La Table de Mortalité

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Plan

Introduction
I

Définition de l’assurance L’Historique de l’assurance Les fonctions de l’assurance Le secteur des assurances au Maroc Les produits des assurances La Structure du marché des assurances Assurance-vie

II

III IV
V

VI

VII

VIII Généralités sur les tables de mortalité Conclusion

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Introduction
L’assurance peut être définie comme réunion de personnes qui craignent l’avènement d’un fait dommageable, la raison pour laquelle ils se cotisent afin de faire face aux conséquences de cet évènement. Il existe plusieurs types d’assurances, notre exposé traitera de près l’assurance vie qui comporte la table de mortalité. Une table de mortalité, aussi appelée table de survie, est une construction qui permet de suivre minutieusement le destin d’une population. Cet outil est surtout utilisé en démographie et en actuariat afin d’étudier le nombre de décès, et l’espérance de vie selon l’âge et le sexe.

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I Définition de l’assurance
" L’assurance est une opération par laquelle une personne, l’assuré, se fait promettre, moyennant une rémunération (la prime), pour lui ou pour un tiers, en cas de réalisation d’un risque, une prestation par une autre partie, l’assureur, qui prenant en charge un ensemble de risques, les compense conformément aux lois de la statistique". Définition donnée par M. Joseph Hémard L’assurance est le seul moyen au monde de faire supporter par autrui (l’assureur) ce que vous ne pouvez pas supporter seul. Cependant, tous les risques ne sont pas assurables. Pour qu’un risque soit assurable, il doit obéir à trois règles :
o o o

être futur ; être aléatoire et incertain dans sa survenance ou dans sa date (Assurance Vie) ; être indépendant de la volonté de l’assuré.

II

L’historique de l’assurance au Maroc

 L’opération d’assurance a été considérée comme immorale, car elle développait la négligence et la notion de pari. De même l’assurance était perçue comme un produit de luxe qui est réservé aux marocains issus de la classe à revenus élevés  L’assurance n’a pu voir le jour qu’après l’avènement du protectorat.  Avec le temps l’assurance a pu tisser une place dans la société marocaine.  Les première sociétés d’assurance étaient des compagnies étrangères qui travaillaient dans l’assurance maritime, et ce n’est qu’après, que cette activité a pu se généraliser pour toucher d’autres secteurs.  Parmi les premières sociétés d’assurances maritimes : La Espagnola en 1879, la centrale et la réparation en 1833, le Liyod Alleman en 1893.  Après la 1ère guerre mondiale => création d’une compagnie d’assurances maritimes et de guerre « Le Maroc » à Tanger en 1916.  Après la 2ème guerre naissance de 23 compagnies d’assurance.  Le nombre de sociétés est passé à 27 sociétés en 1975.
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 Actuellement les principales compagnies d’assurances sont : RMA Watanya, AXA Assurance Maroc, Wafa Assurance, CNIA Assurance/Essaada, Atlanta/Sanad

III

Les fonctions de l’assurance

La meilleure façon de comprendre le rôle de l'assurance dans le processus de développement consiste à examiner les différentes fonctions de l'assurance. Elles sont en réalité au nombre de trois:
• • •

La fonction du transfert de risque Les fonctions d'allocation Les fonctions de soutien des marchés de capitaux

Le rôle de l'assurance dans l'économie s'étend au-delà du simple transfert du risque.

La fonction de transfert du risque : permet aux individus de faire des projets d'avenir et d'étendre leurs activités au-delà de ce que permet un monde sans assurance. L'assurance vie est un produit d'assurance crucial quand il s'agit de préparer l'avenir, puisqu'elle réduit fortement le risque que la famille se retrouve sans protection à la mort du père de famille. De même concernant certaines activités de la vie quotidienne: conduiriez-vous un véhicule si vous deviez donner l'ensemble de vos biens comme
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garantie en cas de dommage que vous pourriez causer à un tiers? Nombreux sont les exemples qui démontrent que l'assurance rends plus libre, permet de faire des choix plus importants et améliore la qualité de vie, car vous savez que vous ne serez pas ruiné en cas d'incident très peu probable mais très grave. Ces avantages valent également pour les entreprises: sans assurance, de nombreuses sociétés florissantes auraient du mal à obtenir un financement, ou l'obtiendrait à un coût beaucoup plus élevé, comme c'est notamment le cas sur les marchés émergents. Citons d'autres exemples, comme celui d'un cardiologue ou d'un groupe pharmaceutique: sans pouvoir souscrire à certains produits d'assurance, de nombreux services ou productions ne seraient pas imaginables. L'assurance profite même à l'Etat. En effet, pour beaucoup de projets d'infrastructure, l'Etat exige une assurance adaptée pour que l'entrepreneur remplisse ses obligations contractuelles. En bref, la possibilité de transférer les risques offre des possibilités de production nouvelles et plus efficaces. Il apparaît évident que cette fonction de transfert du risque permet d'améliorer la productivité et la croissance tout en diminuant la volatilité. La fonction d'information et d'allocation. L'assurance attribue un tarif au risque. Si vous souhaitez construire une maison dans une région exposée aux tremblements de terre ou aux tempêtes, un assureur privé vous facturera plus que si vous construisiez la même maison dans une zone moins risquée. Si vous prenez des mesures de précaution, qui réduisent la probabilité ou l'ampleur du sinistre en cas de tremblement de terre ou de tempête, vous obtiendrez une réduction. En tant que propriétaire, vous pouvez ainsi décider du lieu et de la manière de construire votre maison. La même logique s'applique aux entreprises. Lorsqu'elles exercent une activité plus risquée, elles paieront davantage pour leur police d'assurance ; lorsque leur activité est moins risquée, elles obtiendront un meilleur tarif. Attribuer un tarif au risque incite par conséquent les entreprises à choisir leurs lieux d'implantation, à appliquer des normes de sécurité plus rigoureuses en matière de production et à fabriquer des produits plus sûrs. L'impact économique de l'assurance semble évident : grâce à elle, les individus et les entreprises peuvent prendre de meilleures décisions en terme de risque et de rendement, d'où des économies plus productives et/ou moins risquées. Le potentiel de profits est particulièrement important dans les pays émergents, où les normes de sécurité n'auront un sens qu'au fil des années. La contribution du secteur de l'assurance au développement des marchés de capitaux. Le ratio actifs sur chiffre d'affaires (primes) des compagnies d'assurance se situe généralement entre deux et huit, deux étant généralement celui des assureurs non
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vie et huit celui des assureurs vie. Ainsi, collecter des primes signifie toujours investir sur les marchés de capitaux. Cela explique que les assureurs détiennent souvent 30 % minimum des actifs investis sur les marchés de capitaux d'un pays. Seuls les fonds de pension se classent devant les assureurs en matière d'investissement. Ces deux acteurs ont en commun d'être des investisseurs de long terme. Il est possible de mesurer l'importance des marchés de capitaux en comparant la crise asiatique, la crise bancaire japonaise et la crise bancaire suisse. Si la crise bancaire suisse des années 1990, qui a coûté aux banques quelques 50 milliards de francs suisses, soit 10 % du PIB de la Suisse, n'a pas vraiment été considérée comme une crise, et si la crise bancaire japonaise, également très grave, n'a pas fait plonger l'économie, la crise asiatique a été un désastre majeur pour de nombreux pays impliqués. Une des principales raisons à cela tient au fait que cette région ne bénéficiait pas d'un système financier stable ni de banques et d'assureurs solvables.

IV

Le secteur de l’assurance au Maroc :

Au Maroc, l’assurance n’a pas été toujours une culture de nos ancêtres. Pendant longtemps, l’opération d’assurance a été considérée comme immorale car elle développait la négligence et la notion de pari. Elle a été rejetée par le système juridique islamique, hormis les impératifs de développement.

Actuellement, le secteur des assurances au Maroc participe activement au financement de l’économie par le biais de la collecte de l’épargne intérieure et son

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acheminement vers le financement des besoins de l’économie à travers les placements effectués par les compagnies d’assurance. Cela représente près de 2.5% du PIB national. On distingue deux types de contrats :

Types de contrats

Les produits vie

Les produits non vie

Les produits vie : contrats permettant de garantir le versement d’un capital, constitué par voie de capitalisation, à un ou plusieurs bénéficiaires en cas de décès ou de vie de l’assuré pendant ou à l’issue de la durée du contrat. Les produits non vie : contrats d’assurances de biens ou de responsabilité. Les assurances de biens couvrent l’indemnisation des dommages causés au patrimoine de l'assuré. Les assurances de responsabilités couvrent, quant à elles, les dépenses incombant à l'assuré ou à une personne dont il est juridiquement responsable, à la suite de dommages causés à autrui. Le marché assuranciel marocain reste dominé par les produits de l’assurance Non Vie qui constituent 71% des primes émises en 2006. Ce marché a toutefois connu une évolution positive sur les dernières années principalement grâce à la croissance des produits d’assurance Vie et automobile qui lui ont permis d’atteindre 14,3 milliards de dirhams de primes émises à fin 2006 contre 12,8 milliards en 2005 et 11,9 milliards en 2004. Le graphe ci-dessous représente la répartition des primes d’assurance par type de contrats :

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Notons que la part des primes relatives à l’assurance automobile reste considérable et représente 34,1% du chiffre d’affaires en 2006. En seconde position se situent les branches vie et capitalisation (29%). Les primes émises en couverture du risque accidents corporels et du risque accidents du travail viennent en dernière position avec respectivement 13.7% et 9.6%.

V Cadre réglementaire
Le secteur des assurances au Maroc est régi par le code des assurances entré en vigueur en novembre 2002. Celui-ci oblige les risques situés au Maroc d’être assurés par des contrats souscrits et gérés par des entreprises d’assurance agréées au Maroc. Il réglemente également la bancassurance et définit le mode de placement des réserves techniques constituées par les compagnies d’assurance (engagements des assureurs envers les assurés). Le code des assurances a été modifié et complété par le dahir n° 1-06-17 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006).

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Les principaux changements apportés par la nouvelle loi portent essentiellement sur : L’application de nouvelles tables de mortalité pour évaluer les provisions mathématiques Vie; La constitution d’une provision de gestion destinée à couvrir les charges futures des contrats non couverts ; La mise en place d’un nouveau mode de provisionnement pour non recouvrement des créances sur les assurés et intermédiaires: (25% lorsque la prime impayée dépasse 6 mois, 50% lorsque son âge est supérieur à 12 mois, et 75%, lorsque son ancienneté dépasse les 18 mois. Au-delà, la provision est égale à 100% de la prime impayée) ; La mise en place d’un nouveau mode de calcul de la marge de solvabilité ; La scission par spécialité dans l’octroi des futurs agréments des compagnies d’assurances: assurances de personnes, assurances dommages ou assistance; La révision des délais de prescription en vie de 2 ans à 5 ans en décès et à 10 ans en capitalisation; La possibilité pour les compagnies d’assurances américaines de couvrir directement des risques en maritime et en aviation (accords de libre échange); De plus, ce dahir a mis les assurances dans l’obligation de mettre en place un système de contrôle interne pour évaluer, identifier et gérer les risques. Elles doivent également se doter d’une structure d’audit interne pour évaluer l’efficacité du système de contrôle interne.

VI

Structure du marché

Le secteur de l’assurance marocain est composé de : - 10 compagnies d’assurance, 3 mutuelles et 1 compagnie de réassurance à fin 2006, regroupés au sein de la Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurance et de Réassurance ; - 822 intermédiaires d’assurances (603 agents et 219 courtiers), distribuant les produits d’assurance, regroupés au sein de la Fédération Nationale des Agents et Courtiers en Assurance du Maroc (FNACAM) ;

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- Une autorité de tutelle ; - Un Fonds de Solidarité des Assurances ; - Un Comité Consultatif des Assurances. Suite aux différentes opérations de fusions-acquisitions qu’a connues le marché de l’assurance depuis 1999, le marché actuel est devenu très concentré. En effet, les 5 premiers groupes d’assurance accaparent plus de 82% de parts de marché.

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VII. Assurance-vie
L'assurance sur la vie est un contrat par lequel l'assurance, en contre partie de la prime qu'il perçoit, s'engage à verser au souscripteur ou à un tiers, désigné par celui-ci, une somme déterminée, en cas de décès de l'assuré ou de survie au-delà d'un âge déterminé. Cette somme peur être un capital ou une rente. L'assurance sur la vie ne se limite cependant pas à ces deux formes les quelles d'ailleurs peuvent se combiner en assurance Mixte D'autre formes sont l'assurance complémentaire, l'assurance populaire ou encore l'assurance groupe.

Les données de l'assurance vie au Maroc :
L'opération d'assurance sur la vie se présente sous trois formes principales sur le marché marocain.

Assurance Vie

Assurance Vie: Grande branche

Assurance Populaire

Assurance de groupe

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Assurance Vie: Grande branche :
Cette appellation s'applique à la formule classique d'assurance sur la vie ainsi qu'à ses combinaisons, selon que le capital assuré doit être versé au décès ou à la survie du souscripteur ou à la survenance de l'un de ces deux évènements avant ou après l'échéance du contrat par exemple. Cette formule se présente donc comme une opération dans laquelle le souscripteur détermine librement le capital qu'il désire garantir, à l'inverse de l'assurance groupe ou de l'assurance populaire. Elle est cependant comme cette dernière, tributaire de la volonté des souscripteurs en ce sens que, n'ayant aucun caractère obligatoire, il faut s'attendre à ne la voir se répandre que dans certains milieux, notamment lorsque certains conditions matérielles sont réunies

L’assurance populaire :
Il s’agit d’une formule qui par son nom révèle déjà son contenu, son objet et son but. Elle est une assurance sur la vie adaptée aux classes modestes dont les moyens ne permettent pas une épargne importante. Elle s’adresse donc notamment à la masse laborieuse. Sur le plan des garanties, elle n’est pas guère différente de la branche précédente et se prête aux mêmes combinaisons. Ses caractères propres résident notamment dans la modicité du capital et dans le fractionnement de la prime en vue de permettre au souscripteur de s’en acquitter par prélèvement sur son salaire.

L’assurance groupe :
C’est la branche la plus importante de l’assurance vie au Maroc. Elle y représente aujourd’hui plus de 95% des encaissements auxquels elle a d’ailleurs toujours contribué avec un fort pourcentage. Elle est donc pratiquée à l’intérieur d’un groupe déterminé, notamment par les entreprises, pour leur personnel. Elle garantit également les membres du groupe contre les accidents et les maladies.

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Elle est distincte de l’assurance « Accidents du travail et Maladies professionnelles » et se présente comme un complément du régime légal, tant de cette forme d’assurance que de celle dispensée par la Caisse de Sécurité Sociale. C’est donc un contrat « global » par lequel l’entreprise stipule un capital et certaines indemnités pour les membres du groupe.

Explication des données de l’Assurance vie au Maroc :
L’assurance sur la vie est cependant un domaine particulier à tous égards et il semble qu’au Maroc son développement ne dépend pas uniquement des assureurs. La situation de cette branche, se place négligeable dans la répartition de l’opération d’assurance, malgré une certaine évolution tiennent à diverses causes. A des degrés différents, plusieurs facteurs peuvent être incriminés :  Le facteur historique,  Le facteur religieux,  Le facteur économique,  Le facteur formation.

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La table de mortalité
Définition
La table de mortalité est une table donnant, pour chaque âge, la probabilité annuelle de décès d'un individu. Elle est établie selon des données statistiques. Une table est établie à partir de l'observation d'une population (importante). Cette observation est toujours réalisée sur plusieurs exercices, afin d'éliminer, ou de lisser les phénomènes conjoncturels (hiver rigoureux, épidémie de grippe…).

Le contenu d'une table de mortalité :
Une table de mortalité présente, pour chaque âge x qu'elle contient : Soit un nombre d'individus vivants, éventuellement regroupés par sexe, par catégorie socioprofessionnelle, etc... Soit une probabilité de décès dans l'année Soit une espérance de vie Soit une combinaison de ces éléments.

Le rôle des actuaires : Ajuster les tables de mortalité
Le rôle des actuaires est d'établir et de certifier des tables de mortalité. D'ailleurs L'assurance vie est à l'origine de la profession d'actuaire. L'intérêt pour la construction et la mise à jour des tables de mortalité n'a fait qu'augmenter au sein de la communauté actuarielle ces dernières années Pour construire une table, il faut un recensement afin de connaître la répartition d'une population par âge (c'est-à-dire d'années de naissance fiables).
■ Des lois pour modéliser le décès

Le mécanisme de rentes viagères existe depuis l'antiquité et a connu surtout un essor considérable au cours du XIIe siècle en Europe. Au début du HP siècle, Domitius Ulpianus (dit Ulpien), qui avait noté que la valeur des rentes viagères devait être fonction de l'âge des bénéficiaires, entreprit de mieux comprendre le nombre approximatif d'annuités à payer dans le calcul de ces rentes. Jean de Witt au XVIIe siècle aux Pays-Bas mit en œuvre une méthode assez pragmatique et empirique afin de calculer le nombre d'annuités qui permit à bon nombre de mathématiciens (également astronomes d'ailleurs) – parmi lesquels Huygens, Leibniz ou Halley – de s'intéresser à la question en introduisant des probabilités sur la durée de la vie humaine.

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Pour construire une table, il faut un recensement afin de connaître la répartition d'une population par âge (c'est-à-dire d'années de naissance fiables). Si quelques brillants mathématiciens ont beaucoup fait pour la conceptualisation des probabilités, il faut rappeler que c'est un marchand, Johan Graunt, qui, le premier, conçut la notion de table de mortalité. William Petty, en 1672, obtient des résultats relativement proches en étudiant la population en Irlande. Peu de temps après, Huygens introduira la fonction de survie d'un individu (probabilité pour un individu de vivre encore 10, 20, 30 années, cf. figure 1). Si la notion d'espérance de vie n'est apparue pour la première fois qu'en 1746, dans les travaux d'Antoine Deparcieux, Essai sur les probabilités de la durée de vie humaine – Addition à l'essai, des calculs de Christian Huygens apparaissent dans sa correspondance avec Louis XIV, « selon mon calcul, vous vivrez environ jusqu'à l'âge 56 ans et demy, et moy jusqu'à 55 ». À la même époque, Halley étudia la ville de Breslau, en Pologne, dont un recensement avait été fait entre 1687 et 1691. Il présenta en 1693 une table avec le nombre de personnes vivant dans une classe d'âge (en faisant d'ailleurs une étude sur des classes de 7 ans, comme les âges climatériques). Il faudra attendre 1740, pour que Stuyck présente une table qui corresponde à la forme retenue par les tables construites aujourd'hui encore, fondées sur « un registre de 10 000 personnes ». Mais la première table à avoir véritablement été utilisée par les actuaires – anglo-saxons – est la table dite de Carlisle, construite en 1815 par Joshua Milne, sur la base de statistiques de deux paroisses à Carlisle, en Angleterre. Elle inspira en particulier Arthur Morgan, actuaire à Equitable, qui proposa de véritables tables d'expérience dans les années 1830. On notera que ces tables ont souvent été interprétées comme l'âge auquel est décédée une cohorte de 10 000 personnes, alors qu'elles ont été construites soit à l'aide de deux recensements rapprochés (on compte le nombre de personnes à deux dates différentes, que l'on corrige des effets migratoires), soit à partir de lecture de dates de naissance et de décès sur des pierres tombales (pour les premières tables). Si l'idée de suivi de cohorte est séduisante – elle correspond effectivement à l'idée de sa lecture –, ce n'est pas ainsi qu'elle a été construite : elle est généralement construite verticalement (deux recensements, corrigés d'effets d'entrée et de sortie), mais propose une fausse lecture longitudinale (suivi d'une cohorte).
■ Du nombre de survivants à une probabilité de décès

On notera généralement Lx le nombre de personnes en vie à l'âge x dans les tables de mortalité. Le tableau 1 est une version simplifiée de la table TV88-90 (table de mortalité en France, pour les femmes, à la fin d’années 1980 homologuée par arrêté du 27 avril 1993). On est supposé lire la table de la manière suivante : sur 100 000 naissances (âge 0), 99 214 atteindront l'âge de 5 ans ; 99 129 atteindront l'âge de 10 ans... 1 479 vivront centenaires, etc. L'ambiguïté tient du fait que l'on présente les probabilités de décès sous forme d'une table s'apparentant au suivi d'une cohorte. Cette table étant construite à l'aide de deux recensements, ce sont plutôt les probabilités induites qui sont
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interprétables. Sur cette « cohorte », 98 371 avaient atteint 30 ans et 97 534 avaient atteint 40 ans. Cette table permet de dire qu'une personne âgée de 30 ans lors de la constitution de la table avait 99,15 % de cjhances d'atteindre 40 ans (97 534/98 371), et qu'une personne de 40 ans avait 98,17 % de chances d'atteindre 50 ans (95 752/97 534). À partir de ces chiffres, l'approche classique consistait à dire qu'une personne âgée de 30 ans avait 99,15*98,17 % = 97,33 % de chances d'atteindre 50 ans.
Tableau 1 : Nombre de survivants, table TV88-90 x 0 5 10 15 20 25 Lx 100 000 99 214 99 129 99 041 98 869 98 640 x 30 35 40 45 50 55 Lx 98 371 98 031 97 534 96 810 95 752 94 215 x 60 65 70 75 80 85 Lx 92 050 88 978 84 440 77 104 65 043 46 455 x 90 95 100 105 110 Lx 24 739 8 118 1 479 113 2

Si le résultat semble juste mathématiquement (en l'exprimant à l'aide des probabilités conditionnelles), P (en vie à 50 ans sachant en vie à 30 ans) = P (en vie à 40 ans sachant en vie à 30 ans) x P (en vie à 50 ans sachant en vie à 40 ans), il ne l'est plus si l'on rajoute une simple dimension temporelle : la date à laquelle on a mesuré les probabilités de décès. Quelqu'un de 30 ans en 1990 avait 99,15 % de chances d'atteindre 40 ans, et une personne de 40 ans avait 98,1715 % de chances d'atteindre 50 ans : les probabilités sont les probabilités observées en 1990. Or, dans le raisonnement précédent, quand on utilise le fait que, pour connaître la probabilité d'être en vie à 50 ans sachant que si une personne est en vie à 30, elle sera nécessairement en vie à 40 ans, on a besoin de connaître la probabilité d'atteindre 50 ans pour une personne de 40, mais en 2000. Et toute l'erreur du raisonnement est là : supposer que la probabilité de vivre 10 ans de plus pour une personne de 40 ans serait la même en 2000 qu'en 1990. Et compte tenu des progrès de la médecine, en particulier, ce n'est pas le cas. Mécanisme de l'assurance :
1. La loi des grands nombres et les probabilités :

Selon la loi des grands nombres, plus une expérience est répétée, plus les résultats de cette expérience se rapprochent de la probabilité théorique de survenance d'un événement. Ainsi, avec un dé à jouer à 6 faces, la probabilité de sortir le 1 est de 1/6e puisque chaque face a autant de chances de sortir. En jouant un nombre de fois limité, 10 par exemple, la possibilité de sortir le 1 est de 0, 1, 2, 10 fois peut être avec de la chance, soit un résultat très proche ou très éloigné des 1/6e. Mais en jouant beaucoup plus, 10.000, 1.000.000 de fois, le nombre total de sorties du 1, la fréquence observée se rapproche de la probabilité théorique de 1/6e.

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Si la probabilité c'est la chance de survenance d'un événement, la fréquence c'est l'observation du nombre d'événements réalisés sur le total des éléments d'observation. Le calcul de la fréquence s'obtient par la formule suivante :
nombre de cas observés où l'événement se produit Fréquence = nombre total de cas observés

Cette fréquence est nécessairement comprise entre 0 (pas d'événements réalisés sur 100 événements observés), et 1 (100%). En assurance, cette fréquence est exprimée le plus souvent en taux pour mille, 0,1%o par exemple. 2. Les statistiques et l'assurance : En ce qui concerne l'assurance, les statistiques ont une importance primordiale pour le calcul des primes en premier lieu, pour une meilleure répartition des risques en second lieu. En effet, on peut maîtriser le hasard avec des études statistiques portant sur un très grand nombre de cas et sur des périodes longues. On peut ainsi prédire la probabilité de survenance d'un événement avec suffisamment de certitude pour en tirer des conclusions chiffrables. Les statistiques pourront par exemple indiquer combien de décès surviennent à tel âge de la vie ou l'âge moyen de décès d'une population masculine ou féminine à une époque donnée (table de mortalité). De même, les statistiques pourront indiquer l'effectif (le nombre) de sinistres Incendie survenus dans une population d'assurés et combien ils ont coûté, globalement et en moyenne. 3. Calcul des primes : La prime pure Un risque quelconque peut être caractérisé par un nombre d'apparitions du phénomène appelé fréquence du risque. Le calcul de la prime implique une simple multiplication de la somme assurée par cette fréquence rapportée au nombre de biens assurés. Cependant, la réalisation du risque n'est pas obligatoirement totale.

Exemple: Un immeuble assuré contre l'incendie peut ne brûler qu'en partie. Les

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statistiques permettent de déterminer le coût moyen obtenu en divisant le coût On peut donc calculer la prime pure à partir du coût moyen. D'une manière simplifiée, la prime technique ou la prime pure est égale à la fréquence du risque multipliée par le coût moyen d'un sinistre. Prime pure = fréquence X coût moyen Ainsi, en vol, si la fréquence est de 1 pour 1000 assurés et le coût moyen de 8.000 Dh, la prime pure sera de (1/1.000) X 8.000 = 8 Dh, payable par chaque assuré en " vol " quel que soit l'effectif des assurés (au-delà de 1.000). La prime nette et la prime totale Pour couvrir ses frais de fonctionnement (frais de gestion, rémunération des intermédiaires ...), l'assureur ajoute à la prime pure des chargements. Le total de la prime pure et des chargements (commissions et frais de gestion) constitue la prime commerciale. Dispersion de risques Par ailleurs, pour que l'assurance joue à plein, il convient d'établir une dispersion des risques de manière à éviter qu'un sinistre collectif ne vienne à toucher tous les assurés d'une seule compagnie (imaginons une tempête ou un cyclone ravageant une ville qui serait entièrement assurée par une seule compagnie). En pratique, cette règle n'est pas toujours facile à respecter. C'est pourquoi, les assureurs ont inventé les techniques de la co-assurance et de la réassurance pour limiter ces éventuels cumuls.

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Conclusion

Les

tables

de

mortalité

établies

par

les

compagnies d’assurance sont des références que les parties peuvent utiliser pour fixer la rente. En effet au Maroc les tables de mortalité sont construites par la direction de la statistique, mais la plupart des grandes la sociétés d’assurance de tables expérimentent construction

d’expérience propre à leurs portefeuilles.

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Bibliographie
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