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MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE, DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

BULLETIN
DE L’INSTITUT FRANÇAIS
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE

en ligne en ligne en ligne en ligne en ligne en ligne en ligne en ligne en ligne en ligne
BIFAO 102 (2002), p. 189-210
EMERIT (Sibylle)

À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne.

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© Institut français d’archéologie orientale - Le Caire

À propos de l’origine des interdits musicaux
dans l’Égypte ancienne
Sibylle EMERIT

L

d’un tabou touchant la musique dans les documents de l’Égypte
ancienne sont rares, ce qui rend leur interprétation délicate. Cet interdit est le
plus souvent en relation avec Osiris – ou tout autre dieu mort 1 – et, pour
Serge Sauneron, il semblait vraisemblable «que ce silence rituel, au voisinage du
tombeau d’Osiris, devait s’observer en tout lieu d’Égypte où reposait une relique
du dieu défunt, comme aussi sur le territoire de toute butte sainte où étaient ensevelis les
dieux initiaux témoins des premiers temps du monde 2». Et il proposait l’explication suivante:
«Le corps du “dieu qui aime le silence” devait reposer en toute quiétude loin de l’agitation
du monde qui était l’indice de la vie, sans que rien d’extérieur ne vînt troubler la sérénité de
son tombeau 3». Il a également montré pour quelle raison la trompette 4 était prohibée
à Busiris, mais il ne s’agit que d’un seul des instruments de musique incriminés.
Reste un paradoxe non résolu: d’après plusieurs textes liturgiques à caractère funéraire,
la musique n’est pas toujours proscrite dans le rituel osiriaque. Pour comprendre la nature
de cette contradiction, il est nécessaire de revenir sur l’origine des interdits musicaux dans
l’Égypte ancienne et d’analyser de nouveau les différentes sources 5 dans lesquelles ce tabou
est mentionné.
ES ATTESTATIONS

Je tiens à remercier pour leurs questions,
suggestions, relectures et aides dans l’élaboration
de cet article, mon directeur de thèse, Jean-Claude
Goyon, ainsi qu’Annie Bélis, Laure Pantalacci, Isabelle
Pernin, Laurent Coulon et Lilian Postel.
1 Rien ne permet d’affirmer que l’interdit musical
du calendrier de Kôm Ombo 597, 5-6, étudié
ci-dessous, soit en rapport avec un rituel funéraire.
Voir infra à la hauteur de la note 91.
2 «L’Abaton de la campagne d’Esna», MDAIK 16,
1958, p. 272 = Villes et légendes d’Égypte 2 ,
BiEtud 90, Le Caire, 1983, p. 20.

3 Op. cit., p. 271 = p. 19.
4 «Pourquoi la trompette est-elle interdite dans
certains temples?», BIFAO 64, 1966, p. 2-4 et voir
infra à la hauteur de la note 113.
5 Elles ont toutes été publiées et ont fait l’objet
de traductions de qualité. Il est utile de les retranscrire
ici pour donner une meilleure compréhension du
contexte dans lequel l’interdit cultuel de la musique
intervient. Seuls les passages relatifs à ce tabou ont
été retraduits et accompagnés du texte hiéroglyphique. Il faut également signaler la nouvelle interprétation donnée par P.G.P. MEYBOOM , The Nile Mosaic of

BIFAO 102 (2002), p. 189-210 EMERIT (Sibylle)
À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne.
© IFAO 2014

BIFAO en ligne

Palestrina. Early Evidence of Egyptian Religion in
Italy, Leyde, 1995, de la procession, à laquelle
prennent part des musiciens, représentée sur la
mosaïque de Palestrina qui serait l’enterrement rituel
au mois de Khoïak de la relique osirienne à l’abaton
de l’île de Bigeh. Cette interprétation est totalement
réfutée par F. BURKHALTER, «La mosaïque nilotique
de Palestrina et les pharaonica d’Alexandrie»,
Topoi 9/1, 1999, p. 229-260, c’est pourquoi ce
document ne sera pas pris en considération dans
cette étude.

189
http://www.ifao.egnet.net

p. nº 42. 6 Das Götterdekret über das Abaton. p. Gravé en deux exemplaires. Junker en 1912 6. le nord. Strabon. il a été décrété à son sujet. Version 2  # # #  " "  %     : (        #   +   :  /   Version 1 Il est interdit de battre du tambour-sh(r) et de chanter-Ìs accompagné de la harpebynt ou de la flûte-wƒnyt (r tm rdμ s≈y sh(r) Ìsμ n bynt wƒnyt 8 ). Il est interdit à tout profane d’élever la voix en contrebas. dame de l’Île pure sur le Grand Siège. P. DAWW 58. On ne permettra pas que les libations y fassent jamais défaut. Le rituel divin sera accompli chaque jour par le grand ouâb de service mensuel et le choachyte d’Isis. Vienne.SIBYLLE EMERIT Les documents Le texte le plus connu est le décret divin du temple de Philae publié par H. On disposera 365 tables à libation autour de ce territoire. 21. Le voyage en Égypte. 260-261. YOYOTTE. il codifie les conditions d’accès à l’abaton ainsi que les rites qui doivent être accomplis sur cette «terre interdite» abritant la sépulture d’Osiris. S. BIFAO 102 (2002). Décret divin de l’abaton de Philae 7: Concernant l’Île pure. G OMPERTZ. l’ouest et l’est. JUNKER. Et il est interdit de capturer aucun oiseau ni aucun poisson (sur une distance de x +) 40 coudées vers le sud. au profit d’Osiris qui avait été enfanté (?) à Thèbes: On ne permettra pas que le lait fasse défaut à cette butte de l’arbre-mentè ni à (ce) temple où Osiris est inhumé.ifao. 7 J. 1997. ni que l’eau y fasse jamais défaut. on interdira (au grand et au) petit de passer par là. le saint territoire d’or d’Osiris et de sa sœur Isis. et lorsqu’on y accomplit la libation à chaque décade. il manque le bras armé d’un bâton chez H. CHARVET. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. Il est interdit à tout profane de jamais passer par là. accomplira la libation sur elles (= les tables) chaque jour. durant la période pure des jours qu’y passe Isis. sur lesquelles seront posées des palmes. Götterdekret. dans le couloir de l’embarcadère conduisant à l’île de Bigeh. p. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. 1913. Paris.net . dame de Philae.egnet. 190 8 Dans le relevé de cette inscription. dès le commencement.

Geb a signé cet écrit Sur l’écrit de Thot lui-même. 337. – C’est (aussi) la tombe d’Osiris. Khnoum étant à la fois le fils et le père.. À proximité de Pi-nétjer.w» pour cette raison. © IFAO 2014 BIFAO en ligne 13 Id. et d’Atoum qui est enseveli avec eux. p. 11 Id. à bord de la barque nommée (Gesdep?). en tant que maître d’Ânkhet. jeune et guerrier. des 7 paroles matérialisées de Méthuéris. Esna V. Esna III. 338 et 353.ifao. p. faire halte à son siège principal. Le deuxième texte est inscrit sur une colonne de la salle hypostyle du temple d’Esna et a été publié par S. p. 10 Id. combien plus grande est cette butte que toutes les (autres) buttes! Elle n’a pas sa pareille dans le pays. situé aux abords du temple.: dont on puisse dire: Qu’est cela?). MDAIK 16. dieu héritier.. p. À l’aube. p. car c’est là que furent réunis ses membres au côté de son père. 14. pour les vêpres de la fête de «prendre la houlette». Selon la théologie locale. capable de susciter un tel étonnement (litt. sauf un brasero de bois à l’extérieur. allumer une torche à l’intérieur de ce temple. ibid. Le Caire. 24-26 13 : Quant à l’Enfer divin qui se trouve à cet endroit. Tefnout. à la tombée de la nuit. Le Caire. p. c’est l’Enfer mystérieux de Kneph. 191 http://www. 333-334. c’est l’antre des dieux morts. 274-275 = Villes et légendes 2. – mais qu’on ne porte pas atteinte au bois sacré! Qu’on s’en garde bien soigneusement. MDAIK 16. 351. il réapparaît sous les traits de Khnoum-Shou.net . 24-26. 271-279 = Villes et légendes 2 . durant la nuit du 19 au 20 Epiphi. Durant la nuit. BIFAO 102 (2002). dans les sanctuaires de Pi-nétjer et de Pi-Khnoum au nord d’Esna. en leur aspect de faucon. 22-23. SAUNERON .À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE On fera qu’Isis. Rê a signé cet écrit. il s’agit des aspects d’une seule divinité. faire apparaître Khnoum-le-bon-protecteur. ainsi que de Chou.. p. ne pas allumer de lampe à l’extérieur de son temple en quelque point que ce soit de cette butte. La liturgie qui s’y déroulait inaugurait une des grandes cérémonies annuelles en l’honneur de Khnoum afin de commémorer «la fête de prendre la houlette» ou «fête de la victoire 11». Il décrit un rituel de nature funéraire qui avait lieu.egnet. 9 S. dame de Philae accomplisse la traversée jusqu’à l’Île pure lors des trois jours de fête. se trouvait un abaton 10. Shou a signé cet écrit. 309-378. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. p. 1962. Sauneron 9 . Khnoum-Rê qui s’est couché dans l’horizon occidental se régénère au bord de l’Étang rouge. Esna III. après le service alimentaire du soir. p. et livre combat aux hommes insurgés pour sauvegarder le legs de son père et assurer la pérennité du pouvoir souverain. le 20 Epiphi. dédié à Osiris et Isis. et on nomme (cet antre) le «Château des B“.. le dieu Khnoum se rend à Pi-nétjer pour visiter son «père 12» vieillissant ou mort contre lequel les hommes se sont rebellés. nº 197. nº 197. 1968. Or. 12 En fait. 18-29 et Esna V. on les appelle «dieux antérieurs». Faire la grande offrande de toute bonne chose.

SIBYLLE EMERIT    .

       !!!  1 #  #  # 4 #.

la célébration de la naissance divine du dieu-fils. (F 18). 1958. 19 Dans le temple double de Kôm Ombo. A. p. Textes fondamentaux de la théologie de Kôm Ombo. comme à Esna. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. Panebtaoui est le fils d’Haroëris (assimilé à Chou) et de Tasenetneferet (assimilée à Tefnout) tandis que Khonsou est l’enfant de Sobek (assimilé à Geb) et d’Hathor (assimilée à Nout). p. (ex. 277-278. G UTBUB. m) et A. e) et f). p. paroi ouest 15. n. 335-338. p. Au mammisi. BiEtud 47/1. Ce calendrier est le pendant de celui des fêtes d’Haroëris gravé sur la paroi est (nº B de A. il est inscrit sur le soubassement de la partie droite de la salle des «apparitions». n. 17 Sur cette fête et les différentes naissances divines au mois de Pharmouthi. p. G RIMM. p. 289.egnet. Mammisis. liste de A. 401. auquel son père. 357. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. 4 et A. 321 sq. p. ces deux dieux-fils sont identifiés l’un à l’autre et les déessesmères sont également confondues en une seule Tasenetneferet-Hathor. D AUMAS. v). BIFAO 102 (2002).  192  16 S. MDAIK 16. p. #"    :    Chanter par les chanteurs masculins de ce temple. Grimm). Dans ce cas. p. 400-403.ifao. c’est-à-dire la royauté.tw nÌwt m ‡nb m ßnw μ“t. Sauneron n’a pas pris en compte ce document dans son étude sur l’abaton de la campagne d’Esna alors qu’il le connaissait 16. Les mammisis des temples égyptiens. n. n. jusqu’à ce que la 4 e heure de la nuit soit en cours (Ìs(t) μn Ìsww-Ú“w n pr pn r ≈ft-Ìr n nÚr pn r pßr wnwt 4 t n grÌ). En effet. o).: p. 27. 3e éd. 362).tw. 20 Fr. 18 Fr. A. 3e série.. 12-13 1957) vaut pour (valeurs nƒÌ(t) / nÌd = nÌt).net . GRIMM. Die altägyptischen Festkalender in den Tempeln der griechischrömischen Epoche. p. C’est probablement pour cette raison que S. 32. n. face à ce dieu. Le contexte liturgique de la fête du 10 Pharmouthi dans lequel intervient cette prohibition n’est pas défini et aucun élément ne permet de la rattacher à une phase rituelle à caractère funéraire. o) = Villes et légendes2 . nommé Panebtaoui 19 à Kôm Ombo. 1973. p. GARDINER. 1994. 241. nº C. 277-278. Festkalender. Wb II. ÄAT 15. 15 Voir le plan dans A. n. Mais ne pas chanter-Ìsμ sur la harpe-bnw. 7. n. 519. Dédié à Sobek et consacré aux fêtes de la nécropole et du mammisi. p. Kôm Ombo. Annales de l’université de Lyon. mentionnée dans la notice suivante du calendrier de Kôm Ombo. p.f). o) signalait le problème de lecture  placés derrière ƒd. XVI-XVII. o) = Villes et légendes 2. G RIMM. transmet son «titre de possession 20 ». A. ni battre le tambour-shr. Cette prohibition a cependant un point commun avec le texte d’Esna étudié précédemment.. fasc. D AUMAS. 169. Festkalender. GRIMM. l’interdit musical précèderait. Le troisième texte relatif à un interdit musical est issu de l’un des calendriers des fêtes du temple double de Kôm Ombo. 14 Id. n. Egyptian Grammar.H. p. 27. Il est maintedes signes nant possible de dire que (N 21. SAUNERON . Paris. Haroëris. n. 355. Wiesbaden. voir plus particulièrement les monographies du mammisi. p. est certainement à mettre en rapport avec la procession silencieuse du 10 Pharmouthi 18 . n. Festkalender. MDAIK 16. G UTBUB. w) et p. 338. Oxford. p. n). p. la fête du 11 Pharmouthi 17 . et que l’on n’accompagne pas des prières 14 à la trompette-‡nb dans l’enceinte de sa butte (nn wn Ìsμ m bnw n s≈ shr n ƒd. 241-242.

5-6 21:         .À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE Kôm Ombo 597.

Montpellier. DE M ORGAN.n ou[te yavlthn ajpavrcesqai tw/' qew/'. 33. 1995. S. Ìsμ n’est pas déterminé par la harpe dans ce texte.egnet. p.-C. DAUMAS . 157. le lien avec cette divinité ne se fait qu’à travers l’âne qui représente Seth. entre 21 et 25 apr. ni à un aulète.     $  #   3  # (#:     Quatrième mois de la saison peret. Il lui donne son titre de possession. Valeurs phonétiques des signes hiéroglyphiques d’époque gréco-romaine IV. Ce sont les trois seules sources rédigées en écriture hiéroglyphique qui aient trait à un interdit religieux frappant la musique. 22 Fr. Géographie XVII. 58 av. S’arrêter au mammisi. th/' ΔAbuvdw/ timw'si to. Temple Festival Calendars of Ancient Egypt. Kôm Ombo. 335. J. Sur l’expression Ìsμ + un instrument de musique. G RIMM.) et Plutarque (v. 240-241. jour 10 : après la huitième heure. 44: ΔEn de. 193 http://www. 823. 92-95.ifao. 21 J. DAUMAS. Strabon. 241. Mammisis. Jour 11: à l’aube. kaqavper toi'" a[lloi" qeoi'" e[qo". et dans le temple d’Osiris il n’est permis ni à un chanteur. m). traduit «Ne point jouer de la harpe». p. p. n. t. 2000. p. C 814. 125). op. Dans l’extrait de Strabon.. p. Cet interdit est également mentionné par des auteurs grecs. 50 . 1ère série. Fr.. dans les deux passages de Plutarque.n ou[te aujlhth. c’est pourquoi il BIFAO 102 (2002). El-Sabban.n “Osirin: ejn de. © IFAO 2014 BIFAO en ligne semble préférable de considérer que l’interdiction concerne ici le chant-hes. Kôm Ombos II. Apparition processionnelle de Panebtaoui vers la maison d’Haroëris. DAUMAS. tels que Strabon (v. le frère.-C. 3. révélation de la face au mammisi. cit. A. À l’époque ptolémaïque le signe de la harpe peut avoir la valeur Ìs. sortie en procession de Tasenetneferet-Hathor et de Panebtaoui. tw/' iJerw/' tou' ΔOsivrido" oujk e[xestin ou[te w/jdo. Catalogue des monuments et inscriptions de l’Égypte antique. 53. p. cette prohibition est clairement en relation avec le culte d’Osiris tandis que. Festkalender. nºª 65 et 71. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. la deuxième probablement de celui de Trajan (98-117) et la troisième a été gravée sous le règne de Ptolémée VI-Philométor (180-145 av. Vienne. Fr. Ne pas chanterÌs(t) 22. La première date du règne d’Hadrien (117-138). comme il est d’usage de le faire pour les autres dieux.v. Cependant. p. célébrer tous les rites de la naissance divine. J. S’arrêter au mammisi (“bd 4 (n) prt sw 10 m-≈t wnwt 8 ≈©(t) n T“-snt-nfrt Îwt-Îr P(“)-nb-t“wy n Ú“(t) ‡nb n Ìs(t) Ìtp m pr-mst). 1909. A. J. G UTBUB. pl. Trowbridge.-C. ni à un harpiste de préluder aux rites en l’honneur de ce dieu.). p. À Abydos on vénère Osiris. Ne pas saisir la trompette-‡nb. voir infra à la hauteur de la note 151.net .

Isis et Osiris. les fabricants de flûtes d’aujourd’hui abandonnent les os de faon pour utiliser les os d’âne. “Onon dV uJpV ΔAijguptivwn i[ste dhvpou dia. Probablement Mesta = Tell Mostaï. mousikwvtaton ojstevon parevcetai. hJmi'n toi'" Naukrativtai" ejgkalou'si Bousiri'tai: crwvmeqa ga.SIBYLLE EMERIT Plutarque. si épais et si éloigné par ailleurs des Muses. ΔEkeivnoi" de. et ils disent que leur sonorité est meilleure […]. parce qu’elle ressemble au cri de l’âne.n pro. e[fh.egnet. th. or.. l’âne est outrageusement méprisé à cause de Typhon. Moralia V. parce que leur son ressemble au cri de l’âne. BIFAO 102 (2002).n o[non eij pacuvtato" kai.. les Égyptiens tiennent l’âne pour un animal impur et démoniaque." ejkei'non oJmoiovthta ª. eijdeivh". kai. Kai. wJ" o[nw/ fqeggomevnh" o{moion. 281.ifao. étranger.º w{ste qaumavzein to. parav p an wJ" o[ n w/ fqeggomevnai" ejmferev". habitants de Naucratis. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. cit. ª. kai. «Il s’agit sans doute d’une Lycopolis du Delta.. w\ xevne. daimoniko." wJ" proevmenoi ta. offre un os si léger et si musical. 9. n. n’est-ce pas? que chez les Égyptiens.º. 23 Pour Chr.n o[non ouj kaqaro. En vérité. Les Busirites et les Lycopolitains 23 ne font en aucun cas usage de trompettes. Banquet des Sept Sages. rien que d’entendre la trompette. pour eux. op. ei\pen. Et vous savez. bevltion hjcei'n levgousin.. c’est exactement la critique que nous font à nous.» Kai." nu'n aujlopoiou. oJ Neilovxeno": «ΔAmevlei tau'tV. kai.. Bref. nebrei'a crw'ntai toi'" ojneivoi" kai. 150 F: ÔO dV Ai[swpo": «Ei[ gV.n aujlovn. c’est un sacrilège. proche 194 de Busiris et non de Lycopolis-Assiout».net . à cause de sa ressemblance avec Typhon.n ajlla. Plutarque.r h[dh toi'" ojneivoi" eij" to. p.» Et si tu savais. tou. On peut être surpris que l’âne. Tufw'na prophlakizovmenon. ajmousovtato" w[n ta[lla leptovtaton kai. o{lw" to. dit Ésope. les habitants de Busiris: en effet nous utilisions déjà les os d’âne pour la flûte. 362 F: Bousiri' tai de. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. FROIDEFOND. Moralia II.n hJgou'ntai zw/'on ei\nai dia. p. savlpiggo" ajkouvein ajqevmiton. dit Niloxénos. Lukopoli't ai sav l pigxin ouj crw' n tai to.

tbn et sh“/shr. RdE 29. 207. 1956.net . 25 S. 583-618). Le déterminatif des deux versions du décret de Philae apporte peu d’indications sur cet instrument. AnLex III. 1954. 77. MANNICHE. Il n’est donc pas certain que sh“/shr désigne exclusivement un tambour en forme de barillet de petite taille et on ne peut pas s’appuyer. dbdb: L. p. Le Caire.3790 et AnLex III. et AnLex I. 277. Paris. du verbe s≈ 28. AnLex III. Hickmann. En revanche.2659. 6-7. 526. 77. Les inscriptions. la remarque de M. comme à Philae. 1949. s≈©: AnLex I. BiEtud 20/2. p. 5 et AnLex I. Pour les tambours en forme de barillet. et AnLex I. 1975. sr: Wb IV. Word.  30 K. Le Caire. p. HICKMANN (éd).3015. 79. AnLex II. D’après les représentations iconographiques et les vestiges archéologiques des membranophones. comme le fait H. dans H. 77. © IFAO 2014 BIFAO en ligne «Art. CGC. dont joue une femme. MÄS 34. Ancient Egyptian Musical Instruments. Le plus caractéristique. 71-72. 5. analogue à celui conservé au musée du Louvre 26. and the Egyptian World View». «Tambours conservés au musée du Louvre». Kehl. Cf. tbn: Wb V. le déterminatif n’est pas noté. les termes 29 servant à les nommer sont beaucoup plus nombreux et l’association d’un nom à un type de tambour devient. 79. p. Instruments. s≈©. Dans la deuxième. au sistre-s‡‡t et aux battements des mains. 204-209. H ICKMANN. 195 http://www.3381. p. 57-81. 33 H. p.2719. 3 et «Terminologie musicale de l’Égypte ancienne». 13 ( l’idéogramme représente clairement un tambour en forme de barillet et.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE Les instruments de musique Instrument à percussion Il est admis de reconnaître dans le mot sh(r) 24 du décret de Philae et de l’inscription d’Esna. 262. 708. p. ≈©. Le tambour en forme de barillet est 24 Enregistré sous sh“t au Wb IV.egnet.4402. 191. cf. G ARDINER. p. AnLex III. 207. 29 ≈©w: Wb III. Z IEGLER. p.3663. 40.ifao. 1979. 77. 8. p. et du même auteur. 10 et AnLex I. 7-9. fig. ( ). 21. 5 et AnLex I. p. Egyptian Grammar. 25. 6-9. L. n. Sur le r final.2677. p. la lecture sh(r) paraît vraisemblable puisque l’instrument de musique est précédé.). H. 79. 1927. les anciens Égyptiens possédaient deux modèles de base aux dimensions variables: le tambour en forme de barillet et le tambour sur cadre rond ou «rectangulaire». de ce fait. 109. 78. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. Les déterminatifs du mot shr ne renseignent pas sur la grandeur réelle de cet instrument et même si les représentations iconographiques du tambour en forme de barillet montrent qu’effectivement sa forme a pu être plus ou moins longue ou plus ou moins large 31. 26 N 1442. 17a. Le culte d’Horus à Edfou au temps des Ptolémées. Études sur l’évolution de l’art musical dans l’Égypte ancienne. Les fouilles de Médamoud (1926). 32 É. sur les vestiges des instruments conservés aux musées du Louvre et du Caire pour justifier cette hypothèse 33. ZIEGLER. Egyptology and the Social Sciences. Chr. un tambour en forme de barillet de petite taille 25. FIFAO 4/2. Instruments de musique. Au Mammisi d’Edfou. 6-7. Musicologie pharaonique. Le Caire. MANNICHE. 1977. sh“/sh“t: Wb IV. 61. Le Caire. bien qu’utilisé seul (sans les compléments phonétiques). Münich. RdE 29. cf. 79. JUNKER. 203-204. le 27 vient sans doute d’une confusion entre cette forme et celle du signe du «flotteur» barillet qui sont analogues. 1979. Götterdekret. 77. MDAIK 16. 77. 27 V 32 de la liste de A. À Esna.4767. SAUNERON. II. 75-76 (IDM 100) avec planche. n. Dans la première. p.R. on retrouve ce déterminatif erroné "   ). 32. n). elles ne permettent pas de dresser une typologie qui établirait une distinction entre deux types d’instruments de grande et de petite taille. alors que le même mot est gravé correctement à Edfou VI. dans K. Les instruments de musique égyptiens au musée du Louvre.R. p. n.3739.3701. 31 De nombreuses références sont rassemblées par Chr. p. pl. est celui du temple de Médamoud. ÈmÈm: Wb V. 16. WEEKS (éd. 1. Musical Instruments. pour un petit gabarit. Weeks a mis en garde contre cette démarche lexicographique qui correspond à une manière d’appréhender le monde et de le catégoriser qui n’est pas forcément la même dans toutes les cultures: BIFAO 102 (2002). 243. plusieurs mots sont attestés: ÈmÈm. Berlin. ALLIOT. 24-25 (article publié en 1955 dans le BIE 36. mais malheureusement la légende ne précise pas son nom 32. délicate 30. 28 Le verbe s≈ est associé aussi au tambour-sr. DRIOTON . p.

 DRIOTON.J. 25. 27 a et b. 1977. p. 75 (1). Londres. 1991. I. 39 R. XL. essai d’une nouvelle classification». Die Harfe im pharaonischen Ägypten. ROTH.H. BRUNNER-T RAUT. pl. GARDINER . Instruments. ce qu’il faut retenir. M ASPERO . BRACK. NAVILLE. ROBICHON. 77. BARGUET .M. 36 Cf. 9 et 33. et A. The Tomb of Huy. Z IEGLER. M. DE GARIS DAVIES. ArchVer 35. 104. (éd. J. Leyde.M. verso 4. CHASSINAT. la reine. L’identification du mot sh“/shr à une forme particulière de tambour ne semble donc pas très pertinente. traduit ce mot par «drummer». 6-7: μw sh“t m wpwt m Ì“t. nº 23. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. A. Late-Egyptian Miscellanies. L. Références supplémentaires: – Papyrus Louvre E 3308. BERMAN et al. pl. Nr. 100. 44 Sur la grande variété de modèles de harpe dans l’Égypte ancienne. Boston. LateEgyptian Miscellanies. p. Mayence. 41 N. 1954. A Cemetery of Palace Attendants. 14. Londres. est un terme générique bien connu du lexique égyptien qui désigne les harpes 44. son emploi devient de plus en plus liturgique 36 et s’étend au clergé féminin 37 . p. 18. 419. The Temple of Deir el Bahari VI.1216. 1954. fournit la plus ancienne attestation connue du mot sh“t 39. pl. 91. Theben Nr. qui date du règne de Ramsès II. Instruments. Giza G 2086. Médamoud. Londres. BIFAO 102 (2002). sur la paroi 42. É. «Les harpes de l’Égypte pharaonique. 32. appelé par la légende. pl. Giza Mastabas 6. 16 et 140. Chr. mentionné également dans les deux textes hiéroglyphiques. 4. Ihre Entwicklung und Funktion. Gîza VI. nº 314. G.ifao.net . Musical Instruments. 1999. 3. XXXIX-XL. dès l’Ancien Empire. p. 1926. pl. et A. pl. H. ArchVer 19. 35 The Festival Procession of Opet. voir H. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. des femmes forment un cortège. MANNICHE. L’inscription du Mammisi d’Edfou 32. 1961. 45 Exemples: – tombe de Sechemnefer [III]. mais. BiAeg VII. elles ne tiennent dans leurs mains que le seul tambourin rond. 103. Médamoud. pl. pl. 196 – relief Cleveland nº 1914. KarnakNord IV. (The Epigraphic Survey). 1943. Giza G 4761. 1907. 48-49. p. CAMINOS. Le sens du mot wpwt a été précisé par J. 280-284. L. mais dès cette période. Catalogue of Egyptian Art: The Cleveland Museum of Art. 99-115. 5-10. 309-368. 68. Le musée égyptien II. 1939. Elles dansent et frappent des tambourins rectangulaires pour ovationner Houy 41. – É. Chicago. LECLANT . Vienne. Die altägyptische Grabkammer Seschemnofers III. mais il n’est pas attesté ailleurs.egnet. pl. Das Grab des Tjanuni. Theben Nr. HICKMANN. 13. p. XV et XXXIX/8. p. 1980. par la suite. fig. et 87. The Temples of Kawa II. où le tambour-shr est mentionné à côté du tambourin-sr. des prêtres l’utilisent également dans les processions religieuses 35 . E. DRIOTON. 42 É. A. Le papyrus Sallier IV. Références supplémentaires: – Cl. – M. pl. Le Caire. Le mammisi d’Edfou. p. pl.sn. K. fig. 60-68. WILLIAMS. évoquée précédemment. 12. 457. 40 Two Ancient Egyptian Ship’s Logs. PM I2/1. 74. 1954. Das Grab des Haremheb. 1995. Tübingen Inv. C 355. JEA 5. indique que les sept Hathors sont censées battre de ces deux instruments.542. Le Caire. 57. Ohio». n. 43 Wb I. celui d’une foule-wpwt et de jeunes gens (ƒ“mw) en pleine exaltation. sur les murs des mastabas 45. dans les orchestres qui accompagnent les scènes conventionnelles d’offrandes funéraires au défunt. l. J UNKER. aus Gîsa.). 1908. p. BIE 35. É. Londres. Göttingen. 1-2 38 . DUCHESNE-GUILLEMIN.H.R. 47b. 70.SIBYLLE EMERIT essentiellement l’apanage des soldats et des Nubiens au Nouvel Empire 34 . A. MIFAO 16. Mayence. Le barillet est certes le plus vraisemblable. P. V 10. MACADAM. 1994. – The Festival Procession of Opet in the Colonnade Hall. c’est surtout qu’il s’agit d’un tambour. 36-69. Représenté. 37 Cf. BRACK . CXIV. 101.A. coul. 32. – tombe de Nefer [I]. 1918. Chr. pl. 34 Exemples: – A. XIIIa-XIVb. 78. Il le fait apparaître dans un contexte intéressant. la harpe-bnt était certainement. G ARDINER.sn ƒ“mw Ìr nhmw m s“. «Sur la typologie des harpes égyptiennes». 38 Londres BM 10184. 1955. «The Egyptian Collection in the Museum of Art at Cleveland. p. Giza G 5170. Mayence.F. 1937. XV. pl. OIP 112. Z IEGLER. avec le sistre. n. p. p. pl. – A. Bruxelles. il s’agit en fait du nom d’action substantivé du verbe à radical faible sh“μ. 51c. – relief Alexandrie 380. 17. mais en définitive. 91 et 94. 16.L. Instrument à cordes Le mot bnt. 4. – tombe de Redi. Le Caire. 335 et 346-347. ChronEg 87. un officiel ou une divinité. 35-38. FIFAO 25/2. KRAH. l’instrument le plus en faveur chez les anciens Égyptiens jusqu’à l’époque gréco-romaine. p. Les deux derniers reliefs ont été publiés par C. Janssen 40: c’est un attroupement d’hommes et de femmes acclamant le roi. AnLex I. Dans une scène figurée de la tombe thébaine nº 40 de Houy (fin XVIII e dynastie). New York. janvier 1969. 1977. CLV. 73.

loc. 36 (c 21). 533. 53 Urk. boine (S°) 46 même si la harpe. 54 Wb V. Autres exemples: – stèle d’Âhmosis. pl. «Les termes grecs et latins désignant des spécialités musicales». ce qui justifierait que le mot pour l’instrument ait disparu au profit de boine (communication personnelle).egnet. 1961. 26. 5-6. p. (132g). – statuette d’Amenemheb. «The Archives and Treasury of the Temple of Sety I at Abydos». 1949. BM 710. 50 M. Le Caire. cintre. MIFAO 87. se rencontrent dans certaines cités helléniques 50. p. 7. il portait le titre de chanteur-hesou à la harpe vénérable d’Amon (Ìsw m bnt ‡pst nt ‘Imn). Cette observation est importante car. IV. p. 1939. 52 Exemples: – tombe thébaine nº 75 de Amenhotep. 1961 (2e éd. 101 et L.tμ m ̃ nwb ≈sbƒ mfk“t. elle semble se différencier de la harpe-ƒ“ƒ“t 54. Leipzig. Room 10. R. il semble bien que Strabon ait eu accès à une source d’origine égyptienne. IV. 1995. BIFAO 102 (2002). p. 1992. Ainsi. p. PAQUETTE. DE GARIS D AVIES.ifao. KASSER. Londres BM 22557. EDWARDS. Chr. dans id. pl. Leiden I 344 recto. in the British Museum VIII. la harpe-bnt intervient fréquemment dans des cadres liturgiques même à connotation funéraire 51 . col. © IFAO 2014 BIFAO en ligne Musical Instruments. J. 110. Compléments au dictionnaire copte de Crum.L. Urk. (éd). p. pl. Instruments. a disparu d’Égypte avec les avancées du christianisme puis de l’islam. 49 A. AnLex II.S. loc. p. 13-14: bnt ‡pst b“k. PM II2. Londres. A. Londres. 1954. notamment parce que de tels interdits des instruments de musique. 1964. 59.4880 et AnLex III. HICKMANN Musikgeschichte in Bildern. surnommé Mâh. p. N. Caire CG 34001. Dictionnaire étymologique de la langue copte. deuxième appellation connue pour ce type d’instrument dans le lexique égyptien 55. 127. 79. cit. lapis-lazuli et turquoise 53 ».E. The temples of Kawa I. 174. VYCICHL. 1909. 93. 359-367. WEST. il ne joue pas forcément de la harpe. ASAE 65. Hieroglyphic Texts from Egyptian Stelae. Le Caire.F. BIE 35. Leipzig. pl. Saqqara. 48 Nous sommes très reconnaissante à Annie Bélis pour cette précieuse indication. p. p. W. Elle appartient aux fournitures des sanctuaires 52 et son caractère précieux est souligné dans la description de la harpe offerte par Thoutmosis III au temple d’Amon: «une harpe-bnt vénérable travaillée en argent. KÄT 11. Deux tombes ramessides à Gournet-Mourraï. Oxford. – temple de Medinet Habou. 197 http://www. I. The Admonitions of an Egyptian Sage from a Hieratic Papyrus in Leiden. Ancient Egyptian Literature I.-Cl. Die „Admonitions“ Pap. le mot ƒ“ƒ“t est certainement à l’origine du terme copte ∂ou∂ou «s’agiter joyeusement. MACADAM. pl. p. 46 W. Berkeley. 1923. JAMES . M.-H. Londres. si l’inscription de Kôm Ombo est plus ancienne. – temple de Séthi I er à Abydos. dans les processions mortuaires. Ägypten II/1. 1983. M. Strabon a pu chercher à rendre une réalité égyptienne. XXX.3625. L’instrument de musique dans la céramique de la Grèce antique. H ICKMANN. XII. GARDINER . «Terminologie musicale». 156.). p. 55 H. il aurait pu soulever la question d’une substitution. voire d’une influence culturelle grecque sur la civilisation égyptienne. Music in Greek Life.L. Z AYED. 1973. 23-24. etc. pour cette raison. Cependant. Tombs of Two Officials of Tuthmosis the Fourth. M ANNICHE. 41-42. pl. BÉLIS. 47 A. Quant au psaltès dont parle Strabon. Londres. ces deux mots correspondraient à des harpes de forme différente. HICKMANN. G OYON. cit. Au premier abord. Z IEGLER. 55. car ce mot ne donne aucune indication sur le type d’instrument à cordes que le musicien tient dans ses mains 47. A. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. 1983. p. 51 Harpiste en tête d’une procession conduisant le défunt à sa dernière demeure dans la tombe thébaine nº 277 d’Amoneminet (XX e dynastie). De surcroît. 1984. 1988. Paris. en utilisant ce mot. p. Musicologie pharaonique. Pour le nom de la cithare en copte. En effet.f Ìr swh“ Mrt. – stèle de donation de Taharqa au temple de Kawa. Wiesbaden. T. réjouir (?)». Los Angeles. animer. Ipouour se plaint que celui qui ignorait la harpe-ƒ“ƒ“t possède maintenant une harpe-bnt et que celui qui ne pratiquait pas le chant adresse dorénavant des louanges à la déesse Meret 57. 191-192. Louvain. 78. etc.net . Pour J. RPLHA 62/2. 20 et 32.G. BEC 7. VANDIER D ’A BBADIE. – relief de la tombe de Ourirenptah.H. 28. Hieroglyphic Texts from Egyptian Stelae. in the British Museum I.14: mÚn ≈m ƒ“ƒ“t m nb bnt tm Ìsyw n. W. Londres. 507. BÉLIS. Ny Carlsberg Glyptotek. 56 Recto du papyrus Leyde I 344. Pour H.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE Son nom s’est d’ailleurs maintenu dans la langue copte sous l’appellation. la harpe étant beaucoup moins répandue et réservée aux femmes 49 . 4. 5-6. 23. p. cf. photo dans H. 244-246. et D. HELCK. le passage du texte de Strabon constitue le premier témoignage formel d’une prescription rituelle contre un instrument de musique dans le culte osirien et. LICHTHEIM. alors qu’en Grèce c’est la cithare qui tenait une place équivalente dans la société 48.  57 Admon. or. VYCICHL .H. ces deux harpes sont mentionnées côte à côte dans les Lamentations d’Ipouour 56 qui décrivent une période de décadence et d’inversion des valeurs. VIII. 13-7. en tant qu’instrument emblématique du paganisme. p. 7. Il date de la XIXe dynastie mais sa composition remonte certainement au Moyen Empire ou à la Deuxième Période intermédiaire.

«Classement et classification des flûtes.A. «Miscellanea Musicologica VII: les harpes de la tombe de Ramsès III». E. 47-48. n. p. Louvain. 62 Chr. 65 P. AnLex I. parmi les prostituées 65. 79. P. Der Tanz im Alten Ägypten. ProblÄg VII. HERBIN. 77. H. supra. Late-Egyptian Miscellanies.. Excavations at Saqqara 1907-1908. à la période gréco-romaine. Musicologie pharaonique. AnLex III.1687. 1909. 2829. 17-18. l. «Terminologie musicale». 1993.0822. p. Plusieurs types de flûtes ont coexisté dans l’ancienne Égypte dès les époques les plus reculées 62. 70 Exemples: – tombe de Nykaouher. 134.SIBYLLE EMERIT Cette plainte établit une distinction entre une élite d’initiés et une plèbe de profanes. HICKMANN . Paris. p. 60. 79. 1955. p. XIVb. De cette manière. 1950. 13. p. dont la flûte-wƒny 66 . G ARDINER. ASAE 50. 69 H. mmt: Wb II. Le contexte est intéressant puisqu’il s’agit de récriminations adressées à un scribe qui délaisse l’écriture pour s’adonner aux délices de l’alcool et de la luxure dans les endroits publics. FAROUT. 79. la flûte-wƒny(t) se différencierait de la longue flûte oblique. AnLex II. et. 1996. «La stèle 26. M ATHIEU. M ANNICHE. noter que wƒnt signifie «tuyau» de la clepsydre. 47. BiAeg VII. type nay. BRUNNER -TRAUT . p.1185. 78. Entstehung und Verehrung einer Personifikation.1575. sont nommés deux autres instruments à vent dont l’identification n’est pas plus aisée 67. p. est délicate. double hautbois.tw. 28. 198 63 w“(n)r: Wb I. Il s’agit probablement d’une variante de wƒny. Alors qu’il se livre à cette débauche. 77. 79. p. Glückstadt. B.1594. 83-88 et L. 25(b) qui traduit «double-hautbois». 64. Chacune est alors jouée par une divinité. cité dans le décret de l’abaton. 63. la langue égyptienne offre de nombreuses dénominations pour ces instruments 63. traduction qui pourrait être appropriée au contexte du papyrus Anastasi IV. Toutes deux sont fréquemment représentées dans les scènes musicales des mastabas de particuliers dans les nécropoles de l’Ancien Empire.-C.ifao. 79. 60 Fr. p. Là encore. p. p. Die Göttin Mr.F. 182 et 186. 521-536. R. Le Caire. Musical Instruments. 56 et 168. 407. 18-31. 17-27. J. La poésie amoureuse de l’Égypte ancienne. Contes de l’Égypte ancienne. double clarinette et aulos).k (r) Ìsy m-s“ wƒny). Les typologies dressées distinguent les flûtes proprement dites. Hamburg.2: «On t’a appris à chanter accompagné de la flûte-wƒny» (s≈“. p. Chr. 6.net . HICKMANN. H ICKMANN (éd). AnLex I. Mais cette différence entre la harpe-bnt et la harpe-ƒ“ƒ“t va s’amoindrir et leur usage finit par se confondre puisque cette dernière devient aussi un instrument de musique rituel 59.. on donne actuellement à wƒny le sens de «pipeau 68». 1937. M ANNICHE.  Z IEGLER.H. III. wƒ©: Wb I. Haroëris 60. 1998. 59 M.egnet. l’autre. Le papyrus Leyde T 32. 12. J. 8-10. avec leurs noms parfois en légende 70. le mot wƒny(t) apparaît pour la première fois au Nouvel Empire dans le papyrus Anastasi IV. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. 252.1. ChronEg 51. H. p. p. 12. Z IEGLER. Instruments. 64 BM 10249. ce qui appartenait à une élite devient accessible à tous 58. BIFAO 102 (2002). p. OLA 58. on lui apprend à jouer de différents instruments de musique. GRANDET. RdE 44. globalement. 1958. 59. sauf M. The temples of Kawa II. GUGLIELMI.19 retrouvée». 1991. La harpe-bnt n’a donc plus de caractéristiques particulières par rapport à la harpe-ƒ“ƒ“t. leur 58 W. m“t: Wb II. 12. Leyde. 1994. Musical Instruments. 79-89. et hautbois de l’Égypte ancienne». 67 W“(n)r et wƒ©.L. Londres. 12-31.1096. LEM.t. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www.0822.H. 12-16. Instrument à vent L’identification de l’instrument wƒnyt 62 . 9.0822. 61 Wb I. Rarement attesté dans les textes. pl. 68 AnLex III.E. par «Celui qui préside à Qous». 15. Instruments. Deux harpistes portent les titres de ƒ“ƒ“wy dans la tombe de Ramsès III dans un contexte lié à la douat. H ICKMANN. 2 64 qui date du règne de Séthi II. Saqqara S 915. 1. Dans ce passage. du Ier siècle apr. CAMINOS. Le livre de parcourir l’éternité. New York. 409. uffâtah et flûte de Pan). clarinettes. 12. AnLex III. AnLex III. AnLex III. G RANDET. GARDINER. sans anche (flûte à jeu oblique. dans H. 1951. juxtapose à nouveau ces deux harpes. des vents pourvus d’une anche (hautbois. type zoummara. appelée m“t et de la double clarinette. 456. Toujours dans le but d’attribuer un nom à chaque type d’instrument. QUIBELL. Contes. p. et 407. M ACADAM. Late-Egyptian Miscellanies. p. nommée mmt 69 . A. L. p. 66 A. 15 (wƒ©). Le Caire. n. ÄgForsch 6. l’une par Khentyenirty.R. ÉTIENNE avec la collaboration de D. pl. BiEtud 115.

An Index of Ancient Egyptian Titles. 605. Staatliche Sammlung Ägyptischer Kunst München. 71 Exemples: – tombe de Kaemânkh à Giza. utilisé dans des expressions bien attestées par ailleurs 75. Giza G 6020. p. S. ZBA 31. K. flûtiste-wƒny 78. Sheikh Saïd 2. CGC 1533. LD II. 78 et 79 et H. Das Grab des Nianchchnum und Chnumhotep. p. XXXV b. 37. Cambridge. fig. pl. fig. dont parle Strabon. 6. K. 68-69. pour les flûtistes. MOUSSA. composé de deux tuyaux droits. CGC 1533. pl. 24-61. dans E. – table d’offrandes mentionnant Khenou. n. pl.E. 141-142. 76 G 2240. 78 Brooklyn Museum 67. ALTENMÜLLER. L. 154-156. 9. Strabon aurait pu éventuellement utiliser celui de monaulos 80. fig. 145-146. Excavations at Saqqara 1937-1938. op. 38-40. p. La chapelle funéraire de Neferirtenef. G. BEC 7. VAN DE WALLE . A LTENMÜLLER. Epithets and Phrases of the Old Kingdom. fig. p. HASSAN . J UNKER. cit. L’instrument de musique dans la céramique de la Grèce antique. Toronto 949. 289-294. 1994. op. 829-830. p. Mastabas of Cemetery G 6000. «Les donations aux temples dans l'Égypte du I er millénaire avant J. – tombe de Redi. OLA 6. H. Vienne. Ces exemples indiquent que le mot sb“ ne désigne pas uniquement la flûte oblique longue en roseau. dans Chr. 25. p. découvert récemment dans la tombe de Nefermesdjerkhoufou à Giza 76. voir les deux déterminatifs de sb pour la flûte longue et la double clarinette. 1937. LIPIΩSKI (éd. pl. L’aulète d’Abydos. 25. [sb“] mw≈ nfr k“ pour: – sb n k“. A. JONES . p. 1979. 19a et 20b. fig. A. 171. Gîza IV. 57. JARCE 8. A History of the Giza Necropolis I. – même expression. – tombe d’Iymery. pl. pl. les trois déterminatifs sont identiques sur le relevé. infra. 106. – relief de la tombe de Neferirtenef.net . Cependant. fig. 77 Wb I. peut avoir aussi un emploi nominal applicable aux différents types de flûtes 73 et à l’instrumentiste 74. Ìst n mw≈ pour Ìst n m“t ou Ìst n mmt. p. 74 D.). M OUSSA. 3. Les graphies et les déterminatifs sont quelquefois ambigus 71 .R. ÉTIENNE. 231-232. 1978. troisième flûtiste en partant de la gauche: Ìst n sb.A. HASSAN. ZIEGLER (éd. A. Saqqara LS 16. – Copte shbe. BAR S866 (II). 3 et 4. p. 231-232. 1977.. WEEKS. 61 a. fig. 1995. Bulletin of the Royal Ontario Museum of Archeology 18 (mars 1952).3081.k. fig. –  Ìst n k“. cit. n’autorise pas à imaginer que l’instrument joué était nécessairement l’aulos double si souvent figuré sur les vases grecs 79 .. – tombe de Niânkhkhnoum et Khnoumhotep. cit. H.). 37. CGC 1778. pl.ifao. G 4561. 47. 71. L. 17. un nouveau mot. A. Boston MFA 21. au-dessus de deux joueurs de nay représentés au sein d’un orchestre.». Enfin. Munich ÄS 1600. Le Caire. 5/6 (I). HICKMANN. 4-5. permettent néanmoins d’affirmer qu’il s’agit d’un double hautbois. Giza G 2086. 79 D. S CHOSKE (éd. Denkmäler des Alten Reiches I. N EEDLER. p. K. Berlin. 72 Voir. fig. WEEKS . R. REISNER. voir infra.. Mayence. Gîza VI. R. – fausse-porte de Khoufouânkh. Giza G 6020.k r© nb. BORCHARDT. RdE 44. 47. S. 68-69. 1940. K.». Saqqara S 16589. Sur cette erreur d’interprétation. et M. 59-63. 37. A. Mayence. – statuette de Senânkhour.egnet. CGC. D. 19a et 20b.M. J UNKER. IX. 16 et 140. A Cemetery of Palace Attendants. WEEKS. classique à l’Ancien Empire. 386 (15). – tombe de Niânkhkhnoum et Khnoumhotep. p.M.-C. cit. Louvain. M OUSSA. fig.R. ALTENMÜLLER. 80 Nous remercions de nouveau Annie Bélis pour son aide dans la compréhension de ce texte et renvoyons. Saqqara. mw≈.118. relief de la tombe de Insnefrouishtef. – relief de la tombe de Nenkhefetka. Belegstellen. The Rock Tombs of Sheikh Saïd. KASSER. SOUROUZIAN . 71. Saqqara S 915. n. 1993. Denkmäler des Alten Reiches (ausser den Statuen) im Museum von Kairo.M. KITCHEN. Paris. SAK 9. Exemples: – statue d’Ipi. 13. A. Oxford. – tombe de Kaesoudja. pl. Saqqara. Saqqara D 55. BiEtud 65/2. L’art de l’Ancien Empire. 1969-1970. p. 1999. à son article dans RPLHA 62/2. Saqqara. BORCHARDT. 25(b). CGC I. cit. fig. troisième flûtiste en partant de la gauche: Ìst n sb. – statue d’Ipi. voir en dernier lieu M. 25(b). Boston. elle n’est pas toujours aussi marquée.42. op. 505. Londres. Giza. D. 9.R. lecture Ìst s“b en comparaison avec le registre inférieur Ìst mmt. Giza G 6020. pl. A Cemetery of Palace Attendants. tombe de Rêhepses. op. ArchVer 21. © IFAO 2014 BIFAO en ligne raire de Néferirkarê-Kakaï   II. J. Bruxelles E 2465. RdE 44. p. lecture en comparaison avec le registre inférieur Ìst mmt. 1944. et p. 2. 409. L.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE forme correspond à la différenciation lexicale. pl. – μb“w nfrw n k“. identifié généralement comme un verbe signifiant «jouer de la flûte 72». 17. W.. É TIENNE. prouve que la question terminologique pour les instruments de musique n’est pas encore définitivement réglée. – tombe de Nefer [I]. 65b. p. cit. pl. R OTH. fig. «A Statuette of the Egyptian Sixth Dynasty about 2400 B. Saqqara. N. «Two Donation Stelae in the Brooklyn Museum». PAQUETTE. H. ALTENMÜLLER. 1975. tenu par Ânkhhorpakhered. pl. H. – tombe de Iymery. car il s’agit d’un terme générique pour les musiciens professionnels. fig.. cintre.M. 263. 125 et 205. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. Gîza VII. QUIBELL. op. Moussa. tombe de Ourirni.. H.C. POSENER-KRIÉGER. op. p. B. 9-12. 1. p. H. Bruxelles. H. DE GARIS DAVIES. 230-242. M EEKS. Le déterminatif double du terme wƒny au temple de Mout à Karnak 77 et l’instrument lui-même. 47. fig. p. p. H. K. – tombe de Nykaouher. Le terme sb(“)/s(“)b. p. Giza Mastabas 5. State and Temple Economy in the Ancient Near East II. – tombe de Nebkaouher. pl. 2. p. Saqqara. – relief de la tombe de Nenkhefetka. BORCHARDT. 47. 200. 1901. CHE 6. 1976. – P. Vienne. 52. Dahshour. ROTH. «La statue du musicien Ipi jouant de la flûte». 73 Exemples: – tombe de Niânkhkhnoum et Khnoumhotep. D. Giza G 4761. p. le mot sb est utilisé indifféremment pour les deux types de flûte. 19a et 20b. 75 1. pl. Compléments. X. pl.M. nºª 3028-3029. Excavations at Saqqara 1937-1938.. p. 199 http://www. Saqqara. G 5340. «Le métier de musicien au temps des pharaons».M.). Les archives du temple funé- BIFAO 102 (2002). 1942. – tombe d’Iymery. J UNKER. p. pl.

comme à Busiris et Abydos. Pyramid Studies and other Essays presented to I. SPIEGELBERG. M ACADAM. Busiris et Lycopolis du Delta. Musicologie pharaonique. et surtout. pl. Chicago. la veille de la naissance 81 «Terminologie musicale». 185-186. dans H.. ce n’est pas une trompette en or qui est offerte mais un vase à kôhl. 91. Chicago. KITCHEN. La tombe de Nebenmât. 91-92. MALEK «Trumpets and kohl-tubes». 1991. 15. 86 H. Earlier Historical Records of Ramses III. 1917. Vandier. p. pl. p. p. 68. 5-6. 90 W.L. Esna. Edwards. 88. 87 Exemples: – A. BIFAO 64. Mais ce vent est aussi utilisé dans un contexte cultuel au temple de Mout à Karnak 82 . «The Trumpet in Ancient Egypt». Occasional Publications 7. 16 et 29. J. – Medinet Habu. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. il est employé avant tout dans un cadre militaire 87 mais aussi dans des grandes festivités religieuses 88 puis à l’intérieur même du temple 89.SIBYLLE EMERIT Le double hautbois est un instrument qu’on trouve très fréquemment entre les mains de musiciennes dans les scènes de banquet dans les tombes du Nouvel Empire. Osiris n’est pas le dieu tutélaire de Philae. pl.). 107-108. CASAE 1. I. qui date de la XIXe dynastie. (éd. Chr.ifao. 27. 1. 1 . 1930. OIP 12.F. 88 Exemple: The Festival Procession of Opet. p. Quant à l’instrument ‡nb 85 prohibé à Kôm Ombo. 31-35. E. l. 274-275. o) = Villes et légendes 2. son identification avec la trompette ne fait aucun doute et il n’existe pas d’autre mot pour cette variété d’aérophone. L.3042. Esna. à Esna. 103-109. o).. M. pl. 82 Nous remercions vivement le professeur J. 62. L’origine de la prohibition du double hautbois-wƒnyt dans le décret de l’abaton de Philae ne peut donc pas résider uniquement dans l’argument avancé par H. p. scène 36. 85 Wb IV.G. MonPiot 55. JARCE 8. cf. op. S. M AYSTRE. 2-4 et MDAIK 16. SAUNERON . Il a déjà été signalé que cette prohibition a lieu. il suffit de rappeler brièvement qu’il est apparu en Égypte au Nouvel Empire. ZÄS 53.egnet. BRACK. pl. XIIIa-XIVb.net . K. De ce fait. p. Il s’agit de sanctuaires où une relique d’Osiris est censée être inhumée. col. Sur la stèle de donation de Taharqa au temple de Kawa. Des rites doivent y être dédiés à ce dieu. 1988. Oxford. À propos d’un bronze du musée de Chaalis». 2-3 de la stèle. JEA 77. ainsi qu’aux divinités funéraires qui. Musical Instruments.-Cl. 514. pl. Instruments. il est possible d’émettre une hypothèse concernant l’interdit musical de Kôm Ombo susceptible de mieux définir le cadre liturgique dans lequel il intervient. p. H ICKMANN.Ein Titel des Neuen Reiches». 1936. De plus. comme à Esna. et A. dans la tombe n° 219 de Nebenmaât. op. HICKMANN (éd). à Deir al-Medina. p. MIFAO 71.118. «Ouadjet et l’Horus léontocéphale de Bouto. ZIEGLER . p. 18. p. «Varia. p. p. VI. 109. n. 30. cit. 1967. bénéficiaire d’une stèle de donation sous le règne de Chechanq III. p. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. 1932. BAINES et al. À partir de cette observation. 83 Brooklyn Museum 67.A.G. 6-7. La trompette dans l’Égypte ancienne. H. Hickmann le considère comme un instrument profane et justifie son interdiction dans le temple d’Osiris à Bigeh 81. BIFAO 102 (2002). pl. et Lycopolis. plusieurs titres de trompettistes sont associés à des noms de divinités 90. Plusieurs études ayant été publiées sur cet instrument 86 . lui sont associées. Le Caire. – Medinet Habu. 89 Exemple: M.F. une femme joue du double hautbois pour Osiris 84 . 9 et 33. OIP 8. MANNICHE. M ACADAM. H. et pourtant chacune de ces villes abrite sur son territoire un abaton qui lui est consacré. pl. D’usage exclusivement masculin. FISCHER. 200 S. Enfin. H. Hickmann. AnLex III 79. 84 Ch. Le Caire. Ânkhhorpakhered.. était flûtiste-wƒny d’Harpocrate tandis que son père portait le titre de chef des flûtistes-wƒny du Bélier-maître-de-Mendès 83 . n. cit. 16-17. Das Grab des Tjanuni. 66-70. dans J. J. FISCHER. 90-91. The temples of Kawa II. Later Historical Records of Ramses III OIP 9.L. 59 et fig. L’origine des interdits musicaux Le contexte de l’interdit est similaire dans cinq des six documents rassemblés. GOYON de nous avoir proposé de consulter son manuscrit sur les inscriptions du temple de Mout qui devrait paraître prochainement.

RdE 13. «en tant que seigneur du Double Pays». qui se trouve dans la Douat. COULON . voir aussi p..net . Elle se trouve à proximité du temple majeur de Kôm Ombo 94. GUTBUB. Geb et Osiris y étaient inhumés 97. 1961. 94 Ibid. p. j). p. nom générique qui désigne à Kôm Ombo. Sur l’ensemble des dieux enterrés dans la nécropole voir A. p. Kôm Ombo. 489. GUTBUB. sur bien des aspects. Sur la libation à chaque décade à l’abaton de Philae. p. 102. Pour A. voir J. supra. Osiris est «le dieu dans Beg» et «le nom même de Ched-Beg désigne la nécropole comme lieu sacré attribué à Osiris» 98. et p. succède à son père sur le trône 101. Esna et Karnak. cf.. YOYOTTE. p. p. 1°) -3°). p. et à Osiris 99. dans les premiers jours du mois de Paophi 103. 96 Ibid. se déroulent six mois plus tôt. est certainement l’équivalent de st ©“t. supra traduction du décret divin de l’abaton de Philæ. T“ st «La Place». 99 Ibid. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. Sur sa butte divine poussait l’arbre sacré du district 96.. 101 A. il paraît donc possible de supposer que l’interdit musical du 10 Pharmouthi pourrait 91 Voir supra à la hauteur de la note 9. supra traduction du texte Esna III. 519 et p. 273. n. p. G UTBUB. b). n. L. GUTBUB . cette nécropole divine de Beg peut être identifiée à un abaton. 36. p. 143-144. 92-93. le cycle liturgique. n. l). 101. 104 Ibid. devant être cohérent.. 24-26. 19) qui est identifié à Osiris. l). GUTBUB. p.. Cependant. 1973. 151. 55. n. 19. p.. ac). n. Sur les «dieux antérieurs» enterrés à Esna. n. A. p. n. et p. bien que décrit succinctement dans ce calendrier. peuvent. n. p. 449-450. 525. GUTBUB. i) et p. 9. «s’appliquer à Sobek.. p. «Études géographiques. 101-102. c) et p. 489-490. il est impossible de savoir si la fête de naissance du 11 Pharmouthi qui se tient au mammisi commence ou non par une visite aux dieux morts de la nécropole puisque le lieu de départ de la procession du 10 Pharmouthi n’est pas indiqué dans le calendrier. le lieu où se dressait la butte divine sur laquelle poussait l’arbre sacré afin de protéger la BIFAO 102 (2002). c’est Isis qui accomplit des rites décadaires de libations et d’offrandes alimentaires à Rê. ad). n. 15. 201 http://www. ibid. 374. supra. Ce fait n’est probablement pas fortuit. a) et d). n. 519. qui ont pour objet la résurrection d’un dieu. BiEtud 47/2. «Le thème général osirien est donc réinterprété en fonction de la mythologie locale 105 ». p. cf. bv). l’une des particularités du calendrier Kôm Ombo 597 est que la plupart des fêtes énumérées sont en liaison avec la nécropole divine de Beg 93. 92 Pour d’autres exemples de fêtes qui unissent la nécropole au mammisi. l). 191. 105 Ibid. 14. 274. S’il paraît bien difficile de débrouiller les nombreuses mythologies de Kôm Ombo et d’établir des liens entre elles. n. GUTBUB. i). n. l’étude des monographies de ce temple par A. Gutbub l’a amené à considérer que tous les mythes. Kôm Ombo. ibid. Kôm Ombo. n. LECLÈRE. n.. n.egnet. p. Kôm Ombo.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE divine du dieu-fils 91 . c). n. 486-487. 265-267.. 655-658. À propos des arbres et de l’abaton. h) et p. cf. 100 Ibid. n. À partir de l’ensemble de ces éléments. dont il ne reste aucune trace. k). 93 Aussi appelée Shed-beg «Celle-qui-sauve-lenoyé» ou Gebgeb. op. m). la «Grande Place». Gutbub «Panebtaoui représente certainement Sobek renaissant» qui. «La nécropole osirienne de la “Grande Place” à Karnak». bv) et Fr. n. et les «dieux ancêtres» Rê. 263. A. m). Enfin. n. dans Proceedings of the Seventh Internantional Congress of Egyptologists. Quant à Hathor «dame de Shed-Beg». OLA 82. 102 Ces deux déesses ne constituent qu’une seule déesse-mère au mammisi. p. 55. ac) et p. 451. nº 14. sans exception. y). n. les processions qui conduisent Panebtaoui et sa mère Tasenetneferet-Hathor 102 à Beg. p. dont l’animal sacré est enterré dans la nécropole 104 ». ba). n. «Beg est le nom de la nécropole par rapport à Sobek». Bien qu’il ne soit pas rare que des fêtes unissent la nécropole au mammisi 92 . n. p. n. n. 1998 p. 267. De plus. 98 A. Mais à la différence d’Esna où Khnoum se rend à l’abaton de Pi-nétjer la veille de la naissance/renaissance du dieu-fils. l). p. Louvain. 103 Sur cette fête. Sobek «qui réside à Beg» est assimilé à Osiris en tant que «seigneur de Shed-Beg» et «seigneur de la Place 100». ab). 4°). © IFAO 2014 BIFAO en ligne dépouille du dieu. Index. 4°). p. Cette omission rend donc délicate une comparaison avec les cinq autres documents. n. p. n. cit. n. n. devait probablement s’y dresser 95. Kôm Ombo. c) et p. Panebtaoui est aussi assimilé au dieu-fils Khonsou (cf. p. 104-105. 101-103. et un édifice. 519 et voir p. 104. n. ILa “cité des Acacias” (Kafr Ammar)». 274. k). 151. p.ifao. Kôm Ombo. y). 95 Ibid. nº 197. au sud-est. p. 266. 368.. w) et p. parèdre de Sobek «seigneur de la Place». 97 A. voir A.

peaux. p. la forme de l’instrument de musique. d’un emploi restreint à certains rites de nature festive ou d’une pratique instrumentale qui incomberait aux seuls hommes ou femmes et pour qui l’accès à ces temples serait réglementé 109. mais il faut rappeler que celles-ci sont le plus souvent incomplètes 108. a montré qu’aucun d’entre eux ne peut être incriminé à cause d’une destination exclusivement profane ou militaire. S. Dans les nomes Ombite. 69812 et 69813. n. Busiris et Lycopolis. Il est difficile de savoir si les bois.SIBYLLE EMERIT se rapporter à une commémoration de la mort du dieu. 325. son usage habituel ou les matériaux ayant servi à sa fabrication étaient peut-être considérés comme des abominations envers Osiris. S. 172-174. R. p. Z IEGLER. la harpe-bnt. végétaux composant ces instruments sont à l’origine de ce tabou. 357-361. 340-349.). D’ailleurs tous les instruments à vent des catalogues du musée du Louvre et du British Museum 110 sont en roseau.ifao. p. en bois ou en bronze. Cette hypothèse se trouve confortée par le fait que le caractère solennel de la naissance divine ne saurait justifier cet interdit musical 106. Abydos. Le sujet de la discussion entre Ésope et Niloxénos. Ainsi. BIFAO 102 (2002). Thinite. A NDERSON. 107  Ibid. Kôm Ombo. M ARCONOT. 202 108 S. ci-dessus. 111 CG 69811. Esna. LXXXII B et pl. tourne autour de l’os d’âne qui a remplacé l’os de faon pour la fabrication des flûtes alors que cette matière est jugée impure par les Égyptiens. 53-111. boyaux.   110 Chr. Montpellier. L’interdit et le sacré dans les religions de la Bible et de l’Égypte. 1976. les contextes rituels dans lesquels intervient la prohibition de la musique apparaissent toujours semblables. cette interdiction pourrait provenir des tabous liturgiques qui. Dans ce contexte cultuel. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. «Les interdits religieux des nomes dans les monographies en Égypte: un autre regard». d’autant que la venue au monde s’accompagne d’ordinaire de manifestations où la joie s’exprime bruyamment 107. Londres. 114-116. Cette remarque est à retenir car la matière première pourrait effectivement jouer un rôle dans cet interdit. bien que rien ne le spécifie dans ce passage du calendrier. SAUNERON. Catalogue of Egyptian Antiquities in the British Museum III: Musical Instruments. n.net . Malheureusement. p. précédant les rituels de renaissance. d). Si le signe de la tête de harpon en os  (T 19) notant le déterminatif du mot wƒny(t) dans le papyrus Anastasi IV. seules trois flûtes sont en os 111. n. 92-97. rapportée par Plutarque.egnet. H. p. A UFRÈRE. n. 109 Sur les conditions d’accès au temple.-M. Latopolite. ses intonations.D. Busirite et Lycopolite du Nord. Instruments. L’étude des instruments de musique. A.. Gutbub présente différents contextes dans lesquels le silence est requis et établit une distinction entre les interdits musicaux qui sont en rapport avec la nécropole et le silence qu’exigent certains moments du culte. cf. x-y) et p. ak). Instruments de musique. 1999. il faudrait que la touffe d’herbe (M 2) qui entre également dans la graphie du papyrus Anastasi IV corresponde à l’anche  106 À propos des recommandations aux prêtres de Kôm Ombo. p. pl. A UFRÈRE (éd. p. aucun des éléments énumérés ne figure aux rubriques consacrées aux interdits (bwt) dans les monographies des nomes. sont spécifiques à chaque province. la stèle d’Ânkhhorpakhered et dans les deux versions du décret de Philae. p. Esna V.. Actes du colloque Montpellier 20 mars 1998. métaux. dans J. deux de la période copte et une de date incertaine. H ICKMANN. Il nous faut maintenant imaginer différentes hypothèses pour arriver à définir les raisons pour lesquelles le tambour-shr. pourrait indiquer que ce double hautbois était en os. 364-365.  Ibid. déterminés en fonction de la théologie locale. CGC. LXXXIII A et B. Au musée du Caire. dans les six documents étudiés. Les anciens Égyptiens pensaient peut-être qu’utiliser des ossements pour fabriquer un instrument à vent était un acte sacrilège. le double hautbois-wƒnyt et la trompette-‡nb seraient bannis du culte osiriaque – ou de cultes assimilables – à Philae. a).

 Sauneron.B.J. p. «roseau». 1998. Paris. Sur l’identification du «seigneur du silence» avec Osiris. pour faire taire les récriminations de l’oasien. 3-5. cf.net .ifao. BIFAO 64. un sanctuaire. Louvain.7. LICHTHEIM. 6-7. 53.. 15 et 31. Frandsen cite également l’autobiographie d’un prêtre d’Akhmîm  112 Wb IV. Le Livre des morts des anciens Égyptiens. J. d’après les sources grecques. P. P. G. pourrait rappeler la relique de la jambe gauche d’Osiris vénérée à Philae. cit. 24. p. il est défendu à tout profane d’élever la voix à proximité de l’île de Bigeh et P.egnet. animal assimilé à Seth est. dans le décret de l’abaton de Philae. s’applique à la fois aux flûtes. De Iside et Osiride. rappelait le cri de l’âne. E. Dendara. s’écrit aussi bien avec la tête de harpon en os. LEFEBVRE. la touffe (M 3). R.G. BARGUET. Un passage du conte du Paysan éloquent confirme cette idée. 1997.J. Zürich. 1975. 976 (CT spell 36). une des épithètes significatives attribuées à Osiris 117. 1991. dont la racine est certainement à l’origine du mot sb(“)/s(“)b. mais cela ne concerne que la trompette. Cela justifierait que l’interdit ait été étendu à tous les instruments ou. FRANDSEN. dont la sonorité. aux sons qu’ils émettaient quand ils étaient joués. 1979. dans Egyptian Religion The Last Thousand Years. 1949 (réimp. p. p. p. 118 P. Paris. 115 «On the Avoidance of Certain Forms of Loud Voices and Access to the Sacred». Das Totenbuch der Ägypter. 50. La stèle d’Ânkhhorpakhered qui donne la seule représentation du double hautbois wƒny(t) avec mention du nom de l’instrument montre des tuyaux dont la longueur exclut. p. Literature I. X/2. 975-1000. Frandsen a montré récemment qu’avant l’époque récente. col. Djehoutinakht. mis à mort en même temps que le «serpent du mal». Il est compréhensible que l’évocation sonore du frère fratricide était susceptible de heurter les oreilles d’Osiris. 82. 1970. 183. 82. E. l’âne «avaleur de péchés» figure dans la vignette du chapitre 40 du Livre des Morts. p.. Cependant. Le défunt qui pousse des cris ne peut y accéder car ce dieu abomine tout bruit 116.J. le bannissement de la trompette à Busiris. mais ce motif ne s’applique pas aux deux autres instruments. cit. le mot sbt 112. HORNUNG . Chapelles osiriennes X/1. 116 Loc. Plus tard. Romans et contes égyptiens. OLA 85. LAPO 1. prohibés dans ce nome. 409-411.. SAUNERON. p. et M. donc à une date relativement tardive 113». 1967. Cambridge. le bruit était condamné dans certains lieux 115. PARKINSON. Le Caire. 27-30. 1976). mais la tête de l’animal n’est pas figurée. GRIFFITHS. Oxford. 203 http://www. op. par simple analogie.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE de l’instrument. n. p. FRANDSEN . 114 S. la possibilité de l’os comme matériau. Dès le Nouvel Empire. Tale of the Eloquent Peasant. à Philae. sans que ces déterminatifs autorisent d’herbe ou encore la branche d’arbre à tirer des conclusions relatives à la matière dont est fait l’instrument. représenté dans les chapelles de Dendara 114 consacrées à Osiris où chaque année étaient célébrées les différentes étapes du cycle de régénération du dieu. BIFAO 102 (2002). 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. la harpe-bynt et le tambour-sh(r).J. LÄ II/1. p. Au demeurant. «Esel». si l’échelle est exacte. La plus ancienne attestation concerne le royaume d’Osiris dans les Textes des Sarcophages. cit. Aucun élément ne permet donc d’affirmer que l’instrument wƒny(t) soit en os. Pour S. pl. op. p. plus précisément. p. réservé aux lamentations d’Isis et Nephthys se nomme «la demeure du silence 118». «serait né du développement de la propagande anti-séthienne. P. comme il a été dit antérieurement. 113 S. n . Le sacrifice de l’âne. en effet. le roseau et la tête de harpon ont peut-être en commun une forme tubulaire qui. 4. CAUVILLE. lui ordonne de ne pas élever la voix car il se trouve près de la demeure du «seigneur du silence». BRUNNER-TRAUT. qui. Studies Dedicated to the Memory of Jan Quaegebeur II. B1 57-58 = B1 27-28 et R 11. aux flûtistes et au jeu instrumental. © IFAO 2014 BIFAO en ligne 117 m È“ ≈rw. 111. 980. La flûte. La diversité des instruments exclus de ces sanctuaires reliquaires invite plutôt à penser que c’est le bruit en général qui était rejeté. qui lui a volé ses biens.k s≈ty mk tw r dmμ n nb sgr. 983.

1. et agitent sistres et menit 130 lors de l’accomplissement des rites funéraires. BiEtud 37. BARGUET. p. A commentary. 42-51. 121 P.. p. 126 Élégies I. 32. 1988. 3176 (S) du musée du Louvre. p. Le papyrus N. Athribis. pl. S’il est vrai qu’on ne trouve pas de telles affirmations dans la documentation égyptienne 127. GOYON . BiEtud 74. à proximité des espaces funéraires et des temples associés à Osiris. Ashmolean Museum 1932-1159. fasc. «Les flûtes égyptiennes antiques». p. seigneur du silence. 123 Diodore de Sicile.29 août 1999. date également de l’époque ptolémaïque 120. n. p. Book I. Th. 1978. XVIII. Zurich. 42-51 et M. 37. l. Munich. Ce lien privilégié est également décrit par le poète latin Tibulle dans l’hymne qu’il adresse à Osiris: le vin fabriqué par le dieu de la vigne suscita la découverte de l’art de mettre des mots sur une mélodie et de se mouvoir en cadence. 120 P. p. Plutarque. les chants et la flûte 126. 1931. 127 Les diverses inventions musicales attribuées au dieu égyptien peuvent provenir de l’identification qui a été faite par les Grecs entre Osiris à Dionysos mais. 1889. 9-10. un harpiste joue devant Osiris et. cit. p. p. 129 R. BERTRAC . il ne faudrait donc pas les rechercher dans la codification. BSFE 53-54. Livre I. Les interdits musicaux viendraient donc du fait qu’Osiris. de ce qui est perçu comme abomination-bwt dans chaque nome. 1999. V ERNIÈRE. 1933. p. Tibulle ajoute que ce qui convient pour célébrer le culte de ce dieu sont la danse. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. il emmenait avec lui une foule de musiciens car il adorait la musique et la danse 123. Bonn. G. 1987. 1994. Le Caire. Les Belles Lettres. 429-436. p. P. FAULKNER. Osiris entretiendrait. 78. l’application de cette règle devenant un signe de la sacralité du lieu 121. 1962. 14.egnet. New York. 188. 112-113. CG 22054. 1972. Diodore de Sicile. stèle de Tjainekhet. XVIII. p. de la nécropole.ifao. J. 2-4. I. 108-110. «Osiris-Dionysos et les chants de harpistes égyptiens». Eustathe 125 lui impute même la découverte de la trompette-salpinx. «Le papyrus Dodgson».J. 754. verso l. Sur une stèle du Nouvel Empire conservée au Louvre. FRANDSEN . GRIMAL . il se servait de la musique pour attirer vers lui les hommes afin de les civiliser 122 et pour Diodore de Sicile. 17. provenant d’Athribis.9. 55. B. p. 9-11. Isis elle-même déclare éveiller la maison de ce dieu au son de la harpe 128. Avec sa sœur Nephthys. 1993. Lefort. Bibliothèque historique I. LORET. Eustathe et Pollux. Revue d’études orientales 59. Louvain. Diodorus Siculus. Paris. «Osiris». 14. Chr. 125 T.. dans un papyrus d’époque tardive. III. J. 219. Paris. 128 Stèle reproduite dans le catalogue d’exposition La parole du fleuve. CHAMOUX . remonte au moins au Moyen Empire et qu’elle s’est étendue par la suite à l’ensemble des temples et autres terres sanctifiées.net . p.O. Élégies.SIBYLLE EMERIT qui se vante de ne pas avoir parlé haut dans le «temple du silence 119». EPRO 29. vol. somme toute récente. Journal asiatique. The Papyrus Bremner-Rhind. 122 Plutarque. Paris. II/5. P. BURTON . RdE 38. Le Caire.. Le papyrus d’Imouthès. Dans le caveau de la tombe nº 219 de Nebenmaât à Deir al-Medina 131. Cité de la musique. dieu de l’Occident. «Le dieu Sérapis et le genius de Messalla». Œuvres morales V/2. Bruxelles. BiAeg III. CLERC et J. Pour Plutarque. 159 et 313. 7. Le Muséon. abhorre le bruit.-Cl. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. Harpes d’Afrique centrale. Fr.21). la photinx et la polyphtongue 124. p. ils attribuent à ce dieu l’invention de plusieurs flûtes: le monaule. 131 Exemple déjà mentionné supra. p. un lien privilégié avec la musique. P. BIFAO 102 (2002). GRIMAL . Mélanges L. F. Y. celle-ci établit qu’on joue de la musique en son honneur. 8 e série. 124 Cf. Tibulle. Moralia V. 3176 (S). elles frappent le tambourin-sr 129. STRACMANS . De Iside et Osiride. J. PONCHONT. 51. op. HOFFNER . LIMC VII/1. p. 356 A-B. H. BSFE 53-54. V. Paris. P. M. 130 Papyrus Louvre N. L ECLANT. Papyrus Dodgson. 1. Quant à Juba. En effet. 1946. VERNUS. p. à l’inverse. col. 309-310 et p. GRIFFITHS. une musicienne joue du double hautbois pour le «Grand dieu» et c’est 119 Ibid. 204 Cet hymne a été étudié en détail par P. 209-214. Les Belles Lettres. p. 203. 984. l. 1969. fils de Psintaês (MMA 35. 5 et 8. Fontes historiae religionis aegyptiacae. 4-5. Isis et Osiris. 5. 1925. p. ib. col. l’assimilation entre ces deux divinités est si forte qu’il est difficile de déterminer avec certitude quels sont les éléments mythologiques empruntés respectivement par chacune de ces divinités. 983. Une déclaration identique est faite par Hornefer dont la statue. exposition du 29 mai . D’autres sources viennent toutefois contredire cette explication. Frandsen termine son article en concluant que la prescription de garder le silence.G. 16-17. selon plusieurs auteurs grecs. p. 7. Les Belles Lettres. A. 44 et 47. DE C ENIVAL. FROIDEFOND .

136 H. 117-129. également appelée «nécropole des chanteuses». 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. portait le titre de «chef des chanteurs-hesou d’Osiris le souverain 136». p. Un dénommé Penhoutbit. p. The Role of the Chantress (‡m©yt) in Ancient Egypt. Millet.1. 5. La trompette. pl. 225. 133 H. n. F. HICKMANN. 150-154 et voir catalogue p.. dont la majorité ont officié en l’honneur de ce dieu sous la XX e dynastie. cit. c’est pendant l’accomplissement de la cérémonie tout entière que musique et chant seraient défendus. 227. p. BIFAO 102 (2002).-Cl. p. O NSTINE. col. CHAMOUX. 1956. l’expression vocale est proscrite en même temps que le jeu instrumental. 57: «Chaque jour les prêtres chargés de cet office remplissent de lait ces vases et chantent des thrènes en invoquant les dieux par leur nom». 224. continuent de psalmodier des litanies jusqu’à la quatrième heure de la nuit. 39. University of Toronto. ait un sens plus large que celui de «prémices».19 en relation avec Osiris mais il n’est pas certain que le bénéficiaire. à moins qu’ajpavrcesqai. sous les règnes de Nékao I er ou de Psammétique Ier. alors que les instruments de musique sont réduits au silence.9. appartenant au personnel du temple de Pi-nétjer. P.21. n. É TIENNE.. À cette veillée funéraire silencieuse succède le lendemain. Paris. Toronto. Enfin. 140 AnLex I 77. Osiris est «celui qui aime le chant 137». MARIETTE. Dr. dans l’inscription de Kôm Ombo et le passage de Strabon. 135 S. Ainsi. 1936. Pasheri(en)aset soit flûtiste. Cette explication pourrait également être valable pour Kôm Ombo. découverte dans la nécropole nord d’Abydos. p. les chants devaient s’interrompre lorsque le sanctuaire était plongé dans l’obscurité 138.H. 20-22 et 24-25. 222. RdE 44.egnet. 16. 352-353. à Bigeh.net . 489. Yoyotte du décret de l’abaton de Philae. Livre I. «Une scène de musique pharaonique». les noms de vingttrois chanteuses-shemâyt d’Osiris. 83. 205 http://www. «Une statuette égyptienne à Naples». Revue belge de musicologie X. H. il semble que la proscription des instruments de musique ne concerne pas le chant 139 puisque c’est l’accompagnement sur la harpe-bynt ou sur la flûte-wƒnyt qui est défendu. 1960. L’inscription ne dit pas ce qui se passait ensuite jusqu’à l’aube. 137 J. Vienne. fig. 11. VERNIÈRE . p. HICKMANN. la traduction de J. En revanche. p. AnLex II 78. c’est un trompettiste qui fait sonner son instrument devant le «Premier des Occidentaux». l’un est «supérieur des chanteurs-shemâou du temple d’Osiris à Busiris et Abydos». 22 et photo de l’objet dans J. connu par une statue à son effigie. ont pu être répertoriés 135. N. au lever du soleil. cit. thesis supervisor. Catalogue général des monuments d’Abydos. Une autre interprétation de ce texte est possible: le rituel décrit n’est qu’une étape d’une liturgie plus longue et cette phase correspondrait au moment où le bruit est banni. 214. BREASTED. M. l’expression Ìsμ + un instrument de musique peut aussi se traduire par «jouer d’un instrument 140 ». BERTRAC. cf. XI-XIII. Pour S. p.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE également cet instrument que tient Ânkhhorpakhered sur sa stèle de donation devant Osiris et trois autres divinités 132. nº 1296 Ìry ‡m©(ww) n pr-Wsjr n ·dw ”bƒw et ‡m©(w) n pr-Wsjr. Sauneron. cité supra. p. 226. H. UMI. 7. B. Cependant. 138 Esna V. Sur un fragment de cercueil d’époque romaine 133. Dans le texte d’Esna. 139 Cela paraît confirmé par Diodore de Sicile. Dans cette nécropole.2809. © IFAO 2014 BIFAO en ligne op. op. fonction qu’il exerçait probablement à Saïs.. le tumulte du combat de Khnoum-Shou contre les rebelles. L’inscription d’une stèle de la XXVIe dynastie. des chanteurs-hesou. il faut revenir aux documents dans lesquels les interdits musicaux sont mentionnés. selon la façon d’interpréter le 132 Exemple déjà mentionné supra. 25(b). dans le papyrus New York MMA 35. 14. GOYON . p. 1880. Enfin. Pour essayer de résoudre ce paradoxe. XXII. Il faut encore signaler la stèle de donation 26. 2001.2837. Geschichte Aegyptens. 1-2. Mais l’interdiction de la musique ne toucherait chez Strabon que la phase initiale du rituel. Y.B. 134 A. Dans ce cas. dans ce contexte.. l’autre est «chanteur-shemâou du temple d’Osiris 134».ifao. BIFAO 60. mentionne deux membres du clergé d’Osiris. 231. Cf. DE M EULENAERE.

. Excavations at Saqqara 1907-1908. en partant de la gauche. Excavations at Gîza. p. Exemples: – J. 147 Wb I. registre médian. en partant de la droite. cit. – H. p. WEEKS . 64. sixième personnage. 13. SIMPSON. pl. 57. Les nombreuses scènes de musique de l’Ancien Empire permettent de le démontrer. premier personnage. pl. p. p. 47. Boston. fig. – H. en partant de la gauche. p. en partant de la droite. registre médian. devant le harpiste.. H ASSAN. op. op. 68-69. cit. registre supérieur. deuxième personnage. Giza LG 87. op.. cinquième et sixième personnages. A LTENMÜLLER. Ìst Ìst Ìst Ìst n/m n/m n/m n/m m“t 141 mmt 142 s(“)b/ sb(“) 143 bnt 144 2. 19a et 20b.E. 6. XLVII. pl. 37. L EPSIUS. 149 La lecture de la harpe est sous entendue par la figure d’une harpiste adjointe. CGC. K. 19a et 20b. cinquième personnage.R.. 1976. – S. en partant de la droite. – LD II. 1953. 25. 47. 206 – LD II. 47. pl. en partant de la droite. 25.R. H. Denkmäler des Alten Reiches. registre supérieur.M. registre médian. quatrième personnage. pl.E. pl. pl. fig.. le terme Ìst est gravé au-dessus des troisième et quatrième harpistes et signifierait alors «jouer de la harpe 149». pl. ALTENMÜLLER . fig. MOUSSA. 71. 61a. pl. op. devant le flûtiste. JUNKER . – B. p. 6. 68-69. registre médian. Quelques rares exemples viennent à première vue contredire ces traductions. 64. pl. p. BORCHARDT. pl. – Tombe de Ti. op. 38. I. 231-232. et l’autre «jouer des flûtes m“t et mmt» ou «jouer/frapper de la harpe-bnt. 145 Wb II. registre médian. fig. 61a. 17.egnet. cit. fig. QUIBELL. pl. harpiste médian. pl. LEPSIUS. Ergänzungsband. 146 Wb II. – A. H. les anciens Égyptiens différenciaient parfaitement le jeu instrumental du chant. p. 19a et 20b. En réalité. XXXV b. – B. H. op. registre inférieur.net . H. H ASSAN. 59. registre inférieur. Le Caire. fig.E. cit. – LD II.. pl. Excavations at Saqqara 1937-1938. – A.E. QUIBELL. fig. WILD. fig. 61a. Borchardt.R. QUIBELL. 142 K.K. registre supérieur. 6. 144 Exemples: – J. cit. – A. 25. registre médian. – tombe de Nykaourê. pl. – H. – H. BIFAO 102 (2002). cit. fig. entre le flûtiste et le chanteur. fig. 37. pl. 1913. Le tombeau de Ti. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. en partant de la droite.. 148 G 7102. V AN DE W ALLE. BORCHARDT. 231-232. VAN DE WALLE. pl. entre les deux chanteurs et le harpiste. en partant de la gauche. Gîza VII. Exemples: – J. pl. Denkmäler. Giza Mastabas 2. au-dessus du chanteur et du flûtiste. La chapelle funéraire de Neferirtenef. registre médian. – K. cit. 6. s(“)b/ sb(“) ou de la harpe-bnt»... au-dessus des deux harpistes.. cit. pl. c’est pourquoi l’une se lit «chanter-Ìst accompagné soit des flûtes m“t. A LTENMÜLLER. op. personnage assis derrière le harpiste. 9. registre supérieur. cit. Deux types de locutions verbales légendent les actions des musiciens et chanteurs: 1. MOUSSA. 9.M. 3. premier personnage.E.M. registre supérieur. troisième personnage. entre les deux harpistes. au-dessus du harpiste. Le Caire. fig. op. au-dessus du chanteur et du harpiste. 6. à droite. BORCHARDT. Leipzig. pl. op. 16 et 140. registre médian. VI/3.. W. 231-232. DE GARIS D AVIES. op. Ergänzungsband.SIBYLLE EMERIT texte de l’abaton de Philae. Giza. op. Dans la tombe d’Idou à Giza 148. – L. Nianchchnum und Chnumhotep. registre médian. 38-40. entre le flûtiste et le chanteur. p. 25. mmt. fig. Exemples: – J. le chant y est absent ou non. Saqqara D 22. 106. JUNKER. QUIBELL. au-dessus du flûtiste situé au milieu de la scène. – A. Gîza VI. 105.. A LTENMÜLLER. au-dessus du flûtiste. MOUSSA. pl. pl. – L. MIFAO 65/2. The Rock Tombs of Sheikh Saïd.ifao. septième personnage. 1. XXIV-XXVI. 68-69. En fait. au centre. pl. CXL A. QUIBELL. X. A Cemetery of Palace Attendants. pl. H. ROTH . K. 64. cit. cit. registre inférieur. Gîza IV. cit. 68-69. troisième personnage. derrière le harpiste. registre inférieur. 35. 143 Exemples: – A. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. la solution se trouve ailleurs 141 Wb II. WEEKS. 457. pl. registre supérieur. – L. 37. – L. pl. s(“)b/ sb(“) n/m m“t 145 s(“)b/ sb(“) n/m mmt 146 sÈr n/m bnt 147 La première locution est toujours gravée au-dessus des chanteurs et la deuxième au-dessus des musiciens. 35. registre inférieur. J UNKER. registre médian. op. pl. 1950. – N. 171. 83. op. Mastabas of Cemetery G 6000. Gîza VII. 64. – K. Exemples: – J. 200. WEEKS. p. pl.M. 64. The Mastabas of Qar and Idu. 9.. MOUSSA.M. cit. au-dessus du flûtiste. pl. en partant de la gauche. registre médian.R. registre médian. registre inférieur. S. en partant de la droite. JUNKER.R. – tombe de Kadoua. fig.

R. dans J. Le temple de Dendara. 153 Cf. De plus. confirme cette interprétation m““ Ìst sÈr m bnt «contempler le chant et le jeu de la harpe». Sauneron. G RIESHAMMER (éd. La question de l’origine des interdits musicaux trouve sa réponse dans la doctrine osiriaque et les rites funéraires qui en découlent. portant soit simplement le titre de chanteur-Ìsy. Cette hypothèse est étayée. E. on peut déduire que même si chant et musique n’étaient pas censurés de la même manière. I. parmi les préjudices commis contre Osiris. The Terrace of the Great God at Abydos. supra. rassemble plusieurs parallèles de la formule d’introduction de ces chants dans laquelle le titre du musicien est souvent indiqué. «The Date of the “Antef-song”». p. LEITZ. ou celui plus complet de Ìsy m bnt 152. BiEtud 118. col. réservés aux gémissements d’Isis et Nephthys. II.K. CAUVILLE. 68 (5) parallèle du P. ces deux actions étant effectuées par la même personne. à l’encontre de la BIFAO 102 (2002). ÄgAbh 55. Mais cette proscription du bruit ne durait probablement pas toute l’année 155. Philadelphia. G 2097. Wiesbaden. 5-6 et 8. par son caractère transitoire. H. Comme l’avait très bien compris S. Wiesbaden. qui suit la plupart des prescriptions du décret de Philae et notifie une interdiction permanente. stèles Louvre C 5 et C 17.. et d’autre part. E. en un tabou constant. entre dans les monographies des nomes. 1977. A SSMANN. supra. Le Caire. 165. le harpiste sera appelé Ìsw m bnt 151. PPYE 5. © IFAO 2014 BIFAO en ligne trompette.egnet. RdE 38. 158 Concernant le manque de documentation décrivant la mort d’Osiris voir la remarque de S. WINTER. 160 Fr. 126 -127 avec la déploration du III Akhet 17 en Abydos. p. L’expression Ìst sÈr 150 est inscrite devant la cinquième harpiste et doit être lue «chanter-Ìst et jouer de la harpe-bnt». J UNKER.ifao. même si peu sont réellement connus et localisés 154. «Abaton». SIMPSON. 1972. BRUNNER -TRAUT . FEUCHT. 3 et 70. 1997. pl.net . par les «calendriers des jours fastes et néfastes» où certains jours de l’année. ait fini par transformer l’interdit préexistant et. qui s’est développée à l’époque tardive. elle est associée à un jour précis du calendrier des fêtes. 151  Wb III. 154 E. chaque nome conservait une partie du corps de ce dieu et il est vraisemblable que l’ensemble du territoire égyptien devait être jalonné par ces abatons. À Kôm Ombo. 1994. Die altägyptische Grabkammer Seschemnofers III. Il se peut qu’à Busiris et à Lycopolis. 157 Cf. introduction. située en face d’Idou. par le papyrus Dodgson. 21 (10-11) et pl. De cela. À comparer I. 208-209. 4. New Haven. doit donc être distingué du tabou qui. 189-190. Tagewählerei. 150 Également dans la tombe de Nimaâtrê usurpée par Isesimernetjer. l’interdiction «à tout profane d’élever la voix en contrebas» n’est valable que «durant la période pure des jours qu’y passe Isis (…) et lorsqu’on y accomplit la libation à chaque décade 157 ».À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE dans cette scène. sans doute. n. p. 210. ROTH.). 155 L’interdit musical. 21 et 31. on observait certainement un silence rituel dans tous les sanctuaires qui abritaient une relique d’Osiris 153. fig. On remarquera d’ailleurs que la mention r©nb. 152 Cf.M. Fragen an die Altägyptische Literatur. pl. A Cemetery of Palace Attendants. Götterdekret. il interprétera le fameux «chant du harpiste». pl. 1974. Sallier rº XIV. 6 et 13. Sous la V e dynastie. au Nouvel Empire. texte du décret de l’abaton de Philæ. il était interdit d’écouter les chanteuses Ìswt et ‡m©yt. artiste accompagnant son chant sur la harpe. Neferrenpet était à la fois harpiste et «directeur des chanteurs-hesou» (s̃ Ìsw(w)). A. et. 1-2. Ce silence sacral devait prendre place avec la mort tragique d’Osiris et se prolongeait sans doute pendant la veillée funèbre qui suivait 158 . figure celui d’avoir fait du bruit pendant le temps de sommeil de ce dieu quand les déesses étaient en deuil 160. 15-19. d’une part. 207 http://www. 2. Studien zum Gedenken an Eberhard Otto. DE CENIVAL. 156 Se reporter au texte hiéroglyphique publié par H. il apparaît clairement qu’à certains moments le silence complet était de rigueur. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. la propagande anti-séthienne. verso l. Giza. p. 92 et 187. 159 Chr. p. p. Le texte de la première colonne de hiéroglyphes. Selon la tradition. LÄ I. par son aspect permanent. p. est absente après l’énumération des instruments de musique incriminés 156. passager. où. W. À partir du Moyen Empire. Les chapelles osiriennes. GOEDICKE.

-C. VERNUS. Le papyrus d’Imouthès. Berlin. ne trouve pas de moyen de réponse aux lamentations d’Isis 167. col. 167 Ibid. 14. C’est pourquoi la réanimation des sens. lié au «retour» du dieu. p. 4. 165 Ibid. P. 97. c’est seulement après une période de deuil empreinte de silence que pourra commencer la mise en œuvre du rituel capable de ramener le corps d’Osiris à la vie. tu entends les lamentations de la bouche des musiciens. n. Cependant Osiris. 1. H. à l’extérieur de la tombe dans la nécropole. sans que tu entendes ma voix» (μw. V. R.SIBYLLE EMERIT Ainsi. col. Le début du Grand décret mis en œuvre à l’égard du nome d’Igeret 161 commence par imposer le «silence-quatre fois» 162 car «Osiris vient» 163. 169 Papyrus Ebers. I. 61. H ERBIN. quand ils t’acclament avec le chant de la harpe. 32. FAULKNER. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. 1992. 4. Grundriss der Medizin 5. 1994.f wnmy ©È Ú“w n ©n≈ μm. et les gémissants (?) debout en train de gémir (?). université de Leipzig. p. Mélanges Maspéro I/2.-Cl. p.O. p. II e siècle av.-R. J.. 170 Papyrus Berlin 3008. Le papyrus Leyde T 32. Osiris est exhorté à revenir dans le monde des vivants par les cris d’appel lancés par Isis et sa sœur. 47. col. 11-12. 168 Pour J. ce rituel. 206-208. Tout au long du cérémonial. 28.ifao. Il semble que pour les anciens Égyptiens les organes de perception sont des vecteurs par lesquels pénètrent la vie et la mort 169. 2.μ). 1958. Le livre de parcourir l’éternité. p. p.. p. J.sn. parallèle. 854f. 15. pl. 32.μ Ìr nμs n. p. 30. 5. et ton ba vit du chant des complaintes... Isis s’adresse à Osiris: «Je t’appelle dans les pleurs jusqu’à la hauteur du ciel. 166 Ibid. p. les anciens Égyptiens marquaient une différence entre l’expression vocale et le jeu instrumental: le seul instrument de musique autorisé était un instrument 165 dont les sonorités rappelaient la voix d’Isis et apaisaient ainsi le dieu 166. OLA 58. 2. Musique et chant accompagnaient certaines étapes de cette longue cérémonie mais il est difficile de comprendre lesquelles. est un passage obligé pour la vie post mortem.egnet.. Ce papyrus est antérieur au IV e  siècle av. BIFAO 102 (2002). ibid. Louvain. ne peut être que verbal. 32. Le Caire. tu vois les chanteurs marchant en train de chanter. p.. début de la XVIIIe dynastie..net . 163 Ibid. p. dont les jambes sont entravées. col. 856g «Il y a deux vaisseaux en lui (allant) à son oreille droite: en eux entre le souffle de la vie. col. 30. La seule musique 208 possible est la voix des deux sœurs et le récitatif des officiants. 17. Là encore. 14-15. 17-20 171 retrace ce qui se passait à l’entrée de la ouabet: Tu te rassasies des larmes de Iouhyt. La première étape consiste à embaumer le corps afin de lui rendre son intégrité et de rétablir en lui l’activité sensorielle. 171 Il date du I er siècle apr. col. p. Paris.f μ“by ©È Ú“w n m(w)t μm. Fr.sn). J.k ≈rw. 27. 27-47. 3. dont l’ouïe. GOYON. À partir de cet instant. p.-C. 8. GOYON.. Chants d’amour de l’Égypte antique. 5. Il y a deux vaisseaux en lui (allant) à son oreille gauche: en eux entre le souffle de la mort» (μw mt 2 n msƒr. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une «liturgie» ou d’une «fête» car il n’y a pas d’hymnes (communication personnelle). les deux sœurs éplorées ne cessent plus de solliciter l’écoute de leur frère. La mort entraîne la perte des facultés sensorielles coupant le défunt du contact qui le relie au monde 170. Il se peut que le silence ait été imposé à ce moment précis dans l’espoir qu’en surgisse la manifestation tant attendue 168. voir aussi ibid. MIFAO 66/2. GRAPOW . 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. μw mt 2 μm. 16. 161 J. «The Lamentations of Isis and Nephthys». Les appels se succèdent inlassablement et aucun son n’est autorisé en dehors de ceux produits par le chœur qui s’adonne à quelque chose qui pourrait être proche d’un zikr – les pieds frappent le sol et les mains martèlent la poitrine pour donner la cadence 164. Eb. 6-7.f n msƒr..-Cl. Die Medizinischen Texte.-C.k m rmw r È“ n Ìrt nn sƒm. 162 Ibid. 5. 1934. 164 Ibid. p. Tes oreilles entendent le roseau en train de jouer (un air). Sur la nature de cet instrument.

par l’attouchement des sept ouvertures de la tête avec les sept herminettes 174. J.O. p. pl. 1987. IX. Paris. 1954. 1990. 9-10. 1968.und Denksteine des Mittleren Reiches. à l’annonce de la victoire du dieu sur la mort. B. VI. Die Denkmäler der Zeit zwischen dem alten und mittleren Reich und des mittleren Reiches. 1992. IX (CG 20121). pour d’autres. 876-878 (= 112-114). Stelen. BiAeg XVII. 1893. ROCCATI. p. cit. 174 J. cf. p. J. Au cours de l’acte crucial de la momification. quelques indices. 33-34 (CGC 20026). Festbraüche einer Totenstadt. P. V ANDIER D ’ABBADIE. 62. p. p. Londres BM 55337. plongés dans le silence pendant une grande partie de l’année. p. 96. Pour la conjurer. LANGE . The Terrace of the Great God at Abydos. pl. qu’ils font résonner. L’Osiris de l’année entrait alors dans sa tombe.A. NEWBERRY. connaissaient alors une importante animation évoquée par les scènes de banquets où le défunt assiste. dans A. op.net . musiques et danses exécutés en son honneur 176. IV. SILIOTTI (éd. p. Les contextes dans lesquels apparaissent les «chants de harpiste» ne sont pas toujours clairs.O. 1930. V (Leyde V 68). Faulkner. On rencontre deux opinions: pour certains. pl. 62. 1909. BIFAO 102 (2002).K. Deux tombes ramessides à Gournet-Mourraï. VIII. ce qui avait lieu lors de grandes fêtes. (Leyde V 71). Bruxelles. SCHAËFER . WILD. «Nombre et univers: réflexions sur quelques données numériques de l’arsenal magique de l’Égypte pharaonique». le sanctuaire était mis sous la protection de nombreuses divinités armées. R. Wiesbaden.). A. L’offrande funéraire d’invocation du nom prt-≈rw.À PROPOS DE L’ORIGINE DES INTERDITS MUSICAUX DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE Ces paroles récitées par les deux sœurs sont autant de vœux funéraires à destination du défunt/Osiris. 64 (Caire CG 20809). «Le cérémonial pour faire sortir Sokaris». Dans les rituels funéraires osiriaques. Le Caire. une attaque de Seth était à craindre car le cadavre d’Osiris n’avait pas encore recouvré toutes ses capacités. «Les chants du harpiste au Nouvel Empire». Le papyrus N. pl. SCHOTT. pl. BOESER.egnet. p. p. comme pendant le pèlerinage à Abydos. HERBIN . 892-897 (= 128-133). Le Caire. n. Bien que les sources sur les interdits musicaux soient d’époque tardive. équipé maintenant pour sa survie dans son nouveau royaume. J. 1-4 . 1952/11. 870-871 (= 106-107). Quant aux déesses et aux dieux du pavillon divin. 74. redonnaient au défunt l’usage de ses sens et parachevaient sa résurrection.E. à noter le chant de harpiste de la tombe thébaine nº 163 d’Amenemhat qui commence par le mot s“≈w relief. p. © IFAO 2014 BIFAO en ligne HAAW Mainz. permettent de penser qu’ils devaient être en usage dans la vallée du Nil depuis l’Ancien Empire. The Papyrus Bremner-Rhind. pl. dans Aspects de la culture pharaonique: quatre leçons au Collège de France. Paris. en compagnie de convives. les rites de glorification-s“≈w et l’Ouverture de la bouche. KOCH. The Tomb of Ken-Amun at Thebes. p. Sistre: P. 5. IX. BARGUET. 1. pl. ASSMANN. 194. VI.. CAUVILLE. offerts par la documentation. 90-91. le rite de «déposer 172 Tambourin: S. RdE 20. le pays tout entier dansait et poussait des exclamations joyeuses. JEA 65. pl. R. OSING. les instruments à percussion 172. Dendara X/2. 37 et 54. 173 H. Milan. Die Erzählung des Sinuhe. De nombreuses stèles 175 témoignent que les musiciens participaient à cette festivité tout comme à celle de la Belle Fête de la Vallée à Thèbes. les instruments de musique et le vocero des chanteurs avaient encore leur place comme l’établissent le papyrus Leyde T 32 et quelques autres documents 173. «Harfnerlied und Horussöhne». «Les danses sacrées de l’Égypte ancienne». l. D E Garis Davies. aux chants. MIFAO 87.ifao. N.-R. il était nécessaire de scander à nouveau les formules de glorification ou s“≈w. Londres. 70 (Louvre C 17). pl. Les cimetières.. Mais pour que le mystère de la renaissance se perpétue. p.-Cl. P. G OYON. devant la tombe. Beschreibung der Aegyptischen Sammlung des niederländischen Reichsmuseums der Altertümer in Leiden. New York. SourcOr VI. 3176 (S).-Cl. (Leyde V 2). 209 http://www. ont certainement un rôle prophylactique susceptible de tenir l’ennemi à distance. pl. c’était à l’occasion des banquets funéraires associés à la Fête de la Vallée. Dans la procession qui menait la momie à sa sépulture. CGC I. 143-144. 81 (AEIN 964). Beni Hassan II. Erste Abteilung. Enfin. 1979. p. Haag. pl. 1902. Fr. J. La Magia in Egitto ai tempi dei Faraoni. 176 Exemples réunis par S. GOYON. p. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. pl. H.A. Das schöne Fest vom Wüstentale. SIMPSON. H. 15. quand Osiris était mené en procession jusqu’à la nécropole des hommes pour rendre visite aux morts. Grab. 7. au cours de fêtes mondaines. 175 Exemples dans W. 39-40. 1963. 5667.

Fr.. compare la disparition du soleil dans l’horizon à une fin du monde possible «(Quand) tu vas te coucher dans l’horizon occidental. BiAeg VIII.H.egnet. chanteur-Ìsw du palais.E. M. EDEL. Chapitre 90. 122. HASSAN .. 189-210 EMERIT (Sibylle) À propos de l’origine des interdits musicaux dans l’Égypte ancienne. Le mythe de l’œil du soleil. un rôle dans les rites de renaissance du défunt/ Osiris 182 que des recherches ultérieures pourraient préciser. p. «Singers and Musicians in New Kingdom Egypt». fig. nº 93. 254. Giza G 2196. fig. Leyde.) t“ m sgr p“ μrw sn Ìtp m “≈t.E. ils tiennent les tambourins mais ils ne les secouent pas de leurs mains! [. – T. XLVII. Une étude plus précise sur la fonction de la musique dans les rituels funéraires abordés ici reste à faire. La terre est dans le silence car son créateur (litt. une mélopée-Ì“t. E. 44-46 et Chr.. op. 64. fig. fig. fig. la musique n’y était pas pour autant complètement proscrite. Giza LG 90. Voir récemment. 1 et Chr. pl. p. XL c. Le Caire. 258-261. 1943. VI. OrMonsp IX. Papyrus Leyde I 350. Osiris sort triomphant à jamais. p. pl. 170. Il semble même qu’elle jouait. pl. A.. pl. 1991. N. DE G ARIS D AVIES. OMRO 28. 181 B. Londres.f). 37. p. SANDMAN. Z ANDEE. BARGUET. sont déjà représentés dans les mastabas de la IVe dynastie 179. HASSAN. SIMPSON. la mort à la vie. Das Akazienhaus und seine Rolle in den Begräbnisriten. Toutefois. Fr. Hambourg.k Ìtp. Z IEGLER (éd. p. J AMES. «L’origine et la signification du contrepoids de colliermenat».k m “≈t μmnt t“ m kkw m Ò≈r(w) n m(w)t (. avec le chant.f tmî).f sbÌ μw t“ m sg“). Texts from the Time of Akhenaten. 176. p. col.P. fig. 210 – N. op. The Admonitions. Le temple de Dendara.. XXVII. 93 (17). fig. S. Vienne. Les chapelles osiriennes. p. ligne IV.. Excavations at Gîza VI/3. Excavations at Gîza IV. pour le défunt. Gîza X. – J. p. rite funéraire exécuté par Kaenitef. 71). 1953. 1947. 28. 32. Le Caire. XVIII. Chr. The Rock Tombs of Sheikh Saïd. 103-111.R. – tombe de Serefka. GöttMisz 186. 180 Exemples: – S. «La signification du serdab dans la pyramide d’Ounas». cit. p. incarnant tous les défunts justifiés dont il est le modèle. pl. fig. On peut cependant déjà constater que même si le silence était imposé par moments dans les rituels osiriens. S. Sheikh Saïd 1. la demeure silencieuse d’Osiris 181.f mdwt m-ßnw n gr (. il date de la XIXe dynastie (J. le silence au bruit 184. H ASSAN. leurs tambours se taisent. LAPO 10. Catalogue des stèles. Vienne ÄS 8028. agenouillé devant la table d’offrande. 3-4.. Excavations at Saqqara 1907-1908. des femmes dansent autour de la table-ƒ“ƒ“t. Bruxelles.).ifao. 2002. 19a et 20b. 177 Dans la tombe de Debehen. p. pour la première fois. fig. 179 Exemples: – tombe de Debehen. DemStud 9. 51. – fragment du tombeau de Tepemânkh. 152.H. p. pl. – K. Mastabas of the Western Cemetery. ZINGARELLI. Hieroglyphic Texts from Egyptian Stelae I. BERGER. SAK Beihefte 6. sur laquelle des offrandes sont déposées.K. 176.] Tes tambourineurs ne sont pas venus aux portiques de la rue! Tes flûtistes sont dans le deuil!». À l’inverse. 119. Berlin.  178 S. 1990. qui font partie des rites osiriaques à la période gréco-romaine 178. 28-29. 1997. J UNKER. 1980.G. pl. pl. Louvre E 25 408. S.). MÄS 24. 1980.. 402-405. C. © IFAO 2014 BIFAO en ligne http://www. FAVARD-MEEKS. 1988. Notons enfin l’architecture du serdab anépigraphe de la tombe d’Ounas qui symboliserait. Le temple de Behbeit el-Hagara. H ASSAN. et chantent-Ìs. peintures et reliefs égyptiens de l’Ancien Empire et de la Première Période Intermédiaire. BIFAO 52. leurs harpes. les Lamentations d’Ipouour prédisent qu’avec la disparition de l’humanité. BiEtud 117. pl. De hymnen aan Amon van Papyrus Leiden I-350. 182 L’idée de renaissance attaché au collier-menit et au sistre a déjà été soulignée par P. dans l’aspect de la mort (…). 32-34 183 On trouve un prolongement de cette idée dans le mythe de l’œil du soleil. Mastabas of Cemetery G 6000. DE GARIS DAVIES . p. MATHIEU (éd. W. elles sont couvertes de poussière! Tes danseurs. les interdits musicaux sont intrinsèquement liés au deuil 183 dont ils ponctuent certaines étapes et leur origine s’enracine manifestement dans les plus vieilles croyances égyptiennes en un cycle qui oppose sans fin le néant à la création. 1997. 6. L’exil volontaire de la déesse hors d’Égypte plonge ses temples dans le deuil et les musiciens ne jouent plus de leurs instruments: «Ô celle des beaux chanteurs. – tombe de Nounetjer.SIBYLLE EMERIT l’offrande» (w“Ì-μ≈t 177) et le découpage du taureau. Il commença à crier alors que la terre était dans le silence» (wp. Amarna VI.net . 184 «Il (Amon) articula les paroles créatrices au milieu de ce qui est silencieux (…). B. 44. nº 47. Un texte gravé dans la tombe nº 25 d’Aÿ à Amarna. 1999. 1). GARDINER. de cette lutte éternelle. 1938. H.  DE CENIVAL . FANTECHI . D AUMAS. CAUVILLE. IV. Sommerhausen. cit. 9-11 et 14 n. A. le pays est dans les ténèbres. QUIBELL. 222. Les nombreux instrumentistes figurés dans ces mastabas sont souvent associés aux actes rituels que l’on vient d’évoquer 180. p. Paris.. p. 122. MATHIEU.: Celui qui les fait) se couche dans son horizon» (‡m. BARUCQ. inscrite au-dessus d’elles dont le début est: «Déploration! Sa chair est complète» (Ì“t μwf. 1908. 294. N. p. p. Giza Mastabas 4. – S. Paris. 83. 1970. «la terre cesserait de faire du bruit et le tumulte n’existerait plus» (A.) ‡“©. 105. WEEKS. p. 8. X. L’art égyptien au temps des pyramides. Hymnes et prières de l’Égypte ancienne. DE GARIS D AVIES. The Rock Tombs of Sheikh Saïd. Paris.. BIFAO 102 (2002). p. Études sur l’Ancien Empire et la nécropole de Saqqâra dédiées à Jean-Philippe Lauer. pl. – tombe de Iasen. Boston. Z IEGLER.