Episode 27: Points cruciaux dans le parcours du projet des bâtisseurs de la vie

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l'Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

Nous sommes toujours avec notre projet des bâtisseurs de la vie. Dans ce nouvel épisode, nous voulons aborder quelques points importants du projet et nous mettre d’accord sur certains sujets afin de concrétiser nos idées et nos projets des bâtisseurs de la vie. Premier point : la différence entre les sourates du saint coran révélées à la Mecque et celles révélées à Médine. Il y a ceux qui vont se demander c’est quoi la relation entre ce sujet et notre projet des bâtisseurs de la vie. Nous allons voir qu’il y a une forte relation entre les deux au cours de cet épisode. En analysant les sourates du coran révélées à la Mecque, nous constatons qu’elles sont courtes, qu’elles ont un impact énorme sur les cœurs des gens, qu’elles parlent du paradis et de l’enfer, du jour du jugement, de la puissance d’Allah, le Très Haut, et de Sa majesté. De plus, les histoires coraniques sont mecquoises, par exemple celle de Yousoûf et de Hoûd. Alors que les sourates révélées à Médine sont longues et abordent quant à elles les lois et les principes qui gèrent le comportement humain en société, par exemple, les lois qui régissent le divorce, le mariage, l’héritage. Regardons ensemble quelques exemples des sourates mecquoises comme celle d’Al-Haqaa (celle qui montre la vérité) : «19. Quant à celui à qui on aura remis le Livre en sa main droite, il dira: ‹Tenez! Lisez

mon livre. 20. J'étais sûr d'y trouver mon compte›. 21. Il jouira d'une vie agréable: 22. Dans un Jardin haut placé 23. Dont les fruits sont à portée de la main. 24. ‹Mangez et buvez agréablement pour ce que vous avez avancé dans les jours passés›. 25. Quant à celui à qui on aura remis le Livre en sa main gauche, il dira: ‹Hélas pour moi! J'aurai souhaité qu'on ne m'ait pas remis mon livre, 26. et ne pas avoir connu mon compte... 27. Hélas, comme j'aurais souhaité que [ma première mort] fût la définitive. 28. Ma fortune ne m'a servi à rien. 29. Mon autorité est anéantie et m'a quitté!›. 30. ‹Saisissez-le! Puis, mettez-lui un carcan».
Comme sourate mecquoise, nous rappelons aussi les versets de Qaf : «16. Nous avons effectivement

créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire 17. Quand les deux recueillant, assis à droite et à gauche, recueillent. 18. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire. 19. L'agonie de la mort fait apparaître la vérité: ‹Voilà ce dont tu t'écartais›.»
Concernant les sourates révélées à Médine, nous pouvons citer des versets de la sourate d’Al Baqarah (la vache) : «S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle

n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah. Voilà les ordres d'Allah, qu'Il expose aux gens qui comprennent.».
Une autre sourate révélée à Médine est An-Nissâ’ (les femmes) : «Voici ce qu'Allah vous enjoint au

sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S'il n'y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s'il n'y en a qu'une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d'eux le sixième de ce qu'il laisse, s'il a un enfant. S'il n'a pas d'enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s'il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu'il aurait fait ou paiement d'une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas

qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d'Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage.».
Alors, voyez-vous la différence? J’ai voulu ici vous démontrer que les sourates mecquoises affectent beaucoup nos cœurs et nous font pleurer entre autres lors de la prière. Mais est ce que l’islam peut fonctionner uniquement grâce aux leçons des sourates mecquoises ou faut-il avoir aussi le sens des sourates médinoises? Ce système formidable qu’est l’islam englobe toute la vie et ne repose pas seulement sur le sens des sourates mecquoises. Certes, grâce à ces dernières, nous pouvons connaître, entre autres, les histoires émouvantes des différents prophètes et messagers d’Allah, le Très Haut. Mais, il nous faut aussi les sourates médinoises qui nous expliquent comment nous comporter dans la vie et faire renaître l’islam. Réalisons-nous vraiment ce dernier et important aspect de l’islam? Je veux que tu imagines avec moi un sens très important. Imagine le compagnon qui était avec le Prophète (BP sur lui), à la Mecque, qui a eu connaissance des sourates mecquoises, qui a été largement ému par celles-ci, qui, lorsqu’il a fait le voyage avec le Prophète (BP sur lui), jusqu’à Médine, a remarqué que le sens des sourates a changé. Il voyait dans les sourates révélées, davantage de lois difficiles à appliquer pour certains. Ce compagnon qui a été ému par les sourates mecquoises et a eu connaissance par la suite des sourates médinoises réalise parfaitement que la naissance de l’islam nécessite aussi bien les lois que les émotions. À travers cette partie, j’ai tenté de rappeler qu’il est important d’avoir à l’esprit les deux grandes assises de l’islam quand nous travaillons dans le projet des bâtisseurs de la vie. Le meilleur acte d’adoration doit être dirigé vers ce qui répond le plus à la satisfaction d’Allah, le Très Haut, à l’époque en question : Oumar Ibn Al-Khattab, durant son règne de 10 ans, a commencé par mettre les assises pour chaque chose. Il a commencé par les principes de la société musulmane. Il avait, qu’Allah, le Très Haut, soit satisfait de lui, une vision. Il a mis sur pied les ministères nécessaires (diwans) et a ordonné le pavage des routes. Il a pris le soin de préciser tous les détails nécessaires à la naissance de la société musulmane. Il a permis à l’armée musulmane de poursuivre sa conquête sur tous les flancs. En dépit de tout ça, personne n’est venu chez Oumar Ibn Al-Khattab pour lui dire : «tu as changé le sens de l’islam, nous voulons juste écouter et sentir les sourates émouvantes du saint coran». Vous imaginez si Oumar Ibn Al-Khattab n’avait pas fait tout ça, aurions-nous eu cette civilisation musulmane qui a tellement marqué l’histoire de l’humanité? Ibn Al-Qaim dit : «le meilleur acte d’adoration d’Allah, le Très Haut, est celui que tu fais à un moment donné selon ce qui satisfait Allah, le Très Haut. Lors de l’appel à la prière, le meilleur acte d’adoration dans ce cas là n’est pas de lire le coran mais de répéter l’appel.». À la fin de son intervention, Ibn Al-Qaim mentionne une chose importante, il ajoute que : «le meilleur acte d’adoration est quand la société est en péril, quand les gens se sont éloignés de la voie d’Allah, le Très Haut». Alors, vous voyez, le meilleur acte d’adoration, quand la société se dégrade, est d’aider les gens et de les réveiller de leur insouciance. Ibn Al-Qaim dit aussi : «le meilleur acte d’adoration a lieu quand les gens baignent dans l’ignorance et sont incapables de saisir le sens de la vie». Ceci consiste à contribuer à l’apprentissage des gens comme ce que nous faisons avec la formation en informatique (utilisation de l’ordinateur et de l’Internet). Ce dernier exemple peut être un acte d’adoration très puissant à notre époque (celui qui n’adoptera pas l’ordinateur et l’Internet, accusera un retard important dans le temps). Donc, le meilleur acte d’adoration est celui qui est approprié et efficace à l’époque dans laquelle tu vis. Ibn Al-Qaim continue en soulignant que celui qui poursuit cette démarche est celui qui est fidèle à Allah, le Très Haut, parce que son acte d’adoration est dirigé vers la satisfaction d’Allah, le Très Haut, et non pas vers ses objectifs personnels, il est toujours entrain d’effectuer des actes d’adoration en fonction de la satisfaction

d’Allah, le Très Haut. Il y a certains qui ne ressentent le rapprochement à Allah qu’avec la prière, il y a d’autres qui le font avec la prière et en aidant les autres à apprendre à utiliser l’ordinateur dans le but de faire renaître l’islam. Un troisième exemple est celui des gens qui sensibilisent les autres et contribuent à la renaissance de leurs sociétés. C’est un des actes d’adoration dont le sens est important. Il y a un autre sens important en islam que nous entendons souvent grâce à un verset: «ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres». Comprenons-nous vraiment le sens de ce verset? Tu sais, toute machine dans la vie (l’ordinateur par exemple), a un input (matière première) et un output (produit). L’être humain est aussi comme ça. Dans notre cas, la prière, le jeûne, le pèlerinage et le voile sont-ils des inputs ou des outputs. Y’a-t-il quelqu’un qui a pensé à ça? Les cultes ou les actes d’adoration sont dans le saint coran pour nous, êtres humains des inputs, alors quels sont les outputs? Je vais vous donner des exemples de ceux qui font des bonnes œuvres. Tu es pieux grâce à Allah le Très Haut, tu fais la prière dans la mosquée, tu fais la prière de l’aube, tu portes le voile mais à part ça, qu’est ce que tu fais dans la société? Le voile, le pèlerinage, le jeûne, les cinq prières sont-ils un début ou une fin de ton action? Ce sont bien sûr des inputs. Mais, où sont les produits de ces inputs? Si tu ne produis pas dans ta société, ça veut dire que tout ce que tu as eu comme inputs ne t’as servi à rien. Quelle est la définition de «ceux qui accomplissent les bonnes œuvres» : Ce verset n’a pas été précisé par Allah, le très grand. Il l’a laissé ouvert à toute époque. Chaque société précisera ce que signifie accomplir «les bonnes œuvres» en fonction de ce dont les gens ont besoin. En revanche, Allah, le Très Haut, a précisé ce qu'était la foi, à savoir de croire en Allah, le Très Haut, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en le dernier jour. Ceci est clair et net pour ce qui est de la foi, alors que pour les bonnes œuvres, ce sont les gens qui sont responsables de ce que ça va être selon les besoins et les attentes des musulmans. Les premiers sont les plus appréciés par Allah : Je vous souligne une autre chose importante qui fait plaisir aux gens. Quand la société est en péril et en décadence continue, les premiers à agir pour le bien de la société sont les plus appréciés par Allah, le Très Haut. En voyant l’état de dégradation auquel est arrivée la société, ces gens qui prennent l’initiative au milieu de plusieurs personnes qui ne font rien, sous prétexte que ça ne servirait à rien, sont les plus appréciés par Allah, le Très Haut. Tout se passe vite dans cette vie. En un clin d’œil, nous serons morts. Il y a ici une leçon importante à retenir. À chaque époque, il y a des idées qui occupent l’esprit des gens. À chaque siècle, il y a une idée qui envahit l’esprit des gens et qui conditionne leur comportement. Ils oublient qu’il y a d’autres idées jusqu’à ce que certaines personnes refusent la situation et se mobilisent pour changer les choses, en dépit des critiques et des provocations de ceux qui doutent de leur succès. Espérons que nous serons ceux-là. Ces gens qui sont les premiers à agir sont les plus appréciés par Allah, le Très Haut. Je vais vous donner un exemple. Il s’agit de ceux qui ont combattu à Badr au côté du Prophète (BP sur lui). Ils sont les premiers à se battre pour l’islam. Le Prophète (BP sur lui), a espéré qu’Allah, le Très Haut, les ait vus et il leur a dit : «faîtes ce que vous voulez, Allah, le Très Haut, vous a tout pardonné». Quelle est leur rétribution? Elle est énorme. La preuve réside en ce que Gabriel a dit au Prophète (BP sur lui) : « Oh prophète, comment considérez-vous les gens de Badr parmi vous?». Le Prophète (BP sur lui) a répondu : «Ils sont nos meilleurs (parmi les compagnons)» Gabriel lui répond alors : «ils sont aussi considérés comme les meilleurs parmi nous (les anges)». Avez-vous réalisé ce qu'est alors la grande

rétribution des premiers à agir? Aux jeunes, à tous les gens et à ceux qui ont choisi d’être dans la caravane des bâtisseurs de la vie. Vous êtes parmi les premiers malgré que de nos jours, la vie est dure et sombre et l’espoir est difficile à avoir. En acceptant de travailler dans ce grand projet, en donnant une formation en informatique par exemple, vous êtes parmi les premiers. Le Prophète (BP sur lui), a rencontré, après la conquête de Badr, Doul-Jaouchan qui était mécréant. Il lui a dit : «Oh Doul-Jaouchan, est ce que tu veux être parmi les premiers». Le Prophète essayait d’attirer les gens à l’islam en les appelant et les motivant à être les premiers. Doul-Jaouchan lui répond : «Non mais j’attends, si tu arrives à vaincre les tiens, je te suis sinon je n’ai pas à le faire». Doul-Jaouchan n’a pas accepté d’être parmi les premiers et a dit au Prophète (BP sur lui) : «si tu arrives à monter à la Kaaba et la contrôler, je te suivrai». Plus tard, le Prophète (BP sur lui), a conquis la Mecque, Bilal est monté appeler à la prière du haut de la Kaaba, les gens sont sortis alors par milliers pour reconnaître qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, le Très Haut, et que Mohammed est son messager. Au milieu des foules, Doul-jaouchan est venu ressentant la honte et le regret de ne pas avoir été parmi les premiers. Le prophète lui a dit avec un sourire de tristesse et de colère : «Celui qui a anticipé est passé premier». On raconte que Doul-Jaouchan se mordait la main de ne pas avoir été parmi les premiers. Je vous dis comme le Prophète (BP sur lui), a dit : qui veut être parmi les premiers? Aujourd’hui, nous abordons des points cruciaux dans le parcours du projet des bâtisseurs de la vie. L’endurance et la ténacité : Au cours des jeux olympiques qui ont lieu ces jours-ci, nous constatons qu’il y a une grande différence entre les courtes et les longues distances. Les athlètes spécialistes des courtes distances ne peuvent participer aux longues distances avec la même tactique que celle qu’ils adoptent dans les courtes distances. Ils ne pourront pas terminer la course et ils perdront. Le parcours de la renaissance est long. Il a besoin de gens pour les longues distances. Il a besoin de gens qui excellent dans la lecture du saint coran. Si tu lis bien le saint coran, tu trouveras l’idée des longues distances dont je te parle. Le saint coran met l’accent sur cette idée dans les histoires et les différentes sourates. Savez-vous combien de fois le mot «endure» est cité dans le coran mecquois? À peu près 90 fois, parce que la vie des musulmans à la Mecque nécessitait de l’endurance.
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L’histoire de Youssef dont l’endurance a duré 40 ans. L’histoire de Noé dont l’endurance était de 950 ans. L’histoire de Youness qui n’a pu endurer et qui a été mis dans le ventre d’une grande baleine.

Allah, le Très Haut, créa l’univers en six jours et nous savons qu’Il est capable de dire seulement ‹Sois› et c’est aussitôt fait. Si tu lis le saint coran, tu verras les versets, tu verras comment toute chose est venue en étapes. Les ressources dont l’Homme a besoin, les biens et la création des cieux et de la terre a eu lieu en étapes jusqu’à ce que l’être humain soit créé aussi en étapes. Pourquoi en six jours? Allah, le Très Haut, pouvait le faire en un laps de temps plus court mais Il voulait nous montrer que même l’univers doit être construit graduellement. Si tu lis n’importe quelle sourate qui raconte une des histoires des prophètes, tu constateras qu’à la fin de chaque histoire, il y a un verset à propos de l’endurance. Dans l’histoire de Hud, Allah, le très grand, dit –ce qui peut être traduit comme : «Voilà quelques nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons.

Tu ne les savais pas, ni toi ni ton peuple, avant cela. Sois patient. La fin heureuse sera aux pieux». (TSC[i], Hoûd : 49). Aussi, dans l’histoire de Noé : «Et il fut révélé à Noé: ‹De ton peuple, il n'y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t'afflige pas de ce qu'ils faisaient.».
Si nous analysons l’histoire de Noé, nous verrons que lorsqu’il fut informé du fait qu'il n’y aura plus de croyants, cela ne signifiait pas la fin pour lui. Au contraire, Allah, le Très Haut, lui a ordonné de construire l'arche. Imaginez-vous combien de temps cela a pris pour qu’il soit réalisé et dans le désert en plus? Il fallait attendre la pluie pour que les graines donnent naissance à des arbres, que le bois des arbres durcisse pour être utilisé dans la construction du bateau. Ce bateau qui était destiné à porter ses passagers en plein déluge doit être énorme pour pouvoir transporter une paire de chaque être vivant. Après la fin de la construction de l’arche, il fallait attendre le moment choisi pour que les mécréants soient décimés. Ainsi, Noé montera le bateau avec tous ses fidèles. Les savants disent que cette période d’attente a dû durer 300 ans jusqu’à ce que le déluge ait lieu. Pourquoi 300 ans malgré qu’il n’y avait plus d’espoir pour qu’il y ait d’autres croyants? Cette durée était importante pour les croyants, elle a mis en exergue leur confiance en Allah, le Très Haut, et leur endurance. Il y avait avec Noé seulement 60 hommes qui ont semé des graines en plein désert et subi les insultes des mécréants. Malgré tout ça, ils étaient déterminés et confiants quant à la gloire d’Allah, le Très Haut. Le grand souffle : Comment peux-tu réaliser ce dernier point? Grâce à la lecture du saint coran, la prière au cours de la nuit et l’invocation d’Allah, le Très Haut. Tous ces points sont nécessaires pour avoir l’endurance et la détermination suffisantes pour réussir.

Le rôle des femmes dans la renaissance et l’ouverture d’esprit aux différents avis : L’avant-dernier épisode a porté sur la situation de la femme. Ceci a d’ailleurs fait beaucoup réagir les gens. Au cours de ce dernier, j’avais parlé de l’oppression dont souffre la femme dans le monde arabe et musulman en général, de notre refus d’une telle situation et des efforts que nous devons fournir pour la changer d’autant plus qu’elle est souvent associée à l’islam. Pourtant, l’islam dénonce toute cette oppression. Ce que je voulais faire à cet effet c’est de générer un dialogue, car la renaissance ne peut avoir lieu si elle dépend seulement de certains groupes d’individus. Cette renaissance ne repose pas seulement sur les efforts des gens religieux. Elle touche à toute notre société et doit impliquer tout le monde, la femme y compris. Donc, il est de notre droit d’ouvrir le débat entre nous et d’échanger nos opinions. Nous pouvons avoir des avis différents mais nous ne devons pas nous diviser à cause de nos points de vue. Le but est d’établir un dialogue constructif et unificateur. Nous ne devons pas nous disperser et gaspiller notre énergie dans des polémiques inutiles. Vous rappelez-vous qu’aux premiers épisodes du programme «Bâtisseurs de la vie», j’avais dit que nous allions monter dans le même avion. Le voyage de cet avion dépend beaucoup de sa phase de décollage puisque les moteurs ont besoin du plus d’énergie possible. Nos moteurs sont nos femmes et par conséquent, notre renaissance dépend de leur action. C’est pour cela que je considère qu’il est important de parler du rôle de la femme. En fait, si je vous demande le pourcentage de fonctionnement de ces moteurs dans le monde arabomusulman, quelle serait la réponse? C’est un sujet très important que nous ne pouvons aborder en totalité au cours de notre épisode. Mais, je doute qu’il y ait quelqu’un qui puisse me dire que le pourcentage de la contribution de la femme dépasse 30 % et ce en étant optimiste car le pourcentage est moins que ça. Je vous répète alors une autre fois qu’il y a quatre moyens pour lever l’oppression subie par la femme :

1. La violence contre la femme : les crimes d’honneur dans lesquels les femmes sont tuées sans
que le coupable ait la sentence qu’il mérite. En plus des cas de violence où les femmes sont agressées, insultées et frappées. Pour remédier à cela, Il faut changer la façon de penser des hommes.

2. L’atteinte aux droits financiers de la femme : elle est parfois privée de sa part dans l’héritage
et de sa pension alimentaire après le divorce. Il y a aussi le manque d’égalité entre les enfants filles et garçons en ce qui concerne les questions financières.

3. Les droits politiques : la femme est opprimée dans les affaires politiques, puisque nous la privons
de son droit de voter et des postes clés dans le gouvernement.

4. Les droits sociaux : l’oppression dont souffre la femme socialement se manifeste dans sa privation
de circuler, de conduire une voiture, d’aller aux mosquées, de choisir son mari et de participer à la décision. Je pense que nous mettrons un terme à cette oppression à tous les niveaux. Pour ce faire, nous devons ouvrir un débat global. D’ailleurs, vous trouverez sur notre site Internet une page complète pour discuter de la façon d’aider la femme. Tout le monde peut y participer, les spécialistes en religion ou en droit, ceux dans les affaires des femmes ainsi que les organismes spécialisés dans la question. Nous reviendrons en ce sens plus tard pour vous donner les résultats de notre dialogue. Le sujet de la femme est très important dans le cadre de notre projet, il ne s’agit pas de défendre la femme, mais d’insister sur son rôle essentiel dans la renaissance de notre société. Vous souvenez-vous quand nous avons envoyé les vêtements à Darfour il y a quatre mois? Avant ça, il y avait certaines personnes qui n’avaient jamais entendu parler de cette région. Les vêtements, Dieu merci, sont arrivés et seront distribués cette semaine et vous verrez les images la semaine prochaine. Cet exemple dépasse le cadre de Darfour. Il touche plus largement à notre projet de renaissance. Allah, le très grand, a créé l’être humain dans des ethnies et sexes différents et non sous une seule forme. Allah, le Très Haut, a créé l’humain avec une peau blanche, jaune, noire, rouge mais leur a dit –ce qui peut être traduit comme :

«Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur.» (TSC, Al-Houjourât
‘les appartements’ : 13). Dans le même ordre d’idées, le Prophète (BP sur lui), a mis en place un des principes très fort de cohabitation entre les ethnies en disant : «Un arabe ne peut être meilleur qu’un étranger qu’avec sa piété». Il a dit aussi : «les gens sont comme les dents d’un peigne». Le Prophète (BP sur lui), a dit aussi, quand il a vu que les différentes ethnies (Al-Ansar, Al-Aws, Al-Khazraj) allaient se battre entre elles : «Retournez-vous à l’époque de l’ignorance et moi parmi vous?». Il s’est ainsi présenté devant les gens et leur a dit : «Salman est un des nôtres». Salman était un étranger d’une autre ethnie. L’humanité, malheureusement, a été atteinte par une autre sorte d’ignorance et il n’y a pas de gens qui se mobilisent pour rapprocher les différentes ethnies à tel point que nous avons eu des génocides atroces en Bosnie, au Rwanda et au Cachemire. Les millions sont tués et l’humain à qui Allah, a délégué la gestion de la terre ne fait rien. Nous regardons les animaux qui se dévorent les uns les autres et nous faisons de même. Les crimes se sont multipliés parmi nous et il est temps d’agir. Ceci est une partie de notre projet de renaissance qui consiste à rapprocher nos ethnies car, pour nous battre, les ennemis de l’islam tentent de nous diviser et de créer la zizanie parmi nous (comme celui qui verse de l’essence et y jette une allumette).

À Darfour, il y a deux ethnies, l’une arabe et l’autre d’Afrique noire. Ces jours-ci, les agences de presse, les journaux et les chaînes internationales de télé répandent la nouvelle que les arabes massacrent l’ethnie noire. Nous ne savons pas si c’est vrai ou non. Ainsi, j’adresse ces paroles aux gens qui veulent faire renaître la société musulmane et je les avertis que cette question est importante. J’adresse mes paroles aussi aux jeunes pour qu’ils fassent attention à ça et qu’ils tentent de calmer les esprits en ce sens. Les sources internationales disent qu’il y a un génocide là-bas, Amnestie Internationale affirme qu’un million de personnes sont sans abri et sont parties vers le Tchad, que des maisons ont été brûlées, que des milliers de noirs ont été tués et que le gouvernement soudanais ne fait rien pour régler la situation. Le gouvernement soudanais pour sa part nie tout ça. Tout ce qui se dit en ce sens, nous ne pouvons le vérifier tout simplement parce que les médias arabes sont faibles comparativement à ceux de l’occident que nous ne croyons pas toujours. Donc, si nous ne savons pas ce qui se passe vraiment à Darfour, notre devoir envers cette région repose sur trois points principaux. Notre devoir envers Darfour :

Secourir les sans abri s’il y en a. En ce sens, nous avons pu envoyer les vêtements qui seront distribués la semaine prochaine et vous allez voir ça en images. Nous avons envoyé un représentant des bâtisseurs de la vie qui va superviser l’opération de distribution des vêtements en compagnie de l’équipe soudanaise sur place. Alors, celui qui peut aider, qu’il le fasse immédiatement.

La prière : vous pouvez prier Allah, le Très Haut, pour qu’Il unisse les musulmans dans toutes les régions à risque.

Il faut faire attention pour ne pas aggraver la situation et amplifier le conflit comme ce qui s’est passé lors de l’assassinat d’Othman Ibn Affan, qu’Allah soit satisfait de lui. L’un des compagnons est sorti en pleurant et en disant : je n’aiderai plus à tuer un autre comme Affan. Les gens lui ont demandé s’il avait participé à l’assassinat d’Othman Ibn Affan. Il a répondu : «je ne l’ai pas tué par mes propres mains mais je les ai vus planifier et parler à ce sujet et je les ai aidés en répandant la rumeur.» Alors, c’est clair qu’il faut calmer ce genre de tensions dans l’avenir si nous voulons accomplir la renaissance.

Notre devoir de lutter contre d’analphabétisme informatique: Nous avons présenté plusieurs points importants au cours de cet épisode, mais celui qui l’est le plus en ce moment est celui d’aider les gens à apprendre à utiliser l’ordinateur. Les personnes visées dans ce cas là sont en particulier les femmes. Nous avions parlé surtout des femmes au foyer, des enfants mais aussi des jeunes universitaires qui ne doivent pas avoir honte s’ils ne savent pas utiliser un ordinateur et se servir d’Internet. Ce sont là nos tranches sociales visées. Il y aura certainement ceux qui vont se demander pourquoi nous accordons tant d’importance à ce projet. Je vous explique ça plus clairement. À chaque époque, les sociétés sont classées selon le savoir le plus puissant de l’heure (agriculture, industrie, etc.). Notre époque est celle de la technologie, une époque de savoir. Celui qui détient alors le savoir et la connaissance, se place en première position. Dans notre cas, nous ne devons pas oublier que nous avons nos propres valeurs qui reposent sur l’islam. Ainsi, nous devons nous rattacher à nos principes mais en nous dotant du savoir et des connaissances les plus importants de notre époque. Quelle est la première marche dans cette époque de savoir? C’est celle de l’ordinateur et de l’Internet. Nous sommes sérieux quand il s’agit de notre projet de renaissance qui ne se limite pas à prier mais aussi à travailler. Pourquoi la femme en particulier? Car nous avons dit qu’elle représente 50 % de la société. Donc, si elle apprend à se servir de l’ordinateur et

de l’Internet, elle va avoir un impact important dans le changement de la pensée des gens. Elle va pouvoir contrôler l’utilisation de l’Internet par ses enfants. Elle comprendra les différentes choses de la vie et permettra d'écrire une nouvelle page de l’histoire. Je te fais part de ces exemples pour que la compréhension soit claire. Si nous voulons être sérieux dans le projet de renaissance, nous devons commencer par l’ordinateur et l’Internet. Ce sujet n’est pas négligeable. La semaine dernière, nous avions demandé aux jeunes, dans le cas où ils étaient prêts à entraîner d’autres personnes, d’accéder à notre site Internet et d’inscrire leurs noms. Savez-vous combien de personnes se sont inscrites. Nous avions demandé 10 mille et nous avons eu 11 mille inscriptions. C’est pour cela que je ne mettrai plus de chiffre à atteindre. Nous dirons juste que nous voulons éradiquer l’ignorance des gens face aux ordinateurs et de l’Internet. Chacun de nous sera responsable de lui-même qu’il soit enseignant ou apprenti. Si tu es à l’aise avec l’ordinateur et l’Internet, commence immédiatement à chercher combien de personnes tu peux former. Dans le cas où tu aurais des connaissances en sciences de l’informatique, mais que tu ne saurais pas comment entraîner un autre, entre sur notre site (www.amrkhaled.net) afin d’avoir une session de formation cette semaine. Je vais vous raconter une histoire dans le coran qui peut nous servir dans le projet de formation en informatique (ordinateur et Internet). L’histoire nous révèle les conditions que tu dois avoir pour apprendre. Si tu as les conditions nécessaires, Allah, le Très Haut, t’aidera à apprendre. Il s’agit de l’histoire de la sourate Al-Kahf, entre Moise et Al-Khidr. On a posé la question à Moise : Qui sait le plus de choses sur terre? Il a répondu que c’était lui. Aussitôt, Allah, qu’Il soit exalté, lui a révélé qu’il y avait quelqu’un qui savait plus que lui sur terre. Impatient et sans qu’Allah, le Très Haut, lui demande de chercher cette personne, Moise voulait la connaître pour apprendre d’elle. Là, il y a un point très important à souligner, est-ce qu’il s’agissait de savoir de religion ou de vie? C’était en fait un savoir de la vie qui concernait la façon selon laquelle Allah, le Très Haut, fait fonctionner la terre et la vie en général. Avec l’aide d’Allah, le Très Haut, Moise a trouvé le savant, à savoir AL-Khidr, qui n’a pas appris à Moise un savoir religieux mais une science de la vie. Allah, le Très Haut, a en fait donné à Moise une petite indication quant à la place d’Al-Khadr, Il ne lui a pas montré clairement le lieu parce qu’Il voulait que Moise fournisse un effort notable pour le trouver et acquérir son savoir. Cette histoire nous fait ressortir quatre éléments essentiels à l’acquisition de connaissances. Le premier élément : la volonté et la détermination pour acquérir le savoir : Allah, le Très Haut, dit –ce qui peut être traduit comme : « (Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet:

‹Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années›.» (TSC, Al-Kahf ‘la caverne’ : 60).
J’ai été vraiment touché par une femme âgée de plus que 50 ans qui m’a informé que ses enfants ont essayé de lui apprendre à utiliser l’ordinateur et l’Internet quatre fois et elle a refusé à chaque fois. Cette fois-ci, elle s’est dit en revanche : «je ne quitterai pas l’ordinateur avant d’apprendre à l’utiliser». Revenons à Moise qui a dit : «Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années». Autrement dit, il ne se calmera qu’après avoir trouvé Al-Khidr. Nous voulons enseigner ce genre de choses à nos enfants. En effet, la renaissance n’aura pas lieu facilement, elle ne pourra pas être accomplie seulement avec la prière et le jeûne, mais elle nécessite un effort soutenu de la part de tout le monde. Moise a longuement marché et il s’est fatigué pour trouver Al-Khidr comme le montre le verset 62 de la sourate Al-Kahf : «Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à

son valet: ‹Apporte-nous notre déjeuner: nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage». Il a surmonté cette fatigue car il était déterminé à atteindre son objectif.
Le deuxième élément : l’humilité et l’absence d’orgueil devant le savoir :

Quand Moise a rencontré Al-Khidr, il lui a dit –ce qui peut être traduit comme : «Puis-je te suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction?» (TSC, AlKahf ‘La Caverne’ : 66). Alors, il faut se débarrasser de la timidité pour apprendre, comme dans le cas de la mère qui demande à ses enfants de lui montrer comment utiliser un ordinateur ou un professeur qui apprend de ses étudiants. Le troisième élément : la patience devant le savoir : La personne pieuse a dit à Moise –ce qui peut être traduit comme : «Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.» (TSC, Al-Kahf ‘La Caverne’ : 67). Moise a répondu –ce qui peut être traduit comme : «Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres» (TSC, Al-Kahf ‘La Caverne’ : 69). Le quatrième élément : la soif du savoir : Il faut chercher continuellement à acquérir du savoir. Moise ne s’est pas contenté d’être le plus savant sur terre. Il a voulu apprendre ce qu’il ne savait pas. Ce sont les quatre points que nous devons observer pour acquérir les connaissances. Vous voyez, si les gens avaient appliqué ce qu’il y a dans le saint coran, nous aurions vécu une renaissance fulgurante. La volonté et la détermination, le peu d’orgueil et l’humilité face au savoir, l’endurance dans l’acquisition des connaissances et la soif du savoir, sont tous des ingrédients essentiels à l’apprentissage. Voilà les quatre points que la sourate Al-Kahf nous révèle. En fait, Allah, nous donne des clés dans le saint coran, c’est pour cela qu’il faut le lire d’une façon attentive. Nous allons vous aider davantage si vous accédez à notre site Internet. Si vous êtes connaisseurs de l’ordinateur et de l’informatique, nous vous montrerons comment entraîner les autres. Pour Monsieur tout le monde, il y aura bientôt une émission sur ‘Iqraa’, une émission destinée à apprendre aux gens l’utilisation de l’ordinateur et de l’Internet. Cependant, pour en profiter, tu dois avoir un ordinateur devant toi, tu apprendras à travers la télé, mais nous ne voulons pas nous contenter d’une seule émission. Je veux que tout le monde commence à se joindre à ce projet que j’ai nommé «la porte de la renaissance». Chacun d’entre nous enseigne à l’autre sans que nous fixions un chiffre à atteindre, car nous voulons être surpris par les milliers de gens qui le feront. Je veux souligner un point important pour les parents. Si vous voulez éviter que vos enfants accèdent à des sites déconseillés sur Internet, vous devez apprendre à utiliser l’ordinateur et l’Internet de telle sorte qu’ils ne puissent plus vous tromper d’une manière ou d’une autre lors de leur utilisation de l’Internet. Aussi, il y a un autre point important pour les jeunes qui voient d’autres jeunes perdre du temps et commettre des péchés. Au lieu de critiquer ce qu’ils font, nous devons les aider à apprendre à utiliser l’ordinateur et faire que les activités utiles se substituent aux activités déconseillées. Je demande aux entreprises d’informatique, si elles ont des anciennes machines, d’aider ceux qui en ont besoin. Ça m’a fait plaisir de découvrir cette semaine qu’une entreprise libyenne d’informatique (ordinateur et Internet) a réservé un jour par semaine pour recevoir un membre des bâtisseurs de la vie et lui permettre d’apprendre gratuitement à l’aide de leurs équipements informatiques. Alors, pourquoi ne pas participer à ce projet, pourquoi ne pas encourager les gens à distribuer aux autres le plus d’équipements possible. Le propriétaire de l’entreprise libyenne dont je vous ai parlé m’a beaucoup touché. Un autre exemple en ce sens est ce qu’a fait le groupe des bâtisseurs de la vie à Damanhour, en collaboration avec l’association législative. Ces derniers ont mis à la disposition des jeunes des endroits au

sein des mosquées, ils leur ont fourni les équipements nécessaires pour qu’ils apprennent. Ceci est une sorte de don que les gens font. Les banques pour leur part, peuvent faciliter les paiements aux gens qui veulent acheter un ordinateur. Cette idée a été appliquée en Égypte grâce au ministère des communications qui a mis sur pied avec les banques un plan de paiement en tranches pour l’achat d’un ordinateur. J’espère que cette idée se généralisera dans les autres pays et banques. En 2003, 65 mille ordinateurs ont été vendus de la sorte. Enfin, je vous rappelle que le sondage continue toujours et nous avons besoin de plus de votes. Alors, je vous vois la semaine prochaine pour un autre épisode des bâtisseurs de la vie. Wa Assalamou Alaikoum et Rahmatou Allah Wa Barakatouh.

[i] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.