Episode 28: La culture, les arts, les médias et… bâtir la vie.

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l'Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager. A chaque fois, dans chaque épisode, nous présentons un des domaines de la renaissance et nous le discutons. Nous en avons terminé six jusqu’à présent que nous exposons toujours, pour voir comment les choses iront et quels seront les commentaires et les suggestions des gens à leur propos. Nous avons commencé par des projets tels que celui de la suppression de l’analphabétisme dans l’utilisation de l’ordinateur et de L’Internet. De tels projets sont en effet, des issues menant vers les grands projets de la renaissance. Nous avons discuté des domaines de l’agriculture, de la recherche scientifique, de l’éducation et de la femme. Nous en avons exposé six et nous continuerons sur plusieurs épisodes futurs. Nous étudierons les avis et les suggestions des gens sur les sujets et leur importance. Nous attaquons aujourd’hui un domaine important et délicat. Mais, avant de le commencer, j’aimerai vous parler du projet que nous avons commencé il y a deux semaines, celui de la suppression de l’analphabétisme dans l’utilisation de l’ordinateur et de ceux qui effectivement y ont participé. Une des choses qui nous a fait vraiment plaisir est que, un grand nombre de “café Internet” du monde arabe feront don d’une demie-journée par semaine pour ceux qui iront chez eux pour apprendre. Dès qu’ils ont eu vent de ce projet, ils nous ont fait part de leur désir d’y participer et je réalise que le bien existe dans le cœur des gens. Ils ont mentionné les noms de leurs cafés et l’un d’eux m’a envoyé un message pour me dire : “ Par solidarité avec vous dans le projet des “Bâtisseurs de la vie”, j’ai l’honneur de vous informer que je fais don de 22 ordinateurs que je mettrai à votre disposition à raison de deux heures par jour toute la semaine pour entraîner ceux qui le désirent. Je vous prie de ne pas mentionner mon nom parce que je le fais dans le but de plaire à Allah.” Ensuite, il a mis l’adresse de son café. Une autre belle chose. Un centre de services des systèmes de gestion, en Syrie a vidé un local pouvant contenir 500 personnes. Les personnes qui le dirigent ont acheté un local depuis trois jours et y ont placé les appareils. Ils nous informé que bien que le siège de leur société ne se trouvait pas dans ce pays, ils ont acheté dans la capitale ce local qui peut contenir 500 personnes. Ils le font gratuitement pour donner une chance à ceux qui veulent apprendre et en vue de la rétribution d’Allah. J’aimerai également citer les efforts du groupe des “Bâtisseurs de la vie” de Syrie et celui de Jordanie qui nous a envoyé son adresse pour le donner à ceux qui le désirent. De même ceux de tous les départements d’Egypte qui ont apprêté 280 ordinateurs et où 54 entraîneurs se sont mis d’accord avec 32 “café Internet” pour enseigner aux jeunes. De nombreuses mosquées ont commencé des sessions d’entraînement. Il y a également les groupes des “Bâtisseurs de la vie” de Guiza et de Damanhour… Maintenant, après avoir présenté les résultats de ce projet, retournons au domaine que nous voulons traiter.

La culture, les arts et les médias. (Les trois ensemble) : Pour les autres domaines, je commençais par exposer les rêves des gens et leurs suggestions pour chacun d’entre eux. Mais aujourd’hui je ne peux pas faire la même chose parce que les rêves et les suggestions concernant celui-là sont très faibles. Je suppose que cela revient à deux points : le manque

d’intérêt vis-à-vis de ce sujet, qui pourrait être moins important pour beaucoup de personnes pour qui la culture et l’art n’ont aucune valeur ou bien parce qu’ils n’en ont pas une opinion claire. Ils se préoccupent au sujet de l’agriculture, de l’industrie et des autres domaines bien que celui de la culture, de l’art et des médias ait des dimensions et répercussions plus importantes et plus dangereuses que les vingt-trois autres domaines que nous traitons. Pourquoi sont-elles plus dangereuses? Je dois avant de le dire éclaircir le sens de la culture. Nous n’aurions pas besoin d’éclaircir le sens de l’agriculture ou de l’industrie si nous devions les aborder. Mais pour la culture, je dois expliquer que c’est l’ensemble de ce qu’un peuple possède comme croyances, connaissances, idées, principes, arts, us et coutumes, mode de vie et figures sociales importantes et symboliques. Toutes ces notions s’incrustent dans les esprits des gens et les influencent dans tous les domaines de la vie politique, sociale, économique et familiale. Cette définition est globale et elle concerne tous les aspects de notre vie. Voyons-nous comment la culture est un domaine large? Vous me répondrez que le sujet est difficile mais je vous le simplifierai. Connaissez-vous ce que c’est la culture? C’est le trait particulier à la “Umma” (nation)… Je m’explique plus. Si vous voulez me reconnaître vous regarderez ma physionomie et mes traits. De même, si vous voulez connaître une des nations et ses traits regardez ses œuvres artistiques, sa culture et également ses médias. Je suppose que le sens est maintenant clair. Quels sont donc les traits de notre nation ? N’en a-t-elle pas ? Savez-vous maintenant que la culture et les arts sont les traits qui la définissent et qu’ils sont dangereux? Regardez-vous dans le miroir et vous reconnaîtrez vos traits. Que notre “Umma” se regarde dans le miroir et reconnaisse les siens. Notre miroir c’est notre culture. C’est donc une notion très dangereuse. Si un jour vous vous regardez dans le miroir et vous ne vous voyez pas vous vous affolerez et vous vous demanderez “où suis-je ?”. Aujourd’hui, c’est moi qui le fait et qui crie : “Si la culture et les arts sont les traits d’une nation, quels sont les nôtres.” Avez-vous compris le sens large de la culture et avez-vous ressenti l’importance et le danger de ce domaine? Notre épisode aujourd’hui s’adresse aux gens cultivés du monde arabe et aux artistes et surtout aux jeunes parmi eux. Ils représentent la génération future et si nous avons demandé de dessiner une image de nos pays dans vingt ans, nous nous adressons à eux en particulier. Nous les prions d’entreprendre ce genre de travail, parce qu’ils représenteront les traits de la “Umma”. Egalement les jeunes talentueux qui craignent de pénétrer le domaine de l’art par peur de sa légalité du point de vue religion. Je les prie de faire ce travail mais à condition de tracer nos traits originaux sans les embellir, leur faire subir de chirurgie esthétique et nous les rendre étrangers. Ainsi je m’adresse aux jeunes artistes. Vous êtes concernés par cet épisode. Je vous prie de m’écouter et je supplie ceux qui entendent cet épisode de faire parvenir mes paroles aux artistes et aux jeunes talentueux dans les domaines de la culture ou des arts dans le monde arabe. Vous dessinez nos traits. Je vous prie de tracer les nôtres et non les effacer pour mettre ceux de quelqu’un d’autre. Je le dis clairement, d’où nous vient notre culture dans le monde arabe ? Si je mentionne les œuvres vous reconnaîtrez facilement leur lieu d’origine. Les livres, le théâtre, le cinéma, la poésie, la littérature, les récits, le roman, les musées, les antiquités, les vieux manuscrits, le dessin, la sculpture, les arts plastiques, la comédie et la chanson. Tout cela fait partie de la culture et les médias, que ce soit la radio, la télévision, le cinéma ou le théâtre sont les moyens de la diffuser. C’est ainsi que les médias, la culture et l’art s’unissent et j’aimerais qu’ils

dessinent nos traits. Après cette définition de la culture, voyons d’où est-ce que nous tirons la nôtre. Nous l’avons prise de notre terre qui est celle des religions célestes. Allah, que Son nom soit exalté et glorifié, l’a gratifiée et distinguée en y faisant vivre tous les prophètes mentionnés dans le Coran. Ainsi notre culture provient de notre religion. Nos maîtres et prophètes Hoûd, Saleh, Ibrahîm (Abraham), Mussa (Moïse), ‘Îssa (Jésus) (que le salut leur soit accordé), et ensuite Mohammed (BP sur lui) vivaient sur cette terre. C’est celle des religions et la religion d’Allah est unique, car Allah a dit à tous les prophètes de se soumettre à Lui en devenant Musulmans. Nous n’avons pas honte de tirer notre culture de notre religion. Notre “Umma” (nation) a des racines très anciennes et nobles. Savez-vous que nos pays étaient le berceau et l’origine de toutes les civilisations parmi lesquelles la pharaonique, l’assyrienne et la phénicienne? Ensuite l’Islam est venu pour reformer tout cela. Il a assimilé toutes les civilisations, en a pris l’utile et l’a fondu dans son creuset sein. Lorsque ‘Amr ibn Al-‘Âç entra en Egypte, il n’a démoli ni les pyramides ni le Sphinx. Le Coran nous a appris comment profiter de ces vestiges et comment apprendre les leçons des nations anciennes. L’Islam a ensuite réuni en lui toutes ces civilisations et cultures. Il n’y a pas de renaissance sans culture ou arts. Bien plus, tous les domaines de la renaissance doivent être précédés par de la culture et des arts. Je vous donne un exemple. Nous cherchons, au moyen de l’enseignement, à obtenir un diplôme et de bonnes notes. L’étudiant cherche à en avoir un par n’importe quel moyen. En trichant, en prenant des leçons particulières, qui ne servent à rien, l’important est qu’il reçoive le diplôme et qu’il l’accroche chez lui. C’est là une culture… mais, une de celles qui peuvent perdre une société. Une pièce de théâtre qui apprend à l’élève comment humilier son professeur, c’est là également une culture… Voyons-nous comment l’enseignement influence la culture et doit la précéder ? Un autre exemple. Des milliers de diplômés terminent l’université, mais dans quel but? Ils restent chez eux. Pourquoi ? Parce que leur culture dit qu’ils ne pourront pas faire bonne figure dans la société ni se marier s’ils n’ont pas de diplôme. La première question que le père d’une jeune fille adresse au prétendant est de lui demander s’il en a un. Il serait honteux de ne pas en avoir et de gagner sa vie par un métier manuel dans lequel il excelle. C’est là également un genre de culture. Donc, si nous voulons améliorer l’enseignement dans nos pays, nous devons commencer par la culture. Un troisième exemple dans le domaine de la santé. Nous constatons que les jeunes mangent souvent dans des restaurants étrangers. Ils y contractent des maladies et peuvent même devenir stériles. Pourtant, ils sont heureux avec une autre culture pleine de jeunes gens féminisés et sans principes dans la vie. C’est toujours là un genre de culture d’un peuple. Par contre, vous trouverez des jeunes gens sérieux qui en représentent une autre. C’est la culture qui guide la société et influence tous les domaines comme la santé, le chômage et même la religion. Penser que la religion n’est que prière et jeûne, sans avoir affaire avec l’édification de la vie et le succès, est un genre de culture. Vous voyez beaucoup de gens qui vont en pèlerinage chaque année. Si nous leur demandons pourquoi ils ne font pas don de cet argent pour la recherche scientifique, ils n’acceptent pas, même si nous les informons que c’est pour le bien des Musulmans. C’est un genre de culture… C’est pourquoi il y a une différence entre la culture et l’enseignement. Il y a une personne qui peut être non-cultivée même en ayant reçu le meilleur enseignement et en étant professeur d’université. Ses

connaissances se limitent à ses livres sans rien savoir des différents aspects de la vie. Il ne sait pas profiter de sa science dans la vie, pour les besoins de son pays ou de ceux des Musulmans. Il n’est pas cultivé. De même celui qui est pieux et peu cultivé. Si on discute avec lui d’un sujet hors des sciences religieuses, on remarque qu’il ne connaît rien des questions de la vie, des conditions des Musulmans ou d’un plan de renaissance. Il ne pense même pas à réaliser un projet de renaissance pour son pays. Il ignore toutes ces choses et ne comprend rien en dehors des livres religieux Le terme éduqué a pour contraire illettré et ignorant. Egalement cultivé a pour contraire illettré mais, un illettrisme d’un autre genre dont le Coran a parlé –ce qui peut être traduit comme : “Et il y a parmi

eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures.” (TSC[i], Al-Baqara ‘La Vache’ : 78). Bien qu’ils sachent lire, Allah les a appelés “illettrés”
parce qu’ils ne profitent pas de leur lecture pour l’appliquer aux questions de la vie. Si les choses sont ainsi, quelle est la position de l’Islam vis-à-vis des arts et de la culture ? S’occupe-t-il de ces sujets ou sont-ils illicites, tabous et prohibés. Voyons de plus près son avis. Nous constatons que l’Islam développe en nous le goût de la beauté et le Coran nous apprend à remarquer celle de l’univers. Il nous dessine un tableau divin merveilleux qui nous fait vivre avec l’univers le comprendre et sentir sa beauté. Cet univers source de la culture et des arts. Regarde comment le Coran parle des bestiaux –ce qui peut être traduit comme : “ Et les bestiaux, Il

les a créés pour vous ; vous en tirerez des (vêtement) chauds ainsi que d’autres profits. Et vous en mangez aussi.” (TSC, An-Nahl ‘Les Abeilles’ : 5). C’est un profit matériel. Puis vient –ce qui peut être traduit comme : “Ils vous paraissent beaux quand vous les ramenez le soir, et aussi le matin quand vous les lâchez pour le pâturage.” (TSC, An-Nahl ‘Les Abeilles’ : 6). Il aurait pu se
contenter de mentionner leur bénéfice matériel, mais Allah a voulu également nous faire remarquer le panorama pour développer le sens de la beauté chez le Musulman. Un autre verset –qui peut être traduit comme : “Et les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous les montiez, et pour l’apparat. Et il a créé ce que vous ne savez pas.” (TSC, An-Nahl ‘Les Abeilles’ : 8). De même les versets qui parlent de la mer –ce qui peut être traduit comme : “Et c’est Lui

qui a assujetti la mer afin que vous en mangiez une chair fraîche, et que vous en retiriez des parures que vous portez. Et tu vois les bateaux fendre la mer avec bruit, pour que vous partiez en quête de Sa grâce et afin que vous soyez reconnaissants.” (TSC, An-Nahl ‘Les Abeilles’ : 14).Un autre verset dit –ce qui peut être traduit comme : “… Regardez leurs fruits au moment de leur production et de leur mûrissement.” (TSC, Al-An‘âm ‘Les bestiaux’ : 99). Il nous
dit “mangez” c’est le côté matériel et “regardez” pour le côté esthétique. Remarquez-vous comment le Coran nous fait voir le bel aspect des choses. Voyez comment Il décrit le ciel –ce qui peut être traduit comme : “N’ont-ils donc pas observé le ciel au-dessus d’eux, comment nous l’avons bâti et embelli…” (TSC, Qâf : 6). C’est à dire remarquez-vous la beauté du ciel ? Voyez comment Il parle des jardins –ce qui peut être traduit comme : “N’est-ce pas Lui qui a créé les cieux et la terre et qui vous a fait descendre du ciel une eau avec laquelle Nous avons fait pousser des jardins pleins de beauté…” (TSC, An-Naml ‘Les Fourmis’ : 60). La beauté remplit le cœur de joie. Le Coran éduque nos cœurs à goûter la beauté et à développer le sens esthétique qui est l’origine de l’art. Lorsque Il parle également de la beauté de l’Homme : “… et vous a donné votre forme - et quelle belle forme Il vous a donnée !“ (TSC, Ghâfir ‘Le Pardonneur’ : 64). “ Qu’est-ce qui t’a trompé au sujet de ton Seigneur, le Noble, qui t’a créé, puis modelé et constitué harmonieusement ?” Voyez-vous le bel aspect dans la création ? Il attire notre regard vers cela. Voyez encore lorsque le Coran parle de l’univers tout entier –ce qui peut être traduit comme : “…Telle est l’œuvre d’ D’Allah qui a tout façonné à la perfection…”

(TSC, An-Naml ‘Les Fourmis’ : 88). “Il est Le Créateur des cieux et de la Terre à partir du néant…“ (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 117). Voyons-nous comment Allah a embelli cet univers ? Est-ce qu’Il n’aurait pas pu le faire en noir et blanc ? Que les artistes en apprennent l’esthétique. Un jour, en passant, le Prophète (BP sur lui) entendit “Abu Mussa al-Achary” lire le Coran. Il s’assit pour l’écouter et le lendemain lui dit : “Si tu m’avais vu hier à t’écouter, tu as reçu une glotte comme celle de “Dawûd” (David).” “Abu Mussa” répondit : “Ô Messager d’Allah, si j’avais su que tu entendais je t’aurais fait du bel ouvrage.” Le Messager sourit. Voyons comment le Prophète se comportait avec les artistes. Vous étonnez-vous de ce mot, ce sont les poètes de ce temps. Lorsqu’il entendait dire qu’un poète devait arriver, il le recevait d’une façon extraordinaire et lui montrait son plaisir à le voir. Il concevait l’importance de la culture et des arts dans toutes les sociétés. “Abu Bakr” qui comprenait ce que le Messager voulait, l’informa de la venue d’un artiste comme “Zohaïr”dans une des caravanes. Le Messager se rendit au devant de la caravane et salua ses gens un à un. “Abu Bakr” les lui présentait jusqu’à ce qu’ils furent devant “Zohaïr”, le Messager dit : “ Le Poète… ?” Zohaïr dit après : “Je n’ai jamais été aussi heureux que par ce mot de poète.” Voyonsnous comment le Prophète (BP sur lui) a attiré “Zohaïr” ? La poésie dont il est question ici, c’est celle qui édifie la nation et qui en dessine les traits. Lorsque “Hassân ibn Thâbit” défendait la “Umma ”, montrait et vantait sa valeur avec sa poésie, le Messager lui disait : “Dis, “Djibrîl” (Gabriel) est avec toi.” Le Messager ne l’avait jamais dit à un autre Compagnon même pendant une bataille mais il l’a dit à celui-là qui accomplissait un devoir au moyen de l’art et de la culture. Je vous donne un exemple plus clair. Le Messager (BP sur lui) voulait faire parvenir aux Musulmans une idée très importante, celle de la définition de la foi et de l’Islam. Nous connaissons tous ce hadîth qui dit : “ Un jour que nous étions assis auprès du Messager d’Allah (BP sur lui) voici qu’apparut à nous un

homme aux habits d’une vive blancheur, et aux cheveux d’une noirceur intense, sans trace visible sur lui de voyage, personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s’asseoir en face du Prophète (BP sur lui), plaça ses genoux contre les siens et posant les paumes de ses mains sur ses deux cuisses, il lui dit : “Ô Mohammed informe-moi au sujet de l’Islam.” Le Messager d’Allah (BP sur lui) lui dit : “L’Islam est que tu témoignes qu’il n’est pas de divinité si ce n’est Allah et que Mohammed est l’envoyé d’Allah ; que tu accomplisses la prière ; verses la Zakât, jeûnes le mois de Ramadan et effectues le pèlerinage vers la Maison Sacrée si tu en as la possibilité.” Tu dis vrai ! dit l’homme. Nous fûmes pris d’étonnement de le voir, interrogeant le Prophète et approuver. Et l’homme de reprendre : “Informe-moi au sujet de la foi.” “C’est, répliqua le Prophète, de croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Apôtres, au Jour Dernier et de croire dans le destin imparti pour le bien et le mal.” Tu dis vrai, répéta l’homme qui reprit en disant : “ Informe-moi au sujet de l’excellence. “C’est, répondit le Prophète, que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit.” L’homme dit : “Informe-moi au sujet de l’Heure. Le Prophète répondit : “ L’interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge.” L’homme demanda : “ Quels en sont les signes précurseurs ?” “C’est, dit le Prophète, lorsque la servante engendrera sa maîtresse, et lorsque tu verras les pâtres miséreux, pieds nus et mal vêtus rivaliser dans l’édification de constructions élevées.” Là-dessus l’homme s’en fût sans nous saluer.
Ce hadîth est venu dans une scène étrange à cause de son importance. Comment auriez-vous réagi si vous étiez parmi ceux qui y assistaient et combien grand serait votre étonnement ? Celui des Compagnons était considérable. Après la scène, le Prophète leur demanda : “Savez-vous qui me questionnait ?” Ils répondirent : “Allah et Son Messager le savent mieux.” Il dit : “C’est “Djibrîl” (Gabriel) qui est venu vous apprendre votre religion.” Ainsi “Djibrîl” est venu sous l’aspect d’un homme, mais

pourquoi toute cette histoire ? Pour incruster l’idée dans leurs esprits. Le Prophète aurait pu escalader le “Minbar” (tribune) et leur parler de l’Islam et de la foi mais l’Islam attribue à l’image plus d’influence sur l’esprit que les paroles ? D’autre part, comment le Prophète a-t-il été reçu à Médine ? Avec des chansons, alors qu’il aurait pu l’être avec des récitations du Coran. Les habitants de cette ville l’accueillirent avec une chanson qui disait : “La pleine lune s’est levée pour nous… ” A leur départ pour la bataille de “Khaïbar”, quand la situation était très grave et le moral des Compagnons très bas, le Prophète (BP sur lui), ne fit rien d’autre que dire : “Ibn Rawâha”, fais-nous entendre une de tes chansons. Imaginez-vous qu’il a voulu relever leur moral à l’aide de l’art. Ibn Rawâha commença à chanter ces vers : Allah, sans toi nous ne nous serions assagis jamais, D’aumône et de prière nous n’aurions pas fait. Raffermis nos pieds à la rencontre, recouvre-nous de paix. Si du tort les autres nous voulaient Et que le trouble ils mettaient Nous y serons tous opposés. “Hadĩth”authentique rapporté par “Ach-Chaïkhãn” (“Bukhãry” et“Muslim”) dans leurs deux “Şahĩh” (Authentique). “Omar ibn Al-Khattâb” se dit en lui-même : “Qu’est-ce que c’est ? Des vers dans cette situation quand nous partons en guerre?” C’est alors qu’il entendit le Prophète répéter derrière “Ibn Rawâha” :“Nous y serons tous opposés, nous y serons tous opposés… ” “Omar” raconte et dit : “Je me suis mis alors à crier : “ Nous y serons tous opposés, nous y serons tous opposés… ” Voyez-vous tous ces exemples de l’attitude de l’Islam que je vous ai donnés ? Les arts et la culture sont des côtés essentiels de la renaissance de n’importe quelle nation. Le Prophète avait commencé par eux depuis le premier jour et après lui la civilisation musulmane en a pris grand soin. Je veux attirer votre attention sur le fait que le “Minbar” (la tribune) ne fut créé dans l’Islam que dans un but médiatique et à cause de l’importance que les Musulmans accordaient à la culture et aux arts. Le lecteur qui fait un discours doit être vu et entendu par tout le monde. L’image est une chose très importante du point de vue de l’Islam. Même la comédie existait au temps du Prophète. “Ibn Hajar” a mentionné dans son livre “Al-Içâba” (Le coup au but) des compagnons qui étaient spécialisés dans la comédie. Ils disaient que Médine était pleine de problèmes et ils voulaient apporter le sourire et divertir le Prophète et les Compagnons qui portaient la responsabilité de la lutte et des problèmes de la société. Même la comédie était au service du concept idéologique et du Message. Un Compagnon nommé “Nu‘aïmân” ne se préoccupait de rien d’autre que d’apporter la joie au Prophète et aux Compagnons. Un jour, il avait vu un vendeur de miel qui venait de la campagne et qui ne connaissait pas la physionomie du Prophète. Il lui prit un pot de miel et l’amena jusqu’à la maison du Messager à qui il dit : “Ô Messager d’Allah, j’ai voulu t’en offrir parce que tu aimes le miel.” Le Messager en fut heureux. Il prit le pot et dit : “Qu’Allah t’en rétribue.” “Nu‘aïmân” sortit vers l’homme et lui dit : “Tu prendras le prix du miel de l’homme qui est dedans.” Ensuite, il s’en alla et abandonna l’homme à la porte du Prophète. En entendant des coups à sa porte, le Messager ouvrit et vit devant lui le bédouin qui lui disait : “Donne-moi le prix du miel.” Quel miel ?” dit le Prophète. L’homme répéta : “ Donne-moi le prix du miel.” Le Prophète dit : “Mais c’est un cadeau.” Le bédouin dit : “Vous allez me voler ?” Le Prophète dit : “Nu‘aïmân nous a joué une farce” et il donna à l’homme le prix du miel. Ensuite, le

Messager s’en alla chez “Nu‘aïmân” et lui dit : “Pourquoi as-tu fait cela ?” Il lui répondit : Ô Messager d’Allah, je sais que tu aimes le miel. Je me suis dit que tu n’en as pas le prix mais qu’Allah te l’enverra.” C’est là “Nu‘mân” qui faisait des farces mais avec bonne intention. Ce que je veux dire à travers tout ce que je viens de raconter est que, à après l’époque du Prophète, une grande civilisation fut édifiée à partir de l’art et de la culture. Mais je ne suis pas là pour montrer à quel point l’Islam s’intéressait à ce sujet mais juste pour vous présenter le point qui suit. Vous les jeunes acteurs et les jeunes talentueux, nous voulons que vous vous unissez à nous dans le projet des “Bâtisseurs de la vie” et celui de la renaissance. Nous voulons également que vous apportiez un ajout positif parce qu’il n’y aurait pas de renaissance sans que ayiez un rôle à jouer. Nous ne pourrons pas réussir notre renaissance sans votre association et votre aide. Nous avons besoin de vous. Pourquoi est-ce que tous les clubs des “Bâtisseurs de la vie” dans le monde arabe ne comprennent que des étudiants des facultés de polytechnique, de médecine, de commerce et des lettres. Où est votre rôle ? Où sont les écoles d’art ? Où sont les “Bâtisseurs de la vie” parmi ceux qui ont des talents artistiques et culturels. Pourquoi les gens de ce domaine ne participent-ils pas avec nous ? Pourquoi ne voyons– nous pas des artistes qui veulent porter la mission sur leurs épaules et prendre part à la réalisation de la renaissance ? Maintenant, après avoir présenté la position de l’Islam vis-à-vis de ce domaine, comment le trouvonsnous chez nous dans le temps présent ! Puis-je le dire sans fâcher quelqu’un ? C’est tout simplement de l’imitation aveugle. Savez-vous ce que c’est que l’imitation aveugle ? C’est un vidéo clip avec des images de l’occident sur lequel nous apposons des mots de chez nous. Car le problème avec le vidéo clip n’est pas uniquement les images et des paroles choquantes mais, ce qui est plus grave, c’est l’importation d’une notion qui nous est étrangère. Des images qui ne sont pas les nôtres avec des paroles à nous. Quelle est donc la valeur de ce travail? Aucune, parce que cet art n’élève pas l’esprit. Il ne s’adresse qu’aux désirs et aux instincts. Ce n’est que de l’imitation aveugle. Le second problème est l’importation qui est un grave problème pour nous. Nous importons l’art et la culture qui conviennent à ceux qui les ont fabriqués mais pas à nous. En ce qui concerne l’agriculture et quand nous importons le blé, nous tendons la main mais nous mangeons de la nourriture des autres. Cependant, en important l’art et la culture, nous nous défigurons et nous portons un masque qui ne nous va pas. Nous devenons comme des perroquets. C’est pire que l’importation des produits agricoles. Concevons-nous la gravité du sujet ? Quel est le troisième problème de nos pays ? Il n’y a pas de créativité la source même de l’art. Ce que nous avons à présent est, sans vous fâcher, à 70% volé à la télévision espagnole ou italienne. Egalement, 90% de la musique est volée à la musique turque ou européenne. Nous ne faisons pas de l’innovation et nos chansons sont en dessous de tout niveau, parce qu’il n’y a pas de personnes créatives dans le domaine. Le sujet est traité avec négligence et personne n’a l’ambition de réaliser une belle œuvre. Nous n’obtenons aucun prix pour nos films et toutes les paroles de nos chansons sont futiles. Elles n’ont aucun sens et se limitent à ces mots : mon amour, je l’aime et je ne peux m’en passer, je vais mourir sans elle, je n’arrive pas à la quitter, pourquoi m’a-t-elle abandonné, comment la ramener, que quelqu’un me le dise, qui peut m’apporter mon amour… Même les paroles des chansons sont négatives. Quelqu’un m’a suggéré une bonne idée. Il m’a dit que si nous voulons voir à quel point l’art chez nous est dépourvu de créativité, il faut écrire les paroles de n’importe quelle chanson et la lire devant l’audience à haute voix. Nous les trouverons comiques et sans suite dans les idées ou bien totalement

incompréhensibles. Le chanteur dit des mots qui peuvent être déplacés selon les instructions de l’auteur sans ordre logique. Ensuite vient la danseuse qui se tient à côté de lui pour masquer sa voix laide. Où sont les paroles et où est la créativité ? N’est-ce pas là l’état de l’art chez nous ? Où sont les musées et les expositions qui présentent de beaux-arts ? Si quelqu’un se rend à Londres, Il verra tout au long du mur de Hyde Park, qui mesure à peu près un kilomètre, des tableaux merveilleux. Malheureusement chez nous, nous ne trouvons ni créativité ni innovation. Vous les artistes, vous serez interrogés au Jour de la Résurrection. Il vous sera dit : “Dans quel but avezvous saccagé les traits de la “Umma”? Pour le gain matériel?” Vous qui m’entendez, vous ne devez pas accepter cet état. Il est de votre devoir de leur faire parvenir mes paroles avec toute la politesse, la délicatesse, le bon conseil et la sagesse que nous avons appris de notre Prophète (BP sur lui). Acceptezvous que ce genre d’art soit présenté à vos enfants. Vos fils se nourrissent de cette culture et vous voyez comment leurs têtes sont métamorphosées sans aucune réaction positive de votre part. Qui est responsable de tout ce qui arrive, est-ce le hasard ? Si la perte de l’identité survient par hasard, c’est alors la catastrophe et si c’est un complot, c’est un crime. Je voudrais présenter un point très important et dire que : Chaque nation passe par des étapes différentes. Une avant la renaissance, le début de celle-là, son plein épanouissement et enfin le pic. Ensuite la nation commence à chuter. Le vrai art est censé emmagasiner pendant chacune de ces étapes pour la suivante. Pendant celle où la nation essaye de réaliser une renaissance, l’art doit lui être approprié et la pousser vers l’avant. Ensuite dans la période de la renaissance, il doit calmer les sentiments des gens et interagir avec eux. La réalité des faits est qu’il y a des nations qui n’ont pas de renaissance ou qui ne désirent pas en avoir. Mais, certainement, nous n’en faisons pas partie. Car, même si nous n’avons pas le moyen d’en réaliser une, au moins nous en avons la vision. Il y aurait par exemple l’art et la culture pour y aider, mais à condition de suivre le point substantiel qui est de présenter à chaque étape ce dont elle a besoin. Ainsi, comme nous sommes au début de notre renaissance, nous demandons à nos artistes de nous fournir des œuvres qui nous donneront de l’élan. Il serait très dangereux d’imiter l’art d’une nation dont la renaissance est à son pic et qui commence à glisser dans la lascivité (des gens qui dansent, rigolent et affichent leur perversité…), pour le mettre sur le chemin d’une autre qui veut prendre de l’essor. Les œuvres artistiques d’une nation qui a vécu sa renaissance et qui commence à glisser sur la pente feraient chuter une autre en pleine ascension. Comprenez-vous à présent l’importance de la culture et des arts dans la construction d’une renaissance et son influence sur sa réussite ou son échec ? Voyez-vous comment étaient la culture et les arts dans nos pays après l’époque du colonialisme, dans les années cinquante ? Ils donnaient de l’élan à la renaissance. N’est-ce pas vrai ? Tous les arts tournaient autour d’un même axe et vous entendiez ces paroles dans les chansons “Mon frère, les oppresseurs ont dépassé les limites, la lutte et le sacrifice sont dus à présent….” Et d’autres comme “Garde ton arme en veille, moi je suis éveillé avec le mien.” Durant la guerre du Six octobre comment étaient les chansons ? Elles incitaient les soldats dans la bataille et faisaient bouillir le sang dans leurs veines. Le poète qui comprenait bien la culture de son pays et n’importait pas ses mots de l’étranger écrivait : “ La fille dit ma robe se trouve sur l’autre bord du champ de bataille (c’est à dire je suis nue, couvrez-moi, mes frères soldats.) Les paroles éveillaient la virilité des hommes courageux. A quelle étape de notre renaissance sommes-nous maintenant ? Je vous dis, si vous voyez que nous

n’en désirons pas une, les artistes peuvent faire ce que bon leur semble et, ils en auront le droit. Mais si nous désirons sérieusement l’accomplir, je vous appelle d’ici et je demande à tout ceux qui entendent mes paroles de les leur faire parvenir. Je vous en prie. Nous sommes tout au début de notre renaissance et pour cette étape nous avons besoin de mettre nos mains les unes dans les autres. Aidez-nous et pensez avec la mentalité qui poussera la renaissance vers l’avant. C’est un grand péché de voir quelqu’un bâtir et un autre qui vient démolir après lui. Nous devons donc nous poser deux questions à la fin de cet épisode ou, plus précisément, deux ou trois. L’art est-il licite ou illicite ? De même pour le cinéma et le théâtre ? Est-ce qu’il est permis pour les femmes, d’un point de vue islamique de jouer la comédie et de chanter? Le sujet est beaucoup plus vaste. Les Musulmans ressentent du trouble en répondant à ces questions. Ils préfèrent abandonner les réponses aux spécialistes de la fatwa (loi musulmane). Comment pourrons nous accepter ou prohiber une notion qui n’est pas de chez nous, qui nous est étrangère. Comprenezvous ce que je veux dire ? Tout cet art nous vient d’ailleurs, ensuite nous demandons aux Musulmans de donner leur avis légal là-dessus. Il a été fait pour d’autres gens, une autre mentalité, une autre étape, d’autres croyances, d’autres principes que les nôtres. Ensuite vous nous posez cette question ? Nous pouvons comparer l’art à un outil. Comme le couteau avec lequel on peut égorger un oiseau ou un être humain. Si cet art est en accord avec nos principes et nos croyances et vient soutenir la renaissance que nous préparons et nous est bénéfique, non seulement il sera licite, mais de plus il sera considéré comme un outil nécessaire. J’ai donc deux messages à adresser aux artistes.

Le premier message : Je vous prie de produire un art qui correspond à l’étape où nous sommes. C’est celle du début de la renaissance. Poussez les gens à aller de l’avant. Nous réussirons notre renaissance et ne soyez pas la cause de notre marginalisation et de notre perte. Le second message : Nous ne voulons pas importer l’art étranger. Nous voulons qu’il soit de chez nous et nous avons des antécédents. Savez-vous que le mawwâl (poème en arabe parlé, avec accompagnement musical), le muwachah (composition vocale basée sur des cycles complexes), le zagal (sorte de muwachah qui utilise la langue dialectale) et le misahharâti (genres de chansons populaires) viennent tous de chez nous ? Avez-vous oublié que nous avons beaucoup de spécialités artistiques? Pourquoi ne pas innover dans les mêmes genres. Ils seront non seulement licites mais des outils bénéfiques. Il reste encore deux points. Est-ce qu’il y a des limites à la liberté artistique ? Doit-il y avoir de la censure ou non? Je voudrais dire tout franchement que ce sujet de censure est neuf et qu’il a été créé pour des objectifs politiques et de sécurité. Personnellement, je pense que chacun doit être libre d’exprimer sa culture et son art de la façon qui lui plait. Il sera libre d’utiliser tous les moyens pour exprimer son opinion sans censure, à condition de laisser à l’autre opinion la liberté d’exprimer ses thèses. Ce ne sont pas mes paroles mais celles du Coran qui a mentionné les paroles d’ “Iblis” et leur a répondu. Nous avons une croyance, nous les Musulmans, que c’est l’argument fort qui gagne. Nous ne devons rien craindre pour notre religion, notre argument est extrêmement fort.

J’adresse le dernier mot aux artistes femmes retirées et repenties. Tout d’abord, je suis contre ces deux appellations “ retirées et repenties”. Je refuse la seconde parce que le repentir est une chose qui doit être entre elles et Allah. Egalement, je refuse la première appellation parce que je ne vois pas pourquoi elles se retirent ? Je ne crois pas que quelqu’un puisse quitter l’art et l’abandonner après avoir compris sa mission. Je sais que ces artistes subissent beaucoup de pressions et que leur lutte et leur patience seront la cause de leur rétribution. Mais nous avons besoin de ceux qui peuvent endosser cette mission et fournir un art extraordinaire. Un art qui interagit avec l’époque que nous vivons. Un art qui est de chez nous et non importé. Beaucoup de jeunes artistes me questionnent et je leur dis : “Vous devez être promoteurs d’un message. Faîtes attention de vous activer uniquement dans le but de gagner vos moyens de subsistance. Vous vous retrouverez au Jour de la Résurrection devant Allah qui vous dira :“Est-ce que je ne vous ai pas fait des grâces, est-ce que je ne vous ai pas donné du talent, est-ce que je ne vous ai pas envoyé de l’inspiration, qu’avez-vous fait de tout cela ? Que lui répondrez-vous ? Ô Allah, je voulais tout simplement gagner ma vie, les conditions étaient difficiles et je devais trouver le moyen de vivre ? Il vous dira : “N’avez-vous pas entendu mes paroles qui disent : [“Et il y a dans le ciel votre subsistance et ce qui vous a été promis. Par le Seigneur des cieux et de la terre ! Ceci est tout aussi vrai que le fait que vous parliez.” Ad-Dhâriyât” (qui éparpillent) 22,23. Vous les jeunes artistes ! Vous vous tiendrez debout devant Allah et Il vous fera porter la responsabilité et vous dira : “Vous avez mené la Umma à sa perte, vous avez obscurci ses traits. Elle avançait dans la voie de la renaissance mais vous l’avez perdue pour gagner votre vie.” Que lui répondriez-vous ? Imaginez-vous entrain de vous mordre les doigts à causes de vos œuvres artistiques. Vous sentirez du regret et vous souhaiterez ne pas avoir accompli ce que vous avez fait et avoir été la cause de la perte de la Umma pour une autre centaine d’années. Imaginez-vous le contraire s’Il vous dit : “Vas, ô toi mon serviteur artiste, je suis content de toi.” Imaginez-vous votre joie à ce moment ou votre peine Priez Allah de faire parvenir notre message aux artistes. Vous qui m’entendez, je vous prie de le transmettre à tout artiste que vous connaissez, surtout dans les académies des arts, des arts plastiques, des beaux-arts, aux architectes, aux sculpteurs, aux écrivains de chansons, aux musiciens, aux dessinateurs, aux metteurs en scène, aux chanteurs, aux écrivains, à ceux du théâtre et à tout ceux qui travaillent dans le domaine de la culture, des arts et des médias à ceux qui travaillent à la télévision et aux présentateurs de programmes. Je vous prie, la Umma est dans l’étape où elle veut entamer sa renaissance. Je vous demande de joindre vos mains aux nôtres et de nous entraider pour aller de l’avant. Pour terminer, il est nécessaire de réécrire les rêves au sujet de la culture et des arts et d’en parler aux artistes pour qu’ils nous envoient des idées nouvelles à ajouter aux votes. Une autre demande. Pousser le projet de la suppression de l’analphabétisme dans l’utilisation de l’ordinateur avec toute la force et les efforts possibles. Je demande à tout ceux qui sont présents et à tout ceux qui m’entendent de ne pas accepter de voir obscurcir les traits de la Umma et de préserver notre culture et nos arts.

A la semaine prochaine. Wa Assalamou Alaikoum et Rahmatou Allah Wa Barakatouh.

[i] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.