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LEMENTS POUR UNE SEMIOLOGIE

PICTURALE
Les secrets de la nature sont cachés ;
quoiqu’elle
agisse
toujours, on ne découvre pas toujours ses effets :
le
temps
les
révèle d’âge en âge... Les expériences qui nous
en
donnent
l’intelligence multiplient continuellement.
•1
arques que fait Pascal, à l’aitbe de la science
physique,
nt, semble-t-il, s’appliquer intégralement à
l’œuvre
d’art
irticulier à l’œuvre picturale, dans son double
rapport
à
i la fait et à celui qui la contemple. Les secrets
de
l’action
/re et du peintre ne. sont pas donnés, dans
l'œuvre
elleAchevée, celle-ci les dissimule en deçà ou audelà
de
la
peinte. Ce qui apparaît d’eux sur cette surface
même,
la
dont, d’une certaine façon, ils ise livrent au
regard
n’instinon plus une évidence. On ne découvre pas
toujours
leurs
mais tout au long de l’histoire d’une œuvre,
d’une
histoire
t
pas
nécessairement
temporelle
ou
chronologique,
ils
se
au regard, comme autant d’apparitions liées entre
elles
:
ité sourde et mystérieuse, silencieuse qui n’exclut
pas
at les expériences du regard et de la parole
conduites
sysœment, qui provoquent l'œuvre pour multiplier,
amplifier,
er ses résonnances, pour l’amener à un aveu

et la volonté provocatrice d’explication
rationnelle
posait
ihysique, il nous faut la poser dans son origine,
avec
un
de Saussure dans le Cours de linguistique
générale :
La langue est un système de signes exprimant
des idées et |
ar là comparable à l’écriture, à- l’alphabet des
sourds muets, |
ux rites symboliques, aux formules de politesse,
aux signaux
militaires, etc. Elle est seulement le plus
important de ces i
ystèmes. On peut donc concevoir une science
qui étudie la vie |
'es signes au sein de la vie sociale... Nous la
nommerons sérnioogie (du grec or,pstov : signe). Elle nous
apprendrait en quoi
consistent les signes, quelles lois les régissent.
Puisqu’elle
t’existe pas encore, on ne peut dire ce qu’elle
sera, mais elle
i droit à l’existence, sa place est,déterminée
d’avance.
ion du problème de la sémiologie comme
science
générale
es, découvre cirez son fondateur une ambiguïté
crui
n’est
arnent le signe d’un tâtonnement méthodologique
ou
conmais qui tient à cette science; même : la
linguistique
ne
constituer comme science, pensé de Saussure,
que
si
elle
dans une science générale des signes, mais cette
science
des signes autres que les signés linguistiques ne
pourra
se
er que sur le modèle de la linguistique comme
science :
Si l’on veut découvrir la véritable nature de la
langue,
il
faut la prendre d’abord dans ce qu’elle a de
*£>“-------------- i

-

.

mais seulement saisis à partir de la métaphore si t utilisée de la lecture. J. Lévrose ou de la schizophrénie . et.tâtions ne sont pas. la portée cïe cette première ition. des inscriptions différentes du même contenu dans les lieux psychiques différents. La dans la Métapsychologie . Lyotard signaî le discours se tenait en quelque sorte à l’articula lion de x axes du lisible et du visible : nous voyons la chose dans iice du regard et nous introduisons la chose dans un champ ue cohérent..r . T s provisoirement pour les bénéfices de ca i eg u ii t r s a u l an ga ge i Mui ca u ui i p i ct i cu &i .uu u o . que les termes de texte et de lecture ne fussent point loriques. Cette analyse que Freud fait à propos du rêve.. pii. pour comprendre. à savoir alisation à la fois immédiate et nécessaire de la représentaLA LECTURE DU TABLEAU tableauj est un texte figuratif et un système de lecture : t souhaitable. une sur ce problème par un autre'fondateur de la sémiologie. Qu’est-ce que lire ? C’est parcourir ard un ensemble graphique. Ces deux représen.. doit attirer notre attention problème essentiel d’une sémiologie de la peinture. écrit : se scinde en représentation d’objet consciente représentation de mot et représentation de chose. ni non plus des états d’investissements fonctionnels différents au même : commentaire qu’il a donné de ce texte. c’est déchiffrer un texte ...F.

.

annulant.. En effet. mais aussi. qu'il investisse de tous l’imilé de côtés le visio eonlempla-me totalité structurée. dans la succession temporelle des parcours possibles — h 1ère synchronique de l’unité de vision comme totalité struci regards. espace autre qui. lieu du tableau. ou encore les dans le lieu les de l’espace exisipntiel de la orien peinture des jalons. stratégiques. Il se convertit en espace dynamique et . les sept premières figüres à main gauche vous diront fait appar. plastiques je crois que facilement vous s reconnaîtrezsignes de mouvements quelles virtuels etsont comportent des celles qui possibi languissent. retours. se constitue dans un lieu essentiel que >elerons utopie. promettais mmeinc-U d’y faire et que tout! ensemble vous considérieztoire : iLmieiÈgiainais nécessaire. l’accomplissement ende ’architecture. Lopiqu dynamique du tableau renvoie à l’organisation sin ajoute la— comme complément nécessaire de l'esp du premier tableau toute entière donnée. carchoix. et Et c’est la forme aléatoire du circuit qui autres. la relative liberté de: parcours en impliqua tâtions. Que le tableau devienne fresque.. celles qui ontpitié. c’est-àion psychologique. le recouvrement ou la qui conjugaison de centre de lala peinture et que la peinture regarde. de erne. le retranchement de l’espace du le cet espace existentiel.* ortement. n’engage jainaisjje regard dans i veinent linéaire irréversible^ Le temps de lecture se spatia là même. si vous vous souviendrez de laplastique : le De plus lettre et c’est là un point première queessentiel. points . différences. même si elle est — un principe de « narrativité » auquel il toujours dis: donne une et au déploiement…………………etre de la force créatrice. II faut distinguer ici une change rientopique: à l’affaire : c’est toujours l’espace vécu quidirections ou dynamique du regard. s’étale ou rayonne autour de points stratégie] * tableau. ce circuittouchant les mouvements du reg je vous écris des figures que plastique jeest dans le vous la surface. qui admirent. dire de Ter généralisé comme successif des gestes de peinture qui reipose sous forme de sédimentées et liées sur la surface Au reste.le Les jalons tableau. tâches c’est et nœuds de vécu qui dir devient fête utopique : c’est le contemplateur En un sens. l’espace vécu. temporelle etqu’ilspatiale.

• les caractères depuis Saussure. du parce regard. Toutefois. si elle était poursuivie jusqu’au bout.. c’est dans le parcours du t que doit s’effectuer l’interprétation. car dans la lecture. Mais même c cas.découle pour le régi Ipartieulièrement fort : Dans certains paysages de Poussin nisés autour de l’axe zigzagant d’un chemin reliant le prcmi< à la grande surface plane d’un lac. pour des raisons opératoires. qui les articule les uns tableau aux à un autre. des arrêts sont L’autre versant de la notion de lecture est celle du dé …………………………………. des libertés. le regard est lié dans le 1 à ce parcours imaginaire dont il peut difficilement s’affr tout comme la construction légitime rend obligatoire un pi vue situé à une certaine distance de la toile. mais cette distinct abstraite : si le tableau est effectivement un ensemble signifi signe ou un système de signes.jeu des éléments du système de lecture ? Chaque parcours es mais c'est la succession ouverte.l’cspac le degré de contrainte qui en . d’un niveau de lecture à un autre. sla peinture représentative fondée sur un système Ains portant notamment une organisation illusionniste de analogiqu tique. indéfinie des parcours qui le solidaires degrés de les uns des autres. des choix. la théorie du signe linguistique s’est . d’incii trompeuses analogies. la métaphoi lecture risque.

ne peut ni la créer.. C cette totalité peut-elle être déchiffrée !? comment un soi . {2y le mécanisme p. ni la modifier. extérieure à l’indivh iui seul.sycliophysique qui lu d’extérioriser ces combinaisons. Elle est institution sociale et système de valeurs.. elle est bien défini dans l’ensemble hétéroclite des faits de elle est un système homogène de signes où il n’y a d que l’anion du sens et de l’image acoustique. qu’elle est constituée par des cléme signes dont chacun est à la fois un « valant-pour » et le ter fonction pins large où prenjLentiplace différentiellenn très valeurs corrélatives. La parole est une combinaison d’éléments sélectionnés L’examen de la notion de parcours! du regard nous a à considérer le tableau comme totalité enchaînée ou liée.est la partie sociale du langage./La parole] est au contraire individuel de-vol on lé et d’intelligence dans lequel il de distinguer : (fy les combinaisons par lesquelles le s lant utilise le mode de la langue en vue d’exprimer s personnelle . ce qui v< selon de Saussure.

’ Par c dans une étude faite ailleurs.sainsi ai parTëmgigmfiés du récit constituent les unités de sens du Certes isolée de son contexte syntagmatique.xenvoyer^ articulation". Mais l’intégration de h dans le texte figuratif permet de réduire l’ambiguïté poly. la figure e sémiqnéTlTësirTmlFîle de rappeler ici la fameuse expérience lechov dans le domaine cinématographique. à pr tableau de Poussin. les tants » deviennent alors les signifiés dlu récit pictural. Ainsi — dans le cas de la ] > . était de façon significative. par là même. Les unités syntagmatiques picturales ou figure. grâc< propriété que possède tout récit. la figure isolée d< vante et de l’enfant Moïse dans sa corbeille ne permet pas si Moïse est exposé ou recueilli.Ainsi le grand'syntagme jûelural peut-il êlr par Le relayé O I t ce relaisv permettant son articulation cl sa peuvent. et le dessein du sens apparaît. nous avons pu montrer. Ainsi dans 1 exposé de Poussin (Ashmolean Museuin). dans sa substance indépendant des modalités particulières par lesquelles il es té. d’être. Le sujet du tableau'. constitution en un texte FeTérïïüI ble significatif. Les signifiants du récit littéraire. son Litre l’analyse dans le tableau permet son grande peinture ~7Tlii^iQiHé. le Frappement du Rocher (l’Ermita l’analyse du syntagme narratif biblique sc retrouvait c 1 clarté dans le syntagme iconique qui .

c’est-à-dire d’une unité sans. .R. cesser de véhiculer.r là apparaîtrait — vrai également du portrait -— la possibilité lement signefiguratif. pour autant. par un autre proprement linguistique.Par exemple. Dcmoris sur Chardin permet d des différenciations fines et significatives de la na flamande et de celle de Chardin. et pur le syntagme de analyse de la syntaxe figurative des tableaux. hors du contexte de fig la ciu quelque sorte à la dignité de figure. un sens qui lui -est propre. lui autre sens ou une signification nouvelle par une sorte d polysémique dont le pouvoir évocateur et suggestif n’est Le peintre peut t'utiliser par la présentation sur la toile texte absent. Ces ou ces « effets de sens » qui ont une très grande impor rique peuvent être également étudiés dans les emblèr médailles dans lesquelles se noue un rapport 1 nouvea légende qui est simultanément signe figuratif et synta T> A P A nr/’H \ rnr^ rrT-. hors de la figure. Une éti de celle tentée par J. n serai théorie de la peinture de nature morte à fairensi. c’esl-à-di culation des objets entre eux et de l’articulation des zo densité informative et de celles à faible densité. fait promeut un « effet de sens » sur lequel jouent de nombreux lu comme si l’extraction du signe. Pa.

Cette possibilité de constitue r u ne par a d i gmconcerne a tiqt 1 e préimere appëTTc~quëïques ia seconde.en série virtuelle. un terme n’acquiert sa valeur que parce opposé à ce qui. tantsechez que chez le contemplateur. une classe de figures ! associées « in abse dirions-nous en langage saussurien —. des rapports fondes sur Ic_ linéaire de la langue._d. s’oppose ou s’articule le rapport virtuel de subs le premier est de l’ordr'e de la parole?. ou à tous D’autre part... pour rétendue et peuvent être appelées syntagmes.personnelle dans cette d’un mesure meme. Au rapport réel de contiguïté découvei syntagme.eq-unl séries de.-. l’architecture. Placé syntagme. ces combinaisons"ont. lisibilité de lecture quis’cnivrciil définit lelesniveau sàb_stitutive. les mots contractent entre eux. la double : la orientation prémïere des concerne Tom digrnatiques possibles.t.e figur métaphorique où se découvre la troisième dimension picturaux. les mots offran chose de commun s’associent dans la mémoire et iî Et de Saussure fait suivre cette définition de la fameus raison de la colonne qui a. A jjaiïs~l. si inos indications son! .. cet avantai quable d'être choisi dans la substance visible non linguist art. En eiTc..s.r Dan:-le discours. en dehors du discours. de leur enchaînement. le relève fait apparaître de que lesecond parcours de lecture analytique app la mémoire. et qui. înt la conscience savoir. rjemaixpias. précède ou ce qui suit. pour notre propos.

c’est'le code .CTUIî Al.POU!! ONC SÉMIOr. ICI ce le remarquait justement. Non seulement dans ses éléments —le tableau sente un homme. le co ccplif. existence même. il arrive facilement association d’idées s’y greffe — (h’cst-ce pas la reconn de la série paradigmatique ?) — s’apprêtant à jouer les de l’interprétation figurative.fî Icrprélation pour en reconnaître et en comprendre le s< perspective représentative dispose d’un premier code. même pour une pcinh « non figurative » : A mesure que l’ouvrage s’étoffe. avec un peu d’imas tout agencement un peu poussé prête à une comparais des réalités connues de la nature. qu’il semble ne jamais apparaître code. représentatif fondé sur la perception n innocent. 1 Le code analogique. Une fois interprété et pareil ouvrage ne répond plus? entièrement au voi l’artiste (du moins pas au plus intense de ce vouloir propriétés associatives sont l’origine de malentendus nés entre l’artiste et le public. Au de la lisibilité primaire du tableau. le code implique une 'certaine dépendanc< relie marquée essentiellement par la familiarité avec la ne représentation qui est un trait de culture remarquable. un oiseau -— mais encore d. Car.OOUî i’J. une femme. d’autant plus profond que sa mise en œuvre est plus diale et plus inconsciente.

De même. i image in the lelescope is indeed onesided. The former I. L’image sur le tableau. l’iiommc ou l’arbre comme l’objet du monde est la ré le désigné du tableau.s in lue iiilerior of the télescopé : refl uai image of the observer. En effet. eau be used by several observera. apportée par H développée par R. Uie latter is likc the idea or r exj)erience. un arbre oi me. sur un tableau.b y [lie object gtas. Barthes. lorsque je perçois. de la dénotation et de la < apparaît d’une grande importance. and upou lhe stand-point of observation : but il is sti11 r as mu ch as il. dit encore Frcge. eomp sense. Il a ainsi une double fonction d’expression < gnation : c’est un désignant dont le désigné DENOTATION — CONNOTATION C’est pour tenter. si l’image j dans une peinture représentative -— est . sinon de répondre à cette questic moins de la préciser. Le signe. exprime son sens et référence. Lima sided » — à plat — est le sens et l’expérience que j'c image est elle-même différente du sens relie constitue i’i< Live — au sens de Fregé — que nous avons de l’hom l’arbre. que la distinction.

dans la peinture renaissante et baroqi titue une remarquable analyse d’un système connoté dar le plan de dénotation renvoie aussi bien à l’objet naturel « qu’à l’objet symbolique. dans la structure expressive de l’œi signifiés differents. on pourrait alors considérer le pictural comme l’articulation hiérarchique de plans de corn . déjà codé par une mystique hié que. l’importante étude que H.POT JH UNE SEMIOLOGIE Î'ÏCTU U AU: ou dont elle ne constituera que le plan d’expression. Dr consacrée au nuage. cependant que le plan de connotation révélera. de la cor et de la sémiologie coanotative : Le premier système constitue alors le plan de déne c’est la relation de désignation dans le cas de la peint présentative » — et le second système extensif au pr plan de connotation. selon tures et les époques. On dira donc qu’un système co un système dont le plan d’expression est constitué par un système de signification. mis en lumière en toute rigueur par 1 tion systématique de l'épreuve de commutation et par b tution de séries paradigmatiques. dan iuinologie de Hjcmslev — le signifiant. Et c’est là très pré la définition cpie donnent Iljelmslev et Bàrthes. 1 Pour prendre un exemple. En développant théori les analyses de Damisch.

et les individus. par laquelle la couslitutioii vir lue Iles de signes figmatiis pcriucl cl aboutn a un ni\a la phase de la vérification de la valeur opératoireLe du code coc artistique comme.-de la motion de valeur telle qu'elle est. cette comparaison s’instaure sur le pian des réserves virtuelles paradigi champs associatifs et si comme dé Saussure .lui-mème par variations paradigmatiques <jui pennel de le code. comme i’inüique dans son commentaire. une figure a une valeur définie par réciproque des signes dans le système. système des principes possibles en classes complémentaires de l’univers sentations offertes ù une société donnée à un 'moi du temps a le caractère d’une institution social chaque époque organise l'ensemble des représente tiques selon un système institutionnel de classem est propre. Si. matière phonique da Un signe figuratif. Ces indications théoriques sont. elle corrëspond à deux phases de la recherche : h la recherche'sémiologique.. une s . Celle circularité méthodologique n’est pas un e que . définie par de S ce qu’il y a d’idée ou de . somme toute.. . rences que celles que le système de classement dis] permet de penser. ont peine à penser d’.

bref à l'abandon du sens ? Pour préciser le problème et dégager les linéaments d’m lion. son propre code. à ce cas où « la signification générale d’ur du code implique un renvoi soit au code. i sable. ni érnotionellemcnt. les rapports du tableau et du code ? Comment une logie picturale peut-elle intégrer celte idée essentielle que to table contemplateur. Jakobson donne la J canonique du procès dont Francasteî. que la véritable lect tableau fait accéder à ce que Francastcl nomme à propos d sin.A RU ment k: code csl-i! intérieur au tableau ? Car: le problème c d’atteindre à ce que l’on a pu appeler l'intention centrale du ou encore l’intention objective de l’œuvre. que le est. qu’elle-même. comme tout créateur. Bourdieu. soit au message : l’introduction de cet important article sur les « embraye catégories verbales et le verbe russe ». en compte. partage. Quels sont. à lui-même. celle de structure do particulièrement. l’ordre autonome de la peinture. nous suggérons de recourir à une catégorie linguistic borée par Jakobson et Benvéniste. Mais ce questionnent nous incite-t-il pas à considérer l’œuvre << sans la relier à rie Ire. ni intellCctuelleme s’enfermer dans l’œuvre comme singularité inanalysable. ou Damisc .POUR UN K SKMIOUOOTf-: PfC/n: i.

un LE SYMBOLE INDICIEL L’extrapolation extralinguistique catégorie d’e de 1 est plus significative encore.. il est convei dans une reh tentielle avec « l’objet représente . Le nom pi ainsi apparaître dans l’acte de nomination. « la forme je » n aqu’il d existence linguistique l’acte de parole qui la profère. que des individus.l’objet par une règle: mais en meme temps il est index .. uneJeréalité quiqui esténonce trèsi i chose présente signifiedeladiscours personne instance unique discou contenant« je par d< rs . Pourvoyeuse de Chardin.propre c’est-à-dire qu’il est lié à». .* p ■ '<■ i* UUi>l J-M A 1 t »\ ){1 >'S pe.nl de Poussin. La Pou Diane dans le vent d'automne : cas particulier qui — sein ne permet ni classification. sa forme générale. Lu. Dire qu’un tableau est à lui-même son propre code. ni abstraction. mais qui désigne dans une sorte de ment. le définir comme « nom bole.. la saisie du sens dai sage. Diane dur d’automne. ni discours c et eu toute rigueur. l’ctrc dans son absolue singularité et pour lequel il des essences singulières. ou Benveniste. car elle couvre un certaii rapport entre le code et le message. chaque « je » a sa réfé: pre et correspond chaque fois à un être unique posé c Quelle est donc la « réalité » à laquelle se réfère « je » ment. de Kl ce sont des appclhdifs qui ne désignenl tableaux qui s’appellent L’hoimnc au serpent.

éférend mondain ol Le référé n’est pas un objet du inonde.TU It ALE une « parole » picturale parce que la langue II picturale que dans la parole. Ces remarques sont-elles compatibles avec no lyses précédentes qui saisissaient le tableau comme systèm noté ? Si le tableau est symbole indiciel.* rOUl! UNO SüftiiOLOGih l’il’. Il est donc possible de . Ils ne peuvent être définis que par référen « message » du tableau. Par là.constituer des mais les termes du code — signes figuratifs — sont en qi sorte dans la position du « je » ou du « tu » dans le m linguistique. est ce dans lequel s’identifient le désigné et le désignant.. n’a pas de r. cela veut dire que 1 notateur (dans le langage de Bar tires) le signifiant. il est . mais en un autre. mais le tableau lui-. un désignant dont le désigné est l’instance pic qui le contient. On comprend des lors pourquoi le. et c’est sur eet axe d’extensh se situent les constitutions de séries paradigmatiques. Le tableau est un référant dont le référé est l’instance pic elle-même. de etc. qu'en les retournant dans le tableau tableau produit par ce peintre et que je vois. le plan de connotation ét système primaire de dénotation. il lui est intérieur. en un sens. quels que son époque et son auteur.. tableau. où s’arti l’instance du référend et l’instance picturale contenant ce ré comme référé.

pictural. et sur la voie duqi mettaient la notion de symbole indiciel et les procès fonda: de lecture du tableau.F. est révélée la raison ou le sens de 1 iLé de la figure dans l'étendue de lecture. dans Liplieité des sens qui l’affectent et qu’elle évoque et rnani 1 les actualisant. chaque figure du tableau est ainsi la ce Lion d’une série de paradigmes . productrice de sens nombreu celte perspective. code et message. la lecture ne peut jamais faire du tableau. une synopsis de significations. la position de la figure. i rama de sens. La lecture r une statique. leur polysémie active. un système ouvert de f constante et perpétuelle recomposition : autre façon de la définition du tableau comme symbole indiciel. Elle prend sf dans la surdétermination qui pèse sur chaque figure. Ainsi donc. Les « effets de sens » provoqué. LA TRANSGRESSION Un autre concept clef est celui de trangression que définit comme la levée de la censure structurale qui opp tagme et paradigme. . Et par là sans cesse se modifiera dans le s.POUR UNE skMfOLOGïE RlGTURAï. mais une dynamique. Mais du même coup. freinent. chaque figure ne pre que dans cette surdétennination qu’elle reçoit du champ tif.

dans en Egypte de Patinir. représentative —. apparaissent de véritables déplacements de forme. terrorisé. Dans l'homme. de r terre. De même lorsqu’André Lliote fait. et plus loin le grand lac d’eaux lisse pêcheurs s’affairent.mie. mais ce ciel est un autre monde < où Eve tente Adam. d’une rupture de l'c représentation en deux régions du monde. projeté sur celuidroit. dissimulé. dans le bonheur d’une matinée de jn l’index de Sa métaphore étant ici la nuée où Dieu se c comme figure. au serpent. donne lieu à un nuage dé même volume le signe figuratif du nuage s’institue au sein d’une mer . le schéma métaphorique. la transgressa phorique est plus subtile encore puisque le tableau obé contiguïté qui n’est pas seulement celle de l’espace de i tation. et la jeune fer prise et effrayée. mais encore la séquence enchaînée des émotions su dont le point de départ est la scène du premier plan. du tat ne dessine. tre dévorant dans l’ombre et l’eau sinistre. cornu bien vu Fénelon. infernale et et il n’est pas jusqu’à la construction en chiasme. (ainsi) le décalque en pointe découpé sur le ciel et qui. se dresse une j sorte de talus. Mais entre l’homme qui fuit. remarquer que. signe figuratif d’une déchirure.

n’est pas un système de signes. le Puisqu’il est convenu que les termesobjets seuls portent pas de signification. l’économie reste à préciser — de structures de signifi La structure élémentaire de signification présuppose doi tence de la relation entre des termes 'qui se présentent c différence. ne sont que second. que cette limitation fonde différence. Le thème essentiel qui permettrait alors nir l’orientation de cette étude serait. la sémiologie générale et en particulier la si non linguistique. il se peut (pie ce soif à ce niveau (pic h d’application à des • substances non linguistiques du inc quistique révèle sa limitation. qu’on les appe unités constitutives ou monèmes. ejest au niveau des qu’il faut chercher les unités significatives élémei non au niveau des éléments. le cadre d’une recherche portant sur la signification. d’après Greimas. Toutefois. dans leur discontinuité. • sémiologie picturale et qui voue la quête du sens à une nablc errance ? Question dernière qui est en même temps fondatrice.OGîK PU'TUUAU'. d’u munauté que Greimas spécifie dans la notion . mais un assemb.POU U U NK StîMîOr. Mais cette discontinu] tour n’apparaît que sur le fond d’une continuité. Ceux-ci.

génère la structure de signification. peut dire. Ces exemples élémentaires donnés par Klee nous découvre leur caratère structural même. d’une surface. L’opposition poin 1 vs ligne ne consiste ]>as dans les posib l’élément point et de l’élément ligne pour essayer de ensuite et après coup la relation qui les lie dans leur ] C'est la relation qui est posée d’abord. Promenai la promenade sans but particulier. L’agent de mobi un point déplaçant en avant sa position. la l . . cette propriété est éliminée d’emblée par . l’opposition fondamentale du point et de i Klec écrit : Ligne active prenant: librement ses ébats. ce qui fonde la structure celle-ci masque : le devenir énergétique de l’élément qui. est déjà dans l’origine puisque le point ne se défi comme ce « grain d’énergie » en mouvement qui est IL De même. dont le point est 1 et la ligne le résultat ou plus précisément encore dont le i la ligne. En devenir. à mi-chemin entre mouvement de effet de plan. ces figures ont un caractère Achevée. l’opposition de la ligne et de la surface Ligne intermédiaire. le mouvement de ps « la promenade pour la promenade >>. la crée dans sa polarisation.* relation. Ainsi pour \ i’cxcinpie inilia!.

valeurs. au poids et à la quai tiennent entre eux. il les subsume sous les trois calé la mesure. S K IC P [GTî î l A T. Elle est ensuite densité. ces éléme. Lorsque Klee définit les modes plastiques p lignes. de la densité et de la qualité : la ligne relc mesure. est m mesure. pour le clair obscur. car cil seulement une valeur chromatique. et ensur dans son étendue et ses limites. La nature de ce rite apparaît au bref examen que voici : La couleu: mièrement.t ' ( > U i. Ce choix est esse il montre que les structures élémentaires de la significati . certains rapports. mais par son recoupement avec l’axe sémantic figure . densité et qualité. On remarquera que Klee définit le mesurable de la cou par une analyse physique de la couleur par longueur d vibration. de même. car elle a aussi si son contour. La ligne. E M t G LO (V Lj<{tics dans ce que Grcimas appellerait des articulations profondes. mais encore u lumineuse. ques ressortissant à l’étendue. couleurs. Elle est enfin mesure. elle. les valeurs admettent mesure et densité. Malgré leurs différences fondamentales. les mesure. son étendue — tout ce qui est mesurab Le clair obscur est premièrement densité. qualité. • ü K F.

Des 1 Ce texte de Klee qu’il faudrait citer jusqu’au bout. à propos des œuvres peintes entre 1920 mais qui peuvent. qui exige que tou analytique soit intégrée dans la totalité organique du Grohmann la caractérise en écrivant que « l’attitude c l’égard de l’univers y trouve son expression symbolique. me semble-t-il.i F J’ai détermine les moyeu s plastiques séparément. par l’inventaire des immanentes de signification dimer Il faudrait dans cette production de l’objet pictural des modes plastiques primaires. puis s’étoff ant davantage. ou encore dans notre langage. les œuvres périphériques 11e sont que des études < mènes de la nature ou de la vie. le thème de l’acte génétique de création ouêtre de son etevei formel. dimension du style. 3 traire. » Cette unité de l’objet pictural. J’ai les montrer se groupant pour élaborer ensemble des h réduits au début. J’ai essayé de montrer < vaient être retirés de cet ordre de rangement. constitue unj programme Q. ces œuvre .uinme complet et : de recherche sémiologique.. prendre alors en considér taines indications données par Grohmann dans son mag vrage sur Klee.* \ ï(. leur rapport très particulier. Elles ont pour point c une situation donnée —< un objet référentiel — mais n image interne ».

dans l’t tableau-lecture. sans nullement nous dissimuler le caraelci ma tique de leur articulation et de leur cohérence. Et c’est cc procès et ce contenu ultime minant en dernière analyse.AI. Notre propos relevait également de ce type de discoen dire son caractère incomplet et insuffisant par . qui peuvent -— si l’on parv expliciter les modalités — fonder la sémiologie picturale Nous nous demandions au début de ce travail si une 5 l'art pictural était possible ? Nous avons tenté d’explorer ses directions possibles de recherche au sein de ce questit fondamental.1*0 U U U N E SÉMIOUOG PfCTUP. Sa revient-il à lin discours épistémologique ' de vérifier la j de certaines d’entre elles en fonction des niveaux d’anal sis.K IE à !a l'ois ([Liant à leurs contenus et leurs procès.