You are on page 1of 6

3 décembre 2015

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Texte 38 sur 178

Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’AGROALIMENTAIRE
ET DE LA FORÊT

Arrêté du 2 décembre 2015 déterminant une zone réglementée à faible risque à la suite d’une
déclaration d’influenza aviaire hautement pathogène et limitant certains mouvements hors du
territoire national depuis le département de la Dordogne
NOR : AGRG1529771A

Publics concernés : détenteurs d’oiseaux, chasseurs et utilisateurs du milieu naturel, vétérinaires, laboratoires
d’analyses départementaux, professionnels de l’aviculture.
Objet : délimitation d’une zone réglementée classée à faible risque d’influenza aviaire hautement pathogène à
virus H5N1 ; mesures de protection applicables à cette zone.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le jour de sa publication.
Notice : l’arrêté délimite une zone réglementée classée à faible risque autour de la zone du premier foyer de
type H5N1 et de la zone correspondant au deuxième foyer d’influenza aviaire hautement pathogène dont le typage
n’a pu être déterminé et prescrit les mesures de protection spécifiques qui doivent être appliquées dans cette zone.
Références : l’arrêté peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
Le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement,
Vu le règlement (CE) no 1069/2009 du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sousproduits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE)
no 1774/2002 ;
Vu le règlement (CE) no 998/2003 du Parlement européen et du Conseil du 26 mai 2003 concernant les
conditions de police sanitaire applicables aux mouvements non commerciaux d’animaux de compagnie et
modifiant la directive 92/65/CEE du Conseil ;
Vu la directive 2005/94/CE du Conseil du 20 décembre 2005 concernant des mesures communautaires de lutte
contre l’influenza aviaire et abrogeant la directive 92/40/CEE ;
Vu la directive 92/65/CEE du Conseil du 13 juillet 1992 définissant les conditions de police sanitaire régissant
les échanges et les importations dans la Communauté d’animaux, de spermes, d’ovules et d’embryons non soumis,
en ce qui concerne les conditions de police sanitaire, aux réglementations communautaires spécifiques visées à
l’annexe A, section I, de la directive 90/425/CEE ;
Vu la décision 2006/415/CE de la Commission du 14 juin 2006 concernant certaines mesures de protection
relatives à l’influenza aviaire hautement pathogène du sous-type H5N1 chez les volailles dans la Communauté et
abrogeant la décision 2006/135/CE ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles L. 221-1 à L. 221-9, L. 223-1 à L. 223-8,
R. 223-3 à R. 223-12, D. 223-22-2 à D. 223-22-17 ;
Vu le décret du 2 décembre 2015 relatif à l’entrée en vigueur d’un arrêté ;
Vu l’arrêté du 14 janvier 2005 fixant les règles générales de police sanitaire relatives aux produits d’origine
animale destinés à la consommation humaine ;
Vu l’arrêté du 18 janvier 2008 fixant les mesures techniques et administratives relatives à la lutte contre
l’influenza aviaire ;
Vu les résultats d’analyses du laboratoire national de référence de l’influenza aviaire et de la maladie de
Newcastle référencés no 150331 du 24/11/2015 mettant en évidence un gène H5 d’influenza aviaire possédant un
site de clivage correspondant à celui d’un virus hautement pathogène et mettant en évidence un gène N1
d’influenza aviaire ;
Vu les résultats d’analyses du laboratoire national de référence de l’influenza aviaire et de la maladie de
Newcastle référencés no 150339 du 28/11/2015 mettant en évidence un gène H5 d’influenza aviaire possédant un
site de clivage correspondant à celui d’un virus hautement pathogène ;
Vu l’urgence ;
Sur proposition du directeur général de l’alimentation,

3 décembre 2015

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Texte 38 sur 178

Arrête :

CHAPITRE 1er
Dispositions générales
Art. 1 . – La zone réglementée à faible risque d’influenza aviaire comprend l’ensemble des communes
mentionnées en annexe du présent arrêté.
Le présent arrêté ne s’applique pas aux oiseaux de compagnie et à leurs œufs au sens du règlement (CE)
no 998/2003 du 26 mai 2003 susvisé ni aux spécimens détenus dans des centres ou instituts agréés et à leurs œufs au
sens de la directive 92/65/CEE du 13 juillet 1992 susvisée.
er

Art. 2. – Aux fins du présent arrêté, on entend par :

– « volaille » : tout oiseau élevé ou détenu en captivité à des fins de reproduction, de production de viande,
d’œufs de consommation ou de tout autre produit et de repeuplement de population de gibier à plumes ;
– « autre oiseau captif » : tout oiseau détenu en captivité à des fins autres que celles mentionnées au précédent
alinéa, y compris ceux détenus à des fins de spectacle, de courses, d’expositions, de compétitions, d’élevage
ou de vente ;
– « poussin d’un jour » : toute volaille âgée de moins de 72 heures et n’ayant pas encore été nourrie ; toutefois,
les canards de Barbarie (Cairina moschata) ou leurs croisements âgés de moins de 72 heures et ayant été
nourris sont également considérés comme des poussins d’un jour ;
– « exploitation » : tout lieu ou établissement où des volailles ou d’autres oiseaux captifs sont élevés ou détenus
de manière permanente ou temporaire, à l’exception des abattoirs, des moyens de transport, des centres et
installations de quarantaine, des postes d’inspection frontaliers et des laboratoires autorisés à détenir le virus
de l’influenza aviaire ;
– « exploitation commerciale » : une exploitation détenant des volailles à des fins commerciales ;
– « exploitation non commerciale » : une exploitation où des volailles ou d’autres oiseaux captifs sont détenus
par leurs détenteurs soit pour leur consommation personnelle ou pour leur propre usage, soit comme animaux
de compagnie ;
– « zone à haut risque » : les zones réglementées en application de la directive 2005/94/CE du 20 décembre 2005
susvisée et comprenant les zones de protection et les zones de surveillance autour des foyers d’influenza
aviaire hautement pathogène.

CHAPITRE II
Mesures applicables dans la zone faible risque
Art. 3. – Les exploitations de volailles exerçant des activités commerciales font l’objet d’un recensement dans
les meilleurs délais.
Toute augmentation de la morbidité ou de la mortalité des volailles ainsi que toute baisse importante dans les
données de production constatées dans les exploitations mentionnées au précédent alinéa sont immédiatement
signalées par le détenteur des volailles au vétérinaire sanitaire, qui procède à une visite de l’exploitation et réalise,
si nécessaire, des prélèvements d’échantillons en vue d’analyses de laboratoire.
Les mesures de biosécurité et de surveillance applicables aux élevages commerciaux ou non commerciaux situés
dans la zone à faible risque sont précisées par instruction du ministre chargé de l’agriculture en fonction de
l’évolution de la situation sanitaire. Ces mesures peuvent porter sur des obligations prévues à l’article 20 de l’arrêté
du 18 janvier 2008 susvisé.
Art. 4. – Il est interdit d’expédier des volailles vivantes, des oiseaux captifs ou des œufs à couver de volailles,
d’autres oiseaux captifs ou de gibier à plumes en provenance de la zone à faible risque, et à destination de toute
partie indemne du territoire national, d’autres Etats membres de l’Union européenne ou de pays tiers.
Il est interdit d’expédier des produits à base de gibier à plumes destiné à la consommation humaine au départ de
la zone à faible risque, et à destination de toute partie indemne du territoire national, d’autres Etats membres de
l’Union européenne ou de pays tiers.
Il est interdit d’expédier des sous-produits animaux entièrement ou partiellement dérivés d’espèces aviaires et
soumis aux dispositions du règlement (CE) no 1069/2009 du 21 octobre 2009 susvisé au départ de la zone à faible
risque, et à destination de toute partie indemne du territoire national, d’autres Etats membres de l’Union
européenne ou de pays tiers.
Les rassemblements de volailles ou d’autres oiseaux captifs sont interdits dans la zone à faible risque.
Le lâcher de gibiers à plumes dans la zone à faible risque ou provenant de cette zone est interdit.
Art. 5. – Par dérogation au premier alinéa de l’article 4, le préfet peut, après avis du directeur départemental
chargé de la protection des populations, autoriser le transport direct de volailles issues d’une exploitation située
dans la zone à faible risque jusqu’à un abattoir désigné situé sur le territoire national, ou jusqu’à une exploitation
désignée située sur le territoire national et placée sous contrôle officiel où ces volailles resteront au moins vingt et
un jours ou jusqu’à leur abattage.

3 décembre 2015

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Texte 38 sur 178

Par dérogation au premier alinéa de l’article 4, le préfet peut, après avis du directeur départemental chargé de la
protection des populations, autoriser le transport de poussins d’un jour issus d’une écloserie située dans la zone à
faible risque :
– jusqu’à une exploitation du territoire national placée sous contrôle officiel et située de préférence en dehors
d’une zone à haut risque ;
– jusqu’à une quelconque exploitation du territoire national, de préférence située en dehors de la zone à haut
risque, à condition que les poussins soient issus d’œufs conformes aux exigences mentionnées au troisième
alinéa de l’article 6 ;
– jusqu’à une quelconque exploitation du territoire national, de préférence située en dehors de la zone à faible
risque, à condition que les poussins soient issus d’œufs récoltés dans des exploitations qui, à la date de leur
récolte, étaient situés en dehors de la zone à faible risque et que ces œufs aient été transportés dans un
emballage désinfecté.
Ces mouvements sont exécutés sous contrôle officiel. Ils ne sont autorisés qu’après que le vétérinaire sanitaire a
établi que l’exploitation d’origine ne fait l’objet d’aucune suspicion clinique d’influenza aviaire hautement
pathogène. Selon l’évolution de la situation sanitaire, la réalisation d’analyses peut être demandée par instruction
du ministre chargé de l’agriculture. Les moyens de transport sont désinfectés avant et après leur utilisation.
Art. 6. – Par dérogation au premier alinéa de l’article 4, le préfet peut, après avis du directeur départemental
chargé de la protection des populations, autoriser l’expédition d’œufs à couver :
– récoltés dans des exploitations situées dans la zone à faible risque le jour de la récolte, jusqu’à une écloserie
désignée située sur le territoire national ;
– récoltés dans des exploitations situées dans la zone à faible risque le jour de la récolte, dans lesquelles les
volailles ont été soumises à une enquête sérologique relative à l’influenza aviaire permettant de détecter une
prévalence de 5 %, avec un degré de fiabilité et de traçabilité de 95 % au moins, ayant abouti à un diagnostic
négatif, jusqu’à une quelconque écloserie du territoire national.
Ces mouvements sont exécutés sous contrôle officiel. Ils ne sont autorisés qu’après que le vétérinaire sanitaire a
établi que l’exploitation d’origine ne fait l’objet d’aucune suspicion d’influenza aviaire hautement pathogène. Les
moyens de transport utilisés sont nettoyés et désinfectés avant et après leur utilisation.
Art. 7. – Par dérogation au deuxième alinéa de l’article 4, le préfet peut, après avis du directeur départemental
chargé de la protection des populations, autoriser l’expédition vers le marché national de viandes fraîches, de
viandes hachées, de viandes séparées mécaniquement, de préparations carnées ou de produits carnés à base de
gibier à plumes originaires de la zone à faible risque si cette viande porte la marque de salubrité prévue par l’arrêté
du 14 octobre 2005 susvisé.
Par dérogation au deuxième alinéa de l’article 4, le préfet peut, après avis du directeur départemental chargé des
services vétérinaires, autoriser l’expédition de :
– produits carnés issus de viandes de gibier à plumes originaire de la zone à faible risque, soumis à un des
traitements assainissants contre l’influenza aviaire prévus par l’arrêté du 14 octobre 2015 susvisé ;
– viandes fraîches de gibier à plumes non originaires des zones à faible risque, produites dans des
établissements agréés situés dans la zone à faible risque ;
– viandes hachées, préparations carnées, viandes séparées mécaniquement et produits carnés contenant des
viandes mentionnées au précédent alinéa et produits dans des établissements agréés situés dans la zone à
faible risque.
Art. 8. – Par dérogation au troisième alinéa de l’article 4, le préfet peut, après avis du directeur départemental
chargé de la protection des populations, autoriser l’expédition au départ de la zone à faible risque des sous-produits
animaux d’origine aviaire dans les conditions définies par instruction du ministre chargé de l’agriculture.
Art. 9. – Lorsque l’expédition, les mouvements d’animaux ou le transport de produits animaux entrant dans le
champ d’application du présent arrêté sont autorisés en application des articles 6, 7 et 8, sur la base d’une
évaluation des risques et en prenant en compte les conditions ou restrictions justifiées pour diminuer les risques, ces
produits doivent être obtenus, manipulés, traités, stockés et transportés sans compromettre l’état zoosanitaire
d’autres produits répondant à toutes les exigences de police sanitaire applicables au commerce, à la mise sur le
marché ou à l’exportation vers des pays tiers.
Art. 10. – L’expédition des oiseaux vivants, des poussins d’un jour et des œufs à couver depuis l’ensemble du
département de la Dordogne à destination d’autres Etats membres de l’Union européenne ou de pays tiers est
interdite.
Art. 11. – Le directeur général de l’alimentation et les préfets sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 2 décembre 2015.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général
de l’alimentation,
P. DEHAUMONT

3 décembre 2015

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

ANNEXE
LISTE DES COMMUNES DE LA ZONE À FAIBLE RISQUE
ZONE COMPRENANT
les communes suivantes

CODE INSEE

24008

Angoisse

24011

Antonne-et-Trigonant

24026

Bassillac

24053

Boulazac

24057

Bourg-des-Maisons

24079

Cantillac

24090

Celles

24093

Cercles

24096

Champagnac-de-Belair

24099

Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier

24101

Champs-Romain

24105

Chapdeuil

24107

La Chapelle-Faucher

24111

La Chapelle-Montmoreau

24124

Clermont-d’Excideuil

24134

Corgnac-sur-l’Isle

24137

Coulaures

24138

Coulounieix-Chamiers

24139

Coursac

24141

Coutures

24154

Douchapt

24158

Dussac

24162

Escoire

24164

Excideuil

24171

Eyzerac

24227

Lanouaille

24235

Léguillac-de-Cercles

24236

Léguillac-de-l’Auche

24238

Lempzours

24239

Ligueux

24256

Marsac-sur-l’Isle

24262

Mayac

24271

Milhac-de-Nontron

24283

Monsec

24295

Montrem

24308

Négrondes

Texte 38 sur 178

3 décembre 2015

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

ZONE COMPRENANT
les communes suivantes

CODE INSEE

24311

Nontron

24320

Payzac

24322

Périgueux

24346

Quinsac

24350

Razac-sur-l’Isle

24371

Saint-Aquilin

24372

Saint-Astier

24391

Saint-Crépin-de-Richemont

24403

Saint-Félix-de-Bourdeilles

24408

Saint-Front-d’Alemps

24410

Saint-Front-la-Rivière

24411

Saint-Front-sur-Nizonne

24417

Saint-Germain-des-Près

24425

Saint-Jean-de-Cèle

24429

Saint-Jory-las-Bloux

24434

Saint-Just

24448

Saint-Martial-d’Albarède

24451

Saint-Martial-de-Valette

24453

Saint-Martin-de-Fressengeas

24460

Saint-Méard-de-Drône

24463

Saint-Médard-d’Excideuil

24474

Saint-Pancrace

24476

Saint-Pantaly-d’Excideuil

24477

Saint-Pardoux-de-Drône

24479

Saint-Pardoux-la-Rivière

24485

Saint-Pierre-de-Cèle

24496

Saint-Romain-et-Saint-Clément

24505

Saint-Sulpice-d’Excideuil

24508

Saint-Victor

24513

Saint-Vincent-sur-l’Isle

24521

Sarliac-sur-l’Isle

24525

Savignac-de-Nontron

24526

Savignac-Lédrier

24527

Savignac-les-Eglises

24528

Sceau-Saint-Angel

24529

Segonzac

24540

Sorges

24557

Trélissac

Texte 38 sur 178

3 décembre 2015

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

ZONE COMPRENANT
les communes suivantes

CODE INSEE

24567

Vaunac

24582

Villars

87027

Bussière-Galant

87031

Le Chalard

87032

Chélus

87037

La Chapelle-Montbrandeix

87060

Dournazac

87071

Glandon

87082

Ladignac-le-Long

87092

Marval

87112

Pageas

87115

Pensol

87187

Saint-Yrieix-la-Perche

Texte 38 sur 178