Les conditions de détention des mineurs en France

Dr. Nadia BEDDIAR44
Enseignant-chercheur en droit
Ecole nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse
Chercheur associé au CERAPS
Cet article expose les grands principes régissant la privation de liberté des jeunes
délinquants dans les établissements pénitentiaires français. Une nouvelle
circulaire publiée en 2013 vient développer, avec une approche pragmatique, le
cadre lié à l’organisation de la détention du mineur. Notre analyse portera sur le
rappel des principes fondamentaux liés à l’incarcération de jeunes et mettra en
lumière l’apport de ce texte réglementaire. Sa plus-value repose sur le rappel
constant de la fragilité de cette catégorie particulière de détenus et la
confirmation du contenu voulu éducatif à la privation de liberté du jeune
délinquant.
Introduction
C’est au cœur des établissements pénitentiaires que l’on trouve l’application
concrète et quotidienne des régimes de détention des personnes suspectées ou
condamnées pour avoir violé la loi pénale. On y trouve alors la manifestation
probante des difficultés d’exercice des missions poursuivies par l’institution
pénitentiaire. Ces structures forment le lieu le plus visible de concentration de
multiples déchéances et souffrances humaines, mais aussi un objet approprié à
l’appréciation des politiques carcérales menées en France ces dernières années.
Etant donné que l’architecture d’un établissement conditionne considérablement
la qualité de la prise en charge carcérale, les différents établissements
pénitentiaires habilités à recevoir des mineurs présentent, pour certains, quelques
particularités qui influent nécessairement sur la manière dont l’action pénitentiaire
est envisagée pour les mineurs.
La volonté d’amélioration des conditions de prise en charge, exigée par les
organes européens a conduit à l’adoption de nouvelles réformes qui ont introduit
un type de bâtiments pénitentiaires modernes visant à assurer un renforcement de
la prise en charge des mineurs. Au-delà de cet impératif, il s’agit d’apporter une
réponse adaptée au problème de la sécurité que la récidive des mineurs contrarie,
sachant que les conditions de détention dans des établissements inappropriés
forment un facteur indéniable d’insécurité et, avant tout, une source d’échec
éducatif et social.
44

Ph.D in law, researcher; e-mail : nadia.beddiar@univ-lille2.fr
Circulaire du 24 mai 2013 relative au régime de détention des mineurs, NOR: JUSK1340024C.
46
J-M. Fecteau, « Répression au quotidien et régulation punitive en longue durée », Déviance et
Société, n°3, 2006, p. 339.
47
Selon l’article 1.2.1 de la circulaire, le temps d’incarcération restant à subir est « le reliquat de
peine inscrit sur la fiche pénale, à la date à laquelle la condamnation est devenue définitive, crédit
de réduction de peine déduit ».
45

PROBATION junior ● 108

En vue de soustraire les mineurs à l’influence négative existant au sein des
maisons d’arrêt et de leur offrir un encadrement renforcé tenant compte de leur
fragilité, les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), institués par la loi
du 9 septembre 2002, sont au nombre de 6 pour répondre à cet enjeu. Mais les
quartiers mineurs de maisons d’arrêt continuent d’exister et à recevoir des
mineurs.
La circulaire du 24 mai 2013 relative au régime de détention des mineurs45 expose
le droit commun de la détention des mineurs. Il est l’un des plus dérogatoires du
système pénitentiaire en raison de la fragilité inhérente aux jeunes détenus. Les
principes présidant ce régime de détention doivent faire l’objet d’une application
stricte, peu importe les particularités liées à chaque type d’établissement
pénitentiaire.
Ainsi, cette circulaire, remplaçant la circulaire de l’administration pénitentiaire du
8 juin 2007, partage l’esprit de l’Ordonnance du 2 février 1945 relative à
l’enfance délinquante en rappelant le caractère d’ultima ratio (dernier recours) de
la privation de liberté des mineurs et la recherche de l’intérêt du mineur comme
objectif fondamental.
Au-delà de l’objectif de rééducation des mineurs, l’ensemble des actions de
l’administration pénitentiaire doit se concilier avec le principe de respect de la
dignité de la personne détenue et celui d’individualisation de la peine.
Ces axes fondamentaux prennent une dimension forte lorsqu’ils concernent des
mineurs, au regard du principe de continuité de l’action éducative dont le pivot
repose sur l’équipe pluridisciplinaire. La consécration de cette équipe par les
textes souligne le mouvement de spécialisation de la prise en charge des mineurs,
comme l’illustre la collaboration de l’administration pénitentiaire avec la
Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ).
La confirmation d’un régime de détention dérogatoire
La circulaire du 24 mai 2013 forme un texte plus complet que la version
précédente de 2007. Elle reprend le principe directeur de séparation des mineurs
et des majeurs tout en mettant en première ligne la primauté des mesures
éducatives.
Le texte envisage de façon novatrice, toutes les étapes de la détention du mineur,
allant du travail en équipe, de l’accueil du mineur jusqu’au projet de sortie. La
réglementation en la matière, à travers cette circulaire, devient plus opérationnelle
et plus précise. Ainsi, la situation des jeunes filles incarcérées est soulignée en
mettant l’accent sur les dangers de leur isolement, en raison de leur faible nombre.
Elles doivent être hébergées dans des unités de détention distinctes des mineurs de
sexe masculin et doivent pouvoir être surveillées, dans la mesure du possible, par
un personnel féminin.

45

Circulaire du 24 mai 2013 relative au régime de détention des mineurs, NOR: JUSK1340024C.

PROBATION junior ● 109

L’individualisation de la peine privative de liberté est recherchée dès l’accueil du
mineur arrivant en établissement pénitentiaire, à l’appui de divers entretiens avec
les personnels pénitentiaire, éducatif, médical et enseignant. Etant donné que « la
prison est une pratique structurée dont la manifestation est éminemment sensible
au temps »46, le déroulement du temps carcéral doit être l’occasion d’un travail
continu visant à réduire les risques de récidive et de marginalisation à la libération
du mineur.
L’orientation des détenus mineurs
Nous savons que les mineurs peuvent être incarcérés soit en établissement
pénitentiaire pour mineurs (EPM), organisés en unités de vie, soit en quartier
mineur de maison d’arrêt (QM), modèle de détention classique. Plusieurs critères
sont retenus par le magistrat dans son choix du lieu de détention, tels que le lieu
de vie du mineur, la durée de la privation de liberté, les places restantes en
détention, le projet éducatif.
Une information convenable entre l’autorité judiciaire et l’administration
pénitentiaire au sujet des détenus qu’elle reçoit est une condition essentielle à une
gestion efficace de ces personnes au sein de l’établissement pénitentiaire.
Le premier débiteur de cette information est l’administration pénitentiaire qui
veille, une fois par semaine, à transmettre aux magistrats du ressort de la cour
d’appel le nombre de places disponibles pour accueillir de nouvelles personnes
détenues. Cette transmission forme alors l’une des voies visant à assurer le respect
du principe de l’encellulement individuel des mineurs fixé par le code de
procédure pénale.
Réciproquement, une autre source d’informations émane de l’autorité judiciaire et
s’avère être particulièrement utile, que le détenu soit placé en détention à titre
provisoire ou à titre de condamnation. Elle apporte à l’administration pénitentiaire
des éléments sur les motifs des poursuites pénales de la personne, sur ses
antécédents judiciaires et sur sa personnalité. Selon le profil du détenu, la notice
individuelle, matérialisant cette transmission d’informations, se révèle précieuse
pour l’administration pénitentiaire lorsqu’il s’agit d’une première privation de
liberté d’un mineur car elle pourra mettre en œuvre toutes les mesures et les
précautions nécessaires.
La connaissance des mineurs par l’administration pénitentiaire lui permet de
procéder à la répartition et au classement des détenus afin d’assurer une gestion
efficace entre les divers types d’établissements ; et à l’égard des détenus, de façon
à optimiser l’exploitation du dispositif pénitentiaire appliqué aux mineurs,
d’autant plus que le placement en EPM doit être privilégié.
L’incarcération des mineurs au titre de la détention provisoire répond aux
exigences de l’article D53 al.1 du code de procédure pénale, qui exige que
46

J-M. Fecteau, « Répression au quotidien et régulation punitive en longue durée », Déviance et
Société, n°3, 2006, p. 339.

PROBATION junior ● 110

l’incarcération s’effectue dans un EPM ou un quartier mineur de la maison d’arrêt
« de la ville où siège la juridiction d’instruction ou de jugement devant laquelle
ils ont à comparaitre ».
Pourtant, un affaiblissement du principe de maintien des liens familiaux peut être
observé au regard de l’insuffisance du maillage géographique des EPM, en trop
faible nombre (6 EPM sur le territoire métropolitain). Un mineur pourra alors
purger sa peine d’emprisonnement ferme à une centaine de kilomètres de son lieu
de vie habituel.
Concernant le mineur condamné dont le temps d’incarcération est supérieur à trois
mois47, une procédure d’orientation est obligatoirement ouverte, en vue de
préparer un éventuel changement d’affectation vers une autre prison. Cette
procédure suppose une certaine part d’anticipation de l’équipe pluridisciplinaire.
Les principes fondamentaux régissant le régime de détention des mineurs
En plus du solide principe de séparation des mineurs et des majeurs, toute
privation de liberté d’un mineur doit respecter deux autres principes
fondamentaux. Il s’agit du principe de l’encellulement individuel et celui de
l’isolement de nuit.
Le premier exprime la nécessité que le mineur soit seul dans sa cellule afin de le
soustraire aux pressions émanant de codétenus partageant le même espace et
d’éviter l’oisiveté.
Reconnu aux majeurs, ce principe est consacré par l’article D53-1 du code de
procédure pénale issu du décret n° 2008-546 du 18 juin 200848, mais son
application est contrariée par le phénomène de surpopulation carcérale, important
au sein des maisons d’arrêt.
L’isolement de nuit est complémentaire au premier principe, directement animé
par la volonté de préservation du mineur face à la dimension insécurisante du
monde carcéral49.
Plus généralement, l’administration pénitentiaire doit faciliter l’exercice des droits
fondamentaux par les mineurs, conformément aux dispositions des Conventions
internationales ratifiées par la France. Ainsi, l’accès aux soins doit être garanti
afin d’assurer une prise en charge sanitaire suffisante.
47

Selon l’article 1.2.1 de la circulaire, le temps d’incarcération restant à subir est « le reliquat de
peine inscrit sur la fiche pénale, à la date à laquelle la condamnation est devenue définitive, crédit
de réduction de peine déduit ».
48
Décret n° 2008-546 du 10 juin 2008 relatif au régime de détention et modifiant le code de
procédure pénale, JORF n°0136 du 12 juin 2008, p. 9568, texte n°32.
49
Toutefois, il existe une dérogation à ce principe, motivée par des circonstances précises. Il s’agit
du motif médical et de la personnalité du mineur. Le motif médical implique que le codétenu
exerce une surveillance du mineur malade et puisse solliciter l’intervention du personnel en cas de
besoin. L’article R 57-9-12 CPP précise qu’une même cellule ne peut contenir plus de deux
mineurs et que les deux mineurs doivent avoir le même âge.

PROBATION junior ● 111

Le droit d’entretenir des relations avec l’extérieur est assuré au titre du respect à
la vie privée et familiale. Il prend une dimension centrale à l’égard des détenus
mineurs car le tissu familial est l’un des facteurs d’une réinsertion réussie. Sous le
contrôle de l’autorité pénitentiaire (et judiciaire s’il s’agit de mineurs prévenus),
les mineurs détenus reçoivent les visites de leurs proches, ils peuvent téléphoner,
écrire des correspondances et faire des achats en cantine pour améliorer leur
confort.
Les caractères du régime de détention des mineurs
Le rôle central occupé par l’équipe pluridisciplinaire est enrichi par l’intervention
continue des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, au sein des
EPM et des quartiers mineurs. Leur mission est d’apporter une épaisseur
éducative à la privation de liberté et elle suppose que l’ensemble des
professionnels travaillant auprès des mineurs détenus s’associe en vue d’atteindre
les objectifs du travail socio-éducatif. Cet enjeu vise à rassurer le mineur, à lui
apporter une stabilisation et une adaptation au quotidien et à l’aider pour préparer
un projet de sortie. Cette collaboration traduit les efforts d’adaptation de
l’administration pénitentiaire et de la PJJ face à ce public particulier.
Les textes réglementaires précisent les modalités de ce travail collectif en
présentant des outils posant un cadre (projet d’établissement, projets de service),
des moyens facilitant la transmission de l’information (cahier de consignes) et les
outils informatiques complétant l’information entre les professionnels.
Dans le but de renforcer l’individualisation des rapports existants entre le mineur
et le personnel, chaque mineur se voit attribuer, dés le début de son incarcération,
un surveillant et un éducateur PJJ référents. Ce « binôme imposé », appréhendé
comme principe fondamental en EPM, constitue les interlocuteurs privilégiés du
mineur pendant son incarcération.
Contrairement à la maison d’arrêt, la vie au sein d’un EPM s’articule autour
d’unités de vie. L’affectation du mineur dans une unité, de la plus souple à la plus
stricte, est définie selon le comportement du mineur en détention. Mais la
rétrogradation vers une unité plus stricte ne doit pas être motivée par des fins de
punition, puisque la sanction disciplinaire poursuit spécifiquement cet objectif.
L’enseignement scolaire, assuré par le personnel détaché de l’Education nationale,
est obligatoire pour les mineurs qui bénéficient de programmes adaptés. La loi
pénitentiaire n° 2009-1436 du 24 novembre 2009, dans son article 60, a
néanmoins posé le principe selon lequel un mineur détenu qui n’est pas soumis à
l’obligation scolaire est tenu de suivre une activité à caractère éducatif.
L’accès des mineurs aux activités proposées en détention est donc fortement
encouragé. Au-delà d’un simple moment occupationnel, le personnel éducatif
tente de développer une certaine aptitude orientée vers l’ouverture d’esprit du
mineur, de façon à susciter chez lui des postures susceptibles de l’aider à se
stabiliser, à trouver des repères dans la société.

PROBATION junior ● 112

La diversité des activités forme un élément important afin de tenir éveillé l’intérêt
des mineurs difficiles. A cette fin, les éducateurs de la PJJ ont la faculté
d’organiser, par un appui financier de leur administration, des activités par le biais
d’associations spécialisées. Il s’instaure ainsi une complémentarité entre une
démarche ponctuelle, d’une part, et une démarche continue et institutionnalisée,
d’autre part.
Symbole par excellence de la dimension sécuritaire des établissements
pénitentiaires, la procédure disciplinaire traduit le pouvoir de sanction du chef
d’établissement. Le régime disciplinaire applicable aux mineurs s’appuie en partie
sur le régime des majeurs, en concédant des adaptations nécessaires aux mineurs,
en particulier la forme et la durée des sanctions50 afin de tenir compte de leur
vulnérabilité. Ici aussi, la procédure disciplinaire doit respecter les principes
d’individualisation et d’adaptation de la sanction à l’âge, au degré de
discernement et à la personnalité du mineur.
Les textes rappellent que le prononcé d’une sanction disciplinaire (qui implique
un débat contradictoire) doit nécessairement revêtir un aspect éducatif. D’ailleurs,
le texte souligne qu’aucune sanction ne doit interrompre les activités
d’enseignement ou de formation du mineur, ni suspendre ses moyens de
communication avec sa famille.
Eléments de prise en charge individuelle du mineur
D’après les textes, la privation de liberté est une étape dans la prise en charge
globale du mineur. Les travailleurs sociaux forment ainsi la clé de voute dans la
construction du parcours éducatif et ce, au-delà de la prison. Dés lors, le principe
de continuité de l’action éducative peut s’affaiblir puisque les relations
privilégiées que l’équipe pluridisciplinaire peut entretenir en détention
disparaissent à la libération du mineur qui ne sera plus suivi par le même
éducateur.
L’encadrement éducatif du mineur s’appuie sur des apports dans les domaines de
l’enseignement, de la formation professionnelle, de l’exercice physique et de la
culture. A ce titre, l’éducation nationale, l’administration pénitentiaire et la PJJ,
composant l’équipe pluridisciplinaire, s’engagent à structurer le programme de
prise en charge en fonction du niveau et des affinités du mineur.
L’une des illustrations de cette association institutionnelle repose sur l’emploi du
temps du mineur détenu. Initialement, cet emploi du temps était pensé pour être
complet mais, en pratique, il s’est avéré très éprouvant pour les mineurs et
caractérisé par une certaine lourdeur.
Il a donc été décidé d’alléger cet emploi du temps pour permettre au mineur,
moins sollicité, de pouvoir vaquer à des occupations personnelles et de pouvoir se
reposer.
50

En particulier, les sanctions les plus sévères telles que le placement en cellule disciplinaire dont
le recours doit être mesuré.

PROBATION junior ● 113

A présent, les activités autres que l’enseignement s’articulent autour du planning
scolaire en tenant compte du rythme de l’enfant.
Les mineurs détenus sont scolarisés comme tout élève. Le droit à l’instruction
figure dans le code de procédure pénale et dans le code de l’éducation et se traduit
donc par l’obligation scolaire. Les difficultés vécues par les mineurs détenus,
allant jusqu’au décrochage scolaire, ne constituent pas un obstacle à
l’apprentissage. Ainsi, la loi pénitentiaire prévoit que les mineurs déscolarisés
avant leur incarcération devront, à défaut d’aller à l’école dans la prison, suivre
des activités éducatives qui viendront compenser le non suivi des enseignements
scolaires et combler l’emploi du temps des jeunes détenus.
Ces activités peuvent être mixtes si le directeur de l’établissement le décide.
Concernant la prise en charge sanitaire, la circulaire fait référence au guide
méthodologique relatif à la prise en charge sanitaire des personnes détenues. Les
mineurs répondent au droit commun des majeurs mais bénéficient d’une
adaptation de l’intervention en fonction de leur âge, tel que le confirment les
secteurs de psychiatrie infanto-juvénile.
Toutefois, les mineurs détenus sont victimes, comme les adultes, de la pénurie
importante de ressources humaines médicales spécialisées en détention, qui vient
nuire à la qualité des soins dispensés.
Véritable « boite à outils » de la réglementation pénitentiaire, la circulaire du 24
mai 2013 témoigne de l’intérêt porté par les autorités compétentes au sort des
mineurs détenus. Le texte met en avant la conformité des pratiques avec les règles
pénitentiaires européennes en renforçant, en premier lieu, la recherche de l’intérêt
supérieur de l’enfant privé de liberté ou pose, en tous cas, les moyens pour y
parvenir.
Malgré cette révision de la réglementation de la détention des mineurs,
l’institution pénitentiaire doit encore répondre à de nombreuses problématiques
liées aux conditions de vie dans ses établissements notamment celles portant en
particulier sur le suicide des jeunes détenus en prison.
Bibliographie
Beddiar, N. (2011). Le mineur délinquant face au service public pénitentiaire,
thèse de doctorat, droit public, Université Lille II, 592 p.
Beddiar, N. (2014). A propos de la circulaire du 24 mai 2013, relative au régime
de détention des mineurs : BOMJ no 2013-06, 28 juin 2013, JUSK1340024C, Les
Petites affiches, 08 août 2014 n° 158.
Code de procédure pénale, Dalloz, 2014.
Décret n° 2008-546 du 10 juin 2008 relatif au régime de détention et modifiant le
code de procédure pénale, JORF n°0136 du 12 juin 2008, p. 9568, texte n°32.
Fecteau, J-M (2006). « Répression au quotidien et régulation punitive en longue
durée », Déviance et Société, n°3, p. 339.

PROBATION junior ● 114

Master your semester with Scribd & The New York Times

Special offer for students: Only $4.99/month.

Master your semester with Scribd & The New York Times

Cancel anytime.