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Michel Armand Clerc

Les ruines d'Aegae en Éolie
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 10, 1886. pp. 275-296.

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Clerc Michel Armand. Les ruines d'Aegae en Éolie. In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 10, 1886. pp. 275-296.
doi : 10.3406/bch.1886.4026
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1886_num_10_1_4026

les èuines ti&GM en éolie

*

275

nora animadvertunt non intellegit, Canachi signa ïigidiora
essç, quam ut imitentur veritatem? Calamidis dura illa quidem, sed. taraen molliora quam Canachi, cet. ». Ainsi, la rai
deur,
la dureté, voilà, au jugement de Cicéron, les défauts
distinctifs des œuvres du maître de Sicyone, et ces défauts —
c'est chose claire — devaient se retrouver en particulier dans
une statue en bois,comme celle d'Apollon isménien. — Or, cette
appréciation de Cicéron n'est pas pour contredire l'hypothèse
que j'ai avancée plus haut à propos du torse de Perdicovrysi
et l'origine que j'ai attribuée à ce fragment. Dans cette œuvre
le modelé, dont j'ai loué les qualités vigoureuses, pèche ça
et là par un peu de sécheresse et de rigidité.
MAURICE HOLLEAUX.

LES RUINES D'jEGM EN

ÉOLIE

Les ruines de ISfimroud-Kalessi (vilayet d'Aïdin, sandjak
de Smyrne, caza de Magnésie) sont indiquées exactement sur
la carte de Kiepert,sous le nom de Memrud-Kalessi. Elles sont
situées au nord-est d'Aii-Aga, à une distance de cinq heures
de cheval, et à deux heures environ à l'est du fond du golfe
de Tchandarli. Elles sont complètement inhabitées; 'le village
Yourouck le plus rapproché, Kieuséler, est à trois quarts
d'heure de marche. Les restes de l'acropole couvrent une
haute colline boisée qui, s'avancant en pente fort raide sur le
Kodja-Tchai, lui fait faire un brusque détour au nord-est.
Très abrupte au nord et à l'est, elle s'abaisse au contraire en
pente assez douce au sud et à l'ouest. On peut descendre ainsi
sur une seconde colline moins élevée, puis sur une troisième
encore plus basse.

. n'existe pas. Elle est tout entière du même côté du fleuve. la chaîne qui.. quand on est à peu près à mihauteur. La carte de toute cette région de l'Asie Mineure est donc à refaire. qui est bien le Kodja-Tchai. 1882. La colline élevée qui porte l'acropole est dominée par une grande construction que l'on aperçoit d'assez loin. IX. rejoint le mont Doumsuli au mont Dirlit. (3) Le Directeur de l'Ecole Française d'Athènes m'avait chargé de diriger des fouilles dans la nécropole. L'Acropole (3). et je ne puis donner que des croquis assez sommaires. 198.. Ce fleuve. celui qui se jette dans la mer un peu au sud du pont de Kalabassary (1). note 2. et en plusieurs endroits une profondeur considérable. mais tous les paysans que j'ai interrogés m'ont affirmé qu'elle était fort éloignée de Nimroud-Kalessi. je me propose de faire connaître les obser vations que j'ai recueillies sur les ruines de la ville même. Au plus fort de l'été il a encore beaucoup d'eau. sur la carte de l'amirauté anglaise et la· carte particulière dont se sont servis MM. Ce chemin aboutit à un passage pratiqué entre deux murs. hellén. 11 m'a été malheureusement impossible de le remonter jusqu'à sa source. j'ai dû borner ces recherches. il est large de 2m'10. et p. je rendrai compte dans un autre article des résultats obtenus. Pottier et Reinach (2). Le chemin par lequel on arrive aujourd'hui au sommet est encore le che min antique: on le reconnaît. 11 n'y a là que les collines isolées entre lesquelles le fleuve se fraie un pas sage en venant de fort loin du nord-est. est déjà à Nimroud-Kalessi un cours d'eau im portant. pi.%H tÇS HUÏNEf Q^aM EN La nécropole s'étend sur ces deux dernières collines et sur l'étroite vallée qui les sépare et que suit une route qui va de Pergame par Kiissé-keui (Elaea) à Magnésie du Sipyle. A mon grand regret. en réalité. l'ancien Pylhicos. (2) Ibid. (1) Voir Bull de Corr. à son dallage en belles pierres de 0ra*48 de largeur. et monte dans la direction du nordnord*-est au sud-sud-ouest. n'ayant à ma disposition ni architecte ni photographe. Dans celui-ci.

on se trouve en face d'un mur d'apparence pélasgique. C'est certainement. Encore n'en restet-il plus qu'une assise au-dessus du sol: elle consiste en un petit moellon entre deux grands. On a voulu reproduire l'aspect d'une construction plus ancienne. Les pierres qui le composent sont an tiques. préoccupation qui. Sur tout le reste du pourtour.LES RUINES tfMGX EN ÉOLIE 277 tous deux de basse époque. nous allons jeter un coup d'œil sur l'enceinte. Sur un très petit espace seulement. la porte de fer. de corbesp hellénique. mais la construction ne l'est pas: elle imite la cons truction hellénique. mais évidemment reconstruits. x. le mur d'enceinte est r omain et souvent même byzantin. a présidé à la construction de tout ce qui subsiste aujourd'hui à NimroudKalessi. sans qu'on puisse s'y méprendre. preuves évidentes de nombreuses reconstructions successives. en conclure sans témérité qu'avant l'époque hellénique il y avait là une acropole pélasgique. une reconstruction. On peut. C'est encore un mur de basse époque. comme l'appellent encore aujourd'hui les paysans des en* virons (Demir-eapou). Immédiatement après ce bastion. comme nous le verrons. Quand on fait le tour en allant de gauche à droite à partir du chemin antique. le fragment le plus ancien. il affecte les formes les plus diverses. cette partie du mur bull. percé d'une lucarne. C'est l'entrée de l'acropole. on le trouve d'abord sous la forme d'une sorte de bastion carré. et le seul incontestablement grec. alternés très régulièrement. en effet. On s'aperçoit immédiatement qu'il a été reconstruit un grand nombre de fois. le tout est construit sans ciment. quand on monte. On peut. je crois. xu . et qui forment couloir. Avant de franchir cette porte. on retrouve la construction grecque primitive: c'est à droite du chemin. faire le tour de l'acropole en retrouvant sur presque tout le parcours les traces plus ou moins visibles du mur d'enceinte. de tou tes les constructions qui couvrent l'acropole.

La partie de l'enceinte que je viens de décrire sommaire ment est de beaucoup la mieux conservée. La muraille elle-même se com pose de deux parois. en dedans. à 0m>60 de distance. cet espace vide fut recouvert d'une voûte dont les tra ces se voient au point de jonction des trois murs. 2° Une seconde ligne d'enceinte. Elle se termine de deux côtés à angle droit et s'y relie à d'autres murs qui forment une sé rie d'angles saillants et rentrants. A une époque encore posté rieure. Tous deux se pro longent sur un espace de 90 mètres. Ils se te rminent en venant buter contre un troisième mur qui ferme ainsi l'espace compris entre eux. reliées entre elles par un blocage formé de petites pierres et de chaux. enfermée dans la première. mais où on aperçoit encore les traces d'une construction purement hellénique. lui est évidemment postérieure. mais dont les pierres sont reliées entre elles par du c iment. ils sont distants de 3 mètres. reconstruit à diverses époques. elle est conservée sur une longueur de 40 mètres. Sur tout le reste du pourtour. les murailles sont très ruinées. Un de ces murs est doublé. A un mètre au-dessus du sol court un cordon en saillie. mais. formé par une pierre posée de champ. Après une brèche assez considérable. En résumé: 1° II y a un premier mur d'enceinte. le mur d'enceinte re paraît. on voit qu'il continuait sans inter ruption. c'est que je voulais faire voir combien de fois toutes ces constructions ont été remaniées. d'un autre mur de construction identique. comme celui qui compose le bas tion. puis disparaît bientôt de nouveau. Si je suis entré dans tous ces détails. Ce fragment de mur est construit sans ciment. les parties les plus . A une dizaine de mètres en dedans de ce mur d'enceinte extérieur. mais en s'écartant l'un de l'autre: à la fin. aux nombreux débris qui jonchent le soi. en appareil régulier.278 LES BUINES ώ'μ&Μ EN ÉOLIE d'enceinte se sera conservée plus longtemps que tout le reste et aura donné lieu à une imitation quand il aura fallu la re faire. d'ailleurs elles n'offrent plus rien d'intéressant. apparaît alors une nouvelle muraille d'un bel as pect.

Les murs qui forment ces couloirs ont lra10 d'épaisseur. longues de Om#77 et hautes de 0m13. C'est une série de couloirs voûtés assez compliqués qui fo rment plusieurs angles. de sorte qu'on ne peut voir s'ils se reliaient à l'enceinte. elles sont appareillées et à plein ceintre. avec ses angles saillants et rentrants. La voûte étant en terrée jusqu'à une certaine hauteur. .LES RUINES tfMGM EN feOktE 279 anciennes de cette seconde ligne paraissent même postérieures aux parties les moins anciennes de la première. ni comment ils s'y reliaient. et dans l'ordre alphabétique. Elles témoignent d'ailleurs d'une singulière inexpérience. Derrière elles. s'élèvent les restes d'une autre construction qui devait aussi servir à la défense. Les deux extrémités sont malheureu sement démolies. 11 y a une distance de 30 mètres environ entre l'ouverture actuelle de ces couloirs et la seconde enceinte. néanmoins la destination n'en est pas évidente. Peut-être ne faut-il voir dans cette construction que des écuries et des magasins. c'est-à-dire sur le côté Sud-Ouest Nord-Est de la colline. passage à l'abri des traits et où on pouvait encore tenir tête quelque temps à un ennemi maître des remparts. Les voûtes sont formées de pierres lon gues et plates. Sur cha cun des voussoirs qui la composent est gravée une lettre de l'alphabet. Le caractère définitif de ces deux lignes d'enceinte n'est pas douteux. Une de ces voûtes offre une particularité curieuse. Le mur extérieur est percé de meurtrières. Us sont bâtis en appareil régulier et formés de deux parois que réunit un blocage mêlé de chaux. les quatre premières let tres manquent. et la présence des meurtrières feraient plutôt croire que c'était un passage conduisant des murs d'enceinte à l'intérieur de l'acropole. à peu près à l'endroit où j'ai arrêté ma description. Cependant la forme qu'elle affecte. en ce sens qu'elles viennent simplement buter les unes contre les autres sans aucunement se relier.

Cette face principale. sauf en hau teur. il est orienté du SudSud-Ouest au [Nord-Nord-Est. dont les pe(1) Le plan ci-joint n'est pas exact dans le détail des mesures. a une longueur totale de 81'"· 95. on se trouve en face de nom breuses constructions en ruine. Quand on a franchi le mur d'enceinte de l'acropole et qu'on arrive au sommet de la colline. La partie supérieure s^est écroulée sur toute ia longueur du monument. L'édifice tout entier a la forme d'un rectangle. LÈS ftUINES û'MêM EN ÊOLIË Les dix lettres visibles sont ainsi figurées: 11 est évident que les voussoirs avaient été préparés d'avanc e. La plus importante de ces constructions. entièrement conservée. (Voir à la page 281 ). vers lequel il tourne sa face principale. est un grand monument qui a l'aspect d'une forteresse (1). . on avait corrigé en rajoutant l'iota. Il se dresse sur le côté de la colline qui surplombe le fleuve. et la mieux conservée de beaucoup. été marqué A. la suite des lettres indiquait l'ordre dans lequel l'ouvrier devait les superposer. par erreur.[) . s'élève à 14 mètres. Actuelle ment. il montre simplement la disposition de l'ensemble.la partie centrale. ia mieux conservée. Le voussoir marqué | avait d'abord.

RUINES EN ÉOLIB > 05 .

282 LES RUINES Ti'MGrM EN ÉOLIE tits côtés ont une longueur de 28 mètres. de 0m-85 pour celle de gauche. le vaste espace qui sépare le second mur du troisième. Quant à la façade postérieure. par un se cond mur épais de 0m*98. ils sont reliés l'un à l'autre par les petits moellons. et qui est aujourd'hui un terreplein. et qu'il y avait là une sorte de chemin de ronde. L'épaisseur de chacun des parements est en moyenne de 0m-22. est accompagné. Tout l'espace laissé vide par ces par paings est rempli par un blocage sans chaux. Enfin un espace de llm-60 s'étend entre ce second mur et le troisième. Elle se compose en effet de trois murs parallèles. Dans chaque assise. — Le pre mier mur. deux pierres. et sont séparées des deux suivantes par un moellon plus petit. Les quatre grandes murailles qui forment ce rectangle sont d'une belle construc tion et n'ont pas subi de remaniements. elle offre une disposition plus compliquée. épais de 0m<80 environ. disposées par assises régulières. La hau teur de l'assise est de 0m*25. Il est surtout à remarquer que le parement intérieur est beaucoup moins soigné que le parement extérieur: les lignes formées par les assises n'y sont horizontales qu'à peu près. doit également en avoir été un dans l'antiquité. celui qu'on trouve à l'intérieur. et l'amoncellement des décombres empêche de se bien rendre compte de la disposition des lieux. — Chacune d'elles se compose de deux parements. de 0m32. et non cimentées. — L'épaisseur totale est de 0m*86 pour la façade principale et pour celle de droite (quand on entre). qui forment parpaings.se suivent. à une distance de 2m-40. Néanmoins. Chaque parement est formé de grandes pierres bien taillées. et les joints y sont beaucoup moins réguliers. Au contraire. il semble que l'espace ménagé entre le premier et le second mur était vide. . Toute cette partie postérieure est aujourd'hui extrêmement ruinée.généralement d'une longueur de 0m#59. épais de 0m>64. Toutefois la régularité de cet ap pareil n'est pas absolue: assez souvent deux petits moellons encadrent une seule grande pierre.

et le terre-plein semble justement avoir eu pour objet de relier la face postérieure du monument au sol du sommet de la colline. à lm*75 au-dessus du sol.LES RUINES tfjE&M EN ÉOLIE < > 283 II faut dire en effet que l'édifice n'est pas situé exactement au sommet de l'acropole. par un mur intérieur de 0m-88 de largeur. les chambres sont séparées l'une de l'au tre par des murs épais de 0^56^ Douze portes s'ouvrent sur la façade antérieure de l'édifice. comme je le crois. il n'a jamais dû être très haut. — A gauche de chaque porte est une fenêtre de même forme. Chacun de ces deux grands compartiments est à son tour partagé en 16 parties à peu près égales. dans le sens de la longueur·. Il est divisé. Hautes de 2m-06. el les ont à la base lm-02 et 0m>90 à la partie supérieure. Les chambres de la première série ont 4m-20 de profondeur. en deux parties égales. et en haut de 0m<91. Dans l'état actuel. celles de la seconde 4m'38. ont une forme trapézoïdale très prononcée. s'il ne devait servir. Elles ont un linteau commun. Leur largeur varie légèrement: depuis 4m'26 jusqu'à 4m*54. La distribution intérieure de l'édifice est simple et très régulière. ont lm-54 et îm<52 de longueur. . qu'à soutenir des terres rap portées et à former une large terrasse par où l'on pût aborder la façade postérieure du monument. qui sont élevées de 0m#75 au-dessus du sol. qui est lui-même à la hauteur du milieu de la façade principale. formé d'une assise de deux pierres (1). beaucoup plus grandes que celles qui forment les assises horizontales. Ce sommet vient apparaître derrière lui. Chacune d'elles donne accès dans une chambre de la première série. Dans chaque série. formant ainsi 32 chambres répart iesen deux séries parallèles. à peu près. haute de lmO4. les quatre chambres de droite en sont privées. Ces portes. le troisième mur est à ras du sol du pla teau. la porte est séparée de la fenêtre par trois pierres (1) Ces pierres. large en bas de lm 04 également.

mais à une beaucoup plus grande hauteur. dans les deux séries. L'assise qui les supporte est composée de grandes pierres posées debout. Mais les chambres d'une même série ne communiquent pas entre elles. Cela est même probable: sans . Elles sont Quatre autres lucarnes semblables se voient sur la gauche du monument. Deux portes et deux fenêtres semblables sont. pour la symétrie. des fenêtres éclairaient encore la partie supérieure de l'édifice. pour aller de la première chambre d'une série à la seconde. longue de 0m>85. Sur la droite du bâtiment. Chacune des chambres de la première série communique avec la chambre correspondante de la seconde au moyen d'une porte et d'une fenêtre semblables et disposées de la même façon. Longues de O1U'41 et hautes de 0ra'30. de même forme que les fenêtres inférieures. disposition bizarre qui fait que. elles sont surmontées d'une pierre qui fait une saillie de 0m13. Les dimensions en sont les mêmes que celles des por tes et fenêtres extérieures.284 LES RUINES iïm&JE EN ÊOLIE terticales. les unes des autres à une distance de 4m>50. Enfin. mais à une hauteur de 5m# 15 au-dessus du sol. là où il n'y a ni portes ni fenê tres. aujourd'hui ruinée. donnant accès dans la première chambre de chaque série. et qui. elles se trouvent ici à 3 et 4m au-dessus du sol. une pierre semblable borde l'autre côté de la fenê tre. Peut-être y avait-il une communication entre la quatrième chambre à partir de la droite en entrant (la der nière de celles qui n'ont pas d'ouvertures extérieures) et la cinquième. il faut passer par dehors ou traverser les deux chambres correspondantes de l'au tre série. et que. se trouvent quatre lucarnes. enfin trois autres bordent la porte à droite. les dépasse de chaque côté. ces ouvertures sont pratiquées dans les mêmes assises que les autres. percées sur la façade de droite. Il n'en reste que deux. Comme le sol est plus bas de ce côté que sur la facade principale. la destruction du reste de l'assise où elles se trouvent empêche de voir si elles continuaient sur toute la longueur du bât iment.

dorique. une dans chaque série. 5° Enfin. sans communication l'une avec l'autre. trop orné. Ce cha piteau. 2° Colonne en pierre. de 0m*53 de diamètre. des fragments de cinq espèces différentes de colonnes: 1° Colonne en pierre. de Qra*48 de diamètre. car on n'a pour se débarrasser des pierres que l'é* troite ouverture des portes et des fenêtres.nmoii. formant chaque chambre de la première série. Les morceaux d'architecture qui remplissent ainsi les chamb res. de 0m-43 de diamètre. à cannelures ioniques. Ils n'ont plus maintenant qu'une hauteur de cinq à six mètres. mais les traces d'arrachement sont visibles sur toute la hauteur de la grande muraille. le fût. 3° Chapiteau en pierre. J'ai trouvé en effet.LES RUINES tfjEQM EN ÉOLIE . dans ces deux chambres seulement. où figurent des pierres énormes. Le fût. est néa. divisaient la façade à l'intérieur en seize com partiments.s de forme élégante et d'ufl bon travail. à cannelures larges et plates. compliquent encore le problème qu'offre ce singulier monument. se prolongeaient sur toute la" hauteur de cette fa çade. de 0m*55 de diamètre. placées fort au·* dessus du sol. 4° Colonne en pierre. Je n'ai pu déblayer complètement que deux chambres. et les trente-deux chambres sont remplies jusqu'à une hauteur de six mètres d'un prodigieux amas de décombres. Mais toutes les parties hautes se sont écroulées à l'inté rieur. Il faudrait une très grande dépense de temps et de travail pour nettoyer de cette façon tout le mo nument. a 24 cannelures de 0m-06. un chapiteau ionique en marbre. de même que le mur de séparation des deux séries. de 0ra#41 de diamètre. 285 cela l'édifice eût été divise en deux parties de grandeur iné gale. Mais l'état des ruines m'a empêché de m'en assurer. . Il y avait donc deux ou plusieurs étages superpo* ses. est cannelé à 21 cannelures et relié à l'échiné par trois moul ures. Les murs de refend qui. non cannelée. telle au moins qu'elle est aujourd'hui. entre autres des morceaux d'architraves.

Les restes d'édifices s itués par derrière sont assez éloignés et ne comportent ni une si grande quantité de colonnes. — Mais. divisent l'intérieur du rempart en une série de petites . dans tous les cas. en effet. puisqu'il ne domine la colline que du côté du fleuve et ne commande pas le plateau. D'abord. Dans la citadelle de Lépréon en Triphylie. des murs transversaux. — Ces colonnes semblent enlever au monument le caractère militaire qu'on est au premier abord tenté de lui donner. et les communications intérieures faciles et rapides. lorsqu'elle est placée dans un renfoucement.Λ 286 tES BUINES tfMGM EN ÉOLIB Où pouvaient se placer toutes ces colonnes? — Et d'abord elles ne peuvent pas venir d'ailleurs. celui-ci ne pourrait servir à la défense qu'en seconde ligne. on voit une dis tribution intérieure assez semblable à celle du monument de Nimroud-Kalessi. un examen attentif de la disposition géné rale du monument et de certains détails démontre que ce n'est point une construction militaire. difficile. que ce n'est point un fort. le grand nombre des portes ouvertes sur le dehors ne s'explique pas. soit par une tour. de quel usage elles pourraient être dans une for teresse. Le mur d'enceinte masquant le fort. celui de l'arc même. le monument pouvait être surmonté d'une plate-forme protégée par un parapet crénelé. également distants de 3m10. Le rempart se compose de deux murs dis tants de 3m>60. toute porte exposée à l'ennemi est toujours défendue. La distribution intérieure ne se prête pas non plus à la dé fense. Comment répartir des troupes dans ces petites chamb resde 4 mètres de long et de large? Le maniement de la lance y serait impossible. D'ailleurs. Même en ce cas il serait de peu d'utilité. pour parler plus exacte ment. en cas de prise du rempart. On ne voit pas. A la vérité. ou. ni dételles dimensions. pas plus que le manque de portes à l'intérieur pour faire communiquer entre elles les chambres de chaque série. Les besoins de la défense exigent au contraire que les ouvertures sur le dehors soient aussi réduites que possible. soit par sa position même. De plus. la position serait mal choisie.

pa raissent remonter à une époque purement grecque. I. mais" il est encore fort gênant. ces chamb resinférieures auraient pu servir de caserne. Quant à la partie supérieure de l'édifice. * A première vue. en cas de défaite. De même.j'aimerais mieux voir des magasins. Pour l'aspect militaire qu'offre inconstestablement l'exté rieur de l'édifice. Dans ces chambres qui ne communiquent que deux à deux dans le sens de la pro fondeur et forment ainsi des séries d'appartements indépen dants. et Rochas d'Aiglun. soubassement utilisé d'ailleurs par l'am énagement à l'intérieur de nombreux magasins. le manque de communications n'est plus un obstacle absolu. le terre-plein qui la relie au sol supérieur et la grande quantitité des colonnes tombées feraient supposer qu'elle formait un vaste portique de plain pied avec le plateau. Je crois pourtant que ce monument est une construction ou une reconstruction. J'ai déjà dit que le parement intérieur des murailles était beaucoup moins régulier que le parement extérieur. ce grand mur solide pouvait à la rigueur. Cela me semble indiquer une reconstruction faite d'après un modèle plus ancien. le Commandant de Rochas. Tout le monument ne serait ainsi que l'immense soubassement de ce portique ou de cette série de portiques. de l'époque romaine impériale. l'irrégularité (1) Expédition scientifique de Morée. mais moins soignée. On pourrait tout au plus admettre ici quelque chose de semblable. qui cite cette disposition. servir de seconde ligne de défense. 78. Principes de la fortification antique. ajoute que ces chambres ont pro bablement servi d'habitation à la garnison. 50. Outre que les deux constructions s'harmonisaient bien ainsi. t. Dans cette hy pothèse. Toutefois. . on peut l'attribuer à sa proximité des murs d'enceinte de l'acropole. pi. des dépôts. et ces portes et fenêtres en trapèze. La date de cette construction n'est guère plus facile à dé terminer que sa destination.LES RUINES O'MGcM EN ÉOLIE 287 chambres carrées (1). cette grande façade à assises régulières avec joints verticaux. p. Etant donnée la proximité des remparts.

288 LES RUINES EN ÊOLIE dans les dimensions des chambres paraît dénoter une époque relativement assez basse. .· Β CKAFTAAC Α MY Ρ €. Trois grands morceaux d'architrave. Ο I €Ο.ΟΛ ΗΡΟΦΙΛΟΟΜΙΔ.au contraire. c'est-à-dire dans la même région de l'Asie Mineure. l'aspect général est encore le même. une autre inscription .. on y voit un théâtre et quelques autres construction en fort mauvais état. des cons tructions d'aspect tout à fait identique. à cinq heures environ au Nord-Ouest de Pergame. mais qui s'est pro longé durant des siècles dans toute cette partie de l'Asie Mineure.en grandes lettres court sur la partie supérieure. Ils sont ornés de cartouches où sont inscrits des noms propres.OI Σ Τ Ο I €Λ ΙΗ KAAAOCNII (1) On désigne sous le nom général de Kosak une réunion de 18 villages Youroucks contigus· — Outre ces restes de muraille. Les rares fragments d'inscriptions trouvés sur l'acropole confirment cette manière de voir (2). L'appareil est exao tement le même qu'à Nimroud-Kalessi. qui se faisaient év idemment suite. près de Pergame.. (2) Toutes ces inscriptions. se voient sur une colline les restes d'un fort. J'ai eu l'occasion de voir en deux endroits. ou l'on place généralement Atarnée. La régularité parfaite des moellons et des assises semble indiquer une époque plus ancienne.. puisque le tumulus d'Attale à Pergame présente la même disposition. mais le peu de soin avec lequel sont disposés les matériaux et la façon sommaire dont les pierres sont taillées indique à n'en pas douter une époque beaucoup plus basse (1). gravées sur une pierre assez tendre qui s'est effritée. ont été trouvés dans l'intérieur du grand mo nument. A Kosak. sont très difficiles à lire. Il y a donc là un système général de construction dont l' origine est vraiment ancienne. Près de Dikéli.

il mesure en longueur 2 mètres. il mesure seulement 0m<59 de long. Nous aurons à revenir sur îe personnage à propos d'une autre inscription où son nom f igure au complet.COS. ïsaurijcus pro cos. La présence seule des lettres lunaires ne prouverait pas que l'inscription est de l'époque impériale. f. surtout les petits. puisque ces lettres ap* paraissent en Asie Mineure dès le second siècle avant notre ère. celui-ci aurait été ajouté.PRO. au siècle des Antonins. mais il n'est pas douteux qu'il rie faille lire cette dernière ταϊς Σ[ι]βαβτοϊς. Peut être même les écussons sont-ils postérieure à la grande inscription. Le second est intact. resti[tuit]. est brisé à droite. Les caractères. Les noms inscrits.gravée. Serveilius. les autres dimensions étant les mêmes que celles du premier. celui-ci aurait déjà été restauré dans l'année 46 avant notre ère. La restitution est certaine. Si le fragment provient d'une plaque de marbre. long de 2™· 10. J'ai relevé dans le même endroit deux autres inscriptions. et haut de 0m"38.Les ruîkés tfjèêM en Èoùë ?S9 Le premier morceau. dans les écussons sont presque illisibles: ils rappellent probablement les noinô des donateurs qui ont contribué à l'érection du monument consacré aux emper eurs. . il faut lire: [P. large de O1*· 63. à un monument plus ancien. P. sauf en haut: t CVS. Peut être la dédicace gravée sur les fragments d'architrave se rapporte-t-elle seulement au portique. sont extrêmement mal . autrefois encastrée dans l'édifice. Le troisième enfin est brisé à droite.RESTI" . elle est gravée sur un morceau de marbre qui est brisé de tous les côtés. Il me semble en effet trouver une preuve d'une restauration antérieure dans un fragment d'une inscription latine que j'ai trouvée devant le monument.

. A l'Ouest.24. Il est situé à l'extrémité Ouest de l'acropole. . Les moël- . un temple de dimensions fort restreintes est encore reconnaissable. κατά] διαθήκαν .. sur lesquels le pronaos occupe lm-32 seulement.. la cella 9m*25 et I'opisthodome5m03. la vue plonge dans la vallée et s'étend jusqu'à Ouzoim-Assanli et Guzel-Hissar. Il ne subsiste plus rien de la construction au-dessus du sol. Les murs extérieurs et les murs intérieurs de séparation sont des murs doubles. ΑΝΤΙΦ. Les restes de constructions éparses sur l'acropole n'offrent pas d'intérêt. .. mais on peut reconnaître le plan du temple.LES RUINES d'jEG^! EN ÉOLlË La première est gravée sur deux pierres d'une longueur totale de 3m-50 sur Om'5O de large et 0ra-30 de haut. et est orienté à peu près exactement d'Est en Ouest. Base de deux statues élevées en exécution de dispositions testamentaires. La longueur totale est de 15m-60. chaque parement a une épaisseur de 0m<25. ΑΡΙΣΤΟΝΙΚΑΝ ΔΙΑΘΗΚΑΝ ΟΝΥΣΙΩ Π Υ Θ Ε Ο Σ Λ Υ Σ Α Γ Ο ΡA Δ Ι Ο Ν Υ Σ Γ Π Τ Λ Ο Ν Α Σ Ι ΔΙΑ<Ξ>ΗΚΑΝΜΑΡΚΙΛ Ό δείνα] Άρκττονίκαν . Seul. Δφνυσίω Πύθεος Λυ<ταγόρα[ν] Διονυσίω τω Όνασί[[/. et l'intervalle entre les deux parements est de 0..ω κατά διαθήκαν Μαρκιω .ΝΗΣΑΠΟΛΛΠΝΙΔΑΔΜΒ Άντιφ[ά]νης 'Απολλωνία Διΐ Β[ουλαίφ] OU β[οψαν άνέθηκε] La seconde est gravée sur une corniche en marbre bleuât re..

Je n'ai trouvé près de ce temple aucune inscription qui permette de savoir à quelle divinité il était dédié. d'une largeur deOra#22. Elles sont taillées dans des blocs d'une longueur moyenne de 0m<82. on trouve. et l'intervalle compris entre les deux demi-colonnes est de 0m-22. ou à peu près. L'acropole en réalité n'était pas une acropole: c'était la ville tout entière. creusés deux par deux dans une seule pierre de lm-10 sur 0m'83. est nouvelle. les métopes n'ont aucun ornement. Les traces d'autres constructions. Dans les ruines se trouve encore une base avec moulures portant une inscription de l'époque impériale: Θ Ε η Ν ΛΝΟΜΦΑΙΠΝ L'épithète donnée à ces dieux ée régulièrement de l'a privatif une parole prononcée par une quels étaient ces dieux auxquels Θεών άν<ψφα£ων. La longueur to tale du pilier est de 0m\38. Les colonnes sont des demi-colonnes engagées deux par deux dans un pi lier. chaque demi-colonne a onze cannelures. et la construction médiocre. On trouve aussi à terre plusieurs groupes de triglyphes d'une hauteur de 0m-34. Des gradins de pierre accompagnent deux faces du temple. sont fort nombreuses. à une heure de marche environ de Nimroud-Kalessi. des deux côtés du chemin qui conduit à la Porte de fer. au Sud et à l'Ouest. La Porte du Fleuve. Le plafond était décoré de caissons de 0ra<40 sur 0m35. .LES RUtNES tfjÉGJË EN ÉOLÎË $91 Ions sont petits.. Quand on remonte le Kodja-Tchaï sur sa rive droite.20. Nous ignorons la base était consacrée. et épaisse de 0ra. Enfin une grande partie des dalles qui paraient le temple sont encore en place.. là où il borde l'extrémité de la colline. Elle est compos et du mot ο^φη qui désigne voix divine. sur le sommet de l'acro poleet même en dehors du mur d'enceinte.

Elles sont ornées de trois moul ures en saillie l'une sur l'autre.ui consiste en effet en une porte haute de 6m#05 et dont l'ouverture est large de 2m*37. et qui proviennent d'une archi trave. ΟΔ A M Ο ΣΑ Ι! υποποπλιλσε ΗΣΤΗΡΙΠΙΧΑΡΙΣΤΗΡΙΟΝΣΩ λ ι ην ι η ι Σ Α γ ρ ι κ ητη Α ν θ υπ ατλ A la fin de la première ligne. la Porte du fleuve. les unes 0m'92 et les autres 0m#88 de dia mètre. Il serait d'autant plus convenable d'ajouter le nom du peuple que le temple a été construit hors de la cité. la gravure en est très régulière. de l'intérieur à l'extérieur. Il subsiste seulement quelques fragments de chapiteaux. deux formant chamb ranles et le troisième formant linteau. Les paysans l'appellent Tchaï-Capou. ayant. A dix mètres à l'Est de la porte. il fau- .ος Αΐγ[αέων]. après A. l'étendue de la lacune étant déterminée par la restitution de la seconde ligne qui n'est pa<* douteuse. celles de la ligne inférieure 0m10. Ce sont des colonnes ioniques à 24 can nelures. en allant vers le fleuve. L'ouverture de la porte est orientée d'Est en Ouest. qui semblent indiquer que la porte était sur la façade de l'édifice tournée à l'Ouest. La seule partie intacte aujour'h. Elle est formée de trois blocs de pierre. On pourrait restituer: Ό δδψ. celles de la ligne supérieure ont 0m· 12 de hauteur. Deux grandes pierres. Ces pierres sont larges de 0m<84 et épaisses de 0m>39. Les lettres sont disposées sur deux lignes. ornées de moulures comme les pier resqui composent la porte.LIS S fcÎJINES TÎMGM EN EOLIË une ruine isolée qui se dresse à quelques pas du fleuve. Dans ce cas. présentent les deux fragments d'une inscription. on trouve des traces de soubassement. je distingue avec quelque peine deux traits verticaux. très chargés et d'un très mauvais style. Ça et là sont épars Hes tambours dé colonnes de deux d imensions différentes.

Il vaut donc mieux' regarder les deux traits verticaux comme les restes d'un π et lire: Ά[πόλλωνι Χρ]ηστηρίωι χαριστηριον σω[θείς ύπο Ποπλίω Σε[ρουιλίω Ποπ]λίω υίώ'Ισαυρικώ τω άνθυπάτω (1). (2) Waddington.νίω αποκατέστησε. fut proconsul d'Asie entre 46 et 44 (2). Newton a communiqué à M. Fastes de la province d'Asie. Waddington une inscription de Kalymna relative au même· personnage: Πόπλιος Σερουίλιος Ποπλίου υίος Ίσαυρικος ανθύπατος 'Απόλλων* Καλυ[/.] Isauricus procos. P. Un texte latin apporté de Smyrne à Londres fait mention de la restauration d'un édifice par ce proconsul: [P. 622). X. Servilius Isauricus. p. Jnstit. Athen.622) et dans les ruines duquel Cyriaque d'Ancône a trouvé une dé dicace d'Attalè. *v .tES RUINES ΰ'Μ&Μ EN ÉOUE ' S93 drait un nom de dieu très court. et celui-ci avait précisément sur la côte un oracle d'Apollon Χρηστήριος signalé par Strabon (X 111.ησεν Πόπλιον Σερο(υ)ιλιον Ποπλίου υ£ον Ίσαυρικον τον άνθύπατον. Mais on ne con naît pas de Zeus avec Fépithète Χρηστήριος. γεγονότα σωτήρα και εύεργετην της πό λεως και άποδεδωκότα χη πόλει τους πατρίους νόρ.] Serveilius P. comme il le fit à Pergame. I. comme Aif. Au contraire celle· ci convient à Apollon. M. XIII. Le service qu'il avait rendu à la ville consista probablement à lui rendre ses lois nationales et la démocratie. /. (Mittheil. [f. Fabricius qui a visité les ruines de ce temple en novembre 1885 lit à la première ligne un TT après A du premier fragment et après Ω la moitié d'une lettre ronde. ' BULL. DE flOHRESP HELLENIQUE. 273). n° 37. L.ους και την δη~ (1) M. Une inscription découverte dans les fouilles du gouvernement allemand sur l'Acropole de cette ville est ainsi conçue: Ό δήμος ετί[/. X. Son gouvernement est connu par plusieurs lettres de Cicéron (ad Fam. NOUS avons publié plus haut un fragment d'inscription latine prou vant que Servilius avait restauré un des monuments d'iEgœ. res[tit]uit (C. 66-72) et par quelques inscriptions. après avoir été le collègue de César pendant son consulat de 48.

deux autonomes et une impér iale. (V. 622). après avoir énuméré les villes maritimes du sud de l'Eolide. 1881. p. Ces marques de l'activité réparatrice de P. D'ailleurs les rares données topographiques fournies sur iEgae par les auteurs anciens s'accordent bien avec cette hy pothèse.294 LES RUINES tijtZGM EN ÉOLIE (Αοκρατίαν άδούλωτον (CoDze. xxxii de l'éd. . dont dix-neuf absolument frustes. 136. Il reste à identifier les ruines de Nimroud-Kalessi avec une ville ancienne. Strabon. de corr. mihi quoque idem optatius débet esse » (1). M) Ad. Posidea.ένην της τε Κυ{λαίας και της Φωκαέων και Σμυρναίων γης. Mais. Littré). outre les quatre autres pièces à l'empreinte d'vEgae qui ont été présentées sur les lieux à M.. Servilius doivent peut-être engager à regarder comme ayant plus de valeur qu'un compliment banal l'éloge que lui adressa Cicéron pendant son gouvernement de la. Ces monnaies ne sont en effet qu'au nombre de 25. Temnos». ont été vendues à Smyrne. Pline l'Ancien. dit: « Ταΐς δε νυν Αίολικαΐς πόλεσιν έ'τι και τας Αίγας προσληπτέον και την Τήανον.. Des six monnaies dont la légende est en core lisible. Neontichos. der Ausgr. trois sont d'iEgœ. Les monnaies trouvées dans les fouilles ne permettent pas â elles seules d'établir que Nimroud-Kalessi soit iEgae. trouvées là par les paysans. Il est probable que les habitants d'JSgae avaient fait valoir auprès du proconsul un oracle d'Apollon.province d'Asie: «Sed si tibi utilius est. en parlant de l'iEoiide. von Pergamon. (•2/ Bull. je sais qu'un certain nombre d'autres semblables. Attalia. hellén. 76). παρ' ην "Ερ^λος ρεΤ». Fam XIII. (XIII. Ergebn. ils élevèrent le temple au dieu en témoignage de reconnaissance et rappe lèrent dans la dédicace le nom du gouverneur romain leur bienfaiteur. Reinach (2). ί'δρυνται δ' αϊ πόλεις αύται κατά την όρεινην την ύπερκειρ. id est gloriosius Asise prœesse et istam part ent reipublicœ maie affectant tueri.. 68. ajoute: « Intus iEgae. p.

mais comme on n'a jamais trouvé à Guzel-Hissar de monn aies d'iEgae. les habitants d'iEgae. et leur payer cent ta lents (XXXIII. Sous l'empire. XXVI). identifier cette ancienne ville de l'Eolide avec NimroudKalessi. qui la ruina ainsi que onze autres villes d'Asie-Mineure.LÈS RUINES tiMGM EN ÉOLlE 595 iEgae était donc située dans l'intérieur et au pied de la chaîne de montagnes dont l'extrémité sud aboutit à l'Hermus. IV. C. J. Pendant la guerre du Péloponnèse. et d'autres encore qui sont indépendantes (Xénophon. Polybe parle à deux reprises d'iËgae. C'est de là qu'il partit pour Suse. firent défection à l'approche de l'armée d'Attale (V. Dercyllidas. il y a des villes comme Temnos αού μεγάλη πόλις». vin. ne cite plus iEgae qu'à propos du fameux tremblement de terre de Fan 47 ap. suivant . il faut. Lorsque Thémistocle proscrit \oulut se réfugier à la cour du grand roi. dans l'empire du grand roi. préfet de l'Asie en-deçà du Taurus pour Antiochus. d'abord partisans d'Achaeus." ces renseignements vagues s'appliquent tout aussi bien à Guzel-Hissar. Tel est du moins le récit de Plutarque (Themist. iEgœ. au moins jusqu'à preuve du contraire. On trouve çà et là dans les auteurs anciens quelques re nseignements intéressants sur l'histoire d'iEgae. Hellen. Plus tard. entre autres conditions. Cymé et Héraclée. tâcha de rassurer les partisans de Sparte à Sestos. le Sénat imposa la paix à Attale et à Prusias. où on place généralement iEgae. 11). en Tan 600 de Rome. dans une voiture de femme. l'un de ces derniers. et Attale. on. 77). A vrai dire. devait réparer les dommages qu'il avait causés aux villes de Méthymne. Dans la lutte qui eut lieu entre Achaeus. où il resta quelques jours caché dans la demeure de son ami Nicogénès.άτιον ». au moment où Conon et Pharnabaze réunis chassaient des îles et des villes de la côte les harmostes lacédémoniens. Celui-ci. il débarqua à Cymé et de là se rendit à iEgae «Αίολικόν πολισρ. iËgae. Il leur dit entre autres choses qu'en Asie même. 5).

ne la mentionnent pas. appartenant à des amateurs italiens (5). où nous avons signalé cet ob jet avee promesse d'y revenir. (5) Bullettino. un nain. sur le troisième. de Gorr. (4) Cf. Bull. 47. MANCHE DE STRIGILE GRAVE DÉCOUVERT A MYRINA (4) En 1866. Raphaël Garrucci fit connaître à l'Institut de Correspondance archéologique trois strigiles à manche his torié. on voyait un nain pugiliste avec le nom Άνδρέ[ας]. Les auteurs byzantins ne parlent pas d'iEgae. comme le prouve la base de la statue colossale élevée à cette occasion à Tibère par les quatorze cités reconnaissantes (3). qui ne se trouvait sur aucune des grandes voies de communication. la tête ceinte d'une tiare élevée. Les catalo gueset notices ecclésiastiques de Hiéroclès. . le siège d'un évêché. Le premier portait la gravure d'un éphèbe nu. avec treize autres en réalité. l'acro poleprouvent en effet que la ville d'iEgae a traversé une grande partie au moins du moyen-âge. M. les (1) Ann. Mais cela s'expl ique par la position même de la ville. 59. De nombreux restes de constructions byzantines encore debout sur. le P. 687. etc. Ces monuments n'ont pas encore été gravés. 168. comme Myrina. IX. t. attendu qu'elle ne fut pas. 254. tourné vers la gauche. CLERC. hellên... (3) Orelli. Léon le Philoso phe. 1866» p. (2) P. II.ΌΜ 8THIGILE GRAVÉ Tacite (1) et le Syncelle (2). sur le second. Déjà la Table dé Peutinger omet iEgœ. p..