Des économies d'énergie aux énergies renouvelables

L'énergie est indispensable pour notre confort : l'électricité fait fonctionner le réfrigérateur, la machine à laver, l'éclairage et notre télévision à écran plasma, tandis que le gaz naturel ou le mazout fournit une chaleur agréable et l'eau chaude pour le bain ou la vaisselle. Toutefois, le principal défi consiste à profiter d'un confort maximal en consommant un minimum d'énergie, tant d'un point de vue financier qu'écologique.
Il va de soi que l’énergie que vous ne consommez pas est la moins chère et la plus écologique. Par conséquent, un premier conseil est de réduire la consommation d’énergie quand c’est possible. Et ces possibilités sont très nombreuses. Les trois principes de base en ce qui concerne l’énergie de chauffage sont : isoler quand c’est possible, placer un vitrage permettant de réaliser des économies d’énergie et remplacer les anciennes chaudières dans les habitations existantes. En matière d’isolation, c’est la toiture qui mérite votre attention en premier puisqu’il s’agit de l’un des principaux postes de perte de chaleur et que l’isolation de toiture est relativement simple à poser, même dans les habitations existantes. L’isolation des murs dans les nouvelles constructions a déjà fortement évolué ces dernières années, notamment sous l’influence de la réglementation PEB. Cependant, il s’agit d’un point névralgique dans les habitations existantes. Jusqu’à la première crise énergétique, les murs n’étaient pas isolés. Par après, l’isolation est devenue obligatoire, mais cette obligation était trop souvent respectée ‘à la Belge’. Actuellement, le problème peut être résolu de plusieurs manières. Une première solution consiste à poser l’isolation contre la façade existante avec un nouveau parachèvement comme une brique de parement ou un crépi. L’année dernière, le Gouvernement flamand a défini le cadre législatif pour appliquer cette solution de manière plus flexible en autorisant une épaisseur de façade supplémentaire de 14 cm en vue de l’isolation. Toutefois, ce type de réglementation n’existe pas encore en Régions wallonne et bruxelloise. Une autre solution consiste à post-isoler les murs creux. Cette méthode d’isolation simple et rapide, sans conséquence pour le parachèvement de l’habitation, peut être réalisée avec différents matériaux : des mousses (PUR), de la laine minérale et des granules. Une étude du CSTC et de l’Université de Gand montre l’efficacité de la post-isolation. Les pertes thermiques du mur chutent d’un facteur de 2 à 3, suivant la largeur du mur creux et la valeur lambda du matériau choisi. Par conséquent, on constate une influence favorable sur les niveaux K et E de l’habitation. L’étanchéité est également améliorée.

Adieu, le simple vitrage Un deuxième point est le simple vitrage. Ici encore, le problème se pose pour une majorité des habitations existantes qui sont toujours équipées d’un simple vitrage avec une valeur Ug de 5,6 W/m²K. En revanche, le vitrage actuel propose un pouvoir d’isolation thermique de 1,1 W/m²K. Si vous optez pour un vitrage plus performant, vous pouvez même installer un triple vitrage ayant des valeurs de 0,5 à 0,6 W/m²K. Tout ceci pour prouver que le simple vitrage est complètement dépassé. Si votre habitation en est encore équipée, vous devriez passer à l’action de toute urgence. De plus, le pouvoir isolant du triple vitrage actuel servira de norme dans cinq ans tout au plus. Utilisez la chaleur issue des gaz de fumée Les trois principes de base sont accomplis lorsque l’ancienne chaudière est remplacée par une chaudière à condensation qui dispose d’un rendement de plus de 100% car elle récupère la chaleur issue des gaz de fumée. Ces chaudières sont donc extrêmement économes avec l’énergie disponible. De plus, les chaudières à condensation sont plus compactes, plus silencieuses et plus faciles d’utilisation que les anciens appareils d’il y a une vingtaine d’années. Par ailleurs, elles sont disponibles avec un chauffe-eau interne ou externe pour la production d’eau chaude sanitaire, ce qui permet d’améliorer considérablement le confort. L’électricité et la chaleur en même temps Si vous envisagez de remplacer votre chaudière pour économiser encore plus d’énergie, vous pouvez penser à la micro-cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité - PCCE). Ce type d’appareil, qui ressemble beaucoup à une simple chaudière à condensation, produit de l’électricité et de l’eau chaude pour le chauffage et l’usage sanitaire avec une seule source d’énergie. Pour ce faire, il fonctionne avec un moteur thermique. Grâce à la chaleur du moteur, un cylindre est mis en mouvement pour actionner un générateur. Ce générateur produit une grande partie de la consommation d’électricité propre. La chaleur résiduelle issue de la production d’électricité est utilisée pour générer de l’eau chaude pour le chauffage et l’usage sanitaire. Depuis cette année, les premières applications commerciales de micro-cogénération sont disponibles sur le marché belge. Elles fonctionnent toutes au gaz naturel. Par conséquent, la micro-cogénération n’est pas encore une source d’énergie renouvelable, mais en principe, la chaleur servant à la production d’électricité pourrait également provenir de la biomasse. Il ne reste plus qu’à attendre les produits proposant une telle solution pour le marché privé. Réutilisation de la chaleur issue de l’air Si vous travaillez avec une ventilation mécanique ou si vous envisagez cette technique, vous pouvez réduire votre consommation d’énergie en utilisant un échangeur géothermique. Ce “tuyau souterrain” aspire lentement l’air extérieur sur une longue distance pour transmettre la température souterraine constante– qui s’élève à ± 12°C à 2,5 mètres de profondeur – à l’air extérieur. Ainsi, en hiver, l’air froid est déjà préchauffé et en été, l’air chaud est refroidi avant que l’unité de ventilation ne le diffuse dans l’habitation. De plus, si le système de ventilation est équipé d’un échangeur thermique, la chaleur issue de l’air aspiré est une nouvelle fois transmise à l’air frais extérieur. De cette manière, le chauffage central ne doit pas réchauffer de l’air trop froid. Vous gagnez donc en confort tout en économisant de l’énergie. En été, une dérivation dans le système de ventilation permet de ne pas transmettre la chaleur de l’air aspiré à l’air frais. La chaleur issue de l’air de ventilation aspiré n’est pas uniquement utilisée pour chauffer l’air frais extérieur. En effet, elle peut aussi servir à réchauffer l’eau chaude sanitaire à l’aide d’un chauffe-eau avec pompe à chaleur. L’énergie de l’air chaud est complétée par l’énergie électrique pour atteindre la température souhaitée. Cette combinaison permet de produire environ 3,2 kWh d’énergie thermique (chaleur) avec 1 kWh d’électricité. Certains chauffe-eau avec pompe à chaleur disposent d’une hélice supplémentaire alimentée par une deuxième source d’énergie – par exemple le chauffage central – pour réduire davantage la consommation d’électricité. Un chauffe-eau avec pompe à chaleur est capable de réchauffer un stock d’eau de 200 à 300 litres. Éclairage Le chauffage et la production d’eau chaude ne sont pas les seuls domaines dans lesquels nous pouvons réaliser des économies d’énergie considérables. En

effet, en choisissant un éclairage économique, nous pouvons également réduire la consommation annuelle d’électricité. Dans les bâtiments passifs, l’éclairage utilisé est même un élément très important, pourquoi pas dans notre propre habitation (existante) ? L’Europe a déjà donné le ton avec la suppression des ampoules à incandescence. Et l’éclairage moderne économique en énergie offre de nombreuses possibilités, dont certaines excellent en matière de confort et de design. L’éclairage LED est de loin la solution la plus économique, suivie de près par la nouvelle génération d’éclairage TL – sans starter traditionnel – et par les ampoules économiques. Nombreux sont ceux qui font encore preuve de scepticisme envers l’ampoule économique car il faut un certain temps pour qu’elle fournisse son intensité lumineuse optimale. Mais il existe déjà certains types de lampes qui associent l’ampoule économique aux LED. Ces LED fournissent la lumière nécessaire jusqu’à ce que l’ampoule économique produise son intensité lumineuse optimale. De plus, il existe des ampoules économiques avec capteur de lumière intégré qui s’allument automatiquement quand il fait sombre et s’éteignent lorsqu’il fait à nouveau clair. Il n’y a pas que le choix des lampes qui détermine la consommation d’énergie. Vous pouvez encore mieux la maîtriser en équipant l’installation de détecteurs de mouvement et de commandes en fonction de la lumière du jour. Ces techniques permettent de réduire la consommation d’énergie de 30 à 50%. Envisagez un audit énergétique Pour aller encore plus loin dans l’économie d’énergie, vous pouvez faire examiner votre habitation. Dans ce cas, un conseiller étudie tous les points sensibles de celle-ci : de l’isolation au vitrage en passant par l’installation de chauffage, et vous indique les points à améliorer. Cet audit peut faire apparaître d’autres mesures que les points des trois principes de base évoqués plus haut. Atout majeur : 40% du coût de l’audit énergétique sont déductibles fiscalement dans l’impôt des personnes physiques. Le vent dans le dos Bien que la sensibilisation sur les conséquences des gaz à effet de serre pour l’environnement et le climat s’intensifie, notre approvisionnement en énergie est toujours dominé par les combustibles fossiles qui brûlent ces gaz à effet de serre pour produire de l’énergie. Le summum en matière d’économie d’énergie reste l’énergie renouvelable. Avec les énergies renouvelables, seules des quantités minimes voire nulles de gaz à effet de serre sont libérées. En augmentant leur proportion dans notre mélange énergétique, nous dépendons moins des combustibles fossiles onéreux et nous réduisons notre « empreinte carbone » collective. L’énergie renouvelable permet également de limiter la pollution atmosphérique. L’Union européenne fixe comme objectif pour 2020 de produire 20% de sa consommation d’énergie totale avec des sources d’énergie renouvelables, ce qui se traduit dans notre législation nationale par des normes minimales, des normes E, des primes et des subventions. Ce n’est pas pour rien que le Palais 10 de BATIBOUW se transformera cette année en vrai centre d’informations sur les énergies renouvelables. En effet, ce Palais est entièrement placé sous le signe de la production d’énergie renouvelable – énergie photovoltaïque et énergie éolienne. Par ailleurs, les solutions telles que les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques et la pompe à chaleur commencent à se vulgariser. L’installation de telles applications connaît un grand essor chez les particuliers car les prix variables de l’énergie et la prise de conscience environnementale changent notre vision des matières premières et des sources d’énergie. Ainsi, l’énergie solaire ou photovoltaïque constitue la solution la plus écologique et la plus fiscalement/financièrement intéressante. Vous payez beaucoup moins, voire plus rien, à votre fournisseur d’électricité, le niveau de confort de votre habitation reste identique et vous contribuez à rendre le monde plus vivable pour vous et vos enfants. Le succès des systèmes photovoltaïques est tel que les pouvoirs publics suppriment ou annulent leurs interventions pour les panneaux photovoltaïques. La Wallonie et la Région de Bruxelles-Capitale suppriment l’intervention dans les systèmes PV (systèmes photovoltaïques), la Flandre réduit la valeur des certificats d’électricité verte à 350 euros par 1000 kWh d’électricité produite. Le Gouvernement flamand a toutefois approuvé une mesure transitoire pour les particuliers qui ont commandé leur installation en 2009, mais ne l’ont pas placée en raison d’un manque de matériau. La condition de cette mesure transitoire est que l’installation ait déjà été partiellement placée et contrôlée en 2009. Avant le 1er mars 2010, un deuxième contrôle doit être effectué et la puissance de l’installation ne peut pas avoir augmenté par rapport au premier contrôle. D’autres techniques moins connues connaissent également un succès grandissant. L’énergie éolienne n’est plus exclusivement produite par de grandes éoliennes placées dans des zones industrielles ou à la Mer du Nord. L’année dernière, les premiers particuliers sont également passés à une éolienne privée. L’énergie éolienne est une source d’énergie durable par excellence. Le vent est inépuisable et la production d’énergie éolienne ne libère aucun déchet ni gaz nocif. Toutefois, une éolienne privée n’est pas toujours envisageable. Le site doit être suffisamment exposé au vent et toutes les communes ne délivrent pas les permis urbanistiques nécessaires. L’investissement dans une éolienne privée reste élevé, le délai d’amortissement est donc plus long, même si le gouvernement accorde des certificats d’électricité verte pour l’énergie éolienne (valeur de 108 euros par 1000 kWh d’électricité produite). Les possibilités qu’offre la biomasse – l’ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d'énergie – semblent plus prometteuses. Ce terme couvre une vaste réalité, allant des gaz au fumier, en passant par le maïs, le chanvre, le lin et les pellets de bois. Ce sont principalement ces pellets de bois qui offrent les possibilités les plus variées au niveau privé. En plus des poêles à pellets, il existe également des chaudières à pellets qui produisent de la chaleur et de l’eau chaude avec des granules de bois. Les chaudières suffisent déjà à générer une partie de l’eau chaude nécessaire pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Les hydroconvecteurs ou les foyers de chauffage central utilisent une partie de leur chaleur pour réchauffer l’eau. Ainsi, le foyer peut préchauffer une partie de l’eau et le chauffage central termine le travail. Vous associez donc l’utile à l’agréable. Green Tech Notre société suit le mouvement de l’énergie renouvelable ou énergie verte. Alors qu’auparavant les solutions de haute technologie étaient primordiales, nous avons rectifié le tir en nous concentrant sur la technologie verte. Pensez au développement massif des panneaux solaires photovoltaïques et à la recherche de systèmes ayant des rendements plus élevés, mais aussi à l’accessibilité pour le grand public des techniques à base de biomasse, d’énergie éolienne ou dans un sens plus large, aux voitures écologiques voire électriques. Les pouvoirs publics veulent s’engager en masse dans la technologie verte – cfr. le plan Marshall en Wallonie et l’intention du Gouvernement flamand de mettre sur pied une entreprise énergétique flamande – car des milliers d’emplois peuvent être créés à court terme dans ce domaine. L’énergie verte doit offrir une alternative à la perte d’emplois dans la grande industrie. Le prêt vert Afin de promouvoir l’investissement dans des mesures visant à réduire la consommation d’énergie, le Gouvernement fédéral a créé le prêt vert l’année dernière. Jusqu’à la fin 2010, le gouvernement propose ainsi de l’argent à faible coût. Concrètement, le gouvernement paie 1,5% de l’intérêt négocié à la place de l’emprunteur. De plus, ce dernier a encore droit à une réduction fiscale de 40% sur le solde des intérêts payés. La condition est que les travaux soient effectués par un entrepreneur agréé. Le montant emprunté doit être au minimum de 1.250 euros, avec un maximum de 15.000 euros par an, par habitation et par emprunteur. Vous trouverez un aperçu des travaux visant à réduire la consommation d’énergie sur www.lepretvert.be Des exigences plus strictes Outre le fait d’encourager la construction et l’habitat économiques en énergie, le gouvernement oblige le constructeur et le rénovateur à aller un peu plus loin cette année. En Flandre, un niveau E plus strict est exigé pour les habitations pour lesquelles une demande de permis urbanistique a été introduite après le 1er janvier 2010. Le niveau E maximal s’élève désormais à E80 au lieu de E 100.

De plus, le pouvoir isolant pour la toiture (0,3 W/m²K) et les murs extérieurs (0,4 W/m²K) doit également être amélioré et la construction doit être dépourvue de ponts thermiques. La Wallonie va un peu plus loin aussi avec la réglementation PEB. La deuxième phase de cette réglementation entrera en vigueur en mai 2010. Cela implique notamment que la valeur U maximale pour certaines parties de bâtiments sera plus stricte et que le certificat de performance énergétique deviendra aussi obligatoire en Wallonie. Enfin, dans la Région de Bruxelles-Capitale, le certificat CPE s’applique à toutes les transactions immobilières – notamment en cas de leasing – dans le courant de 2010. Pratique ? Où vous adresser à BATIBOUW : Quoi ? Où ? Isolation & Vitrage Palais 4 Éclairage LED & Ampoules économiques Palais 9 Chaudières à condensation, Pellets, Pompes à chaleur, Ventilation, Panneaux solaires thermiques & Cogénération Palais 12 Panneaux photovoltaïques & énergie éolienne Palais 10

Niveau E Valeur K Caractéristiques Consommation d’énergie Différence de prix par rapport à une maison traditionnelle Maison traditionnelle* E 80 (Flandre) E 100 (Wallonie) E 90 (Bruxelles) 45 (selon l’obligation légale) - Isolation suivant les exigences légales, vitrage : valeur U 1,1 W/m²K - Ventilation suivant les exigences légales, généralement suivant le système C - Chauffage dans plus de 70% des cas avec chaudière au gaz ou au mazout à condensation 18 000 kWh pour le chauffage et le refroidissement 6 000 kWh pour l’eau chaude et l’électricité Total : 24 000 kWh / Habitation basse énergie Directive de E60 à E40 20-30 (directive) - Conception compacte - Isolation extrême du sol (10 cm), des murs (15 à 20 cm) et de la toiture (20 à 25 cm) - Vitrage : valeur u de 1,1 W/m²K ou mieux - Chauffage et production d’eau chaude économiques en énergie (en général, chaudière à condensation complétée par une énergie renouvelable) - Système C intelligent ou ventilation avec récupération de chaleur - Attention au risque de surchauffe

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