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sciences sup

Problèmes corrigés
Master • capes • Agrégation

50 problèmes
d’analyse
Corrigés détaillés
Méthodes

Jean-Michel Ghidaglia

50 PROBLÈMES
D’ANALYSE

50 PROBLÈMES
D’ANALYSE

Jean-Michel Ghidaglia
Professeur à l’École normale supérieure de Cachan

Paris. 2008 ISBN 978-2-10-053810-2 .Une précédente version de cet ouvrage a été publiée aux éditions Springer dans la collection «Scopos» sous le titre Petits problèmes d’analyse Illustration de couverture : Gettyimage® © Dunod.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 Inégalités fonctionnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 3 • SOLUTIONS DÉTAILLÉES ET MÉTHODES . . . .Table des matières AVANT-PROPOS vii 1 • ÉNONCÉS DES 50 PROBLÈMES . . . . . . . . . . .7 Sommes infinies. 10 1. . . . . . . . . . . . . 42 2 • INDICATIONS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 INDEX 221 . . . . 1 1. 32 1. . . . .2 Topologie dans des espaces vectoriels normés de dimension infinie . . .6 Séries de Fourier . . . . . . . . . . 4 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5 Équations différentielles . . . . . . . . . . . . . 20 1. . . . . . .3 Autour des fonctions implicites . . . .4 Calcul des variations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

un paragraphe intitulé « Commentaires » complète chaque corrigé afin d’y apporter un éclairage supplémentaire. puis les théorèmes en passant par quelques lemmes et propositions. des indications (question après question) sont fournies à la section 2. Il est donc possible (et conseillé) de les aborder dans un ordre arbitraire. Ils sont tout autant corrigés en profondeur et ce corrigé est encore suivi de commentaires. Il n’en n’est rien (heureusement). Il s’agit de l’analyse mathématique de base que doivent maîtriser les étudiants en Master ainsi que les candidats aux CAPES et à l’Agrégation de mathématiques. À la section 1. il ne s’agit pas non plus (loin s’en faut) d’un livre de cours. La section 3 du livre étant quant à elle constituée par des corrigés détaillés où l’on insiste particulièrement sur les méthodes classiques en Analyse. calculs sordides et réflexion. on observe quelques exemples. On commence par les définitions. D’autre part 4 des problèmes de la section 1 (numérotés 10. 46 des problèmes sont énoncés de manière « économe » afin que le lecteur puisse réellement s’exercer à chercher plusieurs voies d’attaque pour la résolution de la question posée. on fait quelques exercices et ensuite on passe à une autre leçon. 24. Il ne s’agit pas d’un livre d’exercices. Si ces recherches sont infructueuses.© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Avant-propos Cet ouvrage rassemble 50 problèmes qui couvrent une large part de l’Analyse mathématique que l’on rencontre au cours de la Licence à l’Université et dans les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. il est séduisant de croire que les mathématiques (à condition parait-il qu’elles soient « correctement » présentées) peuvent s’apprendre linéairement. 36 et 45) sont des problèmes dont l’énoncé est extrêmement détaillé et de ce fait ils ne nécessitent pas d’indication. les mathématiques comme toutes les autres sciences .s’apprennent et se comprennent par des allers et retours incessants entre théorie et application. . Il est à noter que les 50 problèmes sont entièrement indépendants tant au niveau de leur énoncé que de leur solution. En effet. Il s’agit d’un manuel pour apprendre des mathématiques et être capable d’en comprendre certains des ressorts. Nous souhaitons que ceux qui travaillerons à l’aide de cet ouvrage (complété par un cours de base d’Analyse) pourrons ainsi en tirer utilement partie. À cet effet.

Le premier numéro se rapporte à l’énoncé. laboratoire commun à l’École Normale Supérieure de Cachan et au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).ens. Cet ouvrage est une version révisée et augmentée du volume « Petits problèmes d’analyse » paru en 1999 chez Springer et aujourd’hui épuisé.fr . Jean Michel Ghidaglia jmg@cmla. Ce travail n’aurait certainement pas été possible sans le support intellectuel que procure l’ambiance créatrice du Centre de Mathématiques et de Leurs Applications. Je tiens à remercier Véronique Almadovar qui a assuré la réalisation technique du manuscrit et Emmanuel Lorin pour sa relecture attentive et critique de son contenu.viii Avant-propos Le principe de la numérotation est le suivant. le deuxième est le numéro de la section alors que le troisième indique la question traitée.cachan.

Nous renvoyons aussi aux commentaires à ce problème à la page 76. il s’agit d’établir diverses relations entre normes sur des espaces de fonctions réelles d’une variable réelle. Deux différences essentielles apparaissent alors : • ces espaces ne sont pas forcément complets. . de montrer l’existence de solutions pour une équation différentielle (voir par exemple le problème 36).1 Énoncés des 50 problèmes Nous donnons ci-dessous les énoncés. en général de dimension infinie. les résultats « habituels » dans Rn pour en déduire des résultats sur les fonctions auxquelles on s’était initialement intéressé. etc. 1. Un exemple classique est le théorème du point fixe de Picard qui permet. Le problème 5 est consacré à certaines inégalités de Sobolev pour les fonctions définies sur Rn . b].1 INÉGALITÉS FONCTIONNELLES Un point de vue très fécond consiste à considérer les fonctions (d’une ou de plusieurs variables réelles par exemple) comme des éléments d’un espace vectoriel normé. . Ces inégalités sont des outils très puissants pour l’étude des équations aux dérivées partielles. C 1 (R. c’est justement cette propriété qui est cruciale pour l’application du théorème de point fixe de Picard. • on dispose sur ces espaces de plusieurs normes qui n’ont aucune raison d’être équivalentes entre elles. L’idée de base consiste à essayer de transposer à ces espaces. Bien que totalement indépendants entre eux. R). — sont de dimension infinie. ou parfois comme des points d’un espace affine normé. équation de Schrödinger. équations de Navier-Stokes. Ces espaces vectoriels où vivent les fonctions en question — C([a. lorsqu’il est invoqué sur un espace vectoriel normé complet de fonctions. Rn ). . Dans cette première série de problèmes. . ils ont été regroupés par thèmes principaux. notamment celles de la physique mathématique : équation de la chaleur.

2

1 • Énoncés des 50 problèmes

Énoncé 1
Soit u ∈ C 1 ([0, 1]; R) avec u(0) = u(1) = 0. 
1 
1
1.1.1. Montrer que 0 u 2 (x) d x  4 0 u  (x)2 d x.
1.1.2. Notons S = {u ∈ C 1 ([0, 1]; R), u(0) = u(1) = 0,
qu’il existe v ∈ S tel que  

1

0

u  (x)2 d x = 1}. On admet

1

v 2 (x) d x = max

w2 (x) d x.

w∈S

0 

1

()

0

Expliquer pourquoi l’existence d’un tel v n’est pas immédiate.
1.1.3. Montrer que seules deux fonctions v ∈ C 2 ([0, 1]) ∩ S peuvent vérifier ().
1
Calculer alors c0 ≡ 0 v 2 (x)d x.
1.1.4. Montrer que pour tout u ∈ C 1 ([0, 1]; R) avec u(0) = u(1) = 0 on a 

1

1
u (x) d x  2
p 

1

2

0

u  (x)2 d x.

0

1.1.5. Montrer cette inégalité sans faire l’hypothèse qu’il existe v ∈ S vérifiant ().
En déduire alors qu’il existe v ∈ C 2 ([0, 1]) ∩ S vérifiant ().

Énoncé 2
Soit u une application continue
et 2p-périodique de R dans R. On désigne par u k 
2p
1
le
u k = 2p 0 u(x)e−ikx d x pour k ∈ Z. On note alors Q(u) = 
nombre complexe
2
k∈Z |k||u k | ∈ [0, +∞].

2.1.1. Montrer que Q(u) peut être effectivement égal à +∞. 
2p
2.1.2. Pour t ∈ R, on désigne par w(t) le nombre 0 |u(x + t) − u(x)|2 d x. Montrer
que w est continue sur R. 

2.1.3. Montrer que 0 w(t)
dt = aQ(u) où a est une constante indépendante de u.
t2

2.1.4. Montrer que si u ∈ C 1 (R, R) alors 

Q (u)  b
2 

2p

2p

2

u (x)d x
0

0

où b est une constante indépendante de u.
2.1.5. Quelle est la meilleure constante dans () ? 

du
dx 

2
(x)d x

()

1.1 Inégalités fonctionnelles

3

Énoncé 3
Soit u une application continue et 2p-périodique de R dans R. On désigne
2p
1
par u k le nombre complexe 2p
u(x)eikx d x pour k ∈ Z. On note alors
0   

1/2
, ||u|| = ( k∈Z (1 + k 2 )|u k |2 )1/2 et
|u| = k∈Z |u k |2
[u] = ( k∈Z (1 + |k|)|u k |2 )1/2 (certains de ces nombres pouvant être infinis).

3.1.1. Montrer qu’il existe C1 indépendant de u telle que [u]  C1 |u|1/2 ||u||1/2 .
3.1.2. Montrer qu’il existe C2 indépendant de u telle que
sup |u(x)|  C2 |u|1/2 ||u||1/2 .
x∈R

3.1.3. Montrer que l’assertion suivante est fausse : il existe C3 indépendant de u telle
que
sup |u(x)|  C3 [u] .
x∈R

3.1.4. Montrer qu’il existe C4 indépendant de u telle que 
1/2 

||u||
sup |u(x)|  C4 [u] log 1 +
.
[u]
x∈R

Énoncé 4

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

À toute fonction f continue et 2p-périodique de R dans R (on note alors
f ∈ C per (R, R) ), on associe la suite de ses coefficients de Fourier notés 
2p
1
f (x)e−inx d x. Soit alors A l’ensemble des fonctions f telles
fˆ(n) = 2p
0 

que n∈Z | fˆ(n)| < ∞. 

4.1.1. Montrer que A, muni de la norme || f || A =
| fˆ(n)|, est complet.
n∈Z

4.1.2. Montrer que A est une algèbre pour la multiplication.
4.1.3. Montrer que A est dense dans C per (R, R) muni de la norme de la convergence
uniforme et que A = C per (R, R).
4.1.4. Soit a ∈ ]0, 1]. On dit que f ∈ C per (R, R) appartient à Li pa si
[ f ]a = sup
x= y

| f (x) − f (y)|
< ∞.
|x − y|a

On munit l’espace Li pa de la norme
|| f ||a = | fˆ(0)| + [ f ]a .
Montrer que pour tout a ∈ ] 12 , 1], Li pa ⊂ A et qu’il existe C ∈ R tel que

∀ f ∈ Li pa ,

|| f || A  C|| f ||a .

4

1 • Énoncés des 50 problèmes

Énoncé 5
On désigne par D l’ensemble des fonctions C ∞ à support compact dans Rn :
D = { f ∈ C ∞ (Rn , R); ∃R > 0,

∀|x|  R, f (x) = 0}.

5.1.1. Construire un élément non nul de D.
5.1.2. On se donne deux réels p  1 et q  1 et on cherche à savoir si
(I p,q )
où ||g||r = 

Rn

∃Cc,q < ∞, ∀ f ∈ D, || f ||q  C p,q ||∇ f || p

|g(x)|r d x 

1/r

,

∀r  1.

Montrer que si (I p,q ) a lieu alors p < n et q =

np
n− p .

n
a lieu. Montrer que pour tout p  1 avec
5.1.3. On suppose que n  2 et que I1, n−1
np
p < n, (I p,q ) a lieu pour q = n− p .

5.1.4. Montrer (I1,2 ) dans le cas n = 2.
n ) dans le cas n  3.
5.1.5. Montrer (I1, n−1

5.1.6. Étudier le cas n = 1.

1.2 TOPOLOGIE DANS DES ESPACES VECTORIELS NORMÉS
DE DIMENSION INFINIE
En directe continuation du thème des problèmes précédents, nous proposons 5 problèmes illustrant les propriétés topologiques de certains espaces vectoriels normés.
Dans les problèmes 6 et 7 l’accent porte sur la compacité alors que les problèmes 8
et 9 font appel à la convexité (ce dernier point n’est pas transparent à la lecture des
énoncés aussi nous renvoyons aux commentaires pages 84 et 88). Une des propriétés
essentielles de la topologie usuelle sur Rn est son caractère localement compacte :
tout point y possède un voisinage compact. La compacité est un outil redoutable pour
montrer l’existence de solutions à certains problèmes. Par exemple, étant donné un
compact K toute fonction continue, f , de K dans R y possède un minimum qui de
ce fait est solution du problème d’existence :
trouver y ∈ K tel que ∀x ∈ K

f (y) 

f (x).

En dimension infinie deux voies de généralisation sont possibles. Étant donnés un
espace vectoriel normé et un fermé borné dans cet espace, on peut
• soit montrer que cet ensemble est compact en mettant en évidence d’autres pro-

priétés de cet ensemble,

1.2 Topologie dans des espaces vectoriels normés de dimension infinie

5

• soit affaiblir la topologie, c’est-à-dire avoir plus d’ouverts. Dans ce cas cet

ensemble peut devenir compact. Mais alors il faut s’assurer que l’on ne dégrade
pas trop les propriétés de continuité, pour cette topologie affaiblie, des fonctions
qui étaient continues pour la première topologie.
Les problèmes 6 et 7 relèvent de la première catégorie alors que les problèmes 8 et 9
relèvent de la seconde.
Finalement le problème étendu 10 est consacré à l’étude de formules d’intégration
numérique.

Énoncé 6
Soit (ln )n∈N une suite décroissante de réels strictement positifs convergeant vers 0.
On désigne alors par E et F les espaces vectoriels normés suivant :

|u n |2 < ∞ ,
E = (u n )n∈N ∈ RN ,

F=

n=0

(u n )n∈N ∈ RN ,

ln |u n |2 < ∞ ,

n=0

munis de leurs normes naturelles
1/2
1/2

∞ .

L’espace E est-il fermé dans F ? Quelle est l’adhérence de E dans F ? ∞ 6. R). ∀x ∈ R}. 6.1. Montrer que E ⊂ F et E = F.3.1.∞ 2 2 ||u|| E = |u n | et ||u|| F = ln |u n | .1. . Soit alors K l’opérateur linéaire  2p f → K f : (K f )(x) = k(x − y) f (y)dy 0 pour f ∈ E = { f ∈ C(R. n=0 |u n |2  1} est un compact de F. de la norme || f || = 0 f 2 (t)dt 7. Énoncé 7 On désigne par k une fonction continue et 2p-périodique sur R.1. n=0 n=0 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 6. f (x + 2p) = f (x). Montrer que K est bien défini sur E et qu’il est continu lorsque l’on munit E 1/2  2p . Majorer la norme de K en fonction de ||k||.1.1. 7. Montrer que K = {(u n )n∈N ∈ E.2.2.1.

le noyau de L − lI d est un espace vectoriel de dimension finie. 9. 7. Soit L une application linéaire et continue de E dans E (muni de la norme ||.3. v)) .6 1 • Énoncés des 50 problèmes 7.||). 8.2. Soit (u n ) vérifiant (F). Montrer que si (u n ) vérifie (F) alors u est uniquement déterminé. Montrer que l’on peut extraire de la suite (K f ( p)) p∈N une sous-suite qui converge dans E. Quelle analogie y voyez-vous ? 7. tel que ||u − PK u||  ||u − v||. il existe un et un seul f ∈ V tel que ∀v ∈ V .1. v)).|| la norme V et par ((.1.1. 7. On suppose que cette suite est bornée dans E : sup p∈N || f ( p)|| < ∞. v)) = ((u. Montrer que (u n ) est convergente si et seulement si limn→∞ ||u n || = ||u||.1.)) le produit scalaire sur V . Soit K un convexe fermé non vide inclus dans V . ∀v ∈ V .1. Montrer que l  ||u||. 9. ∀v ∈ K . Montrer que pour tout u ∈ V il existe un et un seul élément de K . On suppose que pour toute suite bornée de E. 9. v)  a||v||2 . Soit (u n ) vérifiant (F) et telle que limn→∞ ||u n || = l. on dit que la suite (u n )n∈N vérifie (F) s’il existe u ∈ H tel que ∀v ∈ H . Cette dernière propriété subsiste-t-elle pour l = 0 ? Énoncé 8 On se donne sur un espace de Hilbert V réel une forme bilinéaire continue a. 8. On désigne par V  = L(V .3. ( f ( p)) p∈N on peut extraire une sous-suite de ((L f )( p)) p∈N qui converge dans E. Déduire de la question qui précède que pour tout l ∈ V  .. ∀v ∈ K . 9. R) le dual topologique de V . Montrer que pour tout l = 0.4. . c’est-à-dire qu’il existe a > 0 tel que a(v.1. () Énoncé 9 Dans un espace préhilbertien H .3. Montrer que si limn→∞ ||u n − u|| = 0 alors (u n ) vérifie (F). .1.2.6. Soit ( f ( p)) p∈N une suite d’éléments de E. Soit l ∈ V  . Exprimer les coefficients de Fourier de K f en fonction de ceux de k et de ceux f .5.1. On suppose que a est coercive. montrer qu’il existe un et un seul u ∈ K tel que l (v − u)  a (u.4. noté PK u.5. l(v) = (( f . limn→∞ ((u n . Donner un exemple de suite (u n ) vérifiant (F) mais telle que ||u n − u|| ne tend pas vers zéro.1. On désigne par ||.1.1.1. 8.1. v − u) . 9.1.

(( pn−2 . pn−1 )) .1.1.1.1. Montrer qu’il existe au plus une telle suite. la fonction w → ||w||2 − |((w.6.1. pn−1 )) . g)) = (1) −1 ce qui définit une application bilinéaire symétrique de E × E dans R. Pour m ∈ N. 10. Soient alors bn et an les nombres réels bn = (( pn−1 . .4. v))|3/2 atteint son minimum. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ➤ Première partie 10. w(x) > 0. 1]. l’espace vectoriel formé par les applications continues de [−1. On suppose que n  2 et que pn−1 et pn−2 sont connus. pn−2 )) an = ((x pn−1 . (( f . Pour f et g dans E.  2 2 N 9.x)) (( p0 . (( pn−1 . de degré n et dont le coefficient de x n est 1. 1] dans R. t ∈ [−1. 1]}. R).. Dans le problème. p0 )) . ||g||∞ = sup{|g(t)|. 10.2 Topologie dans des espaces vectoriels normés de dimension infinie 7 9. w désigne un élément de E vérifiant : ∀x ∈ [−1. On munit E de la norme || ||∞ : pour g ∈ E. muni du produit scalaire (((u n ). (( f . Toute suite bornée possède une sous-suite vérifiant (F). 10.)) est un produit scalaire sur E (il suffira de montrer que si (( f . 1]. u n < ∞}.1. (vn ))) = n∈N u n vn . g)) désigne le réel :  1 f (x)g(x)w(x)d x .2. q)) = 0 (c’est-à-dire que pn est orthogonal à Pn−1 ). on peut extraire une suite vérifiant (F). (ii) pour tout n  1 et pour tout q ∈ Pn−1 on a (( pn . On désigne par E = C 0 ([−1. Énoncé 10 Notations (les résultats énoncés ici seront admis). Montrer que pour tout v ∈ H . Montrer que ((.3. On se propose de construire une suite ( pn )n∈N d’éléments de E qui vérifie : (i) pn est un polynôme par rapport à la variable x.1. On suppose que H vérifie la propriété suivante.1. f )) = 0 pour f ∈ E alors f ≡ 0). Montrer que p0 = 1 et p1 (x) = x − (( p0 .7. pn−1 )) . Pm désigne l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à m. Montrer que de toute suite bornée  de l = {(u n )n∈N ∈ R .

(x − xm ) et l’intégrale (( pn . On désire montrer que pn possède n racines simples et réelles. xm pour m  1 les racines de pn qui appartiennent à ] − 1. E( p) = 0. Application. On associe alors à (3) une application E de E dans R définie par : pour f ∈ E. p1 . On se propose de montrer qu’il existe une formule d’intégration approchée (3) à k + 1 points qui soit d’ordre 2k + 1. montrer que m = n et conclure que pn possède n racines réelles distinctes qui appartiennent à ] − 1... En évaluant le nombre de paramètres et de contraintes dans la définition d’une formule d’intégration approchée à k + 1 points d’ordre m. 1[ et qui sont de multiplicité impaire. On suppose que w(x) = 1. On écrit alors  1 −1 f (x)w(x)d x k li f (xi ).8.. p))..1. . Conclure à l’existence des ( pn ).1. On revient au cas général où w est quelconque. Prenons donc n  1. 10. En considérant le polynôme p : p(x) = (x − x1 ). . 1[. n − 1} vérifient (i) et (ii).  1 E( f ) = −1 f (x)w(x)d x − k li f (xi ) (4) i=0 (E pour erreur). On dira que (3) est d’ordre m ∈ N si ∀ p ∈ Pm . 1] notés {xi }i=0 et de k + 1 nombres réels li : {li }i=0 . ➤ Deuxième partie Une formule d’intégration approchée sur [−1. 10. on dira que (3) est une formule à k + 1 points. p2 .. 1[ au moins une racine réelle 1 de multiplicité impaire (on pourra remarquer que −1 pn (x)w(x)d x = 0). . pn possède dans ] − 1. justifier heuristiquement que m  2k + 1. Montrer que pour n  1. (3) i=0 Dans cette définition k est un entier naturel arbitraire. (5) 10. Soient alors x1 . On fixe n  1..5. 10. Calculer p0 ..7.6.9.1.. et p4 .8 Montrer que 1 • Énoncés des 50 problèmes pn = (x − an ) pn−1 − bn pn−2 (2) vérifie (i) et (ii) si les pm pour m ∈ {0.1. Montrer que E : E → R est une application linéaire continue de l’espace vectoriel normé E dans R.1. 1] est la donnée de k + 1 éléments de k k [−1. 10. p3 .

(6) Soit alors pour f ∈ E. Montrer que k  li f (xi ) = i=0 1 p( f )(x)w(x)d x.13)   1 1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit p(x)w(x)d x = −1 r (x)w(x)d x.15. .2 Topologie dans des espaces vectoriels normés de dimension infinie 9 On désigne par x0 . On note li pour i ∈ {0. 1)) = 1 −1 li (x)w(x)d x.. .1.1. p( f ).. . k} le monôme de Lagrange : li (x) = k  x − xj . .1.1.1. Montrer que p( f ) = k i=0 f (xi )li . Montrer qu’il existe q ∈ Pk et r ∈ Pk tels que p = ql + r où k l est le polynôme i=0 (x − xi ). 1] et on choisit pour (xi ) et (li ) ceux obtenus à la question 10. (8) . . .1. le polynôme d’interpolation de Lagrange de f aux 10..15 de sorte que (3). En déduire que pour ce choix de xi et li la formule d’intégration approchée (3) est au moins d’ordre k.14. i=0 soit d’ordre 2k + 1 (k est un entier naturel arbitraire). −1 10. points x0 .1. Soit p ∈  P2k+1 .1...11..1.7).10. 10.1. xk les k + 1 racines de pk+1 (voir la question 10. (7) −1 10.12. 10. qui s’écrit ici  1 −1 f (x)d x k li f (xi ).13. 10. Conclure que si les (xi ) sont les racines de pk+1 et les (li ) sont donnés par (6) alors (3) est une formule d’intégration approchée à k + 1 points qui est d’ordre 2k + 1. xi − x j j=0 j=i et on introduit les réels  li = ((li . ➤ Troisième partie Dans cette partie on suppose que w(x) = 1 pour tout x ∈ [−1. xk . Montrer que (avec les notations de la question 10.

R) on a |E( f )|  22k+3 ((k + 1)!)4 || f (2k+2) ||∞ . En utilisant que p3 (x) = x 3 −  1 −1 (9) 3x 5 . 10. 375 10−4 . On rappelle la formule d’intégration approchée de Simpson (formule à trois points) :  1 1 f (x)d x ( f (−1) + 4 f (0) + f (1)).1. la première tentative à faire est de tacher d’appliquer le théorème des fonctions implicites. les valeurs approchées obtenues par (10) et (11).1.1.17.1.1. (2k + 3)((2k + 2)!)3 10. Ainsi lorsque l’on cherche à résoudre un système de n équations non linéaires par rapport à n inconnues. s’écrit pour f (x) = |E( f )|  3 27 52 √ 2+x : = 9. dans le cas k = 2. montrer que (8) s’écrit pour k = 2 :   3 3 1 )).18. que peut on dire sur l’ensemble des solutions ? .16. 10. Évaluer le second membre de (10) et E( f ). expliquer ce que vous avez constaté.19. En étudiant l’ordre de (11).3 AUTOUR DES FONCTIONS IMPLICITES Le théorème des fonctions implicites est un outil de base pour montrer l’existence de solutions à certaines équations non linéaires. Pour f ∈ C 2k+2 ([−1. Conclusion ? 10.10 1 • Énoncés des 50 problèmes On admet alors l’estimation d’erreur suivante. sur l’exemple précédant f (x) = 2 + x. • Dans le cas où ce théorème s’applique est-il possible de calculer effectivement cette solution (à l’aide d’un ordinateur par exemple) ? • Dans le cas où le théorème ne s’applique pas. (11) 3 −1 √ Comparer.20.1. Avec combien de chiffres significatifs faut-il évaluer le second membre de (10) ? 10. Deux questions se posent alors. (10) ) + 8 f (0) + 5 f ( f (x)d x (5 f (− 5 5 9 10. 1]. Montrer que (9). Calculer l’intégrale −1 2 + x d x. Écrire (9) dans ce cas. Il est la généralisation naturelle du résultat classique affirmant qu’un système linéaire de n équations à n inconnues possède une et une seule solution quel que soit son second membre lorsque son déterminant est non nul.21.1.22. 1 √ 10. 1.

2.1. Finalement.2. Généraliser à une loi d’état arbitraire. m  1 et on considère une application G de classe C 1 sur Rm vérifiant G(0) = 0 et les trois propriétés suivantes : (i) ∃b.|| la norme euclidienne sur Rm . r > 0 tels que rgb < 2/3. Énoncé 11 Une loi d’état est une fonction f : (P. T ).e. On désigne par u n+1 l’élément de Rm : −1  ∂G (u n ) G(u n ). V .3. Étant donné R0 constante strictement positive. 12. R) telle que ∂f ∂f ∂f ne s’annule pas.1. V ) et montrer que       ∂T ∂V ∂P = −1. T ) = 0 en exprimant P = P(V .1. ||v||  r}. remplacer par une condition moins forte) une des hypothèses du théorème des fonctions implicites. V = V (T .1. Le problème 15 envisage une situation où le théorème des fonctions implicites ne peut s’appliquer car un des ensembles où l’on cherche une des inconnues est d’intérieur vide (il s’agit de O(n)). g. Résoudre f R0 (P. ∂ p ∂v ∂T 11.1. P) et T = T (P.1. V .3 Autour des fonctions implicites 11 Nous commençons par le problème 11 dont l’objet est de justifier grâce au théorème des fonctions implicites une relation (voir le numéro 11.1. ∂G −1 (ii) ∂G ∂u (0) est inversible et || ∂u (0) ||  b. Énoncé 12 On désigne par ||. Soit u n ∈ Br (0). u n+1 = u n − ∂u ∂G ∂u (u) . Montrer que pour tout u ∈ Br (0) = {v ∈ Rm . L’objet de le problème 13 quant à lui est de relaxer (i. Le problème 12 propose l’étude de l’algorithme de Newton qui se rapporte à la première question alors que le problème 14 propose la description d’une situation qui relève de la seconde. T ) ∈ R où f ∈ C 1 ((R+ )3 .2. montrer que f R0 : (P. l’application b −1 est inversible et que || ∂G ∂u (u) ||  1−bgr . V .1. T ) → f (P. 11. 12. ∂V T ∂T P ∂ P V © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 11. ∂G (iii) || ∂G ∂u (v) − ∂u (w)||  g||v − w|| pour ||u||  r et ||v||  r.1.) courante en thermodynamique. le problème 16 est consacré à la construction (à l’aide du théorème d’inversion locale) d’une application vectorielle qui étend la normale unitaire sur une courbe du plan. V . T ) → P V − R0 T est une loi d’état.

x2 ) la matrice  1 (M(t x1 . 13. Énoncé 13 On se donne G : Rn × Rm → Rn et on suppose que G est de classe C 1 dans un voisinage d’un point (u 0 . l) soit la seule solution dans Br (u 0 . 2 14. x2 ) = (M0 w(x1 . F(x. On note A(x 1 .1.1. Montrer qu’il existe C. 12. ∂x2 (0.1. En déduire qu’au voisinage de (0. 0). Énoncé 14 Soit F une application de classe C ∞ de R2 dans R vérifiant : ∂F ∂F F(0.1.m. j2 matrice hessienne de F. x2 ) = 2 0 Montrer que A(x1 . l0 ) de Rn dans Rn est inversible. on a 1 F(x 1 . 2 .1.1. l0 ) ∈ Rn × Rm et que l’application linéaire ∂G ∂u (u 0 . x2 ). w(x1 . C(0) = I .4. 14. 0) = 0 et det M0 < 0 où M0 = M(0.12 1 • Énoncés des 50 problèmes Montrer que ||u n+1 ||  a||u n ||2 avec a = bg/(2(1 − rbg)) et en déduire que u n+1 ∈ Br (0). x2 ) = ∂2 F ∂xi ∂x j 1i. y) = 0}. 14. 14. l0 )||  d. 0) = 0. Montrer que l’application l → u(l) est continue.3. 0) avec M(x1 . une fonction définie sur un voisinage ouvert de (0. y) ∈ R2 .2. Étudier le comportement de u n lorsque n → +∞. l0 ) de l’équation G(u.1. Montrer qu’il existe d > 0 et r > 0 tels que si ||G(u 0 . y) = x 2 − (1 + x)y 2 satisfait à ces hypothèses et représenter graphiquement l’ensemble {(x. x2 ) est symétrique et que 1 F(m) = (M0 .2. x2 )) . l) = 0 avec ||u − u 0 ||  r et ||l − l0 ||  r.∂x (0. Vérifier que F(x. 0) dans R2 à valeurs dans l’ensemble des matrices 2 × 2 telle que  t C(m)M0 C(m) = M0 + A(m) . A(x1 . il existe une application u définie sur un voisinage de l0 telle que (u(l).1.1. 13.m + A(m). et C est une fonction C ∞ de m.m). t x2 ) − M0 )(1 − t)dt. 0) 1  = 0.3.

On munit R2 de la norme euclidienne usuelle . Montrer que si x ∈ R2 (1 + w (x1 )2 )3/2 vérifie k dG (x) < 1 alors () possède une et une seule solution y.1.2. 15. 0) sur un voisinage de (0.5. Montrer que w−1 est continue de Gln (R) dans O(n) × S + (n). x1 ) ∈ R2 . 14. On désigne par V = {(x0 . 0) = (0.1. On suppose que k ≡ supx1 ∈R < ∞. Montrer que T = {x ∈ R2 . Montrer que la restriction de dG à T ∩ V peut être prolongée sur T en une application C ∞ . Quelle est la nature géométrique. Soit alors w : O(n) × S + (n) → Mn (R) définie par w(R.1. .. y − x  z − x. orthogonales. 0) = I d. Montrer que pout tout x ∈ R2 .1. notée d.1. Montrer que y n’est pas forcément unique mais que dG (x) = y − x ne dépend pas du y obtenu. Montrer que w réalise une bijection de O(n) × S + (n) sur Gln (R). des solutions de F(x1 . 16.3 Autour des fonctions implicites 13 où w est un C ∞ -difféormorphisme. au voisinage de (0. 15. U ) = RU . 16.1. Énoncé 16 Étant donné w ∈ C ∞ (R.1.4. 16.2.1. k dG (x) < 1} est un ouvert de R2 . 16. x1 ∈ R} ⊂ R2 . on désigne par G son graphe : G = {(w(x1 ).3. Montrer que w prend ses valeurs dans Gln (R). de ce voisinage de (0. 0) et Dw(0. x2 ) = 0 ? Énoncé 15 On désigne par S + (n) l’ensemble des matrices symétriques définies positives n × n et par O(n) l’ensemble des matrices n × n.1. x1 ).1. R). telle que (∇d)(x) soit un vecteur unitaire normal à G lorsque x ∈ G. il existe y ∈ G tel que © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit () ∀z ∈ G. 15.1.1. x0 < w(x1 )}. 0). Étudier dans cette optique l’exemple de la 1re question. | w (x1 ) | 16. vérifiant w(0.5. 0).3.

c j (v) = 0 pour j = 1. On désigne alors par E l’ensemble E = {v ∈ V. Le problème 22 présente la solution à cette question proposée par Hurwitz en 1902 (nous renvoyons à ce propos aux commentaires à ce problème à la page 121).par rapport à une fonction (c’est-à-dire un élément dans un espace de dimension infinie).1. ∇cq (u) est une famille libre et que q  n − 1.. Pour u ∈ E. E ∩ B(u. contenant 0.. ´0 ) soit le graphe de w. R) pour j = 1. 17. le plus souvent en relation avec le principe de moindre action (minimisation de l’énergie. Énoncé 17 Soit V un ouvert de Rn . .l’énergie par exemple . telle que pour ´0 > 0.4 CALCUL DES VARIATIONS Le calcul des variations est une des disciplines les plus anciennes des mathématiques.. .1. 17.1. Un des problèmes les plus célèbres est celui qui consiste à déterminer quelle est la courbe de longueur donnée qui entoure la plus grande surface (il s’agit du problème isopérimétrique). Nous sommes donc confrontés aux problèmes déjà évoqués (pages 1 et 4). . p = n − q. n  2 et c j ∈ C 1 (V. La section se termine par le problème étendu 24 qui a pour thème l’étude de la minimisation de certaines fonctions convexes sur Rn ainsi que la convergence de l’algorithme du gradient à pas optimal. Montrer que si r (u)  n alors u est un point isolé de E. . . Ainsi certains problèmes du calcul des variations sont d’origine géométrique (le problème 23 fait aussi partie de cette catégorie). Montrer qu’il existe une application w ∈ C 1 (O. .. Elle est toujours très active et sans cesse renouvelée. q  1. .2. Rq ) où O est un ouvert de R p . r (u) désigne le rang de la famille de vecteurs de Rn . à savoir la difficulté de mettre en œuvre des arguments de compacité.. D’autres sont d’origine physique. du chemin. . Il s’agit le plus souvent de déterminer une (ou des fonctions) qui vérifient une condition d’optimalité. . ∇cq (u)}. ). C’est par exemple le cas des problèmes 19 et 20 qui sont liés à un problème qui se rencontre en électrostatique alors que le problème résolu au problème 21 est en rapport (par exemple) avec la répartition de la température dans un milieu au comportement non linéaire. Nous commençons par deux problèmes (17 et 18) consacrés aux problèmes d’extrema liés dans Rn .14 1 • Énoncés des 50 problèmes 1. . Du point de vue mathématique la difficulté provient du fait que l’on cherche à minimiser (ou maximiser) une quantité . q}.. c’est-à-dire qu’il s’agit de trouver des conditions nécessaires lorsque l’on minimise une fonction sur un sous ensemble de Rn défini par des relations de type égalités et qui par conséquent n’est pas en général un ouvert. {∇c1 (u). La réponse (le cercle) était connue des grecs dans l’antiquité. . On suppose que ∇c1 (u)..

1. Pour m ∈ N.2. c’est-à-dire que ∀v ∈ E. 0  2p 0 f (x)d x = 0. u  minimise J sur E.1. ce que l’on suppose désor- . q 18.4. R). Étant donné f ∈ E 0 . .. avec r (u)  n − 1. Jm atteint son minimum sur Rn en un point u m ∈ Rn . Montrer que si u ∈ E 1 vérifie I (u)  I (v). . (u) = − lr (u) ∂vk ∂vk q r=1 Énoncé 18 On se donne q fonctions c1 . R). Montrer que la suite (u m )m∈N est bornée.. lq (u) tels que pour tout k ∈ {1..1.1. On suppose que l’ensemble E est non vide.. 2p f (x)w(x)d x.1. .. 18. 2 0 19.. n} ∂cr ∂J (u) . Montrer que si u  est une valeur d’adhérence de cette suite.5. Montrer que pour tout m ∈ N. on désigne par Jm la fonction v → J (v) + m j=1 (c j (v))2 . minimise une fonction J ∈ C 1 (V. montrer que si J est minorée. J (u)  J (v).3.. On suppose dorénavant que lim R→+∞ f (R) = +∞ (on dit que J est infinie à l’infini). ∀x ∈ R} et E 1 = C 1 (R.. alors il existe q nombres réels l1 (u). on introduit la fonctionnelle I sur E 1 par 1 I (v) = 2  2p   v (x) d x − 0 2p v(x) f (x)d x.1.. Pour J ∈ C 0 (Rn . Énoncé 19 Notons E 0 = { f ∈ C 0 (R. 18.. ∀v ∈ E 1 alors  () ∀w ∈ E 1 2p    u (x)w (x)d x = 0 19.4 Calcul des variations 15 17. Montrer que si () a lieu alors mais.1... R) ∩ E 0 . f (x + 2p) = f (x). R) sur E.2. 18. cq continues sur Rn .1.1. la fonction f : R → Min vR J (v) est croissante. Montrer que J atteint son minimum sur E. Montrer que si E est non vide et si u.1.1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 18. . c j (v) = 0 pour j = 1. q}.3. n  2 et on désigne par E l’ensemble E = {v ∈ Rn .

∇wd x = Q  Q f (x)w(x)d x. v∈E 1   alors ∀w ∈ E 1 En déduire que ∇u. 20.3. Soit h ∈ R2 \{0}. Énoncé 20 On désigne par E 0 l’ensemble des fonctions continues de R2 dans R qui sont 2ppériodiques par rapport à chacune des deux variables : ∀(x1 . I (v) = 2 Q Q où Q = [0. 20. Déterminer toutes les solutions u de () en fonction de f . Montrer que Dh ∈ L(E 0 ) ∩ L(E 1 ) et que pour tout v ∈ E 1   |Dh v(x)|2 d x  |∇v(x)|2 d x. s’il existe u ∈ E 1 vérifiant () alors I (u) = minv∈E1 I (v). Q Q . 19. x2 + 2p). ce que l’on supposera désormais. Montrer que. 20.2. on construit une application I : E 1 → R où E 1 = C 1 (R2 . ∀v ∈ E 1 .16 1 • Énoncés des 50 problèmes 19. (∗) Q f (x)d x = 0.1.3. On désigne par f n le nième coefficient de Fourier de f :  2p 1 fn = f (x)e−inx d x.1. x2 ) ∈ R2 . x2 ) = f (x1 + 2p. On note Dh l’application qui associe à v ∈ E 0 la fonction Dh v : v(x + h) − v(x) .1. 2p]2 .1. Étant donné f ∈ E 0 . Montrer que les fonctions u ainsi déterminées sont les solutions de : I (u)  I (v).4.1. Montrer que si u ∈ E 1 vérifie I (u) = min I (v) . x2 ) = f (x1 .1. f (x1 . 2p 0  On suppose que n∈Z | f n | < ∞. réciproquement. (Dh v)(x) = |h|  où |h| = h 21 + h 22 . R) ∩ E 0 en posant   1 |∇v|2 (x)d x − f (x)v(x)d x.

) et y(.1. 22. qui sont périodiques (i. Montrer que −  d 2u + f (u) = 0 . 2 dx 21.  2pns 1 L zn = z(s)e−i L ds. En déduire que si u ∈ E 1 est solution de () alors la série est convergente où l’on a noté :  u(x)e−ik. L 0 Exprimer A en fonction des xn et yn .5. 1]. 1]. uk =  2 2 2 2 k∈Z2 (k1 +k2 ) |u k | Q Énoncé 21 On se donne une fonction continue de f de R dans R. On désigne par xn et yn les coefficients de Fourier de x et y : pour n ∈ Z.1. . Soit u ∈ C 2 ([0.3. Montrer qu’il existe au plus un u ∈ E tel que ∀v ∈ E.R).4.e.).1.1. Étudier le cas d’égalité. Q Q 20. () 21. Le périmètre de la courbe est le nombre L et l’aire qu’elle enserre est le nombre L A = 0 x(s) dy (s)ds. ∃L > 0. y}. On suppose que f ∈ C 1 (R. ds 22.x d x. Toujours pour f ∈ C 1 (R. R) vérifiant (). z ∈ {x. E(u)  E(v).1. montrer que si u ∈ E est solution de () alors u ∈ C 2 (R.2.2. v(0) = v(1)  1= 0} nous définissons une fonctionnelle E par 1 1  2 la formule E(v) = 2 0 v (x) d x + 0 f (v(x))d x.1. Montrer que si u ∈ E 1 est solution de () alors   2 |∇Dh u(x)| d x  | f (x)|2 d x. Montrer que 4pA  L 2 . x(s + L) = 2 ∀s ∈ R. x(s) et y(s + L) = y(s). 22.1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Énoncé 22 Une courbe plane fermée paramétrée par son abscisse curviligne s est la donnée de deux fonctions de classe C 1 . 21. Sur l’espace E = {v ∈ C 1 ([0. x(. R). ∀s ∈ R) et telles que ( ddsx )2 + ( dy ds ) = 1.3.4 Calcul des variations 17 20.1.1. R).1. R) (mais pas forcément convexe). On suppose que f est convexe.1.

. v) − (b. 1]. Dans tout ce qui suit on suppose qu’il existe a > 0 et M > 0 tels que pour tous u.2. On rappelle qu’un sous ensemble U de Rn est convexe si pour tous u. Étant donnée une application F de classe C 1 de Rn dans R. 1].) le produit scalaire qui lui est associé. montrer que la relation F(u + ´v) − F(u) (F  (u). 2 (5) . v ∈ U et u ∈ [0. w(uv + (1 − u)u)  uw(v) + (1 − u)w(u). v ∈ Rn (F  (u) − F  (v).|| désigne la norme euclidienne usuelle sur Rn et (. (2) 0 24. Quelles sont les courbes C.1. Étant donnés u. x ∈ [x0 .3. (3) (4) Étant donnée A.2. 2p x0 23. v) 2 24. 1 F(v) = (Av. y(x). v ∈ U et u ∈ [0.1. une matrice à coefficients réels n × n. on pose w(u) = F(uv + (1 − u)u) + au(1 − u) ||v − u||2 − uF(v) − (1 − u)F(u). v − u)dt. 1] on a uv + (1 − u)u ∈ U .. 0) .1. et b un vecteur de Rn .18 1 • Énoncés des 50 problèmes Énoncé 23 On considère les courbes dans R3 : C = {(x. On se donne deux réels positifs y0 et y1 . ||F  (u) − F  (v)||  M||u − v||. 24. On rappelle aussi qu’une application w : U → R est convexe si pour tous u.1. x1 ]} où y(·) est une fonction régulière à valeurs positives ou nulles.1. v) = lim .1. vérifiant y(x 0 ) = y0 et y(x1 ) = y1 qui minimisent l’aire de la surface précédente ? Énoncé 24 Dans tout l’énoncé ||. donner une condition nécessaire et suffisante portant sur A pour que vérifie (3) et (4). v ∈ Rn et u ∈ [0.1. ∀u. Montrer par un raisonnement géométrique simple que l’aire de la surface que l’on obtient en faisant tourner C autour de l’axe des x dans R3 est :  x1  y(x) 1 + y  (x)2 d x . v ∈ Rn (1) ´→0 ´ définit une application continue F  : Rn → Rn et montrer que pour tous u. 23. u − v)  a||u − v||2 . v ∈ Rn  1 F(v) − F(u) = (F  (tv + (1 − t)u).

1. que pour tous u. Montrer que (8) admet une solution. v ∈ Rn et u ∈ [0.12. fermé et non vide Rn . Montrer qu’il existe des suites minimisantes. en utilisant (2) et (3).1. ∞] qui vérifie w(v) = 0 si et seulement si v ∈ U . On suppose que l’on dispose d’une fonction w convexe et continue de Rn dans R+ = [0. 2 (6) (7) 24.8. Montrer que toute suite minimisante converge vers la solution de (8). Montrer que pour tout ´ > 0.10.1. 24.7.13.1. 1] on a au(1 − u) ||v − u||2  uF(v) + (1 − u)F(u). On se donne un sous ensemble convexe.1.4 Calcul des variations 19 Montrer que w est croissante et en déduire que pour tous u. 24.11. (9) v∈U m→∞ m Montrer que si (u )m∈N est minimisante et converge alors sa limite est solution de (8).1.1. v ∈ Rn F(uv + (1 − u)u) + F(v)  F(u) + (F  (u). On suppose que U = Rn . Traiter le cas où U est un espace vectoriel. 2 24. v∈U Montrer que (8) admet au plus une solution. Montrer.5. le problème Trouver u ´ ∈ Rn tel que (11) F´ (u ´ ) = minn F´ (v) v∈R où 1 (12) F´ (v) = F(v) + w(v) ´ possède une solution unique. 24.1. (10) 24. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 24. On dit que la suite (u m )m∈N de points U est minimisante si la suite F(u m ) converge et lim F(u m ) = inf F(v). v − u) + a ||v − u||2 . .6. 24. Caractériser de manière similaire la solution de (8) lorsque U = Rn .1. montrer que la solution de (8) est caractérisée par F  (u) = 0. noté U .1. 24. 24. Montrer que si (u m )m∈N est minimisante alors elle est bornée (on pourra utiliser (7)). et on étudie le problème de minimisation Trouver u ∈ U tel que (8) F(u) = min F(v).9.4.1.

24.20. p} (13) où les gi sont des fonctions convexes et continues de Rn dans R.16. 24.5 ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES Sous le vocable équations différentielles. sinon vk+1 = vk − rk F  (v k ). Montrer que u ´ est bornée indépendamment de ´ ∈ ]0. i = 1. Donner une fonction w qui vérifie les conditions de la question 24. On suppose que U est de la forme U = {v ∈ Rn . 2 (15) 24.20 1 • Énoncés des 50 problèmes 24. La théorie d’existence de solutions du problème de Cauchy (problème aux valeurs initiales) pour les équations différentielles est essentiellement résolu . 1. 24. Les équations différentielles foisonnent et la puissance actuelle des outils de simulation numérique (seule méthode à ce jour permettant d’obtenir dans ce domaine et sur des problèmes non académiques des résultats quantitatifs) font que de plus en . Pour les équations aux dérivées partielles le contexte est bien plus ouvert. écrire explicitement la relation qui fait passer de v k à v k+1 .1. En déduire que F(v k ) − F(v k+1 )  a k ||v − v k+1 ||2 . lorsque ´ tend vers 0. gi (v)  0.1. Supposant que v k est connu. et A est symétrique.. 1] et que u ´ converge vers u. Commenter cet algorithme.13.1. Montrer que la suite (v k ) ainsi construite converge vers la solution de (8). Le problème étendu 36 étant quant à lui consacré à l’étude géométrique du comportement pour les grands temps de systèmes différentiels de type gradients.19. on prend vk+1 = vk . Dans le cas où F est donné par (5). C’est d’ailleurs un des domaines de recherche les plus actifs en analyse.17. 24.18. 24.1. F  (vk )) = 0. Montrer que (F  (vk+1 ). . nous avons regroupé 8 problèmes (numérotés de 25 à 32) consacrés à des équations différentielles ordinaires et 3 (numéros 33 à 35) consacrés à des équations aux dérivées partielles.1.14.théorème de Cauchy-Lipschitz et théorème de Peano (ce dernier est l’objet du problème 25) -. (14) r∈R Montrer que si vk n’est pas solution de (8) alors (14) possède une solution unique.1.15.1. voire en mathématiques. On revient dans les questions qui suivent au problème (8) avec U = Rn et on part de v 0 arbitraire dans Rn ... Si vk est solution de (8). on pose le problème : trouver rk ∈ R tel que F(v k − rk F  (v k )) = min F(v k − rF  (v k )). solution de (8).1.

. R) et que les deux problèmes suivants sont équivalents. a + d] par récurrence comme suit.5. Étant donné w ∈ C 0 (R2 . t)|. |y − m|  r .1.b ) ⊂ C 1 ([a. b].1.2. | f n (t1 ) − f n (t2 )|  2M|t1 − t2 |.1. f n (t) = m. . On suppose que f n a été construite sur k+1 k k [a + k−1 n . a[. etc. R) tel que  © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit f (t) = w( f (t).a+d .b = { f ∈ C 0 ([a. télécommunications.b dans lui-même définie par : pour f ∈ E a. a + n [. L’analyse mathématique préalable de ces modèles s’avère essentielle pour leur simulation. Étant donné n  1. Montrer que l’on peut extraire de ( f n ) une sous suite qui converge uniformément sur [a. Les problèmes 27 et 36 en sont de bons exemples. technologie avancée. (P) Trouver f ∈ E a.). b]. On suppose dans la suite que d remplit cette condition. .  t w( f (s). a + d] | f (t) − m|  r } dans lui même. on définit la fonction f n sur [a − n1 . a +n [. 25. Montrer que T (E a. t). Montrer que pour t1 et t2 dans [a. Trouver f ∈ E a. Énoncé 25 Pour m ∈ R et a < b. économie. R) on lui associe l’application T de E a. Sur [a − n1 . (Q) ∀t ∈ [a. f n (s − n1 ))ds. . ! Il y a un lien très profond entre équations différentielles et géométrie. a + d] vers une solution de (Q) avec b = a + d.b tel que T f = f . s)ds. Montrer que si d vérifie 0 < d  b − a et dM  r alors T envoie E ≡ { f ∈ E a. voire santé) produit sans arrêt de nouveaux modèles à base d’équations différentielles pour lesquels on souhaite disposer de résultats quantitatifs (comme par exemple en météorologie : quelle température fera-t -il demain ?.5 Équations différentielles 21 plus l’étude du monde qui nous entoure (météorologie. . 25.3.1. 25.4. a  t  b}.b .1.a+d] ∈ E. t f n (t) = m + a w(s. .1. et on prend sur [a + n .1. Du travail en perspective pour des générations de mathématiciens . on désigne par E l’espace affine E a. k  0. Soit r > 0 arbitraire et M = sup{|w(y. (T f )(t) = m + a 25. a + d].b ∩ C 1 ([a. ∀t ∈ [a. R). 25. b]. f (a) = m}. La nature géométrique de l’ensemble des solutions est souvent le problème clef lorsque l’on souhaite faire une théorie qualitative. Montrer que f n |[a. b].

1. H2 (x.2. y0 ) ∈ R2 . y) = 2 4 2 Les solutions maximales de (E 1 ) (respectivement (E 2 )) sont-elles définies pour t ∈ R? Énoncé 27 ∞ On désigne par g une application de  x classe C de R dans R telle que g(0) = 0.1. H (x. On dit que la fonction H vérifie (P) si pour tout C ∈ R. L’objet de ce problème est l’étude de l’équation différentielle d2x (E) + g(x) = 0.22 1 • Énoncés des 50 problèmes Énoncé 26 Étant donné une fonction H de classe C 2 de R2 dans R. les solutions maximales de (E) sont définies pour t ∈ R. À quelle condition nécessaire et suffisante. 26. dt 2 que l’on écrit aussi dy dx = −g(x). y) = C}.1. existe-t-il une fonction H telle que le système différentiel     d x x =A y y dt puisse se mettre sous la forme (E) ? Cette condition dépend-elle de la base choisie sur R2 ? Déterminer les fonctions H dans le cas où la condition nécessaire et suffisante est remplie. lorsque E C n’est pas vide. (S) dt dt . Montrer que si H vérifie (P). y) = H1 (x. Soit A une matrice 2 × 2 à coefficients réels. c’est un ensemble borné. ∂x dt 26. Discuter l’existence de solutions de (E) lorsqu’on prescrit les données initiales x(0) = x0 et y(0) = y0 où (x0 . y). + . = y. On définit les deux fonctions : x2 x 2 y4 − cos y. 26.3. y). = ⎨ ∂y dt (E) ⎪ ⎪ ⎩ dy = − ∂ H (x.1. y) ∈ R2 . On étudie alors quelques propriétés du système formé par les deux équations différentielles : ⎧ ∂H dx ⎪ ⎪ (x. on désigne pour chaque C ∈ R par E C l’ensemble de niveau de H : E C = {(x. On  note alors v = g (0) et G(x) = 0 g(y)dy.4.1. 26.

1 Arc  AB sous y = c © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit On suppose aussi que g(a) et g(b) sont non nuls.1.2). y) ∈ R2 . y = G(x)} et on choisit c ∈ R tel que l’arc  A = (a.2.1.2 La courbe C . 0).1. et discuter la forme de ces ensembles au voisinage du point (0. 27. c) et B(b. c) soit sous y = c : G(x) < c pour x ∈ ]a. On désigne par G le graphe de la fonction G : AB ⊂ G avec G = {(x. y A B a b x Figure 1. y 2 = 2(c − G(x))} (voir Figure 1. On forme alors la courbe plane C = {(x. Discuter brièvement l’existence de solutions de l’équation (E). b] × R2 . Montrer que toute trajectoire est incluse dans un ensemble   1 2 Ec = y + G(x) = c .5 Équations différentielles 23 27. b[ (voir la Figure 1.1. 27.3. y a b x Figure 1.1.1). 2 c ∈ R. y) ∈ [a.

24 1 • Énoncés des 50 problèmes Montrer que C est une trajectoire périodique de (S) de période  b dx √ . C) qui vérifient ⎧ 2 ⎪ ⎨ d y + p dy + qy = ly sur ]a. Énoncé 28 Étant donnés trois paramètres réels L. montrer que la période d’oscillation est √  p/2 du √ T (j) = 2 2 . 28. T =2 2(c − G(x)) a 27. on considère pour l ∈ C l’ensemble des fonctions y ∈ C 2 ([a.. Montrer que les solutions maximales de (S) sont définies sur R. dx dx2 (F) ⎪ ⎩ y(a) = y(b) = 0. R) et p ∈ C 1 (R. Discuter l’unicité. il existe une constante M = M(a.5.1.4. c’est-à-dire que G(x) = a2n+2 x 2n+2 + . x 2 (t) + y 2 (t)  M. Montrer que les solutions de (S) restent bornées lorsque t → +∞. = −ay − sin x + L − ax. R). Montrer que si a > 0 et a > 0. H (sin u) 0 27. L) telle que ∀(x 0 . a et a. on s’intéresse à l’équation différentielle (E) dx d2x +a + ax + sin x = L.1. notant H la fonction polynôme : H (x) = G(j)−G(x) j2 −x 2 .. 28.3. dt dt 2 que l’on écrit aussi ⎧ dx ⎪ ⎪ ⎨ dt (S) ⎪ ⎪ ⎩ dy dt = y. a.2. + a2 x 2 avec a2 p > 0.1. ∃T0 tel que ∀t  T0 .1. b]. . y0 ) ∈ R2 . 28.1. Soit alors j ∈ R+ et c = G(j). Montrer que T est une fonction décroissante de j > 0 et en déduire les périodes possibles. b[. On suppose que a > 0 et a  0. On suppose désormais que g est un polynôme impair à coefficients positifs.1. Énoncé 29 Étant donnés deux réels a < b et deux fonctions q ∈ C 0 (R.

1.5 Équations différentielles

25

29.1.1. En introduisant un changement d’inconnue de la forme z(x) = y(x)er(x) où r
est à déterminer, montrer qu’il existe s ∈ C 0 (R, R) tel que (F) soit équivalent à

2

⎨ d z + sz = lz sur ]a, b[,
dx2
(E)

⎩ z(a) = z(b) = 0.

29.1.2. Montrer que s’il existe une fonction y non identiquement nulle solution de
(F) alors l ∈ R.
29.1.3. Montrer que les solutions de (F) forment un C-espace vectoriel de dimension
0 ou 1.
29.1.4. Montrer que si (y1 , l1 ) et (y2 , l2 ) vérifient (F) et y1 (x) > 0,
y2 (x) > 0, ∀x ∈ ]a, b[ alors l1 = l2 et y1 et y2 sont proportionnelles.
2

29.1.5. On suppose que la fonction x → q(x) − p 4(x) − 12 ddpx (x) est négative ou nulle
sur [a, b]. Montrer que s’il existe y ≡ 0 solution de (F) alors l < 0.

Énoncé 30
Soit P un polynôme de degré 3 à coefficients réels. On souhaite connaître toutes les
solutions définies sur R et bornées de l’équation différentielle 

(E)

dx
dt 

2
= P(x).

30.1.1. Étudier le cas où P possède une racine triple.

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

30.1.2. Étudier le cas où P ne possède qu’une racine réelle.
30.1.3. Étudier le cas où P possède une racine réelle simple et une racine réelle
double.
30.1.4. Étudier le cas où P possède trois racines réelles distinctes.

Énoncé 31
On étudie le système différentiel suivant
⎧ dx

= −x + x y,

dt
(S)

⎩ dy = −2y − x 2 .
dt

31.1.1. Montrer que les solutions maximales de (S) sont définies sur R et que
limt→+∞ (x(t), y(t)) = 0.

26

1 • Énoncés des 50 problèmes

31.1.2. Montrer que si (x(0), y(0)) = 0 alors (x(t), y(t)) = 0, pour tout t ∈ R.
31.1.3. On se donne (x0 , y0 ) = 0 et on désigne par (x(t), y(t)) la solution de (S)
x(t)2 + 2y(t)2
vérifiant x(0) = x0 et y(0) = y0 . Montrer que L(t) =
tend vers une
x(t)2 + y(t)2
limite lorsque t → +∞.

31.1.4. Quelles sont les valeurs possibles pour cette limite ?

Énoncé 32
32.1.1. Soit f une fonction de classe C ∞ de R dans R. Caractériser les fonctions
qui sont telles que l’espace vectoriel engendré par toutes les dérivées de f est de
dimension finie (on dira que f vérifie la propriété (D)).
32.1.2. Soit f une fonction continue de R dans R. On désigne par f t , t ∈ R, la
fonction définie par f t (x) = f (x + t), ∀x ∈ R. Caractériser les fonctions qui sont
telles que l’espace vectoriel engendré par les f t lorsque t décrit R est de dimension
finie.

Énoncé 33
Soit f une fonction de classe C 2 de R dans R et vérifiant :
∃a > 0, ∀x ∈ R, f  (x)  a.
33.1.1. Montrer que f  est une bijection de R dans R et que b = ( f  )−1 est de classe
C 1. 
0
33.1.2. On se donne u 0 ∈ C(R, R+ ) tel que −∞ u 0 (x)d x < ∞ et on note g(z) = 
z
b(s)ds. Enfin pour x ∈ R, t > 0 et y ∈ R, on note
f  (0)   

y
x−y
G(x, y, t) =
.
u 0 (s)ds + tg
t
−∞

Montrer qu’à x et t fixés, la fonction y → G(x, y, t) atteint sa borne inférieure.
33.1.3. Montrer que si u 0 est croissante, ce minimum est atteint en un seul point
y = y(x, t).
33.1.4. Montrer que si u 0 est croissante et de classe C 1 , la fonction y(., .) est de classe
C 1 sur R × R+ .
33.1.5. En déduire que si u 0 est croissante et de classe C 1 alors u : R × R+ → R
définie par u(x, t) = u 0 (y(x, t)) vérifie :
∂u ∂ f (u)
= 0 pour x ∈ R et t > 0.
+
∂x
∂t

33.1.6. Montrer que pour tout R > 0, limt→0 sup|x|R |u(x, t) − u 0 (x)| = 0.

1.5 Équations différentielles

27

Énoncé 34
Soit f une fonction C 2 de R dans R vérifiant
∃a > 0, ∀x ∈ R, f  (x)  a.
On se donne une fonction u 0 ∈ C 1 (R, R) et on suppose qu’il existe une fonction
u ∈ C 1 (R × R+ , R) telle que
∂u ∂ f (u)
= 0 pour x ∈ R et t > 0,
+
∂x
∂t

(12)

u(x, 0) = u 0 (x) pour x ∈ R.

(13)

34.1.1. Montrer que pour tout x0 ∈ R et tout s ∈ R+ , il existe une fonction t → z(t),
de classe C 1 sur R+ telle que
d
z(t) = f  (u(z(t), t)), t > 0,
dt
z(s) = x0 .

34.1.2. On désigne par z(t; s, x0 ) la fonction construite à la question précédente. En
∂u
utilisant la fonction t → v(t) = ∂x
(z(t; s, x0 ), t) montrer que l’hypothèse d’existence
d’une fonction u ∈ C 1 (R, R+ ) solution de (12) - (13) est absurde lorsque u 0 n’est pas
une fonction croissante.

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Énoncé 35
Pour n  1, on se donne n + 1 fonctions continues sur Rn à valeurs dans R, a1 , ..., an
et b avec b(x)  b0 > 0, ∀x ∈ Rn .
On considère une fonction u ∈ C 2 (Rn , R) vérifiant u(x)  0 et

n
n

∂2u
∂u
(x) + b(x)u(x)  0,
(x) +
a j (x)
∂x j
∂xi ∂xi
i=1

j=1

pour tout x ∈ V où V est un ouvert non vide et borné de Rn .
35.1.1. On désigne par ∂V la frontière de V : ∂V est le complémentaire de V dans
son adhérence, ∂V = V\V.

Montrer que maxx∈V u(x)  maxx∈∂V u(x).

35.1.2. En déduire que s’il existe un ouvert non vide v ⊂ V tel que u(x)  0 pour
x ∈ ∂v alors u est nulle dans v.

28

1 • Énoncés des 50 problèmes

35.1.3. On se donne une famille de n 2 fonctions ai j ∈ C 1 (Rn , R) et on considère une
fonction u ∈ C 2 (Rn , R+ ) telle que 


n
n
n


∂u
∂u

(x) + b(x)u(x)  0 ,
(x) +
a j (x)
ai j (x)
∂x j
∂x j
∂xi
j=1

i=1 j=1

sur un ouvert V non vide et borné.
Généraliser le résultat de la question 35.1.1. en donnant une condition suffisante sur
les fonctions ai j .

Énoncé 36
Préambule, notations

On notera :
• ||.|| la norme euclidienne usuelle sur Rn et ((., .)) le produit scalaire qui lui est

associé,
• ET = C([0, T ]; Rn ), l’ensemble des applications continues de l’intervalle fermé

borné [0, T ], T > 0, à valeurs dans Rn , espace que l’on munit de la norme naturelle
||.||∞,T :

• pour f ∈ ET , || f ||∞,T = sup{|| f (t)||; t ∈ [0, T ]},
• E = C([0, +∞[; Rn ), l’ensemble des applications continues de R+ = [0, +∞[ à

valeurs dans Rn .

On rappelle le résultat suivant. Soient A et B deux réels positifs ou nuls et w une
application continue de [0, T ] dans R tels que 
t
∀t ∈ [0, T ], w(t)  A + B
w(s)ds.
0

Alors pour tout t ∈ [0, T ], on a w(t)  Ae Bt .
➤ Première partie

Soit F une application de classe C 1 de Rn dans Rn . Pour u 0 ∈ Rn fixé, on définit à
l’aide de F et de u 0 une application T de E dans l’ensemble des fonctions de R dans
Rn par la formule : 
t
F(u(s))ds, t  0.
(1)
(T u)(t) = u 0 +
0

On suppose que F vérifie
∃L  0, ∀u, v ∈ Rn

||F(u) − F(v)||  L||u − v||.

36.1.1.a. Montrer que pour tout u ∈ E, T u ∈ E.

(2)

En déduire que T admet un point fixe et un seul dans ET .1.b.a. (6) ➤ Deuxième partie Soit f une application de classe C 2 de Rn dans R. ||u(t) − v(t)||  e Lt ||u 0 − v0 ||.1. On désigne par ∇ f l’application gradient de f qui va de Rn dans Rn et qui est définie par :   ∂f ∂f n (x) . S].6.4.3. 36.1.T . Montrer qu’il existe m 0 ∈ N tel que pour tout m  m 0 . Soient u 0 et v0 ∈ Rn et F vérifiant (2).1...b.1. (5) © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 36. 36. En déduire par récurrence que pour tout m ∈ N .2. Montrer que cette solution u est de classe C 1 de R+ dans Rn et qu’elle vérifie (4) et (5) ci-dessous : du (t) = F(u(t)) . v ∈ E ||T u − T v||∞. 36.7.1.1.1. Déduire de ce qui précède que l’équation Tu=u (3) admet une solution et une seule dans E. Montrer que pour tout t  0. si u ∈ C 1 (R+ . (x). ∇ f (x) = ∂xn ∂x1 Pour u ∈ Rn .5 Équations différentielles 29 36.2.. ∀x ∈ R . 36. . ◦ T m fois).T  ||u − v||∞. Montrer que.1. on désigne par Fu l’ensemble de niveau de f : Fu = {v ∈ Rn .1. f (v)  f (u)}. On note u la solution de (3) et v celle obtenue en prenant dans (1) v0 au lieu de u 0 . On fixe T > 0. 36.1.T  L T ||u − v||∞. 36. 36. Montrer que si T  S > 0 alors u T et u S coïncident sur [0.1.T m! (T m désigne la composée T ◦ T ◦ . réciproquement. ∀t ∈ R+ .c.. (4) dt u(0) = u 0 . On notera u T ce point fixe. 36. c’est-à-dire que dv dt = F(v) et v(0) = v0 ..5. Rn ) vérifie (4) et (5) alors u est la solution de (3) dans E.1. Lm T m ||T m u − T m v||∞.2. . Montrer que pour tout T > 0 et u. l’application T m admet un point fixe et un seul dans ET .

1. 36. R) = {v ∈ Rn . on dira que la fonction f vérifie la propriété (P) si pour tout u ∈ Rn .13.30 1 • Énoncés des 50 problèmes Notant B(u. f 0 (u(t))  f 0 (u 0 ) = f (u 0 ). 36.8. v)). alors f vérifie (P) si et seulement si A est définie positive. u(t) ∈ B(u 0 .1.b. ∃R  0 tel que Fu ⊂ B(u. la limite de f (u(t)) lorsque t → ∞ existe. R0 ).13 (on rappelle que dans ce cas F = −∇ f ) et on définit une famille d’applications {S(t)}t0 en posant S(t)u 0 = u(t). On la note l(u 0 ). centrée en u et de rayon R  0. 36.1.1. Montrer que pour tout t  0.1. 36. R). t  0.10. on désigne par u ∈ E la solution de (3)-(4)-(5) obtenue à la question 36. Montrer que pour tout u 0 ∈ Rn .14.11.b. 36. la boule fermée de Rn . 36.11.a. R) vérifiant (P). ➤ Troisième partie Soit u 0 ∈ Rn .a.1. Montrer que f 0 ∈ C 2 (Rn . R02 36.10.a. En déduire que ∀t  0.1. Les applications f 1 (v) = −||v||2 . 36. Soit alors f 0 la fonction définie par   ||v − u 0 ||2 n ∀v ∈ R . n) symétrique à coefficients réels.1. On désigne par u une fonction de classe C 2 sur R telle que u(s) = 1 pour s  2 et u(s) = 0 pour s  3 (on ne demande pas d’établir l’existence d’une telle fonction). 36.1.9. Calculer la dérivée de l’application de R+ dans R t → f 0 (u(t)).b.12.1.8. f 2 (v) = ||v||4 − ||v||2 vérifient-elles (P) ? Dans ce qui suit on fixe une fois pour toutes une application f ∈ C 2 (Rn . R0 ). 36.10. R). f 0 (v) = u f (v). En déduire que u est solution de (4)-(5) avec F = −∇ f . Soit alors u de classe C 1 de R+ dans Rn la solution de (4)-(5) avec F = −∇ f 0 obtenue au cours de la première partie.1. où A est une matrice carrée (n. Montrer que si f est définie par f (v) = ((Av. ||v − u||  R}.1. Montrer qu’il existe L 0 (pouvant dépendre de u 0 et R0 ) tel que F = −∇ f 0 vérifie (2) avec L = L 0 . 36. Montrer que f définie par f (v) = ||v||2 vérifie (P). Soit u 0 ∈ Rn et R0 > 0 tels que Fu 0 ⊂ B(u 0 . (7) .

36. Montrer que ∇ f (v) = 0 (on pourra considérer v(t) = S(t)v). t ∈ [s.1.1.1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 36. . Montrer que l’ensemble v(u 0 ) définit par v(u 0 ) = ∩s>0 adh (O(s. Montrer que pour v ∈ Rn .14). 36.1. 36.b. u 0 ).25.1. Montrer que ∀t  0. S(t1 + t2 ) = S(t1 ) ◦ S(t2 ) = S(t2 ) ◦ S(t1 ).20. 36. +∞[}.1.23. Montrer que pour tout t  0. Soient u 0 ∈ Rn et R0 tels que Fu 0 ⊂ B(u 0 .1. On désigne par N l’ensemble des zéros de ∇ f : N = {v ∈ Rn . u 0 ) = O(s + t. 36. 36.1. Montrer que S(t)O(s. 36. il existe une suite de réels positifs (tm )m∈N vérifiant limm→∞ tm = +∞ et v = limm→∞ S(tm )u 0 .1. 36. En déduire que pour tous u 0 et v0 de Rn .15.b.19.a.1.15. S(t)u 0 = √ u0 . Montrer (vérifier) que si f (u) = 12 ||u||2 alors S(t)u 0 = e−t u 0 . S(t)v(u 0 ) = v(u 0 ). 36.17.1. Cette question est indépendante de la précédente.1. R0 ).1. On note O(s. il existe M0 ∈ R+ tel que ||S(t)u 0 − S(t)v0 ||  e M0 t ||u 0 − v0 ||. Montrer que si f (u) = 14 ||u||4 . 36.16. u 0 )) est un compact connexe non vide de Rn (pour X ⊂ Rn .24.1.a.1.16.a. 36.22.1.18. Montrer que f (v) = l(u 0 ) (qui a été définie à la question 36.5 Équations différentielles 31 36.1. adh (X ) désigne l’adhérence de X dans Rn pour la topologie usuelle). (i) et (ii) ci-dessous sont équivalents : i) ii) v ∈ v(u 0 ). ∇ f (v) = 0}.15. u 0 ) l’ensemble O(s.21. Exemples.15 ➤ Quatrième partie 36.1. Soient s ∈ R+ et u 0 ∈ Rn . Expliciter v(u 0 ) dans les exemples de la question 36. S(0) = I d (l’application identique de Rn dans Rn ). ||S(t)u 0 − u 0 ||  R0 . Montrer que 36. 1+2t||u 0 ||2 On revient au cas général 36.24. u 0 ) = {S(t)u 0 .16.b. 36.24. pour tous t1 et t2 dans R+ . Soit u 0 ∈ Rn et v ∈ v(u 0 ).1.1.

On fait ici allusion au fait que la série de Fourier d’une fonction continue peut diverger en un point donné.a. La propriété (8) a-t-elle lieu ? 36.25.20.1. 1i.b.a. La nature même des problèmes posés par la convergence des séries de Fourier1 a conduit en 1909.27.1. 44. En déduire que l’intersection N ∩ B(0. J (v) = 0. on notera J (v) le déterminant   2 ∂ f J (v) = det (v) . Ainsi la découverte.6 SÉRIES DE FOURIER La théorie des séries de Fourier est fascinante et les mathématiques et la physique s’y mêlent à souhait.1.b. (8) 36.27. Nous n’aborderons pas ce sujet ici et nous renvoyons le lecteur intéressé à l’ouvrage d’Yves Meyer.32 1 • Énoncés des 50 problèmes Pour v ∈ Rn . Est-il fini ? 36. v(u 0 ) est un singleton. .27. de fonctions 2p-périodiques.b. Montrer que N est formé de points isolés (on pourra utiliser le théorème d’inversion locale). 24 et 25 que pour tout u 0 ∈ Rn . Expliciter N .1. des bases orthonormées d’ondelettes a été un saut qualitatif considérable (les ondelettes remplacent les fonctions Sinus et Cosinus de l’analyse de Fourier). A. par Yves Meyer. R) est de cardinal fini quel que soit R > 0. Ondelettes paru chez l’éditeur Hermann.1.1. il y a 25 ans environ.25. Soit u 0 ∈ Rn . 36.d.1. 36.26. Les ondelettes de Haar sont encore utilisées aujourd’hui pour des applications pratiques en traitement du signal. Haar à la théorie des ondelettes2 .c. 2. 36. expliciter v(u 0 ).27. 41. Que pouvez-vous conclure ? 1. Déduire des questions 36.27.1. 43. 36. 42. 36. On prend f (u) = (1 − ||u||2 )2 . Le problème 39 propose une inégalité optimale entre la norme sup d’un polynôme trigonométrique 1.1. Nous donnons ci-après 9 problèmes dont certains sont liés à la relation entre la vitesse de convergence vers zéro des coefficients de Fourier. Que peut-on dire que limt→+∞ u(t) ? 36. jn ∂u i ∂u j On suppose que ∀v ∈ N . et la régularité de ces fonctions : il s’agit des problèmes 38.a. théorie qui s’est ensuite développée grâce à de nombreux physiciens et mathématiciens.26.1.

j=1  2p P(s)ds. c N ) ∈ C 2N +1 N . Montrer que N |c j |  2 sup | f (t)|  2 j=−N t∈R N |c j |.. .. bn ) on associe le polynôme trigonométrique T (x) = A + n k=1 (ak cos kx + bk sin kx) .. .. Cette section se termine par un problème étendu consacré à la transformée de Fourier discrète et à la transformée de Fourier rapide. .2. Énoncé 37 Soit N un entier supérieur ou égal à un. |c j |  K N sup |C N (x)| . le problème 45.. ..2 Calculer 0 e−il j t P(s)ds. ..1 Étant donnés w1 .1.6 Séries de Fourier 33 de degré n et la norme sup de sa dérivée (inégalité de Bernstein).. . · · · w N . À tout 2N + 1 − uplet de C2N +1 : (c−N . c N ) on associe la fonction C N : R → C par la formule C N (x) = N c j ei j x .. 38. .1. Peut-on majorer K N indépendamment de N ? Énoncé 38 On se donne une famille finie {l j } Nj=−N d’entiers relatifs vérifiant l1 > 0. b1 . N − 1..3 On considère une fonction f (t) = j=−N c j eil j t où c j est une famille arbitraire de nombres complexes vérifiant c− j = c¯j . x∈R j=N 37. Le problème 40 est quant à lui le classique théorème de Fejér.. a1 . . c0 .1.  2p 38. . j=−N 37.1... Montrer qu’il existe une constante K N > 0 telle que ∀(c−N ..1.1. l− j = l j et tels qu’il existe q  3 tel que l j+1 > q l j pour j = 1. ..1. an . j=−N Énoncé 39 À tout 2n + 1-uplet (A. 0 N 38. N nombres réels arbitraires on note © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit P(t) = Calculer N  (1 + cos(l j t + w j )).

Montrer que Cn  n. an ..1.1. t). bn ).1.1. Montrer que sn converge uniformément vers f . Pour quelles valeurs de a a-t-on : ∀´ > 0. ∃l > 1 tel que lim n→+∞ n<mln 1  ´? ma . 0 On note alors n Sn ( f .2. on associe les nombres complexes  2p 1 −ikt fˆ(k) ≡ 2p f (t)e dt... a p = a0 = p 0 p 0 2p 0 p  1.. n  1.1. Énoncé 41 À toute fonction continue f sur [0.3. t) = fˆ(k)eikt . . Montrer que si Sn converge uniformément vers f . b p = f (t)dt. 39. b1 . n+1 n sn ( f . t) = k=0 41. 2p]. k=1 Soit alors sn .2. a1 . sup |T  (x)|  Cn sup |T (x)| .34 1 • Énoncés des 50 problèmes 39.1. Montrer que l’on peut prendre Cn = n. n n−1 sn (x) = k=0 40.1. Sn (x) = a0 + n (ak cos kx + bk sin kx) . il en est de même pour sn . définie par 1 Sk (x). f (t) cos ptdt. 40. Montrer qu’il existe Cn tel que pour tous ( A.1.1.. On note S0 = a0 et pour n  1.. x∈R x∈R 39. Énoncé 40 Soit f une fonction continue de R dans R et 2p-périodique. k=−n 1 Sk ( f . on lui associe ses coefficients de Fourier :    2p 1 2p 1 2p 1 f (t) sin ptdt . .

1. sn (x) = 12 a0 + k=1 ak cos kx. on note Dan ≡ an − an+1 et D2 an = Dan − Dan+1 . On note f (x) sa limite. On suppose que a est l’une de ces valeurs et que f est telle que sup |n|a | fˆ(n)| < ∞.e. Énoncé 43 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Étant donné une suite de réels (an )n∈N . 42. 43. . (i) et (iii) entraînent (ii). n∈Z Montrer qu’à t fixé. montrer qu’il existe une fonction.1.3.1. n Montrer que la suite sn (x). Montrer que (ii) est superflue i.1. 2p[ et que  1 2p−´ f (x) cos nxd x an = lim ´→0 p ´ 43. t) et sn ( f . (iii) la série de terme général n(D2 an ) est absolument convergente. Soit an une suite décroissante de nombres réels.2. (S) : n1 On suppose que la suite an est décroissante et converge vers zéro lorsque n tend vers l’infini.1. Étudier sous les mêmes conditions la convergence uniforme simultanée.2.6 Séries de Fourier 35 41.3.1.1. t) convergent simultanément vers la même limite. Que pensez-vous de la réciproque ? 42. Montrer que f est continue sur ]0. 43. (ii) n(Dan ) converge vers zéro.1. est simplement convergente pour tout x ≡ 0 modulo 2p. on suppose que (an ) vérifie : (i) an converge vers zéro. Sn ( f . Énoncé 42 Soit (an )n1 une suite de nombres réels.3. On étudie la série an sin nx.1.1.2. f 2p-périodique et continue de R dans R telle que  2p an = p1 0 f (x) sin nxd x si et seulement si limn→∞ nan = 0. 42.1. Montrer que si (S) converge uniformément sur R alors la suite nan tend vers zéro lorsque n tend vers l’infini. 41.

1] et à valeurs dans R. Montrer que la série de terme général f k(k) est convergente. x ∈ R. pour tout k ∈ N. On suppose que fˆ(0) = 0 et on désigne par F la primitive de f qui s’annule x en zéro : F(x) = 0 f (y)dy.1.1.1.2.4. Donner des exemples de telles fonctions f .3. . ˆ b. Montrer que F peut être étendue à R en une fonction continue et 1-périodique. pour x ∈ ]0. on désigne par Fm l’anneau Z/mZ des classes d’équivalence dans Z modulo m. sin x2 Pour m ∈ N . Montrer que lim|k|→∞ fˆ(k) = 0. 2p −p √ et on note || f ||2 = ( f . En déduire qu’il existe des suites (ak ) tendant vers zéro et telles qu’il n’existe pas f intégrable au sens de Riemann pour laquelle ak = fˆ(k). 44.   sin N + 12 x D N (x) = . N ]. 2p[. . N n ∈ [−N . x ∈ R}.1. On suppose que 1 fˆ(k)  0 et que fˆ(−k) = − fˆ(k). Pour N ∈ N.. On admettra que (. 44. On admettra que E muni de cette norme est complet. Énoncé 45 Préambule Ce préambule comprend divers notations et résultats que l’on pourra utiliser sans démonstration. 44. g) = f¯(x)g(x)d x . On désigne par ||.1. On désigne par D N l’élément de E N : D N = n=−N en et on pourra utiliser que. E N désigne l’espace vectoriel engendré parles en pour n ∈ Z. Pour n ∈ Z. on associe le nombre complexe :  p 1 ( f . en ∈ E est l’élément en (x) = einx .) est un produit scalaire qui fait de E un espace préhilbertien sur C. i a.36 1 • Énoncés des 50 problèmes Énoncé 44 Soit f une fonction intégrable au Riemann sur [0. À f et g dans E. f ). On désigne par E l’espace vectoriel sur le corps des complexes C formé par les fonctions continues définies sur R à valeurs dans C et qui sont périodiques de période 2p. On  1 sens de−2ipkx ˆ note f (k) le nombre complexe 0 f (x)e d x pour k ∈ Z.||∞ la norme de la convergence uniforme sur E : || f ||∞ = sup{| f (x)|. 44.

C. n∈Z n1 On admettra sans démonstration que tous les résultats sur les S.A. indexées par N s’étendent aux S.A.C.C. On notera alors n∈Z u n ou n=−∞ u n la somme de cette série où : un = u0 + (u −n + u n ).6 Séries de Fourier 37 Étant donné une suite (u n )n∈Z ..) de terme  si la série +∞ général (|u −n | + |u n |)n∈N est convergente. indexées par Z et par exemple si (an )n∈Z et (bn )n∈Z sont telles que (|an |2 + |bn |2 )n∈Z est une S. alors (an bn )n∈Z est une S. et  .C.A.1.C. on dira que « la série de terme général (u n )n∈Z est absolument convergente » (en abrégé (u n )n∈Z est une S.A.A.

 12 12 .

on désigne par S N l’élément de E : SN = N u n en .     |bn |2 an bn   |an |2    n∈Z n∈Z (inégalité de Cauchy-Schwarz). montrer que (| f n | )n∈Z est une S. ∞ u(x) − u(0) S N (x) − S N (0) sin nx Im + = Im n(n − 1)x x x n=N +1 .A.1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 45.1. f n = (en ..C.C.3 Soit (u n )n∈Z définie par u n = 0 pour n  0. N désignera un entier supérieur ou égal à 1 qui pourra varier. n’est pas dérivable en x = 0 (on pourra écrire pour N  2 arbitraire et x = 0.2 Soit (u n )n∈Z une S.1.||∞ . Quels sont les coefficients de Fourier de u ? 1 45. u 1 = −1 et u n = n(n−1) pour n  2. Montrer que l’élément u de E obtenu par le procédé de la question 45.1  p Soit f 2 ∈ E.1. on associe la suite de ses coefficients de Fourier ( f n )n∈Z :  p 1 f (x)e−inx d x. et que sa somme est 1 2p −p | f (x)| d x.A. ➤ Première partie À f ∈ E. n=−N Montrer que (S N )n1 converge vers un élément u de E pour la norme ||. f ) = 2p −p 2 45. n∈Z Dans tout le problème.2.

Montrer que lorsque N tend vers l’infini. 45.1.9. On désigne par  S N l’élément de E : S N = n=1 n . Déduire des questions 45.1. et 45.8.8. On notera PN f au lieu de g.1.1. p 1 |D N (x)|d x.||∞ ). 45.3. On désigne par a N la borne supérieure de l’ensemble des nombres ||PN f ||∞ lorsque f décrit la boule √ unité de (E. montrer qu’il existe un et un seul élément g de E N tel que ||g − f ||2 réalise le minimum de ||h − f ||2 lorsque h parcourt E N . (PN f )(x) = 2p −p 45.3. 45.38 1 • Énoncés des 50 problèmes Im z désignant la partie imaginaire de z ∈ C et conclure en prenant x = N1 ).1.||2 . Étant donné f ∈ E.1. Montrer que pour tout x ∈ R.   45.10.1. L N est équivalent à 4 p2 log N .6. Montrer que a N  2N + 1. √ ´|y| y2  = 0  |y| −   ´).a.1.1. Montrer que pour tout x ∈ R.12. Montrer que PN est un projecteur de E sur E N et que pour tout f ∈ E.4.  p 1 f (y)D N (x − y)dy. On désigne par L N le nombre L N = 2p −p et pour ´ > 0.9.1.11. ´ + y 2 ( ´ + y 2 + |y|) ´2 + y 2 45.1.1. 45.||2 n’est pas complet. 45.4. x ∈ R.  p 1 f (x − y)D N (y)dy. alors pour tout x ∈ R.5. Montrer que la suite S N N 1 est de Cauchy dans E pour la norme ||.1. (PN f )(x) = 2p −p 45. ||. ||PN f ||2  || f ||2 . ´ + D 2N (x) Montrer.1.b. en utilisant les c´N .7. Que pouvez-vous en conclure (en vous inspirant de la question 45.) ? .  N en 45.1. que E muni de la norme ||. u(x) = (ei x − 1)s(x) où u a été définie en 45. que a N  L N (on pourra montrer que pour tout y ∈ R. c´N l’élément de E défini par : D N (x) c´N (x) =  .||2 . Montrer que si la suite S N N 1 converge vers s ∈ E pour la norme ||. ➤ Deuxième partie 45.13.

||1 . En écrivant.16. 45. Montrer qu’il existe une constante K 2 telle que pour tout f ∈ H1 . . Montrer que E 1 = C 1 (R. 45. 45.1.1. 45.1.C.1.a. f est-elle de classe C 1 sur R ? 45. C) ∩ E est dense dans H1 pour la norme ||.21. En déduire que pour tout f ∈ H1 et N  1. Montrer que si f ∈ H1 . 45. en )) p∈N soit convergente. Montrer qu’il existe une application strictement croissante c de N dans N telle que pour tout n ∈ Z la suite des produits scalaires ((g c( p) . +∞[ telle que pour tout f ∈ H1 .A.19.18.6 Séries de Fourier 39 ➤ Troisième partie On désigne par H1 le sous-espace de E formé par les éléments f tels que ((1 + n 2 )| f n |2 ) est une S.1. || f ||1 = n∈Z (1 + n )| f n | 45.  x g(t)g  (t)dt. || f ||2  || f ||1 . montrer que : ||PN f − f ||2  1 || f ||1 .20. N +1 45.22.1. On note alors ln la limite de cette suite. x et y dans R. || f ||∞  K 2 || f ||1 . ➤ Quatrième partie 45. ∀ p ∈ N.1. On note alors pour f ∈ H1 .15.22. 1 1 || f ||∞  K 1 || f ||22 || f ||12 .1. Montrer que si f ∈ E est de classe C 1 sur R.1. pour g ∈ E 1 .17. ||PN f − f ||∞  √ K || f ||1 N +1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit et expliquer brièvement l’intérêt de cette inégalité en terme d’approximation de fonctions et justifier l’introduction de l’espace H1 . 45. Soit (g p ) p∈N une suite d’éléments de H1 telle que : ||g p ||1  1. alors f ∈ H1 et || f ||21 = || f ||22 + || f  ||22 . Soit f ∈ H1 .1. Montrer que ||.||1 est une norme sur H1 et que H1 muni de cette norme est complet. Réciproquement si f ∈ H1 .  1 2 2 2 .14.1. g 2 (x) − g 2 (y) = 2 y montrer qu’il existe une constante K 1 ∈ ]0.

c. Montrer que CN f = N wk¯ ek k=−N où k¯ est de classe k modulo 2N + 1. Montrer que C N est une application linéaire de E dans E N . on associe l’application zˆ : k → zˆ k de Z dans C définie par : 1 e−ilxk z k .1.24. On désigne par E2N +1 l’ensemble des applications de F2N +1 dans C.d. 45.24.25.22.22.26. zˆ l = 2N + 1 k∈F2N +1 Montrer que zˆ l ne dépend que de la classe l modulo 2N + 1.b.1.F. montrer que :  p N 1 1 h(x j ).a. Montrer que l ∈ H1 .D) de z.1.25. ∀ j ∈ F2N +1 . 45. où S N = une fonction l ∈ E pour la norme ||.1.1.1. converge vers 45. qu’en général ||g c( p) − l||1 ne tend pas vers zéro lorsque p tend vers +∞. Soit h ∈ E 2N . On dit que zˆ est la transformée de Fourier discrète (T. 45.23. 45.1.b. Montrer que la matrice carrée d’ordre 2N + 1 : (eilx j ) 0l2N a pour inverse la matrice :  1 e−ilx j 2N + 1 0 j2N  0l2N 0 j2N . par un exemple. Montrer que C N = PN (on pourra remarquer que C N e2N +1 = e0 ).1.b. À z ∈ E2N +1 . On note w = (wk )k∈F2N +1 la TFD de l’application j → f (x j ). f (x j ) ne dépend que de la classe de j modulo 2N + 1. 45. ce qui permet de parler de f (x j ) pour j ∈ F2N +1 .25. Montrer. h(x)d x = 2N + 1 2p −p j=−N .1. 45. Soit f ∈ E.40 1 • Énoncés des 50 problèmes 45. on note (z k )k∈F2N +1 ces applications. 45.1.a. ➤ Cinquième partie On désigne par x j le point 2N2p+1 j pour j ∈ Z. Ceci nous permet de considérer zˆ comme un élément de E2N +1 .1. Montrer qu’il existe un unique élément de E N (noté C N f ) tel que : (C N f )(x j ) = f (x j ).22. On observe alors que pour f ∈ E. N n=−N l n en . Montrer que la suite de fonctions S N .24. 45. 45.||∞ .c.

1. Montrer que pour tout f ∈ E.6 Séries de Fourier 41 45. .b.l ( f )el CN ( f ) = l∈F2N +1 où C N .C.F. et que : C N . g] = 1 f (x j )g(x j ). on associe l’élément zˆ de E M défini par : vkl z k zˆ t = k∈F M et on note zˆ = T. on a : © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit f − C N f = g N − C N g N avec g N = f − PN f . À tout élément z de E M (E M est l’ensemble des applications de F M dans C). Montrer qu’il existe une constante K 3 ∈ ]0. 45.l ( f ) = fl+(2N +1)k . k∈Z 45. [ f . M)(z).29.27. em ]. quel est le nombre d’opérations (additions et multiplications) nécessaires pour obtenir zˆ en fonction de z ? On notera S M ce nombre. on note : [ f .29. 45.1. Montrer que pour tous f .30.D.27. g). Calculer [en .a.1. Pour quelle raison pratique préfère-t-on C N à PN ? ➤ Sixième partie On se donne un entier M  1 et on désigne par v un nombre complexe tel que v M = 1. g dans E.27. En considérant que les vlk on été calculés une fois pour toutes. +∞[ telle que pour tout f ∈ H1 . 45.a.28. 2N + 1 j∈F2N +1 Montrer que si f et g sont dans E N . g] = ( f .c. (v.A.b. Soit f ∈ H1 et l ∈ Z. 45.1.1. 45. K3 || f ||1 . [ f − C N f .1.1.1.1. || f − C N f ||2  N +1 45. Pour f et g dans E. g] = 0. Montrer que ( fl+(2N +1)k )k∈Z est une S.31.

36. M1 ). Les deux premiers (46 et 47) portent sur des séries entières.34. 46.1. par Sn le nombre d’opérations 45. 45.F.32. M) peut se faire en 2M(P + Q) opérations.1.1. Étudier la limite lorsque n tend vers l’infini de (e n e n )n .3.D. k 46. les fonctions à variations bornées.D. On représentera les résultats sous forme d’un tableau. ∞ k On note alors e A = k=0 Ak! . comparer le temps calcul correspondant à SM avec M = 2n et Sn pour n = 20. le problème 48 porte sur des propriétés de base des produits infinis.33. On suppose que M = 2n . (v2 . On suppose que M est pair : M = 2M1 . A-t-on en général e A+B = e A e B ? A B 46.D. 45. On suppose plus généralement que M = P Q où P et Q sont deux entiers supérieurs ou égaux à 1. 2n ) où x ∈ C vérifie x(2 ) = 1.42 1 • Énoncés des 50 problèmes 45. du point de vue de l’analyse de Fourier. .1.35. 45. 25 et 30. Toutefois il ne s’agit pas de notre propos ici. (v. n ∈ N. Appliquer ce qui précède au calcul de C N f pour f ∈ H1 .F.1. Nous proposons ci-dessous 5 problèmes.2. le problème 49 est consacré à la construction de l’intégrale de Stieltjes alors que le problème 50 examine. (x.7 SOMMES INFINIES Les séries et les intégrales sont des objets mathématiques très proches que la théorie de l’intégrale de Lebesgue permet d’envisager dans le même cadre.F. Énoncé 46 On se donne deux matrices à coefficients réels n × n : A et B.D. En remarquant que : v2k1 l z 2k1 + v(2k2 −1)l z 2k2 −1 zˆl = k1 ∈F M1 k2 ∈F M1 montrer que T.1. En supposant que les calculs sont effectués sur un ordinateur faisant 108 opérations par seconde. (v. Montrer que la série de terme général ( Ak! )k∈N est convergente dans Mn (R).F.1. M) peut s’effectuer à l’aide de deux opérations T. On désigne n pour effectuer T.1.1. Montrer que T. Montrer que Sn  2Sn−1 + 2n+1 et en déduire que : Sn  2M log2 M (où par définition log2 M = n). 1.

 Lorsque (ii) a lieu on dit que la série an est commutativement convergente. Énoncé 49 Étant données g et h deux fonctions croissantes sur un intervalle compact [a. Par ailleurs on désigne par S l’ensemble des subdivisions finies de [a. la série as(n) est convergente. la série de fonctions n1 an e n z converge uniformément pour | arg(z − z 0 )|  u0 . p/2[.. b] et pour x ∈ S.  48. Étudier la fonction de Riemann : z → n=1 n1z . le produit Cs(n) est convergent. On dira que le produit Cn converge si la suite de 48.1.1. 48. . Montrer que pour toute suite de nombres réels (an )n∈N il y a équivalence entre :  (i) la série |an | est convergente et  (ii) quel que soit s bijection de N dans N. ∞ 47.1. on considère la série de terme général an e−ln z pour z ∈ C. Montrer que si z 0 est tel que la série de terme général−l quel que soit u0 ∈ [0. Énoncé 48 48. Montrer  que si (an )n∈N est telle que an soit commutativement convergente ∞ alors la somme n=0 as(n) ne dépend pas de la bijection s.1.1.2.1.1.5.  47.1.7 Sommes infinies 43 Énoncé 47 Étant donné une suite strictement croissante de nombres réels (ln )n1 . on note a = g − h. Montrer que le produit n1 1 − n 2zp2 est convergent quel que soit z ∈ C qui n’est pas de la forme n 2 p2 avec n ∈ N . suite tendant vers l’infini. x = (a = x0 < x1 < . Que pensez-vous du cas (an )n∈N ∈ CN ? © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit  ∈ CN . Appliquer ce résultat à une série entière arbitraire an z n . alors 47. < xm = b) on désigne par d(x ) = max1im |xi − xi−1 |. Montrer qu’il y a équivalence entre :  (i) le produit Cn est commutativement convergent et (ii) la série de terme général (Cn − 1)n∈N est absolument convergente.1.1. b].2. an e−ln z0 converge.    2 48. Soit (Cn )n∈N  n nombres complexes ( p=1 C p )n∈N converge dans C\{0}.1.3.4.3. Comme pour les séries.. un produit est commutativement convergent si quel que soit s bijection de N dans N.

x = (x1 .1. f (j )(a(x ) − a(x )) − l p p+1 p    p=0  On note alors l = b a f da. xi+1 ] on a   m−1       ´. 49. ∀j ∈ Rm avec ji ∈ [xi . On suppose que f est donnée par  f (x) = x g(y)dy . On ne suppose plus que g et h sont continues.1. ∃d0 > 0.2.1.. Soit alors V ( f ) le nombre V ( f ) = inf C ∈ R+ .44 1 • Énoncés des 50 problèmes Étant donné f : [a. On dit que f est à variation bornée sur [0. V ( f ) = sup x k=1 Si f est à variation bornée est-elle continue ? 50. 2p] : x = (0 = x0 < x1 < .. L’application f → V ( f ) est-elle une norme ? 50. 50.1... . 2p 0 lorsque n parcourt Z.1. Montrer que si f est continue elle est a-intégrable.1. On suppose que g et h sont continues et strictement croissantes. Montrer que si f est continue elle est a-intégrable. 2p] s’il existe une constante C telle m que pour toute subdivision x de [0. On note alors  2p 1 fˆ(n) = f (x)e−inx d x. Énoncé 50 Soit f une fonction localement intégrable sur R et périodique de période 2p.1. .2.. ∀x. b] → R. < xm = 2p). 49. xm ). k=1 | f (x k ) − f (x k−1 )|  C. ∀x ∈ S. on dit que f est a-intégrable si : ∃l ∈ R tel que ∀´ > 0. 0 . m | f (xk ) − f (xk−1 )|  C k=1 On admettra (ce qui ne représente aucune difficulté) que m | f (xk ) − f (xk−1 )| .3.

V( f ) |n fˆ(n)|  . On se donne f à variation bornée.1.7 Sommes infinies 45 où g est localement intégrable sur R.4. montrer que pour tout n ∈ Z.1. Montrer que f est à variation bornée et que supn∈Z |n fˆ(n)| < ∞. 50. 2p .

Utiliser le théorème de continuité des intégrales par rapport à un paramètre. 2.2. k∈N 2.3. Observer que S est une sphère unité.5.2.5. 2. . 1. Considérer u/ 0 u  (x)2 d x.4. Exprimer w(t) à l’aide de l’identité de Parseval. Indications 2  2.2. Écrire que d 2 d x (u ) = 2u ddux .2.1.2. Utiliser les coefficients de Fourier. Utiliser une suite ak  0 telle que k∈N ak < ∞ alors que kak2 = +∞. 1. 1.2.1.  1tout 1 2  t → [ 0 (v + tw) d x/ 0 (v + tw )2 d x] possède un maximum local en t = 0. Montrer les deux inégalités :  2p |u(x)|2 d x w(t)  4 0  et w(t)  t 2 0 2p  du dx 2 d x.2. ces indications sont souvent indispensables pour démarrer la solution.2.5.2.4. Les énoncés étant généralement arides. Indications 1 1. 1].2 Indications Voici quelques indications pour la résolution des 50 problèmes.  1 1. R) avec w(0) = w(1) = 0.Montrer que pour w ∈ C 1 ([0.3.

y 3.4. 5.2. Considérer f l : f l (x) = f (lx).  4.  −inh 4. Remarquer que f (t − h) − f (t) = − 1) fˆ(n)eint puis prendre n∈Z (e  h = 2p/(3.5. n ) à f s pour s bien choisi. 5. n−1 5.2. k+l=n 4. R).2. Utiliser les deux inégalités :  | f (x.3.5.2.2.2.1. .4.2 • Indications 47 2. Appliquer l’inégalité de Cauchy-Schwarz.2. Généraliser la démonstration précédente.2. Indications 3 3. 3.2.2.    ∂ f    ∂ y (x. k∈N k∈N 3. Observer que |u(x)|   k∈Z |u k | =  |k|N |u k | +  |k|N +1 |u k |. Démontrer directement l’inégalité à l’aide de celle de Cauchy-Schwarz.. Montrer que  f g(n) = fˆ(k) fˆ(l). y)|  +∞ −∞  et | f (x. Considérer à n fixé la suite de nombres complexes ( fˆk (n))k∈Z lorsque ( f k ) est une suite de Cauchy dans A.2.2. Utiliser que si f ∈ C per (R.3.2.2.2m ) et déduire que 2m |n|<2m+1 | fˆ(n)|2  h 2a [ f ]2a . y) dt .2.1.4. 1[ dans R : x → exp(−1/(1 − x 2 )). 5.2. Partir de la relation f (y) − f (x) = x f  (t)dt. s) ds.6. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Indications 5 5.2. y 5. Utiliser une suite ak  0 telle que ak = +∞ alors que (1 + |k|)ak2 < ∞. Commencer par le cas n = 1 en utilisant la fonction de ] − 1. Appliquer (I1. Observer que u 2 (x) = u 2 (y) − 2 x u(t)u  (t)dt. Indications 4 4.1. y)|  +∞ −∞   ∂ f     ∂x (t.2. elle peut être approchée par une suite de polynômes trigonométriques.3.

V ) tel que a(u. 7. R) muni du produit scalaire (( f . K ) = inf{||u − v||.4. 7. Montrer que E est dense dans F. Faireun changement de variable après avoir appliqué le théorème de Fubini à 2p l’intégrale 0 (K f )(x)e−inx d x. u n − u)). 6.1. v ∈ V . Puis mettre en œuvre un procédé d’extraction diagonale. 7.48 2 • Indications Indications 6 6.2.2. ∀v ∈ V et A ∈ L(V .2.3.5.4. u n − u)) = ||u n ||2 − ||u||2 − 2((u. Indications 9 9.6. Construire un élément de F dont le terme général ne tend pas vers zéro. Considérer le cas L ≡ 0.1. Considérer une application T : T v = PK (r f − r Av + v) où r est à choisir.2. Utiliser à nouveau cette identité. Utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Soit f tel que l(v) = (( f .2. Montrer que de toute suite bornée d’éléments de Ker (L −lI d) on peut extraire une sous suite convergente. utiliser PM où M = Ker l. K ) + 1/(n + 1) où d(u. 8.2. Dans le cas où l = 0. 6. Montrer que si vn ∈ K est tel que ||u − vn ||  d(u. Indications 7 7. Utiliser le théorème de continuité des intégrales par rapport à un paramètre. 9.4. g)) = 0 f (t)g(t)dt. v ∈ K } alors la suite (vn ) est de Cauchy.2. Prendre v = u 1 − u 2 . 1]. v)).1.2.2.2.2. 9. 7. Écrire ((u n − u. Observer que pour tout n fixé la suite ( f n ( p)) p∈N .2.2. v)) ∀u. 9. Indications 8 8.2. la suite (u np ) p∈N appartient au compact [−1. 1] de R.2. 7.3 Considérer  1 une suite de fonction dans H = C([0.2.5. 8.2. la suite (u np )n∈N appartienne à K . Observer que pour tout n fixé. .2. v) = ((Au. Soit u np tel que pour tout p.1.2. 9. est bornée dans C.2.2. où ( f n ( p))n∈Z est la suite des coefficients de Fourier de ( f ( p)).3.

2. u n+1 = − 12. Calculer det w(R. V . ∂V T Indications 12 12. l0 )u − G(u. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Indications 13 13. l) = 0 sous la forme   ∂G ∂G −1 (u 0 . T0 ) = 0 et appliquer le des fonctions implicites au voisinage de ce point.7. Indications 15 15. V0 .1. Montrer que I − ∂G −1 ∂G ∂u (u) ∂u (0) est de norme strictement inférieure à 1.2.3.6. v))|3/2 ) = inf (||w||2 − |((w. 15. Utiliser un argument de compacité. Écrire ∂G ∂G (u n )u n ) ((u n )−1 (G(u n ) − G(0) − ∂u ∂u et exprimer G(u n ) − G(0) à l’aide d’une formule de Taylor. Indications 11 11. l) . U ). T ).2. T ) où P est la fonction telle que f (P(V .2 • Indications 49 9.2.2. T ) = 0. Utiliser le fait que u(l) s’obtient par un théorème de point fixe.2.1. Ensuite calculer  ∂ Pthéorème  (V . .3. c’est-à-dire une suite (wn ) telle que lim (||wn ||2 − |((wn . 12.2.2.2.3. Chercher un développement en série entière par rapport à M0−1 A(m). Supposer qu’il existe (P0 . Soit (u( p)) p∈N une suite d’éléments de l 2 : u( p) = (u n ( p))n∈N bornée :  2 n∈N |u n ( p)|  C.2.2.2. Écrire la formule de Taylor avec reste intégral à l’ordre deux en 0. T0 ) tel que f (P0 . Observer que si RU = F alors U 2 = t F F. (u 0 . 9. 15. puis utiliser un procédé d’extraction diagonale.2.2.1. v))|3/2 ) w∈H n→∞ et montrer qu’elle est bornée. Indications 14 14. l0 ) u= ∂u ∂u 13. V0 . Remarquer que ||u n+1 ||  rgb 2(1−rgb) ||u n || avec rgb/(2(1 − rgb)) < 1.3. Remarquer que pour tout n fixé. Écrire l’équation G(u.2. 14.2.2. la suite (u n ( p)) p∈N est bornée dans R. Considérer une suite minimisante.

. 18..4.   1 + w (y1 )2 1 + w ( y˜1 )2  16.3.2. ∇cq (u)) par j1 .2. 1}. La fonction d(x0 . J (v)  J (e)}. 16. j p en une base de Rn et appliquer le théorème des fonctions implicites à f de R p × Rq dans Rq définie par ⎞ ⎛ p q fk (t.1. l(z 1 )  l(0)}.5.2. l’ensemble K = {v ∈ E. Introduire la fonction K (t) = J (u + f(t.2.2.. cn (v))..2. Distinguer le cas k = 0 du cas k = 0.. 0.  ´(y )w (y ) y1 −x1 = − √ 1  1 2 dG (x) avec ´(y1 ) ∈ {−1. Compléter (∇c1 (u). x1 ) ∈ R2 . i=1 j=1 17.50 2 • Indications Indications 16 16. Indications 18 18. 1}. 16.1. si y est solution de (). .2. Montrer que l’on peut se ramener au cas q = n et appliquer le théorème d’inversion locale à l’application v → (c1 (v). Dans le cas k = 0 remarquer que pour x ∈ R2 ...3.3.2.2. .. x1 ) s’obtient en généralisant ces relations. ´(x)dG (x) .2. introduire l(z 1 ) = (w(z 1 ) − x0 )2 + (z 1 − x1 )2 et montrer que l atteint son minimum sur K 0 = {z 1 ∈ R. w) = ck ⎝u + ti ji + w j ∇c j (u)⎠ .2. Indications 17 17. Appliquer la question qui précède à Jm sur Rn . Montrer que l’application dG est 1-lipschitzienne. 17.2. Ensuite montrer que ´(y1 ) = ´( y˜1 ) 1+w (y1 ) si y et y˜ sont solutions de () et conclure en utilisant l’inégalité       ˜ ( y ) (y ) w w   1 1 −   k | y1 − y˜1 | . Considérer pour e ∈ E. Considérer un cas où le graphe de w comprend un arc de cercle. .. Montrer que w (y1 )(w(y1 ) − x0 ) + y1 − x1 = 0 et en déduire que si x ∈ G. w(t)) et observer que 0 est un minimum de K sur l’ouvert 0 de R p . x0 = w(y1 ) −  1 + w (y1 )2 ´(x)dG (x)w (y1 ) x1 = y1 +  1 + w (y1 )2 avec ´(x) ∈ {−1. .2. Pour (x0 . 16. Dans le premier cas w est affine et le résultat demandé s’obtient par un raisonnement géométrique simple.

2.4.1.2. Étudier la convexité de E. Partant de 0 u  w d x = 0 f  (u)wd x. 19.2 • Indications 51 18.3. 20.5.2. Considérer t → I (u + tw).2.4.2.4. pour tout w ∈ E. Partir des deux inégalités J (u)   J (u m+1 ) + (m + 1) J (u m+1 ) + m q 2 j=1 (c j (u m+1 )) . Indications 23 23. Observer que pour v ∈ E 1 donné. Calculer (∇Dh u)k .2.3.2.2.2. . montrer que u  est C 1 à l’aide de choix judicieux de fonctions w. q 2 j=1 (c j (u m+1 )) . Observer que Jm (u m )  J (e) quel que soit e ∈ E. 19. Indications 22 22.3. Remarquer que L = 0 {( ddsx )2 + ( dy ds ) }ds. ∀t ∈ R.1.2. Utiliser le fait que t → E(u + tw) atteint son minimum en t = 0.2.3.1.2. Utiliser la formule de Taylor avec reste intégral. Calculer I (u + w) − I (u). 21. Prendre w(x) = e−inx . 22.5. 1 1 21.2. L 2 22.2. Indications 21 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 21. 20. Faire un dessin. Indications 19 19. Calculer I (u + w) − I (u).2. 20. 18.2. Prendre w = D−h Dh u.2. 19.2.1. I (u + tv)  I (u).2. Observer que si 4pA = L 2 alors x et y ont presque tous leurs coefficients de Fourier nuls. Prendre w(x) = 1.1.2.2.2. Utiliser la relation de Parseval. 20. Indications 20 20.

Utiliser le fait que ∂2 H ∂x∂ y = ∂2 H ∂ y∂x .2.2. b] est un compact et que la famille des ( f n ) est équicontinue.1. Utiliser que [a.5.4. Calculer dx d dt V (x.2. y) = y2 2 + ax 2 2 + 1 − cos x − L x. Prendre une fonction z vérifiant z(x0 ) = 0. Appliquer le théorème de Cauchy-Lipschitz. y  (x)) d x et L(u. z(x1 ) = 0 et montrer que d L(y + ´z) = 0 en ´ = 0 d´  x où L(y) ≡ x01 L(y(x). Raisonner par récurrence. Majorer  d (x 2 + y 2 ) .2.2. . y  (x)). 26.2. y) = V (x.2.2. p) = y 1 + p 2 . Indications 25 25. La fonction H1 vérifie (P) et la fonction H2 ne vérifie pas (P). Calculer dtd (y 2 + 2G(x)).1. Pour (E 2 ) étudier directement le système différentiel. Calculer d dt H (x(t). Faire un changement de variable dans l’intégrale.2.2. dt 28.3. Introduire Vd (x.2. Indications 28   28. y) + dx y et bien choisir d pour que le résultat demandé résulte du calcul de dtd Vd (x. Indications 27 27. y  (x)) = ∂∂ Ly (y(x).2. 26. Indications 26 26.2. Observer que H (x) = a2n+2 x 2n + (a2n+2 j2 + a2n )x 2n−2 + · · · + (a2n+2 j2n + a2n j2n−2 + · · · + a2 ) est une fonction qui augmente lorsque j augmente. y(t)). dt ) avec V (x.3.2. En déduire que y vérifie l’équation différentielle ddx ∂∂ Lp (y(x). 27. Appliquer le théorème de Cauchy-Lipschitz. 25.5.3. 27.3. 27. 26.1. Montrer que les √ √ morceaux de solution de (E) correspondant à y = 2(c − G(x)) et y = − 2(c − G(x)) se raccordent.2.2.2.4. ddtx ).52 2 • Indications 23.2. 28.2. 27.

On écrit P(x) = (x − a)Q(x) avec Q ne s’annulant pas. y.2.2. Utiliser à nouveau l’indication du 29. .2. aucune solution de (E) avec x(0) = x0 n’est bornée.4. 29.. Montrer. ∂G ∂ y (x.2. t) est .2.2. (l − 2)j2 ) = 0.1. Montrer que si x0 = a.2.2. z 2 solutions de (E) calculer dW d x où W = z 1 z 2 − z 2 z 1 . On écrit P(x) = A(x − a)3 .  2 b |z|2 d x = a (s(x)|z|2 −  ddzx  )d x. 31.4. qu’il existe j ∈ R2 \{0. Indications 31 31.2.2.2. Indications 30 30.1.3. 0 29.1.1. Indications 32 32. Prendre r (x) = 29. 32. 30. en introduisant √(x(t).2.2. 31. On écrit P(x) = A(x − a)(x − b)(x − g) avec a < b < g.2. b 29. Indications 33 33.5. Calculer dL dt .2. 30. Montrer que (l1 − l2 ) a z 1 (x)z 2 (x)d x = 0. 31. Observer que l 1 2 x b a p(y)dy.2 • Indications 53 Indications 29 29. t) s’annule où le minimum de G(x.2.3.2.2. On écrit P(x) = A(x − a)(x − b)2 . 30.2. aucune solution de (E) avec x(0) = x0 n’est bornée. Montrer que si x0 = a. Écrire que la dérivée atteint. Montrer que f est solution d’une équation différentielle linéaire à coefficients constants. L’ensemble des solutions de z  + (s − l)z = 0 est un espace vectoriel de   dimension 2.2. 33.3. 33. Observer que si x0 = y0 = 0 alors x(t) = y(t) = 0.2.2. 0} tel que si l 2 2 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit x (t)+y (t) est cette limite. Calculer d 2 dt (x + y 2 ).1.2.2. Pour z 1 .4.2. Trouver toutes les solutions de (E). Montrer que limx→±∞ f  (x) = ±∞. Supposer que f est C ∞ et montrer que f vérifie la propriété (D).3. ((l − 1)j1 . Trouver toutes les solutions de (E).y(t)) . Montrer que G tend vers +∞ lorsque y tend vers +∞ et −∞.

2. 39.2.2. Montrer que y se prolonge par continuité en t = 0.2. Indications 34 34. 34. Prendre T (x) = cos nx.4. 33.  2p 1 38.2.1.2. 38. Utiliser que sur un espace vectoriel de dimension finie toutes les applications linéaires sont continues.2.1. 0.2.2.1. Calculer les dérivées ∂y ∂x et ∂y ∂t .1.2. −1.54 2 • Indications 33.6. t) est indépendant de t.2. Utiliser le fait que si A est une matrice symétrique définie positive et si H est une matrice symétrique négative alors T r (AH )  0. Utiliser le théorème des fonctions implicites. N 37. Indications 38 38.5.2. . c N ) = supx∈R |C N (x)| et montrer qu’il s’agit d’une norme sur C2N +1 . ∂u ∂xi (x 0 ) = 0 et 35. 1. Étudier la fonction S(x) = L sin n(x − z) − T (x). Calculer dt Indications 35 35.2.2.. Appliquer le théorème de Cauchy-Lipschitz puis montrer que u(z(t). .. On raisonne par l’absurde et on se donne donc T tel que T  (z) = sup |T  (x)| ≡ nL x∈R avec L > supx∈R |T (x)|.2.2. dv (t) et en déduire la valeur exacte de v(t). 0.3 Considérer 2p P(s) f (s)ds avec w j de sorte que c j = |c j |eiw j .. 2}. 33. Considérer N (c−N . Indications 37 37. Considérer f (x) = k=1 sinkkx . 1}. Observer que si x0 ∈ V est tel que u(x0 ) = maxx∈V u(x) alors ∂2u ∂xi ∂xi (x 0 )  0.2.3. 39. 0 Indications 39 39.3.1 Observer que P(t) =  k ak eivk t où vk = N j=1 ´ j l j avec ´ j ∈ {−1.2.2 Ici ´ j ∈ {−2.

42. Pour montrer que si an s’obtient en fonction k de f continue.2.2.2. t) − [ln] − n [ln] − n [ln] + 1 − [ln] − n  n<| j|ln | j| 1− 1 + [ln]  fˆ( j)ei jt . 41.2. n  k} et majorer les sommes partielles k=m ak sin kx en fonction de bm et indépendamment de x.1. un développement asymptotique de k=1 k1 en fonction de n. 2 dt. Indications 43 43.3. 42. t)− s[ln] ( f .2. où sn (x) = n+1 k=1 Sk (x) (Sk (x) = p=1 a p sin px). Utiliser. 40.2.2. Montrer que ([x] désigne la partie entière du nombre réel x) lorsque [ln]  n + 1 : Sn ( f . Indications 41 41. converge uniformément vers f .3. dans le cas a = 1.2 • Indications 55 Indications 40 40. on pourra utiliser n 1 que sn .1.1.2. on pourra introduire la suite décroism+ p sante bk = sup{nan . Pour montrer que la réciproque est vraie.1 Considérer une somme du type 2n k=n ak sinkxn avec xn bien choisi. 41.2. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Indications 42 42. Le résultat est inchangé.2. Majorer dans le cas 0 < a < 1 la somme à l’aide n d’une intégrale. Il s’agit du résultat classique sur la moyenne de Césaro d’une suite. On pourra observer que  1 sm (x) = 2mp et que 1 f(x) = 2mp  2p f (t) 0   2p f (x) 0 sin m x−t 2 sin x−t 2 sin m x−t 2 sin x−t 2 2 dt.2.2. t) = n+1 [ln] + 1 sn ( f . Soient Dn (x) = n k=−n e ikx sin(n + 12 )x = sin x2 1 1 Dn (x) = Fn (x) = n+1 n+1 n et k=0 .

. sin n+1 2 sin x2 2 .

il existe s tel que as(n) soit divergente.2.1.1.2.4. 2p[.2. Considérer pour m(n) = max{s(k). 46. sn (x) = 2 2 2 n−2 () k=0 43.2. k=0 Indications 44 44. Commencer par étudier le cas où f est la fonction caractéristique de [a. Montrer que K N F converge uniformément 44.1. pour n = 2. un exemple où e A e B .2. 1]. Donner.3. comparer les ensembles de convergence et de convergence 47.56 2 • Indications Montrer l’identité (n  2) 1 1 1 (k + 1)D2 ak Fk (x) + n(Dan−1 )Fn−1 (x) + an Dn (x). Montrer l’identité n kD2 am+k = nDam+n+1 + am+1 − am+n+1 .3.1.b. Indications 46 46. e B e A et e A+B sont trois matrices différentes. 0  k  n} la différence n k=0 as(k) − m(n) k=0 ak . 48. A 46.2. Étudier la convergence en un point du cercle de convergence. Se ramener au cas z 0 = 0 puis faire une transformation d’Abel sur l’écriture p du critère de Cauchy pour n=1 an e−ln z . Montrer que la série est normalement convergente.2.2. Indications 47 47.2. an  0} pour établir que si |an | est divergente.2. Soit K N (x) = 1+N 1 sur R vers F (on a noté K N  F la fonction x → 0 K N (x − y)F(y)dy).2. 47. Utiliser la convergence uniforme de sn vers f sur [a.2.2.3.3. Considérer  la partition de N : I = {n ∈ N. = log n. b] ⊂ [0. an > 0} et J = {n ∈ N. Choisir ak tel que k1 akk soit divergente.2.2. Ici ln ∞ absolue pour n=1 n1z .2.2. Faire un développement limité du type e n = I + A n + O( n12 ). . 43. Indications 48 48. b] ⊂]0. 1 sin(N +1)px 2 ( sin px ) .  44.

2.4. Commencer par considérer le cas où f est continue et introduire la somme  m e−inx k=1 f (x k )(g(x k ) − g(x k−1 )) où g(x) = n lorsque n = 0. Considérer le cas où h = 0 et introduire g+ (x) = limh→0+ g(x + h) (avec g+ (b) ≡ g(b)). Appliquer le critère précédent.2 • Indications 57 48.3.2.2. 49.2.2.3. Indications 50 50.2. Considérer le cas où h = 0 et inverser g en G continue. . 50.2.   48.1. Considérer une fonction en escalier.2. 50. Calculer V (1). Pour l’estimation de n fˆ(n) commencer par considérer le cas où g est continue et appliquer par exemple le théorème de Fubini.1. Observer | f (xk ) − f (xk−1 )|   xk xk−1 |g(y)|dy. 50.2.4.2.5.2. Indications 49 49. Passer en parties réelles et imaginaires. 48. Écrire Cn = ebn +ign et montrer que |Cn − 1| et (|bn | + |gn |) sont simultanément convergentes.

soit encore de prolonger le problème. Il vient après intégration par rapport à x et  1/2 1 simplification par 0 u 2 (y)dy : .3 Solutions détaillées et méthodes Les solutions détaillées des 50 problèmes sont rassemblées ci-après.3. u 2 (x) = 2 0 Ainsi u 2 (x)  2  2 1 |u(y)u  (y)|dy .1. Corrigé 1 1. 0  1 0 u 2 (y)dy 1/2  1 0 u  (y)2 dy 1/2 . Nous avons d 2 d x u (x) = 2u(x)u  (x). soit d’apporter un autre éclairage à un résultat évoqué. Chaque solution est suivie de commentaires dont le but est soit de compléter un point donné. d’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz. il en résulte que  x u(y)u  (y)dy.

 1/2 1 u 2 (x)d x 0 .

Ainsi S est la sphère unité de C01 pour . R). 1]. v(0) = v(1) = 0}.  1/2 1  2 v (x) d x . Il s’agit d’une norme sur 1. Notons dorénavant ||v||1 = 0 1 1 C0 ≡ {v ∈ C ([0.3. 2 1 1/2 u  (y)2 dy .2. 0 qui donne l’inégalité recherchée par élévation au carré.

voir les commentaires à ce problème page 61.||1 . nous avons ||v +tw||1 = 0 et alors D’après (). n’est pas compacte d’après le théorème de Riesz. 1. Puisque ||v||1 = 0. L’existence de v vérifiant () n’est donc pas immédiate.  1  1 (v + tw)2 d x  v 2 (x)d x . 0 S’agissant d’une fonction rationnelle par rapport à t. l’application v → 0 v 2 (x)d x est continue sur C01 muni de la norme ||.3. S.3 • Solutions détaillées et méthodes 59 la norme ||. Donc sa boule unité. (v+tw)2 d x c’est-à-dire que la fonction t →  10(v +tw )2 d x possède un maximum local en t = 0. pour t assez petit. Si cette sphère unité (qui est donc fermée et bornée) était compacte. nous aurions automatiquement l’existence de v vérifiant () car d’après la question 1 précédente. 1]) ∩ S vérifiant () et w ∈ C01 arbitraire. 2 ||v + tw|| 0 0 1 1 v+tw ||v+tw||1 ∈ S. en t = 0 est nulle c’est-à-dire que .||1 . sa dérivée. Soit v ∈ C 2 ([0.3. Or C01 est de dimension infinie (par exemple (sin kpx)k∈N constitue une famille libre dans C01 ).

  .

x0 + ´0 [ ⊂]0. nous pouvons intégrer par parties et écrire que  1    v w dx = − 0 1 v  wd x 0 (se souvenir que w(0) = w(1) = 0). 1]). Le signe de c0 v  + v est alors constant sur ]x0 − ´0 . 0 La fonction c0 v  + v est continue. x0 + ´0 [. Soit alors x une . notons le d ∈ {−1. 1    v w dx = c0 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 0 1 vwd x. 1[ et ∀x ∈ ]x0 − ´0 . 1 (c0 v  + v)wd x = 0. Grâce à cette régularité supplémentaire. il existerait un point x0 ∈ ]0. 0 Nous n’avons pas utilisé pour l’instant que v ∈ C 2 ([0. si elle était non nulle. 1}. |c0 v  (x) + v(x)|  r > 0. 0 v 2 d x et observons que ||v||1 = 1. 1 1 vwd x 2 ||v||21 = 2 0 Notons c0 = 1 0 1 v  w d x 0 v 2 d x. x0 + ´0 [. Ainsi  ∀w ∈ C01 . Il vient alors finalement  ∀w ∈ C01 . 1[ et deux nombres r et ´0 > 0 tels que ]x0 − ´0 .

3. 1]. 1]) ∩ S solution de ().5. p −p Introduisons pour N  1. le polynôme trigonométrique f N (x) = N bn sin nx. n=1 Puisque p −p p  N N f N2 (x)d x = p n=1 bn2 et −p f N2 (x)d x = p n=1 n 2 bn2 . 1]\]x0 − ´0 . Prenons alors w(x) = dx(x). 1]. Ainsi c0 v  +v = 0 sur [0. valant 1 sur ]x0 − ´0 /2. nous avons  p  p  2 f N (x)d x  f N2 (x)d x −p −p .60 3 • Solutions détaillées et méthodes fonction positive de classe C 1 sur [0. Alors ||u||1 = 0 et la fonction u/||u||1 appartient à S.3. Cette dernière inégalité. Ainsi v(x) = l sin px avec l = ± p2 sont les deux seules solutions possibles. 0 1. Donnons nous u ∈ C 1 ([0. pour x  0 : f (x) = −u(−x/p). Mais c0 = 0 (car ||v||1 = 1 ⇒ v ≡ 0) et donc v  = −v/c0 avec v(0) = v(1) = 0. périodique ( f (−p) = f (p)) et de classe C 1 sur [−p. Il en résulte que (i) 1/c0 est de la forme  2 2 2 k 2 p2 avec  1k 2∈ N et 2que v(x) = l sin kpx. p]. a été prouvée sous l’hypothèse qu’il existait v ∈ C 2 ([0. 1. il vient  1  x0 +´ 0= (c0 v  + v)wd x = d|c0 v  + v|wd x =  x0 −´ 0 x0 +´ = x0 −´ |c0 v  + v|xd x   x0 +´0 /2 x0 −´0 /2 rd x = r´0 > 0 ce qui est absurde.  1 2 u (x) 1 d x  c0 = 2 2 p 0 ||u||1  et donc 1 1 u (x)d x  2 p  1 2 0 u  (x)2 d x. Donnons nous u ∈ C01 avec u ≡ 0. p]. R) tel que u(0) = u(1) = 0 et désignons par f la fonction de [−p. n ∈ N .4. Notons alors  1 p bn = f (x) sin nx. Nous avons alors c0 = 1/p2 . meilleure que celle de la première question. v correspond forcément√au plus petit l c’est-à-dire celui pour k = 1. Cette fonction est continue sur [−p. p] dans R définie par : pour x  0 : f (x) = u(x/p). D’après ce qui précède. x0 + ´0 [. Mais ||v||1 = 1 et donc l k p = 2 puisque 0 v d x = l /2. 1]. x0 + ´0 /2[ et 0 sur [0.

noté E. −p f N2 (x)d x  −p f 2 (x)d x et donc  p  p  f N2 (x)d x  f 2 (x)d x. La suite (u n )n∈N appartient à la boule unité fermée de E et pour m < n. . n. −p  Maintenant −p  p p 2 f (x)d x = lim N →∞ −p −p f N2 (x)d x car f est continue et f (p) = f (−p) (en fait ici f étant C 1 . Il est alors clair que v(x) = 0 √ 2 p sin px est de classe C 2 . .2. 0 ce qu’il fallait démontrer. ||u n − u m ||  d(u n . il existe une famille libre et dénombrable de vecteurs unitaires : (en )n∈N avec ||en || = 1. est de dimension infinie. Commentaires Au numéro 1. E n−1 )  1/2 pour tout n  1. . Théorème. e1 . Soit alors E n l’espace vectoriel de dimension finie engendré par {e0 . E m )  d(u n .3. Par conséquent  p  p  2 f (x)d x  f 2 (x)d x. appartient à S et vérifie (). Supposons réciproquement que la boule unité fermée soit compacte. Démonstration. il y a même convergence uniforme de f N vers f sur [−p. . p2 p et en faisant le changement de variable x = py :  1  1  u 2 (x)d x  p−2 u 2 (x)d x. (ii) la dimension de l’espace est finie. . Nous avons E n = E et il en résulte (admettons-le momentanément) qu’il existe u n ∈ E n avec ||u n || = 1. p]. nous avons évoqué le théorème de Riesz qui s’énonce comme suit. Lorsque l’espace est de dimension finie. Si l’espace. p]). E n−1 )  1/2. (Riesz) Dans un espace vectoriel normé il y a équivalence entre les deux © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit assertions : (i) la boule unité fermée est compacte.3 • Solutions détaillées et méthodes 61 p  p  Étant donné que f est de classe C 1 sur [−p. le choix d’une base le rend homéomorphe à Rn où les fermés bornés non vide sont les compacts. et d(u n . en }. −p Revenons alors en u :  p −p x u ( )d x  2 p  2 2 0 0 p 1  x 2 u ( ) d x.

Corrigé 2 ∞ ∞ 2. Soit h ∈ E n−1 . E n−1 )  1/2. u. Posons alors u(x) = tend pas vers zéro alors que k=0 ak  n=0 2  ∞ a cos kx. 2. k=0 ak < ∞ et k=0 kak2 = +∞ (par exemple ak = 1/k 1/2 si k estde la forme4n . E n−1 ) > 0 et par conséquent. ❏ Le problème () considéré au numéro 1. t)d x est continue sur R. 2. c’est un sous-espace fermé de E. À t fixé. t) = (u(x +t)−u(x))2 est continue sur R2 . Par le théorème de continuité des intégrales  2p par rapport à un paramètre. La fonction u est continue puisque la série de fonctions continues k=0 k de terme général (a cos kx) converge uniformément sur R. Nous avons aussi u k = k ∞ 1  2p −ikx et donc u k = 12 a|k| pour p=0 2p 0 a p cos pxe d x par convergence uniforme ∞ ∞ 1 2 k = 0 et u 0 = a0 . . Ceci achève la preuve du théorème. si nous prenons F(x. n ∈ N et ak = 0 sinon .2.3. Soit alors v ∈ E tel que v ∈ E n−1 . En effet. Q(u) = 2 k=0 |k|ak2 = +∞.3.62 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi la suite (u n )n∈N ne contient pas de valeur d’adhérence ce qui contredit (i) : E est forcément de dimension finie. la fonction t → 0 U (x. Il nous reste donc à montrer l’existence de la suite finie (u n )n∈N .3. Puisque E n−1 est de dimension finie. le segment [0.1. différent de E. Son kième coefficient de Fourier vk se calcule comme suit : vk = 1 2p  2p v(x)e 0 1 = −u k + 2p  t = (eikt − 1)u k . u.  2p 0 u(x + t)e−ikx d x . 2p] étant compact.2. " " " ||v − (w + ||v − w||h)|| " v−w d " = 1/2  ||u n − h|| = " " ||v − w|| − h" = 2d ||v − w|| (car w + ||v − w||h ∈ E n−1 ). Nous avons d ≡ d(v. k ∈ N.3. La fonction U : R×R → R définie par U (x. est un problème du calcul des variations au sens des commentaires au problème 22 page 121. il existe w ∈ E n−1 tel que d  ||v − w||  2d.3. kak2 ne N ∞ −n = 2). tel que ak  0.3.3. la fonction v(x) = u(x + t) − u(x) est 2p-périodique et continue sur R. Soit ak . Puisque k=0 kak = +∞. (l y est noté −c0 ). l’équation d’Euler (E) (voir page 121) s’écrit d (2lu  (x)) = 2u(x) dx soit lu  (x) = u(x) (l est un nombre réel à déterminer). p) = p 2 . −ikx 2p+t 1 d x = −u k + 2p u(x)e−ik(x−t) d x . que ||u n || = 1 et d(u n . Montrons que v−w u n = ||v−w|| convient i. p) = u 2 et G(x.e. Il s’agit bien de l’équation à laquelle nous sommes arrivés au numéro 1.

3 • Solutions détaillées et méthodes 63  2p+t puisque t u(x)e−ikx d x est indépendant de t (intégrale d’une fonction périodique sur une période). 2 ∞ Observons par ailleurs que l’intégrale 0 t42 sin2 kt2 dt est convergente et vaut a|k|  ∞ sin2 t avec a = 2 0 t 2 dt (il suffit de faire le changement de variable s = |k|t 2 lorsque k = 0). Puisque |u(x + t) − u(x)|2  2(|u(x + t)|2 + |u(x)|)2 nous avons . A]. Puisque.  A sin2 ht2 2 lim |u k | dt = a|u k |2 |k| . Mais ∞ 2  A sin2 (ht/2) dt = a|k| et donc la série de fonctions de ´ et A : dt  0 sin (ht/2) t2 t2 ´ 2 ht  2 2 A sin ( 2 ) (|u k | ´ t 2 dt) est dominée par la série convergente de terme général (a|k||Uk | ). dt = |u | k t2 t2 ´ ´ © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit k∈Z car la série de fonctions (|u k |2 sin2 kt2 ) converge uniformément vers w(t). nous pouvons écrire  A  A sin2 (kt/2) w(t) 2 dt . Plaçons nous dans le cas où Q(u) < ∞ c’estt 2 = 0 à-dire que k∈Z |k||u k |2 < ∞. Tout d’abord siQ(u) = +∞. puisque a > 0. t2 k∈Z 2. Sur tout compact [´. observons que pour tout N ∈ N. dt  4 |u | sin k 2 t2 t2 0 0 |k|N ∞ |k|N dt = +∞ : on a bien lorsque N → ∞. Par l’identité de Parseval :  2p |v(x)|2 d x = |vk |2 = |u k |2 |1 − eikt |2 . 0 w(t) t2 et∞ainsi w(t) aQ(u)(+∞ = +∞). 0 Mais |1 − eikt |2 = k∈Z 4 sin2 kt2 et donc w(t) = 4 |u k |2 sin2 k∈Z kt . w(t)  4 |k|N |u k |2 sin2 kt2 et donc  ∞  ∞ w(t) 2 kt dt 2 = a |k||u k |2 .4.3. Ainsi la formule demandée revient à intervertir intégrale et somme. 2 ´→0 t ´ A→∞ nous en déduisons que  lim ´→0 A→∞ ´ A w(t) dt = a |k||u k |2 = aQ(u). à k fixé.

=4 0 .   2p 2p |u(x + t)|2 d x + w(t)  2 0 2p |u(x)|2 d x 0 |u(x)|2 d x.

64 3 • Solutions détaillées et méthodes 1  Par ailleurs. Ainsi à l’aide de l’inégalité de Cauchy-Schwarz :  |u(x + t) − u(x)|  t 2 1  du dx 2 0 et donc   2p |u(x + t) − u(x)| d x  t 2 . u(x + t) − u(x) = t 0 ddux (x + tu)du qui s’obtient en considérant la fonction u → u(x + tu).

Intervertissons alors les deux intégrales en faisant appel au théorème de Fubini et en observant que  2p  0 du dx 2  2p+tu  (x + tu)d x = tu Il vient ainsi  2p du dx  w(t)  t 2 0 Désignons par ||v||2 =  2p 0 2  2p  (x)d x = 0 du dx du dx 2 d x. t2 4 aQ(u)  t||u x ||2 + ||u||2 . t2 +∞ t 4||u||2 dt . Il vient aQ(u)  4||u|| · ||u x || et donc b = 16/a2 convient. . Nous prenons donc t > 0 arbitraire et écrivons avec u x ≡ ddux . ∀t > 0.  aQ(u) = 0   0 Ainsi t w(t) dt + t2  +∞ t t ||u x || dt + t2 t 2 2  w(t) dt. +∞[ pour majorer 0 w(t) dt t2 car les deux intégrales divergent (l’une à l’infini. 2p 1 2 (x + tu)du  2 0 0 0 du dx 2 (x + tu)du d x. u est constante et l’inégalité est toujours vraie quel que soit b). prenons celui qui minimise le membre de droite : t = 2||u|| ||u x || ( si ||u x || = 0. l’autre en t = 0). v(x)2 d x. t Puisque t est arbitraire. et ∞ Aucune de ces majorations ne peut-être utilisée sur [0. Nous avons donc montré que w(t)  4||u||2 w(t)  t 2 ||u x ||2 . 2 d x.

nous pouvons appliquer de Parseval  2p du l’identité 1 du −ikx à la fonction d x valent iku k :  d x dont les coefficients de Fourier 2p 0 d x e ||u k ||2 = k∈Z |k|2 |u k |2 .3 • Solutions détaillées et méthodes 65 2. Puisque u est de classe C 1 . Mais par application de l’inégalité de Cauchy-Schwarz : 1/2 .5.3.

1/2 .

u dx 0 2p 0 Si nous prenons u = cos x nous avons égalité dans cette inégalité. la meilleure constante dans l’inégalité () est donc 1. Commentaires Finalement l’inégalité () s’écrit  ∞ 0 0 2p |u(x + t) − u(x)|2 1 d xdt  2 p t . |k||u k |2 = |k||u k |.|u k |  |k|2 |u k |2 |u k |2 k∈Z k∈Z k∈Z  et donc  2p Q(u)  2 k∈Z 2 u 2x d x.

 1/2 .

1. et 2p-périodique nous avons bien évidemment l’inégalité 2  |u(x + t) − u(x)|2 du (y) . D’après l’inégalité de CauchySchwarz nous avons 1/2 .3. Si la série (1 + k 2 )|u k |2 est divergente. 2p u 2 (x)d x 0 0 2p  du dx 2 1/2 dx (∗∗) = p. t =  0. [u] < ∞ et |u| < ∞ (cette dernière série est toujours convergente d’après l’identité de Parseval). l’inégalité est évidente. ∀x.  de terme 2général 2 Si par contre k∈Z (1 + k )|u k | < ∞. ∞ sin2 t dt t2 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Pour une fonction de classe C 1 . Cette dernière identité résulte d’une simple intégration car a = 2 0 ∞ par parties et du fait que 0 sint t dt = p2 .  sup t2 0y2p d x L’inégalité () est son analogue lorsque l’on souhaite utiliser comme majorant des normes de u et ddux en moyenne quadratique. Corrigé 3 3.

1/2 .

(1 + |k|)|u k ||u k |  (1 + |k|)2 |u k |2 |u k |2 . l’inégalité demandée s’obtient avec C1 = 21/4 . k∈Z k∈Z k∈Z et puisque (1 + |k|)2  2(1 + k 2 ). . Remarquons que l’inégalité [u]  21/4 |u|1/2 ||u||1/2 est optimale puisque c’est une égalité pour u(x) = cos x.

La fonction v étant de classe C 1 (et même C ∞ ) nous avons par intégration de dtd v 2 (t) = 2v(t)v  (t) :  y 2 2 v (x) = v (y) − 2 v(t)v  (t)dt x et donc quels que soient x et y entre 0 et 2p :  2p  2  v (x) − v 2 (y)  2 |v(t)||v  (t)|dt.3. 0 Appliquons alors l’inégalité de Cauchy-Schwarz à l’intégrale : . Soit alors N fixé.66 3 • Solutions détaillées et méthodes 3. l’inégalitéest évidente. Supposons donc que N ||u|| < ∞. on note v(x) = k=−N u k eikx .2. Là encore si ||u|| = +∞.

 1/2 .

 2p |v 2 (x) − v 2 (y)|  2 2p |v|2 (t)dt 0 1/2 |v  |2 (t)dt . 2p] par rapport ày:  2p  2p 2pv 2 (x) = (v 2 (x) − v 2 (y))dy + v 2 (y)dy 0 0 ainsi à l’aide de l’inégalité précédente : . 0 Mais v 2 (x) = v 2 (x) − v 2 (y) + v 2 (y) et donc par intégration sur [0.

 1/2 .

 2p v (x)  2 |v| (t)dt 2 1 2p |v|2 (t)dt = 1 2p d’où .

k|u k |  k |u k | + 2 et ||u|| < ∞. ce qui établit l’inégalité demandée. N  2 0  2p 0 1/2 |v | (t)dt 2 0 Or nous avons 2p  2p N k=−N |v  (t)|2 dt = 0 1 + 2p  2p v 2 (y)dy. . k=−N Mais la série de terme général (u k ) est absolument convergente. k 2 k N Il en résulte que lim N →∞ k=−N u k eikx = u(x) et donc u 2 (x)  (1 + 4p)|u|||u||. 0 |u k |2  |u|2 et N k 2 |u k |2  ||u||2 k=−N 2 u k e−ikx  4p|u|||u|| + |u|2  (1 + 4p)|u|||u||. en effet :   1 1 1 2 2 |u k | = .

Il en résulte que l = u. Désignons par u N la fonction ak = (1+k) log(2+k) N u (x) = N ak cos kx. Si l’inégalité était vraie nous aurions N ak = u (0)  sup |u (x)|  C3 N N . Puisque |u k | < ∞. Le kième coefficient de Fourier de l est  2p  u p  2p −i px −ikx 1 −ikx lk = 2p e e d x par convergence uniforme. Soit ak  0 telle que k∈N ak = +∞ et k∈N (1 + k)ak2 < ∞ (par exemple 1 convient).3.3 • Solutions détaillées et méthodes 67 N  −ikx Revenons sur l’assertion u(x) = lim u e .   3. k=0 Nous avons u kN = 12 a|k| pour k = 0 et u 0N = a0 . l(x)e d x = p∈Z 2p 0 0 Ainsi lk = u k pour tout k. N →∞ k k=−N  −ikx est normalement convergente vers une limite l qui la série de fonctions uk e est une fonction continue et 2p-périodique.3.

N x∈R k=0  C3 .

3. |u k |  ⎝ 1 + |k|  ⎝ |k|N |k|N . 3. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Nous avons alors pour tout N : |u k | = |k|N k∈Z |u k | + |u k |.4. Plaçons nous donc dans le cas ou ||u|| < ∞. |k|N +1 Appliquons alors l’inégalité de Cauchy-Schwarz à chacune de ces deux sommes : |k|N |u k | = (1 + |k|)−1/2 |u k |(1 + |k|)1/2 |k|N ⎛ ⎞1/2 ⎛ ⎞1/2 1 ⎠ ⎝ (1 + |k|)|u k |2 ⎠ 1 + |k| |k|N |k|N ⎛ ⎞1/2 1 ⎠ [u]. . De nouveau si ||u|| = +∞ l’inégalité demandée est évidente. 1/2 (1 + k)ak2 k=0 1/2 (1 + k)ak2 k∈N ce qui est absurde puisque lim N →∞ N k=0 ak = +∞.

k∈Z % & ' (1/2 2 + (1 + 2 log 2)1/2 ||u|| ) . u k eikx converge uniformément vers u. N 1/2 Puisque N est arbitraire. 1 + k2 La première série numérique peut alors être majorée par comparaison avec une intégrale : N  k N +1 dx 1 1 = 1 + 2 log(1 + N ). pour N = 1 il vient $ # |u k |  2 + (1 + 2 log 2)1/2 [u]. 1+2 =1+2 k 1 + |k| k−1 1 + x |k|N k=1 k=1 Pour la seconde. [u] log(1 + |u k |  [u] (log 2)1/2 k∈Z ||u|| Si ||u||  [u]. Tout d’abord si ||u||  [u]. − =2 2 2 N k−1 k k(k − 1) 1+k Ainsi k=N +1 k=N +1 |u k |  (1 + 2 log(1 + N ))1/2 [u] + k∈Z 21/2 ||u|| .68 3 • Solutions détaillées et méthodes Et pour la seconde : |u k | = |k|N +1 ⎛ (1 + |k|2 )−1/2 |u k |(1 + |k|2 )1/2  ⎝ |k|N +1 |k|N +1 ⎞1/2 1 ⎠ ||u||. [u] ||u|| [u] . nous obtenons que pour tout u = 0.  |u(x)|  k∈Z |u k | pour tout x ∈ R et l’inégalité demandée en découle. . l’idée est de choisir un N qui rende le second membre minimal.  1/2 ||u|| . Alors k∈Z La fonction x → (2 + (1 + 2 log(2 + x))1/2 )/(log(1 + x))1/2 étant majorée sur [1. |u k |  C4 [u] log(1 + ) [u] k∈Z Étant donné que lorsque ||u|| < ∞. +∞[ par une constante C4 . |k|N +1  ∞  ∞ 2 1 1 1 1 = . prenons pour N la partie entière de ||u|| [u] : [u]  N < 1 + ' ( ||u|| 1/2 )) |u k |  2 + (1 + 2 log(2 + [u].

Certes la croissance de y peut être très violente mais pour tout T  0. Nous avons | fˆK + p (n) − fˆK (n)|  ´. ∀K  N . Ce type d’inégalité trouve notamment son utilité dans la théorie des équations différentielles. dt alors y(t)  y(0)e Bt pour t  0. +∞[ une majoration du même type (il suffit pour s’en convaincre de résoudre l’équation différentielle correspondant au cas d’égalité). Toutefois si nous considérons y  1 vérifiant dy  By log y .1. dt Bt nous avons y(t)  y(0)e pour t  0. De plus  2p  2p 1 −inx ˆln = 1 lm ei(m−n)x d x = ln . ∃N tel que ∀K  N et ∀ p  0.3. il en résulte  que la série de terme général (ln − fˆN (n))n∈N est absolument convergente et donc  n∈Z |ln | < ∞. R) :  de terme l(x) = n∈Z ln einx . général (ln einx ) converge uniformément vers l ∈ C per (R. De plus en faisant N0 → ∞ il vient n∈Z |ln − fˆK (n)|  ´. Par contre.3. Montrons alors (i) que |l | < ∞ et (ii) que || f − l|| → 0 lorsque k → ∞ où n k A  l(x) = n∈Z ln einx . Soit donc ( f k ) une suite de Cauchy dans A : ∀´ > 0. la série de fonctions. Soit donc N0  0 fixé. T ]. la suite ( fˆk (n)) est donc de Cauchy ˆ dans C qui est complet et par conséquent il existe ln ∈ C tel que limk→+∞ f k (n) = ln . |n|N0 Passons à la limite p → +∞ dans cette somme finie. |n|N0 Puisque cette estimation est indépendante de N0 . la fonction y est uniformément bornée sur [0. n∈Z | fˆK + p (n) − fˆK (n)|  ´. Puisque n∈Z |ln | < ∞. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Corrigé 4 4. le Lemme de Gronwall (voir par exemple le préambule du problème 36 à la page 28) fait que si nous avons une inéquation différentielle dy  By . il s’en faut de très peu c’est-à-dire que cette inégalité est vraie au prix d’une correction logarithmique. dt où p ∈ ]1. il n’est pas possible de déduire de l’inéquation différentielle dy  B|y| p−1 y . En effet.1. soit fausse.3 • Solutions détaillées et méthodes 69 Commentaires L’objet de ce problème est de montrer que bien que l’inégalité du numéro 3. À n fixé. l(x)e dx = 2p 2p 0 0 m∈Z . il vient |ln − fˆK (n)|  ´.

Soient f et g dans A.|| A ). u −n = u n et n∈Z |u n | < ∞}) définie par u n einx w((u n )) = n∈Z réalise un isomorphisme isométrique entre (lr1 . ||.70 3 • Solutions détaillées et méthodes  ˆ ˆ Ainsi l ∈ A et ∀´ > 0. On aurait pu aussi obtenir lerésultat en observant que l’application w : lr1 → A (lr1 ≡ {u n ∈ C. 4. ∃N tel que ∀K  N n∈Z |l(n) − f K (n)|  ´. puis en utilisant le fait que l 1 est complet.||l 1 ) et (A. Ainsi f (x)g(x) = i(k+l)x ˆ fˆ(k)g(l)e k∈Z l∈Z = n∈Z . Nous avons alors fˆ(n)einx f (x) = n∈Z avec convergence uniforme.3. ||.2.

Attention en général il ne s’agit pas de |n|N fˆ(n)einx . R). Par suite |  f g(n)|  k+l=n  ˆ ˆ et donc k+l=n | f (k)|| g(l)| ˆ | f g(n)|  | fˆ(k)||g(l)| |n|N |n|N k+l=n  k∈Z | fˆ(k)| ˆ |g(l)| = || f || A ||g|| A . Pour un polynôme trigonométrique T on a Tˆ (n) = 0 pour |n| assez grand et donc T ∈ A. Il existe alors une suite de polynômes trigonométriques N a0 + k=0 (ak cos kx + bk sin kx) qui converge uniformément vers f sur [0. .3. ˆ fˆ(k)g(l) einx k+l=n où toutes les convergences sont absolues.3. 2p] (et  donc sur R). Soit f ∈ C per (R. l∈Z Il en résulte que la série de terme général (  f g(n)) est absolument convergente et donc f g ∈ A avec de plus || f g|| A  || f || A ||g|| A .   2p i(m−n)x   1 ˆ ˆ e d x d’où Ainsi  f g(n) = 2p m∈Z k+l=n f (k) g(l) 0  ˆ f g(x) = fˆ(k)g(l). 4.

f (t) = fˆ(n)eint n∈Z avec convergence uniforme. R). 4. Par conséquent 2m |n|<2m+1  | fˆ(n)|2  |e inh n∈Z |e−inh − 1|2 | fˆ(n)|2  2m |n|<2m+1 1 − 1| | fˆ(n)|2 = 2p  2p | f (t − h) − f (t)|2 dt 2 0 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit par l’identité de Parseval. il suffit d’exhiber f∈ C per (R. Ainsi f (t − h) − f (t) = (e−inh − 1) fˆ(n)eint . . On a bien  ˆ n∈Z | f (n)| = ∞ et on montre indépendamment (voir les commentaires du problème 42 à la page 187) que f est continue sur R. 2m |n|<2m+1  | fˆ(n)|  2 m+1 2 2p 3. Nous avons vu que pour f ∈ A.2m 2a [ f ]2a . D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz : ⎛ | fˆ(n)|  ⎝ 2m |n|<2m+1 et puisque ⎞1/2 ⎛ 1⎠ ⎝ 2m |n|<2m+1  2m |n|<2m+1 ⎞1/2 | fˆ(n)|2 ⎠ 2m |n|<2m+1 1 = 2m+1 .3. (1+n) . .3 • Solutions détaillées et méthodes 71 que A = C per (R. dans ce   1 cas fˆ(0) = 0. Or | f (t − h) − f (t)|  h a [ f ]a et donc  | fˆ(n)|  h || 2 2a f ||2a = 2m |n|<2m+1 2p 3. R) tel que  Pour montrer sin nx  ˆ On peut prendre par exemple f (x) = n1 n log n∈Z f (n) diverge.4.  fˆ(n) = |n| log (1+|n|) pour n = 0.2 m nous 2p nh p nh −inh −inh avons 3  |e − 1| car |e − 1| = 2| sin 2 | et 3  2  3 . n∈Z 2p Soit m√ 0 et n compris entre 2m et 2m+1 : 2m  n  2m+1 alors pour h = 3.2m a [ f ]a .

Le fait que f ∈ Li p1/2 est fort délicat à montrer et nous renvoyons à la page 197 du livre de A. où le résultat plus général qui suit est démontré. définie par 1 j(t) = 0 pour t  0 et j(t) = e− t si t > 0. Trigonometric series. Cela est bien clair sur R\{−1.1. est de classe C ∞ sur R. m On montre par récurrence sur m que : j est de  −1/tC et il existe un polynôme Pm  1classe (m) (m) pour t > 0. 1 m=0 2m( 2 −a) converge si et seulement si a > 12 et donc si  a ∞ √ 1 2p 2 2m( 2 −a) . j (t) = Pm t e En effet. tel que j (t) = 0 pour t  0. | fˆ(n)| = n1 . Zygmund. Ce fait est bien connu et peut être prouvé par exemple comme suit. Supposons que la propriété a lieu pour m  0 et considérons le cas . 1[. Un contre-exemple est donné par f (t) = Re n=1 e n eint . Ca = 1 + 3 1 m=0 nous avons pour a > 12 .3. 1]. paru chez Cambridge University Press. 1} et par parité.72 3 • Solutions détaillées et méthodes  Maintenant pour évaluer n∈Z | fˆ(n)|. Nous prétendons qu’elle est C ∞ . il suffit de montrer que r est de classe C ∞ au voisinage de x = 1. 1[. || f || A  Ca || f ||a . 1[ et r(x) = exp(−1\(1 − x 2 )) si x ∈ ] − 1. on somme sur les couronnes diadiques 2m  |n| < 2m+1 : ∞ ˆ ˆ | f (n)| = | f (0)| + | fˆ(n)| n∈Z  | fˆ(0)| + La série ∞ m=0 m=0 2m |n|<2m+1 a √  2p 3 2[ f ]a ∞ 2m( 2 −a) . Cette fonction n’est pas dans A car pour n = 0. Soit c > 0 et a ∈ ]0. Commentaires L’estimée précédente est en fait optimale c’est-à-dire que l’on peut avoir f ∈ Li p1/2 ∞ int log n alors que f ∈ A. Cette fonction a pour support [−1. La série n=1 eicn log n e( 1 +a) converge uniformén 2 ment vers une fonction de Li pa . Considérons la fonction r : R → R définie par r(x) = 0 si x ∈ R\] − 1. ∞ inx Théorème. limt→0+ e−1/t = 0 montre que la propriété a bien lieu avec P0 (X ) = X . Corrigé 5 5. Écrivons alors e − 1 1−x 2 = e− 2(1+x) e− 2(1−x) 1 1 de sorte que r sera de classe C ∞ si nous prouvons que la fonction j. pour m = 0.

3 • Solutions détaillées et méthodes 73 m + 1. t→0+ j(m+1) (0) = 0. Bien que l’application x → ||x − x0 || exp − R 2 −||x−x 2 0 || ne soit pas différentiable en x0 . Il en résulte (q  1) que p < n et q = n− p. Nous avons ∇ f l = l(∇ f )l et ||gl ||r = l−n/r ||g||r . Ainsi  1  posant −1/t m+1 (m+1) j est de classe C pour t > 0.q ||∇ f || p . s  1. Nous avons pour tout t > 0. Mais pour tout polynôme Q. n ) à f s .3.3. R). Ainsi si (I p.q ll−n/ p ||∇ f || p . ∀r  1 car   1 r r |g(y)|r dy |g(lx)| d x = n ||gl ||r = l n n R R après changement de variable y = lx.        1 1 −1/t 1 1 −1/t  (m+1) j e e − Pm = Pm+1 (t) = 2 Pm t t t t pourvu que nous prenions Pm+1 (X ) = X 2 (Pm (X ) − Pm (X )).  0 || = 0 pour ||x − x0 ||  R et w(x) = nous considérons w(x) = r ||x−x R   2 R pour ||x − x0 ||  R. étant donné une boule arbitraire ||x − x0 ||  R.  C1.q ) a lieu alors l−n/q || f ||q  C p. 5. n−1 s−1 n ||s f n || f s || n−1 ∇ f ||1 . Nous avons ∇( f s ) = s f s−1 ∇ f et donc Appliquons alors (I1. son support étant B(x0 . considérons la fonction f l : x → f (lx). n−1 . || f ||q = 0 et cette inégalité n’est possible pour tout l > 0 que si np l’exposant de l est zéro : q1 − 1p = n1 . d’où l−(1+ q − p ) || f ||q  C p. j(m+1) (t) = 0. Ainsi w est bien de classe C ∞ .2. l’application x → ||x − x0 ||2 elle est de classe C ∞ (application polynomiale). g2 ∈ D :     Rn   g1 g2 d x   ||g1 || p ||g2 || p . ∞[ avec p p  = p−1 nous avons pour toutes fonctions g1 . nous obtenons que Par ailleurs pour t < 0. Pour f ∈ D quelconque. n n Ainsi pour f = 0. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ∀l > 0. limt→0+ Q( 1t )e−1/t = 0 et par conséquent lim j(m+1) (t) = 0.3. Commençons par rappeler l’inégalité de Hölder suivante : ∀ p ∈ ]1. 5. et j (t) = Pm+1 t e Dans le cas n quelconque.

On a aussi | f | = (( f ´.     +∞  ∂ f ∂ f      ds. y)|  +∞ −∞   ∂ f     ∂ y (x. En reprenant la preuve avec f ´.  (x.s au lieu de f s . C1. y)d xd y   d xd y 2  ∂ y  d xd y  R R2 R2 ∂x  Alors 2 +∞ .q ) s’obtient à la limite ´ → 0. appartient à D. Avec ce choix nous trouvons s−1 n || f || f ||qs  sC1.4.3. On se place dans n = 2 et on veut montrer (I1. il faut prendre s n−1 = que (n−1) p n− p qui est bien supérieur à 1. elle. y) dt f (x.q = . n−1 p n−p c’est-à-dire que (I p. f s ∈ D. y)      −∞ ∂ y −∞ ∂x et par application du théorème de Fubini. D’où (n − 1) p n ||∇ f || .2 ||∇ f ||1 . 5. s) ds. on vérifie sans peine que l’inégalité (I p. qui. n−1 (s−1) p ||∇ f || p .2 ) : || f ||2  C1.74 3 • Solutions détaillées et méthodes n = || f ||s sn et donc si nous voulons faire apparaître || f ||q avec q = Mais || f s || n−1 np n− p .q ) a lieu avec C p. C1. y) | f (x. On prend alors f ´. n−1 ∇ f ||1 . (t. y) = −∞ ∂x (t. y)|    −∞ ∂x  De même | f (x. Ainsi s−1 n || f || || f ||qs  sC1.s ≡ ( f 2 + ´2 )s/2 − ´s . s) (t.        ∂ f  ∂ f  2     f (x.s + ´s )2/s − ´2 )1/2 . n−1 n−p n−p Cette preuve n’est pas tout à fait rigoureuse car pour s non entier. il vient : || f s−1 ∇ f ||1  || f s−1 || p ||∇ f || p avec p  = p p−1 . s  1. Mais grâce à l’inégalité de Hölder . Mais (s − 1) p  =  (n−1) p n− p  −1 p p−1 || f ||q  np n− p = = q. y)dt (cette intégrale porte sur un segment compact puisque f est à support compact) nous avons   +∞  ∂ f    dt.q = np (n − 1) p n .  x le cas ∂f Puisque f (x.

. . si nous notons :   +∞  ∂ f    f i (xˇi ) =  ∂xi (x1 .|| f n ||n−1 .... Montrons maintenant I1..6. xi−1 . nous définissons f˜ ∈ Dn par la formule  f˜(x) = f 1 (xˇ1 ) f 2 (xˇ2 )...2 ) a lieu avec C1..... t. Ainsi pour f i ∈ Dn−1 .q ). xi+1 . .3. xn ) ∈ Rn−1 . n. La démonstration de I1. xi+1 .2 = 1/2. Nous avons vu que le cas n = 1 était exclu par (I p.. et (I1. .5.3 • Solutions détaillées et méthodes par conséquent 75     ∂ f  ∂ f      2|| f ||2   ∂x  +  ∂ y  d xd y = ||∇ f ||1 .. Pour cela nous notons pour x ∈ Rn . .. On montre alors à l’aide de l’inégalité de Hölder (faire un raisonnement par récurrence) que pour n  2 : || f˜||1  || f 1 ||n−1 || f 2 ||n−1 .. . xˇi = (x1 ..... f n (xˇn ). xn ) dt. Toutefois puisque  y f  (t)dt f (y) − f (x) = x . n−1 1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit d’où  n " " n−1 " " "f" n = n−1 n Rn  | f (x)| n−1 d x  Rn n  1/(n−1) fj (xˇ j )d x j=1 n 1/(n−1) = (par le théorème de Fubini) (d’après ())  j=1  f j 1 " n " " ∂ f "1/(n−1) . −∞ nous avons | f (x1 .. xn )|  f i (xˇi ) et donc | f (x)|n  f 1 (xˇ1 ). et (I1.. n−1 nous venons de faire dans le cas n = 2. .. n−1 5. f n (xˇn ). R2 √ (on a utilisé que 2 ab  a + b).   n pour n  2. x ∈ Rn .. xi−1 . n−1 () Soit f ∈ D. x2 .   n dans le cas n  3 est similaire à celle que 5.. = j=1 " ∂x j " 1 Ainsi f n n n−1 " n "  "∂f " n " "  " ∂x j "  ∇ f 1 1 j=1 n n ) est montrée avec C = 1. i = 1.3.

On se place dans le cas n = 3. Leur usage est très fréquent dans la théorie des équations aux dérivées partielles de la physique mathématique. f (x) = 0 pour |x|  R}. Par ailleurs nous avons l’inégalité 1/2 1/2 (2) || f ||3  || f ||2 || f ||6 qui se montre en appliquant deux fois l’inégalité de Cauchy-Schwarz : puis || f ||33  || f ||2 || f ||24 (écrire f 3 = f . .6 ) nous avons (1) || f ||6  C2. 3/2 3 || f ||33  C2. Ceci achève la preuve du théorème. Sobolev Spaces. Par conséquent si l’on considère au lieu de D.6 ||∇ f ||2 . Théorème. à titre d’illustration. Puisque || f ||2 = 1. La fonction f → ||∇ f ||22 − || f ||33 est minorée sur l’ensemble des f ∈ D tels que || f ||2 = 1. nous avons par (1) et (2). nous avons ∀ f ∈ DR sup | f (y)|  2R|| f  ||1 .6 ||∇ f ||2 . f 2 ). || f ||44  || f ||2 || f ||36 (écrire f 4 = f . paru chez Academic Press. Le membre de droite de cette inégalité est minorée car il en est de même pour la 3 fonction de R+ dans R : x → x 2 − C2. et donc 3/2 3 ||∇ f ||22 − || f ||33  ||∇ f ||22 − C2. Adams.76 3 • Solutions détaillées et méthodes nous voyons par exemple que sup | f (y)|  2R|| f  ||1 y∈R si 2R est la longueur du support de f . C’est-à-dire que la constante qui apparaît dans cette inégalité dépend de f . le sous ensemble D R = { f ∈ D. Démonstration.q ) démontrées dans ce problème portent le nom d’inégalités de Sobolev.q ). y∈R Commentaires Les inégalités (I p.6 x 3/2 . une conséquence d’une des inégalités (I p. D’après l’inégalité (I2. L’ouvrage de référence sur le sujet est le livre de R.6 ne dépend pas de f . Donnons.A.6 ||∇ f ||2 où C2. f 3 ).

2. Nous avons alors : ∀n..3 • Solutions détaillées et méthodes 77 Corrigé 6 6. k=0 u k   1 et en passant à la limite K dans cette somme finie. Supposons que nous ayons construit pour tout k  n. Puisque lasuite (ln ) est décroissante.◦w0 ) u ck k ( p) converge vers vk ∈ [−1. 1].. il vient k=0 |vk |2  1. . ◦ w◦ )(n).. Nous avons  ∞ 2 n n n=0 ln u n < ∞ et si nous désignons par (v ) la suite dans E définie par vk = u k si n n n  k et vk = 0 si n  k + 1 .3. nous pouvons en extraire une sous-suite (u n+1 ) p∈N telle que (u cn+1 ) converge vers vn+1 ∈ [−1. Montrons tout d’abord que  K  w(n) 2 v = (vk )k∈N ∈ K . Ainsi ln u 2n  l0 u 2n ∞ et si (u n ) ∈ E.3. Ainsi (u n )n∈N ∈ F alors que (u n )n∈N ∈ E.3. La suite (u 0p ) p∈N est donc bornée et nous pouvons en extraire une sous-suite (u w0 0 ( p) ) p∈N qui converge vers v0 ∈ [−1. Nous l’utilisons pour construire la suite (dite sous-suite diagonale) w : N → N par w(n) = cn (n) = (wn ◦ wn−1 ◦ . E n’est pas un sous-espace vectoriel fermé de F.. Soit alors n p le plus petit entier pour lequel ln p  2− p . des applications wk : N → N strictement croissantes et telles que k ( p) (ck = wk ◦wk−1 ◦.. 6. n=0 ln u 2n < ∞ c’est-à-dire que E ⊂ F. 1].1. u w(n) k n tend vers l’infini et que w est strictement croissante. k=n+1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Ainsi E est dense dans F et puisque E = F. ln  l0 pour tout n. Nous avons : ∀K  0.3. Ceci établi que v ∈ E et v ∈ K . n=0 (u np )2  1. Montrons que E est dense dans F. p)∈N2 tel que ∀ p. p p |u n |  1. Ainsi par récurrence nous disposons de la famille infinie (wk )k∈N . 1]. Soit (u np )(n. Soit u = (u n )n∈N ∈ F. nous avons bien v ∈ E et ||u − vn ||2F = ∞ lk u 2k qui tend vers zéro. converge vers vk lorsque On vérifie alors sans peine que pour tout k ∈ N. La suite (u cn+1 ) p∈N étant cn (wn+1 ( p)) n+1 ( p) bornée. ∞ 6. La suite p → n p est alors strictement croissante et si nous prenons u n = 1 si n est l’un des n p et 0 sinon nous avons N ln u 2n  n=0 ∞ 2− p = 1 < ∞ p=0 alors que (u n ) ne tend pas vers zéro.

Corrigé 7 7. la fonction y → k(x − y) f (y) est continue sur R. ||u − v|| F  ´. l’application x → (K f )(x) est continue et ainsi (K f ) ∈ E. il existe K ´ tel que l K ´ +1  ´/2. Nous pouvons aussi justifier cette continuité en faisant appel au théorème de convergence dominée de Lebesgue car |k(x − y) f (y)|  ||k||∞ || f ||∞ < ∞ et (x. ||K f ||  M|| f ||. 2p]) de R. puisque la fonction (x. 2p] et (K f )(x) a bien un sens. Ceci montre la compacité de K dans F : de toute suite de K nous avons pu extraire une sous-suite convergente dans K . À x fixé. pour montrer qu’il est continu sur E. de E dans F est continue pour la topologie induite par F (ce qui est plus fort qu’être continue pour la topologie de E) nous serons assurés que f possède un maximum et un minimum sur K.3. Ce problème montre que pour la topologie induite par F sur E c’est un compact : en affaiblissant la topologie on en fait un compact. l’ensemble K bien que fermé et borné dans E n’est pas un compact de E. f . . ||u w(n) − v||2F = = ∞ k=0 K lk |u w(n) − vk |2 k k=0  K ∞ lk |u w(n) − vk |2 + k lk |u w(n) − vk |2 k k=K +1 lk |u w(n) − vk |2 + 2l K +1 . Commentaires Comme nous l’avons largement évoqué aux pages 58 et 61. y) → k(x − y) f (y) est continue sur R2 . k w(n) 2 Ainsi pour n  n ´ . Elle est donc intégrable sur le compact [0.78 3 • Solutions détaillées et méthodes Étudions alors ||u w(n) − v|| F : pour tout K  0. Ainsi si une application. y) → k(x − y) f (y) est continue sur R2 . Mais  0 et donc M = √ 2p||k||∞ convient. puisque limn→∞ ln = 0. k k=0 Étant donné  ´ > 0.1. 2p | f (y)|dy  |(K f )(x)|  ||k||∞ √ 2p||k||∞ || f ||. étant donné que nous intégrons sur un compact fixe ([0. Par ailleurs. La K´ somme finie k=0 lk |u w(n) − vk |2 tend vers zéro lorsque n → ∞ et donc il existe n ´ kK ´ tel que pour n  n ´ : k=0 lk |u w(n) − vk |2  ´/2. d’après le théorème de dépendance continue des intégrales par rapport à un paramètre. L’opérateur K étant linéaire. il suffit de prouver qu’il existe une constante M telle que pour tout f ∈ E.

3. D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz.2.3 • Solutions détaillées et méthodes 79 7.   .

Nous avons (K f )n ≡  2p 0 (K f )(x)e−inx d x  2p .  2p 0 k 2 (x − y)dy = ||k||2 par conséquent |(K f )(x)|  ||k|||| f ||.3.   0  0 Or k étant 2p-périodique. Il en résulte que ||K f ||  √ 2p||k|||| f || et ainsi ||K ||L(E)  7.3. 1/2  2p  2p   2 k(x − y) f (y)dy   k (x − y)dy || f ||.

 0 k(x − y) f (y)dy e−inx d x k(x − y)e−inx d x f (y)dy 0 2p .

.  2p 7. = 0 2p =  √ 2p||k||.. ◦ wn )( p)) p∈N converge dans C vers gn . Par la relation de Bessel nous avons n∈Z | f n ( p)|2 = 2p|| f ( p)||2  C ≡ 2p sup || f ( p)||2 . Mais 0  2p cette dernière intégrale vaut kn ≡ 0 k(z)e−inz dz puisque la fonction intégrée est 2p-périodique. p0 Ainsi la suite ( f 0 ( p)) p∈N est bornée dans C. Si nous pensons aux fonctions x → e−inx comme à une base de E (bien qu’il n’en soit rien) nous voyons que la « matrice » de K dans cette « base » est diagonale et a pour termes diagonaux les (kn )n∈Z . Faisons alors le changement de variable x = y + z dans l’intégrale comportant k :  2p−z  2p  2p−z k(x − y)e−inx d x = −z k(z)e−in(y+z) dz = e−iny −z k(z)e−inz dz. Soit f n ( p) = 0 f ( p)e−inx d x. strictement croissante et telle que ( f ((w0 ◦ w1 ◦ . Ainsi  2p (K f )n = kn f (y)e−iny dy = kn f n ..4. Nous pouvons alors en extraire une soussuite ( f 0 (w0 ( p)) p∈N qui converge dans C vers g0 . 2p 0 d’après le théorème de Fubini. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 0 En dimension finie. La suite ( f 1 (w0 ( p)) p∈N est à son tour bornée dans C. Nous répétons ensuite cette construction par récurrence pour disposer de wn : N → N. un opérateur linéaire A peut être représenté sur une base par une matrice A.3. soit w1 : N → N strictement croissante et telle que ( f 1 ((w0 ◦ w1 )( p)) p∈N converge dans C vers g1 .

.80 3 • Solutions détaillées et méthodes Observons alors que la suite diagonale c : c( p) = (w0 ◦ . est convergente. Mais alors quel que soit N  0. Par conséquent la série  n∈Z |gn |2 Montrons alors que  (i) g(x) ≡ n∈Z kn gn einx est un élément de E et que (ii) lim p→+∞ ||(K f ( p)) − g|| = 0. pour p  n  0. où l’on a posé g−n = g n .. En effet. Le cas n  0 est alors immédiat par conjugaison. ◦ w p )( p) est une suite d’éléments de N strictement croissante.. ◦ wn et par conséquent ( f n (c( p)) p∈N converge vers gn . D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Par ailleurs. |n|N |n|N  |n|N |gn |2  C.2p] |kn ||gn |  |n|N . ∀N  0. 2 lim | f n (c( p))| = |gn |2 p→+∞ ce qui prouve que. |n|N   sup kn gn einx  = x∈[0.. c est une suite extraite de w0 ◦ . pour tout n ∈ Z lim p→+∞ f n (c( p)) = gn .

|kn |2 1/2 .

Il en résulte alors avec () que pour p  p´ . n 1/2 |gn |2 n √ C||k|| < ∞. Par ailleurs d’après l’identité de Bessel : ||(K f )( p) − g||2 = |kn ( f n ( p) − gn )|2 (∗) n∈Z (on a utilisé que (K f )n ( p) = kn f n ( p)). Ainsi g défini par (i) est un élément de E. Soit alors N  0. |n|N´ |kn ( f n (c( p))) − gn |2 tend vers zéro lorsque p → +∞. . il existe N´ tel que  nous ´ > 2C |n|N´ +1 |kn |2  ´/2. |n|N +1 |n|N +1  Donnons 0. 2p]. R) qui est complet pour la norme de la convergence uniforme. il vient |kn ( f n ( p) − gn )|2  2C |kn |2 . puisque 2p n∈Z |kn |2 = ||k||2 < ∞. ||(K f )(c( p)) − g||2  ´.   et par conséquent la série de fonctions kn gn einx est normalement convergente dans C([0. Étant donné que f n (c( p)) converge vers gn lorsque  p → +∞. il peut donc être rendu inférieur à ´/2 pour p  p´ . puisque | f n ( p)|2  C et |gn |2  C.

v ∈ V }. Ker (L − lI d) est de dimension finie. K ) = inf{||u − v||.3.5. 7. Soit ( f ( p)) p∈N une suite bornée d’éléments de Ker (L−lI d) : L f ( p) = l f ( p). Prenons alors n  0. est dit compact s’il transforme tout borné de E en un ensemble d’adhérence compacte dans F. Soit alors w : N → N. strictement croissante et telle que ((L f )(w( p)) p∈N soit convergente.  d(u.3. b = u − vn+ p .4. 2 vn+ p +vn || 2 . il existe vn ∈ K tel que ||u − vn ||2  d(u − k)2 + 1/(n + 1). d’un espace vectoriel normé E dans un espace vectoriel normé F. Puisque l = 0. voir les commentaires du problème 1 page 61. Il vient ||vn+ p − vn ||2 = 2(||u − vn ||2 + ||u − vn+ p ||2 ) − 4||u − Mais puisque K est convexe.3 • Solutions détaillées et méthodes 81 7. ( f (w( p))) p∈N est convergente. En effet si E est de dimension finie.1. Pour tout n ∈ N. K ). p  0 et a = u − vn . © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Corrigé 8 8.6. 0 |gn |2 = 0 = p. Si l’on pouvait extraire de cette suite une sous-suite convergente : lim p→∞ || f (c( p)) − g|| = 0.3. Par définition un opérateur linéaire l. D’après le numéro 7.3. Il en résulte que la boule unité de Ker (L − lI d) est compacte et par conséquent d’après le théorème de Riesz. il en est bien ainsi. vn +vn+ p 2 ∈ K par conséquent ||u − vn + vn+ p 2 || . alors ||g|| = lim || f (c( p))|| = p→+∞ Ceci est absurde car ||g||2 = √  p et  n∈Z gn = lim p→+∞ 2p (cos px)e−inx = 0. Commentaires L’objet de ce problème est de mettre en évidence que l’opérateur de convolution K est un opérateur compact sur E. l(E) est un sous-espace de F de dimension finie et puisque tout opérateur linéaire sur E est continu. B. de E est borné dans l(E) qui est de dimension finie par conséquent l(B) est d’adhérence compacte dans F. Cette notion d’opérateur linéaire compact n’a d’intérêt que lorsque E est de dimension infinie. Montrons que la suite (vn )n∈N est de Cauchy dans V . Dans le cas L ≡ 0 (qui vérifie automatiquement la propriété) nous avons Ker L = E. Soit d(u. elle est donc bornée. l’image d’un borné. Le point de départ est l’identité du parallélogramme : ||a − b||2 + ||a + b||2 = 2(||a||2 + ||b||2 ) quels que soient a et b dans V . La suite de fonctions ( f ( p) : x → cos px) p∈N vérifie || f ( p)||2 = p.

Si (( f . v)) = 0. prenant v = f 1 − f 2 nous avons || f 1 − f 2 ||2 = 0 soit f 1 = f 2 . Si l = 0. K )2 .3. il existe w ∈ V tel que w ∈ M. v) = ((Au. Soit alors v ∈ V arbitraire. v)) pour tous v. ∀v ∈ V et de même puisque ∀u ∈ V . v − u) s’écrit (( f − Au.3.82 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi ||vn+ p − vn ||2  2(2d(u. ||v||  1} ≡ ||a|| < ∞ assure que A est continue et que ||A||L(V )  ||a|| < ∞. C’est-à-dire que la fonction t → ||w − PM w + tm||2 atteint son minimum en t = 0 or dtd ||w − PM w + tm||2|t=0 = 2((w − PM w. L’application a étant bilinéaire. K ) alors vn définie par v2 p = w1 et v2 p+1 = w2 vérifie ||u − vn ||2  d(u. il reste à s’assurer que d(u. Cette majoration montre que la suite (vn ) est de Cauchy dans V qui est complet : elle converge donc vers un élément v de V . En effet quel que soit t ∈ R. l(z) = 0 car sinon on aurait z ∈ M ∩ M ⊥ . v)) pour tout v ∈ V par conséquent f = 0 convient. ∀t ∈ R. Mais puisque vn ∈ K et que K est fermé. Ainsi z = w − PM w = 0 et z ∈ M ⊥ . . 8. ||u||  1. Mais alors par définition de PM w. Il en résulte que ((z. puisque z = 0. l(x) = 0} est convexe (par linéarité de l) et fermé (par continuité de l).2. ((z. Puisque l = 0. K )2 + et alors 1 1 ) − 4d(u. 8. . v)) = l(z) ||z|| et donc f = ||z||2 z convient. v)). a(u. m)) = 0. l’unicité de Au assure que A est linéaire. ||w − PM w||  ||w − PM w + tm||. Dans ce cas M = K erl ≡ {x ∈ V . Ainsi l(v − u)  a(u. Le fait que a soit continue i. PM w − tm ∈ M pour tout m ∈ M. ∀v ∈ K .) ∈ V  . m)) et donc ((w − PM w. K )2 + 1/(n + 1).e. Quant à l’unicité. v). v)) = (( f 2 . Considérons alors le cas l = 0. ∃!Au ∈ V tel que a(u. si f 1 et f 2 sont tels que l(v) = (( f 1 . Nous avons alors z = w− PM w = 0 et ∀m ∈ M. Si w1 et w2 sont tels que ||u − w1 || = ||u − w2 || = d(u. v ∈ K . v)). D’après ce qui précède (vn ) est convergente et donc w1 = w2 . + n+1 n+ p+1 ||vn+ p − vn ||2  1/(n + 1).3. v − u))  0. ∀v ∈ V . ∀v ∈ V alors (( f . m)) = 0. Pour que l’on puisse noter v = PK u. nous avons l(v) = ((0. Soit donc f telle que l(v) = (( f . sup{a(u. f )) = 0 et donc f = 0. K ) est atteint en un seul point de K . Nous pouvons écrire v= l(v) l(v) z z+v− l(z) l(z) l(z) l(v) 2 et v − l(v) l(z) z ∈ M.

∀v ∈ K . v − u)) + t 2 ||v − u||2  0 et après division par t. ∀v ∈ K . Soit alors z ≡ u + r( f − Au). v − u))  0. u = PK z vérifie ((z − u. (z 2 − PK (z 2 ). PK (z 1 ) − PK (z 2 ))  0. Par conséquent u sera solution de () si et seulement si u = T u pour une valeur de r > 0. Montrons que réciproquement pour tout z ∈ V . soit ||z − u||  ||z − u − t(v − u)||. on obtient (1) à la limite t → 0. r(( f − Au. v − u))  0. Pour le voir. v − u))2 + ||v − u||2 ||z − v||2 + 2((z − u. (1) En effet w = (1−t)u +tv. 1]. appartient à K et donc ||z −u||  ||z −w||. u = PK (u + r( f − Au)) ou encore u est point fixe de l’application T : V → V définie par T u = PK (u + r( f − Au)). ∀v ∈ K . Pour cela nous formons T u 1 − T u 2 = PK (u 1 + r( f − Au 1 )) − PK (u 2 + r( f − Au 2 )). v − u))  0. ∀r > 0. (2) . ∀v ∈ K . Nous allons donc choisir r de sorte que l’application T soit contractante.3 • Solutions détaillées et méthodes 83 par conséquent. PK est 1−Lipschitzienne : ||PK (z 1 ) − PK (z 2 )||  ||z 1 − z 2 ||. l’inégalité précédente s’écrit ((z − u. pour t ∈ ]0. Bien que PK ne soit pas linéaire en général. PK (z 2 ) − PK (z 1 ))  0. il suffit d’additionner les inégalités de type (1) : (z 1 − PK (z 1 ). Calculons alors ||z − u||2 : ||z − u||2 = = =  ||z − v + v − u||2 ||z − v||2 + 2((z − v. Il en résulte que © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit −2t((z − u. v − u))2 − ||v − u||2 ||z − v||2 . Ainsi u = PK z c’est-à-dire que si u est solution de ().

Dans cet exemple :  V = {v : [0.3. Ainsi ||T u 1 − T u 2 ||  ||u 1 + r( f − Au 1 ) − (u 2 + r( f − Au 2 ))|| soit ||T u 1 − T u 2 ||  ||u 1 − u 2 − r A(u 1 − u 2 )||2 = ||u 1 − u 2 ||2 − 2ra(u 1 − u 2 .3. l’application T possède un unique point fixe u ∈ V (rappelons que V est complet). Il n’est nulle part supposé dans ce problème que V est de dimension infinie toutefois le théorème en question tire son intérêt du cas de la dimension infinie. ici. Il en résulte que ||T u 1 − T u 2 ||2  k||u 1 − u 2 ||2 avec k = 1 − 2ra + r2 ||a||2 . w) = 0 1 (bv(x)w(x) + v  (x)w (x))d x . u 1 − u 2 ) + r2 ||A(u 1 − u 2 )||2 .3) dont nous allons donner une application à la théorie des équations aux dérivées partielles un peu plus bas. En effet dans le cas de la dimension infinie. muni du produit scalaire (v 2 (x) + v 2 (x))d x < ∞} 0  1 ((v.  ||z 1 − z 2 ||||PK (z 1 ) − PK (z 2 )||. d’où (2) résulte. comme nous l’avons mentionné à la page 4. permettre de montrer l’existence d’un minimum. notamment lorsque l’espace V est un ensemble de fonctions. 0 a(v. w)) = nous prenons 1  (v(x)w(x) + v  (x)w (x))d x. il n’y a aucune raison a priori pour que la distance de u ∈ V à K soit atteinte (K n’est pas forcément localement compact). Puisque a > 0.1. PK (z 1 ) − PK (z 2 )). si K est un convexe fermé non vide inclus dans V . Ainsi. pour r assez petit 0 < k < 1 et avec r ainsi choisi. Toutefois si K est complet (il en sera ainsi lorsque V est complet) cette distance est forcément atteinte : c’est justement l’objet du numéro 8. 1] → R. Commentaires L’objet de ce problème est la preuve du théorème de Lax-Milgram-Stampacchia (numéro 8.84 3 • Solutions détaillées et méthodes pour obtenir que ||PK (z 1 ) − PK (z 2 )||2  (z 1 − z 2 . Donnons maintenant une illustration de l’usage que l’on peut faire du théorème de Lax-Milgram-Stampacchia. la convexité peut remplacer la compacité pour.

R) du produit scalaire  1 (( f . u(0)u  (0) = u(1)u  (1) = 0. Soient u 1 et u 2 tels que ∀v ∈ H . v)). v)) = ((u 1 . nous avons (« Lemme de Lebesgue ») limn→+∞ 0 sin ntv(t)dt = 0 = ((0. vérifie : −u  (x) + bv(x) = f (x) pour x ∈ ]0. v)) = ((u 2 . 1[. Étant donné v ∈ H . Corrigé 9 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 9. Il s’agit du volume VI. g)) = f (t)g(t)dt 0 qui en fait un espace préhilbertien. u  (1)  0. Considérons alors la suite de fonctions u n : u n (t)  1 = sin nt. 9.||v||. il vient ||u 1 − u 2 ||2 = 0 et donc u 1 = u 2 . qui est un problème (très) simplifié qui se rencontre en élasticité avec contraintes unilatérales (problème de Signorini). Ceci demanderait l’usage de la théorie de l’intégration de Lebesgue et quelques rudiments de dérivation au sens des distributions. u(1)  0. théorie et application qui est paru chez Dunod. v(0)  0 et v(1)  0}.1. 9. Dans ces conditions la solution u de () au numéro 8.3.3. v))|  ||u n − u||. 0 Le convexe K est 85 1 0 f (x)v(x)d x avec f : [0. n→∞ Prenons alors v = u 1 − u 2 . u  (0)  0.3. . Nous n’avons pas clairement précisé la nature de l’espace V (en particulier les fonctions de v ne sont pas en général dérivable).3. 1]. v)). D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz : |((u n − u.3 • Solutions détaillées et méthodes où b > 0 est donné et l(v) = 1 2 f (x)d x < ∞. Analyse fonctionnelle. Le lecteur intéressé pourra se reporter au chapitre de l’Encyclopedia of physics écrit par Fichera : Existence theorems in boundary value problems of elasticity with unilateral constraints dont l’éditeur scientifique est Flügge et l’éditeur commercial Springer-Verlag. Munissons l’espace H = C([0.1. lim ((u n .2.a/2 : Mechanics of solids II.3. L’assertion en découle. 1] → R vérifiant K = {v ∈ V . u(0)  0. Nous renvoyons le lecteur à l’ouvrage de Brézis.

9. v))|  ||w||. u)) = 0 et donc lim ||u n − u||2 = 0. il existe alors w ∈ H et une sous-suite wc(n) tels que lim ((wc(n) .||v|| et 4 4/3 par ailleurs pour tous x et y positifs. 6 Montrons que (wn ) est bornée : w(wn )  ||wn ||2 ||v||6 − 4 4 et donc ||wn ||2  ||v||6 + 4w(wn ).3.5. elle est bornée et ainsi (wn ) est bornée. D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz nous avons |((w. Soit alors (wn ) une suite miniPar conséquent I ≡ infw∈h w(w)  − ||v|| 4 misante pour w. Partant de l’identité ((u n − u.86 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi (u n ) vérifie (F) avec u = 0. 9. |||u n || − ||u|||  ||u n − u|| et donc lim ||u n || = ||u||.3. Si (u n ) converge vers u alors d’après l’inégalité triangulaire. v))3/2  ||w||2 ||v||6 . c’est-à-dire que limn→∞ w(wn ) = I (de telles suite existent. D’après l’identité qui précède. à y fixé. u)).3. Ainsi |((w. Puisque (w(wn )) est convergente.6. u n − u)) = ||u n ||2 − ||u||2 − 2((u n − u. Mais ||u n ||2 = 1/2 et donc ||u n − 0|| ne tend pas vers zéro. supposons que (u n ) vérifie (F) et que limn→∞ ||u n || = ||u||. v))|3/2  ||w||3/2 ||v||3/2  3||w||2 ||v||6 + 4 4 en prenant x = ||w||3/2 et y = ||v||3/2 . ||u n ||2 − ||u||2 − 2((u n − u.4. v)) = ((w. n→∞ 9. il suffit par exemple de prendre wn tel que I  w(wn )  I + 1/(n + 1)). Il en résulte donc l 2 − ||u||2  0. v)) n→∞ . x y  3x4 + y4 (cette inégalité d’Young s’obtient 4/3 aisément en étudiant la fonction. u))  0. − 4 4 > −∞. x → x y − 3x4 ). Par hypothèse. Mais l  0 et donc l  ||u||. Il en résulte que w(w) ≡ ||w||2 − ((w. limn→∞ ((u n − u. nous voyons que (u n ) vérifiant (F). n→∞ Réciproquement.

2 Montrons que ∀v = (vn )n∈N ∈ l 2 .. 2 9. La suite (u 0 ( p)) p∈N est bornée dans R. Nous observons que pout tout N  0. lim p→+∞ u n (c( p)) = ln car pour p  n..7. ◦ w p )( p) est une suite d’entiers naturels strictement croissante.. qui est bornée : ∃C tel que pour tout p ∈ N. strictement croissante et telle que (u n ((w0 ◦ . v))|3/2 = w(w).. v))|3/2 a pour limite : l 2 − |((w. l  ||w|| et nous avons : w(wc(n) ) = ||wc(n) ||2 − |((wc(n) . u n ( p)vn   C ⎝  nN +1  nN +1 . nous pouvons en extraire une soussuite encore notée (||wc(n) ||) qui converge vers une limite l ∈ R. Il en résulte que pour tout N  0. n=0 |ln |  C et donc l = (ln )n∈N appartient à l 2 . nous avons ∞ ∞ lim u n ( p)vn = ln vn p→∞ n=0 n=0 qui est la propriété cherchée. v))|3/2  ||w||2 − |((w.3. ◦ wn )( p))) p∈N converge dans R vers ln ..3 • Solutions détaillées et méthodes 87 et de plus la suite (||wc(n) ||) étant bornée dans R. La suite diagonale c : c( p) = (w0 ◦ . ◦ wn )( p)) pn . Nous répétons ensuite cette construction par récurrence pour disposer de wn : N → N. 2 ⎛  ⎞⎛ ⎞      u n ( p)vn   ⎝ |u n ( p)|2 ⎠ ⎝ |vn |2 ⎠   nN +1 nN +1 nN +1 et par conséquent   ⎛ ⎞1/2     √  |vn |2 ⎠ . elle a pour limite I par conséquent w(w) = I et donc w atteint son infimum. Soit (u( p)) p∈N une suite  d’éléments2 de l . (c( p)) pn est une suite extraite de ((w0 ◦ . Mais la suite (w(wc(n) )) étant extraite de (w(wn )). Nous avons : pour tout n ∈ N. La suite (u 1 ((w0 ◦ w1 )( p)) p∈N converge dans R vers l1 . lim p→+∞ © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ainsi N n=0 N |u n (c( p))| = n=0 2 N |ln |2 . D’après les questions précédentes. Nous pouvons alors en extraire une sous-suite (u 0 (w0 ( p))) p∈N qui converge dans R vers une limite l0 . u( p) = (u n ( p))n∈N . n∈N |u n ( p)|  C..

88 3 • Solutions détaillées et méthodes De la même manière   1/2 .

puisque n=0 |vn |2 < ∞.    √   |vn |2 . il existe N´ tel que C  1/2 2 |v |  ´/4. n nN´ +1 Écrivons alors () ∞ N´ (u n ( p) − ln )vn = (u n ( p) − ln )vn + (u n ( p) − ln )vn n=0 n=0 nN´ +1 Puisque lim p→+∞ u n (c( p)) = ln . nous pouvons trouver p´ tel que pour p  p´ : ||v|| . ln vn   C   nN +1 n=N +1 √ ∞ Soit alors ´ > 0.

n=0 Ainsi revenant à () et en utilisant que N  1/2 .N ´ 1/2 |u n (c( p) − ln | 2  ´/3.

Commentaires L’objet de ce problème est l’étude de quelques propriétés de la convergence faible dans un espace de Hilbert.N ´ ´     2 |u n (c( p) − ln | .2. ces deux notions sont toujours distinctes. Il est particulier possible de montrer que dans ce cas.   n=0 qui est la propriété recherchée. et sur un espace de dimension finie ces deux notions coïncident (le vérifier). Cette notion de convergence est plus faible que la convergence en norme comme le montre le numéro 9. cette notion de convergence ne peut jamais correspondre à la convergence pour une norme quelle qu’elle soit.  (u n (c( p) − ln )vn   ||v||   n=0 n=0 nous obtenons que pour p  p´ :  ∞      (u n (c( p)) − ln )vn   ´ .3. Toutefois sur un espace de dimension infinie. on dit qu’elle converge faiblement vers u. . Plus précisément lorsque la suite (u n )n∈N vérifie (F).

1]. Analyse. Plus précisément on a le résultat général suivant sur un espace de Hilbert H . Schwartz. Soit w : H → R une application convexe.2.3. Nous avons p0 ∈ P0 et donc p0 ∈ R. Mais en utilisant q = pn − qn dans (ii). continue pour la convergence faible au vu du numéro 9. f 2 (x)w(x) = 0.1. 10. ceci s’avère suffisant pour montrer que la fonction w → ||w||2 − |((w.1.5. le minimum de la fonction w → ||w||2 − |((w. v))|3/2 peut se 81 ||w||6 et qu’il traiter entièrement « à la main ». Soient ( pn )n∈N et (qn )n∈N deux suites vérifiant (i) et (ii).).3. w(x) > 0. f )) = −1 f 2 (x)w(x)d x = 0.3. 1]. f (x) = 0.1. Comme cela est montré au numéro 9. a ∈ R. 1].6. c’est-à-dire que w(uu + (1 − u)v)  u(w(u) + (1 − u)w(v). On trouve que ce minimum vaut − 256 9 2 est atteint pour w = ± 16 ||v|| v.3. l’hypothèse de la question 9.3 • Solutions détaillées et méthodes 89 Par contre .. Le polynôme pn −qn est le degré au plus n − 1 : pn − qn ∈ Pn−1 grâce à (i).5. ∀u. c’est le fait que l’application w → ||w|| est convexe qui a permis de montrer le résultat du numéro 9. En d’autres termes si on a affaire à un espace préhilbertien complet. En effet. Pour le montrer on pourra utiliser par exemple la technique du calcul des variations exposée au cours des commentaires au problème 22 page 121 ou encore l’inégalité d’Young du numéro 9.6. . elle est donc nulle : ∀x ∈ [−1. Ainsi f = 0. Soit f ∈ E tel que (( f . est à but pédagogique : il s’agit de montrer en situation sur un exemple très simple comment la convexité permet de passer à la limite en présence d’une fonction discontinue (l’application w → ||w|| n’est pas. Nous renvoyons au livre de L.et c’est ce que l’on montre directement à la main dans un cas particulier au numéro 9. Là encore (comme dans le problème précédent) c’est une propriété de convexité qui a permis ce résultat. topologie générale et analyse fonctionnelle paru chez Hermann pour plus d’éléments sur ce sujet. pn − qn )) = 0 et ((qn . Puisque ∀x ∈ [−1.3. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit En fait l’étude du numéro 9.de toute suite bornée dans un espace de Hilbert. pn − qn )) = 0 d’où pn = q n .. Proposition. v))|3/2 atteint son minimum.6.3.3. Le cas particulier considéré i.7. Corrigé 10 1 10.. est satisfaite.e.3. Puisque p1 ∈ P1 . d’après (i). il vient (( pn . La fonction x → f 2 (x)w(x) étant à valeurs positives et continue. Si (u n )n∈N converge faiblement vers u ∈ H et si (w(u n ))n∈N tend vers l dans R alors w(u)  w(l).3. v ∈ H et ∀u ∈ [0. 10. on peut extraire une sous suite faiblement convergente. p1 = x + a = x + ap0 . pn − qn )) = 0 et alors (( pn − qn . en général.1. Par (i) il vient p0 = 1.

5. 2 si m 10. Dans le cas où q ∈ Pn−3 . p)) = 0 c’est-àdire −1 pn (x)p(x)w(x)d x = 0. 1)) = m+1 est pair. pour montrer que (( pn . p0 )) . Mais pour n  1. D’autre part (( pn . 1]) ce qui est absurde car pn est de degré n.. (( pn . r )) = 0. p1 = x. pn−1 )) + (( pn−1 . Mais le choix de an est celui qui annule ce terme et donc (( pn .1. pn−2 )) = (( pn−1 .. nécessairement pn w ≡ 0 soit pn ≡ 0 (car wn (x) > 0. x pn−2 − pn−1 )) = (( pn−1 .6. On part de la formule ((x m . Ainsi pn vérifie (i). Il en résulte que a3 = 0 et b3 = 4/15 et ainsi p3 = x 3 − 3x5 . il nechange pas de signe. Puisque w et pn sont des fonctions continues et que pn w est de signe constant. pn−1 )) = 0.. nous avons p0 = 1. pn−2 )) − bn (( pn−2 .1. 1)) = 0 si m est impair et ((x m . pn−1 )) = 0 et (( pn . pn−2 )) = (((x − an ) pn−1 .3. pn−2 )) car (( pn−2 . et que b4 = 9/35 de sorte que p4 = x 4 − 6x7 + 35 10.. Ainsi (( pn . valable pour m ∈ N.3. q)) = 0 il suffit de prouver que (( pn . Le coefficient de x n dans pn donné par (2) est 1 car pn−1 = x n−1 + . Ceci permet de calculer a2 = 0 et b2 = 1/3 et donc p2 = x 2 − 13 . Puisque (( pn−2 . (x − an )q)) = 0.. 1)) = 0 1 soit −1 pn (x)w(x)d x = 0.. Par construction.4. q)) = 0. nous avons xq ∈ Pn−2 et ainsi (((x − an ) pn−1 .x)) p0 )) : p1 = x − (( p0 . Il reste donc à prouver (ii). Mais ((x pn−1 . alors p ∈ Pn−1 et par conséquent par (ii). Il en résulte que r ∈ Pn−3 et donc puisque nous savons désormais que (( pn . 1 ∈ Pn−1 et donc (( pn . pn−1 )) − bn (( pn−2 . nous avons donc (( pn . pn−1 )) = ((x pn−1 . 10. pn−1 )) − bn (( pn−2 . le polynôme pn p ne possède dans .90 3 • Solutions détaillées et méthodes La condition (ii) revient alors à (( p1 . q)) = 0. pn−2 = x n−2 + . pn−2 )) − bn (( pn−2 . Donnons nous à cet effet q ∈ Pn−1 . Si pn ne possède pas dans ] − 1. p0 )) = 0 et donc a = − ((((pp00. x pn−2 − pn−1 ∈ Pn−2 et par (ii). nous écrivons q = d1 pn−1 + d2 pn−2 + r où d1 est le coefficient de x n−1 dans q et d2 le coefficient de x n−2 dans q − d1 pn−1 .. pn−1 )) car par (i). pn−1 )) = (((x − an ) pn−1 . 1[ de racine réelle de multiplicité impaire. En utilisant la question 10. pn−1 )) = 0. pn−2 )) = 0.3.  1 Si m  n −1. pn−1 )) car (( pn−2 . car pn−1 vérifie (ii). 10. Calculons : (( pn . pn−1 )) − an (( pn−1 . pn−2 )) et bn a été justement choisi pour annuler ce nombre. x pn−2 )) = (( pn−1 . ∀x ∈ [−1. pn−1 est orthogonal à Pn−2 . q)) = (( pn−1 . Dans le cas général où q ∈ Pn−1 . On trouve alors que a4 = 0 2 3 . pn−1 )) = 0.x)) (( p0 .3. pn−2 )) = (( pn−1 . L’existence de la suite ( pn )n∈N résulte alors d’un banal raisonnement par récurrence.7. pn−2 )) = ((x pn−1 .

8. Ainsi m  n. 1[.3. Mais pn possède au plus n racines et donc m  n d’où m = n et alors pn = (x − x1 ). 1[ que des racines réelles de multiplicité paire : il est de signe constant et le raisonnement fait à la question précédente montre que pn p = 0. Nous avons pour tout f ∈ E.(x − xn ) : pn possède n racines simples dans ] − 1. 10.3 • Solutions détaillées et méthodes 91 ] − 1... ce qui est absurde. |E( f )|   1 | f (x)|w(x)d x + −1 .

..9. il vient ( i=0 f (xi )li )(x j ) = f (x j ) pour k j = 0. 1 −1 k |li || f (xi )|. xk est. . est la dimension de Pm soit m + 1. par définition.. le seul polynôme p( f ) de degré k quisoit tel que p( f )(xi ) = f (xi ) k pour i = 0. compte tenu de la linéarité de E.3. Le nombre de paramètres disponibles pour la formule d’intégration approchée est 2(k + 1) : les li et les xi ...11. k. Le nombre de contraintes à satisfaire pour avoir (5). i=0 qui montre que l’application E (dont la linéarité est immédiate) est continue sur E. 10... ..10. Le polynôme d’interpolation de Lagrange aux points x0 . i=0 w(x)d x + k |li | || f ||∞ .3. 10. . 10. c’est-à-dire m  2k + 1. Puisque li (x j ) = di j .. k ainsi p( f ) = i=0 f (xi )li . En général (et de manière heuristique) il doit y avoir moins de contraintes que de paramètres libres et donc m + 1  2k + 2 est naturel.3. Nous avons par (6) k li f (xi ) = © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit i=0 k i=0  1  f (xi ) 1 .

12. −1 .3. Le polynôme l est de degré k + 1. D’après (7). Effectuons la division euclidienne de p ∈ P2k+1 par l : p = ql + r avec degré de r  ( degré de l) − 1 = k : r ∈ Pk .. Nous avons  1  p(x)w(x)d x = −1  1 −1 1 q(x)l(x)w(x)d x + r (x)w(x)d x. k 1 i=0 li q(x i ) = −1 q(x)w(x)d x et donc E(q) = 0. Il s’agit de montrer que E(q) = 0 si q ∈ Pk . q est au plus de degré k : q ∈ Pk . il est son propre polynôme d’interpolation aux points x0 .. 10. k −1 i=0  1 li (x)w(x)d x = −1 f (xi )li (x) w(x)d x p( f )(x)w(x)d x.3. xk : p(q) = q. = −1 10. Ainsi ql = p − r est de degré au plus 2k + 1 et puisque l est de degré k + 1. Mais si q ∈ Pk .3. 10.14.13.. .

15. 1)) lorsque w ≡ 1.20. est une formule j = i d’intégration approchée à k + 1 points qui est d’ordre 2k + 1. 1)) où li = j = 0 xi −x j . ont les mêmes racines et que k+1 leur sont égaux (à 1). on calcule aisément les li = −1 li (x)d x pour i = 0.1. .13. 10.3. 10. 375. 1 et 2 : l0 = 8/9 et l1 = l2 = 5/9. ∀ p∈ P2k+1 .14 . 1]. E(r ) = 0. pour f ∈ C 6 ([−1. li r (xi ).17.18. nous avons avec les notations de la question 10.1. Mais r ∈ Pk et donc par la question 10.1. i=0 1 = k r (x)w(x)d x − k i=0 k li p(xi ). R). En utilisant 1 la formule donnant ((x m . Ainsi finalement.3. Dans ce cas. la différence entre le second membre de (11) et 10. nous avons f (6) (x) = − 3×5×7×9 26 3 3×5×7×9 Alors |E( f )|  26 ×15750 = 27 ×52 = 9.   10. E( p) = 0 : (3) avec x−x j k pour xi les racines de pk+1 et li = ((li . Nous avons donc l = pk+1 . Les zéros de p3 = x 3 − 3x5 sont x0 = 0. Ceci produit la formule (10). x1 = 35 et x2 = − 35 . Une primitive de la fonction x → 2 + x sur [−1.16. 15750 √ 10.10−4 Puisque |E( f )|  10−3 . (2 + x)−11/2 .3. Par dérivations successives. p(xi ) = r (xi ).92 3 • Solutions détaillées et méthodes Observons que l et pk+1 sont de même degré. Ainsi −1 p(x)w(x)d x = −1 r (x)w(x)d x.3. 1] est 23 (2 + x)3/2 ainsi |E( f )|   1 −1 √ √ 2 + x d x = 2( 3 − 1/3)..  1 E( p) = −1  p(x)w(x)d x − −1  r (x)w(x)d x − 1 = −1 li p(xi ). la seconde du fait que puisque p = ql + r et l(xi ) = 0 pour tout i. i=0 = E(r ). Il faut donc évaluer le second membre de (10) −1 avec 4 décimales.12.19. Ainsi  1 coefficient de x q(x)l(x)w(x)d x = ((l. q)) = (( pk+1 . 10. Soit p ∈ P2k+1 . La première égalité résulte de la question 10. 1 √ 2 + x d x est au plus de 10−3 .3.3. nous obtenons || f (6) ||∞ . q)) = 0 car q ∈ Pk et pk+1 est ortho−1 1 1 gonal à Pk .

Il est considéré comme étant résolu de manière satisfaisante pour les intégrales de fonctions d’une variable réelle et la méthode présentée dans ce problème (formules de Gauss) est effectivement utilisée en pratique. On a donc ici une erreur de l’ordre de 10−3 . tout en demandant le même nombre d’évaluations de la fonction f . ∂P ainsi ∂f ∂f ∂f ∂ P ∂V ∂T ∂f = P. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit La situation est beaucoup moins claire pour les intégrales multiples (qui ne se ramènent pas à des calculs d’intégrales simple). ∂T = −R0 V P = 0 . Dans ce cas nous avons f ∈ C ∞ car il s’agit d’un polynôme et ∂f =V. 2 et 3 mais approchée pour m = 4. T ) = R0 T . P) = R0 T P et T (P. −1 f (x)d x 13 (1 + 4 2 + 3) 2.3. Corrigé 11 11. nous avons admis l’estimation d’erreur (9).10−5 . vaut S 2. Dans le préambule de la troisième partie. 79746 = −3. Ainsi la formule d’intégration (10) est exacte avec 4 chiffres significatifs (l’estimation d’erreur est pessimiste dans ce cas).22. Il y a certainement encore des progrès à faire dans ce domaine. ∂V ∂f = −R0 .3. La formule (10) est d’ordre 2k + 1 avec k = 2 soit 5 elle est donc plus précise ce qui explique le fait que (10) donne une meilleure approximation que (11). 79746 avec 5 chiffres significatifs et donc E( f ) 2. Crouzeix et A. L’ordre de la formule de Simpson est 3 car on vérifie que (11) est exacte pour f (x) = x m avec m = 0.1.2. R0 . Le second membre de (10). Mignot.3 • Solutions détaillées et méthodes 93 10. Commentaires La question de l’intégration numérique. √ √ √ 1 10. noté S. V ) = PV . La formule de Simpson est moins précise que (10). 7963 avec 4 chiffres significatifs. est un point fondamental pour l’approximation d’intégrales faisant intervenir des fonctions dont on ne connaît pas de primitive.3. Le lecteur qui souhaite connaître la preuve de cette majoration peut se reporter au recueil d’exercices suivant : M.3. Nous obtenons immédiatement P(V . 11. 79743 − 2. V V (T .21. Nous avons pour f (x) = 2 + x. 1. qui est l’objet de ce problème. à la page 30. Exercices d’analyse numérique des équations différentielles paru chez Dunod.

T ).3. P) ou T (P.3. V0 . T ). V )) (P. |P − P0 | < ´ P . T ) = P V T . T ) ∈ U P . T ) = 0 s’écrit R0 T = P V . P : (V . T ) dans un voisinage UT de (P0 . V ) → T (P.94 3 • Solutions détaillées et méthodes de sorte que  ∂P ∂V  et ainsi  T ∂P ∂V R0 T =− 2 . V0 . V . nous savons qu’il existe un voisinage U P de (V0 . V0 . V0 ) et pour T proche de T0 . . ∂f ∂f ∂P V P (P. V . R0 R0 T R02 T V = −1 . V . V . T )) = 0 en gardant T constant. T ). Soit donc (P0 . T (P. T ) ∈ U P et P proche de P0 (|P − P0 | < ´ P ) est P = P(V . V0 . P). T ) (V . V . T ) ∂T = − ∂P = − ∂T . V . =− PV R0 V 2 P puisque f R0 (P. Bien entendu ce raisonnement s’étend à V : (T . Puisque ∂f ∂f   (P. Ainsi nous avons construit 3 voisinages de (P0 . P) dans un voisinage UV de (T0 . T ) = 0 possède une et une seule solution que l’on peut représenter par l’une des fonctions P(V . V . V (T . T ). P). T ). V . T0 ) = 0. T ). V . T0 ) = 0 car ce n’est pas parce que ∂∂ Pf ∂V ∂T ne s’annule pas qu’un  3 tel triplet existe dans (R+ ) comme le montre le cas f (P. T (P. V (T . T0 ) pour lequel l’équation f (P. s’obtenir en dérivant l’identité f (P(V . par exemple. V0 . T ) = 0 pour (V . V (T . V . VV et VT suivant le même principe de sorte que V = V P ∩ VV ∩ VT est un voisinage de (P0 . T0 ) : V P = {(P. T ) → P(V . T ) = − ∂V ∂f (P(V . (V . T ) ∂T ∂V  ∂ P   ∂V   ∂T  = −1. En appliquant le théorème des fonctions implicites à l’équation f (P. V )) (P. T ) telle que la solution de f (P. V   T ∂V ∂P    P ∂V ∂T ∂T ∂P  P R0 = P  =− V  et ∂T ∂P  = V V . T0 ) tel ∂f ∂f que f (P0 . T0 ) solution de f (P0 . V ). T ) ∂P pour (V . Il est tout d’abord essentiel de supposer qu’il existe un triplet (P0 . V0 . P) → V (T . nous obtenons que ∂V T ∂T P ∂ P V  ∂V ∂T  . V0 . T0 ) et une fonction de classe C 1 . T ) = 0 et compte tenu du fait que ∂∂ Pf (P0 . De plus  ∂P ∂V  T ∂f (P(V . V . 11. Cette dernière identité pouvant. T0 ) = 0. T ) ∈ U P } . P0 ) et pour V proche de V0 ainsi qu’à T : (P.

 ∂ P   ∂V   ∂T  La relation ∂V = −1 est abondamment utilisée en thermodynaT ∂T P ∂ P mique. la température T et le titre massique c de l’oxygène qui est le rapport de la masse de l’oxygène à la masse totale. y) = 0 : x = x(y) ou y = y(x).. z) = 0 est fausse comme on vient de le voir.. y) = 0. cette même règle pour une fonction définie implicitement par une relation f (x. il est possible d’exprimer la variable xi en fonction des autres : xi = X i (xˆi )..V ∂V V .. il s’agit d’un système trivariant et pour décrire ce système il faut disposer de 3 variables. " " " ∂u " " ∂u ∂u " ∂u ∂u ... on retrouve bien que ddyX dY d x = 1 lorsque X (y) et Y (x) sont définies implicitement par f (x..P ∂V P. par exemple la pression P. y. T .xn ) le n − 1 uplet obtenu en supprimant la variable xi . ∂x1 ∂x2 ∂x3 Dans le cas n = 2. xn ) = 0 telle que.. lorsque l’on considère le mélange de deux gaz comme par exemple l’oxygène et l’azote.3. . Par la propriété (iii). c) = 0 et on aura         ∂c ∂T ∂P ∂V = 1. xi−1 . ddyx = 1. Relation qui semble provenir de la règle formelle consistant à « simplifier » les numérateurs et dénominateurs. . la relation généralisant celle de ce problème est ∂ X1 ∂ X2 ∂ Xn = (−1)n .. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Dans le cas où l’on dispose d’une fonction de n variables (n  2) : f (x1 . P.3 • Solutions détaillées et méthodes 95 Commentaires Alors que dans le cas d’une fonction d’une variable définie implicitement par une relation f (x. . Y (x)) = 0 et f (X (y).c ∂T c. . il est usuel d’écrire ddyx . localement ou globalement. ∂ P T . En fait elle sous entend que le système considéré est divariant. Dans ce cas le volume V sera donné par une relation f (V . où l’on a noté xˆi = (x1 . xi+1 .. Pour revenir à la thermodynamique.. c’est-à-dire que deux variables thermodynamiques indépendantes permettent de calculer toutes les autres. nous avons " " " ∂G ∂G " " " " ∂u (u) − ∂u (0)"  g||u||  gr et donc " " "−1 " " " " " " " " " " I − ∂G (0)−1 ∂G (u)"  " ∂G (0)" " ∂G (u) − ∂G (0)"  bgr < 1.T Corrigé 12 12.1.

3. 0 < rbg < 1 par conséquent 12.96 3 • Solutions détaillées et méthodes ∂G −1 ∂G Ainsi l’application linéaire ∞ nl = I − ∂u (0) ∂u (u) est de norme < 1. (0) (u) " ∂u " ∂u " " 1 − bgr 12. ∂u G(u n ) − G(0) = 0  = 0 et donc ) *  1 ∂G ∂G −1 ∂G (tu n )u n dt . (u n )u n − (u n ) u n+1 = ∂u ∂u 0 ∂u * )   1 ∂G ∂G ∂G −1 u n+1 = (tu n ) u n dt . rbg rbg < 1 puisque r < r car 2(1−bgr) ||u n+1 ||  2(1−bgr) Il en résulte que ||u n+1 ||  Mais ||u n ||  r et donc rbg < 2/3.3. Ainsi la convergence de u n vers u 0 est plus rapide que géométrique. Nous avons ||u n+1 ||  k||u n || avec k = 2(1−bgr) ||u n+1 ||  k n ||u 0 || tend vers zéro lorsque n tend vers l’infini de manière géométrique (gain d’une « décimale » par itération). " " 1 " ∂G " −1 " ||u n+1 ||  " (1 − t)g||u n ||2 dt. par conséquent la série n=0 l est absolument convergente et sa somme s véri∞ 1 et (I d − l) s = I d : I d − l est inversible et fie : ||s||  n=0 ||l||n = 1−||l|| ∂G 1 −1 ∂G −1 ||(I d − l)||  1−||l|| . (u n ) − (u n ) ∂u ∂u ∂u 0 Ainsi en utilisant (iii) sous l’intégrale. ∂u  Or 1 d (G(tu n ))dt. On vérifie par récurrence que puisque ||u n+1 ||  a||u n ||2 .3.2. dt 1 ∂G (tu n )u n dt. " ∂u (u n ) " 0 bg 2 2(1−bgr) ||u n || qui est la majoration demandée. Soit alors n 0 tel que a||u n 0 ||  10−q0 pour q0  1. Mais I d − l = ∂G ∂u (u) et par conséquent ∂u (u) est ∂u (0) ∂G −1 −1 −1 ∂G inversible et de plus ∂u (u) = (I d − l) ∂u (0) fait que " " " " " ∂G "−1 " ∂G −1 " " " b " " " "(I d − l)−1 "  "  . a||u n 0 + p ||  10−2 p q0 . . elle est quadratique dès que n  n 0 tel que a||u n 0 || < 1 : doublement du nombre de décimales nulles à chaque itération. Nous avons u n+1 = u n − ∂G (u n )−1 (G(u n ) − G(0)).

l) = 0 ⇔ F(u. Finalement. l’algorithme s’écrit   A 1 xn + xn+1 = xn 2 (prendre f (x) √ = x 2 − A).1.3 • Solutions détaillées et méthodes 97 Commentaires © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Ce problème propose l’étude de l’algorithme de Newton qui sert très souvent en pratique dans la détermination de la solution d’un système de m équations à m inconnues (dans le cas non linéaire). si l’on initialise « bien » l’algorithme. disposant de A > 0. Revenons au cas d’une application G de Rm dans Rm . l) = ∂u ∂u et nous observons que G(u. Corrigé 13 13. la convergence est extrêmement rapide : doublement du nombre de décimales exactes à chaque itération. nous aurons une convergence en très peu d’itérations (pour mettons une dizaine de décimales). pour construire u n+1 à partir de u n . l0 ) F(u. l0 )u − G(u. (u 0 . Comme on peut le vérifier.3.3. . c’est une thématique de recherche très active qui mêle mathématique et calcul scientifique.. et comme nous l’avons montré au numéro 12. dès que xn est converge vers √ assez proche de A. partant de x0 > 0 l’algorithme A.3. nous pouvons écrire l’algorithme de Newton sous la forme ∂G (u n )u n+1 = u n − G(u n ). l) = u. si l’on possède une procédure efficace de résolution de systèmes linéaires m × m : Au = r . Un problème de ce type peut se rencontrer en pratique si on essaie de faire des calculs de rayonnement d’antenne électromagnétique. l) ∈ Rn × Rm nous notons   ∂G ∂G −1 (u 0 . l) . Ce dernier problème n’est pas facile en général et par exemple si m = 106 et si tous les coefficients de A sont non nuls. aucune méthode ne permet de résoudre un tel système à ce jour. si l’on cherche à calculer (sur ordinateur) A à l’aide des quatre opérations élémentaires. Ce domaine est connu sous le nom d’algèbre linéaire matricielle. Ainsi dans ce cas. Pour (u. ∂u Ainsi. l’algorithme de Newton consiste à résoudre une succession de systèmes linéaires m ×m. on prendra A = ∂G ∂u (u n ) et r = u n − G(u n ). Cet algorithme est bien connu dans le cas m = 1. il s’écrit f (xn ) xn+1 = xn −  f (xn ) et revient à remplacer f dont on cherche un zéro x par sa tangente en xn (approximation à l’étape n) puis à noter xn+1 le zéro de cette application √ affine. Par exemple.

l0 )|| + ||F(u 0 . ||u 0 − F(u 0 . l0 ) || nous aurons pour ||G(u 0 .98 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi le problème consistant à trouver u et l tels que G(u. et par conséquent pour ||u 0 − F(u 0 . m)|| ||u − v|| + ||l − m|| où le supremum est pris sur l’ensemble ||u − u 0 || + ||l − l0 ||  r0 . l)||  Md + M||G(u 0 . Désignons alors par r0 > 0 un nombre tel que G soit de classe C 1 sur l’ensemble ||u − u 0 || + ||l − l0 || < 2r0 et notons Li p(G) = sup ||G(u. l) = 0 se ramène à un problème de point fixe pour F(. l) − G(v. l0 )||. Nous aurons donc pourvu que r  r0 . l)||  M(d + rLi p(G)). ∂G −1 ∂u (u 0 . l) − G(u 0 . l) = u 0 − ||l − l0 ||  r. l)||. ||u 0 − F(u 0 . Nous avons F(u 0 . −1 Ainsi si on note M = || ∂G ∂u (u 0 . (1) . l)||  ||u 0 − F(u 0 . l0 ) − F(u 0 . l0 ) G(u 0 . l0 )||  d.. l) : Rn → Rn . l).

l) − G(v. (2) (u 0 . l) − F(v. l) ∂G (u 0 . l) : pour r  r0 . l) = ∂G (u 0 . l)dt. " " " ∂G " ∂G " v1 (r) = sup " (v. ∂v ∂l ∂G ∂u (u. l) et où ||u − u 0 || + ||l − l0 ||  r0 et dans le premier cas ||u − v||  r1 alors que dans le second ||l − m||  r2 . Par ailleurs. l) . l) − F(v. Ainsi F(u. l) = ∂G (u 0 . l0 )−1 ∂u  0 1   ∂G ∂G (tu + (1 − t)v. l)" (u. l0 )(u − v) − ∂u 1 d (G(tu 0 dt  0 1 ∂G (tu + (1 − t)v. ∂u ∂u " " " ∂G " ∂G " (u. m)" (u. l0 ) − ∂u ∂u Introduisons alors les modules de continuité des fonctions v → l → ∂G ∂l (u. l0 )−1 = ∂u car G(u. F(u. l) − ". l)(u − v)dt ∂u . . l) − v2 (r) = sup " ".(u − v)dt. + (1 − t)v.

l0 ) − ∂u (tu + (1 − t)v. l)||  ||u 0 − F(u 0 . nous avons " " " ∂G " ∂G " " " ∂u (u 0 . l) − F(u(m). Elle possède donc un unique point fixe noté u(l) : F(u(l). l)" + " ∂u (u 0 . pour ||u − u 0 ||  r1 . Il en résulte par retour à (2) que (3) ||F(u − l) − F(v. l) − ∂u (tu + (1 − t)v. Nous avons u(l) − u(m) = F(u(l). Prenons ensuite r2 encore plus petit et tel que Mr2 Li p(G)  r1 /4 et prenons d > 0 tel que Md  r1 /4. l0 ) − ∂u (u 0 . ||l − l0 ||  r2 . l)||  ( par (1) et (3) . l) + F(u(m).(4) )  Md + M Li p(G)r2 + 12 r1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit  r1 r1 r1 = r1 . l) = 0. l) est la seule solution dans Br (u 0 . + + 2 4 4 Ainsi pour ||l − l0 ||  r2 . m) . et par conséquent 1 ||u(l) − u(m)||  ||u(l) − u(m)|| + ||F(u(m). l)|| + ||F(u 0 . l)" " " " " " " " ∂G " ∂G ∂G ∂G " " " " " ∂u (u 0 . l)"  v1 (r1 ) + v2 (r2 ).3. Ainsi (u(l). 2 . 13. l) − F(u(m). l) − F(u(m). ||v − u 0 ||  r1 }. Nous aurons pour ||l − l0 ||  r2 et ||u − u 0 ||  r1 . ||u 0 − F(u. Prenons alors r1  r0 et r2  r0 de sorte que (4) M(v1 (r1 ) + v2 (r2 ))  1/2 ce qui est toujours possible car limr→0 vi (r) = 0. m)||. l)||  M(v1 (r1 ) + v2 (r2 ))||v − u||. l0 ) avec r = min(r1 . l) − F(u(m). l) est une contraction de rapport 1/2 sur la boule {v ∈ Rn . l’application u → F(u. l) = u(l) sur cette boule pour ||l − l0 ||  r2 . ||l − l0 ||  r2 et ||v − v0 ||  r1 . r2 ) de l’équation G(u.3 • Solutions détaillées et méthodes 99 Avec ces notations. m) = = F(u(l).2. l) − F(u.

l0 ) = 0. l0 ) soit assez petit pour pouvoir conclure à l’existence d’une branche de solutions de l’équation G(u. 0) = 0. M0 = 0 −2 x avec x > −1. ||l − l0 ||  r. L’ensemble F(x. ∂ y (0. y) = x 2− y 2 + O((x + y 2 )3/2 ) et donc F(0. avec les notations de l’énoncé. On numerical approximation in bifurcation theory paru chez Dunod. 0) = 0. On voit qu’il suffit que G(u 0 . l) = 0 au voisinage de (u 0 . l) = 0 où ´ est un petit paramètre. Nous avons F(x. ∂x (0. Crouzeix et J. Corrigé 14 2 14.100 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi ||u(l) − u(m)||  2 sup ||u 0 −v||r ||F(v.1.3. l0 ). il s’avère utile lorsque l’on étudie les perturbations (par une méthode numérique par exemple) d’une équation du type G(u. Ce résultat n’est pas une généralisation gratuite. Rappaz. Commentaires Il s’agit là d’une version plus forte que celle du théorème des fonctions implicites usuel qui demanderait. 0) = 0. y) = 0 est y = ± √1+x y x Figure 3.  2 0 ∂F ∂F : det M0 = −4 < 0. m)|| et le membre de droite tend vers zéro lorsque l tend vers m puisque l’application F est uniformément continue sur le compact ||u 0 − u||  r. Nous renvoyons par exemple à l’ouvrage de M. l) − F(v. y) = x 2 − (1 + x)y 2 = 0 . voir la Figure 3.1. l) = 0 qui est alors remplacée par G ´ (u.1 L’ensemble F(x. l’hypothèse supplémentaire : G(u 0 .

||m|| = 1} et ||m|| désigne la norme euclidienne de m ∈ R2 ). n=1 k+l=n = M0 + ∞ ck cl A(m)(M0−1 A(m))n−1 . f (1) = f (0) + f (0) + 0 Mais f (0) = F(0) = 0. F(m) = 0 1 = (M0 . x ∈ R. k. de fonctions C ∞ : la fonction La fonction C est alors C ∞ comme ∞ composée −1 m → A(m) et la série entière B → h=0 Ch (M0 B)k . 2 14. √ Rappelons  qu’il existe des nombres ck tels que le développement en série ∞ entière 1 + x = k=0 ck x k soit uniformément convergent pour |x| < 1.m.m. il en est de même pour A(m). ∀x ∈ R et donc k+l=n ck cl = 0 si n  2 et k+l=n ck cl = 1 si n = 1.2.m)dt. C(m) = k=0 développement uniformément convergeant pour ||M0−1 A(m)|| < 1 (on note ||B|| = sup{||Bm||. U .m = 0 et f  (t) = (M(tm). Ainsi t C(m)M0 C(m) = M0 + A(m).m).m. n=1 k+l=n  ∞  n D’autre part  (1 + x) = n=0 ( k+l=n ck cl )x . f  (0) = ∇F(0).3.m + A(m).3. La matrice M(m) étant symétrique. . Considérons f : f (t) = F(tm). Posons alors ∞ ck (M0−1 A(m))k .3.m). Ainsi f (1) = F(m) s’écrit  1 (1 − t)(M(tm). Calculons alors pour m ∈ U la quantité t C(m)M0 C(m) : © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit t C(m)M0 C(m) = ∞ ck cl (A(m)M0−1 )k M0 (M0−1 A(m))l . La formule de Taylor avec reste intégral à l’ordre deux entre t = 0 et t = 1 s’écrit  1  (1 − t) f  (t)dt. Puisque A(0) = 0. telle que ||M0−1 A(m)|| < 1 sur ce voisinage.l=0 = M0 + ∞ ck cl (A(m)M0−1 )k M0 (M0−1 A(m))l . par continuité il existe une boule ouverte centrée en zéro.3 • Solutions détaillées et méthodes 101 14.

Deux matrices symétriques qui commutent sont diagonalisables dans une base commune : ∃P ∈ O(n) telle que t P S P = D et t PU P = D. C’est-à-dire qu’il existe une matrice inversible P telle que 1 0 t P M0 P = . Il reste donc à prouver que detU = 0 lorsque U ∈ S + (n). 0) = w(0. La matrice S appartient à S + (n)car t S = t (t F F) =t F F = S et (Sj. Puisque det (t R R) = (det R)2 = 1. m n les valeurs propres de la matrice  U .3. det R = 0. Nous avons alors t (RU ) = U t R = t F et donc U t R RU = t F F = U 2 .3. Nous avons det w(R. j) = 0 alors Fj = 0 mais puisque F est inversible.4. Mais alors U 2 = S s’écrit D 2 = D. y0 ) = 0)..m) est (1. Nous avons m i > 0 puisque n (U j. quitte à prendre un voisinage U plus petit. Puisque nous cherchons une matrice D à coefficients diagonaux strictement positifs.1. Commentaires Ce problème a pour objet l’étude d’un cas particulier de l’équation implicite F(x. Soit F ∈ Gln (R). Puisque M0 vérifie det M0 < 0 la signature de la forme quadratique m → (M0 m. Cherchons à résoudre l’équation RU = F où R ∈ O(n) et U ∈ S + (n). y) = (X . comme pour l’exemple de la première question. En considérant le cas où le déterminant de la matrice hessienne est strictement négatif. Soit alors m 1 . 0) est un zéro isolé.2. Si (Sj. Corrigé 15 15. Il s’agit bien d’une fonction de classe C ∞ sur U et (Dw)(m) = DC(m). y) = 0 au voisinage d’un point pour lequel le théorème des fonctions implicites ne peut s’appliquer (car ∂∂xF (x0 . Y ). Notons S = t F F. nous avons vu que cet ensemble était difféomorphe à un morceau de croix. l’équation D 2 = D possède une et une seule solution  D = diag ( li ) où D = diag (li ). y) = 0 est localement au voisinage de zéro difféomorphe à une croix. On aurait pu tout aussi bien considérer le cas où le déterminant est strictement positif. Observons alors que les deux matrices symétriques S et U commutent : SU = U 3 = U S car S = U 2 . li > 0.102 3 • Solutions détaillées et méthodes 14. j) = (t F Fj. .3. La 0 −1 relation F(x. 15. D’après le théorème d’inversion locale.m. Dans ce cas. j) > 0.5. par conséquent det U = i=1 m i > 0. (0. U ) = (det R)(det U ). Il suffit de prendre w(m) = C(m).. Y1 ) = P(X .. ∀j = 0. 0). . où D et D sont diagonales. Y ) et (X 1 . Notons alors w(x. 14.3. j) = ||Fj||2  0.m + C(m) ainsi (Dw)(0) = I . y) = 0 devient sur U : X 12 −Y12 = 0 et donc l’ensemble des solutions de F(x. y0 ) = 0 et ∂∂Fy (x0 . 1). j = 0. w est alors un difféomorphisme de U sur w(U ) qui est un voisinage de (0.

la suite (Rm . x)  sup ||U 2 x|| = ||U 2 ||. Um ) qui converge vers w−1 (F) : w−1 est continue. ||F||  r}. Fm ∈ Br . L’application w est continue (c’est une application polynomiale). Considérons alors une boule fermée Br = {F ∈ Gln (R). . Mais alors (R. 2 ||x||=1 ||x||=1 Mais ||U 2 || = ||t F F||  ||t F||||F|| = ||F||2  r2 . et Uc(m) → U . il vient t R R = U −1t F FU −1 = U −1 U 2 U −1 = I . Il en résulte que Fc(m) = Rc(m) Uc(m) → RU = F. Um ) est bornée dans Mn (R) qui est un espace vectoriel de dimension finie. Puisque O(n) est fermé. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Soit alors (Rm . Lorsque F n’est pas inversible. D’après ce que nous avons montré. ∃r tel que ∀m ∈ N. U x) ||x||=1 ||x||=1 sup (U x. alors ||U ||2 = = sup ||U x||2 = sup (U x. j) = lim (Uc(m) j. Ainsi l’équation RU = F possède une et une seule solution (R. Par contre S + (n) n’est pas fermé. Par ailleurs ∀R ∈ O(n). U ) = w−1 (F) par bijectivité de w de O(n) × S + (n) sur Gln (R). il suffit de montrer que si (Fm )m∈N est une suite convergente dans Gln (R) de limite F. Observons que si RU = F. m→∞ Puisque F ∈ Gln (R) et que F = RU nous voyons que det U = 0 et par conséquent U est définie positive. j)  0. 15. ||R|| = 1. R ∈ O(n). Uc(m) ) convergente : Rc(m) → R. Commentaires L’écriture F = RU pour une matrice inversible F est appelée factorisation polaire par analogie avec l’écriture z = eiu r pour les nombres complexes où eiu joue le rôle de transformation orthogonale et r celui de matrice définie positive. Um ) = w−1 (Fm ). Par conséquent nous pouvons en extraire une sous-suite (Rc(m) . U ) ∈ O(n) × S + (n) prouvant la bijectivité de w. Si nous prenons R = FU −1 . Par conséquent l’image par w de tout compact de O(n) × S + (n) est un compact de Gln (R). Par conséquent l’image par w−1 de la boule fermée Br est bornée dans O(n) × S + (n). Observer que l’on aurait aussi pu factoriser F sous la forme F = V R1 avec R1 ∈ O(n) et V ∈ S + (n). Bien entendu w−1 n’étant pas linéaire cela ne permet pas de conclure immédiatement ! Afin de montrer que w−1 est continue. Toutefois t Uc(m) = Uc(m) fait que U est symétrique et de la même manière U est positive : (U j. alors w−1 (Fm ) converge vers w−1 (F). Puisque la suite (Fm ) est convergente.3 • Solutions détaillées et méthodes 103 √ Ainsi la seule solution de U 2 = t F F est U = t P diag( li )P ou les li sont les valeurs propres de t F F. Ainsi toute suite extraite de (Rm . Um ) a pour limite w−1 (F) et là c’est donc toute la suite (Rm .3. la factorisation F = RU avec R ∈ O(n) et U symétrique positive (mais bien sûr non inversible) est possible mais il n’y a plus unicité des facteurs.3.

104 3 • Solutions détaillées et méthodes Un sous-produit de cette factorisation est le résultat géométrique suivant. si ´(y1 ) = ´( y˜1 ) alors ´(y1 )´( y˜1 ) < 0 et par conséquent . nous avons l (y1 ) = 0. il résulte de ces deux propriétés que K 0 = {z 1 ∈ R. Si x ∈ G alors dG (x) = 0 et y = x est la seule solution de (). l(z 1 )  l(0)} est un compact non vide de R. 16.3. l(z 1 ) > l(0)  l(y1 ) (cette dernière inégalité résultant du fait que 0 ∈ K 0 ). y1 ) vérifie () si et seulement si y1 minimise la fonction l ∈ C ∞ (R. car puisque l est continue.2. Pour x = (0. 1} et d’écrire grâce à (I ) nous permet de noter ´(y1 ) = |w(y 1 )−x 0 | ´(y1 )w (y1 ) dG (x) . y˜1 ) alors ´(y1 ) = ´( y˜1 ). K 0 est fermé. R) introduite au 16.3.1. y1 ). y1 − x1 = −  1 + w (y1 )2 (I I ) Montrons alors que si y et y˜ sont solutions de (). 0). 1/2] : () possède une infinité de solutions. Si x ∈ G. C’est-à-dire que (après division par 2) w (y1 )(w(y1 ) − x0 ) + y1 − x1 = 0. Il s’agit de montrer que l atteint son minimum sur R. w(y1 ) − x0 = 0 ce qui w(y1 )−x0 ∈ {−1. puisque 0 ∈ K 0 il est non vide et puisque lim|z1 |→+∞ l(z 1 ) = +∞. Ceci va découler de deux faits : l est continue et lim|z1 |→+∞ l(z 1 ) = +∞. z 1 )  1 et 1 = (w(y1 ). Il en résulte qu’il existe y1 ∈ K 0 tel que l(y1 )  l(z 1 ) pour tout z 1 ∈ K 0 (toute fonction continue sur un compact non vide y atteint son minimum). y1 ) quel que soit y1 ∈ [−1/2. dG (x) = 0 et donc d’après l’identité dG (x)2 = (1 + w (x1 )2 )(w(y1 ) − x0 )2 . y˜ = (w( y˜1 . Prenons w(j1 ) = 1 − j21 pour |j1 |  12 que l’on prolonge de manière C ∞ pour tout j1 ∈ R. Donnons nous x = (x0 . y = (w(y1 ). (I ) Par ailleurs dG (x)2 = y − x2 = (y1 − x1 )2 + (w(y1 ) − x0 )2 et donc dG (x)2 = (1 + w (y1 )2 )(w(y1 ) − x0 )2 . En effet. Corrigé 16 16. R) définie par l(z 1 ) = (w(z 1 ) − x0 )2 + (z 1 − x1 )2 .1. Par contre si y et y˜ sont solutions de () y − x   y˜ − x et  y˜ − x  y − x par conséquent y − x =  y˜ − x et il est loisible de noter dG (x) = y − x. Puisque y = (w(y1 ). Dans le premier cas l(y1 )  l(z 1 ) alors que dans le second. Ainsi que les deux cas l(y1 )  l(z 1 ) : nous avons prouvé ().  16. Prenons alors z ∈ G.3. En effet. L’image par une application linéaire l de la boule unité dans un espace euclidien est un ellipsoïde dont les longueurs des demi-axes sont les racines carrées des valeurs propres de l’application t ll.3. K 0 est borné. x1 ) point arbitraire de R2 et considérons la fonction l ∈ C ∞ (R. Nous avons z = (w(z 1 ). z 1 ) pour z 1 ∈ R et soit z 1 ∈ K 0 soit z 1 ∈ K 0 .3.. quelque soit z 1 ∈ R nous avons (w(z 1 ).

5. ´(y1 ) = ´( y˜1 ) dans (II) et     w ( y˜1 ) w (y1 )   −  dG (x) = |y1 − y˜1 |.3. x˜ ∈ R2 . Lorsque k = 0. nous avons : il existe c 1+w (j) entre y et y˜1 tel que u(y1 ) − u( y˜1 ) = (y1 − y˜1 )u (c) de sorte que (I I I ) s’écrive |u (c)|dG (x)|y1 − y˜1 | = |y1 − y˜1 |. T est l’image réciproque par la fonction continue dG de R2 dans R de l’ouvert de R :] − k1 . pour x = (x0 . j) − (x0 .3 • Solutions détaillées et méthodes 105 (w(y1 ) − x0 )(w( y˜1 − x0 ) < 0. L’application x → dG (x) est continue car nous avons ˜  x − x. x1 ) ∈ V. T = R2 est bien ouvert. Lorsque k > 0. x1 )2 est supérieur à dG (x)2 qui lui même est supérieur à la fois à (y1 − x1 )2 et ( y˜1 − x1 )2 . ax1 + b − x0 √ . si y et y˜ sont solutions de () et que x ∈ G. k1 [ . .√ (∇d)(x) = √ est bien un vecteur unitaire normal à la droite 1 + a2 1 + a2 G : x0 = ax1 + b. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ˜  x − x. V est un demi-espace et T = R2 . Ainsi. Ceci entraîne que y1 = y˜1 puisque |u (c)|dG (x)  kdG (x) < 1. si y − x = dG (x) et  y˜ − x ˜ + x˜ − x y − x   y˜ − x  y˜ − x ˜ + x˜ − x.4. w est une fonction affine. 16. 16. j → w(j) − x0 s’annule entre y1 et y˜1 : ∃j avec w(j) = x0 et (j − x1 )2 = (w(j). qui montre que dG (x)  dG (x) ˜ − dG (x)  x − x ˜ et ainsi ˜ dG (x) en échangeant le rôle de x et x. ˜ ∀x. ˜ |dG (x) − dG (x)| Lorsque k = 0. T est donc un ouvert de R2 . formule que l’on peut obtenir laborieusement nous avons dG (x) = 1 + a2 grâce à (I ) ou simplement à l’aide d’un raisonnement géométrique.3.   2  1 + w (y1 )2 1 + w ( y˜1 )  (I I I ) D’après le théorème des accroissements finis appliqué à la fonction u :   (j) j → √ w (j) 2 dont la dérivée est u (j) = (1+ww (j) 2 )3/2 . Par continuité de w. |dG (x) − dG (x)| ˜ = dG (x) ˜ nous avons En effet. soit dG (x) − dG (x) ˜  x˜ − x. Ceci-contredit le fait que j est dans l’intervalle défini par y1 et y˜1 et par conséquent ´(y1 ) = ´( y˜1 ). La fonction ax1 + b − x0 √ prolonge dG à T = R2 . De même. Écrivons w(x1 ) = ax1 + b et dans ce cas. est affine et donc de classe C ∞ et d(x) = 1 + a 2  a −1 .

prenons x ∈ R2 et lorsque x ∈ G notons ´(x) = 0.3.3. notons ´(x) ∈ {−1. Lorsque x ∈ G.106 3 • Solutions détaillées et méthodes Lorsque k = 0. 1} la valeur ´(y1 ) (qui ne dépend pas de y1 mais seulement de x) qui apparaît dans la relation (I I ) du numéro 16. Nous avons ´(x)dG (x)w (y1 ) x1 = y1 +  1 + w (y1 )2 et alors à l’aide de (I ) au même numéro : ´(x)dG (x) x0 = w(y1 ) −  . 1 + w (y1 )2 Ceci nous conduit à introduire sur R2 la fonction c définie par .

∂r . ∂ y1 et ∂r en un point avec r = 0 (qui correspond donc à G) puis nous écrivons que c(y1 . Ainsi d(x0 . r) vaut   1 rw (y1 ) −1   2 3/2 (1 + w (y1 ) ) 1 + w (y1 )2 et par conséquent il est non nul sur l’ouvert O = R×] − k1 . d(x0 . Comme nous l’avons fait au numéro 16. r) ∈ O. r) = w(y1 ) +  1 + w (y1 )2 1 + w (y1 )2 qui est de classe C ∞ de R2 dans R2 . D(x0 . y1 −  c(y1 . y1 ) où (y0 . Lorsque (y1 . x1 ) = (´(x)dG (x). (x0 . y1 ) ∈ G est solution de (). nous obtenons que c est injective sur O par conséquent.e. x1 )) = (x0 . c(O) est un ouvert de R2 et c est un C ∞ -difféomorphisme de O sur c(O). x1 ) = −  ∂x0 1 + w (x1 )2 1 + w (x1 )2 ∂x1 qui montre que (∇d)(x) est un vecteur unitaire normal à G lorsque x ∈ G (i. Le jacobien de c au point (y1 . x1 ) ≡ ´(x) dG (x) est de classe C ∞ et on obtient aisément à l’aide d’un développement limité au voisinage de G que ´(x) = 1 pour x ∈ V : la fonction d prolonge dG à T = c(O). Il vient alors qu’en (x0 . x1 ) =  .3. nous calculons les dérivées partielles ∂c2 ∂c1 ∂c1 ∂c2 ∂ y1 . x1 ) : w (x1 ) ∂d 1 ∂d (x0 . k1 [. rw (y1 ) r . r) ∈ O. Désignons par D l’application réciproque : D envoie c(O) sur O. x1 ) et ensuite nous prenons x ∈ G de sorte que d(x0 . Ainsi au voisinage de tout point (y1 .3. x1 ) = 0. est de classe C ∞ et par construction. x1 ).. x = (x0 . . l’application c est un difféomorphisme local de classe C ∞ . grâce au théorème des accroissements finis. d(x) = 0).

.2. on désigne par R(y  ) la matrice n × n : ∂ 2 w ∂w ∂w ∂2w − ∂ yk ∂ y j ∂ yk ∂ yi ∂ yi ∂ y j n (1 + |∇w|2 ) Ri. En particulier. . . .1. les résultats du problème 16 s’étendent aux hypersurfaces Rn+1 sans difficulté autre que la complexité des notations. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit comme suit. xn )} . t(x1 ) ≡ (w (x1 ) . . (9) Puisque R(y  ) est symétrique. Désignons par r(R(y  )) la plus grande valeur absolue des valeurs propres de R(y  ) et supposons que k = sup r(R(y  )) < ∞ . En examinant le cas où cette courbe est un arc de cercle. Ce résultat se généralise aux surfaces dans R3 et plus généralement aux hypersurfaces dans Rn+1 qui sont des graphes : M = {x = (x0 . Pour étendre cette application au voisinage de M. .1. il faut montrer qu’au voisinage de M la fonction r est bien différentiable et qu’ensuite son gradient satisfait à la propriété voulue.1. il n’y a aucune difficulté à définir une application normale unitaire régulière. elle diagonalisable sur R. Pour y  = (y1 . (10) y  ∈Rn Avec ces notations. x0 = w(x1 . . nombre qui n’est rien d’autre que le maximum de la courbure géométrique de M. la terminologie « champ de vecteurs » sur un ensemble M signifie que l’on parle d’une application définie sur M qui prend ses valeurs dans un espace vectoriel. est optimal. x1 ∈ R}. . . Rappelons qu’en géométrie différentielle.4. yn ) ∈ Rn .3 • Solutions détaillées et méthodes 107 Commentaires L’objet de ce problème était d’étendre le champ de vecteur normal unitaire défini sur une courbe du plan (ici un graphe) à un voisinage de cette courbe. Lorsque l’on prend pour M le graphe d’une fonction régulière. j (y  ) = k=1 (1 + |∇w|2 )3/2 (y  ) . . . ..−w (x1 )) est un vecteur tangent qui ne s’annule jamais et n(x1 ) ≡ √ est une application  2 1+w (x1 ) normale unitaire régulière définie sur M. le problème 16 s’appuie sur une propriété géométrique : si on désigne par r(x) la distance d’un point x à la courbe M (r est la fonction dG introduite au numéro 16. on observe ainsi que le voisinage T au numéro 16. 1) (1 . C’est ce qui est fait ici et en outre le voisinage trouvé est rendu explicite grâce au nombre k qui apparaît au numéro 16. xn ) ∈ Rn+1 . . x1 ) .3. Afin de rendre ce raisonnement rigoureux. la normale unitaire peut être étendue en une application régulière définie au voisinage de cette hypersurface.) alors le gradient de r en un point x ∈ M est un vecteur normal unitaire. En effet si M est le graphe de la fonction w : M = {(w(x1 ) .

0) 1 j.. .kq q j=1 ak . 0) = ∂vl ∂vl ∂wk n l=1 ∂F Il en résulte que le déterminant de ( ∂wkj (0))1 j.. q . w) = ck ⎝u + i=1 j=1 Nous avons f(0. Quite à permuter les indices nous pouvons supposer que {∇c1 (u).. on trouverait unecombinaison  linéaire. Fk (t. à coefficients non nuls ak . (u) (0.. ∇cn (u)} est une base de Rn et l’application f : V → Rn définie par f(v) = (c1 (v). ∇cq (u)) en une base de Rn . k = 1.2. On introduit l’application F de R p × Rq dans Rq définie par ⎞ ⎛ p q ti ji + w j ∇c j (u)⎠ .. 17. q .. D’autre part ∂c j ∂F j ∂ck (u).kq est non nul. Soit j1 .. En effet si cela n’était pas le cas.. nous en déduisons que r (u) = n.... . nous avons d’après le théorème d’inversion locale que l’équation v ∈ V.3.. j p avec p + q = n une famille de vecteurs de Rn qui complète (∇c1 (u). ...1.3. Puisque r (u)  n car une famille de vecteurs dans Rn a pour rang maximum la dimension de l’espace qui vaut ici n.. La matrice jacobienne de f en u étant inversible. 0) = 0 puisque u ∈ E.108 3 • Solutions détaillées et méthodes Corrigé 17 17. . cn (v)) vérifie f(u) = 0. k = 1. f(v) = 0 possède au voisinage de u pour seule solution v = u c’est-à-dire qu’il existe ´0 > 0 tel que E ∩ B(u.. .. des ∂F j qui serait nulle : vecteurs lignes de la matrice ∂wk (0. . Par ailleurs r (u)  q et donc q  n.. ´0 ) = {u} : u est un point isolé de E. j.

n ∂c j l=1 ∂ck (u) (u) ∂vl ∂vl = 0. 0))1 j. t ∈ O}. w(t)). En multipliant par ak chacune de ces relations et en sommant le tout. ´0 ) = {(t.kq est inversible. w) = 0 au voisinage de (0. ∂F La matrice jacobienne ( ∂wkj (0. 0) : ∃´0 > 0 et un ouvert O de R p contenant 0 ainsi que w ⊂ C 1 tel que E ∩ B(u.. nous reconnaissons l’identité 2   n   q ∂c j   (u) = 0 aj  ∂vl  l=1  j=1 qui est impossible puisque les ∇c j (u) sont indépendants. k = 1. . .. nous pouvons appliquer le théorème des fonctions implicites à l’équation f(t.q.

..k = dont nous avons montré l’inversibilité au numéro 17. N j. cette dernière identité sera établie si nous prouvons que ∂J ∂c j ∂c j ∂cr (u).3. ´0 ) où ´0 a été obtenu à la question précédente et quite à permuter les indices j. ∇cq (u)) complète (j1 . p Si nous écrivons w j (t) = i=1 a j.i .3. nous avons ⎞ ⎛ q n ∂c ∂K ∂J j (u)⎠ . ∇cr (u).r jik ∂cr (u) ∂vk où N est la matrice inverse de la matrice de coefficient M j. ∂vk Nous pouvons alors écrire a j..k N j... .3 • Solutions détaillées et méthodes 109 17. (u) ⎝jik + a j...2.r ∂vkj (u) ∂v k La relation () laisse à penser que l’on a ∂cr ∂J (u). Puisque u minimise J sur E. on peut supposer que ∇c1 (u). avec r = r (u). ∇K (0) = 0.k ∂J (u). (u) = − lr (u) ∂vk ∂vk r Étant donné que (∇c1 (u). w(t)) avec t ∈ O.i ti + O(t). j p ) en une base de Rn .i = − r.s k ..i ∂c j ⎠ (u) = 0. .3. ∀k. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Ainsi ∂K ∂ti (0) n ∂c j ∂ck l=1 ∂vl (u) ∂vl (u) = 0 entraîne que () ∂J ∂cr (u)jis . sont des vecteurs indépendants.. ∀ j. (u) (u) = − lr (u) (u) ∂vs ∂v ∂vk ∂vk k r. ´0 ) = f(O) et par conséquent 0 minimise sur O la fonction K : t → J (u + f(t. u minimise J sur E ∩ B(u. Mais E ∩ B(u.. (u)jik = − lr (u) ∂v ∂vk s r. ∀i.s k où lr (u) = −  ∂c j.i (0) = ∂vk ∂vk ∂ti j=1 k=1 Pour déterminer les a j. nous écrivons que ⎞ ⎛ p q ck ⎝u + ti ji + w j (t)∇c j (u)⎠ = 0 i=1 et alors ∂cr k ∂vk j=1 ⎛ (u) ⎝jik + q j=1 ⎞ a j. Puisque O est un ouvert contenant 0 et que K est de classe C 1 sur O.

Puisque J est infinie à l’infini. . nous renvoyons à l’ouvrage de J. . on arrive finalement à un système de n + q équations pour n + q inconnues. m1 . (u) + mr (u) (u) + ls (u) ∂vk ∂vk ∂vk q p s=1 r=1 mr (u)  0. . = c(u n ) = 0. . .3.2. Puisque E = f. elle est minorée sur C R . est l’équation d’Euler associée au problème de minimisation de J sur E. . . . L’optimisation paru dans la collection Que sais-je ?. ∀k = 1. . Corrigé 18 18. . . Étant donné qu’il faut ajouter aux n équations d’Euler. p . portent le nom de multiplicateurs de Lagrange associés aux contraintes c(u 1 ) = . . pour r = 0. . . Il est possible de généraliser le résultat de ce problème au cas où E est à la fois défini par des contraintes égalités et des contraintes inégalités comme suit. . . Avec les notations qui précèdent. m p ) tels que : ∂J ∂wr ∂cs m0 (u) = 0 . Théorème. pour r = 1. Ensuite K est fermé puisque J est continue. . . . n . Ce type de problème intervient naturellement en physique ou en économie par exemple. en 1996. p . J (v)  J (e)} est un compact de Rn .1.3. .3. u n ) et (l1 . Il s’agit en fait de n équations scalaires faisant intervenir les n + q inconnues (u 1 . et mr (u)wr (u) = 0. . Les q nombres réels (l1 (u).1. v  R} est décroissante et puisque J est minorée sur Rn . Commentaires Il s’agissait dans ce problème d’étudier la question des extrema liés. où wi et c j sont des fonctions de classe C 1 . . . . 18. . p.B. si le point u est un minimum de J sur E alors il existe p + q + 1 nombres réels non tous nuls (l1 . lq (u)) qui apparaissent dans 17. lq . c j (v) = 0 pour j = 1. Tout d’abord E est fermé puisque les applications c j sont continues. . . . PUF Paris. .110 3 • Solutions détaillées et méthodes Cette dernière relation résulte immédiatement de la définition des lr (u) et du fait que N est l’inverse de M. . .1. on peut prendre e ∈ E et on va prouver que K = {v ∈ E. R0 ) : K est . . . wi (v)  0 pour i = 1. Considérons à nouveau une fonction J de classe C 1 sur un ouvert V de Rn . Ainsi m R = Minv∈C R J (v) ∈ R et m R1  m R2 si R1  R2 car C R1 ⊂ C R2 . . . . Concernant la démonstration de ce résultat ainsi que pour d’autres résultats similaires. lq ).3. . Hiriart-Urruty. La famille d’ensemble C R = {v ∈ Rn . On cherche maintenant un minimum de J sur un sous ensemble E de V de la forme : E = {v ∈ V . q}. . l’équation 17. . Par ailleurs. = c(u n ) = 0. . . les q contraintes c(u 1 ) = . il existe R0 tel que f (R0 ) > J (e) et donc K ⊂ B(0. m0 . . . .

Ainsi la suite (u m )m∈N est bornée. c’est que J (v) > J (e). Mais limm→∞ w(m) = +∞ par conséquent c j (u  ) = 0 et donc u  ∈ E. dans les bons cas. Or J (e)  J (u) car e ∈ K et donc J (v)  J (u). il s’agissait d’étudier la question des extrema liés. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Commentaires Comme pour le problème précédent. L’avantage de Jm est que maintenant.3 • Solutions détaillées et méthodes 111 borné.2. 18. il est non vide et par conséquent la fonction continue J y atteint sa borne inférieure : ∃u ∈ K tel que ∀v ∈ K . Il en résulte que la suite (Jm (u m ))m∈N est croissante majorée donc convergente. Si v ∈ K c’est fait. q  J (u m+1 ) + m j=1 (c j (u m+1 ))2 = Jm (u m+1 ) . Puisque e ∈ K . (u m ) = − 2mcr (u m ) ∂vk ∂vk q r=1 . c’est-à-dire l’équation d’Euler. J (v)  J (u). Par conséquent la question précédente appliquée à Jm sur Rn montre que cette dernière atteint son minimum en un point u m ∈ Rn .3.3. La condition de minimalité de u m . Soit alors R0 tel que f (R0 ) > J (e). Puisque J (u w(m) )  J (u). Nous avons la suite d’inégalités q J (u)  J (u m+1 ) + (m + 1) j=1 (c j (u m+1 ))2 = Jm+1 (u m+1 ) . on minimise cette fonction sur un ouvert de Rn et que par conséquent pour trouver (ou calculer) u m il suffit d’écrire que le gradient de cette fonction est nul en u m . J (v)  J (u). 18.1. s’écrit ici : ∂cr ∂J (u m ) . Elle part du principe que si c j (v) = 0.3. par continuité de J . alors m(c j (v))2 est de plus en plus grand lorsque m tend vers l’infini. 18. On s’est débarrassé des q multiplicateurs qui apparaissaient dans le problème précédent au numéro 17. Le prix à payer par contre est que cette fois ci on dispose d’une suite qui. Si w(m) est une application strictement croissante et telle que u  = limm→∞ u w(m)) . Ainsi u m minimum de la « fonction pénalisée » Jm vérifiera que m Jm (u m ) reste borné.3. Si v ∈ K . Lorsque l’on prend c j = 0 dans E on obtient que E = Rn . La technique mise en œuvre ici porte le nom de méthode de pénalisation. Soit u un minimum de J sur E obtenu au numéro 18. Ainsi K fermé et borné dans Rn est un ensemble compact. J (u  ) = limm→∞ J (u w(m) ) de sorte que la suite (Jw(m) (u w(m) ) − J (u w(m) ))m∈N est convergente. lorsque J et les c j sont différentiables.3. Montrons qu’en fait ∀v ∈ E.4. à la limite J (u  )  J (u) et donc u  minimise lui aussi J sur E. La fonction Jm est elle aussi infinie à l’infinie car elle est minorée par J . converge vers la solution du problème d’extrema liés.5.3. q  J (u m ) + m j=1 (c j (u m ))2 = Jm (u m ) . Nous avons Jm (u m )  Jm (e) pour e ∈ E et puisque Jm (e) = J (e) nous voyons que J (u m )  J (e). nous avons u m   R0 .

lorsque m tend vers l’infini. Nous renvoyons à nouveau à l’ouvrage de J.3.B. Il s’agit d’une fonction polynôme (du second degré) et sa dérivée en t = 0 s’annule. pour l’étude de la méthode de pénalisation. la fonction t → I (u + tw) atteint son minimum en t = 0. HIRIART-URRUTY. pourvu que l’on remplace 2mcr (u m ) par lrm (u m ). Mais .1.1. ∀v ∈ E alors pour tout w ∈ E 1 . Ceci suggère que.3. Si u vérifie I (u)  I (v). lr (u) sera la limite de 2mcr (u m ). Corrigé 19 19.112 3 • Solutions détaillées et méthodes Ce système d’équation est formellement similaire à celui du numéro 17. en 1996. à condition que u m converge vers une limite u. L’optimisation paru dans la collection Que sais-je ?.

  inx nous avons S (x) = − qui est normalement convergente puisque N 0<|n|n f n e  S(x). Mais alors S(x) = − 0 ( 0 f (z)dz)dy + S (0)x + S(0). 2 n  n∈Z Donnons alors une expression plus simple de u. vaut u n = − nfn2 .  x (x − y) f (y)dy + S  (0)x + S(0). 19. en prenant w(x) = 1 il vient  2p 0 f (x)d x = 0.3. La fonction S somme  de la série de fonctions ( nfn2 )n∈Z est en fait de classe C 2 . En intégrant par parties il vient alors 0 2  2p −n −inx d x = fn . ou encore par le théorème de Fubini. nous | f n | < ∞. S(x) = − 0 .3. 2p  n D’après () : −i 2p u (x)e−inx d x = f n . 2p 0 u(x)e Il en résulte que u n .  2p I (u + tw) = I (u) + t 2p u  (x)w (x)d x − f (x)w(x)d x 0 + 0(t 2 ) et donc 0 d 0= I (u + tv)|t=0 = dt  2p    2p u (x)w (x)d x − 0 f (x)w(x)d x 0 et () est bien vérifiée. 19. Étant donné que la série de terme général ( nf n2 )n∈Z est absolument convergente.2. si S N (x) = 0<|n|N nfn2 einx . nous en déduisons que si u est solution de () alors u(x) = u 0 − fn einx . Prenons w(x)= e−inx pour |n|  1. Étant donné que SN (x) converge  aussi vers  en déduisons  −inx −inx S (x) = − = − = que S est de classe C 2 sur R et que  fn e n∈Z n∈Z f n e x y  − f (x).3. le nième coefficient de Fourier de u. En effet. Si () a lieu.

Brézis : Analyse fonctionnelle.1 page 16) est le théorème de Lax-Milgram-Stampacchia qui était l’objet du problème 8.1.1. Commentaires Dans ce problème de calcul des variations. page 15 (ou celle du numéro 20.1. 1 I (u + w) = I (u) + 2  2p w (x)2 d x.1. 0 les solutions de () sont les fonctions u : x u(x) = K + 2p   2p 0 x (x − y) f (y)dy y f (y)dy + 0 où K est un réel arbitraire. 0 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Puisque u vérifie (). 19.1.3 • Solutions détaillées et méthodes 113 Pour déterminer S(0) et S  (0) il suffit de remarquer que S(0) = S(2p) fait que 1 S (0) = 2p  car 1 2p  2p 0   0 2p 1 (x − y) f (y)dy = − 2p  2p y f (y)dy 0 f (y)dy = 0.3. Tout cela est présenté en détail dans le livre de H. Il s’agit des seules solutions puisque d’après le calcul qui précède si u + w minimise I alors w est nulle : w est constante. ∀v ∈ E 1 . . Calculons I (u + w) = 1 2  2p 0  u  (x)2 d x +  2p u  (x)w (x)d x + 0  2p 0  2p w (x)2 d x− 0 2p u(x) f (x)d x − − 1 2 w(x) f (x)d x. Cette approche n’est pas généralisable au cas non périodique. S(0) = 0 1 2p   2p 0 x (x − y) f (y)d yd x − pS  (0) . nous exhibons la solution du problème en résolvant explicitement l’équation d’Euler () du numéro 19. grâce à l’utilisation de coefficients de Fourier.5. 0 Par conséquent. Puisque 2p S(x)d x = 0. Soit u solution de (). I (u)  I (v). L’outil pour résoudre l’équation d’Euler () du numéro 19. théorie et application paru chez Dunod.

1. puis |D v(x)|    du  h 0 |h| 0 |h| 1 |∇v(x + uh)|2 du.2. pour v ∈ E 1 . Il s’agit d’un polynôme du second degré par rapport à t et   d I (u + tw) |t=0 = ∇u. Nous avons. E 1 ).∇v(x + uh)du et par conséquent (Dh v)(x) = 2  1  h 1 h  2 . La fonction t → I (u + tw). d Calculons. I (u + w) − I (u) = 1 2  |∇w|2 d x  0 Q par conséquent I (u) = minv∈E1 I (v).3. 20.114 3 • Solutions détaillées et méthodes Corrigé 20 20. dt Q Q d’où la relation (). Il est clair que si v ∈ E 0 (resp. Prenons alors w = 1 ∈ E 1 . pour w ∈ E 1 arbitraire. la fonction x → v(x + h) appartient à E 0 ( resp E 1 ) et donc Dh v ∈ E 0 (resp E 1 ).3.∇wd x − f wd x = 0. du v(x + uh) = h.3. compte tenu de ().∇v(x + uh)du.∇v(x + uh) .3. 0 Il en résulte alors que   . 1 Ainsi v(x + h) − v(x) = 0 h. il vient  Q f d x = 0.∇v(x + uh). 20. atteint son minimum en t = 0.

 

|Dh v(x)| d x 
Q

1

|∇v(x + uh)| du d x =

2

2

Q

0 

1  



|∇v(x + uh)| d x du.
2

= (d’après le théorème de Fubini) =
0

Q   

|∇v(x)|2 d x = Q |∇v(x)|2 d x, cette dernière
Mais Q |∇v(x + uh)|2 d x =
Q+uh
égalité provenant du fait que la fonction intégrée est Q-périodique.  

Ainsi, finalement, Q |Dh v(x)|2 d x  Q |∇v(x)|2 d x.
20.3.4. Prenons w ∈ D−h Dh u dans (). Il vient  

∇u∇(D−h Dh u)d x =
Q

f (x)D−h Dh ud x.
Q

Nous observons alors que ∇D−h Dh u = D−h ∇Dh u, puis que si g1 et g2 sont dans
E0,  

g1 (D−h g2 )d x =
(Dh g1 )g2 d x
Q

Q

3 • Solutions détaillées et méthodes

115 

(ceci s’obtient en faisant  

le changement de variable x = x + h, et en remarquant que
(Dh g1 )g2 d x = Q (Dh g1 )g2 d x car la fonction intégrée est périodique).
Q+h

Ainsi finalement,  

|∇Dh u| d x =
2

f (x)D−h Dh ud x.

Q

Q

le second membre se majore alors à l’aide de l’inégalité de Cauchy-Schwarz et de la
question précédente avec v = Dh u 

Q  

f (x)D−h Dh ud x

Q

f 2 (x)d x

Q

f 2 (x)d x   

1/2  
Q 

1/2  

D−h Dh u 

2

|∇Dh u|2 d x
Q 

1/2
dx 
1/2

Ainsi 
  

1/2  

|∇Dh u|2 d x 
Q

et donc 

Q

Q

|∇Dh u|2 d x  

1/2
|∇Dh u|2 d x

f 2 (x)d x 

Q

20.3.5. Calculons tout d’abord

Q

f 2 (x)d x. 

u(x + h) − u(x) −ik.x
e
dx
|h|
Q 

eik.h − 1
u(x)e−ik.x d x
=
|h|
Q
eik.h − 1
uk .
=
|h|

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

(Dh u)k =

Par conséquent (∇Dh u)k = ik e

−1
|h| u k

ik.h

et par l’identité de Bessel : 

|∇Dh u|2 d x = 4p2
Q

Mais |eik.h − 1| = 4 sin2 

|k|2
|eik.h − 1||u k |2 .
|h|2
k

k.h
2

et donc

2 k.h

sin
|∇Dh u| d x = 4p
4 2 22 |k|4 |u k |2 .
|k| |h|
Q
2

2

k=0

.

116

3 • Solutions détaillées et méthodes

Il en résulte alors par l’inégalité de la question précédente que pout tout K ∈ N,
2

4p

k.h 

2 |k|4 |u |2 
f 2 (x)d x.
k
|k|2 |h|2
Q

4 sin2

0<|k|K

Prenons h = (´, 0) et faisons tendre ´ vers zéro, il vient 

k12
4
2
2
|k| |u k | 
f 2 (x)d x.
4p
k12 + k22
Q
0<|k|K

De manière similaire, en prenant h = (0, ´) puis en sommant nous déduisons que 


2
4
2
|k| |u k | 
f 2 (x)d x
4p
0<|k|K

et par conséquent la série 

k∈Z

Q

|k|4 |u k |2 est convergente.

Commentaires

L’objet de ce problème est de montrer dans une situation particulière, que le simple
fait d’être solution d’un problème du calcul des variations
i.e.
u ∈ E 1 vérifie I (u) = min I (v)
v∈E 1

est suffisant 
pour impliquer un résultat de régularité plus fort que u ∈ E 1 . En l’occurrence ici k∈Z2 (k12 + k22 )2 |u k |2 < ∞.
Ce problème (régularité des solutions de problèmes du calcul des variations) est
en général délicat et demande la mise en œuvre de techniques d’analyse très fine.
Il y a dans le domaine des résultats positifs et des résultats négatifs (i.e. singularité
des solutions). Le lecteur intéressé pourra se reporter aux deux ouvrages suivants. Le
premier est un panorama assez complet, il est dû à M. Giaquinta, Multiple integrals
in the calculus of variations and nonlinear elliptic systems, paru chez Princeton University Press. Le second est explicitement plus proche de la géométrie différentielle :
F. Hélein, Applications harmoniques, lois de conservation et repères mobiles, paru
chez Diderot.

Corrigé 21
21.3.1. Observons que E est convexe et plus précisément pour u ∈ [0, 1] et
(u, v) ∈ E 2 , 

u(1 − u) 1 
(u − v  )2 d x  uE(u) + (1 − u)E(v)
(1)
E(uu + (1 − u)v) +
2
0

3 • Solutions détaillées et méthodes

117

car la différence entre le membre de gauche et celui de droite vaut 
1
( f (uu + (1 − u))v) − u f (u) − (1 − u) f (v))d x,
0

intégrale d’une fonction négative lorsque f est convexe.
Si u 1 et u 2 sont tels que E(u 1 )  E(v) et E(u 2 )  E(v) pour tout v ∈ E alors par
(1) avec u = u 1 , v = u 2 et u = 1/2, 
u + u  1  1 
u + u 
1
2
1
2
E
+
(u 1 − u 2 )2 d x  E(u 1 ) = E(u 2 )  E
2
4 0
2 
1 
et donc 0 (u 1 − u 2 )2 d x = 0. Par conséquent

u 1 − u 2 = u 1 (0) − u 2 (0) = 0 i.e. u 1 = u 2 .
21.3.2. Soit w ∈ E, nous avons E(u + tw)  E(u) pour tout t ∈ R. Par conséquent
t = 0 est le point de R où t → E(u + tw) atteint son minimum sur R. Par le théorème
de dérivation des intégrales par rapport à un paramètre, nous avons 
1 
1
d
f (u + tw)d x =
f  (u + tw)wd x
dt 0
0

et par conséquent

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

dE(u + tw)
|t=0 =
0=
dt 

1   

1

u w dx +
0

f  (u)wd x.

0

Puisque u ∈ C 2 ([0, 1]; R) et u(0) = u(1) = 0, 
1 
1 

u w dx = −
u  (x)w(x)d x
0

0

et par conséquent 

∀w ∈ E,

1

( f  (u) − u  )wd x = 0.

0

Procédant alors comme à la question 1.3.3. du problème 1, nous obtenons que
−u  + f  (u) = 0.
21.3.3. Nous avons d’après ce qui précède 
1   

∀w ∈ E,
u (x)w (x)d x = −
0

1

g(x)w(x)d x

0

où la fonction continue g est donnée par g(x) = f  (u(x)).

(2)

x0 + ´] et 1 pour x  x0 + ´.118 3 • Solutions détaillées et méthodes Considérons alors x0 ∈ ]0. Commentaires Faisons l’hypothèse qu’il existe C tel que f (j)  −C pour tout j ∈ R. 1 − ´+x´0 −x pour x ∈ [x0 . ´ 1 g(x)d x x0 et puisque g est continue. x0 + ´] ⊂]0.d (x) = H´. il vient  1    (u (x) − xg(x))d x + u (x0 ) = 0 x0 +´ x0 g(x)(x − x0 ) d x.  1  1 1  2 v (x) d x + f (vn (x))d x  M. Soit alors (vn ) une suite d’éléments de E telle que lim E(vn ) = inf E(v). (2) est valable avec w = w´ . un polynôme ` degré sur [x0 − d. à ´ fixé. Il reste à prouver que bien que w´ ne soit pas C 1 . Pour cela.d (x) − x. 1[ pour ´  ´0 . On prend par exemple au voisinage du point anguleux x0 . 2 0 n 0 . La fonction w´ (x) = H´ (x) − x est continue et vérifie w´ (0) = w2 (1) = 0 et w´ (x) = −1 pour 0  x < x0 . Désignons par H´ la fonction valant 0 pour x  x0 . Lorsque l’on fait tendre d vers zéro on obtient alors (3) à la limite. u est de classe C 2 . 1[ et ´0 > 0 tel que [x0 . w´ (x) = −1 pour x > x0 . Un simple calcul montre alors que  x0 +´   1 u (x)  u (x)d x + − dx = ´ 0 x0  1  x0 +´  1 g(x)(x − x0 ) xg(x)d x − g(x)d x − d x.d est alors de classe C 1 et (2) est valable avec w´. Admettons momentanément que (2) est valable avec w´ . n→∞ v∈E 1 1 Nous avons ∀v ∈ E. Cette fonction est continue et affine par morceaux mais pas de classe C 1 . w´ (x) = 1´ − 1 pour x0 < x < x0 + ´. on régularise H´ au voisinage de x0 et x0 + ´ afin de la rendre de classe C 1 . E(v)  0 f (v)d x  − 0 Cd x = −C et par conséquent infv∈E E(v)  −C et ainsi la suite E(vn ) est bornée : ∀n ∈ N. (3) = ´ 0 x0 +´ x0 Il en résulte que u(x0 + ´) − u(x0 ) = ´  1   (u (x) + xg(x))d x − 0  1 g(x)d x − x0 +´ Faisons alors tendre ´ vers zéro. x0 + d] (d petit) tel que P(x0 − d) = P  (x0 − d) = 0 et du 3eme P(x0 + d) = d´ et P  (x0 + d) = 1´ . La fonction régularisée H´.

1] on ait  1 w (x)h(x)d x = lim n→∞ 0  0 1 vw 1 (n) (x)h(x)d x. Nous avons alors   1 1 f (vw(n) (x))d x = lim n→∞ f (v(x))d x. (5) © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit où (vw1 (n) ) est une suite extraite de (vw(n) ). nous obte1 nons que 0 vw 1 (n) (x)2 d x a une limite et par (6) (en utilisant (5)). En effet.3 • Solutions détaillées et méthodes Puisque − 1 0 119 f (vn (x))d x  C. (4) 0 Il en résulte que (vn ) forme une suite de fonctions équicontinues sur [0. n→∞ E Procédant comme au 16. il vient  1  1 lim vw 1 (n) (x)2 d x  v  (x)2 d x. . ce qui prouve l’existence d’une solution de ().(n) (x) − v(x))v(x)d x =  1 (vw 1 (n) (x) − v  (x))2 d x  0. Écrivons alors que   1  2 vw1 (n) (x) d x − 0 1   1 v (x) − 2 2 0 0  (vw. Par le théorème d’Ascoli (voir le Lemme à la page 138). nous avons aussi  1 vn (x)2 d x  M1 ≡ M + C < ∞.3. Il est alors aisé de vérifier que w = v. il est possible d’extraire de (vn ) une sous-suite (vw(n) ) qui converge uniformément vers v ∈ E. on monte qu’en fait v ∈ E. il est alors possible de montrer que (4) entraîne l’existence d’une fonction mesurable w telle que w soit de carré intégrable et pour toute fonction h de carré intégrable sur [0. 0 0 En faisant appel à la théorie de l’intégrale de Lebesgue. n→∞ Mais alors 0 0 E(v) = lim E(vw1 (n) ) = inf E. (6) = 0 1 Étant donné que E(vw1 (n) ) possède une limite. 1]. ainsi que 0 f (vw1 (n) (x))d x..3.  y 2  y   y       2 2        |vn (t)| dt    dt   |vn (t)| dt  |vn (x) − vn (y)|   x d’où x |vn (x) − vn (y)|   x M1 |x − y|1/2 .

où cette fois-ci an .2. Considérons deux fonctions f et g 2p-périodiques et continues sur R.3. nous avons x n = x−n et y n = −yn et ainsi en posant xn = an + ibn et yn = cn + idn . bn . De simples calculs montrent que f n = xn et gn = i 2np L yn et ainsi      2p 1 t L dy t L 2ip nxn y n . n∈Z 22. ds = L2 ds L 0 n∈Z et 1 L Ainsi L = L 0  0 L  dy ds 2 (( ddsx )2 + ( dy ds ) )ds = 2 ds = n∈Z 2 4p L L 2 = 4p2 4p2 n 2  n∈Z L2 |yn |2 . cn et dn sont réels.  2p 1 fn gn . n∈Z Puisque les fonctions x et y sont à valeurs réelles. 0 tL Appliquons cette identité lorsque f (t) = et g(t) = dy dt ( 2p ). f (t)g(t)dt = 2p 0 n∈Z où f n =  1 2p 2p 1 2p f (t)e−int dt et gn = 0  2p g(t)e−int dt. Nous avons  L  L= 0 2 dx ds  + dy ds 2 ds 2 puisque ( ddsx )2 + ( dy ds ) = 1. nous avons ∞ A = 4p n(an dn − bn cn ) n=1 . Là encore en faisant usage de l’identité de Parseval. Nous avons alors l’identité de Parseval. x dt = − L 2p dt 2p 2p 0 tL x( 2p ) n∈Z Finalement après changement de variable.3. nous trouvons A = −2ip nxn y n . n 2 (|xn |2 + |yn |2 ) et donc finalement n 2 (|xn |2 + |yn |2 ). nous avons   2 4p2 n 2 1 L dx |xn |2 .1.120 3 • Solutions détaillées et méthodes Corrigé 22 22.

(c donné) où l’inconnue est la fonction x → u(x). Réciproquement tout cercle peut être paramétré de la sorte et par conséquent il y a égalité si et seulement si la courbe considérée est un cercle. a on montre que si la condition de dégénérescence d ∂G ∂G (x. u.3 • Solutions détaillées et méthodes et L 2 = 8p2 121 ∞ n 2 (an2 + bn2 + cn2 + dn2 ).3. ((x. u (x)) d x sous une b contrainte du type a G(x. u  (x)) (x. Cette démonstration très élégante n’est pas généralisable au problème classique du calcul qui consiste  b des variations  à chercher à minimiser une fonctionnelle du type a F(x. Ainsi 1 x(t) = a0 + a1 cos t + b1 sin t. u  (x)) = ∂u ∂p dx Dans ce qui précède les arguments des fonctions F et G ont été notés (x. u(x). . la relation () montre que pour |n|  2. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Commentaires Ce problème propose la preuve due à A. 2 avec t = 2ps/L. u (x))d x sous la contrainte a G(x. u(x). u  (x))d x = c (donné). Il s’agit de la représentation paramétrique d’un cercle. La preuve montre que seuls les cercles satisfont l’égalité. u  (x))) = ( ∂u dx ∂ p n’a pas lieu pour la fonction u cherchée alors il existe une constante réelle l telle que (E) ∂(F + lG) d ∂(F + lG) (x. Le problème isopérimétrique qui précède est de ce type. u  (x)) d x = c. p). L − 4pA = 8p 2 (∗) n=1 Il s’agit clairement d’une quantité positive et donc L 2 − 4pA  0. 22. u(x). u  (x)). u(x). u(x). u(x). an = bn = cn = dn = 0 et pour n 2 = 1. : trouver u qui minimise  bDans le cas général où l’on étudie le problème b F(x. u(x). Hurwitz en 1902 de l’inégalité isopérimétrique pour une courbe fermée de périmètre L et d’aire A : L 2  4pA. u(x). n=1 Formons alors L − 4pA : ∞   2 2 (nan − dn )2 + (nbn + cn )2 + (n 2 − 1)(cn2 + dn2 ) . 2 1 y(t) = b0 − b1 cos t + a1 sin t. b] et alors F = 1 + u  2 (x) et G = u. dn = nan et cn = −nbn .3. Dans le cas où 4pA = L 2 . il suffit pour cela de  considérer que la courbe est paramétrée par x sur l’intervalle [a.

G = u (qui est le cas qui nous a intéressé dans ce ∂G problème) nous avons ddx ( ∂G ∂ p ) ≡ 0 et ∂ p ≡ 1 de sorte que la condition de dégénérescence ne peut pas avoir lieu et l’équation (E) (appelée classiquement équation d’Euler) s’écrit : d u  (x)  = l. Il s’agit de minimiser la fonction L(y) ≡ x01 L(y(x).La longueur approximative de la courbe C au voisinage de l’abscise x est à la distance y(x) autour ds = 1 + y  (x)2 d x.3. u  (x)) (x. u(x)) décrit un arc de cercle. À titre d’illustration supplémentaire de la relation (E). il suffit de prendre G ≡ 0 et c = 0 et a alors (E) est remplacée par ∂F d ∂F (x. u(x). d x 1 + u  2 (x) D’où (x. fonction C ∞ sur R2 .3. pour toutes les fonctions y qui vérifient y(x0 ) = y0 et y(x1 ) = y1 . u  (x)) = ∂u dx ∂ p qui est l’équation d’Euler sans contrainte. u(x). considérons le problème consistant à chercher la forme que prend√un cable inextensible √ lorsqu’il est suspendu à ses extrémités. Dans ce cas F = u 1 + u  2 et G = 1 + u  2 .122 3 • Solutions détaillées et méthodes  Dans le cas F = 1 + p 2 . Corrigé 23 23. C’est la forme que prend (en première approximation) un fil électrique entre deux pylônes consécutifs (d’où le nom caténaire du latin catena. y  (x)) d x avec  L(y. Lorsqu’il n’y a pas de contrainte. Cette méthode de démonstration ne peut fournir que des candidats potentiels (condition nécessaire). . Courant et Hilbert : Methods of mathematical physics paru chez Wiley. On pourra consulter sur ces questions (calcul des variations et équations d’Euler) le volume 1 de l’ouvrage de R. On trouve que u(x) = a + bch( bx + b) : il s’agit d’une chaînette. Nous avons aussi traité au problème 1 (de manière directe) un problème du calcul des variations où F = u 2 et G = p2 . Nous renvoyons au problème 23 à la page 18 pour une situation où cette équation d’Euler est utilisée. x0 x0 x 23. p) ≡ y 1 + p 2 . La rotation de ce segment élémentaire  de l’axe engendre donc la surface d A = 2py(x) 1 + y  (x)2 d x et par conséquent l’aire de la surface recherchée est  x1  x1  d A soit 2p y(x) 1 + y  (x)2 d x. chaîne). voir les commentaires à ce problème à la page 61. Il faut  b ensuite au cas par cas examiner si effectivement la solution trouvée minimise a Fd x sous la contrainte b Gd x = c.2.1.

La fonction z est de classe C ∞ sur R et    z+a  x 1  z+a        d(x)z(x) d x  =  d(x)z(x) d x   a | d(z) | z(x) d x . 2 Prenons alors z = 0 pour x ∈ ]z − a. y + ´z )z (x) d x . y  (x)). y  (x))z(x) d x = x0 d x ∂ p x0 ∂ y © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit de sorte que pour tout z avec z(x0 ) = 0. (  x1 ' ∂L ∂L    z(x) (y(x). la fonction y + ´z vérifie (y + ´z)(x 0 ) = y0 et (y + ´z)(x1 ) = y1 de sorte que si y minimise L(y) sur C alors L(y + ´z)  L(y) pour tout ´ ∈ R : ´ = 0 est le minimum sur R de la fonction ´ → L(y + ´z). par continuité. y + ´z )z + = ∂p ∂y x0 Ainsi pour tout z avec z(x0 ) = 0 et z(x1 ) = 0. y  (x)) − dx ∂ p ∂y S’il existe z ∈ ]x0 . ' (  x1  x1 d ∂L ∂L (y(x). Dans ce cas. sa dérivée en ce point est nulle. (y + ´z. x0 où d(x) ≡ ∂L d ∂L (y(x). z(x1 ) = 0. y  + ´z  )(x) d x   x1  ∂L ∂L      (y. x1 [ tel que d(z) = 0. y  (x)) z(x) d x (y(x). pour tout ´ ∈ R. ´z. y (x)) + z (x) (y(x). y (x)) d x = 0 . (y(x). z + a[.3 • Solutions détaillées et méthodes 123 Donnons nous une fonction z de classe C ∞ sur [x0 . z + a[⊂]x0 . x1 [ et |d(x)|  |d(z)| > 0 pour x ∈ ]z − a. ∂p ∂y x0 Mais par intégration par parties (utiliser que z(x0 ) = 0 et z(x1 ) = 0). Compte tenu du fait que la fonction L est C ∞. 0=  z−a  z−x x0 . y  (x)+´z  (x)) d x est C 1 (et même C ∞ ) sur R et puisque cette fonction atteint son minimum en ´ = 0. ∃a > 0 tel que ]z − a. le théorème de dérivabilité sous le x signe intégrale nous assure que la fonction ´ → x01 L(y(x)+´z(x) . x1 ] et vérifiant z(x0 ) = 0 et z(x1 ) = 0. Calculons d d´  x1 x0 L(y + ´z.  x1 d(x)z(x) d x = 0 . z + a[ et z(x) = exp (x−z)12 −a2 sinon.

La preuve de ce résultat est immédiate une fois que l’on observe que : ( ' d ∂L    y (x) (y(x). d x 1 + y  (x)2  Lorsque l’on développe cette équation. revenons à l’équation d’Euler (E) que vérifie la fonction x → y(x). y. ci-dessus. Commentaires Pour commencer. (y(x). Nous avons le résultat général suivant qui permet d’intégrer cette équation différentielle non linéaire du premier ordre par quadrature. dans un intervalle si et seulement si la fonction x → y  (x) ∂∂ Lp (y(x). il vient yy  = 1 + y 2 que l’on peut aussi  2y  2y y  écrire 1+y  2 = y c’est-à-dire ddx Log(1 + y 2 ) = ddx Log y 2 . y (x)) . y  (x)) = ∂y dx ∂ p (E) Dans le cas présent nous avons yp ∂L = ∂p 1 + p2 et  ∂L = 1 + p2 ∂y de sorte que (E) s’écrit  d y(x)y  (x)  = 1 + y  (x)2 .  Ainsi y(x) = a 1 + y  2 (x) qui s’intègre immédiatement pour donner y(x) = a ch x−b a . Les constantes a et b s’obtiennent alors en écrivant le système a ch x1 − b x0 − b = y1 . y  (x)) − L(y(x). C’est-à-dire que y vérifie l’équation différentielle : ∂L d ∂L (y(x). x1 ] . y  (x)) est constante. Nous en déduisons que d est nulle sur [x0 . y (x)) = ∂p dx   ∂L d ∂L    = y (x) (y(x). y (x)) − L(y(x). = y0 et a ch a a (∗) La courbe recherchée est une chaînette. y (x)) − ∂y dx ∂ p . est solution de (E). Proposition. Une fonction deux fois dérivable. (y(x).124 3 • Solutions détaillées et méthodes ce qui devrait entraîner que z est nulle en x = z : absurde. y  (x)).

∂p (∗) C’est-à-dire que y vérifie une équation différentielle implicite du premier ordre : p ∂L (y.2. c) y0  Si nous revenons au cas étudié dans ce problème. y  (x)) = c . y  ) + z 2 2 (y. pour tout z avec z(x0 ) = 0 et z(x1 ) = 0. p) − L(y. En procédant comme pour la dérivée première. y  ) + 2zz  ∂p ∂ p∂ y ∂y x0 Donnons nous alors un point arbitraire j ∈]x0 . Par ailleurs. nous obtenons les solutions de (E) par quadrature :  y(x) dj x= . x1 [ et pour d > √ 0 assez petit.3. y  (x)) − L(y(x). z  (x)z(x) d x = d . w(j. Étant donné que  j+d  j+d  j+d z(x)2 d x = d2 . Cela provient du manque de compacité des ensembles fermés et bornés dans les espaces de dimension infinie. alors il s’agit d’une chaînette. il faut trouver a et b solutions de l’équation (*) à la page 124. et z  (x)2 d x = 2 . nous savons que la dérivée seconde de la fonction ´ → L(y + ´z) en ´ = 0 est positive. Par contre cela ne montre pas que le problème d’existence d’un minimum possède une solution comme nous l’avons expliqué dans une situation similaire au numéro 1. ·) est C ∞ ). Dans le cas présent.6. p) = c .3. p) = y 1 + p 2 . nous obtenons que cette dérivée seconde vaut : (  x1 ' ∂2 L ∂2 L ∂2 L (y.3. j + d[ et valant d(1 − |x−d| d ) dans cet intervalle. page 58. ∂p Désignons alors par p = w(y.2. nous avons utilisé que leur caractère minimal entraînait que la dérivée de la fonction ´ → L(y + ´z) en ´ = 0 était nulle. le problème de minimisation considéré ne possède pas de solution. voir à ce propos le numéro 1.3 • Solutions détaillées et méthodes 125 Ainsi lorsque y est solution de (E) nous savons qu’il existe c ∈ R tel que : y  (x) ∂L (y(x). On vérifie que cela n’est possible que 0 si y1  y0 ch( x1 −x y0 ) . L(y. Lorsque cette fonction est deux fois dérivable (ce qui est le cas ici car L(· . (∗∗) z 2 2 (y. Notons que nous avons raisonné par condition nécessaire : si une courbe donnée par le graphe de la fonction x → y(x) est telle que sa révolution autour de l’axe des x dans R3 conduise à une surface minimale. c) une (des) branche(s) de solution(s) de cette équation. l’équation (*) s’écrit √ y(x) 2 = −c dont les solutions sont bien celle trouvées au 1+y (x) © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit numéro 23. Ainsi lorsque cette condition n’est pas vérifiée. pour déterminer ces solutions. j−d j−d j−d . page 61. y  ) (x) d x = 0 . pour effectivement construire la chaînette y(x) = a ch x−b a . choisissons la fonction z nulle en dehors de ]j − d .

..ei )1in où ei = (0. 0) est le ième vecteur de la base canonique. Soit D F(u) la différentielle de l’application F au point u. .. i=1 L’application u → F  (u) est alors continue puisque l’application u → D F(u) l’est. par définition de la différentielle. 0.v. est de classe C 1 et par la règle de dérivation des fonctions composées d F(u + t(v − u)) = (F  (u + t(v − u)).1. la limite lim´→0 F(u+´v)−F(v) ´ D F(u). pour u et v fixés dans Rn . l’application de R dans R. p) = y 1 + p 2 et alors ∂∂ pL2 = (1+ p2 )3/2 de sorte que la condition de Legendre est vérifiée pour toute fonction y à valeurs positives ou nulles.126 3 • Solutions détaillées et méthodes on montre aisément.. Corrigé 24 24. . v − u)dt.h + ◦(||h||).. Soit alors F  (u) le vecteur de Rn ayant pour composantes (D F(u). Par ailleurs. l’application de Rn dans L(Rn .3. ´ existe et vaut par conséquent pour tous u et v ∈ Rn . v − u). Dans le cas présent. L(y. 0.v + ◦(1). t → F(u + t(v − u)). Ainsi F(u + ´v) − F(v) = D F(u). R) : u → D F(u) est continue. Puisque F est de classe C 1 .ei )ei . quels que soient u et h dans Rn . Nous avons la relation (1) c’est-à-dire que F  (u) = n (D F(u). F(u + h) = F(u) + D F(u). y  (x))  0 . 1. 1 d F(u + t(v − u))dt = dt  0 1 (F  (u + t(v − u). Nous avons. en passant à la limite d → 0. que la condition (**) entraîne que ∂2 L (y(x). ∂ p2 Cette condition porte le nom de condition de Legendre dans le contexte du calcul  2 y des variations.. dt Ainsi par intégration par rapport à t entre 0 et 1 il vient :  F(v) − F(u) = 0 qui est la formule (2).

v − u) − au||v − u||2 + F(u) − F(v). = l1 ||u − v||2 La condition cherchée est donc l1 > 0. i=1 et donc (3) a lieu avec a = l1 . Av) − (b. v) + (u. il est nécessaire que l1 > 0. v) 2 2 t ou encore (F  (u). puisque la matrice S est symétrique. Nous avons donc (la relation précédente ayant lieu quels que soient u et v dans t A+t A n  R ) : F (u) = ( 2 )u − b..3. u − v) =   i=1 = n li (u − v.3. on aurait 0  l1  a ce qui est absurde donc pour que (3) ait lieu.3 • Solutions détaillées et méthodes 127 24. v) et donc la condition nécessaire et suffisante recherchée est tout simplement : ∀v ∈ Rn . Si l1  0 alors pour w1 tel que ||w1 || = 1 et Sw1 = l1 w1 nous aurons (F  (w1 ) − F  (0).2. (F (u) − F (v).. en calculant le produit scalaire (F  (u) − F  (v). v) = (Au. t Désignons par S la matrice symétrique A+2 A et soient l1  l2  . w1 ) = l1 . Mais (Sv. v). il existe une base orthonormée de Rn formée de vecteurs propres pour S : (wi )1in avec Swi = li wi . v) = (Av. Nous aurons alors. Commençons par calculer F  (u). wi )(u − v. wi ) . La fonction w est de classe C 1 en tant que somme de fonctions de classe C 1 et sa dérivée vaut (avec w(u) = uv + (1 − u)u) w (u) = (F  (w(u)). v) > 0. w1 ) = (Sw1 . v) + (u. Av) + (Av.3. 2 2 2 Par conséquent 1 1 (F  (u). v = 0 ⇒ (Av. wi )2 . v) = (( A+2 A )u − b.  ln ses n valeurs propres (forcément réelles). Supposons donc que l1 > 0. Elle est équivalente au fait que la matrice S A+t A (= 2 ) soit définie positive (le vérifier). Si (3) avait lieu. Nous avons : ´ ´2 ´ F(u + ´v) = F(u) + (Au. u − v) dans cette base : n (F  (u) − F  (v). v) − ´(b. wi )2 . v). © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit i=1  l1 n (u − v. . 24. La relation (4) a donc toujours lieu avec M = || A+2 A ||. ou t A désigne la transposée de la matrice A.

pour tout u ∈ [0.4. Puisque w(0) = 0 et w(1) = 0 et qu’une fonction convexe est toujours sous sa corde. w(t) − u). v − u)) − at||v − u||2 1 = (F  (w(u + t) − F  (u). v − u)  a||v − u||2 tdt 0 qui produit (7).6. il vient alors  1 F(v) − F(u) − (F  (u). Observons tout d’abord que infv∈U F(v) ∈ R. w(u)  0 . u ∈ U et puisque F est continue. 24. il vient u + v  a + ||v − u||2  min F(j).3. limm→∞ F(u m ) = F(u).128 3 • Solutions détaillées et méthodes Pour t > 0 nous avons alors (on remarque que v − u = w(u+t)−w(u) ) t : w (u + t) − w (u) = (F  (w(u + t)) − F  (w(u)). il vient F(v)  F(u 0 ) + (F  (0). Par conséquent u est solution de (8). 2 . Puisque U est fermé. 1]. Compte tenu de (2). Supposons que u et v soient solutions de (8) : F(u) = F(v) = minj∈U F(j).7. 24. 1 (F  (w(t)) − F  (u). Mais cette dernière inégalité est vraie pour t = 0 et il est donc possible de l’intégrer par rapport à t ∈ [0.    − at   t t Ainsi la fonction w est croissante et alors w est une fonction convexe sur [0.3.3. v − u 0 ) + a ||v − u 0 ||2 . F j∈U 8 2 Mais u+v 2 u+v 2 appartient à U et 2 ∈ U ⇒ F( u+v 2 )  minj∈U F(j) et donc a||v − u||  0 d’où v = u. 1]. Ainsi u ∈ U vérifie F(u) = infv∈U F(v). Supposons que (u m )m∈N ait pour limite u. ce qui est exactement (6). 24. nous avons grâce à (3) et pour tout t > 0. v − u) = (F  (w(t)) − F(u). t (F  (w(t)) − F  (u). Toujours avec w(t) ≡ tv + (1 − t)u. 24. prenons u = u 0 dans (7). Puisque U est convexe w = donc par (6) avec u = 12 .5. 1]. En effet soit u 0 ∈ U (qui est non vide). v − u)  at||v − u||2 . w(u + t) − w(u)) t    w(u + t) − w(u) 2    − at   t  (en utilisant (3))    w(u + t) − w(u) 2 a||w(u + t) − w(u)||2  = 0.3.

Il en résulte alors classiquement que la suite est convergente vers . Il alors clair que limm→∞ F(u m ) = infv∈U F(v).3. D’après la question 24. Pour chaque m ∈ N. D’après la question 24. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit et puisque ||F  (u 0 )||. Nous pouvons donc en extraire une sous-suite convergente.1. En tant que suite extraite d’une suite minimisante elle est elle aussi minimisante. il existe u m ∈ Rn qui soit tel que inf F(v)  F(u m )  2−m + inf F(v) v∈U v∈U par définition de l’infimum. D’après la question 24.1. a il vient ||F  (u 0 )||2 a m . u m − u 0 )|  ||F  (u 0 )||. il y a au plus une solution de (8) donc toutes les suites extraites convergentes convergent vers la même limite. v)|  ||F  (0)||.||v − u 0 ||  a2 ||v − u 0 ||2 + a2 ||F  (u 0 )||2 ainsi que (inégalité de Cauchy-Schwarz) |(F  (0).3.1. 24.3. nous obtenons que a 2 a ||v − u 0 ||2 − ||F  (u 0 )||2 + ||v − u 0 ||2 2 a 2 2 = F(u 0 ) − ||F  (u 0 )||2 a ∀v ∈ U . u m − u 0 )  F(u m ) − F(u 0 ). ||u − u 0 ||2  F(u m ) − F(u 0 ) + a 4 Le membre de droite de cette inégalité est majoré indépendamment de m car F(u m ) converge vers infv∈U F(v) qui est fini.5.1. Bien évidement infv∈U F(v)  F(u 0 ) et donc infv∈U F(v) < +∞.8 nous savons qu’elle est bornée. il vient a m ||u − u 0 ||2 + (F  (u 0 ). Nous venons de voir que de toute suite minimisante nous pouvons extraire une sous-suite dont la limite est solution de (8).6. F(v)  F(u 0 ) − et donc infv∈U F(v) > −∞. |(F  (u 0 ).9. Il en résulte que la suite (u m )m∈N est bornée.||u m − u 0 ||. Nous avons construit une suite minimisante. Mais d’après la question 24. sa limite est donc solution de (8).3 • Solutions détaillées et méthodes 129 et puisque ||F  (u 0 )||.10. Prenons v = u m et u = u 0 dans (7).7 nous savons qu’il existe au moins une suite minimisante. 24.||u m − u 0 ||  a4 ||u m − u 0 ||2 + (I ) ||F  (u 0 )||2 .||v||.8. 2 D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Notons (u m )m∈N cette sous-suite. 24.

Mais J (tv + (1 − t)u) = J (u + t(v − u)) = J (u) + t(J  (u). 24. par exemple u m tel que inf F´ (v)  F´ (u m )  2−m + infn F´ (v). (F  (u).3. nous aurions donc J (tv + (1 − t)u) < J (u) ce qui est absurde. Lorsque U = Rn . La suite (u w(n) )n∈N est bornée.13. + (1 − u) w(uu + (1 − u)v)  u ´ ´ ´ En additionnant cette inégalité à (6) nous voyons que F´ vérifie elle aussi (6). avec w application strictement croissante. Fixons un ´ > 0. ce qui est absurde. nous avons bien F(v)  F(u). ∀v ∈ U . la solution de (8) est caractérisée par F  (u) ∈ U ⊥ . ce qui entraîne que F  (u) = 0. Soit u solution de (8). ∀n ∈ N.12.11. nous avons 1 w(v) w(u) . ∃w(n). pour tous t ∈ [0.130 3 • Solutions détaillées et méthodes cette limite. 1] et v ∈ U le point tv + (1 − t)u ∈ U et donc J (tv + (1 − t)u)  J (u). ∀v ∈ Rn . Prouvons le rapidement. ∀w ∈ U car on peut choisir v = u + w et v = u − w. nous avons : ∃ ´0 > 0. v − u) + ◦(t). puisque Rn est ouvert nous avons nécessairement D F(u) = 0 et donc. v ∈ Rn et u ∈ [0. Soit u la limite d’une suite extraite convergente. En d’autres termes.1. (V ) est équivalent à (F  (u). En niant la convergence de la suite minimisante (u m )m∈N vers u.5 que (8) admettait au plus une solution. En effet si u ∈ U vérifie (V ). Ainsi (11) admet au plus une solution. pour tous u. C’est cette inégalité qui avait permit de montrer à la question 24. w) = 0.3. Si (V ) n’avait pas lieu. ∀v ∈ U c’est-à-dire que u résout (8). Considérons alors une suite minimisante (u m )m∈N . soit u tel que F  (u) = 0. v∈Rn v∈R . Réciproquement. U ⊥ = {0} et l’on retrouve (10) comme il se doit. Nous allons montrer que la solution de (8) est caractérisée par u ∈ U et (V ) (F  (u). v) = 0.3. 24. Puisque w est convexe. v − u)  0. 24. il est donc possible d’en extraire une sous-suite convergente vers v ∈ U qui sera en fait i) minimisante et ii) extraite de (u m )n∈N . si u est solution de (8). D’après (7) : F(v)  F(u) + a2 ||v − u||2  F(u) par conséquent u est solution de (8). compte tenu de (7). Réciproquement. 1]. Dans le cas où U est un espace vectoriel. ||u w(n) − u||  ´0 . pour t assez petit. D’une part ||v − u||  ´0 > 0 et d’autre part v = u car v résout (8) .

Observons que F(u ´ )  F(u ´ ) + w(u ´ ) = F´ (u ´ )  F´ (u) = F(u). Soit u la solution de (8).3. nous obtenons que (u m )m∈N est bornée.1. a ||F  (u 0 )||2 .8 : a ´ 4 ||u − u 0 ||2  F(u ´ ) − F(u 0 ) +  F(u) − F(u 0 ) + ||F  (u 0 )||2 . ceci entraîne que toute la famille (u ´ )´>0 converge vers u : lim´→0 u ´ = u. 24. Soit alors (u c(m) )m∈N une suite extraite convergente avec pour limite u ´ . Puisque F(u ´n )  F(u).15. 0  w(v)  0. Utilisons alors à nouveau l’inégalité (I) montrée à la question 24. Soit alors (u ´n )n∈N une suite convergente de limite v et telle que limn→∞ ´n = 0. Ce problème possédant une unique solution. 0). a Nous en déduisons que (u ´ )´>0 est bornée indépendamment de ´. soit w(v) = 0 et donc v ∈ U . comme nous l’avons déjà observé.3. Puisque F et w sont continues. F´ (u m ) = infn F´ (v).14.3 • Solutions détaillées et méthodes 131 Puisque w  0.8. ´ Par conséquent (F(u ´ )) est majoré par F(u) qui est indépendant de ´. Mais alors v = u et la suite extraite converge vers u solution de (8). lim F´ (u c(m) ) = F´ (u ´ ) m→∞ et puisque (F´ (u c(m) ))m∈N est extraite de (F´ (u m ))m∈N limm→∞ . v∈R ´ Il en résulte que F´ (u ) = infv∈Rn F´ (v) et par conséquent (12) possède une et une seule solution. . Il suffit de prendre w(v) = p i=1 Max (gi (v). à la limite (F est continue) nous avons © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit F(v)  F(u). comme à la question 24. Reste donc à prouver que v ∈ U . F(u m )  F´ (u m ) et par conséquent.1.(F(u) − F(v)) = 0 . 24. Nous avons 0  w(u ´n )  ´n (F(u) − F(u ´n )) et donc à la limite n → ∞.

Puisque la fonction x → Max (x.132 3 • Solutions détaillées et méthodes + avec Max (x. gi (v)  0 c’est-à-dire que v ∈ U .3. mettons s et r et utilisons (6) avec u = 12 .. 0) prouvant finalement que v → Max (g(v). Soit f : R → R continue et telle que lim|x|→∞ f (x) = +∞ (on dit aussi que f est infinie à l’infini). de sorte qu’en additionnant ug(u) + (1 − u)g(v) au deux membres de cette inégalité. Si v k n’est pas solution de (8) alors F  (v k ) = 0. nous supposons qu’il en existe deux. f (x)  f (0)} est un compact de R. Il est alors clair que ∀x ∈ R. la continuité des gi entraîne celle de w. 0) + (1 − u)Max (g(v).. il vient Max (ug(u) + (1 − u)g(v). 0) est une fonction convexe lorsque g l’est. En effet il est fermé par continuité de f et borné puisque lim|x|→+∞ f (x) = +∞. u = v k − s F  (v k ) et v = v k − r F  (v k ). il résulte de g(uu + (1 + u)v)  ug(u) + (1 − u)g(v) que Max (g(uu + (1 − u)v. Afin de montrer qu’il existe une seule solution de (14). Preuve du Lemme. Par construction w est bien à valeurs dans R et si w(v) = 0 c’est que ∀i = 1. 2 lim F(v k − rF  (v k )) = +∞ |r|→+∞ et par conséquent la fonction r → F(v k −rF  (v k )) atteint son minimum : le problème (14) possède une solution. f (x) > f (0)  f (x0 ) la dernière inégalité ayant lieu puisque 0 ∈ K . 0)  Max (ug(u) + (1 − u)g(v). Ceci achève la preuve du Lemme. Soit alors x0 ∈ K tel que f (x0 ) = minx∈K f (x) (un tel x0 existe puisque toute fonction continue sur un compact atteint son minimum). Écrivons alors (7) avec u = v k et v = v k − rF  (v k ) : F(v k − rF  (v k ))  F(v k ) − r||F  (v k )||2 + Ainsi ar2  k 2 ||F (v )|| . Alors f atteint sa borne inférieure. 0) est une fonction convexe. En effet si x ∈ K alors f (x)  f (x0 ) alors que si x ∈ K . 0) = x+|x| 2 . 0). .16. 0) est croissante. Mais grâce à l’inégalité triangulaire : |ug(u) + (1 − u)g(v)|  u|g(u)| + (1 − u)|g(v)|. L’ensemble K = {x ∈ R. Il vient a r +s  k F (v )) + (r − s)2 ||F  (vk )||2  inf F(v k − rF  (v k )). F(v k − r∈R 8 2 . Puisque x → |x| est continue. Lemme. Il reste donc à vérifier que v → Max (g(v). Cette assertion résulte du résultat général suivant. p. 0)  uMax (g(u). 24. f (x)  f (x0 ).

Ainsi F(v k+1 )  F(v k ) et la suite (F(v k ))k∈N est décroissante. S’il existe k0 tel que F  (v k0 ) = 0 alors v k = v k0 .||v k − u|| d’où ||v k − u||  ||F  (v k )|| a et ainsi limk→∞ v k = u. Écrivons alors (3) avec v = v k et u solution de (8) (et donc F  (u) = 0). 2 24. ∀k ∈ N. Nous avons déjà observé que compte tenu de (7). le fait que (F(v k ))k∈N soit bornée. Il vient compte tenu de la question précédente que F(v k )  F(v k+1 ) + a k ||v − v k+1 ||2 . u − v k )  ||F  (v k )||. Il résulte alors de (15) que limk→∞ ||v k+1 − v k || = 0. Si v k n’est pas solution de (8). nous obtenons (r − s)2  0 24. il vient a ||v k − u||2  (F  (v k ).3.17. F  (v k )) dr et donc (F  (v k+1 ). Utilisons donc (7) avec v = v k et u = v k+1 = v k − rk F  (v k ). F  (v k )) = 0. F  (v k ) − F  (v k+1 ))  ||F  (v k )||. entraîne que (v k )k∈N est bornée. Si v k est solution de (8) nous avons F  (v k ) = 0 ce qui fait que (F  (v k+1 ).11. ∀k  k0 et la suite (v k )k∈N converge vers v k0 qui est la solution de (8) d’après la question 24.19.1.3.3.18.||F  (v k ) − F  (v k+1 )|| et par conséquent ||F  (v k )||  ||F  (v k+1 ) − F  (v k )||. r+s 2 133 F  (v k ))  infr∈R F(v k − rF  (v k )). elle est uniformément continue sur tout compact et par conséquent (v k )k∈N bornée et lim ||v k+1 − v k || = 0 ⇒ lim ||F  (v k+1 ) − F  (v k )|| = 0. sa dérivée s’annule en rk point où elle atteint son minimum. Puisque l’application F  est continue. Mais d F(v k − rF  (v k )) = (F  (v k − rF  (v k )). la suite (F(v k ))k∈N converge vers une limite finie. 24. (14) possède une solution et puisque la fonction r → F(v k − rF  (v k )) est de classe C 1 . F(v k ) = 0 et v k+1 = v k − rk F  (v k ) où rk résout (14). Sinon. . F  (v k )) = 0 fait que ||F  (v k )||2 = (F  (v k ). F  (v k )) = 0. Il en résulte finalement que limk→∞ ||F  (v k )|| = 0. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit k→∞ k→+∞ Or (F  (v k+1 ). Puisque F(v k )  F(u) où u résout (8).3 • Solutions détaillées et méthodes Puisque F(v k − et donc r = s.

contrôle optimal.3. Cet algorithme s’écrit donc comme suit. (A(Av k − b). Si r 0 = 0 alors stop : v 0 est solution de (S) .1. page 19) et uniformément lipschitzienne sur Rn . sinon passer à l’étape (ii). Av k − b) = 0 et rk = ||Av k − b||2 . . r k ) Calculer r k+1 = Av k+1 − b. Dans ce cas F  (v) = Av − b et v k+1 = v k − rk (Av k − b) où rk est tel que (F  (v k+1 ). page 97) qu’il ne s’agit pas d’un problème facile. v) − (b. (1) et nous avons déjà mentionné (au numéro 12. Si r k+1 = 0 alors stop : v k+1 est solution de (S) . (Ar k . (S) Introduisons le vecteur r = Av − b qui est le résidu. le minimum de F sur Rn est la solution u de Au = b . Initialisation. définie positive. Si v k est tel que Av k − b = 0 alors il résout le problème (8). Le but est de générer une suite (v k )k∈N qui converge vers la solution de (S). physique et chimie des milieux continus. F  (v k )) = 0 soit rk (A(Av k − b). sinon lorsque la matrice A est définie positive.3. Prendre v 0 et calculer r 0 = Av 0 − b.4. F aconvexe (propriété (6) du numéro 24.3. ii) Calculer v k+1 = v k − rk Ar k avec i) rk = ||r k ||2 . sinon faire k ← k + 1 et repasser à l’étape (ii). Av k − b) Nous disposons ainsi d’un algorithme pour résoudre le système linéaire Av = b.. v). Dans le cas où A est symétrique. . ) et une situation courante est le cas où F est quadratique comme au (5) du numéro 24.134 3 • Solutions détaillées et méthodes 24.1.2 : F(v) = 12 (Av. biologie moléculaire. Av k − b) = ||Av k − b||2 .20. . (A(Av k − b). Commentaires L’objet de ce problème est l’étude du problème de minimisation d’une fonction. Ce type de problème se rencontre souvent en pratique (recherche opérationnelle.

F  (v k−1 ) = 0. pour les calculs sur ordinateur. . un algorithme est proposé au numéro 24. . Écrivons l’algorithme tel qu’il a été proposé par Hestense et Stieffel en 1952. d k−1 avec k  1 et F  (v 1 ) = 0. ce qui fait la difficulté du problème ⎧ ⎨ trouver u ∈ U tel que ⎩ F(u) = min v∈U F(v). • Itération courante.d). Ainsi l’algorithme du gradient conjugué n’est pas un algorithme itératif : il converge en un nombre fini d’étape. .d0 ) ) et définir v 1 = v 0 − r 0 d 0 puis aller au pas courant. . d 1 . . Dans le cas dit « sans contraintes » i. à chercher à minimiser F sur la droite passant par v k et de vecteur directeur F  (v k ) (le gradient de F au point v k ). une fois que v k kième approximation est connue. . v k−1 . Revenons maintenant à l’effectivité de cet algorithme. . . c’est-à-dire que l’on cherche à approcher sa solution par un processus itératif. L’interprétation de cette méthode est bien connue des marcheurs en montagne : pour atteindre le bas de la vallée il faut descendre le long de la ligne de la plus grande pente. . une fois la kième approximation v k construite. – Si d 0 = 0 alors stop et v 0 est la solution de (1) et (2). . v) − (b. . Nous allons le présenter dans le cas d’une fonctionnelle quadratique : © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 1 F(v) = (Av. à minimiser F sur l’espace affine passant par v k et dirigé par l’espace vectoriel de dimension inférieure à k + 1 engendré par les vecteurs F  (v 0 ). (2) lorsque F : Rn → R est a-convexe et U est un convexe fermé non vide de Rn . . lorsque U = Rn .16 page 20. Sans nous préoccuper pour l’instant de l’efficacité d’un tel algorithme.e. • Initialisation. . Partir de v 0 et poser d 0 = F  (v 0 )(= Av 0 − b). Toutefois lorsque n est grand on se contente toujours de quelques itérations et donc d’une solution approchée. . c’est que n (le nombre d’inconnues) peut être très grand (de plusieurs centaines à un million dans certains problèmes pratiques).1.e. nous voyons que pour k = n. . . On dispose donc de v 1 . si les vecteurs F  (v 0 ). . v n sera la solution exacte de (1). i. F  (v n−1 ) sont indépendants. on préfère une variante de cet algorithme qui porte le nom d’algorithme du gradient conjugué. poser r 0 = (F(Ad(v0 . F  (v k ). v) 2 où A est une matrice symétrique définie positive.  0 0 – Si d 0 = 0. .3 • Solutions détaillées et méthodes 135 En effet. . v k . . (3) L’idée de base consiste. Il porte le nom d’algorithme de descente à pas optimal et consiste à chercher. . Dans la pratique. Ainsi la résolution de (2) est toujours algorithmique.

mais qui a le mérite d’expliquer son appellation et son comportement. Un calcul élémentaire montre que d 1 vérifie (Ad 1 . D’après ce qui précède l’algorithme du gradient conjugué converge en 2 étapes (au plus). Sagatizàbal : Optimisation Numérique. poser d k = F  (v k ) + ||F  (v k )||2 k−1 d .F. d k ) puis refaire l’itération courante.H. (v1k )2 + e3 (v2k )2 qui converge vers zéro sans jamais l’atteindre.136 3 • Solutions détaillées et méthodes – Si F  (v k ) = 0 alors stop et v k est la solution de (1) et (2). Pour plus d’éléments concernant le domaine de l’optimisation numérique nous renvoyons au livre de J. ||F  (v k−1 )||2 (F  (v k ). Gilbert. On se place dans le cas n = 2 et on prend F(v1 . . . v2 ) = k. Ceux qui souhaitent disposer de programmes peuvent se reporter à l’ouvrage du W. Partons donc de v 0 arbitraire. sans intérêt pratique. rk = On vérifie alors qu’effectivement v k est le minimum de F sur l’espace affine passant par v k−1 et engendré par les vecteurs F  (v 0 ). Nous savons que v 2 est la solution donc v 2 = 0. . k > 0. d k ) k+1 . La solution de (1) ou (2) est bien évidemment (0. avec v10 v20 = 0. J. Press et al : Numerical recipes. l’algorithme du gradient à pas optimal fournit la suite : v1k+1 = e2 (e − 1)v1k (v2k )2 . c’est-à-dire que d 1 est orthogonal à d 0 pour la forme quadratique de matrice A. (Ad k . Il est aussi possible de télécharger de nombreux programmes sur le Web. v 1 est alors construit par l’algorithme du gradient à pas optimal si v 0 = 0 : v11 = e2 (e − 1)v10 (v20 )2 . Lemaréchal et C. Finalement illustrons cet algorithme dans un cas. (v10 )2 + e3 (v20 )2 v21 = (1 − e)v20 (v10 )2 . – Si F  (v k ) = 0. v2 ) = 12 (v12 + ev22 ) où 0 < e < 1 est l’exentricité de l’ellipse F(v1 . Ce qui nous intéresse est donc de comprendre à quoi correspond la direction de descente d 1 qui est différente du gradient F  (v 1 ). C. . v = vk − r k d k . F  (v 1 ) = 0 et il faut encore faire un pas. 0) et étant donné v 0 . aspects théoriques et pratiques paru chez Springer. the art of scientific computing. F  (v k−1 ) qui en fait sont non nuls (si on est arrivé à l’étape k) et deux à deux orthogonnaux dans Rn . Bonnans. Ce dernier ouvrage couvre un champ bien plus large que l’optimisation bien évidemment. paru Cambridge University Press qui existe en FORTRAN. (v1k )2 + e3 (v2k )2 v2k+1 = (1 − e)v2k (v1k )2 .C. d 0 ) = 0. En géométrie des coniques cela correspond à la direction conjugué de la direction d 0 . . Pascal et C. (v10 ) + e3 (v20 )2 À moins que v10 v20 = 0.

Il s’agit de montrer que © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit | f n (t) − m|  r pour t ∈ [a.2.3. Pour k = 0. f n (t) = m sur [a − n . 25.b solution de (P).1. s)ds   M|t − a|  Md  r . Par conséquent T envoie E dans lui même. la fonction s → w( f (s). s)|ds. a + n [.     t | f n (t) − m| =  a w(s. a + n [.3. a[ et donc nous avons bien k | f n (t) − m|  r . alors par intégration  t f (t) − f (a) = w( f (s). alors k+1 k pour t ∈ [a + n . s)ds a or f (a) = m d’où T f = f : f est solution de (P). n n Par conséquent | f n (t1 ) − f n (t2 )|  2M|t1 − t2 |. t) dt et donc f est solution de (Q). Soit alors f ∈ E a.3. Réciproquement si f est solution de (Q).4. s) − w( f n (s − ). s)ds est de classe C 1 et dtd (T f )(t) = w( f (t). 25. 25.5. Écrivons  | f n (t1 ) − f n (t2 )|  t1 t2 1 1 |w( f n (s − ). 25.3. a + d] (il en résulte aussi . Admettons pour l’instant qu’il existe c : N → N strictement croissante et telle que ( f c(n) ) converge uniformément vers f sur [a. nous avons f ∈ C 1 et d (T f )(t) = f  (t) = w( f (t). a + d]. a + n [.3. s) est continue et par conséquent t → 0 w( f (s).3 • Solutions détaillées et méthodes 137 Corrigé 25 25. t).3. Supposons que cette inégalité a lieu pour t ∈ [a + k−1 n . Puisque  t f est continue. Nous avons    t  |(T f )(t) − m| =  a w( f (s). Procédons par récurrence sur k en montrant cette inégalité pour 1 k t ∈ [a + k−1 n . f n (s − n1 ))ds   M|t − a|  Md  r .

Lemme. On note l(rk ) sa limite. | f c(n) (rk p ) − f (rk p )|  M1 ´ . b] ⊂ ∪∞ k=0 ]r k − 2 .. Il nous reste donc à démontrer le résultat suivant. a + d]. b] telle que | f (t1 ) − f (t2 )|  M1 |t1 − t2 | pour tous t1 . Montrons maintenant que ( f c(n) ) converge uniformément vers f sur [a. Soit ( f n ) une suite de fonctions d’un compact [a. b] ∩ Q = {rm .. b] → R telle que ( f c(n) ) converge uniformément vers f sur [a. ∀n  N . qui est une forme ad hoc du Théorème d’Ascoli.. Définissons alors c(n) = (c0 ◦ . nous pouvons ´ ´ extraire du recouvrement [a. ´ ´  2M1 + | f n (rk p ) − f (rk p )| + 2M1 2 2 = 2M1 ´ + | f n (rk p ) − f (rk p )|. Ensuite on construit c1 en considérant ( f c(0) (r1 ))n∈N ( f (c(0) ◦c1 )(n) (r1 )) est convergente etc. | f n (t1 ) − f n (t2 )|  M1 |t1 − t2 |. Ainsi l’application l : [a.. t2 ∈ [a. La suite ( f n (r0 ))n∈N étant bornée. r k + 2 [ un sous-recouvrement fini : ´ ´ [a. b]. M2 ∈ R ∀n ∈ N ∀t1 . s) converge uniformément vers s → w( f (s).. rk p + [. t2 ∈ [a. 2 2 Soit alors t ∈ [a. Indexons l’ensemble des points rationnels de l’intervalle [a. | f n (t)|  M2 . Démonstration. b]. b] en une application f continue sur [a. b] étant compact. ∀t ∈ [a. b] ⊂ ∪ Pp=0 ]rk p − .◦ck )(n) (rk )) soit convergente. Donnons nous ´ > 0 arbitraire. Alors il existe c : N → N strictement croissante et f : [a. nous pouvons en extraire une sous-suite c0 : N → N telle que ( f c(0) (r0 )) soit convergente. b] par N : [a. il existe p tel que |rk p − t|  ´ 2 et alors | f n (t) − f (t)|  | f n (t) − f n (rk p )| + | f n (rk p ) − f (rk p )| + | f (rk p ) − f (t)|. b] ∩ Q → R est uniformément continue nous pouvons donc la prolonger à [a. m ∈ N}. b]. L’intervalle [a. s) (w est continue) nous obtenons à la limite dans () f (t) = t m + a w( f (s). P}. Puisque | f c(n) (rk ) − f c(n) (rk  )|  M1 |rk − rk  | nous obtenons à la limite n → ∞ que ∀k ∈ N.. Soit alors N = N (´) tel que ∀ p ∈ {1. b] dans R vérifiant ∃M1 .138 3 • Solutions détaillées et méthodes que f est continue). . |l(rk ) − l(rk  )|  M1 |rk − rk  |... b]. ◦ cn )(n) la suite diagonale.. b]. Nous avons ck telle que ( f (c0 ◦c1 ◦. Il est aisé de voir que c est strictement croissante et que ∀k ∈ N( f c(n) (rk )) est convergente. s)ds c’est-à-dire que f résout (P) et donc (Q). Puisque cette convergence est uniforme la suite de fonction 1 gn : gn (t) = ( f c(n) )(t − c(n) ) converge uniformément vers f aussi sur [a. b]. s)ds (∗) ( f c(n) )(t) = m + a et puisque la suite de fonction s → w(gn (s). Mais  t w(gn (s).

y). = A11 x + A12 y = ∂y dt ∂H dy (x. ∀n. y). vérifiant y(t0 ) = y0 . = A21 x + A22 y = − ∂x dt ∂ ∂H Puisque H est C 2 . Soient a < 0 < b deux nombre réels.. t) dt est donné par une fonction w continue par rapport à y et t. ∀t ∈ [a. ❏ Afin d’appliquer  t ce lemme il reste à vérifier que pour f n (t) = m + a w( f n (s − n1 ).3 • Solutions détaillées et méthodes 139 (un tel N existe car P est fini). Le lemme est démontré. ∂x ( ∂ y ) = ∂∂y ( ∂∂xH ) et donc nécessairement A11 = −A22 soit A11 + A22 = 0. y0 ) ∈ ]a. Ceci affaibli les hypothèses du théorème de Cauchy-Lipschitz qui imposent aussi que. t) soit lipschitzienne. b]. b[×R donnés. ya. l’application w(. La condition tr A = 0 est donc nécessaire. Cela n’est bien sûr pas surprenant dans la mesure où w n’est pas localement lipschitzienne en y = 0. un ensemble homéomorphe à R) de solutions comme on le montre maintenant. Nous avons | f c(n) (t) − f (t)|  3M1 ´ pour tout t ∈ [a. en fait la multiplicité est bien plus importante et l’ensemble des solutions de (E) vérifiant y(0) = 0 comprend un continuum (i. Notons ya. t) = |y| .b la fonction : ya.b (t) = −(t − a)2 /4 pour t  a. Écrivons dx ∂H (x. Dans cet exemple nous avons donc montré qu’il pouvait y avoir deux solutions. Mais | f n (t)|  |m| + Md = M2 convient. Commentaires L’objet de ce problème était de montrer le théorème de Peano qui est l’analogue du théorème de Cauchy-Lipschitz lorsque le second membre de l’équation différentielle (E) dy = w(y. Réciproquement si . b] et pour tout n  N : la suite ( f c(n) ) converge uniformément vers f sur [a.3. Toutefois il n’y unicité de la solution comme le montre l’exemple suivant.e.b (t) = 0 pour a < t < b et ya. on vérifie directement que les deux applications y1 et y2 définies par y1 (t) = 0 et y2 (t) = |t|t/4 sont dérivables sur R et solutions de (E) avec valeurs en t = 0 égales : y1 (0) = y2 (0) = 0. a + d]. On vérifie aisément que ces fonctions sont solutions de (E) avec y(0) = 0 (et que ce sont les seules si on autorise a = −∞ et/ou b = +∞). nous avons montré qu’il existe une solua pas tion locale de (E). pour t proche de t0 . pour t fixé.b (t) = (t − b)2 /4 pour t  b. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Ainsi pour (t0 . Prenons w(y.1. s)ds nous avons | f n (t)|  M2 . Corrigé 26 26.

140

3 • Solutions détaillées et méthodes

tr A = 0, on vérifie immédiatement que
1
H0 (x, y) = (A11 x y + A12 y 2 − A21 x 2 − A22 x y) ,
2

convient.
La condition cherchée, tr A = 0, ne dépend pas de la base choisie sur R2 pour
2
expliciter le système du
dt = l(u) où l ∈ L(R ) car trl, la trace de l’endomorphisme l,
ne dépend pas de la base choisie.

Lorsque tr A = 0, on intègre immédiatement le système
∂H
= −A21 x − A22 y
∂x

∂H
= A11 x + A12 y
∂y

pour trouver que ∇(H − H0 ) = 0 sur R2 et donc que H = H0 + k où k ∈ R est
arbitraire.
26.3.2. La fonction (x, y) → ( ∂∂Hy , − ∂∂xH ) étant de classe C 1 sur R2 , en vertu du
théorème de Cauchy-Lipschitz, pour tout (x0 , y0 ) ∈ R2 , il existe une solution de
(E) passant par ce point : ∃a > 0 et w : ] − a, a[→ R2 de classe C 1 telle que
w(t) = (x(t), y(t)) est solution de (E) et w(0) = (x0 , y0 ). Rien ne permet d’affirmer à
ce stade que a = +∞, c’est-à-dire que w puisse être prolongée à R comme le montre
l’exemple suivant.

On prend H (x, y) = y 4 − x 2 et x0 = 1, y0 = 1. Le système différentiel (E) s’écrit

dy
dx
= 2x
= 4y 3 ,
dt
dt

et on vérifie aisément que
x(t) =

1
,
(1 − 2t)2

y(t) =

1
1 − 2t

pour t < 12 est la solution maximale de (E) qui vérifie x(0) = 1, y(0) = 1. Cette
solution ne peut être prolongée en t0 = 12 .

26.3.3. Soit (x(t), y(t)) une solution maximale de (E) définie sur un intervalle
]T− , T+ [ où T± ∈ R et T1 < 0 < T+ . Nous commençons par calculer pour
t ∈ ]T− , T+ [ la quantité dtd H (x(t), y(t)). Nous avons d’après la règle de dérivation
des fonctions composées :

∂ H d x ∂ H dy
d
.
+
H (x(t), y(t)) =
∂ y dt
∂x dt
dt

3 • Solutions détaillées et méthodes

141

Mais compte tenu de (E),

∂H ∂H
∂H ∂H
d
=0

H (x(t), y(t)) =
∂ y ∂x
∂x ∂ y
dt

et donc, avec x(0) = x0 , y(0) = y0 , H (x(t), y(t)) = H (x0 , y0 ), ∀t ∈ ]T− , T+ [.
La fonction H est donc constante le long des trajectoires de (E) ou encore chaque
trajectoire de (E) est incluse dans un ensemble de niveau. Ici (x(t), y(t)) ∈ E C où
C = H (x0 , y0 ).
Puisque (x0 , y0 ) ∈ E C n’est pas vide et d’après l’hypothèse (P), E C est borné par
conséquent ∃M ∈ R+ tel que
∀t ∈ ]T− , T+ [,

x 2 (t) + y 2 (t)  M 2 .

Il en résulte qu’il existe M1 ∈ R+ pour lequel 
2  2
dy
dx
∀t ∈ ]T− , T+ [, 
M12
+
dt
dt

(en effet la fonction (x, y) → ∇H (x, y) étant continue sur R2 , l’image de la boule
x 2 + y 2  M 2 par cette application est un borné de R2 ).

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Supposons par exemple que T+ < +∞. D’après le critère de Cauchy, x(t) (respectivement y(t)) possède alors une limite x1 (resp. y1 ) lorsque t → T+− . En effet,  

t2  

dx 

(t)dt   M1 |t2 − t1 |.
|x(t1 ) − x(t2 )| = 
t1 dt

Dans ces conditions, il est possible de résoudre (E) au voisinage de T+ avec donnée
initiale (x1 , y1 ) et ainsi prolonger (x(t), y(t)) au-delà de T+ ce qui contredit le caractère maximal de la solution. Ainsi nécessairement T+ = +∞. Le cas T− = −∞ est
analogue, il suffit par exemple de remarquer que changer t en −t revient à changer H
en −H . La propriété (P) restant valable pour −H , le raisonnement précédent reste
valide.
26.3.4. Montrons que
√ H1 vérifie (P). Pour C < 0, E C est vide. Pour C  0, E C est
non vide et |x|  2C, |y|  (4C)1/4 quel que soit (x, y) ∈ E C : E C est borné.
Ainsi d’après la question précédente les solutions maximales de (E 1 ) sont définies
sur R.

Par contre H2 ne vérifie pas (P) : (0, 2kp) ∈ E −1 pour tout k ∈ Z. cela n’implique
pas que les solutions maximales de (E 2 ) ne sont pas définies sur R. Dans ce cas (E 2 )
s’écrit
dx
dy
= −x
= sin y,
dt
dt

(qui est une équation de pendule pesant

d2 y
dt 2

+ sin y = 0).

142

3 • Solutions détaillées et méthodes

Nous avons

1 d 2
(x + y 2 ) = x sin y − x y  2|x||y|  x 2 + y 2
2 dt
et par conséquent si T+ < ∞,

x(t)2 + y(t)2  (x02 + y02 )e2T+ ,

∀t < T+

et le raisonnement fait à la question précédente se reconduit (pour T− on procède
de manière similaire) : les solutions maximales de (E 2 ) sont définies sur R. Nous
établirons à nouveau ce résultat au problème 28 car (E 2 ) est un cas particulier du
problème qui y est considéré (prendre a = 0, a = 0 et L = 0).
Commentaires

Considérons le système différentiel sur R2N , N  1, donné par

∂H
d pi


⎪ dt = ∂q ( p, q), i = 1, . . . , N ,

i
(S)


dqi
∂H


=−
( p, q), i = 1, . . . , N ,
∂ pi
dt

où le point courant de R2N a été noté ( p, q) = ( p1 , . . . , p N , q1 , . . . q N ) et H est une
application régulière (mettons au moins C 2 ) de R2N dans R. De tels systèmes portent
le nom de Hamilton et foisonnent en Physique. Dans ce problème nous avons étudié
le cas (très) particulier où N = 1. Dans le cas général, la fonction H est constante
sur les trajectoires de (S) :

d
H ( p(t), q(t)) =
dt
N

i=1 

∂ H d pi ∂ H dqi
+
∂qi ∂t
∂ pi dt 

= 0.

Intuitivement les trajectoires de (S) ont donc lieu sur des hypersurfaces de R2N :
H ( p, q) = H ( p(0), q(0)) quoique la géométrie de ces surfaces puisse être très complexe (en particulier elles n’ont aucune raison d’être bornées).
L’étude des systèmes hamiltonien est très riche (c’est une branche des mathématiques) et très active. C’est une des questions qui montre l’unité des mathématiques
puisqu’on y rencontre beaucoup d’analyse, de géométrie différentielle mais aussi
de la théorie des nombres ( !). Le lecteur intéressé pourra se reporter à l’ouvrage
de V. Arnold : Méthodes mathématiques de la mécanique classique, paru aux éditions Mir (Moscou). Nous conseillons aussi l’article Systèmes dynamiques écrit par
A. Chenciner dans l’Encyclopédia Universalis.
Une famille de systèmes hamiltoniens célèbres est celle du problème à n corps.
On considère n particules de masses m 1 , . . . , m n se déplaçant dans l’espace physique

3 • Solutions détaillées et méthodes

143

(R3 ) et soumis aux forces gravitationnelles. Si l’on désigne par xi ∈ R3 la position
de la particule i la relation fondamentale de la dynamique s’écrit
(E)

mi

∂U
d 2 xi
=−
2
∂xi
dt

où U , le potentiel des forces gravitationnelles, vaut
U =−

i< j

K
,
||xi − x j ||

où K est une constante positive (K = 6.67.10−11 en unité du système international).
Prenons alors pi = m i ddtxi (la quantité de mouvement) et qi = xi (la position). Si
nous posons
n

K
|| pi ||2

H=
,
+
||qi − q j ||
2m i
i=1

i< j

l’équation (E) prend la forme équivalente (S) (ici N = 3n). Bien entendu H n’est
pas de classe C 2 , mais là c’est une autre histoire. . .
Lorsque n = 2 (problème à 2 corps) Kepler a résolu ce système et montré que les
trajectoires étaient planes et avaient lieu sur des coniques (ellipses ou hyperboles).
Le cas n = 3 (et les cas n  4) n’est pas résolu -il ne le sera jamais - et la dynamique
peut être chaotique (et donc imprévisible).

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Corrigé 27
27.3.1. Puisque l’application F(x, y) = (y, −g(x)) est de classe C 1 , nous pouvons
appliquer le théorème de Cauchy-Lipschitz à (S). Il nous assure que pour tous t0 ∈ R
et (x0 , y0 ) ∈ R2 , il existe deux nombres T− et T+ avec −∞  T− < t0 < T+  +∞
et une solution maximale de (S) sur ]T− , T+ [. Toutefois rien ne permet d’affirmer a
priori que T− = −∞ et T+ = +∞, comme le montre les deux exemples suivants.
Dans le cas où g est linéaire i.e. g(x) = vx, v ∈ R, (S) est un système linéaire et
donc T− = −∞ et T+ = +∞ quels que soient t0 , x0 et y0 .
Dans le cas où g(x) = −2x 3 , lorsque (x0 , y0 ) = (0, 0), T− = −∞ et T+ = +∞
car x(t) ≡ 0, y(t) ≡ 0 est la solution de (S). Mais pour x0 = 1, y0 = 1, la solution
maximale pour t0 = 0 est donnée par les formules x(t) = 1/(1−t) et y(t) = 1/(1−t)2
et donc T− = −∞ alors que T+ = 1.
27.3.2. Soit (x(t), y(t)) une solution de (S) avec x(t0 ) = x0 , y(t0 ) = y0 . Nous avons
dy
dx
1 d
2
2 dt (y + 2G(x)) = y dt + g(x) dt = −g(x)y + g(x)y = 0.
1 2
Par conséquent 2 y + G(x) = 12 y02 + G(x0 ) et donc la trajectoire a lieu sur Ec avec
c = 12 y02 + G(x0 ).

Dans le cas v = 0 et s’il existe k  2 tel que g (l) (0) = 0 pour l  k − 1 et g (k) (0) ≡ vk = 0 nous 2vk avons un ensemble d’équations proches de y 2 + (k+1)! x k+1 = 2c et il s’agit toujours selon le signe de vk et la parité de k d’ensembles elliptiques ou hyperboliques.3. 2 2 2 Ainsi si v > 0. b[ la fonction sous la racine est bien strictement positive. Nous 2(c − G(x)) ∼ √ dx  d dx avions dt = ± 2(c − G(x)) et donc dt f (x(t)) = dt f (x(t)) = ±1. Dans ce cas 1 2 y + G(x) = G(a) = c 2 et donc y=  dx = ± 2(c − G(x)) dt tant que a < x < b. Par contre si v < 0. 2I ] par x(t) = h(2I −t). b] sur [0. b[. 0) à .√b[ et l’intégrale qui définit f est convergente en x = a car au voisinage de ce point 2|g(a)|(x − a)1/2 . Ainsi (x. 0) à l’instant t = 0. I ] → [a. y(t)) pour t ∈ [I . I ] avec I = a √2(c−G(x)) > 0 et là encore I < ∞ car g(b) = 0. Bien entendu g(a) < 0 puisque G(x) < c pour x ∈ ]a. b] sur [0. nous prolongeons alors (x(t). y(t) = 2(c − G(h(t)) est solution de (S) pour 0  t  I . dt 2 2(c − G(h(t)) Nous avons x(I ) = b et y(I ) =√0. Soit alors  t √ f (t) ≡ a dx pour a < t < b. 27. (c − G(x)) g(a)(a − x) pour x proche de a. Mais x(2I ) = h(0) = a et y(2I ) = 0 par conséquent la trajectoire part de (a.  Puisque f > 0 sur ]a. G(x) = G(a) + (x − a)g(a) + O(x − a)2 et puisque g(a) = 0. En effet  1 dx = 2(c − G(h(t))) = y(t) (t) = h  (t) =  f (h(t)) dt et −2g  (h(t)) dy (t) = √ h  (t) = −g  (h(t)) = −g  (x(t)). y(t) = − 2(c − G(h(2I − t)). b]. y) construit de la sorte est solution de (S) pour t ∈ [0. I√ ] et nous désignons par h = f −1 : [0. 2(c − G(x)) Puisque G(x) < c pour x ∈ ]a.144 3 • Solutions détaillées et méthodes Puisque g(0) = 0 et g  (0) = v. Dans ce cas x(t) = h(t). La fonction f b dx envoie [a. Par ailleurs pour x proche de a. On vérifie de même que ddtx = y  et dy dt = −g (x). Cherchons une trajectoire passant par (a. les ensembles Ec sont au voisinage de (0. f réalise une bijection de [a.3. 0) semblables à une famille l’ellipses y 2 + vx 2 = 2c. il s’agit d’hyperboles. pour x petit nous avons en général (c’est-à-dire lorsque v = 0) v 1 1 2 y + G(x) y 2 + x 2 . 2I ].

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Lorsque j → 0. Lorsque j → +∞ nous avons T (j) → 0 car H (sin u)  a2n+2 j2n + · · · + a2 fait que √ T (j)  p 2(a2n+2 j2n + · · · a2 )−1 . la stricte monotonie v de T fait que pour chaque T1 . Par conséquent T est une fonction strictement décroissante de j. En fait il est possible de montrer simplement dans ce cas que toutes les solutions périodiques sont (à un décalage en temps près) celles que nous avons construites. Commentaires Remarquons que (S) est un système hamiltonien.3 • Solutions détaillées et méthodes 145 l’instant t = 0 et s’y retrouve pour la première fois à t = 2I : C est une trajectoire périodique de période T = 2I . il vient  d x = j cos udu = j2 − x 2 du √  p/2 . ou encore T (j) = 4 2 2(G(j) − G(x)) 2(j − x 2 )H (x) 0 −j Faisons alors le changement de variable x = j sin u. Par rapport au problème 26. 27. p2 [. nous avons H (sin u) → a2 . avec H (x. i. Ainsi la période T vaut  j  j dx dx  √ T (j) = 2 . pour u ∈ ]0.3. Nous avons ici a = −j. √ [ est fixé. de la forme (E) de l’énoncé 19. il est possible de décrire de manière presque complète la dynamique. Ainsi T (j) = 2 2 0 √ Hdu (sin u) 27. Il en résulte que T (j) prend quent T (j) → p 2a2 2 = √ v 2p 2p toutes les valeurs entre 0 et √v . il existe une et une seule solution du type de celles que nous avons construites qui a cette période. De plus si T1 ∈ ]0. uniformément pour u ∈ R par consé√ −1 2p car v = g  (0) = 2a2 . Il résulte dans ce cas du numéro 27.3. que la période d’oscillation de ce pendule est donnée par la formule (bien connue en physique) :  4 p/2 du  T = v 0 um 1 − sin2 sin2 u 2 .4. c’est-à-dire lorsque g(x) = −v2 sin x avec v > 0. les coefficients des puissances de sin u dans H (sin u) croissent car H (x) = a2n+2 x 2n + · · · + (a2n+2 j2n + · · · a2 ) et les a2 p sont positifs. Lorsque j croit. b = j et c = G(−j) = G(j).5.3.3. Le cas physique le plus classique est le pendule pesant. y) = 12 y 2 + G(x). puisque le hamiltonien est moins général (il correspond au mouvement d’une particule de masse 1 dans un champ de forces −g(x)).e.

Nous voulons prouver que T± = ±∞. a) telle que pour tout (x. Nous pouvons alors appliquer le théorème de CauchyLipschitz à (S) à l’instant t = T+ avec x(T+ ) = x1 et y(T+ ) = y1 .e. y) ∈ R2 . Ainsi d (1 + x 2 + y 2 )  K (1 + x 2 + y 2 ) dt et d (1 + x 2 + y 2 )  −K (1 + x 2 + y 2 ). ce qui nous permet de prolonger (x(t).) possèdent donc une limite lorsque t → T+− : x1 et y1 .   x y − ax 2 − y sin x − ay 2   K (x 2 + y 2 + 1). a et L (on a écrit pour cela z(t1 ) − z(t2 ) = pour z ∈ {x. on 2 retrouve bien que T = 2p v + O(um ) (i. Nous avons donc T+ = +∞. Mais. il existe une et une seule solution (à un décalage en temps près). correspondrait à un développement en série n u2k+1 entière de la fonction sinus à l’ordre 2n + 1 : sin u k=0 (−1)k (2k+1)! .146 3 • Solutions détaillées et méthodes où um est l’angle (entre 0 et p) d’amplitude maximale . t2 ∈ [t0 . De plus pour chaque nombre T ∈ ] v .5. T+ [ au-delà de T+ et contredit son caractère maximal. se reconduit pour le pendule pesant : T est une fonction croissante de l’amplitude um . T+ [.1.3. Lorsque um est petit. T+ [ avec −∞  T− < T+  +∞. y(t)) t ∈ ]T− . dt Considérons alors une solution maximale (x(t). elle varie entre 2p v (pour 2p um = 0) et +∞. .3. y(t)) de (S).4. où C ne dépend que de M0 . les fonctions x(. La première inégalité ci-dessus montre que si t0 ∈ ]T− .3.  t2 dz (t)dt t1 dt D’après le critère de Cauchy.) et y(. |x(t1 ) − x(t2 )| + |y(t1 ) − y(t2 )|  C|t1 − t2 |. et par conséquent pour t1 . T+ [ alors 1 + x(t 2 ) + y 2 (t)  (1 + x(t0 )2 + y(t0 )2 )e K (t−t0 ) t0  t < T+ . y} puis utilisé (S)). Corrigé 28 28. jusqu’à l’ordre un la période ne dépend pas de l’amplitude). +∞[. définie sur l’intervalle ]T− . Pour T− nous procédons de même en utilisant cette fois-ci l’inégalité dtd (1 + x 2 + y 2 )  −K (1 + x 2 + y 2 ). Le numéro 27. On peut aussi vérifier que l’analyse du numéro 27. Nous avons 12 dtd (x 2 + y 2 ) = x y − ax 2 − y sin x − ay 2 . il existe une constante K = K (a. Si nous avions T+ < ∞ alors 1 + x(t)2 + y(t)2  (1 + x(t0 )2 + y(t0 )2 )e K (T+ −t0 ) ≡ M0 < ∞. a.

nous avons obtenu que 1 + x 2 + y 2  (1 + x02 + y02 )e K t . + 2 dt dt dt dt dt . Dans ce qui précède. l’équation (E) possède une intégrale première obtenue par multiplication par ddtx puis intégration : dx dx dx d x d2x + ax sin x = L .3 • Solutions détaillées et méthodes 147 28. Observons que lorsque a = 0.3.2. borne qui tend vers +∞ lorsque t → +∞.

y)  C. y)  Ainsi si V (x. 2L x  a2 x 2 + V (x. 2 2 V (x. dx d ) = −a V (x.   2 a 2 d 1 dx + x − L x − cos x = 0. dt dt Par ailleurs. y(t)) est borné lorsque t → +∞. y)  C 2L 2 a . dt dt de sorte que pour a  0. (1) (2) et donc L2 a y2 a 2 + x − 1 − x2 − a 4 2 2 soit V (x. est borné . Mais alors (1) et (2) entraînent immédiatement que (x(t). y) ∈ R2 . . y) = Tout d’abord. a 2 4 L2 a 2 y2 C +1+ 2 x + a 2 4 ce qui prouve (2). (t)  V x(0). ∀C ∈ R. x(t). y)  V (x. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit V  dx dt 2 . et ce quel que soit a. + (x.  L2 a 2 1 2 x + y −1− 2. En effet nous avons. 2 dt 2 dt Ceci incite à considérer la fonction 1 2 a 2 y + x − L x − cos x.    dx dx (0) .

y) + dx y de sorte que d Vd = −a dt  dx dt 2  +d dx dt 2  − dx dx L + sin x + ax + a dt  . nous ne faisons pas usage du terme −a( ddtx )2 qui force la décroissance de V (x(t). x(t) + y(t)  1 + 2 + V x(0).3. Ainsi (Vd ≡ Vd (x. y(t)).148 3 • Solutions détaillées et méthodes 28. y)) d Vd + (a − d)y 2 + adx y + adx 2 + d(L + sin x)x = 0. aa ) nous avons  2  ay ad 2 2 2 (a − d)y + ax y + adx − x = + 2 4   a ad 2 3a x  ( car d  )  − d y 2 + adx y + = 4 2 4 a 2 d ad 2 a x = (y + dx)2 + (a − ad)x 2  0. la borne sur (x(t). dt a 2 4 Elle dépend donc de la donnée initiale. y + adx y + 2 2 2 2 Ainsi pour ce choix de d. Pour d à déterminer. (a − d)y 2 + adx y + adx 2  ay 2 ad 2 x . + 2 4 Revenons alors à (3) que nous réécrivons d Vd + Wd = 0 dt avec Wd ≡ (a − d)y 2 + adx y + adx 2 + d(L + sin x)x. dt (3) Ce que nous avons gagné par rapport au cas d = 0. y) → (a − d)y 2 + adx y + adx 2 qui peut être rendue positive (pour d > 0 et petit). y(t)) est obtenue par l’inégalité   dx L2 1 a 2 2 (0) . En effet pour d  d0 ≡ min( a4 . Cela provient du fait que dans le cas a > 0. c’est qu’au lieu de la forme quadratique ay 2 (qui est certes positive mais dégénérée) nous avons la forme quadratique (x. (4) . Dans ce qui précède. y) = V (x.3. nous introduisons alors la fonction modifiée Vd (x.

a. V (x. C’est une forme forte de dissipation (le terme a ddtx représente un terme de frottement) ou encore d’irréversibilité de ce système dynamique. d)).3. On dit alors que (E). y(0))e−ut + M3 e−ut − 1 . la dynamique a lieu dans une boule indépendante de la donnée initiale. qui permet d’écrire (S) de l’énoncé 21 page 24 sous la forme (E) de l’énoncé 19 page 12 dans le cas où a = 0. Mais alors © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Vd (x(t).2. u et avec (5) nous obtenons le résultat demandé. Nous avons établi au numéro 28. y) + M1 + 4 8 pour d  d1 ≡ min(d0 . qui apparaît au numéro 28. . y) = 12 y 2 + a2 x 2 − L x − cos x. Vd (x. En effet la fonction V . y) − − 8 4 4 4 8 ax 2 ax 2 y 2 − L x − cos x = dx y + +  8 4 4 ax 2 2L 2  ≡ −M1 . (5) En effet y 2 ax 2 y2 ax 2 ax 2  + −  Vd (x.3.3 • Solutions détaillées et méthodes 149 Nous avons ax 2 y 2  Vd (x. H . − L x − cos x  −1 − a 8 ay 2 4 + ad 2 4 x − M2 avec M2 = d(1+|L|) . a Ainsi revenant à (4) nous d Vd + uVd  M3 dt avec u > 0 choisi de sorte que la forme quadratique    ad 2 − au x 2 − 2udx y −u y + 2 2 a soit définie positive (u = u(a. Commentaires Il s’agit d’un problème relativement technique comme l’est souvent la théorie qualitative des systèmes d’équations différentielles. que lorsque a > 0 (et a > 0) pourvu que l’on attende suffisamment longtemps. est le hamiltonien. possède un borné absorbant. ou (S). Il est intéressant de noter que la preuve de cette propriété s’est appuyée sur la structure hamiltonienne du système (E) lorsque a = 0. y(t))  Vd (x(0). y) − Par ailleurs Wd  avons √ a 2 ).3.

Il vient  b  b  b 2 d z l zd x. 29.3.150 3 • Solutions détaillées et méthodes Corrigé 29 29. Substituons y(x) = z(x)e−r(x) dans (F).3.  b d 2 zpar intégration zd x = − a | d x | d x et donc a dx2  2  b.2. Multiplions la première équation de (E) par z(x) et intégrons sur ]a. nous obtenons s = q − 12 p  − 14 p 2 . il vient e−r (z  + ( p − 2r  )z  + (s − l)z) = 0  avec s = q − r  − pr  + r 2 . b[. x Prenons alors r (x) = 12 a p(y)dy. |z(x)|2 d x = s(x)|z(x)|2 d x + 2 a a a dx Mais  b dzpar2 parties puisque z(a) = z(b) = 0.1.

z 2 ) = (a1 b2 − a2 b1 )W (w1 . Mais z 1 (a) = z 2 (a) = 0 d’où W (z 1 . w2 (a) = 1). w2 ) la solution de z  + (s − l)z = 0 qui vérifie w1 (a) = 1.3. Soient alors z i = yi er .  b  dz  |z(x)|2 d x = s(x)|z(x)|2 −   d x. 29. Nous avons z i (x) > 0 pour x ∈ ]a. Observons tout d’abord que si z 1 et z 2 sont deux solutions alors W (z 1 . w1 (a) = 0 (resp. que vérifie z 1 . Il en est de même pour (F). Soit alors w1 (resp. z 2 ) = 0 et donc z 1 et z 2 sont liés : l’ensemble des solutions de (E) forme un espace vectoriel de dimension au plus égal à 1. Nous avons W (w1 . par z 2 et intégrant sur ]a. et z 2 = a2 w + b2 c W (z 1 . z 2 ) ≡ z 1 . Ainsi multipliant la première équation de (E). w2 ) = 1 de sorte que {w1 . w2 ) = a1 b2 − a2 b1 . Par conséquent W est constant. z 2 − z 2 z 1 vérifie W  = z 1 z 2 − z 2 z 1 = 0. z 1 = a1 w + b1 c. b[ nous obtenons  b  b  b 2 d z1 l1 z dx z1 z2d x = sz 1 z 2 d x + 2 2 a a a dx . b |z(x)|2 d x a 29. w2 } constitue une base de E. w2 (a) = 0. E. b[.3. de dimension 2. l dx a a S’il existe y ≡ 0 solution de (F) alors z = yer est solution non identiquement nulle b de (E) et donc a |z(x)|2 d x > 0 de sorte que b (1) l = a (s(x)|z(x)|2 − | ddzx |2 )d x ∈ R.3. Alors si z 1 et z 2 sont solutions de (E). L’ensemble des solutions de z  + (s − l)z = 0 forme un espace vectoriel.5.

Commentaires © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Le problème (F) considéré ici est un des problèmes de Sturm-Liouville qui se rencontre dans divers domaines de la physique mathématique. En fait nous avons soit dx A(x − a)3 soit ddtx = − A(x − a)3 sur tout intervalle ] − ´. Reinhard : Équations différentielles. Cette solution ne peut alors être 0 −a)t) A(x−a)3  prolongée en une solution de (E) sur R. il doit s’annuler (toute fonction dérivée possède la propriété des valeurs intermédiaires : théorème de Darboux. Lorsque s  0.5. Toutefois cet opérateur n’est pas continu sur un espace du type C k ([a. Corrigé 30 30. Le cas ddtx = − A(x − a)3 conduit à la même conclusion. Le lecteur intéressé pourra se reporter à l’ouvrage de H. nous avons toujours x(t)  a et si A < 0 nous avons toujours  x(t)  a. la formule (1) donnant l montre directement que l < 0. Mais nous avons vu que pour l1 = l2 = l l’espace vectoriel des solutions de (F) est au plus égal à 1 donc y1 et y2 sont proportionnelles. Supposons A(x − a)3 .1.3 • Solutions détaillées et méthodes et de manière similaire  l2 a 151  b  b sz 1 z 2 d x + z1 z2d x = a a b d 2 z2 z 1 d x. Il est possible de montrer que l’ensemble des l ∈ C tel que (F) possède une solution y non identiquement nulle est une suite (ln )n∈N qui tend vers −∞.3. Dans ce cas ddtx = ± A(x − a)3 . b]. ´[ où x(t) > a. dt = En effet. b Si z i (x) > 0. ´[. voir les commentaires à ce problème page 153) en t0 ∈ ] − ´. alors ( ddtx )2 = A(x − a)3 . dx2 Mais après intégrations par parties. De plus il est possible de construire des vecteurs propres associés qui permettent (dans un sens à préciser) de décomposer sous forme de série toutes les fonctions y ∈ C 2 ([a. tant que x(t) > a. 29. Écrivons P(x) = A(x − a)3 . C). x(0) = x0 > a. donc que ddtx = 0 −a) √ dx = dt et donc x(t) = a + (2−√4(xA(x 2 . Plaçons nous dans le cas A > 0et prenons x0 > a. a z 1 z 2 d x = 0 et alors l1 = l2 . Il s’agit d’un problème 2 aux valeurs propres pour l’opérateur linéaire y → dd xy2 + p ddyx + qy.3. .  b  b 2  b 2 d z2 dz 1 dz 2 d z1 z dx z2d x = − dx = 2 1 2 a dx a dx dx a dx b et donc (l1 − l2 ) a z 1 z 2 d x = 0. C). Nous avons. b]. Mais si ddtx (t0 ) =  0 alors x(t0 ) = a ce qui contredit le fait que x(t) > a. si ddtx prend à la fois des valeurs positives et négatives. Si A > 0. fondements et applications paru chez Dunod.

Dans ce cas on fait le changement variable x = a + (b − a) sin2 j et alors avec n = b−a g−a on trouve que 2 t=√ A(g − a)  j j0   ds 1 − n sin (s) 2 où j0 = Ar c sin x0 − a . Ainsi donc dtd (Argth s) = A(b−a) 2 √ s(t) = th  √ x0 − a A(b − a) t+ b−a 2 qui est une fonction définie pour t ∈ R et comprise entre −1 et 1.4. Écrivons P(x) = (x − a)Q(x) où Q est de signe constant. nous avons comme précédemment : soit ddtx = (x − a)Q(x). là encore. ∀x ∈ R nous devons prendre x0  a et dans le cas x0 < a on obtient comme précédemment que x ne peut être prolongée en une fonction bornée sur R. 30. avec q > 0 tel que Q(x)  q 2 . x − a  ( qt2 + x0 − a)2 qui ne peut être prolongée en une fonction bornée. nous avons d√ x −a= dt √ 1 Q(x)  q 2 2 √ et donc pour t  0. Seul le cas x(0) = a. Si A > 0. conduit à une solution bornée x(t) = a.3. b−a √ qui est une représentation paramétrique de la solution de ddtx = P(x) vérifiant x(0) = x0 . Si Q(x) > 0. b[. Ainsi seul le cas x0 = a conduit à une solution (constante) bornée : x(t) = a. ∀t. on a périodique de période L = √ A(g−a) 0 1−n sin (s) une solution périodique définie sur R qui est par conséquent bornée. Dans le second cas en changeant t en −t nous sommes ramenés au cas précédent. Écrivons P(x) = A(x − a)(x − b)(x − g) avec a < b < g. g]. Si Q(x) < 0. Nous avons donc x  a. On vérifie alors que cette solution peut être prolongée en une fonction p/2 2 √ ds 2 . nous devons prendre x(0)√= x0  a.2. Il vient alors ds (1 − s)2 et 2 dt = . le second étant similaire. ∀t.152 3 • Solutions détaillées et méthodes Le cas A < 0. soit ddtx = − (x − a)Q(x). pour avoir une solution bornée. ∀x ∈ R. x0 < a est identique. nous devons prendre x0 ∈ [a. Écrivons P(x) = A(x −a)(x −b)2 et plaçons nous dans le cas A > 0 et a < b (les autres cas sont semblables). 30. Dans le cas où√x0 > a. Il en résulte que x(t) = a + s(t)2 (b − a) est une solution définie et bornée sur R (comprise entre a et b).3. . il faut prendre x0 ∈ [b.3. 30. Ainsi pour x0 ∈ ]a. Plaçons nous dans le premier cas. faisons√le changement de A(b−a) variable x = a + s 2 (b√ − a) où s = s(t)  0. b] alors que si A < 0.3. Dans le premier cas.

la fonction f  possède alors la propriété des valeurs intermédiaires sur I . Par ailleurs. b] comme suit : - g(a) = f  (a) et pour x > a. Valiron : Théorie des fonctions récemment réédité par Masson. Le second cas est identique ce qui achève la démonstration. (1) . Il s’agit de montrer que pour tout l compris entre a et b. il existe c ∈ I tel que l = f  (c). Au numéro 30. +y (x + y 2 ) = x dt dt 2 dt Ainsi dtd (x 2 + y 2 )  0 et donc pour t  0. Supposons alors. t  0. fort utile en théorie des équations différentielles. b[ tel que f (x) − f (a) = f  (c)(x − a) et alors ❏ l = f  (c).1. Corrigé 31 31.3. Théorème (Darboux).4. par conséquent leur réunion J est un intervalle. D’après le théorème des nous avons donc l = f (x)− x−a accroissements finis. Dans le premier cas. b]) ont un point commun. x(t)2 + y(t)2  x02 + y02 . g(x) = - h(b) = f  (b) et pour x < b. Donnons nous a = f  (x) et b = f  (b) deux points de f  (I ). Démonstration. si l = f  (a). b] (dérivabilité de f en a et b) et g(b) = f (a). nous voyons apparaître sous forme paramétrique. f  étant continue. f (a) pour un certain x ∈ ]a. b]). qui suit. Mais a et b sont dans J par conséquent l ∈ J et soit l ∈ g([a. h(x) = f (x)− f (a) . Calculons : 1 d 2 dy dx = −x 2 − 2y 2 .3 • Solutions détaillées et méthodes 153 Commentaires Là encore il s’agit d’une étude qualitative des solutions d’une équation différentielle : on ne cherche pas à savoir quelle est la solution issue d’une donnée initiale. b]). Ainsi les intervalles g([a. nous avons fait usage du résultat. x−a f (x)− f (b) . Ce qui est remarquable c’est que cette propriété persiste lorsque f est simplement dérivable. il existe c ∈ ]a. Le lecteur intéressé pourra utilement se reporter au livre de G. Soient alors g et h définies sur [a. que a < b. Étant donné une fonction f dérivable sur un intervalle I ⊂ R. soit l ∈ h([a. Au cours de ce problème.3. Si f est de classe C 1 . une famille de fonctions elliptiques qui « ressemble » à la famille des fonctions trigonométriques. elle vérifie la propriété des valeurs intermédiaires. b].1. ce qui ne restreint pas la généralité. mais quelles sont les solutions bornées. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Remarque. L’étude de la même question dans le cas où P est un polynôme de degré 2 à coefficient réels aurait conduit à la construction des fonctions Sinus et Cosinus. x−b Ces deux fonctions sont continues sur [a. d d 4t 2 2 2 2 2 2 2 2 dt (x + y ) = −2(x + 2y )  −4(x + y ) et donc dt (e (x(t) + y(t) )  0 ainsi x 2 (t) + y 2 (t)  e−4t (x02 + y02 ).3. et plus précisément au numéro 30. b]) et h([a.

||B(u)||  |u| où |u| ≡  1 0 0 2  x 2 + y 2 . y). et par B(u) (3) . y(t) = 0. La situation en T− est identique grâce à (1). T+ [ l’intervalle d’existence d’une solution maximale avec x(0) = x0 et y(0) = y0 . y(t0 )) = 0 ⇒ (x0 .3. nous avons : d 2 (x + y 2 )  −2(x 2 + y 2 ). y) ∈ R la matrice B(u) = . y(t)) = 0. ∀t et donc x 0 = y0 = 0.154 3 • Solutions détaillées et méthodes Soit alors ]T− .2. y(t)) = 0. y(t)) la solution de (S) vérifiant x(0) = x0 . Par unicité des solutions du problème de Cauchy.  31. y0 ) = 0 alors ∀t ∈ R. Nous avons −∞  T− < 0 < T+  +∞. dt Observons que ∀u ∈ R2 . par contraposition nous obtenons que si (x0 . il en résulte que x(t) = 0. Revenons à 1 d 2 2 dt (x + y 2 ) = −x 2 − 2y 2 . Nous avons donc montré que ∀(x0 . (2) montrant que limt→+∞ (x(t). y0 ) = 0.3. y(t)) et la solution identiquement nulle. dt et donc pour t  0 x(t)2 + y(t)2  (x02 + y02 )e−2t . y0 ) ∈ R2 et soit (x(t). Désignons par A la matrice diagonale 2 × 2 : A =   y 0 2 avec u = (x. u = (x. Donnons nous (x0 .3. ∃t0 ∈ R tel que (x(t0 ). Par application du critère de Cauchy (par exemple |x(t1 ) − x(t2 )| =    t2 d x  t1 dt (s)ds   M|t1 − t2 |) nous en déduisons que x(t) et y(t) possèdent une limite x1 et y1 en t = T+ ce qui permet de prolonger (x(t). Si T+ < ∞ alors x et y sont bornés au voisinage gauche de T+ et il en est de même pour ddtx et dy dt d’après (S). y(0) = y0 . y(t)) par application du théorème de Cauchy-Lipschitz en ce point et contredit par là même son caractère maximal. y0 ) ∈ R2 . (x(t). 31. −x 0 Le système (S) s’écrit du = −Au + B(u)u. S’il existe t0 tel que x(t0 ) = y(t0 ) = 0 alors en t0 nous avons deux solutions de (S) : (x(t).

u) du .u . Nous avons     du du d (Au. = . u) = A . − = dt |u|4     1 L du du = . |(B(u)u. Au − |u|2 dt |u|2 dt   du Au − Lu . A+ A u . = dt   du = 2 . u + Au. = |u|2 |u|2 2 dt (4) D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz : |(B(u)u. u) = (Au. dt dt dt    du t . Au − Lu)|  |B(u)u||Au − Lu|. |u|2 dt (5) .   1 |Au − Lu|2 + |u|4 . Au − Lu)|  |u|2 |Au − Lu|. dt Ainsi 1 dL 2 dt   (Au. Mais puisque ||B(u)||  |u|. u = 0 et L a bien un sens. u .3 • Solutions détaillées et méthodes 155 et d’après la question précédente puisque u 0 = Nous voyons alors que L = (Au. + B(u)u. Au . u) − L|u|2 = 0 et par conséquent (B(u)u. Au dt  En utilisant (3) nous obtenons donc que     Au − Lu Au − Lu 1 dL = − Au. 2 Ainsi revenant à (4) nous obtenons dL |Au − Lu|2 +  |u|2 . Au − Lu) 1 dL |Au − Lu|2 + .u) |u|2 0. . |u|2 dt 1 |u|2  du . . |u|2 |u|2 2 dt © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Mais (Au − Lu. .

156 3 • Solutions détaillées et méthodes Puisque L = x 2 +2y 2 x 2 +y 2  1 nous déduisons de (5) que dL  L|u|2 . Nous poun )| vons donc en extraire une sous-suite (j(tw(n) )) convergente : lim j(tw(n) ) = j∞ n→∞ avec |j∞ | = 1. Puisque L(tn ) → l et Aj(tn ) − L(tn )j(tn ) → 0 nous avons Aj(tw(n) ) − L(tw(n) )j(tw(n) ) → 0 et donc Aj∞ − lj∞ = 0.3. il en résulte que l est valeur propre de A soit l ∈ {1. |Aj(t) − A(t)j(t)|  ´0 ce qui contredit le fait que  ∞ |Aj − Lj|2 (s)ds < ∞. 2}. . Puisque ∞ 0  0 |u(s)| ds < ∞. 0 Nous affirmons qu’il existe une suite tn → +∞ telle que Aj(tn ) − L(tn )j(tn ) tend vers zéro. Sinon. 0    u(tn )  La suite (j(tn ))n∈N est bornée dans R2 puisque |j(tn )| =  |u(t  = 1. il existerait ´0 > 0 et T0  0 tels que ∀t  T0 . 31. Revenons à (5) que nous intégrons entre 0 et t  0 :  t  t 2 |Aj − Lj| (s)ds  L(0) + |u(s)|2 ds L(t) + 0 avec j(s) ≡ u(s) |u(s)| . t→+∞ 0 Nous avons vu que (voir (2)) |u(t)|2  |u 0 |2 e−2t . (L(t) exp − |u(s)| ds) = (exp − |u(s)|2 ds)( dt dt 0 0 t 2 Ainsi L(t) exp − 0 |u(s)| ds possède une limite lorsque t → +∞ :    t lim L(t) exp − |u(s)|2 ds = m. Puisque j∞ = 0. Par conséquent  ∞ |u(s)|2 ds < ∞ 0 et donc limt→+∞ L(t) = m. il en résulte que ∞ 2 |Aj − Lj|2 (s)ds < ∞. exp ∞ 0 |u(s)|2 ds.4. dt Mais alors  t  t d dL 2 (t) − L|u(t)|2 )  0.

(x(t). n. 2 2 x(t) +y(t) La démonstration est laissée au lecteur. f tn ) une base de l’espace vectoriel engendré par les f t lorsque t décrit R (on suppose donc que cet espace vectoriel n’est pas réduit à zéro)..1. v nômes : f (x) = j ∈ C et P j ∈ C[X ]. Mais cette dernière relation s’écrit grâce à la formule de Leibnitz : f (n+1) (x) = − n+1 k (−1)k Cn+1 vk f (n+1−k) (x). il vient : n (k) ∀t ∈ R. La démonstration de ce j=1 j point classique est rappelée dans les commentaires à ce problème à la page 160. Corrigé 32 32.. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit k=1 Ainsi f (n+1) est combinaison linéaire des f (k) . que lorsque (x0 . f (x + t) = mi (t) f (x + ti ). il existe donc des coefficients m1 (t). Tout d’abord observons que si f 1 et f 2 vérifient la propriété (D) il en est de même pour f 1 + f 2 . n − 1 : ∃a0 . mn (t) tels que n ∀x ∈ R.. Il faut pour cela considérer l’équation différentielle que vérifie j(t) = √(x(t). Soit ( f t1 . f (t) = f (k) (ti )mi (t) i=1 .3. y(t)) ∼ j∞ e−lt . ..y(t)) . . an−1 tels que f (n) = n−1 ak f (k) . Montrons alors la réciproque. Désignons par n la dimension de cet espace vectoriel.. dérivons alors cette identité k fois par rapport à x puis faisons x = 0.3... En fait il est même possible de montrer.4.. y0 ) = 0.3. Ainsi il suffit de montrer que si f (x) = P(x)evx . Soit alors n le degré du n+1 polynôme P.. (∗) i=1 ∞ Supposons que f est de classe C . . Sans pouvoir intégrer explicitement (S). k = 0. Nous avons P (n+1) ≡ 0 et donc evx ddx n+1 ( f (x)e−vx ) = 0. Soit alors t ∈ R. avec les notations du numéro 31.3 • Solutions détaillées et méthodes 157 Commentaires Là encore il s’agit de théorie qualitative.2. .. On établit alors aisément par récurrence que toutes les dérivées de f sont combinaisons linéaires de ces mêmes f (k) .. y(t)) vers zéro.. La dérivée n ème de f : f (n) est alors combinaison linéaire des f (k) . 32.... .. elle s’écrit donc comme produits d’exponentielles complexes et de poly N sommev jde x P (x)e . ∀x ∈ R alors f vérifie la propriété (D). nous avons pu préciser la vitesse de convergence de (x(t). k=0 Ainsi f est solution d’une équation différentielle linéaire à coefficients constants. k = 0.

158 3 • Solutions détaillées et méthodes c’est-à-dire que toutes les dérivées de f sont combinaisons linéaires des fonctions m1 . . f est une somme de produits d’exponentielles complexes et de polynômes. . l’ensemble des ( f t )t∈R engendre un espace vectoriel de dimension finie car si f et g ont cette propriété. i=1 Ceci s’écrit n mi (t)gi (t) = F(t + t) − F(t) (∗∗) i=1 où gi (t) = F(t + ti ) − F(ti ). En effet si n li gi (t) = 0.. mn et donc f vérifie (D). ∀t ∈ R f (x + t) = n mi f (x + ti ) i=1 t alors f est de classe C ∞ .... Soit alors F(t) = 0 f (s)ds qui est de classe C 1 puisque f est continue. La réciproque sera montrée si nous établissons que pour f : f (x) = P(x)evx . .. Mais par la formule de Taylor : n P (k) (t) k P(x + t) = x k! k=0 où n est le degré de P. D’après la question précédente. Nous avons par intégration par rapport à x : F(t + t) − F(t) = n mi (t)(F(t + ti ) − F(ti )). ∀t i=1 alors par dérivation n li f ti = 0 i=1 d’où li = 0. il en est de même pour f + g. ∀i par indépendance des ( f ti ). Observons que les fonctions (gi ) sont indépendantes. Il reste à établir que si f vérifie ∀x ∈ R. Rappelons alors le lemme suivant. Ainsi f (x + t) = n evt P (k) (t) k=0 k! x k evx et les fonctions f t sont donc combinaisons linéaires des fonctions x → x k evx . k = 0. n.

.. . tn tels que det1i. jn+1 (gi (t j )) = 0.. jn (gi (t j )) = 0. nous avons ai j (F(t j + t) − F(t))... si g1 = 0 alors ∃t1 tel que g1 (t1 ) = 0. D’après ce résultat (que nous démontrons plus loin) il existe t1 ...... Le sens (ii) ⇒ (i) est immédiat puisque si n li gi = 0 i=1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit alors n li gi (t j ) = 0. il résulte de cette formule que les mi sont de classe C 1 .n+1 sont indépendantes... Supposons que (i) ⇒ (ii) est prouvé pour une valeur de n  1. Il y a équivalence entre les propriétés suivantes. .. ∀ j = 1. Soient {g1 . Pour n = 1. tn . mi (t) = n n j=1 ai j g j (tk ) = dik . i = 1... (i) Les (gi ) sont indépendantes. Puisque les (gi )i=1... tn . . ∀t1 . Prenons alors x = 0 dans ().. gn+1 .. n + 1 fonctions indépendantes.. si la propriété (ii) n’a pas lieu. (∗ ∗ ∗) j=1 Puisque F est C 1 .. . tn+1 det1i. jn (gi (t j )) = 0 (ce qui est loisible par hypothèse de récurrence).... . Développons alors ce déterminant par rapport à sa n + 1 ème colonne : n+1 Ci gi (tn+1 ) = 0. (ii) ∃t1 ..3 • Solutions détaillées et méthodes 159 Lemme. jn (gi (t j )) = 0. tn tels que detii.. . Reste à montrer le lemme. Soient g1 . Ceci achève la preuve du Lemme. n i=1 ce qui entraîne avec (ii) que li = 0. Cn+1 = 0 mais Cn+1 = ±det1i. n. il en résulte que f est de classe C 1 et donc F de classe C 2 et par (  ) les mi sont de classe C 2 et ainsi de suite : f est de classe C ∞ . jn (gi (t j )) et donc il y a contradiction si nous prenons t1 . Appliquons alors () avec t = t j : n gi (t j )mi (t) = F(t j + t) − F(t). .. .... La réciproque ((i) ⇒ (ii)) s’établit par récurrence sur n. gn } n fonctions de R dans R... i=1 Soit alors (ai j ) la matrice inverse de (gi (t j )) : ∀t. ∀tn+1 i=1 où les Ci ne dépendent que de t1 . . tn tels que det1i.

. . . ..1. Ainsi la solution de (2) : u(x) = e At u(0) s’écrit aussi u(x) = (P −1 e T x P)u(0). ⎟ ⎠ Puisque C est algébriquement clos il existe une matrice n × n inversible P telle que A = P −1 T P où T est une matrice n × n. PN polynômes à coefficients complexes N vj x tels que f (x) = (attention en général N = n. triangulaire. . Dans ces conditions (D + N )k peut se calculer à l’aide de la formule du binôme et finalement . nous avons T = D + N où N est nilpotente d’ordre n : N n = 0. . 0 1 . . . a0 1 0 . . . a1 du = Au. ... v N ∈ C et P1 . an−1 ⎞ ⎟ ⎟ ⎟ ⎟. . . dd x n−1f ) de sorte que (1) soit équivalent à (2) où A est la matrice n × n : ⎛ ⎜ ⎜ ⎜ A=⎜ ⎜ ⎝ 0 0 . que si f est solution de l’équation différentielle n−1 dk f dn f (1) = a k dxk dxn k=0 alors il existe v1 . . . N est le nombre de j=1 P j (x)e valeurs propres distinctes de la matrice A ci-dessous et donc N  n). . n−1 Notons u = ( f . . Ce résultat est « bien connu » mais prouvons le simplement. . De plus en rangeant correctement les valeurs propres vi nous pouvons assurer que D et N commutent. 0 . 1 a2 . .. Mais si D = diag (v1 .160 3 • Solutions détaillées et méthodes Commentaires Nous avons affirmé au numéro 32. dx 0 . ..3. .. vn ) désigne la partie diagonale de T . dd xf . .

∞ k! xk = Dl N m e T x = e(D+N )x = k! l!m! k=0 l+m=k .

n .

N D = m! l! m=0 l=0  = diag e v1 x ..∞ Dm xl m l .. m! m=0 d’où ..e vn x n  xm m N ..

. . e ) m! Pu(0). . n xm m −1 v1 x vn x N u(x) = P diag (e . . m=0 Ceci prouve le résultat annoncé car f est la première composante de u. .

par la formule des accroissements finis f  (x) − f  (y) = f  (c)(x − y)  a(x − y). nous avons x−y ∂G ∂G  x−y ∂ y (x. De même pour z  d− . t) = 0. .3... t). Par conséquent f  (R) = R et f  est bijective. Nous pouvons écrire cette dernière relation : y − x + t f  (u 0 (y)) = 0. y. t) = 0 et z(. La fonction F : R × R × R+ → R définie par F(x.. . Prenons x  y.3. il existe une unique fonction z(x. t0 ). G(x. 0.3. t) = y(x. Soit K = {y ∈ R. .3. t) atteint son minimum sur R. Nous avons x − y = t f  (u 0 (y)). y. t) et y est donc de classe C 1 . Nous avons F(x0 . y. Il en résulte que f  est strictement croissante et que lim y→−∞ f  (y) = −∞.5.4. il existe un et un seul y(x. ∂ y est donc une fonction strictement croissante de y : elle s’annule donc au plus une fois. y. t 33. G(x.3. Mais ∂ y = u 0 (y) − g ( t ) = u 0 (y) − b( t ). t) sur R. Ainsi K est un compact non vide (0 ∈ K ) de R.. f  . y.. b(z)  b(d+ ) d’où g(z)  g(d+ )+b(d+ )(z −d+ ) et ainsi limz→+∞ g(z) = +∞. ne s’annule pas. t) = 0 a une seule solution d’après la question précédente d’où z(x.) est de classe C 1 nous obtenons par dérivation par rapport à x et t : ∂y ∂ y  f (u 0 (y)). 33. limx→+∞ f  (x) = +∞. Si y est un point où G(x. t) = +∞.3 • Solutions détaillées et méthodes 161 Corrigé 33 33. t0 ) ∈ R × R+ et y0 ≡ y(x0 . g(z)  g(d− ) + b(d− )(z − d− ) d’où limz→−∞ g(z) = −∞. t) atteint son minimum et de plus   x − y(x. t)) = b . t) est continue et inf y∈R G(x. t) pour x et t proches de x0 et t0 telle que F(x.1. La fonction g vérifie limx→±∞ g(x) = +∞. Puisque y(.. L’ensemble K est fermé puisque G(x. t0 ) = 0 et d’après le théorème des fonctions implicites. Il en résulte donc que lim y→±∞ G(x. y. t)  G(x. si u 0 est croissante.3. La dérivée de f  . t) y atteint son minimum qui est donc la borne inférieure de G(x. K est borné. t) par construction de K . .2. = tu 0 (y) ∂x ∂x ∂ y  ∂y − f (u 0 (y)). Puisque lim|y|→+∞ G(x. t)  tg( x−y t ). t) = +∞. il en résulte que ( f  )−1 est dérivable et a pour dérivée 1/( f  ◦ ( f  )−1 ) qui est continue car f est de classe C 2 . t)}. t) u 0 (y(x. Mais F(x. z(x. y. 33. y. t0 ). Soit (x0 . Puisque l’existence d’un point de minimum a été prouvé à la question précédente. . t) où G(x. b(d− ) < 0 et donc pour z  d+ . . la fonction continue G(x. Nous avons puisque u 0  0. t) = inf y∈K G(x. = f  (u 0 (y)) + tu 0 (y) ∂t ∂t 1− . y0 . t) = y − xt f  (u 0 (y)) est de classe C 1 et ∂∂Fy = 1 + t f  (u 0 (y))u 0 (y) ne s’annule pas ( ∂∂Fy  1). y.. En effet ∃d± tel que b(d+ ) > 0.) est de classe C 1 au voisinage de (x0 . © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ∂G La fonction y → −b( x−y t ) est strictement croissante. 33. .

t) ∈ A. y(x. t)). Ainsi y est borné sur A = [−R. + ∂x ∂t u(x. y. 1] et alors f  étant continue. |x|  R. ∂t où u = u 0 (y(x. Nous avons alors |x − y(x. (1) (2) dans le cas où u 0 est une fonction croissante et f une application strictement convexe par une méthode qui est due à P. 1]. pour x ∈ R et t > 0. John a montré à la même époque le résultat remarquable suivant : lorsque u 0 est de classe C ∞ à support compact et non identiquement nulle. t) − x| = 0 et puisque u 0 est continue elle est uniformément continue sur le compact |y|  R + M et ainsi lim sup |u 0 (y(x. t). 0) = u 0 (x). R] × [0. t) = 0 est continue sur R × R+ . t ∈ [0. le problème (1) . Par ailleurs   ∂y ∂y ∂u ∂u ∂u ∂ f (u)    .(2) ne possède pas de solution u dérivable par rapport à x et t ! Montrons cela dans le cas où f (u) = u 2 /2 (qui vérifie bien f  (u) = 1 > 0) et renvoyons au problème 34 page 27 dont l’objet est d’étudier le cas général. ∀t.162 3 • Solutions détaillées et méthodes d’où −1 ∂y  = 1 + tu 0 (y) f  (u) .3. F. Ici (1) s’écrit ∂u ∂u =0 +u ∂x ∂t (3) . On raisonne par l’absurde et on suppose qu’une telle fonction existe. + f (u) = u 0 (y) + f (u) = + ∂x ∂t ∂x ∂t ∂x ∂t mais ∂y ∂t ∂y = 0 d’où + f  (u) ∂x ∂u ∂t + ∂ f (u) ∂x = 0. t→0 |x|R Commentaires Nous avons construit une solution régulière du problème de Cauchy ∂u ∂ f (u) = 0. t)) − u 0 (x)| = 0. t))|  t M. t) = y − x f  (u 0 (y)) et ainsi y : R × R+ → R solution de F(x. Lax dans les années 1950. ∂x  −1 ∂y = − f  (u) 1 + tu 0 (y) f  (u) . Il en résulte que limt→0 sup|x|R |y(x. f  (u 0 (y)) est bornée sur A comme fonction de x et t : | f  (u 0 (y))|  M. 33. La construction de y en t = 0 est possible lorsqu’on résout F(x.6. ∀x. ∀(x.

De même si T − = 0. dt x(0) = x0 . t) 2 (x(t). + = ∂x ∂t . pour t ∈ I . et une fonction z de classe C 1 sur I telle que z soit solution de dz (t) = f  (u(z(t). ∂u 0 Lorsque ∂x  0 il n’y a aucun problème.3. Or compte tenu de (12) page 27. t) = dt ∂u ∂u (z(t). Serre : Systèmes de lois de conservation paru chez Diderot. dt ∂u 0 −1 0 La solution de cette équation différentielle est v(t) = ∂u ∂x (x 0 )(1 + t ∂x (x 0 )) .3 • Solutions détaillées et méthodes 163 et alors si x(t. t) = u(x 0 . t). mais si u 0 est à support compact (et non 0 identiquement nulle). ∃x0 ∈ R tel que ∂u ∂x (x 0 ) < 0 et le calcul qui précède conduit à ∂u 0 −1 une absurdité à l’instant t = | ∂x (x0 )| . z(t) devient infini lorsque t approche T − . dt avec z(s) = x0 . pour la preuve).3. la fonction v définie par v(t) = ∂x (x(t).3. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Corrigé 34 34. introduisons avec F. Puisque la fonction (x. t ∈ I . t) = ∂x ∂x∂t dt et en faisant usage de (3). qu’il existe une solution maximale sur un intervalle I de [0. t)) . t) + u(x(t). t) → u(x. d u(z(t). dv = −v 2 . T + [ et que T + < ∞ alors z(t) devient infini lorsque t approche T + (on renvoie au numéro 26. t). Étant donné que (1) se rencontre couramment en physique des milieux continus. t) = 0. t)) (z(t). t) est de classe C 1 nous savons. x0 ) désigne la solution locale de l’équation différentielle dx = u(x. John. Ceci est possible à condition de considérer des fonctions discontinues (solutions présentant des chocs dans le langage de la physique). Nous avons dv ∂2u ∂2u (x(t). 0) = u 0 (x 0 ) et finalement la solution de (4) est définie pour tout temps et vaut x(t) = x0 + tu 0 (x0 ). t) f  (u(z(t). Nous renvoyons le lecteur intéressé à l’ouvrage de D. (4) ∂u nous avons dtd u(x(t). En outre si on note I =]T − . t) + ∂x ∂t   ∂u ∂ f (u) (z(t). il faut pouvoir donner un sens aux solutions de cette équation.1. d’après le théorème de Cauchy-Lipschitz d’existence de solutions des équations différentielles ordinaires. +∞[ contenant s en son intérieur. ∂u Par ailleurs. t) = ∂u ∂t +u ∂x = 0 par conséquent u(x(t).

il existe x0 ∈ R tel que u 0 (x0 ) < 0. s) et ainsi z(t) = x0 + f  (u(x0 . pour x ∈ R et t > 0. l’équation : ∂u ∂ f (u) = 0. t). t))v 2 (t). par conséquent dv (t) = − f  (u(x0 . Prenons alors s = 0 dans la formule ci-dessus : u 0 (x0 ) v(t) = 1 + t f  (u 0 (x0 ))u 0 (x0 ) Il résulte alors du fait que f  (u 0 (x0 ))  a > 0. nous savons dv dt (t).2. 0) = u 0 (x). dt Mais nous avons vu que u(z(t). s))v 2 (t) dt qui s’intègre explicitement : v(t) = v(s) . t) = u(x0 . v(t) devient infini à l’instant t = f  (u 0 (x01))|u  (x0 )| contredisant le caractère C 1 de la fonction u. t) dt ∂x ∂x∂t ( ' 2 ∂2u ∂ u  + f (u) 2 (z(t).3. (1) . 34. = ∂x ∂x∂t dv (t) = dt Puisque àx: ∂u ∂t ∂u = 0 pour tous (x. 0 Commentaires Ce problème prolonge le problème 33 qui lui traite le cas où la donnée initiale u 0 est croissante. t) + 2 (z(t). Commençons par calculer posées. + ∂x ∂t possède une unique solution régulière vérifiant u(x. 1 + (t − s) f  (u(x0 . Par la règle de dérivation des fonctions com- dz(t) ∂2u ∂2u (z(t). La fonction z est donc définie sur R+ et satisfait à l’équation différentielle recherchée. s))v(s) Si la fonction u 0 n’est pas croissante. nous obtenons par dérivation par rapport + f  (u) ∂x  2 ∂u ∂2u ∂2u   + f (u) 2 + f (u) = 0. t) = u(x0 . s). Dans ce cas. ∂x ∂x ∂x∂t et ainsi dv (t) = − f  (u(z(t).164 3 • Solutions détaillées et méthodes Par conséquent u(z(t). s))(t −s) reste borné lorsque t approche l’une des bornes de I . t).

. le mathématicien américain F.. Burgers..1.. Cole et le mathématicien autrichien E. + ∂x ∂x ∂t (2) En fait. 4p´t (4) et u 0 = −2´ (ww00)x . l’expression (4) peut s’obtenir de diverses manières. Puisque V est borné. en utilisant par exemple la transformation de Fourier. dans les années 1950 et de manière indépendante. Puis. x∈V x∈∂V Si x0 ∈ ∂V alors x0 ∈ V. Corrigé 35 35. . Hopf ont fait sensation en résolvant explicitement l’équation de Burgers : ∂u ∂2u ∂u =´ 2. +u ∂x ∂x ∂t (3) en montrant que u = −2´ wwx où  +∞ w(x. Soit alors ´0 > 0 tel que B(x0 . t) = −∞ (x−y)2 e− 4´t √ w0 (x) d x . ∂x ∂t © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit qui est l’équation de la chaleur en une dimension d’espace. u(x1 ) = max u(x) x∈∂V x∈V en x0 ∈ V et x1 ∈ ∂V.3. .1... ´0 ) ⊂ V. pour x ∈ R et t > 0.M.. nous avons u(x0 + ´0 tei )  u(x0 ). En fait cette formule ce montre comme suit. a proposé dans les années 1920 2 l’équation (2) avec f (u) = u2 et ´ > 0 comme modèle élémentaire pour la mécanique des fluides.3 • Solutions détaillées et méthodes 165 Une des origines de l’équation (1) provient de la limite lorsque ´ → 0 de l’équation : ∂2u ∂u ∂ f (u) = ´ 2 .. 1]. atteint les maximums : u(x0 ) = max u(x).. 0. 0). qui est continue. Pour tout i ∈ {1. V et ∂V sont des compacts de Rn . n} et t ∈ [−1. w vérifie ∂w ∂2w =´ 2. On constate que lorsque que u vérifie (3). Ensuite. J. Par conséquent u. ei = (0. un physicien hollandais. Si x0 ∈ ∂V alors u(x0 )  maxx∈∂V u(x) et on a bien max u(x)  max u(x).

Il en n 2 2 résulte que dtd 2 u(x0 + tj)|t=0  0 or dtd 2 u(x0 + tj)|t=0 = i. . Ainsi d d2 u(x0 + ´0 tei )|t=0 = 0 et 2 u(x0 + ´0 tei )|t=0  0. n fait que (1) s’écrit aussi n n ai j (x0 ) i=1 j=1 La matrice hessienne H : Hi j ≡ ∂2u (x0 )  0.2. Puisque u(x)  0 pour x ∈ V.3.3. puisque ∂x (x0 ) = 0 nous avons bien b(x0 )u(x0 )  0 et donc u(x0 ) = 0. Il suffit d’appliquer ce qui précède à v au lieu de V et alors 0  max u(x)  max u(x)  0 x∈v x∈∂V de sorte que u(x) = 0 pour x ∈ v. dt dt 2 2 u ∂u Or dtd u(x0 + ´0 tei )|t=0 = ´0 ∂x (x0 ). ´0 ) ⊂ V. j=1 Hi j ji j j  0. x∈∂V x∈V 35. . Par (x0 ) et dtd 2 u(x0 + ´0 tei )|t=0 = ´20 ∂x∂i ∂x i i ∂2u ∂u conséquent ∂xi (x0 ) = 0 et ∂xi ∂xi (x0 )  0 et donc b(x0 )u(x0 )  n n ∂2u ∂u (x0 )  0.. ∂xi ∂x j (2) ∂2u (x0 ) ∂xi ∂x j est négative car x0 est un point de maximum de u. (x0 ) − a j (x0 ) ∂x j ∂xi ∂xi j=1 i=1 Or b(x0 )  b0 > 0 d’où u(x0 )  0. Pour reprendre la preuve qui précède nous devons donner une condition sur ai j qui soit telle que si x0 ∈ V vérifie u(x0 ) = maxx∈V u(x) alors n n ∂u ∂ (x))|x=x0  0. En effet si j ∈ Rn et ´0 > 0 est tel que B(x 0 . 35.. u(x0 ) = 0 et u(x1 ) = maxx∈∂V u(x)  0 : là encore 0 = u(x0 ) = max u(x)  max u(x). la fonction t → u(x0 + tj) admet un maximum en t = 0.166 3 • Solutions détaillées et méthodes il en résulte que la fonction t → u(x0 + ´0 tei ) possède un maximum en t = 0. j ∂u Observons que ∂x j (x0 ) = 0.3.. (ai j (x) ∂x j ∂xi (1) i=1 j=1 ∂u Dans ce cas. ∀ j = 1.

La condition cherchée est donc (3). Soit A une matrice symétrique définie positive et H une matrice symétrique négative. R) vérifiant Du = 0 sur un ouvert borné V ⊂ Rn .S. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit i=1 Or D2  0. L’ouvrage de référence sur ces questions est dû à D. Alors T r (AH )  0. (3) i. Trudinger : Elliptic partial differential equations of second order. Puisque A est symétrique définie positive. ∃P ∈ O(n) telle que la matrice P At P ≡ D1 soit diagonale à coefficients diagonaux strictement positifs : D1 = diag (vi2 ) avec vi > 0.. nous avons T r (AH ) = T r (t PD2 P H ) = T r (D2 P H t P) = T r (D2 t QD2 Q) = T r (Dt QD2 QD). paru chez Springer. T r (Dt QD2 QD) = n (Dt QD2 QDei . Il en résulte en particulier le résultat fondamental suivant sur l’équation de Laplace : soit u ∈ C 2 (Rn . Il en résulte en particulier que si u est nulle sur ∂V alors u est nulle dans tout V. j=1 nous aurons (2). En utilisant le fait que T r (M1 M2 ) = T r (M2 M1 ) pour toutes matrices carrées M1 et M2 . par conséquent pour tout i : (D2 QDei . Commentaires Le résultat montré dans ce problème au numéro 35.3 • Solutions détaillées et méthodes 167 Ainsi en vertu du lemme suivant.1.1. On désigne alors par D = diag (vi ) et ainsi A =t PD2 P. Soit (ei )i=1.. alors u atteint son maximum et son minimum sur V en des points de la frontière ∂V = V\V.). La matrice P H t P est symétrique négative. QDei )  0 et ainsi T r (AH ) = T r (Dt QD2 QD)  0. Lemme.. ∀x ∈ Rn . si pour tout compact K ⊂ Rn ∃a0 > 0 tel que ∀x ∈ K . il existe donc Q ∈ O(n) telle que D2 ≡ Q(P H t P)t Q soit diagonale à coefficients diagonaux négatifs : D2 = diag (h i ) avec h i  0.. QDei ). m ai j (x)ji j j  a0 |j|2 . ei ) i=1 = n (D2 QDei .3.1 est une version du principe du maximum fort utile dans l’étude des équations dites elliptiques (c’est-à-dire de la forme du numéro 35.n une base quelconque de Rn . Elle généralise bien le résultat de la première question puisque dans ce cas ai j (x) = di j . Gilbarg et N. . Démonstration.

0   t |F(u(s)) − F(v(s))|ds. T ].T m!  t s m ds.b. 0 L m+1 t m+1 ||u − v||∞.T  Lm T m ||u − v||∞.1. T ].1. (par (2))  L 0 Nous pouvons alors appliquer (Hm. Introduisons l’hypothèse de récurrence indexée par m ∈ N et T > 0 : (Hm.T . 36. Nous avons alors     m+1  t  (T u)(t) − (T m+1 v)(t) =  0 F((T m u)(s)) − F((T m v)(s)) ds. m! L’hypothèse (H1. +∞[ : elle y est donc continue .3.  t m m   m+1 L s (T |u(s) − v(s)|ds. 0   t L|u(s) − v(s)|ds. (par (2))  0  L T ||u − v||∞.c. pour t ∈ [0. T u ∈ E.T ) a lieu pour un certain m ∈ N .T .T  L T ||u − v||∞.   t    |(T u)(t) − (T v)(t)| =  (F(u(s)) − F(v(s)))ds  . u)(t) − (T m+1 v)(t)  L m! 0  = L m+1 ||u − v||∞. La fonction s → F(u(s)) est continue.T . T ].3. (Hm. (m + 1)! . 36. Ainsi en prenant la borne supérieure ||T u − T v||∞.T ) ∀t ∈ [0.s ) et par intégration obtenir que.T ) a été prouvée à la question précédente pour tout T > 0. Nous avons pour tout t ∈ [0.3.T .168 3 • Solutions détaillées et méthodes Corrigé 36 36. par conséquent T u donnée par (1) est de classe C 1 sur [0.   t |(T m u)(s) − (T m v)(s)|ds.1. ||T m u − T m v||∞.a. Supposons donc que ∀T > 0.

T . Soit u point fixe de T m (par exemple pour m = m 0 ). T ] et en particulier v(T ) = u T (T ).T ) a lieu ∀m ∈ N et ∀T > 0.b.3.1. 36. Prenons T  S. u(t) − u(0) = 0 Compte tenu de (5).3. w(t)  ||u 0 − v0 || + L 0 .4. T ] est u T . T u = u et u est point fixe de T . Alors la restriction de v à [0. Par unicité de ce point fixe. Soit v un point fixe de T dans E : T v = v.3. D’après l’unicité d’un tel point fixe. la restriction de u à [0. S]. +∞[ : T admet un point fixe u dans E. 36. muni de la norme || ||∞.2. nous obtenons (5). t  0.a que u ∈ E ⇒ T u ∈ C 1 ([0. 36. ||(T m+1 u) − (T m+1 v)||∞.2. u est de classe C 1 sur R+ . la règle de Cauchy à am = L m!T puisque 0  aam+1 m m m m+1 Ainsi il existe m 0 ∈ N tel que.T étant un espace vectoriel normé complet. T m y possède un point fixe et un seul (théorème du point fixe de Picard). t] :  t F(u(s))ds .3. La fonction v. Puisque u = T u. 36. qui est la restriction de u T à l’intervalle [0. 36. T ] est point fixe de T sur ET et donc v = u T sur [0. (m + 1)! Nous avons établi (Hm+1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 36.3.a. S] est un point fixe de T dans E S . v = u.T  m m 36. T ] pour tout T et donc T u = u sur [0. Ainsi T possède un et seul point fixe u T dans ET . v = u S : u T et u S coïncident sur [0. En t dérivant la relation u(t) = u 0 + 0 F(u(s))ds par rapport à t nous obtenons (4) et en faisant t = 0 dans cette même relation. D’après la question précédente. Nous avons observé à la question 36. u(t) − v(t) = u 0 − v0 + 0 Soit alors w(t) = ||u(t) − v(t)||.3. Ceci étant valable quel que soit T  0. nous obtenons u = T u. L m!T < 1 . Nous avons en soustrayant u = T u et v = T v :  t (F(u(s)) − F(v(s)))ds.1.3. Il en résulte par récurrence que (Hm.T ) et ce pour tout T > 0. Ainsi T u = u sur [0. Rn ). et l’application T m sera alors strictement contractante sur ET .6.5. L’espace ET . +∞[. pour tout m  m 0 .7.3. Si u ∈ C 1 (R+ . Définissons u : R+ → Rn en prenant u(t) = u t (t). Nous avons T m (T u) = T (T m u) = T u et donc T u est aussi point fixe de T m . Rn ) vérifie (4) nous avons après intégration sur [0. La suite ( L m!T )m∈N tend vers zéro lorsque m → ∞ (par exemple appliquer m m = L T < 1 pour m assez grand). il résulte de l’identité ci-dessus et de (2) que  t w(s)ds. Réciproquement si u est point fixe de T alors bien évidement u est point fixe de T m .3 • Solutions détaillées et méthodes 169 et ainsi L m+1 T m+1 ||u − v||∞.

R). Si A n’est pas définie positive. puisque ∂v i i ∂F n ∂vi est bornée sur R : 2 n  ∂F n (v)  L 20 . La fonction f 1 correspond au cas précédent avec A = −I qui n’est pas définie positive donc f 1 ne vérifie pas (P) (d’ailleurs F0 = Rn ). Mais alors ∀t ∈ R.9. (∇ f )0 (v) = u (∇ f )(v) + f (v)u R02 R02 R02 Ainsi pour ||v − u 0 ||2  3R02 . Nous avons ici Fu = {v ∈ Rn . Par l’inégalité triangulaire. Soit A symétrique définie positive. R) avec R = (1 + ba )||u||. Ainsi. nous avons avec A = ||u 0 − v0 || et B = L : w(t)  e Lt ||u 0 − v0 || soit ||u(t) − v(t)||  e Lt ||u 0 − v0 ||. nous écrivons  f 2 (v) = (||v|| − 1/2)2 − 1/4 de sorte que f 2 (v)  f 2 (u)  2   est équivalent à ||v|| −1/2  ||u||2 − 1/2. v → u( ||v−v R02 f 0 ∈ C 2 (Rn .10. tel qu’il est énoncé dans le préambule. Soit u ∈ Rn . Ainsi lorsque v ∈ Fu . 36. v) (Au. Ainsi Fu ⊂ B(u. elle est équivalente à ||. v) étant une norme sur Rn . tw ∈ F0 car f (tw) = t 2 (Aw. nous avons (∇ f )0 (v) = 0. R). Puisque ||tw|| = |t|||w|| peut être rendu arbitrairement grand en faisant tendre t vers +∞.a. Puisque f ∈ C 2 (Rn . u) et alors ||v||2  ba ||u||2 . L’application w → ||w||2 est polynomiale donc C ∞ ainsi par compo2 0 || ) est de classe C 2 . L’application v → (Av. 36.8. 36. La fonction f 2 vérifie (P). Calculons :     ||v − u 0 ||2 ||v − u 0 ||2 2(v − u 0 )  .b. 36. R) avec R = 2||u||. ∃L 0  0.a. finalement sitions. v)  b||v||2 (ceci peut aussi être montré directement en prenant pour a la plus petite valeur propre de A et pour b la plus grande). Pour 2 f 2 . w)  0 = f (0). Ainsi Fu ⊂ B(u. R) avec R = ||u|| + (1 + ||u||2 )1/2 . ||v − u||  ||v|| + ||u||  2||u|| si v ∈ Fu . il existe w = 0 tel que (Aw.3.3.3.3. Il en résulte que Fu ⊂ B(u. F0 n’est pas borné : f ne vérifie pas (P).170 3 • Solutions détaillées et méthodes Par application du Lemme de Gronwall.10. (Av. ∀v ∈ Rn a||v||2  (Av. Il en est alors de même ∂F ∂F pour ∂v est continue ( f est de classe C 2 ).b.|| et donc ∃a. (v) lorsque F = −∇ f 0 . ||v||2  ||u||2 }.8.3. √ 36. b > 0. ||v||2  1/2 + ||u||2 − 1/2 . ∀v ∈ R ∂vi i=1 . w)  0 = f (0).

Il en résulte que l(u 0 ) = limt→+∞ f (u(t)) existe.  1 F(u) − F(v) = 0 et donc n ∂F ∂vi i=1  ||F(u) − F(v)||  (uu + (1 − u)v)(u i − vi )du 1 L 0 ||u − v||du = L 0 ||u − v||. 36. u(t) ∈ B(u 0 . Ainsi u(t) ∈ Fu 0 ⊂ B(u 0 .15.b.3. ∇ f et ∇ f 0 coïncident sur son intérieur et a fortiori sur B(u 0 . 36. 2R0 ). f 0 (u(t))  f 0 (u 0 ). Puisque B(u 0 . R0 ) = F1 . R0 ). Nous avons d t −t (∇ f )(u) = u et donc du dt = −u. +∞[) ⊂ F1 ∪ F2 . R0 ) et F2 = {v ∈ Rn . © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 36. 36. R0 ). ||v − u 0 ||  2R0 }.11. du d f 0 (u(t)) = ∇ f 0 (u(t)). f est minorée sur cet ensemble. La fonction f (u) = 12 ||u||2 est de classe C 2 et vérifie (P). 0 Ainsi F vérifie (2) avec L = L 0 . R0 ) est compact. par conséquent u(t) = u 0 e −t et donc S(t)u 0 = e u 0 . Puisque dtd f (u(t))  0.3. 36. R0 ) d’où (∇ f )(u(t)) = (∇ f 0 )(u(t)) et ainsi du dt = −(∇ f 0 )(u(t)) = −∇ f (u(t)) : u est solution de (4). +∞[) ⊂ F1 : ∀t ∈ [0. u([0. R02 √ Soient alors F1 = B(u 0 .a. f 0 (u(t))  f 0 (u 0 ) = f (u 0 ). Puisque u est continue.3. Par dérivation de fonctions composées. (t) dt dt = −||∇ f 0 (u(t))||2 . En effet si pour 2 0 || ) = 1 d’où t  0. Mais u(0) = u 0 ∈ F1 et donc u([0. +∞[) ⊂ F1 ou u([0. Puisque f et f 0 coïncident sur B(u 0 . Nous venons de montrer que   ||u(t) − u 0 ||2 u f (u(t))  f (u 0 ). . +∞[. Il s’agit de deux fermés disjoints et u([0. Par ailleurs.12. √ 36. Mais nous venons de voir que u(t) ∈ B(u 0 . Mais f 0 (u 0 ) = u(0) f (u 0 ) et comme u(0) = 1. d 2 dt f (u(t)) = −||∇ f (u(t))||  0 et donc t → f (u(t)) est décroissante.3. pour t  0.a.13.3 • Solutions détaillées et méthodes 171 Par la formule de Taylor intégrale. +∞[) est un arc connexe inclus dans F1 ∪ F2 qui sont deux fermés disjoints : u([0. u(t) ∈ F2 alors ||u(t) − u 0 ||2  2R02 et donc u( ||u(t)−u R02 f (u(t))  f (u 0 ).3. Ainsi dt (u(t)e ) = 0.14. +∞[) ⊂ F2 .3.11.

Nous avons vu que S(t)u 0 ∈ Fu 0 ⊂ B(u 0 .18.  M 0 Par application du Lemme de Gronwall tel qu’il est énoncé dans le préambule (avec A = 0 et B = M) nous obtenons ||v(t) − w(t)||  0 soit w(t) = S(t)u 2 = v(t) = S(t + t2 )u 0 : S(t)(S(t2 )u 0 ) = S(t + t2 )u 0 . Nous avons du d 4 2 2 (∇ f )(u) = ||u||2 u et donc du dt = −||u|| u.17. Ainsi dt ||u|| = 2u. Ainsi ||u(t)|| 0 0 ||  et par conséquent dtd ( 1 + 2t||u 0 ||2 u(t)) = 0.16. Ainsi u(t) = √ u 0 2 et donc 1+2t||u 0 || S(t)u 0 = √ u 0 2 .3. R2 ) où Fu 2 ⊂ B(u 2 . 0  t ||v(s) − w(s)||ds. R0 ). R2 ) et v(t) ∈ B(u 0 . ∀t  0. Sur le compact B(u 2 ..3.b. R0 ). Cela résulte directement de (5) : ∀u 0 ∈ Rn . Là encore f (u) = 14 ||u||4 est de classe C 2 et vérifie (P).172 3 • Solutions détaillées et méthodes 36. Soit u 2 = S(t2 )u 0 . ||F(v(t)) − F(w(t))||  M||v(t) − w(t)|| de sorte que () entraîne après intégration :  t ||v(t) − w(t)||  ||F(v(s)) − F(w(s)||ds. 36. dt = −2||u|| de sorte 2 ||u 0 ||2 ||u || du 1 0 2 = 1+2t||u que dtd ( ||u|| 2 .b. Par ailleurs la fonction v : v(t) = u(t + t2 ) vérifie dv (t) = F(u(t + t2 )) = F(v(t)) et v(0) = u 2 .15. Nous avons par la formule de Taylor intégrale :  F(u) − F(v) = 0 1 n ∂F i=1 ∂vi (uu + (1 − u)v)(u i − vi )du . 36. Soient R0 et r0 tels que Fu 0 ⊂ B(u 0 . Ainsi S(t1 ) ◦ S(t2 ) = S(t1 + t2 ) = S(t2 + t1 ) = S(t2 ) ◦ S(t1 ).12. F est uniformément lipschitzienne et donc : ∃M  0.1.3. R2 ) ∪ B(u 0 . Si dt dw w(t) = S(t)u 2 nous avons dt = F(w(t)) et w(0) = u 2 d’où d (v(t) − w(t)) = F(v(t)) − F(w(t)). R0 ). Il en résulte que dt = − 1+2t||u ||2 u 2 ) = 2. 1+2t||u 0 || 36. Nous avons du dt = F(u) et u(t2 ) = u 2 .a.3.3. S(0)u 0 = u(0) = u 0 et donc S(0) = I d. . r0 ).16. 36. w(t) ∈ B(u 2 . dt (∗) D’après la question 36. R0 ) et Fv0 ⊂ B(v0 .

18.3. Mais alors d (u(t) − v(t)) = F(u(t)) − F(v(t)) dt  conduit à ||u(t) − v(t)||  ||u 0 − v0 || + M0 t ||u(s) − v(s)||ds. il peut être réalisé comme la réunion de deux fermés.3. 0) font que d’après la démonstration de la question 36. u 0 ) d’où v ∈ adh(O(s.b. Soit v ∈ v(u 0 ). F2 ) s’annule sur chaque K m car K m est connexe (adhérence du connexe par arc O(m. indépendant de m.16. Ceci résulte directement du fait que S(t + s) = S(t) ◦ S(s). v = limm→∞ S(tm )u 0 avec tm → +∞. u 0 ) ⊂ O(s2 . Si v(u 0 ) n’est pas connexe. S(t)(S(tm )v0 ) = S(t + tm )v0 .1. u 0 ). Nous avons d’après la question 36. Mais alors S(tm )u 0 tend vers v et appartient à O(s. quel que soit s  0. Par ailleurs S(tm )v0 ∈ B(u 0 . O(m.. 36. r0 ) font que uu + (1 − u)v appartient à cette boule. Pour s1  s2 . et si M0 est le supremum de ( i=1 ( ∂v i ||F(u) − F(v)||  M0 ||u − v||.19. u 0 )) ⊂ adh(O(s2 . ||S(t)(S(tm )v0 ) − S(t)v||  e M0 t ||S(tm )v0 − v|| avec M0 = ||u 0 ||R0 + ||v||. Mais O(0. 0 Là encore le Lemme de Gronwall permet d’affirmer que ||u(t) − v(t)||  e M◦ t ||u 0 − v0 ||. car u(t) ∈ B(u 0 . R0 ) et v ∈ B(v. Pour tout m ∈ N.1. non vides disjoints F1 et F2 : v(u 0 ) = F1 ∪ F2 . S(t)v ∈ v(u 0 ). La fonction r : r(x) = d(x. Par conséquent adh(O(s1 . F1 ) − d(x.3.3 • Solutions détaillées et méthodes 173 n ∂ F 2 ) (w))1/2 sur B(0.20. si v vérifie (ii). Ainsi S(t)(S(tm )v0 ) = S(t + tm )v0 converge vers S(t)v et puisque limm→∞ (t + tm ) = +∞. ||u 0 || + ||v0 || + R0 + r0 ). par (ii) de la question précédente. u 0 )). De plus F1 et F2 sont compact car v(u 0 ) l’est. Soit v ∈ v(u 0 ) alors ∀s  0. O(s1 . pour m assez grand. Réciproquement.3. Fixons t  0. u 0 ) ⊂ B(u 0 . Il en résulte que v(u 0 ) = ∩m∈N K m où K m = adh(O(m. Son intersection v(u 0 ) est donc un compact non vide.22. ∃N tel que m  N ⇒ tm  s. u 0 ) ∩ B(v. tm − t  0 . 36. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 36. R0 ) et donc (K m )m∈N est une suite décroissante de compacts non vides. u 0 )). R0 ) et v(t) ∈ B(v0 . Ceci n’est pas possible car r ne s’annule pas sur v(u 0 ) = F1 ∪ F2 . u 0 )).21. 2−m ) = 0 et donc ∃tm  m tel que ||S(tm )u 0 − v||  2−m . 36. Ainsi v vérifie (ii). Prenons encore v ∈ v(u 0 ) et tm → ∞ tel que limm→∞ S(tm )u 0 = v. u 0 )) et F1 ∪ F2 ⊂ v(u 0 ) ⊂ K m avec r < 0 sur F2 et r > 0 sur F1 . u 0 )). Ainsi Q m ≡ K m ∩ r−1 ({0}) est un compact non vide et (Q m )m∈N est une suite décroissante. Ainsi ∩m∈N Q m = v(u 0 ) ∩ r−1 ({0}) est non vide. Nous avons donc prouvé que S(t)v(u 0 ) ⊂ v(u 0 ). v ∈ adh(O(s.

Dans ces deux exemples. La suite (u(tm ))m∈N est bornée.24. c’est forcément un singleton. 36. Puisque limm→+∞ (tw(m) − t) = +∞.3.24. v(u 0 ) ⊂ B(0. Considérons la fonction G : Rn → Rn . limt→+∞ S(t)u 0 = 0. Il en résulte que N = {0} ∪ S où S = {v ∈ Rn .174 3 • Solutions détaillées et méthodes et par conséquent la suite (S(tm − t)u 0 )m∈N est dans le compact B(u 0 .b. Par le théorème d’inversion locale. définie par G(w) = (∇ f )(w). Nous avons (∇ f )(v) = −4(1 − ||v||2 )v.a. En effet. Nous pouvons donc en extraire une sous-suite (S(tw(m) − t)u 0 )m∈N convergente de limite w. Puisqu’il est non vide et connexe.1. ∀m ∈ N. m→∞ Ainsi f (v) = l(u 0 ). w ∈ v(u 0 ) et comme précédemment. Nous avons par le (ii) de la question 36.. ∃´0 > 0. S(t)(S(tw(m) − t)u 0 ) = S(tw(m) )u 0 converge à la fois vers S(t)w et v : v = S(t)w et donc v(u 0 ) ⊂ S(t)v(u 0 ).3. w ∈ v(u 0 ) = {v} par conséquent w = v ce qui entre en contradiction avec ||u(tw(m) ) − v||  ´0 . 36. de classe C 1 .25. D’après la question 36.23. . v(t) ∈ v(u 0 ) et donc f (v(t)) = l(u 0 ). Ainsi N ∩ B(0. v ∈ v(u 0 ) ⇒ ∀t  0. ∃tm  m tel que ||u(tm ) − v||  ´0 . 36.a. ||v|| = 1}.b. 36.25. R) est un compact formé de points isolés.1. il existe ´ > 0 tel que G soit un C 1 -difféomorphisme de U = {w ∈ Rn .3. R) qui est un ensemble fini.1. Puisque G est continue. 36. on vérifie aisément que f satisfait (P)). ∃tm tel que limm→∞ tm = +∞ et limm→∞ S(tm )u 0 = v. N = G −1 ({0}) est un fermé de Rn .27.27. s’il n’en était pas ainsi.3. 36.26. lim f (S(tm )u 0 ) = l(u 0 ). (8) ne peut avoir lieu (bien que cela n’ait en fait aucun rapport.b. par conséquent v(u 0 ) = {0}. la différentielle de G au point w = v est inversible.a.b. R0 ).3. Puisque f est continue.. Ainsi dtd f (v(t)) = 0 mais dtd f (v(t)) = −||∇ f (v(t))||2 par conséquent ||(∇ f )(v(t))|| = 0 et a fortiori (∇ f )(v) = 0.3. ||w − v|| < ´} sur G(U ). Pour n  2. Nous avons limt→+∞ u(t) = v. 1) = N est de cardinal infini. D’après la question 36.3.1. f (v) = lim f (S(tm )u 0 ) m→∞ et puisque tm → ∞. Si v ∈ v(u 0 ).26. Soit alors (u(tw(m) ))m∈N une sous-suite extraite convergente de limite w.b. Puisque v(u 0 ) est compact.21. Ainsi l’équation G(w) = 0 a pour seule solution w = v dans U : v est donc un point isolé de N .3.22. nous savons que v(u 0 ) ⊂ N . il est borné : ∃R.24. Notons v(u 0 ) = {v}. 36. Par la question 36.a. N ∩ B(0. il est donc de cardinal fini. Nous avons l(u 0 ) = limt→+∞ f (S(t)u 0 ). Par conséquent v(u 0 ) est un ensemble fini.3. 36. R) ainsi v(u 0 ) ⊂ N ∩ B(0. 36. Si v ∈ N alors G(v) = 0 et puisque J (v) = 0.25.

si ||u 0 || = 0 alors ||u(t)||2 = 0. ||u 0 || enfin si ||u 0 || ∈ {0. nous avons vu que la propriété (8) n’avait pas lieu et pourtant la conclusion (question 36. si ||u 0 || = 1. Dans ce dernier cas. Commentaires © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit L’objet de ce problème est l’étude de systèmes d’équation différentielles de type gradient du = −(∇ f )(u) (1) dt et plus particulièrement du comportement des trajectoires lorsque t → ∞.b. ∀t  0.1.3. ||u(t)||2 = ||u 0 ||2 +(1−||u 2 −8t (par résolution de l’équation 0 || )e  différentielle y = 8(1 − y)y). Nous avons à étudier du dt = −4(1 − ||u|| )u. ∀t  0 et donc u(t) = u 0 . il vient : "  t" " du "2 " (s)" ds = f (u 0 ) − f (u(t)) " dt " 0 ∞ 2 et par conséquent l’intégrale impropre 0 || du dt (t)|| dt est convergente et vaut f (u 0 ) − l(u 0 ). Ainsi v(0) = {0} et ∀u 0 = 0 v(u 0 ) = { ||uu 00 || }.3 • Solutions détaillées et méthodes 175 Pour n = 1.c.14. l(u 0 ). nous en avions déduit que t → f (u(t)) possédait une limite lorsque t → +∞. où u 0 = u(0). .3. La condition (8) n’est donc pas nécessaire pour que toute trajectoire soit convergente.27. Cette dernière formule étant finalement valable pour ||u 0 || = 0 ou ||u 0 || = 1. 2 36. 36.) limt→+∞ u(t) existe est vérifiée. f  (v) = 12v 2 − 4 et N = {−1. 0. 1}. Lorsque n  2. Intégrons alors (2) entre 0 et t. alors ||u(t)||2 = 1. d’où avec les notations de la quatrième partie.d. 1} de sorte que J (v) = f  (v) vérifie (8). d 2 2 2 Puisque dt ||u|| = 8(1 − ||u|| )||u|| . 2 −4(1 − ||u 0 ||2 )e−8t u du = ||u 0 ||2 + (1 − ||u 0 ||2 )e−8t dt et alors u(t) =  u0 ||u 0 ||2 + (1 − ||u 0 ||2 )e−8t . Lorsque (1) possède une solution pour tout t  0 (le problème montrait que la propriété (P) du préambule de la deuxième partie page 29 était suffisante) on a immédiatement du d f (u(t)) + || ||2 = 0. Un raisonnement naïf pourrait alors consister à dire que du dt tend vers zéro et donc u(t) possède une limite.27.26.3. (2) dt dt Au numéro 36.

. La preuve de card v(u 0 ) = 1 dans le cas analytique est non élémentaire.176 3 • Solutions détaillées et méthodes v(u 0 ) est un singleton.27 page 32). Cette conclusion est fausse en général et vraie si f est une fonction analytique. c N ) → C est une application linéaire. Palis et W. Si c’est le cas  Net si les K N étaient bornés indépendamment N de N .. v(u 0 ) = {u ∈ Rn .. 1 f (x) = 2  x D N (y)dy − 0 x .2. . c N ) = sup |C N (x)|. Real algebraic and semi-algebraic sets paru chez Hermann. Observons alors que D N (x) = cotg (x/2) sin(N x) + cos(N x) de sorte que  x  x  x sin N x sin N y w(y) sin N ydy + 2 D N (y)dy = dy + y N 0 0 0 (∗) . x∈R Puisque (c−N . Geometric theory of dynamical systems. Si N (c−N . . de Melo.. Corrigé 37 37... ∀ j. ∞ 2 Lorsque v(u 0 ) n’est un singleton. N sera une norme sur C2N +1 à condition que N (c−N . on aurait que j=−N |c j | = j=1 (1/ j) est bornée indépendamment de N . p[ et de N   1. .J. alors C N (x) = 0.. . observons que.1... .. . Notons N (c−N . Le lecteur souhaitant connaître le contre-exemple évoqué plus haut peut consulter le livre de J. Benedetti et J. .e. 2 Montrons à l’aide de cette formule que f (x) est bornée indépendamment de x ∈ [−p.1. C N ) = 0 ⇒ C−N . ce qui n’est pas... u n (remarquer qu’il en est bien ainsi pour la fonction du numéro 36. On a N  f (x) = N k=1 1 sin(N + )x 1 1 2 . Dans le cas n = 2. Risler. Considérons f (x) = k=1 sinkkx .. 0 || du dt (t)|| dt <  ∞ pas du ∞ on a forcément 0 || dt (t)||dt = ∞ (sinon le critère de Cauchy montrerait que u(t) possède une limite lorsque t → +∞). = C N = 0.. pour u 0 = 0.3. c N ) = 0 2p N 1 C (x)e−i j x d x = 0. an introduction paru chez Springer. ∀x ∈ R et donc c j = 2p 0 N 37. u 21 + u 22 = 1}. c’est-à-dire que f est développable en série entière par rapport à u 1 . cos kx = D N (x) − où D N (x) = sin(x/2) 2 2 Ainsi puisque f (0) = 0. bien que. Le lecteur intéressé pourra se reporter à l’ouvrage de R.3.. . elle fait appel aux inégalités de Lojaciewicz . il est possible de construire une fonction de classe C ∞ telle que la trajectoire de (1) « s’écrase » sur le cercle unité lorsque u 0 = 0 i.

on désigne par m le plus grand entier tel que ´ j = 0. Mais l j = p=1 ´ p l p s’écrit aussi j=1 h j l j = 0 avec h j ∈ {−2. Observons ensuite que les trois termes dans le membre de droite de () sont bornés indépendammentde x ∈ [−p. la propriété annoncée est vérifiée. Sinon. Démonstration. 0. 2}. N Lemme. Commentaires N L’inégalité j=−N |c j |  K supx∈R |C(x)| avec K indépendante de N et des c j est vraie à condition que la suite (c j ) j∈Z soit lacunaire (i. −1. 0  2p  38. Ceci achève la preuve du Lemme. 2p[ après prolongement par 0 en y = 0. Reste le second.3 • Solutions détaillées et méthodes 177 où w(y) = (cotg 2y ) − 2y est une fonction de classe C ∞ sur ] − 2p. Le cas q  3 est l’objet du problème 38. Il vient donc 1 m−1 j=1 q j−m = 1 q m−1 m−2 j=0 qj = 1 q m−1 − 1 < m−1 q −1 q −1 q 1 ce qui est absurde puisque q  2 (et même q  3). N . 0. j=1 ´ j l j = 0 ⇒ ´ j = 0. p]  ∞ c’est  Netx N  1. pour le troisième on écrit 0 sinyN y dy = 0 siny y dy et puisque 0 siny y dy est semi-convergente. On a m−1 m−1 m−1 alors m  2 et lm = − j=1 ´ j l j d’où lm  j=1 l j  j=1 lm q j−m puisque lm  l j q m− j . .e. Cela implique comme au lemme précédant que h j = 0 pour . qui s’écrit après intégration par partie :  x  x  w (y) cos N y w(x) cos N x w(y) sin N ydy = + . dy − N N 0 0 ce qui permet de conclure. ❏  2p Ainsi 0 P(t)dt = 2pa0 . Mais le terme constant dans P(t) vaut 1 et donc  2p P(t)dt = 2p. . 1. Une condition suffisante est qu’il existe q > 1 tel que c j = 0 pour | j| = n j où n j est une suite d’entiers tels que n j+1 > qn j .1 Écrivons P(t) = k ak eivk t où la somme est finie et vk = j=1 ´ j l j pour  2p  ´ j ∈ {−1. le cas q > 1 est quant à lui traité page 108 dans le livre de Y. ait suffisamment de zéros).2. On a 0 P(t)dt = 2p ak où la somme porte sur les k tels que vk = 0. An introduction to harmonic analysis paru chez Dover. 1}. Katznelson. Corrigé 38 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit  N 38.3. On a de manière similaire 0 e−il j t P(t)dt = 2p ak où la somme porte N N sur les k tels que vk = l j . ∀ j = 1. . Pour le premier x bien clair. .3.

Il en résulte que ´ p = 1 si j = p et  2p ´ p = 0 si j =  p c’est-à-dire que 0 e−il j t P(t)dt = 2pa j .178 3 • Solutions détaillées et méthodes 2 q−1 qui est absurde. P(s) f (s)ds = 2 j=−N  2p  2p 1 1 D’autre part 2p |P(s)|ds) supt∈R | f (t)| et puisque P(s) f (s)ds  ( 2p 0  N0 P(t)  0. page 177). Par la formule de Parseval. ∀t ∈ R on obtient l’inégalité j=−N |c j |  2 supt∈R | f (t)|. P(l j=−N ˆ j ). Commentaires L’inégalité démontrée ne peut s’étendre au cas où l j = j comme on va le montrer (voir aussi les commentaires au problème 28.3. il vient alors : Par l’expression de P(l 1 2p  2p 0 N 1 |c j |. N j=−N |c j |  K sup | x∈R N j=−N c j ei j x |. Puisque a j = 12 eiw j . 0 38. Puisque fˆ(n) = 0 si n n’est pas l’un des l j et vaut c j pour n = l j .  j=−N  j=−N Considérons alors 1 2p  2p 0 P(s) f (s)ds avec c j = |c j |eiw j . nous avons 1 2p  N 2p P(s) f (s)ds = 0 ˆ j )|c j |e−iw j . 1 2p  2p P(s) f (s)ds = 0 ˆ fˆ(n) P(n) n  2p −int 1 ˆ e g(t)dt pour toute fonction g 2p-périodique et continue sur où g(n) = 2p 0 R.3 L’inégalité de droite est immédiate :     N N   il j t   | f (t)| =  cje   |c j |. Supposons qu’il existe K > 0 tel que pour tous c j . il vient  tout j car on trouvera 1 < 2p e−il j t P(t)dt = peiw j . (∗) .

.. p]. 2n − 1. 2p[) et  x  x  x sin N t sin N x . S(u 1 ) = −L − T (u 1 ) < 0.. Nous avons alors T  (z) = 0. 39. Si () avait lieu. 2n − 1.. ]y2n−1 .. Désignons p alors par u k le point u k = z + (2k + 1) 2n .. . .. y2 [. Puisque l’intégrale t 0  nx x constante C2 telle que | 0 sint tdt| = | 0 sint nt dt|  C2 pour n  1 et x ∈ ] − p. u 2n [ il y a une racine (y0 . . w(t) sin ntdt = w(x) sin nx − n 0 0 x ce qui montre qu’il existe une constante C. Corrigé 39 39. k = 0. f (x) = −2x + 0 D N (t)dt est bornée uniformément pour N  1 et 1 est convergente.3 • Solutions détaillées et méthodes 179 N N Prenons alors f (x) = 2 k=1 sinkkx . ]u 2n−1 . Pour T (x) = cos nx.3. i = 0. . La fonction T  étant 2p-périodique et continue. on obtiendrait que la série k n’est pas. Soit w(t) = 2t −cotg 2t (cette fonction est C ∞ sur ]−2p. il en résulte que Cn  n. 2n. u 1 [. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 39.. p[.3. ]y1 . l’application linéaire T → T  est continue. R(xi ) = 0 pour i = 0. on a ||T ||∞ = 1 et ||T  ||∞ = n. telle que | 0 w(t) sin ntdt|  C1 pour ∞ sin tdt est convergente. . . ce qui x ∈ [−p... cela veut dire qu’il existe T tel que ||T  ||∞ > n||T ||∞ . elle atteint son maximum en un point z ∈ R et quitte à changer T en −T on peut supposer que T  (z) = nL.. Par conséquent : ∃Cn tel que ||T  ||∞  Cn ||T ||∞ . il y a un zéro de R = S  dans chacun des 2n intervalles ]y0 .. Observons que y2n−1 < y0 + 2p car y2n−1 < u 2n = u 0 + 2p < y0 + 2p.. il existe une n  1 et x ∈ ] − p.2.1.. S(u 2n ) = L − T (u 2n ) > 0. Introduisons les polynômes trigonométriques S et R : S(x) = L sin n(x − z) − T (x) et R(x) = S  (x) = Ln cos n(x − z) − T  (x).. y1 [.. x Finalement. y2n [: ∃xi ∈ ]yi . dt = − w(t) sin N t + D N (t)dt − N t 0 0 0  x  1 x  Or w (t) cos ntdt. y2n−1 ) de S : S(yi ) = 0 avec u i < yi < u i+1 .. yi+1 [. Notons alors y2n = y0 + 2p et S(y2n ) = S(y0 ) = 0. dans chacun des 2n intervalles ]u 0 ..3. donc bornées).. Nous allons étudier les changements de signe de S puis les zéros de R. Si l’on ne peut pas prendre Cn = n. Par la propriété de Rolle.3.. Si on le munit (par exemple) de la norme du sup : ||T ||∞ = supx∈R |T (x)| (qui est bien définie car ces fonctions sont continues et 2ppériodiques. p[. On a f  (x) = 2 k=1 cos kx = D N (x) − 2 où N D N (x) = k=−N eikx . L’ensemble des polynômes trigonométriques représentés est un espace vectoriel de dimension 2n + 1... . Notons alors L = n1 ||T  ||∞ . Puisque |T (x)| < L S(u 0 ) = L − T (u 0 ) > 0.

1.. a1 .e. Puisque R est un polynôme trigonométrique de degré n. . Lemme. On peut aussi écrire T (x) = n Ck eikx = e−inx P(ei x ) k=−n où P(z) = 2n Ck−n z k k=0 avec C0 = A et pour tout k = 0. Elle fait partie d’une kyrielle d’inégalités que l’on rencontre en théorie des séries de Fourier (certaines pouvant s’avérer extrêmement difficiles à démontrer). Démonstration. est due à Bernstein. si Sn converge uniformément vers f .3. k=1 Alors T a au plus 2n zéros comptés avec multiplicité dans l’intervalle [0.   k Ck = a|k| − i b|k| /2. . Zygmund : Trigonometric series paru chez Cambridge University Press. |Sn (x) − f (x)|  ´. il a au plus 2n zéros modulo 2p (nous l’établirons plus bas) et nous savons que R(z) = Ln − T  (z) = 0 par conséquent z est l’un des xi modulo 2p. Corrigé 40 40. Donnons nous ´ > 0. an . l’application x → ei x est injective). z ≡ xi0 (2p). . pour tout n  N´ et tout x ∈ R.3.. Il nous reste donc à établir le lemme suivant.3... Commentaires L’inégalité montrée au numéro 39. Le polynôme P étant de degré 2n il y a au plus 2n zéros comptés avec multiplicité et le résultat en découle (on a utilisé que sur [0.. Mais R  (z) = −Ln 2 sin n(z − z) − T  (z) = 0 et donc xi0 est racine double de R : R possède 2n racines distinctes modulo 2p dont l’une est double : ceci est absurde (voir détails dans le lemme qui suit ). b1 .180 3 • Solutions détaillées et méthodes Observons que là encore x2n−1 < x0 + 2p. Le lecteur intéressé pourra se reporter à l’ouvrage de référence en la matière : A. 2p[. bn ) tel que T (x) = A + n (ak cos kx + bk sin kx) . Soit T un polynôme trigonométrique de degré n i. |k| Nous avons alors pour tout m  0 et tout x ∈ R : x est un zéro d’ordre m de T si et seulement si ei x est un zéro d’ordre m de P.. 2p[. ∃(A.

3.2.. N´ n−1 |Sk (x) − f (x)| |Sk (x) − f (x)| |sn (x) − f (x)|  + n n k=1  1 n´ (2N´ + 2)|| f ||∞ + n n  ´ 40. n 1 f (t)( + cos(x − t) + . + cos n(x − t))dt. cos pu = 2 sin u2 2 p=1 . 2   1 (x − t) sin n + 1 2p 2 Sn (x) = dt f (t) x −t p 0 2 sin 2 m 1 sin(m + 2 )u 1 en utilisant que + .3 • Solutions détaillées et méthodes 181 D’autre part |Sn (x)|  |a0 | + n (|ak | + |bk |)  (2n + 1)|| f ||∞ . k=1 Ainsi pour n  N´ + M´ avec N´ (2N´ + 2)|| f ||∞  ´M´ . Nous avons Sn (x) = 1 p  2p 0 M´ + ´  2´..

d’où l’identité (). 2np 0 sin 2 D’autre part. ∀t on a Sk (x) = 1. n−1  2p sin(k + 1 )(x − t) 1 2 f (t) dt. ∀k et sn (x) = 1. ∀n. et donc  © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit k=N´ +1 . 2np 0 sin 2 car si on prend f (t) = 1. on obtient que sin k + Là encore. puisque sin u2 2 k=0 ⎞ ⎛ x −t 2  2p sin n 1 ⎜ 2 ⎟ (∗) f (t) ⎝ sn (x) = x − t ⎠ dt. ⎞2 ⎛  2p sin n x − t 1 ⎜ 2 ⎟ (∗∗) 1= ⎝ x − t ⎠ dt . Ainsi sn (x) = pn 0 2 sin x−t 2 k=0   n−1 sin2 n u2 1 u= .

Par () et puisque pout |t|  h. x + p] au lieu de [0. m=n+1 ∞ 1 m=1 m a 1 ma k 1− n  (ak cos kx + bk sin kx). La fonction f est continue sur R et 2p − périodique.1.3. sin 2 ⎛  2p 0 Observons alors que la fonction intégrée est 2p − périodique par rapport à t de sorte que l’on ne change pas cette dernière intégrale en intégrant sur [x − p. Soit donc ´ > 0 fixé. Si a > 1. l > 1. | sin t|  | sin h| nous déduisons alors que |sn (x) − f (x)|  ´ + 2|| f ||∞ 1 sin2 h´ np qui est inférieur à 2´ pour n assez grand et ce indépendamment de x. < ∞ et donc limn→∞ [ln] 1 m=n+1 m a = 0 quel que soit  (l − 1)n qui tend vers l’infini : la condition n’a jamais lieu. [ln] Si a  0. Après changement de variable t → x − 2t il vient donc que 1 |sn (x) − f (x)|  np   p −p | f (x − 2t) − f (x)| sin nt sin t 2 dt.182 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi |sn (x) − f (x)|  1 2np ⎞ x −t 2 sin n ⎜ 2 ⎟ | f (t) − f (x)| ⎝ x − t ⎠ dt. elle est donc uniformément continue sur R. 2p]. Mais alors en découpant l’intégrale précédente en |t|  h´ et |t|  h´ il vient ´ |sn (x) − f (x)|  np   |t|h´ sin nt sin t 2 2 dt + np   |t|h´ t∈(−p. . Commentaires Ce problème (Théorème de Fejér) montre de manière simple que toute fonction continue et 2p-périodique est limite uniforme de polynômes trigonométriques (les sn ) tout en fournissant une expression explicite de ces polynômes : sn (x) = a0 + n−1  k=1 Corrigé 41 41.p) || f ||∞ sin nt sin t 2 dt. Il existe h´ > 0 tel que si |x1 − x2 |  2h´ on a | f (x1 ) − f (x2 )|  ´.

t)− s[ln] ( f . Soit m un entier supérieur à n + 1. t)). t).2. rappelons qu’il existe une constante g telle que g−log n + m=1 m1 ≡ hn tend ln m ln vers zéro lorsque n → ∞. t)) = k=n+1 fˆ( j)ei jt de sorte qu’en intervertissant les signes m fˆ( j)ei jt = n<| j|m k=| j| (m − | j| + 1) fˆ( j)ei jt . t) = n+1 [ln] + 1 sn ( f . t) − Sn ( f . t) − m (Sk ( f .3. t) − [ln] − n [ln] − n   [ln] + 1 | j| − fˆ( j)ei jt . n<| j|m Ainsi lorsque m = [ln] > n nous avons Sn ( f .3. | fˆ( j)|  ´/2. t) − Sn ( f . Lorsque n tend  vers +∞ et à condition ln de prendre par exemple l = e´ > 1 nous avons bien limn→∞ m=n+1 m1a  ´. 1− 1 + [ln] [ln] − n n<| j|ln Donnons nous alors ´ > 0.1. t) = somme : © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit m  n>| j|k (Sk ( f . et que la suite (|n|a | fˆ(n)|) est bornée. k=n+1 nous avons (m − n)Sn ( f . 41. En conclusion les valeurs de a qui répondent à la question sont a ∈ [1. n<| j|[ln] . il existe l > 1 et n 0 tels que ∀n  n 0 . [ln] m=n+1  an−1 [ln]  m+1 dx dx 1 =  a xa x ma n+1 m m=n+1 = l1−a 1−a (ln − 1)1−a − (n + 1)1−a n ∼ 1−a 1−a lorsque n → ∞ et donc là encore la condition n’a jamais lieu. Nous avons alors m=n+1 m1 = m=1 m1 − m=1 m1 = hln − hn + log(ln) − log n = log l + hln − hn .3 • Solutions détaillées et méthodes 183 Si 0 < a < 1. t) = (n + 1)sn ( f . +∞[. t) − Sn ( f . t) + m Sk ( f . nFinalement pour a = 1. puisque (m + 1)sm ( f . t) = (m + 1)sm ( f . k=n+1 Or Sk ( f . puisque a vérifie la propriété de la question 41. t) − (n + 1)sn ( f .

||). |Sn ( f . [ln] > n et    [ln] + 1  n + 1    [ln] − n] s[ln] ( f . nous aurons donc pour n  n 1 . Remarques. t) − s( f . vers s( f . Soit (gn ) une suite de fonctions bornées de X partie d’un espace vectoriel normé dans un autre espace vectoriel normé (E. t) − [ln] − n [ln] − n l+1 1 = s( f . t). t) − [ln] − n sn ( f . t). t) s[ln] ( f . (i) Lorsque X est un singleton. t) converge La réciproque est le très classique « Lemme de Césaro ». (ii) La réciproque est en général fausse comme le montre l’exemple gn = (−1)n . on écrit 1 1 (gk − g) = Gn − g = n+1 n+1 n . s( f . t). t)|  ´. t) − l−1 l−1 D’autre part. Preuve du Lemme.184 3 • Solutions détaillées et méthodes Supposons donc que sn ( f .         | j| i jt   ˆ | fˆ( j)|  ´/2  f ( j)e 1 −   [ln] + 1 n<| j|ln  n<| j|ln Soit alors n 1  n 0 tel que pour n  n 1 . t) = s( f . Ainsi Sn ( f . Lemme. Pour m  n. t) − s( f . il s’agit d’une convergence simple. t) converge vers une limite notée s( f . Puisque [ln] est équivalent à ln lorsque n tend vers l’infini nous avons  lim n→∞  n+1 [ln] + 1 sn ( f . pour n  n 0 . ||. On suppose que (gn ) converge n 1 uniformément vers g : X → E. t)  ´/2. Alors (G n ) avec G n = n+1 k=0 gk converge uniformément vers g.

k=0 m n (gk − g) + (gk − g) k=0 k=m+1 Donnons nous ´ > 0. il existe alors m tel que n  m ⇒ sup ||gn (x) − g(x)||  ´/2. x∈X . .

supx∈X ||G n (x) − g(x)||  ´. peut être choisi indépendamment de t et ainsi Sn ( f . Puisque ak  infk1 ak = 0. .) converge uniformément vers S( f . sn ( f . Mais puisque f est continue. Soit n  1. t). .1.) converge uniformément vers s( f .) on observe que l’entier n 1 apparaissant dans la preuve de la question 41. Par ailleurs. k=n ak sin k x  22 (n + 1)a2n . le critère de Cauchy uniforme montre que . nous savons (théorème de Fejér.3.3. Ainsi nous obtenons le résultat suivant.3. . on prend sn = 4n 2n p sin kxn  sin 4 .3. 41. on a 42. Soit f continue et 2p-périodique sur R. si Sn ( f . D’après le lemme que nous venons d’énoncer. . t).) converge uniformément vers S( f . Par contre dans le cas a = 1. il en est donc de même pour Sn ( f . .) converge uniformément vers f . Corrigé 42 p de sorte que pour k ∈ N et √k ∈ [n. Proposition. Si supn∈N |n|| fˆ(n)| < ∞ alors f est limite uniforme de sa série de Fourier. Commentaires Lorsque a > 1.2. problème 40) que sn ( f .) converge uniformément vers s( f .). on ne peut rien dire a priori sur | fˆ(n)|. n→+∞ n + 1 x∈X m k=0 m 1 || k=1 (gk (x) − g(x))||  ´/2 Il existe donc n 0  m tel que n  n 0 ⇒ supx∈X n+1 et pour n  n 0 nous aurons. .). © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Grâce au problème 50 nous pourrons en tirer une conséquence intéressante (voir les commentaires à ce dernier problème à la page 219). D’autre part si sn ( f . 2n]. . t) converge normalement vers f et le résultat prouvé icin’a pas grand intérêt. g est bornée et 1 lim sup ||gk (x) − g(x)|| = 0. le fait que | fˆ(n)|  nCa entraîne que Sn ( f . .3 • Solutions détaillées et méthodes 185 Puisque les fonctions (gk ) sont bornées.

Nous allons montrer la réciproque qui s’énonce comme suit. Il en est donc de même pour na2n . k=n de sorte que (n + 1)a2n tend vers zéro lorsque n tend vers l’infini. 42. Soit (an )n1 une suite décroissante et tendant vers zéro lorsque n tend vers l’infini.3.2. (2n + 1)a2n+1 tend lui aussi vers zéro lorsque n tend vers l’infini et finalement limn→+∞ nan = 0 . lim n→+∞ max x∈R 2n ak sin kx = 0. si la suite nan tend . Puisque a2n+1  a2n .

(i) 1er cas. (sin nx  nx)    k=m k=m (ii) 2 cas. p  1 et x ∈ ]0. Nous avons alors   m+ p m+N   −1   ak sin kx   x kak  x N bm  pbm . p  N . Nous écrivons e m+ p ak sin kx = R + R  k=m avec r = m+N +1 k=m ak sin kx et R  = m+ p k=m+N ak sin kx. Pour le second terme. On note N (= N x ) l’entier qui p est tel que 1+N <x p N. |R|  pbm . Pour la majoration du 1er cas. p]. notons  ⎞  ⎛ 1 x n ⎜ cos 2 − cos n + 2 x ⎟ ⎟ ˜ Dn (x) = sin kx ⎜ x ⎝ ⎠ 2 sin k=1 2 de sorte que par la transformation d’Abel .186 3 • Solutions détaillées et méthodes vers zéro lorsque n tend vers l’infini alors la série de fonction uniformément convergente sur R. n  k} est bien définie dans R et tend vers zéro.  n1 an sin nx est Puisque nan tend vers zéro. Soient n  1. la suite bk = sup{nan . p < N .

m+ p  R = − (ak+1 − ak ) D˜ k (x) − am+N D˜ m+N −1 (x) + am+ p+1 D˜ m+ p (x). k=m+N Or pour les valeurs de x considérées. | D˜ n (x)|  px et par conséquent (ak  ak+1 ) : .

nous en déduisons que. m+ p p |R  |  (ak − ak+1 ) + am+N + am+ p+1 x k=m+N p 2am+N  2(1 + N )am+N  2(m + N )am+N  2bm . la série de fonction ak sin kx vérifie le critère de Cauchy uniforme pour x ∈ R. compte tenu  de la périodicité et du caractère impaire de la fonction Sinus. Elle est donc uniformément convergente. .  Cette dernière majoration étant valable dans le premier cas. x m+ p Ainsi dans ce cas | k=m ak sin kx|  (p + 2)bm .

Cette convergence étant uniforme. f (0)k = 0 et donc sn ( n ) converge vers zéro. Corrigé 43 43. Prenons alors n = 2m. an tend vers zéro et d’après la question précédente la série de fonction an sin nx converge uniformément vers une fonction (que l’on note f ) qui est alors continue et 2p −périodique. étant donné f continue et 2p −périodique.  2p on a bien an = p1 0 f (x) sin nx. m 1 m+1 1 am am k= kak  4 2m n n k 2 k=1 Ainsi (m + 1)am tend vers zéro lorsque m tend vers l’infini. 2 2 2 n−2 k=0 (∗) . Réciproquement.3. Il serait faux pour n1 an cos nx. Puisque sn (0) n= 0.1. Pour montrer l’identité 1 1 1 sn (x) = (k + 1)D2 ak Fk (x) + n(Dan−1 )Fn−1 (x) + an Dn (x). il vient alors sn p n   k n2 k 1− n+1    kp 2 kp k ak 1 − .2. 1 moyenne de Césaro. D’après le problème 40 (Théorème de Fejér) nous savons que sn converge uniformép ment vers f . Il en résulte que Or 1 − n+1 2  la suite ( n1 k n kak )n1 tend vers zéro. on définie an par cette nformule et on introduit kla suite de fonction sn .3 • Solutions détaillées et méthodes 187 42. sn (x) = 1+n S (x) où S (x) = k k=1 k p=1 ak sin kx. Si nan tend  vers zéro. Ces dernières séries sont étudiées au problème suivant. il est donc de même pour mam . puisque (an )n1 est 2 décroissante.3. (prendre an = n log(1+n)  sin nx fonction f (x) = n1 n log(1+n) est continue. Observons que le résultat montré  dans ce problème est spécifique au cas d’une série de Sinus.  ak sin n+1 p n n n k 2  k  12 pour 1  k  n2 et donc sn ( pn )  n1 k n kak . p2 ]. D’autre part nous avons sn (x) = k=1 (1− n+1 )ak sin kx (formule classique qui s’obtient soit par un calcul direct soit par récurrence).3. En utilisant la minoration sin t  2tp valable pour t ∈ [0. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Commentaires 1 ) que la Il résulte du résultat démontré au numéro 42.3.

k p=0 D p (x) et n − 2 au lieu de n.188 3 • Solutions détaillées et méthodes on peut procéder de deux manières Soit on commence par calculer n−2 différentes. il résulte donc de () que (sn (x)) converge vers f (x) = 12 k=0 (k + 1)D2 ak Fk (x). Soient (dn ) et (bn ) deux suites. k=0 Prenons alors Ck = ak . Ainsi. k=0 Ainsi n k=0 dk (D2 Ck ) = n Ck+2 (D2 dk ) + d0 DC0 − dn+1 DCn+1 + DCn+2 Ddn+1 − DC1 Dd0 . L’identité () peut aussi se montrer en répétant deux transformations d’Abel. Ainsi la série de terme général (k + 1)D2 ah Fk (x) est absolument convergente. nous obtenons n (DCk+1 )(Ddk ) = − k=0 n Ck+2 (D2 dk ) + DC1 Dd0 − DCn+2 Ddn+1 . sn (x) sera égal à 2sn (x) une fois que l’on aura montré que s2 (x) = 2s2 (x) = a0 + a1 cos x + a2 cos 2x. . k=0 Puis en itérant la transformation sur la somme au membre de droite. les suites (Dn (x)) et (Fn (x)) sont bornées. k=0 Appliquons la transformation en prenant bk = DCk où (Cn ) est arbitraire. ∞ En utilisant (i) et (ii). Il vient n dk (D2 Ck ) = − k=0 n (DCk+1 )(Ddk ) + d0 DC0 − dn+1 (DCn+1 ). La Maintenant que cette identité est prouvée. on vérifie aisément que n dk (Dbk ) = − k=0 n bk+1 (Ddk ) + d0 b0 − dn+1 bn+1 . égalité qui se vérifie immédiatement. dk = (k + 1)Fk (x) = formule () en résulte. lorsque x n’est pas congru à zéro modulo 2p. 2 sn+1 (x) − sn (x) où sn (x) = k=0 (k + 1)D ak Fk (x) + n(Dan−1 )Fn−1 (x) + an Dn (x) : sn+1 (x) − sn (x) = nD2 an−1 Fn−1 (x) + (n + 1)(Dan )Fn (x)− − n(Dan−1 )Fn−1 (x) + an+1 Dn+1 (x) − an Dn (x) = Dan (−n Fn−1 (x)+ + (n + 1)Fn (x) − Dn (x)) + (an − an+1 )Dn (x) + an+1 Dn (x) − an Dn (x) = an+1 (Dn+1 (x) − Dn (x)) = an+1 cos(n + 1)x. Rappelons que la transformation d’Abel pour les séries est l’analogue de l’intégration par parties pour les intégrales.

Lorsque x ∈ [a. b] ⊂]0. (k + 1)D2 ak   ´  avec (k + 1)|D2 ak | < ∞. 2p[ et donc f est continue sur ]0.3. k=n n ∞  (n + 1)|D2 an | < ∞ alors nDan → 0. Il en résulte que f est continue sur tout compact inclus dans ]0. 2p[. Ainsi la convergence de sn vers f est uniforme sur [a. f (x) cos nxd x = 2 ´ ´ h=0     2p  2p−´  2p−´   Mais  Fk (x) cos nxd x   Fk (x)d x  Fk (x)d x = 1  ´  ´ 0 et par conséquent. b] ⊂]0. f (x) cos nxd x = ´→0 p ´ 2p 0 k=0 Un calcul direct montre alors que  2p Fk (x) cos nxd x = 0 si k  n − 1 et = 2p(k − n + 1) si k  n. 2p[. ∀´ ∈ ]0. Puisque  2p−´  2p Fk (x) cos nxd x = Fk (x) cos nxd x lim ´→0 ´ 0 nous déduisons par convergence dominée que  2p  ∞ 1 2p−´ 1 2 bn ≡ lim (k + 1)D ak Fk (x) cos nxd x. (k + 1) 0 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Il en résulte que bn = ∞ kD2 ak = k=n ∞ ∞ k=n (k kDak − k=n + 1 − n)D2 ak . 2p[. De plus. .    2p−´     Fk (x) cos nxd x   (k + 1)|D2 ak |. les suites (Dn (x)) et (Fn (x)) sont bornées indépendamment de x.3.3 • Solutions détaillées et méthodes 189 43. Mais ∞ (k − 1)Dak = nDan + k=n+1 et ∞ 43.3. Nous allons prouver que si an → 0 et Pour cela nous évaluons 2 kD am+k = k=0 = n k=0 n k=1 Dak = nDan + an+1 k=n+1 D2 ak = Dan = an − an+1 d’où bn = an . k (Dam+k − Dam+k+1 ) = n h=0 kDam+k − n+1 (k − 1)Dam+k k=1 Dam+k − nDam+n+1 = am+1 − am+n+1 − nDam+n+1 . 2p[.  2p−´  2p−´ ∞ 1 (k + 1)D2 ak Fk (x) cos nxd x.2.

Soit x la fonction caractéristique de [a. voir l’ouvrage de Zygmund déjà cité à la page 180. Corrigé 44 44. Nous avons donc | 0 x(x)e−2ipkx |  p|k| Soit alors ´ > 0. la fonction  P f étant intégrable au sens de Riemann.1. 0 Nous avons donc (indépendamment de k ∈ Z) :      1    1     f (x)e−2ipkx d x   ´ +  g(x)e−2ipkx d x  . il résulte que limn→∞ 2nDa2n = 0 et donc limn→∞ nDan = 0.3. (k + 1)|D2 ak | k=n et donc limn→∞ nDa2n+1 = 0 d’où limn→∞ (2n + 1)Da2n+1 = 0. il existe une fonction en escalier g = p=1 l p x p où l p ∈ R et x p est la fonction caractéristique de [a p . pour |k|  1. L’objet  de ce problème est de donner une condition suffisante sur les (an ) pour que n1 an cos nx soit convergente. 1]. b p ] ⊂ [0.   0    0 . La condition an → 0 n’est notoirement pas suffisante et la condition |an | < ∞ est trop forte (elle impliquerait la convergence uniforme).190 3 • Solutions détaillées et méthodes Ainsi pour tous m et n : −nDam+n+1 = am+n+1 − am+1 + n kD2 am+k . Commentaires La convergence des séries de Cosinus est plus délicate que celle des séries de Sinus (étudiées au problème précédent). b] ⊂ [0. telle que  1 | f (x) − g(x)|d x  ´. k=0 Prenons m = n. alors  1  b e−2ipkb − e−2ipka −2ipkx x(x)e dx = e−2ipkx d x = −2ipk 0 a 1 1 . il vient |nDa2n+1 |  |a2n+1 | + |an+1 | +  |a2n+1 | + |an+1 | + n k=0 2n (k + n + 1)|D2 an+k |. La condition (iii) (due à Zygmund) ressemble à une propriété de décroissance de la « dérivée » seconde de an : (D2 an ). 1]. Elle est en quelque sorte optimale. Par ailleurs 2nDa2n = 2nD2 a2n +2nDa2n+1 et puisque limn→∞ 2nD2 a2n = 0.

Puisque fˆ(0) = 0. e = sin px N +1 N +1 k=1 | p|k En utilisant l’une ou l’autre des expressions. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Lemme. Mais ceci est automatique puisque F(0) = F(1). elle est uniformément continue et bornée ainsi : v(y) ≡ supx∈R |F(x − y) − F(x)| tend vers zéro lorsque y tend vers zéro et |F(x)|  ||F||∞ < ∞. Tout polynôme trigonométrique (1-périodique) et à coefficients positifs ne contenant que des Sinus convient. ce qui montre que lim|k|→∞ 0 f (x)e−2ipkx d x = 0. lim N →+∞ a K N (x)d x = 0.3. avec (K N  F)(x) = 0 K N (x − y)F(y)dy. (∗) 0 Puisque F est continue et 1-périodique. ˜ 44. converge uniformément vers F sur R. Puisque f est intégrable sur [0.3. 1]. Soit (K N ) une suite d’applications 1-périodiques et continues vérifiant (i)- (ii)-(iii). notons F(x) = F(x −[x]) où [x] est la partie entière de x. Soit x ∈ R.3. g(x)e dx    0  p|k| p=1 P Prenons alors K tel que p=1 |l p |  p´K .  1−a (ii) ∀a ∈ ]0. Puisque K N et F sont 1-périodiques on a aussi (changement de variable y −→ x − y)  1 (K N  F)(x) = K N (y)F(x − y)dy 0 de sorte que  1 (K N  F)(x) − F(x) = K N (y)(F(x − y) − F(x))dy.2. K N (x)  0. b. F(1) = 0. . F est continue sur [0. 1] et F˜ ˜ + 1) = F(x) ˜ sera continue si et seulement si elle est continue en x = 1 (puisque F(x par construction).3 • Solutions détaillées et méthodes 191 Mais d’après la première partie :   P  1  1   −2ipkx |l p |.a. Alors quel que soit F continue  1 et 1-périodique de R dans R. 1[. (iii) ∀x ∈ R. 44. Soit K N le noyau de Fejér : ⎛ ⎞ 2  N sin(N + 1)px 1 ⎝ −2ip px ⎠ 1 K N (x) ≡ . pour |k|  K nous aurons 1 1 | 0 f (x)e−2ipkx d x|  2´. la suite de fonctions K N  F. Démonstration. nous avons 1 (i) 0 K N (x)d x = 1.

Ainsi k=1 fik(k) converge vers − F(0). d’après ce qui précède k devrait être convergente ce qui n’est pas. k k = 0. 1[. puisque v(y) → 0 lorsque y → 0.3. S’il existait f intégrable telle que 44. périodiques et impaires dont les coefficients de Fourier ont un signe donné après multiplication par i. tend vers zéro puisque d’après la première question cette suite N ˆ ˆ tend vers zéro. 1 Nous avons (K N  F)(0) = 0 K N (x)F(x)d x (observer que K N est paire). il n’est pas possible de caractériser simplement les fonctions f . il existe a > 0 tel 1−a que |y|  a ⇒ v(y)  ´/2. 1−a 2||F||∞ a K N (y)dy  ´/2. Ce qui achève la preuve du lemme. Prenons ak = |k| log |k| pour  ak ak = fˆ(k). |(K N  F)(x) − F(x)|  2||F||∞ |y|a a Donnons nous ´ > 0. moyenne de Césaro de la suite ( fˆ(k))k1 . comme à la première question. Il résulte de ce lemme que (K N  F)(0) converge vers F(0) lorsque N → +∞. Ainsi   |k| ˆ (K N  F)(0) = F(k) → F(0). 1− N +1 ˆ où F(k) = 1 0 |k|N F(x)e−2ipkx d x. ˆ ˆ On vérifie alors que F(k) = fik(k) pour k = 0 (on pourra raisonner par densité. En d’autres termes. après avoir montré cette identité pour une fonction f en escalier). Mais alors par (ii) 2||F||∞ a K N (y)dy tend vers zéro lorsque N tend vers l’infini.192 3 • Solutions détaillées et méthodes Soit a ∈ ]0. 1− ik N +1 |k|N k=0 Mais 1 N +1  |k| |k|N k k=0 fˆ(k) = 2N 1 N +1 N N k=1 fˆ(k) et 1 N N k=1 fˆ(k). nous déduisons immédiatement de () que (on utilise (i) et (iii))  1−a K N (y)dy + sup v(y). Nous voyons que si l’on essaye d’imposer un signe à i fˆ(k) alors nécessairement fˆ(k) doit tendre assez vite vers zéro  ˆ ( | f k(k) | < ∞). . Commentaires Ce  problème est à rapprocher du problème 42 puisque finalement fˆ(k) sin 2pkx est une série de Sinus.4. Mais  nous avons la troisième expression pour K N : K N (x) = |k|N (1 − N|k|+1 )e−2ikx qui s’obtient en échangeant les signes de sommation sur k et p. Il existe donc N´ tel que pour N  N´ . Ainsi   fˆ(k) |k| ˆ ˆ → F(0) − F(0) = − F(0). Ainsi ∀N  N´ . ∀x ∈ R |(K N  F)(x) − F(x)|  ´.

C..||∞ .3. n=−N Puisque pour n = m. u) est la limite de (en . en ) + || n=−N N f n en ||22 = || f ||22 − 2 n=−N et ainsi N N 1 2p  2p 0 | f n |2 + n=−N N | f n |2 = || f ||22 − || f − n=−N f n en ||22 .C. il vient N | f n |2 n=−N f n en ||2  || f ||22 . Nous avons u n ∼ S. 2p 0 45. Calculons ||S N +M − S N ||∞ = || u n en ||∞ . un résultat du cours (identité de Bessel) assure que  2p 1 2 Sn∈Z | f n | = | f (x)|2 d x. Mais pour N  |n|. il existe u ∈ E tel que lim N →∞ ||S N − u||∞ = 0. 45. Cet espace est complet.3. |n|N +1  Puisque (u n )n∈Z est une S.2. Écrivons u(x) = 1 n2 lorsque n → +∞ par conséquent (u n )n∈Z est bien une +∞ n=1 un e inx = S N (x) + ∞ n=N +1 sin nx n(n − 1) . u) est u n . S N ) lorsque N → ∞.. u − Sn )|  ||en ||2 ||u − S N ||2  ||en ||∞ ||u − S N ||∞ = ||u − S N ||∞ par conséquent (en .C.3 • Solutions détaillées et méthodes 193 Corrigé 45 45. em ) = 0 alors que ||en ||22 = || f − N 1d x = 1. (en .A. |n|N +M |n|N +1 et puisque ||en ||∞ = 1.3..A. n=−N Nous en déduisons que (| f n |2 )n∈Z est une S. Nous avons |(en .A. |n|N +1 |u n | tend vers zéro lorsque N tend vers l’infini et alors il résulte de l’inégalité qui précède que la suite (SN )n∈N est de Cauchy dans E pour la norme ||.1.3. S N ) = u n et donc le coefficient de Fourier (en . (en . © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ||S N +M − S N ||∞  |u n |  |n|N +M |n|N +1 |u n |. On développe || f − N f n en ||22 = || f ||22 N − 2Re n=−N f n ( f . La fonction f étant continue.

  ∞  ∞  +∞  1  1 1 1 1 sin nx 1   = 1. pour x = 0. N  2. Im ∞ u(x) − u(0) SN (x) − S N (0) sin nx . = − =    xN n−1 n x n(n − 1) n(n − 1)x  x n=N +1 n=n+1 n=N +1 1 I m N SN ( ) = N N . Ainsi. + = Im n(n − 1)x x x n=N +1 Pour x = 1/N .194 3 • Solutions détaillées et méthodes pour tout N  1.

.

Calculons (e − 1)S N (x) = (e − 1) ix ix N einx N  i(n+1)x e einx − n  = n n n=1 N N +1 einx einx ei N x = .||2 . 2 ||S N +M − S N ||2 = N +M n=N +1 ∞ 1 1 . = S N (x) + − N n n−1 n=1 n=2 n=1 Puisque (SN ) N ∈N converge vers u pour la norme ||.5. Puisque I m S N (0) = 0. par ailleurs. Soient N et M deux entiers. ||.||∞ . nous obtenons que N 1 −1 I m N S N ( N1 )  N ( n=2 n−1 N − 1 = N − 1. Ainsi la suite de fonction ((e1 − 1)S N )n∈N converge dans E pour la norme ||.||2 ((e1 − 1)S N )n∈N converge vers (e1 − 1)s pour la norme ||.||2 .||2 était complet. Lorsque n est compris entre 2 et N et x = 1/N . Par ailleurs || eNN ||2 = N1 tend vers zéro. N n=2 sin nx n(n − 1)x sin x − x . 45. 45. puisque la suite (S N )n∈N est de Cauchy dans (E. la suite (S N ) N 1 est de Cauchy dans E pour la norme ||. 45. Si.||2 et ainsi (e1 − 1)s = u.6. il ) − 1  NN −1 résulte de l’identité de l’énoncé et des estimations précédentes que. Dans ce cas .||2 vers u.||2 ). pour x = 1/N . En utilisant le fait que sin x  1. Si E muni de la norme ||.  n2 n2 n=N +1 cette dernière suite tendant vers zéro lorsque N → +∞.3. elle convergerait vers un élément s ∈ E.3. elle converge vers u pour la norme ||.4. n’est pas borné lorsque x tend vers  N − 2. nx est compris entre 0 et 1 par suite sinnxnx  a = sin 1 > 0. x = 1/N . Par conséquent u(x)−u(0) I m u(x)−u(0) x x zéro et a fortiori u n’est pas dérivable en zéro.3. S N converge dans E vers s ∈ E pour la norme ||.

N 45. Nous avons vu que   p N 1 −iny f (y)e dy einx . Ceci-contredit le résultat de la question 45. Nous avons d’après la preuve de la question précédente. Nous devons montrer que l’application PN est linéaire et vérifie PN ◦ PN = PN . l2 ∈ C. L’inégalité demandée en résulte. Ainsi || f − h||2  || f − g||2 . Soit f ∈ E. la continuité de s en zéro fait que u est dérivable en zéro. ||g − g  ||2 = 0 et donc g  = g. Ainsi par le théorème de Pythagore || f ||22 = || f − PN f + PN f ||22 = || f − PN f ||22 + ||PN f ||22 . E munit de la norme ||.  Nous avons (PN f . f − PN f ) = 0 car f − PN f = |n|N +1 f n en . désignons par g ∈ E N défini par g = n=−N f n en .8. 45. Lorsque f ∈ E N . f 2 ∈ E et l1 .3.||2 n’est pas complet.7.9. et par conséquent. Pour h ∈ E n . De plus si g  ∈ E N convient alors || f − g  ||2  || f − g||2 et puisque || f − g  ||22 = || f − g||22 + ||g − g  ||22 .3.a. PN f = N n=−N  p N 1 ( f (x)e−inx d x)en f n en = 2p n=−n −p © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit et donc pour f 1 . ∀h ∈ E n .3.1.3. (PN f )(x) = 2p −p n=−N ainsi 1 (PN f )(x) = 2p  p f (y) −p N n=−N ein(x−y) dy . 45.3 • Solutions détaillées et méthodes 195 = e x−1 s(x) et puisque limx→0 e x−1 = i. car f − g est orthogonal à tous les éléments de E n et donc à g − h. nous avons u(x)−u(0) x ix ix || f − h||22 = || f − g + g − h||22 = || f − g||22 + ||g − h||22 . PN f = f soit en utilisant la formule qui explicite PN f soit en observant que || f − f ||22 = 0 et donc f minimise || f − h||22 pour h ∈ E N . on a bien PN (l1 f 1 +l2 f 2 ) = l1 PN f 1 +l2 PN f 2 .

45.10. |(PN f )(x)|  ||D N ||2 . Ainsi 1 aN  2p  p −p  D 2N (y) ´ + D 2N (y) dy. . ||D N ||22 = || N n=−N ainsi ∀x ∈ R. x + p] de longueur 2p (la période) est égale à son intégrale sur [−p.9. son intégrale sur le segment [x − p. p] :  p 1 (PN f )(x) = f (x − z)D N (z)dz.1.b.  |(PN f )(x)|   1 2p 1/2 p | f (x − y)| dy ||D N ||2 .3. 2p x+p  x+p 1 = f (x − z)D N (z)dz.9. 2p −p 45. a N  N en ||22 = ||en ||22 = 2N + 1.b. la fonction z → f (x − z)D N (z) est 2p-périodique.3.11. Mais (PN c´N )(0) 1 = 2p  p −p √ 2N + 1. |(PN f )(x)|  45. D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz sur les intégrales et la formule de la question 45. n=−N 2N + 1 et alors a N   1. Nous ||PN c´N ||∞ . Faisons le changement de variable y = x − z dans l’intégrale précédente. 2 −p Mais puisque nous prenons || f ||∞  1. 2p x−p Étant donné que à x fixé.3. A √ avons |c´N (x)| fortiori. Par ailleurs.196 ou encore 3 • Solutions détaillées et méthodes  1 (PN f )(x) = 2p p −p f (y)D N (x − y)dy. Il vient  x−p 1 (PN f )(x) = − f (x − z)D N (z)dz. ||c´N ||∞  1 de sorte que a N  D N (−y)D N (y)  dy ´ + D 2N (y) et D N (−y) = D N (y) fait que D N (−y)D N (y) = |D N (y)|2 = D 2N (y). par conséquent |PN c´N (0)|.

´ + y2 ´ |y| sin(N + 1 )x 45.3. Puisque D N (x) = sin x2 pour x = 0. d x =    sin x2 2p 0 sin x2 2p −p  Nous découpons alors cette dernière intégrale de sorte que la fonction x → sin(N + 12 )x soit de signe constant : . √ ´ √  ´.3 • Solutions détaillées et méthodes 197 2 0  |y| − √ y2 Admettons pour l’instant que : ∀y ∈ R. il vient a N  L N . √ c’est-à-dire que a N −L N  − ´. la minoration de a N que  aN  1 2p  ´  p −p |D N (y)|dy − +y 2  √ ´. nous écrivons    |y|( ´ + y 2 − y 2 ) |y| ´ + y 2 − y 2 y2   = = |y| −  ´ + y2 ´ + y2 ´2 + y 2 =  Ainsi 0  |y| −  |y| ´ + y2 y2 ´2 + y 2  ´ ´ + y2 +   y2 .12. 2   p  p   1 sin(N + | sin(N + 12 )x| )x 1 1   2 LN = d x. Il résulte alors de √ ´. Pour montrer l’encadrement admis. Faisons tendre alors ´ vers zéro.

dx + x x 2N p 2kp sin sin p 2 2 2N +1 2N +1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit k=0 p La seconde intégrale est majorée par 2N p sind xx = 2Np+1 1j N par la formule de sin 2 2 2N +1 & 2N p % la moyenne. N −1  2(k+1)p  p 1 2N +1 | sin(N + | sin(N + 12 )x| 1 2 )x| LN = dx . elle a pour limite 0. Ainsi lorsque N → ∞. p . 2 . +1 1  N −1  2(k+1)p 1 2N +1 | sin(N + 2 )x| d x que nous allons comparer avec Étudions alors I N = p k=0 2kp sin 2x 2N +1 2(k+1)p 1   N −1 2N +1 2| sin(N + 2 )x| JN = p1 k=0 2kp x  d x. Nous observons qu’il existe un réel a > 0 tel 2N +1    1 que pour x ∈ ]0. Ainsi 2   N −1  2(k+1)p   1 1 2N +1 2 sin(N + sin(N + )x )x   2 2 |I N − JN | = p1 −  d x.  2kp   x sin x2 k=0  a p N −1  k=0 2N +1 2(k+1)p 2N +1 2kp (2N +1) a xd x = p  0 2N p 2N +1 xd x  ap . où j N ∈ 2N . p].  sin x − x2   ax.

3 • Solutions détaillées et méthodes  2(k+1)p 2N +1 2kp 2N +1 | sin(N + 12 )x|d x = 4/(2N + 1) et donc N −1 2N + 1 4 2(k + 1)p 2N + 1  N −1  k=1 k=1  2(k+1)p 2N +1 2kp 2N +1 | sin(N + 12 )x| dx x N −1 2N + 1 4 .198 D’autre part. 2kp 2N + 1 k=1 de sorte que .

nous avons pour n → ∞. √ Bien que pour tout N fixé.15. ||PN f ||∞  M|| f ||∞ . ∀ f ∈ E.13.11. la fonction f  étant dans E. L N ∼ p4 log N . ∀ f ∈ E. puisque la fonction −p x → f (x)e−inx est 2p-périodique. nous avons PN f ∈ E 1 (c’est un polynôme trigonométrique) et || f − PN f ||21 = . S’il en était ainsi. u n ∼ n12 et donc (1 + n 2 )|u n |2 ∼ n12 . Par intégration par parties.3. dx   −1 + 2kp k p x p k p 2N +1 k=1 k=1 k=1 p  2p | sin(N + 12 )x| Comme p2 02N +1 d x = p2 0 siny y dy = b est une constante.14. N Mais k=1 k1 diverge lorsque N → ∞ et a pour équivalent log N . Puisque L N tend vers l’infini par la question précédente. Nous avons f  ∈ E et p 1 f n = 2p f  (x)e−inx d x..1. nous avons n∈Z | f n |2 = || f  ||2 soit  2 2  2 2 2  2 n∈Z n | f n | = || f ||2 . Les applications (PN )n∈N sont équicontinues sur E munit de la norme ||.1. Soit f ∈ E de classe C 1 sur R. ||PN f ||2  M|| f ||2 . 45.||2 : il existe une constante M (1 en l’occurrence) telle que ∀N  1. nous obtenons quef n = in f n . D’après la question précédente. Ainsi u ∈ H1 alors que u n’est pas de classe C 1 .3.3. 45. ∀ f ∈ E. M  a N  L N . La réciproque est fausse. il en résulte que J N ∼ p4 log N lorsque N tend vers l’infini.1. nous déduix  N −1  N −1 sons de l’encadrement précédent que b + p4 (−1 + k=1 1k )  JN  b + p4 k=1 1k . D’après la question 45. E 1 ⊂ H1 .. Soit f ∈ H1 . En effet si u est la fonction introduite à la question 45. Ainsi f ∈ H1 et || f ||1 = || f ||2 + || f ||2 . il vient finale4 ment I N ∼ p log N et comme nous avions remarqué que L N − I N est aussi borné. Puisque |I N − JN |  ap 2 .3. 45. il résulte que () n’a pas lieu. N −1 N −1  2(k+1)p N −1 1 2N +1 | sin(N + 4 1 2 1 4 2 )x| . ||PN f ||∞  2N + 1|| f ||∞ on peut se demander s’il existe M ∈ R tel que () ∀N  1. on aurait par la question 45.1.

qui peut être dépréciée en ||g||∞  K 1 ||g||1 .||2 . Soit donc g ∈ E tel que limm→∞ ||g − gm ||∞ = 0. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit √ g 2 (x)  ||g||22 + 4p||g||2 ||g  ||2  4 2p||g||2 ||g1 || √ car ||g||2 + ||g  ||2  2||g||1 . Finalement 1/2 1/2 ∀g ∈ E 1 . 45. ||g||∞  K 1 ||g||1 ||g||1 . Ainsi g 2 (x)  g 2 (y) + 4p||g||2 ||g  ||2 . Ainsi pour tout x ∈ [−p. Il en résulte que g = f : (gm )m∈N converge uniformément vers f ..3 • Solutions détaillées et méthodes  |n|N +1 (1 199 + n 2 )| f n |2 tend vers zéro lorsque N → ∞ puisque c’est le reste d’une S.||2 .1. puisque la dérivée fonction x → g 2 (x) est 2g(x)g  (x)  x de la 2 2  nous obtenons que g (x) = g (y) + 2 y g(t)g (t)dt.16. Ainsi (gm )m∈N est de Cauchy pour la norme ||. Nous avons || f − PN f ||22 = | f n |2  |n|N +1 |n|N +1 1 + n2 || f ||21 2 | f |  n (1 + N )2 (1 + N )2 d’où l’inégalité demandée. elle converge aussi vers f dans E pour la norme ||. 45. D’après la question 45. p]. Puisque (gm )m∈N converge vers f dans H1 .A.||1 . √ avec K 1 = 2 2p par exemple. il vient 2pg 2 (x)  2p||g||22 + 8p2 ||g||2 ||g  ||2 . ||. Mais ||g − gm ||2  ||g − gm ||∞ et donc (gm )m∈N converge vers g dans E pour la norme ||. fait que (gm )m∈N est de Cauchy dans (E.||1 et par conséquent l’inégalité précédente.17.||∞ ). Soit alors f ∈ H1 . Soit g ∈ E 1 . . et en intégrant cette inégalité par rapport à y entre −p et p.C.3. Finalement nous pouvons à la limite dans l’inégalité 1/2 1/2 ||gm ||∞  K 1 ||gm ||2 ||gm ||1 .15.3. il existe une suite (gm )m∈N d’éléments de E 1 qui converge vers f pour la norme ||. Il en résulte que pour tous x et y entre −p et p nous avons  p 2 2 |g (x) − g (y)|  2 |g(t)||g  (t)|dt  4p||g||2 ||g  ||2 −p (application de l’inégalité de Cauchy-Schwarz).

  45.19.200 3 • Solutions détaillées et méthodes et ceci conduit au résultat demandé : 1/2 1/2 || f ||∞  K 1 || f ||2 || f ||1 . il existe donc f p ∈ C tel que limn→+∞ f pn = f p .20. il vient n∈Z (1 + n 2 )| f n ||gn |  || f n ||1 ||gn ||1 et par conséquent || f + g||21  || f ||21 + ||g||21 + 2|| f n ||1 ||gn ||1 = (|| f ||1 + ||g||1 )2 et l’inégalité triangulaire pour ||. cette inégalité montre que (PN f ) N ∈N converge uniformément vers f lorsque N tend vers l’infini. 45.18. Cette propriété n’est pas vraie pour f ∈ E et nous avons vu que la famille (||PN f ||∞ ) n’était pas majorée lorsque N ∈ N et || f ||∞  1 (question 45.3. nous avons (l f )n = l f n et donc ||l f 1 ||1 = |l||| f ||1 . g ∈ H1 nous avons (1 + n 2 )| f n + gn |2 || f + g||21 = n∈Z  (1 + n 2 )(| f n | + |gn |)2 n∈Z = || f ||21 + ||g||21 + 2 (1 + n 2 )| f n ||gn |. N +1 Mais ||PN f − f ||1  || f ||1 d’où ∀ f ∈ H1 .||1 sera une norme sur H1 . Pour l ∈ C. ∀N  1.1. la suite de nombres complexes ( f pn )n∈N est de Cauchy.3. N +1 Lorsque f ∈ H1 . Pour chaque p ∈ Z. n∈Z Appliquons alors l’inégalité √ de Cauchy-Schwarz √  rappelée dans le préambule avec an = 1 + n 2 | f n | et bn = 1 + n 2 |gn |. Reste donc à montrer l’inégalité triangulaire et ||.3. En combinant les deux questions précédentes il vient ||PN f − f ||∞  √ K1 1/2 1/2 ||PN f − f ||1 || f ||1 . Nous avons || f ||2 = n∈Z | f n |2  n∈Z (1 + n 2 )| f n |2 = || f ||21 .). Si f = 0 alors || f ||1  || f ||2 > 0. Pour f . Donnons nous alors une suite de Cauchy ( f n )n∈N d’éléments de H1 .||1 en résulte. ||PN f − f ||∞  √ K1 || f ||1 .13. ∀ f ∈ H1 . 45. .

p∈Z N N Puisque ∀N ∈ N . car d’après l’inégalité de CauchySchwarz N | f p| = p=−N N (1 + p2 )1/2 | f p |(1 + p 2 )−1/2 .3. | p| p 1/2 1/2 45. ⎛ ⎞1/2 ∞ 1⎠  2K ⎝ < ∞. Ainsi  ∀ p ∈ N .17.22. ( p=−N f p e p ) N ∈N converge vers un élément f de E pour la norme ||.C.. . Par la question 45. |(g p . | p| p (1 + p2 )| f pn+m − f pn |  ´ et à la limite m → +∞.1.3 • Solutions détaillées et méthodes 201 Puisque ( f n )n∈N est de Cauchy dans H1 . d’où || f p − f ||1  ´. (1 + p2 )| f p − f n |  ´..2. ∃K ∈ R. donnons nous ´ > 0 et observons que puisque la suite ( f n )n∈N est de Cauchy dans H1 .. p2 p=1 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit N En vertu de la question 45.A. ∀n ∈ Z.21.a. p=−N (1 + p2 )| f p |2 = limn→∞ p=−N (1 + p 2 )| f pn |2 .A. Ainsi. Mais alors (| f p |) p∈Z est une S. en )) p∈N est bornée. la suite ((g p .1.3. ∀n ∈ N. Nous allons maintenant prouver que limn→∞ || f n − f ||1 = 0. elle est bornée dans H1 : (1 + p2 )| f pn |2  K 2 . il existe N0 ∈ N tel que pour tout n  N0 et tout m  0 p∈Z (1 + p 2 )| f pn+m − f pn |  ´. p=−N (1 + p2 )| f p |2  K 2 . D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Ainsi ((1 + p 2 )| f p |2 ) p∈Z est une S. en )|  ||g p ||2 ||en ||2  ||g p ||1 ||en ||1 = 1.3.1.C. nous  N avons : ∀N ∈ N . À cet effet.||∞ et les coefficients de Fourier de f sont les ( f p ) p∈Z .. p=−N ⎛  ⎝ N ⎞1/2 ⎛ (1 + p2 )| f p |2 ⎠ ⎝ p=−N N p=−N ⎞1/2 1 ⎠ 1 + p2 . et alors avec la ques- 45. || f ||∞  K 1 || f ||1 . || f ||∞  K 1 || f ||2 || f ||1 tion 45. Il en N résulte que f ∈ H1 car les sommes partielles p=−N (1 + p2 )| f p |2 sont majorées indépendamment de N (par K 2 ).

◦ck )( p) . ◦ c p )( p). e1 )) p∈N convergente.) est extraite de c0 ◦ . e0 )) p∈N convergente. La suite ((g c0 ( p) .22. c( p + . e0 )) p∈N étant bornée. Nous avons fait comme si les (en ) étaient indexés par N et non Z mais cela revient au même.. nous pouvons en extraire une sous-suite ((g c0 ( p) . ek )) p∈N soit extraite de ((g (c0 . 45. ek )) p∈N et convergente..◦ck−1 )( p) ..202 3 • Solutions détaillées et méthodes La suite ((g P .. On itère ce procédé pour obtenir ck telle que ((g (c0 ◦. N |(g ..b. en )|  p |n|N (1 + n 2 )1/2 |gnp |(1 + n 2 )−1/2 n=−N  ||g ||1 p . Nous avons pour tous p ∈ N et N ∈ N .3. Considérons alors c : N → N définie par c( p) = (c0 ◦ .. On vérifie sans peine c est strictement croissante et que pour p  k. ek )) p∈N est convergente quel que soit k ∈ N. e1 )) p∈N étant à son tour bornée.. ◦ ck de sorte que ((g c( p) .. nous pouvons en extraire une sous-suite ((g (c0 ◦c1 )( p) .

∞ n=0 2 1 + n2 1/2 1/2 .

|n|N |n|N Ainsi à la limite p → ∞.3. Nous avons 1+ p ||g p ||1 = 1 et lim (g p .23. 2 n2 n=1   Ainsi |n|N |(g c( p) . Mais j=0 eil(x j −xk ) = j=0 (ei 2N +1 ) j vaut 2N + 1 lorsque l = k et v v−1−1 (l−k)2p avec v =  ei 2N +1 lorsque l = k (dans ce cas v = 1).22. Pour tous p ∈ N et N ∈ N . Cherchons C N f sous la forme C N f = j=−N j j e j . Il en résulte que  (ln )n∈Z est une S. Nous devons donc satisfaire à = f (x j ) pour tous l=−N jl e .3. k) de la matrice produit est j=0 eilx j e−ilxk divisé par 2N 2N 2N +1 (l−k)2p 2N + 1. où les j j sont N ilx j à déterminer. (S N ) N ∈N converge vers l = n∈Z ln en ∈ E pour la norme ||.  |n|N (1 + n 2 )|ln |2  1 et donc l ∈ H1 et ||l||1  1.22. Considérons la suite g p = √ p 2 . Le terme d’indice (l.d. en )|2 = (1 + n 2 )|gnc( p) |2  ||g c( p) ||21  1..3. en )|  K 3 et à la limite p → ∞ : |n|N |ln |  K 3 < ∞.3.2.C.24. (1 + n 2 )|(g c( p) .a.c. e 45. en ) = 0 p→+∞ d’où l = 0.∞ 1 < ∞ ≡ K3 . 45. et d’après la question 45. N 45.||∞ . Ainsi pour toute suite extraite ||g c( p) − l||1 = ||g c( p) ||1 ne converge pas vers zéro.1.A. 2N 45. Mais v2N +1 = 1 et donc 2N finalement j=0 eilx j e−ilxk = (2N + 1)dlk .

em ] = 0 sinon.. Ce système linéaire pour les j j a pour matrice la matrice inversible de la question et donc il possède une et une seule solution (donnée par 2Nprécédente 1 −ilx j jl = 2N +1 j=0 e f (x j )). Puisque (C N f )(x j ) − f (x j ) = 0. N 45. Calculons e2N +1 (x j ) = e 2N +1 e0 (x j ) = e2N +1 (x j ) pour tout j ∈ F2N +1 et donc par l’unicité de la question 45.3.26. 2N + 1 2N [en .c.24. . La formule demandée en résulte.. Nous avons v = 1 si et seulement si m et n sont congrus modulo 2N + 1.c. e0 ) = d j0 2p −p et d’autre part N N 2ip j e j (xk ) = (e 2N +1 )k = (2N + 1)d j0 . Ceci résulte immédiatement de l’unicité dans la question précédente. f (x)g(x)d x = 2N + 1 2p −p j=−N © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 45..27. Nous avons 1 − 2ip jn 2ip jm e 2N +1 e 2N +1 . . g] = 0. 45. Nous avons vu que C N f = l=−N jl el avec 2N jl = 2N1+1 j=0 e−ilx j f (x j ). Ainsi 45.3.3. . j ∈ {−2N .25. ∀k ∈ F2N +1 . [en . il en résulte que  1 si m ≡ n modulo 2N + 1.1.. g] montre immédiatement que [C N f − f ..b. Puisque ei(2N +1)xk = 1. C N e2N +1 = e0 . 2N }.27.27.3 • Solutions détaillées et méthodes 203 j ∈ {0.a. 45. zˆl+2N +1 = zˆl et donc zˆ l ne dépend que de la classe l modulo 2N + 1. em ] = j=0 1 j v .b. Il en résulte que C N = PN car PN e2N +1 = 0. la formule définissant [ f .a.3. 2N }. k=−N k=−N 45.24.. alors que e0 ≡ 1. D’une part  p 1 e j (x)d x = (e j .  p N 1 1 f (x j )g(x j ). 45.24.25.3. Si f et g sont dans E N alors f g ∈ E 2N et par la question précédente avec h = f g. 45.3. Par linéarité. i2p j(2N +1) = 1. 2N + 1 2N = j=0 avec v = e 2ip(m−n) 2N +1 vérifiant v2N +1 = 1.3.3. il suffit de le montrer pour h = e j ..a.b.

el ]. Ainsi C N ..b et donc hl = [ k∈Z f ek . ..l ( f ). Soit f ∈ H1 .. C N g = g par unicité ainsi C N PN f = PN f et gN − C N gN = f − C N f .1.l ( f ) = k∈Z fl+(2n+1)k est bien défini. hl = k∈Z fl+(2N +1)k = C N ..29.l (g)|2 et |C N .3.3. 45.b. Nous avons alors par la question 45.l (g)|2 = | gl+(2N +1)k |2 .1. D’après ce qui précède.. par convergence uniforme on peut intervertir sommation et [. N }.a. l∈F2N +1 k∈K (l) Mais K (l) = {l + (2n + 1)k.. || f − C N f ||2 = ||g N − C N g N ||2 et donc || f − C N f ||2  ||g N ||2 + ||C N g||2 .3.. Ainsi avec la question 45. el ] par la question 45.27. (1 + k 2 ) k∈K (l) . Il résulte de ce qui précède que ||C N g||22 = | gl+(2N +1)k |2 . 45. el ] = hl pour l ∈ {−N . Nous avons gN − C N gN = f − PN f − C N ( f − PN f ) = f − C N f − (PN f − C N PN f ). Lorsque g ∈ E N . il en est donc de même pour ( fl+(2N +1)k )k∈Z .1.a. || f − C N f ||2  N1+1 || f ||1 + ||C N g||2 . Mais puisque (| f m |)n∈Z est une  S.. .] : hl = k∈Z f k [ek . .c.28..A.27. k ∈ Z } et donc 2  ⎞2 ⎛     1  (1 + k 2 )1/2 | f k |⎠ fl+(2N +1)k   ⎝  2 )1/2 (1 + k  k∈K (l) k∈K (l)  k∈K (l) 1 (1 + k 2 )| f k |2 .. Or [C N ( f ).204 3 • Solutions détaillées et méthodes 45.29.A. |C N . désignons par K (l) l’ensemble K (l) = {k ∈ Z. [C N ( f ).  Nous avons g = |k|N +1 f n en et par la question 45.28.. N Écrivons C N ( f ) = l=−N hl el avec les hl a priori inconnus.16.C.27.1.1. el ] = [ f . D’après le résultat de la question 45. |l + (2N + 1)k|  N + 1}.. el ]. nous avons vu qu’alors (|  f n |)n∈Z est une S. ||C N g||22 = l∈F2n+1 k∈Z Pour l ∈ {−N . N }.C.

on effectue deux TFD d’ordre 2n−1 puis 2n multiplication par v−l et 2n additions d’où Sn  2Sn−1 + 2n + 2n = 2Sn−1 + 2n+1 .3. écrit sous la forme  terme 2k −l 2l v z 2k2 −1 .N . d’où S M = M × (M + M − 1) = 2M 2 − M. 45.||2 ) en 1/N . Puisque 2p −p C N vérifie comme PN : C N f ∈ E N et pour f ∈ H1 . Pour n = 0. n S2n Sn S2n Sn 20 6 heures 0. s P  2P 2 − P d’où s M  2P 2 Q + 2P Q 2 + M − 2M  2P Q(P + Q) = 2M(P + Q). . .30. P).3. Pour chaque l. Q).x2N−inx 1 f (x)e d x. 45. Sn+1  2(22n n) + 2n+2 = (n + 1)2n+2 . . on préfère C N . Ainsi les (xl ) s’obtiennent par TFD (v Q . Le calcul de C N f ne demande que des évaluations de f en des points fixés alors que le calcul de PN f demande le calcul de 2N + 1 intégrales  px0 . M1 ) et le second. nous avons s M  Qs P + M + Ps Q ..1. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit 45.3. il faut faire M multiplications : vkl fois z k puis M − 1 additions . k2 ∈FM v 1 45.3 • Solutions détaillées et méthodes 205    1 1 1 Puisque k∈K (l) 1+k 2  (N +1)2 2 = k∈Z k = 0 1+(l(2N +1)k)  1 1 2 que ||C N g||22  (N +1) || f || et ainsi ∃K tel que  3 2 1 k∈Z k 2 1 . f − C N f converge vers zéro dans (E.. n = −N . M) on fait donc Q TFD (v Q . Pour effectuer TFD (v.. Celui-ci est forcément plus coûteux. Écrivons zˆ = j∈F Q v xl où xl = k∈F p (v ) z k Q+ j ..33.3.34. || f ||1 + ||C N g||2  N +1 N +1 45.4 secondes 25 260 jours 17 secondes 30 731 ans 644 secondes 5.3..35.3. M = 1 et S0 = 0  2Mn = 0.107   j j lj j Q kl 45. Q). Nous avons alors pour M = 2n+1 . k2 nous en déduisons K3 1 || f ||1 . M1 ). p) et les zˆ l par TFD (v P .104 106 3. M). Soit s M le nombre d’opérations nécessaire pour TFD (v. s’obtient aussi par une TFD (v2 . pour effectuer TFD (x.31. ||. 2n ). Nous avons S2n = 22n+1 − 2n et Sn  n2n+1 . Supposons que Sn  2Mn lorsque M = 2n .31.32. P Q = M multiplications et P TFD (v P . En sommant sur k pair et k impair on obtient l’identité demandée et le premier s’obtient par une TFD (v2 . D’après la question précédente. Or par la question 45.

F.|| une norme matricielle c’est-à-dire une norme telle que ||M1 M2 ||  ||M1 ||||M2 ||.e N qui est de dimension 2N et au lieu des x j .e. . Pour N ∈ N. fˆN −1 . Ainsi dans les appareils modernes de mesure (du type oscilloscope) qui calculent en temps réel la transformée de Fourier d’un signal. les y j = pNj pour j ∈ F2N . Une autre application est la régularisation (ou le lissage) de signaux. . des valeurs f 0 . . . N − 1.33 qu’il faut de l’ordre de M log3 M = n M opérations. . Nous avons mis en évidence le fait que pour approcher une fonction. L’autre possibilité consiste à prendre au lieu de E N . f N −1 du signal. k = 0. . Soit garder la construction de C N telle qu’elle est faite dans la cinquième partie et dans ce cas M = 2N + 1 est impair.25.F.b. Par exemple ||M|| = sup{||M x||. ∞ N N ||A||k ||A||k Ak = e||A|| . . grâce à la transformée de Fourier rapide de la sixième partie. . Ensuite calculer par T . Ceci sera d’un coût faible : O(N Log2 N ).25. tk = Corrigé 46 46. Nous avons deux possibilités. Dans ce cas en prenant N = 2n−1 . l’espace engendré par e−N +1 .1. Prenons alors M = 3n .1. 2n ) avec v = e N vérifiant v N = 1. c’est la transformée de Fourier rapide qui est utilisée (voire gravée sous forme de circuit imprimé). il était tout aussi précis d’utiliser la méthode de collocation (c’est-à-dire approcher f par C N f donné par la formule du numéro 45. n  1 nous aurons ip à effectuer des TFD (v. N Pour reconstituer un signal lisse on pourra effectuer une T. page 40) que d’utiliser la série de Fourier tronquée PN f . le calcul de C N f ne demande que des évaluations de fonctions (et pas de calculs d’intégrales).  || ||  k! k! k! k=0 k=0 k=0 .1. x ∈ Rn . ||x||  1}. lorsque l’on utilise la transformée de Fourier rapide..a. Il s’agit donc d’un algorithme tout à fait raisonnable en terme de temps calcul.D. Comme nous l’avons remarqué. Supposons que l’on échantillonne un signal à N instants équidistants : kDt . . page 40) le signal transformé de fˆk /(1 + ´k 2 ) où ´ > 0 est un paramètre « utilisateur ». . n ∈ N. le calcul de C N f ne demandera que 4N (1 + log2 N ) opérations ce qui est raisonnable même pour N = 220 106 . Soit ||. Ainsi pour f donné. .36. ces calculs peuvent être d’un coût informatique très raisonnable.206 3 • Solutions détaillées et méthodes 45.D.3. Qui plus est. et dans ce cas on montre comme à la question 45. Commentaires Ce problème est consacré à l’approximation des fonctions par des séries de Fourier..1.3. changer i en −i dans la formule du numéro 45. . . inverse (i. ce qui fournit des nombres complexes fˆ0 .

elle est donc convergente. A + B = 1 0 2 (A + B) = I . Alors   e A+B = e A+B = k=0 . 46.B = Par contre pour A = 0 0 1 0 avons e A = I + A. Observons qu’en fait e A+B . e A = ea I et dans R.     0 1 0 0 qui vérifient A2 = B 2 = 0 nous . B = bI .3 • Solutions détaillées et méthodes 207 k Ainsi la série de terme général ( Ak! ) est normalement convergente dans Mn (R) qui est complet (espace vectoriel de dimension finie). e A e B et e B eA peuvent  être deux à 0 1 de sorte que deux distincts. En effet. ea+b = ea eb . B e A e B = e B e A qui n’a pas lieu. Pour n = 1 nous avons bien e A+B = e A e B car A = a I .2. e B = I + B et ainsi e A e B = I + A + B + AB alors que eBeA = I + A + B + B A   1 0 0 0 nous avons e A e B = e B A . on aurait (puisque e A+B = e B+A ) ∀ A.3. dans l’exemple précédent. Si l’on = B A = et puisque AB = 0 0 0 1 avait ∀A. B e A+B = e A e B .

+ (2k + 1)! (2k!) k=0 . ∞ h=0  = © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit ∞ (A + B)2k+1 ∞ (A + B)2k .

En effet. = (k − p)! p! k! k=0 = p=0 k ∞ k=0 p=0 ∞ A p Bq A p B k− p = p! q! p! (k − p)! k=0 p+q=k . Les coefficients de e A+B étant irrationnels cette matrice est différente de e A e B et e B e A dont les coefficients sont entiers. Observons par contre que si A et B commutent nous avons e A+B = e A e B . k ∞ k! 1 A p B k− p .∞ 1 1 (A + B). e A+B = ∞ (A + B)k k! k=0 = (siAB = B A). I+ (2k + 1)! (2k)! h=0 ch1 sh1 sh1 ch1  .

la suite est constante et vaut e A+B . Ainsi e n e n = I + n + n 2n où Cn = An + Bn + AB + ABn +A ||Bn ||  e n est bornée indépendamment de n : ||Cn ||  M < ∞. Cette série est normalement convergente et on vérifie aisément que elog(I +C) = I + C. Nous avons alors || log(I + Dn ) − Dn ||  2||Dn ||2 et donc ||n log(I + Dn ) − n Dn ||  2n||Dn ||2 . Cn n tend vers A + B. limn→∞ (n log(I + Dn ) − n Dn ) = 0 et par conséquent limn→∞ e Puisque log(I + Dn ) et Dn commutent. Dans le cas général soient An et Bn définies par  An = n 2 Bn = n 2 A e −I− n  A n  B e −I− n . ∞ Soit alors pour C ∈ Mn (R). ∀n. ∞ ||A||k ∞ k Nous avons alors ||An || = n 2 || k=2 nAk k! ||   e||A|| et de même k=2 k! B A C A+B ||B|| nB + Ann 2Bn .208 3 • Solutions détaillées et méthodes Puisqu’il s’agit de convergence absolue. nous pouvons intervertir les sommations : e A+B ⎞ ⎞⎛ ⎛ ∞ ∞ q p B ⎠ A ⎠⎝ = e AeB . Il en résulte que . la série log(I + C) ≡ k=1 (−1)k−1 C k . nA Bn = Bn nA et donc e n e n = e n et puisque A+B n A+B commute avec lui même. ||C|| < 1.3. =⎝ q! p! q=0 p=0 A B A+B 46. nous avons ∞ ∞ ||C||2  2||C||2 .3.  B n . Par ailleurs pour ||C||  1/2. || log(I + C) − C||  || k=2 (−1)k−1 C k ||  k=2 ||C||k = 1−||C|| Cn Prenons alors n assez grand pour que Dn = A+B n + n 2 vérifie ||Dn ||  1/2. nous avons n n log(I +Dn )−n Dn = I. Puisque ||Dn ||  ||A||+||B|| + nM2 . (e n )n = e A+B : lorsque A et B commutent. Dans le cas où AB = B A. en log(I +Dn )−n Dn = en log(I +Dn ) e−n Dn =  elog(I +Dn ) n e−n Dn = (I + Dn )n e−n Dn → I A B Or (I + Dn )n = (e n e n )n et n Dn = A + B + B A limn→∞ (e n e n )n = e A+B .

v(tn ) = u n dt puis on résout (2) dw (3) = Bw.3 • Solutions détaillées et méthodes 209 Commentaires B A La formule limn→∞ (e n e n )n = e A+B porte le nom de formule de Trotter.1. (1) . dt (1) on peut procéder par étape.n e−ln z − e−ln+1 z + Am. ∀z. dt dw = g(w). Plaçons nous donc dans ce cas : an est convergente. il suffit alors de prendre tn = nDt où Dt = NT et u N converge vers u(T ) lorsque N tend vers l’infini. que ∀´ > 0.e. Il s’agit donc de montrer. Posons a˜ n = an e−ln z0 . dt (1 ) (2 ) (3 ) Corrigé 47  47. d’après le critère de Cauchy uniforme. Si l’on cherche u(T ) en fonction de u(0). Tout d’abord on résout entre tn et tn + Dt dv = Av. L’intérêt de ce qui précède est que (2) ou (3) peuvent être. on est ramené au cas z 0 = 0. w(tn ) = v(tn + Dt) dt et enfin on prend u n+1 = w(tn + Dt). plus faciles à résoudre que ne l’est (1) par exemple on peut connaître une base de trigonalisation pour A et une base de trigonalisation pour B. ∃N´ tel que ∀m   m  N´ . pour des raisons pratiques. dt dv = f (v). p = n=m an et par la transformation d’Abel : on a | n=m  m n=m an e −ln z =  m −1 n=m   Am. Elle permet notamment de montrer que pour résoudre le système d’équations différentielles du = (A + B)u. L’hypothèse devient a˜ n converge et il s’agit d’étu dier la convergence uniforme de a˜ n e−ln z pour  |Arg(z)|  u0 i. p Notons alors Am. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit En fait ce résultat est de portée bien plus générale : il subsiste si au lieu de matrices B et C on a des applications non linéaires : du = f (u) + g(u). |Arg(z)|  u0 m  an e−ln z |  ´.3.m  e−lm z .

Mais |Arg(z)|  u0 < p2 et donc |z|  1+cos u0 de sorte que |e−ln z − e−ln+1 z |  Ainsi  m −1 |e−ln z − e−ln+1 z |  n=m et finalement revenant à (2) ce qu’il fallait démontrer.3. 1[. Par contre la série alternée n x converge dès que . n=1 ∞ ∞ n−1 x n n−1 x n n=1 (−1) n=1 (−1) n est continue sur n = log(1 + x). la fonction f (z) = an z est continue dans tout secteur |Argz − Argz 0 |  u0 pourvu que u0 < p2 . ∞ n Par exemple la série (−1)n−1 xn converge en x = 1 et pour |x| < 1. Il est alors classique de montrer que la série an z n converge uniformément sur tout disque |z|  r avec r < |z 0 |. | Am. 1 + cos u0 (e−lm x − e−lm x ) .3. Ainsi an z n = − log(1 + z−z n=1 (−1) n pour |u| z 0 ) et log(1 + u) =   n −n Z n (an z 0 )e et nous de an z 0 entraîne la conver avons établi que la convergence p . p |  ´. (e−ln x − e−ln+1 x ) . Il en  n résulte par exemple que si an z 0 converge.  (2) an e−ln z   ´ ⎝1 +   n=m n=m l Mais e−ln z − e−ln+1 z = −z lnn+1 e−t z dt et donc |e−ln z − e−ln+1 z | l x  |z| lnn+1 e−t x dt.2. z = z 0 e−Z (Z = − log zz0 =  ∞ n−1 u n 0 < 1).210 3 • Solutions détaillées et méthodes  Donnons nous ´ > 0. Ainsi f (x) = ∞ (−1)n−1 ] − 1. Puisque an est convergente.  1 si et seulement 47. quitte à accroître N´ nous pouvons imposer que ln  0 pour n  N´ et alors e−lm z  = e−lm x  1 (z = x + i y).    ⎞ ⎛   m m −1     e−ln z − e−ln+1 z ⎠ . Mais Arg Z = −Arg(z/z 0 ) et )|  u < gence uniforme de an z n pour |Arg(Z 0 2  p n donc il y a convergence uniforme de a z pour |Argz − Argz n 0 |  nu0 < 2 . Écrivons alors pour |z − z 0 | < |z 0 |. Mais limx→1− f (x) = log 2 et donc log 2 = n=1 n et il y a conver∞ n gence uniforme de n=1 (−1)n−1 xn au voisinage à gauche de 1 bien que 1 soit sur le disque de convergence. ∃N´ tel que ∀ p  m  N´ . Revenant à (1) nous déduisons que pour m   m  N´ . Écrivons z = x + i y. La série n z converge absolument  (−1)n 1 1  si x > 1 puisque n z = n x . Puisque limn→+∞ ln = +∞.3. 1 + cos u0    m    2 + cos u0 −ln z   an e    1 + cos u0 ´. Considérons une série entière  an z n convergent pour z = z 0 ∈ C . n=m   47.

Un premier corollaire de la formule (2) est que l’ensemble des nombres premiers est infini. Commentaires Nous allons donner une autre expression de la fonction de Riemann z(z) = lorsque Rez > 1.  1 Prenons x > 1. Il en résulte que ⎤−1 ⎡  1 (3) (1 − z )⎦ z(z) = ⎣ p p∈P où P désigne la suite infinie formée par les nombres premiers ( 2). La série m z est absolument convergente et le produit  désormais infini (1 − p1z ) converge lui aussi (voir si besoin le numéro 48. il est possible d’avoir convergence simple sur un demi-plan Rez > d sans qu’il y ait aussi convergence absolue sur le même demi-plan.3 • Solutions détaillées et méthodes 211 x > 0 (cela  correspond au  cas z = x + ip). nous avons avec z = x + i y 1 1− 1 pz ∞ 1 = pqz (1) q=0 avec convergence absolue de cette série car |1/ p z | = 1/ p x  1/2. contrairement au cas des n z et donc  par−l séries entières. où N  2 est un entier arbitraire. Puisque il y a convergence absolue de chacune des séries. S’il  n’en était pas M ainsi. Cette identité magique est due à Euler. page 43). Multiplions alors terme à terme les identités (1) pour tous les nombres premiers  N .4. Ainsi ⎡ uN ≡ ⎣  ⎤−1 (1 − pN 1 ⎦ ) pz − N 1 mz m=1 est une somme de termes de la forme q1z avec q entier supérieur à N : u N tend donc ∞ vers zéro lorsque N tend vers l’infini (0  u N  qN q1z ).1. ce qui n’est pas. Lorsque nous prenons ln = log n nous 1 voyons que an e−ln z = cet exemple. il vient ⎤−1 ⎡ 1  1 ⎣ (2) (1 − z )⎦ = mz p pN © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit où la somme au second membre est formée par les 1/m z où m décrit l’ensemble des entiers dont tous les facteurs premiers sont inférieurs à N . Pour x  1. Elle est d’usage récurrent en théorie analytique des nombres. ∞ 1 n=1 n z Soit p un nombre premier ( p  2). pour une série du type an e n z . . on pourrait prendre z = 1 et obtenir que les sommes partielles m=1 n1 sont majorées indépendamment de M.

s. Supposons alors que la série |an | soit divergente.3. Le cas(an )n∈N ∈ CN est identique. . selon leur indice. il suffit pour cela de remarquer. De plus si l’on désigne par (bn )n∈N la suite ordonnée. m(n) ∞ a → a et ainsi as(n) a pour somme an . que |an | est convergente que si et seulement si |Re(an )| et |I m(an )| sont convergentes. n=0 Pour n  n p + p. elle est absolument convergente et alors   n m(n)     as(k) − ak   |ak |    k=0 k=0 kn+1 qui tend vers zéro lorsque n tend   vers l’infini. Puisquem(n) → +∞. Tout d’abord choisissons n 0 de sorte Nous nnous n0 1 b  −c . Il  en résulte que la série |an | est forcément convergente. lasérie de terme général (as(n) ) soit convergente. n=0 La série de terme général (as(n) ) est donc absolument convergente et donc convergente. 0  k  n}. notons m(n) = max{s(k).212 3 • Solutions détaillées et méthodes Corrigé 48 48. I ∩ J = ∅ et I et J sont de cardinal infini (sinon on aurait |an | < ∞).1. Pour n fixé.3.3. elle est injective car I ∩ J = ∅. s(n) est l’entier qui correspond à l’écriture n p+ p n=0 as(n) = np n=0 bn + p cn . Si an est commutativement convergente. Soit s une permutation de N et supposons que (i) a lieu. Puis nous prenons n de sorte que b 0 1 n=0 n n=0 n  −c0 − c1 + 1. an > 0} et J = {n ∈ N. alors N |as(n) |  n=0 ∞ |an | < ∞. Alors  (s = I d) la série ( an ) est convergente. des éléments de (an )n∈N avec n ∈ I et (cn )n∈N celle qui correspond à J nous avons bn = +∞ et cn = −∞.2. allons construire s comme suit. et soient I = {n ∈ N.  exemple. k=0 k k=0 k par 48. et en règle générale n p est le plus petit entier tel que np bn + n=0 p cn  p. Réciproquement supposons que pour toute permutation de N.3. n=0 Cette application s est surjective puisque n p + p tend vers +∞ lorsque p tend vers l’infini.  48. Mais bien évidemment la série de terme général (as(n) ) est divergente puisque ses sommes partielles ne sont pas majorées. an  0}. Nous avons I ∪ J = N.

mettons n  n 0 .3.3 • Solutions détaillées et méthodes 213 n  48. Si le produit Cn est convergent. p2 [. Il s’en suit que pour n assez grand. alors limn→∞ k=1 Ck = C = 0 et donc limn→+∞ Cn = 1.4. Nous avons alors . nous pouvons écrire Cn = ebn +ign avec gn ∈ ] − p2 .

pour cela nous allons montrer d’abord que : .5. Nous avons e−2rn  1+2r  1 − rn  1 + rn  ern .   Nous allons montrer que les séries |Cn − 1| et (|bn | + |gn |) convergent simultanément ce qui achèvera la preuve de l’équivalence entre (i) et (ii). © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Commentaires Montrons que sin z = z ∞   n=1 z2 1− 2 2 n p  . Par ailleurs |gn |  arcsin rn  2(arcsin 12 )rn = pr3 n d’où |bn | + |gn |  (2 + p3 )rn . et n donc −2rn  log |1 + u n |  rn . il faut et il suffit que |bn + ign | soit convergente.3. limn→∞ rn = 0 et nous pouvons raisonner pour n assez 1 grand de sorte que rn < 12 . k=1 k=1  Ainsi le produit Cn sera convergent si et seulement si la série de terme général (bn + ign ) est convergente. montre de manière similaire que |bn | + |gn |  2√ 2   Finalement rn et (|bn | + |gn |) convergent simultanément.  2 48. Notons u n = Cn − 1 et u n = rn eiwn sous forme module-argument. Puisque limn→∞ Cn = 1. formule qui s’apparente à une factorisation de sin z. Puisque Cn − 1 = n 2zp2 . n n  Ck = exp (bk + igk ) .  Il résulte alors de ce qui précède que le produit Cn sera commutativement convergent si et seulement si la série de terme général (bn + ign ) est commutativement convergente et nous avons montré  dans une question précédente que pour qu’il en soit ainsi. On rn . |Cn − 1| < ∞ et d’après la question précédente le  2 produit n1 (1 − n 2zp2 ) est commutativement convergent.

sin z = lim Q m (z) m→∞ où Q m (z) = 1 2i ((1 + iz m m) − (1 − iz m m ) ). nous avons . z2 p−1 (∗) sin z = z lim Pk=1 1 − 2 2 kp . p→∞ 4 p tg 2 p Puisque sin z = ei z −e−i z 2i et que ei z = limm→+∞ (1 + iz m m) .

Notons yi = g(xi ). p − 1. (*) p=0 Puisque f est uniformément continue. Corrigé 49 Observons une fois pour toutes qu’il suffit de considérerle cas h = 0 i. B] → [a.1. Lorsque g est continue et strictement croissante. 49. Les racines de Q 2 p sont alors 0 et ±2 ptg kp 2p . Ainsi Q 2 p (z) = zPk=1 (1 − terme de plus bas degré de Q 2 p et z). B]. z2 4 p 2 tg 2 kp 2p ) (nous avons utilisé que le 2 z Ainsi () est prouvée. Ainsi avec () nous obtenons bien la formule annoncée. p−1 k = 1.214 3 • Solutions détaillées et méthodes Choisissons m pair.. le pas de la subdivision (yi )0im−1 de [A.. k 2 p2 2p 1  k  p − 1. Nous avons lim p→∞ u k ( p) = et |u k ( p)|   |z|2 Puisque k1 k 2 p2 < ∞. Nous avons alors m−1 f (j p )(g(j p+1 ) − g(j p )) = p=0 m−1 F(h p )(y p+1 − y p ) p=0 qui est une somme de Riemann pour F continue sur [A. Soit alors g+ définie par g+ (b) = g(b) et pour x < b. En effet si l g = a f dg et lh = a f dh sont b définies alors l = a f dg = l g − lh convient. Lorsque d(x ) → 0. 49. . Écrivons alors m p=0 f (j p )(g(x p+1 ) − g(x p )) − m f (j p )(g+ (x p+1 ) − g+ (x p )) = p=0 = f (j0 )(g+ (a) − g(a)) + m−1 ( f (j p+1 ) − f (j p ))(g+ (x p+1 ) − g(x p+1 )). B] tend vers zéro et F étant continue.. hi = g(ji ) et F = f ◦ G. ∀´ > 0. m = 2 p.2. b] sur [A.  g(b) m−1 −1 )(y)dy que l’on peut prendre pour l p=0 F(h p )(y p+1 − y p ) tend vers g(a) ( f ◦ g dans la définition de l’a-intégrabilité de f . Notons alors u k ( p) = 0 si k  p et u k ( p) = − 4 p2 tg 2 kp si 2 − k 2zp2 |z|2 . B] avec g(a) = A et g(b) = B et son inverse G : [A. il est alors aisé de voir (par un argument classique de z2 ∞ convergence dominée) que lim p→+∞ P∞ k=1 (1 + u k ( p)) = Pk=1 (1 − k 2 p2 ). b] est continue. | f (j p+1 ) − f (j p )|  ´ .3. le cas où a b b est une fonction strictement croissante.e.3. elle est bijective de [a. g+ (x) = limh→0+ g(x + h) (cette limite existe car g est croissante). ∃d0 tel que pour d(x )  d0 .

3 • Solutions détaillées et méthodes 215 et donc   m−1  m−1     ( f (j ) − f (j ))(g (x ) − g(x )  ´ (g+ (x p+1 ) − g(x p+1 )). on note alors S(x) la somme des sauts de g sur [a.. pour montrer que f est a-intégrable il suffit de montrer que p=0 f (j p )(g+ (x p+1 ) − d+ (x p )) possède une limite lorsque d(x ) tend vers zéro.  p En effet pour tout ensemble y1 .. b].. x] : S(x) = nx s(yi ) i=0 où {yi } désignent les y ∈ [a. . On commence par désigner par s la fonction : s(y) = limx→y + g(x) − limx→y − g(x). < y p . Par conséquent E = ∪n∈N E n est dénombrable.. E n = {y ∈ [a. Finalement. Ce dernier point résulte du fait que si y1 < . nous avons k=1 s(yk )  g(b) − g(a) et donc ∀n ∈ N. alors n+1  g(b) − g(a) et donc Car d E n  (g(b) − g(a))(1 + n). x]. Démonstration. b]. ( f (j ) − f (j ))(g (x ) − g(x )) p+1 p + p+1 p+1    p=0  Par ailleurs f (j0 )(g+ (a) − g(a)) tend vers f (a)(g+ (a) − g(a)) lorsque d(x ) tend vers zéro. p+1 p + p+1 p+1    p=0  p=0 Mais m−1 (g+ (x p+1 ) − g(x p+1 )) = g(b) − g(a) + p=0 m−1 (g+ (x p ) − g(x p+1 )) p=1 or g+ (x p )  g(x p+1 ) et donc finalement   m−1       ´(g(b) − g(a)). Introduisons alors la fonction de saut associée à g croissante. © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit Lemme. s(y)  1 n+1 } est un ensemble de pcardinal fini. ❏ Étant donné x ∈ [a. c’est-à-dire que l’on a substitué à g la fonction g+ qui est croissante et continue à gauche.. b] tels que s(y) = 0. b] tels que s(y) = 0. y p avec y1 < y2 < . Il y a au plus un ensemble dénombrable de y ∈ [a. m par l’identité (). .. < y p sont dans E n . Dans ce dernier cas. b]. s(y) = 0} et donc le lemme est prouvé. S(x) est somme d’une N série à termes positifs qui est bien convergente puisque i=1 s(yi )  d(b) − d(a) comme nous l’avons déjà remarqué. or E = {y ∈ [a. et n x = +∞ s’il y a un nombre infini de sauts de g dans l’intervalle [a..

3.216 3 • Solutions détaillées et méthodes L’intérêt de S réside dans le fait que k. il suffit. Riesz et B. On a V ( f ) = 1 < ∞ alors que f est discontinue. q=1 Commentaires Ce problème propose la construction de l’intégrale de Stieltjes qui est une généralisation de l’intégrale de Riemann (qui. . . la suite des sauts de g et tk tel que s(tk ) = sk . analyse fonctionnelle. Valiron : Théorie des fonctions paru chez Masson et le livre de F. Par ailleurs q=1 sq  g(b) − g(a) < ∞. s’obtient en prenant a(x) = x soit g(x) = x et h(x) = 0). Ainsi m f (j p )(S(x p+1 ) − S(x p )) = p=0 ∞ f (jq )sq q=1 où jq est égal à j p lorsque tq ∈ [x p . Mais alors k(x) + x est continue et strictement croissante.2. après application de la question précélimite lorsque d(x ) tend m dente. Corrigé 50 50. Cette notion d’intégrale a son utilité dans divers domaines de l’analyse (deuxième formule de la moyenne.. Puisque [x p . 50. Soit f : [0. Soient s1  s2  . b[.1. ) le lecteur intéressé pourra consulter l’ouvrage de G. x p+1 [ et puisque t p ∈ [x p . ∞ f est continue f (jq ) tend vers f (jq ). est une fonction continue et croissante. de sorte que g+ (x) = S(x) + (k(x) + x) − x m et par conséquent pour montrer que p=0 f (j p )(g+ (x p+1 ) − g+ (x p )) possède une vers zéro.3. x p+1 [. m p=0 f (j p )(S(x p+1 ) − S(x p )) → ∞ f (tq )sq . Nous avons V ( f + g)  V ( f ) + V (g) et V (l f ) = |l|V ( f ) mais V (1) = 0 et donc V n’est pas une norme.. 2p] → R avec f (x) = 0 pour x = p et f (p) = 1.. définie par k(x) = g+ (x) − S(x). de montrer que p=0 f (j p )(S(x p+1 ) − S(x p )) possède une limite lorsque d(x ) tend vers zéro. elle. x p+1 [ réalise une partition de [a. il en résulte alors que lorsque d(x ) → 0. x p+1 [ nous avons |t p − j p |  d(x ) de sorte que lorsque d(x ) tend vers jq tend vers tq et puisque zéro. nous avons S(x p+1 ) − S(x p ) = sk où la sommation (finie ou infinie) porte sur les k tels que tk ∈ [x p . . Nagy : Leçons d’analyse fonctionnelle paru chez Gauthier-Villars.

0 xk−1  2p |g(y)|dy convient.3 • Solutions détaillées et méthodes 217 50.3.3. m m  | f (xk ) − f (xk−1 )|  k=1 h=1  xk 2p |g(y)|dy = |g(y)|dy. Nous avons     xk  xk   | f (xk ) − f (xk−1 )| =  g(y)dy   |g(y)|dy  xk−1  xk−1 et donc pour toute subdivision x. Nous avons alors   2p . Afin de majorer |n fˆ(n)| considérons le cas n = 0 et supposons pour commencer que g est continue.

 Ainsi 2p 2p fˆ(n) = 0 © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit et donc   n fˆ(n)  1 p e−iny − 1 g(y)dy. 0 Puisque ´ est arbitraire. pour tout ´ > 0 il existe g´ 2p continue et telle que 0 |g(x) − g´ (x)|d x  ´. 2p  2p  x −inx −inx g(y)dy e dx = e d x g(y)dy 2p fˆ(n) = Ainsi C = 0 0 0 0 y où l’inversion des intégrales est licite d’après le théorème de Fubini (on aurait pu aussi bien faire une intégration par parties). il vient donc   p n fˆ(n)   |g(y)|dy. 0 Dans le cas où g est uniquement localement intégrable. Nous avons    2p  x  2p  x −inx ˆ g´ (y)dy e dx + (g(y) − g´ (y))dy e−inx d x. 2p . 2p f (n) = 0 0 0 Le premier terme a été majoré par module par 2´p. in  2p |g(y)|dy. Ainsi 2 |n|   2p n fˆ(n)  2  2p 0  0 |g´ (y)|dy alors que le second se majore en 2p |g(y)|dy + 2´ + 2n´p. 0 et ainsi supn∈Z |n fˆ(n)| < ∞.

| f (2p) − f (x 1 )|  ´ pour maxk |x h − x h−1 | assez petit et donc grâce au Lemme. |n fˆ(n)|  (1 + |n|)´ + V( f ) 2p pour maxk |x h − x h−1 | assez petit.218 3 • Solutions détaillées et méthodes 50. k=1 1 de sorte que le module du membre de gauche est majoré par |n| | f (2p) − f (x1 )| + 1 |n| V ( f ). Nous écrivons 1 2p  1 2p  m fˆ(n) = = k=1 f (x)e−inx d x xk−1 k=1 m xk 1 dx + 2p m xk f (xk )e −inx xk−1  k=1 xk ( f (x) − f (x k ))e−inx d x. Sous les hypothèses qui précèdent. V ( f ) max |xk − xk−1 |  2p se majore en module par 2p Ce qui achève la preuve du Lemme.  f (n) −   2p k=1 Démonstration. fr définie par   x+ r1 f (t)dt = r fr (x) = r x 1/r f (x + t)dt. Considérons maintenant le cas où f est simplement localement intégrable et V ( f ) < ∞. Soit alors g(x) = e−in (n = 0 est fixé ). ∃a > 0 tel que pour x avec maxk |xk − xk−1 |  a nous avons   m   1 ˆ  f (xk )(g(xk ) − f (xk−1 ))  ´. 0 . Lemme. Dorénavant n = 0.4. Supposons tout d’abord que f est continue. Le membre de gauche de cette dernière inégalité étant indépendant de ´ nous obtenons l’inégalité demandée lorsque f est continue. ❏ Écrivons alors m f (xk )(g(xk ) − g(xk−1 )) = ( f (2p) − f (x1 ))g(0) − k=1 m−1 ( f (xk+1 ) − f (xk ))g(xk ). xk−1 m 1 Le premier terme vaut justement 2p k=1 f (x k )(g(x k )− g(x k−1 )) alors que le second a 1 V ( f )  ´ pour a assez petit. ∀´ > 0. Soit alors pour r > 0.3. Puisque f est continue. Nous avons alors le résultat suivant. l’inégalité −inx étant triviale pour n = 0.

1. Il en résulte donc que (là fr est continue) que   n fˆr (n)  V ( f ) . b] dans R à variation bornée. |n fˆ(n)|  2p que si f . Il est classique de caractériser les fonctions à variation bornée définies au numéro 50. Proposition. nous obtenons l’inégalité demandée. b] dans R telles que f = g−h. Réciproquement si f = g−h avec g et h croissantes. . Commentaires Compte tenu de la proposition page 185. ∀n = 0. ∀r > 0. 2p ∀r > 0. Il existe deux fonctions croissantes g et h de [a.1 page 44 de la manière suivante. est à variation bornée alors elle est limite uniforme de sa série de Fourier. 0 k=1 soit V ( fr )  V ( f ). | fˆ(n)|  2p n/2r © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit En faisant tendre r vers zéro. n in sin Mais un calcul direct montre que fˆr (n) = e 2r fˆ(n) n/2r2r . par conséquent sin 2rn V( f ) . Soit f de [a. 1/r ∀r > 0. continue et 2p-périodique. k=1 Mais m h=1 |( f (xk + t) − f (xk−1 + t))|  V ( f ) et donc m  | fr (x h ) − fr (x h−1 )|  r V ( f )dt = V ( f ). alors f est à variation bornée. nous déduisons de l’estimée V( f ) .3 • Solutions détaillées et méthodes 219 Estimons alors V ( fr ) : m k=1   m  1/r    | fr (xk ) − fr (xk−1 )| = r ( f (xk + t) − f (xk−1 + t))dt    0  k=1  r m  1/r 0 |( f (xk + t) − f (xk−1 + t))| dt.

1. si f = g − h avec g et h croissantes alors f est à variation bornée. pour tout x ∈ [a. b]. Soit alors g(x) la variation de f |[a. x].x] . si f est à variation bornée. Mais g(x1 ) − g(x2 ) est supérieur à la variation de f |[x2 . Il s’agit donc de vérifier que h. b]. Ceci achève la preuve de la Proposition.220 3 • Solutions détaillées et méthodes Démonstration. est une fonction croissante.x1 ] qui à son tour supérieure à | f (x1 ) − f (x2 )|. Puisque l’ensemble des fonctions à variation bornée est un espace vectoriel. elle est à variation bornée sur l’intervalle [a. On vérifie aisément que g est croissante sur [a. . définie par h(x) = g(x) − f (x). Si f = g avec g croissante nous avons avec les notations du numéro 50. Ainsi h(x1 ) − h(x2 )  | f (x1 ) − f (x2 )| − ( f (x1 ) − f (x2 ))  0. page 44 m h=1 | f (x h ) − f (x h−1 )| = m f (x h ) − f (x h−1 ) = f (xm ) − f (x0 ) = f (b) − f (a) h=1 et donc f est à variation bornée. h(x1 ) − h(x2 ) = g(x1 ) − g(x2 ) − ( f (x1 ) − f (x2 )). Réciproquement. Pour x 1 > x2 .1.

93. 64. 167 fonctions. 138 E elliptiques équations. 116. 85 Flügge. 134–136 du gradient conjugué. 84. 119. 14. 165 Chenciner. 17–20. 180 Bessel (relation de). 59. 143. 209 accroissements finis (formule des). 122. 5. 136 Brézis. 186. 122 Crouzeix. 142 Ascoli (théorème d’). 79. 63. 116. 153 de Melo. 146. 189. 81. 133. 111. 191 Fichera. 198 Euler. 182. 204. 89. 134. 49. 82. 101. 71. 102. 189. 130. 142 Cole. 138 convergence absolue. 112. 193 Bonnans. 187. 114. 56. 85. 100. 97 du gradient à pas optimal. 187. 184. 206 compacité. 20. 14. 80. 80. 122 F Fejér. 89 uniforme. 103. 78. 165 Fubini (théorème de). 62. 151. 70. 70. 165. 87. 85 fonctions implicites (théorème des). 138. 88. 192 calcul des variations. 128.Index A Abel (transformation d’). 209. 162 Courant. 31. 211. 18 algorithme. 33. 217 . 211 équation. 161 aire minimale. 161 Fourier. 79. 10. 119. 185. 171–174 Darboux (théorème de). 14. 113. 78. 4. 176 diagonale (sous-suite). 154 chaînette. 132. 6. 132. 206 de Newton. 208. 85. 113. 209 Cauchy-Lipschitz (théorème de). 74. 185. 14. 122 Cauchy (critère de). 187. 11. 214 faible. 124 chaleur(équation de la). 62. 146. 80. 165 collocation. 176 Bernstein (inégalité de). 210 convexité. 62. 153. 60. 135. 56. 100 D © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit B Benedetti. 188. 113 Burgers. 84. 153 équicontinuité. 110. 212 dominée. 140. 186. 136 Arnold. 77. 33. 167. 165 C Césaro (moyenne de). 115. 81. 67. 139. 61. 6. 4. 75.

191. 84. 20. 32 Hamilton. 1. 33. 142. 176 M Meyer. 9. 124. 78 intégrale de. 211 O ondelettes. 81 Risler. 129. 110 polynôme d’interpolation. 151 Lojaciewicz. 89 Hopf. 180. 42. 167 Gilbert. 176 . 141. 103 polynôme trigonométrique. 190. 60. 198 Press. 32 P pénalisation (méthode). 177 Lagrange multiplicateur. 136 principe du maximum. 65. 113 minimisante (suite). 170. 100 Reinhard. 43. 69. 28. 84. 70. 120. 36. 136 gradient (équation différentielle de type). 178 Peano (théorème de). 216 nombre premier. 122 espace de. 93 Giaquinta. 142 hamiltonien (système). 99. 151 Riemann fonction de. 20. 173 H Hölder (inégalité de). 177 Kepler. 19. 125 R Rappaz. 126 Lemaréchal. 59. 142. 167 problème à n corps. 14. 172. 116 Haar. 145 Picard (théorème de). 135 Hilbert. 93 Milgram. 63. 162. 145. 216 théorème de. 112 Palis. 73–75 Hélein. 214 Riesz. 165 Hurwitz. 179. 88. 91 Lax. 85 lemme de. 71. 113. 32 Mignot. 162 Lebesgue convergence dominée. 6. 81 Parseval (relation de). 149 Hestense. 216 somme de. 163 K Katznelson. 182. 143 L lacunaire (suite). 86. 143 Q quadrature (intégration par). 130 N Nagy. 33. 211 intégrale de. 84. 139 pendule pesant. 175 Gronwall (lemme de). 136 Liouville. 121 J John. 61. 111. 176 parallélogramme (identité du). 32. 116 Gilbarg. 169 polaire (factorisation).222 Index G Gauss (formule d’intégration de). 85 Legendre (condition de).

151 transformée de Fourier rapide. 190 . 136 Schwartz. 154 Stampacchia. 206 Trotter (formule de). 151. 42. 72. 216 variation bornée (fonction à). 167 V valeur propre.Index 223 S Sagatizàbal. 153. 219. 102–104. 170 Valiron. 220 Y Young (inégalité de). 113 Stieffel. 95 transformée de Fourier discrète. 89 T thermodynamique. 33. 33. 156. 127. 209 Trudinger. 93 Sobolev (inégalité de). 140–143. 85 Simpson (formule de). 86. 180. 163 Signorini. 89 Serre. 76 solution maximale. 146. 216 Sturm. 10. 160. 40 Z Zygmund. 84. 1. 135 Stieltjes (intégrale de).

Il a publié plusieurs ouvrages et une centaine d’articles dans des revues scientifiques spécialisées. Les 50 problèmes sont énoncés de manière « économe » afin que le lecteur puisse s’exercer à chercher plusieurs angles d’attaque pour la résolution de la question posée. constitue le socle de connaissances en analyse que les étudiants en Master et les candidats au Capes et à l’Agrégation de mathématiques se doivent de maîtriser. L’accent est particulièrement mis sur les méthodes classiques en analyse. Les problèmes sont entièrement indépendants. Jean-Michel Ghidaglia est professeur à l’École normale supérieure de Cachan et enseigne aussi à l’École nationale supérieure des techniques avancées. Il est donc possible de les aborder dans un ordre arbitraire.dunod. méthodes Ce livre.com . Des commentaires complètent chaque corrigé afin d’y apporter un éclairage supplémentaire. Il effectue des recherches dans le domaine de la mécanique des fluides numériques. Il est directeur scientifique du mensuel La Recherche. Des indications sont fournies pour guider l’étudiant dans sa réflexion.sciences sup Jean-Michel Ghidaglia 50 problèmes d’analyse Corrigés détaillés. Chaque problème est corrigé de façon détaillée. mathématiques physique chimie sciences de l’ingénieur informatique sciences de la vie sciences de la terre licence master doctorat 1 2 3 4 5 6 7 8 ISBN 978-2-10-053810-2 www. véritable outil de travail.