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CONTEXTE GEODYNAMIQUE ,TECTONIQUE ET

SISMOLOGIQUE DU NORD –ORIENTAL DE
L’ALGERIE
By : Djeddi Mabrouk
Professeur des Universités

Le Nord oriental de l‘Algerie se situe dans les Maghrebides, eux
même faisant partie de la zone de jonction entre les deux plaques
lithospheriques Afrique-Eurasie. Il est soumis perpetuellement
à des
déformations tectoniques recentes, lentes et irregulierement réparties qui
s’entassent lentement au cours des centaines d’années au voisinage des
failles et les réactivent
. Ces déformations s’accompagnent de plis et des
failles essentiellement decrochantes en raison de la réorganisation du champ
de contraintes . Il est connu pour être sismiquement actif mais moins que les
regions centre et Ouest du Nord de l’Algerie.La sismicité, généralement
diffuse et de faibles magnitudes est cantonnée en grande partie à l’interieur
à terre
.Les seismes les plus connus sont ceux de Djedjelli(1856)
constantine (1985) .

et de

Cette étude vise avant tout à analyser synthetiser et homogeneiser
l’’aspect sismotectonique en vu de mieux comprendre les structures des
bassins Néogenes du Nord oriental de l’Algerie .La finalité permettra de
combler les lacunes de nos connaissances afin
de mieux comprendre
l’histoire géodynamique tectonique et sismologique de cette region.
Pour citer cette version
Djeddi Mabrouk : Contexte geodynamique ,tectonique et sismologique du
Nord –Oriental de l’Algerie.Geophysique .Departement de Geophysique
.Université M’Hamed Bougara .Boumerdes, Algerie.

1

I-

INTRODUCTION

L’analyse des catalogues de la sismicité en Algérie montre une séismicité
caractérisée par des magnitudes modérées. Toutefois, certains évènements
observés dans les catalogues de la sismicité de l’Algérie sont considérés
destructeurs.
La sismicité en Algérie est généralement à spécificité diffuse et montre que
la zone de jonction Afrique -Eurasie est large et recouvre l’ensemble des
chaines plissées. L’examen de la carte

de la sismicité montre que la

séismicité est relativement faible et se répartit sur une large bande dans le
domaine continental alors que les épicentres en mer sont peu fréquents.
Etant donné que la limite des deux plaques est moins nette, la déformation
se produit sur une bande de plusieurs centaines de kilomètres caractérisée
une

sismicité diffuse et complexe à étudier. Celle-ci

se repartit sur des

failles majeures, et plusieurs centaines de failles modestes et est caractérisée
par des constantes de temps de l’ordre des centaines voir du millénaire ou
davantage.
Dans l’histoire récente (depuis le 19 eme siècle) l’Algérie, contrairement
à ses voisins maghrébins (Maroc et Tunisie), a connu des catastrophes
sismiques destructrices. L’intensité maximale observée a été de X ( MS≈ 5.8 )
lors du séisme

de Djedjelli

1856 ; d’ El Asnam

en 1980, M= 7.3 ,

Constantine 1985 , M =6.0 ,; Zemmouri 2003 M =6.8 .Les séismes ayant eu
lieu en Algérie, au cours de cette période récente, ont en général laissé des
dégâts matériels plus au moins sévères .Cependant , en plus de ces dégâts
matériels nous avons enregistré des pertes des vies humaines . Tous ces
évènements

sont localisés essentiellement dans l’Atlas Tellien

l’effet de la collision des plaques Afrique –Eurasie

qui, sous

est soumis à des

déformations sous l’effet des contraintes compressives de direction NS à
NO-SE.
Ils sont rares, les séismes algériens qui montrent de ruptures de surfaces qui
peuvent nous renseigner directement sur la cinématique des accidents actifs.
La

zone

d’étude

fait

partie

de

l’Algérie

nord-

orientale.

Géographiquement, elle comprend les wilayas de Jijel, Mila, Constantine ,
Skikda , Annaba , Guelma et de El- Taref .Elle est limitée au Nord par plus

2

de 440 Km de littoral . et se caracterise par un relief complexe

resultant de

la conséquence de plusieurs phases tectoniques. Le relief est constitué par
des zones de plaines , des zones montagneuses, de collines et des piémonts.
Elle constitue
même fait

la partie orientale de la chaine alpine plissée qui ellepartie

de

la longue

chaine des Maghrébides

( appellation

proposée par Auboin et Durand Delga en 1971) .
Les chaines maghrebides et le bassin Algero –provençal font partie de la
zone de frontière des plaques Afrique-Eurasie accomodant la convergence
entre les deux plaques en Afrique du Nord . Cette convergence est surtout
absorbée par les chaines Maghrebides.
La tectonique des plaques active est présente

dans la partie Nord de

l’Algerie , particulièrement dans le Tell.Dans cette region de jonction entre
les deux plaques (fig 1) , la déformation tectonique reflète l’image de cette
convergence contemporaine de ces deux plaques

, elle s’ explique par la

fermeture graduelle des bassins Néogènes et par la continuité de la
formation de la chaine tellienne .

Fig.1 Schéma tectonique général de la Mediterranée Occidentale.Etat des connaissances avant les
campagnes MARADJA et les recentes campagnes océanographiques enmer dAlboran(d’après AlvarezMarron,1999, MediMap Group, 2005, et Gracia et al., 2006).

3

Les deux plaques lithospheriques convergent depuis la fin du crétacé l’une
vers l’autre avec une faible vitesse ne depassant pas quelques mm/an,une
partie de la déformation tectonique se distribue dans la zone africaine sur
les accidents tectoniques situés tout le long de la marge Nord africaine ,
pour une partie à terre

.Cette déformation lente s’entasse lentement

au

cours des centaines d’années au voisinage des failles et les reactive . Le
déclenchement de la rupture de la faille aura lieu lorsque la déformation
accumulée atteint le niveau maximum.
La formation des Maghrebides

est la conséquence de la déformation

causée par la convergence de la plaque africaine et la plaque eurasienne . La
chaine des Maghrébides (chaine alpine d’Afrique du Nord) regroupe des
chaines de montagne et s’étendent sur plus de 2000 km allant du détroit de
Gibraltar à la Tunisie, et qui se poursuit en sicile et en calabre ou elle se
rejoint à l’Apennin (fig.2) .
En Algerie occidentale , la chaine des maghrebides est formée par deux
chaines importantes : l’atlas Tellien et l’Atlas saharien separés par les hauts
plateaux . Ces deux chaines se rejoignent vers le Nord -Est algerien pour
former une seule chaine qui forme en Algerie orientale l’atlas oriental.
Du point de vue tectonique recente , les maghrebides sont caracterisés par
des déformations et les zones tectoniques sont irrégulièrement réparties .
Ces déformations n’ épousent pas forcement la configuration structurale du
socle.

4

Fig.2 : Disposition des chaines alpines autour de la Mediterranée occidentale (El Morabaet,1996)

5

II-

APERÇU GEOLOGIQUE DE LA ZONE D’ETUDE

Le Nord des Maghrebides dont fait partie notre zone d’étude constitue
l’atlas tellien qui est formé par trois domaines structuraux (du Sud au Nord )
suivants(fig3):

Fig 3 Carte structurale schématique de la chaine Maghrebide montrant la disposition des zones
internes et externes ; d’après Durand Delga et Fontboté (1980).

1 – LE DOMAINE EXTERNE (DOMAINE TELLIEN)
Ce domaine est composé par un ensemble de nappes

allochtones

pelliculaires constituées principalement de marnes d’âge Crétacé moyen et
Néogène et qui ont été charriées sur une centaine de kilomètres vers le Sud .
On distingue trois types de nappes (du Nord au Sud).
- les nappes ultra – telliennes.Elles sont assez présentes dans la zone
d’étude .Elles sont représentées par des formations

bathyales d’âge

Crétacé et de l’Eocène et par une serie plus detritique au Sénonien et à
l’Eocène .

6

- Les nappes telliennes

.elles sont d’âge liasique

formations marneuses du Jurassique puis par

surmontées par des
des formations plus

detritiques du Crétacé ,marneux devenant argilo-calcaire et enfin par
des formations marneuses et épaisses d’âge Eocène.
- Les nappes peni –telliennes : elles sont constituées de series néritiques
d’âge crétacé à l’Oligocène , elles sont carbonatées et marneuses .
2- LE DOMAINE DES FLYSCHS
Ce sont des roches sedimentaires formant des nappes pelliculaires d’âge
Crétacé-Paléogène qui affleurent dans les zones littorales .Elles constituent
des dépôts de mer profonde mis en place par les courants turbidites.Ils se
présentent de trois manières.Flyschs en position interne ,flyshs en position
relativement externe et flyschs en en position très externes fig.4.
Du Nord au Sud , on rencontre les flyschs mauritaniens ,les flyschs
massyliens et les flyschs numidiens.

Fig. 4 : Position des nappes de flyschs par rapport aux unités de la chaine des Magnrebides
(d’après Bouillin, 1986).

3 - LE DOMAINE INTERNE
Le domaine interne appelé aussi socle kabyle, est composé de massifs
cristallophylliens

métamorphiques

(gneiss,

marbres,

micaschistes et schistes). Ces sont des massifs
7

amphibolites,

polymétamorphiques

panafricain et hercynien, des terrains d’âge Cambrien à Carbonifère et leur
couverture d’âge Mésozoique et Tertiaire .Le domaine interne chevauche le
domaine des flyschs et le domaine tellien.Le domaine interne est très présent
et il affleure entre Jijel et Skikda.

8

III-

STRUCTURE PROFONDE DES MAGHREBIDES

La structure profonde

des Maghrebides est peu connue , seuls quelques

travaux éparses ont été réalisés à leur voisinage.
1- STRUCTURE DE LA CROUTE TERRESTRE
La croûte terrestre est la couche la plus externe du manteau ,elle est
et élastique .Sa

base

constitue une

solide

importante discontinuité sismique

appelée discontinuité de Mohorovicic (Moho).Elle marque un brusque
changement des vitesses des ondes sismiques de volumes (ondes P et S).
L’exploration sismologique

permet de connaitre l’ épaisseur (discontinuité

de Moho) grâce à l’étude à la discontinuité des vitesses de propagation des
ondes

de sismique reflexion et refraction.La profondeur du Moho dans la

zone Nord l’Algerie n’a fait l’objet d’aucune étude. Néanmoins des études
éparses en mer d’Alboran et en Europe ont permis t’établir la carte du Moho
dans ces regions avoisinantes de l’Algerie .La carte de Moho ( Thurner et Al
,2014) en mer d’Alboran

montre que la croûte

terrestre

devient plus

mince vers l’Est et passage à une croûte de type océanique jeune au Nord
de l’Algerie et le bassin algero –provençal .Dans ce dernier la profonfeur du
Moho varie entre 25 et 15 km (Nocquet, 2002) fig.5

Fig.5 carte de la profondeur (km) du Moho en Europe compilée par Ziegler et Duezes pour le projet

Eucor-Urgent.Figure extraite de la thèse de Nocquet.
9

2- STRUCTURE LITHOSPHERIQUE
La lithosphère est une couche mince formée par le manteau superieur et la
croûte terrestre .Elle constitue une mince couche de resistance élevée au
cisaillement . L’exploration sismologique notamment

par les ondes

sismiques de surface (dispesion ondes de Rayleigh) émises par les
téléseismes ont permis de determiner l’épaisseur de la dite couche.
La carte de l’épaiseur de la lithosphère établie à l’aide de la dispersion des
ondes de surface (Panza et al 1980 ,1984) montre que (fig 6a et 6b) :
-La profondeur lithospherique varie entre 110 et 50 km dans la partie Nord
algerien . Elle s’aminuise du Sud vers le Nord pour atteindre 50 km environ
au niveau d’Alger et 30 km dans le bassin Algero -provençal .
- Les valeurs 4.58 et 4.0-4.3 indiquent respectivement la vitesse des ondes S
(vitesse de cisaillement)
l’asthénosphère

dans la partie inferieure de la lithosphère et

sous la zone continentale du nord de l’Algerie du Nord .

Ces vitesses sont de l’ordre de 4.35 et
bassin Algero- provençal.Elles

4.1-4.3 km/s sous la marge et le

montrent nettement

l’état physique des couches superieures du manteau .

10

des

indications sur

Fig 6.a : carte d’épaisseur lithospherique en Europe obtenue à partir de la dispersion des
ondes de surface (Panza, 1984) .Les chiffres en gras indiquent les vitesses des ondes S dans
la lithosphère (inferieure et superieure) ; les chiffres plus petits indiquent l’épaisseur de la
lithosphère.

Fig. 6.b Échelle lithosphérique section simplifiée et redessiné du géotraverse Transmed II (Rosa et .,
2004)

11

IV-

MARGE ALGERIENNE

La marge représente la zone de contact entre la lithosphère océanique et
continentale. La marge algerienne est limitée au Nord par le bassin algeroprovençal ,à l’Ouest par la mer d’Alboran et à l’Est par l’arc Siculo-Calabrais.
Elle fait partie de la zone frontière entre les plaques lithospheriques afriqueeurasie. Celles-ci se rapprochent depuis 70 millions d’années avec une
vitesse actuelle en direction NNO-SSE d’environ de 5mm/an à la longitude
de la capitale Alger(Nocquiet et calais, 2004). Sous les effets

des

déformations en compression lente et de manière diffuse , elle est soumise
perpetuellement

à

des

mouvements

tectoniques

recents

du

type

éboulements, surrections, failles etc..
La marge algerienne a fait l’objet de très peu de travaux de recherche .Les
travaux les plus connus

sont

ceux

premiers travaux bathymetriques

de

Glangeaud et de Leclaire .Les

de la marge algerienne furent realisés

dans les années 50 (Rosfelder,1955). Ils fournissent

les premières images

morphologiques d’une marge et qui se résument comme suit :
- La marge :Elle est formée d’un bassin profond formant une cuvette
plate , profonde d’environ 2700m , elle est affectée par de nombreux
diapirs de sel.
- Le bassin : Il est limité au Sud par une forte pente variable et rectiligne
qui atteint parfois 20° (Leclaire ,1972), comprenant un

glacis très peu

developpé .
- Le Plateau continental : Il est assez peu developpé (moins de 10 Km).

Puis , des travaux par sismiques refraction et reflexion réalisés durant la
periode entre 1960 et 1970 (Fahlquist et Hersey, 1969 , Morelli et al 1975) ,
suivis par les campagnes océanographiques de Geomede I (1966) , Geomede
III (1970) , Polymede I (1970) , Polymede II(1973) et
12

le forage n°371

ont

permis d’obtenir des

images

de meilleures resolutions identifiant

et

clarifiant le remplissage sedimentaire du bassin algerien.Les resultats de ces
travaux se resument comment suit :
- Une croûte océanique de vitesse de propagation des ondes sismiques
comprises entre 6.7 et 6.9 km/s (Hinz, 1972)
- la profondeur de la discontinuité du Moho varie entre 8 et 10km.
- Il existe une croûte transitionnelle (Roca et al., 2004) au niveau de la
pente continentale.
Le socle du bassin est surmonté par :
1- un niveau infra -salifère de vitesse sismique variant entre 3.5
et 5.5 km/s.
2- Un niveau

évaporitique et salifère messinien

de vitesse

sismique comprise entre 3.7 et 4.5 km/s.
3- un ensemble sedimentaire plus au moins homogène sur
l’ensemble du bassin Algero -provençal d’âge PlioQuaternaire et de vitesse sismique estimée à 2 Km/s
surmonte les niveaux sus -mentionnés(Réhault et al , 1984)
L’étude des mesures

des vitesses de deformations mesurées en terre dans

le Tell (1-2.3mm/an ,Meghraoui et al ,1996) et sur la marge algerienne (5.1
mm/an à la longitude d’Alger , Nocquet
qu’une partie non néglégéable

et calais ,2004) porte à croire

de ces déformations se distribue sur les

accidents tectoniques situés le long de la marge algerienne. Si le seisme de
Boumerdes 2003 (Mw :6.9) a bien été généré par une faille en mer ,il est
aussi possible que celui de Djedjelli (1856) s’est produit egalement au large
de la côte djedjellienne. Les deux évenements ont provoqué des tsunamis
dont celui de Djedjelli a été ressentie jusqu’à la ville de Nice (France).
13

Après le seisme en mer

devastateur de Boumerdes (Mw : 6.9)

, on a

assisté à une activité scientifique plus intense soutenue par la communauté
scientifique algerienne et internationale

pour combler la meconnaissance

des structures sous- marines de la marge algerienne .De nombreux travaux
sous forme d’articles et de thèses soutenues ont vu le jour ainsi que le
lancement

de nombreuses campagnes d’exploration telles que MARADJA

(2003), MARADJA2/SAMRA (2005), PRISMA(2004). Ces travaux
plusieurs objectifs entre autre
geodynamique

avaient

comprendre le mieux possible l’evolution

,la structure de la marge algerienne

et evaluer la

déformation accommmodée au niveau de celle –ci .
Les campagnes de reconnaissance sismique et bathymétrique de haute
resolution (Maradja 2003) ont ainsi permis à Deverchère et al (2005) puis
Yelles et al de mettre en evidence l’existence des failles inverses à vergence
Nord.
Selon Yelles et al , les chevauchements à pendage Sud et vergence Nord mis
en evidence le long de la marge Nord maghrebine coïncideraient avec les
failles les plus actives de cette zone de jonction de la plaque africaine.
Les campagnes scientifiques Maradja (2003) ,MARADJA2 et SAMRA (2005)
ont permis d’obtenir des images plus precises sur la bathymétrie et la
morphologie de la marge ,elles se resument comme suit :
1- Le plateau continental :De profondeur moyenne comprise entre 100
et 200m ,il est large jusqu’à 26 km dans la zone d’Annaba et dans
la partie Ouest d’Oran et se reduit entre 10 et 15 km dans les zones
de Skikda, Bejaia et l’Ouest d’Alger .
2- Le talus : comprenant la tranche d’eau comprise entre 100 et 2500m
, se caracterise par une pente

assez forte pouvant atteindre par

endroit jusqu’à 20° , et forme des escarpements très rigides par
endroits (Cattaneo et al ., 2009) .Sa largeur est variable entre 8 et 20
km

selon les zones

atteind 35 km.On

à l’exception

y trouve

de la baie d’Annaba ou elle

toute une variété de canyons :
14

des

canyons rectilignes et serrées soit rectilignes et espacés entre eux,
des canyons sinueux etc…
3- Le glacis : Il n’a pu être identifié sur la marge algerienne sauf en de
rares milieux ( Cattaneo et al., 2009)
4- La plaine abyssale : elle est en géneral plate et de profondeur ne
depassant pas 2800 mètres .
1- SISMICITE DE LA MARGE
Sismicité historique et Instrumentale du Nord oriental Algerien
Les seismes historiques en Algerie sont révélés depuis 1716, Il est fort
certain que le Nord –oriental Algerien a connu au cours de l’histoire, comme
partout ailleurs dans les autres regions d’Algerie une activité sismique .La
méconnaissance

de l’activité sismique

anterieure à cette date

est due à

l’absence d’archives (journaux, lettres,ouvrages etc…) en arabe ,grec , latin
de l’époque

. C’est au debut de la seconde moitié du 20

eme

siecle

qu’apparaissent les premières publications des catalogues sur la seismicité
historique et instrumentale .Actuellement

des catalogues ont été établis

respectivement

Grandjean

par

Rothé(1950),

(1954),

Benhallou

(1985),Mokrane et al(1994), Benouar(1994), Harbi (2001), CRAAG(2002,
2004,2005,2006, 2007 ).Ces catalogues couvrant differentes periodes de la
sismicité historique et instrumentale dans certaines regions du pays sont
parfois incomplets

à cause

du

manque de données sur l’intensité, la

magnitude , la periode d’occurrence, le temps

de localisation et bien

d’autres.
La marge algérienne est localisée sur une zone de jonction active

entre les

plaques africaine et eurasienne. Une grande partie de la déformation qui en
résulte est concentrée sur cette marge, à la fois en mer et à terre. Bien que
la sismicité soit

modérée,

elle est parfois le foyer de violents séismes

comme ceux d’Alger(1716), d’Oran (1790), de Djedjelli (1856) et Boumerdes
(2003). Les figures 7a et b montrent
15

respectivement l’activité séismique

sur la marge et la présence des systèmes de failles sismogènes. Elle reste un
domaine très complexe et encore largement inexploré .Elle est le siège de
l’essentiel

des

frontières

de

plaques

dont

le

fonctionnement

reste

généralement mal connu en raison de la difficulté d’accès et de la difficulté
d’accomplir des observations à long terme .Comprendre son activité
tectonique et parsuite l’activité sismique, c’est avant tout appréhender les
processus d’amincissement de la croûte , la formation des bassins ,la
caracterisation des déformations actives et d’instabilité de pente de la marge
et bien d’autres .

Fig 7a :sismicité intrumentale (catalogue CRAAG 1910-2006)

Fig 7b

tirée de la these de Domzig (2006).

16

V –SISMOTECTONIQUE DU NORD –ORIENTAL DE L’ALGERIE
Les differents seismes qui ont secoué le Nord -Est de l’Algerie sont le
resultat de la convergence et la collision de la plaque africaine avec la plaque
eurasie . Ces deux plaques

se rapprochent avec une vitesse

de l’ordre

d’environ 5mm/an. Les chaines de montagnes (Maghrebides) faisant partie
de la bande Nord de la plaque africaine
des deformations

sont soumises perpetuellement à

qui s’accompagnent de plis et des failles essentiellement

decrochantes du fait d’une reorientation du champ de contraintes .La
sismicité de cette region
terres.Les

données

est principalement

historiques

et

cantonnée à l’interieur des

intrumentales

montrent

seulement

quelques seismes situés en mer. La sismicité est généralement diffuse et les
seismes qui prennent naissance ont des magnitudes faibles à moderées
M≤ 5.5 (Ouyed

et

al,1983 ;

Meghraoui,

1988 ,

1996 ;

Bounif

et

al

2004 ;Delouis et al 2004 ; Yelles-Chaouche et al., 2004) et associés à des
failles souvent aveugles ou à des failles cachées en mer .L’identification de
ces failles actives et leurs relations avec les seismes constitue un problème
capital. Les profondeurs

des seismes sont

guère 20 km .

17

superficiels qui n’excedent

I-

SISMOTECTONIQUE DE LA REGION DJEDJELLI –MILA

La region de Djedjelli fait partie du domaine alpin qui se distingue par
un relief essentiellement montagneux
complexe et variée.Il ya pratiquement

très accidenté et une géolgie
présence de toutes les formations

géologiques caracterisant le domaine alpin .Les formations métamorphiques
sont

recouvertes par des depôts sedimentaires d’âge Mésozoique et

Cénozoique .Les couches

géologiques du Tertiaire reposeraient soit sur le

socle Kabyle,soit sur les terrains d’âge Crétacé ou sur les series de type
flyschs.
Les

dépôts sedimentaires côtiers

recouvrent les structures géologiques

d’âge Tertiaire distinguées pendant le Néogène ; elles forment

un Bassin

appelé « Bassin Néogène de Jijel ». Ce bassin developpé a l’Est de la ville de
Jijel est composé surtout des marnes du Miocène inferieur (Burdigalien) et
localement recouvertes par des dépôts détritiques du Pliocène .
Les principaux domaines composants la géologie de cette region sont de
bas en hauts :fig 8
1- Domaine

Kabyle :

Il

regroupe

le

socle

Kabyle

,

composé

principalement de terrains du type métamorphique antétriasiques et
des series de plates formes carbonatées (ou dorsales kabyles) d’âge
Mesozoique (H.Djellit 1987).Ce massif affleure par endroit notamment
à Texanna et dans les regions d’El Ancer et d’El Milia.
2- Le domaine des flyschs.

Il est representé par le flysch maurétanien

d’âge Crétacé ( du Néocomien au Lutétien) et massilien( d’âge du
Néocomien au Lutétien terminal).Ce domaine est appelé aussi flysch
schisto-greseux.Les flyschs

sont recouverts à l’Est par le massif

ancien et à l’ouest par la chaine calcaire .
3- Domaine Tellien et l’avant pays .Il se rapporte aux zones qui se
trouvent sur la paléo marge africaine.Les faciès prédominants, surtout
18

marno-calcaires s’étalent du Néocomien au Lutétien (Bouillin 1977).Le
littoral est constitué d’un ensemble de depressions (plaines cotières)
remplies par des depôts sedimentaires du Plio-Quaternaire .les
plaines les plus connues sont celle de Mencha , de Djendjen , d’El –
Kebir, de Kissir et la plaine Nil.

Fig 8 Esquisse géologique de la region da la petite Kabylie (Andrieux et Djellit, 1989)
1 : Granite Miocène , 2 : Numédien, 3 : Oligo-Miocène et unités allochtones suprakabyles, 4 : Dorsale
calcaire, 5 : Dorsale Kabyle, 6 :Unités schisteuses infra-Kabyle,7 : Unités telliennes

Du point de vu tectonique (fig 9 ) la region est representée
edifice composé de deux compartiments structuraux

comme un

alpins inferieur et

superieur de style tectonique hecycinien (selon Djellit).
-Le compartiment structural inferieur

comprend les unités frontales infra-

Kabyles et le socle Kabyle qui les chevauche.
- Le compartiment

structural superieur

se caracterise plutôt par une

tectonique de glissement superficiel de nappes gravitaires separées par
des contacts anormaux.

19

Fig9 :Contexte sismotectonique de la region Jejel –Bejaia (Source CRAAG)

Les Wilayas de Djedjelli et de Mila se caracterisent en grande partie par un
relief montagneux de collines et piémonts , de nombreuses petites plaines
et un littoral de près de 120 km.
la marge algerienne de Djedjelli a connu deux violents seismes les 21
et 22 Août 1856 suivis d’un tsunami. Le peu de données de la sismicité
historique

de l’époque

ne fournissent pas precision sur localisation de

l’épicentre. Toutefois, certains auteurs placent

l’epicentre soit près de la

côte , soit au large .Les recents travaux montrent que la marge DjedjelliSkikda est assez abrupte,et se caracterise par une absence presque totale
d’une plate forme continentale .Le bassin possède une profondeur variant
entre 2.4

à 2.6 km( fig 10). On y trouve

vagues sedimentaires

des canyons

,la

presence de

dans le bassin et d’escarpement en pied de la pente.

Il ressort des differentes études que cette zone est également affectée par
des déformations.Les plis sont contrôlés par des failles actives en echelon

20

en pied de pente (Fig11a et b).Ces déformations ont debuté

pendant

le

Plio-Quaternaire et plus nettement après le debut du Pliocène .

Fig 10:Bathymétrie et topographie ombrées et en couleur de la zone de Djedjelli (pas de
50m tirée de la these de Domzig 2006)

21

Fig 11a Profil sismique 24- traces perpendiculaire à la marge , au Nord –Est de Djedjelli .En rouge : le
socle acoustique ou dépôts sédimentaires infra-salifères, vert : évaporites superieures, marron : corps
détritiques possiblement liés à la crise messinienne, bleu : sédiments plio-quaternaires.Le reflecteur
séparant les dépôts anté-tectoniques des dépôts syntectoniques et en eventail est indiqué :R

22

Fig 11b Section sismique migrée en profondeur disponible dans la region de Jijel (a) avant et (b) après
interprétation proposée par Mihoubi,2004 . PQ : Plio-Quaternaire ; UU : unité superieure des évaporites
messiniennes et MU : Unité mobile de sel Messinien

La region de Djedjelli -

Mila

a connu

plusieurs seismes dont les plus

commentés sont :
1- SEISME DE DJEDJELLI DE 1856
L’évènement historique le plus important survenu dans la partie du
orientale

de l’Algérie

est le violent

Nord

tremblement de terre de Djedjelli

(1856). D’une magnitude estimée à MS≈ 5.8 ( Io ≈ X ) le seisme a frappé la
region du littorale de Djedjelli le 21 août 1856 .En fait certaines archives
font reference à l’occurrence de deux seismes consécutifs les 21(23h 50mn )

23

et 22 août 1856(11h 40mn), hypothèse discutable sur le plan sismologique
d’autant plus qu’une même source sismogène ne peut être à l’origine de
deux seismes d’intensités équivalentes (Djeddi Mk and Aitouche ,2013)
Les repercussions

du seisme de Djedjelli s’étalèrent bien au delà

de la

region devastée puisqu’elles furent ressenties aussi bien à l’Ouest de la zone
(Bejaia et même Alger), à l’Est (plaine de Annaba) , au Sud –Est (Batna et au
Sud (hauts plateux setifiens).fig12a.
Par ailleurs ,le positionnement de l’épicentre du seisme de Djedjelli a donné
à une legère contreverse entre un foyer sismique continental ou en mer . En
se referant
scientifiques

aux observations rapportées
de

l’époque

et

les

par les rapports officiels
études

retrospectives

,les

(Rothé,

1950,Ambraseys, 1982, Harbi et al, 2003), estiment que le foyer seismique
ne peut se situer qu’au large de la côte djedjellienne.Le seisme a été
fortement ressenti dans le pourtour du bassin mediterrannéen , aux
Baléares(Espagne), en Sicile

Iles

(Italie) et le long de la côte Est et Ouest de

Djedjelli.Des secousses précurseurs longues (jusqu’à 40 secondes de durée)
et repetées precedèrent le seisme .La serie des repliques post – seisme se
developpa pendant presque une année.On affecte au seisme de Djedjelli une
origine tectonique de failles situées sur la zone de transition entre le plateau
continental et la plaine abyssale.Il est néanmoins difficile de diagnostiquer
avec precision la faille active responsable du seisme au vu de l’absence de
données bathymetriques fiables et la disponibilité d’une cartographie sous
marine interprétable de cette zone cotière.
La première secousse ne causa que des dommages importants de la ville
de Djedjelli , celle du 22 août

detruisa totalement la ville (fig.12b) et causa

la mort de 5 personnes ,car , la population fut déjà evacuée après le premier
seisme.

24

Fig.12a Seisme du 21 aout 1856 (L.Steikhardt, L.Gablis )

Fig. 12b Gravure montrant la ville de Djedjelli avant et apres le seisme des 21 et 22 aout
1856(Ambraseys , (1982)

Sur la base des études retrospectives des Auteurs sus- mentionnés et des
recits

plutôt

descriptifs

rapportés

par

d’Aucapitaine(1856), Gaultier de Claubry(1856)

les

archives

notamment

et De Senarmont (1857),la

Gazette de Lyon (1857) etc... , outre les dégats causés aux fortifications,
25

les conséquences

du seisme se focalisèrent surtout sur l’etat et

comportement du paysage marin .On nota d’abord un retrait de la ligne
cotière de la mer sur plus de 30 mètres suivi d’un raz- de marée (les runup)
qui inondèrent à plusieurs reprises la côte.Pendant plusieurs jours la mer
était fortement agitée ( des vagues avoisinant 6 mètres de hauteur) mettant
en difficulté les embarcations croisant au large du littoral djedjellien.Ainsi les
descriptions faites au phénomène quoique incomplètes et insuffisantes
semblent corrober les facteurs dynamiques

de l’occurrence d’un tsunami

(Djeddi and Aitouche.M.A 2013) que seules les analyses de paléo-tsunamu
circonscrites à la region peuvent confirmer scientifiquement l’ampleur du
phénomene fig 13.

26

Fig13. carte montrant la zone dans laquelle le seisme de Djedjelli du 22 /8/1856 a été ressenti (Harbi,
2001) .Etoiles :positions estimées de l’épicentre par Rothé (1950 )et Ambraseys (1982).

2-SEISMES DE 1876
Trois seismes

decrits par Huée (1950)

et reproduits dans la presse

notamment dans

le Moniteur de l’Algerie et La Vigie algerienne

se sont

manifestés les 23,24 et 26 fevrier 1876.
Selon Huée , le seisme du 23 fevrier s’est manifesté à Djedjelli à 0h 45mn
.Il fut suivi par un second seisme qualifié de plus puissant et

ressenti a

Philippeville (Skikda) et même à Hammam Meskhoutine (Guelma).Le seisme
27

du 24 fevrier

est qualifié d’encore plus puissant que les seismes sus

mentionnés .Celui du 26 fevrier s’est produit à 21 h.
Ces secousses n’ont

pas causé

historiques ne permet pas d’estimer

des dégâts .Le manque de données
l’intensité de ces secousses ni les lieux

exacts des epicentres.
3- SEISME DE TEXENNA
Le 28 decembre 1954 la ville de Texenna située au Sud de Djedjelli a été
secouée par un seisme d’intensité VI sur l’echelle Mercalli modifiée(MM).La
secousse sismique s’est produite la journée vers 15 h 25mn (GMT).Il n’est
nullement fait mention de pertes humaines mais, elle fut fortement ressentie
par la population de Texanna et ses environs .
4- SEISME DE TAHER
Un seisme d’une intensité V-VI MM (Mokrane et al 1994) s’est manifesté
le 28 juillet 1964 . Ce seisme dont l’epicentre est localisé dans la region de
Taher ne causa pas de pertes de vie humaines mais , il causa des fissures aux
immeubles , des fissures superficielles par endroits , des deplacements
d’objets etc…
REGION DE MILA
Le petit bassin sedimentaire Néogène de Mila couvre la partie centrale de la
wilaya. Il est limité au Nord par l’arête montagneuse Sidi Driss et M’cid Aicha
,à l’Est par les massifs du djebel Chettaba , Akhal et Kheneg , au Sud par
Djebel Ossmane , et Djebel Grouz

et à l’Ouest par Djebel Boucharef et

Oukissène.
Le bassin Néogène de Mila fait partie post nappe du constantinois(Coiffait,
1992) et il constitue son prolongement vers l’Ouest. Les formations
Quaternaire

constituent la couverture recente du bassin et sont

du
bien

représentées par des alluvions (sables, graviers , limons etc…), des calcaires,
des eboulis à blocs des Djebels etc.. Il ya egalement la

présence des

chevauchements dans les formations Néogènes au pied du Djebel Sidi Driss
et bien d‘autres.
28

La Wilaya de Mila n’a pas connu de seismes significatifs , la sismicité est
generalement très moderée et diffuse . La seismicité

enregistrée se

caracterise par une forte dispersion d’epicentres des microseismes le long
des vallées et des massifs de la

region de Mila, principalement le long

d’Oued Enndja et Oued Iter (nord du village de Sidi Merouane) .
les principales secousses telluriques significatives repectorées sont :
1- SEISME DE SILIANA
Un seisme d’intensité VI (MM) secoua

le 22 janvier 1958 la localité Siliana

(Nord de Mila ) à 19h 20mn(GMT).Il a été ressenti à Grarem , Mila
2- SEISME DE CHATEAUDUN DU RHUMEL
Le seisme de Chateaudun du Rhumel (Chelghoum El Aid) s’est manifesté le
14 mars 1963 à 15h (GMT) .Il a été ressenti

egalement à Ahmed Rachedi (

Richelieu) , Teleghma et Tadjenanet (St.Donat).Son intensité est de VII MM ou
VI-VII EMS (Harbi , 2009).
Le tableau n°1 liste de quelques seismes recents enregistrés dans la region de Mila (extrait des lettres
N° 2, 8,14 , 21, 23 ,28, 32, 41… du CRAAG ).

Date

Heure (UT)

Magnitude

lieu

20 fevrier 2001

10h 22mn 52 s

3.0

Mila

25 avril 2003

3h 34mn 06s

3.6

Mila

25 avril 2003

5h 14mn 42s

3.5

Mila

17 juillet 2004

9 h 16mn 02.8s

3.0

Nord-Est de Mila

28 septembre 2005

14h 32mn 32 s

3.0

Nord de Mila

09 octobre 2005

21h 11mn 23s

3.9

Sud d’El Milia

22 octobre 2005

00h 11mn 06s

3.0

Nord de Mila

9h 47mn 17s

3.4

Nord Ouest de Mila

17 juin 2006

10h 49mn 59s

3

28 mai 2006

14h 45mn 50s

3.2

Nord- Ouest de Mila

02 juin 2008

18 h 36mn (heure

4.1

14 km au S-E Mila

3.3

Mila

28 mai 2006

Sud- Est El Milia

locale).
23 octobre 2008

8h 58 mn 17 s

29

II -SISMOTECTONIQUE DE LA REGION DE SKIKDA
Cette region se caracterise

par un relief très accidenté. Celui-ci

est

constitué par des montagnes, des piémonts et des plaines (plaines de Safsaf,
d’Azzaba, d’Oued El Guebli, d’oued El Kebir etc. ) et un littoral de 130 km
de long.fig.14
J.V.Villa distingue (du Nord au Sud)

dans la region de Skikda

quatre

grandes unités.
-le socle Kabyle : Il affleure abondamment et il s’allonge sur plus de 120
km d’Ouest en Est et 30 km de large entre Jijel et Skikda.Il constitue le plus
large affleurement de ce socle en Algerie (Durand Delga, 1969)
-la Dorsale Kabyle :appelée aussi chaîne calcaire, elle forme la couverture
Sud du socle kabyle.Elle trace la ligne entre ce dernier au Nord et les zones
telliennes au Sud .La dorsale Kabyle

se

compose

de

3

domaines

paléogéographiques appelés respectivement du Nord au sud dorsale interne,
dorsale mediane et dorsale externe.
- La serie des flyschs : ce troisieme domaine d’âge Crétacé-Paléogène
- Les series telliennes : Ce domaine est composé de faciès très variés .On y
rencontre des faciès du Néocomien au Lutétien (marnes- calcaires) ;des
dolomies et des calcaires à silex au Lias ; des faciès du Malm constitués
de calcaires fins ; au Néocomien –Barrémien des faciès du type marnocalcaires et enfin au Sénonien on y rencontre un faciès constitué de marnes
à niveaux conglomératiques.
Il ya egalement des terrains

du

Tertiaire (oligo-Miocène) ,

des roches

eruptives et les terrains du Quaternaire comme le montre clairement la carte
geologique Fig 14.
La geologie de la region de Skikda est très complexe est variée,elle
causée

par une tectonique

cassante dans

marquée dans les parties Est et Ouest.
30

toute la region

est

mais assez

. La tectonique se resume succintement comme suit :
1- Les failles et les chevauhements : Ils sont pour la plupart d’âge alpin ,
toutefois certaines failles sont anté alpines mais réanimées à l’époque
alpine .
2- des failles : Elles sont groupées pour la plupart suivant une direction Sud
Ouest, Nord- Est.Elles se localisent dans Djebel Tengout (fig 15), Col de
Bissy,Kef Hahouner , Djebel Sidi Driss.
3- Les nappes

de charriages :Elles se répandent sur tout le terrain .La

nappe numidienne est

assez visible surtout à l’Est et à l’Ouest

notamment à Djebel Safia ou elle charrie les flyschs en affleurant sous la
configuration de fenêtre .
4- Les sources

d’eau : Les sources d’eau d’ Oued Zhour, Sidi Driss , de

Mechtat Fernan

et les sources hydrothermales d’Azzaba

prennent

naissance dans ses deformations tectoniques.
5- Les plaines : les plaines de Safsaf, d’Azzaba, d’Oued El Guebli, d’oued El
Kebir sont taillées dans des massifs de roches dures comme les gneiss
et les granites. Ces massifs sont recouverts

de limons et des marnes à

lentilles greseuses du Miocène .Le Pliocène est constitué par des grès
numidiens

et

des

marnes

bleues

imperméable du remplissage alluvial.

31

qui

constituent

le

substratum

Fig14 Carte géologique de la region de Skikda d’après J.M Vila

Les principaux seismes repectoriés sont :
1- SEISME DE PHILIPPEVILLE
Le seul evenement sismique mentionné faisant etat (avec incertitude) d’un
seisme à Philippeville s’est produit le vendredi 10 Octobre 1856 à 15 h (
32

Harbi 2009). Selon Hée (1950), l’épicentre

serait

situé probablement à

Philippeville.
2- SEISME DE SIDI MESRICH (SIDI MEZGHICHE)
Ce seisme ,ressenti à Sidi Mesrich s’est produit le 21 juillet 1956 à 16 h 42
mn 12 s (GMT).Il provoqua des vibrations de vitres
aux murs ,

et des petites lézardes

des sacs de blé stockés sur les hauteurs se sont écroulés

(CRAAG).
3- SEISME DE SAINT ANTOINE (EL HADAIEK)
Ce Seisme , mentionné dans le catalogue de Benouar (1993) s’est produit le
4 novembre 1957 .Benouar s’est lui-même referé aux données de Mezcua
et Martinez (1983). D’une intensité de V EMS (Harbi,2009), il reveilla la
majorité des dormeurs mais, il ne provoqua pas de dégâts aux habitations.
4- SEISME DE JEMMAPES (AZZABA)
Ce seisme s’est manifesté

le matin à 4 h 19 mn 45 s (GMT) du 05 Mars

1960 .La localisation de l’épicentre n’est pas connue avec exactitude , mais
il se localise dans la zone englobant Jemmapes (Azzaba), Gastonville (Salah
Bouchaour) et Bugeaud (Seraidi).Son intensité maximale est estimée à V-VI
MM (IMPGA) à V EMS.
Le 28 octobre 1985

à 3h 39mn 16s la même localité fut secouée par un

faible seisme de magnitude Ms =3.7 . Un faible seisme de magnitide 3
frappa

egalement Azzaba le 20 Mars 2004 à 14 h 54 min 27 s , M = 3

(lettre du CRAAG du 19 /05/2004).
Le sud- Est d’Azzaba ( fig 15 c : region de Bekkouche Laid) est caracterisé
par une activité sismique
enregistrés

plus fournie.Les

ont des magnitudes generalement

evenements sismiques
faibles

qui ne depassent

guere 3.
La region Sud –Est

du village Es-Sebt

concentration d’epicentres un peu diffuse

(fig 15b) constitue une zone de
qui semble être associée à des

structures delimitant les differents massifs de cette region . Deux

33

evenements sismiques de magnitude

superieure Ms > 3 ont été enregistrés

dans cette region.
5- SEISME D’ EL HARROUCH
Le

voisinage de la localité d’El Harrouch fut

secoué par plusieurs faibles

seismes .Les seismes les plus mentionnés durant la periode instrumentale
sont :
Le seisme du 21 mai 1924 ; seisme du 25 janvier 1926(4 MSK) ; seisme du
10 mai 1928 ; seisme du 1 juillet 1929 ; seisme du 28 juillet 1929 ;seisme
du 20 decembre 1983(5 MSK) ; seisme du 28 octobre 1985 (3.6 MSK) et le
seisme du

premier

micro sismicité

novembre 1985 (3.6 MSK) au sud d’El Harrouch .La

dans la region d’El Harouch s’effectue le long d’un

alignement de direction Est –Ouest entre la localité d’Es-Sebt et El Harrouch
.La sismicité est généralement faible et localisée le long des massifs .Les
évenements

sismiques ont des magnitudes qui atteignent

très rarement

4.5 .
Dans la region d’Ouled Habeba, l’activité sismique est également faible .Elle
est localisée suivant l’alignement d’Est en Ouest suivant

l’ensemble

montagneux Djebel Taya, Djebel El Hadjar et El Kantour.
Remarques :Tout le long de la periode instrumentale, aucune manifestation
majeure n’a été enregistrée dans la region de Skikda .L’ activité sismique
est

diffuse et les seismes enregistrés

sont generalement

de faible

magnitude .
Les données instrumentales montrent

une concetration d’épicentres

de

microseismes dans la region d’El Harrouch –Azzaba principalement dans la
region limitée par El Harrouch – Es SEbt1 ( ex : La Robertsau)

au sud

et

Ramdane .
La region de Skikda a connu egalement des evenements sismiques de
faibles magnitudes dont :
-Seisme du 21 juillet 1956 à 16h 42mn 16s dans la localité de Robertville
34

( Em- Jez - Ed Chich ) , intensite 5 MSK
-Seisme du 4 avril 1989 positionné à Skikda à 5h 37MN 32 S
-Seisme du 3 juin 2000 situé à Skikda à 13 h 43mn 21s
-Seisme du 17 octobre 1993 à 21h 16mn et 52s , localisé à Ksir Bni Zid
(Collo)
-Seisme du 13 septembre 2004 à 16 h 56mn et 02 s (M=3.0) Sud –Est de
Skikda
-Seisme du 02 novembre 2013 à 11h 09 mn et 00 s (M= 3.6) Sud Ouest
d’Oum .Toub
-Region de Guerbes : une faible activité sismique est egalement observée
autour de la plaine de Guerbes d’âge Quaternaire .
1

Es Sebt : Village situé au sud d’Azzaba (fig 15b) portait le nom de souk Es-

Sebt avant la colonisation française.Il fut occupé et surnommé la Robertsau
en 1871. les terres confisquées

aux autochtones furent attribuées à des

familles alsaciennes au nom d’un village de l’agglomération strasbourgeoise.

35

III- SISMOTECTONIQUE DE LA REGION D’ANNABA - EL TARF
La region d’Annaba - El Tarf se caracterise par un relief de bande littorale
totalisant

170 km de

long .Le relief est constitué principalement de

collines ,de piémonts ,de montagnes et de plaines .Il se caracterise par une
deformation principalement decrochante. Son

trait structural majeur

correspond au système de decrochement senestre NE-SWW
La region d’Annaba –El Tarf fait partie

de la chaine

des maghrebides

qui furent mentionnées anterieurement.IL est a rappeler

que cette chaine

est caracterisée par une structure complexe dont son étude sort du cadre de
notre travail. Elle présente l’originalité de renfermer toutes les grandes unités
structurales algeriennes. Fig 16
Elle se distingue du Nord

vers le Sud

par les ensembles structuraux

suivants :
-Les zones internes :

Elles sont constituées de

terrains

anciens d’âge

allant du Précambrien au carbonifère .Ils sont recouverts par des formations
paléozoiques (Bouillin,1986). Le Massif cristallophyllien
plus important

de cette region. Les terrains

d’Eldough

est le

d’âge Méso-Cénozoique

(Dorsale Kabyle) assure la couverture des zones internes .
-Le domaine des flyschs :Il est constitué des formations allochtones

issues

des depôts turbiditiques d’âge s’étalant du Crétacé au Miocène inferieur .
Ce domaine comprend le flysch mauritanien ,le flysch massylien et le flysch
numidien.
-Les domaines externes : Ils sont d’âge Crétacé-Paléogene .Les formations
géologiques de ces domaines ont subi une tectonique tengentielle

majeure

d’âge fin Lutétien ou fin Oligocene (Bouillin,1977) .Ils sont appelés en Algerie
les series telliennes et se subdivisent

du Nord au Sud en unités ultra

telliennes, les unités telliennes et enfin les unités péni-telliennes.
-Les formations post-nappes .Ces

formations,

généralement d’âge

Miocene, Pliocene et Quaternaire recouvrent en discordance l’ensemble des
36

formations sus mentionnées . Ainsi , la plaine d’Annaba est formée de faciès
marin, faciès fluvial et faciès continental d’âge Moi-pliocene et quaternaire.
.

37

Fig16 Carte géologique de la region dAnnaba –El Tarf d’après J.M Vila

Les principaux evenements sismiques connus sont :
1-SEISME DE BONE (ANNABA)
Ce seisme s’est manifesté en 1810 .Il fut d’abord localisé à Constantine
d’après saidani (1988) , mais des investigations plus approfondies(Harbi et
Al., 2003)

le

situe plutôt à Bône.Les descriptions relatives à ce seisme

fournies par Rozet et Carette(1850) font état d’un seisme endommageant
gravement plusieurs edifices .

38

2- SEISME D’HERBILLON (CHETAIBI)
Cet evenement sismique , produit

en mer le 19 septembre 1935

a été

etudié par Hée (1935) et Rothé(1950) ( fig17a ).Selon les mêmes auteurs, le
seisme d’intensité

egale à V

(MM) fut très ressenti à Morris(Ben Mehidi)

,Constantine, condé Smendou (Zighout Youcef) , Philippeville (Skikda), Collo ,
El Harouch,

Gounod (Abdi), Barrahal, Guelma .Cette même localité fut

secouée par un tremblement de terre le 27 decembre 1722 (Harbi 2006, M=
X).Le plus recent faible seisme enregistré dans le Sud - Ouest de Chetaibi
avait une magnitude de

3.2 et datait du 24/12/2013 à 09h 41mn 00s

(CRAAG).
3- LE SEISME DE LA CALLE (EL KALA)
Le 27 octobre 1947 un seisme d’intensité estimée à
s’est produit

en mer près de la Calle selon

VI MM (Harbi ,2009)

Grandjean (1954) et Rothé

(1950) fig 17b

(a)
(b)
Fig 17 Aire de perceptibilité des seismes d’Herbillon du 19 /09/1935(a) et de la Calle du 27
/10/1947(b)

39

4- STRUCTURES DE LA MARGE SKIKDA –ANNABA
La figure 18 montre que la zone comprise entre Skikda –Annaba est une zone
complexe ou l’on distingue

deux plate- formes continentales , l’une dans

la baie de Skikda et la seconde dans la baie d’Annaba, des fronts
chevauchants et des vagues sedimentaires .On y trouve
canyons , des dômes

et des intrusions magmatiques

Miocène moyen ( Wildi, 1983).

également

des

à cap de fer d’âge

Il ya des ruptures de pentes

en pied de

marge dans la region de Skikda .
Dans la region d’Annaba , on remarque des formes anticlinales. Il est admis
la présence de strucutures actives et que la déformation recente et active se
manifeste au pied de pente sous formes de plis-failles.

Fig18 Principales sutructures en mer entre Skikda et Annaba (pas de 50m tirée de la these
de Domzig 2006)

40

La campagne d’exploration MARADJA2/SAMRA a permis d’identifier et de
cartographier une serie de plis et chevauchements en pied de marge .Les
failles identifiées en pied de pente dévoilent une géometrie en rampes
suffisamment raides .
Au niveau de Djedjelli (thèse de Mihoubi 2014) , il est signalé la présence de
plis Messiniens en pied de pente

qui s’accompagne d’un basculement de

dépôts detritiques Messiniens vers le continent.Les failles inverses de la
marge se propagent vers le bassin selon un système en plats et rampes.
Au niveau

de la marge

d’Annaba, les travaux

obtenus

durant

les

campagnes scientifiques Maradja 2 et Samra montrent bien la présence de
plis et chevauchements en pied de marge fig 18a .La carte structurale de la
region Collo - Skikda –Annaba- El Kala (fig18b) mis en evidence la présence
des failles inverses à pendage sud en echelons recouvrant ;Elles apparaissent
en surface

par des plis

asymetriques .Quelques unes

de ces failles

contrôlent le soulèvement d’un bassin suspendu en rollover

notamment au

large du massif de Collo et de Skikda.A l’arrière du pli,

il ya une faille

normale accommodant le basculement du bassin (Domzig,2006).

Fig 18a Profil sismique 72 traces au large d’Annaba , interprété par Domzig(Domzig , 2006)

41

Fig18b carte structurale au large d’Annaba (d’après Kherroubi et al. ; 200

42

IV-

SISMOTECTONIQUE DE LA REGION DE GUELMA

La region de Guelma , delimitée par les abords des hauts plateaux
littoral se definit par une

structuration géologique

et le

suffisamment

compliquée . Sa stratigraphie fut etudiée par divers chercheurs parmi
lesquels

De La Chavane, 1910. J.F Raoult ; 1973.J.M Vila . JC Lahonder ;

1987. Les affleurements

des formations géologiques

en surface sont

d’âge allant du Néocomien au Plio-Quaternaire .
BASSIN DE GUELMA
Le bassin de Guelma, faisant partie de notre étude, possède une forme
lenticulaire s’allongeant sur une direction Est- ouest avec une longueur
maximum de 20Km et une largeur maximum de 12 km.
Il est limité :
- Au Nord par les reliefs de Djebel Guerbissa ,Kouidiat Debdebe , Djebel Bou
Zitoun, Ras El Chatah, les contreforts du massif d’El Houara.
- A l‘Est par les massifs de Beni Marmi.
- Au Sud par le Massif de la Mahouna et des contreforts Rakaat El Ras, le Kef
Soultane .
- A l’Ouest par le Massif du Djebel Arara.
Le bassin a été structuré pendant le Langhien et il se distingue par l’impact
des dépôts de sel gemme auxquels se joignent des depôts évaporitiques.Il
est en grande partie, rempli par les depôts évaporitiques du Miocène
terminal,

recouverts

partiellement

ou

entièrement

par

les

depôts

travertineux du Pliocène et les depôts du Quaternaire .fig 19
Les formations géologiques du Miocène constituants l’âge des formations
évaporitiques du bassin sont amplement représentées .Le Miocene inferieur
est représenté par des depôts carrément marins ; tandis

que le Miocène

moyen et superieur sont respectivement représentés par des depôts lagunomarins, laguno-saumâtres et finalement fluvio-terrestres.

43

Fig 19 coupe geologique du bassin de guelma

TECTONIQUE
La region localisée dans la chaine de l’Atlas tellien et du tell se trouve
compliquée

et on y rencontre

des accidents tectoniques de toutes les

catégories fig 20
Selon De la Chavane (1910), les effets tectoniques dans la region de Guelma
se sont manifestés particulièrement par des phénomènes de compression et
de refoulement intense des plis qui sont en general déversés vers le Sud et le
Sud -Est. Ces plis fréquemment entassés les uns sur les autres , se
chevauchent et se recouvrent à la manière d’écailles enchevêtrées.
- LES PLIS :
L’activité tectonique du tertiaire et surtout , les mouvements post Eocene
moyen, contemporains des mouvements pyrénéens, semblent avoir été les
plus marquants dans cette region .Ils se révèlent par des aligements (plis
ordinaires, plis déversés, plis imbriqués, dômes en chapelet) .
- LES CONTACTS ANORMAUX
-contact par faille

: ce genre de contact par faille se localise fréquemment

tout autour des dômes

et

des brachy-anticlinaux constitués par des

calcaires recifaux éocenes et crétacés (cas de la chaîne de Taya Debagh).
Les études tectoniques restent très insuffisantes , seules quelques accidents
tectoniques

tels que les failles de Bouchegouf et de Hammam N’Bailis sont
44

connues.L’accident le plus connu est la faille de Temlouka qui fut mise en
evidence par Vila (1980).Cette faille
senestre

et de direction NE-SW

kilomètres

, montrant

s’etend

un jeu de decrochement

sur plus

d’une vingtaine de

, limitant le bassin de Guelma au Nord . Elle met en contact les

terrains d’âge Mesozoique avec les argiles quaternaires .

-Les chevauchements : ce type de contact est induit par le déversement des
plis et par la l’ascension diapirique des formations
.L’exemple typique

gélogiques du Trias

de chevauchement par pli deversé

se situe dans le

massif de Djebel Bou Sba.
Les grands evenements tectoniques composant la region de Guelma ont
amplement aidé la montée

diapirique des masses marno-gypsifères du

Trias.
- LES DISCORDANCES
Les discordances de la region de Guelma sont particulièrement représentées
par la discordance des flyschs sur les formations géologiques crétacées et
miocènes et la discorandance des formations pliocènes sur les formations du
Miocène superieur.
Plusieurs seismes

ont

secoué la region de Guelma durant la periode

historique et instrumentale . Les evenements sismiques sont localisées dans
le petit bassin Néogène de Geulma et notamment sur les failles bordières de
ce bassin (fig 20 et 21) .Le bassin

est coincé entre deux decrochements et

limité à l’Est et à l’Ouest par une serie de failles normales Nord-Sud à NNOSSE (Meghraoui 1988 , Aoudia et al 2000). C’est un bassin du type pull apart
assez actif .

45

Fig 20. Carte tectonique de l'Atlas Tellien Oriental de l'Algérie (A.Harbi et Al 1999) et le Guelma
localisation seismogene
(1) Volcanisme - (2) jurassique –Cretacé et la base du Cenozoique inferieur - (3) dépôts Neogene
post-nappe -(4) dépôts Plio-Quaternaire -(5) dépôts Quaternaire–(6)faille -(7)anticlinal (8)faille inverse–(9)

failles de décrochement et (10) faille normale(A.Harbi, et all 1999)

SISMICITE
La sismicité , bien que assez modérée , elle reste diffuse .Elle se localise en
partie au niveau des failles bordières du bassin de Guelma (failles de
Bouchegouf et de Hammam N’Bailis ) etant donné qu’il se trouve le long
d’un important accident décrochant .
L’activité sismique s’observe essentiellement au :

46

1- Sud –Ouest de la ville de Guelma .
L’activité sismique liée aux structures affectant Djebel Mahouna genèrent
des seismes faibles qui ne depassent que très raremment la magnitude 4.
2-Ouest de Guelma
L’activité sismique est plus importante à l’ouest de Geulma dans les
regions de Roknia –Selloula -Announa . L’activité sismique est localisée
également dans la region de Hammam Meskoutine non loin du barrage de
Hammam Debar , au Nord de la localité de Oued Znati (Djebel Debar),dans
la region de Djebel Taya-Djebel Grar et le long de la vallée de Oued Bou –
Hamdane, djebel Baibou etc…La region

sud de Roknia a été secouée par

un evenement sismique de magnitude Mw = 5.2 le 20 septembre 2003.
Plus à Ouest de Guelma l’activité sismique, bien qu’elle reste faible est assez
dense au sud de la localité de Roknia et vers le Nord -Ouest de celle-ci en
allant vers Guendoula, Es -Sebt , le sud et le Nord d’Azzaba( Guerbes) dans
la wilaya de Skikda .

Fig. 21 Distribution de la sismicité dans le bassin de Guelma et ses alentours
Cercles jaunes correspondent aux plus grands séismes avec le mécanisme focal du séisme
du 20/09/2003 (Harbi et al 2010).
47

Séismes.

Failles actives et potentiellement actives

dépôts de travertine

Les seismes les plus connus dans la region de Guelma sont :
1-SEISME D’HELIOPOLIS DU 17 DECEMBRE 1850
Son intensité est estimée à VI (EMS).
2-SEISME DE GUELMA DU 24 AVRIL 1859.
Il est ressenti sur plus de 75 km autour du foyer .Il est ressenti aussi à
constantine à 15h 35 mn , à Philippeville

Bône , Guelma .

3-SEISME DE GUELMA DU 19 JANNVIER 1867
Le seisme fut ressenti à Guelma à 6h du matin suivi d’un autre seisme à 6h
13mn (Hée 1950).Il est egalement ressenti à Bône et dans les certaines
regions constantinoises comme Millesimo ,Belkheir).
4-SEISME DE GUELMA DU 01 JUIN 1870
Ce seisme d’une intensité IV (EMS) a été ressenti à Guelma 00h 15 mn
et à Bône vers 00h 27 mn (Huée 1950) .
5-SEISME DE GUELMA DU 15 AOUT 1883
Ce seisme fut ressenti à Oued Chams non loin de Guelma à 21h. il a été
suivi par deux autres seismes moins puissants respectivement à 22h et à
minuit .La secousse a été ressentie jusqu’à Philippeville . Il est admis qu’il
s’agit d’un fort seisme (Harbi 2006) .
6-SEISME DE GUELMA DU 12 MAI 1892
Le

violent seisme du 12 mai 1892

s’est produit

à Guelma à 01 h du

matin.Il est suivi par un second seisme (Hué 1950).
7-SEISME DE GUELMA DU 17 JUIN 1908
Cette secousse tellurique decrite par Huée(1950)

est ressentie

près de

Guelma . L’auteur n’exclue qu’elle s’est produite en mer .Il lui attribue l’
intensité VII –VIII MM à Guelma et VI MM à Bône . Huée rapporte qu’elle est
suivie de repliques dont la première d’une intesité de VII –VIII MM à Bône
est ressentie egalement à Montcalm (Tamlouka) à 3h 21mn et à Guelma.La
seconde replique est

ressentie à 4 h 51mn à Guelma , tandis la troisieme

replique ressentie à la Calle s’est manifestée le 19 juin à 1h 51 mn.

48

8-SEISME DE GUELMA DU 03 DECEMBRE 1928
Ce seisme

, decrit

par Rothé(1950) a été ressenti

dans toute la region

englobant Bône (Annaba), Guelma, La Calle (El Kala), Jemmapes (Azzaba)
,Edough, El Harouch, Herbillon (Chetaibi) , Bugeaud (Seraidi) , Morris (Ben
Mehidi)

etc...Son

intensité est

evaluée à VII MM selon l’auteur sus

mentionné.
9-SEISME DE GUELMA DU 10 FEVRIER1937
Cette secousse tellurique

intensité

evaluée

à VIII MSK (Benouar, 1994)

est connue pour être une forte secousse qui a secoué la ville de Guelma le
10 fevrier 1937.Elle causa la mort de deux personnes , blessant d’autres et
provoqua des degâts materiels.Fig22

Fig 22 Isoseistes de la secousse du 10 Fevrier 1937.Hachures droites : zone pléistoseiste ; hachures
obliques : massifs anciens(J.P.Rothé)

10-SEISME D’AIN HASSANIA DU 16 MARS1978
Ce seisme s’est produit

dans la localité d’Ain Hassania au sud de Guelma

le 16 mars1978 à 0h 45 mn (GMT).Son intensité est estimée à V MM
(Harbi , 2009).

49

11-SEISME DE RAS EL AKBA DU 28 MARS1978
Ce seisme ,localisé à Ras El Akba a secoué cette localité et les regions
avoisinantes avec une intensité evaluée à VI MM (Mokrane et al ., 1994) .
12-SEISMES DE OUED CHEHAM
La zone d’ Oued Cheham (region de Guelma ) a fait l’objet de deux seismes :
a- Le premier seisme

comprenant deux secousses

s’est produit le 5

fevrier 1980 .La première secoussse est ressentie dans la localité de
Bouchegouf à 19 h 01mn , à Guelma, Oued Cheham, Khezara et Ain
Makhlouf .La seconde secousse s’est produite à 21 h 4mn .
Dans la nuit du 5 au 6 fevrier la localité d’Oued Cheham fut secouée
par au moins 7 secousses .L’intensité du choc principal est evaluée à
V-VI MM (Mokrane et al ., 1994)
b- Le second seisme

d’intensité

VII MM (Mokrane et al ., 1994)

attribué à oued Cheham s’est produit le 21 decembre 1980 .Il a été
ressenti à Hamam N’Bailis ,Ben Mehidi ,Boukemouza , Bouchegouf
etc…
Le tableau n° 2 liste de quelques seismes recents enregistrés dans

la region de Guelma (extrait des

diverses lettres du CRAAG ).
Date
13 janvier 2001

Heure (UT)

Magnitude

23h 08mn 22 s

3.0

20 septembre2003
5 avril

2004

22 sept 2004
23sept

2004

Mw : 5.2(M=4.8)

lieu
Guelma
Sud Roknia

01h 44mn 29s

3.8

S–E de Guelma

05 h 16mn 50s

3.0

S –E de Guelma

3.6

Nord de Guelma

01h 36 mn 54.5s

19 juillet 2004

18h47mn05.9s

3.0

W w. de Guelma

23 juillet 2004

18h28mn17.7s

3.1

Sud de Guelma

03 aout 2004

12h29mn54.4s

3.0

S-E de Guelma

08 aout 2004

17h43mn57.7s

3.0

Guelma

7 janvier 2005

21h 58mn 42s

3.0

S-W Guelma

25sept 2005

12h 45mn 53s

3.0

Nord de Guelma

18 avril 2009

23 h 51mn 41s

4.5

Sud-ouest Roknia

50

V-SISMOTECTONIQUE DE LA REGION DE CONSTANTINE
L a region de constantine appartenant à la chaîne des Maghrebides

(chaine

alpine d’Afrique du nord ) , a traversé une histoire géologique complexe.
D’une morphologie assez tourmentée et une structure tectonique dominée
par la superposition des nappes, elle est constituée de roches sedimentaires
d’âge Méso-Cénozoique .
Dans le contexte geologique regional ,la chaine des Maghrebides, resultant
de la structuration du bassin Maghrebin et de ses marges
chaîne à vergence sud. Elle

,

forme une

s’est principalement structurée durant les

phases tectoniques tertiaires .Les nappes ou les structures formant la chaîne
des

Maghrebides

résultent

de

trois

domaines

paléogéographiques :le

domaine interne ,le domaine de flyschs et le domaine externe.
Le domaine interne
Il

est constitué par un socle cristallophyllien, continental

recouvert

par des

formations sédimentaires allant

aminci et

du Paléozoique au

tertiaire.Le socle se compose de trois ensembles lithologiques( Bouillin J.P, et
Raoult J.F, 1974).
-Un ensemble cristallophyllien inferieur , formé de gneiss à
Intercalations.
- Un ensemble cristallophyllien superieur comprenant des schistes
et autres.
- Un ensemble sedimentaire Paléozoique qui assure la couverture
du socle cristallin légèrement ou pas métamorphique. Il est
constitué par des formations geologiques de l’Ordovicien, du
Silurien, du Dévonien et du Carbonifere inferieur.
Le domaine des nappes de flyschs
Il appartient à un domaine marin profond et mobile allant du Jurassique
moyen au Burdigalien (Miocène inferieur ) .Il ya trois ensembles de flyschs

51

-flyschs maurétaniens : Ce sont des flyschs terrigènes , d’âge
Crétacé inferieur, relativement proximaux qui se sont installés dans la
partie nord du bassin. (Gélard J.P,1969)
-flyschs massyliens : Ce sont des flyschs distaux dans le Sud (Raoult
J.F ,1969).
- flyschs numédiens : ce sont des flyschs gréso-micacés d’âge allant
de l’Oligocène( Paléogène superieur) au Miocene basal qui
reposent en discordance sur les premiers contacts tectoniques
séparant les unités du domaine interne et la nappe du flysch
maurétanien.
Le domaine externe
Il

represente la marge téthysienne du continent africain , il est

constitué de deux grands types de series : les series telliennes et les
series de l’avant pays .
Dans la region de constantine , les structures attribuées

à la tectonique

recente évoquent une tectonique polyphasée.Le bassin de constantine

se

developpe au pied de la limite meridionale des zones internes (flyschs
internes , socle et dorsale kabyle).Cette limite coïncide avec un important
accident orienté N 100°E à N 110°E

plus que d’une faille proprement dit , il

représente une serie d’accidents reconnus depuis longtemps « zone faillée
sud » (Coffrait ,1992). Cette bande de failles très perturbée et fortement
tectonisée
jusqu’à

se suit

sur plus de 80 km, du Djebel M’Cid Aicha à l’Ouest ,

vers l’Est

au-delà du Djebel Debar au Nord de Guelma, appelée

accident M’Cid Aicha –Debar.fig23

52

Fig23 Représentation trèsschématique des principaux effets de la Néotectonique (d’après
J.M. Villa 1980)

La region de constantine

caractrisée par un relief assez compliqué

a été

mis en place par la succession de plusieurs phases tectoniques .
Les

etudes

tectoniques

montrent

la

presence

plusieurs

failles

néotectoniques dans la region constantinoise.
Les failles actives les plus connues sont :
-faille d’Ain Smara : est un decrochement senestre orienté dans sa partie
Nord dans la direction N 40° E. Il ressort que les seismes de 1908 et 1947
sont generés par cet accident longue sur près de 25 km . Cette faille active
est également à l’origine du seisme du 27 octobre 1985, de magnitude 6.0.
- Accident du front des nappes constantinoises
Cet accident se situe au niveau de la localité d’El Kantour .La faille est de
direction E-W, elle est inverse à prolongement vers le Nord.En terme de
sismicité , ce trait ne semble pas être très actif puisque seules quelques
secousses sismiques de faibles intensités semblent être liées à cette faille .

53

-La faille Sigus est une faille invese (wilaya d’Oum El Bouaghi) qui affecte
les depôts quaternaires .
La region de constantine

caracteriseé par une sismicité recente faible à

moderée(M ≤ 5.5 ) et associée à des failles en decrochement ,elle est causée
par des structures actives.Les seismes les plus significatifs qui ont secoué
cette region sont resumé dans le tableau 3 dans l’ordre chronologique :
Lieu

Date

constantine

27 et 28

Trois legers

avril 1838

seismes

Constantine

heure

11 janvier

17 h 45

1860

mm

Intensité

IV (EMS)

Degats

Observations

Ebranlement
des

Information :
Huée (1950)

meubles
Constantine

17

22h 05mn III (MKS)

A eu lieu le

octobre

18/10 à la

1865

meme heure
selon Huée

Constantine

7 octobre

Vers 6 h

Seisme ressenti

1866

du matin

à constantine
et pilippeville

Constantine

7 mai

IV(EMS)
M≈ 3.2

1871
Constantine
Constantine

Philippeville

20 Janvier

9 h du

Pas de degats

1876

matin

(Huée 1950)

26

11h55mn

novembre
( lieu de l’

Ressenti à

Pas de

Une autre

degats.

version fait etat

1893

de 2 seismes le

Epicentre

meme jour à 7

douteux)

h du matin et à
midi à Collo

Constantine

19

6h

VI (MM)

Chutes de

Forte secousse

septembre 45mn

ou

certains

ressentie à

1894

V (EMS)

meubles

Constantine

Constantine

4 aout

02h

VIII MSK 12 morts

fort seisme suivi de

Profondeur

1908

11mn

à Cne

12repliques.

54

des

du seisme

00s

10km

Ms ≈
5.25

blessés

Prof :10km

V à la
Calle,
annaba

Constantine
Fig 24

Mer.6
aout 1947

9h

VIII MSK

3 morts,

46mn

Ms ≈ 5

plusieurs

par 2 petites

blessés

secousses,importants

38s

fort seisme, precedé

degats :

Ain Smara –

9 juillet

13h 04

IV (MM)

Ain M’Lila

1977

mn

à V EMS

(GMT)
Zighoud

20

V (MM)

Youcef

decembre

à V-VI

1983

(EMS)
Seisme destructeur,
generé par une faille

Constantine

VIII

5 morts et

verticale de

27

19h

(MSK)

300

mouvement senetre

octobre

34mn

blessés

orienté NE-SW.

1985

59s

Ms ≈
5.7
A El

10 km

Aria

55

Profondeur Suivi par plus de
1500 repliques .

Fig Carte des isoseistes du Seisme de Constantine du 6 Août 1947
(A.Grandjean)

Remaque
MM : echelle de Mercalli modifée , MSK :echelle Medvedev-SponheuerKarnik, elle fut remise à jour en 1992 sous l’appellation EMS (European
Macroseismic Scale 1992).

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