Episode 7 : Le Perfectionnisme – Deuxième Partie Mes frères, nous voilà de nouveau ensemble pour le programme “Les bâtisseurs de la vie”

. Nous avons parlé de la positivité, ensuite nous avons commencé à lier la positivité au perfectionnisme… Comme nous l’avons dit auparavant, nous voulons Le Positif Perfectionniste. Nous vous avons demandé aux épisodes précédents de nous envoyer vos expériences personnelles à propos de la positivité. Franchement, la réaction des gens a été réelle et bien tangible. Ceci ne peut pas être nié ni ignoré. La semaine précédente, j’ai reçu les récits d’environ 6.500 actions positives et ce qui est encore plus merveilleux c’est que ce n’était pas des expériences individuelles. C’étaient des actions imprégnées de positivité. Un jeune homme m’envoie ceci: « J’ai fait telle action avec mes amis… ». Une jeune fille me dit: « Mes amies et moi avons fait cela… ». Si nous comptons le nombre d’actions et ceux qui y ont prit part, nous arriverons facilement à 10.000 personnes ou plus. J’ai passé une journée entière à scruter ces merveilleuses actions pour vous en exposer quelques unes. J’ai remarqué que lorsque je vous ai présenté les exemples de vos frères qui ont envoyé leurs expériences dans les épisodes passés, l’effet était plus fort et l’influence plus grande. Comme je le dis et je le répète tout le temps, ce programme n’est pas à moi seul mais à vous tous. Ensemble nous bâtissons la vie. Je commence l’épisode par les exemples que j’ai choisi pour vous, parmi les milliers que j’ai reçus. Les exemples positifs: 1De jeunes musulmans émigrés en Suisse, par bienfaisance envers leur patrie, ont envoyé des équipements médicaux nécessaires aux hôpitaux de leur pays d’origine. La seconde génération des communautés musulmanes émigrées en occident, souffre d’ignorance de la langue arabe. Imâne du Brésil, Fetouh de France et d’autres m’ont contacté pour dire qu’ils organisent des sessions de langue arabe pour les enfants de la seconde génération, ainsi leur identité arabe ne se perdra pas dans les sociétés occidentales. Des jeunes chrétiens ont participé à notre sondage et ont envoyé 260 contributions. Des doctoresses saoudiennes visitent chaque semaine les habitations des infirmières qui sont originaires du Sud-Est asiatique et leur apprennent le comportement avec les malades et comment les traiter avec douceur et compassion. Des étudiants de l’université de Mansourah ont réalisé une pièce de théâtre à propos de la positivité et de la réussite dans la vie. Plus de 5.000 étudiants et étudiantes y ont assisté. Des étudiants de la faculté de pharmacie de l’Université d’Alexandrie ont remplacé les vieux tapis de la mosquée de la faculté avec de nouveaux tapis, avec leurs propres moyens. Des élèves ingénieurs de l’Université d’Alexandrie ont réparé tout ce qu’ils ont trouvé de cassé dans leur université : portes, fenêtres… Ils ont même acheté des paniers à ordures. Des élèves ingénieurs de Choubra ont trouvé que les murs de leur faculté n’étaient pas propres. Avec la permission de leur doyen, ils ont peint ces murs. Des jeunes de l’Université du Caire visitaient hebdomadairement les maisons de retraite. Ils ont découvert que les habitants avaient des talents divers et de l’expérience. Ils décidèrent alors de leur

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rendre visite régulièrement pour profiter de leur savoir. 10- Des jeunes Palestiniens, étudiants à l’université, se sont habitués à se réunir toutes les semaines pour regarder ensemble l’épisode des “Bâtisseurs de la vie”. A la fin de l’épisode, ils se mettaient d’accord pour entreprendre une action positive et ils photocopiaient la version de l’épisode et la distribuaient pour un prix symbolique à un grand nombre d’étudiants. 11- Les étudiantes de la faculté de médecine de l’Université de “Al-Fâtih” de Libye ont tellement fait d’actes positifs dans leur faculté que leur doyen a mis à leur disposition une salle pour y élaborer leurs plans d’action. Elles ont été à l’office de radiodiffusion et se sont mises d’accord pour rédiger chaque semaine un sujet sur les “Bâtisseurs de la vie” pour qu’il soit diffusé. 12- Des filles du Sultanat d’Oman ont fondé une association appelée “Um al-Masakîn”, d’après le nom de l’épouse du Messager (BP sur lui). Le but de cette association est de collecter des vêtements et les distribuer aux pauvres. 13- Des femmes au foyer de la région du Golf enseignent aux femmes de ménages asiatiques analphabètes à lire et à écrire. 14- Des femmes au foyer réunissent d’autres femmes au foyer du même quartier ou du même bâtiment et leur donnent des leçons de Coran. 15- D’autres femmes au foyer ont contacté des hôtels pour prendre la nourriture et la distribuer aux pauvres. 16- Deux dames m’ont fait penser à l’époque des Compagnons, et à ces paroles du Messager d’Allah: “Le bien est en moi et en ma oumma (nation) jusqu’au Jour de la Résurrection…”. En effet, ces dames qui ne se connaissent pas, ont fait don chacune d’un terrain de la valeur de deux millions de livres égyptiennes pour des orphelinats. Et effectivement, la semaine dernière les orphelinats les ont reçus. 17- A l’école d’“Ar-Redwân” en Jordanie, les élèves ont ramassé de leur propre argent de poche de quoi subvenir aux besoins d’un orphelin. 18- La même idée a été réalisée dans une école secondaire au Koweit. 19- Des filles en Syrie ont adopté l’idée de ramasser les feuilles de papier déjà utilisées, de les vendre aux fabriques de papier et de faire don de la somme récoltée aux œuvres de charité. 20- Un ingénieur universitaire nommé “Mahmoud Chérif Sa‘îd ”, a eu une idée exceptionnelle et unique. Elle se résume à donner l’aumône de sa science. Etant brillant en Mathématiques, il a décidé de donner des cours particuliers gratuits à ceux qui le désirent et ce, quel que soit leur niveau scolaire. Il a affiché une annonce contenant son nom, son numéro de téléphone et son Email dans son immeuble et dans le quartier où il habite. 21- Un professeur d’université appelé “Tâmer Mahmoud”, a eu la même idée pour aider ceux qui préparent leur maîtrise dans sa matière. 22- Des jeunes Iraquiens en Iraq, ont entrepris un projet appelé “Les planteurs de fleurs” qui consiste à procurer un peu de bonheur au peuple iraquien éprouvé et de venir en aide aux jeunes individus qui désirent apprendre à lire et écrire, ainsi que ceux désireux de se former à l’outil informatique. Franchement, j’éprouve du bonheur. Je suis content. Tous ces exemples merveilleux de tous les pays arabes, d’Egypte, de Jordanie, d’Arabie Saoudite, d’Oman, du Koweït, d’Iraq, de Syrie et de Palestine. Qu’attends-tu mon frère et qu’attends-tu ma sœur ? J’aimerai rappeler à ces personnes positives de ne pas oublier d’avoir l’intention (Niya) dans toutes ces

actions pour Allah (honneur et gloire à Lui) : “Les actions dépendent de leur intention et chacun a ce que

son intention mérite”.
L’autre critère est la continuité, comme le dit notre noble Messager (BP sur lui) : “Les œuvres les plus

appréciées par Allah sont celles qui durent [dans le temps] même si elles sont peu nombreuses.”
Ce qui est merveilleux, c’est que ces jeunes hommes et ces jeunes filles qui ont accompli ces actions ont commencé à sentir le goût du succès et à savourer leur plaisir. Ils ont senti que leur foi et leur pouvoir de lutter contre les péchés augmentaient et là est le but du programme. Te donner un but qui t’occupe toute la semaine et non juste une charge de foi que tu prends d’une leçon hebdomadaire à laquelle tu assistes, ou un programme télé que tu regardes. Rappelons nous notre devoir de la semaine dernière : il fallait aider quelqu’un de ta famille, qui est dans le besoin. J’ai reçu à peu près 5.500 réponses, des réponses qui exprimaient la positivité. Dans cette ambiance optimiste, j’ai reçu un message fortement critique, dans lequel l’auteur, non convaincu du programme ni de son idée qui, d’après lui est impossible à réaliser, il dit avec un ton désespéré : “ Le monde a changé, les obstacles sont de plus en plus durs à surmonter, et rendent impossible toute réussite ou de changement. Partout il n’y a que des futilités. Par exemple une nouvelle émission télé apprenant aux jeunes participants et aux jeunes participantes la danse et le chant a eu plus de 70.000 candidats. Je lui réponds : “Est-ce que tu veux dire qu’il n’ y a pas d’espoir ni de solution ? Tu veux dire qu’il vaut mieux que nous nous asseyons les mains sur les joues en disant il n’y a pas d’espoir. Devons nous rester soumis et mourir humiliés, faibles ? Non ! Le changement viendra de nous. Nous avons tous la capacité de changer mais à condition d’avoir un but pour lequel nous combattons et nous persévérons. Pour vous convaincre autrement : Imaginons deux cercles : Le premier : est le cercle des obstacles externes, il est très difficile. Le second : qui est à l’intérieur du premier s’appelle “l’influence”, il représente ce que tu as comme talents pouvant te servir pour influencer les gens qui t’entourent. Si tu regardes le cercle des obstacles, tu trouveras qu’il est énorme alors que celui de ton influence est petit. Si tu continues à voir le cercle des obstacles de la sorte, et dire qu’il est trop grand pour être contourné, le cercle de ton influence demeurera petit. Or, si tu te concentres sur le cercle de ton influence, que tu réfléchis, et que tu te poses la question : “Qu’est ce que je possède comme vocations? Qu’est ce que je possède comme forces pour influencer ceux qui m’entourent ?” C’est ainsi que le cercle de ton influence s’élargirait petit à petit, et que l’autre cercle des obstacles se contracterait graduellement, jusqu’à ce qu’il finisse par s’effondrer sous la pression de ton influence continue. Si nous revenions à notre noble Messager (BP sur lui), nous verrons que c’est ce qu’il a fait. Les obstacles étaient très gros au début de l’Islam. La Ka‘ba étaient entourée d’idoles (360 idoles). Qu’a-t-il fait alors ? Il a commencé à élargir son cercle d’influence en aidant les jeunes pieux à apprendre l’Islam. Peu à peu, la résistance augmenta et des milliards de musulmans rentreront dans son cercle d’influence jusqu’à la venue de l’Heure. Nous pouvons commencer à élargir le cercle d’influences, de l’intérieur de nos maisons grâce à une bonne

éducation de nos enfants en les élevant suivant selon les préceptes de l’Islam. Ceci est juste une réponse afin d’éliminer le sentiment d’échec et la passivité. Relevons nous, nous triompherons. Maintenant, nous continuons notre discussion à propos du perfectionnisme. Comme nous l’avons déjà dit : la positivité et le perfectionnisme sont les deux faces de la même pièce. Nous voulons le positif perfectionniste. Malheureusement, les Musulmans ne font plus rien avec perfection à commencer par leur pratique du culte, leurs relations personnelles, même leurs études, leur travail et leurs productions. Il est facile de trouver des gens dont toute la vie est caractérisée par un manque de perfection. Tu entends celui-là ou celui-ci dire : “Mon ami, laisse aller… personne ne voit.” Mais Allah (honneur et gloire à Lui) lui répond –ce qui peut être traduit comme : “Il (Allah) connaît la trahison des yeux, tout comme celles que les poitrines cachent” (TSC[i], Ghâfir ‘Le Pardonneur’ : 19) Un autre dit: “Les gens aiment ce qui n’est pas cher…c’est la médiocrité qui se vend.” Mais Allah (honneur et gloire à Lui) lui répond –ce qui peut être traduit comme : “L’écume (du torrent et

du métal fondu) s’en va, au rebut, tandis que (l’eau et les objets) utiles aux hommes demeureront sur la terre.” (TSC, Ar-Ra’d ’Le Tonnerre’ : 17).
Un autre dit : “Je travaille autant que je suis payé.” Et Allah (honneur et gloire à Lui) lui répond –ce qui peut être traduit comme : “ö les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements » (TSC, Al-Mâ’ida ‘La table servie’ : 1). Un troisième dit : “Tout le monde fait pareil.” Allah (honneur et gloire à Lui) lui répond –ce qui peut être traduit comme : “Et au Jour de la Résurrection chacun d’eux se rendra seul auprès de Lui.” (TSC, Mariam ‘Marie’ : 95). Un autre encore dit : “Pas besoin de retouches.” Allah (honneur et gloire à Lui) lui répond –ce qui peut être traduit comme : “Nous avons certes créé l’homme dans la forme la plus parfaite” (TSC, At-Tîne ‘La Figue’ : 4). Un autre dit : “Les gens ont fini l’Université et ils attendent en rang. Il n’ y a pas de travail, il y a rien. Tout aboutit au même résultat.” Allah (honneur et gloire à Lui) lui répond –ce qui peut être traduit comme : “Ceux qui croient et font des

bonnes œuvres… Vraiment nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien”
(TSC, Al-Kahf ‘La Caverne’ : 29). Je vous cite un “hadîth” émouvant du Messager (BP sur lui). Le jour où il a le plus pleuré. Le jour de la mort de son fils “Ibrahîm” et après qu’il l’eut enterré, une petite fente apparut dans la tombe. Le Messager (BP sur lui) dit à celui qui aplanissait la terre : “Comble cette fente.” L’homme demanda : “Est-ce que cela lui servira à quelque chose, ô messager d’Allah?” Le Messager (BP sur lui) lui répondit : “Elle ne lui fait ni du mal ni du bien, mais elle réjouit celui qui regarde.” Regarde comment le Prophète (BP sur lui) cherchait la perfection même au moment de la mort de son fils et même le perfectionnement de la tombe. Ensuite, il a dit : “Allah aime que celui qui fait quelque chose la fasse à la perfection.” Nous avons trouvé en faisant une recherche que le manque de perfectionnement a quatre causes :

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Le désir d’avoir le plus de gain possible : le mécanicien ne répare pas la voiture à la perfection pour que son propriétaire revienne une autre fois et le paye à nouveau. Et le médecin fait la même chose. Je pense que cet argent ainsi gagné rentre dans la catégorie du gain illicite car la négligence ici est intentionnelle. L’ignorance : Le négligent ignore à l’origine comment la chose doit être faite. La paresse. N’avoir jamais savouré le bon goût du perfectionnisme, car celui qui l’essaye n’accepte plus la négligence.

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Comment donc arriver à la perfection : 1) 2) 3) 4) Avoir un but dans la vie. Une forte volonté. La patience. Le savoir et l’expérience ou se faire aider par des gens qui ont de l’expérience.

Vous remarquez sûrement que ce sont les mêmes facteurs que ceux de la positivité. Si vous trouvez que vous avez ces quatre facteurs, le perfectionnisme viendra de lui-même. Je vais vous raconter l’histoire d’une personne, chez qui ces facteurs se sont retrouvés et ont eu pour résultat un travail parfait et étonnant. Cette personne est “Mohammad al-Fâtih” dont j’ai raconté rapidement l’histoire auparavant. Maintenant, je détaillerai un peu plus. “Mohammad al-Fâtih” a conquis Constantinople. Mais laissez-moi vous dire ce que représente Constantinople. C’est une ville qui relie la mer Méditerranée à la mer Noire. Elle relie aussi l’Asie à l’Europe. Elle était considérée comme le plus grand centre de commerce mondial au Moyen Âge. Napoléon disait d’elle : “Si le monde entier devait être un seul royaume, il n’y aurait pas mieux que Constantinople pour en être la capitale. Les Byzantins la dominaient et ainsi ils dominaient le monde entier. Les Musulmans essayèrent de la conquérir depuis l’époque du compagnon “Aly ibn Abi Tâlib” (Qu’Allah l’agrée), c’est à dire depuis 800 ans, mais sans aucun résultat et cela à cause de ses forteresses insurmontables : 1) Une tranchée pleine d’eau à l’extérieur des murailles, de 10 mètres de profondeur et 60 pieds de largeur. 2) Une première muraille de 25 pieds en hauteur et de 60 pieds d’épaisseur. 3) Une seconde muraille de 40 pieds en hauteur avec des tours de garde hautes de 60 pieds. 4) Elle avait la forme d’un triangle, dont deux des côtés faisaient directement face à la mer tandis que le troisième côté était protégé par toutes ces murailles. 5) De plus, ces murailles étaient protégées par 400 bateaux. Les Musulmans voulaient la conquérir pour son importance, mais aussi pour deux “hadîth” du Messager (BP sur lui) : 1) 2) Il a dit: “La première armée à attaquer la ville de César sera expiée [ de ses péchés].”

“Constantinople sera [sûrement] conquise par un homme, Bonne est son armée, Bon est son
prince”.

Les Musulmans ont essayé de la conquérir 10 fois en 800 ans. Le premier essai date de “‘Othmân ibn ‘Affân”; le second et le troisième de “Mu‘âwya ibn Abi Sufiân”; le quatrième de “Sulaïmân ibn ‘Abdil Malik”; le cinquième de “Harûn ar-Rachîd. Ensuite, plusieurs autres essais ont suivi. Le plus fameux de ces essais est celui auquel tous les compagnons avaient pris part, comme par exemple “Abou Ayyûb al-Ançâry”, “‘Abdillâh ibn ‘Omar, “‘Abdillâh ibn ‘Abbâs”. Ils avaient lors de cet essai assiégé la ville pendant sept ans et “Abou

Ayyûb al-Ançâry” y était mort. Il avait même demandé à être enterré au point le plus proche de Constantinople pour pouvoir, à la rencontre du Messager (BP sur lui) au Jour de la Résurrection, lui dire : “J’ai été enterré au point le plus proche où on pouvait arriver (à son époque) de cette ville.” Ainsi, il se pourrait qu’il soit considéré comme soldat de l’armée qui sera expiée de ses péchés. Vous Imaginez à quel point ce rêve avait envahi leurs esprits à cette époque ? Puis naquit Mohammad Al Fateh. Il avait 10 ans quand son professeur sema en lui un rêve. Ce même rêve. Dans son enfance, il aimait beaucoup jouer et s’amuser. Il ne sentait pas la responsabilité qui lui incombait en tant que fils du roi. Jusqu’au jour où son professeur le gifla fortement et lui dit : “Sois un homme”. Ceci le blessa profondément, parce qu’il réalisa qu’il n’était pas un homme. C’est justement ce mot qui fut à l’origine de sa droiture. Ensuite, il apprit tout le Coran par cœur, apprit 5 langues : l’Arabe, le Turc, le Perse, le Latin et l’ancien Grec, et étudia l’Astronomie, la Géographie et l’Histoire. Son professeur lui raconta le hadith de notre Prophète, (BP sur lui) : “Constantinople sera conquise par un

homme. Bonne est son armée, bon est son prince”.
Il lui annonça qu’il pensait que c’était lui ce Prince -le professeur ne le savait pas bien sûr- mais il voulut semer le rêve dans l’âme du petit. Voilà les 4 éléments en cours de formation : 1) 2) 3) 4) Le but Le savoir et l’expérience La Volonté La Patience

Il se disait : “J’ai un cœur dur comme un rocher qui ne se calmera ni ne s’attendrira que lorsque je réaliserai mon but.” Quel serait notre état si nous étions tous comme lui, des “Hommes” qui réalisent leurs buts et leurs rêves ? Il se mit ensuite à rassembler les experts pour étudier les obstacles qui entravaient la conquête de Constantinople. Il en conclu qu’il y avait trois obstacles majeurs, à savoir : 1) Quand ils arriveront au bord de la mer de la ville, ils seront à découvert sans forteresse, laquelle prendra pour être construite toute une année. Vu l’épaisseur et la hauteur des murailles, le canon capable de démolir de telles murailles n’existait pas encore. Il y avait une chaîne très épaisse destinée à fermer le golf et empêcher les navires, sauf ceux qui appartiennent aux Romains, de traverser.

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Bref, une combinaison de défis et d’obstacles très complexes faisant de la conquête de Constantinople aux yeux de qui que soit “L’Impossible”. Je vous décrirai le plan de la conquête qui, d’après les orientalistes mêmes, “devançait le génie d’Alexandre le Grand et de Napoléon”, et nous prouvera, par la suite, que les Musulmans possédaient des compétences que personne ne possède. Voilà en bref les étapes du plan : 1) Mohammad Al Fateh a exigé qu’une citadelle soit édifiée pour s’y retrancher lors de la conquête, et que ceci soit accompli au bout de 3 mois seulement et non pas un an. D’après les livres d’Histoire, le travail fut réalisé dans le délai fixé, et ce, grâce à la volonté des maçons les plus habiles et les

plus perfectionnistes auxquels il a eu recours. Une volonté nourrie, bien entendu par le hadith de notre Prophète (que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui), dont il se servait pour motiver, encourager les ouvriers. 2) Il a élaboré un plan pour se servir du seul expert Hongrois capable d’inventer un canon susceptible de démolir les murailles de la ville. Cet expert était emprisonné à l’intérieur de Constantinople de crainte que l’on arrive à le kidnapper. Mais comme rien n’était impossible pour Mohammad Al Fateh, il creusa un tunnel, en dessous des murailles et du fossé, qui menait à la chambre du savant emprisonné. Celui-ci, une fois libéré, se mit au travail, et inventa un canon gigantesque : Il pesait 700 livres ! Pour le tirer, on avait besoin de 100 taureaux et 100 hommes forts! Le retentissement du bruit qu’il causait s’entendait à une distance de 13 miles! Une fois le canon tiré, le boulet explosa sur une roche pour y creuser un trou de 6 pieds de profondeur! Vous Imaginez les inventions ?

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Figurez-vous : Avant, nous attirions les experts étrangers. Or, aujourd’hui, ce sont les experts Musulmans qui émigrent à l’Etranger pour offrir le fruit de leur science à l’occident. Le plan fut mis en exécution avec rigueur, et sans commettre la moindre erreur. 3) L’obstacle des chaînes qui bloquaient le golf fut surmonté en changeant le trajet des navires de façon à éviter leur passage par le Golf : c’est par le désert que les navires devaient passer, et ce, en suivant un plan inimaginable. Comment ces navires pouvaient traverser le désert et dépasser la montagne, sachant que la distance à parcourir est de 5 kilomètres ? Ils coupèrent les arbres de cette région pour en faire des barreaux disposés tout au long de cette distance dans le désert.

Ils se servirent ensuite d’huile pour enduire les barreaux au-dessus desquels ils firent glisser les navires.

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Ils eurent recours à des centaines d’hommes et de taureaux pour tirer. Ils mirent les voiles afin de profiter du vent et faire avancer les 70 navires, lesquels ont été ensuite portés en bas, de l’autre côté du désert, pour les disposer juste en face des remparts de la ville.

Il est à noter que tout ce processus, que l’on estime être au delà des aptitudes humaines, devait être accompli entre le crépuscule et l’aube pour que les romains ne s’en rendent pas compte, ils auraient sûrement brûlé les navires. Il fallait donc achever cette tâche dans ce délai si limité afin de permettre aux Musulmans de faire ce détour décisif dans l’Histoire, à savoir : traverser le désert et passer la montagne avec leurs navires, brûler 400 navires romains, et vaincre leurs ennemis. Tel fut le plan que les Musulmans n’avaient pas réussi à exécuter tout au long de 800 années. Toute personne qui se fixe un but, persévère pour le réaliser, et fait de tout son mieux pour l’atteindre, y parviendra. N’oubliez jamais cette phrase. A ce sujet, un film documentaire (en arabe) expliquant en détail le plan de Mohammad Al Fateh est vendu sur le site. Vous pouvez l’acheter via le lien suivant : ww.amrkhaled.net Le siège de Constantinople dura plus de 50 jours. La veille de la conquête, Mohammad Al Fateh fit des choses que les Musulmans n’avaient pas l’habitude de faire lors des guerres précédentes : 1. Il stimulait leur volonté par la musique militaire et les hymnes nationaux.

2. Il les encourageait avec le hadith de notre Prophète (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui) 3. Il leur demandait de prier beaucoup Allah pour qu’il accorde Sa bénédiction et Sa paix à notre Prophète, pour les préparer à la guerre.

4. Puis il demanda à toute l’armée de faire ensemble une prière pour Allah. C’est son professeur qui fut
l’Imam. C’est ainsi que la conquête eut lieu avec succès. Mohammad Al Fateh fut interrogé sur ces compétences et d’où elles venaient, et telle fut sa réponse : “ J’ai deux caractéristiques : 1. 2. Un cœur en roche, qui ne s’attendrit que quand je réalise ce que je veux. Un oeil qui pleure par crainte d’Allah comment donc ne pas triompher ?”

Cet “Homme” est Mohammad Ibn Mourad, qui fut surnommé “Mohammad Al Fateh” ou “Mohammad le Conquérant” grâce à ce plan très astucieux. Il nous rappelle un autre “Homme”, un des “Bâtisseurs de la vie”, paralysé, ne pouvant même pas chasser les mouches de son visage. C’est le Sheikh Ahmad Yassine, un des “Bâtisseurs de la vie”. Il avait une volonté extraordinaire. Nous n’allons pas pleurer notre Sheikh. Au contraire, Félicitations Sheikh Yassine. Nous allons plutôt pleurer des gens jouissant d’une bonne santé, mais c’est leur volonté qui est paralysée. Khaled Ibn Al Walid même, ‘l’épée dégainée d’Allah’, souhaitait mourir de la sorte. Il disait sur son lit de mort :

“ Tout mon corps est parsemé de coups d’épées et de javelots, pourtant, me voilà mourant sur mon lit
comme un chameau. Que l’angoisse prive les lâches du sommeil. !” L’arrogance des assassins de Sheikh Yassine nous pousse à dire que l’Islam subit des moments de flux et de reflux. Le flux était au temps du Prophète, que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui, et de Mohammad Al Fateh; et nous assistons actuellement à une phase de reflux qui sera, avec la permission d’Allah, succédée par un autre flux abondant. Le martyre de Sheikh Ahmad Yassine exprime bien ce sens. LE PROJET DE LA SEMAINE : Notre Prophète (BP sur lui) a dit : « Ne m’assombrirez pas le visage le jour de la résurrection », et il l’a répété trois fois. Qu’est ce que notre génération lui dirait le jour du Jugement Dernier ? Nous devons réussir pour satisfaire Allah et faire honneur à notre Prophète, que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui. Bougez. Si votre Prophète vous est cher, bougez donc. LE PREMIER DEVOIR : Notez tout ce que vous voyez d’imperfections, puis rédigez, avec toute la finesse et la politesse possibles, une lettre adressée à l’auteur de cette imperfection pour l’avertir de la chose, et partager avec lui votre avis sur la meilleure façon de la réparer, et ce en vertu du discours de notre Prophète, que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui :

“La Religion, c’est le conseil”.
Que ceci soit fait partout, à tous les niveaux de l’imperfection. Qu’il s’agisse d’un produit, d’une profession, d’une relation sociale. Que cette lettre porte le slogan : “Perfectionnez l’industrie de la vie” Envoyez-nous une copie de ce que vous avez accompli afin de le publier et de vous aider à joindre vos destinataires. LE SECOND DEVOIR : Terminez votre prière avec perfection. Demandez pardon à Allah, rendez Gloire à Allah 33 fois, rendez grâce à Allah 33 fois, proclamez la grandeur d’Allah 33 fois, puis terminez par :

“ Il n’y a point d’autre divinité qu’Allah, à Lui nul associé, à Lui la royauté, et à Lui les louanges, et Il est
Omnipotent.” Et ce à la suite de chacune des 5 prières quotidiennes.

[i] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la
sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.