DROIT DE L’UNION EUROPEENNE ET LIBERTES DE CIRCULATION

INTRODUCTION
De Gaulle « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural », ce qui revient à considérer qu’1/3 de la Russie
est en Europe et l’autre non, donc problème en terme d’adhésion.
En réalité 2 droits de l’Europe.
- Droit né du Conseil de l’Europe -> organisation internationale régionale se trouvant à
l’origine de la CESDH et des libertés fondamentales ainsi que de la Cour Européenne
des droits de l’Homme de Strasbourg
- Droit de l’UE résultant de l’ordre juridique établit par couches successives depuis le
Traité de Rome du 25 mars 1957 créant la Communauté Economique Européenne
(CEE)
UE : aujourd’hui 28 EM aussi membres du Conseil de l'Europe, donc dans ces EM il y a droit de
l'UE et Droit Euro des DH qui s'appliquent. Ici seulement droit de l'UE
NB « Droit Communautaire » n’existe plus depuis le 1er décembre 2009, l’entrée en vigueur du
Traité de Lisbonne signé le 13 décembre 2007 et qui à fait disparaître l’expression
« Communauté Européenne » pour lui substituer celle d’Union Européenne.
Régime des libertés de circulation: à la base vocation économique visible dans les 4
grandes libertés de circulation instituées par le Traité de Rome en 1957 (libre circulation des
marchandises, personnes, capitaux et services)
- Marchandises, prestataires économiques, salariés ou non et capitaux : dimension
économique des mouvements évidente
- Personnes : on voit que le Traité de Rome envisage précisément 2 types de
mouvements :
o Circulation des travailleurs salariés
o Liberté d’établissement profitant aux travailleurs indépendants
MAIS, aujourd'hui circulation des personnes qui n'est plus qu'éco -> pole fondateur la
citoyenneté de l’UE.
DONC La question à se poser quand on se demande si une personne en bénéficie, est de voir
si elle s’est déplacée d’un EM à un autre.
Fondement du régime des libertés de circulation : traités et autres normes qui en
découlent + JRPD CJUE et autres régimes des EM. Ce régime s’inscrit aussi dans l’actualité des
institutions de l’Union qui sont elles aussi en mouvement, puisque l’UE connaît un dynamisme
toujours plus grand : renouvellement cette année du gouvernement européen et de la
Commission qui à été désignée et entrera en fonction en novembre, après que le Parlement en
ait approuvé la composition.

A. Particularisme des libertés de circulation
DEF UE : ensemble géographique identifiable dans les 28 EM qui la composent aujourd’hui.
1. Positionnement des libertés de circulation dans le droit de l’Union
3 grands ensembles :
- Droit institutionnel de l’Union : règles relatives aux institutions de l’UE : Conseil,
Conseil Européen, Commission, Parlement, CJUE, procédures d’élaboration, nature,
autorité des règles édictées dans le cadre de l’Union.
- Droit matériel de l’Union : règles applicables aux activités, aux matières régies par
l’UE.

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Contentieux de l’Union : règles mises en œuvre pour porter en justice les litiges
exigeant l’application du droit de l’UE

Le régime des libertés de circulation de l’UE représente une subdivision du droit matériel de
l’UE. Nombreuses sont les matières régies par l’UE : citoyenneté, emploi, la police, la justice, la
famille, la fiscalité, les affaires…
Régime des libertés de circulation fonction essentiellement économique et l'UE s'est
édifiée sur 2 socles.
- Les libertés de circulation : marchandises, personnes, services et capitaux
- La libre concurrence : concurrence saine et non faussée dans les marchés.
NB: limites à ces libertés à l'échelle de l'Union ou des EM mais sous contrôle de l'UE -> droit
des affaires de l’UE qui a vocation à étudier tout à la fois les libertés de circulation et la libre
concurrence dans l’Union, ainsi que les limitations apportées aux 2.
ICI nous n'étudierons que les libertés de circulation.
2. Evolution historique des libertés de circulation
Les grandes étapes de formation des libertés de circulation :
Evolution étroitement liée aux institutions communautaires devenues institutions de l’UE.
Cette évolution est également inscrite dans la JP de la CJUE.
Le contexte est celui de l’après 2nde Guerre Mondiale. Après cette guerre certains pays
d’Europe, surtout occidentale, ont voulu conjurer le risque de guerre entre eux en créant une
Europe politique et économique. Le projet d’Europe politique bâti sur ce qu’on appelait la
communauté européenne de défense (CED), ayant échoué, il a fallut se contenter du projet
économique. L’Europe économique a réussi son décollage. Son point de départ réside dans le
traité créant la communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) signé le 18 avril
1951. Par ce traité, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas,
entendaient mettre en place un marché transnational du charbon et de l’acier à l’échelle des 6
pays signataires. La CECA constitue alors une zone de libre échange spécifiquement dédiée au
charbon et à l’acier pour les 6 Etats signataires.
Cette 1ere tentative fructueuse sert de point de départ au traité instituant la communauté éco
européenne (CEE) signé à Rome le 25 mars 1957, par les 6 mêmes pays à l’origine de la
CECA. D’emblée, on observe que les libertés de circulation, à côté de la libre concurrence,
constitue l’objet principal du traité CEE. C’est de ce texte qu’émergent les 4 libertés de
circulations telles que nous les connaissons aujourd’hui.
La création de la CEE résulte en réalité d’une démarche pragmatique de ses auteurs. L’idée
consiste à mettre en place une communauté d’intérêts entre les Etats signataires, en
instaurant un marché commun à l’échelle de leurs territoires qui n’en formeraient plus qu’un
seul sur le plan éco. Ce marché commun pacifiera les relations entre les Etats signataires,
c’est l’objectif recherché. Les économies seront tellement imbriquées dans le marché commun
que les Etats intéressés auront tellement d’intérêts mutuels que cela leur ôtera l’envie de se
faire la guerre. L’ambition des signataires du traité de Rome établissant la CEE était de partir
d’une intégration économique pour cheminer vers une union politique. Cette ambition a
semblée beaucoup trop dangereuse pour le Royaume Uni qui n’a pas voulu s’engager, quoi
qu’elle ait demandé et obtenu de participer aux négociations en tant que membre
observateur. Par la suite le RU a suscité en 1960 la création de l’association européenne de
libre échange (AELE) pour concurrencer la CEE, et même la faire disparaître. Après s’être
aperçu que la CEE marchait bien et qu’il valait mieux être dedans que dehors, le RU a
demandé son adhésion à la CEE dès 1960. Le Général De Gaulle s’est opposé à cette
adhésion, il a fallut attendre la présidence de Pompidou pour que cette adhésion intervienne
en 1971 avec effets en 1973.

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La position anglaise sur la période 1957 – 1960 traduit en réalité 2 conceptions de la
construction de l’Europe :
- La première veut prendre appui sur une Union économique pour aller vers une
intégration politique la plus avancée possible. Point de vue des 6 signataires du traité
de la CEE en 1957.
- La seconde position entend cantonner l’Europe à une simple zone de libre échange
éco, sans véritable perspective politique. Position du Royaume Uni en 1957- 1960.
Cette position anglaise perdure. Devant l’approfondissement de l’UE sr le plan
politique, le gouvernement de Cameron a annoncé pour 2017 un referendum sur le
maintien ou sortie du RU de l’UE.
La CEE est une réussite juridique qui aboutit à un ensemble politique. La CEE est une réalité
juridique qui s’est élaborée progressivement, surtout sur le terrain économique.

 Comment s’est construite la réalité juridique européenne ?
Cette réalité d’abord communautaire, s’appuie sur des décisions de la CJCE (cour de justice
des communautés européennes) créée par le traité de Rome pour donner une interprétation
authentique et uniforme des textes communautaires, mais aussi pour statuer sur la validité
des actes émanant des institutions communautaires, et pour régler les litiges afférant à
l’application du droit communautaire.
La réalité juridique communautaire doit donc beaucoup à la JP de la Cour de Justice. Ainsi
d’après l’arrêt de la CJCE du 20 février 1963 ( ?) Van Gend Loos la communauté
européenne crée un nouvel ordre juridique de droit international dans lequel les Etats
membres ont limité leur souveraineté et dont les sujets sont aussi bien des Etats membres
que les justiciables.
Vient ensuite l’arrêt Costa c/ Enel du 15 juillet 1964 CJCE qui pose les principes de
primauté et de l’applicabilité directe du traité CEE.
Arrêt Simmenthal de la CJCE 9 mars 1978 qui invite les juges nationaux à s’abstenir
d’appliquer les législations nationales contraires aux normes communautaires.
Au développement de la JP s’ajoutent des traités ultérieurs. Ces traités approfondissent la
construction du marché commun en conservant et en renforçant les 4 grandes libertés de
circulation, relevant l’Acte Unique Européen des 17 et 18 février 1986. L’acte Unique
Européen comporte parmi ses principaux apports le renforcement du pouvoir de décision de la
Commission, inclus expressément la reconnaissance mutuelle dans les méthodes
d’harmonisation des droits nationaux, instaure une coopération entre le Conseil et le
Parlement dans la procédure législative, et érige la cohésion économique et sociale,
l’environnement et la recherche développement en politique communautaire.
Relevant encore et surtout le traité de Maastricht de 1992 qui créé le traité de l’UE, pilier
qui transforme la CEE en CE c’est à dire la communauté économique européenne en
communauté européenne.
Un 2ème pilier qui tient dans la politique intérieure et sécurité commune la PESC.
3ème pilier la coopération policière et justicière : espace de justice et de liberté.
Sur le plan économique, le traité de Maastricht prône une union éco et monétaire concrétisé
par la création d’une monnaie unique, initiée par ce traité et devenu une réalité en 1999. La
création d’une monnaie commune à une majorité d’Etats membres (17 sur 28) renforce la libre
circulation des capitaux, mais aussi les autres libertés en terme de fluidité de la circulation. A
cet égard, on dit qu’une monnaie unique présente les avantages considérables de
comparabilité des prix, d’élimination des risques de change, de profondeur et solidité des
marchés, surtout des marchés monétaires et financiers.

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Vient ensuite le Traité d’Amsterdam signé le 2 octobre 1997. Parmi les apports de ce traité,
on notera le basculement dans le droit de l’UE de la politique migratoire, la politique d’asile,
des visas, d’immigration …
Ce point intéresse directement la libre circulation des personnes.
On relèvera aussi le traité de Nice signé le 28 février 2001 qui consacre notamment
l’élargissement du domaine de la majorité qualifiée dans les votes au sein du conseil. Le plus
remarquable réside cependant dans ce qu’il s’est passé en marge de ce traité : l’adoption par
le Conseil Européen de Nice de la Charte des droits fondamentaux de l’UE le 7 décembre
2000. Cette charte est initialement dépourvue de toute valeur contraignante. Elle fait pourtant
entrer dans le droit de l’UE les droits fondamentaux avec une acuité jamais encore égalée en
terme de contenu et de précision.
NB : la charte à désormais valeur contraignante et ce depuis le traité de Lisbonne signé le
13 décembre 2007. A cette évolution s’ajoute un élargissement constant de l’Union qui
témoigne du succès du traité de Rome avec à ce jour 7 vagues successives d’adhésions :
- RU, Danemark & Irlande en 1973,
- Grèce 1981,
- Espagne Portugal 1987,
- Autriche Finlande Suède 1995
- pays baltes 1 è AUTRES pays en 2004
- Bulgarie et roumaine 2007
- Croatie 2013
L’expansion de l’UE pose 2 questions :
- Question de l’intégration politique avec une forte implication des citoyens dans la
construction et le fonctionnement de l’Union
- Question e l’efficacité des institutions dont les effectifs et les moyens doivent
d’adapter à cette expansion
A ces interrogations devait répondre le traité établissant une constitution pour l’Europe dont le
rejet par referendum en France et aux pays bas à paru signer l’arrêt pour un temps. L’ouvrage
à été remis sur le métier peu de temps après cet échec avec comme aboutissement la
signature du traité de Lisbonne le 1 décembre 2007. Ce dernier traité est entré en vigueur
le 1er décembre 2009, il efface l’expression Communauté Européenne pour mettre à la place
Union Européenne. Il comprend en réalité 2 traités : TUE et TFUE. L’un et l’autre consolident
les libertés de circulation. Poursuivent les objectifs du traité de Rome sur le marché commun/
intérieur. Au delà de cet objectif, les libertés de circulation traduisent une réalité établie mais
perfectible consistant dans la citoyenneté de l’UE.

LE MARCHE INTERIEUR, OBJECTIF DES LIBERTES DE CIRCULATION DE L’UNION
L’UE envisage 2 sortes de marchés :
o Marché intérieur
o Marché extérieur : intéresse les relations extérieures de l’Union qui comportent
un volet économique très important notamment la politique commerciale
commune (ex : négociations en cours UE/ US en vue d’établir un traité de libre
échange)
Ici, il sera exclusivement question du marché intérieur car la construction et l’aboutissement
de ce marché entre ans les objectifs initiaux et constant des libertés de circulation. A cet
égard, l’article 26 TFUE énonce au paragraphe 1 «L'Union adopte les mesures destinées à
établir ou assurer le fonctionnement du marché intérieur, conformément aux dispositions
pertinentes des traités » et paragraphe 2 «le marché intérieur comporte un espace sans
frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des
services et des capitaux est assurée »

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. Il y a la une démarche pragmatique. NB : CJCE est devenue CJUE depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne Institutions de l’Union : 7 organes principaux présentés dans l’article 13 TFUE dans un ordre protocolaire : . REGIME DES CONTRATS DANS L’UE Relève du droit civil de l’Union. sur des cultures et des traditions multiséculaires. transports. énergie) Le marché est avant tout une notion économique.Traité sur la communauté européenne de l’énergie atomique TCEA: sorte de vie propre avec sa version initiale qui remonte à 1957 (même jour que le Traité de Rome).Parlement Européen 5 . proposant seulement l’élaboration d’un cadre de référence en terme de contrat. L’initiative à rencontré une vive opposition dans certains EM dont la France. mais il faut mettre ici en perspective les libertés de circulation et le régime des contrats dans l’union car les libertés de circulation usent de l’instrument contractuel pour se déployer. le droit primaire de l’Union se situe ainsi dans le TUE et le TFUE qui forment les 2 éléments du Traité de Lisbonne. 1. Si les libertés de circulation matérialisent un droit de marché. il est évident que les transactions concluent dans un marché intérieur passent bien souvent par des contrats.Le droit applicable aux libertés de circulation dans l’Union est en grande partie un droit de marché. Il demeure techniquement hors de l’UE car les Etats membres le votent ainsi. sorte de boite à outils juridique au service des EM et des professionnels. elle préfère proposer cela. Les opposants estiment que l’uniformisation du régime des contrats ainsi recherchée appauvrirait le droit des contrats en faisant disparaître les richesses des droits nationaux bâties sur des modes de pensée. B.TUE . il convient d’évoquer la situation du contrat dans l’UE. La commission à revu sa position. La commission européenne à ouvert en 2001 un chantier d’élaboration d’un régime des contrats applicables dans tous les EM de l’union. quitte à revenir plus tard avec un texte contraignant. Le contrat permet en effet de nouer les transactions économiques les plus diverses.TFUE  TUE et TFUE issus du traité de Lisbonne qui à abrogé tous les traités antérieurs sauf le TCEA. Sources des libertés de circulation Sont les mêmes que celles du droit de l’UE dans ses différentes branches. c’est un lieu théorique où s’effectuent des transactions sur des produits substituables entre eux. Sources des libertés de circulation et production normative a. Le marché intérieur général et les marchés spéciaux (agricole. Pour les libertés de circulation. Instrument optionnel comportant des définitions et des règles que les états ou les professionnels pourraient utiliser à leur guise. Ainsi. plutôt que de vouloir passer en force avec une directive qui pourrait ne pas être votée. Le droit primaire de l’Union L’Union est aujourd’hui encadrée par 3 traités : . entendant faire de l’énergie atomique une matière de coopération et non d’intégration institutionnelle.

mais aussi dans les articles 114 à 118 TFUE qui prévoient les dispositions applicables au rapprochement des législations pour l’établissement et le fonctionnement du marché intérieur. DONC. 28 à 37. alors même qu’il ne s’agit pas d’un texte de droit de l’Union à proprement parler. on observe qu’en droit primaire. dans les articles 45 à 55 TFUE la libre circulation des services encore appelée libre prestations de services. La libre circulation des marchandises figure désormais dans le Titre 2 TFUE. et leur interprétation assurée par la Cour de Justice. incomplétude qui réside dans le principe qui veut que l’Union n’agisse qu’en vertu des compétences qui lui ont été attribuées et uniquement pour réaliser les objectifs qui lui ont été assignés par les traités. la coordination et la gouvernance dans l’Union Economique. 6 . encore appelé Pacte Budgétaire. l’opposition ferme venait du RU et de la République Tchèque. ni du droit dérivé. Le pacte à donc pas été signé par ces 2 pays mais par les 25 autres. Ex : chaque EM détermine seul sa politique de défense sans que l’Union ait son mot à dire. Ce type d’accord intergouvernemental se conclu hors du cadre traditionnel de l’UE. Ce type d’accord se situe à mi chemin entre le droit de l’UE et le droit international classique car seuls les EM qui ont signé sont partis. et leur exécution est garantie par la Commission Européenne. La libre circulation des capitaux est. et qui entend défrayer la chronique de l’élection présidentielle de 2012 en France pour savoir s’il sera ratifié ou non. donc des règlements et des décisions sont adoptées pour réaliser le marché intérieur ou d’autres objectifs de l’Union. L’incomplétude du droit de l’Union et articulation avec l’autonomie institutionnelle et procédurale des droits nationaux PRINCIPE : Comme le reste des droits de l’UE. Il en est ainsi du traité signé le 2 mars 2012 sur la stabilité. La libre circulation des personnes remplace. qui est désormais aux articles 56 à 62 TFUE. il trouve son fondement dans les articles 26 et 27 TFUE qui en posent les bases. Le droit dérivé de l’Union Produit du droit dérivé. ce qui nourrit autant le marché intérieur que le reste du droit de l’Union. Ce sont des règles issues d’accords intergouvernementaux relevant du droit international classique. Pour le traité du 2 mars 2012. le régime des circulations est incomplet. Incomplétude du droit de l’Union et articulation avec les droits nationaux a. art.- Conseil Européen Conseil Commission Européenne CJUE Banque Centrale Européenne BCE Cour des comptes Exemple du marché intérieur. par exemple en cas d’accord ferme entre certains EM et d’opposition tout aussi ferme émanant d’autres EM. 2. NB : certaines règles en vigueur dans l’UE sont appliquées par les institutions de l’UE et les EM alors qu’elles ne relèvent ni du droit primaire. (cf. tout ce que les traités n’ont pas expressément attribué à l’Union relève des droits nationaux. quant à elle consacrée aux articles 63 à 66 TFUE. Annexe) b.

I faut distinguer entre droit primaire et droit dérivé en droit primaire. accord de Marrakech 1984. A cet égard. Compétence internationale de l’union Art 216 $ 1 TFUE prévoit une compétence inter relativement extensive de l’UE qui peut conclure des accords internationaux pour réaliser ses objectifs. les règlements et décisions sont directement applicables mais pas les directives qui doivent être transposées par un texte de droit interne Quand à l’effet direct. La CJCE à répondu dans l’arrêt du 5 février 1963 Van Gend En Loos qu’il en était ainsi des dispositions relatives à la libre circulation des marchandises. En pratique. la création du marché intérieur ne signifie pas que sur le plan économique les EM disparaissent. L’art 216 $ 2 TFUE précise « les accords conclus par l’Union lient les institutions de l’Union et les EM » 7 . il en va de même de la libre circulation des K notamment inscrite dans la problématique de la lutte internationale contre le blanchiment de capitaux. Enel 15 juillet 1964 à répondu que le traité CEE formait un ordre juridique spécifique en droit international qui s’impose aux EM de telle sorte que le traité CEE devait primer sur toute loi nationale contraire édictée après son entrée en vigueur. Ce point intéresse le régime des libertés de circulation. Ceci suppose une sorte d’acculturation du droit de l’Union en droit national. elle pose la question de savoir si le droit de l’union à besoin ou non d’un texte de transposition pour s’appliquer en droit national. Il en est également ainsi des 3 autres libertés de circulation. le marché intérieur entend certes éliminer les frontières juridiques entre EM mais ce sont les EM qui mettent en œuvre au quotidien le droit de l’Union. il pose la question de savoir si un particulier peut invoquer à son profit une norme de l’union. Comme le droit de l’union s’est d’abord construit sur le terrain éco avant d’aller au delà. les normes de l’union s’appliquent en principe sans qu’il y ait besoin de textes de transposition. intervention qui se traduit par le principe de l’autonomie institutionnelle et procédurale des EM. 3. a. b. l’applicabilité directe de ces droits. structurée à l’échelle internationale européenne. les réponses à ces questions ont alors été trouvés à l’occasion du règlement de litiges de nature éco. L’importante question de la confrontation du droit de l’UE au droit international Le droit international constitue une source du droit de l’union. Les sources internationales du droit de l’UE interrogent sur la compétence internationale de l’union. l’incomplétude du droit de l’Union signifie que les EM interviennent directement dans la mise en œuvre concrète du droit de l’Union. il pose la question de savoir qui du droit de l’Union ou du droit interne l’emporte en cas de confit. S’agissant de la primauté. Modalités d’articulation entre droit de l’Union et droits nationaux En droit de l’Union il est classique de s’interroger sur la primauté. la libre circulation des marchandises et des services retiennent l’attention notamment en ce que l’union est adhérente de la convention sur l’Organisation Mondiale du Commerce OMC. Concernant l’applicabilité directe. sur la hiérarchie droit international/ droit de l’union et sur l’articulation droit de l’union/ droit européen des DH (droit du conseil de l’Europe). La libre circulation des personnes est aussi concernée dans le contexte international d’immigration des populations. En droit dérivé.Plus généralement. La CJCE dans l’arrêt Costa c.

Toutefois. En attendant. En l’occurrence c’était le président de Hongrie voulant aller ne Slovaquie contre le souhait du gouvernement slovaque. l’accord international est neutralisé et c’est alors le droit dérivé et la règle nationale de transposition qui doivent primer CJUE 22 mai 2014 Glatzele En l’absence d’une telle marge d’appréciation. Cette primauté ne va cependant pas de soi quand l’union ne détient pas la compétence internationale sur une matière donnée. la CourEDH n’a pas attendu l’adhésion de l’UE pour s’exprimer sur le droit de l’UE :  CEDH. . OR l’Irlande ne faisait en l’occurrence qu’exécuter une obligation issue du DUE. un certain nombre de difficultés dont les rôles respectifs de la CJCE et de la CEDH. De son coté. CJUE 19 octobre 2012 Hongrie c. d’avoir violé le droit de propriété au sens de la ConvEDH en opérant une saisie sur l’un de ses avions.Pas d’effet direct de l’accord international :il primera dans la mesure du possible le droit dérivé. l’UE n’est pas adhérente de la ConvEDH.b. Toutefois. 30 juin 2005. Ex : selon la CJUE c’est le droit international conventionnel et le droit coutumier international qui régissent le statut des chefs d’état en visite dans un autre EM.Effet direct de l’accord international : prime sans discussion le droit dérivé. . il prime systématiquement le droit international en particulier les conventions internationales. Cet effet direct intervient dès lors que cet accord ne s’y oppose pas par sa nature et par son économie et dès lors que les dispositions de cet accord sont inconditionnelles et précises. bien que le traité de Lisbonne prévoit une telle adhésion : elle est en cours de négociation et suppose que soit réglée au préalable. Articulation droit de l’UE et droit euro des DH Les 28 EM de l’UE sont tous membres du Conseil de l’Europe. La CEDH se prononce en 2 temps en reconnaissant :  la responsabilité de l’UE : la CEDH énonce qu’une OI comprenant un Etat adhérent à la ConvEDH parmi ses membres « ne peut. (par exemple à l’occasion de la transposition d’une directive si le juge national dispose d’une marge d’appréciation il la met en œuvre pour faire primer l’accord international sur le droit dérivé. tant qu’elle n’est pas partie à la ConvEDH voir sa responsabilité engagée au titre de celle ci ». Bosphorus (exemple de l’articulation/interaction entre le DI et le DUE) : une compagnie aérienne turque reprochait à l’Irlande. lire par exemple l’arrêt CJUE 18 mars 2014 Affaire Z commentée recueil Dalloz n°18 septembre 2014. S’agissant du droit primaire. le juge doit faire application du droit national de préférence au droit international.) Si cette marge n’existe pas.. c. Slovaquie Concernant le droit dérivé est nette : les accords internationaux ratifiés par l’union ont la primauté sur le droit dérivé de l’union. une précision s’impose qui distingue selon que l’accord international à un effet direct ou n’en a pas. Hiérarchie des normes droit de l’union et droit international Cette hiérarchie est précisée suivant une distinction faite entre le droit primaire et le droit dérivé. donc dans la mesure ou la norme de droit dérivé laisse au juge national une marge d’interprétation par rapport à la règle nationale de transposition de la norme de droit dérivé Sur ce point. La CJ à pu ainsi faire primer le droit international sur le droit primaire en particulier sur le droit fondamental à la libre circulation quand ce droit fondamental est invoqué par le président de la république d’un EM. et donc signataire de la Convention de Droits de l’Homme et des libertés fondamentales. la ConvEDH et la JRPD de la CEDH sont pour l’UE des principes généraux du droit.  la responsabilité de l’Irlande en tant qu’EM : « il serait contraire au but et à l’objectif de la ConvEDH que les Etats contractants soient exonérés de toute 8 .

AINSI il doit exister un lien de rattachement entre un droit fondamental énoncé dans la charte et une autre règles mise en œuvre par le droit de l’UE. Il ne peut être accordé/refusé que par le juge national.  CEDH. Regione Siciliana affaire C-206-13. on relève : . obligeant les instituions de l’UE et les EM vis a vis de ces derniers). com. 190 GAZIN). Dhabi (illustration de l’interaction entre le ConvEDH/DUE) : il énonce que le refus d’un juge national d’accorder à un justiciable un renvoi préjudiciable devant la CJUE constitue une violation de l’article 6 §1 de la ConvEDH.source écrites/ non écrites . Apport principal : la CEDH s’arroge un large pouvoir pour contrôler les relations d’un EM avec l’UE.  CJUE. d’après l’article 53 de la Charte : les prérogatives énoncés dans cette charte peuvent être invoqués par un particulier uniquement à l’occasion de la mise en œuvre du DUE. Cette démarche peut être reprise dans le régime des libertés de circulation : a.responsabilité au regard de la ConvEDH dans le domaine d’activité concerné. Classification des sources du droit de l’UE Certains auteurs opèrent une triple distinction permettant d’effectuer une classification du DUE : . dès lors que ce refus n’est pas motivé. en effet. on relève : .les accords concluent par les EM dans le cadre de l’UE Précision : droit primaire de l’UE = DUE. elle se borne uniquement à contrôler l’existence d’une motivation. la CEDH ne connaît aucune immixtion dans les prérogatives du juge national ou de la CJUE. L’Etat demeure responsable au regard de la ConvEDH pour les engagements pris en vertu des traités postérieurement à l’entrée en vigueur de la convention ». 6 mars 2014. ces droits ne sont pas auto suffisants. Cependant.les accords de coopération avec les pays tiers agissant en groupe ou individuellement b.les traités externes dont l’UE est partie (ex : accord OMC) . TFUE et la charte des droits fondamentaux de l’UE adoptée le 7 décembre 2000 (droits fondamentaux attribués à tous citoyens de l’UE. Les sources internes/externes Dans les SOURCES INTERNES. Précision : le renvoi préjudiciel n’est pas un droit pour le justiciable. Crucinao c. revus Europe 2014. sans contrôler la pertinence de la décision du juge national/ 4. pour que la charte soit applicable/puisse être invoquée par un justiciable.les actes qui en découlent (directives règlement et décision = droit dérivé) . 18 avril 2014. Dans les SOURCES EXTERNES.sources internes/externes . prévoyant le droit à un procès équitable.sources contraignantes/non contraignantes Elle correspond à 3 critères : la géographie/la forme/la force normative. La CEDH se contente de préciser que le juge doit motiver cette décision (accord/refus). Les sources écrites/ non écrites 9 . Remarque : en jugeant cela. du refus de demande du renvoi préjudiciel.les traités européens (=droit primaire) .

Utilité économique initiale des LC : BUT décloisonner le marché des différents EM pour créer un MI à l’échelle de tout l’UE. Concernant les SOURCES NON CONTRAIGNANTES : . l’élimination des entraves au sein de l’UE repose sur l’institution des libertés économiques qui s’expriment dans la libre circulation des marchandises. La dynamique des sources Il existe des interactions entre les différentes sources des libertés de circulation. C. Les sources contraignantes/non contraignantes Le régime des libertés de circulation dans l’UE peut ici reprendre a son compte la distinction entre hard law et soft law. Dans ses traités l’UE vise a éliminer les entraves juridiques et économiques existant entre les EM dans les matières relevant de sa compétence. dou le mécanisme de transposition .directives : lient les EM quant aux résultats à atteindre et non aux moyens utilisés. Concernant les SOURCES CONTRAIGNANTES : Sont par définition des textes contraignants pour les EM. directives & décisions Sources non écrites : PGD et JRPD CJUE (car l’écrit n’est pas de l’essence de l’office du juge. Il est question aujourd’hui de réformer une fois de plus les traités pour donner une fois de plus des compétences a l’UE en matière économiques et budgétaire afin de réduire et palier les crises économiques et financières. nées dans un ou plusieurs EM et susceptible de contaminer les autres EM. il marchandises/personnes/services/capitaux existe 4 libertés de circulation : 10 . Utilité des libertés de circulation : A la base. .règlements contraignants (qui crée des règles uniformes qui s’imposent de plein droit aux sujets de droit de l’UE). politique mais aussi économique (ex : protection des consommateurs). Il sert aussi a réaliser une société démocratique. DONC peut être transposé aux libertés de circulation : les objectifs ainsi affichés posent la question des fondements du régime des LC au sein de l’UE. Certains résistent au motif qu’il convient avant toute de mettre en œuvre efficacement les règles existantes dans l’UE. des capitaux. Toujours est il qu’en matière économique. 2.Règlements non contraignant: présence de recommandations.Sources écrites : traités. le juge dit le droit. 1. et dans la libre concurrence. Ceci pose ainsi la Q de l’extension ou la réduction des compétences de l’UE. règlements. ainsi l’énoncé de la décision est oral) c. puis atteindre l’efficience économique par un développement économique harmonieux fait de progrès social et conforme au développement durable. … 5. La permanence et dépassement de l’utilité économique des LC : Rappel : en droit de l’UE. des personnes et services. Le présent propos entend se limiter aux libertés de consommation.Traités . utilité économique visant la construction de marché commun aujourd'hui appelé marché intérieur.

TFUE). C’est la raison pour laquelle les rédacteurs des traités. Le droit primaire mais surtout le droit dérivé du droit de l’UE. Cependant. les mouvements familiaux dans les espaces de l’UE. 11 . mais était considérée dans une perspective économique. Dans cet optique la libre circulation n’était pas une fin en soit.De son coté.Les traités reprennent cet ordre précis (ex : traité de Rome. La libre circulation des personnes et la libre circulation des services présentent des nombreux points de convergence. le cadre juridique migratoire de l’UE. les 4 libertés se distinguent assez bien dans leur régime juridique. indépendamment de l’exercice d’autres libertés économiques. cette approche correspondait aux volontés des EM ( privilégier les échanges marchandes tout en conservant la plus grand latitude sur les mouvements de personnes). les droits fondamentaux et leur exercice.  EX : investisseur grec mobilise des capitaux situés en France pour acquérir les actions d’une société siégeant à Londres. La citoyenneté de l’UE. Ex : les exceptions sont identiques pour les libertés d’établissement et les libres prestations de services (étudiées de pairs dans ce cours). Au demeurant. Illustrations : . mais peut aussi aller de La libre circulation des capitaux intéresse les mouvements de capitaux à l’intérieur de l’UE. le TFUE concerne l’ordre du traité de Rome. De plus. ce qui n’empêche pas qu’elles puissent à l’occasion interagir entre elles. démontre que le droit de LC des personnes présente d’autres facettes. estimaient que l’élimination des barrières entravant la circulation des marchandises constituaient une priorité dans la construction d’un marché commun. la circulation des capitaux peut aller de pair avec une prestation de services financiers. Ainsi la libre circulation des capitaux intéresse la LC des capitaux à l’intérieur de l’UE indépendamment des . .Le projet de traité établissant une constitution pour l’Europe a nourri l’ambition de modifier l’esprit du DUE en plaçant la liberté des personnes avant les libertés fondamentales MAIS échec du référendum.

TITRE I – LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES Titre II de la 3e partie du TFUE« Les politiques et les actions internes de l’UE » art 28 à 37 3 Chapitres . mais la CJUE. Ils affectent la libre circulation des marchandises. entre les Etats-membres.« Interdiction des restrictions quantitatives entre les Etats-membres » L’article 37 règle le régime des monopoles.« Union douanière » . Commission c/ Italie 12 . ils doivent être strictement encadrés. On observe aussi que les marchandises venant d’un pays-tiers ayant franchi régulièrement la douane de l’UE doivent être assimilées aux marchandises issues des Etats-membres.« Coopération douanière » .DEF « produit appréciable en argent. de faire l’objet de transactions commerciales » CJCE 10 Décembre 1968. qui sont considérés comme des entraves potentielles à la libre circulation des marchandises. Elle exige aussi l’établissement d’un tarif douanier commun dirigé contre les marchandises venant de pays-tiers. et de toute taxe d’effet équivalent ainsi que l’adoption d’un tarif douanier commun dans les relations avec les pays-tiers » §2 « Les dispositions de l’article 30 et du Chapitre III du présent titre s’appliquent aux produits qui sont originaires des Etats-membres ainsi qu’aux produits en provenance de pays-tiers qui se trouvent en libre pratique dans les Etats-membres » Art 29 – TFUE « Sont considérés comme étant en libre pratique dans un Etat-membre les produits en provenance de pays-tiers pour lesquels les formalités d’importation ont été accomplies et les droits de douane et taxes d’effet équivalent ont été perçus dans cet Etatmembre. Quant le droit de l’UE appréhende une notion juridique. et qui n’ont pas bénéficié d’une ristourne totale ou partielle de ces droits et taxes » La libre circulation des marchandises postule dans l’UE une suppression des entraves dressées par les Etats-membres les uns contre les autres. susceptible comme tel. Notion de marchandise au sens de la liberté de circulation L’UE ne s’estime pas liée et ne doit pas être liée par les définitions que donnent les Etatsmembres.Ce n’est pas le TFUE qui précise la notion. Les définitions sont énoncées en fonction des objectifs poursuivis par le droit de l’UE. Quelle définition donne le droit de l’UE à la notion de marchandise ? . AINSI. Il faut préciser les notions de marchandises et d’entraves. des droits de douane à l’importation et à l’exportation. concernant le commerce à l’intérieur de l’UE. il applique la méthode de l’autonomie des notions (ou autonomie des concepts). mais surtout la concurrence (cours Semestre II) Art 28 – TFUE §1 « L’UE comprend une union douanière qui s’étend à l’ensemble des échanges de marchandises et porte l’interdiction. .

Mais toute transaction portant sur des marchandises impliquant le franchissement des frontières de 2 Etats-membres doit être en libre circulation. EX : produits agricoles sont définis directement et spécifiquement en fonction de la PAC. Sa mesure financière revêtent les formes de ce qu’on appelle les « taxe d’effet équivalent » et les « impositions intérieures a effet équivalent » qui sont toutes les 2 prohibées. pour les rendre plus chères. SANCTION : restitution/remboursement a l’opérateur prélèvement financier irrégulier perçu par un EM. Section 1 : L’Union Douanière de l’Union Européenne UDUE §1. 13 . En effet. Notion d’union douanière et distinction entre union douanière et zone de libre échange  dispositif majeur de réalisation concrète de la libre circulation des marchandises. économique du montant du  il s’agit des éléments constitutifs de l’UD (union douanière). le franchissement de frontières ne saurait être gêné par les Etats-membres de quelque manière que ce soit. les pays de la zone suppriment entre eux les droits de douanes mais gardent chacun des droits de douanes propres (action libre) à l’encontre des pays ne faisant pas partie de la zone. CSQ : les taxe d’effet équivalent et les impositions intérieures a effet équivalent doivent être sanctionnées sitôt détectées. sauf si le droit de l’UE lui-même en convient autrement. Les restrictions prohibées en droit de l’UE relèvent aussi de natures autres que financières. CHAPITRE 1 : INTERDICTION DES ENTRAVES FINANCIERES La réalisation l’Union douanière propre a l’UE suppose qu’il y ait suppression des taxes dont le maintien abouti au rétablissement de droit de douanes sous d’autres formes. ayant pour origine des pays tiers. Ainsi.La marchandise ne saurait être cantonnée à des produits de consommation ou d’usage courant = peu importe son degré de sophistication ou son utilisateur. le droit dérivé complète le droit primaire à propos de l’harmonisation des législations des Etats-membres. EX : même les déchets sont des marchandises au sens du droit de l’UE. = contenu négatif : on souhaite l’absence d’entrave pouvant gêner la libre circulation. DEF : suppression des barrières douanières (=droit de douane) entre les EM + l’instauration simultanée d’un tarif douanier commun pour les produits entrant dans les EM. Le droit primaire énonce un traitement sans discrimination contre les marchandises fabriquées et commercialisées dans un Etats-membre et celles venant d’autres Etats-membres. Notion d’entrave Elles sont des impositions. dans cette zone. AINSI : différente de la « zone de libre échange ». La notion du droit de l’UE est large et prévaut. des taxes ou des frais de toute nature affectant les marchandises venant d’un autre Etat-membre.

si plusieurs pays se trouvent concernés. . soit tous les EM. aériennes).  art 28 et 29 TFUE En pratique. les batteries.Code des douanes de l’UE issu d’un règlement 952-2013 du 9 octobre 2013 (qui entrera en vigueur le 1er juin 2016) C’est un outil de travail pour les EM qui disposent de frontières (terrestres. voir de délocalisation. Une composante du véhicule. Plus précisément. Au concret il existe un code des douanes à l’échelle de l’Union. qui a été élaboré en plusieurs étapes : . le pays d’origine est alors celui où les marchandises ont subi leur dernières transformations substantielles : article 36 Code des douanes communautaire de 2008. Toutefois les véhicules une fois assemblés sont d’origine européenne car sont construits en France à Evreux. permettant une tarification commune. qui a été son tour refondu . l’UD a mis au point une nomenclature douanière pour les produits entrant sur son territoire. Cette règle est reprise par l’art 61 du Code de 14 . Histoire : le code des douanes communautaires de 1992 est resté silencieux sur cette question de la charge de la preuve de l’origine des marchandises. §2. de l’activité économique.Règlement 450-2008 du 23 juin 2008. 2 problèmes se posent : . attribue la charge de la preuve à l’opérateur économique.La charge de la preuve de l’origine : administration douanière de l’UE ou bien de l’opérateur éco importateur ? Opérateur économique. Dans le contexte contemporain de mondialisation. l’UD a été réalisée par étapes.Code des douanes communautaires (créé par le règlement 2913-92 du 12 octobre 1992). Critère d’origine des marchandises (soit de détermination du pays d’origine dans l’Union) = critère de l’ouvraison substantielle (=le pays d’origine est celui où est entièrement obtenu la marchandise. soit sur le territoire de l’UE. avec les pays tiers. Le code des douanes communautaire refondu par le règlement 450-2008 du 23 juin 2008. vient d’un pays tiers. Il a été refondu par . et doit donc subir les droits de douanes à l’entrée en France.DONC: va a l’encontre du schéma libre échangiste => instauration par l’UD d’un tarif commun vis à vis de tous les pays tiers.Origine des marchandises Ex : la société automobile fabriquait des batteries de véhicules électriques en chine et assemble les 10 véhicules à Evreux. mais uniquement à l’entrée sur le territoire de l’UE. Origine des marchandises et UD de l’UE On distingue : .l’origine des marchandises = pays depuis lequel les marchandises sont produites/composées/fabriquées (conditionne l’application/l’inapplication des droits de douanes dans l’UE) DONC : distinction fondamentale en matière de libre circulation des marchandises. En effet. les marchandises ayant un EM comme origine ne subissent pas de droit de douanes alors que les marchandises ayant un pays tiers pour origine subissent de tels droits de douanes.la provenance des marchandises = endroit a partir duquel les marchandises sont acheminées (indifférentes à la tarification douanière) . maritimes. soit 31 décembre 1969). et est effective depuis le 1er juillet 1968 (18 mois avant la fin de la période transitoire pour son établissement.

Les taxes d’effet équivalent A. : il s’agissait de prouver l’origine de chaussures commercialisées dans l’UE mais soupçonnées d’avoir été fabriquées en Chine. 8 novembre 2012. arrêt Lagura Vermögensverwantung. Il n’est pas nécessaire que sa perception profite à l’Etat qui l’impose ET que cette charge soit discriminatoire ou 15 .Droits spécifiques déterminés à partir du poids ou de la longueur d’un produit. constitue une taxe d’effet équivalent alors même qu’elle ne serait pas perçue au profit de l’Etat qu’elle aucun effet discriminatoire ou protecteur et que le produit importé ne serait pas en concurrence avec une production nationale » (CJCE. à payer. en raison du fait qu’elle franchisse la frontière. DONC : taxes d’effet équivalent = charge pécuniaire.l’UE (résultant du règlement 952-2013 du 9 octobre 2013). §3. et frappant les marchandises nationales ou étrangères. ce n’est pas un droit de douane. 1 er juillet 69. affaire 24-6). Section 2 : Le domaine de l’interdiction des entraves financière La prohibition de mesures financière restreignant la libre concerne 2 matières : §1. . Face au silence de 1992. quelque soit son appellation et sa technique. 2 raisons peuvent expliquer le choix du code des douanes de conférer le fardeau de la preuve de l’origine des marchandises aux opérateurs économiques : . affaire C-438. Ces taxes ne sont pas définies dans le traité. lors d’un franchissement de frontière en importation ou en exportation.Nécessité les opérateurs économiques a conclure leur contrat en s’assurant qu’il existe des moyens de preuve de l’origine de la marchandise => anticipation du risque d’avoir à payer des droits de douanes a posteriori si les marchandises s’avèrent être d’origine extra européenne. unilatéralement imposée. lorsqu’elle n’est pas un droit de douanes proprement dit. . commission c/Italie.Droits ad valorem (les + courants) qui frappent un produit par un taux fixe calculé sur la valeur réelle du produit .Lutte contre les pratiques frauduleuses de certains exportateurs étrangers/UE qui seraient tentés de dissimuler l’origine réelle des marchandises. La notion de taxes d’effet équivalent L’UE prohibe les taxes qui ont un effet équivalent à des droits de douanes et qui gênent de ce fait la libre circulation des marchandises à l’intérieur de l’UE. Il existe 3 sortes de droits de douanes : . c’est donc la CJCE qui s’est exprimée : « une charge pécuniaire. l’UE pose la question de la valeur en douane a partir de laquelle se détermine les droits à l’importation. fut elle minime. La notion de droit de douane de l’UE Dans sa mise en œuvre. la CJUE décide également que la charge de la preuve à l’opérateur économique : o CJUE.Droits mixtes combinant le droit ad valorem + spécifique : qui vaut pour les relations commerciales de l’UE avec les pays tiers L’UE peut décider d’appliquer des droits de douanes plus favorables à certains pays tiers = tarifs douaniers préférentiels.

car il y a la des EM et les marchandises circulent librement. l’idée de frontière se trouve réduite à sa plus simple expression. Affaire C. et reste donc dans l’Etat de sa production (CJCE. En effet. ces redevances financent le contrôle de l’application du DUE dans le secteur d’activité considéré. Sa distinction avec les redevances fondées sur le droit de l’UE Les redevances fondées sur le droit de l’UE sont perçues par les EM à l’occasion de la mise en œuvre du DUE dans un secteur d’activité donné. il faut distinguer : . C. ces redevances sont fixées par les EM pour assurer le cout réel de contrôles obligatoires qui requière d’être effectué dans l’intérêt général de l’Union. qu’au produit d’autres EM ( CJCE. une taxe frappant un produit qui ne franchit aucune frontière intra européenne.les frontières intérieures = la frontière sert de point de référence pour la détermination du tarif douanier commun  droit de douane appliqué par l’Union ayant pour origine les pays tiers. Elles sont admises sans être assimilées à des taxes d’effet équivalent. affaire 46-67 Doit être aussi considérée comme une taxe d’effet équivalent. puisque la Cour considère comme taxe d’effet équivalent. est en principe. Selon la JRPD. Legros. il importe peu que le produit frappé par la taxe soit en concurrence avec une marchandise d’origine nationale B.les frontières extérieurs = séparation territoriale entre un EM et un pays tiers  séparation existante les territoires des différents EM. un EM n’a pas le droit de pratiquer unilatéralement et tout seul des tarif douanier à l’encontre d’un pays tiers : c’est l’Union qui détermine le tarif commun. 25 janvier 1977. créée à l’intérieur d’un EM. Ex : l’octroi de mer frappant les produits entrant dans certaines régions de l’outre-mer français a été considéré comme une taxe d’effet équivalent alors que cet octroi s’appliquait aussi bien aux produits venant du reste du territoire français. Plus encore. En pratique. La LC des marchandises vise précisément à éliminer les frontières territoriales entre les seuls EM AINSI il n’y a pas plus de frontières douanière pour la circulation des marchandises entre la Bulgarie et la Roumanie. Ex : Bulgarie/Turquie : frontière maritime . La notion et le rôle de la frontière NB : Notion importante par elle permet de vérifier s’il y a ou non entrave à la LC des marchandises dans le marché intérieur. jugé comme 16 . Carbonati Abuani : taxe perçue au moment de l’extraction du marbre avant même sa livraison. 9 septembre 2004. Bauhuis.163-90). En l’occurrence.protectrice dans ses effets. appliqué en Italie. Cela est logique car l’institution d’un tarif douanier commun enlève toute possibilité d’édicter des droits de douanes sur des marchandises déjà entrées sur le territoire de l’Union et arrivant sur son territoire. De plus. libre de tarif douanier. La frontière au sens douanier du terme peut parfois exister à l’intérieur d’un même EM et séparer 2 régions d’un seul EM. pour ce qui est de la libre circulation des marchandises :  CJCE. à l’intérieur de l’UE. 16 juillet 1992. illégale en droit de l’UE. celle qui frappe unilatéralement un produit originaire d’un pays tiers ayant déjà franchi la frontière de l’Union et franchissant la frontière entre 2 EM. dès lors qu’elles remplissent des critères posés par la JRPD. Une telle frontière. qu’il y a de frontière douanière entre la romaine et la France.

D. en effet la détection de la taxe s’effectue au moment ou la marchandise franchit une frontière. La frontière joue un rôle important dans la LC des marchandises. c’est un effet déclencheur dans la taxe.Taxes nécessaires à la collecte de données statistiques ou économiques pour quantifier et analyser les échanges. elle à mis au point un document administratif unique. alors que la livraison pouvait même se faire en Italie) => puis solution confirmée. ou bien il s’agit de l’un. L’imposition a effet équivalent ne suppose pas le franchissement d’une frontière. leur cout doit être pris en charge par les EM et non par l’Union ou les opérateurs économiques. Le caractère inopérant des justifications Une taxe destinée par exemple a protéger le patrimoine national (une axe phytosanitaire) sur l’exportation de tabac vers les EM ou pays tiers. Cette taxe n’entrave pas la libre circulation des marchandises mais elles sont néanmoins considérées comme prohibées comme taxes d’effets équivalents . elle na pas besoin de restreindre la libre circulation des marchandises. il faut également retenir. Donc taxe d’effet équivalent. A cet égard. le DAU. OR la taxe d’effet équivalent est illicite en elle même. l’UE ne se borne pas à interdire pareille taxe. En effet aucune justification avancée par un EM ne permet de justifier une TEE. 17 . E. F. que les régimes de la taxe d’effet équivalent et de l’imposition intérieur ne se cumul pas. les auteurs soutiennent que c’est l’élément distinctif entre la taxe d’effet équivalent et la mesure d’effet équivalent. . ou même une taxe destinée à financer la produit de l’environnement doivent être considéré comme d’effet équivalent et doivent être sanctionnée. uniformisant la pratique des EM en matière de formalité administrative de franchissement de frontières par les marchandises. Il y a là une taxe d’effet équivalent. soit dans le sens de l’importation soit vers l’exportation. son interdiction est absolue en DUE.taxe d’effet équivalent. ceci dans un règlement 678/85 du 18 février 1985.Taxes destinées à assurer le financement des contrôles techniques et sanitaires. soit de l’autre. . Les exemples concrets de taxes d’effet équivalent On en cite souvent 3 dans une liste qui n’est pas limitative. L’indifférence de l’effet de restriction La seule existence d’une taxe d’effet équivalent suffit à constituer l’entrave à la LC de marchandises. doit provoquer une restriction constaté à la LC des marchandises pour pouvoir entre considéré comme illégale. Il n’est pas nécessaire que l’entrave soit effective in concreto. Ne semblent pas a priori entraver la LC des marchandises car il s’agit d’un contrôle mais la JRPD CJUE estime que même si ce type de taxe répond à un intérêt de l’UE.Redevances fixées et perçues par un EM au titre de documents administratifs permettant aux marchandises de franchir la frontière. Il n’est plus question ici de parler de situation purement interne l’UE s’est montré très pointilleux sur toute taxe susceptible de gêner la LC des marchandises. Cette restriction n’a pas besoin d’être constatée pour que la TTE soit considérée comme illégale.

les taxes d’effet équivalent frappent en principe les produits à l’occasion d’un franchissement d’une frontière. §1. Section 3 : les effets de l’interdiction des entraves financière Il s’agit ici d’étudier concrètement les conséquences de l’adoption par un EM soit d’une TEE soit d’une II à effet équivalent. Ceci n’est pas étonnant.la taxe rémunère un service effectif .Porte sur l’incidence de l’une ou de l’autre sur la LC des marchandises. l’interdiction des TEE ou IIEE doit être sanctionnée. les II étant présumées licites. la taxe d’effet équivalent est en elle même illicite. Elles frappent les produits importés comme nationaux. peuvent être admises sous de strictes conditions. toutes deux entravant la LC des marchandises. Nature des sanctions 18 . Elle entrave en tout état de cause la LC des marchandises. (CJCE 22 mars 1977 Steinicke & Weinling) Au contraire.service facultatif .le service procure un intérêt individuel à l’opérateur économique : l‘opérateur doit tirer profit du service financé par la taxe . La précision vaut encore que les sanctions soient surtout développées en matière de TEE. qui sont à préciser : . il importe peu qu’elle produise un effet de restriction ou une discrimination entre opérateurs. Impositions intérieures à effet équivalent DEF : Les impositions intérieures sont des mesures fiscales prises par un EM qui frappent indistinctement tous les produits commercialisés dans cet EM. Elles doivent être distinguées des taxes d’effet équivalent afin de mieux saisir la question.Tient dans le rôle joué par la frontière & son franchissement dans le mécanisme de l’II et de la taxe de l’effet équivalent. l’enjeu & le traitement juridique qui leurs sont réservés dans le cadre de la LC des marchandises. En l’occurrence les II sont présumées licites et ne deviennent illicites que quand elles créent une discrimination au détriment des produits étrangers (CJCE 3 février 2000 Charalanpos Dounias) Au contraire. L’examen du régime de sanction suivant intéresse aussi bien la TEE que l’IIEE. §2. Les taxes admises Certaines taxes. rares. Quels sont les critères de différenciation ? (2 alternatifs) . Pour être efficace.le cout de cette taxe doit être proportionnée : le cout de la taxe doit être proportionné au service rendu. Les sanctions seront essentiellement la restitution de la taxe perçue par l’EM. soit à l’importation soit à l’exportation. . Les II intéressent les politiques fiscales de l’état sans aucun égard pour l’origine ou la provenance d’un produit.G.

Toutefois. On observe donc que la LC des marchandises peut subir des entraves à caractère financier.Juge compétent : en principe le juge national en vertu du principe de l’autonomie institutionnelle et procédurale des EM. Il supporte un tempérament : la CJ saisie sur Q préjudicielle fait de plus en plus reposer le régime de la restitution des TEE indument perçues en vertu du droit de l’UE directement. Ex : CJUE 19 juin 2012 Littlewoods Retails LDD. Une modulation de dates peut être exceptionnellement permise dès lors qu’elle s’applique à tous les EM & à tous les opérateurs ou bien quand la restitution aboutit à procurer un avantage injustifié à l’opérateur économique.Dans sa version CEE comme dans celles qui ont suivi. Elle l’a fait en s’appuyant sur une démarche de cohérence. Ce sont es mesures d’effet équivalent à des restrictions quantitatives. MESURES D’EFFET EQUIVALENT A DES RESTRICTIONS QUANTITATIVES Article 34 TFUE : « Les restrictions d’effet équivalent sont interdites entre Article 35 TFUE : « Les restrictions d’effet équivalent sont interdites entre LES quantitatives à l’importation ainsi que toute mesure les Etats membres » quantitatives à l’exportation ainsi que toute mesure les Etats membres ».Quantum de la restitution : Le principe de la restitution intégrale prévaut. Cet avantage résulte généralement des intérêts qui font grossir la somme restituée. CHAPITRE 2 : INTERDICTION DES ENTRAVES NON FINANCIERES. le 19 . . à coté du droit national. Nous verrons qu’il peut y avoir des nuances. s’explique par l’importance des sommes en jeu et l’avantage de situation que ces sommes procurent à certains opérateurs économiques. Elle peut être exercée parallèlement à l’action en répétition de l’indu mais les conditions de mise en œuvre sont assez draconiennes (CJCE 19 novembre 1991 Francovitch & Bonifaci) . Ainsi il obtiendra remboursement . le droit primaire ne prévoit pas de sanctions à la violation par les EM de l’interdiction des TEE. DONC la CEE à du déterminer les sanctions applicables. La TEE doit être restituée à l’opérateur économique (CJCE 17 mars 1980 Denkavit Italiana)  Que se passe t’il s’il ne rembourse pas la TEE ? Existe d’il des voies de droit pour l’obliger à éliminera l’entrave ? On en dénombre au moins 3 d’inégale efficacité : . ce recours ne sera pas très probant pour l’opérateur économique car il est réservé à la Commission et aux EM à l’exclusion de simples particuliers et n’aboutira pas nécessairement à la restitution de la taxe. Régime de restitution de la tee Principes posés par la CJ . . §2.Il peut exercer contre l’EM une action en responsabilité pour violation du droit de l’UE afin d’obtenir réparation du préjudice causé par la taxe.Date de naissance de l’obligation de restitution : point de départ = date de perception de la taxe et non date de jugement de condamnation de l’EM.Recours en manquement pouvant être déclenché contre l’EM violant l’interdiction de percevoir une TEE.L’opérateur peut mettre en œuvre contre l’EM auteur de la taxe l’action en répétition de l’indu. L’affirmation du droit de l’UE comme fondement de l’action en restitution. Tout comme les TEE.

on sait bien qu’une mesure à priori neutre pour les produits nationaux et les produits importés peut aboutir à pénaliser les seuls produits importés. Les TEE ne souffrent d’aucune dérogation dans les traités alors que les MEE font l’objet de dérogations prévues à l’article 36 TFUE. .Concernant les mesures frappant aussi bien mes produits nationaux que les produits importés. C’est un peu la situation que l’on observe dans le mécanisme de la discrimination indirecte. Qu’en est il des agissements d’ordre privé ? ils ne rentrent pas en principe dans le catalogue des MEE. peu important sa désignation. Cette définition figure dans la directive 70/50 du 22 décembre 1969. elles ne sont pas en principe illicites car elles n’entravent pas de prime abord la LC. elles sont clairement visées par le traité. Elle voit dans la MEE « toute réglementation commerciale des EM susceptible d’entraver directement ou indirectement. - Objet commercial de la réglementation : les opérations de vente sur marchandise sot ici concernées. un contenu juridique précis pouvait être donné à la MEE. L’auteur est assurément un EM mais une telle réglementation peut venir d’une institution de l’UE et s’avérer être tout aussi condamnable. le TFUE aujourd’hui ne définissent pas les MEE. il y aura MEE. Section 1 : Notions de mesures d’effet équivalent à des restrictions quantitatives (MEERQ) §1 Définition Ce n’est pas la CJ mais la Commission européenne à qui l’on doit la 1 ère définition de la MEERQ. actuellement ou potentiellement le commerce intra communautaire » AINSI. C’est donc à qu’a une autre instance échu la tache de les définir. CPDT. Ce n’est pas un hasard si la démarche de la Commission est intervenue au lendemain de la période transitoire achevée le 1 er juillet 1968 avec 18 mois d’avance. on y distingue 2 sortes de mesures en fonction de la position du produit avec d’un coté les mesures qui affectent les marchandises importées et d’un autre les mesures affectant aussi bien les marchandises importées que celles d’origine nationale. Notons une différence claire dans les textes entre TEE et MEE qui tient dans les possibilités de dérogation que le traité confère aux EM.S’agissant des mesures frappant les marchandises importées. CJCE 11 juillet 1974 Dassonville. la période de transition étant écoulée et l’UD effective. En ce cas. (à apprendre par cœur). En effet. il se révèle 5 critères de cette définition : - Nature de la mesure : une réglementation générale et impersonnelle. Ceci aboutit à l’édiction par les EM de MEE parfaitement régulières au regard du droit de l’UE. ainsi que tout ce qui précède la commercialisation comme les 20 . Il n’en va autrement que si de tels agissements entravent la LC des marchandises et rencontrent l’inaction des autorités nationales. La CJ à délivré en la matière une définition extensive. En pratique. . Ex : manifestation publique ayant pour conséquence une entrave à la libre circulation des marchandises. Qu’en est il au concret ? C’est à la CJ qu’est revenu le soin de définir les MEERQ de la façon la plus exacte possible.traité CEE d’abord. De ce fait présumées illicites.

une réglementation allemande prétendait que ne devaient porter l’appellation liqueur de fruit que les boissons ayant au moins 25% d’alcool pour protéger le consommateur. En substance. les contrôles de toute nature. ce marquage visait en réalité à empêcher l’importation en Italie la commercialisation de produits extérieurs. Ici la CJ s’abstient de condamner une législation française prohibant la revente à perte là ou on se serait attendu à la voir constater une MEE. se trouvent exclus du champ d’application des MEE les situations purement internes.formalités administratives. En effet. procédures de formalisation. dans cet arrêt. il y a les réglementations exigeant par ex les garanties bancaires de l’importateur. les contrôles pratiqués dans l’EM d’origine des marchandises sont considérés comme suffisants. Une autre forme de contrôle constitutive de MEE peut tenir dans l’exigence d’un marquage UE. Position conforme à l’appréciation traditionnelle stricte que porte la CJ sur les mesures entravant les I à l’échelle de l’union. La CJ à estimé qu’il importait peu que la marquage s’applique sans distinction même si les produits visés son commercialisés dans les autres EM. De même. la réglementation française interdisant la vente à perte concernait tout à la fois les produits importés et les produis nationaux. le pays d’importation ne doit pas avoir besoin de contrôle supplémentaire. L’affaire dite du Cassis de Dijon à marqué l’évolution du droit de l’UE CJCE 20 février 1979 Rewe Zentral. L’entrave peut aussi bien se produire au moment ou elle est prise que déployer ses effets par la suite. - Incidence directe ou indirecte de l’entrave : il importe peu que la mesure entrave directement ou indirectement la LC des marchandises. Ce qui compte est que l’entrave existe indubitablement - Effet de la mesure dans le temps : l’actualité ou la potentialité de la mesure sont toutes 2 prises en compte par la JRPD de la CJ. MEERQ à l’importation S’agissant des MEE restreignant les I. §2 Exemples concrets de MEERQ Quelles sont les situations que l’on rencontre au quotidien et qui constituent des MEE ? A. Pour la CJUE. On explique cette solution par le fait que la CJCE distingue comme la directive 70/50 entre les mesures qui frappent les seuls produits importés et celles frappant tout à la fois les produits nationaux et les produits importés. CJUE 18 octobre 2012 Helenca SARL. régime de distribution susceptibles d’entraver la LC. En l’espèce. Cette réglementation aboutissant à interdire au cassis de Dijon d’être commercialisé en Allemagne sous l’appellation liqueur de fruit car pas assez alcoolisée doit être considérée comme une MEERQ. - Entrave aux échanges intra UE : le régime des MEE ne concerne que la circulation des marchandises à l’intérieur de l’union. Cet arrêt est sans aucun doute l’une des plus grandes décisions JRPD en droit de l’UE. et sans procurer d’avantages particuliers aux produits nationaux. on observe en effet que sous couvert d’assurer la qualité 21 . Les X en direction des pays tiers ne sont donc pas concernées par l’interdiction des MEE. qui est illicite. CJCE 24 novembre 1995 Kake & Midouard infléchissement e cette approche extensive de l’objet commercial de la réglementation. à savoir celles ou la législation n’intéresse que le commerce dans l’espace de l’EM qui ‘la édicté et n’affecte pas le commerce intra union CJCE 13 mars 1979 Peureux. Notons par ailleurs que les normes de production alimentent le contentieux des MEE. le régime du démarchage & les mesures de contrôle technique ou sanitaire. Il a été ainsi jugé que cette exigence pour des produits de construction n’ayant fait l’objet d’aucune harmonisation européenne constitue une MEE.

Belgique) B.  Illustration : CJUE 3 mars 2012 Kakavetsos Frag Kopoulos ex d’une réglementation grecque considérée comme une MEE à l’exportation car elle avantageait certains exportateurs grecs implantés en Grèce par rapport à d’autres exportateurs grecs également implantés en Grèce. MEE à l'exportation Ici. pour cause.des produits et d’organisation la production. Groenveld (arrêt de principe) : la CJ énonce à cet égard que la MEE à l’exportation doit d’abord avoir pour objet de restreindre spécifiquement les courants d’exportation. En dehors des produits de consommation. de telles mesures existent. favoriser certains exportateurs au détriment d’autres et entraver de la sorte le commerce entre EM. ces MEE à l’exportation existent à l’article 35 TFUE & les principes dégagés dans l’arrêt Dassonville 11 juillet 1974 s’appliquent également en pareil cas. en réalité. on peut noter une réglementation belge qui soumettais le remboursement du prix de chaises roulantes à une série de normes techniques impératives.  CJCE 8 novembre 1979. NEANMOINS. généralement + restrictives que pour les importations. en particulier avec la Commission en charge de la surveillance de l’application du droit de l’union. aboutissant en fin de compte à procurer un avantage commercial au fabricant belge au détriment des fabriquant d’autres EM (CJCE 13 janvier 2005 Commission c. EN EFFET. elle doit créer un avantage au profit d’une production nationale au détriment d’une autre production. La solution paraît logique car. les MEE sont beaucoup plus rares. la CJ est donc très 22 . Le mélange doit alors être interdit ou autorisé à tous les exportateurs. on se doute que la mise en œuvre de telle dérogation va générer des oppositions de point de vue entre les EM et les institutions de l’union. Le litige portait sur les raisins secs. S’agissant d’une exception à la LC des marchandises qui revêt en droit de l’union un caractère fondamental. ensuite. il s’agit de permettre aux EM d’adopter des mesures qui en réalité s’analysent en des MEE mais que le droit de l’Union considère à titre exceptionnel comme licites. Enfin. sans discrimination. ALORS. un état peut. Une telle réglementation autorisant la différenciation étant une MEE à l’exportation entravant le commerce entre EM. La CJ estime que l’état grec ne peut permettre à certains exportateurs de mélanger des raisins secs de Corinthe de qualité différente et interdire en même temps cette pratique de mélanges à d’autres exportateurs. La notion de MEE peut se déployer dans les exportation suivant des conditions particulières. on imagine mal un EM prendre des mesures pour gêner les exportations de produits fabriqués par les entreprises implantées sur son sol. TRANSITION : Les MEE peuvent être validées pour autant qu’elles remplissent les conditions posées en droit de l’union. Section 2 : Justifications permettant de valider les MEERQ Traité de Rome & TFUE = l’interdiction de MEE supporte des exceptions (art 36 TFUE) AU CONTRAIRE. l’EM adoptera certaines mesures pour ce faire. certains exportateurs implantés dans l’UE peuvent voir leurs ventes dans les autres EM entravées. les EM adoptent des mesures apparemment neutres mais qui aboutissent à avantager leurs produits. et dans leur mise en œuvre. dans sa réglementation. elle doit provoquer une différence entre le commerce extérieur et intérieur.

PRINCIPE : La lecture de cet article révèle que les MEE sont valides dès lors qu’elles ne se fondent pas sur des motifs d’ordre purement économiques & ne consistent pas dans des pratiques de discrimination arbitraires ou des restrictions déguisées au commerce entre EM. CJCE 25 janvier 1977 Bauhuis. Exceptions légales 1. Application de l’article 36 TFUE Il énumère une liste des dérogations possibles à l’interdiction des MEE. Le classement des exceptions de l’article 36 Dubouis et Bluman regroupent les 8 motifs de dérogation aux MEE en 3 catégories : 23 . On ne relève pas l'adverbe "notamment" qui aurait pu signaler que la liste n'était pas limitative. En effet. justifiées par des raisons de moralité publique. d'exportation ou de transit.présente sur le terrain de ces dérogations. de protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation des végétaux. ces interdictions ou restrictions ne doivent constituer ni un moyen de discrimination arbitraire ni une restriction déguisée dans le commerce entre les États membres. un EM estime nécessaire de maintenir des dispositions nationales justifiées par des exigences importantes visées à l’art 36 ou relatives … 2. de sécurité publique. §2. DONC : Les MEE doivent alors répondre à l’un des motifs prévus à l’article 36. Article 36 TFUE : « Les dispositions des articles 34 et 35 ne font pas obstacle aux interdictions ou restrictions d'importation. Toutefois. l’AUE 1986 ajoute un complément qui intéresse l’harmonisation des législations au fins de réalisation du marché intérieur et qui trouve actuellement son siège dans l’article 114 TFUE.au dispositif initial. Les textes Historiquement. » Article 114 TFUE « §4 si après une mesure d’harmonisation par le parlement européen et le conseil. on est en présence d'exceptions qui doivent être limitées en nombre. d'ordre public. historique ou archéologique ou de protection de la propriété industrielle et commerciale. CPDT : la CJ à estimé que la liste de l’article 36 était trop imitative. décidant qu’en dehors de cet article. ET : Comme il s’agit là de dérogation à une liberté économique fondamentale. les exceptions aux interdictions par MEE prenaient déjà place dans le traité de Rome . alors la CJ en fait une interprétation très stricte. intervenant à la fois pour encadrer l’applicabilité (§1) et l’application de l’article 36 TFUE (§2) §1 : Applicabilité de l’article 36 TFUE Elle pose la question de savoir si véritablement. les états pourraient adopter des MEE justifiées par des exigences impératives d’intérêt général. de protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique. par le conseil ou par la commission. les EM peuvent entraver en toute légalité les importations de marchandises sur leur sol ou les exportations de marchandises depuis leur sol à destination d’autres EM. A.

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Dérogations relevant de la police administrative comprenant
o exigences de moralité publique
o OP
o Sécurité publique
Exigences de police sanitaire qui embrassent
o Protection de la santé et de la vie des personnes + animaux
o Préservation des végétaux
o Exigences correspondant à des situations spécifiques intéressant d’un coté la
protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique, historique ou
archéologique & de l’autre la protection de la PI et commerciale
3. Leurs critères d’application

Les EM détiennent une latitude certaine dans l’utilisation des dérogations de l’article 36 pour
interdire ou restreindre les importations ou les exportations
CPDT : les EM ne doivent pas dissimuler des entraves purement éco derrière les motifs visés à
l’art 36, sans quoi il y aurait MEE interdite
L’art 36 in fine canalise en effet les dérogations énumérées par 2 limites alternatives
- les mesures ainsi adoptées par un EM ne doivent pas tenir dans un moyen de
discrimination arbitraire
- les mesures dérogatoires prises ne doivent pas consister dans des restrictions
déguisées dans le commerciale entre les EM
4. Illustration en matière de santé des personnes, animale et végétale
La santé des personnes constitue une valeur de grande importance dans les EM de l’UE, c’est
la raison pour laquelle cette protection des personnes figure au nombre des exceptions de
l’article 36 TFUE.
Afin d’empêcher les EM d’en user comme moyen de politique protectionniste entrainant la LC
des marchandises, la CJ encadre sévèrement la pratique de cette dérogation. En ce domaine,
une distinction est faite entre les contrôles sanitaires opérés à l’échelle de l’union et ceux
réalisés à l’échelle nationale.
- Echelle de l’union : le principe qui prévaut est la reconnaissance mutuelle et
d’équivalence qui canalise les pouvoirs des EM. Au concret, on considère que le
contrôle opéré dans le pays d’origine de la marchandise est suffisant, de telle sorte que
tout contrôle imposé ensuite par l’état d’importation doit être considéré comme MEE
prohibée.
- Echelle nationale : des contrôles sanitaires peuvent être imposés par l’état
d’importation à condition qu’il existe une présomption d’irrégularité attachée aux
marchandises ou qu’il existe une fraude à l’importation. Plus précisément, on observe
que la CJ retient une appréciation assez large des règles nationales qui entravent la LC
des marchandises pour des raisons de protection de la santé publique. Les législations
restrictives des EM doivent, en matière de santé publique, répondre à des exigences de
fond et de forme pur être conformes à l’article 36.
o Sur le fond : législation doit d’un coté s’appuyer sur des données scientifiques
établies et de l’autre coté respecter le principe de proportionnalité. (CJCE 5
février 2004 Commission c. France).
o Sur la forme : législation doit
 Etre claire
 Etre accessible aux opérateurs étrangers
 Pouvoir faire l’objet d’un recours juridictionnel
NB : cas des médicaments : ne sont pas des marchandises comme les autres, leur conso
affectant directement la santé des personnes. Le droit de l’union met alors en place un régime

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spécifique. Ils doivent faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché AMM aussi bien
dans l’état d’origine que dans l’état d’importation.

5. Illustration en matière de propriété industrielle et commerciale
Par l’expression PIC, l’art 36 TFUE désigne ce que le droit français nomme PI. En pratique, il
s’agit des droits afférents à la propriété littéraire et artistique (droit d’auteur) mais aussi aux
brevets d’invention, obtentions végétales, dessin et modèles, marques, labels et autres
appellations d’origine que l’on ramasse sous l’expression propriété industrielle en France.
En ces matières, les différents droits nationaux mettent en place des mécanismes de
protection qui, pour l’essentiel, ne valent qu’a l’intérieur du terri de chaque EM.

 Ces droits de PIC peuvent ils gêner la LC des marchandises ?
2 impératifs opposés sont ici à concilier :
- le respect du droit de propriété industrielle et commerciale de l’auteur ou de
l’inventeur
- LC des marchandises

 Comment distinguer les 2 ?
Le droit de propriété commerciale confère à son détenteur des prérogatives dont l’existence
même doit être protégée contre des atteintes spécifiques résultant de la LC des marchandises.
 CJCE, 8 juin 1971, Deutsch Gramophone : quand on envisage non plus l’existence
de ce droit de propriété industrielle mais son exercice, on observe que le droit de
propriété intellectuelle et commerciale confère un monopole qui attribue à son
propriétaire une exclusivité dans l’exploitation du droit de propriété industrielle.
PRINCIPE : Afin de ne pas entraver la libre circulation des marchandises, le DUE pose la règle
dite « de l’épuisement des droits » après le premier acte de commercialisation du
produit objet de la propriété industrielle et commerciale
 Le titulaire d’un brevet d’invention ne peut pas s’opposer à la circulation d’un
produit mis en vente à partir de l’exploitation de son brevet en s’appuyant sur le
monopole d’exploitation que lui confère son brevet.
Remarque : On ne dit pas qu’il perd son droit sur son brevet, on dit simplement
qu’il ne peut pas s’opposer à la commercialisation des produits qui en sont issus
dès lors qu’il y a eu acte de mise sur le marché.
EXCEPTION : Cette règle de l’épuisement des droits après le premier acte de
commercialisation comporte à son tour une dérogation : elle ne s’applique pas au droit de
marque. Le titulaire de la marque peut s’opposer en conséquence à la commercialisation des
produits comportant sa marque, même après un premier acte de mise sur le marché.
 Il s’agit d’éviter la contrefaçon de marque.
Par ailleurs, le DUE poursuit un processus d’harmonisation des brevet et des obtentions
végétales.
6. Exceptions prévues à l’article 114 TFUE
L’art 114 figure dans le titre dédié à l’harmonisation des législations des EM en vue de la
réalisation du marché intérieur.
Il prévoit 2 catégories de dérogation à la LC des marchandises dans le cadre de
l’harmonisation :
- Dérogations prenant place dans les législations des EM : l’article énonce que les EM
peuvent poser des dérogations au droit dérivé issu de l’art 114 TFUE en matière
d’harmonisation des législations sur la LC des marchandises, ceci à l’art 114 §4 et §5

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§4 : prévoit qu’un EM peut après adoption d’une mesure d’harmonisation,
maintenir une législation nationale différente se fondant sur des exigences
importante posées à l’art 36. Ou bien relatives à la protection du milieu de
travail ou de l’environnement.
o §5 : prévoit qu’après adoption d‘une mesure d’harmonisation, un EM peut
conserver une législation différente uniquement en matière de protection de
l’environnement ou du milieu de travail s’il dispose de preuves scientifiques
nouvelles.
o Aussi bien dans 4 que 5, l’EM notifie à la commission les mesures dérogations
adoptées. La commission ainsi que les autres EM peuvent contester ces
mesures nationales dans le cadre du recours en manquement accéléré s’il les
juge abusives.
Dérogations prenant place dans le cadre du droit de l’union mettant en œuvre
l’harmonisation :
o

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B. EXCEPTIONS AJOUTEES PAR LA JRPD CJ: exigence impérative d'IG

 Naissance et prolifération
A côté de l'art 26, CJUE a développé des dérogations aux interdiction/restrictions par MEE aka
« exigence impérative d’IG ».
 CJUE Cassis de Dijon 1979 : 1er arrêt consacrant l'existence de telles dérogations.
Législation allemande. Dit qu'a coté de 36, il y a d'autres exigences pouvant justifier les
entraves par MEE à la LC des marchandises aka "impératives d'IG", ayant notamment
attrait à l'efficacité des contrôles fiscaux, à la protection de la santé publique, à la
loyauté des transactions commerciales, à la défense des consommateurs (liste étendue
par la suite).
 DONC, la CJUE a fait entrer dans les exigences d’IG la protection des travailleurs, mais
encore la défense de la création cinématographique, la protection de l’environnement.
NB On ne peut pas dire que la liste de ces exigences ait vocation a être fermée un jour,
car son contenu d’étend au gré des nécessité appréciée par la CJUE en matière de LC.
L’extension gagne ainsi le terrain de la sécurité routière et de la protection de l’enfance
et des mineurs.
Appréciation par la CJUE : il faut que l’IG soit en cause et que l’exigence d’un tel
intérêt soit impérative.
- Constatation de l'IG: intérêt collectif, public donc pas trop de problème.
- Caractère impératif de l’exigence d’IG s’apprécie avec une grande marge pour la
CJUE. Pour entraver de façon licite le commerce entre les MS, l’exigence impérative
d’IG ne doit constituer ni une discrimination arbitraire ni une restriction déguisée au
commerce entre MS.
DONC Ces 2 critères alternatifs figurent à l’art. 36 TFUE. Pour conséquence : unité de
régime ou tout du moins une convergence entre les exceptions légales et les
exceptions de JP.
MAIS Il existe cependant des critères d’approbation qui n’intéressnte que les
exceptions de JP.
Les exigences impératives d’IG doivent selon la CJUE répondre à 3
conditions :
o Nécessité : la cour entend l’existence d’un lien de cause à effet, de causalité
entre la mesure nationale protectrice et l’IG que cette mesure veut protéger. Si
ce lien causal est insuffisant ou inexistant, le MEE n’est pas validée.
CJUE -12 mars 1987 – Commission/RFA (théorie de la bière pure) : le
critère de nécessité n’est pas rempli par la législation allemande interdisant des
additifs à la bière dans le but de protéger la santé publique. Une législation

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allemande imposait que toute boisson commercialisée en Allemagne sous
l’appellation « Bier » ne devait comporter aucun additif. La cour a estimé qu’il
n’y avait aucun lien de causalité entre cette mesure et l’IG de la santé publique.
o Proportionnalité : elle pose que la réglementation nationale protectrice doit
être strictement limitée au but de protection poursuivi par la MEE nationale.
Ceci laisse présager que les mesures d’interdiction générale et absolue risquent
fort d’être réputées disproportionnées et exclu de la validation par le juge
o Substitution : la réglementation nationale doit être la moins nocive possible
pour atteindre le but de protection recherché. Si une autre mesure s’avère
moins pénalisante pour la libre circulation, cette dernière doit être privilégiée.
Comparaison avec les exceptions de l’art. 36 TFUE

Les 2 catégories se distinguent. Les motifs de dérogations de l’art. 36 TFUE sont exhaustifs,
on ne peut aller au delà. En revanche, les exigences impératives d’IG ne sont pas limitées en
nombre, encore que très étroitement encadrées par la CJUE.

 L’appréciation
Les motifs de l’art. 36 sont appréciés après constatation du caractère illicite de la mesure et
s’analyse donc comme des tolérances par rapport à l’interdiction de principe énoncé pour
éviter les entraves à la LC des marchandises.
Les choses sont différentes en matière d’exigences impératives d’IG, elles se posent en
obstacle direct et licite à la LC des marchandises. Ce sont de véritables barrières et non de
simples tolérances à la LC. Pour apprécier les exceptions consistant dans les EIIG, il ne faut
pas constater au préalable le caractère illicite de la MEE, c’est la différence avec les
exceptions de l’art. 36 pour l’appréciation de l’entrave.

 La portée
PPE Les motifs de l’art. 36 ne s’appliquent qu’aux importations.
En revanche, les exigences impératives d’IG s’appliquent indistinctement aux importations et
aux produits nationaux. Ils sont inclus dans le champ d’application des exigences impératives
d’IG alors que pour l’art. 36 TFUE, seules les importations sont visées.
La santé publique figure tout à la fois dans les motifs de l’art. 36 TFUE et dans les exigences
impératives d’IG issues de la JP. C’est le témoignage du rôle important de la protection de la
santé publique en tant que tempérament de la LC des marchandises. Le principe de
précaution constitue une entrave licite à la LC. Les droits fondamentaux sont également à
ranger parmi les entraves légitimes à la LC. Il a été ainsi jugé dans l’affaire de l’autoroute du
BREMEIR (col Autriche Italie) que les libertés de réunion, d’expression et de manifestation
pouvaient justifier une entrave à la LC.
CJCE – 28 juin 2003 - Schmidberg

CHAPITRE 3: HARMONISATION DES LEGISLATIONS
Section 1 Données élémentaires de l’harmonisation
§1 Base juridique de l’harmonisation des juridictions
A.TFUE art 114
1. Sauf si les traités en disposent autrement, les dispositions suivantes s'appliquent pour la réalisation
des objectifs énoncés à l'article 26. Le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la
procédure législative ordinaire et après consultation du Comité économique et social, arrêtent les
mesures relatives au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des
États membres qui ont pour objet l'établissement et le fonctionnement du marché intérieur.

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les dispositions nationales visées aux paragraphes 4 et 5 sont réputées approuvées. de protection de l'environnement et de protection des consommateurs. qui surgit après l'adoption de la mesure d'harmonisation. En outre. un État membre estime nécessaire d'introduire des dispositions nationales basées sur des preuves scientifiques nouvelles relatives à la protection de l'environnement ou du milieu de travail en raison d'un problème spécifique de cet État membre. 7. la Commission approuve ou rejette les dispositions nationales en cause après avoir vérifié si elles sont ou non un moyen de discrimination arbitraire ou une restriction déguisée dans le commerce entre États membres et si elles constituent ou non une entrave au fonctionnement du marché intérieur. des mesures provisoires soumises à une procédure de contrôle de l'Union. Lorsque. il les notifie à la Commission. après l'adoption d'une mesure d'harmonisation par le Parlement européen et le Conseil. prend pour base un niveau de protection élevé en tenant compte notamment de toute nouvelle évolution basée sur des faits scientifiques. la Commission examine immédiatement s'il est opportun de proposer une adaptation de cette mesure. qui examine immédiatement s'il y a lieu de proposer des mesures appropriées au Conseil.  Paragraphe 4 = dérogation dans le cadre de la LCM. Les mesures d'harmonisation visées ci-dessus comportent. le paragraphe 1 ne s’applique pas aux dispositions fiscales. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux dispositions fiscales. 9.Relatif au fonctionnement du marché intérieur. une clause de sauvegarde autorisant les États membres à prendre. 3. « Sauf disposition contraire. subsidiaire car il ne s’applique que dans le cas où les traites n'en dispose pas autrement au delà de la LCM l’harmonisation prévu a l art 114 vise tous les domaines pour le fonctionnement du marche intérieur sauf 3 matières : la fiscalité. S’agissant de l’entièreté de l’art 114. de sécurité. Lorsqu'un État membre soulève un problème particulier de santé publique dans un domaine qui a fait préalablement l'objet de mesures d'harmonisation. En l'absence de décision de la Commission dans ce délai. la Commission et tout État membre peuvent saisir directement la Cour de justice de l'Union européenne s'ils estiment qu'un autre État membre fait un usage abusif des pouvoirs prévus par le présent article. en application du paragraphe 6. 6. Dans le cadre de leurs compétences respectives. La Commission. Si. aux dispositions relatives à la libre circulation des personnes et aux droits et intérêts des travailleurs salaries » 2. en indiquant les raisons de leur maintien. 10. 8. dans les cas appropriés. après l'adoption d'une mesure d'harmonisation par le Parlement européen et le Conseil. pour une ou plusieurs des raisons non économiques visées à l'article 36. un État membre est autorisé à maintenir ou à introduire des dispositions nationales dérogeant à une mesure d'harmonisation. 5. Dans un délai de six mois après les notifications visées aux paragraphes 4 et 5. les dispositions s'appliquent pour la réalisation des objectifs visées a l’art 26 TFUE …. sans préjudice du paragraphe 4. aux dispositions relatives à la libre circulation des personnes et à celles relatives aux droits et intérêts des travailleurs salariés. le Parlement européen et le Conseil s'efforcent également d'atteindre cet objectif. la circulation des personnes et les intérêts des personnes salaries. il notifie à la Commission les mesures envisagées ainsi que les raisons de leur adoption. TFUE art 115 « Sans préjudice de l’art 114 le conseil statue à l’unanimité conformément a une procédure législative spéciale et après consultation du Parlement Européen et du comité eco et soc 28 . ce texte revêt un caractère résiduel. B. par le Conseil ou par la Commission. dans ses propositions prévues au paragraphe 1 en matière de santé. Par dérogation à la procédure prévue aux articles 258 et 259. 4. un État membre estime nécessaire de maintenir des dispositions nationales justifiées par des exigences importantes visées à l'article 36 ou relatives à la protection de l'environnement ou du milieu de travail. Lorsque cela est justifié par la complexité de la question et en l'absence de danger pour la santé humaine. si. il en informe la Commission. par le Conseil ou par la Commission. la Commission peut notifier à l'État membre en question que la période visée dans le présent paragraphe peut être prorogée d'une nouvelle période pouvant aller jusqu'à six mois.

Harmonisation totale/ minimale .Art 115: il n'est question que de directive. Il apparaît comme subsidiaire par rapport au 114 puisque il s'applique sans préjudice de l’art 114. . or pn sait que le pose une règle uniforme et immédiatement applicable dans tous les Etats membres alors que la directive lie les états membres quant aux résultats mais leurs laissent le choix des formes et moyens.Positive/ négative . . .le niveau le – contraignant pour les EM est la coordination de législation car on ne recherche pas une uniformisation des législation nationales mais une convergence/ coordination dans le but d'atténuer les disparités entre les voies nationales.le plus contraignant est l’uniformisation. il s'identifie a la formule « dispositions législatives. Car il y a des directives qui ne laissent aucune marge de manœuvre dans la transposition.Art 114: évoque les mesures a arrêtées par le Conseil. Précision sur la notion d'harmonisation: on prend pour critère la nature du texte utilisé par les institutions.A l’inverse certains règlement posent des règles uniformes mais en édictent d'autres qui laissent le soin aux EM de compléter le droit Européen. Ce n'est pas une transposition en droit national d'un règlement mais y ressemble. Directive d'harmonisation totale ou maximale. et qui doivent se borner à une transposition identique. . CJUE dit que le législateur européen dispose de la plus grande latitude possible dans le choix de la méthode d'harmonisation qu'il veut mettre en œuvre (CJCE 6/12/2005 RU vs Parlement E et Conseil) -> marge d'appréciation discrétionnaire 1. Harmonisation maximale ou totale 29 . la règle est la même pour tous les états membres qui ne disposent a d'aucune marge de manœuvre sur la matière à uniformiser.DONC notion qui n'est pas tranchée au vu de la mesure énoncée dans 114 (directive ou règlement). Ce qui suppose que les états membres auront une marge de manœuvre lors de la transposition des directives mais en fait non.arrêtent des directives pour le rapprochement des dispositions législatives et règlementaires des Etats membres qui ont une incidence directe sur l’établissement et le bon fonctionnement du marché intérieur ». Il peut s'agir d'un règlement ou d'une directive. elle porte sur son champ d'application. § 3 Méthode d’harmonisation Droit dérivé de l'UE : marche par couple . L’art 115 soulève une question de fond.Obligatoire / optionnelle NB: existence d'autres types d'harmonisation. règlementaires et administratives des Etats membres qui ont une incidence directe sur l'établissement et le bon fonctionnement du marché intérieur » A la différence du 114 qui ne vise que le fonctionnement du marché intérieur le 115 englobe l’établissement et le fonctionnement du marché § 2 Notion d’harmonisation pour la réalisation du marché Terrain normatif: . .

réglant tous les aspects d’une question. . le reste étant laissé au droit national Ex : texte ou les droits nationaux ne s entendent pas règlement 8 octobre 2001 société européenne ou les textes ou les EM veulent faire jouer les dérogations de l’art 36 TFUE ou les exigences impératives d’IG. 2.PPE situations ou une directive édicte des règles remplaçant le droit national dans le domaine considéré. Le texte est soit un règlement soit une directive. DONC les EM n’ont aucune marge de manoeuvre face à la règlementation européenne qui est supposée avoir réglé la matière considérée sans aucune possibilité pour le droit national d’y ajouter quoi que ce soit. Parlement Européen amende et le Conseil Européen procède à l’adoption définitive. Ne porte que sur une partie de la législation de l’U. Harmonisation obligatoire et optionnelle Obligatoire : édicte une règle de rapprochement des législation contraignant pour les EM. Reconnaissance mutuelle PPE : Situation ou un Etat considère explicitement ou implicitement que les règles édictées par un autre EM doivent être considérées comme conforme aux siennes et les acceptent. Harmonisation positive et négative Positive : droit de l’UE énonce une règle effective s’appliquant à une matière donnée par exemple une directive qui vient organiser les marches d’instrument financier. Dans le même texte on peut retrouver des normes d harmonisation complète et des normes d harmonisation partielle 4. Section 2 : Mise en œuvre de l’harmonisation §1: Procédure d’harmonisation PPE : varie selon qu’elle soit envisagée dans le cadre de l’art 114 ou de l’art 115. Négative : droit de l’UE pose simplement une interdiction aux EM. La CJUE n’a certes pas de compétence législative or l’interprétation qu’elle fait du droit de l’UE qui aboutit parfois a des interdictions qui constituent ainsi des règles d’harmonisation législatives 6. La Commission propose le projet de réglementation. Optionnelle : hypothèse ou le législateur européen adopte une règle facultative pour les EM qui peuvent choisir de s’y plier ou de conserver une réglementation purement nationale. mais pas le baisser La différence tient dans le degrés de normativité au plus haut (aucune marge de manouvre pour les Etats) pour le 1er et au plus bas pour le second (marge de manouvre vers le haut jamais vers le bas) 3. Harmonisation minimale Droit de l’UE -> règle constituant un standard légal minimal DONC les droits nationaux peuvent augmenter le niveau de protection. 30 . 5. Harmonisation complète PPE : quand le droit de l’UE fait un rapprochement de législations sur l’ensemble du champ d’une activité donée.114 : procédure de la législation ordinaire reposant sur le mécanisme de la codécision. EX : EM ne peuvent plus mettre en œuvre les exceptions légales et JP a la règle de l’interdiction des MEE quand la matière considère intervient une harmonisation totale. Différence avec partielle: législateur européen ne réglemente qu’une partie de la matière relevant de sa compétence.

 possibilité certes limitée mais offerte aux EM de poser des entraves a l’harmonisation européenne.Repose sur la citoyenneté de l’Union CHAPITRE 1 : CITOYENNETE DE L’UNION EUROPEENNE & LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES 2013 : proclamée par l’UE année Européenne de la Citoyenneté. Traité de Maastricht 1992 = TUE Traité de Lisbonne 2007 = TFUE Traité de Rome 1957 = Ancêtre TFUE Citoyenneté dans les traités . a l’art 9 du TUE « un citoyen de l’union .- Art 115 : harmonisation qui se fait exclusivement par voie de directive du Conseil statuant a l’unanimité et suivant la procédure spéciale impliquant la consultation du Parlement européen et du Comité eco & social. §2 : Clause de sauvegarde Art 114 § 10 : « les mesures d’harmonisation visée ci-dessus comportent dans les cas appropries une clause de sauvegarde autorisant les EM a prendre pour une ou plusieurs raison non économique visée a l art 36 des mesures provisoires soumises a une procédures de contrôle de l’U ». TITRE 2 – LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES Préliminaire : . toute personnes ayant la nationalité d un EM. ils ont entre autres le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des états membres » ART 21 TFUE : précise le droit de circulation et séjour 31 .TUE Titre 2 :dispositions relatives au principe démocratique et ce titre est imprègne de disposition portant sur la citoyenneté de l’U.  NB : Déjà vu dans les dérogations a l’interdiction des TEE à des restrictions quantitatives.Différence travailleurs indépendants & le séjour temporaire. la citoyenneté de l’U s ajoute a la citoyenneté nationale et ne la remplace pas ». DONC : LC est l’une des corolaires de la citoyenneté -> art 20-2 TFUE « les citoyens de l’U jouissent des droits et sont soumis au devoirs prévus par les traites. . Mais n’allait pas de soi dans le Traité de Rome de 1957 en raison des enjeux politiques véhiculés par la migration des personnes .TFUE : non discrimination et de la citoyenneté de l’Union -> Art 18 a 25 TFUE. Le TFUE reprends a l’identique dans l’art 20-1. .Aujourd’hui : libre circulation des personnes = dominante en DUE.

il existe 2 citoyennetés. et de développer leur sentiment d’appartenance a l’union européenne. Donc le Conseil a crée le Comité ADONNINO. Section 1 : Construction de la citoyenneté de l’Union Européenne NB : Apres l’Europe des citoyens désormais Citoyenneté européenne. On évoque une citoyenneté additionnelle pour qualifier la citoyenneté de l’union. §2 Notion de citoyenneté de l’Union Européenne Citoyenneté de l’Union / d’un EM : à la vérité. droit à la protection diplomatique et consulaire. il n’apparaît pas que la citoyenneté de l’union confère la citoyenneté d’un EM. indissoluble mais également asymétrique car si la citoyenneté d’un EM attribue la citoyenneté de l’union.  On observe qu’en réalité. La relation entre les 2 citoyennetés est alors étroite.  Statut majeur : interdiction de discrimination parmi les citoyennetés de l’UE (égalité de traitement entre les citoyens de l’UE en matière de liberté de circulation) Traité de Lisbonne : renforce les attributs de l’union avec le droit à la circulation. les 2 citoyennetés entretiennent des relations étroites et indissolubles.  Art 9 TUE et art 20§1 TFUE : « la citoyenneté de l’Union s’ajoute à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas ». ce sont 2 notions distinctes. On est citoyen d’un EM & de l’union. droit de vote à certaines élections. service militaire… 32 . §2 : si une action de l’U apparaît nécessaire pour atteindre cet objectif et sauf si les traites ont prévus des pouvoirs d’action a cet effet le Parlement E et le Conseil statuant conformément a la procédure ordinaire peuvent arrêter des dispositions visant a faciliter l exercice des droits vises au para 1 §3: au même fin que celle vises au para 1 et sauf si les traites ont prévus des pouvoirs d action a cet effet le Conseil statuant conformément a une procédure législative spéciale peut arrêter des mesures concernant la sécurité sociale ou la protection sociale. Il en est ainsi notamment du droit de vote aux élections nationales et locales. Le but est de placer les citoyens au cœur de cette construction. Un citoyen d’un EM accède de plein droit à la citoyenneté de l’union. Ainsi. statut a l unanimité après consultation du parlement» Citoyenneté -> émerge dans Maastricht 1992 & se développe dans Lisbonne 2007 CJUE : contribution à la conception européenne de la circulation « le statut de citoyen de l’union à vocation à être le statut fondamental des ressortissants des EM » CJCE 2009 Grzelczyk. §1 : de l’Europe des citoyens a la citoyenneté de l’Union Européenne Conseil Européen de Fontainebleau 26 juin 1984 : Difficulté de définir l’Europe des citoyens. les 2 se distinguant du point de vue du régime juridique et du niveau d’exercice des droits inhérents. Pourtant. la citoyenneté d’un EM est réglée par le droit national et confère des droits et des obligations régies par le droit national et exercés à l’échelle nationale.- - «§ 1 : tous citoyens de l’U a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des EM sous limitations des conditions prévus par les traites et par les dispositions prisent pour leur application.

DE MEME. celle ci lui confère de plein droit la citoyenneté de l’union.  L’attribution de la nationalité relève donc de la souveraineté de chaque EM. la CJ décide qu’il est conforme au droit international que chaque EM à compétence pour définir les conditions d’acquisition et de perte de sa nationalité. Il faut considérer les attributs génériques de la citoyenneté de l’union (SS1) avant d’en venir à leur déclinaison aux libertés de circulation (SS2) Sous section 1 : attributs généraux de la citoyenneté de l’union Ces attributs généraux se composent. la citoyenneté de l’union engendre une discrimination délibérée au détriment des ressortissants de pays tiers. il appartient donc au droit national de dire si une personne détient ou pas la nationalité de cet état. c’est à chaque état d’accorder ou de refuser sa nationalité. Si l’on considère les devoirs. Il en est ainsi par exemple du droit de vote pour les élections des membres du parlement européen et des conseils municipaux. on ne rencontre aucune précision. AINSI. 20 février 2001 Kaur : CJUE reconnaît la possibilité pour les EM de catégoriser leurs citoyens On pourrait dire qu’en fait de citoyenneté. Au fond. La définition de la citoyenneté de l’union implique que soit définie au préalable la citoyenneté nationale.  OR sur cette notion de citoyenneté de l’union.et d’un autre coté la distinction citoyen de l’union et ressortissant d’un pays tiers relevant du droit de l’union Section 2 : attributs du citoyen de l’union et liberté de circulation La position de citoyen de l’union est différente selon qu’on considère l’une ou l’autre de ses qualités. il peut arriver qu’un état prévoit plusieurs catégories de citoyens dont certains ne sont pas éligibles à la citoyenneté de l’union. alors que la citoyenneté de l’union s’additionne à la citoyenneté nationale pour créer des droits et devoirs supplémentaires fondés sur l’égalité de traitement. on se trouve aujourd’hui en présence d’une double digotomie identifiée par 2 auteurs.il y a d’un coté la citoyenneté nationale et celle non nationale relevant de la compétence du droit interne . En effet. cette notion sera peut être comblée par les textes ultérieurs ou la CJ. (CJCE 7 juillet 1992 Micheletti). Bien avant l’entrée en vigueur du traité de Maastricht. c’est le droit national qui prévaut. la citoyenneté de l’union est réglée par le droit de l’union et attribue des droits et devoirs régis par le droit de l’union et exercés à l’échelle de l’union. EN REVANCHE. La JRPD CJ ajoute que quand une personne détient plusieurs nationalités dont l’une est celle d’un EM. une déclaration relative à la nationalité est annexée au Traité de Maastricht « chaque fois que le traité instituant la CE fait référence au ressortissants des EM. de droits et devoirs. la question de savoir si une personne à la nationalité de tel ou tel EM est réglée uniquement par référence au droit national de l’EM concerné». o Ex : le RU. ce qui fait dire que le droit de l’union ne définit pas la citoyenneté de l’union est que le droit de l’union se borne à dire que la citoyenneté de l’union procède de celle d’un EM et ne la remplace pas. 33 . DONC : C’est en considération de ce traitement égalitaire entre citoyens de l’union et de ce traitement discriminatoire au détriment des ressortissants de pays tiers qu’il convient d’examiner les attributs de la citoyenneté de l’union. disent les traités. EN REVANCHE. Toutefois. et donc pas éligibles aux LC. Berger et Robert Olivier : .

MAIS foisonnement côtés droits. son exercice pouvant donc exiger la résidence dans un EM. §2 : Droit à certaines protections à la citoyenneté de l’UE Les protections dont bénéficient les citoyens de l’union en raison de cette qualité sont significatives : A. de l’autre coté recueillir au moins 1 million de signatures de personnes ayant atteint l’âge de voter au Parlement Européen et provenir d’un nombre significatif d’EM. NB : la 1e initiative européenne réussie à été accueillie favorablement par la commission le 19 mars 2014 « rightwater ». Participation à certaines élections  L’élection au parlement européen L’apport décisif vient du Traité de Maastricht : tout citoyen de l’union détient le droit d’être électeur et éligible à l’élection désignant les membres du parlement européen. Les citoyens de l’union peuvent être électeurs et éligibles aux municipales dans les états ou ils résident dans les mêmes conditions que les nationaux. Droit à la protection diplomatique et consulaire 34 . B. Pour qu’une telle initiative prospère. Ce droit s’exerce dans les mêmes conditions que celles à respecter dans les nationaux. Elle invite la commission à veiller à ce que tous les citoyens de l’union jouissent du droit à l’eau et à son assainissement et prône d’exclure des règles du marché intérieur et de toute libéralisation l’approvisionnement en eau et la gestion des ressources hydriques. La Commission décide discrétionnairement du sort à donner à l’initiative citoyenne. §1 : La citoyenneté politique Elle rencontre une double traduction : A. Il est cependant évident qu’elle ne demeurera pas inerte. dont le nombre devrait croitre à mesure de l’intégration politique de l’union. MAIS les EM peuvent interdire l’accès aux ressortissants d’un autre EM de la fonction de responsable de l’exécutif municipal. Ce qui importe en réalité est l’égalité de traitement entre le citoyen de l’union et les nationaux de l’EM ou réside le citoyen de l’UE. la question doit d’un coté relever du domaine des traités et des attributions de la commission. Droit à l’initiative citoyenne Prérogative conférée aux citoyens de l’union résultants du traité de Lisbonne et est contenue dans l’article 1§4 TUE => le droit de l’initiative permet aux citoyens de l’union d’inviter la commission à adopter une proposition de législation sur une question pour laquelle les citoyens de l’union attachent de l’importance.  Election des conseils municipaux Régime proche de celui du parlement.

il peut émaner des citoyens de l’union. La persuasion est censée suffire à éliminer le différent. NB : à vrai dire. Il est nommé par le parlement européen pour 5 ans (durée de la mandature). Cette protection est assurée par chaque EM représenté dans ce pays tiers dès lors que l’EM d’origine du citoyen de l’union n’y est pas lui même représenté. Par ce moyen. au parlement européen de choisir la suite à donner à ce droit qui selon les auteurs connaît un certain succès. EN EFFET : l’EM doit assurer la protection de tout citoyen de l’union qui est alors traité comme ses propres nationaux En pratique. il peut émettre une recommandation dépourvue de toute force contraignante à l’adresse de l’institution ou de l’organe visé par la plainte. Droit de saisir le médiateur européen Crée par le traité de Maastricht. des institutions ou d’un domaine entrant dans le champ prévisible de la compétence de l’union. il ne semble pas que la distinction entre protection diplomatique et consulaire soit vraiment importante. Droit à la communication avec une institution de l’union Droit résultant du traité d’Amsterdam. D. §3 : Droit à la libre circulation VOIR SS2 (traité la car long) Sous section 2 : Déclinaison de la citoyenneté de l’union aux LC 35 . Il s’efforce de régler à l’amiable la plainte. il s’exprime pour protester contre une injustice et demander qu’il y soit mis un terme. B. les citoyens de l’union peuvent s’informer aussi bien sur les droits que sur le fonctionnement de l’union. Il est cependant totalement indépendant du parlement et est saisi sans formalité particulière mais dans les 2 ans suivant les faits à l’origine de la plainte. Il permet à toit citoyen de l’union d’écrire à une institution de l’union et de recevoir une réponse dans sa langue. mais aussi d’autres ressortissants.Droit pour tout citoyen de l’union dans les pays tiers où il se trouve. L’égalité de traitement sert de clef de voute à cette protection. Il appartient une fois la pétition exprimée. il reçoit et statue sur les plaintes visant la mauvaise administration imputable aux institutions ou organes de l’UE. Droit de pétition PRINCIPE: Ce droit s’adresse au Parlement Européen. Il convient que l’objet de la pétition porte sur le domaine d’intervention du droit de l’union. La pétition invoque souvent les droits fondamentaux mais on peut y retrouver tout autre prérogative conférée par le droit de l’union. C. A défaut. Elle tient surtout à la qualité de l’autorité qui assure la protection consulaire.

en revanche. Pour cause. les ressortissants de pays tiers en sont exclus en principe. et surtout. §1 : Bénéfice des LC aux citoyens de l’union Article 21 TFUE : proclame que les droits de circulation et de séjour s’attache de plein droit à la citoyenneté de l’union CPDT : l’exercice de telle liberté ne se déploie pas sans limite. la mobilité des personnes dans la CEE d’origine visait un objectif purement économique. mais aussi le règlement 1612/68 du 15 octobre 1968 qui fait prévaloir cette LC pour les travailleurs salariés MAIS qui est aujourd’hui abrogée et absorbé par la directive 2004/38 du 29 avril 2004. en ce qui concerne le regroupement familial. la perspective change. et le regroupement familiale) qui en droit de l’Union semblent tenir.A l’origine. semble aujourd’hui laisser la place à celle de citoyen de l’Union. il y a l’article 45 TFUE. le concept de citoyen européen éminemment politique n’était pas inscrit dans les objectifs des traités initiaux. L’UE à en effet besoin de main d’œuvre extérieure pour le MI 36 . Les limitations viennent alors essentiellement des états membres. A la citoyenneté de l’union révèle un traitement différencié des citoyens de l’union et des ressortissants de pays tiers. On retrouve cette idée dans le TFUE. du marché et de la politique migratoire. 18 TFUE). Les LC sont en effet acquises de plein droit aux citoyens de l’union. salarié ou indépendant. Robin Olivier soulignent qu’il est devenu impossible de concevoir l’exercice des libertés éco pour les ressortissants de l’union en dehors des Q d’immigration et de citoyenneté de l’union.Article 45 réserve la liberté de circulation aux travailleurs salariés . Teneur du droit de circulation et de séjour des citoyens de l’union Droit de circulation et de séjour préexiste à la citoyenneté de l’union puisque l’un remonte au traité de Rome 1957 et l’autre au traité de Maastricht 1992. .Article 56 TFUE agissants pour la libre prestation de service.Article 49 réserve la liberté d’établissement aux seuls ressortissants de l’Union . 2 conséquences : o Elimination de toute discrimination entre citoyens de l’Union (art. NB : il y a des contradictions à définir le marché intérieur par la nationalité. car cela paralyse son fonctionnement. Affirmation des libertés de circulation dans les traités Traité de Rome 1957 : considérait que les LC devaient profiter aux travailleurs des EM. les LC ignoraient la notion de citoyen de l’union. JS Berger et S. En outre. objectif d’exercice d’une activité salariée ou indépendante.Article 21 TFUE pose le droit à la LC comme un attribut de la citoyenneté de l’Union. DONC Pour les salariés. salariés ou non. Aujourd’hui. . TOUTEFOIS.MAIS article nuancé par des dérogations tenant à 3 éléments (le marché. limitations pratiquées sous un ctrl strict de la CJ A. CPDT droit de circulation & de séjour tendent aujourd’hui à se fondre dans la citoyenneté de l’UE dont ils sont les attributs. Fusion résultant des traités et de la JRPD CJUE dans un but d’égalité de traitement nationaux/ ressortissants d’autres EM. 1. la notion de travailleur. la politique migratoire. Un MS ne saurait faire obstacle à l’arrivée sur son sol d’un ressortissant d’un autre MS en tirant argument de la nationalité o Exclusion de principe des ressortissants des pays tiers du bénéfice des LC .

 AINSI La citoyenneté de l’Union changé de perspective et l’égalité de traitement a ouvert plus largement le champ du bénéfice des prérogatives liées à la LC aux demandeurs d’emploi. et sans préjudice des dispositions particulières qu’ils prévoit. Egalité de traitement Article 18-1 TFUE « dans le domaine d’application du présent traité. Ex: si l’Autriche décide de réserver la gratuité de circulation sur les autoroute autrichiennes aux seules personnes handicapées résidant en Autriche. On identifie le critère de la résidence comme un gisement de discriminations indirectes fondées sur la nationalité. Les personnes a la recherche d’un emploi (chômeurs) ont eu des droits plus limités. elle consiste pour un Ms à exclure un ressortissant d’un autre MS d’une prérogative prévue par le traité en se fondant sur la nationalité.  Champ d’application : personnes + matières visées par les traités Personnes : le DUE à évolué avec la citoyenneté européenne & l’égalité de traitement s’est d’abord faite dans le domaine de l’emploi (60-70’s) bénéficiant surtout aux travailleurs salariés en activité qui se sont vu reconnaître toutes les prérogatives tirées de la libre circulation. NB discrimination directe ostensible ne peut pas être justifiée alors que l’indirecte peut être sauvée comme exigence impérieuse d’IG. Dans la discrimination indirecte : difficulté = preuve. Elle prohibe aussi toute forme de discrimination indirecte qui est plus dissimulée et consiste à adopter une mesure apparemment neutre mais dont le résultat aboutit à traiter différemment 2 catégories de personnes. A contrario. est interdite toute discrimination exercée en raison de la nationalité. conformément au principe de proportionnalité. AINSI implique que les ressortissants d’autres EM doivent être traité de la même manière que les nationaux. La CJUE se montre compréhensible vis à vis des victime de discriminations indirectes et n’exige pas qu’une proportion substantielle de personnes soit affectée par la mesure mais que la mesure soit susceptible d’engager une discrimination indirecte au détriment d’une catégorie de personnes (CJCE – 23 mai 1996 – O’flynn) AINSI La mesure discriminatoire peut engendrer une discrimination mais il suffit que la mesure véhicule une simple potentialité de discrimination… DONC incertitude & avantage aux victimes. Discrimination directe « ostensible » prohibée. Devant les réticences des MS dans un contexte de crise de 37 . cela revient indirectement à priver de cet avantage les autres handicapés n’étant pas autrichien. l’autre l’est moins. Les MS voulant préserver leurs emploi en donnant priorité aux nationaux. »  Base de l’égalité du traitement en DUE dont la portée dépasse le cadre des LC (déclinée art 45 ou 49 par ex)  Signification : interdiction de toute forme de discrimination entre les nationaux et les ressortissants des autres EM sur le critère de la nationalité. Si la discrimination directe peut de façon aisée se trouver par le comportement adopté.Il demeure que la conjugaison de la citoyenneté de l’Union aux LC repose sur un principe essentiel postulé par la non-discrimination : égalité de traitement. surtout à l’accès à l’emploi. la CJUE retient en cette matière que l’égalité de traitement doit être appréciée au regard de sa finalité qui réside dans la mobilité sans entrave des citoyens de l’Union. 2.

revenus garantis aux vieux. indépendamment de leur nationalité et sans préjudice des exceptions expressément prévu à cet égard.  CCL L’égalité se déploie désormais dans le champ entier des LC tel qu’envisager par le traité. Initialement. la CJUE a déduit des règles profitant aux citoyens de l’Union dans d’autres arrêts comme dans CJCE – 17 septembre 2002 –BAUMBAST. d’obtenir dans le domaines d’application matériel du traité. permettant à ceux parmi ces derniers qui se trouvent dans la même situation.12 mars 1998 – Martinez Sala). Matières :  Article 18 TFUE entend appliquer la non discrimination à toutes les matières ouvertes par le TFUE. Elle énonce que la citoyenneté de l’Union a « vocation à être le statut fondamental des ressortissants des M.  DONC égalité de traitement embrasse toutes les matières visées par les traités.…) sans lien avec le travail mais que la JP a reconnu au ressortissant des Etats tiers exerçant le droit à la LC des travailleurs salariés ainsi qu’à leur famille. La CJUE énonce de façon très nette ce principe qui profite à tout citoyen de l’Union se trouvant dans n’importe quel MS (CJCE . MAIS l’effectivité de cette égalité de traitement appliqué aux travailleurs migrants supposait la reconnaissance au profit de cette catégorie et de leur famille d’un certain nombre de prérogatives. affirmée pour la première fois dans le traité de Maastricht. et sur la base du traité de Rome.  MAIS il n’en a pas toujours été ainsi. elle énonce que ce statut fondamental attribue à ses citoyens de l’UE un droit direct de circulation et de séjour dans tout Etat membre. chômeurs et des inactifs dans le but de briser l’interprétation très extensive de la JP qui tend à ouvrir à ces personnes quasiment l’ensemble des avantages sociaux attribués aux travailleurs migrants. EM Citoyenneté européenne en tant que statut fondamental des ressortissants des L’approche consistant à faire de la citoyenneté de l’Union un statut fondamental des ressortissants des EM appartient à la CJUE et à elle seule. Les MS peuvent subordonner l’égalité de traitement en matière d’offre d’emploi à ce qu’il existe un réel lien entre le demandeur d’emploi et le marché géographique de travail concerné (CJCE .  Article 21 TFUE décline cette non discrimination aux LC.20 septembre 2001 – Grzelczyk). aujourd’hui abrogé).  Formule de la CJUE et rappelée dans sa JRPD. certains auteurs dont Bergé doutent fort que la CJUE se plie à cette restriction venant du droit dérivé de la directive. Ses apports de la JP on trouvé consécration dans la directive 2004/38 du 29 avril 2004 sur le droit de circulation et de séjour des citoyens de l’Union et de leur famille. la CJUE a tempéré cette ouverture.l’emploi.  EN EFFET.23 mars 2004 – COLIN). indépendamment de l’exercice 38 . 3.10 mars 1993 – Commission/Luxembourg). Ici. le même traitement juridique » (CJCE . pas toujours en rapport direct avec la relation de travail. Cependant.  Cette égalité a été étendue aux travailleurs indépendants en dehors de tout texte de droit dérivé (CJCE . L’art. la citoyenneté de l’Union trouve ses expressions les plus concrètes dans la JP de la CJUE qui puisent toute dans la formule propre à la CJUE et synthétiquement reprise dans ces arrêts. La reconnaissance de ses prérogatives résulte de la CJUE et de sa JP opérant une lecture extensive de ce règlement. On cite ainsi. et de façon non exhaustive les prestations garantissant un minimum de moyens d’existence (location pour adulte handicapé. Pour donner pleine efficacité et effectivité à la citoyenneté de l’Union. la JP a donc considéré que cette citoyenneté était le statut fondamental des ressortissants des EM. on sait que le domaine de l’emploi a été longtemps seul concerné (règlement 1612/38 du 15 octobre 1968. 24-2 de cette directive limite cependant l’application de l’égalité de traitement au détriment des étudiants. Posé en 2001 par cet arrêt.

Art 36 TFUE fait ainsi échapper la PI et commerciale a LCM. Art 45 TFUE exclut l’administration publique (les emplois de l’AP) de la LC des salaries. Limitations prévues par le TFUE Il faut examiner les déclinaisons économiques des LC qui sont plus explicites que les articles 18 a 25 TFUE qui forment le droit commun de la LC des C de l’UE. des raisons d'ordre public. les limitations à la LC du citoyen de l’Union doivent être recherchées dans les traités et dans le droit dérivé.  On les trouve dans  l’article 35 TFUE LC des travailleurs salaries Art 52 TFUE : liberté d établissement  Art 62 TFUE : libre prestation de service  Art 65 TFUE : libre circulation des capitaux . 18 TCE. aujourd’hui art. 39 . B. Limites à ce droit (libre circulation du citoyen de l’UE) Texte de référence est l’art. sécurité publique. 21 TFUE. à partir de ce statut. En résumé. 2. Le TFUE apporte 3 types de limitations/ exceptions à la LC . Art 51 TFUE exempte de la liberté d’établissement. 1. le statut fondamental confère aux ressortissants d’un EM installés dans un autre EM pour y exercer une activité salariée le droit de continuer de bénéficier des prérogatives nées du traité même quand l’activité salariée prend fin.2 exceptions communes a toutes les LC à connotation économique o OP o Sécurité publique. sous réserve des limitations et conditions prévues par les traités et par les dispositions prises pour leur application ». de la libre prestation de service les activités participant de l’exercice de l’autorité publique.  Le rôle essentiel de la CJUE dans l’interprétation de ses limitations  Ajout d’une limitation par la CJUE. santé publique… NB : d'autres textes ont une vocation plus spécifique. la CJUE semble inférer des prérogatives dont le nombre paraît illimité. Il s agit de la sante publique. Limitations prévues en droit dérivé (pas exhaustives) Directive du 29 avril 2004 (2004/38) sur le droit de circulation et de séjour des citoyens de l'union et de leurs familles ou observe des exceptions permettant aux EM d'éloigner de leur territoire les ressortissants d'autres EM comme des hypothèses d'irrégularités administratives d'insuffisance de ressources. De plus. créée par elle et qui tient dans les dérogations désormais classiques tenant aux exigences impératives d’IG. Ex : la directive 2000/78 du 27 novembre 2000 relative à l'égalité de traitement dans l'accès à l'emploi et au travail qui contient des exemples propres à la libre circulation des travailleurs salariés.1 limitation s’applique a toutes les libertés de circulation a l’exception de la LC des capitaux. En somme.d’une activité salariée ou non. 21-1 TFUE « tout citoyen de l’Union a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des MS. Ce droit direct est donc autonome par rapport aux LC et résulte de l’ancien art. DONC - Il y a des limitations a chaque LC.

 PPE : doit tenir compte du degré d'intégration du citoyen de l'union dans l'EM d'accueil mais aussi de son âge. du lien avec l'EM d'origine.  Article 24§2 directive 2004/3 : les EM d'accueil peuvent exclure pendant un certain temps le bénéfice de certaines prestations sociales aux membres de familles non salariées ou travailleurs indépendants accompagnant un citoyen de l'union dans un exercice du droit de circulation et de séjour. de sa situation éco ou familiale.lecture restrictive par le droit primaire et dérivé . santé publique  Mise en œuvre dans la directive 2004/38 d'une exception prescrite par le TFUE. En particulier concernant les personnes nées dans l'EM d'accueil et y ayant séjourné toute leur vie. CJUE 4 juillet 2013 . il a essuyé un refus de séjour que le gouvernement a justifié par des activités terroristes passées.Ce jugement comportant 2 parties : une partie complète tenue secrète.  NB Cette approche restrictive vaut également pour les mineurs. sécurité publique.NB avocat spécial agréé par l'EM pouvait avoir accès à l'intégralité du jugement mais sans pouvoir communiquer avec le requérant. en l'occurrence le droit à la protection juridictionnelle du justiciable.La Cour de justice est interrogée sur question préjudicielle de savoir si le défaut de 40 .  En droit interne et droit de l’UE exceptions d’interprétation stricte 3. de son état de santé. EX : principes mis en œuvre avec un Algérien soupçonné de terrorisme résidant de longue durée au RU. . Eloignement pour cause de raison d'ordre public. QUESTION : Comment la Cour apprécie t-elle l'ensemble de ces dérogations ?  CJ opère une interprétation restrictive tant bien concernant les limitations prévues en droit primaire ou dérivé. AINSI. Limitations prévues en jurisprudence Il existe 2 manières d’envisager les limitations à la LC des citoyens UE de la JRPD . . le juge apprécie cette proportionnalité s’il voit le droit de circulation et de séjour interférer avec les droits fondamentaux.Eloignement pour cause d'irrégularité administrative  Article 2 : il existe un droit pour un EM de refouler à sa frontière tout citoyen de l'union dépourvu d'une carte d'identité. lecture restrictive Ex : exception tirée de la sécurité publique confrontée à la lutte contre le terrorisme DE PLUS CJUE estime que le droit de séjour peut être limité par des raisons de sécurité publique tenant à la lutte contre le terrorisme dès lors que la mesure de limitation est proportionnée à l'objectif poursuivi par la réglementation nationale.  Cet éloignement est strictement encadré. l'autre communicable au requérant.A l'entrée sur le territoire Britannique au retour d'un voyage. Eloignement pour cause d'insuffisance de ressource  L'EM dispose du droit d'éloigner de son territoire tout citoyen de l'union qui séjourne plus de 3 mois sur son territoire sans justifier de ressources suffisantes et d'une couverture maladie dès lors que ce citoyen de l'union n'exerce pas d'activité pro.exceptions tirées de l’ordre public.  DONC éloignement devant être mesuré à l’aune du principe de proportionnalité  L'éloignement d'un citoyen de l'union de l'EM dans lequel il a séjourné n'intervient donc que dans des circonstances exceptionnelles pour des motifs impérieux de sécurité publique. .

En l'espèce. §2 : Exclusion de principe des ressortissants des pays tiers des libertés de circulation PRINCIPE quand on observe la qualité des personnes ressortissantes d'un pays tiers au regard de la liberté de circulation et de séjour.  Arrêt Gebhard 1995. la solution doit pouvoir être trouvée dans la rédaction des motifs des jugements en cause & rédaction peut prendre soin d'édulcorer les éléments de fait de nature à compromettre l'efficacité de la lutte contre le terrorisme. la Cour de justice pose les 4 conditions d'application de cette dérogation :  l'exception doit s'appliquer de manière non discriminatoire  est justifiée par d'impérieuses raisons d'IG  être proportionnée.  MAIS l'obligation faite à l'Etat d'accueil et de garantir la sécurité des chefs d'Etat visiteurs d'autres EM. pour des raisons de sécurité publique. aussi appelées exigences impérieuses d'IG.CJCE Cassis de Dijon. liberté d'établissement et libre prestation de services déclinée à la profession d'avocat. la liberté ou la santé . AINSI équilibre à trouver entre les raisons de sécurité publique limitant le droit de séjour et le droit fondamental à la protection juridictionnelle. en particulier à la libre circulation des personnes. cad ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif recherché  être propre à garantir la réalisation de l'objectif qu'elle poursuit Autre limitation à la LC des personnes : statut international des chefs d’état qui échappe aux droits de circulation et de séjour :  Ainsi dans un litige CJUE 16 octobre 2012 Hongrie/Slovaquie. A. En revanche le requérant doit avoir accès aux motifs de la décision de refus de son séjour afin de garantir sa protection juridictionnelle. La JRPD a forgé une autre limitation qui lui est propre et réside dans les exigences impératives d'IG.  PPE : en matière de libre circulation de marchandises . afin d'assurer la sécurité de l'Etat et la vie des personnes.communication des pièces et de l'intégralité du jugement est une limitation justifiable du droit de séjour du requérant au regard de son droit à une protection juridictionnelle . quand il s'agit de pays partis à l'accord sont quasiment assimilés aux citoyens de l'union & les autres subissent une discrimination dont le critère géographique réside dans le territoire des EM. AINSI les ressortissants des pays tiers. la CJ énonce que les chefs d'Etat des EM jouissent comme tout citoyen de l'union de la liberté de circulation et de séjour.  DONC Autrement dit le statut des chefs d'Etat refoule le droit de circulation.La Cour répond par une décision nuancée et décide que si le juge national appréciant le refus de séjour peut. on constate que les intéressés ne sont pas tous logés à la même enseigne. CJ ditque les exceptions consistant dans les exigences impérieuses d'IG valent pour toutes les libertés fondamentales de l'union. La CJ en à extrapolé la solution à l'ensemble des autres libertés de circulation. A cette occasion. refuser de communiquer des preuves. le statut de ces chefs d'Etat et l'exigence de protection particulière que ce statut = refoulement du droit de circulation et de séjour au profit du droit international. Il demeure que dans des litiges semblables. Eligibilité de certains ressortissants de pays tiers aux libertés de circulation 41 .

la règle est la suivante :  La directive 2004/38 invite les EM à favoriser leur circulation et leur séjour conformément aux législations nationales dès lors que ces autres membres de famille sont à charge dans les pays tiers. La mise en œuvre de l'accord sur l'EEE a donné lieu à la création d'institutions spécifiques qui assurent l’exécution des accords en Q.PPE : certains ressortissants de pays tiers sont éligibles aux libertés de circulation. 1. la directive de 2004 est 42 . l'accès aux libertés de circulation et de séjour est subordonné à l'application du régime d'entrée et de séjour sur le territoire de l’UE. Norvège) et l'UE font bénéficier des ressortissants des pays partis de l'EEE de la liberté de circulation et de séjour mais également de la liberté d'établissement et de la libre prestation de services. Liberté de circulation pour les ressortissants des pays parties à l’accord sur l’EEE et de la Suisse PPE : accord conclu en 992 entre les pays de l'association Euro (Islande. CSQ : les ressortissants des 3 pays peuvent être assimilés aux citoyens de l’UE en ce qui concerne le droit de circulation et de séjour. Concernant les ressortissants de pays tiers autres.  Le principal est le droit de circulation du citoyen de l'UE. Les ressortissants Helvétiques ont remis en cause l'accord de 1999 au motif que leur pays était victime d'une immigration des pays Euro. 2. Notion de membre de famille d'un citoyen de l'union  Selon la directive 2004/38. les membres de famille d'un citoyen de l'union s'entend de son conjoint. S'agissant des autres membres de famille ressortissant de pays tiers ayant un lien étroit avec un citoyen de l'union.  MAIS Concernant les autres ressortissants de pays tiers membres de famille d'un citoyen de l'UE n'ayant pas de lien étroit avec ce citoyen. mais encore des descendants directs à charge âgés de – de 21 ans issus du couple ou de l'un des membres du couple.  Pour ces derniers. NB Il en est de même de l'accord Helvétique avec la Suisse. ainsi il devrait y avoir renégociation dans les 3 ans de ce traité conclu entre la Suisse et l'UE. Ceci résulte d’accords conclu entre l’UE et certains pays tiers ou en raison d’une situation familiale particulière  DONC ici ressortissants des pays partis à l'accord sur l'EEE et de la Suisse et les ressortissants de pays tiers membres de familles de citoyens de l'union. Bénéfice d'un droit de circulation et de séjour accessoire pour les ressortissants de pays tiers membres de famille d'un citoyen de l'union  Pour cette catégorie on constate que les intéressés bénéficient d'un droit de circulation et de séjour à titre accessoire. Liberté de circulation pour les ressortissants de pays tiers membres de familles de citoyens de l’UE PPE : ces ressortissants bénéficient à titre dérogatoire d'un droit de circulation dans l'UE. de son partenaire vivant avec lui en vertu d'un partenariat enregistré. la directive de 2004 opère une distinction entre les personnes qui ont un lien étroit avec les citoyens de l'UE et celles qui n'ont pas un lien étroit avec les citoyens de l'union.  L'accessoire est la possibilité accordée au citoyen de l'union de séjourner dans tout EM avec les membres de sa famille. Liechtenstein.

il faut une mobilité effective d'un EM à l'autre. Le droit de séjour et de travail du membre de famille ressortissant d'un pays tiers et l'arrêt Zambrano  PPE : articulation libre circulation / qualité de ressortissant de pays tiers membre de famille de citoyen de l'union soulève des tensions entre la CJ favorable à une conception large de l'ouverture de cette liberté et les EM partisans d'une conception restrictive de cette ouverture. cette ressortissante du RU avait sollicité et obtenu un passeport Irlandais et après demandé à bénéficier d'un droit de séjour au RU.  En l'espèce.  La Cour de justice ajoute que le seul fait pour un ressortissant d'un Etat tiers de se maintenir sur le terr d'un EM après l'expiration de son visa.  La JRPD récente de la Cour illustre ces tensions. citoyenne du RU n'ayant jamais quitté le RU mais qui avait aussi la nationalité irlandaise. Exigence d'une circulation effective pour la mise en œuvre du droit de circulation et de séjour dérivé  PPE Pour le droit principal de circulation et de séjour du citoyen de l'union. DONC arrêt qui déduit de ce principe que le ressortissant d'un EM ne peut pas invoquer la directive 2004/38 pour se prévaloir d'un droit de séjour dans son propre Etat d'origine. EN EFFET. un EM ne peut pas dénier à ses propres ressortissants le droit d'accéder à son territoire et d'y résider à n'importe quel titre. la CJ énonce qu'en vertu d'un principe de DI puisé dans la CEDH et reconnu par le droit de l'union. CJCE 25 juillet 2002 Marcx  On peut s'interroger sur le point de savoir si cette dernière solution concerne toute sa pertinence après l'entrée en vigueur de la directive 2004/38. Elle ajoute que refuser ce droit de séjour et de travail reviendrait à contraindre le citoyen de l'union de quitter le territoire de l'union o PORTEE : de l'arrêt Zambrano doit être réduite au regard des circonstances de l'espèce. Le droit de circulation et de séjour au sens de la directive 2004/38 s'applique donc aux ressortissant NB Cette solution s'éclaire à la lumière des circonstances de l'arrêt McCarthy. Elle ajoute que le même principe interdit aux EM d'expulser ses propres ressortissants de leur territoire. Après avoir épousé un ressortissant Jamaïcain vivant au RU sans titre de séjour. ce ressortissant dispose déjà d'un droit de séjour inconditionnel tiré de son statut de national.  Arrêt Zambrano de 2011 :le ressortissant d'un pays tiers ascendant direct d'un enfant en bas âge ayant la citoyenneté dispose de plein droit d'un droit de séjour et de travail qui permet aux citoyens de l'union de jouir de l'essentiel des droits conférés par la qualité de citoyen de l'union. En l'espèce un enfant dont le père ressortissant d'un pays tiers fait l'objet d'une procédure d'expulsion de Belgique. Le but recherché était d'obtenir par ce biais une régularisation du séjour de son conjoint pris comme membre de famille d'un citoyen de l'union  DONC la CJ récuse la démarche et précise que l'art 21 TFUE prévoyant le droit de circulation et de séjour pour les citoyens de l'union ne s'applique pas d'avantage dans ce cas de figure.  DE PLUS Il est également énoncé qu'un EM n'est pas fondé à refuser de délivrer un titre de séjour et à prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un pays tiers qui est en mesure de rapporter la preuve de son identité et de son mariage avec un ressortissant d'un EM au seul motif qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire de l'EM concerné. 43 .totalement silencieuse sur le droit de circulation et de séjour ainsi on peut en déduire que les EM peuvent agir comme ils l'entendent.  Arrêt McCarthy CJUE 5 mai 2011. faute pour la personne intéressée de s'être déplacée dans un EM autre que le sien. ne justifie pas l'éloignement de ce ressortissant.

Arrêt Carpenter 11 juillet 2002. Ainsi. On a pu le voir dans le cas du regroupement familial dont le régime est spécifique. Ici le droit dérivé de circulation et de séjour n'est pas invoqué pour entrer et résider dans l'EM où travaille le citoyen de l'UE. Cette directive doit pouvoir déployer ses effets en cas de circulation dans le territoire de l'union en combinaison avec la directive 2004/38.  NB le ressortissant de pays tiers membre de famille était en l'occurence la belle-mère du citoyen de l'union et s'occupait de l'enfant de ce citoyen de l'union.Droit au séjour dérivé du membre de famille ressortissant d'un pays tiers dans l'Etat d'origine du citoyen de l'union  Q Le ressortissant d'un pays tiers membre de famille d'un citoyen de l'union peut-il mettre en œuvre le droit dérivé de circulation et de séjour dans l'EM d'origine du citoyen de l'UE ?  12 mars 2014 CJUE : citoyen de l’UE résidant dans son EM d’origine tout en travaillant dans un autre EM qui réside dans son EM d'origine tout en travaillant dans un autre EM. mais dans l'Etat d'origine de ce citoyen. Comme le contexte familial avait pu contribuer à la solution de l'arrêt Zambrano. (a pu jouer dans la solution du litige)  SOLUTION la Cour estime que l'art 45 TFUE est applicable à un citoyen de l'union qui exerce une activité pro dans le cadre d'une relation de travail dans un EM autre que celui de sa résidence. Mais leur domaine d'application est initialement différent. La Cour indique encore qu'à titre exceptionnel un droit de séjour dans l'union peut être reconnu à un ressortissant d'un pays tiers membre de famille d'un citoyen de l'union même si ce citoyen de l'union n'a pas exercé son droit de séjour dès lors que le refus du droit de séjour à ce ressortissant d'un pays tiers aura pour conséquence de contraindre le citoyen de l'union à quitter le territoire de l'union. Le citoyen de l'union doit en effet pouvoir vivre avec sa famille dans l'ensemble des EM même si tout ou partie des membres de cette famille se trouve issu de pays tiers et réside dans des pays tiers. qui était en outre son petit-fils. Les droits des ressortissants des pays tiers sont seulement des droits dérivés de l'exercice de la liberté de circulation. Ici un Néerlandais résidant en Hollande mais travaillant en Belgique qui entendait se prévaloir du droit dérivé de circulation et de séjour pour s’installer dans l’EM d’origine de ce citoyen de l’UE.  SOLUTION La Cour décide dans l'affaire Krechnik Meraga que les conditions de mise en œuvre du regroupement familial doivent être strictement appliquées dans sa note. 44 .  Il est possible voire probable que le contexte familial du litige a pu contribuer à la consécration de cette solution.  Une solution semblable est inspiratrice de celle rendue .  L'UE fixe les conditions du regroupement familiale dans une directive 2003/86 du 22 septembre 2003.  Cette décision procède d'une lecture très extensive et très favorable aux ressortissants de pays tiers. pour la Cour. une autre interprétation porterait atteinte à l'exercice des droits fondamentaux garantis par les traités. Elle précise que l'effet utile de cet art 45 exige qu'un droit dérivé soit accordé aux citoyens d'un pays tiers membres de famille d'un travailleur citoyen dans l'EM dont celui-ci détient la nationalité.  Arrêt Krechnik Meraga : affaire de regroupement familial dont on sait qu'il conjugue la citoyenneté de l'union au droit fondamental à une vie familial. Droit au regroupement familial et qualité de ressortissant d'un pays tiers  Un autre arrêt de la Cour laisse penser que l'approche de la Cour de justice tient très souvent compte de l'étroitesse ou du caractère lâche du lien existant entre le membre de famille existant entre le ressortissant d'un pays tiers et le ressortissant de l'UE eu égard au droit de séjourner dans l'union.

 CSQ DE L’ARRET mêmes que celles de l'arrêt Zambrano rendu en 2011. Le conjoint Nigérian bénéficiant d'un titre de séjour & Néerlandaise était retournée aux Pays-bas pour y rechercher du travail ou le Nigérian l'avait suivi et les autorités Néerlandaises l'avaient refusé.  CJUE 12 mars 2014 : Nigérian qui avait épousé en France une Néerlandaise. La différence tiendrait à 2 choses : o au fait que dans Zambrano le droit de séjour s'appuie sur la citoyenneté de l'union et au droit de séjour afférent alors que dans l'arrêt 2013 il s'agit du droit au regroupement familial issu du droit dérivé o là où l'arrêt Zambrano semble poser un principe général de reconnaissance d'un droit de séjour aux ressortissants de pays tiers membres de famille de citoyen de l'union. Elle estime que ce serait dissuader les citoyens de l'union de quitter leur Etat d'origine en mettant en œuvre leur droit de circulation et de séjour que de dénier à leurs membres de famille ressortissants de pays tiers un droit au retour. En effet le droit de circulation et de séjour n'est applicable qu'en cas de déplacement dans un autre EM. Les directives qui visent le régime d'entrée de séjour et de circulation des ressortissants de pays tiers veulent rapprocher le plus possible le statut des ressortissants des pays tiers du statut des citoyens de l'union afin de faciliter l'intégration des 1e. Pour la Cour cette solution permet de garantir l'efficacité du droit de circulation et de séjour. Ressortissants de pays tiers et problématique de l'espace Schengen PPE : La qualité de ressortissant de pays tiers & l'accès au droit de circulation et de séjour 45 . les ressortissants de pays tiers sont exclus des libertés de circulation. Elle précise ensuite que le droit de séjour au sens de la directive 2004/38 ne s'applique pas aux ressortissants de pays tiers membres de famille d'un citoyen de l'union quand ce citoyen de l'union entend séjourner dans son propre pays d'origine. l'arrêt Krechnik Meraga voit au contraire une prérogative exceptionnelle Droit au retour du citoyen de l'union dans son EM d'origine et situation d'un membre de sa famille ressortissant d'un pays tiers  PRINCIPE Un citoyen de l'UE dispose de plein droit du droit de résider dans son Etat d'origine. Elle consacre une sorte de droit au retour dérivé pour le membre de famille ressortissant d'un pays tiers. Exclusion des autres ressortissants des pays tiers des libertés de circulation En dehors des catégories citées au dessus. La Cour commence par rappeler que le membre de famille d'un membre de l'union ne dispose d'aucun droit autonome de circulation et de séjour. La Cour rappelle que les rapports du citoyen de l'union avec son EM d'origine sont régis par le principe de droit international selon lequel un Etat ne saurait refuser à son propre ressortissant le droit d'entrer sur son territoire et d'y demeurer. B. Les 2 époux s'étaient ensuite installés en Espagne. AUSSI la politique migratoire de l’UE est + libérale que celle des EM. 1. donc il faut la favoriser. EN EFFET Des considérations de politiques migratoires entravent cette LC des ressortissants des pays tiers. car elle estime que la main d’œuvre extérieure contribue à son développement éco. NB Cette solution est nouvelle.

La Cour ajoute que chaque EM de Schengen doit être rassuré par l'efficacité et la rigueur du contrôle opéré par tout autre EM de cet espace. Elle estime encore que les règles portant sur la reconnaissance des visas et des titres de courte durée sont les instruments de ce contrôle. Si l'on considère uniquement la question des bénéficiaires des libertés de circulation. Ce statut relève de la directive 2003/109 du 25 novembre 2003. La CJUE précise toutefois que les autorités compétentes disposent lors de l'examen des demandes de visa d'une large marge d'appréciation qui se rapporte aux conditions d'application des art 32§1 et 35§6 code frontière Schengen. la CJUE décide qu'un EM ne peut refuser d'accorder un visa en dehors des motifs énoncés par le Code frontière Schengen => CJUE 19 décembre 2013 Rahanian Koushkaki. Ici. Les pays de l'espace Schengen ont en commun une politique similaire de contrôle aux frontières. 2. la Cour précise que le contrôle aux frontières Euro des EM n'existe pas seulement dans l'intérêt de l'EM aux frontières desquelles ce contrôle s'exerce mais dans l'intérêt de l'ensemble des EM ayant aboli le contrôle à leurs frontières intérieures. D'après ce texte doivent être considérés comme résidants de longue durée ceux qui ont résidé 46 .  PPE DES ACCORDS : régissent l'entrée et le séjour des ressortissants des pays tiers dans les pays concernés.l'égalité de traitement entre demandeurs de visa Dans cette perspective. on peut distinguer 2 catégories de ressortissant de pays tiers : les ressortissants membres de famille de citoyens de l'UE. Norvège. les Pays-Bas. DONC On peut affirmer que les EM disposent d'une grande latitude pour refuser un visa Schengen à condition de motiver leur décision de refus. la CJUE estime qu'une analyse contextuelle de l'art 32 code visa schengen qui énumère les refus de visa permet de considérer que ces motifs sont exhaustifs.  AJD accords liant 22 EMUE et 3 états associés (Islande. le Luxembourg.Les accords Schengen impliquent donc pour la Cour un strict respect des règles harmonisées qu'ils prévoient. cad la possibilité pour les demandeurs de visa de tirer avantage des disparités de législation des EM en matière de visa . S'agissant du contrôle par le biais d'un visa. La politique des visas ne relève pas d'une appréciation discrétionnaire des EM de l'accord Schengen.  Initialement. Suisse). DE PLUS certains EM ont choisi de réguler l'accès des ressortissants des pays tiers avec mécanisme de contrôle commun de leurs frontières extérieures dans le système Schengen.sont liés à la politique migratoire de l'union qui implique la détermination de frontières extérieures dont le franchissement par les ressortissants de pays tiers subit un contrôle des EM. accord entre la Belgique. Ressortissants de pays tiers stricto sensu PPE ne bénéficient pas de plein droit de la livre circulation des personnes. les ressortissants de pays tiers stricto sensu.lutter contre le visa shopping. 2 objectifs : . Et de conclure que tous les mouvements transfrontières sont dès lors soumis au Code frontière Schengen.  La notion de frontière au sens du Code frontière Schengen a été précisée par la CJUE 14 juin 2012. NB : frontières extérieures existant entre tous les EM et les pays tiers. Celle-ci profite pour l'essentiel aux ressort de pays tiers bénéficiant du statut de résidant longue durée. l'Allemagne et la France.

La liberté de circulation des travailleurs salariés remonte au traité de Rome de 1957. AINSI - dans cette perspective la Commission suggère des solutions d'amélioration.de manière légal et ininterrompue pendant 5 ans sur le territoire d'un EM.Ainsi l'art 46 donne possibilité aux institutions de l'union d'édicter des règlements et directives pour mettre en œuvre la libre circulation des travailleurs salariés. .L'art 47 TFUE entend susciter l'échange des jeunes travailleurs entre EM. CHAPITRE II : LIBRE CIRCULATION DES TRAVAILLEURS SALARIES PREALABLE . . .L'art 45 => principe de la liberté de circulation adoptée en 1957 avec comme base l'égalité de traitement. o « La libre circulation des travailleurs est assurée à l'intérieur de l'union » o § 2 « Elle implique l'abolition de toute discrimination fondée sur la nationalité entre les travailleurs des EM en ce qui concerne l'emploi. Ces personnes bénéficient des mêmes droits éco et sociaux que les nationaux. . .Elle forme avec la liberté d'établissement et la libre prestation de services un ensemble qui constitue la libre circulation des personnes envisagée d'un point de vue purement économique.L'art 48 agit de même mais en ce qui concerne la sécurité sociale. . ONG et autres organisations d'engager des procédures administratives et judiciaires au niveau national au nom des travailleurs victimes de discriminations fournir une information aux employeurs et aux salariés migrants La libre circulation des travailleurs salariés est prévue aux art 45 à 48 TFUE (une des libertés fonda prévues par Rome) . les autres conditions de travail » o §3 « Elle comporte le droit sous réserve des limitations justifiées par des raisons d'ordre public. créer des points de contact dans chaque EM pour fournir des informations offrir des droits de recours appropriés au niveau national permettre aux syndicats.MAIS employeurs ne connaissent pas bien les règles que cette liberté sous-tend.DE PLUS travailleurs migrants ont des difficultés à trouver dans les EM un interlocuteur précis pour exercer pleinement leur droit de libre circulation. de santé publique :  de répondre à des emplois effectivement offerts  de se déplacer librement sur le territoire des EM  de séjourner dans un EM afin d'y exercer un emploi conformément aux dispositions législatives réglementaires et administratives régissant l'emploi des travailleurs nationaux  de demeurer dans des conditions sur le territoire d'un EM après y avoir occupé un emploi o §4 « Les dispos du présent article ne sont pas applicables aux administrations publiques » AINSI La libre circulation des travailleurs salariés se distingue de la circulation des travailleurs 47 .DONC discriminations directes ou indirectes fondées sur la nationalité des travailleurs. ils sont complément exclus du droit de circulation et de séjour. En pratique si ils veulent circuler dans l'UE.Le TFUE constitue la principale source de la libre circulation des travailleurs salariés. la rémunération. de sécurité publique. . leur régime de mobilité sera exclusivement réglé par les droits nationaux dans les Etats dans lesquels ils voudront se rendre. Concernant les ressortissants de pays tiers autres que les résidants de longue durée. . notamment dans l'accès à l'emploi et au travail.

Toutefois les 2 peuvent interagir. Caractère fondamental de la liberté professionnelle ORIGINE : traité de Rome n'évoque pas la liberté professionnelle. Cela étant. la libre circulation des travailleurs salariés ne peut plus aujourd'hui être cantonnée à sa dimension éco initiale. prévoit que toute personne doit avoir la possibilité de gagner sa vie par un travail librement entrepris. NB On observe que le TFUE énonce un principe de libre circulation désormais effectif. la libre circulation des travailleurs salariés confère des prérogatives juridiques particulières aux salariés. qui est la liberté professionnelle. les dispositions du traité de Rome sur la libre 48 . Ces prérogatives s'inscrivent dans un contexte plus large. Pour autant la liberté de circulation ne s'affranchit pas ici de sa connotation éco dans sa signification concrète. §1 : Principe de libre circulation des travailleurs salariés et liberté professionnelle Par un effet de contamination de la citoyenneté Euro.  L'art 151 TFUE reprend la démarche précédente du traité d'Amsterdam en attribuant à la liberté pro un caractère fondamental par renvoi à la charte social Euro et à la charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs. Elle entre désormais dans le contexte plus large des droits fondamentaux. Cette liberté pro prend appui également sur les droits fondamentaux adossés au droit de l'UE.indépendants. DONC caractère fondamental qui prend désormais appui sur la charte des droits fondamentaux de l'union. Section I : Le principe de la libre circulation des travailleurs salariés Dans son principe. o Charte sociale Européenne du Conseil de l'Europe signée le 18 octobre 1961 et révisée le 3 mai 1996. EN EFFET la 2nd relève principalement de la liberté d'établissement mais aussi de la libre prestation de service. o Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs signée les 8 et 9 septembre 1989 dans le cadre du droit communautaire qui prévoit que tout travailleur a le droit d'exercer toute profession ou tout métier dans la communauté précisant que la libre circulation est un moyen de réalisation de ce droit. A. Signification de la libre circulation des travailleurs salariés Dans le cadre limité des libertés de circulation. le droit de l'UE ne saurait faire l'éco d'une définition du travailleur salarié. Ex : transfert d'entreprise d'un EM à l'autre.  L'art 9 TUE fait lui aussi figurer la promotion d'un niveau d'emploi élevé dans les objectifs du traité. B. prônant seulement une libre circulation des travailleurs salariés. impliquant le cas échéant la mobilité des salariés avec l'entreprise elle-même. DONC traité d'Amsterdam de 1997 inscrit la liberté professionnelle dans le droit primaire => art 2 TUE (promotion de l’emploi élevée dans les objectifs de l’UE)  La liberté professionnelle est conçue par ce traité comme un droit fondamental de la personne qui s'inscrit dans les 2 chartes de travailleurs reconnus par l'UE.

il faut qu'ils disposent de la faculté de se déplacer sans entrave sur tout le territoire de l'union.  Les règles gouvernant la circulation des personnes puisées aussi bien dans le principe que dans le droit dérivé ne sont pas applicables aux activités qui ne présentent aucun facteur de rattachement à l'une quelconque des situations envisagées par le droit communautaire et dont l'ensemble des éléments se cantonne à l'intérieur d'un seul EM (CJCE 1 avril 2008 Gouvernement de la com Fr c/ Gouvernement de la communauté Flamande). EN OUTRE la notion de travailleur salarié est appréciée de façon souple par la CJUE dès lors 49 . Primordial car pour que tous les travailleurs de l'union puissent répondre aux offres d'emploi proposées dans les EM.circulation des travailleurs salariés reste immuable dans cette perspective de mobilité. lesquelles satisfont aux critères définis en droit de l'UE. C. Pour la Cour.  M. à la perspective éco s'ajouteraient les droits fondamentaux adossés sur la citoyenneté de l'union.(CJUE OL ). c'est une notion extensive définie selon des critères objectifs caractérisant la relation de travail en considération des droits et devoirs des personnes concernées. les autres conditions de travail => égalité de traitement entre les nationaux et les autres ressortissants des EM Le 2nd matériau est le droit de circulation et de séjour. la rémunération. Dubouy et Blumann précisent que pour les personnes morales la perspective éco des libertés pro demeure la seule grille de lecture des traités alors que pour les personnes physiques. Il est vrai qu'une convention coll a pour but exclusif de régir des relations de travail. C'est dire qu'une situation purement interne est régie par le droit national qui évince dès lors le droit de l'union. Il est possible pour une jur nationale de s'inspirer du droit de l'union pour régler une situation interne relative à la libre circulation des travailleurs.  L'art 1e du règlement 712/68 du 15 octobre 1968 : la libre circulation des salariés requiert les 2 composantes que sont le droit d'accéder à une activité salariée.  L'art 45 TFUE conçoit la liberté circulation des travailleurs comme un alliage entre l'abolition de toute discrimination fondée sur la nationalité en ce qui concerne l'emploi. Notion de travailleur salarié en droit de l'UE NB : notion donnée par la CJUE La notion de travailleur au sens des libertés de circulation relève du droit de l'union et non des droits nationaux.  Par ailleurs évoquer la signification de la libre circulation des travailleurs salariés suppose que soit précisé le régime des situations purement internes. Cet arrêt précise cependant que l'interprétation du droit de l'union peut être éventuellement utilisée par une juridiction nationale dans une situation qualifiée de purement interne et dans l'hypothèse où le droit de l'EM concerné imposerait de faire bénéficier tout ressortissant national des mêmes droits qu'un ressortissant d'un autre EM. Elle est autonome au regard des droits nationaux. et le droit d'exercer cette activité salariée sur le territoire d'un autre EM. DE PLUS CJUE déduit l'application du régime de libre circulation des travailleurs du seul fait qu'est applicable une convention collective nationale. La nature publique ou privée du lien juridique de subordination liant le travailleur à l'employeur est parfaitement indifférente de sorte que la def du travailleur en droit de l'UE s'applique aussi bien au statut de droit public qu'au statut de droit privé (CJCE 1974 Sotjiu).

 L'Etat d'accueil doit par ailleurs respecter le principe de proportionnalité. En outre.  L'EM d'accueil ne peut pas déroger à l'égalité de traitement tel que l'y autorise l'art 24§2 de la directive 2004/28. Il ne saurait donc y avoir la moindre discrimination fondée sur la nationalité. Il faut confronter cette égalité au contrat de travail du travailleur migrant. même celle qui ne revêt pas une nature discriminatoire. Droits principaux Dans ces droits principaux.  CJUE estime que l'intention d'être étudiant à titre principal ne constitue pas un critère susceptible de retirer au citoyen de l'union son statut de travailleur tel que définit objectivement par la CJUE (CJUE 21 février 2013). Pour être autonome.qu'il s'agit de la confronter à un autre statut. A. La CJUE affirme ainsi « la notion de travailleur en droit communautaire n'est pas univoque ». Une même activité éco peut tantôt relever de la libre circulation des travailleurs salariés.  Ce bénéfice s'étend également à leurs membres de famille. Le principe de l'égalité de traitement s'applique pareillement. Une donnée constante demeure consistant dans le caractère éco de l'activité du travailleur. des examens médicaux préalables.  Dubouy et Blumann rappellent qu'un Etat d'accueil ne saurait soumettre les ressortissants des autres EM à des quotas d'emploi. Elle s'est d'abord affirmée dans les libertés éco avant d'être happée par la liberté de circulation générique. L'activité d'enseignant revêt un caractère éco (CJCE 2 juillet 1986). Elle varie selon le domaine d'application envisagé (CJCE 12 mars 1998 Martinez Sala). tantôt de la liberté d'établissement ou de la libre prestation de service.  DEF les travailleurs salariés issus des autres EM accèdent aux emplois disponibles dans des conditions similaires à celles posées aux nationaux.  L'activité sportive est ainsi une activité éco pouvant être exercée dans le cadre d'une activité salariée ou bien §2 Les droits conférés aux travailleurs salariés L'art 45 TFUE confère aux ressortissants des EM des prérogatives qui reposent fondamentalement sur le traitement national des salariés & la CJUE en à ajoutée se fondant sur le principe du traitement national des ressortissants des autres EM. 1. Droit à la non-discrimination Le droit essentiel dans la libre circulation des travailleurs salariés est le traitement national aka égalité de traitement. 50 . les salariés circulant dans l'union ne doivent pas subir la moindre entrave. la notion de travailleur demeure assez contingente en droit de l'union. En somme le statut d'étudiant peut se cumuler avec celle de travailleur.  L'égalité de traitement retrouve son empire dès lors qu'il est question des règles d'ordre public posées par l'Etat d'accueil ou encore des lois de police du juge saisit. Egalité de traitement : socle commun de la liberté de circulation qui se décline ensuite dans toutes les libertés éco de circulation.  Arrêt Grenere : ressortissante d'un autre EM postulait à une profession de professeur en Irlande et ne maitrisait pas le Gaellique. ou a des examens pro discriminatoires. la non-discrimination se présente comme l'élément phare de la libre circulation des salariés. même si ceux-ci sont ressortissants de pays tiers.

Il convient par ailleurs de relever que les avantages fiscaux et sociaux profitent non seulement aux travailleurs migrants mais également à leurs familles. mais aussi aux enfants à charge de ces travailleurs. En outre le droit d'accès de l'enfant à l'enseignement ne dépend pas de ce que le parent exerce une activité salariée au jour du commencement de ses études. L'arrêt Texeira ajoute que ce droit spécifique de séjour de l'enfant du travailleur migrant n'est pas subordonné à la satisfaction de la condition d'autonomie financière de ses parents vivant avec lui. Protection située hors du champ de la discrimination (vient de JRPD CJUE) Au delà de l'atteinte au principe d'égalité de traitement. peu important que cette mesure s'applique indistinctement aux travailleurs nationaux et aux travailleurs venus d'autres EM.  Cette interdiction s'applique non seulement aux travailleurs salariés mais également au travailleurs indépendants. Le principe d'égalité d'accès à l'emploi et dans les conditions d'exercice du travail demeurerait assez vaine si les salariés migrants ne bénéficiaient pas des mêmes régimes fiscaux et des mêmes avantages sociaux que les nationaux. Les travailleurs migrants sont donc traités avec les nationaux sur un pied d'égalité concernant la fiscalité et les avantages sociaux.  L'arrêt Texeira répond : le droit de séjour et à l'égalité de traitement perdure sous l'empire de la directive 2004/38 dans les mêmes conditions que celles existant dans le droit antérieur. BASE : CJUE Sager & Demeyer 1991.  AINSI. La question se pose de savoir si ces principes posés avant la directive 2004/38 gardent leur pertinence.2. L'égalité de traitement doit s'étendre aux avantages fiscaux et sociaux qui complètent les avantages directement liés à l'activité pro. PPE Il s'agit donc pour la CJUE d'empêcher que les EM n'entravent la libre circulation des travailleurs par des mesures qui ne constituent ni des discriminations directes ni des discriminations indirectes. Droits accessoires Ce que les textes ont prévu initialement pour les travailleurs salariés a été étendu aux travailleurs indépendants. l'enfant à charge conserve son droit de séjour dans l'EM d'accueil quand bien même ses parents auraient divorcé et auraient cessé de jouir du statut de travailleur migrant. + Kraos 1993 qui est encore plus clair. 1. Egalité fiscale PPE : régimes fiscaux disparates dans les EM MAIS un EM ne peut pas pratiquer de discrimination directe ou indirecte à l’encontre d’un salarié migrant sur le plan fiscal  L'art 45§2 TFUE : la libre circulation des travailleurs salariés implique le droit « de séjourner dans un des EM pour y exercer un emploi conformément aux dispositions 51 . Autrement dit. DONC Etat ne saurait édicter une mesure qui gêne la circulation des travailleurs. B. le droit de l'UE protège les salariés mais également les travailleurs indépendants contre toute forme d'entrave à la libre circulation. le droit autonome de séjour de l'enfant et son droit à l'égalité de traitement demeure après la directive.

La CJUE fait entrer dans le champ les salariés Ainsi si un salarié mettant en œuvre la liberté de circulation est ensuite envoyé dans un pays tiers. cad d'application du droit. il bénéficie des mêmes avantages fiscaux que les nationaux de l'Etat d'accueil eux aussi envoyés dans un pays tiers. Cette décision interdit aux EM de soumettre l'octroi d'avantages sociaux à la détention par les travailleurs migrants d'une carte de séjour délivrée par l'EM d'accueil car une telle exigence constitue une discrimination fondée sur la nationalité contraire à l'égalité de traitement. Section II : Effectivité de la libre circulation des travailleurs salariés Il ne s'agit plus de considérer la libre circulation des travailleurs salariés sous l'angle du principe mais plutôt dans une optique d'effectivité. Un autre exemple consiste dans le fait de calculer les abattements d'impôt de manière désavantageuse pour le travailleur migrant en tirant argument de sa situation personnelle et familiale (CJCE 12 décembre 2002 De Groot). 52 . AINSI un EM ne peut conditionner la restitution d'un trop-perçu d'impôt à ce que le salarié migrant réside effectivement sur son territoire (CJCE 8 mai 1990 Biehl). Les travailleurs migrants bénéficient des différentes allocations et prestations sociales directement ou indirectement liées à l'activité salariée dans les mêmes conditions que les nationaux. C'est la notion d'avantage social qui pose souvent problème.  L'arrêt dit en outre que l'allocation d'éducation servie aux travailleurs Allemands pour l'éducation de leurs enfants constitue un tel avantage social.législatives réglementaires et administratives régissant l'emploi des travailleurs nationaux ». Egalité dans les avantages sociaux L'égalité de traitement dans les avantages sociaux résulte du principe qui veut que les travailleurs migrants sont soumis au même régime de protection sociale de l'EM dans lequel ils exercent leurs activités. l'égalité fiscale concerne aussi les travailleurs indépendants oeuvrant soit dans le cadre de la liberté d'établissement soit dans le cadre de la lire prestation de service. La CJCE « tous les avantages liés ou non à un contrat d'emploi qui sont généralement reconnus aux travailleurs nationaux en raison de leurs qualités objectives de travailleurs ou du simple fait de leur résidence sur le territoire national et dont l'extension aux travailleurs des autres EM apparaît dès lors comme de nature à faciliter leur mobilité à l'intérieur de la communauté » => CJCE 12 mars 1998 Martinez-Sala. Ex : le parent ascendant du salarié migrant est éligible au revenu minimum garantit aux personnes âgées par l'Etat d'accueil => CJCE 12 juillet 1984 Castelli Le salarié migrant a droit dans les mêmes conditions que les nationaux au financement de l'étude de ses enfants même si la scolarité est poursuivie dans un autre EM (CJCE 26 février 1992 Bernini). Le droit applicable en cette matière réside dans le règlement 1408/71 du 14 juin 1971. Les entreprises peuvent réclamer l'application de l'égalité fiscale au profit de leurs salariés migrants. 2. Au delà des salariés migrants. lequel a été étendu aux travailleurs indépendants et à leurs familles par le règlement 1390/81 du 12 mai 1981.

A. Le droit de l'UE exige par ailleurs que tout salarié bénéficie d'un droit de recours juridictionnel pour faire valoir ses droits afférent à l'encontre de l'employeur. délai de préavis. L'accès à l'emploi En droit de l'union. Il ne saurait y avoir la moindre discrimination fondée sur la nté entre les nationaux et les travailleurs migrants. Cette directive contraint tout employeur à informer le salarié sur les éléments essentiels du CT en portant à sa connaissance les éléments suivants : identité des parties. Plus généralement. l'accès à l'emploi est dominé par l'égalité de traitement. Cette règle vaut tout autant pour les ressortissants de pays tiers résidents de longue durée dans l'union. Elles portent sur l'égalité H/F ou sur l'origine ethnique. B. le droit de l'UE comporte un régime plus riche touchant par ex aux conditions de travail. Exercice d'une activité salariée Au delà de l'offre d'emploi. On relève également l'intervention de fonds Européens. l'UE met en œuvre une véritable stratégie pour promouvoir un niveau élevé de l'emploi dans le marché intérieur. Le droit dérivé prend ici sa part avec un arsenal substanciel de directives qui prohibent les discriminations directes et indirectes dans l'accès à l'emploi. date du début du contrat. A l'échelle microéconomique (des individus). montant de la rémunération avec ses accessoires. durée des congés payés. le droit de l'UE ne saurait manquer de s'intéresser à la relation de travail organisée par le CT.  le droit dérivé intervient pour fixer les règles essentielles du CT. 53 .. la libre circulation des travailleurs salariés confère des prérogatives aux salariés qui viennent se confronter aux législations nationales qui ne vont pas toutes dans le sens d'une ouverture du marché de l'emploi aux ressortissants des autres EM.. qualité de l'emploi ou durée journalière. En l'absence d'un CT. Dans l'accès à l'emploi. en particulier le fond social Européen (FSE) qui finance en partie des projets proposés par les EM et choisis par la Commission. ces infos peuvent figurer dans une lettre d'engagement ou une déclaration écrite portée à la connaissance du salarié dans les 2 mois qui suivent l'embauche. à l'égalité H/F. conv coll applicable. aux conflits coll de travail. à l'implication des travailleurs salariés dans la gestion des entreprises. L'ensemble de ces infos doivent figurer dans un écrit => CT.DONC Il faut s'attacher aux modalités d'accès et d'exercice d'une activité salariée mais aussi aux restrictions que les EM peuvent apporter à la liberté ainsi mise en œuvre en vertu du droit de l'union. §1 Liberté d'accès et d'exercice d'une activité salariée PPE : Pour l'accès à une activité salariée. par la directive 91/533 du 14 octobre 1991. l'accès à l'emploi pourrait être considéré d'un point de vue macroéconomique en envisageant l'éco de l'emploi dans sa globalité puis d'un point de vue microéconomique à l'échelle des individus. durée prévisible du contrat. au travail intérimaire. lieu de travail.

En outre. Les salariés concernés par les emplois de l'adm publique ne sont pas définis en considération du caractère public de la personnalité de l'employeur. mais au droit de l'UE.  La CJUE raisonne en considération de la finalité de l'emploi en cause. il faut aussi tenir compte de l'exception posée par la jp dans l'arrêt Cassis de Dijon : restrictions tenant aux exigences impérieuses d'IG.§2 Restrictions légitimes à la libre circulation des travailleurs salariés L'art 45§3 TFUE prévoit des dérogations à la libre circulation des travailleurs salariés justifiées par l’OP. car la fonction juridictionnelle en France relève de la souveraineté de l'Etat et échappe en conséquence aux droits conférés par les libertés de circulation. La CJUE retient aussi que la définition des emplois de l'adm publique ne doit pas se fonder sur la nature de l'institution qui offre cet emploi mais sur les finalités de la fonction en cause. La Cour de Justice opère cependant une lecture restrictive de la notion d'emploi de l'administration publique (CJCE 17 décembre 1980 Com c/ Belgique). cette exception correspond à une conception traditionnelle de la souveraineté de l'Etat. En d'autres termes.  La CC affirme dans cet arrêt que la détermination du contenu de la notion d'emploi de l'administration publique ne relève pas des EM mais du droit de l'union. de la Cour de justice elle-même. Les emplois de l'adm publique S'agissant de l'expulsion des non nationaux des emplois de l'adm publique. Comme le droit de l'union version droit écrit est silencieux. La lecture restrictive d'emploi de l'adm publique revient constemment en jp. ce sont les caractéristiques de la fonction exercée qui importent.  La CJUE définit ainsi les emplois de l'adm publique : ce sont des emplois fermés aux ressortissants des autres EM parce-que ces emplois qui comportent une participation directe ou indirecte à l'exercice de la puissance publique et aux fonctions qui ont pour objet la sauvegarde des intérêts généraux de l'Etat doivent être réservés aux nationaux en raison de ses caractéristiques précises. Ainsi si un dirigeant de sté commerciale ou un commerçant l'un et l'autre ressortissants d'un autre EM peut participer aux élections des chambres de commerce et d'industrie.  La CJUE estime également que cette def des emplois de l'adm publique ne doit pas se fonder sur la nature de l'inst qui emploie. Autre exception : les emplois dans l'adm publique Dans l'arrêt CJUE 17 décembre 1980 Com c/ Belgique. la Cour affirme qu'il n'appartient pas aux droits nationaux de définir les emplois de l'adm publique. sécurité publique ou santé publique L'art 45§4 TFUE : dérogation spécifique à la libre circulation des travailleurs salariés : pas applicable aux emplois dans l'adm publique. La Cour de justice énonce à ces occasions que cette exception doit recevoir une interprétation 54 . ni l'un ni l'autre ne peuvent se faire élire comme juge au TC dans le cadre des élections. La JRPD de l'union donne la même lecture restrictive qu'elle opère dans l'interprétation de l'art 51 TFUE. Les 2 conditions sont cumulatives. 1. La CJUE définit ainsi les emplois de la fonction publique fermés aux ressortissants des autres EM : emplois qui comportent une participation effective ou indirecte à l'exercice de la puissance publique et aux fonctions qui ont pour objet la sauvegarde des intérêts généraux de l'Etat ou des autres coll publiques (CJCE 17 décembre 1980 Com c/ Belgique).

La CJUE en conclut que ces critères ne sont pas remplis par l'activité d'enseignement => CJCE 2 juillet 1986 Lawry Blum. la condition de proportionnalité de cette mesure au but poursuivi => CJCE 31 mars 1993 Kraus. l'exercice d'actions collectives par un syndicat de travailleur visant à conduire une entreprise à conclure un accord collectif applicable aux salariés d'une filiale de cette entreprise installée dans un autre EM peut constituer une restriction à la liberté d'établissement. Elle précise encore qu'il faut entendre par « emploi de l'adm publique » les emplois exclus de la libre circulation des travailleurs. les travailleurs salariés ont lieu d'être satisfaits seulement dans une certaine mesure. CHAPITRE III : LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES (OPERATEURS ECO) ET DES SERVICES Section I : Le bénéfice des libertés d'établissement et de la libre prestation de services 55 . Le droit de grève reconnu par la jp de la CJUE (CJCE 11 décembre 2007 Viking). il n'en demeure pas moins que son exercice peut être soumis à un certain nb de restrictions => CJCE 11 2007 Viking. Elle ajoute une limite à cette prérogative : si le droit de mener une action collective doit donc être reconnu en tant que droit fondamental faisant partie intégrante des PGD Euro dont la Cour assure le respect. Elle affirme cela tout en validant une législation nationale qui permet d'interdire l'exercice du droit de grève quand cet exercice est contraire aux bonnes mœurs. un ensemble d'emploi qui comporte une participation directe ou indirecte à l'exercice de la puissance publique et aux fonctions qui ont pour objet la sauvegarde des intérêts généraux de l'Etat ou autres coll publiques. La Cour ajoute que l'accès à certains emplois ne saurait être limité du seul fait que les personnes appelées à accepter ces emplois sont placées sous le statut de fonctionnaire. 2.qui limite sa portée à ce qui est strictement nécessaire pour sauvegarder les intérêts que cette disposition permet aux EM de protéger. Par ailleurs. Il y a d'autres conditions : la compatibilité de la mesure avec les objectifs poursuivis par la mesure d'entrave. Les raisons d'IG ne suffisent pas à elles-seules. Sur ce point. Il faut admettre que les droit des travailleurs salariés dans l'union ne tirent pas leur source exclusivement des libertés de circulation. La jp ajoute au droit primaire et au droit dérivé les principes généraux du droit. La Cour précise que ce droit de grève est protégé conformément au droit communautaire et au droit national. Les exigences impérieuses d'IG déclinées à la libre circulation des travailleurs salariés La JRPD applique à la libre circulation des travailleurs salariés une exception constante à toutes les libertés de circulation. Ainsi la CJCE reconnaît le droit des salariés de mener une activité collective y compris le droit de grève. au droit communautaire ou au droit national.

L'exercice de la liberté d'établissement et de la libre prestation de services implique que la migration de la personne concernée soit effective.  Art 20 TFUE : les citoyens de l'union jouissent des droits et sont soumis aux devoirs prévus par les traités. son exercice suppose soit la migration de la personne. Qualité de ressortissant d'un pays tiers et liberté d'établissement et de prestation de services 1. C'est à propos du droit d'établissement confronté au cumul de ntés que la CJCE a posé les jalons du régime de détermination de la nté en droit de l'UE. Dans le cas de citoyens multiples. La situation est plus simple pour les personnes physiques que morales. Le droit de l'UE se borne donc à enregistrer au nb des citoyens de l'union toutes les personnes jouissant de la qualité de citoyen d'un EM. §1 Bénéficiaires de la liberté d'établissement et de la libre prestation de services PRINCIPE La liberté d'établissement profite aux ressortissants de l'UE.  Art 20§1 « est citoyen de l'union toute personne ayant la nté d'un EM ». Tout ressortissant d'un EM jouit de la citoyenneté de l'union qui est conditionnée par la détention de la citoyenneté de l'EM.Sous-section I : La liberté d'établissement et la libre prestation de services pour les personnes physiques NB La liberté d'établissement et la libre prestation de services profite aux personnes physiques. Quant à la libre prestation de services. A. La citoyenneté de l'union s'ajoute à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas. soit la migration du produit. B.  La Cour y explique que l'attribution de la nté d'une personne est tributaire d'une nationale. la nté Argentine étant indifférente. Elle a indiqué que la nté était définie en vertu d'une compétence nationale tributaire du droit international classique et conformément au droit communautaire => CJCE 7 juillet 1992 Micheletti. l'intéressé se prévaudra de sa qualité de citoyen de l'union en vertu de la nté de l'un des EM. La qualité de citoyen de l'UE et libertés d’établissement et de prestations de service Le bénéfice des libertés de circulation à des fins d'établissement ou de prestations de service se trouve lié à la qualité de citoyen de l'union. désirant s'installer en Espagne en vertu du droit d'établissement. ainsi que de son épouse qui était Argentine. MAIS Les ressortissants des pays tiers ne sont toutefois pas exclus de ces libertés.  Dans cette affaire. il s'agissait de Micheletti qui avait la nté Italienne et Argentine. Textes et contexte 56 .  Le droit d'établissement lui a été reconnu en vertu de sa nté Italienne. soit la migration des 2 à la fois. Il appartient à chaque EM de déterminer son statut de nationalité. Il importe peu que l'autre nté soit celle d'un EM.

Norvège. C'est dire que l'accès des ressortissants de pays tiers à la libre d'établissement s'intègre désormais dans la pol migratoire de l'union. Dans cet affrontement. les EM semblent avoir initialement avoir eu l'avantage sur les institutions de l'union.PPE : L'accès des ressortissants des pays tiers aux libertés d'établissement et de prestation de service est une pb qui relève du statut des étrangers dans l'UE. et la directive 2003/109 sur le régime d'entrée et de séjour des ressort des pays tiers et la directive 2004/38 sur le droit de circulation des citoyens de l'union et de leur famille. Liechstenstein). il y a pleine assimilation des ressortissants des pays intéressés aux citoyens de l'union pour ce qui est de l'accès à la liberté d'établissement 57 . accès soumis à autorisation pour les ressort des pays tiers. Ceci en l'absence de textes précis dans les traités donnant une compétence exclusive à l'union sur cette matière.  Cet accord lie l'union et les 3 pays de l'association Euro de libre-échange (Islande. La construction de ce droit révèle une tension entre les EM soucieux de conserver la maitrise du statut des étrangers afin de canaliser l'immigration et de l'autre côté les inst de l'union assez favorables à une plus grande ouverture à l'immigration et ceci dans l'intérêt du marché intérieur.  Aux termes de cet accord. Il n'est pas véritablement question d'accès aux activités éco. C'est dans cette perspective que doivent être lus la directive 2003/86 sur le regroupement familial. Ce texte prévoit l'accès possible des étrangers installés dans l'union aux prestations de services dès lors que le droit dérivé s'engage dans cette voie. l'art 56 TFUE énonce « le Parlement Euro et le Conseil statuant conformément à la procédure législative ordinaire peut étendre le bénéfice des dispositions du présent chapitre aux prestations de service des ressortissants d'un Etat tiers et établit à l'intérieur de l'union. aux accords Schengen et aux ressortissants de pays tiers. Bénéfice des libertés en vertu d'accords conclus avec des pays tiers Distinction accords d'association et les accords qui n'emportent pas assimilation des ressortissants de pays tiers aux citoyens de l'union en considération de la liberté d'établissement et de la libre prestation de services. 2. asile. on peut en relever un seul : l'accord sur l'espace éco Européen (EEE) de 1992. L'art 15§3 de la Charte des droits fondamentaux de l'union prévoit que « les ressortissants de pays tiers qui sont autorisés à travailler sur le territoire des EM ont droit à des conditions de travail équivalentes à celles dont bénéficient les citoyens de l'union. A bien des égards. le statut des étrangers en droit de l'union suit un régime qui demeure largement en chantier. Il convient de se reporter au développement relatif au droit de circulation et de séjour confronté à l'accord sur l'espace éco Euro. immigration. Il apparaît que ces difficultés persistent quand il s'agit de s'interroger sur l'accès des ressortissants des pays tiers à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Pendant un certain temps cette question a fait l'objet d'une dispute de compétence par les EM (CJCE 9 juillet 1987 Allemagne c/ Commission). Cependant le traité d'Amsterdam de 1997 est venu combler ce manque en prévoyant un titre IV dédié au visa. Ce débat est loin d'être clos. Accords prévoyant un régime d'assimilation  S'agissant de ces accords. En matière de prestation de services.

Bénéfice de la liberté d'établissement aux ressortissants de pays tiers membres de familles de citoyens de l'union Ce droit d'accès a initialement fait son apparition dans les libertés éco avant de gagner la citoyenneté de l'union. CC Ferrer & Laderer Le préalable de la circulation d'un EM à l'autre constitue donc une condition indispensable d'éligibilité au droit conféré par la liberté de circulation. La CJUE a permis au ressortissant d'un pays tiers marié à un ressortissant communautaire de bénéficier de l'égalité de traitement dans la reconnaissance des qualifications et diplômes dans les mêmes conditions qu'un travailleur ressortissant d'un EM (CJCE 7 mai 1986 Gul). il règne une diversité de situation dans le régime de traitements des ressortissants des pays tiers. On peut identifier des accords de coopération qui prévoient un droit d'établissement pour les ressortissants du pays signataire. la libre circulation profite aux ascendants ou descendants de citoyens de l'union.  La clause de stand stil se borne à faire obstacle à l'adoption par les parties de nouvelles mesures restrictives sur la matière qui fait l'objet de l'accord. il faut que le citoyen de l'union puisse lui-même se prévaloir du droit de circulation et de séjour ou de la liberté de circulation éco. DONC C’est pour cette raison qu'on dit que le ressortissant du pays tiers d'un citoyen de l'union est accessoire. mobilité d'un EM à l'autre du citoyen de l'union et de son conjoint.  Cet accord a été remis en cause par une votation Suisse de 2014 et doit être renégocié. On observe dans un 2nd temps que la CJUCE reconnaît le droit d'établissement et la libre prestation de services aux ressortissants d'un pays tiers même en cas de rupture du lien matrimonial (CJCE 7 juillet 1992 Singh). Accords ne prévoyant pas un régime d'assimilation entre citoyens de l'union et ressortissants des pays tiers concernés  A propos de ces accords. 4. Au delà des conjoints. Ainsi. Il en est ainsi de l'accord du 21 juin 1999 conclu entre l'UE et la Suisse. Le mariage a constitué un puissant vecteur d'ouverture des libertés éco aux ressortissants des pays tiers.  Cet accord ne prévoit le bénéfice de la liberté d'établissement qu'au profit des seules personnes physiques => CJCE 12 novembre 2009. le père d'un enfant mineur citoyen de l'union s'est vu reconnaître un droit de séjour et de travail alors qu'il était dépourvu d'un droit de séjour en Belgique (CJCE Zambranno). Il faut qu'il y ait eu circulation. Il est tributaire du citoyen de l'union. Situation des autres ressortissants de pays tiers Concernant les ressortissants de pays tiers sollicitant le droit d'établissement ou la libre prestation de service en l'absence d'accord entre l'union et leur pays d'origine et en l'absence 58 .  Les personnes morales sont ici exclues de la liberté d'établissement. 3.  L'égalité de traitement s'applique donc pareillement aux personnes concernées. dans l'arrêt Zambranno.et à la libre prestation de services. Cette ouverture résulte avant tout de la JRPD Pour que les ressortissants de pays tiers membres de famille de citoyens de l'union puissent faire valoir le droit d'établissement et la libre prestation de services.

Ces conditions évitent que les personnes non actives sur le plan pro qui s'installent dans un EM autre que le leur ne constitue pas une charge en assistance trop importante pour l'EM d'accueil. Si ils veulent en bénéficier. s'établir ou effectuer des prestations de services dans les autres EM. Les 6 EM ne faisant pas partie de l'espace Schengen suivent des règles spécifiques.situation de l'étranger se trouvant déjà sur le territoire de l'union . TFUE pose le principe d'une équivalence de condition d'exercice du travail entre les résidants de longue durée et le citoyen de l'union.situation ne se trouvant pas sur le territoire de l'union  Etranger se trouvant sur le territoire de l'union S'agissant des ressort de pays tiers résidants de longue durée. Contexte général et évolution Quand le traité de Rome a été conclu. Concernant les autres étrangers (de non longue durée) ils sont exclus du droit d'établissement et de la libre prestation de services. La CJCE n'est pas favorable à ce que les EM restreignent les séjours de + de 3 mois des citoyens de l'union non actifs pour la raison que ces non-actifs constitueraient une charge en assistance social trop importante. il leur faut se soumettre au régime de l'entrée et de séjour aux ressort de pays tiers dans l'union. Le droit commun réside dans le code frontière Schengen. la liberté de circulation des personnes sur l'ensemble du territoire de l'union ne se fonde plus uniquement sur l'exercice d'une activité éco. EN EFFET dans la directive 2004/38 on voit que les citoyens de l’UE peuvent circuler et séjourner dans un EM qui n'est pas le leur. touristes. la CDFUE. la liberté de circulation d'un EM à l'autre reconnue aux ressortissants communautaires se justifiait par des raisons éco.  Etranger se trouvant en dehors du territoire de l'union Pareils étrangers se trouvent exclus du droit d'établissement et de la libre prestation de service. on distingue 2 situations : . il doit pouvoir circuler. D'une manière générale.de membre de famille d'un citoyen de l'union. l'étranger résidant en dehors du territoire de l'union et souhaitant s'établir dans l'union doit se soumettre au régime gouvernant l'immigration éco. en particulier obtenir un visa d'entrée dans l'UE. §2 : Accès aux activités économiques A. Ex : étudiants. Aujourd'hui. Ils ne peuvent séjourner sans aucune entrave que sur une période de 3 mois. la régularité de leur séjour dans l'union leur offre en principe l'accès au droit d'établissement et à la libre prestation de services. ET Le maintien de ces restrictions résulte des difficultés récurrentes de financement de la protection sociale dans les différents EM. Au delà. il faut que le citoyen de l'union soit un travailleur salarié ou indépendant dans l'EM d'accueil ou une personne inscrite dans un établissement financé par un EM. Elle estime en effet que le seul fait de bénéficier dans l'Etat d'accueil d'une prestation d'assistance sociale ne suffit pas à démontrer que ce citoyen de l'union représente une charge 59 .Ce traitement équivalent revêt pour le résidant de longue durée un caractère fondamental étant donné la nature du texte. Le pays d'accueil initial ayant contrôlé la régularité du séjour de cet étranger.

la CC a décidé que les notaires n'exercent pas une activité participant directement et spécifiquement de l'autorité publique.. Tout ressortissant de l'UE peut en France être électeur et éligible aux élections des chambres de commerce et d'industrie et donc être membres du collège qui désigne les juges consulaires. En dehors de la fonction publique. qui exclue de la libre circulation des travailleurs salariés les emplois de l'adm publique. La CJCE entend par ce type d'activité celles qui relèvent de l'exercice du pouvoir Régalien. l'Etat Fr réservait jusque là la pratique de la profession notariale aux seuls ressortissants Fr qui agissaient alors en qualité d'officier public ministériel. Exclusion de certaines activités Art 51 TFUE exclut certaines activités de la liberté d'établissement. seul un Français peut être élu juge consulaire parce-que cette interdiction relève de la souveraineté nationale et donc de l'exercice de l'autorité publique de telle sorte que cette fonction peut être fermée aux autres ressort de l'UE. DONC CJCE opère une lecture restrictive de l'art 51 TFUE. La question s'est posée de savoir si les notaires qui établissent les actes authentiques dans certains EM participent de l'exercice de l'autorité publique au sens de l'art 51 TFUE.  La CJUE donne raison à la Commission au motif que l'authentification des actes par les notaires résulte du choix des parties aux actes en question et que l'obligation faite par certains EM d'avoir recours aux actes notariés ne constitue pas un motif déterminant pour valider l'exception à la liberté d'établissement posée à l'art 51 TFUE. la police. Il faut procéder à une appréciation globale et in concreto de la situation de l'intéressé (CJCE 19 septembre 2013). certaines activités ou professions participent de l'exercice de l'autorité publique.  Dès lors les notaires ne participent pas directement et spécifiquement à l'exercice de 60 . Aux termes de la JRPD il apparaît en effet que la fonction publique n'est pas par définition exclue de la liberté d'établissement. Cette disposition est également applicable à la libre circulation des services par renvoi de l'art 62 à l'art 51. Ces juges Fr sont désignés par un collège dont les membres sont élus par les commerçants dans le cadre des élections des chambres de commerce et d'industrie. L'enseignement public ne relève pas ainsi de l'exercice du pouvoir Régalien et se trouve en conséquence exclut du champ d'application de l'art 51 TFUE. B. Art 51: « sont exceptés de l'application des dispos du présent chapitre en ce qui concerne l'Etat intéressé les activités participant dans cet Etat même à titre occasionnel à l'exercice de l'autorité publique ».  La Com a contesté cette discrimination qui empêche jusque là un ressortissant d'un autre EM de s'établir en France comme notaire. l'armée. Art 51 TFUE rappelle l'art 45§4 TFUE. ce qui couvre la magistrature. Il en résulte qu'un Anglais peut faire partie de la fonction publique Belge. La CC condamne donc 7 EM. CJUE 24 mai 2011 Com c/ France  Aux termes de cet arrêt. Ce qui pose difficulté est la formule activité participant de l'exercice de l'autorité publique. En revanche..déraisonnable pour le système d'assistance sociale de l'EM d'accueil. Dans une série de 7 arrêts de 2011. les notaires Fr dressent des actes authentiques qui font foi et sont exécutoires en raison de cette force supérieure et de ce caractère exécutoire des actes notariés.

La construction et le bon fonctionnement du marché intérieur exigent que les personnes morales puissent circuler. les stés sont les principaux acteurs du marché intérieur. une telle assimilation n'opère pas pleinement car si on prend l'ex de la sté. dc de loi. sa nature même fait obstacle à cette pleine assimilation. Comment s'applique le droit d'établissement aux stés créées dans les ordres jur des EM. il existe des stés créées dans le cadre du droit de l'union. la liberté d'établissement profite. tout ressortissant de l'union peut devenir notaire dans un autre EM à condition de remplir les conditions objectives (diplomes. 61 . I. Les disparités de législation des EM ne peuvent que ralentir la réalisation complète du marché intérieur et perturber l'efficacité de son fonctionnement. En pratique. il n'existait pas de stés directement issues du droit communautaire. Aux unes et aux autres. Plusieurs raisons conduisent à retenir l'expression personne morale : il est au moins une personne morale qui bénéficie de la liberté d'établissement sans pour autant être nominalement une sté : le Groupement Euro d'Intérêt Eco. En droit de l'UE. Personnes morales de droit interne La liberté d'établissement et la libre prestation de services bénéficie à l'origine avant tout aux stés au sens où l'entendent les droits des EM. Autre raison : idée que la libre prestation de services est ouverte à toute personne morale sans distinction de statut. s'établir et exercer leurs activités sans entraves dans tous les EM. Autre raison : l'UE nourrit l'ambition de créer un statut Euro des groupements ayant vocation à exercer des activités à but non lucratif. Le droit de l'union s'efforce de limiter ce type de risque. En 1957.l'autorité publique et ne relèvent dc pas des exceptions de l'art 51 TFUE. il est essentiel de comprendre que la liberté d'établissement profite à toutes les stés rattachées à un ordre jur faisant partie de l'union et plus concrètement aux ordres jur nationaux. Il y a une volonté du législateur Euro d'assimiler les personnes morales aux personnes physiques. La question qui se pose ici est celle de l'identification précise de la sté au sens où l'entend le droit de l'union. qualifications. Depuis 2001.. quelle coordination pour les droit nationaux en matière de stés ? Grâce à leur faculté de forte mobilisation des moyens de production et de création consécutive de richesse. Circuler pour une sté veut dire transférer son siège social et donc changer de nté. L'attribution des libertés de circulation aux stés de droit interne perdure.). Sous-section II : Liberté d'établissement et de prestation de services pour les personnes morales La liberté d'établissement profite exclusivement aux stés à but lucratif. Pour Cyril Nourissa..

cad la course à la loi plus favorable. Elle tend à lever les obstacles dressés par les Etats à la mobilité de sièges sociaux. Le droit de l'union ne vise que les stés en tant que groupement à but lucratif. A. mais inflexion récente. Les EM n'ont pas toujours les mêmes législations sur les stés. Il y a l'arrêt Daily Mail. Application du droit d'établissement aux stés créées dans les EM Le droit de l'union a évolué vers une libéralisation de la possibilité des stés de s'implanter sans entrave dans les EM et sans perdre leur personnalité jur. C'est la jp de la CJUE qui a fixé les règles d'application du droit d'établissement aux stés. la situation du principal établissement de la sté dans un EM. En d'auttres termes. Il n'existe pas de conception unitaire de la nté des stés dans l'union et il ne saurait être question que la CJUE élimine en cette matière toute marge d'appréciation des EM. ⁃ ⁃ L'art 54 pose 2 séries de critères de qualification d'une sté en droit de l'union : conformité de la Constitution de la sté au droit d'un EM. Il est permis à une sté ayant son siège dans un EM de transférer ce siège dans un autre EM avec maintien de la personnalité morale. La CJUE estime dans cet arrêt que le droit d'établissement ne permet pas à lui seul le transfert de siège de stés d'un EM vers un autre avec maintien de la personnalité morale des stés concernées. Les stés constituées en conformité de la législation d'un EM et ayant leur siège statutaire.La coordination des droits des stés des EM constitue l'un des chantier permanent de l'union. Les enjeux sont importants. La Cour en déduit la possibilité de créer dans un EM une succursale destinée à accueillir la 62 . leur administration centrale ou leur principal établissement à l'intérieur de l'union sont assimilées pour l'application des dispositions du présent chapitre aux personnes physiques ressortissantes. l'installation de l'adm centrale de la sté dans un EM. la création de la sté doit obéir aux règles fixées par un EM 3 critères de rattachement d'une sté à l'ordre jur d'un EM : l'implantation du siège statutaire de la sté dans un EM. de telle sorte que les stés sont tentées de pratiquer le low-shopping. Identification des stés de droit interne profitant des libertés de circulation L'art 54 TFUE et l'art 62 prévoient que les stés relevant des droits des EM bénéficient des 2 libertés de la même manière que les personnes physiques. Cet arrêt décide qu'en vertu de l'art 54 du traité de Rome. C'est le droit de chaque EM qui fixe le critère de rattachement dès lors que la sté est constituée conformément à son ordre jur. Cette évolution tend en effet à lever les entraves posées par les EM à l'installation de succursales de stés ou de filiales ayant leur siège dans d'autres EM. L'arrêt Centros : la libéralisation des stés commence en jp avec cet arrêt. CJCE 27 septembre 1988 Dailymail Cette jp est aujourd'hui obsolète. la sté bénéficie de la liberté de circulation B. La jp a favorisé la mobilité. Il est dc essentiel de retenir que le droit de l'union n'opère pas de choix parmis ces 3 critères à l'ordre jur d'un EM. L'une des questions posée est de savoir si une sté peut avoir son siège social dans un EM tout en exerçant son activité dans un autre EM. Si les 3 critères sont remplis. une SA peut voir son siège statutaire situé dans un EM et son siège réel implanté dans un autre EM.

L'arrêt Cartesio : La CJUE dit qu'il appartient à chaque EM de définir le lien de rattachement recquis d'une sté pour que cette sté soit considérée comme constituée régulièrement selon son droit national et bénéficie à ce titre de la liberté d'établissement. Cet arrêt donne par ailleurs à la CJUE l'occasion de poser les conditions d'admission de la fraude. Coordination des législations des stés Il n'était pas possible en 1957 de mettre d'accord les 6 pays fondateurs sur les règles gouvernant la création. il s'agit pour la sté en cause d'exercer son droit d'établissement. L'arrêt Uberseering : une SA peut transférer son siège dans un autre EM sans perdre sa personnalité morale => CJCE 5 novembre 2002 Uberseering Un EM ne peut remettre en cause la capacité jur d'une sté régulièrement constituée dans un autre EM et ainsi faire obstacle au droit de cette sté d'agir en justice. L'arrêt Capbury & Schweppes : La CJUE pose l'exigence qu'une sté soit établie dans un EM pour bénéficier des avantages fiscaux offerts par cet EM. La sté peut éluder le droit de la sté où se trouve son activité sans que cet Etat puisse s'y opposer => CJCE 30 septembre 2003 Un EM viole le droit de l'union quand il impose à la succursale d'une sté le respect de certaines obligations issues de son droit pour faire obstacle ou entraver son importation. L'EM d'accueil ne peut pas s'opposer au transfert sur son sol du siège statutaire d'une sté précédemment installée dans un autre EM => CJCE 12 juillet 2012 Les Etats d'accueil pour s'opposer à une mobilité de sté pour des raisons impérieuses d'IG ou raisons tirées de l'art 52 TFUE Situation où le transfert de siège social entraine changement de la loi applicable et situation où le transfert de siège social n'entraine pas changement de la loi applicable. Dès lors un EM peut décider que la sté qui transfert son siège statutaire dans un autre EM perd la nté du 1e Etat. ce qui exclut les montages artificiels réalisés dans le but de bénéficier de ces avantages => CJCE 12 septembre 2006 Capbury Schweppes. fonctionnement et l'extinction des stés. Cette difficulté perdure. Toutefois. En effet. I. 1e cas : l'Etat d'origine ne peut pas s'y opposer. l'Etat d'origine pourrait efficacement s'opposer à une telle mobilité en se fondant sur d'impérieuses raisons d'IG. 63 . La disparité des législations nationales en matière de création de sté est de nature à géner les libertés de circulation. L'arrêt Inspire Art : Cet arrêt affirme qu'une SA peut exercer à titre exclusif son activité dans un EM différent de celui où se trouve son siège statutaire.totalité des activités d'une sté dont le siège statutaire est implanté dans un autre EM => CJCE 9 mars 1999 Centros La CJCE décide qu'il est interdit à un EM de refuser d'enregistrer la succursale d'une sté ayant la nté d'un autre EM. Notamment en donnant la faveur aux Etats dans lesquels la création de sté obéit à des règles peu exigeantes. 2e cas : l'Etat d'origine peut s'opposer à ce transfert parce-qu'il provoque une rutpure du lien de nté entre la sté et cet Etat d'origine. L'arrêt Vale Epitesi : La CJUE pose que le droit d'état est opposable à l'EM d'accueil du siège statutaire d'une sté.

⁃ ⁃ ⁃ ⁃ 4 observations : les dispositions claires. La 10e directive. 64 . de 1968. précises et inconditionnelles des directives bénéficient de l'effet direct vertical. Il s'agit d'une démarche de coordination. 1. à savoir que les particuliers peuvent les invoquer à l'encontre des autorités publiques devant les jur nationales. en matière de condition de formations des stés. Le juge national ne peut appliquer la directive en sortant du champ d'application de cette directive Le juge national qui doit statuer dans une matière ouverte par une directive doit interpréter son droit national à la lumière du libellé et des objectifs de cette directive Le juge national doit tenir compte de l'objectif de protection des intérêts des associés et des tiers figurant dans l'art 50§2 TFUE L'union ne se satisfait pas de laisser les EM réglementer seuls les stés bénéficiant des libertés de circulation.Les rédacteurs des traités ont pris en considération ce risque de disparité génant de législations. Interprétation des directives de coordination des législations des stés La 1e directive. Ex : la 1e directive date du 9 mars 1968 et porte sur la publicité. de 2005. Ils ont entendu favoriser la coordination des législations des EM. d'autre part aux conditions d'entrée du personnel du principal établissement dans les organes de gestion ou de surveillance de celle-ci ». où la Cour décide que les droit nationaux ne doivent pas. Cette directive a été modifiée par directive 2009/101. la validité des engagements sociaux. La 5e et la 9e sont encore en chantier. La coordination de législation se situe dans le droit d'établissement car les règles de constitution et de fonctionnement des stés concernent surtout leurs organes. Les règles de constitution et de fonctionnement des stés sont équivalentes dans les EM. propre à la liberté d'établissement. La 13e directive règlement les offres publiques d'acquisition ou d'échange en matière de sté. en appliquant la suppression progressive des restrictions à la liberté d'établissement aux conditions de création. L'interprétation des directives suit les règles que la Cour pose habituellement dans d'autres matières et régies par des directives. Elle n'entend pas non plus limiter sont intervention à la coordination des législations en cette matière. Il existe 11 directives de coordination. a été interprétée dans CJCE 11 novembre 1990 Marleasing SA. Très tôt le législateur Euro a voulu créer des stés directement rattachées à l'ordre jur Euro. s'applique aux fusions de stés de capitaux relevant d'EM différents. 1. Directives de coordination des législations de sté La base de cette coordination se trouve dans l'art 50§2 TFUE qui énonce « le Parlement Euro. exiger des conditions plus sévères que cette directive... le Conseil et la Commission exercent les fonctions qui leur sont dévolues notamment. Ces directives ne sont pas appliquées dans l'ordre. La coordination opère de manière restrictive (art 50§2).

⁃ ⁃ ⁃ On relève 3 sortes de groupements d'affaires issus du droit de l'union : groupement Euro d'intérêt éco sté Euro sté coopérative Euro Groupement d'intérêt eco (GEIE) Il est inspiré du GIE. Son but est de faciliter et développer l'activité éco de ses membres. B. La sté Euro se rapproche de la SA Fr. Le GEIE est issu du règlement 2137/85 du 25 juillet 1985. Les règles gouvernant la sté Euro résultent donc tout à la fois du droit de l'union et du droit national. L'activité du GEIE se rattache obligatoirement à celle de ses membres. Le règlement confère une grande part aux droits nationaux dans la détermination du régime de la sté Euro. Sur le plan de l'organisation. En juin 2011. Les stés Euro peuvent être des holdings. Elle ne se rattache pas à l'ordre jur d'un EM. Pour les stés Euro qui ont leur siège en France. ce qui rend ce régime plutôt complexe. Le règlement de 1985 laisse le soin aux membres du GEIE d'en déterminer le mode de fonctionnement dans les statuts. Ex : plusieurs cabinets d'avocat situés dans des EM différents en France peuvent constituer un GEIE pour coopérer ensemble. A noter que la sté Euro a une nté Euro. la sté Euro peut avoir 2 modalités : moniste. elles doivent toutes être des stés par actions dotées d'un capital minimal de €. La sté coopérative Européenne La sté coopérative Européenne résulte du règlement 1435/2003. à condition que la SA transformée ait depuis 2 ans une filiale dans un autre EM. Les membres du GEIE sont nécessairement des stés (art 54 TFUE) ou des entités de droit public. I. elles peuvent résulter de la transformation d'une SA. Elle est définie comme : sté ayant pour objet principal la satisfaction des besoins et/ou le dvpt des activités éco ou sociales de ses membres. il y en avait + de 700 dans l'UE. dualiste. des filiales de groupement issus de plusieurs EM. L'adm fiscale a tendance à considérer le transfert de siège social comme un cas de dissolution de sté avec de lourdes impositions à la clé. notamment par la conclusion d'accord avec ceux-ci en vue de la fourniture de biens ou services ou de l'exécution de travaux dans le cadre 65 . La sté Européenne La sté Euro a été créée par un règlement 2000/115 du 8 octobre 2001.

Les libertés de circulation impliquant la prohibition de toute discrimination traduisent en réalité l'égalité de traitement sur le plan éco. on peut relever le transfert dans un EM du siège social de ce groupement. Sur le plan éco. Prohibition absolue de la discrimination fondée sur la nté La prohibition de la discrimination fondée sur la nté est énoncée à l'art 18 TFUE. Elle relève des entreprises sociales. Leur but va vers la réalisation d'économies ou la poursuite d'un objectif social. Perspectives d'avenir Parmi les avantages qu'offrent ces groupements. La sté coopérative Euro est une sté à part d'associés. I. Ces principes communs figurent dans le TFUE et reposent essentiellement sur l'élimination de la discrimination fondée sur la nté. portant sur la sté privée Euro. Il s'agissait de créer une sté rattachée au droit l'union. la libre prestation de services. L'exigence d'une formation et/ou d'une qualification pro est légitime dans nb de professions. Les traités interdisent en effet aux EM de pratiquer à l'encontre des citoyens de l'union une discrimination fondée sur la nté. Avec un nb d'associés et un capital variables. I. un tel transfert peut entrainer des pertes d'emploi dans l'Etat d'origine.de l'activité que la sté coopérative Euro exerce. Elle peut aussi avoir pour objet de répondre aux besoins de ses membres en favorisant leur participation à des activités éco. Un tel transfert se fait sans entrave sur le plan juridique. la libre établissement. Section II : Exercice d'une activité économique La liberté d'établissement et la libre prestation de service . Application du principe du traitement national aux citoyens de l'union Les citoyens de l'union sont traités de la même manière que les nationaux dans l'accès aux activités éco. Elle est constituée par au moins 5 personnes physiques. Une proposition de règlement a été présentée le 25 juin 2008. A. Cependant les libertés diffèrent dans leur substance et leur mise en œuvre. 66 . Sous-section I : Principes communs Le principe du traitement national constitue le socle de l'exercice du droit d'établissement et de la libre prestation de service. Les EM ne doivent donc pas pratiquer la moindre discrimination à l'encontre des ressortissants des autres EM en raison de leur nté. Ce principe se décline dans la libre-circulation des travailleurs. particulièrement adaptée aux PME.

Pareilles règles sont aussi prohibées mais pas de manière absolue. Les accords d'association entre l'union et les pays tiers foisonnent. En revanche. D'où la nécessité de coordiner les législations en cette matière. 62 TFUE 1. Si ce ressortissant d'un pays tiers est membre de famille d'un citoyen de l'union.Toutefois cette exigence peut être source de discrimination dès lors que ses modalités diffèrent d'un EM à l'autre. I. Les étrangers ne résidant pas dans l'union Pour les étrangers ne résidant pas dans l'union. c'est cet accord conclu entre l'union dans le cadre de sa pol extérieure qui réglera le sort de l'accès de l'étranger aux activités éco dans l'union. La discrimination en raison de la nté ne frappe pas indistinctement tous les étrangers. Inapplicabilité du principe du traitement national aux ressortissants de pays tiers Les ressortissants de pays tiers peuvent être discriminés à raison de leur nationalité dans l'accès aux activités éco au sein de l'union. En présence d'un accord entre l'union et le pays tiers d'origine de l'étranger. leur accès aux activités éco dépend de 2 facteurs alternatifs : un accord entre leur EM et leur pays d'origine ou un accord entre l'union et leur pays d'origine. Prohibition relative des restrictions non discriminatoires Certaines règles nationales peuvent entraver l'accès aux activités éco des opérateurs indépendants sans pour autant être discriminatoires. Dérogations stricto sensu 67 . Les dérogations permises au droit d'établissement et à la libre prestation de services Art 52. Cela résulte du fait que la politique migratoire est un domaine sensible qui relève de la compétence de l'union mais aussi de la compétence des EM. 1. En présence d'un accord entre un EM et le pays d'origine de l'étranger. l'étranger qui n'est pas membre de famille dans citoyen de l'union voit sa situation réglée par son régime de séjour dans l'union. la discrimination fondée sur la nté va s'erroder. A. En pratique l'étranger ayant le statut de résidant de longue durée bénéficie d'un droit d'accès aux activités éco dans son Etat d'accueil dans des conditions proches de celles des nationaux. B. Etrangers résidant dans l'union L'étranger qui réside déjà sur le terr de l'union voit son accès éventuel aux activités éco tributaire d'une distinction. les conditions d'accès de l'étranger à une activité éco dans cet EM sera régit par l'accord en question. 1. Ce-dernier dispose d'un droit d'accès aux activités éco accessoire de celui du citoyen de l'union dont il fait partie de la famille.

veillant à ce que les EM n'en usent pas de manière déraisonnable pour pratiquer une discrimination injustifiée. La fraude consiste dans un acte de tromperie destiné à porter préjudice à un droit que l'on doit respecter. Au delà de l'art 52. Ces 2 notions sont mises en œuvre par la CJCE. santé publique. Abus et fraude au droit de l'union L'abus est conçu comme l'usage excessif d'une prérogative juridique. L'abus La CJCE opère une lecture restrictive des conditions d'existence d'un abus de droit de circulation et de séjour. la CJCE ajoute une dérogation : les exigences impérieuses d'IG. En présence de telles exigences. les EM peuvent déroger à la liberté d'établissement. Abus et fraude se retrouvent dans l'ensemble de toutes les prérogatives conférées par le droit de l'union. Pour la Cour il n'en irait autrement que dans les hypothèses de mariage. La CJCE a rendu dans l'arrêt Gebhard une décision majeure qui énonce que le régime des exigences impérieuses d'IG venant déroger à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services doivent être considérés comme venant déroger dans des conditions précises au droit d'établissement => CJCE Gebhard 30 novembre 1985. a. ⁃ ⁃ ⁃ ⁃ Cet arrêt pose 4 conditions d'application : elles doivent : s'appliquer de manière non discriminatoire être justifiées par des raisons impérieuses d'IG être propres à garantir la réalisation de l'objectif poursuivi ne pas aller au delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif 1. Cette règle peut être transposée au droit de circulation et de séjour et au droit d'établissement à la libre prestation de services => CJUE 17 juillet 2014 Torresi Dans cet arrêt. de complaisance conclus afin de contourner les dispos relatives à l'entrée/séjour des ressortissants de pays tiers. le low shopping de diplôme ne constitue pas un abus de droit de l'union. 68 . Il est légitime pour un citoyen de l'union d'obtenir un titre pro dans le pays où les conditions d'obtention sont les plus favorables et de revenir s'installer dans son pays d'origine pour l'exercer. le seul fait qu'un couple dont l'un des membres est citoyen de l'union et l'autre est ressortissant en situation irrégulière d'un pays tiers s'installe dans un autre EM pour bénéficier par la suite de la libre-circulation n'est pas constitutif d'un abus du droit de l'union. La CJCE opère une lecture restrictive de ce texte. Elle affirme ainsi que « les intentions qui ont pu inciter un travailleur d'un EM à chercher du travail dans un autre EM sont indifférentes en ce qui concerne son droit d'entrée et de séjour sur le terr de ce dernier Etat du moment où il exerce ou souhaite exercer une activité réelle et effective » => CJCE 23 septembre 2003 Akrich De la sorte.L'art 52 dispose que « les prescriptions du présent chapitre et les mesures prises en vertu de celles-ci ne préjugent pas l'applicabilité des dispositions législatives réglementaires et administratives prévoyant un régime spécial pour les ressortissants étrangers et justifiées par des raisons d'ordre public. sécurité publique.

il doit pouvoir le faire des ressortissants des autres EM sans être taxé de discrimination. I. Le mécanisme de reconnaissance mutuelle vient nuancer ce principe. Un EM doit reconnaître les diplomes délivrés par un autre EM. Ce principe vaut dc pour la liberté d'établissement quand une sté implante son siège statutaire dans un EM dans le seul but d'en tirer des avantages fiscaux => CJCE Capburry Schweppes En revanche un EM peut légitimement entraver la liberté d'établissement quand la mesure nationale vise spécifiquement les montages purement artificiels dont le but est d'échapper à l'emprise de la législation de l'EM concerné. Dès lors qu'un EM exige une telle qualification de ses nationaux. B. La directive 2005/36 de 2005 poursuit l'objectif d'assurer l'effectivité du droit d'établissement et de la libre prestation de services au moyen d'un mécanisme de reconnaissance mutuelle des qualifications pro. Problème de la discrimination à rebours On parle de discrimination à rebours quand les ressortissants d'un EM se trouvent moins bien traités par le droit national qu'un ressortissant d'un autre EM se prévalant du droit de l'union. Sous-section II : Modalités différentes d'exercice Droit d'établissement et libre prestation de services diffèrent. Son objectif tient dans la fluidification de l'accès des différentes professions indépendantes dans les EM pour les citoyens de l'union. En somme le national qui n'a suivit aucune formation ne peut pas invoquer la législation plus favorable d'un autre EM pour échapper aux règles plus contraignantes de son propre pays. C'est par exemple la situation théorique où un artisan Fr a subit une formation de 2 ans pour exercer un métier là où un ressortissant Grec vient exercer le même métier en France. certificats et titres. La CJCE décide que le fait pour une personne physique ou morale ressortissante de l'union de tirer profit de la fiscalité plus avantageuse dans un EM autre que celui dans lequel elle réside n'autorise pas à lui seul à priver de la possibilité d'invoquer les dispos du traité. 69 . Un principe énonce que le national ne peuvent invoquer le droit de l'union dans une situation purement interne.b. Fraude Les conditions d'admission de la fraude comme limite d'une liberté de circulation sont aussi restrictives qu'en matière d'abus. Exigence d'un classification professionnelle L'accès à de nombreuses activités éco requiert une qualification pro préalable. L'art 53 TFUE entend prévenir les contestations en prévoyant la reconnaissance mutuelle des diplomes.

Si il entend s'installer pour une activité salariée. En résumé la liberté d'établissement permet à un ressortissant d'un EM de s'installer dans un autre EM pour y exercer une activité éco non salariée de façon permanente. Cette interdiction s'étend également aux restrictions à la création d'agence. B. A. de succursales ou de filiales par les ressortissants d'un EM établi sur le territoire d'un autre EM. Le droit de séjour ne coincide pas nécessairement avec le libre accès à une activité éco. La notion de service en droit de l'union est indépendante de sa pratique. le ressortissant d'un EM peut séjourner dans un autre EM pour un motif autre que l'exercice d'une activité éco. droit de séjour et droit d'établissement Le droit de séjour et le droit d'établissement dépendent tous les 2 de la libre circulation des personnes. En effet. La liberté d'établissement comprend l'accès aux activités non salariées et leur exercice ainsi que la constitution et la gestion d'entreprise et notamment de stés au sens de l'art 54. Le volet positif consiste dans l'accès aux activités éco indépendantes et l'exercice de ces activités. Liberté de circulation. soit dans le cadre de la libre prestation de services. Le volet négatif comprend l'interdiction des restrictions à l'installation des ressortissants d'un EM dans un autre EM ainsi que l'interdiction des restrictions de création d'agence de succursales et de filiales de stés ayant leur siège dans un autre EM. En effet.L'un et l'autre sont mis en œuvre par voie de directive suivant la procédure ordinaire sur les fondements des art 50 et 59. Le droit d'établissement implique l'installation d'un citoyen de l'union dans un EM autre que le sien pour exercer une activité non salariée. on ne conçoit pas de droit de séjour d'un ressortissant d'un EM dans un autre EM. En effet. I. Distinction entre liberté d'établissement et libre prestation de services ex : un Slovène vient s'installer en France pour y exercer une activité éco à titre indépendant puis retourne en Slovénie. La liberté d'établissement contient un volet négatif et un positif. Contenu du droit d'établissement Art 49 TFUE : « dans le cadre des dispos ci-après. I. sa situation ne relève pas du droit d'établissement mais du régime de la circulation des travailleurs salariés. Droit d'établissement La liberté d'établissement sera étudiée en 4 points. exercée soit dans le cadre de la liberté d'établissement. les restrictions à la liberté d'établissement des ressortissants d'un EM dans le territoire d'un autre EM sont interdites ». sans circulation au sens de l'union. un service peut faire l'objet d'une activité éco dans l'union. 70 .

Les services comprennent des activités de caractère industriel. fréquence. La notion de service couvre toute prestation de personne à une autre. D'après la Cour. Effectivité de la liberté d'établissement Le traité de Rome de 1957 prévoyait que toutes les restrictions posées par les EM à la liberté d'établissement devaient être supprimées avant le 31 décembre 1969. I. continuité de l'exercice de l'activité (Gebhard). I. A l'opposé. La notion exclut les prestations fournies par les travailleurs salariés qui relèvent de la libre circulation des travailleurs. Contenu de la libre prestation de services 71 . La CJCE a décidé que les dispositions du traité CEE relatives à la liberté d'établissement étaient directement applicables de telle sorte que les ressortissants des pays de la com pouvaient l'invoquer à l'encontre des EM. des personnes. il y a des indices : durée. la notion de service se limite donc aux prestations fournies contre rémunération à des opérateurs éco indépendants. Or des entraves subsistaient encore à cette date. artisanal. B. La prestation de services représente une activité. l'établissement en tant que droit fondamental de l'union comporte l'exercice effectif d'une activité éco au moyen d'une installation stable dans un autre EM pour une durée indéterminée (CJCE 25 juillet 1991 Factor Tame). Notion de service La libre circulation des marchandises ne suit pas du tout le même régime jur que la libre circulation des services. qui peut être pratiquée dans le cadre d'une installation permanente dans un autre EM (droit d'établissement s'applique) soit sans installation permanente (la libre prestation de services prévaut). Pour déterminer ce caractère temporaire. la libre prestation de services se détermine par le caractère temporaire de l'activité du prestataire. En droit de l'UE. des capitaux. Def de service (art 57 TFUE) : sont considérés comme service les prestations fournies normalement contre rémunération dans la mesure où elles ne sont pas régies par les dispositions relatives à la libre circulation des marchandises. Le critère du caractère temporaire de l'activité n'est pas toujours simple à mettre en œuvre. C'est donc l'installation dans un autre EM qui constitue le critère du droit d'établissement.Le critère de distinction ne repose pas sur la mobilité. commercial. périodicité. car il y a circulation aussi bien dans le droit d'établissement que dans la libre prestation de services. L'arrêt Gebhard précise que la liberté d'établissement implique la possibilité offerte à un citoyen de l'union exerçant une activité non salariée de participer de façon stable et continue à la vie éco d'un EM autre que son pays d'origine et d'en tirer profit. Libre prestation de services A.

CJCE 16 décembre 2010 Josemans Titre III : Libre circulation des capitaux Dans l'ordre de présentation de . la libre circulation des capitaux apparaît en dernier. L'élimination du change constitue l'une des données majeure de cette fluidité. On soutient par ailleurs que la libre circulation des capitaux constitue certes une liberté fondamentale au même rang que les autres libertés de circulation mais semble avoir perdu de son importance avec la mise en place de l'Euro comme monnaie unique. ⁃ ⁃ ⁃ 3 cas de figure : le prestataire de services se déplace vers le pays du destinataire le destinataire du service se déplace la prestation toute seule se déplace (ex : avocat Fr envoie une consultation à un Allemand) L'interdiction faite par un EM à une entreprise implantée sur son terr d'adresser à des personnes situées dans un autre EM des appels téléphoniques non sollicités constitue une restriction à la libre prestation de services. la libre circulation des capitaux tient des données constantes. D'un point de vue juridique. La Cour a estimé que l'interdiction du « called calling » était justifiée par la nécessité de protéger la confiance des investisseurs dans les marchés financiers nationaux. Chapitre I : Traits généraux de la libre circulation des capitaux La libre circulation des capitaux révèle une matière riche au sein de laquelle l'éco et le droit s'enchevetrent. La libre circulation des capitaux s'inscrit en outre dans une actualité éco de crise qui voit s'affirmer l'€ et la BCE dans des rôles toujours plus importants. la CJCE a tiré les mêmes conséquences qu'en matière de liberté d'établissement => les dispos du traité de Rome étaient devenues directement applicables (CJCE 3 décembre 1994 Van Bins Bergen).La libre circulation des services devait être exempte de toute entrave à l'issue de la période transitoire prévue par le traité de Rome. I. Section I: Réglementation de mouvements de capitaux dans l'union Dans sa réglementation. les EM ne peuvent entraver la libre prestation de services que dans le cadre des art 51 et 52 TFUE. En définitive. Devant le maintien de certaines entraves. la libre circulation des capitaux révèle des traits spécifiques et des traits communs. Textes et contexte 72 . Elle connait aussi des données spécifiques propres aux 2 domaines d'activité que sont les activités bancaires et financières.

Ce texte vise aussi bien les capitaux que les paiements. Ainsi le Fr qui achète un immeuble en France en utilisant des fonds déposés préalablement dans une banque Fr effectue un paiement mais n'opère pas de mouvement de capitaux à l'échelle de l'union. C'est la Cour de justice qui s'est chargé d'en déterminer les contenus. Et non la rémunération d'une prestation ». I. Elle prend place dans les art 63 à 67 TFUE. => CJCE Luisi & Carbone 31 janvier 1984 Il s'est mis en place progressivement un espace Européen des paiements dont la densité et la complexité dépasse singulièrement la notion de paiement au rang retenue dans l'arrêt Luisi Carbone. L'art 63 énonce : « dans le cadre des dispos du présent chapitre. Dans le même temps. On retrouve ces notions dans les art 63 à 66 TFUE. Il s'agit de favoriser la circulation des capitaux au profit des EM et des citoyens de l'union ainsi que des pays tiers car l'union estime qu'il n'est pas de son intérêt de cloisonner les mouvements de capitaux et de cloisonner les paiements entre son territoire et le reste du monde. Le paiement ne se confond pas avec un mouvement de capitaux. En effet. S'agissant des paiements courants. Il existe donc désormais un espace unique de paiement en Europe appelé « Single European Payment Area » (SEPA). le droit de l'union entend traiter sans discrimination les flux de capitaux entre les EM et entre les pays tiers là où l'union discrimine au détriment des pays tiers pour les autres libertés de circulation. la Cour les a définit dans un 1e temps comme « transfert de devises qui constitue une contre-prestation dans le cadre d'une transaction sous-jacente ». toutes les restrictions au mouvement des capitaux entre les EM et entre les EM et les pays tiers sont interdites ». Un ressortissant Fr peut vouloir transférer des fonds en Lettonie sans vouloir opérer le moindre paiement. Autre observation : la libre circulation des capitaux abolit toute restriction en matière de mouvement de capitaux et en matière de paiement non seulement entre les EM mais aussi entre les EM et les pays tiers. Libération progressive des mouvements de capitaux et des paiements A. Définition initiale des paiements courants et des paiements de capitaux Dès l'origine le traité de Rome faisait référence aux notions de paiement. la Cour a définit les mouvements de capitaux comme « opération financière qui sont essentiellement le placement ou l'investissement.La libre circulation des capitaux constitue l'une des liberté originelle du traité de Rome. 73 . Le droit de l'UE a créé les établissements dont l'activité consiste à mettre à la disposition du public et à gérer des moyens de paiement. Les paiements et les capitaux ne sont pas définis dans les traités.

1.. En pratique. la Cour a considéré comme d'effet direct les règles du traité portant sur la libre circulation des capitaux. Ce n'est qu'en 1995 que la CJCE décide que les dispos des traités sont devenues d'effet direct (CJCE 23 février 1995 Bordessa). Après Luisi & Carbone. 1. Ces mesures doivent être limitées à ce qui est strictement nécessaire et suivre une procédure communautaire.Pour mener ce type d'activité. la directive 88/361 rappelle la suppression des restrictions affectant les mouvements de capitaux entre les EM. Par la suite. Cette directive établit une nomenclature des mouvements de capitaux. la CJCE dans Luisi & Carbone décide que les contrôles des mouvements de capitaux demeurent à condition d'être justifiés par les EM. I. des remboursements de crédit. La directive 88/361 du 24 juin 1988 Etant acquis que la libération des mouvements de capitaux à l'intérieur du marché intérieur constitue l'un des éléments de ce marché intérieur. Elle prévoit encore des exceptions à la libre circulation des capitaux. Dans la mesure où la libre circulation des capitaux entre libre au sein de l'union et entre l'union et les pays tiers. la création d'entreprise ou de succursales nouvelles. les prises de participation. le droit dérivé 1. les investissements directs. Restrictions aux mouvements de capitaux La directive organise la possibilité pour les EM d'adopter en tant que de besoin des mesures temporaires d'entrave aux mouvements des capitaux. L'effet direct en droit primaire En comparaison des autres libertés de circulation. Nomenclature des mouvements de capitaux L'annexe I de la directive 88/361 qui délivre cette nomenclature rappelle que les mouvements de capitaux se conçoivent entre des résidants d'EM différents. c'est tardivement que la CJCE a consacré l'effet direct des dispositions des traités portant sur la libre circulation des capitaux. les établissements de paiement reçoivent un agrément. les ressortissants des pays tiers peuvent logiquement se prévaloir de 74 . Le risque de change se trouve aujourd'hui considérablement diminué par l'€. I. on observe comme mouvements de capitaux l'acquisition de titres ou d'instruments financiers des opérations de change. En revanche. à partir du 1e juillet 1968.. le législateur Euro semble avoir pris conscience de la nécessité de mettre en œuvre la libre circulation des capitaux. Effet direct des principaux textes du droit de l'union relatifs à la libre circulation des capitaux 2 catégories de texte : le droit primaire. La CJCE décide en 1984 que les restrictions au paiement sont supprimées à partir de l'expiration de la période transitoire.

En revanche. inconditionnels et précis (CJCE Bordessa). Quand la libre circulation des services et des capitaux sont en concours pour la même opération éco. sauf l'existence d'un accord conclu entre le pays tiers soit avec l'union. il faut déterminer laquelle des 2 prime sur l'autre. La liberté d'établissement et la libre circulation des capitaux se cumulent volontiers. Toutefois. Les mouvements de capitaux entre l'union et les pays tiers sont libres. une banque ayant son siège dans un pays tiers peut librement faire circuler des capitaux depuis son pays vers l'union et réciproquement. les ressortissants de pays tiers ne bénéficient pas de la liberté d'établissement. soit avec un EM (CJCE 5 octobre 2006 Fidium Finance). Il en est de même de la libre circulation de services. La solution dépend alors des circonstances de l'espèce (CJCE 3 octobre 2006 Fidium Finance). Les services financiers en droit de l'UE couvrent les services bancaires. ni de la libre prestation de services. services d'assurance qui obéissent à des régimes spécifiques. Distinction entre libre circulation des capitaux et autres libertés de circulation La libre circulation des capitaux peut entretenir des liens avec d'autres libertés de circulation. il ne peut bénéficier de la libre prestation de services car cette activité est réservée aux seuls ressortissants des EM. L'effet direct en droit dérivé Le principal texte de droit dérivé réside dans la directive 88/61 La Cour décide que les art 1e et 4 de la directive 88/61 doivent être considérés comme d'effet direct parce-qu'ils sont clairs. Il peut arriver qu'il y ait concours de régimes applicables entre libre prestation de services et libre circulation des capitaux.cet effet direct. services d'investissement. La CJCE estime en effet que la circulation des billets de banque relève de la libre circulation des capitaux (CJCE Bordessa). 1. I. 75 . La circulation des moyens de paiement n'entre pas dans le champ d'application de la libre circulation des marchandises/services. notamment du droit d'établissement (CJCE 11 novembre 1981). La libre circulation des capitaux se conjugue ainsi volontiers avec la liberté d'établissement et la libre prestation de services. Dès lors qu'il n'y a pas d'obstacles aux mouvements de capitaux entre pays tiers et l'union. Elle précise aussitôt que la liberté de circulation des mouvements de capitaux est une condition de l'exercice efficace d'autres libertés garanties par le traité. La Cour estime que la libre circulation des capitaux constitue l'une des libertés fondamentales de l'union. quand l'établissement bancaire fait circuler des capitaux dans l'union en ayant comme objectif de délivrer des prestations de services. Ainsi une banque Française peut implanter une filiale à Malte pour se livrer notamment à des activités de transfert de fond dans toute l'union.

L'UE apprécie de façon restrictive les entraves que mettent les EM à limiter les investissements étrangers. Section II : Esquisse de la régulation des mouvements de capitaux dans l'union La régulation consiste dans une démarche juridique qui se démarque de la réglementation. Pour la Cour. Libre circulation des capitaux et surveillance du système financier 76 . La CJCE estime que la restriction licite peut se fonder également sur des exigences impératives d'IG. on retrouve les mesures justifiées par l'ordre public et la sécurité publique qui sont des restrictions communes à toutes les libertés de circulation. En droit Fr. On sépare les opérations de banque. En effet. I. La protection des intérêts nationaux passe parfois par l'utilisation des actions spécifiques. Le fait de soumettre l'exportation de moyens de paiement à déclaration administrative est parfaitement licite en droit de l'UE parce-qu'une telle déclaration adm préalable participe de l'efficacité des contrôles fiscaux et de la lutte contre les activités illicites. Notion de services financiers en droit de l'union L'expression services financiers regroupe en fait les activités bancaires. qui apprécie très restrictivement les golden shares. sauf si cette réglementation ne génère pas une inégalité de traitement entre investisseurs. I. En revanche soumettre ce type d'exportation à autorisation préalable rendrait illusoire la libre circulation des capitaux. avec l'art 65 TFUE. prévoit une gamme étendue de restrictions licites à la libre circulation des capitaux. En conséquence une telle autorisation préalable doit être considérée comme contraire au droit de l'union (CJCE 23 février 1995 Bordessa). Restriction à la libre circulation des capitaux Le droit primaire. ces activités sont bien différenciées. Les investisseurs ne doivent pas être entravés dans l'acquisition des entreprises concernées. On retrouve donc dans la libre circulation des capitaux cette forme de restriction licite commune à toutes les libertés de circulation. les golden shares véhiculent un fort relent de protectionnisme car les investissements participent des mouvements de capitaux et la réglementation des golden shares n'est pas conforme au droit de l'union. Parmi les éléments constitutifs. L'argument avancé par les EM tenant à la protection des intérêts nationaux se heurte à une forte réticence de la CJCE. financières et des assurances. Les établissements de crédit recouvrent notamment les banques et les entreprises d'investissement regroupent les établissements financiers. là où la réglementation édicte des normes contraignantes assorties de sanctions.I. la régulation entend associer les professionnels dans un secteur éco donné à la recherche des grands équilibres de ce secteur. les prestations de services d'investissement et les assurances.

La crise de 2008 a montré la nécessité pour l'union de se doter d'institutions qui ont vocation à surveiller le système financier pris dans son ensemble. mais aussi aux particuliers et dynamiser ainsi l'économie. Section I : La libre circulation des capitaux et des activités bancaires Grâce aux fonds qu'elles recoivent du public. services bancaires. Les établissements de crédit ont pour métier la réception des fonds du public et le crédit. Les entreprises d'investissement ont quant à elles pour activité les prestations de service d'investissement portant sur les instruments financiers. création du Comité Euro du risque systémique. La notion d'établissement de crédit 77 .La surveillance du système financier est liée à la libre circulation des capitaux. Les régulateurs quant à eux sont d'un côté l'autorité bancaire Euro. services d'investissement Bancaire =/= investissement Les activités bancaires sont conduites par les établissements de crédit et les services d'investissement par les entreprises d'investissement. Chapitre II : Libre circulation des capitaux. A. Régime des institutions bancaires L'Europe bancaire s'est construite par un mouvement d'harmonisation des législations nationales. Les transactions commerciales et courantes se dénuent par ailleurs à l'aide de moyens de paiement gérés par les banques. 1. Les éléments de rapprochement entre les 2 résident dans le fait que les 2 services se pratiquent à l'échelle de l'union surtout dans le cadre de la liberté d'établissement et dans le cadre de la libre prestation de services. de l'autre l'autorité Euro des marchés financiers. S'agissant de la surveillance de l'ensemble du système financier. Le statut d'établissement de crédit Evolution notable depuis la crise financière de 2007. les crises financières impliquent aussi des mouvements de capitaux. les banques peuvent consentir du crédit aux entreprises. En effet. I. La notion d'établissement de crédit a été créée à la fin des 70' par ce qui était alors le droit communautaire. 3 règlements. mais également pris dans ces 3 secteurs. Concernant les différents secteurs des services financiers.

L'établissement de crédit est entendu comme toute entreprise dont l'activité consiste à recevoir du public des dépôts et autres fonds remboursables et à octroyer des crédits pout son propre compte. B. La directive 2014/59 du 15 mai 2014 relative au mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et des entreprises d'investissement. Le règlement 1024/2013 du 15 octobre 2013 relatif au mécanisme de surveillance unique des établissements de crédit par la BCE. c'est pour le récupérer plus tard. Il ne faut donc pas que les banques courent le risque d'une faillite.C'est la 1e directive du 17 décembre 1977 qui a créé la notion d'établissement de crédit. L'Etat d'accueil a un pouvoir de contrôle résiduel. c'est l'Etat d'origine qui contrôle les conditions d'agrément ainsi que les fonds propres. 78 . La surveillance bancaire unique par la BCE Les EM ont pris conscience depuis 2008 de renforcer la surveillance des établissements de crédit mais aussi des entreprises d'investissement. Cet agrément de la BCE vaut passeport unique bancaire. 1. Le passeport unique bancaire Le principal obstacle à la constitution d'un marché Européen bancaire réside dans la disparité des législations nationales dans l'octroi de l'agrément. L'agrément bancaire est accordé par l'Etat d'origine. elle peut s'établir dans tous les autres EM. réduit à la défense de l'intérêt général ou de l'intérêt des clients. cad l'EM où se trouve le siège de la banque. En pareil cas. La garantie des dépots bancaires Quand le public dépose de l'argent en banque ou auprès d'une entreprise d'investissement. Autre conséquence de l'agrément unique : la banque déjà agréée peut librement prester dans tout le territoire de l'union en ne déclarant que la 1e prestation pour chaque EM. Le règlement 575/2013 du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement. Le droit communautaire fixe des règles prudentielles. La directive 2013/36 du 26 juin 2013 relative à l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement. Ce texte reconnaît que les établissements de crédit doivent recevoir un agrément de l'autorité publique. I. Lorsque la banque est agréée dans un EM. qui déterminent le montant des réserves de liquidité que doivent constituer les banques pour faire face au retrait des fonds.

A. Les pays utilisant l'Euro forment l'Euro système. Ce traité a créé le système Euro de banque centrale qui consiste dans la mise en réseau de toutes les banques centrales. quelle loi est applicable à ce contrat de crédit ? Le droit de l'union devrait pouvoir répondre à cette question. Une banque centrale est une banque qui dans un Etat s'occupe de l'émission de la monnaie fiduciaire (billets de banque) et divisionnaire (pièces). Par ailleurs. La BCE est seule habilitée à émettre l'euro. I. qui contrôle le volume de toute la monnaie en circulation ainsi que le crédit. I. Elle augmente le montant des dédommagements en cas de difficulté d'un établissement bancaire. c'est à travers la BCE que le système Euro de banque centrale réalise ses objectifs. La directive 94/19 du 30 mai 1994 institue une garantie minimale uniforme pour les dépots pour tous les établissements de crédit situés dans l'union. Loi applicable aux opérations bancaires dans l'union Quand un Belge emprunte de l'argent auprès d'une banque Espagnole. 79 . Pour que le marché intérieur puisse bien fonctionner. la garantie minimale des dépôts s'élève à 100000€. il fallait que les banques centrales coopèrent. devant servir à indemniser les clients en cas de difficultés significatives ou de faillite d'une banque. La CJCE décide que l'établissement de crédit qui octroie du crédit dans différents EM effectue des prestations de service entrant dans le champ d'application de la libre prestation de services (CJCE 14 novembre 1995 Svensson & Gustavsson). Régime des services bancaires La libre prestation de service bancaire va au delà de la question du passeport unique. B. Le système Européen de banque centrale Tous les Etats souverains disposent d'une banque centrale. Désormais. Cette cotisation consiste dans le prélèvement d'une quote-part des dépots bancaires venant des clients.Les règles prudentielles déjà vu préviennent les faillites bancaires. La garantie des dépots est un système d'assurance obligatoire qui contraint toutes les banques à cotiser un fond de garantie. Ce réseau est controlé par la BCE. Le traité de Maastricht de 1992 fixe l'objectif de réalisation d'un marché comprenant une union éco et monétaire. La libre prestation de services bancaires dans l'union L'activité d'un établissement de crédit consiste à recevoir des fonds du public et à consentir du crédit. Par analogie. on peut considérer que l'établissement de crédit qui collecte des fonds du public effectue également des prestations de service. Cette directive a été modifiée par une directive du 11 mars 2009.

Les entreprises d'investissement Les entreprises d'investissement représentent une catégorie de professionnels créée par la directive de 1993. Les Etats utilisent également les marchés financiers pour obtenir des financements. Par la suite. Dans tous les cas. La directive 2004/109 sur l'harmonisation des obligations de transparence concernant l'information financière. Ce sont des entreprises qui interviennent sur les marchés financiers. En pro et consos. I. La crise bouleverse l'approche Européenne de l'encadrement des services d'investissement. de rétractation. les parties choisissent librement la loi applicable. I. Ces organismes regroupent les stés d'investissement à capital variable (SICAV) et les fonds communs de placement (FCP) qui sont autant d'organismes collectifs d'investissement 80 . Une mauvaise note financière peut traduire pour cet Etat une crise reposant sur des difficultés de gestion budgétaire. de coût total de crédit. Section II : Libre circulation des capitaux et services d'investissement La crise de 2008 met les marchés financiers au cœur des préoccupations de l'union. Ils font apprécier leurs capacités de remboursement par des agences de notation.La détermination de la loi applicable s'appuie sur une distinction : contrats entre professionnels. La protection des consommateurs de produits bancaires dans l'union La directive 87/102 du 22 décembre 1986 remplacée par directive 2008/48 du 23 avril 2008. c'est la loi du pays de résidence du conso qui s'applique. Ce sont des personnes morales ayant reçu un agrément public pour fournir à titre de profession habituelle des services d'investissement et des services connexes. En particuliers par des emprunts obligataires. la communauté adopte en 1993 la 1e directive en la matière (10 mai 1993). A l'origine le traité de Rome ne comporte pas de disposition applicable au marché financier. Cette directive marque une rupture qui voit la notion de bourse remplacée par celle de marché financier. Pour les contrats entre pro. En cas de silence. avec la libération des mouvements de capitaux. Cette directive prévoit des règles harmonisées en matière d'acompte. c'est l'autonomie de la volonté qui prédomine. Pourtant la constitution des marchés boursiers à l'échelle de l'union était inévitable. contrats entre professionnels et conso. c'est la loi du pays de la prestation la plus caractéristique du contrat qui s'applique.

Ils font l'objet d'une réglementation approuvée par l'autorité publique les systèmes multilatéraux de négociation. Tous ces opérateurs interviennent sur les marchés financiers Européens. toutes les entreprises permettent d'éviter la faillite. la gestion de porte-feuille pour compte de tiers. Ils qualifient toute plateforme de négociation financière qui n'entre pas dans l'une des catégories précédente D'une manière générale. leur situation financière. Ils recouvrent des entreprises privées qui sont des entreprises d'investissement assurant la négociation pour compte propre ou compte de tiers les systèmes organisés de négociation. L'admission à la négociation et la question du prospectus Avant de proposer au public des instruments financiers. En conséquence il réduit l'obligation de traduction systématique aux seuls doc de synthèse. sur leur gestion. la prise ferme. 1. les stés émettrices doivent leur donner des informations périodiques fiables sur leur situation éco. C'est l'objet de la directive 2004/109 du 15 décembre 2004. Oral : introduction. La rédaction de tout le doc. Afin d'harmoniser les droits nationaux en cette matière. Le règlement MIF en distingue 4 sorte : ⁃ ⁃ ⁃ ⁃ les marchés réglementés (c'est la bourse). l'exécution d'ordres pour compte de tiers. un émetteur doit rédiger un prospectus. fournies par les entreprises Elles comprennent la réception et la transmission d'ordres pour compte de tiers. Notion de service d'investissement Les services d'investissement sont des prestations d'investissement qui portent sur les instruments financiers. Ce sont des plateformes de négociation autorisées et encadrées par des régulateurs nationaux (comme l'AMF en France) les internalisateurs systématiques. annonce des parties et sous-parties 81 . La + importante est la directive 2003/71 du 4 novembre 2003. la négociation pour compte propre. sont soumises à des contraintes qui leur Services d'investissement A..reposant sur la répartition des risques entre investisseurs. L'information financière périodique Afin d'éclairer les investisseurs sur leur choix de placement financier. La langue employée dans les documents financiers Un émetteur de titre financier qui fait appel à des marchés financiers de différents EM doit-il rédiger son prospectus dans toutes les langues des pays en cause ? Le législateur Euro voit dans l'obligation de traduction systématique un obstacle à la réalisation du marché intérieur. plusieurs directives se sont succédées.. I. 1.

et qui n'ont pas bénéficié d'une ristourne totale ou partielle de ces droits et taxes. ainsi que l'adoption d'un tarif douanier commun dans leurs relations avec les pays tiers. Article 32 Dans l'exercice des missions qui lui sont confiées au titre du présent chapitre. Chapitre 1 : l'union douanière Article 30 Les droits de douane à l'importation et à l'exportation ou taxes d'effet équivalent sont interdits entre les États membres. b) de l'évolution des conditions de concurrence à l'intérieur de l'Union. entre les États membres. ainsi qu'aux produits en provenance de pays tiers qui se trouvent en libre pratique dans les États membres. 82 . d) de la nécessité d'éviter des troubles sérieux dans la vie économique des États membres et d'assurer un développement rationnel de la production et une expansion de la consommation dans l'Union. Cette interdiction s'applique également aux droits de douane à caractère fiscal.ANNEXE TFUE Titre II : la libre circulation des marchandises Article 28 1. Les dispositions de l'article 30 et du chapitre 3 du présent titre s'appliquent aux produits qui sont originaires des États membres. tout en veillant à ne pas fausser entre les États membres les conditions de concurrence sur les produits finis. la Commission s'inspire: a) de la nécessité de promouvoir les échanges commerciaux entre les États membres et les pays tiers. sur proposition de la Commission. Article 29 Sont considérés comme étant en libre pratique dans un État membre les produits en provenance de pays tiers pour lesquels les formalités d'importation ont été accomplies et les droits de douane et taxes d'effet équivalent exigibles ont été perçus dans cet État membre. L'Union comprend une union douanière qui s'étend à l'ensemble des échanges de marchandises et qui comporte l'interdiction. 2. dans la mesure où cette évolution aura pour effet d'accroître la force compétitive des entreprises. des droits de douane à l'importation et à l'exportation et de toutes taxes d'effet équivalent. Article 31 Les droits du tarif douanier commun sont fixés par le Conseil. c) des nécessités d'approvisionnement de l'Union en matières premières et demi-produits.

directement ou indirectement. Article 37 1. des garanties équivalentes pour l'emploi et le niveau de vie des producteurs intéressés. Dans le cas d'un monopole à caractère commercial comportant une réglementation destinée à faciliter l'écoulement ou la valorisation de produits agricoles. Les États membres aménagent les monopoles nationaux présentant un caractère commercial. Ces dispositions s'appliquent également aux monopoles d'État délégués. Les dispositions du présent article s'appliquent à tout organisme par lequel un État membre. Article 35 Les restrictions quantitatives à l'exportation. le Parlement européen et le Conseil. ces interdictions ou restrictions ne doivent constituer ni un moyen de discrimination arbitraire ni une restriction déguisée dans le commerce entre les États membres. l'exclusion de toute discrimination entre les ressortissants des États membres. d'ordre public. dans l'application des règles du présent article. d'exportation ou de transit. les importations ou les exportations entre les États membres. contrôle. Chapitre 3 : l'interdiction des restrictions quantitatives entre les États membres Article 34 Les restrictions quantitatives à l'importation ainsi que toutes mesures d'effet équivalent. dans les conditions d'approvisionnement et de débouchés. statuant conformément à la procédure législative ordinaire. 2. sont interdites entre les États membres. Article 36 Les dispositions des articles 34 et 35 ne font pas obstacle aux interdictions ou restrictions d'importation. justifiées par des raisons de moralité publique. Toutefois. Les États membres s'abstiennent de toute mesure nouvelle contraire aux principes énoncés au paragraphe 1 ou qui restreint la portée des articles relatifs à l'interdiction des droits de douane et des restrictions quantitatives entre les États membres. de jure ou de facto. des services et des capitaux Chapitre 1 : les travailleurs Article 45 83 . il convient d'assurer. dirige ou influence sensiblement. de sécurité publique. Titre IV : la libre circulation des personnes. historique ou archéologique ou de protection de la propriété industrielle et commerciale. ainsi que toutes mesures d'effet équivalent.Chapitre 2 : coopération douanière Article 33 Dans les limites du champ d'application des traités. prennent des mesures afin de renforcer la coopération douanière entre les États membres et entre ceux-ci et la Commission. de protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation des végétaux. 3. sont interdites entre les États membres. de protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique. de telle façon que soit assurée.

dans le cadre d'un programme commun. les mesures nécessaires pour l'établissement de la libre circulation des travailleurs. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux emplois dans l'administration publique. celles des procédures et pratiques administratives. fondée sur la nationalité. statuant conformément à la procédure législative ordinaire et après consultation du Comité économique et social. Elle comporte le droit. dont le maintien ferait obstacle à la libération des mouvements des travailleurs. dans des conditions qui feront l'objet de règlements établis par la Commission. réglementaires et administratives régissant l'emploi des travailleurs nationaux. entre les travailleurs des États membres. b) en éliminant. 2. la 84 . soit par des accords antérieurement conclus entre les États membres.1. sur le territoire d'un État membre. par voie de directives ou de règlements. du coût ou de la structure financière. c) en éliminant tous les délais et autres restrictions. qui imposent aux travailleurs des autres États membres d'autres conditions qu'aux travailleurs nationaux pour le libre choix d'un emploi. adoptent. il peut demander que le Conseil européen soit saisi. Article 46 Le Parlement européen et le Conseil. b) le paiement des prestations aux personnes résidant sur les territoires des États membres. Article 47 Les États membres favorisent. en instituant notamment un système permettant d'assurer aux travailleurs migrants salariés et non salariés et à leurs ayants droit: a) la totalisation. sous réserve des limitations justifiées par des raisons d'ordre public. notamment: a) en assurant une collaboration étroite entre les administrations nationales du travail. La libre circulation des travailleurs est assurée à l'intérieur de l'Union. soit d'accords antérieurement conclus entre les États membres. dans le domaine de la sécurité sociale. les mesures nécessaires en vue de réaliser la libre circulation des travailleurs. prévus soit par les législations internes. Article 48 Le Parlement européen et le Conseil. en ce qui concerne l'emploi. pour l'ouverture et le maintien du droit aux prestations. Dans ce cas. l'échange de jeunes travailleurs. notamment pour ce qui est du champ d'application. arrête. de sécurité publique et de santé publique: a) de répondre à des emplois effectivement offerts. Lorsqu'un membre du Conseil déclare qu'un projet d'acte législatif visé au premier alinéa porterait atteinte à des aspects importants de son système de sécurité sociale. de toutes périodes prises en considération par les différentes législations nationales. Elle implique l'abolition de toute discrimination. ou en affecterait l'équilibre financier. telle qu'elle est définie à l'article 45. d) de demeurer. ainsi que pour le calcul de celles-ci. d) en établissant des mécanismes propres à mettre en contact les offres et les demandes d'emploi et à en faciliter l'équilibre dans des conditions qui écartent des risques graves pour le niveau de vie et d'emploi dans les diverses régions et industries. 3. après y avoir occupé un emploi. ainsi que les délais d'accès aux emplois disponibles découlant soit de la législation interne. b) de se déplacer à cet effet librement sur le territoire des États membres. 4. c) de séjourner dans un des États membres afin d'y exercer un emploi conformément aux dispositions législatives. la rémunération et les autres conditions de travail. statuant conformément à la procédure législative ordinaire.

par les ressortissants d'un État membre établis sur le territoire d'un État membre. d'une part. ou b) n'agit pas ou demande à la Commission de présenter une nouvelle proposition. dans les conditions définies par la législation du pays d'établissement pour ses propres ressortissants. le Parlement européen et le Conseil. dans chaque branche d'activité considérée. f) en appliquant la suppression progressive des restrictions à la liberté d'établissement. Chapitre 2 : le droit d'établissement Article 49 Dans le cadre des dispositions ci-après. d'autre part. dans la mesure où il n'est pas porté atteinte aux principes établis à l'article 39. statuent par voie de directives. La liberté d'établissement comporte l'accès aux activités non salariées et leur exercice. c) en éliminant celles des procédures et pratiques administratives découlant soit de la législation interne. notamment: a) en traitant. dans les États membres. le Conseil européen: a) renvoie le projet au Conseil. puissent demeurer sur ce territoire pour y entreprendre une activité non salariée lorsqu'ils satisfont aux conditions auxquelles ils devraient satisfaire s'ils venaient dans cet État au moment où ils veulent accéder à cette activité. dont le maintien ferait obstacle à la liberté d'établissement. dans ce cas. de succursales ou de filiales et. le Conseil et la Commission exercent les fonctions qui leur sont dévolues par les dispositions ci-dessus.procédure législative ordinaire est suspendue. g) en coordonnant. Cette interdiction s'étend également aux restrictions à la création d'agences. Article 51 85 . paragraphe 2. deuxième alinéa. sous réserve des dispositions du chapitre relatif aux capitaux. Article 50 1. employés sur le territoire d'un autre État membre. les garanties qui sont exigées. pour protéger les intérêts tant des associés que des tiers. sur le territoire d'un État membre. des sociétés au sens de l'article 54. par priorité des activités où la liberté d'établissement constitue une contribution particulièrement utile au développement de la production et des échanges. Après discussion et dans un délai de quatre mois à compter de cette suspension. Le Parlement européen. soit d'accords antérieurement conclus entre les États membres. 2. et notamment de sociétés au sens de l'article 54. aux conditions d'entrée du personnel du principal établissement dans les organes de gestion ou de surveillance de celles-ci. l'acte initialement proposé est réputé non adopté. d'agences. ce qui met fin à la suspension de la procédure législative ordinaire. ainsi que la constitution et la gestion d'entreprises. aux conditions de création. statuant conformément à la procédure législative ordinaire et après consultation du Comité économique et social. e) en rendant possibles l'acquisition et l'exploitation de propriétés foncières situées sur le territoire d'un État membre par un ressortissant d'un autre État membre. deuxième alinéa. Pour réaliser la liberté d'établissement dans une activité déterminée. h) en s'assurant que les conditions d'établissement ne sont pas faussées par des aides accordées par les États membres. d) en veillant à ce que les travailleurs salariés d'un des États membres. en général. de succursales ou de filiales. b) en assurant une collaboration étroite entre les administrations nationales compétentes en vue de connaître les situations particulières à l'intérieur de l'Union des diverses activités intéressées. les restrictions à la liberté d'établissement des ressortissants d'un État membre dans le territoire d'un autre État membre sont interdites. dans la mesure nécessaire et en vue de les rendre équivalentes.

et justifiées par des raisons d'ordre public. réglementaires et administratives prévoyant un régime spécial pour les ressortissants étrangers. arrêtent des directives visant à la reconnaissance mutuelle des diplômes. et les autres personnes morales relevant du droit public ou privé. le Parlement européen et le Conseil. Le Parlement européen et le Conseil. à l'exercice de l'autorité publique. Article 52 1. peuvent étendre le bénéfice des dispositions du présent chapitre aux prestataires de services ressortissants d'un État tiers et établis à l'intérieur de l'Union. Article 53 1. 86 . en ce qui concerne l'État membre intéressé. 2. Afin de faciliter l'accès aux activités non salariées et leur exercice. certificats et autres titres. la suppression progressive des restrictions est subordonnée à la coordination de leurs conditions d'exercice dans les différents États membres. Article 54 Les sociétés constituées en conformité de la législation d'un État membre et ayant leur siège statutaire. les restrictions à la libre prestation des services à l'intérieur de l'Union sont interdites à l'égard des ressortissants des États membres établis dans un État membre autre que celui du destinataire de la prestation. même à titre occasionnel. Le Parlement européen et le Conseil. les activités participant dans cet État. réglementaires et administratives des États membres concernant l'accès aux activités non salariées et à l'exercice de celles-ci. ainsi qu'à la coordination des dispositions législatives. statuant conformément à la procédure législative ordinaire. Par sociétés. sans préjudice de l'application des autres dispositions des traités. aux personnes physiques ressortissantes des États membres. Le Parlement européen et le Conseil. paramédicales et pharmaceutiques. statuant conformément à la procédure législative ordinaire. Chapitre 3 : les services Article 56 Dans le cadre des dispositions ci-après. Les prescriptions du présent chapitre et les mesures prises en vertu de celles-ci ne préjugent pas l'applicabilité des dispositions législatives. Article 55 Les États membres accordent le traitement national en ce qui concerne la participation financière des ressortissants des autres États membres au capital des sociétés au sens de l'article 54. statuant conformément à la procédure législative ordinaire. 2. leur administration centrale ou leur principal établissement à l'intérieur de l'Union sont assimilées. on entend les sociétés de droit civil ou commercial. à l'exception des sociétés qui ne poursuivent pas de but lucratif. y compris les sociétés coopératives. arrêtent des directives pour la coordination des dispositions précitées. de sécurité publique et de santé publique. peuvent excepter certaines activités de l'application des dispositions du présent chapitre. statuant conformément à la procédure législative ordinaire. pour l'application des dispositions du présent chapitre.Sont exceptées de l'application des dispositions du présent chapitre. En ce qui concerne les professions médicales.

Article 61 Aussi longtemps que les restrictions à la libre prestation des services ne sont pas supprimées. si leur situation économique générale et la situation du secteur intéressé le leur permettent. dans les mêmes conditions que celles que cet État impose à ses propres ressortissants. son activité dans l'État membre où la prestation est fournie. en général. dans la mesure où elles ne sont pas régies par les dispositions relatives à la libre circulation des marchandises. et après consultation du Comité économique et social. statuent par voie de directives. est régie par les dispositions du titre relatif aux transports. c) des activités artisanales. Article 59 1. La Commission adresse aux États membres intéressés des recommandations à cet effet. en matière de transports. exercer. Les directives visées au paragraphe 1 portent. Article 58 1. à titre temporaire. Sans préjudice des dispositions du chapitre relatif au droit d'établissement. Chapitre 4 : les capitaux et les paiements Article 63 87 . La libre circulation des services. Article 62 Les dispositions des articles 51 à 54 inclus sont applicables à la matière régie par le présent chapitre. des capitaux et des personnes. premier alinéa. pour l'exécution de sa prestation. sont considérées comme services les prestations fournies normalement contre rémunération. le Parlement européen et le Conseil. Article 60 Les États membres s'efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire en vertu des directives arrêtées en application de l'article 59. par priorité sur les services qui interviennent d'une façon directe dans les coûts de production ou dont la libération contribue à faciliter les échanges des marchandises. Pour réaliser la libération d'un service déterminé. b) des activités de caractère commercial. 2. d) les activités des professions libérales. La libération des services des banques et des assurances qui sont liées à des mouvements de capitaux doit être réalisée en harmonie avec la libération de la circulation des capitaux. chacun des États membres les applique sans distinction de nationalité ou de résidence à tous les prestataires de services visés à l'article 56. statuant conformément à la procédure législative ordinaire.Article 57 Au sens des traités. paragraphe 1. le prestataire peut. 2. Les services comprennent notamment: a) des activités de caractère industriel.

Article 64 1. ou. dans la plus large mesure possible et sans préjudice des autres chapitres des traités. 2. la Commission. pour autant qu'elles soient justifiées au regard de l'un des objectifs de l'Union et compatibles avec le bon fonctionnement du marché intérieur. lorsqu'ils impliquent des investissements directs. 88 . b) de prendre toutes les mesures indispensables pour faire échec aux infractions à leurs lois et règlements. L'article 63 ne porte pas atteinte à l'application. 2. En ce qui concerne les restrictions existant en vertu des lois nationales en Bulgarie. paragraphe 3. la prestation de services financiers ou l'admission de titres sur les marchés des capitaux. L'article 63 ne porte pas atteinte au droit qu'ont les États membres: a) d'appliquer les dispositions pertinentes de leur législation fiscale qui établissent une distinction entre les contribuables qui ne se trouvent pas dans la même situation en ce qui concerne leur résidence ou le lieu où leurs capitaux sont investis. 2. de prévoir des procédures de déclaration des mouvements de capitaux à des fins d'information administrative ou statistique ou de prendre des mesures justifiées par des motifs liés à l'ordre public ou à la sécurité publique. toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. Le présent chapitre ne préjuge pas la possibilité d'appliquer des restrictions en matière de droit d'établissement qui sont compatibles avec les traités. l'établissement. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre. Les mesures et procédures visées aux paragraphes 1 et 2 ne doivent constituer ni un moyen de discrimination arbitraire ni une restriction déguisée à la libre circulation des capitaux et des paiements telle que définie à l'article 63. la prestation de services financiers ou l'admission de titres sur les marchés des capitaux.1. l'établissement. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre. seul le Conseil. notamment en matière fiscale ou en matière de contrôle prudentiel des établissements financiers. le Conseil peut adopter une décision disposant que les mesures fiscales restrictives prises par un État membre à l'égard d'un ou de plusieurs pays tiers sont réputées conformes aux traités. Le Conseil statue à l'unanimité. en l'absence d'une décision de la Commission dans un délai de trois mois à compter de la demande de l'État membre concerné. 4. à l'unanimité et après consultation du Parlement européen. le Parlement européen et le Conseil. En l'absence de mesures en application de l'article 64. aux pays tiers. y compris les investissements immobiliers. Tout en s'efforçant de réaliser l'objectif de libre circulation des capitaux entre États membres et pays tiers. sur demande d'un État membre. Par dérogation au paragraphe 2. statuant conformément à la procédure législative ordinaire. en Estonie et en Hongrie. peut adopter des mesures qui constituent un recul dans le droit de l'Union en ce qui concerne la libéralisation des mouvements de capitaux à destination ou en provenance de pays tiers. 3. adoptent les mesures relatives aux mouvements de capitaux à destination ou en provenance de pays tiers. 3. la date en question est le 31 décembre 1999. des restrictions existant le 31 décembre 1993 en vertu du droit national ou du droit de l'Union en ce qui concerne les mouvements de capitaux à destination ou en provenance de pays tiers lorsqu'ils impliquent des investissements directs. statuant conformément à une procédure législative spéciale. y compris les investissements immobiliers. Article 65 1. toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

à l'égard de pays tiers. statuant sur proposition de la Commission et après consultation de la Banque centrale européenne.Article 66 Lorsque. des mesures de sauvegarde pour une période ne dépassant pas six mois pour autant que ces mesures soient strictement nécessaires. 89 . le Conseil. dans des circonstances exceptionnelles. peut prendre. les mouvements de capitaux en provenance ou à destination de pays tiers causent ou menacent de causer des difficultés graves pour le fonctionnement de l'Union économique et monétaire.