libre de choisir entres ces deux formes de réparation. elle octroie une indemnité sans tenir compte de l’usure du bien.Toutefois deux atténuations. domaine arbitraire du juge. sans appliquer un coefficient de vétusté. Faut-il tenir compte pour évaluer le préjudice corporel des soins qui pourrait diminuer le préjudice et auxquels la victime se refuse. Pour l’auteur du dommage elle évite toute contestation extérieure du préjudice en cas d’aggravation du préjudice. préjudice lié à la vie privée (réparation importante aujourd’hui surtout dans le cas de célébrités. Toutefois il y a différents types de préjudices moraux. Pour la victime elle évite l’érosion monétaire. La réparation sous forme de capitale est avantageuse à la fois pour la victime et à la fois pour l’auteur du dommage. Le juge doit-il tenir compte de l’usure du bien dans l’évaluation du montant des dommages et intérêts dus à la victime ? En principe le juge tient compte de l’usure de la chose lorsque la victime peut sans inconvénient obtenir une chose usager analogue. Chapitre 2 : les diverses formes de réparations Lorsque le juge a choisit une réparation par équivalent pécuniaire. 2ème civ. Cette réparation sous forme de capital ne convient pas néanmoins aux plus gros préjudices corporels. Dans un premier temps la jurisprudence avait mis en place une distinction. Deuxième atténuation. Lorsque l’état de la victime nécessite l’assistance d’une tierce personne. Il faut une indemnité plus durable dans le . §2/ LES DIFFICULTES D’EVALUATION DU PREJUDICE. deux autres sous formes sont envisageables. personnalité publique). s’il s’agissait de soins bénis la victime doit prendre en charge la part de préjudice qui aurait pu être évitée. Pour l’évaluation des préjudices corporels. dépend de sa sensibilité et de sa pratique. dans ce cas la faute de la victime peut diminuer la responsabilité de l’auteur du dommage voire l’exclure et dans ce cas la juge tient compte de la gravité des fautes respectives puisque cette gravité des fautes respectives sert de base pour l’évaluation des dommages et intérêts. s’il s’agissait de soins douloureux ou aléatoires le refus de la victime était jugé légitime et on ne diminuait pas son droit à réparation. la Cour de cassation dispose que l’auteur d’un dommage doit en réparer toutes les conséquences dommageables sans que la victime ne soit tenue de minimiser son dommage dans l’intérêt du responsable. Quand ce n’est pas le cas. Un problème se pose lorsque la chose matérielle détruite ou endommagée était usée. L’évaluation du préjudice moral.

L’amélioration ou la dégradation peut il avoir une incidence sur le montant de la rente ? En cas d’amélioration de l’état de la victime la jurisprudence décide que la révision de l’indemnité ne peut pas être demandée par la personne responsable. A l’inverse en cas d’aggravation du préjudice la victime peut demander une majoration de son indemnité. il y a autorité de la chose jugée. la première était le problème de la dépréciation monétaire. Ces rentes ont posé de problèmes. On estime qu’une action nouvelle en responsabilité est possible puisque des éléments nouveaux sont apparus depuis le premier jugement. Depuis 1974 la jurisprudence admet que les rentes puissent être accompagnées d’une clause d’indexation (référence à un indice qui fait monter le montant de la rente). .temps et opter pour la forme de la rente.