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Cours S5 - La représentation politique

La volonté venue d’en haut rencontre une approbation d’en bas. Origine moyen-moyenâgeuse dans l’élection ecclésiastique. En droit Romain : principe que ce qui touche tout le monde en terme d’impôts devait être approuvé par tout le monde. Problème de l’agrégation des préférences : Paradoxes du vote majoritaire (Condorcet. même démocratique. national. une partie vaut pour le tout. etc). Vote par majior pars : le grand nombre. les meilleurs selon un certain critère. on étend le vote à la majorité qualifiée des 2/3 (Concile de Latran. élection et principe de majorité Fonctions de l’élection : – Décision – Sélection. On ne peut définir un intérêt général rationnel à partir de l’agrégation des décisions individuelles. de Lyon). Le principe de majorité va se dégager comme technique pour lever le conflit ou le désaccord . ce sont des oligarchies ou aristocraties électives. Moyen de transformer le grand nombre des représentés en petit nombre de représentants. Procédures de décisions collectives : acclamation. Arrow). Non transitivité. consensus. lors des votes à majorité simple. La politique suppose une prise de risque. Pas de cohérence entre les décisions prises par un individu rationnel et celle prises à une majorité. sortir de l’indécision. mais ce n’est pas encore une règle de représentation du peuple. Vote par sanio pars : la partie éclairée. On peut obtenir comme résultat ce qu’aucun individu n’aurait rationnellement choisi. Régimes mixtes Nos régimes sont mixtes. Décision collective : celle qui s’impose à tous les membres d’un groupe. sur-valorisation de la fonction de légitimation du pouvoir. Règle de majorité Règle de décision collective. une prise de position publique. en sont pas totalement légitimes. Nécessité technique de prendre des décisions. . héréditaire. elle se distingue du tout par un critère (historique. Fossé entre la somme des décisions anonymes individuelles (obtenue par vote secret) et les décisions collectives. justification Actuellement. Le consentement des gouvernés n’est pas source de légitimation des gouvernants. Les décisions d’un État. Au départ privilège dans les assemblée restreinte du principe d’unanimité. Fiction de la volonté générale. Nomination. nomination – Légitimation. distinction. Principe de la représentation identitaire : pars prototo. Le concile de Trente associe au principe de majorité celui du vote secret. vote. Pour éviter les contestation après le vote et les problèmes de légitimité. Différencier consentement et auto-gouvernement. unanimité.1 Section 2 Représentation. autorisation. elle est la synthèse du tout. traditionnel. autorisation. on y distingue un corps de représentants (par un critère X).

il faut reconquérir des espaces de liberté. éloge du compromis. ou générale. est d’autant moins grande qu’on réclame une majorité qualifiée (coïncidence supprimée en cas d’unanimité). que la volonté générale me force à obéir (Rousseau). Poids égal des décideurs dans la constitution de la loi. La norme constitutionnelle est plus élevée que celle de la loi qui l’est à son tour que celle du décret. idéalement. elle est présente. pyramide. qui est hétéronomie. Positivisme juridique : le droit est formel. La liberté de l’individu s’efface devant celle de l’État. sans tomber dans le travers de la dictature de la majorité. Kelsen (XX) La théorie pure du droit : Hiérarchie de normes. Le pouvoir d’État en démocratie n’est pas moins grand qu’en autocratie.2 Modernité : passage du simple consentement à celui d’auto-gouvernement. C’est l’État qui est libre. dans la réalité il n’y a jamais égalité). sociale) celle devant la loi. la volonté ne se représente pas. Le principe majoritaire ne garantit pas la liberté de chacun mais celle du groupe. Pourtant. Justification du principe de majorité Pufendorf (XVII-XVIII) La justification est liée à une forme d’égalité spécifique (pas économique. Isonomia : égalité devant la loi et possibilité de faire la loi. sont en réalité une entrave. et passage du peuple corps à l’individu doté de droits (sujet de croit). Contraste entre l’idée de démocratie et sa réalité multiple. donc garantirait la liberté. mais apparaît dans des petits groupes aristocratiques. Les formes comme la majorité ou l’unanimité qui sont censées protéger la liberté. autonomie de la participation à la décision La liberté positive fonde la justification du principe de majorité. La chance pour chacun d’être libre est plus grande que celle d’être soumis au commandement d’autrui. Il faut alors substituer la majorité à l’unanimité. gouvernés . La coïncidence entre la volonté individuelle et la volonté de l’État. seule une volonté unanime. Qualité abstraite de l’impact égal sur la décision (pour Sieyès il s’agit d’une égalité métaphysique. Problème de dégager une volonté de tous entraine l’adoption du principe majoritaire (qui en soi est indépendant de la notion de démocratie. Soit on dit que la minorité a tort. . serait ma volonté. une construction . Tout repose sur une grund norm : la loi est la loi. On fait abstraction des qualités des individus. Pas d’identité gouvernants/gouvernés. Démocratie : Identité gouvernants. détaché des valeurs. comme moyen). l’ensemble de ceux qui décident et de ceux qui se plient aux décisions coïncident. La démocratie directe est du côté de la présence et non de la médiation institutionnelle. Soit il faut passer de la notion de liberté individuelle à celle du groupe. Dans une démocratie pure. liberté négative : droit de faire ce qui n’est pas interdit liberté positive : liberté de participer. à laquelle j’appartiens. Ne pas confondre principe de majorité qui est principe ou règle de décision et la démocratie qui est une forme de gouvernement.

Empêcher la domination de classe Dans la démocratie directe par exemple. d’être soumis. est source de l’État. La légitimité repose sur le consentement. La représentation peut intégrer des intérêts qui ne sont pas les siens au départ. Ce qui le sauve c’est qu’avant le moment du vote. sa volonté. La suffrage majoritaire après discussion permet d’intégrer les points de vue minoritaire. il y a discussion. extrêmes. la légitimité du pouvoir politique vient du consentement qui s’obtient par élection. Du fait de la taille des États. Deux raisons : . des valeurs. Le compromis donne consistance au parlementarisme. garantit des libertés et droits fondamentaux.Ce qui s’impose à tous doit être décidé par tous (au moyen-âge pour la fiscalité) . Aspect incertain des vérités. Contrôle de constitutionnalité.droit naturel : l’individu. La minorité permet le débat. Nature faillible de l’homme. . certaines lois sont anticonstitutionnelles). sublimation. épurement. La majorité est légitime quand elle suit un débat. par le contrat social. Faillibilisme : Le doute fait parti du vrai. Le sort ne semble plus suffisant pour légitimer un pouvoir. la présence en personne du peuple empêche toute auto-limitation et conduit à la tyrannie de la majorité. conception patrimoniale de l’État : idée selon laquelle le souverain (le roi) est propriétaire du territoire et de l’argent public. suppose une constitution qui donne un cadre fixe pour les lois . La représentation élève à une certaine rationalité des opinions qui au départ sont incertaines. limitation du pouvoir législatif. Transformation par la représentation. opposés. État de droit : Constitutionnalisme. plus que comme celui qui s’en occupe. Ce qui compte c’est que les représentants soient légitimes. Le constitutionnalisme permet la limitation de la légalité. et non pas de les effacer. L’élection crée deux choses : elle sélectionne et légitime. Crée un sentiment d’obligation chez ceux qui sont désignés envers ceux qui ont désigné. Fiction démocratique . Le citoyen est envisagé comme celui qui attribut une charge à un représentant.3 Cependant le principe de majorité absolu est insatisfaisant car il laisse 49% de chance d’être dans la minorité. la majorité ne représente pas la minorité en démocratie directe. réflexion. la probabilité qu’un citoyen accède à une charge est très faible. Jusqu’à Rousseau et Montesquieu. le tirage au sort était considéré comme démocratique et l’élection comme aristocratique. Pas de différence entre les possessions du souverain et les possessions publiques. protège les individus. C’est dans les discussions que l’on progresse. Désormais.

pensent négativement la souveraineté du peuple comme droit de résistance. . c’est-à-dire dotée de droits. pouvant s’endetter. Pour les monarchomaques et jus naturalistes le sens du droit naturel est de limiter les abus de pouvoir . Positivisme : la volonté souveraine. la légalité est la seule source de droit. se présenter en justice. Jus naturalisme : encadre le pouvoir par des droits naturels déjà efficients.4 À partir du moyen-âge : la notion de corps (corporation) correspond à une personne fictive.

il n’est lié à aucune obligation. Le peuple naît dans la représentation. une fois créé n’est pas contractant. prépondérance de la loi. Facilite le développement de la société civile. évite la guerre civile. éviter l’arbitraire. Le souverain. Pas de peuple antécédent. mais il est fabricant d’artifices. ce qui est voulu par le souverain. Conventionnalisme : Il y a un saut hors de la nature pour que l’homme s’humanise. L’animal est dans le présent du désir. Fonction de l’État : Faire des lois. la conscience n’a aucune autorité. c’est l’autorité et non pas la vérité qui fait la loi. nature. Le langage crée un rapport au temps. La loi c’est la volonté de celui qui commande. personne artificielle. J’obéis à la loi sinon je suis puni. c’est un outil. on opposait la représentation (du peuple. Matérialisme de Hobbes : l’homme est matière (l’esprit aussi). la voix de la conscience. Comment transférer la puissance des individus vers une puissance collective ? Identifier la sphère publique et la puissance souveraine. Le peuple est une personne civile. Créer une personne souveraine qui n’existait pas auparavant. Liberté privée admise par le souverain. de nouveauté. Rupture avec l’animalité par la capacité à produire des artifices. Défaire de leur pouvoir tout ce qui n’est pas la sphère publique. Lois systématiques.5 Hobbes Jusqu’à Hobbes. Positivisme juridique : autoritas non veritas facit legem. garantir les contrats. la protection. Le représentant a tout pouvoir. guerre civile. une masse sans unité. En dehors du souverain il n’y a qu’une somme d’individus. pas d’ordre. L’État c’est le moindre mal. ’Egalité devant la loi. Pour Hobbes avant l’État il n’y a que la guerre civile. La loi naturelle n’est pas vraiment une loi. Obéissance contre protection. assure la sécurité juridique. Le peuple n’a pas de pouvoir constituant. dans le souverain. L’ordre social ne repose sur aucun ordre naturel. Les monarchomaques comme Pufendorf et Grotius défendent le double contrat. mais une loi morale. Distinction public/privé. Le droit est artificiel. par des corps) et la souveraineté (celle du roi). simple. . La sphère privée n’est pas source de droits. pas de société. dans le silence de la loi. puis un contrat de soumission à l’origine de l’autorité publique (crée le prince). On n’obéit pas à la loi parce qu’elle est juste mais parce que c’est la loi. prévisible. Contrat d’association à l’origine de la société (crée le peuple). aux mains des citoyens. accessible à tous. le peuple se retire. persona civitatis qui n’existe pas sans la représentation. Autonomisation de la sphère privée. Hobbes ne demande pas d’adhérer à la loi mais de lui obéir. Le droit doit être clair.

La non-exécution d’une convention est l’injustice. 14. L’auteur est donc assujetti aux conséquences des actions de l’acteur. il n’est limité par rien. qui ne repose pas sur une identité de destin historique. autorisation. celui qui peut aller devant un tribunal. d’atome politique. Pas de citoyen électeur.230) » « Le DROIT consiste en la liberté de faire ou de ne pas faire. Rapport d’autorisation. il faut une unification pour décupler la puissance du souverain pour qu’il s’impose et soit efficace. Le pacte social instaure une médiation entre les individus. qui a des droits. . Cependant. apparence réalisante. par procuration. c’est-à-dire responsable. Toute convention ou contrat passé doit être honoré. Le souverain ne contracte pas. L’unité vient du représentant. de la guerre. la représentation est constitutive de son unité. p. Le souverain doit toujours être en état de décider. Les citoyens laissent le soin à l’acteur de légiférer. Le peuple est une unité fictionnelle. Principe de majorité : la voix du souverain est celle de la majorité. alors que la LOI détermine et contraint dans un sens ou dans l’autre (Chap. Chacun pactise avec chacun. Le droit naturel est un pouvoir de l’individu . il n’a pas contracté.6 Léviathan « Une LOI DE NATURE (lex naturalis est un précepte. Refus du bipartisme et du droit de véto. Chap.231) » Première loi de nature : rechercher la paix. Soumission. des droits (naturels) sont à l’origine du pouvoir du souverain. ou une règle générale trouvée par la raison selon laquelle chacun a l’interdiction de faire ce qui détruit sa vie(Chap. du licite. Le peuple ne préexiste pas. Seconde loi de nature : Contracter en vue de la paix. 14. il agit et parle au nom de l’auteur. une machine artificielle. persona : en droit romain. dans laquelle les citoyens se reconnaissent comme auteurs des décisions. Le rapport d’autorisation est un rapport de représentation. une race. Constructivisme. p. de la paix. une fiction. Le représentant est une fiction juridique. Pacte social comme pacte d’autorisation. Le peuple ne peut s’opposer à l’acteur parce qu’il est l’auteur des actes. L’unité de l’acteur créée l’unité des auteurs représentés. c’est la justice. Le souverain agit au nom des sujets et ceux-ci n’agissent que par le souverain. 16 Notion de personne morale. Le principe de représentation différencie multitude et peuple. ou quoique ce soit de naturel. persona civitatis. contre la paralysie. Pas de relations politiques à l’état de nature. l’acteur n’est pas engagé envers l’auteur. Ne pas obéir c’est décider de retourner à l’état de nature. Le renoncement à l’usage des droits naturels ne suffit pas. pas d’auto-limitation. de décider du juste. Fiction constituante. Le souverain est acteur. Contrat : c’est un transfert mutuel de droit. qui crée une entité nouvelle. L’homme a droit à tout dans la nature. du légal. convention. Le peuple est auteur. Le souverain reste à l’état de nature.

L’autorisation reçue par l’acteur ne provient pas d’un transfert ou renoncement de droits. pas de subsistance d’une personnalité du peuple à côté de celle du souverain.234. par le souverain.7 Le contrat social est basé sur le mandat libre. La société est organisée par le haut (contrairement à Althusius). Certains droits sont inaliénables (chap. Tout regroupement est placé sous le signe du complot. Il doit y avoir identité entre gouvernants et gouvernés. des rebelles. Le peuple est assujetti. Le peuple perd sa souveraineté au profit de l’acteur. La représentation est constitutive de la volonté. La personne civile chez Hobbes préfigure la volonté générale chez Rousseau. personne civile : persona civitatis. une fois le représentant établi. ou uniquement de manière dérivée. On ne perd pas son droit sur les action qu’on autorise. Refuse le caractère représentatif aux états. mais indépendant dans l’exercice du pouvoir (nullité du mandat impératif. ils détruisent le tissu social. Le souverain est dépendant du peuple dans la source de son pouvoir. c’est seulement une faction. Un seul représentant. mais elles n’ont pas pouvoir politique. Criminalisation de l’opposant politique. Il n’y a qu’une personne. Naissance de la représentation moderne. personne ne doit obéissance à personne. C’est d’ailleurs cette égalité qui pose problème. C’est la force qui est source du droit. elle empêche qu’une volonté se dégage et stabilise les relations par sa puissance. ni fonctionnaire. représentant. . il n’es ni commissaire. Les corporations sont des créations du souverains. Égalité totale dans l’état de nature. seulement par la médiation du souverain. volonté indépendante des représentés. qui les autorisent ou pas en fonction de leur utilité. On ne peut renoncer au droit de défendre sa vie). le peuple s’efface. pas le peuple mais des individus retournés à l’état de nature. Pas de pouvoir légitime par nature. 14 : p. L’État c’est le parti le plus fort. Pas de naturalisme de la relation d’obéissance : par nature. Il faut donc créer une inégalité forte stabilisatrice : entre souverain et citoyens. elles dépendent totalement du droit public. Critique de Rousseau : Le peuple est mort-né. Les intérêts particuliers sont asociaux. du crime. dans les constitutions depuis 1789). L’important c’est la volonté du souverain. pas rationalisme. Politique à l’extérieur et police à l’intérieur. corporations. c’est la personne de l’État. Le souverain ne représente pas des intérêts. Le peuple n’est alors que ce que fait le souverain et rien en dehors. Le seul rapport est individu/État. elle est créée de toute part et ne préexiste pas au pacte social. Le droit privé conserve la possibilité du mandat impératif. Le pluralisme est un état de guerre. Volontarisme de Hobbes. de l’insurrection. indépendance du représentant politique. de la rébellion. Pas d’activité politique directe.

Trois pouvoirs distincts : – Un corps législatif représentatif qui fait les lois et limite ainsi le pouvoir.8 Locke L’homme est un animal se possédant lui-même. Partiellement abandonnée à la représentation et réglé par les lois. Théorie de la distribution des pouvoirs. peut punir les infractions à la loi de nature. non représentatif. car l’assemblée législative n’est pas suffisante. Définition négative de l’État de droit comme protecteur des droits individuels. elle est une fraction. à l’état de nature. contre les désordre de l’état de nature. . La limitation du pouvoir est fondée sur une défense des droits subjectifs des individus. Les lois de nature ont une fonction ordonnatrice. Le pouvoir législatif est absolu. donc je possède le fruit de mon travail. Hétéronomie. Monarchie contractuelle. Il y a un pouvoir au dessus de la représentation législative. donc ma maison. Mais la loi n’est pas auto-suffisante. – pouvoir fédératif qui concerne les relation internationales. Pas de droit de participation. Le pouvoir exécutif signe la coupure avec l’état de nature et l’entrée dans l’état civil. Locke est hostile à l’idée de souveraineté du peuple. Le droit protège la liberté des sujets. – Un pouvoir exécutif fait appliquer la loi et s’assure qu’elle est toujours exécutée. les autres en dérivent. abandon total. Origine des pouvoirs : Législatif : dérive du pouvoir de chacun de faire ce qu’il juge bon pour sa conservation à l’état de nature. l’exécutif s’autonomise par rapport au pouvoir qui énonce la loi. sa dépendance vis à vis de la politique. la politique extérieure. fiction. Le pouvoir doit lui-même être soumis à la loi. L’homme est animal propriétaire et pas politique. de mon épargne. possédant son corps. la guerre. Il y a déjà de l’ordre. La politique ne se réduit pas à la représentation. La représentation n’est pas la tout du gouvernement. Le pouvoir exécutif montre la condition politique de l’homme. Exécutif : chacun. une société pluraliste et organisée à l’état de nature. Je me possède moi-même. L’unité est incarnée par l’exécutif. elle a besoin de l’exécutif pour exécuter les lois. Ce pouvoir est entièrement abandonné à la société . appropriation par la pensée. La souveraineté ne coïncide donc pas avec la représentation. c’est-à-dire constitutionnelle. Pouvoir suprême de la société dans son ensemble. la paix. La délibération aboutit à des lois mais pas à des décisions ou des actions.

Dans l’État. pour la sécurité. moral). de faire ce qui est bien. à soi-même en tant qu’universel. processus de domination. elle crée l’entrée dans la société. Second discours La propriété privée n’existe pas à l’état de nature. une autonomie rationnelle.9 Rousseau Aspect non représentable du pouvoir du peuple. Du contrat social Tentative de construire un État où l’on n’est pas soumis aux autres. Pas assez d’inégalité à l’état de nature pour que les hommes se regroupent. rationnel. Intériorisation de la scission. Aliénation totale à la volonté générale. de la souveraineté. il me force à être libre. La démocratie n’est pas possible sur terre. Loi : s’applique à touts et pas seulement à certains individus. de la vertu. j’obéis « à une loi que je me suis prescrit ». Il doit y avoir identité entre gouvernants et gouvernés. Le pouvoir souverain est immédiat et suppose la présence en personne. La représentation n’a de sens que dans une société de corps où les différences sont visibles pour tous. Dans l’état de nature la liberté correspond au bon plaisir. Subordination stricte de l’exécutif au législatif. Comment retrouver la liberté au sein d’une société où il y a travail. Unité fictive du peuple qui donne à croire qu’on a intérêt à être uni. Intensification des contacts humains. pour se défendre. c’est-à-dire être rationnel (universel. Interdépendance au sein de laquelle il faut essayer de retrouver de la liberté. Décret : émis par un corps qui n’est pas législateur. La liberté devient le but de la politique. Elle est le fondement de l’inégalité entre les hommes. et non pas à des personnes. Car elle n’a de sens que comme démocratie directe. pas par décrets. Pas de contrat social pour le moment. Modèle moral. Pas de limitation du souverain . La volonté générale ne peut agir que par des lois. contrat social. Il y a asservissement. La contrainte Étatique va être condition de la liberté. Liberté éclairée. La loi vise toujours le peuple en son entier et jamais un groupe ou des individus. les pauvres travaillent pour les riches. en tant que telle. Un artifice. entre mes désirs et ma raison. il faut me forcer à être libre. veut tout ce qu’elle veut. Elle s’oppose aux privilèges. La souveraineté de la volonté générale est la . une émanation du rapport social et économique. un beau discours. L’État naît d’un mensonge des riches aux pauvres. pas chacun avec chaque autre mais chacun en tant que particulier contracte avec lui-même en tant que citoyen. industrie ? L’État me moralise. rationnel. Le peuple contracte avec lui-même. interdépendance. Distinguer volonté particulière (arbitraire) et volonté générale (volonté de tous). « chacun se donnant à tous ne se donne à personne ». les lois ne sont pas des entraves à la liberté mais des conditions à sa réalisation. Le rapport politique est un effet. la volonté générale. Il faut obéir à la raison.

Le consentement du peuple est présumé. que le tirage au sort sera le mode de désignation des magistrats. L’aristocratie élective est la meilleure forme de gouvernement puisqu’elle tire parti des compétences et du mérite. veut le bien. Pour les autres lois ordinaires. de préférence de personnes. alors il faut que ce soit sous mandat impératif. magistrats. le ministre. La souveraineté suppose l’unanimité. Le peuple est déréalisé. évite par ailleurs les problèmes d’influence. Si pour des raisons pratiques (taille du pays).. il faut accepter les représentants. et relèvent du gouvernement. Cela ne peut se faire par lois. personne civile : c’est la société civile. ce que dit la raison. . Mais il n’y a pas de véritable démocratie. le fonctionnaire. L’élection des magistrats est à la charge du gouvernement. L’organe qui choisit les exécutants ne fait pas les lois. Le tirage au sort des exécutants. jus naturalisme. Les règles d’élections doivent être des lois et sont entre les mains du souverain/ Ceux qui choisissent les magistrats ne choisissent pas les modes de désignation des magistrats. Magistrat : celui qui représenté l’État . or le peuple souverain ne peut agir que par la loi.10 seule source du droit. Le représentant ne doit pas être dégagé de la volonté qu’il représente. En démocratie : Le peuple n’a qu’une décision à prendre. L’élection convient à l’aristocratie. Le gouvernement statue sur des lois particulières. il ne sait pas ce qu’il veut.. la majorité suffit. mais la volonté générale. puisque la loi ne légifère pas sur des particuliers. positivisme. postulat d’un peuple abstrait. universelle et rationnel. Elle s’occupe principalement des matières constitutionnelles.

mais on peut en confier l’exercice. L’homme moderne travaille. Les représentants sont désignés et contrôlés par un mandat de droit public proche du mandat de droit privé. Avant elle. tout le monde ne peut pas faire de la politique. La spécialisation est moteur de la société. Il invente le mandat libre mais conserve le mandat impératif. Pour retrouver l’universel. Discours de l’An II : « Tout est représentation dans l’état social. L’unité du peuple ne vient pas de la représentation. Les volontés individuelles sont l’origine de tout pouvoir. les volontés individuelles restent présentes. La nation ce sont les producteurs. La représentation est une nécessité technique. des représentants extraordinaires (pouvoir constituant) et du pouvoir constitué (le gouvernement). La démocratie directe n’y est pas possible. Sa volonté est toujours légale. elle est l’origine de tout. Chap. V : « La Nation existe avant tout. Si tout le monde travail. pas leur droits propres. comme des progrès libéraux et politiques. il n’a pas le temps nécessaire pour s’occuper pleinement de la politique. Le peuple et la nation préexistent.critique de l’antiquité faite par Hume). Les représentants exercent les droits d’autrui. ce n’est plus la volonté commune réelle qui agit (pays trop grand. exercé par procuration . Les associés confère le pouvoir au public. Le système de la représentation est caractéristique du gouvernement moderne. La représentation permet la formation d’une volonté politique. mais du pouvoir constituant. et au-dessus d’elle il n’y a que le droit naturel. trop de monde. aucun pouvoir délégué ne peut revenir sur la constitution de son pouvoir. Le Gouvernement. Mais l’origine. trop d’associés) mais la volonté commune représentative.11 Sieyès Un des pères du système représentatif. elle est la Loi elle-même. Le cadre de la société bourgeoise. La Nation se forme par le seul droit naturel. Puis. les travailleurs. Aucune sorte de pouvoir délégué ne peut rien changer aux conditions de sa délégation. Les représentants sont liés. L’homme moderne dans le monde socio-économique est contraint de se spécialiser. un substitut à la présence même du peuple. Distinguer celui qui est titulaire d’un droit et celui qui l’exerce. en redéfinir les limites. On en peut se défaire d’un droit sans perdre sa qualité d’homme. C’est une prérogative de la nation et du corps constituant. Je dis plus. aussi bien dans le champs économique que politique. elle se confond avec l’essence de la vie sociale ». La société moderne est celle de la représentation. Mise en rapport de ka nation. On ne peut prendre comme modèle le citoyen antique (qui ne pouvait être citoyen que parce qu’il avait des esclaves travaillant pour lui . il faut passer par la médiation. La société est tellement différenciée que nous ne pouvons être partout. de la division du travail explique la représentation. avènement du gouvernement. Dans chaque partie. la constitution n’est pas l’ouvrage du pouvoir constitué. La nation est l’assemblage des individus. elle se trouve partout dans l’ordre privé comme dans l’ordre public : elle est le mère de l’industrie productive et commerciale. au contraire. ne peut appartenir .

Le Corps représentatif est toujours. et pour un temps seulement. Leur pouvoir est borné aux affaires du Gouvernement. A sa première époque. l’ignorerait-elle ?). 2˚. à la troisième. La volonté nationale. il ne lui faut qu’un pouvoir spécial. elle les exerce . dans les formes constitutionnelles. Il n’est pas nécessaire ici de prendre tant de précautions pour empêcher l’abus de pouvoir . d’être chargé de la plénitude de la volonté nationale. Je dis qu’ils ne sont point astreints aux formes constitutionnelles sur lesquelles ils ont à décider. Une Nation est indépendante de toute forme . il n’est légal qu’autant qu’il est fidèle aux lois qui lui ont été imposées. Il ne dépend point de sa volonté de s’attribuer plus ou moins de droits qu’elle n’en a. mais il remplace la Nation dans son indépendance de toutes les formes constitutionnelles. elle en fait exercer par ses représentants. Un corps de représentants extraordinaires supplée à l’Assemblée de cette Nation. qui est nécessaire pour le maintien d’une bonne administration sociale. Ils sont mis à la place de la Nation elle-même ayant à régler la constitution. Cela serait contradictoire. et dans des cas rares . Nous avons vu naître la constitution dans la seconde époque. il suffit que sa volonté paraisse. Puisqu’une grande Nation ne peut s’assembler elle-même en réalité toutes les fois que les circonstances hors de l’ordre commun pourraient l’exiger. pour ce qu’il a à faire. Le Gouvernement n’exerce un pouvoir réel qu’autant qu’il est constitutionnel . comme devant la source et le maître suprême de tout droit positif. Il serait ridicule de supposer la nation liée elle-même. leur volonté commune vaudra celle de la Nation elle-même. A la seconde époque. elle a tous ceux d’une Nation. elle est l’origine de toute légalité. de quelque manière qu’ils soient députés. La nation est toujours légale. il faut qu’elle confie à des représentants extraordinaires les pouvoirs nécessaires dans ces occasions. Il n’a pas besoin. La Nation est tout ce qu’elle peut être. 3˚. au contraire. Ils en sont indépendants comme elle. par cela seul qu’elle est. pourvu qu’on ne puisse pas ignorer (et comme la Nation qui les commet. L’assemblée nationale. et de quelque manière quelle veuille. tout ce qui est nécessaire pour la conservation et le bon ordre de la communauté. qu’ils agissent en vertu d’une commission extraordinaire des Peuples. constituée.12 qu’au droit positif. de tout régime. pour que tout droit positif cesse devant elle. n’a besoin que de sa réalité pour être toujours légale. ces représentants ne sont députés que pour une seule affaire. auxquelles elle a assujetti ses mandataires. elle est indépendante de toute forme. Il est clair qu’elle n’est relative qu’au Gouvernement. Les représentants ordinaires d’un Peuple sont chargés d’exercer. toute cette portion de la volonté commune. elle est l’origine de tout. » La nation existe avant tout. Il leur suffit de vouloir comme veulent des individus dans l’état de nature . à la place de la Nation elle-même. 1˚. et qu’ils délibèrent. représentative. c’est à eux à les régler. Ils n’ont rien à dire dans le genre d’affaires pour lequel on avait fixé les formes positives. car ces formes sont indécises . qu’ils s’assemblent. par les formalités ou par la constitution. . sans doute. Les volontés individuelles sont les seuls éléments de la volonté commune.

» L’intérêt général est l’intérêt particulier commun au plus grand nombre de votants. d’idées. elle n’est point faite pour s’occuper des affaires particulières des Citoyens. L’élection ne choisit pas parmi des partis ou des groupes d’intérêts. VI : « Nous connaissons le véritable objet d’une Assemblée nationale . les différents sont éliminés. L’intérêt général se dégage du principe de pluralité (majorité). . On ne départage pas des élites mais on se choisit une élite.13 Chap. une portion de la volonté générale. d’opinions. La discussion n’est pas désintéressée. Tirons-en la conséquence naturelle que le droit à se faire représenter n’appartient aux Citoyens qu’à cause des qualités qui leur sont communes. un condensé du peuple. Une partie représente le tout. elle ne les considère qu’en masse et sous le point de vue de l’intérêt commun. Pas un intérêt rationnel à la Rousseau. L’intérêt général n’est pas un intérêt transcendant par rapport aux intérêts particuliers (contrairement à Rousseau). La nation est pensée comme un corps homogène. Elle dégage une élite. recherche de vérité. et non à cause de celles qui les différencient.

14 Kant .

du travail. Autonomisation par rapport à l’État.15 Hegel Société civile : La société est composée de 3 sphères. . La société civile est le système des besoin. L’homme dans son rapport aux autres dans le travail et l’économie. la famille. la société civile. l’État.