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Correction question de synthèse 2 J – Les inégalités de revenu

I. Travail préparatoire

1.

• En 2005, le salaire médian des cadres (c’est-à-dire le salaire tel que 50% des cadres ont un salaire supérieur et
50% un salaire inférieur) est 3.3 fois supérieur au salaire médian des ouvriers

Salaire médian des cadres en 2005


Salaire médian des ouvriers en 2005

• Les 5% des ménages aux patrimoines les plus élevés détiennent 32 % du patrimoine total en France en 2004

Patrimoine détenu par les 5% des ménages au patrimoine le plus élevé x 100
Patrimoine total détenu par tous les ménages en 2004

• En 2002, le revenu disponible des 10% les plus riches est 3.43 fois plus élevé que le revenu disponible des
10% les plus modestes

Revenu disponible des 10% les plus riches

Revenu disponible des 10% les plus modestes

2.

• Revenu : ressource régulièrement percue (flux) qui n’est pas la contrepartie d’une diminution de patrimoine

• Revenu primaire : Les revenus primaires sont des revenus issus directement de la production qui rétribuent
soit le travail, soit le capital, soit les deux. Ils sont composés :
o Des revenus du travail : le principal est le salaire
o Des revenus mixtes des indépendants qui apportent à la fois leur travail et leur capital dans
l’entreprise.
o Des revenus de la propriété ou du patrimoine. Ce sont des revenus que reçoit le propriétaire d’un
actif financier (actions, obligations, plans d’épargne…) ou d’un actif corporel (immeuble, terrain) sans participer
directement à l’activité économique (exemples : les loyers perçus de la propriété immobilière ;les fermages pour la
location des terres ;les dividendes reçus pour les actionnaires )

• Revenu disponible : Le revenu disponible correspond au revenu dont dispose les ménages après redistribution
pour consommer et épargner. Les revenus primaires vont être affectés par les politiques de protection sociale
et de redistribution des revenus de l’Etat.
RDB = Revenu primaire – (Impôts sur le revenu et le patrimoine) + Prestations sociales

3.
Dans ce document deux critères sont mis en évidence pour expliquer les inégalités de salaire :
• le sexe : quelle que soit l'année, le salaire médian des hommes est toujours supérieur au salaire médian des
femmes pour les 25 55 ans : en 2007 le salaire médian des hommes représentait 1.2 fois celui des femmes.
• la catégorie socio- professionnelle/ on remarque que plus la CSP exige un niveau de diplôme élevé, plus le
salaire est fort : en 2007, le salaire des cadres représentait 3 fois le salaire médian des ouvriers

4.
Entre 2003 et 2007 les inégalités de salaire ont évolué différemment selon le critère pris en compte :
• si on étudie les inégalités de salaire entre les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés, on
remarque que les inégalités ont baissé : en 2003 les 10 % de salariés les mieux rémunérés gagnaient près
de 10 fois plus que les 10 % de salariés les moins bien payés, en 2007 cet écart n'est que de 7,2
• si on étudie maintenant les inégalités selon la CSP, on note là aussi que les inégalités de salaire se sont
réduites : en 2003 le salaire médian des cadres représentait 3,3 fois celui des ouvriers, en 2007 le rapport
n’est plus que de 3
• en revanche quand on regarde les inégalités de salaire selon sexe, on se rend compte que les écarts restent
les mêmes : en 2003 le salaire médian des hommes représentait 1,2 fois le salaire médian des femmes, en
2007 l'écart est toujours le même

5.
Le patrimoine est un stock ; il désigne l'ensemble des biens que possède un agent économique à un moment donné
Les inégalités de patrimoine sont beaucoup plus fortes que les inégalités de salaire. Ainsi les 10 % des ménages
qui possèdent les patrimoines les plus faibles possèdent 0 % du patrimoine total en France ; en revanche les 5 %
des ménages qui ont les patrimoines les plus élevés détiennent 60 % du patrimoine total. Ainsi le montant moyen
du patrimoine moyen détenu par les 5 % les plus riches est 2000 fois plus grand que celui des5 % des ménages
sur le patrimoine
6.
Le revenu disponible est le revenu que touchent les ménages après prélèvements obligatoires et versement des
revenus de transferts. C’est donc un indicateur de la redistribution des revenus.
On note alors que la redistribution des revenus réduit bien les inégalités de revenu. Ainsi, le salaire des 10% les
mieux payés est de 7.2 fois plus élevé que celui des 10% les moins bien payés. En revanche, après redistribution,
le revenu disponible des 10% les plus riches est en 1997 3.5 fois plus élevé que celui des 10% les plus modestes.
Cette tendance à la réduction des inégalités de revenu disponible est durable, puisque depuis 1997 le rapport
interdécile du revenu disponible diminue : de 3.5 en 1997 à 3.39 en 2007.

7.
On distingue deux grands types d'impôt qui n’ont pas le même effet sur la réduction des inégalités :
• l'impôt progressif : le taux d’imposition n'est pas unique, mais s'accroît avec l’augmentation du revenu.
Ainsi, plus le revenu est élevé, plus la part des impôts dans le revenu est forte. Cet impôt assure donc une
réduction des inégalités. C’est le cas de l'impôt sur le revenu
• l’impôt proportionnel ou neutre : dans ce cas quel que soit le revenu, le taux d’imposition reste le même ;
quel sue soit le revenu, la part des impôts adns le revenu reste la même ; les inégalités ne bougent pas ;
c’est le cas de la CSG

8.
L'objectif de la protection sociale en France est d’assurer un minimum de revenu pour permettre à tous de se
développer. C’est donc une logique de solidarité nationale qui doit assurer une cohésion sociale. La protection
sociale repose sur une double logique :
• Logique de l’assurance : Le bénéfice du revenu est conditionné par des cotisations antérieures (ex : prestations
retraites, allocation chômage)
• Logique de l’assistance : Le bénéfice du revenu dépend d’un droit lié à un besoin reconnu par la société (ex :
RSA, allocation familiale)

II. Question de synthèse

La polémique sur le double salaire d'Henri Proglio – sa rémunération annuelle devait s'élève à quelque 2 millions
d'euros par an : 1,6 million de la part d'EDF et 450 000 euros de la part de Veolia- a mis en évidence les inégalités de
salaire : la rémunération nette d’un salarié payé au SMIC est à peu près 1000 euros.
Cependant le salaire n’est qu’une forme du revenu que l’on peut définir comme ressource régulièrement percue (flux)
qui n’est pas la contrepartie d’une diminution de patrimoine. Il existe en effet plusieurs formes de revenu : les revenus
primaires et les revenus de transfert. On note des inégalités importantes de revenu primaire que les mécanismes de
redistribution tentent de réduire.
Ainsi, dans une première partie, après avoir défini les revenus primaires, nous étudierons leurs inégalités. Puis nous
verrons comment la redistribution permet de réduire les inégalités de revenu primaire.

A. Les inégalités de revenus primaires…


1. Différentes formes de revenus primaires

Les revenus primaires sont des revenus issus directement de la production qui rétribuent soit le travail, soit le capital,
soit les deux. On distingue 3 grands types de revenu primaire.
La première concerner les revenus du travail dont le principal est le salaire. Ensuite, nous trouvons les revenus mixtes
des indépendants qui apportent à la fois leur travail et leur capital dans l’entreprise.La dernière forme consiste en
revenus de la propriété ou du patrimoine. Ce sont des revenus que reçoit le propriétaire d’un actif financier (actions,
obligations, plans d’épargne…) ou d’un actif corporel (immeuble, terrain) sans participer directement à l’activité
économique (exemples : les loyers perçus de la propriété immobilière ; les fermages pour la location des terres ;les
dividendes reçus pour les actionnaires )

2. Réparties de manière inégale

Quel que soit le type de revenus primaires, des inégalités importantes sont à noter.

a. Les inégalités de revenus du travail

Ainsi, la hiérarchie des salaires est inégalitaire. Plusieurs variables peuvent être mises en évidence pour analyser ces
inégalités : âge, origine ethnique ou géographique…On étudiera ici plus particulièrement le sexe et la CSP.
On remarque ainsi que quelle que soit l'année, le salaire médian des hommes est toujours supérieur au salaire médian
des femmes pour les 25 55 ans : en 2007 le salaire médian des hommes représentait 1.2 fois celui des femmes. Pour la
catégorie socio- professionnelle, on note que plus la CSP exige un niveau de diplôme élevé, plus le salaire est fort : en
2007, le salaire des cadres représentait 3 fois le salaire médian des ouvriers.
Entre 2003 et 2007 les inégalités de salaire ont évolué différemment selon le critère pris en compte. si on étudie les
inégalités de salaire entre les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés, on remarque que les inégalités
ont baissé : en 2003 les 10 % de salariés les mieux rémunérés gagnaient près de 10 fois plus que les 10 % de salariés
les moins bien payés, en 2007 cet écart n'est que de 7,2.Si on étudie maintenant les inégalités selon la CSP, on note là
aussi que les inégalités de salaire se sont réduites : en 2003 le salaire médian des cadres représentait 3,3 fois celui des
ouvriers, en 2007 le rapport n’est plus que de 3. En revanche quand on regarde les inégalités de salaire selon sexe, on
se rend compte que les écarts restent les mêmes : en 2003 le salaire médian des hommes représentait 1,2 fois le salaire
médian des femmes, en 2007 l'écart est toujours le même

b. Les inégalités de revenus du patrimoine

A ces inégalités de salaire se rajoutent les inégalités de revenu du capital. Ces revenus seront d’autant plus forts que le
montant du patrimoine qui désigne l'ensemble des biens que possède un agent économique à un moment donné sera
élevé.
Ainsi les 10 % des ménages qui possèdent les patrimoines les plus faibles possèdent 0 % du patrimoine total en France
; en revanche les 5 % des ménages qui ont les patrimoines les plus élevés détiennent 60 % du patrimoine total. Ainsi
la part du patrimoine total détenue par les 5 % les plus riches est 11 fois plus grande que la part des par les 15 % des
ménages sur le patrimoine (66 divisés par 0,06).
Les inégalités de patrimoine et donc de revenus du patrimoine sont donc nettement plus élevées que les inégalités de
salaire.

B. …Sont réduites grâce aux mécanismes de redistribution

Ces inégalités de revenu primaire vont toutefois être réduites par le mécanisme de la redistribution opéré par l’Etat

1. Les mécanismes de la redistribution…

Celui-ci peut agir par le biais de deux instruments : les impôts et les revenus de transfert

a. Le rôle du sytème d’imposition

On distingue deux grands types d'impôt qui n’ont pas le même effet sur la réduction des inégalités.
Le premier est l'impôt progressif : le taux d’imposition n'est pas unique, mais s'accroît avec l’augmentation du revenu.
Ainsi, plus le revenu est élevé, plus la part des impôts dans le revenu est forte. Cet impôt assure donc une réduction
des inégalités. C’est le cas de l'impôt sur le revenu
Le second est l’impôt proportionnel ou neutre : dans ce cas quel que soit le revenu, le taux d’imposition reste le
même ; quel sue soit le revenu, la part des impôts adns le revenu reste la même ; les inégalités ne bougent pas ; c’est le
cas de la CSG
Si l’Etat veut réduire les inégalités, ses prélèvements obligatoires doivent comporter principalement des impôts
progressifs.

b. Le rôle des revenus de transferts

Le deuxième instrument que l’Etat peut utiliser consiste en l’octroi de revenus de transferts. On est alors dans le
système de protection sociale dont l’objectif est d’assurer un minimum de revenu pour permettre à tous de se
développer. C’est donc une logique de solidarité nationale qui doit assurer une cohésion sociale. La protection sociale
en France repose sur une double logique.
La première est celle de l’assurance : Le bénéfice du revenu est conditionné par des cotisations antérieures (ex :
prestations retraites, allocation chômage).
La seconde est la Logique de l’assistance : Le bénéfice du revenu dépend d’un droit lié à un besoin reconnu par la
société (ex : RSA, allocation familiale)

2. Assurent une réduction des inégalités de revenu disponible

Ces deux mécanismes vont alors permettre de réduire les inégalités de revenus primaires. Pour l’étudier, on utilisera
Revenu disponible qui correspond au revenu dont dispose les ménages après redistribution pour consommer et
épargner. Les revenus primaires sont affectés par les politiques de protection sociale et de redistribution des revenus
de l’Etat.
On note alors que la redistribution des revenus réduit bien les inégalités de revenu. Ainsi, le salaire des 10% les mieux
apyés est de 7.2 fois plus élevé que celui des 10% les moins bien payés. En revanche, après redistribution, le revenu
disponible des 10% les plus riches est en 1997 3.5 fois plus élevé que celui des 10% les plus modestes.
Cette tendance à la réduction des inégalités de revenu disponible est durable, puisque depuis 1997 le rapport
interdécile du revenu disponible diminue : de 3.5 en 1997 à 3.39 en 2007.

Les inégalités de revenu primaire en France sont donc réduites grâce à l’intervention de l’Etat qui par le biais d’une
imposition progressive et de revenus de transferts assure une plus grande égalité des revenus disponibles.
Cependant, les inégalités de revenu restent importantes, car derrière ces inégalités se pose la question de la justice
sociale. Autrement dit, ces inégalités sont-elles justes ou non ? Or cette question donne lieu à des opinions
contradictoires. Certains considèrent que les inégalités sont justes et effiaces : les inégalités de revenu rémunèrent des
talenst et des efforts différents ; les réduire encore conduirait à une expatriation fiscale. Pour d’autres, au contraires,
ces inégalités sont injustes et limtent la croissance économique. En effet, en réduisant les inégalités, les ménages
verraient leur revenu augmenter, ils pourraient consommer davantage, ce qui initerait les entreprises à produire
davantage et à embaucher.