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Grammaire égyptienne

,
ou Principes généraux
de l'écriture sacrée
egyptienne appliquée à
la représentation de la
langue [...]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Champollion, Jean-François (1790-1832). Grammaire égyptienne, ou Principes généraux de l'écriture sacrée egyptienne appliquée à la représentation de la langue parlée / par
Champollion le jeune ; publiée sur le manuscrit autographe... [par J.-J. Champollion-Figeac]. 1836.

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GRAMMAIRE

ÉGYPTIENNE.

GRAMMAIRE

EGYPTIENNE,
ou

PRINCIPES GÉNÉRAUX
DE L'ÉCRITURE SACRÉE ÉGYPTIENNE
APPLIQUÉE A LA REPRESENTATION DE LA LANGUE PARLEE,

PAR

CHAMPOLLION

LE JEUNE;

PUBLIÉE
SUR LE MANUSCRIT AUTOGRAPHE,

PAR L'ORDRE DE M. GUIZOT,
MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE.

PARIS,
TYPOGRAPHIE DE FIRMIN DIDOT FRERES,
IMPRIMEURS DE L'INSTITUT DE FRANCE,
RUE JACOB,

M DCCC XXXVI.

24.

A

Monsieur

PAIR DE FRANCE,

Secrétaire Perpétuel de l'Académie Royale

des

Inscriptions et

Belles-Lettres, etc., etc., etc.,

ont dirigé dans la carrière de
l'érudition orientale les premiers pas de l'auteur de la
Vos doctes leçons

Grammaire Egyptienne; vos souvenirsvous rappellent le

jour

ou j'eus l'honneur de vous le présenter et de le recommander à
bontés; cette première entrevue a laifsé dans
vos

votre esprit de profondes imprefsions; quinze années plus
tard, votre suffrage, hautement exprimé, a récompensé ses

efforts et sapersévérance,

en accréditant dans le monde
savant ses premières découvertes: il vous devaitl'hommage
public de l'ouvrage où se trouventexposées toutes celles qui

sont devenues la base de la

science qu'il a créée

Vous aviez accepté cet hommage de sa bouche, et peu

après, ce contrat a reçu une haute sanction de tout ce qu'il
y a de solennel, de sacré dans la mort soudaine pré-

travaux.

et

maturée d'un homme déjà illustré,jeune encore, par de
mémorables

Je

ne dois pas réveiler ici des regrets que vous avez
si noblement exprimés dans une Notice qui est le plus
glorieux éloge de son esprit, de son caractère, et qui
préservera de l'oubli sa mémoire et ses ouvrages : mais

j'ai aujourd'hui un devoir à remplir, pour moi bien imprévu!... que votre nom et le sien me rendent cher à
un double titre, et c'est avec un religieux emprefsement
que je m'en acquitte par cette Dédicace.

A nos douloureux souvenir,permettez-moi,
Monsieur le Baron, de mêler, et de vous prier
d'agréer l'exprefsion

de

mes

sentiments habituels de respect

et de dévouement.

Y.-Y.

Champollion-Figeac.

LETTRE

A M. CHAMPOLLION FIGEAG,

En réponse

à

l'Epître Dédicatoire de la

Monsieur et
Je ne sais si vous
jours à répondre à votre

Grammaire Egyptienne.

Cher Collègue,

me

pardonnerez d'avoir tardé plusieurs

obligeante lettre :

je

m'en

voudrais moi-

même si ce retard eût été volontaire. Mais vous savez que je ne
choisis plus mes occupations, et que le devoir bien plus que l'incli-

nation en règlent l'ordre.
la fois et mes excuses, et

voudrez donc bien agréer tout à
remerciemens pour un hommage qui

Vous
mes

m'est cher autant qu'il est honorable pour moi. Je me donnerais
un démenti moi-même, si je ne l'acceptois avec emprefsement
à

et reconnaifsance.

Je

vous prie,

Monsieur

Cher Collègue,

d'agréer l'afsurance

de ma haute considération et de mon attachement.

Le B° Silvestre de Sacy.

PRÉFACE

DE L'EDITEUR

pour répondre aux voeux non équivoques de l'Europe savante,
que M. le Ministre de l'Instruction publique a jugé à propos de faire
mettre au jour, en plusieurs parties, la Grammaire Egyptienne. Elle
est attendue avec un empressement qui est général, et pleinementjustifié
par l'importance littéraire et archéologique de son sujet, comme par la
juste renommée de son auteur.
La partie publiée la première contient l'Introduction et les neuf
premiers chapitres; elle est moins de la moitié de l'ouvrage entier, les
245 pages imprimées du texte, ne représentant que 209 pages du manuscrit, et le volume complet, avec les tables, étant de plus de 600 pages.
Ces neuf premiers chapitres traitent des éléments mêmes du sujet,
et il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici de la théorie dune écriture, et
non pas de la grammaire d'une langue ; la première exprimant les idées
par des signes écrits, qui peuvent être de nature différente, et procéder
a cette expression par une voie directe ou indirecte; la seconde, n'usant
que d'articulations orales; qui se prêtent uniformément à la composition
C'EST

des mots., signes immédiats de ces idées.
Les noms, la forme et la disposition matérielle de ces signes écrits;
leur expression propre, et leurs espèces diverses; leurs modes variés de

et se compose de trois parties distinctes les unes des autres par leur format seulement. les signes servant à la numération des choses et à celle des divisions civiles du temps. sont exposés dans ces neuf premiers chapitres. ni dansl'exposition des règles. Les signes des écritures égyptiennes y sont tracés avec un esprit et une habileté dignes des plus parfaits modèles antiques. la conjonction et Tel est le contenu complet du manuscrit qui sert à cette publication. sont encore au-dessous de la belle exécution de l'original. . l'adverbe. et porte le n° 7 dans l'inventaire des manuscrits du même auteur. les déterminer sans équivoque. les adjectifs . On trouvera dans les chapitres suivants ce qui concerne les pronoms. (2) On dit les feuillets et non pas les pages. qui ont été acquis par le gouvernement. Dans celle-ci. il en a ensuite transcrit une grande partie sur un papier petit in-folio. dans la partie qui a été définitivement mise au II l'interjection. enfin. et que la presse n'a pas toujours pu reproduire dans toute leur pureté. dans l'intérêt des sciences. et il n'existe pas. soit pour faire avec eux des mots et des noms.PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. les feuillets (2) numérotés de 21 à 352 composent la seconde copie. La première minute de cette Grammaire subsiste presque entière. Ce manuscrit est tout entier de la main de l'auteur. ni dans la difficile contexture des exemples la netteté. le texte est écrit et les exemples sont figurés avec une admirable précision. Le manuscrit qui sert à cette édition porte le n° 6 dans ce même inventaire. le verbe et sa conjugaison selon ses temps et ses modes. soit pour qualifier ces mots. dans toute son étendue. Il avait fait de sa minute une première copie in-40. de format petit in-folio . combinaison. leur nombre et leurs rapports . un mot. il ne présente aucune incertitude. et sans lacune. qui en fait une seconde copie.. quoique une page représente matériellement un feuillet. un signe. indiquer leur genre. et ceux de quelques citations exceptés. qui occupe les pages 35 à 46 de l'imprimé. Les feuillets numérotés 1 à 20 sont en papier in-4° et proviennent de la première copie. et qui (1) Les chiffres de la pagination. enfin les particules. Elle est soigneusement conservée. d'une main étrangère (I)Ce texte volumineux est dans un état parfait de conservation . la symétrie de l'imprimé. net par l'auteur. Il n'y a d'exception qu'aux pages 190 et 335. en exécution de la loi spéciale du 24 avril 1833. ceux-ci n'étant point écrits au verso. et l'alphabet. ni dans l'ordre des matières. qui comprennent la préposition.

Ce signalementminutieux du manuscrit de la Grammaire Egyptienne n'est point ici une superfétation. ce qu'on trouvera de vrai après lui. afin de déterminer sûrement le degré d'autorité dont cette composition se trouve revêtue par sa date même. un tableau de cinq pieds cinq pouces de long. eu égard au développement successif des théories de l'auteur.jusqu'où son auteur avait porté la connaissance de la théorie des écritures égyptiennes. Il en fit la première copie. qui fait la liaison. dans tous les temps. Ce qu'on fera de plus sur ce vaste sujet. puisque ce manuscrit est l'inventaire authentique.est un appendice à la page 33 de ce même manuscrit (I).PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. et le manuscrit de la Grammaire Egyptienne. sur dix pouces de hauteur. Nous dirons donc que la Grammaire Égyptienne est son dernier ouvrage. de toutes les découvertes dont les sciences historiques seront à jamais redevables à Champollion le jeune . Il n'est pas non plus indifférent de faire savoir à quelle époque. tous les résultats consignés de sa main dans son ouvrage. sans espoir pour les prétentions rivales ou envieuses. qui en est la seconde rédaction . étant la même dans les deux textes. dans l'histoire des ouvrages de Champollion le jeune. Enfin. quelles fécondes applicationsil en fit à l'histoire de l'antique civilisation. de sa persévérance. à démontrer. appartiendra à ses plus heureux disciples et ne sera pas sans gloire pour eux : mais ce qu'il a écrit de sa main ne peut être à personne qu'à lui. . afin de montrer qu'il n'existe la pas de lacune entre la page 20 de la première copie et la page 21 de seconde. sont le fruit de son génie. appartient sa Grammaire Egyptienne. l'équité publique protégea dans tous les temps les droits et les privilèges de l'intelligence. ni l'effet d'une préoccupation. manuscrit. divisé en vingt colonnes de signes hiéroglyphiques et hiératiques homophones. en tout cas bien pardonnable a l'éditeur : mais il faut qu'on puisse toujours constater son identité . irrécusable. et il inséra dans son manuscrit un assez grand nombre d'exemples tirés (1) La page21 de la première copie est attachée à la page 20. et à leur perfectionnement au moyen d'observations nouvelles ou de quelque modification dans l'usage des observations antérieures. III forme. les feuillets 353 à 471 (et celui-ci est le dernier) proviennent aussi de la première copie. accompagnés des lettres coptes correspondantes. cette page 21. devra servir. et comment les certitudes de ses principes se multiplièrent par ces applications mêmes. quels développements il avait donnés à sa découverte primitive durant les dix années qu'il put lui consacrer encore . religieusement conservé dans un dépôt public. aussitôt après son retour du voyage en Egypte.

et après s'être assuré dit-il. Mais il suffit de lire un seul chapitre. ont été composés selon les procédés ordinaires de l'imprimerie.. latins. Tous les textes en caractèresmobiles.si hauts intérêts. et il lui a paru que ce devoir serait accompli. dans des espaces réservés et égaux aux dimensions de ces exemples IV postérité. français. s'il réussissait à reproduire. dans le soin de la renommée qui s'y rattache inséparablement et dans les conseils de ceux qui la chérissent le plus. etc.PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. Ces exemples pouvaient être réunis dans une série de planches. et combien les signes de ces écritures y sont multipliés. et rangés sous des chiffres exactement répétés dans le texte. la copie exacte du manuscrit. que l'éditeur de l'ouvrage s'est fait une loi de chercher les directions les plus sûres et les plus propres à l'accomplissement d'un devoir qu'il ne pouvait déléguer. on voit combien les exemples en écritures égyptiennes y sont nombreux. A l'ouverture du livre. et pour reconnaître les inconvénients majeurs de l'autre procédé. C'est dans la considération que méritent de. sur laquelle on ne portait que ces textes. comme il l'était dans son sujet. nous qu'elle sera ma carte de visite a la Ce dépôt sacré a été religieusement gardé. des monuments qu'il avait vus et étudiés pendant ce voyage. et une persévérance à l'épreuve de la nouveauté et de la complication d'un système graphique inaccoutumé. et il est permis de croire que ce succès pour un pareil ouvrage. Après les premières atteintes (au mois de décembre suivant) de la cruelle maladie qui lui accorda une trêve si courte et si trompeuse. et il employa ce temps à écrire les 332 pages qui forment la seconde copie. C'est vers ce but important que tous ses efforts ont été dirigés. Il passa l'automne de l'année I83I dans le Quercy. était la légitime héritière. pour apprécier les avantages marqués qui résultent de l'insertion des exemples dans le discours. et il est aujourd'hui fidèlement rendu à la science qui en.» . en engendrera d'autres non moins utiles à la critique et à la philologie. j'espère que rien n'y manquait : «Serrez-la soigneusement. grecs. On a donc réussi à rendre facile et commode l'usage d'un livre didactique. coptes. dont le sujet exige déjà une étude très-attentive. les exemples en écritures égyptiennes y étant laissés en blanc. il en mit les feuilles en ordre . et il a espéré d'y atteindre dès qu'on a eu découvertdes moyens mécaniques capables d'exécuter figurativement un travail sansmodèle dans sa forme matérielle. par l'impression. et d'après une copie du manuscrit original. il ne s'occupa encore que de cette Grammaire.

PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. et si l'on s'est. ainsi l'exige l'arrangement symétrique et grammatical des signes dans les textes en colonnes régulières. tantôt verticales. La seule révision des épreuves sorties des deux presses qui ont concouru à le mettre au jour. amèneront indubitablement à l'accomplissement d'une pareille entreprise. des essais qu'on a multipliés dans le but de perfectionner un procédé si nécessaire à l'exécution de l'ouvrage. dans la publication de cette Grammaire. en remplissaient tous les blancs. pouvait s'élever à 1400. exigeait un temps et une attention qui n'ont pas été épargnés. De plus. tantôt horizontales. Le public a donc sous les yeux le premier fruit. était immédiatement transportée sur la pierre. l'importance et le succès des études auxquelles ces caractères. introduits dans l'imprimerie. Les types doivent être de la plus grande pureté. de cette nouvelle et féconde alliance de la typographie et de la lithographie. Sans le secours de celui-ci. Après la correction de ces textes. et un quart sur trois. et en encre lithographique. les exemples pris sur le manuscrit et décalqués sur cette pierre. pour les signes hiéroglyphiques seulement. et le tirage suivait la révision d'une nouvelle épreuve. mais elle exigeait plus de temps qu'on ne pouvait d'abord lui en accorder. B . en France du moins . comment espérer d'obtenir plus de patience pour le retard bien autrement prolongé par la gravure de plus de 2000 types ? L'éditeur peut donc se confier en l'indulgence des personnes qui comprennent les difficultés d'un semblable travail. une épreuve tirée sous la presse de l'imprimeur. et le nombre de ces types. Il est vrai que le nombre total des signes connus de cette écriture ne dépasse pas 800. les feuilles de cet ouvrage où les mots égyptiens sont composés à la fois de signes en noir et de signes en rouge. parfois. Firmin Didot frères à un art qui leur est déjà redevable de tant d'ingénieux perfectionnements. seraient d'un service si efficace et si désiré. l'impression de la Grammaire Egyptienne devenait presque impossible. V mêmes. et il est presque inutile d'avertir que cette invention est un service de plus rendu par MM. Avec les caractères hiéroglyphiques. prouvent jusques à quelle exactitude peut atteindre un double tirage fait d'après les nouveaux procédés. il fallait graver aussi les caractères hiératiquesfréquemment employés dans les exemples. mais la moitié au moins s'emploie sur deux dimensions. récrié contre l'inévitable retard qu'ont occasionné. On aurait pu entreprendre de graver les caractères égyptiens .

on n'a hésité sur aucun des sacrifices reconnus nécessaires à la belle exécution de ce volume. qu'il y fût faitla moindrecorrection. et c'est dans cette double vue qu'il y multiplia les exemples tirés des monuments. et ils sont tous analogues à l'objet de l'ouvrage. comme le sont quelques signes retournés. Cherubini qui a dirigé l'emploi des sujets dessinés en vignette à la fin de chaque chapitre. intéressant pour les personnes mêmes qui ne se proposeraient pas de l'étudier à fond. Enfin. et en voyage en s'en est chargé avec un empressement trop généreux pour se ralentir. C'est aussi M. Pour la scrupuleuse reproduction des exemples. et elle sera ainsi digne du siècle et de l'homme dont elle est l'ouvrage. afin de répandre un plus grand nombre de notions certaines sur les faits principaux de la civilisation égyptienne. mon engagement à cet égard était aussi . absolument insignifiantes. mais il n'y en a pas d'assez graves pour arrêter ou tromper le lecteur. pour les délais. envers le public. pas plus que dans les voeux du mondesavant. Ce travail. De celles qui peuvent se trouver dans les textes en caractères égyptiens. Nous n'avons rien à dire de l'ouvrage en lui-même. fut pour lui le sujet d'une prédilection marquée .VI PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. existent dans le manuscrit original. Je ne me dissimulais pas combien la publication de cet ouvrage m'engageait. il ne négligea rien de ce qui pouvait le rendre en même temps utile à la science. Par ses longues nomenclatures de mots et de noms tirés de tous les ordres d'idées. les unes. Rien n'a été épargné pour ne pas abuser de sa bienveillance. mais elles n'affectent jamais. on découvrira encore quelques fautes dans ces feuilles. et il n'entrait 'nullement dans l'intention ni dans les droits de l'éditeur. M. et un dévouement affectionné à l'ouvrage pour l'amour de l'auteur : un de ses bons compagnons de Cherubini. Malgré le rare concours de tant de moyens et de bonnes volontés. il appartient au publie. il fallait aussi une main exercée au style des monuments originaux. et il attend un jugement dont la renommée de l'auteur n'aura vraisemblablement rien à redouter. quelques autres sont du fait de l'éditeur ou des imprimeurs. Quant aux fautes des textes en caractères mobiles. tout d'invention. dans un exemple. le groupe particulier sur lequel repose le précepte auquel cet exemple sert de démonstration. nous nous faisons un devoir d'indiquer plus bas les principales. cette Grammaire servira comme d'Introduction aux études historiques et archéologiques sur l'Egypte. Egypte Salvador Nubie.

-J.) J. . et à sa dignité par leur caractère. et envers la mémoire d'un des hommes qui contribuèrent le plus à son accroissement par leurs travaux. VII le premier et le plus cher de mes devoirs envers la science. ce 23 décembre 1835. (45e anniversaire du jour de la naissance de Champollion le jeune.PREFACE DE L'EDITEUR. CHAMPOLLION-FIGEAC. A la Bibliolhèque Royale.

226. 84. JUÏT&. est dans le manuscrit. Le—au-dessus des prépositions u ou u.TUJ. lisez : de t'établir. ç pour e-. 243. &?ez •" nxiegr. lisez : CÏTOTOT. lisez : ncnTp. 195. lisez : OTT. lisez . lisez :xxnô. B. ces accidents seront presque inaperçus. ligne 4. ligne 13. lignes 15 et 16. le vase rond manque. ligne 16. == Quelques signes hiéroglyphiques ou hiératiques sont parfois incomplets par l'effet du tirage. Ggc. lisez : vague masculin singulier. lisez : eg. OMT.VIII PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. 165. TH&G.g&ea>p. Usez : \Z>. d'établir. ligne 6. Usez : p ou X. vague masculin. isolées ou en composition. ligne dernière. 78. GgG. lisez : 6. imegr. 179. 208. N. TGJULOIO. 189. ligne 13. . ligne 17. ligne 1. lisez : TO>£L6. 46. (9). onoTOT. p-X. JULOCOT. lisez : T6JU. 76. PRINCIPAUX ERRATA.GJ0. 17e groupe. et nous ne les indiquons ici que pour avertir que nous avons tout fait pour les prévenir. ligne avant-dernière. 186. nerrrp. a été omis dans quelques exemples . avant-dernière ligne. ligne 7. 65. Page 25.. mais le sens de la phrase n'en souffre pas. cg. lisez : JULOGOT. ligne 6. 3e groupe. COT l£). Âvw. 100. 72.. le segment de sphère manque. ligne 26. 92. g&euupG. ligne 19. 217. id.

est du mars 1831. [LE programme du Collége royal annonçait ce cours en ces termes : «M. s'était proposé d'indemniser la France de sa rançon de Pavie. Le domaine de la science Si FRANÇOIS Ier. et développera le système entier des écritures sacrées.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE INTRODUCTION. (1) L'ordonnance royale qui créa cette chaire nouvelle au Collége royal. 12 a . destiné à servir d'introduction à la Grammaire égyptienne :] en jetant les fondements de son Collége des trois langues. en faisant connaître toutes les formes grammaticales usitées dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques. DISCOURS D'OUVERTURE DU COURS D'ARCHEOLOGIE AU COLLEGE ROYAL DE FRANCE. ce noble but serait atteint depuis long-temps. par le Discours suivant. » Ce cours fut ouvert publiquement le 10 mai 1831 (1). Champollion exposera des principes de la Granimaire égyptienne-copte. et y nomnia Champollion le jeune.

le pouvoir de l'intelligence comme sa dignité s'y révèlent. Des noms justement honorés protégèrent les premiers pas de la science quand elle tenta de s'échapper enfin des langes d'une routine trop long-temps empirique. semblable à une pauvre fille sans dot. et la maintiennent encore. L'Europe savante l'a reconnu. à cette heureuse instabilité des choses humaines de cet ordre. celles de liste la y honorable. et les fondements de la critique. naturellement effet ses en semble même variété leur cultive. Messieurs.ij GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. on pourrait ajouter. Elle donne à notre littérature nationale une intelligence plus intime de ses anciens modèles. qui. quand. et lui en découvre chaque jour de nouveaux. furent jusqu'ici. à la fois. en songeant à l'améliorer plutôt qu'à l'étendre ! Eh!. on lui doit encore de puissants moyens d'épreuve sur la véracité de l'histoire. qu'une grace récente du roi m'impose l'honorable devoir de ramener votre attention. il réclamait en sa faveur quelques marques de la protection royale : honorée aujourd'hui à l'égal de toutes les sciences utiles. INTRODUCTION. science qui soumet à son examen les écrits et les monuments des peuples. et surtout par de légitimes exisatisfaites ! devinées les qui et princes les ont heureux gences : Guillaume Budé avertissait le fondateur du Collége de France. le et qui bienveillante main jours la ajouter à leur prix. car les quatre chaires primitives de 1530 s'élèvent aujourd'hui à vingt-quatre. et trois seulement des créations fondamentales survivent intactes à leurs trois siècles d'existence. riches produits rémunèrent toufécond. que l'étude des langues. Il faut l'espérer : notre patrie saura conserver ce précieux héritage. Rendons grace. La gloire de l'Egypte est bien ancienne. notre valeureuse France a su la rajeunir en l'associant à ses est . c'est la France qui eut l'avantage de fournir aux autres nations et les préceptes et les meilleures applications de la critique historique. cette étude a porté ses fruits. dans sa véritable direction par l'autorité de leur exemple et par l'éclat de leur renommée. était l'objet d'un dédain qu elle n'avait pas mérité. et poursuivant sa marche la critique historique embrasse déjà dans son domaine les parties les plus éloignées des continents de l'Asie et de l'Afrique ? C'est sur une portion de cette vieille terre. dépassant les limites mêmes de l'antiquité classique. que pourrait-elle d'ailleurs y ajouter encore. et par des progrès. asile Toutes les sciences ont trouvé dans le collége de François Ier un formeappelées. et un résumé de ses variations et de ses progrès. et rait une sorte de résumé encyclopédique des créations de l'intelligence humaine.

est dé présenter un tableau véridique des associations humaines qui marchèrent avant nous dans la carrière de la civilisation. de leurs opinions religieuses ou philosophiques. c'est aux obscurs et longs travaux des lettrés. L'histoire. en apparence du moins. reconnaît les principes qui président à leurs combinaisons dans chaque famille de langues ou dans chaque langue en particulier. et nous conduisant ainsi à l'intelligence complète des monuments écrits des vieilles nations. un sujet presque tout français. et si les nations modernes peuvent s'enorgueillir à bon droit de leurs lumières ou de leur bien-être matériel. procédant d'abord matériellement. en étudiant avec constance les écrits et les monuments de l'antiquité échappés aux barbares de races et de religions diverses. des sciences tout à fait distinctes. de celles même qui forment. Bientôt. que les sociétés européennes doivent la possession d'un précieux héritage. A leur tète se place la philologie prise dans un sens général. qu'elle emprunte forcément le secours de tous les genres d'études. s'efforça. s'élevant dans sa marche. à plus d'un titre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. énumère les événements survenus pendant leur existence politique. et étudie le mécanisme des langues antiques. avec la couleur locale et la nuance du moment. dont le but marqué. l'Europe. cette science constate les rapports ou les différences du langage d'un peuple avec les idiomes de ses voisins. les sciences. on ne devra point l'oublier. iij propres triomphes : l'Egypte sera donc. de s'approprier les idées. le seul digne d'elle. INTRODUCTION. compare les mots. Mais ce n'est point de notre temps seulement que l'Egypte est devenue un objet de recherches pour l'érudition moderne. les leçons de l'expérience des peuples nos devanciers. la connaissance des principes fondamentaux des sciences. constate. embrasse une telle immensité de faits d'un ordre si différent et d'une nature si variée. que nous avons approfondis et développés d'une manière si merveilleuse. pour ainsi dire. les retrouve. la philologie qui. des arts et de l'industrie. nous initie dans le secret de leurs idées sociales. si long-temps malheureuse par la violence des gouvernants et par la profonde ignorance des populations. infatigables investigateurs des ruines du temps passé. fixe la valeur des mots et des caractères qui les représentent. puisque ce sont en effet les anciens hommes qui nous parlent alors . les arts et les formes de civilisation des peuples qui brillèrent sur la terre avant l'invasion des hordes scythiques . A l'époque de la Renaissance.

INTRODUCTION. soit le motif. L'attention des antiquaires se concentra d'abord sur les monuments des Romains. En Constatant la liaison des faits pour remonter à l'origine des pro- . placée par la nature même de son objet dans des rapports intimes avec la philologie. en remontant progressivement dans ses recherches la chaîne chronologique des peuples qui se sont succédé dans la carrière sociale. d'eux-mêmes. ou qui. pour mieux dire. Les innombrables produits des arts égyptiens. relatives à leur destination. et servant tour à tour de confirmations positives ou d'utiles éclaircissements aux textes des auteurs classiques latins. les études philologiques. l'archéologie et la philologie. IV tracés jadis par leurs propres mains.indispensables auxiliaires de l'histoire. C'est principalement au domaine de ces deux sciences réunies. depuis sa naissance en Europe. en plus les fondements l'histoire à l'archéologie. directement et sans intermédiaires. produits des arts. Une seconde science. les monuments de la vieille Egypte. et précisant. sous le double rapport de l'art et de leur destination pour les usages civils ou religieux. les plus voisins de nous. embrassant toute la série des monuments figurés. accompagnés d'inscriptions plus ou moins étendues. Cette circonstance. les témoignages des monuments originaux. militaires ou domestiques. premier objet des études philologiques en Occident. qu'appartiennent. monuments épars sur notre sol. heureuse sous tant de rapports. La science archéologique a suivi. à trèspeu d'exceptions près. une marche toute naturelle. sont tous. soit l'époque de leur exécution. en second lieu.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. divise donc naturellementles études archéologiques égyptiennes en deux branches distinctes : d'abord. au moyen des signes. les divers systèmes d'écriture usités dans l'antique Egypte. ayant pour objet la langue. objet principal du cours qui s'ouvre aujourd'hui. les études archéologiques proprement dites. si l'on peut s'exprimer ainsi. en recueillant pour elle les témoignages les plus authentiques de la réalité des événements passés. inséparable. en effet. et qui en restent pour nous des témoins irrécusables. ses assure est certains. arrivés jusqu'à nous à travers les injures du temps et malgré les ravages de la barbarie musulmane ou de l'ignorance des premiers chrétiens. par leur propre essence. des commémorations consacrées. enfin l'interprétation raisonnée et surtout raisonnable des inscriptions monumentales. retraçant les faits contemporains dont ils furent jadis des signes publics.

cette longue suprématie que n'eussent pu perpétuer les vertus guerrières et le seul emploi de la force physique. considérée. adoucissant l'âpreté des moeurs latines. Ainsi. en général et par l'effet inévitable de l'instruction première donnée aux générations qui se succèdent en Europe depuis plusieurs siècles. . l'archéologie reconnut que Rome avait reçu par transmissionimmédiate les arts de la Grèce. dégagée du préjugé vulgaire qui. INTRODUCTION. cédés et du principe des arts romains. une explication suffisante dans la communauté d'origine des Grecs et des Romains. trouva bientôt. sur les nations de l'ancienne Europe. laissant aux Grecs le soin d'embellir la ville éternelle par les merveilles de l'architecture et de la sculpture. en quelques points. assurèrent au nom romain. nous démontre que. concentra ses moyens et ses efforts sur l'étude des monuments de l'antique Grèce. Dès ce moment. il est vrai.V GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. comme partout ailleurs peut-être. Mais cette opinion s'affaiblit et se modifie singulièrement par un examen consciencieux des traditions et des monuments helléniques : une étude sérieuse. d'où étaient venus les sciences et les arts. on arriva par des transitions insensibles à la recherche et à l'étude des monuments de l'ancienne Grèce. fut successivementoccupé aussi par des populations étrangères dont l'arrivée opéra de grands changements et d'importantes modifications dans la langue comme dans la religion. comme le prouvent l'extrême analogiede leur langage et l'identité de leurs croyances religieuses. habité d'abord par quelques hordes barbares. remontant le cours des âges. des sciences et de toutes les institutions sociales sur le sol de l'ancienne Grèce. Mais une telle concession de la part d'un peuple si jaloux de sa nationalité. comme lé berceau primitif de notre civilisation comme la véritable terre natale des sciences et des arts. la science archéologique. quant à la nomenclature. qui. contrée fameuse. dissemblables. tendrait à faire admettre le système de la génération spontanée des arts. issus d'une même race. que les dominateurs du monde. parvenue à la source originelle des arts et de la civilisation des Romains. abandonnèrent leur religion et leur culte même au génie hellénique. puisque les images des dieux de Rome adorées dans les temples furent des produits de l'art et du travail de ces étrangers. b . les pratiques des arts et les habitudes de la vie civile. principe de toute perfection. mais parfaitement identiques dans le fond de la doctrine et dans l'ensemble de leurs formes extérieures. encore empreints de leur simplicité si élégante et de cette inimitable pureté. malgré l'évidence des faits et le témoignage positif des anciens Grecs eux-mêmes. ce pays. aux yeux de l'archéologue.

par suite de longs travaux. par leur exemple. que l'on remontera à l'origine des arts de la Grèce. antérieurement même à l'existence politique des Grecs et de plus les relations nombreuses de la Grèce naissante avec l'Egypte déjà vieille. enveloppa. Mais voulant aussi connaître le véritable point de départ et toutes les transmigrations dès arts et des sciences. mais deux causes principales retardèrent indéfiniment les . par l'évidence des faits. pendant tant de siècles. en propageant d'abord. elle porte déjà ses regards sur les monuments primitifs des nations orientales occupant la scène de l'ancien monde. à la source d'une grande partie de ses croyances religieuses et des formes extérieures de son culte. Les historiens affirment que les introducteurs des premières formes de civilisation. On voit ainsi s'étendre nécessairement le domaine de l'archéologie. pénétrée de cette vérité . et l'archéologie. en constatant surtout. de l'histoire et de la philosophie. elle pourra déduire avec sûreté toutes les conséquences de ces mêmes faits bien présentés. les réformateurs de son culte et surtout les Hellènes d'Europe ou d'Asie. parmi les peuplades helléniques de l'Argolide et de l'Attique. furent des hommes venus par mer des rivages de l'Egypte. un peu avancées. L'archéologie s'est depuis long-temps pénétrée de l'importance de tels résultats. qui hâtèrent le développement de la société grecque. que. La population véritablement hellénique est descendue du Nord. INTRODUCTION. sans exception. C'est là le résumé des documents historiques transmis par les Grecs eux-mêmes sur leurs temps primitifs : c'est donc dans l'Orient qu'il faut chercher les origines helléniques. et la civilisation lui vint en suite du Midi. l'étude des sciences.vj GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. importée par des étrangers que des circonstances politiques expulsaient des contrées orientales de l'ancien monde. signes permanents et si expressifs de l'avancement ou de la décadence des peuples. le premier. proclame d'abord la sublime perfection et l'incomparable supériorité des arts de la Grèce antique. et ayant opéré de grandes choses avant que. l'antiquité de la civilisation sur les bords du Nil. le nom des Hellènes sortît brillant de gloire de la profonde obscurité qui. et fonder enfin un corps de doctrine sur l'origine ou la transmission des idées sociales et les variations du principe des arts. tous les peuples de l'Occident. C'est donc par une connaissance approfondie des monuments de l'Egypte. l'Egypte devint une école où allèrent s'instruire les législateurs de la Grèce. cette science. est parvenue au point où un dernier effort complétant la connaissance des faits embrassés par ses limites. dès ce moment.

Plus tard on posséda des lambeaux de manuscrits égyptiens sur toile. un petit nombre de bronzes. c'étaient des amulettes. comme de simples objets de curiosité. qui. ouvraient à l'imagination un champ bien vaste. INTRODUCTION. on étudia les obélisques de Rome. On ne saisit point alors les importantes distinctions formellement établies par les auteurs anciens entre les différents systèmes d'écritures usités chez les Égyptiens. que tout caractère hiéroglyphique était le signe particulier d'une idée distincte. vij progrès des études égyptiennes : la rareté des monuments originaux. On commença dès cette époque à rechercher les monumentsfigurés de l'Égypte . et l'archéologie s'enrichit ainsi d'une nouvelle branche. et dès lors les études égyptiennes dévièrent de plus en plus du but véritable. auxquels des érudits de nos jours n'ont point encore renoncé. images funéraires sorties en abondance des hypogées de Sakkara. dite hiéroglyphique. Une critique rigoureusement épurée ne présidait point encore à l'étude des textes classiques sous le double rapport de l'histoire et de l'archéologie. récemment exhumés ou relevés par la munificence des pontifes. On généralisa trop ce que ces auteurs n'avaient affirmé que d'une certaine classe de signes seulement. envoyés en Europe par des agents consulaires. ne représentait nullement le son des mots de la langue parlée.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Les rares documents épars dans les auteurs grecs et latins. et l'ignorance complète de la langue des anciens Égyptiens. on mettait en fait que l'écriture égyptienne. ne gardant au- . toutefois. partant de faux aperçus. car. De tels principes. Le jésuite Kircher s'y jeta. ou plutôt une carrière sans limites. enfin. chargés de longues inscriptions hiéroglyphiques. que cette écriture ne procédait à la représentation des idées que par des symboles et des emblèmes. et. demeura long-temps stérile par la fausse direction que les érudits imprimèrent à leurs recherches. beaucoup de petites figurines en terre émaillée. Dès le XVIIe siècle quelques cabinets renfermaient déjà un certain nombre d'objets d'art égyptiens de différents genres. La plupart dé ces monuments provenaient de fouilles exécutées sur l'emplacement de Memphis. des bandelettes couvertes de caractères sacrés. et des cercueils de momie en pierre dure. Ces divers objets appelèrent enfin l'attention des savants sur le système d'écriture des anciens Égyptiens. enfin quelques momies communes et fort peu remarquables sous le rapport de la décoration ou de la richesse des peintures. excitaient encore plus la curiosité. relatifs à la nature des signes graphiques employés par cette nation.

Cette notion était cependant le seul guide que l'explorateur dût adopter avec confiance. l'écriture hiéroglyphique ne se composait que de signes purement idéographiques. cune de prétendues traductions des léAEgyptiacus. INTRODUCTION. dans les trois hypothèses possibles sur la nature de cet antique système graphique. foi bonne la de abusa réserve. On croyait alors que tous ces textes antiques roulaient uniquement sur des sujets cachés et mystérieux. ni l'histoire viij ne la affichant préhomme Kircher. mais représentant . car souvent il osa les étayer sur des citations d'auteurs qui n'existèrent jamais. On en était venu à considérer toute inscription égyptienne comme une série de symboles et d'emblèmes. subsistantaujourd'hui même dans quelques esprits. Si. d'OEdipus le titre sous gendes hiéroglyphiques sculptées sur les obélisques de Rome. Partant de pareilles hypothèses. d'un effet. en effet. Qu'attendre. traductions auxquelles il ne croyait point lui-même. sans exception. une nature purement idéographique. comme la doctrine sacerdotale la plus secrète expliquée par des énigmes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. des phrases incohérentes remplies du mysticisme à la fois le plus obscur et le plus ridicule ! Les rêveries de Kircher contribuèrent aussi à répandre dans le monde savant ce singulier préjugé. en publiant. on voulait parvenir à l'intelligence des inscriptions hiéroglyphiques en négligeant précisément le seul moyen efficace auquel pût se rattacher quelque espoir de succès : la connaissance préalable de la langue parlée des anciens Egyptiens. en un mot. ni pouvait recueillir aucun fruit des tral'archéologie. sous lesquels se cachaient obscurément de profonds mystères. et qu'ils renfermaient uniquement les doctrines occultes de la philosophie égyptienne. d'autre part. puisque. de ses contemporains. d'après lequel les inscriptions hiéroglyphiques sculptées sur tous les monuments. c'est-à-dire de caractères n'ayant aucun rapport direct avec les sons des mots de la langue parlée. étaient jadis comprises par ceuxlà seuls d'entre les Égyptiens que leurs lumières avaient appelés aux grades avancés de l'initiation religieuse. sans aucune espèce de méthode ni de preuves! d'un interprète qui présentait comme la teneur fidèle d'inscriptions égyptiennes. Du reste.des études égyptiennes ne pouvaient compter sur aucun progrès réel. Cette idée fausse parut en quelque sorte confirmée par l'opinion. tout aussi hasardée. de en vaux tention de déchiffrer les textes hiéroglyphiques à priori. qu'ils étaient un objet d'étude réservé à une petite caste privilégiée. qui attribuait alors à la masse entière des signes composant l'écriture sacrée des Egyptiens.

et contenant des grammaires de la langue copte. même dès les premières années du XVIIe siècle. car il s'agissait de rappeler à l'esprit. les mêmes combinaisons d'idées qu'on réveillait en lui en s'adressant aux organes du sens de l'ouïe par la parole. et cependant il n'était point douteux. qui. le système hiéroglyphique employait exclusivement des caractères de son. ce fut le P. En supposant enfin que l'écriture hiéroglyphique procédât par le mélange simultané de signes d'idées et de signes de sons. plus. Ainsi. c'est-à-dire l'alphabet adopté par les Egyptiens devenus chrétiens. n'est que l'alphabet grec accru de quelques signes. puisque l'alphabet copte. pour ses travaux relatifs aux hiéroglyphes. On ne songea même pas à user de cet instrument d'exploration d'un effet si certain. que les manuscrits coptes rapportés d'Egypte par les missionnaires ou par les voyageurs. et en opposition à la croyance si générale à cette époque. a beaucoup contribué à répandre l'étude de la langue copte. la connaissance du copte fut d'abord propagée en Europe dans . en 1643. ne fussent conçus en langue égytienne écrite avec des caractères très-lisibles. un vocabulaire copte-arabe. la connaissance de la langue égyptienne antique restait encore l'élément nécessaire de toute recherche raisonnée ayant pour but l'interprétation des textes égyptiens. Dans cet ouvrage. Kircher ne put se défaire de son charlatanisme habituel : incapable de tirer aucune sorte de profit réel. et donner comme coptes. sculptés avec tant de profusion sur les monuments publics. la connaissance de la langue égyptienne parlée devenait indispensable. Si. du recueil étendu de mots égyptiens qu'il venait de publier. Kircher lui-même qui donna. devaient . plusieurs mots dont il avait besoin pour appuyer ses explications imaginaires. le texte et la traduction de manuscrits arabes recueillis en Orient par Pietro della Valle. malgré ses innombrables imperfections. ces signes ou lettres composant l'écriture égyptienne. au contraire. puisque les caractères emblèmes ou symboles employés dans l'écriture à la place des mots de la langue. Par une singularité bien digne de remarque.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. il osa introduire dans ce lexique. INTRODUCTION. IX chacun une idée distincte. ne devaient reproduire d'habitude que le son des mots propres à la langue parlée des Egyptiens. en frappant les yeux par la peinture. sous le titre de Lingua oegyptiaca restituta. être disposés dans le même ordre logique et suivre les mêmes règles de construction que les mots dont ils tenaient la place.

concernant les attributions des divinités égyptiennes. Plus tard. et quant à l'interprétation des noms égyptiens de divinités par la langue copte. et nécessairement incomplètes. et en interprétant les noms mêmes de ces divinités à l'aide des vocabulaires coptes. devaient seulement donner des notions partielles. renfermât tous les mots radicaux dont se composaient les noms des dieux et des déesses de l'Egypte ? Était-il enfin démontré que les Grecs et les Latins. Saumaise. qu'à la condition préalable de connaître l'orthographe égyptienne de ces mêmes noms : or. doué d'une vaste érudition. n'avait point pesé toutes les difficultés de son entreprise. montra l'avantage que la philologie pouvait retirer des notions renfermées dans les textes coptes. au contraire. les travaux de Wilkins et de Lacroze ayant facilité la connaissance de la langue copte. les éléments phonétiques formant les noms propres originaux des divinités égyptiennes dans les textes hiéroglyphiques. en. en apparence. en réunissant et en classant les passages épars dans les auteurs grecs et latins. en transcrivant ces noms ne les avaient aucunement altérés ? Tout prouve. que l'analyse étymologique de ces noms de divinités ne saurait être raisonnablement tentée. ne parlant que par occasion de la croyance et du culte des Egyptiens. détournée des études égyptiennes par d'inutiles tentatives. y fut enfin ramenée par l'espoir assez fondé. du système religieux de cet ancien peuple. sive de Diis eorum commentarius. ce savant. d'expliquer le système religieux de l'ancienne Egypte. lorsqu'il entreprit l'ouvrage intitulé : Pantheon AEgyptiorum. l'archéologie. et ne se prêtent nullement à ses interprétations. de temps à autre. et tout aussi infructueuses pour l'explication raisonnée des monuments figurés de l'Égypte. cette connaissance si nécessaire pouvait résulter de la lecture seule des inscriptions égyptiennes. et surtout par les extravagants abus que l'on s'était permis. qui. Ce fut là le véritable but que se proposa Paul-ErnestJablonsky. INTRODUCTION. pouvait-on se flatter déjà que le petit nombre de textes coptes dépouillés par Jablonsky ou par son maître Wayssière-Lacroze. en expliquant par leur moyen un bon nombre d'anciens mots égyptiens rappelés dans les écrivains grecs. que les écrivains grecs et latins. Toutefois. Ces textes restaient encore muets à l'époque où écrivait Jablonski . La dernière moitié du XVIIIe siècle vit se renouveler quelques tentatives du même genre. ar- . effet. Il était fort présumable. aussi sommes-nous obligés de le dire. le premier. et par suite les monuments de son culte.X GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. n'ont rien de commun avec l'orthographe que leur attribuait Jablonsky. le seul intérêt de la littérature biblique. locales.

INTRODUCTION. profondément versé dans la connaissance des classiques grecs et possédant bien la langue copte. citer. selon d'autres. réunit dans un vaste travail sur les obélisques de Rome les principaux résultats de ses recherches relatives à l'Egypte ancienne. et dans le temps même où De Guignes et ses disciples. de plantes. détourna encore les bons esprits d'un genre d'études tout à fait discrédité. rivaient en Europe par l'effet des relations commerciales avec le Levant. car la nomenclature des divinités égyptiennes. et si l'on essayait de distinguer entre elles les différentes divinités (car on le supposait à cette époque. un esprit tout aussi excentrique voulut prouver. et n'étaient que de simples ornements sans signification quelconque. elles ne renfermaient. comme les promoteurs des études archéologiques égyptiennes. à s'occuper de l'écriture hiéroglyphique. qu'on appelle hiéroglyphes. toutes les inscriptions égyptiennes étaient relatives à l'astronomie. Ce savant Danois. ils se bornaient à les décrire sous le rapport de leur travail. quoique ces études n'aient réellement commencé qu'à la publication du grand ouvrage de Zoëga sur les Obélisques. le P. Lorsqu'ils en publiaient des gravures ou des fac-simile.xj GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. toute figurine égyptienne représentait un dieu ou une déesse). que les différentes images d'animaux .tirée des auteurs classiques. La manie des systèmes à priori franchissant toutes les limites du possible. On peut. Au milieu de telles dissidences. il discuta fort en détail et s'efforça d'accorder entre elles les notions fournies par les écrivains de l'antiquité sur le système graphique . les divers produits de l'art antique des Égyptiens. chaque divinité égyptienne représentait une des époques de l'année agricole. La science ne fit aucun pas vers l'intelligence des antiques écritures égyptiennes. Selon les uns. que des préceptes sur l'ensemble ou les détails des travaux de la campagne . s'efforçant de prouver la communauté d'origine des peuples de la Chine et des anciens habitants de l'Egypte. ce n'était qu'avec précaution. sous ce rapport. l'un des objets spéciaux de ses dernières études. soit par l'extravagance des résultats qu'on prétendait en déduire. prétendaient interpréter les inscriptions hiéroglyphiques avec le seul secours des dictionnaires chinois. ne formèrent jamais une écriture chez les Egyptiens. dans les musées publics et dans les cabinets particuliers. par le raisonnement. soit par l'incertitude de ses moyens. les véritables amis de l'archéologie se contentèrent de réunir autant que possible. Conduit par l'examen des inscriptions égyptiennes sculptées sur ce genre de monuments. était bien promptement épuisée. Montfaucon et le comte de Caylus.

avaient commencé par où l'on devait naturellement finir. INTRODUCTION. Sans y réussir complétement. des Égyptiens. car il supposait par cela même que ces caractères. soit employés isolément. mais sans lui donner aucune extension. il parvint cependant à réduire la question à ses véritables termes. Zoëga forma avec soin un tableau de tous les signes hiéroglyphiques existants sur les obélisques ou les moxij . Jugeant avec sévérité et en pleine connaissance de cause tous les traités publiés avant lui sur l'interprétation des inscriptions égyptiennes. il expliqua le non-succès de ses devanciers par la circonstance que tous. Joignant l'exemple au précepte. et il abandonna cette découverte à la postérité. avant tout. pouvaient varier de signification. il soupçonna vaguement l'existence de l'élément phonétique dans le système de l'écriture sacrée. connue et pratiquée par la partie éclairée de la nation égyptienne . Toutefois. attaquer la difficulté de front. Ce découragement provenait de ce qu'il n'avait pu s'éloigner d'une manière absolue du faux point de vue qui montrait comme caractères purement symboliques la plupart des signes employés par l'écriture sacrée égyptienne. et expliquer de prime abord des inscriptions dont il fallait. nécessitant une certaine connaissance du dessin. soit mis en opposition. Il croyait toutefois que l'usage d'une telle écriture. Zoëga désespéra pour son époque de voir la science de l'archéologie arriver à la connaissance complète du système hiéroglyphique. soit enfin en se combinant plusieurs ensemble. Zoëga combattit le préjugé si répandu de l'emploi mystérieux des hiéroglyphes réservé à un petit nombre d'adeptes et destiné a l'unique transmission des secrets du sanctuaire. celle des monuments publics. et le réduisant à quelques caractères qui procédaient à l'expression des sons par la même méthode que notre jeu d'écriture appelé rébus. ne pouvait. sans de grandes difficultés. le premier. bien reconnaître les éléments les plus simples. fut employée à la rédaction habituelle des textes relatifs à toutes les matières. un peu vagues de leur nature. traçant une esquisse des travaux à entreprendre pour tenter l'interprétation des textes hiéroglyphiques. objets spéciaux des sciences sacrées ou profanes. Le savant archéologue pensait avec raison que cette écriture.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. dit-il. en effet. et. s'être introduite dans les masses de la population: cette restriction supposée disparaît aujourd'hui devant l'existence bien prouvée de deux méthodes tachygraphiques employées par les anciens Egyptiens afin de rendre le tracé des caractères hiéroglyphiques aussi facile que rapide. ce qui lui sembla devoir élever des difficultés presque insurmontables. On voulait.

Des Français. une pierre de granit noir de . qu'il n'a jamais publiée. M. par des dessins fidèles. des palais ou des tombeaux. furent publiés par les ordres de l'Empereur Napoléon dans le magnifique recueil intitulé : Description de l'Egypte. comme de l'inépuisable richesse des documents historiques contenus dans d'innombrablessculptures. dont la face bien polie offrait trois inscriptions en trois caractères différents. forme rectangulaire. Bouchard. donna une vive impulsion aux recherches archéologiques relatives à l'état primordial de l'empire des Pharaons.xiij GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. l'abondance des textes hiéroglyphiques et des inscriptions monumentales recueillies en Egypte par le zèle de la Commission française. numents égyptiens conservés à Rome et dans divers cabinets de l'Europe. Cette glorieuse expédition. tout en motivant ses regrets. INTRODUCTION. Un officier du génie. eût sans doute engagé le savant danois à poursuivre ses recherches sur les écritures égyptiennes. car des commissions savantes marchaient avec l'avant-garde de l'armée. mais sa mort. à la seule annonce de la découverte d'un monument bilingue trouvé à Rosette. dans des fouilles exécutées à l'ancien fort. le texte intermédiaire appartient à une écriture égyptienne cursive. que l'amour de la science avait jetés au milieu des hasards de cette entreprise militaire. trouva en août 1799. les procédés et les diverses combinaisons des écritures égyptiennes. et une inscription en langue et en caractères grecs occupe la troisième et dernière division de la pierre. trop tôt pour la science. La publication de l'ouvrage de Zoëga sur les obélisques. vint mettre un terme à ses utiles travaux. l'importance et le nombre prodigieux des monuments antiques de l'Egypte. précéda immédiatement la conquête de l'Egypte par une armée française. Cette exploration préparatoire. L'inscription supérieure. Des vues perspectives des plans et des coupes offrant l'ensemble et les détails des temples. attaché à la division de notre armée d'Egypte qui occupait la ville de Rosette. instructifs ornements de ces constructions si imposantes. détruite ou fracturée en grande partie. est en écriture hiéroglyphique. firent connaître à l'Europe. disons plus : l'espoir de pénétrer enfin tous les mystères de ce système graphique s'était réveillé tout à coup dans le monde savant. toutefois. unique dans son but à la fois politique et scientifique. . assura de bien précieux matériaux pour de nouvelles recherches sur la nature. aidé surtout par sa profonde connaissance de la langue copte. Le monde savant conçut pour la première fois une juste idée de la civilisation égyptienne. La science sentit alors mieux que jamais le défaut total de notions positives sur le système graphique des Égyptiens.

le baron Silvestre de Sacy. pour conduire avec sûreté à la connaissance du système graphique égyptien par l'analyse combinée des deux inscriptions égyptiennes au moyen de l'inscription grecque. par la détermination des groupes de caractères répondant aux noms propres Ptolémée. alors ministre de l'intérieur. que distinguaient une érudition très-variée et une connaissance approfondie de la langue copte. examina le texte démotique en le comparant avec le texte grec. et l'écriture vulgaire ou démotique.XIV GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. On dut. M. avec toute raison. contenant un décret du corps sacerdotal de l'Egypte. et publia le résumé de ses recherches dans une Lettre adressée à M. n'obtint aucun résultat en cherchant à appliquer a la lecture des autres parties de l'inscription démotique le recueil de signes dont il venait de constater la valeur dans l'expression écrite de ces noms propres grecs. et déduisit en même temps de cette analyse un court alphabet égyptien démotique ou populaire. mentionnés en différentes occasions dans le texte grec. si heureux dans l'analyse des noms propres grecs. venait établir enfin des points de départ et de comparaison aussi nombreux qu'incontestables. M. Cet écrit renferme les premières bases du déchiffrement du texte intermédiaire. Arsinoë. Dès 1802. Alexandre et Alexandrie. attacher de grandes espérances à la découverte d'un pareil monument. quoique avec lenteur. suivant la même route que le savant français. vers des résultats positifs. l'écriture sacrée ou hiéroglyphique. Ackerblad. réuni à Memphis pour décerner de grands honneurs au roi Ptolémée Épiphane. La traduction de ce dernier texte. s'engagea à son exemple dans la comparaison des deux textes : il publia une analyse des noms propres grecs cités dans l'inscription en caractères démotiques . le comte Chaptal. Mais Ackerblad. Dès ce moment. un savant illustre. accompagnés de leur traduction en une langue connue. il fallut abandonner la voie des hypothèses pour se circonscrire dans la recherche des faits . Ce premier succès sembla confirmer d'abord les espérances qu'avait fait naître le monument de Rosette. INTRODUCTION. Bientôt après. ayant reçu Un fac-simile du monument de Rosette. donnait la pleine certitude que les deux inscriptions égyptiennes supérieures contenaient l'expression fidèle du même décret en langue égyptienne et en deux écritures égyptiennes distinctes. et les études égyptiennes marchèrent. La possession de textes: égyptiens. auquel nous sommes redevables en France de l'état florissant de la littérature orientale que ses importants travaux ont si éminemment contribué à propager dans le reste de l'Europe. orientaliste suédois. .

l'expression entière et suivie des idées exprimées dans les cinquante-quatre lignes du texte grec. des fractures ayant fait disparaître une grande partie du texte hiéroglyphique. de formes très-distinctes . Son intégrité eût épargné.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. renouvelant le mystique symbolisme du P. quoiqu'il fût bien naturel de l'étudier d'abord. d'un autre côté. comme cela s'est pratiqué dé tout temps chez les Hébreux et les Arabes . que les Égyptiens avaient pu écrire les mots de leur langue en supprimant en grande partie les voyelles médiales. Les auteurs des nombreux mémoires formant le texte de la Description de l'Egypte ne s'occupèrent des divers genres d'écritures égyptiennes que sous des rapports purement matériels : ils publièrent des copies d'un grand nombre d'inscriptions monumentaleshiéroglyphiques. aussi fidèlement que pouvaient alors le permettre et la nouveauté de la matière. XV N'ayant point supposé. le savant suédois. comme une sorte de protestation formelle contre la direction nouvellement donnée aux études sur les hiéroglyphes. Kircher. Quant au texte hiéroglyphique de la stèle de Rosette. il vient néanmoins d'être réimprimé par son auteur. rebuté par de vaines tentatives. crut reconnaître dans les quatorze lignes encore existantes de l'inscription hiéroglyphique (formant à peine la moitié de l'inscription primitive). à Florence. que l'écriture vulgaire des anciens Egyptiens exprimait les noms propres étrangers par le moyen de signes véritablement alphabétiques. ne soupçonnant point que beaucoup de signes employés dans ce texte pouvaient appartenir à la classe des caractères symboliques. d'une part. Ce travail ne peut soutenir le plus léger examen. puisqu'il se compose de signes-images ou de caractères figurés. Il resta prouvé toutefois . aux investigateurs. de Sacy et Ackerbald. par les travaux de MM. de longs tâtonnements et d'innombrables incertitudes. L'auteur de cet ouvrage. INTRODUCTION. en effet. Cette lacune fut loin d'être soupçonnée par un anonyme qui. On fut probablement détourné de s'en occuper par le mauvais état de cette première portion du monument. en 1804. il ne fut soumis que fort tard à des recherches consciencieuses et jugées telles par la saine critique. cessa de s'occuper du monument de Rosette. et de le comparer avec le texte grec pour obtenir quelques notions exactes sur l'essence des signes sacrés qui forment le plus grand nombre des inscriptions égyptiennes connues. publia à Dresde une prétendue Analyse de l'inscription hiéroglyphique du monument trouvé à Rosette. et. Ils reconnurent sur les monuments originaux l'exi- . et les dangers sans cesse renaissants autour des courageux explorateurs qui les avaient recueillies.

La Description de l'Egypte offrit enfin à l'étude des savants d'excellentsfac-simile de manuscrits égyptiens. ce grand ouvrage donna la certitude que les notions les plus précieuses étaient cachées dans les inscriptions hiéroglyphiques. Il reconnut par une comparaison toute matérielle. une noble part à l'avancement des études égyptiennes. ornements obligés de tous les édifices égyptiens . soit hiéroglyphiques. décoré d'inscriptions hiéroglyphiques. était par cela même antérieur à la conquête de l'Egypte par Cambyse : comme si l'Egypte. conserva la plupart de ses institutions politiques. En vain les voyageurs anglais. Rosette. à ses propres écritures. qui. mais certaines déductions tirées avant le temps de l'examen des tableaux astronomiques sculptés au plafond de plusieurs temples. beaucoupplus exacte sans contreditque celle qu'avait déjà publiée la Société royale de Londres.xvj GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. renonçant tout à coup à sa religion. on supposa même en quelque sorte que tout monument de style égyptien. Examiné dans l'intérêt réel de la progression des connaissances historiques. dans les portions encore . à la nature et aux combinaisons des signes élémentaires . soit hiératiques. bien mieux que toutes ces critiques exagérées. et donna. une copie des deux textes égyptiens du monument de Rosette. un esprit de méthode éminemment exercé aux plus hautes spéculations des sciences physiques et mathématiques. et les utiles recherches du docteur Young assureront à l'Angleterre. sous la domination gréco-romaine. excités plus peut-être par un esprit de rivalité nationale que par l'intérêtbien entendu de la science. ont voulu rabaisser l'importance des travaux exécutés par la Commission française. Ce savant apporta dans l'examen comparatif des trois textes du monument de. stence de quelques caractères symboliques mentionnés par les auteurs mais traitèrent relatives les questions générale manière d'une que ne grecs. et antérieurement sous le joug même des Perses. en les attribuant aux époques primordiales. pour l'avancement des études paléographiques. avait cessé pendant plus de huit siècles de pratiquer les arts indispensables à son existence physique et à tous ses besoins moraux. de confondre sous une même dénomination les figures mises en scène dans les bas-reliefs avec les véritables hiéroglyphes qui les accompagnent. son ouvrage restera toujours comme un digne monument de notre glorieuse expédition d'Egypte. On considéra comme les plus anciens. propagèrent de bien graves erreurs sur l'antiquité relative des monuments. INTRODUCTION. des temples que des faits positifs nous forcent d'attribuer aux époques les plus récentes . ils s'élevèrent contre l'erreur. alors assez commune. toujours trop tard sans doute.

existantes de l'inscription démotique et de l'inscription hiéroglyphique. Mais en 1819. convaincu que la plupart des noms propres mentionnés dans le texte démotique de Rosette sont susceptibles d'une espèce de lecture avec l'alphabet d'Ackerblad. de déterminer la lecture de 80 groupes de caractères démotiques extraits du monument bilingue. abandonnant tout à fait l'idée de l'existence réelle de signes véritablement alphabétiques dans le système graphique égyptien. de l'écriture cursive employée dans les papyrus non hiéroglyphiques. restèrent encore incertains dans le vague des hypothèses. de signes réellement idéographiques. et il s'efforça. à la nature alphabétique de la totalité des signes composant le texte intermédiaire de Rosette. ses rapports avec la langue parlée. Ce travail. INTRODUCTION. et séparée de l'écriture démotique ou populaire par des différences bien plus essentielles encore. pour transcrire les noms propres étrangers SEULEMENT. En 1816. comme les Chinois. comme les auteurs de la Description de l'Egypte. que l'écriture démotique et celle des papyrus hiératiques appartenaient. il croyait. facile à distinguer de l'écriture hiéroglyphique par la forme particulière des signes. par le moyen de l'alphabet d'Ackerblad. établit enfin quelques notions certaines sur les procédés propres aux diverses branches du système graphique égyptien et sur leurs liaisons respectives . accru de plusieurs nouveaux signes auxquels il supposait une valeur fixe. Quant à la nature des textes hiératiques et démotiques. appelée aussi enchoriale). au contraire. le nombre. textes que j'ai fait reconnaître depuis pour hiératiques. résultat d'un rapprochement plein de sagacité. le savant anglais embrassa tour à tour deux systèmes entièrement opposés. Le docteur Young. c'est-à-dire appartenant à une écriture sacerdotale. ne sépara point d'une manière assez tranchée l'écriture démotique (celle de la deuxième partie du monument de Rosette. il conclut que les Égyptiens. à un système composé de caractères idéographiques purs. se servirent. l'hiéroglyphique. le docteur Young affirma.mais la nature intime de cette écriture.xvij GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. avec la Commission d'Egypte. les groupes de caractères répondant aux mots employés dans l'inscription grecque. mais détournés de leur expression ordinaire pour leur faire accidentellement représenter des sons. C'est dans cette persuasion que le savant anglais essaya d'analyser deux noms propres . comme l'écriture primitive. l'essence et les combinaisons de ses éléments fondamentaux. il fournit des preuves matérielles à l'assertion des anciens relativement à l'emploi de caractères figuratifs et symboliques dans l'écriture hiéroglyphique. Cependant.

mais cette analyse. Seize mois entiers passés au milieu des ruines de la Haute et de la Basse-Egypte. ont une valeur identique et ne diffèrent en général que par l'absence de certaines voyelles médiales. entremêlés aux caractères de son. dans l'orthographe primitive. je pus saisir les lois xviij (1) Réimprimé en 1898. n'ont apporté aucune sorte de modification à ce principe.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. que les caractères phonétiques. formant en réalité les trois quarts au moins de chaque texte hiéroglyphique : de là est résultée la pleine conviction que la langue égyptienne antique ne différait en rien d'essentiel de la langue vulgairement appelée copte ou cophthe. celui de Ptolémée et celui de Bérénice . Les caractères idéographiques ou symboliques. les sons et les articulations des mots propres à la langue égyptienne parlée. et en caractères grecs dans les livres coptes. formaient au contraire la partie la plus considérable des textes égyptiens hiéroglyphiques. selon la méthode orientale. grace à la munificence de notre gouvernement. et y représentaient. . Ce point de fait fondamental. que les mots égyptiens écrits en caractères hiéroglyphiques sur les monuments les plus antiques de Thèbes. Son application seule a pu me conduire à la lecture proprement dite des portions phonétiques. de même nature que les lettres de notre alphabet. ne conduisit à aucune sorte de résultat. a reçu les confirmations les plus complètes et les moins attendues. omises. dont j'ai eu tant et de si importantes occasions d'éprouver la certitude comme l'admirable fécondité. faussée dans son principe. ou bien exprimaient-elles les idées en notant le son même des mots ? Mes travaux ont démontré que la vérité se trouvait précisément entre ces deux hypothèses extrêmes : c'est-à-dire que le système graphique égyptien tout entier employa simultanément des signes d'idées et des signes de sons . hiéroglyphiques. loin de se borner à la seule expression des noms propres étrangers. INTRODUCTION. étant appliqué à une foule de monuments originaux. pas même pour la lecture d'un seul des noms propres sculptés de l'Egypte. en si grande abondance sur les monuments La question relative à la nature élémentaire du système hiéroglyphique restait donc tout entière : les écritures égyptiennes procédaientelles idéographiquement. démontré et développé pour la première fois en 1824 dans mon ouvrage intitulé Précis du système hiéroglyphique (1). hiératiques et démotiques. en se combinant entre eux. devinrent plus distincts.

dans les linéaments du visage ou dans les formes du corps. soit hiéroglyphiques. c'est par l'analyse raisonnée de la langue des Pharaons. avec le fleuve divinisé. On décidera en même temps si les Egyptiens n'appartenaient point à une race distincte. regardés comme les derniers rejetons des anciens Egyptiens. durent nécessairement s'empreindre dans l'organisation politique et religieuse des enfants d'Israël. la critique sacrée doit en retirer de nombreux éclaircissements. celui dé les faire connaître dans toute leur étendue au monde savant. Un devoir m'était encore imposé. il faut le déclarer ici. en effet. que l'ethnographie décidera si la vieille population égyptienne fut d'origine asiatique. doivent s'enrichir dé précieux documents par une étude régulière et approfondie des antiquités égyptiennes. et j'arrivai successivement à la connaissance de toutes les formes et notations grammaticales exprimées dans les textes égyptiens. en rentrant dans le désert. des habitudes civiles. ou bien si elle descendit. INTRODUCTION. des plateaux de l'Afrique centrale. Ainsi fut levé peu à peu le voile qui couvrait la nature intime du système graphique égyptien . se dépouiller en même temps des idées d'ordre. presque toutes. soit hiératiques. contre l'opinion commune. ne purent. et en Nubie entre les deux cataractes . La connaissance réelle de l'Egypte ancienne importe également aux études bibliques et . au milieu d'une nation agricole. m'ont donné le moyen de développer ces résultats. autant qu'il sera en moi. les matériaux immenses que j'ai recueillis pendant mon séjour en Egypte . lesquels fixent la date et la destination des monuments figurés. . soit entre eux soit avec des signes phonétiques. de démontrer leur importance par celle des faits nouveaux qui naissent de leur application. n'ont offert à mes yeux ni la couleur ni aucun des traits caractéristiques. . en nous initiant de plus en plus dans l'intelligence des textes hiéroglyphiques et hiératiques . de leurs combinaisons. car. et d'ouvrir une carrière toute nouvelle au zèle des esprits investigateurs qui se consacrent à l'avancement des études historiques. les Coptes de l'Egypte moderne. me donnent l'occasion d'accomplir ce devoir et de répondre. Les tribus échappées par la ruse à l'oppression d'un peuple bien plus avancé qu'elles-mêmes dans la civilisation. l'éducation tout égyptienne de leur premier législateur. La longue captivité des Hébreux en Egypte. qui pût constater une aussi noble descendance. en m'appélant à occuper Une chaire d'archéologie. Le chef hébreu . qui. ni oublier les pratiques des arts acquises pendant un séjour prolongé sur les rives du Nil. Les bontés du roi. à ces nouveaux besoins des sciences. C'est.xix GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

acquis par la conquête. en Nubie. aussi bien que son importance politique dès les temps les plus reculés ont lié l'histoire de . nous montreront les traits physiques de ces hommes de race nègre ou de race caffre. Moïse appliqua. à la vie nomade et pastorale de leurs pères. il faut interroger les monuments écrits de l'Egypte : ils nous rediront les noms des peuplades. La renommée et la richesse du sol de l'Egypte. portera des lumières inespérées sur des . jadis soumises à la puissance égyptienne par les Pharaons pénétrant dans l'intérieur de l'Afrique. leur costume. l'aînée des villes royales. la théocratie. rentreront enfin dans le domaine positif de l'histoire. soit postérieurs à l'époque de Moïse donnera donc une intelligence plus complète des textes originaux de la Bible. Mais les annales de la plupart de ces nations ayant péri sans retour. renouvelant la plus ancienne forme du gouvernement égyptien. mais dans les formes extérieures du culte. autant que les circonstances locales devaient le permettre. L'étude des monuments égyptiens originaux. et de les constituer. non pour ramener leur état primitif. cette contrée avec celle de tous les grands peuples de l'Afrique et de l'Asie anciennes. et surtout dans le matériel des cérémonies. quitta la vallée de l'Egypte. soit antérieurs. en une nation sédentaire. et appelant les barbares à la civilisation par le contactou par l'exemple. Par l'étude des tableaux historiques sculptés dans les vastes palais de Thèbes. cultivant le sol et s'adonnant à tous les arts industriels. les institutions civiles des Egyptiens à l'organisation de la société hébraïque. aujourd'hui oubliées. INTRODUCTION. il dut imiter et il imita en effet les pratiques égyptiennes. les détails même de leur vie domestique. ramenés à la réalité par le témoignage irrécusable des monuments contemporains. et les rapports directs et variés de la primitive Egypte avec l'Ethiopie.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. qui se prêtait d'une manière plus efficace à l'accomplissement de les tribus à ses vues. comme les Égyptiens. mais avec le dessein formé de les fixer sur un territoire limité. il proclama des dogmes religieux essentiellement distincts de ceux de l'Egypte . leur manière de combattre. nous assisterons en quelque sorte aux expéditions militaires exécutées en Asie dans des temps dont les annales des hommes n'ont conservé qu'un souvenir confus : les noms des rois égyptiens auteurs de ces grandes entreprises guerrières. l'époque de leur soumission. Les bas-reliefs d'Isamboul et de Beit-Oually. et cette science reculant ses limites. contrée fameuse où nous reconnaîtrons peut-être le berceau de la population XX égyptienne. établie dans des villes.

elles existent encore en grande partie et Tacite. ou de l'incertitude extrême des traditions. représentant soit des ambassades africaines ou asiatiques offrant de nombreux présents au monarque égyptien leur maître ou leur allié. et contenant le détail circonstancié des expéditions militaires. à cause du défaut total de documents. admirables de forme et d'élégance. INTRODUCTION. au milieu des débris de la vieille capitale des Pharaons. racontant le séjour du fils adoptif de Tibère . a donné du contenu de ces textes historiques une analyse surprenante par son exactitude : l'historien romain semble avoir écrit en ayant sous les yeux une traduction littérale de ces antiques textes. d'après les tableaux sculptés ou peints. et dont l'histoire écrite abandonne à regret l'époque tout entière aux fictions des mythes héroïques. si importants d'ailleurs par les légendes explicatives qui leur donnent un caractère tout à fait historique. l'énumération des animaux domestiques. par le costume. celle des denrées et des objets d'art que les pays conquis devaient régulièrement livrer au vainqueur. époques abandonnées jusqu'ici dans le vague des périodes fabuleuses. Ces bas-reliefs. enfin les vases d'or et d'argent. exécutés avec ces métaux précieux enlevés à l'ennemi. Sur le sol de l'Egypte. par la forme des armes et par les moyens d'attaque ou de défense. le nombre des monuments de tout genre échappés aux dévastations des siècles et des religions ennemies. immenses compositions. Ces inscriptions monumentales furent expliquées à Germanicus visitant les ruines de Thèbes. par les plus âgés d'entre les prêtres du pays. qui lui disputaient la suprématie dans cet ancien monde politique encore inconnu. je les ai retrouvés dans les décombres du palais de Karnac. si remarquables par le grandiose de l'ensemble et l'incroyable variété des détails. est encore tel. offriront en même temps à notre curiosité les noms des peuples asiatiques rivaux de l'Egypte.xxj GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. triomphant. les produits de l'industrie et les richesses des vaincus. dépose aux pieds des dieux de l'Egypte les productions naturelles des pays conquis. On s'instruira bien mieux encore en étudiant les longues inscriptions sculptées sur les murailles du palais des rois. soit le Pharaon lui-même qui. Ils fourniront les notions les plus précises sur les races d'hommes auxquelles appartenaient ces nations si diversifiées par les traits de la physionomie. On estimera le degré d'avancement de chacun de ces peuples dans la civilisation et les commodités de la vie. le poids des pierreries et des divers métaux imposés sur l'ennemi. qu'on peut y recueillir en abondance des témoignages directs de l'état f .

ne conserva aucune trace de ses propres origines. et qu'on n'a su jusqu'ici réduire en un système régulier. cette étude démontrera. adoptant un principe qui ne fut jamais celui de l'art égyptien. vit disparaître ses premiers essais de sculpture. tous le manifestent au contraire à un âge adulte et plein d'expérience. qu'enrichi de ces moyens.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. la reproduction obligée des belles formes de la nature. L'interprétation des monuments de l'Egypte mettra encore mieux en évidence l'origine égyptienne des sciences et des principales doctrines philosophiques de la Grèce . l'école platonicienne n'est que l'égyptia- . on se convaincra que l'art des Grecs eut des sculptures égyptiennes pour premiers modèles. en examinant sans prévention les bas-reliefs historiques de Nubie et de Thèbes. à Argos et dans Athènes. dans des périodes fort antérieures aux temps historiques de notre Occident. et par suite le point de départ de notre civilisation moderne. et les remplaça par des produits de ces arts déjà développés. parce qu'on néglige en général de séparer ce qui appartient en propre à la population hellène et ce qu'elle a reçu des colonies orientales. sur lesquels restent xxij encore tant d'incertitudes. INTRODUCTION. nous conduira à la source des premières institutions politiques de la Grèce. rait trop admirer. c'est toutefois dans cette contrée que nous devons chercher les origines de la civilisation comme des arts de la Grèce. l'origine égyptienne d'une partie très-importante des mythes et des pratiques religieuses des Hellènes. que d'abord il les imita servilement. par des faits incontestables. ou d'architecture. et s'éleva de lui-même à cette sublimité que n'atteindront peut-être jamais les efforts de nos artistes modernes. si l'Egypte. l'art grec. On reconnaîtra dans les portiques de Beni-Hassan. de peinture. L'étude des monuments et des textes égyptiens. régularisés et empreints d'un caractère de simplicité grandiose qu'on ne sau. et dans les galeries de Karnac. disons-nous. en nous présentant sous son véritable jour l'état politique et religieux du vieil empire des Pharaons. exécutées par les Égyptiens bien avant l'époque du siége de Troie. et se pénétra de la sage simplicité de leur style. les monuments égyptiens des temps les plus antiques ne montrent aucune trace de l'enfance de l'art. Mais si l'Egypte. graduel de la civilisation du peuple industrieux qui défricha la vallée inférieure du Nil à une époque indéfiniment reculée : car. l'origine évidente de l'architecture dorique des Grecs. il faut le dire. s'éloigna de plus en plus du faire primitif. en constatant d'autre part l'état avancé des arts de l'Egypte bien antérieurement aux premières productions de ces mêmes arts en Europe.

le haut intérêt du. sujet de nos études. à défaut de cet avantage. . que nous commencerons des leçons d'où leur sujet même doit bannir tout ornement. messieurs. sorti des sanctuaires de Saïs. d'aussi importants résultats ne sauraient acquérir leur poids et toute leur certitude que de l'intelligence réelle des innombrables inscriptions sculptées ou peintes sur les monuments égyptiens. INTRODUCTION.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. j'invoquerai. et la vieille secte pythagoricienne propagea des théories psychologiques qui sont développées dans les peintures et dans les légendes sacrées des tombeaux des rois de Thèbes. qui contribuerait sans doute à nous concilier et à soutenir votre attention. et la sincérité de mon zèle me fera peut-être quelques titres à votre indulgence. Ce sera donc par l'exposé approfondi des principes de la Grammaire égyptienne et des signes qui leur sont propres. et l'étude de la langue parlée doit précéder celle des textes où elle est employée. Mais je dois me borner à ces indications partielles sur la série des faits nouveaux dont les études égyptiennes promettent d'enrichir les sciences historiques. au fond de la vallée déserte de Biban-el-Molouk. xxiij nisme. On l'a pressenti sans doute.

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NOMS. de choses réelles. depuis le colosse jusqu'à l'amulette. être appliqué qu'aux seuls caractères sacrés. furent des imitations plus ou moins exactes d'objets existants dans la nature. FORMES ET DISPOSITIONS DES CARACTERES SACRES. et plus particulièrement celui de caractères sacrés ou de SCULPTÉS.OU PRINCIPES GÉNÉRAUX DE L'ÉCRITURE SACRÉE ÉGYPTIENNE APPLIQUÉE A LA REPRÉSENTATION DE LA LANGUE PARLÉE. FORMES DES CARACTÈRES. . reproduites 2. composèrent le système entier de récriture sacrée. reçurent des anciens auteurs grecs le nom de EPAMMATA ÎEPÀ. § Ier. consistant en images dans leur ensemble ou dans quelques-unes de leurs parties. sculptés ou peints. Le nom d'hiéroglyphes ne doit. LES caractères qui. TPÀMMATA iEPOTAT^IKÀ. dès l'origine. représentant des objets (1) Tous les monuments égyptiens portent des hiéroglyphes. De là est dérivé le nom de HIÉROGLYPHES CARACTÈRES HIÉROGLYPHIQUES qu'on leur a conservé jusqu'à notre temps (1). Ces caractères. 1. à la rigueur. caractères sacrés. CHAPITRE PREMIER. à peu d'exceptions près grands ou petits. 3.

la linéaire. Lés anciens Égyptiens comprenaient sous le nom général de Jt Ite/tOTTe 'ffjnjj CARACTÈRES SACRES. C&£> non . ils doivent former l'écriture primitive égyptienne. n'en sont évidemment que des abréviations. méthodes abréviatives dont il sera parlé au second paragraphe de ce chapitre. premiers éléments de l'écri- ture hiéroglyphique. portée aussi loin que le permettaient l'inexpérience de la main et le défaut d'instruments perfectionnés. CHAP. non aux premiers essais. mais quelque grossiers que fussent ces premiers essais de sculpture. mais encore les hiéroglyphes linéaires et les caractères hiératiques : c'est dans une acception tout aussi étendue qu'il faut prendre les mots rpà^jxaTa Upà dans certains auteurs grecs. mais à une RENAISSANCE des arts et de la civilisation qu'avait . 5. ainsi que l'exigeait la bonne décoration des monuments publics ou privés à laquelle ils furent spécialement employés. 6. et des signes hiératiques. n'offraient sans doute point à l'oeil cette naïveté d'imitation unie à la finesse élégante de travail. l'hiératique et la démotique. La plupart des édifices existants sur ce sol antique appartiennent. naturels dessinés ou sculptés avec quelque soin. On chercherait d'ailleurs vainement dans l'Egypte entière des traces réelles de l'enfance de l'écriture. Pour nous du moins.2 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.seulement les hiéro- glyphes proprement dits. puisque les trois autres méthodes graphiques. On les distinguera ainsi des hiéroglyphes linéaires. Dès l'origine. ils avaient pour but essentiel l'imitation des objets. Il est démontré que les hiéroglyphes proprement dits furent les premiers caractères dont les Égyptiens se servirent. les images d'objets réels. 4. 1. qu'on admire dans les inscriptions des obélisques et des grands monuments de Thèbes .

que les dernières légendes sculptées par les Egyptiens au second et au troisième siècles après J. B. beaux. (1). tout aussi complète. on y observe successivement en effet seize genres d'objets figurés : images de corps célestes aussi reconnaissables qu'il est possible de les tracer lorsqu'il s'agit de figurer isolément des objets de cet A. une étoile. CHAP. Depuis. en effet. Tels sont par exemple (1) tout âge. un bras. complète sous les Romains. 3 interrompus une invasion de Barbares antérieure à l'an 2000 avant l'ère chrétienne. de tout sexe. la louche. continue sous Sabacon et les Saïtes. reproduit des images distinctes de toutes les classes d'êtres que renferme la création. le ciel. la jambe.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. I. C. une oreille. (2) Le soleil. L'homme de C. la lune. la main. Quelle que soit l'époque à laquelle remonte l'invention des carac- tères hiéroglyphiques. parfaits. Des ordre. leur série entière considérée quant à la forme matérielle seulement. . un oeil. et dans les différentes attitudes que son corps est susceptible de prendre. l'écriture hiéroglyphique tout aussi développée. les pieds. de tout rang. pour la forme et pour le fond. très-avancée sous les Lagides . mais la décadence commence à Sésostris. 7. Les inscriptions qui décorent ces monuments nous montrent. (3) Tête d'homme. une cuisse et la jambe.. Les divers membres on parties du corps humain (3). tête de femme. abstraction faite de la valeur propre à chacun d'eux. (1) Monuments antérieurs à l'invasion.

l'aigle. le cheval. Des objets d'habillement ou de costume (6). etc. (1) Le taureau. la vipère hayyé. Diverses coeifures. CHAP. Un trône. Le scarabée. le veau. Les quadrupèdes domestiques ou Sauvages (1). le lépidote.. une espèce d'abeille. le céraste. G. I. Des végétaux. Le latus. etc. J. un collier. un trait. un lit funèbre. la chouette. le crocodile. la gazelle. la mante. un gallinacé. des fleurs et des fruits . un arc. l'hirondelle. une flèche. la vache. des couleuvres. I 4 D. la grenouille. un coffre. l'épervier. l'ibis. l'oie. . Quelques espèces de poissons (4). (2) Le vautour. un bracelet. la demoiselle de Numidie. des sceptres. des sandales. l'oxyrynchus. le lion.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. le scorpion. la girafe. etc. etc. etc. (3) (4) (5) (6) (7) Le lézard. le cynocéphale.

Quelques édifices. un couteau. Il sera difficile. un volume de papyrus. N. d'une manière même approximative. une natte. une corbeille. Les instruments de la plupart des arts et métiers (2) . etc. un vase à brûler l'encens. . le nombre des caractères de chacune de ces seize subdivisions. (2) Un théorbe. I. 5 L. Nous dirons seulement que le tableau des caractères hiéroglyphiques de toutes les (1) Trois sortes de vases. Des vases et un grand nombre d'ustensiles (1). une scie. d'assigner. M. P. et tels sont par exemple: 8. long-temps encore. (3) Un propylon. et à cause des signesfiguratifs. Enfin plusieurs caractères présentant des images monstrueuses. O. etc. CHAP. ou plutôt des caractères images d'objets peu reconnaissables pour nous qui sommes si étrangers à tant de détails des usages égyptiens . Plusieurs formes géométriques. une stèle. les instruments pour écrire. un obélisque. mais dont toutes les parties intégrantes existent néanmoins dans la nature réelle. un bassin. constructions et divers produits des arts (3). des autels. une statue. une hache.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. un naos. une bari. et par suite le nombre total des signes employés dans l'écriture sacrée égyptienne.

outre cela. 6 classes. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ( Ils sont exécutés ou en relief. rehaussée par l'éclat des couleurs que l'on appliquait à chaque signe. s'élève. ou purement conventionnelles. . que de simples variantes. sur les parois des tombeaux. à l'élégance et à la richesse des caractères si nom- breux et si variés que ce système graphique avait pour éléments. à moins de neuf cents caractères évidemment distincts les uns des autres. ) 10. destinée à la décoration des monuments. on ne négligea rien de ce qui pouvait concourir à la précision. et en petit sur lés cercueils des momies et sur divers autres genres de monuments susceptibles de recevoir des inscriptions. sont des modèles d'un style de sculpture à la fois pur et grandiose . ou enfin en relief dans le creux. ne sont. au fond. puisées dans la nature même de l'objet figuré. comme sur les obélisques de l'époque pharaonique. 9. 11. résultant du dépouillement attentif des formes différentes recueillies sur tous les monuments originaux qu'il nous a été permis d'étudier. ou en silhouette creuse. construits avant la domination des Grecs et des Romains. On coloriait également les textes hiéroglyphiques tracés en grand. par essence. au moment actuel. L'écriture hiéroglyphique étant. La richesse des inscriptions hiéroglyphiques sculptées avec tant de recherche était. on ne peut qu'ad- mirer le soin infini avec lequel sont terminés les plus menus détails de chaque signe. La plupart des inscriptions en hiéroglyphes existantes sur les édifices de l'Egypte. ou selon certaines règles. I. à l'encre noire ou rouge. encore doit-on être convaincu d'avance que plusieurs signes notés comme différents de quelques autres.

sur des sarcophages. 15. furent principalement exécutés de trois manières: ptés et sans couleur. Les figures d'hommes en pied sont peintes sur les grands monu- ments d'après des règles assez constantes : les chairs sont en rouge plus ou moins foncé. la terre en rouge (2). l'eau en bleu (5) ou en vert (6). par des teintes plates. les coiffures généralement en bleu. c'est-à-dire les caractères de l'écriture mo- numentale. Ainsi les hiéroglyphes. . Voici les notions générales que nous avons recueillies par l'observation sur l'emploi des couleurs dans l'écriture hiéroglyphique. la lune en jaune (3). Dans le premier système. les caractères figurant le ciel étaient peints en bleu (1). les plis des draperies étant indiqués par dès traits rouges. 13. 3° 1° scul- dessinés avec encre de couleur et ensuite peints. des stèles et autres monuments de ce genre moins relevé. Leur application aux caractères sacrés avait lieu suivant deux systèmes un peu différents : selon qu'il s'agissait de peindre ou des hiéroglyphes sculptés en grand sur des monuments publics. 7 11. 14. CHAP. ou bien des hiéroglyphes de petite proportion. qui étaient dessinés seulement au trait. et la tunique blanche. . et à l'encre noire ou rouge. I.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. le soleil en rouge (4). à rappeler à peu près la couleur naturelle des objets représentés : ainsi. applicable seulement aux caractères scul- ptés en grand. on cherchait. 2° sculptés et peints.

Dans tous les cas. et les côtes de l'un ou de l'autre de ces quadrupèdes. la cuisse de boeuf. si les signes hiéroglyphiques retracent les formes des différents membres du corps humain. le taureau. On femmes. 18.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. présentées en offrande. le bélier. 17. etc. ainsi que certains membres d'animaux. des couleurs à peu près analogues à celles qui caractérisent l'être dont ils reproduisent l'image. C'est dans ce système que sont peints les grands hiéroglyphes représentant : 1° Des QUADRUPÈDES . CHAP. 8 de figures jaunes chairs des aux ordinairement donnait 16. I. tels que la tête de veau. et leurs vêtements variaient en blanc. mais les vêtements sont tous de couleur verte. les sarcophages et cercueils. tels que le lion. ils sont toujours peints de couleur rouge. On appliquait aux caractères sculptés sur les monuments de pre- mier ordre. Les mêmes règles sont suivies dans le coloriage des hiéroglyphes dessinés en petit sur les stèles. . en vert et en rouge.

de lotus. telles que diverses espèces de roseaux. OISEAUX: 4° Des INSECTES 9 : tels que l'abeille. 19. . Des reptiles et des plantes. le papyrus. l'ibis.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Ainsi les images de quadrupèdes ou de portions de quadrupèdes. dans les inscriptions moins détaillées peintes sur les sarcophages ou les stèles. Les ailes et la partie supérieure du corps des oiseaux sont colo- riées en bleu. 2° Des 3° Des POISSONS : tels que le latus. 5° Des PLANTES. l'oie. etc. l'oxyrynchus. . I. CHAP. etc. Mais on n'employait. et les pattes en bleu ou en rouge. étaient peintes en vert et quelquefois rehaussées de bleu 20. tels que la chouette ou nycticorax. le reste du corps en vert. que des couleurs totalement conventionnelles pour les images d'êtres appartenant au règne animal ou au règne végétal. le scarabée etc. etc.

11. parfois. indifféremment. une houe. CHAP. I. une paire de sandales en feuilles de palmier. en bleu ou en rouge. Les hiéroglyphes sculptés en grand et figurant des ustensiles. beaucoup de caractères de cet ordre sont peints en vert. des instruments et des objets de costume. prennent une couleur indi- quant la matière dont ils sont formés : Les objets en bois sont peints en jaune (1). . Il n'en est point ainsi pour les hiéroglyphes peints sur les monuments d'un petit volume.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et le signe représentant un oiseau qui vient de naître. 10 Quelques images d'oiseaux reçoivent aussi. une charrue. une teinte rouge sur quelques-unes de leurs parties. on ne suit presque à cet égard aucune règle cons- tante. est peint tout en couleur rouge. (1) Un are. totalement dénué de plumes. La couleur verte est donnée aux ustensiles en bronze. une barque.

des fruits. etc. tels que chars de guerre. telles que des pains. 11 11. les vases de verre. couleur du verre ou de l'émail. étaient en terre cuite et sont conséquemment peints en rouge. les objets de fer. sont presque toujours de couleur blanche. I. sabres. . Les images d'édifices sculptés en grand. soit la transparence du vase. La couleur bleue est particulièrement réservée aux formes géométriques et aux plans d'édifices. 12 Diverses couleurs sont données aux vases.. ont leur partie supérieure peinte en bleu. propres à contenir des liquides.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et la partie inférieure en rouge. comme pour indiquer la teinte pâle du grès et de la pierre calcaire. les différentes teintes indiquent la matière de chaque espèce de vase : Ceux dont la destination fut de contenir des matières solides. des viandes. le sont en rouge. d'émail ou de terre émaillée. dont la série est fort nombreuse parmi les caractères sacrés. etc. pour indi- quer soit le liquide. CHAP. Les vases de bronze sont peints en vert . Enfin.

. surtout. HIÉROGLYPHE pur.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. à conserver non-seulement l'ensemble général des formes. HIÉROGLYPHE RÉDUCTION. de reptile. 12 § II. aussitôt que le développement des principes sociaux rendit de plus en plus nécessaire le secours de l'écriture pour satisfaire aux relations qui se multipliaient entre les individus de tous les ordres. ce type d'individualité qui distingue chaque image de quadrupède. etc. MÉTHODES D'ABRÉVIATION DES CARACTÈRES HIEROGLYPHIQUES. mais de manière. Le tableau suivant donnera une idée suffisante de cette impor- tante méthode de réduction : HIEROGLYPHE pur. RÉDUCTION.. pur. pur. Il était bien difficile de s'en tenir. 25. CHAP. La première tentative fut de réduire les Caractères hiérogly- phiques au plus petit nombre de traits possible. employés dans l'écriture hiéroglyphique. 26.. I. de l'image de chacun des autres objets de la même classe. à un système graphique si compliqué dans son exécution. HIEROGLYPHE REDUCTION. A. RÉDUCTION. pour l'usage ordinaire. et l'on visa naturellement à une simplification dans les formes des caractères. toutefois. d'oiseau. 24. Il fallut donc chercher à rendre l'emploi de l'écriture plus facile. Hiéroglyphes linéaires. mais encore.

donnent d'ailleurs une idée suffisante de ce que peuvent être les premiers essais d'un peuple. 28. I. l'écriture hiéroglyphique la plus usuelle. en ouvrant une foule de manuscrits. CHAP. que les premiers caractères tracés par les inventeurs de l'écriture hiéroglyphique. portent. dont se composent en grande partie tous les textes hiéroglyphiques. dans leur ensemble réduit. le rapprocha. et les tableaux mexicains. tout en éloignant un peu le caractère du principe absolu d'imitation.. Cette réduction systématique de signes si compliqués à des formes si simples. dans leurs détails et dans leurs formes générales. s'ils se rapprochaient par leur rudesse de la simplicité des hiéroglyphes abrégés de notre tableau. nous n'em4 . durent être infiniment moins exacts. Les plus anciens caractères chinois. en effet. d'oi- seaux. ils devaient en différer essentiellement par un manque total de correction. 13 27. l'empreinte d'une main très-exercée dans l'art du dessin. que ceux dont nous admirons le galbe si élégant sur les grands monu- ments de l'Egypte . dans l'imitation linéaire des objets. Les hiéroglyphes abrégés. et l'on ne peut s'empêcher. 29. Il est certain. que nous désignerons désormais sous le nom de linéaires. et que. de son état primitif. de reptiles. c'est-à-dire l'écriture des livres. mais seulement en apparence. à proprement parler. Ces hiéroglyphes linéaires formaient. d'admirer avec combien de finesse et de spirituelle simplicité sont rendus linéairement ces croquis si légers des nombreuses espèces de quadrupèdes. au contraire.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. de vérité et de proportions dans le tracé des formes naturelles qu'on cherchait à rendre. Cette distinction une fois établie. tandis que les hiéroglyphes purs furent toujours l'écriture des monuments publics. etc.

sur des tessons. et devant toujours présenter la forme générale de ces objets. des figurines.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. djom. Parmi ces caractères. souvent. exigeaient encore. kasch). Ecriture hiératique. djoome). Outre cela. très-distinctement exprimée. Le roseau (K^y. et d'une longueur indéfinie. hiératique démo. les uns étaient exécutés au moyen du pinceau. 31. des inscriptions en hiéroglyphes linéaires décorent des cercueils de momies. variés de largeur. ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer (suprà. . ^wwtje. L'emploi de l'écriture sacrée linéaire exigeant quelque nabileté dans (1) On écrivit aussi sur toile. une certaine habitude du dessin et une assez grande sûreté de main pour esquisser lestement et sans confusion tant de caractères qui. 30. sur des feuilles lissées de PAPYRUS collées bout à bout. particulièrement sous les Romains et les Coptes. B. ou le pinceau }<LOJ AJL qou} kaschamphôi). On écrivait les hiéroglyphes linéaires. et l'on formait ainsi des volumes (?£»*>. cette sorte de caractères étant d'un tracé plus facile. n° 28 ). sur peau d'animal ou parchemin. à l'encre noire ou rouge. et une foule de monuments de divers genres. tique. furent les instruments employés à tracer les caractères. ne se distinguent entre eux que par de très-légères différences dans leurs contours. sur pierres brutes. Les hiéroglyphes linéaires étant des images abrégées d'objets physiques. les métaux et les matières les plus dures (1). des vases de bronze. et occupant moins de place sans rien perdre de sa clarté. CHAP. sur papyrus de trois espèces : royal. L 14 ploierons dans la suite de cet ouvrage que les hiéroglyphes linéaires. et les autres gravés en creux sur le bois. des coffrets.

par l'extrême facilité avec laquelle on pouvait tracer les signes qui la composent. et que nous connaissons sous le nom un peu trop vague de caste sacerdotale. Une première classe se compose des signes hiératiques qui s'é- loignent le moins des contours du caractère hiéroglyphique que chacun de ces signes est destiné à remplacer dans le nouveau système d'écriture : ce sont des charges d'hiéroglyphes. 15 la main. parce qu'elle fut principalement en usage parmi les membres de la caste égyptienne la plus éclairée. les signes hiéra- tiques doivent être divisés en quatre séries très-distinctes. CHAP. et l'on simplifia leur forme au point de produire une écri- ture d'un aspect tout nouveau. selon leur degré d'éloignement ou d'abréviation des formes de l'hiéroglyphe linéaire qui est leur primitif. I. inventée dans le but bien marqué d'a- bréger considérablement le tracé des signes sacrés linéaires. L'écriture hiératique. ne pouvait être ni très-facile ni très-rapide . Cette seconde simplification des caractères hiéroglyphiques. mais qui rachetait. on chercha donc. HIÉRATIQUE . tracées d'une manière large et au . avec le temps.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 35. ce qu'elle perdait réellement en élégance et en richesse dans ses formes élémentaires. 33. produisit le genre d'écriture sacrée que les auteurs grecs ont désignée sous le nom de IEPATIKH. 32. celle qui s'adonnait à la culture des lettres ou des sciences. 34. Considérés dans leur seule forme matérielle. n'est au fond qu'une véritable tachygraphie hiéroglyphique. et rendant nécessaire un exercice préalable assez long. à soumettre les caractères linéaires à un second degré d'abréviation.

Le tableau suivant rendra notre remarque plus sensible : il ren- ferme d'abord le signe hiéroglyphique linéaire d'où il dérive. CARACTERE HIÉROGLYPHIQUE. s'en éloignent cependant beaucoup au premier aperçu. HIÉRATIQUE. dont ils tiennent la place.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. si un examen attentif n'apprenait qu'ils sont réellement formés du contour principal de l'hiéroglyphe. 16 I possible. on devrait même les regarder comme des signes arbitraires. CHAP. HIÉROGLYPHIQUE. CARACTERE HIÉROGLYPHIQUE. la partie supprimée étant seulement pointée. Les signes hiératiques de la seconde classe. dont le reste des traits caractéristiques est entièrement omis. Le nombre des signes hiératiques de cette classe est assez borné. quoique toujours calqués sur les caractères hiéroglyphiques linéaires. . SIGRE HIÉRATIQUE. et dont nous avons tracé en noir plein le contour principal devenu le type du signe hiératique. en voici des exemples : traits de nombre petit plus du moyen CARACTERE SIGNE SIGNE HIÉRATIQUE. 36.

lesquels ne présentent seulement qu'une seule ou plusieurs des portions du caractère hiéroglyphique linéaire . SIGNES HIÉROGLYPHES 17 SIGNES HIÉRATIQUES HIÉRATIQUES HIÉRATIQUES équivalents. 87. CHAP. I. équivalents. HIÉROGLYPHIQUES HIERATIQUES. HIÉROGLYPHIQUES HIÉRATIQUES. équivalents.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. HIÉROGLYPHES SIGNES HIÉROGLYPHES. exemples : HIÉHOGLYPHIQUES HIÉRATIQUES. L'imitation n'est plus que partielle dans la troisième classe de signes hiératiques. .

et 2° En lignes horizontales. CHAP. I. La quatrième classe des signes hiératiques. étant rapprochés et combinés pour exprimer la pensée. Voyez les exemples A B. . On les rangeait : 1° De haut en bas en colonnes verticales. le nom de signes arbitraires. Voyez C et D. glyphe primitif. Les caractères hiéroglyphiques purs et hiéroglyphiques linéaires. Disposition des caractères sacrés. comme il est facile de s en convaincre par l'examen des exemples qui suivent : § III. pouvaient être disposés de plusieurs manières diverses et même opposées. l'une des plus nom- breuses ner renferme que des formes tellement éloignées de l'hiéro.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et à bon droit. 18 38. 39. qu'on peut en quelque sorte donner à plusieurs d'entre eux.

si on les range en lignes horizontales comme C et D. Ainsi dans la colonne verticale A et la ligne horizontale C. et B. les caractères hiéroglyphiques sont tracés isolément. Suivant le plus de largeur ou de hauteur dans leur forme. dont les signes sont aussi rangés de droite à gauche. 42. La plupart des livres sont écrits en colonnes verticales. Dans ces deux cas. On reconnaîtra généralement dans quelle direction marchent les caractères composant un texte hiéroglyphique. en observant le côté vers lequel sont tournées les têtes des figures d'hommes et d'ani- maux. soit de la gauche à la droite (B et D). ou bien deux à deux.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. anguleuses. si on les dispose en colonnes verticales comme A. I. CHAP. ou sur la largeur de la colonne. les signes sont succes- . ou trois à trois. sur la hauteur de la ligne. 41. renflées ou courbées des images d'objets inanimés qui font partie de l'inscription. ou les parties saillantes. 19 40. ou en lignes horizontales. procédant de la droite à là gauche. les caractères peuvent se succéder soit en partant de la droite à la gauche (A et C).

Le cabinet du roi et le Musée royal du Louvre possèdent des papyrus qui offrent cette particularité. 1. 20. par son numéro d'ordre dans l'inscription dont il 42.19.18 44.19. 5 5 2.19.14 13.16. 14 Exemple D 3.20 . quoique les caractères soient tracés de manière à ce que les têtes d'animaux regardent la droite.16. mais fort rarement. puisque la tête de l'épervier.12. 7- 8. 13 15 15 16 16 17 17 10. 12 17. 9 10.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.12 10 17. 4. 41 et Exemple B Exemple C 3. 13.10 14. C et D.20.9. 11. sont dirigés vers la droite. B. On rencontre.4 7 . on saisira avec plus de facilité les règles énoncées ci-dessus § 40.7.20. et les fers des trois haches fff ^ et les fers des haches | j | étant dirigés suffisamment D. CHAP.9 . Les signes hiératiques sont constamment disposés en lignes . I. 3 5 Exemple A .5.19.18. La tête de l'épervier 43. 4. exemples B les dans marquent inverse et en un sens que les signes se succèdent de gauche à droite. 6.8 11. 20 sivement coordonnés de droite à gauche. fait partie. 45.18.1. des manuscrits hiérogly- phiques dont les colonnes se succèdent de la gauche à la droite.14. En représentant ici chacun des hiéroglyphes formant les exemples cités A.2. 801101 12 13.

. horizontales et se succèdent de droite à gauche (voir l'exemple E). Nous ne connaissons qu'un fort petit nombre d'exemples d'une telle pratique. 46. I. 47.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Nous citerons également comme une singularité certains ma- nuscrits funéraires présentant le mélange de caractères hiéroglyphiques et de signes hiératiques employés simultanément dans le même texte. 21 Ces caractères se superposent d'après les convenances de forme. n° 40). CHAP. de la même manière que les caractères hiéroglyphiques disposés honrizontalement (suprà. Il est infiniment rare de voir des caractères hiératiques disposés en colonnes verticales.

etc. L'écriture sacrée égyptienne comptait en effet trois classes de caractères bien tranchées : 1° Les caractères mimiques ou 2° Les caractères tropiques ou FIGURATIFS . Après avoir donné une idée complète de la forme matérielle des caractères sacrés. homme . 3° Les caractères phonétiques ou SIGNES DE SON. Chacune de ces espèces de caractères procède à la notation des idées par des moyens différents. lune. -j% étoile. 48. § Ier. il convient d'exposer brièvement quelles sont les distinctionsprincipales à établir parmi ces caractères. 22 II CHAPITRE II. CHAP.*^^^ crocodile. Ainsi: signifie soleil . ]). et des abréviations qu'ils ont dû successivement subir pour former une écriture d'un usage rapide et facile. comme signes des idées. DIFFÉRENTES ESPECES DE SIGNES. porte d'un grand .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. J^ ^n propylon. ^ ^ autel. . etc. 49. DÉ L'EXPRESSION DES SIGNES. Ces caractères expriment précisément l'objet dont ils présentent à l'oeil l'image plus ou moins fidèle et plus ou moins détaillée. DE LEURS DIFFERENTES ESPECES ET DE LEUR LECTURE. (Q cheval.. si l'on vient à les considérer sous le rapport de leur expression. SYMBOLIQUES. Caractères figuratifs. édifice. A.

Ces caractères. au moyen desquels on peignit ces idées par des images d'objets physiques ayant des rapports prochains ou éloignés. \sf\ signifiaient une armée ou le combat (1). Stromates. 23 Les auteurs grecs ont désigné cette méthode de peinture des idées. B. mais la plupart des signes formés d'après cette méthode ne sont. Ainsi on (1) Horapollon. 1° par synecdoche. Caractères tropiques ou symboliques. au fond. une tête de boeuf ^fj signifiait un boeuf. 50. fit recourir à l'invention d'un nouvel ordre de signes. une tète d'oie . éd. > En procédant par métonymie. que de pures abréviations de caractères figuratifs .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. deux bras tenant l'un un bouclier. L'impossibilité d'exprimer surtout les idées abstraites par des ca- ractères figuratifs. se for- maient selon quatre principales méthodes diverses. une oie.. . une tête et les parties anterieures d'une chèvre de l'oeil chèvre les prunelles une . CHAP. livre II. vrais ou supposés. . livre V. page 657. On procéda à la création des signes tropiques.3 2° "|J .MH2IN ou méthode s'exprimant au propre par imitation ( Clément d'Alexandrie. qu'on a nommés tropiques ou symboliques. II. Potter). l'effet pour la cause. hiéroglyphe 5. ou l'instrument pour l'ouvrage produit. ## les yeux. sous le nom de jcuptoXoyixr) x-o/rà M. etc. avec les objets des idées qu'il s'agissait de rendre graphiquement. etc. l'autre un trait ou une pique. la première et la plus ancienne. H" . ainsi. en peignant la partie pour le tout. on peignait la cause pour l'effet. par lesquelles le signe se trouvait plus ou moins éloigné de la forme ou de la nature réelle de l'objet dont il servait à noter l'idée.

faculté de fixer ses regards sur le disque du soleil (5) . livre I. livre I. livre II. (8) Idem. le jour. par le caractère ciel et une étoile combinés k~*~4 . par le vautour. 62. .(7). I. peinceau d'un vase l'image un roseau ou par ou Hui encre et à une palette de scribe (3). par un sceptre a tête de coucoupha . hiéroglyphe 6. II. ^tt qu'on attribuait à cet oiseau la parce par l'oeil de l'épervier .. 55. . de son propre sang 1\» (6) la priorité. qu'il les nourrissait. (2) Idem. (6) Idem. livre I. livre I. la prééminence ou la supériorité . (5) Idem. I. "jf . on peignait un objet qui avait quelque similitude réelle ou généralement supposée avec l'objet de l'idée à exprimer. livre I.. les lettres à uni à l'écriture. livre I. réchaud d'un lonne de fumée sortant ^ humains deux ___^__gS. un hiérogrammate ou (1) HorapolIon. =@^ . le roi. le (1). par les parties . Par le de l'image yeux par caractère figuratif du soleil Q) qui en est l'auteur et la cause. car on croyait que cet animal nourris- sait avec tendresse ses parents devenus vieux (9). la vertu ou la pureté.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. la mère.. la piété. la nuit. (4) Idem livre . le chef du peuple. disait-on. antérieures du lion espèce d'abeille {J^ . hiéroglyphe 4 (3) Idem. par une parce que cet insecte est soumis à un gou- vernement régulier (8). hiér.à cause du vol élevé de cet oiseau (4) la contemplation ou la vision. Ainsi on notait la sublimité par un épervier VN\ . hiéroglyphe 18. CHAP. (7) Idem. 3° En usant de métaphores.— (9) Id. l'action de voir. hiéroglyphe 6. hiéroglyphe 11. hiéroglyphe 51. 24 lune_/^\ exprima le mois par le croissant de la les cornés en bas feu. mois du fin la par une coqu'il tel montre vers et se (2). hiéroglyphe 16. parce qu'on supposait à cet oiseau une telle tendresse pour ses petits.

CHAP. livre (3) Idem. l'Hermès des Égyptiens. perché sur une enseigne UL rappelait l'idée du . parce que. un rameau représentait l'année. parce que ce fonctionnaire sacerdotal devait veiller avec sollicitude sur les choses sacrées. l'oiseau ibis. né sont point rares dans les inscriptions : . D'après cette méthode. fort vague de sa nature. enfin par énigmes en employant. ligne 5. texte grec. exprimait l'idée de la région haute ou l'Egypte su- > périeure (5). un dans chaque mois (4) . ligne 5 . 118 hiéroglyphe (4) Idem. texte grec. (5) Inscription de Rosette. avec lequel ce volatile avait une foule de rapports marqués. disait-on. . 4° On procédait. Ces deux grandes divisions du pays furent aussi (1) Horapollon. Ces symboles. excessivement éloignés. (2) Idem. avec l'objet même de l'idée à noter. une plume d'autruche signifiait la justice II . fréquemment employés dans la décoration des édifices publics. livre I. toutes les plumes des ailes de cet oiseau sont égales (2) . ligne 36. livre I. }T bouquet de la même ou un .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. dieu Thoth. l'image d'un objet physique n'ayant que des rapports trèscachés. I. souvent même de pure convention. hiéroglyphe 3. une de palmier \ tige d'une sorte de lis ou de glaïeul plante f\Ç. comme un chien fidèle. ligne 36. arbre poussait douze rameaux par an. ou un bouquet était le symbole de la région d'en bas ou l'Egypte inférieure (6). texte hiéroglyphique. parce qu'on supposait que cet . texte hiéroglyphique. livre I. II. hiéroglyphe 38. une tige de papyrus avec sa houpe I de la même plante JILT . pour exprimer une idée. (6) Inscription de Rosette. suivant la croyance vulgaire (3) . scribe sacré par un chacal ^jç^gv > 25 ou par le même animal placé sur un socle "5~^\ (1). hiéroglyphe 36.

i (2) Horapollon. II. L'épervier perché sur une enseigne W . nMTp • MAA A"eMOK|) ZpAieHT. d'une déesse ou reine de la région supérieure enfin. texte grec. 26 énigmatiquement exprimées. principales parties du royaume des Pharaons (1). fut l'emblème des esprits purs (putJjbi) exempts des souil- lures terrestres et au dernier période des transmigrations(4) . (5) Id. rappelait l'idée d'un Dieu ou d'une essence divine (5) . (Inscriptions de Dendérah. une étoile * employée dans un sens symbolique. 35 . texte hiéroglyphique. (4) Horapollon. la couronne rouge qf . exprime l'idée m (nrp (pTpu. d'une déesse mère et nourrice J? (3). coiffure nommée Tpojy ou TOujp. quelquefois paré de différentes coiffures symboliques. d'une déesse ou d'une reine de la région inférieure U%_ ri .) ou novre) en général (2) . livre I. devient le signe Dieu de l'idée déesse (Trrrp.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. qui reside dans la région de Pônè.) (3) Comme dans ce titre de Domitien à Dendérah : 7) *? A /ww\ j) h . 1. . DIEU grand. la Haute-Egypte par la coiffure nommée Q et la Basse-Egypte par la blanche ovcu%. le serpent uraeus. et souvent décoré dufouet j_s . nous t'accordons de longsjours pour gouverner la région d'en haut et la région d'en bas. Parole de des piliers du Rhamesséum à Thèbes. ou sui- vant le sens particulier de l'insigne qui surmonte la tête du reptile.( Inscription TCAÛnecHT. V Q 1 6. hiéroglyphe ^O* A t±±±l /-n *]A/WA LJ Ujfl 1 "^"^ J. 57 . une corbeille tressée en joncs de couleurs variées la part d'Amon-ra : mon fils (né) de mon germe.noMOMB-KAZ. et le Traité d'Isis et d'Osiris. . THOTTG) en général. et dans ^ MWA 1 l'exemple suivant: • . la couronne . ligne 46.) (1) Inscription de Rosette. oiseau fantastique et à bras humains élevés en signe d'adoration ^^» .—t Aime par la déesse nourrice souveraine de la région de Pônè. . ligne 10. CHAP. Le phénix. ornements deux souveraine domination de la ces sur symboles consacrés royaux. II. Aménôph. Il. livre I.

texte grec. La série des signes phonétiques constitue un véritable alphabet et non un syllabaire. etc. comme pour désigner la force morale unie à la force physique (2). 54. Les caractères tropiques ou symboliques existent en assez grand nombre dans le système graphique égyptien. Considérés dans leur forme matérielle. Caractères phonétiques. signes oraux de ces mêmes idées dans la langue parlée. chacun d'eux exprime à lui seul une idée complète. mais des sons ou des prononciations. et non par la notation des syllabes. 52. lignes 6. dans les textes hiéroglyphiques de tous les âges. parce qu'ils représentent en réalité. CHAP. (2) Principalement dans les textes hiéroglyphiques des temps postérieurs. ont reçu la qualification de phonétiques. ^g?~ } ou 27 v-_y par abréviation. non des idées.. puisque les signes qui la composent sont d'un usage bien plus fréquent que ceux des deux premières. 53. sphinx. mais les idées dont ces caractères isolés étaient les signes. etc. texte hiéroglyphique. combinaison d'une tête humaine avec un corps de lion. Les caractères de la troisième classe. Comme les caractères figuratifs. la plus importante. pouvaient être rendues par une tout autre méthode que l'imitation directe ou l'assimilation : cette troisième méthode consiste à peindre les sons et les articulations des mots. lignes 38. La méthode phonétique procédait par là notation des voix et des articulations exprimées isolément. 12. 49. on représentait la même idée par l'image du otTpJg^à. .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. au moyen de caractères particuliers. 51. les caractères phonétiques (1) Inscription de Rosette. II. exprimait symboliquement l'idée maître ou seigneur (1). C.

de repré- senter une même voix ou une même articulation par plusieurs caractères différents de forme comme de proportion. euupe. L. il résulta la faculté. |§§ Ç| • <-_iz_i3 • Zf_^ fi • 1IHM. plus ou moins développées. A O . p Un scarabée. JUOTXA2_. | H i EN LANGUE PARLÉE. des images d'objets physiques. ' Ï 11 OKG. UJHI. N. à son choix. II. S. R. .MI1 • • 6. o Un oeuf. T. K Nycticorax. 1 &Ke. X roseau. .) KXdqT. c. K. LE SIGNE. 6. R. en langue égyptienne parlée. représenter indifféremment: . X&fta>. Une navette. . JUL . ff Un bassin d'eau. Une bouche. . TH. . Un champ K01- K Une coiffure . . . Ainsi. Le principe fondamental de la méthode phonétique consista à re- présenter une voix ou une articulation par l'imitation d'un objet physique dont le nom. M. Une houpe de h U ' AVAIT POUR VALEURPHONETIQUE. pu>. A . avait pour initiale la voix ou l'articulation qu'il s'agissait de noter. T Une lionne. exemple par un scribe égyptien. CHAP. TÔT. ty voyelles vagues. I JiJV JKC Un fl^/e. pouvait. coorge. n&T. égyptienne.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Ainsi : NOMMÉ REPRÉSENTANT. . 28 furent. Une main. comme les caractèresfiguratifs et les caractères tropiques. usant de cette latitude inhérente à la méthode phonétique. o dgUJJUl. .SCH> 56. 55. Du principe phonétique ainsi posé. voyelle vague. . ' â ^ j\^ Ciï\ vS • <^^> . .

par une main.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. pag. T H H tyriH. II. 58. § VII. ou enfin par une étoile ^^ ClOT. c<_. par un jardin. que nous avons nommés homophones. CHAP. chèvre de d'une l'image espèce sauvage. çt>s L'articulation Teng. coorge. '^gssc. par une oie-choenalopex. Cette idée a déjà été avancée dans notre Précis du système hiéroglyphique (1). put être d'abord de symboliser en quelque sorte l'objet de l'idée en même temps qu'on peignait le mot qui lui servait de signe dans la langue orale. auquel nous renvoyons le lecteur. d'un autre côté. par un oeuf. \WT¥% «ijHI. avait été fixé d'avance et consacré par l'usage. et il ne pouvait nullement dépendre du . Mais il devient évident. Le but réel de l'introduction de tous ces caractères homophones dans le système graphique égyptien. §j]j puu. ou 'T^-v appelée «Jàty. par une fleur paudn -. L'articulation TTJ (le CH français et SCH des Allemands). X. parce qu'ils servent à noter un même son. par une aile. <^^> de grenade. par une bouche. ou par une huppe. L'articulation C (S). L'articulation P (R). ^^ TGTTHn. ou par une larme (\ T. puue. Mais le nombre de ces signes variés pour chaque voix ou articu- lation était peu considérable. caprice d'un scribe d'en introduire de nouveaux dans les textes. 8 . Le nombre de ces caractères. par un bassin on réservoir d' eau. par 57. ^ (^.p ou cop. que beaucoup d'homophones furent adoptés pour faciliter la disposi- tion et l'arrangement régulier des caractères en colonnes verticales ou (1) Chap. *==^i 29 ci. 370 de la 2e édit. par un enfant. TOT.

comme partout ailau nom copte. que le groupe de caractères dont ils font partie est un nom propre de pays ou un nom propre de ville. par l'emploi recherché des différents caractères homophones : nous citerons pour exemple toutes les variations du nom égyptien de la ville de Latopolis en Thébaïde.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. S'il s'agissait. par exemple. ÇP . en usant des divers caractères homophones des articulations C (S) et II (M). 59. on employait de préférence des homophones dont la forme était propre à occuper 'j\ ' y\\ toute la hauteur de la ligne . o 60. et même | -H- . II. d'écrire le mot CJUIC (sèms) dans une colonne verticale. selon la forme de l'espace destiné à un texte écrit. la CNH des livres coptes : toutes ces variantes existent dans les inscriptions du pronaos du grand temple de cette capitale de nôme : Ces divers groupes forment tous le nom propre de la ville CM. le tracer comme il suit : £== ou [^ bien ou . Le son des caractères-voyelles de l'alphabet phonétique égyptien . ce qui le ramène tout-à-fait Q indiquent ici. CHH (nos 5 et 8). l'Esné des Arabes. par des signes disposés de manière à occuper toute la largeur de la colonne. On se plaisait. à varier extrêmement l'orthographe des mots. et si l'on écrivait sur une ligne horizontale. surtout dans les derniers temps de la domination grecque en Egypte et sous celle des empereurs. ou une inscription sculptée. on pouvait. CHAP. indif- féremment. suivi parfois de la voyelle. 30 recevoir en lignes horizontales. Les signes leurs.

Comme dans les textes hébreux et arabes. ' (PT pied). Les articulations aspirées de la langue égyptienne sont rendues. la plupart des voyelles médiales des mots sont habituellement omises dans les portions des textes hiéroglyphiques.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. phénicien et arabe : il subit absolument les mêmes variations. soit finales. une troisième série. l'articulation II (P) et l'articulation O (PH). même dans les mots étrangers introduits dans leur langue. Il arriva cependant qu'en transcrivant quelques mots étrangers en caractères hiéroglyphiques. une quatrième série.^ (d-Uil le dieu Ammon). l'articulation g (H) et l'articulation î) (KH. noms propres appartenant à la langue latine et à la langue grecque. une seconde série. c'est-à-dire qu'une même série de signes homophones exprimait l'articulation T (T) et l'articulation 0 (TH) . 31 n'a pas plus de fixité que celui des signes-voyelles dans les alphabets hébreu. prouvent que les Egyptiens opéraient ces suppressions de voyelles. (cnp côté). ^L. <_=* Domitianus ). dans les textes hiéroglyphiques. /](]—1 X (j. ou hiératiques. Ces deux derniers mots. P.T ( RAT ) CTïip ( SPIR ) AOJUITIdnOG ( DOMITIANOS ) HepeniKH ( BERENIKÈ ) avec toutes les voyelles soit médiales. II. . le jota espagnol). écrivaient Teng (TENH) CON (SON) &JUtorn ( AMOUN ). se présentent dans les textes conçus en écriture sacrée sous les formes réduites (Tng une aile).-^^ \\\\ _X^ (2_jumnc (en frère). formées de signes phonétiques : ainsi les mots que les Egyptiens. les Égyptiens exprimèrent le (J> des Grecs . 61. p<s._ AWWV\ ^^ fv ( ^PniKH Bérénice). par les mêmes signes que les articulations simples correspondantes. CHAP.*' . l'articulation K (K) et l'articulation X ( le CH des Allemands ). après l'adoption de l'alphabet copte.

II. du II du <I> des Grecs. ou g (pK). se distinguent principalement entre eux par l'emploi (1) Légendes de Philippe Arridhée. Alexandre. ces deux l'autre. sur le sanctuaire de granit au palais de Karnac. indifféremment. (3) Légendes d'Alexandre. fut quelquefois orthographié fj^TPHl^: (3). tels qu'ils nous sont connus par les livres coptes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ^S*%!P n&eiXenroc exemple. et de l'emploi de l'une pour l'autre des liquides L et R. Il résulta de cette habitude constante de rendre les articulations aspirées d'un même ordre par des caractères semblables. Dans l'alphabet hiéroglyphique. le II et l'aspiration g exprimés isolément. sur le portique d'Aschmouneïn. les signes de l'articulation A (L) servent aussi. souvent écrit avec régu- dXKC<in2_pc. fils d'Alexandre-le-Grand à Eléphantine. sont (ngXTHJUic) et orthographiésqtfbtiiX. et tantôt °^j (XK). et Oïgiç. Dans fonction et fois la caractère p faisant à plusieurs contrats de vente en écriture démotique. 61. (2) Légendes du même. etc. CHAP. 32 hiéroglyphiques signes les par Q (P) et f~j (H) réunis. comme du vague des voyelles. Louqsor.//S2. au sanctuaire de . Ainsi le consonnes liquides s'échangent d'habitude l'une pour mot X&K est tantôt écrit et le nom propre larité Jfv^1-] SZ _. les noms propres grecs <Ménj/. par (Phîlîpos). comme. selon le caprice de l'écrivain. %d^*> (ng&c).pKC<5Jt2_pc ^ ÀXéCavSpoç. le écrit ordinairement plus Philippe (1). que toutes les différences de dialectes disparurent dans les textes rédigés en écriture hiéroglyphique ou en écriture hiératique. car les trois dialectes de la langue égyptienne. dans le nom propre È JU1 f «pXinoc (2).os ou «MôSijjwç. à noter l'articulation P (R). .

tant que cela a paru indispensable. vement en hiéroglyphes phonétiques. représentant les articulations étrangères à la langue grecque. Le tableau suivant (pages 35 à 46) renferme tous les hiéroglyphes. dont la valeur. suivie de laforme linéaire. 65. lorsque celle-ci s'éloignait un peu trop de la première. phonétiques. S. exprimée en lettres coptes. 64. figuratifs et symboliques étaient les équivalents habituels. abandonnèrent aussitôt leur écriture nationale. E. On substitua à l'écriture sacrée l'alphabet grec accru d'un petit nombre de caractères phonétiques égyptiens.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Les Égyptiens. se retrouvent dans les inscriptions qui décorent 9 . Ceux notés B. unique direction que ces derniers soient susceptibles de prendre. Cet alphabet des Égyptiens chrétiens est connu sous le nom d'alphabet copte . C'est naturellement de cet alphabet copte que nous userons dé- sormais soit pour les transcriptions des mots égyptiens écrits primiti. 33 ou le rejet de certaines lettres aspirées. il est à la page suivante. laforme pure de l'hiéroglyphe. et les hiéroglyphes cessèrent d'être employés. devenus chrétiens. Quelques signes (notés E. soit pour faire connaître les mots égyptiens dont les hiéroglyphes mimiques. et les caractères hiératiques de droite à gauche. conçus en une espèce d'écriture secrète. par des permutations de voyelles. Les signes hiéroglyphiques ont été disposés de gauche à droite. II. et les signes hiératiques correspondants. est incontestablement reconnue. ou par l'usage de l'articulation L à la place de l'articulation R.) n'ont été observés que dans certains textes appartenant au règne des rois des XIXe et XXe dynasties. On a donné. CHAP. 63.

Epsi Ô * + r. v. Hida Thida Iauda Kabba Laula i. p. Scima °" <jmi lY Dei d. Sy $ Ei Zida Phi Chi UJ x\ d. b. e e _v„Xàd Cl ç CITA H t.ei. n. z i. B. Po p c Xi J_> ' " m x * + VALEUR.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. La plupart de ces signes sont abusivement employés comme phonétiques. b. qui ont été sculptés sous les der- niers des Lagides et sous les empereurs. CIJUUÎ. arabe . ch. 6 Alpha Vida Gamma t. ch. c T T $ x Uï © ^ (T * HJe» q «i T V e. l. sch allemand kh. H H HT_L & o 0ITA € 5 I K i i K K <\ X A V&JJJ16. s. a. I&TTd K&WTd <\<s. + £> . ti. * Of «» 2? Dalda Ue T&T oi_ & gh. sj. a bref. s kha h. x. î» <ïei £>ei ' Schei Fei Rhei Hori £opi Sjansjia x ^nxi<5. B F <t A _ B XX4><5. o bref. r Te T W. r X PRONONCIATION. i. CHAP II. v. ps. fort.TXà II « « ïïi n « Ni £ « o o S1 Q n p n N £ O n P C T T <*> X . EN NOM FIGURE.2. f. u. 34 les monuments de la basse époque. k. o long. LETTRES COPTES. ks.& r 2^ A t. Mi Ni Exi O Pi Ro Sima Dau m. ALPHABET COPTE.ai. A. th. ph.

. HIERATIQUES.TABLEAU DES HIÉROGLYPHES PHONÉTIQUES AVEC LES SIGNES HIÉRATIQUES CORRESPONDANTS ET LEUR VALEUR EN LETTRES COPTES. VALEUR. HIEROGLYPHIQUES. SIGNÉS DES VOIX.

II . .36 GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP.

37 . II.GRAMMAIRE EGYPTIENNE . CHAP.

38 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP II. .

GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP. ARTICULATIONS II. 39 .

. II.40 GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP.

CHAP. II. 41 .GRAMMAIRE EGYPTIENNE.

CHAP II.42 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. .

II. 43 .GRAMMAIRE EGYPTIENNE. CHAP.

CHAP. . II.44 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP. II 45 .

.46 GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP. LIGATURES ET CROUPES LETTRES GRECQUES. II.

47 Cette série de caractères de son se retrouve dans tous les textes hiéroglyphiques et hiératiques de toutes les époques. les ca- ractères tropiques par la couleur bleue. par la similitude. aussi bien que la forme de chaque signe. chaque sorte de caractères concourant à l'expression des pensées selon la méthode qui lui est propre. dans un texte hiéroglyphique. La transcription suivante de la dernière ligne de la célèbre inscription de Rosette donnera une idée suffisante de ce mélange habituel des signes des trois ordres On a désigne les caractères figuratifs par la couleur rouge . 67.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ou par la notation du son des mots. par l'imitation directe. 12 . CHAP. ne paraissent point avoir éprouvé d'altération ni de modification sensible. et ceux-ci que les signes figuratifs. dans toute inscription égyptienne en écriture sacrée. on rencontre constamment les caractères figuratifs et tropiques entremêlés a des groupes de caractères phonétiques. Il est aisé de voir par cet exemple que. II. les caractères phonétiques sont plus multipliés que les caractères tropiques. et les phonétiques par une teinte jaune. La valeur individuelle. ou combinés avec eux. Tout texte hiéroglyphiqueou hiératique se compose d'un assemblage des trois espèces de signes dont nous venons d'exposer la nature par- ticulière. employés simultanément : c'est-à-dire que.

CHAP. Doigt. Homme. Lèvres. à chacun de ces signes un mot de la langue parlée. LE CARACTÈRE SE PRONONÇAIT Nourrice. Enfant. Mamelles. . pour ainsi dire. exprimant par le son précisément la même idée que le caractère rappelait. soit par synecdoche. La même liaison. exista également entre la langue parlée et les caractères figuratifs ou mimiques. Puisque la plus grande portion de tout texte hiéroglyphique consiste en signes phonétiques. Cl. pume. l'écriture sacrée fut en liaison directe avec la langue pariée. parce que chacun d'eux répondait à un mot de la langue. car la plupart des signes de l'écriture repré- sentaient les sons de la langue orale. 69. II. soit par métonymie ou au moyen d'une métaphore. Femme. le mot devait donc habituellement servir de prononciation au caractère image : ainsi. CnOTOT. TH&. Il en fut de même quant aux caractères tropiques ou symboliques : on attacha. mais moins directe. JUnO^j-.48 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. LECTURE DES SIGNES. § II. 68. 70. guue. signe oral de l'objet dont le caractère présentait l'image.

Nom. Nuit. noT&. en Europe. LE CARACTÈRE 49 SE PRONONÇAIT DONC Mois. e&OT. ôljjpg. Année. lesquels offrent. ou. pojune. II. 71. Ainsi donc. un mélange continu de caractères phonétiques et idéographiques. CHAP. Or. £&T. Argent. 13 . pdn. comme un texte égyptien. un texte hiéroglyphique ou hiératique pouvait être lu tout aussi couramment qu'on lit de nos jours une page d'écriture à la Chine. des traités d'algèbre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Panégyrie.

comprend en général : 1° Les noms génériques de l'espèce humaine et. 73. <5heqa>. PUDJULG. Main. Lèvres. S. ou ceux qui frappent habituellement les sens et avec lesquels l'homme se trouve en rapport d'une manière constante. « Poing Enfant.dX. Jambes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 50 CHAPITRE III. Chevelure. jumpd*. Yeux. .r. Phallus. Noms communs figuratifs. Femme. ôum. Homme. Les noms communs. A. méthodes trois Les ou 72. CTÏOTOT. l'imitation. cl. l'assimilation et la peinture des sons. furent appliquées à la représentation ou notation des noms communs de la langue égyptienne parlée. furent rendus par des caractères figuratifs : cette série désignes fort étendue. III. Doigt. Bras TH&. DE LA REPRÉSENTATION DES NOMS COMMUNS DE LA LANGUE ORALE l'écriture fondamentaux de procédés sacrée. . TOT. et pour ainsi dire indéfinie. Dent. Oreilles. CHAP. 6~priTe JUL&C2_. Mamelles. . les noms des mem- bres du corps humain . La paume de la main. rappelant l'idée des objets physiques les plus ordinaires.

Les noms de quelques espèces d'oiseaux. 3° Antilope. oTgoop. Cynocéphale. . Gazelle. JULOTI. tienne. Éît. cooTge. Chien. eiovX. e_oY. OEuf. Numidie. UMfl. gTO. novpe. Héron- Demoiselle de 6"h(fn. Canard. Chat. pip. les images des volatiles appartenant. Veau. jÉpervier. Ten&. Hirondelle. OiTIT. III. cpq. pour l'ordinaire. Oryx.. Porc. Vache. Girafe. Vautour. Ain. îl&c. CHAP. . U)TTT. Lion. &TOjp. eu>. Ane. Hippopotame. Ailes. ege. Boeuf. npeoT. eien. AX. iu>. d<$OY. à la classe des caractères phonétiques ou à celle des symboliques . Cheval. 2° 51 Les noms de la plupart des différentes espèces de quadrupèdes et de quelques-uns de leurs membres . aj&&p Peau de panthère.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Éléphant.T. Dorcas.

xïca>g. des ceux Les . III.52 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. soq. nTOJOT. Grenouille. XpOTp. espèces quelques de nombre petit reptiles. CHAP. « Ouaral. « . Aspic. gqw. oTpuu. Serpent. en 4° noms de poissons. et de quatre insectes : Crocodile. Tortue.

Colonne à chapiteau à boutons de lotus tronqués. Pagne. CDH. xieiogo Miroir. lithe. Bari ou Arche du dieu Am- Bouclier. <wgc. « ujppi. CHAP. Propylon. . coeneq. Bari ou Arche fibdïï-jyonc. III. Char. Td&Tetl. Miroir. Fouet. Chevet ou hémicycle. Châsse ou Chapelle portative. Sandales. Arc. 14 . a g cHqi. Flèche. nGTre. Naos ou chapelle mono- <5eeT. 'ujmrei. * « ç&ty-ndd. Glaive. Collier. Pylône. _dr*duri-pH Harpe. o»Xc. Demi-tuni&ÂCUJOV. <TeeT. cuoix. trait. Colonne à chapiteau imitant la fleur du lotus. Tl. « Flèche. Balance. Colonne à chapiteau imitant la houpe du papyrus. cdTe. CdTG. Flabellum.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 53 Scie. Arc. « jueio&o. que en toile peinte. neTTe. du dieu Chons. &dC. mon. Encensoir. « Colonne à chapiteau imitant la fleur au lotus-lis.

III. furent également exprimés. TOTUiT. OTTO). emblèmes de la Modération et de l'Excitation. et tenant dans la main. 7° Certains noms communs rappelant l'idée d'individus revêtus de quelques dignités particulières. ou exerçant des fonctions publiques. Autel. le front orné de l'Uroeus. insigne du pouvoir suprême. oiHore. en écriture hiéroglyphique. l'idée Roi par un personnage ayant la tête ornée de la coiffure Pschent. un pedum et un fouet. Ou par un personnage à la coiffure duquel est attaché l'aspic ou serpent royal nommé Uraeus (ovpuu).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. par exemple. iwXq. CHAP. . et tenant en main un sceptre pur. Ou enfin par un personnage assis à l'égyptienne. c'est-à-dire par l'image d'un homme ou d'une femme portant les insignes caractéristiques de la dignité ou de la fonction : on exprimait. Thalamus. 54 " « « Sistre. monnaie d'or ou d'argent. l'instituteur de la royauté . Ou par un individu dont la tête est décorée d'une coiffure commune aux souverains de l'Egypte et au dieu Phtah. par des caractères figuratifs. Statue. Obélisque. Palanquin. le symbole de la domination sur les régions supérieures et inférieures. Pectoral. Les textes hiéroglyphiques présentent une foule d'autres exemples de l'emploi de caractères de cet ordre. Sicle.

JJdTOi. par un homme couvert d'une peau de panthère. Reine.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. parce (HORAPOLLON. au mot oujorren ou COTTO qui. en langue égyptienne). un Guerrier. un aîné. TaiHpi. et une sorte de bourse . un Grammate un homme ou scribe sacré. T&ttpi. IldKfig. par l'image d'un homme debout. un membre de la caste . Cd£ ou Cdjb.liv. par une figure de femme assise. TTjHpij _Hpi. dans la langue égyptienne. Prêtre chargé de faire les libations (K&g. lorsqu'ils sont employés iso- lément dans les textes hiéroglyphiques. par une femme debout tenant les mêmes insignes . Prêtre chargé du principal rôle dans les cérémonies religieuses et funéraires. hiéroglyphe 51). un soldat. le pre. CHAP. exprimait l'idée Roi ou Directeur suprême. tenant appuyée contre sa poitrine une palette d'écrivain que les Grecs ont appelée qu'elle servait en même temps de règle KOV&V. tenant un sceptre pur. insigne de ses fonctions . 55 Ces caractères figuratifs répondent. GTJU ou CUOT-U. une principale.. mier personnage dans une hiérachie. par un personnage à tête rase épanchant l'eau d'un vase à libation . 8° L'écriture sacrée rendait aussi d'une manière analogue les mots : Torpu). III. par à tête rase accroupi. Ier. un chef un commandant. une aînée. coiffée de la partie supérieure de la couronne royale TCOTJTI ou appelée Pschent et tenant le fouet dans la main.

abrégé. Lune en conjonction. Ier id. Lune. Dernier quartier. Tels sont par exemple: id. CIÔT. l'expression pho- nétique de quelques noms communs. que les Egyptiens s'étaient formées de certains objets. ne. id. Mais ces caractères et plusieurs autres du même ordre ne sont usités que dans les inscriptions hiéroglyphiques sculptées en grand et avec beaucoup de recherche. <$>€j pn. 56 militaire. Étoile. ovoein. par un homme accroupi portant un carquois sur ses épaules. Eau. abrégé. vraies ou fausses. par des caractères que nous devons ranger dans la classe des signesfiguratifs . Pleine Lune Terre. JUUJOT. et saisissant un arc ou une lance. TCWOT.4>e. id. III. la dénomination de signesfiguratifs abrégés . quartier. Soleil. CHAP. id. Id. Lumière. Ciel. que des images conventionnelles tracées d'après des idées. quoiqu'ils ne soient. 74. ovftn. On pourrait même donner à certains caractères remplaçant quelques noms communs dans les textes hiéroglyphiques. ne. Montagne. dans les textes en écriture sacrée. On remplaçait.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. au fond. tels sont en particulier : .

page 23) par quelles méthodes on procéda à leur création. Mois. dflOT. . B. si beaucoup de noms communs sont notés chacun en particulier par un seul signe tropique. par des groupes formés de plusieurs signes apposés ou combinés.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. £&dl. au contraire. salle hypostyle : ces caractères ne présentant en effet que des plans ou des coupes avec l'indication des portes et des fenêtres. 75. noté par Un croissant renversé et une étoile. e_iu). ejumr. B. d'autres l'ont été. Orient. III. La soif. tiennent ainsi le milieu entre les caractères tropiques et les caractères figuratifs. CHAP. 57 habitation. Mais il importe de faire observer que. demeure. L'écriture égyptienne sacrée remplaçait souvent par des signes symboliques ou tropiques un assez grand nombre de noms communs. Occident. 0&6. noté par Un veau courant et le caractère eau. comme par exemple : ne. Panégyrie. e&QT. On peut voir ci-dessus (Chapitre II. demeure. Ciel. il en est ainsi des noms communs suivants : noté par Une abeille et un vase. au lieu d'en noter les sons par le secours des caractères phonétiques. Miel. eie&T. maison. Noms communs exprimés symboliquement.

Noms primitifs expriméspar des caractères notés.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 8- Chemin. que des caractères ordinairement employés comme phonétiques. : SIGNIFICATION. dans tous les textes hiéroglyphiques et dans ceux qui sont conçus en écriture hiératique ou sacerdotale. On observé. il devint indispensable d'indiquer d'une manière quelconque un tel changement de nature dans les signes. K. campagne. en hiératique I ^. d'être pris dans leur acception figurative. 76. u> (<î_ioi) d. d. quelques-uns même pouvant être employés tantôt comme figuratifs et tantôt comme phonétiques ou symboliques. dans une acception phonétique. Bassin. deviennent figuratifs en certaines occasions.X. Main. Champ. S. p. 58 de formation des caractères chinois. en effet. réser- £*• voir d'eau. Bouche. . n'existent qu'en fort petit nombre dans les textes hiéroglyphiques. KOI. CHAP. e. III. T. TOT. VALEUR. ipi. _dX. et en d'autres cas. Une certaine série de caractères sacrés étant susceptibles. Exemples 0 SIGNE PHONÉTIQUE. OEil. Bras. en leur qualité d'images d'un objet réel. SIGNE DEVENUFIGURATIF PRONONCIATION. C. Dans ce dernier cas ils sont toujours affectés des notes ^ ou ^ .

Tels sont. Année. repos. . CHAP. fla bellum. Volume. les caractères Ç) [ fils ou (Hdi) âme. tête. Symbole du calme ou du Ombrelle. Chemin. Jttdnujujne). <^^\ (pu*). cpH. plusieurs caractèresfiguratifs ou tropiques sont habituelle- ment accompagnésde la marque C. Chapitre. SIGNIFICATION._g) C (*u>). C^©T. maison. Symbole de l'idée Ouvrir. *<»). nsTre. horus. offrande y ^ . Bouche. 78. Porte. face. 59 77. III. Ou (pli). Branche de palmier. LJ t "(*&. et ^ (a) fils.. Contrée.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. soleil. Enfin. GC (o&ge). poMne. gfH Caractèreexplétifdestiné à carrer les groupes. Libyen. îiK^dl- dT. (HI. vre. Hd. Tue. Battant de porte. dent. Li- Déterminatif des noms de contrées. Région. Les caractères ordinairement symboliques passant à l'état de caractères figuratifs. soit pour avertir de la transition d'un signe phonétique à l'état tropique. PRONONCIATION. ]^ (#wp). . Symbole du mouvement ou de la progression. ou même symbolico-phonétique. SIGNE SIGNIFICATION Vérité. soit pour indiquerleur passage de l'état phonétique à l'état figuratif comme :f I (go). Plume d'autruche. Justice. furent tous notés par le même procédé : SIGNES SYMBOLIQUES. Arc. par exemple.

Lune u>m. diX. o&£e. edOT. 00g. epT. npn. Lait. Lait. et rarement par l'interversion de quelques consonnes. que par la seule absence ou le dépla- cement de quelques voyelles. eoor.60 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . 00&. III. OVpOJ. Noms communs exprimés phonétiquement. Vin. en. ddg. Reine. usitée dans le système d'écriture sacrée pour reproduire les noms communs de la langue parlée. 27). Hm. o&. C. 79. Dent. II. CHAP. et sans contredit la plus directe. o&e Soif. eooT. HX. e8e. edr Gloire. L'étude attentive des exemples qui suivent suffira pour se convaincre de ce fait très-important. et ne différant de ces mêmes mots écrits en lettres grecques dans les textes égyptiens appelés coptes. Latroisième méthode. epT. D. Aspic. GROUPE HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION MOT COPTE SIGNIFICATION. consiste à rendre le son même ou la prononciation de ces mots au moyen des caractères phonétiques (Chap. epoiTe. EN LETTRES COPIES 0)p(JJ. p. eptwTe. Hpn. On retrouve en effet dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques la plus grande partie des mots de la langue égyptienne transcrits en signes phonétiques. Gazelle (espècede). Singe. AX. OTpti>. otlg. Vache e#e.

PT. ci^rT. EN LETTRES COPTES. pdT. pu>T. Verrat ïyim. 61 TRANSCRIPTION MOT COPTE. Pied. o>n|>. Côte. Epervier. OTUJH. pip. Tegm. Braise. Race. «JdV. 16 . Soleil. cf. Flûte. corg. Lumière. SIGNIFICATION.. OTUJ. CHAP. Aile. en. coorge. OJ6T. c<$jp. cnip. Odeur.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHOTOT. .OjeT. Chat. Charbons. ettr. Obscurité. Porc. Toile. Truie.Teng. Vie. cn> cors. pKgOTi.ee. ceoi. ajerrru>. c_e. ovoein. Germe. -ng. OTUJ. Côté. syder. cc[>p. pdKgl. PT. PPtppe. Tng. eujdr. Nuit. Nuit. <#n$>. OTOJH. pdn. Femme. Frère. ônrn. Frère. pu.«|dT. III. . OEuf.CH&e. pn. GROUPE HIEROGLYPHIQUE. CT. cnp. Front.. Tgm. Hom. Obscurité. ccj>o~ov Lèvres. Vêtement. cort. pH.

Crocodile. Crocodile. Philtre. JULCOJg. ncT. OJHOT'I. Remède. &cjmn. xp&. ngfi. Nuit. Mamelle. Cou. Parfum. <5pgov. Dos. gdcju. <5ujp£. Gouvernail. Nitre. LETTRES COPTES. g&UJC. Cou. ncoT. Liqueur. III. JLihOT. Col. f&ç. £_C. en compa- rant leur orthographe hiéroglyphique avec les éléments alphabétiques . JUC£UJ. UJOTI. Crocodile. EN HYÉROGLYPHIQUE. Autel. Ténèbres. gocejui. ojnjy. 1MT. SIGNIFICATION. juicguu. Vêtement. JtXCU>£. Natron. ^i^fv Arc. JULCUig. KdK6. xu>p£. ndgH. <5top&. ndgH. 80. juXg. TiT. constellation. (Tpg. . Col. <£T. ngH. &&.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. suipg. «JijjnuL (La cuisse) nom de KK. gue. Ibis. On doit remarquer dans cette série de mots égyptiens. xpgu>. Nuit. Jutecug. AxorXg. neire. 62 GROUPE TRANSCRIPTION MOT COPTE. gxx. Ciré. CHAP.

III. noTTe ou noTJ-. T. et gTO. CHAP. et les autres des changements que les siècles ont nécessairement dû introduire dans la manière d'écrire quelques mots : cette dernière observation explique suffisamment 1° Pourquoi des mots qui. et l'orthographe copte. or. qu'on trouve simplement écrits : gcuKe.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Nous devons ajouter aussi que l'étude des inscriptions hiéroglyphi- ques a démontré que certains mots terminéspar l'articulation p (R) selon l'orthographe antique. et (nrp). dans les livres coptes où l'on rencontre cependant aussi les formes primitives gOJKp et gTOHwp. se trouvent souvent remplacés dans les mots coptes par les lettres A. quelques légères variations et même quelques différences notables. toutes ces différences entre L'orthographe antique des mots égyptiens. ont pour initiale les consonnes 0 ou r .p). ne consistent. 63 dont ils se composent dans les livres coptes. 3° Pourquoi enfin les consonnes hiéroglyphiques û S et '^TV . faim. ' ^^ 8^ (gK. sont écrits en copte tantôt par un Jj. d'autres par un X . dieu. TL et CT 81. dans les textes hiéroglyphiques et hiéra- tiques. Au reste. sont rendues presque indifféremment dans les mots coptes par les articulations K . ont perdu cette désinence en passant à la forme copte: nous citerons pour exemples les mots égyptiens %"û ^1 *ff* ("^PO? déesse. et il n'existe aucune langue . en général. que dans la permutation de lettres du même organe. plusieurs enfin par un uj . cheval. dans l'écriture antique. Les unes proviennent du vague ou de la suppression totale de certaines voyelles. la (&Tp). et même o>. 2° Pourquoi les signes hiéroglyphiques \ et ^J .

. CHAP. Certains caractères phonétiques étant employés. OTH&. ce tableau renferme aussi des mots abrégés de toutes les classes. et cela pour des raisons déjà indiquées (voir n° 58). Soutien. OT&&. E. OTCp. u>njb.64 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ABRÉVIATION EMPLOYÉE POUR. pour la transcription de mots particuliers de la langue. (les) Vivants. eipe> Faire. voici le tableau de ces abréviations. qui. en ne traçant que les initiales seules de ces mêmes mots qui revenaient fréquemment dans tous les textes hiéroglyphiques. Vivre. tpi. Prêtre. Vache. Pur. de celles du moins que l'on rencontre le plus habituellement dans les textes égyptiens des divers âges. ereipe. Vache. SIGNIFICATION. et au lieu d'écrire tous leurs éléments constitutifs. 82. Faisant (eux). III. l'usage s'introduisit naturellement d'écrire ces mots par abréviation. eripj. Appui. de préférence à tout autre caractère leur homophône (voir n° 57). ne présente des variations et des changements bien plus notables encore. Vie. PRONONCIATION. comparativement étudiée sous le rapport orthographique à deux époques aussi distantes que celles qui séparent les textes appelés coptes de la plupart des textes égyptiens hiéroglyphiques. consonnes et voyelles. Nomsphonétiques abrégés. erum£.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. SIGNIFICATION 65 . III. ABRÉVIATION EMPLOYÉE POUR : PRONONCIATION. CHAP.

COTTfHOT{ne). Vengeur. Les Rois. en dedans. Reine. royale action de grâces. Royal.: gdOV. Lui. Le. Au dessus. cor. Le. Les attributions royales. j Le Roi fait une ofÏTCOTTrifuj>T% | frande . eux qui résident dans. Frère. Habitants. Lui. Dans. cawTTqeq. geix. Le Roi. Soutien de son père. cionTneTqe. .eTgJU. III.gâ(peM). Tcoïne. ABRÉVIATION EMPLOYÉE POUR : SIGNIFICATION PRONONCIATION. Ces abréviations existent en grande abondance dans les textes égyptiens de toutes les époques. CUWÎT. COTTfl. qui réside dans. Jour. Roi. COTTrtIOV. Soeur. COT. cow. Modérateur. Soutien.16 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Roi. CHAP. Roi. Royal. Vengeur de son père. covrn. TCOTTO. CTgGJU.£OQT. gpdlgHT. TICOTTJ1. ctnr. habitant.

83. CHAP. c'est-à-dire primitifs ou dérivés chacun d'une seule racine dans la langue orale : mais cette langue possédait une foule de noms communs formés par la réunion dé plusieurs mots radicaux ou dérivés qui. s'unissant ensemble. selon la diversité des éléments à combiner. III. 67 F.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 1° En unissant un caractèrefiguratif à un caractère ou groupe symbolique : TRANSCRIPTION . De la représentation des noms composés. Les noms communs dont nous venons d'exposer le mode de nota- tion dans l'écriture sacrée sont tous radicaux. Le système d'écriture hiéroglyphique représenta ces noms composés par quatre méthodes variées. donnaient naissance à des noms composes.

Abaton.. Porteur d'enseigne. SIGNIFICATION DU NOM OTttM-gO.Constructeur jm<tnx@s£. T. Flabellifère. Travailleur d'argent. juu5. Travailleur de bar. q&i.. JUAIiOT. III.Chasse-mouche. copt. 3° q_ir&T&. Porteur de flabellum. Un très-grand nombre de noms d'agent sont composés sur un thême semblable: Porteurde flabellum. Par un groupe phonétique uni à un caractère symbolique..nx©£H*ï ques. Abîme d'eau. qdicpH.. Joueur de flûte. copt. Porte-épervier. Harpiste. Balance. q&icpH . Porteur de Phallus. q&uxeggi. guiccH&e. Orfèvre. J&4J10T&&&. Joueur de flûte. Porte-étendard. Porte-sandales. *MJiX84T.. Porteurde plume. iuutnx"0'*^» Travailleurd'or. DES HIEROGLYPHES .T. CKUTe&OTm. Flabellifère. CHAP. q_i_H(T. Phalléphore. Le Nil. . Porteur de chasse. Joueur de harpe. q&Kfpnro. Lieu pur. . mouche. 68 TRANSCRIPTION ANALYSE COMPOSÉ DU NOM EN HIEROGLYPHES .. Ptérophore. q*i. Porteur de sandales. Donnant la mesure. naval. JULdOJI. q&uuiégf. gUWI-JUlOOT. Porteur d'épervier. Ouvrier en argenterie. 4° Enfin par la transcriptionentière du mot en caractères phonétiques. Miroir. Montre-face.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

>E=rl gosyqîèiq. etc. celui qui a les yeux rouges . neqpfixxyCixyj. etc. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. criopéphale. comme par exemple . celui qui lT~E> a une tête de bélier.HTepujq. On pourrait comprendreau nombre des noms composés certaines dénominations données à des êtres mythiques. |J ^~=». . &f_. III. et qu'on formées d'après a des méthodes analogues. celui dont la gueule est écumante . nn _^I TOU#>&<SA. 69 84. celui dont la face est enflammée: r~c^~~' celui qui a trois têtes de lézard.

impur. DES SIGNES DÉTERMINATIFS DES NOMS COMMUNS. .I. £ofi. g. beaucoup d'obscurité et d'incertitude. aussi capital. Il arrivait donc aussi que les mots gifi. Ibis. cette confusion devait encore s'accroître par l'habitude con- tractée dans les textes hiéroglyphiques d'omettre souvent les voyelles i et e. flûte. c&fke._d_t.&H&I. Pour obvier à un défaut. et gH&ï.u)_i. &GÊ. ouvrage . été. &I&.. puisqu'un très-grand nombre de mots égyptiens étant formés des mêmes consonnes disposées dans un ordre semblable. charrue ou attelage de deux boeufs. ujmx. comme on peut en juger par les exemples suivants : g. De plus. C(Jjâe.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. jugèrent que la transcription des mots de La langue parlée au moyen de ce nouvel ordre de signes. OJUJJU. deuil. Ibis. expriment cependant des idées très-différentes. ' CH&G.e. après avoir introduit les caractères phonétiques dans leur écriture sacrée. vu l'omission des voyelles médiales. IV 70 CHAPITRE IV. charrue.. beau-père. de clarté dans l'emploi des . UJOJUL. attelage. savant. qui terminent une foule de mots de la langue égyptienne telle qu'elle a été écrite par les Coptes. furent exacte- ment composés des mêmes éléments en écriture hiéroglyphique: ^ J 86. 85. fragment. CHAP. Il paraît certain que les anciens Égyptiens. levain. êtrehumble . quoiqu'ils ne se distinguent les uns des autres que par les voyelles seulement. présenterait souvent.

Le premier semble avoir été d'affecter tel caractère de son. IV. des noms propres et des verbes. un caractère additionnel qui déterminait à la fois l'acception du mot et sa prononciation elle-même. De ces caractères déterminatifs. d'autres déterminent le genre de l'objet exprimé par le nom phonétique. 87. à la suite du mot écrit en signes phonétiques. plutôt que ses autres homophones. d'une manière indirecte. en indiquant ainsi. à l'exclusion de tous les autres signes ses homophones. les uns déterminent l'espèce. reçoivent constamment pour initiale le signe (c). Il ne doit être question dans ce chapitre que des déterminatifs des noms communs. regere. CHAP. comme à la suite des pronoms.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. dérivant d'une même racine. et ce même mot radical écrit ^ AWA ou T £/ se distinguait par cela seul de tous les autres mots formés des mêmes consonnes. dirigere. et ces signes additionnels jouent un rôle très-important dans le système hiéroglyphique. 71 caractères phonétiques. § Ier. les voyelles à suppléer dans la lecture du mot. Mais on atteignit bien mieux le but en traçant. car ils se présentent constamment à la suite de la plu- part des noms exprimés phonétiquement. Les noms communs écrits phonétiquementreçoivent à leur suite des signes déterminatifs de l'espèce à laquelle appartient l'individu exprimé . on eut recours à deux moyens plus ou moins efficaces. DÉTERMINATIFS D'ESPECE. se rapportaient à une même idée primitive : ainsi le mot cuJOTrn ou coTrn. à la notation spéciale de tous les mots qui. ainsi que tous ses dérivés de son fy et composés.

OJAT.er. Chatte. OTUlffUj. Antilope. - « Hiène ? ppe. CHAP. ege. 1° la plupart des noms de différentes espèces de quadrupèdes : MOT HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION DÉTERMINÉ. en. OT^Op.eujun. . A. OTUM1UJ. 72 déterminatifs figudes deux de le Ces caractères sortes sont : nom. <y<5. UJIH. e£e. Vache. Truie.ppi. Espèce de loup. Boeuf.T. se terminent par un caractère déterminatif qui est la représentation même de l'objet dont le mot est le signe oral : c'està-dire qu'on joint ainsi les images aux mots exprimés par des lettres. &glOT. Porc. OTgp. pip. par ratifs ou des déterminatifs tropiques . Un fort grand nombre de noms communs transcrits par le moyen des signes de son. Déterminatifsfiguratifs d'espèce. G£. MOT COPTE.T. ege. ^c. Vache.gTU>U»p Cheval. T. Tels sont. £TO. CÇJUL. EN LETTRES COPTES.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. SIGNIFICATION G£. ftTp.£TO. Verrat. Chien.T. ea^. uxuni. aucun nom ne reçoit ces deux genres de déterminatifs à la fois. « Cavale. Chat. IV. UJàT. Cynocéphale.

Épervier. junoT. Tegni. emr. qoo. Mamelles. npeov. qui. UJ&T ? Canard. Lèvres. Lèvres. JLtOTI.c<j>p. Vautour. Lion. Canard. TRANSCRIPTION EN MOT COPTE. Jambes. cnp. Côté. U>&T.G^ip. UDITT. Les noms des membres de l'homme et des quadrupèdes: on&. Aigle.) Hirondelle.ccboTov.KG£.jixnn. CHAP. Dent. JUMT. _HniiiGnni. cift. cnr. Cheveux. Cubitus. UOT. Tgni. o&ge. Ibis. (Espèce de héron.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. pdT. Pieds. Front. MOT HIÉROGLYPHIQUE DÉTERMINÉ. cnip.T. KOO£. cp.cçf>oTOT. cnoTov. KO&O. 19 . 2° 73 (arabe v*#)*- Loup. Côte. LETTRES COPTES. « jmn. novpe. Choenalôpex.ccfiT. ônôn. IV. cnoTOv.ccf)T. pr. SIGNIFICATION. UIITT. Cuisse (de quadrupède). 3° Les noms des différentes espècesd'oiseaux et ceux de leurs membres: Espèce d'oie.

covg. Crocodile. Serpent. On a réuni parmi ces exemples toutes les variantes du nom phonétique du crocodile dans divers textes hiéroglyphiques. Crocodile. de poissons. Mouche. Crocodile. goq. Aspic. coorge. Âêpajuç. d&q. de espèces des diverses 4° noms JUtCg. Serpent OTpOÎ. Aile. Hcgui. jûîcuig. . jUtCUJgJ-CAg. « Scorpion. Serpent. Crocodile. gqï. Les reptiles. QTpW.Ô«I. 74 MOT HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION IV MOT COPTE SIGNIFICATION. qmri. OEuf. d'insectes. pM'. CHAP. EN LETTRES COPTES. jucaîgjuicdg. qenT. enfin.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. pour donner une idée de l'instabilité de la place des signes voyelles. cX^. Tortue. ïïcujgjlcd&. gq. et de l'emploi des différents caractères homophones dans certains mots suffisamment déterminés d'ailleurs par le caractère image ou déterminatiffiguratif. Tng^ Teng.&_k. figurativement les noms de tous les objets . 5° On détermina. p^JULI. &q. Crocodile. jûcujg. gqui gqw. Ver. Mcu>g.iac&g. espèce de poisson.

CTÂ. crn. de(cu>p). EN MOT COPTE. /~N. neTTe. flabel- CTn. Arc.çf»T. coTTn. Rayon. oog. COVTM.e. TCOTTrt.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.T. PH. ttdOtf. orcjy. 75 naturels et des objets d'art en rapport habituel avec l'homme : on peut juger de l'abondance de ces noms communs. Roi. à la fois mots et images. de miel. pH. La reine.l-pi. &S. CHAP. Roi. Soleil. &d&. cK&. PH. Barque. (1) Le déterrainatîfprésente souvent la forme des autres phases de la lune. Roi. irrf. &<5. Scie. «' Collier.iog. TTT. Ombrelle. V/C=N et <Q? . cpn. COTÎTI.$rj-. LETTRES COPTES. T.cJ>i'f. Flûte. Barque. CTH.CH&i. pH. COTTH-. neTTe. lum. SIGNIFICATION. par la variété des exemples qui suivent: NOM HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION DÉTERMINÉ. oog. IV.&Hv ÛÀl-pi. Balance. oie. TCTÏÏ. Lune.C. Arc. Soleil.. cajmnv t^-V Lotus. JUAjyi. Roi. pi-&H. &CT. &<5.

LETTRES COPTES. (n. . Simulacre. orq.T. Image. militaire. Pointe. Mur. nf. *«-y. (Tepo. raons.- OfHOYLUJHOTG. Corps. Tjyp. ?vX. (lie. Fourneau. ôppxpp. NOM HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION DÉTERMINÉ. deRos. id. cp. . Froment. MOT COPTE. couronne des Pha- X Trait. La coiffure ôtf. (ea>«j. Modérateur.corpi. insigne divine.xepo. coTpe. C0â^-. Manéthon) Roi. _jp. &q. Muraille. «jpH. Astre. Arc.cfrj-. iande. Four. Aiguillon.). Enfantà la mamelle.&â. CIOT.AiXov. C&f. Cf. coutr. H2XÈNT (In. Fils. de(ty&&T). COTO. Tosch. coiffure royale.eaj. gK.C0_T6. «jHpe. grande scr. iuj.PSCHENT. Flèche. Étoile.4>!i". Autel. Cadavre. Flèche. Modérateur. uiXXs. " « Char (de guerre).TOîuj).C&TG.). La couronne teschr. CHAP. SIGNIFICATION. Statue. UfHOTI. CIOT.76 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Tpeoj. COT. ujnpe. Fils. Aq. TOTT. IV. TOVUUT. Cfrf. iïeTTe. XeXo. (de couleurrouge). gn-. Roi.

n&npe. OCJJWCI). gjud. IV. unoT.T. Couronne « ' ( de fleurs). Pectoral. acutusesse).jy-L_aî. Coffret. ( de Espèce de collier. « « Couronne fleurs).LUc£). Sistre. Femme. Cordeau. Grain. « Corde.&o. £PP. Fleur.Kpc. ortun-go. OVTUL». g&mp. 2SUL»JUt. norg.0T. CgIJUlG.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. -0. « orovngo. xxnorjnamma. (méta. 77 MOT COPTE. (ajGn. sy_6. . Se- LETTEES COPTES. Bois (lignum). » U)KU. epHpe. Coffre. thèse). Collier particulier aux nourrices et aux nourrissons. SIGNIFICATION. Faucille. JUU—Ull. Sceptre des dieux Bouclier. 20 . JUAgi CglX. Femme. **gv AJLgOT. mence. CgT. OCJ).Lin. Faucille.JULOTg. Graine.àfu>_ Faux. KXc.&UI. Miroir.T(Jim. NOM HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION EN DÉTERMINÉ. &u>. Câble.UKfjU. norg. « Sceptre à tête de coucoupha. CHAP. nnpc. Cgï. Nourrice. JUin<_AJUi1!.

à la suite du mot. CHAP. lesquels. les caractères figuratifs.T_T&. Parfums liquides. pour ainsi dire. 89. peignaient directement lobjet même de l'idée. gJUL. B. anal.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et même la prononciation sous le rapport des voix ou des voyelles. gn. déterminés figura- tivement.gno. les signes phonétiques. gno. le sens. TRANSCRIPTION EN MOT COPTE. soit par pur attachement à la plus antique forme de leur écriture (dont les premiers caractères furent des signes figuratifs). gue. Gouvernail. gH«G. IV. et les autres. des dé- terminatifs purement tropiques. en suggéraient. l'image d'un objet physique en rapport plus ou moins direct avec . liés au groupe phonétique. T_. Sandales. exprimée par le mot auquel ils se trouvaient unis comme éléments nécessaires. LETTRES COPTES. de nature diverse. cités dans ce paragraphe. On figurait alors. TROPIQUES. re- présentaient indirectement le mot signe de l'idée. § Ier. et exprimant des objets. qu'il était fort difficile ou même impossible de peindre directement par un caractère figuratif. fie. mettent assez en évidence le fait important que les Égyptiens. gon. aimaient à exprimer certaines idées par la combinaison de deux espèces de signes. Vase. SIGNIFICATION. 78 NOM HIÉROGLYPHIQUE DÉTERMINÉ. 88. Les nombreux exemples des noms communs. soit dans l'intérêt de la clarté des textes. employés simultanément : les uns. Souvent aussi on joignit aux noms communs rendus en caractères phonétiques. DÉTERMINATIFS D'ESPÈCE.

. Le soleil K&KG.Boeuf. Boeuf. Le lait. Vin. e_\X. Raisin. che). Le soleil ra- OTUDim . p. eptUTG . ^iori^ore. Libation. Éclat . Kfkg. appuyé sur deux échalas. Vase à cire. AX^g. étoile. Obscurité. Gin. spT. « Cire.T. èpa»TG. SIGNIFICATION. jmorXg.X*M > ra- yonnant. 13). CHAP. OTTO. LETTRES COPTES. NOM TRANSCRIPTION OBJET EN SERVANT DE HIEROGLYPHIQUE DÉTERMINÉ. yonnant. étoile. spT.gàY. Gloire. Vase à libation. OTO- 6/\A. ege.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Id. IV. ig. Ténèbres. Raisin. L'analyse des exemples que nous allons citer prouvera qu'on employait dans ce but des caractères tropiques ou symboliques des 4 classes (voir n° 50. T4 Vase à lait. DÉTERMINATIF rg. (Splendeur. Honneur. Le ciel et une ôlupg. ^pg^pg. Des grains de raisin.sstupg. (par synecdo- Boeuf. Nuit.g&T. Jour. rtpn. Un autel et le eworGQQr lituus. Lait. 79 l'objet de l'idée exprimée par le mot ainsi déterminé. MOT COPTE.euxîT. eooT. goor. G?VHX. Le ciel et une OTtyH.CT^g. Vase à lait. Cep de vigne 6^H/\. gOOT. Tête de boeuf Gge. Vases à vin Hprf. Le soleil. KK Le ciel et une étoile. OTUJ. Lumière.

c_. tie postérieure du corps. (de la racine EmbaumeWDX. action d'envelopper de bandelettes.H.c&6. Un vase à me. la par- (HORAP. g&. SIGNIFICATION. hiér.p&n. Le dos. postyle et le ca.T.CK. Ko.CTHJULCOHJUI Collyre. Le caractère Idem. L'encadre . ncT. 8). * W ov KKC. Labourage. MOT COPTE.gH. L'épine du dos (ÏTGCHT). tout. Une charrue. l. noire hol.. Braise. ture de porte. ju&&ni. Le caractère pAKgl. gd. pKgori. g&&s. IV 80 NOM TRANSCRIPTION OBJET EN SERVANT DE HIÉROGLYPHIQUE DÉTERMINÉ. « Une momie. C*R&. DÉTERMINATIF. Mari. Un phallus.COJUL.etxnâ. sculpteur. rale pour une cérémonie. Tqe.(sens primitif). pw. Un outil de Ivoire. Une ferme. Panégyrie. tragne cée au collyre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. feu.jutno. de porte. Père. Panégyrie. g&i. ou . II. . Nom. CK&f. Mine (poids et mesure). Porte. réunion généractère tout. CTJUL. Une salle hy-gH_\e gH&i. Un phallus.) ment. AltwA' Une mamelle. Nourrice. surer. pn. Deux battants pu). Un oeil et la li. fermeture de porte. Porte. ment des noms royaux. LETTRES COPTES. jun&. GIIUT. CHAP.

sont employés seuls dans les textes.6&. NOM TRANSCRIPTION HIÉROGLYPHIQUE DÉTERMINÉ. aussi arrive-t-il souvent que les signes déterminatifs d'espèce. On lit par exemple. Panégyrie. Vêtement. par des caractères tropiques. 0&. comme pour en éclaircir l'expression. soit tropiques. les Egyptiens prirent le soin de joindre encore au mot écrit hiéroglyphiquement.ei&e. primitif) (sens tout et jour. DÉTERMINATTF Les caractères gH&e gH&i. les groupes phonétiques dont ils dépendent étant totalement omis. des oies. Un paquet noué. g&UJCV 90. la formule suivante : qu'il donne des boeufs. comme ceux qu'on vient de citer. Ondoit conclure du très-grandnombrede mots déterminés. de la cire. soit figuratifs. qu'après l'adop- tion des signes de son. MOT COPTE. . Un veau et le ofte. sur la plupart des stèles funéraires. CHAP. du lait.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. caractère eau. OBJET SERVANT DE LETTRES COPTES. l'ancien caractère symbolique qui tenait lieu du mot lui-même dans l'écriture sacrée primitive. . celui de véritables caractères tropiques ou symboliques : ou bien au moyen de caractères figuratifs autant que cela est possible : . IV 81 SIGNIFICATION. des vins. Soif. Cette formule s'écrit parfois d'une manière plus abrégée au moyen des seuls déterminatifs qui retournent alors à leur état primitif.

A. d'oiseaux. page 72). DETERMINATIFS DE GENRE (GENERIQUES). devient le déterminatif générique de tous les noms de quadrupèdes à défaut des déterminatifs figuratifs (voir n° 87. les noms communs exprimés phonétiquement. D'autres signes ajoutés à la fin des noms écrits phonétiquement sont. A. 91.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ce qui eut alors constitué des déterminatifs figuratifs qu'employaient avec soin les calligraphes habiles. Le caractère |p abrégé PS et /yV. mais qui. expriment des individus ou des objets apparte- nant au même genre d'êtres bien que d'espèces diverses. pour en indiquer l'acception. II. que pour suppléer en partie à l'inhabileté des scribes ou à leur manque d'habitude pour tracer rapidement des images de différentes espèces de quadrupèdes. à un nombre plus ou moins considérable de noms très-différents dans leur signifi- cation. et des objets physiques de tout genre. sont toujours suivis de leurs déterminatifs d'espèce soit figuratifs. soit tropiques. tous. à la suite des mots. ou T\J qui repréen . CHAR IV. puisque chacun d'eux se joint. sente la moitié inférieure d'une peau de boeuf ou de tout autre qua- drupède. Tels sont par exemple : . Nous ferons connaître ici les principaux déterminatifs de genre : il nous semble évident que cet ordre de caractères n'a été introduit dans le système hiéroglyphique égyptien. On ne les supprimait qu'occa- sionnellement et par la nécessité seule de ménager l'espace. des déterminatifs génériques. . à proprement parler. 82 Dans les textes hiéroglyphiques de tous les âges.

Lionne. Les textes hiératiques n'emploient jamais. le signe £7 de quadrupède t/ >r 1H L"' . fol. « Ce déterminatif. et du figuratif ^<==^ phallus. <y&r. par une sorte de superfétatioh.G. v^. #we. le déterminatif C^ valent. SIGNIFICATION. Chacal. tropique de sa nature. tyiH. cire).J © ^___S? S grand' (n&&).T(2): (1) Rituel funéraire publié par la Commission d'Egypte . Xd_0. pip. col. EN LETTRESCOPTES. JL^». en. Description de l'Égypte. (pluriel rompu). Truie. rm? OKTT. (COTÊ. pip.ppi. Cynocéphale. X&&0. circon.T. n° I. héb. DÉTERMINE.Boeuf châtré. pp. 3. ar. 26. ppe. Hippopotame. Loup. vol. Cl&i. se joint parfois. Chacals. ce&i. Chatte. On y rencontre toujours.T. 83 NOM HIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION MOT COPTE. pl. 72. à notre connaissance du moins.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Loups. nom phonétique |°3> 2° à des jf$ V figuratifs déterminant déjà le chèvre. G&dCJ. (2) Rituel funéraire hiératique. 11. . uj&v. A. nom formé de . (Aiovi). IV. CHAP. 3° enfin on donne ce déterminatif à des noms composés de caractères d'espèces différentes comme: baudet (1). Musée du Louvre. cefiOT. . tyAT. comme équi- L/ (TïdT) *Im représente une jambe ou une patte ou C|>A. "L ^-S/ (ïiu). Porc. Chat.T. o>m. ^ 1° à des caractères purement figuratifs comme lion.covfie.

IV. «#. On lit par exemple. Chatte. (0L>TTî_f) (2). .oom. (1) Rituel funéraire hiératique. «jfH. Porc. ôcjTn. copte OTuunuj H^ G&OT. Chacal.w^ gnn. Les Egyptiens comprenaient la tortue au nombre des quadrupèdes ainsi que le prouve le nom de cet animal ^f^ j^. CHAP. à Beni-hassan. Chat. DÉTERMINÉ. d'un cerf à cornes ramées. ne reçoivent aucune sorte de déterminatif . Rat. SIGNIFICATION.SIGNIFICATION. Dans les inscriptions des hypogées de Memphis. JULC . la figure en grand que ces noms accompagnent suffisant pour lever toute espèce de doute sur la prononciation du mot. OTn_i. G6. HIÉRATIQUE TRANSCRIPTION.T.QT!. n&&ô"pnr(i). 6gC. 15. 6. JU10C0T.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. transcrits au-dessus de leur propre image peinte. (2) Idem.UL».nm. Singe. n° I. TZZ^L copte £dp<5.. Baudet. pour l'ordinaire. pip.oT(i>n^5 Loup. fol.ev. PPI . de l'Heptanomide et de la Thébaïde. d'un lièvre et d'un éléphant. OjdT. Espèce de singe jaune. Veau. etc. DÉTERMINE. iXâJCÏ.JU. les noms des quadrupèdes étant. nn. . uxuni.-c<JJOTTC ? ^ J^ £S \y ornai. Verrat. au-dessus des images d'une chèvre sauvage. les noms cigci. fol. à l'exception de l'éléphant (animal dont le peintre n'avait pas une idée fort claire). peintes avec beaucoup de soin et d'exactitude. copte D CULIOTT. Loup. Lion.6oj&T. ce&i. dé- terminé par le même signe que le nom des quadrupèdes proprement dits. d'une espèce de loup. Musée du Louvre. 84 NOM HIÉRATIQUE NOM TRANSCRIPTION.

IV. <s.&i)JU. £in.copte &Hm. cjum. Si le nom d'oiseau appartient au genre féminin. offrent le 22 .T. 85 92. 21^ . B. dans le système d'écriture hiératique. (JDTTT.(U>ÏTT) oie. hirondelle. Aigle. Ibis. (fritffl Héron. T. CHAP. Les noms d'oiseaux furent déterminés dans les textes hiératiques par le caractère £7-. canard. Demoiselle de Numidie. %_ y* lequel n'est autre que la forme conventionnelle du caractère hiéroglyphique <£*.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. AJJUDJU. Différentes Espèces d'oies ou de canards Ttwpn. etc. Certains textes hiéroglyphiques écrits dans un système qui tient le milieu entre l'écriture hiéroglyphique et l'écriture hiératique. NOM HIÉROGLYPHIQUE. J^)f<> npeor. TRANSCRIPTION. tels sont. le déterminatif se combine avec l'article féminin (T) Exemples: f&Qf ^» de la manière suivante *£? Juin. copte norpe. et il tient alors la place des caractères déterminatifsfiguratifs qu'emploie habituelle- ment le système d'écriture hiéroglyphique (voir n° 87). £&. NOM HIÉRATIQUE. On né doit considérer ce signe ^ que comme un simple déter- minatif d'espèce lorsqu'il s'ajoute à tous les noms phonétiques des diffé- rentes espèces d'oies ou de canards connues des anciens Egyptiens. les noms suivants: SIGNIFICATION. T vautour. Mais ce caractère devient un véritable déterminatifgénérique lorsqu'il termine des noms d'oiseaux de toutes les autres espèces. par exemple. T.

86 signe J»r ou ^£ d'oiseaux. £?£$~ (rtpeor). Les noms d'oiseaux inscrits au-dessus de leurs. C. dans le nom phonétique ^* ^ ^^^^ 17<ç»^£.AipOTXl. à Beni-hassan. (Ce tableau doit être lu de droite à gauche. tels que : AJipOTp!.TttC. né reçoivent aucun déterminatif. TRANSCRIPTION. déterminent habituellement tous les noms de reptiles.T. . hiératique . dans le tombeau de Ménôthph. Reptile -.CI&OT.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ZJtlC. Il n'est point inutile de foire remarquer que.CÔT^OT. les signes j et . images peintes en grand dans les décorations des hypogées. ôATqi (m). TOXI 70(S. «IB- tour. CG&OT. (ftrqe. Reptile. CHAP. ces images en remplissant elles-mêmes la fonction : c'est ainsi que.<50JUtl. ne sont que des déterminatifs génériques. XATqe. IV.) SIGNIFICATION. et rendait d'autre part l'écriture plus expéditive. etc. \4 93. Le signe hiéroglyphique figuratif VlTL et son équivalent hiératique. NOM HIÉRATIQUE. L'emploi de ce signe suppléait au peu d'habileté du scribe lorsqu'il s'agissait de dessiner les formes propres à chaque espèce d'oiseau . j'ai recueilli les noms égyptiens d'un grand nombre d'espèces d'oiseaux.XTqt. NOM HIÉROGLYPHIQUE. . ovon£fLovng&. comme employé pour déterminatif générique des noms tf^'^'L {^h héron. XOJlU. le scarabée étant du scarabée sacré considéré comme appartenant au genre des volatiles. CToujuoirxeoujjuta-ï CUJO. COTpOT. ôT-qi. COPTE.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.
SIGNIFICATION. COPTE.

TRANSCRIPTION.

NOM HIÉRATIQUE

87

NOM HIÉROGLYPHIQUE

Reptile,

Serpent,
Serpent,

gqu>,

gqi.

Ver,

qenf,

qrrj-.

Espèce de XoqXeq (ra- ÂqXq

ver,

cine),

94. D. Les noms phonétiques des poissons eurent probablement pour

déterminatif générique le caractère

^^_ >

hiératique

J^-f 'J/*'

qui représenta en particulier le poisson du Nil nommé Rami par les
Egyptiens (1), (A^pajuç par les Grecs d'Egypte, et Botti par les Arabes),
puisque ce caractère isolé exprime aussi l'idée poisson, en général dans
les textes hiéroglyphiques et hiératiques, comme le prouve le passage

suivant du Rituelfunéraire, extrait d'un chapitre relatif à l'oeil du dieu
Mouï qui veille (à lire de droite à gauche) :

sur, tous les poissons sur, tous les oiseaux sur, tous les quadrupèdessur,

m&i

ssdTqi

£u,nifti

goq

tous les reptiles sur, tous les serpents
(Rituel funéraire hiérat., Musée du Louvre, n° I, fol. 26).
(1) Comme dans cet article de la Confession négative, tiré du Rituel :

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP. IV.

88
«

Sur tous les quadrupèdes, sur tous les oiseaux, sur tous les poissons,

les reptiles (ou insectes).
les
tous
et
serpents
tous
sur
sur
«
Remarquons aussi qu'on trouve réunis dans ce texte le déterminatif

£?
d'oiseaux
des
et
noms
ceux
y
,
qui, étant ici employés isolément, démontrent

générique des quadrupèdes

et de reptiles

ys^f,

4

en quelque sorte que le caractère 2*

,

ffl

hiérogl.

,

employéaussi

isolément et pour exprimer l'idée poisson, fut en effet le déterminatif
générique des noms de poissons.
95. E. Les noms phonétiques des différentes espèces d'arbres sont con-

NOMS

stamment

par le caractère

déterminés

(j

,

linéaire

(1)

,

hiératique

JL JK-J^JK* qui représente un arbre :
.

HIÉROGLYPHIQUES

NOMS HIÉRATIQUES. TRANSCRIPTION. NOM COPTE.

SIGNIFICATION.

DÉTERMINES.

rf^T,rtgi.T, noTge.T.norgiSycomore.

ocp. u>cp,

o»ci (îyen),

Tamarisque.
Perséa.

otyr.ouj.T,

Tels sont encore les noms d'arbres mentionnés dans le Rituel funé-

raire, mais dont les espèces ne sont pas encore déterminées :

nz.nxt.
OTq.dTq.

CJULOJU.

F. Le caractère

6^1 \&

<& hiératique %jy
,

,

accompagne comme

déterminatif générique tous les noms de plantes, d'herbes de fleurs
et des parties de plantes :
cajniM, arab. d'Ég,
KpMI,

KU>OUI,

^

J

Lotug1.

Carthame sauvage*

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.

orptu,

89

Fève.

OTp«*r

Plante du genre des
colchiques.
Paille,

T£O.TO£, TO£,
CJUL,

CIJU,

Herbe, foin, foenum.

8PP,

ePHpe,

Fleur.

&PP>

ePHpe,8pe, Fleur, Nourriture.

|)JUC,

Jbéjuc,

Epi de blé.

Ce même déterminatif générique se joint parfois, 1° au caractère

figuratif, même dans les textes hiératiques, comme
Q^-ÎL

&/Sà

lotus et

acdéterminatif
figuratif
au
compagnant le nom phonétique, comme OE5MJI C^ÔU •^j^C tDS$£

pw&o ou

poJUUS.fl,

cujnin, cujnn, lotus;
tropiques comme

grenade;

enfin à des noms exprimés par des caractères

| I ^^

hiératique:
>

IT^H

, OTÔTOT6T,

les bourgeons, les pousses des plantes.
96. G. Les noms des matières appartenant au règne minéral sont ca-

ractérisés par les signes déterminatifsgénériques # • o- j O O O , 00,
\Z^ représentant des grains
/hiératique:
v*f,
au des
000
ut
,

molécules arrondies : ce déterminatif affecte

les noms des divers

métaux, soit phonétiques, soit symboliques :
(ifOTft),

«OT&,

Or,

Argent.
Plomb.
uqK,

«

Cuivre.

Cuivre.
23

90

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.

Fer.

(&enme),

&enine,

fioT&-pujJ)i,

nov&pu^)!, Or pur, Poudre
d'or.

précieuses,
matières
des
pierreries
des
et
des
gemmes,
2° Les noms
les Égyptiens dans les objets de costume et les orneemployées

par
ments de luxe :

Perle,

pierre
précieuse en
général.

AJUUU&HT,

(Afl&JULgHT),

Gemmede coeur,
Cornaline.

KAJU,

(twuAe),

Gemme brune,
Sardoine ? Jaspe

brun?

Gemme rouge
sombre.
UJfiU.T,

Jaspe rouge.

flttJULT,

Spath vert.

QTflT.OTUWlT,

CÏTM.T?

(OT€T),
«yc&T.Jbc&T,

Pierre de couleur jaune.

«

Grenat.

<

OT€T,

Email.

*

3° Les noms des matières minérales propres

Pierre verte
,
Serpentine,

à divers usages, comme :

gCJUlîf,

&&CJU,

Natron.

CTJUL.C0JU,

CTHJUL.COHJU,

Antimoine (1).

(1) Ce mot signifie proprement l'antimoine réduit en poudre, le kohol dont les anciens
Egyptiens se servaient, comme les femmes arabes d'aujourd'hui, pour peindre les
yeux et
en

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV,

91

Enfin on applique ce déterminatifgénérique aux mots

ratique *^u cj*, copte cf-, odeur, parfum

,

| V.

%

>

%

u; hié-

rrTpcrrrp,

aromates, parfums, parce que beaucoup d'aromates employés par les
Égyptiens appartenaient au règne minéral.
97. H. Le caractère

^

.

«^

hiératique 9 :?•?'•/*' ?
^yPy©
.
,

qui, dans les textes en écriture sacrée supplée au mot .(gu>) ?**—D (Ov
$
j?
membre,
déterminatif
de
lui
constamment
sert
95» 9, hiératique
et
9

«H^it

,

les membres, devint le déterminatif générique obligé des

noms, soit phonétiques, soit figuratifs, soit même symboliques, de tous
les membres du corps de l'homme et des différentes parties ou divisions

qui le composent. Ce mot

jr^

&iu paraîtrait s'être conservé dans la

langue copte, où il est usité dans une acception plus générale, Ipse, la
personne même, et qui, se joignant aux pronoms isolés et affixes, forme
les pronoms énergiques &noK&U)-T, moi-même, moi en personne,
neOK-&iu-K, toi-même, toi en personne, etc. Nous réunirons ici la série

presque complète des noms des membres humains, presque tous déterminés par le caractère symbolique

S)

ou par ses variantes.
La face.
La chevelure.

relever l'éclat : le caractère *^^v qui termine le mot

cru est un déterminatif qui rappelle cet

usage de la poudre d'antimoine.

(1) Comme dans ce verset extrait du second papyrus funéraire des Lamentations d'Isis
4% *rLi
pour le défunt Harsiési, appartenant au musée du Louvre : ^"" J

'Y

KIU MTp

pNn

2MCO M8BAI MMTp

n6K?HT n?HT UfipH M6lttU> MBZ<0 îlUTp HAA

«t

Tu es

UU

92

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV

OEil
Les deux yeux.

Tête, caput.

(SU))',

2SUI,

ei&n&o,

anaL«Qg(pau- Sourcils.

pières),

ei&no£,
(jUlCfc),

JUdUJX,

Oreilles.
les 2 Oreilles,

(jucz),

JuuLttjxii*

qrrr.qrrf,

«


.*'

(qnr),

«

«jpof,

Nez.
Nez.

Narines.

po,

pu>',po,

Bouche.

(OÏTOTOY),

GHOTOT,

Lèvres.

(cnOTÔT),

CHOTOT,

Lèvres.

CTÏT,.

CHOTOTi

Lèvres.

xmfy

CÏTQTÔ^

Lèvres.

(o&ee)/

©&ge,

Dent.

(o&ge),

o%er

Dents.

o%r,

o&ge,

Dents.

«

Joue ou Tempe droite.

"

Joue ou Tempe gauche.

juHrtie&T,
UlHnOVfMJJL >

jumriejuuiT,
JUlHJÏ^OVp,

dieu rajeuni avec les esprits

les 2 Oreilles,

des dieux, ton coeur est le

les membres d'un dieu grand.» (Ligne 16 du papyrus.)

coeur du soleil, tes membres sont

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.

fflb),

ibu>i>,

93

Gosier.
Gosier.

Col, Cou.
JUO'f,

AlO^f-,

Nuque.

Epaule, cubitus.
Keg&fiiOTp,

Epaule gauche.

ovn&ju.j Kegovn&ju,

Epaule droite.

K£U>g&OTp,
KUJgg&OTp,
K£U>

jutn((5ftoi),

Avant-bras.

JUfi(6&oîK),

les 2 Avant-

bras.

E),

6&01 &,

les deux Bras.

(<5&OJ),

Cftoi,

Bras.

<fn((5&of),

ôrie-oftoi,

Coude,flexion
du bras.

ffn((5S:Of&),

one-ôTLoilï, Coudes, flexion des 2 bras.

KX(0ÉIOI),

KeXXeïïc&oi, Coude, flexion

((5&ot

du bras,
(TÔT),

TÔT,

Main.

(TOT),

TOT,

Main.

Paume de la
main.
Poing,
(TH&.THH&e), TH&.THH&e, Doigts.

xirrrï[,

MnoT.junôf, Mamelles.
24

94

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.

£pdj(£HT),

8PA1-ÔHT,

(gHT)/

gHT,

8t8«T,

.

' -

I

,

83r#T,

(gAn.gOîf),
TO

fJiporfATe,
OTUV

ATqojq,

«

OTUV

«•

'

(ncTXAqoxi?) 2SAqo5s?

nCT,

(

analnsCHT,

I

1

GRAMMAIRE EGYPTIENNE, CHAP. IV.

m,

95

Pied, Patte de
quadrupède.

TïdT,

p<iT&,

pdTcrfdT^

les 2 pieds.

PT&,

PAT S,

les 2 pieds.
Cuisse.

On remarquera dans cette série que divers membres du boeufou du
veau représentent tropiquement les membres analogues du corps de
l'homme, ou servent de déterminatifs à leurs noms phonétiques : tels

^^

cuisse, C^§| cuisses;
sont dans le premier cas :\v% oreilles,éF nez,
% déterminatif du phonétique"'lilr<=>
et dans le second cas

^

ix&CTip

oreille, <£f déterminatif du phonétique

qnT nez, <~ÏZ

^y^\

déterminatif du phonétique Si] v\ jypo+ narines,"*^ déterminatif
du phonétique 5Fn

phonétique

^

B

****

tempe, et

^à^

déterminatif du groupe

syuwity. Cette singulière assimilation

tient, selon

toute apparence, à quelque mythe sacré dont on retrouve des traces ou
les analogues dans la cosmogonie de certaines nations asiatiques.
98. I. Les noms d'étoiles, de constellations, des asterismeset de décans

"A* "7v hiératique *}r. -^,
,
(CIOT)représentant une étoile ou un astre, comme par exemple :

furent déterminés par le caractère

fr

7\

La cuisse, constellation du ciel
boréal voisine
de la petite ourse (1).

(KUJC-KCKC),

Orion.

(1) Voir le zodiaque circulaire de Dendéra. Tous ces noms sont extraits des tableaux astronomiques des tombeaux des rois à Thèbes, et des rodiaques de Dendéra.

96

GRAMMAIRE EGYPTIENNE, CHAP. IV.
TT,

«

Hce-eiOT,

cornHce,

Constellation du
grand chien.

Gor.n-Hce, l'étoile d'Isis, Sirius, Sothis.

(UlTïT-ClOT), CfOTîKU&T,

l'Oie, la constellation du Cygne.

u>nr,

ciornui&T, le Cygne.

£UJpè&e,

gwpeee, Horus-Boeuf, la
constellation du
Bouvier.

wm.oTui,

«

Chnoumis, l'un
des décans.

KKtWJl,

«

Chachnoumis,
autre décan.

&(5njut,

Ouaré, autre dé-

can.
99. J. Le caractère Q

Ol. Q

(pH)

soleil, ou plus fréquemment le groupe

(ô^T, g,oor), jour, doit être considéré comme le signe dé-

terminatif générique de tous les noms des diverses divisions du temps,
soit phonétiques, soit symboliques.
ÔTT.20T,

Xen.<SLXTT,

Heure.

OTfl. T,

OTnOT.T,

l'Heure.

OTM,

OTftQV,

Heure.

orn,

OTHOT,

Heure.

OTH.T,

OTftOT.Ti

l'Heure.

orn.T,

orrioTT,

l'Heure.

(OTHOT),

OTHQT,

Heure.

(OTïtOT.T),

OTÎIOT.T,

l'Heure.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.
£AOT.£OOT, g^V.gOOT,

Jour.

g. abrév.

Jour.

goov,

Jour.

fcpoT.gorp,

6P&*P8„

<5ujpg.*ujp£, Nuit.

ro-uipe),

(ft«pg,

Nuit.

ÔTUJ,

OTUJH,

Obscurité
,
Nuit.

cq,

cAq,

Hier.

(G&UJT),

e&urr,

Mois.

(eâODT),

e&JUrT.A&OT, Mois.

«

100. K. Le caractère

97

demi-Mois.

«

Année.

(pouTTe),

patine,

&&1Ï.T,

'gH&i.gH&e, Panégyrie (pésens primitif. riode d'années).

gfUl.T,

gH&e.gH&l,

^f ou

hiératique

Panégyrie.

^

dent
ou angle,
,
,
détermine les noms exprimant des situations ou positions relatives et
4}

des localités : comme

pc,

pHC,

Midi, Sud.

JU&T,

A*£iT,

Septentrion

(ei&T.ie&T),

GI&T. ie&T,

(ejûriT.ejULenT),

eurrr.GuenT, Occident,
Ouest (1).

Nord.

,

Orient, Est (1).

(1) Il faut observer que ces deux caractères changent totalement de sens lorsqu'ils reçoivent
caractère ^s?^,
hiératique V%
représentant un bras.
déterminatifle
pour
.
,
du côté du bras
Cette combinaison produit alors les groupes /!a/,.,*tH?1t'..-,^féÀ'
n

«-J

Z\

T-i

-1

GRAMMAIRE ÉGYPTIENN E, CHAP. IV.

98

Limite, Frontière.
©T,

Rocher, Pic
de montagne.

"

T^e.TJ^Û,

Forteresse,

"

ville forte.

TO'. ÔO,

TO.e©,

Monde terrestre..

TO&.eoâ,

TOE..®O&,

Les deux mondes, c. à. d. la
haute et la
basse Egy-

pte.
Monde

ter-

restre.
101. L. Le caractère %££., , linéaire

==

,

hiératique

^.^v

et le signe symbolique TJEE , ou UHC , son synonyme,
devinrent les déterminatifs génériques d'un assez grand nombre de noms
(AMMOT), eau,

communs exprimant les fluides et les objets en rapport avec l'eau. En
voici quelques exemples
SSmOT JULOOT,. JU.WOT.MOOT,

Eau.

nh raie,

l'Abîme céleste.

nom raie,

l'Abîme céleste.
Mer.

gnfij,

'gon&i.gon&e Fontaine.
la Mer.

droit,

ou oriental, c'est-à-dire LA DROITE, O-TM<S.U

;

et

ft,~H

du côté du bras occidental ou gauche, c'est-a-dire la gauche, gBOYp.

Q

(&6e&e). . . 99 £&&. l'eau.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. IV. Sang. comme £££> o01'. verser. hiératique figuratif exprimant l'idée couler. *\. sorte de caractère <|>UWf. sert également de déterminatif générique à quelques noms de liquides soit figuratifs. "\ *\ ou . U|Hf. (K&a). nujft. Libation. hiératique ^-77-. cnoq. Puits. cnq. ^H. Source. cnq. Libation. Libation. Le caractère fK Ç^. j/ï/ig'. Kâg. CHAP. réservoir.cndq. hiératique *j52t> *AUH>T. (îtfHl). comme ^lU. soit phonétiques.

« (PÛT). Basalte noir. Pierre précieuse. n&ujru>n6ÏfTJUi6. crfiune). Pierre dure. « Pierre calcaire. . Jaspe Basalte vert. . O.e. UMpKJtA. Brique. Pierre précieuse. Granitrose. Pierre.» uoqp M purr. THfte. JJT. ft&^rainelïjsie. Pierre précieuse. On plaça presque toujours à la suite des noms communs figu- orcjs MAA zuawe OTIOB. GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. comme : utàp. TUIOT. Syénite. T&? TOî&e. CHAP. Montagne. rf&^frwnenTjuie. en pierre blanche et bonne de grès (dédicace de la salle hypostyle du Rhamesséum).100. • n&^T<uune. 104. fiti|Ta>npis. ndjynwnpTnue. Grès. principalement à ceux des différentes espèces de pierres employées à la con- struction des édifices. IMftèKAAAe. de déterminatif générique à un assez grand nombre de noms. Pierrenoire. Grès. Gbnor. Il a fait (exécuter) une salle hypostyle. IV.~ tune. îî&itjrampjuie. (TOJOT).« « '&jyN. Ta. grande.' nujruinp. Brique.

les signes ratiques Cl n .tici. ce qu'on appelle des noms de lieu de l'action qui.habitation.. hié- H * . IV 101 ratifs. Demeure. à une racine ou à un mot dérivé: juutngGjuici.epojîei. des différentes espèces d'habitations. la plus large de l'édifice.GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP. maison. le lieu de. demeure divine. 26 . Temple. dans la langue copte.Tl). Salle hypostyle. salle d'audience. . groupe phonétique ou de certains caractères symboliques. comme déterminatifs génériques: (OI. « 01 ruw. juu5. Temple.nge. (OTCOJ). Habitation.. ou de portions d'édifices. epne. Demeure. se forment par l'addition de l'initiale JU4F1. Naos. et par suite Tombeau. <5eeT. demeure d'un dieu. symboliques ou phonétiques. n placé à la suite d'un abrégé son ou . grande de- « meure. gÀTHOTli. Le lieu du siège. * « Habitation dorée. OTUJttJC. Chapelle (6"e€T). Salle du conseil. OTUiUJC. d'édifices. OTCttJ. . <=> C3 . («AT). la grande salle sépulcrale d'un tombeau.ep$ei. Salle hypostyle. einoT&.. dans l'écriture sacrée. (pne). paraît avoir Ce même déterminatif £j constitué. (pne). pne. Palais.

le lieu de l'Embaumement. Vol. . Malfaiteur. Chambre natale. Tribunal. iiAfrTjue. dédié aux deux premières personnes. le caractère hiératique 4*£ . le lieu de Pureté. IV jut&n&ejuici JULAft^ejuici „ rrxiue. JUdrtKe?\. ou fâcheuse. le lieu h^. riTjae. 105. JU<5JI^UCI jui&ngejuci le Cellier. &UUQT. juutirme. où l'on met le vin. le lieu de l'En- fantement (1). judrrme. d'un usage très-fréquent. U&JUULMC». CHAP. et doit être pris en mauvaise part. le dieu-père et la déesse-mère. Tribunal. (1) Ce nom fut donné par les anciens Égyptiens aux petits temples appelés Typhonia par les Grecs. flHpTT.^^ CL . Abaton . Tromperie. JUUSXIOVA&. juAnTjme. véritable fléau de l'agriculture égyptienne à une certaine époque de l'année: gtUOT. immorale. JULAnOT<l&. édifices consacrés au dieu-fils. HHpn. soit pour les noms. Mensonge. judxuuici. soit pour les verbes.tmici. juus. le lieu de la Justice. jUAn-KXec. Placé à la suite d'un groupe phonétique. la troisième personne des triades locales. le lieu du siége de la Justice. avertit que le mot exprime une chose impure. le Sancta-Sanctorum. Tribunal. Ce déterminatif générique. représente un moineau.l02 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. P. etbâtis à côté du grand temple de chaque nôme.

Malfaiteur.S 7. qui n'a . par exemple.. Le caractère /^^ . Ennemi. le titre suivant donné au roi Rhamsès IXe |**j |2 g •. Coupa- <êf<s. l'Oryx. avec lui aucun rapport de forme : nous devons avertir que ce signe est. espèce d'antélope. On remarquera sans doute que le caractère déterminatif hiéroglyphique a été rendu en écriture hiératique par le signe  J. comme caractère symbolique. pour exprimer l'idée méchant. 103 Hypocrite. ctuqi. Malfaiteur. eiwq. tyqr. Q.. IV. CHAP. Ennemi. même genre de mots que le caractère symbolique iyqT <è*<M|Te. c&j.jbui. scélérat. iyqT.M l dans les mythes ou Typhon. linéaire ft ou pV. Ennemi. « un détermine le . le principe du Mal et le type des Méchants sacrés des Égyptiens. "^^ ' Ennemi.qte.. symbole particulier du dieu Seth \zr<. l'équivalent par .ctofi. à Biban-el-Molouk. (1) Inscriptions du tombeau de ce Pharaon. quelquefois figuré devant le casse-tête \ fSL. représentant coupable. . On employait aussi isolément l'image du moineau **g** .GRAMMAIRE EGYPTIENNE. c<?/a/ quifrappe les malfaiteurs de tous les pays (1 ) 106. malfaiteur. ainsi que le prouve. <y&qre. Profane. . \s%L grande du caractère hiératique abréviation. (peq) gi neujAqTe (n) K*g wfij. ble. ufui. .

IV. ^ homme.: GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.T. . Frère. ef). çtune. 108. Soeur. en. onrfc. CON. ou des degrés de parenté.oTq. T.. CHAP. Volume.T.lÂxé). R. Enfin un assez grand nombre de noms communs exprimantdes professions. Père. Écriture démotique. çjb&i. &m$L^ Prêtre. Scribe. S. hié- femme. Scribe. ^. 107. en. parfois omis dans les textes hiéroglyphiques. cjb&i. CA*>. £OMT. Rouleau de papyrus. suivant le sexe de l'individu : ces signes. ou (pâme). Prêtre officiant dans une panégyrie. «^inujttji. ne manquent jamais dans ratique (g. 104 j&.eia>T.. JUUS. . Les caractères /* f^ f* h^™1- *> -f déterminent les > noms relatifs à l'art de l'écriture : ce déterminatif représente un instrument destiné à tailler les roseaux ou plumes à écrire : cette espèce de canif en bronze existe dans quelques collections publiques. Écriture. iu>T. JA. Prophète. Jj . ci)Ain. .. CON. CN. reçoivent souvent pour détermi- natifs les caractères ^p4 hiérat. Teujiw. Frère.-T. « Livre.T. (eo«r). Mère. les textes hiératiques eTq.

s'il se présente dénué de ces marques. Divin-Père. titre sacerdotal. . <OTH&. Il existe beaucoup d'autres déterminatifs génériques . Chef. ouvrier décorateur. Ce surcroît de notation tourne toujours au profit de la clarté. certains signes ou groupes qui ne sont. Prêtre. Ciseleur. neTq. de ne point considérer comme caractères déterminatifs. Principal. On a dû observer que les déterminatifs de cet ordre se placent souvent à la suite de noms communs déjà affectés d'un déterminatif d'espèce. 109. o>np. . &epi. 105 0T&. titre sacerdotal. titre sacerdotal. IV. Assistante. Soldat. au fond. c'est un caractère purement explétif intercalé à la fin des mots ou dans 27 . un volume lié avec des bandelettes ilAlS^f signifie livre toutes les fois qu'il est accompagné des notes o 1. représente linéairement un rouleau de papyrus. Il importe aussi. mais il convenait de faire remarquer ici les plus usuels d'entre eux. et il t^=f • Mais partout ailleurs. lurr-noTTG. Assistante. et du groupe §-» «» ou C ^ Le caractère r-V-a ou n \. que des caractères explétifs. JUUlTOÎj AUTO». Guerrier. qj. l'étude des textes les fera connaître successivement. ou des marques usuelles de prononciation : nous voulons parler des signes ^ » -.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP.

qui se trouverait ainsi séparé de ceux qui font partie du même mot. et Ce signe calligraphique employé dans un texte écrit horizonta- lement ou verticalement. grand. remplir. . nature ou par abréviation. le rapprochement de plusieurs caractères étroits ou de petite proportion : ainsi on écrivait 25 pour 2S 9 JL On usait aussi de ce signe soit pour sé. lorsque l'espace restant ne permettait point d'y tracer le caractère suivant. principalement destiné à carrer les groupes. soit parce qu'il faisait partie d'un autre mot ou groupe symbolique. et suidu caractère premier compléter. Ce caractère.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. copte Àie&. II. soit pour isoler les mots formés d'un seul caractère par leur propre. 72 à 75. CHAP. permet de remplir la hauteur de la ligne ou la largeur de la colonne sans laisser aucun vide. d'élégance à l'ensemble et à la disposition des caractères.ff^ ^i parerdeux lettres semblablesappartenant à deux mots différents : Exemple tu ïl ô ^tr^ pour ^-~> . comme fg? ixg. est rem(a) Antiquit. Il sert à remplir à l'oeil. Enfin. le vide que ^iL^ ^t^^^/^C (2) (1) laisseraitdans la ligne horizontalebu verticale. on terminait par ce même signe explétif rY-i les colonnes verticales de caractères. soit à cause de sa hauteur obligée. vol. dans la seconde partie du Rituel funéraire publié dans la Description de l'Egypte (a). pl. et |pj abréviation de *?""?l^ndA. IV. On trouvera des exemples de cet emploi du caractère explétif -*3t-*. Exemples (1) et (2). au pour sans vant. 106 de clarté plus donner de seul but le dans des l'intérieur groupes. mot la recourir.

çun. placé dans les textes hiératiques par le signe exemple dans les mots chemins. jaioren. Vase. #10. modifiait la prononciation de la consonne n de manière à la faire articuler comme une nasale. Le groupe -^^. J'ai observé cette marque à la suite des noms communs : nn. à. explétif pour garnir l'espace resté vide sous un caractère ou dans un forme habituelle de l'hiéroglyphe 1 groupe : ^^ . Ustensile. comme pour les . mais qui. IV. : Faciliter. /wvs\ n. et même J^ pour l'hiérogl. n'est qu'un simple signe orthographique qui ne se prononçait point. . « Pains sacrés. Redresser. Allonger. Rat. 110. afin de remplir la hauteur de la ligne. cATTen. nin. #wi. . hiérogl. Nom. comme par ffj'ï^j negiH. ou «J*^ . >^^ ou£^? n&ÀT grand. gioore. séparer des mots ou groupes suivants : ce caractère hiératique est la ou qu'on emploie aussi comme . On rencontre aussi dans ces mêmes textes hiératiques le caractère employé comme explétif à la fin des mots. Étendre. pour ^jf tf<£ ^^ ç ^hiératique JX/ •> $Vj q*e l'on > rencontre seulement à la suite des mots égyptiens terminés par l'articulation n yww\. préposition de. « Espèce d'oie. p<m. très-probablement. Ou à la suite de verbes toujours terminés par l'articulation n uorrri. !P@ pj). en. g ^JV hiérogl. CHAP. copte pu>Jbr laver.}.i. %mmT hiéroglyph.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. xoTrn. pn. 107 \.

108

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. IV.

OTrn, oTurren,
CAMî,

en,

CMH.C6JUtrï6,

Faire des libations.
Disposer,Préparer,
Adorer.

Mais ce groupe modificatif est souvent omis dans les textes de toutes

les époques, et disparait presque entièrement dans les dérivés.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP, V

109

CHAPITRE V.
DES NOMS PROPRES ET DE LEURS DETERMINATIFS.

111. Les noms propres véritablement égyptiens, c'est-à-dire tirés

du

fond même de la langue, étaient tous significatifs; aussi se composaient-ils
de deux parties bien distinctes :

Des signes ou groupes, soitphonétiques, soit symboliques ou même

figuratifs, qui constituent le nom lui-même ;

D'un caractère déterminatif du genre auquel appartient l'espèce de

l'individu désigné par le nom propre.
§ Ier. NOMS PROPRES DES DIVINITES

A. Noms propres des dieux.
112.

Les noms propres des divinités mâles se terminenthabituellement

affectés exclusipar l'un des signes déterminatifs génériques qui sont
vement à cette classe de noms. Ces déterminatifs sont ;
1° Le caractèrefiguratif

M

linéaire 3] ^j), hiératique 1

I I,

qui représente un personnage barbu, assis à la manière égyptienne, et
dans un état complet de repos : ce signe détermine, soit les noms propres

phonétiques :
djun,

AUOTn,

Ammon.

Phtah.

110

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. V.

Une,

Uo«^?

Month

UrièoT,

Uom,

Itàôntn.

Uno,

Mnévis.

Gcpcôp,

Sakr, Sokar.

Soit les noms propres exprimés symboliquement, comme :

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP.

V.

111

tropiques exprimant des attributs; il résulte de cette alliance, des signes
complexes tels que rf^fj et

^fj

,

lesquels, bien que simples déter-

minatifs génériques des noms propres des divinités mâles, emportent
en même temps avec eux l'idée d'une qualité inhérente au dieu et qu'exprime le caractère additionnel; ainsi on devrait rigoureusement traduire
les noms propres :
4Jun-rfTp-pu>Jbi,

par Ammon-Dieu pur.

gAni-nTp-a>n|),

Hapi-Dieu-vivant.

nTA^-nTp-pa>|)i,

Phtah-Dieu-pur.

AnnoT-nTp-u>nJ),

Anubis-Dieu-vivant.

Il y a plus : le déterminatif générique ç& (dieu mâle), devient un
véritable déterminatiffiguratif du dieu dont il accompagne le nom
propre, soit phonétique, soit symbolique,

Lorsque le scribe charge cette image de divinité à face humaine,

barbue et assise, de la coiffure habituelle ou des insignes ordinaires du
dieu exprimé par le nom. Exemples :
Ajun.djuorn,

Amoun, Ammon (Zeus), Âf^uov.

nneju4>e,

Emphé (forme de Moui).

mie. Jx<|>e,

Emphé (forme de Moui).

«ync.ujiujic,

Chons, XÛ>VÇ, fils aîné d'Ammon (Hercule).

flTg.TlTAfc,

Phiah, *ôà (Hephaestm).

iiTg.n7dg,

Phtah, <I>eà(Vulcain).

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP.

12

PH. IIpH^pH

,

ÏÏOOg.«W£.IO&,

©JUL0T

V.

Phré, Rha, îbuo; (le dieu Soleil).
Oh, Pôh, Lunus (le dieu lune).

.TlAOT. Thmou,Athmou (forme de

Phré).

&TJULOT,

©pe. Tpe,

Thré, Thore (forme de Phré et de
Phtah).

C0pi.CKpi,

Sakri, Socharis,
Phtah).

M#. nT,

Néith (dans la forme mâle).

Nqp.0juioT,

Nqfréthmou Nouféthmou,...(forme
d'Imouth).,-

TôTOTnn,

Totounén (forme de Phtah).

ÎI0T.II0TI4

Moui, Méui, ûkàeWhrè.

C& CT.CHT,

Sév, Séb, Kpôvoç (Saturne).

C&.CT.GHT,

Sév, Séb (Saturne).

Orcipe,

Osiris,

Aiovuffoç (Bacchus),

OTcipe,

Osiris,

Aiovuaoç (Bacchus).

Orcipe,

Osiris,

Ai6vvwoç

BdXèo»p,

Balhôr (l'oeil d'Horus).

26ya,e>t<;

(forme de

(Bacchus).

Le même déterminatif devenait aussi figuratif, sous un certain

rapport, lorsqu'on remplaçait la tête humaine du déterminatif générique

$£[

,

par celle de

l'animal

emblème particulier du dieu dont

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP V.

113

il s'agissait de déterminer le nom propre : ce déterminatif prend successivement les formes suivantes, selon les noms divins qu'il accompagne :

WT.n&.nq,

tête de bélier.

A.

ffr.-nq, no.,

A

MuoT.noTJU,

A

îJJnctu.tyo>nc,

A

LIne.jtihT,

A

PH.npH c|)pH,

A

CBuT.C&HCYK.,

A

8&P&&T,

A

©UJÔTT,

A

Oo&.euK>TT,

A

©pe,Tpe,

Un

Chnouphis.

tête de bélier sur- Chnouphis.
montée du disque,
tête de bélier sur- Chnoumis.
montée d'un aspic,

tête d'épervier sur- Chons.
montée du disque
et du croissant,

tête d'épervier sur- Month.
montée du disque
et de deux longues
plumes,

tête d'épervier sur- Phré.
montée du disque entouré par un aspic,
tête de crocodile,

Sévék.

tête d'éperviercoiffé Har-hat.
dupschent,

tête d'ibis,

Thoth

tête d'ibis sur mon- Thoth-Lunus.
tée du disque et du
croissant lunaires,
scarabée à ailes Thoré.
éployées en place
de tête,

C6p-OTCipG,

tête d'épervier coiffé Socar-Osiris.
de la partie supérieuflanre du pschent,
quée de deux plumes
d'autruche,
A

29

114

GRAMMAIRE. ÉGYPTIENNE, CHAP.

V.

C&.CT.CHT,;

Une étoile en place de Séb. Sév.

ë&pUJHpr,.

A tête d'épervier,

GÔ.CT,

Avec la tête d'un ani- Séth (Typhon).

BFÎ,

Tête de l'oiseau de ce Bén , ( forme
d'Osiris).
nom,

êùspf

Tête

&u?p,

Tête d'épervier,

tête,

Haroëris,

mal fantastique,

d'épervier coiffée Horus.
du pschent,

Horus.

Tête d'épervier coiffée Harsiési ( Hodu pschent,
rus fils d'Isis),
JbUiïïPT.dnonT,

Tête de chacal,

Anubis.

Tête de chacal,

Hôp-Hiooué,

km,

Tête de cynocéphale) Api.

B&§WTTOT-KAg,

Tête de bélier avec L'esprit de la
coiffure symbolique, contrée de
Tattou.

BAÏ ncTfi-cs.To,

Tête de bélier sur- L'esprit de la
montée d'un aspic, contrée desfils
de roi.

115. Ces deux classes de déterminatifs à la fois figuratifs et symboliques

deviennent de véritables noms propres symbolico - figuratifs lorsqu'ils

sont employés seuls dans les textes égyptiens, sans être précédés par
les noms mêmes des dieux exprimés phonétiquement ou tropiquement,

comme dans les groupés précités : nous donnerons ici quelques exemples

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP.

V

115

116

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. V.

Adorations à Lunus-THOTH.

Une oie à Isis,

THOTH

le grand chef grand d'Hermopolis.

une oie à Chons-Thouth, une oie à PHRÉ à

à THORÉ à MOUI à

TAFNÉ

HAROERIS dispensateur de

et aux autres dieux

de

THMOU

ce temple.

la justice.

116. Au nombre de ces noms propres figuratifs de divinités mâles, on

doit encore ranger les suivants qui s'éloignent encore plus, dans leur
forme générale, du déterminatif générique <vfr puisqu'ils représentent
,

les dieux debout, ou assis sur des trônes, tenant le sceptre, et décorés
de leurs insignes caractéristiques :

(1) Stèle de la galerie de Florence. (2) Dakké, inscription au-dessus de la porte latérale, ouest.
(3) Offrandes faites le 1er du mois de choïac, calendrier sacré inscrit sur les colonnes du
pronaos d'Esné.

(4) Inscription d'un sceau appartenant au musée royal de Turin.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. V,

117

Ces images complètes de divinités, enrichies de tous les détails d'orne-

ments, sont employées dans les textes comme signes d'écriture. On ne les

rencontre toutefois, ainsi que les caractères cités aux pages précédentes,
que dans les grandes inscriptionshiéroglyphiques monumentales, et dans
certains textes où l'on a voulu déployer tout le luxe de l'écriture sacrée ;

L'horus femelle le soutien de son père, l'aînée (fille) du mari

de sa mère, Amon-Ra. Modérateur des modérateurs, éprouvé par Phtah,
Harsaphès.

le fils

chéri, l'aîné du père des dieux.

117. On peut également considérer comme noms propres symboliques

de dieux, l'image de ranimai, soit volatile, soit quadrupède ou reptile,

consacré à chacun d'eux et décoré d'insignes spéciales. Ces caractères

tropiques remplacent quelquefois, dans les textes hiéroglyphiques, les
(1) Titres de la reine Amensé, dédicace du grand obélisque de Karnac.
(2) Titres de l'empereur Claude, dédicace de la façade du Pronaos d'Esne.

30

118

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. V.

mâles, qu'ils
divinités
de
plusieurs
symboliques
phonétiques
ou
noms
déterminent aussi dans quelques occasions. Tels sont
L'épervier(1) coiffé du npH.^pH,
disque solaire entouré d'un aspic,

:

Phré.

Phré.

L'épervier la tête sur- OJtWttC,
montée du disque et
du croissant lunaire,

Chons.

L'épervier décoré du gtwp,

Horus,

L'épervier décoré de Côpt,
la coiffure otf,

Socharis.

fouet,

L'épervier coiffé du
disque et de deux
longues plumes,

Ilno. Uiuno, Monta,

L'épervier coiffé du g&pciHCi,
Pschent,
gApUUHpi,

Harsiesi ou

Haroëris

L'épervier accroupi gd.pi.WHpi.
coiffé de la partie supérieure du Pschent,

Haroëris.

Un épervier accroupi, £d.piWHp§,
coiffé de la partie supérieure du Pschent,

Haroëris.

et décoré dufouet,

(1) L'épervier n'est ici, comme dans les huit noms symboliques suivants, que le signe de
l'idée générale dieu (Ôsov (2o<Ao|/.evot CV)(JL-ÂVKS,'ÎÉPAKA ÇwypoKpjoiv. Horapollon, liv.
1er, hîeroglyphe 6), modifié par les coiffures particulières ou les insignes de chacune des divinités

hiéracocéphales, Phré, Chons, Horus, Socharis ou Sakri, Month, Harsiési
ci-dessus, n° 114. page 111

et.

Haroeris. Voir

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. V

119

L'épervier accroupi gd.piUHp*,
décoré du fouet,

Haroëris.

Un ibis perché sur une
enseigneornée d'une
plume d'autruche,

#tWOTT,

Thôout.
Thoth,

O1W0TT,

Thoth.

Un. ibis

accroupi, le

fouet et la plume
d'autruche,

L'oiseau ben décoré Bn,
de la coiffure otf,

Ben (Osiris).

Un disque

Hat.

épandues.

à

ailes #*\

Une lionne accroupie riu/r,
sur le caractère nH&,

Bubastis.

Un bélier la tête sur- jbumn-pn,
montéedu disque et de
deuxlonguesplumes,

Amon-Ra.

Un bélier la tête sur- Hq MT,
montée du disque,

Chnouphis.

Un taureau la tête dé- gd.ni,
corée du disque; le
caractère vie devant son poitrail,

Apis.

Un chacal accroupi
armé du fouet,

«1

AnnOT,dJ10TTT,

Un chacal armé du d.norn,
fouet, accroupi sur le

Anubis.

Anubis.

haut d'une porte,

Un chacal debout sur gcwngiooTe, Hôp-Hiooué.
une enseigne décorée d'un aspic,
Une espèce de griffon, Biwp.Buupe, Bôr. Bôre.

CV Un crocodile décoré du disque et des cornes. Un crocodile coiffé du disque flanqué de deux plumes d'autruche Sévék. Sévék. Chnouphis. CT. Typhon Un crocodile. Amonra nq-pH TTTg-TOTOTnfi Chnoufra. . i.p-UL»Hpi C6L6"-PH Haroëris.O. D'autres se forment d'un caractère symbolique combiné avec un caractère figuratif: gd. Typhon Une antélope oryx accroupie. C&<£Gù. pH dJUlfl. que. Séth.K. . . avec cornes et dis- Horus.pH Amon-Ra. 118.C&K.Oiv Séth.nq. porte ou piédestal. Sévék Un lézard ou crocodile à tête d'épervier. Phtahtotounen. Sévékra. Sévék. Certains noms divins sont complexes ou formés d'éléments de na- turcs diverses: les uns se composent de deux caractèresfiguratifs. Un serpent à tête de nk.120 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. djutn. bélier. CÊXT C&K. comme. Ce. CHAP V Un âne accroupi. Un crocodile sur une C&tf.

rie. 119. pHOO. IIuirtô-pH gd. nrcf^. soit phonétiques : 'Tqti. Les textes en écriture hiératique et la plupart des manuscrits hié- roglyphiques linéaires ne présentent habituellement que les noms phonétiques des dieux ou leurs noms symboliques les plus simples . Haroéris. -^f ^ . 31 . Anouké. Tmé.p-'tWHpi Monthra. dftK. CAO*. d. Les noms propres des déesses égyptiennes reçoiventpour détermi- natif générique. Haroéris. linéaire hiératique f T f f .un-pH Amon-Ra. B.121 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. l'un des caractères ou groupes de caractères suivants: 1° Le déterminatif générique figuratif cjj cJj . Sélk. V. les formes riches et compliquées par les détails se rencontrent dans les seules inscriptions des grands monuments. Noms propres des déesses.T. qui termine habituellement les noms propres de déesses. Amon-Ra. D'autres enfin se composent d'un groupe phonétique uni à un caractère figuratif : dJUii-pH gd. . Néith.. Rhitho.pu>Hpi Àmonra. CHAP.T.tue.T. Natphé. nT. soit phonético-symboliques ou phonético-figuratifs : Néphthys. Tafné.

Isis. et tenant quelet dans ses mains le sceptre terminé par un calice de lotus . M Cï £2- i rj. soit. CHAR 122 V. enfin. Anath. HCG. hiératique &."^. Hathô- |jg -| i ««m] $£] figuratif et | ^ combinés ainsi qu'il ^çjj. symbolico-figuratifs ou totalement symboliques : Le déterminatiffiguratif représentant la déesse assise.jUI* H I. (Hiératique X'lA\*-jj\» rarement employé). comme dans les noms propres ^J ^ o Natphé. Natphé. iFûit jj^lfe. Néphthys. Sati. déterminatif tropique £^-C(L>0. &&GOpO0.n. d^fie. CTI. HCG. r-i C2 IV° Les déterminatifs suit : çJ[ ou I pr^ ^ £ fl **r'oi? gpr&wp. ou simplement fj ou T a déesse. ce déterminatif n'est soignées inscriptions dans les : que en usage IIP Le déterminatif tropique ^1 ^ . 120.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE."* ^J) #«^<?r. Astharôth. Sovén. cn. [g ^ £ ^)ou [g ^ ^ ç ^ \ . et dans les manuscrits hiéroglyphiques exécutés avec recherche. V° Enfin le Isis. S f représentant l'aspic ou serpent urasus (ovptu). Isis. . 11° j^ <JI modius quefois la tête surmontée du <U% '. Mais dansles inscriptions sculptées ou peintes sur les grands mo- numents. symbole de la royauté Ce caractère est d'un usage assez fréquent dans les textes hiéroglyphi- ques d'un ordre relevé : rmf>e. le caractère déterminatif des noms propres de déesses PJ) devient une véritable image de chacune des divinités dont il termine le . Hce.

On a réuni dans le tableau suivant la plupart des noms propres de déesses déterminés par ces caractères en quelque sorte figuratifs : Une femme coiffée de la CTL partie supérieure du Pschent flanquée de deux cornes. Une femme coiffée de la partie inférieure du ne. Menhi. du disque entre deux cornes et coiffée du vautour à ailes épandues. Une femmeà tête de lionne nurr.Tgo>p. Taphné. frT. CHAP. Hathôr. Saté Une femme la tête ornée gd. Néith. Pascht.eujp. Thméi.^JUHi. Une femme à tête de lionne. Une femme à tête de lionne surmontée du modius. au-dessus du vautour coiffure ordinaire des déesses mères. Tqn.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Une femme coiffée du gd. dJIK. Une femme portant une coiffure formée de plumes de diverses couleurs. Tmé. ornée du disque solaire. On ajoutait en effet à cette simple image de femme assise. Sati. 123 nom propre. Pschent orné de deux plumes. les insignes caractéristiques de la déesse et souvent même la tête de l'animal son emblème particulier. V. Anouké.T. plume d'autruche sur la tête et le signe de la vie dans les mains Une . femme portant une ejue. Pschent. Hathôr.

Thméi. 1CG. pion. Thméi. Isis. 121. « Une femme dont la tête est surmontée d'un scor- Selk. la précédente. Thméi. Tmé. employés isolément dans les inscriptions monumentales : ce sont alors de véritables noms-propres figuratifs : . vache. Néith. sont. Ces déterminatifs-images. Oérihék. Nephthys. WHpgK. la tête ornée du disque et des cornes de Isis. Une femme debout la tête ornée d'une plume d'autruche et tenant dans ses mains le sceptreet le signe de la vie. sX<T. Une femme portant un rrrcj?e. Thmèi. dans quelques occasions.T.Tt OJULHf OJUlHI rtHIT HCG Isis. Natphé Une femme portant un trône ou siége sur la tête. Une femme coiffée du vautour. tels que : HGG JUU!. Une femme à tête de lionne. 124 Une femme semblable à wueTJuie . ainsi que plusieurs autres. vase sur la tête. Une femme la tête surmontée d'une maison et d'une corbeille.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP V. Isis. Mouth.

V. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 125 .

nc|>. ne. Le taureau Hà^iç . nourrie dans le nome Saï- OKJ mciè. Hathor. tique. La vache À6wp nourrie à Aphroditopolis. Le taureau Mnévis. Tels sont : &d-nt. dJTTT d. ( Vomissant la flamme). Hapi.iiiio. des gdTfcOip. nourri à Héliopolis Pa/ci. (A face étincelante). «ne. Chiti-Chah. (Le rampant). serpent qui sert de monture à certains dieux de l'Amenti. Djatvi. nomes Hermonthite et Diospolitain. Âiuç. ( Dont l'oeil lance lu flamme). Apoh. serpent gardien de la porte de la 3e heure du jour. . Apophis. Mné. Mveûiç. le dragon ennemi des dieux (le Géant). . La vache Néïth. CT u-nGq&AÂ. Ce dernier serpent mythique joue un rôle important dans les tableaux astronomico-religieux : son nom fut souvent déterminé par . serpent gardien de la porte de la 4e heure du jour.riGo. serpent gardien de la porte le la 2e heuredu jour.126 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. TK£Ot Tik-ho. CHAP V. Néïth. Le boeuf Apis nourri à Memphis. d'où il résulte que ces déterminatifs doivent toujours être rangés dans la classe des figuratifs. Satempéfbal. Apop.

Odiste du roi Thouthmosis III. d. "2J . . Huitièmefils du Pharaon Rhamsès-Meiamoun. g B Û^M(OU J[y\j$\ NOMS PROPRES DE SIMPLES PARTICULIERS. que les inscriptions sculptées sur les grands monuments offrent avec tous les détails de costume. Maithmou. montre souvent aussi sous les formes . Aménémhbai. CHAP 127 V un caractère figuratif représentant le monstre expirant sous les épées des dieux qui le vainquirent.riiyd. d. Amenhipefchopsch. ont tous pour déterminatifconstant le caractère figuratif ">rftA fi JPIWJULG.«JUl£&d.pi. hiératique Ce déterminatif générique se linéaire . Les noms propres d'hommes (pujixi) autres que ceux qui désignent des rois et des souverains de l'Egypte. Nébenchari. Noms propres égyptiens 124. chôpsch Cinquième fils du Pharaon Rhamsèsle grand. Mais ces caractères ne déterminent habituellement que les noms propres des personnages distingués et occupant un rang élevé dans la hiérarchie sociale : Ildjeuov. |^3^ JSl( . /* A=J| . § III. NHn. homme.J. Neuvième fils de Rhamsès-Meiamoun. Q_ . Ukwne&in Monthhipefcqujamiy. linéaire y3Ji ou ^rC représentant un personnage accroupi. et tenant un fouet dans ses mains. ptUJUi) > linéaire j^ . A.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.JUf1&ITÏGq~ . assis sur un trône ou fauteuil. Sixième fils de Rhamsès le grand.

128 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNES CHAP. 127. composé du nom abstrait *^£ . groupe qu'on doit traduire par disant la vérité. ue ou JUHI. vérité. Les noms propres d'enfants prennent pour déterminatifles mêmes caractères que les noms des personnes adultes du sexe auquel ils ap- partiennent. J] hiératique £^. surtout dans les textes funéraires. dans la montagne de Kourna à Thèbes. véridique. et du verbe J^^'TAOT0' TdOT^'^r^ proférer. et les noms des quatre fonctionnaires.sous Ménéphtah Ier.OTO JUGTd. Hriftorrinq Nébounounf. V. Si les noms propres appartiennent à desfemmes autres que des reines égyptiennes. et plus encore .OTG. sous Rhamsès le grand. çj[. III.p«C. mais on les trouve remplacés par le ^p>n^^^> hiératique y^C^ JU6Td. Grand-prétre d'Annnou à Thèbes. ou . sous Thoutmosis Poè'ri. j» (£IA*6 ) femme . Les noms des. fïartnisé. . 125. ITtOHpl. des inscriptions qui décorent les tombeaux de ces personnages. quatre princes sont tirés des sculptures de Médinet- Habou et du Rhamesséum . 126. ^ bien XJT une femme accroupie tenant une tige de fleur . Ces déterminatifs disparaissent quelquefois dans les inscriptions. ils reçoivent pour déterminatif le caractère <\|r . Commandant la garnison de Thèbes. groupe ou . £d. Administrateur des revenus territoriaux. linéaire ^JJ. qualification convenable aux vivants. . quelquefois même le nom est simplement terminé ou accompagné par un bouquet de fleurs 32? .

une fort grande variété : les uns ne sont que des noms d'animaux ou de plantes.. ils avaient déjà une application fixe ou générale avant de servir à désigner tel ou tel individu en particulier. pages 123 et 124). de là dérivait la nécessité de distinguer par une marque spéciale. TeOT£UL>|3. hiératique Lion. Les caractères / » et IS sont au reste pris isolément des symboles habituels de la Vérité et de la Justice. ou Jïï hiératique C^_ femme ^ . Pouhôr. Cheval (homme). les abréviations (11 [1 V hiératique jL^|. La chienne (femme). Lion (homme). On employa souvent à la place du mot entier. accrus du déterminatif générique homme . 128. TGUJIH. mesure égyptienne.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP V 129. 129. les noms communs. aux âmes des morts qui étaient censées rendre compte de leurs actions devant le tribunal d'Osiris en présence de la déesse !?-" OJUG ou OJUHI Thmëij la Vérite ou la Justice. La chatte (femme). les adjectifs et les verbes devenus occasionnellement des noms propres d'individus de l'un et de l'autre sexe. O^r Le chien (homme). tirés du fonds même de la langue. Téhouhôr. Les noms propres égyptiens présentent. £TU>p. Téchiè. 33 . l'Alethè et la Dicè des mythes égyptiens. dans leur formation. Htôr. par un déterminatif constant. formées des initiales des deux mots •> o-=3 * qui entrent dans la composition entière. les noms divins. On a déjà fait observer (page 109) que tous les noms propres égyptiens étaient significatifs. c'est-à-dire que. L'un représente la coudée. l'autre une plume d'autruche (voir ci-dessus. Moui. novguup.

Peschnin. Sonnofiré.130 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.- Finofré. ÏTtfilHpi. D'autres noms propres égyptiens consistent en titres ou en qualifications : tels sont. Le carthame (femme). Ténofré. êîci^nsn. On remarquera sans doute que ces noms propres sont affectés de deux déterminatifs : le premier est le déterminatif d'espèce figuratif ou générique du nom commun d'animal ou de plante qui constitue le nom propre. La vie. Pénofré. tTreoqp. JULPÎ. Hatré. grande partie des noms propres égyptiens furent en rapport avec la religion du pays. l'aimante me). T&d. et c'était un effet de la dévotion particulière de chaque famille pour telle ou telle divinité. L'hirondelle (femme). le vivant (hom- porte bienfait (homme). COeWûqp. V.. Ponkh. CHAP. Témaï. Tékormi. Le jumeau (homme). Les parents vouant leurs enfants au dieu ou à la déesse qu'ils ado- . Cm-* Tméni. Pëeri. (homme). Le lotus (homme). Tenoqp. 130.iffsoq'|: Tbainofré. L'aîné. Le TJU&1. qfnoqp. La bonnepalme (femme). Le bon.. et le second est le déterminatif même du nom propre d'homme ou de femme. le chef (homme). par exemple . Gliie) La chèvre femme) TGKfUJU. La bonne (femme).T. Mais la plus. L'aimable (femme). Le bon frère (homme).

1° par Cd. personne ou à une chose. ami. dJUtfWJD. hiératique ]&\<*L . Le voué à Hathôr . même dévouement aux dieux du pays fut aussi exprimé le choix de noms propres formés du mot —H-\ . Même sens. L'attaché à Chons.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. a>oc|j. Phtahôthph. ou -H—\ . Sévékôthph. L'attaché au seigneur vivant. L'attaché à Horus (homme). lui en faisaient en quelque sorte 131 V et choi- l'offrande sissaient pour le nouveau-né un nom forme de celui de la divinité et du mot ==^= . Le voué à Ammon (homme).. Le voué à Mouth (homme). variante. Cftfcwi>e4>. être attache à une hiératique /-* £5 . Môuthôthph. Sachons. CdMJU>flC. qui désigne les pos- sessions ou les biens présentés en offrandes.UMl£ Sanébônkh. CHAP raient spécialement. CdJlHù. et du nom d'une divinité L'attaché à Ammon GdZJUlOTrt.eu>p. Le voue à Phihah (homme). Saamoun.TTU>o4>. Sévécôthph. (homme). Ud. . RT&tJlKK^. &>&4>gd. «Cd. d-xirtOLK^. (homme). Othphhathôr. Ciittcwo^). être à la suite. cd£U>p. abréviation du Même sens précédent. Le voué à Sévèk (homme). 131 Ce . .. et les offrandes elles- mêmes : de là les noms propres Amenothph. Sahôr. faire partie.

CHAP. . V.132 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

écrit A(i.. —. ci en- TCI. vaient suivis par la marque de rapport ou préposition >wvy. enfanter. ou "^.XinULC Amenmôs. Psénchôtïs. pHUtC. Amenmôs. Que Phtah a engendré. . Que Phré a engendré.v Tsénchôns. Qu'Ammon a engendré. précédés ou non par les articles déterminatifs E (n) masculin et <a (T) féminin. TlôfAtocrcç 2° OtDOTTJUC. lorsque ces noms communs. se prononçait hiératique C\\^\ d.«otç et Afioeértç par les Grecs. La classe extrêmement étendre de noms propres des deux sexes composés d'un nom divin précédé des mots fant. UUIC MÔs : 133 V. se trou. g^ïTCi^ou c~>_. J^. Ahmos. Hapimôs.dgUC. d. L'enfant de Chons (homme). &d. Que Phré a engendré. Harmôs. et ^~TJ'TC\.HT&gAiC. Rhamôs. Qu'Apis a engendre. Ohmôs. fils. nce«ujujric. Thoûtmos. Thoutmôs. OU)OTTJUC. dUflUC. TçGmtfu>rtc. nCGn et TCerî. L'enfant de Chons (fem- me) . . dans sa forme primitive.piïïc. engendrer. CHAP. Qu'Ammon a engendré. Phtahmôs. qui. qui se prononçaient cen. quelquefois omise. ne. OQ£-JLAC. Qu'Horus à engendré.»-<£?. Rhamôs.M<UÇ. pHMG. fille. Que la lune a engendré. ©OUT(/.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Que Thoth a engendré. Que Thoth a engendré.

(homme). L'enfant de Mouth (femme). L'enfant d'Hathôr (homme) 8d.eu>pcii. qui existe dans un manuscrit funéraire du Musée royal de Turin. Tsénopht. Tsenmouth. Tsénisi. L'enfant de Opht (femme) &d. Tsenmouth. 133. Hathôrsi.oujp ^^>^[|J| ^r PCHÉRÉNHATHÔR. Ceng&ouip.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. L'enfant de Phré (femme) Tceno^T. Ceiîgd. L'enfant d'Isis (homme). le fils d'Hathôr.Tr. L'enfant d'Hathôr (homme) TcenpH. L'enfant d'Hathor (femme). TC6IUMTT. L'enfant d'Hathôr (femme). Ceniid. CGngdouip. (fem- me).oa»pci.Tgujpci.TT. Tsénrhi.. Sénhathôr. Hathôrsi. les Egyptiens allèrent encore plus loin. L'enfant d'Isis.o<i>p. L'enfant d'Hathôr (homme). Sénhathôr. Hathôrsi. L'enfant de Mouth (homme). Sénmouth. L'enfant d'Hathor 8d. Ils s'assimilaient aux divinités . L'enfant de Mouth (femme) TcGnnd. Psénisi. V. CHAP. TcenHct. Non contents de qualifier des hommesdu titre d'enfants des dieux. A cette forme de noms propres appartient aussi le nom d'homme nujHpen gd. Sénhathôr. 134 ÏIcenHCi.

l'aîné. Homme . Isi. écrit ipùô par les Grecs. comme: JJtUflO. Thôuth. Onwnnqp. 6JJULU>O4>. lorsque ceux-ci sont écrits en caractères hiéroglyphiques. Osoröeri. Exemple Ocopumpi. Homme . Isis. Osiris . Grecs. transcrit ÔaopÔT. Homme. Homme. Oùnnofré. 6ijutai>e4>. 135 elles-mêmes en s'appliquant leurs noms propres.Ùç>oç. Horus. Nqpu>ecf>. Femme.. Hci. CHAP. Homme.ptya»nc. Homme. Harchôns. Imôthph. vfcxpptç par ©UiOTT.nç par les Grecs Ocopuiripi. Homme. Neferôthph. fjuovô-riç par les . Â9up. Homme . ÏULU>o4>. Dans ce cas. l'un des noms d'Osiris transcrit v*<pepè)ô et veipàiô par les Grecs.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. le déter- minatif des noms divins disparaissait entièrement pour faire place aux déterminatifs des noms propres humains. Femme. Homme . Osoröeri.eujp. V. Imôthph. HCG 6&>6. Ôujp. orthographié fjuov9. Hm. accompagné de l'un de ses titres distinctifs. 8d. enfin un nom propre d'homme ou de femme consiste dans le nom propre d'un dieu ou d'une déesse. Homme . £d. Month. Osiris l'aîné ou le chef. îotç. . Souvent. Horus-Chons. transcrit Ûvles Grecs. Isé. ÀOwp. Hathôr.

les déterminatifs des noms de dieux et de déesses. qui entrent dans leur composition. Iséöeri. Homme . le seigneur Month. il en est autrement de ces mêmes noms écrits en caractères hiératiques : les déterminatifs et dieu et (1) Dans un même papyrus. IllIH&JUlUrie. Osiris torieuse. l'aîne. homme ^uaftAig&dj^ Amenhemhbai. Femme. Pnébmônth.TTnoqp. Neitocr.Mouthemva. V Ocopumpid).139. on trouve ce nom propre orthographié de quatre manières différentes : le tableau donne toutes les variations.. HceoJHp». Homme. Tous les noms propres cites sont susceptibles de variations analogues ."-". Femme . Ammondans Oph (Thèbes). Osorôeri Homme . Isis l'aînée KHITUDC5)>. Thoth le bienfaisant. sont toujours supprimés ainsi qu'on vient de le voir. CHAP. ou dans une inscription. transcrit NiTowdpiç par les Grecs Amenhemva. LId. Mouth la bienfaisante. Aménhemôph. Il est important de faire observer que si.. Mouth dans la Bari . dans tous les noms propres écrits hiéroglyphiquement. Ammon dans la Bari. Néith vic- (Bkwovnoqjx Thôutnofré. Femme . femme 134. Ammon dans la Panégyrie. GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. homme UdTTU&d. Homme . Mouthnofré.

Sahôrphré. comme l'établissent suffisamment ces noms que nous allons citer : 35 . 135.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Noms propres des Étrangers. Chons (dieu) Thoth (dieu) homme. L'attaché à Horus (dieu) et à Phré (dieu) homme. L'attaché à Chons (dieu) homme. Hfceuwpi. sous les rois grecs et les empereurs romains. ou £~> femme. Sachôns. comme on le verra dans la suite.femme. Tcetîcd. un plus grand nombre de déterminatifs que l'écriture hiéroglyphique proprement dite et ne les omet dans aucune occasion. njujnceuKrn. L'enfant d'Arsaphès (dieu) femme.q. Les noms propres. prénoms ou surnoms. appartenant à des langues étrangères et transcrits dans des textes en écriture sacrée. Iséoéri. CHAP V 137 déesse) suivent toujours les noms divins. recevaient les mêmes caractères déterminatifs que les noms propres purement égyptiens. Tsensaf. Cette assimilation des noms propres étrangers avec les noms propres nationaux n'eut lieu en Égypte que dans les époques postérieures. Le système d'écriture hiératique excluant presque totalement les caractères figuratifs ou les images. B. ÔAUJUMIC. et précèdent le déterminatif £• homme. Chonsthôut. emploie. déterminatif générique du nom propre composé : ÛAgU>pcJ)pH. Isis (déesse) l'aînée.

grec Aà<pviQ. soit ce même caractère combiné avec le signe hd^=û terre. CKCTC. outre le déterminatif générique homme ou femme. nom éthiopien. Mais. Candace. obligé dans les temps antiques. KXonrp. Cléopâtre. AnXoinic. Le signe J] se plaçait souvent seul à la suite des noms propres étrangers à la langue égyptienne. Sextus. <\onu?vic. fut quelquefois usité aussi aux dernières époques. Apv- AWVtOî. Daphné. YÙ&& TOCTpa. on joignait régulièrement aux noms propres étrangers. KflTdJU*. Ac|>piKf1C? Africanus. Apollonius. des déterminatifs particuliers: soit le caractère jj représentant un casse-tête ou massue. et ce déterminatif. Cléopâtre. Soter. IUAIIIC. AL (hiératique ^J*). Kpn&icv Cornélius.çf>nH. . contrée. Currp. groupe exprimant l'idée générale contrée barbare. et lorsque ces individus étrangers étaient mentionnés sur les monuments publics comme alliés de l'Egypte. V. Lucilius. 2o>xVip. Ammonius. dans les temps antérieurs. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. l'arme primitive des peuples barbares. KXeonrpd. ÀicoXXwvioç. 136. 138 Td.

coupable : &jfô Il du suivi caractère on .Schéta.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. gjfpo- CUWJUL. siro. Il est utile d'avertir que. ce déterminatif était suivi du caractère honorifique 139 V.TiôtÔTpO. oum. Jj de l'image ou .i apo. de l'étranger barbu et décoré de sa coiffure nationale A\ : nous cite- rons pour exemple les noms des chefs de la grande nation des Schéta fij^ dont il est parlé dams les inscriptions historiques du Rhamesséum . ITCipO. Mafirima. bouche. et du palais de Karnac à Thèbes : f0Td. de représenter indifféremment les articulations p et \ il a pu arriver que. nous ayons écrit R là où l'on prononçait L.Groh* Udxppuud. cipo. nous persistons à croire à l'exactitude de nos transcriptions. . siro. irospo0TCU> . CHAP.Maôupocipo. Mais dans ces mêmes textes les noms des chefs des peuples asiatiques en guerre avec les Egyptiens sont déterminés par le même caractère r$t («ÈS&cgTe). énro. ^ Op©&. vu la faculté inhérente au signe de son <=». dans nos transcriptions de ces noms propres asiatiques. batousô.Somâ- ScMw*>i . rosiro. ipasiro- TfUJT. ousô.. et que ce groupe répond dans tous les textes hiéroglyphiques au mot égyptien po ou pw. ennemi. IldjOTO Maôuth«PO. Ctuir- Sôpa- ctpo. Schétasiro. Udxrr. Cependant comme le caractère <r> se trouve noté<=^«ou<=^' .

ou ' ou 1 137. que furent inscrits : 1° Les noms propres des rois et des reines de la dynastie divine. c'est-à-dire les noms des divinités ou dynastes qui étaient censés avoir gouverné l'Egypte et le monde terrestre dès l'origine des temps : IlrtHn. n ITTO. le caractère ( *. qu'il détermine 1 I aussi habituellement. NÉÏTH la souveraine du monde terrestre.pgd. selon toute apparence.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Il faut considérer comme le véritable déterminatif des noms les inscriptions dans livres les dans mentionnés de souverains ou propres ( J linéaire monumentales. Mme THGÊ. Onnôphrislcvéridîque (nom d'Osiris dynaste). . CHAP. fiq-pH. le plat d'un scarabée ou sceau. GUK NÉPHTHYS dresse adelphe. \ j . et qu'on a désigné sous le nom de cartel ou de cartouche. IHe&TI TfTTp nç.^Z^ P^n» nom. texte répondait au mot phonétique .T riTpndA n*H& WTT6 H&HÔ"niTTaiOT fipH. 140 § IV. iU employé isolément dans un lequel hiératique i .T. Di@M grandseigneurdu ciel l'épervier de la montagne solaire. Isis l'aînée (ou lapuissante) divine mère vivifiant les eaux. V. le sei- gneur Chnoufphra ou CHNOUPHIS SOLEIL.' HARHA. OwinqpMeTdOTè. 8d. HCG Tu>Hpi TrrTpjuAT TdJ\bo nGJtwwor. NOMS PROPRES DES SOUVERAINS DE L'EGYPTE. C'est dans l'intérieur de cet encadrement elliptique représentant.

eaHf. CHAP. soit entière- ment phonétiques. (1) Ces noms de dynastes divins sont extraits d'un fragment tiennes. Sésonchis. eee. 141 3<® Hermès. existant parmi le papyrus du Musée de Tarin. V. Rhamsès. PMJUCC.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. 2° Les noms et les prénoms des fois de race égyptienne. de Canca desDynastieségyp- 35 .Txjie. Amosis. SÉXH. Thmei (1). &0>)>. t^UJOTTJUC Thouthmosis. soit phonético-symboliques ou phonético-figuratifs : MélièS. Honus.cr. "Typhon.

Les noms des rois de la dynastie grecque. t&Kmoc. qui ont dominé sur l'Egypte . Schabak. Taraca. Artaxercés. Kamboth.». Ptolémée IJTXOUJC.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Kju&oe. Philippos. UJ&K. Sabacon. 142 3° Les noms et les prénoms des souverains d'origine étrangère. AdpiOTO. Dariousch. 4° Tahrak. CHAP. ceux des Lagides : Alexandre Philippe.rtTpc. ÎITOXUIG5 Ptolemaios 5° Ptolemaios Le même encadrement renferme aussi le nom des empereurs ro- mains que l'Egypte a reconnus successivement pour maîtres : ce signe de distinction s'est perpétué jusqu'à l'époque où l'on cessa d'orner les monuments publics d'inscriptions en caractères sacrés . Xercès. Cambyse. tels que ceux des rois des dynasties éthiopienne et persane : Darius. V. Alexandros Ptolémée. *TSPK. . Khschersch Artakhscheschs. JHXKCd.

(symbole de l'abondance) sur sa tête. ClaudiusTiberius.) h>WWX (T. Ts&pc. hiératique exemple : comme par . iCoesar. CHAP. New. mais ces noms furent en même temps accompagnés de marques distinctives .Vespasianus. AÙTOJtpKTCsJf Nlpwv.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. V. MapKOS&QovQç. K&fcpe. KOJU&C. portant un modius une . Amonmai Amensès Nîtocris Arsinoè Bérénice. 143 UpKC Marcus-Otho. T&pic Tiberius- 'Orecncirrc. Le cartouche ou cartel servit aussi à distinguer les noms propres de reines. Commodus. .t 138. ou "^ '° ^• £"• - Z . ATTOKPTP Imperator Hepom. &JUH-AâdJ(T. quelquefois tenant une fleur dans . et d'abord des signes du genre féminin e. D'autres noms propres de reines sont déterminés par les caractères figuratifs : Kn femme avec ou sans sceptre.û^s J . TOeonc. soit de race étrangère.) ffe&®0«rp &pC!flGH BpfflKH. soit de la race égyptienne.

ou simplement $vff et ^ suivants .T. V.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ainsi qu'on peut le voir par les noms Bérénice. Mais en écrivant ces prénoms. la Vénus égyptienne. KA©orà. des reines et des impératrices. Enfin quelques noms propres de reines reçoivent pour déterminatif le caractère r\% représentant une femme. Taïa. Hoqp &pi. la coiffure surmontée de deux longues plumes et tenant une fleur dans sa main : c'est une image de la déesse Hathôr. 139. ^^<=>OÎJJ H&&. Amonmai'. Ces exemples prouvent que les noms propres de reines égyptiennes prennent souvent les mêmes déterminatifs que les noms propres de déesses. mais ne sont jamais entourés de l'encadrement elliptique ou cartouche. dont les reines affectaient le costume et prenaient les insignes distinctifs.T-0. : TIML. CHAP. Les noms propres de princesses les reçoivent également. ou noms .Tp&. fille du ^ . Nevto. 144 sa main rJk . Nofré-ari. sont également renfermés dans le cartouche ou cartel. véritables noms de règne. r ^ grand .*|/VWA \H*WÏÏJ 4jtm$$M. exclusivement réservé aux femmes de rois ou aux filles de rois ayant le rang et le titre de reines : . ainsi que tous leurs titres spéciaux de souveraineté. Isénofré et de la précédente. Mous. Sabine. citerons entre autres le nom de l'épouse de Rhamsès le grand. des empereurs. déterminatifs qui s'unis- sent parfois aux marques de genre. Cléopâtre. soeurs Hcenoqp. Les prénoms et surnoms des rois.

et cette pratique fat une simple marque de respect donnée aux noms divins. surtout si. presque tous. Il est utile de fournir ici des exemples de ces interversions de caractères. dans les prénoms des Pharaons Ménéphtah Ier. de même qu'en écrivant les noms propres des rois dans l'ovale formé par le cartouche. par exemple. et des titres qui les accompagnent. CHAP. 145 V. Aménôthph III.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. » Plus fréquemment encore on rapprochait du sommet du cartouche les nomsfiguratifs des divinités. ayant plus de largeur. . mystiques qui. et Rhamsès VIe OpH pour JJOTfl . ce caractère devait terminer plus carrément le car- touche : les prénoms du roi Thouthmosis II et de sa soeur Amensé offrent cette particularité : npH le soleil npH le soleil ffd£ grand pour et TÏTO du monde grand flHfi seigneur pour du 1TT0 « Le grand soleil du monde monde terrestre. c'est ce que l'on observe. un tout harmonieux à l'oeil. On se contentait parfois de déplacer un seul signe. sont des titres particuliers du dieu Phré (le dieu soleil). Le grand soleil seigneur du monde terrestre. on se plaisait souvent à intervertir l'ordre naturel des caractères pour former de ces prénoms ou de ces noms propres. un ensemble plus agréable que n'eût pu l'être la disposition régulière des signes d'après les règles strictes de la grammaire.

ce système d'écriture. Le soleilseigneur dejustice. Le soleil stabiliteur de justice.846 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. que. bien moins astreint aux convenances de forme et de disposition des signes. V. puisque ce fut une écriture courante exclue de la décoration des monuments publics. CHAP. De semblables interversions n'avaientjamais lieu dans les noms ou les prénoms royaux transcrits en caractères hiératiques . On peut se convaincre. par les inscriptions hiéroglyphiques placées au-dessous de ces prénoms hiératiques extraits des manuscrits du Musée de Turin. noms et . Ces déplacements de signes devenaient plus considérables à mesure de l'augmentation du nombre des caractères renfermés dans les cartouches. et rangeait successivement les caractères dans leur ordre naturel : c'est ce que démontrent les transcriptions hiératiques des prénoms des trois Pharaons dont nous venons de citer les formes hiéroglypaiques : Opn fini n TtAë m. supprimait pour l'ordinaire toutes les abréviations. 140.i£Msnm ' Opw imâ w ***e îïpK ijumt TO« Le soleil seigneurde justice aimant Ammon. l'ordre des signes est rigoureusement conservé. dans ces derniers textes. Voici quelques exemples de légendes royales entières. en effet. suivait une marche toute logique. HpH pour fffiâ n IBJULe ttdi&J&GTN Le soleil seigneur dejustice aimant Ammon.

ilemn-dg tsrm gi «me . prénoms. à Alexandrie. ïîpH Le soleil MM pour â&l «F IIT&JJ esprit Ménéphtah $. Le soleil esprit aimant Ammon.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. en août 1828. 2° - ÈÂÎ ~ M@pi . CHAP. V. en écriture hiératique. est pleinement justifiée par la légende du même Pharaon. extraite d'un papyrus faisant partie de la collection Nizzoli.- OpH Ménéphtah Mainteneur de Justice.êM&m Légende royale complète du Pharaon Rhamsès XII dont nous possédons aussi une transcription en beaux caractères hiératiques : . ramenés à leur ordonnance grammaticale Pharaon Ménéphtah IIe : pour : 147 1° légende du . si chéri par Mainteneur me éjxorn Ammon de Justice Cette reconstruction des éléments intervertis dans les deux car- touches.

soit le nom propre compris entre les deux parties constituantesd'un titre ou qualificatif composé. et le 2°. (Nom propre) Il n'est point rare d'observer. signent proprement.148 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . Mouth la chérie par pour NOFREARI Mouth chériepar. exemples : l'aiméparAmmon (par) Ammon RHA- pour RHAMSÈS MSÈS aimé. V Cette légende est rendue ainsi qu'il suit dans un manuscrit hiératique du Musée de Turin : Le soleil stabiliteur de justice éprouvépar Phtah. (Prénom) RHAMSES dominateurde la région su- périeure. im&* M nuiunu . comme : légende royale. dans les cartouches contenant les noms propres de rois ou de reines. la région tropicale .ami d'Ammon. c'est-à-dire l'hémisphère inférieur. la région pure de vérité. m&z M pcoiji «"-rua. le 1er. Soit le nom propre interverti et partagé en deux portions pour en- serrer un titre ou un surnom.modérateur de la régioninférieure. dénomination mystique de l'hémisphère supérieur du monde . . la région de la conversion. CHAP. NOFRÉARI .

ME oTCîpei L'osirien. enfin. Ce caractère figuratif représente les inégalités de la surface terrestre. (K<lg). . linéaire tua . VILLES. IIpH juom Tjuë Le soleil stabiliteur de justice CHTII n ÂJULOTH éprouvépar Ammon kjULflJUUi-PHJUtCC L'ami d'AmonRHAMSÈS Nous avons insisté sur toutes ces anomalies graphiques. les montagnes et les vallées. DES NOMS PROPRES DE PAYS ET DE 141.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. V. iXGthrré£ MÉNEPHTHAH orcipei L'osirien. § V. en traçant les uns de droite à gauche et les autres de gauche à droite . t^I 3 est le nom propre d'un pays ou d'une contrée plus ou moins étendue. des titres qui les accompagnent. dans les cartouches noms propres comme dans les cartouches prénoms. Tout nom déterminé par le caractère hiératique ^+ w . les 38 . on distingua les noms mystiques ou les noms propres. CHAP. i^^3. parce que la connaissance de ces déplacements est très-importante pour l'intelligence des légendes royales de toutes les époques. N PTHAH ÏTT&g pour orcipei L'osirien MEN Juen Souvent. 149 AMOUN pour jute ïlenédxort MÉNAMOUN orcipe! L'osirien.

150 générique déterminatif habituellement remployèrent comme Egyptiens des grandes et petites divisions géographiques : La terre du sycomore.pc Pars. la Mésopotamie . CHAP V. MOT&I-KA& La terre du syco.pa<I><s. more. .Oa>tyi Kôsch. Ko)ty. le pays de Bénévent.Les contréesétranteurs. Ninia. Kouschi. le pays de Ninive. l'Ethiopie. on ajoutait de hors situé pays au déterminatif générique b^d . Naharaïna. fffnn&.l'Égypte.' Naharaïna. Le monde romain. l'Egypte.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. lorsqu'il s'agissait de déterminer le nom propre d'un l'Egypte. l'Empire romain. celui d'une contrée étrangère. ILs. hiéroglyphiques comme déterminatif des noms propres étrangers à la le groupe. Benemts. le caractère . 1 langue égyptienne (ci-dessus. pag. ce qui produisait qu'on a déjà vu employé dans les textes M-j j ou . N&£&P&IN&. la Perse.\ *. QdneUone KAgnnejuione. 138). gères en général. K&grmoTgi. Kôsch. l'Ethiopie. Phars. l TogptMJULH. La terre des pas. Souvent aussi. Kousch. la Mésopotamie fjAg&Pfin&. Nouhi-kah BeneuTC.

151 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP V.

du sycomore. terre GYPTE. T. L'EGYPTE (2). l'El'Egypte sugypte méridionale. XH^* t (iC<5. KJU.152 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. la partie méridionale. l'Egypte inférieure (1).x**• KHJUie.T. XH ..XHJUL*> L'ÉGYPTE."KHJUL6. L'E- . VJX . CdîteJUigST . l'Egypte septentrionale . périeure. KM .&n"0Tg5). X** wtt*6:* Xflw. L'ÉGYPTE. CHAP. la partie septentrio- nale. V. c<tpHC.

tlnnoqp. grées auj. OMBI. Pselcis des géographes anciens. Dakké en Nubie TALMIS Talmis des géograph. CHAP V. Thèbes. Kalabsché en Nubie. copte 6&UJT. . SNÉ. . et le fait doit être noté. TUJÏT. (1) Il est digne de remarque. MONTH. Latopolis des géogr. auj. H&i. Coptos des géograph. Esné. Osouan. grecs. auj. . auj. Koum-om- bou. KEBTÔ. Erement. Abydosdes géograph. auj. MANNOFRE. Memphis (1).Uuwrr.>TTgOTp. EBÔD. SOUAN. Syène des géograph. Dandour en Nubie. 153 PSELK. grecs .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. auj. anciens. (T. Ombos des géo- graph. grecs. Cn. auj. Kefth. NÉOPH. Unfiovefl. MANNOUFI. TANTHOUR. Une. TÔPH. Corn. Hermonthis des géogr. EBÔT.. grecs . TOP. que le nom phonétique de Memphis est déterminé /X placée avant le déterminatif générique par l'image d'une pyramide. grecs.

Memphis. l'île d'Éléphantine. soit phonétiques. Ebou. Le même déterminatif devient aussi le caractère final des noms propres de localités peu étendues. Exemples : «fcS^ ^^ ^ J^^JM® ksJ H&wc&<F. . karî portait chez les anciens Égyptiens le nom de ' /—•—« Cftu. Sâ. se nom- | j? ÇÂm. Saïs des géogr. et dont voici diverses variantes. SA. (II)gnAiT. CHAP. nom analogue à celui de ÏIlXdK ou Illtag. l'île voisine de Philae. Bahbaït. le caractère rYl fait partie du. telles que des îles . grecs. mot qui. mais si le nom propre est exprimé symboliquement. MANSÉVÉK le nom sacerdotal de la ville d'Ombos. 6&0T. Il en est de même enfin du nom égyptien de l'île de Philoe. soit symbo- k^s ou "=â? . lieu on la demeure de Sévek. au* (M&M) nom propre lui-même. Quelques noms propres de villes. IlnnoTqe. Ebô. signifie éléphant (page 51). Isidis oppidum des géogr. . 154 Abréviation du précédent. Manlac. auj. et justifie pleinement la dénomination grecque qui n'en fut qu'une simple traduction. PAHBAÏT. Uitnoqp. BpuwuHj Rome. furent parfois déterminés par le caractère placé avant le déterminatif générique £*JkQ . située vis-à-vis de la ville de Syène. Sném ou Sénem mait . déterminatif.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. affecté d'un autre . qui se prononçait U&nX&K. grecs. . auj. V. que les Arabes et les Barabras appellent Béghé. CCÂA. par exemple. liques. que les Coptes donnaient aussi à cette île. .

se composent pour la plupart du caractère Lu L=J 9U Lfl demeure. parva vulgaire. et sont en usage sur les lieux mêmes malgré le laps des siècles qui se sont écoulés. Sâ. qui forment une classe nombreuse. étaient des noms vulgaires qui subsistent même encore aujourd'hui. Thèbes. et du nom pho? J nétique ou symbolique de la divinité à laquelle fut consacrée la ville dont il s'agit de rappeler l'idée. HermopolisDiminhôr. sert en même temps de déterminatif figuratif [___ La demeure d'Ammon. Àçpo&r&roXtç. nom La demeurede NÉITH . La demeure de de l'Egypte moyenne. tracé dans l'intérieur du signe [_jj demeure. nom vulgaire. page 101) : . La demeure de NATPHE. Memphis. habitation. ÉpfAQVTço^iç. Le nota de la divinité éponyme de la ville est. Quelquefois on ajoutait à ces groupes le déterminatif r—j . AIOOTTOXIÇ. qui est celui des noms d'édifices et de constructions (voir ci-dessus. nom vulgaire. Mais les principales villes de l'Egypte avaient aussi des noms sacerdotaux ou sacrés. Tpih. dénominations religieuses en rapport avec le culte local : ces noms. THÔTH. La demeurede Phtah. pour l'ordinaire. que nous avons cités jusqu'ici. nom vulgaire. 2aïç. CHAP. lequel représentant une en- ceinte avec une porte ou avec une fenêtre. nom vulgaire.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . V 155 Presque tous les noms propres de villes égyptiennes.

suivi maison. des Coptes qui ont connéin . et la ville égyptienne située jadis à Ouadi-Essebouâ. .en Nubie. Nom sacré de Memphis. wyorn. phonétique. La demeure d'HATHÔR. en Nubie. V 156 Tentyris (nom vulgaire). nom sacré de Thèbes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. L'habitation de PHTAU. et TTIUJU) dans les livres coptes. La demeure de Schô Le bourg nommé T&ïïu^Of (mille. L'habitation d'AMMON. Diospolis. La demeure Variante du nom sacré de Tentyris. TÊVTUDIÇ. sable). et de Ghirché-Hussan. CHAP. figuratif ou symbolique de la divinité éponyme de la ville. 3 recevaient pour déterminatif le caractère s'appliquait à la ville et à son nôme ou territoire La huitième demeure. nom sacré de Thèbes. D'autres noms sacerdotaux ou vulgairesformés d'éléments semblables. Plusieurs noms propres sacerdotaux de villes se composent d'éléments beaucoup plus simples : on se contentait de tracer le caractère noté J du nom propre précédé habitation. dans ce cas le nom Èp^oùnoliç. auj. la grande Her- mopolis. AiécrroXiç. . L î comme par exemple : L'hahitation d'Ammon. ou ou | . la servé le nom égyptien vulgaire. d'HATHÔR. Aschmou- Schmoun.

Nom d'un édifice et d'un quartier de la ville de Thèbes. Nom du palais de Kourna à Thèbes et du quartier circonvoisin. la demeure du SOLEIL STABILITEUR DE JUSTICE (Me- nephtah Ier). Nom sacré d'Héliopolis et d'une ancienne ville située à Derri. et du nom propre du dieu auquel ta ville était consacrée. Variante du précédent Enfin quelques noms de villes. CHAP 157 V L'habitationde PHTAH. Nom de l'édifice et du quartier de Thèbes connu sous le nom de Memnonium par les Grecs : l'Âfxevocpetov des contrats égyptiens. la demeure du roi de JUSTICE (Aménophis III). 40 . L'habitation de PHRÉ. L'AMÉNOPHÉUM . Exemples . et même des noms de quartiers ou portions de villes. Demeure de Phtah. qui se . ou du nom propre du prince fondateur du monument qui servait à désigner le quartier. SOLEIL SEIGNEUR Le TOUTHMOSEIUM.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. L'habitation de PHRÉ. hiératique. O . Variante du précédent. Nom sacré de Memphis. en Nubie. SOLEIL la demeure du STABILITEUR MONDE DU (Thouthmosis III). Le groupe entier est en quelque sorte déterminé par les signes rj] hiératiques jjj placent à la suite du caractère demeure. furent exprimés par la combinaison du caractère demeure. Le MENEPHTHÉUM .

Le RHAMESSÉUM DE MAÏAMOUN.précédés du groupe phonétique ^V TIEN DE JUSTICE. ce qu'avaient fait également les Thouthmosis. fait en langue égypjours. Le RHAMESSÉUM de THÈBES. le grand. mandyas dans les capitale de la Nubie. comme on le grand nombre de verra par la suite. BES. (g. palais de Thèbes nommé au- Palais de Rhamsès jourd'huiMédinet-Habou. Souvent ce caractère servant d'encadrement renferme. les Aménophis. et des quartiers de Thèbes ou de Memphis. Le Le RHAMESSÉUM de Rhamsès le grand. RHAMESSÉUM. les noms des grands édifices publics.encore existant à Derry. 142. exprimés par le caractère [J . CHAP. et renferme aussi la légende royale Le Le RHAMESSÉUM DE MAÏAMOUN. à la suite du prénom du roi. . etc. avaient élevé des Rhamesséum dans plusieurs villes de l'empire .hiératique moun ) pour un £^ .158 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. enfermant le pré- couché horizoncaractère même du fondateur. car les Pharaons nommés Rhamsès. La de- Ces noms composés sont quelquefois meuredu SOLEILSOU. tienne la fonction d'article déterminatif (HT g&g n goov) féminin. RHAMESSÉUM DE MAÏAMOUN. Le THOUTMOdescriptions de SÉIUM DE THÈThèbes. On rencontre fréquemment dans les inscriptions monumentales.JUL AMfî-Hl) connu sous le nom Le RHAMESSÉUMde DERRY de tombeau à'Osy. les indications particulières qui font connaître la localité du monument. par exemple. V. demeure. est roi souvent ce nom talement. DANS THÈBES. qui. ( Rhamsès Maïa.

Conquêtes d'A- OXotfi. Naharaïna. au . OJULIOA. Pays d'Afrique. TeKppp. ou ââ y sont gravés dans l'intérieur d'une sorte de plan d'enceinte fortifiée. 1 Hgpn. Oloki. Ilejuiio<s. De grands bas-reliefs ou tableaux historiques sculptés sur les mu- railles des palais destinés à perpétuer la mémoire des rois conquérants. CHAP. . souvent déterminés aussi par le caractère tsA4. Memnonium. V. Balo. Exemples : Opoôï. Conquêtes d'Anénophis III. Karnac ménophis III. présentent une foule immense de noms propres de contrées ou de villes étrangères.. Phamioa. déterminés d'une manière toute particulière : ces noms propres. Tekrror. Oroki. Dakror. à Karnac. Pays d'Asie (la Conquêtes de Mésopotamie). MénéphtahIer. au Memnonium. 159 143. Pays d'Afrique. au Memnonium. Conquêtes Ménephtah Ier. de Pays d'Afrique.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. qu'il faut soigneusement distinguer des cartels ou cartouches déterminatifs des noms et prénoms royaux. Pamioa. Conquêtes d'Anénophis III. B0X0. à Bob. Pays d'Afrique.

temple au nord d'Esné. Ville de Juda. à Karpnrva. te Ier. Conquêtesde Sé(Bet-Horon) sonchis. CHAP.-. Il pour <!>pe«i>. nac. Ville de Juda Conquêtesde Sé(Mahanaim) sonchis. Magédô. Ioudahamalék. Cette même enceinte fortifiée renferme aussi des noms propres de villes. nac. Tréïksô. buées à Evergète Ier. Mahanaïm. te Ier. Pays d'Europe Conquêtes attribuées à Evergè(la Thrace). V. Pays d'Asie (le Conquêtesde Séroyaume de sonchis. temple au nord d'Esné.ca>.160 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. IOT2^H^AK^ TpeiK. Farsô. Pays d'Europe Conquêtes attri(la Macédoine). s'applique en même temps à leur territoire : UATMU . B<iiogotîpr{. Makédon. terminés par le caractère déterminatif fe^d parce que le nom . Pharsô. Baithhôron. Pays d'Asie (la Conquêtes attribuées à EvergePerse). Ville de Judée Conquêtes de Sé(Mageddo) sonchis. . idem. Thréïksô. à Karnac. à KarJuda). à KarTU». ©peiKCUD. *î&g&rï&8A&. nac.

qui ceint ces nations vaincues. la corde étant au contraire terminée par une houppe de papyrus 'jf. donne une indication générale de la partie du monde connu des Égyptiens.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. V 161 144. pour l'ordinaire. de- vant les images agenouillées des peuples étrangers dont ils font connaître les dénominations antiques. c'est-à-dire un peuple d'Asie ou d'Europe. Cet usage ne souffre aucune exception. CHAP. ou chaîne. désigne un peuple considéré comme septentrional. à laquelle appartenait le peuple subjugué : la corde terminée par une fleur de lotus-lys _mt/r) marque une nation habitant au midi de l'Egypte. ou qu'on attaquait en sortant par la basse Egypte ou Egypte septentrionale. 41 . Ajoutons que l'ornementplacé à l'extrémité de la corde. c'est-à-dire une peuplade africaine . Ces noms propres ainsi encadrés se lisent.

où ce nombre est noté par des terminaisons fixes et invariables. dans les noms. sanskrite. DES MARQUES DE LA PLURALITÉ 145. DU DUEL. les nombres duel et pluriel du nombre singulier. remplaçant en quelque sorte ces terminaisons ou désinences. soit à des marques particulières ajoutées à ce caractère ou à ce groupe. § Ier. on peut distinguer. comme il existe dans les langues hébraïque. l'hiéroglyphique et l'hiératique.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. ne font pas un usage très- habituel. grecque. CHAP VI 163 CHAPITRE VI. arabe. Mais récriture sacrée égyptienne use de quelques formes qui. 146. présentent une certaine classe de noms dans un véritable état de dualité. A défaut des articles (chapitre VIIe) dont les deux systèmes d'é- criture sacrée. etc. Le duel n'existait réellement point dans la langue parlée des an- ciens Égyptiens. Cette espèce de duel a été marquée de deux manières : 1° Par le redoublement du caractère représentant le nom au singulier surtout si les objets exprimés par ces caractères sont réellement doubles ou existent par paires dans la nature . soit par des répétitions du caractère ou groupe exprimant un nom au singulier.

les deux déesses dirent. . Les deux déesses. fITp R. Les deux ailes. Par l'une des marques ratique q \\ ou^^ ajouté au nom . Les deux champs. ou par le redoublement du déterminatif à la suite du nom phonétique : netiTpciiHTÊ. pATÉL. Les mains. nervrp-& <ai2rs. noT&e &. Les deux ailes. Les deux sycomores. Les deux bras. Tengo. deux dieux frères. "TOT L. symbolique- ment ou phonétiquement: Les deux plumes d'autruche. Les deux mamelles. *xno<f &. Par le redoublement du signe initial (voir ci-dessus) du nom ex- primé phonétiquement. Les deux mamelles. 2° <5&oi &. *\\ où c*\\ (le nombre deux). Les mamelles. Les deux mains. Les deux jambes ou pieds. Les deux yeux Les oreilles. CHAP. Les ailes.jIsis et Nephthys déesses soeurs.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Les deux dieux. TKOI &. VI 163 Les yeux. Les bras. les deux dieux frères Hcene&'f cuDiié&. 3° TengR. Les deux oreilles. hié- exprimé figurativement.. nTp(giojue) K.

UIÏTT. nHfi. § II. ou par la triplication de l'initiale d'un nom phonétique . Temple . . VI 164 Telles sont les différentes méthodes employées dans les textes hié- roglyphiques et hiératiques pour noter le duel des noms. epcpei.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.noTTC. pne. OTH&. 147. Prêtre . DES MARQUES DU PLURIEL. Dieu . Déesse. CHAP. Dieu.noTTe. On exprima le pluriel des noms communs par des moyens très- variés et qui constituaient différentes espèces de pluriels. *^&. rrTp. TnTp. Seigneur . 1° Le pluriel des noms figuratifs ou symboliques se forme d'abord par la triplication du caractère ou groupe représentant le nom commun au singulier. Canard. nrrTp. CIOT.TftOTTfi. Oie.

pjunooTe HT ©xidV (2). en-f n&K ncerrj- n Nous t'accordons d'établir dans ne&HT LES COEURS n Kd&t ni& (3) de toutes les contrées. Nous t'accordons les années de Thmou. Pasteur d'HOMMES et de FEMMES. 165 uAîte îi&dnpuuie dvu> gdngioju. CHAP. en nenTp(ga>0TT)(druï) nerrrp GT&JUL rjCdrtG.e(i). VI.tt. en<f ndK.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.giT (giojne) (TTILGCHT) les dieux et les déesses résidant dans la région Discours (tenu) par XT .

Mère divine des dieux. 148 On a déjà dit qu'on se contentait quelquefois aussi d'indiquer le pluriel d'un nom phonétique. même époque. jutdTfirp « nenrp (2). certains noms phonétiques passaient à l'état de pluriel par le moyen de leur triplication totale tWTH.ooe^. époque de Trajan. voeux. (2) Inscription sur l'une des colonnes du pronaos d'Esné. -«h Tq. Parfum. sont stupéfaites sous les pieds de ce dieu gracieux. comme par exemple : LES CHEFS grands du pays de Lodan. Père. Ménephtha 1er. Offrande. îfeTo-m&(n)^-nio{n)-nTopf*cdTtM-TrTonejuLgnr-Jx-nepAT-nmpîîn-noqp. soubassement de la galerie de l'ouest. (3) Inscription des bas-reliefs historiques du palais de Karnac relatives aux conquêtes de . 2e cour. par la triplication de son caractère initial. TOUTES les PORTIONS de TOUTES les CONTRÉES du monde mé- ridional (1) et du monde septentrional. VI. Mais par l'effet d'un caprice encore plus remarquable de la part des scribes. Parfums. CHAP. .b-qe* : Offrandes. Pères.GRAMMAIRE 166 ÉGYPTIENNE. (1) Palais de Médinet-Habou.

ne le sont que d'une manière abréviative : &di. Ame. neqpdit ' niâ (1). . Demeure. comme eipe coTTrrj-ujeq n £6|> uu . pour passer à l'état de pluriels. Esprit. soit symboliques. VI. 167 Cette forme de pluriel est employée dans les inscriptions des stèles ou des cercueils de momies. soit figuratifs. Mdnj^twiie. On pourrait donner à ces pluriels par triplication le nom de pluriels primitifs ou celui de plurielsfiguratifs. au lieu d'être répétés trois fois. 149 Quelques caractères ou groupes. Faire un acte d'adoration au dieu Sakr sous SES NOMS tous. On la rencontre aussi dans les textes sculptés sur les grands monuments.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP. HÎ. ei.

Oie. nTp. Vins. les Égyptiens .noTTe. £dn ajTTT.- Cynocéphales. du chiffre QGQ . Hptî. consista à faire suivre le nom soit figuratif. Prêtres. hiératique ^ ^. Vin. Jours | gdn OTH&. £dn Temples. Prêtre. soit symbolique. soit phonétique. £OOT. Dieux. hiératique 14| ou même Q (J . Parfum.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. PWHTG. Chevaux. Jour. 150. OMÎT. si le nom en reçoit un or- dinairement. gdn gTUip. Homme gdrt pume. o»ni. Boeuf. Temple. Employée dans un sens indéfini. CHAR VI. Cynocéphale g. trois. &dfl nTp. linéaire I . Hommes.6Sl OMII. gTU»p. gdficf. On ne saurait douter qu'en choisissant le chiffre trois de préférence à tout autre signe de nombre pour le placer à la suite des noms écrits afin de distinguer le pluriel du duel et du singulier. e^e. pne. Odeurs. Mais la méthode la plus habituelle. gdn Hpn. &dn £OOT. d'ailleurs fort rare. cette marque se place immédiatement après le déterminatif. pùme. Boeufs. Oies. ou 0 . Dieu. £dn egHT. Cheval. dans les textes égyptiens hié- roglyphiques ou hiératiques. OTH&. Odeur. sous le nom de figuratifs-contractés. 168 Nous désignerons cette sorte de pluriels. . Parfums. pour exprimer la pluralité.

font passer à un état de pluralité la plupart des noms communs exprimes phoné- tiquement. - i . <=>* en i ^m ou m . c'est-a-dire celle des pluriels figuratifs. JULdCl. dqon. la forme primitive des pluriels dans l'écriture sacrée. Champ. C. si le nom exprimé 43 . Mais ces marques de pluralité se divisent toujours. et même les noms figuratifs et symboliques Enfant. VI eurent l'intention 169 bien évidente. Mouches. ujHove. p. Ténèbres. Seigneur. chap. phone. Flabellum. Terres. Seigneurs. 58) changent la note en passant à l'état de pluriels cpH. Koior. dq. JUIG6Y> Enfants. £dfl tyHO're Autels Chemin. dans le système graphique comme dans la langue égyp- tienne parlée.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. KdLKé. Flabella. Ombrelle. Obscurité. on exprimaitle nombre pluriel par des désinences ou terminaisons : la désinence ^ (OT bien r). gdlt CpH. Champs. CHAP. gdnit&a. JUUCG. ou . KdKer. III. 152 - Chemins. Autel. survie en outre de la marque numérique Q (OT T) son homo. Mouche. 151 Les noms communs représentés par des caractères notés (voir ci-dessus. ctHuor. Ombrelles. Enfin. d'une manière abrégée. ni . KOI. &IOOT6. de reproduire. Terre.

Rois. la terminaison ^ > <\ (OT. ce même déterminatif: Dent. Quelques noms communs terminés en pluriel par la désinence un Ç\. aux deux signes fin . ^ gum. Dents. ainsi que le prouvent les deux exemples qui suivent. Adorateurs. s'inscrivent à la suite de oft&e. egHor. contenant des dédicaces de l'édifice par le Pharaon Aménophis IIe. dont voici l'un des titres les plus coTTen (n) COYTeriior Rois des Rois grK ir negiK Modérateurdes Modérateurs .T) s'attache immédiatement au groupe phonétique dont elle fait partie de sa propre nature. (j(j^ se réduit. o&ger. HOT. 170 phonétiquement est accompagné d'un déterminatiffiguratif ou symbolique . et se place immédiatement avant le déterminatif. 6&HT. par abréviation. IOT. CgHT. coTTemor. Adorateur. Boeuf. Dents. extraits des La désinence inscriptions du temple d'Amada en Nubie. Dent. VI. oGger. /wwvw\ (FI) forment leur toujours placée avant le dé- terminatif: COTTfl. £UWHOT. Boeuf. H&HOT. tandis que les marques de pluralité ou m . Boeufs. Roi. Boeufs.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP.

ore. aux nombreux pluriels de la langue copte terminés en Te. er. CHAP VI Les désinences des noms au nombre pluriel hiératique *\J. répondent. sans aucun doute. ^t et**£ \ . OT.on. HOT. ^ 171 et H^\ assez fréquentes dans les textes en écriture sacrée. GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et .

La langue copte qui représente à très-peu près l'ancienne langue parlée des Égyptiens. tout en restreignant l'étendue de son application. Mais dans les textes ordinaires. Le premier est l'article déterminatif masculin singulier dont voici toutes les formes hiéroglyphiques et hiératiques.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. 154 Ces articles. qui font connaître en même temps le genre et le nombre du nom qu'ils précèdent. partout ailleurs on les suppléait à la lecture § Ier ARTICLES DÉTERMINATIFS. Il faut dire cependant que. ils sont plus rarement notés que dans les livres coptes. on les exprimait là seulement ou leur présence était indispensable pour la clarté du discours. ou dans les textes sacrés roulant sur des matières importantes. au nombre de trors: A. dans la plupart des textes. 153. DES ARTICLES. sont. comme en copte. car cet article est exprimé phonétiquement et par divers caractères homophones : . les Egyptiens ne les employèrent rigoureusement que dans les grandes inscriptions monumentales. CHAP VII CHAPITRE VII. possède plusieurs espèces d'articles que l'on reconnait en totalité dans les textes conçus en écriture hiéroglyphique et dans les textes hiératiques.

Le soleil. TÏOT£U>pv Le chien.c^pH. s'est conservé dans le copte ni. mais qui . nrrTp. CHAP. . npH. KdngooT npH JUL ' ncorrni. fort rarement employé dans les textes égyptiens. Exemple : 2° g§| Q v\ @ \V7v nfClOT ou nirnp (uirïO'rf) l'étoile ou le dieu. 3° (p™3^ linéaire F-==r . njuîôTffx. le nour- njuioTi. équivalent phonétique du copte n. linéaire g déterminatif copte n ou <$> QQ hiératique > ^ (n ou 173 cj>) dont l'article n'est qu'une pure transcription : nci. dieu forme la plus usitée de l'article. risson. comme représentant phoné- tique de l'article déterminatif masculin singulier. comme dans cet exemple enq- ndK. qu'on s'est servi du caractère figuratif & ne. C'est abusivement. VII. Le lion. et à une époque de mauvais goût.nnoTT€ Le dieu. répond exactement au copte thébain II et au memphitique cf> et n : . 1° Q . . L'enfant. \\ linéaire Le créateur. le ciel. Nous t'accordons la durée de la vie du soleil pour le pouvoir royal.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

Le chef..«. fl £dT (1). tout aussi bien que devant les noms phonétiques : c'est ce que prouveront aussi les exemples suivants : $! î!.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. l'aîné.'«pi.. Les exemples cités démontrent que cette forme de l'article. nuj&d. CHAP. njutoTi. La fête. comme toutes celles qu'on a fait connaître. n&Hpi. 174 VII. nu. Le lion.. . Tî«|a>n^. se plaçait devant les noms exprimés figurativement et symboliquement. La cuisse. n TOVOJT n gdT (2).. L'ibis.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

^\>,OU^\

(ne), hiératique

^^

,

175

dont l'article

copte thébain ne et le copte memphitique ni ne sont que d'exactes

transcriptions :

nerrrp. tnnoTf, Le dieu.
ne&di,

L'ame.

neTo.meo,

Le monde.

neuJHpiïîioTndn, Le chef de Javan.
Cette forme de l'article déterminatif masculin singulier, l'une des
plus généralement employées, s'unit quelquefois aussi
aux noms
ouX
propres ; exemple
le Sch^'^> le pays de Schéta.

^j^îj

U

Ces articles sont toujours préfixes comme dans le copte.

L'article déterminatif féminin singulier fut d'un usage beaucoup plus habituel que les articles masculins ; il se présente constamB.

ment, en effet, dans les textes hiéroglyphiques ou hiératiques, uni à
tous les noms communs ou à tous les noms propres du genre féminin :
d'où il résulte, en règle générale, que dans ces textes, tout nom

commun totalement privé d'article doit être considéré, pour cela même,
comme appartenant au genre masculin, et que dans la transcription,
aussi bien que dans la lecture, il faut suppléer ou rétablir cet article.

L'article déterminatif féminin affecte des formes variées qui se sont
conservées dans la langue copte:

o (T), hiératiques (TOUO),
est le primitif des articles coptes t et e ceux-ci sont toujours préfixes;

La forme la plus simple

?

«6-

:

mais l'article égyptien se place indifféremment en préfixe ou en affixe,
c'est-à-dire que ce caractère phonétique devient tantôt la lettre initiale,

176

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

tantôt la lettre finale d'un nom. Une foule de noms communs égyptiens
phonétiques, figuratifs ou symboliques, reçoivent une acception féminine lorsqu'ils sont affectés de l'article cà
Tourne, Soeur.

con, Frère,
ci,

Fils,

TCI,

Fille.

ci,

Enfant,
Fils,

TCl,

Fille.

ÎIHÉL,

Seigneur,

Tfiè&.,

Dame.

«TP, Dieu,

THTpi, Déesse.

<Teq,

T(Teq,

«

Ce même article affixe se joint à tous les noms communs primitifs

ou dérivés exprimant des objets féminins de leur propre nature ou par
convention : et si ce nom est accompagné d'un déterminatif, ce dernier
se place immédiatement après l'article.
T&I.T&lJUte, La femme.

Te#e,

La vache.

TÎ10T&I,

Le sycomore.

T&lfc,

Le remède.

Teporre,

Le lait.

TepH,

L'ombrelle, le flabellum.

Il est vrai de dire que l'article déterminatif féminin singulier affixe
n'existait qu'en apparence, et dans la langue écrite seulement. Le
système général de l'écriture sacrée égyptienne eut en effet pour
règle constante d'exprimer d'abord et de présenter en première ligne

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII

177

l'idée principale, en rejetant à la suite des caractères qui la représen-

taient, les signes des déterminations particulières et ceux des modifications qu'elle pouvait et devait subir; telles que les circonstances de
genre, de nombre, de temps et de personne. La totalité des textes
coptes qui nous offrent, en caractères grecs, les mots et la prononciation
de la langue égyptienne, pour une époque contemporaine dune foule

d'inscriptions hiéroglyphiques, démontre, sans réplique, qu'à la lecture
des textes hiéroglyphiques ou hiératiques les Egyptiens rétablissaient

soit les articles, soit les marques de temps et de personnes, à leur véri-

table place, c'est-à-dire ou en tête ou en avant du mot qu'elles servaient

à modifier. Nous suivrons désormais cette méthode dans toutes nos
transcriptions de textes égyptiens en caractères coptes.

On exprimait aussi, mais rarement, l'article déterminatif fé-

minin singulier par le caractère phonétique
du précédent

o

.

A

(o ou T) homophône

Ce signe est réellement un article possessif

(voir le § III).

*?
et

L'article

1i£

<=»

jrSt-

C1"6^

0Lt

°c^> écrit aussi

2v
hiératique
jSç- >

a £té conservé dans le copte sous les formes Te

\. Cet article est toujours préfixe :
Tetym,

La chatte

TG^IH ,

La chatte.

Tejmnnj,

L'hirondelle.

Tcompi,

L'aînée.

Cet article, qu'on rencontre seulement dans les textes fort soignés,
45

178

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

se place, comme on peut le voir, devant les noms communs exprimés

figurativement ou phonétiquement.

^

hiératique Q fr ; ou
,
,
bien <£* Ç) lin <=* ^ hiératique o .±
composé de c±
*>
*
,
,
,
T, article déterminatif féminin, et du caractère ^> qui représente un

fc

oeuf,

Enfin le groupe Pv

linéaire

lequel, pris phonétiquement, répond à l'articulation c qui soit

affixe soit préfixe, exprime le genre féminin dans les noms, les pronoms

et les verbes. Ce groupe placé en affixe détermine le genre d'un grand
nombre de noms communs exprimés pour la plupart par les méthodes
figurative ou symbolique : peu de noms phonétiques, à l'exception des
noms propres (voir ci-dessus, page

143)

reçoivent cet article :

Trirp. TnoTTe,

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

179

en général lieu d'articles déterminatifs du pluriel dans la plupart des
textes hiéroglyphiques de toutes lés époques; on les suppléa donc ha*

bituellement à la lecture; mais lorsqu'on croyait nécessaire, ou pour
la régularité d'un texte, ou dans l'intérêt de la clarté, d'exprimer l'article déterminatif pluriel, on le faisait au moyen de caractères pho-

nétiques dont les formes coptes de cet article, ne et m, les, ne sont
que de pures transcriptions : voici toutes les variantes de l'article dé-

terminatifpluriel appartenant aux deux genres sans distinction.

JSr ou

-^ ' hiératique

^^

£,

,*, (ne. m)

LES.

Voici quelques exemples de l'emploi de cet article (1) :

Tjuie.(n) HH&év ne

vérité de seigneurs LES.

npH n

cd<f

ne

Tejueio

soleil du rayons LES tu contemples

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

180

§/_K hiératique fo. ; rarement employée (forme) ne.

ntD^ocre

ne ujHp

n

d'entre LES frappés

Les Polosté

des Polosté ou Pholosté. »
la
Nation
de
partie
faisant
Les
vaincus
«

\"'

(ne ou ni) groupe phonétique accru de la marque ordinaire

du nombre pluriel, le chiffre trois ; hiératique
LES

Ne

seigneurs nn&eT

LES

ne

Ames

&dî

LES

(«n)

la

ULdn

demeure
de
gloire.

eooT

ne

chefs ajfrips
de
n

(4)

de

***&/•

cette

partie iîdrrro

vivantes. ero>nJ3

du
pays.

ÏJdpe

Tne

i

Thent-

ornr-

AUX

ne
seigneurs nH&en
du
Nord
euign
(et)
SSJ&pe

AUX

ne

(n)

AUX

seigneurs
(du)

monde

ne

seigneurs rtriKe-ï
de
n
l'Occident. neftUffî

^&ps

AUX

Amoun &£*OVn
(femme)
véridique

nH&er'
(n)

nro

dit

^jdpe
ne

seigneurs

mftev

(des)

(n)

contrées

ndpHc,

méridionales

we-v
TdOTe

ecxurr
ujdpe

AUX

seigneurs

ne
nH&er

(du)

(n)

(1) Inscription du second pylône de Médinet-Habou.

(2) Inscription de la grande salle d'Ibsamboul, paroi nord, colonne 26 à
27.
(3) Manuscrit funéraire de Tentamoun, Cabinet des antiques
(4) Momie de Tentamoun, Musée du Louvre.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

181.

On a dû voir, par ces divers exemples, que les noms communs précédés de l'article déterminatif pluriel, prennent également à leur suite
les marques ordinaires du nombre pluriel, soit le chiffre trois m

,

soit la terminaison Ç (or, 6V). Cette surabondance de déterminatifs est

habituelle dans le système graphique égyptien.
156. On a

réuni dans le tableau suivant toutes les formes des articles

déterminatifs.

§ II. ARTICLES

DÉMONSTRATIFS.

157. Les articles démonstratifs de la langue copte ne sont, comme les

articles déterminatifs, que de simples transcriptions de ces mêmes
articles employés dans les anciens textes hiéroglyphiques et hiérati-

ques, ainsi que peut le démontrer le tableau suivant :
46

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

182

COPTE.

F. HIÉROGLYPHIQUE, F. HIÉRATIQUE

SIGNIFICATION.
MEMPH.

THEB

nei. rfdi, ndi, 4>di, Ce, celui-ci.
id.

id.

id.

id.

id.

id.

T6I.T&I, Tdl.Odi, Cette, celle-ci.
id.

id.

id.

net. ndi, ndi,

Ces, ceux-ci.
Ces, celles-ci.

Ces articles, évidemment dérivés des articles déterminatifs par l'ad-

dition d'une simple voyelle, sont toujours préfixes. Exemples:

ndi

tyuue

XT

eicTe

OTHOT

tdi

JUL

ei-ipe

pasteurs étrangers CES parlent voici que (1). heure CETTE dans j'agis
«Voici que ces pasteurs
parlent et adres« étrangers
" sent ces paroles a sa majesté." (2). TeqjmnTgojnT n cnxT

eu>e ndi

sa majesté à ils disent paroles CES
158. Ces articles démonstratifs ne se

rencontrent que dans les textes

les plus soignés : on les trouve plus souvent dans les textes ordinaires
sous la forme
ou

W

néraire

B^Qij

@/jij Tïdi,
ou
,
,

c|>di->

ce, hiératique

f4 m

par abréviation; comme dans ces passages du rituel fu-

:

(1) Grande salle d'Ibsamboul, inscription de la paroi nord.

(2) Même inscription.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

183

dieu qui
«résidesdans
«la demeure
«des eaux, je
«suis arrivé
KO

ujdpoK ndiovog,

dfi.HTnTenju.ooT &AI

ndi nnTp «i «jusques

à

vers toije suis arrivé la demeure de l'eau dans CELUI dieu ô
«Et Sati est le nom de
«ce serpent qui est
le sommet de la
« sur
«montagne.

neqpdn ed<f giuuq ndi

&qi

dru> (i)

est son nom Sati sur lui CELUI le serpent et
(le mont)

La forme féminine de cette espèce d'article ou plutôt de ce pronom

démonstratif est

,a\q()

,

hiératique

*%$$rf**

qui répond aux ar•>

ticles ou pronoms démonstratifs coptes Tdi, Odi et

TH,

ou OH dans les

composés :

«Cette demeure qui
dans la région de
« est
«Noutéhir.»
f1TP~&PK&& &1*

T&l

dû-HT

(2) Noutéhir dans CELLE la demeure

Nous reviendrons sur cette modification des articles démonstratifs
préfixes dans le chapitre des mots conjonctifs.
159.

Il existe aussi dans les textes égyptiens une série d'articles dé-

monstratifs qu'on rencontre bien plus habituellement que ceux dont on
vient d'exposer les formes. Ces articles s'inscrivent toujours à la suite
des noms et sont par conséquent affixes, quoiqu'on dût,

à la lecture,

(1) Grand rituel funéraire hiératique, du Musée du Louvre, n° 1, fol. 24. (2) Idem.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

184

les prononcer avant le nom qu'ils déterminaient. Ces articles se pré-

sentent sous les formes suivantes :
1°.

B

CD

,

hiératique IH

, ce,

cet, détermine les noms

du genre masculin, nombre singulier :

nn

juin

CET édifice

Tenjueio jud-ei ©ïpn gpdigHT nddT nenTp
contemplez venez Derry qui résidez grands ô dieux

dans

«

O dieux grands qui résidez dans Derry, venez et contemplez cet édifice (1). »

nnaooTxx (n) Tjue
CE

Tdro

KCOJTJUL(2)

nn (n)px>oTT&&df xx(copt.ptxx)

jour en de vérité un discours tu entends, de CE jour la panégyrie dans

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

(1) COT&

xoi&K

186

mwrrp n «jd

**

le 2e jour de Choïac dans CE dieu defête

jb^

hiératique

<^

ou

«

à la suite des noms communs
féminins au nombre singulier : en ou Tri, cette.
*

en

Kdg

CETTE
«

n noqp mft <ye

gnd

contrée de bon tout le bois ainsi que

Ainsi que tout le bon bois de cette contrée (2)".

ffi

*""*

s

hiératique Ç ou

(TU)

^^»

,

variante de la

précédente, employée dans les mêmes cas :

£p

mm

HTp

n

seigneur Epiphane dieu du

Tn
CETTE

OGGT

t^e^e

GK.OI

chapelle pareillement faire placer

(5)

noqp-(m con)
3 fois gracieux

«

(Il est permis) d'ériger aussi

CETTE

chapelle consacrée au dieu Epi-

phane très-gracieux, etc. "

4-

Tn, en, variante de la forme précédente, même signi-

fication :

(1) Calendrier sacré, sculpté sur les colonnes du pronaos d'Esné, quinconce de droite.
(2) Grande inscription du palais de Karnac, relative aux conquêtes de Thouthmosis IIIe,
transportée au Musée du Louvre.
(3) Inscription de Rosette, ligne 13; texte grec, ligne 52,

47

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE, CHAP. VII.

186

fïn-sirp

U>BTÏ

tin
.

«

CJDP

™iV ?$v\

ce - dieu élève, ce tableau dans,

CETTE

«Dans ce tableau, cette déesse est représen"tée élevant ce dieu grand sur ses deux
" mains (1)».

déesse

îîéCTOTâ

gi

nôÂ.

ses deux mains sur grand
160. Les formes de cet article démonstratif

au nombre pluriel sont

bien moins variées ; on n'en compte que deux qui appartiennent ara
deux genres indifféremment

nQ

:

tj&%

(enn), hiératique

ces, comme dans ces deux

passages de l'inscription de Rosette :

(3) eungft&e-

n ipmvf

SOT. (aj COTA

nm

COTIJP

enngoor

cespanégyries dans pratiquées toutes les autres. Le xxx et le xvii cesjours
choses

^Bli flf !
'

hiératique

eftor J&UJOY

»

c£<r

e««x

« Dans

M

'£&?&§

ces eaux ».

J&$
*

également pour les deux genres
(5)

^if

(CTÏOT) CES,

:

(4) finov oon1 neqrooT
CES
«

singes quatre

Ces quatre singes ».

(1) Tableau du tombeau de Rhamsès. V à Biban-El-Molouk, légende explicative.

(2) Ligne 11 ; texte grec, ligne 48.
(3) Ligne 11 ; teste grec, ligne 49.

Inscriptron de Rosette.

(4) Rituel funéraire, IIIe partie, chapitre 1er.
(5) Rituel funéraire, IIIe partis.

dérivés. Td ou o&. Les articles possessifs de la langue copte. c'est-à-dire qu'ils se joignent au nom de la personne ou de l'objet qui possède. ARTICLES POSSESSIFS. CHAP. 187 Le tableau suivant présente toutes les formes réunies des articles déterminatifsaffixes. des articles déterminatifs par un simple changement de voyelles. fies deux genres et des deux nombres : Cette antique forme des articles démonstratifs n'a point d'analogue complet dans la langue copte : c'est peut-être une forme primitive tombée en désuétude § III. comme les articles démonstratifs. VII. 161. et nd. nd ou cj>d. mais déterminent seulement le genre et le nombre de la personne ou de l'objet possédé.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. On peut donner à ces articles le . sont préfixes et insépa- rables.

déterminatif. Isis. par exemple. -fi TOU. b T% îfftSoç. 2° o>Q n _J^n *fc. féminin. ~K> ou ^y» hiératique celle de l'article £f . TA6JÛÛ1T. Cet article possessif féminin singulier se présente souvent sous la forme de «Js^. Cet OEJnjJ qui appartient à article entre principalement dans la formation des noms propres d'hommes. (le d'Horus). TAÉMENT . par opposition à une autre série d'arnom ticles dont ifsera parlé dans un autre chapitre. TOD b ^^h q cf>d. ou c|>d&u>p. Les textes hiéroglyphiqueset hiératiques renferment des exemples de l'antique usage des articlespossessifs vagues pour les deux genres. jn 1° -JËLD â Tflç. TdHce. rç d'Isis. ô TWV. /a % T% ïaiSoç. £<?/«« TïdHCf. celui de la personne ou de l'objet qui possède et le nombre de l'un et de l'autre. . Tdnqpiuoc[>. lesquels font connaître à la fois le genre de l'objet possédé. l'un des noms mystiques d'Osiris. dans les noms propres de femmes ^^NJIS. 162. le >**w » de b TOO. . VII. celle qui appartient à Néphérôthph (1). fy*f Ê > à Ammon. i5 TWV . ô 'J^n^ . peuvent seules faire connaître si cet article remplit la fonction d'article possessif comme. 3} (1) Néphérôthph. OdHCf. La contexture de la phrase et la signification du nom que cet article précède. etc. . 108 d'articles possessifs vagues.-? ss^_n j^ celle qui appartient à Isis : _J=*n > T* ou eA> fa de. comme hiérat. |^ fclSi hiératique TOÏ> \Â^- Ûpoç n<S£UJp . CHAP. JS ^3 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. :^f. hiératique Àpjiwvoç (le d'Ammon) celui qui appartient hiératique qui appartient à Horus. singulier. çe/tf* ^3 hiérat. f£à nd ou celui qui appartient à : comme nddJULOTn.

. THAÉSÉ 189 ou THAÏSE. §S?j} (celle qui appartient à l'occident). l'âme (1). (1) Litanies de Chnouphis. odduorn. copte nniqe. Odpn. nom propre de femme dont n'est qu'une variante symbolique. v^rrp. inscrites sur les colonnes du pronaos d'Esné. CHAP. jl^*^^ . devoir être considéré comme article possessif vague masculin nd ou çj>d. T ou h Td ed ou : . à Phré ou Phri. TOO celle ednor&. représente figurativej . l LE : J souffle. THARI. . THAAMOUN. ment l'idée ciel. celle qui appartient à Isis. l'esprit. etc. n&di. semblerait. ^V^lloâ celle qui appartient > TdpH. T% fai&oç. et qu'on voit parfois employé abusivement pour 4° Le signe i exprimer l'article déterminatif masculin singulier n ou ne. $ ipûvov. 3° L'article possessif vague féminin singulier s'exprime aussi par le simple caractère \ . exemples /vw^IZp { J >K . i le dieu soleil . celle de l'or. ne. T*tHCe> ÔAHC6. THANOUB. qui peut être une abréviation de ^^ . \ || **—Q qui appartient à Ammon. qui. VII. i TOD ÉDuou.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. nnenrpncoTTn nHinduorn n nnepnHTe ndnecpdi ndTtynoTt nomâ des dieux roi la demeure dedestemples LE DES ÉCRITURESLE de leprêtre d'Ammonra l'autel C'est-à-dire : « Le prêtre chargé de l'autel et des écritures des temples de la demeure d'Ammonra roi dés dieux (Thèbes) (2). ^ TOÛ ÀJA^WVCÇ. dans une foule de titres ou de qualifications sacerdotales et politiques. nmq. (2) Titres du nommé Aménôthph. pour l'ordinaire. dont la momie existe au Musée du Louvre. )l û ât e.

les inscriptions du tombeau de ce personnage. servit de déterminatif à la préposition gp&i. l?OTH& gpdl T«jHOTIy Leprêtre CHARGE de l'autel. sur. Les nombreuses qualifications ayant le caractère F=^ pour initiale. le chargé. au dessus de. 163. N& qu'on lit sous ces différentes formes dans 3° ^\ » . LE SUPÉRIEUR des porte-en- censoirs.2J™^ ses variantes 1° . LE CHARGE de la coiffure du roi. Rhamosis (1). le supérieur. exprimant en général un rapport de supérioritéon de suprématie : ce signe qui. n^pdS-COTTIH^ACfr. peuvent donc être régulièrement traduites de la manière suivante : lïgpdi neqdtM^ip. . celui qui dirigé. Biais il est bien plus naturel de penser que le caractère |^^=^ pourrait être ici l'antique forme toute symbolique de la préposition sur. 190 VII. celui qui est au dessus. (3) Stèle du Musée égyptien de Berlin. CHAP. seigneur DU LE DE l'arc Cest-à-dire : «LE CHARGÉ de l'arc du roi. put être employé comme £=3 cÇ-5 de la préposition la place entière <g^* et signifier nom commun à ^ . et surtout J^.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (n)nTO n«H& n pHJtic Rhamosi îTdrreTT® du monde. le surintendant C'est là ce que semblent démontrer le nom propre d'homme 4^<^^ 2 °^LS&» ^ Pehraï. d'abord. l'un des plus remarquables des hypogées d'Éléthya. rendue phonétiquement <z> .

(2) Fragment d'une statue de basalte vert . pluriel. cd TÎJÇ.(2) . CHAP. . Leprêtre CHARGÉ du lieu de l'autel ou du sanctuaire. . § W fô <3. à Thèbes (l'intendantdes eaux). . Musée de Turin. greffier du tribunal). Exemples : (1) (n)OTCipe ÎIHI m fîïâ gâ&S- JUL (copte PJ&) d'Osirisla demeure APPARTENANTtoutes les panégyriesdans A pour «Dans toutes les panégyries de la demeure d'Osiris ». du copte nd. ot TWV. 191 îïovHâ gp&» nj&dntgriovi. LTgp&f lïgpdl TÎJULOJOT n HI djULorn. cd TÛV. ceus ou celles appartenant à. n LE CHARGÉ de l'eau. ceux ou celles qui appartiennent à roûg ©E . .npîï6 «Les prêtres du temple». M&. Cet article équivaut aux expressions grecques o! -ri)?. Le chargé du pesage (l'intendant des poids et mesures). a! TO5.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. nejTuMie (jâ) xxsH LE CHARGÉ des registres du tribunal de justice (le gejuici n «me. hiératique JIT ou . temple APPARTENANT lesprêtres (1) Grande stèle funéraire du Musée de Turin. îlgpdi-oXï-JULdUJ!. répond exactement dans toutes les circonstances à l'article pos4° Enfin le groupe (31 B sessif vague. commun. qui n'en est qu'une simple transcription. K60TH&. VII. (itd).

(1) . VII. CHAP. " Aux prêtres de la haute et de la basse Egypte".192 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

(1) Inscriptions historiques du palais de Karnac. Dans les langues précitées..GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. conquêtes de Ménéphtah Ier. VIII. soit par une série de prépositions remplissant le même rôle que les désinences ou cas. des cas ou désinences déterminent la nature du rapport dans lequel un nom se trouve avec d'autres parties du discours. 49 . 193 CHAPITRE VIII. CHAP. Nom sujetde la proposition. La langue égyptienne supplée à la déclinaison soit par la place que le nom occupe dans la disposition ou l'arrangement des parties de la phrase. A. grecque et latine. nneKd& glorifiant en dirent des contrées neojHpi LES CHEFS Les chefs du pays (soumis) dirent en rendant honneur à sa majesté (1) » . n'exista jamais dans la langue des anciens Égyptiens . soit que le verbe porte les marques du temps et de la personne : TeqjuuTT£a>nr sa majesté « cuny _^'»x:-''^-tn^STj-. RAPPORTS DES NOMS. 165. Tout nom nominatifon sujet de la proposition se place ordinaire- ment avant le verbe et tous ses compléments. Varron l'avait déjà fait observer dans le VIIIe livré de son Traité de la langue latine. Ce qu'on entend rigoureusement par déclinaison dans les langues sanskrite. 166.

.

lui « accorde une longue vie et « « augmente sa vigilance afin m& cwoirni p-A neqpa>ic « qu'il gouverne l'univers en« tier (1)». CHAP. père Ammon.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. seigneur des trônes des deux mondes. VIII. 195 « Le cndd .

29. D'Osiris. 1.rtcnzLU £U>P *&&* leurs têtes HORUS coupe B. 169. Osiris ! ta mère Natphé t'a enfanté dans la région de pureté (1)». 29. Les dieux enfants DE nenrp uieer nTcJ>e. DU dieu gracieux. (n)nrô. Horus fils D'Isis et 8ut>p ci(n)Hce. « Chaque jour ton Horus fait « frapper tes enne- " fils « mis (2)» goo*r-m& tm&ixfrègujp neicci ciywp chaquejour tes ennemis HORUS TON FILSfaitfrapper Horus leur coupe « la tête (3)». on les trouve fort souvent apposés sans aucune marque de rapport. niais alors le ternie antécédent précède le terme conséquent : Phtah le seigneur DE IlTd& nrtH&(n)n<jL>nJb la vie DU monde. Rituel. Lorsque deux noms sont en construction. 196 « O VIII. « . fol.ci(fï) orcipe. Lamentations d'Isis. Noms en construction. n° (2) Idem. 168. En suivant la tendance naturelle à récriture hiéroglyphique. fol. (n) Le jour de naissance n&oruice (n) mftp noqp. . 18. fol. de grouper les signes de manière à simuler de véritables tableaux les hié(1) Grand rituel funéraire. CHAP. Natphé.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Musée du Louvre. (3) Idem.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.1^ n&dX Irî npH nrp. caractérisé par sa tête d'épervier surmontée du disque en- touré de l'uroeus ou aspic. lorsque ces noms pouvaient être exprimés par dès caractères figuratifs : ainsi l'image du dieu iOp Phré (le soleil). F oeil du dieu soleil. VIII. CHAP. 197 rogrammates se plaisaient quelquefois à composer un seul tout de deux noms en rapport. commun à plusieurs déesses du premier ordre: . et tenant dans sa main un oeil symbolique. remplace dans quelques inscriptions le titre m<X3^ ^/^GX.

VIII. CHAP. préposition la copte « dont ou . transcription qu'une S n'est .298 (N). GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

199 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. VIII.

qui se place entre les noms en construction. observé n'ai tout codile je cette .ciel DU les portes J . CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.Sné (Esné) des Aînés l'aînée Neith xx nefi. 200 de. ôru>n dru* à moi ouvre et (xx). Menhi ou jui. ou par hiératique j J .ine xx nepoioT ndf . TUUHpi wngi DE dame. où le d'Esné. fait à forme. l'aînée. par l'image d'un croabusive. \ . grand décorent le qui dans les inscriptions pronaos que 4° On exprimait aussi la préposition xx ^^p^ crocodile est employé comme caractère phonétique :< (1) &dT-Tqe (njneuJHpiTUJHpf nn<* j* la demeure de paternité DE (2) crte . VIII. est habituellement représentée dans les textes hiérogly5° La préposition copte xx jj\ phiques et hiératiques par le caractère phonétique sa variante ^ et ses homophones /-— et .

n TJU. par exemple. 6° Enfin la préposition *2£* . CHAP. VIII. placées entre deux noms en construction: la lettre initiale du nom conséquent appelle plutôt l'une que l'autre pour plus d'harmonie dans la prononciation.eau glK liqueur 201 XX (n)gltddT DE de vases don JULd L'euphonie a réglé dans les livres coptes l'emploi des prépositions n et jm. (1) Grande stèle funéraire du Louvre. hiératique ~z (mr). Mais cette règle d'euphonie n'est pas rigoureusement observée dans les textes hiéroglyphiques.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. comme. dans le titre d'un bas-relief de la façade du grand temple d'Ibsamboul : .6 cf>pïi : et c'est ainsi que cette phrase serait orthographiée dans un livre copte. (2) Le bas-relief représente Rhamsès-le-Grand offrant une image de la déesse vérité au dieu Phré. 3^£ . .(1) JUIUJOT XX (n)gWd&T MA D' de vases don . . le dieu soleil. si fréquemment employée dans les textes coptes sous la forme identique nre.cj>pH . ^ .Phré (n)Tjute imH& « Tjue de vérité seigneur au la vérité (2) On prononçait très-probablement ïïJUd n TÙe xx ÏÏJUUI DE don jutnnHn. .

pl. C. 202 TgH commencement xx KXGCOUKOAC. Du nom terme de l'action. pl. 2e partie. ^frvvwy . VIII. 75. vol. le sanctuaire irre DE DE TJUL&T l'Amenti (région). n'est qu'une simple transcription. dnorn Anubis. n derrière DE du dieu soleil TCtwne la soeur (copte &jti) dans nTe ejuinT-Kdg la mère nTe xx nM&noTdâ. sont d'ordinaire précédés de la préposition ou £/ hiératique — dont la préposition copte n.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. col. A. 76. Orcipe. II. col. 171. Dans les textes égyptiens antiques. . seraient placés au cas datif. 1.£C le litfunèbre dans nepne du le temple dttxujue ftT6 nTe DE Orcipe nre DE Osiris. 1er corridor. DE ErrrfetwoT l'adoration xx ïrpri-nrp TÎCI le fils XXC&. les noms exprimant le terme d'une action. (3) Idem. (4) Inscription du grand hypogée d'Éléthya. (2) Rituel gravé dans la Description de l'Egypte. (5) Tombeau de Ménéphtah IIIe.T jut(copt. c'est-à-dire ceux qui. Osiris DE Tequydv sa mère.&A*. 71. (1) Rituel funéraire. chapitre V. emt ployée dans les mêmes circonstances. dans les langues à désinences. CHAP.

CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. n nxHWOV ndguuKep n &âst oeiK ndqpf 203 druj . VIII.

VIII. fiifî neqXdz* ndujttjttjpgipdTTTe (1). CHAP. tous Azn-Kdg xx ei (TequrnrPAIWIT) sesobstinés afrappésupérieur le pays du Lo.204 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.dans venuesa majesté dan .

ta bouche PAR tu parles.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. neTpu* xx Teatw net-jutdojz xx Tecumi 205 neT-&dA xx Teueîo . tes oreilles PAR tu entends. VIII. CHAP. tes yeux PAR tu vois .

CHAP. VIII.206 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. .

Les numératifs. des signes qui ne se rattachent point au système suivi pour la notation des autres idées exprimées par les mots de leur langue parlée. à l'exemple des peuples asia- tiques. Nos écritures européennes admettent donc pour l'ex- pression des idées de nombre. dès signes tout à fait étrangers au principe fondamental de ces écritures. 174. ont adopté et consacré pour la notation d'une certaine série d'idées. Les signes de nombre. ceux-ci servent à déterminer la quantité des objets . ou chiffres. les premiers à fixer l'ordre relatif d'un objet par rapport à d'autres objets de la même espèce . IX. Les nations civilisées de l'Europe. n'ont aucune sorte de rapport avec les sons articulés par lesquels on rappelle l'idée de ces mêmes nombres. celles de nombre et de quantité. se divisent en ordi- naux et en cardinaux. car leur nature s'éloigne entièrement de celle des lettres.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP. 207 CHAPITRE IX DES MOTS ET DES SIGNES QUI SERVENT A LA NUMERATION. Les chiffres primitifs des Egyptiens participent au contraire à la nature générale de leur système graphique. ou noms de nombres égyptiens. et les différentes notations des nombres rentrent sans effort dans l'une des trois méthodes au moyen desquelles les écritures égyptiennes procédaient à la représen- tation des idées.

procéder par la méthode figurative. 175. 208 § Ier. Mouth et Chons. bien reconnaissable d'ailleurs dans certaines formes adoptées pour exprimer le duel et le pluriel des noms (1). et ainsi de suite. IX. Des textes hiéroglyphiques. Nombres exprimant les unités. la triplication.(à) Thèbes résidant grands NEUF DIEUX les autres (tenu) par discours dans laquelle on a répété neuffois le caractère ! dieu. de l'image même d'un objet de l'espèce. CHAP. ou du caractère symbolique destiné à en rappeler l'idée. et § 2e. en quelque. pour ex- primer le nombre des grandes divinités qui. lorsque le système graphique en était à ses premiers essais. sorte . 1°.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et que le nombre à noter ne dépassait point certaines limites. dans les inscriptions qui décorent le sanctuaire en grès placé à l'extrémité du palais de Karnac. complétaient le (1) Voir chapitre XI. jointes aux trois membres de la triade thébaine Amon-Ra. Par le seul effet de la richesse des moyens dont pouvait disposer à son choix le système graphique égyptien. conservent même des traces de cette méthode. appartenant à des époques bien éloignées des temps primitifs. 1°. il devint facultatif d'exprimer les nombres cardinaux par trois méthodes différentes. on a pu se contenter d'exprimer le nombre des objets par la duplication. C'était. NUMÉRATIFS CARDINAUX. l'initiale suivante : n&a>cj> eTgju nddT ne n?p ç XGT en *T . Dès l'origine. par exemple. Ainsi. . A. § 1er. on remarque.

trois. cndTj deux.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. qTOOT. extraite d'une prière adressée par Ptolémée Philométor au dieu Harhat. en second lieu. On servaient à rappeler les idées de nombre : ovd. au moyen des caractères phonétiques. a été répété neuf fois pour exprimer le nombre même de ces nations que comptait probablement la géographie primitive de l'Egypte. ïreKxar gi Tne la contrée des 9 arcs. et sculptée intérieurement sur le jambage gauche du pylône d'Edfou : nKdg n neTTee ncKpdTJ>dpe nro. ou -S^-^" arc. ujojunr. 209 nombre douze. principalement celles de la Libye (les ni<$>dldT tf>lT. qui exprime symboliquement les nations barbares. Mais les exemples de cette particularité sont assez rares dans les textes. 176. quatre. exprimer le son des mots qui. des livres coptes). tes pieds sous le monde. ta tête (est) sur le ciel nenTd<jp |)dpe TUMAT tes sandales sous (est) stupéfaite Le caractère neTTe. IX. CHAP. dans la langue égyptienne parlée. celui des douze dieux adorés dans la vieille capitale des Pharaons : on fera une remarque semblable en examinant la phrase suivante. pouvait. Un. et ne peuvent être considérés que comme des archaïsmes reproduits dans l'écriture par la corruption du goût. 53 . surtout à l'époque de la domination des Grecs et des Romains.

CHAP. •f-OT. copte qroov. Mais les textes hiéroglyphiques ne m'ont offert que bien peu d'exemples de la notation des noms de nombre par cette méthode toute phonétique. JU«T. dix.310 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ijfic. c&<gq. IX. ttjMOVfl. six. cinq. COOT. huit. exprimant le nombre quatre 1° ^^\ dans le passage suivant : . neuf. sept. je citerai seulement ici les groupes phonétiques : (qror).

CHAP. noiH gn<t ne&i-egHT du taureau avec vaches épouses (celuis) 3° £ JV G^°)> coP^e îy°> n c&quj SEPT n np&n des le nom 211 puj-eiu* je prononcerai "«^ employé dans cette formule si fré- quente dans les inscriptions des stèles funéraires de toutes les époques : . IX.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

les Egyptiens ne se contentaient point de tracer. masculin. un groupe de trois rectangles et un groupe de deux.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . On remarquera sans doute que. féminin. comme on peut le voir dans le tableau suivant : MOT ÉGYPTIEN SIGNE ou GROUPE HIÉROGLYPHIQUE. comme pour faciliter l'oeil à l'addition totale des signes du groupe représentant le nombre entier : ainsi. pour écrire quatre. ainsi de suite jusqu'à neuf. IX. autant de fois le signe primitif de l'unité que l'exigeait le nombre à exprimer. pour écrire cinq. pour noter les unités au dessus de trois. DIALECTE THÉBAIN. féminin. et ce même signe Q répété. suffit pour exprimer toutes les unités. DIALECTE MEMPHITIQUE. masculin. mais qu'ils disposaient ces rectangles par petits groupes de deux. de trois ou de quatre au plus. à intervalles égaux. 212 allongé et fort étroit Q . CHAP. ils traçaient deux groupes de deux rectangles. CORRESPONDANT EN ÉCRITURE COPTE. 178.

puisqu'ils ne montrent aucun rapport de forme ni de nature avec les groupes hiéroglyphiquesfiguratifs exprimant ces mêmes nombres : SIGNES HIÉRATIQUES DES UNITÉS. signes particuliers des nombres cinq. page 215 ). Quant aux caractères hiératiques. CHAP IX. 54 . sept.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. huit et neuf. III trois et IIII quatre : les lignes verticales qui les composentsont tracées d'une manière reconnaissable : mais la plume les liant les unes avec les autres. SIGNES HIÉRATIQUES. 179. Les quatre premiers signes (voir le tableau suivant) sont évidemment de simples abréviations des groupes hiéroglyphiques représentant les nombres I un. 213 Cette observation importe d'autant plus. en forme autant de caractères bien distincts entre eux. LETTRE SIGNICATION NUMERALE COPTE. ce sont bien évidemment des chiffres. c'est-à-dire des caractères presque tous idéographiques. si l'on en excepte le signe élémen- taire de l'unité. qu'elle donne l'explication toute naturelle de l'une des deux méthodes suivies par l'écriture hiératique pour la notation de la plupart des unités (voir ci-après. six. de véritables chiffres. et dont l'analyse seule peut démêler l'élément commun. MOT ÉGYPTIEN CORRESPONDANT. lorsqu'il s'agit d'exprimer des collections d'unités. II deux. et la dernière forme du nombre quatre. L'écriture hiératique emploie.

SIGNES HIÉRATIQUES DES UNITÉS. NUMERALE SIGNIFICATION COPTE. comme signes numériques. SIGNES HIERATIQUES : MOT EGYPTIEN LETTRE CORRESPONDANT. IX. laquelle s'introduisit également dans l'écriture démotique. des Grecs ou des Arabes. les quantièmes des jours de cette division de l'année. à la seule exception de la numération des jours du mois. ou bien de simples lettres numerales. six. par la combinaison de ces chiffres. Quant à l'origine même de ces chiffres. (suite). dès le moment de leur adoption. comme les premiers signes numériques des Hébreux. On nota. 180. à partir de la dernière forme du quatre. on s'attacha à reproduire. ensuite. qui s'opérait selon une méthode toute particulière. trois et quatre.214 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. c'étaient de véritables chiffres. sept et huit. les groupes de rectangles ou de lignes verticales qui représentent les nombres cinq. dans le système d'écriture hiéroglyphique : . Ces chiffres hiératiques des unités furent employés pour la numé- ration des objets de tout genre. deux. on ne saurait décider si. en effet. au moyen de chiffres particuliers pour les nombres un.

HIÉROGLYPHIQUES. V l'an pOJUlTG . tirés de contrats hiératiques et démotiques. par exemple.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. On voit que pour noter. le cinquième jour du mois dans un texte hiératique ou démotique. afin de rendre plus sensible la théorie que nous venons d'exposer : le d cor -euuo/r-T G 1er jour de Thoth. Nous placerons ici quelques exemples de notation des neuf premiers jours du mois. 213 IX SIGNES HIÉRATIQUES DES UNITÉS POUR LA NOTATION DES JOURS DU MOIS. HIÉRATIQUES DÉMOTIQUES. MOTS ÉGYPTIENS SIGNIFICATION CORRESPONDANTS. de la même manière que dans les textes hiéroglyphiques on notait le nombre cinq en traçant un groupe de trois parallélogrammes. suivi d'un second groupe composé de deux seulement. on écrivait le chiffre trois suivi du chiffre deux.

. CHAP IX.216 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

&6A n npH soleil du la barque xiTgH ergeucf erro? UKXJM neq-roor devant assis ces- singes quatre quatre cynocéphales assis devant la barque du dieu soleil (1) " Ces jucjy n TeqToor .» Huit raisins. ou qu'il précède le nom des choses comptées . IIIe partie. — (3) Idem. se placent avant ou après le nom des objets dé- cn&T xxx\6. dans Habou.mesures . Rituel hiéroglyphique. (4) Idem.masch HAAT ki rreqroov la région (sont) qui grands esprits LES QUATRE d'Oher QUATRE irri ÂX » dans 182.» Idem. Mais souvent aussi les caractères ou groupes exprimant les unités.KÂ-O^p demeures de LES . le calendrier sacré du palais de Médinet- 55 . fol. (5) « (6) « Deux mesures de vin. 10 :« Les sept Aspics.c&ujqe ne orpti» .huit . » Grand rituel hiératique du Musée du Louvre.aspics (1) Rituels hiéroglyphique et hiératique du Musée du Louvre.vins .raisins . 30. (2) " Les quatre grands esprits de la région Oher. fol. Mprr deux . partie correspondante. 1er. " Liste des offrandes.les SEPT . à Thèbes. 217 dans la langue copte en des occasions analogues. et pourvus ou privés d'articles soit déterminatifs affixes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. chap.^ixorn eiàA . soit possessifs préfixes. IX. c'est-à-dire lorsque le nom de nombre fait lui-même partie du sujet de la proposition. CHAP.

CHAR IX .218 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

Il est important de faire observer que les groupes hiératiques des dixaines ne sont employés que dans certains textes sacrés. par le même motif qui exigeait la division des signes des unités en des groupes semblables. les hiérogrammates. ou d'administration. (Voir le tableau de la page 212. HlÉROGLYPHIQUE HIERATIQUE GUEPAIN. (suite). de trois ou de quatre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. On divisait aussi en groupes de deux. les signes de dixaines. IX. CHAP. MOT ÉGTPTIEN CORRESPONDANT. MIMPHITIQUE. et princi- palement dans les rituels funéraires . et les scribes ou écrivains en général. pour les registres de comptabilité. 184. se servaient d'un système particulier de notation pour les dixaines. comme ils le pratiquaient aussi pour la notation des unités.) . NOTATION 219 DES DIXAINES . et autres pièces relatives aux usages civils.

MOT ÉGYPTIEN NUMERALE SIGNIFICATION. et à la place que ces caractères occupent soit avant. soit après le nom des choses dénombrées. .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. COPTE. SIGNES HIÉRATIQUES. NOTATION DES DIXAINES EN ÉCRITURE HIÉRATIQUE. 185. Ce tableau démontre qu'on usait encore de véritables chiffres. 220 CHAP. sont communes aux signes hiéroglyphiques et hiératiques tenant la place des noms de dixaines. Les règles posées relativement au genre des signes représentant les noms d'unités. puisque chaque collection de dixaines y est exprimée par un seul caractère particulier. IX.

CHAP. IX. (Rituel funéraire hiératique. « T6q£H XX UÀgl hommes KUJUiqe faits prisonniers guérie fut de LXXX. » nparrrme punie (le nombre des) 221 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. W V face de coudées ayant III Ayant LX coudées de longueur. IIIe partie). XXX de largeur et III de face.

. Dans le second système hiératique de notation des nombres par le moyen de chiffres proprement dits. IX. le chiffre de la dixaine précède toujours celui de l'unité. 222 de dixaines et d'unités en groupes partiels de deux. CHIFFRES HIEROGLYPIQUES (de gauche à droite) HIERATIQUES ( 1er Système) HIERATIQUES (2e Système. de trois pu de quatre.) MOT ÉGYPTIEN (THÉBAIN) CORRESPONDANT. Le tableau suivant donnera une idée exacte de ces différentes combinaisons : COMBINAISON DES DIXAINES ET DES UNITÉS.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP.

nejuiCG les enfants gdn egmr boeufs ce avec ne ODHpi soixante for cinq.) à (1er Système) (2e MOT ÉGYPTIEN (THÉBAIN) Système. ()1 Inscription du portique des Bubastites à Karnac. Voici quelques textes dans lesquels on trouvera des unités et des dixaines combinées. CHAP. (masculin). (3) Idem.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. IX.) CORRESPONDANT. 223 COMBINAISON DES DIXAINES ET DES UNITÉS: (suite). HIERATIQUES HIERATIQUES CHIFFRES HIEROGLYPIHQUES (de gauche droite. . (féminin). «Tl ^MÎ étaient gnojq avec lui gjuene-cd<gq LXXXVII. (2) Inscription relative aux conquêtes de Thouthmosis III.

CHAP. ne* TTroioT OTe nxice £i orgqtw u> coudées d'environ la montagne de le haut sur un serpent ily a .224 jutd&i GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. IX.

NOTATION DU NOMBRE DES JOURS DU MOIS. . IX. DU 225 10 AU 30. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

la série des signes de centaines nécessaires à la notation des nombres 300. VIII l'an COV Notation des centaines. et ce caractère diversement modifié exprimait toutes les collections de centaines jusqu'à 900 inclusivement. 190. Dans le système hiéroglyphique. 800 et 900. et. 400. II l'an gd. 189.>.un caractère en forme de spirale plus ou moins compliquée (^ .eCOp6 H poU-TTG jour d'Athyr. de trois ou de quatre. . 500. comme on peut le voir dans le tableau suivant où nous réunissons tous les signes de centaines propres aux deux systèmes. 29em H girpoiATie dans l'an jour d'Athur. On usait. VIII KK cov jneciope le 24em jour de Mesori le 28em KO le C. hiéroglyphique Ç «je cent. on divisait en groupe de deux. 226 . 600.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. suivant la règle déjà énoncée pour les signes des unités et des dixaines. 700. dans le système d'écriture hiératique. tenait la placé du mot afg cent : on répétait ce signe tout autant de fois qu'on avait de cen- taines à exprimer.(?-• (G) . du caractère qui n'a aucun rapport marqué avec son synonyme .-. IX. CHAP.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 191. si le nombre voulu ne renferme point de dixaines. CHAP. se mettent après le nom des choses comptées : 1° Exemple de l'emploi des signes de centaines : SIX CENTS deleurs enfants la race avec lesfemmes pures. HIEROGLYPHIQUES HIERATIQUES NOMS ÉGYPTIENS LETTRE CORRESPONDANTS. Ces caractères ou groupes exprimant les centaines se placent immédiatement avant les dixaines. et ces chiffres. ou les unités. IX. les hommes purs . CORTE. dénués d'articles. 227 SIGNES DES CENTAINES.

228 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. étaient au nombre de six cents ( 1 ). «Les hommes et les femmes de race pure. » . IX. y compris leurs enfants.

Inscription relative aux conquêtes de Thouthmosis III. n° I. partie existante au Louvre. CHAP. 58 . chapitre 126. sa longueur dans nAf- IICA epe cannes d'environ cette montagne est CCLX neqoTCUCty JUL cnATnjyG gjuiG jutAgi (5) sa largeur dans 3° Exemples de TIDOT coudées CCXL l'emploi des signes de centaines combinés avec des dixaines et des unités : (1) Quatre cent soixante et dix mesures de miel.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (4) Six cent soixante mesures d'aromates. (2) Deux cent soixante cavales. IX. (3) Cinq cent deux arcs. Même inscription. neire arcs TJ-OT nuje CHAT gAflCCJUl &AI1G&IUJ cavales miels 229 CINQ CENT DEUX JUUIA mesures gHfl6 Parfums. IIe partie. Aromates AMIA mesures cooTnjye qrooT ntye SIX CENT CHAT nujG DEUX CENT C6 ce ty&e SOIXANTE SOIXANTE SOIXANTE ET DIX QUATRE CENT- (1) Ai neqojiH JUL ujojuinTn «JGCG «JG de. (5) Rituel funéraire du Louvre. Même inscription. Même inscription.

CHAP. IX. ifTpcnrp Encens ilHA mesures \Jric n tye NEUF-CENT ZOTTACTTG VINGT-QUATRE (3) .230 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

uinrjut . signifie mille . de breuvages. le seigneur des diadèmes. IX. a été fréquemment employé sous l'acception générale beaucoup. le signe *\ 231 qui. à la rigueur. une grande quantité. d'oies. un grand nombre. pains de <yo K&& BEAUCOUP. de boeufs. consistant en beaucoup de pains. Kag breuvages de tyo 6£HT xx BEAUCOUP. de « libations. wyo. surtout dans les inscriptions analogues à la suivante : xx qToorncon OTAiiovAû. » (1) Légende explicative d'un bas-relief représentant Rhamsès IIe faisant des libations. AAUMAAIPBJULCC jyo béîk ut BEAUCOUP . cipcure lait TïriHiinnGujuji xx libations «jo de BEAUCOUP jutnenci lami d'Ammon Rhamsès le seigneur des diadèmes de tonfils C'est-à-dire " Quadruple offrande d'encens et de libations deux fois « pures. OJO XLtyo Hpn eipe en quatre fois 2 fois pures les libations l'encens (et) action <yo xx «rp-cnTp. de vins. l'ami d'Ammon " Rhamsès (1). jyo BEAUCOUP de nrpcnTp AI BEAUCOUP . CHAP. de lait et beaucoup d'autres biens « purs par les mains de ton fils. oies d' neolLoi gi les bras OTA& noqp #IK. encens de BEAUCOUP . boeufs fii& Xe** xx w de îy° par purs biens tous autres des BEAUCOUP. et .vins de BEAUCOUP. Au reste.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. d'encens.

NUMERALE NOMS EGYPTIENS VALEUR. COPTE. Monuments de l'Egypte et de la Nubie. paroi gauche du sanctuaire. Paris. autant que possible. 193. par des groupes distincts de trois ou de quatre reproductions du signe mille.) . Voir le tableau suivant : NOTATION DES MILLE. Beit-Oually. en Nubie. présentant de riches offrandes au dieu Ammon-Ra. (Voy. SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. IX. S'il s'agissait d'exprimer un nombre qui contient plusieurs milliers. en observant que les collections de mille au-dessus de 3000 furent exprimées. 4e livraison. le signe du nombre mille était répété autant de fois que cela devenait nécessaire pour noter le nombre voulu. CHAP. recueillis sous la direction de CHAMPOLLION LE JEUNE.232 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. LETTRE CORRESPONDANTS. Firmin Didot. 1835.

7. 11 (3) Idem. SIX MILLE sont : CjTOOV H OJG QUATRE CENT gHKUJJlUlO KOTT ttJJUOTIÎ captifs étrangers gAft TUiHT chèvres *Jt>v nujo VINGT-HUIT. col. 6tP gAït cp 1200 ânes. (1) Hypogées d'Éléthya.. ^icnujo NEUF MILLE. sert de légende à un bas-relief représentant le propriétaire auquel l'intendant des troupeaux rend compte de sa gestion (1). (2) Inscription relative aux conquêtes de Thouthmosis III. chèvres qTOOT n ujo tlttjG coovnjye SIX CENT- XOTT cnorc VINGT-DEUX. — (4) Idem. 59 . — (5) Idem. à Karnac. catacombe du nommé Ranni. fragment du Musée du Louvre. 1100 OU ÇA moutons. » Inscription des bas-reliefs historiques des pylônes de Louqsor. conquêtes de Rhamsès le grand. col. IX. 233 Voici quelques exemples de l'emploi de ces chiffres et de leur com- binaison avec les centaines. 2. CINQ MILLE gATI TOM1T UJOAM1T QUATRE MILLE TROIS CENT2SOVT UJOJUUTï VINGT-TROIS.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. gAH &HK UJJULJULO captifs étrangers frri qui (marchent) jixcu>q après lui ce gAîl G&HT boeufs npri vin UI1A mesures : 4 ujo \Jricn^ye MILLE-NEUF CENT nrrn|fic coovnjijo DIX-NEUF. les dixaines et les unités : 4$ &AH pip 1500 porcs <VC gAII. (6) «Les captifs étrangers qui marchent à la suite du roi sont au nombre de neuf mille. col. pK& £AIt GgHT 111 boeufs Cette énumération des animaux domestiques appartenant à un riche particulier. CHAP.

est noté par le signe tjtjîj? l'équivalent hiératique du caractère hiéroglythique ou }P Ç Mais. VALEUR. ou *^ éprouvant aussi lui-même une sorte de duplication ""^« ou &> ^>i*\h et même une sorte de triplication abrégée *Z^^%. tyo. les mille. et beaucoup plus abrégé que le système hiéroglyphique. suffit par le secours des indices à la notation claire et précise des nombres 6000. 8000 et 9000 : voir le tableau qui suit. NOM DE NOMBRE CORRESPONDANT. à partir de 2000. 7000. pour la notation des mille. pour l'ordinaire. Le nombre mille. IX. au moyen d'un nouveau chiffre teurs des nombres 2. ce caractère ^%. un mode tout particulier. <f*>**\ 3 f surmonté de barres ou chiffres indica- et 4. Le système d'écriture hiératique a suivi. CHAP. . De plus. 194.234 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. NOTATION HIERATIQUE DES MILLE. quoique dans certains cas on pût exprimer des collections de mille par la répétition de ce signe. SIGNES HIÉRATIQUES. comme en écriture hiéroglyphique. on écrivait.

\Jncnjyo crroovnaje TAiOT«yojurrT E. 2660. les divers chiffres des mille contenus dans le tableau précédent : {lâciiAim^o 'forrtu^G ce gTtupe «Les deux-mille. UJOAMIOTA. 5280.cinq cent soixante chevaux. 3100. «foTnjyo cnAirnujegUGMG. Idem. 1800. Musée de Paris. CHAP. 8540 tyjuoTfityo ftmïjye Musée du Louvre. COOTflOJO tyOJULffT Musée de Turin. 6335. des dixaines et des unités. le . du 1001. 235 Nous réunirons ici quelques exemples de nombres hiératiques. 4205. cnAThujo GoovnujG CG. jyojtiffT nujo xls\ oj6. dans lesquels se montrent. jusqu'à ce jour. Aucun papyrus hiéroglyphique n'a offert. Muséedu Louvre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. oTOornîyo ciiATfiujeMusée de Turin. IX. 9453. Idem. Notation des dixaines de mille. Musée de Turin. UJÔ ttjuoTnrittj&jmrrTH. Musée du Louvre. Idem. en combinaison avec des centaines. 1815. ÙJO ajJtiOTn n«jG. 195.» Registre hiérat.

196. (1) Peinture représentant des greniers remplis de blé. ^ représentant un doigt de la main humaine. dans les registres sacerdotaux. soit comme caractère symbolique. les règles de division en groupes posées pour les signes des unités.000. on pouvait à partir de 50. L'image de . des centaines et des mille. (e&A). tombeau du chef Aménemhé. le signe 7 . si rapproché lui-même par son orthographe du mot 0H& ou TH& un doigt de la main. hiératique | . on pro- cédait selon deux méthodes diverses : la première fut de répéter le signe [] .000. Mùptà?. . et jusqu'à 90. des dixaines. mais j'ai pu le reconnaitre dans quelques lé- gendes explicatives des peintures de l'un des tombeaux de Beni-Hassan en Heptanomide (1). faisant alors les fonctions d'indices. Mais. On em- ploie. par la seconde méthode. autant de fois qu'on avait de myriades à exprimer. fut en relation nécessaire avec. IX. et ces chiffres d'unités. 7 8 et 9. accompagné des chiffres 6. noter les collections de myriades supérieures. CHAP. Ce nombre y est noté par le signe J| ou jj . le mot efkA ou TfL& dix mille. sont placés au-dessous du signe dix-mille. Lorsqu'il s'agissait de noter des collections de myriades. considéré soit comme caractère phoglyphe nétique initial. 236 caractère numérique répondant au mot égyptien e^A ou T&A. pour noter le nombre qui est la forme hiératique de l'hiérodix mille. en traçant le caractère de la myriade || . BULLE. en effet. ce membre du corps de l'homme. DIX» myriade.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et l'on suivait dans cette répétition du caractère. forme qu'on eût d'ailleurs facilement déduite du caractère usité dans les textes hiératiques pour l'expression de ce même nombre.

TKA criATsit^o «rorntgQ @n T&A. EGYPTIEN CORRESPONDANT. des dixaines et des unités. CHAP. la combinaison des signes de myriades avec les signes des mille. paroi extérieure du nord. par quelques exemples extraits pour la plupart des registres de comptabilitéhiératiques.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. IX. Palais de Médinet-Habou.cndTn^© «jpomtge douze mille cinq cent trente mains douze mille cinq cent cinq (1). (coupées) trente cinq. NOM DE NOMBRE VALEUR. sepn&T© phallus (coupés) (1) Tableau représentant un champ de bataille après une victoire de Rhamsès-Méiamoun contre les peuples de Moschosch. Nous ferons connaître. appartenant au Musée du Louvre ou à celui de Turin. 337 NOTATION DES MYRIADES SIGNES HIEROGLYPHIQUES HIERATIQUES VALEUR. 60 . on compte les phallus et les mains coupés aux ennemis morts. des centaines.

nr&A cAujqnuje cnATttoje fcOOVT.238 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. T&A un jy&e CHAT. 16350. 12630? T&A crtATnojo cooTntye UAA&. T&A qrooTnjyo ce CTTOOT. T&A cooTfiajo jyojunTnujG TAIOT. IX. T&A ajojuLrrnïôjo ojuoTnnu|e 14064. 21600. UJOJUWT „ nu coovnuje. 15100. cooTfnTfkA qrooTnjyo . T&A CAU^qîïujO qTOOTflUJG £1*6. CHAT îrrâA ujo 37220. 17440. UAA&OTA. 85871. ^ojuriTncye . 64331. CHAP. T&A Tiornujo nxk «je. 13800. un «yo 11072.

Tjuegcnre. la seconde. En général. CHAP IX.). le second. les nombres ou signes de nombre cardinaux de la langue égyptienne deviennent ordinaux lorsqu'ils se trouvent précédés du monosyllabe juteg ou XiAg qui prend. cnre. par le ca- >i^ juig. les articles déterminatifs des deux genres. d'après celui de l'objet classé : ainsi <cnAT. § IIe 239 NUMÉRATIFS ORDINAUX. imegcnAT.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. deux (fém). Ce procédé est mis en usage dans les textes hiéroglyphiques et hié- ratiques où l'on exprime le monosyllabe ractère complexe o*^* . hiératique JUGg ou UAg. au dessous du- quel on écrit le nombre cardinal qui devient ordinal par cette seule combinaison . deux (masc. 198. suivant l'occasion.

des dieux roi Ammon-Rad' LE PREMIER prophète (I ) Comme dans cet exemple : €£) B LE CHEF AWM» fâ&l f1 a^Ç. n&nta u easm&voe MAJSJOOY de nombreux soldats. Exemples : U). ces mots se rattachent à des racines exprimant les idées commencement. Inscription des tombeaux de Kourna. gOTSy. plus ordinairement. pris dans son acception propre et générale. par l'image d'une tête. Les groupes hiéroglyphiques S? r fO)S s (n&ne). dans la langue copte. pl. . princeps. remplacenthabituellement les formes coptes gûTSET et ^fOpn. le chef Aussi. IX. Voyage dans la haute et la basse Egypte.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. le premier. huitième colonne verticale. il signifie alors rigoureuse- ment le chef.£&6?&T@ UjeUjOHK nMGEOTp COTTES &Uft?pH « ÏT&TS§ TfgOJIT (gOTIT) le véndique Sésonchis. hiératique |JJ|. tête. (2) Papyrus hiéroglyphique publié par Denon. car le mot Aire. destiné ici à modifier le genre. singulier. goriT. servirent. et par suite la tête. 1 37. ces divers mots sont remplacés dans les textes égyptiens en écriture sacrée. l'article déterminatif masculin. appartient au genre féminin Tdîis. . et J^opn ou tydpn dont le genre et le nombre sont marqués par les articles. CHAP. l'objet initial d'une série. ou yS^S (niAne. pour le mas- pour le féminin. 24o point à ce système de combinaison. et la première. signifiaient le premier culin. les mots gorenr. vue de profil et accompagnée du gigne phonétique Q (II). proeses. dux (I). gQTGSTG. mais précédé de l'article masculin TïAne. à l'expression des nombres ordinaux. Ainsi. f^ . ne&ne).

Tofopn. et même legroupe entier Q) B ou Q) |. PREMIÈRE heure c'est-à-dire « à la première heure se lève la constellation du cygne (4). la resplendissante Souvent même le nombre ordinal ne prend point l'article féminin. (3) Tables des levers des astres . * .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . si le nom qui précède en est lui-même affecté : -moftt n TAÎÏÇ* gorerre TOTHOT cygne du la tête. n NT$G noTtw n n&ne CHT 241 n ctuuc-UDHpi du l'aîné préféré TT£OTIT de Natphé germe du LE PREMIER «&6it £«> Ce même caractère affecté de l'article déterminatif féminin €j) ou Q) tz* ~D . tombeaux des rois à Biban-el-Molouk.jour du heure PREMIÈRE (ce) mm heure. son épaule £OTGITG TOTWOT PREMIÈRE heure c'est-à-dire « à la première heure parait l'épaule d'Orion qui influe sur l'oeil droit (5).nGgooTîiTG T6goTe»Te TOTHOT LA PREMIÈRE . tombeau de ce Pharaon. portique d'Edfou. 61 . IX.TgOTeiTS TornoT . CHAP.» (I) Titres d'Osiris donnés à Rhamsès V. » nie&T n&dX &i Teqn<s£& droit l'oeil sur. (4 et 5) Idem. (2) Tableau de la première heure. la première. hiératique remplacent le copte TG£OTeiTG.

242 §) fi 200. lequel put être dans les temps anciens un emblème de suprématie : AieT&T© Wîinoqp Orciperj &OTGIT ngonT Je véridique Onnofris . dans les textes hié- roglyphiques. Pour exprimer tous les autres numératifs ordinaux à partir du deuxième ou second.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. représente une sorte de poignard. ïïeqoTt« n Teq&iOT&offT n ITCOTTUCS de LE PREMIER le royal fils sa majesté son germe de IT&OTGÎT 201. on se contentait habituellement d'inscrire le ca- ractère B 9 0 f hiératique J» . par le caractère symbolique fc=C^—— \7 ou qui y . au dessus ou au dessous du chiffre exprimant un nombre cardinal devenu ordinal par cette simple combinaison. Exemples : son fis ainé quil'aime Peftoûmonth neqrooTJuiu>ne w<tiq tunpi neqci son SECOND fils qui l'aime Hatré son TROISIÈMEfis qui raime Efonkh son QUATRIÈMEfils qui faime Ephr(I) . . CHAP. ft . premier prophète d'Osiris ». Le groupe fut souvent remplacé.Osiris d' LE PREMIER prophète c'est-à-dire " Onnofris le véridique. IX.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. IX 243 .

à l'aide de ces chiffres. HIEROGLYPHIQUES MOT ÉGYPTIEN HIERATIQUES CORRESPONDANT. VALEUR.244 GHAMMAIRE ÉGYPTIENNE. toutes les subdivisions du doigt.c mxxm des le dixième à elle nous donnons . rrrojuip xx fii& en l'Egypte de tous revenus (1) Ligne 5. On trouvera des exemples de l'emploi de ces nombres fractionnaires sur la plupart des coudées ou étalons métriques découverts dans les tombeaux de l'Egypte. VALEUR. et ainsi de suite. On remarque aussi le passage suivant dans une grande inscription hiéroglyphique sculptée sur granit. CHAP. vers la fin (fi)nmr npejUHT rw. NOTATION DES NOMBRES FRACTIONNAIRES. dans le temple d'Isis à Philae et relative aux dons faits à la déesse par Ptolémée Évergète II. IX. on y a exprimé. et sa première femme Cléopâtre (1).

la moitié. undemi probablement parce que ce caractère phonétique était l'initiale du mot égyptien JUHTe ou Jt*wf% moitié. cppe &. th.. Il reste à faire connaître quelques signes particuliers au système--' hiératique. 203. Tn&uje. ^ Htf 2± total drachmes 10 ". ç[><5.» Le caractère *~~- (11) employé à exprimer une subdivision de la coudée. f le quart. ces signes sont les suivants : npe &. npe La valeur de ces signes est déduite des additions suivantes extraites des registres de comptabilité conservés dans le Musée royal de Turin: drachme drachme drachmes drachmes drachme drachme font drachmes 4 . signifie la moitié. CHAP. destinés à noter quelques nombres fractionnaires.6 Hh^* 62. IX.GRAMMAIRE EGYPTIENNE.UJ les trois quarts. i. « 245 Nous donnons à la déesse Isis le dixieme de tous les revenus de l'Egypte. et d'un usage très-fréquentdans les registres de comptabilité publique pu privée. th. .

Pronom de la Irepersonne. toij rÎToq. § Ier DES PRONOMS ISOLÉS. ne se joignant pas nécessairement à un autre mot ou à une autre partie du discours. ne montre sous différentes formes dans les textes egyptiens conçus en écriture sacrez: voici toutes ces variantes : . D'autres pronoms. c'est-à-dire par des sirnes de son assez variés au moyen de caractères homophones. Les pronoms séparés ou isolés de la langue copte. distinctes. 204.elle. moc. copte dftl\ ÙSXOL ou A«OK selon les dialectes. CHAPITRE X. sont inséparables et s'unissent. employés dans tous les textes hiéroglyphiques où on les exprimé phonétiquement. de l'un et de l'autre genre. ne sont que de pures transcriptions des moi. etc.. 2o5. soit à une préposition. singulier.246 GRAMMAIRE EGYPTIENNE. IL existe dans la langue égyptienne deuxclasses de pronoms bien sont isolés on sépares. les un ils représentent à eux seuls le sujet de la proposition. &noT ou &fiGK5 mon. n7K on pronomsséparés ou isolés. X. DES PRONOMS. Lepronom de la première personne singulier. CHAP. hii. 206. c'est-à-dire que. représentent le nominatif de la phrase. qui. en affixes. tous. A. beaucoup plus simples dans leur forme. soit à un article.

irioi. hiératique (JJL (<1H£ ou dltô'}. ^ X. CHAP. 247 ou ft*"^ .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. forme dont le copte thébain Anr est l'exacte transcription : I° /j . .

de prophètefils prophète MOI 3° g£> (nK. je snev-complaîs en tes bonnes oeuvres (a). e&cirr il côdR £ut)p &fï& ff&wrore n&otrr CÏ gorrr dJïosi Abydos dans se-réjouis Horus avec j'etais.mère. itOK) en usage dans les inscriptions des temps pos- térieurs : llfteKIÏOCIt> &ÎMXH TGft.U&'tf «OK. de tes bonnes oeuvres suis-délectée ta mère * Moi t& . X. CHAP.» MOI .248 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

le pronom éprend pour déterminatifle caractère hiératique *=*> X. X. Si le pronom représente un homme. tères déterminatifs qui expriment très-clairement le genre de la personne qui parle. d ncott Grcipe frère Osiris nnoTW-îre-juia>oT NOK. CHAP. l'on groupe ainsi avec le pronom : que . MOI xx gp .^PJ' hiératique *£ 5 £*fj • homme : (I) Hce ii Jsis llpH &tte. de la classe ordinaire de la société. ou même .le dieu Phré avec l'abîme céleste des eaux dans manifesté noft MOI . ou 4Z~ • &~- - ^L- ^ homme. moi- .249 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ^J.

CHAP X. 25o «Je suis votre seigneur. le pronom déterminatif le caractère sJf 5$ hiératique reçoit alors ^^ ^ ^ * pour û^ (&1**6)* femme: «S^'3 » > hiératique^^ J MOI (femme) : *A sur ïtG&w knovK. 8° Si la personne qui parle est unefemme ou une déesse. TGHUAT ÎTOK j'éduque d'Éléphantine la dame Anouké ta mère MOI pnrt TnG&. qui en tient la place : J-JL. . par la simple marque | .» 7° Le caractère déterminatif jr fut souvent remplacé dans les textes rapidementécrits. biéromanuscrits dans certains même et <^^ ou j—- glyphiques entremêlés de signes hiératiques. je suis le fils de votre seigneur Dieu (1).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. le pronom ordinaire de la première personne est accru du déterminatif neoiïT &notk le soutien MOI &urr : CoKdr>QTCipe neqerq fetuor en disant Socharosiris son père glorifie ÎTCOTTII le roi . CHAP X 251 9° S'il s'agit d'un souverain de l'Egypte parlant de lui-même.

est exprimé hiératique T par le groupe phonétique 'W£TN ou . mro& TOI Je t'accorde la gloire à toi. (3) Grand rituel hiératique du Musée du Louvre. à Biban-el-Molouk. . » as&i-q neqci aimant-lui sonfils JÎTOK. rt&qpTH Sev ton père de le siège à toi il a donné «Il t'a accordé le trône de ton père Saturne. que l'on prononçait antok ou mtok. masculin singulier. TOI CHT neneTq n TKTeeT n&K. mon fils. en Nubie. 2 . » (1) Tombeau de Rhamsès V. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. loy. qui me chéris (a). . bas-relief du temple de Derry. toi qui es son fils et qui «l'aimes (3). 252 neK&Ke JUL les ténèbres dans uoe(êi)ù> £p«u«m6 &xx je viendrai habitant en-haut npn le-soleil &ncm MOI «Moi.aimant-moi monfils. Pronoms de la seconde personne. et le memphitique rseoK. fol. je descendrai dans la région des ténèbres (1). X. Le pronomde la seconde personne. (a) Paroles d'Amon-ra à Ehamsès-le-Grand. masculin. Le copte thébain rrn% OU ÎÏTOK. qui habite le haut (du ciel). le dieu soleil. l^ TOI. n° 1. ne sont que des transcriptions de la forme hiéroglyphique usitée dans les textes de toutes les époques : « tïeuuoT H&K la gloire a toi eî^j- Mepe-s MSJQI faccorde .» B. 39.

X.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 253 . CHAP. .

3e partie. le pronom masculin. de la troisième personne. identique avec les pronoms coptes rrroq. LUI qui est le seigneur des diadèmes (Ï » . i. n irmiâ rrroq le seigneur LUI neujppr ofo diadèmes 0orrrp au dieu tye Tho semblable «Semblable au dieu Tho (Phtah). pl 75.vivants des-êtres le seigneur. sonfils.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP X 254 D.. 209. II. Ce pronom existe dans la langue égyptienne. singulier. pour les deux genres. Exemple: ~£ . Pronom de la troisième personne. Osiris.col. hiératique _£_ et égyptiens antiques. féminin. (r) Rituel funéraire. fut ortho- graphie _^_ ou *=* . LUI . Osiris. 121. Exemple : .m. LUI. 2e partie. Horus (2). (3) Rituel funéraire. 2 ° partie. Description de l'Egypte. (2) Rituel funéraire. lettre ^_ pour lettre. qui est le pronom copte. singulier. iijr«j) nne&HHTe Orcipe crroq-Hce rt ncon Orcipe rrroq rmH& . Le pronom de la troisième personne. vol. LUI Quelquefois même la voyelle étant exprimée. dans les textes ^Ljjbâ I^T^lTl rrroc HCS TCmm î?OTÔipe : elle. *_2_^ ^^- y '» hiéra- rrcq. nombre singulier. Isis. la soeur d' Osiris (3). «TAq et nooq. Isis d'lefrère. ce pronom se montre sous la forme de <£J?> rrroq. est - exprimé par le groupe phonétique tique ^ j^ . . ^/Ç "^L '<^L nroq neçfCî guup.

est écrit Alton ou An&n dans les textes coptes. qui appartient aux deux genres. Pronomsde* lapremière personne. vous. genre commun. . la marque de pluralité. fut orthographie ~~~Z ^ -pj-j /j£££ 7 . pluriel 210. lettre pour lettre. 211 Comme le précédent. quoique assez variée. On le trouve écrit. eu se fondant sur l'analogie ou. 2° (1) ^ Grand temple d'Ibsamboul. et même f^TT» 777 avec TT» "> es HTUJTIJ-. ne diffère presque point de celle au pronom copte frromf. et sur la forme corres- pondante dans la série des pronoms affixes. ce pronom sert pour les deux genres : son orthographe. Sf-ff - F. 1re salle. qui est le pronom copte. il est certain que le pronom isolé de la première personne du pluriel. hiératique ^f . Pronom de la seconde personne du pluriel. dans lès ariciens textes hiéroglyphiques. « Le A«J nrumi gui êtes- vous? TeqjutrrT&orsj en sa majesté nen autre par à -eux discours roi leur dit : Qui êtes-vous ? » Inscriptions historiquesd'Ibsamboul ( I ). /j~ avec la lettre euphonique.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP 255 X E. grande inscription de la paroi nord. avec la voyelle . Ce pronom.sur la compo- sition des autres pronoms de la même espèce. rteturen. 1° „ ^ rfTUurn.

Jusques ici les pronoms isolés de la langue copte ne sont que des transcriptions des anciens pronoms" isolés usités dans les textes hiéroglyphiques. X. dans quelques textes. joesques ici du moins. du pronom copte rteuuoT. n° 1394 du Catalogue Passalacqua. . n° 1394 du Catalogue Passalacqua. le pronom de la troisième personne du pluriel offre seul une dissemblance assez notable. rrfoOT. et remplace îa finale OJOT. on le rencontre toujoursécrit noiiJQT ou nTOOT. ce pronom se présente sous la forme ixeoq &u)c devant lui chanter « Mdi y moi accordez uTorrri vous O vous (dieux). dans tonte fa série des pronoms soit affîxes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. » G. CHAP. 212. 255 (I) fm&neuiûT (TÙWTO TÎÎG n nenH&eT fiTT« et de îa demeure du monde de gloire (des âmes) terrestre ciel du les. que. soit composés ou combinés avec des prépositions. Pronom de la troisième personne du pluriel. suivis de la marque ordinaire du pluriel. tandis que dans toutes les inscriptions égyptiennes antiques. la finale en qui termine le pronom isolé hiéroglyphique nrcn. il s'est offert à nous. accordez-moi de chanter en sa présence (2). (ît) Stèle du Musée royal de Berlin.seigneurs vous 3° Enfin. OT. dans les textes coptes memphitiques et théhains. Ce fait nous semble d'autant plus important à noter. exprimé par des caractères phonétiques répondant aux lettres coptes frtÇff. (1) Stèle du Musée royal de Berlin.

rfrc'n ^poq nnoTrume . 257 X se montre aussi dans toutes les formes et combinaisons grammaticales dans lesquelles la langue copte emploie encore le pronom. nous nous contenterons de la signaler à l'attention du lecteur. ii3 Le pronom de la troisième personne du pluriel. pour lui faciliter l' intelligence des divers paragraphes subséquents du chapitre des pronoms.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. groupe : terminé par la marque ordinaire du i i i '(2)n&&nn-rrTp cirif .' xi cn-gp grand ce-dieufont-naviguer EUX auprès-de-luile dieu Éther ( 1 ) par ils-sont manifestés . Sans chercher à expliquer cette anomalie qui existe constamment entre deux langues d'ailleurs identiques. simple T et OT. CHAP. se présente dans les textes égyptiens sous les formes suivantes 1° /CNA^AAN pluriel : îJTCft. genre commun.

258 Ils 3° arrangent là couronne blanche sur la tête des dieux (I). la forme abrégée /7Vi T7~ï . CHAP. assez fréquemment. que nous retrouverons parmi lespronoms simples .ou affixes : » %/ (en). .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. X. On emploie aussi.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. s'il s'agissait d'une femme hiératique <t*Zr : pronom affixe de la première personne. répondant aux pronoms coptes i ou A. si un roi parlait de lui-même. si un dieu était cense parler hiératique &*" 4° : pronom affixe de la première personne. X. féminin. singulier. lorsqu'il s agissait d'un homme hiératique 2° : * C*^ : pronom \ affixe de la première personne. au moyen du caractère phonétique i| que remplaçait souvent la 215 marque Mais si D fou tenait à particulariser le genre de la personne. pronom affixe de la première per- sonne. commun. singulier. si une reine parlait d'elle-même. singulier. et çjj pour le féminin . masculin. s'il était question d'une déesse. on se servait alors de véritables caractères figuratifs hiératique C^ : pronom affixe de la première personne. nombre singulier. Pronoms affixes de la première personne. singulier. singulier. 5° hiératique +**' . féminin. genre . masculin. féminin. CHAP. 259 A. plus habituellement du pronom affixe commun figuratives ^ ou | . singulier. On se servait. masculin. ou bien de formes ^£ pour le masculin. quelquefois même réunis (J | . hiératique 6° Ces quatre derniers pronoms ne sont employés que dans les textes extrêmement soignes ou dans les inscriptions monumentales exécutées avec recherche.singulier. {^^ : pronom affixe dé la premièrepersonne. On exprimait le pronom affixe de la première personne.

3e q. féminin. OT. Pronoms affixes de la troisièmepersonne.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (y. a toujours été représenté dans les textes hiéroglyphiques par les consonnes %=> ^z=5 e)5 ou f (J) quelquefois même . qui. CHAP 260 B. est exprimé par e. <=* c'est-à-dire la consonne T suivie du dé- terminatiffemme: Au reste. rarement employée. dans la série des pronoms simples devenus préfixes pour marquer les différentes personnes du présent indéfini des verbes. employé surtout dans les textes de basses époques. singulier. 217 Voici les principales variantes de ce pronom pour le genre mas- culin : I° (q). dans la langue copte. comme dans la langue copte. simple égyptien ^=i (T) existe encore dans la langue copte on le retrouve sous la forme Te . le pronom. appartient aux temps postérieurs et à l'époque où l'on corrompait l'écriture hiéroglyphique par des formes recherchées et de mauvais goût. C. singulier. La troisième forme. Il en existait aussi pour les deux genres .). singulier. Le pronom affixe de la seconde personne. 216. caractère homophone du précédent. X Pronoms affixes de la seconde personne. <=* ç[[ . tous appartiennent à la classe des caractères phonétiques . (q)homophone des précédents. . (K) hiératique 2° (K) hiératique 3° (K) hiératique dont le pronom affixe copte (font les fonctions de pro- noms affixes de la seconde personne masculin singulier.

MI . hié- H / D Pronoms affixes du pluriel.. féminin.^. CHAP. Ce pronom dinairement la marque de la pluralité s 1 tTi "tî C'est le pronom copte n.. 261 Le pronom affixe de la troisième personne. soit hiératiques. SI Seconde personne . X. On trouvera dans le tableau suivant les formeshiératiques des pronoms affixes de la troisième personne du pluriel. puisqu'ils entrent en combinaison avec la plupart des autres parties du discours. soit hiéroglyphiques.. Ce tableau renferme aussi toutes les variantes. Toutes ces formes variées par des caractères homophonesremplacent. Tous les pronoms simples affixes. le pronom copte ce et î'affixe or. 218. singulier. et ^§/\ sont quelquefois écrits par abré- à ^*7n quant > c'est une abréviation de > employé pour le genreféminin. j^ . ^~ .ou^ . Toutes ces variantes répondent exactement au copte TÎI ou t€fî. dans les textes hiéroglyphiques.du nombre pluriel. de. C'est le pronom copte I ratique "#» • -o»- (C). ou son homophone c employé dans les mêmes cas. 1 _. (c). reçoit orhiératique (TÏÏ) avec la marque du pluriel. 66 . Troisième personne : <«*~™\ ^ 'Wvw\y ' ^ » et IV 1 (ers).-appartien- nent aux deux genres et sont exprimés par des caractères phonétiques: Première personne : ^^J /«W\^—> (n). consiste aussi en une simple consonne : —H—. que je n'ai retrouvé jusqu'ici dans aucune inscription en caractères sacrés Les pronoms affixes 777 PI viation TT7 el 1 1 1 . tous les pronoms affixes qu'il est utile de bien connaître.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

GRAMMAIRE EGYPTIENNE. X. PERSONNE GENRE. 262 TABLEAU GÉNÉRAL DES PRONOMS SIMPLES OU PRIMITIFS AFFIXES. . FORME HIÉROGLYPHIQUE. FORME HIÉRAT. CHAP.

la de toi. fait connaître naturellement le genre et le nombre de l'objet possédé. HGK. 263 On donnera de nombreux exemples de l'emploi de tous ces pronoms affixes. dans le § V de ce chapitre.' se - (ej) et les pronoms affixes £L% &^ etc. Les pronoms affixes combinés avec les articles déterminatifs ou avec les articles démonstratifs . etc. dans tonte leur intégrité les. tes. né. Le premier élément. § III. mais elle devient de toute évidence dans tout le. say etc. Cette origine des articles possessifs est encore mieux démontrée par 1 orthographe. représentant le complément direct du verbe. etc. modifié par l'adjonction du pronom affixe. véritables mots composes qui. CHAP. lé second. donnent naissance à cette série de mots qu'on désigne en général sous le nom de pronoms possessifs. TG& et T& ma. hiéroglyphique et hiératique de ces mêmes articles.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. deux éléments qui les constituent. PRONOMS AFFIXES COMBINES AVEC LES ARTICLES. rw. .^V. renferme toutes les formes v connues des articles possessifs hiéroglyphiques et hiératiques.- " £> (A) moi. TC6C TGK. Sw bien les articles démonstratifs /^o^j^ ne5 oa JV Te< nei'.i. les de toi. combinaison n'est point sensible dans les articles possessifs coptes de la première personne ce sont des contractions de M. to. l'article. l'article. (K). 219. reste-de la série. rigoureu- sement traduits. les de lui. signifient le de toi. Le tableau suivant subdivisé en trois parties... et que nous appellerons ARTICLES POSSESSIFS. chacun d'eux conserve en effet. savoir : les articles déterminatifs JT!^ JV ne. ^j l\ ij j06i. à cause de leur élément premier. FF6&. nos. indique la personne qui possède.-. ne-K ton. etc.7© s. X. (J fl ^S7° . ne-q son. le pronom affixe. parce que iie&. mon. Cette.

B. PREMIÈRE . Articles possessifs masculins de la première personne.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Articles possessifs masculins de la seconde personne. PREMIÈRE PERSONNE. POSSEDE GENRE DE L'OBJET SINGULIER. CHAP X 264 A. PLURIEL PERSONNE.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. X Suite des articles possessifs masculins de la seconde personne. CE L'OBJET POSSEDE SECONDE PERSONNE G. PLURIEL. GENRE SINGULIER. 266 . CHAP. SECONDE PERSONNE Articles possessifs masculins de la troisième personne.

PERSONNE SINGULIER (DU POSSEDE) COPTE PLURIEL (DU POSSEDANT ). . COPTE. D Articlespossessifsféminins pour les trois personnes.266 GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP X.

ces articles possessifs se placent devant le nom dont ils res- treignent l'application voici une série d'exemples qui feront connaître l'emploi de ces articles. CHAP X 267 110. Comme les articles déterminatifs et démonstratifs dont ils sont formés.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et justifieront en même temps l'exactitude du tableau général qu'on vient de présenter: .

page VIII. campagne contré les Moschosch. Sallier à Aix. page Ve. (3) Idem. page VIII. ô nd « AfcdLTOf *J- THnov-eaunG sur* mus.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ligne 1. ô mon infanterie. . ligne 5. CHAP X 268 neq-ccJU XOH cwig necn-tt>Hpf! ses cavales devant est lié leur chef (1) glld '•' ainsi qu'à mmm prépamz '(2)114. lignes 1 et 2. disposes vos coeurs.préparez disant im*wrj&*ujp mes cavaliers TOLJUI&TOJ cavaliers 6MJU à mes paroles je donnai MOI infanterie enTgw*p MEg M&T&OT6 à MON neTngHT infanterie votre.coeur Alors j'adressai la parole à mon infanterie et âmes cavaliers en disant : Préparez-vous. Campagne de Rhamsès-le-Grand contre les Schetà : papyrus de la collection de feu M. ô mes cavaliers ! neq-ofjTôTu>p (4) neK-eîiTgTU>p (3) ses cavaliers (1) Inscription historique du 1er tes cavaliers pylône. (4) Idem. de Médinet-Habou. (a) C'est le roi qui parle.

les pays de tous-les chefs de renverser dans-l'action étant pu>Te& gi eqtù . CHAP. X 269 ni& (&4ri)KA£ n mn «ea>Hpi tous .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

et ces affixes faisaient alors la fonction d'articles possessifs déterminés. neKCl et îisqcs. Mais s'ensuit-il rigoureusement de cette manière abrégée d'expri- mer. Ainsi au lieu de on écrivait simplement «' ÏMCI (CI-&) mon fils. 270 considérable de caractères qu'exigeait la transcription de la plupart de d'une manière plus ces articles possessifs. on prononçait alors Cl-A. car cette méthode. PRONOMS SIMPLES DEVENANT DES ARTICLES POSSESSIFS ABRÉGÉS. les articles possessifs. que cette abréviation passait aussi dans la langue parlée.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et qu'au lieu de prononcer n&Ci. les pronoms simples des trois personnes. que tout nom commun dérivé d'article est censé appartenir au genre masculin et en effet. n'est fondée que sur le principe déjà posé. TTGKCl (Cf-K) ton fils. Cl-K et ciq en ne tenant compte que des sons exprimés ? Nous croyons fermement qu'il n'en fut point ainsi. en usant d'une méthode expéditive que nous ferons connaître dans le paragraphe suivant. 222. on se contenta de tracer. comme dans le premier cas où l'article possessif est complétement noté par des signes phonétiques. X. Au lieu de transcrire dans toute leur intégrité les divers articles possessifs. CHAP. 1° l'article . purement abréviatiye. § IV. neqci (ciq) son fils. qu'on chercha à les exprimer abrégée et plus rapide dans tous les textes courants. 11%. pour l'ordinaire. adoptée pour noter plus rapidement les articles possessifs. à la suite même de ce nom. et de les placer comme préfixes devant les noms dont on voulait modifier l'application.

c'est-à-dire en ÇI-K). car il serait absurde de supposer que la langue égyptienne usât d'articles-possessifs. eût PUËPIXE (comme K-Gt pour-fc^^ donné lieu à une foule de méprises. en l'absence de l'article. sa fille. devant le nom. le mot 1b* fille J^ )& *^—) . neqci. 22 Les pronoms simples. ton fils. TTO. place qu'occupent ordinairement tous les déterminatifs ou modificatifs dans le système d'écriture hiérogly- phique.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et qu'en même temps elle n'employât. mon fils. la prononciation les deux parties du mot écrit. Teq. Il est évident que les groupes d'affixes T&. d'après l'habi- tude constante et obligée. CHAP. en opérant la transposition et en suppléant l'article. comme "tr^!-^ "yt >--"%£"' » (mon fils. \q ^ et ne sont que des abréviations des articles possessifs c* ^ HMX > d'où il résulte 1° qu'en transposant dans Terri Td. <^>- J^ \^J^f Tu ci-Td. ton fils. on le rejeta en affixe. son fils. TGKCI et TGTftCi : 2° que dans les noms masculins. c'est-à-dire à la suite du nom. se trouvaient ainsi affectés de deux affixes à la fois Cl-Tq. 273 déterminatif masculin n'étant point exprimé dans ïa plupart des occasions. X. qui accompagnent. remplissant les fonctions d'articles posses- . on prononçait ainsi : n&CI. on prononçait réellement TACl. : . Ck ). nGKGl. CI-TTH (ma fille. son fils).PREFIXES dans la prononciation des noms féminins. il ne pouvait donc recevoir le pronom affixe qui l'eût changé en article possessif : et comme le pronom placé. que des articles possessifs AFFIXES dans la prononciation des noms masculins. 2° La plupart des noms féminins portant toujours leur article dé- terminatifen affixe. votre fille). Tq. au contraire. dans ce cas comme en tant d'autres. et recevant aussi le pronom simple en affixe.

. Articles possessifs-affixes masculins. Nous réunirons en même temps à la suite de ces tableaux des articles-possessifs-abrégés- du genre masculin. se placent immédiatement à la suite du signe ou du groupe repré- sentant les noms soit phonétiques. A. termineront cette série. devenus articles possessifs abrégés. placés en affixes à la suite des noms du genre féminin.272 GRAMMAIRE EGYPTIENNE. dont nous avons présenté le tableau § III. CHAP. car si l'article déterminatif était exprimé. employés par la première personne. de nombreux exemples de leur emploi dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques. Les articles possessifs AFFIXES abrégés. soit symboliques. A. par cela seul qu'ils sont joints en affixes à certains noms masculins privés d'articles déterminatifs. B. on se servait alors des articles possessifs PRÉFIXES . Voici la série successive de ces pronoms simples. X sifs. C et D. soit figuratifs.

(3) Paroles du dieu Amon-ra à Rbamsès-Ie-Grand. de la harpé empare-toi (étrangers) pièces «Saisis la harpe ô mon fils toi qui me chéris.relief du palais de Karnac. grande porte de la salle hypostyle. (1) (di^uin)Td-JUdT rrd~rfq n npdK gi (et de) (2) pdfTéiBT. CHAP 275 X. ndJUdngexAci ET MON TRÔNE XIGJO n MA MÈRE MON PÈRE de UJIHV MON SIEGE le nom sur eif ndetjjor MON TITRE je donne ndgriT Tofii nrtKft ndorcu n nci 4 tes bon. porte en 1er pylône du Rhamesseïum (4) Paroles du dieu Amon-ra à Rhamsés-'Meïamoun. mon coeur « se dilate en contemplant tes bonnes oeuvres (3). Pavillon du palais de MédinetHaboou. Exemples de l'emploi de ces articles. fifle&dg des pays dïîHTG gS JUdl-T » Fïd-CI ÏTUJIDÏTU» UJGTT-HdK les chefs mets en aimant. souverain de l'Egypte. 69 . (2) Paroles de Philopator divinisé à Épiphane. et frappe les chefs des contrées étrangères (4)» (1) Stèle du Musée de Turin..GRAMMAIRE-ÉGYPTIENNE. (ô Rhamsès).voyant en est-dilaté MON COEUR des 2 seigneur MON GERME de enfant mondes nes oeuvres « Enfant demon germe. bas .mai ô MON FILS.

.

la déesse Mouth . employés en parlant a la seconde personne. libre rends ô . Articles possessifs affixes masculins.» B. (6fi6q)n .nmqev" nogu.NOTRE . X ncorin le roi TGqjuLrttgiorrr ujqT CHZT TïHfrtHte nd sa majesté lorsque : dirent fidpiw r»6&orn de les prophètes A -.» Paroles de à Rhamsès-le-Grand. CHAP. bas-relief d'un pilier de la 2e cour du Rhamesséum. (a) «Nous t'accordons que ta demeure soit durable à toujours.(2) toujours GTJUorjf nGsuAdftujo^ne à durable TA DEMEURE ftd& 6n<f à toi nous-donnons (1) Fragment d'inscription appartenant au Musée royal du Louvre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. NOTRE BOUCHE Sais 275 SEIGNEUR Cést-à-dire . Exemples de l' emploi de ces articles. K-ipe tu (i)nenrffi& à les souffles. «Abandonne-nous à notre ardeur guerrière.

jy€f: . Je ciel comme durable TON ÉDIFICE &?£ .276 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (1). r « Le monument que tu élèves est aussi durable que le ciel.-» --nre. CHAP. X. • .iiorn ITSK-AUI weoTon.

appellera cette statue.GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP. X. Ptolémée le Ktuig ncffT/rt)f!d IrrQAeAAdioGnGopdn ZHOTT défenseur de l'El'Egypte le-soutien-des Ptolémée SON NOM sera dit gypte (1). » « On choses-concernant (2) uuHpi principal neqGOîôT rtdqôi SON TITRE yjqT nprre A il prit lorsqu temple au . 277 Exemples de remploi de ces articles.

(3) Inscriptions historiques de Beit-Oualy. auquel nous renvoyons pour en connaître toutes. 278 Qu'il soit permis aux habitants du pays d'ériger pareillement cette «chapelle du dieu Épiphane très-gracieux. nerf nos. B.leur frontière tu-as-élargi D'.les variantes. deviennent des articlespossessifspluriels. «se ses (femme). (2) Cercueil de basalte d'Onkhapi au Musée du Louvre. (4) Voir le tableau des pronoms simples affixes. 225 Tous les pronoms simples affixes (t£) unis à un nom commun mas- culin du nombre pluriel. » (3)nueqcoff Gjuid de son frère à la place (i)neq <£JdqT€ A. Faffixe suit immédiatement le signe de la pluralité. X. . masculins. soit qu'elle se trouve marquée par le chiffre trois. (5) Voir ci-dsssiis le tableau A. not on non leurs. soit queîa pluralité soit exprimée parla triplication du caractère ou groupe. HGK tes. pluriels. rsGTers vos. Ces articles se placent à la suite des noms masculins pluriels. répon- dant exactement aux articles préfixes égyptiens (5) et coptes îîd mes . Dans ces derniers cas.neq ses. CHAP. Articlespossessifs affixes. « maison (1).justifie moi (3) ncnlro^ îidKCorujcuj . . «6T tes (à femme). OTCjpG cjutGTdovG «OK ses ennemis envers Osiris qui. comme le prouvent les exemples suivants : (1) Inscription de Rosette 5 ligne 13. C et D du § III de ce chapitre. et de la placer dans leur «.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

» (5) ncnjULditu^uune' " KUJT (4) neqtgdqTe en <Ekup necc» cueTdTG leurs habitations bâtissant ses ennemis envers Horus sonfils justifiant Gn ncrsjtAdrsgGjuiaii qgs ncn-Tujo qrnrrr . _ de ses-victoires la-grandeur par entier le monde dans nom grand le fils du soleil « L'enfant du soleil (Rhamsès) dont le nom est grand dans le monde entier à cause de l'importance de ses victoires.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. neq-uiiGG JULGC 279 |>dpG ni& ncK-^dqT© fiGK-Tdfrf (2) ses enfants il engendre (i) TES SANDALES (sont) sous tous- TES -ENNEMIS nuoHpi gi met « neqndujufr nro xi pdn ndd npHCê (3). X.

l'articledéterminatifféminin. soit que l'article déterminatif se trouve noté en préfixe comme dans *=* y) TCf. X. le pronom se place a la suite du nom. la fille. renferment véritablement l'expression phonétique des articles possessifs coptes Td. occupée par le nom déterminé . et conduisant en captivité leurs de leurs enfants.T. ! J\ Dans ces deux cas. sa. comme il arrive toujours. 226. par la lecture. et dans le second cas tranéporter comme préfixes et l'article déterminatif et le pronom affixe. le. ainsi que nous l'avons déjà fait observer. appartiennent au genreféminin et sont.Siles noms communsaffectés des pronoms affixes faisant fonction d'articles possessifs.. CHAP. considérés comme des groupes hiéroglyphiques dans lesquels on ne s'est point astreint en réalité à conserver l'ordre rigou- reux de chaque élément graphique. T6q. chefs suivis teresses.280 GRAMMAIRE EGYPTIENNE. unir. ou en affixe comme dans ^£=s ci.. » E' Articles possessifs affixes féminins.pronom affixe à l'article placé avant le nom. la mère. Suit.T. T6K. etc. le tableau général des articles possessifs féminins : les points . dans le premier cas.marquent la place. ma. td.frappant leurs villes. les noms féminins écrits. On «levait seulement. combinés avec. ^ JUdT.

X. CHAP. HIÉRATIQUE COPTE ET ÉGYPTIEN. 282 Articles possessifs affixes. féminins-singulier. ARTICLES et FROWMS xsnm&i. CATION .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

son père de le vengeur Horus SOEUR avec KÀGondTp* • . 282 227 Nous réunirons ici divers exemples de l'emploi de ces articles possessifs-féminins . CHAP.sa femme (et) SA mondes ratrice cpc Teq-AidT n sont riGgn nGqTqG n ncuorrr ouup sa mèreavec saffligeant. X.zHOTjfîdc Aporm rnro& ÎIG& TgiK *rG*f-jULddrn no* wmdr «o* TA NOURRICE moi.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. nourris-toi de mon lait (1).Cléopâtre . » (3) TequtdT n^di(n) SA MÈRE ïidu^yfôujp (a) de mari le puissant Horus . TA MÈRE moi Teq&ijute TGq CUMIG gpG surnommée Dropion des 2 dame la mode.affixes- Td-Gpa>*iG MON LAIT JUI cn(5bT-K QAinoc ci IdiAorn EN XT de nourris-toi Philippe (mon) fils Thamoun par discours «La déesse Thamoùn dit : Mon fils Philippe.

ftw. représentent toujours r^^ le sujet de la proposition. séparés ou isolés. CHAP X. ÏITOK.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. que nous avons fait connaître dans le § 1er de ce chapitre. des trois personnes. h <=E* °«. rîToq /«/.. 228 Les pronoms. 283 § V.^S^ dnoK. '*£G^. RAPPORTS DES PRONOMS. etc. no* moi. et se placent en conséquence avant le verbe et ses compléments .

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP 284 (I) ncn-gHT &GXI-K JU leur coeur dans Kuj-q &fs) (a) TE CRAIGNENT m& mïKdg. X ni&f TO entière de la terre toutes-les-parties nc6n«jtunc OTCTOG mio-K X(e) ndi et .

de. (5) Discours adressé par lame humaine aux dieux. II. X. Description de l'Egypte A.Tamôh du «Je rendrai libres devant tes cavales les chemins du pays de Tamôh (3). pl. » 235 Mais.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. votre seigneurje (suis) Ten-as n neTeffnHMfrp rrci à moi vous êtes. On employait à cet effet: I° le caractère voyelle ^ (ov) : hiératique . vol. CHAP. des marques particulières annoncent l'alliance du verbe avec le pronom affixe son complément direct. rt0(ÎUJGJUtaj6-0V-& moi ME SERVIR M. (3) Conquêtes de Rhamsès-Meïamoun à Médinet-Habou. la région (et) la région vivifiantHorus ton fils de les pieds sous rîGK-ccjut -bdpdeH 6ij}u>rfT-crj tes cavales devant JE LES PÉNÈTRE &JUL&- rrïo n pays. 6KO>q6-cri TU LES (i)rmeq-eTn châties COGIT JU . ffdS JUATK SI pour a moi venez (5) TCdGTq-îfTp ers .de son disque la clartépar IL eqcoGîT-cn LES M6giH(2)dYUJTCdjmrrGCHTTCdTn6cumj) &u>p 285 ncn Gqrdoro illumineà eux parle FIGK-CI n ffGpdT J)dp6 les routes. de votre seigneur dieu lefils ( 1 ) Tombeau de Rhamsès V . 72 . dans beaucoup d'occasions. colonnes 89 et 88. (4) Conquêtes de Rhamsès-Meïamoun à Médinet-Habou.mon divin père par M&I nGfTTp ÏÏGT6nTfH& HOK . paroiextérieurenord. 72 .—(a) Conquêtesde Ménephtah Ier à Karnac.o dieux.

X. et vous m'appartenez par " mon divin père. moi qui suis votre seigneur. 6 dieux ! Venez à moi pour me servir. CHAP. «car je suis le fils de votre seigneur dieu. .186 " C'est GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

. à Florence. (4) « L'enfant d' Ammon qui le chérit. » 232 L'es textes hiéroglyphiqueset hiératiques font un usage assez fréquent d'un pronom affixe de la troisième personne.qui uime-lui Venfant-dAmmon de la déesse Natphé à la défunte Takerhib Inscriptions de la momie de cette femme. (3) Obélisques de Louqsor. je te nourris moi qui suis ta «nourrice (i). ta mère moi JE T'ai enfantée «Je t'ai enfantée moi qui suis ta mère. consiste dans la syllabe f J^ cor. L' établit le père divin &jurc-c* . représentant le complément direct du verbe.oi (4) qjuppG-coT . Ce pronom semble avoir été employé presque exclusivement pour tenir la place des noms propres des souverains de l'Egypte : cette espèce de pronom royal. (2) Inscriptions du palais de Kourna. masculin singulier. et dont il ne resté aucune trace bien marquée dans la langue copte.. tout pho- nétique. CHAP. dans le sanctuaire du temple d'Amada.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. TeTvuddnj fol-Tor-T rtoK ta nourrice moi JE TE X 287 TGT-judV non ndi-juici-Tov-T nourris. (5) Stèle d'Aménophis II.son bras (i) Paroles JU nogju-cov par sauve-us. hiératique 4~ir ou I~T" Il se place immédiatement à îa suite du verbe : (3) fïGq666T g! 'f-COT ^Mn (2)nGq(5GGTgtC6JUffG-C0T G'j-q-nTp spn trône sur le place Ammon son siège sur (5) TîGq()S. » Dédicace du Rhamesséum de Meïamoun à Karnae.

288 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . X. CHAP.

CHAP. xx riddT £drmrf GipG dans de grands édifices il a fait (i) ndôftoi mes xx a89 ftdi pnn- bras dans je L'AI cor éduqtté .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. X.

.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. CHAP X.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. X. 291 . CHAP.

prière de l'empereur Tibère à Amon-Ra. 292 C. temple d'Hathôr. CHAP. XeT ATm les autres et T<UÔT CO .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. louanges du dieu soleïl (2) «Et les autres dieux en te servant te donneront des glorifications. des modérateurs modérateur UJGJUUJG-K donneront te servant MdK A gloire. ô Phré! crrj* ndK IlpH 6UÎ0T ttéJH TOI GUiOT . ibidem. 1re partie. (3) Philas.6 Tmoul euiOT (2) g&rfeurr gloire des plori&cations (4) îlflGgW A TOI A TOI ÏÏ&JK. X. après le 1er pylône (5) Idem. (1) Rituels funéraires. . 2e cour du palais de Médinet-Habou. Légendes de l'édifice de droite.(3) (JDHpl 6U>0V A TOI gloire AI fiGrîTp en dieux nfi.le midi ndK. A TOI crf je donne D. Seconde personne masculin singulier (complément indirect). (4) Idem. Exemples de Temploi de ces pronoms. chef ô-esprit A TOI gloire rrpHc «Je te donne la con~ méridionàle(5) « trée JïdK .d! ïldK. Seconde personne féminin singulier (complément indirect). Légende des bas* » reliefs représentant la panégyrie de Socarosiris.

193 Exemples de remploi de ces pronoms. et l'on omettait le pronom . et t2> ATOI conduisant OTdâ nôqp «îa On employait quelquefois abusivement les formes ou C^ eqn ou f\S &=> en parlant à une ra/ze. CHAP. de . . X. de l'eau A TOI donne \i)&&n %m n JJdnX&K.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.(3) et f uirrr ëqHV îlgumuuioT «GT la région d'en bas Hp oies boeufs vins cf-' JU le Nil X€7 parfums en purs biens tous les autres Jt % comme pronom de la seconde personne en parlant à une femme. - (a) Légende d'un bas-relief du temple de Dakké représentant Évergète II offrant à Isis des vases pleins d'eau du Nil. &um-juuKrr Tftoqp que le dieu Nil bonne une sépulture A TOI Anorn q-f HGT OTICUJC HGT GI que qu'il donne Anubis TOI vienne \ cj gdeuîp oTJUUxrr rt€T q-f . Tn6& Hce HGT ^dpOT ÏÏTAojudroc n (o1n)Gf npHCf de Philoe dame Isis.despréparationscosmétiquesA TOI donne qu'Hathôr. vers toi Ptolémée fils du soleil du venue eirf IIGT (1) ncdJUineçHT A-TOI (reine) nous donnons. (3) Anubis à la reine Taosré : tombeau de celte reine à Biban-ei-Molouk. qui cependant serait nécessaire pour qu'on-ne con- (1) Extrait d'un petit papyrus funéraire du Musée de Turin.

la véridique Senchonsis -Osiris ô : discours . avec temples de cette anomalie . X. IlGTGnGquJT^ ri Tel juG-TddVG Tcefiujuwtc ChrcipG &ô XT Péténefoth de fille. (sont) A TOI tes yeux.(i) GJU-Crt TGJUGIO N6T HGT&dÀ 6JU-q TGUJW) riëTTïGTXUI par-eux tu vois. personne.294 GRAMMAIRE EGYPTIENNE. fondit point ce pronom féminin complément indirect. CHAP. de la secondé Voici quelques même du première de là celui genre. (est) A TOI ta tête . par elle tu vis.

et inscrit de nombreux soldats pour son service (1).h&kjtuor gdHijLdToi hdq ridi c&jj nombreux des soldats a lui j'ai inscrit «La royale fête pour la prise dé possession de sa couronne (2).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. MfiGTO JuoTfi itpH rrnHiiTOÊ.» . 395 Exemples de Vempto de ces pi onoms. X. ndd ririTp fidjujjuuje ixnx .» rGCOTTnMov rtdq ajum JU nojd covTrt les attributions royales à lui prendre pourfête la royale . CHAP. le seigneur des mondes (Thouth- ij'ai mosis IV).des mondes stabiliteur le soleil seigneur des gracieux le dieu j'ai servi et 2 mondes «J'ai servi le dieu bienfaisant.

296 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAR X. comme par exemple : . de la troisième caractéristique la marque *£^> fi&q avec pronom personne du temps passé ^— . parfois. précède immé- diatement ce pronom. qui même.

singulier.féminin /WyA"^ de placer. entre le verbe et ces pronoms. on avait soin <^* que nous appellerons le T de disjonction. par le pharaon Nec^ tanebo. pourraient être facilement confondus avec les marques de la troisième personne. Voici des exemples de l'emploi de ce caractère. X. Dans certaines occasions où lés pronoms composés AW^ ttAq et ^vvvv\ ndC. Nous citerons d'abord la dédicace du petit temple hypaethre de l'île de Philae. de la nature de la fonction spéciale que cette consonne remplit en cette circonstance. à cause. CHAP.297 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . représentant la troisième personne masculine ou féminine devenue complément indirect d'un verbe. du temps passé. le signe . masculin •yx^/s.

le suivant immédiatement. Exemple : rcpHcs pHjudiCHTrrndJUri le fils du soleil chéri de Phré éprouvé par Amon rrcoTTn GipG(r)n nnjun CJUOTG le roifait PAR de l'édifice embellis- sèment . qui marque ordinairement la première personne pluriel du temps présent. pourrait être confondue avec le pronom simple •vwwx. et il lui a consacré un Rhamesséum à Thèbes(1).» * Ajoutons que le *=* ÏÏHiffdJun JU Diospolis dans nepne rt djuruudiprmcc un Jikamesséum de disjonction fut également placé entre le verbe et la préposition /s^ww\ qui. le roi des dieux Amon.GRAMMAIRE EGYPTIENNE CHAP X 298 eipG(T)fidq ftfiGriTp ncoTTn &JUtf~pH il LUI a fait des dieux le neqrqe n junGqjun fidqGipG roi Amon-ra son père pour son édifice il afait Le roi a fait exécuter son édifice en l'honneur de son père.

) Exemples de l'emploi de cespronoms.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 299 . CHAP X G. Pronopis des trois personnes. nombre pluriel commun. (Représentant le complément indirect.

X. CHAP. .300 GRAMMAIRE ÉGYPTIEN NE..

CHAP. X 301 et toutes les autres variantes de formes que la préposition et les pronoms simples affixes sont susceptibles de prendre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemples de l'emploi de ces pronoms. .

à. COPTE. comme ton père Ammon. etc.. SIGNIFICATION. ou GpôKjj 6X«5q ou cpoq. etc. à lui. toi. ïZi. HIÉRATIQUE. verbe GÀdK. : LECTURE. (1) Rituel hiéroglyphique gravé dans la Description de l'Égyple . CHAP. (2) «Prends le pédum et le fouet. a moi. col. » fias-relief du temple d'Hathôr à Ibsaraboul. et gouverne par leur moyen.(i) AJUFÎ GTq Ammon le père 3e Les pronoms simples combinés avec la préposition<CZ> (p pu A) sont employés en général dans les mêmes occasions que les pronoms latins aux Cas datif et accusatif : c'est la forme primitive des pronoms composés coptes G^di oti Gpuîf. A vol.302 nrp GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. représentant le dieu Phtak offrant deux insigne* à Rhamsès le Grand-': .. i.PAR EhhEJems de vérité fidK comme PAR EUS domine et Je fouet le pédum eiu>iç> («)TAie ujum. 73. X Tfuifîjb OTdii îtoqp! tuh x^ (l) eix< divine la vie purs biens tous les autres 5ye jyaii «JUL-cn . pi. GM-GH par toi prends par eux . Mais souvent aussi ils représentent le complément direct du.

CHAP X.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. kié.èi (1) ndoTkn JU ' po'q GI-OJA jurf6 . 363 Exemples de l'emploi de ces pronoms.

CHAR X.304 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. .

voici toutes les variantes du pronom conjonctif vague appartenant aux deux genres et aux deux nombres : Exemples de l'emploi du pronom conjonclifsujet de la proposition . X. CHAP. exprimées phonétiquement au moyen de divers caractères homo* phones. genre et de toute époque. que les seules formes primitives 305 nr et riTG^ ou fflï.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

X .506 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemples de l'emploi de ces pronoms «0 Ammon qui résides dans le haut des cieux(I).» 307 . CHAP X.

X. B. Pronoms conjonctifs déterminés (féminin singulier). COPTE.308 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemples de l'emploi de ces pronoms. . CHAP.

G. TnT&deu>p. on a remplacé le (1) Litanies dit dieu Chnouphis. Tenthathôr. Exemples de l'emploi de ces pronoms. (2) Inscription de la paroi nord de la grande salle d'Ibsamboul. CELLE QUI ap- partient a Hathor.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.qui (étaient) sur souffleur ô " 0 (Chnouphis) toi qui as soufflé sur les êtres habitant les eaux primordiales (1). (I ^ 309 ^^/j^^ TrfTduovn variante du pré- LÏÏ Ç>0 .- rrri neuDHpi gnd etforte tranquille de la vie de la grande CEUX QUI font QUI sont les chefs avec partie demeure «Ainsi que les chefs qui sont attachés an palais du roi. X. coml cji*nG nnuinj) xx ntfitf&i. nriOTnnnGjmuouov xx riGriT» &JpG n(pGq)wqG w l'abîme des eaux célestes dans ceux.. CELLE esta Ammon. colonnes du pronaos d'Esné. ». » Dans un autre passage de la même inscription. demeure de la Vie tranquille et assurée (2). CHAP. «ënTiTrrp. colonnes 26 et 27. qui cèdent. . Pronoms conjonctifs déterminés pluriel des 2 genres.

X. CHAP. .310 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

s ex- prime par AW***S\ . ' ^ hiératique } ~Z ' —g.311 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. X. ^ 0\x ^ hiératique . représentant le complément direct. . répond \ à et la forme notre con- .w^vvv^ AA^VX jonction âW. CHAP. Le pronom conjonctif que.

II. X. pl 75 col. ncoTrn «dq-TH npH OT-ftTJutG CHTn rmrm HT nGrrrp ndpnc a pris 'Rhamsès-le-Grand (i) le roi que méridionaux dieux rt aux Il est évident que le conjonctif ^Ê^ remplit ici. tient parfois la place de notre conjonctif dont. (3) Rituel hiéroglyphique publié dans la Description de l'Egypte. (1) Ce texte porte le.3. CHAP.312 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. A. Le mot conjonctif £^££ oui ^ et basse précédé de l'article démonstratif ^ jf H H Î ou ss~' Par abréviation. qui que ce Phré. un individu. quelque> QUELQU'UN.» izioxx xx neqgo ndirrr nriTp Tasem de (est) saface celui que le dieu § VII PRONOMS VAGUES. au Rhamésséum. Nous désignerons sons le nom de pronoms vagues un petit nombre de mots qui tiennent la place des noms sujets de la proposition. 235. Exemple Le dieu dont la face est celle du quadrupède Tasem. . le cufus des Latins. 3. aliquis.(3). hiératique c&or& ni& employé dans le sens de chacun. Vie ce nombre sont : CdOTd qui représente la troisième personne du singulier. vol. complé- ments des verbes ou des prépositions. le rôle: (2) rcs& ncdmTGCH? nçdTne Tuuppi toutes les couronnes de la région haute de conjonction. prénom mystique du roi : Soleil soutien de justice éprouvé par (2) Légende du bas-relief représentant la panégyrie du solstice d'été.

142. toute chose. quisquis : l'adjectif^rtlft. CdOTd grtd XuS^3^ oTon m&. (3) ncpnG gju cru dd Cdovd le temple dans les célébrera chacun (les fêtes) (4) aojTn n nKd& &n rrr dTtu et mS. fol. CHACUN. (4) Stèle des ruines au sud-est de Karnac. tous:. unusquisque. CHAP. toute. (a) Rituel funéraire. 7. 79 .d'entre-les-prêtres quelqu un par prononcées paroles . et forme ainsi le groupe toute personne. ce pronom vague est parfois sujet de la proposition. ligne 23. oron niftcn. IIIe part. CHACUN : l ^ ni)S. chap. X. note finale. 18 (3) Inscription de Rosette. toutes.(2) d-0Hp ftG&IdlK n dieu Thoth du £U (est) HT MÙ. toute personne. CdOTd les serviteurs dans qui chacun Il arrive souvent que ce pronom vague se combine avec ^37 tout. 313 . ligne 11. CdOTd rn&.. copte OTon niu. prend ordinairement les diverses marques du nombre pluriel g&^^SsS^ 3° (1) Rituel funéraire. chap. OTOH ni&i.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. IIe partie.

314 JUL GTgdK Ogf ? &XA KHM£(n) pJ fiJÉI OTOH chacun des" de se réjouissant debout? en de. X. ses-constructions monde matédes choses dont de chacune L'inventeur ce compose se « riel.l'Égypte (tous les habitants) pour-mettre ÏÏÎÏ-TQ JUL &dff QTOÎI m& (n) n „ ' nGqAÀnnn ce monde de toutes choses de l'inventeur.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . » Titre du dieu Phtah (bas-relief du grand temple d'Edfou). CHAP.

Le copte X^T. répondant au latin alius. mem- phitique. 6° 2 © ^ 315 pronom vague de toutg enre et de tout nombre. les autres. l'autre. CHAP. n'en sont que des transcriptions plus ou moins exactes. aliud. X. alla. et KGT thébain. .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

du caractère soleil (2) déterminatif de toutes les idées de lumière et de clarté ou blancheur. par l'image d'un jeune oignon Y que l'on faisait suivre. souvent. § Ier. 316 CHAPITRE XI. une qualité qui soit commune à des objets de nature différente : on usait de la méthode symbolique. Un certain nombre d'adjectifs furent rendus. ADJECTIFS EXPRIMÉS SYMBOLIQUEMENT. DES ADJECTIFS. par l'image d'objets dans lesquels dominait la qualité qu'il s'agissait d'exprimer.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 237. c'est-à-dire des mots destinés à ajouter au nom qui désigne un être. ainsi : A. On représentait l'adjectif ôTdjftuj. CHAP XI. 106. ou bien de la méthode phonétique en exprimant les mots par des caractères de son. au moyen de méta- phores. il était impossible en effet de songer à représenter les adjectifs par la méthodefigurative. L'écriture égyptienne sacrée procédé par deux méthodes seule- ment à la représentation des adjectifs. Exemple : (Édifice construit) en « pierre de grès blanche « «et bonne (1). » . blanc.

B. fidd. en effet.c^çf* . ou A "^^^V par abréviation. T Une pousse . de la langue parlée . les adjectifs de la langue parlée no(T. rtdujUJOT. Un petit oiseau. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. le latin parvus et même pravus . . (1) (gdficiu OTOIT) ^*tlj| I C. court. très-probablement le ratique s+s . XI. exemple : . rtdUjG.de plante. Y 2t£/fl moineauf^^r. et ce ca- ractère fut souvent. nombreux. petit. mis en opposition soit avec le phonétique ^ y.herbes vertes. vert. hiérat. multiplié: xeT HAAT nGfiTp xGT (que) . pour des motifs ignorés aujourd'hui. soit avec le symbolique 01^ espèce de lézard qui. une tige de papyrus 317 répond à l'ad- jectif OTUJT. grand. vil. xx ujo crrf KOTI rtGriTp long. où ce caractère prend la forme _y^^ .. fut choisi par les anciens Égyptiens pour "Sp-cTN^î OQ remplacer dans les inscriptions hiéroglyphiques et hiératiques. grand.yhié- remplace <j|ans les textes hiéroglyphiques l'adjectif KOTI ou KOTXI.

Mais il importe de bien connaître les circonstances déterminées dans lesquelles ce caractère fait l'office de-nom ou l'office d'adjectf. XL 318 D. seigneur. on doit toujours aussi le considérer lui-même comme un véritable nom. nu*. la maîtresse. maître. CHAP. aux idées qu'expriment les mots coptes riBii.' répond à la fois dans tous les textes en écriture sacrée. représentant le mot égyptien rimi ou TÎIGJSL . Une corbeille tressée en joncs de couleurs variées forme linéaire X§^ Vl/. et rtl&. des nriH& noqp mnp i mondes LE SEIGNEUR gracieux le dieu . la dame : nnH& TïpH-ci (i) n TO fi LE SEIGNEUR l'enfant du soleil. entier. et ni lien. toute. omne.. hiératique \l^ ?Xp . Lorsque ce caractère est immédiatement placé avant un nom. le seigneur. le maître. entière.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. omnis. tout. \^^j/ . rrrjHfi.

c'est alors un véritable adjectif. . toute. au contraire.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 319 Mais si. niften. tout. XI. fiuu. ce signe symbolique suit immédiatement un nom et termine une proposition. etc. CHAP. équivalant aux mots coptes m&i.

Employés dans les textes suivant min JUGIO A l'édifice voyant en Tpujpty gi la joie (sont) dans : nddT ncnTp GRANDS Xe7 dieux les autres . CHAP. XI.320 GRAMMAI&Ê ÉGYPTIENNE.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemples : . par le caractère représentant des KdxiG CHEVEUX -TJV 32. ^~"l\"7?\ noir. CHAP. XI. couleur des chevaux de la race égyptienne.

*uxrr. etc. ce signe accompagne aussi le groupe employé comme adjectif. comme queur.322 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ?£^%n : £%^T ^nT ou *nT' coPte «^Sf victorieux. XI. etc. rique. CHAP. Par abréviation}wn& vivant. saint. colé- . vif. - choisi. mais si d'ordinaire le groupe employé comme verbe est affecté d'un déterminatif.. pur. /S f'^ou f OTdfi.furieux. discerné. vain(^UJnT» é^ %%£^ OV6&pur.

CHAP. XI. 323 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

CTnci.n. avec qu'ils en nom dessus de cette combinaison résultent les groupes suivants : .T. CTHGUJnG. CTnci.n. royale soeur. CHAP. L'adjectif lié à un nom masculin ne reçoit jamais d'article.n. se placent immédiatement avant le la règle générale posée Cicontradiction qualifient. royale soeur. pouvaient avoir été soumis à une règle parti culière de position.T. le fils de roi ou prince. royal enfant CTnCI. royal . à moins qu'on n'aime mieux les considérer comme dès noms composés analogues à nos appellations la reine mère. royal enfant.TT. nTpTqG. Comme ils expriment tous divers rapports de parenté existant entre des personnes de sang divin ou de sang royal. nTpJUdT.T. et dieu.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CTnco>nG.. divin . CTnglJULG. royalenfant. CTnJULdT. XI 324 Les noms <=] ^ \ *=* COTTÏÏ nTp par abréviation ou par abréviation *=] 1 .T. CTncon. royal père.n.mais s'il . § IV. Il arrive toutefois que le nombre et le genre d'un adjectif se trouvent caractérisés d'une manière spéciale et par des marques particulières. ces groupes. royale fille. CTnTqG. divinemère. \ x * divin père. royale mère. etc.T. Le caractère ou groupe de caractères représentantun adjectifde la langue parlée.T. roi.n. par une ex- ception tout honorifique. royalfrère. DU GENRE ET OU NOMBRE DES ADJCTIFS. deviennent quelquefois de véritables adjectifs. est toujours censé appartenir au même genre et au même nombre que le nom auquel il se rapporte. 240. cTnci. royale épouse. etc.

par sa réduplication. CHAP. GRANDE (divinité) dans le ciel(1). de Chouphislademeure TuoTnx de la fabricatrice. le principal. Quelquefois même. la belle. " La déesse Nébouaou « Chnouphis. Exemple : (i) Légende de la déesse dans un bas-relief du pronaos d'Esné " 82 . le petit. le grand. XI. tlKOTÏ. une sorte de duel. » LA GRANDE. noqpi. les deux dieux sauveurs. la principale\. le redoublement a lieu en même temps pour l'adjectif joint an nom. et comme par une élégante recherche d'écriture. nndd. la bonne. soit symbolique. les deux dieux gracieux. le beau. TKOTi. si cet adjectif peut être exprimé par un seul signe. THoqp. la grande. les marques de ce genre ou ^ <^ l'accompagnent assez ordinairement : r^ ^^ 5 numpi. 325 se rapporte à un nom du genre féminin.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemples : ncnTp cuunT ft. on répétait deux fois la seule initiale d'un adjectif. la petite. lorsque ce même adjectif accompagnait un nom symbolique ou figuratif redoublé. soit caractère initial. écrit intégralement dans toute autre occasion. J •me JU Tndd n MOT nm n le ciel dans grande. nGnrp noqp &. ncnTp nddT ft. Tndd Hs&OTdOT LA GRANDE Nébouaou celle qui a fabriqué la demeure de Si le nom auquel l'adjectif est lié forme. Tndd. les deux dieux grands. TtUHpS. le bon.

XI. CHAP. .326 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

CHAP. XI.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. TCI Tdqn.T n ÏIceX(f noTpo néA nnTp 327 ©UUOTT .

soit que le nombre pluriel du nom ait été exprimé par sa triplication : imitant le chapiteaux salle hypostyle des colonnes La soutenue a par « " calice « du lotus. entourée de colonnes à chapiteaux imitant le bouton de lotus tronqué (2). 328 (i)n6q&onrn en ncugiT npHc n6Kd& n netWMpi majesté par conduits et septentrio.méridionales contrées des les chefs sa nales *. CHAP. » Quelquefois la marque de pluralité se joint à l'adjectif seul. le nom auquel il est attaché restant en apparence au nombre singulier: . XI.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

241 Le comparatif a été exprimé. GgOTG. e que. XI.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. soit en plaçant à • la suite du positif quelques particules telles que GpOTG. ^dn&ddJUJTG chevreaux sur des goXs gi TERRIBLES g&rtKfH 5^®^© à des taureaux semblables 329 KGqj&dTOf ses soldats « Ses guerriers sont semblables à des taureaux terribles (sélançant) sur « des chevreaux (1). dans les textes coptes. soit par la simple disposition de la . » § V. plus que. DE LA COMPARAISON. ou bien ngOTÔ'. CHAP. bien plus.

XL Célébrant ta panégyrie. la plus « grande des pa« «négyries.330 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP.» « (l)'îtGgâd! ff' HUfBpÊ ÏT6K&Û&Ï ËpE panégyries des l'importante ta panégyrie célébrant .

.le deuxième Hermès. k 11 I)*2* HAIltid!. dans les titres habituels du dieu Thoth... ligne 19. la partie hiéro- glyphique manque. CHAP. à la fin de la IIe partie des Ri- tuels funéraires. dans les écrits des anciens. texte grec.ÉGYPTIENNE. texte démotique.33 GRAMMAIRE. groupe remplissant les fonctions d'adjectif : ainsi on écrivait pour . secrétaire des divines paroles « Le double Hermès. le très-grand. (3) Légende de Thôth dans les scènes du jugement de l'âme. ÏÏC&J) n neTdOT'nTp le. type primitif du deuxième. TpiapiytGTOç. et le premier Hermès. doit se traduire par très-grand. XI. lïdd-rtdd. ligne 11. si XJCfjuioTn nrtH& nn&d ©IWOTT ndd le seigneur d'Hermopolis le seigneur le grand grand Thoth (le double) . [i. ou très-grand. étant re- ) ou^^^. » Et en effet. (1) Obélisques de Louqsor. _ Ammon comme 2 fois aimable Le caractère initial doublé jj A Y iid& (pour -•co. le secrétaire de justice des autres dieux (3). (2) Inscription de Rosette.xal. ^éyicroç. le seigneur d'Hermopolis.. c'est-à-dire très- aimable.éyaç. grand et grand ou deux fois grand. le second Hernies fut distingué du premier Hermès. Roi trèsr-aimable comme «Ammon (1). le seigneur « des divines paroles. . » 35uuom. deux fois aimable.|Aéyaç (2).Trn -^13 — roi grand. «je « xxêâxxés "*.nersTp nxeT rrrjULG dieux des autres de justice. Yim&. par le titre de deuxfois grand. recevait la qualification de trois fois très-grand.

donné constamment à Ptolémée Epiphane (1). lignes . le seigneur troisfois gracieux. 12. 13 et 14 .6. (1) Texte hiéroglyphique.332 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et que le texte grec exprime par eû^àpiGToç. CHAP. dans le titre ^^^ 11 T nnHil noqp F. XL L'inscription de Rosette nous présente une autre forme de superlatif. qui consiste à répéter troisfois l'adjectif. le seigneur très-gracieux.

DES VERBES ET DE LA CONJUGAISON. a été nommé verbe abstrait ou verbe substantif. Il nous reste. afin de donner soit plus de variété. XII. en eux-mêmes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. se montre dans le copte sous la forme inva84 .le verbe être. le sens du verbe être et celui d'un attribut : c'est ce qu'on appelle verbes attributifs ou concrets. 243 Le verbe abstrait qui marque Xexistence d'un sujet et sa relation à un attribut indéterminé. On a exposé. et ce verbe par excellence. aux pronoms et aux adjectifs. CHAP. pour compléter les notions grammaticales sur les principales parties du discours. 333 CHAPITRE XII. et les signes de toutes les modifications que peut subir chacune d'elles. on inventa une foule de mots qui renferment à la fois. 242. les formes variées que les ressources particulières et la nature complexe du système gra- phique égyptien permettent de donner aux noms. soit plus de concision à la peinture des idées par la parole. L'analyse du langage en général a établi qu'un seul et unique verbe suffirait pour rendre avec clarté et précision tous les jugements que l'homme peut énoncer. dans les chapitres qui précèdent. aux articles. à développer ici la théorie de la notation des verbes dans l'écriture hiéroglyphique et dans l'écriture hiératique. en faisant connaitre leurs différentes espèces. § Ier Du VERBE ABSTRAIT. Mais.

phonétique dans le reconnaître la groupe cru hiératique /|H qni semble remplir les fonctions de verbe abstrait. Nous avons g\^ HlS> eîB0. TG la. nG ils ou elles sont. le verbe abstrait est sous-entendu dans les propositions simples. HG les. dans les textes en écriture égyptienne. Cette forme primitive du verbe abstrait qui se confond originaire- ment avec les articles déterminatifs EÎÇ le.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 5 maïs pour les deux genres et pour les deux nombres. TG elle est. Exemple : COTTfl JU îlGKJidgQGT - J}dpOK nGAi^dqTG XXG- "ITSKTdTO . CHAP XII. ne se montre que très-rarement dans les textes hiéroglyphiques. et dans presque toutes les langues anciennes. 334 riable des simples monosyllabes nG il est. comme par exemple dans le passage suivant du Rituel funéraire : blancs grains-d'épis en SONT mes pains parce que 244. ainsi qu'il arrive fort souvent dans les livres coptes.Mais en général.

ton glaive par «Ta parole (est) la vérité. CHAP. ton ennemi t'(est) soumis. elle purifié le coeur des «barbares. XII. » (2) ft g&gngooT ÏTTO ix Teq^éAT pour un grandnombre de jours le monde terrestre dans (est) son corps . ta vie royale (est) «semblable à celle du dieu soleil dans le ciel. 335 (Ï) neKCHqe «j .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ta bâche d'arme (est) levée sur la tête de tous les habitants «de la terre. leurs chefs (sont) frappés par ton glaive.

336 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. CHAP. .

XII. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ntt&rtujaKJDne A la demeure pour cn-o rnr &&npurï SONT qui grès 537 n amp de pierres .

XII JU GT-TT panegyrie en établi (nGnegjUDni) n^ mrrp ^toujours vivant grand du dieu goruice pur natal «Le trente du mois de mésori.jour natal du roi dieu grand et toujours vivant. Exemples : . CHAP. étant déjà célébré par une panégyrie (J)» Ce même verbe prend également les marques de temps ou de per- sonnes comme tous. les verbes attributifs.338 OT£&&? GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE..

comme verbe abstrait. primitif p. 339 3° On emploie aussi. ce qui â également lieu dans le copte. dans les textes égyptiens. et ep faire. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemples : . le verbe -<ci>w abré- viation de <=> ou ^S^M.' »p»> copte ipî. XII. eipe.

Osiris nGnH&GT ncmp ToTornn Gpc les seigneurs les dieux-Totounen sont est cette montagne de Da. Horus ce - Saf le chat est est . . plumes SONT vengeur de son père . CHAP. ce sont Toth et Ostés. pi. « Cette montagne de Ba T TGgm située dans le ciel. . est placée vers la cons- "tellation de Tehni (5). dieux appelés Totounen sont les seigneurs de la région des deux vérités . n/j. formule 20. colonne 60. grand A Ttt.» Idem..» Rituel funéraire gravé dans ls Description de l'Egypte. vol.sa tête sur ses v. (2) «Le dieu en érection est Horus le vengeur de son père Osiris. du coté de la constellation de Tehni (3) npH ce n<i& le soleil. pi. A. 2e partie. » (1) «Sa coiffure ornée de deux plumes est sur sa tête. XII. .s Idem.» (4) Idem. « Les (5) Rituel funéraire hiératique du Louvre. (3) «Ce grand chat est le même que le dieu soleil... 3. appartenant a ce ciel. 73 formule 80.340 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. formule 8. n° 1.

248.Ces caractères-images sont plus ou moins simples : la plupart consistent en une figure humaine destinée dans l'attitude ou le mou86 . et sans laisser d'incertitude. à autres par des signés symboliques. Il en .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. par le moyen de celle des trois espèces de caractères qui apportait lé plus de clarté et de précision dans la peinture d+é l'idée notée par chacun de ces verbes en particulier. est nécessairement assez borné . on figurait l'action elle-même au lieu de chercher à l'indiquer par le moyen d'un symbole.. et d autres "enfin au moyen de caractèresphonétiques : ces derniers . c est-à-dire. Le nombre dés verbes rendus ainsi par la méthode figurative . ou à noter le mot qui était le signe conventionnel de cette action dans la langue orale i en empruntant le secours des signes de son. £oit hiératique. tandis qu'on n'a exprimé que l'idée seule par les deux premières méthodes* Â. 247 Les mots de la langue parlée affirmant par eux-mêmes l'existence d'un sujet avec un attribut déterminé. ont été exprimés dans le système graphique égyptien. Lorsque le verbe attributifexprimait une action de l'homme.ou mimique. sus- ceptible d'être rigoureusement représentée. 341 § II. DES vEaEEs ATTRIBUTIFS.. que les uns sont rendus par de véritables caractères mimiques ou figuratifs. nous ferons connaître les plus usités: 249. résulta. soit hiéroglyphique. CHAP XII. par le dessin ou par la sculpture. Verbes attributifs mimifues. en conséquence.repré- sentent fidèlement le son du mot usité dans là langue parlée. les verbes concrets ou * attributifs.

exire. «'Qu'ils'accordent (à Thothnofre) d'entrer dans ¥hypogée et d'en sortir « afin que son âme vaille dans le ciel. légèrement incliné et les bras élevés dans une attitude d'étonnement et de vénération. le ciel dans lâme. JG&oX. 342 XII s'agit. éi eg. ire. » Un homme debout. entrer.OTn. Gl. ex(1) Stèle funéraire de ce scribe. les bras pendants le long du la ligne des caractères suit même direction la dans que corps. exprime l'idée aller. es egorn-ei e&oX eue. qu'il l'action exécutant l'honiine de prend Je corps vement que d'exprimer : L'image d un homme marchant. Noutehir dans l'ALLER et LE REVENIR AMiï GUX>T ' Qu'ils donnent ii ' Tt^AdT la demeure de gloire dans. . CH'AP. ingredi- Une image semblable se dirigeant dans un sens opposé et contrairement à la marche de tous les autres caractères composant la ligne ou la colonne d'hiéroglyphes. Ces deux caractères mimiques sont employés par exemple dans la prière adressée sur le scribe Tkotnofrê (1) aux dieux infernaux : TTTG - UL nft&i MTpgp n. Musée de Turin.GRÀMMAIRÉ:. !.ÉGYPTIEN:NE. le .revenir. représenté l'idée 61 e&oX. . sortir. introire. et son corps dans la demeure de «gloire. dont cette image fait partie. i G|JQTH.egredi.corps.

XII 313 prime les idées glorifier. rendre gloire.K . «j-edov. fsoiOT. enj TOTTOTIBI • . glorifier. CHAF.GRAMMAIRE-ÉGYPTIENNE. • en- JST . nnprîc HTO n<5. Un homme fléchissant le genou dans une attitude-semblable représente la même idée. rendre gloire.

représente dans les textes hiéroglyphiques le verbe £dAK .344 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. XII. de jubilation.

la main droite sur la poitrine. gn? gttHl. et le bras gauche élevé. répond dans les textes hiéroglyphiques an verbe phonétique " ' ^V ou A~JV. CHAP XII. 345 «Je t'accorde la faveur de voir l'Egypte êCtoutes les contrées étrangères prosternées ou courbées sous tes sandales (1).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. adorer en voyant la divinité face à face. » Un personnage ayant un genou en terre. auquel ce caractère sert toujours aussi de déterminatif. n nGgjojutG n ncpoMie n nemp TJU&T n gojn .

CHAP. . XII.346 GRAMMAIREEGYPTIENNE .

GRAMAIRE EGYPTIENNE CHAP XII 349 .

.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAR XII. 349 .

dans lequel le verbe asqe a été rendu phonétiquement. la iiwvi KHJUG * dédicace du temple de Ôuady-Essebouâ par Rhamsès le grand porte . CHAP. Ainsi.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. celui qui régit l'Egypte et châtie les contrées étrangères. XII 350 X égyptienne. à la place du titre royal ordinaire wqe nexAg.

et lui présentant le signe de la Ici on a vie : cette action du dieu. les mots suivants : . 35 8 figuré le dieu Amon-ra toujours assis sur son trône. expriment réellement. tenant le Pharaon Rhamsès III par îa main.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. en les mettant pour ainsi dire en scène. XII. et les insignes que le roi tient dans sa main.

352 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. tenant un un l'idée conduire. XII.qurfàtmé sàhfiù . CHAP. n&&'ttnrp fiGqTqe ncnr ôu>p de rabaton.. diriger: q GUIDE rmjuL&noTd& ' ffH& ''. seigneur grand dieu le vengeur de son père Horus (1) ju<£jq îîGqci . î°Jtç=D de tropique devint le signe bras fouet.

CHAP. conduire un navire. ncoTTrr le roi &GJUU^j\ représentent les verbes epgejui.. Gp&orT naviguert ou même zjrnop transfretare. ou pg6JU6. remplacent dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques^*!" le verbe W^GyM^i combattre. l'autre d'une lance. pugnare. XII 353 deux Bras armés l'un d'un bouclier.sa force £i -'uiu^e «AOJU/T dans combattant victorieux deux bras tenant un gouvernail %v . (1) ncqojamuj . piloter ou diriger un vaisseau.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ce caractère s'abrège linéairement de la manière suivante .

CHAP.^£&*<B>-.t"' w/r> considérer. .u* ou u. 354 XII par une sorte de métonymie. npH JLJLGIO X «0>p MGTajGJULUJG JIX gOTp M £p .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Ainsi : '' i° Gs>» ^& ou.a* wé.tenaient- ^V^v **e.. contempler. c'est-à-dire en peignant le moyen ou l'instrument de l'action pour noter l'idée de l'action elle-même. les lieu du verbe phonétique ^^ deux yeux de l'homme.

être goûté goûter. CHAP. (I) J. Les dieux aimant d'or « Le dieu Lunus qui produit la clarté dans le haut du ciel (2). être choisi. JUOTriK. XII. » Ces deux verbes tropiques ne sont que des réductions des deux verbes mimiques cités ci-dessus sous les numéros I et 2. ïi&Ho l'èpervier et ncdsivijtJgîT ncipHC CJUIOTÎIK nc<sjuinGCHT HCATTIG le seigneurde la re- de la basse Egypte de la haute Vorganisateurgionsupérieure et inférieure JQJ gipàTriG h. signe presque toujours phonétique. dans la splendeurfabriquant le dieu lune. » 5° M-un niveau d'architecte. -çutrrn etGHTîT y choisir. ou autre instrument de sculpture 4° <_> (_) s > ou d'architecture. Phi. aux verbes T% TOUT. exprime le verbe Aiornx.i*tP£P xx 6i ego™ l'hypogée dans l'entrer de et le sortir « 355 qf. être distingué. ffothn xiLOTfix TTOO& . lorsqu'il est tracé isolément et pris comme caractère symbolique. ' . Orcips accorde qu'Osiris Qu'Osiris lui accordé d'entrer dans l'hypogée et d'en sortir. façonner..GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. répond. THH. (I) Titres du roi Nectanébo. propylon du grand temple d'Isis à (2) Inscriptions du temple de Thôth à Médinet-Habou. l/À/ un maillet. éprouver. fabriquer.nGfrrp JUIÀS ÎHIOTÛ le haut.

XII. » Ce passage se rapporte à la coiffure ordinaire de cette grande divinité les noms de Phtah. celui de Tothoumen. CHAP. instrument . linéaire . fiGqTdnK CHIH (JUI) ueggi. de Phtah Sakri ou Socharis et sous sous . & ' <&* iÏTd$ par ses i cornes distingué de ses i plumes s'applaudissant Phtah C'est-à-dire : « Le dieu Phtah qui s'applaudit de sa coiffure surmontée de deux plumes. une sorte d'éprouvette. et que distinguent ses deux cornes.356 - (I) n GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. 357 .

ou l'objet sur lequel tombait Faction : ainsi __^z^z:^^ linéaire ^. Exemple nnerrroncorTn nnorfi-ne-JUOOT JUI : forint uJHpinku Ilumepé. oToem. (2) Inscriptions du temple d'Hathôr. XII 358 l'action même. CHAP. le vengeur de son père.Horus.» 257. un homme renversé. ainsi l'image conventionnelle de la lumière xÇt linéaire $ . servait à rappeler l'idée briller. GpoTuJifti. rive occidentale . et de Thtméi à Thèbes. servait à exprimer les verbes u|U>p. fils d'Osiris et qui frappe les ennemis . ou fl\ .^""^. le roi des dieux (1)./fer <#<?ua: roi l'abîme des eaux célestes dans brillant aînél'esprit Month-rq -Le dieu Mooth-ra le premier des esprits.mordial.de son père (2). neqjyqTC cujuup n urcipe ncs ncnTnneqTqe ouip ses ennemis quifrappe d'Osiris fils le vengeur de son père Horus . resplendir. *y&pi frapper . insigne ordinaire des princes de race royale et des premiers fonctionnaires de (1) Inscription d'un bas-relief du pylône des Lagides à Médinet-Habou. Plusieurs verbes attributifs furent rendus symboliquement par l'image des insignes caractéristiques des individus auxquels il appartenait d'exécuter. .» 258. qui brillait dans le liquide pri- . la cause qui la produisait.l'action exprimée par le verbe: ainsi un chasse-mouche formé d'une longue plume d'autruche richement emmanchée. Tantôt aussi on rappelait l'idée d'une action en figurant le résultat de cette action elle-même. OTUJim. foTtwifii.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

IpdfdflC ATTOKpTp qui dirige Trajan l'empereur n Le sceptre ou instrument nommé n&T et que tiennent ]j constamment en main les rois et les riches particuliers qui remplissentles grands rites religieux en faisant aux dieux des offrandes solennelles. au moyen des images d'objets qui se trouvaient dans un certain rapport avec l'idée qu'il s'agissait d'exprimer. \) ni...—(3) Idem. exprime symboliquement l'action de consacrer ou d'offriren don. XII. 359 l'Etat. dans les ' j i Jn ^-^ textes hiéroglyphiques le verbe LotLcw - n (1) Cartouche de l'empereur Trajan. (2) g&ff gpHpe neT irîiGgpw des fleurs à toi (le roi) (3) OTepurre n&K CONSACRE ifîiegpni du vin a toi (le roi) OFFRE 259. «=» /\ ou /U=£J . Ce titre est ordinairement exprimé dans les autres cartouches pas (2) Bas-reliefs religieux. On usa aussi fort habituellement de caractères métaphoriques c'est-à-dire qu'on rappelaitl'idée d'une action. différents objets à une divinité.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Exemple : . Mil e&pBl. fut souvent employé dans le même sens que le verbe symbolique précité J}*—^. En voici des exemples : *• ^=^=J £?zh deux cornes remplaçaient par métaphore. CHAP. conduire. galerie de Thyphonium de Deodérah. ou d'une manière d'être. passim. diriger.

à (2) Légendes d'un bas-relief du Rhamesséum de Thèbes. être puisant..GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (I) Paroles de l'empereur Tibère an dieu Horus. briller.. 46(4) Inscriptions historiques de Beit-Oualy. ' Philae. Exemple . ÂvSpetov p. CHAP. bas-relief du temple d'Hathôr.» un taureau devint le signe de l'idée 2£twp ou xuJUDpc être fort. être puissant. et. selon Horapollon. ce verbe symbolique est employé principalement dans les formules analogues à celle que nous citons ici : J>tpe . biérogl. 36o rayonner.avec modération. parce que chez les peuples orientaux on trouvait une analogie marquée entre les cornes et les rayons du soleil. (3) Hiéroglyphiques. ÊTRE SUBJUGUÉ par /f)$ù\ l'image d'un sceau et de deuxfouets. sous SOUMISES n mçpdi&T niiGKA& n&K RG-TQ eirf- des barbares des contrées les parties à toi nous donnons «Nous t'accordons le «pouvoir de subjuguer "et de renverser sous tes j^urt nGKTqc n msa> me neKT4n+ sandalestoutes les con« trées habitées par les Ammon ton père de le dire selon tes sandales «barbares (2).exà za>pG AX o-oxppofru'vriç nGjULHoje (3). . resplendir. insignes de la puissance royale. être fort avec tempérance. XII. I inCOJffT T16KXUJ JUt £1 CGH&OTnOT Pschent en forme de la tête sur 2° On exprimait l'idée ÊTRE BRILLENT TïGK&OJU nGKXoAt OTtu&ty Tpîy et la couronne la couronne blanche rouge SOUMIS. iînGpiUjULG(4) étant puissant sur un grand nombre d'hommes. livre Ier.

après le Ier pylône. face méridionale.(4) nrtHn n nro& GC . et qui semble ombrager le monarque sous ses ailes éployées. XVII. —(2) Autre obélisque. à Phil* .. 4(4 : Architraves de l'édifice de droite. au-dessus de la tète du roi ou héros des grandes compositions historiques. (I) Obélisque Flaminien. liv. de l'abaton la dame la vivificatrice Isis Cette valeur reconnue au vautour explique l'usage constant des sculpteurs égyptiens de placer. C'était exprimer métaphoriquement la protection des dieux qui accompagnait et dirigeait le conquérant. nm*AnoT*Jk TrtHix T&rijbo HCG le seigneurdes 2 mondes PROTÈGE. chap. un vautour planant dans le ciel. (3) Animien Marcellin..

Meiti> voir contempler.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (2) Titre des louanges ou de la glorification du dieu soleil dans l'enfer égyptien. l'amen- this. rendre honneur probablement une pure abréviation du verbe prévité J[ : c'est qu'on devrait ranger dans la classe des verbes figuratifs symboliques. qu'elles ne pouvaient avoir de fondement apparent que dans les croyances et les préjugés populaires : ces caractères appartiennent en réalité à la classe des signes que les anciens ont qualifiés d'énigmatiques : tels paraissent être l'oeil d'un épervier employé dans les textes 1 /7 >çu-—^Js^V hiéroglyphiques à là place du verbe phonétique rfdT voir. c'est-à-dire la contrée occidentale. XII. nmmmworpti (I) imBO eqgon (njiipH eq<j-6u*>T des deux montagnes solaires l'épervier il adore. Enfin un petit nombre de verbes attributifsfurentrendusau moyen de similitudes si éloignées. hiéroglyphe 6. CHAP.) (I) Légende du premier tableau. glorifier. honorer. *j^6UKW. du tombeau de Ménephtah Ier. sculptée dans le premier corridor de la plupart des tombeaux royaux à Biban-el-Molouk . 362 une étoile a été quelquefois employée pour exprimer le verbe <J-GOOT. le dieu Phré Il GLORIFIE (2) Gurrr xi K^Ô nnpH VJ-GOOT 1 action de nrc îmtwiuuG l'Amenthès dans du soleil Adoration d' glorifier livre JUL T£H du commencement 26o. (consulter à ce sujet le livre Ier d'Horapollon.

produire. être établi.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. auquel il sert aussi de déterminatif itecijui n&qT&p les herbes planta iîniixnr si . (2) n MjcbïidT des barbares « nGgrn. XII (l) (n)n0UJp£ KAJCGT! de la nuit f*^ 2° JUL . quoique le Musée du Louvre en possède un pareil parfaitement conservé. CHAP. se fonder. germer. Musée de Turin. promettent . au Pharaon. Stèle d' adoration à cette divinité. et s'établir. établir. ou le dieu Lune. les coeurs dans Grf CHTI-K -*x que. conservé dans le copte ccrrre.dans les coeurs des barbares. planter.l'eau rk5. » Ces paroles que la déesse Mouth adresse à Rhamsès le Grand. 3° xjjfc cet instrument inconnu et dont nous ne saurions dé- terminer l'usage.q£u> n&A de approcha grand rcdi- mp ce- dieu (I) Prière au dieu Thôth-Lunus.sans doute. . C6n*J-.tu t'établissesj'accorde Je t'établis. l'amour ou l'attachement des nations étrangères soumises à son sceptre. Stf GffttT les ténèbres dans JE 365 VOIE Accorde (que) une oie plumée remplace le verbe phonétique>^*\ * Cfrf. et qui signifie fonder. (2) Légende d'un bas-relief du Rhamesséum de Thèbes. tenait dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques la placé du verbe phonétique p^^ pUJT. et que d'autres divinités répètent à ses successeurs ou a ses devanciers.

&mtt}&^ (mqyf nsâ. . CHAP.344 nenrp n GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. toutes-les jeunes pousses PRODUISIT Voici un second exemple dans lequel le même symbole se mais dans le sens de germer montre. tujqpuri H6OTOTOT6T (I) dieux aux des offrandes et fit.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. 365 coptes où on les retrouve écrits avec des lettres d'un alphabet presque entièrement d'origine grecque. CHAP. . contenant une série de-verbes écrits en hiéroglyphes phonétiques. servira de preuve à la vérité de cette proposition. Le tableau suivant. comparés avec leurs analogues coptes.

etc. les signes de temps et de personnes peuvent seuls l'indiquer suffisam- ment. des caractères-images qui fixaient invariablement l'acception dans laquelle on-devait prendre le groupe entier. tyouX ou lycîK. T&£. comme dans la transcription des noms. voyelles qu'on négligeait de noter. 263. sans qu'aucunemarque particulière annonce leur qualité de verbe. pour <5G*I. ce dont on trouve d'ailleurs de nom- breux exemples dans les textes coptes du dialecte thébain. que les Égyptiens. ojX. CHAP. dans le chapitre IV. surtout lorsqu'ils entrent en composition. XII. el leur prononciation elle-même.366 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. joignirent aux caractères de son. mais ces caractères n'ont d'autre destination que celle d'éclaircir ou de rendre plus sensible l'idée même de l'action exprimée par le verbe. invenire. . . gaine. se montrent dans les textes égyptiens. dans le but de dé- terminer plus clairement et la signification des noms écrits avec des signes phonétiques. sorte de métathèse dont les verbes coptes ne sont point exempts eux-mêmes. Toutefois. 2° : TOJ&g. tegere. il devint nécessaire de joindre aussi aux groupes phonétiques qui les représentaient. On a vu. des . orare. La suppression des voyelles médiales ayant lieu dans la transcription des verbes. Que par le déplacement des consonnes radicales. £nc. comme ÔÎÏ. un très-grand nombre de verbes égyptiens sont accompagnés de caractères auxiliaires que nous ferons connaître dans le para- graphe suivant. etc. III DES DTERMINATIFS DES SERBES. La plupart des verbes phonétiques que nous venons de citer. spoliare.

. Une femme qui accouche. on traçait cette image plus ou moins détaillée. JUC. être fort considérable. TRANSCRIPTION VERBE COPTE OBJET SIGNIFICATION. par une image. 367 signes déterminatifs indiquant leur prononciation. 264. en rappelant plus ou moins directement. suivis de leurs déterminatifs habituels. réglait le choix d'un déterminatif appartenant à l'une ou à l'autre classé. Le nombre des verbes déterminés mimiquementn'a pu. LETTRES C0PIR. CHAP. La nature de l'idée exprimée par le verbe. Si le verbe était le signe oral d'une action ou d'une manière d'être. facile à figurer au propre par le secours du dessin. A.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. SUIVANT DE DETERMINATIF JU6C. Les uns furent des déterminatifs mimiques ou figuratifs. le genre d'action ou d'état exprimé par chaque mot-verbe en particulier. Ces signes déterminatifs sont pris dans les deux grandes classes de caractères idéographiques usités dans l'écriture sacrée. Déterminatifs mimiques. VERBE DÉTERMINÉ. XII. et les autres des caractères déterminatifs tropiques ou symboliques. véritables tableaux dont la pré- sence lève toute incertitude sur la signification du groupe phonétique pris isolément et privé des marques de temps ou de personne. Nous réunirons ici une série de verbes phonétiques d'action ou d'état. à la suite du groupe de caractères de son représentant le mot de la langue parlée : dans ce cas le caractère-image est un déterminatif mimique. naturellement. Enfanter.

CHAP. SERVANT »E DÉTERMINATIF. 0BJET SIGNIFICATION. XII. .368 VERBE DETERMINE EGYPTIENNE. GRAMMAIRE -Ea LETRES COPTES ^^ VFRBE TRANSCRIPTION i COPTE wi-ik EQUIVALANT.

. 369 . LETTRES COPTES. toutefois quelques-uns. La plupart de ces déterminatifs conservent.CHAP.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. les mêmes formes générales plus ou moins développées. surtout dans les textes ' hiéroglyphiques linéaires. Nous 93 . comme celui du verbe -5j— être assis. et ces déterminatifs diffèrent d'autant plus les uns des autres. que l'action exprimée par le verbe peut être exécutée d'un plus grand nombre de manières diversifiées. EQUIVALENT SIGNIFICATION DETERMINATIF 265. XII. prennent des déterminatifs variés.

. citerons pour exemple le déterminatifvarié que peut recevoir le verbe égyptien UJT& ou *}&*. de danseur ou de baladin : yt0T&.370 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. faire le métier de sauteur.faire des tours deforce. CHAP XII.

OBJET SIGNIFICATION. Dans l'impossibilité de bien préciser la signification de la plupart des verbes attributifs phonétiques. I. et l'on parvint ainsi. c'est-à-dire. XIL B. d'après leur liaison plus ou moins directe avec l'idée ex- primée par le verbe phonétique auquel ils sont accouplés. CHAP. DETERMINATIF. par un caractère figuratif additionnel. ou l'état qu'ils expriment. Les déterminatifs tropiquesspéciaux peuvent se partager en plusieurs classes. au moyen des images d'objets en rapport aussi direct que possible avec l'idée dont le verbe était le signe oral. c'est-à-dire.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 266. 267. en représentant l'action. . COPTES. à donner un plus haut degré de clarté aux notations phonétiques. Les déterminatifs tropiques sont ou spéciaux. VERNANTDE DETERMINANT . I° Un grand nombre de déterminatifs spéciaux représentent le moyen ou l'instrument de l'action : TRANSCRIPTION VERBE HIÉROGLYPHIQUE EN LETTRES DETERMINE. propres à déterminer une série de verbes plus ou moins étendue. Déterminatifs spéciaux. ou génériques. LETTRES COPTES. attachés à un seul verbe. 371 Des déterminatifs tropiques. VERBE C0PTE VERBE COPTE CORRESPONDANT. on recourut aux signes tropiques de toutes les espèces.

racine K. (anal. Ensevelir.n&. en Une aile. voir. KAOC. de l'oeil. fer.UJ&. gttJTÏl.Moni. Prendre au Un filet tenfilet.. rivage. TC. abrév. idem. tucjb» Moissonner. Une faucile. MOorte. Débarques Le arriver au pour arrêter port. Nourrir. ment et un paquet ou piquet Moône. ensevelir. Le litfunèbre envelopper et un paquet de bande. ui<s. d'embaumé-. gTTT. ras. . être haut. Fabriquer. Embaumer Instrument un cadavre.rapprochant sembler. haut. - UGIUJ.&C. s'ar. du. Clore.MéAîi!.la barque au rêter. grand- dir. KtWC. unir. Une scie.On sceau ou mer. CHAP.cachet . VERBEHIÉROGLYPHIQUE TRANSCRIPTION VERBE COPTE XII SIGNIFICATION OBJET SERVANT DE S'élever. scel. Deux mamel les.ou lien. Scier. jueerO Considérer. Deux bras se Joindre. KCj jutfse. &dC. Les prunelles contempler. Un maillet travailler. ajqb. id.372 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

CHAR XII.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 373 .

-g>UJOT£ . CHAR XII.374 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

C'est l'image même de cet objet qui devint le déterminatif commun à un nombre plus ou moins étendu de verbes attributifs.Pêcher. 268. les séries de verbes exprimant des actions ou des manières d'être qui. Tous les déterminatifs tropiques spéciaux qu'on a cités ne con- viennent qu'à un seul verbe. mais comme il eût fallu. différant beaucoup entre elles. T!g«tôe> Etre ivrogne. Déterminatifs génériques.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. et le caractère eau. Variante du même.Une espèce d'oiseau couleur de feu. pour déterminer ainsi tous les verbes attributifs phonétiques. rou. Nous ferons connaître ici les déterminatifs les plus usuels et les . 375 gue(péîi. pée." ô&fern€. les Égyptiens prirent le parti plus expéditif de déterminer. CHAP. Les exemples que nous venons de donner suffisent pour qu' on se forme une idée de leur variété. et multiplier par conséquent les images outre mesure. être Une jambe couenivré. L'étude des textes hiéroglyphiques ou hiératiques peut seule faire connaître tous les déterminatifs spéciaux des verbes attributifs. sant du poisson. se trouvaient cependant en rapport direct ou indirect avec un même objet physique. prendre Un oiseau saisiscan). Etre rouge. inventer un nombre égal de déterminatifs. Tac. II. Idem. par une image tropique semblable. Avoir soif. XII. Un veau galopant. du poisson.

libare. Couler.' HG&J. Avoirfroid.&G&Î. tremper. 0>UjAJi. Verser. - Gdv. rigare. cuipe. Arroser. co>pG. Nager. XII. madefieri. gwpn. SIGNIFICATION ÉQUIVALANT. Tomber ou se résoudre en gouttes. . EN LETTRES COPIES. l'e##/sert de déterminatif aux verbes attributifs phonétiques. Nager.. spargere. Tqrqj eqeq.ii. stillare. répandre. humes- O(5&. exprimant divers états propres aux liquides ou à des actions exercées sur ou au moyen des liquides VERBE HIEROGHYPH. *&&» v Faire une libation. fluere. ca>. 376 plus remarquables de cette classe. Etre pur. UXT6&UXJ&.OdqeGq. • • • • • •«?•. Boire. OVd&. gpn.. natare. OYd&. Eteindre (le feu). êtrefroid.UX3BL. CHAP. c(Dp.ié. JUU>OT. &GG&GG. TOt^TGq.cu>. Laver. ou symboliques. DETERMINE DETERMINE. natare.U)UjGJUL. que nous avons nommés déterminatifs génériques. dispergere. «&. Gd. TRANSCRIPTION EN LETTRES COPTES.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ei&. Etre pur. Purifier. I° Le caractère /*WWA\ linéaire -—— hiératique''«H ouïiE3 . 0T&. Mouiller. 0T&. lavare. OJUJM. &6G&G. VERBE COPTE EQUIVALENT. Humecter. bibere.

des rapport états cet avec en ou 95 . etc. Ce Resplendir. . CpOTOMill. JULOTI.G.JULOTG. j'éteins le feu. Kpou*. reçoivent pour déterminatif générique le caractère /*» hiératique fn . prennent toujours les déterminatifs génériques. détermine tous .GGn. Le caractère feu. ou . à cause de leur compli- cation. Etre lumineux. prise au propre ou au figuré.JULOTG. JULOTOT. humecter Èjîr^âjJ^ GIUJUJJUL nx^>T. copte KOJgT les verbes exprimant des actions élément. JULOTI. fulgere. briller. XII. linéaire Q /J I .^fl<[P 8wPn. exprimant des actions ou des manières d'être en rapport avec la lumière.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. où l'on trouve habituellement Olj ou oïi tique 3° . 2° Les verbes attributifs. rendre illustre ou célèbre. _ /p. OTTIT. n. ainsi que dans les textes hiérogly- ^J phiques linéaires. JULOT. Abrév. resplendir. JULOTI. X^T. oTUJini. CUDITXOGIT Illustrer. JULOTI. du précédent. 377 cevoir les déterminatifs spéciaux figuratifs. hiératique hriller> . ' |1 ou hiératique ]^ hiéra- ' ou J^ Il. CHAP. ' OTOGin. illustrer. ovcurt. COUT.JULOTG. resplendir. déterminatif a été souvent remplacé dans les textes hiératiques par le caractère O • <3 • soleil. Briller. GipCOTÛDIMl. \$\ lumière. Illuminer.JULOTG. briller. Etre lumineux.JULOTG. image conventionnelle de la lumière. parce que ces caractères ont pour la plupart des formes très-simples : 3tj>tL couler.

CHAP. . pKg. CT.378 -GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. C0T6. PUJK&. ne. XII. CT. mue. GOTG.

que la première - 1^/f icdï. \Jhfr Exemples: » cj^di. %*iXésfaimer.CdT.CO». Nous ferons remarquer aussi que les verbes aimer et chérir reçoivent parfois le déterminatif préciser le motif : ou <S^1*|3^ sans qu'il nous soit possible d'en bien- N. CTJUL. XII. écrire. Les verbes hiératiques correspondants prennent plus fréquemment la deuxième forme du déterminatif . CtU.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. SdT. pourquoi lé mot A-WA nom. par exemple. CdT. ca>. Boire. entendre. CHAP.^1M JUepG. ordinairement déterminé par l'image du cartouche u—-^ prend aussi quelquefois le déterminatif comme dans ce passage : Sv> -^WA-S* ' çJÎ*_j . hiératique JULGpi chérir.. Boire. CdT. boire. 379 Ecouter. CUJTJUL. CUL).CUD. hiératique ^ ^^<=>SP ty*?£$'lS^' On conçoit beaucoup mieux.

XII. CHAP.380 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. .

KXOC Embaumer. cuung . GTCJXJU Charger . faire la guerre. qdi Porter. . représente quelques verbes détermine surbaissée.envelopperdéban- . remplace pour cela même très- souvent les déterminatifs figuratifs des verbes d'action. Guider. 7° Le \^=s caractère •=^=Q . la main humain bras et avec un 96 . CGOJ. JULÏttjë. Pêcher du poisson. comme : Bâtir. OTOin. très-facile à tracer. jutorn. £UG. OJTOJUL . Il se joint même aussi comme déterminatif générique à des verbes phonétiquement exprimés. Combattre. 381 Ce déterminatif.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. linéaire ^—fl ou /*—U. conduire (un troupeau). Lier. qui déjà ont reçu un déterminatif spécial. attacher. sceller. hiératique qu'on ne doit point confondre avec le précédent. Clore. claudere. XII. . ainsi qu'on a pu s'en apercevoir en étudiant les exemples que nous venons de citer : toutefois ce même déterminatif se place également à la suite de beaucoup de verbes d'action exprimés par des caractères mimiques ou symboliques. Fermer. construire. Ouvrir. CHAP. delettes. KOT.

XUJg. foedare. : d'un instrument de musique. furent déterminés par le caractère J\ . séparer. Forniquer. J £UJC. Q>IK-qdI- MUMK. linéaire 7i .. hiératique Tranquilliser.nujiK.forniquer. ItK. et sans violence.pédéraste. deux jambes humaines en marche. TOTO. Commettre un adultère . calmer. Etre. flGJUL OTpUDJULG. représentant un phallus. TOTO. paisibles. se souiller..ÉGYPTIENNE. Exemples : TO. macu- latus esse. /^*% . souiller. doux. XII. déterminatif générique à la suite des verbes attributifs se place comme représentant des actions ou des manières d'être honteuses. (Chanter. signe que nous avons déjà fait con- naître comme verbe figuratif. riK. comme : Toucher. 382 exprimant. si xopndTO 9° Tous les verbes qui rappellent des actions ou des états ayant lieu par le moyen du mouvement ou de la locomotion.des actions exécutées avec des mouvements de bras. TOGy Tacher. TOTO.GRAMMAIRE. noGiK. Etre souillé. CHAP. hiératique AJ ^\^ . TOTO. . nCUIK HGJUL OTC&JJULI. jouer copd£.glJULG. Etre souillé.. palper: tfUJ&.

Chasser les quadrupèdes à l'arc. OTUJ^. idem. du copte Monter. courber. jbnT.nd.err. Entrerde forcepénétrer. CHAP XII. tendre un filet. Passer. COJOTTGn. JUOTp. f OTTG. Détourner. passer. pungere. Surgere.OT£. cn.OTOOTG^ Quitter un lieu. £UJ. OTT. environner. <iJ6&AA. Etendre.cen. CXUD. être environné. approcher. ridd. ou les poissons au trident . contourner. . CM. OTUUg.OTdg. n. TUJOTfi.CXG chir. êt?^eou devenir dCJ>UL>c[). Se réunir. KUDnC. TUJÔTfl. haut. one. partir.CUJX. assembler. primit. OTÙD'j-. Aller autour. flé- CGX. La plupart des verbes exprimant des actions coupables ou des états vicieux. unir. venir. arriver. UJIJULG . **P. se lever. 383 Entrer. ffd. traverser: COTTn". mettreen ordre. fléchir. ÔT1G. ducere. ! Ranger. Ire. jyG£M. recedere. OjnG. &M7T. frapper.OTOOTG. reçoivent pour déterminatif générique l'image d'un moi10° .dcJ)cJ>. Détourner. introire.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.JUHp. mener. J)UjnT. être élevé. en général . Conduire. dévier. ferire. lever. entourer. venire.

OOT. nrTTT. tailler. TTUDT CGJUUUL. glaive.(T(JDJU?). Avoirfaim. tyUDT. Couper. Etre hypocrite.UJddTy Couper.G. UJO£LG. êtrefaux. (5hdT. séparer.UJddT. UJO&. hiératique ^^Syf sert' 1de déterminatif générique aux verbes exprimant des .OUDJULG. couteau. changer de forme (se déguiser).UJOÛ.lO. Voler.ajGù. II° Le caractère figuratif ^>- (cHqi). J Haïr. WcJ). actions en rapport' avec les idées de division. Etre paresseux.UJÔT. Etre immonde. CGJULJULG. tSuun. accuser. 0JUL. Pervertir. oiseau pillard et voleur (hiératique leurs défendre réÉgyptiens à de lequel les tout temps eurent contre coltes de grains : JULCT. tuer. UJUJT. Omettre.OJ&AT. . TdJULO. UJUJT.I CCddT. Attaquer. affamer: tyfto. ODÔT. £OKGp. S^P. Varier.OJddT. de séparation ou de dis- jonction : TJUlO.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. odisse. étrangler. 6oX.fTUJJUL?). tailler. . IULOCTG. Distinguer. faillir. Mettre en fuite. &on Am>n. CHAP. XII. (5GJULG. '. CddT. redoublé. ? V^ ). tromper. OJOJT. 384 neau.jyon. profligare. Suffoquer. «JOù. être perverti. ondT. délaisser. Moissonner.

JUOTp. KXOC. entourer. Labourer. et d'autres . KUJC. Embaumer. KC. couper. PT6&.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 12° 385 signe. et même tous les deux à la fois (2). primitif KUDX. soit un déterminatif générique (I). habiller. PUJTGÊ. par. Par l'examen attentif du grand nombre de verbes déterminés que renferment les tableaux précédents on y pu déduire en principe : que les scribes. 269. .. Mettre en morceaux. Etre renversé. CKd. Enfin le sert de déterminatif aux verbes en relation avec les idées lier ou envelopper. jouissaient d'une certaine liberté dans le choix du déterminatif des verbes. CKdl. envelopper. représentant un lien ou un noeud. vaincu. Lier. gccT&CK.JULOp. ^p. tailler.CIKG. comme par exemple ' : Couvrir. l'image d'une charrue pour le premier. (1) Les mêmes verbes déterminés par le (2) Voir les verbes voler déterminé par exemples au déterminatif . en traçant un texte hiéroglyphique. CHAR XII. (comme pour les verbes LABOURER OU MOISSONNER. également pour les noms. briser. ceindre. de placer à la suite d'un verbe phonétique soit un déterminatif spécial. être Couper. 97 . envelopperde bandelettes. comme cela arrivait. et d'unefaucille pour. CKp. le second).hiératique . CGK. envelopper de bandelettes. et qu'ils étaient a souvent les maîtres. Ensevelir. par . signe . avoirfaim.

jouir d'une chose. 271. de verbes qu'on ne peut encore classer définitivement. voler. placés à la fin dumot. . les déterminatifs des verbes suivants : : Fléchir. S'applaudir. . par leur forme. dont ils sont des éléments nécessaires. Etre pur. Craindre. détourner. par exemple. être a craindre. de déterminatifs nombre certain dans les Il existe encore textes un 270. .386 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Delectari. Manger. Fonder jeter les fondements. XII. manducare. Craindre. servent en même temps. des caractères phonétiques qui. timere. courber. Exemples : Se réjouir. Etre pur. CHAP. parce qu'on ignore quelle est en réalité la nature de l'objet physique dont ces caractères reproduisent l'image : tels sont. se complaire. avoir peur. de caractères déterminatifs. être terrible. On a quelquefois employé dans la transcription des verbes de la langue orale.

ou sur son homophone ce qui produit par l'addition du caractère explétif e=^a ^^\ . j\^ T ou j 1. le caractère yy étant un déterminatif. ÊTRE MOROSE. ^UUOT. D'autres.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. A T ou -J-. qui sortent de toutes les règles de notation connues: le premier ex- primé hiéroglyphiquementet hiératiquementpar un signe symbolique uni à un caractère final phonétique. ou par celle d'éléments de nature différente. groupe composé du phonétique pour GIDOT gloire. est le verbe qui répond toujours et dans toutes ses acceptions au verbe copte CUDTJUL ou CUUTGJUL. VIVIFIER. composé de comme /|\ ^ et de BUJOT gloire. comme . des stèles. et en général dans les textes religieux : ./||A cunî) la vie. ^' . Il nous reste enfin à parler de quelques verbes anomales dans leur forme. toujours phonétiquement. 272. cuDujjuLnj^HT fo û^\ *j-GU)OT. CHAP. et du figuratif M. écouter. ou t£ju>ejuLrfHT. placée devant le caractère phonétique f-—- ^. 11 5 M>copte composé de cujafju y^]j\ et du figuratif &HT coeur. r^-~ ^n si fréquents dans le Rituel funéraire. entendre. I° Les uns furent exprimés par des caractères phonétiques seulement.AT* Tdff£)0. formé de A ^ donner. 2° 3° On notait certains verbes composés par une méthode phonéticô- figurative. \ JUL. ou parcelle du déterminatif génériquejS les groupes ou . A HVN^X i~GOJOT. XII. 387 dans les textes hiéroglyphiques par la combinaison d'éléments de même nature. dans les inscriptions . au moyen d'une abréviation par lettre initiale. . et de1^ abréviation de *f. Exemples/•. glorifier. AUDIRE. Il est noté par l'image d'une oreille de taureau ou de boeuf .

CUJTJULJULG auditeur de justice ou de vérité. y lit en effet : Âxorjv Se Ypàçpovreç « TAYPOY QTION £coypa<poûcriv «Les Egyptiens. Voir ci-dessus.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 273. page 382. La plupart des verbes écrits au moyen de signes phonétiques varient plus ou moins dans leur orthographe. dont l'orthographe antique a pu être UJGJULG. vous voyez comme qu'il voie entende entendez. art. Il reçoit le déterminatif générique des verbes de mouvement. et répond au verbe copte ^GM^i. » Cette forme mixte se conserve dans les dérivés et les composés comme y . ce qui expliquerait la présence du caractère phonétique final I (c) dans ce groupe.. comme le précédent. ^JUMJG. 274. Ce verbe est donc. pour exprimer l' audition ou le sens de l' ouïe. Nous mentionnerons en second lieu le verbe S S'. par la présence ou par l'absence des voyelles médiales ou finales. XIL 388 KddpoOTGipe n TTGOOT KCUDTJUL Karo l'Osiris de la glorification écoute Tn-CUDTJUL qCUDTW UJG TH-JULGIO UJG qjULGIO vous écoutez comme qu'il écoute. 9°. Le XLIVe hiéroglyphe du livré premier d'Horàpollon se rapporte évidemment à ce groupe symbolico-phonétique: on. comme par l'emploi de caractères . CHAP. titre des magistrats égyptiens. qui signifie servir. formé d'un caractère symbolique suivi d'un signe de son. peignaient l' OREILLE D'UN TAUREAU.

mettre au monde. ce qui arrivait presque toujours. . Voler. 275. 4>6I. H&JUL. CHAP. copte CKdl. Accoucher. namuu. § IV.cJ>!. qu'aux mêmes sons et articu- lations exprimés par des caractères diversifiés. copte piJULG. OK. on joignait toujours le même déterminatif. £GJU. nGi. copte (3GJUG. sauver. Pervertir. Labourer. Pleurer.. <5JU. Toutes ces variations d'orthographe n'influent en rien sur le sens de ces verbes attributifs. triturer. DE LA CONJUGAISON. CJULU. pjUL.ni. (JDni). copte nogu. s'élever en haut. CKd.. OTJUL. &U.OdK. Omettre. lorsque le verbe en exigeait à sa suite et le recevait habituellement. XII..GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Délivrer. Pêcher des poissons. CGJULJUL. faillir. 389 homophones de formes variées. c£uucf>a>. COpteOTODJUL. Manger. on voit. être applaudi. être pervers. accuser. en effet. gUG. Vivre. CCdT. COpte CddT. pour rendre les diverses articulations dont se compose le verbe : ainsi on trouve indifféremment dans les textes hiéroglyphiques : S'applaudir. Frapper. Attaquer. Il n'est point rare de rencontrer dans les textes hiéroglyphiques.

des verbes des trois espèces. soit que le sujet placé en tête de la proposition précède le verbe comme dans les exemples suivants (I) ni& (2) najamaj la cuisse de la victime.39o GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. la prêtre UJamc peau de panthère ÏICTJUL PREND le grandprêtre Soit que le verbe lui-même précède le sujet de la proposition : . employés sans recevoir aucune marque de temps ni de personne : dans ce cas le verbe est toujours censé appartenir la fois et la personne au temps présent. et le sujet exprimé indique à et le nombre. UJULHT PREND . CHAP.les insurgés : je ÏTCTJUL transfige HOK Chons moi nàjddp n ne ujam le grand. Tuup riGTGnTUDOTn tous . XII.

Mais. Gq. fut notée par des caractères variés. nombre singulier. tandis que dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques. GpG. sans aucune autre marque particulière. qui tous représentent les pronoms . se conformant à la règle d'exprimer d'abord l'idée principale. aux caractères figuratifs ou symboliques exprimant des verbes. -TEMPS PRÉSENT. soit au présent indéfini. à la rigueur. 6K. GTGTGH.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. à la suite des caractères qui servaient à sa notation. 391 moyen des pronoms simples qui font connaître la personne. un temps présent qui équivalait. Tri. le pronom précède le verbe confor- mément à la prononciation égyptienne de tous les âges . A'. Formation des temps du mode indicatif I. TGTn et CG joints à la racine. 276. q. c. comme s'ils eussent été réellement des pronoms affixes. se. dans les livres coptes. A. et de rejeter. considérantles pronomssimples ou primitifis comme emportant avec eux-mêmes l'idée d'existence. de nombre.TG. de temps ou de personne que cette idée pouvait subir. GT. les signes de toutes les modifications de genre. La première personne du temps présent. constituaient en les ajoutant. CHAP. en. aux groupes phonétiques ou. Les Egyptiens. les scribes. soit au présent défini de la langue copte formé également des pronoms simples -fy K et X. composé d'une partie de ces mêmes pronoms que par un simple besoin d'euphonie on faisait précéder de la voyelle G : GI . XII. et indiquent aussi le genre et le nombre. placèrent toujours les pronoms simples immédiatement après le verbe.

personne. XII. .392 GRAMMAIRE EGYPTIENNE. soit spécial. CHAP. on usa principalement des pronoms simples de la Ire simples suivants : . soit générique. on les inscrivit à la suite du déterminatif du verbe.

XII. *f et 61. on emploie le pronom limage même dune femme. pour marquer . CHAP. le pronom égyptien fut le signe primitif spécial de la première personne des verbes pour les deux genres. 393 Dans les textes antiques un peu négligés. et c'est ce que nous paraît démontrer le passage du Rituel que nous allons citer : C'est la déesse Hathôr.la vache (divine) moi ton nom à je rends gloire 2° Dans les textes écrits avec recherche. temps présent : cela semble prouver que. qui adresse cette invocation au roi des dieux TTdTdJULTÔ COJTJUL TGgG : HOK nGKpdn j-OU GI^GOOT H ma voix! entends .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. comme les pronoms verbaux coptes -^ hiératique . masculin de sa propre nature. sous la forme de la vache divine. hiératique . exprime aussi la pre- mière personne du genre féminin. il arrive souvent que le pronom .

(2) Pi TTpH H NGgG HdK. 394 £>dpG TJULG la vérité sous FldgHT mon coeur nUDTrt GI0TUJg(l} a vous je me joins «Je me réunis à vous. mon coeur est sous l'empire de la vérité ou de la «justice. Grf l'Egypte a toije donne ciel du soleil du les périodes a toi je donne d'années .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. du masculine première la temps personne pour gulier : TTTOJULp MdK Grf . CHAP. XII.» 3° remplace quelquefois le pronom verbal La marque nombre sinprésent.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. » Ces paroles sont adressées à Ptolémée-Philométor par la déesse Natphé (I). CHAP.rnp-gp JUL . XII. 5° La voyelle (G. genre commun : gdfï UMKb des offrandes JE GI^U>n ngd&n£00TI1TG REÇOIS TTKdg JUL TdUJdT GITOKÎ longs jours des la terre à mon corps JE RÉUNIS (dans) (jeplante?) (2) TiKd£- n . I OU G I) marque quelquefois aussi la première personne du présent. 395 «Je t'accorde le don de réjouir les femmes par ta seule présence. nombre singulier.

396 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. la marque de la première personne du temps nombre singulier. les textes soignés. lorsqu'un dieu est censé porter la parole 8dpciHCi ndK ej'cejuinG ^Junci-IIegLup ncqci o^dpe : en *T . présent. XII. CHAP.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 3g7 toujours dans les textes ou les inscriptions exécutés avec recherche. représentant une déesse la tête ornée ou non du modius. l'un des caractères J^ Il If . et tenant parfois le sceptre spécial des déesses : souvent aussi on employait le simple signe Jr* qui convient également aux reines et aux simples mortelles de toutes les classes. XII. riGTO JUL nGKHdOJO^T (JLlHpi Gl «j- . singulier. niû. féminin. CHAP. prenait pour marque de la première personne du présent.

e.(*> n&d *Je SUlS ërm^. ' . ^J^ ^"^ J\j 1 .398 (\ GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. XII.» Paroles du Pha- dédicatoire qui existe au milieu des stèle dans Ménephtah Ier une raon .

bas-relief à l'intérieur du pronaos d'Esné. b. c'est du moins ce qu'on peut inférer de l'exemple suivant : n GJULnT T&oriT JULnpH nndA TJULdT-nTp TUJHPI née de l'Occident la rectrice du soleil l'oeil la mère divine l'aînée Isis (I) Le dieu parlant à Ptolémée Epiphane. . n'est qu'une simple transcription. (2) Paroles de la déesse à l'empereur Antonin-Caracalla. XII. ei^J- un grand nombre dejours pour établiegrande la royauté à toi je donne «Je te donne (moi Tafné) la puissance royale pour en jouir pendant de «longs jours (2).GRAMMAIRE EGYPTIENNE. lorsque le dieu Ammon ou Amon-Ra adressait la parole aux dieux ou aux hommes: HGT-gJUL-q Gif rrKdg nTuDpndK &pc . Uh Un dieu coiffé de deux longues plumes . CHAP. 399 de la coiffure duquel sort un cordon. dont le pronom copte "f. singulier.ceux qui l'habitent et le pays> de Tôra toi je (te) donne te donne (moi Amon-Ra)le pays de Tôr et ses habitants (I). il paraît qu'on exprimait aussi la première personne du présent-. lorsque la déesse Tafné Wf était " Je censée parler d'elle-même o^é^-S n gooT : A JULMOTT ndd (TJULnT)coTTni ndK. » c. Une déesse à tête de lionne. porte des Ptolémées à Karnac. par le groupe phonétique \\ Tl. 10° » Enfin. ou partie restaurée de la grande porte de la salle hypostyle. employé dans les mêmes circonstances.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 4oo ndcon . les textes hiératiques. : qui se prononçait GK. placé à la suite d'un verbe. K ouX. et prend la forme #—""5<y™""^ou ff^*". masculin singulier. XII. lesquels n'usent que de cette seule forme: dans . B\ Les marques distinctives de la seconde personne du présent du mode indicatif dans la langue copte sont. et TG ou Gpe pour le féminin : voici les formes correspondantes employées dans les textes égyptiens antiques en écriture sacrée I° Le pronom simple "^=^° K. CHAP. marque la deuxième personne. comme le veut l'euphonie.ô ndK fpuue GC2ÎT mon frère ! sur toi je pleure dit : Cette légende accompagne une image de la déesse Isis pleurant sur le corps d'Osiris (i). et GK. pour le masculin singulier.

CHAP. XII. /jot .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

402 KHJULG au IL DIT A gipdTnè ncqTGn-g & 'l'Egypte vers en haut ses deux ailes suspendant doré tournant TGgm À cqoTonn (sic) nn-riTp chemin en eq&pp . il marche vers l'Egypte : marchons donc. ayant pris la forme «d'un épervier doré. avec nous KHJULG A . « car il s'élance vers l'Egypte (I).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XM0T& duji se met JULd-tyendM il s'élance marchons dTUJ TJJOJHC n n&ortT Chons de prophète eqtye gnoun ce dieu KHJULG et. du haut des airs. tournait. ses ailes du côté de «l'Egypte : le chef dit alors au prophète de Chons : voici que le dieu se «met en chemin avec nous.l'Egypte vers «Le chef du pays de Baschten aperçut le dieu qui. XII. l'Egypte A vers IL MARCHE. CHAP. » .

CHAP. singulier. (I). hiératique H (c). féminin. 4o3 «L'enfant du Soleil te présente (ô déesse) de l'eau du fleuve du pays sep"tentrional 3° La troisième personne du présent. caractères dont les formes coptes C et ec ne sont que des transcriptions : . ou par son homophone H . —=H— hiératique "» . fut habi- tuellement notée par le pronom simple -^i—.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. XII.

» Quelquefois cette première personne a été notée par la simple marque de pluralité ajoutée au verbe : . XII.404 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Nous lui préparons (au roi Horus) les " attributions royales (I). CHAP. «Nous faisons glorifier Ammon.

XII. 4o5 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP.

chefs du pays de les disent Voici ce que « «Kousch : ô souverain de l'Egypte! ô soleil des peuples étrangers ! etc. ridq. (I). hiératique Cv.tes bienfaits et je glorifie (1) Tombeau du prince d'Éthiopié (2) Stèle du Musée de Turin. I° Les groupes ^ ^ y <T? =7 . l'existence réelle de ces diverses formes : A. à Thèbes. neq. tracés à la suite d'un verbe. en démontrant. qui devient ainsi la véritable marque ticulation Avvwv>^' ' de temps. etC:. genre masculin. mêmes marques Les comme pronoms 277. ^T. mode passé du du celles aussi à du présent. £dpoK ndi-ei à . CHAP. etc. XII. ^. n nicf)didT (UL>)ITpH !des peuples étrangers ô soleil FORMATION DU TEMPS PASSÉ. nombre singulier. font connaître que ce verbe est à la première personne du passé. ndi. cette forme composée répond exactement à celles dés passés et des imparfaits de la langue copte nei. |j] . HHTH à vous «d!-rj (2) j'ai apporté neKnoqp eifeooT . » « II. mais ces pronoms se combinent alors comme affixes avec l'ar5 (n). Nous allons donner successivement la formation de chacune des trois personnes du temps passé pour les deux genres. ndK. par l'autorité des exemples. et les deux nombres. neK.406 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.<C . des peremployés simples. temps noter servent sonnes indicatif.toi JE suis VENU .

sa demeure dansHorus J'AI SERVI et avait faim. } . . 3° A ndiei pour je suis venu La marque de . appartient aux deux genres ainsi que le groupe dont. n nojHLuooT ndxuj ndi-pd£) AJL du le bassin d'eau dans ma tête j'ai lavé (1) OT . . XII. ôdcjun 407 oTcf (et) du Natron du parfum (2) nKd& n Tjue .la première personne du passé. nombre singulier . (5)£uiwp n gdnoeiK ridrf (4) neqnr JUL 8o>p JidiujejuLtAjedTUJ celui qui à des pains J'AI DONNÉ . .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. on usait rarement.te voir .pays de vérité La première personne du genre féminin fut notée par les groupes ^| ^J ^f ^(J ^C ""X hiératique ou et souvent . 2° lw comme pour le genre masculin. (3) JULCIUD-K . CHAP.

on les rencontre tt seulement. pour mar- du passe. dans les inscriptions ou textes hiéroglyphiques exécutés avec recherche : . dieu était censé parler de lui-même. on se servait. de l'un des groupes quer la première personne jfâ : ces distinctions de rang entre les personnes qui <À ou parlent n'avaient jamais lieu dans les textes hiératiques. CHAP. XII.4o8 4° Si un GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ainsi que les suivantes.

eut aussi des marques. caractéristiques pour les deux genres. fut exprimée ^-^ s^^ . I° La troisième personne du passé du mode indicatif.mon temple tu as embelli (4) nneie&T nn6ù. chap.longue durée de des constructionspar Thèbes des bâtisses Ajutd n OTOGIM grid . et ndK. IIe partie. hiératique y~~ copte riGK. (2) Paroles d'Amon-Ra à Ménephtah Ier. tdeux gftoTp &i ndi-eipG OU GJULGfJT obélisques j'aifait (ériger) la gauche à B. Du côté gauche. stèle dédicatoire du Memnonium.» 409 « xHpirtcbdi & . n° T. (3) Paroles du même au même. XII. & /S^A y g^g^ 5 . nombre sin- gulier. ou du «côté de l'occident. jpZL . j'ai «fait ériger deux obé«lisques (I). 103 . salle hypostyle de Karnac.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. HK. ou w .. On employait pour le masculin. de ma demeure la porte à(importants) des monuments tu as fait (3) TTdGpïTG HdK CJUL0T6 (2) gdg. I° La seconde personne du passé. quels que fussent l'ordre et le rang des personnes dont il s'agissait. H gOOT H .di &dn" KO>T JUL rTeOJCJj . propylées de Karnac.de l'orient les esprits la (où sont) les dieux de lumière avec HGHTP ndKUJcJ) TU AS MOISSONNÉ 2° Les tique groupes •£" . les groupes (1) Paroles du roi Aménophis III. CHAP. TTpO JULTTdHI JUL gdff UJHpI ftdKGIGp JULfi tu as illustré. 127. genre masculin. nombre singulier. JSS HdKCOGIT . £/ ou £{ . hiéra- désignent la seconde personne féminine. C. (4) Rituel funéraire hiératique du Louvre.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.uj .XII 410 *5-^J>. corres- : *UJ juuuc-q JXAWTH neqb^q&. hiératique pondent an conte flGCf et fldCI ndojojT ônuD ndq 7 . nq. toutes. W Sr . formes qui. CHAP.

3° On notait la première personne du passé.à iTnTrtGKdg uje nngoôT «Voici ce que disent Amon-Ra. et Mônth. genre Tojcb nTô& Thèbes des 2 nneôeeT TTHH& INJULH-PH en 2rr mondes des siéges le seigneur d'Amon-Ra de la part discours ndrrf- ncdirre nnHn. nombre pluriel. XII.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 411 Cet exemple est tiré de l'une des dédicaces du temple d'Hathôr creusé dans la montagne d'Ibsamboul. Home n nous donnons de l'hémisphère le seigneur et Mônth celui-qui réside-danssupérieur nili pwpi TT nuDnr) ndK ujdpndn coDtetudDdn toujours comme aujourd'hui au près de nous entière pure stable la vie à toi neneg . «le dieu qui réside dans Thèbes. CHAP. par Rhamsès le Grand et la reine sa femme (I). le seigneur de la région de . le seigneur des trônes des deux mondes.

CHAP.412 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . XII.

. qui prend les marques de temps et de personne. et placé en tête de la proposition. ô et 01 413 être. placée devant un verbe attributif. est suivi de la préposition <c^ A (constamment remplacée dans le copte par la préposition G) pour. Si ce verbe auxiliaire. XII. exister. employé comme auxiliaire. copte u>. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. moyen du verbe 1^ ou |j Q o>. Exemple :. ce dernier doit être considéré comme employé au tempsfutur du mode indicatif.

. GqG. GpGTGttG. XII. GCG. COPTE. \ GI6. GTG. . CHAP. Gnc. GK6.414 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. COPTE. GIG.

XII.ton nom JE PRONONCERAI .d'Horus IV. si la proposition dont ce verbe dépend a pour initiale une interjection. Exemples : (I) dTOTp .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.IL VIVRA n il boira ngôTp JUL gp un dieu comme la lumière à manifesté' 8ujp njULdngGJUCi gi juoTn eqoj le trône sur IL DEMEURERA . passe au mode impératif. représentant un homme dans une attitude fort animée. que le verbe auxiliaire. Tout verbe affecté des marques de personne du temps présent du mode indicatif. hiératique h* HJ . FORMATION DU UJG CdT Gq-UJ PRÉSENT DU MODE IMPÉRATIF. Cette interjection est tantôt exprimée figurativementpar le caractère ÏÏ . CHAP. comme s'il adressait la parole à un personnage . 279.Atour nTG TgfïGfiG £1 TTJULIUOT d' la source à l'eau Giojpujuj TiGKpdn cq-UMJjnb OTnTp . enfin. 415 Il arrive assez souvent. seul porte les marques de la personne.

XII. » TGCICHI .Tesisnei . «O déesse Hathôr! accorde toutes les joies célestes à «Hathôr Tesisneï défunte.416 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP.

qui serait mis au cas vocatif dans Une langue à désinences. 417 (Grand Rituel hiérat.t\ XUJT des offrandes darne sycomores par paroles (prononcées . oh! le verbe est censé être par cela même au mode impératif Enfin l'interjection est quelquefois remplacée par le nom de la personne à laquelle s'adresse le discours. XII. guui.) Dans toute proposition ayant pour initiale l'interjection hiératique <^fr&n . et ce nom. CHAP. TnoTgi en la déesse des 9&. suppose des verbes de la deuxièm. ^VUM^ goi.e personne employés au mode impératif. 2. du Musée royal. fol.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ^ujTgi OTCipe n neaiTn ! Djothi Osiris : TnHn.

-e\ . » (Bas-relief. «comme le père Amon-Ra. 418 «Discours du dieu Pathchi-Noubi : dispose le casque royal sur ta tête. . comme dans les textes coptes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. temple d'Hathôr à Ibsamboul. parla TeKgi ou XJj immédiatement placée avant le verbe : copte JULd.) Le mode impératif a été également exprimé dans les textes en écriture sacrée. hiératiaue (I) syllabe n JULd-ei UJnnoqpe TeKCUime n xxâ. CHAP.

est censé au mode subjonctif.. (3) JULnecnTJULeo gp necen-oeiK eiujujn .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. il accorde. je donne ou j'accorde. 280. fils de Nebther. CHAP. . I° Tout verbe portant les marques des personnes du temps présent indicatif. XII. par la simple tucp neTn ujoû. cn-j- . UJUJTT ncn nutiOT. à Thèbes. — (2) Ibidem. 7*7^ . tu accordes. (3) Tombeau de Poëris.vos blés pour vous Le dieu Soleil dit à ces âmes : Prenez vos faucilles et moissonnez vos «blés (I). mais placé en rapport avec les verbes TTV .oT nHTn marque de pluralité. » « (2) neTenjULOTgT THnoT ojam vos avirons (rames) prenez MODE SUBJONCTIF. genre commun. moissonnezvos faucilles pour vous prenez: à eux LTpH du ajoutée e-n dieu soleil (paroles) de la part neTncoTO nHTn . etc. on exprime la seconde personne du pluriel. en l'absence de l'interjection. 419 Enfin.devant eux manifestés les pains (divins) que je reçoive ils accordent (ces dieux) ( 1 ) Tombeau de Rhamsès V.

Formation du présent du mode subjonctif. .420 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et que j'accompagne sa lumière « dans la vie. le dieu Atmou mourant. » (Cercueil de momie en calcaire blanc. XII. . dans le jardin de Monnier au Caire. «Je suis venu vers toi (ô Osiris). CHAP. accorde que je voie le dieu Phré dans sa- «lumière.) I.

et ils les saisissentafin qu'ils (suffoquent) « «étranglent Apophis (I). » « . Ils ont dans ce tableau des masques dans leurs mains.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. CHAP. 2e 421 Ire col.

(1) Petit papyrus de Pétamenôph. lignes 30 et 31.ïff^ . est censé à la troisième personne du présent. Cabinet des antiques de la Biblioth. JULdl-ei-IDi ^\ ^" ~ répond à la forme copte JULdp-i-ipi. Dans ce cas. on exprimait le mode optatif par le verbe affecté des marques de personne. est la forme primitive du copte Aldpe. Ainsi. mot qui. ligne 12. CHAP. exprime également le mode optatif. placé en tête d'une proposition. par exemple. vole que nGOHg n nGTTdi gnd dieux des les âmes avec nGC&ajT XneTKJU nHi OTULW judi de la demeure de gloire les propylées Anubis à moi ouvre que En second lieu. le verbe. et toujours précédé par le mot ses variantes. ou . genre commun. XII. gipdTne (p-e copte) ndindi (copte en haut mon âme (I) ujHp ! grands (2) TG GOJOT-HI n ! <$ei TïdTTdî) MAI s'élève. (2) Même manuscrit.ou 4^^ GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 422 tique VÇl^ en tête de hiératique la proposition. royale. qui ne reçoit aucune marque de personne. J\TO Ainsi judi.

XII. CHAP.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. 423 .

424 MODE INFINITIF. (2) Obélisque de Thouthmosis Ier.ciel du à la montagne solaire semblableThèbés être adonné le roi x- (3) neKCdTe 8dTguup . (I) TÏTG oje jmoTn neK junnn en*j- ndK .le ciel comme durer tes édifices à toi nous accordons «Nous t'accordons que les-constructions élevées sous ton règne durent «autant que le ciel. L'infinitif des verbes est assez fréquemment employé sans aucune alors. Musée royal. XII. d'après la règle connue sous le nom de que retranché dans les grammaires latines.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. « (2)TnenTe ^JÛTI-HI OTon neoTTn . . dieu grand. (3) Manuscrit d'Hathôr-Tesisnéi. CHAP. 282. à Karnac. marque de temps dans le complément des propositions construites. fais qu'Hathôr puisse contempler tes rayons! » (I) Inscription de la salle hypostyle de Karnac.tes rayons tye TUJOTPH neso Kf ndd '<j- OHp npH UJ Hathôr contempler accorde grand dieu Soleil ô «O Soleil.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP. XII. 2 .

XII. CHAP. .426 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 427 . XII. CHAP.

428 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. . CHAP.

Les participes passifs.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. nommés aussi participespassés. Cette marque se place à la suite des verbes. OTT. » Participe passif. n'est qu'une pure transcription. CHAP. XII. soit symboliques. soit figuratifs. . de tout genre et de tout nombre. 284. Jl . terminaison usitée dans des cas semblables. (1)neKci JUL njudnujuDTTG gu 429 GTUJOM GKO «Et tu domineras dans la demeure de ton fils. sont reconnaissables à la terminaison ^ j t. dont le copte TT Q e*.

CHAP. XII.430 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (1)JULTOK cejunHTT nn .devant toi disposé ce tour à potier .

XII. CHAP.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. 431 .

(Philometore). juLendjuoTn. juLdieo. jULemnrdg. 432 Aimant le monde. Aimant les pères. judicon. /wwv/v\ n? . jULennTdg. (2) Aimantles dieux. porte du Ménephtheum. (ami de l'Egypte). Aimant son père jULdineqTTG. (3) Aimant le soleil. juidineqTTe. JULdlJULe. CHAP. juepennTdg. Philadelphe (fémi. Aimant la vérité. Aimant le père Philopatore. Aimépar Ammon. par exemple. judi neTTe. Le chéri de Phtha. Aimé de ou par Phtha.- JULdiTJULe. —(2) Temple d'Amada.jULdineccon. Aimant la mère JULdIJULdT. (1) déesse philome- tore. (Philopatore). nin) .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (1) Titre de Cléopâtre Cocce. telle. JULdipH. juidijue. (Philopatore). (3) Karnac. JULdlTTC. à Kous. jULdineTHp. XII. Aimant le frère (Philadelphe). JULdITO. çptXaXTJOTriç. que la préposition de ou par. Il arrive quelquefois que le complément du participe est précédé d'une marque de rapport. Ami de la vérité.

CHTnndJULOTn. juLennrdg.CHTTTnpH. cHTnndJULOTn. r Eprouvé par Phtha. juennpH. juLennrdg. Eprouvé par Ammon. (1) Qu'il faut distinguer de /l^^dTV ou h ti±±a fi r^-P (qu')Ammon a éprouvé. CHTnnnrdg. surtout lorsqu'ils étaient exprimés par la méthode figurative. JULGJ. le nom du dieu se plaçait. Aimépar Phtha. CHTTTndJULn. formule qui se lit. et par suite du respect profond que les Egyptiens portaient aux noms divins. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . cHTnnnTdg. 109 . L'éprouvépar le Soleil. 433 L'éprouvé par Ammon. au palais de Karnac. CHTTTnpH. par interversion. comme : L'éprouvépar Ammon. mais souvent aussi. Eprouvé par Phtha. Ces qualificatifs sont conformes au génie de la langue copte. en tête du groupe formant des qualificatifs analogues à ceux qui précèdent. lorsqu'il est l'initiale d'un qualificatif composé. aimant. L'éprouvépar Phtha. actif. ou bien \\\ l'on a vu employé dans le sens que . CHTnnnTdg. XII. par exemple. Eprouvé par le Soleil. Aimépar Phré. ^r iV (1) abréviation ( t . dans les dédicaces du portique des Bubastites. y Le participe abréviat. Aimépar Phtha. deJULdI.

434 composition s'il aimé. d'un suite la propre nom à méthode figurative: la exprimé divin par se trouve 1° Soit que le nom Aimé par Ammon. Aimépar Horus. CHAP. Aimépar Phtha-Totounen. . Aimépar Chnouphis.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Aimépar Osiris. Aimé par Saté. La seconde série des exemples que nous donnons ici est principalement reproduite dans les sculptures des frises et dans la décoration des colonnes de tous les grands monuments : ces titres ou qualifications flanquent d'habitude les cartouches des fondateurs des édifices ou des princes qui les ont décorés : 2° Soit que le nom divin appartienne à la classe des noms symboliques: Aimé par le Soleil. Aimépar Hathôr. passif. Aimé par Thmé (la Vérité) . Aimé par Haroéris. entre en participe le vient ordinairement de divinité. Aimé par Isis. Aimépar Hathôr. Aimépar Séwek. XII. Aimépar Thôth. Aimépar le Soleil.

Aimépar Séwek. TJULdTJULdl. Aimépar Hopimôou (le dieu Nil). TTTgCÔpjULdI. Aimépar Thôth. dont la composition. est tout à fait inusitée dans la langue copte. Aimé parPhtah-Socaris. (1) Thèbes . eUJOTTJULdl. dJULnpHJULdl. my .. juonejudi. Aimépar Chons. TTTgJULdl. £UDTTIJULUU0TJULdi. JULdTTJULdI. passim. 3° Aimé par Ammon dJunjULdi. Aimépar Phtha. Ce même participe.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. toujours dans une acception. XII. CiiKpHJULdI. dJunjuLdi. soit que le nom de la divinité ait été exprimé par des caractères phonétiques :. CHAP. Aimé par Bascht. OjOJnCJULdl. &UJTJU&I. en voici les principaux avec leur lecture analytique : Aimé d'Amon-Ra roi des XjLin-pdncTn nneTp-JULdi dieux (1). Aimé par Amon-Ra. Aimépar Month. 435 Enfin. mais qui se présentent très-fréquemment dans les inscriptions monumentales. se trouve rejeté à la suite de noms divins accompagnés de titres et de qualifications plus ou moins nombreuses.~4 ToP . cKeKJULdi. Aimépar Mouth. Aimé par Sewek-Ra.. passive. et forme ainsi des espèces de qualificatifs prolixes.

(5) Spéos d'Ibrim. (8) Amada. dieu grand. (1) Kalabsché. . (3) Esné.436 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (7) Idem (10) Esseboua.9AIOT nnHji rTnuDne-Kdg JULdI (8). Aimé d'Horusleseigneur Bujp nnHn. n Knc-Kdg- JULdl(6). Aimé du Soleil dieu des TpHTHp^n KXM RTHp ndd deux zones. Aimé de Phré (le Soleil) QpH TTTHp n JULdnTtUOTpH dieu des deux mon. L'enfantchéride Saté. Aimé d'Amon-Ra qui \jmn-pH myd«f|TO-JULdi. dieu grand.àjLin-pH nnHK rirtG6"G6Tgneur des trônes du nTO-JULd! (2). la région d'en haut. laires seigneur du ciel.Z&re TnH& n e&OT-Kdg léphantine. (9) Idem. Aimé d'Athmou le sei. monde. n ujuujUL-Kdgde la contrée de Schôm. Ami de Mouth la puissante dame du ciel. (4) Karnac. "AI (7).EL ncoTTn n çdTne nTHp tagnes solaires. (2) Passim. équilibrele monde(4). îdTG-CI-JULdl (3). Aimé de Saté dame d'E.ODHpi JULdl (i). nnHii nne-judi(10). . TnHn. JUdi(5). nH&. . Aiméde Saté la dame de CdTe Nubie. seigneur du ciel.JULTT6- Aimé d'Amon-Ra le sei. porte des Bubastites. CHAP. (6) Idem. TJULdT . . Aimé de Phré le dieu des Llpri THp H JULdnTOJOTpH deux montagnes son. TnGD. JUL ne-judi (9). roi de ndd-juLdi. gneur de la contrée de conversion. XII.

ses deux plumes. Aimé d'Isis dame de l'A. roi TTTO-JULdI (1). n TJULG gneur de justice. Aimé d'Osiris dieu grand. et se distingue par ses deux cornes.IlTdg TOTOTnn 6dK n Tng nen qui se réjouit de & CHTTT n UUft K JULdI (2).jTlTdg tmSk.0UDOTT nnHù n gneur d'Hermopolis JULdl (8). (4) Idem. (11) Idem. (3) Dakké. 437 coorm du monde terrestre. Aimé d'Anoukis dame de la région de Nubie. OTCipe TTTHp ndd nnH& JUL seigneur de l'Abaton. JULdI JULTTTO Knc (11). (5) Dakké. JULdl (6). Aimé de Phtha à la belle IrTdg noqp go-JUdi (9) face. (9) Ghirsché.-JULdI (4). (6) Ghirsché. Aimé de Phtha-Totou.- baton. n .Hce TnH& jujuLdnoTHÉ. XII. (7) Idem. CHAP. la contrée de Penbés. Aimé de Thôth dieu de ©OJOTTTTnfïC-KdgJULdl(3). Aimé de Baschtla grande BojT Tndd IlTdg-JULdlamie de Phtha. ? jlVnK Tnefi. (8) Idem. JULdI (5). Aimé d'Isis la principale Hce Tne& a>Hp nrrTo Knc dame de la région de JULdI (10). (1) Esseboua. JULdnOTHù. Aimé de Thôth le sei. (10) Bethoually. (2) Idem. AJLdl (7).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Aimé de Phtha sur son LTTdg gpdi neqoeeT uuHpisiége principal. Aimé de Phtha le sei. ujjULOTn- magna. 110 . Nubie.

Aimé d'Hathôr la principale dame de Sénem. Aimé d'Hathôr qui réside dans Sénem. Aimé de Chnouphis seigneur de Sénem. . CHAP. XII.438 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

CgddK. KHU6. Rendre large. Cette forme donne aux verbes une signification relative ou transitive. le seigneur de Silsilis (Sini).) (2) Aimé par Chnouph-Ra. JUdi (2). Kd. (Légende d'un bas-relief d'Hathôr. 439 C&K nnH& n cmi-juLdi (i). réjouir. XII. élargir. Les textes hiéroglyphiquesoffrent de nombreux exemples d'une forme de verbe dont il reste peu de traces dans les livres coptes. placer. copte vus). le seigneur du pays d'Esné. KO». ^Pg *==^ §-X™ /""** = © KCOVc. placée en initiale : soit que les verbes se trouvent exprimés phonétiquement comme : OTCOf. (A Esné. et répond exactement à la 2e et à la 4e forme du verbe arabe J^'. être large.) (3) Aimé par le dieu de la région supérieure et de la région inférieure. HoT-pH nnHù.s Étends les limites de l'Egypte. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. par la simple addition de l'articulation —u— ou I (c). faire placer.) [1 (4) uetôôïâ n Ibsamboul). à . Rendre joyeux. Forme transitive des verbes. dont on fait jj£ et j^j. coTiyc. 286. (A Silsilis. JULTTTO-CnH- HTHP n cdTTre (dTa>) n cdnecHT judi-(3). copte gddK. KUJ. CKd. être joyeux.copte OTUJC. étendre (4). (Obélisque de Louqs. La plupart des verbes égyptiens sont susceptibles de prendre la forme transitive ou relative. (1) Aimé par Séwek-Ra. gddK.

C0Td&. (2) CJULOTI. (1) CJULOTnK. Faire fabriquer. Faire briller. orner. Rendre pur.440 GRAMMAIRE EGYPTIENNE. polir. XII. faire des purifica- . faire exécuter un travail. CHAP. purifier. embellir.

CGJULnG. constituer. être stable. XII. copte JULH et demeurer. 441 Rendre stable. jULOTn.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CJULH . disposer. coptecjun établir. iULh. CHAP.

» (Inscription d'un bas-relief du propylon de orcipe niJTiuAworuoori « Nectanébo nuHB u à Philae). briquer. qui résides dans la demeure des Heures. (Inscription d'un bas-relief de " Louqsor. Etablir. bonifier. seigneur des deux zônes. le seigneur de la région inférieure. salle royale). Faire placer. à Biban-el-Molouk). uTqe AuupH CUAA ne'q'Hi ueue? eu ÎAMKOT H purrtDMe «Il a fait un édifice pour son «père. CHAP. l'épervier doré ami des dieux. suivie du déterminatif symbolique du verbe. « célébrer des panégyries en l'honneur de son père Amon-Ra. IJHM . KAA B II2IK UAU -rne cuiut> nBAi u ncorru « O Osiris. » (Architrave des petites colonnes de la salle hypostyle de Karnac). modérateur du « vivre Mantpeh. CATne-nuHB M cAnecHT cuorux ucApHC ATCO M CAueuerr HBHX M IJOTB UAiiieurp : «Le seigneur de la région supérieure. XII. 288. Agrandir. » (Inscription du tombeau du Pharaon. Faire vivre.442 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ou de l'initiale du verbe exprimé phonétiquement. (2)co>ni). fairefa- (1)CAJLOTnX. fort usités dans les inscriptions monumentales. en parlant d'un monument. palais d'Aménophis III. (3)cndd. Faire exécuter. disposer. fais l'âme du roi. cnoqp. Rhamsès VI. celui qui fait créer. CKUJ. cjun. le dieu Amon-Ra. il a agrandi sa demeure à toujours par des constructions en pierre de grès. Embellir. a « la région méridionale et la région septentrionale. Plusieurs de ces verbes transitifs. sont susceptibles d'être tracés d'une manière abréviative. Eriger. par le moyen de l'articulation formative | ou «1 . CKdd.

289. ainsi n cOTTn nnc a agi Egypte d' un roi non KHJULG -- ' c'est-à-dire. : qui répond exactement au négatif copte n. : Aucun roi d'Egypte n'a agi ainsi (n'a fait chose pareille). et celui-ci porte alors. combiné avec un verbe affecté des signes caractéris- tiques du présent du mode indicatif. (1) ci(pG) tye. Les marques de temps et de personne des verbes transitifs ne 143 diffèrent en rien de celles qui caractérisent la conjugaison de tous les verbes simples. se trouve aussi dans les textes conçus en écriture sacrée. . produit le présent de la forme (1) Inscriptions des rochers de Philae. Le verbe est alors supposé à la troisième personne du passé ou du présent. comme d'habitude . CHAP. La forme négative des verbes. médiatement avant le verbe. se place en tête de la proposition. qui existe dans la langue copte. par la présence de certains mots placés comme mot initial de la proposition. . 1° Le groupe _ - ou s**™*^ ?. ou à sa modification nne. XII. 2° Plus ordinairement la négation /^JL_Ti * s+**+t+^ _ se place im(n). les marques de temps et de personne en affixes Ainsi ^«^ 2 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. On a exprimé le passage d'une proposition affirmative à la forme négative. soit immédiatement avant le verbe affecté des marques de nombre et de personne.. Forme négative.

nu.nq. 444 négative. dn. nf cdurr-dn) f-CdorT-n je prends au filet non .. équivalant aux formes coptes ïrf. . CHAP. . leurs oies (oiseaux) (copte .dn.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XII. f gujjae n ncn-umr je pèche non. dfi. etc.

La négation "^bT peut prendre aussi les marques de la pluralité : IIpH Cn(6T)-JUL6l0 n n6 OTUJiSuf JULTT6 ils ne. CUJTJUL . CHAP. dieu Soleil du les clartés pas (voient) contemplent (non) ils ne JUUTTG Ils ne voient point les clartés du dieu So. ils n'entendent pas sa voix.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et répond aux négations coptes jûrre et Gun. lesquelles se placent aussi en tête de la proposition. pag. déterminatif habituel des idées de perte.(1) ncqTdOTG en (ev) leil. XII. de privation et de mal (suprà. 102 et 103). 445 accrue de la figure d'un moineau tourné en sens inverse des autres caractères.

orthographe antique de la négation copte TJUL ou TCJUL. cette combinaison présente tous les t*+**~^ . ainsi déterminé par un tableau.6. etc.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. hiératique ij*a-. éléments du présent défini de la forme négative copte x\\ TJUL. P—^M (C^P) 5 à la suite duquel on a dessiné un patient incliné. moi suivre « Fais ne pas tous xdTqi n dpi les reptiles que non fais ' que tous les reptiles ne s'attachent pas à me poursuivre (2). puji oTg Tejui-cn (copteTeju-ce) mû. nn TTOHD nda « ce grand-dieu leur parle(ra) et ils ne lui parlent pas (1). percutere.. . XII. recevant sur son dos les coups de bâton que lui donne un personnage debout. nce TJUL. nTnTJU. 446 neiTUJT janeoT ncn fnuJOT) eqTUJT viâ. nK TJUL. reçoit les pronoms affixes. est employé dans l'invocation suivante . marques de —— . se place à la suite de la simple néga- tion (n copte). nTeTnTJUL. c'est le verbe «JUJp frapper. CHAP. nq TJUL.""^ ou /IL . » 4° /^. la personne. Ce verbe. » Nous pouvons citer enfin un verbe déterminé figurativement par un : groupe de deux figures en action. et précède le verbe.

XII. d'Osiris.K.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.^i£JH . dieu sauveur! en ce jour heureux tu as frappé l'ennemi par le moyen de ton fils Horus. a été gravée sur la base d'une statuette.par lui l'ennemi Horus ton fils tu as frappé ejuL-q c'est-à-dire « : « Osiris. » Cette phrase. sous le n° 193. qui fait partie du musée des Studi à Naples. CHAP. . dont la dernière partie est d'une construction fort em- barrassée. 447 ty&qje ouup iieK-u» 116. en serpentine dure.

soit hiéroglyphique. CHAP. et comme complément. de manière à ne former qu'un seul corps avec lui. ou qui ne sont point formées par la réunion de plusieurs mots comme les prépositions composées. XIII. Un grand nombre de prépositions sont susceptibles de recevoir en affixes. . Les prépositions sont ou simples ou composées. DES PARTICULES. et en prépositions isolées ou séparées. 2° LES CONJONCTIONS. § Ier DES PRÉPOSITIONS. ON réunira dans ce chapitre tout ce qui concerne les quatre classes de mots généralement désignés sous le nom de particules.448 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. en faisant connaître successivement 3° LES ADVERBES. 290. les pronoms simples ou primitifs : nous indiquerons le mode selon lequel doit s'opérer cette combinaison. Il faut diviser les prépositions en préfixes ou inséparables. Les prépositions préfixes s'ajoutent en initiale au nom qui leur sert de complément. CHAPITRE XIII. soit hiératique. On nomme pré- positions simples celles qui ne dérivent d'aucun autre mot. 4° enfin : 1° LES PRÉPOSITIONS. 291. LES INTERJECTIONS les plus usitées dans les textes égyptiens en écriture sacrée. Les prépositions séparées se placent au contraire isolément avant leur complément.

notre préposition par dans toutes ses acceptions. . Il ne nous reste donc à faire connaître ici que certaines acceptions particulières sous lesquelles on emploie ces mêmes prépositions : et ses homophones p^et (copte n). pour suppléer à l'absence des cas dans la langue égyptienne. de nombreux exemples de l'emploi de ces prépositions préfixes. et ajoutées à un verbe. d'un usage extrêmement fréquent dans les textes égyptiens de toutes les époques. 449 A. XIII. CHAP. soit pour la classe des noms. Ces prépositions. On a déjà vu dans les chapitres VIII et X. TeqjUL n KHT Ttyo . 292.illustrant n neqnoqp PAR les npuj^i rrKdg bienfaits la région n dTume de justice et de pureté. (1) CUJIT . ^ 9-^9 c=z s f <=* et< ? . Prépositions simples préfixes.sa majesté PAR bâtie forteresse 2° Employées dans le sens de pour. ne consistent qu'en une seule lettre qui s'attache au commencement des mots. hiératique 1° . soit pour celle des pronoms. répondent à 75 . Ce sont j £/.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ces pré- positions remplacent ainsi le gérondif en dum des Latins.

CHAP. 450 293. XIII. a cause de. sens de par. dans le sont . hiératique J/J/ J . La préposition J^ £= et I ÂJL. et ses homophones très-usitées. . au moyen de.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 1° comme les précédentes.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. 451 . XII.

n° 1363. ad. . p JlJUt-grJ iiû. (1) Stèle de Berlin.tJ-'" &r cy~ *-* r la lumière PARMI les serviteurs d'Horus. le terme de l'action : elle remplace le copte e. fol. et répond alors au cas datif des Latins.. passim. et signifie : 1° à. La préposition aux prépositions hébraïque b et arabe . et exprime le même rapport. comme dans la formule : «=~ ^jj^ \ \ p neKqnT UJnJ? puj£)i. est parfaitement analogue J. (p ou K) 294.vers les propylons les chemins je pris (2). XIII. (2) Rituel hiératique du Musée royal. On trouvera divers exemples analogues dans le chapitre re- latif au rapport des noms. 9. (1) Manifesté à -=. CHAP. une vie pure à ton nez! prononcée parles dieux de l'Egypte représentés dans une foule de bas- \ reliefs. 452 5° On l'employait enfin dans la même acception que nos mots entre et parmi. 2° *=> signifie aussi vers. et répond alors au cas ablatif des necûoj p negm ndiofujn . faisant l'office de préposition : il £y~"P £>•** "0 ".vjy^y J jjnjjnw un IICK on J Nous t'accordons de dominer vers le midi et de vaincre vers le nord (3). tendant le signe de la vie vers la face des souverains leurs adorateurs. (3) Grand Spéos d'Ibsamboul . catalogue Pasalacqua.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

453 On emploie cette préposition comme notre préposition à dans le sens de la préposition dans.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 3° mcnpTTT 2. CHAP. XIII. les oiseaux pour ncndnHTe ' 8ujp tyddT noT ciel leurs têtes Horus coupa pne AU .é&&f JUL leurs cuisses.

Il est indispensable de faire connaître ici la plupart des prépositions séparées qu'on rencontre dans les textes hiéroglyphiques. 136. 1 *>] et 2. sont les suivantes : 296. CHAP. (2) Titre du papyrus hiératique. fol. lignes (3) Grand rituel funéraire hiératique. et leurs diverses acceptions: ces prépositions. et presque toutes susceptibles de se combiner avec les pronoms simples. en assez grand nombre.la déesse sante p ujorr-K neccT&oi B. 295. Des prépositions séparées. XIII.POUR te recevoir ses bras donne (étend) bienfai. pl. 454 ndpuj p euje ndpdT cujujp p bouche parler pieds ma marcher pour bras frapper mes pour mes pour nd<5n. publié par Denon. cujn|) OTCipe nneccon nrice eipe pour vivifier Osiris pour son frère par Isis faites ne cnen lamentations p pcomb neqhdi cpnn neqojdT . (en).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . ndojdqTe. (1) mes ennemis. 2. cabinet du Roi.oi n A ON tyjuL p -. Nous placerons en première ligne la préposition (1) Papyrus de Sotimès.tous ses membres pour faire rajeunir son corps pour vivifier son ame (2) nul n (3) neqguj - A A *v p t\ ecf ennT noqp Amenthès . scène peinte.

GRAMMAIRE-ÉGYPTIENNE. et à nos prépositions de et par. même à la rigueur considérer comme une prépositionpréfixe. et ses variantes orthographiques j\ "g" jf 455 IjrV' qu'on pourrait . On déjà a vu dans les chapitres relatifs aux rapports des noms. CHAP. n et enoXgn. XIII. TTOTdajT (n) lIpH ojqT qoT&n gjut JUdnTorpH en coTTncdh adoration au dieu lorsque il brille sur la montagne solaire PAR le basilico- . équivalait aux prépositions coptes en. que cette préposition remplaçant le cas ablatif des Latins.

. et forme la préposition composée Jj 1 (2) juejULcn (neoHp) par. hiératique |£ . C'est l'équivalent perpétuel de la préposition copte gi5 qui lui servait de 1° prononciation. de plus. Cette particule signifie en général sur (super) : . gi Jtxe (dTUJ) neeHp ujnj) nT noqp nui xeT «Et tous les autres biens dont vivent les dieux et les déesses par eux « (de par ces biens). Nous dirons.. elle reçoit assez habituellement pour complément les pronoms simples ou affixes (voir le chapitre des rapports des pronoms).z de. figurant une face humaine. La prépositionM (eu) et ses variantes /| ^Z=: et |j ^ . Dans les textes sacrés on a exprimé le rapport de supériorité par vp^ Q . CHAP. go. » 298. J^ de 297.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ne sont probablement qu'une modification euphonique de la préposition précédente . qu'elle se combine parfois avec la préposition inséparable '.ses ennemis envers Horus son fils qui justifie les dieux qui vivifie Aléthé la déesse Vérité contre . XIII. linéaire ^1 ou . 456 8uup necci (1)nequjdqTe en cdJULeTdTe neoHp cdujnp (yxie .

lion de des pattes sur placé XJXOT IIOTI n dq noqp rreHp . (3) necjULnpdT gï Tqn « 457 AJLOTI-n OTXO gl KH .ses genoux sur Tafné de enfant dieu du substance bienfaisant le dieu Moui 2° Cette préposition est quelquefois simplement exprimée par cç» .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. XIII.

CHAP. gdngpoT ndi eq-fnegpoT gi ndtyujoT la vie de les jours outre nombreux des jours à moi il accorde .458 nujnj) n GRAMMAIRE EGYPTIENNE. XIII.

CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XIII. 459* .

460 approché le fouler par (sous) mes sandales. (femme). idem. Ce tableau servira d'exemple pour les combinaisons semblables des mêmes pronoms avec une foule d'autres prépositions. &IUW. SUR ELLE. ou sur eux sur elles. idem. " point suis Je pour me ne « 300. . (homme). SUR MOI. Il nous a paru inutile de les reproduire ici. £JUJK. copte glUJOT. SUR TOI. £IUJT. Ces formes ont été réunies dans le tableau des pronoms simples affixes. XIII. (homme). glUJT. £KUI. glUJC. sur vous. (femme). des deux genres. SUR LUI. sur nous. Nous donnerons ici le tableau complet de la préposition gl combinée avec les pronoms simples affixes. (femme). SUR TOI. quoique ces formes variées entrent aussi habituellement dans des combinaisons pareilles. SUR MOI. sur vous. CHAP. gKJUTfl. giurr. (homme). idem.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. glUJTn. copte SUR TOI. On n'a point compris dans ce tableau les divers caractères homophones par lesquels chaque pronom simple est susceptible d'être égale- ment exprimé.

constamment ajoutée en copte aux prépositions composées. comme leurs équivalents dans la langue copte.oen gixen gizjm. sauf la consonne finale n ou JUL. Les prépositions composées. 302. qui n'est ici que la marque du rapport. que nous appellerons prépositions COMPOSÉES à cause de leur nature complexe. constituent une classe particulière de prépositions. CHAP. . avec certains noms communs. AU- . transcription. I fl IX composée de*?! gl sur. Cette préposition signifie SUR DESSUS DE). 301. .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. LA TÊTE DE. c'est-à-dire sur (super. Les prépositions employées dans les textes hiéroglyphiques. 461 com- binées. la préposition copte séparée g. formées de la préposition simple «9>| . lorsqu'elles ont pour complément des noms communs à la place des pronoms affixes (voir ci-après). XIII. n'en est qu'une 1°g) 1 . &l sur. et de@J (fctw) la tête : . sont les suivantes : hiér.

XIII.462 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. .

SUR TOI . IiTAg .—Ibsamboul. XIII.. t . gl-^OD-K. gi-za>-q. sur moi.. prend la forme euphonique gipn. hiératique i. glxlDK. composée de 2° La préposition . CHAP. gipUDq sur lui. .du dieu sphinx membres au-dessus des le dieu scarabée Cette préposition reçoit pour complément les pronoms affixes. n° 300. sur elle. 460). qui. combinée avec les affixes.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et de | ^e^^ £B abré- po> la bouche. etc. i. gipcn^ gipjut : (1)oJHp njuidngJULCi gipn HTJULG nnHfi. ^J^. (2) Légende du dieu Scarabéevolant au-dessus d'un sphinx. au-dessus de (super). employé devant un nom commun. viation de oç. page 460. Et ainsi de suite comme dans le tableau. . gipoJK sur toi. et gixtuq. et répond au copte gipo».^X> dont les formes coptes gipuui SUR etc. p. sur lui. ne sont que de pures transcrip*=»• J~^ tions (voir pour ces pronoms le tableau analogue n° 300. sur toi. I 463 du dernier exemple par m puisqu'il est de toute évidence que dans des cas semblables : gl-XUM. tableau du tombeau de Rhamsès V.principal son siège (trône) SUR de justice le seigneur Phtha (dieu vivant) (2) n oop ncgoj £«pn ope . ce qui produit *0» tf*> ce» . MOI. petit temple et passim. signifie également sur. Aussi rendons-nous le groupe le copte gixuDK. préposition copte gixrt. gi-xw-cj produisant les formes glxUJC. (1) Légende du dieu Phtha assis dans un riche Naos.répondent exactement à lai[gi2£UM.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. se combine nG ou p==q. . représentant le Dieu assis dans son naos. le ciel : le "* ^ OHp ce .dieu s'élève grand . . qui vient seulement renforcer : (3)TT6q6"G6T gipATTTG . &TTTT hiératique <&. gipATTTG. avec le nom commun groupe pl=q ' '^s5*' ' v sur. et ne change pas de va- leur malgré l'addition du inotp=q son expression TTTG. (2) gipuuq La préposition *=*. colonne latérale.sur lui 3° nn n&A .. (3) Obélisque de gauche. — (2) Idem. CHAP. palais de Louqsor.son trône 4° SUR IlpH fl CHJUC Phré de préféré TTC! le fils On rencontre parfois cette préposition sous les formes de *^ (4) WHp TmÀn gpATTTG go-noqpc ncôvrn juuuuigt rniH& HT* gGJULCI . fait également les fonctions ordinaires de la préposition simple«=» sur. XIII.6. nn eHp IX^^T ATTTT .grand le siège sur à la belle face le roi de la coudée le seigneur Phtha (le trône) (1) Légende du tombeau de Rhamsès V. face ouest. (Musée de Turin).hiér. 464 (1) gipcn (gipioÔT) t\&.au-dessus d'eux (sur eux) grand ce-dieu s'élève lorsque Quelquefois cette préposition est exprimée avec tous ses éléments primitifs <—-a. (4) Légende d'une stèle.^a^ .

le monde terrestre SUR TT7G le ciel PADJUl sous . . et dans le sens en haut. la préposition JZ_ ou ^ et de ^ i j ^ ' . tandisque ou*?* I giTTTG.les dieux SUR 465 AJUW (qui est) Ammon article. pourrait n'être qu'un déterminatifde l'ancienne sans . 'Ç' est une véritable préposition. (2)TTTO glTTTTG . que celui-ci n'est employé que comme adverbe. » « aux autres nGOHp gip&TTTG . avec cette différence. en dessus. composée de la préposition simple TTTG le ciel : ce groupe répond exactement au copte glTTîG. CHAP.* nG ou * . en haut) (1).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XIII. c'est-à-dire : " Ammon qui est supérieur dieux. ( | p 5° On employé dans le même sens et dans des circonstances semblables. forme de la préposition sur.

CHAP. . XIII.466 GRAMMAIRE EGYPTIENNE.

CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 467 . XIII.

XII. CHAP.648 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. .

CHAP. XIII. 469 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

XIII. CHAP.470 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. .

CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 471 . XIII.

™G& IIAT-T Gn eu>e n une l'ami-d'Ammon-Rhamsès son fils à du ciel la dame Mouth de discours • XjuinjuiAiPHJULCC TTGCCI gnuji . XIII.472 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP.avec moi (1) JU&-G1 viens .

K. . avec lui (1).nonci ô toi qui es AVEC n gju op&q nnTO» tu LUI dans les demeures de Pôni (de la conversion) nGHi . gpi. XIII. I coptes gp&q. et cette combinaison igp&i. 4° Enfin sous la forme 4 473 gp. avec toi.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. Cette préposition est susceptible de prendre les formes simples en affixes. répond 8P-K. aux formes fgpi. 8P-q. avec moi. CHAP.

ou chez. la bouche. et ^~ï JV. La préposition ou I // I . apud: de cette préposition simple unie à forma la préposition composée ^^ . répondait à la préposition copte ty&. suivie de la déesse Anouké) (1).jSjjj? jy<ipGn). usque ad. pour indiquer le terme de l'action : nnGOHp ncoTTn Lôumn-pH nGqGTq^&pGTTnG&ToncoYTn . CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. % 307. 474 noqpnGTgo(c0/?feîT6go) belle JULGIO ncxiGiogôncGiAX ncT AVUD les miroirs contemple et ta face GgpGT (copte GgpG) nir à toi (pour)reçois gpA TGCOmG qui (est) la soeur ou ta soeur .des dieux roi Ammon-ra son père A seigneur en 0(jue roi de la discours . ^MA&. XIII. vers. à. dont nous n'avons encore retrouvé que les composés dans les textes en écriture sacrée.pG (le copte inusité : à. <£J. qu'on emploie 1° Dans le sens de > -=r==» po. ad.AVEC TOI &\ avec (Paroles de l'empereur Tibère offrant des miroirs à la déesse Saté. «j<5. se j£ îijp.

XII. CHAP.le soleil son père chez il est venu .GRAMMAIRE EGYPTIENNE. apud. chez. auprès de: ^ (1) npH TTGqGTq uj&pc ndqci . 2° 475 Dans un sens de la préposition latine.

affixe. copte oj^pon. Cette variante d'orthographe se rencontre dans les monuments de la belle époque (2) JULdi-f . on a écrit £^ t i i copt. On a quelquefois exprimé la voyelle entre la préposition et le prode lieu qu'au exemple.ujdpOK ^7X ujpon. JiJPOK . c'est-à-dire.476 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. cnf cn& " TTGIGHT nbu&i (qui sont) toute la joie toute la force accordent de l'orient les esprits chez eux. typn vers chez nous. CHAP. chez toi. XIII.qui me chérit : nci Uj&pOK GI &nOK ô fils vers toi viens je a> . -^cr-^ <£jpK. (1)aj<tpdcn m& ^i&igHT mfi. . vers par nom Ô h © ^^A.

. j] 477 /).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ( chap. . XIII. dans les textes hiéroglyphiques. ou bien de contracté en ® § <r^J| car . de ne point exprimer le redoublement des lettres. . des pronoms. CHAP.eJh[| de ujpo et il est de règle générale. II ).

. et signifie comme.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. OJG noqp nGTjmnnn oi AA&I-T T&CI .ma divine demeure comme beau ton monument est qui m'aime ma fille . mesurer. peser. . et par suite comparer. encore existantes dans la langue copte. : 1° £q répond exactement à la préposition sicut des La- tins. XIII. UJI ou UJHT. se rattache originairement aux racines UJG. on acquerra comme nous la conviction que la préposition £ /j !£Je> qui du reste n'est point usitée dans les textes coptes. être mesuré. 478 des âmes. (1) . Cette préposition se prend dans les acceptions suivantes hiératique Ç J . CHAP.

SE- : . 3° 4 IJ CUNDUM doit souvent se traduire par selon.Amon-Ra son père de l'ordre selon . conformément 479 à. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. de-ton-père l'ordre selon . XIII.

480 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . CHAP. XIII.

ce qu'indiquent suffisam- ment les marques habituelles du redoublement : ou ê . A. Â/ n'en est . stances et dans les mêmes acceptions que ^ au fond qu'un simple redoublement UJGUJG. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.^i ou *& *=> ^ 481 préposition employée dans les mêmes circon. XIII.

XIII. CHAP. .482 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

CHAP. 483 . XIII.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

. CHAP. XIII.484 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

n° 1. 122 .(3) TOJ&G JU. . « et deux murailles de briques DEVANT ELLE (4). par devant. » glXOJ OÀ<5.&£.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 70. » (1) Paroles de la déesse Nephthys. par des constructions durables. A COTÉ elle équivaut à notre préposition de- copte. cercueil d'Obaï. Musée royal.n&uv n gdnKanr JUL a»np gui GTKOJT «Bâtissant (cette demeure) en pierres.T . vant.62m n&uuioTp . DU COTE DE LA TÊTE.&uji devant moi j W* j-^ K^^\ g&xa>K. et du ou l"^T nom commun ©> xuu la tête : et signifiant mot à mot D DE LA TETE. (2) Rit. (4) Stèle dédicatoire d'Aménophis II. g&xuuc coirf. — (3) Idem. hiérat. CHAP. J\ « «^ devant toi. fun. 485 (\tâ\ formée de g& <§> Js^ ou à côté. XIII..k 2. 98. col.&. Musée de Turin. 99. pl. dans toutes les occasions sont inusitées dans le : : les formes gAZiu et g<ixn Orcipc mcon 9.le coffre funéraire (le sarcophage) devant Les pronoms affixes s'unissent à cette préposition \|/ g.Osiris mon frère devant j'ai entouré c'est-à-dire : «J'ai environné (de mes ailes) la partie antérieure du corps « de mon frère Osiris (1). sanctuaire d'Amada.

a pour équivalent dans les textes hiéroglyphiques le groupe et toutes ses variantes-4'' * -Aï* rV "/ & . r^j&> . ^^> On comprend que le .486 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. la partie antérieure. employé comme préposition dans la langue copte. XIII. Le nom commun JULTO. TTGJULOO. le devant. JULOO OU nGUTO. CHAP.

TTGKJUITO.T6 nGKJurro ' <LIGI !mon (divin) père devant toi je suis venu ®> Les caractères symboliques notés^=4^ -\ ^-^ . (1) Rhamsès-Meïamoun à Amon-Ra. 487 «Le roi dit à tous les chefs commandants des fantassins et des cavaliers qui étaient en présence de sa majesté. pavillon de Médinet-Habou. et l'autre les parties postérieures du même animal. devant lui. hiératique V^ représentant. ces deux caractères répondent incontestablement aux mots coptes gH. l'un les parties antérieures du corps d'un lion.— Inscriptions funéraires. XIII. CHAP.. passim. au nom-préposition ^^^^ produit les groupes : ou « r—^ > hiératique qui répondent exac- ndJULTO. tement au] copte Et ainsi de suite comme dans le tableau de la page 460.la table (le guéridon) sur devant eux manifestés les pains divins (2) n&T«5.» L'union des pronoms simples affixes. expriment dans les textes égyptiens en écriture sacrée. TgH (1) Tombeau de Kourna. devant moi. gï ncnjuiTO (noTJULTo) gip nccn .. . le premier : le commencement.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . la partie antérieure ou la présence d'un individu ou d'un objet quelconque. jTGqJULTO. (1).. devant toi. hiératique H-fr |* . le second : l'extrémité ou la partie postérieure . n° 38..

XIII. la présence. ou eH. et ndgôr ou cf>dgOT la . le commencement. CHAP. le devant.488 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

dans. -S 1° ou T-gH -. bas-relief au-dessus d'une porte intérieure du Pronaos. v5$ DEVANT DE devant. XIII. grand temple. 1.Atmou son père devant et grands puissants deux uraeus sont 2° Le même nom combiné avec la préposition simple préfixe £= pix>duitjg ou *gj> hier. (xx) en ses ho- ' (1) Rituel funéraire.&. hiératique /^— ^ et f : « T qui ne diffère de la pré- cédente que par l'échange du premier caractère mophones.6.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (1) XTAAOT TTGqGTq précédé de la préposition OH EN 489 LA PRÉSENCE DE nd&T gJULOH ]fX &u : UJHp OTpO>& GpG . n Xnn JULOH .6.du soleil le vaisseau ITpH JULOH DEVANT f^. col. Musée royal. fol. SUR LE : (1) n(n)pH f&. (2) Ombos . signifie devant. planche 70 (?). ]^ -"A- '^==.6. en présence de. en.dieu Phré du vaisseau sur le devant (qui est) la déesse Tmé à libation (vérité) du (soleil) On emploie dans le même sens la préposition composée V cJa/" ou Tct^ *XOH . Description de l'Egypte. 111 et 110. C&6~ ctyp le serpent Apophis frappe le dieu Sévek n oTurrn TJULG UOH . 123 . Et rituel hiératique. CHAP.

490 npH f&.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.leurs filets 3° Le nom *=»* ' hiératique composée DEVANT. étendent devenu complément de la préposition simple (*) "^ . CHAP. à la présence de : (4) TGKJULnT0T&& pOH i&trni . c'est-à-dire.&. ^ . copte GOH au-devant de. . nTI noqp ni& TglH ndK GI-OTOm . à. . p.&. forme la préposition Jou rf'i .soleil de le vaisseau devant (5) ncn(n6T)-gdX6 .=£? npH cn(CG) JULOH le soleil devant ils assis . peH. copte G. n GT-gUCI JULOH . hiératique %. vers. XIII.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. 491 . XIII.

492 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. acceptions que ffi mêmes dans les employer doit l'on que coram. XIII. . CHAP. ^ devant.

CHAP. XIII.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. 493 .

[}6A*n £>p On a exprimé dans les textes en écriture sacrée. 'S3! . qui.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.V p6. statue acroupie du Musée royal. à la suite de : n&& gu ne&uj TGqoTurrc gi GqojuDi le grand casque royal par dominant son palanquin sur ncTn OTOOTG le roi sort (diadème) (2) nG CTnjuicj £)&p<5. devient un véritable adverbe: DERRIÈRE. EN ARRIÈRE .TGq derrière lui . ycjJCllcgui (3) le prophète qui marche devant qui se montre derrière.les ténèbres dans et la partie inférieure les ténèbres dans sa tête était ou postérieure de son corps (1)riYKAKe Aï- tion composée ^ u JL forme la préposicomqui reçoit les pronoms affixes pour Ce caractère combiné avec la préposition . entrant dans la composition de plusieurs prépositions communes aux trois dialectes de la langue copte. nigor employé sans complément direct. s . CHAP. et signifie derrière. plément. à Médinet-Habou. 494 xi TT6qxw nGOTon nGKdKG TGqn&gor . le mot (1) Description du serpent gardien de la 5e porte du ciel. (3) Titre sacerdotal et mystique du prophète Hrué. XIII. Uni à la préposition -A . (2) Description de la panégyrie d'Ammon-Horus.les princes (sont) Quelquefois *==^" VV . tombeau de Ramsès V. (^gOmj 6. le mot Câ. par le groupe i .. PAR DERRIÈRE. JUL. hiératique ' _£. signifie partie et portion dans son état pri- mitif de nom commun.

XIII.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. devient une préposition composée 495 . CHAP.

du nord ciel du la constellation de la cuisse après qui est ©OTornn le dieu Tothounen . et par un changement d'homophone. XIII.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. jagiT TTTG n nciOTnn«jO>nuj xxcd. on écrit JULC«I s%j j . îTGnT . CHAP. l'hiératique ^^5 ne varie point. 496 On modifie souvent l'orthographe de cette préposition.

CHAP. XIII.après toi (derrière toi) Horus . (1) glCUUK 497 8a>£ .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

et dans les mêmes occasions où les textes coptes offrent le mot cnxiA. 498 (1)ncqTTG nc& . a laplace. XIII.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. nom commun signifiant le lieu. la place. njuiA.son père APRÈS ccyuri n noT& ftH(T régnant d'or l'épervier On emploie dans un sens à peu près analogue le mot ~*J^ JULA. . CHAP.

A lequel. hiératique ! ^± .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. c'est-à-dire : dans le ^"5*1. . en ton lieu. 36. vers la place. (3) Tableaux historiques d'Ibsamboul. est en général un véritable adverbe qui signifie ubi et ibi. en son lieu. est une personne ou une chose. n G&JAIK n c'est-à-dire «Aux serviteurs de sa majesté qui sont avec elle en ce lieu. c'est-à-dire : dans le lieu où je suis. paroi extérieure nord. . vers mon lieu.*— lieu où r—— .. dans le lieu où tu es. la place où. vers le lieu où je suis. place.. (2) Tableaux historiques de Médinet-Habou. » (1) Obélisque de la place Navone à Rome. \ g en mon lieu.le divin Titus le roi son frère Nous devons faire remarquer enfin que le groupe hiéroglyphique L répondant également au copte JUA. paroi nord col. Mais cet adverbe paraît rentrer dans la classe des prépositions lorsqu'il reçoit pour complément les pronoms simples affixes G pnAJLJLA. ' * Xk&. CHAP.» (3) pTTGqjULA n*r TTcq. Ainsi de suite. comme son correspondant copte GnGJULA ou GJULAT. l'endroit où. (1)1 iToc neHp ncTn 499 ncqcon . XIII.en son lieu qui sont n TTGqnn G-n eu># aux le roi par discours nGODHpr chefs «Discours de sa majesté aux chefs qui sont avec lui en ce lieu. donne naissance par son union avec la préposition simple •*='* p (copte G) au composé /===* pju. vers le lieu. Voici des exemples : (2) GncqjuLA fir . « Gn&KJUA il est. c'est-à-dire : *6p6qjULA. lieu.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. hiératique l)f . GC ou ic : c'est le copte ic. et les diverses significations qu'ils sont susceptibles de prendre. voici que : GI n nnn& n nAA nujHpr n GipG entière la terre de seigneur du grand chef du étant la venue mft nKAg . XIII. voilà : 1° Il fait souvent l'office d'adverbe conjonctif : voilà que. DES ADVERBES. 500 § II. soit leurs correspondants. ou en remplissant les fonctions dans les textes hiéroglyphiques étudiés par nous jusqu'à ce jour. en ayant soin de faire connaître. CHAP. soit leurs transcriptions employées dans les livres coptes. 6IC. Nous placerons sous ce paragraphe les principaux mots ou groupes appartenant à la classe des adverbes. il jl . voici.

CHAP. XIII. 501 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

depuis que. u^uii J cuivre (et) en émail (en electrum ?) en or en . hiératique . pnA pATcqgH nn nnenp GfîfAïK. «=>. depuis. le taureau voici que 319. XIII. : sa majesté en HKGI ? GICTG (marche) devant blanc. 502 (1) JULqK.. nceHp GIC-TG dieux voici que avec sont devant lui ce. L'adverbe conjonctif ment le copte Guf£G..Gn. CHAP. OTUU&UJ IC2ÎG.de dieu divins serviteurs les nccTn ncATnc (2) nGCTn n cAnGCHT n neTOïOJT rois de la région inférieure (et des) rois de la région supérieuredes les statues | l^est régulièrement écrit avec le signe de Quelquefois l'adverbe (3) nGqjuLnTOTAAÊ. remplace exacteicz.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. dès que: .

CHAP. L'adverbe e* . 503 « Le chef de Schèta ne se montra plus au milieu du combat depuis qu'il « eut aperçu sa majesté. ujqT. XIII. » 320. dont nous ne connaissons pas l'analogue dans la langue copte.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. dès que : . signifie lorsque. hiératique ^/ .

adverbe conjonctif formé de la : 11 . hiératique H^^% gi. sur. GRAMMAIRE EGYPTIENNE.504 321. XIII £~£ . CHAP. ce que : . que. et du conjonctif o préposition^0 S signifie parce que . par.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 505 . CHAP. XIII.

CHAP.506 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XIII. .

XIII.) Voici des exemples de l'emploi de ces adverbes. . CHAP. (Voir le tableau des noms de nombre.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 507 Ainsi de suite.

508 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. XIII. CHAP. .

prières finales. il était indispensable d'indiquer la répétition d'un nom ou d'un titre : iifcKpAn n GICUUOJ nGOHp .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. egHT niGgHOT gi OHnoT nurren ô boeufs battez le blé pour vous (bis) (1) gi OHnoT nojTGn battez le blé pour vous! Api Ténor nnrn . CHAP. 3° 509 Dieu * ! Dieu! Ajun Ajun Ammon! Ammon! Enfin.ton nom à je rends gloire nc^Hp (a) Rituel hiératique du Musée royal. si l'on voulait marquer la répétition obligée d'une phrase entière ou d'un membre de phrase : on verra dans l'exemple suivant. dans une invocation. 2° Lorsque. consistant en deux variantes d'une espèce de chanson ou d'exhortation adressée par le bouvier aux boeufs foulant ou dépiquant le grain. (b) Rituel hiéroglyphiquede Turin. employé comme l'est le latin Bis dans la trans- cription de nos poésies lyriques : ne. l'adverbe ff concnAT. XIII.

IIe partie.. . ^~ c~ est l'hémisphère dans la demeure de dans l'abondance inférieur pxxd. là où. 11&11. juLbgc jutcgn JULGgA roi du l'image où (sera) et du 3e du 2e du (5) noqp r rniHù.r~ .. de la IIe part.. &p neHp 1er ncpncTG gju ordre les temples dans JUL IITAOJULAIC uunpGnGq XITAP-JUAI .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. du rit.c v/tvj^. ntitn:) pjULA WTCipG (3) unuju») ..Û.1 rrcoTTn n irjrrjuyivj pju. . 510 V r<J<TÏi tnvhci TlOTI JULA GJULATU) nOOnG K6.la déesse Hâthor le lieu ou est ouvrir de chapitre c'est-à-dire «Chapitrede l'ouverturedu lieu où réside la déesse Hâthor (2). XIII. OAJgUUp yjJ. (3) Tableau funéraire du Musée royal. » nG GÛ. lieu le et lendroit de.-. là ^o.— (4) Rituel funéraire.& -&«- d'Athmou fils le dieu Moui o . funér.. chapitre 127.trois fois gracieux seigneur Ëpiphane dieu Ptolémée toujours vivant aimé de Phtha (1) Sarcophaged'Outhohôr.i . .orientaux (de l'orient) (sont) les esprits dans le lieu où ils moissonnent (4) uxx6. représente le copte GÏTGAJLA et GAXAT qui signifient l'adverbe ubi des répond à où. au Mus. vers vers Latins dans les textes hiéroglyphiques. roy.—(2) Titre du 121e chap.&.IAIK n GpT. CHAP.^.

ou J\ . ^ p gigpATTTG. TTTAgOT. .-.dans le haut. /. devenus des compléments de la préposition ~c—*. » 327. (1) Description d'un bas-relief du tombeau de Rhamsès V. font GOH DEVANT. xx. à.«.'" »=i gigpATTTG est un adverbe qui signifie en gipATTTG ou gpATTTG. GgigpATnG. Les noms communs le DEVANT. gûgigpATm dans le haut. la partie haute. la partie antérieure du corps.2> gAgipATTTG ou KpÊq haut. (2) Idem. et de la préposition 8 (1) gigpATTTG 511 £A. copte (G). Il est formé de J?^ 326. «*£$ .$ .vers le haut 2° Par les prépositions $/ -i=z (n).GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. tombeau de Rhamsès V. le DERRIÈRE.v:. en haut elles ne vont pas leurs âmes « Leurs âmes ne vont point en haut (dans le ciel). CHAP.en haut. la partie postérieure du corps. !:. et o u ^)f *ï"gH. Exemple : (3) gjuLgigpATnc cnon(f JUUTG rtOT&Ai . ~JÎ? GHAgOT DERRIÈRE... d'en haut ngigpATnc.«8PATTTe ^ ^Pocl cnAn a lui ils montent .. vers. nom commun qui signifie le haut. XIII. vers le haut s'élèvent leurs serpents Mohen Cet adverbe est souvent modifié 1° par la préposition à. vers : . vers le haut. //. ncmjtgn fcnn . en haut. ( 2) P8.'.•. p. aussi les fonctions de véritables adverbes.

. > AP# (copte gxx «^OTUJT. . et celui qu'on met d'ordinaire en opposition EN ARRIÈRE. goor ou g. le monde entier fait des li" bations devant (lui) ou derrière (lui). gporp. XIII. 09 en . On peut citer d'abord : 1° Le nom synonyme '-ft. sans pour cela qu'ils soient combinés avec une préposition quelconque. et par suite au devant et en avant. A LA SUITE. o en l<=" hiérat. gJUl GTnAgOT GOH IHO . ou leur abréviation symbolique i O ou i employés comme adverbes dans .. On observe dans les textes égyptiens antiques.gpor. tfir^ \£*s» hiératique . hiératique gJLA XOT<AJT) té1®J . comme dans les textes coptes.<LOT jour. un certain nombre de noms communs qui deviennent occasionnellement de véritables adverbes. des phrases analogues à la suivante : . GCA. ou son OJCT . au prospect. comme les précédents.. CHAP. ©#U* .*Aty«jr ou gu^^T au conspect. que des noms devenus compléments des prépositions simples fL et ou i^=:- -*=». 329. l <=>.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. ou 1 1L*=. ne sont primitivement.l'action de faire des libations en et derrière devant (est) le monde c'est-à-dire « Que lorsque le roi se montre." 328. 512 (1) K&û. L'adverbe ^l . DERRIÈRE. pCA.

gpov - nGTOTornn xx&o EtTJun Orcipc n TAOTO 513 CJULG le jour les dieux Totounen devant Petamon-Osiris d'le dire justifie . XIII. CHAP.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

jour. toute et sens marqué par le cours du soleil depuis sa création jusqu'à l'époque de . XIII. CHAP. Mais dans le Rituel funéraire. se groupe.514 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. en emploie cet du temps physique durée la comprend alors il mystique. signifie un grand lisait qui gAgngoor. et répond aussi quelquefois à notre adverbe long- adverbe dans un temps. goor ce nombre de jours (1).

515 . XIII.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP.

ujo r ncçp gju nGTHHiiG nKGn ..GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.. XIII.. CHAP. enp OJHOTI gi . 516 (1) cncg nnc GnGg.

pour toujours. CHAP. -^ 517 e=>( Î^ApGnGg analogue au copte ujAGnGg. jusques à l'éternité.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. 4° . XIII.

CHAP. XIII. c'est-à-dire .518 • GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.Jfjt goor iije GnGg n gAg n goor. Souvent cette formule a été abréviativement exprimée par ^.

Ç . On employa dans le même sens l'adverbe f^jf ou 519 TQ dont la langue copte ne semble point avoir conservé d'analogue. 335. CHAP. XIII.GRAMMAIRE EGYPTIENNE.

XIII. con (vices. 337. CHAP. constitue nOTK ornée or JUL JiApi nAI nAKHUJTg en une Bari pour moi tu as sculpté (1) OJGtAJG Gipc junGCon de semblable on n'en a fait jamais . Ce même groupe uni au motg*® jamais (aucunefois) nnccon ou l'adverbe négatif g*® UJC&T JUL émail d' &HK. fois).520 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.

XIII. 521 liaison. comme dans ces exemples.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. où aucune conjonction n'est ex- nGTUDOT (ATUD) nJULOOT (ATUD) TTTO (ATUD) TTTG GipG Ajurn . CHAP.

le monde «Je suis l'oiseau Ibis. deuxième partie..les flèches et (2) HCG (n) nci ATUD cnT not> n (OUDPJ «VJUJ "Lui Osiris frère d'Isis ET (Horus) le soutien «wn v. » (1) Rituel funéraire.K ET le fils d'Isis. sujet. au cabinet des antiques. et le ciel j'ai ouvert et Phtha par manifesté l'ibis je (suis) (3) nTO . . (3) Manuscrit funéraire hiératique de Pétéménoph. et j'ai ouvert les portes du monde terrestre.. XIII. et j'ai ouvert les «portes du ciel. jfc hiératique . manifesté par le dieu nAIOTUDn terrestre j'ai ouvert Phtha. CHAP. qui répond exactement au copte du soit faisant partie des ensemble unir à noms sert ET. (2) Idem. (JTTjnC JJ b l'arc . troisième partie. » Cette conjonction lie également les propositions entre elles ATUD TTCG nAIOTUDn ATUD EtTAg ngm gp JUL —i : AttOK. on se servait habi- tuellement des groupes phonétiques suivants : 1) ^ . soit du complément d'une même proposition : thébaiu ATUD (1)CATG ATUD .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.v. 522 conjonctions dans les textes en écritures sacrées.

523 célébrer le jour éponyme.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. gUD gApoq de (dans) la race et (ainsi que) en lui . AUSSI. » . GICKAI et je laboure cas la conjonction gUD ET. (1) GI UDCT) dTUD . .TSKVOtÇ - TOÎç (3)nGqpAn .ses enfants npuDT ^-j^ 1 gUD . CHAP.son nom « etiam. On employait aussi dans le même conservée dans le copte (2) ncqci ujHpG n . quoque.je moissonne 340. XIII. )tat gju ngooT OiÙTÛ AI gUD en le jour célébrer et .

. CHAP. . XIII.a9a x. 524 pnHTG JUL nKAg nA ncgiiAi gju nGTHp n Gipc <ye ttTKAI temples de l'Egypte des les panégy.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. VTiyùpsa-tv èv cûCkolç Gsotç (1)uj&n x.dans du pays dieux aux on fait comme ries . .ac gooT gpA .

525 . XIII.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. CHAP.

CHAP.526 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . XIII.

ou KGI. et. CTGI KG.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. hiératique aux conjonctions coptes ^ét (5G. » 345. (5H et . et aussi : Z m. XIII. etiam. répond exactement usitées dans les divers dialectes de la langue copte. CHAP. » . et signifie AUSSI. 527 « Abydos est donc le réservoir où affluent les eaux de la contrée des « deux vérités.A £> .

Il répond. écriture en un ment. Ce J^ hiératique^^. textes hiéroglyphiques et hiératiques. représente un personnage dans l'attitude d'appeler ou d'invoquer un individu placé à une certaine distance. avec coptes. 528 § IV. qui se place. Le très-petit nombre d'interjections égyptiennes connues parles textes d'orthographe. 347. presque toujours.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. caractère. caractère. XIII. dans les textes égyptiens. On les exprimait. surtout en figuratif. hiératique. à l'interjection UD du copte : ô ! . CHAP. par la méthode phonétique. par cela même.^^7s^^rf^* . réellement symbolique. en tête de la série des interjections 1° :\j!) nijj forme linéaire . DES INTERJECTIONS. quoiqu'on employât assez fréquemquelque sorte. dans les variations très-légères de existent.

CHAP.GRAMMAIRE EGYPTIENNE. (1) TTTG GTgJUL nGTHp 529 UD !du ciel habitants dieux ô . XIII.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 530 351. » 352. nous accordons le souffle à «tes narines. CHAP.sur maface tes 2 ailes étends Natphé mère OH! a dit Le basilicogrammate (1) Cercueil en basalte vert du défunt Obaï. .le véridique Obaï Osiris cn-j- OTTOguDp OTCipG nous donnons Outohôr Osiris oh! IIoTi go G-n eoe oh! le dieu Moui par parole (2) nGKqnT . Musée de Turin. E"l D sous une forme abré- gée. XIII. et répond à nos interjections ô! et oh! hiératique: é£>0 . Cette interjection pourrait n'être qu'une abréviation simple de 'pp/^Ul goi. (3) Momie de Bethoamoun. interjection presque toujours accompagnée du déterminatif ^ (supra. page 507)Ôoy^jTVMil ^\ hiératiqueTTVM' et ? ? dont l'usage est très-fréquent dans les invocations ou les lamentations. (1)nJULGTATG O&AI OTCipG gO . est employée dans certaines invocations. gigpAT nGTTGngâ ne HTC[>6 TjuiATgoi qeoe ncoTTncAb .ton nez p ncmqG nAK à les souffles à toi «Le dieu Moui dit : oh! Osiris Outhohôr. (2) Sarcophage d'Outhohôr. Musée de Turin. au Musée du Louvre. L'interjection#\ P^ ou 8<>.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. (1) gApOK nGKOjAqTG nAK Gl"f UjApOK GlgUD OTCipG gOI .M. + / 531 . CHAP.sous toi tes ennemis à toi je donne chez toi j'arrive (je finis) Osiris oh! . XIII.

il ne fait que mettre sous les yeux du lecteur. ou au moins des renseignements qui. CHAPITRE XIV. Plusieurs notes ou tableaux de la main de l'auteur de la Grammaire égyptienne. L'éditeur a cru devoir les insérer ici comme supplément à la Grammaire . paraissent avoir été destinés par lui-même. à être employés dans le texte de cet ouvrage. ne peuvent pas être dénués de toute utilité : ils peuvent ajouter quelques principes nouveaux au grand nombre de ceux qui composent la Grammaire égyptienne. par leur origine. en voici la copie exacte: . et dans leur rédaction autographe. Ces notes sont au nombre de sept. des données. AVERTISSEMENT DE L'EDITEUR. contiennent des indications qui.SUPPLÉMENT A LA GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et recueillis dans ses papiers. par leur objet spécial.

CAnKOT mft chargé de toutes les constructions CAnGXHT NOTE 2 avec ce . NOTE 3. (Notes de 134 . (1) Pour un autre emploi de ^A voyez à la page 131 de la Grammaire.) aux pages 190 et 191. Exemples (2): vivant. n° 286 et les exemples. Le Bouvier. CHAP. iCAnm CAnccn. ( \ titre : noms d'agents par ÇA Bucheron (à Beni-Hassan) L'intendant de la maison des champs. (2) Vozez la Grammaire. cchargé des cavales. cymbalier. possesseur de la vie. chargé de boeufs. XIV. avec ce titre : qualificatifs noms d'agent. NOTE I avec ce . CAUDng idem idem chanteur CAgUDK CATpHÂ copte danseur CATftnp illustrateur.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. titre: additions à la grammaire. pages 439 à 442. Ils se forment par le comme lui à la racine. chargé des barques. l'éditeur. 1° 533 Les noms d'agents composés par % ^CA (1). et pour un autre sens. celui qui bat des cymbales.

(3) Voyez page 105 de la Grammaire.y*ou ^sont souvent de simples marques du redoublement d'une lettre (2). (2) Voyez page 508 de la Grammaire. surnom d'Ammon. NOTE 6 : Les signes ^. soit qu'on les employât dans un sens autre que leur sens le plus ordinaire. Musée de Turin). N° 324. CHAP. soit qu'on voulût les faire distinguer plus parti- culièrement. avec ce titre: orthographe (1). j flrgoiOTUD&aj le mur blanc. XIV. 534 NOTE 4 (au crayon). L'Explétif ES&S (3) etc.«a était outre cela une sorte de marque honorifique : Dieu Thôth. NOTE 5. Certains caractères. Déplacement des voyelles: (1) Ce mot est au crayon. Ce signe v~". danseuse femme harpiste batteuse de mesure. le reste de la note à l'encre. furent tracés au-dessus d'une enseigne '—<3 Ce carac- tère remplace ainsi dans l'écriture hiéroglyphique la ligne que nous traçons habituellement sous certains mots pour appeler plus directement sur eux l'attention du lecteur. ntyAojTO celui qui équilibre le monde.GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . nom d'un quartier de Memphis. (Stèle double des Thôthnofré. avec ce titre : noms verbaux.

XIV. 535 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP.

XIV. .536 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE CHAP. TABLEAU A. CORPS CÉLESTES.

CHAP. 537 .GRAMMAIRE EGYPTIENNE. XIV.

MEMBRES HUMAINS . CHAP.538. GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. C. XIV.

CHAP. XIV. 539 .GRAMMAIRE EGYPTIENNE.

D QUADRUPÈDES ET PARTIES .540 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. XIV. DE: .

E. OISEAUX ET PARTIES D' .

542 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . CHAP. XIV.

GRAMMAIRE EGYPTIENNE. INSECTES: G. 543 . XIV. CHAP. F . REPTILES.

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. VEGETAUX. POISSONS.544. I. XIV. . H. CHAP.

545 .GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. OBJETS DE K. CHAP. ARMES ET INSIGNES. COSTUME. MEUBLES XIV. J.

L . M. INSTRUMENTSD'ARTS ET METIERS. .546 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. VASES ET USTENSILES. XIV.

CHAP XIV. 547 .GRAMMAIRE EGYPTIENNE.

PRODUITS DE L'ART.XIV. N. ÉDIFICES.548 GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. CHAP. FIN DU TABLEAU. CONSTRUCTIONS. .

. 14 B. pag.. 9 DÉDICACE A M. GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. . Noms phonétiques abrégés F. hiéroglyphes linéaires). B.. — Plan suivi par l'éditeur. LE BARON SILVESTRE DE SACY A L'ÉDITEUR DE LA GRAMMAIRE. j à vij. Noms communs figuratifs. — Époques de sa rédaction.. De la représentation des noms 67 composés 136 .. jx à xxij. — Concours de la lithographie et de la typographie. Noms communs symboliques 50 57 C. Noms communs exprimés phonéti- 58 50 60 quement 64 E. pag. A.. Disposition des caractères . (Hiéroglyphes purs. d'archéologie au Collège royal de France. LE BARON SILVESTRE DE SACY. Différentes espèces de signes: ALPHABET COPTE § 1 l Méthodes d'abréviation des caractères hiéroglyphiques : § III. Tropiques ou symboliques C.— Alphabet phonétique de l'auteur.. — NOMS . sacrés. A. — Exécution matérielle. I... — DE pag. Lecture des signes CHAPITRE III. Noms primitifs exprimés par des caractères notés D. Figuratifs § 27 34 HIÉRATIQUES TABLEAU DES HIÉROGLYPHES PHONÉTIQUES AVEC LES SIGNES CORRESPONDANTS ET LEUR VALEUR EN LETTRES COPTES II. 12 Écriture hiératique. Phonétiques I. — Application de ses principes à l'interprétation des monuments de l'Egypte. — Précis des recherches relatives aux écritures égyptiennes jusqu'à l'année 1822.. 18 L'EXPRESSION DES SIGNES LEURS DIFFÉRENTES ESPÈCES ET DE DE . LEUR LECTURE A. — Système général de ces écritures. 23 B. — Vues générales sur son histoire et sur celle des nations contemporaines. Hiéroglyphes linéaires. ET DISPOSITIONS DES CARACTÈRES SACRÉS CHAPITRE II. . . LETTRE DE M.. INTRODUCTION : Discours d'ouverture du cours PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. Formes des caractères CHAPITRE § II. FORMES § I. — DE 22 id.LA GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE... — Notice sur le manuscrit autographe de la Grammaire. minute et copies. 35 48 ORALE LA REPRÉSENTATION DES NOMS COMMUNS DE LA LANGUE .

. . noms sacerdotaux . P... . noms vulgaires . 122 Id. . Cartouche des reines 143 Déterminatif figuratif... Ennemi. Membres de l'homme et des quadrupèdes 73 Oiseaux Id.. — 120 121 Id. poissons. 74 75 Objets naturels et objets d'art. . asiatiques ou européennes. Symbole des contrées africaines. 129 — des titres ou qualifications. 105 . Noms propres d'animaux sacrés.. . Id. Étoiles et astres. herbes. 130 CHAPITRE VI. 107 109 . 159 161 162 164 . Noms propres de pays et de villes. I. . 130 des noms des dieux. Id. Noms tirés de ceux des animaux. Leurs déterminatifs générique. Noms propres des divinités 70 . de la dévotion aux dieux. Noms propres des déesses. Noms propres égyptiens Id. Fluides M.. Arbres. . funéraire Id. figuratif -— tropique — tropique figur.. § III. — DES SIGNES DÉTERMINATIFS DES NOMS COMMUNS § I. Leurs déterminatifs figuratifs. Localités L. images — § II.. 125 . Divisions du temps K.. .. Noms propres des dieux Id. . D. Noms propres des souverains de l'Egypte 140 Cartouche des rois Id. 155. Impureté Q. tropiques 78 § II. spécial des contrées ou — villes étrangères. 128 — d'enfant Id. J. 132 étrangers. Id. Reptiles. § — I.Membres du corps humain. 107 § IV. DES MARQUES DE LA PLURALITÉ 162 88 89 Signes explétifs . Noms propres de simples particuliers 127 A.. — . .. — 82 Id. Du duel F.. Parenté. insectes.. Noms propres des — des noms de villes 152 . 149 Déterminatif générique Id. Déterminatifs de genre ( génériques). chaleur N. Déterminatifgénérique d'homme. DES NOMS PROPRES ET DE LEURS DÉTERMINATIFS § I. Id. Pierres et matériaux O. . 85 86 87 88 109 A.. Habitations.. CHAPITRE V. Id. B. Intervention des signes 145 Mélange du nom propre et des titres 148 § V. . — — 91 95 96 97 98 99 Id. . . Des marques du pluriel .. Quadrupèdes. Feu.. tropique 110 — Symbolico-figur. méchant R. Reptiles. Id. professions Signe orthographique . Déterminatifs figuratifs d'espèce 71 72 Quadrupèdes. Id... 114 Symbolique..TABLE ANALYTIQUE 550 CHAPITRE IV. . . Matières minérales H. édifices. des contrées étrangères 150 — spécialement géogra— phique 151 B. A. Écriture S. Déterminatifs d'espèce. . Déterminatifs d'espèce A.. Plantes. de femme. B. fleurs G. Poissons E. . 101 102 103 104 Id. 117 — Complexes — B. Oiseaux C..

CHAPITRE VIII. Nom complément direct E. singulier. . DES MOTS ET DES SIGNES QUI SERVENT § I. . F. Id. B. Nom terme de l'action 202 CHAPITRE IX. Signes hiéroglyphiques hiérati. — . singulier de la 2e perB. B. idem G.DE LA GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. et démotiques pour la notation des unités des jours du mois B. Articles démonstratifs 181 Préfixes Tableau de ces articles affixes. — — 168 169 . Noms en construction 196 C. § II. féminin singulier. pour les 2 genres. Notation des mille 230 Notation hiéroglyphique des 232 mille Notation hiératique des mille. — RAPPORTS DES NOMS A. pluriel 256 258 Pronoms primitifs affixes A. Des marques du pluriel par la triplication du caractère 165 VII. Pronom de la 1re personne. . . Combinaison des unités. dizaines. 246 DES PRONOMS 246 I. C.. Notation des dizaines Signes hiéroglyphiq. Notation des myriades. Pronom de la 2e personne.. — hiératiques.. Pronoms de la 2e personne. Pronom de la 3e personne. féminin 253 D. pour les 2 genres. Numératifs ordinaux. 192 190 D. 234 . Nom complément indirect. singulier.. § III. Nombres fractionnaires 243 Notation des nombres fractionnaires. Pronoms isolés A. pour les 2 genres. . . Nombres CHAPITRE X. B — . Combinaison des dizaines et des unités. Pronom de la 2e personne. Pronom de la 3e personne. Articles possessifs Tableau de ces articles vagues. § — 208 Id. sonne singulier . Numératifs cardinaux 187 . Notation des dizaines de mille. Pronoms de la 1re personne. — — 260 sonne .. 181 § II. ... pluriel. — — Id. masculin 252.. singulier de la 3e perC.. 203 204 A LA NUMÉRATION 207 D. Id. ques.. Signes hiéroglyphiques des unités Signes. Id.. 255 . pluriel. 237 Combinaisondesmyriades avec les unités. exprimant les unités. 254 E. Pronoms affixes de la première 259 personne. Articles déterminatifs À déterminatif masculin singulier.. — DES ARTICLES I. . . 255. 212 213 215 218 219 220 222 225 226 227 Id. 235 E. Notation des centaines Signes des centaines A. . 175 178 Tableau des articles déterminatifs.. hiératiques des unités. Nom sujet de la proposition 193 . C article déterminatif pluriel 551 par des chiffres par les désinences. . dizaines et centaines avec les mille. § III. des dizaines. C... Exemples hiératiques 238 239 § II. Notation hiératique et démotique des jours du mois du 10 au 30. centaines et mille. . CHAPITRE § 172 172 Id.. 244 Signes particuliers au système hié245 ratique.. 182 .

351 I. premièrepersonne. En parlant de la 3e personne. . Pronoms des trois personnes. 265 C. § § — DES VERBES ET DE LA CONJUGAISON § I.. § VI. De la comparaison . 308 B. § III. .. Du verbe abstrait. Tableau des articles possessifs B.) § . Tableau des articles possessifs affixes masculins. .. féminins. masculins féminins E.. Place des adjectifs dans la proposition 322 CHAPITRE XII. Tableau des articles possessifs féminins pour les trois personnes. masculins. Pluriel des deux genres. G. . 316 DES ADJECTIFS § I. Id. 310 VII. . Adjectifs exprimés phonétiquement. Id. Verbes attributifs phonétiques 364 ciaux .TABLE ANALYTIQUE 552 261 D. cha312 cun etc.. Pronoms affixes du pluriel Tableau général des pronoms simples ou primitifs affixes. Du genre et du nombre des adjec322 tifs 329 V.. vague. Verbes attributifs mimiques. Des verbes attributifs 341 mimiquement A. employés par la première personne.. — Féminin singulier (complément indirect). 266 270 272 275 276 C. . Déterminatifs tropiques spéC. B. En parlant à la 2e personne. 333 Tableau de verbes déterminés § II. . devenant articles conjonctifs possessifs dans la composition des noms propr.. — Abrégés .. . Tableau du pronom conjonctif 278 280 281 283 A. Tableau de verbes écrits phonéIer tableau. — D. Pronoms simples devenant des articles possessifs abrégés A. Pronoms de la troisième personne masculin singulier (complément indirect). 262 § III.. Verbes attributifs symboliques. Rapports des pronoms 292 IV. 264 Id. F. 306 — féminin sing. Du superlatif. Des déterminatifs des verbes 366 2e tableau. . Articles possessifs affixes. B. 319 § III. pluriels. 294 296 299 301 302 304 . . Seconde personne masculin sin- gulier (complément indirect). § IV. § V. 330 § VI. . 367 l'action 333 367 371 Id. — 290 201 316 § II. — Féminin singulier CHAPITRE XI..305 A. — deuxième personne troisième personne. nombre pluriel commun ( représentant le complément indirect) Tableau des pronoms simples combinés en affixes avec des prépositions tenant lieu de l'ablatif Idem pour le datif et l'accusatif. singulier. Adjectifs exprimés symboliquement. Tableau des articles possessifs affixes. Id. Première personne masculin sin- gulier B. image de l'objet de A. moyen ou instrutiquement 365 ment de l'action. . E. Pronoms conjonctifs (ou relatifs). . Déterminatifs mimiques . Pronoms vagues (quelqu'un.. 309 C. — . Pronoms affixes combinés avec les 263 articles . D. pluriel.. F. Seconde personne féminin singulier (complément indirect). 373 .. C. A.. .. Déterminatifs tropiques . Id. B.. D. — Déterminés (masculin sing).

. . Id.. 412 E 2e personne Id. . singulier B' 2e personne. 451 Id. . séparation liaison. 425 Participe passif.. action .. . Caractères phonétiques servant de déterminatifs Verbes anomales. pour les trois personnes au singulier 414 et au pluriel B. 11. . .. masculin singu- 388 389 7. Prépositions simples préfixes.. bouche. gérondif en dum. A. vers (ad) à.. .. Avec la préposition de ou par. C' 3e personne : D' 1re personne. De la conjugaison A. 411 421 Id. Tableau de ses formes... ... Dans Id. 435 439 443 446 .. 5. 449 Id.. 10. des marques du présent. enveloppe.. . II.. Mode subjonctif. manières d'être honteuses. — Placés avant ou après un nom de divinité exprimé dans les trois systèmes .. même action. lier 553 . parmi à.... 8. Jusques à .. Déterminatifs génériques. au moyen de.. Mode infinitif.. Du temps présent . .DE LA GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. ... D 1re personne. Déterminatifs non définis. 378 379 380 actions coupables. Id. écri4. III.... . .. 1. Participe présent ou actif. F 3e personne III. objet résultant de l'action 4e tableau. 448 Pour (ad). 433 Id. Variations d'orthographe dans certains verbes écrits phonéti- 383 384 385 386 quement § IV. Qualificatifs composés des ver431 bes aimer. parole. tableau .. genre commun. Formation du temps présent du mode impératif. . Par. et fém.. .. Id. Formation des temps du mode indicatif d... .. 432 450 Id. A 1re personne. de la force. . éprouver. — DES Id. . 401 PARTICULES. Qualificatifs prolixes Forme relative ou transitive des verbes au moyen du signe c ou s Forme négative Verbe déterminé par un tableau ou deux figures en . Formation du présent Tabl.. 429 391 Id. Gérondif en do Entre. Mode optatif.. Formation du temps passé. 375 376 377 Id. 137 . 387 448 A. 452 Id 453.. 423 1.. 3.... du feu voix.. Id. Par. métaphore II. Des PRÉPOSITIONS Pour B 2e personne C 3e personne masc. pluriel E' 2e personne F' 3e personne . 6. . vicieuses. locomotion.. pluriel ture transports d'objets action des bras. .. 420 I. Formation du temps futur.. 3e 374 Id. 9... division.. CHAPITRE XIII.. 424 E. mouvement. Temps présent A' 1re personne. paisible. . § I.. 12. 382 Id. Des verbes relatifs à l'action des liquides de la lumière 2. dans.. 415 419 C.. à cause de. D. — Exprimés par la méthode figurative.. 400 403 404 405 406 406 409 Id..

. . devant. ubi. sur lui. 471 Autre forme de : avec 472 — Prenant les pronoms simples affixes (On lit formes par erreur). par-dessus Sur. sous (sub) Sous. 453 454 Id. en arrière. . 488 L'intérieur du corps. Sur le devant de 490 A la présence de Id.. contre. la partie antérieure. de . à côté 484 Devant. Derrière. par devant.. Id. vers le devant. au-dessus de. apud.. vers. . par derrière.. 459 460 461 Id... Depuis. 504 Sans compter.. etc 507 Bis 508 et 509 Redoublement d'une syllabe Id. ablatif. dès que 503 Parce que. dans le haut. vers moi 476 Comme (ressemblance.. vers. à la suite de Derrière. . usque ad. la présence. dès que 502 Lorsque. vers le lieu 510 où. De par Sur (super). La première fois. gérondif en dum. 482 . auprès de.TABLE ANALYTIQUE 554 dum. sans parler de. à la suite de. Le commencement. 511 .. depuis que.. .. — Prenant les pronoms simples affixes. .. À. chez. .. . en arrière. 455 Id.... 486 Devant. 456 Id. Vers.. Id. .' Gérondif en B.. sur (super). Devant.. .. derrière Id. Celle qui est dans. Id. de.... En outre.. Sur le moment de. Tandis que pendant que Id... le devant. . Tableau de la combinaison de la préposition sur avec les pronoms simples affixes C. etc. . identité). la partie postérieure. la place où.. au-dessus de Sur ma face (sur moi) Contre. . là 509 Là. vers l'endroit de.. en sus de.. 499 Ayant pour complément les pronoms. Id. . de la part de Envers. qui réside dans.. 500 § II. en présence de. . . 457 Id.. unis aux pronoms simples af487 fixes... Id.. 483 A. outre Pour (ad). d'en haut. Dans . après Au-devant 497 Après. auprès . voici que. vers.. 495 Après.... Ici.. .. les habitants. Sur le derrière. 473 Autre.. Des prépositions séparées De et par.. à la suite.. Devant. . 493 494 Derrière. ... 498 A la place Vers le lieu. ad. Id. uni avec les pronoms affixes À. l'endroit où. deux fois..... dans l'action de. . 458 Id.. Prépositions composées. 492 Devant.. 467 469 470 Id. En haut. Id. .. ceux qui sont dans. 512 Noms communs devenant occasionnellement des adverbes. Eux étant dans.. outre..... à l'égard de. là où. 474 475 — Avec les pronoms affixes Vers chez moi. Sur moi.. vers le devant. Id.. De par. au-dessus de (autre forme).. 477 La même préposition devenant conjonctive et signifiant : de la même manière que 480 Dans 481 .. en arrière. sur toi. Par-dessus.. par devant.. vers la place.. 489 Devant. .. par 496 derrière Unies aux pronoms avec le sens : Id. coram . Sur la tête de. Des ADVERBES Voilà que.. Avec. en présence de Id. 605 En outre... 463 465 466 Id. en sus de 506 Une fois. L'extrémité. vers le devant.

igitur. Poissons 536 Id. Recherches... Toujours (semper) . sane 527 Aussi. Quadrupèdes (et parties de) E. Id.. 534 Noms verbaux. .. toujours Duplication de cet adverbe signifiant : jusqu'à l'éternité de l'é515 ternité. 3. l'é515 ternité. Additions à la Grammaire. 535 Mots d'argot 8. L. ceci. Donc. — et SUPPLÉMENT A LA GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. D. Id. 512 513 514 Jour Chaque jour.. 5. . en d'autres termes. 532 7. . Instruments d'arts et métiers N. Forme phonétique 529 Formes simplifiées 530 O! oh! . vel. Id. 538 540 541 543 . 532 AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR 1. etiam. Vases et ustensiles M. aussi. Édifices. aut. O ! forme figurative Id. c'est-à-dire 528 § IV. Id. 516 Jusques à l'éternité. et aussi Autrement dit. aucune fois § III. 546 Id.DE LA GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. constructions Id. de plus. ne Non .. aujourd'hui comme à toujours. Des Conjonctions Souvent omises Et Et. ainsi que Id. Aujourd'hui comme à toujours. sans Jamais. ou bien. série de jours Id. Id. CHAPITRE 555 . 544 545 Id. pour toujours 517 Aujourd'hui comme toujours. en outre. . Id B. Id. Ou. 522 523 Autre signe de cette conjonction Id. Insectes G. etiam. 2. Id. produits de l'art. à toujours Pour l'éternité. Meubles. . 533 d'agent Noms par sa Qualificatifs noms d'agent.. . TABLEAU général de correspondance des signes hiéroglyphiques linéaires et des signes hiératiques Avertissementdel'éditeur(en note). Id. dis Id.. . I. 548 . . Formes humaines C. ses variantes 524 Idem 525 Et.. Végétaux J. 544 . pour une longue Id. Objets de costume K. Pareillement.. 6. pendant une longue suite de 518 jours Id. Orthographe. Reptiles. 519 Adverbes négatifs non. . H. armes et insignes. Un grand nombre de jours Pour longtemps. . . Aujourd'hui comme toujours Id. quoque XIV. Orthographe barbare. . le siècle. 4.. Corps célestes 519 520 Id.. La nuit. .. Signes de redoublement d'une lettre . . Id. . dic . Oiseaux (et parties d') F. A. et. Membres humains .. 526 Comme. Id. Des INTERJECTIONS. pour toujours. Instruction de l'auteur DIVISIONS DU TABLEAU.

.Achevé d'imprimer au mois de mars 1841.