Épisode 43 : La solution pour le chômage grâce à l’exploration -deuxième partie

-

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager. Bienvenue à vous, nous continuons avec notre programme de Sunnaa‘ al-Hayat (les Bâtisseurs de la vie). Durant l’épisode passé, nous avions parlé d’un projet national et nous avions dit que nous devions tous y coopérer. Nous voulions à travers ce programme encourager nos jeunes gens à réagir, entreprendre de petits projets et produire. Mais, comme le premier pas nécessite l’aide du monde entier, nous commencerons par un sondage qui nous aidera à connaître les opinions de milliers de jeunes et de leurs parents. Nous saurons, grâce à lui, si nos jeunes gens sont prêts à vivre l’expérience des petits projets ou veulent attendre la venue d’un emploi. Notre but, avec ce sondage, est de parvenir à collecter deux, trois ou cinq millions de voix pour avoir vos avis et les faire entendre au monde entier, frapper à toutes les portes et dire : “Les jeunes de cette contrée sont prêts à travailler et ils ne sont pas, comme vous le pensez, insouciants et passifs. Ils désirent changer la face de la Terre et ont besoin d’aide.” L’épisode passé a été présenté il y a cinq ou six jours et nous avons déjà recueilli trois cent cinquante mille réponses au sondage. Nous continuerons pendant deux ou trois semaines encore jusqu’à ce que nous arrivions, s’il plaît à Allah, au million de voix. Nous recevons des réponses à travers l’Internet, le fax, le téléphone et autres. Je suis optimiste parce que trois cent cinquante mille réponses prouvent que les jeunes Arabes sont sortis du silence et commencent à exprimer leurs opinions. J’aimerais mentionner les beaux exemples donnés par des jeunes de Sunnaa‘ al-Hayat et d’autres partout dans le monde arabe. Un jeune homme m’a dit que sa mère âgée de cinquante ans a pris des copies du questionnaire du sondage et les a distribuées aux voisins, aux proches parents et à ses collègues de travail. Une belle chose en vérité. De même, des étudiants des universités égyptiennes l’ont distribué dans les amphithéâtres et collecté seize mille réponses. Ils disent l’avoir distribué à ceux qui ont vu l’épisode et aux autres. L’un d’entre eux a reçu cent vingt réponses après avoir distribué quatre-vingts questionnaires parce que ceux à qui il les avait donnés l’avaient copié et distribué à leur tour. Nombreux sont les exemples. Il y a ceux qui en ont distribué dans le métro, les lieux de réunions, les stations d’essence, à travers l’Internet et par messages téléphoniques. Une Iraquienne appelée Mehassen est allée les distribuer aux handicapés et leur a dit : “Vous également, vous devez y participer.” Elle nous a envoyé les réponses. Des gens de Palestine ont présenté l’épisode sur un grand écran et ont ensuite distribué quatre cents questionnaires. Sunnaa‘ al-Hayat du Maroc se sont posés comme objectif de collecter un demi million de voix et, avec ce but en tête, ils s’activent. Ceux de Norvège ont distribué le questionnaire au moment de la Salât (prière) du vendredi et ont collecté les réponses après. Une jeune fille turque, l’a traduit dans sa langue et l’a distribué, et Sunna‘al-Hayat de Tunis ont fait de même. Parmi les bonnes initiatives, une petite Égyptienne de sept ans de la ville de Tanta est allée le distribuer au club de sa ville. Elle a

expliqué aux gens ce qu’il contenait et a reçu cinquante réponses. Mais, l’essentiel n’est pas de parvenir à cinquante ou seize mille réponses mais de réagir et de s’y associer. J’ai été heureux de voir des jeunes Chrétiens m’écrirent et me dire que ce projet national les concernait eux aussi comme patriotes. Également de voir les jeunes réagir et commencer à dire leurs opinions, comme j’ai été ému de voir une très jeune fille de Ismaïlia expliquer l’idée du sondage aux vendeurs illettrés dans la rue et collecter leurs réponses. Après avoir donné ces détails à propos des trois cent cinquante mille réponses, je dis qu’il y a encore un grand effort à faire et le sondage restera exposé sur l’Internet toute la semaine prochaine. Mais, laissez-moi vous demander : “Y en a-t-il parmi vous qui savent comment les changements se font dans l’histoire des nations, comment le monde change, comment une nation en décadence peut se relever pour accéder à la dignité et à l’aisance?” Savez vous comment le changement s’opère quand un pays est en état de perdition, de dérapage intellectuel et moral, de négligence, d’insouciance, de passivité, de corruption, d’indisposition au travail, d’ignorance, de retard, d’analphabétisme et de chômage ? Échec dans tous les domaines : politique, social, sanitaire, éducatif, spirituel, sportif et intellectuel. Comment le changement peut avoir lieu quand c’est la décadence totale, que la corruption domine, que le fossé entre les riches et les pauvres s’élargit et que, en conséquence, ces paroles d’Allah semblent imminentes – elles peuvent être traduites comme- : “Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous ordonnons à ses gens opulents [d’obéir à Nos prescriptions], mais (au contraire) ils se livrent à la perversité. Alors la Parole prononcée contre elle se réalise, et Nous la détruisons entièrement.” (TSC[i], Al-Isrâ’ ‘Le Voyage nocturne’ : 16.) Que peut-il alors survenir ? La ruine et l’anéantissement. Mais Allah par Sa miséricorde donne une autre chance parce que le Prophète (BP sur lui) nous a dit : “Lorsque Allah créa les cieux et la Terre, Il écrivit dans Son livre qui se trouve chez Lui sur le Trône, Ma miséricorde devance Ma colère.” D’après Abou Houraïra, rapporté par Al-Boukhâri, Mouslim, AnNissâ’y et Ibn Mâdjah. La Terre mérite d’être anéantie, mais Allah de par Sa miséricorde la préservera en lui envoyant des réformateurs, pour la plupart des jeunes gens et des femmes qui repousseront l’injustice, la débauche, la perdition, l’immoralité, le chômage, l’ignorance et l’analphabétisme. A leur venue la scène change et ces paroles d’Allah semblent évidentes – elles peuvent être traduites comme- : “Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue.” (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 251). Les réformateurs triomphent, l’anéantissement est évité et ces paroles d’Allah se réalisent – elles peuvent être traduites comme : “ Et ton Seigneur n’est point tel à détruire injustement des cités dont les habitants sont des réformateurs.” (TSC Hoûd : 117) La destruction planait mais les réformateurs l’empêchent en repoussant l’injustice et la débauche. Ce programme de Sunnaa‘ al-Hayat que nous entreprenons est fait pour les repousser également et préserver la Terre. C’est un maillon dans la chaîne de l’Histoire et cette scène se répète presque tous les cent ans. La Terre se renouvelle, le mal revient, les réformateurs apparaissent pour le repousser et tout recommence pour que les hommes se distinguent par leurs actions devant Allah au jour de la Résurrection. J’aimerais vous poser une question. A cet instant où je vous parle et à ce maillon de l’histoire, à qui est-ce le tour de gagner, au mal ou au bien ? Moi, je vous dis que c’est le temps de la réforme. Je pense, et cela ravive mon espoir, que le tour du mal est terminé, qu’une nouvelle page de l’Histoire

est entrain d’être tournée dans cet endroit de la Terre et que Sunnaa‘ al-Hayat est un maillon de la réforme. Ce qui fait plaisir est que cette reforme est toujours réalisée par des gens ordinaires : vous, moi, une jeune fille, un jeune homme, une femme. Allah a voulu cela pour que l’expérience se répète, parce que si les réformateurs devaient être extraordinaires, il n’y en aurait pas un grand nombre et la réforme n’aurait pas lieu. Ces gens n’ont pas à faire des choses difficiles mais des gestes simples comme la distribution de quelques questionnaires du sondage. Les gens réaliseront que ces actions sont faciles, voudront en faire autant et la réforme sera générale. J’aimerais ainsi vous parler de quelques exemples d’actions accomplies par des gens ordinaires et du bien qui se trouve en eux. Nous avions annoncé dans le programme de Sunnaa‘ al-Hayat la création des clubs de santé. Nous avons eu la bonne surprise de les voir se former partout. Des médecins et des jeunes gens de tous les pays arabes ont commencé à s’occuper de la santé des gens. En Arabie Saoudite une très belle initiative a été prise appelée Al-Michkât (la niche) pour sensibiliser les habitants du pays au sujet de la santé. Ils ont commencé dans la ville de Jeddah. Une autre belle chose est que, après avoir discuté dans un épisode précédent des médicaments, j’avais dit que nous en importions une grande quantité et que nous devions nous mettre à en fabriquer et encourager la recherche scientifique dans ce domaine. J’ai eu la surprise de voir deux cercles se former sur le forum du site, un, par des professeurs de la faculté de pharmacie et un autre par une dame syrienne appelée Imâma Al-Bustâna. Ils ont fondé un projet nommé “Les médicaments arabes”. De nombreuses personnes se sont jointes à eux comme l’ingénieur Târeq Radwân d’Égypte et la doctoresse Nagham d’Arabie Saoudite. Ils ont commencé ensemble à chercher comment fonder une entreprise pour la fabrication des médicaments et à prendre contact avec les professeurs d’université, les pharmaciens et toutes les personnes concernées dans la nation arabe. Un groupe de jeunes gens avec cinquante professeurs en pharmacie d’Égypte et d’Arabie Saoudite s’y sont également joints et ont monté un autre projet appelé “Projet de fabrication des médicaments”. Je vous dis, il y a beaucoup de bien en vue. Ce sont peut-être de petites expériences mais elles peuvent être répétées et développées. Vous souvenez-vous de la culture des terrasses ? Lorsque je vous observe, je vois que l’espoir est grand. Je pense que le temps de la réforme est imminent et, s’il plaît à Allah, nous allons le vivre. Une page de l’histoire de cette Umma (nation) est entrain de se tourner et les gens doivent s’éveiller et se tenir les mains les uns des autres. C’est pour cela que nous posons le questionnaire du sondage, pour vous montrer que nous réussirons à enrayer le chômage puisque des millions y participeront. Vous souvenez-vous lorsque nous avons parlé de la culture des terrasses ? Je vous assure que je ne savais pas que le sujet allait attirer toute cette attention et prendre cette tournure. En Jordanie cinq écoles et deux universités ont cultivé leurs terrasses. La faculté des sciences et technologie a commencé et le doyen de la faculté les encourage lui-même. La faculté de médecine de l’université de Sanaa, la faculté de génie électrique de l’université d’Alep, cinq écoles en Syrie, trois écoles et deux universités au Maroc en plus de la faculté de Polytechnique au Caire ont effectivement cultivé leurs terrasses. Le doyen de l’université du Caire a donné une permission générale à toute l’université pour ces cultures. Un grand colloque a même été organisé au Liban pour traiter du sujet. Vous vous rappelez sûrement de Dr. Maïssa dont nous avions parlé et qui a pris la permission de trois universités pour cultiver leurs terrasses. Nous avons vu sur le site que nous sommes arrivés à

cultiver les terrasses de cinq cents maisons dans le monde arabe. Ce sont de petites expériences mais elles peuvent être répétées et le bien viendra. Mais la plus belle surprise nous a été annoncée par une petite Jordanienne qui n’a pas mentionné son nom dans sa lettre et qui dit que le directeur de son école a fait un discours sur la façon de monter des petits projets et de cultiver les terrasses, qu’il a fait venir des techniciens qui sont venus les former et leur ont promis une aide financière. Ils ont formé un groupe de cinquante filles et garçons pour commencer l’expérience. Cette petite fille m’écrit qu’un monsieur est venu leur raconter son expérience avec la culture des terrasses et comment il est devenu un grand agriculteur qui exporte des fruits et des légumes vers l’Europe. Il y a un grand espoir. Par Allah, nous réussirons parce que ceux qui enseignent l’histoire savent que c’est le tour de la réforme. Et c’est pour cela que le reste de l’épisode, nous parlerons du sondage et des petits projets industriels. Je répète, nous devons avoir de l’espoir. Il est vrai que nous avons un fléau nommé chômage qui grandit et menace tous les jeunes universitaires, toutes les filles des écoles et tous les diplômés. J’ai abordé le sujet dans l’épisode passé et j’ai dit que nous devions en faire un projet national. Nous allons crier et faire connaître ce désastre au monde entier. Les gouvernements, les peuples et les médias le voient et savent qu’un déluge nommé chômage nous menace. Mais tous se taisent parce qu’ils ne lui voient pas de solution. Nous devons prendre l’initiative et parler parce que le silence ne résoudra rien et le déluge nous emportera. C’est pour cela que nous avons entrepris le projet de Sunnaa‘ al-Hayat et que nous voulons en porter la responsabilité. Nous voulons crier au monde entier et leur dire : “Sauvez les jeunes de cette contrée avant qu’ils ne se transforment en un volcan difficile à contenir. Personne ne sera épargné si ces jeunes ne produisent pas et ne sortent pas de ce tourbillon du chômage.” C’est pour cela que nous sonnons le signal d’alarme, nous crions de toutes nos forces et disons que pour en sortir nous avons besoin d’un projet national. Les chiffres officiels disent que les chômeurs sont au nombre de vingt-six millions ou plus. Des hommes de vingt-deux, trente-cinq ou quarante-cinq ans sont assis dans les maisons à ne rien faire. Ils ne trouvent rien à faire, recherchent avec espoir un emploi dans les entreprises et n’en trouvent pas. A vingt-cinq ans ces jeunes gens prennent leur argent de poche de leurs parents quand ils auraient souhaité être mariés avec une famille. Ce sujet n’est pas neuf, tous les journaux en parlent tous les jours et il s’aggrave avec le temps. Regardez cette nouvelle annoncée par le journal AlAhrâm : “Le nombre de chômeurs en l’an 2013 atteindra quatre-vingts millions.” Nous approchons donc de ce chiffre et savez-vous ce qu’il représente par rapport aux 280 millions d’âmes que nous comptons dans le monde arabe ? Quel est le plus grand malheur jamais arrivé aux Musulmans ? Vous rappelez-vous des Tatars et de ce qu’ils ont fait ? Savez-vous pourquoi je vous les rappelle, parce que ce qui va arriver avec le chômage est pire. Ils avaient tué trois millions de Musulmans, mais le chômage en tuera quatrevingts. Nous devons réaliser l’ampleur du problème si nous voulons fonder une renaissance. On raconte que les Tatars ont tué trois, deux ou un million de personnes et que les gens marchaient sur les corps à Bagdad. Ces corps furent abandonnés jusqu’à ce que leur odeur devienne insupportable comme l’odeur de nos pays qui deviendra insupportable si le chômage continue à y

sévir, affectant toute la société, ses valeurs, sa moralité. Et encore, à Bagdad la mort était rapide mais avec le chômage elle sera lente. Nous pouvons comparer le chômage à la peste qui anéantissait le pays où elle sévissait, ou dans les temps modernes au Tsunami avec toutes les victimes qu’il a faites en Asie. Imaginez-vous les victimes qui voient le déluge s’approcher d’elles et les noyer ? Le chômage agit de même avec ses victimes mais les tue d’une mort lente. Nous devons donc résoudre ce problème. Nous devons produire, fonder des petits projets pour créer des emplois aux jeunes et chacun emploiera deux ou trois personnes. Des projets économiques, administratifs, industriels, pas nécessairement de la petite industrie mais de n’importe quel domaine de façon à créer des emplois. En vérité nous ne produisons rien et nous vivons de la grâce qu’Allah nous a donnée. Nous vivons du pétrole que nous avons dans nos terres d’une façon directe en le vendant ou indirecte de l’argent dépensé sans essayer de l’industrialiser. Mais que ferons-nous le jour où le pétrole s’épuisera ? Il finira naturellement un jour et les recherches pour lui trouver des remplaçants sont en cours. Il y aura d’autres sources d’énergie : énergie solaire, énergie éolienne. Aux XVIII ème et XIX ème siècles le charbon était la principale source d’énergie et la cause des guerres. De nos jours il n’a plus d’intérêt et personne ne le recherche. Le tour du pétrole est venu ensuite et, naturellement, une troisième source apparaîtra un jour. Que ferons-nous alors ? Vous savez bien que si l’argent du pétrole vient à nous manquer nous serons plus pauvres que les affamés d’Afrique. Voyez-vous où nous en serons lorsque le pétrole sera épuisé ? Les gouvernements savent-ils ce qu’ils devront faire, et les peuples ? Les professeurs ontils une idée ? Ils ont des solutions et nous aussi en avons. Les jeunes doivent produire et monter des petits projets. Nous ne pouvons pas vivre sur nos ressources naturelles qui finiront par s’épuiser, c’est inévitable, et nous laisseront plus pauvres que les pays africains. Sauvez les Musulmans, la solution est dans l’emploi des jeunes dans les petits projets. Quels projets ? Ceux qui embauchent deux, trois ou cinq employés. Quelqu’un fabriquera un produit, un autre offrira un service et un troisième fera du commerce. Le nombre des projets augmentera avec le temps et s’étendra à tous nos pays. Nous produirons, nous exporterons et nous pourrons redresser notre économie. Sans cela pas de solution, nos ressources s’épuiseront et c’est à nous de prendre l’initiative. Nous voulons monter des petits artisanats, des ateliers pour la ferronnerie et la menuiserie etc. Je vais vous donner un exemple pour vous encourager. Celui d’un des Compagnons nommé ‘Abdoullâh dhil Bidjâdayn dont je vous ai parlé avant cela dans le programme de Wa Nalqa alAhebba (A la rencontre des Biens-Aimés). Nous verrons son histoire mais sous un angle différent. C’était un très bon Musulman d’une foi très profonde. Habillé de loques, il avait quitté, sa ville et le luxe où il vivait avec sa famille pour suivre le Messager. Voyez-vous à quel point les Compagnons aimaient l’Islam ? Lorsque le Messager (BP sur lui) remarqua sa loyauté, il lui apprit un métier. Ce n’était pas assez d’avoir émigré, il fallait travailler. Il a appris donc un métier, il y a réussi et le Messager l’emmena avec lui à la bataille de Taboûk, non pour combattre mais pour servir avec son métier. Il voulait combattre mais le Messager (BP sur lui) voyait que, en pratiquant son métier, il serait plus utile aux Musulmans et les aiderait à triompher. Un jour pendant la bataille, il marchait près du Messager et lui dit “Ô Messager d’Allah, prie Allah que je meure en martyr aujourd’hui.” Le Messager lui répondit : “Ô ‘Abdoullâh, il y en a parmi ceux qui partent de chez eux pour servir Allah, qui sont touchés par la fièvre ou tombent de cheval et sont comptés comme des martyrs.” J’aimerais que les jeunes comprennent ce sens et sachent que, avec son petit métier, il sauvait sa

Umma (nation). Avez-vous compris ce que le Messager disait ? Les martyrs ne sont pas seulement ceux qui meurent d’un coup d’épée ou de lance, vous pouvez l’être pour avoir monté un petit projet et avoir employé dix personnes en vue d’aider à la renaissance de votre pays. Apprenez ce hadith du Prophète. Lorsque je dis aux ouvriers et aux artisans de monter des petits projets, je leur parle de religion. En créant des emplois pour la renaissance de la Umma, c’est comme si vous la sauviez du danger du déluge, du Tsunami, de la peste et des Tatars. ‘Abdoullâh écouta ce que le Messager (BP sur lui) dit et se tut. L’armée combattit et il continua à exercer son métier à leur service. Ibn Mass‘oûd raconte et dit : “Une nuit, j’ai regardé dans le lit du Messager et il n’y était pas. Je me suis étonné parce que la nuit était sombre et froide. J’ai également regardé dans les lits de Abou Bakr et ‘Omar et ne les vis pas non plus. J’entendis creuser à côté de la tente, je suis sorti et je vis le Messager creuser et Abou Bakr et ‘Omar tenant une lampe. ‘Abdoullâh ibn Mass‘oûd dit : “J’ai regardé et j’ai vu le Prophète creuser la terre et les larmes lui coulaient des yeux.” Il disait : “Votre frère Dhoul Bidjâdyne est mort.” J’ai dit à Abou Bakr et ‘Omar : “Vous vous tenez ainsi pendant que le Prophète creuse ?” Ils me répondirent : “Il veut absolument le faire lui-même.” Ensuite, le Prophète (BP sur lui) descendit dans la tombe, s’y étendit et dit à Abou Bakr et ‘Omar : “Donnez-moi votre frère.” Il serra le corps contre lui, le posa dans le tombeau et ses larmes coulaient sur le linceul. Il leva les bras au ciel et dit : “Ô Allah, je témoigne devant toi que je suis satisfait de Dhoul Bidjâdyne, sois satisfait de lui.” Il faisait des petits travaux. Mais voyez-vous l’amour du Prophète envers cet ouvrier loyal ? Je dédie cette histoire à tout étudiant universitaire, aux artisans, à tous ceux qui aiment l’Islam et aux femmes. Pouvez-vous voir l’histoire de cet angle ? Je vous prie de faire parvenir ces paroles à nos frères ouvriers et artisans. Nous ne pourrons redresser notre économie sans les projets de la petite industrie, il n’y a pas d’espoir sans cela. Il n’y a pas d’autres solutions parce que nos pays ne peuvent pas ériger de grands projets nationaux qui emploieraient tous ces jeunes. Plusieurs essais de ce genre ont échoué chez nous et leur argent a été perdu. L’éducation également ne fournit pas au marché ce dont il a besoin et la brèche s’élargit continuellement. Les petits projets sont la seule solution. Que notre intention soit de faire un travail pour la grâce d’Allah. Voyons un peu comment des magasins comme la Maison Channel ont réussi ? Le projet avait commencé par une petite couturière. Savez-vous que la compagnie Johnson & Johnson a débuté par un homme qui essayait de faire un antiseptique pour nettoyer les blessures dans un petit laboratoire ? Croirez-vous que la compagnie Cadbury a commencé avec un confiseur qui fabriquait du chocolat ? J’ai vu dernièrement un film qui a pour titre “Le Triomphe des Étudiants”. Il nous présentait des étudiants fraîchement diplômés de l’université qui ne trouvaient pas de travail. Ils ont alors décidé de se réunir dans le garage appartenant à l’un d’eux et, ayant acheté quelques appareils, ils mirent sur pied l’entreprise Apple Mackintosh, l’un des plus grands fabricants d’ordinateurs au monde aujourd’hui. Si ces hommes sont courageux, ne le sommes-nous pas également ? N’avonsnous pas des cerveaux comme eux ? Ou bien resterons-nous à souffrir du complexe de la défaite et du complexe d’infériorité ? Nous n’en finirons que lorsqu’il y aura des hommes et des femmes d’entre nous qui seront décidés à travailler, produire et réussir. Allez, les jeunes, réagissez. Ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme. Voici les cinq choses dont nous avons besoin :

1. 2. 3. 4. 5.

Idées où nous pourrons nous distinguer. Financement. Marketing des produits. Formation. Atmosphère administrative appropriée.

Le rôle de nos gouvernements sera de nous apporter des idées avec lesquelles nous pourrons nous distinguer et envahir le monde avec nos produits. C’est le seul moyen. Si nous avons ainsi des idées pour fabriquer des objets originaux, nous pourrons en vendre une grande quantité à petits prix. Nous avons besoin pour cela de financement et de formation et les gouvernements doivent nous aider avec des taxes en faveur des jeunes et non des grands investisseurs. Ce sont là les cinq conditions qui nous manquent et entravent la réussite des petits projets industriels dans nos pays. Comment les réaliser ? Nous vous avons présenté un sondage pour secouer le monde entier et l’amener à nous aider. C’est notre solution et notre espoir. Nous avons besoin de fondations géantes qui jouent le rôle d’incubateurs pour les jeunes et leur fournissent les cinq choses nécessaires à leur réussite. Avant d’accuser les jeunes de nos pays de négligence, nous devons nous demander si nous leur avons fourni le nécessaire. Comment avoir des idées pour des produits ayant un avantage concurrentiel ? Il faudrait le faire à travers un plan national et se demander par exemple, est-ce que les meubles fabriqués en Égypte peuvent avoir une certaine particularité ? Qu’est-ce qui pourra être exclusif au Maroc ou au Bahreïn ? Où trouver ces idées ? Nous devons en faire un projet national qui rassemblera les moyens financiers, les spécialistes, la formation et le marketing. Sans cela nous ne pourrons pas trouver de solution au chômage. C’est comme si je voyais le rêve se réaliser devant moi : Je vois de nombreuses villes du monde arabe où des jeunes travaillent dans des petits projets industriels... Je vois dans une de ces villes un institut où des experts forment les étudiants à la fabrication de ces produits avec lesquels nous nous distinguerons. Je vois les médias avec les vidéos clips et les chansons pousser les jeunes à la réalisation de ces projets. Les écoles font de même. Ne vous ai-je pas dit que c’est un projet national ? Je vois les villes avec des centaines de milliers de petits ateliers et tous les produits exportés. Voyez-vous cela avec moi ? Comment faire réagir le monde tout entier ? Pouvons nous réaliser cela, nous les Bâtisseurs de la vie ? Naturellement nous avons besoin d’un financement important et j’insiste pour dire que les fondations doivent être du genre caritatif. Elles réuniront les jeunes pour les faire travailler et non pour faire des gains elles-mêmes. Le monde entier réagira ainsi. Naturellement nous ne pourrons pas tout faire seuls mais nous pourrons avec notre vote secouer le monde d’Est en Ouest. Tout le monde pense que les jeunes sont insouciants, paresseux et sont toujours à traîner dans les cafés. Mais, je suis sûr que cela n’est pas vrai. Nous avons reçu jusqu’à présent trois cent cinquante mille réponses à notre sondage qui sont un bon début et nous arriverons à un million et plus s’il plaît à Allah. Tout cela est le fruit de vos efforts. Ce sondage sera le premier signal pour dire au monde entier de se réveiller avant que les jeunes de la région ne deviennent un volcan qui dévastera

le monde entier. Ce projet doit devenir un projet national qui s’adresse au monde entier afin que soient mis à la disposition des jeunes les incubateurs qui produiront les petites industries. En vérité tous nos pays manquent de projets nationaux. Vous rappelez-vous de Boris Yeltsin l’ex-président de la Russie ? Au temps où il était président, j’avais lu dans un journal son invitation au peuple à présenter chacun un projet pour sauver la Russie. Il ne se sentait pas gêné de demander l’aide du peuple, et naturellement ce n’est pas du tout honteux. Solaïmân Al-Fârissy avait suggéré au Messager (BP sur lui) un projet national pour sauver Médine (creuser la tranchée de Al-Khandaq). Le Prophète n’a naturellement pas refusé le projet sous prétexte que l’idée ne venait pas de lui. Il n’a pas non plus prétendu qu’elle venait de lui. L’idée fut acceptée et, après sa réalisation, tous les Compagnons se disputaient l’honneur de faire de Solaïmân un membre de leurs familles mais le Messager (BP sur lui) dit : “Solaïmân fait partie de ma famille.” Nous présentons aujourd’hui à nos pays l’idée des petits projets industriels que nous soutenons de toutes nos forces. Nous commençons avec le sondage dont le résultat sera énoncé aux noms de trois millions d’entre nous. Nous allons unir nos voix dispersées en une seule assez haute pour secouer le monde. C’est là le but du sondage. Vous rappelez-vous du projet national égyptien du grand barrage d’Assouan ? Je souhaite que nos petits projets et le problème du chômage deviennent nationaux comme lui. Vous rappelez-vous de ce projet ? Nous avions déclaré que nous construirons le grand barrage et cela concernait tous les Egyptiens, mais nous ne savions pas comment le financer. La Banque Mondiale avait refusé de le faire et, en contre partie, nous avions nationalisé le Canal de Suez. La France, l’Angleterre et Israël nous déclarèrent la guerre en 1956 mais nous en avons triomphé et nous avons bâti le barrage. C’était un grand défi mais nous l’avons emporté. Il y a plus de quarante ans le Japon, après avoir été une nation qui demandait l’assistance des Égyptiens, avait décidé de devenir une grande nation grâce aux petits projets. Ils réussirent effectivement dans ce défi et tout le pays, les lois, l’éducation, les médias et le gouvernement se mirent au service de cette vision. Et nous, resterons-nous comme nous sommes ? J’aimerais vous dire une chose sans vous fâcher. Nous voulons vivre un défi comme celui des fourmis. Je ne plaisante pas, je vais vous raconter une histoire écrite par un savant spécialiste des insectes en Inde. Elle est enseignée aux enfants dans ce pays. Je regrette de vous dire que nous aimerions être comme les fourmis. L’histoire dit que, par nature, ces insectes ne peuvent vivre sans un sentiment de défi. Elle raconte qu’il y avait une grande fabrique de produits alimentaires qui contenait dans ses dépôts des produits d’une valeur de centaines de milliers de dollars. Des fourmis avaient construit une colonie tout près et avaient envahi les magasins. Après avoir fait plusieurs essais qui avaient tous échoué, les propriétaires avaient demandé l’aide d’un spécialiste des insectes. Ils lui demandèrent s’il allait détruire la colonie de fourmis mais il répondit qu’elle sera vite reconstruite parce que les fourmis aiment le défi. Il posa au milieu du dépôt un tas de sucre qui disparut le lendemain. Il recommença l’expérience plusieurs fois en augmentant à chaque fois le tas de sucre. Mais chaque jour les fourmis prenaient un peu moins de sucre jusqu’au jour où le savant retrouva le tas intact et sans une

seule fourmi dans le dépôt. Comment cela ? Les fourmis s’étaient rassasiées, avaient empli leurs réserves et étaient parties à la recherche d’un autre défi sans lequel elles ne peuvent vivre. A votre avis, qu’est-ce qui est préférable ? De vivre une époque de défi ou une époque de bienêtre ? Je vous assure que la première est préférable. Je vous rappelle que la population des fourmis dans leurs colonies est très dense, comme la notre, Ainsi, si elles ne vivaient pas un défi perpétuel, elles s’entretueraient. Comprenez-vous maintenant pourquoi Allah a donné le nom de la fourmi à la sourate du Coran qui contient tous les instruments nécessaires à la renaissance. Et pourtant cette sourate parle en même temps de Sayedna Solaïmân (Salomon). Il faut savoir que c’est le défi qui amène la renaissance. Accepterez-vous le défi, comme les fourmis ? Ce sondage témoignera que vous voulez vous associer à la renaissance. C’est peut-être la bonne action qui vous sauvera au jour de la Résurrection. Il ne concerne pas seulement les jeunes, mais les experts, les employés, les femmes au foyer, les pères, les mères etc. Vous n’avez pas besoin de répondre à toutes les questions, chacun répondra aux questions qui le concernent, même si elles ne sont qu’une ou deux. Imaginez ce beau rêve avec moi : Un million de jeunes Egyptiens, un million d’Algériens, un million de Saoudiens, de Yéménites et puis un quart de million de Libanais. Des incubateurs seront préparés pour les financer, les éduquer et leur ouvrir des marchés. Chacun de ces jeunes mettra sur pied un projet où il fera travailler dix autres. Imaginez dix millions d’emplois en Égypte, autant en Algérie, en Arabie Saoudite, au Yémen, au Liban et au Maroc. Même s’il n’y en a que la moitié qui réussissent, cela fera cinq millions qui secoueront le reste. L’idée n’est pas impossible à réaliser. Naturellement chaque pays sera au service de ses millions et mettra toutes ses ressources à leur disposition. Je sais que ce projet national pour nos pays n’est pas facile. Mais le Messager (BP sur lui) dit : “ Celui qui cherche à pourvoir aux besoins des autres, Allah pourvoit à ses besoins.” J’aimerais relire avec vous les questions du sondage : 1. 2. 3. 4. Avez-vous un travail ou une fonction stable pour le moment ? Oui ; Non Dans le cas où vous êtes un(e) étudiant(e)…estimez-vous trouver une opportunité de travail convenable et stable lorsque vous serez diplômé(e) ? Si vous ne travaillez pas. A votre avis, à qui incombe la responsabilité de fournir des emplois et du travail pour vous et vos semblables dans les dix années à venir ? Si vous êtes étudiant ou que vous ne travaillez pas pour le moment, pensez-vous que la recherche d’un emploi est : mon unique but pour le moment, au sommet de mes priorités en parallèle avec d’autres buts, une de mes multiples priorités… Au vu du fait que le pourcentage de chômage parmi les jeunes du monde arabe a atteint 26.6 % (266 pour 1000), pensez-vous qu’il vous faut : attendre un travail ; commencer un projet personnel à condition d’être assisté par des bailleurs de fond, des formateurs et des assistants à la commercialisation des produits ; vous êtes prêt à commencer un petit projet personnel ou à apprendre un métier sans attendre d’aide. Si vous êtes investisseur, homme d’affaires ou détenteur d’un capital financier, êtes-vous prêt à dépenser de votre argent pour financer la réalisation des petits projets au profit des

5.

6.

jeunes afin de contribuer à résorber le problème de chômage ? 7. 8. Si vous êtes expert dans la formation ou la gestion, êtes-vous prêt à fournir une partie de votre expertise aux jeunes ? Si vous êtes père ou mère d’un(e) jeune homme (fille) à l’école ou à l’université, approuveriez-vous que votre fils ou votre fille réalise son propre projet au lieu d’attendre un travail ? Si vous êtes père ou mère d’un(e) jeune homme (fille) à l’école ou à l’université, approuveriez-vous que votre fils ou votre fille s’oriente vers l’apprentissage d’un métier manuel ?

9.

Le sondage comprend seize questions en tout et se trouve sur le site www.amrkhaled.net. Imprimez le questionnaire du sondage et distribuez-le au plus grand nombre de gens possible. J’aimerais ici remercier les jeunes Bâtisseurs de la vie pour ce qu’ils ont accompli. J’annonce que les trois semaines prochaines nous ferons une compétition entre tous les clubs de Sunnaa’ Al-Hayat, tout le monde, jeunes et associations pour voir qui aura recueilli le plus de réponses au sondage. La récompense sera une surprise et je la remettrai moi-même au lauréat dans son pays, quel qu’il soit. Vous pouvez enregistrer le résultat de votre collecte de votes sur le site, l’envoyer par fax ou par mail. Je vous rappelle ce mot : “Aucun droit n’est jamais perdu si quelqu’un le recherche”. Cela est notre droit et nous le prendrons. Le monde entier observe notre Umma (nation) et nous voulons qu’il s’incline de respect devant nos jeunes gens. Je vous rappelle le sondage et je vous dis que grâce à lui, je ferai parvenir votre voix partout dans le monde. Un jour nous rencontrerons tous ensemble ‘Abdoullâh Dhil Bidjâdyne au Paradis et notre Prophète sera heureux de nous recevoir. Nous rencontrerons Solaïmân Al-Fârissy et lui parlerons de notre projet national. A bientôt et à la prochaine rencontre. Wa Salamou Alaikoum Wa Rahmatou Allah Wa Barakatouh.

[i] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

Master your semester with Scribd & The New York Times

Special offer for students: Only $4.99/month.

Master your semester with Scribd & The New York Times

Cancel anytime.