2009

Histoire de l’Art
Initiation à l’esthétique
- Culture Artistique -

3 sculptures [ou ronde-bosse]… 3 œuvres en confrontation… …du XV, XVI, et XVIIème siècles. du
Nous étudierons ici trois période, la première sera la étudierons Renaissance Italienne est Florentine, qui commence dès le début du XVème, pour se développer pendant tout ce XVème. La Seconde sera la Renaissance Italienne et concernera plus précisément la ville de Rome et les 20 20-25 premières ème années du XVI siècle (elle est dite « Renaissance Classique). Enfin, nous nous pencherons sur le XVIIème, qui est consacré à l’esthétique Baroque. Nous aborderons ces courants artistiques en les illustrant par 3 Sculptures représentant toutes le personnage biblique : David.

Mineur

Donatello Michel Angelo Bernini

FAIVRE-MALFROY Florian Forum Histoire – Géographie Lyon 3 27/01/2009

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Une ronde-bosse est une sculpture totalement réalisée en trois dimensions observable sous n'importe quel angle. Elle s'oppose ainsi aux hauts et bas reliefs. Comment les comparer avec des œuvres plus spécifiques comme celle de Van Eck ? Nous étudierons l’esthétique du XVème au XVIème et le XVIIIème Siècle. Chacune de ces sculptures représentent 3 niveaux esthétiques : La première correspond à la renaissance italienne du XVème Siècle – Œuvre majeur d’une esthétique nouvelle qui apparait d’abord à Florence. La seconde date de la Renaissance (encore une fois italienne et florentine) soit la période du XVIe qui s’étend à Rome. Enfin la troisième, est une sculpture du XVIIème siècle qui traduit l’esthétique majeure de l’époque : le Baroque (ressemblance avec une œuvre romaine). lance

I.

Les Caractéristiques Physiques, Matérielles.

1. Renaissance du XVème Siècle : Donatello [1386 - 1466] - 165 cm de haut + à ajouter les 185 cm de la colonne en marbre qui servait de servait pied d’esthétique antique (cela a de sens que l’on a détourné une œuvre antique pour une de … de la dernière pointe artistique. - Double couronne de lauriers (sur le chapeau, et sous ses pieds). - Matière de Bronze (patine plus brillante) - Commande privée et publique de 1435 : ée C’est en effet un fond privé de la famille florentine des Médicis pour leur « palais urbain ». Il est à noter que la famille Médicis était très imprégnée dans le monde Artistique et politique. Et elle est à la fois privée, puisque prévue pour leur palais ; et publique en vue de l’emplacement de la statue : au centre de la cour intérieure du palais (il semble y avoir en plus un intérêt de la montrer lors de réceptions publiques). - Sourire symbolisant un jeune homme « fanfaron ».
Note : œuvre contemporaine à celle de Van Eyck.

2. Renaissance du XVème Siècle : Michelangelo (Michel-Ange) [1475 – 1564] [De son vrai nom : Michelangelo d Lodovico Buonarroti Simoni] di - Commande datée approxi approximativement entre 1501 et 1504. - Artiste de Florence, le cardinal Raffaele Riario, lui demande de venir à , Rome en 1496. Sous sa commandite et influencé par l’antiquité romaine. Quatre ans plus tard, Michel Michel-Ange retourne à Florence pour y créer son œuvre la plus célèbre, le David de marbre. Michel-Ange est de nouveau demandé à Rome en 1503 par le nouveau pape, Jules II qui le charge de réaliser son tombeau. Cependant, sous la direction de Jules II, Michel Ange Michel-Ange doit sans cesse interrompre son travail afin d’eff d’effectuer de nombreuses autres tâches. La plus célèbre d’entre elles est la peinture monumentale du plafond de la chapelle Sixtine qui lui prend quatre ans (1508 (1508-1512). - C’est une commande publique, passé à l’artiste par la municipalité de Florence et par l’Eglise de la même ville. glise - Dimension 431 cm, ce qui suppose un énorme temps de travail. - Lieu(x) d’exposition(s) : On suppose que le lieu initial fut sous la voute de la Basilique de Florence. Puis elle a longtemps orné la façade du Palazzo Vecchio, sur la place des Seniors de Pontevecchio (place centrale) de Florence (L’originale se trouve maintenant aux Beaux arts). Cette place est un Beaux-arts). environnement difficile pour qu’elle puisse « faire sa vie » en tant qu’œuvre.
Notes : Devenue symbole de la ville, elle subit des attaques. C’est Mussolini qui ordonna sa copie. subit Alors que Michelangelo avait l’habitude de choisir ses blocs à tailler, celui de David le lui a été imposé ; c’est un reste jugé inexploitable, car trop dur et trop étroit.

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3. Renaissance du XVème Siècle : G-L Bernini (1598 – 1680) [dit Le Bernin ou Cavaliere Bernini (distinction honorifique donnée par les français.] - Lieu d’exposition : Rome - Commande privée d’un collectionneur : Scipion Borghèse (collectionnant l’art grec et l’art contemporain) faite à L. Bernini qui est à cette date très jeune. - Matière : Marbre - 178 cm de haut. - Son pied d'estale modeste. - Commande faite en 1623 et livré en 1624. Lors de sa livraison, la sculpture est livré avec un mode d’emploi : il fallait un placement particulier contre le mur, avec un vase de chaque coté due la sculpture : Mais alors pourquoi ce mode d’emploi ? D’un part il semble peu satisfait de sa sculpture, car elle parait perdre sa dynamique lorsqu’elle n’est pas de face. D’autre part, le fait de la placer contre le mur est novateur. Et avec un petit socle, la statue est à votre hauteur. - Bernini est un des principaux précurseur/innovateur pour le Baroque.
Note : La résidence de Borghèse est devenue Musée Nationale, où la sculpture y est exposée. Information sur la Galerie Borghèse

II.

Les techniques utilisées.
1. Renaissance du XVème Siècle : Donatello [1386 - 1466] Etapes pour une “sculpture de bronze“ : - Dessin (Il faut savoir que D. est un incroyable dessinateur. - Moulage pour le modèle de Bronze. Donatello cherche son sujet ; c’est un travail plastique et « facile ». Travail du bout des doigts, il y a un contact de la matière. Bozzetti/Bozzetto : esquisse et modelage (Aujourd’hui exposées). Le dernier bozzetto est utilisé comme moule pour la fonte. - Œuvre soudée avec différents morceaux. - Etape de la patine, qui donne le résultat d’aspect final, et joue un rôle finale de rendu. 2. Renaissance du XVème Siècle : Michelangelo (Michel-Ange) [1475 – 1564] - Michelangelo, bien qu’admirant le travail des ses collègues, il pensait qu’ils perdaient leur temps à modeler leurs œuvres de bronze. - C’est du marbre de Carrare, qui est un des plis prestigieux des marbres italiens. - Il y a un lien étroit entre l’artiste avec les propriétés naturelles du bloc, par rapport aux caractéristiques pour l’œuvre. - L’œuvre a un caractère peu dynamique. 3. Renaissance du XVème Siècle : G-L Bernini (1598 – 1680) Marbre de Bernini Il y a un éclatement du dynamisme. Rapport entre le “vide“ et le “plein“.

Meilleurs marbre grec : Thassos On disait que l’on pouvait faire dévaler la pente à une œuvre sans qu’elle se casse.

Note générale : chacune des œuvres possèdes un poids, qui fait contrepoids et permet donc d’équilibrer la statue.

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III.

Evolution d’un seul et même sujet dans 3 contextes différents.
1. Renaissance du XVème Siècle : Donatello [1386 - 1466] Peu habillé mise à part des Jambières et un chapeau. Sur ses tibias, il a des éléments d’armure, alors que le reste du corps est nu. Le tout étant posé sur une couronne de Lauriers (dont le diamètre était de la taille de la colonne perdue). Le chapeau et sa plume : Le chapeau n’est pas facile à identifier, en l’occurrence c’est une fantaisie qu’une copie d’un modèle ayant été choisit dans l’histoire, avec le sourire du personnage. Il a l’air content de lui-même. Par contre, le sabre est impressionnant au vu de la jeunesse du personnage, qui va de paire avec la pierre que le personnage tient dans sa main gauche. Le sabre, qui a du servir à couper la tête de son adversaire, qui elle est sous le pied gauche du personnage. Il a le pied gauche sur une tête décapité d’un homme plutôt mure (barbe) ; ce qui montre aux femmes et habitants un certain message. Cette tête devait appartenir à un homme d’âge mur, un soldat (vu son casque…). On a donc une victoire du plus jeune et du moins expérimenté sur un guerrier solide,… C’est un rapprochement à l’Histoire biblique de David contre Goliath. On suppose alors qu’il s’agit de la tête de Goliath. Le casque est orné d’une scène de victoire, mais représenté de façon voulue pour montrer la vision archaïque et ironique. Deux ailes accompagne le personnage (enfin ce qui l’en reste), dont l’une est écrasé par le jeune homme tandis que l’autre est collée contre la jambe. On suppute une illusion érotique car elle atteint la fesse droite. L’emplacement initial de cette sculpture faisant aussi de ce jeune David autre chose : la fierté florentine, la fierté des Médicis, elle est la représentation de la fierté et de la force de l’iconographie de Florence.

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2. Renaissance du XVème Siècle : Michelangelo (Michel-Ange) [1475 – 1564] La 2ème sculpture est à l’évidence moins riche iconographiquement parlée. Il y a à l’évidence dans ce personnage de quoi avoir une identification plus difficile, pas immédiate : on ne sait pas tout de suite que c’est David. Une fronde, la grande lanière de cuir portée sur son épaule gauche, mais qui ne se voit que de dos. Une Pierre, dans la main droite, de façon à ce qu’elle ne paraisse pas visible. L’arbre sévèrement coupé. L’image n’est pas celle d’un homme triomphant, il y a un aspect physiologique. Il y a une tension dans le cou et les mains. Michelangelo a la volonté de ne pas rendre trop immédiate l’identification de ce personnage. Mais ces 3 éléments sont suffisants pour identifier un autre David, une vision très différente du même personnage. Entre la fin de la 2ème Renaissance Italienne et son contraire (environ 1530), il existe un courant particulièrement intéressant car il fait le lien entre la fin de la Renaissance et de l’art Baroque : Le Maniérisme. C’est ce qu’est le David de Miche Ange. Il est éloigné de la sérénité classique de la Renaissance.

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3. Renaissance du XVème Siècle : G-L Bernini (1598 – 1680) La 3ème sculpture a des éléments précurseurs et novateurs : il n’est pas nu. Un petit sac rempli de pierre, la fronde tenue par les 2mains, le socle du personnage étant occupé par : Une côte de maille, une cuirasse : armure que David refuse de revêtir pour son combat contre Goliath. Dans la diagonale du socle, une cithare, qui montrait le caractère pacifiste de David-futur roi, dont on voit l’extrémité droite, comme étant stylisé sous la forme de tête d’aigle, ce qui était le blason de BORGESE. Dans la 3ème sculpture, Bernini montre le pendant du combat, « le ¼ de ½ seconde » baroque. Il a choisit le moment pendant lequel se concentre le maximum de la chose à venir, en essayant peut-être de concurrencer la peinture. De plus elle s’inscrit dans la dynamique du personnage, c’est une image du combat : C’est le « ¼ de ½ seconde » qui va changer l’Histoire, et on ne la connaît pas encore [la suite]. Nous montrent l’action dans ce qu’elle a de plus essentiel avant la victoire. On imagine une deuxième sculpture celle de Goliath, guidé par le regard de David, ciblé sur la tête de Goliath.
Note : Bernini deviendra architecte d’intérieur.

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4. Une iconographie de David. La première œuvre, représente “un“ David, avec les ailes qui font allusion aussi à Mercure/Hermès (messager des dieux). Référence à la famille des Médicis et des commanditaires du secteur bancaire, car ils ont développé les échanges bancaires et de leur prestige en Europe. 5. Constatations générales complémentaires : Nous avons 3 représentations différentes du même personnage. Un personnage biblique des plus connus du 1er Testament, un héro, celui de David ; parcourant le XVème, le XVIème et le XVIIème siècle. La différence iconographique/textuelle notoire existante dans ces 3 différentes sculptures : il y a un rapport au temps et à l’espace. Le contexte n’est pas le même. Le plus traditionnel iconographiquement parlant est le 1er. C’est celui qui porte le plus d’efficacité concernant la leçon, la méditation religieuse. Michelangelo renverse totalement la valeur iconographique : le personnage étant représenté avant le combat, pour donner une efficacité visuelle. Il a la faculté de répondre aux exigences du lieu de la commande par un renversement iconographique. Il y a dans celui-ci de quoi donner une profondeur plus psychologique que celui de la 1ère sculpture.

IV.

Bilan et caractéristiques majeures de leur esthétique.
1. Renaissance du XVème Siècle : Donatello [1386 - 1466] Premier nu monumentale de la sculpture moderne depuis l’antiquité. Moderne car époque de transition : mise à l’écart du sujet. Théorie le nu n’est pas là pour montrer la beauté d’avant de l’homme et la femme. Monumentale car à échelle 1 :1. Cette sculpture et un retour à la nudité antique romane, qui montrait les corps nue pour la beauté spécifique redécouverte des « canons » d’esthétique. Il y a une application /référence néo-platoniciens. Beau…. Référence à Platon : Le vrai et « Contrat postaux » le Beau - L’art Ligne d’épaule Courbes des anches. Très belle « compréhension des spécialité de bronze On ne doit pas peindre le réel Evocation de l’idéalisation du sujet. Sourire du David de Donatello rappelant celui d’autres de l’époque de la renaissance (Joconde). Contrat postaux émergé par la mythologie. Connaissance du sculpteur de ses matériaux. Beau rendu. Maitrise de ce qu’est le modelage, le dessin, le bronze.

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2. Renaissance du XVème Siècle : Michelangelo (Michel-Ange) [1475 – 1564]

Ici Michelangelo essaye de monter cette beauté. Rangée dans un style/une époque Michelangelo semble ailleurs, peut-être du au changement géographique. (Florence Rome) Michelangelo montre ici une série de contradiction, et on a une sculpture à l’écart des canon de l’époque : David nerveux. Complexité psychologique. Echange subtile entre calme et nervosité. Anatomie disproportionnée : mains, coup démesuré. Les mains sont des symboles, et deviennent des « vedettes » Attention au volume de la sculpture.

Note : J’ai préféré mettre l’introduction de son cours du 16/03 à la fin de cette partie, pour garder une continuité.

3. Renaissance du XVème Siècle : G-L Bernini (1598 – 1680) Dynamique de la 3ème œuvre de Bernin La conséquence : (Voir : « le quart de seconde ») On ne peut plus hier le volume extérieur qui autour, le spectateur y est réactif. L’œuvre a besoin d’un périmètre pour vivre.

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Ouverture :
Partie I – Esthétique de la Renaissance & Baroque.
Etude de la Piéta de Michelangelo. Représentant le thème biblique de la « Vierge Marie douloureuse », tenant sur ses genoux le corps du Christ descendu de la Croix avant sa Mise au tombeau, sa ps Résurrection et son Ascension. La sculpture est une commande du cardinal français Jean Bilhères de Lagraulas Lagraulas, Elle était achevée au printemps 1499. Aspect compact (en marbre de Carrare) Sculpté comme pour ne pas oublier le bloc pyramidal originel. pté Sculpture de la Renaissance : Thème intériorisé, qui s’adapte à une œuvre de la renaissance, car cet art préfère le calme, le serein : moment dramatique et discret de la scène (art néoplatonicien). [≠ Art dynamique de l’art baroque] ≠ Pour représenter dans le volume on a rassemblé le corps vivant de la vierge dans la verticale de la sculpture et le corps inerte du Christ à l’horizontale. Les plis du manteau, exagérés, forces à l’œil à les suivre doucement pour faire le lien entre l’horizontal doucement et le vertical. er Manteau allégorique : voute céleste, il est assez large pour pouvoir abrite les âmes du monde. e Il y a un jeu d’ombre et de lumière. Visage jeune, peut-être tr jeune de la vierge, il nous parait idéalisé, dev rop venant en réalité l’image de l’Eglise, offrant le christ a monde (Cf : La vierge du Chancelier) au Œuvre signée exceptionn nellement, par sa présence et surtout son emplac cement : entre les 2 seins. L’on suppose que l’artiste a été vexé du doute de la paternité de sa créati e ion, et il le prouve en rajoutant, une nuit sa “gr riffe“.

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Partie II – Autres Œuvres de Bernini.
Apollon et Daphné - Musée de la Villa Borghèse (Rome) - 1622-1625 [120 cm de haut] Tiré des Métamorphoses (d’Ovide) réelle bible pour les artiste. Nous avons encore ici le « quart de demi-seconde » d’un drame qui se montre pourtant discrètement. On voit déjà des parties du corps de Daphné qui deviennent arbre : les Pieds (devenant racines) et les mains (devenant feuillage). Les visages des deux protagonistes sont antinomiques. On a le moment où il y a une concentration la plus haute du drame et de l’émotion. L’artiste joue avec le Vide et le plein : vide entre l’homme et la femme. Bernini s’inspire comme modèle de l’Apollon du Belvédère.

Le Rapt de Proserpine - Musée de la Villa Borghèse (Rome) - 1622-1627 Là encore l’artiste joue avec le Vide et le plein, avec le « quart de demi-seconde ». La sculpture met en scène Poséidon reconnaissable à son trident, marquant la frontière - symbolique et visuelle - entre la vie (en surface) et les Enfers (Grecs) symbolisé par Cerbère (le chien à 3 têtes). Illustration de l’urgence dans le modèle Baroque. Le marbre semble se transformer en clair ; Bernini va plus loin que ses prédécesseurs. Il y a une illusion incroyable : le marbre semble devenir chair. La précision est tel qu’une larme coule de l’œil de Proserpine. Sensiblerie de trop ?

L'Extase de Sainte Thérèse in Chapelle Cornaro Il s’agit de réfléchir à l’espace autour – voir le rapport à l’espace. Grace à une fenêtre spécialement creusée dans le mur, pour que la lumière tombe directement dessus. Fenêtre cachée, que les spectateurs ne peuvent pas voir. Celle-ci est accompagnée par des fils d’or. Il y a un gonflement, une transformation puisque nous avons l’impression que le fronton semble se gonfler par la lumière (concave & converse).

Il y a une certaine théâtralisation de l’Eglise avec la fenêtre, qui fait scène. Argument complété par les « baignoires » (Balcons de théâtre) C’est un exercice de « design global » Art Baroque né entre l’Eglise protestante et catholique (contre-réforme). L’Eglise protestante est de caractère simple, pure : Temple protestant épuré. Les catholiques veulent rendre l’Eglise attractive : grande église baroque, décorée, ornée de sculpture. Des églises sont bâties dans un style grandiose et riche propre à impressionner les foules, l'art baroque. La « Machinerie baroque » est lancée : Baldaquin dans la Basilique Saint-Pierre.

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Baldaquin in Basilique Saint-Pierre de Rome. Réel outil de mise en relief de volume. A la croisée du transept vous pourrez admirer l'impressionnant baldaquin du Bernin à colonnes torsadées. Il symbolise l’emplacement du tombeau de Saint-Pierre. Commandé en 1624 par Urbain VIII au Bernin il a été coulé avec le bronze, sa hauteur est de 29 mètres. Les pants de bronze, reproduisent ceux en tissu, habituellement utilisées. La Chaire de saint Pierre (Cathedra Petri) – Abside de la Basilique. L'œuvre est un reliquaire contenant la cathèdre paléochrétienne, portée par les statues monumentales des quatre pères de l'église, symboles de la sagesse et de la connaissance qui soutiennent l'autorité papale. L'originalité est ici de situer le siège de l'évêque (et le pape, successeur de saint Pierre n'est autre qu'un évêque parmi d'autres dans une longue lignée, en théorie appelé à s'asseoir sur la chaire du premier évêque de Rome) en hauteur, comme inaccessible, inatteignable, affirmant indirectement la suprématie de Rome sur les autres patriarcats. Le vitrail est rare, car coloré. Il y a une colombe au centre du vitrail.

Saint Longinus (1631-1638) basilique Saint-Pierre, Vatican. Marbre, 450 cm, La sculpture est placée dans l’une des quatre niches dans la Basilica di San Pietro. Elle met en scène le Soldat romain éponyme, qui a percé le flanc de Jésus. Il est représenté de façon dynamique, c'est-à-dire qui est en “train de parler“, il annonce son acter et en même temps sa conversion. La fin de réseau de la ligne horizontale. Alexander Chigi VII 1671-78 Marbre et bronze doré, plus de vie-taille Ceci est un tombeau mortuaire. 4 personnages allégoriques ont été rajoutés (Justice…) On distingue un squelette qui sort du dessous, brandissant

Fontaines des quatre Fleuves - 1598-1680 – Sur la Piazza Navona, Rome. Commandée par le pape Innocent X, elle est constituée d’un obélisque entouré de statues de marbre. Symbolisant la puissance de la Contre-réforme et les quatre continents, cette fontaine imaginée par Le Bernin est considérée comme un chef-d’œuvre baroque. Elle fait face à Église de Sant'Agnese in Agone, achevée quelques années plus tard par Borromini. Illustrant la rivalité des deux architectes, les statues détournent le regard dégoût du monument du rival.

Remarque : L’art de Bernini permet d’exprimer, les sentiments en peu de temps.
On vit l’action avec les personnages, on les comprend, et même on évolue avec eux. « Concerto » : synthèse redoutable (?)

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