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Communes

Départements & Régions de France

N° 217 - 23 juin 2015

Sommaire
 En bref
- Marylise Lebranchu prépare la fusion
Nord-Pas-de-Calais – Picardie
 Europe
- Le lancement de l'Agendu urbain
européen en Lettonie

Communes
FN SR
ÉDITORIAL, par Alain Rousset

Le couple Région-PME pour
le redressement de notre pays

 Mandat locaux
- Gens du voyage : nouvelles dispositions
en perspective
 Culture
- Archéologie préventive :
une réforme attendue
 L'élue de la semaine
- Frédérique Masson
 Annexes
- Bulletins d'abonnement
- Calendrier des formations Condorcet

Laïcité : une garantie de liberté
Le dernier numéro
du trimestriel de Communes de France

L
cliquez sur l'image
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et commander un exemplaire

e redressement économique de
notre pays passe par une industrie
renforcée et compétitive, qui entraînera avec elle le développement de
l’économie des services. Alors que les
grands groupes sont logiquement tournés
vers l’international, cette ambition repose
sur le développement des PME et des ETI,
placées en situation d’innover, d’exporter et
de créer de la richesse.
Il s’agit de passer d’une logique de sous-traitance à une logique de l’innovation et de la
coopération au sein d’écosystèmes régionaux de croissance, connectant les PME aux
acteurs de la recherche et du financement,
en les accompagnant dans la durée avec
des aides ciblées. Il s’agit aussi d’appuyer
les PME dans la modernisation de leur outil
productif pour améliorer les conditions de
travail, réduire leur empreinte écologique
et gagner en productivité. C’est tout le sens

des programmes "industrie du futur", que
nous avons proposé au gouvernement et
que nous pilotons.
Pour donner l’impulsion nécessaire, pour
construire avec tous les acteurs des stratégies partagées, pour accompagner les PME
dans la confiance et la proximité, la Région
est la mieux placée. La réforme territoriale
constitue une opportunité sans précédent
d’optimiser l’efficience de l’action publique
en s’appuyant sur le couple Région-PME.
C’est aussi le sens du service public régionalisé d’accompagnement vers l’emploi,
que nous défendons aussi dans le cadre
de la réforme territoriale. Il faut que la loi
NOTRe qui revient le 29 juin à l’Assemblée
nationale en deuxième lecture vienne compléter la mission confiée aux Régions par
le Sénat par un transfert de compétence
de l’État sur la mise en œuvre de la gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales. Mais aussi permettre
un vrai transfert des moyens que l’État
consacrait à ces politiques en prévoyant un
dispositif complet d’expérimentation pour
les Régions les plus en pointe.
À l’image de nos partenaires européens
qui réussissent, comme l’Allemagne, nous
devons décloisonner les politiques de développement économique et d’emploi. En
doublant les moyens des Régions C’est ce
qui nous permettra de retourner enfin la
courbe du chômage dans notre pays.
Alain Rousset,
président
de l'Association des régions de France,
président de la Région Aquitaine

La lettre électronique de Communes de France et de la Fédération nationale des élus socialistes
et républicains
23 juin 2015
- n° 217 - Communes - la lettre
8 bis, rue de Solférino - 75007 Paris • Téléphone 01 42 81 41 36 • Fax 01 48 74 00 78 • redaction@mde-communes-de-france.fr

1

Focus  en bref
Emprunts toxiques : les prêts "franc suisse" représenteront plus de 70 % des aides
D’ici quelques semaines, les premières aides aux collectivités locales ayant candidaté au fonds de soutien "emprunts toxiques"
créé par la loi de finances pour 2014 seront transmises. Elles avaient jusqu’au 30 avril pour déposer leur dossier, et l’opération
s’avère être une réussite pour le gouvernement, d’après un premier bilan établi par le Comité national d’orientation et de suivi
(CNOS), qui regroupe des représentants des administrations, des parlementaires et des élus locaux. Le CNOS en a profité pour élire
son nouveau président, le sénateur Claude Raynal, maire de Tournefeuille (Haute-Garonne), qui remplace donc un autre sénateur,
Jean Germain, décédé en avril.
Sur 850 collectivités locales identifiées par le fonds de soutien, 676 ont déposé une demande d’aide. Elles représentent 6,7 milliards d’euros de la dette toxique locale, sur un encours global de 8 milliards. Les communes de plus de 10 000 habitants sont les
plus représentées et sont concernées dans près de 40 % des cas. Une fois leur notification d’aide reçue, les collectivités disposeront ensuite d’un délai de 3 mois pour répondre.
Fin février, le gouvernement avait annoncé le doublement du fonds de soutien, de 1,5 à 3 milliards d’euros, afin de parer à la
hausse du franc suisse et au tsunami financier qu’elle a constitué pour des centaines de collectivités. A posteriori, une décision
unanimement saluée : les contrats de prêts indexés sur le franc suisse, soit environ un tiers du nombre total de contrats, représenteront plus de 70 % des aides versées…
Rappelons que le fonds de soutien a notamment pour objet d’aider les collectivités à sortir de leur emprunt, en payant les indemnités dues en cas de remboursement anticipé, lorsqu’elles ont pu renégocier leur emprunt toxique avec la banque. Soit, dans la
majorité des cas, la SFIL (Société de financement local).
Romuald Sautier

13e étape du Tour NOTReFrance en Nord-Pas-de-Calais et en Picardie
Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, s'est rendue dans le Nord-Pas-de-Calais puis en
Picardie les 17 et 18 juin dans le cadre de la 13e étape du tour NOTReFRANCE des territoires en mouvement. La ministre a présenté
aux élus et aux organisations syndicales les principales dispositions du projet de loi NOTRe qui sera examiné en deuxième lecture
à l’Assemblée nationale à partir du 29 juin.
A Lille, la ministre a participé à une session du Conseil régional en présence des membres du CESER et de la Conférence Territoriale de l’Action Publique (CTAP). Dans le contexte de la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, la ministre a appelé à
dépasser les préoccupations et à travailler ensemble pour passer enfin de la concurrence à la coopération entre les territoires. Elle
a assuré que « cette nouvelle carte des régions offr[irait] aussi de nouvelles cartes à jouer pour tous les territoires concernés », à
condition justement de favoriser les complémentarités et de se respecter mutuellement.
Le lendemain, en Picardie, la ministre s'est rendue au Conseil régional où elle a échangé avec l'ensemble des élus de la région
dans un format proche de la CTAP. Là encore, elle a dû répondre à des préoccupations liées à la fusion des régions. Elle a réaffirmé
qu'il y aurait très peu de mouvements de personnels et donc pas de bouleversements à prévoir dans l’implantation des services
publics sur les territoires. Elle a remis en avant les atouts indéniables, notamment liés à la façade maritime, qui feront de la
grande région Nord-Pas-de-Calais – Picardie un espace stratégique en Europe et a conclu en appelant chacun à être responsable
pour agir dans le seul intérêt des citoyens de la future grande région.

Aéroports : quelle stratégie pour l’État ?
Alors que se déroule le 51e Salon du Bourget, l’Association Ville et Aéroport, présidée par le député-maire de Gonesse, Jean-Pierre
Blazy, a organisé ses 9es Rencontres. L’occasion de dresser un bilan de la situation aéroportuaire française en cette période de désengagement progressif de l’État. Intitulée "Le transport aérien français en 2015", cette journée d’échanges a tenté de trouver des
réponses aux enjeux économiques, sociaux, territoriaux et environnementaux.
Jean-Pierre Blazy a notamment rappelé le déséquilibre existant depuis 2011, tant au niveau national que francilien. Les rapports
d’études se sont succédé sans aboutir à des changements notables. « Certaines pistes ont émergé comme le rapport Gonneau sur
le troisième aéroport parisien, mais les experts s’opposent sur la notion d’engorgement des infrastructures existantes », explique le
président de Ville et Aéroport. Le rôle d’un État stratège dans la gestion des aéroports a longuement été évoqué. Aujourd’hui, des
sociétés privées ont été déléguées à ce rôle de gestion, comme en Bretagne ou à Toulouse. La question de la mise en réseau des
aéroports régionaux est aussi en pleine réflexion avec les sites proches géographiquement. Un rapport de la Cour des comptes sur
le sujet pointe un manque de rentabilité de certaines infrastructures. « Il est vraiment temps d’apporter de vraies propositions pour
l’aéroportuaire français », conclut Jean-Pierre Blazy.
Julien Bossu
2 Communes - la lettre - n° 217 - 23 juin 2015

Focus  europe

L'agenda urbain européen
sur les rails

L

Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat en charge
de la Politique de la ville,
était le 10 juin dernier à
Riga, en Lettonie, pour
représenter le gouvernement à la réunion informelle des ministres en
charge des affaires territoriales et urbaines

a France soutient pleinement
le principe d’un
agenda
urbain européen.
L’avenir commun de
l’Europe dépend autant de la capacité
des villes à créer des
richesses, de l’innovation, à être compétitives, à promouvoir
une culture que de à
répondre aux problématiques de chômage,
d’insécurité, d’intégration, d’accès à un
logement digne, à la santé, à la mobilité…
La cohésion urbaine est une priorité commune qui s’impose à l’Europe et qu’il faut
construire ensemble.
Pour être plus visible, l’Europe doit retrouver une identité sociale en incarnant une
politique de cohésion urbaine et en s’impliquant concrètement dans le quotidien des
citoyens : par le soutien à l’innovation, à la
présence des services publics, à la construction d’équipements, au renforcement de la
mobilité, à l’exigence environnementale.
La déclaration de Riga "en route vers l’agenda urbain européen" constitue une avancée
importante car elle offre un cadre propice
pour faire converger les travaux de la Commission et ceux issus du processus intergouvernemental conduit par les Pays-Bas.
La vocation de l’agenda est de mettre en
cohérence les politiques communautaires,
nationales et locales. Une politique de cohésion urbaine européenne se construit
en complémentarité et en soutien de celle
portée par les Etats et les autorités urbaines.

Deux conditions
L’Europe doit cependant aller plus vite et
plus loin. Pour cela, deux conditions sont
nécessaires.
D'abord le principe d’une action intégrée,
transversale et territorialisée en renforçant
les moyens là où il y a le plus de besoins :
entre les villes et au sein même de ces villes.
Cette condition permettra à l’agenda urbain

d’avoir la capacité d’infléchir les politiques
sectorielles en les amenant à répondre
aux enjeux et aux besoins des territoires
urbains. Donner plus à ceux qui ont moins
permet de prioriser sur les communes et les
quartiers les plus en difficulté, quels qu’ils
soient, où qu’ils se trouvent : des banlieues
des grandes agglomérations aux villes
moyennes en milieu rural et aux petites
villes dans le périurbain, des quartiers de
tours et de barres aux centres villes anciens
dégradés… La France a précisément défini
une nouvelle géographie d’intervention
qui n’oppose pas les territoires les uns aux
autres ; elle s’est engagée à mobiliser 10%
minimum des fonds FEDER et FSE au profit
de ces territoires.
Ensuite, le principe d’une priorisation de
l’action européenne : en fixant des priorités,
à partir desquelles des actions concrètes
pourront être définies et mises en œuvre,
avec engagement des premiers travaux dès
2015.
La France en porte 3, indissociables, qui rejoignent parfaitement celle de la Commission européenne : le traitement des zones
urbaines les plus dégradées, les plus ségréguées ; le soutien à l’économie numérique au service des territoires et de l’innovation sociale ; la transition écologique,
énergétique et adaptation au changement
climatique.
La France appelle donc à l’émergence d’une
politique européenne du développement
social et urbain. Pour cela, la Commission
devra désigner un chef de file européen de
la question urbaine, qui pourrait être Corina Cretu, la commissaire en charge de la
politique régionale avec les services de la
direction générale des politiques régionales
et urbaines, en coopération étroite avec les
Etats et les représentants des autorités urbaines, pour un meilleur impact et une plus
grande visibilité de l’action communautaire
sur le terrain.
n

23 juin 2015 - n° 217 - Communes - la lettre 3

Focus  mandats locaux

Gens du voyage : nouvelles
dispositions en perspective
L’Assemblée nationale a
adopté en première lecture
la proposition de loi du
groupe socialiste relative au
statut, à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Elle
prévoit notamment l’abrogation du régime administratif
dérogatoire, renforce les
pouvoirs du préfet pour la
construction d’aires d’accueil
et améliore le dispositif de
cessation des occupations
illicites

L

e dépôt de la proposition de loi
relative au statut, à l’accueil et à
l’habitat des gens du voyage fait
suite au colloque organisé en juillet 2013 par le groupe socialiste à
l’Assemblée, "Gens du voyage : quelles
perspectives ?", et au rapport du préfet
Névache commandé par le Premier ministre. Suite à ces travaux, un texte a été
inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée,
porté par son rapporteur Dominique
Raimbourg. La principale mesure de ce
texte tient dans l’abrogation de la loi de
1969, qui instaurait un régime administratif spécifique et dérogatoire sur la
base de carnets ou livrets pour les gens
du voyage, et imposait que la délivrance
d’un titre de circulation soit conditionnée
au rattachement à une commune.
Une partie des dispositions de la loi ayant
été censurée par le Conseil constitutionnel en octobre 2012 après une question prioritaire de constitutionnalité, il
était nécessaire de légiférer afin d’adapter notre droit aux engagements de la
France et de supprimer ce régime administratif dérogatoire qui faisait courir un
risque de condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme.
Suite à la suppression du régime spécifique de la domiciliation, les gens du
voyage relèveront du régime du "droit
à la domiciliation" mis en place par le
DALO : ils pourront indiquer leur domiciliation dans un centre communal d’action sociale ou auprès d’une association
agréée pour accéder aux prestations sociales, exercer leur droit de vote ou se voir
délivrer une pièce d’identité.

Equilibre
Le texte cherche à atteindre un équilibre
entre les droits et les devoir des gens du
voyage et des collectivités territoriales.
Ainsi, la loi vise à ce que les maires respectent leurs obligations de réaliser les
aires d’accueil manquantes, obligations
fixées par la loi Besson pour les communes de plus de 5000 habitants, tout
en facilitant la cessation des occupations
4 Communes - la lettre - n° 217 - 23 juin 2015

illicites de terrains dans les communes
ayant rempli leurs obligations.
La loi instaure pour le préfet un dispositif
de consignation des fonds, lui permettant de se substituer au maire pour la
réalisation des aires manquantes. Après
mise en demeure, le préfet pourra consigner les sommes nécessaires au respect
des dispositions du schéma départemental. Après une seconde mise en demeure, il pourra les utiliser pour se substituer à la personne publique défaillante.
Pour améliorer le dispositif de cessation
des occupations illicites, le texte prévoit
que si une même caravane procède à
un stationnement illicite en violation du
même arrêté d’interdiction, et qu’il porte
atteinte de la même manière à l’ordre
public, la mise en demeure continue de
s’appliquer. Ce n’était pas le cas auparavant, ce qui permettait de déplacer une
caravane de quelques mètres pour que
toute la procédure soit à refaire. D’autre
part, le tribunal administratif saisi d’un
recours contre la mise en demeure prononcée par le préfet disposera désormais de 48 heures pour statuer, au lieu
de 72 heures auparavant. La proposition
de loi prévoit enfin que le propriétaire
d’un terrain affecté à une activité économique dans une commune non inscrite
au schéma départemental puisse demander au préfet la mise en demeure
d’un campement illicite présent sur son
terrain, alors que la loi actuelle ne permet que d’avoir recours à une procédure
en référé devant le TGI. Adopté en première lecture par l’Assemblée nationale,
le texte doit désormais être examiné par
le Sénat.
Yohan Letertre

Focus  culture

Archéologie préventive :
une réforme attendue

D
Députée de la Gironde,
Martine Faure a remis
le 25 mai dernier à la
ministre de la Culture un
rapport intitulé "Pour une
politique publique équilibrée de l’archéologie
préventive", qu’elle a présenté le 10 juin devant la
commission des affaires
culturelles de l’Assemblée nationale, présidée
par Patrick Bloche

ans cette réunion, l’ensemble des
groupes parlementaires a salué
la qualité de son rapport, qui revient sur le passé, présente la situation actuelle et met en avant
un certain nombre de propositions, pour
améliorer un système qui a rendu bien
des services mais qui, aujourd’hui, pour
reprendre les termes de la députée, « est en
souffrance ».
Le dispositif actuel est régi par deux lois,
celle du 17 janvier 2001, posant les fondements théoriques et juridiques du dispositif d’archéologie préventive ; celle du
1er août 2003 réformant le dispositif initial,
notamment en reconnaissant de nouveaux
acteurs. Il n’est guère facile de s’y retrouver
dans cette pluralité d’acteurs : le ministère
de la Culture, au cœur du dispositif ; l’INRAP,
Institut national de recherches archéologiques préventives ; les services des collectivités territoriales, opérateurs de proximité
partiellement reconnus ; les acteurs de la
recherche, c'est-à-dire le ministère, le CNRS,
les universités ; les opérateurs privés ; les
aménageurs.

rendement décevant ». Elle s’intéresse enfin
à la question de l’archéologie préventive en
mer. Elle voit dans ce point « un des angles
morts de l’archéologie ». C’est pour elle un
sujet de préoccupation majeure.
Dans une troisième et dernière partie, la
députée présente sur plus de 10 pages de
nombreuses propositions pour réformer
le dispositif actuel autour de quelques
axes principaux : construire une politique
publique de l’archéologie préventive claire
et coordonnée ; garantir un système de financement fiable et efficace ; redéfinir les
missions et l’implication de chaque acteur
en matière de recherche et de conservation des données ; donner les moyens au
développement de l’archéologie préventive
en mer ; accroître la mobilité interinstitutionnelle des archéologues. Ses propositions s’inscrivent dans un objectif général :
« Remobiliser l’ensemble des acteurs du
dispositif de l’archéologie préventive dans
le cadre d’une politique publique concertée
qui garantit le respect des exigences scientifiques de la discipline. »
Denis Lefebvre

Confusion des rôles
Martine Faure pointe les « dysfonctionnements du système actuel ». Plusieurs raisons sont mises en avant. Tout d’abord, la
concurrence entre les différents opérateurs.
Le rapport évoque même « les dérives
commerciales de certaines structures » qui
mettent en péril la science archéologique :
« Le transfert de la maîtrise d’ouvrage des
fouilles aux aménageurs tend à introduire
dans un secteur, par essence non marchand, la logique du moins-disant économique ». Les prix proposés par le secteur
privé ne sont tenables qu’au détriment de
la qualité. La situation générale n’est donc
pas bonne, alors que « les services archéologiques de l’État n’ont pas les moyens
suffisants pour assurer une véritable régulation du dispositif. » S’ajoute à cette situation difficile la question du financement de
l’archéologie, que Martine Faure résume
ainsi : « Une grande complexité pour un

Pour consulter l’intégralité de ce document :
http://www.culturecommunication.gouv.fr/
Ressources/Rapports/Rapport-Faure-Pour-unepolitique-publique-equilibree-de-l-archeologiepreventive

23 juin 2015 - n° 217 - Communes - la lettre 5

L’élue de la semaine  frederique masson

Toujours en apprentissage

A
Conseillère municipale de
Lens, suppléante du député
Guy Delcourt dont elle est
aussi l’assistante parlementaire, Frédérique Masson est,
comme elle le dit elle-même,
« à l’articulation de deux
terrains : Lens et Paris »

près des études aux facultés
d’Arras et de Lille, elle est entrée dans la fonction publique
territoriale, à Lens, avant de
devenir en 2008 l’attachée parlementaire de Guy Delcourt puis, en 2012,
sa suppléante : « Il voulait concrétiser le renouvellement. Beaucoup d’élus en parlent,
et peu le font réellement. Il a donné sa
chance à une jeune militante comme moi
qui n’avait sans doute pas une grande
expérience, mais c’était un geste fort. J’y ai
acquis de la responsabilité ».
En 2014, elle est entrée au conseil municipal de cette commune où elle est née. Ce
mandat, elle le place sous le signe de la
proximité, tout en ajoutant : « Je n’ai pas
voulu de délégation, on ne peut pas faire
trop de choses en même temps. Mais je
m’implique totalement, à mon niveau :
réunions, manifestations, etc ». A la fois
politiquement et professionnellement,
elle travaille sur des dossiers nationaux,
qui ont un impact local, et qu’elle retrouve dans son mandat d’élue locale.
Elle met en avant trois dossiers : la santé,
la prévention, la politique de la ville.

Une action multiforme
Bien sûr, Frédérique Masson n’est pas
en situation de responsabilité, mais elle
s’investit "à fond" dans tous ces dossiers,
ajoutant : « J’essaie de faire bien les tâches
qu’on me confie, et ça me passionne.
Par contre, c’est très prenant ». Qui plus
est, elle s’investit dans bien d’autres domaines, politique et associatif. Au Parti
socialiste, qu’elle a rejoint en 2008, elle
est membre du conseil national et, dans
le Pas-de-Calais, elle est secrétaire fédérale à la politique du logement. Et elle
vient d'être nommée secrétaire nationale
aux élections auprès de Christophe Borgel. Que ce soit à la section de Lens ou à la
fédération, elle a un objectif précis : « Ap-

porter aux militants les fruits de mon travail à l’Assemblée, avec Guy Delcourt. On
sent parfois que les camarades, et c’est
valable aussi pour les habitants de Lens,
ne trouvent pas leur compte dans les
politiques nationales, ne ressentent pas
quelque chose de palpable à leur niveau.
J’essaie de trouver les clés qui montrent
que la politique nationale se fait aussi
par rapport au ressenti et aux problématiques locales ». Elle est convaincue
que le "local" doit s’approprier les grands
projets.
Elle est aussi partie prenante dans une
jeune association, montée avec deux députés, Brigitte Bourguignon et Jacqueline
Maquet, "62 Terre de femmes" : « L’objectif
est de promouvoir et de soutenir l’engagement et les talents des femmes sur le
territoire du Pas-de-Calais dans tous les
domaines (politique, économique, culturel, sportif…), d’organiser des débats, des
rencontres autour de l’engagement, de la
lutte pour l’égalité des droits des femmes
dans la société, de sensibiliser à la formation, à l’information aux droits des
femmes, à la juste application des lois ».
Même si elle a d’autres centres d’intérêt
dans la vie, Frédérique Masson est "dans"
la politique, y compris dans ses lectures :
« Je lis, mais surtout, des livres politiques.
J’aime comprendre le parcours de nos
responsables politiques, ce qui les motive, les fait agir. J’ai ainsi lu, il y a peu, le
livre de Claude Bartolone. J’ai fortement
apprécié son témoignage ». De tels livres,
reconnaît-elle, lui permettent de progresser en permanence, elle qui se voit « en
apprentissage permanent ».

Gérant - Directeur de la publication : Nicolas Soret - Rédacteur en chef : Philippe Foussier - Conception réalisation : Brigitte Bossu Photos : D.R. - Ont participé à ce numéro  : Julien Bossu - Denis Lefebvre - Yohan Letertre - Romuald Sautier

D. L.

centre agréé de formation
des élus socialistes et républicains

laïcité
et collectivités territoriales

23 septembre 2015

Séminaire

Les événements tragiques du mois de janvier ont remis la question du vivre ensemble au cœur du débat
public. Alors qu’il en constitue l’un des piliers majeurs depuis son affirmation par la loi de 1905, le principe
de laïcité rencontre de trop nombreuses difficultés d’application sur le terrain.
Condorcet formation a donc décidé de se mobiliser en organisant un cycle de formation dédié à la laïcité,
pour répondre aux interrogations des élus locaux, en première ligne sur ces questions.

Laïcité, les collectivités territoriales
au cœur de la République

le mercredi 23 septembre 2015 à Paris
Quelles sont les dispositions de la loi de 1905 ? Quelle est son application au quotidien ? Comment expliquer et partager ces
principes avec les habitants ?
En présence de juristes, d’experts des questions de laïcité et d’élus locaux, cette première journée de formation permettra d’apporter des réponses simples et concrètes aux situations rencontrées par les élus locaux au quotidien.

9 h 00

- Accueil et ouverture par le président de la FNESR

9 h 15

Histoire et définition de la laïcité - Animé par Martine CERF* et Charles ARAMBOUROU*
- Comment et pourquoi en est-on arrivé à la loi de 1905 ? Les influences, les débats, les conflits…
- Aujourd’hui : Que dit la loi de 1905 ? L’évolution du droit
L’élu local face au communautarisme - Animé par Claude RUCHE* et Antoine HOMÉ*

12 h 45 Déjeuner
14 h 00 La laïcité au quotidien. Plusieurs ateliers, co-animés par un expert et un élu sont proposés au choix :
- La commune, l’éducation et la laïcité - Animé par Alain SEKSIG* et Jean-Michel MORER*
(L’accueil à l’école et le périscolaire, la restauration scolaire…)
- Les services publics, les politiques publiques (sport, culture…) et la laïcité - Animé par Claude RUCHE* et Pascal NOURY*
- Les équipements communaux et la laïcité - Animé par Charles ARAMBOUROU* et Nathalie JEANPOC-BERTRAND*
- La place des femmes Animé par Martine CERF* et Frédérique CALANDRA*
16 h 15 La laïcité expliquée aux habitants - Séance plénière animée par Martine CERF* et Marie-Claude SCHULTZ*
- Comment la partager ? Comment communiquer ?

(*) les intervenants :
- Charles Arambourou est juriste. Il est responsable de la commission
Laïcité à l’Union des familles Laïques
- Frédérique Calandra est maire du 20e arrondissement de Paris
- Martine Cerf est secrétaire générale de l’association Egalité-Laïcité-Europe et auteure (ou co-auteure) de nombreux ouvrages, dont le dictionnaire de la laïcité
- Antoine Homé est maire de Wittenheim (68) et Conseiller Régional
d’Alsace
- Nathalie Jampoc Bertrand est conseillère municipale de Schiltigheim
(67) et présidente UDESR du Bas-Rhin
- Jean-Michel Morer est maire de Trilport (77) et président de l’UDESR de
Seine-et-Marne

- Pascal Noury est maire de Morangis (91), organise les "Ateliers de la
République" pour les élus
- Claude Ruche est spécialiste de la lutte contre les discriminations, de la
promotion de la diversité, de l’égalité F/H. Formateur des agents des collectivités territoriales
- Marie-Claude Schultz est journaliste, formatrice en communication et
relations avec la presse
- Alain Seksig est inspecteur de l’Éducation nationale, ancien D.G.A. des
services d’un Conseil départemental en charge de l’éducation, culture,
sport et vie associative

Renseignements sur le contenu de la formation : Hervé Beaumanoir : Tél. 06 74 57 07 47 - h.beaumanoir@maisondeselus.fr
Renseignements et inscription : Sylvie Druon : Tél. 01 53 20 46 36 - s.druon@maisondeselus.fr

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fnesr

Lieu d’information et de coordination, la
fnesr est une force de négociation au service
de ses adhérents, un trait d’union entre les
collectivités territoriales, le Parti socialiste, les
groupes parlementaires et les pouvoirs publics

Condorcet Formation est l’organisme de formation
des élus socialistes et républicains, capable d’intervenir
dans tous les domaines de l’action publique auxquels
sont confrontés les élus : finances, emploi, culture, aménagement, environnement, santé, numérique et nouvelles technologies, enfance, communication et développement personnel, etc…

Depuis 1959, Communes de France est le vecteur privilégié des échanges entre élus socialistes et républicains.

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01/04/2011 10:55:07
16:25:26
29/11/2012

Régions et Départements

L’ère
des territoires
innovants

TRIMESTRIEL
N°14 - 15
Aoüt 2014

T 10-11

T 14-15
Collectivité ou organisme

la revue des élus socialistes et républicains

C’est fin 2015 qu’auront lieu les prochaines élections régionales et
départementales. Dans cette perspective, Communes de France a
souhaité donner, dans ce numéro double, un aperçu des actions
engagées par les Conseils régionaux et généraux dirigés par la gauche
ces dernières années. Comme le constat avait pu en être dressé pour les
réalisations des équipes municipales et des structures intercommunales l’an passé, on verra ici que les élus socialistes et républicains ont
à leur actif une somme considérable d’initiatives innovantes, inventives, originales, qui s’inscivent dans le cadre et au-delà des compétences obligatoires qui sont celles des Départements et des Régions.
Alors que l’attention médiatique se focalise sur la future carte des
régions et sur l’avenir de l’organisation territoriale, ce numéro recense
les symboles d’une décentralisation réussie à travers un panorama de
politiques publiques adaptées aux besoins des territoires, aux
demandes des habitants et aux exigences d’un aménagement soucieux de solidarité humaine et territoriale.

7

de France
France
DÉPARTEMENTS
& RÉGIONS
RÉGIONS de
DÉPARTEMENTS &

DÉPARTEMENTS & RÉGIONS

L’ERE DES TERRITOIRES INNOVANTS : REGIONS ET DEPARTEMENTS

Communes
N° 7
14- NOEMBRE
- 15 - Août 2012
2014

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