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UE 3 Mini-thèse

Recherche bibliographique
kanté mamadou samba

THEME

La sous-traitance de la Maintenance Industrielle en France

Master 1 – Management Qualité, Sécurité, Environnement
Année 2014-2015

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TABLE DE MATIERES 2 .

eux aussi.  Les contrats : les quatre modes de contrats. Cette recherche bibliographique que j’ai menée sur la sous-traitance de la Maintenance Industrielle en France que je présenterai selon le plan en abordant successivement :  Les recours à la sous-traitance : Définition. Les entreprises sous-traitent aussi ce qu’elles n’ont plus la capacité de réaliser elles-mêmes. les structures peu réactives des propriétaires de patrimoines sont condamnées à évoluer. Et donc de disposer de marges d’adaptation plus étendues. Ils évoluent vers les services complets et s’engagent sur des résultats pour jouer des rôles déterminants. Les prestations de services voient ainsi s’élargir devant eux un marché. L’externalisation devra être conduite méthodiquement. car après des situations contractuelles où les deux parties admettaient qu’il y aurait un gagnant et un perdant (chacun espérant – et faisant tout pour – être le premier.Introduction Sous traiter la maintenance ? Ou cela commence. C’est une véritable révolution des idées à laquelle on assiste. Le recentrage sur les métiers de base des exploitants industriels est aujourd’hui visible. pas toujours licite quand elle se limite à du << louage de main d’œuvre >>. certains proposent de ne plus parler de << sous-traitance >> mais de << partenaires >>. face à un besoin toujours difficile à exprimer. Il ne suffira pas de chercher à externalisation ce qu’on ne sait plus faire pour que la réussite soit au rendez-vous. à développer l’externalisation. Le poids des prestations de services sur le marché de la maintenance ne cesse de s’accroître depuis une vingtaine d’années. Il faudra aussi que le volume de travail de spécialiser soit suffisant pour que des compétences externes puissent prendre le relais et que les niveaux de rémunération incitent des prestataires de services à développer ces compétences spécifiques. Les débats auxquels nous assistons sont aujourd’hui provocateurs mais prometteurs . les engagements . C’est aussi ce qui la pousse de plus en plus à se tourner vers les compétences externes. Mais dans un contexte économique qui reste très orienté vers le court terme. ou cela finit –il ? Quelles sont les raisons qui poussent les propriétaires de l’entreprise à agir ainsi ? Est-ce une tendance durable ou un effet de mode ? Voilà des questions qui méritent un peu d’attention avant d’aborder la sous-traitance. mais aussi d’acteurs directs de la qualité. Face à mouvement. trop souvent réduit à de la simple prestation de moyens. bien sûr). À coup sûr. pourquoi sous-traiter la maintenance ?. non seulement d’amortisseurs des lois erratiques d’un marché mondial capricieux.  Les contraintes de des deux partenaires : Donneur d’ordre et prestataire . Il ne suffit pas d’externalisation la maintenance dans des conditions économiques satisfaisantes. la réduction des dépenses de maintenance. nous entendons les deux cotés : << nous misons sur la confiance et l’égalité des rapports >>. encore faut-il que la préservation des patrimoines sur le long terme soit assurée. et de la sûreté de fonctionnement des patrimoines qui leurs sont confiés. faute de compétences internes suffisantes. les propriétaires de patrimoines doivent s’habituer à tenir compte du point de vue des offreurs de services qui. Le marché de l’externalisation de la maintenance sera de plus en plus tiré par l’offre des prestataires et. face à ces évolutions. les objectifs de la sous-traitance . Face à ces changements structurels.  La conclusion 3 . devront se différencier par l’innovation de leurs approches. les natures de sous-traitance. l’externalisation constitue un moyen de rendre aussi certains coûts variables. Les effets du vieillissement de la population dans l’industrie contribuent cependant. la maîtrise de la disponibilité et de la pérennité des patrimoines revêt un caractère stratégique.

Résumé en anglais 4 .

Prestataire : définit l’entreprise qui réalise des travaux pour un donneur d’ordre. Par exemple : . et sous sa responsabilité. • • • • En France. ponctuelle.la réparation d’un matériel.les travaux de tuyauterie dans le cadre d’un arrêt programmé. 1.la maintenance préventive de matériels précisés dans le contrat. . totale. l’ensemble des matériels d’un site. celui qui va réellement concevoir les travaux est le sous-traitant. à une autre personne appelée sous-traitant l'exécution de tout ou partie du contrat d'entreprise ou d'une partie du marché public conclu avec le maître de l'ouvrage » : L'entreprise cliente est la personne morale ou physique pour le compte de qui les travaux ou ouvrages sont exécutés. administratifs et management durant le cycle de vie d’un bien. dans quelques cas très rares.la maintenance d’une chaufferie. etc. d) La sous-traitance continu Il s’agit d’une sous-traitance reconductible dans le temps et définie en général par un contrat de maintenance. c) La sous-traitance ponctuelle Il s’agit d’une sous-traitance limitée dans le temps et par son contenu à une ou plusieurs interventions. Par exemple : . Définition de la sous-traitance 1. etc. La loi met en place des outils de protection des sous-traitants : Tout d'abord. Enfin.la réparation des moteurs électriques qui est un cas très courant. FN EN 13306 (Indice AFNOR : 60 –319). La personne physique ou morale.1. L'entreprise générale doit mettre en place une caution ou une délégation de paiement en faveur du sous-traitant. est l’entrepreneur principal commanditaire. 5 .la maintenance du parc de matériels informatiques.le diagnostic de l’état de santé d’un matériel. la sous-traitance est régie par une loi no 75-1334 du 31 décembre 1975 qui définit la sous-traitance étant « l'opération par laquelle un entrepreneur confie par un soustraité. Après avoir définit la sous-traitance et la maintenance industrielle en dessus. .4 Les différentes natures de sous-traitance Il existe différentes natures de sous-traitance selon les objectifs et contraintes des donneurs d’ordre : . Elle est appelée "maître d’ouvrage". choisie par le maître d’ouvrage pour réaliser les travaux ou ouvrages. . etc. et continue. Par exemple : . 1. • L'action directe permet au sous-traitant impayé de s'adresser au maître d'ouvrage s'il a été agréé par ce dernier et que le maître d'ouvrage a accepté ses conditions de paiement.Sous-traitance partielle. b) La sous-traitance totale Le donneur d’ordre confie aux prestataires l’ensemble des activités de maintenance d’un matériel bien défini. Par exemple : . a) La sous-traitance partielle Le donneur d’ordre confie aux prestataires des travaux de maintenance bien définis car il n’a pas les moyens de les réaliser.2 Donneur d’ordre : concerne le site qui confie des travaux à une autre entreprise. j’associe c’est deux mots qui forme << la sous-traitance de la maintenance industrielle >> nous verrons à la suite tous les détails de ce sujet. voire d’un atelier et. le paiement direct permet au sous-traitant de premier rang d'un marché public de contacter le maître d'ouvrage pour voir ses prestations payées.3 Définition de la maintenance Ensemble de toutes les actions techniques. destinée a le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la fonction requise.

des objectifs de flexibilité pour que les dépenses de maintenance tiennent compte de l’utilisation réelle des matériels et suivent les évolutions du chiffre d’affaires du site. Dans le même temps. fiabilité et disponibilité des équipements.2 milliards d’euros en 1998 passera 2008 à 22.2. soit une réduction du coût de main d’œuvre (pouvant se traduire par une diminution des salaires). (Figure 1) 6 . etc. .4 à 7. en tous cas.des objectifs stratégiques et sociaux qui peuvent porter sur :  la réduction volontaire des effectifs d’un site. la part sous-traitée est passée de 6. veille technologique .6. généreraient des tensions sociales.  la limitation des conséquences de revendications sociales possibles. réductions budgétaires drastiques. En valeur absolue.des objectifs de garantie pour avoir une garantie sur le travail exécuté par le prestataire. d’une évolution régulière de l’externalisation de la maintenance. insuffisantes. soit de gros efforts sur les marges des entreprises. Aujourd’hui elle est.des objectifs économiques visant à obtenir les mêmes résultats de maintenance des matériels à un coût inferieur. Ces deux explications sont peu convaincantes et. soit une baisse de près de 10 % en 10 ans. en moyenne. Les industriels se reconcentrent de plus en plus sur le cœur de leurs métiers qui est de produire. de plus du tiers (33. alors que les budgets réduits de façon significative (10 %). baisses d’effectifs… Si elles n’étaient que quantitatives. 1. la maintenance étant à 80 % une dépense de main d’œuvre.  la sous-traitance des travaux << dégradants et /ou insalubres >>. Il serait tentant de conclure que que les réductions budgétaires constatées sont l’effet de mesures purement quantitatives : compétition. permanente ou ponctuelle.1 L’évolution de la maintenance contractée L’observatoire BIPE / AFIM (Bureau d’informations et Prévisions Economiques / Association Française des Ingénieurs et responsables de Maintenance) fait le constat. le budget de maintenance qui était de 24.5 %).5 Pourquoi sous-traiter la maintenance? Les objectifs du recours à la sous-traitance Le recours pour un site à une maintenance sous-traitée. Il y a vingt ans la part sous-traitée était de 20 % du budget de maintenance. partielle ou totale. il faudra admettre. en France.6 Préparer le recours aux services extérieurs 1. de bâtiments. gestion des REX.- la maintenance totale d’une chaufferie. du réseau d’air comprimé. 1. alors que la production industrielle a augmenté de 35 %.4 G€ soit une augmentation de 15 %. répond à quatre objectifs possibles : . à terme.  la volonté de ne pas avoir des experts professionnels qui n’auraient aucune évolution sur le site et qui. .

le délit de marchandage : décret 74-808 du 19 septembre 1974. Traditionnellement construites autour de contrats.Les clauses d’hygiène et de sécurité :  décret 77-612 du 9 juin 1977 : comités d’hygiène et de sécurité de chantier.les contraintes des prestataires. donneur d’ordre. leurs effets négatifs. . dans la mesure où chacun comprend. sont : .les contraintes législatives. . il se crée une zone de transparence. qui veut externaliser des activités de sa fonction maintenance. participant au concept de << qualité totale >> (Figure 2) 2.le respect de la législation sociale  loi 46-2195 du 11 octobre 1946 : surveillance médicale.les contraintes humaines . votre éliminer.les contraintes organisationnelles . par des attitudes restrictives et/ou des abus de positions dominantes.les contraintes techniques . Il se doit de bien les identifier afin d’éviter de se lancer dans une opération d’externalisation de sa maintenance alors que des contraintes n’ont pas fait d’objet d’actions permettent d’atténuer. se créaient des zones de méfiance et de conflits. . admet. a) Les contraintes législatives Les contraintes législatives connues à ce jour et qu’il est essentiel de connaître pour pouvoir les appliquer surtout dans l’esprit de la loi. . va rencontrer six natures de contraintes qui sont : .  décret 77-996 du 19 août 1977 : plan d’hygiène et de sécurité. de loyauté réciproque et. On peut aujourd’hui constater que.  décret 69-623 du 13 juin 1969 : respect des lois et règlements en vigueur. respect mutuel et convergence des intérêts. en conséquence.les contraintes de confidentialités . respect et intègre les objectifs et les contraintes de son partenaire.  décret 77-1321 du 29 novembre : prescriptions d’hygiène et de sécurité. les parties. Les contraintes d’un donneur d’ordre Le responsable.Les relations clients/fournisseurs se sont fondamentalement transformées.la protection des travailleurs : 7 .

si elle est réelle. La réalité de cette contrainte se vérifie par le fait qu’elle doit aussi empêcher tout achat de matériel de production standard ou toute sous-traitance de fabrication de matériels spécifiques. bien sûr. Les donneurs d’ordre n’ont pas non plus conscience que de limiter le rôle du prestataire à celui d’exécutant limite l’objectif de garantie qu’il pourrait attendre si le rôle du prestataire était plus global. Actuellement.des analyses technico économiques qui montreront que lorsque les responsabilités sont partagées sur une fonction. en étant.au niveau des professionnels d’intervention .la connaissance des modes opératoires d’interventions ? . .des capacités des prestataires dans le domaine de réflexion maintenance et donc dans leurs capacités à diminuer le CMG des sites à des conditions d’utilisation des matériels et à durée de vie identiques des matériels. Les deux derniers points sont au domaine psychologique et les changements se feront en fonction de l’évolution : . à jour et transmis au donneur d’ordre. les contraintes humaines sont l’obstacle principal à toute externalisation de la fonction maintenance. cette évolution est freinée par : .  NF EN.la difficulté psychologique de confier à quelqu’un d’autre ce que l’on a fait soi-même.la méfiance des donneurs d’ordre vis-à-vis de prestataires qui ont tendance à raisonner à court terme (c’est à dire facturation).des mentalités des responsables des sites. 8 . .au niveau de l’encadrement des professionnels.la crainte pour les donneurs d’ordre de la défaillance d’un prestataire et des conséquences que cela pourrait entraîner. le meilleur ? . qui empêche tout recours à la sous-traitance maintenance. l’optimisation de la somme de composantes contradictoires est très difficile. . d) La contrainte de confidentialité C’est une contrainte.la difficulté de se reconvertir du poste de responsable d’intervention au poste de gestionnaire du matériel ? Le premier point se solutionne par l’existence de la documentation technique de fonctionnement des matériels. Le deuxième point se résout par l’obligation contractuelle faite au prestataire d’avoir des modes opératoires écrits. Ces contraintes se situent à trois niveaux : . le respect de l’environnement :  norme X 30 200 : système de management environnement. L’expérience récente montre qu’un prestataire en difficulté est repris par un autre prestataire sans aucune conséquence sur les contrats de maintenance en cours. . et non pas évolution du CGM du site. C) Les contraintes techniques Les contraintes techniques ne portent que sur la notion de maîtrise du << savoir-faire maintenance est-il : .  décret 65-405 du 21 mai 1965 : charges pouvant être portées. b) Les contraintes humaines Dans le cas d’un site existant.  loi du 3 janvier 1992 sur l’eau.la connaissance technique du fonctionnement des matériels ? .-  décret 62-1454 du 14 novembre 1962 : courant électrique.au niveau des techniciens méthodes maintenance.ISO 14001 – 14004 – 14010 – 14011 – 14012 : le système environnement.

e) Les contraintes organisationnelles L’externalisation de la fonction maintenance nécessite un minimum de procédures organisationnelles de la part du donneur d’ordre. 2. nous en donnons ci-après la structure : A. Travaux : clos couvert industriel et tertiaire E. Travaux : logistique et manutention C. La formation professionnelle. .l’utilisation de moyens du donneur d’ordre par le prestataire : Outillages.la réception des interventions. . Le conseil H.d’établir un cahier des charges clair. .1 À qui sous-traiter ? La maintenance étant un métier transverse.les autorisations d’interventions. il est impossible de s’appuyer sur les clivages nationaux classiques (codes APE par exemple) pour l’analyser. 9 .la demande d’intervention. Travaux : énergie et utilités industrielles et tertiaires D. . L’association française des ingénieurs responsables de maintenance (Afim) a proposé une nomenclature pratique des compétences et spécialités de maintenance qui nous permet d’identifier les acteurs . Les différents types de contrats en sous-traitance Il existe 4 modes de fonctionnement  Mode << Moyens >>  Mode << Bordereau >>  Mode << Cost & Free >>  Mode << Forfait >> Chaque mode de fonctionnement est un contrat entre le client et le prestataire de services. 3. ateliers. . Travaux : appareils de production B. . etc.de rémunérer le prestataire à un juste prix. mais si les hommes changent d’entreprise. .les tableaux de bord maintenance. net et précis de la prestation attendu. Fabrication de produits pour maintenance G. mais les sites n’en ont pas toujours pleinement conscience. Travaux : contrôle et missions d’expertise F.Aucune clause écrite ne peut garantir la confidentialité car des clauses peuvent régir les relations entre entreprises. Les contraintes essentielles à respecter par les donneurs d’ordre sont : .les sorties de pièces de rechange des magasins etc. f) Les contraintes du prestataire à respecter par le donneur d’ordre Les prestataires ont des contraintes qui sont évidentes.de signer un contrat et de le respecter. compte tenu de la qualité demandée et de la qualité réalisée. a) Qu’est ce qu’un contrat de moyens ? Contrat par lequel le prestataire de service s’engage à mettre à disposition de l’industriel (donneur d’ordres) les moyens humains et matériels pour réaliser une prestation que le donneur d’ordre a défini. L’ingénierie I. Ces procédures minimum sont : . tout en sachant le faire évoluer en accord avec le prestataire. et donc la confidentialité partent avec eux. leurs connaissances.

compétences. Avantages Inconvénients . matériel) et facturation au temps passé des interventions réalisées (main d’œuvre et matériel). frais généraux et marges.Relation de partenaire avec le client (Objectifs partagés. dimensionnement. . . mesure de la valeur ajoutée) -Difficulté d’avoir des historiques fiables permettant de valoriser correctement le forfait. fournitures.Attention au délit de marchandage b) Qu’est ce qu’un contrat de bordereau ? Valorisation en nombre de points des opérations élémentaires constituant une intervention.Bien border la part forfaitaire au départ du contrat. …). d) Qu’est ce qu’un contrat forfait à objectifs de résultat ? Facturation au forfait d’une structure et d’équipes d’intervention en s’engageant sur des résultats. Chiffrer les interventions en intégrant bien toutes les opérations élémentaires du bordereau. permet de rentabiliser la structure sans contrainte de volume . . bureau.Prestations pouvant être sous-traitées rapidement . qui la valide. c) Qu’est ce qu’un contrat cost & fee ? Facturation d’un forfait correspondant à la partie fixe du contrat (encadrement. . notamment les matériels.Le taux horaires est visible et se trouve au centre des débats.Contrairement au bordereau. . .Besoin d’une structure pour valoriser et valider chaque intervention.Liberté de gestion des équipes.On parle << coût >> et non pas << résultat >> Enjeux . Avantages Inconvénients .Besoin d’une plus grande rigueur de gestion (structure.La quantification d’un bordereau peut présenter de nombreux pièges ! (ex : accessibilité variable.Définir correctement les périmètres technique et géographique.Conditions contractuelles simples de mise en œuvre .Visibilité sur plusieurs années. Enjeux 10 .Peut s’appliquer à tout type d’intervention -Simplifie le chiffrage de chaque intervention .La garantie du prestataire ne porte que sur la qualité de réalisation du travail demandé . Avantages Inconvénients .Avantages Inconvénients .Le prestataire n’est pas garant de l’atteinte de l’objectif final recherché (le travail à réaliser est défini par le donneur d’ordres) Enjeux . qui la paye ? . contexte client…) Enjeux Négocier annuellement le prix du point. Le prix du point englobe main d’œuvre. Qui la décide.On parle de résultats et non pas de main d’œuvre.

Définir avec précision les périmètres du forfait.Définir des engagements mesurables. Les clauses de partages de responsabilités sont variables à l’infini.1 Les engagements respectifs Il se forme. Les échanges d’informations et de documentation. avec diligence et sans coût supplémentaire. Ces obligations. de les préciser.1 Collaborateur et conseils Les parties conviennent de mettre tout en œuvre pour permettre le bon déroulement du contrat et d’exercer leurs responsabilités respectives de collaboration et de conseils avec la plus grande transparence.2. gestion fine et continue des ressources des résultats. . l’environnement. 3. 3. les remises en état du bien confié subissant des pannes imputables à des malfaçons de ses interventions.2 Les garanties du prestataire Le prestataire garantit la réalisation de ses prestataires dans les règles de l’art et avec les méthodes et moyens les mieux adaptés. Aux moyens et fournisseurs liés à l’exécution du contrat : 11 . un minimum d’obligations dont une partie n’est pas toujours explicite dans la relation de maintenance : la << collaboration et le conseil >> sont particulièrement indispensables . Enfin. tant elles sont évidentes ou légales. des biens et la protection de l’environnement. les pertes d’exploitation. etc. Il s’engage à effectuer. dans la limite de douze mois postérieurs à l’intervention incriminée.) et ce. s’il n’est pas toujours facile. de progrès mutuels.3 Responsabilités et assurances 3. nécessitent cependant d’en fixer les limites. les biens respectifs ou appartenant à des tiers. il s’agit donc de préciser le niveau de couvertures des risques. En conséquences. Ceci est particulièrement flagrant en matière d’hygiène et de sécurité. chaque chef d’entreprise étant responsable des conséquences des actions entreprises dans le cadre de ses activités. de toutes les conséquences des dommages qu’elles ont fait subir à des tiers. entre les contractants.2 Les responsabilités respectives (exemples) 3.2.2 Responsabilités à l’égard des parties a/ Dommages corporels Chacune des parties fait son affaire des conséquences des accidents qui pourraient survenir à l’occasion de l’exécution du contrat aux personnes qu’elle emploie directement ou indirectement (autres entrepreneurs.1 Responsabilités à l’égard des tiers Chacune des parties fait son affaire. il convient de développer aussi les actions avec << prudence et diligence >> et assurer la transparence des risques respectifs. particulièrement en matière de dommages qui surviendraient sur les personnes. b/ Dommages matériels . assurés ou non. se feront avec la plus grande spontanéité. 3.. sous réserve formelle des droits des intéressés ou de leurs ayant droit et de ceux des organismes sociaux. le contrat de maintenance n’est pas un contrat d’assurance tous risques.3. fournisseurs. En conséquence chacune renonce à exercer son droit de recours à l’encontre de l’autre à raison de tels dommages. atteignables. etc. 3. la formation mutuelle exigée par la sécurité des personnes. chacune d’elles et sous-traitants et/ou ses fournisseurs et/ou autres entrepreneurs et/ou leurs sous-traitants pour lesquels elles se portent fort du respect de cet engagement renonce à tout recours contre l’autre pour tout dommage causé au personnel visé ci-dessus. Celles que nous proposons ci-après sont équitables et ont éprouvées dans de ombreuses applications complexes. quel que soit l’auteur de l’accident. 3.3. sous-traitants. voire opportun.

à ses sous-traitants et/ou des fournisseurs et/ou autres entrepreneurs et/ou leurs sous-traitants. Les polices d’assurances comporteront un abandon des droits de subrogation des assureurs en faveur de l’autre partie.5 Règlement des litiges (exemple) Pour tout litige survenant à l’occasion de l’exécution ou de l’interprétation du contrat. 3. c/ Dommages immatériels Perte de production : chacune des parties renonce à tout recours contre l’autre et/ou ses sous-traitants en raison de toutes pertes indirectes consécutives ou non à tous dommages corporels et/ou résulteraient de la faute de l’autre ou du personnel dont elle doit répondre. les parties conviennent de mettre tout en œuvre pour privilégier une procédure amiable. .4 Loi et langue du contrat (exemple) Le contrat est régi par la loi française. pour des causes diverses. Au-delà de ces limites chacune des parties renonce à exercer son droit de recours à l’encontre de l’autre. 3. ultérieurement. chacune d’elles et ses sous-traitant et/ou ses fournisseurs et/ou leurs sous-traitants. surtout de longue durée. pour lesquels elles se portent fort du respect de cet engagement. Chacune des parties supportera en particulier les primes et les franchises des polices d’assurances qu’elle aura souscrites. consécutifs à leurs erreurs ou malfaçons respectives et/ou à celles de leurs fournisseurs et/ou sous-traitants. Le règlement des contentieux aux tribunaux compétents devant rester la solution exceptionnelle et peu glorieuse. Les montants des garanties souscrites par chacune des parties ne seront en aucun cas inférieurs aux limites définis. de ses sous-traitants et/ou fournisseurs et/ou autres entrepreneurs et/ou de leurs sous-traitants.3. des avenants modifiants ou complétant les conditions d’origine . 3. Les responsabilités sont cependant limitées à (*) : E… euros pour le client.3. En cas de persistance du contentieux les parties désigneront deux et éventuellement trois arbitres d’accord parties . dépendantes ou indépendantes de leurs volontés.4 Les clauses d’adaptation et de sauvegarde Les parties à un contrat de maintenance. procès-verbaux de réunions. Tous documents contractuels. peuvent être amenées à modifier les termes de leurs accords ou à suspendre leur application. Aux biens confiés : Chacune des parties s’engage à compenser tous dommages ou pertes subis par les biens. elles acceptent le principe de leur décision à la majorité absolue. avec des responsabilités contractuelles éventuellement aménagées. etc.Chacune des parties fait son affaire de tous dommages ou pertes pouvant survenir aux moyens et fournisseurs appartenant à elle-même.3 Assurances Chacune des parties souscrira les polices d’assurances qu’elle jugera nécessaires pour se garantir contre tous les risques restant à sa charge. l’accord de chacune des parties est impératif. seront rédigés dans la langue française. En conséquence. 3. Les différends ne sont d’ailleurs pas exclus et il s’agit de les anticiper en prévoyant les moyens de les régler par des transactions et de nouveaux accords. E’…euros pour le prestataire. notifications des parties. renoncent à tout recours à l’encontre de l’autre pour tout dommage ou perte causés aux moyens et fournisseurs liés à l’exécution du contrat. Si l’une 12 . Pollutions accidentelles : Les clients et ses assurances renoncent à tout recours contre le prestataire et ses sous-traitants et les garantit contre tout recours de tiers du fait de toute pollution ayant son origine sur le site et quelles qu’en soient les causes (**). Ceci justifie des clauses adaptées et.

n’étaient pas atteints. le client. 3. par lettre recommandée avec accusé de réception. d’en répercuter les frais au prestataire et éventuellement de recouvrir aux garanties financières suivantes : 3. Le montant initial sera égal à 20 % du coût annuel estimé des prestataires. modifications. extensions du bien existant et du périmètre des prestataires…). après avoir signifié les manquements du prestataire par lettre recommandée et après un délai de 7 jours pleins. payable sur simple demande du client pour couvrir les obligations contractuelles du prestataire. en matière de sécurité des interventions et la qualité du service rendu notamment. Le client rembourserait cependant. Ne sont pas constitutives de cas de force majeure les interruptions de travail pour faits de grèves autres que les grèves générales nationales. les frais directs que le prestataire aurait eu à supporter du fait de ces interruptions. sans que ceci entraîne quelconque indemnité ou dédommagement. si les deux parties ne pouvaient aboutir à une nouvelle convention. Le client usera de cette garantie en cas de non-respect des obligations contractuelles et se réserve le droit de 13 . Cependant.8. les résultats attendus. Le client s’engage à ne pas faire usage de la garantie bancaire tant que les obligations contractuelles sont respectées.à l’exclusion de tous dédommagements pour pertes d’exploitation. 3. La résiliation interviendrait à la troisième réclamation après un préavis de trois mois signifié par lettre recommandée avec accusé de réception. du certificat d’acceptation de la prestation. Le client se réserve le droit de faire appel à des moyens extérieurs de son choix pour comprendre les manquements dûment constatés et d’en imputer les frais au prestataire. La garantie sera effective jusqu'à la délivrance. Le client se réserve le droit de résilier le contrat si par manquements et négligences répétées. par voie d’avenant.6 Suspension des obligations (exemple) En cas de force majeure ou mise en sommeil d’unités de fabrication. la résiliation du contrat interviendrait après un préavis de trois mois signifié par lettre de recommandée par la partie la plus diligente. se réverse le droit d’entreprendre ou de terminer les travaux non ou mal exécutés par ses propres moyes. soit : salaires.des parties refusait la procédure d’arbitrage. une mise en demeure laissant au prestataire un délai de 10 jours pour redresser les situations incriminées. faisant subir à l’une des parties des charges financières sans rapport avec les conditions conclues. 3. de nouvelles conditions commerciales. les parties conviennent de suspendre tout ou partie de leurs obligations pendant la durée des événements constatés.8 Garanties financière En cas de non respect d’obligations contractuelles. transports…. par le client. ou retards conjoncturels. sans que le prestataire puisse prétendre à quelconque indemnité.1 Garantie bancaire Le prestataire accepte de présenter la garantie d’une banque de son choix (ou approuvée par lui).7 Modification – Résiliation (exemple) En cas de modifications fondamentales des conditions originelles (arrêt définitifs ou mises en sommeil d’une partie du bien confié.8.2 Garantie de la maison mère Le prestataire est tenu de présenter une garantie inconditionnelle et irrévocable de sa maison mère couvrant la réalisation des travaux jusqu’à leur terme. 3. le conflit serait présenté devant la chambre de commerce (*) de … dont la décision serait sans appel. irrévocable. les parties conviennent de négocier et formaliser. sur présentations de justificatifs. Le client adresserait au prestataire.

le service implicite que le client n’exprime pas dans son cahier des charges mais qui est le reflexe normal du professionnel. l’investissement et l’innovation dans ses méthodes. Elle doit s'inscrire comme une composante majeure du coût global de possession. Son rôle d’amortisseur des phénomènes erratiques est primordial . Conclusion Cette recherche bibliographique permet de savoir toute la progression accomplie par les prestataires dans le domaine de la maintenance en terme de maîtrise des performances techniques et économiques. c’est souvent une attitude pas facile à contredire : le marché n’existe que par lui) . c’est aussi le professionnel qui accepte des responsabilités d’entreprise. Faut-il aussi. pour répondre aux attentes des industriels qui se recentrent sur leur coeur de métier pour rechercher une meilleure compétitivité. la façon de les valoriser et de les agréer est plus importante que la simple somme des valeurs élémentaires : l’organisation du donneur d’ordre doit être modèle de qualité totale. doit encore évoluer. _ quatre engagements : l’élimination systématique des risques pour la sécurité et la qualité . et celle du prestataire doit s’y intégrer avec la volonté de convergence des intérêts. externes et internes . il doit offrir une solution à la productivité de son client. tout en préservant sécurité et environnement communs et respectifs. la loyauté dans leur interprétation . Il n’en demeure pas moins que cette fonction. le savoir-faire fait place au savoir faire faire. Le profil type du donneur d’ordre évolue : les structures de maintenance conventionnelles et monolithiques ne sont plus adaptées . entre les ressources internes des entreprises et les prestataires de services. ni même seulement de proposer un service . lui rappeler l’esprit de service qui doit l’animer avec : _ un principe : le marché est bien compris des acteurs et construite les bases de sa stratégie . considérée comme vitale par les chefs d’entreprise. Le prestataire devient un partenaire déterminant qui ne peut se contenter de mettre en œuvre des moyens pour participer à une activité. La fonction maintenance doit poursuivre son développement sur la base de partenariats. il ne doit cependant pas lui faire oublier toute la méthodologie d’accompagnement de l’acteur à part entière de la sûreté de fonctionnement du bien qui lui est confié. pour terminer. Ce n’est pas seulement le spécialiste se telle ou telle technologie qui est attendu . la stricte application des lois faites pour le protéger . la considération pour son client-partenaire (s’il n’est pas << roi >>. la transparence des performances . la productivité de ses moyens . une part de risque. _ de multiples réponses à une attente . les exigences de flexibilité. productivité ont plus de chance d’être résolues par la << géométrie variable >> des moyens extérieurs . dans le cadre d’une stratégie construite sur le long terme. offerts à la périphérie du << cœur >> de leur métier. réactivité. Les propriétaires-exploitants de patrimoines industriels et immobiliers recherchent de plus en plus un recours à des services adaptés et adaptables. _ deux objectifs : satisfaire son client tout en assurant la santé de son entreprise .réclamer à la maison mère du prestataire le règlement de frais engagés pour réaliser ou terminer des prestation non assurées par le prestataire conformément au cahier des charges. 14 . _ trois convictions : le devoir de respecter l’individu . les exigences de résultats. Mais il ne ne s’agit pas de juxtaposer les compétences clefs diverses.

Externalisation de la Maintenance 2e édition Dunod Stratégies – Méthodes . Lexique FN : Norme Française EN : Norme Européenne AFNOR : Association Française de la Normalisation REX : Retour d’expérience ISO : Organisation Internationale de la Normalisation CMG : Coût global de maintenance APE : Activité Principale Exercée 15 .Contrats Auteur : Jean-Claude Francastel. Dunod 2007 Méthodes – Outils Applications.Bibliographie Les référentiels Pratique de la Maintenance Industrielle. Ingénierie de la Maintenance 2e édition Dunod De la conception à l’exploitation d’un biens Auteur : Jean-Claude Francastel.