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Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78

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Mise au point

Anatomie chirurgicale de la face dorsale de la main et du poignet
Surgical anatomy of the dorsal face of the hand and the wrist
C. Fontaine a,b,*, G. Wavreille a,b, C. Chantelot b, G. Prodhomme b
a

Laboratoire d’anatomie, faculté de médecine Henri-Warembourg, place de Verdun, 59045 Lille cedex, France
b
Service d’orthopédie B, hôpital Roger-Salengro, CHRU de Lille, 59037, Lille cedex, France
Reçu et accepté le 28 janvier 2005

Résumé
La connaissance de l’anatomie de la face dorsale de la main s’est enrichie ces dernières années d’une approche plus chirurgicale, notamment de sa couverture cutanée et de sa vascularisation artérielle. La vascularisation des nerfs superficiels, les anastomoses entre les réseaux
artériels palmaire et dorsal permettent de bâtir de nouveaux lambeaux, anté- et rétrogrades, utilisables pour la couverture des pertes de
substances de plus en plus distales. L’appareil extenseur présente de nombreuses variations anatomiques, souvent asymptomatiques, hormis le
muscle court extenseur des doigts, qui peut donner un syndrome de masse à la face dorsale de la main.
© 2005 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Abstract
The anatomical knowledge of the dorsal aspect of the hand has been enriched these last years by a more surgically applied approach,
especially of that of its integument and blood supply. The vascularization of the superficial nerves, the anastomoses between the dorsal and
palmar arterial networks has allowed designing new flaps, ante- and retrograde, usable in the coverage of more and more distal defects. The
extensor apparatus shows many anatomic variations, often asymptomatic, except the extensor digitorum brevis manus muscle, which can
mimic a mass at the dorsal aspect of the hand.
© 2005 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Mots clés : Anatomie ; Main ; Face dorsale ; Tendons ; Vascularisation ; Nerfs ; Lambeaux
Keywords: Anatomy; Hand; Dorsal aspect; Tendons; Blood supply; Nerves; Flaps

1. Introduction
La face dorsale de la main et du poignet est à la fois la face
sociale de la main, dont le patient tient à garder le côté esthétique, celle qui est intéressée par de nombreux actes chirurgicaux, celle dont le revêtement cutané est fragile et dont les
pertes de substance (traumatismes, brûlures, nécroses) exposent des éléments nobles (tendons et squelette). Cet exposé
suivra le plan de l’anatomie topographique, explorant les plans
successifs de la surface à la profondeur. Les applications pra* Auteur correspondant.
Adresse e-mail : cfontaine@chru-lille.fr (C. Fontaine).
1297-3203/$ - see front matter © 2005 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.main.2005.01.007

tiques des notions anatomiques apparaîtront en italiques et
en retrait. L’ongle, qui a fait l’objet d’une monographie complète de la Société française de chirurgie de la main, ne sera
pas traité ici.
2. La peau
2.1. Caractéristiques physiques
La peau dorsale est plus fragile que la peau palmaire : couche cornée plus mince (0,02 mm), épiderme peu épais, derme
moins épais et moins résistant, lâchement fixé aux plans profonds par rapport auxquels elle peut se déplacer. Cette fragi-

au risque de voir survenir des brides rétractiles à la limite entre les zones conservées et rempla- Fig. que les incisions cheminent à la limite des unités fonctionnelles. • de petites unités cutanées commissurales triangulaires ou pentagonales . avec les unités fonctionnelles. Les structures nobles sous-jacentes (appareil extenseur.C. plus marqués sur le bord radial. où la peau est fine. les phlegmons peuvent prendre des proportions inquiétantes. Les cicatrices dorsales les moins visibles empruntent les plis d’extension ou leur sont parallèles. relativement extensible. La séparation des peaux palmaire et dorsale est marquée par des lignes d’adhérences. Les dépressions cutanées La plus importante d’entre elles est la tabatière anatomique. 1). surtout nettes au niveau des doigts. caractérisées par un excès de peau considérable quand le doigt est étendu et nécessaire à la flexion complète de l’articulation sous-jacente . limitée par le tendon long extenseur du pouce en arrière et les tendons court extenseur du pouce et long abducteur du pouce en avant. La peau est souple. ce qui permet la flexion complète des articulations du poignet et des doigts. une greffe ou un lambeau sont alors un geste préalable ou contemporain à des gestes plus profonds (ténolyse. sa surface augmente de 20 %. tendue et peu mobile .2 mm d’épaisseur à 25 ans à 0. le plus distal correspond à peu près au bord distal du rétinaculum des extenseurs. plutôt que les recouvrir « au hasard ». mobile. Les unités fonctionnelles Comme au niveau de la face. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 lité augmente avec le vieillissement (elle passe de 1. Les plis 65 cées. arthrolyse). articulations) sont très superficielles Le tissu sous-cutané y est lâche. Au repos. • de petites unités cutanées elliptiques correspondant aux faces dorsales des IPP et IPD des doigts longs et IP du pouce. Michon a ainsi décrit des unités fonctionnelles cutanées palmaires et dorsales (Fig. L’œdème. 2. Une plastie cutanée. Au dos de la main. Fontaine et al. bien visibles quand le poignet est porté en extension et en inclinaison radiale. les hématomes. elle représente une surface d’environ 100 cm2.2. 2. Plan cutané du dos de la main et des doigts. Les cicatrices du bord dorsoradial du poignet doivent être brisées lorsqu’elles croisent les plis de compression. puis de greffer ou de recouvrir. Cette ligne de partage passe par le sommet des plis de flexion interphalangiens.4. 1. Les lignes de moindre tension cutanée (Converse) ou lignes neutres (Adamson-Fleury) sont parallèles à ces plis de compression.75 mm à 70 ans) et la corticothérapie. on décrit : • une grande unité cutanée centrale allant du poignet aux articulations IPP des doigts longs et IP du pouce . Ses phanères diffèrent également de ceux de la face palmaire : présence d’appareils pilosébacés et surtout des ongles. il est préférable à la main d’exciser. en flexion complète. . quand cela est possible. Une rétraction cutanée peut à elle seule limiter l’amplitude de la flexion de l’articulation sous-jacente. Le plus proximal descend jusqu’au processus styloïde ulnaire. Il est aussi préférable.3. Elle est mieux visible en extension-abduction Le poignet est marqué par plusieurs plis de compression. ligaments ostéocutanés passant en arrière du paquet vasculonerveux digital palmaire propre (dit « collatéral »). des zones anatomiques complètes dont les caractéristiques physiques (notamment adhérence ou mobilité) sont voisines. 2. • des unités cutanées rectangulaires correspondant à la face dorsale des phalanges intermédiaires. où elles correspondent aux ligaments de Cleland. • des unités cutanées distales caractérisées par la présence de l’ongle.

4 cm et du tubercule de Lister de 1. Ce concept. 1993).66 C. Le tissu sous-cutané et le fascia superficialis Comme ailleurs. le rameau superficiel du nerf radial [7]. ses branches sont séparées du centre du 1er compartiment de 0. Les veines sous-cutanées Elles sont excessivement variables (Fig. Il émet ses branches terminales (5. à pédicule proximal ou distal. Les veines de la face dorsale doivent être respectées autant que faire se peut pour limiter l’œdème post-opératoire. • le nerf cutané postérieur de l’avant-bras. et les veines métacarpiennes profondes par les veines perforantes. superficielles par les veines intercapitulaires. 4.et intraneural. [19]) par deux divisions successives. où il peut être comprimé (syndrome de Wartenberg). La troisième est encore plus ulnaire. Le rameau superficiel du nerf radial Le rameau superficiel du nerf radial passe de la loge latérale à la face postérieure du poignet en passant habituellement sous le tendon du brachioradial. C’est donc un rapport à ménager dans la chirurgie de la tendinite de De Quervain. Triangulaire ouverte distalement. entre les deux précédents.1. Le réseau veineux dorsal de la main est drainé par les veines céphalique et céphalique accessoire sur le bord radial. elle correspond en profondeur au pôle proximal du scaphoïde. Réseau veineux dorsal. 6]. les nerfs cutanés médial et latéral de l’avant-bras (Bertelli 1993). Ces veines métacarpiennes dorsales communiquent avec les veines métacarpiennes 5.5 et 5 cm . contenus dans le 1er compartiment. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 du pouce. C’est d’abord le nerf digital dorsal radial du pouce qui se détache du tronc nerveux. particulièrement développées au niveau des bases des 1er et 3e espaces intermétacarpiens (Zangh et Schmidt. 2. Fontaine et al. au niveau des commissures. Elle correspond en profondeur au scaphoïde. Les nerfs sous-cutanés La peau de la face dorsale du poignet est sous la dépendance des branches terminales de trois nerfs (Fig. parfois en perforant celui-ci. entre les tendons extenseurs radiaux du carpe en dehors et les tendons extenseurs des doigts longs en dedans. 5. entre le tendon long extenseur du pouce en dehors et les tendons extenseurs radiaux du carpe en dedans. de façon moins importante par la veine basilique sur son bord ulnaire. le rameau dorsal du nerf ulnaire [4. 2). c’est la « fossette de crucifixion ». issu du nerf radial. Fig. entre 4. au trapèze et à l’artère radiale.6 cm [1]. Il croise les tendons du long abducteur du pouce et du court extenseur du pouce.1 en moyenne pour Leroux et al. 3) : • la branche postérieure du nerf cutané médial de l’avantbras en dedans . La seconde lui est plus ulnaire. Il émerge en moyenne à 7.8 cm au dessus du processus styloïde radial [19]. Les veines des doigts. grossièrement organisées bilatéralement (bords radial et ulnaire) se collectent dans des veines métacarpiennes dorsales qui contournent les têtes des métacarpiens et se placent dans les vallées intermétacarpiennes. Elle correspond en profondeur à l’articulation scapholunaire. Ce réseau vasculaire périneural permet de lever des lambeaux en îlot neurocutané. Les rameaux terminaux de ces deux derniers nerfs peuvent s’étendre jusqu’aux têtes métacarpiennes. Au niveau du rétinaculum des extenseurs. Chaque nerf sous-cutané est accompagné par une veine et un plexus artériel péri. • la branche postérieure du nerf cutané latéral de l’avantbras (terminale du nerf musculocutané) en dehors . il existe juste au-dessous de la peau un fascia superficialis sous lequel courent les veines et nerfs superficiels. 3. décrit par Bertelli [3–5] est appliqué à la main et à l’avant-bras et notamment sur les nerfs radial et ulnaire [3].

les variations sont nombreuses et cette ligne de partage peut passer par l’index ou l’annulaire. Fig. Fontaine et al. Le nerf digital dorsal commun du 1er espace se divise ensuite en nerf digital dorsal ulnaire du pouce et nerf digital dorsal radial de l’index . de la phalange intermédiaire des doigts longs. 5.C. Il est quasi constamment relié avec les branches terminales du rameau superficiel du nerf radial par un rameau communicant au dos de la main. qui sont sous la dépendance des rameaux dorsaux des nerfs digitaux palmaires propres correspondants. Ils envoient une branche collatérale à la face dorsale de la phalange proximale [29] et s’épuisent sous la peau des phalanges intermédiaire et distale.0 cm du processus styloïde radial [19]. Son repérage et sa préservation sont essentiels au cours des interventions menées sur la face dorso-ulnaire du poignet. 5. un nerf digital dorsal commun pour les deux versants de la 4e commissure et un nerf digital dorsal commun pour les deux versants de la 3e commissure. nerf digital dorsal radial du pouce 5. rameau dorsal du nerf ulnaire 4. nerf cutané postérieur de l’avant-bras 2. 5.19] . ulnaire et médian.2. Puis se produit la bifurcation en nerfs digitaux dorsaux communs du 1er espace et du 2e espace . Nerfs superficiels du poignet et du dos de la main. . / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 67 brachial pour devenir sous-cutané. 3. Ils croisent le paquet vasculo-nerveux digital palmaire propre et se placent juste au-dessous des nerfs digitaux dorsaux propres des nerfs radial et ulnaire.3. le nerf digital dorsal commun du 2e espace se divise ensuite en nerf digital dorsal ulnaire de l’index et nerf digital dorsal radial du majeur. À ce territoire sont retranchées les faces dorsales des phalanges intermédiaire et distale de l’index.2. 1. rameau superficiel du nerf radial 3. Les nerfs digitaux dorsaux propres Hormis au pouce où ils s’étendent à la phalange distale. Les territoires sensitifs du dos de la main Le dos de la main et des doits se partage entre trois nerfs. collatéraux) au-dessus du processus styloïde radial [1. ceux-ci naissent en regard de la base de la phalange proximale. les nerfs radial. cette bifurcation est située en moyenne à 3. oblique distalement et en dehors. passe entre le muscle fléchisseur ulnaire du carpe et l’extrémité distale de l’ulna. nerfs digitaux dorsaux communs 7. au voisinage de la bifurcation de l’artère digitale palmaire commune [29]. leur territoire s’épuise à la face dorsale de la phalange proximale et. en fait. terminale du nerf musculocutané. Il perfore le fascia anté- 5. Le rameau dorsal du nerf ulnaire Il naît du nerf ulnaire entre 5 et 10 cm du processus styloïde de l’ulna. notamment sur l’articulation radio-ulnaire distale. il entre habituellement en communication (rameau communicant de Lejars) avec les branches terminales du nerf cutané latéral de l’avant-bras.2.1. nerfs digitaux dorsaux propres 8. notamment 6R et 6U. nerf digital dorsal ulnaire du petit doigt 6. nés du nerf médian. Il émet deux fois sur trois un rameau transversal à la hauteur de l’interligne radiocarpien et qui peut être lésé lors des voies d’abord chirurgicales à ciel ouvert et sous arthroscopie. rameaux dorsaux des nerfs digitaux palmaires propres (nn. l’axe du 3e doigt . L’existence de cette double innervation des phalanges proximale et intermédiaire doit rester présente à l’esprit dans la réparation des plaies fraîches et dans la chirurgie des névromes.2. Il contourne l’extrémité distale de l’ulna. Il se termine en se divisant en un nerf digital dorsal propre pour le bord ulnaire du 5e doigt. Les rameaux dorsaux des nerfs digitaux palmaires propres La face dorsale des phalanges intermédiaire et distale est sous la dépendance des rameaux dorsaux des nerfs digitaux palmaires propres . La ligne de partage entre nerfs radial et ulnaire passe classiquement par l’axe médian de la main.2. du majeur et de la moitié radiale de l’annulaire. en partie.

largeur au bord ulnaire 20 mm [26].. le triquetrum le pisiforme et le fascia hypothénarien. Il doit être préservé et réparé chaque fois que possible . il est commun aux tensons long abducteur du pouce APL et court extenseur du pouce EPB dans 66 % des cas . formé par la partie supratendineuse du rétinaculum en haut. Disposition habituelle des tendons au dos de la main. 4. Taleisnik et al. de glissement. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 6.3. • moyenne.68 C. présentant une métaplasie cartilagineuse et des cellules sécrétant de l’acide hyaluronique . Cet épaississement augmente graduellement de proximal à distal. du radius et du fascia thénarien. longueur au bord distal 54 mm. sans prendre aucune insertion sur l’extrémité distale de l’ulna. Le fascia antébrachial Il est mince. Les compartiments Chaque compartiment contient un ou plusieurs tendons entourés par une gaine synoviale dont l’extrémité distale forme un récessus distal ou bourse (Fig. Le rétinaculum des extenseurs Le rétinaculum des extenseurs est un épaississement du fascia du poignet légèrement oblique de radial à ulnaire et de proximal à distal. courte et limitée aux 4e et 5e compartiments. Macroscopiquement. Les dimensions de cette couche superficielle sont les suivantes : longueur au bord proximal 51 mm. sa structure est faite de trois couches (Klein et al. elle paraît histologiquement moins adapté qu’à l’usage précédent. largeur au bord radial 15 mm. cette réparation n’est plus mécaniquement nécessaire après une arthrodèse en rectitude qui lui supprime ce rôle de poulie. faite de fibroblastes. Elle est en continuité avec la capsule radiocarpienne. 6. l’insertion ulnaire du rétinaculum renforcée par des fibres longitudinales appelées « linea jugata » médialement. selon la littérature la plus ancienne. [15]. 4). La couche infratendineuse est étroite.5 % pour Mahakkanukrauh et Mahakkanukrauh [20]). par la couche infratendineuse en bas. le 6e septum latéralement. renforcé par des fibres venant de la gaine du fléchisseur radial du carpe FCR. Son utilisation comme transplant os–rétinaculum–os a également été proposée pour reconstruire la partie dorsale du ligament scapho-lunaire . 6. Il peut servir de point d’attache à une ténodèse des tendons extenseurs. Le 6e est complexe. La couche superficielle est transversale dans sa partie proximale. oblique dans sa partie distale. Son analogie avec les poulies de l’appareil fléchisseur en a fait proposer leur utilisation dans les reconstructions de poulie A2 et A4. Le tendon de l’extenseur ulnaire du carpe ECU est enfermé dans une tunnel fibreux indépendant. Fontaine et al. pour se terminer sur le triquetrum avec les fibres superficielles. Il y a six compartiments dorsaux séparés par six septums verticaux. Le plan fascial et le rétinaculum des extenseurs 6. épaisse. la capsule radiocarpienne. Elle naît en dehors du bord radial du fascia palmaire.1. Le 1er compartiment [10] Long de 16 mm et large de 8 mm. Fig. la capsule et le disque radioulnaire distaux (RUD). supratendineuse et infratendineuse.3. 6. elle semble beaucoup plus élevée chez les Indiens (77. Elle passe profondément par rapport à l’extenseur ulnaire du carpe. 1999) : • profonde. [28] ont montré que le rétinaculum des extenseurs était formé de deux couches. Comme pour celui de la cheville. Chaque septum naît de la couche supratendineuse et se termine sur le périoste du radius (trois premiers septums). de fibres collagènes denses et élastiques rares . faite de tissu conjonctif lâche renfermant des canaux vasculaires. . [10] . La présence d’un septum est de 40 % pour Jackson et al.1. 47 % pour Gonzalez et al. Elle se termine en dedans sur le fascia antébrachial palmaire.2. Il sert de poulie de réflexion aux tendons extenseurs des doigts. il est partiellement divisé par un septum dans 29 % des cas et un septum osseux dans 5 % des cas. Sa transition avec le rétinaculum des extenseurs se fait progressivement et il est difficile d’individualiser le bord proximal du rétinaculum des extenseurs. • superficielle.

Il est subdivisé par un septum lâche dans 45 % des cas. sur lequel se réfléchit le tendon du long extenseur du pouce avec un angle moyen de 144° (Biyani et al. celle de l’EPB est plus longue (51 mm) que celle de l’APL (35 mm). / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 Une séparation complète a été observée dans 9.2. Fontaine et al.3. 6. en dedans de l’ECU.5 % par Schmidt et Lahl [26].5. le tendon EPL traverse alors le compartiment de l’extenseur commun des doigts. Ces deux gaines communiquent dans 81 % des cas. superficielle et profonde) et profond (luimême subdivisé en deux couches. son récessus distal à 5 mm de la 5e articulation carpo-métacarpienne. Il se situe à l’aplomb de l’interligne RUD. Les plus utilisées sont la voie 3-4 dorsoradiale. même en l’absence de frottement sur une broche. il contient les quatre tendons de l’extenseur des doigts (ED) et celui de l’extenseur propre de l’index (EIP). Les extenseurs radiaux du carpe (extensores carpi radialis longus et brevis ECRL et ECRB) Ils cheminent dans le 2e compartiment à la sortie duquel ils divergent l’un de l’autre. Le 5e compartiment Long de 29 mm et large de 3-4 mm. superficielle et profonde. et se termine par plusieurs récessus en doigts de gant . 69 6. Le fascia dorsal de la main Au-delà du bord distal du rétinaculum des extenseurs. le plus long d’entre eux. [15]. la voie 6U.5.3.4. car elle existait dans 46. Cette septation a été rendue responsable de la ténosynovite de De Quervain. 5 mm en amont du rétinaculum des extenseurs. L’expansion proximale et distale de ces gaines peut être notablement augmentée dans les ténosynovites (polyarthrite rhumatoïde) et nécessiter des abords extensifs. Chaque tendon est entouré d’une gaine synoviale propre. il ne contient que le ou les tendons de l’extenseur du petit doigt (EDM). il contient le seul extenseur ulnaire du carpe (ECU). le 3e compartiment peut manquer. 67. (1998) et 8. large de 46 mm (sur son bord radial) à 57 mm (sur son bord ulnaire).3. Exceptionnellement. 6. le récessus distal s’étend jusqu’au niveau de l’articulation trapézométacarpienne ATM. 6. Les voies d’abord arthroscopiques Elles sont définies par rapport aux compartiments dorsaux. Lengsfeld et Koebke (1990) ont montré que le versant radial du 3e compartiment.3. La gaine synoviale de l’EC commence par un récessus unique proximal. Le 3e compartiment Long de 25 mm. pour devenir oblique distalement et en dehors. 6. Le 4e compartiment Long de 25 mm. Ils conseillent l’immobilisation du poignet en légère inclinaison ulnaire pour diminuer la pression du tendon sur le tubercule de Lister. polyarthrite rhumatoïde). à l’aplomb du tubercule de Lister. 7. Le récessus distal s’arrête 5 à 8 mm proximalement aux articulations carpométacarpiennes. Le 6e compartiment Long de 21 mm et large de 6 mm. celui de la gaine de l’EPB 5 mm distalement.6. la voie médiocarpienne ulnaire entre les 4e et 5e compartiments. elle contient les tendons des long et court extenseurs radiaux du carpe ECRL et ECRB. 1996). Sa gaine tendineuse est la plus longue (69 mm).43 % des malades opérés par Aktan et al. Le 2e compartiment Long de 23 mm et large de 10 (proximalement) à 13 mm (distalement). (1998).1. descend à 7 mm de l’articulation carpo-métacarpienne.3. 6. Ce compartiment est croisé en surface par le rameau superficiel du nerf radial.4. le fascia dorsal se diviserait selon Kanavel (1939) en deux fascias. son récessus proximal est situé 17 mm proximalement à l’articulation radiocarpienne. superficiel (lui-même subdivisé pour Anson 1945 en deux couches. Les tendons extenseurs du poignet 7. Le récessus distal de la gaine de l’APL se termine 12 mm proximalement à l’articulation trapézométacarpienne (ATM). Le tendon EPL est très exposé aux ruptures (rétrécissement en chicane de sa gaine fibreuses dans les fractures de l’extrémité distale du radius. la voie 6R entre les 5e et 6e compartiments.3. le plus ulnaire. il contient le seul EPL et il est divisé en deux segments : • un long tunnel ostéofibreux qui contourne le tubercule dorsal du radius (de Lister).75 % des cas par Aktan et al. qui communique avec la gaine tendineuse de l’ECRB dans 92 % des cas. 6. présente une augmentation de densité osseuse et qu’il est recouvert d’une surface de glissement. entre lesquelles cheminent les tendons extenseurs). épais de 9 mm (à son bord proximal) à 14 mm (à son bord distal).5 % des cas opérés par Jackson et al. La gaine fibreuse est étroite et le tendon EPL change de direction au bord distal du tubercule de Lister contre lequel il frotte. • un court segment purement fibreux. Une telle septation rend souhaitable une double injection de corticoïdes dans le traitement infiltratif et sa libération lors du geste chirurgical. Sa gaine synoviale est longue (56 mm). Ce dernier est facilement reconnu : c’est celui qui est le plus profondément situé et dont le corps charnu descend habituellement (70 %) dans le 4e compartiment. le récessus proximal débute 25 mm au-dessus de l’interligne radiocarpien. Sa gaine synoviale est longue (49 mm). l’ECRL se terminant sur la base .C.

ils échangent des fibres. Les tendons surnuméraires du 2e compartiment sont souvent larges et constituent une bonne source de greffon tendineux. il en est séparé par une petite bourse séreuse. Ils courent à la face dorsale des 3e et 4e métacarpiens (pour le majeur et l’annulaire). superficielle et profonde. [13] sur 548 mains. La couche superficielle a une insertion sur l’épicondyle latéral et fournit l’extenseur (commun) des doigts (extensor digitorum ED) et l’extenseur du petit doigt (extensor digiti minimi EDM ou extensor digiti quinti EDQ). décrites par Zancolli (1979). En cas de tendons multiples. Une ostéosynthèse par plaque est plus aisée et comporte moins de risque d’adhérence ou de fragilisation tendineuse sur les 2e et 5e rayons que sur les 3e et 4e rayons. 72 % au milieu et 17 % au bord distal) et se termine soit sur la tête du 5e métacarpien. on trouve plus fréquemment un tendon double à l’annulaire et une jonction 4–5 épaisse de type 3 pour le tendon de l’extenseur du 5e doigt ou une aponévrose dorsale. l’absence de tendon de l’extenseur commun pour l’auriculaire [34] ou son partage avec l’annulaire [13].2. il est accompagné par un fin tendon accessoire qui naît du tendon principal dans le 6e compartiment (12 % au bord proximal. Fontaine et al. Melling et al. Les jonctions intertendineuses (junctura tendinum) Tous les tendons de l’extenseur commun sont unis par un fascia. puis la disposition des tendons extenseurs de chaque doigt. L’extenseur commun des doigts Sur la base des travaux de Hirai et al. 8. c’est un excellent test pour vérifier l’intégrité des tendons EIP et EDQ. Dans 51 % des cas [26]. Dans 36 % des cas. qui les rendent interdépendants. elle donne les muscles du plan profond de la loge postérieure : long abducteur du pouce (abductor pollicis longus APL). L’extenseur ulnaire du carpe (extensor carpi ulnaris ECU) Il chemine en regard d’un sillon creusé dans l’extrémité distale de l’ulna. 8. En raison de la présence habituelle de deux tendons indépendants non reliés par une jonction tendineuse. long extenseur du pouce (extensor pollicis longus EPL) et extenseur propre de l’index (extensor indicis proprius) .2. Les tendons extenseurs des doigts divergent au-delà du bord distal du rétinaculum vers la bandelette intermédiaire de l’aponévrose dorsale de chaque doigt. Il joue un rôle important dans la stabilisation de l’articulation RUD. anormalement. (2001) ont rapporté un cas d’ECRB accessoire rejoignant l’aponévrose dorsale de l’appareil extenseur de l’index. on trouve un extensor carpi radialis accessorius qui se termine sur la base du 1er métacarpien (Khaledpour et Schindelmeiser 1994). court extenseur du pouce (extensor pollicis brevis EPB). un tendon double [34] ou simple [13] de l’extenseur commun pour l’annulaire.1.70 C. se terminant sur le bord ulnaire du tendon de l’extenseur commun. et un double tendon de l’extenseur du 5e doigt. qui peut ou non être renforcé par une jonction. il est possible d’étendre les 2e et 5e doigts en maintenant le 3e et le 4e complètement enroulés en flexion : le sujet « fait les cornes ». Dans 5 % des cas (Gruber 1877). Les variations les plus fréquentes sont : • un double tendon de l’extenseur propre de l’index . La couche profonde (extensor digitorum profundus) naît des os de l’avant-bras et de la membrane interosseuse antébrachiale . Les tendons extenseurs des doigts Les muscles extenseurs des doigts se différencient à partir de deux couches. un seul tendon de l’extenseur commun pour le majeur. Des variations sont notées dans un cas sur deux (Albright et Linburg 1978). où les jonctions intertendineuses compliquent encore l’abord. soit sur l’aponévrose dorsale du petit doigt. Nous décrirons d’abord les muscles les plus fréquents. la face dorsale des 2e et 4e espaces interosseux pour l’index et l’auriculaire. Sur . Quand le tendon de l’extenseur commun manque à l’auriculaire. l’extensor carpi radialis intermedius (ECRI) dont le tendon se termine avec l’un des deux autres extenseurs radiaux du carpe sur le 2e ou le 3e métacarpien. et de Von Schroeder et Botte [34] sur 43 mains et de Zilber et Oberlin sur 50 mains [37]. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 du 2e métacarpien. l’ECRB sur le processus styloïde du 3e métacarpien . on trouve un corps charnu supplémentaire. un seul tendon de l’extenseur commun pour l’index. la distribution habituelle est la suivante : un seul tendon pour l’extenseur propre de l’index. Pratiquement tous les muscles surnuméraires dérivent de la couche profonde et sont innervés par le nerf interosseux postérieur. on note plus fréquemment une jonction intertendineuse 2–3 plus fine. Son repositionnement est un temps important de la stabilisation de l’articulation RUD. elle peut s’étendre au poignet et donner des muscles surnuméraires. la plus fréquente venant de l’ECRL et se terminant avec l’ECRB (Albright et Linburg 1978). • un double ou triple tendon de l’extenseur commun pour le majeur . normalement. 8. 7. • un simple ou double petit tendon de l’extenseur commun pour l’auriculaire. notamment dans la chirurgie du poignet rhumatoïde. Dans 12 % (Wood 1988) à 24 % (Albright et Linburg 1978) des cas. • un simple ou un triple tendon de l’extenseur commun pour l’annulaire .

Yamaguchi et Viegas (2000) ont rapporté un cas où il cheminait à son bord radial. était fascia-ligament-tendon. rendu responsable de douleurs. von Schroeder et al. Dans le 4e espace. Il peut être associé à d’autres anomalies musculaires du côté opposé. 80 % dans le 4e espace) . • Type 2 : bandes plus épaisses et bien limitées (40 % dans le 3e espace. 1995) ont noté un extenseur propre du majeur dans cinq cas sur 43. rarement sur celle de l’annulaire et/ou de l’auriculaire (Cavdar et al. Il naît le plus souvent de la face dorsale du carpe (ligament radiocarpien dorsal. (2001). 28 % dans le 3e espace) . il faut s’assurer que la bandelette ulnaire que l’on veut prélever correspond bien avec le corps charnu trouvé à l’émergence du 4e compartiment. C’est un muscle . muscle manieux) Connu depuis 1987 (Le Double. Ces muscles sont situés entre le long extenseur du pouce (extensor pollicis longus proprius) et l’extenseur propre de l’index. un métacarpien plus mobile (?). 8. 8. de façon uniou bilatérale. [13] ont classé les jonctions intertendineuses en trois types : • Type 1 : régions filamenteuses développées dans le fascia intertendineux. son corps charnu descend dans le compartiment. Steichen et Petersen (1984) ont rapporté un cas de jonction intertendineuse entre le tendon de l’extenseur commun destiné à l’index et le long extenseur du pouce . Fontaine et al.4 %) et l’extenseur radial de l’index (extensor indicis radialis) (34 cas sur 952 mains. Il est innervé par le nerf interosseux postérieur et vascularisé par l’artère interosseuse postérieure. cette variation était vraisemblablement bilatérale. mieux visible sur le poignet fléchi à 30° et les 71 doigts étendus . comme un extensor medii proprius (Cigali et al. [22].6 %). C’est un muscle fusiforme de 3–7 cm de long. récemment. rangée proximale). les autres sont un tendon de l’extenseur commun relié à celui du majeur par une jonction intertendineuse fine et transversale. Leur absence congénitale peut favoriser la luxation de l’appareil extenseur au dos de la MCP (Kang et Smith 2001). Elles participent à la stabilisation du tendon extenseur au dos de la MCP : Kang et Smith ont rapporté l’absence congénitale bilatérale des jonctions intertendineuses qui favorisait la luxation des tendons des 3e et 4e doigts. de radial à ulnaire. (1995) n’ont jamais trouvé de jonction intertendineuse dans le 1er espace et elle manquait dans 12 % des cas dans le 2e espace. c’est habituellement une découverte opératoire ou d’imagerie pré-opératoire (échographie. Il se termine normalement au bord ulnaire et un peu au-dessous du tendon issu de l’extenseur commun. la patiente n’avait pas d’extension du pouce indépendante de celle des doigts longs. 2002). l’extenseur du 5e doigt recevait la jonction intertendineuse. 23 % dans le 4e espace) . Le court extenseur des doigts (extensor digitorum brevis manus EDBM. La disposition la plus fréquente. L’extenseur propre de l’index (extensor indicis proprius EIP) Il chemine dans le 4e compartiment avec et au-dessous de l’extenseur des doigts. ligamentaire et tendineux. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 40 mains disséquées. Vaclavek (1975) l’a vu se terminer sur la base de la phalange proximale. Extenseur accessoire du pouce et de l’index ou extenseur commun du pouce et de l’index (extensor communis pollicis et indicis) et extenseur radial de l’index Sur 952 mains de 476 cadavres japonais. IRM) Son traitement consiste plus en l’ouverture du rétinaculum des extenseurs qu’en son excision. Il est trouvé avec une fréquence variable selon les séries (1–10 %) : 4/256 (1. Dans 70 % des cas.1. Beatty et al.5. (2000) ont excisé un extenseur accessoire du pouce. • Type 3 : languettes tendineuses divisées en deux soustypes « y » et « r » selon leur forme (33 % dans le 3e espace.5. Cependant. Yoshida (1995) a étudié l’extenseur accessoire du pouce et de l’index (extensor pollicis et indicis accessorius) (13 cas sur 952 mains. Il se distribue à rarement plus d’un doigt et se termine habituellement sur l’aponévrose dorsale de l’index ou du majeur.3. la présence de l’extenseur propre non bridé par une jonction intertendineuse n’est qu’une des causes de la relative indépendance de l’index . pour Hirai et al. cheminant dans le 3e compartiment. elle est souvent confondue avec un kyste synovial ou une ténosynovite . les sous-types 3r étaient surtout présents dans le 3e espace et les 3y dans le 4e espace.4. Extenseur propre du majeur (extensor medii proprius) Von Schroeder et Botte (1991. 1998). Muscles surnuméraires et variations 8. transverses ou obliques (88 % dans le 2e espace. Avant de couper le tendon de l’EIP au dos de la MCP.2. 8. Gaulke (2001) 8. c’était toujours le tendon de l’extenseur commun et jamais l’extenseur propre qui recevait la jonction intertendineuse. un lombrical monopenné. car du côté opposé. Ils peuvent être associés à une variation de l’extenseur commun des doigts (4 cas sur 13 extenseurs accessoires du pouce et de l’index et 5 cas sur 34 extenseurs radiaux de l’index). un premier interosseux dorsal qui entraîne une rotation de la phalange proximale.C. Smith). L’EDBM ne fait parler de lui que lorsqu’il se manifeste par une tuméfaction parfois douloureuse du dos de la main. 3. ce muscle dérive de la couche profonde des extenseurs des doigts. Von Schroeder [34] et Hirai et al. Wehbe [36] les classe en trois types : fascial. D’autres cas ont été rapportés par Culver (1980). Dans le 2e espace. 1. Pour von Schroeder et Botte (1997).6 %) pour Rodriguez-Niedenfuhr et al.5. Le tendon de l’extenseur propre de l’index est vascularisé par la 2e artère métacarpienne dorsale de façon rétrograde et peut être utilisé comme greffon tendineux vascularisé (Vermeylen et Monballiu 1991).

Des variations de ce muscle existent dans 8 % (Komiyama et al. grâce à l’innervation séparée du chef de l’extenseur commun destiné à l’index.6. Kosugi (1989) en a répertorié 18 types différents de variations.6. l’anomalie était bilatérale et naissait de la partie distale de l’ulna. Le tendon accessoire de l’extenseur ulnaire du carpe (extensor digiti minimi accessorius). Khaledpour et Schindelmeiser (1993) ont rapporté la co-existence de ce muscle et du court extenseur des doigts (extensor digitorum brevis) . L’appareil tendineux du 5e doigt Mestdagh et al. sinon le patient perdrait l’extension active du 5e doigt. • un extensor indicis radialis et un extensor medii proprius (type 4 de Komiyama) . comme dans le cas décrit par Kaplan et Spinner (1984).6. La jonction intertendineuse qui unit le tendon de l’index à celui du majeur est fasciale. Cette inconstance de l’insertion de l’extenseur du 5e doigt est l’une des explications possibles du signe de Wartenberg dans la paralysie ulnaire. Fontaine et al. à l’auriculaire.1.1. • un tendon EIP en position palmaire ou radiale au niveau de la tête métacarpienne.6.2.3.1. L’excision de la jonction intertendineuse permet de rendre une extension indépendante à l’index après transfert de l’extenseur propre. les deux doigts ulnaires étaient étendus. Extenseur commun de l’index et du médius (extensor communis indicis et medii) Von Schroeder et Botte (1991) ont décrit l’extenseur commun de l’index et du médius (3. de type IB de von Schroeder (11/27 dissections et 10/13 opérations) (Kitano et al. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 analogue à l’extenseur propre de l’index et ayant une origine analogue. la diaphyse (2.72 C. soit une bandelette isolée de l’extenseur commun. L’appareil tendineux de chaque doigt long 8. se terminant à des endroits variés du 5e métacarpien : la base à côté du tendon principal (29. deux pour l’extension de la MCP de l’auriculaire et une pour étendre la MCP de l’annulaire . Il était innervé par le nerf interosseux postérieur. Dans le cas rapporté par Abu-Hijleh (1993). L’extenseur propre de l’index. qui présentait trois bandelettes. du type IA de von Schroeder (16/27 dissections et 3/13 opérations) ou filamenteuse. Il est inconstant. ni jonction. Gonzalez et al.6 %). (1985) ont trouvé que le tendon de l’EC est souvent dédoublé et parfois accompagné par un tendon propre plus profond. sur les 15 mains sans tendon de l’extenseur commun. Le transfert de l’extenseur propre nécessite de s’être assuré au préalable de l’existence soit de l’extenseur commun.2.1. 8. [11]. l’EDQ. Pour Gonzalez et al. 8.5.5 %) ou la tête (1.2. ou sur l’aponévrose dorsale de l’appareil extenseur du petit doigt. (1985) ont trouvé que chaque doigt long recevait au moins deux bandelettes tendineuses . • un extensor medii proprius avec ou sans extensor medii brevis (type 3 de Komiyama) .1. .4 %).) . 2/72 pour Gonzalez et al.3. 8.1. L’appareil tendineux du majeur Mestdagh et al. Il est présent dans 71 % des cas pour Schmidt et Lanz [25]. [12]).3.3. mais sur le tissu fibreux profond proximal à la MCP.3.6. Le tendon de l’extenseur commun. Le tendon de l’extenseur commun. Les plus fréquentes sont : • un tendon supplémentaire de l’EC (10/72 pour Gonzales et al. Que l’on tire sur l’appareil extenseur de l’annulaire ou sur celui de l’auriculaire. 8. l’une pour l’index. C’est un muscle extenseur propre de l’index qui se divise en deux bandelettes. un tendon est constant. 12 avaient une jonction intertendineuse et 3 n’avaient ni tendon extenseur commun. 10 sur 50 mains avaient une insertion directe de l’extenseur propre du 5e doigt sur le tubercule de l’abducteur du petit doigt. Le chef destiné à l’index est bien séparé et reçoit du nerf interosseux postérieur une innervation distincte du reste de l’extenseur commun. soit les deux. Gonzalez et al. L’extenseur propre du 5e doigt.2 %). le tendon de l’EC et l’expansion de l’ECU. 28 mains avaient une insertion normale de l’appareil extenseur. soit d’une jonction. • un extensor pollicis et indicis accessorius ou un extensor indicis radialis .6. 22 mains avaient soit une insertion directe de l’extenseur propre du 5e doigt sur le tubercule de l’abducteur.6. 8. [18]) à 20 % des cas (Kosugi 1989. (1999) ont rapporté deux fois un cas de découverte systématique en dissection de variation de l’exten- seur du petit doigt. l’autre pour le majeur où il se termine non sur l’aponévrose dorsale. 8. il naissait du quart distal du radius et se terminait sur la base de la phalange proximale. • un tendon supplémentaire de l’EIP (type 1 de Komiyama. L’appareil tendineux de l’index La disposition classique associe l’extenseur propre (EIP) et le tendon de l’EC [9]. (1996) sur 50 mains n’ont trouvé le tendon de l’extenseur commun que dans 35 cas . Nakashima (1993) en a trouvé 82 cas sur 240 mains disséquées (34. mais dont la terminaison est palmaire et ulnaire sur l’aponévrose dorsale dans tous les cas sauf un. 8.6.7 %). et deux sont variables. le petit doigt recevait aussi un tendon séparé issu de l’extenseur commun. 8. 8. Seradge et al. 1996). où il se terminait sur le tissu fibreux profond proximal à la MCP.) . C’est le seul constant.6.

la partie superficielle et le court extenseur du pouce reçoivent leur innervation par leur bord radial. [35] ont décrit cinq cas de « syndrome distal du NIOP » fait de douleurs dorsales chroniques du poignet.7. (1995) ont étudié l’architecture fibreuse de l’aponévrose dorsale du pouce. Il participe à l’innervation de l’articulation radiocarpienne. il peut manquer (2 cas sur 52).6. sans insertion osseuse sur la base de la phalange proximale (36 cas sur 52 de Brunelli et Brunelli.1.2. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 Cavdar et Sehirli (1996) ont rapporté un EIP avec un tendon accessoire situé entre lui et l’EPL et relié au tendon de l’EPL par une connexion intertendineuse en regard du 2e métacarpien. Van Oudenaarde et Oostendorp [32]. Son territoire cutané s’étend à une zone correspondant à celui du rameau dorsal du nerf ulnaire. près du septum le séparant du 3e compartiment. stabilisant le trapèze comme plate-forme sur laquelle le 1er métacarpien bouge sous l’effet de la partie superficielle. longues. se terminer exclusivement sur la dossière de l’extenseur. superficielle et profonde. trouvé trois fois élargi et cinq fois adhérent à la capsule. La partie proximale est située proximalement. Chaque partie a une innervation séparée . en position superficielle par rapport à la partie profonde . elle se termine sur un tendon central . présente une contraction isométrique. se terminer certes sur la phalange distale (4 cas seulement sur 52). lors des mouvements du pouce. La partie superficielle est située plus distalement. la moins puissante. la partie profonde. Le long extenseur du pouce C’est le plus constant des tendons du pouce. se réfléchissant également sur le tubercule de Lister.6 et 4. la partie superficielle. Van Oudenaarde [33] présume que. Ce système laminaire péritendineux est relié à la fois aux ligaments capsulaires et rétinaculaires du pouce. guéries quatre fois et améliorées une fois par la résection du NIOP. Les artères du dos de la main (Fig. Le long abducteur du pouce Van Oudenaarde [31] et Dos Remedios et al. [8] ont montré qu’il était formé fondamentalement de deux parties. 1 cas chez deux frères pour Lutz et al. présente une contraction isotonique. est en fait variable.7. L’aponévrose dorsale du pouce Bade et al.1. Sa résection fait partie de nombreux gestes chirurgicaux intéressant le poignet. chaque ventre de la partie profonde reçoit une innervation séparée . mais se terminant sur la base de la phalange proximale. 10. par son bord radial celle du court abducteur du pouce. Le court extenseur de l’index (extensor indicis brevis). Dawson et Barton (1986) n’ont trouvé la description classique que trois fois sur 16. 1997). après sa sortie de la coulisse du 1er compartiment. L’appareil tendineux du pouce 8. au-dessus de l’insertion de l’extenseur propre de l’index. 8. Il s’épanouit pour former l’aponévrose dorsale du pouce et reçoit par son bord ulnaire l’expansion de l’adducteur du pouce. recouvrant les métacarpiens . 9. ses fibres courtes se terminent obliquement de façon penniforme . contourne le bord ulnaire du poignet superficiellement au rétinaculum des fléchisseurs. la plus puissante. Le NIOP peut être facilement irrité par un kyste synovial dorsal. Le nerf interosseux postérieur Sur le plancher de ce compartiment court le nerf interosseux postérieur (NIOP) de l’avant-bras. né du tiers distal de l’ulna. n’est recouverte par aucun muscle. Ces couches sont des zones de réponse variée aux stress répartis le long des lignes de stabilisation musculotendineuse équilibrée de l’interphalangienne.C. et est formée de plusieurs ventres musculaires qui ont chacun une terminaison distincte . Le rameau dorsal de l’artère ulnaire Il accompagne le rameau dorsal du nerf ulnaire et le vascularise.7. la traction sur le tendon ne donnait pas d’effet évident.4.3. Gahhos et Ariyan (1983) ont rapporté un extensor indicis brevis né de la capsule dorsale du carpe en regard du scaphoïde. issue d’une branche terminale du nerf interosseux postérieur. 8. réveillées par la palpation locale et l’extension (5/5) et la flexion (3/5) extrêmes du poignet. Wada et al.7. 8. traversant le 4e compartiment. Il peut être doublé par un extensor pollicis tertius (AbuHijleh 1993). 8. [8] ont étudié son innervation.3. ses fibres. Le court extenseur du pouce Son insertion terminale classique sur la base de la phalange proximale du pouce.4 cm proximalement au processus styloïde ulnaire. elle passe avec la partie profonde dans le 1er compartiment et se termine sur le 1er métacarpien qu’elle mobilise.7.3. passe sous le fléchisseur ulnaire du carpe FCU. Les expansions dans l’espace intercellulaire péritendineux agissent comme des espaces de glissement ou des fentes de l’appareil extenseur. 73 8. il se divise en plusieurs bandelettes qui s’insèrent sur la région de l’articulation trapézométacarpienne . sont parallèles les unes aux autres . Dans dix cas sur 52 (plus les 2 où il était absent). recouverte par le muscle extenseur commun des doigts. Pour Brunelli et Brunelli (1992). sa contraction les tend. Dos Remedios et al. chacune se terminant par un ou plusieurs tendons. Fontaine et al. Il naît de l’artère ulnaire entre 1. Le tissu conjonctif dorsal du pouce forme différentes couches de lamelles conjonctives formant un système péritendineux autour des tendons court et long extenseurs du pouce. soulagées par l’infiltration anesthésique locale. 5) 10. révélé par une masse du dos de la main. elle nécessite l’ouverture du 4e compartiment.

1. 1997). traverse la membrane interosseuse entre 8 et 12 cm proximalement à l’interligne radiocarpien [14] et chemine dans le septum entre l’EPL et l’EC. ou celles de l’index et du majeur (lambeau bifolié « en cœur »). L’arcade dorsale du carpe Elle anastomose l’artère radiale au rameau dorsal de l’artère ulnaire.2 mm (Syed et al.1.4. Les artères métacarpiennes dorsales des doigts longs Fig. double dans 27 % des cas. 1re artère métacarpienne dorsale [2] Elle naît de l’artère radiale à la base du 1er espace interosseux et court parallèlement au 2e métacarpien. De la même façon. L’artère interosseuse antérieure L’artère interosseuse antérieure participe la vascularisation de la face dorsale des deux tiers distaux de l’avant-bras De l’arcade dorsale du carpe naissent de façon variable les artères métacarpiennes dorsales. trois à cinq branches osseuses pour le tiers distal du radius et des branches musculaires pour l’extenseur commun et les muscles du plan profond de la loge postérieure.. La perforante inférieure traverse la membrane interosseuse entre 4 et 5 cm proximalement à l’interligne radiocarpien. Syed et al. accompagnée par deux veines comitantes. accompagnée par une veine comitante et une branche du rameau superficiel du nerf radial.4. Elle permet aussi de lever un lambeau cutané en îlot sans hampe cutanée (mais toujours avec une hampe fasciale). [6] ont décrit un lambeau neurovasculaire fondé sur cette artère et le nerf correspondant.74 C. 10. cheminant sur le fascia (57 %) ou dans le 1er muscle interosseux dorsal (13 %). Elle se divise régulièrement en regard de la MCP de l’index en deux branches pour la face dorsale de la phalange proximale de l’index et s’anastomose là avec l’artère digitale palmaire propre radiale de l’index. 1997). en regard de la rangée distale du carpe. large de 0. arcade dorsale du carpe 4. exceptionnellement absente (3 %). supérieure et inférieure (Hu et al. 10. Elle est unique dans 70 % des cas. ne prenant que la face dorsale de P1 de l’index.3. [14]. 5. Elle abandonne une branche médiale (42 sur 44 cas) qui s’anastomose avec l’artère interosseuse postérieure.1 ± 0. Ces anastomoses distales sont assez riches pour permettre de lever un lambeau à pédicule rétrograde. Elle est régulièrement (93 %) anastomosée à la 2e artère métacarpienne palmaire au niveau du col du métacarpien. soit par des perforantes septocutanées (8 cas sur 12). 10. Ce lambeau peut aussi être utilisé en rétrograde (Kite flap inversé de Schoffs). artères métacarpiennes dorsales ulnaires et la partie ulnaire de la région hypothénarienne. Fontaine et al. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 et du poignet par le biais de deux branches perforantes principales. .. Disposition habituelle des artères au dos de la main. 10.9 à 1. [7] ont décrit un lambeau neuro-vasculaire fondé sur l’artère radiale. [21] et Casoli et al. Oppikofer et al. La perforante supérieure. 1997). artère radiale 2. Cette artère sert de base au lambeau cerf-volant (avec une hampe cutanée au lambeau). rameau postérieur de l’artère interosseuse antérieure 3. associant un vaisseau superficiel et un vaisseau intramusculaire. Coskunfirat et al. soit par des rameaux cutanés directs (3 cas sur 12).2. qui permet de lever le lambeau interosseux postérieur.. 3e et 4e artères métacarpiennes dorsales. Elle donne naissance aux 2e. artères dorsales du pouce 5. naît au bord proximal du carré pronateur (Syed et al.5 mm [14] ou 1. et rejoint l’arcade dorsale du carpe. Elle abandonne cinq à sept branches septocutanées qui vascularisent les deux tiers distaux de la face dorsale de l’avant-bras. le lambeau interosseux antérieur [14] dont la surface varie de 5 × 9 cm à 8 × 15 cm. le point de rotation le plus distal possible correspondant à l’articulation lunocapitale et qui permet d’atteindre l’articulation interphalangienne distale des doigts.

où elle se divise en deux artères digitales dorsales (ulnaire de l’index et radiale du majeur). Plus distalement ce réseau dorsal est anastomosé avec des branches des artères digitales palmaires propres. au niveau de l’articulation MCP. . autour des anastomoses dorsopalmaires commissurales (Maruyama) ou digitales (Karacalar [17]). à quatre niveaux principaux : C en regard du milieu de la phalange proximale (0. distalement avec un vaisseau palmaire au voisinage du col du métacarpien . il s’agit d’une collatérale de la 1re artère métacarpienne dorsale qui passe au bord médial du tendon long extenseur du pouce. elle naît habituellement (80 %) de l’arcade palmaire profonde. de l’arcade palmaire profonde.4.5. une artère trapézothénarienne. de l’artère digitale palmaire propre ulnaire de l’index (30 %). plaqué sur le col du métacarpien .4. elle naît habituellement (93 %) de l’arcade palmaire profonde. il peut s’agir de la 2e artère métacarpienne palmaire (13 %). 75 Ces lambeaux. Cette artère permet de lever un lambeau en îlot correspondant à la face dorsale de la phalange proximale de l’annulaire. entre les branches terminales de l’artère métacarpienne dorsale et le rameau dorsal de l’artère digitale palmaire propre . 10.6. Elle est anastomosée proximalement à l’arcade palmaire profonde par le rameau perforant. via le rameau perforant du petit doigt majeur et de l’annulaire jusqu’à la 4e commissure. Du côté ulnaire. où elle se divise en deux artères digitales dorsales (ulnaire du majeur et radiale de l’annulaire). une artère scaphothénarienne. née dans la tabatière anatomique et passant habituellement entre long et court extenseurs du pouce. Cette artère permet de lever un lambeau cutané en îlot à pédicule unique. Elle est anastomosée proximalement à l’arcade palmaire profonde par le rameau perforant. Elle est anastomosée proximalement à l’arcade palmaire profonde par le rameau perforant. Ces anastomoses proximales permettent d’allonger le pédicule d’un lambeau hétérodactyle (lambeau « boomerang » de Legaillard) • avec les artères digitales palmaires propres (encore appelées « collatérales ». Kulhmann et Guerin-Surville (1981) ont répertorié successivement une artère palmaire thénarienne. de l’artère digitale palmaire propre ulnaire du majeur (40 %). d’abord décrits comme antérogrades. Elle peut naître de l’arcade dorsale du carpe (53 %). C un système superficiel en regard de la base de la phalange proximale. de l’artère digitale palmaire commune du 3e espace (53 %). enfin une artère métacarpienne dorsale (terme impropre au pouce selon la nomenclature internationale). peuvent aussi être utilisés comme lambeaux rétrogrades. Du côté radial. 2e artère métacarpienne dorsale [2] Elle est plus grosse que la 1re artère métacarpienne dorsale. Artères dorsales du pouce La face dorsale du pouce est vascularisée par deux artères digitales dorsales propres anastomosées l’une à l’autre. de l’artère digitale palmaire commune du 2e espace (57 %).2. branche directe de l’artère radiale. 10. rarement de l’arcade dorsale du carpe (1 %) ou de la 2e artère métacarpienne dorsale (3 %). Elles sont remplacées par un réseau sous-cutané qui communique en plusieurs points avec l’artère digitale palmaire propre ipsilatérale. Fontaine et al. utilisant non seulement la 2e artère métacarpienne dorsale. 4e artère métacarpienne dorsale [2] Elle n’existe isolément que dans un tiers des cas . par deux systèmes : C un système profond juxta-osseux. il peut s’agir de la 3e artère métacarpienne palmaire (7 %). distalement avec un vaisseau palmaire au voisinage du col du métacarpien. 10. de l’artère radiale (23 %). / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 10. qui communiquent déjà entre elles par 5 arcades transversales). Ces anastomoses distales permettent de lever des lambeaux rétrogrades (lambeaux dorso-ulnaire et dorsoradial de Brunelli). 10. Ces points de communication sont échelonnés de la façon suivante : • avec les artères métacarpiennes palmaires et/ou les artères digitales palmaires communes. distalement avec un vaisseau palmaire au voisinage du col du métacarpien .2 mm de diamètre selon Bertelli [5]) . 3e artère métacarpienne dorsale [2] Plus fine que les deux précédentes. il n’y a plus à proprement parler d’artères digitales dorsales propres comme existent à la face palmaire les artères digitales palmaires propres (dites collatérales).4. via le rameau perforant du 3e espace. via le rameau perforant du 2e espace (20 %). Cette artère permet de lever un lambeau en îlot correspondant à la face dorsale de la phalange proximale de l’auriculaire. Elle court à la face profonde des tendons extenseurs de l’index jusqu’à la 2e commissure. mais aussi l’arcade dorsale du carpe.3.4. Les réseaux artériels dorsaux des doigts et leurs communications avec les artères palmaires Au-delà des articulations métacarpophalangiennes des doigts longs. où elle se divise en deux artères digitales dorsales (ulnaire de l’annulaire et radiale de l’auriculaire). [17]) ou en U. de la 1re artère métacarpienne dorsale (3 %). une partie de l’artère radiale et la 1re artère métacarpienne dorsale [17].C. double (Karacalar et al. Elle court à la face profonde des tendons extenseurs du majeur et de l’annulaire jusqu’à la 3e commissure.

Superficielle par rapport au rétinaculum des extenseurs. Elle abandonne au radius une branche proximale au rétinaculum des extenseurs (56 %) pour l’os corticospongieux du plancher du 2e compartiment et de petites branches dans le septum entre compartiments 1 et 2 pour l’os cortical sous-jacent.4. enfin profonde par rapport à l’APL et à l’EPB. base du lambeau homonyme. [24] ont détaillé la disposition des artères vascularisant l’extrémité distale des deux os de l’avant-bras.4 mm de diamètre selon Bertelli [5]) . actuellement abandonnée.1. Elle chemine dans le septum (33 %) ou directement dans le 5e compartiment (67 %).76 C. / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 C en regard du col de la phalange proximale (0. et/ou l’arcade intercarpienne (19 %) . en arrière des tendons APL et EPB . Rose.8 mm. puis superficielle par rapport au rétinaculum. mieux placée sur la face dorsocollatérale que sur la face dorsale. • les artères intracompartimentales qui courent dans un septum entre deux compartiments dorsaux.3– 0. elle chemine sur le 2e muscle interosseux dorsal. 10. 10.1. Del Bene en regard de l’IPD. Sheetz et al. etc. cette anastomose est l’artère ascendante de Zaidemberg. Elle peut se terminer dans l’artère radiale (52 %). avec un pédicule long de 5–7 cm. et/ou l’artère du 4e compartiment (34 %) et/ou l’artère oblique dorsale de la tête de l’ulna.5 mm. L’artère intercompartimentale suprarétinaculaire 1-2 Elle naît de l’artère radiale 48 mm au-dessus de l’art. et/ou dans l’artère intercompartimentale 2–3 (38 %) et/ou l’artère du 5e compartiment (34 %). de la branche postérieure (48 %) ou de la branche antérieure (4 %) de l’artère interosseuse anté- La capsule radio-ulnaire distale est renforcée par le ligament radio-ulnaire distal postérieur et donne insertion au septum séparant le 5e et le 6e compartiments. L’artère du 5e compartiment Elle naît de la branche postérieure de l’artère interosseuse antérieure. Elle se termine dans l’arcade intercarpienne dorsale (94 %) et/ou l’arcade radiocarpienne dorsale (52 %) et/ou dans l’artère du 4e compartiment. • Type 2 (12/30) issue de l’artère radiale. Khan et al. rieure.7. Les artères des os. Autour de chacun de ces points de communication peuvent être levés des lambeaux dorsaux. Toutes ces artères sont susceptibles de fournir des greffons osseux vascularisés utilisables en traumatologie du poignet. Elle chemine dans le septum (30 %) ou au contact direct du nerf interosseux postérieur. 10. C en regard du milieu de la phalange intermédiaire .3.). Les plans capsuloligamentaires 12. [16] ont particulièrement étudié la 2e artère métacarpienne dorsale.7. plus utiles pour les pertes de substance dorsales. On peut lever sur elle un greffon osseux corticospongieux prélevée sur le col du 2e métacarpien. L’articulation radio-ulnaire distale 10. au-dessous des tendons APL et EPB . Ils ont distingué : • les artères compartimentales qui courent dans un compartiment dorsal . le lambeau porte des noms différents (dorso-commissural de Valenti en regard de l’IPP. et de petites branches dans le septum entre compartiments 1 et 2 pour l’os corticospongieux sous-jacent. 11.7. sinueuse pour s’adapter à la flexion du poignet. Fontaine et al.2. Les os Ils sont très superficiels et accessibles pour une ostéosynthèse. Longue de 14–23 mm. et/ou l’arcade radiocarpienne (52 %). 10.7. Large de 1–1. tant pour des raisons mécaniques que pour le respect des appareils extenseurs. elle est successivement profonde par rapport au brachioradial. 12. Elle se termine dans l’arcade intercarpienne dorsale (94 %) et/ou dans l’arcade radiocarpienne dorsale (59 %). • Type 3 (5/30) issue de l’arcade carpienne dorsale. Ils emportaient initialement une palette cutanée (Bakhach). Elle abandonne une branche proximale (39 %) pour le rétinaculum des extenseurs et pour l’os corticospongieux du plancher du 5e compartiment. en avant des tendons APL et EPB . elle court dans le tissu adipeux entre capsule et tendons extenseurs. large de 0.7. elle chemine sur le tubercule dorsal du radius (de Lister). radiocarpienne . L’artère intercompartimentale suprarétinaculaire 2-3 Elle naît du tronc (48 %). bases des greffons osseux vascularisés Dans une remarquable étude. antérogrades ou rétrogrades. Elle abandonne au radius une branche proximale (91 %) pour le rétinaculum des extenseurs et pour l’os corticospongieux du plancher du 2e compartiment. Selon l’anastomose autour de laquelle le point de rotation est situé. Elle abandonne de petites branches pour l’os corticospongieux du plancher du compartiment. . L’artère du 4e compartiment Elle naît de la branche postérieure de l’artère interosseuse antérieure (55 %) ou de l’artère du 5e compartiment (45 %). • Type 3 (6/30) issue de l’artère radiale. Elle se termine dans l’arcade radiocarpienne dorsale (23 %). et/ou l’artère intercompartimentale 2-3 (9 %). Saint-Cast et Dagregorio [23] ont particulièrement étudié les rapports de l’artère avec les tendons de la tabatière anatomique : • Type 1 (7/30) issue de l’artère radiale. C en regard de l’articulation IPD (riche réseau). Elle est anastomosée avec le système palmaire par une artère perforante. dans la partie radiale du 4e compartiment (70 %).

Un important récessus capsulosynovial dorsal permet une ample flexion palmaire. 1994 et 1995) [27] a étudié ces espaces de glissement. Les espaces de glissement capillaires superficiel et profond sont adaptés comme structures mobilisant et . tendu de la face postérieure du triquetrum au tubercule du scaphoïde. (1994) ont étudié les espaces de glissement localisés dorsalement à l’aponévrose de l’extenseur. Ces loges sont traversées proximalement par les artères perforantes qui relient l’arcade dorsale du carpe et l’arcade palmaire profonde. pour exposer la totalité de la face dorsale des articulations du poignet.C. Un important récessus capsulosynovial dorsal permet une ample flexion palmaire. Elles contiennent les muscles interosseux palmaires et dorsaux.2. le fascia dorsal profond. l’autre centrée sur le 4e métacarpien devant ménager la jonction intertendineuse 4–5. créant un lambeau en V à sommet triquétral. • le ligament médiocarpien dorsal ou scaphotrapézotriquétral. les divisent dans le sens de leurs fibres.1. Elle fusionne 1–2 cm proximalement aux points d’injection pour former une plaque continue qui saille entre et aux sommets des gaines des tendons préalablement injectées.5. l’une centrée sur le 2e métacarpien.4. et les veines perforantes qui relient les veines métacarpiennes dorsales et les veines métacarpiennes profondes. alors que les espaces de glissement superficiels tendent à varier leur expansion en fonction des septums sous-cutanés et épifasciaux. dans deux cas. 12. revascularisation). suffisant pour accéder au compartiment radial de l’articulation radiocarpienne. de 100° environ à chaque doigt. tendu entre les bords dorsolatéral et dorsomédial des 77 métacarpiens. Les articulations interphalangiennes proximales (IPP) Leur capsule dorsale mince adhère à la bandelette médiane de l’appareil extenseur qui est capable d’étendre activement l’IPP. Thurmuller et al. Par leur extrémité distale entrouverte. Fontaine et al. constitué par la réunion des bandelettes latérale et médiale. Après une injection distoproximale dans la région de transition métacarpophalangienne des doigts longs. Les voies d’abord de la face dorsale des articulations radiocarpienne et médiocarpienne décrites par Herzberg et par Berger. tendu du bord postérieur du disque articulaire de la RUD à la face postérieure du triquetrum . 13. Koebke et Thurmuller (1992. par laquelle les tendons extenseurs sont capables d’étendre activement les MCP de 30° environ. Le fascia dorsal profond et les loges interosseuses 13. la plaque s’étend du point d’injection à la gaine tendineuse . elles laissent les tendons des muscles interosseux rejoindre les appareils extenseurs des doigts. de 90° à 120° respectivement de l’index à l’auriculaire. En cas de syndrome de loge (écrasements de la main. Les loges interosseuses Elles sont limitées par les fascias palmaire et dorsal profonds. au trapèze et au trapézoïde. par une incision en Z créant deux lambeaux à pointes triquétrale et radiale. de 80° environ à chaque doigt. le liquide injecté diffuse le long de la surface des tendons extenseurs. [30] ont travaillé sur la région métacarpophalangienne et au dos de la main sur 20 mains. Les articulations métacarpophalangiennes (MCP) Leur capsule dorsale mince reçoit une expansion venue de la face profonde de l’appareil extenseur. prévention des adhérences tendineuses et articulaires). Les espaces de glissement Les espaces de glissement ont une grande importance fonctionnelle (diffusion de l’infection. L’équipe de Bade. permettant d’ouvrir de part et d’autre les 1re et 2e loges intermétacarpiennes. Un important récessus capsulosynovial dorsal permet une ample flexion palmaire. plutôt que de sectionner ces ligaments perpendiculairement à leur direction ou de les désinsérer du radius. deux incisions sont nécessaires pour décomprimer les quatre loges interosseuses. 14. une communication avec cette gaine tendineuse du 5e doigt a été observée. qui est capable d’étendre activement l’IPD. dans les couches sous-dermiques dans la région métacarpophalangienne. La zone injectée est limitée latéralement par le bord radial du tendon extenseur de l’index II et médialement par le tendon extenseur de l’annulaire IV. 12. • le ligament ulnocarpien dorsal. Les espaces de tissu conjonctif profond localisés dorsalement à l’aponévrose de l’extenseur ont des connexions proximales avec les gaines tendineuses dorsales du carpe. Le fascia dorsal profond Dans chaque espace intermétacarpien. permettant d’ouvrir de part et d’autre les 3e et 4e loges intermétacarpiennes. Au niveau du 5e rayon. Les articulations radiocarpienne et médiocarpienne Sa capsule dorsale est mince . / Chirurgie de la main 24 (2005) 64–78 12. ou. Bade et al. elle est renforcée par trois ligaments qui convergent vers la face postérieure du triquetrum : • le ligament radiocarpien dorsal ou radiolunotriquétral dorsal . 12. Schubert. 13.2. Les articulations interphalangiennes distales (IPD) Leur capsule dorsale mince adhère au tendon terminal de l’appareil extenseur. Il n’y a jamais de communication entre le tissu paratendineux et les gaines tendineuses.3. ferme en arrière la loge interosseuse.

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