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Dossier Pédagogique Benjamin Britten Le Petit Ramoneur

Production Maîtrise des Hauts-de-Seine 2010

Maîtrise des Hauts-de-Seine - Chœur d’Enfants de l’Opéra National de Paris 9 boulevard Aristide Briand – 92150 Suresnes - Téléphone : 01 47 72 30 30 – fax : 01 47 72 31 31

Qu’est ce qu’un Théâtre ?

Un théâtre est un lieu qui accueille des représentations de spectacles chantés ou parlés de tous les styles : pièces de théâtres, concerts classiques, concerts de variétés, représentations d’opéras, de ballets, …

Le bâtiment comporte plusieurs parties : Le hall d’entrée : on y achète son ticket d’entrée, on y retrouve les personnes avec qui l’on va assister à la représentation, on y trouve le programme de la représentation, parfois des livres et des disques ayant rapport avec ce que l’on va voir. Le foyer : c’est généralement une grande salle où l’on passe un peu de temps entre amis avant la représentation ou pendant l’entracte. On peut y prendre un verre, discuter, se détendre. La salle : c’est l’endroit le plus connu d’un théâtre. Elle est occupés par les fauteuils où les spectateurs viennent s’asseoir pour voir la représentation. Elle a bien souvent plusieurs niveaux qui portent des noms différents : l’orchestre, la baignoire, la corbeille, le balcon, le poulailler. La fosse d’orchestre : c’est l’endroit où s’installent les instrumentistes pour jouer lors des représentations d’opéras. La scène : Voilà l’endroit le plus important du bâtiment. C’est sur la scène que les artistes viennent pour réaliser la représentation. Elle est séparée de la salle par un rideau qui se lève au début. On y trouve aussi quelques uns des éléments nécessaires au spectacle : les projecteurs de lumières, les éléments de décors, les micros si le spectacle est sonorisé, … Les coulisses : elles sont essentiellement composées de petites salles appelées « loges » dans lesquelles les artistes se préparent pour la représentation. C’est dans les loges que les artistes vont mettre leur costume de scène, se coiffer et se maquiller, et surtout ce concentrer sur ce qu’ils vont devoir faire une fois sur scène.

Qu’est-ce qu’un opéra ?

C’est certainement l’une des formes de musique les plus complètes. Les artistes racontent une histoire au public en chantant, accompagnés de musiciens dans la fosse d’orchestre. On parle souvent de « théâtre musical », car comme au théâtre, le spectacle se déroule dans des décors (qui peuvent changer durant la représentation) et les artistes sont costumés et maquillés et vont jouer la comédie pour faire croire que l’histoire est réelle. Les voix lyriques : Les voix des chanteurs sont classées selon leur tessiture. La tessiture est l’ensemble des sons que peut produire une voix du plus grave au plus aigu. Les hommes peuvent être « basse », « baryton » ou « ténor ». Les femmes peuvent être « contralto », « mezzo-soprano » ou « soprano ». Les enfants, garçons ou filles, sont soprano ou alto. L’orchestre : L’orchestre est composé d’un groupe de musiciens ou instrumentistes dont le nombre varie en fonction de la musique. Il est généralement composé de quatre familles d’instruments : les cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse, …), les bois (flûte, hautbois, clarinette et basson), les cuivres (trompette, cor, trombone et tuba), les percussions (timbales, cymbales, xylophones, …). Bien sûr, pour la bonne coordination de ce grand groupe d’instruments, un chef d’orchestre est nécessaire. Il dirige tous les musiciens mais également les chanteurs et doit leur insuffler enthousiasme, dynamisme et musicalité. Le metteur en scène, les décors, les costumes et le maquillage : Le metteur en scène est celui qui imagine les déplacements des chanteurs sur la scène afin de rendre le spectacle « vivant » et crédible. Il travaille avec un chorégraphe, un décorateur, un costumier et un éclairagiste qui s’occupe des lumières du spectacle. Les chanteurs, en costumes, sont également maquillés et portent parfois des perruques. Les formes musicales Dans l’opéra, on utilise plusieurs formes musicales : L’air ou aria où la musique est plus importante que le texte, où la virtuosité de la voix et la beauté de la phrase musicale sont mises en avant. Les airs sont généralement interprétés par un seul chanteur appelé dans ce cas soliste. On peut également rencontrer des duos, des trios, … Le récitatif, où le texte prime sur la musique. Ponctuée par un ou plusieurs instruments de l’orchestre, la phrase musicale est très proche de la voix parlée. Parfois, le récitatif est remplacé par des textes parlés comme au théâtre. Le chœur, qui regroupe un nombre plus ou moins important de chanteurs. Les voix sont réparties, comme pour les solistes, en quatre registres : sopranos, altos pour les femmes, ténors et basses pour les hommes.

Le Petit Ramoneur

Son compositeur : Benjamin Britten est né en Angleterre, dans le Sufolk en 1913. Dés l’âge de 13 ans, il apprit à composer de la musique. Adulte, il s’installa à Aldeburgh, une jolie petite ville du sud de l’Angleterre, au bord de la mer, où il créa un festival de concerts. La voix était son instrument préféré. Aussi écrivit-il beaucoup d’opéras. Benjamin Britten aimait imaginer de la musique pour ses amis comme le violoncelliste russe Mstislav Rostropovitch et composait volontiers pour les enfants.

L’œuvre : Cet opéra est interprété par sept enfants et quatre adultes chanteurs. Ils sont accompagnés par un petit orchestre de sept musiciens appelé aussi orchestre de chambre à cause de sa taille. L’histoire est la suivante : six enfants décident de délivrer le petit Sammy de sa condition d’apprenti ramoneur ème dans l’Angleterre du 19 siècle. Arriveront-ils à déjouer la méchante Miss Baggott ?

Le livret : Il y a bien longtemps, Juliette Brook habitait avec ses parents, sa sœur Sophie et son frère Gay à Iken Hall, une grande maison située au bord d'une rivière, dans le Suffolk, une région vallonnée de l'Angleterre. L'année commençait à peine et les cousins de Juliette, Johnny, et les jumeaux, Hughie et Tina Crone étaient en visite à Iken Hall escortés par leur nurse Rowan, une jeune femme douce, aimée des enfants. A cette époque là, les maisons étaient chauffées par des feux de cheminées et il fallait nettoyer souvent les conduits encrassés de suie. C'était le travail des ramoneurs. Une tâche difficile, dangereuse et sale. Aux côtés des maîtres ramoneurs qui se rendaient dans le froid de maison en maison, on voyait souvent de petites silhouettes noires, semblables à des hirondelles perdues dans l'hiver. C'étaient des enfants pauvres, confiés par leurs parents en échange de quelque argent pour explorer les cheminées les plus étroites. Là, en équilibre instable, tremblant de peur de tomber, ils grattaient et raclaient la suie. Sam Sparrow était l'un d'eux. Ce matin glacé de janvier, courbé sous le poids d'une grosse corde, portant difficilement trois seaux presque aussi hauts que lui, il suivait son maître Bobby le Noir, un homme dur et violent et le fils de celui-ci, Clem, un garçon fourbe et cruel.

Dans le Petit Ramoneur, Benjamin Britten a décidé de faire appel au public pour interpréter les parties de chœur. C’est pourquoi, nous te proposons d’apprendre avant ta venue 4 chansons dont voici les textes :

Les Chansons à interpréter par le Public
La Chanson du Bain Entends le feu crépiter dans les cuisines, Et l’eau se mettre à chanter dans les bassines. Les enfants s’affairent, Cherchant dans l’armoire Tous les accessoires Qui sont nécessaires. C’est un beau tapage dans la nursery, Où Rowan prépare le bain de Sammy. Les gants de toilette, L’eau pour qu’il y plonge, Les serviettes éponges Et la savonnette. Et plouf ! Il barbotte. Et l’eau rejaillit. Rowan et Gay baignent le petit Sammy Le lavent, le frottent, Le rincent, l’astiquent. Le savon le pique Mais le voilà propre. Ça y est Sam est blanc comme neige au soleil. Rowan en voyant son travail s’émerveille Il est blanc et rose ! Qu’on se réjouisse ! Que l’on applaudisse Sa métamorphose ! Le Final La jument piaffante, S’impatiente, Fouette cocher, Il faut se dépêcher, Vas-y ! Vas-y ! Bonne jument Trotte trotte gentiment ! Le long de l’allée, S’en est allée, Un pas de plus Elle aura disparu ! Vas-y ! Vas-y ! Bonne jument Trotte, trotte gentiment ! Les voici sans doute Sur la grand’route, Car sans effort, Ils s’élancent plus fort ! Hardi ! Hardi ! Comme tu trottes, Trottes, trottes ma jument ! Du dur esclavage, Du ramonage Sam est sauvé, Il est libre, il est gai ! Hardi ! Hardi ! Comme tu trottes, Trottes, trottes ma jument ! L’histoire est finie, La galerie Chante avec nous, Chantera jusqu’au bout. Hardi ! Hardi ! Comme tu galopes, Au galop ! Au galop, ma jument ! Ça va ! Ça va ! Ralentis, Tu as bien gagné le prix ! Descendez, le voyage est fini. A tout le monde ! Bonne nuit !

La chanson des Ramoneurs Ramoneurs ! Ramonez ici, ramonez là ! Ramonez la cheminée, de haut en bas A nous les racloirs, les sacs, les hérissons, Pour ôter la suie de votre maison. Ho ! Ramoneurs ! Voici Bobby et son fils, avec lui, Un garçon maussade aussi sale que lui. Ils vont en criant dans l’air froid du matin, Levant les perdrix, faisant peur aux lapins. Ho ! Ramoneurs ! Sam est un pauvre petit ramoneur, Son père l’a vendu à Bobby, sans cœur, Il tremble de peur, il est pâle d’effroi, Il doit ramoner pour la première fois. Ho ! Ramoneurs ! Quittant le bourg, ils ont passé le pont, Parmi les roseaux et les touffes de jonc, Ils prennent à gauche un chemin qui se perd, Puis marchent le long d’une digue de terre. Ho ! Ramoneurs !

La Chanson de la Nuit Le vieil hibou quittant son nid, S’en va chasser rats et souris, En répétant son triste cri. Houhou ! Houhou ! Houhou ! Et le héron, tout maigre et sec, L’entend, perché sur les varechs, Il ouvre alors son large bec : Kaah ! Kaah ! Kaah ! Ouvrant les yeux la tourterelle Ecarte les feuilles autour d’elle Et lance son chant vers le ciel Prou ! Prou ! Prou ! A sa femelle, le pinson Apprend à dire sa chanson, Et lui répète sa leçon ; Pinck ! Pinck ! Pinck ! Au Nord, à l’Est et au couchant, C’est un concours de tous leurs chants. Mais qui dira le plus touchant ? Houhou ! Kaah ! Prou ! Pinck ! La nuit s’efface, l’aube naît, Chacun s’endort dans la forêt, Et le pinson dans les genets Houhou ! Kaah ! Prou ! Pinck !

Les Interprètes

Les rôles de solistes et le chœur seront interprétés par les enfants de

LA MAÎTRISE DES HAUTS-DE-SEINE
CHŒUR D’ENFANTS DE L’OPÉRA NATIONAL DE PARIS

Direction Musicale et Artistique : Gaël Darchen Mise en Scène et Responsable de Production : Christophe Rebours Chorégraphie : Elisabeth Gordon Costumes : Dacha Dubreuil Lumières : Jean-Raphaël Schmitt

Ensemble Instrumental des Hauts-de-Seine Violon solo : Marc Vieillefon

La Maîtrise des Hauts-de-Seine Chœur d’Enfants de l’Opéra National de Paris Direction : Gaël Darchen

Avec ses 470 enfants âgés de sept à seize ans, auxquels se sont adjoints un chœur d’hommes et un ensemble vocal féminin, la Maîtrise des Hauts-de-Seine s’est muée, sous la direction artistique et pédagogique de Gaël Darchen, en un instrument unique aux multiples facettes : de rôles solistes sur les scènes lyriques aux grands chœurs d’oratorios, il n’ait guère de domaine vocal qui se refuse à elle. Des années d’exigence artistique et de savoir-faire pédagogique méritaient bien une récompense : officiellement sacrée Chœur d’Enfants de l’Opéra National de Paris en 1995, cette maîtrise créée en 1985 à l’initiative du Conseil général des Hauts-de-Seine tient désormais le haut du pavé international dans sa discipline. De James Conlon à Seiji Ozawa et Valery Gergiev, d’André Engel à Jean-Louis Martinoty et Patrice Chéreau, de José van Dam et Roberto Alagna à Natalie Dessay et Felicity Lott, les petits chanteurs ne comptent plus les étoiles avec lesquelles ils ont eu l’occasion de collaborer ou de partager la scène. Avec une trentaine de pays répartis sur les cinq continents à leur tableau de chasse musicale, ils sont également devenus de merveilleux ambassadeurs de la musique vocale française : avec le Festival d’Aix-enProvence, le Théâtre des Champs-Elysées, l’Opéra-Comique, le Théâtre Royal de Madrid ou le Festival International de Baalbek, les sollicitations de prestige n’ont pas manqué au cours de ces dernières années. Autre témoin de la qualité musicale de la Maîtrise des Hauts-de-Seine, tout autant que de son amour de la découverte, sa discographie chamarrée illustre côte à côte Mozart et Britten, Pergolèse et Vivaldi, des opéras rock ou des bandes originales pour le grand écran.