Université Claude Bernard Lyon 1

Master 2 Systèmes Informatiques et Réseaux

Etude bibliographique
Les technologies xDSL

Réalisé par :
Nicolas SANTOPIETRO
Youssef ZIZI

Année scolaire 2007-2008

Les technologies xDSL
Table des matières
I.

INTRODUCTION ................................................................................................... 3

II.

HISTORIQUEMENT .............................................................................................. 4

III. FONCTIONNEMENT GENERAL .......................................................................... 6
A.
1.
2.

MODE DE SEPARATION DES CANAUX (MULTIPLEXAGE) ........................................................... 6
FDM (Frequency Division Multiplexing) .................................................................................................. 6
Annulation d’écho ...................................................................................................................................... 7

1.
2.
3.
4.
5.
6.

Le codage et la modulation........................................................................................................................... 8
Codage 2B/1Q ............................................................................................................................................ 8
Modulation QAM (quadrature Amplitude Modulation) ............................................................................ 8
Modulation CAP (Carrierless Amplitude/Phase modulation).................................................................... 9
Modulation DMT (Discret Multitone) ..................................................................................................... 11
Codage de Reed-Solomon ........................................................................................................................ 12
Codage convolutif .................................................................................................................................... 14

B.

IV. L’ARCHITECTURE DSL..................................................................................... 15
V.

LES DIFFERENTES TECHNOLOGIES XDSL ................................................... 18

A.

IDSL ............................................................................................................................................................. 18

B.

HDSL ............................................................................................................................................................ 18

C.

SDSL............................................................................................................................................................. 19

D.

VDSL et VDSL2 ......................................................................................................................................... 19

E.

ADSL ............................................................................................................................................................ 20

F.

RE-ADSL ..................................................................................................................................................... 21

G.

ADSL2 et ADSL2+ ...................................................................................................................................... 21

VI. LIMITATIONS DE LA TECHNOLOGIE XDSL ................................................... 22
A.

Description d’un câble de cuivre ............................................................................................................... 22

B.

Affaiblissement des lignes cuivrées............................................................................................................ 23

a.

La diaphonie ................................................................................................................................................ 23

VII. LES DIFFERENTES SOLUTIONS AUX LIMITATIONS DE LA TECHNOLOGIE
XDSL .......................................................................................................................... 25
A.

Augmentation des capacités des lignes ...................................................................................................... 25

B.

Dynamic Spectrum Management (DSM).................................................................................................. 26

VIII. CONCLUSION .................................................................................................... 28
IX. REFERENCES WEBOGRAPHIQUES ............................................................... 29

Université Claude Bernard Lyon 1

2

Pour remédier au problème des derniers kilomètres de la transmission. certains paramètres tels que l'atténuation des lignes paires de cuivre et la diaphonie tendent à limiter les performances de ces systèmes. xDSL signifie Digital Subscriber Line (ligne d'abonné numérique) pour DSL et le x recouvre l'ensemble de la famille de ces systèmes. petites et moyennes entreprises comme les particuliers. C'est le but des technologies xDSL. Université Claude Bernard Lyon 1 3 . L'investissement est cependant très important. Une autre solution pour proposer des services assurant de hauts débits à moindre coût fût trouvée par les opérateurs téléphoniques : doper le réseau téléphonique existant. Elle permet de repousser la barrière théorique des 300-3400 Hertz (Hz) de la bande passante téléphonique pour atteindre plusieurs Méga-Hertz (MHz).Les technologies xDSL I. Néanmoins. Il cible donc potentiellement un très grand nombre d’utilisateurs. L’idée de base de cette technologie est de transmettre des données sur des fréquences supérieures à celles utilisées par la voix. INTRODUCTION Le xDSL est un groupe de technologies de transmission ayant une caractéristique commune qui est de faire passer d'importants flux de données sur de simples lignes téléphoniques (ou paires de cuivre). il est envisageable de déployer de la fibre optique (FTTH) jusque chez le client. Le xDSL bénéficie ainsi de la grande capillarité du réseau téléphonique commuté déjà en place. L'avantage de ces technologies est de pouvoir atteindre des débits de plusieurs mégabits par seconde (Mbits/s) en utilisant l'infrastructure existante du réseau d'accès entre le central téléphonique (CT) et le client.

appelée "canal voix" était limitée théoriquement à 0 Hz . Les techniques DSL utilisent la totalité de la bande passante de chaque ligne au-delà de la voie phonique de 0-4 kHz. qui. Cette bande (figure 1). Les lignes du réseau d'accès reliant les clients au central téléphonique ont par elles-mêmes des bandes passantes beaucoup plus élevées qui peuvent atteindre plusieurs MHz.3. mais ce qui interdisait d'accéder aux hauts débits c'était la faible bande passante allouée aux liaisons téléphoniques classiques. dans le cas où elles ne sont pas limitées. En effet. HISTORIQUEMENT Les plus perfectionnés des modems analogiques classiques ne permettaient pas de transmettre du numérique bien au delà de 56 kbit / s. Et ce. Université Claude Bernard Lyon 1 4 . conjointement avec les techniques de modulation les plus sophistiquées que nous examinerons. mais à la nécessité de limiter cette bande en vue du multiplexage des signaux entre centraux téléphoniques. Les procédés de modulation des modems analogiques étaient pourtant très sophistiqués.Les technologies xDSL II. la bande passante du multiplex constitué est la somme des bandes passantes des diverses communications.4 KHz. (La bande POTS : Plain Old Telephone Services). pratiquement à 300 Hz . Les raisons de cette limitation n'étaient pas liées à la bande passante de la ligne elle-même.3 KHz. impliqueraient une très large bande passante coûteuse en équipements.

Les technologies xDSL Cependant toutes les lignes n'ont pas la même bande passante. Nous observons sur la figure ci-dessus que le DSL laisse libre la bande POTS (Plain Old Telephone Services) réservée à la voix téléphonique. en effet. des perturbateurs agissent très différemment d'une ligne à une autre et ce à différentes fréquences. Le DSL utilisera donc les fréquences dites supra-vocales disponibles suivant la qualité et surtout la distance de la ligne terminale du client à son central de rattachement. cette dernière est directement liée à la longueur de ligne. De plus. Université Claude Bernard Lyon 1 5 . Nous pouvons donc simultanément téléphoner et communiquer numériquement.

MODE DE SEPARATION DES CANAUX (MULTIPLEXAGE) Les échanges numériques pour les systèmes DSL sont bidirectionnels. On remarquera que les deux bandes utilisées par l’ADSL (DSL asymétrique) n’ont pas la même largeur.Les technologies xDSL III. on conserve les services standards du téléphone (POTS) . La bande passante totale est divisée en trois parties importantes : jusqu’à 4 kHz. FDM (Frequency Division Multiplexing) Cette technique est utilisée pour séparer les données d’émission (upstream) et de réception (downstream) du DSL. les flux montants et descendants sont symétriques. - L'occupation simultanée d'une même bande passante avec annulation d'écho (Echo Cancellation : EC) 1. et la plage de 150kHz à 1. Dans le cas du SDSL (DSL Symétrique).104MHz est réservée pour le canal entrant chez l’abonné (cf. on attribue au flux montant un canal moins large qu'au flux descendant (ce qui est bien adapté pour un réseau tel qu'Internet). FONCTIONNEMENT GENERAL A. Université Claude Bernard Lyon 1 6 . Deux flux d'information numérique sont définis : Un flux montant (upstream) allant de l’équipement du client vers le central téléphonique Un flux descendant (downstream) allant du central téléphonique vers l’équipement du client. Figure3). la bande de 20kHz à 140kHz est réservée pour le canal sortant de chez l’abonné. Pour permettre de faire coexister sur une même ligne de cuivre ces deux flux sans interférence deux solutions sont possibles : - Le multiplexage en fréquence FDM (Frequency Division Multiplexing).

Et ce qu'elle émet. Annulation d’écho L'avantage de cette technique de multiplexage (figure ci-dessous) est l’augmentation de la largeur du canal descendant. le système ne fonctionnerait pas dans le canal bidirectionnel (20-140KHz).Les technologies xDSL 2. Université Claude Bernard Lyon 1 7 . un dispositif électronique soustracteur qui lui envoie le signal présent sur la ligne moins le signal qu'elle émet (figure ci-dessous). Chaque station émettrice sait ce qu'elle émet.Il faut bien comprendre que les deux équipements de bout de ligne se comportent comme des générateurs de tensions variables sur une même ligne. Tel quel. donc du débit du flux descendant. Chaque équipement terminal de ligne dispose sur son entrée de réception. Son inconvénient est l'interférence entre les signaux des deux flux montant et descendant. Le signal somme résultant est inexploitable en réception. Mais on a trouvé un moyen de contourner cet inconvénient : l'annulation d'écho. comme nous venons de le dire. s'ajoute à ce qu'on devrait recevoir.

Cela correspond à une combinaison d'une modulation de phase et d'amplitude. ce qui ne permet pas l'utilisation simultanée du transfert de données et du service téléphonique (300-3400Hz). Modulation QAM (quadrature Amplitude Modulation) La modulation d'amplitude en quadrature (QAM) consiste à associer à toute suite de n bits appelée symbole un point particulier au sein d’une constellation. dit symbole quaternaire (1Q). Cependant. 2. Ce codage fait correspondre à un groupe de deux éléments (2bits: 2B) un créneau de tension. Le codage et la modulation 1. pouvant endosser quatre valeurs différentes. ce codage est à bande de base (transmission à partir de 0 Hz). ceci afin d'augmenter le nombre d'état Université Claude Bernard Lyon 1 8 . Ce mode de codage est utilisé pour l'HDSL avec une vitesse de modulation de 584000 bauds/s soit un débit supérieur à 1Mbits/s.Les technologies xDSL B. Codage 2B/1Q Le codage 2B/1Q est apparu pour permettre d'augmenter la distance maximale de transmission nécessaire pour l'introduction du réseau RNIS.

La figure. la réception et l'émission de données. De ce fait.Les technologies xDSL par symbole. La porteuse est transmise en ligne avec le signal modulé. ci-dessus représente la valeur binaire associée à chaque point d’une constellation 16-QAM utilisée dans les modems V32. 3. puis reconstruite par le modem récepteur. 64-QAM) A la différence du codage 2B/1Q. les code CAP et DMT. La porteuse modulée est supprimée avant la transmission. la démodulation se faisant au niveau du récepteur. Modulation CAP (Carrierless Amplitude/Phase modulation) En parallèle au développement du codage 2B/1Q. elle est purement numérique et est implémentée avec des processeurs DSP qui réalisent le traitement Université Claude Bernard Lyon 1 9 . ci-dessous affiche les différentes modulations QAM qui sont utilisées par les modems ADSL. d'où le qualificatif de carrierless. une entreprise américaine AT&T/Paradyne a développé le CAP. sont typiquement passe-bande et peuvent opérer sur une bande de fréquence spécifiée. (4-QAM. Cette technique est très semblable à la Modulation d'Amplitude en Quadrature (QAM) mais n'utilise pas la transposition en fréquence. Le codage CAP utilise une porteuse unique. La figure. dérivés du QAM. 32-QAM. Cette technique pose certaines difficultés dues à la distorsion de phase de la porteuse inhérente à la propagation. 16-QAM. Ceci va permettre de séparer les canaux réservés à la ligne téléphonique.

n peut varier de 2 à 512 en fonction des caractéristiques de la ligne utilisée. Constellation 2n Nombre de bits/bauds 2-CAP 21 1 4-CAP 22 2 8-CAP 23 3 16-CAP 24 4 32-CAP 25 5 64-CAP 26 6 128-CAP 27 7 256-CAP 28 8 512-CAP 29 9 Les émetteurs-récepteurs CAP peuvent utiliser des constellations multiples créant 2n valeurs. Cette diminution de la capacité revient à diminuer d’un bit la taille du symbole de la constellation. On parle alors de Université Claude Bernard Lyon 1 10 . c’est à dire à réduire par deux les performances. Toute dégradation du rapport signal sur bruit S/B dans une bande de fréquence donnée. perturbe la qualité de l’ensemble du canal donc réduit la capacité globale de l’accès. La bande passante disponible est divisée en trois canaux par un multiplexage FDM. Les canaux montants et descendants ne sont pas subdivisés en canaux plus étroits.Les technologies xDSL numérique du signal.

Ces canaux reçoivent une modulation de type QAM et sont transmis en parallèle. 4. La norme ADSL spécifie l'utilisation de 256 sous-canaux. par rapport à la durée d’un bruit impulsif qui serait égal ou inférieur à 500 µs. 250 sous-canaux sont utilisés pour transporter le flux ADSL. chacun des sous-canaux ayant une largeur de 4. En effet. La période symbole du système CAP mono-porteuse est petite. la rapidité d’un modem CAP est de 1 024 kHz. ce qui permet une plus grande interopérabilité entre les équipements des différents constructeurs et le développement de l'ADSL. 3 125 KHz. est utilisée par CAP pour s'adapter aux caractéristiques de la ligne. 64-CAP. La bande de garde entre 2 sous-canaux est de 300 Hz. soit une largeur de bande globale de 1 104 kHz. Le sous-canal 1 est réservé au canal téléphonique analogique.1 MHz. Cette technique multi-porteuses nécessite de forts traitements numériques et n'a donc vu le jour qu'à partir du moment où les DSP sont devenus abordables en matière de coûts.Les technologies xDSL N-CAP (2-CAP.…512-CAP). Les sous-canaux 2 à 6 sont réservés à la signalisation du canal téléphonique et servent de bande de garde avec les souscanaux ADSL. La technique consiste à partager la bande passante disponible en un nombre élevé de canaux. Modulation DMT (Discret Multitone) DMT a été adopté comme Norme par l'ANSI et par l'ETSI (Institue Européen de Normes de Télécommunications). Cette capacité à changer la taille des constellations. Université Claude Bernard Lyon 1 11 . Ce qui est pénalisant. sur une bande utile qui s’étend de 25 kHz à 1.

on fait varier le nombre de bits par porteuse en fonction des conditions de transmission. Le nombre de bits portés sur chaque porteuse est variable. DMT alloue les données de manière à optimiser le débit de chaque canal c'est à dire d'adapter la transmission aux caractéristiques de la ligne téléphonique. permettant aux fréquences les plus basses de transmettre le plus d'informations. Codage de Reed-Solomon La transmission d'informations numériques sur de longues distances est toujours entachée d'erreurs de transmission. pour éviter les perturbations dues au bruit ou les interférences radio il suffit de coder plus ou moins de bps/Hz sur les porteuses. en plaçant un nombre plus important de bit sur les canaux les plus robustes. Un modem DMT évalue en permanence la qualité de ligne. Ainsi. De plus. Quand l'apparition de ces erreurs est jugée trop importante vis à vis du service attendu et de la sûreté de fonctionnement exigée pour le système. ce qui lui permet de recalculer dynamiquement la capacité optimale en bit/s par Hertz à affecter à chaque sous-canal.Les technologies xDSL Chacune des porteuses peut être modulée de 0 à 15 bits/s par Hz. Le principe de l’allocation de capacité des sous-canaux correspondant au rapport signal sur bruit. Plus la fréquence est élevée. et plus l'atténuation est importante. Cette adaptation s’effectue sur les 250 canaux. parce que les capacités internes de transport de chaque porteuse varient en fonction de leur fréquence. 5. ce qui permet un débit de 64 Kbps pour chacun de ces canaux de transmission. on ajoute de la Université Claude Bernard Lyon 1 12 .

ils sont caractérisés essentiellement par le polynôme générateur du corps choisi. 15. La différence des sommes simples (28-30) nous donne la valeur de l'erreur et la différence des sommes pondérées divisée par l'erreur est égale à au rang de l'erreur ((72-68)/2=2). 224. ce qui veut dire 224 octets en entrée. 240 en sortie du codeur et 8 octets sur 224 peuvent être corrigés. à la réception de détecter. Université Claude Bernard Lyon 1 13 . 68. 10. par le polynôme générateur de code et par la capacité de correction. On refait la somme simple 03+12+15=30 et la somme pondérée 3*1 + 12*2 + 15*3=72. 68. le bloc de données utiles est marqué comme défectueux. 12. 28. Si plus de 8 octets sont détectés comme erronés. le récepteur reçoit le bloc : 03. ce code est noté RS (240. t=8). Notre bloc à la sortie du codeur devient donc : 03. Ces codes s'appuient sur les structures mathématiques que sont les corps de Galois . Nous pouvons corriger notre paquet. Pour les modems ADSL. Le premier est la somme de nos trois données soit 28 Le deuxième est la somme pondérée des 3 octets. celle-ci permet. Imaginons un bloc de 3 octets de long et que l'on transmet: 03. 10. C'est un code en bloc qui va ajouter 16 octets de redondance derrière les 224 octets de charge utile.Les technologies xDSL redondance. Les codes de Reed-Solomon représentent une catégorie très importante de codes en bloc cycliques permettant de corriger des erreurs isolées ou des paquets d'erreurs. Deux octets de redondance sont rajoutés. puis corriger toutes les erreurs de certains types. 15. 28. Après transmission et perturbation. Chaque octet est multiplié par son rang : 3*1 + 10*2 + 15*3 soit 68. 15.

Le codeur convolutif ou codeur en treillis s’applique à la constellation mise en œuvre par l’étage de modulation. Côté terminal Côté ligne Le schéma ci-dessus représente les différents étages fonctionnels de la chaîne de transmission d’un modem ADSL Université Claude Bernard Lyon 1 14 .Dans le cas. Dans le modem ADSL.Dans le cas. Codage convolutif Le codage convolutif associé à un décodage par l'algorithme de Viterbi est une technique de codage correcteur d'erreurs très répandue dans les systèmes de transmissions numériques actuels. aussi bien du domaine audio et/ou vidéo telles le GSM (téléphonie mobile). plusieurs codeurs convolutifs sont appliqués pour chacune des constellations associées aux N sous-canaux d’un modem DMT. . ce deuxième codage dit « interne » sert à consolider encore plus les données issues du codeur de Reed-Solomon.Les technologies xDSL 6. l'ADSL. Ce type de codage est. il n’y aura qu’un seul codeur convolutif. d’une modulation CAP. spécifié dans de nombreuses applications. . la télévision numérique terrestre ou par satellite (normes DVB-T et DVB-S). en effet. d’une modulation DMT.

le fournisseur d'accès NAP (Network Access Provider) et le fournisseur de service NSP (Network Service Provider). où sont couplés des modulateurs-démodulateurs de très hautes performances. Ce sont des boîtiers. Université Claude Bernard Lyon 1 15 .Les technologies xDSL IV. En fournissant la connectivité entre le terminal client (CPE) et le fournisseur de service (NSP). la topologie d'une liaison de bout en bout de service DSL est traditionnellement divisée en 3 segments : L'équipement terminal client CPE (Customer Premises Equipment). placés aux extrémités d'une paire téléphonique pour réaliser une ligne d'abonné numérique. où un NAP peut servir la connectivité d'accès DSL à différents fournisseurs Internet ISP (Internet Service Provider). Le fournisseur d'accès (NAP) joue le rôle d'un vendeur de services de réseau. Architecture DSL Comme le montre la figure ci-dessus. L’ARCHITECTURE DSL Les technologies xDSL reposent sur le concept de "modems". Un exemple commun est celui de l'accès à Internet présenté sur la figure ci-dessous.

du DSLAM et de la connectivité du cœur de réseau au NSP. Ce modèle est différent de celui des opérateurs de câble où il a toujours été commun pour le NSP d'être aussi le NAP. idéalement. Les éléments d’un réseau d’accès DSl Université Claude Bernard Lyon 1 16 . de traiter des aspects liés au service offert comme l'attribution des adresses IP ou l'approvisionnement en VPN (Virtual Private Network). Il opère au niveau de la couche liaison de données (couche 2) et considère la connectivité entre le client et le fournisseur de service comme un tunnel de données. le NAP évite. Pour cette raison.Les technologies xDSL Un NAP servant une connectivité DSL à plusieurs NSPs Le NAP est responsable du modem DSL du CPE.

Université Claude Bernard Lyon 1 17 . - Les DSLAMs. l'IP ou dans beaucoup de cas sur les deux (IP over ATM). et surtout de pouvoir mettre en place l'ADSL 2 qui permet certaines améliorations notamment au niveau de la distance maximale de raccordement des abonnés. Le DSLAM (DSL Access Multiplexer en anglais. - Le réseau d'accès de cuivre. sont : - Les modems DSL ou CPE. Elle rassemble le trafic d'un grand nombre de lignes DSL pour l'envoyer vers le réseau de l'opérateur internet (d'où le terme de multiplexeur). - Les POTs splitters. et inversement. le MPLS (Multi Protocol Label Switching) joue un rôle de plus en plus important. et Services Téléphoniques Analogiques en français) splitter est très souvent un simple filtre passif qui sépare le spectre inférieur utilisé pour la téléphonie du spectre plus élevé employé par l'ADSL/VDSL. et Multiplexeur d'accès DSL en français) est une machine qui se trouve au niveau du central téléphonique. Le cœur de réseau de transport peut être basé sur l'ATM. jusqu'à l'utilisateur final. Au départ. ce qui a permis entre autre de raccorder un plus grand nombre d'abonnés par DSLAM (passage de 384 à 1008). les DSLAMs étaient des dispositifs à trafic ATM. de plus en plus remplacés par des DSLAMs IP. le débit transmissible sur les paires torsadées se situe dans une plage de 1 Mb/s à 10 Mb/s pour l'ADSL et de 1 Mb/s à 52 Mb/s pour le VDSL. Les DSLAM sont récemment passés de la version 1 à la version 2. En fonction de la longueur du câble et du niveau du bruit stationnaire. Dans ce réseau. Le modem DSL représente l'équipement terminal du client. Quant au réseau d'accès de cuivre. il se compose de paires torsadées allant de l'interface principale de distribution (MDF : Main Distribution Frame en anglais) située dans le central téléphonique. - Le cœur de réseau de transport. Le POTS (Plain Old Telephone System en anglais. reportés sur la figure ci-dessus.Les technologies xDSL Les éléments communs dans un réseau d'accès DSL. Les POTS splitters sont généralement situés au niveau du DSLAM.

Les technologies xDSL V. la simplicité du système permet de raccourcir des délais de raccordement et l'absence de répéteur simplifie considérablement l'exploitation et la maintenance. Le codage mis en œuvre est essentiellement de type "2B1Q". cette offre reste très avantageuse car les coûts des équipements sont bien inférieurs à ceux des systèmes de ligne classique. B. Technique de transmission bidirectionnelle et symétrique. L'IDSL utilise le codage 2B/1Q. La portée IDSL maximale à partir d'un central téléphonique est de 5 Kms. mais peut être doublée avec un répéteur en 'U'.régénérateurs. L'IDSL est surtout utilisé pour des liaisons symétriques. A.Cette technologie est très proche du RNIS. Ces caractéristiques sont typiquement destinées à des applications d'entreprise comme le courrier électronique. elle a été conçue essentiellement pour des besoins professionnels. Cependant. et même la vidéoconférence. la bande passante et le type de modulation utilisée. Université Claude Bernard Lyon 1 18 . Elle permet la transmission point à point de données montantes et descendantes à haut débit. les liaisons HDSL sont limitées en distance à environ 2 500 m. IDSL IDSL (ISDN over Digital Subscriber Line) ou Ligne Numérique d'Abonné ISDN Symétrique .048 Mb/s sur une sur 1 ou 2 paires de cuivre sans offrir de service de téléphonie (POTS) en bande de base.Elle permet le transfert de données à 2. Les systèmes HDSL sont aujourd'hui essentiellement destinés aux professionnels. Ces applications sont multiples : Liaisons Louées à 2 Mbit/s : En absence de répéteurs . les transferts de fichiers. LES DIFFERENTES TECHNOLOGIES XDSL La famille xDSL regroupe les transmissions à hauts débits sur la boucle locale reliant le central téléphonique le plus proche au client. pour lesquels la quantité de données émises et reçues est à peu près la même. Son débit varie de 64 à 144 kb/s sur une simple paire de fils de cuivre. HDSL La technologie HDSL (High bit rate DSL) a été développée aux Etats Unis. Les versions des technologies xDSL diffèrent par le nombre de paires téléphoniques utilisées (1 ou 2).

L'offre d'accès SDSL est destinée aux établissements professionnels : elle permet l'échange de données à haut débit entre plusieurs sites distants d'une même entreprise. Le SDSL utilise tout comme le HDSL2 ou le HDSL4 des codes de modulation en treillis. VDSL et VDSL2 Le VDSL (Very High Rate DSL) est une nouvelle technologie DSL qui permet des débits jusqu'à 52 Mb/s sur des distances relativement courtes ne dépassant pas les 900m . SDSL La technologie SDSL (Single-Line DSL) assure les mêmes performances que le HDSL en terme de débit et de portée sur une seule paire de cuivre. inférieure à 500 m dès 1 km de distance.Les technologies xDSL Raccordement de PABX : Les signaux HDSL ont l'avantage d'être transportés sans perturbation. la couverture serait trop Université Claude Bernard Lyon 1 19 .3 Mb/s. Elle offre. Le VDSL. et la séparation des canaux . En contrepartie. soit dix fois plus importants que ceux de l'ADSL. il devient plus intéressant d'utiliser une autre technologie comme l'ADSL 2+.Etant donné cette faible portée. C. Il permet aussi le transport simultané des services RNIS (Réseau Numérique et Intégration de Services) Il utilise la modulation CAP et DMT. des débits symétriques qui varient entre 64 kb/s et 2. Le HDSL2 et le HDSL4 réalisent de meilleures performances que le HDSL grâce à des codes plus performants. en effet.993. Elle utilise un spectre de fréquences élargi jusqu'à 30 MHz et permet d'atteindre des débits allant jusqu'à 100 Mb/s. upstream et downstream est effectuée par FDD. à savoir la modulation codée en treillis basée sur la modulation PAM (Pulse Amplitude Modulation) à 16 états. il est peu intéressant de la déployer depuis un central. utilise une bande de fréquence encore plus haute. ou 14 Mb/s symétriques). sur des câbles d'abonnés.2. La technologie VDSL 2 a été normalisée le 27 mai 2005 par l'Union internationale des télécommunications (UIT) sous l'appellation G. D. sa portée est relativement courte. allant jusqu'à 12 MHz.1km. et permet des débits symétriques ou asymétriques beaucoup plus élevés que ceux des autres technologies xDSL (jusqu'à 52 Mb/s en sens descendant et 3 Mb/s en sens remontant en asymétrique. L’HDSL2 et HDSL4 : Deux successeurs du HDSL qui transmettent sur une seule paire de cuivre des services symétriques.

Contrairement aux technologies IDSL. et peut atteindre jusqu’ 8 Mb/s sur voie descendante et 768 Kbit/s sur voie montante Université Claude Bernard Lyon 1 20 . ADSL Le concept des transmissions ADSL (Asymetric DSL) . il est nécessaire de déployer une infrastructure optique plus ou moins bas dans le réseau d'accès. HDSL ou SDSL l'ADSL offre à la fois des services de transport de données et des services téléphoniques (POTS). Son débit est.Les technologies xDSL faible. souvent appelée fibre/cuivre : selon les débits requis. dont la Finlande. en complément du réseau filaire existant. E. ou Fiber To The Cabinet. Le VDSL2 a donc la particularité de se présenter comme une technique hybride. même si des tests ont été effectués. Le raccordement en VDSL2 se fait alors sur la partie terminale du parcours. En France. grâce à la modulation DMT utilisée. C'est le FTTCab. Beaucoup de pays. la fibre jusqu'au sous-répartiteur. adaptable en fonction de la ligne. de ce fait. il semble que la fibre optique en FTTH (Fiber To The Home) soit préférée. comme l'une des premières technologies DSL avec débits asymétriques. entre le client et la borne active (DSLAM ou mini-DSLAM) placée sur le trottoir et ellemême reliée au central par fibre optique. la Belgique ou l’Allemagne (par exemple) comptent déployer du VDSL2 de façon commerciale.

ADSL2 et ADSL2+ L'apparition de ces deux technologies DSL était conditionnée par une évolution rapide de la norme ADSL. suite à l'adoption de la modulation codée en treillis (codage convolutif). L'ADSL2 fixe. Quant à l'ADSL 2+. Un mode de diagnostic et de test embarqué sur les modems facilite le déploiement de la ligne (configuration. Le Re-ADSL (Reach Extended ADSL) est la technologie qui permet d'étendre la portée de l'ADSL jusqu'à 7 ou 8 kilomètres en "boostant" la partie la plus basse du spectre. Par contre.2 Mhz au lieu de 1.1 Mhz) et permet donc d’obtenir jusqu'à 25 Mbit/s en débit du flux descendant et 1 Mbit/s en débit du flux montant. Par ailleurs. la DMT. Université Claude Bernard Lyon 1 21 . Les entêtes des trames sont moins volumineux. RE-ADSL Au-delà de 6 kilomètres du central téléphonique. les modems entrent en mode de veille. Ainsi l’ADSL2 permet d’obtenir des débits descendants jusqu’ à 12 Mbits/s. la portée est donc plus faible. des conditions telles qu'en l'absence de requêtes upstream. Le débit et la portée des modems ADSL2 sont améliorés par un meilleur gain de codage. Le RE-ADSL utilise la même modulation que l'ADSL.Les technologies xDSL F. diagnostic accessible au fournisseur d'accès Internet). la technologie ADSL n'est plus en mesure de desservir les clients. la fréquence étant plus élevée. en plus. test de ligne. L’amélioration apportée par l’ADSL2+ est surtout significatif pour les abonnés proches du central. la bande de fréquence utilisée sur le fil de cuivre est doublée (2. G. les niveaux d'émission des modems sont fixés adaptativement en fonction du bruit stationnaire présent sur la ligne. c'est à dire en envoyant plus d'énergie entre 25 et 200 kHz. mais sa vitesse est toutefois limitée à 512 kb/s.

diaphonie.Les technologies xDSL VI. l'affaiblissement. Les principales sources de bruit externe sont le bruit blanc additif Gaussien (BBAG) dont la puissance est uniformément répartie dans la bande de fréquence DSL. Description d’un câble de cuivre La paire torsadée est constituée de deux conducteurs de cuivre d’un diamètre compris entre 0. et dont le niveau dépend du perturbateur électromagnétique et de sa position par rapport au câble. Les câbles utilisés sur le réseau téléphonique comprennent de 2 à 2'400 paires et ne sont pas blindés. etc. les interférences radiofréquences provenant par exemple des transmissions des radio amateurs. En hautes fréquences les problèmes liés à la distance distance sont les plus contraignants (affaiblissement. A.La plupart du temps. les moteurs. la diaphonie et la distorsion de phase (causée par le torsadage des paires cuivrées). Le câble de télécommunications qui sert de support aux transmissions DSL est source de plusieurs limitations internes. le bruit bruit impulsif généré par les néons. LIMITATIONS DE LA TECHNOLOGIE TEC XDSL La transmission numérique sur paire torsadée est soumise soumise à de nombreuses perturbations. et enfin. Les conducteurs sont isolés et torsadés afin de diminuer la diaphonie. Aux basses fréquences. ce sont les difficultés liées aux bruits impulsionnels qui dominent sans trop de difficulté jusqu’à 1 Mhz. tels que l'affaiblissement. Université Claude Bernard Lyon 1 22 . Ces perturbations apparaissent comme des bruits additifs d'origines diverses.4mm et 0. les paires torsadées sont regroupées par deux dans un câble protégé par un "manteau" de plastique. ).8mm (rarement 1mm). temps. distortion de phase). les relais.

3 5. sur les lignes voisines Cette perturbation désigne donc l’interférence électromagnétique entre paires appartenant à Université Claude Bernard Lyon 1 23 .2 9.4 10.4 256 kHz 14.9 512 kHz 20. Il varie en fonction de la racine carrée de la fréquence et dépend du calibre Calibre du câble 4/10 5/10 6/10 8/10 Fréquence dB / km dB / km dB / km dB / km 0. linéique en dB.5 3. de câbles non chargés en fonction de la section du conducteur.4 kHz 3. La diaphonie Bien que les médias de communication ne soient pas partagés entre les utilisateurs.1 12 du câble.8 kHz 7.3 2.3 7. Affaiblissement des lignes cuivrées L'affaiblissement en dB est proportionnel à la longueur du câble.25 2. leur utilisation devient délicate et elle nécessite des systèmes de transmission très performants.9 14. dits diaphonie. mais dans un câble où se côtoient de nombreux systèmes.6 17.06 1.79 64 kHz 9. on augmenterait dramatiquement les perturbations liées à la diaphonie.45 4.5 11.8 8.50 2.7 6. Ce tableau présente l’affaiblissement théorique.81 3.26 1.8 kHz 1.Les technologies xDSL Au-delà.7 7.5 28.9 5.61 1.8 7.6 5. Une solution consisterait à augmenter la puissance du signal émis pour lutter contre l’affaiblissement.6 300 kHz 15 12. B.06 0. le couplage électromagnétique entre les lignes implique que la transmission d'un signal sur une ligne cause des signaux interférents. Nous notons que l'affaiblissement augmente avec la fréquence et la longueur de ligne.9 128 kHz 11. a.

Université Claude Bernard Lyon 1 24 . par duplexage temporel (TDD : Time Division Duplexing) ou par duplexage fréquenciel (FDD : Frequency Division Duplexing). désigne les signaux couplés qui proviennent du côté opposé du récepteur affecté. Trois types de diaphonie peuvent être distingués : Diaphonie locale ou paradiaphonie ou NEXT (Near-End Crosstalk). Auto-diaphonie ou SNEXT (Self-Next). désigne les signaux couplés qui proviennent du même côté que le récepteur affecté. Lorsqu'il y a plusieurs systèmes à compensation d'écho similaires dans un faisceau de câbles cela crée un problème dit d’auto-diaphonie et engendre une dégradation des performances de transmission. La diaphonie est une limitation dominante dans des systèmes DSL et son impact devient plus sévère lorsque des fréquences plus élevées sont utilisées pour la communication. Diaphonie distante ou télédiaphonie ou FEXT (Far-End Crosstalk). Beaucoup de systèmes suppriment la diaphonie locale en séparant la transmission descendante et ascendante.Les technologies xDSL un même câble de transport.

tel que le RE-ADSL2. est un exemple de l'amélioration de technologie. - Augmentation de la puissance d'émission et/ou du niveau de densité spectrale de puissance (DSP) : Les lignes longues avec une bande utile de transmission plus petite que la bande actuellement employée par l'ADSL peuvent tirer bénéfice de l'introduction de nouvelles technologies de DSL avec DSP transmise amplifiée. l'interférence entre les utilisateurs est l'une des limitations principales des systèmes xDSL. l'allocation statique de spectre limite les capacités des canaux des lignes du même câble DSL. par exemple. Comparé à l'ADSL. La gestion statique de spectre garantit que les lignes du même câble DSL sont spectralement compatibles dans un environnement de pire cas d'interférence. LES DIFFERENTES SOLUTIONS AUX LIMITATIONS DE LA TECHNOLOGIE XDSL Aujourd'hui. Cependant. en augmentant la Université Claude Bernard Lyon 1 25 . telle que la porteuse pilote. le successeur de l'ADSL. enfin. peuvent tirer bénéfice de l'introduction de nouvelles technologies DSL avec des largeurs de bande accrues. telles que l'ADSL2+. L'interférence entre les lignes peut changer de manière significative d'un câble à un autre même si les deux câbles possèdent les mêmes caractéristiques et la même longueur. changer dans le temps. et ce par exemple en raison de l'extinction et de la mise en route fréquentes des terminaux clients DSL. le VDSL et le VDSL2.Les technologies xDSL VII. il augmente en moyenne de 50 à 80 kb/s la capacité des lignes. Augmentation des capacités des lignes Il y a cinq manières d'augmenter la capacité des liaisons DSL - Amélioration de la technologie de transmission DSL : L'ADSL2. A. Ainsi. en exploitant des porteuses précédemment inutilisées pour le transport de données. - Augmentation de la largeur de bande de transmission : Les lignes courtes avec une bande utile de transmission plus grande que la bande actuellement exploitée par l'ADSL. L'interférence peut. La gestion dynamique de spectre (DSM) exploite la variation dans le temps de l'interférence entre les lignes afin d'optimiser leurs capacités en rendant la gestion du spectre des fréquences DSL dynamique alors qu’elle est aujourd’hui statique.

elles ne peuvent pas toujours être mises en œuvre. Dynamic Spectrum Management (DSM) Une distinction est faite entre DSM de niveau 0. une ligne peut nuire aux lignes voisines en raison de l'interférence. Bien que ces solutions puissent être très efficaces. - Réduction du niveau de bruit reçu par le modem DSL : La réduction de bruit est possible. à priori. bien que des exceptions tel que le RE-ADSL2 puissent être justifiées. La gestion dynamique de spectre (DSM) propose une solution alternative. Ceci ne peut. qui signifie qu'une ligne DSL vise à maximiser sa propre performance sans considérer les performances des lignes voisines. et 3 selon le degré de coordination entre les différentes lignes du câble DSL : - Niveau 0 : Gestion statique de spectre. par exemple. par l'enlèvement des répéteurs (S)HDSL ou par repositionnement des services DSL très perturbateurs dans des paires isolées. FTTBuilding (Fiber To The Building) : quand la fibre va jusqu’au pied d'immeuble. et ce afin de maximiser la capacité globale du câble. qui vise à éviter l'interférence entre les lignes en adaptant les spectres de transmission à l'environnement temps-réel d'interférence. - Niveau 3 : Transmission à utilisateurs multiples visant à annuler l'interférence. Le niveau 0 correspond à la gestion statique de spectre. de l'ADSL2+ et du VDSL2. B. - Réduction de l'atténuation de la boucle d'abonné : L'atténuation de boucle peut être réduite en raccourcissant la longueur des lignes par déploiement de RT (Remote Terminal) tels que : FTTCab (Fiber To The Cabinet): Lorsque la fibre optique est amenée jusqu’ à l'armoire de sous-répartition. ce déploiement est combiné avec l'introduction. - Niveau 2 : Allocation coordonnée de puissance (à utilisateurs multiples) visant à éviter l'interférence entre les lignes. qui ont des largeurs de bande importantes. "Curb" signifiant trottoir) : Lorsque la fibre optique est amenée jusqu'au point de concentration. FTTCurb (Fiber To The Curb. 2. La Université Claude Bernard Lyon 1 26 . pas être permis. 1. - Niveau 1 : Allocation autonome de puissance (1 utilisateur) afin d'éviter l'interférence sur les paires voisines. Cette technique de transmission s'appelle transmission vectorielle. à partir du RT. Pour maximiser le gain en débit/portée.Les technologies xDSL puissance d'émission et/ou le niveau de DSP.

le niveau 2 de la DSM vise également à minimiser l'interférence en adaptant les spectres transmis. Un deuxième exemple est l'Iterative Water Filling (IWF). tout en assurant la marge de bruit configurée. tout en maintenant un débit binaire fixe. Comme le niveau 1. qui signifie que la puissance est réduite au minimum.Les technologies xDSL compatibilité spectrale entre les lignes du même câble est assurée par des restrictions. Au niveau 1. Pour que ce traitement conjoint des signaux soit possible. à la différence que l'attribution de puissance d'une ligne DSL est basée non seulement sur ses propres conditions de ligne et contraintes de service. Ces noms indiquent que dans ce niveau de la DSM. Université Claude Bernard Lyon 1 27 . Ceci exige la coordination entre les lignes dans le même câble. Multiple-Output) ou de transmission vectorielle. sans coordination avec les autres lignes du même câble. telle que la capacité globale de ce câble soit maximisée. l'attribution de puissance d'une ligne DSL est calculée en se basant seulement sur sa propre condition de ligne et ses propres contraintes de service. Un exemple du niveau 2 est l'Optimum Spectrum Balancing (OSB). à la puissance et au spectre d'émission. Le but du niveau 3 de la DSM est d'annuler l'interférence entre les lignes d'un câble DSL. Les exemples du niveau 0 sont les modes de fonctionnement Margin-Adaptive (MA) et Rate-Adaptive (RA) des modems DSL. qui est en fait une extension du mode PA. Un premier exemple du niveau 1 de la DSM est le mode de fonctionnement Power-Adaptive (PA). Dans le mode RA. mais également sur celles des autres lignes. et non pas comme constitué de plusieurs lignes indépendantes. Le niveau 2 de la DSM permet finalement de calculer l'attribution optimale de spectre pour chaque ligne du câble considéré. tous les émetteurs et/ou tous les récepteurs doivent être colocalisés. Le câble DSL est considéré comme un ensemble. Le mode PA s'appelle également Fixed-Margin (FM). Alors que le niveau 2 agit sur la DSP. tout en maintenant le débit binaire et la marge de bruit fixes configurés sur la ligne en question. imposées par la norme. c'est à dire. le niveau 3 réduit l'interférence en traitant conjointement les signaux des différentes lignes du câble considéré. la ligne DSL emploie toute la puissance disponible pour maximiser le débit binaire à l'initialisation. si cette technique est appliquée par toutes ou par plusieurs lignes de ce câble. Le mode MA signifie que toute la puissance disponible est utilisée pour maximiser la marge de bruit. Le niveau 1 de la DSM est réalisé lorsque la puissance d'une ligne DSL est assignée de telle manière que l'interférence inutile sur ses voisins soit évitée. les signaux de toutes les lignes sont combinés dans un signal vecteur et sont traités ensemble. Ceci mène à une capacité supérieure du câble considéré. C'est pourquoi ce niveau est désigné souvent sous le nom de "MIMO" (Multiple-Input.

Nous avons. nous avons caractérisé l'environnement de transmission. l'architecture de son déploiement et les différentes variantes xDSL. les algorithmes sont déjà brevetés et devraient être implémentés d’ici 2 à 3 ans. le type de codage et de modulation utilisés. Son principe.Les technologies xDSL VIII. Ensuite. Il a trouvé une solution pour réduire les interférences magnétiques permettant d’atteindre un débit effectif de 250Mbps (en VDSL2). les techniques de duplexage. CONCLUSION Dans ce document. nous avons présenté les principales solutions proposées pour remédier aux limitations du système DSL. Université Claude Bernard Lyon 1 28 . nous avons présenté les performances des quatre niveaux de la DSM. Un jeune chercheur australien (John Papandriopoulos) fait actuellement parlé de lui. baptisés SCALE et SCAPE est presque identique à la technologie DSM. nous nous sommes intéressés aux différents champs d'action pour augmenter les capacités des lignes xDSL. expliqué l'origine du système DSL. Par ailleurs. nous avons dressé les principales caractéristiques du système DSL et de son environnement de transmission. tout d'abord. intéressés à l'affaiblissement des paires de cuivre. ainsi qu'aux différentes perturbations propres à la transmission sur le réseau téléphonique. Finalement. Et selon le degré de coordination entre les lignes du câble DSL. Nous nous sommes. en effet.

com/desc.com/a/adsl21.free.5 http://fr.wikipedia.com/dsm-adsl-paire-cuivre-fibre-optiqueactualite-17871.992.org/wiki/ITU_G.fr/wallu/pag-preambule.ulos.wikipedia.org/wiki/XDSL http://en.com/cours/adsl/ aicof.wikipedia.fr/intro.org http://en.php3 wikipedia.stanford.commentcamarche.html John Papandriopoulos http://jpap.developpez.generation-nt.net/technologies/adsl.dslvalley.pdf DSM http://www.html Wallu http://pagesperso-orange.free.org/ Université Claude Bernard Lyon 1 29 .Les technologies xDSL IX.fr http://aicof.org/wiki/Digital_subscriber_line ADSL2+ http://www.dslprime.andriopo.html commentcamarche.edu/group/cioffi/dsm/ http://www.com http://hardware.htmConclusion developpez. REFERENCES WEBOGRAPHIQUES DSLValley http://www.net http://www.