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Les r´

eseaux d’infrastructures urbaines au miroir de
l’histoire: acquis et perspectives
Denis Bocquet

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Denis Bocquet. Les r´eseaux d’infrastructures urbaines au miroir de l’histoire: acquis et perspectives. Flux, Association Metropolis, 2006, pp.6-16. <halshs-00128239>

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L’objet de cette contribution est de tenter d’exposer les moments fondateurs de l’approche historique en matière de réseaux urbains d’infrastructures. Pourtant les réseaux techniques urbains constituent. En résulte le célèbre Networks of Power. Cette expérience constitue aussi le fondement d’un intérêt pour la ville. et la ville. Mais la vision d’un réseau en tant que tel transparaît également. dont l’étude a bénéficié des apports successifs de plusieurs générations de chercheurs. sur les modes de vie. Mais à chaque fois. ces auteurs ont peu à peu bâti une vision théorisée du rapport de la société à la technologie et à l’innovation. consacré à l’électrification de la société occidentale. comme le suggère un titre resté célèbre. Là encore. demeure singulièrement en retard. C’est à partir de cette expérience que Hughes s’engage dans la voie de la théorisation au sujet du rôle des infrastructures en réseau (Hugues et Mayntz. dans les tendances actuelles de la recherche. À partir d’une recherche sur le degré d’influence de l’innovation technologique sur les évolutions sociales en Europe et en Amérique. et. Le premier courant d’importance dans la maturation du paradigme historique dans l’étude des réseaux urbains d’infra- 6 Dossier structures peut être rattaché à l’histoire de la technologie. 6-16 Les réseaux d’infrastructures urbaines au miroir de l’histoire : acquis et perspectives Denis Bocquet lusieurs décennies après le Networks of Power. dessiné les limites de l’ouverture et souvent eu raison des ambitieuses velléités de construction de systèmes complexes de lecture du lien entre réseau technique urbain et société. en somme se sont construites dans un contexte qui parfois était urbain. Des auteurs comme Thomas Parke Hugues ou Wiebe Bijker en ont abondamment illustré la pertinence. ni le fait urbain. un rapport étroit entre réseaux techniques et réseaux de pouvoir. d’habiter et de consommer. P LE MOMENT T. Walther Rathenau et Lewis Mumford (Hughes 1990 et Hughes & Hughes 1990) (2). Les premières publications de Thomas Parke Hughes étaient en effet clairement centrées sur un objet technologique (Hughes. n’étaient évoqués qu’en tant qu’exemples d’une évolution de la relation des sociétés humaines à la technologie. d’en souligner les bases méthodologiques et théoriques. mais n’ont pas toujours rendu à la ville toute l’épaisseur problématique qu’elles lui prenaient. et particulièrement à l’exemple de quelques grandes villes. 1983). Les réseaux. s’ils constituent des repères . la ville. un objet d’histoire à part entière. allaient progressivement être ouverts aux méthodes et aux questionnements des sciences sociales.Flux n° 65 Juillet . le cœur de la démarche concerne l’impact d’une nouvelle technologie sur la société. et plus généralement l’analyse de ces phénomènes selon les méthodes d’une histoire nourrie de sciences sociales. de même. Tout laissait même à penser que c’était par l’histoire que les réseaux d’infrastructures. de Thomas Parke Hughes (Hughes. depuis le début des années 1970. de repérer ce qui. Les études dites STS (Science and Technology Studies). C’est au cours des années 1980 qu’il se consacre de manière plus frontale à l’étude des réseaux en contexte urbain. 1989) (1). Mais la ville et les réseaux ne sont toujours pas au centre de la production de Hughes. et les livres de la fin de sa carrière. HUGHES Au sein de la littérature se rapportant à l’étude de l’histoire des réseaux urbains d’infrastructures. les réseaux techniques n’étaient pas forcément au cœur de la démonstration.Septembre 2006 pp. est susceptible de redonner à l’approche historique toute sa place dans les débats qui animent le monde académique. ou les sociétés en général. qui se concrétise par une attention prolongée à deux figures importantes. ayant chacune porté une part de l’évolution de la manière de considérer l’objet et des inflexions successives du lien avec d’autres manières d’étudier l’histoire. 1964). après avoir mis en évidence les blocages parfois induits par une ouverture insuffisante aux sciences sociales. les appartenances disciplinaires et intellectuelles d’origine des chercheurs concernés ont. plusieurs veines peuvent être identifiées. tout en même temps qu’elles permettaient l’innovation problématique. Mais dans cette démarche. la lecture de la mise en place et de l’évolution des réseaux d’infrastructures urbaines. si propices supports.

dépend fortement de ces présupposés. Chicago et Londres. le développement du capitalisme. trois villes destinées à devenir les référents plus ou moins explicites de nombreuses études ultérieures : Berlin. On avait donc dans Networks of Power trois types de rapports entre réseaux et politique.Bocquet . n’ont plus particulièrement ni la ville ni les réseaux pour objet (Hughes. qui pourtant auraient permis de saisir plus précisément les modalités du lien entre monde de l’entreprise et institutions locales. exalte la fonction régulatrice du gouvernement urbain. que l’on apprend les modalités de régulation telles que vues par Hughes. à obtenir un intéressement substantiel au chiffre d’affaire et aux bénéfices de la société concessionnaire. cette dimension aurait sans doute mérité une vision plus articulée. correspondant à trois exemples emblématiques. C’est en suivant la formidable croissance d’AEG et de sa filiale BEW. était celui d’une coordination entre mise en place du réseau et politique. au-delà du constat général relatif au fonctionnement du système urbain. La municipalité est vue comme un ensemble peu distinct.Les réseaux au miroir de l’histoire importants dans les études d’histoire de la technologie. ils contribuent également à mettre en relief les limites dans la méthode que le cas de Berlin mettait en évidence. Le cadre de l’étude était le Berlin des années postérieures à 1870. ancien directeur de la General Electric au moment de la fusion entre la Edison G. Le premier type. destinée à marquer pour longtemps les horizons historiographiques d’une veine alors en cours de définition. réside souvent dans le parcours personnel de grands inventeurs ou de grands entrepreneurs. Dans le cas du Berlin du tournant du siècle. dédiée à la distribution d’électricité dans la capitale. importe beaucoup la compréhension des processus décisionnels. Dans le cas de Berlin surtout. capitale dynamique et en pleine industrialisation de la jeune Allemagne unifiée. Celles-ci sont particulièrement analysées à partir des termes des contrats de concession négociés avec la municipalité. Pourtant. Quant aux deux autres éléments de la typologie proposée par Hughes dans Networks of Power. Hughes est fasciné par les transformations du système économique sous l’impulsion d’innovations techniques. et n’est pas l’objet du même investissement de recherche que l’entreprise. C’est déjà ainsi dans ce croisement entre destin personnel et innovation technologique que résidait le cœur de Networks of Power. et surtout aurait mérité d’être insérée en tant qu’objet complexe dans le système explicatif global. et de leur évolution. pourtant cruciales pour saisir les enjeux de la régulation. Mais chez Hughes. au moment de la montée du socialisme municipal. Bullock. 2004). surtout peut-être. s’ils apportent grandement à la cohérence de l’ensemble. La ville de Hughes. Hughes ne s’est de même pas précisément intéressé à la dimension spatiale du réseau. qui voit la prise de contrôle sans conflit par la municipalité d’un réseau dont AEG est prête à se dégager pour augmenter ailleurs sa capacité d’investissement. Pourtant. cas d’école qui sert de support au type de suprématie de la technologie sur la politique. 1999). il y construisait une typologie du lien entre réseaux et politique. Sa vision est d’abord celle du miracle du passage de l’invention confinée à un étroit laboratoire à une application qui bouleverse les modes de vie et. Ce qui est vrai dans le cadre du Berlin de 1860 ne l’est pas forcément dans les parties de la ville qui ne seront annexées que plus tard. Hughes développe à ce sujet la vision irénique d’une régulation harmonieuse par la municipalité du secteur de l’électricité. Werner von Siemens et Emil Rathenau. Sa vision de la ville en découle également. puis en 1899. Hughes ne donne par exemple que très peu d’indications sur la vie politique municipale. Mais c’est au travers de la narration des phases successives du développement de l’entreprise que se construit le récit.E. d’abord en 1884. en somme. 2004 . on arrive dans l’harmonie au tournant de 1915. et la Thomson Houston et fondateur d’une compa- Dossier 7 . Au sujet de Chicago par exemple. plus que dans une analyse en termes de processus sociaux. Mais de très nombreuses questions demeurent en suspend. et aux multiples enjeux relatifs à la constitution complexe des territoires urbains que l’attention à cette dimension aurait permis d’entrevoir. l’explication ultime. institutionnels ou territoriaux. À partir d’une lecture de la mise en place des réseaux de distribution d’électricité dans trois grandes villes entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. est largement la projection peu spatialisée et peu politisée du rapport entre capitalisme et technologie. et sa lecture des réseaux. construit à partir du cas de Berlin. et la montée en puissance du réseau d’électricité. En suivant Hughes. Networks of Power demeure une des références essentielles dans l’étude historicisée du rapport du réseau d’infrastructure à la ville. où la redéfinition des limites municipales entre 1860 et 1920 est l’objet d’un constant débat. cette dimension aurait permis de tempérer la vision d’harmonie (Bernet. des modalités de négociation ou de résolution des conflits. La fonction régulatrice du gou- vernement urbain est validée par la capacité de la mairie. ancien secrétaire particulier d’Edison. et surtout construit méthodiquement un lien étroit entre le parcours de deux industriels. C’est un horizon que Hughes a peu investi. la fascination de Hughes pour le parcours de Samuel Insull.

exemple illustrant dans Networks of Power le type de la suprématie du politique sur la technique. en vient parfois à induire une vision simplifiée de la vie politique locale. vecteurs de médiation. Hughes. Ce qui compte chez Hughes. ni les réseaux ni la ville ne constituent le point focal de la démarche (Bijker 1995. s’il livre à la réflexion les éléments d’une typologie destinée à marquer pour plusieurs décennies l’approche historique du rapport entre ville et réseaux d’infrastructures. Si les réseaux constituent un bon support. si elle a ouvert pour les recherches sur les réseaux les horizons prometteurs d’une analyse du lien avec la société. entreprise et ville. Mécanismes de la décision. seule la ligne de développement de l’entrepreneur peut amener dans l’analyse la stabilité explicative nécessaire. Le reste est contexte. il est vrai. qui. et a également ouvert de nouveaux liens bibliographiques. 1990. 2003) (3). non pas en terme d’efficacité. ont poursuivi leur carrière dans d’autres directions. au croisement entre l’intérêt pour le réseau et celui pour les mécanismes sociaux qui présidaient à la décision à son égard. et ont souvent croisé ceux de Hughes (Bijker et al. qui venait d’un courant d’étude de l’histoire culturelle de la technologie. mais butait sur les limites de la démarche même. Sur le cas de Londres. au sens d’histoire de l’impact de la technologie sur les modes de vie et sur le système économique. entre d’une part construction d’une entité municipale dans une ville en plein boom et qui a hérité du vétuste cadre institutionnel de la Charte de l’Illinois de 1875. qui a contribué à rapprocher la réflexion sur les réseaux en tant que systèmes techniques de celles sur l’histoire de la place des mutations technologiques dans la société américaine confirme largement cette tendance (Nye. Le réseau lui-même est délaissé. notamment dans la confrontation avec les problématiques de la gouvernance urbaine. signe de la suprématie des instances politiques sur la bonne volonté des entrepreneurs. Or la vie politique locale à Chicago. La veine d’histoire culturelle de la technologie. et si les études fondatrices de Hughes traçaient la voie et servaient d’invitation. sa démarche arrive au constat de l’échec de personnages comme Ferranti ou Merz. d’ailleurs. Face à des hommes politiques réputés corruptibles. n’a pas répondu à tous les espoirs en ce qui concerne des sociétés urbaines. à laquelle appartient clairement Bijker. conflits. sont bien des éléments constitutifs d’un mode de gouvernance urbaine que l’analyse du développement des réseaux d’infrastructures permet justement de saisir. à la racine même de l’esprit américain. Bijker et Law 1992).. c’est d’abord le parcours de l’entrepreneur. si le cadre théorique est extrêmement utile pour penser le rapport entre société et technologie.Septembre 2006 gnie de distribution à Chicago destinée à un brillant succès. et la production d’un chercheur comme David Nye. dès lors qu’il ne correspond plus dans son développement à l’idéal recherché. . Hughes. Là encore. autour par exemple d’un croisement de la thématique technologique avec celle relative au territoire dans toute sa complexité ou aux institutions. en somme. sans toutefois être l’objet d’un fort investissement de recherche. constitue bien un des éléments clés du système de relation entre réseaux et société. et dont le parcours personnel montrait un grand intérêt pour les personnages d’inventeurs et 8 Dossier d’entrepreneurs. pots de vin. et les détours de la construction institutionnelle et territoriale de Londres comme municipalité. et par laquelle il a donné une contribution fondamentale aux études STS. ne résidaient pas forcément au cœur des problématiques des auteurs qui s’y sont reconnus. proposait une première typologie du lien entre réseaux d’infrastructures et société urbaine qui avait l’immense mérite de poser certaines des questions essentielles. de couverture ou de justice sociale et spatiale. mais plutôt de réalisation personnelle d’un grand personnage. Or pour les sciences sociales. mais n’ont pas forcément intégré l’ensemble des problématiques propres aux sciences sociales qui auraient été susceptibles de les amener à la phase suivante de leur développement. luttes d’influences. Là encore. La vie politique est réduite à une explication externe. et détermine le type. restait à définir plus précisément le paradigme adéquat. prime la compréhension du fonctionnement de la société. et d’autre part une actualité sans cesse renouvelée de scandales et de corruption. Les travaux de Wiebe Bijker s’inscrivent dans une veine parallèle. 1994. ne sont pas analysés en détail.Flux n° 65 Juillet . les études sur les réseaux ont certes peu à peu intégré la réflexion sur les mutations technologiques. Centrée sur la recherche constamment déçue d’un grand entrepreneur susceptible de faire le lien entre innovation. dont l’histoire se faisait de plus en plus articulée. alors qu’elle constitue à l’évidence un élément essentiel du système. Mais là encore la vie politique locale. n’intervient pas dans sa recherche dans toutes les aires problématiques que suggérait le cadre choisi. En marge des études culturelles sur la technologie s’est ainsi développée une historiographie des réseaux qui peu à peu a eu tendance à fonctionner en vase clos. la démarche de Hughes est comparable. 1987). et mérite à ce titre d’être analysée avec les méthodes de l’histoire et des sciences sociales. Les plus grands auteurs du courant d’histoire sociale et culturelle de la technologie. De la sorte.

à partir des années 1980. les réseaux demeurent des objets techniques dont l’étude n’inclut pas prioritairement les considérations liées au système social qui les produit. notamment en France. avec les travaux de Frank Scherrer. et la confrontation avec les grandes tendances de l’histoire environnementale. que rarement conflué avec les grandes tendances d’une histoire urbaine elle-même en cours de consolidation. la tentative n’a guère été suivie d’explorations plus systématiques. réside peut-être pour cet ouvrage dans l’attention aux enjeux économiques liés aux réseaux (concession. qui constitue paradoxalement une sorte de complément avant la lettre des études de Hughes (Tarr. les égouts. 1996). 2002) (7). Joel Tarr lui-même. Ce dernier livre contient un chapitre intitulé « Sanitary services and decision-making in Houston ». mais aussi consommation (6)). Mais c’est essentiellement du côté de l’entreprise que se développe cette tendance et la ville et le territoire ne sont pas au cœur de la démarche. C’est aux confins de l’histoire économique. que l’on peut qualifier. sociale. puis avec Effluent America (Melosi. c’est avec Georges Knaebel que Gabriel Dupuy poursuit l’exploration de cette thématique. 1971). Le choix de la réflexion sur la notion de territoire prime sur l’exploration des pistes relatives à la compréhension des phénomènes sociaux et de gouvernance.Bocquet . entre analyse spatiale et problématiques institutionnelle. dans les années 1980.. Au cours de la décennie suivante. 1993) (8). outre l’importante somme d’information. Elles demeurent le plus souvent citées essentiellement pour leur contenu informatif. le changement de paradigme a paradoxalement éloigné les études sur les réseaux des sciences sociales. voire anthropologique et culturelle. Mais là encore. 2005). Après un début de parcours scientifique consacré à une lecture politique des mutations urbaines à Chicago. par son attention aux infrastructures urbaines. Tarr développe d’autres centres d’intérêt. Mais en France. le lien avec une vision complexe du système institutionnel et les questions spatiales demeure délicat. Mais c’est peut-être à partir du cas le Lyon. promesse d’un croisement de Dossier 9 . en collaboration avec Gabriel Dupuy. institutionnelle ou sociale (Dupuy et Knaebel. qui pourtant n’ont pas suscité tout l’intérêt méthodologique qu’elles méritaient. 1979. La veine d’histoire socio-technicienne des réseaux d’infrastructure n’a. à la fin de sa carrière. Depuis les travaux de Gérard Jacquemet sur le tout-à-l’égout. alors qu’outre Atlantique J. a intégré directement la dimension environnementale dans ses problématiques (Tarr. La lecture de la mise en place des infrastructures en réseau était pourtant l’occasion de croiser les perspectives. Parmi les systèmes techniques urbains en réseau. économique. 1982). 2000) (10). le cas de Paris a été largement parcouru (Jacquemet. du côté de l’histoire des techniques et d’une histoire des espaces. L’attention se porte surtout sur la notion de territoire et c’est de cette exploration que naissent les essais les plus stimulants. Mais c’est surtout à Martin Melosi que l’on doit la prise en compte de la dimension écologique dans l’étude des réseaux. HISTOIRE DES RÉSEAUX ET HISTOIRE ENVIRONNEMENTALE Une autre inflexion importante dans la manière d’aborder l’histoire des réseaux dans sa dimension urbaine a trait aux aspects environnementaux. ont par ailleurs bénéficié d’une forte attention des chercheurs. a été largement portée par des personnages comme Joel Tarr et Gabriel Dupuy. en somme. avec une prédilection pour l’histoire des entreprises et pour la discussion de l’existence d’un éventuel modèle français de gestion des réseaux urbains d’infrastructures (Lorrain. investissement. ainsi qu’aux modes de vie qu’ils déterminent. La veine économique elle-même a également été largement parcourue. Les années 1980 voient aussi la préparation d’un important travail collectif sur Paris : Paris et ses réseaux (Caron et al. jusqu’aux études de Fabrice Laroulandie. Mais là encore. Avec les travaux de Dominique Lorrain. que l’histoire urbaine des réseaux se fait vraiment sociale. les réseaux sont enfin l’objet d’une lecture problématisée en fonction des méthodes des sciences sociales (Lorrain. de socio-technicienne. Joel Tarr. 1988) (4). Le principal apport. La connaissance des mécanismes décisionnels ayant présidé à la mise en place des réseaux a abondamment bénéficié de ces études.Les réseaux au miroir de l’histoire UNE VEINE SOCIO-TECHNICIENNE Car depuis les années 1970 s’était largement développé un riche courant d’analyse de la place croissante des réseaux techniques dans les sociétés urbaines. que les égouts ont été érigés en objet d’étude à part entière (Scherrer 1992) (9). à la publication d’une première grande somme sur la question des infrastructures urbaines en réseau (Tarr et Dupuy. plutôt que d’une histoire politique. Mais là encore. Si cela permet de participer aux débats sur les mutations de la gouvernance d’entreprise. Cette veine. la confrontation de cet auteur avec les approches théoriques permet la production d’importants outils de travail (1). d’abord avec The Sanitary City. se consacre à divers travaux. du côté de la consommation. Laroulandie. aboutissant. 1990).

2005). a suscité d’importants développements. Les études consacrées tant à la formation des ingénieurs qu’à leurs pratiques profession- . 1999 . Il en va de même pour les études sur le milieu professionnel des ingénieurs. de cette manière. En France. promu une vision de l’évolution du rapport de la société urbaine à l’eau qui tienne compte de la dimension anthropologique (Guillerme. c’est la question de la municipalisation des services publics. Là où l’Europe continentale a pallié le relatif désintérêt anglo-saxon. Mais l’histoire environnementale. illustrent dans l’étude des réseaux la volonté de persévérer dans le croisement progressif parmi les arguments discutés des thèmes environnementaux et des problématiques soit urbaines soit territoriales et institutionnelles (11). Varni et Melis. avec par exemple le parcours scientifique de Christoph Bernhardt. au tournant du XXe siècle. foncières. malgré les impulsions de Tarr et Melosi. les travaux de Gloria Clifton sur le Metropolitan Board of Works londonien peuvent être rapprochés de cette production (Clifton. Cet auteur a. 1992) (16). la notion a bénéficié d’une construction à même de permettre la confrontation avec d’autres tendances de la recherche. En Italie. étaient souvent étudiés. Mais la collaboration entre spécialistes des villes. en ce qu’ils étaient porteurs d’une bureaucratie technique et vecteurs de son développement. là encore. L’approche a ainsi été diversifiée précocement. souvent en lien avec les services techniques et la gestion des réseaux d’infrastructures. LES RÉSEAUX TECHNIQUES URBAINS COMME SUPPORTS D’UNE HISTOIRE DES INSTITUTIONS L’historiographie européenne sur les réseaux techniques doit par ailleurs beaucoup à la veine des études municipales. Dogliani et Gaspari 2003. notamment par rapport à l’investissement des notables dans la décision publique et la vie civique (Meriggi et Schiera. 1980) (14). Ayant largement porté la charge de moderniser les infrastructures urbaines à partir du XIXe siècle. 1999). Ercole Sori. 2003). Geneviève Massard-Guibaud et Dieter Schott va également dans ce sens (Luckin et al. Dans le sillage de Raffaele Romanelli. anthropologiques et techniques. au Canada de Michèle Dagenais et en Italie d’Oscar Gaspari (Gaspari. pour une histoire environnementale urbaine qui soit aussi science sociale. 2001). des réseaux et de l’environnement est toujours difficile dans chacun de ces respectifs territoires académiques. En France. dans le contexte de l’hygiénisme. Mais l’histoire. Mais il reste beaucoup à faire dans ce domaine. avec tant les travaux de Guido Zucconi sur la mise en place. faisant de l’Italie le pays le plus en pointe dans ce domaine (Romanelli 1989 et 1995 . C’est ensuite à la question de la circulation des savoirs municipaux que se sont intéressés les chercheurs. Alaimo 1994 . 2002 . cette profession s’est beaucoup investie dans les réseaux. d’une bureaucratie urbaine.. dans le croisement des perspectives et dans l’intégration de problématiques qui dépassent le simple horizon de ses habituels terrains d’investigation. autour en France de Pierre-Yves Saunier. se doit de trouver sa place. notamment dans le domaine du développement urbain durable. Soresina 1998). Signorelli. c’est aussi par une attention aux sols et sous-sols urbains que les réseaux ont été abordés..Septembre 2006 l’intérêt pour les thématiques socio-environnementales et de l’analyse des processus décisionnels. Seuls peut-être les cas italien et allemand. 1993 . Les études sur la bourgeoisie ont aussi contribué à l’insertion des infrastructures dans les problématiques urbaines. De nombreuses études ont en outre été consacrées dans ce pays à l’aspect institutionnel de la mise en place des appareils municipaux. 1983) (13). a rapidement abandonné cette piste. c’est de même le courant 10 Dossier d’étude du socialisme municipal qui a le plus donné à l’histoire urbaine des réseaux d’infrastructures (Kühl. Elisabetta Tonizzi ou Gabriella Corona. qui s’est aussi intéressé à la gouvernance institutionnelle des ressources. Pour le cas anglais. Simone Neri Serneri. au-delà des passionnantes suggestions de Melosi. que ceux d’Angelo Varni et Guido Melis sur la bureaucratie (Zucconi. L’exemple italien. s’ils n’étaient pas au cœur de la démarche. à la suite des travaux de Bernard Barraqué. Dagenais et al. et surtout à appliquer la méthode hors de la péninsule. un courant parallèle s’est développé. des auteurs comme Aurelio Alaimo ou Marco Soresina se sont ainsi intéressés à l’évolution de la question entre la fin du XIXe siècle et le fascisme. Tout un courant de l’historiographie municipale s’est aussi intéressé à la croissance des appareils administratifs et bureaucratiques. pour se réfugier dans une conception d’elle-même qui relève plus des sciences naturelles que des sciences sociales. dans le contexte à la fois d’une réflexion sur les réformes urbaines et sur l’existence d’éventuels modèles et leurs modalités de transmission (15).Flux n° 65 Juillet . et à une lecture politique et sociologique du phénomène de gonflement progressif des appareils bureaucratiques urbains. Cela permettait de combiner approches juridiques. qui a nourri tout d’abord l’attention à ce thème. 1999). autour notamment des travaux de Sabine Barles et d’André Guillerme (12). là encore. autour par exemple de Donatella Calabi (Calabi. La récente somme dirigée par Bill Luckin. Les réseaux techniques. En Allemagne.

Mais d’une manière générale. C’est une véritable construction politique de la vie urbaine que le réseau permet de saisir (Ethington. ces tentatives demeurent isolées dans le milieu académique historien. qui pourtant se prêtent tout à fait à une lecture détaillée de la prise de décision. 2001 . 1992). LA PLACE DE L’HISTOIRE DANS LES DÉBATS CONTEMPORAINS Une première grande difficulté pour l’histoire des réseaux d’infrastructure dans son ouverture aux autres sciences sociales a longtemps été de dépasser les simples effets de l’assonance dans la confrontation aux études sur les réseaux de pouvoir. En ce qu’il permet une sorte de micro-histoire de la décision. et d’un autre. L’historiographie britannique se confronte de même volontiers à la théorie. sur la sociologie des organisations. 2000 . il convient sans doute de complexifier l’approche la plus courante relative aux mécanismes de la décision par le recours aux paradigmes forgés dans d’autres domaines des sciences sociales. mais également toute une machinerie institutionnelle et bureaucratique dont le fonctionnement et le développement sont eux-mêmes déterminés par la tâche nouvelle de construire et gérer les infrastructures.Bocquet . ne serait-ce que grâce à la production d’archives que leur développement et leur gestion suscitent ou à leur ancrage territorial et temporel. et trouvent peu d’écho dans le monde de l’analyse des enjeux actuels relatifs aux réseaux et à leur gouvernance. et des objets techniques. plus aussi on inven- Dossier 11 . 1993). du poids de la politique aux enjeux complexes d’une modernisation technique des villes qui mobilise non seulement de forts intérêts économiques. mais il peut également en retour contribuer au raffinement des propositions méthodologiques et théoriques. et. La relation entre réseau et pouvoir. d’une façon inédite la question du pouvoir local. les motivations sont plus complexes. Malatesta 1995 . Mais il y a tout à gagner à tenter de l’appliquer aussi à une lecture historique de la modernisation technique des villes à l’échelle des réseaux. De même. 1997) (18). Apparaît également une remise en question d’un éventuel mythe du primat de la technique : plus la technique avance. une manière de gouverner. Mais ce qui semble émerger des études sur les réseaux urbains d’infrastructures.Les réseaux au miroir de l’histoire nelles ou à leur place dans la société et la vie politique sont à ce titre précieuses pour la compréhension des enjeux liés au développement des infrastructures urbaines en réseau (Harter. Le concept de médiation a de même permis d’importantes avancées dans l’analyse des enjeux de la décision dans la vie politique (Gherardi. D’un côté les intervenants dans les processus décisionnels sont plus nombreux. formidables supports. et porter avec elle les renouvellements suggérés par l’évolution des sciences sociales. c’est peut-être surtout un parcours de la décision plus sinueux qu’il n’aurait pu y paraître à première vue. Un certain nombre d’études locales a également permis de progresser à la fois dans la compréhension des phénomènes de prise de décision au sujet des réseaux que dans l’intégration des thématiques politiques dans l’étude des objets techniques. Or le réseau technique demeure un support précieux pour de telles études. les concepts forgés pour l’étude de la vie politique dans le domaine de la corruption sont également très utiles dans le suivi de la construction des réseaux (Melis. Pourtant. Se pose aussi. Chatzis. 1999) (19). avec en discussion le rôle des municipalités. ou réseau et appareillage bureaucratique et institutionnel est certes présente depuis longtemps dans les études d’histoire urbaine ou d’histoire des réseaux. Mais les études sur les réseaux techniques sont longtemps restées fermées aux thématiques issues de la sphère des études sur les organisations. 1999). Les analyses relatives au courant hygiéniste le sont de même. au moment de la modernisation. Divers aspects semblent particulièrement importants. Ce point est même investi d’une attention particulière. 1994). En corollaire. L’historiographie italienne a tenté de rapprocher l’empirisme ambiant des études urbaines de la théorisation en cours autour de la lecture des processus décisionnels (Bobbio et Zeppetella. l’histoire en tant que méthode pourrait apporter beaucoup. à partir de plusieurs angles de vue. Picon. Blanco 2000 . là encore. Le poids des intérêts privés ressort de même d’une manière particulièrement marquée. en ce qu’elles permettent d’appréhender le lien entre une idéologie. Mais il reste assurément beaucoup à faire en ce qui concerne les réseaux techniques. autour d’une discussion du rôle des infrastructures dans les césures sociales et territoriales. entre chambre de médiation entre pouvoir central et notabilité propriétaire locale et espace d’expression de formes nouvelles d’une démocratie urbaine. dont l’importance des réseaux humains (Barjot et Kurgan. Il reste à appliquer le programme aux réseaux d’infrastructures. le réseau et les questions relatives à sa gouvernance constituent assurément un support essentiel pour le développement de l’histoire elle-même en tant que pratique de recherche. de ses phases et des facteurs qui l’animent. Le réseau non seulement peut s’avérer être un bon support au déploiement de telles analyses. en général. 2004) (17) et la prégnance des enjeux politiques (Lorrain.

2005). 1999 .-M. Pumain (Offner et Pumain. Dans les débats par exemple sur l’éventuel rôle d’entraînement des premium networks. 2001) (20). mais donnaient aussi à la recherche de nouvelles directions dans l’interprétation du lien entre le réseau. dans le moyen de les traiter. C’est dans ce contexte que l’histoire peut gagner de nouveau la place qui lui revient : elle permet d’élargir le cadre de l’analyse. Pour Jérusalem de même. Mais à la différence de T. des détours destinés à la soumettre à d’autres impératifs.. l’espace de la ville et le fonctionnement de la société urbaine. et surtout de relativiser le poids des constats faits dans l’immédiateté. Ce sont aussi les conceptions de la modernité que le réseau permet de relativiser. et tenter de mettre en œuvre les questionnements susceptibles d’éclairer le fonctionnement de la société. il est possible de relire la modernité sous un jour complexifié. 12 Dossier À partir du tournant du vingt et unième siècle par ailleurs. 2005). 1996) (21). L’histoire de la constitution d’une véritable économie politique des réseaux. l’histoire a beaucoup à apporter. En attribuant aux réseaux d’infrastructure un rôle dans les effets de fragmentation urbaine. de bénéficier des apports de méthode susceptibles de permettre l’engagement d’un dialogue interdisciplinaire : mécanismes de la vie politique. de mobiliser d’autres ressorts dans la démonstration. En ce sens. mais aussi parcours de l’idée de bien public et de service public. les recherches de Vincent Lemire montrent combien dans la gouvernance des réseaux importe ce qu’il décrit comme une concurrence des réseaux de mémoire (Lemire. souvent construits en dehors des normes de régulation de l’urbanisme.Flux n° 65 Juillet . ces auteurs déplaçaient sensiblement l’attention vers le terrain d’une vision problématisée du rôle des réseaux. un certain nombre de recherches d’histoire commence de dessiner le panorama d’un renouvellement en cours. participe de ce renouvellement (Ingold. 2000). le réseau technique est tout autant soumis au politique qu’il permet de le mettre au jour. Offner et D. territoire et nature. à la lumière de ce qu’a pu proposer Robert Millward pour la Grande-Bretagne.Septembre 2006 te dans les chemins de la médiation institutionnelle. Dans ce domaine les réseaux et leur histoire sont un support des plus précieux. L’histoire a de même sa place dans les débats sur le développement urbain durable. de la notabilité. Les études municipales elles-mêmes méritent. dans la lignée de réflexions développées par exemple par J. autant dans la méthode que dans les contenus. entre espace et société. Il en va de même dans les recherches actuelles portant sur la gouvernance des systèmes techniques et sur les aspects liés au développement durable (Summerton. de la transition à Milan. sur l’analyse du lien entre société. Si la thèse du rôle des réseaux dans une éventuelle fragmentation urbaine est largement discutée et nuancée. de la collusion. doit ainsi être faite. entre une gestion de type d’ancien régime et la modernité administrative au sujet du réseau de canaux urbains. déçu en quelque sorte. dans le rapport aux sources de la connaissance et de l’information. Par la prise en compte de l’inertie des pratiques anciennes et des réseaux qui les fondent. Dans la lignée des travaux d’Erik Swyngedow. seul le diagnostic historique peut permettre de dépasser les impasses du débat idéologique présent. Un des axes principaux en a été le livre de Stephen Graham et Simon Marvin : Splintering urbanism (Graham et Marvin. Coutard et al. politique ou sociale. des institutions. mérite également d’être soumise à des questionnements complexifiés. Coutard. ce recul qui autorise la nuance dans les jugements. 2003). qui une fois fait le constat de la suprématie de la politique arrêtait sa démarche. et mise à jour en fonction des thématiques les plus actuelles (Millward. des bureaucraties. mais aussi de contribution méthodologique. il demeure que la proposition a forcé chacun à questionner plus avant les liens de causalité entre système technique et territoire dans les transformations urbaines. C’est un écho aux recherches sur la valence des normes dans les sociétés urbaines (Bocquet et De Pieri. une possible communication entre l’histoire environnementale urbaine et les protagonistes des débats actuels constitue un véritable un horizon . qui eux-mêmes font largement appel à la dimension historique. dans les questionnements entre monde matériel et société. L’extension des réseaux d’infrastructures dans les quartiers aux marges de la ville. tels sont les thèmes de possibles convergences. L’analyse par Alice Ingold par exemple des rouages plus complexes qu’on ne l’a longtemps cru. 2005). d’une manière générale. de nouveaux débats se sont ouverts autour de l’étude des réseaux techniques et de leur rapport à la ville. Il ne s’agit point seulement de profondeur historique. 1994. Dans ce domaine. qui concentrent l’investissement au profit d’un espace restreint et de bénéficiaires choisis. Charlotte Vorms a pu montrer combien l’analyse de l’équipement de ces quartiers au moment de la parenthèse républicaine révèle les césures du monde politique local et les mécanismes fins du clientélisme politique (Vorms. Hughes. il convient aujourd’hui d’aller plus loin dans la démarche d’histoire. 2006). Pour le cas de Madrid. Sur tous ces points. à la lumière de l’histoire des réseaux. et.

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